Podcasts about normalement

  • 222PODCASTS
  • 383EPISODES
  • 17mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • Jun 4, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026


Best podcasts about normalement

Latest podcast episodes about normalement

Afrique Économie
En Côte d'Ivoire, la récolte d'anacardes est mauvaise dans le Bounkani

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:11


En Côte d'Ivoire, la campagne de commercialisation de l'anacarde bat son plein. Le Conseil Coton Anacarde table cette année sur un peu plus d'un million trois cent mille tonnes de noix, une production soutenue, à l'instar de ces dernières années, mais qui pourrait néanmoins baisser de 200 000 tonnes par rapport à l'année dernière. Certaines zones du pays connaissent des difficultés, notamment en raison du décalage des saisons des pluies, c'est le cas dans le Bounkani, dans le nord-est du pays. De notre envoyée spéciale de retour de Bouna, C'est une plantation d'anacardiers qui s'étend sur 3 ha. Cette saison, Kouamé Ouattara estime être au chômage technique, car son verger n'a quasiment rien produit. « Il y a trois ans, je pouvais gagner 500 kg par hectare. Mais maintenant, je n'arrive même pas à récolter deux sacs (d'anacardes) sur les 3 ha ». Selon ce paysan, la situation serait liée à un bouleversement dans la saison des pluies. « Normalement, on doit avoir de grandes pluies entre novembre et décembre qui permettent à l'anacardier de fleurir. Mais [cette année], la pluie s'est arrêtée en octobre, déplore-t-il. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, il n'y a pas eu de pluie. Lorsque la floraison a échoué une fois, il faut attendre l'année suivante. Donc, la campagne a échoué ». Autre conséquence : les apiculteurs, qui entretiennent des ruches dans les plantations d'anacarde, se retrouvent avec des productions de miel quasiment inexistantes. « Nous n'avons pas assez de miel actuellement, souligne Koffi Ouattara, le président de l'association des apiculteurs de Koflangué. L'année passée, nous avons eu 100 litres de miel. Mais cette année, seulement 30 litres. Du coup, chez nous, c'est une perte ». À écouter dans 8 milliards de voisinsAura-t-on encore du miel et des abeilles à l'avenir? Des pratiques culturales à corriger Au-delà des raisons climatiques, cette situation serait liée à de mauvaises pratiques culturales, selon le Dr Sibirina Soro, enseignant-chercheur à l'université de Daloa et coordonnateur du projet national de recherche sur l'anacardier. « Tout cela est lié en grande partie à la densité du verger. Beaucoup de vergers sont sous forme de forêt : la densité de départ n'a pas été respectée, explique-t-il. Aujourd'hui, on est en train de conseiller aux planteurs de réhabiliter ces vergers pour qu'ils aient la densité intéressante. La moyenne préconisée est de 100 pieds/ha ». Sibirina Soro organise par ailleurs chaque année des formations pour lutter contre les insectes ravageurs. Il préconise un meilleur accompagnement des paysans car en Côte d'Ivoire, les producteurs n'utilisent pas de produits chimiques dans leurs champs d'anacarde. Ils sont donc plus exposés aux pertes en cas de mauvaise récolte. À lire aussiAnacarde en Côte d'Ivoire: vers un renforcement de la transformation locale?

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - Les migrations records des baleines à bosse

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later May 22, 2026 2:21


Voici l'essentiel sur les migrations records des baleines à bosse. Here is the essential information about the record migrations of humpback whales.Figurez-vous que deux de ces géantes ont récemment pulvérisé les records mondiaux de migration, remettant totalement en question ce qu'on pensait savoir sur leurs habitudes de voyage. Believe it or not, two of these giants recently smashed world migration records, completely challenging what we thought we knew about their travel habits.La distance parcourue est juste hallucinante. The distance traveled is just mind-blowing.Elles ont nagé environ 14 500 kilomètres, ça explose complètement l'ancien record établi entre la Colombie et Zanzibar. They swam about 14,500 kilometers, completely shattering the old record set between Colombia and Zanzibar.Et on le sait grâce à une base de 19 000 photos. And we know this thanks to a database of 19,000 photos.En fait, leur nageoire caudale c'est comme une empreinte digitale, un vrai passeport biométrique marin qui valide irréfutablement ce périple. In fact, their tail fin is like a fingerprint, a true marine biometric passport that irrefutably validates this journey.Normalement, ces baleines suivent des routes super strictes, transmises de génération en génération. Normally, these whales follow super strict routes, passed down from generation to generation.Et là, elles voyagent en sens complètement inverse : l'une de l'Australie vers le Brésil, et l'autre du Brésil vers l'Australie. And here, they are traveling in completely opposite directions: one from Australia to Brazil, and the other from Brazil to Australia.Mais qu'est-ce qui peut bien pousser un animal de cette envergure à briser une tradition millénaire pour s'aventurer à l'autre bout du globe ? But what could possibly drive an animal of this scale to break a thousand-year-old tradition to venture to the other side of the globe?Ces incroyables odyssées nous prouvent que même les colosses les plus prévisibles de nos océans sont encore capables de nous surprendre par leur spontanéité. These incredible odysseys prove to us that even the most predictable colossi of our oceans are still capable of surprising us with their spontaneity. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La dissimulation du jour - Patrice Duhamel : "Quand on additionne la période Pompidou, Mitterrand et Chirac, ça fait 20 ans de mensonges d'État. Ils ne pouvaient pas exercer leur fonction normalement" - 14/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 14, 2026 1:59


Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Question de croire
L'accueil des réfugiés est-il un obligation?

Question de croire

Play Episode Listen Later May 13, 2026 28:47


L'accueil des réfugiés est-il une obligation?   Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux?   Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu.   Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent.   Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants.   Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir.  Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes.   L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines.   La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide.   Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place.   Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde.  Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer.   Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes.  Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes;  ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation.   Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi.   L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé.   Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. »   L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui.   Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi.     Liens:  Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Action parrainage (programme d'intégration) - https://www.actionparrainage.ch/    Mots clés : immigration, réfugiés, migration, solidarité, foi, spiritualité, responsabilité, société, politique, humanité     Sujets clés : Les enjeux politiques et sociaux de l'accueil des réfugiés au Canada et en Suisse Les références bibliques sur l'accueil des étrangers, notamment Exode 22:20 Les préjugés et stéréotypes sur les migrants et réfugiés Les actions concrètes pour une solidarité efficace et respectueuse   Citations: "Vous étiez aussi des immigrés en Égypte" "Les réfugiés ne volent pas nos emplois" "Jésus a dû fuir l'Égypte"     Chapitres : 00:00 Introduction 00:49 Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays 03:22 Accueillons-nous trop de réfugiés? 05:27 L'importance de se souvenir de son passé migratoire 08:56 La mutualité entre réfugiés et société d'accueil 11:49 Jésus, le réfugié durant son enfance 12:48 Rejeter la normalisation de l'inacceptable 14:54 Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés 18:09 Ne pas infantiliser les réfugiés 20:30 L'intégration des réfugiés 22:33 Notre responsabilité dans le sort des réfugiés 24:01 L'hospitalité dans nos Églises 27:20 Conclusion    

Choses à Savoir
Cinq découvertes faites par hasard !

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 12, 2026 2:43


La sérendipité, c'est le fait de découvrir quelque chose d'extrêmement important… alors qu'on cherchait autre chose. Le mot vient d'un vieux conte persan, Les Trois Princes de Serendip, dans lequel les héros font des découvertes heureuses par hasard grâce à leur sens de l'observation.Et l'histoire des sciences regorge de découvertes nées de ce type d'accident.Le cas le plus célèbre est sans doute celui de la Pénicilline. En 1928, Alexander Fleming étudie des bactéries lorsqu'il remarque qu'une moisissure a contaminé une de ses boîtes de laboratoire. Normalement, cela devrait ruiner l'expérience. Mais Fleming observe quelque chose d'étrange : autour de la moisissure, les bactéries ont disparu. Il vient sans le savoir de découvrir le premier antibiotique moderne, qui sauvera des dizaines de millions de vies.Autre exemple fascinant : le four à micro-ondes. Dans les années 1940, l'ingénieur Percy Spencer travaille sur des radars militaires lorsqu'il remarque qu'une barre chocolatée dans sa poche a fondu près d'un appareil émettant des micro-ondes. Intrigué, il teste du maïs… qui éclate en pop-corn. Le micro-ondes est né.La sérendipité est également à l'origine du Viagra. Au départ, les chercheurs développent cette molécule pour traiter l'angine de poitrine et l'hypertension. Le médicament fonctionne mal pour le cœur… mais les patients masculins signalent un effet secondaire inattendu particulièrement marqué. Les chercheurs comprennent rapidement le potentiel commercial gigantesque de cette “erreur”.Même les célèbres Post-it résultent d'un accident. Chez 3M, un chimiste nommé Spencer Silver tente de créer une colle ultra-puissante. Il obtient exactement l'inverse : une colle très faible, repositionnable, qui semble inutile. Des années plus tard, un collègue réalise qu'elle serait parfaite pour fabriquer des marque-pages adhésifs. Les Post-it deviennent un produit mondial.Enfin, impossible de ne pas citer les rayons X. En 1895, Wilhelm Röntgen expérimente avec des tubes électriques lorsqu'il remarque qu'un écran fluorescent s'illumine mystérieusement à distance. Il comprend qu'un rayonnement inconnu traverse certains matériaux… y compris le corps humain. Quelques semaines plus tard, il réalise la première radiographie de l'histoire : la main de sa femme.Ces découvertes rappellent une chose essentielle : dans la science, le hasard favorise surtout les esprits capables de remarquer l'inattendu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

RTL Matin
"Normalement, quand tu rentres d'une croisière avec une infection, c'est souvent un voyage entre célibataires"

RTL Matin

Play Episode Listen Later May 11, 2026 5:47


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 11 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage France
Depuis la Terre, des élèves dialoguent avec l'astronaute Sophie Adenot dans l'espace

Reportage France

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 3:35


Pas besoin d'être à Houston pour interagir avec l'espace ! En France, plusieurs élèves ont établi un contact radio, lundi 20 avril, avec l'astronaute française Sophie Adenot, à bord de la Station spatiale internationale (ISS) depuis deux mois. Une prouesse réalisée par des étudiants de l'université de Bordeaux et partagée avec plusieurs élèves de l'académie. Une manière de les attirer vers les filières scientifiques et les métiers du spatial. De notre envoyée spéciale à Bordeaux, Dans l'amphithéâtre bondé, chacun retient son souffle. « Normalement, nous devrions parler avec la station d'ici trois minutes, annonce l'un des responsables à l'assistance. Donc, à partir de maintenant, silence total, on écoute les opérateurs : ce sont eux qui gèrent désormais ! » Derrière leurs ordinateurs et un enchevêtrement de câbles, façon salle de contrôle, cinq étudiants établissent le contact radio avec l'ISS. Tao, 22 ans, a la lourde responsabilité de lancer l'appel : « Oscar, Romeo, quatre, India, Sierra, Sierra, ici Foxtrot, cinq, Kilo, Bravo, Whisky pour le contact Ariss programmé. Over. » À la quatrième tentative, soulagement : une voix féminine répète au mot près la ligne de code. La salle applaudit, Tao exulte : « C'est fantastique Sophie, on vous entend parfaitement au sol, on est ravis de vous avoir ! Voici les questions ! » C'est parti pour dix minutes d'échange, soit la durée du passage de la Station spatiale internationale au-dessus de la France au même moment. Une vingtaine d'élèves, de la classe de primaire jusqu'à la terminale, se relaient au micro avec leurs questions écrites sur un bout de papier. Aïda, en primaire, est l'une des premières à se lancer : « Pourquoi as-tu décidé de faire ce métier ? Over. » Aucun délai : la réponse arrive immédiatement. « Bonjour Aïda, j'ai décidé de faire ce métier parce que j'avais envie de voyager et de travailler avec des gens qui parlent toutes les langues », répond l'astronaute française. Si certaines questions sont convenues, d'autres – celles des plus âgés – sont plus inattendues et témoignent d'une véritable curiosité. « Est-ce qu'un stylo-bille peut fonctionner en microgravité ? », demande par exemple Diane. « C'est une super question, s'enthousiasme la tricolore, ravie de lui apprendre que, dans l'ISS, les stylos sont conçus pour fonctionner dans l'espace, avec un petit système de pressurisation pour que l'encre arrive sous pression au bout de la pointe. » Après le son vient l'image. Sophie Adenot apparaît sur les écrans de la salle, au milieu de l'ISS, les cheveux en apesanteur au-dessus de son visage. Elle porte à sa bouche une sorte de talkie-walkie pour répondre aux élèves et paraît, d'un coup, beaucoup plus proche. Mais à mesure que l'ISS s'éloigne du ciel français, le signal se brouille, jusqu'à être totalement perdu. Les enseignants ont devancé la coupure en prenant soin d'adresser des remerciements anticipés. Un ultime tonnerre d'applaudissements parvient aux oreilles de l'astronaute. « C'est beaucoup d'émotion, là », conclut la Française, visiblement émue, qui joint les deux mains pour former un cœur. L'échange se termine ainsi. Attirer vers les métiers du spatial À la sortie, Ana-Léa, 10 ans, mesure sa chance. « Je n'ai jamais parlé avec un astronaute, tout le monde n'a pas cette opportunité ! » Mais dire qu'une vocation est née serait sans doute prématuré. « J'aime l'espace, mais aller dans les fusées, ce n'est pas trop mon truc », admet-elle. Planter la graine du spatial, c'est pourtant l'ambition de Nathalie, son enseignante. « Nous sommes une école labellisée “égalité fille-garçon”, donc c'était important de promouvoir la gente féminine dans les sciences. » Si sa classe de CE2-CM1 a été retenue pour un contact avec l'ISS, c'est parce qu'elle a fait de l'espace un projet pédagogique sur toute l'année : « des activités autour de l'histoire des télécommunications, des circuits électriques, des télégraphes, etc. » De son côté, et avec d'autres étudiants du club radio de l'université de Bordeaux, Kylian, 22 ans, a construit l'émetteur qui a permis la connexion avec l'ISS. « Nous avons monté toutes les antennes sur ce pylône et nous avons fait des dizaines de contacts tout au long de l'année pour être prêts le jour J. » Cela fait neuf mois que lui et ses camarades travaillent et se forment à la maîtrise des télécommunications : « Nous avons passé des tests dispensés par l'Agence nationale des fréquences. C'est toujours utile d'avoir ce bagage-là, qui peut nous servir à l'avenir pour trouver un emploi. » Des profils comme celui de Kylian, Timothée Lévi aimerait en voir davantage. Il dirige le département génie électrique, informatique et industriel de l'université de Bordeaux. « Dans tous les domaines techniques et scientifiques, il y a de moins en moins d'étudiants. Pourtant, c'est le plein emploi. Mais la physique et les mathématiques sont des repoussoirs, les salaires ne sont pas aussi bons qu'ailleurs. Donc, il y a tout un travail de valorisation à mener pour montrer que, dans ce secteur aussi, il y a des débouchés. » Valoriser ces métiers, et notamment ceux du spatial, est un enjeu de taille puisque l'industrie française représente 40 % des emplois de ce secteur en Europe. Attirer les jeunes vers ces métiers, c'est donc aussi une question d'autonomie et de souveraineté, explique Laura André Boyer, formatrice d'astronautes à l'Agence spatiale européenne. « Il est impératif d'avoir une granularité dans l'accès à cette acquisition de compétences et de connaissances. Autrement dit, être capable d'avoir une formation basique au spatial, puis une formation opérateur et une formation experte, est essentiel dans la solidification et le renforcement de la puissance spatiale que nous sommes. » Il s'agit aussi d'un impératif pour conserver le savoir-faire français dans ce domaine, à l'heure où les ambitions spatiales de la France en Europe sont de plus en plus concurrencées. À lire aussiDes nouvelles de la Française Sophie Adenot, à bord de l'ISS depuis une semaine

Le retour de Mario Dumont
Mort tragique & immobilier: «Normalement, c'est une perte de valeur de 10 à 15%», précise Félix Séguin

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 8:31


Restos incendiés à répétitions dans Lanaudière. Mort violente dans une maison de la Montérégie: litige entre les anciens et les nouveaux propriétaires. Crime et société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le jus d'orange a si mauvais goût après un brossage de dents ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 1:32


Ce n'est pas un hasard, mais un petit chef-d'œuvre de chimie… et de biologie sensorielle.Tout commence avec le dentifrice. La plupart contiennent des agents moussants appelés tensioactifs, notamment le sodium lauryl sulfate (SLS). Leur rôle est de disperser les résidus dans la bouche et de donner cette sensation de mousse. Mais ils ont aussi un effet secondaire clé : ils perturbent notre perception du goût.Normalement, notre salive contient des phospholipides qui “protègent” en partie nos papilles gustatives, en atténuant certaines sensations, notamment l'amertume. Le SLS va temporairement éliminer cette protection. Résultat : les récepteurs de l'amertume deviennent beaucoup plus sensibles.Et c'est là que le jus d'orange entre en scène.Le jus d'orange contient des composés naturellement amers, comme les flavonoïdes (par exemple la naringine). En temps normal, ces molécules passent relativement inaperçues, car leur amertume est masquée par le sucre et atténuée par la salive. Mais après le brossage, ce “filtre” disparaît : l'amertume devient soudain beaucoup plus intense.En parallèle, le dentifrice agit aussi sur la perception du sucré. Les tensioactifs semblent inhiber les récepteurs du goût sucré, rendant le jus d'orange moins doux qu'il ne l'est réellement. Autrement dit, vous avez un double effet : plus d'amertume, moins de sucre. Le contraste est brutal.Il y a aussi un troisième facteur : l'acidité. Le jus d'orange est acide, et après le brossage, les tissus de la bouche peuvent être légèrement plus sensibles. Cette acidité est alors perçue de manière plus agressive, renforçant encore l'impression désagréable.Ce phénomène est temporaire. En quelques minutes, la salive reconstitue sa composition normale, les papilles retrouvent leur équilibre, et le jus d'orange redevient… du jus d'orange.Ce qui est fascinant, c'est que rien n'a changé dans le verre. Le liquide est exactement le même. C'est notre perception, modifiée chimiquement par le dentifrice, qui transforme complètement l'expérience.En résumé, le mauvais goût du jus d'orange après le brossage n'est pas une illusion… mais une interaction très concrète entre des molécules, nos papilles, et notre cerveau. Une preuve de plus que le goût n'est pas seulement une propriété des aliments — c'est une construction sensorielle, fragile et étonnamment facile à perturber. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Global Sumud Flotilla: «Nous voulons attirer l'attention du monde pour protéger les civils à Gaza»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 7:07


L'initiative Global Sumud Flotilla a levé l'ancre ce 12 avril du port Vell de Barcelone. Objectif : « briser » le blocus israélien de l'enclave de Gaza. Près de 80 navires en provenance de nombreux pays vont constituer cette flottille. Pour en parler, Patrick Bosch, membre du comité de pilotage de la Global Sumud Flotilla, est l'invité international de la mi-journée de RFI. RFI : Briser le blocus israélien, c'est l'objectif que s'est fixé la Global Sumud Flotilla, une coalition d'une trentaine d'organisations qui a levé l'ancre aujourd'hui de Barcelone pour tenter de rejoindre les côtes de la bande de Gaza, qui est encore régulièrement la cible de bombardements israéliens. À bord de ces navires, de l'aide humanitaire pour les Gazaouis. Patrick Bosch : En effet, je vous parle d'un des bateaux. On vient de lever l'ancre de Barcelone en direction de la bande de Gaza, il y a une vingtaine de minutes. Les conditions météo, on l'a appris il y a peu, ont retardé un peu le départ, mais c'est bon, vous avez pu prendre la mer, vous nous le confirmez ? Officiellement, on a effectivement pris le départ du port de Barcelone. On va maintenant se rendre à un port à proximité, en attendant que le phénomène météorologique passe et que les conditions de la traversée vers la prochaine étape en Italie se réalisent. Vous n'avez pas trop de visibilité encore pour le moment là-dessus ? Non. Normalement, on partira mardi matin, si les conditions météorologiques le permettent, de ce prochain port. Donc, on est parti du premier port pour l'instant. Cette flottille, elle se compose de combien de navires au total ? Au total, nous sommes actuellement autour de 80 navires qui prendront le départ au fur et à mesure des différents ports. De Barcelone, il y en a 40 qui sont partis maintenant, donc ce matin, et les autres vont rejoindre la flottille au fur et à mesure d'Italie, de Turquie et d'autres ports de la Méditerranée. C'est un nombre impressionnant. Il s'agit de la plus grande flottille civile organisée à destination de Gaza ? Oui, c'est ça. Le nombre de bateaux qui participent à cette flottille est plus grand que la somme de tous les bateaux partis durant les 19 dernières années, depuis le début du blocage de la bande de Gaza. Alors, vous l'avez évoqué, il y a des haltes prévues à Syracuse, en Italie, à Lerapetra, en Grèce, avant de prendre le chemin définitivement pour Gaza. D'autres navires doivent vous rejoindre lors de ces haltes, c'est ça ? Exactement. En Italie, il y en a un certain nombre qui vont nous rejoindre. Durant cette halte, on va faire des réunions avec tous les participants pour les informer des progrès de la mission, des prochaines étapes, et on repartira d'Italie. Il y a des personnes qui vont nous rejoindre effectivement de Grèce, et on va faire une halte également en Turquie. Du fait de la guerre en Iran, Gaza est moins évoqué. Mais concrètement, quelle est la situation dans l'enclave, notamment sur le plan humanitaire ? C'est pour ça que vous prenez la mer ? Oui, tout à fait. Nous prenons la mer vu qu'en effet la situation à Gaza n'a pas réellement changé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Aujourd'hui, les personnes avec qui nous sommes en contact régulier à Gaza nous parlent quotidiennement de bombardements, de meurtres de civils, etc. 200 camions devaient entrer dans le cadre du cessez-le-feu, mais seulement une fraction entre chaque jour, alors que l'ONU elle-même avait estimé que 1 600 seraient nécessaires par jour. Et comment peut-on soulager une population assiégée depuis presque un an et demi maintenant ? Qu'est-ce que vous amenez avec vous ? On imagine de l'aide humanitaire, mais il y a d'autres choses que vous prenez dans les soutes ? Alors nous amenons effectivement de l'aide humanitaire. Maintenant, cette aide ne permettrait pas de substantiellement soulager la population. Ce que nous essayons vraiment, c'est de briser le blocus et de faire en sorte que de l'aide puisse réellement rentrer en masse. Nous amenons également des éco-builders, aussi des capacités de soins, donc via des médecins et autres, pour soulager quelque peu le système médical gazaoui. Donc voilà, on essaie d'avoir une approche plus holistique que simplement briser le blocus. Cette initiative, c'est une initiative civile initiée, on l'a dit, par des ONG. Est-ce que ce n'est pas révélateur finalement de l'incapacité de la communauté internationale à exiger d'Israël la levée de ce blocus ? Oui, tout à fait. C'est ça qui nous réunit en fin de compte. En principe, nos différents gouvernements, qu'ils soient européens ou d'autres pays à travers le monde, ont souscrit à certaines conventions sur la protection des droits humains, par rapport à la protection des civils, les différentes résolutions de l'ONU, etc., exigent également la protection, il y a les actions en cours auprès des tribunaux internationaux. Malheureusement, cela s'avère inefficace. Donc, c'est pour ça que finalement, nous, on réunit des milliers de personnes à travers le monde, elles se sont organisées ensemble pour rendre cette flottille possible. Donc, c'est vraiment un mouvement citoyen. Et d'ailleurs on commence cette semaine une action. Il y a des sites internet qui vont être publiés qui s'appellent Rise Up, qui font appel vraiment à la société civile à travers le monde pour participer à ce mouvement au-delà de la flottille, au-delà d'un convoi terrestre qu'on organise en parallèle, pour vraiment faire des actions dans les pays pour attirer l'attention des autorités sur ce que nous attendons pour protéger les civils à Gaza. Vous êtes près d'un millier, il me semble, à avoir pris la mer, direction Gaza. C'est quoi les risques précis pour les membres d'équipage ? Parce qu'il y a des risques. Il y a bien sûr des risques. On a fait des choses pour diminuer ces risques. Les personnes sont formées d'abord. Certaines n'ont jamais fait de voile, en quelques semaines, on a fait des formations. Côté sécurité aussi. Des formations aussi à la non-violence, qui est l'une de nos valeurs fondamentales, de manière à ce que les gens puissent réagir à des situations compliquées qui risquent de se produire. Alors les risques, oui bien sûr, on peut craindre des attaques comme nous les avons vécues lors de la dernière flottille, au mois d'août notamment. Il y a des drones qui ont lâché des bombes incendiaires. Donc là, il y a effectivement des risques qui peuvent se produire. Ensuite, en cas d'arrivée à Gaza, effectivement, là aussi, on arrive quand même dans un territoire en guerre active, malgré le cessez-le-feu. Donc, là aussi, nous sommes en contact avec des personnes sur place, des autorités sur place pour encadrer cela. Mais il y a un risque, voilà. Malheureusement, dans ce genre de situation, on ne peut pas l'exclure. Et bien sûr, l'arrestation, si elle se produisait, comporte aussi certains risques. Si des personnes se retrouvent en prison israélienne, nous avons à ce niveau-là des juristes côté israélien qui nous soutiennent très bien.   À lire aussiFlottille humanitaire pour Gaza: plus de 400 militants arrêtés, des manifestations en Espagne et Italie

Choses à Savoir CERVEAU
Comment expliquer le sentiment de jamais-vu ?

Choses à Savoir CERVEAU

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 1:37


On connaît tous le déjà-vu : cette sensation troublante d'avoir déjà vécu une situation pourtant nouvelle. Mais son opposé existe bel et bien — et il est tout aussi déroutant. Il s'appelle le jamais-vu. Ici, ce n'est pas le nouveau qui semble familier, mais l'inverse : quelque chose de parfaitement connu devient soudain étrange, presque méconnaissable.Imaginez écrire un mot simple, comme « maison », encore et encore. Au bout d'un moment, il vous paraît bizarre, comme s'il n'avait plus de sens. Les lettres semblent arbitraires, le mot perd sa familiarité. C'est une forme de jamais-vu. Ce phénomène n'a rien de rare : il est même facilement reproductible en laboratoire.Des chercheurs ont étudié cet effet en demandant à des participants de répéter ou d'écrire un mot des dizaines de fois. Résultat : une majorité d'entre eux finit par ressentir une perte de sens, une impression d'étrangeté. Le cerveau, saturé par la répétition, cesse temporairement de traiter l'information de manière fluide. Il y a comme un « décrochage » entre la perception et la reconnaissance.Sur le plan neurologique, le jamais-vu semble lié à un dysfonctionnement momentané des circuits de la familiarité, notamment dans des régions comme l'hippocampe et le cortex temporal. Normalement, ces structures permettent de reconnaître rapidement ce que l'on connaît déjà. Mais lorsque ces mécanismes se dérèglent — à cause de la fatigue, du stress ou d'une surcharge cognitive — le cerveau peut perdre cette impression de familiarité, même face à des stimuli très connus.Le jamais-vu apparaît aussi dans certains contextes cliniques. Il est parfois observé chez des patients souffrant d'épilepsie du lobe temporal, où il peut précéder une crise. Dans ces cas-là, il devient plus intense, plus envahissant, et peut concerner des lieux, des visages ou même des actions quotidiennes.Mais dans la vie de tous les jours, il reste généralement bénin. Il révèle surtout une propriété fascinante du cerveau : notre sentiment de réalité repose sur un équilibre fragile. Reconnaître quelque chose comme familier n'est pas automatique — c'est le résultat d'un processus actif, constamment recalibré.En creux, le jamais-vu nous apprend que la familiarité n'est pas une donnée fixe, mais une construction. Le monde ne change pas — c'est notre manière de le percevoir qui vacille un instant. Et dans cette brève faille, ce que l'on croyait évident devient soudain mystérieux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce que la potomanie ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 1:41


La potomanie est un trouble méconnu… et pourtant potentiellement dangereux. Elle désigne le fait de boire de très grandes quantités d'eau, de manière excessive et compulsive, bien au-delà des besoins du corps.À première vue, cela peut sembler sain. Après tout, on entend souvent qu'il faut « bien s'hydrater ». Mais comme souvent en santé, tout est une question d'équilibre. Le corps humain est programmé pour maintenir une concentration très précise de sodium dans le sang. Or, boire trop d'eau dilue ce sodium. C'est ce qu'on appelle une hyponatrémie.HyponatrémieQuand cette dilution devient importante, les cellules du corps — y compris celles du cerveau — se mettent à gonfler. Et c'est là que les choses se compliquent. Les premiers symptômes peuvent sembler anodins : fatigue, maux de tête, nausées. Mais dans les cas sévères, cela peut aller jusqu'à des troubles neurologiques, des convulsions, voire un coma.La potomanie peut avoir plusieurs origines. Elle est parfois liée à des troubles psychiatriques, notamment certaines formes de schizophrénie ou de troubles anxieux, où la personne ressent un besoin irrépressible de boire. Mais elle peut aussi apparaître chez des individus en parfaite santé, souvent influencés par des croyances erronées — par exemple l'idée qu'il faudrait boire en permanence pour « éliminer les toxines » ou améliorer ses performances.On la retrouve également chez certains sportifs. En voulant bien faire, ils peuvent boire de manière excessive pendant un effort prolongé, ce qui augmente le risque d'hyponatrémie, surtout si les pertes en sel ne sont pas compensées.Ce qui rend la potomanie piégeuse, c'est qu'elle ne déclenche pas toujours les signaux d'alerte habituels. Normalement, la sensation de soif et les mécanismes hormonaux régulent notre consommation d'eau. Mais dans ce trouble, ces mécanismes sont contournés ou déréglés.La prise en charge dépend de la cause. Elle peut passer par un encadrement médical, une restriction hydrique contrôlée, et parfois un accompagnement psychologique si le comportement est compulsif.En résumé, la potomanie rappelle une chose essentielle : même quelque chose d'aussi vital que l'eau peut devenir dangereux en excès. Boire est indispensable. Boire trop, en revanche, peut déséquilibrer tout l'organisme — et dans certains cas, mettre la vie en danger. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage France
Avec la flambée des prix du carburant, des bateaux de pêche restent à quai

Reportage France

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 3:19


En France, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, le diesel a battu un record : près de 2,20 euros le litre. Vendredi 27 mars, une remise de 20 centimes d'euros par litre de carburant a été annoncée sur les factures des agriculteurs, des routiers ou des pêcheurs par le gouvernement. Mais ce n'est pas assez, disent certains pêcheurs, car les prix des carburants pèsent sur leur activité. De notre envoyé spécial à Boulogne-sur-Mer, À Boulogne-sur-Mer, dans le plus grand port de pêche de France, certains bateaux ne sortent plus en mer car pêcher coûte trop cher. Au fond de la cale d'un bateau, des marins installent une grande cuve métallique. Elle servira bientôt, espère Jérémy Margollé, à trier les sardines. Car pour le moment, son chalutier reste à quai. « Normalement, je devrais être en mer, mais là, avec les circonstances, la flambée du gasoil, on a préféré stopper pour se mettre en arrêt technique, pour faire l'entretien et les peintures, explique le pêcheur. Là, ça va faire la deuxième semaine qu'on est stoppés. » Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du gasoil marin a presque doublé. Résultat, pour les plus gros bateaux comme le sien, pêcher n'est plus rentable. « Un bateau comme nous, c'est un chalutier de 24 mètres, ça consomme entre 10 000 et 12 000 litres, du lundi au vendredi, vous sortez, vous n'avez encore rien pêché, vous savez que vous allez devoir sortir à la fin de la semaine au moins 13 000 euros. Vous n'aurez pas encore payé vos gars, vous n'aurez pas encore payé vos crédits et toutes les charges qui vont avec, liste-t-il. Et au final, il faut s'adapter à des choses moins gourmandes en gasoil, etc. On pourrait toujours sortir, mais sortir à perte, ça ne m'intéresse pas. » À lire aussiCarburant en France: mobilisation des routiers face à des mesures gouvernementales jugées insuffisantes « Je préfère travailler » À l'avant du chalutier, Florian et Michel, deux générations de pêcheurs, repeignent le pont et pour eux, rester à terre, c'est perdre de l'argent. « Allez dire à un terrien : "Vous allez travailler du lundi au vendredi pour zéro euro", il va vous répondre quoi ? Je veux dire, je préférerais être en mer et gagner de l'argent que d'être à quai et avoir le salaire minimum et être là à faire de la peinture, s'agace le jeune pêcheur. Je préfère travailler quoi. On a un salaire à la part. Si on avait le gasoil à 0,60 euro sur une semaine de 20 000 euros, on va partager 500 à 600 euros. Et là, si on gagne les 100-200 euros dans notre semaine, ça sera une belle semaine. Et encore, si le gasoil n'augmente pas plus. » « Les jeunes, qu'ils arrêtent tout de suite parce qu'ils sont mal barrés. L'avenir n'est plus tellement dans la pêche, non ? », interroge Michel. ‬« C'est vrai que moi, à l'âge de 30 ans, il y a des questions à se poser, répond Florian. Si le gasoil continue à ce prix-là pendant deux-trois mois, c'est toute la flottille qui stoppe et ce sont des marins sur le carreau. Donc à des personnes comme Michel qui arrivent en fin de carrière, ils arriveront toujours à finir autre part, mais nous, on a quand même plus de 20 ans à tirer, donc il y a quand même des questions à se poser et se dire qu'on ne va pas aller en mer brûler du gasoil pour rien. Donc il faut se poser des questions. » En attente d'aides de l'État C'est pour obtenir des réponses et surtout alerter les autorités que le Comité national des pêches appelait le 1ᵉʳ avril un peu partout en France à débrayer quelques heures. Sur des vidéos en ligne, des pêcheurs filment leurs actions. L'État s'est pourtant mobilisé pour les pêcheurs. Ce mois-ci, une aide de 0,20 euro par litre de carburant doit être débloquée, mais c'est encore insuffisant pour la filière. « Même avec une aide de 0,20 euro aujourd'hui, un gazole qui est à plus d'1,20 euro, on se rend bien compte que c'est très très compliqué pour toute la flottille de chalutiers senneurs, parce que ce sont eux les plus dépendants du gazole, explique Louis Gustin, le directeur du Comité régional des pêches des Hauts-de-France. Ça peut représenter 50 % de leur chiffre d'affaires actuellement. Si demain on ne maintient pas les apports, en fait, ce sont des parts de marché qui vont partir. L'acheteur, il va aller acheter son poisson ailleurs, sur d'autres places portuaires, ailleurs en Europe, sur les produits de la filière aquacole. » Une nouvelle augmentation des carburants de 0,20 euro par litre, prévient le Comité des pêches, risque aussi de toucher les plus petits bateaux qui, pour le moment, encaissent le choc et continuent de sortir en mer. À lire aussiFrance: face à la hausse du prix des carburants, le gouvernement annonce des «aides ciblées»

Le décryptage de l'actu dans les Landes
"Normalement le foie gras est plus cher que ça" : à Saint-Sever, le retour bienvenu de la Foire aux canards de Maïsadour

Le décryptage de l'actu dans les Landes

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 3:35


durée : 00:03:35 - L'info d'ici, ici Gascogne - La coopérative d'exploitants landais organise ce mercredi et jeudi une vente à prix réduits pour la première fois depuis 2022. Une aubaine pour certains consommateurs qui se détournent du foie gras, magret et autre confit de la grande distribution faute de pouvoir d'achat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité de la mi-journée
Cour suprême américaine: «Le président n'assiste pas normalement à l'audience pour ne pas exacerber le débat»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 6:40


Donald Trump s'invite aux débats de la Cour suprême sur l'un de ses décrets très controversés signés dès son retour au pouvoir. Il prévoit de supprimer le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière, afin de supprimer ce qu'il considère comme une incitation à l'immigration aux États-Unis. C'est la première fois qu'un président en exercice assiste à ces débats et cela compromet la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. La décision de la Cour est attendue d'ici au terme de sa session annuelle, qui s'achève fin juin. Entretien avec Eleonora Bottini, professeure de droit public à Sciences Po. 

Choses à Savoir
Pourquoi les sons paraissent-ils différents sous l'eau ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 2:32


Pourquoi les sons paraissent-ils si différents sous l'eau ? La réponse tient en un mot : le milieu. Le son ne voyage pas de la même manière dans l'air que dans l'eau, et cela change profondément ce que nous percevons.D'abord, la vitesse. Dans l'air, le son se propage à environ 340 m/s. Dans l'eau, il file à près de 1 500 m/s, soit plus de quatre fois plus vite. Cette différence vient du fait que les molécules d'eau sont beaucoup plus rapprochées que celles de l'air. Résultat : les vibrations — c'est-à-dire le son — se transmettent beaucoup plus rapidement.Mais plus rapide ne veut pas dire plus clair pour nous. Au contraire.Sous l'eau, le son se propage aussi beaucoup plus loin, car il perd moins d'énergie. C'est pour cela que les baleines peuvent communiquer sur des centaines de kilomètres. Pourtant, pour un humain, tout semble étouffé, déformé, presque irréel.Pourquoi ? Parce que notre oreille est conçue pour fonctionner dans l'air, pas dans l'eau.Normalement, les sons arrivent dans notre oreille sous forme de variations de pression dans l'air. Le tympan vibre, ces vibrations sont transmises aux osselets, puis à l'oreille interne. Mais dans l'eau, ce système est perturbé. L'eau étant plus dense, elle transmet les vibrations directement à l'ensemble du crâne, et pas seulement au tympan. Résultat : le son est perçu différemment, moins localisable, plus diffus.C'est d'ailleurs pour cela qu'il est très difficile de savoir d'où vient un bruit sous l'eau. Dans l'air, notre cerveau utilise le léger décalage entre les deux oreilles pour localiser une source sonore. Sous l'eau, ce décalage disparaît presque, car le son arrive très vite et de manière homogène.Autre effet : la perte des aigus. Les hautes fréquences sont rapidement absorbées ou modifiées dans l'eau, surtout si elle est chargée en particules. Ce qui reste, ce sont surtout des sons graves, plus profonds, plus “ronds”. D'où cette impression caractéristique d'un univers sonore feutré.Enfin, il y a une sensation étrange : celle d'entendre son propre corps. Sous l'eau, on perçoit davantage les bruits internes — sa respiration, ses battements de cœur, les bulles d'air. Comme si le monde extérieur s'effaçait au profit d'un paysage sonore intérieur.En résumé, les sons paraissent différents sous l'eau parce que le milieu change tout : la vitesse, la propagation, et surtout la manière dont notre corps les capte. Ce n'est pas seulement le son qui est transformé… c'est notre façon d'écouter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce exactement qu'une crise de goutte ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 2:27


Voici les liens pour écouter l'épisode Pourquoi le tapis de course a-t-il été un instrument de torture ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-tapis-de-course-a-t-il/id1048372492?i=1000756915527Spotify:https://open.spotify.com/episode/1JZfMJW5Cu88LpK2VQlCSr?si=07106fbff27b41ac---------------------Une crise de goutte est un épisode inflammatoire aigu, extrêmement douloureux, provoqué par un excès d'acide urique dans l'organisme. Contrairement à une idée répandue, la goutte n'est pas une simple « maladie des riches » liée uniquement à l'alimentation : c'est avant tout un trouble métabolique bien identifié, aux mécanismes précis.Tout commence avec l'acide urique. Cette substance est un déchet naturel issu de la dégradation des purines, des molécules présentes dans notre corps mais aussi dans certains aliments, comme les viandes rouges, les abats, les fruits de mer ou l'alcool. Normalement, l'acide urique est dissous dans le sang puis éliminé par les reins. Mais lorsque sa production est trop élevée ou que son élimination est insuffisante, il s'accumule dans l'organisme : on parle alors d'hyperuricémie.Lorsque la concentration d'acide urique dépasse un certain seuil, il peut cristalliser. Ces cristaux, appelés cristaux d'urate de sodium, ont une forme acérée, comparable à de minuscules aiguilles. Ils se déposent préférentiellement dans les articulations, en particulier celles qui sont plus froides ou moins bien vascularisées, comme le gros orteil. C'est pourquoi la crise de goutte débute très souvent à cet endroit, même si d'autres articulations peuvent être touchées : cheville, genou, poignet ou doigts.La crise elle-même est une réaction inflammatoire violente. Le système immunitaire reconnaît les cristaux comme un corps étranger et déclenche une réponse massive. Les globules blancs affluent, libèrent des substances inflammatoires, et provoquent les symptômes caractéristiques : douleur intense, rougeur, chaleur, gonflement et hypersensibilité extrême. La douleur est souvent décrite comme insupportable, pulsatile, parfois au point que le simple contact d'un drap devient intolérable.Une crise de goutte survient souvent brutalement, fréquemment la nuit ou au petit matin. Elle peut être déclenchée par un excès alimentaire, une consommation d'alcool, une déshydratation, une infection, un stress intense ou même un traumatisme articulaire. Sans traitement, la crise dure généralement plusieurs jours, parfois plus d'une semaine, avant de régresser spontanément.Si l'hyperuricémie persiste, les crises peuvent devenir plus fréquentes et toucher plusieurs articulations. À long terme, des dépôts chroniques de cristaux peuvent former des nodules appelés tophi, et endommager durablement les articulations et les reins.La crise de goutte n'est donc pas une simple douleur articulaire passagère. C'est le signal d'alarme d'un déséquilibre métabolique profond, qui nécessite une prise en charge médicale pour prévenir les récidives et les complications. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Afrique Économie
RDC: à Kolwezi, des zones passent de l'extraction minière à la culture de maïs

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:18


La ville minière de Kolwezi en RDC importe chaque année plus de 100 000 tonnes de farine de maïs pour une valeur d'environ 30 millions de dollars. Pour tenter de réduire la dépendance, certaines coopératives minières se tournent désormais vers l'agriculture. Une initiative également motivée par l'inquiétude liée à la rareté des zones d'exploitation artisanale et à l'épuisement des gisements. Avec notre correspondante à Lubumbashi, Nous ne sommes pas sur un site minier mais dans un vaste champ à près de 20 km de la ville de Kolwezi. Les plants de maïs couvrent une superficie de 800 hectares. La culture est mécanisée mais des dizaines de travailleurs, parmi eux d'anciens mineurs, entretiennent ce champ. Manacé Kazadi, âgé de 22 ans, est l'un d'entre eux. « J'ai travaillé dans différentes carrières minières, j'ai bien sûr gagné de l'argent, mais je dépensais tout. Là, j'ai pris l'engagement de me reconvertir car un jour les mines vont s'épuiser », explique-t-il. La coopérative minière veut répondre aux besoins alimentaires À quelques mètres, une jeune dame supervise le travail. C'est Sarah Safi, agronome en charge de la production végétale : « Nous avons plusieurs hectares de maïs. On a aussi des choux pommés. On produit des tomates, des oignons. Tout cela peut contribuer à répondre aux besoins de la population de Kolwezi. » Répondre aux besoins alimentaires de la population de Kolwezi, voilà qui a motivé la coopérative minière du Katanga, Comakat, à monter ce projet. Avec les ressources financières provenant de la mine artisanale de Shabara où elle extrait du cuivre et du cobalt, la Comakat a investi près de deux millions de dollars dans ce projet. « Aujourd'hui, avec tout ce que nous avons comme mines, on n'arrive pas à résoudre le problème alimentaire. C'est paradoxal. Nous ne pouvons pas demeurer dépendants. Nous avons estimé qu'à ce jour, les mines peuvent être un secteur pourvoyeur de moyens et d'emplois pour nous permettre de résoudre les problèmes qui sont les nôtres », détaille Jacques Kaumba, l'initiateur. La production devrait couvrir près de 5 % des besoins Produire du maïs est un choix stratégique pour cette coopérative minière. La farine de maïs est l'aliment de base à Kolwezi et la demande locale est énorme. Selon les chercheurs en économie, la ville de Kolwezi consommerait près de 130 000 tonnes de maïs par an, dont plus de 90 % sont importées. Ce qui représente un marché d'environ 40 millions de dollars. Jeremie Kapend est un chercheur en économie basé à Kolwezi. « Cette initiative est à encourager. La production moyenne de maïs est extrêmement faible par rapport aux besoins. Elle couvre seulement 1 % des besoins, ce qui nécessite des importations massives. Normalement, le gouvernement provincial devrait accompagner ces acteurs qui se sont engagés dans l'agriculture parce que sans agriculture, nous ne pouvons rien faire », décrypte-t-il. Cette saison, la Comakat s'attend à une récolte de plus de 6 000 tonnes de maïs. Une production qui pourrait couvrir près de 5 % des besoins de la ville de Kolwezi.

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - La hausse imminente des prix du gaz

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 3:08


Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodVoici votre tour d'horizon rapide sur la hausse imminente des prix du gaz.Here is your quick overview of the imminent rise in gas prices.Alors que l'hiver 2026 s'achève, vos factures risquent de flamber à cause des crises géopolitiques, mais il y a une parade immédiate pour protéger votre portefeuille.As winter 2026 comes to an end, your bills are likely to skyrocket due to geopolitical crises, but there is an immediate solution to protect your wallet.Premièrement, parlons de cette vraie anomalie du marché.First, let's talk about this real market anomaly.Normalement après l'hiver, les prix baissent, logique, non ?Normally after winter, prices go down, logical, right?Eh ben là, depuis le 1er mars, on est déjà à +5,3% sur le chauffage.Well, since March 1st, heating is already up 5.3%.Pourquoi ?Why?Parce que l'indice européen, c'est-à-dire le marché de gros où les fournisseurs s'approvisionnent, a bondi de 30% suite aux tensions au Moyen-Orient et en Ukraine.Because the European index, which is the wholesale market where suppliers get their supplies, has jumped 30% following tensions in the Middle East and Ukraine.Résultat, une hausse de 5 à 10% va frapper 7 millions de Français dès le 1er mai.As a result, a 5 to 10% increase will hit 7 million French people starting May 1st.Deuxièmement, la solution d'urgence absolue, c'est de souscrire tout de suite à une offre à prix fixe.Secondly, the absolute emergency solution is to sign up for a fixed-price offer right away.Ça fige votre tarif pour un ou deux ans et ça vous met complètement à l'abri de ces fluctuations délirantes.This freezes your rate for one or two years and completely protects you from these crazy fluctuations.C'est littéralement geler le temps pour notre budget.It's literally freezing time for our budget. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Baisse de tension : de quoi parle-t-on exactement ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 2:03


Commençons par définir les termes.La tension artérielle, aussi appelée pression artérielle, correspond à la force exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle est exprimée par deux chiffres :– la pression systolique, lorsque le cœur se contracte– la pression diastolique, lorsque le cœur se relâcheChez l'adulte, une tension normale est d'environ 120 sur 80 millimètres de mercure, notée 12/8.On parle de baisse de tension, ou hypotension artérielle, lorsque la pression descend durablement sous 90 sur 60, ou lorsqu'elle chute brutalement par rapport au niveau habituel d'une personne.Mais pourquoi la tension baisse-t-elle ?La tension dépend de trois éléments essentiels :– la quantité de sang circulant– la force de contraction du cœur– le diamètre des vaisseaux sanguinsUne baisse de tension survient lorsque l'un de ces paramètres se dérègle.Première cause fréquente : la déshydratation.Lorsque l'organisme manque d'eau, le volume sanguin diminue. Moins de sang circule, la pression chute. C'est une cause classique chez les personnes âgées, lors de fortes chaleurs ou après un épisode de fièvre, de diarrhée ou de vomissements.Deuxième cause : les variations de position, notamment le passage rapide de la position allongée à la position debout. On parle alors d'hypotension orthostatique. Normalement, les vaisseaux se contractent immédiatement pour maintenir la pression. Si ce réflexe est trop lent, le sang stagne dans les jambes, le cerveau est moins irrigué, provoquant étourdissement ou voile noir.Troisième cause : le cœur lui-même.Un rythme cardiaque trop lent, une insuffisance cardiaque ou certains troubles du rythme réduisent la capacité du cœur à propulser efficacement le sang, entraînant une baisse de tension.Les médicaments jouent également un rôle majeur. Les traitements contre l'hypertension, les antidépresseurs, les diurétiques ou certains anxiolytiques peuvent faire chuter la tension, surtout en début de traitement ou en cas de surdosage.Enfin, le système nerveux autonome peut être en cause. Le stress intense, les émotions fortes ou certaines maladies neurologiques perturbent la régulation automatique de la pression artérielle.Faut-il s'inquiéter ?Une tension naturellement basse n'est pas forcément dangereuse si elle est bien tolérée. En revanche, une baisse brutale accompagnée de malaise, de confusion ou de perte de connaissance nécessite une évaluation médicale.En résumé, la baisse de tension n'est pas une maladie en soi, mais le signal d'un déséquilibre entre le cœur, les vaisseaux et le volume sanguin. Un message que le corps envoie… et qu'il faut savoir écouter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi certaines personnes parlent-elles en dormant ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 1:52


Parler en dormant peut faire sourire… ou inquiéter. Pourtant, la somniloquie est un phénomène très courant. On estime que près de 65 % des personnes ont déjà parlé en dormant au moins une fois dans leur vie. Chez les enfants, c'est encore plus fréquent : un enfant sur deux présente des épisodes de somniloquie, souvent sans que cela ait la moindre conséquence.Mais que se passe-t-il réellement dans le cerveau quand quelqu'un parle en dormant ?La somniloquie est un parasomnie, c'est-à-dire un trouble du comportement survenant pendant le sommeil. Elle peut apparaître à n'importe quel stade du sommeil, mais pas pour les mêmes raisons.Pendant le sommeil lent léger, les paroles sont souvent simples, des mots isolés ou de courtes phrases. En revanche, lors du sommeil paradoxal, celui des rêves intenses, le discours peut devenir plus long, émotionnel, parfois même argumenté.Normalement, durant le sommeil paradoxal, notre cerveau active un mécanisme de sécurité appelé atonie musculaire. Ce mécanisme empêche le corps de bouger pendant que l'on rêve. Chez les personnes somniloques, cette inhibition n'est pas toujours complète, notamment au niveau des muscles de la parole. Résultat : certaines parties du rêve « débordent » dans le monde réel.Contrairement à une idée reçue, parler en dormant n'est pas forcément lié à un trouble psychologique. Dans la grande majorité des cas, la somniloquie est bénigne. Elle est cependant favorisée par certains facteurs bien identifiés :– le stress et l'anxiété– la privation de sommeil– la fièvre– la consommation d'alcool ou de certains médicaments– et parfois une prédisposition génétiqueLes études montrent par exemple que les personnes soumises à un stress chronique présentent jusqu'à 30 % d'épisodes supplémentaires de comportements nocturnes inhabituels, dont la somniloquie.Faut-il s'inquiéter ?Dans l'immense majorité des cas, non. La somniloquie n'altère pas la qualité du sommeil et n'a pas d'impact sur la santé. Elle devient un sujet médical uniquement si elle s'accompagne d'autres symptômes : somnambulisme fréquent, réveils violents, fatigue diurne importante ou troubles du comportement nocturne.Peut-on l'empêcher ?Il n'existe pas de traitement spécifique. En revanche, améliorer l'hygiène du sommeil réduit significativement la fréquence des épisodes : heures de coucher régulières, diminution de l'alcool, gestion du stress et sommeil suffisant — environ 7 à 9 heures par nuit chez l'adulte.En résumé, parler en dormant est le signe d'un cerveau qui rêve… un peu trop fort. Un phénomène fascinant, généralement sans danger, qui rappelle que même endormé, notre cerveau reste incroyablement actif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Biomécanique
D'ici 2037, nos cerveaux ne fonctionneront plus normalement : un spécialiste en neurobiologie alerte

Biomécanique

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 124:53


10€ offert sur votre 1ère commande Féroce avec le code BIOMECANIQUE10 : ⁠https://feroce.food/⁠ Vincent Foulonneau est un ancien chercheur à l'INSEP, spécialisé en vieillissement cellulaire et en prédiction de la performance, formateur en nutrition et en physiologie. Son dernier livre Fructose et mitochondries est désormais disponible (lien ci-dessous). Vincent Foulonneau : ⁠Site internet⁠⁠Youtube⁠⁠Instagram⁠⁠livre⁠ CHAPITRES :0:00 Introduction 5:38 Le lien entre bonheur et déprime8:39 La recette du bonheur18:59 L'équilibre des neurotransmetteurs35:12 Les piliers du TDAH54:58 Les mutations du cerveau humain1:00:36 L'avenir de l'humanité et le bonheur1:11:48 La perte de sens moderne1:12:06 L'expérience de Calhoun1:12:28 Préoccupations démographiques1:13:41 Le bonheur neurobiologique1:16:02 L'impact du fructose1:21:05 Fructose et TDAH1:27:58 Addiction et environnement1:37:21 Carences nutritionnelles et équilibre1:42:46 Stratégies pour le bonheur1:53:09 Réévaluer son bonheur BIOMÉCANIQUE :​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Youtube⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Spotify⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Apple Podcasts⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Discord⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Website⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠La Lettre Biomécanique⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠™⁠⁠ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

RTL Soir
"On ne sait pas quand une bombe peut nous tomber sur la tête" : RTL s'est rendu dans la banlieue sud de Beyrouth, territoire interdit aux journalistes

RTL Soir

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 1:54


300.000 déplacés, 217 morts, 800 blessés. Ce sont les chiffres qui illustre le chaos qui règne actuellement au Liban, au 7ème jour de la guerre au Moyen-Orient. L'angoisse est notamment forte dans la banlieue sud de Beyrouth, bombardée sans relâche toute la journée de ce vendredi 7 mars 2026, après l'ordre d'évacuation inédit lancé à ses 700.000 habitants la veille. Notre envoyé spécial a pu se rendre exceptionnellement dans cette zone à risque contrôlée par le Hezbollah. Normalement, il est interdit aux journalistes de circuler ici, alors il faut mieux rester discrets pour ne pas être arrêtés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'info rassurante du jour - Michaël, expatrié au Liban, au 3216 : "Tsahal ne tape que le Hezbollah, pas la population. On vit au rythme des bombardements. Heureusement, on est prévenu 1h avant que ça va frapper. Sinon, on vit normalement&quo

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:48


Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi certaines personnes entendent-elles le mouvement de leurs yeux ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 1:55


Ce phénomène, aussi étrange que déroutant, n'est pas une hallucination : il est le symptôme possible d'un trouble rare de l'oreille interne appelé syndrome de Minor, ou plus précisément déhis­cence du canal semi-circulaire supérieur.Pour comprendre, il faut d'abord rappeler comment fonctionne l'oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l'audition, et le système vestibulaire, responsable de l'équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l'espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l'oreille interne.Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C'est ce que l'on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :Ses battements de cœurSa respirationSa masticationLe bruit de ses pasEt parfois… le mouvement de ses globes oculairesLorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :Des vertiges déclenchés par des bruits fortsUne sensation de tangage ou de déséquilibreUne impression d'“écho” dans la têteUne distorsion de certains sonsCes symptômes s'expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l'oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l'équilibre des pressions internes.Le diagnostic repose sur l'imagerie (scanner haute résolution de l'os temporal) et des tests auditifs spécifiques.Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
Avec l'OFC Pro League, l'Océanie veut se faire une place sur le terrain du football

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 3:05


L'Océanie est le dernier continent à se doter d'une compétition de clubs de football professionnel. L'OFC Pro League est composée de huit nouvelles équipes issues de sept pays différents comme les îles Fidji, les îles Salomon ou la Nouvelle-Zélande. Tous ont l'objectif de se faire une place comme terres de football. Plongée au cœur des premiers matchs. De notre correspondante à Auckland, Incarner la diversité des îles du Pacifique tout en s'inscrivant dans les standards internationaux du football de haut niveau, c'est le pari de cette nouvelle compétition, l'OFC Pro League. Le Fidjien Roy Krishna fait partie des joueurs déjà professionnels qui ont accepté le défi : « Normalement, pour jouer au football, il faut aller à l'étranger. Mais aujourd'hui, on peut jouer à domicile ! C'est un rêve d'avoir un club professionnel. Surtout aux Fidji, car le rugby est roi. Mais je pense que nous sommes sur la bonne voie, avec le bon entraîneur. » C'est Stéphane Auvray, coach et ancien joueur français, qui a été nommé entraîneur du Bula FC, le club qui représente les Fidji. Et pendant ses entraînements, la discipline est palpable : « Le niveau d'exigence est tel qu'ils ne sont pas habitués. Je parlais aujourd'hui des passes appuyées. Ça, c'est quelque chose que tu fais en France, en centre de formation, tous les jours. Ce sont des joueurs qui n'ont pas eu de transition semi-professionnelle pour la majorité, donc ils sont passés d'amateur à professionnel. Donc je suis un peu aussi le policier, plus que l'entraîneur, pour leur apprendre plein de choses, et justement installer cette culture et ce niveau d'exigence. » La culture football confrontée au rugby, sport-roi du Pacifique Les jours de match, il faut aussi réussir à installer la culture foot, surtout chez les supporters. Un spectateur venu supporter l'équipe de football, Bula FC, porte un maillot des All Blacks, la fameuse équipe de rugby de Nouvelle-Zélande. Les Fidji étant une terre de l'ovalie, il n'est pas facile d'introduire le football dans les habitudes. Entre le rugby ou le football, les cœurs balancent. « Moi, je préfère le football, mais les Fidji sont meilleures au rugby », lâche ce supporter. Pour cette supportrice, le rugby l'emporte haut la main : « Je suis néo-zélandaise, donc c'est évident ! Les All Blacks ! » À l'image de ce couple, le stade est rempli de différents maillots de foot et de rugby. Mais l'effervescence est commune, ainsi que l'impression de marquer l'histoire en faisant partie de la toute première compétition de clubs de football professionnel. À lire aussiFoot: la Nouvelle-Zélande qualifiée pour son troisième Mondial « Un jour, je deviendrai footballeur professionnel » « C'est une véritable bénédiction. Quand j'ai commencé à me donner à fond pour m'entraîner, tôt le matin, je courais au moins trois ou quatre kilomètres. Les gens se demandaient tous ce que je faisais, mais moi, je me disais toujours en secret : "Un jour, je deviendrai footballeur professionnel" », confie Gabriel. Aujourd'hui âgé de 30 ans, Gabriel évolue au sein du Bula FC. Son prochain défi sera de remporter la compétition avec son équipe afin de se qualifier pour la Coupe intercontinentale de la FIFA et de disputer les barrages pour la prochaine Coupe du monde des clubs. À lire aussiMondial des clubs: le nouveau tournoi qui divise mais peut rapporter gros Les huit clubs qui participent à l'OFC Pro League 2026 Auckland FC (Nouvelle-Zélande) Bula FC (Fidji) PNG Hekari (Papouasie-Nouvelle-Guinée) Solomon Kings (Îles Salomon) South Island United (Nouvelle-Zélande) South Melbourne (Australie) Tahiti United (Tahiti) Vanuatu United (Vanuatu)

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi boire un verre de vin peut-il boucher le nez ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:09


Vous avez déjà vécu ça ? Vous buvez un verre de vin, tranquillement… et quelques minutes plus tard, votre nez se bouche. Comme si vous attrapiez un rhume instantané. Chez certaines personnes, c'est très net : un seul verre suffit. Et non, ce n'est pas forcément une allergie au vin. Très souvent, c'est une autre histoire. Une histoire chimique. Une histoire d'histamine.L'histamine, c'est une molécule naturellement présente dans notre corps. Elle joue un rôle central dans les réactions inflammatoires et allergiques. C'est elle, par exemple, qui provoque le nez qui coule, les éternuements, les yeux qui grattent. En temps normal, l'histamine est utile : elle sert de signal d'alerte. Mais en excès, elle devient gênante.Or, le vin — surtout le vin rouge — contient de l'histamine. Pourquoi ? Parce qu'elle se forme pendant la fermentation, comme d'autres substances qu'on appelle des “amines biogènes”. Plus un vin est fermenté, plus il a été en contact avec certaines levures ou bactéries, plus il peut être riche en histamine. Et chez certaines personnes, cet apport suffit à déclencher une réaction.Mais le vrai twist, c'est que l'alcool ne fait pas qu'apporter de l'histamine. Il aggrave aussi le problème.Normalement, quand vous mangez ou buvez de l'histamine, votre organisme la dégrade grâce à une enzyme : la DAO, pour “diamine oxydase”. C'est un peu votre système de neutralisation. Sauf que chez certaines personnes, la DAO fonctionne moins bien. Ça peut être génétique, lié à une fragilité intestinale, ou à certains médicaments. Résultat : l'histamine reste dans le corps plus longtemps, et agit plus fort.Et l'alcool, lui, vient mettre de l'huile sur le feu : il favorise la libération d'histamine par certaines cellules immunitaires et il peut aussi freiner sa dégradation. Donc vous avez un double effet : plus d'histamine qui arrive… et moins d'histamine éliminée.Et que fait l'histamine ? Elle dilate les vaisseaux sanguins et provoque un gonflement des muqueuses. Dans le nez, c'est radical : la muqueuse gonfle, les canaux se rétrécissent, et vous avez la sensation d'un nez bouché, parfois avec des écoulements.D'ailleurs, des travaux scientifiques sur l'intolérance à l'histamine et sur les réactions au vin décrivent précisément ces symptômes : rhinite, congestion nasale, éternuements, bouffées vasomotrices… le tout sans allergie classique.Conclusion : si vous avez le nez bouché après un verre de vin, ce n'est pas dans votre tête. C'est très probablement votre histamine qui parle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Un an après la prise de Goma par l'AFC/M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, retour sur les combats

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 8:22


En janvier 2025, la Monusco est confrontée à une double mission : protéger les civils tout en assurant la sécurité de son propre personnel, pris dans cinq jours d'affrontements intenses. Vivian van de Perre est la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la protection et les opérations de la Monusco et en est la cheffe par intérim. Elle se trouvait à Goma au moment des combats. Un an après, comment a-t-elle personnellement vécu cette bataille ? Elle répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Un an après la prise de la ville par l'AFC/M23, comment avez-vous personnellement vécu cette bataille et ces moments de bascule pour la Monusco ? Vivian van de Perre : Merci beaucoup pour la question. La bataille de Goma, en janvier 2025, nous ne l'oublierons jamais, qu'il s'agisse de la population, des combattants des deux camps ou des Casques bleus eux-mêmes. C'est la bataille la plus intense que nous ayons connue dans l'est du pays, de par son ampleur. Elle n'a absolument rien de comparable avec la prise de Goma en 2012. Cette fois-ci, il s'agissait d'une bataille urbaine intense et prolongée. Ces journées ont été un choc par leur intensité et par ce qu'elles ont signifié pour la population de Goma et pour la mission de la Monusco, dont le mandat est de protéger les civils. Dans la ville, le sentiment immédiat n'était pas celui de considérations géopolitiques abstraites, mais celui de l'urgence. Le bruit et l'impact continus des armes légères et lourdes, la pression exercée par l'arrivée massive de civils et de personnels en uniforme venus chercher refuge dans les bases de la Monusco et la responsabilité, au milieu de tout cela, de maintenir nos Casques bleus opérationnels et concentrés malgré les risques auxquels ils étaient eux-mêmes exposés, ont constitué un véritable défi. Le 28 janvier, vous vous en souvenez peut-être, je faisais un briefing devant le Conseil de sécurité. La bataille de Goma n'était pas encore terminée. Mais la nuit, l'intensité diminuait en raison de l'obscurité. J'ai donc pu informer le Conseil depuis Goma et leur dire que la violence devait cesser immédiatement, car la situation échappait à tout contrôle d'une manière susceptible d'entraîner l'ensemble de la région dans un conflit encore plus profond. On avait vraiment le sentiment qu'il s'agissait d'un moment ou tout pouvait basculer et c'est la crainte qu'on avait. Nos bases — les bases de la Monusco — étaient touchées, tout comme les résidences de notre personnel. Et bien sûr, l'ensemble de la population civile de Goma et de ses environs était également affectée. Nous avons été pris dans des tirs croisés. Il ne s'agissait pas d'une attaque directe contre l'ONU, mais nous étions pris dans les tirs croisés. Dans le même temps, nous recevions des civils et des personnels de sécurité qui avaient besoin de protection, dans toutes nos bases — dans nos bases militaires autour de Goma, comme dans nos bases civiles. Il y avait donc un véritable sentiment d'urgence et une intensité sans précédent. Mais un an plus tard, dispose-t-on aujourd'hui d'un rapport consolidé du nombre de civils tués à Goma lors de cette bataille de janvier 2025 ? Et quelles sont les principales difficultés pour documenter ces chiffres aujourd'hui ? On n'a pas véritablement de chiffres précis. Le brouillard de la guerre est tel qu'il est très difficile d'établir un bilan civil pleinement consolidé et vérifié de manière indépendante, car les combats actifs ont tout perturbé — l'accès aux sites, aux dossiers médicaux, les hôpitaux étaient débordés, les communications coupées, et les conditions nécessaires pour mener des vérifications en toute sécurité n'étaient pas réunies. En outre, les gens avaient peur. Ils craignaient d'être ciblés. L'intimidation des survivants et des témoins représentait un risque réel. Il y a ensuite eu des déplacements de population, à la fois volontaires et fortement encouragés, voire forcés, ce qui compliquait les recherches. Les familles se déplaçaient. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les corps étaient très rapidement collectés et mis en terre afin d'éviter la propagation de maladies transmissibles. À cela s'ajoute le fait que, puisque nous combattions aux côtés du gouvernement de la RDC pendant la bataille de Goma, nous étions à ce moment-là considérés comme une partie au conflit. Nous n'avions donc pas la liberté de mouvement et ne pouvions pas circuler librement. Il est donc difficile de se prononcer avec précision. Les estimations varient largement. C'est pourquoi nous souhaitons soutenir l'intervention d'un organe indépendant, comme la commission d'enquête récemment créée par le Conseil des droits de l'Homme, afin qu'elle devienne opérationnelle avec des ressources adéquates et, surtout, qu'elle bénéficie d'un accès sans restriction. La Monusco est prête à les soutenir, ainsi que d'autres mécanismes nationaux, pour enquêter sur ces incidents graves, prévenir les récidives et rendre justice aux victimes, le moment venu. Qu'est-ce qui a été, selon vous, déterminant dans la chute de Goma ? Au-delà des faiblesses connues des forces congolaises, quel a été concrètement le rôle de la Monusco face à l'avancée de l'AFC/M23 appuyé par l'armée rwandaise ? Qu'est-ce qui a fait que très rapidement, Goma s'est retrouvé dans une situation où l'AFC/M23 n'a pas trouvé de résistance armée, alors qu'il y avait la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), la Monusco, les FARDC, les Wazalendo… Oui, nous nous étions préparés à l'éventualité que Goma soit attaquée. Mais je tiens à réaffirmer que ce M23 n'est pas le même que celui de 2012. Le qualifier simplement de groupe armé ou de groupe rebelle ne rend pas compte du niveau d'équipement et d'organisation qu'il a atteint. Et comme nous le savons tous, il bénéficie du soutien de pays voisins, ce qui a été largement établi par différents rapports. Il ne s'agissait donc pas tant d'un combat contre un groupe rebelle que d'un affrontement qui ressemblait presque à un conflit entre deux armées conventionnelles. L'ampleur des combats était sans précédent. Nous étions désavantagés dans l'utilisation de nos technologies en raison du brouillage très actif des signaux GPS pendant la bataille — et, soit dit en passant, cela se poursuit encore aujourd'hui —, ce qui nous empêchait d'utiliser nos hélicoptères et nos drones. Nous ne pouvions pas utiliser nos équipements technologiques. Et l'ampleur de l'attaque était considérable. J'ai également vu autour de l'aéroport des combats extrêmement violents. Ce n'est pas comme si le M23 était simplement entré et avait pris le contrôle, comme en 2012. C'était une bataille extrêmement intense. J'ai vu les forces gouvernementales se battre très violemment à l'aéroport et subir de lourdes pertes. Cela nous amène à réfléchir aux leçons à tirer. Tout d'abord, il y a eu un mépris répété des décisions prises par le Conseil de sécurité, par l'Union africaine, par la Communauté d'Afrique de l'Est et par la SADC, pour n'en citer que quelques-unes. Tous ont cherché à empêcher une escalade du conflit. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2773 après la chute de Goma. Cependant, cela n'a pas empêché l'extension du conflit, qui s'est poursuivi jusqu'à Bukavu, qui est également tombée — même si ce ne fut pas à l'issue d'une bataille aussi intense que celle de Goma. De même, la signature récente de l'accord de Washington n'a pas empêché la prise d'Uvira. Deuxièmement, tout processus de paix qui n'est pas ancré dans les droits humains et dans la protection des civils est fragile dès le départ. Il faut considérer la protection des droits humains comme une mesure de confiance. Sans s'attaquer, au moins en partie, aux causes profondes du conflit et si l'on cherche à régler les différends sur le champ de bataille, ce conflit se poursuivra. Et il est évidemment impératif de l'empêcher. La primauté de la médiation et des accords négociés est donc absolument centrale. La solution à la situation dans l'est du pays ne réside pas dans une nouvelle guerre, ni sur le champ de bataille. Protéger les civils et votre propre personnel : qu'est-ce qui a été le plus difficile à gérer ? La partie la plus difficile a été de gérer deux urgences simultanément : protéger les civils dans une ville en proie à de violents combats et assurer la sécurité ainsi que la continuité de nos opérations. Heureusement, nous avions évacué la plupart du personnel non-essentiel hors de Goma. Lorsque j'ai informé le Conseil depuis Goma, j'ai été très claire : certains de nos sites étaient affectés et nous accueillions un grand nombre de personnes venues y chercher refuge. Sur le plan opérationnel, cela implique des décisions complexes, prises minute par minute : où renforcer les dispositifs, comment sécuriser les emprises, comment maintenir la coordination humanitaire et appuyer les partenaires, sans accroître les risques pour les civils autour de nos sites. Un exemple concret de ce que signifie notre mandat de protection dans la pratique est ce qui s'est passé après la chute de Goma. Entre 2 000 et 3 000 militaires désarmés des FARDC et de la Police nationale congolaise, ainsi que plusieurs civils de haut profil, ont trouvé refuge dans les bases de la Monusco à Goma en janvier et y sont restés pendant quatre mois. À partir du 30 avril 2025, nous avons mené une opération visant à relocaliser en toute sécurité 1 359 d'entre eux vers Kinshasa, en étroite coordination avec le CICR en tant qu'intermédiaire neutre, et en étroite concertation avec le gouvernement de la RDC, en veillant au respect de la sécurité, de la dignité et de la neutralité tout au long du processus. Cette opération a été conduite avec le consentement éclairé des personnes concernées et dans le strict respect des Conventions de Genève. Pendant plus de trois mois, nous avons assuré une protection physique, un hébergement, des soins médicaux et une alimentation à ces personnes placées sous notre responsabilité, alors même que nous n'étions pas équipés pour accueillir un nombre aussi élevé de personnes et que des maladies transmissibles se sont déclarées en raison de la surpopulation. Nous nous souvenons que les 23 et 24 janvier 2025, les positions de la Monusco et de la SAMI-DRC, la force de la SADC, ont été prises pour cibles. Deux Casques bleus sud-africains, ainsi qu'un Casque bleu uruguayen, ont été tués. Un an plus tard, quel est le bilan au niveau des Nations unies ? Dans ces incidents, comme dans tant d'autres où des Congolais et d'autres personnes ont perdu la vie – et ils étaient très majoritairement congolais – des biens ont été détruits et de nombreuses personnes ont été blessées. Nous continuons à appeler et soutenir les efforts afin de déterminer les responsabilités dans ce qu'il s'est passé. Ces pertes humaines et matérielles ont été rapportées au Conseil de sécurité, et la position générale des Nations unies est claire : l'ONU ne peut jamais être attaquée directement. Nous étions impliqués dans le conflit au début de l'offensive du M23. Mais les attaques délibérées contre les Casques bleus sont inacceptables et peuvent constituer de graves violations du droit international. Nous continuons donc à soutenir la documentation et la préservation des informations, dans la mesure du possible. Mais établir les responsabilités dépend très largement de l'accès, de la coopération et de la capacité des autorités compétentes à enquêter sur ces incidents de manière crédible et en toute sécurité. Nous continuons à plaider pour que ces conditions soient réunies. Nous avons également renforcé – et continuons de renforcer – les mesures de protection pour les Casques bleus et les civils, car notre devoir immédiat est d'empêcher de nouvelles pertes en vies humaines, qu'il s'agisse de nos propres personnels ou des civils pris dans les tirs croisés. Normalement, la justice met du temps à être rendue. Elle est lente, mais elle finit par rattraper les responsables. Nous l'avons vu dans d'autres contextes. Mais pourquoi a-t-on l'impression que la région des Grands Lacs est la seule où des Casques bleus peuvent être attaqués, où des hélicoptères de la Monusco peuvent être détruits, sans clarification, sans explication, sans suivi judiciaire, sans sanctions ? Pourquoi ? La première étape est d'arrêter les combats dans l'est. Après cela, il y aura le temps d'examiner toutes ces questions. Car il est bien sûr inacceptable qu'une mission de maintien de la paix, décidée à l'unanimité par 193 États membres et financée par ces mêmes États, soit empêchée de faire correctement son travail. Je tiens également à souligner que la Monusco est la seule à être encore présente sur le terrain. De nombreux autres acteurs armés et divers groupes ont quitté l'est, qui est aujourd'hui toujours sous contrôle du M23. Mais nous, nous sommes toujours là et nous avons toujours un rôle important à jouer. Nous tenons bon et nous remplissons ce rôle du mieux que nous le pouvons, malgré les restrictions de mouvement. Mais Il viendra un moment où il faudra établir les responsabilités. Eh bien sûr, nous avons documenté tout cela, et le moment viendra. Mais notre priorité immédiate est de mettre fin aux combats et de créer les conditions pour que des solutions négociées puissent être instaurées, afin que l'on trouve une solution à cette situation persistante dans l'est, qui dure depuis trente ans et qui, au moment même où nous parlons, semble encore s'aggraver. Voilà notre priorité absolue. La justice et la responsabilité viendront après. Avec le nouveau mandat de la Monusco, que fait concrètement la mission aujourd'hui sur le terrain, différemment de ce qu'elle faisait dans les semaines et les mois ayant suivi la prise de Goma, et par rapport à l'ancien mandat ? Dans les zones contrôlées par le M23, la situation est évidemment différente, car nous n'avons jamais pu y retrouver notre liberté de mouvement. Nous pouvons faire entrer et sortir des troupes et du personnel, mais sans aéroport, cela se fait par voie terrestre, ce qui prend plus de temps. Mais les troupes ne peuvent pas patrouiller librement. Le Conseil de sécurité le sait parfaitement. Des pressions sont exercées sur le M23 pour qu'il nous accorde la liberté de mouvement, mais ce groupe pose des conditions que nous ne pouvons pas accepter, car nous ne pouvons pas coopérer avec un groupe armé ayant pris le contrôle d'un territoire souverain de la RDC. Malgré cela, nous avons établi un modus operandi qui nous permet de rester présents dans l'est. Cette présence est précieuse, car elle donne un certain espoir à la population : l'ONU est toujours là, la communauté internationale ne les a pas oubliés. Nous utilisons nos réseaux pour surveiller la situation et en rendre compte. Mais les opérations classiques de maintien de la paix que nous menons en Ituri et dans le grand nord ne sont pas possibles dans les zones contrôlées par le M23. Un nouvel élément figure toutefois dans la résolution : lorsqu'un cessez-le-feu est en place – et nous devrions en avoir un – nous sommes mandatés pour le soutenir. Cela a été négocié à Doha, avec un rôle pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), et la Monusco fait partie intégrante de ce mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, y compris sur le plan logistique. Ce mécanisme est prêt, il n'est pas encore visible parce que le cessez-le-feu ne tient pas pleinement. Mais nous sommes prêts. Nous nous préparons activement, mais certaines conditions doivent être en place : l'accès aux aéroports, l'utilisation de nos hélicoptères.  En mars, nous retournerons devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Il nous a demandé des propositions concrètes sur la mise en œuvre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et nous serons prêts à les présenter, afin qu'il puisse prendre une décision.

Les p't**s bateaux
Quelle est la signification d'un « froid de canard » parce que normalement les canards ils n'ont pas froid

Les p't**s bateaux

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 3:15


durée : 00:03:15 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Nora s'interroge sur l'expression « froid de canard ». Pourquoi associer un froid intense à cet oiseau, si bien protégé par ses plumes ? La lexicographe Géraldine Moinard livre quelques pistes pour éclairer cette curiosité. - invités : Géraldine Moinard - Géraldine Moinard : Lexicographe, éditions Robert - réalisé par : Stéphanie TEXIER Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Afrique Économie
Cameroun: la filiale d'un géant français de la banane mise en demeure

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 2:29


Au Cameroun, quatre ONG mettent en demeure La Compagnie fruitière et sa filiale Les plantations du Haut-Penja (PHP), plus gros exportateur de bananes du pays. Transparency International et ses partenaires dénoncent des violations des droits humains visant les travailleurs et les riverains des bananeraies. Ces accusations s'appuient sur les témoignages d'une cinquantaine de travailleurs, anciens ou toujours en poste. Ils décrivent des journées de travail de 12 à 15 heures, des licenciements abusifs, des titularisations qui ne viennent que trop rarement, même après dix ans de service, etc. Ils évoquent aussi des heures passées dans les bananeraies au contact des pesticides, le plus souvent sans protection. « Pour produire des bananes qui vont être ensuite exportées sur le marché, notamment sur le marché européen, on a recours à des pesticides, dont certains très dangereux, voire interdits au sein de l'Union européenne, détaille Chloé Rousset, chargée de campagne sur la dignité au travail pour l'ONG Action Aid France. Normalement, il faut être doté d'un certain nombre d'équipements de protection. Mais ce qu'on a vu sur des photos et sur des vidéos envoyées par les travailleurs, et ce qu'on nous a dit dans les témoignages, c'est qu'en réalité, les gens n'ont pas ces équipements. » Conditions de travail et impacts environnementaux Certains habitants vivant autour des 3 000 hectares de plantations se plaignent également d'épandages aériens et de déversements d'eau usée. Le travail de documentation sur les conditions de travail au sein des Plantations du Haut-Penja (PHP) a débuté il y a plus de dix ans. Il s'agit aujourd'hui d'une mise en demeure destinée à alerter La Compagnie fruitière des agissements de sa filiale, précise Henri Njoh Manga Bell, président de Transparency International Cameroun : « Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre. Il est question dans un premier temps de demander à ces actionnaires de mettre une pression sur leur filiale locale pour qu'elle respecte le devoir de vigilance qui lui incombe dans son exploitation. » Les Plantations du Haut-Penja dominent les exportations de bananes au Cameroun : près de 80%. L'an dernier, 153 000 tonnes ont été exportées, en majorité vers l'Europe. La société gagne des parts de marché, et sa maison mère française, La Compagnie fruitière, a mis en place des partenariats, notamment avec l'ONG WWF, pour développer le bio. Des améliorations salariales encore « insuffisantes » Depuis les premières alertes, des efforts ont été faits, assure Chloé Rousset, mais ils restent largement insuffisants selon elle. « On nous a dit sur place qu'il y avait eu des améliorations. Par exemple, on est un peu plus payés qu'il y a dix ans. Encore une fois, il y a l'inflation, donc, encore heureux. Pour autant, la société mère de la PHP, la Compagnie fruitière, a des obligations légales : elle doit respecter le droit français et notamment la loi sur le devoir de vigilance. Et ce qu'on observe, c'est que le plan de vigilance est très insuffisant par rapport à tous les problèmes observés sur le terrain. » La Compagnie fruitière réagit et estime que « les affirmations rapportées sont graves et ne correspondent en rien aux politiques » de la société et de ses filiales. Elle rappelle « avoir conclu depuis plusieurs années un plan de vigilance ainsi qu'un code de conduite anti-corruption ». À lire aussiLa banane africaine entre concurrence latino-américaine et exigences salariales

Invité Afrique
Madagascar : «Il y aura des procédures contre toutes les personnes qui ont commis des infractions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 19:51


« Avant la fin de l'année, Madagascar va lancer des poursuites judiciaires contre le président déchu Andry Rajoelina », a annoncé ce lundi 1er décembre sur RFI la nouvelle ministre de la Justice de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo. Depuis son exfiltration par la France, le 12 octobre dernier, Andry Rajoelina vit sans doute à Dubaï, où il a placé une partie de sa fortune. Mais il est soupçonné par les nouvelles autorités malgaches de graves faits de corruption. En ligne d'Antananarivo, la ministre de la Justice fait le point, au micro de Christophe Boisbouvier, sur les procédures contre les dignitaires de l'ancien régime de Madagascar. RFI : Fanirisoa Ernaivo, le régime d'Andry Rajoelina est accusé de multiples actes de corruption. Est-ce que vous n'êtes pas submergée par le nombre de dossiers ? Fanirisoa Ernaivo : Effectivement, nous sommes submergées par un grand nombre de dossiers qui n'ont pas pu être instruits au moment où j'étais encore au pouvoir. À lire aussiMadagascar: la société civile critique la trajectoire prise par la transition L'une des causes de l'insurrection du mois d'octobre, c'est le manque d'eau et d'électricité à Antananarivo, est-ce que la société étatique Jirama, qui produit et distribue l'eau et l'électricité, a été l'objet de graves détournements ? Je ne pourrais vous dire oui ou non, parce qu'il y a des détournements et la mauvaise gouvernance dans la Jirama. Mais ça, je ne pourrais en parler dans l'affirmatif sans avoir un dossier devant moi. Et nous sommes en train de faire un audit des contrats de la Jirama au niveau du gouvernement. Et c'est là, après cet audit, après la révision de ces contrats, qu'on pourra parler de quel est vraiment le détournement de pouvoir dont on pourrait accuser quelques personnes et quelques entités dans cette histoire de défaillance de la Jirama. Est-ce que parmi les personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces détournements à la Jirama, il y a le milliardaire en fuite, Mame Ravatomanga ? Pour l'instant, on est en train de commencer. Je n'ai même pas encore eu le dossier devant mes yeux. Et donc, sans vouloir tout de suite spoiler le contenu de cet audit, je vais dire qu'il y a des personnes dont, éventuellement, l'opérateur économique, Mame Ravatomanga, plusieurs sociétés, dont il a des branches, pourraient être mises en cause dans les résultats de cet audit. Des sociétés qu'il contrôle de façon indirecte ? Voilà. Dans la filière du litchi, il y avait une société écran qui s'appelait Litchi Trading Company, LTC, et par laquelle transitaient les fonds entre importateurs et exportateurs. Et du coup, tous les exportateurs malgaches viennent d'être approchés par les enquêteurs du Bianco, le bureau indépendant anticorruption. Est-ce à dire que ce sont tous les exportateurs malgaches de Litchi qui ont trempé dans de graves détournements d'argent ? On ne va pas parler de détournement, on va parler d'évasion fiscale. Concernant le dossier Litchi, du groupement des exportateurs de litchi, en effet, il y a eu la création de cette entité qui s'appelle GEL, Groupement des Exportateurs de Litchi. Normalement, ce groupement devait être institué pour pouvoir acheter à des prix avantageux pour les producteurs et pour revendre à l'exportation à des prix avantageux pour l'État et les exportateurs, en termes de retour de rapatriement de devises. Mais ces exportateurs-là, donc, ils vont collecter la production des produits, des producteurs locaux, et ils vont revendre toute la production à une société qui s'appelle LTC, qui est basée à Maurice, et donc qui devient le principal débouché de toute la production malgache. Alors que ce LTC, il s'avère que ça appartient à quelques têtes des membres du GEL. Et cela, donc, s'apparente à plafonner les devises issues de cette exportation au niveau de la vente effectuée entre le GEL et les exportateurs. Après, la LTC, la LitchiTrading Company, va revendre toute la production à d'autres distributeurs qui sont vraiment les vrais distributeurs de l'litchi dans le monde. Mais leur chiffre d'affaires va s'arrêter au niveau de la LTC, qui reste à Maurice. La fameuse société écran ? Voilà, la fameuse société écran. Et donc, du coup, l'État malgache va pouvoir rapatrier juste les devises qui ont été payées au niveau du GEL vers LTC. Et ça s'arrête là. Ça permet de cacher une grande partie des bénéfices ? Ça permet de soustraire une grande partie des bénéfices issus de cette exportation de litchis. Et comme la société est mauricienne, même s'il y a quelques membres du GEL qui sont derrière cette société, Madagascar pense qu'il y a quand même une lésion envers l'État malgache et le fisc malgache, parce que nous, nous ne savons pas donc quel est le vrai chiffre d'affaires du GEL. Parce que ça s'arrête à Maurice. Et combien d'opérateurs économiques sont visés par cette enquête ? Je ne suis pas encore en mesure de vous donner des noms ni des chiffres. Parce que l'enquête est en cours. Ce dossier de GEL LTC est actuellement en instruction parallèle entre Bianco Madagascar, PNF en France. Le parquet national financier et la FCC à Maurice  La commission d'enquête financière de l'île Maurice ? Voilà. Et pour cette enquête-là, le dossier a été déposé en 2021 par Transparency International.  Et il a été réouvert ici à Madagascar à notre arrivée au mois d'octobre dernier. D'accord. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? On va dire qu'elle a débuté à Madagascar depuis fin octobre. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? Depuis le changement de régime ? Voilà. Ça je voulais le préciser. Donc là actuellement, je n'ai pas encore tous les éléments d'information parce qu'il y a des enquêtes là-dessus. Mais ce qui est sûr, c'est que Mame Ravatomanga est parmi les personnes qui sont directement ou indirectement dans le LTC. Mais ce sera les résultats de l'enquête qui vont le confirmer s'il dirige directement ou indirectement cette société. LTC, Litchi Trading Company, la fameuse société écran ? Dans tous les cas, il dirige cette société. Cette société lui appartient et c'est là que je dis directement ou indirectement. Et il y a d'autres personnes également, je pense. Mais on le saura plus tard. Et donc l'infraction qui est constituée dans ce dossier est donc une évasion fiscale au détriment de l'État malgache. Et l'Ile Maurice est donc coopérative pour identifier le montant et la gravité de l'évasion fiscale. Autre dossier emblématique, Madame la Ministre, celui de 5 avions Boeing 777 qui ont été livrés clandestinement à une compagnie iranienne, Mahan Air. Malgré les sanctions américaines contre l'Iran, les certificats d'immatriculation de ces 5 avions ont été décernés à Madagascar. Alors où en est l'enquête ? Actuellement, nous sommes également sur ce dossier conjointement avec Maurice, le FBI et Madagascar. Nous avons repris les enquêtes au fond sur les principales personnes auteurs ou co-auteurs ou témoins. Et nous avons convoqué l'ancien ministre des Transports, pour être entendu au niveau du pôle anticorruption. Mais son avocat a répondu que le pôle anticorruption n'était pas compétent pour entendre l'ancien ministre. Sur lequel nous avons répondu que selon l'article 134 de la Constitution, pour les infractions de crimes ou délits qui sont extérieures à la fonction de ministre, même les ministres et les personnes assujetties à la haute cour de justice sont justiciables devant les tribunaux de droit commun, donc le pôle anticorruption, sans passer par la haute cour de justice. D'accord. Donc on attend s'il va s'exécuter ou pas selon cet article 134. Il y a plusieurs autres personnes qui ont été indiquées. Et qui ont été réentendues dans le cadre de cette enquête. Elles sont passées en enquête au fond, devant le pôle anticorruption, dans le cadre de cette enquête. Je n'ai pas le nombre de personnes qui sont citées dans le dossier Alors on retrouve aussi dans ce dossier apparemment le nom de Mame Ravatomanga, le milliardaire qui s'est enfui à l'île Maurice. Puisque selon nos confrères du site d'information scoop.mu, c'est ce milliardaire qui aurait usé de ses bonnes relations, avec les autorités malgaches et l'aviation civile malgache, pour faire homologuer ces 5 Boeings à destination de l'Iran. Et pour cela il aurait touché une commission de 5 millions d'euros ? Oui en effet c'est ressorti dans le dossier qu'il a perçu ce montant de 5 millions d'euros ou de dollars, pour permettre la délivrance de la première immatriculation de ces 5 avions. Immatriculation provisoire. D'accord. ll y a 1, 2, 3, je pense qu'il y a plusieurs personnes qui ont soutenu ce fait. Mais surtout il y a 2 personnes qui sont les témoins clés, témoins mais mis en cause aussi, dans cette remise de somme d'argent. Notamment les personnes qui lui ont remis la somme, et la personne qui a servi d'intermédiaire à cette remise. Je ne peux pas vous dire les noms pour protéger leur témoignage, si elles sont également mises en cause. Mais donc il y a 2 personnes. Et c'est 2 personnes qui devaient confirmer ce fait Alors vous parlez du FBI, le bureau d'investigation fédéral des Etats-Unis. Est-ce qu'il y a actuellement sur le sol de Madagascar des inspecteurs du FBI ? Actuellement non, mais on a demandé leur collaboration sur ce dossier. Je pense qu'ils sont encore sur ce dossier, mais aux Etats-Unis, mais pas encore à Madagascar. Alors quand le milliardaire Mame Ravatomanga a quitté Madagascar pour l'île Maurice, vous avez été mandatée, vous n'étiez pas encore ministre à l'époque, vous avez été mandatée par les nouvelles autorités malgaches pour aller à Port-Louis et pour obtenir l'extradition de monsieur Ravatomanga. Où en est la procédure ? Je vais rectifier. Ma mission sur Maurice, c'était de représenter le nouveau gouvernement, les nouveaux dirigeants de l'Etat malgache pour suivre le dossier et faire toutes les diligences concernant ce dossier. Et donc rapporter à Maurice toutes les infractions, toutes les actions commises sur Madagascar par Ravatomanga et consorts, faire un état de toutes les procédures qui existent à Madagascar contre Mame Ravatomanga et consorts, appuyer la plainte qui a été déposée par un Malgache à Maurice contre Mame Ravatomanga et consorts, et dans le cadre de tout cela, faire écho d'un mandat d'arrêt international décerné à Madagascar contre Mame Ravatomanga, et ce mandat d'arrêt doit être soldé par une extradition. Une extradition à la fin de toutes ces procédures, en sachant qu'une extradition ne peut être effectuée qu'à la fin d'une procédure. Quelle est la situation judiciaire de Mame Ravatomanga aujourd'hui à l'île Maurice ? Il est en état d'arrestation et comme son état de santé s'est dégradé depuis son arrivée à Maurice jusqu'à ce jour, il est en état d'arrestation mais il passe donc sa détention dans une clinique privée ou dans un hôpital. Son statut juridique est un état d'arrestation. Et que souhaitez-vous maintenant à son sujet ? Nous souhaitons poursuivre l'enquête sur les plusieurs dossiers dans lesquels il est impliqué à Madagascar et nous avons demandé des commissions rogatoires internationales à Maurice pour pouvoir faire ses auditions et les enquêtes sur sa personne, sur les personnes qui pourraient être impliquées avec lui et qui sont actuellement sur Maurice, notamment toute sa famille et ses collaborateurs et également faire des enquêtes financières sur ses sociétés à Maurice, conjointement avec la FCC. La commission d'enquête financière mauricienne. Et si au bout de cette enquête il y a procès, est-ce que vous souhaitez qu'il ait lieu à Maurice ou à Madagascar ? Je pense que pour l'instant il est plus judicieux qu'il reste à Maurice car à partir du moment où il sort de Maurice, on n'est plus sûr de rien. On n'est pas sûr qu'il va arriver à Madagascar, on n'est pas sûr qu'il va atterrir à Madagascar ou dans un autre pays. Sauf s'il y a extradition. L'extradition, je vous le dis, c'est après une condamnation. Nous pouvons le condamner ici à Madagascar et le faire condamner également à Maurice et ce ne serait qu'après cette condamnation qu'il va devoir rejoindre les prisons malgaches parce qu'en fait l'extradition c'est, on va dire, la réalisation d'un emprisonnement sur le territoire d'origine. C'est-à-dire ? C'est-à-dire malgache, là où s'est perpétrée l'infraction. Donc si je comprends bien, au bout de l'enquête actuelle, il pourrait y avoir un procès à Madagascar en l'absence de M. Ravatomanga. Et en cas de condamnation, il pourrait être ensuite extradé de Maurice à Madagascar, c'est ça ? Oui, et il pourrait également être jugé à Maurice par les autorités mauriciennes et peut-être soldé par une condamnation si les faits sont avérés. Il pourrait donc y avoir deux procès en parallèle ? Un à Maurice et un à Madagascar ? Exactement. Mais sur des faits différents alors ? Sur des faits différents. Au moment de l'insurrection du mois d'octobre, beaucoup d'autres dignitaires de l'ancien régime se sont enfuis, à commencer par le président, Andry Radjoelina, le Premier ministre, le président du Sénat. Alors du coup, beaucoup de Malgaches se demandent pourquoi vous n'avez pas lancé contre eux des mandats d'arrêt internationaux alors que vous l'avez fait contre M. Ravatomanga ? Si, on en a fait contre l'ancien maire de Tana. Il est impliqué dans un dossier où il y a plusieurs personnes qui sont placées sous mandat de dépôt et où lui-même est inculpé. Mais il a pu se soustraire à l'arrestation. On a lancé un mandat d'arrêt à Madagascar et internationaux contre lui au cas où il arriverait à sortir de Madagascar. Mais pour les autres, les mandats d'arrêt internationaux ne peuvent être faits que sur la base d'une procédure déjà ouverte. Or, aucune procédure n'a été ouverte, ni contre le président Andry Rajoelina, ni contre l'ancien Premier ministre, ni contre l'ancien président du Sénat ? Pas encore. Et justement, quelles sont les personnes contre qui vont être ouvertes des procédures ? Je ne dirais pas les noms parce qu'il y en a qui sont encore à Madagascar et qui risquent de s'enfuir si je vais dire les noms. Il y a des procédures qui ont déjà été ouvertes. Par exemple, pour Mame Ravatomanga, il y a eu ls Boeing 777. Il y a le dossier GEL-LTC. Avec ces deux procédures-là, qui étaient au PNF et au Bianco, il y a eu un mandat d'arrêt pour pouvoir permettre aux juridictions compétentes de procéder à une enquête envers Mame Ravatomanga. Il y a eu une procédure ouverte au niveau du Bianco et du pôle anticorruption contre Le Maire de Tana et Consort. Et comme il n'a pas pu se présenter à cette enquête, un mandat d'arrêt international a été décerné à son encontre également pour pouvoir le présenter devant la justice. On parle du maire d'Antananarivo ? On parle de l'ancien maire, oui. Pour Andry Rajoelina, en tant qu'ancien président, il faut qu'il soit présent. Il faut qu'il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train de voir quelles sont les possibilités, ainsi que les autres membres du gouvernement. On est en train également de voir quelles sont les possibilités. Et une fois que ces possibilités de poursuites sont ouvertes, des convocations vont être envoyées. Convocations d'abord et puis mandat d'arrêt après. Et s'ils ne sont pas à Madagascar, donc des mandats d'arrêt internationaux. C'est comme ça en fait les procédures. On ne peut pas lancer tout de suite un mandat d'arrêt. Il faut d'abord qu'on ouvre l'enquête. Qu'on fasse les convocations. Et s'il est avéré que la personne n'est pas à Madagascar, on lance le mandat d'arrêt. Donc vous envisagez une procédure contre l'ancien président Andry Rajoelina ? Bien sûr. Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris Andry Rajoelina. Et contre Andry Rajoelina, cette procédure pourrait-elle être ouverte d'ici la fin de l'année ? Bien sûr, avant la fin de l'année. Donc dans les semaines qui viennent ? Je ne pourrais pas vous dire dans combien de temps. Avant la fin de l'année. Et sur quelle base ? Sur quels faits précis ? Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense savent moins longtemps à l'avance, moins ils peuvent se défendre. Et préparer leurs alibis. Donc je ne peux pas vous dire sur quelle base on va les inculper avant d'entamer la procédure. C'est sûr qu'ils vont être poursuivis. Mais on ne peut pas vous dire là tout de suite sur quelle base. Sinon ils vont anticiper les preuves, ils vont préparer leur défense, leurs alibis, etc. Et ça rentre dans le cadre du secret de l'instruction. C'est sûr que l'ancien président Andry Rajoelina va être poursuivi ? Voilà. Donc ça c'est une certitude. Alors on sait que beaucoup d'avoirs...Et je pense que lui-même, il n'ignore pas qu'il a commis des infractions dans ce pays. À lire aussiMadagascar: Emmanuel Macron propose au nouveau dirigeant malgache «l'appui de la France» pour la transition

Invité Afrique
Centrafrique: «Je ne dis pas que tout est parfait, mais nous avons fait un grand pas», estime le président Touadéra

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 24:35


Notre invité Afrique ce lundi matin est le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Le 28 décembre prochain, il briguera un troisième mandat à la tête du pays, face à six autres candidats. Organisation des élections, validation des opposants par le Conseil constitutionnel, accord avec les groupes armés, situation socio-économique, relations avec les Émirats arabes unis et la Russie… Il a abordé tous ses sujets avec François Mazet à Bangui. RFI : Monsieur le président, le 28 décembre, vous allez briguer un nouveau mandat à la tête de la République centrafricaine. Pour vous, cette candidature, c'était une évidence ? Faustin-Archange Touadéra : Effectivement, j'ai fait acte de candidature à cette élection. Le peuple centrafricain et ses communautés ont organisé des marches pour solliciter le fait que je puisse faire acte de candidature. Mais voyez-vous, cela fait suite à toutes les actions que nous avons menées pendant les deux derniers mandats, durant lesquels le pays était dans une très grande difficulté. Nous avons pu avoir des accords de paix avec les 14 groupes armés. Évidemment, en face de tout ça, le peuple centrafricain pense qu'aujourd'hui, il y a la paix qui est revenue. Il y a le déploiement de l'autorité de l'État à l'intérieur du pays, des avancées notables dans le sens du bien-être du Centrafricain. Je ne dis pas que tout est parfait, mais nous avons fait un grand pas, nous relevons la tête. Alors, on va revenir sur certains points de votre bilan. Mais d'abord, c'est fort de ce bilan que vous êtes convaincu, comme le dit la chanson qui tourne déjà, que ça sera le coup KO au premier tour ? (Il rit) Ben évidemment ! Pour nos compatriotes, beaucoup pensent que ce sera au premier tour. Nous sommes conscients, évidemment, que c'est un acte, une action démocratique ! Eh bien, le jeu est ouvert et chaque camp essaie de convaincre le plus de Centrafricains à voter pour lui. Vous aurez six adversaires. Évidemment, deux noms ressortent ceux de messieurs Henri-Marie Dondra et Anicet-Georges Dologuélé qui, après des mois de conjectures, ont finalement été validés par le Conseil constitutionnel. Est-ce que c'est une bonne chose que cette élection réunisse quand même des personnalités d'importance qui peuvent venir remettre en cause votre leadership ? Je ne peux pas, en tant que candidat, émettre des avis sur la décision du Conseil constitutionnel. Je prends acte. Nous allons competir et on va demander aux Centrafricains de faire leur choix. Évidemment, les personnalités dont vous parlez ici ne sont pas inconnues. On verra bien le 28 décembre. En tout cas, messieurs Dondra et Dologuélé disent que jusqu'au bout, vous avez fait le maximum pour qu'ils ne puissent pas s'opposer à vous. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais en faisant quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour m'opposer à leur candidature ? Nous avons des lois, chaque individu doit se conformer à nos lois, à nos textes. Et pour ça, il y a des juridictions. Donc, en quoi puis-je interférer ou faire quoi que ce soit pour empêcher qui que ce soit de se présenter ? La preuve, c'est qu'aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a donné un avis. Je prends acte. Alors, justement, le 28 décembre, il y aura un quadruple scrutin. C'est historique en Centrafrique. Est-ce que vous êtes confiant dans la capacité des institutions d'organiser ces élections dans les meilleures conditions possibles ? C'est un grand challenge pour le pays et c'est important. Normalement, les élections locales devaient être organisées bien avant. Malheureusement, il y a eu des difficultés techniques quant à la disponibilité du fichier électoral, puisque c'est la base même d'une élection. C'est vrai, c'est un grand défi. C'est une première, mais nous faisons confiance aux hommes et aux femmes qui travaillent dans ces institutions pour que la République centrafricaine sorte de cela vraiment grandie. Je ne dis pas que tout est rose, qu'il n'y a pas de problème, il y a des difficultés. Nous avons par exemple des difficultés financières pour soutenir un certain nombre d'actions. On a eu des promesses qui n'ont pas été tenues dans le cadre de la mobilisation des ressources. Mais l'État fait face à ça, parce que c'est un enjeu important pour la démocratie. Pour vous, la date du 28 décembre, est-elle gravée dans le marbre ? Nous avons la Constitution. La date du 28 est constitutionnelle. Au-delà, il n'y aura que du désordre. Dès qu'on va dépasser cette date, ils vont commencer par parler de transition, ils vont parler de venir partager le gâteau... Nous ne pouvons pas prendre le risque. Notre pays a connu des moments très difficiles et il nous faut tenir ce délai pour renforcer notre démocratie, respecter nos textes. Sur la question de la sécurité, vous avez commencé à l'aborder. Vous avez signé ces derniers temps des accords avec plusieurs groupes rebelles, encore cette semaine avec le MPC. Est-ce que vous êtes confiant quant au fait que, cette fois, ces accords seront respectés par toutes les parties, pas comme en 2019, 2020 ? Nous allons tout faire pour tenir nos engagements. C'est moi qui leur ai tendu la main, ce sont des fils du pays et je leur ai dit : "Votre lutte, là, je ne comprends pas les objectifs." Eh bien, ils sont d'accord. Je pense que cette fois-ci, chacun des leaders a compris que ce n'est pas la peine de continuer la guerre, la violence inutile. Qu'est-ce qu'ils y gagnent ? Et je pense que, de leur côté, ils font des efforts. Et d'ailleurs, le processus de désarmement pour les groupes UPC et 3R se déroule normalement. Il y a quelques défis, comme la prise en charge d'un certain nombre de gens désarmés. Donc, j'ai donné les instructions pour qu'on les règle. Du point de vue économique et social, la population continue de souffrir du coût de la vie. Concrètement, qu'est-ce que vous proposez pour changer la donne après déjà deux mandats ? Vous utilisez des mots, des mots très forts, mais il faut les mettre dans leur contexte. Pour le peuple centrafricain, il y a eu des avancées certaines, indéniables. Ça ne veut pas dire que tout va bien. Je n'ai pas dit que tout est pour le meilleur des mondes, ici. Non. Et c'est pour ça que nous avons proposé un plan national de développement. C'est pour ça qu'aujourd'hui, nous demandons aux Centrafricains de nous donner encore un mandat pour continuer ce que nous avons fait, parce qu'on était vraiment dans le gouffre. Et c'est sur ces progrès que nous allons tabler pour poursuivre. Nous sommes confiants. Un des points principaux pour la population, pour les entreprises, c'est la question des carburants. Les coûts des carburants qui sont extrêmement chers en Centrafrique, le plus cher du continent, la structure des prix a fait l'objet de critiques de la part de la société civile, d'ONG internationales, du FMI. Est-ce qu'il va y avoir une réforme du marché des carburants en Centrafrique ? Nous ne sommes pas un pays producteur de pétrole, nous sommes un pays continental et il nous faut de l'énergie pour faire tourner l'économie. Quand le carburant arrive dans un port, ce n'est pas le même prix que lorsqu'il arrive ici, il faut le transporter. Soit par bateau, par barge. Il y a un coût et même si c'est par la route, il y a un coût. Notre objectif, ce n'est pas d'avoir du carburant cher. Donc, pour vous, il n'y a pas de surcoût inexplicable ? En Centrafrique, ce n'est pas la volonté du gouvernement de faire surenchérir, ce sont les réalités des prix, parce que le gouvernement n'a rien à gagner en augmentant les prix, bien au contraire. Il y a cette guerre civile chez votre voisin, le Soudan. Quelle est la situation exactement dans le nord-est du pays ? Et est-ce que vous craignez qu'avec la poursuite de ce conflit, il y ait un débordement chez vous ? Nous avons connu la guerre ici, nous savons ce que c'est et ça a détruit notre pays. Une partie de notre population dans le nord s'approvisionnait au Soudan. Ça devient difficile économiquement et socialement parlant. Avec ce conflit, il y a des personnes, des Soudanais, des frères Soudanais, hommes et femmes, qui veulent la paix et viennent se réfugier en République centrafricaine, ce qui va encore perturber la situation économique et sociale de cette région. Nous sommes dans toutes les réunions, on participe, nous donnons notre contribution. Dans ce conflit, il y a quand même un acteur extérieur dont tout le monde parle, ce sont les Émirats arabes unis. Et vos adversaires disent que vous vous rapprochez d'eux et se questionnent : est-ce que la Centrafrique va servir de base arrière ? La République centrafricaine est un pays ouvert. On ne va pas dire que nous ne devions pas travailler avec un pays avec un autre. Non, vous voyez, c'est ça ces actes de désinformation. Nous avons une coopération avec les Émirats arabes unis sur des projets précis et nous continuons à travailler dans l'intérêt bien compris des deux parties. Un autre partenariat qui évidemment fait beaucoup parler depuis plusieurs années, c'est celui avec la Russie. Il a été dit et écrit que des membres du groupe Wagner allaient partir et être remplacés par une nouvelle entité, Afrika Corps, qui est directement rattachée au ministère russe de la Défense. Est-ce que vous confirmez des discussions en cours avec Moscou ? Oui, vos confrères m'ont toujours posé ce genre de questions. J'estime que j'ai toujours répondu que ce n'est pas devant votre micro que je vais m'étaler sur toutes les questions, les discussions, que nous avons avec des pays amis. Non. Si nous nous accordons, nos discussions ne vont pas être rendues publiques. Vous disiez que nous sommes en discussion ? Bien sûr, nous sommes en discussion sur beaucoup de sujets, pas seulement sécuritaires ou remplacer telle force par telle autre… Nous avons beaucoup de discussions sur le plan de la défense, sur le plan économique, sur le plan de l'éducation, de la santé. On a beaucoup de programmes ensemble. Alors, les personnes du groupe Wagner n'avaient pas seulement une activité de sécurité, ils avaient d'autres activités. Ils ont une activité économique avec des entreprises. Si les personnes de Wagner en uniforme partent, est-ce que les entreprises liées à Wagner restent ? La République centrafricaine est un pays ouvert. Il y a un code minier qui existe. Une société, n'importe laquelle, qui se constitue en République centrafricaine, qui remplit les conditions et qui fait une requête, pour avoir un permis de recherche, un permis d'exploitation, et qui remplit les conditions, eh bien ce sont des secteurs qui sont libéralisés aujourd'hui, que ce soient les mines, que ce soient les eaux et les forêts. Tout ça, c'est libéralisé. Alors, pourquoi vous voulez indexer certaines normes de sociétés comme étant des sociétés Wagner ou autres ? Ce sont des sociétés pour nous qui sont normalement constituées, légalement je veux dire, et qui exercent sur le territoire centrafricain en respectant nos lois. C'est tout. Et il n'y a pas que les Russes. Donc aucun passe-droit ici pour aucune entreprise, tout le monde est soumis aux mêmes règles. Nos textes sont clairs, il n'y a pas de passe-droit. Vous pouvez demander au ministère des Mines : telle société a rempli les conditions. Voilà, et c'est de la manière la plus transparente. À lire aussiCentrafrique: la mission d'observation électorale tente d'endiguer la désinformation avant la présidentielle

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi obéissons-nous aux ordres immoraux ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 2:33


En mars 2025, une étude publiée dans la revue Cerebral Cortex par l'Université de Gand (Belgique) a exploré une question troublante : pourquoi continuons-nous à obéir à des ordres immoraux ? Pour le comprendre, les chercheurs ont analysé les réactions cérébrales et comportementales de participants confrontés à des décisions moralement discutables, données sous l'autorité d'un supérieur.Les résultats révèlent trois mécanismes principaux qui expliquent cette obéissance. D'abord, le cerveau réduit le sentiment de responsabilité personnelle. Ce phénomène, appelé “sens d'agency”, désigne la conscience d'être l'auteur de ses actes. Sous ordre, les participants avaient tendance à percevoir un délai plus long entre leur action (appuyer sur un bouton pour infliger une douleur simulée) et la conséquence. Ce simple allongement du temps perçu traduit un affaiblissement de la conscience morale : on se sent moins responsable parce qu'on exécute, on n'ordonne pas.Deuxième mécanisme : une diminution du conflit interne. En situation d'autorité, notre cerveau semble “court-circuiter” la dissonance morale. Normalement, lorsque nous faisons quelque chose de contraire à nos valeurs, nous ressentons une tension psychique. Or, dans l'expérience, cette tension diminuait nettement sous ordre. Autrement dit, obéir devient un moyen de se libérer du poids du dilemme : la responsabilité est transférée à celui qui commande.Enfin, les chercheurs ont observé une atténuation des réponses empathiques. Les zones cérébrales liées à la compassion et à la culpabilité s'activent beaucoup moins quand une action immorale est ordonnée par autrui. Cela signifie que la perception de la souffrance de la victime est atténuée, comme si le cerveau se protégeait du malaise moral en désactivant partiellement l'empathie.L'expérience a été menée sur des civils comme sur des militaires, et les résultats sont similaires dans les deux groupes : l'obéissance à l'autorité semble être un réflexe humain fondamental, profondément ancré dans notre fonctionnement cérébral.Ces travaux offrent un éclairage nouveau sur des phénomènes longtemps étudiés en psychologie, depuis les expériences de Milgram dans les années 1960. Ils montrent que la soumission à l'autorité ne relève pas seulement du contexte social, mais aussi d'un mécanisme neuropsychologique : l'autorité modifie notre rapport à la responsabilité et à l'empathie.En somme, nous obéissons parfois à des ordres immoraux non parce que nous sommes dénués de conscience, mais parce que notre cerveau, sous la pression d'une figure d'autorité, réorganise littéralement sa manière de percevoir le bien et le mal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

Cet épisode, je l'ai attendu ! Vraiment. Depuis 2020, je crois. Leur histoire est épique — tellement qu'elle fait aujourd'hui l'objet d'un spectacle humoristique qui fait franchement rire, et ça fait du bien, par les temps qui courent.On ne les présente plus, mais je vais quand même vous raconter comment j'ai découvert Caroline. À l'époque, elle était encore infirmière et partageait sur les réseaux des anecdotes de son métier : ses sketchs étaient hilarants.J'ai tanné Aude pour aller la voir sur scène, mais le thème ne la motivait pas plus que ça ! Et puis, quand elle a découvert que Caroline était lesbienne ET en couple avec Élodie — ET que son deuxième spectacle racontait les débuts de leur histoire — je ne vous cache pas que cette fois, c'est elle qui a tout fait pour dégoter des places, alors que la salle affichait complet.Ce soir-là, on a ri comme jamais. Et j'ai même osé lui glisser que j'adorerais enregistrer un épisode avec elles.Leur histoire d'amour est rocambolesque — et l'ont aurait pu s'attendre à un parcours vers la parentalité qui l'aurait été tout autant.Je ne vous en dis pas plus : et je vous laisse avec Caroline et Élodie, pour la suite de leur histoire.Je vous souhaite une bonne écoute. Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/lesenfantsvontbien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'aberration du jour - Barbara Lefebvre : "Vous confirmez qu'il y a des glissements d'actes, les infirmières font des actes normalement faits par les médecins ?" - 04/11

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 1:53


Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, Abel Boyi et Barbara Lefebvre débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Crush - les premiers jours des histoires d'amour
133. Le quitter pour ma meilleure amie - le crush de Caroline Estremo

Crush - les premiers jours des histoires d'amour

Play Episode Listen Later Oct 28, 2025 50:38


Dire oui pour la vie ou dire oui à sa vie ? C'est le dilemme que vit Caroline Estremo, sur le point d'épouser son compagnon alors qu'elle a des sentiments pour sa témoin et meilleure amie. Comment switche-t-on de l'amitié à l'amour ? Et comment réussir à écouter son cœur, s'autoriser à sortir du cadre, au risque de tout perdre ? Entre doutes, peur et chocs familiaux, des confidences où l'humour flirte avec l'émotion…Tu peux retrouver Caroline Estremo :▶︎ en tournée dans toute la France avec son spectacle NORMALEMENT ▶︎ sur son compte Instagram.Crush - Histoires vraies, c'est le format qui explore la magie des rencontres à travers des récits intimes. Chaque mardi, un invité raconte à cœur ouvert une rencontre amoureuse qui a bouleversé sa vie, pour une nuit, quelques années ou parfois toute une vie. Ces histoires sont une source d'émotion, de réconfort et d'inspiration pour mieux comprendre et vivre tes propres émotions amoureuses.

Reportage International
Afghanistan: une nouvelle campagne de vaccination pour éradiquer la polio

Reportage International

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 2:35


Le monde va-t-il se débarrasser de la poliomyélite ? L'Afghanistan et le Pakistan sont les deux seuls pays où le virus de la polio reste endémique. Malgré les campagnes de vaccination nationale et l'aide internationale chapeautée par l'OMS, ces deux États n'ont pas réussi à enrayer la transmission de la maladie. En Afghanistan, deux régions restent des foyers de propagation : l'est du pays, densément peuplé, et le sud, très conservateur, où les campagnes de vaccination ne reçoivent pas l'adhésion totale des autorités. Jusqu'en 2022-2023, l'Afghanistan a fait des progrès importants vers l'éradication complète de la polio, avant de connaître une recrudescence de cas. Les expulsions massives d'Afghans depuis le Pakistan font craindre une augmentation supplémentaire dans les prochains mois. Une campagne de vaccination a été organisée à Kunar, province récemment sinistrée par un séisme et proche de la frontière pakistanaise. De notre correspondante à Kunar, Margot Davier À Dar-i-noor, depuis quelques jours, les équipes s'activent à plein régime pour rassembler les enfants de moins de 5 ans éligibles au vaccin contre la polio. Les sites de vaccination, particulièrement rudimentaires, comme ici au milieu des vaches, sont déployés dans chaque localité. Un représentant de l'OMS, désireux de rester anonyme, témoigne : « Donc, nous avons trois personnes dans notre équipe. L'un d'entre eux est un mobilisateur. C'est une femme. Elle va de maison en maison, et grâce à l'aide de la communauté, elle essaie de conduire les enfants à ce site, depuis leurs maisons. Et ce site, si nous regardons le plan, correspond à trois maisons. Dix enfants sont associés à ces habitations. » Les femmes jouent un rôle crucial pour sensibiliser les familles, comme l'explique Najibullah, l'un des vaccinateurs : « Les femmes se rendent directement au sein des maisons et peuvent s'adresser aux mères de familles, elles les invitent à se rendre sur les centres de vaccination. Les femmes sont vraiment importantes. Avant que la campagne ne commence, cette mobilisatrice sociale se rend dans les maisons, met à jour les registres. Si des bébés sont nés, s'il y a de nouveaux arrivants, surtout en ce moment, les listes changent rapidement. Par exemple, avant, il y avait cinq enfants dans cette maison, maintenant, il y en a sept. » Vaccination orale et injectable pour une efficacité de la campagne Dans les provinces les plus conservatrices du pays, à Helmand et Kandahar, au sud, les femmes n'ont pas le droit de participer aux campagnes. En conséquence, les résultats sont beaucoup plus faibles qu'à l'Est. À Kunar, 97% des équipes accueillent au moins une femme. 98% des enfants devraient être vaccinés à la fin de la campagne. Une petite fille arrive justement avec son père, elle fait la grimace. « Normalement, on ne donne qu'un vaccin oral pour cette campagne. On fait le vaccin oral, mais aussi le vaccin injectable. » C'est la première fois que les deux vaccins sont utilisés en même temps pour renforcer l'efficacité de la campagne. La petite fille voit deux de ses ongles coloriés au feutre noir. Cette marque sert à distinguer les enfants vaccinés des autres. La densité de population, les faibles conditions d'hygiène et la malnutrition sont des facteurs de transmission, selon le responsable de l'OMS. « Malheureusement, la plupart de ces facteurs existent à l'est du pays. C'est pourquoi nous sommes plus exposés aux risques ou plus susceptibles de contracter ce virus. Donc, nous menons davantage de campagnes ici. À l'Est, nous avons noué des partenariats avec nos collègues de Wash pour améliorer les conditions sanitaires et d'hygiène dans les zones les plus problématiques. » Quatre cas de polio ont été recensés en Afghanistan depuis le début de l'année. À lire aussiAfghanistan: plus de 800 morts dans un séisme qui a secoué l'est du pays

Rothen s'enflamme
Jérôme Rothen : "Normalement, on n'a pas besoin d'avoir Mbappé pour battre l'Islande" – 14/10

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 3:42


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

BassCulture.fr
Fitta Warri – 100% Dubplates

BassCulture.fr

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 29:25


Normalement vous connaissez bien Fitta Wari, en grande partie grace à la série 100% dubplates qu’on vous propose avec Reggae-Unite depuis 2011. On s’est dit qu’il méritait une petite tape à lui seul pour les nombreuses plates remarquables qu’il a enregistré au fil des années, et celles qu’il a enregistrées spécialement pour ce volume. C’est […]

normalement warri fitta dubplates
Choses à Savoir
Pourquoi la dépression est-elle plus perceptible le matin ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 2:06


La dépression est un trouble complexe qui s'accompagne de nombreux symptômes : tristesse persistante, perte d'intérêt, fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration. Un aspect moins connu, mais souvent rapporté par les patients, est que les symptômes semblent plus marqués le matin. Ce phénomène est appelé variation diurne de l'humeur.Sur le plan biologique, cette intensification matinale est liée à notre rythme circadien, l'horloge interne qui régule l'alternance veille-sommeil et un grand nombre de fonctions corporelles. Normalement, au réveil, l'organisme connaît un « pic de cortisol », une hormone du stress qui aide à mobiliser l'énergie et à lancer la journée. Chez une personne dépressive, cette régulation est perturbée : le cortisol est souvent sécrété en excès ou à des moments inadaptés. Résultat, au lieu de donner un élan, cette montée hormonale accentue l'anxiété, l'agitation ou le sentiment de lourdeur psychique.À cela s'ajoute le rôle de la sérotonine et de la dopamine, deux neurotransmetteurs clés dans la régulation de l'humeur. Dans la dépression, leur disponibilité ou leur fonctionnement est altéré. Comme leur production suit elle aussi un rythme circadien, les moments de bascule — notamment le matin — se traduisent par une accentuation des symptômes.Les troubles du sommeil, fréquents dans la dépression, contribuent également à ce malaise matinal. Beaucoup de personnes dépressives souffrent d'insomnie ou de réveils précoces. Le manque de sommeil réparateur fragilise l'équilibre émotionnel, rendant le réveil encore plus difficile. De plus, le matin est souvent associé à des contraintes sociales : se lever, affronter la journée, travailler, assumer des responsabilités. Ces perspectives peuvent renforcer la perception de l'épuisement et du désespoir.Cliniquement, les patients décrivent souvent une humeur très basse au réveil, avec une sensation de vide, de tristesse ou d'incapacité à bouger. Certains éprouvent même des douleurs physiques accentuées à ce moment. Curieusement, l'état peut s'améliorer au fil de la journée. C'est pourquoi les psychiatres tiennent compte de ces variations dans l'évaluation et le suivi de la dépression.Cette fluctuation a aussi des implications thérapeutiques. Par exemple, certaines formes de luminothérapie ou de chronothérapie cherchent à « resynchroniser » l'horloge biologique, afin d'atténuer ce creux matinal. Les traitements médicamenteux, en rééquilibrant les neurotransmetteurs, visent aussi à réduire cette variation.En résumé, si la dépression est souvent plus perceptible le matin, c'est parce que l'horloge biologique, les hormones de stress, les neurotransmetteurs et la dette de sommeil se combinent pour accentuer les symptômes au réveil. Comprendre ce mécanisme aide à adapter les soins et à rappeler aux patients que l'intensité de leur souffrance peut varier au cours de la journée, ce qui est déjà une piste d'espoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Est-il vraiment possible d'avaler sa langue par accident ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 1:09


On entend souvent l'expression « avaler sa langue », surtout dans les films ou lors de récits de malaise. Mais en réalité, il est anatomiquement impossible d'avaler sa langue au sens strict. La langue est un muscle ancré au plancher de la bouche, notamment par le frein lingual. Elle ne peut donc pas se détacher et descendre dans la gorge comme un aliment.Alors, d'où vient cette idée ?En fait, ce qui peut arriver, surtout lors d'une perte de conscience, c'est que la langue se relâche. Normalement, en position éveillée, nos muscles maintiennent la langue vers l'avant. Mais en cas de malaise, de traumatisme crânien ou de crise d'épilepsie, la langue se détend et tombe en arrière, vers le pharynx. Elle peut alors obstruer partiellement ou totalement les voies respiratoires. C'est cette obstruction qui donne l'impression que la personne est en train « d'avaler sa langue ».Ce phénomène est particulièrement redouté chez les sportifs. Dans le football, par exemple, plusieurs joueurs ont vu leur langue obstruer leur respiration après un choc violent et une perte de connaissance. Dans ces cas, chaque seconde compte : l'air ne passe plus, et un arrêt respiratoire peut survenir.Contrairement à une idée reçue, il ne faut jamais essayer d'attraper la langue avec les doigts d'une personne inconsciente : on risque de provoquer des blessures ou d'être mordu en cas de convulsions. Le geste recommandé est beaucoup plus simple :Placer la personne en position latérale de sécurité (PLS), ce qui permet à la langue de retomber sur le côté et libère le passage de l'air.Vérifier la respiration et, si nécessaire, pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire.Les secouristes savent que la clé, c'est de maintenir les voies respiratoires dégagées. D'ailleurs, les canules utilisées en médecine d'urgence servent précisément à empêcher la langue de basculer vers l'arrière.En résumé : on ne peut pas « avaler sa langue » comme on avale un morceau de pain. Mais il est vrai que, lors d'une perte de conscience, la langue peut obstruer la gorge et bloquer la respiration. C'est un risque sérieux, mais il est bien connu et les gestes de premiers secours permettent d'y remédier efficacement.Conclusion : avaler sa langue, non. S'étouffer parce qu'elle bloque le passage de l'air, oui, et c'est pour cela que savoir mettre quelqu'un en PLS peut sauver une vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Cameroun: «Après l'échec des hommes, il faut que les femmes prennent le pouvoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 14:31


Au Cameroun, Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya est la seule femme parmi les douze candidats à la présidentielle du 12 octobre. Mais les Camerounais connaissent bien cette opposante politique, qui a repris les rênes de l'UDC, l'Union démocratique du Cameroun, après le décès en 2020 de son mari, Adamou Ndam Njoya. Longtemps députée nationale, Madame Tomaïno Ndam Njoya est aujourd'hui la maire de Foumban, la grande cité de l'ouest du Cameroun. Quelle est son ambition pour son pays ? RFI : Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, si vous êtes élue, quelles seront vos deux priorités ? Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya : C'est la crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui est la toute première des premières. Parce que le Cameroun aujourd'hui est en guerre contre les Camerounais. Et évidemment, la grande deuxième priorité serait les réformes institutionnelles. Parce que depuis 2021, nous avons demandé que le code électoral soit modifié. Nous avons fait un travail de fond. Malheureusement, le pouvoir en place, comme il sait que c'est à travers des fraudes électorales qu'il s'en sort, c'est un problème d'arbitraire. Cette réforme du code électoral, vous l'avez demandée en direct au président Paul Biya lors de ses vœux du Nouvel An. C'était il y a quelques mois. Qu'est-ce qu'il vous a répondu ? Le président a dit qu'il n'était pas au courant que nous avions fait ce travail, et je lui ai répondu que nous allons mettre ce travail à sa disposition, ce que nous avons fait. Et jusqu'aujourd'hui, nous n'avons pas eu un retour. Vous êtes la seule femme candidate à ce scrutin. Si vous êtes élue, qu'est-ce qui changera pour les femmes camerounaises ? Les femmes camerounaises disent : aujourd'hui, 65 ans, ça suffit. Parce que c'est depuis les indépendances au Cameroun que les femmes sont discriminées. Nous n'avons pas de lois qui protègent les femmes, la famille, les enfants. Les femmes sont celles qu'il faut au Cameroun pour apporter la paix. Parce que le Cameroun est divisé. Aujourd'hui, il y a un manque de confiance entre Camerounais, entre les Camerounais et les institutions. Et donc après l'échec des hommes, il faut que les femmes prennent le pouvoir et elles sont prêtes. Voilà 43 ans que Paul Biya gouverne et il est candidat pour un huitième mandat. Face au système Biya, est-ce que vous ne partez pas battue d'avance ? Pas du tout. Le système Biya est là parce qu'il a les moyens de l'État, il a le confort. Mais dans la grande majorité, les Camerounais veulent des élections justes et transparentes. Donc quand on voit le bilan des 43 années de Monsieur Paul Biya, on comprend très vite pourquoi les Camerounais aspirent au changement. La guerre du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, c'est inadmissible. Quelle est la fonction d'un président de la République ? D'abord, incarner l'unité nationale, ce qu'il ne fait pas. Il doit arbitrer le fonctionnement des institutions républicaines, ce qui n'est pas le cas. Tout le monde voit que le régime n'apporte plus rien. Nous sortons d'une grande tournée au niveau national et nous ramenons que les Camerounais veulent le changement, mais par la paix. Qu'est-ce qui vous rend optimiste ? Est-ce que c'est le fait qu'il y ait des fissures au sein du parti au pouvoir et du gouvernement ? Est-ce que c'est l'âge du capitaine ? Normalement, c'est autant de signes qui montrent que si on était vraiment dans une République, l'âge n'aurait pas été un problème parce que nécessairement on aurait compris qu'il faut un mandat renouvelable une seule fois. Donc ça fera partie de nos résolutions urgentes de limiter le mandat présidentiel. Et maintenant, le fait qu'il y ait des problèmes dans la maison, c'est tout à fait normal aussi. C'est-à-dire que, dans le fond, c'est un régime qui a trop duré et les Camerounais souhaitent pouvoir prendre les rênes pour que le Cameroun redevienne cette Afrique en miniature, ce pays respecté dans la sous-région et dans le monde. Et c'est pour ça que nous parlons d'une nouvelle ère. Nous, on est là pour la rupture, c'est-à-dire un nouveau Cameroun, l'ère de la liberté, l'ère de la responsabilité… Parce qu'il y a tribalisme, détournement de fonds publics, corruption, qui laissent de côté la valorisation du travail, l'effort, la méritocratie. Ce sont des valeurs que nous devons retrouver au Cameroun. Les Camerounais sont prêts pour cette rupture. Alors face à Paul Biya, il y a onze candidats de l'opposition et un seul tour. Pour un candidat consensuel de l'opposition, est-ce que vous seriez prête à renoncer à votre propre candidature et à vous rallier à un autre candidat ? Bien sûr, c'est le principe. Parce que, quand on dit consensus, c'est une personne, mais qui est là dans le cadre d'une équipe, par rapport à un plan d'action commun consensuel. Et parmi les dix autres candidats de l'opposition, vous avez déjà en tête l'une ou l'autre de ces personnes pour qui vous pourriez vous rallier ? Celui qui va recueillir le plus de consensus, suivant des critères objectifs qui sont défendables devant le peuple, aura la confiance de l'Union démocratique du Cameroun.

Reportage International
Afghanistan: une semaine après un séisme dévastateur, la détresse des habitants isolés

Reportage International

Play Episode Listen Later Sep 7, 2025 2:28


En Afghanistan, la population est en état de choc, une semaine après le séisme qui a frappé l'est du pays. La tâche des secours est difficile à cause du terrain, montagneux, courbé et qui bouge au gré des répliques. Plusieurs villages ne sont accessibles qu'en hélicoptère ou à pied, au prix de longues heures de marche. RFI s'est rendu dans le village de Ghonday, dans la province de Kunar, épicentre du séisme. Malgré la présence des pouvoirs publics, les habitants se sentent oubliés. De notre envoyée spéciale à Ghonday, Margot Davier Pour arriver jusqu'au village de Ghonday, dans l'est de l'Afghanistan, il faut compter plusieurs heures de voiture, puis marcher sur un chemin périlleux, entravé par de nombreux rochers. Sherzad, l'un des habitants, n'est pas très à l'aise. « Il y a des secousses tous les jours, presque toutes les heures. Tout est très fragile, et même là, au moment où je parle, j'ai peur que tout s'écroule », confie-t-il. D'ailleurs, son visage se fige à l'approche de son ancienne maison, qui paraît intacte de l'extérieur. Sherzad n'ose pas entrer, depuis le séisme, il préfère dormir dans une tente. « Plusieurs personnes ont été blessées ici et sont restées sous les décombres pendant des heures. Heureusement, au petit matin, nous avons enfin réussi à les évacuer et à organiser leur transport vers à l'hôpital. Je suis terrifié de rester à l'intérieur. S'il y a une secousse, les murs peuvent s'effondrer sur nous. Il vaut mieux sortir », témoigne-t-il. À l'angoisse des répliques, s'ajoute la peur de l'avenir. Sherzad, comme la plupart des hommes du village, est berger. Ses ressources se réduisent. « Nous en avons perdu plusieurs de nos animaux pendant le séisme. Ce sont ceux qui restent. C'est notre seul commerce. Nous sommes dépendants de ces animaux pour vivre. Nous n'avons rien d'autre : nous les vendons, nous prenons la laine, nous mangeons leur viande. On garde les chèvres ici. Normalement, elles gambadent dans la montagne, mais on préfère les garder ici par sécurité », détaille-t-il. Un peu plus loin, se trouve la demeure d'Abdul Sattar, l'un des frères de Sherzad. Il montre des ruines : « Mon frère dormait ici, sur le toit de la maison, et mes enfants se trouvaient à l'intérieur. Tout le monde dormait, quand le séisme a eu lieu. Le toit s'est effondré sur mes enfants, nous avons essayé d'évacuer tout le monde, mais les secours sont arrivés bien après car les routes sont en très mauvais état. Finalement, nous avons réussi à transférer tout le monde. On est contents, les talibans nous soutiennent beaucoup. Ils font du mieux qu'ils peuvent avec les moyens qu'ils ont. » À ses côtés, Sherzad fait la grimace. « Leur soutien n'est pas très significatif. Ce n'est pas assez, nous avons besoin de reconstruction », déplore-t-il. « Mais ils prennent soin des blessés », lui rétorque son frère. Depuis une semaine, la vie des deux frères est suspendue. Deux ans minimum seront nécessaires à la reconstruction de la zone, selon les organisations sur place. À lire aussiAfghanistan: une semaine après le séisme meurtrier, des villages sont toujours inaccessibles

Journal d'Haïti et des Amériques
Cerro Rico : les guardas, gardiennes des mines oubliées

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 30:00


Dans le Cerro Rico en Bolivie, la montagne qui domine la ville de Potosi est exploitée par des mineurs depuis presque 500 ans. C'est là que vivent les guardas, des femmes qui protègent les outils et les entrées des mines, de potentiels voleurs. Souvent discriminées, dans une pauvreté extrême, à travailler sans répit, elles s'organisent, depuis 2022, pour mieux faire respecter leurs droits. Le correspondant de RFI, Nils Sabin, les a rencontrées. Ces femmes sont très mal payées, à peine 130 euros par mois. La lutte sociale est donc leur seul espoir de changement. Depuis 2022 les quelque 200 guardas ont créé leur propre association. Peu à peu, de nouvelles leaders s'imposent face aux coopératives et tentent d'imposer leurs conditions. Les maltraitances verbales et physiques envers elles ont diminué, mais leur statut demeure particulièrement précaire. En Haïti, le gouvernement négocie un contrat avec les mercenaires de l'Américain Erik Prince pour gérer le contrôle des taxes douanières à la frontière avec la République dominicaine Haïti, pays toujours à feu et à sang à cause de la violence des gangs, travaille sur un projet de contrat avec la société militaire privée détenue par l'Américain Erik Prince. Depuis mars, déjà, ce proche de Donald Trump fournirait des drones d'attaque pour larguer des explosifs dans les quartiers sous emprise des gangs. Cette fois-ci, il prévoit d'installer des mercenaires en Haïti pour dix ans. Que sait-on précisément de ce contrat ? Qu'est-ce qu'il dit de la situation politique et sécuritaire du pays ? Samuel Madistin, est avocat et président de la Fondasyon Je Klere, une ONG de défense des droits humains en Haïti. Il dénonce l'omerta qui entoure ce projet de contrat. Aux États-Unis, le président Donald Trump a pris une décision inédite...  Il a annoncé lundi soir sur ses réseaux sociaux le renvoi de la gouverneure de la Fed, la Réserve fédérale américaine, Lisa Cook. Le président invoque un motif qu'il considère comme valable, une prétendue fraude hypothécaire... Lisa Cook n'a pourtant pour l'instant été accusée d'aucun acte répréhensible. Elle conteste la décision du président et dit rester à son poste. C'est la première fois qu'un président américain limoge un gouverneur de la banque centrale depuis sa création, il y a 111 ans. La nouvelle fait la Une de tous les journaux américains ce matin et une grande interrogation ressort : Donald Trump a-t-il le pouvoir de véritablement renvoyer Lisa Cook ? La gouverneure de la Fed le refuse et dit que le président ne possède pas l'autorité de le faire. Le New York Times s'est penché sur la question. Il faut au président un « motif valable », considéré comme une faute grave pour pouvoir licencier. Autrement, le Congrès peut limiter son pouvoir de destitution. Dans le cas de Lisa Cook, le journal rappelle qu'elle n'a été accusée d'aucun crime... ce qui explique pourquoi de nombreux experts juridiques tirent la sonnette d'alarme. Dans le Washington Post, on peut lire que le président aurait des raisons de vouloir le départ de Lisa Cook.Sans la gouverneure de la Fed, Donald Trump pourrait avoir une majorité d'alliés au conseil d'administration de la Banque centrale... et donc atteindre son objectif de baisser les taux d'intérêt. Cela fait des mois qu'il fait pression sur la Fed à ce sujet-là. Pour Michael Strain, chercheur en politique économique, dont les propos ont été rapportés par le Post, « le président utilise le système de justice pénale pour destituer des gens en raison de désaccords politiques » et c'est « extrêmement dangereux ». À lire aussiDonald Trump tente de limoger Lisa Cook, une gouverneure de la Fed, qui refuse de partir Aux États-Unis toujours, une autre querelle politique, cette fois-ci entre Donald Trump et le gouverneur de l'Illinois, pourrait bien déclencher « une crise nationale majeure »... Ce sont en tout cas les mots qu'a choisis CNN dans une longue analyse... Elle se penche sur le bras de fer entre JB Pritzker et le président américain depuis sa volonté de déployer la garde nationale dans les rues de Chicago. Hier lundi, le gouverneur de l'Illinois a accusé Donald Trump d'une « prise de pouvoir dangereuse ». Il a dit s'inquiéter d'une administration qui cherche « à contourner la démocratie ». Lui, s'oppose drastiquement au déploiement de la garde nationale à Chicago. Normalement, elle n'est mobilisée qu'en cas de crise majeure... Or, Trump l'a déjà envoyée à Washington il y a quelques semaines. Selon CNN, cette querelle politique entre les deux hommes est à prendre au sérieux. JB Pritzker est un potentiel candidat démocrate à la présidence, donc un ennemi parfait pour Trump. Mais le gouverneur de l'Illinois ne semble pas vouloir se laisser faire par la « vision monarchique » du pouvoir du président. La brouille pourrait donc bien se transformer en crise politique, entre la Maison-Blanche et un État démocrate puissant qui rejette la contrainte fédérale, et le « règne de l'homme fort ». Au Brésil, la droite de Jair Bolsonaro, ancien président accusé entre autres de coup d'État, est en très mauvaise posture... « Nous avons tourné la page du bolsonarisme », affirme le quotidien national O Globo. Il se penche sur des chiffres de plusieurs sondages récents au Brésil et montre que la perspective d'un nouveau duel entre le président Lula et un représentant de Jair Bolsonaro paraît de plus en plus difficile à croire pour les prochaines présidentielles, en 2026. Près de deux tiers des Brésiliens ont déclaré qu'ils ne voteraient pas pour un candidat qui promet l'effacement des poursuites de Jair Bolsonaro.  Dans la Folha de São Paulo, un autre grand quotidien, une chronique est, elle, consacrée à l'avenir de la droite au Brésil... Selon le journaliste, les élections de 2026 seront probablement un échec pour la droite, qui n'arrivera pas à se détacher tout de suite de l'image du bolsonarisme... Il faudrait alors attendre 2030, les prochaines élections, pour qu'une droite « digne de ce nom », je cite, puisse se reconstruire. En Haïti, l'espoir de plusieurs avancées sur la question sécuritaire... Oui, c'est le Nouvelliste qui se réjouit de voir que les choses changent petit à petit...  Les forces de sécurité gouvernementales et multinationales ont repris du « poil de la bête », selon le quotidien. Elles ont annoncé hier lundi avoir repris le contrôle du site stratégique de Téléco, à Kenscoff, une commune proche de Port-au-Prince qui était occupée par les gangs depuis deux semaines. Haïti Infos parle d'un « tournant dans la lutte contre l'emprise criminelle ». Le Nouvelliste dit avoir reçu le témoignage de plusieurs sources gouvernementales qui font, elles aussi, preuve d'un certain optimisme, grâce notamment à une meilleure coordination depuis un changement à la tête de la police nationale haïtienne. Journal de la 1ère En Guadeloupe, huit mois après l'alerte lancée par la cour régionale des comptes, la situation financière des collectivités s'améliore. Cinq communes sont sorties du plan de redressement, même si certaines intercommunalités sont toujours dans des situations délicates. 

Reportage International
Série «Dis-moi à quoi tu joues»: la chkobba, symbole du patrimoine tunisien et de ses liens avec la Sicile

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 3:27


« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es ». C'est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde. Ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. Aujourd'hui, direction la Tunisie où l'on joue à la chkobba. Ce jeu de cartes, originaire de la migration sicilienne dans le pays au XIXe siècle, est le jeu favori des cafés tunisiens qui vendent d'ailleurs le jeu de cartes sur le menu, à côté du thé et du café. Jeu stratégique et populaire par excellence, la chkobba est aussi symbolique du patrimoine tuniso-italien dans le pays. De notre envoyée spéciale à Nabeul, Sur la route de Nabeul dans le Cap-Bon, en pleine chaleur, alors que beaucoup font encore la sieste, Zouhair, retraité, fait une partie de chkobba avec ses amis au café. « On joue toujours ensemble, celui qui perd paye la consommation des autres. Ou alors, chacun paye sa part, cela dépend. Le plus important, c'est qu'on s'amuse et que le meilleur gagne », raconte-t-il. Chaque jour, c'est le même rendez-vous : un café, une craie et une ardoise pour noter le score et les exclamations des joueurs qui s'entendent jusque dans la rue. Ce jeu se joue à deux ou quatre, le gagnant est celui qui récupère le plus de cartes à la fin de la manche. Mais sur le jeu de 40 cartes, chacune à sa valeur et chaque prise rapporte des points différents, comme l'explique Mohamed, le gérant du café : « Une carte en fonction de sa valeur permet de prendre ou de manger, comme on dit chez nous, les cartes qui sont sur le plateau, et d'effectuer ainsi une prise. Et à la fin de la manche, on compte les points. Le point dit "dinari" récompense celui qui a le plus de carreaux dans son jeu par exemple. » Il y a « chkobba » lorsqu'un joueur arrive à manger toutes les cartes sur le plateau en un seul coup. Le jeu se déroule très rapidement et requiert de la stratégie, mais aussi une gestuelle faciale pour communiquer entre partenaires sur le jeu de chacun. « Normalement, on a le droit de communiquer avec son partenaire juste lorsqu'on a le sept de carreau, la carte la plus importante. En tapant du poing sur la table, les autres grimaces sont interdites. Si on se fait prendre, on peut perdre des points, donc moi, je ne prends pas le risque », précise Zouhair. « Bien sûr qu'il existe une grimace sûre ou un geste subtil pour chaque type de carte. Mais les bons joueurs sont surtout ceux qui arrivent à suivre les cartes qui ont été mangées au fur et à mesure du jeu et à anticiper celles qui restent pour mieux faire leur prise ou empêcher un joueur de faire une chkobba. Ça, ce sont les vrais pros, ceux qui, à la fin de la partie, sont capables de te dire quelles cartes il reste dans la dernière manche », assure Mohamed, selon qui les plus habiles connaissent au moins une douzaine de mimiques en fonction des cartes. Convivial et stratégique, la chkobba est très populaire depuis deux siècles, souligne Alfonso Campisi, professeur universitaire sicilien et tunisien. Installé dans le pays depuis une trentaine d'années, il s'est intéressé à l'histoire du jeu. « Il naît en Espagne, importé par la domination arabe en Espagne. On pense aussi à travers les Mamelouks d'Égypte. Après, depuis l'Espagne, il s'est propagé un peu dans toute la Méditerranée et notamment les ports de la Méditerranée », détaille-t-il. Le jeu se joue quasi à l'identique en Tunisie et en Sicile, même pour les mimiques supposées interdites. « Rien ne change. Cela veut dire que si un Sicilien, qui ne parle même pas arabe ou français, vient jouer dans un café tunisien, il est dans son bain. C'est ça qui est beau et qui lie encore plus ces deux régions de la Méditerranée », explique l'universitaire. Jeu populaire et culturel, la chkobba rassemble de nombreux adeptes en Tunisie, même si les plus jeunes lui préfèrent le rami, une variante du poker à la tunisienne. À lire aussiLes délices du continent: en Tunisie, le mleoui est une institution de la street food [4/10]

Reportage Afrique
Sports traditionnels: la tbourida, ou l'art équestre de la fantasia à la marocaine [2/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2025 2:23


On poursuit notre série dédiée aux sports traditionnels. On part aujourd'hui pour le Maroc, où une pratique très ancienne continue de déplacer les foules : la tbourida, appelée en français la fantasia. Chevauchant des montures richement harnachées, des cavaliers tout aussi élégants simulent une charge militaire. Elle se termine en apothéose par un tir coordonné de fusils à poudre noire. Des concours de fantasia sont toujours organisés au Maroc pour désigner les meilleures troupes du royaume. L'un d'entre eux s'est tenu récemment à Bouznika, à 40 kilomètres de Rabat. De notre envoyé spécial à Bouznika, Des gradins ont été montés le long d'une piste en terre. C'est là que les troupes de fantasia vont s'affronter à tour de rôle. Bouchta, 65 ans, a fait plus de 300 kilomètres pour assister à cette compétition de tbourida, ainsi qu'on appelle ce sport en dialecte marocain. « C'est devenu un sport très populaire, un spectacle aimé de tous. Normalement, même pour un match de foot, il n'y a pas tout ce public », raconte-t-il. Chapeaux de cowboy ou, plus traditionnels, chapeaux en paille tressée, des personnes de tout âge et de tout milieu social assistent à ces concours où règne une ambiance de fête. « Dans chaque mariage, on amenait des chevaux avant. S'il n'y en avait pas, les gens étaient tout simplement moins nombreux à venir. La tbourida, c'est la colonne vertébrale de chaque grande occasion, comme les circoncisions, les fêtes religieuses », détaille Bouchta. Le coup d'envoi de la compétition est donné. Un premier passage conclu par les premiers tirs de fusils à poudre noire. La détonation fait vibrer les corps. La fantasia est un spectacle très codifié. Les gestes des cavaliers doivent être synchrones. Chaque passage est évalué par un jury installé en bout de piste.  « Quoi qu'il arrive, tu ne peux pas t'arrêter. C'est une addiction. Tu ressens beaucoup de choses pendant ces concours de tbourida, de la fierté pour toi-même, pour la troupe. C'est un sentiment indescriptible. Mais il y a toujours de la peur, ça, c'est nécessaire. Quand tu pars à la guerre, il y a forcément de la peur et du stress », confie Simohammed, qui pratique ce sport depuis qu'il a sept ans. Il en a 40 aujourd'hui. Mais la fantasia, selon ce dernier, c'est aussi beaucoup d'amour : « Chez les gens passionnés de tbourida, la relation avec le cheval est plus importante encore que la relation qu'ils entretiennent avec leurs enfants. Ils doivent passer du temps avec leur animal, faire son entretien. C'est une relation divine… » Les cavaliers ne font ça que pour la beauté du geste. On ne gagne pas encore sa vie, au Maroc, grâce à la tbourida. À lire aussiMort du footballeur Ahmed Faras, ex-capitaine et légende du Maroc

Les Grandes Gueules
La désolation du jour - Stéphane, restaurateur, au 3216 : "C'est encore les petits commerçants qui en souffrent. C'est de l'argent pour les restaurateurs normalement. Encore une fois, c'est ceux qui bossent qui en pâtissent&qu

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 2:28


Aujourd'hui, Charles Consigny, Emmanuel de Villiers et Flora Ghebali débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
La déconnexion du jour - Dominique Buisson, secrétaire général de la Fédération nationale du taxi : "Normalement, le retour est toujours compris dans le prix de l'aller" - 26/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 26, 2025 0:45


Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, Charles Consigny et Flora Ghebali débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Papatriarcat
BANDE-ANNONCE #189 - Leurs histoires de parents - Caro & Élodie

Papatriarcat

Play Episode Listen Later May 7, 2025 2:59


Real Life French
Les obsèques du pape

Real Life French

Play Episode Listen Later Apr 27, 2025 5:03


Louise : Je suis encore vachement émue de l'hommage qui a été rendu au pape hier. C'est rare des événements mondiaux comme ça.Julien : C'était une belle cérémonie, c'est clair ! Le nombre de gens qu'il y avait sur place, c'est impressionnant !Louise : Oui, et puis même si je suis pas religieuse, je pense que c'était un homme assez incroyable. Il parlait au-delà des catholiques.Julien : En tout cas, je suis curieux de voir qui sera le prochain pape ! Normalement, on saura d'ici quelques semaines qui va être choisi ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.