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Nous sommes vers l'an trente avant notre ère. Virgile, poète latin contemporain de la fin de la République romaine et du début du règne de l'empereur Auguste, termine un texte consacré à l'agriculture. Il écrit : « Oui, c'est le printemps qui pare les bosquets de leur feuillage, le printemps qui pare les forêts. Au printemps, les terres se gonflent et réclament les semences génératrices. Alors le Père tout puissant, l'Ether descend en pluies fécondantes dans le sein de son épouse prolifique et, uni dans une puissante étreinte à son corps puissant, vivifie tous les embryons. Alors les oiseaux mélodieux font résonner les buissons écartés, et le bétail réclame Vénus à dates fixes. La terre nourricière est en gésine (sur le point d'accoucher), et, aux souffles tièdes de Zéphyr, les champs ouvrent leur sein. » Marqueur social et culturel essentiel en Occident, le printemps nous ramène à une époque où les humains et la nature étaient liés par le même ordre des choses. Or, si les grands hivers et les étés torrides ont leurs chroniqueurs, le printemps, symbole de renaissance et d'espoir, a laissé moins de traces dans les sources. À l'heure où le rythme des saisons semble avoir perdu la boussole, où les enjeux climatiques et environnementaux occupent les esprits : que reste-t-il de « l'éternel et vert printemps » ? Avec nous : François Walter, professeur honoraire à l'Université de Lausanne. « Désir de printemps – Histoire sensible d'une saison » ; Payot. sujets traités : Printemps, République,romaine, Virgile, poète, latin, Auguste,Vénus, Zéphyr Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bonjourbienvenue pour cet épisode tentant de considérer le yoga au delà de la posture. La posture, l'asana, résume-t-elle ce qu'est le yoga ?C'est ce qui a été fait pendant presque une centaine d'année. Le yoga, surtout en Occident, n'est que la posture. Et ce mythe est resté, entretenu par tous, dont les profs de yoga, et la kama industrie, l'industrie du bien être.Le yoga a séduit et séduit maintenant de moins en moins.Peut être parce que réduit à la posture.Au delà de la posture, de la souplesse, du bien être , que pouvons nous "faire dans notre quotidien pour faire du yoga" ?Réponses au pluriel dans cet épisode. Alors à vos écouteursIG @caro_filduyogawww.caroyogablog.comhttps://www.helloasso.com/associations/banyan-yoga-association/paiements/donation-atelier-bouddhismeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
William MarxLittératures comparéesCollège de FranceAnnée 2025-2026Athènes et Jérusalem : Littérature, Histoire, ÉcritureConférence - Christopher Domínguez Michael : La critique littéraire depuis l'Extrême-OccidentChristopher Domínguez MichaelEl Colegio Nacional, MexiqueChristopher Domínguez Michael est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr William Marx.RésuméL'exercice de la critique littéraire depuis l'Amérique latine, aujourd'hui plus que jamais, oblige à repartir du début, de la littérature comparée et de l'histoire de la première modernité, où l'« Amérique », comme le disait Edmundo O'Gorman, fut inventée. Il est désespérant de vivre à une époque où non seulement persiste l'ancienne attitude eurocentriste, condescendante et raciste envers ce qui fut autrefois le Nouveau Monde, mais où elle apparaît sous de nouveaux habits, progressistes ou décolonialistes, tout en gardant pour modèle celui du Bon Sauvage.Il est nécessaire de rappeler des dates et des événements qui, considérés comme évidents, imposent par leur oubli des déformations honteuses et persistantes. En voici quelques-uns. Si l'union de la Castille et de l'Aragon remonte à 1469, par le mariage de leurs souverains, et que l'on y date la naissance du royaume d'Espagne, moins d'un siècle plus tard, en 1535, Antonio de Mendoza, son premier vice-roi, arriva dans ce qui est aujourd'hui le Mexique, donnant ainsi naissance à la Nouvelle-Espagne, qui ne fut jamais une colonie au sens anglo-saxon mais un vice-royaume hispanique, au point que sa première indépendance survint en 1808, lorsque l'Audience de Mexico, alors que le roi légitime d'Espagne avait été enlevé par Napoléon Bonaparte, prit le pouvoir pour sauvegarder le trône bourbonien en outre-mer.BiographieChristopher Domínguez Michael (Mexico, 1962) est un critique littéraire hispano-américain, qui occupe dans la littérature mexicaine une place significative. Essayiste, historien et biographe, il est l'auteur, entre autres titres, de Tiros en el concierto. Literatura mexicana del siglo V (1997 et 2024), Vida de fray Servando (prix Xavier Villaurrutia 2004), réédité en 2022, La sabiduría sin promesa. Vida y letras del siglo XX (prix international du Cercle des critiques du Chili, 2009), Para entender a Jorge Luis Borges (2010), Diccionario crítico de la literatura mexicana (2005), Los decimonónicos (2012) et Octavio Paz en su siglo, publié en France (Gallimard, 2014) avant de paraître au Mexique, en Espagne et en Argentine.William Pescador, son unique roman, est paru en 1997 et sera prochainement réédité par Penguin Random House. Il est l'auteur de plus de deux mille articles, essais et recensions publiés dans les journaux mexicains Reforma et El Universal, où il publie actuellement, ainsi que dans de nombreuses revues littéraires et suppléments culturels à l'étranger.Ses ouvrages les plus récents sont La innovación retrógrada. Literatura mexicana (1805–1863) (2016), Retrato, personaje y fantasma (2017), Historia mínima de la literatura mexicana del siglo XIX (2019), Maiacovski punk y otras figuras del siglo XXI (Taurus, 2022) et El crítico sin estatua (2025). Il a été traduit en anglais, en français, en portugais, en italien et en chinois.Il a obtenu les bourses Guggenheim, Tinker et O'Gorman, et a été professeur invité à la Sorbonne ainsi qu'aux universités de Chicago et de New York. Il a été rédacteur au Fondo de Cultura Económica, membre du Sistema Nacional de Creadores et chercheur associé à El Colegio de México. Depuis 1999, il est conseiller éditorial de Letras Libres et vit à Coyoacán depuis près d'un demi-siècle.Le 3 novembre 2017, il est entré à El Colegio Nacional. Cette institution, qui rassemble les plus éminents humanistes et scientifiques mexicains, publie actuellement, de manière progressive, ses Ensayos reunidos (Essais réunis).
Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»
Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»
Vendredi 22 maiHISTOIREMarc BlochL'histoire en résistancesous la direction de Florian Mazel et Yann PotinRencontre avec Michel LAUWERS et Rosa Maria DESSIEn dialogue avec Cécile CABYSeuilEsprit brillant, rénovateur de la science historique, fervent républicain d'origine juive alsacienne, athée et patriote, combattant des deux guerres mondiales, résistant, Marc Bloch est une figure majeure de l'intellectuel engagé, jusqu'au sacrifice de sa vie puisqu'il est brutalement assassiné par les nazis en 1944.Son entrée au Panthéon, le 23 juin 2026, offre l'occasion de montrer l'inextricable alliance savante, politique et morale qu'incarnent son parcours, ses travaux historiques et sa vie posthume. Car l'histoire, en tant que méthode, matière à réflexion personnelle et source d'engagement collectif, fut pour lui, sa vie durant, une forme de résistance.Son héritage qu'analyse la génération actuelle des historiennes et historiens, et auquel elle rend hommage dans cet ouvrage collectif, nous rappelle plus largement que l'exigence de la vérité et le partage du savoir sont des combats essentiels et d'une impérieuse actualité.Rosa Maria Dessi est docteure en histoire. Ses travaux ont d'abord porté sur les confréries florentines et sur l'histoire de la prédication et de l'art oratoire des laïcs dans l'Italie médiévale. Ses recherches s'orientent désormais plus largement vers la communication par la parole et par les images, vers l'histoire de la restauration des œuvres d'art et vers l'histoire transnationale.Michel Lauwers est un historien médiéviste et universitaire. Ses travaux portent principalement sur la fonction sociale de l'Église en Occident du 5e au 13e siècles. Il est directeur adjoint du laboratoire de recherche CEPAM (Cultures – Environnements. Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge) du CNRS.
Lundi 11 maiSCIENCES HUMAINESGéopolitique d'un conclave : Élire un pape quand les empires reviennentMikael CorreBayard / récitsen dialogue avec Patrick ValdriniLe pape François est mort le 21 avril 2025. Le 8 mai, Léon XIV est élu à la tête de l'Église. Pendant dix-huit jours, le pouvoir est vacant. Pendant dix-huit jours, de l'annonce de la mort à la fumée blanche, le Vatican laisse voir sa mécanique politique. Et son rapport au monde. Car, élire un États-Unien au moment où le trumpisme recompose la scène internationale n'est pas neutre. S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas enlever à l'Église catholique, c'est un certain sens de l'histoire. Alors que l'obsession du déclin se répand en Occident et que l'extrême droite instrumentalise la religion chrétienne à des fins identitaires, à quelle boussole se fier pour choisir celui qui sera à la fois le chef d'un État sans armée et le pasteur de plus d'un milliard de fidèles ?Mikael Corre est envoyé spécial permanent de La Croix à Rome. Sociologue de formation, spécialisé sur les religions, ce breton d'origine a travaillé à l'Ecole des hautes études en sciences-sociales (EHESS) sur les communautés catholiques nées dans les années 1970 et leurs dérives.
Pour découvrir les livres de Thomas Rabeyron : https://amzn.to/4nYgGaEThomas Rabeyron est psychologue clinicien, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie. Il est également chercheur et ses travaux portent entre autres sur ce que l'on nomme les « expériences exceptionnelles ».Il nous parle des phénomènes que l'on qualifie de paranormaux en Occident, vécus par de nombreuses personnes, parmi lesquels les sorties de corps, les EMI, la médiumnité, abductions etc...01:14 Alors pour commencer, qu'est-ce que le PSI et pourquoi vous y êtes-vous intéressé en tant que psychologue ?03:01 Vous avez co-fondé l'organisme CIRCEE, le Centre International de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles, à Lyon, qui reçoit des personnes vivant des phénomènes extraordinaires. Quelles sont les diverses activités de CIRCEE et quels sont les cas qui vous ont le plus interpellé ?09:43 Quand vous parlez des poltergesit, qu'est-ce qui vous fait penser que ce sont somatisations externes des personnes ?13:14 Vous avez de plus en plus de personnes qui vous contactent. Est-ce parce qu'il y a de plus en plus de cas ou est-ce parce que les gens osent en parler plus facilement ?14:15 Est-ce qu'il y a une catégorie de phénomènes qui est surreprésentée ?17:04 Dans les témoignages de régression vers des vies antérieures, Antoine Bioy, psychothérapeute spécialiste des transes, constate que les personnes témoignent d'histoires dont le cadre est différent mais le fond reste le même que leur vie présente. Qu'en pensez-vous ?18:18 Si les expériences extraordinaires sont des projections de la psychée dans l'environnement extérieur, que penser des abductions ?25:28 Que pensez des projections dans l'environnement des sujets PSI, d'éléments dont ils n'ont pas connaissance, qui ne font pas partie de leur culture (dans les cas d'observations d'OVNI par exemple)?31:16 Dans votre livre Codex Anomalia vous relatez le cas de Ted Serios, pouvez-vous nous en parler et en quoi son cas est un des plus exceptionnels qui ait été étudié?39:23 Vous expliquez que les phénomènes exceptionnels auraient une fonction pour la personne qui les vit, que vous nommez solution paranormale. Pouvez-vous nous expliquer cela ?46:47 Vous avez créé le modèle ORPHEE qui propose une vision du réel entre modèle matérialiste réductionniste auquel nous adhérons en occident et le modèle idéaliste postulant que le conscience crée la matière. Pouvez-vous nous décrire le modèle Orphée ?55:03 Pouvez-vous nous parler du projet Stargate aux Etats-Unis ?56:53 Que serait la créativité selon le modèle Orphée ?01:05:14 Comment penser l'IA avec ce modèle Orphée ? Pourrait-elle devenir consciente selon vous ?01:11:02 Quels ponts faites-vous entre les connaissances actuelles en physique quantique et le modèle que vous proposez ?01:16:23 Dans Codex Anomalia, vous vous referez régulièrement à la psychanalyse qui est de plus en plus critiquée. Pourquoi et en quoi cette approche vous semble-t-elle pertinente ?01:22:40 Vous expliquez que ce qui cause la souffrance des gens c'est le non représenté et le non ressenti, pouvez-vous nous en dire plus? Et pourquoi une représentation plus large du monde permet aux gens d'aller mieux ?01:28:00 A la fin du livre, vous expliquez que dans l'histoire de l'humanité, notre société occidentale est la première à avoir objetisé le monde et les personnes, que tout ce qui est inconnu est évacué tel que le PSI.Or de nombreux mythes tels que celui d'Orphée racontent comment vouloir tout connaitre et tout savoir, et donc évacuer l'inconnu comme une anomalie, est une voie vers la destruction. Il semble que ce que nous vivons actuellement sur la planète donne raison à ces mythes. Pouvez-vous développer cette idée ?01:32:08 Existe-t-il encore selon vous des populations qui vivent connectés à ce monde ontique ?01:35:18 Pour ceux qui aimeraient se reconnecter à cette « intelligence de la vie », à ce monde ontique, que pourriez-vous conseiller?Pour découvrir les Masterclass La psychologie pour tous Pour découvrir la chaine Youtube : Pour découvrir le site de La psychologie pour tous Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous cherchez des livres pour enrichir votre pratique du yoga ? Dans cet épisode, je vous ouvre ma bibliothèque et vous partage les 8 ouvrages vers lesquels je reviens régulièrement, que ce soit pour préparer mes cours, mes formations ou simplement pour me nourrir intellectuellement et spirituellement. Des livres sur les asanas, l'anatomie fonctionnelle, la philosophie indienne, la Bhagavad Gita ou encore le féminin sacré… il y en a pour tous les profils, que vous soyez débutant·e ou enseignant·e de yoga.
durée : 00:10:51 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Au lendemain de la conquête de Jérusalem que vont faire les croisés ? La plupart, considérant avoir accompli leur pèlerinage, s'en vont et repartent chez eux en Occident. Tandis que d'autres, moins nombreux, décident de s'établir dans ce qu'on appellera les Etats latins d'Orient. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine. Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.
Catalin's casting work includes the films: Train Of Life, A Farewell To Fools, That Trip We Took With Dad, Love 1 Dog, Heidi, Unidentified, Miracle, and Cloistered Sister. Catalin's collaborations with acclaimed director Cristian Mungiu, include: Occident, 4 Months 3 Weeks and 2 Days, Beyond The Hills, Graduation, and R.M.N.
Pour mon 6e accouchement, j'ai choisi un AAD, accouchement assisté (ou accompagné) à domicile, c'est-à-dire que j'ai souhaité accoucher à la maison avec l'aide dune sage-femme.C'est un sujet hautement controversé, et j'entends déjà certains d'entre vous s'affoler au sujet de ma sécurité et de celle de mon bébé (ce ne sera donc pas une surprise que je n'aie pas évoqué ce sujet avant que la naissance ne soit passée…).Mais moi-même il y a 16 ans, je n'aurais jamais imaginé accoucher chez moi, ce n'était même pas un sujet dont on parlait vraiment… et si j'avais croisé une de ces mamans qui accouchaient à domicile, je l'aurais prise pour une irresponsable.Qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis, alors que je suis quelqu'un de plutôt rationnel, de formation scientifique et que je ne souhaitais pas prendre de risque, ni pour moi, ni pour mon bébé ?Abordons donc aujourd'hui les raisons pour lesquelles on peut choisir un accouchement à domicile, la grande question de la sécurité de ces accouchements et enfin les démarches à faire lorsqu'on prépare un tel accouchement. Je vous préviens, vous risquez d'être surprise !---Liens évoqués pendant l'épisode :Podcast 328 : Le récit de mes 5 premiers accouchements à l'hôpitalRessources sur la sécurité de l'accouchement : C'est mon accouchement ! de Floriane Stauffer ObrechtSafer childbirth? A critical history of maternity care, de Marjorie TewLe bébé est un mammifère de Michel OdentPour une naissance sans violence de Frédéric LeboyerLe guide de la naissance naturelle, d'Ina May GaskinLa naissance en Occident, de Paul Cesbron et Yvonne KnibiehlerAccoucher par soi-même, de Laura K. ShanleyÉtudes : Rachel Podd, Reconsidering maternal mortality in medieval England: aristocratic Englishwomen, c. 1236–1503Chiffres de l'APAADEtude sur les taux d'intervention et de mortalité périnatale sur une cohorte de 680 000 femmes néerlandaises Méta-analyse américaine Revue américaine de la littérature internationale---Le site des MontessouricettesLien pour me laisser un petit message audio avec votre question ou votre suggestion de thème (j'inclurai votre message dans un prochain épisode !)Notre communauté gratuiteFormation Aménager sa maison MontessoriCatalogue des formations des MontessouricettesAccompagnement à la Parentalité et à l'IEF MontessoriVous pouvez nous envoyer vos retours, suggestions et commentaires ici : Catalogue des formations en ligne
C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine. Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. « Le quinoa : de l'âge d'or à la désillusion, en Bolivie », un Grand reportage de Nils Sabin.
Quelle place pour les diacres dans l'Église? Qu'est-ce qu'un ou une diacre? Est-ce un poste inférieur ou complémentaire aux pasteurs? Quel sont les bases théologiques pour comprendre cet appel à être au service de l'Église? Dans cet épisode, Joan et Stéphane partagent leur expérience de travail, explorent la place des femmes et des hommes dans le ministère, et discutent de l'évolution de ce ministère dans l'Église. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et à la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine: quelle place pour les diacres dans l'Église? Bonjour, bonjour à chacune et chacun et bonjour Stéphane! Bonjour Joan! Quelques anecdotes sur le travail de diacre [Joan] J'ai pas mal de petites histoires rigolotes à raconter sur le fait d'être diacre, parce que j'étais diacre pendant trois ans et que j'ai trouvé ça super comme ministère. Dans le fond je n'aurais rien contre redevenir diacre, simplement c'est vrai que moi j'aime vraiment beaucoup présider les cultes. J'aime beaucoup aussi faire de la recherche théologique, et à ce sujet, visiblement, ce n'est pas trop pour les diacres, puisque je me souviens que je suis arrivée sur un lieu pour faire une formation, des jeunes ministres, et puis l'un des formateurs m'accueille et me dit : « Joan, tu es une star dans le milieu des diacres, parce que tu es une diacre avec un doctorat! » Ça m'a vraiment fait marrer parce que star dans le milieu des diacres, je veux dire, c'est tout relatif. Ça m'amène à une autre anecdote que je trouve assez chou aussi. Il y avait une pasteure, elle est bien retraitée, une femme formidable, qui n'a fait qu'adopter trois enfants handicapés et qui en a eu cinq autres. Elle me racontait ça vraiment comme quelque chose de ... en passant, quoi. Et puis elle me dit, mais quel est votre parcours? Alors je raconte un peu, elle me dit, « Ah, mais oui, comme beaucoup de femmes, vous avez d'abord fait diacre et ensuite pasteur. » Comme j'ai eu mon diplôme de pasteur pour ensuite faire diacre, c'est un petit peu comme si j'étais un ovni, quoi. Donc les gens font un petit peu constamment des remarques et je crois que je l'ai déjà dit dans un autre podcast. Il y a aussi cette troisième petite anecdote d'une dame de la grande bourgeoisie zurichoise, quand je lui ai proposé, comme j'étais de permanence, d'enterrer son père, elle m'a dit : « Ah non, ce n'est pas une diacre qui va enterrer mon père qui était quelqu'un de très reconnu dans la communauté. On attend que le pasteur rentre de vacances. » J'ai failli lui dire : « Mais je suis docteur en théologie, est-ce que ça compte? » On voit bien, il y a un peu cette notion de hiérarchie, alors que c'est quelque chose qui n'est pas du tout hiérarchique. Les ministères ne devraient pas du tout être hiérarchiques. D'ailleurs, on a fait tout un épisode sur les ministères. On n'a pas arrêté d'expliquer ça: les ministères sont complémentaires et pas hiérarchiques. Même l'une de mes chefs, il n'y a pas longtemps, quand on a fait un peu mon cahier des charges de mon nouveau poste, il y avait marqué « diacre » sur le papier qu'on était en train de remplir, donc qui était un brouillon, et elle s'est excusée platement. Elle m'a dit : « c'est tellement cavalier de ma part. J'aurais dû sortir le formulaire pasteur ». Et je lui dis : « c'est très différent comme formulaire? » Elle m'a dit : « non, c'est exactement la même chose, il y a juste marqué pasteur en haut ». De sa part, c'était vraiment une marque d'attention, mais ça montre aussi qu'il y a des gens pour qui c'est important. Et donc, pourquoi, si c'est important, c'est quoi être diacre alors, si ce n'est pas être pasteur? L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains [Stéphane] Ma compréhension d'être diacre a été influencée un peu par deux réalités différentes. Lorsque j'étais catholique romain, dans mon enfance, être diacre, c'était encore quelque chose d'un peu, je ne dirais pas bizarre, mais moins courant. J'étais dans une petite paroisse de campagne, donc on avait notre prêtre. On ne se posait pas trop la question jusqu'au moment où quelqu'un arrive qui portait son étole en diagonale. « Bon, c'est quoi, là? Il veut être à la mode? » « Ah non, non, c'est un diacre » « Ok, mais ça veut dire quoi? » Puis on donnait des explications que moi je ne comprenais pas vraiment. Ce que je trouvais bizarre, c'étaient des hommes mariés. Là, on comprenait rapidement que c'était différent que les prêtres. Et on nous expliquait que ce sont des hommes mariés, mais que si l'épouse meurt, ils ne peuvent pas se remarier. Donc tu rentres, tu es marié, mais tu as juste une chance au mariage. Tous ces trucs-là qu'on essayait de m'expliquer, mais on ne m'expliquait pas à quoi ça sert un diacre, quel est le but d'un diacre, quel est l'appel d'un diacre. Je crois que ça a changé beaucoup. Je ne suis plus catholique romain, mais j'ai quand même des relations avec certaines personnes de cette Église. [Joan] Ah, tu leur parles, mais c'est gentil ça, c'est bien. [Stéphane] Ah oui, c'est très charitable de ma part. Avec une diminution marquée de prêtres en Occident, il y a beaucoup de diacres qui prennent le rôle des paroisses, qui vont faire les enterrements, qui vont faire les liturgies, qui vont faire plein de choses. Donc c'est assez intéressant. J'ai vu l'évolution d'un ministère qui était plus ou moins bien défini, qui a pris de l'importance pour une question de gestion de personnel, si je peux expliquer de cette façon-là. Que peut faire une diacre? [Joan] C'est vrai. Et puis d'un autre côté, j'ai lu ce bouquin « Les diacres : une Église en tenue de service ». Et là-dedans, tu as aussi des racines historiques qui disent qu'en fait, ça fait très, très longtemps qu'existaient des diacres. Simplement, c'est vraiment un ministère qui est tombé en désuétude et, comme tu dis, qui a été un peu exhumé lorsqu'il y a eu une crise des vocations. Je trouvais que c'était super bien dans ce bouquin, même si je ne me sentais pas directement concernée puisque ça parlait de l'Église Catholique romaine. Je trouvais très bien qu'on pointe les spécificités et les charismes des diacres, et pas seulement ce que les diacres ne pouvaient pas faire, parce que c'est souvent ce qui m'est arrivé lorsque les personnes posaient un regard sur mon statut de diacre pendant trois ans. Je voyais bien qu'ils et elles se disaient : « Est-ce que ça ou ça, elle peut le faire? » voire « Est-ce que ça ou ça, elle sait le faire? » C'est très intéressant d'éviter de définir un ministère par ce qui n'est pas possible et d'essayer plutôt de réfléchir à ce qui est possible. Dans mon expérience, être diacre me permettait de prendre beaucoup plus de temps que certains collègues pour le soin communautaire. En fait, c'était tout à fait accepté, acceptable que je passe des heures à sillonner le canton pour faire des visites. Ça, c'était du temps précieux pastoral qui aurait été un petit peu gâché puisqu'il y avait beaucoup d'administratifs. Je veux dire, l'Église cantonale de Zurich, c'est quand même une sacrée machine. Mon collègue, pasteur titulaire, avait beaucoup, beaucoup de réunions avec d'autres pasteurs, beaucoup de choses administratives. Et moi, en fait, je m'estimais un petit peu comme un oiseau libre qui pouvait voler ici et là et prendre soin des gens. Et j'étais très fière de ça. Et j'avais aussi eu un mandat pour faire des projets innovants, émergents. Ça m'autorise à sortir un peu du sentier pastoral aussi. C'était très valorisant et très revitalisant. J'ai beaucoup aimé le faire. Un ministère au service des autres [Stéphane] J'espère que je ne dis pas trop n'importe quoi, mais je pense que c'est dans le livre des Actes des Apôtres, chapitre 6. « Oui, tu essayes carrément de citer la Bible de mémoire et tout. Non, tu es fort. » C'est un ministère au service de l'Église. C'est d'une noblesse quand même très grande, d'être au service des autres, être au service de la communauté. Parfois, on dit : « Ah, les pasteurs sont au service de leur paroisse ou de l'Église ». Oui, mais j'ai rencontré beaucoup de pasteurs qui sont au service d'eux-mêmes. On les voit rarement remettre les chaises en place après une activité. On les voit rarement offrir un coup de main. D'avoir des gens qui ont reçu cet appel d'être au service des autres, c'est quand même beaucoup. Et je trouve qu'on ne met peut-être pas assez d'importance à ça. On le prend peut-être trop pour acquis peut-être parce que c'est souvent des femmes, en tout cas dans mon contexte, puis comme tu le dis souvent, on associe ça au « care », au dévouement, au service. C'est bien de rendre service, mais d'en faire un ministère et de trouver un sens à ce dévouement-là, moi je trouve ça quand même merveilleux. Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle [Joan] Pour nos auditeurs et auditrices, Stéphane et moi, nous avons un document partagé où on s'échange des idées pour le podcast, pour ne pas répéter ce que dit l'autre. Mais quand j'ai lu ce que tu avais écrit, le fait qu'il y avait essentiellement des femmes qui étaient diacres, j'étais un peu surprise en fait pour tout te dire. Parce que dans mon environnement ici, dans le canton de Vaud, il y a quand même beaucoup d'hommes diacres. Ce sont souvent des personnes qui ont une vocation, qui étaient investies dans l'Église et qui, en deuxième carrière par exemple, se sont orientés vers le ministère de diacre parce qu'ils étaient déjà à charge de famille, et que les études de théologie sont vachement longues avec les stages, et diacre c'est plus court. Je n'avais pas trop d'eau à mon moulin. Sauf qu'hier, j'ai eu la visite de quelqu'un de très investi dans l'Église réformée du canton de Vaud, et depuis très longtemps. On a un peu discuté de ces questions-là, de diacre, etc. Elle m'a dit que jusqu'à récemment, il y avait une sorte de hiérarchie, tu vois. En fait, il y avait les hommes pasteurs. Puis tout de suite en dessous, il y avait les diacres hommes. Un tout petit peu en dessous, il y avait les femmes pasteurs. Et puis tout en bas, il y avait les femmes diacres. Et ça a fait tilt, parce qu'effectivement, je me suis déjà retrouvée dans des séances où des femmes pasteurs se laissaient un peu marcher dessus par des hommes diacres. Je m'étais quand même un peu dit que sur des questions théologiques, sur des questions de gestion de paroisses, finalement, c'est un petit peu notre spécialité. C'est là qu'on voit qu'on remet des échelles ou des hiérarchies implicites en fonction du genre à des endroits qui sont entièrement pour le service. Devenir diacre pour suivre son appel au ministère [Stéphane] L'Église Unie du Canada aime bien bomber le torse et rappeler que la première femme ordonnée pasteure, c'est en 1936. Regardez comme on est bon, on est progressiste! La réalité, oui, cela a eu lieu, mais c'était une femme très déterminée, très forte, dans un coin perdu du Canada. Dans les années 1930, 1940, 1950, il y avait une opposition pour que les femmes deviennent pasteures. Le rôle de pasteur était fait pour les hommes. Être un diacre est devenu une manière pour beaucoup de femmes de vivre leur appel. Ceci dit, encore une fois, il y a eu du sexisme. Pendant ces années-là, parce que c'était compris qu'une femme célibataire pouvait être diacre, mais lorsqu'elle était mariée, avait des enfants, on ne pouvait pas faire les deux choses en même temps, c'était impossible. Ce qui a été très dur pour plusieurs femmes dans les années 1940 et 1950, c'est que lorsqu'on devenait diacre, on remettait une épinglette, symboliquement pour marquer ça et lorsque ces femmes se mariaient, elles étaient obligées de remettre l'épinglette publiquement à l'Église, et elles étaient exclue de leur ministère. Ce n'est qu'en 2006 que l'Église Unie a présenté ses excuses à ces femmes-là. Il y a quelque chose quand même d'un peu de positif. Des femmes ont réussi à se trouver un chemin à travers le sexisme, à travers l'institution de l'Église. Mais l'Église a quand même utilisé tout plein de stratagèmes basés sur le sexisme, le patriarcat, et ainsi de suite, pour quand même les limiter et dire : « Oui, on reconnaît votre ministère, mais... » Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique [Joan] C'est bien, ce regard nord-américain. Moi, je m'étais pas mal intéressée à la question des femmes diacres grâce au bouquin de Lauriane Savoie, qui a sorti une simplification de sa thèse de doctorat, qu'elle a soutenue avec Elisabeth Parmentier. C'est sur le ministère pastoral féminin, d'une façon plus générale. Et d'après Lauriane Savoie, les femmes diacres ont aidé à faire émerger de bonnes questions actuelles. Déjà, décentrer du pastorat, ça tu en as parlé. Et puis ensuite, faire croître d'autres ministères; se dire en fait, il y a le pastorat et il y en a d'autres, il y a des ministères spécialisés, des engagement de laïcs. Ce qui nous amène à un modèle qui est plus collectif, moins hiérarchique parce que finalement, il y a le principe du sacerdoce universel qui veut dire que dans l'absolu tout le monde pourrait tout faire, mais il faut se former. Ce qui veut surtout dire que toute personne formée qui a reçu l'appel et la double vocation interne-externe peut servir le Christ et son Église. Donc on quitte les questions de genre, on quitte aussi les questions d'échelle dans le ministère. Alors finalement, le bouquin se demande quel fut l'impact de la féminisation (avec ces femmes qui sont arrivées comme, tu dis, toujours de façon conditionnelle; il ne faut pas se marier, il ne faut pas ci, il ne faut pas ça) leur présence favorise cette reconnaissance ministérielle variée et un décloisonnement entre rôles. Finalement, on quitte un peu cette figure masculine dominante. Ça nous amène à cette question centrale qui n'est pas : « les femmes peuvent-elles être pasteurs? » parce que là, vraiment, on n'en peut plus de ce genre de questions. « Les brunes ont-elles un cerveau? » Non, mais ce n'est pas possible de poser des questions pareilles! Mais plutôt « quel type d'Église et de ministères voulons-nous? » Je trouve que ces ministères de diacre, tout ce dont tu as parlé, favorisent l'émergence d'un nouveau type d'Église, comme ici on a animateur, animatrice d'Église, où finalement on peut compter sur les charismes les uns des autres et puis les diplômes aussi les uns des autres. Moi, j'ai un doctorat en théologie, à chaque fois qu'on me sollicite là-dessus, ça me valorise, ça me stimule et je donne le meilleur de moi-même. Une formation influencée par des principes féministes [Stéphane] Avec l'Église Unie, il y a la formation traditionnelle des pasteurs. Il y a aussi la formation traditionnelle des diacres. Il y a une compréhension que ce ne sont pas les mêmes cours, ce n'est pas la même formation. C'est très intéressant parce que, étant donné qu'il y a eu beaucoup de femmes, ils ont intégré beaucoup de principes féministes, beaucoup moins de formation académique, beaucoup plus de formation au niveau de cercles d'apprentissage collectif. Il y a plein de trucs comme ça. C'est sûr, je ne l'ai pas vécu, je n'ai pas eu cette expérience-là. J'ai eu la chance, ceci dit, de travailler avec une femme qui avait suivi ce cursus-là, qui était devenu diacre et c'était intéressant de voir la façon dont elle abordait justement les questions, les problématiques, les enjeux. J'ai trouvé ça super parce que ça donnait un point de vue différent, on pouvait voir les choses d'une manière complémentaire. Mais je peux comprendre que pour certaines personnes, c'est un peu plus déstabilisant parce qu'on a la formation de pasteur, le pasteur qui est par défaut « la bonne personne ». Un peu comme tu as dit dans ton anecdote au début, « Bon, le diacre, c'est bien, mais pas pour les grosses choses importantes. Ça dépanne, mais quand même… » au lieu de dire qu'on a quelqu'un qui a un appel différent, qui a une formation différente, qui a une façon de voir différente. Comment peut-on utiliser ça dans notre Église, soit au niveau de la paroisse, soit au niveau de l'Église globale, pour nous faire avancer dans nos différents ministères? Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale [Joan] Tous ces ministères un peu différents, notamment celui de diacre, différent de celui de pasteur, et toutes ces questions de hiérarchie, sans hiérarchie, d'échelle, sans échelle, nous amènent aussi à réfléchir à quel type d'église on veut construire, co-construire d'ailleurs. Je suis assez reconnaissante à l'Église protestante de Genève, qui est notre Église sœur ici au canton de Vaud, parce qu'ils ont pris une décision, je ne sais pas quand, mais une décision qu'on est beaucoup à trouver admirable, qui est de rémunérer selon la même grille salariale, les diacres et les pasteurs. En disant, bon, c'est vrai, ce ne sont pas les mêmes études, tu l'as dit toi-même, pas le même contenu, et puis parfois aussi pas la même charge. Mais finalement, quand tu es diacre en centre de requérant d'asile, et que tu as tout le temps en face de toi des gens qui souffrent, ou que tu es diacre aumônière, et que tu es tout le temps en contact avec tout plein de microbes, c'est un ministère. C'est vrai que si on reste attaché à une Église, dont le centre de l'activité est la paroisse, et tout le reste est un peu satellitaire et est censé irriguer la paroisse. On peut se dire que ce sont les pasteurs qui doivent être les premiers responsables des paroisses. L'Église peut être quelque chose de beaucoup plus organique, beaucoup plus interdépendant avec des ministères qui peuvent varier au fur et à mesure des carrières, des moments où tu vas être plus ceci et moins cela, plus animatrice d'église, et moins pasteur. Je pense aux paroles de mon superviseur en Alsace. (Il ne savait pas que ça existait dans d'autres Églises. D'ailleurs, ça n'existait pas encore tout à fait dans l'Église réformée vaudoise.) Il m'a dit, tu sais, j'ai l'impression, il m'a dit ça vers les années 2020, j'ai l'impression qu'à partir de maintenant, les jeunes générations de pasteurs, ce seront plutôt des animateurs ou des animatrices que des pasteurs-prédicateurs. Et c'est marrant parce que juste quelques années après, l'Église réformée du canton de Vaud a créé ce statut d'animateur, animatrice d'Église. Donc, ce qu'il a pressenti en ayant lui-même une stagiaire, à un moment donné, est assez juste. Et je trouve chouette que cette Église se soit dit, on ne va pas créer de hiérarchie dans les salaires, on ne va pas créer non plus d'injustice. C'est vrai que je trouve aussi important de reconnaître que c'est une haute formation et ce que ça nous a demandés. Moi, mon doctorat m'a coûté beaucoup d'argent, donc je suis contente d'avoir un petit retour sur investissement. En même temps, est-ce que c'est ça le plus important pour de bonnes collaborations entre les différents ministères? Et est-ce que ça porte vraiment du fruit que de créer différentes grilles salariales? Qu'est-ce qui porte le plus de fruit dans nos collaborations? J'ai l'impression que dans l'Église protestante de Genève, c'est une bonne chose que tout le monde soit sur la même grille salariale. Un appel différent et complémentaire [Stéphane] Nous aussi, c'est la même grille salariale depuis quelque temps parce qu'on insiste beaucoup sur la complémentarité des ministères. Par exemple, un pasteur est ordonné au ministère de la Parole, des Sacrements et des Soins pastoraux dans l'Église Unie. Un ou une diacre est consacré au ministère de la Formation, du Services et des Soins pastoraux. Déjà en partant, la reconnaissance de l'Église n'est pas la même, la reconnaissance de l'appel, et un n'est pas placé au-dessus de l'autre nécessairement. Dans les faits, il y a ce sexisme, cette considération que bon, même si les diacres sont supposés faire de la formation, les pasteurs ne sont pas appelés à la formation, les études bibliques. Mais c'est le pasteur qui va le faire. Par exemple, dans la paroisse où je travaillais avec une diacre, elle a dit au conseil, « Je vais faire une étude biblique. » Ils ont répondu : « Ah, pour les jeunes? » « Non, non, pour les adultes. » « Tu vas raconter l'histoire avec des marionnettes? » Le conseil a demandé : « Mais, Stéphane n'est pas capable de le faire. » J'ai répondu : « Oui, je suis capable de le faire, mais là n'est pas le point. Elle a un appel à la formation. » Si on prend un peu plus conscience de ça, peut-être qu'on va aider l'Église à évoluer. Il y a plein de ministères auprès des sans-abri, auprès des gens qui ont des dépendances. Il y a plein de ministères qui existent. On parle de quelqu'un qui est au service, qui offre des soins pastoraux, qui fait de la formation. Donc, ça peut nous aider à voir l'Église d'une manière plus globale, plus large que ce qu'on voit le dimanche matin entre 10h et 11h. Une occasion de discussion sur le ministère Ce qui est intéressant, c'est qu'actuellement, dans l'Église réformée du canton de Vaud, on discute au synode, ( je ne suis pas au synode, mais je lis les minutes du synode), de la théologie des ministères et on réfléchit un petit peu. Finalement, théologiquement, pourquoi est-ce que certains choix ont été faits, des choix pratiques? On manque de pasteur. On n'a qu'à faire autre chose. On n'a qu'à prendre des femmes qui sont douées… Souvent, il y a des débats, c'est ce qu'on voit dans le livre de Lauriane Savoie, des débats stupides, sur comment les femmes pourraient-elles prêcher puisqu'elles ont une petite voix fluette et gentille ou alors sur des débats stupides à propos de versets bibliques qu'on s'assène sur la tête, mais pas de débat théologique vraiment de fond. Le synode affronte un peu toutes ces choses qui finalement, au fur et à mesure des années, sont restées là comme des sédiments; on crée une grosse couche de quelque chose. Je trouve ça super. J'en parlais avec un conseiller synodal qui m'a dit que l'un des fruits de ces réflexions, c'est que la parole circule sur les ministères et que l'autre fois, par exemple, une pasteure est venue lui dire : « En fait, en lisant votre document, je me rends compte que j'aurais été vachement plus épanouie en tant que diacre. Mais bon, quand j'ai commencé mes études, il n'y avait pas tellement de formation diaconale ou bien on nous faisait bien comprendre que les diacres étaient limités à un certain nombre de tâches. Je me suis dit que je vais devenir pasteure parce que j'ai envie de faire plein de choses dans l'église et pas être limitée. » Or, quand on définit un ministère, comme on l'a dit, pas seulement par ce qu'on ne peut pas faire, mais par tout ce qu'on peut faire, c'est tout de suite beaucoup plus encourageant et beaucoup plus épanouissant. C'est vraiment chouette que la parole circule sur ces questions-là et peut-être que certains ou certaines pasteures fassent leur coming-out de diacre, et certains diacres fassent leur coming-out de pasteur, comme la pasteure retraitée qui m'a dit : « Ah oui, vous avez commencé par diacre et puis après vous avez fait une formation complémentaire pour être pasteure. » Conclusion Merci, Joan, pour cette conversation. J'espère que vous avez appris quelque chose ou peut-être que votre imagination a été stimulée. Peut-être que vous avez des questions. Vous pouvez nous écrire à questiondecroire@gmail.com. Nous avons aussi notre groupe WhatsApp. L'information est disponible dans la description de l'épisode. Et un petit rappel que notre commanditaire, c'est l'Église Unie du Canada, qui a un site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Même chose pour Réforme qui relaie aussi nos podcasts. Si vous voulez partager cet épisode, si vous voulez mettre un petit like, un petit commentaire, c'est toujours bon pour le référencement. Joan, je te souhaite une bonne fin de journée et beaucoup de temps pour te reposer. Merci beaucoup, Stéphane. Merci pour la conversation. Salutations à chacune et chacun. Et à toi aussi. Une bonne fin de journée. Au revoir. Au revoir. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de cvelazquez, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : diacre, ministère, femmes dans l'Église, théologie, hiérarchie ecclésiale, Église protestante, formation pastorale, charismes, égalité des ministères, évolution ecclésiale Sujets clés : Rôle et perception des diacres dans l'Église Histoire et évolution des diacres Débats sur la hiérarchie et l'égalité dans l'Église Formation et charismes des ministres laïcs et ordonnés Impact des changements sociaux sur la théologie des ministères Citations : "Les ministères ne devraient pas être hiérarchiques" "Tout le monde pourrait tout faire dans l'Église" "Il est important de reconnaître la diversité des formations" Chapitres : 00:00 Quelle place pour les diacres dans l'Église? 00:49 Quelques anecdotes sur le travail de diacre 03:35 L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains 05:47 Que peut faire une diacre? 07:53 Un ministère au service des autres 09:20 Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle 11:03 Devenir diacre pour suivre son appel 13:16 Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique 15:25 Une formation influencée par des principes féministes 17:32 Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale 20:12 Un appel différent et complémentaire 22:18 Une occasion de discussion sur le ministère 24:30 Conclusion
Pour tenter de réduire un déficit public toujours à 8%, le gouvernement a engagé une sévère cure d'austérité. Une politique qui a fait exploser la coalition le 5 mai 2026, couplée à une inflation record qui pèse sur le quotidien des Roumains. Également au programme : les femmes « prédicatrices » qui défient l'Église catholique en Allemagne et en Espagne. Le président pro-européen Nicușor Dan doit proposer un nouveau Premier ministre au Parlement. Il aura pour tâche une équation délicate : redresser les comptes publics sans aggraver les difficultés socio-économiques liées à une inflation à près de 11%. Reportage à Bucarest de notre correspondant Guilhem Bernes. À lire aussiLe Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement pro-européen d'Ilie Bolojan En Allemagne, des femmes catholiques défient l'interdit de prêcher Les femmes sont très présentes dans les paroisses de l'Église catholique. Elles peuvent lire, chanter, animer des communautés, enseigner le catéchisme. Mais elles restent exclues des ministères ordonnés : elles ne peuvent pas prêcher l'homélie, baptiser ou marier comme un prêtre ou un diacre. En Allemagne, une association de croyantes (le KDF) a décidé de tester les limites. Depuis six ans, elle organise des journées « pour les prédicatrices », lors desquelles des femmes prennent la parole dans les églises. Reportage dans une paroisse à Berlin de Delphine Nerbollier. À lire aussiLes catholiques allemands attendent des réformes profondes de l'Église En Espagne, le combat d'une prêtresse excommuniée En Galice, Christina Moreira célèbre la messe dans un appartement. Elle a été excommuniée par le Vatican pour avoir revendiqué le droit des femmes au sacerdoce. Son portrait est signé Diane Cambon. Avec Gregory Rayko de The Conversation : le « sportwashing » du géant minier Gazprom Privé de débouchés en Occident, le géant russe Gazprom mise sur le sport, l'art et la culture pour redorer son image auprès des pays des BRICS. Une nouvelle forme de soft power russe. Gregory Rayko analyse aussi les clés du triomphe de Péter Magyar en Hongrie, après seize ans d'hégémonie de Viktor Orbán. Vote anti-régime, travail de terrain, leadership hybride, stratégie numérique. C'est à lire dans The Conversation. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes
Pour tenter de réduire un déficit public toujours à 8%, le gouvernement a engagé une sévère cure d'austérité. Une politique qui a fait exploser la coalition le 5 mai 2026, couplée à une inflation record qui pèse sur le quotidien des Roumains. Également au programme : les femmes « prédicatrices » qui défient l'Église catholique en Allemagne et en Espagne. Le président pro-européen Nicușor Dan doit proposer un nouveau Premier ministre au Parlement. Il aura pour tâche une équation délicate : redresser les comptes publics sans aggraver les difficultés socio-économiques liées à une inflation à près de 11%. Reportage à Bucarest de notre correspondant Guilhem Bernes. À lire aussiLe Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement pro-européen d'Ilie Bolojan En Allemagne, des femmes catholiques défient l'interdit de prêcher Les femmes sont très présentes dans les paroisses de l'Église catholique. Elles peuvent lire, chanter, animer des communautés, enseigner le catéchisme. Mais elles restent exclues des ministères ordonnés : elles ne peuvent pas prêcher l'homélie, baptiser ou marier comme un prêtre ou un diacre. En Allemagne, une association de croyantes (le KDF) a décidé de tester les limites. Depuis six ans, elle organise des journées « pour les prédicatrices », lors desquelles des femmes prennent la parole dans les églises. Reportage dans une paroisse à Berlin de Delphine Nerbollier. À lire aussiLes catholiques allemands attendent des réformes profondes de l'Église En Espagne, le combat d'une prêtresse excommuniée En Galice, Christina Moreira célèbre la messe dans un appartement. Elle a été excommuniée par le Vatican pour avoir revendiqué le droit des femmes au sacerdoce. Son portrait est signé Diane Cambon. Avec Gregory Rayko de The Conversation : le « sportwashing » du géant minier Gazprom Privé de débouchés en Occident, le géant russe Gazprom mise sur le sport, l'art et la culture pour redorer son image auprès des pays des BRICS. Une nouvelle forme de soft power russe. Gregory Rayko analyse aussi les clés du triomphe de Péter Magyar en Hongrie, après seize ans d'hégémonie de Viktor Orbán. Vote anti-régime, travail de terrain, leadership hybride, stratégie numérique. C'est à lire dans The Conversation. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes
La vie sur terre est déjà difficile, quitter son pays natal est un déchirement qui fait très mal, même si c'est pour fuir la guerre, la famine, la précarité économique et sociale. Les Africains sont des courageux, mais immigrer ailleurs cache un autre aspect que les gouvernements de la terre d'accueil ignorent. S'il y a un jour un suivi de la part des instances, ils découvriront les souffrances morales et les harcèlements quotidiens que nous, les Noirs Africains, nous vivons lors de notre arrivée chez un membre de la famille ou un ami de notre origine. Le freinage des Africains, même en Occident, provient d'abord de l'intérieur de notre communauté, surtout de nos familles! La vérité te CHOQUE? Tant mieux, sois choqué(e)Support the showTon support est la force!
durée : 00:58:29 - LSD, la série documentaire - par : Ilana Navaro - Faut-il voyager jusqu'à Abu Dhabi pour comprendre qu'il n'y a pas qu'en Occident que l'on peut prétendre à l'universel ? Plongée dans les institutions culturelles de cette ville qui invente son avenir à travers des “stories” où l'art est un atout majeur. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin, Cécile Laffon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:29 - Les documentaires de France Culture - par : Ilana Navaro - Faut-il voyager jusqu'à Abu Dhabi pour comprendre qu'il n'y a pas qu'en Occident que l'on peut prétendre à l'universel ? Plongée dans les institutions culturelles de cette ville qui invente son avenir à travers des “stories” où l'art est un atout majeur. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin, Cécile Laffon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, la croix gammée évoque immédiatement le nazisme et les crimes du Parti nazi. Pourtant, ce symbole est bien plus ancien que le XXe siècle. Avant d'être détournée par Adolf Hitler, la croix gammée était utilisée depuis des millénaires dans de nombreuses civilisations du monde, souvent avec une signification positive.Le mot “swastika” vient du sanskrit, une ancienne langue de l'Inde. Il dérive du terme “svastika”, qui signifie approximativement “porte-bonheur” ou “ce qui apporte le bien-être”. En Inde, ce symbole existe depuis plus de 3 000 ans. On le retrouve dans l'Hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Dans ces traditions, il représente généralement la prospérité, l'harmonie, le cycle de la vie ou encore le mouvement du soleil.La croix gammée ne se limitait pas à l'Asie. Les archéologues en ont retrouvé dans des civilisations très diverses : chez les Grecs anciens, les Romains, certains peuples celtes, les Vikings, mais aussi dans des cultures amérindiennes. Le motif géométrique était relativement simple à dessiner et apparaissait souvent dans des décorations, des mosaïques ou des objets religieux.Jusqu'au début du XXe siècle, le symbole était encore largement utilisé en Occident sans connotation négative. On le trouvait sur des cartes postales, des bâtiments, des bijoux ou même des logos commerciaux. Certaines unités militaires européennes l'utilisaient comme porte-bonheur. En Finlande, par exemple, l'armée de l'air employa une croix gammée bleue avant même l'arrivée du nazisme.Tout change dans les années 1920 lorsque Adolf Hitler choisit ce symbole pour représenter le mouvement nazi. Il voulait un emblème simple, puissant et immédiatement reconnaissable. Les nazis prétendaient — à tort — que la croix gammée était un ancien symbole “aryen”, censé représenter une prétendue race supérieure germanique. Ils inclinèrent le symbole à 45 degrés et l'intégrèrent dans un drapeau rouge, blanc et noir qui devint l'un des emblèmes les plus tristement célèbres de l'histoire.Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des crimes nazis, la signification du symbole fut profondément bouleversée en Occident. Aujourd'hui, en Europe et en Amérique, la croix gammée reste avant tout associée au nazisme, à l'antisémitisme et à la Shoah.Mais dans plusieurs pays asiatiques, notamment en Inde, au Népal ou au Japon, elle conserve encore aujourd'hui ses significations religieuses et spirituelles ancestrales, très différentes de son usage nazi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:29 - LSD, la série documentaire - par : Ilana Navaro - Faut-il voyager jusqu'à Abu Dhabi pour comprendre qu'il n'y a pas qu'en Occident que l'on peut prétendre à l'universel ? Plongée dans les institutions culturelles de cette ville qui invente son avenir à travers des “stories” où l'art est un atout majeur. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? - réalisation : Cécile Laffon
« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 7) La Moldavie reste un cas d'école en matière d'ingérence électorale. De nouvelles révélations montrent l'Église orthodoxe russe à la manœuvre en amont des élections du 28 septembre dernier. L'enquête récemment publiée par Alliance4Europe, une ONG membre du « Counter Disinformation Network » épingle un cas bien documenté d'instrumentalisation de la foi religieuse à des fins politiques. En Moldavie, un rapport de l'ONG Alliance for Europe dévoile une opération d'influence russe mêlant religion orthodoxe et politique. À la veille des législatives de septembre 2025, plus de 200 000 exemplaires d'une gazette clandestine, « Salt and Light » (« Sel et lumière »), sont diffusés, appuyés par des QR codes menant vers Telegram, Facebook et TikTok. Parallèlement, une délégation occidentale conservatrice, composée notamment d'Américains, de Britanniques et de Canadiens liés à l'univers de Donald Trump, de Steve Bannon ou du site complotiste d'ultradroite Breitbart, visite la Moldavie puis Moscou. Son message central : dénoncer une prétendue « persécution » des chrétiens orthodoxes, présentée comme la conséquence du rapprochement avec l'Union européenne. On ne manipule plus seulement des informations, on mobilise les identités. Lumi Sarvela, analyste à Alliance4Europe Le rapport montre pourtant l'absence de preuves d'une oppression systémique et décrit surtout un récit de mobilisation transformant un choix géopolitique en choix existentiel : « foi ou décadence », à l'occasion d'échéances électorales. Il souligne aussi le rôle structurant de l'Église orthodoxe russe comme vecteur de soft power du Kremlin, dans un pays où coexistent patriarcat de Moscou et patriarcat roumain. Caractériser l'ingérence, pour mieux la détecter Cette instrumentalisation du religieux annonce-t-elle un modèle d'ingérence appelé à se répéter lors des prochaines élections en Europe ? Le cas de la Moldavie est très révélateur parce qu'on est dans une zone grise entre conviction sincère, tension réelle et instrumentalisation politique. Et cette zone grise rend ces opérations particulièrement efficaces parce qu'elles ne reposent pas forcément sur des mensonges évidents, mais sur une relecture orientée de la réalité. Lumi Sarvela, analyste à Alliance for Europe À travers cette opération, la Russie est présentée par ces influenceurs conservateurs comme protectrice des « vraies valeurs chrétiennes » face à un Occident présenté comme décadent, ce qui résonne très fortement avec le discours MAGA, l'entourage de Donald Trump et le président américain lui-même. Le chef de délégation, Charles Bausman, est un Américain installé en Russie, connecté de longue date aux milieux russes et à l'Église orthodoxe russe, avec des tentatives de financement auprès de réseaux liés à l'oligarque Konstantin Malofeev, lui-même sous sanctions européennes pour son rôle dans le Donbass et sous sanctions américaines pour les mêmes raisons notamment. La délégation étrangère conviée en Moldavie illustre la manière dont ces sphères – MAGA (Make America Great Again), conservatisme religieux, réseaux pro‑russes – « se rencontrent et s'alimentent », parfois sans que tous les participants aient forcément conscience d'être intégrés à une opération d'influence. Une accumulation d'acteurs d'influence, petits et gros Lumi Sarvela estime qu'on ne connaît pas encore l'ampleur de cette influence religieuse en Europe, mais que le cas moldave permet d'exposer un modèle d'ingérence qui pourrait être répliqué lors d'autres scrutins. Il faut rester vigilant, nous dit-elle. Elle évoque le cas troublant d'un de ces influenceurs accrédités au Pentagone et souligne qu'au-delà de cette opération ponctuelle, des influenceurs plus modestes s'emploient à marteler le narratif de Moscou sur la prétendue décadence occidentale. En période électorale, « leurs voix ordinaires » servent à amplifier les messages pro-Kremlin de l'Église orthodoxe russe. Cet entretien est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La santé, sujet majeur de désinformation sur les grandes plateformes, cela se vérifie une fois de plus à l'occasion de l'épisode d'hantavirus en cours. On dénombre une dizaine de cas confirmés dans le monde. Les investigations n'ont toujours pas permis d'identifier la source de la flambée d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. En France, tous les cas contacts ont été testés négatifs hier. L'OMS considère toujours que le risque est modéré pour la santé des passagers et « faible » pour le reste de la population dans le monde. Cela n'empêche pas la désinformation d'inonder les réseaux sociaux. C'est le sujet de la chronique de Grégory Genevrier : Hantavirus : la résurgence des théories complotistes
« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 7) La Moldavie reste un cas d'école en matière d'ingérence électorale. De nouvelles révélations montrent l'Église orthodoxe russe à la manœuvre en amont des élections du 28 septembre dernier. L'enquête récemment publiée par Alliance4Europe, une ONG membre du « Counter Disinformation Network » épingle un cas bien documenté d'instrumentalisation de la foi religieuse à des fins politiques. En Moldavie, un rapport de l'ONG Alliance for Europe dévoile une opération d'influence russe mêlant religion orthodoxe et politique. À la veille des législatives de septembre 2025, plus de 200 000 exemplaires d'une gazette clandestine, « Salt and Light » (« Sel et lumière »), sont diffusés, appuyés par des QR codes menant vers Telegram, Facebook et TikTok. Parallèlement, une délégation occidentale conservatrice, composée notamment d'Américains, de Britanniques et de Canadiens liés à l'univers de Donald Trump, de Steve Bannon ou du site complotiste d'ultradroite Breitbart, visite la Moldavie puis Moscou. Son message central : dénoncer une prétendue « persécution » des chrétiens orthodoxes, présentée comme la conséquence du rapprochement avec l'Union européenne. On ne manipule plus seulement des informations, on mobilise les identités. Lumi Sarvela, analyste à Alliance4Europe Le rapport montre pourtant l'absence de preuves d'une oppression systémique et décrit surtout un récit de mobilisation transformant un choix géopolitique en choix existentiel : « foi ou décadence », à l'occasion d'échéances électorales. Il souligne aussi le rôle structurant de l'Église orthodoxe russe comme vecteur de soft power du Kremlin, dans un pays où coexistent patriarcat de Moscou et patriarcat roumain. Caractériser l'ingérence, pour mieux la détecter Cette instrumentalisation du religieux annonce-t-elle un modèle d'ingérence appelé à se répéter lors des prochaines élections en Europe ? Le cas de la Moldavie est très révélateur parce qu'on est dans une zone grise entre conviction sincère, tension réelle et instrumentalisation politique. Et cette zone grise rend ces opérations particulièrement efficaces parce qu'elles ne reposent pas forcément sur des mensonges évidents, mais sur une relecture orientée de la réalité. Lumi Sarvela, analyste à Alliance for Europe À travers cette opération, la Russie est présentée par ces influenceurs conservateurs comme protectrice des « vraies valeurs chrétiennes » face à un Occident présenté comme décadent, ce qui résonne très fortement avec le discours MAGA, l'entourage de Donald Trump et le président américain lui-même. Le chef de délégation, Charles Bausman, est un Américain installé en Russie, connecté de longue date aux milieux russes et à l'Église orthodoxe russe, avec des tentatives de financement auprès de réseaux liés à l'oligarque Konstantin Malofeev, lui-même sous sanctions européennes pour son rôle dans le Donbass et sous sanctions américaines pour les mêmes raisons notamment. La délégation étrangère conviée en Moldavie illustre la manière dont ces sphères – MAGA (Make America Great Again), conservatisme religieux, réseaux pro‑russes – « se rencontrent et s'alimentent », parfois sans que tous les participants aient forcément conscience d'être intégrés à une opération d'influence. Une accumulation d'acteurs d'influence, petits et gros Lumi Sarvela estime qu'on ne connaît pas encore l'ampleur de cette influence religieuse en Europe, mais que le cas moldave permet d'exposer un modèle d'ingérence qui pourrait être répliqué lors d'autres scrutins. Il faut rester vigilant, nous dit-elle. Elle évoque le cas troublant d'un de ces influenceurs accrédités au Pentagone et souligne qu'au-delà de cette opération ponctuelle, des influenceurs plus modestes s'emploient à marteler le narratif de Moscou sur la prétendue décadence occidentale. En période électorale, « leurs voix ordinaires » servent à amplifier les messages pro-Kremlin de l'Église orthodoxe russe. Cet entretien est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La santé, sujet majeur de désinformation sur les grandes plateformes, cela se vérifie une fois de plus à l'occasion de l'épisode d'hantavirus en cours. On dénombre une dizaine de cas confirmés dans le monde. Les investigations n'ont toujours pas permis d'identifier la source de la flambée d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. En France, tous les cas contacts ont été testés négatifs hier. L'OMS considère toujours que le risque est modéré pour la santé des passagers et « faible » pour le reste de la population dans le monde. Cela n'empêche pas la désinformation d'inonder les réseaux sociaux. C'est le sujet de la chronique de Grégory Genevrier : Hantavirus : la résurgence des théories complotistes
C'est la visite de tous les superlatifs : “Le choc des titans”, “la rencontre de deux géants”, “la bataille du siècle”… Autant d'expressions employées pour qualifier le voyage de Donald TRUMP en Chine, première visite officielle d'un président américain sur place depuis 9 ans… Un événement donc, sur fond de guerre commerciale entre les deux pays, de guerre technologique et de guerre tout court au Moyen-Orient, où la Chine est un allié essentiel des Iraniens… Nous allons en débattre ce mercredi 13 mai 2026 avec nos invités :- Léonie ALLARD, Chercheuse non résidente au Centre Europe de l'Atlantic Council, spécialiste des relations transatlantiques et des rivalités de puissance US-Chine- Pierre HASKI, Journaliste, éditorialiste géopolitique à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans Frontières- Florian LOUIS, Historien, docteur de l'École des Hautes Etudes en sciences sociales (EHESS), membre de la rédaction de la revue Grand Continent- Frédéric MARTEL, Journaliste, professeur à l'Université des arts de Zurich (ZHdK), producteur de l'émission "Soft Power" sur France Culture et auteur d'Occident(s). Enquête sur nos ennemis (Plon, 2026)- Caroline PUEL, Journaliste spécialiste de la Chine, écrivaine, professeure au lycée Sud Médoc La Boétie
À l'été 2025, une fois n'est pas coutume, l'histoire médiévale a fait les gros titres de la presse mondiale, avec la découverte d'une source concernant le suaire de Turin. Il faut dire que ce n'est pas un objet comme les autres : depuis des siècles, ce suaire de Turin est vénéré comme le linge même qui aurait vraiment enveloppé le corps du Christ après la Crucifixion. Des millions de fidèles ont ainsi afflué à Turin lors d'ostensions publiques, et ce alors même que le Suaire a été daté du Moyen Âge par le Carbone 14 et que l'Église a accepté cette datation. Si l'on se promène un peu sur internet, on est assez vite pris de vertige face à la controverse qui l'entoure, on peut vraiment lire tout et son contraire ! Le document mis en lumière en 2025, car parmi les milliers de reliques vénérées au Moyen Âge, il juge comme le cas de fraude le plus évident précisément celle que l'on vénère encore six siècles et demi plus tard : le suaire de Turin !Bonne écoute !⚔️ Ne loupez pas mon livre collectif Les Chevaliers dispo en précommande jusqu'au 15 mai seulement : https://fr.ulule.com/chevaliers-notabene➤ Pour en savoir plus, découvrez notre entretien avec Nicolas Sarzeaud : https://youtu.be/3NEBzIJ5mCg
Adieu ma concubine est un film sino-hongkongais réalisé par Chen Kaige, sorti en 1993. Lʹhistoire est celle dʹune amitié particulière, dʹun amour homosexuel impossible, dʹun opéra, dʹun drame mêlé à lʹhistoire de la Chine sur 50 ans, entre 1924 et 1977. Deux enfants, Douzi et Shitou se lient dʹamitié à lʹécole de lʹopéra de Pékin. Ils jouent sous le nom de scène de Dieyi et Xiaolou, Adieu ma concubine, une célèbre pièce du répertoire évoquant les amours et les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji. Douzi incarne la concubine et Shitou le roi. Derrière le tragique de cet opéra classique, le tragique dʹun amour contemporain. Car Douzi aime Shitou qui lui, se marie. Leurs histoires personnelles se mêlent à lʹhistoire générale, celle de la Chine, de la guerre et de la révolution culturelle. Le réalisateur Chen Kaige trace, via cette histoire, un panorama de la Chine sur plus d'un demi-siècle. Tout y passe, la guerre sino-japonaise, lʹarrivée des communistes, la révolution culturelle. Le réalisateur définit lui-même ce film comme "une histoire de séduction et de trahison". Mais cʹest surtout lui qui séduit puisquʹAdieu ma concubine remporte la Palme dʹOr à Cannes en 1993, ex-aequo avec la Leçon de piano de Jane Campion. Le film est acclamé en Occident. En Chine, cʹest un peu plus compliqué. Ne tardons pas, il est temps de plonger dans lʹunivers de lʹopéra de Pékin et dans une histoire de Chine racontée à travers le prisme de deux personnages de fiction. REFERENCES Adieu ma concubine à Cannes https://www.youtube.com/watch?v=9-WnE2CtCX8 Le film à Cannes https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00015142/chen-kaige-et-leslie-cheung-a-cannes-a-propos-de-adieu-ma-concubine Conférence de Presse https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00015138/conference-de-presse-avec-chen-kaige Chen Kaige à la cinémathèque de Toulouse https://www.youtube.com/watch?v=DpSbynmF1VM Jean-Michel Frodon, Le cinéma chinois, Éditions les Cahiers du cinéma, 2006 Chen Kaige, une jeunesse chinoise, traduit du chinois par Christine Corniot, Editions Philippe Picquier, 1995
Marc de Smedt, éditeur, auteur et figure de la transmission des sagesses orientales en France. Son livre L'Âge du silence, en est à sa 17ème réédition, et ce chiffre dit tout.J'ai rencontré Marc à une période où le bruit extérieur, les réseaux, l'info en continu, rend la moindre pause suspecte. Ce qui m'a frappé chez lui, c'est qu'il ne survend rien. Pas de méthode en 7 étapes, pas de promesse de transformation. Juste une façon de poser les choses avec une évidence déconcertante, celle de quelqu'un qui a passé des décennies à explorer ce que le silence a réellement à nous offrir.Dans cet épisode, nous parlons de la respiration comme premier ancrage, du silence comme espace de communication à part entière, et de ce que les cultures orientales ont compris que nous, en Occident, résistons encore à accepter. J'ai aussi questionné Marc de Smedt sur notre rapport aux réseaux sociaux, sur le regard comme langage silencieux, et sur pourquoi le silence nous fait si souvent peur.Citations marquantes"Il ne faut pas du tout croire qu'en méditation on va atteindre quelque chose. Ce n'est pas du tout un but, le fait de ne pas penser." (03:37)"On entre dans une pièce, on met tout de suite de la musique, au lieu de se poser, profiter du silence de la pièce." (05:24)"Dans une conversation, un ange passe. Et qu'est-ce qu'on fait ? On sort la mitraillette à parole et on tue l'ange." (06:28)"Le silence, c'est une sorte de concept qui recouvre un arrière-fond permanent avec lequel nous ne nous connectons pas et nous ne savons pas nous connecter." (11:17)"Ce qui est important, c'est de savoir débrancher. C'est ça aussi le silence : ne plus être connecté tout le temps." (09:12)Big Ideas1. La technique des voyelles comme porte d'entrée vers la conscience du souffle Timestamp : 00:52 à 03:35 Émettre chaque voyelle jusqu'au bout du souffle, trois fois de suite. Marc de Smedt décrit cette méthode comme sa première expérience de méditation, trouvée par hasard dans un opuscule d'un professeur de yoga belge à Ibiza. Ce qui la rend forte : elle est accessible à tout le monde, des enfants aux personnes âgées grabataires, et elle produit ce qu'il appelle "une douche psychique" immédiate.2. Le silence n'est pas l'absence de bruit, c'est une forme de présence Timestamp : 04:36 à 07:39 Le silence comme espace entre deux bruits, comme le montage audio qui cherche le vide pour que quelque chose prenne forme. Marc de Smedt élargit cette idée à la communication humaine : dans les cultures orientales, le silence dans une assemblée n'est pas un vide à combler, c'est un moment de présence partagée. L'expression japonaise Ichin Denshin, de mon âme à ton âme, résume cette idée : on peut communiquer sans parler.3. Débrancher est une forme de pratique, pas un luxe Timestamp : 08:22 à 09:35 Face aux réseaux sociaux, Marc de Smedt ne propose pas de les fuir mais de décider consciemment des moments où on s'y connecte et de ceux où on ne le fait pas. Ce n'est pas une critique des outils mais une réclamation de l'espace intérieur face à l'injonction permanente de réagir et de prendre position.Questions posées dans l'interviewComment apprendre à respirer concrètement, avec des exercices accessibles à tous ?Quelle est la technique des voyelles et comment la pratiquer ?En méditation, faut-il chercher à ne plus penser ?Le silence, c'est juste l'espace entre deux bruits ?Pourquoi le silence nous fait-il peur ?Qu'est-ce que les cultures orientales ont compris du silence que l'Occident refuse encore ?Sur les réseaux sociaux, faut-il avoir un avis sur tout ?Comment gérer le bruit informationnel quotidien ?Le langage des yeux est-il une forme de silence ?Qu'est-ce que votre livre L'Âge du silence explore sur ces différents types de silences ?Références citéesLivresL'Âge du silence, Marc de Smedt. Mentionné directement, en est à sa 17ème réédition. (10:23)Un "petit opuscule" d'un professeur de yoga belge, non nommé, source de la technique des voyelles. (01:42)Concepts et expressions culturellesIchin Denshin, expression japonaise signifiant "de mon âme à ton âme", communication silencieuse. (06:28)"Un ange passe", expression française sur les silences dans une assemblée. (06:28)Lieux et contextesIbiza dans les années 1960-70, décrite comme sauvage et paradisiaque, avant sa transformation actuelle. (01:42)Timestamps clés (format YouTube)00:00 Introduction : qu'est-ce qu'un "Moment" VLAN! 00:20 Le bruit des réseaux et de l'info en continu : comment en sortir ? 00:52 La technique des voyelles : respirer jusqu'au bout du souffle 02:44 Ce que Marc de Smedt a ressenti la première fois : "une douche psychique" 03:35 Méditer sans chercher à atteindre quelque chose 04:36 Le silence comme espace entre deux bruits 05:24 Pourquoi le silence nous angoisse 06:28 "On sort la mitraillette à parole et on tue l'ange" 07:39 Ce que l'Orient nous apprend du silence 08:22 Réseaux sociaux : critiquer la haine, pas l'outil. Mais savoir débrancher 09:35 Le langage des yeux comme forme de silence 10:23 L'Âge du silence et les différents types de silences 11:17 Le silence comme arrière-fond permanent auquel on ne se connecte plusHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:25:41 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay - Alors que le Sénégal a adopté, début 2026, un durcissement législatif contre l'homosexualité et contre ce que le pouvoir appelle sa "promotion", le sujet est redevenu central dans le débat public sénégalais. - réalisation : Bruno Baradat, Bertille Bourdon, Roxane Poulain, Antoine Ayral, Rodi Eken, Léa Racine - invités : Marie-Cécile Naves Politiste, directrice de recherche et directrice de l‘Observatoire "Genre et géopolitique" à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:25 - Autant en emporte l'histoire - par : Stéphanie Duncan - La Grande Peste, arrivée en Occident en 1347 s'éteint progressivement à partir de 1352, laissant derrière elle des pays dépeuplés et appauvris. À quoi ressemble le monde quand la peste s'en va ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France, producteur de l'émission "Allons-y voir" sur France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Si je vous dis “croisade”, vous allez peut-être penser aux Templiers, aux Hospitaliers, ou encore aux Teutoniques. Ça, ce sont certainement les ordres religieux-militaires les plus connus ! Les plus connus peut-être, mais clairement pas les seuls. Il y en a eu beaucoup d'autres, et d'ailleurs pas seulement en Orient… Eh oui ! Là, je vous sens un peu intrigués ! Mais pas d'inquiétude, je ne vais pas vous laisser mariner longtemps, car je vous propose donc de découvrir leur histoire dès maintenant en compagnie de Philippe Josserand, un spécialiste du sujet ! Philippe est professeur d'histoire du Moyen Âge à Nantes Université, agrégé d'histoire, et ancien membre de la Casa de Velázquez. Et c'est pas tout, parce qu'il a aussi participé à l'écriture de l'ouvrage collectif sur les chevaliers que j'ai eu la chance de diriger ! Maintenant que c'est dit, je vous propose d'entrer dans le vif du sujet ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !⚔️ Ne loupez pas mon livre collectif Les Chevaliers dispo en précommande jusqu'au 15 mai seulement : https://fr.ulule.com/chevaliers-notabene➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ D'Orient en Occident, les Templiers des origines à la fin du XIIe siècle : https://www.amazon.fr/DOrient-Occident-Templiers-origines-si%C3%A8cle/dp/9461617534➜ Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251449777/jacques-de-molay➜ et toutes les autres publications de Philippe : https://www.univ-nantes.fr/philippe-josserand
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 12 avril 2026.Avec cette semaine :Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l'l'Institut français de Recherche en Iran.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.L'IRAN, AVEC BERNARD HOURCADEPour cette émission thématique consacrée à l'Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l'l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993. Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l'Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d'un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d'un glissement d'un régime théocratique à une dictature militaire ? C'est une des questions que nous soumettrons à notre invité.Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d'Iran, le taux d'inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l'année iranienne), soit le niveau d'inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d'emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s'écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:53:54 - Les interviews d'Inter - par : Thomas Snégaroff - Qu'est-ce que "l'Occident" ? Existe-t-il vraiment ? Débat avec Frédéric Martel, journaliste, producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture, professeur à l'université de ZhdK de Zurich, auteur de “Occidents. Enquête sur nos ennemis” (Plon). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:43:33 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Guillaume Erner reçoit le journaliste Frédéric Martel pour la publication de sa dernière enquête chez Plon. Intitulée "Occidents. Enquête sur nos ennemis", elle se penche sur les porteurs de l'idéologie anti-Occident dans le monde. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture.
Cette semaine, La Foi prise au mot vous propose un numéro de la série histoire consacré au concile de Florence. Si on connaît les deux conciles du Vatican, ceux de Nicée ou de Constantinople, le concile de Florence, et plus exactement les conciles du xve siècle qui se succédèrent à Bâle, Ferrare, Florence et Lausanne, sont très méconnus. Ils sont pourtant essentiels, car c'est au cours de cette période que l'Église essaya de mettre fin au schisme entre Orient et Occident. On peut en effet lire ces conciles comme une série d'occasions manquées de faire l'unité. Mais en même temps, c'est à cette époque que l'Occident latin redécouvrit la langue et la culture grecque, ce qui allait lancer la Renaissance et l'Humanisme. C'est donc un moment essentiel de notre histoire que nous vous proposons de découvrir avec nos deux invités : Marie-Hélène Congourdeau, chargée de recherche au CNRS en histoire byzantine, et Alexis Chryssostalis, byzantiniste, membre de l'équipe "Archives de l'Athos" au Collège de France. Emission du 26 novembre 2017.
Combien de fois on pense à l'empire romain par jour ? Si on en croit les réseaux sociaux… beaucoup… mais au-delà de cette tendance-là, qu'est-ce qu'on connaît de l'empire romain, mais surtout de sa chute ? ERRATUM: C'est la prise de Ravenne et non Rome en 476. merci à @ericwilliamson7219 Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Script: Guilhem de @DHistoiresenHistoire Merci à Pierre-Luc Brisson pour la relecture Vignette: Charles Boidin @Boidinch 00:00 Introduction 02:00 Chute ou glissement ? 12:10 Quelle(s) cause(s) ? 19:14 Miroir de l'époque 26:00 Conclusion Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: Magali COUMERT et Bruno DUMÉZIL, Les royaumes barbares en Occident, PUF – Que Sais-Je ?, 2020 Jean-Claude CHEYNET, Byzance – L'Empire Romain d'Orient, 2004 – 6e édition de 2021 Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain. Une histoire sans fin, Paris, Perrin, 2017. Jean-Pierre MARTIN, Alain CHAUVOT et Mireille CEBEILALC-GERVASONI, Histoire Romaine (5e éd.), 2019 Benoist BIHAN, “La chute de Rome, une histoire sans cesse réécrite”, dans l'ouvrage : La guerre antique dirigé par Jean LOPEZ, 2024 Clément CHILLET, “Quelques réflexions à partir du livre de Kyle Harper : Comment l'Empire romain s'est effondré – Le climat, les maladies et la chute de Rome (2019)”, Cahiers d'études italiennes n°37, 2023 Lucie DESBROSSES, recension de Bertrand LANCON : La chute de l'Empire Romain – Une histoire sans fin (2017), carnet scientifique de la Revue des Etudes Anciennes, 5 avril 2018 Sylvain JANNIARD, “L'empire romain, ses voisins et ses frontières, d'Auguste au sac de Rome (410)”, Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe (EHNE), 5 juin 2025 Christophe DICKES recevant Bertrand LANÇON, “La chute de Rome n'aura pas lieu”, podcast Storia Voce, 14 décembre 2017 Christophe DICKES recevant Michel de JAEGHERE, “La chute de Rome aura bien lieu”, podcast Storia Voce, 18 avril 2018 Jean-Christophe PIOT (dir.), “La chute de Rome”, podcast C'est Plus Compliqué Que Ça, série en trois épisodes, 27 décembre 2024 au 10 janvier 2025 Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #rome #romanempire #empire
durée : 00:04:10 - Le 13/14 - L'auteur marseillais François Beaune collecte les histoires vraies des habitants du Cantal, un projet qui l'amène à sillonner le département pendant trois ans. Un projet qui fait écho à celui mené par le passé en Vendée et qui l'avait mené à l'écriture de "Une vie de Gérard en Occident". - réalisation : Cecilia Arbona Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Stéphane Ricoul met en lumière un contraste entre une Chine tournée vers la planification à long terme et un Occident souvent concentré sur la gestion des crises immédiates. À travers son plan quinquennal 2026-2030, Pékin structure ses priorités autour de l'innovation, de la souveraineté technologique et de la sécurité économique.
Le Moyen-Orient est-il en train de redessiner l'équilibre du monde ?Et si ce que vous voyez dans les médias n'était qu'une partie de l'histoire ?Anas Abdoun est expert en géopolitique MENA.Iran vs Occident, stratégie israélienne, rôle des États-Unis, montée des BRICS, influence religieuse dans les conflits…Une analyse qui va à contre-courant des narratifs dominants et met en lumière des dynamiques rarement expliquées. Dans cet épisode, il révèle :◼️ Pourquoi l'Iran pourrait être en avance sur certaines puissances occidentales◼️ Les véritables relations entre l'Iran et les pays arabes◼️ Ce que les États-Unis défendent réellement dans cette région◼️ La doctrine israélienne et ses implications géopolitiques◼️ Le rôle de Donald Trump et ses liens avec certaines dynamiques religieuses◼️ Pourquoi certains conflits dépassent largement les enjeux territoriaux◼️ Le poids des BRICS, de l'Inde et les signes d'un possible déclin occidentalUne conversation essentielle pour comprendre les rapports de force actuels, la guerre des récits, et les transformations profondes de l'ordre mondial.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 6/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 5/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 2/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 20 mars 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Une présentation de R2i.ca Débrief avec Jérôme Colombain (3:25) Retour sur l'actualité technologique des derniers jours Entrevues : Philippe Lamarre (Urbania) : Acquisition de Binge Audio (37:26) Matilde Meslin : Un nouveau podcast consacré au podcast (47:10) Catherine Mathys : Objectif 2066, penser les futurs possibles (1:03:22) Rencontres d'innovateurs Prompt (1:23:03) Cyber et quantique, détecter les cyberattaques avec l'IA Billet : Thierry Weber : Un livre pour résister à l'emprise technologique (1:33:46) Entrevue : Bruno Giussani : L'auteur du Manuel de résistance à l'emprise technologique (1:39:45) Carl-Edwin Michel (1:48:05) L'actualité dans l'industrie du jeu vidéo Billet : Stéphane Ricoul : Chine vs Occident, deux visions stratégiques (1:54:28) Entrevue : Jean-François Poulin : Pose ton écran avec Carolanne Campeau (2:00:39) Merci à Prompt et R2i de soutenir la production de Mon Carnet Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Carl-Edwin Michel, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Mars 2026
Que faire face à un Occident chamboulé, à des démocraties fragilisées et à une révolution technologique sans précédent ? A l'occasion de son Grand Colloque, L'Express vous livre le regard d'experts sur le monde de demain. Dans l'épisode d'aujourd'hui, Tony Estanguet souligne l'importance de moments collectifs comme les Jeux olympiques, alors que la société française semble plus polarisée que jamais. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Crédits : TF1, France 24, Canal +, Le Parisien, Sud Radio, Public Sénat Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destin, le podcast pour découvrir des histoires vraies et étonnantes, racontées par Andréa Brusque. Cette semaine, plongez dans l'incroyable épopée de Jane Goodall, l'une des plus célèbres éthologues de l'histoire. Elle a dédié sa vie à l'étude des chimpanzés et a révolutionné notre vision des singes. De son enfance à sa totale réussite dans le monde scientifique, découvrez son fabuleux destins. L'Afrique, là où tout commence Le passe-temps favori de Jane consiste à rester seule, dans les jardins, et à observer la faune et la flore. Armée de son carnet et de ses crayons, elle dessine et note tout ce qu'elle voit. Elle est tellement absorbée par sa passion qu'elle en oublie la notion du temps. À tel point qu'elle finit par être connue de la police locale, car ses parents pensent fréquemment que la jeune fille a disparu. À 10 ans, en 1944, son esprit se remplit d'un rêve grandiose : vivre en Afrique parmi les animaux et écrire des livres à leur sujet. À l'époque, en Occident, l'Afrique est vue comme un continent rempli de dangers, il est inconcevable d'envoyer une jeune fille là-bas… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Que faire face à un Occident chamboulé, à des démocraties fragilisées et à une révolution technologique sans précédent ? A l'occasion de son Grand Colloque, L'Express vous livre le regard d'experts sur le monde de demain. Dans l'épisode d'aujourd'hui, Fabiola Gianotti, physicienne et directrice du Cern, réaffirme l'importance de la science dans un monde en changement. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Que faire face à un Occident chamboulé, à des démocraties fragilisées et à une révolution technologique sans précédent ? A l'occasion de son Grand Colloque, L'Express vous livre le regard d'experts sur le monde de demain. Dans l'épisode d'aujourd'hui, Thomas Friedman, journaliste américain et connaisseur du Proche-Orient, dévoile les enjeux du conflit en cours. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.