Podcasts about Burkina Faso

landlocked French and Mossi speaking country in West Africa

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Burkina Faso

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Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

Revue de presse Afrique
À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

Podcast El pulso de la Vida
Una placa solar que enciende la esperanza en Burkina Faso | Amparo Benítez — Spanish Humanitarian Relief

Podcast El pulso de la Vida

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 8:54


Amparo Benítez, responsable de Spanish Humanitarian Relief, regresa de Burkina Faso y lo cuenta en El pulso de la vida: ocho viviendas de pastores desplazados por el yihadismo y de etnias no alcanzadas estrenan placas solares que dan luz, sustento y esperanza. Una conversación sobre la iglesia perseguida y el programa «Alumbra Burkina».

Revue de presse Afrique
À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

Lesestoff | rbbKultur
Francis Kéré: "Building Stories"

Lesestoff | rbbKultur

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 7:30


Francis Kéré ist in Afrika aufgewachsen. In seinem Heimatdorf gab es weder elektrisches Licht noch fließendes Wasser. Heute zählt er zu den weltweit führenden Architekten. Er hat 2022 den Pritzker Preis erhalten, der als Nobelpreis der Architektur gilt und ein Jahr später den Praemium Imperiale. Nun erscheint im Taschen-Verlag sein Buch "Building Stories". Es stellt seine wichtigsten Werke vor: den Serpentine Pavillon in London, die Entwürfe für die Nationalversammlungen von Burkina Faso und Benin und das Las Vegas Museum of Art. Nikolaus Bernau hat es gelesen und für radio3 die Buchpremiere besucht.

Buchkritik - Deutschlandfunk Kultur
Francis Kéré: "Building Stories" - Architektur, die über Menschen, Glück und Zufälle spricht

Buchkritik - Deutschlandfunk Kultur

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 12:19


Gebäude sind Geschichten von Begegnungen, sagt der Architekt und Pritzker-Preisträger Francis Kéré. Er brachte Lehm als Baustoff wieder nach Burkina Faso und errichtete dort das Schlingensief-Opernhaus. Ein opulenter Bildband zeigt nun seine Arbeit. Kéré, Francis www.deutschlandfunkkultur.de, Lesart

Lesart - das Literaturmagazin - Deutschlandfunk Kultur
Francis Kéré: "Building Stories" - Architektur, die über Menschen, Glück und Zufälle spricht

Lesart - das Literaturmagazin - Deutschlandfunk Kultur

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 12:19


Gebäude sind Geschichten von Begegnungen, sagt der Architekt und Pritzker-Preisträger Francis Kéré. Er brachte Lehm als Baustoff wieder nach Burkina Faso und errichtete dort das Schlingensief-Opernhaus. Ein opulenter Bildband zeigt nun seine Arbeit. Kéré, Francis www.deutschlandfunkkultur.de, Lesart

Lesart - das Literaturmagazin (ganze Sendung) - Deutschlandfunk Kultur
Francis Kéré: "Building Stories" - Architektur, die über Menschen, Glück und Zufälle spricht

Lesart - das Literaturmagazin (ganze Sendung) - Deutschlandfunk Kultur

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 12:19


Gebäude sind Geschichten von Begegnungen, sagt der Architekt und Pritzker-Preisträger Francis Kéré. Er brachte Lehm als Baustoff wieder nach Burkina Faso und errichtete dort das Schlingensief-Opernhaus. Ein opulenter Bildband zeigt nun seine Arbeit. Kéré, Francis www.deutschlandfunkkultur.de, Lesart

Invité Afrique
Mathias Hounkpè: «Les populations souhaitent le dégel des tensions entre le Niger et le Bénin»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 4:33


Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale.   À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»

Dans la presse
Lyhanna : "Combien de temps allons-nous mimer la stupeur devant des crimes aussi ordinaires ?"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 6:26


A la Une de la presse, ce lundi 8 juin, la profonde émotion, en France, après le meurtre de la petite Lyhanna et la polémique sur le traitement judiciaire des plaintes pour viols sur mineures visant l'auteur présumé. La poursuite des manifestations en Albanie contre les projets immobiliers de la famille Trump. Les prisons secrètes du Burkina Faso. L'inauguration de la Sagrada Familia par le pape Léon. Et une église pour les candidats au bac.

Si loin si proche
Hommage à Maurice Freund, passeur de désert

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages…  En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi.  Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible.  Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout !    En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière. 

Si loin si proche
Hommage à Maurice Freund, passeur de désert

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages…  En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi.  Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible.  Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout !    En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière. 

Vivre ailleurs
«Petit Modèle», un roman sur la vie des personnels domestiques en Afrique

Vivre ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 16:08


Petit modèle, tel est le titre du dernier ouvrage de Sayouba Traoré. Né à Ouahigouya au nord de la Haute-Volta – aujourd'hui appelé Burkina Faso –, l'auteur est aussi journaliste. Jusqu'à son départ à la retraite en 2022, il était le producteur-présentateur de l'émission Le coq chante sur RFI. Désormais, Sayouba Traoré est revenu à temps plein à l'écriture. Petit modèle, son sixième livre depuis son départ à la retraite, est publié chez Nombre 7 éditions à Nîmes. À lire aussiDans l'Afrique profonde, avec Sayouba Traoré     À écouter aussiLe coq chante

Le débat africain
Sénégal, Bénin, Liban et Mondial 2026

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 39:00


Après le départ d'Ousmane Sonko de la primature, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a dévoilé son nouveau gouvernement. Quels équilibres politiques dessine cette nouvelle équipe ? Au Bénin, le nouveau président Romuald Wadagni s'est rendu cette semaine au Niger et au Burkina Faso. Une visite placée sous le signe du dialogue et de la sécurité régionale. Assiste-t-on à un réchauffement durable des relations entre ces voisins ouest-africains ? Cessez-le-feu ou poursuite des combats ? Quelques heures seulement après l'annonce d'une trêve au Liban, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a assuré que l'armée continuerait ses opérations dans le sud du pays. Comment interpréter ces déclarations ? Enfin J-5 avant le coup d'envoi de la Coupe du monde de football. Dans quel climat sportif, politique et médiatique s'ouvre cette compétition planétaire ? Et quelles sont les ambitions des sélections africaines dans la course au titre ?   Avec la participation de : Fatoumata Diallo, journaliste pour le magazine mensuel Jeune Afrique Marcel Zoumenou,  directeur de publication du journal béninois Le Patriote Ousmane Ndiaye, journaliste et éditorialiste sénégalais.

Littérature sans frontières
Une terre, une auteure : au Burkina Faso avec Roukiata Ouedraogo

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 29:00


Premier épisode de cette série inédite qui propose une rencontre avec un.e auteur.e sur sa terre natale. Aujourd'hui l'humoriste, comédienne et écrivaine Roukiata Ouedraogo, née au Burkina Faso et qui ici se livre sur son enfance, ses débuts et ses combats. Grand entretien à Ouagadougou. « Je suis autrice, humoriste et comédienne franco-burkinabè. Née au Burkina Faso, j'ai grandi entre Fada N'Gourma et Ouagadougou avant de m'installer en France au début des années 2000. Mon parcours artistique s'est construit à la croisée du théâtre, de l'écriture, de l'humour, de la radio et de l'engagement. » (autoportrait de l'autrice sur RFI). Livres cités dans l'entretien : « Dans sa petite chambre de bonne du 18è arrondissement, Roukiata fait son sac : demain, elle rentre chez elle, au Burkina Faso. Que prendre, que choisir, que laisser ? Comment faire plaisir à toutes et à tous, sans se faire totalement dépouiller ?… Entre jolis petits hauts colorés made in Paname Tati, que s'arracheront ses cousines, et le grille-pain deux fentes avec tiroir ramasse-miettes à offrir à sa mère, Roukiata nous raconte sa folle jeunesse, lorsqu'elle était jeune gazeuse des faubourgs Ouagalais, jusqu'à sa vie actuelle dans le « Little Africa » parisien. On rit devant la galerie des braiseurs de poulet bicyclette, les mégères du quartier, les coiffeuses de Château-Rouge ! On succombe devant les techniques de drague des garçons choco et les ruses déployées pour feinter le papa nommé « Chien Méchant » afin de ne pas rater le bal des bacheliers… Accompagné par le dessin virevoltant et dansant d'Aude Massot, ce livre est un hymne à l'enfance, la famille, l'amitié, la différence… On y rit beaucoup… mais pas que. » (Présentation des éditions Sarbacane). De sa plume, légère et nostalgique, Roukiata raconte avec tendresse et humour son enfance au Burkina-Faso. Les sécheresses écrasantes et les pluies diluviennes, la chaleur de ses habitants, la corruption et la misère. Elle raconte sa famille, l'injustice qui les frappe avec l'arrestation de son père. Mais, surtout, elle raconte sa mère. Cette femme, grande et belle, un « roc » restée seule pour élever ses sept enfants, bataillant pour joindre les deux bouts, en vendant sur le pas de sa porte ses délicieuses galettes. Des galettes au miel qui, pour la jeune Roukiata, auront toujours le goût de l'enfance et du pays natal. (Présentation des éditions Slatkine et cie) SITE OFFICIEL DE ROUKIATA OUEDRAOGO  ILLUSTRATION MUSICALE : Ouagadougou - DESIRE SANKARA.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Corée du Sud : pourquoi 50 ministres africains étaient-ils à Séoul?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la nouvelle loi européenne des centres de retour de migrants, la visite de Romuald Wadagni au Burkina Faso et au Niger et l'opération "journée ville morte" en RDC.  Corée du Sud : pourquoi 50 ministres africains étaient-ils à Séoul ?  En début de semaine, Séoul a accueilli les ministres des Affaires étrangères de cinquante pays africains. Invités par leur homologue sud-coréen, Chu Hyun, ils ont échangé sur le renforcement des relations économiques, politiques et technologiques. Pourquoi la Corée du Sud s'intéresse-t-elle autant à l'Afrique ? Qu'est-il ressorti concrètement de cette réunion ?  Avec Celio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul.       UE : quel est ce projet de centres pour migrants bientôt créés hors d'Europe ?  Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord pour durcir la politique migratoire européenne. Parmi les mesures phares : la possibilité de créer, hors de l'Union européenne, des centres destinés à accueillir des migrants en situation irrégulière avant leur retour vers leur pays d'origine. Comment ces centres vont-ils fonctionner ? Quels pays sont prêts à les accueillir ? Pourquoi cette mesure suscite-t-elle autant de débats ?  Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants.       Bénin-Niger : la réouverture de la frontière est-elle proche ?   Après trois ans de tensions entre le Bénin et ses voisins du nord, le Niger et le Burkina Faso, le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, s'est rendu successivement à Niamey et à Ouagadougou ce mardi. Ces visites marquent-elles un changement de cap dans la diplomatie béninoise ? Peut-on espérer une réouverture prochaine de la frontière entre le Niger et le Bénin ?  Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile béninoise.      RDC : qui est derrière l'appel à la journée « ville morte » ?  Ce mercredi, une partie de l'opposition congolaise a appelé les habitants de Kinshasa à une journée « ville morte ». À l'origine de cette opération : la plateforme C64, une coalition de partis opposés à toute modification de la Constitution qui pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat. Pour la C64, il s'agissait d'un test afin de mesurer sa capacité à mobiliser. Mais qui compose cette plateforme ? D'autres actions de contestation sont -elle prévues ? Avec Ithiel Batumike, professeur de sciences politique à l'Université de Liège.  

The International Risk Podcast
Episode 371: Mali at the Breaking Point: Insurgency, Military Rule, and the Future of the Sahel with Ulf Laessing

The International Risk Podcast

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 21:59


This episode with Ulf Laessing examines the recent escalation of unrest in Mali and what it reveals about the deeper fragmentation of authority across the central Sahel. The conversation explores how sustained insurgent pressure, weak state institutions, and shifting alliances between military governments and armed groups are reshaping the trajectory of the Malian state.We discuss why Mali has become a central node in the wider Sahel crisis, how jihadist groups are adapting their operational strategies, and what the breakdown of territorial control means for regional spillover into Niger, Burkina Faso, and coastal West Africa. The episode also considers the role of external actors, including Russian security partnerships and regional bloc responses, in shaping both stability and instability.Ulf Laessing is the Head of the Sahel Programme at the Konrad Adenauer Foundation. His work focuses on governance, security dynamics, insurgency trends, and political risk across the central Sahel region.The International Risk Podcast brings you conversations with global experts, frontline practitioners, and senior decision-makers who are shaping how we understand and respond to international risk. From geopolitical instability and organised crime to cybersecurity threats and hybrid warfare, each episode explores the forces transforming our world and what smart leaders must do to navigate them. Whether you're a board member, policymaker, or risk professional, The International Risk Podcast delivers actionable insights, sharp analysis, and real-world stories that matter.Dominic Bowen is the host of The International Risk Podcast and Europe's leading expert on international risk and crisis management. As Head of Strategic Advisory and Partner at one of Europe's leading risk management consulting firms, Dominic advises CEOs, boards, and senior executives across the continent on how to prepare for uncertainty and act with intent. He has spent decades working in war zones, advising multinational companies, and supporting Europe's business leaders. Dominic is the go-to business advisor for leaders navigating risk, crisis, and strategy; trusted for his clarity, calmness under pressure, and ability to turn volatility into competitive advantage. Dominic equips today's business leaders with the insight and confidence to lead through disruption and deliver sustained strategic advantage.Tell us what you liked!

Journal de l'Afrique
Opération "ville morte" à Kinshasa, initiée par la coalition d'opposition C64

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 14:08


En République démocratique du Congo, la capitale a tourné au ralenti ce mercredi. À l'appel de la plateforme d'opposition C64, de nombreux habitants de Kinshasa étaient invités à observer une journée "ville morte" pour s'opposer à la volonté de la majorité au pouvoir de modifier la Constitution

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Bénin-AES : sur la voie de l'apaisement?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 20:00


10 jours après son investiture, le nouveau président béninois Romuald Wadagni effectue sa première tournée ouest-africaine avec deux étapes remarquées : le Niger et le Burkina Faso. Après trois ans de tensions, se dirige-t-on vers un réchauffement des relations entre le Bénin et l'AES ? Comment rétablir la confiance entre les pays voisins ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: rétrécissement médiatique et personnalisation du pouvoir au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 4:17


« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».

Idées
Pierre Haski : la vigie du monde qui vient

Idées

Play Episode Listen Later May 31, 2026 52:28


Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock),  il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ».   Programmation musicale :  Amakhamandela - BCUC Sankara  - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.

Idées
Pierre Haski : la vigie du monde qui vient

Idées

Play Episode Listen Later May 31, 2026 52:28


Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock),  il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ».   Programmation musicale :  Amakhamandela - BCUC Sankara  - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.

Invité Afrique
Réouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 28, 2026 15:32


Après trois ans de fermeture, va-t-on vers une réouverture de la frontière entre le Niger et le Bénin ? C'est l'espoir de nombreux habitants de ces deux pays, après la visite du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, à Cotonou. C'était dimanche dernier pour l'investiture du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré à cette occasion le Premier ministre du Niger. L'économiste français Olivier Vallée a été conseiller technique au Niger, où il a gardé de précieux contacts. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, lors de son déplacement dimanche à Cotonou pour l'investiture du président Wadagni. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Olivier Vallée : Ça signifie que, malgré les tensions qui ont existé entre les deux États, il reste la profonde relation entre les deux pays dans la mesure où le Bénin est le débouché naturel du Niger et vice versa. Et je pense que ce qui aide beaucoup à cette décrispation entre les deux pays, c'est sans doute le fait que le président (du Niger, Abdourahamane) Tiani, qui avait eu des propos assez durs à l'égard du Bénin et du président Patrice Talon, n'ait pas fait le voyage. Donc, ça a évité d'évoquer des passifs ou des mots douloureux. Depuis l'arrivée au pouvoir au Niger du général Tiani, la frontière Niger-Bénin est fermée. Pourrait-elle rouvrir ? Je crois qu'elle est d'une certaine façon contournée. Donc, ce n'est pas absolument une priorité. Elle est contournée parce qu'une bonne partie des marchandises qui viennent du Bénin passent par le Nigeria et rentrent un peu plus haut au Niger. Donc, ce n'est pas simplement la mauvaise volonté du président Tiani du point de vue de la fermeture de cette frontière, il y a aussi que, des deux côtés, on redoute des infiltrations. Pour la partie nigérienne, la présence d'éléments américains et d'éléments français très visibles. Les Français utilisent des hélicoptères, utilisent des drones, surveillent le Niger. Donc, du côté de l'armée nigérienne, il y a le sentiment d'une menace. Et, en sens inverse, du côté béninois, bien entendu, on a peur de la pénétration du Jnim et de l'État islamique au Sahel. Il y a en effet des militaires français qui sont présents sur le sol béninois et on l'a vu notamment lors de la mise en échec du putsch du mois de décembre dernier à Cotonou. Mais qu'est-ce qui prouve que les Français et les Béninois veulent agresser le Niger, comme le dit le ministre de l'Intérieur du Niger, le général Toumba ? Le ministre de l'Intérieur est peut-être obligé pour un certain nombre de raisons de faire peut-être de la surenchère. Mais, malgré tout, sans parler d'agression, il est indéniable que cette frontière est surveillée par la partie française. Et, du côté du Niger, on ressent que ces missions de reconnaissance par drone ou par hélicoptère surveillent de près les éléments armés nigériens. Donc, il y a une méfiance qui finira par être levée. Donc, je pense que, sur la frontière, il y a des axes sûrs qui finiront par être ménagés. Mais la présence française - vu le comportement diplomatique du gouvernement français, ou peu diplomatique, je dirais, du gouvernement français vis-à-vis du Niger - ne fait rien pour faciliter la réouverture de cette frontière. C'est sans doute au Niger que le colonel béninois Pascal Tigri a trouvé refuge après son coup d'État manqué de décembre 2025 à Cotonou. La présence du Premier ministre du Niger au Bénin le 24 mai, est-elle le signe que le pouvoir du Niger a renoncé à soutenir les candidats putschistes chez son voisin du sud ? Je pense qu'il n'y a pas eu de soutien de cette opération de renversement du président Talon. Et je pense que le refuge du putschiste était un petit peu induit par la géographie plus que par le soutien que lui aurait apporté le Niger. Bon, aucune preuve n'a été fournie dans ce sens. Et son séjour au Niger aura été de courte durée. Et le passage de témoin au nouveau président est, par la présence du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, l'occasion sans doute d'effacer l'ardoise sur cet épisode comme sur d'autres. Donc, espérons que le signal donné par la sympathie de l'accueil fait au Premier ministre nigérien sera le début d'une réconciliation, peut-être par le bas. Une visite du nouveau président béninois à Niamey n'est pas du tout une chose impossible.  Donc, une visite de Romuald Wadani à Niamey est programmée ? Elle est en tout cas sur les tablettes des relations de bon voisinage qu'a annoncées le Premier ministre nigérien. Et le colonel putschiste Pascal Tigri, savez-vous où il est passé ? Aux dernières informations, il n'est plus au Niger. Il est sans doute dans l'AES [au Mali ou au Burkina Faso, NDLR], mais pas au Niger. À lire aussiBénin-Niger : vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?

Laser
Boza Free

Laser

Play Episode Listen Later May 28, 2026 27:48


La rotta del Mediterraneo centrale è una delle più pericolose al mondo, secondo l'OIM, l'organizzazione internazionale per le migrazioni. Nelle acque internazionali della zona libica SAR (Search and Rescue), tra marzo e aprile 2026, si è svolta la quarantaduesima missione della Life Support, la nave di ricerca e soccorso di Emergency. L'imbarcazione ha portato in salvo donne, uomini e minori accompagnati e non, per un totale di settantuno persone. Durante la navigazione la Life Support è stata seguita ripetutamente da imbarcazioni non ben identificabili e dalla Guardia Costiera libica, che ha intercettato e respinto verso la propria terraferma due barche cariche di migranti che rischiavano di affondare, verso cui era diretta la Life Support.La provenienza da paesi come Mali, Costa d'Avorio, Burkina Faso, Ciad, Guinea Conakry e Camerun narra di come guerre, instabilità politica, violazione dei diritti umani, crisi climatica e fame siano alla base delle motivazioni che spingono le persone a cercare in Europa un futuro migliore. Lo fanno compiendo viaggi lunghissimi dall'Africa subsahariana fino alla Libia, dove subiscono razzismo, campi di lavoro obbligatori, violenze efferate e detenzioni arbitrarie sia al primo arrivo che ogni volta in cui i libici li intercettano in mare, riportandoli indietro. In questo reportage realizzato sulla Life Support Laser ha raccolto le loro storie, usando nomi di fantasia per tutelarne la sicurezza. 

MedicalMissions.com Podcast
How to Use (and Not Abuse) Our Power as Healthcare Missionaries

MedicalMissions.com Podcast

Play Episode Listen Later May 27, 2026


The practice of healthcare is inherently powerful, and our patients are vulnerable to our power. Though power can be abused, the righteous use of power, for the benefit of the vulnerable, is profoundly Christlike. We will explore the lessons of power which help us understand our roles, including the fundamental nature of professionalism and key kingdom strategies of healthcare missions.

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Africa Today
Ebola and burial traditions in DRC

Africa Today

Play Episode Listen Later May 26, 2026 22:59


The World Health Organisations says Ebola is spreading faster than originally thought and has declared a public health emergency of international concern. Ebola has also been reported in DR Congo's North and South Kivu provinces, as well as in neighbouring Uganda, where there have been seven confirmed cases. In the last week, there have been incidents where angry crowds attempted to reclaim bodies of loved ones from Ebola treatment centres in Mongwalu and Rwampara. We take a look at how burial traditions are being impacted by the virus and what the recommended procedures look like. Also, Burkina Faso's livestock export ban has a direct impact on Eid celebrations in Ivory Coast. What are the alternatives?Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Bella Twine and Ayuba Iliya Senior Producer: Charles Gitonga Technical producer: Jonathan Mwangi Editors: Priya Sippy and Maryam Abdalla

Géopolitique, le débat
Sahel 2026 : entre crises, alliances et bataille des récits

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 23, 2026 48:28


Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier.  Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.

Impact Briefing
Building African ecosystems for impact investing + LPs bridging the "second-wave" capital gap

Impact Briefing

Play Episode Listen Later May 22, 2026 24:37


Host Brian Walsh takes up ImpactAlpha's top stories with Lucy Ngige and Amy Cortese. Up this week: The first edition of ImpactAlpha Africa explores new ways capital is being mobilized for impact on the continent; a spotlight on two African funds investing in human capital and creating high productivity jobs; and, how some LPs are stepping up to help emerging managers cross the chasm to their next fund.To try ImpactAlpha Edge, ⁠⁠⁠⁠click here⁠⁠⁠⁠.This week's stories:“⁠Seeding impact investing ecosystems in Senegal, Zambia, Burkina Faso and Côte d'Ivoire⁠,” by Lucy Ngige“⁠(Some) LPs step up to help emerging managers cross the chasm to their next fund⁠,” by Amy Cortese with Roodgally Senatus

Invité Afrique
«Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali», affirme le député français Bruno Fuchs

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 13:12


« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel.  Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire.   À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie

Logistics with Purpose
Italy's Logistics Cluster: Delivering Aid in Crisis Zones with the World Food Programme

Logistics with Purpose

Play Episode Listen Later May 21, 2026 55:34


What does it really take to deliver lifesaving aid in the middle of war zones, natural disasters, and humanitarian crises? In this powerful episode of Logistics With Purpose®, Enrique Alvarez and Kristi Porter sit down with Noemi Pazienti and Kelly Bradley from the Logistics Cluster, the World Food Programme-led coordination platform supporting humanitarian operations across the globe.From Lebanon and Gaza to Burkina Faso and Ukraine, this conversation takes listeners behind the scenes of humanitarian logistics operations happening in some of the world's most complex and dangerous environments. Learn how the Logistics Cluster coordinates global partnerships, activates emergency supply chain networks, and works with NGOs, governments, and private sector leaders to ensure aid reaches the people who need it most.Noemi and Kelly share firsthand stories from the field, including coordinating humanitarian convoys during active conflict, setting up emergency warehouse capacity in Beirut, navigating collapsed infrastructure in Gaza, and balancing operational efficiency with humanity and compassion.You'll also hear valuable leadership lessons on adaptability, collaboration, communication, resilience, and why details matter in supply chain operations where every decision can impact lives.Whether you work in supply chain, logistics, humanitarian aid, or simply want a deeper understanding of how global relief efforts operate, this episode offers an inspiring and eye-opening look at logistics truly driven by purpose.Additional Links & Resources:Learn more about the Logistics Cluster: https://logcluster.org/enConnect with Kelly: www.linkedin.com/in/kelly-bradley-6646a744Connect with Noemi: https://www.linkedin.com/in/noemi-pazienti/Learn more about Logistics with Purpose®: https://supplychainnow.com/program/logistics-with-purposeLearn more about Vector Global Logistics: https://vectorgl.com/Subscribe to Logistics with Purpose: https://logistics-with-purpose.captivate.fm/listenThis episode was hosted by Enrique Alvarez and Kristi Porter. For additional information, please visit our dedicated episode page: https://supplychainnow.com/itlays-logistics-cluster-delivering-aid-crisis-zones-world-food-programme-lwp156

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

MedicalMissions.com Podcast
How Compassion, Technology, and Innovation Empower Health Equity in Resource-Limited Contexts

MedicalMissions.com Podcast

Play Episode Listen Later May 20, 2026


Transforming healthcare delivery in resource-limited contexts around the world calls for compassionate, innovative solutions. Learn how The Luke Commission is bringing healthcare to the most isolated and underserved in Eswatini through a scalable model for advancing health equity.

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Revue de presse Afrique
À la Une: le retour du virus Ebola en RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 4:05


« C'est une nouvelle qui glace le sang, s'exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l'est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l'Ituri. Et ce n'est pas une simple formalité administrative : l'institution parle d'un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l'OMS a déclenché une alerte internationale. Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s'arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l'Ituri, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ». « Sur l'axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n'utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d'autres doutent de la réalité même de l'épidémie. » Croyances locales Dans cette région de Mongbwalu, « la psychose s'est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L'épidémie s'est déclarée début avril. Et depuis, l'hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d'une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l'espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ». Kinshasa préservée ? À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l'Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ». En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l'Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d'Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ». Nouvelle souche du virus Ce qui est sûr, c'est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L'une d'elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l'est congolais aux grandes villes de la région ». Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L'épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d'anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s'appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ». « L'Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu'on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L'urgence est de voler au secours de la RDC ».

Le Nouvel Esprit Public
Thématique : les espions du président, avec Pierre Gastineau

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later May 17, 2026 60:05


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ESPIONS DU PRÉSIDENTPierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d'Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d'euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l'Élysée.Cette montée en puissance s'accompagne toutefois d'une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 révèle un déficit d'anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l'influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l'élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d'interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d'«écoterrorisme » — interroge l'équilibre entre sécurité et libertés publiques.Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d'influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d'autonomie stratégique, tandis que l'Europe, notamment l'Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d'un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d'anticipation, de coordination et d'adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

The DX Mentor
This Week in DX - 05/16/2026

The DX Mentor

Play Episode Listen Later May 16, 2026 12:55


Hello and Welcome to the DX Corner for yourweekly Dose of DX. I'm Bill, AJ8B.The following DX information comes from Bernie, W3UR, editor of the DailyDX, the WeeklyDX, and the How's DXcolumn in QST. If you would like a free 2-week trial of the DailyDX, your only source of real-time DX information, just drop me a note at thedxmentor@gmail.comXT - Burkina Faso – Harald, DF2SWO,goes again to Burkina Faso using the callsign XT2AW, until May 19.  Harald plans to be on HF and the QO-100 satellite and he welcomes skeds.   CN – Morocco - CN2NQV is the call for F8NQV who is QRV until July 11.  The QTH is the town of Sidi Rahal Chatai, on the Atlantic Ocean, 70 kilometers south of Casablanca.   Pascal's gear runs 100 watts to a Diamond vertical on the rooftop, about 15 meters above ground level. 5Z - Kenya  - 5Z4/MM0ZBH is QRV Holiday Style until June 15, with 100 watts and wire antennas.  QSL via the MM0ZBH home QTH, but his first choice is Logbook of the World foryour request.  Direct is SAE, no USD or IRC needed.  Paul says"I am happy to pay return postage." A6 - United Arab Emirates (UAE) - Many A60PE/##calls will be on the air as part of a national campaign of pride,"Proud of the Emirates."  Flag Day and Union Day (National Day) are popular national pride days.  The current event goes through May 31.  A3 – Tonga - JH3QFL, Takio, will operate as A31AA from Tongatapu Island, Tonga between May 14–22, 2026, onthe 80m–6m bands. QSL cards are available via SASE, and QSOs will be uploaded to LoTW. T8 – Palau - T88IL, T88JH and T88KY will be an operation May 21-24, ops JF3PLF, JR3QFB and JA1MFR, from Koror.  Masa, Yoshi, and Masa will be on 160-6M SSB, CW and digital. QSL details are on QRZ.com.  ZC4 - UK Sovereign Base Areas on Cyprus - G4WXJ, Dave, will operate as ZC4RH from Dhekelia (KM64ux) between May 24 and 30, using 100 watts with Yaesu 857D and Xiegu X6100 radios. He will be active on CW, SSB, FT8, and FT4 modes across 40 to 6 meters, using dipoles and EFHW antennas. 3B9 - Rodrigues I - UR9IDX, Ivan, is QRV until June 1st, as 3B9IDX from Rodrigues Island. His operations will focus on HF bands, primarily using CW and some SSB, but not FT8. QSLdirect only to his address in Madeira Island, Portugal. JW – Svalbard - G1VAQ, Tom, will be briefly operating as JW/G1VAQ from Svalbard in May, using portable QRP (5W)CW on 20 meters. He asks for patience with his CW and notes that QSOs will be confirmed via LoTW and QRZ.com after his return to the UK. OX – Gree nland - OZ1DJJ, Bo, will be active as OX3LX from Aasiaat Island until May 22nd. This activity is part of a work trip, not a DXpedition, so limited radio contacts are expected. 6Y – Jamaica - KQ4PGV, Bill, is traveling to Jamaica from May 31 to June 8 for an anniversary trip and will operate as KQ4PGV/6Y on the radio when possible. Although experienced with POTA and SOTA, he is new to DXing and will be using an IC-705, tuner, and an amp (either 100W or 50W). He plans to activate parks for POTA using FT8 and Ham2kPortable Logger. CP – Bolivia - Team CP7DX has released some details of the upcoming DXpedition. They plan to be QRV from Tarija May 26 to June 6, including the CQ WW WPX CW weekend. The rest of the time they will do SSB, CW and FT8, 160-6M and EME on 144 and 432 MHz. QSL direct to LU1FM and Club Log OQRS too. PJ4 – Bonaire - WA7RAR, Chris, as PJ4CB will be there again May 27 to June 8, SSB and CW, 20-10M and from POTAsites on the island.  4K – Azerbaijan - The first ever POTA activation from Absheron National Park, AZ-0004 is May 28. The 4K0T“DXpedition and Contest Team” is going, joined by the ARAS, the Azerbaijan Radio Amateurs Society. They say the park is remarkable, on the Caspian Sea. It is grid LN50eg. They plan HF SSB and will have live updates, photos, logs and QSL info as things unfold.

Nuus
Sokker: Banyana se fokus vlymskerp

Nuus

Play Episode Listen Later May 16, 2026 0:19


Die afrigter van Banyana Banyana, Desiree Ellis, sê die span bly gefokus op kwalifisering vir die 2027 FIFA Vrouewêreldbeker in Brasilië. Ter voorbereiding vir die Afrikabeker-toernooi vir Vroue in Marokko vanaf 25 Julie tot 16 Augustus, speel hulle teen die Ivoorkus, Burkina Faso en Tanzanië in Groep B. Sy het aan SABC gesê beserings bied geleenthede vir ander spelers, terwyl die terugkeer van Jermaine Seoposenwe die groep versterk:

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Côte d'Ivoire : vers une crise du mouton avant la Tabaski?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 15, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une proposition de loi aux États-Unis pour sanctionner des personnalités dans l'est de la RDC et la crise interne au Real Madrid dont le président a annoncé des élections prochaines. Côte d'Ivoire : vers une crise du mouton avant la Tabaski ?  La décision du Burkina Faso de suspendre, jusqu'à nouvel ordre, ses exportations de bétail suscitent des inquiétudes en Côte d'Ivoire. Alors que les besoins du pays sont estimés à 350 000 têtes de bétail pour la Tabaski dont 75% sont importés principalement des pays voisins, faut-il s'attendre à une pénurie de moutons en Côte d'Ivoire. A 10 jours de la fête, comment s'organise le gouvernement pour éviter une crise ? Faut-il s'attendre à une hausse des prix du bétail ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.      RDC : des sanctions américaines pour encadrer la paix dans l'est du pays ?   Portée par le député démocrate Johnny Olszewski, une proposition de loi a été déposée à la Chambre des représentants des États-Unis visant à instaurer des sanctions contre toute personne ou entité qui compromettrait la mise en œuvre de l'accord de paix de Washington dans l'est de la RDC. Quelles sanctions prévoit ce texte ? Alors que les combats persistent malgré la trêve, l'adoption de cette loi permettrait-elle de changer la donne sur le terrain ?  Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.       Real Madrid : comment expliquer la crise interne qui touche le club ?   La crise s'aggrave au Real Madrid. Après plusieurs polémiques extra-sportives, dont l'altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde dans les vestiaires, ou encore les tensions entre Kylian Mbappé et l'entraîneur Alvaro Arbeloa, le club fait face à un nouveau séisme. Lors d'une conférence de presse, le président Florentino Pérez a dénoncé une campagne médiatique « absurde » contre l'équipe et sa personne.  A la surprise générale, il a également annoncé des élections anticipées, tout en confirmant sa candidature.  Pourquoi le dirigeant du Real attaque-t-il autant à la presse espagnole ? Quelles sont ses chances d'être réélu à la tête du club ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI.      Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taïeb. Au programme, le sommet Africa Forward dédié aux relations entre la France et l'Afrique. Notre journaliste revient sur les nombreuses sorties du président français Emmanuel Macron qui n'ont pas laissé les internautes indifférents.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sahel frappé par une vague de chaleur extrême

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 3:45


Le mercure atteint parfois les 47 degrés au Mali, au Niger et au Burkina Faso, rapporte La Nouvelle Tribune. L'agence nationale de la météorologie du Mali prévoit que ces températures dureront au moins jusqu'à lundi prochain, prévient le journal qui rappelle au passage les recommandations à adopter : éviter l'exposition prolongée au soleil, porter des vêtements adaptés ou encore la vigilance pour les personnes les plus fragiles. Ces températures élevées « perturbent plusieurs activités » à Bankass dans la région malienne de Bandiagara, s'inquiète Bamada.net. Le site fait état d'une chaleur « particulièrement étouffante », « des charretiers affirment avoir été contraints de ralentir, voire d'interrompre leurs activités ». Pour Tchadinfos, cela ne fait aucun doute : le réchauffement climatique est la cause de ces phénomènes climatiques extrêmes. Et ils n'ont pas que des conséquences sur les températures. Le site pointe une étude d'une université californienne qui montre que la chaleur fait vieillir plus vite. « Dans les régions les plus exposées, peut-on lire, cela pourrait représenter jusqu'à 14 mois de vieillissement supplémentaire ». « Comprendre et atténuer ces effets apparaît désormais comme une priorité sanitaire mondiale », poursuit Tchadinfos. À lire aussiL'impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb Ouverture de l'Africa CEO Forum ce jeudi à Kigali Plusieurs chefs d'État ont fait le déplacement au Rwanda pour ce rendez-vous annuel du secteur privé africain. Gabonreview relate notamment l'arrivée hier de Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président gabonais, nous dit le site, entend « nouer des partenariats » dans plusieurs secteurs, « infrastructures, énergie, agro-industrie, numérique et transformation locale des ressources naturelles ». « Un message calibré pour des interlocuteurs qui attendent du Gabon des signaux clairs, au-delà des discours », poursuit Gabonreview. « Un agenda d'affaires chargé », titre pour sa part Guinéematin à Conakry. Mamadi Doumbouya a fait le voyage accompagné d'une importante délégation. C'est même « le premier déplacement international d'envergure du Guinea Development Board (GDB), créé par décret présidentiel en mars dernier », nous dit le site. L'Africa CEO Forum est coorganisé par Jeune Afrique. Le magazine raconte le discours, hier à la tribune, de Paul Kagamé. Le président rwandais a dénoncé « le double discours des grandes puissances ». « D'un côté, ils viennent nous donner des leçons sur les droits humains et de l'autre, ils viennent nous prendre nos minerais. On ne doit plus attendre de se faire arnaquer » a-t-il lancé devant un public hilare, écrit le magazine. Retour sur le voyage du président taïwanais en Eswatini C'était il y a deux semaines, mais le New York Times dévoile les coulisses de ce déplacement dans une longue enquête, « au cœur de la mission secrète visant à transporter le président taïwanais en Afrique ». Le quotidien raconte les tentatives de la Chine pour tuer ce déplacement dans l'œuf. L'Eswatini est le seul pays africain à reconnaitre Taïwan, et pour se rendre dans le petit royaume enclavé d'Afrique australe, il faut traverser l'espace aérien des alliés de Pékin. « Un jeu du chat et de la souris à haute altitude », commente le New York Times. Les Seychelles, Maurice et Madagascar ont retiré l'autorisation de survol de leur espace aérien. Pour contrer cette interdiction, rapporte le journal, Lai Ching-Te et son équipe ont emprunté l'Airbus A340 du roi Mswati III. « Son voyage était un secret pour presque tout le monde à Taïwan, y compris au sein du gouvernement », explique le New York Times. « Afin d'alléger l'appareil et d'économiser du carburant, peut-on lire, les passagers n'étaient autorisés qu'à emporter des bagages cabine. » « L'avion a survolé l'espace aérien de Madagascar et de l'île Maurice ; selon les autorités taïwanaises, aucun des deux pays ne semblait savoir qui se trouvait à bord. » À lire aussiEswatini: le président taïwanais en visite, après un premier rendez-vous reporté sous la pression chinoise

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal victime d'une nouvelle cyberattaque

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:45


« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé

MedicalMissions.com Podcast
Cultural Distress and the Physiological Response

MedicalMissions.com Podcast

Play Episode Listen Later May 13, 2026


What is cultural distress? It is a negative response rooted in a cultural conflict where the patient lacks control over their situation. It results in more physiologic effects on the body resulting in allostatic overload. To prevent this, healthcare practitioners must use strategies such as cultural humility to help patients navigate healthcare. Come find the best ways to deliver culturally sensitive care in any setting.

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Television Times Podcast
Howard J. Ford: Caves, Cannibals and Cannes

Television Times Podcast

Play Episode Listen Later May 10, 2026 58:04


Howard J Ford has stared down a four-ton boulder held up by a single pebble, sat on funeral pots containing the dead while eating lunch, been lifted off his feet by hundreds of people in Burkina Faso, and walked out of a Mississippi murder house that nobody could bring themselves to buy. All in the name of independent filmmaking.Howard J Ford is a British filmmaker, director, and cinematographer whose films include The Dead, Never Let Go, The Ledge, River of Blood, Dark Game, Escape, and Bonekeeper — out now on Prime Video & Apple TV. His new action thriller Zipwire is heading to Cannes, and if his track record is anything to go by, it won't be long before it lands on your streaming service of choice.Why filming Bonekeeper in real caves in Wales and Herefordshire meant learning to light absolute darknessThe Burkina Faso incident: filming in a village with no electricity, sitting on pots containing dead relatives, and being swept off his feet by hundreds of people at the end of the shootThe haunted house in Clarksdale, Mississippi, where both Howard and his producer felt something was seriously wrongThe screenplay Howard wrote, which Morgan Freeman once wanted to star inWhy boredom is the starting point for everything — and how every film begins as a blank void before thousands of images and a story slowly emerge from nothingThe cannibal on a bicycle who stayed to watch the shoot — and why he was laughingConnect with Howard here:InstagramFacebookFind us on social media — links on the About page. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

The DX Mentor
This Week in DX - 05/09/2026

The DX Mentor

Play Episode Listen Later May 9, 2026 13:16


Hello and Welcome to the DX Corner for yourweekly Dose of DX. I'm Bill, AJ8B.The following DX information comes from Bernie, W3UR, editor of the DailyDX, the WeeklyDX, and the How's DXcolumn in QST. If you would like a free 2-week trial of the DailyDX, your only source of real-time DX information, just drop me a note at thedxmentor@gmail.comXT - Burkina Faso – Harald, DF2SWO, goes again to Burkina Faso using the callsign XT2AW, until May 19. Harald plans to be on HF and the QO-100 satellite and he welcomesskeds.  CE0 - Juan Fernandez - 3G0Z is the call for XQ7IR, Felipe, when he goes later this month.  His call will be XR0Z when he's on Alejandro Selkirk Island, SA-101, a possible side trip for 24-36 hours.  His gear has been sent ahead successfully, from Valparaiso to Juan Fernandez Island. CN – Morocco - CN2NQV is the call for F8NQV who is QRV until July 11.  The QTH is the town of Sidi Rahal Chatai, on the Atlantic Ocean, 70 kilometers south of Casablanca.Pascal's gear runs 100 watts to a Diamond vertical on the rooftop, about 15 meters above ground level. 5Z - Kenya  - 5Z4/MM0ZBH is QRV Holiday Style until June 15, with 100 watts and wire antennas.  QSL via the MM0ZBH home QTH, but his first choice is Logbook of the World foryour request.  Direct is SAE, no USD or IRC needed.  Paul says"I am happy to pay return postage." A6 - United Arab Emirates (UAE) - Many A60PE/##calls will be on the air as part of a national campaign of pride,"Proud of the Emirates."  Flag Day and Union Day (National Day) are popular national pride days.  The current event goes through May 31.  TF – Iceland - TF/WE9G, Rikk,will again be traveling, this time to Borg, Iceland, May 10-19, IOTA EU-021 and grid HP94ob.  He will have three radios on, a pair of IC-7300 radios and an IC-705, to a homebrew vertical, a tunable vertical, and a G5RV-E.  He will do 160-6, mostly FT8/4/2 "with some SSB and CW."  A Park on the Air, POTA, is a possibility, depending on his local transportation there.  QSL direct or bureau to WE9G and TF/WE9G on Club Log OQRS, QRZ and LoTW.  He plans real time log uploads and also Club Log livestream.    T8 – Palau - T88IL, T88JH and T88KY will be an operation May 21-24, ops JF3PLF, JR3QFB and JA1MFR, from Koror.  Masa, Yoshi, and Masa will be on 160-6M SSB, CW and digital. QSL details are on QRZ.com.  ET – Ethiopia - DL9WVM, Ulli, says he has two more weeks in Addis, and is QRV on CW from ET3AA as time permits.  He is there visiting family.  W9XY, Bob, say he may do some remote operating from that station, when DL9WVM is not operating.  K4ZW, Ken, will also be there, next weekend.  QSLs for K4ZW operations will go to N2OO as usual. ZC4 - UK Sovereign Base Areas on Cyprus - G4WXJ, Dave, will operate as ZC4RH from Dhekelia (KM64ux) between May 24 and 30, using 100 watts with Yaesu 857D and Xiegu X6100 radios. He will be active on CW, SSB, FT8, and FT4 modes across 40 to 6 meters, using dipoles and EFHW antennas. TK – Corsica - F4FTV, Fabrice, will operate as TK/F4FTV from Porto-Vecchio, Corsica, from May 9 to 16, using SSB and digital modes. QSL is available via F4FTV and LoTW after three months.OX – Greenland - TF1OL, Olafur, plans to be QRV from Nuuk, Greenland from May 10 to 17. 3B8 - Mauritius & 3B9 - Rodrigues I - UR9IDX, Ivan, recently operated from Reunion Island (FR/UR9IDX, Mayotte (FH/UR9IDX)  and Comoros (D60DX), is QRV as 3B8IDX until May 16 from Mauritius and as 3B9IDX (May 18-June 1) from Rodrigues Island. His operations will focus on HF bands, primarily using CW and some SSB, but not FT8. QSL direct only to his address in Madeira Island, Portugal.

CounterVortex Podcast
West Africa escalates toward genocide

CounterVortex Podcast

Play Episode Listen Later May 9, 2026 30:39


The alarming reports that Nigeria has established "concentration camps" for the Fulani ethnic minority cast an ironic light on Nigeria's tension with the Sahel states of Niger, Mali and Burkina Faso to the north. These three regimes have broken from the Western imperial camp (to embrace the nascent Russian imperial camp)—but are likewise subjecting their Fulani minorities to persecution and massacre. With the recent shock rebel offensive in Mali, the "terrorist" stigma that attaches to the Fulani and Tuareg peoples across the imperial camps makes their position more precarious than ever. Meanwhile, prominent voices on the both the right and the (supposed) "left" are spreading propaganda about the struggle in West Africa that is alarmingly wrong, because it exclusively views the crisis through a campist lens. In Episode 327 of the CounterVortex podcast, Bill Weinberg tries to provide some clarity on these fast-escalating and grossly under-reported conflicts. Listen on SoundCloud or via Patreon. https://www.patreon.com/countervortex Production by Chris Rywalt We ask listeners to donate just $1 per weekly podcast via Patreon -- or $2 for our new special offer! We now have 61 subscribers. If you appreciate our work, please become Number 62!

The Comedy Cellar: Live from the Table
Dr. Feroze Sidhwa on Gaza Casualties, Starvation and Political Bias

The Comedy Cellar: Live from the Table

Play Episode Listen Later May 8, 2026 132:22


Noam Dworman and Periel Aschenbrand are joined by return-guest, Dr. Feroze Sidhwa, for a wide-ranging debate about truth, propaganda, evidence, starvation and the Israel-Gaza war. The conversation focuses on John Mearsheimer's claims about October 7, whether public intellectuals should lose credibility when they make unsupported accusations, disputed casualty reporting in Gaza and the role political bias plays in shaping what people choose to believe. Dr. Feroze Sidhwa is a general, trauma, and critical care surgeon in California. He is also a humanitarian surgeon, having worked most extensively in Palestine, but also in Ukraine, Haiti, Zimbabwe, and Burkina Faso. He has written and spoken extensively about surgical humanitarian work, the United States' role in the Israeli-Palestinian conflict, and the political consequences of medical relief work. Twitter/X @FerozeSidhwa Chapters: 00:00 Intro and Twitter fights 08:14 Mearsheimer, October 7, and “good faith” arguments 15:25 Trump, Epstein, and blackmail claims 22:01 The Israel Lobby and the Iraq War debate 34:05 Germany comparisons and collective punishment 37:09 Netanyahu, “Amalek,” and genocide accusations 46:15 Dead children, crossfire, and moral responsibility 47:43 Gaza aid shootings and casualty reporting 50:02 The Al-Ahli Arab Hospital explosion controversy 55:11 Rashid Khalidi, sources, and historical credibility

The John Batchelor Show
S8 Ep832: 10/16: Gregory Copley examines the instability of Mali, Niger, and Burkina Faso after their withdrawal from ECOWAS. The region faces increasing jihadist threats and government paranoia regarding French interference. Meanwhile, Chinese influence

The John Batchelor Show

Play Episode Listen Later May 6, 2026 7:09


10/16: Gregory Copley examines the instability of Mali, Niger, and Burkina Faso after their withdrawal from ECOWAS. The region faces increasing jihadist threats and government paranoia regarding French interference. Meanwhile, Chinese influence in Africa is weakening as Russia's African Corps remains active but limited.1920 LABOR DAY JAPAN

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S8 Ep834: SCHEDULE THE JOHN BATCHELOR SHOW, 5-5-2026. 1920 HONG KONG

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Play Episode Listen Later May 6, 2026 6:53


SCHEDULE THE JOHN BATCHELOR SHOW, 5-5-2026.1920 HONG KONG1/16: Liz Peek discusses the strong American economy, noting low unemployment and an AI-driven boom despite oil price spikes from the Iran war. While concerns about plummeted savings exist, record stock market highs and a robust labor market sustain growth. Peek also addresses political resistance to AI development.2/16: Liz Peek reflects on the successful American visit of King Charles III and Queen Camilla, noting the public's rehabilitated view of the royal couple. Despite past controversies, their visit reaffirmed the special relationship, and American affection for the British monarchy remains strong, reflected in high television ratings.3/16: Grant Newsham explores Prime Minister Sanae Takaichi's diplomatic mission to Vietnam and Australia to counter Chinese aggression. Takaichi is shifting Japan from purely economic influence toward a professional military posture. This approach is welcomed by Southeast Asian nations facing maritime bullying from China.4/16: Rich Goldberg outlines a "blockade plus" strategy to bankrupt the Iranian regime by cutting off oil and petrochemical revenues. This economic pressure aims to spark internal fractures and popular uprisings. Goldberg also advocates for expanding Middle Eastern pipeline infrastructure to bypass the Strait of Hormuz permanently.5/16: Ivana Stradner reports that Vladimir Putin is living in a bunker, fearing a coup as he loses on the battlefield. To maintain control, the Kremlin has implemented severe internet blackouts and banned Western social media. Stradnersuggests the West should provide Russians with more VPN systems.6/16: Ivana Stradner discusses how American jazz symbolizes freedom and individualism, making it a threat to repressive regimes. Historically used as a "non-nuclear weapon" during the Cold War, jazz's improvisational nature counters state propaganda. She argues the U.S. should revitalize this tool to reach those lacking freedom.7/16: Hussein Abdul-Hussein introduces Ali al-Zaydi, a political newcomer nominated for Iraqi Prime Minister by the Shia coordination framework. Al-Zaydi, a wealthy contractor, follows a pattern where "no-ones" are chosen when powerful factions cannot agree. Iraqi voters are increasingly favoring patriots over pro-Iran candidates.8/16: Hussein Abdul-Hussein explains that the United States remains the biggest player in Iraq, wielding significant influence over leadership choices and economic policy. Washington is currently pushing to move Iraq from a cash-based to a digital economy to prevent Iran from siphoning funds and to ensure financial transparency.9/16: Gregory Copley highlights a major defense contract between Japan and Australia, involving the sale of Mogami-class frigates. The two nations are cooperating to bypass China's monopoly on rare earth processing and energy supply chains. This partnership builds on a long history of strategic trade.10/16: Gregory Copley examines the instability of Mali, Niger, and Burkina Faso after their withdrawal from ECOWAS. The region faces increasing jihadist threats and government paranoia regarding French interference. Meanwhile, Chinese influence in Africa is weakening as Russia's African Corps remains active but limited.11/16: Gregory Copley reports that Iran is effectively under a military government led by General Vahidi, as Ayatollah Khamenei remains incapacitated. Simultaneously, China's Xi Jinping faces internal strife and energy shortages, while India maintains a strategic, non-aligned posture between the United States, Russia, and the People's Republic of China.12/16: King Charles III visited the United States and Bermuda, receiving bipartisan acclaim in Congress for his defense of constitutional checks and balances. Despite health concerns, the King successfully revitalized the special relationship and was lauded by a Bermuda rabbi for his family's historical protection of Jews. Gregory Copley reports.13/16: Thaddeus McCotter analyzes how high gasoline prices and economic disruptions from the Iran conflict influence midterm elections. He notes that while minority parties usually have messaging advantages, the lack of clear strategic military objectives and persistent inflation create significant uncertainty for American voters and global markets.14/16: Thaddeus McCotter argues that while Wall Street performs well, the average worker remains anxious about healthcare, interest rates, and student loans. He describes the current economy as fragile and warns that failing to address these underlying domestic anxieties could lead to political repercussions during the midterm elections.15/16: Jack Burnham details the rare extradition and indictment of a Chinese national, Mr. U, for state-sponsored hacking. Operating under "Silk Typhoon," the group targeted American COVID-19 research. This operation demonstrates China's strategy of using private actors to steal scientific excellence and prepare the digital battlefield.16/16: Jack Burnham discusses how Chinese commercial satellite firms provide the IRGC with high-resolution imagery to direct attacks against American assets. He differentiates this from the state-led surveillance of the Chinese balloon incident over U.S. missile silos, emphasizing China's broad campaign to disrupt American societal morale.

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S8 Ep801: 16. HEADLINE: The Blueprint for Al-Qaeda's Transnational Expansion GUEST: Caleb Weiss and Bill Roggio SUMMARY: This offensive serves as a blueprint for al-Qaeda to target other Sahalian states like Burkina Faso and Niger. Alarmingly, Ukrainian-

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Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 5:44


     16. HEADLINE: The Blueprint for Al-Qaeda's Transnational Expansion GUEST: Caleb Weiss and Bill RoggioSUMMARY: This offensive serves as a blueprint for al-Qaeda to target other Sahalian states like Burkina Faso and Niger. Alarmingly, Ukrainian-supplied drones used by Tuareg rebels have inadvertently aided al-Qaeda's efforts. Bill Roggio emphasizes that al-Qaeda and the Islamic State continue to fight for global dominance across multiple continents.1920

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S8 Ep803: SCHEDULE OF THE JOHN BATCHELOR SHOW, 4-28-26. 1900 BOSPHORUS

The John Batchelor Show

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 6:52


SCHEDULE OF THE JOHN BATCHELOR SHOW, 4-28-26.1900 BOSPHORUS1. HEADLINE: Kevin Warsh's Nomination to the Federal Reserve GUEST: Elizabeth Peek SUMMARY: Elizabeth Peek discusses Kevin Warsh's nomination as Federal Reserve Chair, characterizing him as an inflation hawk who intends to revamp the Fed's communication and narrow its mandate. Warsh aims to shrink the $7 trillion balance sheet and divorce the institution from political influence to ensure long-term monetary stability.2. HEADLINE: New York City's E-bike Enforcement Controversy GUEST: Elizabeth Peek SUMMARY: Elizabeth Peek criticizes NYC's decision to replace criminal summonses with civil penalties for e-bike violations. She argues this "virtue signaling" protects undocumented immigrants from deportation at the expense of pedestrian safety. Unregistered, fast-moving bikes frequently ignore traffic rules, and civil penalties are difficult to enforce against those without fixed abodes.3. HEADLINE: The UAE's Strategic Exit from the OPEC Cartel GUEST: Jonathan Schanzer SUMMARY:Jonathan Schanzer explains that the UAE is leaving OPEC to increase oil production, signaling a major rift with Saudi Arabia. This move aims to aid global prices and support Donald Trump's economic agenda. Meanwhile, Iran attempts to link the Straits of Hormuz crisis with Israeli-Lebanese ceasefire negotiations to complicate diplomacy.4. HEADLINE: International Scandals and Israel-Ukraine Tensions GUEST: Jonathan Schanzer SUMMARY:Reports suggest Qatar influenced ICC prosecutor Karim Khan to target Israeli leaders while helping suppress misconduct allegations against him. Simultaneously, Ukraine accuses Israel of purchasing stolen grain from occupied territories. Internally, Israeli politics are shifting as Yair Lapid and Naftali Bennett unite to challenge Prime Minister Benjamin Netanyahu's leadership.5. HEADLINE: The Global Impact of the Iranian Energy Conflict GUEST: Mary Kissel SUMMARY: Mary Kisselhighlights a fertilizer crisis caused by the war in Iran, which threatens global food security, particularly in Africa. She views the UAE's OPEC exit as part of a fundamental regional reshaping. Kissel asserts that the U.S. must maintain the political will to secure waterways and address Iran's nuclear program.6. HEADLINE: Navigating the Rodriguez Transition in Venezuela GUEST: Mary Kissel SUMMARY: Delcy Rodriguez, Venezuela's provisional president, is traveling to project stability and attract energy investment. While she aims to present herself as a cooperative figurehead, her future depends on U.S. demands for democracy. Opposition leader Maria Corina Machado continues to draw massive support and plans to return to Venezuela by year's end.7. HEADLINE: German Economic Stagnation and Strategic Critiques GUEST: Judy Dempsey SUMMARY:Friedrich Merz describes Germany as "humiliated" by Iran due to a lack of clear U.S. strategy. Germany faces its fourth year of stagnant growth and a severe demographic crunch with record-low births. While Merz remains an Atlanticist, he critiques the Trump administration's transactional approach and lack of a strategic exit plan.8. HEADLINE: The Decline of Viktor Orbán and Hungary's Pivot GUEST: Judy Dempsey SUMMARY:Hungary's business elite are moving away from Viktor Orbán as Peter Magyar gains popularity by campaigning against systemic corruption. Magyar focuses on delivering tangible public services like healthcare and infrastructure. Orbán's defeat represents a significant blow to Europe's far-right, including Germany's AfD party.9. HEADLINE: Keir Starmer's Leadership Amidst the Mandelson Scandal GUEST: Joseph SternbergSUMMARY: Joseph Sternberg examines UK Prime Minister Keir Starmer's instability following the Mandelsonaffair, a bureaucratic scandal involving improper diplomatic nominations. Despite being under pressure, Starmer likely remains in office because the Labor Party lacks a plausible replacement. The scandal's complexity makes it difficult for ordinary voters to comprehend fully.10. HEADLINE: Kevin Warsh's Vision for a Smaller Federal Reserve GUEST: Joseph Sternberg SUMMARY:Joseph Sternberg describes Kevin Warsh as a policymaker who believes the Fed should "stick to its knitting" by focusing strictly on price stability. Warsh intends to shrink the Fed's balance sheet to reduce its political intrusiveness and scale back "forward guidance". This approach aims to defend the central bank's long-term independence.11. HEADLINE: Historical Precedents for Modern Maritime Chokepoints GUEST: Ziyuan (Emily) WangSUMMARY: Emily Wang explains how the 1936 Montreux Convention established Turkey as a durable gatekeeper for the Turkish Straits, offering lessons for modern conflicts. The treaty balanced the shared tacit interests of opposing powers like Britain and Russia. Its success highlights the importance of legally binding frameworks in managing strategic waterways.12. HEADLINE: Managing Risks in Global Maritime Chokepoints GUEST: Ziyuan (Emily) Wang SUMMARY:Emily Wang analyzes the current threats in the Straits of Hormuz and Bab el-Mandeb, noting that risk perception and insurance markets are as vital as physical security. She argues that long-term stability requires quantifying tacit interests and maintaining a strong navy to ensure credible gunboat diplomacy against revisionist powers.13. HEADLINE: Pakistan's Emerging Role as a Neutral Diplomatic Site GUEST: Sadanand Dhume SUMMARY:Sadanand Dhume discusses Pakistan's surprising role as a mediator between the U.S. and Iran, facilitated by its unique geography and ties to China. Field Marshal Asim Munir leads this effort. A successful resolution could weaken the pernicious ideology of Islamism, reverberating positively throughout the broader Muslim world.14. HEADLINE: Ideological Barriers in Pakistan's Foreign Policy GUEST: Sadanand Dhume SUMMARY:Sadanand Dhume explores Pakistan's deep-rooted hostility toward Israel, which persists despite regional shifts toward normalization. While India views Pakistan's mediation role with envy, Pakistan's military leadership, under Field Marshal Munir, maintains power behind a civilian facade to insulate itself from economic discontent and governance pressures.15. HEADLINE: Al-Qaeda's Massive Military Offensive in Mali GUEST: Caleb Weiss and Bill RoggioSUMMARY: Caleb Weiss and Bill Roggio report on an unprecedented offensive by JNIM, al-Qaeda's West Africanbranch, which has blockaded Mali's capital and seized key military bases. The Malian state and Russian forces are in retreat, leaving behind significant equipment. This operation signals a major failure in intelligence and coordination.16. HEADLINE: The Blueprint for Al-Qaeda's Transnational Expansion GUEST: Caleb Weiss and Bill RoggioSUMMARY: This offensive serves as a blueprint for al-Qaeda to target other Sahalian states like Burkina Faso and Niger. Alarmingly, Ukrainian-supplied drones used by Tuareg rebels have inadvertently aided al-Qaeda's efforts. Bill Roggio emphasizes that al-Qaeda and the Islamic State continue to fight for global dominance across multiple continents.

Ralph Nader Radio Hour
It's On You

Ralph Nader Radio Hour

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 126:00


Ralph welcomes Professor Nicholas Chater, co-author of “It's on You: How Corporations and Behavioral Scientists Have Convinced Us That We're to Blame for Society's Deepest Problems.” Then, as most of the media turns its attention to Iran, we return to the ongoing genocide in Gaza and welcome back Dr. Feroze Sidhwa to break down his three-part series published in Zeteo called “The Truth About Gaza's Dead.”Nick Chater is Professor of Behavioural Science at Warwick Business School. He has written and co-written more than two hundred research papers and six books, including It's on You: How Corporations and Behavioral Scientists Have Convinced Us That We're to Blame for Society's Deepest Problems (co-written with George Loewenstein).I was on a UK government committee as the representative of behavioural science for six years, where my role was (at least I understood my role to be) coming up with smart-aleck ideas about what individual nudges or bits of useful information we could give to the public—how that would help people reduce their carbon emissions. And I came away from that experience extremely chastened. Because almost all the interesting issues were nothing to do whatsoever with individual behavior. They were all about big systemic changes… And the shock for me was realizing that the tools that I was hoping to wield were in fact completely ineffective.Nick ChaterI think it's absolutely true that many of the things that behavioral scientists are supposedly “discovering” [are] the things that campaigners and activists and indeed people in the political world generally and journalists intuitively have long known, and indeed probably have good evidence for. It's simply— it's sort of a sad process of trailing-along-behind which I think the academic world has been engaged in, where we've been slowly realizing that things that everybody else knew initially are actually true after all.Nick ChaterOne of the most powerful things that each of us has is the ability to propagate our own perspective and to campaign for change…I think getting people pulling together and pushing for change can be incredibly powerful. So seeing ourselves as citizens who are actively able to have our voice, make our voices heard, I think that's where the real power lies. And I think that the campaigners and political activists and so on have always known this. And of course, also, big businesses have always known this too. And they certainly don't want us to be doing too much of that. They want us to be focusing on quite the opposite. They want us to be focusing on our own gardens and not worrying about the big picture. They don't want organized opposition.Nick ChaterDr. Feroze Sidhwa is a general, trauma, and critical care surgeon in California. He is also a humanitarian surgeon who has worked in Palestine, Ukraine, Haiti, Zimbabwe, and Burkina Faso. He most recently volunteered at Nasser Medical Complex in Khan Younis, Gaza. He was blocked from entering Gaza by Israel's Shin Bet intelligence service in November 2025.In the first 25 days of the assault on Gaza, more children were killed than in the entire worst year of conflict that Airwars had ever studied previously, which was Syria in 2016. In the first 25 days in Gaza, between 2,200 and 2,600 children were killed in Gaza, compared to 1,900 in Syria. So again, if you adjust for the size of the population (because Syria is a much bigger country than Gaza is a territory), the rate of killing of children in Gaza was 71 to 142 times higher than it was in the worst year on record for children in conflict—Syria in 2016.Dr. Feroze SidhwaGaza is a place where infants freeze to death if they are not sheltered. Well, there are no sheltered infants in Gaza for any practical purposes. They're all unsheltered. So we have a list of the actual names of a dozen or two dozen children who have actually frozen to death…And there is shelter—ready-made mobile shelters for hundreds of thousands of people right outside of Gaza. It's in Egypt and it's in Jordan. The only thing that's stopping anybody from bringing it in is the US and Israel…This is just dastardly. We should think about it for a second—we (meaning Americans) [are] living in a country where neither political party seems to care that we are freezing infants to death.Dr. Feroze SidhwaRight now, the Israelis are blocking cough medicine from going into Gaza. And the reason (they say) is because it contains glycerin. Now, glycerin, in theory, can be used to make explosives. But it's one picogram or something—it's just part of a pill or the syrup that goes into it, right? This is children's cough medicine. The idea that Hamas or Islamic Jihad or anybody else in Gaza has the laboratory equipment and facilities that would be needed to extract the 0.01% of glycerin that's in a pill or a medical syrup to then make a bomb is beyond idiotic. Furthermore, we all know that there's (and I'm speaking literally) hundreds of tons of unexploded Israeli bombs—actually I should say unexploded US bombs—all over the Gaza Strip. That's where Hamas gets all of its explosives from. It just repurposes unexploded Israeli munitions. So all of this is just sheer nonsense.Dr. Feroze SidhwaNews 4/24/26* Our top stories this week have to do with people losing their jobs. First up, Apple CEO Tim Cook – the handpicked successor of Steve Jobs who has led the tech giant for the past 15 years – announced this week that he would transition away from the CEO role. While he will remain on as Executive Chairman, John Ternus, the company's head of hardware engineering, will take over at the helm, PBS reports. Cook's tenure at Apple has received mixed evaluations, with many applauding the steady handed executive for adding an estimated $3.6 trillion in market value to the company, while others have critiqued his supposed lack of innovation compared to his predecessor. Some hope his more technical-minded successor will put more emphasis on product development moving forward. Like many tech CEOs, Cook went to great lengths to ingratiate himself with President Trump in his second term, donating $1 million to his inaugural committee and gifting Trump a glass plaque set in 24-karat gold last August.* Meanwhile, Secretary of Labor Lori Chavez-DeRemer resigned this week amid “an internal investigation into her conduct,” which included “instructing staff to buy her bottles of sauvignon blanc on work trips… [stashing] liquor in her office, [encouraging] young female staffers to ‘pay attention' to her father and husband, [having] an affair with a member of her security detail, and [arranging] work travel to visit family and friends,” per Vox. For the time being, the Labor Department will be headed by Keith Sonderling, whom POLITICO calls a “quintessential Washington insider who is well-connected in the capital's Republican circles and his home state of Florida.” Sources quoted in this piece identify Sonderling as a key behind-the-scenes player in the administration whose accumulated influence “extends well beyond DOL.” The choice of Chavez-DeRemer, a former Congresswoman who was seen as perhaps the most labor-friendly Republican in the House, was supported at the time by Trump-aligned Teamster boss Sean O'Brien; her ouster therefore, represents the latest humiliating setback for his strategy of cozying up to Trump to win favorable treatment for his membership. In the words of a recent Current Affairs piece published before the downfall of Chavez-DeRemer, “Sean O'Brien Sold Labor to Trump, and Got Nothing.”* In the House, Rep. Sheila Cherfilus-McCormick resigned her seat this week, just minutes before the House Ethics Committee was set to weigh punishment for the Congresswoman, whom the panel had previously found guilty of “a slew of ethics violations, including accusations that she stole millions in pandemic relief funds and used it to bolster her 2021 campaign,” according to CNN. Cherfilus-McCormick was one of the four Members of Congress included in the proposed bipartisan expulsion deal some weeks ago, along with Representatives Swalwell, Gonzales, and Mills. With the first two gone, a tremendous amount of pressure is sure to be exerted on Congressman Mills to resign as well. Prior to resigning, Cherfilus-McCormick was already facing a stiff primary challenge from young progressive Elijah Manley. Now, it seems her seat – representing hundreds of thousands in Broward and Palm Beach counties – could remain vacant until a new member is sworn in next January, with Florida Governor Ron DeSantis unlikely to call a special election before then.* Also in Congress, Axios reports Representative David Scott of Georgia, a powerful Black Georgia Democrat who served in the lower house for over 20 years, passed away this week at age 80. Scott, who rose to become the first Black chair of the key House Committee on Agriculture, had filed to run again in 2026 despite rumored resistance from his colleagues. His death leaves Georgia's 13th district without representation in the House and amounts to a stunning fourth death-based Democratic House vacancy in the past year. Like the ones that preceded it, this must be seen as a bright red warning signal to Democratic leadership.* In DC more broadly, the employment picture looks even worse. According to a new report in the Guardian, the combined purging of 300,000 jobs from the federal government – the piece notes this is the “region's largest employer” – by Elon Musk's absurd Department of Government Efficiency (DOGE) initiative, with another 13,000 job cuts in the private sector, has left DC with the highest unemployment rate in the nation at 6.7%. With little sign of increased hiring in the public or private sectors, there is no indication this trend will reverse itself any time soon.* Elsewhere in the DMV, this week Virginia voters approved a referendum to amend the state constitution allowing Democrats to redraw the state's congressional districts in their favor. Currently, Virginia Democrats hold six districts to the Republicans' five; under the new map, Democrats are poised to hold 10 districts and the Republicans just one. This is the latest episode in the mid-decade redistricting fight begun last year, when Texas Republicans sought to redraw the Lone Star state's maps to be more favorable to the GOP. This set off a stampede of states seeking to redraw their district lines. Now, in light of the Virginia referendum passing, Florida is threatening to redraw their maps to the detriment of Democrats there. The Hill reports House Minority Leader Hakeem Jeffries, taking a sharper tone than usual, responded to news of the Florida redistricting attempt with a statement reading “If Florida Republicans proceed with this illegal scheme, they will only create more prime pick-up opportunities for Democrats, just as they did with Trump's dummymander in Texas…[he vowed] maximum warfare, everywhere, all the time.”* In California, the downfall of Eric Swalwell has resulted in the unexpected rise of another candidate – former Congressman, California Attorney General, and Biden-era Health and Human Services Secretary Xavier Becerra. Between April 10th and April 22nd, Becerra surged from a polling average of under 4% to an average of 13% – and in some polls, even moved into first place. While Becerra seeks to consolidate this spike in support, progressives are airing long-held grievances. David Sirota, former Bernie Sanders campaign advisor and founder of the Lever, cited that publication's 2021 report on how “As California AG, [Becerra] demanded the HHS secretary use existing law to lower medicine prices - and then he became HHS secretary & literally refused to do that.” Others have pointed out that, according to Transparency USA, Becerra's campaign has received massive donations from the likes of Chevron. Progressive billionaire Tom Steyer on the other hand this week received the endorsement of Our Revolution, closely aligned with Bernie Sanders, which noted that “Yes, Tom Steyer is a billionaire. But it matters what he is doing with that power: pushing for taxes on the wealthy, expanding universal programs, and dismantling corporate influence in our politics.”* In another case of politics making strange bedfellows, the Chicago Tribune reports the political arm of Planned Parenthood is making an endorsement in the race to succeed retiring Rep. Jesús “Chuy” García in Illinois 4th congressional district. Except, in this case, the reproductive rights group is not endorsing the Democrat in the race. Listeners may recall that Congressman García was sharply criticized for his maneuvering to ensure his chief of staff Patty García would be the Democratic nominee. This has forced other potential aspirants to run as independents. These include DSA-aligned Chicago Alderman Byron Sigcho-López and activist Mayra Macías – the latter of whom won the Planned Parenthood Action endorsement this week. The Tribune notes that Macías served on the board of Planned Parenthood Action until the beginning of this year. In a statement, Planned Parenthood President Alexis McGill Johnson called Macías “a proven leader,” who “will be unrelenting in the fight to protect access to sexual and reproductive health care.”* Turning to international news, in South Africa, leftist politician and leader of the Economic Freedom Fighters (EFF) party Julius Malema was sentenced to five years in prison this week for “firing a rifle in ⁠the air at a party rally,” Al Jazeera reports. Unsurprisingly, given that the EFF is the fourth largest political party in South Africa, this case has become a rallying cry for Malema's supporters, with those same supporters accusing the prosecution of being politically motivated. Presiding Magistrate Twanet Olivier disputes this, contending that it “is not a political party who has been convicted here … it is a person, an individual.” Malema's lawyers immediately applied for – and were granted – leave to appeal, but if these appeals fail Malema could be barred from serving as a Member of Parliament.* Finally, in more positive news from abroad, Reuters reports that the much-trumpeted summit of the global Left held in Barcelona this week – designed to help progressives rally their forces to defeat modern reactionary Right-wing nationalism characterized by figures like Trump – drew over 6,000 attendees from over 40 countries. Headline speakers included Spanish Prime Minister Pedro Sanchez, Brazilian President Lula, Mexican President Claudia Sheinbaum, Colombian President Gustavo Petro and South African President Cyril Ramaphosa. From the United States, an ecclectic group addressed the summit, ranging from video messages of support from Hilary Clinton to Bernie Sanders to Zohran Mamdani, with an in-person address by Minnesota Governor and former Vice-Presidential candidate Tim Walz. A recurrent theme, hammered home by Isabel Allende, former Senate president ​of Chile and daughter of Salvador Allende, Chile's leftist president ousted in a U.S.-backed coup and replaced with the dictator Augusto Pinochet, was that the left has become too distant from the daily concerns of workers, stating in no uncertain terms that “It's unimaginable to fight against the right ‌if we can't ⁠get closer to ordinary people.”This has been Francesco DeSantis with In Case You Haven't Heard. Get full access to Ralph Nader Radio Hour at www.ralphnaderradiohour.com/subscribe