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Bonjourbienvenue pour cet épisode tentant de considérer le yoga au delà de la posture. La posture, l'asana, résume-t-elle ce qu'est le yoga ?C'est ce qui a été fait pendant presque une centaine d'année. Le yoga, surtout en Occident, n'est que la posture. Et ce mythe est resté, entretenu par tous, dont les profs de yoga, et la kama industrie, l'industrie du bien être.Le yoga a séduit et séduit maintenant de moins en moins.Peut être parce que réduit à la posture.Au delà de la posture, de la souplesse, du bien être , que pouvons nous "faire dans notre quotidien pour faire du yoga" ?Réponses au pluriel dans cet épisode. Alors à vos écouteursIG @caro_filduyogawww.caroyogablog.comhttps://www.helloasso.com/associations/banyan-yoga-association/paiements/donation-atelier-bouddhismeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»
Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»
Vendredi 22 maiHISTOIREMarc BlochL'histoire en résistancesous la direction de Florian Mazel et Yann PotinRencontre avec Michel LAUWERS et Rosa Maria DESSIEn dialogue avec Cécile CABYSeuilEsprit brillant, rénovateur de la science historique, fervent républicain d'origine juive alsacienne, athée et patriote, combattant des deux guerres mondiales, résistant, Marc Bloch est une figure majeure de l'intellectuel engagé, jusqu'au sacrifice de sa vie puisqu'il est brutalement assassiné par les nazis en 1944.Son entrée au Panthéon, le 23 juin 2026, offre l'occasion de montrer l'inextricable alliance savante, politique et morale qu'incarnent son parcours, ses travaux historiques et sa vie posthume. Car l'histoire, en tant que méthode, matière à réflexion personnelle et source d'engagement collectif, fut pour lui, sa vie durant, une forme de résistance.Son héritage qu'analyse la génération actuelle des historiennes et historiens, et auquel elle rend hommage dans cet ouvrage collectif, nous rappelle plus largement que l'exigence de la vérité et le partage du savoir sont des combats essentiels et d'une impérieuse actualité.Rosa Maria Dessi est docteure en histoire. Ses travaux ont d'abord porté sur les confréries florentines et sur l'histoire de la prédication et de l'art oratoire des laïcs dans l'Italie médiévale. Ses recherches s'orientent désormais plus largement vers la communication par la parole et par les images, vers l'histoire de la restauration des œuvres d'art et vers l'histoire transnationale.Michel Lauwers est un historien médiéviste et universitaire. Ses travaux portent principalement sur la fonction sociale de l'Église en Occident du 5e au 13e siècles. Il est directeur adjoint du laboratoire de recherche CEPAM (Cultures – Environnements. Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge) du CNRS.
Lundi 11 maiSCIENCES HUMAINESGéopolitique d'un conclave : Élire un pape quand les empires reviennentMikael CorreBayard / récitsen dialogue avec Patrick ValdriniLe pape François est mort le 21 avril 2025. Le 8 mai, Léon XIV est élu à la tête de l'Église. Pendant dix-huit jours, le pouvoir est vacant. Pendant dix-huit jours, de l'annonce de la mort à la fumée blanche, le Vatican laisse voir sa mécanique politique. Et son rapport au monde. Car, élire un États-Unien au moment où le trumpisme recompose la scène internationale n'est pas neutre. S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas enlever à l'Église catholique, c'est un certain sens de l'histoire. Alors que l'obsession du déclin se répand en Occident et que l'extrême droite instrumentalise la religion chrétienne à des fins identitaires, à quelle boussole se fier pour choisir celui qui sera à la fois le chef d'un État sans armée et le pasteur de plus d'un milliard de fidèles ?Mikael Corre est envoyé spécial permanent de La Croix à Rome. Sociologue de formation, spécialisé sur les religions, ce breton d'origine a travaillé à l'Ecole des hautes études en sciences-sociales (EHESS) sur les communautés catholiques nées dans les années 1970 et leurs dérives.
Pour découvrir les livres de Thomas Rabeyron : https://amzn.to/4nYgGaEThomas Rabeyron est psychologue clinicien, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie. Il est également chercheur et ses travaux portent entre autres sur ce que l'on nomme les « expériences exceptionnelles ».Il nous parle des phénomènes que l'on qualifie de paranormaux en Occident, vécus par de nombreuses personnes, parmi lesquels les sorties de corps, les EMI, la médiumnité, abductions etc...01:14 Alors pour commencer, qu'est-ce que le PSI et pourquoi vous y êtes-vous intéressé en tant que psychologue ?03:01 Vous avez co-fondé l'organisme CIRCEE, le Centre International de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles, à Lyon, qui reçoit des personnes vivant des phénomènes extraordinaires. Quelles sont les diverses activités de CIRCEE et quels sont les cas qui vous ont le plus interpellé ?09:43 Quand vous parlez des poltergesit, qu'est-ce qui vous fait penser que ce sont somatisations externes des personnes ?13:14 Vous avez de plus en plus de personnes qui vous contactent. Est-ce parce qu'il y a de plus en plus de cas ou est-ce parce que les gens osent en parler plus facilement ?14:15 Est-ce qu'il y a une catégorie de phénomènes qui est surreprésentée ?17:04 Dans les témoignages de régression vers des vies antérieures, Antoine Bioy, psychothérapeute spécialiste des transes, constate que les personnes témoignent d'histoires dont le cadre est différent mais le fond reste le même que leur vie présente. Qu'en pensez-vous ?18:18 Si les expériences extraordinaires sont des projections de la psychée dans l'environnement extérieur, que penser des abductions ?25:28 Que pensez des projections dans l'environnement des sujets PSI, d'éléments dont ils n'ont pas connaissance, qui ne font pas partie de leur culture (dans les cas d'observations d'OVNI par exemple)?31:16 Dans votre livre Codex Anomalia vous relatez le cas de Ted Serios, pouvez-vous nous en parler et en quoi son cas est un des plus exceptionnels qui ait été étudié?39:23 Vous expliquez que les phénomènes exceptionnels auraient une fonction pour la personne qui les vit, que vous nommez solution paranormale. Pouvez-vous nous expliquer cela ?46:47 Vous avez créé le modèle ORPHEE qui propose une vision du réel entre modèle matérialiste réductionniste auquel nous adhérons en occident et le modèle idéaliste postulant que le conscience crée la matière. Pouvez-vous nous décrire le modèle Orphée ?55:03 Pouvez-vous nous parler du projet Stargate aux Etats-Unis ?56:53 Que serait la créativité selon le modèle Orphée ?01:05:14 Comment penser l'IA avec ce modèle Orphée ? Pourrait-elle devenir consciente selon vous ?01:11:02 Quels ponts faites-vous entre les connaissances actuelles en physique quantique et le modèle que vous proposez ?01:16:23 Dans Codex Anomalia, vous vous referez régulièrement à la psychanalyse qui est de plus en plus critiquée. Pourquoi et en quoi cette approche vous semble-t-elle pertinente ?01:22:40 Vous expliquez que ce qui cause la souffrance des gens c'est le non représenté et le non ressenti, pouvez-vous nous en dire plus? Et pourquoi une représentation plus large du monde permet aux gens d'aller mieux ?01:28:00 A la fin du livre, vous expliquez que dans l'histoire de l'humanité, notre société occidentale est la première à avoir objetisé le monde et les personnes, que tout ce qui est inconnu est évacué tel que le PSI.Or de nombreux mythes tels que celui d'Orphée racontent comment vouloir tout connaitre et tout savoir, et donc évacuer l'inconnu comme une anomalie, est une voie vers la destruction. Il semble que ce que nous vivons actuellement sur la planète donne raison à ces mythes. Pouvez-vous développer cette idée ?01:32:08 Existe-t-il encore selon vous des populations qui vivent connectés à ce monde ontique ?01:35:18 Pour ceux qui aimeraient se reconnecter à cette « intelligence de la vie », à ce monde ontique, que pourriez-vous conseiller?Pour découvrir les Masterclass La psychologie pour tous Pour découvrir la chaine Youtube : Pour découvrir le site de La psychologie pour tous Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous cherchez des livres pour enrichir votre pratique du yoga ? Dans cet épisode, je vous ouvre ma bibliothèque et vous partage les 8 ouvrages vers lesquels je reviens régulièrement, que ce soit pour préparer mes cours, mes formations ou simplement pour me nourrir intellectuellement et spirituellement. Des livres sur les asanas, l'anatomie fonctionnelle, la philosophie indienne, la Bhagavad Gita ou encore le féminin sacré… il y en a pour tous les profils, que vous soyez débutant·e ou enseignant·e de yoga.
durée : 00:10:51 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Au lendemain de la conquête de Jérusalem que vont faire les croisés ? La plupart, considérant avoir accompli leur pèlerinage, s'en vont et repartent chez eux en Occident. Tandis que d'autres, moins nombreux, décident de s'établir dans ce qu'on appellera les Etats latins d'Orient. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine. Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.
Pour mon 6e accouchement, j'ai choisi un AAD, accouchement assisté (ou accompagné) à domicile, c'est-à-dire que j'ai souhaité accoucher à la maison avec l'aide dune sage-femme.C'est un sujet hautement controversé, et j'entends déjà certains d'entre vous s'affoler au sujet de ma sécurité et de celle de mon bébé (ce ne sera donc pas une surprise que je n'aie pas évoqué ce sujet avant que la naissance ne soit passée…).Mais moi-même il y a 16 ans, je n'aurais jamais imaginé accoucher chez moi, ce n'était même pas un sujet dont on parlait vraiment… et si j'avais croisé une de ces mamans qui accouchaient à domicile, je l'aurais prise pour une irresponsable.Qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis, alors que je suis quelqu'un de plutôt rationnel, de formation scientifique et que je ne souhaitais pas prendre de risque, ni pour moi, ni pour mon bébé ?Abordons donc aujourd'hui les raisons pour lesquelles on peut choisir un accouchement à domicile, la grande question de la sécurité de ces accouchements et enfin les démarches à faire lorsqu'on prépare un tel accouchement. Je vous préviens, vous risquez d'être surprise !---Liens évoqués pendant l'épisode :Podcast 328 : Le récit de mes 5 premiers accouchements à l'hôpitalRessources sur la sécurité de l'accouchement : C'est mon accouchement ! de Floriane Stauffer ObrechtSafer childbirth? A critical history of maternity care, de Marjorie TewLe bébé est un mammifère de Michel OdentPour une naissance sans violence de Frédéric LeboyerLe guide de la naissance naturelle, d'Ina May GaskinLa naissance en Occident, de Paul Cesbron et Yvonne KnibiehlerAccoucher par soi-même, de Laura K. ShanleyÉtudes : Rachel Podd, Reconsidering maternal mortality in medieval England: aristocratic Englishwomen, c. 1236–1503Chiffres de l'APAADEtude sur les taux d'intervention et de mortalité périnatale sur une cohorte de 680 000 femmes néerlandaises Méta-analyse américaine Revue américaine de la littérature internationale---Le site des MontessouricettesLien pour me laisser un petit message audio avec votre question ou votre suggestion de thème (j'inclurai votre message dans un prochain épisode !)Notre communauté gratuiteFormation Aménager sa maison MontessoriCatalogue des formations des MontessouricettesAccompagnement à la Parentalité et à l'IEF MontessoriVous pouvez nous envoyer vos retours, suggestions et commentaires ici : Catalogue des formations en ligne
C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine. Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. « Le quinoa : de l'âge d'or à la désillusion, en Bolivie », un Grand reportage de Nils Sabin.
Quelle place pour les diacres dans l'Église? Qu'est-ce qu'un ou une diacre? Est-ce un poste inférieur ou complémentaire aux pasteurs? Quel sont les bases théologiques pour comprendre cet appel à être au service de l'Église? Dans cet épisode, Joan et Stéphane partagent leur expérience de travail, explorent la place des femmes et des hommes dans le ministère, et discutent de l'évolution de ce ministère dans l'Église. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et à la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine: quelle place pour les diacres dans l'Église? Bonjour, bonjour à chacune et chacun et bonjour Stéphane! Bonjour Joan! Quelques anecdotes sur le travail de diacre [Joan] J'ai pas mal de petites histoires rigolotes à raconter sur le fait d'être diacre, parce que j'étais diacre pendant trois ans et que j'ai trouvé ça super comme ministère. Dans le fond je n'aurais rien contre redevenir diacre, simplement c'est vrai que moi j'aime vraiment beaucoup présider les cultes. J'aime beaucoup aussi faire de la recherche théologique, et à ce sujet, visiblement, ce n'est pas trop pour les diacres, puisque je me souviens que je suis arrivée sur un lieu pour faire une formation, des jeunes ministres, et puis l'un des formateurs m'accueille et me dit : « Joan, tu es une star dans le milieu des diacres, parce que tu es une diacre avec un doctorat! » Ça m'a vraiment fait marrer parce que star dans le milieu des diacres, je veux dire, c'est tout relatif. Ça m'amène à une autre anecdote que je trouve assez chou aussi. Il y avait une pasteure, elle est bien retraitée, une femme formidable, qui n'a fait qu'adopter trois enfants handicapés et qui en a eu cinq autres. Elle me racontait ça vraiment comme quelque chose de ... en passant, quoi. Et puis elle me dit, mais quel est votre parcours? Alors je raconte un peu, elle me dit, « Ah, mais oui, comme beaucoup de femmes, vous avez d'abord fait diacre et ensuite pasteur. » Comme j'ai eu mon diplôme de pasteur pour ensuite faire diacre, c'est un petit peu comme si j'étais un ovni, quoi. Donc les gens font un petit peu constamment des remarques et je crois que je l'ai déjà dit dans un autre podcast. Il y a aussi cette troisième petite anecdote d'une dame de la grande bourgeoisie zurichoise, quand je lui ai proposé, comme j'étais de permanence, d'enterrer son père, elle m'a dit : « Ah non, ce n'est pas une diacre qui va enterrer mon père qui était quelqu'un de très reconnu dans la communauté. On attend que le pasteur rentre de vacances. » J'ai failli lui dire : « Mais je suis docteur en théologie, est-ce que ça compte? » On voit bien, il y a un peu cette notion de hiérarchie, alors que c'est quelque chose qui n'est pas du tout hiérarchique. Les ministères ne devraient pas du tout être hiérarchiques. D'ailleurs, on a fait tout un épisode sur les ministères. On n'a pas arrêté d'expliquer ça: les ministères sont complémentaires et pas hiérarchiques. Même l'une de mes chefs, il n'y a pas longtemps, quand on a fait un peu mon cahier des charges de mon nouveau poste, il y avait marqué « diacre » sur le papier qu'on était en train de remplir, donc qui était un brouillon, et elle s'est excusée platement. Elle m'a dit : « c'est tellement cavalier de ma part. J'aurais dû sortir le formulaire pasteur ». Et je lui dis : « c'est très différent comme formulaire? » Elle m'a dit : « non, c'est exactement la même chose, il y a juste marqué pasteur en haut ». De sa part, c'était vraiment une marque d'attention, mais ça montre aussi qu'il y a des gens pour qui c'est important. Et donc, pourquoi, si c'est important, c'est quoi être diacre alors, si ce n'est pas être pasteur? L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains [Stéphane] Ma compréhension d'être diacre a été influencée un peu par deux réalités différentes. Lorsque j'étais catholique romain, dans mon enfance, être diacre, c'était encore quelque chose d'un peu, je ne dirais pas bizarre, mais moins courant. J'étais dans une petite paroisse de campagne, donc on avait notre prêtre. On ne se posait pas trop la question jusqu'au moment où quelqu'un arrive qui portait son étole en diagonale. « Bon, c'est quoi, là? Il veut être à la mode? » « Ah non, non, c'est un diacre » « Ok, mais ça veut dire quoi? » Puis on donnait des explications que moi je ne comprenais pas vraiment. Ce que je trouvais bizarre, c'étaient des hommes mariés. Là, on comprenait rapidement que c'était différent que les prêtres. Et on nous expliquait que ce sont des hommes mariés, mais que si l'épouse meurt, ils ne peuvent pas se remarier. Donc tu rentres, tu es marié, mais tu as juste une chance au mariage. Tous ces trucs-là qu'on essayait de m'expliquer, mais on ne m'expliquait pas à quoi ça sert un diacre, quel est le but d'un diacre, quel est l'appel d'un diacre. Je crois que ça a changé beaucoup. Je ne suis plus catholique romain, mais j'ai quand même des relations avec certaines personnes de cette Église. [Joan] Ah, tu leur parles, mais c'est gentil ça, c'est bien. [Stéphane] Ah oui, c'est très charitable de ma part. Avec une diminution marquée de prêtres en Occident, il y a beaucoup de diacres qui prennent le rôle des paroisses, qui vont faire les enterrements, qui vont faire les liturgies, qui vont faire plein de choses. Donc c'est assez intéressant. J'ai vu l'évolution d'un ministère qui était plus ou moins bien défini, qui a pris de l'importance pour une question de gestion de personnel, si je peux expliquer de cette façon-là. Que peut faire une diacre? [Joan] C'est vrai. Et puis d'un autre côté, j'ai lu ce bouquin « Les diacres : une Église en tenue de service ». Et là-dedans, tu as aussi des racines historiques qui disent qu'en fait, ça fait très, très longtemps qu'existaient des diacres. Simplement, c'est vraiment un ministère qui est tombé en désuétude et, comme tu dis, qui a été un peu exhumé lorsqu'il y a eu une crise des vocations. Je trouvais que c'était super bien dans ce bouquin, même si je ne me sentais pas directement concernée puisque ça parlait de l'Église Catholique romaine. Je trouvais très bien qu'on pointe les spécificités et les charismes des diacres, et pas seulement ce que les diacres ne pouvaient pas faire, parce que c'est souvent ce qui m'est arrivé lorsque les personnes posaient un regard sur mon statut de diacre pendant trois ans. Je voyais bien qu'ils et elles se disaient : « Est-ce que ça ou ça, elle peut le faire? » voire « Est-ce que ça ou ça, elle sait le faire? » C'est très intéressant d'éviter de définir un ministère par ce qui n'est pas possible et d'essayer plutôt de réfléchir à ce qui est possible. Dans mon expérience, être diacre me permettait de prendre beaucoup plus de temps que certains collègues pour le soin communautaire. En fait, c'était tout à fait accepté, acceptable que je passe des heures à sillonner le canton pour faire des visites. Ça, c'était du temps précieux pastoral qui aurait été un petit peu gâché puisqu'il y avait beaucoup d'administratifs. Je veux dire, l'Église cantonale de Zurich, c'est quand même une sacrée machine. Mon collègue, pasteur titulaire, avait beaucoup, beaucoup de réunions avec d'autres pasteurs, beaucoup de choses administratives. Et moi, en fait, je m'estimais un petit peu comme un oiseau libre qui pouvait voler ici et là et prendre soin des gens. Et j'étais très fière de ça. Et j'avais aussi eu un mandat pour faire des projets innovants, émergents. Ça m'autorise à sortir un peu du sentier pastoral aussi. C'était très valorisant et très revitalisant. J'ai beaucoup aimé le faire. Un ministère au service des autres [Stéphane] J'espère que je ne dis pas trop n'importe quoi, mais je pense que c'est dans le livre des Actes des Apôtres, chapitre 6. « Oui, tu essayes carrément de citer la Bible de mémoire et tout. Non, tu es fort. » C'est un ministère au service de l'Église. C'est d'une noblesse quand même très grande, d'être au service des autres, être au service de la communauté. Parfois, on dit : « Ah, les pasteurs sont au service de leur paroisse ou de l'Église ». Oui, mais j'ai rencontré beaucoup de pasteurs qui sont au service d'eux-mêmes. On les voit rarement remettre les chaises en place après une activité. On les voit rarement offrir un coup de main. D'avoir des gens qui ont reçu cet appel d'être au service des autres, c'est quand même beaucoup. Et je trouve qu'on ne met peut-être pas assez d'importance à ça. On le prend peut-être trop pour acquis peut-être parce que c'est souvent des femmes, en tout cas dans mon contexte, puis comme tu le dis souvent, on associe ça au « care », au dévouement, au service. C'est bien de rendre service, mais d'en faire un ministère et de trouver un sens à ce dévouement-là, moi je trouve ça quand même merveilleux. Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle [Joan] Pour nos auditeurs et auditrices, Stéphane et moi, nous avons un document partagé où on s'échange des idées pour le podcast, pour ne pas répéter ce que dit l'autre. Mais quand j'ai lu ce que tu avais écrit, le fait qu'il y avait essentiellement des femmes qui étaient diacres, j'étais un peu surprise en fait pour tout te dire. Parce que dans mon environnement ici, dans le canton de Vaud, il y a quand même beaucoup d'hommes diacres. Ce sont souvent des personnes qui ont une vocation, qui étaient investies dans l'Église et qui, en deuxième carrière par exemple, se sont orientés vers le ministère de diacre parce qu'ils étaient déjà à charge de famille, et que les études de théologie sont vachement longues avec les stages, et diacre c'est plus court. Je n'avais pas trop d'eau à mon moulin. Sauf qu'hier, j'ai eu la visite de quelqu'un de très investi dans l'Église réformée du canton de Vaud, et depuis très longtemps. On a un peu discuté de ces questions-là, de diacre, etc. Elle m'a dit que jusqu'à récemment, il y avait une sorte de hiérarchie, tu vois. En fait, il y avait les hommes pasteurs. Puis tout de suite en dessous, il y avait les diacres hommes. Un tout petit peu en dessous, il y avait les femmes pasteurs. Et puis tout en bas, il y avait les femmes diacres. Et ça a fait tilt, parce qu'effectivement, je me suis déjà retrouvée dans des séances où des femmes pasteurs se laissaient un peu marcher dessus par des hommes diacres. Je m'étais quand même un peu dit que sur des questions théologiques, sur des questions de gestion de paroisses, finalement, c'est un petit peu notre spécialité. C'est là qu'on voit qu'on remet des échelles ou des hiérarchies implicites en fonction du genre à des endroits qui sont entièrement pour le service. Devenir diacre pour suivre son appel au ministère [Stéphane] L'Église Unie du Canada aime bien bomber le torse et rappeler que la première femme ordonnée pasteure, c'est en 1936. Regardez comme on est bon, on est progressiste! La réalité, oui, cela a eu lieu, mais c'était une femme très déterminée, très forte, dans un coin perdu du Canada. Dans les années 1930, 1940, 1950, il y avait une opposition pour que les femmes deviennent pasteures. Le rôle de pasteur était fait pour les hommes. Être un diacre est devenu une manière pour beaucoup de femmes de vivre leur appel. Ceci dit, encore une fois, il y a eu du sexisme. Pendant ces années-là, parce que c'était compris qu'une femme célibataire pouvait être diacre, mais lorsqu'elle était mariée, avait des enfants, on ne pouvait pas faire les deux choses en même temps, c'était impossible. Ce qui a été très dur pour plusieurs femmes dans les années 1940 et 1950, c'est que lorsqu'on devenait diacre, on remettait une épinglette, symboliquement pour marquer ça et lorsque ces femmes se mariaient, elles étaient obligées de remettre l'épinglette publiquement à l'Église, et elles étaient exclue de leur ministère. Ce n'est qu'en 2006 que l'Église Unie a présenté ses excuses à ces femmes-là. Il y a quelque chose quand même d'un peu de positif. Des femmes ont réussi à se trouver un chemin à travers le sexisme, à travers l'institution de l'Église. Mais l'Église a quand même utilisé tout plein de stratagèmes basés sur le sexisme, le patriarcat, et ainsi de suite, pour quand même les limiter et dire : « Oui, on reconnaît votre ministère, mais... » Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique [Joan] C'est bien, ce regard nord-américain. Moi, je m'étais pas mal intéressée à la question des femmes diacres grâce au bouquin de Lauriane Savoie, qui a sorti une simplification de sa thèse de doctorat, qu'elle a soutenue avec Elisabeth Parmentier. C'est sur le ministère pastoral féminin, d'une façon plus générale. Et d'après Lauriane Savoie, les femmes diacres ont aidé à faire émerger de bonnes questions actuelles. Déjà, décentrer du pastorat, ça tu en as parlé. Et puis ensuite, faire croître d'autres ministères; se dire en fait, il y a le pastorat et il y en a d'autres, il y a des ministères spécialisés, des engagement de laïcs. Ce qui nous amène à un modèle qui est plus collectif, moins hiérarchique parce que finalement, il y a le principe du sacerdoce universel qui veut dire que dans l'absolu tout le monde pourrait tout faire, mais il faut se former. Ce qui veut surtout dire que toute personne formée qui a reçu l'appel et la double vocation interne-externe peut servir le Christ et son Église. Donc on quitte les questions de genre, on quitte aussi les questions d'échelle dans le ministère. Alors finalement, le bouquin se demande quel fut l'impact de la féminisation (avec ces femmes qui sont arrivées comme, tu dis, toujours de façon conditionnelle; il ne faut pas se marier, il ne faut pas ci, il ne faut pas ça) leur présence favorise cette reconnaissance ministérielle variée et un décloisonnement entre rôles. Finalement, on quitte un peu cette figure masculine dominante. Ça nous amène à cette question centrale qui n'est pas : « les femmes peuvent-elles être pasteurs? » parce que là, vraiment, on n'en peut plus de ce genre de questions. « Les brunes ont-elles un cerveau? » Non, mais ce n'est pas possible de poser des questions pareilles! Mais plutôt « quel type d'Église et de ministères voulons-nous? » Je trouve que ces ministères de diacre, tout ce dont tu as parlé, favorisent l'émergence d'un nouveau type d'Église, comme ici on a animateur, animatrice d'Église, où finalement on peut compter sur les charismes les uns des autres et puis les diplômes aussi les uns des autres. Moi, j'ai un doctorat en théologie, à chaque fois qu'on me sollicite là-dessus, ça me valorise, ça me stimule et je donne le meilleur de moi-même. Une formation influencée par des principes féministes [Stéphane] Avec l'Église Unie, il y a la formation traditionnelle des pasteurs. Il y a aussi la formation traditionnelle des diacres. Il y a une compréhension que ce ne sont pas les mêmes cours, ce n'est pas la même formation. C'est très intéressant parce que, étant donné qu'il y a eu beaucoup de femmes, ils ont intégré beaucoup de principes féministes, beaucoup moins de formation académique, beaucoup plus de formation au niveau de cercles d'apprentissage collectif. Il y a plein de trucs comme ça. C'est sûr, je ne l'ai pas vécu, je n'ai pas eu cette expérience-là. J'ai eu la chance, ceci dit, de travailler avec une femme qui avait suivi ce cursus-là, qui était devenu diacre et c'était intéressant de voir la façon dont elle abordait justement les questions, les problématiques, les enjeux. J'ai trouvé ça super parce que ça donnait un point de vue différent, on pouvait voir les choses d'une manière complémentaire. Mais je peux comprendre que pour certaines personnes, c'est un peu plus déstabilisant parce qu'on a la formation de pasteur, le pasteur qui est par défaut « la bonne personne ». Un peu comme tu as dit dans ton anecdote au début, « Bon, le diacre, c'est bien, mais pas pour les grosses choses importantes. Ça dépanne, mais quand même… » au lieu de dire qu'on a quelqu'un qui a un appel différent, qui a une formation différente, qui a une façon de voir différente. Comment peut-on utiliser ça dans notre Église, soit au niveau de la paroisse, soit au niveau de l'Église globale, pour nous faire avancer dans nos différents ministères? Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale [Joan] Tous ces ministères un peu différents, notamment celui de diacre, différent de celui de pasteur, et toutes ces questions de hiérarchie, sans hiérarchie, d'échelle, sans échelle, nous amènent aussi à réfléchir à quel type d'église on veut construire, co-construire d'ailleurs. Je suis assez reconnaissante à l'Église protestante de Genève, qui est notre Église sœur ici au canton de Vaud, parce qu'ils ont pris une décision, je ne sais pas quand, mais une décision qu'on est beaucoup à trouver admirable, qui est de rémunérer selon la même grille salariale, les diacres et les pasteurs. En disant, bon, c'est vrai, ce ne sont pas les mêmes études, tu l'as dit toi-même, pas le même contenu, et puis parfois aussi pas la même charge. Mais finalement, quand tu es diacre en centre de requérant d'asile, et que tu as tout le temps en face de toi des gens qui souffrent, ou que tu es diacre aumônière, et que tu es tout le temps en contact avec tout plein de microbes, c'est un ministère. C'est vrai que si on reste attaché à une Église, dont le centre de l'activité est la paroisse, et tout le reste est un peu satellitaire et est censé irriguer la paroisse. On peut se dire que ce sont les pasteurs qui doivent être les premiers responsables des paroisses. L'Église peut être quelque chose de beaucoup plus organique, beaucoup plus interdépendant avec des ministères qui peuvent varier au fur et à mesure des carrières, des moments où tu vas être plus ceci et moins cela, plus animatrice d'église, et moins pasteur. Je pense aux paroles de mon superviseur en Alsace. (Il ne savait pas que ça existait dans d'autres Églises. D'ailleurs, ça n'existait pas encore tout à fait dans l'Église réformée vaudoise.) Il m'a dit, tu sais, j'ai l'impression, il m'a dit ça vers les années 2020, j'ai l'impression qu'à partir de maintenant, les jeunes générations de pasteurs, ce seront plutôt des animateurs ou des animatrices que des pasteurs-prédicateurs. Et c'est marrant parce que juste quelques années après, l'Église réformée du canton de Vaud a créé ce statut d'animateur, animatrice d'Église. Donc, ce qu'il a pressenti en ayant lui-même une stagiaire, à un moment donné, est assez juste. Et je trouve chouette que cette Église se soit dit, on ne va pas créer de hiérarchie dans les salaires, on ne va pas créer non plus d'injustice. C'est vrai que je trouve aussi important de reconnaître que c'est une haute formation et ce que ça nous a demandés. Moi, mon doctorat m'a coûté beaucoup d'argent, donc je suis contente d'avoir un petit retour sur investissement. En même temps, est-ce que c'est ça le plus important pour de bonnes collaborations entre les différents ministères? Et est-ce que ça porte vraiment du fruit que de créer différentes grilles salariales? Qu'est-ce qui porte le plus de fruit dans nos collaborations? J'ai l'impression que dans l'Église protestante de Genève, c'est une bonne chose que tout le monde soit sur la même grille salariale. Un appel différent et complémentaire [Stéphane] Nous aussi, c'est la même grille salariale depuis quelque temps parce qu'on insiste beaucoup sur la complémentarité des ministères. Par exemple, un pasteur est ordonné au ministère de la Parole, des Sacrements et des Soins pastoraux dans l'Église Unie. Un ou une diacre est consacré au ministère de la Formation, du Services et des Soins pastoraux. Déjà en partant, la reconnaissance de l'Église n'est pas la même, la reconnaissance de l'appel, et un n'est pas placé au-dessus de l'autre nécessairement. Dans les faits, il y a ce sexisme, cette considération que bon, même si les diacres sont supposés faire de la formation, les pasteurs ne sont pas appelés à la formation, les études bibliques. Mais c'est le pasteur qui va le faire. Par exemple, dans la paroisse où je travaillais avec une diacre, elle a dit au conseil, « Je vais faire une étude biblique. » Ils ont répondu : « Ah, pour les jeunes? » « Non, non, pour les adultes. » « Tu vas raconter l'histoire avec des marionnettes? » Le conseil a demandé : « Mais, Stéphane n'est pas capable de le faire. » J'ai répondu : « Oui, je suis capable de le faire, mais là n'est pas le point. Elle a un appel à la formation. » Si on prend un peu plus conscience de ça, peut-être qu'on va aider l'Église à évoluer. Il y a plein de ministères auprès des sans-abri, auprès des gens qui ont des dépendances. Il y a plein de ministères qui existent. On parle de quelqu'un qui est au service, qui offre des soins pastoraux, qui fait de la formation. Donc, ça peut nous aider à voir l'Église d'une manière plus globale, plus large que ce qu'on voit le dimanche matin entre 10h et 11h. Une occasion de discussion sur le ministère Ce qui est intéressant, c'est qu'actuellement, dans l'Église réformée du canton de Vaud, on discute au synode, ( je ne suis pas au synode, mais je lis les minutes du synode), de la théologie des ministères et on réfléchit un petit peu. Finalement, théologiquement, pourquoi est-ce que certains choix ont été faits, des choix pratiques? On manque de pasteur. On n'a qu'à faire autre chose. On n'a qu'à prendre des femmes qui sont douées… Souvent, il y a des débats, c'est ce qu'on voit dans le livre de Lauriane Savoie, des débats stupides, sur comment les femmes pourraient-elles prêcher puisqu'elles ont une petite voix fluette et gentille ou alors sur des débats stupides à propos de versets bibliques qu'on s'assène sur la tête, mais pas de débat théologique vraiment de fond. Le synode affronte un peu toutes ces choses qui finalement, au fur et à mesure des années, sont restées là comme des sédiments; on crée une grosse couche de quelque chose. Je trouve ça super. J'en parlais avec un conseiller synodal qui m'a dit que l'un des fruits de ces réflexions, c'est que la parole circule sur les ministères et que l'autre fois, par exemple, une pasteure est venue lui dire : « En fait, en lisant votre document, je me rends compte que j'aurais été vachement plus épanouie en tant que diacre. Mais bon, quand j'ai commencé mes études, il n'y avait pas tellement de formation diaconale ou bien on nous faisait bien comprendre que les diacres étaient limités à un certain nombre de tâches. Je me suis dit que je vais devenir pasteure parce que j'ai envie de faire plein de choses dans l'église et pas être limitée. » Or, quand on définit un ministère, comme on l'a dit, pas seulement par ce qu'on ne peut pas faire, mais par tout ce qu'on peut faire, c'est tout de suite beaucoup plus encourageant et beaucoup plus épanouissant. C'est vraiment chouette que la parole circule sur ces questions-là et peut-être que certains ou certaines pasteures fassent leur coming-out de diacre, et certains diacres fassent leur coming-out de pasteur, comme la pasteure retraitée qui m'a dit : « Ah oui, vous avez commencé par diacre et puis après vous avez fait une formation complémentaire pour être pasteure. » Conclusion Merci, Joan, pour cette conversation. J'espère que vous avez appris quelque chose ou peut-être que votre imagination a été stimulée. Peut-être que vous avez des questions. Vous pouvez nous écrire à questiondecroire@gmail.com. Nous avons aussi notre groupe WhatsApp. L'information est disponible dans la description de l'épisode. Et un petit rappel que notre commanditaire, c'est l'Église Unie du Canada, qui a un site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Même chose pour Réforme qui relaie aussi nos podcasts. Si vous voulez partager cet épisode, si vous voulez mettre un petit like, un petit commentaire, c'est toujours bon pour le référencement. Joan, je te souhaite une bonne fin de journée et beaucoup de temps pour te reposer. Merci beaucoup, Stéphane. Merci pour la conversation. Salutations à chacune et chacun. Et à toi aussi. Une bonne fin de journée. Au revoir. Au revoir. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de cvelazquez, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : diacre, ministère, femmes dans l'Église, théologie, hiérarchie ecclésiale, Église protestante, formation pastorale, charismes, égalité des ministères, évolution ecclésiale Sujets clés : Rôle et perception des diacres dans l'Église Histoire et évolution des diacres Débats sur la hiérarchie et l'égalité dans l'Église Formation et charismes des ministres laïcs et ordonnés Impact des changements sociaux sur la théologie des ministères Citations : "Les ministères ne devraient pas être hiérarchiques" "Tout le monde pourrait tout faire dans l'Église" "Il est important de reconnaître la diversité des formations" Chapitres : 00:00 Quelle place pour les diacres dans l'Église? 00:49 Quelques anecdotes sur le travail de diacre 03:35 L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains 05:47 Que peut faire une diacre? 07:53 Un ministère au service des autres 09:20 Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle 11:03 Devenir diacre pour suivre son appel 13:16 Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique 15:25 Une formation influencée par des principes féministes 17:32 Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale 20:12 Un appel différent et complémentaire 22:18 Une occasion de discussion sur le ministère 24:30 Conclusion
Pour tenter de réduire un déficit public toujours à 8%, le gouvernement a engagé une sévère cure d'austérité. Une politique qui a fait exploser la coalition le 5 mai 2026, couplée à une inflation record qui pèse sur le quotidien des Roumains. Également au programme : les femmes « prédicatrices » qui défient l'Église catholique en Allemagne et en Espagne. Le président pro-européen Nicușor Dan doit proposer un nouveau Premier ministre au Parlement. Il aura pour tâche une équation délicate : redresser les comptes publics sans aggraver les difficultés socio-économiques liées à une inflation à près de 11%. Reportage à Bucarest de notre correspondant Guilhem Bernes. À lire aussiLe Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement pro-européen d'Ilie Bolojan En Allemagne, des femmes catholiques défient l'interdit de prêcher Les femmes sont très présentes dans les paroisses de l'Église catholique. Elles peuvent lire, chanter, animer des communautés, enseigner le catéchisme. Mais elles restent exclues des ministères ordonnés : elles ne peuvent pas prêcher l'homélie, baptiser ou marier comme un prêtre ou un diacre. En Allemagne, une association de croyantes (le KDF) a décidé de tester les limites. Depuis six ans, elle organise des journées « pour les prédicatrices », lors desquelles des femmes prennent la parole dans les églises. Reportage dans une paroisse à Berlin de Delphine Nerbollier. À lire aussiLes catholiques allemands attendent des réformes profondes de l'Église En Espagne, le combat d'une prêtresse excommuniée En Galice, Christina Moreira célèbre la messe dans un appartement. Elle a été excommuniée par le Vatican pour avoir revendiqué le droit des femmes au sacerdoce. Son portrait est signé Diane Cambon. Avec Gregory Rayko de The Conversation : le « sportwashing » du géant minier Gazprom Privé de débouchés en Occident, le géant russe Gazprom mise sur le sport, l'art et la culture pour redorer son image auprès des pays des BRICS. Une nouvelle forme de soft power russe. Gregory Rayko analyse aussi les clés du triomphe de Péter Magyar en Hongrie, après seize ans d'hégémonie de Viktor Orbán. Vote anti-régime, travail de terrain, leadership hybride, stratégie numérique. C'est à lire dans The Conversation. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes
Pour tenter de réduire un déficit public toujours à 8%, le gouvernement a engagé une sévère cure d'austérité. Une politique qui a fait exploser la coalition le 5 mai 2026, couplée à une inflation record qui pèse sur le quotidien des Roumains. Également au programme : les femmes « prédicatrices » qui défient l'Église catholique en Allemagne et en Espagne. Le président pro-européen Nicușor Dan doit proposer un nouveau Premier ministre au Parlement. Il aura pour tâche une équation délicate : redresser les comptes publics sans aggraver les difficultés socio-économiques liées à une inflation à près de 11%. Reportage à Bucarest de notre correspondant Guilhem Bernes. À lire aussiLe Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement pro-européen d'Ilie Bolojan En Allemagne, des femmes catholiques défient l'interdit de prêcher Les femmes sont très présentes dans les paroisses de l'Église catholique. Elles peuvent lire, chanter, animer des communautés, enseigner le catéchisme. Mais elles restent exclues des ministères ordonnés : elles ne peuvent pas prêcher l'homélie, baptiser ou marier comme un prêtre ou un diacre. En Allemagne, une association de croyantes (le KDF) a décidé de tester les limites. Depuis six ans, elle organise des journées « pour les prédicatrices », lors desquelles des femmes prennent la parole dans les églises. Reportage dans une paroisse à Berlin de Delphine Nerbollier. À lire aussiLes catholiques allemands attendent des réformes profondes de l'Église En Espagne, le combat d'une prêtresse excommuniée En Galice, Christina Moreira célèbre la messe dans un appartement. Elle a été excommuniée par le Vatican pour avoir revendiqué le droit des femmes au sacerdoce. Son portrait est signé Diane Cambon. Avec Gregory Rayko de The Conversation : le « sportwashing » du géant minier Gazprom Privé de débouchés en Occident, le géant russe Gazprom mise sur le sport, l'art et la culture pour redorer son image auprès des pays des BRICS. Une nouvelle forme de soft power russe. Gregory Rayko analyse aussi les clés du triomphe de Péter Magyar en Hongrie, après seize ans d'hégémonie de Viktor Orbán. Vote anti-régime, travail de terrain, leadership hybride, stratégie numérique. C'est à lire dans The Conversation. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes
La vie sur terre est déjà difficile, quitter son pays natal est un déchirement qui fait très mal, même si c'est pour fuir la guerre, la famine, la précarité économique et sociale. Les Africains sont des courageux, mais immigrer ailleurs cache un autre aspect que les gouvernements de la terre d'accueil ignorent. S'il y a un jour un suivi de la part des instances, ils découvriront les souffrances morales et les harcèlements quotidiens que nous, les Noirs Africains, nous vivons lors de notre arrivée chez un membre de la famille ou un ami de notre origine. Le freinage des Africains, même en Occident, provient d'abord de l'intérieur de notre communauté, surtout de nos familles! La vérité te CHOQUE? Tant mieux, sois choqué(e)Support the showTon support est la force!
durée : 00:58:29 - LSD, la série documentaire - par : Ilana Navaro - Faut-il voyager jusqu'à Abu Dhabi pour comprendre qu'il n'y a pas qu'en Occident que l'on peut prétendre à l'universel ? Plongée dans les institutions culturelles de cette ville qui invente son avenir à travers des “stories” où l'art est un atout majeur. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin, Cécile Laffon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:29 - Les documentaires de France Culture - par : Ilana Navaro - Faut-il voyager jusqu'à Abu Dhabi pour comprendre qu'il n'y a pas qu'en Occident que l'on peut prétendre à l'universel ? Plongée dans les institutions culturelles de cette ville qui invente son avenir à travers des “stories” où l'art est un atout majeur. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin, Cécile Laffon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, la croix gammée évoque immédiatement le nazisme et les crimes du Parti nazi. Pourtant, ce symbole est bien plus ancien que le XXe siècle. Avant d'être détournée par Adolf Hitler, la croix gammée était utilisée depuis des millénaires dans de nombreuses civilisations du monde, souvent avec une signification positive.Le mot “swastika” vient du sanskrit, une ancienne langue de l'Inde. Il dérive du terme “svastika”, qui signifie approximativement “porte-bonheur” ou “ce qui apporte le bien-être”. En Inde, ce symbole existe depuis plus de 3 000 ans. On le retrouve dans l'Hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Dans ces traditions, il représente généralement la prospérité, l'harmonie, le cycle de la vie ou encore le mouvement du soleil.La croix gammée ne se limitait pas à l'Asie. Les archéologues en ont retrouvé dans des civilisations très diverses : chez les Grecs anciens, les Romains, certains peuples celtes, les Vikings, mais aussi dans des cultures amérindiennes. Le motif géométrique était relativement simple à dessiner et apparaissait souvent dans des décorations, des mosaïques ou des objets religieux.Jusqu'au début du XXe siècle, le symbole était encore largement utilisé en Occident sans connotation négative. On le trouvait sur des cartes postales, des bâtiments, des bijoux ou même des logos commerciaux. Certaines unités militaires européennes l'utilisaient comme porte-bonheur. En Finlande, par exemple, l'armée de l'air employa une croix gammée bleue avant même l'arrivée du nazisme.Tout change dans les années 1920 lorsque Adolf Hitler choisit ce symbole pour représenter le mouvement nazi. Il voulait un emblème simple, puissant et immédiatement reconnaissable. Les nazis prétendaient — à tort — que la croix gammée était un ancien symbole “aryen”, censé représenter une prétendue race supérieure germanique. Ils inclinèrent le symbole à 45 degrés et l'intégrèrent dans un drapeau rouge, blanc et noir qui devint l'un des emblèmes les plus tristement célèbres de l'histoire.Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des crimes nazis, la signification du symbole fut profondément bouleversée en Occident. Aujourd'hui, en Europe et en Amérique, la croix gammée reste avant tout associée au nazisme, à l'antisémitisme et à la Shoah.Mais dans plusieurs pays asiatiques, notamment en Inde, au Népal ou au Japon, elle conserve encore aujourd'hui ses significations religieuses et spirituelles ancestrales, très différentes de son usage nazi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:29 - LSD, la série documentaire - par : Ilana Navaro - Faut-il voyager jusqu'à Abu Dhabi pour comprendre qu'il n'y a pas qu'en Occident que l'on peut prétendre à l'universel ? Plongée dans les institutions culturelles de cette ville qui invente son avenir à travers des “stories” où l'art est un atout majeur. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? - réalisation : Cécile Laffon
« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 7) La Moldavie reste un cas d'école en matière d'ingérence électorale. De nouvelles révélations montrent l'Église orthodoxe russe à la manœuvre en amont des élections du 28 septembre dernier. L'enquête récemment publiée par Alliance4Europe, une ONG membre du « Counter Disinformation Network » épingle un cas bien documenté d'instrumentalisation de la foi religieuse à des fins politiques. En Moldavie, un rapport de l'ONG Alliance for Europe dévoile une opération d'influence russe mêlant religion orthodoxe et politique. À la veille des législatives de septembre 2025, plus de 200 000 exemplaires d'une gazette clandestine, « Salt and Light » (« Sel et lumière »), sont diffusés, appuyés par des QR codes menant vers Telegram, Facebook et TikTok. Parallèlement, une délégation occidentale conservatrice, composée notamment d'Américains, de Britanniques et de Canadiens liés à l'univers de Donald Trump, de Steve Bannon ou du site complotiste d'ultradroite Breitbart, visite la Moldavie puis Moscou. Son message central : dénoncer une prétendue « persécution » des chrétiens orthodoxes, présentée comme la conséquence du rapprochement avec l'Union européenne. On ne manipule plus seulement des informations, on mobilise les identités. Lumi Sarvela, analyste à Alliance4Europe Le rapport montre pourtant l'absence de preuves d'une oppression systémique et décrit surtout un récit de mobilisation transformant un choix géopolitique en choix existentiel : « foi ou décadence », à l'occasion d'échéances électorales. Il souligne aussi le rôle structurant de l'Église orthodoxe russe comme vecteur de soft power du Kremlin, dans un pays où coexistent patriarcat de Moscou et patriarcat roumain. Caractériser l'ingérence, pour mieux la détecter Cette instrumentalisation du religieux annonce-t-elle un modèle d'ingérence appelé à se répéter lors des prochaines élections en Europe ? Le cas de la Moldavie est très révélateur parce qu'on est dans une zone grise entre conviction sincère, tension réelle et instrumentalisation politique. Et cette zone grise rend ces opérations particulièrement efficaces parce qu'elles ne reposent pas forcément sur des mensonges évidents, mais sur une relecture orientée de la réalité. Lumi Sarvela, analyste à Alliance for Europe À travers cette opération, la Russie est présentée par ces influenceurs conservateurs comme protectrice des « vraies valeurs chrétiennes » face à un Occident présenté comme décadent, ce qui résonne très fortement avec le discours MAGA, l'entourage de Donald Trump et le président américain lui-même. Le chef de délégation, Charles Bausman, est un Américain installé en Russie, connecté de longue date aux milieux russes et à l'Église orthodoxe russe, avec des tentatives de financement auprès de réseaux liés à l'oligarque Konstantin Malofeev, lui-même sous sanctions européennes pour son rôle dans le Donbass et sous sanctions américaines pour les mêmes raisons notamment. La délégation étrangère conviée en Moldavie illustre la manière dont ces sphères – MAGA (Make America Great Again), conservatisme religieux, réseaux pro‑russes – « se rencontrent et s'alimentent », parfois sans que tous les participants aient forcément conscience d'être intégrés à une opération d'influence. Une accumulation d'acteurs d'influence, petits et gros Lumi Sarvela estime qu'on ne connaît pas encore l'ampleur de cette influence religieuse en Europe, mais que le cas moldave permet d'exposer un modèle d'ingérence qui pourrait être répliqué lors d'autres scrutins. Il faut rester vigilant, nous dit-elle. Elle évoque le cas troublant d'un de ces influenceurs accrédités au Pentagone et souligne qu'au-delà de cette opération ponctuelle, des influenceurs plus modestes s'emploient à marteler le narratif de Moscou sur la prétendue décadence occidentale. En période électorale, « leurs voix ordinaires » servent à amplifier les messages pro-Kremlin de l'Église orthodoxe russe. Cet entretien est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La santé, sujet majeur de désinformation sur les grandes plateformes, cela se vérifie une fois de plus à l'occasion de l'épisode d'hantavirus en cours. On dénombre une dizaine de cas confirmés dans le monde. Les investigations n'ont toujours pas permis d'identifier la source de la flambée d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. En France, tous les cas contacts ont été testés négatifs hier. L'OMS considère toujours que le risque est modéré pour la santé des passagers et « faible » pour le reste de la population dans le monde. Cela n'empêche pas la désinformation d'inonder les réseaux sociaux. C'est le sujet de la chronique de Grégory Genevrier : Hantavirus : la résurgence des théories complotistes
« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 7) La Moldavie reste un cas d'école en matière d'ingérence électorale. De nouvelles révélations montrent l'Église orthodoxe russe à la manœuvre en amont des élections du 28 septembre dernier. L'enquête récemment publiée par Alliance4Europe, une ONG membre du « Counter Disinformation Network » épingle un cas bien documenté d'instrumentalisation de la foi religieuse à des fins politiques. En Moldavie, un rapport de l'ONG Alliance for Europe dévoile une opération d'influence russe mêlant religion orthodoxe et politique. À la veille des législatives de septembre 2025, plus de 200 000 exemplaires d'une gazette clandestine, « Salt and Light » (« Sel et lumière »), sont diffusés, appuyés par des QR codes menant vers Telegram, Facebook et TikTok. Parallèlement, une délégation occidentale conservatrice, composée notamment d'Américains, de Britanniques et de Canadiens liés à l'univers de Donald Trump, de Steve Bannon ou du site complotiste d'ultradroite Breitbart, visite la Moldavie puis Moscou. Son message central : dénoncer une prétendue « persécution » des chrétiens orthodoxes, présentée comme la conséquence du rapprochement avec l'Union européenne. On ne manipule plus seulement des informations, on mobilise les identités. Lumi Sarvela, analyste à Alliance4Europe Le rapport montre pourtant l'absence de preuves d'une oppression systémique et décrit surtout un récit de mobilisation transformant un choix géopolitique en choix existentiel : « foi ou décadence », à l'occasion d'échéances électorales. Il souligne aussi le rôle structurant de l'Église orthodoxe russe comme vecteur de soft power du Kremlin, dans un pays où coexistent patriarcat de Moscou et patriarcat roumain. Caractériser l'ingérence, pour mieux la détecter Cette instrumentalisation du religieux annonce-t-elle un modèle d'ingérence appelé à se répéter lors des prochaines élections en Europe ? Le cas de la Moldavie est très révélateur parce qu'on est dans une zone grise entre conviction sincère, tension réelle et instrumentalisation politique. Et cette zone grise rend ces opérations particulièrement efficaces parce qu'elles ne reposent pas forcément sur des mensonges évidents, mais sur une relecture orientée de la réalité. Lumi Sarvela, analyste à Alliance for Europe À travers cette opération, la Russie est présentée par ces influenceurs conservateurs comme protectrice des « vraies valeurs chrétiennes » face à un Occident présenté comme décadent, ce qui résonne très fortement avec le discours MAGA, l'entourage de Donald Trump et le président américain lui-même. Le chef de délégation, Charles Bausman, est un Américain installé en Russie, connecté de longue date aux milieux russes et à l'Église orthodoxe russe, avec des tentatives de financement auprès de réseaux liés à l'oligarque Konstantin Malofeev, lui-même sous sanctions européennes pour son rôle dans le Donbass et sous sanctions américaines pour les mêmes raisons notamment. La délégation étrangère conviée en Moldavie illustre la manière dont ces sphères – MAGA (Make America Great Again), conservatisme religieux, réseaux pro‑russes – « se rencontrent et s'alimentent », parfois sans que tous les participants aient forcément conscience d'être intégrés à une opération d'influence. Une accumulation d'acteurs d'influence, petits et gros Lumi Sarvela estime qu'on ne connaît pas encore l'ampleur de cette influence religieuse en Europe, mais que le cas moldave permet d'exposer un modèle d'ingérence qui pourrait être répliqué lors d'autres scrutins. Il faut rester vigilant, nous dit-elle. Elle évoque le cas troublant d'un de ces influenceurs accrédités au Pentagone et souligne qu'au-delà de cette opération ponctuelle, des influenceurs plus modestes s'emploient à marteler le narratif de Moscou sur la prétendue décadence occidentale. En période électorale, « leurs voix ordinaires » servent à amplifier les messages pro-Kremlin de l'Église orthodoxe russe. Cet entretien est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La santé, sujet majeur de désinformation sur les grandes plateformes, cela se vérifie une fois de plus à l'occasion de l'épisode d'hantavirus en cours. On dénombre une dizaine de cas confirmés dans le monde. Les investigations n'ont toujours pas permis d'identifier la source de la flambée d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. En France, tous les cas contacts ont été testés négatifs hier. L'OMS considère toujours que le risque est modéré pour la santé des passagers et « faible » pour le reste de la population dans le monde. Cela n'empêche pas la désinformation d'inonder les réseaux sociaux. C'est le sujet de la chronique de Grégory Genevrier : Hantavirus : la résurgence des théories complotistes
C'est la visite de tous les superlatifs : “Le choc des titans”, “la rencontre de deux géants”, “la bataille du siècle”… Autant d'expressions employées pour qualifier le voyage de Donald TRUMP en Chine, première visite officielle d'un président américain sur place depuis 9 ans… Un événement donc, sur fond de guerre commerciale entre les deux pays, de guerre technologique et de guerre tout court au Moyen-Orient, où la Chine est un allié essentiel des Iraniens… Nous allons en débattre ce mercredi 13 mai 2026 avec nos invités :- Léonie ALLARD, Chercheuse non résidente au Centre Europe de l'Atlantic Council, spécialiste des relations transatlantiques et des rivalités de puissance US-Chine- Pierre HASKI, Journaliste, éditorialiste géopolitique à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans Frontières- Florian LOUIS, Historien, docteur de l'École des Hautes Etudes en sciences sociales (EHESS), membre de la rédaction de la revue Grand Continent- Frédéric MARTEL, Journaliste, professeur à l'Université des arts de Zurich (ZHdK), producteur de l'émission "Soft Power" sur France Culture et auteur d'Occident(s). Enquête sur nos ennemis (Plon, 2026)- Caroline PUEL, Journaliste spécialiste de la Chine, écrivaine, professeure au lycée Sud Médoc La Boétie
L'accueil des réfugiés est-il une obligation? Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux? Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants. Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir. Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes. L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines. La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide. Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place. Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde. Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer. Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes. Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes; ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation. Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi. L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé. Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. » L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui. Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Action parrainage (programme d'intégration) - https://www.actionparrainage.ch/ Mots clés : immigration, réfugiés, migration, solidarité, foi, spiritualité, responsabilité, société, politique, humanité Sujets clés : Les enjeux politiques et sociaux de l'accueil des réfugiés au Canada et en Suisse Les références bibliques sur l'accueil des étrangers, notamment Exode 22:20 Les préjugés et stéréotypes sur les migrants et réfugiés Les actions concrètes pour une solidarité efficace et respectueuse Citations: "Vous étiez aussi des immigrés en Égypte" "Les réfugiés ne volent pas nos emplois" "Jésus a dû fuir l'Égypte" Chapitres : 00:00 Introduction 00:49 Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays 03:22 Accueillons-nous trop de réfugiés? 05:27 L'importance de se souvenir de son passé migratoire 08:56 La mutualité entre réfugiés et société d'accueil 11:49 Jésus, le réfugié durant son enfance 12:48 Rejeter la normalisation de l'inacceptable 14:54 Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés 18:09 Ne pas infantiliser les réfugiés 20:30 L'intégration des réfugiés 22:33 Notre responsabilité dans le sort des réfugiés 24:01 L'hospitalité dans nos Églises 27:20 Conclusion
À l'été 2025, une fois n'est pas coutume, l'histoire médiévale a fait les gros titres de la presse mondiale, avec la découverte d'une source concernant le suaire de Turin. Il faut dire que ce n'est pas un objet comme les autres : depuis des siècles, ce suaire de Turin est vénéré comme le linge même qui aurait vraiment enveloppé le corps du Christ après la Crucifixion. Des millions de fidèles ont ainsi afflué à Turin lors d'ostensions publiques, et ce alors même que le Suaire a été daté du Moyen Âge par le Carbone 14 et que l'Église a accepté cette datation. Si l'on se promène un peu sur internet, on est assez vite pris de vertige face à la controverse qui l'entoure, on peut vraiment lire tout et son contraire ! Le document mis en lumière en 2025, car parmi les milliers de reliques vénérées au Moyen Âge, il juge comme le cas de fraude le plus évident précisément celle que l'on vénère encore six siècles et demi plus tard : le suaire de Turin !Bonne écoute !⚔️ Ne loupez pas mon livre collectif Les Chevaliers dispo en précommande jusqu'au 15 mai seulement : https://fr.ulule.com/chevaliers-notabene➤ Pour en savoir plus, découvrez notre entretien avec Nicolas Sarzeaud : https://youtu.be/3NEBzIJ5mCg
Adieu ma concubine est un film sino-hongkongais réalisé par Chen Kaige, sorti en 1993. Lʹhistoire est celle dʹune amitié particulière, dʹun amour homosexuel impossible, dʹun opéra, dʹun drame mêlé à lʹhistoire de la Chine sur 50 ans, entre 1924 et 1977. Deux enfants, Douzi et Shitou se lient dʹamitié à lʹécole de lʹopéra de Pékin. Ils jouent sous le nom de scène de Dieyi et Xiaolou, Adieu ma concubine, une célèbre pièce du répertoire évoquant les amours et les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji. Douzi incarne la concubine et Shitou le roi. Derrière le tragique de cet opéra classique, le tragique dʹun amour contemporain. Car Douzi aime Shitou qui lui, se marie. Leurs histoires personnelles se mêlent à lʹhistoire générale, celle de la Chine, de la guerre et de la révolution culturelle. Le réalisateur Chen Kaige trace, via cette histoire, un panorama de la Chine sur plus d'un demi-siècle. Tout y passe, la guerre sino-japonaise, lʹarrivée des communistes, la révolution culturelle. Le réalisateur définit lui-même ce film comme "une histoire de séduction et de trahison". Mais cʹest surtout lui qui séduit puisquʹAdieu ma concubine remporte la Palme dʹOr à Cannes en 1993, ex-aequo avec la Leçon de piano de Jane Campion. Le film est acclamé en Occident. En Chine, cʹest un peu plus compliqué. Ne tardons pas, il est temps de plonger dans lʹunivers de lʹopéra de Pékin et dans une histoire de Chine racontée à travers le prisme de deux personnages de fiction. REFERENCES Adieu ma concubine à Cannes https://www.youtube.com/watch?v=9-WnE2CtCX8 Le film à Cannes https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00015142/chen-kaige-et-leslie-cheung-a-cannes-a-propos-de-adieu-ma-concubine Conférence de Presse https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00015138/conference-de-presse-avec-chen-kaige Chen Kaige à la cinémathèque de Toulouse https://www.youtube.com/watch?v=DpSbynmF1VM Jean-Michel Frodon, Le cinéma chinois, Éditions les Cahiers du cinéma, 2006 Chen Kaige, une jeunesse chinoise, traduit du chinois par Christine Corniot, Editions Philippe Picquier, 1995
Marc de Smedt, éditeur, auteur et figure de la transmission des sagesses orientales en France. Son livre L'Âge du silence, en est à sa 17ème réédition, et ce chiffre dit tout.J'ai rencontré Marc à une période où le bruit extérieur, les réseaux, l'info en continu, rend la moindre pause suspecte. Ce qui m'a frappé chez lui, c'est qu'il ne survend rien. Pas de méthode en 7 étapes, pas de promesse de transformation. Juste une façon de poser les choses avec une évidence déconcertante, celle de quelqu'un qui a passé des décennies à explorer ce que le silence a réellement à nous offrir.Dans cet épisode, nous parlons de la respiration comme premier ancrage, du silence comme espace de communication à part entière, et de ce que les cultures orientales ont compris que nous, en Occident, résistons encore à accepter. J'ai aussi questionné Marc de Smedt sur notre rapport aux réseaux sociaux, sur le regard comme langage silencieux, et sur pourquoi le silence nous fait si souvent peur.Citations marquantes"Il ne faut pas du tout croire qu'en méditation on va atteindre quelque chose. Ce n'est pas du tout un but, le fait de ne pas penser." (03:37)"On entre dans une pièce, on met tout de suite de la musique, au lieu de se poser, profiter du silence de la pièce." (05:24)"Dans une conversation, un ange passe. Et qu'est-ce qu'on fait ? On sort la mitraillette à parole et on tue l'ange." (06:28)"Le silence, c'est une sorte de concept qui recouvre un arrière-fond permanent avec lequel nous ne nous connectons pas et nous ne savons pas nous connecter." (11:17)"Ce qui est important, c'est de savoir débrancher. C'est ça aussi le silence : ne plus être connecté tout le temps." (09:12)Big Ideas1. La technique des voyelles comme porte d'entrée vers la conscience du souffle Timestamp : 00:52 à 03:35 Émettre chaque voyelle jusqu'au bout du souffle, trois fois de suite. Marc de Smedt décrit cette méthode comme sa première expérience de méditation, trouvée par hasard dans un opuscule d'un professeur de yoga belge à Ibiza. Ce qui la rend forte : elle est accessible à tout le monde, des enfants aux personnes âgées grabataires, et elle produit ce qu'il appelle "une douche psychique" immédiate.2. Le silence n'est pas l'absence de bruit, c'est une forme de présence Timestamp : 04:36 à 07:39 Le silence comme espace entre deux bruits, comme le montage audio qui cherche le vide pour que quelque chose prenne forme. Marc de Smedt élargit cette idée à la communication humaine : dans les cultures orientales, le silence dans une assemblée n'est pas un vide à combler, c'est un moment de présence partagée. L'expression japonaise Ichin Denshin, de mon âme à ton âme, résume cette idée : on peut communiquer sans parler.3. Débrancher est une forme de pratique, pas un luxe Timestamp : 08:22 à 09:35 Face aux réseaux sociaux, Marc de Smedt ne propose pas de les fuir mais de décider consciemment des moments où on s'y connecte et de ceux où on ne le fait pas. Ce n'est pas une critique des outils mais une réclamation de l'espace intérieur face à l'injonction permanente de réagir et de prendre position.Questions posées dans l'interviewComment apprendre à respirer concrètement, avec des exercices accessibles à tous ?Quelle est la technique des voyelles et comment la pratiquer ?En méditation, faut-il chercher à ne plus penser ?Le silence, c'est juste l'espace entre deux bruits ?Pourquoi le silence nous fait-il peur ?Qu'est-ce que les cultures orientales ont compris du silence que l'Occident refuse encore ?Sur les réseaux sociaux, faut-il avoir un avis sur tout ?Comment gérer le bruit informationnel quotidien ?Le langage des yeux est-il une forme de silence ?Qu'est-ce que votre livre L'Âge du silence explore sur ces différents types de silences ?Références citéesLivresL'Âge du silence, Marc de Smedt. Mentionné directement, en est à sa 17ème réédition. (10:23)Un "petit opuscule" d'un professeur de yoga belge, non nommé, source de la technique des voyelles. (01:42)Concepts et expressions culturellesIchin Denshin, expression japonaise signifiant "de mon âme à ton âme", communication silencieuse. (06:28)"Un ange passe", expression française sur les silences dans une assemblée. (06:28)Lieux et contextesIbiza dans les années 1960-70, décrite comme sauvage et paradisiaque, avant sa transformation actuelle. (01:42)Timestamps clés (format YouTube)00:00 Introduction : qu'est-ce qu'un "Moment" VLAN! 00:20 Le bruit des réseaux et de l'info en continu : comment en sortir ? 00:52 La technique des voyelles : respirer jusqu'au bout du souffle 02:44 Ce que Marc de Smedt a ressenti la première fois : "une douche psychique" 03:35 Méditer sans chercher à atteindre quelque chose 04:36 Le silence comme espace entre deux bruits 05:24 Pourquoi le silence nous angoisse 06:28 "On sort la mitraillette à parole et on tue l'ange" 07:39 Ce que l'Orient nous apprend du silence 08:22 Réseaux sociaux : critiquer la haine, pas l'outil. Mais savoir débrancher 09:35 Le langage des yeux comme forme de silence 10:23 L'Âge du silence et les différents types de silences 11:17 Le silence comme arrière-fond permanent auquel on ne se connecte plusHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:25:41 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay - Alors que le Sénégal a adopté, début 2026, un durcissement législatif contre l'homosexualité et contre ce que le pouvoir appelle sa "promotion", le sujet est redevenu central dans le débat public sénégalais. - réalisation : Bruno Baradat, Bertille Bourdon, Roxane Poulain, Antoine Ayral, Rodi Eken, Léa Racine - invités : Marie-Cécile Naves Politiste, directrice de recherche et directrice de l‘Observatoire "Genre et géopolitique" à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:25 - Autant en emporte l'histoire - par : Stéphanie Duncan - La Grande Peste, arrivée en Occident en 1347 s'éteint progressivement à partir de 1352, laissant derrière elle des pays dépeuplés et appauvris. À quoi ressemble le monde quand la peste s'en va ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France, producteur de l'émission "Allons-y voir" sur France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Si je vous dis “croisade”, vous allez peut-être penser aux Templiers, aux Hospitaliers, ou encore aux Teutoniques. Ça, ce sont certainement les ordres religieux-militaires les plus connus ! Les plus connus peut-être, mais clairement pas les seuls. Il y en a eu beaucoup d'autres, et d'ailleurs pas seulement en Orient… Eh oui ! Là, je vous sens un peu intrigués ! Mais pas d'inquiétude, je ne vais pas vous laisser mariner longtemps, car je vous propose donc de découvrir leur histoire dès maintenant en compagnie de Philippe Josserand, un spécialiste du sujet ! Philippe est professeur d'histoire du Moyen Âge à Nantes Université, agrégé d'histoire, et ancien membre de la Casa de Velázquez. Et c'est pas tout, parce qu'il a aussi participé à l'écriture de l'ouvrage collectif sur les chevaliers que j'ai eu la chance de diriger ! Maintenant que c'est dit, je vous propose d'entrer dans le vif du sujet ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !⚔️ Ne loupez pas mon livre collectif Les Chevaliers dispo en précommande jusqu'au 15 mai seulement : https://fr.ulule.com/chevaliers-notabene➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ D'Orient en Occident, les Templiers des origines à la fin du XIIe siècle : https://www.amazon.fr/DOrient-Occident-Templiers-origines-si%C3%A8cle/dp/9461617534➜ Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251449777/jacques-de-molay➜ et toutes les autres publications de Philippe : https://www.univ-nantes.fr/philippe-josserand
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 12 avril 2026.Avec cette semaine :Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l'l'Institut français de Recherche en Iran.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.L'IRAN, AVEC BERNARD HOURCADEPour cette émission thématique consacrée à l'Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l'l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993. Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l'Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d'un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d'un glissement d'un régime théocratique à une dictature militaire ? C'est une des questions que nous soumettrons à notre invité.Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d'Iran, le taux d'inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l'année iranienne), soit le niveau d'inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d'emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s'écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:53:54 - Les interviews d'Inter - par : Thomas Snégaroff - Qu'est-ce que "l'Occident" ? Existe-t-il vraiment ? Débat avec Frédéric Martel, journaliste, producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture, professeur à l'université de ZhdK de Zurich, auteur de “Occidents. Enquête sur nos ennemis” (Plon). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:43:33 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Guillaume Erner reçoit le journaliste Frédéric Martel pour la publication de sa dernière enquête chez Plon. Intitulée "Occidents. Enquête sur nos ennemis", elle se penche sur les porteurs de l'idéologie anti-Occident dans le monde. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture.
Cette semaine, La Foi prise au mot vous propose un numéro de la série histoire consacré au concile de Florence. Si on connaît les deux conciles du Vatican, ceux de Nicée ou de Constantinople, le concile de Florence, et plus exactement les conciles du xve siècle qui se succédèrent à Bâle, Ferrare, Florence et Lausanne, sont très méconnus. Ils sont pourtant essentiels, car c'est au cours de cette période que l'Église essaya de mettre fin au schisme entre Orient et Occident. On peut en effet lire ces conciles comme une série d'occasions manquées de faire l'unité. Mais en même temps, c'est à cette époque que l'Occident latin redécouvrit la langue et la culture grecque, ce qui allait lancer la Renaissance et l'Humanisme. C'est donc un moment essentiel de notre histoire que nous vous proposons de découvrir avec nos deux invités : Marie-Hélène Congourdeau, chargée de recherche au CNRS en histoire byzantine, et Alexis Chryssostalis, byzantiniste, membre de l'équipe "Archives de l'Athos" au Collège de France. Emission du 26 novembre 2017.
Combien de fois on pense à l'empire romain par jour ? Si on en croit les réseaux sociaux… beaucoup… mais au-delà de cette tendance-là, qu'est-ce qu'on connaît de l'empire romain, mais surtout de sa chute ? ERRATUM: C'est la prise de Ravenne et non Rome en 476. merci à @ericwilliamson7219 Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Script: Guilhem de @DHistoiresenHistoire Merci à Pierre-Luc Brisson pour la relecture Vignette: Charles Boidin @Boidinch 00:00 Introduction 02:00 Chute ou glissement ? 12:10 Quelle(s) cause(s) ? 19:14 Miroir de l'époque 26:00 Conclusion Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: Magali COUMERT et Bruno DUMÉZIL, Les royaumes barbares en Occident, PUF – Que Sais-Je ?, 2020 Jean-Claude CHEYNET, Byzance – L'Empire Romain d'Orient, 2004 – 6e édition de 2021 Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain. Une histoire sans fin, Paris, Perrin, 2017. Jean-Pierre MARTIN, Alain CHAUVOT et Mireille CEBEILALC-GERVASONI, Histoire Romaine (5e éd.), 2019 Benoist BIHAN, “La chute de Rome, une histoire sans cesse réécrite”, dans l'ouvrage : La guerre antique dirigé par Jean LOPEZ, 2024 Clément CHILLET, “Quelques réflexions à partir du livre de Kyle Harper : Comment l'Empire romain s'est effondré – Le climat, les maladies et la chute de Rome (2019)”, Cahiers d'études italiennes n°37, 2023 Lucie DESBROSSES, recension de Bertrand LANCON : La chute de l'Empire Romain – Une histoire sans fin (2017), carnet scientifique de la Revue des Etudes Anciennes, 5 avril 2018 Sylvain JANNIARD, “L'empire romain, ses voisins et ses frontières, d'Auguste au sac de Rome (410)”, Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe (EHNE), 5 juin 2025 Christophe DICKES recevant Bertrand LANÇON, “La chute de Rome n'aura pas lieu”, podcast Storia Voce, 14 décembre 2017 Christophe DICKES recevant Michel de JAEGHERE, “La chute de Rome aura bien lieu”, podcast Storia Voce, 18 avril 2018 Jean-Christophe PIOT (dir.), “La chute de Rome”, podcast C'est Plus Compliqué Que Ça, série en trois épisodes, 27 décembre 2024 au 10 janvier 2025 Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #rome #romanempire #empire
durée : 00:04:10 - Le 13/14 - L'auteur marseillais François Beaune collecte les histoires vraies des habitants du Cantal, un projet qui l'amène à sillonner le département pendant trois ans. Un projet qui fait écho à celui mené par le passé en Vendée et qui l'avait mené à l'écriture de "Une vie de Gérard en Occident". - réalisation : Cecilia Arbona Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Stéphane Ricoul met en lumière un contraste entre une Chine tournée vers la planification à long terme et un Occident souvent concentré sur la gestion des crises immédiates. À travers son plan quinquennal 2026-2030, Pékin structure ses priorités autour de l'innovation, de la souveraineté technologique et de la sécurité économique.
Le Moyen-Orient est-il en train de redessiner l'équilibre du monde ?Et si ce que vous voyez dans les médias n'était qu'une partie de l'histoire ?Anas Abdoun est expert en géopolitique MENA.Iran vs Occident, stratégie israélienne, rôle des États-Unis, montée des BRICS, influence religieuse dans les conflits…Une analyse qui va à contre-courant des narratifs dominants et met en lumière des dynamiques rarement expliquées. Dans cet épisode, il révèle :◼️ Pourquoi l'Iran pourrait être en avance sur certaines puissances occidentales◼️ Les véritables relations entre l'Iran et les pays arabes◼️ Ce que les États-Unis défendent réellement dans cette région◼️ La doctrine israélienne et ses implications géopolitiques◼️ Le rôle de Donald Trump et ses liens avec certaines dynamiques religieuses◼️ Pourquoi certains conflits dépassent largement les enjeux territoriaux◼️ Le poids des BRICS, de l'Inde et les signes d'un possible déclin occidentalUne conversation essentielle pour comprendre les rapports de force actuels, la guerre des récits, et les transformations profondes de l'ordre mondial.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 6/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 5/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 4/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 3/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, plus le Bonus, et sans pub !https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo L'Histoire du Livre - #1 Avant Gutenberg - 2/6Avant Gutenberg, avant l'imprimerie, avant même le livre tel que nous le connaissons… comment les hommes ont-ils appris à fixer la parole, à conserver le savoir et à transmettre les idées ?Dans cet épisode, nous remontons plusieurs millénaires en arrière pour découvrir l'incroyable histoire du livre en Occident. Des premières écritures de Mésopotamie aux rouleaux de papyrus de l'Antiquité, des scriptoria monastiques du Moyen Âge aux ateliers de copistes des grandes villes universitaires, le livre apparaît comme une invention lente, fragile et précieuse.Car pendant des siècles, chaque livre est un objet unique, copié à la main, parfois pendant des mois. Les manuscrits circulent lentement, se transforment au fil des copies et restent réservés à une minorité.Alors comment en est-on arrivé à la grande révolution de Gutenberg ?À travers cette histoire fascinante, découvrez comment l'écriture, l'alphabet, les supports du texte et les pratiques de lecture ont progressivement façonné l'un des objets les plus puissants de notre civilisation : le livre.Une plongée passionnante dans une aventure intellectuelle qui commence bien avant l'imprimerie… et qui a profondément transformé le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 20 mars 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Une présentation de R2i.ca Débrief avec Jérôme Colombain (3:25) Retour sur l'actualité technologique des derniers jours Entrevues : Philippe Lamarre (Urbania) : Acquisition de Binge Audio (37:26) Matilde Meslin : Un nouveau podcast consacré au podcast (47:10) Catherine Mathys : Objectif 2066, penser les futurs possibles (1:03:22) Rencontres d'innovateurs Prompt (1:23:03) Cyber et quantique, détecter les cyberattaques avec l'IA Billet : Thierry Weber : Un livre pour résister à l'emprise technologique (1:33:46) Entrevue : Bruno Giussani : L'auteur du Manuel de résistance à l'emprise technologique (1:39:45) Carl-Edwin Michel (1:48:05) L'actualité dans l'industrie du jeu vidéo Billet : Stéphane Ricoul : Chine vs Occident, deux visions stratégiques (1:54:28) Entrevue : Jean-François Poulin : Pose ton écran avec Carolanne Campeau (2:00:39) Merci à Prompt et R2i de soutenir la production de Mon Carnet Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Carl-Edwin Michel, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Mars 2026
Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, un élément attire particulièrement l'attention : les drones iraniens Shahed-136. Simples, peu coûteux et produits en masse, ils illustrent une nouvelle forme de puissance militaire fondée sur l'efficacité économique plutôt que sur la sophistication technologique. C'est une arme dont on parle de plus en plus et qui est de plus en plus utilisée : le drone Shahed-136. Cet appareil, de fabrication iranienne, fait partie du matériel utilisé par Téhéran. Il occupe une place centrale dans sa stratégie militaire. Si on en parle, c'est parce qu'ils constituent l'une des forces du régime iranien. Au-delà de leurs performances, ces drones présentent surtout un avantage décisif : leur faible coût de production. Sur le papier pourtant, rien de très impressionnant. Le Shahed-136 possède une envergure d'environ 2,5 mètres, un moteur rudimentaire comparable à celui d'une petite voiture, et une électronique minimale : GPS, capteurs, pilote automatique. C'est justement cette simplicité qui fait sa force. Là où les États-Unis conçoivent des drones ultra-sophistiqués, connectés et coûteux, l'Iran a fait un choix différent : produire des armes suffisamment efficaces, en grande quantité et à très bas prix. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Un coût imbattable face aux systèmes occidentaux Selon la revue géopolitique Le Grand Continent, la production d'un drone Shahed-136 coûterait entre 4 000 et 7 000 dollars. Un montant très inférieur aux standards occidentaux. Un drone équivalent fabriqué aux États-Unis coûte environ cinq fois plus cher. Et surtout, les systèmes de défense utilisés pour les intercepter peuvent dépasser le million de dollars l'unité. On assiste donc à une asymétrie économique majeure : un drone bon marché face à des défenses extrêmement coûteuses. Cette différence de coût change profondément la logique du conflit. Même interceptés, ces drones restent économiquement avantageux dans une stratégie d'usure. Le modèle industriel iranien : produire comme une voiture Comment expliquer un tel écart de prix ? La réponse tient au tissu industriel civil iranien. Contrairement aux idées reçues, fabriquer un Shahed-136 ne nécessite pas de technologies de pointe. On est finalement proche de la production d'une petite voiture : même logique mécanique, mêmes matériaux de base comme l'aluminium ou les composites. L'Iran dispose justement d'un secteur industriel développé. Résultat : produire un drone revient presque à produire un véhicule, un domaine que le pays maîtrise. Les sanctions économiques ont même renforcé cette dynamique. Depuis des décennies, l'Iran a développé une industrie largement autonome. Moteurs, structures et matériaux sont produits localement. Même si certains composants restent importés, l'ensemble repose sur une production quasi indépendante. À cela s'ajoutent des coûts de main-d'œuvre et de recherche plus faibles qu'en Occident. Finalement, l'Iran fait un choix clair : moins de sophistication, mais beaucoup plus d'accessibilité. Une logique de production classique appliquée au militaire, qui change la nature même des conflits. Un drone qui coûte le prix d'une petite voiture d'occasion peut désormais tenir tête à des missiles valant plusieurs millions de dollars. À lire aussiL'Ukraine va envoyer des experts en drones au Moyen-Orient
Que faire face à un Occident chamboulé, à des démocraties fragilisées et à une révolution technologique sans précédent ? A l'occasion de son Grand Colloque, L'Express vous livre le regard d'experts sur le monde de demain. Dans l'épisode d'aujourd'hui, Tony Estanguet souligne l'importance de moments collectifs comme les Jeux olympiques, alors que la société française semble plus polarisée que jamais. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Crédits : TF1, France 24, Canal +, Le Parisien, Sud Radio, Public Sénat Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Le 20 février dernier, Ousmane (un prénom d'emprunt) a ramassé quelques affaires et a fui, rapporte Le Monde Afrique. “Depuis, témoigne le Sénégalais, je vis caché, dans une ville dont je ne peux pas donner le nom. Je suis pétrifié. Le voisinage a appris des choses sur ma vie. Ils savent que je suis homosexuel“. Le trentenaire l'assure, si l'information circule, il “risque d'être tabassé et arrêté, ou arrêté puis tabassé. Je ne vois pas d'autres solutions que de partir à l'étranger dès que je peux“, lâche-t-il. Dénonciations, racket, agressions… Depuis plusieurs semaines, constate encore Le Monde Afrique, au Sénégal, les personnes homosexuelles ou soupçonnées de l'être font face à une explosion d'hostilité, dans un pays déjà marqué, cette dernière décennie, par des mobilisations homophobes régulières. » Doublement des peines… Hier mercredi, rapporte sobrement le site Seneweb, « l'Assemblée nationale a voté une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles. Celles-ci sont désormais punies de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague de débats passionnés et une série d'arrestations à travers le pays pour notamment actes contre-nature présumés. La nouvelle loi prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l'homosexualité au Sénégal. Toutefois, pointe encore Seneweb, la loi prévoit de punir toute personne se livrant à une “dénonciation abusive faite de mauvaise foi“ contre de supposés homosexuels, afin de limiter les dérives. » Pour sa part, note Walf Quotidien, l'opposition ultra-minoritaire, a voté contre le texte. L'opposition qui estime que la nouvelle loi n'est pas assez répressive et qui réclame la criminalisation de l'homosexualité. Au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises ? Alors, pour Jeune Afrique, il y a deux aspects importants dans ce durcissement de la loi : tout d'abord, il « porte l'empreinte du souverainisme cher aux Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (le Pastef, le parti au pouvoir). Face à un Occident jugé trop permissif, voire dépravé, c'est au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises, marquées par l'influence conjointe de l'islam (surtout) et du catholicisme, qu'un durcissement des peines encourues par les auteurs d'actes qualifiés de “contre nature“ a fait son entrée dans le Code pénal, sans que le mot “homosexualité“ y soit explicitement prononcé. » En effet, remarque le site panafricain, « le projet de loi indique qu'il s'agit de “l'un des cas suivants : acte sexuel entre personnes de même sexe ; acte sexuel avec un cadavre ; acte sexuel avec un animal“. Autrement dit, l'homosexualité se retrouve réprimée aux côtés de la nécrophilie et de la zoophilie. » Un héritage colonial ? Et puis, autre aspect important de ce durcissement législatif contre les homosexuels, toujours d'après Jeune Afrique : l'aspect historique… « Un peu d'archéologie juridique permet de douter que cette législation marquerait un sursaut identitaire résolument africain face à un monde où de plus en plus de pays ont non seulement abandonné une législation répressive sur le sujet mais aussi promu les droits des personnes LGBT+. » En effet, précise Jeune Afrique, « dans sa formulation actuelle comme dans sa refonte, l'article 319 du Code pénal sénégalais repose sur une formulation forgée en France il y a bien longtemps avant de tomber définitivement en désuétude il y a déjà près de cinq décennies. » Avec notamment cette notion d'« acte contre-nature », effacée durant la Révolution, et qui était réapparue sous Pétain durant l'occupation. En fait, résume le site panafricain, « ce n'est pas l'homosexualité qui a été importée d'Occident, mais sa criminalisation. » Tolérance zéro ou presque sur le continent Et depuis ces dernières années, la tendance s'est accentuée sur le continent, relève encore Jeune Afrique : « l'Ouganda a promulgué une loi incluant la peine de mort pour “homosexualité aggravée“. Le Mali d'Assimi Goïta a criminalisé l'homosexualité en novembre 2024, une première dans un pays où les textes de loi ne l'évoquaient pas jusqu'alors. Le Burkina Faso d'Ibrahim Traoré a suivi en septembre 2025 avec un texte prévoyant deux à cinq ans de prison. Au Ghana, où les évangélistes américains sont très présents, un projet prévoyant jusqu'à dix ans de prison pour “promotion des droits LGBT“ est en cours de réintroduction. Quelques pays prennent le chemin inverse. Maurice a décriminalisé l'homosexualité en 2023, la Namibie en 2024. Mais ces législations progressistes font figure d'exception. »
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destin, le podcast pour découvrir des histoires vraies et étonnantes, racontées par Andréa Brusque. Cette semaine, plongez dans l'incroyable épopée de Jane Goodall, l'une des plus célèbres éthologues de l'histoire. Elle a dédié sa vie à l'étude des chimpanzés et a révolutionné notre vision des singes. De son enfance à sa totale réussite dans le monde scientifique, découvrez son fabuleux destins. L'Afrique, là où tout commence Le passe-temps favori de Jane consiste à rester seule, dans les jardins, et à observer la faune et la flore. Armée de son carnet et de ses crayons, elle dessine et note tout ce qu'elle voit. Elle est tellement absorbée par sa passion qu'elle en oublie la notion du temps. À tel point qu'elle finit par être connue de la police locale, car ses parents pensent fréquemment que la jeune fille a disparu. À 10 ans, en 1944, son esprit se remplit d'un rêve grandiose : vivre en Afrique parmi les animaux et écrire des livres à leur sujet. À l'époque, en Occident, l'Afrique est vue comme un continent rempli de dangers, il est inconcevable d'envoyer une jeune fille là-bas… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Que faire face à un Occident chamboulé, à des démocraties fragilisées et à une révolution technologique sans précédent ? A l'occasion de son Grand Colloque, L'Express vous livre le regard d'experts sur le monde de demain. Dans l'épisode d'aujourd'hui, Fabiola Gianotti, physicienne et directrice du Cern, réaffirme l'importance de la science dans un monde en changement. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Que faire face à un Occident chamboulé, à des démocraties fragilisées et à une révolution technologique sans précédent ? A l'occasion de son Grand Colloque, L'Express vous livre le regard d'experts sur le monde de demain. Dans l'épisode d'aujourd'hui, Thomas Friedman, journaliste américain et connaisseur du Proche-Orient, dévoile les enjeux du conflit en cours. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.