landlocked French and Mossi speaking country in West Africa
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Orezone Gold CEO Patrick Downey joins Mining Stock Daily to discuss the company's transformation from a single-asset Burkina Faso producer into a diversified multi-mine gold company following its expansion into Canada. Downey outlines the growth plan for the newly acquired Casa Berardi operation, the unexpected development opportunity at Heva-Hosco in Quebec, and continued expansion at Bomboré, with Orezone targeting 230,000–240,000 ounces of production this year and a pathway toward 350,000 ounces annually. The conversation also covers exploration upside, growing cash flow, debt reduction and how Orezone plans to use its operating assets to fund its next stage of growth.
Au Burkina Faso, quatre ans après le coup d'État qui l'a porté au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré revendique des avancées : lutte contre le terrorisme, mesures contre la vie chère, réformes institutionnelles. Face à la presse, il a défendu son bilan et redit qu'il ne voulait pas d'une démocratie « telle qu'importée par l'Occident ». Et vous, quel bilan dressez-vous de ces quatre années ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré lançait un putsch à Ouagadougou, pour en finir avec l'insurrection des groupes jihadistes qui occupaient près de la moitié du territoire du Burkina Faso. Quel est le bilan de son action à la tête du pays ? Inoussa Ouédraogo, qui vit aujourd'hui en exil, a été le directeur de publication de l'hebdomadaire Bendré et présidé la Société des éditeurs de la presse privée du Burkina Faso. RFI : Quand le capitaine Traoré affirme « La démocratie, ce n'est pas pour nous les Burkinabè », est-ce qu'il est dans la provocation ou est-ce qu'il le pense vraiment ? Inoussa Ouédraogo : Oh, disons que je ne sais pas. Provocation ou conviction, peu importe. Il est arrivé par les armes. En démocratie, il n'aurait jamais eu le pouvoir. Seule la dictature lui permet de rester le seul à tenir le micro et à décider seul de l'avenir de 25 millions de personnes. Il veut un pays sans contrepouvoir, où l'on peut disparaître pour un oui ou pour un non. Et dans une démocratie, il ne peut pas obtenir cela. Alors pour le capitaine Traoré, démocratie va avec révolution. Il affirme qu'il est le successeur du capitaine Sankara et qu'il reprend son œuvre révolutionnaire fondée sur le souverainisme. Est-ce qu'il n'y a pas, en effet, des points communs entre les deux officiers aux bérets rouges ? Dans la forme oui. Deux capitaines de 34 ans arrivés tous les deux par coup d'Etat. Sur le fond, malheureusement, tout semble les opposer. Sankara, sa révolution se voulait d'abord démocratique et populaire. Sankara, c'était l'humilité, le débat, la transparence. Ibrahim Traoré, c'est le silence, c'est l'opacité totale. Sankara disait « Malheur à qui bâillonne le peuple ». Aujourd'hui, tout le monde sait qui bâillonne le peuple burkinabè. À lire aussiBurkina Faso: Ibrahim Traoré dresse le bilan de ses quatre années au pouvoir Les quatre premières années du régime du capitaine Traoré sont marquées par de nombreuses mesures répressives. Mais le régime affirme que cela est justifié par la lutte contre le péril jihadiste. Qu'est-ce que vous en pensez ? Non, je pense que c'est simplement un alibi pour conserver le plus longtemps possible le pouvoir. Parce que pour ces militaires-là, la guerre est devenue comme une sorte de business. C'est devenu le café-cacao. On peut combattre le terrorisme sans sacrifier les droits du peuple. Et j'ai une pensée pour toutes ces femmes, ces enfants dont les proches ont été kidnappés. Ils sont journalistes, il y a des médecins, des avocats et même des guides religieux et des militaires aussi. Je pense à Serge Oulon, notre confrère, disparu il y a plus de deux ans. Je pense à Guy Hervé Kam qui est malade, qui, selon les infos que nous avons, a demandé à se faire soigner sans obtenir gain de cause. Je pense à un imam, l'imam Mahamadou Diallo, près de 80 ans, il a disparu sans laisser de traces. Nous avons créé une organisation qui s'appelle le Front anti-putschiste, qui a recensé plus de 200 personnes, enlevées, séquestrées, torturées par ce pouvoir-là. 82 d'entre elles figurent dans un trombinoscope que nous avons réalisé et que nous publions ce 30 septembre. C'est très dommage. La lutte contre le terrorisme ne peut pas expliquer tout cela. Alors quand le capitaine Traoré est allé au Ghana début 2025 pour la cérémonie d'investiture du président Mahama, il a été ovationné par les milliers de personnes qui étaient rassemblées pour cette occasion. Comment expliquez-vous cette popularité à l'étranger ? J'étais effectivement à Accra à ce moment précis. J'ai regardé, j'ai vu comment les Ghanéens ont réagi. Mais vous savez, Mobutu était aussi populaire, il était applaudi. Tous les dictateurs le sont à un moment donné. La popularité ne compte pas à mon avis. Ce qui compte, c'est d'améliorer la vie de son peuple. Est-ce que les conditions de vie des Burkinabè ont changé ? Est-ce que le terrorisme ne continue pas de faire souffrir le peuple burkinabè ? Est-ce que des milliers de personnes ne sont pas toujours déplacées ? Est-ce que les gens mangent à leur faim ? Alors est-ce que le capitaine Traoré n'est pas applaudi parce qu'il est considéré comme un souverainiste ? Et est-ce que ce combat-là ne lui donne pas une certaine légitimité ? Oui, tout le monde peut se prévaloir d'être, je dirais, souverainiste. Tout le monde peut se réclamer panafricaniste, tout le monde peut combattre l'impérialisme. Mais le combat pour la souveraineté, le combat contre le terrorisme ne peut pas justifier qu'on enlève des gens, qu'on les emprisonne, qu'on viole massivement les droits humains et qu'on rejette la démocratie. Des panafricanistes ont lutté pour les Africains sans avoir besoin de torpiller leurs peuples et de torpiller les constitutions. Voilà. Personne n'est contre Ibrahim Traoré. Nous sommes contre simplement sa manière de gérer la vie de ses concitoyens. Personne n'est contre la souveraineté des peuples africains, bien au contraire. Nous sommes tous pour la libération véritable de l'Afrique. Mais ce n'est pas en bâillonnant son propre peuple qu'on le libère. On ne peut pas vouloir libérer un peuple en bâillonnant ce peuple. C'est paradoxal, c'est contradictoire. Quand le capitaine Traoré affirme que les jihadistes ont perdu du terrain au Burkina Faso depuis quatre ans, c'est vrai ou c'est faux ? La réalité du terrain montre autre chose. J'ai une pensée pour nos forces de sécurité qui sont tuées chaque jour et enterrées à la va-vite, sans honneur militaire, souvent de nuit, pour que le peuple ne sache pas. Les autorités elles-mêmes reconnaissent que près de 30 % de notre territoire échappent encore à leur contrôle. À lire aussiBurkina Faso: accusé d'avoir mis en place une «milice numérique» contre la presse, le gouvernement répond à RSF
Burkina Faso has opened its first gold refinery as the government pushes to process more of its mineral wealth domestically. The new facility reflects Ibrahim Traoré's effort to increase state control over gold production and reduce reliance on exporting raw materials.
World news in 7 minutes. Wednesday 30th September 2026.Today: Estonia blames Russia. Ukraine update. France school protests. Spain housing. Pope AI. Brazil betting. Peru missing. US execution. Thailand floods. Shein profits. Ethiopia fighting. Burkina Faso gold. Banana no brown?With Stephen DevincenziBecome a SEND7 supporter!Ad-free listeningBonus quiz episode every FridayDaily transcripts (written by us, not AI!)Vocabulary listsWednesday worksheetsAsk questions in Ask Me Anything episodes10% of our profit goes to Effective Altruism charities.You can become a supporter at send7.supercast.comSign up for the free newsletter at send7.org/newsletterFor more information about SEND7 visit send7.org/contact or send an email to podcast@send7.org
La helada mañana de este lunes 7 de septiembre de 2026 arrancó a las 7:17 AM en Valparaíso con una sensación térmica de apenas 2 ºC, el invierno despidiéndose "con escándalo" tras la cordillera nevada y el desajuste generalizado tras el cambio de hora del fin de semana . Entre bostezos y el llamado a abrigarse, Francisco Marambio y Nicolás Argyros encendieron los micrófonos repasando la eterna racha de celebraciones de la familia de Marambio tras el cumpleaños de Marlene y las insólitas habilidades de Nicolás como productor de eventos, caracterizado por armar primero la lista de los "no invitados" . El drama familiar se apoderó de la mesa cuando Nicolás desclasificó su traición veraniega: su hija Sofía organizó un itinerario de vacaciones para diciembre que incluye un concierto en Argentina, Navidad trasandina y viaje a Francia en enero, dejándolo completamente fuera de sus planes con la venia de la abuela Delia (84 años) . Sin más remedio, Nicolás le exigió a Marambio un plato extra en su mesa navideña , reviviendo la desternillante anécdota del "pan de Pascua Krishna" de $2.900 que Nicolás le regaló años atrás y que Marambio terminó utilizando como traba-puertas y garrote de defensa personal contra delincuentes . La conversación dio paso al escándalo del neuromarketing: Marambio descubrió que en el supermercado azulito ya están vendiendo pan de Pascua en pleno septiembre por $990, comprando uno "de selección de Burkina Faso" que se desarmaba como su propio castillo de naipes existencial . En el bloque de auditoría, la comunidad ritoquera se tomó la pauta: el Profe de Villa Alemana confirmó la "Teoría de Juan Luis Guerra" de Nicolás contando cómo coqueteó con una joven de 25 años en el almacén cuando a ella le resonó Burbujas de Amor desde sus audífonos de casco ; el auditor Cristián denunció haber tenido pesadillas tras la emisión nocturna de los gritos de Yoko Ono en la cara B del single Cold Turkey de John Lennon ; y El Jona pidió consejos de animación para un evento costumbrista, recibiendo la infalible regla de Marambio: "Habla como si la masa estuviera ebria y completamente desnuda" , antes de descubrir que comparte edificio en la "Universidad Técnica Bruce Wayne" con la auditora Lorena . Para rematar, tras celebrar el Día de la Cooperación Policial recordando cuando el jefe de policía de Rosario le pidió por televisión a la población "por favor dejen de delinquir" , desglosaron un "inframundo" de noticias internacionales y nacionales: el pasajero ebrio atado con cinta adhesiva en un vuelo de American Airlines , la recompensa de $100.000 dólares ofrecida por la TV estatal de Irán por el hijo menor de Trump, Barron , la victoria de la ultraderecha en Sajonia-Anhalt (Alemania) , la doble explosión militar por narco-coca en Bolivia , los devastadores incendios en el Hotel Alto Nevados de Chillán y el Cerro Cordillera de Valparaíso , las Fondas de Alejo Barrios hasta las 3:00 AM y el cobro implacable de Huachipato a Independiente de Avellaneda . Todo esto cerró con la convocatoria para la Fiesta de la Ritoque del sábado 12 de septiembre dedicada a los clásicos del rock chileno de los 80 . ¿Quieres saber por qué Charlie del Paso es el "Nelson Muntz" de Marambio y Nicolás o qué respuesta le dieron a la pregunta de si los peces tienen nariz? ¡Haz clic en el reproductor y escucha el capítulo completo en Ritoque FM!
On l'utilise sous forme de cosmétique, et surtout dans les préparations culinaires pour remplacer le beurre de cacao. La campagne de commercialisation de l'année 2026-2027 du karité vient d'être officiellement lancée chez plusieurs producteurs du continent africain. Cette année, comme c'est le cas depuis deux ans, le commerce du karité est entravé par des restrictions à l'exportation. À ce stade, l'interdiction d'exporter des amandes de karité reste totale au Nigeria, en Côte d'Ivoire et au Mali. Le Togo et le Bénin autorisent l'exportation mais avec une taxe élevée. Au Burkina Faso, le régime est encore plus strict, même si sur le papier, l'interdiction totale d'exporter a été levée au mois de mai dernier. Au Ghana, la filière reste dans l'attente de restrictions annoncées par les autorités il y a plusieurs mois. Le pays est donc pour l'instant le plus ouvert aux acheteurs internationaux. C'est d'ailleurs là que les prix sont les plus élevés. Fortes disparités des prix Localement on constate de fortes disparités : au Ghana, les amandes de karité se négocient parfois à plus de 600 francs CFA au kilo alors qu'au Nigeria, le prix était la semaine dernière d'environ 300 FCFA/kg selon le bulletin agricole N'Kalo. À l'international, les prix sont globalement hauts en raison des tensions sur le marché, mais aussi à cause de l'influence du prix du beurre de cacao qui a augmenté ces six derniers mois. Or, le karité, une fois transformé, en est un substitut très prisé par l'industrie agroalimentaire. Les perspectives restent celles d'un marché tendu. C'est d'autant plus vrai que les gros acheteurs, qui représentent 60% du marché, se font encore très discrets en ce début de campagne. Dès qu'ils seront de nouveau acheteurs, les prix risquent de s'envoler, prévient un acteur de la filière. Réorganisation des circuits commerciaux Ces freins à l'exportation en vigueur depuis deux ans ont perturbé les circuits commerciaux. Il y a de nouveaux acteurs qui émergent, la hausse des prix attirant des intermédiaires qui n'avaient jamais travaillé dans le karité. Il y a aussi de nouveaux canaux d'approvisionnement. Les interdictions officielles sont contournées, sans grande surprise. Lors de la dernière campagne, des cargaisons d'amandes de karité sont sorties des pays qui ont fermé leurs frontières, même si les volumes sont impossibles à quantifier. Les usines qui pourraient, en théorie, transformer plusieurs dizaines de milliers de tonnes d'amandes ont néanmoins des difficultés à acheter. Certaines n'ont tourné l'année dernière qu'à 20 ou 30% de leur capacité. Cette campagne ne s'annonce pas plus facile pour ces gros industriels, qu'ils soient installés au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire. À lire aussiKarité, quatre pays producteurs ferment leurs exportations d'amandes brutes
« Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l'aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l'Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C'est ce que constate Afrik.com. « Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l'armée en une seule attaque et d'atteindre quelques jours plus tard l'un de ses principaux points d'appui aérien. » Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. » « Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l'Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n'a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l'efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d'équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. » « Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… » Le site Sahel Horizon, site d'opposition aux régimes militaires de l'AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C'est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l'examen. Ce n'est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l'on se garde bien de faire : la durée d'un régime n'est pas la sécurité d'une population, et la survie d'un palais n'est pas la stabilité d'un pays. » Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu'où l'on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd'hui celui que l'on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l'occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu'un palais n'a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu'au village n'est que la sécurité de ceux qui l'ont commandée. » L'amertume des militaires maliens en première ligne On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l'armée s'est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d'avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. » « En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l'armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu'on emmène à l'abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu'on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n'impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu'il arrive“, tempère un haut gradé. » En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d'attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l'indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L'insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n'est pas gênant pour lui“. » Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l'armée. D'autres sites maliens, à l'instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l'Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l'espace de l'AES.
I met Lorenzo and Ibrahima just last week, and their Japanese-style cocktail bar, Mugi, which opened in Barcelona in April of this year, impressed me so much I wanted to get them on the podcast to tell their story. They're both Italians (tho Ibra was born in Burkina Faso), met while bartending in London (of course), and developed a deep love of Japan (they are Japalian!) and its traditions while working in top places like Roka and Coya, before moving to Barcelona. We talk about their hospitality journey, why they opened in Barcelona and not Madrid, how the reception has been, how they teach about sake and shochu, why we all love awamori, and why the most popular section of their menu is "Japan meets Mexico". And lots more - enjoy!(Shout-out to Bianca Grisolia, whose Barcelona-based firm BG Communication arranged a presentation, for us Barcelona Hotel Bar Week* attendees, of the Mugi cocktail and food menu last week. Drinks and food are DELISH!. *BG Communication also created Barcelona Hotel Bar Week)Mugi Bar IG: https://www.instagram.com/mugibar.bcn/Ibrahima Guenne: https://www.instagram.com/ibraguenne/Lorenzo Cisi:https://www.instagram.com/cisilorenzo/BG Communication: https://www.instagram.com/bg.communication/Barcelona Hotel Bar Week: https://www.instagram.com/barcelonahotelbarweek/ (Get in touch with Duff!Podcast business enquiries: consulting@liquidsolutions.org (PR friends: we're only interested in having your client on if they can talk for a couple of hours about OTHER things besides their prepared speaking points or their new thing, whatever that is. They need to be able to hang. Oh, plus we don't edit, we won't supply prepared or sample questions, nor listener or “reach” stats, either, and no, you can't sit in on the interview (or lurk on the Zoom.) And our AI automatically deletes pitch emails that are clearly written using AI. Retain Philip's consulting firm, Liquid Solutions, specialised in on-trade engagement & education, liquor brand creation and repositioning: philip@liquidsolutions.orgPhilip on Instagram: https://www.instagram.com/philipsduff/ Philip on Facebook: Philip Duff Philip on X/Twitter: Philip Duff (@philipduff) / Twitter Philip on LinkedIn: linkedin.com Old Duff Genever on Instagram: Old Duff Genever (@oldduffgenever) • Instagram photos and videos Old Duff Genever on Faceboo...
« Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l'aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l'Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C'est ce que constate Afrik.com. « Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l'armée en une seule attaque et d'atteindre quelques jours plus tard l'un de ses principaux points d'appui aérien. » Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. » « Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l'Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n'a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l'efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d'équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. » « Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… » Le site Sahel Horizon, site d'opposition aux régimes militaires de l'AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C'est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l'examen. Ce n'est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l'on se garde bien de faire : la durée d'un régime n'est pas la sécurité d'une population, et la survie d'un palais n'est pas la stabilité d'un pays. » Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu'où l'on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd'hui celui que l'on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l'occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu'un palais n'a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu'au village n'est que la sécurité de ceux qui l'ont commandée. » L'amertume des militaires maliens en première ligne On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l'armée s'est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d'avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. » « En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l'armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu'on emmène à l'abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu'on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n'impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu'il arrive“, tempère un haut gradé. » En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d'attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l'indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L'insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n'est pas gênant pour lui“. » Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l'armée. D'autres sites maliens, à l'instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l'Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l'espace de l'AES.
Anthropic co-founder and CEO Dario Amodei made headlines recently by calling for slowing the development of increasingly powerful AI models to give safety measures time to catch up. That only increased the urgency of another effort within the company, which is expanding: An initiative to help governments and nonprofits use the models available today. Elizabeth Kelly leads that effort as Anthropic's head of “beneficial deployments,” which works with governments and nonprofits to put Claude, the company's AI model, to use. Before joining Anthropic, she led the U.S. AI Safety Institute, which worked to evaluate risk and develop safety standards for frontier AI systems. In a live recording of the Global Progress in the AI Era podcast at Devex Impact House on the sidelines of the 81st United Nations General Assembly, she argued that her past and present roles are connected. “Safety and access are two sides of the same coin,” Kelly said. “We are not going to see any of the benefits from AI unless we really invest in safety.” Anthropic used speaking engagements this week at UNGA81 to showcase organizations working with its technology. At its own event on Tuesday, titled The Briefing, speakers included Meenakshi Ramesh, CEO of Pratham Education Foundation, Rwanda's Minister of Information and Communications Technology and Innovation Paula Ingabire, and Rania Dagash-Kamara from the U.N.'s World Food Programme. In the podcast interview, Kelly expanded on Anthropic's partnership with Rwanda, its first multisector government partnership in Africa, which was announced earlier this year. She also pointed to Anthropic's work with the Coalition for Epidemic Preparedness Innovations, or CEPI, on producing situation reports during the recent Ebola response in the Democratic Republic of Congo. Other examples she cited included the International Rescue Committee's work on child malnutrition in Nigeria and maternal care in Burkina Faso.
Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l'interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l'ONU, le chef de l'État estime que l'organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu'il défend également la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l'ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l'architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d'austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd'hui sur « les scénarios d'alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d'au moins 198 députés, pour obtenir l'investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n'est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d'achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C'est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l'élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d'abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L'élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C'est à la Une d'Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d'information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d'exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d'un arrêt coordonné de l'activité », principalement dans les mines d'or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d'une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s'appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l'interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l'ONU, le chef de l'État estime que l'organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu'il défend également la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l'ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l'architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d'austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd'hui sur « les scénarios d'alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d'au moins 198 députés, pour obtenir l'investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n'est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d'achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C'est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l'élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d'abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L'élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C'est à la Une d'Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d'information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d'exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d'un arrêt coordonné de l'activité », principalement dans les mines d'or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d'une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s'appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
Nder duunde Afrik haa teeŋti e Afrik baŋŋe hiirnaange duɗe janngirɗe keewɗe udditii goɗɗe ɓoyaata uddita. Hitaande hikka nde jinnaaɓe heewɓe ngoytiima satteende janngirɗe ɗee. Tedduɓe heɗiiɓe RFI fulfulde on calminaama bismillah mon e Taskaram men Laawol Ganndal e Needi, on paami wonde yeewtere men hannde ko alhaali satteende coggu ko janngirte ina wi'ee e fransikoore Fournitures Scolaires. Hoɓɓe men e ndee toɓɓere ko Kadidia BARRY jinnaaɗo janngoowo to Burkina Faso e Moussa SAKHO gollowwo e fedde ndee wona laamuyankoore hono "action aide".
This one ended up going all over the place, geographically speaking - South Africa, Burkina Faso, Berlin, Japan, and a few stops I couldn't place if you asked me. Starts out funky and boogie-flavoured, rolls into some dusty, housier bits, then the Afro goodness takes over for a while. Finally got hold of that legendary Theo Parrish Sugarhill Gang edit I've been hunting, and there's one of my own edits hiding in there early on. George Benson brings it home as only George Benson can. Hope you like! TRACKLIST Manolo - Or Is It? North of Loreto, Zampera - Muttofunk - Cruel Summer (Part I) All Good Funk Alliance - On-Off Boogie Deee-Lite - Heart Be Still Harvey Mason - Till You Take My Love (Even Funkier Edit) Hipnotic - Are You Lonely? Opolopo Rework The Family's Jam - Feelz Good Stevie Wonder - Dark 'N' Lovely Jazzanova - Theme From Belle Et Fou Funkhaus Sessions Ronnie Jones - Lookin' For Action (Extended Rework Lup Ino Edit) Sugarhill Gang - Hot Hot Summerday (Theo Parrish Edit) Cody Currie - Apollo 11 Retromigration - Stop the Presses G2S - Rinky Dink Mafikizolo - Loot Zouratié Koné - Zou's Journey Maleet - Caridad Voilaaa - Vampires A Vision of Panorama, Eiko Hara - Shall We George Benson - Give Me The Night (Pete Le Freq Refreq) Underground System - Looking In (Clive From Accounts Remix)
Bassirou Diomaye Faye est l'invité de RFI et France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU 2026, ce 24 septembre à New York. Au micro de Mounia Daoudi et de Marc Perelman, le président du Sénégal revient sur la crise que traverse cette institution et la succession du Portugais Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall », insiste-t-il au sujet de son prédécesseur à la tête de l'État sénégalais et ancien adversaire politique. Bassirou Diomaye Faye défend également le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI le 1er septembre. Il enjoint les opposants à ce plan, incarnés notamment par son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, à adopter un « comportement patriotique » lors du futur vote sur la loi de finances rectificative de son pays. Entretien exclusif. RFI / France 24 : Nous sommes ici aux Nations unies, des Nations unies impuissantes souvent, presque ruinées, certains disent inutiles, avec une Afrique qui est historiquement sous-représentée. À quoi bon finalement ces Nations unies ? Est-ce qu'il ne faut pas revoir totalement l'architecture internationale ? Bassirou Diomaye Faye : Je crois que le constat est partagé sur l'état de l'ONU aujourd'hui. Et c'est justement parce qu'il est dans cet état qu'il faut se rappeler ce qui a été à l'origine de la création de cette organisation. Nous venions juste de sortir d'un contexte d'après Seconde Guerre mondiale, avec les ravages que l'on a connus. Le monde ne pouvait pas rester impuissant ou attendre encore de plonger dans un tel chaos pour éviter une guerre de cette ampleur. Nous devons donc toujours nous rappeler l'idée originelle. Et c'est justement parce que les Nations unies ne sont plus aujourd'hui, de l'avis de beaucoup d'observateurs, à la hauteur de la mission originelle qui a été la leur, qu'il faut s'y intéresser, les réformer et leur faire jouer le rôle qui devait être le leur, leur faire assumer la mission pour laquelle elles ont été créées. Cette organisation demeure importante. Aujourd'hui, nous devons travailler à ce que le multilatéralisme reprenne le dessus sur les initiatives bilatérales. C'est tout le sens du combat que nous sommes en train de mener aux Nations unies et dans toutes les tribunes où il est question de parler de notre organisation commune. L'Afrique y est sous-représentée. Je suis tout à fait en phase avec vous. Tous les discours, depuis des années, convergent sur la nécessité pour l'Afrique d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. C'est un combat qui est en train d'être mené, et nous espérons que les voix qui portent réellement la décision au sein de l'ONU comprendront la nécessité qu'un continent qui doit faire 2,5 milliards de personnes à l'horizon 2050 ne puisse être exclu des instances de décision de l'organisation mondiale. Ce combat, c'était celui d'Antonio Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir la candidature de Macky Sall, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a que très peu de chances d'aboutir ? Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l'ancien président du Sénégal, Monsieur Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu'elle garde encore toutes ses chances de succès. En réalité, ceux qui sont, ou celles qui sont considérés comme ayant des chances, ne le seront que lorsque les cinq auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité. Les jeux restent ouverts. Nous sommes en train de faire le travail. De notre point de vue, nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision et j'estime, contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c'est le profil du candidat. Je pense que vous venez de le dire tout à l'heure, l'Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd'hui pour défendre une meilleure place de l'Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l'ont plombé par rapport aux ambitions qu'il a eues et qu'il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? Je pense que sur ce rapport-là, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, de le soutenir parce que nous pensons aujourd'hui que la place qui doit être celle de l'Afrique au sein de l'ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. Alors vous, vous avez mentionné la dette, cette fameuse dette cachée, le gouvernement, votre gouvernement, vient de conclure un accord très attendu avec le Fonds monétaire international, qui doit permettre un prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Pour ça, il faut que votre dette, qui est donc bien plus importante qu'il y a quelques années, devienne soutenable. Il y a des négociations qui sont en train de s'ouvrir avec les créanciers multilatéraux et bilatéraux. Est-ce que vous espérez que ces négociations vont se conclure rapidement, plus rapidement que d'autres pays, par exemple comme le Ghana ou la Zambie ? Je pense que c'est une préoccupation partagée tant par le Sénégal, qui a choisi le cadre commun du G20, que par le cadre lui-même, qui doit faire preuve d'efficacité et d'efficience, particulièrement sur la réduction des délais dans le cadre des négociations. En réalité, c'est ça qui fait les hésitations des États qui sont dans une telle situation, à recourir à ce cadre. J'ai été récemment à Washington et j'ai vu que c'est une préoccupation que je partage avec la directrice générale du fonds, mais aussi avec le directeur général de la Banque mondiale. J'estime que ce que nous avons demandé avant de choisir le cadre, c'est que le cadre soit amélioré. Et la préoccupation fondamentale a été la préoccupation sur le délai de traitement ou des discussions qui doivent se tenir dans ce cadre. Sur ce rapport, nous avons des engagements fermes qui nous ont été donnés sur la réduction des délais avant d'avoir choisi le cadre. Nous espérons que chaque partie fera preuve de toutes les diligences possibles pour que nous allions plus vite et qu'au-delà du Sénégal, d'autres pays qui fatalement vont se retrouver dans cette situation-là auront plus confiance en ce cadre qui a été institué aussi pour être choisi par les pays qui sont dans une situation comme la nôtre. Donc d'ici quelques mois ? Nous l'espérons, nous travaillons à cela aussi. FMI rime souvent avec austérité. Il se dit que vous avez déjà accepté de baisser les subventions à l'énergie. D'autres mesures d'austérité risquent d'arriver également. Est-ce que finalement, ce ne sont pas les plus démunis qui vont encore devoir payer le prix de ces politiques du FMI ? Au contraire, je pense que dans le cadre du Sénégal, ce que nous avons réussi, c'est de préserver le pouvoir d'achat des plus démunis, comme vous l'avez dit. En 2026, nous avions, face aux difficultés, programmé de payer 35 milliards [de FCFA, NDLR] de bourses de sécurité familiale, nous avons décidé de doubler cette enveloppe pour la porter en 2026 à 70 milliards. Cette même enveloppe de 70 milliards sera doublée en 2027 pour être portée à 140 milliards. Et le registre national des bénéficiaires de ces bourses passe d'environ 500 000 à 1 million de bénéficiaires. Pas plus tard qu'avant-hier, dans le cadre du Programme national de solidarité, nous avons fait beaucoup de soutien à beaucoup de ménages vulnérables. Donc, notre préoccupation fondamentale dans le cadre de ces discussions avec le Fonds a été de préserver le pouvoir d'achat et d'assister les plus faibles pour que, justement, ils n'aient pas à payer le prix fort des efforts que nous sommes fatalement amenés à faire pour restaurer les équilibres financiers. C'est sur cela que nous travaillons. Et dans un registre d'austérité, comme on veut le faire croire, on ne recrute pas 2000 enseignants, on ne recrute pas plus de 2000 personnels de santé. On ne fait pas autant d'investissements que ce que nous sommes en train de faire dans le domaine de la santé et dans d'autres domaines. Je pense que le Sénégal a réussi aujourd'hui à restaurer la confiance avec le peuple, de l'État avec le peuple. Le Sénégal a réussi à restaurer sa confiance avec les partenaires et les investisseurs. Et nous sommes en train d'enclencher une phase que nous espérons va très rapidement porter ses fruits par rapport à la qualité de vie des Sénégalais. C'est cela notre préoccupation quotidienne. Pour que cela soit en effet enclenché, il faut que les mesures que vous êtes en train de mettre en place soient adoptées. C'est l'objet de la loi de finances qui va bientôt arriver devant l'Assemblée nationale. Or, à l'Assemblée nationale, votre ancien parti, le Pastef, a une très large majorité. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de censure, justement, de cette loi de finances ? Rappelons quand même que certains membres du Pastef vous ont accusé de trahison et de vous soumettre au FMI. Je vois que vous souriez. Est-ce que ce n'est pas une véritable crainte, cette censure ? En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c'est mon serment que j'ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n'y a pas d'autres choses qui m'engagent. Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d'autres lois, quand il s'agit d'aller à l'Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que le gouvernement est une institution à côté de l'institution que représente l'Assemblée nationale et celle que je représente moi-même et d'autres institutions, notamment sur le plan judiciaire. Et là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. Mais j'estime que dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d'accompagner cette dynamique qu'ils ont trouvée, qu'ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l'état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler. On se souvient, monsieur le Président, que le limogeage de votre Premier ministre, Ousmane Sonko, est intervenu peu après une visite du Fonds monétaire international. Est-ce que finalement, c'est votre volonté d'avancer avec le Fonds monétaire international qui a été l'objet de la rupture avec votre ancien compagnon de route ? Non, même pas. Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l'avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution. Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance et la République est à l'œuvre. Et c'est la seule chose qui soit immuable. Monsieur le Président, étant donné le contexte qu'on vient de décrire à l'Assemblée nationale, il y a une question qui se pose, c'est la possibilité éventuellement de dissoudre cette Assemblée nationale. Vous y êtes autorisé par la Constitution à partir du 2 décembre. Est-ce que cette option est bien sur la table ? Nous ne sommes pas encore au 2 décembre et il n'y a pas de fixation sur une dissolution de l'assemblée ou sur l'organisation d'élections à telle date ou telle autre date. Toujours est-il que ceux qui ont hâte d'aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire par deux fois, par un référé-liberté dont elle a été saisie et par un référé mesures utiles, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment, et si cela devait se faire, ce sera dans le cadre d'un consensus - vous savez mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques. Mais vous n'excluez pas quand même l'option de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité ou de contexte. Le moment venu, selon ce qu'on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole que nous avons, c'est l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions. Comme je l'ai dit, chaque institution est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu'il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable. Et c'est justement quand de telles situations arrivent que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution pour qu'elle puisse agir en conséquence. Monsieur le Président, vous venez de lancer il y a quelques semaines votre parti, Kiiraay – Les Patriotes républicains. Or, un sujet préoccupe aujourd'hui les Sénégalais, allez-vous annoncer le report des élections locales qui sont prévues pour se tenir le 17 janvier ? J'ai rappelé tout à l'heure qu'il y a une organisation de la société civile qui a saisi la Cour des comptes, la Cour suprême plutôt, pour lui demander de m'enjoindre à fixer la date de l'élection. Un référé-liberté. La Cour a considéré que, au regard des dispositions légales, l'élection peut s'organiser jusqu'à la fin de l'année, les élections locales jusqu'à la fin de l'année 2027. Une autre organisation, cette fois-ci constituée d'acteurs politiques, le Front pour la défense de la République, a saisi la même cour en référé mesures utiles, et la Cour a aussi décidé de la même chose. Donc, il n'y a rien qui urge en réalité, et je ne voudrais pas que nous soyons dans l'obsession électorale permanente, alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd'hui nous préoccuper fondamentalement, c'est comment discuter avec le fonds, obtenir un accord, un programme qui passe en conseil d'administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C'est cela ma préoccupation. Il y a un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c'est la loi que vous avez promulguée le 31 mars sur la criminalisation de l'homosexualité. Est-ce que vous comprenez ces critiques et est-ce que vous êtes d'accord avec l'option qui avait été mise sur la table par Ousmane Sonko, d'éventuellement durcir cette loi si nécessaire ? De quelle communauté internationale parlez-vous ? La France, les Nations Unies... Est-ce que dans ces pays-là, quand ils ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués, mais est-ce que nous avons réagi ? Non. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leurs options législatives et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose. Monsieur le Président, l'Union européenne finance la construction au Sénégal de deux centres d'accueil de migrants secourus en mer. Est-ce que les pays africains ne sont pas en train de devenir les sous-traitants d'une politique migratoire répressive menée par plusieurs pays européens ? Non, pas du tout. En réalité, même quand il a été question pour le Sénégal d'accueillir certains migrants refoulés de certains pays, nous avons refusé. Les migrants, par contre, qui prennent la mer pour l'essentiel sont aussi des Africains, il est question d'abord de leur protection, de leur intégrité physique au regard des conditions dans lesquelles ces migrants voyagent, et on sait à quel point c'est périlleux et combien de vies ça a coûté. D'un autre côté, c'est de ne pas les laisser entre les mains de passeurs ou de trafiquants d'êtres humains. Il est de notre responsabilité d'empêcher ces départs. Nous sommes en train de réaliser depuis 2024 des résultats extrêmement importants au Sénégal, ce que nous faisons en collaboration avec les autres pays de destination de ces flux migratoires irréguliers. Sur ce rapport, quand nous ramenons des migrants en terre ferme, il est de notre responsabilité aussi de les prendre en charge. Il ne s'agit en réalité que de cela, pas plus. Alors le Sénégal doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. C'est la première fois que des Jeux olympiques vont se tenir sur le continent africain. J'imagine que c'est un immense motif de fierté, mais c'est aussi un défi logistique et sécuritaire. Est-ce que le Sénégal sera prêt à tous ces points de vue ? On dira enfin 150 ans après, enfin la flamme vient en Afrique. Nous avons eu l'honneur et le privilège de l'accueillir au nom de l'Afrique qui accueille ces Jeux, qui sont célébrés à Dakar. Nous avons de notre côté travaillé à être à la hauteur des défis qui sont certes organisationnels, sécuritaires. À ce stade, les infrastructures qui doivent accueillir les Jeux sont prêtes et nous travaillons aussi à continuer à parfaire le concept de sécurité des Jeux. Sur ce rapport, nous sommes confiants, à quelques semaines des Jeux, que le Sénégal sera prêt, que nous organiserons des Jeux à notre image, sobres mais festifs, mais que nous montrerons aussi une jeunesse qui n'a pas que la migration en ligne de mire, mais qui est débordante d'énergie, qui est fière et qui est prête à accueillir le monde dans notre hospitalité légendaire. Sur le plan régional, Monsieur le Président, la situation sécuritaire au Mali, avec qui vous partagez une frontière, et plus largement dans les pays de l'AES, est préoccupante. Est-ce que vous ne craignez pas, je sais que vous en avez discuté avec plusieurs de vos homologues ici à New York, est-ce que vous ne craignez pas une contagion au Sénégal ? Vous parliez des JOJ justement, est-ce que vous avez eu à déjouer des tentatives d'attaques terroristes ces dernières semaines ? Le Mali est un pays voisin qui le restera parce que ni le Sénégal, ni le Mali ne déménageront. Sur ce rapport, quand il y a des problèmes de sécurité de cette nature au Mali, ils concernent forcément le Sénégal. Le terrorisme n'a pas de frontières. Ces conflits asymétriques ne sont pas à l'image des conflits conventionnels que nous connaissons. Donc, tout pays peut être frappé parce que justement, les facteurs qui font décider de frapper tel pays ou tel autre pays ne sont maîtrisés par aucun État. Le pays où nous sommes l'a vécu, votre pays l'a vécu, d'autres encore l'ont vécu. Donc le Sénégal ne peut pas dire qu'il est à l'abri. Mais nous prenons toutes les mesures qu'il faut, qui sont nécessaires, en concertation avec les pays avec lesquels nous partageons cette menace réelle par l'échange de renseignements et par tout autre mécanisme. Nous sommes même allés à un moment donné jusqu'à des patrouilles communes pour anticiper cette menace et enrayer toute tentative de frappe sur le Sénégal. Nous continuons à être vigilants, notamment dans le contexte des Jeux, mais nous sommes tout à fait conscients du niveau de la menace dans toute la sous-région, et cela nous concerne au plus haut point. Alors justement, vous êtes depuis quelques semaines président en exercice de la Cédéao, une institution régionale en crise, notamment à cause du départ de ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel. Votre première visite a été justement pour le Mali. Alors est-ce que ça veut dire que vous allez aussi vous rendre au Burkina Faso et au Niger ? Et est-ce que, on sait qu'il y a beaucoup de médiations pour essayer de faire revenir ces trois pays dans le giron de la Cédéao et de l'Union africaine, c'est votre objectif à vous ? Je n'ai pas de frontières en tant qu'Africain, pour aller dans un pays ou dans un autre où je serai certainement bien accueilli en tant que frère africain. Évidemment, je me suis rendu au Mali, je pourrai me rendre dans n'importe quel autre pays dans le futur, selon les besoins et les disponibilités. La Cédéao fait face à des défis. Nous avons vu trois membres qui sont importants quitter l'organisation et créer une autre organisation, la Confédération des États du Sahel. C'est leur souveraineté de décider d'être dans une organisation ou d'en sortir. Ce n'est pas une première ni dans le monde, ni en Afrique. Nous respectons cette décision et nous travaillons à garantir les conditions d'une coexistence des deux organisations qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens et qui garantissent une cohabitation qui permette d'avoir un commerce réel entre les pays, qu'ils soient membres de la Cédéao ou qu'ils soient membres de la Confédération des États du Sahel. Sur ce rapport, le dialogue est enclenché. Nous avons nommé un négociateur spécial en la personne du président Lansana Kouyaté. Le Sénégal jouera sa partition. Nous n'avons pas de sens interdit. Nous tendons la main à tout le monde et nous parlons à tout le monde, quelle que soit l'organisation dont il ressort. Parce qu'il nous faut bien discuter des problèmes que nous avons en commun, à savoir comment piloter cette sortie de la façon la plus intelligente possible. Et s'il était demain de la décision de ces autorités de prendre une autre voie, nous pourrons toujours en discuter parce que nous partageons le même espace commun et nous devons y travailler et cohabiter dans les meilleures formes possibles.
Après la prise de l'aéroport de Mekele et de plusieurs autres aéroports par les forces de défense du Tigré, le journal Libération, à Paris, livre une analyse de la situation. Libé cite un chercheur de l'université de Mekele. Pour lui, la prise des aéroports vise à « rompre le lien aérien entre Addis-Abeba et le Tigré », et traduit « une volonté d'aller vers une confrontation ouverte afin de provoquer une intervention internationale ». L'escalade couvait depuis plusieurs mois, rappelle Libération, qui esquisse les scénarios possibles désormais : « Addis-Abeba pourrait répondre par de nouvelles frappes, une rupture des circuits financiers ou un blocus du Tigré, comme pendant la première guerre. » Mais le journal considère qu'une reconquête terrestre des aéroports précipiterait la région dans un conflit ouvert. Et de citer à nouveau l'universitaire de Mekele : « L'Éthiopie se trouve au bord d'une guerre de grande ampleur. L'escalade des dernières 24 heures, selon lui, marque le passage d'une "paix froide" à "une guerre active sur plusieurs fronts", où "l'espace réservé à la diplomatie a pratiquement disparu". » Dans la foulée des révélations du Deportation Project Révélations auxquelles RFI est associée et que vous découvrez sur notre antenne depuis lundi. Ce nouveau témoignage : « Le regard perdu dans le vide, Carlos Telles Sanchez pense à son fils de cinq mois, resté aux États-Unis. Il ne l'a encore jamais vu. » À Paris, Le Monde raconte l'histoire de ce Vénézuélien qui avait fui son pays en 2021 et qui s'était installé à Dallas, au Texas, où il travaillait dans une concession automobile. Jusqu'au 20 août dernier, où il est arrêté par l'ICE, la police de l'immigration, alors qu'il est juste allé accomplir une tâche administrative. Et voilà Carlos Telles Sanchez expulsé vers le Liberia. « J'ai d'abord pensé que c'était le nom d'un autre État américain », raconte-t-il. « Le vol a été un véritable cauchemar. Nous avons été traités comme des criminels. » Aujourd'hui, il est logé dans un hôtel de Marshall, une petite ville côtière située à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia, la capitale. Le Monde rapporte que le Liberia s'est engagé à accueillir jusqu'à 1 200 personnes expulsées des États-Unis au cours des douze prochains mois. Selon The New York Times, Washington aurait accepté de verser 5 millions de dollars au Liberia en échange de la prise en charge des migrants expulsés. À écouter aussiÉtats-Unis- Afrique : que gagnent les pays qui acceptent les expulsés ? Au Sénégal, les pannes de courant à répétition sont encore dans la presse ce matin Un compteur électrique, une bougie et le président Bassirou Diomaye Faye, c'est le photomontage à la Une de WalfQuotidien, à Dakar, ce matin. Et ce titre : « Coupures intempestives d'électricité : Diomaye face au tombeur de Diouf et Wade ». Le journal a interrogé un analyste qui rappelle deux épisodes anciens. 1998, la grève du syndicat Sutelec qui plonge le Sénégal dans une crise de l'électricité. Cette crise, sans doute l'un des éléments déclencheurs du départ d'Abdou Diouf, estime l'analyste, qui rappelle ensuite l'épisode de 2009. Nouvelle crise de l'électricité qui conduira au plan Takkal du président Abdoulaye Wade, une importante restructuration du secteur énergétique. Mais notre analyste estime que, malgré cette réforme, les manifestants de juin 2011 à Dakar protestaient aussi contre les coupures de courant. Les délestages actuels peuvent être très préjudiciables pour le régime lors des prochaines élections, conclut l'article de Walf. À la veille de l'arrivée du pape en France Cet article est à découvrir sur le site The Conversation : « Ce que les prêtres africains en France révèlent des reconfigurations du catholicisme ». Le site souligne qu'en France, cette année, ce sont 84 nouveaux prêtres qui seront ordonnés. Une baisse constante. En 1960, le pays comptait 65 000 prêtres ; aujourd'hui, il en reste environ 12 000 et 20 % d'entre eux viennent de l'étranger, dont l'écrasante majorité d'Afrique, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Bénin, Cameroun, Madagascar, Burkina Faso et Côte d'Ivoire en tête. Le catholicisme français, longtemps émetteur missionnaire, est devenu un espace récepteur, écrit The Conversation.
Après la prise de l'aéroport de Mekele et de plusieurs autres aéroports par les forces de défense du Tigré, le journal Libération, à Paris, livre une analyse de la situation. Libé cite un chercheur de l'université de Mekele. Pour lui, la prise des aéroports vise à « rompre le lien aérien entre Addis-Abeba et le Tigré », et traduit « une volonté d'aller vers une confrontation ouverte afin de provoquer une intervention internationale ». L'escalade couvait depuis plusieurs mois, rappelle Libération, qui esquisse les scénarios possibles désormais : « Addis-Abeba pourrait répondre par de nouvelles frappes, une rupture des circuits financiers ou un blocus du Tigré, comme pendant la première guerre. » Mais le journal considère qu'une reconquête terrestre des aéroports précipiterait la région dans un conflit ouvert. Et de citer à nouveau l'universitaire de Mekele : « L'Éthiopie se trouve au bord d'une guerre de grande ampleur. L'escalade des dernières 24 heures, selon lui, marque le passage d'une "paix froide" à "une guerre active sur plusieurs fronts", où "l'espace réservé à la diplomatie a pratiquement disparu". » Dans la foulée des révélations du Deportation Project Révélations auxquelles RFI est associée et que vous découvrez sur notre antenne depuis lundi. Ce nouveau témoignage : « Le regard perdu dans le vide, Carlos Telles Sanchez pense à son fils de cinq mois, resté aux États-Unis. Il ne l'a encore jamais vu. » À Paris, Le Monde raconte l'histoire de ce Vénézuélien qui avait fui son pays en 2021 et qui s'était installé à Dallas, au Texas, où il travaillait dans une concession automobile. Jusqu'au 20 août dernier, où il est arrêté par l'ICE, la police de l'immigration, alors qu'il est juste allé accomplir une tâche administrative. Et voilà Carlos Telles Sanchez expulsé vers le Liberia. « J'ai d'abord pensé que c'était le nom d'un autre État américain », raconte-t-il. « Le vol a été un véritable cauchemar. Nous avons été traités comme des criminels. » Aujourd'hui, il est logé dans un hôtel de Marshall, une petite ville côtière située à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia, la capitale. Le Monde rapporte que le Liberia s'est engagé à accueillir jusqu'à 1 200 personnes expulsées des États-Unis au cours des douze prochains mois. Selon The New York Times, Washington aurait accepté de verser 5 millions de dollars au Liberia en échange de la prise en charge des migrants expulsés. À écouter aussiÉtats-Unis- Afrique : que gagnent les pays qui acceptent les expulsés ? Au Sénégal, les pannes de courant à répétition sont encore dans la presse ce matin Un compteur électrique, une bougie et le président Bassirou Diomaye Faye, c'est le photomontage à la Une de WalfQuotidien, à Dakar, ce matin. Et ce titre : « Coupures intempestives d'électricité : Diomaye face au tombeur de Diouf et Wade ». Le journal a interrogé un analyste qui rappelle deux épisodes anciens. 1998, la grève du syndicat Sutelec qui plonge le Sénégal dans une crise de l'électricité. Cette crise, sans doute l'un des éléments déclencheurs du départ d'Abdou Diouf, estime l'analyste, qui rappelle ensuite l'épisode de 2009. Nouvelle crise de l'électricité qui conduira au plan Takkal du président Abdoulaye Wade, une importante restructuration du secteur énergétique. Mais notre analyste estime que, malgré cette réforme, les manifestants de juin 2011 à Dakar protestaient aussi contre les coupures de courant. Les délestages actuels peuvent être très préjudiciables pour le régime lors des prochaines élections, conclut l'article de Walf. À la veille de l'arrivée du pape en France Cet article est à découvrir sur le site The Conversation : « Ce que les prêtres africains en France révèlent des reconfigurations du catholicisme ». Le site souligne qu'en France, cette année, ce sont 84 nouveaux prêtres qui seront ordonnés. Une baisse constante. En 1960, le pays comptait 65 000 prêtres ; aujourd'hui, il en reste environ 12 000 et 20 % d'entre eux viennent de l'étranger, dont l'écrasante majorité d'Afrique, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Bénin, Cameroun, Madagascar, Burkina Faso et Côte d'Ivoire en tête. Le catholicisme français, longtemps émetteur missionnaire, est devenu un espace récepteur, écrit The Conversation.
Four years after his death, COL (Ret) Anthony Johnson, MD, is still teaching. WarDocs is releasing again a 2021 interview recorded by his colleagues Gary Legault, MD, and Grant Justin while Johnson was living with stage 4 cancer, and his voice carries the same clarity, humor, and conviction that defined three decades in Army medicine. A cornea and refractive surgeon, Tony traces a path into medicine that began with a chance conversation during a third-year OB rotation and grew into a career spent perfecting the art of suturing. He credits mentors Doyle Stolte and George Waring for the technique he ultimately published in a textbook chapter, a knot-splicing method he adapted from a sailing manual called Ashley's Book of Knots, and he recalls the astonished phone call from cornea specialist Marilyn Mackiewicz after her own fellow used the technique successfully for the first time. In 2003, Johnson deployed to Operation Iraqi Freedom as the only operating ophthalmologist for the 47th and 28th Combat Support Hospitals, performing more than 400 surgical procedures in theater, many of them alone, in an open-air combat support hospital, refining ruptured-globe repairs he would spend the rest of his career teaching to residents. He describes the chaos of the first Scud missile alarm, sleeping in a converted morgue for lack of space, and the 36 straight hours he spent operating after the bombing of United Nations headquarters in Baghdad sent eight ruptured globes into his care at once. A decade later, at a humanitarian mission in Burkina Faso, he ran into one of those patients entirely by chance, still able to see out of the eye he had rebuilt. Tony returned to Brooke Army Medical Center as a residency director and Chief of Ophthalmology, founded the Army's first Eye Trauma and Vision Restoration Research Unit, and spent his final working years teaching residents he came to think of as his own children. He reflects candidly here on marriage, faith, and fatherhood, and on receiving a terminal diagnosis with gratitude rather than regret. WarDocs is bringing this conversation back because the surgeons Johnson trained are still practicing today, and still teaching what he taught them. That is what a legacy actually looks like. Chapters (00:00-07:43) Becoming a Physician and Choosing Ophthalmology (07:43-16:41) A Mentor's Suturing Technique and the Road to Deployment (16:41-27:49) Deploying to Iraq: Chaos, a Vestibule Clinic, and the First Cases (27:49-32:58) The Only Ophthalmologist in Theater (32:58-44:15) The UN Bombing, 36 Hours of Surgery, and a Reunion Years Later (44:15-58:55) Legacy: Teaching, Fatherhood, Faith, and a Life Without Regret Chapter Summaries (00:00-07:43) Becoming a Physician and Choosing Ophthalmology Tony describes a childhood pull toward medicine, choosing West Point despite its two-percent medical school quota, and stumbling into ophthalmology during a third-year OB rotation when an ophthalmology technician talked up the specialty for hours. He credits the camaraderie of "cooperate and graduate" at West Point for shaping how he later led and mentored. (07:43-16:41) A Mentor's Suturing Technique and the Road to Deployment During his cornea fellowship, he learns a suturing philosophy built on speed and efficiency from his mentors, then invents a technique for splicing a broken running suture, borrowed from a sailing knots manual, that he publishes and that a leading cornea specialist adopts after seeing it work. (16:41-27:49) Deploying to Iraq: Chaos, a Vestibule Clinic, and the First Cases Tony recounts arriving in Kuwait as part of an eight-person eye surgical team, the confusion of the first scud missile alarm, and being reassigned solo to Iraq to support the 47th and 28th Combat Support Hospitals with the only ophthalmology equipment in theater. (27:49-32:58) The Only Ophthalmologist in Theater By the fall of 2003, attrition leaves him as the sole surviving member of his surgical team, and he becomes the only ophthalmologist treating eye trauma in the entire Iraq theater of operations for roughly six months. (32:58-44:15) The UN Bombing, 36 Hours of Surgery, and a Reunion Years Later He describes performing ruptured-globe surgery for 36 straight hours after the United Nations headquarters bombing in Baghdad, then, years later, unexpectedly reuniting with two of those patients an ocean apart, both still able to see. (44:15-58:55) Legacy: Teaching, Fatherhood, Faith, and a Life Without Regret He reflects on his return to Brooke Army Medical Center, building a teaching career and the Army's first Eye Trauma and Vision Restoration Research Unit, and closes with reflections on marriage, fatherhood, faith, and facing a terminal cancer diagnosis without regret. Take Home Messages Shared Struggle Builds Lasting Bonds: A demanding institution's culture of "cooperate and graduate" can turn competition into lifelong camaraderie. Helping classmates succeed, rather than outcompeting them, built a network of trust that paid off for decades afterward. The Right Conversation at the Right Moment Can Redirect a Career: A specialty that never appeared on a young clinician's radar can become a life's calling after a single unplanned conversation. Staying open during rotations, even ones that seem to have nothing to teach, leaves room for that moment to happen. Constraint Forces Mastery: Operating alone, with limited equipment, in an austere combat environment forced a level of technical self-sufficiency that no routine practice would have required. Real skill often gets built under exactly the conditions nobody would choose. A Career's Impact Outlives the Moment It Happened: Patients treated in the chaos of a mass-casualty event can resurface years and continents later, their outcomes intact. The full measure of a surgeon's work is often not visible until long after the operating room lights go off. Facing Mortality Can Sharpen Gratitude Instead of Regret: A grim prognosis did not produce bitterness but a clear-eyed inventory of a life spent on family, faith, and service. Looking back with no desire to change anything is itself a kind of victory. Episode Keywords Cornea Surgeon, Refractive Surgery, Brooke Army Medical Center, Ophthalmology Residency, Operation Iraqi Freedom, Combat Support Hospital, Ruptured Globe Repair, Military Medicine, West Point, Uniformed Services University, Eye Trauma Research, Suturing Technique, Humanitarian Mission, Burkina Faso, UN Bombing Baghdad, Army Colonel, Military Ophthalmologist, Mentorship in Medicine, Faith and Fatherhood, Legacy in Medicine #WarDocs, #MilitaryMedicine, #MilMed, #Ophthalmology, #CorneaSurgeon, #IraqWarVeteran, #ArmyMedicine, #MedEd Honoring the Legacy and Preserving the History of Military Medicine The WarDocs Mission- WarDocs exists to honor the legacy of Military Medicine, preserve its history, and inspire every generation — across all Services, Corps, and Ranks — to serve with excellence and pride. Through mentorship, coaching, and education, we equip those considering, entering, and serving in military medicine with the knowledge, connections, and community they need to thrive. We celebrate Who we are, What we do, and, most importantly, How we serve Our Patients, the DoW, and Our Nation. Find out more and join Team WarDocs at https://www.wardocspodcast.com/ Check our list of previous guest episodes at https://www.wardocspodcast.com/our-guests Subscribe and Like our Videos on our YouTube Channel: https://www.youtube.com/@wardocspodcast Listen to the "What We Are For" Episode 47. https://bit.ly/3r87Afm WarDocs- The Military Medicine Podcast is a Non-Profit, Tax-exempt-501(c)(3) Veteran Run Organization run by volunteers. All donations are tax-deductible and go to honoring and preserving the history, experiences, successes, and lessons learned in Military Medicine. A tax receipt will be sent to you. WARDOCS documents the experiences, contributions, and innovations of all military medicine Services, ranks, and Corps who are affectionately called "Docs" as a sign of respect, trust, and confidence on and off the battlefield, demonstrating dedication to the medical care of fellow comrades in arms. Follow Us on Social Media Twitter: @wardocspodcast Facebook: WarDocs Podcast Instagram: @wardocspodcast LinkedIn: WarDocs-The Military Medicine Podcast YouTube Channel: https://www.youtube.com/@wardocspodcast
Interview with Drew Clark, President & CEO of Summit RoyaltiesOur previous interview: https://www.cruxinvestor.com/posts/summit-royalties-tsxvsum-secures-us50m-credit-facility-to-fund-cash-flowing-deals-push-11308Recording date: 22nd September 2026Summit Royalties (TSXV:SUM, OTCQX:SUMMF) is a precious metals royalty and streaming company that began trading on the TSX Venture Exchange in November 2025. In under a year it has assembled a portfolio of around 46 royalties and streams, completed the Star Royalties acquisition, bought a royalty on Newmont's Saddle North deposit and arranged its first credit facility. President and CEO Drew Clark says Summit has not raised any money since going public.The investment case rests on a visible production step-up. Four assets currently generate revenue: a 1% NSR on West Red Lake Gold Mines' Madsen mine in Ontario, a 50% silver stream on Orezone Gold's Bomboré mine in Burkina Faso, a 2% royalty on Iwatani's Keysbrook mineral sands operation in Western Australia, and a 0.5% NSR on Denarius Metals' Zancudo mine in Colombia. Bomboré dominates for now, at an estimated 68% of 2026 revenue.Two development assets are scheduled to enter production in 2027. Copperstone in Arizona, operated by Mining Americas, is permitted, funded and under construction, with first gold targeted for mid-2027. Summit holds a 4% gold stream there, paying 25% of spot per ounce delivered, and a maiden open pit resource is expected in H2 2026. Pitangui in Brazil, operated by Jaguar Mining, pays Summit $80 per ounce on the first 250,000 ounces before converting to a 1.5% NSR. Development is expected to start in H2 2026, subject to an installation licence.Consensus estimates cited by Clark have revenue doubling in 2027 and again in 2028, with output above 4,000 gold equivalent ounces by 2028. Summit has not issued formal guidance but intends to. Because general and administrative costs run at $1.5 million to $2 million a year and are expected to stay broadly flat, most of that incremental revenue should reach the bottom line.The funding model is shifting. Summit's $25 million revolving facility from National Bank of Canada, with a $25 million accordion, is undrawn and costs between 6% and 7% when drawn, depending on leverage. Clark's argument is simple. When an acquired asset's revenue exceeds its interest cost, cash flow per share rises immediately and no shares are issued. That matters for a company trading at roughly 0.7 times P/NAV, where equity is an expensive currency.Valuation is the core of the opportunity. At a market capitalisation of US$109 million, Summit trades at the lowest P/NAV and price-to-2027 cash flow multiples in its presented peer group. Clark believes the market begins treating royalty companies as established players once revenue passes a threshold he now places near $20 million.Longer-dated optionality comes from AurMac, Banyan Gold's 8.6 million ounce Yukon project where Summit holds 0.5% to 2.0% royalties ahead of a PEA, and from Saddle North, which Clark expects to repay its C$5 million cost within a year of production.The risks are clear. Revenue is concentrated in Bomboré until 2027, both development assets are pre-production and could face delays, and the portfolio lacks a single cornerstone stream. Investors should track Copperstone construction, the Pitangui installation licence, the first facility drawdown and Summit's maiden guidance.View Summit Royalties' company profile: https://www.cruxinvestor.com/companies/summit-royalties Sign up for Crux Investor: https://cruxinvestor.com/subscribe
« Rétablir la confiance et gérer la transformation » : c'est le thème officiel de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte hier mardi à New York. « Et l'Afrique dans tout ça ? », s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso. « L'ONU joue un rôle central mais complexe en Afrique, où se concentrent une grande partie de ses opérations de paix, de ses défis humanitaires et de ses programmes de développement. Certes, des pays comme le Lesotho, le Botswana et autres, sont censés avoir la même voix que les États-Unis ou encore la France… Mais en réalité, pointe le quotidien burkinabé, la tribune des Nations unies, bien que prestigieuse, permet à nos chefs d'État de s'écouter parler, souvent dans des salles vides. Ce ne sont pourtant pas les difficultés, les problèmes endémiques qui manquent sur le continent. Une guerre succédant à une autre, et aujourd'hui du Sahel à l'est du Congo, en passant par le Soudan, le Soudan du Sud… de nombreux pays sont désorganisés, en raison de conflits qui perdurent, sans que la fameuse Communauté dite internationale ne puisse y faire grand-chose ». Faut pas rêver… Le quotidien Aujourd'hui, toujours à Ouaga, renchérit : « Les questions de sécurité et de guerre en RDC, au Soudan, ou encore au Sahel, le problème de la dette et de la justice financière internationale seront aussi dans les discours de nos princes. Pour quels résultats ? Faut pas rêver ! », s'exclame le quotidien ouagalais. « Si l'Afrique est courtisée et est devenue le lieu d'une intense guerre géopolitique, c'est que les puissants de ce monde savent que c'est le continent de l'avenir pour sa jeunesse face à des pays anémiés démographiquement, mais aussi pour ses richesses en sous-sol. Ce sera donc le lieu de tenir des postures de fermeté, estime Aujourd'hui, face aux grands de ce monde dont les règles de coopération suivent le curseur de leurs intérêts : "dis-moi quelles richesses sont enfouies dans ton sous-sol et je te dirai quel genre de partenariat nous ferons". Les discours des Africains devront être de cette tonalité : "Respectez-nous et traitons d'égal à égal" ». Le beau discours de Guterres… C'était le sens d'ailleurs de l'intervention du secrétaire général de l'ONU lors du récent forum Unstoppable Africa 2026 à New York : « Antonio Guterres en effet a appelé à un changement de modèle dans les relations économiques avec l'Afrique, relève Afrik.com. (…) "Nous devons passer de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l'Afrique", a-t-il déclaré devant des responsables politiques, investisseurs et dirigeants d'entreprises. Le secrétaire général de l'ONU a plaidé pour davantage de transformation locale des ressources, d'investissements et de partenariats. Objectif : permettre au continent de conserver une plus grande part de la valeur créée. Antonio Guterres a ainsi souligné l'importance croissante de l'Afrique dans l'économie mondiale, relève encore Afrik.com. Il a notamment cité un marché évalué à environ 3 000 milliards de dollars, ainsi que la présence de l'Afrique sur près de 30 % des ressources minérales mondiales et environ 60 % du potentiel solaire de la planète. Le secrétaire général de l'ONU a également mis en avant la progression de la population active africaine, qui constitue l'un des principaux moteurs démographiques de la prochaine période ». Mieux se faire entendre… Voilà pour les paroles, reste à passer aux actes… C'était le sens, remarque le site Africa News, du discours du président kenyan William Ruto, qui a appelé, en marge du sommet onusien, à « repenser les partenariats internationaux avec l'Afrique et à mieux mobiliser les ressources dont dispose le continent : "la question, a-t-il dit, n'est plus seulement de savoir combien d'argent nos partenaires peuvent apporter à l'Afrique. La vraie question, c'est : comment pouvons-nous mobiliser les ressources que l'Afrique possède déjà ? Cela suppose de repenser notre conception du partenariat international" ». Déjà, un premier pas serait que l'Afrique puisse mieux se faire entendre… En effet, rappelle le site marocain Atalayar : « Paradoxe du multilatéralisme contemporain : l'Afrique concentre plus de 60 % des débats et des mandats opérationnels du Conseil de sécurité de l'ONU, mais ne dispose d'aucun siège permanent au sein de son instance décisionnelle ». Et depuis des années, l'Union africaine réclame « au moins deux sièges permanents dotés de toutes les prérogatives — y compris le droit de veto — ainsi que de cinq sièges non permanents ». Et pour l'instant, rien n'a bougé.
« Rétablir la confiance et gérer la transformation » : c'est le thème officiel de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte hier mardi à New York. « Et l'Afrique dans tout ça ? », s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso. « L'ONU joue un rôle central mais complexe en Afrique, où se concentrent une grande partie de ses opérations de paix, de ses défis humanitaires et de ses programmes de développement. Certes, des pays comme le Lesotho, le Botswana et autres, sont censés avoir la même voix que les États-Unis ou encore la France… Mais en réalité, pointe le quotidien burkinabé, la tribune des Nations unies, bien que prestigieuse, permet à nos chefs d'État de s'écouter parler, souvent dans des salles vides. Ce ne sont pourtant pas les difficultés, les problèmes endémiques qui manquent sur le continent. Une guerre succédant à une autre, et aujourd'hui du Sahel à l'est du Congo, en passant par le Soudan, le Soudan du Sud… de nombreux pays sont désorganisés, en raison de conflits qui perdurent, sans que la fameuse Communauté dite internationale ne puisse y faire grand-chose ». Faut pas rêver… Le quotidien Aujourd'hui, toujours à Ouaga, renchérit : « Les questions de sécurité et de guerre en RDC, au Soudan, ou encore au Sahel, le problème de la dette et de la justice financière internationale seront aussi dans les discours de nos princes. Pour quels résultats ? Faut pas rêver ! », s'exclame le quotidien ouagalais. « Si l'Afrique est courtisée et est devenue le lieu d'une intense guerre géopolitique, c'est que les puissants de ce monde savent que c'est le continent de l'avenir pour sa jeunesse face à des pays anémiés démographiquement, mais aussi pour ses richesses en sous-sol. Ce sera donc le lieu de tenir des postures de fermeté, estime Aujourd'hui, face aux grands de ce monde dont les règles de coopération suivent le curseur de leurs intérêts : "dis-moi quelles richesses sont enfouies dans ton sous-sol et je te dirai quel genre de partenariat nous ferons". Les discours des Africains devront être de cette tonalité : "Respectez-nous et traitons d'égal à égal" ». Le beau discours de Guterres… C'était le sens d'ailleurs de l'intervention du secrétaire général de l'ONU lors du récent forum Unstoppable Africa 2026 à New York : « Antonio Guterres en effet a appelé à un changement de modèle dans les relations économiques avec l'Afrique, relève Afrik.com. (…) "Nous devons passer de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l'Afrique", a-t-il déclaré devant des responsables politiques, investisseurs et dirigeants d'entreprises. Le secrétaire général de l'ONU a plaidé pour davantage de transformation locale des ressources, d'investissements et de partenariats. Objectif : permettre au continent de conserver une plus grande part de la valeur créée. Antonio Guterres a ainsi souligné l'importance croissante de l'Afrique dans l'économie mondiale, relève encore Afrik.com. Il a notamment cité un marché évalué à environ 3 000 milliards de dollars, ainsi que la présence de l'Afrique sur près de 30 % des ressources minérales mondiales et environ 60 % du potentiel solaire de la planète. Le secrétaire général de l'ONU a également mis en avant la progression de la population active africaine, qui constitue l'un des principaux moteurs démographiques de la prochaine période ». Mieux se faire entendre… Voilà pour les paroles, reste à passer aux actes… C'était le sens, remarque le site Africa News, du discours du président kenyan William Ruto, qui a appelé, en marge du sommet onusien, à « repenser les partenariats internationaux avec l'Afrique et à mieux mobiliser les ressources dont dispose le continent : "la question, a-t-il dit, n'est plus seulement de savoir combien d'argent nos partenaires peuvent apporter à l'Afrique. La vraie question, c'est : comment pouvons-nous mobiliser les ressources que l'Afrique possède déjà ? Cela suppose de repenser notre conception du partenariat international" ». Déjà, un premier pas serait que l'Afrique puisse mieux se faire entendre… En effet, rappelle le site marocain Atalayar : « Paradoxe du multilatéralisme contemporain : l'Afrique concentre plus de 60 % des débats et des mandats opérationnels du Conseil de sécurité de l'ONU, mais ne dispose d'aucun siège permanent au sein de son instance décisionnelle ». Et depuis des années, l'Union africaine réclame « au moins deux sièges permanents dotés de toutes les prérogatives — y compris le droit de veto — ainsi que de cinq sièges non permanents ». Et pour l'instant, rien n'a bougé.
Une affaire de lunettes perdues et quatre journalistes qui se retrouvent en garde à vue pendant cinq jours, accusés de vol… L'affaire se déroule au Cameroun. Et ce qui n'était au départ qu'un écho sur les réseaux sociaux s'est répandu dans nombre de médias camerounais et au-delà. Tout commence le 16 septembre, raconte CamerounWeb, au Palais des Congrès de Yaoundé : « Quatre journalistes se déplacent pour couvrir la clôture d'une cérémonie officielle de la Banque islamique de développement, présidée par le ministre de l'Économie, Alamine Ousmane Mey. Mais au lieu de repartir avec leurs notes, leurs enregistrements, leurs reportages, les quatre journalistes repartent menottés. Le motif de cette arrestation ? Une suspicion de vol portant sur les lunettes du ministre… Parce que cet accessoire manque à l'appel, s'exclame Cameroun Web, quatre professionnels de l'information sont brutalement interpellés, transférés au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis jetés dans les cellules du commissariat central N°1 de Yaoundé. » De rebondissements en rebondissements Le site Le Bled Parle, autre site d'information camerounais, raconte la suite : « Le lendemain de l'arrestation, un premier rebondissement intervient : les lunettes recherchées sont retrouvées intactes à l'intérieur du véhicule personnel du ministre. Cette découverte écarte donc le soupçon initial de vol, mais ne met pas pour autant un terme à la procédure. Le dossier prend alors une nouvelle orientation. Deuxième rebondissement : les enquêteurs évoquent désormais une suspicion d'"intrusion non autorisée" dans une réunion tenue à huis-clos au Palais des Congrès. Le parquet ordonne alors des investigations complémentaires et le maintien en détention des quatre journalistes. » Maintien en détention qui durera tout le week-end… Finalement, pointe Le Bled Parle, hier lundi, ils sont libérés. « Aucune charge n'a été retenue contre eux et aucune infraction n'a été caractérisée à l'issue des investigations. » La liberté de la presse au Cameroun « sous pression » Le site Camer s'insurge : « Pourquoi quatre professionnels identifiés, exerçant leur métier, ont-ils été traités comme des suspects pendant cinq jours ? Le premier grief, la disparition des lunettes, n'a pas résisté à 24 heures d'enquête. Les lunettes étaient dans la voiture du ministre. Personne ne les avait volées. Le second grief, l'"intrusion non autorisée" dans une réunion à huis clos, ne tient pas. Le Palais des congrès de Yaoundé est un espace public. La cérémonie de clôture des Journées de la BID était un événement officiel. Des journalistes y étaient présents pour la couvrir. » Bref, s'interroge Camer : « Une question reste ouverte : combien coûte une paire de lunettes au Cameroun ? Pour ces quatre-là, elle a coûté cinq jours de liberté. » Camer qui rappelle que « la liberté de la presse est sous pression au Cameroun : cette année, Reporters sans frontières a classé le Cameroun à la 133e place mondiale pour la liberté de la presse, contre la 131e en 2025. Le pays recule. RSF qui note que le Cameroun, malgré l'un des paysages médiatiques les plus riches d'Afrique, reste "l'un des pays les plus dangereux du continent pour les journalistes" ». Et on revient à Cameroun Web qui renchérit : « Cette affaire jette une lumière cruelle sur la vulnérabilité quotidienne des journalistes au Cameroun. En jetant des reporters en prison pour un soupçon aussi grotesque et sans le moindre mandat, la police ne cherche pas seulement des lunettes : elle aveugle la liberté d'informer. Elle envoie un signal terrifiant à toute une profession : celui que n'importe quel prétexte, aussi dérisoire soit-il, peut servir à museler, humilier et emprisonner un journaliste. » Le « Lunettesgate » Cette affaire des lunettes du ministre a largement débordé les frontières camerounaises. On en parle au Gabon, au Bénin, et au Burkina Faso, où la presse locale, jamais avare de commentaires, en fait ses choux gras. « Une affaire biscornue aussi rocambolesque qu'hilarante », s'exclame le Faso.net. « Chiffonnée aux entournures et en colère, on ne le serait à moins, s'exclame Aujourd'hui, la corporation est vent debout contre cet opprobre jeté à la profession. Ce "Lunettesgate" au Cameroun qui a envahi la toile n'en demeure pas moins un indicateur, affirme le site burkinabè : les journalistes côtoient le pouvoir, mais risquent à tout moment d'être pris à partie (…). Ce "Lunettesgate" souligne que les journalistes camerounais doivent avoir le dos large pour être prêts à encaisser les désidératas des puissants. »
Une affaire de lunettes perdues et quatre journalistes qui se retrouvent en garde à vue pendant cinq jours, accusés de vol… L'affaire se déroule au Cameroun. Et ce qui n'était au départ qu'un écho sur les réseaux sociaux s'est répandu dans nombre de médias camerounais et au-delà. Tout commence le 16 septembre, raconte CamerounWeb, au Palais des Congrès de Yaoundé : « Quatre journalistes se déplacent pour couvrir la clôture d'une cérémonie officielle de la Banque islamique de développement, présidée par le ministre de l'Économie, Alamine Ousmane Mey. Mais au lieu de repartir avec leurs notes, leurs enregistrements, leurs reportages, les quatre journalistes repartent menottés. Le motif de cette arrestation ? Une suspicion de vol portant sur les lunettes du ministre… Parce que cet accessoire manque à l'appel, s'exclame Cameroun Web, quatre professionnels de l'information sont brutalement interpellés, transférés au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis jetés dans les cellules du commissariat central N°1 de Yaoundé. » De rebondissements en rebondissements Le site Le Bled Parle, autre site d'information camerounais, raconte la suite : « Le lendemain de l'arrestation, un premier rebondissement intervient : les lunettes recherchées sont retrouvées intactes à l'intérieur du véhicule personnel du ministre. Cette découverte écarte donc le soupçon initial de vol, mais ne met pas pour autant un terme à la procédure. Le dossier prend alors une nouvelle orientation. Deuxième rebondissement : les enquêteurs évoquent désormais une suspicion d'"intrusion non autorisée" dans une réunion tenue à huis-clos au Palais des Congrès. Le parquet ordonne alors des investigations complémentaires et le maintien en détention des quatre journalistes. » Maintien en détention qui durera tout le week-end… Finalement, pointe Le Bled Parle, hier lundi, ils sont libérés. « Aucune charge n'a été retenue contre eux et aucune infraction n'a été caractérisée à l'issue des investigations. » La liberté de la presse au Cameroun « sous pression » Le site Camer s'insurge : « Pourquoi quatre professionnels identifiés, exerçant leur métier, ont-ils été traités comme des suspects pendant cinq jours ? Le premier grief, la disparition des lunettes, n'a pas résisté à 24 heures d'enquête. Les lunettes étaient dans la voiture du ministre. Personne ne les avait volées. Le second grief, l'"intrusion non autorisée" dans une réunion à huis clos, ne tient pas. Le Palais des congrès de Yaoundé est un espace public. La cérémonie de clôture des Journées de la BID était un événement officiel. Des journalistes y étaient présents pour la couvrir. » Bref, s'interroge Camer : « Une question reste ouverte : combien coûte une paire de lunettes au Cameroun ? Pour ces quatre-là, elle a coûté cinq jours de liberté. » Camer qui rappelle que « la liberté de la presse est sous pression au Cameroun : cette année, Reporters sans frontières a classé le Cameroun à la 133e place mondiale pour la liberté de la presse, contre la 131e en 2025. Le pays recule. RSF qui note que le Cameroun, malgré l'un des paysages médiatiques les plus riches d'Afrique, reste "l'un des pays les plus dangereux du continent pour les journalistes" ». Et on revient à Cameroun Web qui renchérit : « Cette affaire jette une lumière cruelle sur la vulnérabilité quotidienne des journalistes au Cameroun. En jetant des reporters en prison pour un soupçon aussi grotesque et sans le moindre mandat, la police ne cherche pas seulement des lunettes : elle aveugle la liberté d'informer. Elle envoie un signal terrifiant à toute une profession : celui que n'importe quel prétexte, aussi dérisoire soit-il, peut servir à museler, humilier et emprisonner un journaliste. » Le « Lunettesgate » Cette affaire des lunettes du ministre a largement débordé les frontières camerounaises. On en parle au Gabon, au Bénin, et au Burkina Faso, où la presse locale, jamais avare de commentaires, en fait ses choux gras. « Une affaire biscornue aussi rocambolesque qu'hilarante », s'exclame le Faso.net. « Chiffonnée aux entournures et en colère, on ne le serait à moins, s'exclame Aujourd'hui, la corporation est vent debout contre cet opprobre jeté à la profession. Ce "Lunettesgate" au Cameroun qui a envahi la toile n'en demeure pas moins un indicateur, affirme le site burkinabè : les journalistes côtoient le pouvoir, mais risquent à tout moment d'être pris à partie (…). Ce "Lunettesgate" souligne que les journalistes camerounais doivent avoir le dos large pour être prêts à encaisser les désidératas des puissants. »
Compassion Au Burkina Faso, des jeunes en situation d'extrême pauvreté se battent pour construire leur avenir. Dans un contexte marqué par le conflit armé interne et de grandes difficultés économiques, des initiatives de la société civile ouvrent de nouvelles perspectives. Katia Aeby, d'Interaction, s'entretient avec Yasmine Thomet de Compassion Suisse, autour d'un projet qui permet à de nombreux·ses jeunes d'acquérir des compétences professionnelles et de gagner en autonomie, grâce au soutien des Églises locales. Elles font entendre aussi letémoignage de Kabissiga Bougma, de Compassion Burkina Faso. Un épisode consacré à l'espoir, à la créativité et à la détermination d'une jeunesse qui construit son avenir, celui de ses familles et de ses communautés. Plus d'informations : https://compassion.ch Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. À lire aussiMali: à Bamako, le Premier ministre algérien plaide pour un renforcement des relations entre les deux pays
This week's episode features Critical Risk Team partner George McLeod in conversation with host Adrian Pocobelli on recent developments in Africa's Sahel region and in Myanmar. McLeod discusses the unexpected players he sees operating in Burkina Faso, Mali and Niger, and how shifting geopolitical dynamics are affecting mining companies across the region. He also examines the complex situation in Myanmar, a major producer of heavy rare earths, as well as questions surrounding the evolving relationship between India and China in the rare earths sector. All this and more with host Adrian Pocobelli. This week's Spotlight features Kai Hoffmann, CEO of Soar Financial Group and organizer of the Deutsche Goldmesse conference, taking place Nov. 13–14 in Frankfurt, Germany. To learn more about the conference, visit: https://deutschegoldmesse.online/ “Rattlesnake Railroad”, “Big Western Sky”, “Western Adventure” and “Battle on the Western Frontier” by Brett Van Donsel (www.incompetech.com). Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 License creativecommons.org/licenses/by/4.0 Apple Podcasts: https://podcasts.apple.com/ca/podcast/the-northern-miner-podcast/id1099281201 Spotify: https://open.spotify.com/show/78lyjMTRlRwZxQwz2fwQ4K YouTube: https://www.youtube.com/@NorthernMiner Soundcloud: https://soundcloud.com/northern-miner
Au Niger, deux semaines après sa disparition, on est toujours sans nouvelles de notre confrère Moussa Kaka. Mais aujourd'hui, Reporters sans frontières (RSF) parle de « disparition forcée » et dit avoir de bonnes raisons de penser que les autorités militaires de Niamey y sont pour quelque chose. Où en est la liberté de la presse au Niger et dans les deux autres pays du Sahel central, le Mali et le Burkina Faso ? Sadibou Marong est le directeur du bureau de RSF pour l'Afrique subsaharienne. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Depuis maintenant deux semaines notre confrère Moussa Kaka a disparu. Est-ce que vous avez de ses nouvelles ? Sadibou Marong : À ce jour, nous n'avons pas de nouvelles de Moussa et cela fait deux semaines, donc quinze jours, que Moussa Kaka, qui est un journaliste de renom et un des vétérans de la presse au Niger, n'a pas donné signe de vie. Nous estimons que nous sommes désormais dans une situation d'une extrême gravité et sommes légitimement en face d'un cas de disparition forcée, puisque nous avons toutes les raisons de penser que les autorités militaires, ou des éléments qui leur seraient liés, y sont pour quelque chose. En tout état de cause, leur responsabilité est engagée puisque, à ce jour, elles n'ont pas ouvert d'enquête afin de retrouver Moussa et d'établir les circonstances de sa disparition. Les autorités du Niger n'ont même pas communiqué sur cette situation, ce qui agrandit davantage les inquiétudes de la famille de Moussa Kaka et de ses collègues, et de l'ensemble des défenseurs de la liberté d'expression et de la liberté de la presse dans le monde. Le signal, pour nous, est que désormais, personne parmi les journalistes n'est plus à l'abri d'un enlèvement ou d'une disparition forcée, ou d'une arrestation arbitraire. C'est-à-dire que vous pouvez travailler pendant plusieurs heures dans votre rédaction pour informer les citoyens au nom de leur droit à l'information, et à la fin de votre journée, vous devenez victime d'une disparition forcée comme Moussa Kaka. C'est cela qu'il faut dénoncer et c'est cela qu'il faut combattre. Le deuxième signal, tout aussi grave de notre point de vue, est que cette sorte de déresponsabilisation qu'on perçoit quand on voit que cela fait quinze jours, un temps si long, que les autorités militaires qui gèrent le Niger, et qui sont pourtant censées protéger tous les citoyens, y compris Moussa Kaka, continuent d'observer ce silence inquiétant. À lire aussiAu Niger, une dégradation croissante de la liberté de la presse Cette année, le Niger a connu une chute de 37 places dans votre classement Reporters sans frontières de la liberté de la presse dans le monde. Le Niger a reculé à la 120ᵉ place. Pourquoi cette dégradation ? Disons, d'une manière générale, qu'il ne s'agit pas seulement du Niger, mais pour les États de l'AES, de l'Alliance des États du Sahel, il y a des chutes ici ou là, mais la chute la plus grave, 37 places, a été notée au Niger. Le pays a pris un certain nombre de décisions défavorables à la promotion de la liberté de la presse depuis 2025. Il y a d'abord l'utilisation de la loi sur la cybercriminalité, une utilisation, disons, assez abusive pour continuer à détenir des journalistes en prison. En 2025 et jusqu'à récemment, nous avions au moins cinq à six journalistes détenus au Niger. Actuellement, dans le monitoring que nous avons, il y a les cas de Moussa Tchangari, journaliste activiste toujours en prison, de même qu'un autre cas, Serge Mathurin, qui était un présentateur dans un média local, Canal 3. Mais le Niger a connu effectivement la baisse la plus importante au classement mondial de la liberté de la presse, et les journalistes étaient essentiellement poursuivis en vertu de la loi sur la cybercriminalité. Mais au-delà de cela, ce que nous percevons, c'est que c'est aussi un pays où on a eu le développement de cette coopération accrue entre les trois de l'AES, qui se sont dotés de leurs groupes, de leurs propres radios, de leurs télévisions et de leurs agences de presse, et qui ont toujours continué, un peu, à avoir comme objectif d'aligner leurs narratifs de la même manière. Les médias des services publics continuent à travailler pour faire rayonner les narratifs proposés par l'État, et le Niger est en plein dans ce cadre-là. Face à cette situation, on voit que le journalisme de qualité a un peu tendance à régresser et cela joue sur la chute du pays dans le classement mondial de la liberté de la presse. Quel est le reproche fondamental qui est fait dans les trois pays de l'AES, du Sahel central, aux journalistes standards ? Il faut d'abord dire que les coups d'État dans les pays du Sahel central, qui ont donc formé l'alliance des États du Sahel, ont tous été le catalyseur d'importantes violations de la liberté de la presse dans ces pays. On a vu, par exemple, que la notion de journalisme patriotique ou de traitement patriotique de l'information, c'est-à-dire un traitement qui est acquis au pouvoir en place, avait émergé au Mali avec l'arrivée d'Assimi Goïta à l'époque, qui bénéficiait d'un certain élan de solidarité assez populaire et qui s'était même permis de solliciter le soutien des médias à prêcher les bonnes paroles pour, « ne pas démoraliser la population et les forces armées ». Des journalistes pro-junte l'ont vulgarisé par la suite. Mais on l'a vu aussi au Burkina avec une forme encore plus grave, comme le montre la formation, le mois dernier, d'une quarantaine de journalistes à une « immersion patriotique », parce que c'était dans un camp militaire, en présence de deux ministres qui leur demandaient s'ils allaient être des journalistes professionnels ou patriotes, et ils répondaient par l'affirmative. Mais en analysant, on se rend compte d'une chose : les régimes militaires du Sahel veulent imposer une nouvelle forme de l'information qui est fondée sur un principe très simple. C'est-à-dire que si vous avez un narratif favorable au pays, vous êtes avec eux, vous êtes pour eux. Si vous vous efforcez d'être indépendant, vous êtes alors contre eux. L'objectif de ces autorités est donc, que les médias indépendants se taisent, et c'est la raison pour laquelle ils ont suspendu des médias internationaux. Ils ont corsé les processus d'accréditation, comme on est en train de le voir au Niger, en train de s'y préparer avec une nouvelle ordonnance pour les correspondants. Ces autorités ont aussi envoyé des messages de dissuasion à la presse locale. Tous ces paradigmes ont évolué depuis l'année dernière avec ce qu'on peut considérer comme une nouvelle trouvaille : le récit, le narratif souverain, la souveraineté médiatique. Une manière pour eux d'estimer que leurs pays sont trop souvent racontés de l'extérieur par, disons, des voix qui ne sont pas forcément les leurs, qui façonnent certainement négativement leur image. Pour nous, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux de jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles, responsables et dignes d'intérêt. Mais on voit que cela n'est pas le cas. Par exemple, au Mali, les journalistes Chahana Takiou et Abdrahamane Keita ont publiquement challengé les autorités et se sont retrouvés en prison, tout comme Youssouf Sissoko, d'ailleurs. Nous continuons à demander l'abandon des charges et leur libération. C'est cela, un peu, la différence fondamentale. Ces autorités sont dans une dynamique de traitement patriotique de l'information, de contrôle du récit, de contrôle du narratif. Alors que le journalisme en soi, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux, d'accepter qu'ils puissent jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles. Mais si vous n'êtes pas avec eux, si vous faites des critiques, vous êtes pris le lendemain ou le même jour. À lire aussiRSF s'inquiète après la disparition du journaliste Moussa Kaka au Niger Est-ce que Moussa Kaka n'est pas la preuve justement qu'on peut être à la fois un journaliste indépendant et un citoyen patriote qui aime son pays ? Moussa est la preuve de la résilience dans le journalisme tel qu'on le voit. C'est pourquoi il est important de se mobiliser et de se lever pour des journalistes comme Moussa Kaka. Il y en a beaucoup d'autres dans ces pays du Sahel. On sait, par exemple, que Moussa Kaka subissait des pressions de la part des autorités depuis octobre de l'année dernière, puisqu'il a été interpellé avec un certain nombre de journalistes. C'est-à-dire que, de plus en plus, on voit l'émergence d'un nombre important de journalistes qui pensent à faire un journalisme de qualité et un journalisme digne d'intérêt, au nom du droit des populations du Sahel à l'information. Moussa Kaka, pendant près de 30 ans, n'a fait que cela. Et il y en a beaucoup d'autres, malheureusement, qui sont tellement persécutés - qui étaient obligés de se retrouver dans d'autres pays en exil, qui sont allés créer des médias à partir de l'étranger – et d'autres qui sont toujours résilients, et qui restent, et qui continuent à faire un journalisme, et un journalisme de qualité. Pour ces gens-là, il faut se lever pour protéger et accompagner ces gens, pour que le journalisme ne meure pas, pour que le Sahel ne soit pas ce grand trou noir de l'information. Ce que note le tout dernier rapport de WAJSIC (Whistleblowers and Journalists Safety International Center, ou Centre international pour la sécurité des lanceurs d'alerte et des journalistes en français), une ONG qui est basée au Ghana et qui lutte pour la protection des lanceurs d'alerte et des journalistes, c'est qu'à la différence de leurs confrères du Burkina et du Mali, les journalistes du Niger qui sont persécutés ne partent pas en exil. Effectivement, ça nous l'avons documenté et nous le notons. Comparé au niveau assez faible de journalistes du Niger qui ont quitté le pays, il y en a quand même, il y en a un peu, un nombre très petit, qui a été obligé de partir pour ne pas aller en prison, et d'autres qui ont été tellement persécutés qu'ils ont été obligés de faire autre chose que du journalisme, et d'autres qui sont restés malgré les persécutions. Aujourd'hui, si on prend le cas du Burkina Faso, c'est quand même le pays où il y a un nombre extrêmement important de journalistes en exil. Parce que là, le niveau de répression est tellement grave comparé au Mali ou au Niger, même s'il y a des Maliens aussi qui sont partis en exil. Le Burkina Faso a actuellement un nombre important, comme l'a effectivement souligné le dernier rapport, qui est un excellent rapport de WAJSIC et de Sahel Horizon sur le nombre de journalistes en exil. Mais cela, on peut le comprendre parce que c'est le caractère très féroce de la répression des journalistes au Burkina qui l'explique. On avait vu, par exemple, des acteurs non étatiques dans la répression des journalistes, qui avaient joué un rôle négatif. Par exemple au Mali, c'était le collectif de défense des militaires, au Niger, le collectif de soutien au CNSP. Mais au Burkina, par exemple, on voit autre chose, l'émergence de nouveaux acteurs comme les membres du Bataillon d'intervention rapide de la communication, Bir-C, qui en réalité, est une milice numérique qui comprend aussi bien des activistes et des proches du pouvoir, mais qui mène des campagnes de désinformation, de dénigrement et de harcèlement en ligne, contre quiconque ose critiquer les autorités. Les journalistes font partie de ces cibles-là. Donc la répression au Burkina est devenue extraordinairement féroce. On a tous les cas de journalistes portés disparus : Serge Oulon, Moussa Sareba et beaucoup d'autres. C'est quand même le pays le plus difficile dans le Sahel, comparé au Niger, par exemple. Vous êtes le responsable de RSF pour l'Afrique subsaharienne. Vous êtes basé à Dakar, est-ce que vous restez en contact avec les autorités de ces trois pays du Sahel central, afin d'essayer de défendre un espace de liberté en faveur des journalistes ? Tous les jours, nous continuons nos actions de plaidoyer en direction des États du Sahel, avec des engagements réguliers avec les autorités, en utilisant les espaces de discussion existants. Il se trouve souvent aussi que certaines autorités peuvent être fermées au dialogue et aux discussions, mais nous créons toujours le cadre adéquat pour les amener à la discussion. Par exemple, dans le cadre de la mise en œuvre de notre campagne — qui est une campagne dédiée qu'on mène depuis toutes ces années-là –, protéger les journalistes et promouvoir le droit à l'information au Sahel, nous avons soumis aux autorités du Sahel et à certains des autres États la Déclaration pour le droit à l'information au Sahel, que nous avons lancée au siège de l'Union africaine et que nous continuons de présenter aux États pour sa signature. Il y a des pays qui signent, comme par exemple la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, et d'autres pays sahéliens ont signé. Actuellement, l'objectif, c'est de parvenir à faire signer la déclaration par les autorités du Sahel, les autorités de l'AES. Et parallèlement aussi, nous menons des actions de réponse d'urgence en faveur des médias de ces pays, nos soutiens aux radios communautaires, toutes les actions d'assistance aux journalistes en exil, et ceux en détention, et sur telle et telle interpellation ou sur telle et telle violation de liberté de la presse. Est-ce que vous avez des contacts directs avec les autorités du Niger, par exemple, ou du Mali ? Ce qu'on peut dire, c'est qu'elles restent souvent fermées, mais souvent elles communiquent de manière assez laconique. Mais souvent, elles ont une perception qu'on voit un peu cantonnée à ces critiques. Mais pour nous, ce qui est important, notre rôle n'est pas forcément de plaire, mais notre rôle est de servir de société civile, de vigie de société civile africaine dynamique, qui puisse alerter les autorités pour redresser la barre. Et on vient souvent avec des solutions, et c'est ça qui est important, qu'il s'agisse du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de l'ensemble des pays sahéliens.
Il est le magistrat sénégalais qui tient tête à Donald Trump. Depuis le départ forcé de Karim Khan il y a trois mois, Mame Mandiaye Niang est le procureur par intérim de la Cour pénale internationale, et il subit les foudres des États-Unis, qui reprochent à son tribunal d'avoir lancé des poursuites contre deux dirigeants de l'État israélien. « Nous sommes dans la tempête et c'est un test de résilience », confie-t-il à RFI. La CPI est-elle face à une menace existentielle ? En ligne de La Haye, aux Pays-Bas, le magistrat répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La Cour pénale internationale est-elle une juridiction supranationale, corrompue et fatalement politisée comme disent les États-Unis ? Mame Mandiaye Niang : Une juridiction corrompue ? Non. Une juridiction supranationale… tout dépend de comment on interprète le mot. Ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit d'une juridiction qui a été mise en place par la volonté de plusieurs États. Aujourd'hui, on en compte un peu plus de 120. Est-ce que supranationale signifie au-dessus des nations ? Et ce d'autant de prérogatives à l'encontre de ces pays ? Là aussi, c'est non. En fait, nous sommes là à la disposition des États qui peuvent bien nous saisir comme alternative à une absence de justice nationale. Une juridiction politisée, disent les Américains, parce que vous avez lancé en novembre 2024 des poursuites contre le Premier ministre et l'ancien ministre de la Défense d'Israël. Cela ne veut pas dire qu'il s'agit d'une juridiction politisée. Maintenant, pour qui connaît le type de crime dont on est saisi, il s'agit de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre ou de génocide. Vous savez bien qu'il s'agit là de crimes à la base desquels il y a parfois des motivations idéologiques, religieuses ou politiques. Mais non, en vérité. En fait, notre démarche est une démarche technique qui consiste à voir si ces crimes ont été commis avec cette intentionnalité qui peut parfois effectivement être bien politique. Mais nous, en ce qui concerne notre démarche, effectivement, c'est la démarche des praticiens du droit qui regardent si des infractions ont été commises et si on a effectivement la compétence pour les juger. Et lors de cette décision, vous avez également lancé des poursuites contre trois dirigeants du Hamas ? Tout à fait, parce qu'en fait, nous avons procédé à des enquêtes. Et des enquêtes que je peux dire légitimes, et donc nous avons effectivement procédé à des investigations qui ont abouti à ces mandats d'arrêt que vous mentionnez. En novembre 2024, quand votre Bureau de la Cour pénale internationale a lancé ses mandats d'arrêt contre ces deux dirigeants israéliens, le Premier ministre et l'ancien ministre de la Défense, est-ce que vous saviez que tout cela déclencherait les foudres de Washington ? Est-ce qu'on savait ? Certainement. Et ça, c'est dans la nature de la justice que notre action a souvent comme conséquence de contrarier. Donc, de ce point de vue, effectivement, nous savions bien. Et puis, il ne faut pas oublier que bien avant cela, il y a eu toute une série de contestations qui ont entouré la saisine de notre Cour par rapport à cette situation. Ça, c'est bien avant novembre 2024. Il y avait même eu des contestations légales devant notre juridiction. Et je crois d'ailleurs que, lors de son premier mandat, Donald Trump avait déjà sanctionné une magistrate de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda, non ? Tout à fait. À l'époque, elle était procureure. Elle avait été mise sous sanctions et de telles sanctions, en fait, n'ont été enlevées par le président Joe Biden qu'après le changement au niveau de la tête de l'exécutif américain. Mais au vu du tremblement de terre que cela a provoqué depuis deux ans, est-ce que vous ne vous dites pas aujourd'hui que, si c'était à refaire, vous ne le referiez pas ? Écrire l'histoire, à mon avis, c'est toujours une sorte d'exercice qui se prête à tous les fantasmes possibles. Mais par contre, ce qu'on peut dire, c'est : est-ce qu'en regardant ce qu'on a fait, c'était une action légale et légitime ? Et par rapport à ça, je crois qu'il n'y a rien à enlever de ce qui a été fait. Le monde est aujourd'hui témoin de partout où on intervient, que ce soit à Gaza ou ailleurs. On a beau nous critiquer, mais pour chacune de ces situations, quand on les regarde, on ne peut pas dire qu'une réponse judiciaire n'est pas souhaitée. Donc, si c'était à refaire, vous le referiez ? Oui, comme j'ai dit, ce qu'on a fait était tout à fait légal. Et aujourd'hui encore, cette situation, en fait, continue de retenir notre attention. Aujourd'hui, vous voilà donc sous sanctions des Américains, comme plusieurs autres magistrats de la Cour pénale internationale. Concrètement, cela veut dire que vous ne pouvez plus utiliser de carte bancaire, par exemple ? Non, ça ce sont juste un des inconforts. Notre vie personnelle et quotidienne est affectée, mais en fait, chacun de nous essaie de s'ajuster comme il peut. Et donc, comme la plupart des cartes bancaires utilisées en Europe sont adossées à des banques américaines, vous ne pouvez plus faire vos achats avec une carte bancaire ? Ah non ! On ne peut pas faire d'achats avec les cartes bancaires. En fait, il y a des services auxquels on a théoriquement accès, mais, puisqu'ils requièrent des cartes de crédit comme « booker » (réserver) un hôtel ou acheter un billet d'avion ou un billet de train, la plupart de ces services aujourd'hui nous sont difficiles. Et vous êtes obligés de passer par un tiers ? Oui, on est obligé de passer par un tiers, y compris aussi, pour le moment, avec l'appui de la Cour elle-même qui nous permet de faire certaines choses qu'à titre individuel, il n'est plus possible de faire. Donc, le monde, en fait, découvre qu'il y a une très grande dépendance par rapport à une technologie ou bien par rapport à des outils de paiement qui sont exclusivement détenus par un pays. Par les États-Unis ? Oui, tout à fait, par les États-Unis. J'ai vécu jusqu'à quasiment mes 35 ou 40 ans sans aucune carte de crédit. Ça rend la vie difficile, mais pas impossible. Et je crois que j'appartiens aussi à un corps où on sait qu'on doit se préparer à faire face à des représailles liées aux contrariétés des gens qui n'aiment pas notre action. Et au-delà de votre cas personnel, Monsieur le juge, est-ce que les sanctions américaines entravent le fonctionnement de votre Bureau et notamment ses investigations ? De là à dire que notre action est entravée, je crois que c'est non. C'est-à-dire, il ne faut pas négliger l'impact effectivement des menaces, des représailles et surtout même d'actions futures. On ne peut pas dire que ça n'a pas d'impact, mais en même temps, pour nous, c'est une sorte de test de résilience. Nous sommes en train d'organiser aussi notre résilience par rapport à toutes ces technologies américaines dont on a pu être particulièrement dépendant. Aujourd'hui, on fait notre travail, on explore aussi des alternatives à toutes ces technologies-là. Et puis on explore aussi peut-être d'autres moyens de travail qui, dans l'immédiat, peuvent se révéler moins efficaces, mais quand même qui nous permettent de faire ce travail extrêmement important qui est le nôtre. Alors, vu que les Américains menacent de sanctions les juristes, les ONG qui travaillent avec vous, est-ce que vous n'êtes pas tout de même de plus en plus isolé ? Bon, c'est déjà le cas. En fait, il y a un certain nombre d'ONG qui ont déjà fait l'objet de sanctions et effectivement, il y en a d'autres qui le sont. Mais de là à dire que nous sommes isolés, non ! Je crois que, pour qui connaît comment la Cour a été créée et ce dont elle a besoin pour fonctionner, on ne peut pas être isolé parce que, quand même, nous sommes le produit de la volonté de plus de 120 États. Ce sont ces États qui nous donnent les budgets et qui, par leur coopération, nous permettent de fonctionner. Donc, nous ne serons isolés que si ces États nous lâchent. Maintenant il ne faut pas contester le fait qu'on vive une tempête avec quelques retraits ici ou là. Mais je crois que, de façon générale, nous bénéficions encore du soutien de tous ces États par la volonté desquels nous existons. Est-ce que vous avez accès aux outils américains de l'intelligence artificielle, ou est-ce que vous êtes obligé de passer par les outils d'autres pays comme la Chine ou les pays de l'Union européenne ? Nous y avons accès parce que la Cour ne fait pas encore l'objet de sanctions institutionnelles, comme ils disent, qui ont été brandies depuis un certain temps, mais qui, en fait, n'ont jamais été déployées. Et donc l'accès à ces outils, d'un point de vue institutionnel, est toujours possible. Oui, c'est-à-dire que la prochaine étape contre vous, ça pourrait être des sanctions américaines contre l'institution CPI, Cour pénale internationale ? Oui, tout à fait. Donc, c'est quelque chose, en fait, qui a été brandi, dont on a parlé depuis un certain temps, qui aurait la conséquence, effectivement, d'interdire à toutes ces compagnies tech américaines de coopérer avec la Cour en tant qu'institution. Pour le moment, ce n'est pas le cas. Et ces compagnies, en fait, qui coopéraient avec nous, peuvent parfaitement continuer à le faire. À plusieurs reprises, Mame Mandiaye Niang, l'État du Sénégal, votre pays donc, par les voix de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, vous a promis soutien et solidarité. L'Union européenne également, mais est-ce que ces soutiens sont suffisants ? D'un point de vue déjà de la symbolique, moi je pense que c'est extrêmement important parce que, que ce soit le Sénégal, mon pays que vous avez cité, ou l'Union européenne qui se trouve aujourd'hui être le soutien le plus important qui nous permette de fonctionner, dans ces deux cas, ça va même au-delà de la symbolique. Parce que si on est à même de fonctionner, c'est à la faveur de tous ces soutiens. Donc à titre personnel, mon pays en a fait plus que je pouvais attendre parce que je mesure la vulnérabilité possible des pays comme le mien. Mais aujourd'hui, le soutien que j'ai reçu depuis le début des sanctions a été un soutien haut et fort. Et c'est ce même soutien aussi que je reçois aujourd'hui de la France et de l'Union européenne. Et quand vous entendez les paroles de Diomaye Faye ou d'Ousmane Sonko, ça fait du bien, j'imagine ? Absolument. Ça fait du bien. Et aussi, ça fait de la fierté d'entendre que mon pays est derrière moi et que mon pays défend ses principes. Parce qu'il ne faut pas oublier quand même que le Sénégal a été le premier pays à ratifier le traité de Rome, et c'est quelque chose aujourd'hui qui est marqué dans les livres d'histoire. Et aujourd'hui cette tradition de défendre les principes. Et ça, c'est un hommage à Abdoulaye Wade ? Absolument. Et je crois que de ce point de vue, en fait, la diplomatie sénégalaise, je dois dire, à travers même les personnages politiques qui l'ont animée, a quand même fait preuve d'une certaine constance que je salue. Est-ce que, depuis que vous êtes sous sanctions américaines, vous avez des renforts financiers de la part d'autres États, notamment en Europe ? Ce qui est aussi une manifestation de soutien très claire, c'est que les contributions des États ont été déposées avec une très grande diligence. Donc, les États, quand même, ont été particulièrement diligents à donner leur contribution au niveau du budget régulier qui nous permet de fonctionner. Quels États, par exemple ? En fait, quasiment tous les États. Je crois que paradoxalement, malgré en fait cette situation qualifiée de tempête, donc la Cour, du point de vue des liquidités, est en très bonne santé. Le Tchad, le Burundi, les trois États de l'Alliance des États du Sahel… Depuis quelques mois, plusieurs pays africains annoncent leur départ de la CPI et pour certains à la suite de pressions américaines. Est-ce que ce lâchage ne vous inquiète pas ? Je crois qu'à travers les arguments qui ont été avancés, il y a eu beaucoup de malentendus. À certains, on leur a fait peur en leur indiquant qu'il y avait des mandats d'arrêt secrets contre eux. Et dans tous ces cas-là, c'était complètement faux. Aujourd'hui, le Niger ou le Burkina Faso ne sont même pas des pays de situation. Cela veut dire qu'il n'est pas envisageable d'avoir des mandats d'arrêt lancés contre qui que ce soit dans ces pays. Donc apparemment, il y a beaucoup de malentendus à travers aussi, en fait, des campagnes vicieuses et sournoises qui travestissent notre mandat. Est-ce à dire, Monsieur le Procureur, que vous espérez faire revenir le Tchad ou le Burundi, ou le Mali sur sa décision ? En tout cas, nous serons ouverts au dialogue pour l'idéal de justice internationale. J'ai du mal à croire qu'il y a quelque part au monde quelqu'un qui peut ne pas embrasser cet idéal-là. Vous comptez en effet plus de 120 membres, mais il n'y a pas dans la CPI trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis, la Russie et la Chine. Il y a ces pays qui commencent à vous quitter. Est-ce que la CPI, 30 ans après sa naissance, n'est pas dans une très grave crise du trentenaire ? Est-ce qu'elle n'est pas face à une menace existentielle ? En fait, il peut y avoir des soubresauts et des tumultes. Et aujourd'hui, c'est tout le multilatéralisme qui est secoué. Mais j'ai du mal à croire qu'il s'agit d'une crise existentielle. Cette Cour est la résultante d'un effort constant, continu depuis pratiquement plus d'un siècle. Et bien entendu, on a eu une embellie à la fin des années 90 qui a rendu des consensus relativement faciles. Certains de ces consensus sont en train plus ou moins d'être bousculés, mais je crois que nous reprendrons le dessus parce que nous représentons un idéal qu'on ne peut pas effacer : l'idéal de justice internationale, on ne peut pas le mettre sous le boisseau quand le système national ou régional est défaillant. Donc, vous attendez le départ de Donald Trump de la Maison Blanche ? En fait, je ne le dirai pas comme ça parce que les États-Unis ont la souveraineté d'élire qui ils veulent. Mais je dirais qu'après ces moments difficiles viendront des moments plus calmes. Est-ce qu'il faudrait que la Cour pénale internationale renonce à poursuivre les ressortissants des États non membres ? Les Américains, par exemple, même s'ils sont soupçonnés d'avoir commis un crime sur le territoire d'un État membre de la CPI ? Je pense qu'en fait, il y a quelque chose à clarifier. Nous tenons cette souveraineté des États membres. Ces mêmes États membres, si vous regardez bien, en France, au Sénégal… n'importe quel pays que vous prenez, on y juge des étrangers. Un Américain qui, en France, commet un crime, on ne peut pas imaginer que ce serait une violation de la souveraineté américaine de le juger. Aux États-Unis, on juge aussi des étrangers tous les jours. Et je crois que si ce schéma est clair, la seule question qu'on doit nous poser est de savoir : est-ce que vous avez la légitimité pour juger des citoyens étrangers ? Mais tout dépend de là où ils ont commis les crimes et s'ils ont commis les crimes dans le territoire d'un État qui veut bien qu'on s'occupe de cette situation dans son territoire, on ne peut pas défaillir. Pas de compromis, même si cela pourrait arranger vos relations avec Washington ? Je crois qu'en fait, de ce point de vue, il y a plusieurs mécanismes. C'est-à-dire que ce que vous appelez compromis, c'est qu'il y a beaucoup de mécanismes aujourd'hui qui permettent en fait d'éviter certains conflits. Nous, nous sommes une juridiction qui ne revendique pas la primauté, quels que soient les criminels. Si leur pays veut bien les juger, nous on veut bien se retirer et les laisser les juger. Et ça, c'est ce qu'on appelle le principe de complémentarité qui est au cœur du traité de Rome. Cela veut dire qu'il n'y a rien de rigide dans notre action. Et ultime question, vous êtes actuellement le chef par intérim du Bureau du procureur de la CPI. Est-ce que vous êtes candidat au poste de chef du bureau en succession de Karim Khane pour le début de l'année prochaine ? Cette élection n'est pas encore à l'ordre du jour. Je préfère vraiment me concentrer sur le travail qui est le mien aujourd'hui au côté de ma collègue, Nazhat Shameem Khan. Nous avons des staffs qui ont traversé une période très difficile. Nous avons aussi beaucoup de situations avec aussi beaucoup de victimes qui attendent notre action. Et aujourd'hui, je crois que notre préoccupation immédiate, c'est de vraiment prendre tout cela en charge plutôt que de penser à des questions d'ambitions personnelles pour le futur. À lire aussiMame Mandiaye Niang, procureur de la CPI, sous sanctions américaines
Au Mali, l'intelligence artificielle (IA) est de plus en plus sollicitée par les belligérants, dans la guerre de propagande, mais aussi dans la guerre des drones. C'est ce que révèle un rapport du Timbuktu Institute publié ce mercredi 9 septembre. Pourquoi l'intelligence artificielle risque-t-elle de faciliter le recrutement de jeunes Sahéliens dans les rangs jihadistes ? Bakary Sambe est directeur du Timbuktu Institute et enseignant-chercheur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. RFI : Vous dites qu'au Mali, les belligérants investissent le champ informationnel et s'approprient de nouveaux outils technologiques. Que leur apporte l'intelligence artificielle ? Bakary Sambe : Ce qu'on observe, c'est que l'intelligence artificielle générative est en train de devenir un nouveau front de la guerre de l'information au Mali. Chacun s'approprie l'outil à sa manière, selon ses moyens, son niveau de sophistication technique et ses objectifs. Avec l'intelligence artificielle sur ce front malien, on passe d'un usage assez artisanal, chez les groupes jihadistes par exemple, à une véritable machine professionnelle du côté des Russes. Du côté des jihadistes du Jnim, vous dites que l'usage de l'intelligence artificielle reste artisanal, mais que celle-ci nourrit quand même des campagnes de propagande ? Absolument. Si je devais résumer, je dirais que l'intelligence artificielle ne crée pas de nouvelles fractures au Mali. Elle amplifie celles qui existaient déjà. Par exemple, comme vous le dites, avec le Jnim, c'est l'usage le plus rudimentaire : des affiches de propagande générées par l'intelligence artificielle diffusées par sa branche médiatique sur Telegram et sur Signal. Donc un peu à l'image de ce qui se faisait déjà du côté de l'État islamique, il y a quelques années, à des fins de propagande et de recrutement. Dans leurs vidéos, les jihadistes du Jnim s'exprimaient jusqu'ici en arabe classique. Qu'est-ce que peut changer l'intelligence artificielle ? C'est vrai que le vrai danger, c'est la personnalisation à grande échelle des profils ciblés pour le recrutement djihadiste. Aujourd'hui, avec la traduction automatique par l'intelligence artificielle, un groupe comme le Jnim décline un message de recrutement en une quinzaine de langues du Sahel : le fulfulde, le bambara, le wolof, le tamasheq. Surtout, on peut adapter le discours selon le public visé. C'est-à-dire : un message sur la fierté pastorale pour les jeunes Peuls, un message sur la dignité sociale pour les jeunes urbains marginalisés... Et avec le doublage vocal, aujourd'hui, on peut même toucher des populations qui ne savent ni lire ni écrire, qui étaient jusqu'ici hors de portée de la propagande écrite. Du côté des indépendantistes du FLA, le Front de libération de l'Azawad, vous dites que l'intelligence artificielle permet de créer des personnages synthétiques. Quels personnages, par exemple ? Oui, le Front de libération de l'Azawad, lui, joue plutôt la carte de la décentralisation. On trouve des personnages entièrement synthétiques sur TikTok, par exemple, comme ce fameux compte « Azzghim ». Ces comptes sont relayés et amplifiés par tout un réseau de comptes, qui se renvoient la balle pour humaniser la cause de l'Azawad. Comment ces personnages synthétiques s'invitent-ils dans les faits de guerre de ces dernières années ? On pense, par exemple, à la bataille de Tinzaouatène en juillet 2024. Ces personnages sont utilisés selon les objectifs des belligérants. Par exemple, durant cette bataille de Tinzaouatène, il y avait des personnages manipulés, des personnages qui peuvent crier victoire, des personnages qui peuvent donner l'impression que la bataille était gagnée. Cela se fait du côté du FLA. Mais la propagande, elle, est encore d'une autre ampleur si l'on se penche sur le cas de l'Africa Corps russe. Du côté des Forces armées maliennes, les FAMa, et des paramilitaires russes de l'Africa Corps, qu'apporte l'intelligence artificielle de plus à des acteurs qui font déjà une propagande très sophistiquée sur Internet depuis plusieurs années ? Le cas de l'Africa Corps est sans doute le cas le mieux documenté de toute l'étude. L'Africa Corps s'appuie sur un relais médiatique African Initiative qui a été identifié comme le sous-traitant d'une opération baptisée « AI-Freak ». Un rapport conjoint a été publié par le renseignement britannique, mais aussi le service extérieur européen. Cette opération a notamment utilisé récemment des modèles OpenAI pour inventer de toutes pièces un faux commentateur universitaire censé diffuser un narratif pro-Kremlin sur le Mali. Le fil remonte jusqu'au réseau de l'ex-chef de Wagner, Evgueni Prigojine. Ce n'est pas un cas isolé du tout. On parle de 19 campagnes de désinformation russes qui ont été recensées depuis 2018 au Mali, au Burkina Faso et au Niger, produites, je cite, à une échelle industrielle. Avec l'IA, la désinformation russe change complètement d'échelle. On passe de l'artisanat à l'industrie, avec le déni plausible en prime. L'intelligence artificielle permet-elle aux paramilitaires russes de l'Africa Corps de transformer la défaite militaire de Kidal, le 25 avril dernier, en victoire informationnelle sur Internet ? Absolument. C'est ce qui s'est passé. Avec des deepfakes qui sont documentés, avec des campagnes coordonnées. Passant sous silence certaines choses comme la négociation entamée par les Russes de l'Africa Corps lors de l'offensive du FLA et du Jnim, lors des offensives comme à Tessalit, etc. C'est tout un autre narratif fondé sur la création de personnages, la diffusion de deepfakes, de la part de l'Africa Corps, qui montrent toujours l'Africa Corps dans une bonne posture, pour montrer bonne figure, pour ne pas perdre la face dans cette bataille. Vous dites que les paramilitaires russes convoquent l'intelligence artificielle pour affirmer que la France et l'Ukraine ont soutenu et équipé les assaillants du Jnim et du FLA pendant la bataille de Kidal du 25 avril ? Absolument. C'est tout le narratif sur l'implication de forces extérieures qui veulent nuire au Mali, en citant la France et l'Ukraine, pour montrer qu'il y a un complot extérieur contre le Mali, en relayant le discours officiel sur le terrain, mais aussi en rajoutant ce narratif qui permet de justifier la présence de l'Africa Corps comme un groupe paramilitaire qui est là pour protéger le Mali et protéger, en plus, les régimes de l'Alliance des États du Sahel. Vous dites que l'intelligence artificielle est utilisée dans la guerre informationnelle. Mais n'intervient-elle pas aussi dans la guerre tout court, dans la guerre qui tue, dans la guerre qui fait des morts et notamment dans la manipulation des drones kamikazes ? Absolument. On a vu récemment, rien que dans la récente crise au Niger, l'importance des drones kamikazes dans le dispositif sécuritaire dans ces pays. Aujourd'hui, la manipulation des drones prend toute une autre tournure avec les possibilités qu'offre l'intelligence artificielle sur le plan technologique, mais aussi sur le plan informationnel. Parce que la guerre ne se passe pas sur le champ de bataille, mais se passe par cette guerre des algorithmes. Vous dites qu'avec l'intelligence artificielle, il est plus facile, notamment pour les paramilitaires russes, de repérer des cibles dans le Nord-Mali et de faciliter les attaques des drones ? Absolument. L'intelligence artificielle permet aux paramilitaires de doubler leurs forces, de repérer des cibles, mais, hélas, a aussi causé beaucoup de bavures et beaucoup de dégâts. Notamment dans les massacres de certaines communautés, y compris parfois contre des non-combattants et contre les populations civiles. Pourquoi dites-vous que l'intelligence artificielle est un multiplicateur de forces ? C'est un multiplicateur de forces, notamment de forces communicationnelles. C'est-à-dire que, par exemple, le jihadisme de demain ne va plus recruter en masse. Il va recruter personne par personne et sur mesure, ce que n'offraient pas les canaux de communication officiels, avec le doublage des messages via les différentes langues du Sahel. C'est un multiplicateur de forces communicationnelles, mais aussi avec le ciblage, l'usage des drones, cela devient un multiplicateur de forces sur le plan militaire. À lire aussiMali: le Timbuktu Institute analyse l'intégration de l'intelligence artificielle dans la guerre informationnelle
As a Fulani herdsman, the young man burned churches, threatened Christian farmers and even killed Christians in the middle of the night. But his life changed when he saw how a Christian woman responded to his threats of murder. Today he is a follower of Christ who has experienced Christian persecution as his own family tried to kill him. Listen as Brother Philip, a field minister for VOM in Africa, talks about meeting this young man and shares stories of other Fulani followers of Jesus. "They know the cost, and they've considered the cost and chosen to follow Jesus," Philip says. Philip will also share more about the power of being physically present with our persecuted brothers and sisters in Christ and the encouragement it offers them as VOM staff and partners provide holistic care for both physical and spiritual needs. Philip continues to be inspired by the growth and faith of persecuted Christians who choose Christ despite the suffering they must endure. You'll hear how VOM provides persecuted brothers and sisters opportunities to start a small business in order to provide for themselves and their families and continue the ministry God has called them to. Hear how you can pray for persecuted Christian brothers and sisters in places like Nigeria, Burkina Faso, and around the world.
Wolves Express: The Official Wolverhampton Wanderers News Update
Hear from Burkina Faso international Bertrand Traore as the winger arrives at Wolves on a one-year deal. The 31-year-old shares his thoughts on becoming a part of the pack, whilst head coach Cesar Peixoto explains the need to bring in a left-footed right winger. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d'une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey. Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d'hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée. Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise. En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l'information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'ont pas annoncé la date d'une éventuelle audience au fond ». Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu'ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l'impossible. Ils ont été accusés d'avoir violé le périmètre de leur zone d'intervention autorisée et d'avoir menti sur l'utilisation d'un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu'un maintien en détention n'était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d'une décision de liberté provisoire. » Tensions entre Paris et Lomé… « En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu'il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l'Ouest, s'est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l'Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l'ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d'une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d'exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l'armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu'au Mali, où environ 2 500 militaires russes d'Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. » Sans nouvelles de Moussa Kaka au Niger À la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu'en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l'ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. » Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s'est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d'établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l'interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. » En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d'Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. » Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
Marie-Joséphine est une figure engagée de la vie porquerollaise. Correspondante pour Var Matin, vice-présidente de Lire à Porquerolles, présente à la bibliothèque de l'île, membre du CIL… elle fait partie de celles et ceux qui font vivre le tissu local, au quotidien.Avec la cuisine, son lien est plus complexe. Presque ambivalent. Un « je t'aime, moi non plus » qui prend racine dans son enfance, au Burkina Faso — alors Haute-Volta.« Le petit déjeuner était constitué des restes de la veille… quand il y en avait. »Le manque, d'abord. Et puis, avec le temps, une forme de conscience.Aujourd'hui, Marie-Joséphine a fait le choix de ne prendre qu'un seul repas par jour. Un choix réfléchi, assumé, qui s'inscrit dans une recherche plus large de sobriété : « On vit dans une société où l'on mange beaucoup trop au regard de l'exercice physique que l'on produit. »Mais cette distance avec la nourriture ne l'éloigne pas de la cuisine. Au contraire. Elle continue de cuisiner pour les autres, avec générosité, avec attention. Comme une manière de donner.Dans cet épisode, elle partage avec nous sa recette de la tapenade. Une recette en apparence simple, mais exigeante dans le choix des ingrédients : olives noires non dénoyautées, câpres, anchois, huile d'olive, ail, thym…Et puis sa signature : une touche sucrée — figue, raisin sec ou pomme — qui vient équilibrer, surprendre, révéler.Avec Marie-Joséphine, nous avons parlé de manque et de transmission, de “pifomètre” et de liberté en cuisine, d'apéritifs partagés, d'aïoli, de légumes du Pacifique comme le taro, de lait de coco… et même de pavlova.Retrouvez les photos et les notes de l'épisode ici.
ஆப்பிரிக்க நாடான Burkina Fasoவில் அன்னாசிப் பழத்துக்கும் அரசியலுக்கும் தொடர்பு இருக்கும் தகவலை முன்வைக்கிறார் றைசெல்.Pineapples and Politics: What's the connection?
Le FMI est parvenu à un accord avec le gouvernement du Sénégal en vue de la mise en place d'un programme d'aide "d'environ 2,2 milliards de dollars" pour la période 2026-2029, a annoncé le Fonds monétaire international. Cette annonce intervient près de trois ans après la suspension par l'institution de son dernier prêt, suite à la révélation par Dakar d'une dette cachée contractée par l'administration précédente.
Neram Nimindé-Dundadengar ist interkulturelle Hebamme, Doula und Womb Health Consultant. Sie begleitet Frauen vor, während und nach der Geburt. Wir sprechen über ihr vielen Lebenstationen, von Niedersachsen, über Burkina Faso, Paris, Brüssel, Amsterdam, bis nach Panama-City und Kolumbien. Warum das Thema rund Hebamme politisch ist, was sie von indigenen Communities über Schwangerschaft und Geburt gelernt hat und wie die Arbeit einer Doula aussieht. Über Ellbogenkultur und kulturelle Aneignung, Leserbriefe und Kommentare – und eine interessante Sportart mit der Abkürzung TGW. Instagram: @neraniminde Website: https://www.neramniminde.com (03:00) Passkontrolle (09:25) Klischee-Check (14:00) Aufwachsen: Zurück in Deutschland (23:00) "Die Teeniezeit war schwierig" (35:15) Paris: "Ich wollte weg, ich wollte reisen, ich wollte raus" (46:00) Partykultur in Brüssel, Ellbogen in Panama, Hebammen in Bogotá (58:35) "Das Thema - Wochenbett, der Körper der Frau, Schwangerschaft – hat mich nicht losgelassen" (1:13:00) Hebammen-Tourismus: Ungleichheit und kulturelle Aneignung (1:30:05) "Leben begleiten und und begleiten, wenn das Leben geht" KONTAKT: frank@halbekatoffl.de SUPPORT: Halbe Katoffl unterstützen: https://halbekatoffl.de/unterstuetzen/ Paypal: frank@halbekatoffl.de Steady: https://steady.page/de/halbekatoffl/about Überweisung/ Dauerauftrag: Schreib an frank@halbekatoffl.de | Stichwort: KONTO PODCAST WORKSHOP & BERATUNG https://halbekatoffl.de/workshops/
« La capitale nigérienne, Niamey, a connu vendredi une nuit de forte tension, relève le Journal du Niger. Des échanges de tirs et plusieurs détonations ont retenti pendant plusieurs heures autour de sites stratégiques, notamment la base militaire 101, l'aéroport international Diori Hamani et les abords du palais présidentiel. Les autorités militaires affirment désormais avoir circonscrit le mouvement. Le ministère nigérien de la Défense a attribué les violences à un “mouvement d'humeur" impliquant des soldats en rupture avec le règlement militaire ». « Les tirs nourris entendus dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey ont suscité inquiétude et spéculations, au Niger et à l'étranger, pointe pour sa part Tam-Tam info, autre site nigérien. Comme à l'accoutumée, les ennemis de notre souveraineté retrouvée et de notre cohésion sociale ont vite saisi la balle au bond pour distiller des rumeurs les plus fantaisistes les unes que les autres. Mais, en réalité, affirme Tam-Tam Info, les FDS, les Forces de défense et de sécurité, ont réagi rapidement et professionnellement pour maîtriser un mouvement d'humeur impliquant des éléments isolés de l'armée ». Voilà pour la version officielle distillée donc par les médias nigériens. Tensions et frustrations au sein de l'armée nigérienne… Analyse diamétralement opposée pour Sahel Horizon, site spécialisé sur les pays de l'AES, tenu par des journalistes en exil : « La crise qui a secoué Niamey trouve son origine directe dans de profondes tensions au sein de l'appareil militaire nigérien. Elle met en lumière des frustrations accumulées autour des conditions de déploiement, de la rotation des personnels et du sentiment d'une inégalité de traitement au sein de la hiérarchie sécuritaire ». Sahel Horizon cite le cas de deux officiers des Forces spéciales, à l'origine de la mutinerie, qui avaient récemment « dénoncé une répartition inégale des contraintes opérationnelles, certaines unités étant maintenues durablement sur le terrain tandis que certains cadres bénéficieraient d'affectations administratives, de promotions ou de missions à l'étranger. (…) La mutinerie de la base 101 révèle (donc), pointe le site, les fractures de l'armée nigérienne et met (aussi) à l'épreuve la crédibilité du pacte de défense de l'AES, dont la Charte prévoit une assistance mutuelle face aux rébellions et menaces contre un État membre ». En effet, précise Sahel Horizon, « si le Burkina Faso et le Mali ont affiché leur solidarité politique, le soutien militaire direct publiquement établi est venu de la Russie. L'épisode révèle ainsi un décalage entre la solidarité politique revendiquée par l'AES et sa capacité opérationnelle effectivement démontrée ». De plus en plus d'attaques djihadistes Pour Ledjely en Guinée, cette victoire des forces loyalistes « ne doit pas faire illusion » : « ce putsch manqué constitue un indicateur supplémentaire de la dégradation de la situation, notamment sécuritaire, depuis le coup d'État de juillet 2023. (…) Ironie du sort, c'est précisément cette même dégradation du climat sécuritaire que l'actuel dirigeant nigérien, Abdourahamane Tiani, avait invoquée pour justifier son propre coup d'État contre Mohamed Bazoum ». Le Monde Afrique à Paris renchérit : « cette mutinerie révèle les faiblesses de la junte du général Tiani, alors que le pays est en proie aux attaques de plusieurs groupes djihadistes. (…) Le 14 mai, rappelle le journal, le GSIM a attaqué un camp militaire à Garbougna, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso, tuant 67 personnes, dont des civils. Le 17 juin, 51 soldats étaient à leur tour tués dans un assaut contre la garnison d'Inates, dans la même région. Ces saignées à répétition ont alimenté les frustrations au sein de l'armée ces dernières semaines, pointe encore Le Monde Afrique. Malgré les discours patriotiques triomphants des responsables de la junte à Niamey, certains officiers se sentent démunis sur le terrain. De fait, selon des sources militaires concordantes, les mutins qui ont tenté de renverser le général Tiani étaient menés par de jeunes gradés des forces spéciales pour partie déployés en première ligne dans la région de Tillabéri ». Le Monde Afrique qui note également que « la junte du général Tiani apparaît d'autant plus fragile sur le plan sécuritaire qu'elle n'a pu compter sur ses alliés de l'AES durant cette journée à haut risque ». Une junte qui n'a dû son salut finalement qu'aux forces russes de l'Africa Corps présentes à Niamey. Libération, toujours à Paris s'interroge : « samedi, les mercenaires d'Africa Corps ont montré qu'ils étaient capables de sauver le régime nigérien. Mais pour combien de temps ? Et à quel prix ? ».
W państwach afrykańskich rzadko zdarza się, by wojskowy przywódca zyskiwał aż tak ogromne, oddolne poparcie obywateli. W tym wydaniu "Globalnego Popołudnia" Krzysztof Story i Wojciech Jagielski biorą pod lupę fenomen Ibrahima Traore, rządzącego w Burkina Faso od 2022 roku. Podobnie jak w pozostałych państwach Sahelu, władze Burkina Faso toczą nieustanną walkę z dżihadystami, która po wypędzeniu wojsk francuskich stała się wojną, której nie da się wygrać. Ibrahimowi Traore, 37-letniemu wojskowemu, który pragnie być postrzegany jako rewolucjonista, zaufały rzesze młodych dorosłych pragnących zmiany, którzy na tym kontynencie stanowią większość. Jego twarz trafiła nawet na koszulki, budząc skojarzenia z legendą Che Guevary, a sam Traore usilnie próbuje upodobnić się do innego słynnego rewolucjonisty z Burkina Faso - Thomasa Sankary. W tym odcinku analizujemy nastroje społeczne na Sahelu, sprawdzając, czego obywatele realnie oczekują od swoich decydentów po latach politycznego chaosu i wojny domowej. Czy obecny przywódca udźwignie ciężar pokładanych w nim nadziei i dorówna swojemu słynnemu rodakowi?
Podcast: This week on the show we feature a pre-recorded conversation with Kenneth Hillsman, a diviner in the Dagara West African tradition. Kenneth was born and raised in Tennessee as a preacher's kid in a very religious family. In college while taking African studies classes, he read Elder Malidoma Somé's first book, Of Water and Spirit, which planted the seeds for what was to come. While working in the family business, a health and natural foods store, he developed a passion for herbs and roots and how they can heal people. In 2018, Kenneth was initiated into the Dagara tradition of Stick Divination, and after developing a deeper relationship with the ancestors, he began to be shown how herbs and roots can not only heal and help people physically but spiritually as well. As he learned more about past family members it became clear that practicing root medicine always ran in his blood. Now Kenneth uses his divination and root medicine tools to help others along their own spiritual journeys, and he looks forward to one day making the trip to Dagara land in Dano, Burkina Faso, to pay homage to the tribe that helped awaken the medicine that was deep in his bones. More information about Kenneth Hillsman's work can be found at: Intuitive Medicines on Facebook: www.facebook.com, Intuitive Medicines on Instagram: www.instagram.com, Kenneth Hillsman's email: kenneth.hillsman @ gmail.com.
« L'inquiétude grandit, relève le site Afrikmag, autour de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, deux réalisateurs français détenus au Togo depuis la fin du mois de juillet. Les deux hommes se trouvaient dans le nord du pays pour le tournage d'un épisode de l'émission documentaire Les Routes de l'impossible. Leur collaborateur togolais, Fred Vedomey, est également privé de liberté. Leurs familles ont publiquement alerté sur leurs conditions de détention et leur état de santé. Elles se disent bouleversées par une situation qui dure depuis plusieurs semaines ». « La justice togolaise a fait une première concession, pointe le site Afriquinfos, en libérant sous contrôle judiciaire vendredi dernier Sebastian Perez Pezzani ». Celui-ci « souffre de douleurs persistantes et doit subir une intervention médicale, précise Afrik.com. Selon son avocat, deux médecins ont attesté de la nécessité de cette prise en charge et l'un d'eux a estimé que les infrastructures médicales disponibles au Togo ne permettaient pas de réaliser l'intervention envisagée. Sebastian Perez Pezzani n'est pas hospitalisé, mais il reçoit régulièrement la visite d'un médecin. D'après son avocat, il souhaite être opéré en France ». La semaine dernière, Reporters sans frontières avait fait état de « graves problèmes de santé » du réalisateur et demandé son évacuation sanitaire vers la France. Pas les autorisations nécessaires ? Afrik.com revient sur les raisons de l'arrestation des deux réalisateurs et de leur collaborateur togolais : « Leur interpellation est intervenue le 27 juillet dans une zone proche de la frontière avec le Burkina Faso, où la situation sécuritaire est tendue. Les deux réalisateurs français ont ensuite été placés sous mandat de dépôt à Lomé le 17 août. La justice togolaise leur reproche notamment des faits liés à l'utilisation d'un drone et à des prises de vues réalisées dans cette partie du territoire. La justice togolaise a également évoqué la question des conditions dans lesquelles les deux Français exerçaient leur activité professionnelle. Des sources locales ont rapporté un différend concernant leur titre de séjour et l'utilisation d'un visa qui aurait été considéré comme inadapté à des activités journalistiques et à des prises de vues professionnelles ». Le nord du Togo sous la menace jihadiste Il faut savoir, poursuit Afrik.com, que « le nord du Togo fait l'objet de mesures de sécurité renforcées depuis plusieurs années. Depuis la fin 2021, cette région est confrontée à des incursions et attaques attribuées à des groupes armés affiliés à al-Qaïda et à l'État islamique. Un état d'urgence y est maintenu et régulièrement prolongé par les autorités togolaises ». De plus, relève encore Afrik.com, « cette affaire intervient alors que les relations entre les autorités togolaises et plusieurs médias français sont tendues. Les signaux de Radio France Internationale et France 24 sont interrompus au Togo depuis juin 2025. Les autorités togolaises avaient justifié ces mesures en contestant la couverture de l'actualité politique et de manifestations de l'opposition par les deux médias ». La valse des nominations au sein de l'armée togolaise Pour sa part, en marge de cette affaire, Jeune Afrique pointe le récent remaniement au sein de l'armée togolaise opéré par le président Faure Gnassingbé. « Une refonte dictée autant par la menace jihadiste dans le nord du pays que par la volonté du président du Conseil de consolider sa mainmise sur l'armée. » Un nouveau chef d'État-major des armées a été nommé, de même qu'un nouveau directeur de l'Agence nationale de renseignement. « Ce mercato militaire répond aux besoins de la nécessaire réadaptation de la stratégie antiterroriste, précise Jeune Afrique, dans cette région du nord du Togo, confrontée à d'incessantes incursions jihadistes en provenance du Burkina Faso voisin. Selon plusieurs sources proches de l'appareil sécuritaire, le profil des gradés promus à des postes clés traduit aussi la volonté du chef de l'État de resserrer la coordination entre les services de renseignement et les forces engagées sur le terrain. Il s'agit aussi, pour Faure Gnassingbé, de mieux contrôler l'armée en s'assurant de la fidélité de ses chefs ». Jeune Afrique qui précise encore que « le nouveau chef d'état-major sera également un élément central dans la coordination avec les partenaires étrangers dans le domaine sécuritaire ». Comme l'avait révélé le site panafricain dans une enquête publiée début juillet, « des “instructeurs“ turcs sont notamment présents sur la base de Dihiaga, dans le nord du Togo, où, ils seraient chargés de la formation des forces spéciales et seraient actifs lors d'opérations militaires. En outre, depuis le mois de janvier, 300 militaires russes d'Africa Corps sont déployés dans le pays ».
Question posée par Le Point Afrique. « En trois mois, relate le journal, la flambée s'est étendue à 55 zones de santé dans six provinces. Elle a causé plus de 2 500 décès sur 5 200 cas confirmés, soit une mortalité d'environ 48%. À tel point que, la semaine dernière, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a tiré la sonnette d'alarme, jugeant l'épidémie "loin d'être maîtrisée". Selon l'OMS, cette flambée est "la plus importante" jamais enregistrée en RDC avec cette souche. Dans certaines zones touchées, le nombre de nouveaux cas "double chaque semaine" ». « Ebola se propage à une vitesse que nous n'avions encore jamais observée », avait déjà déclaré quelques jours plus tôt dans Le Monde Afrique, le virologue congolais, Jean-Jacques Muyembe, le codécouvreur du virus. « Pourtant, relève Afrikarabia, site spécialisé sur l'Afrique centrale, après 16 vagues d'Ebola dans le pays, la RDC a accumulé une expérience considérable sur le virus ». Les raisons d'une telle propagation… Et Afrikarabia de s'interroger : « comment le Congo a-t-il pu se laisser dépasser à ce point ? » Réponse du site : « L'une des premières explications se trouve avant l'annonce officielle de l'épidémie le 15 mai dernier. Les enquêtes menées par les autorités sanitaires indiquent que le virus circulait déjà deux à trois mois avant que l'épidémie ne soit déclarée. Pendant ce long laps de temps, le virus a donc largement circulé et plusieurs chaînes de transmission ont eu le temps de s'établir. (…) Autre difficulté, pointe Afrikarabia, la souche Bundibugyo du virus, différente de la souche Zaïre, n'est pas documentée. Et il n'existe aujourd'hui pas de vaccin homologué pour Bundibugyo, même si des essais thérapeutiques encourageants sont en cours ». Autre explication, relève encore le site, « le système de santé congolais est largement défaillant et manque cruellement de moyens. La surveillance épidémiologique s'est dégradée et le retrait de l'aide humanitaire américaine, via l'Usaid, a contribué à le fragiliser ». Et puis, il y a le conflit dans l'est de la RDC, souligne encore Afrikarabia : « L'épicentre de l'épidémie se trouve dans une région ravagée par 30 ans d'une guerre sans fin. En Ituri, au Nord et Sud-Kivu, les populations fuient les combats et les déplacements sont permanents. Des mouvements de population qui complexifient l'identification et la traçabilité des personnes contacts ». Enfin, « l'autre obstacle à une riposte efficace au virus est moins visible. Il s'agit de la confiance. Ebola provoque la peur. Les personnels de santé doivent combattre simultanément le virus… et les rumeurs. La désinformation, la méfiance et parfois les attaques contre les centres de santé ou les équipes chargées des enterrements sécurisés compliquent la riposte ». Résultat, constate L'Observateur Paalga au Burkina Faso : « tous les voyants sont au rouge. Des voyants symptomatiques d'une riposte à la fois inefficace et non efficiente et qui se projettent au-delà de la RDC. C'est toute la région de l'Afrique centrale, voire tout le continent qui devrait être sur le qui-vive ». En attendant un vaccin… Enfin, un signe d'espoir, note Le Journal de Kinshasa : « l'OMS a annoncé un déploiement massif de vaccins. 70 000 doses du célèbre vaccin Ervebo – le vaccin qui avait permis d'éteindre les feux de l'épidémie de 2018-2020 en RDC – ont été acheminées d'urgence. L'arme arrive-t-elle trop tard ? », s'interroge le média congolais. Qui plus est, « il y a un hic de taille, souligne-t-il : l'Ervebo n'est pas homologué contre la souche qui sévit actuellement : le Bundibugyo, cousin génétique du virus Zaïre. En attendant des traitements ciblés, la RDC mise donc sur l'Ervebo pour freiner l'hécatombe. Ce déploiement massif, bien qu'incertain sur le plan scientifique, est un signal fort, s'exclame encore Le Journal de Kinshasa : face à l'urgence absolue, il faut parfois jouer le tout pour le tout. La communauté internationale retient son souffle, espérant que ces 70 000 doses écriront le premier chapitre de la victoire contre ce nouveau fléau ».
Alors que l'Afrique manque de médecins, d'infirmiers et de sages-femmes, plusieurs pays africains sont désormais parmi les meilleurs au monde pour recenser leurs personnels de santé. Dix des vingt pays les mieux renseignés sont africains : la Zambie est troisième mondiale, le Burkina Faso cinquième, et le Kenya sixième. Comment expliquer cette progression dans la collecte des données ? Et surtout, à quoi servent ces chiffres pour lutter contre la pénurie de soignants ? Kouadjo San Boris Bediakon est responsable de l'information stratégique au Bureau Afrique de l'Organisation mondiale de la santé. Il répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Dix des vingt pays au monde qui disposent des données les plus récentes sur leur personnel de santé sont africains. Comment expliquer ces bons résultats en Afrique ? Kouadjo San Boris Bediakon : Premièrement, cela montre que l'Afrique n'est plus seulement un continent confronté à des déficits de personnel de santé. Les déficits existent, mais ce n'est plus ce qu'il faut voir. L'Afrique devient également une source majeure de données permettant de comprendre et de piloter les déficits. Deuxièmement, cela signifie en fait que de nombreux pays africains sont en train de passer d'une logique de planification fondée sur des estimations, parfois qui sont un peu grégaires, à une logique de décisions fondées sur des données nationales. Comment ces données sont-elles utilisées pour prendre des décisions ? Est-ce que vous avez un exemple de décision ? Au-delà des dialogues politiques qui ont été organisés dans environ douze pays africains, il y a neuf pays qui ont élaboré des plans de développement des ressources humaines en santé qui sont vraiment budgétisés et qui sont vraiment fondés sur des estimations objectives des besoins et des déficits ainsi que des investissements requis. Plus important encore, ces processus ont conduit à des engagements concrets. Pour environ six pays, il y a eu des engagements de création de 200 000 emplois dans le secteur de la santé. Est-ce que ces recrutements aujourd'hui, les États peuvent les faire, les financer et surtout former ces personnels ? Je prends le cas par exemple du Zimbabwe. À la suite de leur analyse du marché du travail, ils ont fait et organisé bien évidemment un dialogue politique et un certain nombre de partenaires se sont engagés à travers ce qu'on appelle le pacte d'investissement dans les ressources humaines en santé. Et aujourd'hui, le Zimbabwe a pu augmenter son budget pour les ressources humaines en santé de 30 % et chaque année, ils mettent à disposition environ 8000 postes budgétaires pour recruter. Et ces données sur le personnel soignant, qu'est-ce qu'elles changent concrètement pour les patients et les services de santé ? On sait bien que les hôpitaux tout seul ne peuvent pas fournir les services de santé. C'est plus ou moins comme des cathédrales construites dans le désert, et les médicaments à eux seuls ne sont que des, disons que des produits chimiques, s'ils ne sont pas prescrits par des personnels compétents et motivés et aussi disponibles en quantité. Est-ce que ces données peuvent rendre les systèmes de santé plus réactifs face aux épidémies par exemple ? Est-ce que ça aurait pu rendre les autorités plus réactives face à l'épidémie d'Ebola en RDC ? Oui, plus on a de données fiables et disons exhaustives, plus on peut anticiper en fait les déficits et anticiper un certain nombre de prises en charge de certaines urgences. Et nous sommes à pied d'œuvre pour aider les pays à disposer des systèmes d'information permettant de pouvoir leur donner au jour le jour, des informations essentielles à travers des tableaux de bord pour l'anticipation d'un certain nombre de déficits, et aussi un certain nombre de pandémies ou d'épidémies qui pourraient aggraver, en fait, cette disponibilité de personnel de santé. Ces données ont permis d'identifier des pénuries ? La pénurie qui existe actuellement est à hauteur de 5.8 millions de personnels de santé. Ça, c'est seulement sur la base des besoins sanitaires des populations. Si on vient greffer les aspects liés à la migration, les recrutements massifs des pays occidentaux dans les pays africains, cette pénurie-là va au-delà de 5.8 millions de personnes de santé. Comment éviter justement cette fuite des cerveaux ? C'est d'abord un engagement que les pays ont pris à travers ce qu'on appelle le code de recrutement des personnels de santé, qui a été adopté à une Assemblée mondiale de l'Organisation mondiale de la santé, qui stipule que les pays qui ont un indice de couverture sanitaire universelle très bas ou une densité de personnel de santé très bas, sont épargnés ou doivent être écartés du recrutement agressif et massif des pays qui ont déjà des indicateurs de couverture sanitaire universelle élevés et une densité relativement élevée par rapport à ces pays-là. Ce n'est pas un document qui est contraignant, mais c'est plutôt basé sur le respect de ces principes-là. Est-ce que justement il est respecté ? Il y a de bons exemples quand même où certains pays, par exemple le Royaume-Uni, a signé des accords de coopération bilatéraux, de recrutement de personnel de santé entre le Kenya, le Nigeria et le Ghana qui essaient de compenser en fait ces recrutements-là. Mais à vrai dire, le fléau est beaucoup plus profond parce que on sait que les données prouvent que dans les dix prochaines années, les pays occidentaux, surtout les pays de l'OCDE, auront un tiers de leur personnel de santé qui iront à la retraite. Et donc, face à cela, certains pays qui ne sont pas de bons exemples, continuent toujours de recruter de façon agressive et massive, mais en utilisant plutôt des institutions ou des agences privées pour ne pas que cela leur revienne au visage comme étant des pays qui enfreignent en fait cette réglementation-là.
Analizamos la figura polémica y al mismo tiempo admirada del líder de Burkina Faso, Ibrahim Traoré, y cómo ha cambiado su país en los años que lleva al frente del poder. Hablamos con el historiador marfileño Dagauh Komenan.Escuchar audio
Israel sigue ampliando su presencia allí. Hoy un grupo de colonos ha vuelto al asentamiento de Kadim 20 años después de que fuera cerrado. El ébola sigue extendiéndose con rapidez por el este de la RDC.Ya hay al menos 2.500 muertos y más de 5.000 casos. Su expansión es exponencial, según advierte Naciones Unidas, que trabaja junto a otras organizaciones humanitarias sobre el terreno para intentar frenar el avance del brote.Además, vamos a tener una entrevista sobre la figura de Ibrahim Traoré, el joven líder de Burkina Faso que se ha convertido en la esperanza del panafricanismo con políticas para sus habitantes.Estaremos en Argentina, donde el gobierno de Javier Milei quiere volver a producir uranio en una época en la que tener acceso a tierras raras es una ventaja política y económica de primer orden. Seguimos de cerca el caso de Fernando Cerimedo, exasesor del presidente de Bolivia Rodrigo Paz y que está involucrado en un caso de intento de asesinato de su pareja y también por presunta corrupción. Además, sabremos cómo ha partido desde el sur de México una nueva marcha de inmigrantes que tiene como objetivo llegar a la capital.Escuchar audio
Send us Fan MailIn Season 3, Episode 20, Aime, Mo, and Leudin take a step back and look around the continent, unpacking some of the major political, social, economic, and humanitarian stories shaping the conversation.We talk Nigeria, Sudan, the Democratic Republic of Congo, Burkina Faso, Mali, Tanzania, Cameroon, and South Africa. We are also talking about touching on conflict, political power, foreign influence, natural resources, elections, security, and the growing fight against gender-based violence.We look beneath the headlines to uncover the universal blueprint shaping these events: create fractures, exploit grievances, and maintain influence. What happens when the everyday realities of our people collide with the agendas of global powers? Let's get into it. Follow us on our website and social media accountsWebsite ► Nextstopafrica.netInstagram ► https://www.instagram.com/official_nextstopafrica/LinkedIn ► https://www.linkedin.com/in/next-stop-africa-419a8121a/Email For Inquiries ► Nextstopafrica7@gmail.comSupport the show
In this session, attendees will be equipped to navigate the discernment process of identifying the best-fit sending agency for them.
Hear how selling his startup, falling in love with travel, and reconnecting with China transformed Jason's life. ============================ Get the Monday Minute my weekly email with 3 personal recs for travel, culture, and living beyond borders you can read in 60 seconds. ============================ ON THIS EPISODE Jason Wang shares his experience growing up in a Chinese immigrant family in the San Francisco Bay Area, building and selling a Silicon Valley startup, and tells the story of how one trip to Europe completely changed the trajectory of his life. He explains how he fell in love with travel, visited 185 countries, and why he believes now is the perfect time to explore China. He reflects on returning to his birthplace of Nanjing nearly 40 years later, and takes listeners from the futuristic skyline of Chongqing to the Ice & Snow Festival in Harbin. He also tells stories from his travels in West Africa, from music festivals in the legendary city of Timbuktu in Mali to meeting the sacred crocodiles of Burkina Faso. He then reflects on the impact of connecting with Chinese diaspora communities across Africa and around the world. Jason also shares how years of designing entire trips around food have shaped the way he experiences cultures and reveals some of the most memorable culinary experiences from his travels around the world. → Full show notes with direct links to everything discussed are available here. ============================ FREE RESOURCES FOR YOU: See my Top 10 Apps For Digital Nomads See my Top 10 Books For Digital Nomads See my 7 Keys For Building A Remote Business (Even in a space that's not traditionally virtual) Watch my Video Training on Stylish Minimalist Packing so you can join #TeamCarryOn See the Travel Gear I Use and Recommend See How I Produce The Maverick Show Podcast (The equipment, services & vendors I use) ============================ ENJOYING THE SHOW? Follow The Maverick Show on Instagram and DM Matt to continue the conversation Please leave a rating and review — it really helps the show and I read each one personally You can buy me a coffee — espressos help me produce significantly better podcast episodes!
As a Fulani herdsman, the young man burned churches, threatened Christian farmers and even killed Christians in the middle of the night. But his life changed when he saw how a Christian woman responded to his threats of murder. Today he is a follower of Christ who has experienced Christian persecution as his own family tried to kill him. Listen as Brother Philip, a field minister for VOM in Africa, tells about meeting this young man and shares stories of other Fulani followers of Jesus. "They know the cost, and they've considered the cost and chosen to follow Jesus," Philip says. Philip will also share more about the power of being physically present with our persecuted brothers and sisters in Christ and the encouragement it offers them as VOM staff and partners provide wholistic care for both physical and spiritual needs. Philip continues to be inspired by the growth and faith of persecuted Christians who choose Christ despite the suffering they must endure. You'll hear how VOM provides persecuted brothers and sisters opportunities to start a small business in order to provide for themselves and their families and continue the ministry God has called them to. Hear how you can pray for persecuted Christian brothers and sisters in places like Nigeria, Burkina Faso, and around the world. You can also listen on VOM Radio to Brother Malik's testimony of becoming a Fulani follower of Christ. You can also give online to support projects like helping displaced pastors raise chickens to support their families. The VOM App for your smartphone or tablet will help you pray daily for persecuted Christians in nations like North Korea, China, and Iran, as well as provide free access to e-books, audiobooks, video content, and feature films. Download the VOM App for your iOS or Android device today.