Podcasts about donc

  • 2,280PODCASTS
  • 10,874EPISODES
  • 28mAVG DURATION
  • 3DAILY NEW EPISODES
  • Jun 16, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about donc

Show all podcasts related to donc

Latest podcast episodes about donc

Invité Afrique
RDC: «Nous nous mobilisons pour que l'ordre constitutionnel soit respecté», affirme l'opposant Delly Sesanga

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 5:01


En RDC, le changement de Constitution proposé par le pouvoir provoque une vive réaction de l'opposition, qui y voit une manœuvre du président Tshisekedi pour faire un troisième mandat. Vendredi à Kinshasa, une manifestation de la coalition « Article 64 » s'est terminée par des affrontements. Quatre leaders de l'opposition ont été blessés. Parmi eux, il y a Delly Sesanga, qui a été ministre du Plan de 2003 à 2006 et qui préside aujourd'hui le parti Envol. En ligne de Kinshasa, il témoigne au micro de C. Boisbouvier. RFI : Vous avez été blessé lors de la manifestation du 12 juin à Kinshasa. Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Delly Sesanga : Nous avons été ciblés par les escadrons envoyés par le régime qui a visé le leadership de la C64, pour décourager le peuple, comme ils ont peur du peuple congolais. Ils ont voulu désamorcer la mobilisation et la démonstration que l'on voulait faire devant le Palais du peuple. Et donc, il y a eu ce tir qui m'a atteint dans mon intégrité physique et qui a conduit à une incapacité à ce jour. Une sonde m'a été placée et je suis mis au repos pour au moins une dizaine de jours. Alors vous dites que vous avez été touché par un tir. Un tir de quoi ? Ce que je sais, c'est que le premier engin, qui a atterri entre mes jambes et qui visiblement faisait l'objet d'un tir ciblé, est un engin à déflagration. Parce que quand il est arrivé, il a éclaté et on a eu des éclats dans les jambes qui faisaient très mal. Et le deuxième, ça a été un tir d'une balle qui m'a éraflé au bas-ventre et a touché mes appareils urinaires et ainsi de suite. Ce qui a nécessité les soins que je subis aujourd'hui. Et savez-vous qui a tiré ces deux projectiles sur vous ? Nous avions en face de nous une police qui était accompagnée des Forces du progrès, qui est la milice de Monsieur Tshisekedi et de l'UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, le parti du chef de l'État, NDLR], qui est enrôlée aujourd'hui pour faire de la répression contre l'opposition. Ceux qui ont tiré sur moi portaient les tenues de la police. Mais je ne peux pas certifier qu'il s'agit des policiers parce qu'aujourd'hui nous sommes dans un chaos créé par Monsieur Tshisekedi, où la police se confond avec les Forces du progrès parce que les Forces du progrès sont aujourd'hui habillées en tenue de la police pour faire usage de la force. Donc, ce sont les deux mélangées. Monsieur Tshisekedi utilise une milice privée dans les forces armées et dans les forces de l'ordre pour assurer son entreprise de répression. Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa fait état d'un bilan de 20 blessés légers, dont 15 policiers et cinq manifestants. Est-ce que vous confirmez ? C'est complètement faux. On a vu d'abord des cadavres qui ont été récupérés par la police. Ce que nous lui demandons de restituer. Ensuite, le nombre de blessés est au-delà de ce chiffre donné. Rien que parmi les leaders de la C64, vous avez Ados Ndombasi qui a été blessé, vous avez moi-même. Vous avez Martin Fayulu, vous avez Jean-Marc Kabund. Et quand je prends les deux gardes du corps qui ont été évacués en même temps que moi et tous ceux qui sont dans les établissements ici sur place, on est au-delà de ces chiffres. Donc, c'est un mensonge éhonté. D'ailleurs, ce mardi, nous allons nous réunir à la conférence des présidents de la C64 et nous allons rendre public le bilan complet. Vous parlez de cadavres : y a-t-il eu des morts ? Il y a eu un corps qui a été récupéré au niveau de la police. Nous lui demandons de pouvoir restituer celui-ci. Et puis il a été fait état d'autres victimes de la répression qui ont perdu la vie. Après le sit-in que vous avez organisé devant le siège du parti de Martin Fayulu, les autorités vous reprochent d'avoir voulu marcher en direction du Palais du peuple, c'est-à-dire du Parlement, alors que vous n'y étiez pas autorisés. D'abord, ce sont des grands irresponsables parce que ces autorités de la ville, nous leur avons demandé de faire le sit-in à l'esplanade du Palais du peuple, le lieu où ils ont autorisé, il y a encore quelques semaines, les membres de la majorité à pouvoir s'y présenter. Nous sommes des citoyens congolais. On ne peut pas nous interdire, au nom de l'égalité de droit, de jouir des mêmes droits que la majorité. Donc, nous voulions être à l'esplanade du Palais du peuple. Donc, il n'a jamais été question de marcher sur le Palais du peuple, mais d'être plutôt à l'esplanade du Palais du peuple. Votre coalition de l'opposition s'appelle Article 64. Pourquoi pointez-vous en particulier cet article de la Constitution congolaise ? Parce que l'article 64, c'est le dernier refuge de tous les démocrates pour assurer le respect de l'ordre constitutionnel. Cet article fait un devoir à chaque Congolais de faire échec à toute personne qui veut prendre le pouvoir en violation de la Constitution, ou l'exercer en violation de celle-ci. Et l'entreprise que Monsieur Tshisekedi a initiée actuellement de vouloir changer de constitution pour se donner un troisième mandat à la tête de notre pays, c'est une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel, une violation de son serment, une violation intentionnelle de la Constitution. C'est pourquoi nous nous mobilisons sur ce dernier refuge de la loi et de la Constitution, pour faire échec à son entreprise et pour pouvoir le plaquer au sol. Parce que le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent pas faire l'objet d'une révision de la Constitution. Et nous nous mobilisons pour faire en sorte que l'ordre constitutionnel dans notre pays soit respecté. À lire aussiRévision de la Constitution en RDC: le Sénat adopte la proposition de loi pour un référendum

Grand reportage
Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 19:30


Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d'immense réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques.  Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l'exploitation de ces mines n'est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d'une mine de cuivre appartenant à l'entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l'environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d'État.   Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d'État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d'une extraction minière qui bat son plein depuis tant d'années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l'omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s'approcher de la mine.   Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c'est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d'acide qui s'y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d'une soixantaine d'années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l'ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n'avons pas le temps de saluer l'agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D'abord courtois, les échanges s'enveniment avec l'arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d'intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l'influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l'intervention d'un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu'aucune charge ne soit retenue contre nous.  Un drame resté dans les mémoires  Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l'abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes :  « C'était un midi. J'étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j'ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n'était pas la pluie. C'était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C'était tellement puissant que même les épis de maïs d'un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n'entendais plus le moindre insecte. Il n'y avait plus du tout d'insectes. Et ensuite j'ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n'y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu'il y avait eu de gros dégâts sur l'environnement. »  Autre témoin : « Je n'étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m'a averti au téléphone. Alors j'ai couru avec d'autres agricultrices pour voir l'état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s'était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d'acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d'acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C'était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d'envoyer nos enfants à l'école. »       Malgré l'ampleur du désastre, Sino Metals et l'État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d'une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d'un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d'eau environnants et s'est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d'eau devant les caméras, assurant qu'elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l'Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l'Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu'on ne peut pas parler d'exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s'épanche sur le cas Sino Metals :   « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l'environnement et la rivière Kafoué, on s'aperçoit qu'il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d'un point de vue toxicologique, c'est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n'a pas les capacités d'éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c'est ce qu'on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s'accumulent dans notre organisme jusqu'à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d'infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d'avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c'est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d'autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. »  L'institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s'assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l'environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n'ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture :   « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu'on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu'à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c'est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu'apparemment, personne n'est venu jusqu'ici faire le moindre contrôle. »    L'épineuse question du dédommagement  Sino Metals fournit de l'eau potable à certaines familles et en a dédommagé d'autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie :  « J'ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je pensais que c'était la fin de ma vie. Et aujourd'hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l'eau 3 fois par semaine. C'est tout. Mais moi je veux qu'ils me dédommagent. Qu'ils me donnent suffisamment d'argent pour que je puisse aller m'installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. »   Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C'est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n'avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! «    À cette détresse, s'ajoute un terrible sentiment d'injustice :  « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s'enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. »   Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s'imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d'histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s'installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l'avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d'être délogés au nom du développement économique. Directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé :   « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu'ils vont aller ? C'est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n'est pas du développement. Qu'importe qu'ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu'ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c'est de permettre au peuple de gagner sa vie. »   Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n'est pas possible d'attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d'un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l'ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir.  « C'est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d'une grande ville où il n'y a pas d'arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d'avoir recours à la justice. Et il n'est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n'y pas besoin d'aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l'eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l'État zambien agisse en ce sens. »  C'est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d'immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s'est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d'août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l'aide de la Chine. Une manne financière pour l'État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.  

Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

Nanarologie
Nanarologie Bonus - Commentaire de BloodRayne

Nanarologie

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 105:14


La nanarologie, LE cours en ligne qui vous permet de voyager en toute sécurité dans le monde du cinéma bis et à terme de devenir de vrais spécialistes.Uwe Boll, il est fort parce que tout le monde sait que c'est un réalisateur médiocre mais il continue encore et toujours de faire l'actualité. Donc du coup, on revient sur une autre de ses merveilles pour rappeler qu'au-delà d'être des gros films de merde, ce sont aussi des films où l'on se fait CHIER !Année : 2005Origine : Allemagne / États-UnisRéalisateur : Uwe BollCasting : Kristanna Loken, Michelle Rodriguez, Michael Madsen, Ben Kingsley---------------------------Introduction : Reprise 8-bit par LtBolo d'Against the Ninja du groupe Dragon Sound, bande-originale du film Miami Connection : https://www.youtube.com/watch?v=yMsY8...Conclusion : Thème du film Dangerous MenBluesky : https://bsky.app/profile/nanarologie.bsky.socialDiscord : https://discord.gg/F9BCqTaaxpLetterboxd : https://letterboxd.com/Nanarologie/

Pop Arthur
Pop Arthur - Putain 5 ans !

Pop Arthur

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 73:33


Pop Arthur, c'est le podcast créé pour assurer les bases indispensables de pop culture pour Arthur et vos enfants. Et leur prouver qu'il y a un monde après The Mandalorian et Grogu !

La Boite de Chocolat

insta : laboite2chocolat ou la_boitedechocolatPour ce 37 eme épisode on va parler de Hantise Alors Hantise ça parle de quoi ?Et bien c'est l'histoire d'un psy réunit trois inconnus dans un château maudit pour une “expérience scientifique”. Déjà, quand ton protocole de recherche commence par “entrez dans cette maison qui mange des âmes”, tu sens que le comité d'éthique a pris sa journée. Ensuite, l'héroïne, et franchement faut voir la gueule de l'héroïne bordel !Je ne sais pas si autour de vous vous avez une collègue / amie / connaissance / poubelle de table qui manque cruellement de charisme, bah dites vous qu'elle a surement un flow de malade à coté de Nel, le personnage principal. Donc notre brave Nel, elle va passer une heure quarante à suivre des voix, ouvrir des portes interdites et prendre les pires décisions imaginables. La maison est possédée, les fantômes sont en roue libre, le mec qui s'occupe du son dans le film s'est dit que même ton grand père sans son sonotone devait être capable d'entendre les bruits de la maison, les statues ont plus de charisme que la moitié du casting… et à la fin, tout le monde trouve enfin la paix. Sauf ton cerveau, qui essaie encore de comprendre pourquoi personne n'a simplement fait demi-tour au bout de cinq minutesPour parler de ce navet on retrouve Thomas, Charlie, Mia et Pépinot.N'hésitez pas d'ailleurs à nous LAISSER DES COMMENTAIRES ET AUSSI DES BONNES ETOILES (déjà parce qu'on est des gens cool), et puis aussi suggérez nous des films, on les fera avec plaisir.VOUS ETES DE PLUS EN PLUS NOMBREUX, SOYEZ DE MOINS EN MOINS TIMIDE voici notre mail pour toutes suggestions / propositions de films : laboitedechocolatmail@gmail.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage France
Zoos humains: les ossements d'Amérindiens bientôt de retour sur leur terre natale en Guyane

Reportage France

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 3:21


Plus de 130 ans après leur mort dans des conditions indignes, les ossements d'Amérindiens de Guyane vont bientôt pouvoir être rapatriés sur leurs terres natales. En 1892, une trentaine d'hommes, femmes et enfants issus des peuples Kali'nas et Arawaks avaient été amenés à Paris pour être exhibés lors d'expositions coloniales, six n'avaient pas survécu à l'hiver. Leurs dépouilles, enterrées puis exhumées pour être étudiées par des scientifiques, sont conservées depuis au Muséum national d'histoire naturelle. Ce lundi 15 juin, l'Assemblée nationale doit adopter définitivement une proposition de loi déjà votée par le Sénat : elle prévoit de sortir les ossements des collections publiques, normalement inaliénables, ce qui permet juridiquement de les restituer à leur communauté. L'aboutissement d'un long combat mené par leurs descendants.  « Ici, on conserve surtout de grandes boîtes contenant de nombreux ossements, décrit Martin Friess, conservateur du Musée de l'Homme à Paris, y compris donc des Kali'nas et de l'Arawak. » Un bruit accompagne ces paroles, c'est la clim qui tourne 24 h sur 24. « Parce que pour bien conserver les restes humains, les os, il faut un climat contrôlé, c'est-à-dire température et humidité stables, poursuit le conservateur. Donc, c'est pour ça qu'il fait relativement frais ici. » Sur une étagère au fond de la réserve, six grandes boîtes grises sont superposées. « Il y a dedans les restes humains des six individus qui seront probablement restitués – après le vote à l'Assemblée, bien entendu – à la Guyane française. Ils ont été amenés en France pour l'Exposition universelle de 1892, où ils ont été exposés dans le Jardin d'acclimatation, autrement appelé aussi zoo humain. » Ces six personnes arrachées à leur terre sont mortes la même année. « La plupart ont été enterrés et ils ont été déterrés en 1997, et là, ils ont été transférés dans les collections du Muséum national d'histoire naturelle, poursuit Martin Friess. Et donc nous avons fait fabriquer ces boîtes spécifiquement pour ces individus, parce qu'il s'agit de squelettes plus ou moins complets qui sont montés, c'est-à-dire articulés, ce qui était la pratique du XIXᵉ siècle, surtout pour faciliter les expositions. Et donc ils sont pour l'instant assemblés comme s'ils étaient debout. Effectivement, on a fait fabriquer ces boîtes faites dans un carton spécifique neutre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'interaction chimique avec le tissu. » À lire aussiGuyane: les bustes d'Amérindiens exhibés à Paris bientôt de retour sur leurs terres Un retour en trois étapes Une fois la loi permettant la restitution des restes des Amérindiens définitivement votée, ces six boîtes pourront enfin sortir de la réserve du musée. Pour leurs descendants, le vote définitif d'une loi spécifique à l'Assemblée nationale, ce lundi 15 juin, fait de 2026 une année historique pour eux. « C'est une année exceptionnelle. Une année qui est, je pense, alignée avec toutes les mémoires puisque c'est aussi l'année de la loi Taubira, s'exclame Corinne Toka-Devilliers, présidente de l'association Moliko Alet+po. Il y a aussi toutes ces reconnaissances, tout ce passé colonial… Donc 2026 est vraiment une année bénie et historique, dans tous les sens du terme, pour les outre-mer, pour les Dom-Tom, pour les collectivités et pour la Guyane. » Une année historique pour la Guyane, prête à accueillir comme il se doit ses aïeux afin qu'ils reposent en paix. Les cérémonies chamaniques ont déjà été organisées en septembre 2024 à Paris, pour apaiser les âmes et préparer le retour. Une fois la loi adoptée et promulguée, le retour se fera en plusieurs étapes. « Ce retour se fera en trois étapes et commencera par une cérémonie officielle à l'Élysée, comme nous l'a annoncé le conseiller du président de la République. Ensuite, il y aura une cérémonie à l'arrivée à l'aéroport Félix Éboué, à Cayenne, précise Corinne Toka-Devilliers, et après ils iront dans leur sépulture où on fera une veillée, selon notre culture ancestrale Kali'na et Arawak, pour que le lendemain, ils puissent trouver enfin leur maison funéraire et leur repos éternel. » Une fois en Guyane, les ossements des Amérindiens seront officiellement sortis de la collection publique. Après avoir passé 134 ans dans les sous-sols du Musée de l'Homme à Paris. À  écouter dans La marche du monde1 - Zoos humains : une longue histoire

Invité Afrique
Côte d'Ivoire: «Développer la médecine de précision» pour soigner les individus sur la base de leur singularité génétique

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 4:37


En Côte d'Ivoire, le premier laboratoire d'analyse ADN a ouvert ses portes en novembre 2025. Il est situé au Vitib, une zone industrielle dédiée aux entreprises des TIC. Cela permet de rendre plus accessibles les tests de paternité. Avec une perspective plus large : celle de développer la médecine génomique sur le continent. Pour en parler, le professeur David Tea Okou, le directeur de ce laboratoire. RFI : Pourquoi est-ce important d'avoir des laboratoires de test ADN, ici, en Côte d'Ivoire ? Professeur David Tea Okou : Le patrimoine génétique des Africains est le plus riche au monde entier. Tous les scénarios, tous les changements qui existent ne sont pas encore connus. Les informations que nous avons proviennent beaucoup plus des populations d'ascendance européenne, et c'est par rapport à leurs informations que nous recevons les traitements, les diagnostics et tout ça. Et donc, avoir un laboratoire d'ADN sur place peut servir à recenser tous ces scénarios qui vont être exploités pour une meilleure prise en charge des populations africaines. Comment expliquez-vous ce retard ? Est-ce lié à un manque d'intérêt ou bien à un manque de moyens ? Je dirais plus un manque de moyens qui comprend un manque d'infrastructures mais aussi une rareté de l'expertise. Il faut que nous mettions l'accent sur le transfert de compétences, le transfert de technologie pour que l'exploitation soit faite en Afrique par les Africains pour le bénéfice des Africains. Vous-même avez passé 34 ans aux États-Unis, vous avez pratiqué là-bas en revenant comme ça fraîchement en Côte d'Ivoire, quel est votre objectif pour ce domaine-là ? L'objectif est de pouvoir développer la médecine de précision, qui demande que chaque individu soit pris en charge sur la base de sa singularité génétique. Pour ce faire, il faut déjà recenser tout ce qui existe sur le continent africain en termes de changements qu'on ne sait pas, qu'on ne connaît pas, qu'on n'a pas encore recensés. Une fois que cela est fait, on pourra l'exploiter pour dire par exemple : « Voilà pourquoi tel médicament, pour la même maladie au monde, est moins efficace sur les Africains que sur les populations d'ascendance européenne ». À lire aussiCôte d'Ivoire: le pays s'équipe d'un premier laboratoire d'analyse d'ADN Alors, vous avez une clinique dans laquelle les patients ont l'opportunité aussi de faire des tests génétiques. Quelle est la visée de ces tests-là ? L'objectif, c'est de pouvoir offrir un diagnostic assez précoce pour dire que, pendant que vous êtes bien portant, nous avons identifié telle maladie naissante de façon que vous puissiez être suivi, qu'il y ait un protocole de suivi pour éviter ou retarder la maladie. Et l'objectif, c'est de pouvoir faire en sorte que chaque individu puisse avoir un traitement optimisé. Parce que l'individu peut avoir un changement d'ADN qui peut dire que ce traitement qui est proposé pour telle maladie n'est pas optimisé pour vous. Peut-être que pour vous on doit réduire la dose. Financièrement parlant, est-ce que c'est accessible pour les Ivoiriens lambda ? Les examens sont assez comparables en termes de coût à certains examens qui existent sur la place comme la chimiothérapie, les histoires d'IRM et tout ça. Donc les coûts se situent un peu dans la même tranche. Est-ce que vous avez noté une demande de patients qui viennent également, ou d'autres acteurs qui viennent aussi de la sous-région ? Oui, il y a des patients qu'on reçoit de la sous-région. J'ai même reçu un patient qui est venu de la Guinée hier. C'est malheureux qu'il fasse ce déplacement-là pour arriver en Côte d'Ivoire juste pour les tests génétiques. Ça souligne l'importance de la nécessité de vulgariser cette expertise dans les différentes régions. Vous parliez tout à l'heure dans votre labo aussi des tests liés aux enquêtes policières. Est-ce qu'aujourd'hui vous sentez également une demande à ce niveau-là ? Oui. Pour les tests d'identification, nous avons reçu d'un pays voisin des échantillons par rapport à une scène de crime sur demande de la police de la région, et nous avons fait le rapport que nous avons donné. Et récemment, j'ai été convié aux réseaux de la police scientifique de l'Afrique de l'Ouest pour parler de l'utilisation de l'ADN dans les enquêtes criminelles. Alors, on est tous unanimes sur le fait que l'ADN est un outil qui a fait ses preuves, qu'on a besoin d'utiliser. Mais il y a un manque d'expertise. Maintenant, il faut aller à la phase supérieure. Qu'est-ce qu'on fait pour acquérir ces capacités, ces ressources pour utiliser l'ADN dans les enquêtes policières ? À lire aussiCes scientifiques qui tentent de faire progresser la recherche génomique en Afrique

Invité Afrique
Lénacapavir contre le VIH: «Une injection peut protéger pendant six mois»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:52


Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer.    RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.

Invité Afrique
Ebola: «On est assis sur un volcan», prévient Hadja Lahbib, commissaire européenne, de retour de RDC

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 12:13


Alors que l'épidémie d'Ebola continue d'affecter la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la riposte sanitaire et humanitaire s'organise, notamment avec l'aide de l'Union européenne qui a mis 170 millions d'euros sur la table. Le week-end dernier, la commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises s'est rendu une nouvelle fois dans l'est du pays, à Bunia, l'épicentre de la maladie. Hadja Lahbib est la Grande Invitée Afrique de RFI.   RFI : Vous étiez à Bunia la semaine dernière dans l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. Quels enseignements en tirez-vous sur la situation ? Hadja Lahbib : L'Union européenne est un partenaire fiable, loyal, fidèle à l'Afrique. Dès l'apparition de l'épidémie, on a envoyé 100 tonnes de matériel médical, de tentes, de protection personnelle pour les travailleurs humanitaires. Mais aller sur place, témoigner de sa solidarité, communiquer, voir comment aussi l'aide est distribuée, comment elle est mise en place, c'est autre chose. Et je crois que ça a été très bien reçu par les communautés en place. Et votre bilan concernant l'arrivée de l'aide et sa gestion sur place ? Tout d'abord, l'aide est bien parvenue, j'ai pu le constater moi-même. Le corridor Bukavu-Uvira est toujours ouvert. Une liaison aérienne humanitaire d'Entebbe à Bunia a été établie. Et donc pour les communautés qui sont actuellement touchées par cette épidémie d'Ebola, c'est extrêmement important car ça permet évidemment, grâce à l'ouverture de ces infrastructures logistiques, de faire parvenir l'aide au plus vite. C'est vraiment une ligne de vie. Et ensuite la communication : j'ai vu les infrastructures sanitaires mises en place. C'est très important. Il y a eu beaucoup de désinformation dans les communautés qui ont conduit malheureusement à des faits de violence. Vous savez que des tentes médicales ont été brûlées. Un hôpital a été attaqué parce qu'il y avait des rumeurs qui disaient que les corps étaient enlevés pour qu'on prélève, par exemple, les organes vitaux, etc. Donc on a pu installer des infrastructures transparentes qui permettent aux familles de garder un contact avec leurs proches quand ils sont suspectés d'avoir été contaminés ou qu'ils sont contaminés de façon avérée. Et donc ces parois transparentes permettent d'arrêter de nourrir les peurs fantasmagoriques et de rassurer les familles. Finalement, avoir des solutions africaines pour des problèmes africains, c'est ce qui est le plus important, avec bien sûr le soutien de l'Union européenne. Et ça, ce n'est possible que si les communautés, les populations locales sont dans une relation de confiance avec le corps médical et avec les ONG sur place. Il y a une semaine, le docteur congolais et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, écrivait dans le journal Le Monde que cette 17ᵉ épidémie d'Ebola en RDC pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée, notamment du fait que la souche Bundibugyo soit très rare. Vous qui étiez sur place, vous partagez ce constat alarmant ? La dernière épidémie, même si on n'en a pas parlé ici en Europe, elle date seulement d'il y a cinq mois. Ça montre la nécessité d'avoir une réponse durable. Ce qu'on a construit pour l'instant, ce sont des infrastructures qui ne sont pas pérennes. Or, vous le savez, à cause de la guerre qui sévit dans cette région de l'Ituri, entre autres, mais aussi de Goma, le système de santé est à genoux. On compte à peu près trois millions de déplacés dans toute la région. Rien que dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l'Ituri, c'est près d'un million de personnes déplacées. J'ai moi-même été dans les camps où des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées, alors que le camp a une capacité seulement de la moitié ou voire d'un dixième, avec des conditions sanitaires extrêmement précaires. C'est comme si on était assis sur un volcan qui, à un moment ou un autre, va exploser. Donc il est essentiel d'avoir une approche durable, d'avoir un cessez-le-feu aussi qui soit respecté par toutes les parties prenantes au conflit et de cesser aussi des déforestations sauvages, des exploitations sauvages des mines de matériaux critiques qui, finalement, retranchent les animaux sauvages qui deviennent contagieux, car vous savez que ces zoonotiques, c'est une maladie transmise par les chauves-souris, qui est le résultat de la dégradation du milieu naturel. Parlons du rôle des États-Unis. Il y a la construction très controversée d'un centre d'accueil Ebola au Kenya, voulu par les Américains et contesté par les populations sur place, alors que le Kenya est épargné par le virus. Washington exige également de la part de votre pays, la Belgique, de ne plus accueillir sur son sol des ressortissants congolais et de pays touchés par Ebola. Comment l'Europe fait-elle face aux pressions de Washington sur la gestion de ses propres frontières ? L'Europe a une approche basée sur l'expertise scientifique. Nous avons créé, suite au Covid-19 et la pandémie, la Haute autorité pour la réponse aux épidémies. Nous monitorons tous les virus qui circulent, par exemple dans les eaux usées. Nous avons boosté la recherche scientifique. Nous avons aussi notre propre centre de contrôle des maladies infectieuses. Nous collaborons main dans la main avec Africa CDC, qui est notre partenaire sur place. Les États-Unis, eux, ont une toute autre approche American First. Nous Européens, nous avons plutôt une approche qui vise à soutenir une réponse africaine pour une urgence africaine, mais aussi internationale.

Institut Iliade
Politique culturelle : reprendre la main ! - Radio Courtoisie - 08/06/2026

Institut Iliade

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 80:32


Parmi les 25 milliards d'euros annuels alloués au budget de la culture, moins d'un tiers irrigue réellement les territoires. Depuis quarante ans, le ministère, ses DRAC et ses technocrates parisiens promeuvent une culture hors-sol centraliste. Il est temps de passer à l'offensive. Le Puy du Fou (2,5 millions de visiteurs, 96 % autofinancé), Nadau qui remplit le Palais des Congrès sans France Inter, le succès de la Feria d'Arles et du festival photos de la Gacilly, quelle que soit l'étiquette de leurs maires, montrent bien qu'une autre politique est possible. La vraie fracture n'est pas partisane au sens du clivage gauche-droite, mais bien idéologique : entre ceux qui transmettent une civilisation vivante et ceux qui la diluent, entre ceux qui rassemblent et élèvent le peuple par le Beau et les fossoyeurs de tout cadre éthique et esthétique commun au motif que tout serait culture. Donc plus rien ne l'est.Reste encore à définir clairement ce que serait une véritable politique culturelle enracinée. Car la culture-gadget, propre à la société de consommation, domine, et il devient de plus en plus difficile de savoir ce qui relève de l'accessoire de la réelle culture, enracinée par définition.Cette nécessité obligera enfin le camp identitaire et patriote à entrer dans l'arène, où il devra prouver que ses intentions ne relèvent pas d'un attachement poussiéreux et réactionnaire aux vieilles pierres, mais bien d'une architecture pour l'avenir, solidement ancrée dans les fondations pluriséculaires de l'Europe.Viendra alors le temps de l'action. Oser prendre des initiatives dans un contexte hostile où, il faut le dire, la droite manque singulièrement d'audace, d'imagination et de curiosité. Sans parler d'une stratégie.Nous mettrons sur la table un certain nombre de sujets : les alliances culturelles au-delà des étiquettes : reniement ou intelligence ? La multiplication des initiatives (Les Murmures de la Cité, l'association Arcade, les festivals de musiques traditionnelles) : les coordonner ou les laisser essaimer ? Face au harcèlement de la gauche (pétitions, retraits de subventions, intimidations) : contre-attaquer ou contourner ? Les outils disponibles (DRAC, 1 % artistique, mécénat, budgets municipaux) : les réformer ou simplement s'en emparer ?Ensemble, nous mènerons un débat concret sur les possibilités réelles qui s'offrent à nous dans les champs locaux, nationaux et européens. De quoi esquisser, peut-être, un véritable manuel de combat culturel. Pour en discuter, nous recevons deux spécialistes de ces questions :Marguerite Frison-Roche : diplômée de Sciences Po, de la Sorbonne et de la Scala de Milan, et fondatrice du think tank Disruptif. Elle travaille sur la réforme des politiques culturelles par les institutions, et plaide pour réinvestir l'échelon local comme levier décisif.Hubert Calmettes : spécialiste du marketing de l'offre, essayiste, contributeur d'Éléments et de Polémia, intervenant aux colloques de l'Institut Iliade, il plaide pour une autre voie : assumer une contre-culture, reconquérir le peuple par une offre dissidente forte, sans attendre que les institutions bougent. Il est l'auteur du Guide marketing de la dissidence aux éditions de La Nouvelle Librairie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Oui à une colère juste pour s'opposer au mal • jeudi 11 juin • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 3:08


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 5, 20-26En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu'un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu'un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. » 

L'Entertainment Lab
Séverine Desbouys - Senior Advisor RYDGE Conseil

L'Entertainment Lab

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 46:18


Travailler 7 jours sur 7 pour réussir ? C'est le meilleur moyen d'échouer. Dans notre monde professionnel hyper-connecté, la norme pousse trop souvent à l'épuisement. On confond facilement "être toujours disponible" avec "être performant".Pourtant, dans le dernier épisode de l'Entertainment Lab, Séverine Desbouys (Ancienne sportive de haut niveau et Senior Advisor) rappelle une règle fondamentale : la récupération fait partie intégrante de l'entraînement.Pour tenir la distance et garder un équilibre sain, l'ex-championne s'impose une discipline de déconnexion totale et non négociable :"J'aime bien me faire une série et je coupe tout, je suis dans ma bulle. Donc ça c'est le côté, la semaine. C'est tous les samedis, c'est le seul jour où je m'interdis de travailler et c'est de passer un moment avec mes enfants."Pourquoi cette méthode fait toute la différence ?Briser le mythe : La performance durable ne se construit jamais dans l'épuisement, mais dans la gestion de son énergie.Protéger son cerveau : S'isoler dans sa bulle permet de recharger ses batteries cognitives et de revenir plus lucide.Sanctuariser l'essentiel : S'interdire de travailler un jour précis pour sa famille est le meilleur rempart contre le surmenage.C'est une véritable leçon de vie et de leadership, partagée par une femme qui connaît parfaitement l'exigence du très haut niveau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Coltan en RDC: «Le Rwanda est au centre de ce conflit et de la contrebande», selon Global Witness

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 5:05


Le coltan extrait dans l'est de la RDC sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23 se retrouve dans les téléphones, les ordinateurs et les voitures vendus dans le monde entier, selon un rapport publié mercredi 10 juin par Global Witness, après un an d'enquête. L'ONG identifie les entreprises rwandaises qui exportent ce minerai de conflit, les fonderies chinoises qui le transforment et les grandes marques mondiales – dont Microsoft, Apple, Amazon ou Sony – qui se retrouvent en bout de chaîne. Le système international de traçabilité censé garantir des approvisionnements propres a, selon les enquêteurs, servi à blanchir le minerai plutôt qu'à l'en empêcher. Alex Kopp, chercheur à Global Witness, répond aux questions de RFI.  RFI : Vous affirmez avoir des preuves directes que cinq des sept principaux exportateurs rwandais ont acheté des coltan de conflit à Rubaya. Ces preuves reposent essentiellement sur les témoignages des contrebandiers. Comment garantissez-vous la fiabilité de ces sources ? Alex Kopp : Si vous voulez comprendre la contrebande, il faut parler avec les négociants qui y sont impliqués. Ce n'est pas une tâche facile. Dans le cas de contrebande entre la RDC et le Rwanda, parler avec plusieurs négociants qui nous ont confirmé de vendre eux-mêmes du coltan lié au conflit à ces entreprises. Et nos chercheurs ont vu de leurs propres yeux le trafic des minerais en contrebande. Et il y a même eu des cas dans lesquels les acheteurs ont demandé à notre enquêteur de leur vendre des minerais de Rubaya, en pensant qu'il était un négociant. Vous identifiez Apple, Microsoft, Amazon, Sony et d'autres grandes marques comme utilisateurs potentiels de coltan de conflit, mais, mais vous reconnaissez vous même que le tantale est mélangé dans les fonderies et que la traçabilité est perdue à ce stade. Sur quoi reposez-vous précisément les liens entre ces marques et Rubaya ? Ces entreprises, eux-mêmes, ils informent sur les fonderies dont ils s'approvisionnent dans des rapports qui sont publics. Avec nos recherches, nous avons pu connecter ces fonderies au coltan de Rubaya à travers des témoignages avec des négociants sur le terrain, mais aussi avec des données sur les douanes, des données d'exportation, le coltan d'origine différent et mélangé au niveau des fonderies. Et l'obligation de ces entreprises serait d'arrêter l'achat de fonderies s'il y a des risques clairs que les minerais sont liés au conflit. Le Rwanda nie systématiquement les accusations. Le Rwanda Development Borde revendique une production annuelle de 8000 à 9000 tonnes pour justifier ses exportations. Vous, vous dites que ces chiffres sont contredits par des données indépendantes. Pourquoi ces données indépendantes ne sont-elles pas rendues publiques dans votre rapport ? Ce sont même des institutions rwandaises qui contredisent l'affirmation de Rwanda Development Board. Par exemple, l'Institut national de la statistique du Rwanda. Et ceci, c'est une affirmation des Nations unies que nous citons dans notre rapport. Et les sources sont dans le rapport des Nations unies qu'on peut vérifier là-bas. Le coltan, qui, selon vous, finance l'AFC/M23 finit dans nos téléphones. Qui concrètement peut arrêter ça aujourd'hui et pourquoi ça n'a pas été fait ? Les entreprises le long de la chaîne d'approvisionnement peuvent améliorer leur diligence raisonnable. Elles peuvent arrêter d'acheter du coltan. Si elles concluent que c'est lié au conflit ou qu'il y a un risque insignifiant. Les systèmes de diligence, eux, ils devraient exclure des entreprises ceux qui ne suivent pas leurs règles, qui fournissent des minerais liés aux conflits. Il y a des mesures que les entreprises pourraient prendre. On observe depuis 25 ans ou plus que ce conflit continue, et les entreprises continuent à acheter souvent sur les mêmes entreprises. Donc, il paraît qu'il y a très peu de volonté de prendre ces mesures qui seraient nécessaires. Mais je crois qu'il faut aussi avoir une pression forte de la communauté internationale sur le Rwanda, qui est au centre de ce conflit et de la contrebande, et on propose, on recommande que les gouvernements suspendent les exportations du matériel militaire vers le Rwanda, qu'ils conditionnent toute aide publique au développement, à l'arrêt du soutien du Rwanda au M23. Et aussi que les pays sanctionnent les commandants du M23 et les hauts responsables rwandais, ainsi que les entreprises qui profitent des ressources issues du conflit. L'AFC/M23, génère 800 000 dollars par mois grâce au coltan, selon l'ONU, et vous donnez ces chiffres dans votre rapport. Est-ce que couper cette filière changerait le rapport de force militaire sur le terrain, d'après vous ? Bon, le coltan, c'est une source de revenus clé pour le M23. Couper ce lien aurait certainement un impact, mais à la fin, la solution ne se trouve pas dans les combats sur le terrain. Mais il faudrait trouver une solution par des processus de paix et de médiation plutôt.

Reportage Afrique
Morocco Gaming Expo: l'imaginaire marocain infuse dans les jeux vidéo locaux

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:36


Au Maroc, les jeunes créateurs de jeux vidéo intègrent de plus en plus une réalité marocaine dans leur production. Casaphonia est un jeu de rôle inspiré des superstitions et rituels du Maghreb, une sorte de Grand Theft Auto (GTA)  qui se déroule dans les rues de Casablanca avec un rappeur marocain comme personnage principal, et des projets futuristes. Une créativité largement visible lors de la dernière édition de la Morocco Gaming Expo.  De notre envoyé spécial à Rabat, C'est l'un des jeux qui attisent le plus la curiosité des visiteurs du salon : « Casaphonia, c'est notre jeu vidéo. Jusqu'à maintenant, on peut dire que c'est une réussite pour nous. » Sur l'écran, le personnage principal, le rappeur marocain Dizzy Bros, déambule dans les rues de Casablanca. En toile de fond, les fameux taxis rouges de la capitale économique, ou encore des graffitis de supporters de football du Wydad ou du Raja. « Tu peux avancer, tu peux même aller à Twin Center, ou à la mosquée Hassan II. Ce sont des endroits connus. » Les trois membres de l'équipe de ce projet pilote ont tous moins de 25 ans. Ayman Jabbari est le directeur du studio AJB qui a conçu cette démo. « Ce jeu se déroule au Maroc, tout l'environnement est marocain. On essaye de montrer aux gens notre culture, notre pays, nos rues, notre cuisine, notre communauté, tout ce qui compose notre culture. Parce que le jeu vidéo est un langage universel. » Il conçoit des jeux vidéo depuis l'âge de 15 ans. Son rêve est de trouver des investisseurs pour pouvoir développer son projet. « C'est toujours compliqué au Maroc parce que les investisseurs ne font pas confiance aux développeurs de jeux vidéo au Maroc. Mais nous essayons de chercher des opportunités à l'étranger, parce que nous avons des jeux, nous avons le potentiel de créer de meilleurs jeux », affirme-t-il. D'autant qu'Ayman Jabbari a déjà un nouveau projet en tête : un jeu vidéo qui prendrait place au Maroc en 2185. « Je veux voir le Maroc dans le futur. Donc, je vais créer ce Maroc futuriste avec mon imagination. Dans les jeux vidéo, tu peux faire de ton imagination la réalité, comme des voitures volantes, tout ce dont nous rêvions quand nous étions petits, les gens, des cyborgs, des robots, de l'intelligence artificielle, etc. », confie-t-il. Depuis trois ans, le royaume du Maroc affiche sa volonté de soutenir l'industrie du jeu vidéo et de capturer 1% du marché mondial d'ici 2030. Une volonté saluée, même si les difficultés subsistent pour les jeunes créateurs. Othman Elamrami, 24 ans, a créé son studio sur fonds propres. Quatre mois de travail jour et nuit ont été nécessaires pour aboutir à Zouhri, le sang maudit, un jeu d'horreur où l'on croise des danseurs jelilala en transe sur de la musique gnawa, des effluves d'encens dans des tentes berbères… « Pourquoi devons-nous copier les autres studios comme Capcom et Silent Hill pour faire des jeux d'horreur ? Notre culture marocaine et notre folklore sont une mine d'or. Nous devons l'exploiter », estime-t-il. Graphistes, spécialistes 3D, développeurs : le Maroc espère observer la création de 5 000 à 10 000 emplois directs dans le secteur d'ici 2030. À lire aussiMorocco Gaming Expo: un événement incontournable pour le jeu vidéo africain

Question de croire
Comment fixer des limites?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 26:35


Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on  a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on  dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir.     Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel."   Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion  

L'Évangile du jour
Évangile du 11 juin : « Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 1:29


Voici l'Évangile du jeudi 11 juin 2026 :« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu'un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu'un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Pas un seul iota de la loi ne disparaîtra • mercredi 10 juin • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:36


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 5, 17-19En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » 

Happy Bulle, le podcast.
Pourquoi on court après ceux qui ne nous choisissent pas

Happy Bulle, le podcast.

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 35:50


Est-ce que tu t'es déjà retrouvée à attendre un message de quelqu'un qui te donnait juste assez pour que tu restes… mais jamais assez pour que tu sois en paix? Aujourd'hui, je te parle d'un mécanisme que j'ai mis des années à comprendre : pourquoi on court après ceux qui ne nous choisissent pas. Ce n'est pas une question de faiblesse. Ce n'est pas non plus une question de lui. C'est un schéma qui est présent : une blessure d'enfance qui se rejoue sans qu'on le sache, dans nos choix amoureux d'adulte. Donc je te proposer d'aller explorer :– La vraie raison pour laquelle on reste dans des relations déséquilibrées– Le mécanisme de la drogue de l'intensité (qui explique beaucoup de choses)– Les illusions qui nous maintiennent prisonnières du cycle– La prise de conscience qui change tout Et pour finir, je te propose un exercice d'écriture thérapeutique pour commencer à faire de la place en toi, parce que les prises de conscience, ça ne suffit pas si elles restent dans la tête, et l'écriture est vraiment un bon moyen de libérer nos émotions.. Cet épisode est là pour t'aider à y voir clair sur : est-ce que j'aime vraiment cette personne, ou est-ce que j'aime l'idée d'être enfin choisie ? ✨ Happy Bulle, c'est le podcast qui parle d'amour, de sensibilité et de prises de conscience. Mes expériences de vie pour t'inspirer dans la tienne.Pour me retrouver sur✨ Instagram : madame pep's✨Playlist : Move your bodyHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Estelle Midi
Les efforts du jour - Jean-Baptiste, auditeur : "On part 8 jours au Canada ! On fait attention toute l'année donc il y a moyen de faire plaisir ! On est 4 ! Moins de restos, j'ai appris à faire l'entretien de ma voiture" - 09/06

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 1:38


Avec : Pierre Rondeau, économiste. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Invité Afrique
Mathias Hounkpè: «Les populations souhaitent le dégel des tensions entre le Niger et le Bénin»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 4:33


Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale.   À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»

Afrique Économie
Quand le manque de cash pèse sur les agents ivoiriens de «mobile money»

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 2:18


La Côte d'Ivoire compte aujourd'hui plus de 400 000 points de service de mobile money selon l'Agence de promotion de l'inclusion financière – c'est 300 fois plus que le nombre total de distributeurs automatiques de billets. Les Ivoiriens utilisent les cabines au quotidien, pour déposer leur salaire, retirer de l'argent, mais les agents de mobile money sont parfois confrontés à un manque de liquidités qui pénalise leur activité. De notre correspondant à Abidjan, Fin d'après-midi au quartier d'Angré Château. L'heure de faire les courses ou de prendre les transports, mais sur ce carrefour très passant, la cabine de mobile money est à court de cash. Rosette est fataliste, elle est venue retirer 10 000 francs CFA – 15 euros : « Quand tu viens, ils n'ont pas ce dont vous avez besoin, c'est un truc qui arrive, donc on fait avec. » Assise dans la cabine jaune, la guichetière Nema fait patienter les clients : « Il y a des jours où il peut y avoir beaucoup de retraits et il nous arrive de manquer d'espèces. On s'excuse et on dit aux clients que nous sommes en mode dépôt. » Plutôt que de faire la queue, certains clients partent retirer ailleurs. Affoué est la gérante de la cabine. Pour cette ancienne comptable, perdre un client, c'est un manque à gagner : « Tu perds le client, et tu perds la commission du client, donc voilà pourquoi il faut bien s'occuper des clients afin que les commissions puissent augmenter et pouvoir dégager un bénéfice net. » Perte de clientèle, perte de rentabilité Les différents opérateurs de mobile money, comme Orange, Moov, MTN ou Wave, reversent une commission aux gérants de cabines. À titre d'exemple, ces derniers gagnent entre 20 et 60 francs CFA – entre 3 et 9 centimes d'euros – pour une transaction de 10 000 francs CFA – 15 euros. Plus il y a de transactions, et plus elles sont importantes en valeur, plus leurs revenus augmentent. La machine se grippe en cas de manque de cash ou de crédit. Les agents de mobile money sont obligés de fermer boutique pour se réapprovisionner auprès des opérateurs ou des banques. « Ils ont une perte de clientèle, ils n'ont pas assez de commissions, c'est pas rentable pour eux, ils sont obligés de fermer les agences pour aller chez les distributeurs. » À lire aussiGuinée : un manque persistant de liquidités handicape les commerçants La moto pour être plus réactif Gertrude Yapi est directrice des opérations de Leya, une startup abidjanaise qui a mis en place un service de convoyeurs de fonds à moto pour dépanner les points de service de mobile money : « On les approvisionne – en crédit – en moins de quatre minutes, et on envoie le cash en moins de 30 minutes pour satisfaire la clientèle. On permet aux points de vente d'avoir un chiffre d'affaires de 50 % en plus. » Leya revendique aujourd'hui plus de 3 000 clients actifs dans quatre villes de Côte d'Ivoire : Abidjan, Bondoukou, Bouaké et Korhogo. Pour l'économiste ivoirien Kassoum Timité, la continuité de service est essentielle pour soutenir l'activité économique en général : « Le mobile money s'adresse directement à la population dans le secteur informel, qui représente la plus grande part de l'activité économique en Côte d'Ivoire (il pèserait jusqu'à 40% du produit intérieur brut, selon le Fonds monétaire international, ndlr). Donc le manque de liquidités va ralentir les transactions et l'activité économique diminuera aussi. » En 2024, plus de 140 milliards de francs CFA – plus de 210 millions d'euros – étaient échangés via mobile money chaque jour selon l'agence ivoirienne de promotion de l'inclusion financière, près de quatre fois plus qu'en 2020. À écouter aussiLe paiement mobile en Afrique de l'Ouest : validé et adopté

Les Geeks des Chiffres
Le MANAGEMENT en DCG : Comment cette matière peut faire de toi un conseiller de haut niveau en 2027 ? (Céline Mansencal)

Les Geeks des Chiffres

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 34:51


Le management en DCG, beaucoup d'étudiants le voient comme une matière floue.Pas de débit.Pas de crédit.Pas de vérité unique.Donc forcément, on peut vite se dire : “ça sert à quoi ?” Dans cet épisode des Geeks des Chiffres, je reçois Céline Mansencal, enseignante en DCG et DSCG, pour remettre cette UE à sa vraie place.Parce que le management, ce n'est pas juste une épreuve théorique à réciter. C'est ce qui permet de comprendre une entreprise au-delà de ses comptes.Pourquoi une organisation performe.Pourquoi une équipe explose.Pourquoi un recrutement raté peut dégrader la productivité.Pourquoi une chaîne de valeur mal pensée peut créer des risques.Pourquoi l'IA ne change pas seulement les outils, mais aussi les process, les métiers et les décisions.On parle aussi de la réforme du DCG et du DSCG, avec la refonte de l'UE7 Management sur la plateforme Les Geeks des Chiffres.Dans cet épisode, vous allez comprendre :pourquoi le management est au programme du DCGen quoi cette matière aide les futurs professionnels du chiffre à mieux conseiller leurs clientsce que veut dire concrètement “chaîne de valeur”pourquoi le recrutement, l'onboarding et la culture d'entreprise sont des sujets de performancecomment l'IA s'intègre dans les activités d'une organisationpourquoi les parties prenantes, la gouvernance et les jeux de pouvoir sont essentiels à comprendrecomment réviser cette UE sans se perdre dans la théorieCet épisode va t'aider à voir le management autrement. Pas comme une matière secondaire. Mais comme une compétence qui peut faire passer un professionnel du chiffre de simple technicien à vrai conseiller.LinkedIn de Céline : https://www.linkedin.com/in/c%C3%A9linemansencal/Podcast Feedback by la fée : https://open.spotify.com/show/2Pg5kJaxNTOyaKnuFoXzahEnjoy et c'est parti.Code Promo YT1 : - 10% sur toute la plateforme Les Geeks des Chiffres.--------Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Estelle Midi
RMC Conso : Duralex, mais où est donc passé l'argent des Français ? - 08/06

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 6:14


Chaque jour aux côtés d'Estelle Denis, Charlotte Méritan, notre spécialiste RMC Conso, vous donne les bonnes astuces pour mieux consommer et faire des économies.

pass donc argent rmc des fran conso actualités charlotte m estelle midi estelle denis
Estelle Midi
La mode du jour - Estelle Denis, présentatrice : "Aujourd'hui tu ne veux plus perdre 1mn de ton temps donc tu mets les mômes sur le vélo cargo, ça fait genre "papa génial" et tu ne fais plus marcher tes mômes" - 08/06

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 1:09


Avec : Baptiste des Monstiers, grand reporter. Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des Français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Livre international
«Chine-Inde: La guerre des mondes», par Emmanuel Lincot

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 11:40


Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»

Reportage Afrique
Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: la dernière de Salah avec les Pharaons? [6/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 2:31


Géant du football africain mais encore un nain au niveau mondial, l'Égypte s'apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de son histoire. La qualification des Pharaons pour l'édition 2026 avait donné lieu à des scènes de joie dans les cafés du Caire en octobre dernier. Leur dernier mondial, en 2018, avait pourtant été catastrophique. Trois défaites en trois matchs et un Mohamed Salah presque invisible. Le roi du football égyptien, idole au pays, qui pourrait jouer là sa dernière Coupe du monde. De notre correspondant au Caire,  Sur les portants de ce petit magasin d'accessoires de foot, au Caire, le rouge de la sélection nationale est omniprésent, comme le numéro 10 de Mohamed Salah, monstre sacré du ballon rond. « C'est la Coupe du monde, un événement énorme qui n'arrive que tous les quatre ans. Donc forcément, tout le monde veut voir Mohamed Salah, souligne un vendeur de maillots. C'est une icône, il a accompli beaucoup de belles choses. Et c'est quelqu'un qui s'est construit tout seul. Toutes les générations, tous les jeunes rêvent de devenir comme lui. » Jour de match en ce chaud samedi de la fin avril, dans ce café populaire des ruelles de la capitale égyptienne comme dans des centaines d'autres, on regarde jouer le héros national avec son équipe anglaise de Liverpool. À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Afrique du Sud rêve à nouveau avec les Bafana Bafana [4/10] Mohamed Salah au meilleur de sa concentration ? Attablé devant une chicha, Mohamed, la vingtaine, espère un numéro 10 au top de sa forme pour le choc qui attend l'Égypte face à la Belgique en ouverture de son tournoi. « Aujourd'hui, Salah est la base de l'équipe nationale, le visage du groupe. Mais en tant que joueur, il ne joue pas avec l'Égypte comme il joue en Europe, pointe-t-il. Son niveau baisse, il en fait moins. Beaucoup d'Égyptiens pensent qu'avec la sélection, il ne donne pas 90 % de son énergie, mais plutôt 50–60 %. Parce qu'il protège aussi sa carrière et ses réussites ailleurs, là où il évolue au plus haut niveau. » « Il n'est plus aussi efficace, analyse Amr Nageeb Fahmy, journaliste sportif et auteur de plusieurs livres sur le football africain et la sélection égyptienne, mais c'est normal à son âge. Pour la Coupe du monde, il aura 34 ans. Après avoir dit au revoir à Liverpool après 8 ou 9 saisons, peut-être sa concentration sera pleine avec l'Égypte. L'Égypte, qui a gagné la CAN sept fois, mais la Coupe du monde est un petit complexe pour les Égyptiens. Les Marocains et les Algériens disent que l'Égypte n'a jamais gagné un match. Mais cette fois, l'espoir est là, et peut-être même d'arriver en huitièmes de finale. » Quant à Mohamed Salah, il lui suffirait d'une seule réalisation pour égaliser le meilleur buteur de l'histoire égyptienne en Coupe du monde. À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: les Cap-Verdiens fiers de leur équipe [5/10]

Reportage culture
Habiter l'effondrement, avec la pièce «Une Cerisaie» d'Aurélie Van Den Daele

Reportage culture

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:22


Comment faire exister les lieux dans un monde qui s'écroule, comment traverser ensemble les moments de bascule ? En 1904, l'écrivain et dramaturge russe Anton Tchekhov créait sa toute dernière pièce, La Cerisaie, une comédie en quatre actes sur le retour d'une femme russe dans sa propriété d'enfance mise en vente pour rembourser les dettes de sa famille déshéritée. Aujourd'hui, la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele s'empare de ce récit et le réactualise avec brio. À Paris, le Théâtre de la Tempête est niché au cœur du grand bois de Vincennes, lieu idéal pour déployer La Cerisaie d'Anton Tchekhov, entre scènes à l'extérieur dans la lumière de la forêt et d'autres à l'intérieur dans la pénombre de la salle de spectacle. Là où se déroulaient cette semaine les dernières répétitions encadrées par la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele et son assistante Charline Curtelin. Un travail de détail pour peaufiner la première représentation prévue ce samedi 6 juin au soir. « Dans la pièce, on suit en quatre actes quatre moments assez précis du retour de Lioubov, explique la metteuse en scène, Aurélie Van Den Daele. D'abord, les retrouvailles. Puis dans un deuxième temps, une longue scène dans un jardin où ils évoquent tout ce qui a changé dans le monde. Ensuite un troisième acte très festif dans lequel on attend la réponse de la vente ou non de ce domaine. Et enfin un quatrième acte qui est vraiment le chant du cygne, un adieu. Donc, c'est l'histoire à la fois d'un lieu qui s'efface, mais aussi d'une famille qui va se désagréger et qui va être extrêmement remise en question aussi dans ses pratiques. » « Travailler Tchekhov, c'est un monde qui s'ouvre » Dans la pièce, la famille russe s'accroche au passé alors que le monde change autour d'elle. À la période où Anton Tchekhov l'écrit, peu après l'abolition du servage, les paysans s'enrichissent et s'élèvent dans la société, et les nobles s'appauvrissent. Des « inserts » écrits par Charline Curtelin aident à relier le 19ᵉ siècle à nos jours, notamment via la langue et les va-et-vient des personnages, pour faire résonner cette période avec le monde actuel. « Quand on commence à travailler Tchekhov, c'est vrai que c'est un monde qui s'ouvre, parce qu'on se rend compte que derrière l'apparente banalité des conversations des personnages, c'est vraiment d'une extrême complexité. C'est-à-dire qu'ils sont toujours tiraillés entre des sentiments, entre des choix, entre des mondes. Et ça, théâtralement, quand on commence à le travailler, c'est merveilleux », sourit Aurélie Van Den Daele. Sur scène, des vidéos tournées en direct donnent à voir toute l'intimité des personnages qui fuient l'action principale et se réfugient parfois hors-champ. Et la pièce laisse en suspens une question irrésolue : quand un lieu disparaît avec toute son histoire, que reste-t-il et comment dire adieu à ses souvenirs ?  Une Cerisaie mise en scène par Aurélie Van Den Daele, à voir sur scène du 6 au 21 juin au Théâtre de la Tempête à Paris, puis en tournée partout en France jusqu'en mai 2027. À lire aussiLes femmes et les entrailles de la création: «Je crée et je vous dis pourquoi»

Estelle Midi
L'honnêteté du jour - Pierre Rondeau, chroniqueur : "Je me fais beaucoup livrer alors qu'habitant Paris, je pourrais soutenir les petits commerces... Je connais ma taille donc je vais sur internet me faire livrer" - 05/06

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 1:04


Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Pierre Rondeau, économiste. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Victor Pourchet et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des Français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Les Grandes Gueules
Le pari du jour - Raphaël Glucksmann : "La gauche républicaine sera au second tour, battra l'extrême droite et gagnera cette élection. Vous m'inviterez donc à déjeuner !" - 04/06

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 1:34


Aujourd'hui, Mourad Boudjellal, éditeur de BD, Charles Consigny, avocat, et Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Afrique Économie
En Côte d'Ivoire, la récolte d'anacardes est mauvaise dans le Bounkani

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:11


En Côte d'Ivoire, la campagne de commercialisation de l'anacarde bat son plein. Le Conseil Coton Anacarde table cette année sur un peu plus d'un million trois cent mille tonnes de noix, une production soutenue, à l'instar de ces dernières années, mais qui pourrait néanmoins baisser de 200 000 tonnes par rapport à l'année dernière. Certaines zones du pays connaissent des difficultés, notamment en raison du décalage des saisons des pluies, c'est le cas dans le Bounkani, dans le nord-est du pays. De notre envoyée spéciale de retour de Bouna, C'est une plantation d'anacardiers qui s'étend sur 3 ha. Cette saison, Kouamé Ouattara estime être au chômage technique, car son verger n'a quasiment rien produit. « Il y a trois ans, je pouvais gagner 500 kg par hectare. Mais maintenant, je n'arrive même pas à récolter deux sacs (d'anacardes) sur les 3 ha ». Selon ce paysan, la situation serait liée à un bouleversement dans la saison des pluies. « Normalement, on doit avoir de grandes pluies entre novembre et décembre qui permettent à l'anacardier de fleurir. Mais [cette année], la pluie s'est arrêtée en octobre, déplore-t-il. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, il n'y a pas eu de pluie. Lorsque la floraison a échoué une fois, il faut attendre l'année suivante. Donc, la campagne a échoué ». Autre conséquence : les apiculteurs, qui entretiennent des ruches dans les plantations d'anacarde, se retrouvent avec des productions de miel quasiment inexistantes. « Nous n'avons pas assez de miel actuellement, souligne Koffi Ouattara, le président de l'association des apiculteurs de Koflangué. L'année passée, nous avons eu 100 litres de miel. Mais cette année, seulement 30 litres. Du coup, chez nous, c'est une perte ». À écouter dans 8 milliards de voisinsAura-t-on encore du miel et des abeilles à l'avenir? Des pratiques culturales à corriger Au-delà des raisons climatiques, cette situation serait liée à de mauvaises pratiques culturales, selon le Dr Sibirina Soro, enseignant-chercheur à l'université de Daloa et coordonnateur du projet national de recherche sur l'anacardier. « Tout cela est lié en grande partie à la densité du verger. Beaucoup de vergers sont sous forme de forêt : la densité de départ n'a pas été respectée, explique-t-il. Aujourd'hui, on est en train de conseiller aux planteurs de réhabiliter ces vergers pour qu'ils aient la densité intéressante. La moyenne préconisée est de 100 pieds/ha ». Sibirina Soro organise par ailleurs chaque année des formations pour lutter contre les insectes ravageurs. Il préconise un meilleur accompagnement des paysans car en Côte d'Ivoire, les producteurs n'utilisent pas de produits chimiques dans leurs champs d'anacarde. Ils sont donc plus exposés aux pertes en cas de mauvaise récolte. À lire aussiAnacarde en Côte d'Ivoire: vers un renforcement de la transformation locale?

Invité Afrique
Sénégal: «La démocratie, il faut la laisser fonctionner»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 6:48


Au Sénégal, le nouveau gouvernement nommé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô divise. Sans le Pastef dirigé par Ousmane Sonko (qui refuse d'y participer), l'équipe de trente ministres est composée de technocrates et d'alliés du président Bassirou Diomaye Faye. Sans aucun poids lourd du parti Pastef, dont le président est pourtant lui-même membre, cette nouvelle équipe entérine la rupture entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko. À la tête de la coalition Diomaye Président, la superviseure générale Aminata Touré réagit à la formation du nouveau gouvernement. Elle est la Grande invitée Afrique de notre envoyée spéciale permanente à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. RFI : 30 ministres, dont certains sont membres du Pastef, mais aucun poids lourd. Ce nouveau gouvernement ne soulève-t-il pas des interrogations sur sa légitimité démocratique ou électorale ?   Aminata Touré : Je pense qu'il faut rappeler quand même les principes démocratiques. Le président Bassirou Diomaye Faye a été élu démocratiquement à 54 % par les Sénégalais et bien évidemment, il nomme le Premier ministre. Et voilà, il valide le gouvernement que lui propose le Premier ministre. On est tout à fait dans ce cas de figure, dans le choix du président, en concertation avec son Premier ministre. Ce gouvernement, c'est le choix de l'efficacité, parce que, au-delà de tout ce qu'on pourrait dire, les Sénégalais ne sont préoccupés que par une chose, c'est qu'on se mette au travail.   Justement, le Pastef est majoritaire à l'Assemblée nationale dirigée par Ousmane Sonko. Dans ce contexte que tout le monde qualifie déjà de cohabitation, est-ce que vous ne craignez pas qu'il puisse être difficile pour l'exécutif de gouverner ?   D'abord, il faut rappeler une chose, c'est que le président Bassirou Diomaye Faye est membre du Pastef. Plusieurs ministres [qui participent au gouvernement] sont aussi membres du Pastef. Donc, c'est une question interne à un parti. La deuxième chose, c'est que si tout le monde reste dans le respect de ses prérogatives et met en avant les intérêts du Sénégal, on ne devrait pas avoir de problèmes. J'espère qu'on ne sera pas dans une situation où on va utiliser une institution pour assouvir des intérêts personnels. On ne peut pas être dans des scènes de ménage éternelles, ce n'est pas possible. Si chacun met en avant les intérêts des populations qui justement ont besoin de tout sauf d'une crise institutionnelle, chacun jouera son rôle. L'Assemblée nationale jouera son rôle, l'exécutif jouera son rôle, le judiciaire jouera son rôle, y compris le Conseil constitutionnel qui va connaître de la constitutionnalité des lois. C'est ce que les Sénégalais attendent et je pense qu'ils jugeront sur pièce.   Sur les points de désaccord entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, un membre du Pastef me parlait notamment de désaccord sur la question de la reddition des comptes, et notamment la crainte d'un manque de fermeté sur cette question. Est-ce que ce gouvernement marque la fin de la moralisation de la vie politique qu'avait promise le Pastef ?   Et pourquoi ce serait la fin ? Peut-être que ce serait le début d'une reddition des comptes en ligne avec l'indépendance de la justice. Reddition des comptes ne veut pas dire règlement de comptes. C'est deux choses différentes. J'ai été ministre de la Justice, je sais de quoi je parle. Vous pouvez avoir un adversaire politique que vous n'aimez pas, que vous aimeriez voir disparaître de la scène politique. Ça ne suffit pas pour que le juge condamne cette personne. Le président Bassirou Diomaye Faye est plus que jamais pour la reddition des comptes, mais pas pour le règlement des comptes.   Il y a aussi la question de la dette, pour laquelle Ousmane Sonko a toujours refusé d'envisager une restructuration avec le Fonds monétaire international. Ce nouveau gouvernement aura-t-il une nouvelle approche sur cette question ?   Ce n'est pas une question idéologique, c'est une question très pratique. Vous devez de l'argent à des créanciers. Vous avez du mal à les payer parce que peut être qu'on avait sous-estimé cette dette ou on l'avait caché, enfin, vous pouvez utiliser tous les termes qu'on veut… Mais à l'arrivée, il faut voir comment la payer. Et il faut parler certainement de reprofilage et il faut discuter avec les partenaires. Mais dans cette discussion là également, il faut que les partenaires comprennent qu'on ne peut pas scier la branche sur laquelle on est assise, parce que le mot « restructurer » rappelle les affres de la restructuration des années 1980, où on a coupé les programmes sociaux, où on a licencié, etc et on a plongé dans des niveaux de pauvreté. Il a fallu au moins 20 ans pour sortir de cet ajustement structurel des années 1980, on ne parle pas de ça, évidemment… Mais une dette, il va falloir la reprofiler, il va falloir discuter avec des partenaires pour avoir une stratégie soutenable pour les pays et pour les populations.   Est-ce que le refus du Pastef de participer à ce gouvernement peut être vu comme une façon de chercher à saboter l'action gouvernementale de Bassirou Diomaye Faye pour privilégier Ousmane Sonko dans la course à la présidentielle en 2029 ? On sait bien que tout le monde, à cet horizon de 2029 en tête ?  Et c'est légitime que chacun veuille y aller et être président en 2029. Donc, on ne peut pas accuser qui que ce soit de vouloir être président, tout comme on ne peut pas justement empêcher le président Bassirou Diomaye Faye de dire : « Je veux continuer ce que j'ai commencé » à travers un deuxième mandat. Donc, ce n'est pas ça la question à mon avis. La question centrale, c'est que les électeurs eux-mêmes n'ont pas envie de s'engager dans une campagne électorale de trois ans. Ce serait vraiment, de ce point de vue-là, les trahir. Je crois que ce que les Sénégalais veulent maintenant, c'est qu'on se penche résolument sur la résolution des nombreux problèmes auxquels ils font face. C'est ça, l'objectif du nouveau Premier ministre, c'est d'agir, c'est de transformer… Ensuite la compétition électorale, elle se fera. Donc vouloir saboter, ce serait saboter les Sénégalais dans leur ambition. J'espère que ce n'est pas du tout l'objectif de qui que ce soit. Comme je l'ai dit, la démocratie, il faut la laisser fonctionner. On n'est pas obligé d'avoir les mêmes avis, mais, que l'on mette en avant les intérêts du pays.

Nota Bene
Être parent sur les réseaux, comment gérer ? - BACKSTAGES

Nota Bene

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 15:30


Aujourd'hui, je vous propose de parler de la consommation de YouTube et des réseaux sociaux en général… par les enfants, et par les ados. Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis moi-même père de famille, j'ai trois enfants, et ces enfants aiment bien regarder les écrans, des films, mais aussi YouTube. Alors, je veille un peu de loin, mais c'est parfois un peu compliqué de savoir comment se positionner, parce que sur YouTube, il y a à boire et à manger ! Il y a des trucs qui sont absolument formidables, et il y en a d'autres qui sont complètement débiles, voire dangereux. Donc comment accompagner son enfant ou son ado en tant que parent dans la consommation de vidéos sur Internet ? C'est une question qui est vraiment complexe, sur laquelle je vous donne mon avis !Bonne écoute !

Invité Afrique
RDC: «Il est important que le pays ne rate pas un cycle électoral»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 12:33


En République démocratique du Congo, la Commission électorale nationale indépendante vient de publier son rapport annuel. Il dresse un tableau financier préoccupant : la Céni dit manquer de moyens pour préparer sereinement les élections de 2028. Elle évoque des dettes héritées du cycle électoral de 2023, mais aussi son positionnement sur l'organisation d'un éventuel référendum pour changer la Constitution. Son président est notre Grand invité Afrique ce matin. Denis Kadima répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Des cadres de l'Union sacrée évoque publiquement un glissement du calendrier. Est-ce que vous, président de la Céni, vous excluez un glissement du calendrier électoral ? Denis Kadima : Comme en 2023, moi je ne travaille jamais en fonction d'un report. J'ai été nommé à ce poste pour organiser les élections et je n'ai jamais voulu avoir dans mon vocabulaire le mot « glissement ». Pourtant, vous n'avez pas d'argent ? Il est important que le pays ne rate pas un cycle parce qu'il n'y a pas eu diligence du côté de la Céni. Chacun doit jouer sa partition parce que dès l'instant, où on commence à reporter les élections, vous connaissez le pays, il y a beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violence qui s'ensuivent. Et puis ce n'est pas bien pour la consolidation de la démocratie dans notre pays. Et pourtant, la feuille de route que vous avez élaborée est aujourd'hui hors délai pour certaines opérations notamment ? Cela est vrai. Mais n'oublions pas quand même que le pays fait face à une guerre qui dure et une guerre très sévère, très intense. Et les moyens sont orientés vers les efforts pour préserver l'intégrité territoriale de la RDC. Et si cela entraîne que le gouvernement ait moins de moyens pour s'occuper des questions électorales, nous comprenons, mais cela ne nous empêche pas de chaque fois qu'on a l'occasion, d'attirer l'attention du gouvernement sur le fait qu'il y a lieu de commencer déjà les préparatifs pour les élections, sinon nous risquons de rater l'échéance. Une année est même déjà perdue ? Une année est perdue. C'est vrai. Mais nous devons faire des ajustements. Je ne pense pas qu'il soit déjà trop tard, donc nous pouvons faire des ajustements et avancer un peu plus vite. Mais ça peut aussi signifier avoir un peu plus de moyens que ce que nous aurions pu demander si les choses avaient commencé bien avant. Votre première recommandation au gouvernement, c'est de garantir des décaissements réguliers. C'est aussi la recommandation de votre rapport de 2023 et probablement le rapport de 2022. Qu'est-ce qui vous permet de croire que cette fois ça sera différent ? Je suis mal placé pour répondre à cette question. Je pense que le ministre des Finances pourrait mieux vous expliquer la situation. Évidemment, nous, nous sommes parmi ceux qui demandent l'argent, et évidemment, le gouvernement ne peut nous les donner qu'en fonction de ses priorités et d'autres considérations, peut être que nous ne maîtrisons pas. L'actualité en RDC aujourd'hui, c'est aussi ce projet de référendum pour éventuellement changer la Constitution. Quel est le positionnement de la Céni ? La Céni a le mandat et là je parle de la Constitution. La Constitution nous donne le mandat d'organiser les élections et les référendums. Nous sommes tenus à être toujours prêts pour les élections et pour les référendums. Evidemment, c'est une question politique. S'il faut un référendum ou pas, ça, on laisse aux politiciens. Mais une fois qu'ils se sont mis d'accord, la Céni est tenue d'être prête pour pouvoir organiser. Je pense que l'expertise est là, mais il faut que on ait assez de temps. Techniquement, c'est quelque chose qu'on peut faire. D'ailleurs, un référendum est plus facile qu'une élection. Il n'y a que deux choix c'est oui ou non. C'est beaucoup plus facile. Référendum évidemment facile à faire. Mais il y a toujours cette question d'argent, des conflits armés, ces épidémies ? Bon, évidemment, là, je risque de glisser dans un champ qui n'est pas totalement le mien. Nous, la façon de voir les choses, c'est que, bon, il y a une élection qui est prévue et nous allons faire une analyse des risques. Quels sont les risques, la sécurisation, le financement et les réformes ? Enfin, ça, ce n'est pas un risque, mais c'est une contrainte parce qu'il faut améliorer toujours. Oui, ça nous pouvons le faire. Mais, évidemment, l'épidémie c'est aussi une réalité. Ça ce sont des choses à prendre en considération. Mais il reste que le Congolais, ça c'est mon analyse, le Congolais tient beaucoup à ses élections, à son cycle électoral. Le Congolais n'accepterait pas un glissement parce que ça sera perçu comme de la manipulation politique pour peut-être éterniser un groupe de gens au pouvoir. Donc il faut quand même que nous fassions notre part. L'épidémie est quand même assez localisée. Le pays a l'expérience dans cette matière-là. Mais il y a certes, je reconnais, il y a des contraintes, l'insécurité à l'est, c'est aussi un problème majeur. Et là, la Céni seule ne peut pas se prononcer. Il faut que les autres et la défense, la santé, tout le monde entre dans la danse. Mais chacun doit faire sa part. Et nous, nous nous préparons toujours, mais en tenant compte de tout ce que vous avez énuméré là comme contraintes. On tient compte de tout cela. Mais l'essentiel c'est d'avancer, parce que le Congolais veut des élections. Le Congolais n'acceptera pas que des élus restent au pouvoir au-delà de leur mandat.

Single Jungle
Ep.134 Elisa Rojas - Projet de loi aide à mourir : la grande hypocrisie "Un peu de décence, écoutez les arguments des personnes concernées"

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 56:00


Elisa Rojas est avocate au barreau de Paris et maître de conférences associée à l'INSEI (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation inclusive). Militante féministe et pour les droits des personnes handicapées, elle a cofondé le Collectif Luttes et Handicaps pour l'Égalité et l'Émancipation (CLHEE). Elle a publié mi-avril "Pour mourir, tapez 1Comment la loi sur la fin de vie inscrit la mort dans une logique capitaliste" (éditions du Détour). C'est un texte concis, clair, argumenté, documenté sur le sujet. En Espagne, au Canada, les lois sur le suicide assisté ont déjà provoqué des dommages irréparables. En Ecosse, le texte a été rejeté. En France, il est encore temps d'agir. Aujourd'hui mardi 2 juin à 14 h 15, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs tentera de trouver un compromis sur la proposition de loi créant un « droit à l'aide à mourir ». Sans accord, une nouvelle lecture du texte devrait avoir lieu le 22 juin.Je vous invite toutes et tous à écouter et relayer cet épisode, à livre le livre d'Elisa Rojas, que vous soyez aidante, aidant, ou pas, proche de personnes handicapées, concernées de près ou de loin par ce texte de loi. Parce que la santé publique, c'est notre bien commun à toutes et tous.Sur une note un peu plus légère, mais tout aussi militante, en fin d'épisode, nous évoquons aussi le premier livre d'Elisa Rojas "Mr T et moi", un roman captivant, drôle, où chaque femme (et personne minorisée) pourra se reconnaître, car il est question d'amour, un amour non réciproque ou plutôt non assumé par l'homme (résumé ci-dessous). Grand merci à Elisa pour sa disponibilité et ses brillantes explications. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois (ou +), j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre)Retrouvez Elisa Rojas sur les réseaux sociaux :https://www.instagram.com/elisaamaranta/https://bsky.app/profile/elisarojas.bsky.social En librairies : "Pour mourir, tapez 1Comment la loi sur la fin de vie inscrit la mort dans une logique capitaliste" (éditions du Détour) https://editionsdudetour.com/index.php/les-livres/pour-mourir-tapez-1/Résumé :« L'aide à mourir » est-elle véritablement un progrès ou est-ce une solution fondée sur une vision fantasmée et validiste de la société ?En mai 2025, l'Assemblée nationale a voté, dans un quasi-consensus, une loi qui pour la première fois en France instaure l'accès à l'euthanasie et au suicide assisté pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables. L'opinion publique et les médias semblent majoritairement favorables. Mais a-t-on vraiment écouté les premiers concernés ?En quelques pages percutantes et rigoureuses, l'avocate Élisa Rojas déploie des arguments forts contre la loi légalisant le suicide assisté et l'euthanasie. Alors que le système de soin français est chaque jour plus fragilisé, ces lois aggravent les inégalités et dégradent le rapport déjà difficile que notre société entretient avec la vulnérabilité, la vieillesse, la maladie, le handicap et la dépendance. Or, rendre la mort préférable au soin et à la solidarité – effectivement plus coûteux –, c'est présupposer que certaines vies ne valent pas d'être vécues. "Mister T & moi" (La Belle Etoile / Hachette) https://www.hachette-fictions.fr/livre/mister-t-moi-9782501138574/« J'aime T., je vous l'ai dit, mais je ne vous ai pas dit à quel point. Place à la niaiserie ! Je l'aime de tout mon cœur, de toute mon âme. Je ferais n'importe quoi pour lui. Si ça pouvait servir à quelque chose, je lui donnerais ma vie. Je m'ouvrirais les veines pour lui, mais je ne peux pas. Ma mère m'a dit que si j'avais envie de me suicider « merci de ne pas salir la moquette et en foutre partout ».Quand Elisa rencontre Mister T., c'est le coup de foudre. Il est parfait : beau, intelligent... Elisa est parfaite : belle, intelligente, forte et… en fauteuil roulant. Tous deux étudiants en droit, ils deviennent vite très proches. Mais tandis qu'Elisa se meurt d'amour, Mister T., lui, voit en Elisa une merveilleuse amie, certainement pas une amante. Pourtant, elle en est sûre, ils sont faits l'un pour l'autre.Alors qu'Elisa cherche un moyen de déclarer sa flamme à T. sans risquer de perdre son amitié, elle prend peu à peu conscience de ce qui, en réalité, les sépare : et si les préjugés sur le handicap y étaient pour beaucoup ?Construit comme une telenovela qui commencerait par la fin, Mister T. et Moi est l'histoire d'un «râteau» raconté avec humour et impertinence. Une romance « 100 % True Story » qui s'adresse à tous les amateurs de récits sentimentaux drôles et… politisés. AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en mai 2026, à Paris, chez Elisa, merci à elle pour son hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Demain N'attend Pas
Laetitia Vasseur - Halte à l'obsolescence programmée : reprenons le pouvoir sur nos achats

Demain N'attend Pas

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 41:58


On change de téléphone tous les deux ans en moyenne, on rachète une machine à laver dès que la panne survient et on accumule les ordinateurs dans nos tiroirs...On a accepté sans (trop) broncher l'obsolescence programmé de nos produits électriques...Regardons les chiffres en face :En France, on a plus de 100 produits électroniques en moyenne par foyer ! Nos déchets électroniques ont doublé depuis 2010 au niveau mondial.Seulement 20% d'entre eux sont collectés. Le reste finit incinéré ou dans des décharges à ciel ouvert.On extrait, on utilise, on jette. Voilà la réalité de nos économies.Ce ne serait pas grave, si 80% de l'empreinte carbone d'un appareil électrique n'était générée AVANT sa première mise en marche. Essentiellement lors de l'extraction des produits miniers inclus dans leur fabrication.Donc plus on renouvelle, plus on creuse notre dette écologique.Le modèle économique de nos entreprises s'appuie sur une accessibilité prix et un réachat rapide. La bonne nouvelle, c'est que ça bouge sur le terrain législatif et sur la prise de conscience des citoyens. C'est ce dont nous parlons aujourd'hui avec mon invité, LAETITIA VASSEUR, fondatrice de l'association HOP, Halte à l'Obsolescence Programmée.Dans cet épisode, Laetitia nous raconte comment elle a bataillé pour faire passer une loi qui sanctionne le “délit d'obsolescence programmée”.Comprenant qu'une loi seule ne changera pas la donne, Laetitia crée l'association HOP pour :attaquer en justice les industriels qui ne respectent pas la loi : elle gagne contre Apple ou contre Microsoft !obtienir l'obligation d'indiquer sur l'étiquette des produits des indices de réparation.obtenir des bonus réparation pour les consommateurs.Je retiens de cet épisode des idées importantes :Allonger la vie des objets, ce n'est pas qu'une affaire de convictions mais de robustesse et de réparabilité pensée à la conception du produit. Réparer doit devenir un réflexe et non un parcours du combattant.Les mouvements collectifs fonctionnent, parfois même face aux géants. Laetitia nous engage à agir chacun à notre niveau pour changer la donne. Nous pouvons notamment : soutenir HOP entrer dans la logique de réparation au quotidienLaetitia est lucide sur notre système économique, mais garde foi dans la possibilité de bouger les lignes !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.

Autant en emporte l'histoire
Les croisades : pourquoi voulaient-ils donc aller à Jérusalem ? 2/5 : 1095. Le départ de la 1ère croisade

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 10:57


durée : 00:10:57 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - En 1096, la première croisade à partir, dite "la croisade populaire", menée par le prédicateur Pierre l'Ermite, est composée d'une foule de paysans, de chevaliers et de petits seigneurs. Originaires du nord de la France et de Germanie, ils prennent la route vers Jérusalem... - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Autant en emporte l'histoire
Les croisades : pourquoi voulaient-ils donc aller à Jérusalem ? 3/5 : 15 juillet 1099. La prise de Jérusalem

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 10:54


durée : 00:10:54 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - La première croisade, partie en 1096, arrive un an plus tard à Constantinople, puis poursuit sa route en Asie Mineure. Fin 1097, elle atteint Antioche. Le siège qui durera plus de huit mois, est très rude pour les croisés. Il ne reste plus qu'à s'emparer de Jérusalem, le but ultime de la croisade. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Autant en emporte l'histoire
Les croisades : pourquoi voulaient-ils donc aller à Jérusalem ? 4/5 : Les Etats latins d'Orient

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 10:51


durée : 00:10:51 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Au lendemain de la conquête de Jérusalem que vont faire les croisés ? La plupart, considérant avoir accompli leur pèlerinage, s'en vont et repartent chez eux en Occident. Tandis que d'autres, moins nombreux, décident de s'établir dans ce qu'on appellera les Etats latins d'Orient. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Autant en emporte l'histoire
Les croisades : pourquoi voulaient-ils donc aller à Jérusalem ? 5/5 : La reprise de la guerre et la fin des croisades en Terre sainte

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 11:13


durée : 00:11:13 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Jusqu'au milieu du XIIème siècle, la prise de Jérusalem par les chrétiens et la création des Etats latins d'Orient ne suscitent pas de réaction des musulmans, encore très divisés, et pour lesquels la priorité va davantage à Constantinople, Médine et La Mecque. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Loi sur la restitution d'œuvres africaines: «C'est très important qu'il y ait vite des restitutions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 10:09


Après neuf ans d'hésitation, les députés et sénateurs français ont fini, le 7 mai 2026, par voter à l'unanimité une loi-cadre sur la restitution des objets pillés pendant la colonisation. C'est une victoire pour les anciennes colonies françaises comme le Bénin. Mais le retour en Afrique de ces biens culturels ne risque-t-il pas d'être stoppé l'année prochaine s'il y a un changement de majorité en France ? C'est l'une des questions que Christophe Boisbouvier a posées à l'historienne franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou, qui préside la Fondation Zinsou à Ouidah, près de Cotonou. RFI : Avec tous ces lieux de mémoire, avec tous ces musées, quelles sont les ambitions du Bénin de Romuald Wadagni ? Marie-Cécile Zinsou : Alors écoutez, le Bénin s'est engagé depuis quelques années dans une préservation de son patrimoine et dans une nouvelle politique qui est totalement axée à la fois sur son histoire et sur l'avenir. Donc, je crois que le nouveau président va s'inscrire dans le chemin qu'il avait tracé aux côtés de Patrice Talon, notre précédent président, ces dernières années. On est un peu dans la continuité, c'est ça ? Il me semble qu'on est effectivement dans la continuité je pense, le président Wadagni était notre ministre des Finances pendant les dix dernières années. Donc, il me semble qu'on est dans quelque chose qui ressemble à une continuité. À l'origine de ce renouveau mémoriel, il y a l'action initiale du ministre Aurélien Agbenonci, il y a dix ans déjà, quand il a réclamé à la France de François Hollande la restitution des trésors royaux du Bénin. Est-ce que la loi-cadre votée par la France répond à vos attentes ? Ce qui est absolument fondamental, c'est ce que le courrier du Bénin a déclenché en France. Et la réponse qu'Emmanuel Macron y a apportée à Ouagadougou en 2017. Puisqu'on peut vraiment dater le début du processus de restitution à partir de ce discours. Donc aujourd'hui, la loi-cadre, après neuf ans d'attente, arrive pour donner une forme à ces restitutions et pour éviter les lois d'exception qui avaient eu lieu jusqu'alors pour à la fois le Bénin, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Oui, c'est-à-dire que jusqu'à présent il fallait une loi par restitution ? Oui, il fallait des lois spécifiques. Et la loi-cadre, elle va être efficace très rapidement puisque le gouvernement français est motivé et l'a fait savoir. Les parlementaires ont voté à l'unanimité cette loi, ce qui montre bien que la représentation nationale française est tout aussi concernée par les questions de restitution. Et il y a de nombreuses demandes en cours du côté du continent. Donc, c'est une loi qui, avec un gouvernement et une représentation nationale française motivés, peut être extrêmement efficace. Est-ce qu'il y a des failles malgré tout dans cette loi ? Alors cette loi, elle propose qu'il y ait des commissions bi-nationales, donc entre l'État demandeur et l'État français pour examiner le cas des biens qui ont été pillés illicitement. Evidemment, si la France est motivée, elle met en place une commission qui regarde avec intérêt, objectivité et bienveillance les demandes de restitutions. Si le prochain gouvernement était moins motivé par les restitutions, ces commissions pourraient être nettement plus dures et pourraient bloquer certains processus. Je pense que c'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des premières restitutions assez rapidement, parce que, après, ce sera un phénomène inarrêtable. Et le président français l'a dit à Nairobi, a priori, c'est une loi irréversible. On ne reviendra pas sur les restitutions. Il faut créer une dynamique ? Il faut créer une dynamique et il faut créer des précédents pendant cette année où toutes les étoiles semblent alignées. Quels sont les pays développés les plus réticents à restituer les œuvres qui ont été pillées au 19ᵉ et au XXᵉ siècle ? Alors chaque pays est complexe. En Europe, le plus réticent est peut-être celui qui a le plus restitué, et les gens ne s'en rendent pas forcément compte. Mais aujourd'hui, on peut dire que le Royaume-Uni est celui qui se protège le plus. Notamment parce que les Britanniques sont face à des demandes de restitutions européennes, et notamment des Grecs qui réclament les frises du Parthénon, qui sont au British Museum. Et donc, à la fois, le Royaume-Uni refuse de légiférer et bloque une partie des demandes. Et en même temps, c'est le Royaume-Uni qui a restitué plus de 70 biens déjà à travers ses musées non nationaux, donc à travers ses musées universitaires et ses musées régionaux. Donc, le Royaume-Uni est peut-être celui qui, dans la loi, est le moins ambitieux, mais qui restitue le plus. Alors qu'il y a des pays comme la Belgique qui ont restitué officiellement, massivement, puisqu'il y a plus de 1 200 objets qui sont déjà concernés par la loi belge, et en même temps, il y a un seul masque qui a fait le voyage de retour au Congo. Est-ce que les différentes institutions béninoises qui ont été créées ces derniers mois, notamment le Comité scientifique national auquel vous appartenez… Est-ce que tout cela peut encourager les pays qui détiennent des biens culturels et qui ne veulent pas s'en séparer ? Est-ce que cela peut les encourager à les restituer à des pays demandeurs comme le vôtre ? Il me semble que l'exemple du Bénin a été important, notamment avec la première restitution, avec la première loi d'exception de la France, quand les 26 objets du Trésor royal d'Abomey sont revenus, le Bénin a fait une démonstration assez éclatante de ce que pouvait être le retour du patrimoine et le partage à tous de ces collections. Donc, je pense que ça a aussi permis de faire sauter des verrous qui étaient bien souvent des préjugés sur une base raciste, ou sur juste une base de se dire que l'Afrique n'était pas intéressée à son patrimoine, que les Africains n'allaient pas au musée. Ça, c'était des propos qu'on entendait dans la société française. Tout à coup, à partir du moment où on a fait la démonstration que les gens se sont passionnés pour cette exposition, qu'elle a été ouverte à tous en grand, je crois que les gens ont réalisé ce que c'était, en fait, que d'être privé de son patrimoine depuis des dizaines ou des centaines d'années, et d'y avoir enfin un accès. Donc, je crois qu'évidemment certains pays, qui prenaient la question très à la légère, ont vu la preuve devant leurs yeux que c'étaient des questions fondamentales et qu'on ne pouvait pas rester sur des préjugés souvent racistes qui étaient prédominants.

Un bonbon sur la langue
Les z'haricots : fin d'une légende urbaine du 30 mai 2026

Un bonbon sur la langue

Play Episode Listen Later May 30, 2026 3:46


Une légende urbaine, une rumeur court depuis des années, à laquelle il est plus que temps de tordre le cou. Donc allons-y. Le mot haricot remonte au XIVe siècle, et il désignait à l'origine un ragoût. Au XVIIe , ce que l'on appelait "fèves de haricot" ont été raccourcies en "haricots".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

InterNational
Portraits de Gens de Mer: François-Alexandre Bertrand

InterNational

Play Episode Listen Later May 29, 2026 4:04


durée : 00:04:04 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - François-Alexandre Bertrand, Marion est un navigateur et un inventeur. Donc un mérien qui connu la mer très tôt, ayant passé son enfance sur les rivages du Gabon, et à Rhodes... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi La Chine bloque l'homologation des avions Airbus ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 29, 2026 1:52


Aujourd'hui nous plongeons au cœur d'une bataille géopolitique et commerciale majeure qui secoue le monde de l'aviation. Elle oppose l'Union européenne à la Chine, avec pour principale victime collatérale le géant européen Airbus. Je vous explique.Si Pékin a récemment pris la décision de bloquer l'homologation de plusieurs types d'avions Airbus sur son territoire, c'est pour mettre la pression ! En effet la Chine reproche à l'Agence européenne de la sécurité aérienne de faire traîner excessivement, depuis des années, l'autorisation de vol de son propre fleuron technologique : le C919, un avion de ligne moyen-courrier conçu par le constructeur étatique chinois Comac.Il faut dire que cet avion a été développé pour briser le duopole mondial d'Airbus et de Boeing. Cependant, pour être vendu et exploité massivement à l'international, il a impérativement besoin de la certification des autorités occidentales, notamment européenne. Et jugeant que l'Europe fait preuve de protectionnisme en retardant cette homologation, la Chine applique la stricte règle de la réciprocité en gelant les certifications d'Airbus.Or cette situation est un coup dur pour l'avionneur européen. La Chine représente l'un des marchés les plus dynamiques et stratégiques du Globe. Ce blocage administratif empêche les livraisons d'appareils pourtant prêts, ce qui commence à plomber sévèrement les comptes d'Airbus. Et les retards de livraison se traduisent immédiatement par des manques à gagner financiers massifs, car c'est au moment de la livraison effective que les compagnies aériennes règlent la majeure partie de la facture.Donc en conclusion, cet affrontement illustre parfaitement comment l'aéronautique reste un instrument d'influence étatique. Airbus se retrouve pris en otage d'un bras de fer réglementaire où la Chine est prête à pénaliser les flux commerciaux pour forcer l'Europe à ouvrir ses portes au Comac C919. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vlan!
[Moment] La canicule et où acheter en France? avec Priscille Beguin

Vlan!

Play Episode Listen Later May 28, 2026 11:50


Priscille Béguin, experte en risques climatiques et ceci est un moment, c'est à dire un extrait d'un épisode plus long dont je vous mets le lien un peu plus bas.Dans ce "moment", je parle avec Priscille de quelque chose qui me préoccupe vraiment depuis que j'ai choisi de m'installer au Portugal : est-ce qu'on prend encore les bonnes décisions quand on choisit où vivre? Parce qu'on raisonne encore avec les données météo d'aujourd'hui, voire d'hier, alors que le sol se dérobe sous nos pieds. Nice à 40 degrés vingt jours par an dans dix ans. Paris avec les températures de Montréal si le Gulf Stream s'arrête. Ce ne sont pas des scénarios de science-fiction, ce sont des modèles sérieux. Et pourtant, les gens continuent d'acheter en bord de Méditerranée comme si rien n'allait changer.J'ai questionné Priscille sur les mécanismes concrets qui expliquent ces bouleversements, sur ce qu'on sait vraiment du Gulf Stream et ce qu'on ne sait pas encore, et sur les outils pratiques pour prendre des décisions immobilières un peu moins aveugles. Elle m'a parlé du portail GeoRisques, un site gouvernemental que presque personne ne consulte avant d'acheter, et de ce que la température extérieure fait concrètement à la qualité de vie et de sommeil.C'est un moment qui donne envie de relire le contrat d'achat de sa maison.Citations marquantes"Dans 10 ans, à Nice, il fera 40 degrés 20 jours par an. Donc on va vivre enfermé deux, trois mois dans l'année.""Paris est à la même latitude que Montréal. Donc s'il n'y a pas cet effet de tirage de l'eau chaude des Caraïbes, on se retrouve avec exactement la même température qu'à Montréal.""On sait pas déterminer réellement la limite qui fait que ça bascule et que ça s'arrête.""C'est pas juste dans 25 ans. Même ne serait-ce que demain, dans 5 ans, dans 10 ans, ce sera déjà pas comme aujourd'hui.""S'il fait 42 degrés 10 jours par an, ces 10 jours par an seront extrêmement pénibles, surtout si la nuit il fait 35."Idées principales1. Le choix de vie est un choix climatique (00:20 à 01:47) On choisit où l'on vit pour le travail, la famille, les amis, la météo. Mais ces critères sont désormais instables : ce qui rendait Nice agréable en 2024 peut en faire un endroit difficile à vivre en 2035. L'idée que le cadre de vie est fixe est une illusion. Anticiper, même à 5 ou 10 ans, devient une nécessité.2. Le Gulf Stream : une bascule possible, pas encore datée (02:24 à 06:46) Le Gulf Stream, ce courant qui pompe l'eau chaude des Caraïbes vers l'Europe de l'Ouest, ralentit sous l'effet de la fonte des glaces. Une interruption brutale est possible, car ça s'est déjà produit dans l'histoire de la Terre. Résultat potentiel pour la France : les températures de Montréal. On ne sait ni si ça arrivera ni quand, mais les conditions se solidifient.3. Chaleur globale + refroidissement local : les deux à la fois (06:20 à 07:44) Le paradoxe : la Terre se réchauffe, mais certaines régions d'Europe pourraient se refroidir drastiquement si le Gulf Stream s'arrête. Ce n'est pas contradictoire, c'est la nature d'un climat multifactoriel. On peut avoir des hivers canadiens et des étés à 40 degrés dans la même décennie.4. L'immobilier est aveugle aux risques climatiques (07:49 à 10:01) Les gens qui "descendent dans le sud" font un pari risqué. Le portail GeoRisques (georisques.gouv.fr) permet de voir les risques à chaque adresse, mais ses données sont partiellement anciennes et ne projettent pas encore le futur climatique. C'est une première lecture, conservatrice, mais déjà révélatrice.5. La température comme facteur de santé, pas juste de confort (10:42 à 11:28) La chaleur n'est pas qu'une question d'agrément. Elle affecte la qualité du sommeil, la santé, et l'habitabilité des grandes villes du sud qui souffrent d'îlots de chaleur. C'est un critère de qualité de vie primordial, sous-estimé dans les décisions résidentielles.Sujets abordésEn quoi le changement climatique remet-il en question les endroits où on a choisi de vivre?Le Gulf Stream : c'est une théorie ou une réalité scientifique établie?Comment fonctionne concrètement ce courant marin et pourquoi est-il menacé?Peut-on vraiment savoir quand ou si le Gulf Stream va s'arrêter?Si le Gulf Stream s'arrête, qu'est-ce que ça change concrètement pour la France?Est-ce qu'on pourrait avoir à la fois des étés très chauds et des hivers très froids en France?En tant qu'investisseur immobilier, quels critères climatiques faut-il regarder aujourd'hui?C'est quoi le portail GeoRisques et comment on l'utilise concrètement?Les données du portail GeoRisques reflètent-elles le futur climatique ou seulement le passé?La chaleur en ville, c'est vraiment un problème de santé, pas juste de confort?Références citéesPortails / outilsGeoRisques (georisques.gouv.fr) : portail gouvernemental listant tous les risques environnementaux par adresse (inondation, tremblement de terre, risques chimiques, sites Seveso...). Cité à 08:42. Limites : données partiellement anciennes, pas encore intégration des projections climatiques futures.Phénomènes scientifiques évoquésLe Gulf Stream (courant AMOC) : système de circulation thermohaline reliant les Caraïbes à l'Europe du Nord-Ouest. Expliqué à 02:24. Aucun auteur ni étude précise cités, mais Priscille parle de "plusieurs modèles" et de "données".Îlots de chaleur urbains : phénomène cité à 11:28, pas de source spécifique mentionnée.Timestamps clés 00:00 Introduction Présentation de l'extrait comme "un moment" marquant d'un épisode plus long.00:20 Nice dans 10 ans : 40 degrés 20 jours par an Priscille ouvre sur un exemple concret : les critères qui guident nos choix résidentiels sont basés sur un climat qui n'existera plus. Nice, symbole du doux, deviendra difficile à habiter. Les crues violentes vont se multiplier. Acheter là-bas, est-ce encore un bon plan?00:54 On choisit où vivre avec les mauvaises données Les humains choisissent leur lieu de vie en fonction de leur entourage, de leur travail, et de la météo. Mais la météo change. Gregory vit au Portugal pour la météo. Ce qui était une bonne raison hier peut être invalidé demain. Le changement climatique rend ces choix précaires, même à 5 ou 10 ans.01:37 Des risques qui peuvent tuer des gens Priscille nomme clairement ce dont on parle : pas juste de l'inconfort, mais des risques mortels. La capacité à faire des choix éclairés est une question de survie, pas de confort.02:24 Le Gulf Stream expliqué simplement Description complète du mécanisme : eau froide arctique, réchauffement dans les Caraïbes, remontée vers l'Europe. C'est ce courant qui donne à l'Europe de l'Ouest son climat clément. Sans lui, Paris = Montréal.03:28 La fonte des glaces enraye la pompe La fonte déverse des quantités massives d'eau douce et froide qui perturbent la salinité nécessaire au fonctionnement du Gulf Stream. Ce mécanisme s'est déjà arrêté dans l'histoire de la Terre. Il peut le refaire, et vite.04:26 Paris à la même latitude que Montréal Le chiffre qui fait réfléchir : sans le Gulf Stream, la France connaîtrait les températures de Montréal. Priscille l'énonce avec une pointe d'humour : "J'ai très hâte de voir ça dans les rues, ça va être très drôle."05:03 On ne sait pas quand, mais les conditions se solidifient Honnêteté scientifique de Priscille : les données sont contradictoires, on ne peut pas dater la bascule. Mais plus on avance, plus les conditions pour un arrêt total semblent réunies.07:49 Marseille et l'investissement immobilier Gregory pose la question pratique : tous ces gens qui "descendent dans le sud", est-ce vraiment un bon investissement? Méditerranée en surchauffe, risques d'inondation, accès à l'eau. On revient sur les critères concrets.08:42 GeoRisques : le portail que tout acheteur devrait consulter Priscille présente georisques.gouv.fr comme premier réflexe avant tout achat immobilier. Adresse par adresse, tous les risques disponibles. Accessible à tous, pas réservé aux experts. Limite : données conservatrices, pas projetées sur le futur climatique.10:42 La température, facteur numéro un de qualité de vie Au-delà de l'immobilier : c'est quoi vivre dans un endroit trop chaud? La chaleur impacte le sommeil, la santé, l'habitabilité. Les grandes villes du sud, avec leurs îlots de chaleur, cumulent les désavantages. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #367 Où fera t'il bon vivre en France dans 10 ans? (partie 1) Avec Priscille Beguin (https://audmns.com/RiVPxjK) #367 Où fera-t-il bon vivre en France dans 10 ans ? Partie 2) avec Priscille Beguin (https://audmns.com/yrvNtyK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'oeil de...
"Donc on en est là en 2026 avec des blaireaux masculinistes qui se vantent : eh, regardez la taille de mes 'baloches' quand je mets du sérum physiologique dedans"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later May 28, 2026 3:05


Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 28 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Réouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 28, 2026 15:32


Après trois ans de fermeture, va-t-on vers une réouverture de la frontière entre le Niger et le Bénin ? C'est l'espoir de nombreux habitants de ces deux pays, après la visite du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, à Cotonou. C'était dimanche dernier pour l'investiture du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré à cette occasion le Premier ministre du Niger. L'économiste français Olivier Vallée a été conseiller technique au Niger, où il a gardé de précieux contacts. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, lors de son déplacement dimanche à Cotonou pour l'investiture du président Wadagni. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Olivier Vallée : Ça signifie que, malgré les tensions qui ont existé entre les deux États, il reste la profonde relation entre les deux pays dans la mesure où le Bénin est le débouché naturel du Niger et vice versa. Et je pense que ce qui aide beaucoup à cette décrispation entre les deux pays, c'est sans doute le fait que le président (du Niger, Abdourahamane) Tiani, qui avait eu des propos assez durs à l'égard du Bénin et du président Patrice Talon, n'ait pas fait le voyage. Donc, ça a évité d'évoquer des passifs ou des mots douloureux. Depuis l'arrivée au pouvoir au Niger du général Tiani, la frontière Niger-Bénin est fermée. Pourrait-elle rouvrir ? Je crois qu'elle est d'une certaine façon contournée. Donc, ce n'est pas absolument une priorité. Elle est contournée parce qu'une bonne partie des marchandises qui viennent du Bénin passent par le Nigeria et rentrent un peu plus haut au Niger. Donc, ce n'est pas simplement la mauvaise volonté du président Tiani du point de vue de la fermeture de cette frontière, il y a aussi que, des deux côtés, on redoute des infiltrations. Pour la partie nigérienne, la présence d'éléments américains et d'éléments français très visibles. Les Français utilisent des hélicoptères, utilisent des drones, surveillent le Niger. Donc, du côté de l'armée nigérienne, il y a le sentiment d'une menace. Et, en sens inverse, du côté béninois, bien entendu, on a peur de la pénétration du Jnim et de l'État islamique au Sahel. Il y a en effet des militaires français qui sont présents sur le sol béninois et on l'a vu notamment lors de la mise en échec du putsch du mois de décembre dernier à Cotonou. Mais qu'est-ce qui prouve que les Français et les Béninois veulent agresser le Niger, comme le dit le ministre de l'Intérieur du Niger, le général Toumba ? Le ministre de l'Intérieur est peut-être obligé pour un certain nombre de raisons de faire peut-être de la surenchère. Mais, malgré tout, sans parler d'agression, il est indéniable que cette frontière est surveillée par la partie française. Et, du côté du Niger, on ressent que ces missions de reconnaissance par drone ou par hélicoptère surveillent de près les éléments armés nigériens. Donc, il y a une méfiance qui finira par être levée. Donc, je pense que, sur la frontière, il y a des axes sûrs qui finiront par être ménagés. Mais la présence française - vu le comportement diplomatique du gouvernement français, ou peu diplomatique, je dirais, du gouvernement français vis-à-vis du Niger - ne fait rien pour faciliter la réouverture de cette frontière. C'est sans doute au Niger que le colonel béninois Pascal Tigri a trouvé refuge après son coup d'État manqué de décembre 2025 à Cotonou. La présence du Premier ministre du Niger au Bénin le 24 mai, est-elle le signe que le pouvoir du Niger a renoncé à soutenir les candidats putschistes chez son voisin du sud ? Je pense qu'il n'y a pas eu de soutien de cette opération de renversement du président Talon. Et je pense que le refuge du putschiste était un petit peu induit par la géographie plus que par le soutien que lui aurait apporté le Niger. Bon, aucune preuve n'a été fournie dans ce sens. Et son séjour au Niger aura été de courte durée. Et le passage de témoin au nouveau président est, par la présence du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, l'occasion sans doute d'effacer l'ardoise sur cet épisode comme sur d'autres. Donc, espérons que le signal donné par la sympathie de l'accueil fait au Premier ministre nigérien sera le début d'une réconciliation, peut-être par le bas. Une visite du nouveau président béninois à Niamey n'est pas du tout une chose impossible.  Donc, une visite de Romuald Wadani à Niamey est programmée ? Elle est en tout cas sur les tablettes des relations de bon voisinage qu'a annoncées le Premier ministre nigérien. Et le colonel putschiste Pascal Tigri, savez-vous où il est passé ? Aux dernières informations, il n'est plus au Niger. Il est sans doute dans l'AES [au Mali ou au Burkina Faso, NDLR], mais pas au Niger. À lire aussiBénin-Niger : vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?

Choses à Savoir
Pourquoi les politiques utilisent-ils des “Dog Whistles” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:16


En politique, certaines phrases semblent parfaitement banales… mais déclenchent pourtant des réactions très fortes chez une partie du public. C'est ce qu'on appelle un « dog whistle », ou « sifflet à chien » en français. Je vous explique !Là, il faut d'abord savoir que cette expression vient d'un objet bien réel : le sifflet ultrasonique pour chiens. Quand on souffle dedans, les humains n'entendent presque rien, mais les chiens, eux, perçoivent parfaitement le signal. Et bien appliqué à la politique, c'est la même chose: tout le monde entend les mêmes mots, mais seuls certains électeurs comprennent le message caché.Donc un “dog whistle” est une déclaration volontairement ambiguë, utilisée pour envoyer un signal discret à un groupe précis, sans assumer publiquement le véritable sous-entendu. Cela permet à un responsable politique de séduire certains électeurs tout en évitant d'être accusé ouvertement de tenir des propos trop radicaux ou controversés.Prenons un exemple, ce sera plus clair. Un candidat ne dira généralement pas explicitement : « Je suis hostile à telle communauté ». À la place, il utilisera des expressions plus vagues comme « retour à l'ordre », « défense des valeurs traditionnelles », « protection de notre identité » ou encore « lutte contre certaines élites ». Pour une partie du public, ces phrases resteront très générales. Mais pour d'autres, elles contiennent un message implicite lié à l'immigration, à la religion, à la race ou à la mondialisation.Et sachez que ce concept vient des États-Unis. Oui, après les grandes avancées des droits civiques dans les années 1960, certains stratèges politiques comprirent qu'un langage ouvertement raciste devenait socialement inacceptable. Ils commencèrent alors à employer des formulations plus indirectes. Et des termes comme « loi et ordre » pouvaient servir à parler implicitement des tensions raciales sans les mentionner directement.On le voit, le “dog whistle” est particulièrement efficace parce qu'il repose sur le flou. Si un journaliste accuse un responsable politique d'avoir envoyé un message codé, celui-ci peut toujours répondre : « Vous interprétez mal mes propos » ou « Je parlais simplement de sécurité ou d'économie ».Mais le phénomène ne concerne pas seulement l'extrême droite ou les questions raciales. Tous les camps politiques peuvent utiliser ce type de communication. Certains mots-clés ou expressions deviennent des signaux adressés à des catégories très précises d'électeurs : que ce soit les conservateurs, progressistes, religieux, nationalistes ou militants écologistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les étoiles que nous voyons ne sont presque jamais mortes ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:25


On entend souvent cette phrase fascinante : « Quand on regarde les étoiles, on voit peut-être des astres déjà morts. » L'idée est séduisante, presque poétique. Après tout, la lumière met parfois des centaines, voire des milliers d'années à nous parvenir. Donc si une étoile a explosé entre-temps, nous continuerions à la voir jusqu'à ce que sa dernière lumière cesse d'arriver sur Terre.Mais en réalité, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la plupart des étoiles visibles à l'œil nu dans le ciel nocturne sont probablement encore bien vivantes. C'est ce qu'ont rappelé plusieurs astronomes en s'appuyant sur des estimations scientifiques des distances et de la durée de vie des étoiles.Le raisonnement est assez simple. Pour qu'une étoile que nous voyons aujourd'hui soit déjà morte, deux conditions doivent être réunies. D'abord, elle doit être suffisamment éloignée pour que sa lumière mette très longtemps à nous parvenir. Ensuite, elle doit avoir une durée de vie relativement courte, ce qui concerne surtout les étoiles très massives.Or, les étoiles visibles à l'œil nu sont, pour la plupart, relativement proches à l'échelle de la galaxie. Dans un ciel très sombre, un humain peut distinguer environ 6 000 étoiles. Mais parmi elles, seule une petite poignée se trouve à des distances suffisamment grandes pour qu'un décalage temporel important existe réellement.Des analyses astronomiques ont montré qu'à peine une douzaine d'étoiles visibles remplissent les conditions nécessaires pour être potentiellement déjà mortes aujourd'hui. Cela représente une fraction minuscule du ciel visible.Prenons un exemple célèbre : Betelgeuse. Cette immense étoile rouge située dans la constellation d'Orion se trouve à environ 640 années-lumière de nous. Cela signifie que nous la voyons telle qu'elle était au XIVe siècle. Comme elle approche probablement de la fin de sa vie, certains astronomes pensent qu'elle pourrait déjà avoir explosé en supernova… sans que nous le sachions encore. Mais même dans ce cas spectaculaire, nous ne verrions l'explosion que lorsque sa lumière atteindrait enfin la Terre.En revanche, beaucoup d'étoiles très brillantes de notre ciel, comme Sirius, sont relativement proches. Sirius n'est qu'à environ 8,6 années-lumière. À cette distance, il est extrêmement improbable qu'elle soit déjà morte sans que nous le sachions.Cette réalité rappelle quelque chose de fascinant : regarder le ciel, c'est effectivement regarder dans le passé… mais souvent dans un passé relativement récent. Le cosmos joue avec le temps, certes, mais les étoiles qui illuminent nos nuits ne sont pas pour autant des fantômes stellaires. La grande majorité d'entre elles brillent encore bel et bien aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
Cortisol : pourquoi il ne faut pas en faire votre ennemi avec la Dre Marie-Pierre Moisan #693

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

Play Episode Listen Later May 25, 2026 59:16


Anne Ghesquière reçoit Marie-Pierre Moisan, directrice de recherche en neuroendocrinologie, spécialiste du stress et alimentation. Le cortisol est-il vraiment l'ennemi public numéro un de notre santé ? Pourquoi cette hormone est-elle devenue la cible de tant d'injonctions et de contre-vérités sur les réseaux sociaux ? Faut-il vraiment “faire baisser son cortisol” pour aller mieux ? À rebours des discours alarmistes et des recettes marketing, la Dre Marie-Pierre Moisan démonte les mythes autour de la “cortisol face”, de la “fatigue surrénalienne” ou du “cortisol belly”, et nous aide à comprendre le rôle fondamental du cortisol dans notre équilibre physique, émotionnel et mental. Avec pédagogie, elle nous invite à réconcilier science, santé mentale et hygiène de vie pour retrouver confiance dans les capacités d'autorégulation du corps. Son livre, Mais est-ce vraiment le cortisol ?, est publié aux éditions Vuibert. Épisode #693Quelques citations du podcast avec Marie-Pierre Moisan : "Le cortisol est une hormone de l'adaptation : elle est là pour aider à contrecarrer le stress plutôt qu'avoir des effets négatifs.""Pour apprendre, pour retenir de l'information, il faut suffisamment de cortisol.""Si le cortisol est encore là, c'est que c'est vraiment important, vraiment utile. Donc, ne partez pas en guerre contre le cortisol."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Marie-Pierre Moisan : 00:00Introduction01:30L'invitée, Marie-Pierre Moisan02:06Le grand malentendu du cortisol06:56Une hormone de l'adaptation, plutôt que du stress11:36Les ingrédients du stress20:00Les contre-vérités autour du cortisol25:17Faut-il gérer son cortisol ?36:17Cortisol, mémoire et Alzheimer43:09Les piliers pour un cortisol équilibré51:22Les liens entre cortisol et santé mentale58:35La magie de l'autorégulationAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo © Astrid di Crollalanza Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.