City and district of Ivory Coast
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Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les manœuvres chinoises autour de Taïwan, des accusations russes sur une attaque ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine et le revers du PDCI aux législatives ivoiriennes. Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ? Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa aux ressortissants de la RDC. Pourquoi Londres décide-t-il de s'en prendre aux visas congolais ? Y a-t-il un froid diplomatique entre la RDC et le Royaume Uni ? Avec Aurélien Antoine, professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et fondateur de l'Observatoire du Brexit. Taïwan : les inquiétantes manœuvres de la Chine autour de l'île Les navires chinois se sont retirés des alentours de Taïwan après avoir exercé plusieurs manœuvres militaires autour de l'île, avec des tirs réels à longue portée et des exercices d'envergure visant notamment à simuler un blocus de l'île. Quel était le but de Pékin en démarrant ces opérations ? Y a-t-il un risque de confrontation directe entre Taipei et Pékin ? Taïwan et ses alliés pourraient-ils tenir tête à la Chine en cas d'agression de Pékin ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Guerre en Ukraine : les Ukrainiens ont-ils vraiment attaqués une résidence de Poutine ? La Russie accuse l'Ukraine d'avoir tenté d'attaquer par drones une résidence présidentielle de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, une allégation immédiatement démentie par Kiev. Que sait-on sur cette présumée attaque ? L'hypothèse d'un mensonge orchestré par la Russie est-elle plausible ? Cette situation ne pourrait-elle pas influencer les pourparlers en cours dirigés par Trump ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors. Côte d'Ivoire : pourquoi le PDCI a-t-il perdu tant de terrain aux législatives ? Le résultat des législatives donnent la victoire au parti du président Ouattara qui obtient 77% des sièges avec un taux de participation de seulement 35%. Comment expliquer ce faible chiffre ? Le PDCI n'a obtenu que 32 sièges, moitié moins qu'en 2021. Comment expliquer ce revers subi par le parti d'opposition ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
Pour sa quatrième édition consécutive, le festival de musique Mother Africa s'est installé le temps d'un week-end au bord de la lagune d'Abidjan. Avec sa programmation éclectique, entre rap, coupé-décalé et afrobeats, et des têtes d'affiche internationales, l'événement ambitionne d'égaler un jour les grands festivals anglophones comme AfroNation. De 30 000 à 40 000 personnes ont fait le déplacement samedi 27 et dimanche 28 décembre, selon les organisateurs. De notre correspondante à Abidjan, Malgré les problèmes d'organisation, la pluie, la boue et les cinq heures de retard sur la programmation, le public a répondu présent. Pour voir les stars locales bien sûr, Himra et Didi B en tête, mais aussi et surtout des artistes internationaux. Une occasion rare à Abidjan, qu'Enoch Tiehi, 25 ans, n'aurait manquée pour rien au monde : « C'est une très grande opportunité. Pourquoi ? Parce que cela permet de voir des artistes qu'on n'a jamais vus. Par exemple, samedi, il y avait Asake, que je n'ai jamais vu ! » En plus de la superstar nigériane de l'afrobeats Asake, la scène du festival a vu se succéder des artistes guinéens, congolais et français comme Gims, Keblack, Triangle des Bermudes, et la chanteuse de zouk Fanny J, qui s'est exprimée à sa descente de la scène : « Il y a une grande histoire d'amour entre Abidjan et moi. Donc, quand on m'a invitée, c'était une évidence pour moi de venir. Abidjan est doux et ça, c'est connu depuis la nuit des temps ! Et je suis vraiment très heureuse de voir qu'il existe un festival comme ça, parce que ça fait vraiment écho à l'international. » Pour les étoiles montantes du rap français issues de diasporas africaines, comme le drilleur Lamano ou le trio L2B, c'est aussi l'occasion de découvrir un nouveau public, déjà conquis, et de renouer avec ses racines, confient ces derniers depuis leurs loges : « C'est une fierté pour nous, les enfants du pays. On est des jeunes Africains remplis d'ambition. C'est l'Afrique qui gagne ! En plus c'est la première fois, on n'a jamais fait un concert au pays, et franchement on a kiffé, c'était lourd. Le public abidjanais est adorable, rient-ils. Une fois que tu es passé à Abidjan, c'est tout droit ! Tout est ouvert ! » Le nombre de spectateurs a augmenté d'année en année, passant de 5 000 à la première édition en 2022 à près de huit fois plus aujourd'hui, se réjouit le producteur exécutif du festival Patrick Ebongue, qui dit rêver encore plus haut : « L'objectif, un peu comme AfroNation, c'est que quand tu es invité au Mother Africa, sans connaître le line-up, tu aies envie de venir. Que ce soit pour les artistes ou pour le public. C'est le dernier week-end de l'année, donc tu peux venir à Abidjan passer ces fêtes, et tu sais que tu auras des headliners à un concert en face de la lagune. C'est un truc qu'on essaie d'instaurer, et je crois qu'on s'en sort plutôt bien. On espère même en faire bientôt un festival itinérant sur d'autres villes du continent. » Un pari ambitieux alors que dans le sillage des précurseurs, comme le Femua, de nombreux jeunes festivals sont apparus en Afrique de l'Ouest ces dernières années. Le WeLovEya, à Cotonou au Bénin, né en 2022 lui aussi, s'est ainsi déroulé aux mêmes dates cette année encore.
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
En Côte d'Ivoire, le marché des vins et spiritueux reste largement dominé par les produits importés. Le pays était en 2024 le deuxième importateur africain de vin en valeur, derrière l'Afrique du Sud. Mais de petites entreprises ivoiriennes font le pari du local, en vendant des vins, liqueurs et autres alcools fabriqués à partir de fruits et céréales ouest-africains. Des alcools mis en avant en cette période de fêtes. Avec notre correspondante à Abidjan, Marine Jeannin Que serait un marché de Noël sans boissons festives ? À celui de l'hôtel Ivoire, l'entrepreneuse franco-ivoirienne Audrey Nanou tient un stand avec son frère pour vendre les produits de leur petite entreprise familiale, les Versants d'Aghien. Des vins de bissap, d'ananas, ou de passion, qui remportent un beau succès auprès des badauds qui s'aventurent à y goûter. Une petite production de deux cents bouteilles par mois, qu'ils écoulent grâce au bouche à oreille, et qu'ils espèrent doubler l'an prochain. « Pour les fêtes, pour se faire plaisir, les gens aiment bien, se réjouit Audrey Nanou. Il faut juste que les gens goûtent, il faut que les gens découvrent, parce que tous ceux qui goûtent aiment ! Enfin, presque tous. C'est original et les gens qui goûtent sont étonnés. Donc je pense qu'on a notre place sur le marché. Mais c'est vrai qu'il faut amener les gens à consommer ivoirien, et changer les habitudes en fait. » Un peu plus loin se dresse un autre stand de boissons: Vinqueur, sans A. En plus des vins et liqueurs élaborés à partir de produits locaux, ils proposent des sirops non alcoolisés et des spiritueux classiques revisités à l'ivoirienne, énumère Ginette Bailly, la directrice administrative et financière : « On a notre whisky, le whisky Ivoire, notre gin, Abidjan Gin, notre rhum, pastis… La liqueur Chérie Coco qui est un peu comme du Baileys, mais à l'ivoirienne, qui est faite avec du lait de coco. Et la vodka de foufou, qui est à base de banane plantain, avec de l'huile rouge. » À 30 km de là, à l'entrée de la ville côtière de Grand-Bassam, le cofondateur de Vinqueur, Terah De Jong, ouvre aux visiteurs les portes de sa micro-distillerie qui transforme près de 75 différentes matières premières ouest-africaines. « J'ai eu l'idée de faire la distillation de jus d'Afrique de l'Ouest en 2017, raconte-t-il. On a commencé avec des jus de bissap, de fruits de la passion, on a fait plus de 300 essais. Certains étaient très bons, d'autres vraiment horribles. » Avec le temps, Terah De Jong et sa femme Mariame Ouattara ont élaboré un catalogue de 35 produits. Potentiel de création d'emplois « Je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup d'épices, d'herbes et de produits médicinaux en Afrique de l'Ouest qu'on pouvait mettre dans des boissons, poursuit l'entrepreneur. Donc, notre premier spiritueux a été Abidjan Gin, avec 21 épices et écorces locales. On utilise plus de 75 matières premières d'Afrique de l'Ouest. On n'achète pas d'alcool, on fermente tout depuis zéro. Pour notre whisky, au lieu du blé et de l'orge, on utilise le sorgho, le mil et le maïs. On utilise des jus de canne à sucre fraîchement pressés pour faire nos rhums blancs agricoles. On a aussi des eaux-de-vie », explique le producteur. « Par exemple, avec la pomme de cajou, qui est un déchet agricole ici, qui n'est pas utilisé après la récolte mais qui existe en abondance, on fait différentes choses, comme des sirops ou un spiritueux qu'on appelle Tekilah, avec K. C'est un peu comme un mezcal, c'est très fumé. C'est aussi la base pour notre Kognac, avec K également, pour ne pas avoir de problèmes [le cognac étant une appellation d'origine contrôlée (AOC), son nom est légalement protégé, ndlr]. C'est 20 % de mangue et 80 % de pomme de cajou », précise-t-il. Avec leur microbrasserie, Terah de Jong et Mariame Ouattara nourrissent des ambitions multiples : « Il y a certes l'enjeu de création d'emploi local, souligne-t-il. On pense que le potentiel en termes de croissance économique dans les villages est assez important. Et ce sont aussi des produits avec une belle histoire qu'on peut raconter autour. Mais l'enjeu pour nous est aussi d'apporter un regard différent sur la richesse des ingrédients, la richesse des épices et du terroir ouest-africain. De montrer aussi ce qu'on peut faire avec cette richesse, au-delà d'exporter les matières premières brutes. » En Côte d'Ivoire, les produits agricoles représentent la moitié des exportations nationales, mais seulement 14,4 % du PIB, faute d'une industrie de transformation locale suffisamment développée. À lire aussiLe succès des marchés de Noël en Afrique du Sud [1/5]
Afro-américaine à la voix souveraine, Annahstasia dévoile avec Tether un premier album d'une rare intensité, renouant avec la folk dans ce qu'elle a de plus ancrée, essentielle et engagée. À travers quatre objets symboliques, elle retrace un parcours intime entre héritage et spiritualité, en quête de liberté. Rencontre. Puissante et fragile à la fois, sans âge, la voix d'Annahstasia semble sculpter l'air autant que le silence. Elle ne ressemble à rien de connu et paraît venir de loin, et pour cause… À 17 ans, l'industrie a voulu la coincer dans une case r'n'b. Elle a claqué la porte, est devenue mannequin, puis s'est réinventée là où personne ne l'attendait : dans une musique libre, farouche, indomptable. À 30 ans, la voilà qui déploie Tether, un premier album d'une rare intensité, entre folk dépouillée, envolées soul et mysticisme pop. Une musique qu'elle qualifie elle-même de Power Folk, parce qu'elle renoue avec l'esprit engagé de la folk des années 60 et ambitionne de «raconter les histoires de notre époque d'une manière qui nous aide à nous souvenir — maintenant, et dans cent ans.» Quelques heures avant son concert parisien au Pitchfork Festival, j'ai retrouvé Annahstasia au Café de la Danse, où je lui ai soumis quatre objets choisis tout spécialement pour elle. À travers eux, elle m'a ouvert les portes de son univers : de Los Angeles à Abidjan, de Londres au village nigérian de son père. On a parlé de cette voix qu'elle considère comme un don — une puissance ancestrale dont elle mesure la responsabilité, d'amour — celui qu'on donne, celui qu'on apprend à se porter, et de la manière dont, malgré le racisme et les assignations, elle a appris à «croire en ses possibles». À lire aussiAnnahstasia, une folk habitée et intense dans l'album «Tether» Pour suivre Annahstasia YouTube / Instagram / Site Titres diffusés Extrait de l'album Tether (drink sum wtr– 2025) : "Be Kind" ; "Villain" ; "Unrest" ; "Slow" ; "Silk and Velvet" ; "Satisfy Me" ; "Take Care of Me" ; "Believer" Extraits de l'EP Revival (Sacred Bull Records – 2023 ) : "Midas" ; "Power" ; "Untamed" ; "Milionaire" ; "Evergreen" ; "While You Were Sleeping" Et aussi : "900 Miles" de Terry Callier et "Gasoline" d'Obongjayar.
Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ► Walking in the Air - Joe Yorke & Big Chip ► Badness - Kwesi Amewuga.
Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ► Walking in the Air - Joe Yorke & Big Chip ► Badness - Kwesi Amewuga.
Elle devance la course à pied, le judo et même le football, la musculation est bien le sport préféré des jeunes. C'est, en tout cas, vrai pour la France, où l'on compte 46% de pratiquants chez les 16-25 ans, selon le dernier baromètre de l'UCPA-Credoc, consacré aux loisirs sportifs. Depuis la fin de la pandémie de Covid-19, les niveaux de fréquentation des salles de sport explosent. Une pratique dopée aussi par les centaines de milliers de contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. Rien de plus simple aujourd'hui que d'avoir son coach virtuel. Longtemps cantonnée à l'image des bodybuilders américains des années 1980, la musculation a changé de visage, elle transcende les âges et les genres. Mais plus qu'une recherche esthétique, la musculation est un engagement permanent. Car, pour façonner son corps, il ne faut pas seulement soulever de la fonte mais aussi soigner son alimentation, manger à certaines heures, faire attention à son sommeil, et pour certains prendre des compléments alimentaires avec tous les risques associés. Pourquoi ce besoin de muscles chez les adultes et les plus jeunes ? Que se passe-t-il dans le vase clos de la salle ? Et comment le «no pain, no gain !» (sans effort, pas de résultat !) a conquis une partie de la planète ? Avec : • Guillaume Vallet, professeur en Sciences économiques à l'Université Grenoble-Alpes et auteur de La fabrique du muscle (L'Échappée, 2022) • Josselin Bregere, conseiller technique national à la Fédération française d'haltérophilie et de musculation. Un reportage à Abidjan de Bineta Diagne, envoyée spéciale de RFI en Côte d'Ivoire. Un entretien avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI en Chine où les salles de sport se développent de plus en plus. Programmation musicale : ► Kongolese sous BBL - Theodora ► Daaré - Reman.
Elle devance la course à pied, le judo et même le football, la musculation est bien le sport préféré des jeunes. C'est, en tout cas, vrai pour la France, où l'on compte 46% de pratiquants chez les 16-25 ans, selon le dernier baromètre de l'UCPA-Credoc, consacré aux loisirs sportifs. Depuis la fin de la pandémie de Covid-19, les niveaux de fréquentation des salles de sport explosent. Une pratique dopée aussi par les centaines de milliers de contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. Rien de plus simple aujourd'hui que d'avoir son coach virtuel. Longtemps cantonnée à l'image des bodybuilders américains des années 1980, la musculation a changé de visage, elle transcende les âges et les genres. Mais plus qu'une recherche esthétique, la musculation est un engagement permanent. Car, pour façonner son corps, il ne faut pas seulement soulever de la fonte mais aussi soigner son alimentation, manger à certaines heures, faire attention à son sommeil, et pour certains prendre des compléments alimentaires avec tous les risques associés. Pourquoi ce besoin de muscles chez les adultes et les plus jeunes ? Que se passe-t-il dans le vase clos de la salle ? Et comment le «no pain, no gain !» (sans effort, pas de résultat !) a conquis une partie de la planète ? Avec : • Guillaume Vallet, professeur en Sciences économiques à l'Université Grenoble-Alpes et auteur de La fabrique du muscle (L'Échappée, 2022) • Josselin Bregere, conseiller technique national à la Fédération française d'haltérophilie et de musculation. Un reportage à Abidjan de Bineta Diagne, envoyée spéciale de RFI en Côte d'Ivoire. Un entretien avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI en Chine où les salles de sport se développent de plus en plus. Programmation musicale : ► Kongolese sous BBL - Theodora ► Daaré - Reman.
Partagez votre opinion avec la rédactionPour ce nouvel épisode d'« Initiatives Expats », cap sur Abidjan où nous retrouvons deux acteurs clés de la communauté française en Côte d'Ivoire : Serge Lecomte, vice‑président du Cercle Français d'Affaires de Côte d'Ivoire (CFACI), et Candice Ndizeye, sa déléguée générale. Ensemble, ils racontent leur parcours d'expatriés, mais aussi l'action de leur structure, devenue un repère pour les entreprises et les Français installés dans le pays. Outre les activités habituelles du Cercle, cette année l'accent a été davantage porté sur l'écologie. Support the show
Rendez-vous avec Kimany, Triangle des Bermudes et Dj Phaphane à l'occasion du festival international de musique urbaines «Mother Africa» qui aura lieu à Abidjan le 27 et 28 novembre 2025. Au programme : Asake, Triangle des Bermudes, Keblack, La Mano, Himra, Gims, Djelikaba Bintou, L2B, Espoir 2000, Fanny. J...
En Côte d'Ivoire, en 2023, le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a identifié plus de 16 300 enfants vivant dans la rue dans une dizaine de villes ivoiriennes, dont Abidjan. Ils dorment sur les trottoirs, survivent de petits boulots ou de mendicité… Des enfants livrés à eux-mêmes et exposés à la violence et aux abus. Mais depuis peu, les choses changent. Grâce au Programme pour la protection des enfants et adolescents vulnérables, des équipes sillonnent les quartiers pour leur tendre la main. Entre missions de rue, écoute et réinsertion, ces acteurs sociaux tentent de redonner une chance à ces enfants oubliés. De notre correspondant à Abidjan, Ce matin-là, des agents du Programme pour la protection des enfants et adolescents vulnérables arpentent les rues d'Abidjan. À bord de leurs véhicules, ils avancent prudemment, scrutent les trottoirs, les marchés, les dessous de ponts et les feux tricolores. Leur mission : repérer les enfants livrés à la rue. Parmi eux, Seaty Ebert, conseiller d'éducation. « Ce sont les mineurs qui sont recherchés. Celles qui vendent l'eau, qui ont l'âge d'aller à l'école et qui sont dans la rue. Et puis au niveau des jeunes garçons, ceux qui sont entre les véhicules en train d'essuyer les pare-brise. À vue d'œil, on les reconnaît », explique-t-il. Prise en charge des enfants au centre d'écoute et d'orientation du programme Quelques minutes plus tard, deux fillettes en train de mendier, un petit vendeur de chips, et un garçon fiévreux couché à même le sol sont identifiés. Embarqués dans le véhicule, les enfants se montrent d'abord méfiants. Ebert tente alors de les rassurer. « N'ayez pas peur, ne pleurez pas. On ne va pas vous faire du mal. C'est compris ! Votre place ce n'est pas dans les rues. » Direction Yopougon, au centre d'écoute et d'orientation du programme. Ici, les enfants mangent, reçoivent les premiers soins, puis sont suivis par des psychologues et des éducateurs. L'intérêt est de comprendre leur parcours, de recontacter les familles quand c'est possible, ou de préparer leur réinsertion. « Chaque enfant est un cas spécifique pour nous », précise Mamadou Touré, responsable dudit centre. « Si c'est un enfant qui a été déscolarisé, on a des écoles partenaires où on place l'enfant. Pour ceux dont l'âge excède 18 ans, on a des centres partenaires. On essaie de déceler le talent qui est le sien et on l'envoie vers cette formation. » Un réseau d'exploitation d'enfants découvert Le dispositif a permis de sortir plus de 4 000 enfants de la rue ces deux dernières années, assure le ministère ivoirien de la Femme, de la Famille et de l'Enfant. Mais les causes restent profondes : pauvreté familiale, violences domestiques, ruptures sociales. Pour certains enfants, revenir dans un cadre strict n'est pas une chose facile. Le sociologue Bini Koffi explique les résistances. « Un enfant qui s'est autonomisé dans la rue, qui a l'habitude d'agir seul et qui est libre de ses actions, si vous le remettez dans une situation familiale, que ce soit dans sa famille, ou dans un centre où il doit être orienté en terme de comportement, il est évident qu'il y aura un clash et il ne peut pas supporter. » Les maraudes ont aussi permis de mettre au jour un réseau d'exploitation d'enfants à des fins de mendicité, provenant de pays voisins. Fin 2023, 18 adultes ont été interpellés. Une enquête a été ouverte par le procureur de la République. Les enfants, eux, ont été confiés à leurs ambassades à Abidjan. À lire aussiCôte d'Ivoire: sortir de la rue
Un peu plus de six mois après le lancement de la bourse des matières premières agricoles, RFI se plonge dans ce système encore en phase pilote, censé fluidifier les transactions de trois produits : le maïs, la noix de cajou et la noix de cola. Concrètement, les échanges se fondent sur des « récépissés d'entreposage » censés garantir la traçabilité des marchandises et donc la transparence de la filière. Plongée dans ces entrepôts. De notre correspondant à Abidjan, C'est un trésor caché dans des dizaines de milliers de sacs en toile de jute empilés sur des palettes dans des hangars poussiéreux. À l'intérieur, 8 000 tonnes de noix de cajou. Joyce en est le gardien. Masque chirurgical sur le visage, ce gestionnaire d'entrepôt explique son métier : « Ça consiste à suivre un camion, une marchandise livrée par un fournisseur. C'est de vérifier que c'est stocké dans les normes. Le risque du produit est sur le compte du gestionnaire d'entrepôt, donc on tient compte de cela jusqu'à la sortie du produit. » En plus de services de manutention, la société de Joyce, Diaouné Frères, gagne 5 francs CFA par mois pour chaque kilo de noix de cajou gardé dans ses entrepôts homologués par l'Arré (Autorité de régulation des récépissés d'entreposage). Une affaire jugée rentable par la directrice générale de l'entreprise, pour qui ce système améliore la confiance des acheteurs. Surtout, Joyce émet les récépissés d'entreposage. Une carte d'identité de la marchandise où figurent, entre autres, le propriétaire, mais aussi le poids et la qualité du stock, certifiés par des contrôleurs agréés. À lire aussiDes avancées économiques et sociales grâce à l'amélioration du stockage en Afrique [2/2] Une mission : élargir le système d'entreposage à la filière cacao Le récépissé est aussi un titre de propriété, qui peut être négocié à la bourse des matières premières agricoles, voire utilisé comme un « gage » auprès des banques en vue de refinancer l'activité des producteurs. Pour Justin Koffi, directeur général de l'Arré, ce système commence à faire ses preuves. « Nous sommes aujourd'hui dans tous les entrepôts, à peu près à une vingtaine de milliards de francs CFA de transactions (30 millions d'euros). Donc ce système aussi a été mis en place dans le but d'installer des bourses physiques comme la bourse des matières premières agricoles qui a commencé par l'anacarde, le maïs, la cola. » Justin Koffi espère élargir le système d'entreposage à la filière cacao entre autres. « Ça permettra au producteur d'avoir une traçabilité réelle » Le docteur Henry Biego est directeur exécutif de l'Intercola, l'interprofession des producteurs et négociants de la noix de cola, dont la Côte d'Ivoire est l'une des principales productrices. Lui voit le système des récépissés d'entreposage comme une opportunité d'amélioration de la transparence de sa filière et un moyen d'atteindre des marchés au-delà de la seule Afrique de l'ouest, qui représente 90% des exportations ivoiriennes. « Ça permettra au producteur d'avoir une traçabilité réelle sur sa noix de cola depuis sa plantation, une idée du prix, de la cotation, et d'avoir une traçabilité sur le client éventuel. C'est vraiment de donner de la crédibilité et de la traçabilité au niveau de la filière, et au niveau étatique. Ça va également permettre d'avoir des spécifications au niveau de la qualité de ces noix, et en retour, de permettre aux producteurs de produire les noix pour ces marchés-là », développe-t-il. Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire compte une dizaine d'entrepôts homologués d'une capacité totale de 33 000 tonnes. Près de 17 000 tonnes de produits y sont actuellement stockées, essentiellement de la noix de cajou (98%). À lire aussiCôte d'Ivoire: la filière de la noix de cajou, exemple de coopération entre Européens et Africains
À l'occasion du festival international de musique urbaine "Mother Africa" qui aura lieu à Abidjan le 27 et 28 décembre prochain, rendez-vous avec Kimany (organisateur) Triangle des Bermudes et Dj Phaphane. Au programme : Asake, Triangle des Bermudes, Keblack, La Mano 1.9, Himra, Gims, Djelykaba Bintou, L2B, Espoir 2000, Fanny J...
Sur le Pont des arts pose ses valises à Cotonou pour quelques jours car si sur la carte d'Afrique des festivals d'humour, il y avait déjà Abidjan ou Marrakech, en cette fin d'année 2025, on peut désormais ajouter Cotonou avec la première édition du Cotonou Comedy Festival. Une trentaine d'humoristes du continent et d'ailleurs sont invités à présenter leur show, mais aussi à participer à des master-classes ou à une table-ronde qui cherche à savoir s'il existe un humour africain. Roukiata Ouedraogo, humoriste franco-burkinabè ; Cécile Djunga, humoriste et Directrice du Centre Culturel Wallonie-Bruxelles ; Sam du Barça, humoriste béninois et Florent Couao-Zotti, écrivain et conseiller technique à la culture à l'ADAC, étaient les invités de Nathalie Amar. Cotonou Comedy Club se tient du 4 au 6 décembre 2025. ► Playlist du jour - Reman - Daaré. - Benin International Musical - The Benin Atmosphere. - Angélique Kidjo, Fally Ipupa, The Cavemen. (ft. Sheila Maurice-Grey) - Nadi Balance.
In his first-ever podcast interview, Ludovic de Saint Sernin traces the journey from a nomadic childhood to becoming one of fashion's most closely watched voices. He talks about the diary-like beginnings of his brand, the Mapplethorpe collaboration that became a full-circle moment, and why he sometimes becomes his own muse. We explore queerness, visibility, and the tension between intimacy and scale as his label grows, along with how travel, community, and personal history shape his work. He's a designer committed to beauty, honesty, and the freedom to define oneself. If you want to understand the world of LDSS—its sensuality, vulnerability, and conviction—this episode is the essential entry point. “Being contemporary now is being recognized for your uniqueness and cultivating it with audacity and strength, with a community around you that helps you build the message.” - Ludovic de Saint Sernin PS His collection for Zara is available in stores today. Episode Highlights: On names and identity The full name is a mouthful, even in French. LDSS exists so the world can say and recognize it easily while still honoring who he is. On an itinerant childhood Born in Brussels, raised in Abidjan, then dropped into Paris's 16th where labels mattered. It was the shock that taught him how clothes define presentation and power. On finding fashion From sketching landscapes and Disney to sketching clothes in Paris. A mother who spotted the obsession early and sent him to draw, paint, and sew. On family and those legendary road trips Seven siblings across three marriages, languages braided together, summers packed into a car from Brussels to Portugal. A chaotic joy that shaped his sense of community. On travel as fuel Travel began as risk and escape and became a network. Work trips are less sightseeing than people finding. Inspiration now comes from the community he builds city to city. On launching the brand Leaving Balmain, making a first collection alone, putting a diary on the runway, and discovering a business on the fly when buyers immediately placed orders. On message and responsibility Autobiography became brand DNA. The work mirrors his story and holds up a mirror to queer life today, insisting on visibility without losing grace. On Mapplethorpe and making it personal A full circle collaboration treated like a six-month devotion, with hand work by Ludovic himself and the show in New York to honor the photographer's city and spirit. On the designer as muse He steps in front of the camera when the story is intimate and the image needs his body to make sense. Be your own muse as liberation, not vanity. On what is contemporary now Visibility, audacity, community. Cultivating uniqueness with confidence and surrounding yourself with people who help you build the message. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
A l'occasion de la journée mondiale de la pneumonie, qui se tient le 12 novembre, nous faisons le point sur cette infection respiratoire aiguë qui affecte les poumons. Pouvant être causée par des bactéries, des virus ou des champignons, la pneumonie est la première cause infectieuse de mortalité chez l'enfant à l'échelle mondiale. Présente dans le monde entier, l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne sont les régions les plus touchées. Un diagnostic précoce pour traiter les enfants sans tarder permet d'améliorer les chances de rétablissement des jeunes patients. Peut-on prévenir la pneumonie ? Quels sont les traitements existants ? Pourquoi la vaccination est-elle essentielle chez les enfants ? Pr Sébastien COURAUD, chef du service de pneumologie des Hospices Civils de Lyon Sud, Président du Comité national contre les maladies respiratoires Pr Flore AMON-TANOH-DICK, Professeur Emérite Titulaire de Pédiatrie Médicale à l'Unité de Formation et de Recherche des Sciences Médicales de l'Université Félix Houphouët Boigny. Pneumo-pédiatre-allergologue à Abidjan en Côte d'Ivoire. Présidente de l'Association Ivoirienne de Formation Continue en Allergologie (ASSIFORCAL). Membre du conseil d'administration du Diplôme Universitaire Francophone d'allergologie (DUFRAL). Membre du Comité National des Experts de la Poliomyélite CNEP de Côte d'Ivoire. Présidente du Comité Tuberculose de l'Enfant au Programme Nationale de Lutte contre la Tuberculose [PNLT]. Présidente Fondatrice de l'ONG ESPACE ARC EN CIEL. ► En fin d'émission, à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre prochain, nous parlons de la prise en charge du diabète dans le sud Kivu, en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Albert Kalehezo, Médecin Fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l'est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD). Programmation musicale : ►TRIBEQA – Respire ►Rosalia, Björk - Berghain
À l'occasion de la journée mondiale de la Pneumonie, qui se tient le 12 novembre, nous faisons le point sur cette infection respiratoire aiguë qui affecte les poumons. Pouvant être causée par des bactéries, des virus ou des champignons, la pneumonie est la première cause infectieuse de mortalité chez l'enfant à l'échelle mondiale. Présente dans le monde entier, l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne sont les régions les plus touchées. Un diagnostic précoce pour traiter les enfants sans tarder permet d'améliorer les chances de rétablissement des jeunes patients. Peut-on prévenir la pneumonie ? Quels sont les traitements existants ? Pourquoi la vaccination est-elle essentielle chez les enfants ? Pr Sébastien Couraud, chef du service de Pneumologie des Hospices Civils de Lyon Sud, président du Comité national contre les maladies respiratoires Pr Flore Amon-Tanoh-Dick, professeur émérite titulaire de Pédiatrie médicale à l'Unité de Formation et de Recherche des Sciences médicales de l'Université Félix Houphouët Boigny. pneumo-pédiatre-allergologue à Abidjan en Côte d'Ivoire. Présidente de l'Association Ivoirienne de Formation Continue en Allergologie (ASSIFORCAL). Membre du Conseil d'administration du Diplôme Universitaire Francophone d'allergologie (DUFRAL). Membre du Comité National des Experts de la Poliomyélite CNEP de Côte d'Ivoire. Présidente du Comité Tuberculose de l'Enfant au Programme National de Lutte contre la Tuberculose [PNLT]. Présidente fondatrice de l'ONG ESPACE ARC EN CIEL. ► En fin d'émission, à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre 2025, nous parlons de la prise en charge du diabète dans le sud Kivu, en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Albert Kalehezo, médecin fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l'est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD). Programmation musicale : ►TRIBEQA – Respire ►Rosalia, Björk - Berghain.
Comment sensibiliser à l'agriculture durable ? En Côte d'Ivoire, où le secteur agricole occupe plus de la moitié de la population active, Stéphane Kobena est un pionnier du domaine. Avec sa société, le Potager du Futur, il forme les enfants et les plus grands aux bonnes pratiques. Et ça commence dès le plus jeune âge. Avec notre correspondante à Abidjan, Marine Jeannin La Pépinière porte bien son nom. Aux fenêtres de ses salles de classes, sont alignés des pots en plastique remplis de jeunes pousses d'épinards, de roquette ou de laitue. Dans cette école primaire de Cocody, les tout petits apprennent à cultiver leur propre potager. « Donc on avait des graines au départ, explique une maîtresse devant les enfants enthousiastes. Avec de l'eau. On a mis des graines en terre, et après, qu'est-ce qui s'est passé ? Elles ont poussé ! Mais elles n'ont plus d'espace, donc on va les repiquer. Et elles vont grandir, comme vous ! » Les ateliers, animés par Stéphane Kobena, visent à sensibiliser à l'agriculture durable et à l'économie circulaire. En complément, explique-t-il, un compost a même été installé à côté de la cantine : « L'objectif est de transformer en compost tous les déchets organiques de la cuisine de la cantine, les feuilles sèches tondues par le jardinier et la sciure de bois du menuisier, pour pouvoir ensuite le réutiliser dans les potagers de l'école. Donc l'objectif est d'apprendre aux enfants à avoir les mains dans la terre, à faire du compostage, à aimer la plante, et aussi leur montrer que c'est possible de s'occuper des plantes sans utiliser de pesticides. » Et ça marche, se félicite la directrice pédagogique de l'école, Hélène Denis. « Ils sont très demandeurs ! Ils nous demandent même de créer de petits composts-poubelles dans la cour de récréation, pour jeter les restes de leurs goûters. Pour ne pas mettre ça à la poubelle, parce qu'ils disent : ''Mais c'est pas la même poubelle !'' Et ils ont raison. » Stéphane Kobena poursuit sa journée dans la banlieue est d'Abidjan, à Bingerville, où il anime cette fois un atelier pour les futurs agriculteurs qui souhaitent se former aux pratiques durables. Une nécessité, explique l'un d'eux, Marc-Olivier Kouamé, face à l'appauvrissement des sols induit par les pesticides. « [À l'origine], on était plus dans l'agriculture [intensive] où on utilisait beaucoup de pesticides et autres produits… On a épuisé toutes les ressources des sols. Donc on était obligé de quitter ces sols pour aller chercher d'autres parcelles. Alors qu'avec l'agriculture durable, tu peux continuer d'utiliser la même parcelle. On a fait le constat que maintenant, nos terres sont devenues arides. Donc on est obligés de chercher d'autres méthodes. » L'agriculture durable est encore embryonnaire en Côte d'Ivoire, en particulier dans le secteur vivrier. Mais les professionnels espèrent mettre en place un label, SPG, à horizon 2028.
Bongani Bingwa speaks to Sakaria Kone, Ivory Coast’s Ambassador to South Africa, as President Alassane Ouattara secures a fourth term in office with nearly 90% of the vote. The result, announced in the early hours in Abidjan, has stirred both celebration and concern, supporters hail Ouattara as the architect of stability and economic progress, while critics question the fairness of an election marked by the exclusion of key rivals. As the nation basks in the glow of another Ouattara victory, many ask whether Ivory Coast is witnessing the consolidation of democracy or the quiet erosion of it and what this means for its future, its people, and its partners across Africa. 702 Breakfast with Bongani Bingwa is broadcast on 702, a Johannesburg based talk radio station. Bongani makes sense of the news, interviews the key newsmakers of the day, and holds those in power to account on your behalf. The team bring you all you need to know to start your day Thank you for listening to a podcast from 702 Breakfast with Bongani Bingwa Listen live on Primedia+ weekdays from 06:00 and 09:00 (SA Time) to Breakfast with Bongani Bingwa broadcast on 702: https://buff.ly/gk3y0Kj For more from the show go to https://buff.ly/36edSLV or find all the catch-up podcasts here https://buff.ly/zEcM35T Subscribe to the 702 Daily and Weekly Newsletters https://buff.ly/v5mfetc Follow us on social media: 702 on Facebook: https://www.facebook.com/TalkRadio702 702 on TikTok: https://www.tiktok.com/@talkradio702 702 on Instagram: https://www.instagram.com/talkradio702/ 702 on X: https://x.com/Radio702 702 on YouTube: https://www.youtube.com/@radio702See omnystudio.com/listener for privacy information.
Bongani Bingwa speaks to Sakaria Kone, Ivory Coast’s Ambassador to South Africa, as President Alassane Ouattara secures a fourth term in office with nearly 90% of the vote. The result, announced in the early hours in Abidjan, has stirred both celebration and concern, supporters hail Ouattara as the architect of stability and economic progress, while critics question the fairness of an election marked by the exclusion of key rivals. As the nation basks in the glow of another Ouattara victory, many ask whether Ivory Coast is witnessing the consolidation of democracy or the quiet erosion of it and what this means for its future, its people, and its partners across Africa. 702 Breakfast with Bongani Bingwa is broadcast on 702, a Johannesburg based talk radio station. Bongani makes sense of the news, interviews the key newsmakers of the day, and holds those in power to account on your behalf. The team bring you all you need to know to start your day Thank you for listening to a podcast from 702 Breakfast with Bongani Bingwa Listen live on Primedia+ weekdays from 06:00 and 09:00 (SA Time) to Breakfast with Bongani Bingwa broadcast on 702: https://buff.ly/gk3y0Kj For more from the show go to https://buff.ly/36edSLV or find all the catch-up podcasts here https://buff.ly/zEcM35T Subscribe to the 702 Daily and Weekly Newsletters https://buff.ly/v5mfetc Follow us on social media: 702 on Facebook: https://www.facebook.com/TalkRadio702 702 on TikTok: https://www.tiktok.com/@talkradio702 702 on Instagram: https://www.instagram.com/talkradio702/ 702 on X: https://x.com/Radio702 702 on YouTube: https://www.youtube.com/@radio702See omnystudio.com/listener for privacy information.
Bouche, œsophage, estomac, intestin, foie… Chaque organe du système digestif a son rôle à jouer, ses propres dysfonctionnements et ses signaux d'alerte en cas de trouble ou d'affection. Comment expliquer les ballonnements ? Pourquoi certains aliments sont plus difficiles à digérer que d'autres ? Peut-on faciliter la digestion ? Dr Pauline Guillouche, hépato-gastro-entérologue au CHU de Nantes. Créatrice du compte instagram @pauline.hepato. Auteure de l'ouvrage Décryptez votre ventre, aux éditions Vuibert Pr Alassan Mahassadi, gastro-entérologue proctologue au CHU d'Angré, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ►D'Angelo - I found my smile again ►Harmonize - Mama Anashindwaje.
Bouche, œsophage, estomac, intestin, foie… Chaque organe du système digestif a son rôle à jouer, ses propres dysfonctionnements et ses signaux d'alerte en cas de trouble ou d'affection. Comment expliquer les ballonnements ? Pourquoi certains aliments sont plus difficiles à digérer que d'autres ? Peut-on faciliter la digestion ? Dr Pauline Guillouche, hépato-gastro-entérologue au CHU de Nantes. Créatrice du compte instagram @pauline.hepato. Auteure de l'ouvrage Décryptez votre ventre, aux éditions Vuibert Pr Alassan Mahassadi, gastro-entérologue proctologue au CHU d'Angré, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ►D'Angelo - I found my smile again ►Harmonize - Mama Anashindwaje.
Bienvenue dans un nouvel épisode de Choose Your Mentor, où l'on creuse aujourd'hui le parcours d'un acteur stratégique du secteur de la musique en Afrique francophone : Marc André Niang.Marc-André occupe aujourd'hui le poste de Directeur Afrique Francophone chez Warner Music Africa. Mais son rôle va bien au-delà d'une simple direction : il incarne la connexion entre culture, business et innovation sur un continent en pleine effervescence.En 2024, il est co-directeur de Warner Music Africa Francophone, lancée pour capter l'explosion de la musique francophone et créer des synergies entre la France et l'Afrique francophone. Il y évoque l'importance de « nouer de nouvelles synergies pour développer et structurer le marché francophone africain ».Un autre exemple marquant : sous son leadership, un « songwriting camp » s'est tenu à Abidjan, réunissant plus de 20 artistes, producteurs et auteurs venus de plusieurs pays d'Afrique. L'objectif : faire émerger une dynamique créative véritablement panafricaine. Aujourd'hui, dans cet épisode, Marc-André partage avec nous :comment il a navigué entre différents rôles pour se forger une vision stratégique de la musique en Afrique francophone,comment il traduit cette vision en actions concrètes pour faire “monter” le marché,quelles sont les clés pour les talents africains, les partenaires et les organisations souhaitant réussir dans cet écosystème.Préparez-vous à un échange riche, sincère, orienté vers l'action : un vrai mentorat pour tous ceux qui travaillent dans la transformation, la culture, les partenariats ou l'innovation sur le continent.Prenez vos notes, car les enseignements sont autant stratégiques que pratiques — et pleinement applicables à des contextes de transformation plus larges, bien au-delà du simple secteur musical.Let start
À deux jours de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, France 24 vous propose une édition spéciale du Journal de l'Afrique délocalisée à Abidjan, la capitale économique du pays. Emploi, santé, éducation et sécurité…. Meriem Amellal et ses invités font le point sur les grands défis qui attendent le prochain président.
The election campaign in Ivory Coast has come with an upsurge in disinformation on social media. Supporters of both the ruling and opposition parties have circulated fake news about presidential candidates and Abidjan is concerned about destabilisation attempts from abroad, including from its neighbour Burkina Faso. As a response, the Ivorian government has begun censoring posts and making arrests. This report by Julia Guggenheim and Damien Koffi (Adapted by Tom Canetti).
En Côte d'Ivoire, l'élection présidentielle se tient samedi 25 octobre. Cinq candidats sont en lice, dont Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat. RFI donne la parole à chaque candidat. Ce matin, dernier entretien, avec Simone Ehivet, l'ex-épouse de Laurent Gbagbo, qui a créé son parti en août 2022, le Mouvement des générations capables (MGC). Cette figure de l'opposition met l'accent sur la souveraineté économique et sur la réconciliation nationale. Elle répond aux questions de notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne. RFI : Simone Ehivet, votre principal thème de campagne porte sur la réconciliation nationale. Qu'est-ce que vous voulez faire de plus par rapport à l'administration sortante dans ce domaine ? Simone Ehivet : ce pays a vécu une crise très profonde, une grande déchirure du tissu social, et on peut dire que des choses ont été faites. Moi-même, j'ai bénéficié d'une loi d'amnistie pour sortir de prison, donc des actes ont été posés. Mais le plus grand de ce chantier-là attend encore d'être réalisé. Il faut rendre hommage à ces morts-là pour que l'esprit repose en paix. Il faut organiser le pardon au-delà de ceux qui ont perdu leurs vies, il y a ceux qui ont perdu leurs biens. Il va être nécessaire de traiter la question et de faire les dédommagements. Vous dites que rien n'a été fait. Pourtant, entre temps, il y a eu des dédommagements. Il y a eu la restitution des corps des victimes de la crise à Duekoué, à Toulépleu. On ne peut pas dire que rien n'a été fait ? Moi, je souhaiterais qu'on rende hommage aux morts. Beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, ont perdu leur travail, ont perdu leur commerce. Mais du coup, quinze ans plus tard, qu'est-ce que vous comptez faire ? Mais quinze ans plus tard, il faut faire le point de cela. Il faut pouvoir mettre ensemble les populations pour qu'elles acceptent de pardonner, parce que tout le monde n'a pas accepté de pardonner, aujourd'hui encore. Lorsque vous avez tenu le lead au sein de la Côte d'Ivoire, vous avez mené un combat pour que le dialogue politique puisse avoir lieu, pour que la révision de la liste puisse avoir lieu, pour que la Commission électorale indépendante puisse être réformée. Toutes ces conditions sont toujours là. Qu'est-ce qui vous garantit une participation à cette élection de manière transparente ? Mais nous n'avons aucune garantie de rien du tout. Nous avons écrit trois fois au président de la République pour obtenir la convocation du dialogue. Nous sommes persuadés qu'aller à ces élections-là, telles que les choses se présentent, ça va être une participation très difficile à ces élections. Mais je dis, nous avons également convenu, ayant tiré les leçons du passé, qu'il vaut mieux encore aller à ces élections-là dans des conditions difficiles que pas du tout. C'est-à-dire que pour vous aujourd'hui, le boycott n'est pas du tout envisageable ? Non, faire du boycott aujourd'hui, c'est offrir des résultats au premier tour à Monsieur Alassane Ouattara. Mais alors du coup, si les résultats après ne vous conviennent pas, cela veut dire que vous n'aurez pas aussi la latitude de les contester ou de les critiquer. Si les choses se sont passées et que des gens ont pu observer que, la situation étant difficile, les élections ont eu lieu et que mes électeurs ont pu voter, que je n'ai pas gagné, je n'ai pas gagné. Car quand on va à des élections, on peut gagner comme on peut perdre. Alassane lui-même, il est candidat. Mais qu'est-ce qui garantit qu'il va gagner ? En lice dans cette compétition, il y a aussi Ahoua Don Mello. Pourquoi est-ce que c'était si difficile finalement d'obtenir une candidature unique entre tous les candidats, entre guillemets, issus de la gauche ivoirienne ? Il n'y a pas eu au niveau de l'opposition, ni au niveau de la gauche un débat pour une candidature unique. Mais l'objectif qui était poursuivi, c'était d'obtenir une réforme du système électoral lui-même. Et donc, il était question que chacun fasse ses propres analyses et prenne ses propres décisions. Il y a deux femmes candidates à cette élection présidentielle. Vous-même, vous avez été opposante, vous avez été première dame, vous êtes passée par la case prison, vous avez perdu votre parti, vous en avez recréé un autre. Avec du recul, quel regard vous portez sur votre trajectoire ? Moi, je continue le travail que j'ai fait depuis très longtemps, qui est de poser toutes les actions possibles pour obtenir, dans ce pays-là, la réalisation de la vision que j'ai de la Côte d'Ivoire. Ce que je souhaite pour la Côte d'Ivoire, c'est que ce soit une nation prospère, une nation souveraine, une nation forte, une nation où les hommes qui sont aguerris, qui sont capables de prendre des initiatives, de créer pour le changement. Ce travail-là, il n'est pas achevé et c'est la raison pour laquelle je suis encore dans la course. À lire aussiPrésidentielle en Côte d'Ivoire: la vie chère, l'emploi et la sécurité au cœur du scrutin
En Côte d'Ivoire, alors que la présidentielle approche à grands pas, le coût du logement figure parmi les difficultés les plus pressantes pour de nombreux électeurs. À Abidjan, les loyers flambent, poussant les habitants à faibles revenus toujours plus loin des centres urbains. Un sujet sensible à l'heure où l'accès au logement décent reste un défi national. Avec notre correspondant à Abidjan, À Cocody Angré, quartier huppé d'Abidjan, Stéphane Koffi, agent immobilier, enchaîne les visites. Son téléphone ne cesse de crépiter, signe d'une demande qui explose. Ces dernières années, partout dans la capitale économique, les grues s'élèvent, les immeubles sortent de terre. Mais derrière ce décor de modernité, les loyers flambent. « Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en Côte d'Ivoire, c'est 75 000 francs CFA. Supposons que quelqu'un a un salaire de 75 000 francs CFA, il ne peut même pas se prendre un studio. Parce qu'il n'y a pas de ce studio à ce prix dans la zone où on est actuellement. Pour un appartement de deux pièces, c'est minimum 150 000 francs CFA. Ça peut aller au-delà », constate l'agent immobilier. Une hausse nourrie par une demande bien supérieure à l'offre. Selon la Banque mondiale, le déficit de logements à Abidjan est de plus de 400 000 logements. Pour l'économiste Alban Ahouré, cette situation est favorisée par l'émergence d'une classe moyenne qui représente plus de 30% des ménages. « Cette classe moyenne ne désire pas forcément habiter dans les zones périphériques. Et donc, cette concentration de la demande sur le centre entraîne une forte pression et une hausse des prix », explique-t-il. Logements sociaux, location-vente : à la recherche de solutions Résultat : beaucoup d'Abidjanais s'installent en périphérie. C'est le cas de Moustapha Dembélé. Il travaille dans la zone portuaire de Treichville mais vit à Abobo N'Dotré, à près de 20 kilomètres, dans un deux-pièces qu'il loue 50 000 francs CFA par mois. Il a fait les calculs : « Quand je fais une association de mon loyer et de mon transport minimum par mois, ça ne vaut même pas le loyer d'un immeuble dans lequel j'ai voulu habiter. » Même s'il passe parfois plusieurs heures dans les embouteillages, Moustapha relativise. « D'abord, en termes d'espace, je suis dans un 30m². Dans d'autres communes, ça serait très coûteux. Au-delà de cela, je suis juste derrière la clôture d'une école primaire, également à côté d'un centre de santé communautaire, et je suis à deux minutes de marche du marché », décrit le locataire. Pour soulager les ménages modestes, l'État ivoirien mise sur les logements sociaux. Mais treize ans après le lancement du programme, seuls 42 000 logements ont été livrés sur 150 000 prévus. L'idée aujourd'hui est de changer de paradigme face au faible taux de bancarisation des Ivoiriens, confie le directeur général du logement, Célestin Koalla. « Il faut qu'on fasse de la location-vente et de la location simple. À ce moment-là, ils ne seront plus concernés par le crédit hypothécaire », met-il en avant. « Le gouvernement vous remet simplement une clé. Chaque mois, vous payez un loyer et 25 ans plus tard, vous êtes propriétaire parce que nous, on dit, dans notre jargon, que tout le monde ne peut pas acheter une maison, mais tout le monde loue une maison », poursuit le directeur général. Des chantiers sont en cours à PK 24 et à Yopougon BAE, avec un objectif de plus de 1 000 nouveaux logements. Une commission nationale d'attribution a déjà été mise en place et les souscriptions doivent démarrer dans les prochains mois, promet le ministère du Logement.
À la veille de la présidentielle du 25 octobre, les candidats multiplient les promesses. Un thème revient sans cesse dans les meetings : l'emploi des jeunes. Officiellement, le chômage est inférieur à 3%, mais pour beaucoup, décrocher un travail stable reste un parcours du combattant, malgré une croissance moyenne de 6,4% sur la dernière décennie. De notre correspondant à Abidjan, C'est à Yopougon, près d'une gare routière, que nous retrouvons Serge. Diplômé en criminologie, il cherche depuis deux ans un emploi. En attendant, il vend du garba – un plat à base d'attiéké et de thon frit – pour subvenir à ses besoins : « J'ai fait la coordination locale de sécurité. Je suis plus dans le volet militaire. Donc, je passe les concours militaires, mais on n'a pas de suite. » Pas formés au besoin du marché Face à ces échecs répétés, Serge tente sa chance dans le privé. Mais là encore, les portes se ferment : « Les entreprises nous demandent des CV bien garnis, avec deux, trois ou même cinq ans d'expérience… alors qu'on vient à peine de finir l'université. » Pour Ibrahim Koné, expert en ressources humaines, le problème est structurel : « On forme généralement des jeunes sur des modules qui ne sont pas en phase avec la réalité des entreprises. Or, celles-ci ont des besoins précis. Si les jeunes ne sont pas formés sur ces compétences-là, naturellement, ils ne seront pas embauchés. » À écouter aussiCôte d'Ivoire: un lycée professionnel pour former les jeunes à l'agriculture L'Agence Emploi Jeunes en première ligne Depuis 2015, l'État tente d'apporter des solutions à travers l'Agence Emploi Jeunes. Stages, emplois aidés, financements de projets… des prêts allant de 100 000 à 25 millions de francs CFA sont proposés. Parmi les bénéficiaires, Mardelle Caumouhet, entrepreneure dans le secteur du bâtiment : « Les fonds nous ont permis de développer nos activités, d'organiser mes équipes et de renflouer mon stock. Les résultats sont déjà très satisfaisants. » Des dispositifs que l'administration veut renforcer, assure Herman Nikoué, administrateur adjoint de l'Agence Emploi Jeunes : « Il s'agit de faciliter et de renforcer l'accès à des emplois décents et productifs, d'amplifier les programmes liés à l'entrepreneuriat des jeunes. Il est même prévu la création d'un fonds de garantie dédié aux jeunes entrepreneurs. » Selon les autorités, plus de 500 000 jeunes auraient déjà bénéficié du programme Jeunesse (PJ Gouv) 2023-2025.
Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice de Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ► Viajando Por El Mundo - Karol G & Manu Chao.
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Troisième étape de notre voyage sur la route du Mondial 2006. Cette fois, cap sur l'Afrique, théâtre d'une rivalité historique entre deux nations et deux icônes du football continental : la Côte d'Ivoire de Didier Drogba et le Cameroun de Samuel Eto'o. Entre 2004 et 2006, leurs destins s'entrecroisent sur tous les terrains : en club, en sélection, et même en Ligue des champions. Deux trajectoires parallèles, deux symboles d'une Afrique conquérante, à la fois rivale et admirée. Dans cet épisode, Redha, Gilchrist, Damase et Yoann reviennent sur : - Les qualifications de ce "groupe de la mort", aussi exigeantes qu'imprévisibles - Les différences de statut entre les deux nations et leurs leaders. - Les confrontations directes, de Yaoundé en juillet 2004 à Abidjan le 4 septembre 2005, jusqu'au penalty manqué de Womé du 8 octobre. - La CAN 2006, où la rivalité Cameroun / Côte d'Ivoire se prolonge en quart de finale. - Et enfin, la croisée des chemins de deux parcours en 2006: Eto'o au sommet de l'Europe avec Barcelone et Drogba en symbole d'une nation ivoirienne qualifiée pour la première fois de son histoire en Coupe du Monde. Un épisode passionnant et fleuve qui retrace comment cette opposition a façonné le visage du football africain moderne… et lancé une rivalité légendaire. Podcast produit par Sports Content, proposé par l'OdioO ! Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Avec une croissance du PIB de 6,5% en 2024 et de 6,4% attendue cette année, la performance ivoirienne est saluée par les économistes. Mais ils soulignent aussi les fragilités structurelles de l'économie. La Côte d'Ivoire contribue à 40% au PIB de l'Union monétaire ouest-africaine (UEMOA). Depuis la crise post-électorale de 2010-2011, son économie a su rebondir. En témoigne l'essor des infrastructures. « On a un investissement dans les infrastructures qu'on estime à 3,2% du PIB, largement supérieur à la moyenne africaine, qui est à 1,8% du PIB du continent », salue Arthur Minsat, chef de l'unité Afrique au centre de développement de l'OCDE. Infrastructures Ces investissements mériteraient cependant à être mieux répartis dans le pays, Abidjan concentrant déjà 65% du PIB ivoirien. « Ce serait bien que ces constructions massives d'infrastructures soient décentralisées, parce que tout est concentré dans la capitale, observe Stanislas Zézé, le PDG de l'agence de notation Bloomfield. Ça crée non seulement un problème d'exode rural, économique, mais qui défavorise les autres régions du pays. » À écouter aussiAfrique : une croissance forte qui ne crée pas assez d'emploi Retombées limitées du cacao et du pétrole Avec l'essor du commerce, des services financiers, des télécommunications et la naissance d'une industrie, le secteur primaire, agricole et extractif, ne pèse plus que 15 % du PIB. Mais sa croissance, elle, repose encore beaucoup sur l'exportation des matières brutes. « Le moteur principal de croissance est évidemment lié au cours du cacao, qui a donc entraîné un regain du dynamisme économique, ainsi qu'à l'exploitation de champs d'hydrocarbures, notamment le champ Baleine, reconnaît Arthur Minsat. Ce qui est évidemment bénéfique puisque ça a permis d'accélérer la croissance, mais qui, par contre, a un revers : des retombées sur l'Ivoirien et l'Ivoirienne moyens qui sont limitées. » Risque sociopolitique tous les cinq ans Dynamique à court terme, l'économie ivoirienne reste fragile à long terme, car la richesse est à 80% créée par les multinationales étrangères. « C'est une économie qui performe très bien, mais qui est fragile à long terme, estime Stanislas Zézé. Chaque cinq ans, il y a un ralentissement à cause de la situation sociopolitique. En cas de choc, généralement, les multinationales s'en vont et vous vous retrouvez avec une économie qui pourrait subir de graves conséquences. C'est pourquoi il faut, avec cette performance, renforcer la capacité des entreprises locales de sorte qu'elles puissent avoir une plus grande part dans la création de la richesse pour que le pays soit de plus en plus résilient et développe sa capacité à absorber des chocs. » L'OCDE suggère d'encourager la transformation locale, en particulier des produits agricoles dont la Côte d'Ivoire regorge, pour la consommation régionale. À écouter aussiNialé Kaba (ministre de l'Économie): «L'économie ivoirienne solide grâce à la stabilité et la paix»
Écrasé par des cours mondiaux trop bas, et une concurrence acharnée imposée par le coton brésilien, le coton africain a du mal à se vendre, et s'accumule dans les entrepôts portuaires, à Cotonou, Lomé, Dakar ou encore Abidjan. Une situation qui pénalise tous les maillons de la filière. Il y aurait, a minima 200 000 tonnes de coton africain invendues, selon Kassoum Koné, le président de l'Association cotonnière africaine, mais peut-être 250 000, voire 300 000 tonnes, à en croire des négociants rencontrés le 30 septembre lors du rendez-vous annuel de l'Association française cotonnière (Afcot) à Deauville, dans le nord de la France. Selon leurs estimations, il resterait notamment 100 000 tonnes de coton malien invendues. Quels que soient les chiffres, les volumes dépassent, de loin, ce qui reste à commercialiser d'habitude à cette époque. En cause, le coût de revient élevé du coton ouest-africain qui le rend peu compétitif. « La concurrence est rude, car il y a aussi du coton brésilien et américain sur le marché », explique Boubacar Salia Daou. Ce négociant, président de Millenium Mali, confirme que fin septembre, il n'y a en général plus de stock. La baisse des cours mondiaux a un impact sur ses marges, précise-t-il, mais aussi sur les finances de la CMDT, la société d'État malienne qui gère le secteur. Le secteur logistique au ralenti Ces invendus pèsent sur la plupart des sociétés cotonnières qui ne peuvent pas rembourser leurs crédits, mais vont devoir bientôt négocier de nouveaux prêts pour la prochaine campagne. Elles sont touchées à double titre, car elles doivent aussi supporter le coût d'un stockage plus long dans les entrepôts portuaires, des entrepôts où l'activité a ralenti. « Les entrepôts sont vidés fin juin d'habitude, mais cette année tous nos magasins à Lomé sont pleins », explique Blaise Agbozo, représentant du groupe R-Logistic au Togo. L'expert en logistique a vu ses prévisions tomber à l'eau : « Plus vous rentrez du coton, plus vous en sortez, plus le tonnage augmente, et plus vous générez de la marge, mais si les entrepôts sont pleins et qu'il n'y a plus d'expéditions, nous y perdons forcément ». Risque de décote En bout de chaîne, ceux qui vérifient le poids et la qualité du coton avant qu'il soit embarqué n'ont qu'une hâte, que l'activité reprenne. « Nous avons certifié 65 % des volumes que nous traitons d'habitude à cette époque, nous attendons maintenant que les 35% qui restent soient embarqués d'ici décembre », témoigne Abderamane Adoum Hassan, directeur régional de Wakefield Inspection, basé à Abidjan, qui assure que le ralentissement de l'activité cotonnière n'épargne aucune société du secteur. Le risque, c'est qu'une fois la nouvelle récolte disponible, courant novembre, l'ancienne se vende avec une décote. Ce n'est pas tant le stock qui effraie le président de l'Association cotonnière africaine, que le manque de visibilité pour l'exporter. « Tout va vite dans le coton, s'il y a un appel d'air, tout ce qu'on qualifie de grand stock pourra être vendu rapidement, mais notre souci, c'est qu'on ne sait pas à quel moment on va sortir la tête de l'eau » résume le président de l'ACA qui espère que cette période difficile sera « la plus courte possible ». À lire aussiL'association des producteurs de coton africains élaborent leur feuille de route à Garoua
À l'occasion du Congrès Francophone d'Allergologie qui se tient du 15 au 18 avril à Paris, nous parlons des allergies. En constante progression, les allergies peuvent altérer, à divers degrés, la qualité de vie des personnes qui en souffrent. En 2050, l'OMS estime que 50% de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique, contre 25 à 30% aujourd'hui. Les allergies aux acariens sont fréquentes, qu'est-ce qui peut les favoriser ? En termes de prévention des allergies aux acariens au quotidien, que peut-on préconiser ? Pr Flore AMON-TANOH-DICK, professeur titulaire de Pédiatrie Médicale à l'Unité de Formation et de Recherche des Sciences Médicales de l'Université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan en Côte d'Ivoire, Pneumo-pédiatre-allergologue à Abidjan en Côte d'Ivoire. Présidente de l'Association Ivoirienne de Formation Continue en Allergologie (ASSIFORCAL). Membre du conseil d'administration du Diplôme Universitaire Francophone d'allergologie (DUFRAL) Retrouvez l'émission en entier ici : Allergies: 50% de la population mondiale concernée en 2050
Rencontre autour du Bottom Théâtre, une compagnie implantée en Corrèze, qui propose des objets artistiques qui organisent des résidences d'artistes, mais aussi pour mettre en valeur la parole des habitants du territoire. Le Bottom Théâtre a été créé en 1999 à l'initiative de Marie-Pierre Besanger et qui accueille des artistes en résidence. Elle est basée à Tulle, en Corrèze, où arrivent beaucoup de mineurs isolés d'Afrique subsaharienne depuis six ans : des jeunes qui ont des histoires à raconter. Si je pense pas que je peux changer le monde, c'est plus la peine. La beauté et l'art sont des armes pour rester debout. Marie-Pierre Bésanger Elle a créé, avec d'autres artistes, le projet (in)stables avec l'anthropologue Alice Herzog, pour explorer les nœuds d'attachement et l'arrachement... De ces résidences, sont nés les spectacles d'Aristide Tarnagda et de Philippe Ponty. Invité.e.s : Marie-Pierre Besanger, directrice de la compagnie «Le Bottom Théâtre» basé à Tulle, en Corrèze. Philippe Ponty, artiste associé à la compagnie Bottom Théâtre, auteur et metteur en scène de la pièce Immortel·les, une pièce créée au mois d'août 2025 et écrite comme un long poème lyrique, avec un chœur : «un chant d'espoir après les ruines» qui donne la parole aux jeunes. La tragédie antique me hante mais j'ai eu besoin de la détruire par des échanges un peu absurdes. Un texte sur l'espoir, le désespoir mais aussi sur les lendemains possibles. Aristide Tarnagda est auteur, metteur en scène et directeur artistique des Récreâtrales, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Son spectacle «Fadhila», joué aux Zébrures d'automne, est une tragédie qui se passe au Burkina Faso et qui raconte l'histoire d'une mère, Fadhila, qui élève seule ses deux enfants après le départ de son mari pour l'Europe. Elle voit partir son premier fils qui se fait enrôler par des djihadistes. Elle va alors se battre pour que le deuxième ne suive pas les traces de son frère ainé... Le fait d'entendre ces histoires de mineurs installés en Corrèze, m'a permis de prendre de la distance. Aristide Tarnagda Ces histoires sont donc nées des rencontres avec des jeunes mineurs isolés, qui ont fui leur pays d'origine, mais aussi avec des jeunes Tullistes. Le texte Fadhila est également publié chez Actes Sud Papier. Le spectacle sera prochainement joué à Bruxelles, puis en Allemagne, lors du festival Africologne, mais aussi à Yaoundé, à Abidjan et à Ouagadougou, au Burkina Faso. La pièce sera également créée en Lituanie où la pièce sera traduite en lituanien. Programmation musicale du jour : L'artiste Joey Robin avec le titre Haché.
Rencontre autour du Bottom Théâtre, une compagnie implantée en Corrèze, qui propose des objets artistiques qui organisent des résidences d'artistes, mais aussi pour mettre en valeur la parole des habitants du territoire. Le Bottom Théâtre a été créé en 1999 à l'initiative de Marie-Pierre Besanger et qui accueille des artistes en résidence. Elle est basée à Tulle, en Corrèze, où arrivent beaucoup de mineurs isolés d'Afrique subsaharienne depuis six ans : des jeunes qui ont des histoires à raconter. Si je pense pas que je peux changer le monde, c'est plus la peine. La beauté et l'art sont des armes pour rester debout. Marie-Pierre Bésanger Elle a créé, avec d'autres artistes, le projet (in)stables avec l'anthropologue Alice Herzog, pour explorer les nœuds d'attachement et l'arrachement... De ces résidences, sont nés les spectacles d'Aristide Tarnagda et de Philippe Ponty. Invité.e.s : Marie-Pierre Besanger, directrice de la compagnie «Le Bottom Théâtre» basé à Tulle, en Corrèze. Philippe Ponty, artiste associé à la compagnie Bottom Théâtre, auteur et metteur en scène de la pièce Immortel·les, une pièce créée au mois d'août 2025 et écrite comme un long poème lyrique, avec un chœur : «un chant d'espoir après les ruines» qui donne la parole aux jeunes. La tragédie antique me hante mais j'ai eu besoin de la détruire par des échanges un peu absurdes. Un texte sur l'espoir, le désespoir mais aussi sur les lendemains possibles. Aristide Tarnagda est auteur, metteur en scène et directeur artistique des Récreâtrales, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Son spectacle «Fadhila», joué aux Zébrures d'automne, est une tragédie qui se passe au Burkina Faso et qui raconte l'histoire d'une mère, Fadhila, qui élève seule ses deux enfants après le départ de son mari pour l'Europe. Elle voit partir son premier fils qui se fait enrôler par des djihadistes. Elle va alors se battre pour que le deuxième ne suive pas les traces de son frère ainé... Le fait d'entendre ces histoires de mineurs installés en Corrèze, m'a permis de prendre de la distance. Aristide Tarnagda Ces histoires sont donc nées des rencontres avec des jeunes mineurs isolés, qui ont fui leur pays d'origine, mais aussi avec des jeunes Tullistes. Le texte Fadhila est également publié chez Actes Sud Papier. Le spectacle sera prochainement joué à Bruxelles, puis en Allemagne, lors du festival Africologne, mais aussi à Yaoundé, à Abidjan et à Ouagadougou, au Burkina Faso. La pièce sera également créée en Lituanie où la pièce sera traduite en lituanien. Programmation musicale du jour : L'artiste Joey Robin avec le titre Haché.
Greetings Glocal Citizens! In case you missed us last week there's good reason. My glocal speak for the week was #UNGA80. The streets and sounds of NYC all pointed to the United Nations General Assembly and myriad sideline events. My week was about all thing #PanAfricanProgress and I look forward to sharing stories from the ground in the coming months. One thing is for sure, the giant that is Africa is awake with millions of youth and experienced diasporans ready to keep all of our eyes wide open. Much of that story is alive and well in my guest this week. Myra Dunoyer Vahighene is a storyteller, creative entrepreneur, and founder of Eleza Masolo, a cultural platform born on YouTube in 2020 and officially launched in 2022 to amplify African voices through storytelling, fashion, and visual arts. She authored Nyuma, the Thirsty Fish (https://a.co/d/2dY2FxR), a children's book tackling water justice in Africa, and regularly speaks across the continent — from Abidjan to Nairobi — about youth empowerment, branding, and narrative sovereignty. A Harvard-trained cultural leader, Myra blends Afro fashion, social storytelling, and entrepreneurship to inspire the new generation of African creators across borders. We meet in Nairobi at the New Cities Summit in June of this year where our common passion for elevating storytelling targeting African children forged our connection. Her most recent literary work Ceux qu'on ne sauvera pas (The Ones We Couldn't Save) (https://a.co/d/iLT8FXs), published on August 10, 2025 is a powerful book blending real-life testimonies, allegory, and prophetic narrative to recount thirty years of war and suffering in her homeland, the eastern Democratic Republic of Congo. Through this work is a moving tribute and a lasting call to remember the forgotten victims of ongoing conflict. Where to find Myra? Eleza Masolo (https://www.instagram.com/eleza_masolo/?hl=en) On LinkedIn (https://www.linkedin.com/in/myra-dunoyer-vahighene-✨-b1b449168/) On Instagram (https://www.instagram.com/myra_dunoyer_vahighene/?hl=en) On Facebook (https://www.facebook.com/myra.vahighene/) On YouTube (https://www.youtube.com/@ElezaMasolo) Who is Myra listening to? Slimane (https://www.youtube.com/@slimane_music) Other topics of interest: Congo, Kinshasa (https://en.wikipedia.org/wiki/Democratic_Republic_of_the_Congo) What's happening in Goma? (https://acleddata.com/expert-comment/qa-what-happening-and-around-goma) Kivu and the ongoig conflict in the Democratic Republic of Congo (https://www.cfr.org/global-conflict-tracker/conflict/violence-democratic-republic-congo) The Great Congo River (https://www.youtube.com/watch?v=43xTvpxWLW4) About DRC's many ethnic groups (https://en.wikipedia.org/wiki/Category:Ethnic_groups_in_the_Democratic_Republic_of_the_Congo) What is an ISBN (https://en.wikipedia.org/wiki/ISBN) France's AFNIL (https://www.afnil.org) platform Teraanga (https://bbc.com/travel/article/20201115-teraanga-the-word-that-defines-senegal) Lâche (https://www.collinsdictionary.com/dictionary/french-english/l%C3%A2che) and Faiblesse (https://www.collinsdictionary.com/dictionary/french-english/faiblesse) in English About The First Pyramid (https://en.wikipedia.org/wiki/Pyramid_of_Djoser) of King Djoser Special Guest: Myra Dunoyer Vahighene .
Depuis le 18 septembre, de jeunes auteurs de bande dessinée, illustrateurs et animateurs présentent leurs œuvres à l'Institut français d'Abidjan. Une initiative du collectif nouveau-né, Lumia, l'Union des Métiers de l'Illustration et de l'Animation. Et une vitrine nécessaire, dans un secteur encore balbutiant, où les opportunités d'édition manquent. Reportage de notre correspondante à Abidjan, Les expositions ne sont pas rares à Abidjan. Mais celles consacrées à la bande dessinée, beaucoup plus. Pendant un mois, une vingtaine de jeunes artistes présentent des illustrations grand format, des planches de BD et même de courts films d'animation diffusés sur des écrans. À l'initiative du projet, l'illustrateur Nandy D. Diabaté, auteur de BD et directeur artistique des studios d'animation Bouya : « Le but est de faire voir leur talent, puisqu'ils sont hyper-talentueux, et de montrer ce que les jeunes font aujourd'hui : quelles sont les tendances, quels sont les styles graphiques qui dominent ? Créer une connexion entre eux, des éditeurs, des studios d'animation, pour qu'ils comprennent que c'est ce qu'il faut là, maintenant, à la Côte d'Ivoire, ce type de création. Il ne faudrait pas qu'on soit en retard sur notre temps, parce qu'on a déjà beaucoup de retard dans ces métiers-là. En vrai, en Côte d'Ivoire, on n'en vit pas. » La Côte d'Ivoire ne compte aucune maison d'édition de bande dessinée à proprement parler, regrette l'un des exposants, Stéphane Guy Lago, illustrateur et graphiste : « Il n'y a pas une industrie de la bande dessinée ici, donc il y a beaucoup à faire. Il y a beaucoup d'appréhension à imprimer de la bande dessinée ici, à éditer de la bande dessinée. Les maisons d'édition ne maîtrisent pas assez le marché ivoirien, en fait. On a vu plusieurs œuvres éditées, sans citer de nom, qui n'ont pas eu le succès qu'elles méritaient, parce qu'il n'y avait pas la bonne stratégie. » « On veut vraiment avoir des histoires qui nous ressemblent » Pourtant, la demande locale est là, insiste Polver, un autre exposant, illustrateur et auteur de BD : « Les gens se sont mis à consommer des produits qui venaient de l'étranger, parce que si tu es fan de bande dessinée en Côte d'Ivoire, et que tu n'as pas de bandes dessinées ivoiriennes, tu vas acheter peut-être des mangas, ou des webtoons, ou des comics. Ce qu'on a compris, c'est qu'il y a bien un marché qui existe. C'est juste qu'il n'y avait pas encore de produit adapté. On aime ça, mais on n'en a pas assez. Donc c'est l'occasion d'en faire ! » Le collectif Lumia prépare justement le lancement d'un magazine en auto-édition, Case 225. Un bimensuel, qui où seront publiées uniquement des BD écrites par et pour les Ivoiriens. Bilhal Ouattara, responsable marketing aux studios Bouya, et auteur de BD lui aussi : « On veut vraiment avoir des histoires qui nous ressemblent. Je travaille beaucoup sur des histoires traditionnelles, ou des histoires qui s'inspirent du folklore ivoirien. Parce que je trouve que sur le plan culturel, on n'a pas assez de représentation. Moi, ma BD dans Case 225 va parler des Gouros et de leurs alliés. Donc, on va faire de notre mieux pour montrer aux gens qu'il y a de l'intérêt, c'est juste que les histoires et les dessins n'étaient pas adaptés. » Lumia ambitionne de publier le premier numéro de Case 225 début 2026. En attendant, l'exposition Impact Frame restera visible à l'Institut français jusqu'au 18 octobre. À lire aussiCôte d'Ivoire: le dessin de presse face aux fake news, lors du Festival Cocobulles
Le Club RFI Abidjan a organisé la première édition du «Meet-up Citoyen 2.0». Cette activité, conçue sous la forme d'un panel interactif, visait à offrir aux participants un espace d'échanges, et de renforcer leurs compétences autour de diverses thématiques telles que l'organisation personnelle, la prise de parole en public, ou encore l'engagement citoyen… Invité/Cousin du club : Sékou Doumbia, coach. Musique : « Mesdames », Grand Corps Malade. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Réalisation : Cécile Bonici. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot. Mise en ligne internet : Sonia Borelva.
Le débat africain est à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, ce dimanche. L'occasion de revenir sur la liste définitive des candidats pour l'élection présidentielle du 25 octobre 2025 avec les éditorialistes locaux. Cinq candidats retenus dont le président Ouattara. Quelles réactions dans le pays ? L'opposition fragmentée peut-elle encore peser dans ce scrutin ? Avec la participation de : - Saint Claver Oula, journaliste éditorialiste pour le journal hebdomadaire Le Panafricain - Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI - Wakili Alafé, journaliste éditorialiste, directeur de L'Intelligent d'Abidjan.
En France, une famille sur quatre est monoparentale et 82% d'entre elles sont gérées par des mères. Lorsqu'une famille se sépare, pour 75% des décisions de justice la garde est fixée chez la mère. Mais le quotidien de ces mères seules est un véritable casse-tête, entre pension alimentaire, garde d'enfant et charge mentale décuplée. Ce sont souvent les carrières professionnelles et donc les revenus de ces femmes qui sont impactés par l'éducation de leur enfant. Pourquoi le couple hétéronormé précarise les femmes ? Quelles sont les aides administratives pour les mères, dans les politiques locales ? Avec : • Francesca Fattori, co-autrice de l'ouvrage, La révolte des mères - Quand le conte de fées vole en éclats (L'iconoclaste, 2025) • Marguerite Degi, co-autrice de l'ouvrage, La révolte des mères - Quand le conte de fées vole en éclats (L'iconoclaste, 2025) • Belinda Nango, présidente de la Fondation Mère célibataire d'Afrique, basée à Abidjan en Côte d'Ivoire. En fin d'émission la chronique Écoutez le monde de Monica Fantini. Aujourd'hui ce sont les voix insoumises et résilientes des poétesses et des poètes noirs, présentés à l'exposition Afrosonica – Paysages sonores, au musée d'ethnographie de Genève, en Suisse, qu'elle nous donne à entendre. Programmation musicale : ► Cabin Feva - ENNY ► Rio de Janeiro - Rejjie Snow.
En France, une famille sur quatre est monoparentale et 82% d'entre elles sont gérées par des mères. Lorsqu'une famille se sépare, pour 75% des décisions de justice la garde est fixée chez la mère. Mais le quotidien de ces mères seules est un véritable casse-tête, entre pension alimentaire, garde d'enfant et charge mentale décuplée. Ce sont souvent les carrières professionnelles et donc les revenus de ces femmes qui sont impactés par l'éducation de leur enfant. Pourquoi le couple hétéronormé précarise les femmes ? Quelles sont les aides administratives pour les mères, dans les politiques locales ? Avec : • Francesca Fattori, co-autrice de l'ouvrage, La révolte des mères - Quand le conte de fées vole en éclats (L'iconoclaste, 2025) • Marguerite Degi, co-autrice de l'ouvrage, La révolte des mères - Quand le conte de fées vole en éclats (L'iconoclaste, 2025) • Belinda Nango, présidente de la Fondation Mère célibataire d'Afrique, basée à Abidjan en Côte d'Ivoire. En fin d'émission la chronique Écoutez le monde de Monica Fantini. Aujourd'hui ce sont les voix insoumises et résilientes des poétesses et des poètes noirs, présentés à l'exposition Afrosonica – Paysages sonores, au musée d'ethnographie de Genève, en Suisse, qu'elle nous donne à entendre. Programmation musicale : ► Cabin Feva - ENNY ► Rio de Janeiro - Rejjie Snow.
Ce mois-ci, émission spéciale : double culture et recherche d'emploi, avantage ou désavantage ? Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice de Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ► Ai Menina – Badjero feat. Helio Beatz ► Gimme Dat – Ayra Starr & WizKid
Le Mpox continue de se propager de manière inquiétante en Afrique. En 2025, les cas ont dépassé ceux de 2024. Ce sont plus de 21 000 cas de Mpox qui sont détectés dans treize pays africains, et cela risque de doubler d'ici la fin de l'année. Les coupes des aides en provenance des États-Unis et d'Europe ont fragilisé les systèmes de santé. Au total, 700 000 doses de vaccin ont été administrées, mais les stocks sont insuffisants. La Sierra Leone représente 41% des infections récentes, et la RDC est aussi en première ligne avec 24 000 cas détectés depuis début 2024. On en parle ce matin avec notre Grand invité Afrique : Jean Kaseya, directeur de l'Africa CDC (les centres africains de contrôle et de prévention des maladies). RFI : Avec les coupes budgétaires de l'aide occidentale, est-ce que vous avez déjà mesuré un impact direct sur la réponse aux épidémies ? Jean Kaseya : Je suis très clair là-dessus. Ces coupes peuvent ou sont en train d'accélérer une possible pandémie venant d'Afrique. Le nombre d'épidémies ne fait qu'augmenter d'une année à l'autre. Nous avons toujours ces problèmes d'accès aux médicaments et aux vaccins. Et ça, ce sont des conditions réunies en plus des changements climatiques, en plus de l'insécurité, pour déclencher une pandémie. Mais je sens partout, dans tous les pays où je passe, un réveil. J'étais à Lusaka, en Zambie, il y a quatre jours. Il y a deux jours, j'étais à Luanda et maintenant, je suis à Abidjan. Je vois comment les pays se mobilisent pour trouver des ressources internes et c'est partout en Afrique le cas. Justement, est-ce que ces pays arrivent à trouver des fonds ? Je vais vous donner l'exemple de la RDC où j'ai eu à rencontrer le président Tshisekedi, qui m'a informé que le pays a décidé de mettre en place une taxe de 2 % sur tous les produits importés. En plus de cela, ils ont mis une taxe sur les salaires de toutes les personnes qui travaillent de 2,5 %. Au total, cela va donner autour de 1,5 milliard de dollars additionnels chaque année. Ça, ce sont des ressources concrètes. Le président Mahama me parlait d'un programme qu'on appelle Mahama Cares Ghana. Les pays africains avancent dans la réalité. À lire aussiÉpidémie de mpox: malgré une baisse constatée en Afrique, la vigilance reste de mise En Sierra Leone, le testing est à 100 % et le pays semble se distinguer par une gestion plus efficace du Mpox ? C'est d'abord un grand effort au niveau communautaire pour mobiliser les relais communautaires. C'est former les agents de santé par rapport à la surveillance. C'est mettre en place la vaccination qu'il faut. C'est détecter la comorbidité, ça peut être le VIH ou d'autres maladies. C'est aujourd'hui l'occasion de dire et de tordre le cou à tous ceux-là qui pensent que les Africains n'aiment pas les vaccins. Ce n'est pas vrai. Aujourd'hui, dans la plupart des pays, le taux de testing est de 100 % puisque les gens acceptent de se faire tester pour savoir s'ils sont malades. Là où le vaccin est disponible, le taux de couverture est très élevé. On parle beaucoup d'un sous-groupe du virus appelé le clade 1b, réputé plus mortel : 2000 décès enregistrés depuis 2024. Qu'est-ce qui distingue cette souche des précédentes ? Nous avons tout le temps des mutations qui se font, et nous avons maintenant des combinaisons différentes dans un même endroit au Libéria, où on a eu le clade 2a et 2b au même moment. Nous avons par exemple la RDC où nous avons eu la combinaison de ces différents clades. Ce sont toutes ces combinaisons qui font qu'on ne sait pas la bombe qui peut sortir demain. À lire aussiGuinée: l'épidémie de mpox s'étend dans le pays, un an après son apparition Cet été, le CDC Africa a dévoilé son premier cadre stratégique climat et santé, pourquoi et pour quoi faire ? 70 % des épidémies que nous avons en Afrique sont ce qu'on appelle les épidémies zoonotiques. Donc ça vient de l'animal vers l'homme, interchangeables. Nous avons vu que c'est le changement climatique qui est à la base de tout cela. En plus, nous avons le choléra. Ce choléra est dû principalement aux effets liés aux inondations et à d'autres changements climatiques. Donc voilà pourquoi nous avons décidé de lancer ce plan qui lie le climat et la santé pour mieux combattre les épidémies. Justement, le choléra connaît une recrudescence majeure. Au Soudan, Alima [The Alliance for International Medical Action] estime que si rien n'est fait, la maladie pourrait tuer plus que les armes… Entre 2022 à 2024, il y a eu doublement des cas. On est passé de 104 000 cas à 254 000 cas. Sachant que la saison des pluies va commencer dans quelques jours, je m'attends à ce que si ça continue comme ça, nous puissions avoir plus de 300 000 cas. De janvier à août, nous avons 4900 décès, alors que toute l'année 2024, on n'a eu que 4700 décès. Donc, ça signifie que le choléra actuellement devient un problème de santé publique majeur que nous devons arrêter. Comment faites-vous pour lutter contre les deux épidémies de Mpox et de choléra en même temps, sans diluer les moyens et l'attention ? Malheureusement, nous n'avons pas que ces deux épidémies. Nous en avons d'autres. Nous avons la rougeole, des cas d'Ebola, de Marburg et d'autres épidémies encore. En moyenne, nous avons une nouvelle épidémie par jour et ça, ça fait beaucoup pour nous.
« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es ». C'est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde, ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. En Côte d'Ivoire, le Scrabble est le jeu où les Ivoiriens excellent. En plus de dizaines de milliers d'amateurs du jeu de lettres, le pays compte 800 joueurs de très bon niveau affiliés à la Fédération nationale. Benoît Almeras a disputé une partie au dojo de l'université d'Abidjan. Là-bas, le Scrabble, c'est presque un sport de combat. De notre correspondant à Abidjan, Le soleil se couche sur Abidjan, c'est le début de l'entraînement. Sous le badamier, une demi-douzaine de tables. Deux joueurs, un plateau, le Gborô, le combat peut commencer. Objectif : composer les mots qui rapportent le plus de points avec sept lettres tirées au hasard. En face, celui que l'on surnomme Ipman, comme le maître de Bruce Lee. Mathieu Zingbè, 37 ans, dix fois champion d'Afrique. Une machine. En quinze minutes chrono, le numéro un Ivoirien gagne avec près de 300 points d'avance. Pour lui, le Scrabble c'est une passion qui dure depuis près de 30 ans : « C'est en classe de CM1 quand j'ai fait la trouvaille du Scrabble, ça m'a tout de suite épaté, je me suis vite confectionné un tableau de Scrabble, j'ai commencé à m'entraîner et je suis immédiatement tombé amoureux de ce jeu. » Professionnel depuis 2006, Mathieu Zingbè est actuellement le capitaine des éléphants scrabbleurs, l'équipe nationale fait la fierté du président de la Fédération Michel Tétialy : « On est trois fois champion du monde, nous sommes actuellement champion d'Afrique en titre. Avec ça, l'engouement grandit et chaque année, on a plus de personnes qui intègrent les salles (...) partout dans nos bureaux, vous voyez, dans les téléphones et autres, les gens ont des "applicatifs" qui leur permettent de passer le temps en jouant au Scrabble. » Intégration du nouchi dans l'Officiel du Scrable Autre motif de jubilation pour Michel Tétialy : l'intégration des mots du nouchi, l'argot des rues d'Abidjan, dans l'Officiel du Scrabble, à l'image de « s'enjailler », une reconnaissance pour l'écrivain Josué Guébo : « On a créé des termes qui étaient à la fois périphériques et marginaux, mais qui sont en train de passer à la postérité, c'est intéressant parce que ça montre que la créativité ici s'universalise, c'est une chose à souligner. » Pour ce poète et philosophe, ancien joueur de Scrabble, les performances des Ivoiriens s'expliqueraient par un « amour pragmatique » du français : « Dans un pays où il y a plusieurs langues, la langue française est un bon moyen de communication. Donc, je pense qu'il y a un amour utilitaire pour ainsi dire. Mais il y a aussi l'amour de l'art parce que les Ivoiriens performent en Scrabble, mais aussi en Slam et aujourd'hui ça paye. » Un outil pédagogique Mais dans un pays où environ une personne sur deux est analphabète selon le gouvernement, le Scrabble reste trop élitiste et réservé aux citadins, pour Josué Guébo. Autre problème : le manque de joueuses, quand deux tiers des illettrés ivoiriens sont des femmes. Pour corriger cela, la Fédération fait la promotion du Scrabble comme outil d'apprentissage de la langue française – Adrien Edoukou, joueur et professeur de lettres : « Les enfants n'arrivent pas véritablement à saisir le sens de certains cours et le Scrabble intervient pour leur apporter une formation d'appoint. Apprendre à jouer au Scrabble pour des enfants ça leur apporte beaucoup, c'est un outil pédagogique complet. » La Fédération ivoirienne propose le jeu comme activité extrascolaire dans une vingtaine de collèges et de lycées cette année et peut-être détecter les futures stars du Scrabble francophone. À lire aussiLe Scrabble, une passion grandissante sur le continent africain
Show Notes: Gregory Mose, an English major, currently lives in Aix-en-Provence where he is the director of international relations and professor of International Law at a small American University program called the American College of the Mediterranean. When he graduated, his parents wanted him to go to Law School, but Greg wanted to travel. He was offered a teaching fellow position at Athens College in Greece, and he fell in love with the place and the experience. He returned to the US and law school at Duke where he met his wife. Working for United Nations Greg's interest in international public international law led him to work for the UN during Yugoslavia's war crimes tribunal research project. He secured a two-year contract with the UN High Commissioner for Refugees in Conakry, Guinea, which was a paranoid, isolated place. He worked with refugees there for two years, traveling through Mali, Timbuktu, Dakar, Freetown, Abidjan, and upcountry Guinea. During this time, he helped resettle some people to the United States. Greg's experience in Conakry was both powerful and passionate. He helped resettle some people to the United States who wouldn't be able to be resettled today. However, he returned home underweight and suffering from malaria and PTSD. A Career Changes: Director of International Relations - Stay-at-home Dad Greg joined his fiance in London. After a period of recovery, Greg secured a job in corporate law at an international firm in London. He worked on IPOs and was hired as a young US lawyer in securities practices. After three years, he moved to a London-based firm, Freshfields, Brookhouse, Deringer. Greg and his wife had their son in 2002 and decided to raise their son themselves rather than handing him over to a nanny. He decided to leave his job to write a novel and raise their son while his wife worked at the European Bank for Reconstruction and Development. They considered downsizing and moving to the English countryside or getting more remote to facilitate a change in lifestyle. However, after spending time in the South West of France, they decided to do something radical and bought a medieval farmhouse and land in the South West of France, near a village called Montcabrier. Village Life in Wine Country Greg describes their experience living in a wine region called the Lot, near the Dordogne, in the southwest. The village had about 30 full-time residents, but most people lived in farmhouses outside the village. The village had a two-room schoolhouse, a bakery, and a mayor's office. Greg and his family rented out renovated three holiday cottages in summers to families with small children. They built a playground, swimming pool, and a beautiful field on their property. Greg also shares his experiences with their neighbors. He also learned how to use a chainsaw and finished his novel, Stunt Road. However, as their son grew older, they decided they needed a bigger centre with more activities and schools. They moved to Aix-en-Provence. Working in Education Greg didn't know what he was going to do there, but they enrolled their son in the International School where he was hired to teach a critical thinking course called Theory of Knowledge at the International Baccalaureate program. He became a high school teacher for 10 years and realized his love for teaching, and eventually wanted to teach at university. He decided to pursue a PhD program at French universities, which were affordable. The tuition for a PhD was about $500 a year. Greg mentions the benefits of social programs in France. He eventually became a full-time professor at the American College in Aix and runs a master's program in international relations. Integration with French Culture Greg's life is different from what people think it is like living in Southern France. He finds it challenging to integrate into the country. In the rural areas, French culture is radically different, with people being warm but also private. Weekends are spent with family, and they do not easily invite people into their homes. However, he finds warmth in the greetings and the respect shown to others. This reinforces a tradition of treating each other as equals and respect. He also talks about how his students from abroad adjust to French culture. Back to London and Recovery Greg thinks back to 1998 when he arrived in North London with his fiance and was unemployed. He had been working at UNHCR, which provided decent pay. However, he was always physically cold and underweight due to his previous experiences with malaria and the constant heat in the tropical climate. He was exhausted from the work and the influx of refugees during the renewed violence in Freetown. One of his bouts of malaria occurred while doing a refugee census in the forest region. He spent three days in a room full of bugs and had limited access to food. He talks about how he broke down and found it was cathartic for him. He talks about a particularly difficult time, and how he teaches a course on armed conflict, linking it to genocide, crimes against humanity, war crimes, and refugees. Large glass He often shares anecdotes from his time there, but admits that sometimes he struggles to get through them. Influential Harvard Professors and Courses Greg mentions his first year English course with Helen Vendler. He recalls a kind act of kindness from her. He also mentions professor Burriss Young, who was the Associate Dean of freshmen at the time and lived in Mass Hall. Burriss was an archeologist, and he invited students to tea in his apartment filled with archeological artifacts. This made his first year at Harvard a magical experience. Greg, coming from LA, idealized Harvard. He had a wonderful time in Cabot House, and Greg believes that these experiences will be a lasting memory for him. Timestamps: 04:44: Early Career and UN Experience 09:31: Transition to Corporate Law and Family Life 22:55: Return to Education and Teaching Career 30:10: Life in Southern France and Cultural Adjustments 40:37: Personal Reflections and Professional Growth 45:02: Memorable Experiences and Influences from Harvard Links: LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/gregorymose/ Stunt Road, by Gregory Mose: https://amzn.to/46Orq4X The American College of the Mediterranean: https://www.acmfrance.org/ Greg's Blog: https://quercychronicles.wordpress.com/ Featured Non-profit: The featured non-profit of this week's episode is recommended by Keith Quinn who reports: “Hi. This is Keith Quinn, class of 1992 the featured non-profit of this episode of The 92 Report is water.org. Water.org. Is a global NGO working to bring water and sanitation to the world. The water crisis is a global crisis where 2.2 billion people lack access to safe water, and 3.5 billion people lack access to a safe toilet. I've served on the board of water.org for over 15 years, doing rewarding work, along with two other class of 1992 alums, my fellow board member, Larry Tans, and water.org co-founder, Matt Damon, and I'm proud to say that to date, water.org has changed 76 million lives with water and sanitation. You can learn more about their work@water.org and now here's Will Bachman with this week's episode.” To learn more about their work, visit: water.org.