landlocked French and Mossi speaking country in West Africa
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In this episode, Loye and Fola give out awards for 2025. They select their Leader of the Year, Story of the Year, Election of the Year, Startup of the Year, “What in the World” of the Year, “Thank God That's Not Our Leader” of the Year, and finally closing with stories they're looking out for in 2026.Happy New Year you beautiful people! Time stamps02:05 Leader of the Year10:57 Story of the Year21:14 Election of the Year26:58 Startup of the Year33:40 “What's in the World” of the Year38:18 “Thank God That's Not Our Leader” of the Year 42:44 Stories for 2026https://www.instagram.com/thebrief.xyz/
Un incendio en Crans Montana, Alpes suizos, provocado por pirotecnia, causa víctimas por contabilizar, aunque no hay españoles. En Venezuela, 87 presos políticos son excarcelados tras protestas. ArcelorMittal en Gijón sufre un incendio en una cinta transportadora de carbón, sin heridos, que interrumpe servicios de Renfe. El concierto de Año Nuevo de Viena da inicio a un año prometedor para el deporte español. Mbappé se lesiona, afectando su participación en los próximos partidos del Real Madrid, que afronta un enero complicado con encuentros clave. Barcelona se prepara para el derbi contra el Espanyol, mientras Atlético de Madrid y Real Sociedad también juegan. En la Premier League, Maresca dimite como técnico del Chelsea. La Copa África ve avanzar a Argelia, Burkina Faso, Costa de Marfil y Camerún, con la eliminación de Gabón y la suspensión de Aubameyang. Marta García gana la San Silvestre Vallecana 2025 y Wembanyama sufre una lesión. Expertos apuntan a Pedri como el deportista más ...
Tous les 8èmes de finale de la CAN 2025 sont désormais après les derniers matches de groupe. La victoire de justesse de la Côte-d'Ivoire sur le Gabon (3-2) lui permet de finir en tête de son groupe F et de retrouver le Burkina Faso mardi 6 janvier à Marrakech.
Radio Foot au plus près des pelouses de la CAN, alors que les groupes E et F disputaient leurs derniers matches. L'heure d'un premier bilan avant que les 16 rescapés se lancent dans une nouvelle compétition. Nous nous rendrons à Agadir, Marrakech, Casablanca et Rabat pour le compte rendu des rencontres de la soirée avec nos envoyés spéciaux, et procèderons à une première analyse du tournoi en compagnie de Christophe Jousset, chef du Service des sports de RFI. Pour débattre autour d'Annie Gasnier : Freddhy Koula et Chérif Ghemmour. Technique/réalisation : Matthieu Degueldre Chef d'édition : David Fintzel Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs
Radio Foot au plus près des pelouses de la CAN, alors que les groupes E et F disputaient leurs derniers matches. L'heure d'un premier bilan avant que les 16 rescapés se lancent dans une nouvelle compétition. Nous nous rendrons à Agadir, Marrakech, Casablanca et Rabat pour le compte rendu des rencontres de la soirée avec nos envoyés spéciaux, et procèderons à une première analyse du tournoi en compagnie de Christophe Jousset, chef du Service des sports de RFI. Pour débattre autour d'Annie Gasnier : Freddhy Koula et Chérif Ghemmour. Technique/réalisation : Matthieu Degueldre Chef d'édition : David Fintzel Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs
Masa de aire ártico afectará gran parte del país Sheinbaum suspende mañaneras por fin de añoMali y Burkina Faso responden a restricciones de EUMás información en nuestro podcast
En Afrique, les positions françaises ont été pour le moins bousculées ces dernières années. Pour actualiser notre compréhension de ce continent, il faut donc clarifier les dynamiques des acteurs géopolitiques. Pour ce faire, planisphère reçoit le docteur Niagalé Bagayoko, Docteur en sciences politiques, responsable de la formation Afrique à la FMES et présidente du think tank ASSN. Cette émission a été enregistrée le 10/10/2025 dans le cadre des RSMED à Toulon, avec les moyens de RCF Méditerranée, diffusée le 16/12/ 2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Quelles-recompositions-geopolitiques-en-Afrique-Avec-N-Bagayoko.html Extrait de la synthèse rédigée : "Ces dernières années, les positions françaises en Afrique ont été profondément bousculées. Pour actualiser notre compréhension du continent, il faut clarifier les jeux d'acteurs, étatiques et non étatiques, qui reconfigurent pouvoir, influence et récits. Invitée de Planisphère, Niagalé Bagayoko dresse un panorama sans fard des rapports de force et des angles morts européens.L'échec de l'intervention au Sahel (militaire et civile) a conduit à l'expulsion des forces françaises du Mali, Niger, Burkina Faso, et à la fermeture de programmes de développement (AFD). La présence militaire française se réduit à deux bases (dont Djibouti en pivot), avec maintien d'effectifs au Gabon et fin de dispositifs en Côte d'Ivoire, Sénégal, Tchad. Au cœur : une contestation souverainiste et nationaliste remettant en cause l'efficacité et la légitimité françaises.La Russie combine retours historiques (ex. Mali) et implantations inédites (RCA). Les performances militaires de Wagner sont contrastées (revers au Mozambique, limites en Libye et Soudan, échec à Tin-Zaouatine après la reprise de Kidal). Là où Moscou excelle, c'est dans l'informationnel : relais audiovisuels (RT, Sputnik), radios locales en langues nationales, société civile et récits calibrés, un maillage capacitaire souvent sous-estimé par Paris.Au-delà des opérations adverses, la désaffection précède l'offensive russe : résultats jugés insuffisants contre les groupes armés, tonalité moralisatrice des partenaires internationaux, effets pervers d'une communication qui minimise les capacités adverses. Sur ce terreau prospèrent théories du complot (ex. fantasmes de prédation des cheptels), qui cristallisent un soupçon généralisé envers « les acteurs traditionnels ».L'Arabie saoudite déploie de longue date réseaux religieux, éducatifs et humanitaires. Le Qatar s'affirme économiquement et diplomatiquement (médiations RDC–Rwanda, dialogue inter-tchadien, formats régionaux). L'Irans'appuie notamment sur les diasporas libanaises (dont chiites). La Turquie conjugue activisme économique et sécuritaire (diplomatie des drones TB2). Israël relance ses liens africains et ambitionne une place accrue dans les enceintes panafricaines. Ces acteurs s'imbriquent dans les agendas locaux plus qu'ils ne les dictent.Structurellement, l'Afrique demeure en queue de priorités américaines, malgré des pics d'intérêt (ex. AGOA sous B. Clinton). Sous D. Trump, le prisme a souvent été contentieux (ex. Afrique du Sud) mais ponctué d'initiatives ciblées (médiations, dossiers sécuritaires). En parallèle, un soft power religieux (évangéliques, réseaux conservateurs catholiques) travaille les sociétés sur le temps long.Les élites et opinions publiques africaines sont actrices des recompositions. Une lame de fond patriote/souverainiste, souvent conservatrice sur les questions sociétales, reconfigure les attentes envers l'État, les partenaires extérieurs et les normes « libérales ».(...)"Lire la suite de la synthèse à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Quelles-recompositions-geopolitiques-en-Afrique-Avec-N-Bagayoko.html
AES PANAFRICANISMO EN ACCIÓN EL AUGE DE LAS AES: SOBERANÍA PANAFRICANA EN EL SAHELHoy es miércoles y toca #LALLAVE. Escúchanos en nuestros canales de YouTube y Spotify: La Alianza de Estados del Sahel (AES) — Malí, Burkina Faso y Níger — está redefiniendo la soberanía y el desarrollo en África, impulsada por movimientos populares y un fuerte espíritu panafricanista.1. Trasfondo ideológicoLa AES nace de la tradición pan‑africanista y anti‑imperialista, retomando el legado de líderes como Nkrumah y Sankara para romper con la dependencia externa.2. Banco de Desarrollo de la AESCreado en diciembre de 2025, busca financiar energía, agricultura e infraestructura para lograr independencia económica y desarrollo real para las poblaciones del Sahel.3. Transición Goïta → TraoréEl traspaso de liderazgo muestra estabilidad, unidad y gobernanza colectiva, una forma propia de democracia africana basada en soberanía.4. Reflexiónfinal#Sabiasqueáfrica#otraÁfricaesposible#AES#Françafrique#IbrahimTraore#AssimiGoita#allafricanpeoplerevolutionaryparty#centreThomasSankara#ThomasSankara#KwameNkrumah#AhmedSekouToure
As 2025 draws to a close, Thomas and Aimen take an unconventional tour of the Islamic world — looking beyond the usual headlines to the under-the-radar shifts that happened in 2025, with the potential to shape 2026 and beyond. They discuss: Mali, Burkina Faso, and Niger forming the Alliance of Sahel States and what a new Sahel bloc might mean The geopolitical ‘cluster fuck' of the Sudanese civil war The European Union's re-entry into Central Asia The Gabala Summit and the rising Turkic axis How Bangladesh is diversifying away from India Southern Thailand's Malay-Muslim insurgency and why it's so rarely discussed In Iraq, Kata'ib Hezbollah and the breakdown of state sovereignty Join the Conflicted Community here: https://conflicted.supportingcast.fm/ Find us on Twitter: https://twitter.com/MHconflicted And Facebook: https://www.facebook.com/MHconflicted And Instagram: https://www.instagram.com/conflictedpod Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Conflicted is a Message Heard production. Executive Producers: Jake Warren & Max Warren. Produced by Thomas Small and edited by Lizzy Andrews. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Au programme de Radio Foot pour cette deuxième émission en direct : nous reviendrons sur les dernières rencontres du groupe C, celui du Nigeria et de la Tunisie, et sur les matches du groupe D, où le Sénégal et la RDC se disputaient à distance la première place. Compte-rendu de nos envoyés spéciaux à Rabat et à Tanger. Nous évoquerons également les ultimes rencontres de ce mercredi, qui concernent notamment le Burkina Faso et l'Algérie. Dans la première partie de Radio Foot :CAN 2025: dénouement dans les groupes C et D Pour débattre avec Annie Gasnier : Freddhy Koula, Ludovic Duchesne, et Yusuf Mouloumbou. Technique/réalisation Laurent Salerno - Préparation : David Fintzel. Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs
Au programme de Radio Foot pour cette deuxième émission en direct : nous reviendrons sur les dernières rencontres du groupe C, celui du Nigeria et de la Tunisie, et sur les matches du groupe D, où le Sénégal et la RDC se disputaient à distance la première place. Compte-rendu de nos envoyés spéciaux à Rabat et à Tanger. Nous évoquerons également les ultimes rencontres de ce mercredi, qui concernent notamment le Burkina Faso et l'Algérie. Dans la première partie de Radio Foot :CAN 2025: dénouement dans les groupes C et D Pour débattre avec Annie Gasnier : Freddhy Koula, Ludovic Duchesne, et Yusuf Mouloumbou. Technique/réalisation Laurent Salerno - Préparation : David Fintzel. Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs
Neste Debate 93, além do tema da mentira, você vai saber um pouco mais da terrível perseguição aos cristãos na Nigéria, e também vai conhecer um lindo trabalho missionário em Burkina Faso. Ouça e compartilhe!!
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais. À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines. « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il. À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !
Le WFC distribue les notes de Algérie - Burkina Faso (1-0), deuxième journée de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Quelles notes pour Mahrez, Bennacer, Maza ou encore Bensebaini ?
Debrief Algérie - Burkina Faso (1-0), deuxième journée de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Riyad Mahrez permet aux Algériens de se qualifier pour la phase finale de la CAN 2025 au Maroc.
L'Algérie affronte le Burkina Faso aujourd'hui dans ce choc de la deuxième journée du groupe E de la CAN. Après sa victoire 3-0 face au Soudan, les doutes se sont-ils envolés des têtes algériennes ? Quelle composition pour ce match face aux Étalons ? La jeunesse incarnée par Maza ou Hadj-Moussa doit-elle prendre le pouvoir ? Comment les incorporer sans bousculer les statuts de certains cadres ? L'autre rencontre forte de la journée, c'est celle entre le Cameroun et la Côte d'Ivoire. Est-ce toujours un choc sportif ? Qui va l'emporter entre les Éléphants et les Lions Indomptables ? Une de ces deux équipes peut-elle prétendre à la victoire finale ?
La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais. À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines. « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il. À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !
Au sommaire de votre émission : Algérie- Burkina Faso suivi de Côte d'Ivoire – Cameroun : Mondial Sports fait monter la sauce avant un dimanche de gala sur la Radio du monde ! Dans votre émission du dimanche 28 décembre 2025 : Des favoris, deux grandes affiches, des qualifications possibles pour les huitièmes de finale : le programme du jour est royal au Maroc (et sur RFI) ! Dans la poule E, le Burkina Faso peut signer un sans-faute en ce début de tournoi ! Les Etalons ont néanmoins un sacré défi à relever face à des Fennecs régulièrement décevants en CAN depuis leur sacre de 2019 mais qui ont démarré la compétition par large un succès ! De leur côté, dans le groupe F, les champions d'Afrique ivoiriens doivent confirmer leur bonne entrée en lice face aux Lions Indomptables du Cameroun. Les deux nations ont remporté leur premier match, en se contentant à chaque fois du service minimum, face au Mozambique et face au Gabon. On en attend davantage de ces deux géants du continent En compagnie de nos envoyés spéciaux et de notre expert Karim Baldé, Mondial Sports vous présente ces deux affiches ! Vous retrouverez l'intégralité de l'émission sur cette page ce dimanche à partir de 18h05.
In episode 4 staat Algerije centraal en hoe. Met een overtuigende 3-0 overwinning tegen Soedan & een glansrol voor Riyad Mahrez tonen de Fennecs zich niet alleen indrukwekkend, maar ook als een duidelijke kanshebber.Daarnaast blikken we terug op groep F, waar Ivoorkust en Kameroen allebei nipt wonnen met 1-0. Burkina Faso zorgde voor het spektakel door Equatoriaal-Guinee in de absolute slotfase te kloppen met twee doelpunten in de toegevoegde tijd.We nemen ook de tijd om ons Team of the Tournament aan te vullen en onze mening te geven over de aankomende top affiches.
Télévision AES, Force militaire conjointe, Banque confédérale pour l'investissement et le développement : c'est sur ces 3 projets que viennent de plancher à Bamako les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel. Que pensez-vous de ces 3 initiatives, présentées comme des outils de souveraineté ? L'AES réussira-t-elle avec sa Force militaire conjointe à contrer l'avancée djihadiste dans la région tout en rejetant les ingérences extérieures ?
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre les forces kurdes et le gouvernement syrien, l'assassinat d'un haut gradé de l'armée russe et le sommet de l'AES. Israël : Netanyahu à la tête de l'enquête sur le 7-Octobre, conflit d'intérêts ? En Israël, la nomination du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la tête de la commission chargée d'enquêter sur les défaillances ayant conduit aux attaques du 7 octobre suscite une vive polémique. Pourquoi le choix s'est porté lui alors que cette commission est censée être indépendante ? Quel sera son rôle ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. Syrie : pourquoi les combats ont-ils repris entre les forces kurdes et gouvernementales ? De violents affrontements ont éclaté à Alep entre les forces kurdes et l'armée syrienne, faisant plusieurs victimes et ravivant les tensions dans le nord du pays. Comment expliquer ce regain de tensions ? Cela pourrait-il avoir un lien avec la visite du ministre des Affaires étrangères turc en Syrie, Hakan Fidan ? Avec Frédéric Pichon, docteur en histoire, spécialiste de la Syrie. Russie : que sait-on de l'assassinat d'un haut gradé de l'armée russe ? Un haut gradé de l'armée russe a été tué dans une explosion survenue à Moscou, dans des circonstances encore floues. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Pourquoi a-t-il été pris pour cible ? Avec Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain. Auteur du blog « Ne Pas Subir » et de l'ouvrage « Petites leçons sur la guerre : Comment défendre la paix sans avoir peur de se battre » (éditions Autrement). AES : une rencontre cruciale pour l'avenir de la région ? À Bamako s'est déroulé le deuxième sommet des chefs d'État de l'Alliance des États du Sahel (AES), rassemblant les dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Cette rencontre de deux jours visait à renforcer la coopération régionale en matière de sécurité, de développement et de souveraineté partagée. Quel bilan peut-on dresser de la situation sécuritaire au sein de l‘AES ? Pourquoi envisagent-ils la création d'une banque d'investissement commune ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.
« La brouille entre les États-Unis et nous, c'est terminé », a déclaré lundi 22 décembre le ministre de l'Information du Nigeria, Mohammed Idris, qui a même annoncé un « partenariat renforcé ». Lors d'une conférence de presse, il s'est félicité également du niveau de coopération atteint entre son pays et la France. Le porte-parole du président Bola Tinubu faisait-il allusion aux événements du Bénin, le 7 décembre dernier ? Thomas Orimissan Akéré, président du Club des francophones du Nigeria, répond aux questions de RFI. RFI : Quand le ministre de l'Information du Nigeria, Mohamed Idriss, affirme que la brouille avec les États-Unis est résolue, est-ce que vous pensez qu'il a raison ou pas ? Thomas Orimissan Akéré : Il a certainement raison dans la mesure où le Nigeria a sollicité les États-Unis depuis 2014, après les enlèvements des filles de Chibok, au nord-est du Nigeria. Donc, on a toujours voulu avoir une coopération avec les États-Unis, avec les puissances étrangères qui pouvaient aider le Nigeria. Et aujourd'hui, les États-Unis sont certainement arrivés à cette conclusion que le gouvernement fédéral du Nigeria cherche à coopérer pour trouver une solution à ces problèmes de terrorisme et de banditisme au nord du Nigeria. Alors, en effet, une enquête de l'agence Reuters révèle que le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Nuhu Ribadu, a rencontré le 20 novembre dernier le secrétaire d'État américain à la Défense, Pete Hegseth, et que depuis un mois, un avion de surveillance américain décolle tous les jours du Ghana pour aller survoler le Nigeria. Quel type de renseignement peut aller chercher cet avion pour le compte à la fois des États-Unis et du Nigeria ? Étant donné que les États-Unis ont des moyens de renseignement qui sont plus importants que ceux du Nigeria, avec notamment les satellites et les mouvements dans la région, le Nigeria, depuis longtemps, a demandé donc des renseignements pour voir les mouvements des groupes terroristes. Ça peut être Boko Haram, ça peut être d'autres organisations terroristes. Il y a des groupes qui étaient déjà formés. Il y a aussi des groupes qui viennent de l'extérieur du Nigeria. Voulez-vous dire que les Américains aident les Nigerians à contrôler leur frontière nord avec le Niger ? Entre autres, oui. Ça peut être à l'intérieur du Nigeria. Ça peut être aussi le contrôle des frontières avec le Niger. Vous savez que c'est une région très poreuse. C'est pour cela que je regrette d'ailleurs que tous les pays de la région ne coopèrent pas, parce que ceux qui sont en train d'être chassés désormais depuis quelques jours maintenant du Nigeria, ils vont retourner de nouveau vers le Niger. Donc, il faut absolument une coopération globale dans la région pour pouvoir arriver à résoudre ces problèmes de mouvements et d'organisations terroristes. Alors, l'autre pays avec lequel coopère le Nigeria en ce moment, c'est ce qu'a dit le ministre de l'Information du Nigeria ce lundi, c'est la France. Quel est le type de partenariat sécuritaire entre les deux pays ? Vous savez, nous sommes entourés par les pays francophones, donc ce sont des pays sur lesquels la France avait un certain pouvoir pour la sécurité, je vais dire dans cette région-là. D'ailleurs, la coopération avec la France ne date pas de Bola Tinubu. La coopération avec la France date de très longtemps et aussi bien la coopération économique que la coopération sécuritaire. Donc, à partir du moment où on sait que la France a une certaine aura sécuritaire dans la région, nous avons besoin de la France pour nous donner quelques renseignements dans cette région-là. Le 7 décembre dernier, lors d'une tentative de putsch au Bénin, les armées du Nigeria et de la France sont intervenues en soutien au président Patrice Talon. Peut-on parler d'une action coordonnée entre Abuja et Paris ? Je ne sais pas si l'action était coordonnée. Ce qui est sûr, c'est que le Nigeria ne pouvait pas laisser le Bénin dans les mains d'un régime militaire, alors qu'il connaissait déjà, à sa frontière nord, le régime militaire du Niger. Donc, le Nigeria ne voulait pas être entouré par des régimes militaires et il était de toute façon obligé d'intervenir au Bénin pour éviter cette hécatombe démocratique que nous avons dans la région. Il y a deux ans, après le putsch de juillet 2023 au Niger, il y a eu un vrai différend entre le Français Emmanuel Macron, qui poussait à une intervention militaire au Niger, et le Nigerian Bola Tinubu, qui finalement a fait échouer cette opération. Est-ce qu'il y a toujours ce malentendu aujourd'hui entre messieurs Macron et Tinubu ? Il faut savoir que l'intervention du Nigeria n'a pas pu avoir lieu au Niger, parce que le nom de la France a été utilisé par les autres régimes militaires au Burkina Faso, au Mali, pour dire attention, c'est la France qui veut intervenir. S'il n'y avait pas eu la France, s'il n'y avait pas eu le nom de la France, le Nigeria serait certainement intervenu pour aller rétablir au pouvoir le président Bazoum qui avait été élu à cette époque-là. Alors, pourquoi le Nigeria n'est-il pas intervenu au Niger en 2023 ? Et pourquoi est-il intervenu au Bénin en 2025 ? C'est qu'au Bénin, c'est différent. Au Bénin, c'est que le Nigeria était en danger parce que nous avons des relations économiques très poussées avec le Bénin. Beaucoup de Nigérians ont investi au Bénin et, si on prend le Bénin, on prend forcément le Togo avec. Et le Nigeria ne voulait pas que cette Cédéao soit aussi vite désintégrée, ce qui aurait mis le Nigeria aussi en danger. En termes de démocratie, il faut savoir que, depuis 1999, le Nigeria connaît un régime démocratique. J'ai l'habitude de dire que la démocratie n'est pas un produit fini. C'est un produit à améliorer constamment. Et le Nigeria améliore sa démocratie en termes d'avancées politiques et économiques. À lire aussiNigeria: la brouille entre Washington et Abuja «largement résolue», annonce le gouvernement
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso se retrouvent, à peine plus d'une semaine après le sommet annuel de la Cédéao. C'est la deuxième fois que l'Alliance des États du Sahel se retrouve au sein d'un tel sommet. Il y a quelques jours, le président Assimi Goïta avait annoncé la création d'une force armée unifiée, un « message clair » selon Sahel Tribune : la région « entend désormais assurer seule sa sécurité, » réunie sous une bannière unique et liée par un destin commun. Et cette montée en puissance montre une fois de plus, s'il le fallait, que les trois pays ont non seulement « tourné le dos à la coopération militaire française » mais aussi « définitivement rompu avec la Cédéao. » Une scission que déplore l'Alternance : « A-t-on besoin de rappeler que tous les pays de l'Afrique de l'Ouest, qu'ils soient de la Cédéao ou de l'AES, sont liés par la même histoire, le même espace géographique, la même culture et les mêmes intérêts économiques ? » Certes, admet le titre, « il est tout à fait logique pour ces trois pays en proie à une gravissime crise sociosécuritaire de se mettre ensemble pour faire face au péril terroriste. » Ce qui n'implique pas de divorcer pour autant : si ces deux organisations sont bel et bien « mues par les mêmes intérêts », juge L'Alternance, alors « elles doivent collaborer, sans a priori ou autres considérations. » À lire aussiMali: ouverture du sommet des chefs d'État de l'AES pour renforcer la coopération régionale Pas de collaboration à l'ordre du jour Et d'ailleurs l'Alternance ne se berce pas d'illusions : il est « peu probable, pour ne pas dire impossible » qu'une coopération ait lieu à l'heure actuelle, au regard « des relations jugées exécrables entre les deux organisations. » Dans ce contexte, les États de l'AES ont tout intérêt à montrer, par contraste, leur unité. D'où une chorégraphie militaire soigneusement orchestrée lors de l'annonce d'une force commune destinée, raconte Sahel Tribune, a « renvoyé l'image d'une armée désormais structurée, disciplinée et dotée de moyens cohérents. » C'est peut-être aussi ce qui explique ces démonstrations d'enthousiasme, ce lundi, à l'arrivée à Bamako du Nigérien Abdourahamane Tiani. Un reporter de Sahel Tribune raconte ainsi ces « milliers de Maliens, rejoints par des ressortissants burkinabè et nigériens, » qui « ont convergé le long de la route » munis de « drapeaux tricolores, banderoles, et chants à la gloire de la "souveraineté retrouvée" » autant de symboles « d'un soutien populaire nourri par un sentiment de fierté nationale et d'unité régionale. » Mais attention : cet enthousiasme ne se maintiendra que si les résultats sont au rendez-vous. La mise en place d'une force unifiée n'était qu'une première étape. Désormais, prévient le Pays, « il appartient à la force unifiée de l'AES de se donner les moyens de sa politique. » Le spectre de l'échec ne plane jamais loin comme celui, rappelle le titre burkinabè, du G5 Sahel, « cet albatros conçu à l'époque » pour vaincre le terrorisme, mais « qui avait déjà eu du mal dans l'opérationnalisation de sa force commune. » La fin du mandat de Patrice Talon Dans quatre mois, le président béninois quittera le pouvoir, au terme de ses deux mandats, comme le prévoit la Constitution. Une « rareté », estime Jeune Afrique, qui n'hésite pas à classer le chef d'État dans cette « catégorie de dirigeants aussi rares que le léopard des neiges dans l'Himalaya : ceux qui partent de leur plein gré. » Un portrait élogieux que nuance le Monde Afrique : les opposants du président n'hésitent pas à dénoncer une « dérive autoritaire », voire d'avoir « instauré une démocratie de façade dans laquelle ses adversaires sont mis hors jeu. » Et quand bien même Patrice Talon ne s'éternise pas au pouvoir, on ne peut pas parler d'un atterrissage sans accroc. Après tout, « il s'en est fallu de peu qu'il finisse renversé par des militaires, comme plusieurs de ses ex-homologues » de la région ces dernières années. La tentative de putsch du 7 décembre a échoué, oui, mais il n'empêche : elle « écorne une fin de règne que le président (…) s'était pourtant appliqué à organiser. » D'autant que les meneurs de cet épisode courent toujours, à commencer par le lieutenant-colonel Pascal Tigri. Patrice Talon a quatre mois pour changer la fin du film. D'ici là, prédit Le Monde, il lui sera « difficile de se montrer (...) serein. » À lire aussiÀ la Une: au Bénin, une trentaine de personnes inculpée après la tentative de coup d'État manquée
PREVIEW Guest: Bill Roggio Summary: Roggio reports on the expansion of jihadist groups across Africa, including Somalia, Mali, and Burkina Faso. He warns that European powers have effectively abandoned these regions, allowing them to descend into chaos and fall under jihadist control, while the US does only enough in Somalia to "keep the lid on." 1935 ETHIOPIA
Le deuxième sommet de la Confédération des États du Sahel s'est achevé à Bamako ce dimanche. Et en amont de la réunion des chefs d'Etat, ce sont les ministres du Mali, du Niger et du Burkina Faso qui se sont réunis. Le tout dans un contexte de forte pression jihadiste et de tensions régionales.
What is a call? How does a person know if God is calling them to mission service? Join in a discussion as these and other questions are addressed.
Olu delivers a full AFCON 2025 tournament preview, breaking down all 24 teams and sharing his expectations for the competition as a whole. He predicts the final group standings across all six groups and reveals which teams he expects to advance to the Round of 16, Quarterfinals, Semifinals, and the Winner of the tournament.He also makes his calls for the tournament awards, including top scorer, player of the tournament, goalkeeper of the tournament, as well as the surprise team (both good and bad) of the competition. A must-watch preview episode ahead of kick-off.Follow Nigeria Football Weekly:Twitter - https://twitter.com/NFWPod Instagram - https://www.instagram.com/nigeriafootballweekly/ TikTok - https://www.tiktok.com/@nigeriafootballweekly Facebook - https://www.facebook.com/NigeriaFootballWeekly Linktree - https://linktr.ee/nigeriafootballweekly Email - nigeriafootballweekly@gmail.com (00:00) Intro(02:24) Winners of AFCON When Hosted in North Africa(04:02) Recent AFCON Winners(05:22) Recent trend of how Winners Start(08:33) Group A Preview (Morocco, Mali, Comoros, Zambia)(15:03) Group B Preview (Egypt, South Africa, Angola, Zimbabwe)(18:58) Group C Preview (Nigeria, Tunisia, Uganda, Tanzania)(22:42) Group D Preview (Senegal, DR Congo, Benin, Botswana)(25:39) Group E Preview (Algeria, Burkina Faso, Equatorial Guinea, Sudan)(27:42) Group F Preview (Ivory Coast, Cameroon, Gabon, Mozambique)(30:14) AFCON's Unpredictability(30:44) Which Teams can win AFCON?(31:55) Player of the Tournament Prediction(32:00) Golden Boot Prediction(32:02) Good and Bad Surprise Package Teams(32:31) Goalkeeper of the Tournament Prediction(32:43) Final Group Stage Predictions(33:52) Round of 16 Predictions(35:22) Quarterfinals Predictions(36:22) Semifinals Predictions(37:15) Tournament Winner Prediction(38:58) Outro
European leaders are locked in talks in Brussels over how the EU will fund future support for Ukraine. Also, a Chinese man who documented human rights abuses in China was detained by ICE and may soon be deported to Uganda. And, 11 members of the Nigerian Air Force were released from detention yesterday in Burkina Faso, where they had made an emergency landing more than a week ago. Plus, a look at some classic Christmas treats from Denmark. Learn about your ad choices: dovetail.prx.org/ad-choices
It's Thursday, December 18th, A.D. 2025. This is The Worldview in 5 Minutes heard on 140 radio stations and at www.TheWorldview.com. I'm Adam McManus. (Adam@TheWorldview.com) By Jonathan Clark Syrian Christians are suffering Christians in Syria are facing new challenges and growth. The Middle Eastern country is now ruled by a transitional government after the autocratic rule of Bashar al-Assad ended a year ago. Freedom of expression seems to be increasing; however, Christians still suffer persecution. Christian students, women, clergy, and business owners face insults and threats in public. Despite this, one pastor told Open Doors, “After all the violence in the country, some non-Christians are now more open to hear about Christianity, because they see that Christianity brings peace, and we hope that God will touch their hearts.” In John 14:27, Jesus said, “Peace I leave with you, My peace I give to you; not as the world gives do I give to you. Let not your heart be troubled, neither let it be afraid.” Two U.S. soldiers and U.S. civilian interpreter killed in Syria Two U.S. soldiers and a U.S. civilian interpreter were killed in an attack in Syria over the weekend. The U.S. military blamed the attack on the Islamic State group. Hundreds of American troops are in eastern Syria as part of a coalition to fight the Islamic State. U.S. President Donald Trump wrote on X, “This was an ISIS attack against the U.S. and Syria, in a very dangerous part of Syria, that is not fully controlled by them. … There will be very serious retaliation.” Citizens in 39 countries are prohibited from traveling to U.S. On Tuesday, President Donald Trump signed a proclamation further restricting the entry of foreign nationals to the U.S. Thirty-nine countries are now affected by U.S. travel restrictions. The proclamation added full restrictions and entry limitations on Burkina Faso, Mali, Niger, South Sudan, and Syria. Individuals holding Palestinian-Authority-issued travel documents also face full restrictions. Defense bill gives 4% raise to soldiers The U.S. Senate passed the 2026 National Defense Authorization Act yesterday. The $901 billion military spending bill provides support for Europe, Ukraine, Israel, and Taiwan. The bill also gives service members a 4% raise and addresses social issues for troops. For example, the bill prohibits men, pretending to be women, from participating in women's sports programs at military academies. And the bill does not expand coverage for in vitro fertilization for military families. The U.S. House of Representatives approved the bill last week, and President Donald Trump is expected to sign it. Hegseth restores miliary chaplains as moral anchors U.S. Secretary of War Pete Hegseth announced plans on Tuesday to restore the military chaplaincy to its full strength. Hegseth said chaplains have been minimized by secular humanism to being viewed as therapists instead of ministers. He said, “I have a directive right here that I will sign today to eliminate the use of the Army Spiritual Fitness Guide effective immediately. These types of training materials have no place in the War Department.” Hegseth added, “In well over 100 pages, it mentions God one time. “That's it. It mentions feelings 11 times. It even mentions playfulness—whatever that is—nine times. There's zero mention of virtue.” Listen to other comments from Hegseth. HEGSETH: “There will be a top down-cultural shift, putting spiritual wellbeing on the same footing as mental and physical health. As a first step toward creating a supportive environment for our warriors and their souls, we're going to restore the esteemed position of chaplains as moral anchors for our fighting force.” Will Supreme Court block church's million dollar COVID fine? A church in California is appealing to the U.S. Supreme Court in a case involving government overreach during the COVID-19 pandemic. California officials previously fined Calvary Chapel in San Jose over one million dollars. The church simply did not require members to wear masks at services during the pandemic. Advocates for Faith & Freedom is representing the church. Erin Mersino, vice president of the group, said, “Government officials may not weaponize emergencies to suspend the First Amendment. California imposed some of the most aggressive restrictions on churches in the country, and this case is about ensuring the government never does this again.” When commanded not to preach, Peter and the apostles said in Acts 5:29, “We ought to obey God rather than men.” 234th anniversary of Bill of Rights And finally, this week is the anniversary of the U.S. Bill of Rights which comprise the first ten amendments to the U.S. Constitution. The United States of America ratified the Bill of Rights on December 15, 1791, two hundred thirty-four years ago. The First Amendment famously protects freedom of religion and freedom of speech. The Second Amendment protects the individual right to keep and bear arms. The amendments drew from English law to protect the rights of citizens and limit the power of government. Close And that's The Worldview on this Thursday, December 18th, in the year of our Lord 2025. Follow us on X or subscribe for free by Spotify, Amazon Music, or by iTunes or email to our unique Christian newscast at www.TheWorldview.com. I'm Adam McManus (Adam@TheWorldview.com). Seize the day for Jesus Christ.
In this episode of the African Five-a-side podcast, Maher Mezahi is joined by Stephane Ouattara to preview the Burkina Faso national team ahead of the 2025 Africa Cup of Nations---------------------------This podcast is brought to you by: www.africasacountry.comFollow us on social media:https://twitter.com/AfricanFiveSidehttps://www.tiktok.com/@african.fiveaside
@nigeriasbest and @phoenix_agenda were joined by @Eloka51They discussed:Concerns as Nigeria signs Digital Tax Agreement with FranceCoup attempt foiled in Benin Republic with Nigeria's supportBurkina Faso seize Nigerian Airforce plane, detained 11 crew membersFubara defects to APC, finally leaves PDPSenate conducts Ambassadorial screenings
Countries including Burkina Faso, Mali and Syria were added to the expanded list under the Trump administration's travel ban. This move is part of the efforts to tighten U.S. entry standards, after the arrest of an Afghan national in the shooting of two National Guard troops.
La presse guinéenne est unanime : l'évènement du week-end aura été le grand rassemblement en faveur du général Mamadi Doumbouya, candidat à l'élection présidentielle du 28 décembre. C'était samedi à Kankan, la deuxième ville du pays après la capitale Conakry. « La forte affluence enregistrée, la densité de la participation et l'occupation structurée de l'espace urbain témoignent d'un moment politique majeur, largement relayé par les observateurs et les médias », relate le site AfricaGuinée qui poursuit : « par son ampleur et sa visibilité, cette mobilisation réussie aujourd'hui à Kankan, s'inscrit comme un signal politique fort dans le paysage national pour l'accession du président Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême ». Guinée News renchérit : « à ce stade de l'échéance électorale, jamais une mobilisation populaire d'une telle ampleur n'avait été enregistrée. Dans cette dynamique exceptionnelle, la région de Kankan se distingue particulièrement, portée par le leadership affirmé de Sékou Bill Condé, directeur régional de campagne ». Celui-ci est d'ailleurs présent sur la majorité des photos publiées par le site : carrure imposante à l'image de son mentor, et casquette et tee-shirt blanc siglés « GMD président », GMD pour « général Mamadi Doumbouya ». Doumbouya en roue libre… Pour Le Pays au Burkina Faso, « le doute n'est plus permis en Guinée Conakry. Le président Mamadi Doumbouya fera mordre la poussière à ses huit challengers. (…) Mamadi Doumbouya est d'autant plus en roue libre que ni l'opposant historique, Cellou Dalein Diallo, ni le président évincé, Alpha Condé, ne sont dans les starting-blocks. Autant dire qu'il n'y a que des candidats de moindre envergure qui accompagnent le président-général à cette course au palais de Sékhoutoureya. Il n'y a qu'à voir les moyens déployés sur le terrain par les différents candidats, pour s'en convaincre. Pendant que Mamadi Doumbouya mène une campagne presqu'à l'américaine, les autres concurrents, faute de moyens pour soulever des foules, font dans la campagne de proximité, pour espérer glaner des voix ». Un boulevard pour Touadéra En Centrafrique, à présent, « la campagne pour le quadruple scrutin – présidentiel, législatif, municipal et régional – du 28 décembre a débuté samedi, avec des meetings à Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. (…) Des milliers de personnes, constate Jeune Afrique, se sont déplacées au Stade 20 000 places de la capitale, en soutien au chef d'État, candidat du Mouvement cœurs unis, le parti de la majorité présidentielle. Le président Touadéra avait récemment fait modifier la Constitution, rappelle le site panafricain, afin de l'autoriser à briguer un troisième mandat. Son principal concurrent, Anicet-Georges Dologuélé, opposant et candidat du parti URCA, a sillonné la capitale à la tête d'un cortège ambulant ». Il y a quelques jours Le Journal de Bangui écrivait : « cette présidentielle de 2025 s'annonce comme un moment charnière pour la Centrafrique. Si Faustin-Archange Touadéra part avec un avantage institutionnel considérable, ses challengers Dologuélé et Dondra en tête entendent capitaliser sur l'usure du pouvoir et l'aspiration croissante à un renouvellement démocratique ». L'avantage au sortant… Reste que là aussi, les jeux semblent déjà faits… « Faustin-Archange Touadéra est serein, constate Jeune Afrique. En tout cas, c'est ce qu'il aime dire à ses interlocuteurs. En bon mathématicien – il a enseigné cette matière à l'université de Bangui –, peut-être fait-il même l'addition de ses soutiens, politiques et financiers, pour arriver à cette conclusion. Tandis que ses adversaires, notamment Anicet-Georges Dologuélé ou Henri-Marie Dondra, se retrouvent confrontés à l'habituelle question du manque de moyens des opposants, le chef de l'État n'a pas ce problème. Les caisses de son parti se sont remplies à l'approche de l'échéance électorale, et lui-même sait pouvoir compter sur de généreux donateurs. L'avantage du sortant. Mais aussi, pointe encore Jeune Afrique, le résultat de la mise sur pied d'un hétéroclite réseau où se côtoient ministres, hommes et femmes d'affaires, conseillers de l'ombre ou alliés étrangers. Tissée en particulier depuis 2016, cette toile – qui a tendance à se confondre avec l'économie de la Centrafrique elle-même – est un avantage certain ». Et on revient au Pays à Ouagadougou qui est sur la même ligne : « sauf cataclysme, Touadéra remportera, au soir du 28 décembre prochain, haut la main, la présidentielle dont le seul enjeu est le taux de participation ». Et ce, malgré « les difficultés liées au retrait des cartes d'électeurs, malgré l'insécurité provoquée par les groupes armés qui continuent de sévir dans certaines zones du pays, en dépit de la présence de la force de maintien onusienne, la Minusca, des sociétés militaires russes et des forces rwandaises (…). »
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 décembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANSNé en 1945 dans l'élan du Conseil national de la Résistance, l'État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd'hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n'a pas perdu l'amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l'universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd'hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l'assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d'euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d'autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l'âge. D'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu'ils représentent 28 % de la population.Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l'âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu'1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.L'AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTEEn cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d'État militaires d'abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l'armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l'épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s'en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d'État militaire ces cinq dernières années. Le coup d'État a été mis en échec.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger et fin novembre la Guinée-Bissau, le Bénin a bien failli dimanche dernier (7 décembre 2025) être le théâtre d'un coup d'État militaire... Un groupe de mutins emmené par le lieutenant colonel Pascal Tigri a tenté de prendre le pouvoir en lançant à 2h du matin une série d'attaques contre les domiciles de plusieurs hauts gradés, la résidence du chef de l'État, le Palais présidentiel et le siège de la TV nationale. Les insurgés y ont enregistré un message proclamant la destitution du président Patrice Talon. Mais l'armée régulière est restée républicaine et fidèle à son serment. Après plusieurs heures d'affrontement, le putsch a échoué. Une douzaine d'insurgés ont été arrêtés par les forces béninoises, épaulées par des troupes et l'aviation nigérianes. Mais des dizaines d'autres dont leur chef ont réussi à s'enfuir. Reste beaucoup de questions : le lieutenant colonel Tigri qui se trouverait maintenant à Lomé, au Togo, a-t-il agi de son propre chef ou cette tentative de putsch a-t-elle été commanditée, et par qui ? Cette multiplication des coups d'État ou tentative de coups d'État depuis 5 ans en Afrique de l'Ouest est-elle la conséquence de la menace jihadiste ou traduit-elle un rejet des principes démocratiques ? Quelle est la situation sécuritaire dans la région ? Pourquoi l'alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) n'arrive-t-elle pas à endiguer l'expansion des groupes jihadistes ? Que penser de la stratégie d'asphyxie économique de la junte menée depuis septembre au Mali par le JNIM, affilié à al-Qaida à travers un blocus du carburant ? Trois invités : - Niagale Bagayoko, présidente de l'African Security Sector Network - Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute à Dakar - Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri.
Vos Têtes d'affiche cette semaine sont deux jeunes agripreneurs spécialisés dans l'agriculture durable. Le premier est originaire du Burkina Faso. Après une licence en pharmacie obtenue à l'université Nangui-Abrogoua à Abidjan par passion, Sayouba Sawadogo a suivi des formations en techniques de production agricole en hydroponie et en revalorisation des déchets. Magic Eco Group, la start-up qu'il a fondée, a produit le premier terreau universel made in Côte d'Ivoire. Votre second agripreneur est originaire du Sénégal. Diplômé du réseau HEC Dakar, Diamilatou Sow, a obtenu un MBA en ingénierie d'affaires à l'Institut africain de management (IAM) de Dakar et un MBA en management et stratégie d'entreprise délivré par l'Enaco, la première école de commerce à distance. Son entreprise est à l'initiative de la filière de tournesol, une première au Sénégal.
Ghost returns with a focused geopolitical briefing on Africa's accelerating realignment, centering on the rise of the Sahel Alliance and the rapid erosion of Western influence across the continent. He breaks down recent developments involving Mali, Niger, Burkina Faso, and neighboring states, explaining how military cooperation, resource control, and shared security interests are reshaping regional power structures. Ghost walks through France's continued retreat, the collapse of EU leverage, and the strategic vacuum left behind as African nations reject IMF-style dependency in favor of sovereignty-driven alliances. The episode also covers shifting dynamics around rare earth minerals, energy corridors, and security agreements, tying Africa's internal changes to the broader multipolar world taking shape alongside Russia, China, and the Global South. With maps, historical context, and clear-eyed analysis, Ghost explains why Africa has become a central front in the global struggle for power, and why the West is rapidly losing its grip.
À l'heure où le changement climatique menace les récoltes et les ressources en eau, une jeune chercheuse africaine propose une solution concrète. À 30 ans, la Sénégalaise Aminata Sarr vient d'être distinguée par le Prix international L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science, qui récompense chaque année 30 jeunes chercheuses africaines. Son innovation vise à produire davantage, avec moins d'eau et moins d'énergie — enjeu crucial pour les zones rurales du continent. RFI : quand est née votre passion pour les sciences ? Aminata Sarr : Cela a commencé dès le bas âge. J'ai toujours aimé tout ce qui est en rapport avec la nature. Même quand j'étais jeune, sur mon ordinateur, les images que je créais étaient toujours liées à la nature. Quand j'ai eu l'occasion de m'orienter vers la production végétale et agronomique, j'ai donc choisi d'aller à l'université pour étudier l'agriculture. Ensuite, j'ai poursuivi avec une thèse. J'ai commencé cette thèse au Burkina Faso, dans le domaine des énergies renouvelables. Je travaille actuellement sur la production agricole et énergétique, et sur l'efficience de l'utilisation des ressources en eau en agriculture. Beaucoup de femmes n'ont pas cette même opportunité. Êtes-vous bien vue par votre entourage ? C'est vrai que beaucoup de filles n'ont pas eu cette chance, surtout là d'où je viens. J'ai grandi à Saint-Louis, à Goxumbac, situé sur la Langue de Barbarie, une zone où vivent majoritairement des pêcheurs. Parfois, les filles ne vont pas à l'école ou alors, elles arrêtent très tôt. Moi, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a comprise. Il y avait ma maman, qui nous poussait à aller de l'avant, surtout dans les matières scientifiques. Il y avait aussi ma grande sœur, qui a commencé avant moi. Une fois à l'université, j'ai également rencontré un professeur qui m'a encouragée à aller de l'avant, notamment dans le domaine de la recherche. Aujourd'hui, je travaille sur les systèmes agrivoltaïques, qui permettent de faire de la production agricole et énergétique en même temps. Vous êtes citée en disant que la science peut créer un monde où les populations les plus défavorisées vivent dignement. Quelle solution avez-vous formulée pour contribuer à mettre fin à la faim en Afrique ? D'abord, il y a le système agrivoltaïque. C'est une technique qui permet à la fois la production agricole et énergétique sur une seule surface. Nous avons aussi constaté que, pour l'agriculture, il faut optimiser ces systèmes. Nous avons donc développé une méthode permettant de trouver la configuration qui maximise à la fois la production agricole et énergétique. Nous y avons également intégré un système d'irrigation automatisé, que nous avons développé pour assurer une utilisation plus efficace des ressources en eau. Vous parlez donc de panneaux solaires, de capteurs ? Oui. En ce qui concerne les ressources en eau, nous utilisons des capteurs connectés à des microcontrôleurs pour appliquer l'eau de manière automatique. Les quantités d'eau dont la plante a besoin sont ainsi appliquées automatiquement, sans intervention de l'agriculteur. À lire aussiQuatorze scientifiques africaines honorées par la fondation l'Oréal-Unesco Les agriculteurs savent donc quand irriguer, combien d'eau utiliser et comment économiser l'eau ? Effectivement. Le système permet d'appliquer automatiquement la quantité d'eau dont la plante a besoin, uniquement au moment nécessaire. Seule la quantité strictement nécessaire est utilisée. Comment cette solution peut-elle concrètement contribuer à réduire la faim en Afrique ? Pour faire de l'agriculture, on a besoin d'eau, et les ressources en eau diminuent de plus en plus. Quand elles diminuent, la production agricole est en danger. Il y a donc un risque de baisse de la production. L'eau doit être utilisée de manière durable. Pour lever ces contraintes liées à l'accès à l'eau, nous avons travaillé sur la mise en place de systèmes d'irrigation automatisés afin de renforcer la production agricole et de faire face aux effets du changement climatique et à la surexploitation des ressources en eau. En milieu rural, les producteurs n'ont pas toujours une idée précise de la quantité d'eau à appliquer, ce qui peut conduire à une surexploitation. Ces systèmes permettent donc une utilisation plus durable de l'eau, et donc une agriculture plus durable. Quand vous dites que la science peut sortir les gens de la pauvreté, à qui pensez-vous en particulier ? A des familles, à des agriculteurs que vous avez rencontrés ? Je pense notamment aux populations en milieu rural. Les producteurs y tirent l'essentiel de leurs revenus de l'agriculture. La question est donc de savoir comment aider ces populations qui sont dans le besoin. C'est dans ce sens que je dis que la science peut permettre d'améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées. Et, juste pour revenir sur votre prix, il s'accompagne d'une enveloppe de 10 000 euros. Quel usage comptez-vous faire de cet argent ? Cet argent sera utilisé pour vulgariser les résultats que nous avons obtenus, notamment à travers la participation à des conférences et la publication d'articles scientifiques. L'objectif est de permettre aux populations d'avoir accès à la méthode que nous avons développée. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes filles africaines qui rêvent elles aussi de faire de la science, mais n'osent pas encore ? Que pouvez-vous leur dire pour les encourager ? Je veux leur dire que les femmes ont toute leur place dans la science. Elles peuvent rencontrer des contraintes et des difficultés, mais elles doivent croire en elles. Elles doivent toujours se forcer à aller de l'avant, à travailler encore davantage pour aller de l'avant.
This session will examine key considerations for leaders, senders, and international travelers/workers in the areas of duty of care, risk assessment, contingency planning, security, and common pitfalls ("lessons learned") in international mission work.
48 heures après le coup de force des militaires à Cotonou, « l'heure n'est plus seulement au soulagement, mais à l'autopsie d'une faillite sécuritaire et politique, relève Afrik.com. En effet, au-delà de l'échec opérationnel des mutins, cet événement marque une rupture : le "modèle béninois", cette exception démocratique (déjà écornée) dans une région sahélienne en feu, vient de montrer ses limites structurelles. « Depuis 2016, précise le site panafricain, le président Patrice Talon a opéré un changement radical de paradigme : sacrifier une part des libertés publiques et du pluralisme politique sur l'autel de l'efficacité économique et de la modernisation des infrastructures. Mais ce coup de force, bien que déjoué, suggère que ce pacte ne fait plus l'unanimité, y compris au sein des "corps habillés". La prospérité macroéconomique vantée par le régime ne ruisselle pas assez vite pour apaiser les frustrations sociales, et celles désormais affichées des militaires, affirme encore Afrik.com. En verrouillant le système électoral (à savoir l'exclusion de l'opposition radicale lors des législatives passées et les difficultés pour la présidentielle de l'année prochaine), le pouvoir a involontairement fait de la caserne le seul lieu de contestation possible. Lorsque l'urne est cadenassée, le fusil devient tentant. » Frustrations nombreuses En effet, renchérit Le Pays au Burkina Faso, « la question qui se pose est de savoir si Patrice Talon saura tirer les leçons de ce pronunciamiento avorté qui, après coup, apparaît comme un avertissement sans frais pour lui. La question est d'autant plus importante qu'au-delà des revendications des comploteurs, l'atmosphère sociopolitique reste teintée de souffre dans ce contexte préélectoral où, entre embastillement d'opposants et mise à l'écart du principal parti d'opposition, "Les Démocrates" de l'ancien président Boni Yayi, les frustrations sont nombreuses. Et ce, dans une ambiance où le président Talon est accusé de dérives autoritaires par ses contempteurs. » Le rôle de la France… Jeune Afrique pour sa part nous éclaire sur le rôle de la France lors de cette tentative de coup d'État. « Dès les premières heures dimanche, le président français a été informé de l'évolution de la situation. Emmanuel Macron et Patrice Talon ont échangé par téléphone au cours de la journée. Selon nos informations, poursuit le site panafricain, le chef de l'État français a fait savoir à son homologue béninois qu'il avait prépositionné à Cotonou des membres des forces spéciales de l'armée française, mises en alerte dès le début des événements. Emmanuel Macron a également joint le chef de l'État nigérian, Bola Tinubu, pour appuyer les demandes d'intervention formulées par les autorités béninoises. (…) Dans le même temps, révèle encore Jeune Afrique, les services de renseignements français ont apporté un appui technique aux Forces de défense et de sécurité béninoises, qui combattaient les mutins aux abords de la présidence, puis des studios de la chaîne de télévision nationale. Un avion de surveillance a notamment survolé la capitale béninoise à de nombreuses reprises durant la journée de dimanche. » Et Jeune Afrique de rappeler enfin que « la France et le Bénin sont liés par des accords de coopération militaire depuis 1977, qui sont très régulièrement mis à jour ». Davantage de coups d'États en Afrique ? Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cet entretien avec Achille Mbembe. Pour le philosophe et politologue camerounais, nous assistons à une crise du multipartisme en Afrique : « une "crise du multipartisme" et non une "crise de la démocratie", affirme-t-il, pour la simple raison que la quasi-totalité des pays du continent n'ont jamais rempli les critères élémentaires d'un État de droit. Dans les années 90, suite à la poussée protestataire contre les régimes autocratiques, des arrangements institutionnels découlant des conférences nationales avaient été mis en place, dont l'autorisation de partis d'opposition. Mais, tout cela n'était que de façade. » Et les institutions actuelles, estime encore Achille Mbembe, « ne sont pas prêtes pour traiter politiquement les conflits que génèrent les sociétés. Héritées dans la plupart des cas de l'époque coloniale, elles ont été conçues pour commander au lieu de dialoguer, pour réprimer au lieu de négocier. C'est ce qui explique le recours systématique à la violence. Tant qu'on ne s'attaque pas à ce système, il y a fort à parier que cette dynamique va se poursuivre. Et, conclut le philosophe et politologue camerounais, dans les temps à venir, nous allons à assister à davantage de coups d'État en Afrique ».
Journalist Ahmed Kaballo joins Mnar Adley to break down Sudan's civil war, UAE's gold operations, U.S. narratives on Nigeria, and the rise of anti-imperialist forces across Africa. From RSF atrocities and foreign interference to Burkina Faso's revolutionary model, this episode exposes the geopolitical struggle shaping the continent's future.Mnar Adley is an award-winning journalist and editor and is the founder and director of MintPress News. She is also president and director of the non-profit media organization Behind the Headlines. Adley also co-hosts the MintCast podcast and is a producer and host of the video series Behind The Headlines. Contact Mnar at mnar@mintpressnews.com or follow her on Twitter at @mnarmuh.
Episode Description Episode Description Sign up to receive this Unreached of the Day podcast sent to you: https://joshuaproject.net/people_groups/10902/UV Dear Friend, The Batak people of North Sumatra didn't have a written language until 1834. Today, they're one of the largest Christian populations in Indonesia, with over 6 million believers. The transformation happened because someone, a German missionary named Ludwig Nommensen, decided their spiritual poverty was unacceptable. That was 190 years ago. Today, 4,473 people groups are still waiting for their Ludwig Nommensen moment. The People Group Adoption Program launches today, and here's how it works: It meets you where you are. You're not being asked to become a missionary in the field (though if God calls you to that, we'll cheer you on). You're being invited to use your current gifts, prayer, advocacy, networking, research to support those who are already called to go.
Modern imperialism and revolt in Africa. Deep dive and overview with a real, lived, local perspective.You are listening to this episode 1 week after it was released. To get episodes on time, up to 2 exclusive episodes a month, discord access, merch discounts and plenty more - check out our Patreon - https://www.patreon.com/TheDeprogramBUY DEPROGRAM MERCH: https://deprogramshop.com/Check out Jude's work here:YouTube: https://youtube.com/@realjudebela?si=f6uD04aBMbiqARv2Twitter: https://x.com/realjudebela?s=21Instagram: https://www.instagram.com/realjudebelaSupport the showSupport the show on Patreon: https://www.patreon.com/TheDeprogramFollow us on Twitter: https://twitter.com/TheDeprogramPod
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