Podcasts about donc

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Les informés de France Info
Focus : Google supprimera les données de localisation en cas de visite dans des cliniques d'avortement, la plateforme sait donc tout de nous ?

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jul 2, 2022 6:51


durée : 00:06:51 - Focus : Google supprimera les données de localisation en cas de visite dans des cliniques d'avortement, la plateforme sait donc tout de nous ?

Prière du matin
"Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil..." (Mt 9, 14-17)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Jul 1, 2022 8:50


"Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l'Époux est avec eux ? " Méditation de l'évangile (Mt 9, 14-17) par le père François Lestang Chant final: "Un vin nouveau" par Hillsong en français

Hit West vous explique
Hit West vous explique - comment soulager les piqûres de méduses ?

Hit West vous explique

Play Episode Listen Later Jun 29, 2022 2:28


On va sûrement en croiser cet été sur les plages de l'Ouest ou ailleurs ... les méduses ... Il y en a de plus en plus ... Si on les croise d'un peu trop près : comment on peut soulager la piqûre Katell ?   Quand vous vous faites piquer ou que votre enfant se fait piquer, il faut commencer par sortir de l'eau sans paniquer et sans hurler pour ne pas affoler tout le monde ...  Il faut absolument éviter de frotter la piqûre avec quoi que ce soit sinon vous risquez de libérer encore plus de venin et d'aggraver la situation.  Donc on ne frotte pas avec du sable ... deuxième mauvaise idée ...  La vraie solution, c'est le rinçage et la chaleur ...  D'abord essayez de retirer avec précaution les fragments de tentacules qui sont restés sur la peau avec un couteau ou un bout de carton.  Ensuite vous rincez mais pas à l'eau douce qui risque de faire éclater  les vésicules. Vous rincez à l'eau de mer ou avec du vinaigre ... pendant au moins 30 secondes ...  Vous pouvez également approcher de la plaie une source de chaleur... Le venin de la méduse est thermolabile : c'est-à-dire qu'il se dissout à la chaleur ...  Ensuite vous mettez du désinfectant et éventuellement vous prenez un peu de paracétamol si vous avez trop mal ... 

Choses à Savoir
Quelles sont les différences entre indigène, autochtone et aborigène ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jun 29, 2022 3:25


Pour écouter Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922 Spotify: https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/2676812 Google Podcast: https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D ------------------------------ Il existe un certain nombre de mots pour désigner les habitants d'un pays. On peut citer, par exemple, les mots "indigène", "autochtone" et "aborigène" qui, à vrai dire, présentent entre eux des différences assez minces. Un indigène Dérivé du latin "indigena", le mot "indigène" désigne, au sens strict, une personne vivant dans le pays où elle est née. Le mot est cependant coloré d'une nuance péjorative, dans la mesure où il était surtout employé pour désigner les habitants des colonies françaises, privés de certains droits. Ils étaient en effet soumis au code dit de l'indigénat, qui instaurait, pour ces peuples des colonies, un régime pénal particulier et discriminatoire. Un autochtone Le terme "autochtone" est composé à partir des mots grecs "autos", qui signifie "même", et "khthôn", qui veut dire "terre". Ce qui peut se traduire par "issu du sol même". Autrement dit, un autochtone est une personne qui habite le pays ou la terre où elle est née. Ce n'est donc pas un immigré, venu d'une autre contrée. Le contraire d'un autochtone, c'est une personne "allogène", c'est-à-dire dont l'origine est différente de celle de la population autochtone. Un aborigène Le terme "aborigène" est tiré de "ab" qui, en latin, veut dire "dès" ou "depuis", et de "origo" qui, toujours en latin, signifie "origine". Donc, la signification du mot est "depuis l'origine" ou "dès l'origine". Au départ, le terme fut utilisé pour désigner les premiers habitants du Latium, la région autour de Rome. L'aborigène, comme l'autochtone, vit donc dans le pays où il est né. Cependant, le mot est souvent employé, avec un léger glissement de sens, pour désigner les premiers habitants d'un pays. Il est à noter que, dans son acception la plus courante, il désigne, de manière un peu abusive, les peuples indigènes d'Océanie. On parlera ainsi des Aborigènes d'Australie par exemple. Il est à noter que ces trois mots, indigène, autochtone et aborigène, ne s'appliquent pas seulement aux hommes. Ils peuvent aussi désigner des animaux ou des choses, comme des plantes par exemple. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Hit West vous explique
Hit West vous explique - pourquoi on croit entendre la mer dans les coquillages ?

Hit West vous explique

Play Episode Listen Later Jun 28, 2022 1:31


Dernière semaine avant la pause estivale de Hit West vous explique ... Donc on ne va parler QUE de vacances cette semaine ... avec les petits et les grands mystères de l'été ... A commencer par celui-là : pourquoi croit-on entendre la mer dans un coquillage ? On a tous fait ça quand on était petit : coller notre oreille à un coquillage pour écouter la mer ... Eh bien, désolé mais ce n'est pas la mer qu'on entend ...  C'est quoi alors ?   C'est notre propre corps ... Le coquillage fonctionne comme une caisse de résonance : il amplifie les sons qui arrivent près de son entrée.  Or, les sons les plus proches ce sont ceux produits par l'oreille et ses nombreux vaisseaux sanguins.  C'est donc le bruit du sang dans les veines qui est amplifié par le coquillage ... beaucoup moins romantique ...  Et ensuite c'est l'association d'idées entre le coquillage et la mer toute proche qui induit en erreur et inspire cette ressemblance entre le son de la circulation du sang dans l'oreille et le bruit des vagues...   Mais l'effet sonore sera le même si l'on met l'oreille devant l'entrée d'une bouteille ou d'un verre... Essayez ... vous verrez ... vous entendrez la mer 

Single Jungle
Ep.41

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jun 27, 2022 50:11


J'ai une passion pour les statistiques sociologiques. Je suis donc plus que ravie que Louise Jussian et Chloé Tegny, chargées d'études à l'Ifop, aient accepté mon invitation. Avec pédagogie, elles expliquent la méthodologie et les enseignements de cette étude Ifop / Wyylde qui a fait grand bruit. Et à raison : grâce à cette étude, on sait enfin où en sont les hommes français concernant leur "déconstruction". Au-delà des beaux discours, quels sont leurs comportements vis à vis des femmes, concernant les tâches ménagères, leur rapport à leur image et à autrui, leur grossophobie, leur sexisme, etc. Et les jeunes ne sont pas forcément plus ouverts, loin de là. Attention, ça pique ! Bonne écoute ! Références citées dans l'épisode (ou en bonus) :Articles / infographies Etudes Ifop : ¤ Etude Ifop en partenariat avec Wyylde "Observatoire de la déconstruction", par François Kraus, Louise Jussian et Chloé Tegny https://www.ifop.com/publication/observatoire-wyylde-de-la-deconstruction/ ¤ Etude Ifop en partenariat avec Gleeden : "Enquête sur le poids de la politique dans la vie de couple des français à une semaine du premier tour (des élections présidentielles), par François Kraus https://www.ifop.com/publication/enquete-sur-le-poids-de-la-politique-dans-la-vie-de-couple-des-francais-a-une-semaine-du-premier-tour/¤ Etude Ifop en partenariat avec CAM4 "Comment trouve-t-on l'amour à Paris à l'heure de Tinder ?" de François Kraus, étude de 2017, avec ce chiffre qui montre bien qu'il y a bcp plus de femmes célibataires (50%) que d'hommes célibataires (35%) à Paris, donc forcément, c'est problématique. https://www.ifop.com/publication/comment-trouve-t-on-lamour-a-paris-a-lheure-de-tinder/ 48,9% des femmes déclarent vouloir être en couple uniquement être avec un homme plus grand. 13,5% des hommes ne veulent être qu'avec une femme plus petite. (source : étude Journal of family issues, 2014). A voir sur le compte de FranceTVslash https://www.instagram.com/p/CbCcfNzoxEA/ Podcasts épisode 8 de "Single Jungle", avec Anaïs Orsini, créatrice de la chaîne Youtube "Je suis moi & toi T toi", mode grande taille et body positive, pour cet épisode intitulé "être ronde et sereine". On y parle de ces hommes qui aiment les femmes rondes mais refusent d'être vus en public avec elles, car ils en ont honte. Episode 7 de "Single Jungle" sur "Politique et rencontres" avec Hadrien Bibard, du podcast Restons polis Episode 16 de "Single Jungle" avec France Ortelli, autrice de "Nos coeurs sauvages", et le concept de "célibataire définitif ou définitive" repéré par Jean-Laurent Cassely, extrait ici : https://twitter.com/Single_Jungle/status/1409489524095324165 Episode de "C'est compliqué" par Lucile Bellan, produit par Slate Podcasts (Benjamin Hours, Aurélie Rodrigues) avec une femme féministe qui fréquente un homme d'extrême droite. Et ça se pas mal. Evidemment. http://www.slate.fr/podcast/177006/c-est-complique-je-couche-avec-un-mec-dextreme-droite-je-le-vis-mal "Le cœur sur la table", de Victoire Tuaillon, Solène Moulin, Naomi Titti, Diane Jean etc, chez Binge Audio. Les questionnements de Victoire Tuaillon sur les hommes qui demandent une sodomie aux femmes, sans jamais avoir exploré leur propre anus, sont dans le tout 1er épisode (sauf erreur). Le sujet de la sodomie et du rapport anal en général, réclamé très souvent par les hommes hétéros (très influencés par le porno), avec beaucoup d'insistance, alors que la partenaire n'en a pas forcément envie. Il va y avoir ce jeu malsain, consistant à essayer de la convaincre, évoqué aussi dans cet épisode des Couilles sur la table (Binge Audio) : https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/maia-mazaurette-sortir-la-tete-du-trou-1-2 Sujet évoqué aussi dans cet épisode d''Un podcast à soi" de Charlotte Bienaimé, sur Arte Radio : https://www.arteradio.com/son/61661608/sexualite_des_femmes_la_revolution_du_plaisir_18 J'espère que les femmes plus jeunes (ou moins expérimentées) pourront les écouter, se documenter, et s'écouter elles, AVANT TOUT, surtout. Combien de femmes ont accepté ce type de rapports "pour faire plaisir", "ne pas vexer", par peur etc, alors qu'elles n'en avaient pas envie, trouvaient ça douloureux, désagréable, sans intérêt etc. De même pour les hommes gay, bi, personnes non binaires, à qui on proposerait avec autant d'insistance un rapport anal. Votre corps, vos choix. Documentaire Derniers condamnés pour homosexualité en France https://www.france.tv/france-5/la-case-du-siecle/3366538-homosexualite-les-derniers-condamnes.html AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez-vous une dépense inutile. Episode enregistré en mai 2022, à Paris, chez Isabelle, merci à elle pour son accueil.Prise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Générique de "Manimal", virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Leadershift
Episode 148 // Player Learner - Conscious Business

Leadershift

Play Episode Listen Later Jun 27, 2022 14:58


Fred Kofman, Conscious Business 3 qualités essentielles à développer: - Responsabilité inconditionnelle - Intégrité essentielle - Humilité ontologique 1 D'abord, humilité ontologique: - Ma perception est limitée - Mon point de vue personnel est limité - Je ne peux pas savoir seul.e C'est la condition sine qua non pour appréhender les situations difficiles avec recul. Le fait de "savoir" ne fait que nous précipiter dans des automatismes comportementaux. Hors, dans les situations complexes (voir épisode 49), il faut d'abord sonder / tester donc être capable d'observer ce qui se passe. Et la science alors? C'est la tentative collective de dépasser les limites de l'individu: à plusieurs, nous établissons un point de vue agrégé, sommé. Donc d'abord: apprendre => attitude du learner / apprenant.e => compréhension de la situation 2 Ensuite: dans quelle direction agir? => intégrité essentielle: il y a le succès et le succès par-delà le succès. Chaque action a deux objectifs: le résultat et la manière La manière est plus importante que le résultat parce que seule la manière dépend de vous! 3 Enfin: comment agir? Avec respons-abilité, avec les cartes que j'ai en main (épisode 92). Etre un acteur.rice, c'est voir comment matcher mes compétences et mon devoir / ma volonté. Conséquence directe de l'humilité ontologique qui m'a permis d'observer. En résumé: être un player-learner, c'est interroger la situation et choisir son action en respectant ses valeurs profondes. Recommandation du mois: sac à dos GoMatic Accès gratuit à toutes nos ressources: www.coapta.ch/campus Accès aux archives du podcast: www.coapta.ch/podcast Une production COAPTA, copyright 2022 COAPTA Sàrl Site internet: www.coapta.ch

LE PODCAST DE JONATHAN HATCHI
2 CHOSES QUE 97% DES HOMMES PENSENT AU SUJET DES FEMMES QUI VONT LES FRUSTRER COMME JAMAIS

LE PODCAST DE JONATHAN HATCHI

Play Episode Listen Later Jun 27, 2022 10:03


➜Etude de cas offerte  "20k en 1 semaine" : https://bit.ly/2RmDIbi

Green et Soi-même
#45 - L'anxiété : vivre avec ou la faire fuir ?

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Jun 27, 2022 28:05


Aujourd'hui on va parler d'un grand ennemi de la vie, j'ai nommé l'anxiété ! Tu sais celle qui veut pas te lâcher la grappe, qui te rend la vie difficile et que t'aimerais faire disparaître d'un petit coup de baguette magique

Invité Afrique
Vincent Hiribarren: «Le Nigeria est un pays en guerre depuis une dizaine d'années»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 27, 2022 4:04


Au Nigeria, l'élection présidentielle aura lieu en février 2023. La campagne électorale démarre dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu. Les attaques de bandes criminelles sont quasiment quotidiennes dans le nord-ouest du pays alors que les jihadistes de Boko Haram et de l'ISWAP poursuivent, eux, leurs exactions dans le nord-est. Vincent Hiribarren, directeur de l'Institut français de recherche en Afrique au Nigeria (IFRA Nigeria), est l'invité de RFI. Pierre Firtion : La situation sécuritaire dans le nord du Nigeria ne cesse de se détériorer. On a beaucoup parlé des exactions commises par Boko Haram dans le nord-est du pays. Le Nord-Ouest est à son tour déstabilisé par des bandes de criminels qui multiplient attaques, pillages et enlèvements. Le pays a-t-il déjà connu une situation aussi dégradée ?  Vincent Hiribarren : Oui. On pourrait penser que le pays a connu une situation aussi dégradée, mais on ne le savait pas avant. C'est peut-être ça la chose qui a la plus changée depuis quelques années, c'est qu'on avait beaucoup moins d'informations sur le nord du pays en particulier, qu'on en a aujourd'hui. En revanche, c'est vrai que, par rapport il y a même dix ans, on a l'impression que ce n'est plus uniquement le Nord-Est du pays qui est en danger, mais aussi tout le Nord maintenant, avec le Nord-Ouest qui connait des actes de ce qu'on appelle le « banditisme ». Ce sont des gangs criminels qui travaillent dans les zones rurales du Nord-Ouest, dans l'État de Zamfara par exemple, mais qui bénéficient aussi de la connivence, que ce soient des politiciens locaux, des services d'ordre locaux, même de dirigeants des villes. Donc, en fait, on a un vrai réseau de gens qui travaillent ensemble pour faire des kidnappings, pour enlever des gens, qui se basent sur le conflit éleveurs-agriculteurs pour extraire encore plus de ressources. C'est un système quasiment mafieux d'extraction des ressources auprès des populations qui sont les premières victimes, évidemment.  On parle moins de Boko Haram et de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ces derniers temps. Comment évolue la situation dans le Nord-Est et dans l'État de Borno en particulier ?  La guerre continue. Le Nigeria est un pays en guerre, ça, c'est clair depuis une dizaine d'années. Hier encore, un journal a titré que 20 jeunes filles de Chibok qui avaient été enlevées, il y a maintenant quelques années, sont toujours retenues prisonnières. Et cela, c'est un signe de l'échec quelque part de la politique gouvernementale. La situation s'est un peu améliorée dans le sens militaire, si on prend une carte. On a pu parler aussi des divisions de Boko Haram qui ont pu affaiblir l'État islamique ou en général l'insurrection dans le Nord-Est. En revanche, on ne peut pas dire du tout que la situation soit résolue, ce qui était d'ailleurs l'une des promesses du président Muhammadu Buhari au moment de sa première élection.  A-t-on une idée des connexions qui existent entre les jihadistes, à la fois de Boko Haram et de l'Iswap, et les bandes de criminels qui opèrent dans le Nord-Ouest ?  Il y aurait circulation de personnes, de savoir-faire et parfois de fonds. En revanche, de manière structurelle, affirmer que ce soit Boko Haram ou l'État islamique qui arrivent à étendre son influence dans tout le Nord-Nigeria, ce serait un pas qu'on ne peut pas encore franchir.  On parle à de la crise sécuritaire qui touche le pays, mais le Nigeria est aussi en grande difficulté sur un plan économique ?  Exactement. On a un problème de montée des prix très largement en général, que ce soit en approvisionnement en blé, en essence évidemment. Mais, c'est aussi en général. On a vu en un an, par exemple, le prix des aliments de base monter, c'est la vie de tous les jours qui est le vrai problème en fait. L'inflation est gigantesque et les salaires ne suivent pas du tout. On a par exemple des grèves, comme celledes universitaires nigérians, qui dure depuis quatre mois.  On a l'impression que le politique, vous en parliez, est assez désemparé face à tous ces phénomènes. Le président Muhammadu Buhari quittera la pouvoir en février prochain. Son successeur, peut-il véritablement inverser la tendance ?   Les deux candidats principaux sont finalement issus du sérail, sont quand même très liés à ce milieu des affaires et de la politique nigérianes. L'un d'entre eux, Atiku Abubakar, avait été interdit de séjour aux États-Unis, son nom avait été cité dans les « Panama Papers ». L'autre, Bola Tinubu, ancien gouverneur de Lagos, a été aussi accusé d'avoir volé de l'argent quand il était gouverneur de Lagos. On a un troisième candidat qui est très actif, qui est beaucoup sur les réseaux sociaux. Est-ce que cela va se transformer, je ne sais pas. Il s'appelle Peter Obi, pour le Parti travailliste. Mais lui-même est un millionnaire qui a une fortune dans les années 90 dans le commerce des alcools-spiritueux. On a toujours quand même le même profil d'homme : très riche, plutôt âgé. Donc, est-ce que ces personnes-là peuvent trouver une solution à la crise économique ? C'est un peu délicat. Peut-être qu'ils peuvent trouver une solution à la crise politique en essayant d'écouter plus la jeunesse nigériane qui s'était pas mal manifestée pendant #EndSARS [mettons fin à la Sars], ce mouvement contre une unité spéciale de police qui était accusée de violence. Donc, écouter cette jeunesse-là qui sort des universités dans le Sud ou dans le Nord, qui a envie d'avoir accès à du travail tout simplement. C'est peut-être ça la solution.  ► À lire aussi : Présidentielle au Nigeria: l'obligation de rassembler pour Bola Tinubu, candidat du parti au pouvoir

Reportage Afrique
L'Ouganda développe sa mobilité électrique au-delà des grandes villes

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 26, 2022 2:17


En Ouganda, des projets pour favoriser la mobilité électrique se mettent en place, notamment autour des motos-taxis, appelées « boda boda » à Kampala, l'un des principaux moyens de transport dans la capitale. Les stations de recharge de batteries de motos électriques, mises en place par une start-up basée à Kampala, se multiplient, désormais même en-dehors de la ville. De notre correspondante à Kampala, Au milieu des autres milliers de boda boda de Kampala, la moto verte d'Elly ne fait aucun bruit. Sans moteur, elle fonctionne grâce à une batterie électrique, que le conducteur doit changer tous les 70 km environ. « J'amène à la station ma batterie déchargée, on l'enlève et on la remplace par une batterie pleine et ça ne prend que deux minutes. » Dans cette station du quartier de Makerere, au cœur de Kampala, les motos électriques de la start-up Zembo défilent pour changer leur batterie. Quand Elly a commencé à conduire son boda boda, un an et demi plus tôt, le réseau de stations commençait à peine à se développer. « Au début, il y avait environ sept stations de recharge. Maintenant il y en a 28. C'était difficile pour nous. Je ne pouvais pas prendre toutes les distances, si un client voulait aller dans une direction sans stations de recharge proches, je devais le refuser. Maintenant, je peux aller partout à Kampala », explique-t-il. Développer la mobilité électrique en zone périurbaine Au mois de juin, quatre nouvelles stations ont été inaugurées sur la route menant à la grande ville de Masaka, à 120 km au sud de Kampala. Une première selon Titus Kimbowa, responsable des opérations de Zembo. « Ça montre que la mobilité électrique n'est pas uniquement destinée aux villes, mais peut aussi être développée dans des zones périurbaines. La route entre Kampala et Masaka est l'une des plus empruntées du pays, elle amène les habitants de la ville à leurs villages. Donc c'est très important que les conducteurs de motos électriques puissent se rendre jusqu'à leurs villages natals. Dans le passé, ce n'était pas possible. » Aujourd'hui, près de 250 motos-taxis électriques circulent sur les routes de Kampala ; un premier pas selon David Birimumaso, membre de la task force du ministère de l'Énergie sur la mobilité électrique. « Nous travaillons avec le secteur privé, pour piloter les différentes technologies, et s'assurer qu'elles soient facilement adaptables entre elles, assure-t-il. Notre objectif est qu'au moins 25% des transports en Ouganda passent à l'électrique d'ici 2035. C'est notre objectif pour le moment ». Si les motos sont pour l'instant la priorité de la task force, d'autres projets sont en cours de développement : quatre bus électriques fabriqués par l'entreprise publique Kiira Motors sont déjà en circulation.

Afrique Économie
Les besoins en cybersécurité augmentent en Afrique

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 26, 2022 2:24


Une cyberattaque a lieu toutes les 39 secondes dans le monde, selon une évaluation des Nations unies. L'Afrique n'échappe pas à la règle. Fishing, logiciels malveillants, usurpation d'identité, ransomware, les menaces sont nombreuses. Une question au cœur des réflexions des start-up et entreprises. « Ah oui c'est une menace ! » Jacques Musafiri est à la tête de e-com SAS entreprise basée à Kinshasa qui exploite notamment une plateforme d'e-paiement. « Il faut effectivement avoir des équipes ou se référer à des professionnels pour protéger ces données. Nous, on a des auditeurs qui permettent justement de proposer des solutions », explique-t-il. Si Jacques Musafiri est averti, beaucoup d'acteurs sur le continent n'ont pas encore pris la mesure du défi, selon Yvon Gatzono. Un cache obstrue en permanence la caméra de son téléphone. « Déformation professionnelle » explique-t-il. Yvon Gatzono est le directeur des opérations de Valauris Consulting, un cabinet de conseil en stratégie organisation et cybersécurité qui opère notamment au Congo « Prenez par exemple de simples mises à jour de réseau wifi au sein des hôtels africains, elles ne sont même pas faites. Une personne avisée peut s'infiltrer et récupérer des informations sensibles. On n'est pas encore conscient de ce besoin sur le continent », détaille-t-il. Un marché encore peu structuré Cependant le marché de la cybersécurité est encore peu organisé selon ce spécialiste. « Le marché n'est pas encore structuré en termes de profils en termes de besoins des entreprises. Donc tout est à faire. Les initiatives partent actuellement des deux côtés certaines entreprises commencent à identifier leurs besoins. Mais il faut qu'ils soient accompagnés. » Baptiste Guichard travaille pour Intigritri – une société un peu particulière. Elle fait du « bug bounty » : ce sont des hackers éthiques qui testent les systèmes de sécurité pour trouver les failles et apporter des solutions et que l'on va récompenser. « Ce que l'on va aller tester c'est avec tout ce qui va toucher à tout ce qui va être applications web, applications mobiles, IOT, donc tout ce qui va toucher aux données sensibles. On peut parler de données sensibles sur les personnes, les données sensibles sur le système bancaire. » Entreprises stratégiques, hôpitaux, administrations sont particulièrement concernés par les risques de cyberattaque. Le développement du télétravail est source de plus grande vulnérabilité. 

Passerelles : a French podcast for intermediate learners
Dépasser le plateau intermédiaire // Conversations avec… Christine, apprenante avancée

Passerelles : a French podcast for intermediate learners

Play Episode Listen Later Jun 25, 2022 30:53


La transcription de cet épisode est disponible ici : https://www.patreon.com/posts/68207262 ---- Abonnez-vous à la newsletter pour cultiver votre curiosité, échanger avec moi et recevoir un petit guide qui vous accompagnera dans votre pratique de l'écoute (Si vous ne recevez pas l'email avec votre guide à télécharger après quelques minutes, pensez à vérifier vos spams !) Vous pouvez également rejoindre la communauté d'auditeur.ices de Passerelles et soutenir ce projet sur www.patreon.com/passerelles ---- Bienvenue dans Passerelles, un podcast pensé pour éveiller la curiosité des apprenantes et des apprenants de français. Dans chaque épisode, je partage avec vous une question inspirée par les podcasts que j'écoute, par mes lectures. Et tout simplement par des choses qui m'ont marqué, qui m'ont étonné récemment. J'ai eu envie de créer ce podcast pour transmettre des idées et encourager la conversation sur des sujets variés. Vous pouvez participer en vous abonnant à Passerelles, sur votre application de podcasts préférée. Je suis aussi sur Instagram : @frenchdiaries Merci pour votre écoute et à très vite ! ---- La question du jour : Comment dépasser le plateau intermédiaire dans l'apprentissage d'une langue étrangère ? La phrase à retenir : Le fait d'explorer, c'est vraiment capital pour l'apprentissage. Il faut se souvenir qu'il n'y a pas de vraie erreur. On peut profiter quand même des erreurs pour continuer. Résumé de l'épisode : Aujourd'hui, on continue à parler d'apprentissage à travers un format un peu différent des épisodes précédents. Vous allez entendre une voix qui n'est pas la mienne. C'est celle de Christine, une de mes élèves. Un mot sur le format : pour moi, c'était important de trouver un équilibre entre le défi de comprendre une nouvelle voix et des éléments familiers, des éléments qui sont là pour vous aider. Donc, vous allez entendre Christine parler et, de temps en temps, je vais prendre la parole pour résumer les idées essentielles, pour revenir sur un mot, pour partager quelques pistes de réflexion et pour vous accompagner dans la compréhension. La question centrale de cet épisode, c'est la suivante : comment dépasser le plateau intermédiaire dans l'apprentissage d'une langue étrangère (03:00) ? Avec Christine, on a parlé de son bureau (03:41), de son parcours avec la langue française (09:37), de son expérience avec le plateau intermédiaire (14:13) et de la place de la curiosité dans son apprentissage (21:37). Notre échange se termine avec quelques réflexions sur l'importance d'explorer des chemins différents et de voir ce que ça peut apporter dans l'apprentissage (27:28). Bonne écoute ! Pour aller plus loin : Tara Westover, "Une éducation" (traduit de l'anglais par Johan Frederik Hel Guedj), JC Lattès, 2019 L'épisode "Épisode 115 - Audrey Diwan", du podcast "La Poudre" sur Spotify ---- Crédit musique : Betty Dear + Taoudella by Blue Dot Sessions

Reportage International
Chili: la fermeture d'une fonderie dans une région très polluée déclenche la grève de ses salariés

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 24, 2022 2:48


Au Chili, l'entreprise publique Codelco, leader mondial dans l'extraction et l'exportation de cuivre, a annoncé il y a quelques jours la fermeture de l'une de ses fonderies, après plusieurs pics de pollution entrainant l'intoxication de dizaines de personnes, principalement des enfants, dans les villages alentour. Pendant deux jours, les salariés de Codelco se sont mis en grève contre la fermeture de la fonderie, alors qu'une partie des habitants de la région réclament son arrêt définitif. Avec notre correspondante dans la région, À Quintero et Puchuncaví, les intoxications font partie de la vie quotidienne. « Pour nous, c'est normal qu'on nous dise qu'il n'y aura pas sport à l'école, car le niveau de pollution est trop élevé. » Sofia a 17 ans et il y a quelques semaines, son lycée a été évacué à cause d'un nouvel épisode d'intoxication. « Tous les élèves se sentaient mal et presque tous vomissaient. Moi je sentais mon corps endormi. J'avais un goût métallique dans la bouche, mal à la tête et des picotements dans la gorge et le nez, décrit Sofia. Certaines de mes amies ne pouvaient même pas marcher. Et ça a duré pendant trois jours, c'était horrible ! » Assise à ses côtés, sa mère, Carolina, raconte son angoisse quotidienne : « Tous les jours je vérifie la qualité de l'air sur mon portable. Au travail, je garde un œil dessus pour voir s'il n'y a pas d'alertes parce qu'à n'importe quel moment, les sirènes peuvent retentir pour informer que des enfants ont été intoxiqués. C'est une situation très stressante, tous les jours. » Les premières industries sont arrivées dans les années 60 dans la baie de Quintero Puchuncaví. Aujourd'hui, 18 entreprises sont installées et rejettent divers composants polluants. « À long terme, les métaux lourds peuvent provoquer des cancers ou du diabète. Et les gaz affectent le système nerveux central ce qui provoque les intoxications », prévient Maria Araya, présidente du conseil consultatif des usagers de l'hôpital de Quintero. « Ça fait longtemps que ça dure. Et malheureusement, ils jouent encore à deviner qui est le coupable. Je pense que c'est complètement irresponsable, car on sait très bien qu'ici toutes les entreprises polluent et elles affectent toute la communauté », ajoute Maria Araya. Colère des salariés Mais l'annonce la semaine dernière de la fermeture de la fonderie de cuivre publique, soutenue par le gouvernement de Gabriel Boric, a fortement fâché les salariés. « C'est “non” à la fermeture, car il y aurait un coût social trop grand ». Cela fait 20 ans que Paola Otarola Paredes travaille chez Codelco. Avec ses collègues, ils demandent plus d'investissements. « Nous respectons déjà une norme de régulation environnementale. Donc nous avons besoin de nous moderniser. Nous devons élever les standards de l'entreprise à un niveau international. » Après deux jours de grève, un accord a finalement été trouvé entre la direction et les syndicats. La fonderie sera bien fermée, mais avec des garanties pour les salariés. Mais pour Sofia, la lycéenne, ce ne sera pas suffisant. « Personne ne s'est retroussé les manches pour réellement trouver une solution. Personne ne s'est réellement préoccupé de nous. Ça fait des années que l'on vit ainsi, déplore la lycéenne. Je n'ai plus aucun espoir. Les gens de Quintero sont destinés à mourir à Quintero dans la pollution. » Le processus de fermeture de la fonderie de Codelco pourrait durer encore 10 ans.

Les audiences - Philippe Vandel
«Mais où est donc passée la 7e compagnie ?» : TF1 en tête des audiences de ce jeudi soir

Les audiences - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Jun 24, 2022 0:36


Face au magazine d'information "Envoyé spécial" sur France 2, à la série policière "La stagiaire" sur France 3 et à l'émission culinaire "Le meilleur pâtissier, les professionnels" sur M6, c'est TF1 qui se hisse en tête des audiences de ce jeudi soir grâce à la comédie "Mais où est donc passée la 7e compagnie ?".

Pop & Co
Pop N' Co la bande son d'une utopie : le Summer of love, 1967

Pop & Co

Play Episode Listen Later Jun 24, 2022 53:45


durée : 00:53:45 - Pop N' Co - par : Rebecca Manzoni - Des festivals dans toute la France et des dates pendant tout l'été. Donc de la musique, des rencontres, de l'ivresse, de la boue et des réveils difficiles mais heureux dans le petit matin blême. Où et quand, cette façon de vivre la musique l'été a-t-elle été inventée ? en 1967. Il y a donc 55 ans.

Invité Afrique
Filippo Grandi: «L'accord Londres-Kigali est un précédent dangereux pour le droit d'asile»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 23, 2022 5:45


Jamais le monde n'a connu autant de personnes déplacées ou réfugiées en raison des conflits, mais aussi des famines ou des catastrophes climatiques. Ils sont 100 millions, selon le dernier rapport du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Alors que ce nombre s'accroit sans cesse depuis 10 ans, les politiques d'asile sont de plus en plus restrictives. En témoigne le récent accord que le Royaume-Uni a conclu avec le Rwanda pour la gestion de ses demandeurs d'asile. De passage en Côte d'Ivoire, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi est l'invité de RFI. RFI: Cent millions de réfugiés et de déplacés dans le monde, c'est un record. C'est le symptôme d'un monde en ébullition ? Filippo Grandi : D'un monde en crise, bien sûr. La guerre en Ukraine, l'invasion russe ont fait gonfler ce chiffre encore plus que d'habitude, mais c'est depuis dix ans que ce chiffre augmente d'année en année. On est devenu incapable de faire la paix, de bâtir la paix. Et à tout cela, s'ajoutent beaucoup d'autres causes de mouvements forcés, de mouvements de masse de population. Donc, c'est devenu non seulement un phénomène très vaste, très substantiel, mais aussi très complexe. Cela dit, beaucoup d'entre eux fuient aussi la famine ou les phénomènes climatiques, parce que c'est très difficile de départager les causes. Mais on s'attend dans les mois qui viennent à des famines dans certaines parties du monde, en particulier dans certaines zones de l'Afrique. Vous pensez que la situation va encore s'aggraver ? Je crains qu'elle puisse s'aggraver et la famine est souvent liée à la guerre. Regardez les zones qui sont les plus susceptibles d'avoir des phénomènes de famines et de déplacements liés à ça : la Corne de l'Afrique, le Sahel. Donc, ce sont des zones qui sont aussi traversées par des conflits extrêmement violents qui frappent les civils. Donc, c'est une combinaison de causes qui le plus souvent se produit. La semaine dernière, la Cour européenne des droits de l'homme a bloqué l'expulsion vers le Rwanda de demandeurs d'asile arrivés au Royaume-Uni. Vous vous êtes exprimé contre cet accord entre Londres et le Rwanda. Vous saluez cette décision de la Cour européenne ? Oui. C'est important que la Cour européenne, qui est un organe très important pour la défense des droits de l'homme en Europe, se soit exprimée ainsi. Nous l'avons dit, c'est un accord qui viole le droit des réfugiés, le droit international. C'est aussi un accord qui crée un précédent très dangereux. C'est un pays avec des ressources et des systèmes d'asile qui fonctionnent. Comme celui du Royaume-Uni refuse d'accepter que les gens puissent accéder à leur territoire pour y être soumis au processus d'asile, que doivent dire alors les pays avec beaucoup moins de ressources qui reçoivent beaucoup plus de réfugiés et de demandeurs d'asile ? C'est un précédent dangereux pour le droit d'asile dans le monde. Mais ce n'est pas le premier accord du genre signé par le Rwanda. Il y a eu un accord signé avec Israël. L'Australie soustraite aussi sa politique d'asile. Pourquoi cet accord-ci entre Londres et Kigali est plus condamnable que les autres ? L'accord entre le Rwanda et Israël, c'est un accord d'il y a quelques années qui a été mis en œuvre pour un nombre très limité de personnes. Cela ne s'est pas très bien passé, parce que ces personnes se sont dispersées, ont disparu très vite, et sont réapparues dans d'autres pays comme l'Ouganda et même sur les routes qui mènent de nouveau à l'Europe. Donc, contre-produisant de ce point de vue, en effet, il n'avait pas été prolongé. L'Australie, oui, bien sûr, et on a toujours exprimé notre désaccord avec les arrangements faits pour transférer les demandeurs d'asile sur les îles du Pacifique. J'espère que ce nouveau gouvernement australien va reconsidérer cette pratique. La situation s'aggrave, le conflit s'aggrave au Sahel, en particulier au Burkina Faso, on l'a vu ces derniers jours. Comment le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) fait face à cette situation ? Avec nos partenaires onusiens, les ONG et les gouvernements de la région, on multiplie les interventions humanitaires. Malheureusement, c'est ce qui est le plus urgent en ce moment, parce que, disons-le, les gouvernements, la communauté internationale n'a pas réussi à endiguer ce phénomène de violences dans la région. Et endiguer ce phénomène de violence ne peut pas être fait seulement à travers des moyens sécuritaires. Bien sûr, c'est important d'assurer la sécurité, c'est primordial. Mais si cela n'est pas accompagné avec une approche plus stratégique au développement, nous allons voir ce phénomène croître et les besoins humanitaires, qui sont déjà difficiles à satisfaire, cloîtrent démesurément. Je suis très inquiet, surtout pour le Burkina Faso, mais aussi pour les autres pays de la région. Mais est-ce que la priorité, ce n'est pas l'accès de plus en plus difficile à ces zones ? Bien sûr, c'est un problème que nous avons eu déjà depuis quelques années. Je me souviens moi-même avoir visité, il y a deux ans, la dernière fois au Burkina Faso, cela a été très compliqué de pouvoir aller visiter les déplacés dans les zones où ils se trouvaient parce que c'était dangereux, même pour nous, pour les humanitaires. On a vu des humanitaires perdre leur vie. Je dois vous dire aussi surtout que, de cette visite au Burkina, je garde un souvenir terrible de la violence perpétrée contre les femmes. Je n'ai jamais vu cela dans aucun autre pays du monde. Les femmes déplacées surtout m'ont raconté des histoires de la violence qui avait été faite contre elles par les groupes armés. C'était effarant d'écouter ces histoires. Je ne crois pas qu'il y ait suffisamment d'attention pour cette situation dans le monde. Depuis un an environ, 7 000 réfugiés burkinabè sont arrivés en Côte d'Ivoire. Est-ce que vous craignez que l'escalade de la violence au Burkina et au Sahel en général pèse de plus en plus également sur les pays voisins, en particulier sur les pays côtiers comme la Côte d'Ivoire ? Bien sûr, les chiffres sont limités pour l'instant, mais rien n'exclut qu'ils puissent augmenter. Ça va dépendre beaucoup de comment le conflit interne au Burkina Faso va évoluer. Les civils fuient là où il est sûr de fuir. Pour l'instant, la majorité a fui à l'intérieur du pays. N'oublions pas qu'il y a presque deux millions de déplacés dans le pays. Mais si les voies sûres pour les civils s'épuisent à l'intérieur du pays, c'est clair qu'ils vont commencer à déferler dans les pays voisins. On l'a déjà vu au Niger et on commence à le voir ici dans les pays côtiers. C'est préoccupant.

Afrique Économie
Afrique du Sud: les inégalités jusque dans les assiettes des populations [3/3]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 22, 2022 2:20


L'Afrique du Sud fait face ces dernières années à une augmentation inquiétante des maladies en lien avec l'alimentation, comme l'obésité, le diabète, l'hypertension. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Les inégalités en premier lieu empêchent les ménages sud-africains d'avoir le même accès à une nourriture saine. De notre correspondante à Johannesburg, À 61 ans, Hilda vient régulièrement dans ce centre commercial de Soweto. Non pas pour faire ses courses, mais pour consulter un docteur dans un petit cabinet médical, caché dans un recoin à l'étage. Le diabète de Hilda s'est désormais stabilisé, mais au prix d'efforts constants. « La nourriture saine, c'est cher », déplore Hilda. « Ce serait mieux si on avait un peu d'aide, car vous savez, vraiment, dans le quartier, on ne peut pas trouver tout ce qu'on veut, il faut pouvoir se déplacer. Donc, ce n'est pas facile, ou plutôt pas accessible, je dirais. » Antoinette a également pris place dans la salle d'attente. Elle sait que contrôler son poids et son diabète est bien plus compliqué qu'une simple question de volonté. « C'est plus facile d'acheter de la malbouffe, car c'est moins cher », constate Antoinette. « Et par exemple, les terrains ici sont parfois trop petits pour se faire un potager. La plupart des endroits autour de nous proposent des frites ou des kotas. Vous savez les kotas ce sont ces gros pains. Ça coûte maximum 20 rands, donc c'est facile pour ceux qui n'ont pas d'argent », ajoute-t-elle. ► À écouter aussi : Afrique du Sud: 70% des femmes en surpoids Des chiffres en augmentation C'est le docteur Bruno Pauly, spécialiste du diabète qui a eu l'idée de ce cabinet, alors qu'il travaille en parallèle au sein du principal hôpital public de Soweto. Au fil des ans, il ne voit pas la situation évoluer d'un très bon œil. Les gens prennent de plus en plus de poids, et cela est accompagné par des maladies liées au mode de vie, ce qui conduit à du diabète ou de l'hypertension. Ces chiffres augmentent, en Afrique du Sud, mais aussi plus particulièrement à Soweto et dans les townships. Les gens consomment plus de sucre, et en même temps l'alimentation des plus pauvres ici est basée presque entièrement autour des féculents. On observe donc pas mal de diabètes au sein de la communauté.Pour plus de justice alimentaire Le collectif d'associations HEALA organise quant à lui des campagnes de sensibilisation pour appeler à plus de justice alimentaire. « Quand on a un petit budget pour se nourrir, on va plutôt acheter de la nourriture qui peut durer longtemps », dit Eunice Montso, chargée de projets. « Acheter des fruits ou des légumes est considéré comme onéreux, et ils ne peuvent pas se garder longtemps. Et on voit même que dans certains endroits, l'eau n'est pas disponible, donc les gens vont se tourner davantage vers des sodas. » Le gouvernement sud-africain prévoit par ailleurs d'augmenter sa taxe sur les boissons sucrées, mise en place depuis 2018.   Ce reportage est soutenu par une bourse de l'International Women's Media Foundation.

Arabesques
Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (ou ta sœur) (3/3)

Arabesques

Play Episode Listen Later Jun 22, 2022 89:02


durée : 01:29:02 - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (ou ta sour) (3/3) - par : François-Xavier Szymczak - Nom : Strauss. Prénom : Josef (mais aussi Edouard ...) - réalisé par : Emmanuel Benito

Le Super Daily
Facebook est prêt à tout changer pour ne pas finir aux oubliettes

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Jun 22, 2022 16:38


Épisode 803 : Mark Zuckerberg semble très préoccupé par sa plateforme historique. Pour éviter de louper un Waggon, Facebook prévoit de gros gros changements pour contrer l'avancée de Tiktok.Facebook vieillit. Pire Facebook semble rater des wagons : La vidéo verticale peine à s'imposer, le feed de Facebook semble dater d'une décennie, les créateurs désertent peu à peu la plateforme…On va pas se mentir ça commence à sentir la panique du côté du Groupe Meta.Preuve en est, cette très longue note interne de Facebook qui vient de fuiter.Une fuite qui en dit beaucoup sur les évolutions à venir du côté de Facebook.Accrochez votre ceinture, vous êtes pas prêts.Facebook qui se tiktokkise ? On l'avait vu venirLa raison de ces interrogations ? Le Pouvoir d'achat.Le constat était simple :Tiktok avait une cible très jeune sans pouvoir d'achat et avait donc du mal à séduire les annonceurs publicitaires.Côté Facebook c'était plutôt l'inverse, un public plus âgé avec un fort pouvoir d'achat et la plus grosse régie publicitaire au monde.Tiktok depuis quelques mois met donc tout en place pour attirer également un public plus mature, plus friqué quoi.Donc depuis ce moment là on attend patiemment le moment où les choses vont basculer pour Facebook aussi.On regarde impuissants les changements d'algorithmes s'appliquer les uns après les autres sur InstagramL'objectif donc, inverser cette croissance stagnante et reconquérir le coeur des jeunesFacebook projette de modifier son algorithme avant qu'il ne soit trop tardTransposer les Reels à Facebook n'était que le début d'un long projet,Comme le dit Tom Alison, responsable de Facebook « Le risque pour nous serait de penser que le mode de communication Façon Tiktok ne soit pas précieux pour les gens en tant que forme de communication sociale et que nous ne parvenions pas à évoluer."Discovery Engine : Un flux d'actualités à la TiktokLe nouveau feed Facebook serait composé d'un espace Stories et Reels en hautEt d'un feed basé sur un algorithme de recommandation de contenus en provenance de Facebook et d'InstagramLa vidéo y sera mise en avant et des appels à l'actions clairs et efficaces permettront d'envoyer les contenus en DM à vos amis.Aujourd'hui, environ 11% du contenu que vous voyez sur Facebook n'est pas connecté à vos centres d'intérêts, mais vous le voyez essentiellement par le biais des partages / repartages et de quelques suggestions.Demain l'objectif est de basé tout ça sur l'IA et d'intensifier le gamePour Tom Alison, « c'est essentiellement une course pour voir si Facebook peut devenir comme TikTok avant que TikTok ne ressemble davantage à Facebook. »C'est aussi un moyen pour Facebook de faire revenir les créateurs de contenuEn supprimant la nécessité de suivre les comptes avant de voir des vidéos intéressantes, TikTok a également nivelé le terrain de jeu pour les créateurs. Le système de feed par recommandation de centre d'intérêt donne aux créateurs un moyen de devenir visible du jour au lendemain sans un large public.Vers une réunification de Facebook et de MessengerL'objectif secondaire étant de rendre la messagerie encore plus centraleEt pour cela Facebook parle d'une réunification avec la messagerie comme place centrale avec une icône en haut à droiteIl y a 8 ans de ça, Facebook décidait de sortir Messenger et d'en faire une application séparée de Facebook.Mais entre temps le usage sont changé et le lien entre plateformes sociales et messagerie s'est resserré.Instagram DM cartonne, TikTok propose une messagerie au coeur de sa plateforme.A ce titre, Facebook envisage de réintégrer des actions messenger directement sous les posts.Du style partager à un ami.Du côté des employés, c'est l'incertitude "Je pense qu'il y a un risque réel dans cette approche que nous perdions de vue notre différenciation fondamentale (le social et le choix humain) au profit de la poursuite d'intérêts et de tendances à court terme"Facebook flippe de perdre pour de bon son hégémonieLes chiffres sont violents.TikTok a été téléchargé 3,6 milliards de fois. L'année dernière, les téléchargements de TikTok étaient 20 % plus élevés que ceux de Facebook et 21 % plus élevés que ceux d'Instagram. Au cours des trois premiers mois de cette année, les utilisateurs d'iPhone ont passé en moyenne 78 % de temps en plus sur TikTok que sur Facebook.La dernière modification majeure de Facebook date déjà de 2018La dernière refonte majeure de l'expérience de flux Facebook a eu lieu en 2018.A l'époque Zuckerberg expliquait que le réseau social donnerait désormais la priorité aux "interactions sociales significatives" entre amis et famille. Tout l'inverse de ce qui semble s'écrire en coulisses 4 ans plus tard.. . .Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs.Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com/. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs.

Invité Afrique
Philippe Chalmin: «Dire que c'est l'Ukraine qui provoque une crise alimentaire mondiale est une exagération»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2022 4:08


Le gouvernement allemand organise ce vendredi 24 juin à Berlin une conférence internationale sur la crise alimentaire liée à la guerre en Ukraine. Depuis son déplacement à Sotchi, le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, le répète : « Il faut faciliter l'exportation du blé ukrainien à partir du port d'Odessa parce que l'Afrique est véritablement menacée de famine ». Philippe Chalmin, spécialiste des marchés de matières premières, se déclare quant à lui surpris de ce qu'il appelle une « dramatisation » de la part de la communauté internationale. « Il n'y a, selon lui, aucune raison de supplier Moscou et de donner à Poutine une arme du blé ».  Carine Frenk : Quel est selon vous l'impact du quasi-blocage de l'Ukraine sur la situation alimentaire de l'Afrique aujourd'hui ? Pour l'instant il est faible dans la mesure où certes il y a peu de céréales qui sortent aujourd'hui d'Ukraine, mais je rappelle que l'Afrique est surtout concernée par le blé et l'Ukraine avait presque terminé sa campagne d'exportation de blé. Il reste dans les silos ukrainiens, avant la nouvelle campagne, il reste peut-être 4 à 5 millions de tonnes de blé. Mais en réalité, le véritable impact de la guerre en Ukraine sur les importations africaines de blé, c'est par le biais le prix. Il faut bien reconnaître que depuis le déclenchement de la guerre, les prix mondiaux du blé ont bien pris quand même une centaine de dollars la tonne de plus. Mais quand on parle des exportations céréalières de l'Ukraine et qu'on en fait la cause majeure du problème alimentaire mondial, c'est une erreur d'appréciation, un raccourci de journalistes ? Je laisse les journalistes parler de raccourci de journalistes, mais je pense que c'est un peu beaucoup de cela. Ce qui est clair, c'est que la vraie raison des tensions sur les marchés agricoles mondiaux, et qui est antérieure à la crise ukrainienne puisqu'elle remonte à 2021, c'est l'importance des achats chinois en 2021. Il est clair qu'ensuite nous avons eu une augmentation des tensions liées à la guerre en Ukraine. Donc la crise ukrainienne a amplifié un problème qui d'abord existait déjà, qui était la dépendance alimentaire excessive de nombre de pays africains qui n'ont pas fait les efforts de politique agricole suffisante. Et d'autre part, les tensions, on les avait déjà en 2021 du fait notamment de l'importance des achats chinois. Dire que c'est l'Ukraine qui provoque une crise alimentaire mondiale, c'est une exagération. Et donc ça veut dire que vous remettez en question les analyses que font les instances européennes onusiennes ou africaines, quand elles évoquent l'urgence d'ouvrir des corridors en mer Noire pour laisser passer le blé. Le problème, c'est que pour l'instant ces corridors laisseraient plus se passer du maïs que du blé, il faut en être honnête. Ensuite va se poser le problème de l'arrivée de la nouvelle campagne, donc de la nouvelle récolte ukrainienne. Celle-ci effectivement aura du mal à sortir. Mais je pense que plutôt que d'imaginer des corridors maritimes qui seront extrêmement difficiles à mettre en place dans la mesure où une partie de la mer est minée, et que la fiabilité du partenaire turc peut-être quand même assez facilement mis en doute, il vaut probablement mieux faire tous les efforts possibles pour essayer de développer des corridors terrestres par la route et le rail pour arriver sur le Danube et sortir par les ports roumains par exemple. On n'arrivera pas à tout sortir, mais si je me cantonne au blé, on arriverait probablement à sortir une bonne part du blé ukrainien. Autre facteur inquiétant pour l'Afrique, c'est la pénurie d'engrais. Le président Macky Sall a évoqué à son retour de Sotchi le risque d'un effondrement de 20 à 50% des rendements céréaliers en Afrique si l'approvisionnement en engrais n'est pas assuré sur le continent. Partagez-vous ces inquiétudes ? Alors là je crois qu'il a parfaitement raison. Le président Macky Sall touche probablement ce qui est le talon d'Achille, à l'heure actuelle, de l'agriculture africaine. Je crois qu'il faut appeler un chat un chat : la crise alimentaire africaine, elle est avant tout une crise de la pauvreté, une crise de la mal gouvernance, une crise de la mauvaise gestion des politiques agricoles et pour certaines régions, mais aussi une crise climatique, je pense à la sécheresse qui touche la corne de l'Afrique.

Reportage International
Sri Lanka: Colombo Port City, une zone économique attrayante à l'autonomie inquiétante

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 2:30


Le Sri Lanka traverse depuis le début de l'année la pire crise économique de son histoire, les caisses de l'État sont quasiment vides, et le gouvernement a dû cesser le remboursement de ses emprunts étrangers pour essayer de résorber les pénuries d'essence et d'autres biens importés. Dans ce contexte, une énorme zone franche, créée par une entreprise chinoise sur la baie de Colombo, vient de sortir de terre. Ses promoteurs affirment qu'elle représente une chance d'attirer de nouveaux investissements étrangers. Mais cette zone, qui fonctionne de manière autonome et avec peu de contrôles, pourrait aussi faciliter la conduite des transactions financières douteuses.  De notre envoyé spécial à Colombo, C'est une île de plus de 260 hectares, qui vient de naître sur la baie de Colombo, devant le palais présidentiel. Une île spéciale, toutefois : c'est une zone franche, où la plupart des taxes et règles bancaires sri-lankaises ne s'appliquent pas, et qui n'accepte que des devises étrangères. Bienvenue à Colombo Port City : « Cette nouvelle marina pourra bientôt accueillir plus de 125 yachts. C'est la première marina du Sri Lanka et il y aura aussi des magasins et un club nautique », espère-t-on. C'est la compagnie chinoise CHEC qui a bâti ce gigantesque polder, pour 1,3 milliard d'euros. Cette société, contrôlée par l'État chinois, détient en échange les deux tiers des droits d'exploitation des terrains commerciaux de l'île. Pour l'instant, seuls ce début de marina et des clubs balnéaires ont été construits, mais à terme, cette zone franche veut surtout attirer des sociétés de la finance. « Nous présentons Port City comme un point de repère idéal pour faire des affaires en Asie du Sud », déclare Thulci Aluwihare, le directeur adjoint de CHEC Port City Colombo. « C'est une plateforme offshore, comme le Luxembourg ou l'île Maurice ; vous investissez en devises étrangères, vous faites des affaires, et vous en ressortez sans devoir les convertir. » La crainte d'une transformation en un lieu de blanchiment d'argent Cette zone économique spéciale jouit toutefois d'une autonomie qui inquiète : elle est gouvernée par une petite commission qui décide de tout et n'est responsable que devant le président. Le Parlement n'a qu'un accès restreint à ses opérations. Surtout, comme cette commission opère en dehors du contrôle bancaire du pays, beaucoup craignent que Colombo Port City ne se transforme en une place de blanchiment d'argent. « Le gouvernement n'a aucun contrôle sur les casinos qui y seront installés et le Trésor ne peut enquêter sur place que sur recommandation de la Commission », explique Thisath Wijayagunawardane, conseiller juridique pour le parti d'opposition SJB. « Donc, si la Commission le veut, elle peut faire de Port City un paradis du blanchiment d'argent. Ainsi, non seulement l'État ne perçoit pas de taxes sur ces affaires, mais en plus, la réputation du Sri Lanka risque d'être entachée. » Des étrangers peuvent également siéger à cette commission, ce qui en fait une nouvelle porte d'entrée possible pour la Chine ou l'Inde voisine. Deux pays qui cherchent à influencer la politique de cette île stratégique de l'océan Indien.

Afrique Économie
En Afrique du Sud, les inégalités accentuées par le manque de transports [2/3]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 2:40


Suite à la pandémie, le chômage continue d'atteindre de nouveaux records et, selon le dernier rapport de l'Institut national des statistiques, il ne frappe pas tout le monde de la même façon. Si 39% des populations noires sont concernées, seules 8% des populations blanches ne trouvent pas d'emplois. Un déséquilibre qui s'explique par de nombreux facteurs et à cause de la configuration des grandes villes, conçues sous l'apartheid, ces inégalités sont renforcées par le manque de mobilité et d'accès aux transports de certains quartiers. Par exemple, à Johannesburg, où la voiture est reine, les zones les plus pauvres se trouvent souvent isolées des centres d'activité. De notre correspondante à Johannesburg, Six heures du matin, dans cette gare de Soweto. Un groupe de fidèles entonne des prières dans l'unique train qui desservira le centre-ville. Au-dessus de nous, plus aucun câble, ils ont tous été volés lors des confinements... seule une locomotive qui fonctionne au diesel permet d'organiser quelques navettes. Cleopatra, 43 ans, va travailler dans un centre d'appel, à l'autre bout de la ville : « C'est difficile ! Maintenant il faut se lever encore plus tôt qu'avant. Mais bon, quand on n'a pas d'argent, on se tourne quand même vers le train. C'est plus raisonnable, mais pas toujours fiable ! » « Le système est injuste... » Ces travailleurs ne gagnent pas assez pour acheter une voiture, et même les taxis collectifs sont trop chers pour leur budget. Thabang a lui, rejoint le wagon fumeurs. « Ce n'est pas pratique pour aller au travail, surtout en ce qui concerne la ponctualité. Parfois, mes employeurs disent que je suis responsable, que je fais de mon problème le leur. Le système est injuste, car il n'y a pas d'alternative peu chère et accessible. Par exemple, un taxi, ça peut revenir à 650 rands contre moins de 300 pour le train. » Et comme le constate John autour de lui, cela pose encore plus de problèmes pour les 35 % de la population en recherche d'emploi, qui n'ont pas toujours les moyens de se rendre dans les centres d'activité : « Il n'y a plus de travail ici, il faut se déplacer assez loin pour en trouver. Les emplois deviennent rares. Donc, on voit nos frères et nos sœurs traîner dans les townships, sans avoir rien à faire... » « Ces travaux ne permettent pas de répondre aux besoins des usagers » Ce déséquilibre spatial est hérité du système de l'apartheid, qui consistait à isoler les populations noires, métisses et indiennes hors des villes, dans les townships. Le chercheur Ngaka Mosiane (du Gauteng Observatory City-Region) a vu au fil du temps différents projets échouer à renverser la donne. Il y a bien eu des tentatives, non seulement pour mettre en place de nouveaux transports, mais aussi pour utiliser les transports afin de stimuler des activités le long de ces axes. Aujourd'hui, tout cela reste inachevé, alors que cela aurait pu être bien mieux développé. Et ces travaux ne permettent pas de répondre aux besoins des usagers. Selon le ministère des Transports, moins de 20 % du réseau ferroviaire de la région est pour l'instant rétabli.   Ce reportage est soutenu par une bourse de l'International Women's Media Foundation.

Par Jupiter !
"Pas de combines, pas de magouilles : la réponse, ce n'est donc pas Les Républicains qui l'ont."

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 4:09


durée : 00:04:09 - Le journal de presque 17h17 - par : Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek - Démission d'Elisabeth Borne refusée par Emmanuel Macron, Christian Jacob qui ne veut pas de combines et pas de magouilles face à la situation actuelle, poste sur mesure à Assas pour Blanquer, et demande en mariage à l'Intermarché de Venise, c'est l'actu du jour !

Le journal de presque 17h17
"Pas de combines, pas de magouilles : la réponse, ce n'est donc pas Les Républicains qui l'ont."

Le journal de presque 17h17

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 4:09


durée : 00:04:09 - Le journal de presque 17h17 - par : Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek - Démission d'Elisabeth Borne refusée par Emmanuel Macron, Christian Jacob qui ne veut pas de combines et pas de magouilles face à la situation actuelle, poste sur mesure à Assas pour Blanquer, et demande en mariage à l'Intermarché de Venise, c'est l'actu du jour !

Si tu écoutes, j'annule tout
"Pas de combines, pas de magouilles : la réponse, ce n'est donc pas Les Républicains qui l'ont."

Si tu écoutes, j'annule tout

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 4:09


durée : 00:04:09 - Le journal de presque 17h17 - Démission d'Elisabeth Borne refusée par Emmanuel Macron, Christian Jacob qui ne veut pas de combines et pas de magouilles face à la situation actuelle, poste sur mesure à Assas pour Blanquer, et demande en mariage à l'Intermarché de Venise, c'est l'actu du jour !

Arabesques
Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (ou ta sœur) (2/3)

Arabesques

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 88:18


durée : 01:28:18 - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (ou ta sour) (2/3) - par : François-Xavier Szymczak - Nom : Mendelssohn. Prénom : Fanny - réalisé par : Emmanuel Benito

Invité Afrique
Ousmane Diallo (Amnesty): «Ce carnage du Jnim vise à dissuader les populations de collaborer avec l'État malien»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 21, 2022 4:00


Au Mali, nouveau carnage dans le centre du pays. Selon le gouvernement de Bamako, 132 civils ont été tués froidement samedi et dimanche derniers par les jihadistes de la katiba du Macina. Le massacre s'est produit dans plusieurs villages de la commune de Diallassagou, dans le cercle de Bankass. Pourquoi de telles tueries ? Ousmane Diallo est chercheur Sahel à Amnesty International. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Ousmane Diallo, comment expliquez-vous ce nouveau carnage dans le centre du Mali ? Ousmane Diallo : Oui, ces derniers jours on a vu que les membres de la Katiba Macina et du Groupe pour le soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim)ont attaqué plusieurs villages, en particulier à Diallassagou et aussi à Niondo et jusqu'à Ségué, et ça s'explique comme des représailles à la suite d'opérations militaires effectuées par les forces armées maliennes et au cours desquelles des habitants de ces villages-là ont été accusés d'avoir servi de guide aux autorités maliennes. Et on voit que ça s'inscrit dans le cycle d'intimidations et de violences perpétrées par le Jnim dans le centre du Mali pour dissuader ces populations-là de collaborer ou bien de s'affilier à l'État malien. Est-ce à dire que les jihadistes du Jnim et de la Katiba Macina veulent punir les villageois de la région de servir éventuellement de guides aux militaires, c'est cela ? Ousmane Diallo : Exactement, c'est une forme de punition collective. Comme on le sait, au cours des dernières années, les membres de cette katiba-là avaient établi des accords locaux avec plusieurs villages de la région, notamment avec des clauses qui leur permettaient d'avoir accès aux terres agricoles, et en échange de ne pas collaborer avec l'armée malienne, que tous les hommes portent la barbe, ou bien que toutes les femmes portent le voile. Et on voit que à la suite des dernières opérations qu'il y a eu lieu dans cette zone-là, il y a des représailles violentes pour, d'une certaine manière, montrer aux populations le prix à payer à cause de cette collaboration-là. Le problème c'est que les militaires interviennent et ensuite ils s'en vont, c'est ça ? Ousmane Diallo : Exactement, et ça pose toute la question de la protection des civils parce que si on implique des communautés villageoises et qu'on les engage dans des actions militaires contre les groupes armés, sans pour autant avoir une présence territoriale solide dans la région et sans pour autant établir des dispositifs permettant de protéger les populations civiles de ces représailles-là, on les expose d'une certaine manière à la violence de ces groupes armés-là qui sont les premiers responsables de la mort de ces populations civiles ; mais il y a des questions à se poser, notamment sur les relations entre l'État et ces populations-là dans les zones où interviennent ces groupes jihadistes. Est-ce que les militaires maliens, qui sont intervenus ces dernières semaines, ont été accompagnés de supplétifs, notamment de la milice armée Wagner ? Ousmane Diallo :  Dans le sud de la région de Moptice n'est pas tout à fait avéré, nous n'avons pas d'informations en ce sens. Ils ont été beaucoup plus actifs dans la zone de Djenné, il y a eu plusieurs opérations et patrouilles conjointes avec ce que l'État malien appelle les instructeurs russes, mais dans la zone de Bankassnous n'avons pas d'information de patrouilles entre Wagner et les forces armées maliennes dans cette zone.   Alors depuis six mois, les autorités de la transition malienne affirment qu'elles reprennent au contraire du terrain sur les jihadistes, notamment au centre du Mali, est-ce qu'il n'y a pas tout de même quelques succès militaires de la part du pouvoir de Bamako ? Ousmane Diallo : Succès militaire, moi je ne saurais l'évaluer exactement, mais ce qu'on note c'est qu'il y a plus de violence contre les civils. Au-delà de l'incident de Moura,on peut voir que, par exemple, dans la région frontalière de Ménaka,il y a une offensive de l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) depuis le mois demarsqui a causé des centaines de pertes de vie de populations civiles, que ce soit à Tamalat etInchinane. On peut le voir récemment, plus dans le centre du Mali avec les attaques contre les populations civiles de Diallassagouet deNiondo. Donc il y a une nécessité, d'une certaine manière, qu'il y ait une meilleure collaboration entre les États et partenaires de la région, dans un contexte de forte polarisation géopolitique qui dessert beaucoup le respect des droits humains, le droit international humanitaire et la protection civile.

Reportage International
Bolivie: des chercheurs s'intéressent aux momies pour en savoir plus sur les maladies du passé

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 20, 2022 2:33


À La Paz, en Bolivie, une équipe de chercheurs des États-Unis, d'Italie, du Pérou et de la Bolivie, a étudié pendant plusieurs jours la collection de momies du musée d'archéologie. Elles sont une quarantaine, et datent de 1 000 à 1 450 après Jésus-Christ. Ces momies ont beaucoup de choses à révéler, notamment sur les maladies dont les personnes souffraient à cette époque. De notre correspondante à La Paz, Des anthropologues, des cardiologues, des microbiologistes sont affairés autour d'une table où est installée une momie en position fœtale. Tous portent des blouses de protection, des masques, on se croirait dans un bloc opératoire, mais on est en réalité au musée d'archéologie de La Paz. Guido Lombardi, médecin et spécialisé en anthropobiologie, explique que « les momies andines en général ont l'avantage, si on les compare avec les très connues momies égyptiennes, d'avoir tous leurs organes à l'intérieur du corps. Les Andins à l'époque n'extrayaient les organes que de certaines personnes qui appartenaient à l'élite, comme les empereurs incas. » Au-delà de l'inspection visuelle par les chercheurs, et du prélèvement d'échantillons, les momies vont passer d'autres examens et notamment des radiographies. « C'est un moyen non invasif de regarder à l'intérieur, comme par exemple pour ces momies qui sont enveloppées dans des linges inestimables que nous ne voulons pas détruire, vous pouvez ainsi regarder à l'intérieur du corps et voir leurs os dorsaux, les tissus connectés, les artères et les veines, parfois vous pouvez voir leur cerveau », détaille le cardiologue Chris Rowan. « Grâce à cela, nous pouvons facilement diagnostiquer des pathologies, nous avons vu des momies avec des vertèbres effondrées à certains endroits spécifiques où nous supposons donc une tuberculose avancée. » Comprendre le passé pour soigner les maladies d'aujourd'hui Chris Rowan fait partie du groupe Horus qui diagnostique des maladies cardiovasculaires chez les momies. Ces médecins opèrent main dans la main avec l'institut des momies de Bolzano, en Italie. Et ils ont déjà trouvé sur ces cadavres de plusieurs centaines d'années, des signes d'artériosclérose, une maladie qui endommage les artères, décrit le docteur Guido Lombardi. Contrairement à ce que l'on croyait jusqu'à présent, que l'artériosclérose était une maladie moderne, fruit de la malbouffe et du fait d'être sédentaire, nous avons découvert que cette maladie existe depuis des milliers d'années, on la retrouve sur les momies égyptiennes, sur les momies incas, etc… Donc, maintenant, on se demande « si la cause n'est pas la vie moderne, alors par quoi est causée cette maladie ? » Car on ne sait pas d'où vient l'artériosclérose pour le moment. Mais quand on le saura, on pourra s'en prémunir plus facilement, car c'est la première cause d'infarctus, on parle tout de même de la première cause de mortalité dans le monde ! C'est donc peut-être en comprenant les peuples qui vivaient il y a plusieurs centaines d'années que les chercheurs parviendront à soigner des maladies aujourd'hui.

Reportage Afrique
Sécheresse au Kenya: le business de l'eau [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 20, 2022 2:30


Le comté de Garissa, dans le nord du Kenya, est parmi les plus affectés par la sécheresse qui frappe l'Afrique de l'Est. 70% des points d'eau y sont asséchés. Pour s'approvisionner en eau, les communautés dépendent de ravitaillements effectués par des camions-citernes, appartenant le plus souvent à des sociétés privées, qui facturent leurs services à coût exorbitants.  De notre envoyée spéciale à Garissa, À l'entrée de la ville, on ne voit qu'eux. Des dizaines de camions-citernes peints en bleu… avec dessus cette inscription « eau propre ». Abdihussein Ali est indépendant et propriétaire de l'un ces camions. « J'attends qu'un client m'appelle pour aller lui livrer de l'eau », dit-il. Non loin de là se trouve l'une des principales stations de pompage d'eau de la ville. Elle appartient à un Mohumed Aden, un opérateur privé, propriétaire d'une parcelle sur les rives du fleuve Tana. « J'ai une licence du gouvernement. Grâce à des moteurs, je pompe l'eau du fleuve, puis je remplis les camions d'eau. Et on me paie en échange... », explique Mohumed Aden. La sécheresse suscite des vocations À Garissa, la distribution de l'eau repose très largement sur ces opérateurs privés. Ce n'est pas nouveau, mais après deux années de sécheresse, c'est devenu un business florissant. « À certaines périodes, il y a tellement de demande que je peux rester trois jours sans dormir à pomper de l'eau, jour et nuit. Donc, avec la sécheresse, les affaires marchent bien. D'ailleurs, j'ai remarqué qu'il y a plein de nouveaux camions-citernes sur le marché », constate Mohumed Aden. Plusieurs sources confirment que le nombre de particuliers qui ont décidé d'acheter leurs camions pour se lancer dans le commerce de l'eau a considérablement augmenté ces deux dernières années. Certains sont légaux, d'autres non. La sécheresse suscite des vocations. « Pour remplir un camion de 10 000 litres, je demande environ 700 shillings kényans, avant, c'était 400, mais à cause du prix de l'essence, j'ai dû augmenter », poursuit Mohumed Adan. « À la revente, les propriétaires de camions demandent 3 500 shillings dans Garissa même, et jusqu'à 10 000 shillings en dehors de la ville ». Des tarifs inabordables pour beaucoup En réalité, ces prix ne sont pas réglementés. Teitas Mbuvi possède un camion-citerne et demande jusqu'à trois fois cette somme, lorsqu'il doit livrer à une centaine de kilomètres de Garissa. « Pour aller si loin, il faut beaucoup d'essence et puis il est possible que le camion ait besoin de réparation, donc mon prix couvre également les risques que je prends. » Ces tarifs sont inabordables pour beaucoup. Omar Abdi, travaille pour l'autorité en charge de la gestion des ressources en eau. Il déplore ce système, tout en reconnaissant les lacunes du gouvernement. « Ils pratiquent des prix exorbitants. Mais les gens n'ont pas le choix », dit-il. « Vos animaux meurent de soif ? Vous achetez de l'eau à n'importe quel prix. Il n'y a pas d'alternatives, car le gouvernement n'a pas suffisamment de camions-citernes et parfois ils sont en mauvais état. » Pour répondre à la sécheresse, le gouvernement, aidé par des bailleurs de fonds, a pourtant augmenté la quantité de ses ravitaillements eau, mais ils restent ponctuels et insuffisants. ► À lire aussi : Sécheresse au Kenya: troupeaux décimés, familles séparées

Arabesques
Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (ou ta sœur) (1/3)

Arabesques

Play Episode Listen Later Jun 20, 2022 88:40


durée : 01:28:40 - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (ou ta sour) (1/3) - par : François-Xavier Szymczak - Nom : Haydn. Prénom : Michael - réalisé par : Emmanuel Benito

David Laroche le podcast
Pourquoi a-t- on a besoin d'INCONFORT pour GRANDIR ? - L'exemple de mon ONE-MAN SHOW

David Laroche le podcast

Play Episode Listen Later Jun 20, 2022 8:18


Combien de fois as-tu eu envie de te libérer de tes peurs pour aborder cette personne qui te plaît, tourner cette vidéo, pratiquer ce sport ou prendre la parole en public ? Est-ce que tu as parfois du mal à sortir de ta zone de confort alors que tu meurs d'envie de faire cette chose qui te passionne ? Il y a des expériences que j'ai voulu tenter qui ont cartonné et d'autres qui ont échoué. À travers cet épisode de mon Podcast, je reviens sur mon one-man-show qui m'a particulièrement marqué parce que je n'étais pas du tout préparé et c'était impossible de bosser dessus en amont. J'étais dans ma zone de panique et j'étais effrayé d'affronter l'une de mes plus grandes peurs. J'avais ce truc en moi où je me disais “Si je réfléchis trop, je vais abandonner. Donc, je ne me laisse pas le choix”. Finalement, ça a été un exercice de dingue qui aujourd'hui me sert énormément dans mes séminaires et conférences. Alors à ton tour, va conquérir tes peurs, nourris-toi de tes échecs et challenge-toi pour croître vers une meilleure version de toi-même.

Afrique Économie
À VivaTech, les Français veulent mieux répondre aux besoins de la tech africaine

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 19, 2022 2:30


Samedi s'est clôturé à Paris l'un des plus grands salons de la tech, VivaTech. Plus de 2 000 exposants attendus dont 1 700 startups pour cette édition d'après Covid. Sur le continent africain, la tech prend une place de plus en plus importante. En 2021, 6 milliards de dollars ont été levés cette année par les startups africaines. Cette année a également vu l'émergence de champions en Afrique francophone. Dans ce contexte, les institutions françaises qui soutiennent la tech en Afrique cherchent à rendre plus lisibles leurs programmes. Vu des stands africains, les programmes français de soutien à la tech sont un peu flous, confie ce start uper sénégalais : « Il faut passer par différentes agences. On ne sait pas vraiment qui fait quoi, à quel niveau, j'avoue que c'est un peu confus ». Un constat général qui a motivé les soutiens de la tech africaine à rendre plus lisibles leurs institutions et leurs programmes. Depuis le 1er juin, Digital Africa a rejoint Proparco, la filiale de l'AFD dédiée au secteur privé.  « Pour nous, ce qui est intéressant, c'est qu'une fois que l'entrepreneur est lancé - ensuite, dans toutes les étapes de sa vie -, qu'il puisse trouver en allant auprès des représentations publiques de la coopération en Afrique une solution à son problème. Et c'est vraiment un changement de l'approche dans cette vision centrée sur les besoins de l'utilisateur que nous voulons travailler avec Proparco ces prochaines années », explique Stéphan-Eloïse Gras, la directrice de Digital Africa. En devenant une filiale de Proparco, l'objectif est d'avoir une entité à qui s'adresser : une sorte de guichet unique. Puis pouvoir être dirigé vers la bonne entité et le bon programme. « Pré-amorçage, amorçage, ça, c'est vraiment Digital Africa qui va jouer ce rôle-là, avec un accompagnement des pouvoirs publics français en termes de financement. Et ensuite les success stories qui seront accompagnées par Proparco dans ses différentes composantes avec des tickets qui commenceront autour de 500 000 euros. L'idée, c'est bien de les soutenir, de les financer, parce que l'on croit que soutenir ces entrepreneurs de la tech africaine, c'est bien pour la jeunesse africaine, c'est bien pour l'emploi en Afrique et c'est bien pour à peu près tous les secteurs, aujourd'hui, de l'économie réelle qui doivent en fait bénéficier des innovations de la tech », raconte Françoise Lombard DG Proparco.   Il s'agit également d'assurer un continuum et ne pas laisser d'entrepreneurs sans réponse « On est aujourd'hui financé à 90% par de l'argent public. Nous avons une responsabilité en tant qu'organisation de pouvoir faire en sorte qu'un entrepreneur, qui échoue sur un programme sur lequel il candidate pour avoir un ticket de financement, puisse trouver une opportunité ailleurs. Et encore une fois, c'est grâce au numérique et à la data qu'on espère pouvoir renforcer cela. Donc, très concrètement, cela signifie éviter justement qu'on en oublie au bord de la route, et qu'il y en ait qui se retrouvent à taper à une porte pendant des jours et des nuits sans jamais avoir de réponse », rajoute Stéphan-Eloise Gras. En septembre, un nouveau fonds de financement de petits tickets de 20 000 euros – Fusée – sera lancé à l'attention de 200 entrepreneurs d'Afrique francophone. ► À lire aussi : Le salon français VivaTech amorce sa transition climatique, mais oublie l'écologie

Reportage International
Guerre en Ukraine: à Lyssytchansk, la police mobilisée pour distribuer l'aide humanitaire

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 18, 2022 2:32


Dans le Donbass, les combats font toujours rage pour le contrôle de la grande ville de Sievierodonetsk. La région est constamment bombardée. À Lyssytchansk, la police est venue apporter un peu d'aide humanitaire. De nos envoyés spéciaux à Lyssytchansk, Leurs coffres pleins de bouteilles d'eau, de conserves ou encore d'huile, les policiers de Lyssytchansk sont accueillis en héros par les habitants de ce hameau vivant reclus dans leurs maisons. « C'est terrible de voir mes concitoyens vivre comme ça, cachés, essayant de survivre comme ils peuvent », se désole Sergei, chef adjoint de la police du district. « À n'importe quel moment, une bombe peut tomber et détruire leur maison. Cette guerre est horrible. Donc, on doit prendre soin de ces gens. » ► À lire aussi : Ukraine: à Lyssytchansk, la crainte de subir le même sort que Sievierodonetsk « On espère qu'on aura assez pour survivre » Ces maisons se trouvent au bout de la région de Louhansk, dans la dernière poche encore contrôlée par l'Ukraine. Une seule route relie à l'extérieur. Une voie de poussière encerclée par l'armée russe qui bombarde constamment la zone. Ces quelques familles vivent dans un quotidien de bombes, de tirs, de stress et de peur, comme l'explique Raïssa Maichaleva. Nous ne pouvons pas aller en ville. C'est trop loin et nous n'avons pas de voiture. Nous puisons l'eau dans un petit lac près d'ici, quand ça ne bombarde pas. Pour la nourriture, nous n'avons que l'aide humanitaire. Nous avons pu en accumuler un petit stock. Pendant l'hiver, nous avons aussi gardé des conserves. Enfin, on a un petit potager pour produire nos propres légumes. On espère qu'on aura assez pour survivre. Plusieurs maisons aux alentours ont été détruites par des obus. Celle d'Irina Makarenka tient encore debout, mais jusqu'à quand ? Pour autant, cette Ukrainienne de 45 ans refuse toujours de partir. « Nous essayons juste de survivre. Si les Russes arrivent, nous continuerons notre vie ici », affirme Irina Makarenka, qui poursuit : « Je suis née ici, c'est mon pays, je ne partirai pas. Je dirai aux Russes de partir, de rentrer chez eux. C'est tout. Nous voulons vivre comme nous le faisions avant la guerre. Aller à l'école, travailler, trouver du bois pour allumer un feu et manger. Tout simplement. En espérant que la paix arrive aussi vite que possible. » ► À lire aussi : Ukraine: les habitants de Lyssytchansk sous pression avec l'avancée des troupes pro-russes « Sans l'aide des autres, je serais déjà morte » Une personne n'a pas la force de venir remercier les policiers en personne. Cette grand-mère vit terrée dans la cave depuis des jours. Bouleversée, elle prie Dieu de lui venir en aide. « Dieu, aide-nous, aide-nous à reconstruire ma maison détruite, à recevoir l'argent de ma retraite », souhaite-t-elle. « Nous n'avons plus rien. Je ne peux aller nulle part parce que je n'ai plus d'argent. C'est très dur, j'ai un problème de cœur et de pression sanguine. Sans l'aide des autres, je serais déjà morte », dit la grand-mère. À quelques kilomètres, les combats font rage à Sievierodonetsk. Si les Russes s'emparent de la ville et traversent la rivière, ils pourraient vite fondre sur le hameau et ses alentours.

En sol majeur
Un mutisme tahitien signé Titaua Peu

En sol majeur

Play Episode Listen Later Jun 18, 2022 48:30


Le Tahitien n'est pas un grand bavard. C'est ce qu'écrit Titaua Peu. Mais derrière ce silence tahitien peut-être culturel, il y a une montagne qui attend son heure. Montagne de colère et de honte face à l'océan. Cela dit, c'est en eaux troubles que sévissent les non dits et les tabous d'une société coloniale, marquée par les inégalités criantes et les séquelles toujours vives des essais nucléaires réalisés en Polynésie entre 1966 et 1996. Pour en finir avec les préjugés vahinés, Titaua Peu prend la plume depuis 2 romans coup de poing Mutismes & Pina (aux Éditions Vent des îles). C'est une des rares voix tahitiennes à se faire entendre et à raconter son pays et ses légendes, son peuple, son mal être et sa beauté chaotique. Donc si vous avez un billet pour l'eau turquoise de Papeete, autant vous dire que Titaua Peu est une empêcheuse de bronzer en rond.   Les choix musicaux de Titua Peu  Billie Holiday - Love me or leave me Emma Terangi - Penei ite Nina Simone - Sinnerman

Invité Afrique
Nkongho Felix Agbor Balla: «Trop de civils sont tués» au Cameroun

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2022 4:50


L'avocat camerounais Me Nkongho Felix Agbor Balla dirige le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CHRDA). Figure bien connue de la société civile, il vient de recevoir, aux États-Unis, le prix Robert-Fitzgerald-Kennedy des droits de l'homme. Dans un rapport qui vient d'être publié, le CHRDA répertorie les dernières attaques et autres actes de violences perpétrées contre les civils dans les deux provinces anglophones, par les forces armées camerounaises et les combattants séparatistes. Me Nkongho Felix Agbor Balla est l'invité de RFI. RFI : Loin de se calmer, les violences contre les civils s'intensifient dans les deux provinces anglophones… Nkongho Felix Agbor Balla : Oui. Les choses vont très mal chez nous maintenant. Il y a beaucoup d'incidents. Ça a commencé à Belo, avec des militaires, ils ont tué des gens. Au lieu de voir comment ils peuvent arrêter les séparatistes, ils continuent à brûler les villages et les maisons en disant qu'il y a des séparatistes qui sont dans les villages et que les villageois sont en train de se protéger. On arrête des gens aussi. On les met en détention et cela prend du temps aussi pour qu'ils voient un juge. De leur côté, des groupes indépendantistes tuent aussi des villageois, prennent des otages. Ils ont même incendié l'hôpital de Mamfe au début du mois… Oui. Mais les crimes sont très graves. Comment peux-tu incendier un hôpital ? Ça sert à tout le monde. À Akwaya aussi, ils avaient attaqué même une église en demandant aux gens qui allaient à l'église de leur donner l'argent qu'ils allaient donner à l'église. Ils ont tué les gens là-bas aussi. Donc, ils tuent plus les civils qu'attaquer les militaires. Et dans votre rapport, vous appelez une fois de plus toutes les parties au conflit à rechercher une solution dans la crise, mais cela ressemble un peu à un vœu pieux, non ? Oui. Mais pour s'en sortir, les parties vont parler entre eux parce qu'il y a trop de civils qui sont tués. Les enfants même qui allaient à l'école. Les petits commerçants. Vous voyez, on kidnappe les gens, on leur demande beaucoup d'argent. Mais l'État du Cameroun et les séparatistes ne peuvent pas gagner cette bataille. Et c'est nous les civils qui souffrons. On ne peut pas réussir sans avoir un dialogue, une discussion, une médiation entre les deux parties. Pourquoi, malgré tous ces rapports qui répertorient des exactions au fil des mois, ces centaines de milliers de déplacés, ces écoles fermées, ne parle-t-on pas d'un processus de paix pour les deux régions anglophones du Cameroun ? Mais, ça dépend aussi des deux parties, parce que le gouvernement dit souvent qu'il n'a pas d'interlocuteur en face pour pouvoir dialoguer et les séparatistes disent qu'ils peuvent parler seulement si on parle de séparation. Et l'État du Cameroun ne peut pas accepter la séparation.  Mais il faut aussi que les deux parties, quand même, donnent quelque chose, changent leur position. Donc, on peut avoir un dialogue, une discussion ou une médiation sans préalable, sans condition. Mais si on n'accepte pas cela, ce sera très difficile pour qu'on trouve une solution. Mais qu'est-ce qui empêche, selon vous, Yaoundé d'ouvrir de vraies négociations comme cela se fait dans d'autres pays pour d'autres crises ? Au gouvernement, il y a des gens qui ne sont pas prêts à négocier. Ils ne sont pas prêts à dialoguer. Moi, je pense que c'est cette faction qui est au contrôle. Il y a des gens qui bénéficient beaucoup aussi. Il y a le commerce de la guerre. Et regardez aussi ce qui s'est passé. Tous les jours, on parle de la crise. S'il n'y avait pas la crise, on va parler de l'alternance. Donc aussi, ça aide les gens que la presse nationale et internationale, passe son temps à parler de la crise. Il y a un intérêt pour eux que la crise continue. Donc, je pense que si on peut avoir un pays africain, que les gens peuvent commencer à dialoguer, à discuter, ça peut aider le Cameroun. Yaoundé ne veut pas d'intervention étrangère… Oui. Je connais la fierté du gouvernement de Yaoundé. Mais le problème est que, si la crise continue depuis 5 ans, ce n'est pas bon parce que les séparatistes disent qu'ils ne peuvent pas dialoguer sans un médiateur, un médiateur étranger. Il y a les pays amis africains aussi que le Cameroun peut accepter pour dialoguer et pour être un interlocuteur. N'avez-vous pas l'impression que les plus modérés sont pris en otage par les plus radicaux, que ce soit du côté des groupes armés, comme du côté des autorités de Yaoundé ? Oui. C'est vrai. Parce que les modérés ici n'ont aucune voix. Si chez les Anglophones, si vous êtes modéré, ils demandent à vous tuer. Il n'y a aucune place pour les modérés au Cameroun pour le moment. Mais je pense aussi que si, des deux côtés, surtout chez les séparatistes, s'ils sont en train de lutter pour le peuple anglophone, il faut qu'ils arrêtent de tuer les civils. L'État du Cameroun aussi, c'est son droit de protéger les civils et leurs biens mais il faut aussi qu'il regarde comment il peut parler, même avec modérés. Il y a des séparatistes modérés. Comment il peut parler avec des séparatistes modérés. Il peut décider de relâcher les leaders en prison. Il peut commencer à parler avec eux pour trouver une solution.

Invité Afrique
Frédéric Van Leeuw: «La dent de Patrice Lumumba est remise à sa famille et non pas à l'État congolais»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 16, 2022 4:06


La semaine dernière, le roi Philippe de Belgique était en RDC. Un voyage au cours duquel le souverain belge a, à nouveau, exprimé « ses plus profonds regrets » pour les blessures liées à la colonisation du pays. Le 20 juin, nouveau temps fort entre Bruxelles et Kinshasa : les autorités belges vont remettre la dépouille de Patrice Lumumba à sa famille. Une dent lui appartenant a été retrouvée il y a six ans chez la fille d'un policier belge chargé à l'époque de faire disparaître le corps. C'est cette dent qui va être rendue à ses proches. Elle sera restituée par Frédéric Van Leeuw, le procureur fédéral belge. Il est l'invité de RFI. RFI : La dépouille de Patrick Lumumba va donc être restituée ce lundi à sa famille, un geste que ses descendants réclamaient depuis longtemps. Pourquoi cela a-t-il pris autant de temps ? Frédéric Van Leeuw : La date avait déjà été prévue il y a quelques mois, mais ça n'allait pas pour les autorités congolaises parce qu'il fallait aussi quand même une certaine solennité. La dent n'a pas pu accompagner la mission royale, parce que c'est un dossier judiciaire et c'est une exécution d'une décision d'un juge d'instruction de remettre la dent et la dent est remise à la famille et non pas à l'État congolais.  Cette dépouille, c'est donc une dent qui a une histoire terrible. Racontez-nous la façon dont la police, puis la justice en Belgique sont parvenues à mettre la main dessus.   L'histoire au départ, c'est un gendarme belge, Gérard Soete, qui est là-bas au Congo, à qui on demande de faire disparaitre le corps qui avait été enterré sommairement quelques jours avant, juste au moment de l'exécution. Mais les autorités du Katanga ont eu très peur qu'à un certain moment, cet assassinat soit révélé dans la population et provoque des mouvements. Donc, il a fallu faire disparaître le corps avec une cuve d'acide. Et c'est ce que Gérard Soete avec d'autres ont fait. Gérard Soete s'est, quelques années plus tard, vanté d'avoir pris avec lui deux dents et même deux doigts. Puis ce récit est un peu tombé dans l'oubli et est remonté à la surface avec la commission parlementaire importante qui a eu lieu en 2000 suite à un livre d'un historien, Ludo de Witte [« L'assassinat de Lumumba » aux Editions Karthala]. Et dans une interview un peu plus tard, Gérard Soete a rappelé qu'il avait ces deux dents en disant qu'il s'était débarrassé d'une des dents. Et après la plainte qui a été déposée par la famille, à un certain moment la fille de Gérard Soete, qui était entretemps décédé, a montré la dent. Et à ce moment-là, la justice a été recherchée la dent lors d'une perquisition. Depuis lors, je pense que c'est depuis 2016 que cette dent est saisie.  Cette dent est aujourd'hui dans un coffre-fort du parquet fédéral belge que vous dirigez…  Tout à fait. Vu la valeur et le respect dû à ce qui reste finalement de la dépouille de Patrice Lumumba, il fallait que cette dent soit bien protégée. Et donc elle l'est dans un écrin qui a été fabriqué tout spécialement pour la protéger et elle se trouve dans un coffre du parquet fédéral effectivement, puisqu'on voulait éviter qu'elle soit simplement considérée comme une vulgaire pièce à conviction qui se trouverait au greffe du tribunal.  Cette dent va donc être remise ce lundi à sa famille. Comment précisément va se dérouler cette restitution ?  Au début de la cérémonie, il y aura un moment plus intime rien qu'avec la famille. C'est à ce moment-là que je remettrai la dent. Il ne s'agit pas de faire du spectacle ni quoi que ce soit. Et après il y aura une cérémonie plus officielle.  Cette restitution ne marque tout de même pas la fin de l'histoire, car il y a toujours une enquête en cours ouverte en 2011 par la justice belge pour crime de guerre. Où en est cette enquête aujourd'hui ?  L'enquête continue. J'ai justement parlé de la commission parlementaire qui avait eu lieu en 2000. Il y a eu lors de cette commission parlementaire une série d'auditions à huis clos et le juge d'instruction a décidé il y a quelques mois de faire une perquisition au Parlement pour obtenir le contenu de ces auditions qui avaient été faites à huis clos. Actuellement, il y a un tout un débat juridique qui se fait. Les pièces sont sous scellés. Nous avons soutenu, en tout cas en tant que parquet, qu'il n'était justifiable ni légalement ni moralement de garder secrètes les auditions qui ont été faites à huis clos il y a plus de 20 ans. Il y a un point de vue différent qui a été développé au niveau du Parlement et cette question-là doit être tranchée. Le dossier a été plaidé le 1er juin et l'arrêt de la cour d'appel est prévu vers le 14 septembre.  Outre cette perquisition au Parlement fédéral, la juge en charge de l'affaire a-t-elle entrepris d'autres actes ces dernières mois ?  Je ne peux évidemment pas trop m'exprimer là-dessus. Il y a effectivement d'autres devoirs d'enquête dont certains sont connus vis-à-vis des Nations unies et autres pour obtenir l'accès à certaines archives. C'est un dossier très particulier puisqu'on fait une enquête plus de 60 ans après. Quelque part, les preuves matérielles à part justement cette dent n'existent plus vraiment et encore, pour éviter de détruire complétement la dent, il n'y a pas eu d'ADN qui a été faite sur la dent. Donc, c'est un faisceau de présomptions qui fait que nous sommes sûr qu'il s'agit de la dent de Patrice Lumumba, mais il n'y a pas de certitude scientifique par rapport à cela, parce que si on avait prélevé de l'ADN, on aurait détruit complètement la dent. ► À lire aussi : Un héros littéraire nommé… Patrice Lumumba

Reportage International
La situation économique du pays pousse les Sri Lankais à émigrer

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 15, 2022 2:33


Le Sri Lanka connait depuis le début de l'année la pire crise de son histoire moderne. Le gouvernement a demandé une aide d'urgence au Fonds monétaire international, dont une équipe doit se rendre sur place ces jours-ci. Mais en attendant, la vie des Sri-Lankais s'est transformée en une lutte quotidienne, et tous ceux qui peuvent partent travailler à l'étranger. La nuit vient de tomber sur Colombo, et plusieurs centaines de véhicules attendent devant une station essence. Vajira Kumar patiente depuis 8 heures pour remplir le réservoir de son camion de livraison, et il est sur le point d'arriver à la pompe.  « Je passe toutes mes journées dans ces files d'attente. Quand j'arrive enfin à obtenir de l'essence, il fait nuit, et je pars livrer les journaux, jusqu'à 6 h du matin, se confie l'employé. Puis je reviens faire la queue. Avant, j'avais un autre travail pendant la journée, maintenant ce n'est plus possible. » Depuis deux mois, chaque voiture n'a droit qu'à 20 litres d'essence, et le gouvernement va maintenant instaurer un quota hebdomadaire. Les coffres de l'État sont vides, entre autres à cause d'une mauvaise gestion financière et de la crise du Covid. Du coup, en mars, la roupie sri-lankaise a perdu la moitié de sa valeur, ce qui a fait exploser les prix des produits importés, comme le lait, le blé ou le pétrole. Et le gouvernement ne sait pas comment sortir le pays de la crise. Résultat, tous les Sri-Lankais qui le peuvent essaient de quitter l'île. « De ma vie, je n'avais jamais imaginé que je partirais vivre à l'étranger. Mais à cause de la crise, je suis sur le point de perdre mon travail ici. Nous travaillons sur un projet de bâtiment public, mais l'État ne peut plus nous payer. Alors je n'ai pas le choix: je dois émigrer. »  Fuite des cerveaux Entre janvier et mai, plus de 100 000 Sri-Lankais sont partis travailler à l'étranger. Soit un rythme de départ deux fois plus rapide que l'année dernière. Ces expatriés sont plus qualifiés qu'avant, ce qui montre que la classe moyenne éduquée croit de moins en moins dans l'économie de leur pays. Le secteur des nouvelles technologies, qui était en pleine croissance, est gravement touché. « Notre principal problème est la fuite des cerveaux, affirme Sujeev Rajakulendran qui est PDG de la société Esshva. Depuis deux mois, nous essayons de recruter 30 personnes. Nous n'en avons trouvé qu'une, et elle part déjà au Royaume-Uni à la fin de l'année. Donc si nous devons grandir, ajoute le PDG, nous allons devoir ouvrir des filiales en Inde, aux Philippines, au Vietnam ou en Indonésie, où nous pourrons trouver des employés. » Dans la rue, les manifestants défilent régulièrement pour demander au président Gotabaya Rajapaksa de démissionner, afin de permettre un vrai changement de système et de rétablir la confiance des investisseurs. Mais le chef de l'État refuse toujours d'écourter son mandat. ► À lire aussi : Sri Lanka: en défaut de paiement, le pays face à une grave crise alimentaire

Prière du matin
"Vous donc, priez ainsi" (Mt 6, 7-15)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Jun 15, 2022 8:22


"Vous donc, priez ainsi" Méditation de l'évangile (Mt 6, 7-15) par le pasteur Jean Pierre Sternberger Chant final: "Mon Père, je m'abandonne à toi" par la communauté de l'Emmanuel

C dans l'air
MACRON / MÉLENCHON : LA BATAILLE ÉCONOMIQUE – 15/06/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 15, 2022 66:13


MACRON / MÉLENCHON : LA BATAILLE ÉCONOMIQUE – 15/06/22 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l'Institut de Haute Finance CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Conseiller de la rédaction - « Franc-Tireur » SOPHIE FAY Journaliste au service Économie - « L'Obs » Chroniqueuse - « France Inter » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales En cette fin de campagne des législatives, la bataille entre la coalition présidentielle et la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) se poursuit sur les programmes économiques, en particulier les questions budgétaires, et électrise les débats. La Macronie n'a de cesse ces derniers jours de brandir le chiffon rouge de l'extrême gauche au pouvoir. Avec à Matignon Jean-Luc Mélenchon, le « Chavez gaulois », la France courrait irrémédiablement à la « faillite », entonnent en boucle les membres du gouvernement depuis dimanche. Le chef de l'Etat lui-même a exhorté mardi les Français, depuis le tarmac de l'aéroport d'Orly où il s'envolait pour la Roumanie et la Moldavie, à lui « donner une majorité solide » au nom de « l'intérêt supérieur de la Nation ». Dénonçant un « sketch à la Trump », le leader de la Nupes a répondu hier aux attaques du gouvernement sur le volet économique, en lançant : « Le chaos, c'est lui ». « On ne va pas se priver d'interpeller Emmanuel Macron sur son budget caché. Il nous reproche de vouloir trop dépenser mais lui s'est engagé auprès de l'Europe à ramener le déficit du pays à 3 %, ce qui représente 80 milliards d'euros » a-t-il expliqué. « Qu'il nous dise comment il compte faire ! » a également affirmé lundi Jean-Luc Mélenchon avant d'ajouter : « Vous ne pourrez pas enlever une somme pareille, donc vous allez devoir augmenter les recettes. Donc, vous allez augmenter la TVA. » « Je veux démentir avec la plus grande fermeté (…) ce délire de nos adversaires. Nous n'avons aucune intention d'augmenter les taux de TVA », a une nouvelle fois réagi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Depuis plusieurs jours le gouvernement affirme qu'il n'y a pas de programme caché, ni de non-dit. Et que si l'objectif est bien de réduire les déficits à 3 % d'ici 2027, ce sera sans augmentation de la TVA. Le programme d'Emmanuel Macron prévoirait au contraire de nouvelles baisses d'impôt de l'ordre de 15 milliards sur le quinquennat et ces réductions des prélèvements seraient essentiellement financées par des économies. Mais sans guère d'explications étayées alors que l'inflation est au plus haut et que la croissance économique ralentit. Un contexte économique sombre qui a poussé la Banque centrale européenne à tenir ce mercredi une réunion exceptionnelle, une semaine après avoir annoncé son intention d'entamer en juillet une hausse de ses taux directeurs pour combattre l'inflation. Car ce changement de cap majeur dans la politique monétaire s'accompagne d'un risque : celui d'une fragmentation sur le marché de la dette souveraine en zone euro, qui ferait que les États européens emprunteraient à des niveaux très divergents, et que ceux jugés plus fragiles seraient pénalisés. La réaction sur le marché a d'ailleurs a été immédiate : les taux d'intérêt des emprunts d'États continuent de flamber, le rendement français à 10 ans dépassant les 2 %, un niveau plus vu depuis 2014, et celui de l'Italie a grimpé à 4 %. Après des années marquées par des taux d'intérêt négatifs, cette situation vient rappeler que la dette publique française qui s'établit désormais à 2813,1 milliards d'euros a à nouveau un coût et ce alors que l'inflation grève fortement le budget des Français. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Les Grandes Gueules
Le journal du Off : Mais où est donc Éric Zemmour ? - 15/06

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 15, 2022 7:33


Tous les jours, dans la chronique "Le journal du Off", Jeremy Trottin vous présente toutes les informations exclusives, les indiscrétions et les coulisses autour de l'élection présidentielle 2022. « Les Grandes Gueules » animées par Alain Marschall et Olivier Truchot sont de retour pour une 18e saison ! Agriculteur, fromager, avocat, enseignante… les 14 GG, issues de la société civile, n'ont jamais peur de défendre leurs idées. Entre débats animés, accrochages et éclats de rires, ces 3 heures de talk-show sont le reflet des vraies préoccupations des Français. Cette année, Fred Hermel débarque dans les GG avec un billet d'humeur : « C'est ça la France ». RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l'actualité et sur l'interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s'articule autour de rendez-vous phares comme Apolline Matin (6h-9h), les Grandes Gueules (9h-12h), Estelle Midi (12h-15h), Super Moscato Show (15h-18h), Rothen s'enflamme (18h-20h), l'After Foot (20h-minuit).

Invité Afrique
Bassirou Diomaye Faye: «Mobiliser les forces vives pour empêcher un simulacre d'élection»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2022 4:08


Au Sénégal, un bras de fer est engagé entre le pouvoir et la principale force de l'opposition en vue des législatives prévues le 31 juillet. Après l'invalidation partielle de sa liste menée par Ousmane Sonko, la coalition Yewwi Askan Wi n'entend pas baisser les bras. Le président Macky Sall affirmait il y a quelques jours sur notre antenne : « la loi est dure, mais c'est la loi. Le pays va tenir les élections ». Mais Yewwi Askan Wi annonce une nouvelle mobilisation ce vendredi, après celle du 8 juin. Bassirou Diomaye Faye, membre de la coalition d'opposition, président du mouvement national des cadres patriotes, est l'invité de RFI. RFI : Les leaders de Yewwi Askan Wi affirment que sans Ousmane Sonko il n'y aura pas d'élections législatives le 31 juillet. Le Conseil constitutionnel pourtant a tranché, donc il n'y a plus de recours légal. Concrètement, quelle est votre stratégie maintenant  ?  Bassirou Diomaye Faye : Ce que disent plutôt les leaders, c'est que sans la participation de la liste des titulaires de Yewwi Askan Wi, ils n'admettraient pas qu'une farce d'élections s'opère dans ces conditions. Évidemment, le président Ousmane Sonko est la tête de liste choisie par l'ensemble des leaders de la coalition, que le ministre, avec la complicité du Conseil constitutionnel, cherche à empêcher participer à ces élections. Les moyens d'action de la coalition, c'est ce que nous avons commencé à faire la semaine dernière : mobiliser les forces vives de la nation pour empêcher un simulacre d'élections qui exclut la partie la plus forte de l'opposition, à savoir Yewwi Askan Wi.  Donc faire pression par la rue pour réhabiliter cette liste de titulaires, c'est ça  ?  La justice est rendue au nom du peuple sénégalais et je pense que ce que le Conseil constitutionnel a fait, c'est rendu au nom du président Macky Sall et ce n'est pas d'une telle justice qu'on veut. Ces décisions-là ne sauraient engager le peuple.  Est-ce que vous souhaitez un report des élections  ?  Nous souhaitons la validation de la liste de Yewwi Askan Wi, la liste des titulaires, et une tenue à date échue des élections, à savoir le 31 juillet.  Le gouverneur de Dakar a rappelé dans un communiqué que, durant la période de pré campagne, du 10 juin au 9 juillet, «  toute manifestation de soutien à un candidat ou à une coalition était interdite  ». Est-ce que cela signifie, pour vous, que votre mobilisation prévue ce vendredi sera interdite par le préfet  ?  Je crois que le gouverneur s'engage dans des sentiers obscurs. C'est le préfet qui apprécie si les moyens dont il dispose lui permettent d'encadrer une marche pacifique. Et je crois que ce qu'on a fait le 8 (juin) démontre le sens des responsabilités de l'opposition qui a tenu une manifestation pacifique.  La coalition au pouvoir accuse Yewwi Askan Wi d'être dans une logique de confrontation, de violence. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de lui donner raison avec l'organisation d'une manifestation non autorisée si c'est le cas vendredi  ?  D'abord, il n'y a pas de raison que la manifestation ne soit pas autorisée. Elle n'enfreint aucunement la loi. S'il y a confrontation, justement c'est eux qui l'imposent en foulant aux pieds toutes les règles démocratiques et le respect des libertés publiques.  Est-ce qu'il y a encore un dialogue possible avec le pouvoir  ? Est-ce qu'il y a des contacts pour tenter de trouver une solution  ?  Je ne suis pas au courant de contacts. Ce que je sais, c'est qu'à chaque fois que notre coalition a entendu faire prévaloir ses droits constitutionnels de dire non par les moyens légaux qui lui sont octroyés, notamment la marche, la dénonciation de quelque nature que ce soit, on a récolté des menaces de mort extrêmement claires et dangereuses pour la stabilité du pays.   Comment sortir alors de ces déclarations et contre-déclarations  ?  Que chacun respecte les droits de l'autre. Maintenant, ce qui s'est passé au niveau du Conseil constitutionnel qui nous place aujourd'hui dans une impasse, c'est eux donc qui l'ont créée et il leur appartient de trouver la solution de sortie de crise.  Lors de la manifestation du 8 juin dernier, une équipe de télévision, en l'occurrence la TFM, a été malmenée par des manifestants. Yewwi Askan Wi, peut-elle garantir la sécurité des journalistes qui viendront couvrir leurs activités en vue de ces élections  ?  Ce que les leaders ont fait et dit depuis le départ, et après que ces incidents se soient déroulés, c'est le respect de la profession des journalistes qui sont en train de l'exécuter sur le terrain, et qu'il n'appartient pas à d'autres citoyens de les malmener lorsqu'ils sont en train de faire correctement leur travail sur le terrain.  Depuis plusieurs semaines, le débat politique est consacré à ces problèmes de listes. A quand une présentation de votre projet, de votre programme sur le fond en vue des législatives  ?   Les leaders sont en train de peaufiner le contrat de législature. Naturellement, le moment viendra où il faudra le présenter aux Sénégalais. Mais il y a encore du temps pour cela et ce n'est pas une course. Aujourd'hui, la priorité pour nous, c'est de faire respecter la volonté d'investiture qui a été exprimée à travers une liste et ce combat-là est extrêmement important pour nous, parce que le contrat de législature doit être aussi déroulé par des hommes qui ont été choisis.  ► À écouter aussi : Accès aux biens alimentaires: «Je ne doute pas de la parole de Poutine», dit Macky Sall De son côté la coalition au pouvoir Benno Bokk Yaakaar a annulé le rassemblement de ses partisans initialement prévu ce mercredi 15 juin, pour –selon son communiqué– «  se conformer à la loi électorale qui interdit toute activité de propagande » durant la pré-campagne.

Le Média
Législatives : pourquoi Macron peut perdre, comment la NUPES peut peser

Le Média

Play Episode Listen Later Jun 14, 2022 21:56


Nouveau numéro de l'instant Porcher. Comme chaque semaine, on va avoir des choses à dire, analyser et décrypter avec tous ces discours qui gravitent autour de nous ou parfois l'on peut s'y perdre. Notre meilleure arme démocratique : connaître et comprendre. Au programme de cette édition, le premier tour des élections législatives de ce dimanche 12 juin 2022. NUPES - Ensemble, 25% et des poussières chacun, quelques milliers de voix d'écart et encore, il y a des candidatures considérées ou non par le ministère bref, un score historique et une majorité absolue qui n'est pas garantie pour le parti gouvernemental. Jamais le parti en place n'avait eu si peu d'adhésion lors des élections législatives. La NUPES est estimée entre 150 et 190 sièges à l'assemblée, Ensemble entre 255 et 295. Pourquoi un tel écart alors que leur score national est au coude à coude ? Et bien parce qu'en France, ce n'est pas une proportionnelle ; et le Second tour peut s'avérer positif pour le gouvernement qui peut disposer d'une réserve de voix avec les candidatures de droite éliminées. Tandis que chez la NUPES, elle peut peut être aller piocher chez l'abstention. L'abstention d'ailleurs, c'est elle la grande gagnante des élections : 52,49%, encore un nouveau record franchi. Mais peut-on vraiment s'appuyer sur les estimations du nombre de sièges ? Car hier c'est bien 577 élections qui ont eu lieu. Et qui auront lieu dimanche prochain pour le deuxième tour. Donc difficile de s'affairer à ce genre de sondages. En tout cas, la majorité absolue pour le gouvernement est très compromise. Je cite un confrère, Léo Lefrançois qui s'exprimait hier sur twitter : Avec cette élection, on voit enfin les limites du scrutin uninominal majoritaire aux élections législatives. Le président était habitué à gouverner avec un gros bloc de députés, maintenant il va falloir faire ce que font les régimes parlementaires : discuter. Et oui car il ne faut pas l'oublier, nous ne sommes officiellement pas dans un régime présidentiel. Retour avec Thomas sur les résultats. Blanquer parle poussée des radicalités, et Ensemble a mis longtemps avant de donner une consigne où le duel sera RN - NUPES pour dire ce matin “aucune voix à l'extrême droite”. Ces gauches unies sont-elles si extrêmes et dangereuses pour l'économie ? A noter tout de même, 52,49% de taux d'abstention, c'est 10 points de plus qu'il y a 10 ans, en 2002 on était 35,6%. Qu'est-ce que cela révèle ? On décrypte tout ça avec Thomas, c'est l'instant Porcher. ▶ Soutenez Le Média :

Invité Afrique
Mali: «Il faut un chronogramme et un mécanisme de suivi de la transition»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 14, 2022 4:00


Les négociations se poursuivent entre les autorités maliennes de transition et la Cédéao. Bamako espère une levée des sanctions économiques imposées depuis début janvier par l'organisation ouest-africaine, qui exige des garanties sur l'organisation des futures élections et sur un retour rapide à l'ordre constitutionnel. L'adoption d'un décret présidentiel, la semaine dernière, fixant à deux ans l'allongement de la transition, avant même la fin des négociations, a pris par surprise les chefs d'État de la Cédéao. Nassirou Arifari-Bako, ancien ministre des Affaires étrangères du Bénin et actuel envoyé spécial pour l'Afrique de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) est l'invité de RFI. RFI : Comment avez-vous accueilli le décret présidentiel malien adopté la semaine dernière, qui a prolongé la transition de deux années avant même la fin des négociations avec la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ? Nassirou Arifari-Bako : En dehors de son caractère unilatéral, il contient l'essentiel de ce qui découle des différents échanges que nous avons eus et aussi du rapport du médiateur de la Cédéao, le président Jonathan Goodluck. Donc cela ne devrait pas être une source de blocage pour la suite. Certains chefs d'État de la Cédéao n'ont quand même pas apprécié d'être mis devant le fait accompli… Bien sûr. Le décret, je l'ai dit, est unilatéral, mais il faut qu'on aille au-delà pour s'atteler au contenu, pour trouver un mécanisme de suivi de la transition dès que le chronogramme aura été retenu. Alors à présent, pour obtenir une levée des sanctions de la Cédéao, que peuvent faire, que doivent faire, concrètement, selon vous, les autorités maliennes ? Au sein de la Cédéao, il y en a qui étaient pour une mesure concomitante de fixation de la durée de la transition et de levée automatique des sanctions. Il y en a (d'autres, ndlr) qui ont estimé qu'il faut peut-être un chronogramme de la transition et que la levée des sanctions se fasse progressivement, en fonction des résultats, par étape. Tout le monde est donc d'accord sur le principe qu'il faut aller vers la levée des sanctions. Bamako vient de créer une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Un projet de loi électoral sera examiné jeudi par le Conseil national de transition (CNT). Tout cela va dans le bon sens pour parvenir à un accord ? Tout cela va dans le bon sens dans la mesure où le chronogramme devrait comporter ces aspects-là. Tout dépend maintenant de la démarche d'élaboration de la loi sur les élections, de la démarche de mise en place de la commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Ce sont ces aspects que les chefs d'État et de gouvernement au niveau de la Cédéao devront revoir avec le médiateur, et qui feront l'objet de discussions avec le gouvernement de transition malien, pour qu'on puisse sortir de la situation d'anormalité constitutionnelle dans laquelle le Mali se trouve aujourd'hui. Un changement de Premier ministre, une ouverture politique du gouvernement : des sources diplomatiques en parlent. Est-ce que c'est une piste pour obtenir la levée des sanctions ? Nous ne sommes pas dans une logique d'interférence sur des questions de souveraineté d'un État. En dehors de cela, nous ne sommes pas non plus dans une logique d'interférence dans le travail de médiation que fait la Cédéao. Ce sont des éléments qui peuvent être mis sur la table d'ici le prochain sommet, ce sont des questions qui sont en débat et sur lesquelles des compromis pourraient se faire. Nouvel échec le 3 juillet, le Mali excédé quitte la Cédéao : ce scénario vous semble-t-il possible, est-ce qu'il est pris en compte dans les négociations actuelles ?    Je pense que c'est une hypothèse catastrophe qui n'est pas du tout souhaitable. Et quand on sait tous les avantages de l'appartenance à la Cédéao, quand on sait l'histoire politique du Mali en termes de panafricanisme et d'accompagnement de processus d'intégration, je ne crois pas qu'une telle hypothèse soit celle qui puisse être privilégiée. Ce n'est pas souhaitable, mais ce n'est peut-être pas à exclure ? Nous préférons être optimistes. Ce n'est pas sur des questions de détails autour d'un chronogramme de transition, des questions peut-être de décision unilatérale qui relèvent d'incompréhensions qui peuvent arriver, qu'on peut envisager une sortie aussi dommageable du Mali de la Cédéao. Nous ne sommes pas en tout cas dans cette perspective et nous ne le souhaitons pas. ► À lire aussi : Mali: des réactions contrastées à la durée de la transition prolongée de deux ans

Reportage International
Guerre en Ukraine: l'évacuation des civils loin du front se poursuit

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 13, 2022 2:38


Un peu partout près du front, diverses organisations mettent en place des évacuations de civils. Des milliers de personnes, cherchant à échapper à la guerre, sont ainsi mises en sécurité, déplacées vers des zones plus éloignées des combats. De nos envoyés spéciaux à Dnipro, Alexander et Andrei sont prêts. Les deux chauffeurs de l'organisation FOP ont préparé leurs bus pour ramener saines et sauves, 36 personnes de Mykolaivka, une ville située tout près du front et régulièrement bombardée. Si près des combats, l'opération est incertaine, explique Alexander. « Ce sont surtout des personnes âgées, des enfants, des handicapés, qui ne peuvent pas partir », explique-t-il. « Nous sommes privilégiés et nous sommes tous Ukrainiens donc on doit les aider. Mais attention, n'importe quoi peut arriver. Tout est entre les mains de Dieu et des Russes… » ► À lire aussi : Ukraine: l'enfer d'un front à l'autre « Je pensais que la guerre s'arrêterait, mais je n'ai plus d'espoir... » Arrivés en ville, les bus se garent près du Palais de la Culture alors que non loin, les bombes retentissent. Les habitants identifiés se pressent pour partir au plus vite. Marina Igerena vient de prendre place à bord. Depuis 40 ans, elle vit à Mikolaivka. Aujourd'hui elle est à bout. « Je pensais que la guerre s'arrêterait, mais je n'ai plus d'espoir. Alors je pars », se résout-elle. « La situation ne fait qu'empirer, les gens meurent, les maisons sont détruites. On part, mais on ne sait pas si notre maison sera toujours là quand on reviendra. » Certains avaient déjà quitté Mykolaivka durant le conflit, avant d'y revenir à la faveur d'une accalmie. Mais cette fois-ci, le danger est trop grand. Yelena est en larmes. Avec son mari, elle part rejoindre ses enfants dans l'ouest de l'Ukraine. C'est la troisième fois que je quitte ma ville. Nous avons trop peur désormais. C'est de la folie de rester. Une bombe a explosé à côté de chez nous. Donc, nous partons pour protéger notre famille. Nous resterons chez des proches puis nous chercherons du travail pour continuer à vivre. ► À lire aussi : Guerre en Ukraine: ces ingénieurs qui mémorisent les bâtiments historiques bombardés Pourtant, même si le danger devient insupportable, tout le monde n'a pas la possibilité de partir. Dans des adieux déchirants devant le bus, Svetlana doit laisser partir les siens et rester en arrière, seule avec son mari. Elle est bouleversée. « Je dois laisser partir mes trois petits-enfants. Nous n'avons pas assez d'argent pour aller avec eux. C'est très difficile. Même si je sais que là où ils vont, ils seront en sécurité », lâche-t-elle. Dnipro, loin des bombardements et des combats Les bus sont pleins. Il est temps de partir. Chacun dit un dernier adieu et le convoi reprend la route en sens inverse. Au bout de quelques heures de route, les évacués arrivent à leur destination finale : Dnipro, loin des bombardements et des combats. Ludmila n'a que deux sacs plastiques avec elle, avec quelques vêtements à manger. La voilà hors de danger et pourtant l'avenir reste très incertain. « Je me sens mieux. Le bruit des bombes était devenu insupportable. Je n'ai personne qui m'attend ici. Je ne sais même pas où je vais dormir. Mais l'important, c'était de partir. Je vais essayer de trouver du travail, même si je ne sais pas ce qui m'attend. » Les bus devraient bientôt revenir à Mykolaivka où d'autres habitants sont candidats au départ. Le phénomène est constaté partout dans la partie du Donbass encore sous contrôle ukrainien, et qui se vide peu à peu de ses habitants.

Reportage Afrique
Rwanda: le mémorial de Murambi, lieu marqué par le génocide des Tutsis

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 9, 2022 2:07


Depuis le 9 mai, le procès du Rwandais Laurent Bucyibaruta s'est ouvert à Paris. Ancien préfet de Gikongoro, région du sud-ouest du Rwanda, entre 1992 et 1994, il est accusé de génocide et de complicité de crimes contre l'humanité. Les juges vont devoir déterminer s'il a joué un rôle dans les nombreux massacres organisés dans sa préfecture pendant le génocide des Tutsis de 1994, notamment celui de l'École technique de Murambi. Aujourd'hui, le lieu a été transformé en mémorial. De notre correspondante à Kigali, Sur les murs de l'ancienne École technique de Murambi, des photos en noir et blanc et des écriteaux, qui reviennent sur l'histoire de la région de Gikongoro, marquée dès le début des années 1960 par des massacres de Tutsis. « Dans les années 1963-1964, ici dans la préfecture de Gikongoro, on a fait tuer à peu près 20 000 Tutsis », raconte Stanley Mugabarigira, guide et responsable du mémorial. « Et c'est la première fois qu'on a annoncé ce qui s'est passé à Gikongoro était un génocide. » En mars 1964, le président rwandais Grégoire Kayibanda prononce effectivement pour la première fois le mot génocide, dans un discours quelques semaines après les tueries de Gikongoro. Bien avant 1994, la région a été aussi marquée par des déplacements forcés de Tutsis. « Ils ont été installés par la force dans une région inhabitée, inhospitalière, infestée par des mouches tsé-tsé et des moustiques. Ils voulaient les exterminer par la mauvaise vie », poursuit le guide. « Une preuve tangible de la mort atroce des Tutsis » Le mémorial préserve également la mémoire dizaine de milliers de victimes du massacre de l'École technique de Murambi, le 21 avril 1994. Sur la pelouse, des plots indiquent l'emplacement des charniers, et dans les anciennes salles de classe, des habits, et même des corps, sont exposés. « Cette partie est composée d'une pièce qui abrite des corps non détériorés de Tutsis tués et exhumés ici, à Murambi », indique Stanley Mugabarigira. « Donc c'est une preuve tangible de la mort atroce des Tutsis pendant le génocide de 1994. » À Gikongoro, aujourd'hui renommée Nyamagabe, les victimes attendent que tous les responsables des massacres soient traduits en justice. La longue liste de leurs noms est inscrite sur une stèle derrière le mémorial. « Certains sont en prison, certains sont morts, d'autres ont fini leur punition et ont réintégré la société. Les autres continuent de se cacher dans différents pays », explique le responsable du mémorial. Ici, les noms des génocidaires sont entourés de barreaux de fer, afin que leurs pensées restent emprisonnées dans la pierre. ►À lire aussi : Génocide des Tutsis au Rwanda : le témoignage des rescapés de Murambi

Invité Afrique
Pierre Audin: «Il faut faire un travail de vérité en ce qui concerne la guerre d'Algérie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 8, 2022 3:55


Le 5 juin, il a assisté à Alger à l'inauguration d'un buste à l'effigie de son père sur la place qui porte son nom. Pierre Audin est le fils du mathématicien Maurice Audin, militant communiste, torturé puis assassiné par l'armée française en 1957 en pleine guerre d'Algérie. En 2018, Emmanuel Macron avait reconnu que cet assassinat avait été pratiqué « au nom de la République française ». Aujourd'hui, alors qu'il vient d'obtenir son passeport algérien, Pierre Audin appelle l'État français à faire la lumière sur les crimes coloniaux. Vous jugez que la vérité sur les crimes coloniaux est plus importante que les excuses de la France. Cette vérité, vous pensez qu'on la connaîtra un jour ? Pierre Audin : Il y a beaucoup de travail à faire pour faire la vérité sur tous les aspects des crimes coloniaux en particulier pendant la guerre de libération nationale, mais aussi avant pendant toute la période de la colonisation. Par exemple, pour la période de la guerre de libération nationale, avec nous, dans la délégation de l'Association Josette et Maurice Audin qui est allée en Algérie, il y avait un historien qui travaille sur l'utilisation des armes chimiques dans les grottes, les casemates, les réseaux souterrains, et ça, c'est quelque chose qui est en train de se découvrir, mais ça correspond à un gros travail pour les historiens à l'heure actuelle. En décembre 2021, la France a ouvert, avec 15 ans d'avance, ses archives sur les enquêtes judiciaires de la guerre d'Algérie. C'est un pas qui va dans le bon sens, selon vous ? Oui, cela va dans le bon sens, mais en même temps, il y a des pas qui vont dans le mauvais sens, mais disons que sur cet aspect des choses, c'est un pas qui va dans le bon sens. On aimerait que vraiment toutes les archives soient ouvertes. L'Algérie s'apprête à fêter le soixantième anniversaire de son indépendance, ça va, on peut peut-être vraiment ouvrir les archives et pas seulement un petit morceau ici, un petit morceau-là. Vous faites partie du collectif Secret défense-Un enjeu démocratique. Ce collectif estime que via le secret défense, l'État français, au lieu d'assumer ses responsabilités, use de manœuvres diverses pour entraver la recherche de la vérité et pour empêcher que justice soit rendue aux victimes… Je pense que c'était un gros progrès de la Révolution française, le fait de permettre l'accès aux archives pour les citoyens. C'est quelque chose qui est difficile à accepter par le pouvoir quel qu'il soit, mais c'est quelque chose de parfaitement légitime. Donc, il faut s'y mettre, il faut accepter. Il faut faire la vérité sur un certain nombre d'affaires en permettant l'accès aux archives. Les archives ne disent pas tout, mais les archives disent beaucoup de choses. Pour revenir à la guerre d'Algérie, est-ce que vous estimez que les Algériens jouent le jeu en matière d'ouverture des archives ? La délégation de l'Association Josette et Maurice Audin a rencontré le ministre des Moudjahidine [Laïd Rebigua] qui nous a reçus et qui nous a donné quelques garanties sur le fait par exemple qu'il allait suivre toutes les pistes pour mener les investigations permettant de retrouver les restes des corps de Maurice Audin, mais aussi de tous les disparus. Et de ce point de vue-là, l'Algérie est en train de faire aussi un travail, pas de la même façon que la France avec le rapport Benjamin Stora. Le rapport équivalent en Algérie, on l'attend toujours. Il y a été commandé en même temps que celui de Benjamin Stora. Benjamin Stora a rendu sa copie depuis un moment déjà quand même… Du côté algérien, on ne voit rien venir, mais il n'empêche qu'il y a quand même des avancées qui sont en train de se faire. Ce dossier mémoriel suscite encore, 60 ans après l'indépendance, des tensions récurrentes entre Paris et Alger. Comment l'expliquez-vous ? Il y a un certain nombre de lobbies qui poussent, tant que les questions mémorielles ne sont pas vraiment attaquées de front des deux côtés, par la France et par l'Algérie. C'est vrai qu'il reste des traumatismes qui perdurent dans la descendance des gens qui ont vécu cette période, dans les familles de pieds-noirs par exemple, dans les familles de militaires. Il y a un passé qui a du mal à passer justement. Et donc, oui, il faut faire un travail de vérité en ce qui concerne tous les aspects de la guerre d'Algérie et tous les aspects de la colonisation de l'Algérie. Tout cela, ce sont des choses qui sont importantes à faire. Il ne s'agit pas simplement de dire : ‘on a fait des erreurs, on s'excuse', et on passe à autre chose. Il s'agit de dire la vérité sur tous les aspects de cette colonisation et de cette guerre. Il y a des choses qui ne sont toujours pas dites d'un côté comme de l'autre, il faut le dire. Il faut avancer. Quand on aura fait la vérité, la façon dont les historiens parleront de cela en France et en Algérie, il y aura certainement des divergences sur la façon d'en parler. Mais au moins, on aura les éléments qui permettront de faire le discours historique.

Grand bien vous fasse !
"Tu m'invites donc je t'invite chez moi" : un simple retour des choses ?

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Jun 3, 2022 4:09


durée : 00:04:09 - Philosophie - par : Thibaut de Saint-Maurice - Thibaut interroge le sens de la réciprocité quand il s'agit d'invitations à dîner. Pourquoi est-il tout à fait normal de se sentir obligé d'inviter en retour quelqu'un qui vous a invité chez lui une première fois ? Notre rapport au lien social est fait d'échanges réciproques.

Easy French: Learn French through authentic conversations | Conversations authentiques pour apprendre le français

Ah, le déménagement ! Une expérience haute en couleurs, souvent difficile sur le moment, mais beaucoup plus drôle à raconter après ! Dans cet épisode, nous vous partageons des anecdotes personnelles sur le sujet, ainsi que l'expertise de notre ami Matthieu, qui a expérimenté non pas un, mais deux déménagements à Paris en tant qu'étranger ! De quoi attiser notre curiosité ! Interactive Transcript and Vocab Helper Support Easy French and get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for all our episodes: easyfrench.fm/membership Open the Interactive Transcript (https://play.easyfrench.fm/episodes/pa4kzc9f270eh9e) Download transcript as HTML (https://www.dropbox.com/s/pa4kzc9f270eh9e/easyfrenchpodcast2_transcript.html?dl=1) Download transcript as PDF (https://www.dropbox.com/s/cpvavgdbi8tog2g/easyfrenchpodcast2_transcript.pdf?dl=1) Download vocab as text file (https://www.dropbox.com/s/vfaiknnt6hjwb83/easyfrenchpodcast2_vocab.txt?dl=1) Download vocab as text file with semicolons (https://www.dropbox.com/s/g7z0qacrvcmgyy0/easyfrenchpodcast2_vocab-semicolon.txt?dl=1) (for flashcard apps) Show Notes What Is Your House Like: Home and Furniture Vocabulary in French (https://youtu.be/QiWI_fXcKSg) | Super Easy French 113 Transcript Intro Rita: [0:17] Bonjour bonjour les amis. (Salut, salut !) Bienvenue ! Et voilà déjà le second épisode de notre podcast, les filles ! (Ouah !) Youhou ! Rita: [0:27] Alors aujourd'hui, on vous a concocté un petit épisode sur un événement qui est arrivé récemment dans nos vies à tous les trois, ou qui va arriver dans la vie de l'une de nous. Et c'est... roulement de tambour... qui veut le dire ? Hélène: [0:41] Attention ! Vous êtes prêts ? Rita: [0:44] Jude ? Judith: [0:46] Le déménagement. Le Sujet De La Semaine : Le Déménagement ! Rita: [0:47] Donc non, non, c'était pas un mariage, c'était pas un accouchement encore. Judith: [0:53] Oh c'est pas loin ! Rita: [0:55] C'est pas loin ! C'est pas faux ! Et on va vous expliquer tout ça. Alors déjà Hélène, peut-être que tu peux nous dire pourquoi ça te concerne également ? Hélène: [1:03] Alors moi j'ai déménagé en octobre 2021. Enfin, pas vraiment ! Ça, c'est la version courte parce que j'ai déménagé en août 2021, fin août 2021, et j'ai emménagé en octobre 2021. Donc c'était un déménagement en deux temps, ce qui a rendu la chose d'autant plus compliquée. Et donc depuis octobre, je vis dans mon studio, mon nouveau studio dans le onzième arrondissement de Paris, et j'ai quitté mon studio d'étudiante, dans une résidence étudiante, dans lequel j'habitais depuis trois ans. Support Easy French and get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for all our episodes: easyfrench.fm/membership

One Thing In A French Day
2125 — En route pour un après-midi à Paris, à la recherche de Lisière de Kapka Kassabova — lundi 30 mai 2022

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later May 30, 2022 4:48


Chers auditeurs, nous sommes jeudi après-midi. Il est presque quinze heures et je ferme la porte de la maison, car aujourd'hui, eh bien, je vous emmène en balade à Paris ! Nous allons partir à la recherche d'un livre que je veux acheter pour l'offrir à deux personnes. Il s'agit du roman Lisière de Kapka Kassabova, un livre que j'ai commencé à lire la semaine dernière et qui me plaît énormément. Donc, j'ai regardé sur le site librairiesindependantes.com où est-ce que je pouvais le trouver. Malheureusement, il n'est pas disponible chez Nathalie et je n'ai pas le temps de le commander. Donc, nous allons aller le chercher à Paris dans deux librairies. On y va ?  La suite du texte est dans le TRANSCRIPT, abonnez-vous! http://bit.ly/OneThingTranscripts