Republic in Western Africa
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Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. 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Don & partage En ce week-end de la Journée mondiale des donneurs de sang, j'embarque les Stratonautes pour six escales autour d'une même idée : donner. Six bonnes nouvelles vérifiées, six découvertes musicales dénichées sur Bandcamp, et un détour par la soute. — AU PROGRAMME — Vietnam : record de dons d'organes prélevés sur donneurs en état de mort cérébrale (66 en 2025, plus du quart des quinze dernières années). Svalbard : 69e dépôt à la Réserve mondiale de semences, avec deux premières (Guatemala et Niger) et les toutes premières olives. Wikipédia en fulfulde : le cap des 18 000 articles, porté par une communauté de bénévoles. Bogotá : la Banque alimentaire fête ses 25 ans — 22,7 millions de kilos distribués en 2025. Australie : premier pays au monde à autoriser le don de plasma sous PrEP, sans délai d'attente. France : l'EFS bat son record de collecte de plasma (922 615 litres en 2025), objectif de l'État dépassé pour la première fois. — LES DÉCOUVERTES (toutes sur Bandcamp) — Wil Bolton – Quiet Sunlight (générique d'ouverture) : https://wilbolton.bandcamp.com Tiny Giant – Ngày Mới (rework) feat. Gumn : https://tinygianthanoi.bandcamp.com/track/ng-y-m-i-rework-feat-gumn Lindstrøm – I Feel Space : https://feedelity.bandcamp.com/track/i-feel-space Guiss Guiss Bou Bess – Jigueenu Africa : https://guissguissboubess.bandcamp.com/track/jigueenu-africa Ghetto Kumbé – Sola : https://ghettokumbe.bandcamp.com/track/sola Donny Benét – Mr Experience : https://donnybenet.bandcamp.com/track/mr-experience Folamour – Each Day is a First Day (clôture du voyage) : https://folamour.bandcamp.com/track/each-day-is-a-first-day Générique de fin, série Z assumée : Hot Blood – Soul Dracula : https://discofunkcollection.bandcamp.com/album/terror-on-the-dance-floor-soul-dracula — DANS LA SOUTE — Sur le radar : « Sans-Seigneur », dark fantasy historique de Christophe Guillemain (éditions Mnémos) — une odyssée sombre et sanglante en Auvergne médiévale. En librairie le 26 août 2026 : https://mnemos.com/livre/sans-seigneur/ — SOUTENIR L'ÉMISSION — GMLG est gratuit, sans publicité, et le reste grâce à vous : https://ko-fi.com/strates Le linktr.ee de Galaxie Pop: https://linktr.ee/galaxiepopRetrouvez moi sur le discord de Galaxie Pop : https://discord.gg/ryvkUTM
Christel Pernet est Française, pilote, et a fait construire à ce jour 368 puits en plein désert du Ténéré, au Niger. Des puits qui ont permis la création des écoles, des dispensaires et d'autres activités génératrices de revenus au bénéfice des populations de la région. Elle est l'auteure du livre intitulé Femme de montagne, âme nomade aux éditions Les passionnés de bouquins et surtout la présidente-fondatrice de l'association Les Puits du Désert.
Un mondo che oscilla tra diplomazia e guerra: oggi apriamo con la crisi tra Stati Uniti e Iran, tra bombardamenti, minacce sullo Stretto di Hormuz e l'improvviso annuncio di Donald Trump sullo stop ai nuovi attacchi. Ma Teheran frena e nega che esista già un accordo.Dal Medio Oriente arrivano anche gli aggiornamenti da Gaza e Libano: nuovi raid, vittime civili, paramedici scomparsi e il caso del dottor Abu Safiya, il medico detenuto da Israele il cui collegamento video è stato interrotto durante un'udienza.Nel notiziario anche le tensioni in Siria, le esecuzioni in Iran, il record di prigionieri politici a Cuba, il cambio di rotta della Slovenia su Netanyahu, la stretta anti-LGBTQIA+ in Niger, le proteste dei familiari dei desaparecidos in Messico durante il Mondiale, la condanna dell'ex presidente sudcoreano Yoon Suk-yeol e le dimissioni shock del ministro della Difesa britannico John Healey.Le notizie che frantumano il silenzio, raccontate con contesto, verifiche e attenzione alle conseguenze umane dei conflitti e delle decisioni politiche.Ascolta ora il notiziario di Radio Bullets a cura di Barbara Schiavulli
Acts 13:1-8 New International Version 13 1 Now in the church at Antioch there were prophets and teachers: Barnabas, Simeon called Niger, Lucius of Cyrene, Manaen (who had been brought up with Herod the tetrarch) and Saul. 2 While they were worshiping the Lord and fasting, the Holy Spirit said, “Set apart for me Barnabas and Saul for the work to which I have called them.” 3 So after they had fasted and prayed, they placed their hands on them and sent them off. 4 The two of them, sent on their way by the Holy Spirit, went down to Seleucia and sailed from there to Cyprus. 5 When they arrived at Salamis, they proclaimed the word of God in the Jewish synagogues. John was with them as their helper. 6 They traveled through the whole island until they came to Paphos. There they met a Jewish sorcerer and false prophet named Bar-Jesus, 7 who was an attendant of the proconsul, Sergius Paulus. The proconsul, an intelligent man, sent for Barnabas and Saul because he wanted to hear the word of God. 8 But Elymas the sorcerer (for that is what his name means) opposed them and tried to turn the proconsul from the faith.
À Niamey, Abidjan et Conakry, des opérations de déguerpissement sont en cours. Si les autorités invoquent des raisons différentes, les victimes dénoncent une même réalité : des expulsions sans accompagnement. Que vous inspire cette méthode ? Votre ville est-elle concernée ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale. À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
Turkey is expanding its military training programmes across Africa, with soldiers from Mali and Niger graduating from a special forces camp as Ankara seeks to deepen ties across the continent. The soldiers completed training this month at Turkey's special forces camp in Isparta. The approach, known as the "Somalia model" after Turkey's largest overseas base, has become central to Ankara's strategy in Africa. "The Somalia model is one of the Turkish military ideas to educate, train certain African states that are very much interested in military cooperation with Turkey," said Huseyin Bagci, an international relations professor at Ankara's Middle East Technical University. "Turkey has done it to Central Asian countries in the 90s, in the 2000s. So now the African is on the line, and this is the new development and is good for Turkey." Turkey has signed more than 20 military training cooperation deals across Africa in recent years. Turkey courts Libya's rival factions in bid to further Mediterranean ambitions Growing ties "Somalia and Libya are central where Turkey does have training bases," said Nebahat Tanriverdi Yasar, a defence expert at the German Institute for International and Security Affairs. "But also, we are seeing growing ties with Sahelian countries, especially Niger, Mali, Nigeria." Turkey sees military training as a cost-effective way to increase its influence in Africa. "It is a relatively low-cost way to present itself in sensitive theaters, with fewer operational costs and risk of direct intervention. So in a way, those relations serve as a tool for defense diplomacy," Yasar said. Turkey has moved swiftly to capitalise on the vacuum left by France's retreating military and fading diplomatic sway in West Africa and the Sahel. Meanwhile, African nations increasingly view Turkey as a counterweight to the rising influence of Russia and China. Turkey expands military footprint in Somalia as regional rivalries intensify Libya's role Turkey's training of Libyan forces linked to rival administrations also serves European interests because Libya has become a crucial gateway for people smugglers heading into Europe, said Aya Burweilla, a Libya expert at the Athens-based Center for Hellenic and Mediterranean Studies. "Libya with an army that can secure its borders is good for Europe, too," Burweilla said. "Libya has two seas, one in the desert and one on the Mediterranean. And you need a properly organized army that can keep the border safe." Turkey's military training programmes are also helping the country's booming defence industry. "If you train them, they should use Turkish weapons; this is very normal. When you look at the export of Turkish arms to the world, you see mostly to African countries," said Bagci. Turkey's growing defence ties are helping to bring African military and political leaders to industry events in Turkey. "It is not easy to make business, of course, with African countries, with the military leaders there, it is not easy. But when you look at military fairs in Istanbul, you see how many African countries' military and political leaders visit," Bagci said. Turkey boosts Mali defence ties after separatist and jihadist attacks Defence links Turkish arms sales, such as military drones now found across Africa, often include extensive training, intelligence sharing and diplomatic engagement. Training junior officers in countries like Somalia, some destined to become future generals, could also help Turkey build long-term relationships, said Omar Mahmood, East Africa analyst at the International Crisis Group. "You invest in the up and coming of the Somali security force, and you'll have some sort of long-standing ties going forward," Mahmood said. "Some of them are trained in the Turkish language as well, so that creates these sorts of bonds. So, absolutely, I think that's part of their strategic plan. It kind of shows a longer-term vision as well."
El domingo 7 de junio será también muy viajero y cargado de historia en Un buen día para viajar porque dos nuevas horas estarán cargadas de sabios y temas interesantes de 10:05…entre ellos Alberto Campa que abre el recorrido con un gran hito personal, terminó de visitar todos los países de África y el último que le faltaba del mundo, Niger, además país con situaciones políticas complejas pero que nuestro viajero extrae lo más destacado del país y su gente…salidas por España para irnos a la provincia de Jaén y visitar Baños de la Encina uno de los pueblos más bonitos de España y con una historia más que interesante, con recursos artísticos de gran calidad y una rica gastronomía todo narrado por el guía José González…llega Grandes Personajes de la Historia y el protagonista será el gran filósofo Maimonides, su pensamiento influyó a lo largo de la historia, y su vida fue apasionante y muy viajera, nos lo cuenta todo el filósofo y profesor Manuel Bermúdez…y cerramos con un tema lingüístico muy curioso, las jergas que existieron en Asturias en diferentes sectores de gremios de trabajo, entre ellos destaca el Bro de los Caldereros de Miranda y la filóloga y profesora Alba Carballo nos lo contará con detalles…dos grandes horas de radio y viaje en Rpa!!
Ufaransa yazindua mnara wa ukumbusho wa mauaji ya kimbari huko Rwanda kwenye jiji la Paris, wapinzani wa DRC juni 03 waliitisha mgomo wa kitaifa, watu zaidi ya kumi waliuawa katika shambulio lililotekelezwa na waasi wa ADF huko Mbau wilaya ya Beni mashariki mwa DRC tunaangazia hotuba ya rais wa Uganda kwa taifa, ziara ya rais wa Tanzania huko Urusi, Afrika kusini kudai kuwa hakuna ubaguzi wala chuki dhidi ya wageni nchini mwake, hali ya Afrika magharibi, na mgogoro wa Ukraine na Urusi
Après le départ d'Ousmane Sonko de la primature, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a dévoilé son nouveau gouvernement. Quels équilibres politiques dessine cette nouvelle équipe ? Au Bénin, le nouveau président Romuald Wadagni s'est rendu cette semaine au Niger et au Burkina Faso. Une visite placée sous le signe du dialogue et de la sécurité régionale. Assiste-t-on à un réchauffement durable des relations entre ces voisins ouest-africains ? Cessez-le-feu ou poursuite des combats ? Quelques heures seulement après l'annonce d'une trêve au Liban, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a assuré que l'armée continuerait ses opérations dans le sud du pays. Comment interpréter ces déclarations ? Enfin J-5 avant le coup d'envoi de la Coupe du monde de football. Dans quel climat sportif, politique et médiatique s'ouvre cette compétition planétaire ? Et quelles sont les ambitions des sélections africaines dans la course au titre ? Avec la participation de : Fatoumata Diallo, journaliste pour le magazine mensuel Jeune Afrique Marcel Zoumenou, directeur de publication du journal béninois Le Patriote Ousmane Ndiaye, journaliste et éditorialiste sénégalais.
« Une cinquantaine de personnes trouvent la mort dans la traversée du désert », titre l'Agence nigérienne de presse (ANP), qui publie les photos de corps en partie recouverts par le sable. Les victimes sont « des voyageurs nigériens en provenance du Mali », rentrant dans leur pays, afin « de célébrer l'Aïd auprès de leurs familles respectives ». Le camion qui les transportait, « parti de la localité malienne de Tel-handek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert ». L'ANP poursuit : « Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule, malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de point d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile ». L'ANP précise également que les 49 victimes ont été « inhumées sur place, dans des fosses communes ». ActuNiger, de son côté, explique que deux survivants ont été retrouvés : « Après avoir marché plusieurs dizaines de kilomètres, ils ont atteint une zone d'eau avant de rejoindre Assamaka, où ils ont donné l'alerte. » Conclusion du site d'information nigérien : « Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des voyageurs dans le désert sahélo-saharien, où l'isolement, les distances et les conditions climatiques extrêmes transforment chaque déplacement en risque vital. » À lire aussiAlgérie: lancement du projet de gazoduc transsaharien sur fond d'interrogations financières Moins d'ambassades et de consulats Afrik.com consacre un article à l'accès aux visas pour les Africains souhaitant se rendre aux États-Unis. « L'administration de Donald Trump, explique Afrik.com, poursuit le renforcement de sa politique migratoire avec de nouvelles mesures visant les ressortissants africains. Réduction des services consulaires, exigences financières accrues et restrictions de voyage élargies, marquent une évolution significative des conditions d'accès au territoire américain. » C'est une note interne de l'administration américaine, qui explique notamment que « d'ici fin juin, les demandes ne pourront plus être effectuées que dans une vingtaine d'ambassades et de consulats, contre près de 50 actuellement ». « Pour des ressortissants de pays, comme Madagascar, le Bénin ou le Gabon, poursuit le site panafricain, cette mesure implique de se rendre dans un État voisin pour effectuer les démarches, ce qui impose des trajets transfrontaliers ou des vols internationaux ». Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà mises en place le 1er janvier dernier, et prévoient que « les voyageurs issus de certains pays africains doivent fournir une garantie financière pour obtenir un visa ». Une caution qui varie « de 5 000 à 15 000 dollars ». « L'ensemble de ces mesures modifient les conditions d'accès aux États-Unis pour les ressortissants de plusieurs pays africains. Elles affectent notamment les déplacements liés aux études, aux affaires et aux échanges culturels », conclut Afrik.com. À lire aussiGreen Card aux États-Unis: la nouvelle règle choc qui inquiète la diaspora africaine « Historique » En football, la Côte d'Ivoire a battu la France 2 buts à 1, jeudi soir, lors d'un match amical avant le début du Mondial. Une victoire qui réjouit la presse ivoirienne. Fratmat parle « d'un exploit retentissant » et « d'une victoire historique », « une première dans l'histoire des confrontations entre les deux sélections, qui confirme la montée en puissance de la génération conduite par le sélectionneur Emerse Faé ». « À Nantes, ajoute Fraternité Matin, les Éléphants ont rugi plus fort que jamais ». De bon augure pour la suite. « À quelques jours du début de la Coupe du Monde 2026, la Côte d'Ivoire confirme ses ambitions, remarque le journal ivoirien, elle démontre qu'elle possède désormais les armes pour rivaliser avec les meilleures nations du globe. Quant aux Bleus, cette défaite inattendue laisse apparaître plusieurs interrogations avant leur ultime match de préparation contre l'Irlande ». À lire aussiLa Côte d'Ivoire s'offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la nouvelle loi européenne des centres de retour de migrants, la visite de Romuald Wadagni au Burkina Faso et au Niger et l'opération "journée ville morte" en RDC. Corée du Sud : pourquoi 50 ministres africains étaient-ils à Séoul ? En début de semaine, Séoul a accueilli les ministres des Affaires étrangères de cinquante pays africains. Invités par leur homologue sud-coréen, Chu Hyun, ils ont échangé sur le renforcement des relations économiques, politiques et technologiques. Pourquoi la Corée du Sud s'intéresse-t-elle autant à l'Afrique ? Qu'est-il ressorti concrètement de cette réunion ? Avec Celio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul. UE : quel est ce projet de centres pour migrants bientôt créés hors d'Europe ? Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord pour durcir la politique migratoire européenne. Parmi les mesures phares : la possibilité de créer, hors de l'Union européenne, des centres destinés à accueillir des migrants en situation irrégulière avant leur retour vers leur pays d'origine. Comment ces centres vont-ils fonctionner ? Quels pays sont prêts à les accueillir ? Pourquoi cette mesure suscite-t-elle autant de débats ? Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants. Bénin-Niger : la réouverture de la frontière est-elle proche ? Après trois ans de tensions entre le Bénin et ses voisins du nord, le Niger et le Burkina Faso, le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, s'est rendu successivement à Niamey et à Ouagadougou ce mardi. Ces visites marquent-elles un changement de cap dans la diplomatie béninoise ? Peut-on espérer une réouverture prochaine de la frontière entre le Niger et le Bénin ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile béninoise. RDC : qui est derrière l'appel à la journée « ville morte » ? Ce mercredi, une partie de l'opposition congolaise a appelé les habitants de Kinshasa à une journée « ville morte ». À l'origine de cette opération : la plateforme C64, une coalition de partis opposés à toute modification de la Constitution qui pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat. Pour la C64, il s'agissait d'un test afin de mesurer sa capacité à mobiliser. Mais qui compose cette plateforme ? D'autres actions de contestation sont -elle prévues ? Avec Ithiel Batumike, professeur de sciences politique à l'Université de Liège.
This episode with Ulf Laessing examines the recent escalation of unrest in Mali and what it reveals about the deeper fragmentation of authority across the central Sahel. The conversation explores how sustained insurgent pressure, weak state institutions, and shifting alliances between military governments and armed groups are reshaping the trajectory of the Malian state.We discuss why Mali has become a central node in the wider Sahel crisis, how jihadist groups are adapting their operational strategies, and what the breakdown of territorial control means for regional spillover into Niger, Burkina Faso, and coastal West Africa. The episode also considers the role of external actors, including Russian security partnerships and regional bloc responses, in shaping both stability and instability.Ulf Laessing is the Head of the Sahel Programme at the Konrad Adenauer Foundation. His work focuses on governance, security dynamics, insurgency trends, and political risk across the central Sahel region.The International Risk Podcast brings you conversations with global experts, frontline practitioners, and senior decision-makers who are shaping how we understand and respond to international risk. From geopolitical instability and organised crime to cybersecurity threats and hybrid warfare, each episode explores the forces transforming our world and what smart leaders must do to navigate them. Whether you're a board member, policymaker, or risk professional, The International Risk Podcast delivers actionable insights, sharp analysis, and real-world stories that matter.Dominic Bowen is the host of The International Risk Podcast and Europe's leading expert on international risk and crisis management. As Head of Strategic Advisory and Partner at one of Europe's leading risk management consulting firms, Dominic advises CEOs, boards, and senior executives across the continent on how to prepare for uncertainty and act with intent. He has spent decades working in war zones, advising multinational companies, and supporting Europe's business leaders. Dominic is the go-to business advisor for leaders navigating risk, crisis, and strategy; trusted for his clarity, calmness under pressure, and ability to turn volatility into competitive advantage. Dominic equips today's business leaders with the insight and confidence to lead through disruption and deliver sustained strategic advantage.Tell us what you liked!
Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable. Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ? Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue. Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali… Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes… Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice. Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit. À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako
En République démocratique du Congo, la capitale a tourné au ralenti ce mercredi. À l'appel de la plateforme d'opposition C64, de nombreux habitants de Kinshasa étaient invités à observer une journée "ville morte" pour s'opposer à la volonté de la majorité au pouvoir de modifier la Constitution
10 jours après son investiture, le nouveau président béninois Romuald Wadagni effectue sa première tournée ouest-africaine avec deux étapes remarquées : le Niger et le Burkina Faso. Après trois ans de tensions, se dirige-t-on vers un réchauffement des relations entre le Bénin et l'AES ? Comment rétablir la confiance entre les pays voisins ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'impopularité record du chancelier allemand et le blocage des négociations sur le nucléaire iranien. Mondial 2026 : pourquoi les billets sont-ils si chers ? À 9 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de football, la FIFA est sous pression. Aux États-Unis, les prix des billets sont jugés exorbitants, des supporters ont porté plainte. Les procureures générales de New York et du New Jersey ont annoncé l'ouverture d'une enquête « sur les pratiques de billetterie ». Cette procédure peut-elle forcer la Fifa à revoir ces prix ? Pourquoi assister à un match du Mondial coûte-t-il aussi cher ? Avec Patrick Mignon, ancien responsable du Laboratoire de sociologie du sport à l'Insep (l'Institut national du sport et de l'éducation physique). Allemagne : Friedrich Merz, le chancelier le plus impopulaire de l'histoire ? Un an après son arrivée à la chancellerie, Friedrich Merz ne recueille que 14% d'opinions favorables, un niveau historiquement bas pour un chef de gouvernement allemand. Des rumeurs s'intensifient quant à un changement de chancelier. Comment expliquer une telle défiance ? Alors que l'extrême droite poursuit sa progression, le parti Afd pourrait-il accéder à la chancellerie ? Avec Pascal Thibaut, correspondant RFI à Berlin. Iran : pourquoi l'accord nucléaire se fait-il toujours attendre ? Donald Trump affirme avoir obtenu des garanties : Téhéran ne se dotera pas de l'arme nucléaire, ni par la fabrication ni par l'achat. Pourtant, aucun accord n'a encore été signé. Qu'est-ce qui bloque les négociations ? Pourquoi un accord n'est-il toujours pas signé ? Comment le dialogue peut-il se poursuivre alors que les États-Unis ont mené plusieurs frappes contre l'Iran entrainant des représailles deTéhéran ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président-fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.
« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».
Armbrüster, Tobias www.deutschlandfunk.de, Interviews
Atomic Eagle CEO Phil Hoskins stated: “Our 2026 goal of increasing Muntanga's Mineral Resource is off to a great start. These initial results from Chisebuka build directly on the Company's early success, which saw a 9.7Mlb uranium resource defined at Chisebuka in a matter of months. Chisebuka's SW zone is now emerging as the next key addition with near-surface higher-grade results outside of the previous resource area and we've only scratched the surface of the planned holes into Chisebuka this year. Drilling is continuing with two rigs aiming to expand the higher-grade zones at Chisebuka whilst at the same time, we are conducting ground radiometric surveys to refine the exciting Namakande and Muntanga North targets.” Hoskins says the company has grown the resource 24% from 47M lbs to 58M lbs and is running a major 30,000-meter drill program, with early Chisebuka holes largely hitting expected mineralization and potential for meaningful satellite resource growth. He outlines larger exploration upside at Muntanga North and Namakande using layered datasets including airborne and ground radiometrics, radon-in-soils, favorable host rocks, and structural targeting. Hoskins discusses expectations for consistent heap-leach metallurgy, progress toward environmental and resettlement approvals, infrastructure advantages, a low-cost option to acquire the Sitwi uranium project, recent board changes, ongoing Niger discussions on Madaouela as option value, and an OTC move from QB to QX. 00:00 Intro 00:26 Project Update Overview 01:21 Chisebuka Drilling Results 03:10 Next Big Targets 03:46 Targeting Methodology 05:07 Metallurgy and Economics 07:06 Zambia Trip Insights 09:34 Sitwi Project Option 11:48 Board and Leadership Changes 13:51 Permitting Status 14:20 Niger Asset Update https://atomiceagle.com.au/ ASX: AEU - OTCQB: AEUXF Press Releases Discussed: https://wcsecure.weblink.com.au/pdf/AEU/03089414.pdf https://wcsecure.weblink.com.au/pdf/AEU/03091279.pdf https://wcsecure.weblink.com.au/pdf/AEU/03083026.pdf https://wcsecure.weblink.com.au/pdf/AEU/03072398.pdf Sponsor Atomic Eagle pays MSE a United States dollar ten thousand per month coverage fee. The forward-looking statement disclaimer found in Atomic Eagle's most-recent company slide deck found at www.AtomicEagle.com.au applies to everything discussed in this interview. Mining Stock Education (MSE) offers informational content based on available data but it does not constitute investment, tax, or legal advice. It may not be appropriate for all situations or objectives. Readers and listeners should seek professional advice, make independent investigations and assessments before investing. MSE does not guarantee the accuracy or completeness of its content and should not be solely relied upon for investment decisions. MSE and its owner may hold financial interests in the companies discussed and can trade such securities without notice. MSE is biased towards its advertising sponsors which make this platform possible. MSE is not liable for representations, warranties, or omissions in its content. By accessing MSE content, users agree that MSE and its affiliates bear no liability related to the information provided or the investment decisions you make. Full disclaimer: https://www.miningstockeducation.com/disclaimer/
Topics: The story of Simeon the Niger, biblical name changes, Superman, Epstein's witness is on the run, and the 12 Tribes of Judah.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une loi russe permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger, les menaces russes envers les diplomates étrangers de Kiev et la présence d'une délégation nigérienne au Bénin. Sénégal : Sonko plus puissant à l'Assemblée qu'à la Primature ? Quatre jours après avoir été limogé de la Primature, Ousmane Sonko a été élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Dès son discours d'investiture, il a donné le ton : « L'Assemblée nationale ne sera pas une chambre d'enregistrement. » L'ancien Premier ministre a promis un contrôle « ferme » de l'action gouvernementale tout en affirmant vouloir préserver la stabilité des institutions. Quels pouvoirs ce nouveau poste confère-t-il à Ousmane Sonko par rapport à son ancien statut de Premier ministre ? Comment se déroulera cette cohabitation inédite au sommet de l'État ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI au Sénégal. Russie : quelle est cette loi qui permet de frapper les opposants partout dans le monde ? La Douma a adopté une loi permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger accusés de critiquer le pouvoir. Pour le Kremlin, il s'agit de renforcer la lutte contre ceux qu'il considère comme des « ennemis de l'État ». Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant ? Est-ce une stratégie pour récupérer des fonds à l'étranger tout en réduisant encore davantage au silence les voix critiques du régime ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. Ukraine : départ des diplomates, une simple intimidation ou une menace imminente ? L'annonce survient après des frappes russes d'une rare intensité, menées le week-end dernier contre l'Ukraine, notamment à Kiev, où au moins quatre personnes ont été tuées et une centaine blessée. Mais pourquoi Moscou demande-t-elle désormais aux diplomates étrangers de quitter Kiev dès que possible ? S'agit-il d'une manœuvre d'intimidation adressée aux alliés de l'Ukraine, ou le signe avant-coureur d'une attaque de plus grande ampleur ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique «La Fabrique du Monde». Bénin - Niger : avec Romuald Wadagni, vers un dégel ? Malgré des relations toujours tendues entre le Niger et le Bénin, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine s'est rendu dimanche (24 mai 2026) à Cotonou pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président Romuald Wadagni. Accompagné notamment du ministre de l'Intérieur, il a évoqué devant la presse « une nouvelle voie » pour les relations entre les deux voisins. Cette visite marque-t-elle le début d'un dégel diplomatique entre Niamey et Cotonou ? Comment le nouveau président béninois compte-t-il s'y prendre pour permettre la réouverture de la frontière avec le Niger ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile.
Après trois ans de fermeture, va-t-on vers une réouverture de la frontière entre le Niger et le Bénin ? C'est l'espoir de nombreux habitants de ces deux pays, après la visite du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, à Cotonou. C'était dimanche dernier pour l'investiture du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré à cette occasion le Premier ministre du Niger. L'économiste français Olivier Vallée a été conseiller technique au Niger, où il a gardé de précieux contacts. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, lors de son déplacement dimanche à Cotonou pour l'investiture du président Wadagni. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Olivier Vallée : Ça signifie que, malgré les tensions qui ont existé entre les deux États, il reste la profonde relation entre les deux pays dans la mesure où le Bénin est le débouché naturel du Niger et vice versa. Et je pense que ce qui aide beaucoup à cette décrispation entre les deux pays, c'est sans doute le fait que le président (du Niger, Abdourahamane) Tiani, qui avait eu des propos assez durs à l'égard du Bénin et du président Patrice Talon, n'ait pas fait le voyage. Donc, ça a évité d'évoquer des passifs ou des mots douloureux. Depuis l'arrivée au pouvoir au Niger du général Tiani, la frontière Niger-Bénin est fermée. Pourrait-elle rouvrir ? Je crois qu'elle est d'une certaine façon contournée. Donc, ce n'est pas absolument une priorité. Elle est contournée parce qu'une bonne partie des marchandises qui viennent du Bénin passent par le Nigeria et rentrent un peu plus haut au Niger. Donc, ce n'est pas simplement la mauvaise volonté du président Tiani du point de vue de la fermeture de cette frontière, il y a aussi que, des deux côtés, on redoute des infiltrations. Pour la partie nigérienne, la présence d'éléments américains et d'éléments français très visibles. Les Français utilisent des hélicoptères, utilisent des drones, surveillent le Niger. Donc, du côté de l'armée nigérienne, il y a le sentiment d'une menace. Et, en sens inverse, du côté béninois, bien entendu, on a peur de la pénétration du Jnim et de l'État islamique au Sahel. Il y a en effet des militaires français qui sont présents sur le sol béninois et on l'a vu notamment lors de la mise en échec du putsch du mois de décembre dernier à Cotonou. Mais qu'est-ce qui prouve que les Français et les Béninois veulent agresser le Niger, comme le dit le ministre de l'Intérieur du Niger, le général Toumba ? Le ministre de l'Intérieur est peut-être obligé pour un certain nombre de raisons de faire peut-être de la surenchère. Mais, malgré tout, sans parler d'agression, il est indéniable que cette frontière est surveillée par la partie française. Et, du côté du Niger, on ressent que ces missions de reconnaissance par drone ou par hélicoptère surveillent de près les éléments armés nigériens. Donc, il y a une méfiance qui finira par être levée. Donc, je pense que, sur la frontière, il y a des axes sûrs qui finiront par être ménagés. Mais la présence française - vu le comportement diplomatique du gouvernement français, ou peu diplomatique, je dirais, du gouvernement français vis-à-vis du Niger - ne fait rien pour faciliter la réouverture de cette frontière. C'est sans doute au Niger que le colonel béninois Pascal Tigri a trouvé refuge après son coup d'État manqué de décembre 2025 à Cotonou. La présence du Premier ministre du Niger au Bénin le 24 mai, est-elle le signe que le pouvoir du Niger a renoncé à soutenir les candidats putschistes chez son voisin du sud ? Je pense qu'il n'y a pas eu de soutien de cette opération de renversement du président Talon. Et je pense que le refuge du putschiste était un petit peu induit par la géographie plus que par le soutien que lui aurait apporté le Niger. Bon, aucune preuve n'a été fournie dans ce sens. Et son séjour au Niger aura été de courte durée. Et le passage de témoin au nouveau président est, par la présence du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, l'occasion sans doute d'effacer l'ardoise sur cet épisode comme sur d'autres. Donc, espérons que le signal donné par la sympathie de l'accueil fait au Premier ministre nigérien sera le début d'une réconciliation, peut-être par le bas. Une visite du nouveau président béninois à Niamey n'est pas du tout une chose impossible. Donc, une visite de Romuald Wadani à Niamey est programmée ? Elle est en tout cas sur les tablettes des relations de bon voisinage qu'a annoncées le Premier ministre nigérien. Et le colonel putschiste Pascal Tigri, savez-vous où il est passé ? Aux dernières informations, il n'est plus au Niger. Il est sans doute dans l'AES [au Mali ou au Burkina Faso, NDLR], mais pas au Niger. À lire aussiBénin-Niger : vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?
The practice of healthcare is inherently powerful, and our patients are vulnerable to our power. Though power can be abused, the righteous use of power, for the benefit of the vulnerable, is profoundly Christlike. We will explore the lessons of power which help us understand our roles, including the fundamental nature of professionalism and key kingdom strategies of healthcare missions.
Most people pair apostles with prophets, pastors with teachers. Acts 13 verse 1 puts prophets and teachers in the same room — and uses them together to change the history of the church. Pastor Scott Ethridge and Carlos Renfroe dig into why that combination matters more than we've been taught. --- Connect With The Healing Place Website: www.thpshreveport.com Questions or prayer requests: mediahub@thpshreveport.com Midweek Move is the podcast extension of The Healing Place, Shreveport, LA — where we examine the scriptures in context and ask: "What is happening here?" ___ 0:00 — Cold open: "Prophets and teachers together. Really?" 0:21 — Welcome + Acts 13 intro; why this chapter matters 1:12 — Acts 13:1–3 read aloud by Carlos; the unusual pairing of prophets and teachers 2:16 — Breaking down the leaders: Simeon called Niger, Lucius, Manaen (who grew up with Herod), Barnabas, Saul 3:36 — Manaen and Herod: same upbringing, completely different paths 4:05 — "They ministered to the Lord" — not to each other; what that distinction means 4:11 — Why prayer and fasting matters before major decisions 5:14 — Fasting as a denial of the flesh: "giving up something in the physical to receive something in the spiritual" 6:15 — The test that comes with fasting (the pork loin story) 7:40 — How a "no" during a fast becomes a supernatural response 8:01 — The church's posture toward the Holy Spirit's direction 9:07 — Acts 13:4–12: Barnabas and Saul sent out; they arrive at Salamis 9:43 — Sergius Paulus and Bar-Jesus (Elymas): a false prophet trying to block the true gospel 11:02 — Paul filled with the Spirit confronts Elymas — and why his response wasn't from the flesh 12:08 — Paul strikes Elymas blind; the proconsul believes 13:26 — "We never know who is listening" — the lesson from Paul's obedience 13:46 — Acts 13:13–52: preaching to the Jews first, then calling the Gentiles 14:21 — "Shaking the dust" — they're following Jesus, not the Law 14:40 — Persecution producing joy and the Holy Spirit 15:06 — The recurring theme: every attempt to stop the work of God multiplies it 15:50 — A real-world story from Nigeria: a non-believer refuses to denounce Christ after watching believers stand firm 16:36 — How God uses our response in difficulty, not just the difficulty itself 17:12 — Final thought: the Word of God grows and multiplies through what looks like opposition
Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier. Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.
Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours depuis plusieurs mois dans le nord-ouest et la bande centrale du Nigeria. Plusieurs groupes terroristes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique et au groupe État islamique, mais aussi des éléments d'Ansaru et de Boko Haram, sont désormais bien enracinés dans toute cette zone. Dans l'État de Niger, ces groupes opèrent au sein de réseaux interconnectés. Des factions islamistes se sont parfois alliées à des gangs criminels profitant de cette couverture locale pour dissimuler leurs mouvements. Ils mènent des attaques dans des zones éloignées avant de se replier vers des cachettes établies au sein des communautés environnantes dans la réserve forestière de Kainji. De notre correspondant dans la région, James est le catéchumène du village d'Ifana. Depuis 202, cette localité de l'État de Niger, au Nigeria, est la cible d'attaques régulières d'un groupe de bandits. La situation s'aggrave en 2025 quand ce gang criminel mène un raid spectaculaire, obligeant James et toute sa communauté à s'enfuir à pied sur près de 30 kilomètres. « Deux hélicoptères blancs survolent la zone, puis ces deux hélicoptères blancs font des allers-retours au-dessus de la zone. Et à un moment donné, ils cessent de survoler la zone », se souvient-il. En contrôlant le ciel, le plan est imparable. Les bandits pillent les habitations du hameau où James réside avec sa famille. Ils s'occupent d'un des sites d'orpaillage proche d'Ifana. Et surtout, ces hommes armés volent de façon méticuleuse le bétail et les stocks de céréales. James confie : « Sincèrement je pensais qu'il s'agissait d'une équipe de secours, sans savoir qu'il s'agissait en fait de bandits. Quand nous avons compris qu'il s'agissait de bandits, nous étions terrorisés, car ils nous avaient encerclés au sol et volaient également au-dessus de nous ; nous avons alors perdu tout espoir de nous en sortir vivants. » Comme Ifana, Kasuwan Daji, situé sur le corridor menant à la forêt de Kainji, est un autre village martyr de l'État de Niger. Ibrahim est l'adjoint de l'imam de cette localité. Le 3 janvier 2026, un raid d'une faction salafiste extrémiste extermine 60 personnes. Les assaillants opèrent sans aucune résistance en face d'eux. Ibrahim est l'un des 15 hommes vivant encore dans les ruines de ce village à moitié détruit : « Ce matin, nous avons fui une nouvelle attaque, tandis que le gouvernement reste silencieux face à la situation sans rien faire. Il faudrait au moins envoyer des agents de sécurité dans le village pour que nous puissions dormir en paix. Les maisons ont été incendiées, nous avons déblayé les lieux pour pouvoir y rester ; cependant, nous avons peur d'être tués par eux, car les maisons encore debout sont ouvertes et n'ont pas de portes. » Après avoir payé une rançon à leurs envahisseurs, les habitants d'Ifana eux ont pu retourner sur leurs terres. Mais ces bandits occupent toujours une partie de cette localité. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3] À lire aussi«Ils rôdent dans les environs»: des ex-otages vulnérables face à l'insécurité dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]
Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le staff de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvés leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes. Les victimes de ce spectaculaire kidnapping de masse ne bénéficient d'aucun accompagnement psychologique et vivent toujours dans une zone extrêmement volatile et dangereuse. Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours dans le nord-ouest du Nigeria. Reportage dans cette zone voisine du département de Borgou au nord du Bénin. De notre correspondant dans la région, De son mois de captivité, Bako est revenu choqué par le matériel technologique en possession des groupes extrémistes. Cet enseignant de l'école Saint Mary ne comprend toujours pas comment salafistes et bandits ont pu s'enraciner dans les forêts de l'État de Niger. L'ultra violence de ces criminels hante toujours Bako : « Des enfants meurent dans les cachots de ces ravisseurs. Des femmes y meurent aussi. Des milliers de personnes y sont otages. Des gens du Bénin et du Nigeria... Il y a des infirmières là-bas. Des sages-femmes sont prises aussi au piège. Au Bénin, ces groupes extrémistes ont l'habitude d'aller dans des hôpitaux pour enlever des gens. Ils savent qu'ils obtiennent de plus grosses rançons en kidnappant des personnels de santé. » Lydia est une aide cuisinière de Saint Mary. Elle aussi a été otage comme Bako. Ses deux fils âgés de moins de 5 ans ont vécu cette expérience avec elle, dans la forêt de Kainji. Ces deux bambins ne lâchent plus d'une semelle leur maman depuis leur retour. Car même libre, le quotidien de cette famille est un cauchemar : « Ce qui me préoccupe encore aujourd'hui, c'est que les meurtres n'ont pas cessé ; je n'ai donc pas l'esprit tranquille. Parfois, nous ne pouvons pas dormir chez nous parce qu'ils rôdent dans les environs ; nous devons aller dormir dans la brousse, et c'est pour cette raison que je n'ai pas l'esprit tranquille. » « Nous courons dans le noir avec nos enfants » Le jour du kidnapping de Saint Mary, Emmanuel rendait visite à son épouse, enseignante de cette école. Depuis son retour à la liberté, une nuit sur deux, le hameau où vivent Emmanuel et sa famille subit des attaques de bandits. Et comme Lydia et ses enfants, Emmanuel et sa compagne se cachent jusqu'au matin en brousse. En étouffant les pleurs de leurs deux nourrissons : « Nous courons dans l'obscurité en espérant qu'ils ne voient pas où nous nous cachons. Nous courons dans le noir avec nos enfants. Parfois, les enfants pleurent, alors nous faisons de notre mieux. Nous les choyons juste pour faire cesser les pleurs, afin que, si les bandits sont dans les parages, ils ne puissent pas découvrir où nous nous cachons. » Au bord de la rupture nerveuse, Emmanuel s'accroche à la vie. Surtout quand il se souvent de tous ces otages qu'il a croisés. Il se demande en permanence combien d'entre eux sont encore vivants. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]
Kenya's Court of Appeals issued a landmark ruling rejecting the government's decade-long effort to keep secret the $4.5 billion in China Exim Bank loan contracts used to finance the Standard Gauge Railway. The decision marks a major victory for civil society activists who have long argued that the project was plagued by corruption, opaque procurement practices, and unfavorable terms for Kenya. Eric & Geraud also discuss how a growing dispute between Niger and Benin over a Chinese-backed oil pipeline is exposing the intersection of resource politics, security risks, and Beijing's evolving role in Africa's energy sector. Finally, the discussion turns to China's new zero-tariff access for African exports, why many African governments may struggle to take full advantage of the opportunity, and how shifting global energy and trade dynamics are once again increasing the strategic importance of African infrastructure and commodities.
Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ? NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom. Les grandes thématiques de l'émission
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
Le changement climatique a des effets visibles sur nos paysages. Derrière les chiffres et les rapports scientifiques, ce sont des territoires, des écosystèmes et des vies humaines qui sont bouleversés. C'est le cas notamment de la région du lac Tchad. Situé à la frontière entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, ce bassin hydrographique était l'une des plus grandes réserves d'eau douce du continent. Après avoir rétréci à une vitesse alarmante pendant plusieurs décennies, désormais, sous l'effet du changement climatique : il s'agrandit ! Au gré des pluies, le lac se métamorphose… Cela peut sembler une bonne nouvelle pour les ressources en eau de la région, mais c'est un véritable bouleversement pour les populations qui dépendent de l'agriculture et de la pêche pour leur survie quotidiennement menacée par les attaques de Boko Haram. Un reportage de Carol Valade, envoyé spécial pour RFI. Carol a rendez-vous sur les rives du lac, côté tchadien à Kisra avec Mahamat Mbomi. Mahamat est chauffeur pour le Comité International de la Croix-Rouge. Avec ses économies, il s'est lancé dans l'agriculture, mais tout ne s'est pas passé comme prévu... Avec les éclairages de Florence Sylvestre, directrice de recherches à l'IRD, l'Institut de la recherche pour le développement, professeur associé à l'Université de N'Djamena, qui étudie le climat et les ressources en eau du Sahel.
L'épidémie d'Ebola, responsable de 139 décès suspects dans l'est de la République démocratique du Congo, circulerait depuis deux mois et devrait continuer de se propager, a annoncé mercredi l'Organisation mondiale de la Santé. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais était l'invité du journal de l'Afrique.
Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente
durée : 01:56:58 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Comment le cinéma peut-il saisir les réalités sociales et culturelles ? En 1976, dans cette émission de l'Atelier de création radiophonique, Jean Rouch explore sa pratique de cinéaste-ethnographe, de ses premières missions au Niger jusqu'à ses réflexions sur l'identité et le travail documentaire. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Transforming healthcare delivery in resource-limited contexts around the world calls for compassionate, innovative solutions. Learn how The Luke Commission is bringing healthcare to the most isolated and underserved in Eswatini through a scalable model for advancing health equity.
D'après Amnesty International, c'est l'une des régions « les plus polluées de la planète ». Dans le sud du Nigeria, le delta du fleuve Niger est une éponge à pétrole, mais c'est aussi un désastre écologique. Ce mardi 19 mai, les ONG veulent profiter de l'assemblée générale des actionnaires de la compagnie pétrolière Shell, qui se tient à Londres, pour alerter sur les dangers de cette marée noire. Kathryn Nwajiaku-Dahou, chercheuse britannique d'origine nigériane, enquête sur ce fléau depuis trente ans. Aujourd'hui, elle est l'une des cadres du think tank ODI Global, basé à Londres. Les ONG veulent profiter de l'assemblée générale des actionnaires de Shell ce mardi à Londres pour alerter l'opinion sur la pollution du delta du fleuve Niger. Mais est-ce que les actions de dépollution, de nettoyage, n'ont pas quand même commencé à produire leurs effets ces dernières années ? Kathryn Nwajiaku-Dahou : J'ai eu l'occasion d'être à la tête d'une commission d'enquête qui, pendant cinq ans, a cherché à documenter le problème et a fait des recommandations il y a deux ans pour que Shell et d'autres compagnies nettoient avec des coûts assez précis. Depuis la publication de ce rapport-là, pour ce qui est au moins de l'État de Bayelsa, un État qui produit au moins un quart du pétrole au Nigeria, rien n'a été fait. Donc, je crois que les ONG, elles ont raison d'alerter, surtout à un moment où les compagnies comme Shell notent des profits incroyables à la suite de la guerre récente en Iran. Et je crois qu'il est temps de commencer réellement le nettoyage qu'il faut. Alors, vous dites que rien n'a été fait dans l'État de Bayelsa, est-ce que quand même des actions ont été faites dans d'autres États comme l'État de Rivers ? Certainement, à Bodo, suite à un accord à l'amiable entre certaines communautés vivant à Bodo, il y a eu le début d'un processus de nettoyage. Mais l'État de Rivers et la région du Bodo représentent un pourcentage infime de l'échelle du problème. À l'origine des marées noires, il y aurait dans 83% des cas des fuites provoquées par les voleurs de pétrole, dit l'agence Nosdra, qui est l'agence fédérale chargée d'identifier les fuites de pétrole. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je crois que ces chiffres-là sont des faux chiffres, tout simplement, et j'ai des preuves. Parce que la manière dont Nosdra enquête sur l'origine, la provenance des fuites est très suspecte. Nosdra dépend des compagnies en général. Nosdra dépend à 100% de la logistique des compagnies pour pouvoir enquêter. Donc, nous, on trouve que les statistiques de Nosdra sont très biaisées. Et certes, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une partie des fuites liées aux voleurs, au vol, mais là, pour la plupart, il s'agit d'une infrastructure dilapidée, pas suffisamment entretenue, qui est à l'origine d'un problème endémique dans le delta du Niger, où on a une infrastructure qui date dans certains cas de 60 ans. Donc, c'est trop facile de mettre tout ça sur les épaules des voleurs, parce que, souvent, il a été trop courant de parler du problème de la pollution dans le delta comme un problème de sabotage et de criminalité. Moi, je recadrerais en disant que les compagnies pétrolières qui sont au Nigeria, pour la plupart depuis 70 ans, ont la responsabilité première. Depuis quelques années, Shell essaie de vendre la plupart de ses actifs pétroliers dans le delta à une compagnie nigériane, Renaissance. Est-ce que vous ne craignez pas qu'avec ce nouvel exploitant pétrolier les opérations de nettoyage soient encore plus compliquées ? Certainement. Depuis dix ans, Shell, Eni et d'autres essaient de vendre leurs licences d'abord et maintenant leurs actions. Ce qui est intéressant pourtant, ces sociétés n'ont pas vendu à une compagnie dans le cas de Shell, elles ont vendu à un consortium de cinq compagnies. Et pour pouvoir accéder à cette vente, c'est Shell qui a prêté 70% des fonds à ces compagnies qui se sont mises en consortium pour acheter. Donc, est-ce qu'on peut parler d'une vraie vente ou pas ? Ça, c'est de un. Et de deux, dans les tribunaux en Angleterre actuellement, cet argument que, une fois que la compagnie vend ses actions, la compagnie n'est plus responsable, cet argument a été démontré faux. Shell reste, malgré la vente, « liable », justiciable, redevable par rapport aux pollutions liées à ces infrastructures avant la vente. Certes, on a des exemples où les nouvelles compagnies sont encore moins réactives que Shell ou Eni par le passé, mais je trouve que les multinationales, comme Shell et Eni, sont toujours impliquées dedans. Donc, Shell ne va pas si facilement échapper à ses responsabilités devant les tribunaux britanniques ? C'est ce qu'on va voir, on attend le jugement. Je crois que c'est l'année prochaine, en mars 2027. Mais ce n'est pas une chose aussi claire et facile d'imaginer qu'une fois qu'on vend les actions, qu'on va s'extirper, s'exonérer de ses responsabilités envers les populations du delta. À lire aussiEnvironnement: le pétrolier Shell traîné en justice par des habitants du delta du Niger au Nigeria
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ESPIONS DU PRÉSIDENTPierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d'Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d'euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l'Élysée.Cette montée en puissance s'accompagne toutefois d'une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 révèle un déficit d'anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l'influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l'élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d'interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d'«écoterrorisme » — interroge l'équilibre entre sécurité et libertés publiques.Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d'influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d'autonomie stratégique, tandis que l'Europe, notamment l'Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d'un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d'anticipation, de coordination et d'adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 00:20:48 - Cultures monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Le massif du Tibesti, dans le Sahara tchadien, est une région montagneuse et enclavée où convergent des milliers d'hommes, attirés par les mines d'or. Un phénomène qui métamorphose cette zone située à la frontière avec la Libye et le Niger et marquée par la contrebande. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Louise Cognard, Léa Capuano, Pénélope Le Mauguen - invités : Amaury Hauchard Journaliste indépendant Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
SCHEDULE THE JOHN BATCHELOR SHOW, 5-5-2026.1920 HONG KONG1/16: Liz Peek discusses the strong American economy, noting low unemployment and an AI-driven boom despite oil price spikes from the Iran war. While concerns about plummeted savings exist, record stock market highs and a robust labor market sustain growth. Peek also addresses political resistance to AI development.2/16: Liz Peek reflects on the successful American visit of King Charles III and Queen Camilla, noting the public's rehabilitated view of the royal couple. Despite past controversies, their visit reaffirmed the special relationship, and American affection for the British monarchy remains strong, reflected in high television ratings.3/16: Grant Newsham explores Prime Minister Sanae Takaichi's diplomatic mission to Vietnam and Australia to counter Chinese aggression. Takaichi is shifting Japan from purely economic influence toward a professional military posture. This approach is welcomed by Southeast Asian nations facing maritime bullying from China.4/16: Rich Goldberg outlines a "blockade plus" strategy to bankrupt the Iranian regime by cutting off oil and petrochemical revenues. This economic pressure aims to spark internal fractures and popular uprisings. Goldberg also advocates for expanding Middle Eastern pipeline infrastructure to bypass the Strait of Hormuz permanently.5/16: Ivana Stradner reports that Vladimir Putin is living in a bunker, fearing a coup as he loses on the battlefield. To maintain control, the Kremlin has implemented severe internet blackouts and banned Western social media. Stradnersuggests the West should provide Russians with more VPN systems.6/16: Ivana Stradner discusses how American jazz symbolizes freedom and individualism, making it a threat to repressive regimes. Historically used as a "non-nuclear weapon" during the Cold War, jazz's improvisational nature counters state propaganda. She argues the U.S. should revitalize this tool to reach those lacking freedom.7/16: Hussein Abdul-Hussein introduces Ali al-Zaydi, a political newcomer nominated for Iraqi Prime Minister by the Shia coordination framework. Al-Zaydi, a wealthy contractor, follows a pattern where "no-ones" are chosen when powerful factions cannot agree. Iraqi voters are increasingly favoring patriots over pro-Iran candidates.8/16: Hussein Abdul-Hussein explains that the United States remains the biggest player in Iraq, wielding significant influence over leadership choices and economic policy. Washington is currently pushing to move Iraq from a cash-based to a digital economy to prevent Iran from siphoning funds and to ensure financial transparency.9/16: Gregory Copley highlights a major defense contract between Japan and Australia, involving the sale of Mogami-class frigates. The two nations are cooperating to bypass China's monopoly on rare earth processing and energy supply chains. This partnership builds on a long history of strategic trade.10/16: Gregory Copley examines the instability of Mali, Niger, and Burkina Faso after their withdrawal from ECOWAS. The region faces increasing jihadist threats and government paranoia regarding French interference. Meanwhile, Chinese influence in Africa is weakening as Russia's African Corps remains active but limited.11/16: Gregory Copley reports that Iran is effectively under a military government led by General Vahidi, as Ayatollah Khamenei remains incapacitated. Simultaneously, China's Xi Jinping faces internal strife and energy shortages, while India maintains a strategic, non-aligned posture between the United States, Russia, and the People's Republic of China.12/16: King Charles III visited the United States and Bermuda, receiving bipartisan acclaim in Congress for his defense of constitutional checks and balances. Despite health concerns, the King successfully revitalized the special relationship and was lauded by a Bermuda rabbi for his family's historical protection of Jews. Gregory Copley reports.13/16: Thaddeus McCotter analyzes how high gasoline prices and economic disruptions from the Iran conflict influence midterm elections. He notes that while minority parties usually have messaging advantages, the lack of clear strategic military objectives and persistent inflation create significant uncertainty for American voters and global markets.14/16: Thaddeus McCotter argues that while Wall Street performs well, the average worker remains anxious about healthcare, interest rates, and student loans. He describes the current economy as fragile and warns that failing to address these underlying domestic anxieties could lead to political repercussions during the midterm elections.15/16: Jack Burnham details the rare extradition and indictment of a Chinese national, Mr. U, for state-sponsored hacking. Operating under "Silk Typhoon," the group targeted American COVID-19 research. This operation demonstrates China's strategy of using private actors to steal scientific excellence and prepare the digital battlefield.16/16: Jack Burnham discusses how Chinese commercial satellite firms provide the IRGC with high-resolution imagery to direct attacks against American assets. He differentiates this from the state-led surveillance of the Chinese balloon incident over U.S. missile silos, emphasizing China's broad campaign to disrupt American societal morale.
10/16: Gregory Copley examines the instability of Mali, Niger, and Burkina Faso after their withdrawal from ECOWAS. The region faces increasing jihadist threats and government paranoia regarding French interference. Meanwhile, Chinese influence in Africa is weakening as Russia's African Corps remains active but limited.1920 LABOR DAY JAPAN
This week we talk about industrialization, antibiotics, and child mortality rates.We also discuss corruption, instability, and progress.Recommended Book: Empire of Silence by Christopher RuocchioTranscriptDemographic transition is a social sciences theory that posits, based on all sorts of modern historical data, that societies tend to change, demographically, as they transition from a largely agrarian, low-industrial society, to that of a less-agrarian, high-industrial society.Most modern, post-hunter-gatherer societies have started out plowing the vast majority of their labor into bare subsistence, human beings spending their days, throughout their whole lives, working the land in order to produce enough food to live. All sorts of social and economic systems arose around this base-level fact, including those that tied laborers to the land, allowing for the rise of a leadership or ruling class, regional militaries, and other sorts of specialists. But until relatively recent history, the majority of people in a given society labored to produce raw essentials, and that was just the shape of things.This began to change with the dawn of the industrial revolution, and in some areas a bit before that, as precursor technologies allowed societies to produce more food and other essentials with less manual labor and using fewer foundational resources, like land. These technologies, as they became more widely distributed, more effective and efficient, and cheaper to deploy and operate, allowed more people to do more sorts of things, leading to a ballooning of industry and commerce in industrializing regions, and that allowed said regions to invest in other things, including medical knowledge, education, and so on.Life wasn't exactly a cakewalk in these industrializing areas, and all sorts of new abuses and issues, including long hours at factories and problems related to pollution, arose and became common. But because these sorts of societies required professionals with new types of knowledge and know-how, and because they were able to sustain an increasing number of specialities beyond working the land to generate food and other bare necessities, keeping people alive, longer, and ensuring more people had the specialized knowledge required to do all those things, became more of a priority, and one that could actually be addressed because of the concomitant ability to feed and clothe and house and address more of the needs of more people.There were gobs of other spiraling forces in the mix, of course, including religion, politics, and so on, but that general tendency to shift away from raw subsistence into more complex and diverse economic systems was a driving factor behind a lot of what happened from around 1800 until, well, now.What I'd like to talk about today is a specific data point, or collection of data points, that arguably, more than any other such data points, show the benefits of the industrialized, modern society we're living in, today, despite all the accompanying downsides.—So most societies, at this point, have undergone significant changes as a result of our widespread application of technologies that allow human beings to get more done with the same amount of effort.We're able to generate more value, of all kinds, than our ancestors, and though it's possible to criticize the change in priorities and focus on all the negative knock-on effects of these changes—and there are many such negative knock-on effects, like large-scale military conflicts and rampant pollution and climate change—it would be difficult to argue that there haven't been some fairly significant upsides for humanity, as well.One key upside is related to that demographic transition I mentioned. As societies shift and it becomes better for everyone if more people know how to do more things, and it thus becomes a priority for more people to live long enough to use the knowledge and know-how they acquire, it has increasingly made more sense for governments to invest in our overall longevity and survivability.We can't just say, I'd like everyone to live longer, and then snap our fingers and make that happen. But we can, and have, invested in technologies and systems that make longer lives more likely, and from 1800 onward that's generally been the trend, with a huge upswing arriving in the mid-20th century, when a bunch of new tools and technologies, including things like modern antiseptics and early antibiotics, first arrived on the scene, dramatically reducing the mortality rate associated with all kinds of medical procedures.Arguably the most significant social gain during this period, though, has been the bogglingly large reduction in child mortality rates.Child mortality refers to the death of children under the age of five, and this figure is, today, usually expressed as the likelihood of a child under five dying, per 1000 children in an area. So you might say in India, the child death rate is 92 in 1000, which means 92 of every 1000 children resulting from live births in India die before they reach the age of five. And that was actually the real child mortality rate in India back in the year 2000.And the story of overall global child mortality rates is actually pretty well exemplified in India's rates, as the country has seen a dramatic drop in all-cause child deaths in recent decades.In the year 2000, as I mentioned, it was expected that 92 out of every 1000 children would die before the age of 5 in India. As of 2024, though, that number has dropped to just 32 out of every 1000; a 68% drop. If you go back as far as 1990, the progress is even more impressive, those 2024 numbers representing a 76% drop in child mortality.This progress has largely been the consequence of intentional, targeted health interventions by the Indian government, including institutionalized child delivery services and widespread, well-funded immunization efforts that ensured more children got vaccines and other sorts of care that was previously lacking, or which was not widely disseminated beyond wealthy families. They've also invested in newborn care and neonatal units at hospitals, which has increased child survival outcomes in a large radius around these facilities.Southeast Asian nations still account for about 25% of all under-five deaths, globally, but improvements in India mirror those in China, which made rapid and sustained progress on this issue beginning in the 1950s, but really hitting their stride in the 1970s, when their child mortality rate was 143 per 1000 children; that rate dropped to just 12 per 1000 by 2020.Globally, right now, the average child mortality rate is just under 40 per 1000, which is down from 93 per 1000 in 1990.That's a staggering amount of progress, but it does mean that nearly 5 million children still die each year before their 5th birthday, which adds up to something like 15,000 of such deaths per day.At the moment, the vast majority of these deaths, about 80% of them, occur in Southeast Asia and Sub-Saharan Africa. The cause of these deaths varies a bit based on location, and there's a time component to this, too, as some areas have seen much higher rates due to epidemics, but most of the causes of child death before the age of 5 are consistent, with premature birth and pneumonia, birth asphyxia or trauma, malaria, diarrhea, congenital abnormalities, and sepsis representing about 60-70% of such deaths, globally.Almost all of these issues are preventable, and the major barrier to reducing these numbers further is access to resources and expertise that are more widely available and accessible in the wealthier world; there are huge disparities in child mortality between rich countries and poor countries, in other words, and while the number of child deaths has decreased everywhere, including in the world's poorest countries, over the past 100 years, countries like Finland see about 2 in every 1000 children die before they reach the age of five, while countries like Niger see nearly 115 in every 1000 children die before the age of five.This figure was previously around 500 in every 1000, globally, so about half of all children would die before the age of five, even in relatively recent history, even in the wealthiest regions, just a few hundred years ago—so again, stunning progress in this area; and looking back, in addition to families needing more hands to work the fields, before everyone started industrializing, families would tend to have as many kids as they could because it was generally just assumed that about half of them would die within the first couple of years; some cultures still have traditions of not naming their children until they've lived for a few years because of that earlier child mortality trend.There's still plenty to be done in this space, though, and the changes necessary to dramatically drop this mortality rate even further, regionally and globally, are not revolutionary in nature, it's just a matter of more widely and equitably disseminating tools and technologies and cultural and economic infrastructure that already exists across much of the world, to the places where it doesn't exist yet.That's a tall order in some locations, though, as part of why some high child mortality rate regions still have those high rates is that they've also had persistent government instability, which has in turn led to persistent internal conflicts and government overthrows and long histories of grift and corruption at the top-most levels of society.In other words, it's extremely difficult to improve these sorts of numbers when those who are in charge of a high-mortality-rate region are seemingly incapable of keeping things stable, and always seem to be enriching themselves at the expense the the country they're meant to be governing.That's a much larger systemic issue, of course, made up of numerous fractal issues that each have their own distinct causes and potential solutions.But the main takeaway here is that child mortality is already an immense success story of modernity, and even more progress is possible, but in order to achieve that kind of progress, a bunch of other problems will probably need to be solved in these still-highly-afflicted areas, first. And solving these problems will likely be a truly heavy lift, for anyone who tries to tackle them, until and unless something fundamental changes about governing norms and corruption, and the many forces that enable that kind of high-level corruption, globally.Show Noteshttps://data.unicef.org/resources/levels-and-trends-in-child-mortality-2025/https://economictimes.indiatimes.com/news/india/un-report-highlights-indias-79-decline-in-child-mortality-rates-a-major-contributor-to-global-child-health-advancements/articleshow/129660557.cmshttps://ourworldindata.org/child-mortality-in-the-pasthttps://en.wikipedia.org/wiki/Child_mortalityhttps://en.wikipedia.org/wiki/Demographic_transitionhttps://www.statista.com/statistics/1041851/china-all-time-child-mortality-rate/https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7138028/https://www.who.int/data/gho/data/themes/topics/topic-details/GHO/child-mortality-and-causes-of-deathhttps://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_infant_and_under-five_mortality_rates This is a public episode. 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16. HEADLINE: The Blueprint for Al-Qaeda's Transnational Expansion GUEST: Caleb Weiss and Bill RoggioSUMMARY: This offensive serves as a blueprint for al-Qaeda to target other Sahalian states like Burkina Faso and Niger. Alarmingly, Ukrainian-supplied drones used by Tuareg rebels have inadvertently aided al-Qaeda's efforts. Bill Roggio emphasizes that al-Qaeda and the Islamic State continue to fight for global dominance across multiple continents.1920
SCHEDULE OF THE JOHN BATCHELOR SHOW, 4-28-26.1900 BOSPHORUS1. HEADLINE: Kevin Warsh's Nomination to the Federal Reserve GUEST: Elizabeth Peek SUMMARY: Elizabeth Peek discusses Kevin Warsh's nomination as Federal Reserve Chair, characterizing him as an inflation hawk who intends to revamp the Fed's communication and narrow its mandate. Warsh aims to shrink the $7 trillion balance sheet and divorce the institution from political influence to ensure long-term monetary stability.2. HEADLINE: New York City's E-bike Enforcement Controversy GUEST: Elizabeth Peek SUMMARY: Elizabeth Peek criticizes NYC's decision to replace criminal summonses with civil penalties for e-bike violations. She argues this "virtue signaling" protects undocumented immigrants from deportation at the expense of pedestrian safety. Unregistered, fast-moving bikes frequently ignore traffic rules, and civil penalties are difficult to enforce against those without fixed abodes.3. HEADLINE: The UAE's Strategic Exit from the OPEC Cartel GUEST: Jonathan Schanzer SUMMARY:Jonathan Schanzer explains that the UAE is leaving OPEC to increase oil production, signaling a major rift with Saudi Arabia. This move aims to aid global prices and support Donald Trump's economic agenda. Meanwhile, Iran attempts to link the Straits of Hormuz crisis with Israeli-Lebanese ceasefire negotiations to complicate diplomacy.4. HEADLINE: International Scandals and Israel-Ukraine Tensions GUEST: Jonathan Schanzer SUMMARY:Reports suggest Qatar influenced ICC prosecutor Karim Khan to target Israeli leaders while helping suppress misconduct allegations against him. Simultaneously, Ukraine accuses Israel of purchasing stolen grain from occupied territories. Internally, Israeli politics are shifting as Yair Lapid and Naftali Bennett unite to challenge Prime Minister Benjamin Netanyahu's leadership.5. HEADLINE: The Global Impact of the Iranian Energy Conflict GUEST: Mary Kissel SUMMARY: Mary Kisselhighlights a fertilizer crisis caused by the war in Iran, which threatens global food security, particularly in Africa. She views the UAE's OPEC exit as part of a fundamental regional reshaping. Kissel asserts that the U.S. must maintain the political will to secure waterways and address Iran's nuclear program.6. HEADLINE: Navigating the Rodriguez Transition in Venezuela GUEST: Mary Kissel SUMMARY: Delcy Rodriguez, Venezuela's provisional president, is traveling to project stability and attract energy investment. While she aims to present herself as a cooperative figurehead, her future depends on U.S. demands for democracy. Opposition leader Maria Corina Machado continues to draw massive support and plans to return to Venezuela by year's end.7. HEADLINE: German Economic Stagnation and Strategic Critiques GUEST: Judy Dempsey SUMMARY:Friedrich Merz describes Germany as "humiliated" by Iran due to a lack of clear U.S. strategy. Germany faces its fourth year of stagnant growth and a severe demographic crunch with record-low births. While Merz remains an Atlanticist, he critiques the Trump administration's transactional approach and lack of a strategic exit plan.8. HEADLINE: The Decline of Viktor Orbán and Hungary's Pivot GUEST: Judy Dempsey SUMMARY:Hungary's business elite are moving away from Viktor Orbán as Peter Magyar gains popularity by campaigning against systemic corruption. Magyar focuses on delivering tangible public services like healthcare and infrastructure. Orbán's defeat represents a significant blow to Europe's far-right, including Germany's AfD party.9. HEADLINE: Keir Starmer's Leadership Amidst the Mandelson Scandal GUEST: Joseph SternbergSUMMARY: Joseph Sternberg examines UK Prime Minister Keir Starmer's instability following the Mandelsonaffair, a bureaucratic scandal involving improper diplomatic nominations. Despite being under pressure, Starmer likely remains in office because the Labor Party lacks a plausible replacement. The scandal's complexity makes it difficult for ordinary voters to comprehend fully.10. HEADLINE: Kevin Warsh's Vision for a Smaller Federal Reserve GUEST: Joseph Sternberg SUMMARY:Joseph Sternberg describes Kevin Warsh as a policymaker who believes the Fed should "stick to its knitting" by focusing strictly on price stability. Warsh intends to shrink the Fed's balance sheet to reduce its political intrusiveness and scale back "forward guidance". This approach aims to defend the central bank's long-term independence.11. HEADLINE: Historical Precedents for Modern Maritime Chokepoints GUEST: Ziyuan (Emily) WangSUMMARY: Emily Wang explains how the 1936 Montreux Convention established Turkey as a durable gatekeeper for the Turkish Straits, offering lessons for modern conflicts. The treaty balanced the shared tacit interests of opposing powers like Britain and Russia. Its success highlights the importance of legally binding frameworks in managing strategic waterways.12. HEADLINE: Managing Risks in Global Maritime Chokepoints GUEST: Ziyuan (Emily) Wang SUMMARY:Emily Wang analyzes the current threats in the Straits of Hormuz and Bab el-Mandeb, noting that risk perception and insurance markets are as vital as physical security. She argues that long-term stability requires quantifying tacit interests and maintaining a strong navy to ensure credible gunboat diplomacy against revisionist powers.13. HEADLINE: Pakistan's Emerging Role as a Neutral Diplomatic Site GUEST: Sadanand Dhume SUMMARY:Sadanand Dhume discusses Pakistan's surprising role as a mediator between the U.S. and Iran, facilitated by its unique geography and ties to China. Field Marshal Asim Munir leads this effort. A successful resolution could weaken the pernicious ideology of Islamism, reverberating positively throughout the broader Muslim world.14. HEADLINE: Ideological Barriers in Pakistan's Foreign Policy GUEST: Sadanand Dhume SUMMARY:Sadanand Dhume explores Pakistan's deep-rooted hostility toward Israel, which persists despite regional shifts toward normalization. While India views Pakistan's mediation role with envy, Pakistan's military leadership, under Field Marshal Munir, maintains power behind a civilian facade to insulate itself from economic discontent and governance pressures.15. HEADLINE: Al-Qaeda's Massive Military Offensive in Mali GUEST: Caleb Weiss and Bill RoggioSUMMARY: Caleb Weiss and Bill Roggio report on an unprecedented offensive by JNIM, al-Qaeda's West Africanbranch, which has blockaded Mali's capital and seized key military bases. The Malian state and Russian forces are in retreat, leaving behind significant equipment. This operation signals a major failure in intelligence and coordination.16. HEADLINE: The Blueprint for Al-Qaeda's Transnational Expansion GUEST: Caleb Weiss and Bill RoggioSUMMARY: This offensive serves as a blueprint for al-Qaeda to target other Sahalian states like Burkina Faso and Niger. Alarmingly, Ukrainian-supplied drones used by Tuareg rebels have inadvertently aided al-Qaeda's efforts. Bill Roggio emphasizes that al-Qaeda and the Islamic State continue to fight for global dominance across multiple continents.