Podcasts about donc

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MorningBull
Nvidia : « Fermez les yeux et achetez » | Morningbull

MorningBull

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 17:48 Transcription Available


Hier soir, les États-Unis ont lancé « la plus grande offensive financière de l'histoire de l'humanité ». Deux heures plus tard, le pétrole avait BAISSÉ de 2,5%. Dans ce Morningbull Live, on décortique une journée complètement absurde : un D-Day économique contre l'Iran qui n'a débarqué nulle part, une opération dont la vraie cible n'est pas Téhéran mais Pékin, un secrétaire au Trésor qui demande en direct « pourquoi voudrais-je faire sauter le système financier mondial ? » — excellente question — et un marché qui a répondu à tout ça en douze minutes avec le franc-parler qu'on lui connaît. Et pendant que tout le monde regardait ce cirque, Nvidia alignait sa SEPTIÈME séance de baisse consécutive. À 48 heures de publier ses résultats. Sa plus longue série depuis 2022. Au menu également : les 50% de droits de douane sur les voitures canadiennes et le niveau de dialogue entre Washington et Ottawa (« clown », « larbin », « tyran », « dictateur » — on est vraiment au raz des pâquerettes), les 1'000 milliards de cash qui dorment sur le compte courant d'un État endetté de 40'000 milliards, les neuf indicateurs de valorisation dont SEPT annoncent une décennie moins bonne que l'inflation, et la vraie raison pour laquelle Visa et Mastercard battent des records. Nvidia publie demain soir. J'ai mis en ligne la Cheat Sheet complète — les chiffres à surveiller, les seuils qui comptent, ce qui fera vraiment bouger le titre : https://morningbull.ch/7165-2/ Et je reviens au milieu de la nuit, vers 1 heure du matin, pour expliquer tout ça en vidéo. Activez la cloche si vous ne voulez pas rater ça. Et ça sera pareil mercredi soir. Donc, on agende : cette nuit à 1h00 et dans la nuit de mercredi à jeudi à 1h00 aussi.. Le lien pour la vidéo de cette nuit est ici, mais ne sera actif que cette nuit à 1h00 : https://youtu.be/wKGq1xS3Su4

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Oui aux maîtres qui reflètent Dieu et son enseignement • samedi 22 août • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Aug 22, 2026 2:53


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 23, 1-12En ce temps-là, Jésus s'adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu'ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d'honneur dans les dîners, les sièges d'honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. » 

L'Évangile du jour
Évangile du 22 août : « Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 1:37


Voici l'Évangile du samedi 22 août 2026 :« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)En ce temps-là, Jésus s'adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu'ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d'honneur dans les dîners, les sièges d'honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

French with Amélie
Le Sacré-Coeur

French with Amélie

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 2:45


This is a free preview of a paid episode. To hear more, visit www.frenchwithamelie.com

Dance Lab
124. Il a commencé la danse à 22 ans : à 51 ans, il en vit toujours, avec Fred Jean-Baptiste

Dance Lab

Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 72:55


Il a commencé la danse à 22 ans et aujourd'hui à 51 ans, il danse toujours professionnellement.À un âge où certains se demandent encore et toujours s'il n'est pas “trop tard” pour commencer ou si tu n'es pas “trop vieux” pour continuer ; ça ne lui traverse même pas l'esprit.En 1999 il s'est juste dit que s'il voulait rattraper son retard, il allait devoir bosser 12 fois plus que les autres.➜ Il le dit lui même : “J'ai mangé la terre pendant 2 ans.”Donc pendant 2 ans, il a pris 5 cours de danse par jour. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais c'est énorme.Et en 25 ans de carrière, il a aussi eu le temps de voir l'envers du décor [sans déc]On n'a pas mâché nos mots et on a parlé d'égo mal placé, des auditions absurdes, des rapports de pouvoir et cette réalité qu'être talentueux et motivé ne suffit clairement pas.On a donc parlé de tout ça, de ce qui a changé dans le métier, de ce qu'il refuse aujourd'hui et surtout de ce qui, selon lui, permet vraiment de durer.On a finit les larmes aux yeux quand je lui ai demandé ce qu'il dirait au Fred de 22 ans quand il a poussé la porte d'un studio de danse pour la première fois.Je vous laisse découvrir sa réponse dans l'épisode.

Invité Afrique
«La SADC est devenue quasi impuissante», selon Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 5:26


La SADC peut-elle encore peser sur les crises qui secouent l'Afrique australe ? Cette organisation régionale, qui réunit seize pays du sud du continent, tient son sommet des chefs d'État ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud. Alors que le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo a profondément mis à l'épreuve sa capacité à agir militairement et diplomatiquement, quel rôle peut-elle encore jouer face aux crises de la région ? Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation, répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Ce lundi se réunissent les chefs d'État de la SADC, l'Organisation régionale d'Afrique australe. Ces dernières années, la région a été secouée par de nombreuses crises importantes. La plus importante dans l'est de la RDC. Mais la SADC semble peiner à apporter des réponses efficaces à ces crises. Est-ce qu'elle est devenue impuissante ? Al Kitenge : Effectivement, la SADC est devenue quasi impuissante parce qu'elle n'a pas été en mesure de régler le problème géopolitique. Et cela a un impact complet sur tout le reste. Et les questions économiques et les questions de politique générale. Pour ce qui est de la crise à l'est de la RDC, comment vous expliquez l'échec de la SADC ? L'échec de la SADC est de n'avoir pas été en mesure de régler de manière frontale les questions qui opposaient ses propres membres. Donc, il est inacceptable que des questions d'instabilité se soient fait remarquer dans la région et que la SADC n'ait pas été en mesure de prendre des dispositions correctes. L'Angola a essayé, mais c'était des échecs successifs. Et le cas de la RDC est un cas non isolé. Quels sont les autres cas ? Le cas du Burundi avec le Rwanda, les grandes difficultés que l'on a aujourd'hui en Afrique du Sud avec les questions d'immigration. Comment vous expliquez que la SADC, justement sur le plan géopolitique, n'arrive pas à trouver des solutions ? La SADC n'est pas organisée pour régler ces situations. À la première épreuve, on s'est rendu compte qu'elle est extrêmement faible. Et ça, on le remarque également quand vous regardez les échanges commerciaux. Il n'y a aucune préférence d'échanges commerciaux entre les pays de la SADC et aujourd'hui, c'est la plus grosse faiblesse. On a les faiblesses géopolitiques, on a des faiblesses économiques. Ces pays n'ont pas les mêmes intérêts financiers. Lorsque vous regardez les pays anglophones, ils sont tournés vers le Royaume-Uni et les pays francophones sont tournés vers la France et la Belgique. Et cette dissension, justement, fait que dans les échanges commerciaux, les intérêts ne sont pas les mêmes. Regardez la question énergétique qui aurait pu être une question qui pouvait être réglée de manière claire. La SADC n'a pas de politique intégrée qui puisse être en mesure de résoudre les choses. Comment faire pour que les intérêts soient convergents justement ? Faire un petit peu ce qu'a échoué l'Union africaine, s'assurer que, du point de vue de l'intégration économique, les pays soient plus proches. En ayant une intégration économique, on peut avoir l'intégration politique et géopolitique. Il faudrait avoir une mutualisation d'un certain nombre d'éléments, en l'occurrence les infrastructures, les transports et l'énergie. Mais il y a quelque chose de très simple qu'il faudrait être en mesure de regarder. Aujourd'hui, nous avons le grand choc lié au détroit d'Ormuz. Et on se rend bien compte que, comme des gens sans intelligence collective, nous avons tous perdu. Et ce qu'il faut regarder aujourd'hui, c'est que, nous devrions avoir la possibilité de développer des solutions locales - quand je dis locales, ça veut dire régionales. Et cette question de Covid qui nous a pratiquement bousculé, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, même chose, mais nous sommes en troisième choc frontal exogène qui aurait bien pu nous questionner. Mais si les gens ne se questionnent pas, ce sera très difficile qu'ils aient des résultats conjoints. Concrètement, est-ce qu'on parle de corridors ? Est-ce qu'on parle de politiques communes ? Quelles sont les marges de manœuvre de la SADC ? Les seules marges de manœuvre sont financières et économiques. Je donne un exemple très simple : l'Union africaine a échoué, en tout cas dans les dix dernières années, à mettre en place le centre d'échange financier. Rien qu'à cause de ça, nous sommes toujours sur le swift, qui est un élément qui ne permet pas des échanges locaux. C'est ce genre de choses qui auraient pu être des soudures entre les pays. Et tant que nous n'en sommes pas encore là, tant que nous n'avons pas les mêmes intérêts économiques et financiers, il est très difficile que le déséquilibre politique ou géopolitique d'un pays intéresse les autres. Est-ce que vous pensez que la SADC aujourd'hui s'attelle justement à régler ce problème d'intérêts différents ? Les citoyens de ces pays sont en train de regarder. Ce qui se passe en Afrique du Sud est une honte générale. Et si on n'arrive pas à résoudre toutes ces questions en même temps, la SADC aura perdu son crédit. Oui, le sommet a lieu à Durban, en Afrique du Sud. Les tensions anti-migrants dans le pays touchent directement plusieurs pays de la SADC, puisque beaucoup des migrants concernés viennent des pays voisins. Est-ce que c'est justement un dossier sur lequel l'organisation pourrait davantage intervenir et sur lequel elle pourrait discuter à l'occasion de ce sommet ? Déjà, pour qu'ils aient la capacité de se regarder droit dans les yeux, il faudrait qu'ils règlent et qu'ils parlent de manière frontale de la question et qu'elle soit traitée. Parce que le vivre ensemble des populations engendre les échanges commerciaux et les échanges des biens des personnes. Vous vous rendez bien compte, par exemple, pour le Congo : une grande part de Sud-Africains travaille dans le secteur minier. Imaginez que du jour au lendemain, on commence à chasser ces personnes. Ce sera la catastrophe la plus générale. Est-ce qu'aujourd'hui on a quand même des exemples de corridors de ces infrastructures partagées ? Si on prend des exemples concrets ? Le corridor de Lobito est en train d'en devenir un. Il part de Johannesburg, il passe par la Zambie, il va jusqu'en Angola. C'est une première opportunité. Et la deuxième opportunité, c'est le développement des nouvelles infrastructures. En RDC, par exemple, tout ce qui est Moanda et la RN1. Le corridor de Lobito sert des intérêts connus qui sont les intérêts des États-Unis, qui ont investi à la fois dans les infrastructures en Zambie, en Angola, même en termes de production d'énergie, mais également en termes de rail. Et cela voudrait justement aider la Zambie et la RDC à augmenter leur capacité de production en métaux stratégiques pour être en mesure d'alimenter le marché international. Ça touche la Zambie, ça touche la RDC et ça touche l'Angola, qui sont trois pays de la SADC. Et la capacité à résoudre des problèmes conjoints peut permettre justement que nous soyons en mesure de pouvoir consolider à la fois les relations pour que les uns et les autres soient interconnectés. La seule chose qui peut mettre les pays ensemble, ce sont leurs intérêts.

Afrique Économie
L'industrie musicale africaine: Trace, le «MTV africain» et plus encore? [1/10]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 16, 2026 2:40


Le groupe Trace s'est imposé dans le paysage comme le diffuseur et le promoteur des musiques afro-urbaines. Éditeur de 30 chaînes de télévision diffusées sur tous les continents, Trace est souvent surnommé le « MTV africain ». Mais ses activités s'étendent au-delà de la sphère des médias : Trace cherche désormais aussi à jouer sa partition dans le développement de l'industrie musicale africaine. Dans les locaux de Trace, à Clichy, en banlieue de Paris, Fabien Pugliese réalise les derniers réglages du nouveau studio radio. « D'ici, on va alimenter notre radio DAB ainsi que nos radios sur la Caraïbe, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. On va pouvoir programmer et envoyer en live », explique-t-il.  L'ambition historique de Trace est d'être une plateforme, une opportunité d'exposition pour les musiques afro-caribéennes. Un pari gagnant pour Olivier Laouchez, qui est à la tête du groupe : « On l'a démontré, et ce qui vient de se passer avec l'explosion de l'afrobeat, de l'amapiano, des musiques caribéennes, du compas, du zouk, montre que l'on ne s'est pas trompé. On avait effectivement fait le bon pari ! ». Première composante de cette réussite, la qualité des artistes et de leur production. Mais Olivier Laouchez est fier, aussi, du rôle que joue Trace dans ce domaine. « On a toujours été la plateforme qui les a accompagnés. Parfois, on a même produit nous-mêmes des titres avec des artistes. Par exemple, on a fait ce titre avec Dadju et Serge Ibaka qui s'appelle "Mafiozzy Style", qui était platinum. On a coproduit énormément de choses. On participe désormais aussi au plus gros événement musical du continent africain que sont les Trace Awards », détaille-t-il. « Amener des solutions » Mais l'entrepreneur ne s'arrête pas là. Depuis 2003, celui-ci développe les activités de son groupe. « En plus de notre activité historique de médias télévisuels et radiophoniques, on a développé des plateformes digitales. On a, d'une part, une plateforme qu'on est en train de lancer qui s'appelle Trace+, qu'on développe en partenariat avec TikTok. C'est une espèce de "social super app" sur laquelle on va retrouver non seulement les formats tiktokiens où on peut poster soi-même du contenu, mais il va y avoir également tous les contenus professionnels du groupe Trace. Et on a une plateforme de formation professionnelle en ligne qui s'appelle Trace Academia », explique Olivier Laouchez.  Les collaborations se multiplient, les prix s'amoncellent. L'entreprise prend à bras le corps le tournant des plateformes en ligne et de l'intelligence artificielle. Mais pour Olivier Laouchez, un objectif reste central : « Amener des solutions », notamment sur les droits d'auteur encore peu collectés sur le continent. « On a pris la décision de développer une plateforme digitale qu'on devrait lancer en partenariat avec le gouvernement de la République démocratique du Congo d'ici à la fin de l'année, pour justement amener une solution à ce problème de la collecte. Et l'idée, c'est de pouvoir déployer ensuite cette plateforme dans tous les pays intéressés en Afrique, fait-il savoir. Nous, on veut absolument que les artistes gagnent leur vie grâce à leur talent, grâce à leur musique. Donc on veut être en même temps celui qui va assurer la promotion, mais également la monétisation de leurs offres », conclut-il. Et pour les artistes en quête de notoriété, une nouvelle plateforme de détection de talents, Trace Next, va être prochainement lancée. À lire aussiDan Assayag dresse le portrait de 18 musiciens africains dans la saison 4 de la série Y'Africa

Maintenant Vous Savez - Culture
Combien de temps un film reste-t-il au cinéma ?

Maintenant Vous Savez - Culture

Play Episode Listen Later Aug 16, 2026 4:59


Le jour des sorties cinéma, il y a ceux qui se précipitent pour voir un film le premier jour en salle, voire quelque temps auparavant en avant-première. Et il y a ceux qui se disent qu'ils ont bien le temps de découvrir un film qui vient de sortir. Mais la durée d'exploitation d'un film au cinéma dépend de quelques règles. La durée moyenne d'exploitation se situe entre 3 semaines et 2 mois. Il y a pour commencer le besoin de libérer des salles pour les nouvelles sorties chaque semaine. Un petit cinéma ne pourra pas se permettre de monopoliser une salle trop longtemps pour un film, contrairement à un multiplex qui a plus de 10 salles. Qui décide de la durée d'un film à l'affiche ? Donc c'est surtout le box-office qui compte ? Et qu'en est-il de la chronologie des médias en France ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Béatrice Jumel. Première diffusion : septembre 2023 À écouter aussi : ⁠Quels acteurs ont été bannis du cinéma ?⁠ ⁠Qui sont ces acteurs qui ont craqué après un rôle ?⁠ ⁠Pourquoi les super-héros portent-ils des capes ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez - Culture"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
Les chanteurs Yodé & Siro: «Le zouglou est comme un arbre qui a de bonnes racines»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 4:45


En Côte d'Ivoire, les icônes du zouglou, Yodé & Siro, fêtent leurs 30 ans de carrière. Le groupe met en pratique une « danse philosophique », tout en abordant des sujets de la vie quotidienne, mais aussi des questions de société. À la veille de leur concert à Abidjan, samedi 15 août, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le duo répond aux questions de RFI. RFI : Vous célébrez 30 ans de carrière. En 30 ans, comment est-ce que vous avez vu le zouglou évoluer ?   Siro : Vous savez, le zouglou a fait face à beaucoup de diversité de musique, mais le Zouglou est comme un arbre qui a de bonnes racines. Et vraiment, on a vu le zouglou évoluer. On a vu les premiers Zouglou avec Bilé Didié, Poignon, Sur'Choc et autres. Là, on voit la nouvelle génération qui n'a pas connu les tam-tams mais qui s'adaptent et qui font quelque chose de bon.   Il y a 30 ans et aujourd'hui 2026, qu'est-ce que vous avez pu adapter, changer dans votre style musical ?   Siro : Le zouglou s'adapte à tout, ça peut se chanter sur du zouk, du coupé-décalé, de la salsa. Le zouglou ce sont des chants philosophiques qui permettent à l'être humain de se recueillir et d'oublier ses soucis.   Quels sont les tubes que vous voulez nous faire revivre sur scène au cours du concert ?   Yodé : Il y a plein de chansons cultes et comme « La vie », comme « Antilaléca », comme «  Victoire ». « Victoire », on dirait que ça a traversé les frontières. Donc plein, plein de tubes.   Dans votre album Héritage qui est sorti en 2020, vous interprétez « Président, On dit quoi », ce titre posait un regard très critique par rapport à la gouvernance. Ça dénonçait notamment les mauvaises conditions de détention. Six ans plus tard, est-ce que vous avez l'impression que les choses ont réellement changé dans le pays ?   Siro : Quand on dénonce, je pense que ça avance. Aujourd'hui, tout le monde est là, le président Gbagbo est là, Blé Goudé est là, tout le monde est là. Notre pays avance, notre pays et notre pays grandit.   Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui trouvent qu'aujourd'hui vous êtes de moins en moins critiques ?   Siro : Mais on ne peut pas critiquer tout le temps, on critique de manière objective. Donc une fois que tu as critiqué de manière objective, que tu vois que les choses s'améliorent, tu vas. Mais en même temps, faut faire attention parce que c'est un pays où il y a du monde. À chaque fois que tu vas envoyer des choses qui peuvent envenimer le pays, ce n'est pas bon, ce n'est pas à tout moment qu'il faut le faire.   Ces derniers jours, une partie du milieu culturel est vent debout par rapport à un décret publié par le ministère de la Culture, qui concerne notamment l'octroi de licences et le paiement d'une caution qui peuvent aller jusqu'à 10 millions de francs CFA pour organiser des spectacles. Est-ce que vous, vous comprenez ces inquiétudes ? Est-ce qu'elles sont fondées ?   Yodé : C'est une nouvelle qui m'a frappée comme ça. Je pense qu'il faut peser le pour et le contre. Ils n'ont qu'à attendre un peu d'abord. Après on va parler de ça. Voilà.   Siro : Vous voyez que même Yodé et moi, nous ne sommes pas du même avis. Le milieu du showbiz, c'est un travail et n'importe qui se lève pour devenir un promoteur. Quand il a un peu d'argent, il devient promoteur. Je pense que ça a été fait pour assainir le milieu. Mais en même temps, qu'ils prennent en compte aussi souvent des anciennetés, parce que 80 % des concerts en Côte d'Ivoire sont des pertes.   Pourquoi ? Parce que ce sont des petites structures qui les organisent ? Elles ne sont pas solides, pas formées ?  Siro : Les spectacles, ça ne rapporte pas toujours. Vous partez au Palais de la culture. 90 % des concerts du Palais de la culture sont des échecs. Les coûts des salles sont énormes et ce n'est pas facile.   Et du coup, qu'est-ce que vous vous suggérez en tant qu'artiste pour mieux structurer ce secteur ?   Siro : En fait, la démarche n'est pas mauvaise, mais qu'ils tiennent aussi de l'ancienneté de certains promoteurs qui se sont ruinés à force d'organiser des spectacles. Il faut qu'on trouve aussi une alternative pour que ces personnes restent toujours dans le milieu et qu'ils aient leur licence pour se relancer.   Au-delà de la musique, vous avez aussi un engagement au niveau de l'environnement ces dernières années. Vous faites du reboisement, vous êtes à près de 1200 hectares, reboisé si je ne me trompe pas. Mais en Côte d'Ivoire, on le sait, le couvert végétal a diminué de 90 %. On est encore loin du compte. Quand vous êtes sur le terrain, quelles sont les difficultés auxquelles vous vous heurtez ?   Siro : C'est la responsabilité des citoyens et ils n'ont pas un comportement éco-citoyen. On avait fait un reboisement à Assinie par exemple. Tu vois quelqu'un qui sort là-bas, qui met du feu à notre reboisement. Il y a tellement de choses et il manque aussi beaucoup de plants. Donc cette année, nous sommes en train d'ouvrir une pépinière que nous allons mettre à la disposition des gens gratuitement avec un suivi.   Yodé, voulez-vous ajouter un mot ?   Yodé : Ce que je voulais ajouter, c'était pour dire aux jeunes que ce que nous faisons comme reboisement, c'est pour notre pays. Donc ils n'ont qu'à se mettre en tête aujourd'hui que ce que nous faisons, c'est pour nos enfants. C'est pour que la Côte d'Ivoire retrouve son couvert forestier.  

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Une manière de protéger les femmes • vendredi 14 août • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 3:00


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 19, 3-12En ce temps-là, des pharisiens s'approchèrent de Jésus pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? » Il répondit : « N'avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ? et dit : “À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C'est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme – sauf en cas d'union illégitime – et qu'il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne ! » 

Invité Afrique
Droits des femmes en Tunisie: «Le risque est de voir le discours conservateur se réinstaller et se normaliser»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 5:00


Il y a 70 ans jour pour jour, le 13 août 1956, la Tunisie adoptait son Code du statut personnel, l'un des textes les plus progressistes du monde arabe pour les droits des femmes : interdiction de la polygamie, divorce judiciaire pouvant être aussi à l'initiative de la femme, consentement obligatoire de la femme au mariage. Aujourd'hui, alors que la Tunisie célèbre sa Journée nationale de la femme, que reste-t-il de cet héritage et quels sont les combats des féministes tunisiennes ? Hela Ben Salem, secrétaire générale de l'Association tunisienne des femmes démocrates, répond aux questions de RFI. RFI : Le Code du statut personnel a 70 ans, est-ce que les avancées qu'il avait permises sont menacées aujourd'hui ?  Hela Ben Salem : Le Code du statut personnel a été en 1956 une décision politique et réformatrice qui a profondément transformé la situation des femmes et la société tunisienne de manière générale. Sauf qu'aujourd'hui, lorsqu'on parle des droits des femmes, on ne peut pas les dissocier de la situation démocratique générale, du recul des libertés, de l'État de droit, de l'indépendance, de la justice, de la liberté d'expression et évidemment les droits des femmes de manière générale.  Quels sont les acquis les plus fragilisés aujourd'hui selon vous ?  C'est la structure et la symbolique du CSP principalement qui est en danger. Les tentatives de noyer les femmes à des rôles traditionnels, de remettre en question l'égalité et les acquis obtenus au cours de décennies de lutte. Ce qui est préoccupant, malheureusement, c'est qu'il y a des discours conservateurs aujourd'hui, malheureusement en Tunisie, et ces discours ne sont plus uniquement marginaux. Lorsque les institutions de l'État et les espaces religieux officiels ouvrent leurs portes à des discours réactionnaires et discriminatoires, nous devons nous poser la question : quelle est la position de l'État dans la protection de ces acquis ? Le Code statut personnel est en vigueur depuis sa promulgation en 1956, et évidemment, une grande partie des réformes ont été portées à l'époque par la volonté politique, surtout après la révolution. Nous avons eu des acquis depuis toujours attendus et portés par le mouvement féministe. Et depuis 2019, malheureusement, nous n'avons eu aucun acquis de ce gouvernement, de ce pouvoir politique, et le risque est de voir le discours conservateur se réinstaller, et se normaliser et devenir progressivement acceptable dans un silence complice de l'État. Du pouvoir, tout simplement.  Quels sont ces thèmes conservateurs qui reviennent sur la place publique ?  C'est principalement ceux qui sont relatifs au statut des femmes. Donc la polygamie ou encore le statut de chef de famille. On ne parle plus non plus de l'égalité en matière d'héritage. La bataille est éminemment politique. Elle n'est pas moins importante que celle pour les libertés individuelles et collectives, parce que, pour nous, en tant que femme démocrate, en tant que féministe, il n'y a pas de démocratie sans égalité. Il n'y a pas d'égalité réelle sans État de droit. On ne veut pas seulement protéger le Code du statut personnel contre tout recul, mais nous voulons poursuivre et approfondir ce projet. Car 70 ans après, les discriminations, les violences, la pauvreté et la précarité persistent.  Quelles sont les réformes que vous défendez, en particulier ?  L'égalité dans l'héritage, l'égalité dans la responsabilité des familles pour abolir l'institution du chef de famille, le droit de la famille de manière générale, parce qu'il y a aujourd'hui des dispositions, par exemple, qui maintiennent encore des différences de traitement entre les femmes et les hommes. Le père est toujours le tuteur des enfants, même en cas de divorce. L'inégalité successorale, c'est l'une des formes de violence économique. C'est important aujourd'hui qu'on consacre des textes pour mettre la femme sur un pied d'égalité avec l'homme, en matière justement d'accès à la terre, d'accès aux ressources, d'égalité dans l'héritage. Tout cela. Quels sont les courants politiques, par exemple à l'Assemblée, qui mettent en danger les droits des femmes ?  Le discours de certains députés à l'ARP, pas mal de députés qui ont proposé la réforme du Code du statut personnel pour des raisons démographiques, chose qui est étonnante. Chose qui est choquante parce que les femmes ne sont pas des machines de reproduction. Donc, il faut respecter aussi la dignité des femmes, leurs corps, leurs droits sexuels et corporels. Parce que la Tunisie, qu'on le veuille ou pas, possède un héritage réformateur réel. Le Code du statut personnel a profondément transformé le droit de la famille dès 1956. L'espoir aussi dépend d'une chose essentielle, c'est d'être toujours vigilants et vigilantes en tant que citoyens et citoyennes tunisiens. Après 70 ans, nous ne voulons pas seulement protéger ce qui a été obtenu, mais nous voulons aussi poursuivre le projet d'émancipation et faire de l'égalité une réalité pour toutes les Tunisiennes, tout en sachant que les combats des femmes se poursuivent depuis plus de 36 ans, même au sein de l' ATFD, [l'Association tunisienne des femmes démocrates, ndlr] , depuis sa création. Donc, de génération à l'autre, ce projet et ce combat est porté par toutes les générations et peu importe le pouvoir politique en place.  À écouter aussiMaroc, Tunisie, Liban : où en est l'égalité hommes-femmes?

Aujourd'hui l'économie
Diasporas commerçantes: les migrants chinois en Afrique de l'Ouest [4/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 2:40


C'est au début des années 2000 que l'Afrique de l'Ouest voit une nouvelle migration en provenance de Chine s'établir dans quelques pays (Sénégal, Côte d'Ivoire, Cameroun, Ghana). Parmi eux, on distingue deux types de migrants. Il y a d'abord ces Chinois venus dans le cadre de grands projets de construction d'infrastructures régis par des partenariats entre la Chine et les pays d'Afrique de l'Ouest. Et puis il y a ceux qui émigrent par leurs propres moyens et qui cherchent des opportunités de faire des affaires dans des pays africains. C'est à ces derniers que nous nous intéressons ici avec le sinologue Antoine Kernen, spécialiste des relations Chine-Afrique. Plusieurs dizaines de milliers de migrants chinois exercent leur activité commerciale dans des pays d'Afrique de l'Ouest. La plupart s'installent dans les grandes villes et les capitales. Une part importante de ces commerçants chinois est originaire des régions de l'est de la Chine, explique Antoine Kernen, sinologue et professeur à la faculté de sciences sociales et politiques de l'université de Lausanne en Suisse. « Il y a une proportion de personnes qui viennent de ces régions très dynamiques de la côte chinoise, donc Zhejiang et Fujian. Donc ce ne sont pas des gens qui viennent des régions les plus pauvres de Chine, c'est vraiment des gens qui sont portés par le dynamisme économique de ces régions côtières qui produisent des biens manufacturés pour la Chine, pour l'étranger. Et si on veut, l'Afrique devient une nouvelle frontière, finalement un nouvel endroit où on peut tenter d'aller vendre ces produits qu'on manufacture dans ces provinces côtières ». À leurs débuts, ces commerçants chinois se sont d'abord tournés vers la vente de produits bon marché pour toucher une plus large partie de la population africaine, mais aujourd'hui leur activité évolue. « Progressivement, on a aussi maintenant effectivement des produits beaucoup plus sophistiqués qui arrivent sur le marché. Les motos, ça fait un moment, les climatisations, ça fait un moment, tout le gros électroménager peut être chinois, il y a d'autres offres, mais globalement, l'arrivée des produits chinois a entraîné une certaine démocratisation de l'accès à certains biens. On voit que le coût effectivement de ces produits, qui était réservé auparavant vraiment à une élite, se sont démocratisés parmi, en gros, la classe moyenne urbaine des pays de l'Afrique de l'Ouest ». Des commerçants chinois qui diversifient leurs activités Autre phénomène comme au Cameroun : face à la concurrence des petits commerçants locaux et des grandes chaînes de distribution chinoises, les migrants investisseurs chinois diversifient leurs activités. « Donc on voit ces mêmes personnes, c'est pour ça que ce terme d'investisseurs est assez bon, finalement, qui réinvestissent dans d'autres domaines, qui vont décider finalement de créer des restaurants, mais pas forcément des restaurants chinois. Il y a des chaînes de fast food au Cameroun maintenant qui sont tenues par des Chinois. Des petites industries chinoises se développent aussi maintenant dans la périphérie de Yaoundé, Douala, ce qui montre bien qu'on est quand même dans une temporalité qui est plus longue. On n'est plus simplement à écouler son container de produits chinois et de se dire "bon, la prochaine fois, je reviens pas" ». Ces dernières années, il n'y a pas eu d'augmentation importante de migrants chinois venus s'installer pour investir dans le commerce dans les pays d'Afrique de l'Ouest. Toutefois, le sinologue Antoine Kernen a, lui, constaté une légère augmentation de Chinois expatriés au Cameroun. Ces derniers ont un profil différent des migrants investisseurs puisqu'ils viennent dans les pays d'Afrique de l'Ouest pour travailler dans des entreprises chinoises déjà implantées sur place. À lire aussiMoins de prêts, projets resserrés: les investissements chinois en Afrique évoluent

FLAN - Faut L'ANimer
Astérix et Cléopâtre - FLAN 167

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 92:57


C'est QUASI le premier film Astérix et Obélix (parce que Goscinny et Uderzo détestent le premier film qui est... Bon il est là quoi), c'est surtout un film qu'on a l'impression de connaître PAR COEUR parce qu'un certain Alain Chabat est passé dans le coin. Mais faut pas oublier que c'est un film sorti en 1968 ! Donc déjà on le compare à un film des années 2000, et même sans ça y'a plein de trucs qui ont vieilli. MAIS est-ce qu'il a quand même un statut culte ? Le Pudding à l'arsenic on le connaît tous ou presque, comment ça se fait ? Est-ce que ça vaut le coup de le regarder plus de SOIXANTE ANS plus tard ?Et surtout, c'est du FLAN ou c'est pas du FLAN ? 9:50 Salut mon spot'12:30 Le contexte35:24 Le débat1:12:44 Les critiques1:23:30 Le futur Découvrez toute l'association Élabète ! Pensez à nous soutenir avec des commentaires ou des étoiles sur les applis, voire même avec un peu de sous sur Patreon ! MERCI aux gens qui nous soutiennent où que ce soit !

Reportage France
Portraits des diasporas africaines: Valérie Senghor, la culture en héritage [5/5]

Reportage France

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 3:37


Chirurgienne, éditeur, patineuse, pâtissier… Leurs parcours singuliers racontent la France d'aujourd'hui, riche de ses talents et de ses diversités, et leurs portraits sont autant de modèles pour les générations futures. Né(e)s ici ou venu(e)s d'ailleurs, ces femmes et ces hommes inspirent par leur engagement et leur réussite. Dans ce dernier épisode, Valérie Senghor, 54 ans, est à la tête du Centquatre-Paris, un établissement culturel de la Ville de Paris situé dans le 19e arrondissement de la capitale. Très discrète sur ses origines, elle est l'arrière petite-nièce du célèbre poète et chef d'État Léopold Sédar Senghor.  Elle s'appelle Valérie Senghor comme l'homme d'État, poète et écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor : « C'était mon grand oncle paternel. Le frère de mon grand-père paternel. Je l'ai connu à la fin de sa vie », confie celle-ci, qui n'en dira pas plus sur cet homme illustre. Et l'héritage généalogique de Valérie Senghor, pudique et très discrète sur le sujet, ne s'arrête pas là puisque son père était, lui, le célèbre cinéaste et diplomate Blaise Senghor. « Je suis particulièrement heureuse de reprendre et de poursuivre cette trajectoire au service de l'art et de la culture avec ce double héritage, celui de mon grand-oncle paternel et celui, plus direct, de mon père qui était un homme de culture, un cinéaste et qui a beaucoup œuvré à la mise en place de systèmes de production et de diffusion du cinéma au Sénégal. Il était également le représentant permanent du Sénégal auprès de l'Unesco », reprend-t-elle. Dans les pas de ses illustres parents, Valérie Senghor, 54 ans, dirige depuis novembre 2025 le Centquatre dont elle a accompagné le lancement. Ayant aussi contribué à son développement, elle en connaît l'histoire sur le bout des doigts : « Là, vous voyez, c'est le clocher. Il ne fonctionne plus aujourd'hui, lance-t-elle dans un sourire. D'ailleurs, peu de Parisiens connaissent sa fonction première. Le Centquatre était historiquement le siège des pompes funèbres de la Ville de Paris, un lieu inscrit aux Monuments historiques où étaient fabriqués les cercueils, les ornements funéraires et où était centralisée toute la logistique pour les convois des défunts de toute la capitale ». Quand elle en parle, ses yeux s'illuminent, elle est intarissable Atypique et pluridisciplinaire, le Centquatre-Paris est aussi un lieu de liberté, d'ouverture sur la ville et d'émancipation pour ceux qui s'accaparent les espaces pour pratiquer toutes sortes d'arts. « On voit autant les danseurs que les jongleurs qui viennent spontanément pour les répétitions et comme vous l'avez vu, nous ne les connaissons pas ». Mais ne comptez pas sur elle pour revendiquer une origine. Elle n'aime pas non plus qu'on l'associe uniquement à une couleur de peau. « J'ai eu l'opportunité, ces dernières années, de travailler pendant six ans au sein du Centre des monuments nationaux. J'ai aussi eu la chance d'occuper des fonctions au sein du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. J'ai accompagné le lancement et le développement du Centquatre pendant plus de dix ans et j'ai été la directrice adjointe du Centquatre de 2016 à 2018. Donc j'ose croire que c'est ce parcours et cette expérience qui ont amené la Ville de Paris à s'intéresser à ma candidature », affirme celle-ci. Valérie Senghor s'appuie sur ce parcours pour innover et pour proposer un programme éclectique. Avec, à l'affiche pour la saison 2026-2027, plusieurs festivals qui mettent en résonance des récits, des architectures et des œuvres d'art.

L'Évangile du jour
Évangile du 14 août : « C'est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi » (Mt 19, 3-12)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 1:54


Voici l'Évangile du vendredi 14 août 2026 :« C'est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi » (Mt 19, 3-12)En ce temps-là, des pharisiens s'approchèrent de Jésus pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? » Il répondit : « N'avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ? et dit : “À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C'est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme – sauf en cas d'union illégitime – et qu'il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne ! » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

Invité Afrique
Pour étendre son influence au Sahel, l'Algérie utilise «sa force militaire» et son capital «pétrole»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 5:20


Après 15 mois de crise diplomatique, l'Algérie et le Mali amorcent un rapprochement. Ce lundi 10 août, le Premier ministre algérien a invité son homologue malien à Alger, après le retour de l'ambassadeur malien dans la capitale algérienne début juillet. Des gestes qui démontrent un réchauffement des relations, après la grave crise provoquée en 2025 par la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne. Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne, est au micro de RFI. Pourquoi ce rapprochement maintenant ? Et quels sont, pour Alger comme pour Bamako, les enjeux de ce nouveau dialogue au Sahel et dans le Sahara ? RFI : Ce lundi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a invité son homologue malien à venir en Algérie pour une rencontre de haut niveau. Début juillet, Bamako avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger. Pourquoi ce rapprochement entre les deux pays intervient-il maintenant ? Qu'est-ce qui a rendu possible ce dégel ?  Pierre Vermeren : Oui, vous avez raison. Et Alger envoie un ambassadeur aussi très expérimenté à Bamako... Je crois qu'il faut prendre en compte, un peu comme dans le cas de la crise avec l'Espagne, même si ça paraît loin, la situation du Sahara occidental qui va être discutée à l'ONU en septembre. Je pense que l'Algérie veut reconstituer un front d'alliés pour faire face à cette question, à l'offensive marocaine, qui promet d'être soutenue par les grandes puissances et qui vise à régler le dossier saharien. Donc, Alger se doit de renouer avec ses voisins. Alors bien sûr, il y a des raisons locales. Ce n'est pas que de la raison liée à l'ONU, avec des raisons internationales. Mais je pense que cette question onusienne liée au dossier saharien est très importante, aussi bien pour Rabat que pour Alger. Maintenant, en un mot sur la cause locale. Il y a un an, la crise était montée entre Alger et le régime de Bamako, alors même que les deux s'étaient alliés pour chasser l'opération Barkhane et la France il y a quelques années grâce à leurs amis russes. Mais entre-temps, il y a eu une sorte de retournement d'alliance où les Russes et Bamako se sont retournés contre Alger en l'accusant de « soutenir » les groupes terroristes. Le Mali avait même accusé à l'ONU l'Algérie de soutenir le terrorisme au Sahara. Donc, c'est une situation qui n'est pas acceptable à long terme pour Alger. Et on voit aujourd'hui les relations reprendre sur une base assainie, nous dit-on...  Vous venez de le rappeler, les relations entre Alger et Bamako avaient été très dégradées. Est-ce que ces différends importants sont réellement dépassés aujourd'hui ?  Écoutez, le régime de Bamako, toujours allié aux Russes apparemment sur place, combat durement et difficilement ces groupes. Et ces groupes, Alger a toujours eu des liens avec eux directement, ou plutôt peut-être indirectement. Alger se veut un peu comme le protecteur des Touaregs, mais de là à ce qu'il y ait une forme d'hégémonie régionale des Touaregs maliens qui se retournent contre Bamako et au fond qui créent un foyer de déstabilisation pour la région, je pense que ce n'est pas quelque chose qui intéresse Alger, qui veut toujours plutôt avoir des groupes sous sa tutelle et pas forcément qui s'autonomisent. Il y a d'autres ingérences dans la région, il y a les pays du Moyen-Orient, il y a le Maroc, il y a forcément les pressions américaines aussi. Donc, tout ça incite finalement Alger à revenir, à reprendre langue avec le régime de Bamako, qui manifestement est plutôt dans de bonnes dispositions, d'autant plus que ses amis russes ne tiennent pas forcément leurs promesses sur place.  Vous l'avez mentionné, l'Algérie a longtemps été un médiateur entre Bamako et les groupes armés du Nord. Est-ce qu'elle peut retrouver aujourd'hui ce rôle de médiateur justement, et pas seulement d'ailleurs avec le Mali ?  Oui, c'est assez naturel dans la mesure où Alger est une puissance centrale au Sahara. C'est même la puissance centrale au Sahara, dans tout l'ouest de l'Afrique, et qu'elle dispose du plus grand domaine touareg dans son grand Sud, et que les Touaregs maliens, comme d'ailleurs ceux du Niger souvent, ont des passeports algériens. Donc il y a une circulation qui est très ancienne. Tamanrasset est un peu une des capitales de toute cette région. Alger ne veut évidemment pas que ses voisins, tout simplement, lui tournent le dos, parce que pour elle, c'est aussi une question intérieure. Et en plus, elle a des accords avec ses voisins, elle a des ambitions économiques, avec le projet d'oléoduc au Sahara qui pourrait éventuellement passer par le Niger. Tout ça, évidemment, exige une forme de paix et de bonnes relations avec ses voisins.   Par quel levier l'Algérie cherche-t-elle à reconquérir son influence au Sahel ? Quels sont les secteurs les plus stratégiques pour Alger ?  Alors, Alger est confrontée à des puissances islamiques. Le Maroc use beaucoup de son crédit confrérique dans la région, de la statue du Commandeur des croyants très ancienne qui est à l'origine d'ailleurs de l'islamisation d'une partie de cette région. Et puis il y a l'influence des monarchies aussi, du Golfe, voire des Turcs qui, eux, agissent par des réseaux salafistes plutôt. Et Alger ne peut pas utiliser ce capital religieux, même si la religion n'est jamais loin - parce qu'il y a aussi des confréries en Algérie, évidemment. Mais surtout, Alger va utiliser sa force militaire, sa situation géostratégique et axer sur ce qu'elle peut faire. Par exemple, elle vient d'offrir des hélicoptères au Niger. Il faut rappeler qu'Alger est la première puissance militaire de la région, de très loin, qu'elle a un budget militaire considérable et qu'elle peut apparaître comme une force de stabilisation, de sécurisation et aider des régimes comme celui de Bamako ou du Niger aussi, qui n'ont pas beaucoup de moyens. Il y a une disproportion tellement grande entre l'armée algérienne et ses voisines du Sud qu'Alger, évidemment, va utiliser sa force -pétrole aussi peut-être- mais surtout sa force militaire et géostratégique pour jouer la force de stabilisation. Ce n'est pas le même plan évidemment que le plan religieux de ses adversaires.  À lire aussiRapprochement entre le Mali et l'Algérie: «Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal»

Single Jungle
Je crois encore à l'amour et au projet de famille, avec Stéphane (rediff)

Single Jungle

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 49:31


Rediffusion de l'épisode 85, diffusé la première fois le 22 mai 2024, il y a plus de deux ans. Précision : après quelques chouettes rencontres, Stéphane est toujours un cœur à prendre. ⛹

Invité Afrique
Éthiopie: une nouvelle guerre au Tigré «s'étendrait à l'ensemble de la Corne» au vu du «jeu des alliances»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 5:08


De nouveaux combats ont eu lieu début août dans l'ouest du Tigré, à la frontière avec le Soudan. Il s'agit des deuxièmes affrontements signalés entre les forces fédérales éthiopiennes et les forces tigréennes depuis le début de l'année. Alors que le gouvernement fédéral et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont multiplié les déclarations de plus en plus hostiles ces derniers mois, faut-il craindre une reprise du conflit entre Addis-Abeba et le Tigré ? Réponses avec René Lefort, chercheur spécialiste de l'Éthiopie.  RFI : Il y a eu de nouveaux combats le samedi 1ᵉʳ août au Tigré, dans le nord de l'Éthiopie, entre l'armée fédérale et le Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. Que s'est-il passé exactement ? Est-ce que c'est le début d'une nouvelle guerre au Tigré ?  René Lefort : Ce qui s'est réellement passé là-bas reste largement mystérieux. On sait simplement qu'il y a eu des combats qui ont commencé un matin et qui ont fini dans l'après-midi, qui ont impliqué des drones, de l'aviation et de l'artillerie. Maintenant, le problème numéro un, c'est qu'Addis-Abeba est totalement mutique, n'a pas dit un mot sur ces affrontements. Donc, tout ce que l'on sait vient du Front populaire de libération du Tigré. Alors, bien sûr, le Front populaire du Tigré a expliqué que c'est une immense victoire, qu'il avait écrasé l'ennemi qu'il avait attaqué. Quelle a été réellement l'ampleur des combats ? On ne le sait pas.  Quelles étaient les forces impliquées dans ces combats ?  Il n'y a pas de troupes régulières tigréennes dans cette partie du pays. Elles sont à 100 kilomètres plus à l'est. Ceux qui seraient intervenus seraient ce qu'on appelle l'armée 70, c'est-à-dire une armée affiliée aux Tigréens qui s'est constituée au Soudan à partir de soldats tigréens qui, lors des combats de 2020, ont fui au Soudan, etc. D'un côté, il y aurait donc cette armée 70. De l'autre, il y aurait l'armée fédérale.  Pourquoi ont-ils éclaté précisément dans le Tigré occidental ?  En 1991, lorsque les Tigréens sont arrivés au pouvoir, ils ont donc décidé que le Tigré de l'Ouest serait Tigréen. C'est d'une très grande importance parce que cette région-là est une région extrêmement riche du point de vue agricole, en particulier pour la production du sésame que l'Éthiopie exporte largement. Lorsque la guerre s'est déclenchée en 2020, une des toutes premières choses que les forces fédérales ont faite, c'est d'annexer de facto l'Ouest tigréen et d'y procéder à une véritable épuration ethnique. Depuis ce moment-là, le million de réfugiés tigréens qui sont partis de l'Ouest du Tigré reste dans des camps de réfugiés au Tigré même.  Est-ce que les deux camps ont les moyens militaires et politiques de reprendre une guerre d'ampleur aujourd'hui ?  D'un côté, les forces fédérales sont complètement saturées parce qu'elles font face à des guerres internes à l'Éthiopie. L'État a perdu le contrôle de pans entiers de son territoire avec une insécurité grandissante partout. Ensuite, le moral au sein des forces fédérales serait extrêmement bas. Les désertions sont massives et lorsqu'il y a des combats, il semblerait que les troupes fédérales ne se battent pratiquement pas, se rendent ou s'en vont. De l'autre côté, la situation dominante au Tigré est celle de l'épuisement. Il faut rappeler que la guerre de 2020-2022 a fait 600 000 morts. S'y ajoute surtout un blocus terrible. C'est-à-dire que l'essence, il n'y en avait pratiquement plus. Les médicaments, il n'y en avait pratiquement plus. L'argent n'arrive plus parce que les fonctionnaires ne sont plus payés depuis l'automne. La population, elle-même, ne veut plus entendre parler d'une guerre. Elle aspire en tout et pour tout à enfin retrouver la paix. Cette aspiration à la paix est tellement forte qu'il y a une désertion massive des jeunes tigréens pour échapper à la conscription.  Quels sont les objectifs du TPLF ? Qu'aurait-il à gagner avec une guerre contre le gouvernement ?  Je pense que si le TPLF se lance dans une guerre, c'est qu'il estime que toute discussion avec le pouvoir d'Addis-Abeba est impossible ou ne mènera à rien, et qu'il n'a donc pas d'autre solution que la guerre pour arriver à lever ce blocus, tout simplement d'au moins que les biens et l'argent arrivent au Tigré.   Addis-Abeba accuse le TPLF de se rapprocher de l'Érythrée. Que sait-on réellement de ce rapprochement ?  Les Tigréens le présentent comme des relations seulement de peuple à peuple et sans vraiment de dimension officielle. C'est absolument faux. Leurs dirigeants se rencontrent régulièrement et donc discutent de cette coopération entre l'Érythrée depuis qu'Issayas Afewerki est au pouvoir. Ça veut dire presque 40 ans de jouer le rôle de parrain dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique. En même temps, aujourd'hui, l'Érythrée sort de son ghetto. Il y a eu une rencontre entre Massad Boulos, l'envoyé spécial de Trump pour l'Afrique et les pays arabes qui a rencontré Issayas Afewerki. Il est clair qu'il y a là quelque chose qui se passe.  Peut-on parler d'un risque de régionalisation du conflit avec le Soudan ?   Il y a deux blocs qui se sont constitués. Un premier bloc comprend l'Égypte, essentiellement parce qu'elle est en bagarre depuis des années avec l'Éthiopie à propos du grand barrage de la Renaissance, dont elle estime qu'il risque de la priver de l'eau du Nil, qui pour l'Égypte est vitale. Donc un bloc qui comprend Égypte, Érythrée, Soudan, Al-Burhan du Soudan, et l'Arabie Saoudite, d'un côté, plus les guérillas du Tigré, de la région Amhara et de l'Oromia. L'autre camp consiste essentiellement en l'Éthiopie et les Émirats arabes unis, qui maintenant sont des soutiens presque déterminants de l'Éthiopie, en particulier depuis la guerre de 2020, les Forces de soutien rapides (FSR) et le Sud-Soudan. On assiste donc à une véritable polarisation régionale des conflits et, de fil en aiguille, la constitution d'alliances selon le vieux principe « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ».  Pour terminer, qu'est-ce qui pourrait aujourd'hui empêcher une nouvelle guerre ?  Ce qui pourrait empêcher la guerre, c'est tout simplement la raison. Il est sûr et certain qu'une guerre entre le Tigré et Addis-Abeba, de fil en aiguille, s'étendrait à l'ensemble de la Corne étant donné le jeu des alliances, et serait absolument dévastatrice pour tout le monde. Donc on peut espérer que la raison prévaudra. Jusqu'à maintenant, en tous les cas, elle a prévalu. Le deuxième facteur qui pourrait empêcher cette guerre, c'est la pression extérieure. Or, la pression extérieure des États-Unis, surtout de l'Union européenne un peu, est très claire, surtout pas de guerre. L'Éthiopie a absolument besoin de l'aide internationale pour survivre économiquement. Cette aide nationale vient principalement aujourd'hui du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Or, l'influence des États-Unis dans ces deux institutions est telle que, s'ils le veulent, ils pourraient freiner ou bloquer l'aide de ces institutions à l'Éthiopie. Et ça, ça serait un coup irréparable pour l'Éthiopie.  À lire aussiÉthiopie: reprise des combats entre l'armée et les rebelles tigréens

Invité Afrique
RDC: «Les leaders des FDLR sont pleinement impliqués dans le processus de démobilisation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 4:22


En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n'est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l'accord d'un pays africain pour accueillir certains d'entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, est l'invité de RFI. RFI : Vous pilotez depuis plusieurs mois ce dossier sensible des FDLR. On va parler de votre protocole, celui que le gouvernement congolais a signé avec justement ces mouvements. Quelle est la principale nouveauté de ce protocole par rapport aux nombreuses autres initiatives précédentes sur FDLR ? Floribert Anzuluni : Ce protocole est un véritable tournant parce que dans ce protocole, à travers ce protocole, les FDLR s'engagent très clairement à participer à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Cela implique donc un processus qui se fait de manière volontaire. Aujourd'hui, les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation eux-mêmes. Donc, au-delà des combattants, c'est un premier élément. Deuxième élément important, c'est que ce protocole est signé dans un contexte complètement nouveau. Il est signé dans un contexte où la RDC a signé un accord de paix, le 4 décembre dernier (2025), sous la facilitation américaine du président américain avec le Rwanda. Mais sur le plan opérationnel, monsieur le ministre, ce protocole signé fin juillet porte la signature de Victor Byiringiro, qui est responsable politique de la branche FOKA. Le général Omega, commandant militaire de cette même branche, est présenté par les Nations Unies comme le chef suprême de l'ensemble des FDLR. A-t-il lui aussi signé ou adossé cette initiative ? Je peux vous assurer que dans tout ce processus de sensibilisation, que ce soit la branche politique ou militaire, les deux branches ont clairement donné leur accord pour pouvoir valider les principes qui se trouvent dans cet accord. Celui qui a signé est simplement celui qui est en tout cas officiellement habilité à représenter l'ensemble du mouvement dans ce genre de processus. À quelle échéance les opérations de démobilisation pourront-elles effectivement commencer ? Nous avons une proposition de plan d'opérationnalisation qui existe. Nous avons une proposition de chronogramme qui existe et nous avons une proposition de budget qui existe. C'est pour ça que je ne peux pas rentrer dans ces détails. Vous pouvez le comprendre. Aujourd'hui, la validation de tous ces éléments est en cours et je peux vous assurer que très prochainement, nous reviendrons avec les détails. Ce sera dans un mois, dans deux mois ... Nous arriverons beaucoup plus rapidement que ça. Il y a une urgence. Nous voulons, comme je vous l'ai dit, nous sommes déterminés à mettre un terme à cette question des FDLR qui, pour nous, nous l'avons toujours dit, est une instrumentalisation. Vous avez indiqué qu'un pays africain était prêt à accueillir les combattants qui refuseraient de rentrer au Rwanda. Quel est ce pays ? Là également, des discussions sont en cours. Un pays a effectivement donné son accord. Nous sommes en discussion continue et très prochainement – un peu de patience – nous allons prochainement officialiser le nom de ce pays. Mais le pays existe bel et bien. Et là aussi vous devriez noter l'alternative que nous avons trouvée au cas où le retour ne serait pas possible. Nous avons trouvé comme alternativ la relocalisation pour ne pas que cette question continue à être instrumentalisée. Donc ces FDLR qui vont être démobilisés. Ceux qui seront confortables pour un retour rentreront au Rwanda. Ceux qui ne le seront pas auront alors l'opportunité de pouvoir être relocalisés dans un ou plusieurs pays. Pour l'instant, je n'en dis pas plus. Mais comment avancer dans ce processus quand même les estimations du nombre de combattants FDLR varient fortement selon les sources, entre environ 3 000 et plus de 20 000 ? Quel chiffre votre gouvernement retient-il aujourd'hui pour planifier le cantonnement et la démobilisation ? Ce cadre que nous mettons en place va permettre à tous les combattants de pouvoir y participer. Maintenant qu'il y en ait... Aujourd'hui, nous, nous pourrons dire qu'il y en a 500. Les Rwandais pourront dire 10 000, d'autres 5 000. Le plus important aujourd'hui, c'est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont, vous l'avez dit, être identifiés. Ça aussi, ça fait partie des étapes. Nous avons des idées de localisation. Il va falloir maintenant déterminer le nombre exact au-delà, on va dire, des éléments que chaque partie prenante détient. Et à partir de ce moment-là, ils seront démobilisés. À lire aussiRDC: après l'accord avec une branche des FDLR, des questions en suspens

Monde Numérique - Jérôme Colombain

À l'occasion de cette rediffusion, nous vous proposons de revenir sur notre échange avec Jean-Baptiste Kempf, co-créateur du logiciel VLC, figure incontournable de l'open source, et aujourd'hui à l'origine du projet Kyber.

UpCast
La Rencontre avec Yvan West Laurence - 1ère Partie

UpCast

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 143:16


PARTIE 1 Bonjour, bonsoir. Bienvenue pour ce nouveau numéro de La Rencontre. Pour rappel, c'est un podcast où l'on reçoit des personnes diverses et variées, qui vont nous parler de leur parcours et actus. De la discussion tout simplement. Donc pour ce dernier opus, j'ai eu l'immense joie d'accueillir tout simplement une légende et je pèse mes mots. Pour le citer, je dirai que c'est un passeur. À travers lui nombre de personnes ont pu exprimer de différentes façons la passion que l'on a en commun. Autrefois considéré comme de la sous culture on ne peut y échapper de nos jours. Et cela, on lui doit en grande partie. Pour ma part, si j'évolue dans ce milieu, c'est via le biais de son travail. Un grand merci à Yvan West Laurence sensei. Qui a accepté de passer un temps conséquent à me narrer son parcours de vie (et encore ce n'est qu'une infâme partie). Et c'est mon premier invité dont je vais scinder le numéro en 2. Donc voici la première partie. N'hésitez pas à le suivre via sa chaîne sur Youtube. • [00.00] Intro • [02:03] Qui es-tu Yvan ? • [03:46] La jeunesse télévisuelle entre autres… • [01:16:15] Aimes-tu le dessin ? • [01:25:45] Et l'aventure du fanzine arriva… Vous pouvez le suivre ici : INSTA https://www.instagram.com/youli_wood_pecker YOUTUBE https://youtube.com/@yvanwestlaurence DIXIÈME PLANÈTE https://youtube.com/@dixiemeplanete Pour amplement plus de détails sur son aventure Animeland, n'hésitez pas à vous procurer son bouquin : Big Bang Anime (2013) aux éditions Omaké Books. Pour nous suivre sur les RS : Instagram : https://www.instagram.com/oyatacast BlueSky : upcast.bsky.social N'hésitez pas à venir donner vos avis sur notre Discord. Invitation via BS. N'hésitez pas aussi à laisser des coms de temps en temps sur notre site Djpod ou via Apple podcast pour le référencement. On ne vous oblige à rien, mais ça fait toujours plaisir. Sur ce je vous dis bonne écoute et passez un bel été. またね。 Extrait des morceaux : • Le Prince Saphir - Générique Japonais • The Last Unicorn - Trailer • Spiral Zone - Génériques Original & Français • Gu Gu Ganmo - Générique Français • Robotech - Générique Français Crédits musicaux : Générique de début : Right Here by Atch I https://soundcloud.com/atch-music/right-here-instrumental Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ Téléchargement: https://www.auboutdufil.com Musique de fin : Yugen by Keys of Moon | https://soundcloud.com/keysofmoon Music promoted by https://www.free-stock-music.com Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)

Le Podcast Des Établissements Médico-sociaux
Rediff # 153 - Marion COLCY - Rendre la démarche qualité visuelle et "sexy" donc accessible !

Le Podcast Des Établissements Médico-sociaux

Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 44:42


Dans cet épisode, Marion COLCY nous partage une autre voie : celle d'une qualité vivante, claire et partagée, qui reconnecte les professionnels au sens de leur action quotidienne.La démarche qualité est souvent perçue comme une “usine à gaz” (épisode #103) : des procédures complexes, un vocabulaire trop technique et des documents si lourds qu'ils ne sont jamais consultés.Marion propose de repenser la qualité à travers des outils visuels, ludiques et inclusifs : fiches de poste illustrées, passeports RBPP simplifiés, tableaux de bord colorés, jeux ou encore bingo des droits et libertés...Ces supports permettent d'impliquer les équipes et les résidents dans une dynamique positive, où chacun comprend, agit et contribue.Au-delà des outils, Marion insiste sur l'importance de l'inclusion et de la représentativité : des visuels diversifiés, des photos réelles des équipes et des résidents, et une communication qui reflète la richesse humaine du médico-social.L'épisode aborde aussi la question du partage et de la mutualisation : plutôt que de travailler chacun dans son coin, pourquoi ne pas co-construire et diffuser librement des trames et outils communs entre établissements ?Marion défend une vision collective et collaborative de la qualité, appuyée sur des outils accessibles à tous comme Canva ou ChatGPT.Marion partage presque tous son travail sur LinkedIn,Vous pouvez contacter Marion sur LinkedinRetrouver toutes mes formations sur www.mana-care.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Afrique Économie
Ces entreprises africaines qui investissent en France: la pharma sud-africaine Aspen [1/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 2:21


Les entreprises africaines sont encore peu nombreuses à investir en France, mais certaines y développent des activités industrielles. Premier volet de notre série consacrée à ces investissements avec le laboratoire sud-africain Aspen, qui a fait de son usine normande l'un de ses principaux sites de production en Europe. Douze ans après le rachat d'une usine à Notre-Dame-de-Bondeville, près de Rouen, le groupe pharmaceutique sud-africain Aspen continue d'investir en France. Le site produit notamment des anticoagulants injectables et des seringues destinés aux marchés français et européen. « Nous avons acquis en France une usine qui fabriquait déjà des médicaments très importants : des anticoagulants injectables, explique Stavros Nicolaou, directeur exécutif d'Aspen, pour qui la France est devenue un marché stratégique. Au total, nos investissements, avant et après le Covid, dépassent largement les 200 millions d'euros. Nous sommes le plus important investisseur africain en France. C'est un marché majeur pour nous. » Avec près de 700 salariés en France, Aspen fait figure d'exception. Les entreprises africaines qui investissent dans l'industrie française restent rares. Mais, selon Stavros Nicolaou, les mentalités évoluent progressivement. « Je pense justement qu'il faut casser cette image. Beaucoup de gens associent encore les entreprises africaines à des demandes d'aide ou de soutien financier, souligne-t-il. Aspen démontre exactement le contraire. Nous avons investi massivement en Europe, non seulement en France, mais aussi en Allemagne et aux Pays-Bas. D'habitude ce sont les présidents africains qui appellent les dirigeants européens pour demander des médicaments essentiels, mais pendant le Covid, c'étaient les Premiers ministres français et italien qui nous téléphonaient pour nous demander de mettre ces médicaments à leur disposition. » À lire aussiLe géant pharmaceutique Aspen reçoit 600 millions d'euros pour aider l'Afrique à se vacciner Une vitrine internationale Pour Stanislas Zézé, économiste ivoirien et président de Bloomfield Investment Corporation, ces implantations répondent moins à une logique commerciale qu'à une stratégie de crédibilité internationale. « Les profits les plus élevés sont en Afrique, les besoins les plus élevés sont en Afrique. Donc, évidemment, c'est dans une logique de croissance, analyse l'économiste. Ça n'a pas beaucoup de sens parce que la croissance dans les pays développés est très faible. Je ne sais pas pourquoi on irait chercher la croissance en Europe pendant qu'on vient d'un continent où il y a le plus de croissance. C'est surtout une logique d'avoir une stature internationale et de dire : "Je suis en France, je suis aux États-Unis." Mais le plus gros de leur chiffre d'affaires se fait en Afrique, et c'est tout à fait normal. » Cette présence africaine en France reste toutefois limitée. En 2024, les investissements en provenance du continent ont représenté 39 projets, à l'origine de 593 créations d'emplois dans l'Hexagone. À lire aussiPharmaceutique: un rapprochement à près de 350 milliards d'euros en réponse à «la falaise des brevets»

Reportage International
Au Japon, les populations immigrées dans le viseur de la droite au pouvoir

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 2:31


La coalition de droite au pouvoir au Japon durcit sa politique migratoire. La Première ministre nationaliste Sanae Takaichi juge que « les étrangers mettent à vif les nerfs des Japonais ». Le secteur de la restauration est particulièrement touché par ce tour de vis. Par exemple, les critères pour bénéficier d'un visa de gérant d'entreprise sont désormais beaucoup plus contraignants qu'avant. Résultat : on ne compte plus les restaurants tenus par des immigrés qui doivent fermer car leurs exploitants ne sont pas parvenus à obtenir le renouvellement de leur titre de séjour, et sont donc priés de rentrer dans leur pays. De notre correspondant à Tokyo, Les immigrés ayant un visa de gérant d'entreprise doivent désormais disposer d'un capital d'au moins 30 millions de yens [165 000 euros, NDLR]. C'est six fois plus qu'auparavant. S'ils ne parviennent pas à réunir une telle somme, leur titre de séjour n'est pas renouvelé et ils sont priés de quitter le pays dans les 30 jours. Casey, qui tient un petit restaurant indien depuis 15 ans, est particulièrement inquiet. « Ayant dû beaucoup investir dans cet établissement – pour les frigos, les climatiseurs et tout cela –, j'ai très peu d'économies. En plus, c'est un restaurant familial, pas cher, donc je ne roule pas sur l'or. Du coup, réunir 30 millions de yens, pour sûr, je n'y arriverai pas. Que l'on change les règles du jour au lendemain et sans prévenir, franchement, ce n'est pas correct », confie-t-il. Cet employé de bureau japonais vient de déguster un curry dans un restaurant népalais qui fermera à la fin de l'été, comme l'indique un écriteau sur sa devanture. Car le titre de séjour de son exploitant n'a pas été renouvelé, les banques lui ayant refusé un emprunt de 30 millions de yens. « Tous ces restaurateurs étrangers sont de bons pères de famille qui n'ont jamais fait de mal à personne et nous préparent des petits plats délicieux. Donc pourquoi leur chercher noise ​​​​​​​? Je ne comprends pas », s'interroge-t-il. Une pétition en ligne réclamant l'abrogation de cette réforme a recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures. Pour autant, les sondages indiquent que les Japonais se crispent concernant les étrangers : près de 60% des personnes interrogées voient d'un mauvais œil l'augmentation, ces dernières années, du nombre d'immigrés. Une augmentation qui est à relativiser, car ils ne sont jamais que quatre millions, pour 120 millions de Japonais. Surtout, selon une économiste, l'archipel n'a pas le choix : « La plupart de nos entreprises sont en sous-effectifs comme jamais. Face à cette pénurie de main-d'œuvre historique, due à la dénatalité et au vieillissement de la population – deux phénomènes qui s'aggravent d'année en année –, la seule solution, pour le Japon, c'est de recourir à des travailleurs immigrés. Sans eux, la quatrième économie mondiale ira droit dans le mur. » La Première ministre Sanae Takaichi est sourde à de telles mises en garde. Surfant sur sa popularité – une cote de confiance autour de 65%, soit 30 points de plus que tous ses prédécesseurs –, elle a ordonné que plus aucun visa ne soit accordé aux nombreux jeunes d'Asie du Sud-Est qui souhaitent venir travailler dans la restauration au Japon, car ce secteur emploie déjà 300 000 immigrés. C'est peu par rapport à ses quatre millions de salariés au total, mais pour la cheffe du gouvernement, c'est suffisant : il faut réserver ces emplois aux Japonais. L'argument paraît doublement spécieux. D'abord, le taux de chômage n'est que de 2,6% dans l'archipel, qui est donc quasiment en situation de plein emploi. En plus, les Japonais ne se pressent pas pour travailler dans la restauration, les salaires y étant peu élevés : moins de 1 500 euros mensuels bruts. À lire aussiJapon: une semaine après le violent séisme, la solidarité ne se tarit pas grâce aux collectes de dons

Invité Afrique
Ebola en RDC: «C'est l'engagement communautaire qui a manqué»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 6:52


Le directeur d'Africa CDC, le Centre africain de prévention des maladies, termine un déplacement en République démocratique du Congo. Jean Kaseya s'est rendu en Ituri, province qui est l'épicentre de l'épidémie d'Ebola, souche Bundibugyo, déclarée il y a presque 3 mois et qui a déjà enregistré plus de 3970 cas et 1800 décès. Aux côtés du directeur de l'Organisation mondiale de la santé, il a ensuite rencontré ce mercredi le président Félix Tshisekedi. Les trois hommes ont fait le point sur la riposte et les difficultés à maîtriser la propagation de la maladie. « Il faut changer de méthode », explique désormais Jean Kaseya. Il répond au micro de Paulina Zidi. RFI : Vous rentrez de Bunia, épicentre de l'épidémie d'Ebola ici en RDC. Quelle est la situation que vous avez trouvée sur le terrain ? Jean Kaseya : Je suis parti à Bunia pour écouter. Nous faisons souvent l'erreur de penser que, nous qui nous asseyons dans nos bureaux à Addis-Abeba, à Genève, à New York ou à Brazzaville, nous connaissons les solutions. C'est l'erreur que nous avions faite depuis le début de cette épidémie. Nous n'avons pas écouté les communautés. J'ai écouté, j'ai compris ce que la communauté demande et c'est ce qui a fait la base de nos discussions avec le président Tshisekedi. Aujourd'hui, la réponse n'est plus une réponse médicalisée, mais c'est devenu une réponse communautaire. Et cette réponse n'est plus au niveau des zones de santé, au niveau des provinces, mais ce sera maintenant au niveau des villages. Aujourd'hui, quasiment trois mois après le début de la déclaration de l'épidémie, les acteurs de terrain sont tous unanimes : on court encore après l'épidémie. C'est l'engagement communautaire qui a manqué pour arriver à rattraper cette épidémie ? Ce sont les moyens sur place ? Mais évidemment, c'est l'engagement communautaire qui a manqué. Même si vous amenez des tonnes de médicaments, même si vous amenez l'armée. Mais quand la communauté ne s'engage pas, vous n'allez pas réussir. Cette partie du pays a subi beaucoup de situations catastrophiques. Il y a des gens qui vivent dans des camps, qui sont des déplacés internes, qui n'ont pas accès à l'eau, à la nourriture et à des soins basiques. Donc, quand vous venez pour parler d'Ebola, ils vous disent qu'ils meurent d'abord d'autres choses. Donc, c'est ce qui rend tout cela complexe. Mais je crois que maintenant, en alliant la réponse sanitaire à la réponse humanitaire, en donnant la possibilité à la population de gérer elle-même cette épidémie et en faisant en sorte qu'il n'y aura plus de grèves, puisque le gouvernement va payer et même va donner des primes à tous les personnels de santé, que ce soit du public ou du privé, je pense que ces mesures vont totalement changer la donne. Sur le terrain, les acteurs disent manquer de moyens. Pourtant, d'énormes promesses de fonds ont été faites au début de l'épidémie. Comment vous expliquez ce décalage entre ce qui arrive sur le terrain et ce qui a été promis ? J'ai dit au président Tshisekedi que depuis que j'ai commencé ma carrière de santé publique – et ma première épidémie d'Ebola remonte en 1995, ça signifie 31 ans déjà – c'est la première fois que je vois les partenaires qui promettent des ressources et qui donnent les ressources. On est déjà au-delà de 60 % de décaissement des ressources promis et c'est beaucoup d'argent. Et cet argent, effectivement, nous avions décidé une traçabilité, on voudrait savoir, du donateur jusqu'à la périphérie, aux villageois, chaque dollar, comment il va. Les mécanismes que nous mettons en place, c'est de s'assurer la traçabilité de tous les fonds, que ce soit les fonds du gouvernement ou les fonds des partenaires. On a vu au début de l'épidémie, je vous le disais, ces promesses de fonds qui sont arrivées assez rapidement. C'est une épidémie qui va durer encore plusieurs mois au vu de son expansion. On n'est pas encore au niveau du plateau haut. Comment on garantit que les fonds suivront pendant toute cette période, ceux qui ne sont pas encore promis ? Et comment garde-t-on un intérêt pour la lutte contre cette épidémie et qu'elle ne passe pas au second plan de l'actualité ? Vous avez raison, cette épidémie pourrait durer, mais nous faisons un effort pour la raccourcir. Premièrement, les actions communautaires vont aider, mais deuxièmement, nous avons la recherche qui avance. Nous avons décidé d'utiliser de façon préventive les vaccins contre la souche Zaïre à toutes les personnes. Nous avons décidé d'accélérer la recherche pour les médicaments et de les mettre à la disposition de tout le monde, les médicaments qu'on appelle le Remdésivir. Avec ces mesures, nous pouvons considérer qu'on peut réduire le temps. Mais je dois être aussi dire la vérité : on ne va peut-être pas arrêter cette épidémie avant décembre 2026. Cela signifie qu'en faisant la meilleure chose, en utilisant rationnellement les ressources que nous avons, ça peut permettre à d'autres ressources de venir s'ils voient qu'il y a des résultats. On a vu que l'Ouganda avait annoncé la fin de l'épidémie d'Ebola. Pourtant, on n'est pas tout à fait 42 jours après la sortie du dernier patient. Alors, ils ont décidé de compter à partir de la contamination locale et non pas d'un cas importé. Est-ce que vous, Africa CDC, vous trouvez que ce genre de décision va dans le bon sens quand on parle de transparence sur une épidémie ? Je veux vous dire d'abord ce qui me choque, c'est qu'il y a des gens qui donnent des leçons à d'autres qui ne les appliquent pas. Nous savons que la France a eu un cas importé, testé en France. Il y a eu des cas contacts isolés en France et même dans un autre pays européen. Mais la France n'a jamais déclaré l'épidémie et la France ne fait pas de décompte. Alors je crois que l'Ouganda a fait un très bon travail. Personne ne peut jeter la pierre sur l'Ouganda quand eux-mêmes, surtout au niveau occidental, ils ne font pas le bon travail. À lire aussiEbola: contre le variant Bundibugyo, plusieurs essais lancés mais aucun traitement encore validé

Invité Afrique
Sahara occidental: «le Maroc sent que c'est le moment ou jamais» pour que l'administration Trump appuie ses positions

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 7:27


Depuis la fin du mois de juillet, les États-Unis multiplient les signes de rapprochement – tant économiques que diplomatiques – avec le Maroc. En 2020, les Américains avaient déjà apporté leur soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des relations du pays avec Israël. Aujourd'hui, Washington semble prêt à appuyer aussi les revendications marocaines sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. La pression sur l'Espagne est immense, alors que des dizaines de milliers de personnes (Marocains et migrants subsahariens) ont investi le territoire de Ceuta la semaine dernière. Riccardo Fabiani, directeur pour l'Afrique du Nord à l'International Crisis Group, revient sur le contexte géopolitique et l'influence des États-Unis dans la région. Il répond aux questions de Liza Fabbian.   RFI : Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé que la voie express reliant Tiznit et Dakhla au sud du pays sera baptisée l'autoroute Donald J. Trump. Pourquoi un tel honneur ? Riccardo Fabiani : Cela fait partie de la stratégie du Maroc pour essayer de courtiser l'administration Trump et surtout de faire que cette administration continue de soutenir la position marocaine pendant les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Cela constitue en fait l'objectif primaire du Royaume. Pour le Maroc, il s'agit de continuer de donner aux États-Unis des signaux, des petites concessions pour que les États-Unis et surtout le président Trump continuent de soutenir la position marocaine jusqu'au bout pendant ces pourparlers extrêmement délicats. Fin juillet, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc s'est rendu à Laâyoune, au cœur du Sahara occidental, pour signer l'attribution d'une subvention américaine en vue de la création d'une unité de production d'hydrogène et d'ammoniac. Que sait-on des ambitions américaines, notamment économiques, au Sahara occidental ? Quand on parle de l'administration Trump, on parle aussi de l'administration qui est très intéressée par des accords économiques, qui puissent être dans l'intérêt des États-Unis et surtout des entreprises américaines. Cela fait vraiment partie du logiciel de cette administration. Je dirais que la construction de cette usine fait partie de cette approche et de cette stratégie américaine dans la région, mais aussi dans le reste du monde. Deux élus américains ont présenté un projet de loi. Ils viennent de le présenter pour étudier la désignation du Front Polisario comme une organisation terroriste étrangère. Que pensez-vous de cette initiative ? Il y a vraiment une stratégie à 360 degrés du Maroc pour essayer d'avancer ses pions au sein de l'administration Trump, mais aussi dans les autres institutions démocratiques américaines. Parce que le Maroc sent que c'est le moment ou jamais. Il y a vraiment une possibilité avec cette majorité républicaine d'arriver à exclure le Front Polisario des futurs pourparlers, des futurs efforts pour résoudre ce conflit. Justement, ces deux députés veulent que le Congrès examine les liens que le Polisario entretiendrait avec l'Iran. En quoi le conflit entre les États-Unis et l'Iran joue-t-il un rôle dans ce contexte ? Je dirais qu'il y a un effort de la part du Maroc et donc des lobbies marocains aux États-Unis d'essayer d'utiliser ce discours très anti-iranien – bien évidemment alimenté par le conflit actuel entre l'Iran et les États-Unis – pour donner encore plus de force au discours marocain sur le Sahara occidental. Dans la réalité et dans les faits, il n'y a vraiment rien qui lie le Polisario à la question de l'Iran ou à la question du Hezbollah au Liban. Il y a donc aussi ce lien avec Israël. Comme on le sait, en 2020, l'administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine au Sahara occidental en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il y a toujours une tentative de la part du Maroc de lier le conflit mené par Israël dans la région avec ses efforts contre le Front Polisario et vis-à-vis de l'Algérie et cette tentative de faire une liaison entre des conflits qui sont en fait complètement séparés et différents. Vous avez évoqué l'Algérie. Le 20 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, s'est rendu à Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. Lors de cette visite, le Premier ministre espagnol a dit vouloir approfondir les liens avec un « partenaire stratégique ». Comment cette visite a-t-elle été perçue au Maroc ? Il s'agit d'une visite qui avait été communiquée en avance de la part des Espagnols à leur partenaire marocain. Je doute donc qu'elle ait représenté une surprise pour le Maroc. En fait, la normalisation des relations diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie ne pose pas de problèmes aux intérêts marocains parce que la position espagnole en faveur du plan d'autonomie marocain au Sahara occidental n'a pas changé et ne changerait pas, simplement parce que Pedro Sanchez a visité Alger et a rencontré le président Tebboune. Donc vous, vous ne voyez pas un lien entre cette visite et la récente crise migratoire à Ceuta comme certains ? Selon moi, il ne s'agit pas en fait de l'hypothèse la plus crédible. Ceuta est considérée par le Maroc comme un territoire occupé. Et en même temps, Israël et les États-Unis considèrent  l'Espagne comme un État qui continue de s'impliquer aux côtés des Palestiniens à Gaza et qui est resté neutre pendant le conflit avec l'Iran. Ce ne serait donc pas impossible d'imaginer que le Maroc ait essayé un peu d'envoyer des messages en même temps sur Ceuta et à Israël et aux États-Unis, en facilitant un mouvement migratoire vers Ceuta. Je ne crois pas que le Maroc ait fabriqué entièrement cette crise. Il s'agit probablement d'une crise plutôt spontanée qui a été facilitée par le Maroc et utilisée comme un message vers l'Espagne. À lire aussiAu Maroc, les États-Unis réaffirment soutenir la solution marocaine sur le Sahara occidental

Afrique Économie
Comment faciliter la mobilité des compétences entre la Tunisie et la France?

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 2:31


En Tunisie, l'été symbolise le retour des Tunisiens résidant à l'étranger qui viennent passer des vacances dans le pays. Leur retour est synonyme d'un apport en devises conséquent pour le pays : près de 7,8 milliards de dinars (environ 2,3 milliards d'euros) selon la Banque centrale tunisienne. Les professionnels travaillant sur la migration et la diaspora aimeraient cependant mieux capitaliser sur les échanges entre les deux pays, afin que la Tunisie soit plus qu'un pays de vacances. De notre correspondante à Tunis, Face à une population européenne vieillissante, la Tunisie est un vivier de compétences pour le travail saisonnier. C'est ce que démontre Hélène Hammouda, chef du projet TAM, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui explique qu'il existe des contrats adaptés. « C'est le cas du contrat saisonnier, qui permet à une même personne de partir six mois par an en France, mais de garder sa résidence et sa vie en Tunisie. C'est le cas aussi du contrat jeune professionnel, qui offre un accès facilité au marché du travail français, ajoute-t-elle. La contrepartie, c'est l'obligation de retour. Les autres contrats existants n'impliquent pas forcément le retour. » Actuellement, environ 10 000 professionnels circulent entre la Tunisie et la France, et l'Office français de l'immigration et de l'intégration a choisi de travailler avec les secteurs dans lesquels la mobilité n'est pas encore installée et pour lesquels il n'y a pas encore de parcours balisé : « Nous avons fait ce choix parce qu'on pense qu'il y a de la demande, d'un côté, et qu'il y a des compétences de l'autre. Donc nous avons dans l'idée de travailler sur le secteur "transport et logistique". Et dans les métiers du soin, nous travaillons avec la partie tunisienne sur la mobilité des aides-soignants. » Face au chômage qui touche près d'un tiers des jeunes diplômés, l'option du travail à l'étranger fait aussi partie des programmes de l'Agence nationale pour l'emploi et le travail indépendant (ANETI). « La Tunisie a mis en place plusieurs accords de partenariat cadre avec plusieurs pays, à savoir l'Italie, la France, l'Allemagne et dernièrement la Libye », précise Hatem Dahmen, directeur général de cette agence, qui s'occupe de plus de 200 000 demandeurs d'emploi. Législation sur le télétravail plus souple De l'autre côté de la rive, en France, les travailleurs tunisiens déjà installés dans l'Hexagone souhaiteraient eux bénéficier de plus de flexibilité, pour garder un pied dans les deux pays et investir en Tunisie. Cela pourrait passer par une législation plus souple sur le télétravail, selon Walid Belhaj Amor, membre du conseil d'administration de l'Association tunisienne des grandes écoles (ATUGE) : « Beaucoup d'entreprises ont adopté le télétravail en Europe, mais il n'y a pas d'accord transfrontalier sur le télétravail. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'aujourd'hui, dans le cadre de la politique de voisinage, il serait utile d'envisager un cadre du télétravail entre la Tunisie et la France, la Tunisie et l'Europe. » Cette mobilité des compétences est encore très entravée par des contraintes administratives et fiscales en Tunisie, malgré l'apport qu'elle représente pour le pays, aussi bien sur le plan financier que professionnel.  À lire aussiTunisie: la pollution industrielle endémique à Radès oblige le président à monter au créneau

Afrique Économie
Le Gabon veut prendre le virage de l'exploitation minière

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 2:19


Le Gabon, qui fait face à une chute de sa production pétrolière, mise désormais sur l'exploitation minière. Les annonces se sont succédé ces derniers mois, avec des engagements financiers de plusieurs centaines de millions de dollars. Des travaux de recherche et d'exploration sont en cours dans plusieurs provinces du pays et d'ici à 2030, le pays pourrait devenir un des leaders mondiaux de la production des minerais. Avec notre correspondant à Libreville, Sept mois après son arrivée à la tête du ministère des Mines du Gabon, Sosthène Nguema Nguema dit sentir un frémissement en passe de faire de l'exploitation minière le nouveau moteur de l'économie gabonaise actuellement dépendante des recettes pétrolières. « Nous avons identifié et fait une programmation par rapport à l'ouverture de plusieurs mines entre 2026 et 2030. Dans cette fourchette, il a été identifié à peu près huit mines qui pourront voir le jour. Donc on aura la mine de Milingui pour le fer, la mine de la potasse, la mine d'Etéké pour l'or, la mine de Baniaka pour le fer. On a la mine de Mébaga, pour le fer également. Et on a la mine de M'Bilan pour le fer », détaille le ministre. L'ouverture des nouvelles exploitations créera naturellement des milliers d'emplois. Le ministre projette surtout une croissance à deux chiffres dans le secteur. « Nous sommes à hauteur de 6% aujourd'hui et nous envisageons de relever ce pourcentage dans les mois et les années qui suivent pour essayer de franchir la barre de 15-20% », précise Sosthène Nguema Nguema. Espoirs de retombées économiques Tout cela est possible, mais l'économiste Orphée Mouelé, formé à l'université Omar Bongo, pose le préalable du développement des infrastructures. « D'un point de vue technique, le succès repose sur plusieurs facteurs essentiels : la construction des infrastructures de transport, des routes, des chemins de fer, des ports, des ponts pour pouvoir acheminer correctement les minerais. Ensuite, le renforcement des capacités de production énergétique. L'énergie est fondamentale », assure l'expert. L'ONG Éthique et bonne gouvernance salue les perspectives économiques du secteur minier. Cependant, le docteur Edmiaune Zouga, sa présidente, espère un réel impact social de ces futures exploitations. « Le plus important pour nous, c'est l'impact social. Il faudrait que cela touche, booste le citoyen lambda. Il faudrait que le Gabonais ressente cet impact économique dans son assiette », espère-t-elle. En parallèle avec sa politique d'exploitation massive de ses minerais, le gouvernement impulse une nouvelle politique de transformation locale de ses matières premières pour créer plus de richesses et d'emplois dans le pays. À lire aussiLe Gabon réussit sa levée de fonds à l'international, mais peine sur le marché régional

Reportage International
Liban: six ans après, que sait-on de l'explosion du port de Beyrouth?

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 2:40


Six ans jour pour jour. Ce mardi, le Liban commémore la terrible explosion du port de Beyrouth qui a eu lieu le 4 août 2020. La catastrophe a tué 235 personnes, fait 6 500 blessés et ravagé un tiers de la capitale libanaise. C'est l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'histoire. Après avoir été bloquée pendant de longues années à cause de l'hostilité de la classe politique, l'enquête du juge d'instruction Tarek Bitar est aujourd'hui terminée. Que sait-on de l'explosion du port de Beyrouth ? Quelles sont les zones d'ombre ? Quand aura lieu ce procès historique ?  De notre correspondante à Beyrouth, C'est un dossier devenu le symbole de l'impunité de la classe politique libanaise. Pendant des années, l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth est restée au point mort. Plus d'une quarantaine de recours judiciaires visant le juge d'instruction Tarek Bitar, mais aussi de nombreux blocages institutionnels, ont empêché les investigations d'avancer. Le tournant intervient en janvier 2025, avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Nawaf Salam, ancien président de la Cour internationale de justice. Les nominations de magistrats qui étaient bloquées sont relancées. Les juridictions examinent et rejettent les recours qui paralysaient l'enquête. « Le juge d'instruction a fini son dossier, il l'a transféré au procureur, le procureur prépare ses réquisitions, nous espérons que les réquisitions seront prêtes dans un délai qui pourrait varier dans un délai de 60 à 90 jours, explique Adel Nassar, ministre libanais de la Justice. Les réquisitions n'ont pas une force obligatoire à l'égard du juge d'instruction. Le juge d'instruction, une fois ses réquisitions faites, transférera le dossier au tribunal compétent, et à ce moment-là on passera à l'étape du procès en attendant le jugement. » À lire aussiExplosion du port de Beyrouth: l'instruction du juge Tarek Bitar malmenée par le Hezbollah « On ne peut pas se dire que la justice n'arrivera pas, parce que ce serait juste invivable » En 2021, Human Rights Watch avait mené sa propre enquête. Ramzi Kaiss, chercheur pour l'ONG, raconte ce que l'on sait et les zones d'ombre qui persistent autour de l'acheminement de plus de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth : « Plusieurs officiels libanais savaient que du nitrate d'ammonium arrivait au port de Beyrouth, savaient les dégâts que ça pouvait causer aux populations civiles autour, ils avaient le pouvoir de le faire enlever ou de le stocker de manière à ne pas mettre la vie d'autrui en danger. Ils ont failli à le faire. Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas. Le nitrate d'ammonium devait-il aller à Beyrouth et y être déchargé ? Le nitrate d'ammonium devait-il servir à autre chose qu'à être stocké au port de Beyrouth ? Utilisé par qui ? Qui voulait que ce nitrate d'ammonium soit à Beyrouth ? » À lire aussiExplosion au port de Beyrouth: «La justice doit dire la vérité» sur cet «acte criminel et volontaire», selon Melhem Khalaf Paul Naggear, père d'Alexandra, une petite fille de trois ans tuée dans l'explosion, ne cesse de se battre pour qu'un jour la justice soit rendue et pour connaître la vérité. « On ne peut pas se dire que la justice n'arrivera pas, parce que ce serait juste invivable. Et on vit comme ça depuis le 4 août 2020. Donc, on continuera à lutter jusqu'à ce que ça arrive. C'est vrai qu'il y a un gouvernement aujourd'hui qui est en mesure d'exercer ses fonctions, mais ça peut changer très rapidement, c'est pour ça aussi qu'on a ces craintes et qu'on veut faire avancer les choses le plus rapidement possible. C'est une crainte qui reste, mais l'optimisme sera toujours là. » Le président de la République, Joseph Aoun, a appelé le juge d'instruction à publier l'acte d'accusation, une nécessité qui ne peut plus attendre, a-t-il estimé. À lire aussiL'explosion du port de Beyrouth raconté par Hala Moughanie, lauréate du Prix France-Liban

CHEFS
[ÉPISODE COUP DE COEUR] NINA MÉTAYER

CHEFS

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 65:18


Aujourd'hui on va parler pâtisserie avec l'un des plus grands noms du moment, la meilleure pâtissière du monde: Nina Métayer ! Alors on voulait la rencontrer avant qu'elle n'obtienne à 35 ans ce trophée ultime, mais ça donne d'autant plus de poids au récit... A quoi peut bien ressembler le chemin qui mène à ce sommet? Et bien vous allez voir qu'au départ, il ressemble à une vie "normale" mais que très vite se dessine un tempérament plutôt indépendant, quelqu'un qui dès l'adolescence est capable de dire: "je vais partir, au Mexique, pour voir".Et c'est au cours de ce voyage en forme de hasard qu'aura lieu une première rencontre, ou plutôt la naissance d'une idée... qui a à voir avec le pain.Viendra ensuite la pâtisserie et sur sa route elle va croiser le chemin de brigades taillées pour décrocher les étoiles.On l'a dit trop petite, trop frêle, et on aimerait voir la tête aujourd'hui de ceux qui ont prononcé ces mots à l'époque...Trop gentille aussi, et trop femme évidemment…Donc vous allez entendre comment finalement on peut déjouer la stupidité par son énergie et sa créativité sans se départir de sa bienveillance.Vous allez découvrir le portrait d'une femme qui sans bruit fonce vers son envie. Qui est arrivé à concilier ses ambitions et ses plaisirs, une femme qui vit entourée des siens, en rangs serrés… Comme on l'était autour de la table dans la famille de Nina Métayer.Production : NOLA Journaliste : David OrdonoAssistant montage : Thomas LadonneRéalisation : David OrdonoCréation musicale : Nathan CohenContact : podcast@nolamedias.comCrédit photo : Production 520Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage Afrique
Congolais de Paris: les sapeurs de la diaspora congolaise [1/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 2, 2026 2:23


Originaire du Congo-Brazzaville, la Sape est un marqueur identitaire puissant pour les Congolais de la diaspora. Plus qu'une passion pour une forme d'élégance, c'est aussi un trait d'union entre les continents. Costumes trois pièces, pantalon zébré et démarche millimétrée, les sapeurs de la diaspora font aussi de ce mouvement un divertissement atypique. Un reportage haut en couleurs signé Tom Schneider.  Au milieu des bars d'immeubles, sur un parking des Mureaux en banlieue parisienne, Maman Clarisse fête son anniversaire. Pour l'occasion, ce groupe d'amis originaire du Congo-Brazzaville fait griller quelques brochettes. Ils ont en commun le plaisir de s'habiller, ce sont des sapeurs qui, eux seuls, ont le secret pour accorder couleurs, coupes et motifs parfois extravagants. Jean-Marie a opté aujourd'hui pour un look monochrome. « Je suis habillé tout en écologie, tout en vert. »  Mais s'habiller avec des habits de marque coûte très cher. Jean-Marie, cariste de profession, en fait pourtant une priorité. « Oui, ça coûte cher, c'est une fortune. Et si tu gagnes 1 200 €, tu feras comment ? Donc, j'ai dit : "Écoute, je fais le sacrifice parce que je veux une paire de chaussures qui coûte 300 €." J'ai dit : "Écoute, je ne mange pas pour acheter le vêtement." » À lire aussiCongo-Brazzaville: à la rencontre de passionnés, durant la 7e édition du Festival de la Sape Dans la sape, chacun a son sobriquet pour affirmer son style Le groupe de sapeurs a recours à des moyens informels de financement, comme la tontine. C'est un système très répandu en Afrique dans lequel des particuliers versent de l'argent dans une caisse commune. Les bénéficiaires en profitent ensuite de manière cyclique. Freddy Nkouka est l'une des grosses têtes du groupe. « C'est compliqué parce qu'il y en a d'autres qui font des tontines. Ils cotisent : le mois là, il peut toucher par exemple 5 000 € ou 10 000 € ; le mois prochain, ça sera toi. Moi, c'est comme ça. » Dans la Sape, acronyme pour Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes, chacun a son sobriquet, c'est-à-dire son surnom. Une manière de se distinguer et d'affirmer son style. « Moi, Freddy Nkouka, le roi des Croco, je suis le premier sapeur congolais qui a commencé à porter du croco. C'est moi qui commande tous les animaux de la forêt. Freddy, le roi des crocos. » C'est que la sape et l'humilité ne sont pas vraiment synonymes. Les sapeurs parlent souvent d'eux à la troisième personne. Ce n'est aussi pas qu'une affaire d'hommes. Les femmes vantent fièrement leur sobriquet, comme Prisca. « La fille qui dérange. J'aime être sexy. Moi, je m'habille comme des Beyoncé, Rihanna. J'aime les habits, donc même si je mets un sac à patates, ça me va. »  Sur les réseaux sociaux, Freddy le roi des crocos et son ami Jerome Loufoua font de courtes vidéos du style de leurs amis. Des vidéos qui atteignent parfois plusieurs centaines de milliers de vues. Ils espèrent ainsi que la Sape soit enfin reconnue comme patrimoine immatériel de l'humanité à l'Unesco. À lire aussiAprès la rumba congolaise, la Sape veut être inscrite au patrimoine de l'humanité

Reportage Afrique
Nuits africaines en RDC: le Kimpwanza Bar, haut lieu de l'Abako et des grandes figures de la musique [1/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 2:27


En République démocratique du Congo, direction Kinshasa, dans la commune de Kasavubu. C'est là que se trouve un bar emblématique, ouvert au lendemain de l'indépendance. Une adresse chargée d'histoire, c'est l'un des bars les plus anciens de Kinshasa où se sont produits les plus grands noms de la rumba congolaise et où militants politiques et intellectuels avaient leurs habitudes. De notre correspondante à Kinshasa, Sur la scène du Kimpwanza Bar, l'orchestre de Werrason est en pleine répétition. Les portes du Kimpawanza bar ont ouvert dans les années 1950. À cette époque, les plus grands orchestres de rumba congolaise s'y produisent. Werrason est fier de s'inscrire dans cet héritage. « C'est un endroit historique où nos anciens ont commencé avant nous. Ils ont commencé à répéter là-bas. Les Zaïko Nyoka Longo, Viva La Musica aussi de Papa Wemba. Notre musique, là, qu'on fait, il y a des références. » Sur les murs du Kimpwanza Bar, de grands rideaux noirs et argentés créent une ambiance feutrée propice aux discussions politiques. Le bar était aussi un lieu de rendez-vous des intellectuels de l'époque. Explications de Christian Moleka, politologue. « Les bars à Kinshasa ont été l'ancêtre du café politique où les élites se rencontraient autour des mouvements culturels, puisque les partis politiques n'étaient pas autorisés avant 1955. Et donc, ce sont les mouvements culturels qui se réunissaient, où on lit à la fois mondanité, convivialité et jeu politique. » À lire aussiRDC: les autorités mettent un terme aux «folles nuits» de Kinshasa Les militants de l'Abako Kimpwanza bar Parmi les figures intellectuelles qui s'y retrouvaient, les militants de l'Abako, l'Alliance des Bakongo. D'ailleurs, juste en face du bar, trône la statue de l'ancien président Kasa-Vubu. « Il est habillé en uniforme de commandant suprême des armées et il a justement baptisé Kimpwanza. Ce bar, au nom de Kimpwanza, en kikongo signifie "l'indépendance".» Pierre Anatole Matusila avait 13 ans en 1960. Il est depuis devenu le président de l'Abako, un mouvement culturel qui s'est mué en parti politique. « Après les événements du 4 janvier 1959, quand notre parti était dissous et ses dirigeants arrêtés, les manifestations, les revendications contre l'ordre colonial se sont fait sentir plus au Bas-Congo. Donc, il y avait un grand mouvement pour contraindre la colonisation belge à fixer la date de l'indépendance. Donc, dans ces mouvements, en tout cas, les Bakongo avaient porté le flambeau de ces combats. » L'indépendance du pays est fixée au 30 juin 1960. Grand Kallé compose la célèbre chanson « Indépendance Cha Cha ». Et la légende dit qu'elle est jouée pour la première fois à Kinshasa au Kimpwanza Bar. À lire aussiAux origines de Nuits d'Afrique: le Club Balattou, lieu culturel mythique à Montréal

Invité Afrique
Le Sénat, nouvelle chambre du Parlement au Bénin: «Il y a un véritable équilibre entre les pouvoirs»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 9:39


Le Bénin se dote d'un Sénat et c'est ce jeudi que cette deuxième chambre va être installée à Porto-Novo. Mais pourquoi ce Sénat ? Est-ce pour protéger l'ancien président Patrice Talon de toute poursuite judiciaire, grâce à son nouveau mandat de sénateur ? Ou est-ce pour lui permettre de continuer à peser sur le cours des événements politiques, surtout s'il est élu président de cette haute assemblée ? Le professeur Gilles Badet a été le secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Aujourd'hui, il enseigne le droit public à l'université d'Abomey-Calavi. En ligne du Bénin, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : le Bénin est un pays où les institutions fonctionnent. Qu'est-ce que ce nouveau Sénat pourra apporter de plus ? Gilles Badet : Ce Sénat est la deuxième chambre du Parlement béninois. En tant que deuxième chambre, cela apporte un élément de contrôle de qualité du travail qui est fait par l'Assemblée nationale. Autrement dit, le Sénat va désormais veiller à ce que la loi, qui va être votée par le Parlement, soit d'une qualité meilleure, parce que le Sénat a la possibilité de demander une deuxième lecture lorsque la loi votée lui paraît comporter des points de difficulté pour sa mise en œuvre. Deuxièmement, ce Sénat va apporter un droit de regard sur tout ce qui concerne la paix, la démocratie et l'unité nationale. Le Sénat s'est vu reconnaître une possibilité d'émettre un droit de veto sur les lois de révision de la Constitution, les lois électorales ou les lois sur le fonctionnement des partis politiques qui pourraient remettre en cause les acquis démocratiques. Vous savez que le Bénin s'est fait remarquer par son respect de l'alternance démocratique, par la limitation stricte des mandats, par l'impossibilité de faire des révisions qui permettent à ceux qui dirigent de se maintenir au pouvoir. Et donc ce Sénat va veiller à ce que ce genre de dispositions ne soient pas remises en cause, parce que toute révision de la Constitution désormais doit avoir le « OK » du Sénat avant de devenir une réalité. Et je crois que ce Sénat aura aussi un pouvoir de sanction ? Oui, ce pouvoir de sanction vient d'abord de son pouvoir de contrôle, disons, de la discipline, de l'éthique des hommes politiques. Vous savez que les hommes politiques peuvent parfois être portés à prononcer des propos qui pourraient remettre en cause l'unité nationale. Ils pourraient être portés à faire des activités de soulèvement, d'insurrection, toute chose qui pourrait perturber le fonctionnement normal des institutions, la paix et l'unité nationale. Il est ainsi demandé que, chaque fois qu'un acteur politique se retrouve auteur de comportements susceptibles de rompre la paix ou l'unité nationale, que le Sénat puisse apprécier la situation et décider s'il y a lieu de suspendre les droits ou de supprimer les droits politiques, compte tenu de la gravité des faits qui auraient été identifiés par ce Sénat-là. Peut-on parler d'un conseil de discipline ? Oui, on peut dire que le Sénat joue désormais un rôle de conseil de discipline des acteurs politiques. C'était une fonction de régulation qui était entièrement confiée à la Cour constitutionnelle, qui était, dans l'ancien texte de la Constitution, l'organe régulateur du fonctionnement et de l'activité des pouvoirs publics. Mais aujourd'hui, la Cour constitutionnelle a gardé sa fonction d'arbitrage dans les conflits entre les institutions. Mais maintenant, l'appréciation du comportement des acteurs politiques est réservée désormais au Sénat, qui est un organe plus politique que juridictionnel. Les quelque 25 membres de ce nouveau Sénat sont tous désignés, aucun n'est élu. De ce fait, l'opposition les Démocrates affirme que c'est une chambre antidémocratique... Cela dépend de comment on regarde la démocratie. Vous savez que les personnes qui ont été élues par le passé ont toujours une légitimité électorale, même si elle est passée. Les anciens présidents de la République se sont tous présentés devant le suffrage universel. Les anciens présidents de l'Assemblée nationale ont tous bénéficié du suffrage universel pour pouvoir être à leur poste. Les anciens présidents de la Cour constitutionnelle l'ont été conformément à la Constitution. Et l'ensemble des membres du Sénat est désigné conformément à une Constitution qui a été validée par le peuple. Tout dépend de ce qu'on met dans l'anti-démocratique. Le Sénat du Canada a pratiquement le même mode de désignation. Il s'agit plutôt de regarder la légitimité par la sagesse, parce que toutes les personnalités qui sont au Sénat ont une longue expérience dans la gestion des affaires publiques. Et c'est ce côté qui est le plus important dans cette affaire, et non pas forcément une légitimité électorale fraîche. À lire aussiBénin: le gouvernement dévoile la composition du Sénat, Paul Hounkpè nommé «au titre de personnalité de haut rang» Alors concrètement, sur ces quelques 25 membres, il n'y aura qu'un opposant et demi, l'ancien président Boni Yayi, qui est un véritable opposant, et l'ancien candidat à la présidentielle Paul Hounkpè, que beaucoup qualifient de figurant. Ce Sénat ne risque-t-il pas de devenir une simple chambre d'enregistrement ? Non. Pour pouvoir dire que le Sénat est une simple chambre d'enregistrement, il faudrait réussir à positionner les anciens présidents d'institutions depuis le renouveau démocratique, donc depuis les 35 dernières années, dans le camp du pouvoir en place. Quand on parle du pouvoir Talon, il date d'il y a seulement dix ans. Ce n'est pas le président Talon qui avait désigné Madame Élisabeth Pognon comme présidente de la Cour constitutionnelle, qui avait désigné le président Robert Dossou, ni le président Théodore Holo, encore moins les anciens présidents de l'Assemblée nationale, Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Mathurin Nago, etc. Vous avez un certain nombre de personnalités qui ne doivent pas leur désignation au président Talon. Si on prend le repère du président Talon pour analyser, on pourrait se tromper. Toutes ces personnalités-là, qui aujourd'hui n'ont plus rien à perdre, je ne pense pas que ces personnalités vont aller s'asseoir dans une institution pour perdre devant l'opinion toute la considération qu'on avait pour eux et tout le mérite qu'ils ont eu à gérer les pouvoirs. Je pense que c'est aller trop vite en besogne que de dire que tous les membres du Sénat sont forcément d'un camp donné. Je pense que, quand on a leur âge et leur expérience, on est plutôt porté à laisser de bonnes traces dans l'histoire politique de son pays. Il y a six mois, l'ancien président Boni Yayi annonçait qu'il boycotterait ce Sénat, mais il vient de changer d'avis en disant qu'il siègerait pour défendre notamment les libertés publiques. Est-ce que ce Sénat peut devenir l'enceinte où résonnent notamment les noms des opposants politiques Reckya Madougou et Joël Aivo, qui sont en prison depuis plus de cinq ans maintenant ? Oui, compte tenu de la qualité des personnalités qui sont dans ce Sénat, et du fait que ces personnalités ont envie de laisser une trace positive dans l'histoire parce qu'elles n'ont plus rien à perdre. Ce ne sont pas des personnes qui ont faim et qui ont besoin de positionnement politique. Ils ont déjà occupé les plus hautes fonctions de l'État, ayant des pensions suffisantes. Je pense que leur envie aujourd'hui, c'est d'apporter une contribution pour la paix. Et il n'est pas exclu, effectivement, que les débats sur les personnes qui sont en conflit avec la loi, ou qui sont en prison, que ces débats-là reviennent au sein du Sénat et que, par leur sagesse, les sénateurs contribuent à ce que tous les enfants du pays participent au développement de ce pays dans l'unité nationale. Ce qui frappe beaucoup d'observateurs, c'est que Patrice Talon va être membre de ce Sénat et qu'il l'a fait créer juste avant de quitter le pouvoir, il y a six mois. Est-ce que ce n'est pas une façon pour lui de se protéger contre d'éventuelles poursuites judiciaires ? Je ne peux pas le dire de manière radicale, parce que, de toutes les façons, en cette matière, c'est l'Assemblée nationale qui a la totalité de la maîtrise de la procédure pour mettre en jeu la responsabilité d'un ancien président de la République. C'est au niveau de l'Assemblée nationale qu'il y a la procédure de poursuite, c'est l'Assemblée nationale qui autorise la poursuite, c'est l'Assemblée nationale qui autorise la mise en accusation et donc je vois mal le Sénat bloquer une procédure de mise en accusation alors que l'Assemblée nationale l'aurait autorisée. À mon avis, la question de la responsabilité des anciens présidents de la République se joue plus au niveau de l'Assemblée nationale qu'au niveau du Sénat. Si Patrice Talon est élu aujourd'hui président de ce nouveau Sénat, est-ce qu'il ne va pas continuer d'exercer une influence politique importante sur le cours des événements ? L'influence politique peut-être, mais cette influence politique, il l'aurait eue de toutes les façons, comme tous les anciens présidents de la République. Mais il faut qu'on rappelle que le Sénat n'a pas un pouvoir direct sur le président de la République. Le Parlement a ses attributions à part, le président a ses pouvoirs propres. Le président a des pouvoirs exceptionnels qu'il peut lever lorsqu'il ne s'entend pas avec les chambres du Parlement. Et le président de la République ne peut pas être sanctionné par le Sénat. Donc dire qu'il sera sous l'influence décisive ou contraignante du Sénat, ce n'est pas possible. Il appartient au président de la République d'assumer, dans le cas du régime présidentiel que nous avons, la totalité de son pouvoir. Quant à l'influence, elle existe même lorsqu'on n'est pas dans une institution. Certes, cependant le poste de président du Sénat va devenir prestigieux au Bénin. Est-ce qu'à la longue, si c'est Patrice Talon qui l'occupe, cette influence politique de l'ancien chef de l'État ne risque pas de devenir encombrante pour le nouveau président Romuald Wadagni ? Je crois qu'il y a un véritable équilibre entre les pouvoirs. L'organe qui peut faire peur au président de la République le plus, c'est encore l'Assemblée nationale, qui a le pouvoir de faire une sorte d'impeachment au président de la République. Un impeachment à l'américaine, c'est-à-dire le pouvoir de l'envoyer devant la Haute Cour de justice. On ne peut pas laisser l'Assemblée nationale et la Haute Cour de justice, qui sont les organes de poursuite et de jugement du président de la République, et regarder vers le Sénat qui explicitement n'a pas le pouvoir de sanctionner le président de la République, qui ne peut pas intervenir dans le fonctionnement du pouvoir exécutif, qui n'a pas d'attribution en matière financière, en matière budgétaire et que le président de la République peut contourner s'il n'est pas d'accord en prenant ses pouvoirs de mesures exceptionnelles. Le Sénat n'est pas véritablement le Léviathan, ou l'animal sauvage qui viendrait dévorer le président de la République. Je pense qu'il y a plutôt un équilibre et que le Sénat est là pour l'accompagner. Quant à l'influence, qu'est-ce que vous voulez ? Je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'une influence quelconque, alors qu'en matière juridique, cette influence n'est pas contraignante pour le président de la République. Il faut plutôt voir les choses de manière positive. Il faut voir le Sénat comme un organe d'accompagnement et de sagesse qui va donner des conseils, qui va accompagner le président dans la réussite de son mandat.   À lire aussiBénin: le Sénat, nouvelle chambre du Parlement, a pris ses fonctions ce jeudi  

Invité Afrique
«Les Russes fonctionnent en mode dégradé depuis quelques mois» au Mali, estime un expert du renseignement

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 12:36


Le numéro un malien Assimi Goïta et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont évoqué la crise sécuritaire au Sahel, mardi 28 juillet, à Bamako. Depuis au moins deux ans, les activités subversives se multiplient sur ce théâtre d'opération, à coups de drones et de conseillers militaires. Outre la Russie, quelles sont les puissances extérieures à la manœuvre ? Vincent Crouzet est un ancien collaborateur de la DGSE, les services secrets français. Aujourd'hui, il est expert en renseignement et vient de publier Le jour où je suis devenu espion aux Éditions de l'Observatoire. RFI : Dans la guerre au Nord Mali, comment expliquez-vous l'échec militaire des Russes à Kidal il y a trois mois ? Vincent Crouzet : Il y a de nombreuses raisons. La première, c'est que les Russes et les forces armées maliennes ne bénéficient pas du soutien de la population locale dans cette partie-là du Mali. Ensuite, les Russes, tout de même, fonctionnent en mode dégradé depuis quelques mois sur cette zone et n'ont plus la puissance qu'ils avaient quand ils ont commencé leurs opérations à partir de la fin de l'année 2022. Et puis ensuite, il y a évidemment cette alliance entre les mouvements touaregs de l'Azawad et les mouvements jihadistes. Pourquoi dites-vous que les Russes sont en mode dégradé ? Tout simplement parce que l'Etat russe et parce que la puissance militaire russe sont en mode dégradé partout dans le monde. Et les Russes pâtissent, malheureusement pour eux, de leur grande faiblesse structurelle sur le plan militaire. L'Africa Corps qui nous est proposé aujourd'hui est beaucoup moins puissant que la force Wagner en 2022-2023. Lors d'une première défaite des Russes au Nord Mali, c'était à Tinzaouatène, il y a deux ans, la Direction générale du renseignement ukrainien a reconnu avoir fourni une assistance militaire aux rebelles touaregs. De quel soutien pouvait-il s'agir ? D'abord, ce ne sont pas des aides massives. C'est un soutien qui n'est pas visible. Sinon, il serait beaucoup plus dénoncé par la puissance russe. Et c'est certainement, comment dire, l'appui, le soutien de quelques conseillers militaires avec peut-être des livraisons de matériels aux groupes touaregs. Voulez-vous dire que les Ukrainiens aident les rebelles à piloter des drones ? C'est possible, mais très honnêtement, je n'en sais rien. Y a-t-il des conseillers militaires ukrainiens sur le terrain ? Certainement, mais en nombre limité. Et y a-t-il des conseillers militaires français auprès des insurgés, comme l'affirme Bamako ? Non, c'est de la propagande. C'est de la propagande des trois juntes sahéliennes. L'Afrique de papa, c'est terminé. Donc nous ne menons plus d'activités subversives dans ces trois pays. Et parmi les conseillers militaires ukrainiens, peut-il y avoir d'anciens légionnaires français, qui parlent donc français ? Alors dans la Légion étrangère française, il y a de très nombreux Ukrainiens qui ont quitté la Légion en 2022 pour se mettre au service, naturellement, de leur pays, avec leur savoir-faire, leurs compétences, leur formation. C'est possible. Donc, il est possible que d'anciens légionnaires ukrainiens se trouvent parmi ces éléments du renseignement militaire ukrainien qui seraient présents au Sahel. Mais pour l'instant, rien n'est confirmé de ce côté-là. Des armes russes viennent d'être débarquées au port de Lomé à destination du Mali. Est-ce à dire que le Togo est en train de tomber dans l'orbite de Moscou ? Je ne pense pas que le Togo tombe dans l'orbite de Moscou. Ce que l'on sait précisément, on sait que des drones Shahed ont été livrés au Mali pour lutter contre les rebelles touaregs et les rebelles jihadistes. Ça, c'est un fait. On n'a pas encore confirmation de l'engagement de ces drones Shahed sur le théâtre des opérations, mais ça ne saurait tarder. Et donc ce sont principalement des vecteurs aériens qui seraient livrés via le Togo. Y a-t-il des conseillers militaires russes au nord du Togo pour combattre les jihadistes ? Je suis incapable de répondre à votre question en la matière, mais il est possible que l'influence russe s'étende à certains États de l'Afrique de l'Ouest, et le Togo pourrait être une cible prioritaire au cours des prochains mois. Le coup d'État raté au Bénin au mois de décembre dernier, qui pouvait être derrière ? Éventuellement ou naturellement, ou évidemment les Russes. Evidemment, les Russes, à peu de frais, essayent de déstabiliser encore des pays qui ne sont pas tombés sous leur coupe, tout naturellement. Maintenant, les Russes ont ciblé certains pays d'Afrique de l'Ouest. Le chef putschiste de Cotonou, le colonel Tigri, après l'échec de son opération, s'est enfui par la frontière togolaise. Est-ce que vous savez où il pourrait être aujourd'hui ? Absolument pas. Mais vraisemblablement dans un des trois pays sahéliens, le Mali, le Niger ou le Burkina, vraisemblablement plus au Burkina Faso. Ce qui ressort des documents de la compagnie russe Africa Politology, révélés notamment par RFI en mars dernier, c'est que la Côte d'Ivoire est dans le viseur des Russes qui auraient pris contact avec des proches de l'ancien président Gbagbo et avec l'ancien Premier ministre Guillaume Soro lui-même. Est-ce que cela vous paraît crédible ?    Ça me paraît crédible. Alors Africa Politology, c'est une structure qui succède à Africa Initiative ou qui vient en complément d'Africa Initiative. Donc une structure d'influence, notamment d'amplification des fausses informations, des fake news sur les réseaux sociaux, une structure de propagande panafricaniste prorusse. Il est tout à fait possible que la Côte d'Ivoire soit ciblée. Pourquoi ? Parce que la Côte d'Ivoire reste quand même un terrain propice aux partenariats stratégiques et économiques avec la France. Et évidemment, cela devient une cible naturelle pour les Russes, malheureusement. Les Russes n'ont pas su peser sur l'élection du président Ouattara l'année dernière. Mais néanmoins, ils souhaitent bien déstabiliser par des opérations subversives de guerre informationnelle et autres. Voilà ce qui continue à fonctionner en Afrique de l'Ouest. Et savez-vous où se trouve Guillaume Soro aujourd'hui ? Absolument pas.

Single Jungle
Ep.136 Florence, célibataire, 51 ans "Bénéfices / risques : je préfère rester abstinente, que de m'attacher et souffrir."

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 52:16


Très heureuse de recevoir Florence au micro, on en parle depuis plusieurs années. L'occasion de peaufiner les sujets nombreux liés au célibat des femmes après 40 ans, car c'est encore une autre réalité. Dans cet épisode, nous parlons des cheveux blancs, cheveux gris, et de l'impact que ça a dans l'espace public, la séduction, mais aussi au travail, donc de l'âgisme / jeunisme de la société. Qu'est-ce que ça veut dire "faire son âge", l'accepter ou le refuser. Les années avant la ménopause, c'est déjà une phase de bouleversements hormonaux (pilosité au menton, eh oui, sécheresse vaginale, aussi). Florence se sent bien dans son célibat, en pratiquant l'abstinence, par choix, car elle se sait sujette à la dépendance affective, et avec elle, c'est tout ou rien, donc pas de relation légère, ou sexfriend et encore moins situationship. Or même en étant en région parisienne, en travaillant dans un domaine où elle rencontre plein de gens, en faisant de nombreuses activités artistiques, Florence ne rencontre pas forcément d'hommes de son âge. Et pour cause : parmi les personnes d'une cinquantaine d'années et plus, les femmes seules sont généralement plus nombreuses que les hommes seuls en France, et l'écart augmente avec l'âge. Et parmi les rares hommes quinquagénaires célibataires, certains refusent de rencontrer des femmes de leur âge, et/ou refusent toute relation amoureuse durable. [Source Insee et Ined, plus d'infos en références] Alors ? Faut-il envisager les hommes un peu plus âgés ou un peu plus jeunes ? Florence répond à ces questions. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois (ou +), j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre) AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en juillet 2026, à Paris, chez Isabelle, merci à elle et son chat pour leur hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Invité Afrique
Visite de Diomaye Faye au Mali: «Il faut rétablir la confiance entre la Cédéao et l'AES»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 8:37


Le président sénégalais se rend au Mali ce mardi 28 juillet pour une visite de travail. Depuis le 19 juillet, il est aussi le président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Va-t-on vers un rapprochement entre la Cédéao et l'AES, l'Alliance des États du Sahel ? Et Bassirou Diomaye Faye pourrait-il jouer un rôle de médiateur dans la guerre civile qui déchire actuellement le Mali ? Pape Ibrahima Kane, expert des questions géopolitiques, répond aux questions de RFI. RFI : Qu'est-ce qu'on peut attendre de la visite du président sénégalais ce mardi à Bamako ? Pape Ibrahima Kane : Le réchauffement des relations entre les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) et de la Cédéao, à un moment où, au niveau des États de l'AES, on montre une bonne volonté à vraiment reprendre le fil du contact avec les États de la Cédéao. C'est vraiment bien que le président en exercice profite de cette opportunité pour commencer à jeter les ponts d'un vrai dialogue entre les deux institutions. Sur le plan sécuritaire, qu'est-ce que Bamako et Dakar peuvent faire de mieux ensemble pour lutter contre les terroristes ? Vous savez que la zone de frontière entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie est une zone secouée par des attaques de jihadistes. Donc il y a aussi matière à discussion pour au moins que les États, non seulement arrivent à endiguer toutes ces attaques, mais aussi arrivent à s'organiser pour que la crise ne déteigne pas sur les deux autres pays que sont le Sénégal et la Mauritanie, ça, c'est aussi une question importante. Et un dernier point qui est vraiment vital pour le Sénégal, ce sont les relations économiques. Le port de Dakar ne vit pratiquement que grâce aux importations et exportations du Mali. Donc il faut discuter de la meilleure façon de réorganiser la sécurité pour que le transport des marchandises puisse s'effectuer le plus normalement possible. Alors, cette visite à Bamako, le président sénégalais la fait trois jours seulement après la création de son nouveau parti à Dakar, Kiiraay. Est-ce à dire que Bassirou Diomaye Faye veut s'affirmer sur tous les terrains ? La création de Kiiraay, c'est essayer de s'affirmer sur le terrain sénégalais. Mais la création de Kiiraay relève d'un grand défi pour Bassirou Diomaye Faye. Et j'ai comme l'impression que ce défi-là va être très, très, très compliqué à relever. Jusqu'à présent, c'est Ousmane Sonko qui gérait la relation entre le Sénégal et les États de l'AES. Est-ce que Bassirou Diomaye Faye veut chasser sur les terres de son ancien Premier ministre ? Je ne pense pas qu'il veuille chasser, parce que le travail que Sonko avait mené au niveau de la sous-région n'a pas été totalement concluant. Je me rappelle encore de la visite qu'il avait menée à Bamako et qui avait même suscité beaucoup, beaucoup de remous au sein de la classe politique malienne ainsi qu'au sein de la classe politique sénégalaise. Je pense que Bassirou Diomaye Faye, il sait que le défi de la sécurité est un défi important à relever et que, au moins, s'il relève ce défi en étant président de la République du Sénégal, il pourra laisser à la postérité l'image de quelqu'un qui a contribué à la recherche de la paix et de la sécurité dans la sous-région. Parce que rien n'est sûr pour le président de la République actuel du Sénégal pour sa réélection. Donc, au moins pour ça, on pourra le remercier d'avoir fait quelque chose pour le Sénégal et ses relations avec les voisins. Voulez-vous dire que Bassirou Diomaye Faye est plus diplomate qu'Ousmane Sonko ? Tout à fait. Ce n'est pas le même type de personnalité. Et en plus, Bassirou Diomaye Faye donne l'impression de quelqu'un qui a de l'écoute, de quelqu'un qui ne se précipite pas à parler ou à prendre des décisions. Maintenant, est-ce que ce sera efficace ? Ça, c'est un tout autre problème. Parce que ce qui manque le plus dans le Sahel, c'est les moyens humains pour entamer un dialogue entre les insurgés et les militaires dans les trois pays. Parce que croyez-moi, et je pense que ça va être l'un des points sur lesquels le président va insister, c'est vrai que l'expérience des deux années montre que le tout militaire n'est pas une solution dans le Sahel et qu'il faudra trouver les moyens de discuter avec les insurgés pour au moins aborder la question de la réconciliation. Pas seulement au Mali, mais au Niger et aussi au Burkina. Et c'est en ce sens que je comprends le regain de collaboration avec l'Algérie, parce qu'il faut maintenant passer au dialogue. Peut-être que le Sénégal peut être l'un de ces intermédiaires. Est-ce à dire qu'après le grave revers militaire subi par la junte malienne il y a trois mois à Kidal, Bamako se résout peut-être à une solution politique avec l'aide du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ? Tout à fait. Mais je pense que même la réconciliation avec l'Algérie montre que Bamako n'a plus d'option. Je ne serais pas surpris si le président Bassirou Diomaye Faye décidait d'aller aussi en Algérie pour avoir des conversations avec les dirigeants algériens, parce que déjà la Mauritanie a assisté au sommet de Freetown. Donc la Mauritanie est déjà dans le jeu que le Sénégal est en train de déployer à l'heure actuelle. À lire aussiSénégal: une première visite de Bassirou Diomaye Faye au Mali en tant que président de la Cédéao

Invité Afrique
Kiari Liman-Tinguiri: «Il y a au Niger un rétrécissement extrême de l'espace civique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 5:10


Au Niger, il y a trois ans, le 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum était renversé par un coup d'État militaire. Il est toujours retenu à Niamey avec son épouse. Depuis, le pays est dirigé par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani, officiellement investi président l'an dernier pour une durée de cinq ans renouvelables. L'économiste Kiari Liman-Tinguiri, directeur de l'institut West Africa and Sahel Development Institute (Wasdi), ex-ambassadeur du Niger aux États-Unis sous la présidence Bazoum est l'invité de RFI. RFI : Quel bilan trois ans après l'arrivée du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie au pouvoir au Niger ? Kiari Liman-Tinguiri : Les arguments avancés pour expliquer le coup d'État au Niger étaient doubles. Il y avait d'abord la situation sécuritaire et ensuite ce qu'ils ont appelé la gouvernance. Du point de vue de la sécurité, malheureusement, le constat est que la situation s'est détériorée de façon incontestable par rapport à 2023. Quels sont les éléments factuels dont vous disposez pour dire que la situation s'est détériorée au niveau sécuritaire ? Je me base sur des données publiques : les données de la base d'Acled. Il y a eu une hausse du nombre d'incidents sécuritaires. Il y a eu une augmentation du nombre de pertes en vies humaines. Il y a eu une augmentation du nombre d'attaques contre les forces armées. Et il y a eu une extension géographique de la violence jihadiste. Comment peut-on expliquer cette détérioration de la situation sécuritaire ? Est-elle est liée au contexte régional peut-être ? Sauf que dans le même temps, la région de Tillabéri est devenue la région la plus affectée par la violence terroriste. C'est là où il y a le plus de morts. Il n'y a aucune région, ni du Mali, ni du Burkina Faso, qui a enregistré cela. Sur le plan politique, tous les partis ont désormais été dissous au Niger, en 2025. Est-ce qu'il y a encore, à ce jour, une vie politique dans le pays ? Malheureusement, non. Si ce n'était que la dissolution des partis politiques… Il y a au Niger un rétrécissement extrême de l'espace civique. Vous avez des arrestations arbitraires en grand nombre. Vous avez une suppression de toute possibilité de liberté d'expression, l'interdiction des médias même internationaux, le mépris des décisions de justice, la dissolution des organisations non-gouvernementales et leur soumission à un système de contrôle sans précédent. Donc, un régime autoritaire. C'est ça la réalité. Cela fait trois ans que Mohamed Bazoum est détenu à Niamey. Quelles sont les nouvelles que vous avez du président renversé ? Comment se porte-t-il aujourd'hui ? J'espère qu'il se porte bien, mais le président Bazoum n'a pas de contact. Il a été privé des moyens de communication depuis très longtemps. Sa situation est préoccupante. D'abord la détention injuste, injustifiable. Il n'y a pas de précédent dans notre pays. Le président Bazoum, à l'heure où nous parlons, a été détenu plus longtemps qu'il n'a gouverné le pays. Sa détention est arbitraire. Ça, ça a été décidé par un groupe de travail des Nations unies. Il n'a pas été jugé. Il n'y a aucun grief public contre lui. Mais il y a d'autres personnes détenues : son ministre de l'Intérieur Hamadou Adamou Souley, Moussa Tchangari un activiste de la société civile... Il faut libérer tout ce monde. Économiquement en tout cas, malgré les prédictions des plus pessimistes, le pays ne s'est pas effondré. Comment décririez-vous aujourd'hui l'économie nigérienne ? Oui, sur le plan factuel, on a une croissance économique forte. En 2024, c'est remarquable, entre 9% et 10 %. En 2025, les estimations la placent autour de 7 %. Ça, c'est pour la croissance macroéconomique. Grâce au pétrole ? C'est le pétrole. Le pétrole représente à peu près 9 % du PIB. Le deuxième contributeur à la croissance, c'est l'agriculture. Mais les deux sources font qu'il ne s'agit pas d'une performance de politique publique ou de stratégie économique. Qu'il s'agisse du pipeline Niger-Bénin, qu'il s'agisse des investissements pétroliers, tout cela a été négocié et était sur le point d'entrer en production quand le coup d'État est intervenu. Transformer une croissance de nature pétrolière en réduction de la pauvreté ou en bien-être des populations, ça, ça demande des politiques publiques. De surcroît, il y a une baisse drastique de l'aide. Et tout ça, sur fond d'une augmentation de nos dépenses en matière de défense. Il y a quand même un autre élément à prendre en compte, c'est cette fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin. Que fait perdre cette fermeture de la frontière à Niamey ?   C'est l'une des choses les plus incompréhensibles. Il semble que la querelle procéderait de la possibilité qu'il y ait des forces françaises basées au Bénin, qui constitueraient une menace. Mais on ne peut pas réclamer pour soi la souveraineté et décider qui peut aller chez les autres. Par bonheur, le pétrole passe quand même par le Bénin. Donc, la frontière est fermée, mais juste la frontière terrestre, au niveau de Malanville. Avec les militaires, le CNSP tient au pouvoir trois ans après. Comment d'après vous et pourquoi ? Il n'y a pas qu'au Niger. C'est le cas au Mali, c'est le cas au Burkina Faso. Je ne pense pas que le fait de perdurer au pouvoir soit lié à la performance. C'est davantage lié à l'atonie de l'élite. Les gens s'accommodent de la situation sur place. Et puis, compte tenu de la situation sécuritaire, ce ne serait un cadeau pour personne, j'imagine. C'est une tragédie de penser comme ça. La pression jihadiste est si forte que je ne sais pas si le pouvoir attire. À lire aussiTrois ans après le coup d'État, le Niger toujours en proie à l'instabilité et au terrorisme

Single Jungle
Extrait - ne plus attendre d'être choisi·e : sortir de la dépendance affective

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jul 26, 2026 5:08


Extraits très éclairants sur la dépendance affective. Vous pensez y avoir échappé ? Avez-vous toujours choisi vos partenaires, ou vous êtes plutôt celle / celui qui se laisse séduire dès qu'on vous manifeste de l'attention ? Après avoir écouté ces extraits, vous en saurez plus.Par ordre d'apparition :Podcasts et post Instagram Agapé et les autres, épisode "le célibat politique" https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-c%C3%A9libat-politique/id1677106831?i=1000712844012 Sologamie, de Marie Albert, épisode "J'éradique ma dépendance affective" https://mariealbert.info/2023/12/19/comment-jeradique-ma-dependance-affective-%F0%9F%92%AA%F0%9F%8F%BB/ Agapé et les autres, épisode avec Chloé Thibaud "Féminisme et dating hétéro" https://podcasts.apple.com/fr/podcast/f%C3%A9minisme-dating-h%C3%A9t%C3%A9ro-avec-chlo%C3%A9-thibaud/id1677106831?i=1000747294625 Post Instagram de Judith Duportail https://www.instagram.com/p/DVIp-C_DUS3/ épisode de Single Jungle avec Sophie Marches, comment sortir de la dépendance affective https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-59-sophie-marches-hypnotherapeute extrait émission France inter avec Louise Aubery et Florentine d'Aulnois-Wang "l'espace du couple", qui répond à l'injonction à "s'aimer soi-même avant de pouvoir aimer quelqu'un d'autre" https://www.instagram.com/p/DbOaKk_lVAS/ Bonus :Je vous recommande chaudement ce post Instagram, avec une héroïne, qui décide de se choisir, plutôt que de continuer à souffrir dans une relation avec un homme fuyant. Elle comprend enfin qu'elle mérite le meilleur. https://www.instagram.com/reel/DbGeNz3I8ZV/ Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois (ou +), j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez-vous une dépense inutile. Montage et mixage pour l'épisode avec Sophie Marchès : Isabelle FieldMusique : Générique de "Manimal", virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Le goût du monde
Au bonheur du gras!

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 28:59


Le gras, c'est la vie et c'est vrai. Après l'eau, c'est du gras dont notre organisme a besoin. Notre organisme est constitué d'acides gras, notre cerveau par exemple est constitué de 60% de lipides, on en a un besoin vital, et au-delà de l'aspect physiologique, le gras c'est aussi un formidable vecteur et exhausteur de goût !  Le gras : vital et injustement accusé de bien des maux Comme le corps a besoin de gras, l'évolution lui a appris à le stocker. Le gras est bien souvent accusé de tous les maux, or c'est oublier que « le métabolisme nous a fait comprendre que nous stockons tout sous forme de gras : quand on mange du sucre, on le transforme en gras pour pouvoir le stocker car c'est notre seule manière de stocker de l'énergie ». La clé, comme souvent, réside dans la diversité. « Notre corps humain, explique Christophe Lavelle, est le résultat d'un processus de millions d'années d'évolution et pendant l'immense majorité de ces années, le gras était très rare parce que peu disponible dans la nature, qu'il soit végétal ou animal, et chez nos ancêtres au Paléolithique, c'était vraiment la quête du gras. Aujourd'hui le gras est surabondant pour une raison d'agro-industrie parce que c'est un des composés les plus faciles et les moins chers à produire. Donc si on raisonne purement en termes de calories, un être humain a besoin de 2000 calories. La manière la moins chère d'avoir ces calories, c'est à travers le gras. Et le sucre, c'est à peu près pareil, donc ces deux molécules qui sont le gras pur et le sucre pur sont ce qui coûte le moins cher et elles sont aujourd'hui surabondantes. Le changement de paradigme vient de là. Après tous les gras – les graisses et les huiles de palme ou d'olives –, ces triglycérides, notre corps a appris à les transformer tous sauf le gras trans, pur produit de l'industrie, que notre corps ne sait pas reconnaître puisque ce n'est pas naturel. » Le gras vital est doublement bon quand on apprécie sa diversité, et qu'on choisit du gras naturel. Le paradis du goût Le gras s'imprègne des goûts qu'il transporte et intensifie. C'est un allié gourmandise précieux, un voleur magique de saveurs : un corps gras a toujours du goût, mais le goût de l'environnement. Dans cette émission, nous nous penchons sur les autres gras, les autres beurres – végétaux ceux-ci, très présents dans les cuisines d'Afrique subsaharienne, de la pâte d'arachide au beurre de karité à l'huile rouge. Précision de la cheffe Anto : « Dans les noix de palme, il y a la pulpe qui va donner l'huile rouge et les amandes à l'intérieur qui donnent aussi une huile jaune foncé appelée l'huile de palmiste qui a un goût de noisette, avec laquelle on peut cuisiner et qui est aussi utilisée en cosmétique. »   Les purées, pâtes et les huiles artisanales La cheffe Anto et Kpénahi Traoré racontent la différence de couleurs des pâtes d'arachide due à la torréfaction des arachides ou des cajous : « D'un point de vue artisanal, comme certains résidus, des bouts de fruits restent dans l'huile ou la pâte, se conserveront moins bien, mais, ajoute Christophe Lavelle. On peut se souvenir de l'adage : meilleure elle est pour la santé, le plus rapidement elle se périme car plus riche en acides gras polyinsaturés, les meilleurs mais les plus sensibles à l'oxydation : l'idéal est donc d'en faire souvent ! » Avec Christophe Lavelle, biophysicien, chercheur au CNRS, enseignant, passionné d'alimentation et de fermentation, cuisinier, il signe notamment Plaidoyer pour le Gras avec Frédérick e. Grasser-Humair aux éditions Hachette Pratique. Christophe Lavelle milite pour un retour en cuisine dans la joie et la bonne humeur. Une activité saine et quotidienne, qui permet d'être maître de son alimentation, et donc de limiter les plats industriels et les produits ultra transformés saturés avec du gras trans, le gras qui tue.   Anto Cocagne : cheffe, cuisinière, présentatrice d'émissions télévisées, autrice de Goûts d'Afrique et Mon Afrique aux éditions Mango. Elle est aussi la fondatrice de l'épicerie Baraka. Clémence Catz : autrice engagée, formatrice à l'Institut de Naturopathie Humaniste. Elle a publié plusieurs livres aux éditions de La Plage, dont Les autres beurres. Kpenahi Traoré est journaliste, productrice de l'émission Un jour au village sur RFI. Retrouvez-nous dans son émission consacrée au gras en écho à celle du Goût du monde. ► Pour aller plus loin L'assiette du futur : avec ou sans viande ? Acides gras polyinsaturés   Autour du régime cétogène Alimentation et préhistoire À découvrir : le rendez-vous C'est dans ta nature de Florent Guignard et notamment celui-ci sur les acides gras et les algues.   Beurre de karité   Le sésame des snacks de Boromo sur la route de Ouaga à Bobo Dioulasso   Mayonnaise à l'huile de palme par le chef Harouna Sow Retrouvez les deux saisons de « Recette de poche » sur la chaine Youtube de RFI ou en podcast.   Programmation musicale : Naturally de Nectar Wood.     Le riz au gras de la cheffe Anto Cocagne

Single Jungle
Extrait - Tomber ❤️ = cristallisation. La "bonne" personne = mythe de Platon

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 7:19


Tomber amoureux, amoureuse, tomber en amour comme disent joliment les québecoises et québecois, c'est mystérieux, mais c'est aussi très chimique. La science sait l'expliquer, à défaut de le reproduire. Compilation d'extraits d'épisodes avec des expertes, experts qui ont travaillé sur ces sujets et dont les explications sont limpides. Notamment sur le fameux "la bonne personne", qui est si problématique (on en parlait dans l'épisode 100). Extraits illustrés par les propos d'artistes qui nous expliquent leur vision de l'amour, du "coup de foudre". Et vous, vous en pensez quoi ? Dans l'ordre d'apparition : Vincent Lindon explique sa réaction si un jour sa compagne lui dit qu'elle a eu un "coup de foudre" pour quelqu'un d'autre https://youtube.com/shorts/6GO4ISEFsOE?si=VhD6xXGkmAiw7ZPb la cristallisation, phénomène expliqué par Aurélie Jean, scientifique, entrepreneure et autrice, spécialiste en modélisation algorithmique. Dans cet épisode nous parlons de son livre, paru aux éditions de l'Observatoire est intitulé "Le code a changé. Amour & sexualité au temps des algorithmes". https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-102-aurelie-jean-le-code-a-change-amour-et-sexualite-au-temps-des-algorithmes Majé "Ne plus tomber en amour. Récit d'une dissidence affective" (éditions iXe), que j'ai interviewée dans l'épisode 91 : https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-91-maje-ne-plus-tomber-en-amour-la-relation-amoureuse-nous-fragiliseJ'y évoque le livre recommandé par Marc Gibaja "Eloge de la fuite" de Henri Laborit, où il explique que lorsqu'on tombe amoureuse, amoureux, on dépose son cerveau par terre. Florence Foresti, sketch "une femme amoureuse" dans le spectacl" Mother fucker" https://youtu.be/8psGUxHG9cQ?si=5MZwT7wjtD79my7V Gilles Lellouche, lors de l'avant-première de son film "L'amour ouf", évoque ce qu'il appelle "la bonne personne" Marc Gibaja, auteur, scénariste, réalisateur, réagit à ce propos et rappelle que ça vient de Platon et que c'est évidemment faux, nous ne sommes pas "incomplets", nous sommes des personnes à part entière, et bien sûr il y a plusieurs personnes qui peuvent nous convenir en amour. Heureusement ! https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-100-top-25-evolution-du-celibat-cest-quoi-lamour-la-bonne-personne-le-bon-timing Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois (ou +), j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez-vous une dépense inutile. Episodes enregistrés à Paris, chez Isabelle, merci à elle et son chat pour leur hospitalitéMontage et mixage : Isabelle FieldMusique : Générique de "Manimal", virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Reportage Afrique
Campus de légende: au Nigeria, le hub d'innovation «AI Unipod» de l'université de Lagos [6/6]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 2:25


Et si le futur de l'intelligence artificielle (IA) africaine se préparait à Lagos ? C'est le pari du programme de l'ONU pour le développement (PNUD), du gouvernement fédéral nigérian et du Tetfund, une agence nigériane chargée de promouvoir la recherche et l'innovation dans les établissements publics d'enseignement supérieur, avec le lancement en avril 2026 de l'AI Unipod. Cette première unité servira de modèle pour cinq autres pôles répartis à travers le pays, et notamment spécialisés dans l'agriculture, l'économie bleue ou encore l'industrie des minerais. De notre correspondante à Lagos, Au cœur du campus de l'université de Lagos, au sein de l'AI Unipod, on ne retrouve pas de salles de classes classiques, ni d'amphithéâtres, mais plutôt un univers qui rappelle celui des start-up avec un open space sur deux niveaux et du mobilier coloré, ainsi que plusieurs ateliers pour l'impression 3D, la robotique ou la simulation de réalité virtuelle. Un environnement propice aux échanges et à la création, comme l'explique la professeure Chika Yinka-Bajo, directrice de l'AI Unipod. « Nous voulons créer une infrastructure de recherche sur l'IA pour l'Afrique de l'Ouest. Donc, si vous pensez à "Je veux faire de l'IA, où puis-je aller ?", si vous avez un problème à résoudre "Où puis-je aller ?", c'est la réponse que nous voulons que cet endroit soit », affirme-t-elle. L'espace accueille aussi bien des professionnels que d'anciens ou actuels étudiants pour concrétiser des projets qui nécessitent l'intelligence artificielle (IA). Entre ces murs, Kenneth Silva-Eboagwu, 22 ans, étudiant en physique de l'électronique, a conçu le prototype d'un robot détecteur de mouvement pour la vidéosurveillance. « L'accès à l'équipement, aux espaces de travail, aux personnes partageant les mêmes idées, des personnes avec lesquelles on peut collaborer et construire... Unipod essaie de combler cet écart en fournissant tout cela. Nous ne laissons pas les idées rester des idées, mais nous les transformons en vrais produits », détaille-t-il. À l'étage, dans l'AI Lab, John Hicks, étudiant en science des données, travaille lui aussi sur une technologie de vidéosurveillance capable d'identifier des objets, des comportements spécifiques au Nigeria et plus largement à l'Afrique. « À l'ère de l'IA, les choses évoluent rapidement et l'Afrique est exclue du jeu parce que nous n'avons pas d'ensembles de données qui aideraient à former des modèles. Nous n'avons pas d'ensembles de données qui aideraient à mener des recherches afro-centrées ou des choses qui sont propres à l'Afrique », rappelle-t-il. Solarin Akintunde, en dernière année d'ingénierie électronique, a fondé son agence de formation pour répondre aux besoins des professionnels nigérians qui souhaitent évoluer vers un business intelligent. « Une de mes étudiantes vend des vêtements, des tissus et tout ça. Elle attirait la plupart de son public par le bouche-à-oreille. Elle voulait faire évoluer sa plateforme vers le digital avec un site internet. Je lui ai appris la création de contenu, l'automatisation et même un peu de développement web avec l'IA et elle a été capable d'avoir son propre site internet, son propre chatbot », raconte-t-il. À lire aussiCampus de légende: à Yamoussoukro, les étudiants formés à la création d'outils d'IA [4/6]

French With Panache
BEST OF DE L'ÉTÉ | Les secrets du français parlé

French With Panache

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 38:34


☀️ Cet été, nous vous proposons de redécouvrir quelques-uns de nos épisodes préférés. Télécharge gratuitement la transcription de l'épisode ici. Si tu veux du contenu nouveau et exclusif toute l'année, rejoins-nous sur Patreon.Depuis qu'on a commencé à enseigner en 2018, on entend régulièrement ce type de phrases dans la bouche de nos étudiants : “quand j'écoute la radio ou la télé française, je suis capable de comprendre ce que disent les journalistes. Donc les infos, le français formel, ça va. Par contre, quand je regarde une série Netflix, que j'entends des Français discuter, là c'est totalement différent. C'est comme une autre langue”. On ne va pas te dire le contraire, c'est en partie vrai. Entre la langue apprise dans les livres et celle que l'on observe dans la réalité, il y a parfois un monde. Alors dans cet épisode, pas de théorie abstraite ni de leçon sur un point de grammaire particulier. Au contraire, on te donne des clés, des astuces sur ta prononciation, ta grammaire et plein de conseils très concrets pour que tu puisses améliorer ton français parlé.On Patreon, you also get access to the interactive transcript, activities, and exclusive content. ⁠⁠Join us!⁠⁠https://www.patreon.com/cw/FrenchWithPanacheSTART FROM THE BEGINNING

Reportage Afrique
Femmes de la terre: au Sénégal, Mariama Sonko redonne le pouvoir aux femmes [5/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 2:36


À Niaguis, petite localité de la Casamance, Mariama Sonko milite pour l'autonomie financière des femmes via l'agriculture et l'agroécologie depuis plus de 30 ans. Fille de paysanne, elle est la présidente du mouvement panafricain Nous sommes la solution, qui rassemble plus de 800 associations membres à travers huit pays d'Afrique de l'Ouest. De notre correspondante à Dakar,  Mariama Sonko, comme lors de cette interview donnée il y a quelques mois à une chaîne de télévision africaine, n'a de cesse de le répéter : si l'on veut la souveraineté alimentaire, il faut s'appuyer sur les femmes rurales et leur savoir. En jeu : l'accès aux semences de qualité sans dépendance aux multinationales. « Si on ne s'organise pas, si on ne s'engage pas, demain on sera des étrangers, même chez nous, martèle Mariama Sonko. Donc, le travail que nous faisons, c'est comment reconstituer ce capital semencier qui est important pour la vie ou la souveraineté africaine. » En chemise large et pantalon, du haut de ses 59 ans, Mariama met en pratique cet engagement depuis plus de 20 ans. Petite-fille de paysan, elle grandit avec l'obsession de planter, inspirée par cette injustice de départ : la quasi-impossibilité pour les femmes de posséder de la terre, même si la loi leur en donne le droit. « Quand j'ai grandi, j'ai vu beaucoup de pression sur la femme et ça, ça me révoltait », confie-t-elle. À lire aussiFemmes de la terre: Agathe Vanié, une combattante de l'agriculture biologique en Côte d'Ivoire [2/5] Ne pas baisser les bras Vient la deuxième injustice, le décès de son père. Mariama assiste, impuissante, aux difficultés de sa mère pour nourrir ses 10 enfants. « C'est ce qui a fait qu'à un moment, quand j'étais en première, j'ai arrêté mes études. Mes oncles m'ont obligée à me marier pour dire que la place de la femme, c'est au foyer, se rappelle-t-elle. Mais ça ne m'a pas fait baisser les bras. » Du haut de ses 19 ans, Mariama continue de se battre. Elle obtient le droit de cultiver un lopin de terre avec d'autres femmes. Trois ans plus tard, elles sont expulsées. Mariama décide de tout faire pour réussir à devenir propriétaire. Il y a 10 ans, elle y parvient : 3 hectares d'une ferme expérimentale tout près de Ziguinchor. Pas de pesticide et seulement des semences locales. Trente femmes y travaillent. « Aujourd'hui, plus de 100 femmes ont un compte en banque individuel et elles épargnent. À partir de leurs recettes, elles font d'autres activités secondaires pour augmenter leurs revenus, et ça, ça me rend fière », se réjouit-elle. Désormais, Mariama promène son bâton de pèlerin en Afrique de l'Ouest. Huit cents associations sont membres du mouvement Nous sommes la solution, qui prône l'agroécologie et la préservation des semences locales, dans 10 pays. Deux cent mille femmes, analphabètes pour la plupart, en font partie. « Je suis très fière, quand je suis avec les femmes, je suis fière car je vois beaucoup de progrès », sourit la cinquantenaire. À lire aussiFemmes de la terre: au Maroc, Wissal Ben Moussa régénère ce qui a été détruit [3/5]

Contre Soirée par AnnaRvr
J'ai été Nikki dans Obsession (sans possession)

Contre Soirée par AnnaRvr

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 52:43


En sortant du film j'ai dit a mes copines "AHAHAH c'est trop nous dans nos couples nan ?" et elles m'ont répondu... Nan ? Donc aujourd'hui on parle dépendance affective, besoin de contrôle, manque de confiance et lâcher prise (ou absence de). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La pénurie du jour - Emmanuel de Villiers : "Le Covid a arrêté l'économie et la restauration, et donc la récurrence du recrutement des saisonniers. Avant, on avait 3 candidats pour 3 postes" - 21/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 0:31


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Olivier Truchot : "C'est très français. On n'arrive pas à réguler, donc on interdit. Les parents doivent réguler et éduquer" - 20/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 0:26


Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
Bergès Mietté: «Le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:51


Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame le 20 juillet à Paris sa visite d'État en France. Petit pays pétrolier niché au cœur de l'Afrique centrale et riche de plusieurs ressources – notamment minières –, le Gabon entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la France, loin de pâtir des volontés de réajustements de certains axes de coopération entre Paris et le continent. Bergès Mietté est enseignant de sciences politiques à l'université internationale de Libreville et analyse cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France. RFI : Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est à Paris pour une visite d'État de trois jours. Est-ce pour vous la preuve qu'entre Libreville et Paris le ciel est sans nuages ?   Bergès Mietté : Effectivement, le ciel est sans nuages entre Libreville et Paris depuis le coup d'État [en août 2023 contre le président Ali Bongo Ondimba, NDLR] d'ailleurs. Donc, cette visite consacre l'idée selon laquelle tout va très bien entre les deux États. Comment analysez-vous le choix de Paris de placer justement cette séquence diplomatique sous le sceau de la visite d'État ? Ce qui est quand même, il faut le rappeler, le plus haut niveau protocolaire pour des visites de ce type… Vous faites bien de le mentionner, parce qu'au mois de mai 2024, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la transition, avait effectué une visite officielle à Paris. La différence, c'est que cette visite est effectivement une visite d'État, puisqu'elle s'inscrit au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2025, ayant porté officiellement Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. C'est une première du genre depuis les élections qui ont suivi le renversement d'Ali Bongo.  Contrairement aux gens du Sahel, qui ont rompu de manière brutale avec Paris, le Gabon reste, lui, désireux de maintenir une relation fluide avec la France. Comment expliquez-vous cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France ? Ce qu'il faut dire, c'est que depuis le coup d'État sans rupture préalable, le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France. Le Gabon se distingue des trajectoires d'autres États ayant enregistré des coups d'État sur le continent africain par l'absence d'une séquence de rupture avec la France. Le président de la transition avait été reçu en grande pompe par Emmanuel Macron fin-mai 2024. Peu de temps après, au mois de novembre 2025, Macron est venu personnellement saluer la fin de la transition à Libreville. Donc, il est vrai qu'à la différence d'autres États africains, notamment ceux de l'Afrique de l'Ouest, le Gabon n'est pas en proie au terrorisme pouvant justifier une coopération militaire de substitution de la France. C'est pourquoi je pense, par hypothèse, qu'en Afrique subsaharienne, l'insécurité pousse à chercher des partenaires alternatifs. Sur les sujets qui pourraient intéresser le Gabon, il y a les suites à donner à la politique très volontariste et même souverainiste du président Oligui, qui prône sur les matières premières plus de transformation locale, notamment avec le manganèse opéré avec le géant français Eramet. Y a-t-il des attentes précises sur ce point ? Oui, je pense que c'est l'un des trois principaux enjeux de la visite du président gabonais à Paris. Il s'agit de l'enjeu ferroviaire et minier, en particulier le projet de réhabilitation du Transgabonais, qui s'étend sur environ 700 kilomètres reliant les communes d'Owendo et de Franceville. Il s'agit pour le Gabon d'un projet vital pour l'économie nationale, car, comme vous le savez, c'est par ce chemin de fer vieillissant que transitent au quotidien l'essentiel des ressources naturelles du pays vouées à l'exportation. Pour financer ce vaste projet de modernisation, le Gabon a effectivement besoin des capitaux étrangers. Et l'une des raisons de cette visite du président gabonais, c'est justement de voir dans quelle mesure, avec le soutien naturellement de la France, le Gabon pourra mener à terme ce vaste projet de développement. Et comme vous l'avez rappelé, il y a effectivement l'ambition affichée par les autorités gabonaises de transformer localement certaines ressources, en particulier le manganèse qui est exploité depuis la fin des années 1960 par le groupe Eramet. Cette question avait justifié, si j'ai bonne mémoire, la présence du président français au Gabon. Et ce sera l'occasion, lors de cette visite justement, de voir dans quelle mesure cette ambition-là pourra se concrétiser, puisque cette idée-là fait consensus au sein de la population gabonaise. La France, on le sait, a déjà acté le retrait de ses forces du camp de Gaulle qui a été rétrocédé à l'armée gabonaise. Mais, selon des sources proches de l'Élysée, il y a un nouvel accord de défense qui est en négociation et qui pourrait être signé pendant cette visite ou tout prochainement. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? Moi, je ne parlerai pas de retrait des troupes françaises stationnées à Libreville. Il s'agit plutôt d'une politique de restructuration puisqu'il est vrai que les effectifs ont été réduits mais les troupes françaises sont encore stationnées à Libreville. Peut-être pas dans les mêmes proportions, mais elles y sont toujours. L'un des enjeux de cette visite officielle du président gabonais à Paris, c'est justement de voir dans quelle mesure on peut réorganiser ce dispositif français dans la sous-région d'Afrique centrale, dans un contexte, vous l'avez si bien dit, marqué par des critiques acerbes et par le rejet de la politique africaine de la France, notamment dans les pays de l'Alliance des États du Sahel [Burkina Faso, Mali et Niger, NDLR]. Pensez-vous que le président Oligui va profiter de cette visite d'État pour solliciter des autorités françaises un soutien dans les tractations en cours pour la restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) de la dette gabonaise ? Oui, je pense, parce que le président, lors de son adresse devant les parlementaires réunis en congrès le 30 juin dernier, a clairement indiqué que le Gabon avait acté la présence du FMI à Libreville. Et je pense que, au regard des relations historiques avec la France, cette question-là fera l'objet du débat. À lire aussiGabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

L'oeil de...
BEST OF - "Louis Baudin était dans la salle où j'ai triomphé : il a donc vu en exclusivité le Molière de l'humour 2027"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 1:19


Ecoutez L'œil de Philippe Caverivière du 16 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.