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Depuis les débuts de l'agriculture et de l'élevage, il y a 11.000 ans, depuis ce passage des chasseurs-cueilleurs aux agro-pasteurs, l'humain a cessé de vivre AVEC ou dans le Vivant, la Nature, mais CONTRE.Conscient des ravages perpétrés contre la biodiversité, de la 6e extinction de masse, inédite par sa vitesse et son accélération, certains Homo sapiens essaient de cultiver autrement, durablement. C'est la permaculture et l'agroforesterie par exemple. Dans ces façons de nous nourrir et de cultiver respectueuses du Vivant, les pesticides et la chimie destructrice, y compris pour nous, sont remplacés par des AUXILIAIRES de culture. Des êtres vivants qui nous aident à réguler les ravageurs de cultures.AVEC plutôt que CONTRE. ENTRAIDE plutôt que COMPÉTITION.Certains de ces auxiliaires, comme la célèbre Coccinelle, sont des prédateurs et des régulateurs d'autres êtres vivants. D'autres sont des pollinisateurs. Et pas seulement les Papillons et les Abeilles, mais beaucoup d'autres, comme des Mouches, des Syrphes voire des Oiseaux ou des Chauves-souris nectarivores. Enfin, certains, comme les Vers de terre, aèrent les sols et contribuent à les maintenir vivants et productifs.Notre invité est Hugues Mouret, un des fondateurs et dirigeants de l'association Arthropologia, une copine de notre propre asso Baleine sous Gravillon._______
Le 13 juillet dernier, la forêt de Fontainebleau prenait feu. Près de 2000 hectares ont brûlé, malgré la mobilisation massive des pompiers. Et l'enquête a pris une tournure inattendue quand c'est un pompier de 18 ans qui a avoué avoir lui-même mis le feu avec briquet et de l'essence. Remettant alors en lumière un phénomène particulier, celui des “pompiers pyromanes”. Pourquoi certains pompiers deviennent-ils pyromanes ? Cela veut-il dire que tous les pompiers sont donc pyromanes ? Que se passe-t-il dans la tête d'un pyromane au moment de passer à l'acte ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Ludivine Morales. À écouter ensuite : Qu'est-ce qu'un feu tactique, utilisé par les pompiers pour combattre les incendies ? Quels sont les indices pour repérer un psychopathe ? Qu'est-ce que la présomption de légitime défense pour les policiers ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
320 000, c'est le nombre d'étudiants laissés sur le carreau en 2025 par la plateforme parcoursup. Une sélection à l'entrée de l'université voulue par les macronistes et appliquée avec zèle par certaines universités. Y compris celles qui ont une longue histoire de gauche, comme l'université de Nanterre. Et gare aux syndicats étudiants qui voudraient mener des actions pour débloquer les situations de ceux qu'on appelle désormais les “sans facs”. Certains militants de l'UNEF, 8 pour être plus précis, en ont fait les frais. En effet, ces derniers ont été convoqués les 29 et 30 juin derniers au commissariat de Nanterre. Selon les militants, c'est un acharnement de la part de la direction de l'établissement, qui n'avait déjà pas hésité à faire intervenir les CRS pour défaire ces occupations. L'UNEF n'entend pas lâcher la lutte pour autant. Ce d'autant que d'autres problématiques se sont rajoutées à parcours sup depuis : à commencer par la hausse des frais d'inscription et plus récemment la fin des APL pour les étudiants étrangers. Ainsi les syndicats sont de plus en plus réprimés par les directions de leurs facs alors que la situation des étudiants en France est de plus en plus catastrophique. Pour en parler, Irving Magi reçoit Hajar, trésorière de l'UNEF Nanterre.
De plus en plus d'étrangers choisissent de se faire soigner en Chine. Traitements innovants, médecine traditionnelle, coûts parfois bien inférieurs à ceux pratiqués dans leur pays d'origine : un marché encore modeste, mais que plusieurs grandes villes comme Pékin ou Shanghai cherchent déjà à développer activement. De notre correspondante à Pékin et de Lei Yang, La Chine attire de plus en plus de patients étrangers aux profils variés, venus chercher des soins en cancérologie, cardiologie, des bilans de santé ou encore des traitements de médecine traditionnelle chinoise. Dans les cliniques internationales, les médecins, comme la docteur Jin Xiangxian, observent une hausse de cette clientèle venue spécialement pour recevoir des soins. « Aujourd'hui, beaucoup d'étrangers viennent spécialement pour bénéficier de soins pendant leur voyage touristique. Le nombre de patients étrangers a fortement augmenté ces dernières années », explique-t-elle. Certains recherchent des traitements lourds, d'autres viennent découvrir une médecine qu'ils connaissent surtout de réputation. « Un tiers, voire 1/5e de ce qu'ils paieraient chez eux » « Beaucoup viennent pour des traitements chirurgicaux contre le cancer et les soins postopératoires. La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un atout unique. Certains souhaitent essayer l'acupuncture, le massage, la pharmacopée chinoise ou les ventouses », précise la docteur Jin. À Shanghai, un nouveau secteur est même en train d'émerger : celui de l'accompagnement médical pour les étrangers. Yang Xuanzhao a créé avec sa femme une entreprise spécialisée dans ce domaine. Selon lui, les tarifs pratiqués en Chine constituent souvent un premier facteur d'attractivité. « En Chine, les dépenses médicales représentent environ un tiers, voire 1/5e de ce qu'ils paieraient chez eux », souligne-t-il. Mais les patients ne traversent généralement pas la planète pour des raisons financières uniquement. Rapidité et efficacité « En Europe ou aux États-Unis, l'attente peut durer six mois, voire un an. Ici, certains patients peuvent être opérés dans les 72 heures après leur arrivée. La politique d'exemption de visa unilatérale facilite leur venue », ajoute Yang Xuanzhao. Encore faut-il réussir à s'orienter dans le système de santé chinois. Entre la barrière de la langue et les démarches souvent numérisées, de nombreux étrangers préfèrent se faire accompagner. Pour Alex, un Français qui a bénéficié de soins en Chine, c'est justement l'efficacité du système qui l'a marqué. « Tout, que ça soit une radio de la tête, du pied, une radio du foie, une analyse sanguine, une analyse d'urine, tout arrive sur votre téléphone sous format PDF. Vous voyez la facilité. C'est-à-dire que tout va très vite et c'est très pratique. On n'a pas besoin d'attendre trois mois pour avoir des résultats, on connait la situation parfois en trois heures. L'avantage de la Chine, c'est la technologie qu'ils appliquent pour que justement tout aille plus vite », témoigne-t-il. Face à l'augmentation du nombre de patients internationaux, certains professionnels du secteur plaident désormais pour la création d'un visa médical spécifique, qui permettrait aux patients de rester plusieurs mois en Chine pour suivre leur traitement. À lire aussiEn Chine, un tourisme médical encore marginal mais en forte croissance
Le nouveau podcast football du FC Copains
durée : 01:30:11 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - À la mi-septembre, les vendanges battent leur plein dans le Sancerrois. Certains vignerons récoltent encore à la main, d'autres ont adopté la machine. L'émission "Surpris par la nuit" recueille leurs gestes, leurs voix, et raconte, au plus près du terrain, la naissance d'un millésime. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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Avec : Élise Goldfarb, entrepreneuse et influenceuse. Fred Hermel, journaliste à RMC. Et Benjamin Amar, professeur d'histoire-géo. - Accompagnée de Martin Bourdin et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Dans cet épisode de "L'édito politique", Richard Flurin analyse la situation de la course à la présidentielle de 2027. À 9 mois du scrutin, de nombreuses candidatures émergent, malgré l'absence de campagne officielle. Certains prétendants inattendus cherchent à profiter de cette période d'incertitude pour se faire connaître. Cependant, une rationalisation de l'offre politique est attendue à la rentrée, avec des ralliements, des abandons et des clarifications. Les sondages joueront un rôle clé dans ce processus, certains candidats crédités de faibles scores étant susceptibles de devoir renoncer. L'enjeu pour les différents camps sera d'éviter l'accession au pouvoir de leurs adversaires politiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Le Journal imprévisible", Augustin Lefebvre revient sur la plainte du parti Renaissance contre Marine Le Pen pour contrefaçon de son nom de parti dans ses communications de campagne. Retour sur l'histoire des contrefaçons.La contrefaçon concerne de nombreux produits de consommation comme les jouets, l'habillement ou les produits de luxe, menaçant la sécurité des consommateurs. Les premières contrefaçons connues remontent à l'Antiquité, avec la copie d'amphores de vin en France par les Gaulois. Les marques tentent de lutter contre la contrefaçon, notamment en utilisant des QR codes, mais les faussaires deviennent plus ingénieux avec les "dupes", des copies sans le nom de la marque. Certains commerçants et influenceurs ne voient pas de problème à vendre et à acheter ces dupes, considérés comme une bonne affaire. La propriété intellectuelle va au-delà de la simple présence du nom de la marque, et les dupes sont bien des contrefaçons, même si le terme est moins vendeur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Un Alsacien achète des cubes de levure fraîche de la marque de la marque Fala qui coûte 15 centimes en Allemagne et 60 centimes en France. Cet auditeur se demande donc pourquoi le même produit coûte quatre fois plus cher de notre côté de la frontière. Oliviers Dauvers lui répond. Cet été du lundi au vendredi, retrouvez en podcast les meilleurs conseils d'Olivier Dauvers donnés dans l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. En pleine vacances, c'est parfois difficile de reconnecter ses neurones. Pour aider son cerveau à se remettre en route, il est possible de miser sur son assiette pour donner un petit coup de pouce. L'alimentation joue un rôle capital sur le cerveau. Certains nutriments participent à la fluidité et la communication entre les neurones. Dans un article publié sur son blog, la docteure Uma Naidoo, directrice du service de psychiatrie nutritionnelle au Massachusetts General Hospital, livre ses cinq aliments préférés pour chouchouter le cerveau. Quels sont-ils ? Pourquoi sont-ils bénéfiques au cerveau ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Olivia Villamy. Première diffusion : septembre 2023 A écouter aussi : Quels sont les 3 réflexes pour chasser la déprime post-vacances ? Quelle sonnerie choisir pour bien se réveiller ? Comment expliquer la phobie administrative ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Et si la lutte contre l'insécurité alimentaire en Afrique passait par la culture et la consommation d'algues ? C'est une ressource abondante, facile à cultiver, peu consommatrice d'énergie, riche en protéines et en fibres et pourtant largement sous-exploitée. Certains pays du continent font tout de même office de précurseurs. À lire aussiMadagascar: à la recherche d'une souche 100% malgache pour booster la culture de l'algue
Depuis les débuts de l'agriculture et de l'élevage, il y a 11.000 ans, depuis ce passage des chasseurs-cueilleurs aux agro-pasteurs, l'humain a cessé de vivre AVEC ou dans le Vivant, la Nature, mais CONTRE.Conscient des ravages perpétrés contre la biodiversité, de la 6e extinction de masse, inédite par sa vitesse et son accélération, certains Homo sapiens essaient de cultiver autrement, durablement. C'est la permaculture et l'agroforesterie par exemple. Dans ces façons de nous nourrir et de cultiver respectueuses du Vivant, les pesticides et la chimie destructrice, y compris pour nous, sont remplacés par des AUXILIAIRES de culture. Des êtres vivants qui nous aident à réguler les ravageurs de cultures.AVEC plutôt que CONTRE. ENTRAIDE plutôt que COMPÉTITION.Certains de ces auxiliaires, comme la célèbre Coccinelle, sont des prédateurs et des régulateurs d'autres êtres vivants. D'autres sont des pollinisateurs. Et pas seulement les Papillons et les Abeilles, mais beaucoup d'autres, comme des Mouches, des Syrphes voire des Oiseaux ou des Chauves-souris nectarivores. Enfin, certains, comme les Vers de terre, aèrent les sols et contribuent à les maintenir vivants et productifs.Notre invité est Hugues Mouret, un des fondateurs et dirigeants de l'association Arthropologia, une copine de notre propre asso Baleine sous Gravillon._______
durée : 00:03:36 - La demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l'Espagne, ce mardi soir, fait le bonheur des bars béarnais. Certains ont même investi plusieurs milliers d'euros dans des écrans géants pour profiter de l'engouement autour des Bleus. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Fatima Aït Bounoua, professeure de français, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur un sujet qui fait l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Retrouvez les partis pris de Louis Sarkozy le Lundi et le Mercredi dans votre chronique "Voix de droite" sur RMC.
Ecoutez l'émission du 13 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:12 - Le meilleur de la science - par : Daniel Fiévet - Au sommaire de la planète des sciences cette semaine : des chiens savants capables d'apprendre des mots en écoutant une conversation, une enquête sur les origines du lion de la place Saint-Marc et le sprint record d'un dinosaure... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dépression, anxiété, troubles divers : la science récente prouve que les maladies mentales ne sont pas que dans la tête ! Parmi les nombreux facteurs en jeu, la santé de l'intestin est absolument majeure. Comment l'améliorer, pour améliorer votre santé mentale, c'est ce qu'on va voir dans ce Dialogue avec le Dr Guillaume Fond.Le livre de Guillaume : https://editions.flammarion.com/complements-alimentaires-et-sante-mentale/9782080478597Mon site : https://www.fabricemidal.comReso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, image et son : Alexandre AgostiniMontage : Constance HaondMots clé : Compléments alimentaires et Santé mentaleCerveau et microbiote : le guide scientifique pour faire le bon choixComment des nutriments, des extraits de plantes ou des probiotiques concentrés dans une gélule peuvent-ils agir sur notre cerveau et notre microbiote ? Influencer nos émotions, nos pensées, notre vulnérabilité au stress, apaiser les troubles de la concentration, de la mémoire et du sommeil ? Rarement une question de santé aura suscité autant d'engouement et de controverses. Certains répondent « Évidemment ! », d'autres restent sceptiques. Qui a raison ?L'objectif de ce livre n'est ni de promouvoir ni de condamner, mais d'outiller la décision. Que peut-on attendre d'un complément lorsque l'on suit déjà un mode de vie sain ? Comment interpréter les données scientifiques sans leur faire dire n'importe quoi ? Comment s'y retrouver, repérer d'éventuelles carences et choisir des produits de qualité ?En dissipant les idées reçues, Guillaume Fond nous aide à adopter une démarche mesurée, qui reconnaît la variabilité des réponses d'un individu à l'autre, afin que personne ne se prive de solutions susceptibles d'améliorer réellement son quotidien.Ce livre est le premier guide scientifique consacré à l'efficacité des compléments alimentaires en santé mentale, fruit de plusieurs années de recherches, regroupées par l'un des spécialistes internationalement reconnus sur le sujet.Le Dr Guillaume Fond a un double doctorat en psychiatrie et en biologie cellulaire et moléculaire. Chercheur en psychonutrition, cofondateur de PSOM, il enseigne à la faculté de médecine. Ses très nombreux articles scientifiques ont été récompensés par le prestigieux Congrès européen de neuropsychopharmacologie et quatre fois par le premier prix du Congrès français de psychiatrie.
La période estivale s'accompagne souvent de petites et grandes résolutions y compris quitter celle de poser sa démission. Certains imaginent une conversation à huis clos, un bureau, une porte fermée. Mais depuis quelques années d'autres passent par.. les réseaux sociaux. Ce geste a un nom: le quittoking… Un mot-valise composé de “quitting”, démissionner en anglais et Tiktok. Sur ce réseau social, le hashtag #quittok cumule plusieurs dizaines de millions de vues. Non sans risque pour l'image des entreprises et pour les candidats… si les futurs employeurs examinent leur profil sur les réseaux. Réalisation : Maxime MametMusique : Nicolas VairIntervenantsTarik Chakor, chercheur au sein du Laboratoire de recherche sur le travail (LEST) de l'Université d'Aix-MarseilleMario Correia, sociologue du travail, enseignant chercheur, member du laboratoire LEST Elodie Gentina, docteure en management et enseignante à l'IESEG (Institut d'économie scientifique et de gestion).La Semaine sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com . Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
#REDIFFUSIONRaphaël a longtemps été journaliste. Pigiste très demandé, il travaillait jusqu'à 70 ou 90 heures par semaine, pour une presse qui payait encore correctement.Certains mois, il gagnait 5 000, 6 000, 8 000 euros. Parfois jusqu'à 11 000. Sauf qu'il ne dépensait presque rien. L'argent entrait, s'accumulait, remplissait des comptes, des assurances-vie, un PEL, mais ne servait pas vraiment à vivre.Aujourd'hui, Raphaël est professeur. À son arrivée dans l'Éducation nationale, il déchante.Oui, il aime transmettre. Mais il reste sonné par cette réalité : un métier essentiel, épuisant, socialement utile, est rémunéré comme si cette utilité ne valait presque rien.Note : Cet épisode a été enregistré en 2022. Depuis, l'IA est arrivée dans les rédactions, les plans sociaux se sont multipliés, et le métier de journaliste s'est encore fragilisé. Quatre ans plus tard, le récit de Raphaël résonne comme le témoignage d'un monde du travail qui basculait déjà.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny
Après des semaines d'inquiétude autour du détroit d'Ormuz, le marché pétrolier connaît un spectaculaire retournement. Les exportations repartent, les producteurs augmentent leurs volumes et certains analystes évoquent désormais une possible surabondance de pétrole... Une situation qui pourrait faire baisser les prix du baril, soutenir le pouvoir d'achat, mais aussi fragiliser les pays producteurs. Il y a encore quelques semaines, tout le monde redoutait un choc pétrolier majeur avec un raisonnement simple : si le détroit d'Ormuz était durablement bloqué, près de 20% du pétrole mondial ne pourrait alors plus circuler, les prix s'envoleraient et l'économie mondiale subirait une nouvelle crise énergétique. Or, c'est finalement l'inverse qui est en train de se produire : les exportations repartent progressivement à la hausse, les pays du Golfe remettent leurs puits en service et l'Opep augmente à nouveau sa production. Dans le même temps, plusieurs grands producteurs cherchent à vendre davantage de pétrole. Résultat : le marché est aujourd'hui largement approvisionné. À cela s'ajoute une véritable guerre des prix entre certains producteurs. L'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial, a récemment abaissé ses prix de vente afin de rester compétitive. Une stratégie qui pousse les autres pays exportateurs à s'aligner pour conserver leurs parts de marché. Mais cette dynamique s'inscrit également dans un contexte particulier, avec une demande mondiale qui progresse moins vite que la production. Les producteurs continuent pourtant d'extraire du pétrole afin de préserver leurs recettes et de rentabiliser leurs installations. C'est précisément cette rencontre entre une offre en hausse et une demande qui ralentit qui explique la baisse actuelle des cours. Certains analystes estiment même que le prix du baril pourrait revenir autour de 60 dollars dans les prochains mois. À lire aussiAccord Iran-États-Unis: pourquoi le pétrole baisse mais l'inflation pourrait durer Pourquoi cette baisse des prix du pétrole est une bonne nouvelle pour les consommateurs Pour les ménages, cette situation est plutôt favorable. Le premier effet est bien sûr visible à la pompe. Si les cours du pétrole poursuivent leur baisse, les carburants pourraient devenir moins chers. Mais les conséquences vont bien au-delà. Le pétrole est utilisé dans de très nombreux secteurs: les transports, l'agriculture, la pétrochimie, l'industrie ou encore l'aviation. Lorsque son prix diminue, les coûts de production de nombreuses entreprises baissent également. À terme, cela peut soutenir le pouvoir d'achat, limiter les tensions inflationnistes et faciliter la baisse des taux d'intérêt par les banques centrales. En d'autres termes, un pétrole moins cher peut constituer un véritable soutien pour l'économie mondiale. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Les pays producteurs confrontés à un véritable piège économique Cette baisse des prix est en revanche beaucoup plus problématique pour les grands pays exportateurs. L'Arabie saoudite, l'Irak, la Russie ou encore l'Algérie financent une part importante de leurs budgets grâce aux revenus du pétrole. Si le prix du baril recule durablement, leurs recettes diminuent mécaniquement. Le piège est alors bien connu : pour compenser ces pertes, chaque pays est tenté d'augmenter sa production afin de vendre davantage de pétrole. Mais cette stratégie accentue encore la surabondance du marché et entretient la baisse des prix. C'est tout le défi auquel sont aujourd'hui confrontés les membres de l'Opep. Depuis plusieurs décennies, leur objectif consiste à limiter la production afin de soutenir les cours du pétrole. Mais lorsque chaque État cherche avant tout à préserver ses recettes, cette discipline devient beaucoup plus difficile à maintenir. Pour autant, rien n'est définitivement joué. Le marché pétrolier reste extrêmement sensible au contexte géopolitique. Toute cette nouvelle dynamique repose aujourd'hui sur une hypothèse : que l'accalmie au Moyen-Orient se poursuive. Si les tensions devaient reprendre ou si le détroit d'Ormuz était de nouveau perturbé, les prix du pétrole pourraient repartir rapidement à la hausse. Autrement dit, le marché est peut-être entré dans une nouvelle phase de surabondance, mais il reste suspendu à l'évolution d'une région qui demeure l'un des principaux centres névralgiques de l'énergie mondiale. À lire aussiPétrole: pourquoi un baril à 250 dollars devient crédible
Une donation, puis une autre. Un message dans le chat. Un ordre lu à voix haute. Et soudain, l'humiliation devient un spectacle que personne n'interrompt. Dans ce podcast horreur, Chandleyr revient sur une affaire réelle où la violence n'a pas seulement été filmée : elle a été encouragée, financée et regardée en direct, jusqu'à devenir un acte collectif déguisé en divertissement.Au départ, tout semble suivre la logique perverse du streaming extrême. Plus le public paie, plus l'humiliation monte. Plus le chat s'excite, plus la frontière morale recule. Puis la mécanique se dérègle pour de bon. Une femme enceinte est poussée dehors dans le froid, sans manteau, sur un balcon. Les spectateurs regardent. Certains rient. D'autres paient encore. Ce podcast horreur explore ce moment précis où la cruauté cesse d'être un dérapage individuel pour devenir un système rentable, nourri par le voyeurisme, la distance de l'écran et l'idée qu'un live n'est jamais tout à fait réel tant qu'il n'a pas basculé trop loin.Dans cet épisode de Dans l'Ombre des Légendes, l'horreur ne vient pas d'un monstre tapi dans une cave, mais d'un flux vidéo, d'un chat enragé et d'une salle pleine de témoins immobiles. Entre podcast horreur basé sur faits réels, podcast horreur psychologique français et chronique noire sur la monétisation de la souffrance, cette histoire regarde en face ce que beaucoup préfèrent contourner : la facilité avec laquelle un crime peut devenir contenu, puis clip, puis objet de consommation répété. À partir de combien de vues un être humain cesse-t-il d'être une victime pour devenir une séquence ?Ce podcast horreur ne cherche pas à embellir le réel, ni à le transformer en spectacle de plus. Il pose une question bien plus sale : qu'est-ce que nous fabriquons collectivement quand regarder, commenter, enregistrer et partager deviennent plus faciles qu'intervenir ? Une immersion courte, glaciale et accusatrice dans une époque où la violence en direct n'a plus besoin d'être cachée pour prospérer.
[REDIFFUSION] Dans cet épisode Andréa Brusque vous fait découvrir une femme à la destinée extraordinaire. Féroce, puissante et redoutée partout où elle allait, elle était un symbole de révolte pour le peuple indien. Certains voyaient même en elle l'incarnation de la déesse hindoue de la force et de la guerre… Son nom : Phoolan Devi. Une figure féminine saisissante Été 1980, Uttar Pradesh, Nord de l'Inde. La rivière sacrée du Gange scintille sous les derniers rayons du soleil. Les pêcheuses rentrent sans échanger un mot. Soudain, des bruits de moteur se font entendre au loin. Et moins d'une minute plus tard, dans un grand nuage de fumée, trois camionnettes se garent brusquement sur la place principale. L'instant d'après, une dernière silhouette émerge de l'un des véhicules. Ses bottes épaisses s'écrasent dans la poussière. C'est une femme, mais comme personne autour n'en a jamais vue. Sa bouche est crispée dans un rictus terrifiant. Ses petits yeux sombres sont plissés comme deux lames de rasoir. Aujourd'hui, justice sera faite. Mais sa justice, à elle, ne fait pas de prisonniers. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Voix : Andréa Brusque Production : Bababam Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ? Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé. Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… ) Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge. Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...). En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives. Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie. Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ? Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé. Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… ) Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge. Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...). En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives. Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie. Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.
En République démocratique du Congo, le football ne se joue pas seulement avec les pieds. Dans les rues et sur les terrasses de Kinshasa, c'est le football de table, autrement dit le baby-foot, qui trône et rassemble aussi les passionnés. Un loisir pour certains, une véritable discipline pour d'autres, avec ses compétitions et ses joueurs professionnels. De notre correspondante à Kinshasa, « Il faut avoir la maîtrise du ballon, il faut avoir la maîtrise du joueur ! » Moment de détente pour ce groupe d'amis. Ils ont pris l'habitude de se retrouver dans ce bar du quartier Kintambo pour quelques parties de baby-foot après le travail. « Baby-foot, en français, c'est la toute première fois que j'ai entendu ça. Ici, on l'appelle tout simplement kicker, c'est tout. » Les deux tables du bar sont prises d'assaut chaque soir. Autour du jeu, les plaisanteries fusent, les joueurs s'affrontent avec sérieux. Dieumerci se souvient encore de sa première partie de football de table : « Tu vas au quartier, il y a souvent le kicker. Mon grand-frère avait une table de baby-foot, il mettait ça dehors, les gens venaient jouer. Je voyais les grands jouer, s'intéresser au baby-foot. Moi, je me disais que je dois apprendre. » Du bar aux compétitions africaines À Kinshasa, la popularité du baby-foot dépasse largement le cadre du loisir. Certains joueurs sont devenus professionnels. Le pays en compte une dizaine. Comme Aaron Kalondji, qui est membre de la Fédération congolaise de kicker depuis cinq ans : « Moi, je suis devenu professionnel, c'est parce que j'ai été amoureux du jeu. Et puis une fois, tellement qu'on venait jouer là, un jour, le professeur de l'espace m'a appelé : “il y a des gens qui viennent chercher des joueurs d'équipes, des bafistes. Ils viennent de la Fédération". On a fait un test et puis on a été retenus. C'est à partir de là qu'on a commencé à jouer, à s'entraîner. Nous aussi, on est des champions. Je suis comme Dieumerci Mbokani, Cédric Bakambu. » Aaron est considéré comme le meilleur joueur congolais de la discipline. Mais faute de moyens, il a suspendu ses participations aux compétitions africaines. Dans les bars, ce sont les paris qui permettent à ses joueurs de vivre de leur passion. À chaque match, des sommes d'argent sont mises en jeu : « Je suis comme un caméléon, comme quelqu'un qui ne connaît pas le jeu, mais je fais le trick, paf ! 2 000, 5 000… C'est comme ça que je vis. Gagner, ça paye mes loyers, ma maison, tout ça… » Aaron s'entraîne énormément. Il joue au football de table au moins deux heures par jour. Pour conserver son niveau de champion congolais. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5]
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À Yamoussoukro, les terrains prennent de la valeur et les chantiers poussent à vue d'œil. La capitale politique ivoirienne est en train de devenir l'un des nouveaux pôles de l'investissement immobilier du pays. Une ruée vers le foncier qui redessine aussi les villages et soulève la question de l'avenir des terres agricoles. Avec notre correspondant à Yamoussoukro, Muni de son drone, Francis Djaha fait découvrir les parcelles qu'il commercialise à des clients potentiels. D'ici, la vue est imprenable sur la basilique, l'un des monuments les plus emblématiques du pays. Vu du ciel, des dizaines de lots sont déjà délimités. Selon l'emplacement et la superficie, les terrains se négocient entre 15 et 40 millions de FCFA. Agent immobilier depuis cinq ans, Francis Djaha constate un intérêt grandissant pour Yamoussoukro : « On a des particuliers qui veulent construire des logements résidentiels, des industriels. On a des commerciaux qui veulent des lots pour des bureaux, des gens qui veulent des terrains agricoles. On a aussi des gens qui veulent acheter des maisons toutes faites. » Dans plusieurs quartiers, les chantiers se multiplient et les investisseurs affluent. Si la capitale politique attire autant, c'est d'abord parce que le foncier y reste disponible. Mais ce n'est pas le seul argument. « Les routes sont très grandes, au point que l'on circule facilement d'un point à un autre. Et puis la ville est très paisible. Les infrastructures que le président Houphouët-Boigny a construites à Yamoussoukro permettent de se différencier des autres villes. Et puis on est au centre. De Yamoussoukro, on peut aller facilement partout », détaille encore Francis Djaha. Des terres arables grignotées Des atouts qui séduisent de plus en plus d'acquéreurs. Certains viennent d'Abidjan, d'autres de l'intérieur du pays ou encore de la diaspora, attirés par des prix encore jugés accessibles et par les perspectives de développement de la capitale politique. C'est le cas de ce chef d'entreprise, qui préfère garder l'anonymat. Attiré par l'expansion de la capitale, il vient d'acquérir une parcelle et envisage déjà la suite. « L'objectif, c'est un projet de résidence que nous souhaiterions mettre à la disposition de la population », confie-t-il. Mais cette ruée vers le foncier transforme aussi les villages qui entourent Yamoussoukro. Des terres autrefois consacrées aux cultures de cacao, d'igname ou de manioc cèdent progressivement la place aux lotissements. Une mutation qui nourrit des espoirs de développement, mais aussi des inquiétudes sur l'avenir du patrimoine foncier des populations locales. À Séman Sanhourikro, à quelques kilomètres de la capitale politique, Michel N'Goran, conseiller du chef du village, observe ces changements avec préoccupation. « En faisant les lotissements, nous ne pouvons plus cultiver la terre. D'ici 50 ans, 30 ans, je pense que ce qui est arrivé aux Ebriés à Abidjan va arriver aussi aux Akouès et Nanafouès de Yamoussoukro. Nous n'aurons plus de terres cultivables », alerte-t-il. Le Plan national de développement quinquennal prévoit de relier Abidjan à Yamoussoukro en 45 minutes grâce à une ligne de train à grande vitesse. De quoi renforcer l'attractivité de la capitale politique ivoirienne.
Le lundi matin donne souvent le ton de toute la semaine.Certains managers arrivent avec leurs urgences, leurs tableaux de bord et leur stress.D'autres prennent quelques minutes pour créer de la confiance, de la clarté et de l'énergie.Dans cet épisode, j'explique les habitudes que j'ai observées chez les meilleurs managers et pourquoi les premières minutes du lundi peuvent avoir un impact énorme sur la motivation, l'engagement et le bien-être d'une équipe.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.commanagement manager leadership équipe motivation engagement bien-être au travail confiance happy work gaël chatelain-berrySoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est une priorité nationale : la France doit devenir la championne européenne de l'IA et pour ça il faut aussi des data centers sur le territoire.Certains dossiers ont droit à une procédure d'autorisation allégée grâce à leur classement comme projets d'intérêt national majeur. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, les centres de données, devenus les symboles physiques de l'IA, sont de plus en plus contestés. La facture s'envole sur les consommations électriques et les conflits d'usage se multiplient autour de l'énergie et de l'eau.En Europe, l'Irlande, les Pays-Bas, et tout récemment le Danemark, appuient sur la pédale de frein concernant les nouveaux développements. La France garde son cap. Elle a des atouts pour attirer les data centers : l'électricité y est abondante, abordable et décarbonée.Mais dans l'hexagone aussi un mouvement de contestation émerge : de plus en plus de riverains, soutenus par des associations de défense de l'environnement se mobilisent, craignant leur impact sur les territoires et le climat. D'autres dénoncent une fuite en avant et réclament plus de démocratie sur le développement de l'IA. C'est le deuxième volet de notre enquête sur les débats actuels autour de la tech et l'IA. Un épisode préparé avec des contributions de Claire Loilier. Intervenants :Thomas Urbain, correspondant à New York, spécialiste de l'IA et de la techAdil Champion, militant au sein du Mouvement national de lutte pour l'environnementMichaël Reffray, délégué général de France DatacenterDavid Ros, sénateur socialiste de l'Essonne, à l'initiative d'une proposition de loi visant à encadrer l'implantation des data centers en FranceMaxime Colin, juriste au sein de l'association France Nature Environnement 93Maxime Efoui-Hess, Coordinateur Numérique, Industrie, The Shift ProjectAlexandre Giraud, de l'association Data for GoodRéalisation :Michaëla Cancela-Kieffer avec Claire LoilierEnregistrements sur le terrain AFPTV, Michaëla Cancela-Kieffer, Claire LoilierMusique : Nicolas VairLa Semaine sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com . Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Mardi 23 juin, l'Assemblée Nationale a voté le projet de loi constitutionnel sur l'autonomie de la Corse. Dans l'histoire de France, depuis la Révolution française, c'est inédit qu'un territoire considéré comme “hexagonal” obtienne un tel statut. Un débat bouillant s'est alors engagé dans l'hémicycle et en dehors. Pour le moment, le texte prévoit que l'autonomie s'exercerait sur des compétences telles que « l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique ». Mais la question est renvoyée à une future loi organique dont on ne devine pas bien les contours. Certains pointent le renoncement des autonomistes sur l'inscription de la reconnaissance du peuple corse et sur le statut de résidant, ou encore la corsisation des emplois.Les jacobins rejettent en bonne et due forme toutes ces idées, reléguant parfois l'autonomie et les mouvements qui la soutiennent à des mouvements séditieux voir carrément d'extrême-droite.Pour tenter d'y voir plus clair dans ces débats complexes, Irving Magi s'est entretenu avec Thierry Dominici, maître de conférences en science politique à l'université de Bordeaux
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bérénice Levet, philosophe, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Il semblait tout faire pour retrouver sa femme, mais tous les regards se sont rapidement tournés vers lui. Lakhdar M. a reconnu avoir tué Assia, 46 ans et mère de trois enfants, après une dispute. Son corps a été retrouvé démembré dans des sacs poubelles dans le parc des Buttes-Chaumont. Pourquoi certains auteurs de féminicides participent-ils eux-mêmes aux recherches de leur victime ? Est-ce une volonté de tromper les enquêteurs ou des mécanismes psychologiques plus complexes ? Dans cet épisode, Pauline Revenaz et Charlotte Lesage reçoivent Florent Gathèrias, psychocriminologue et directeur de l'École supérieure de psychanalyse, psychocriminologie et psychothérapies (ES3P).
Au Venezuela, plus d'une semaine après le double séisme, un homme a été retiré vivant des décombres ce jeudi (2 juillet 2026). Un véritable miracle, alors qu'il y a de moins en moins d'espoir de signes de vie après ce drame qui a fait plus de 2 500 morts et des dizaines de milliers de disparus dans le nord du pays. À ce bilan, il faut ajouter les déplacés qui ont tout perdu. Certains se sont réfugiés dans un stade de La Guaira où se sont rendus nos envoyés spéciaux, Mélissa Barra et Jad El Khoury. L'une des priorités des organisations humanitaires est d'apporter un soutien psychologique aux enfants. La colère gronde toujours au sein de la population, explique, pour sa part, Alice Campaignolle, correspondante de RFI à Caracas. Beaucoup considèrent le gouvernement responsable du retard des secours et de la gestion chaotique de la crise. Dans la zone la plus touchée, « les altercations entre survivants et forces de l'ordre se multiplient, les habitants trouvent que les fonctionnaires de police ou les militaires n'en font pas assez, qu'ils devraient être comme eux, sur les décombres, à chercher des survivants ou bien maintenant à extraire les corps », raconte la journaliste. Une colère qui se double d'une grande méfiance envers Delcy Rodriguez, héritière de Nicolas Maduro. Avant ce drame, beaucoup de Vénézuéliens réclamaient des élections libres. Les habitants veulent changer de gouvernement, notamment à cause de la corruption qui ronge tous les services de l'État. Aujourd'hui, une bonne partie de la population refuse de remettre des dons « à des fonctionnaires de peur qu'ils ne soient pas volés. Les gens n'acceptent pas non plus que la police les empêche de circuler sur la zone sinistrée, convaincus que c'est pour cacher quelque chose. Des mesures qui sont parfois importantes pour la sécurité, se retrouvent questionnées, à cause de cette cassure entre le peuple vénézuélien et ses dirigeants et les forces de l'ordre », analyse Alice Campaignolle. En Colombie, une transition houleuse La Colombie connaît actuellement une période politique tendue. Le nouveau président d'extrême droite, le millionnaire Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026 ne prendra ses fonctions que le 7 août. D'ici là, son équipe et l'exécutif sortant sont engagés dans un processus de transition compliquée. Les deux camps multiplient les attaques et les déclarations tonitruantes, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Haïti : la ville de Marchand-Dessalines sous l'emprise de Kokorat san Ras depuis deux mois Depuis leur installation dans cette ville historique du département de l'Artibonite, les membres du gang Kokorat san Ras imposent leur loi. En mai 2026, après la démolition du commissariat de la commune, ils sont devenus les seuls maîtres des lieux. Prise en otage, la population tente désormais de survivre entre peur, silence et manque de protection. Un reportage de Ronel Paul. Le journal de la 1ère À la Une : le Plan Sargasses 3.
durée : 00:14:57 - Les Matins de France Culture - La pénurie de puces de mémoire vive et de stockage provoque d'énormes hausses de prix. Certains produits Apple coûtent désormais plus cher. Nous irons aussi à Dresde, en Allemagne, où l'une des plus grandes usines du monde de composants électroniques ouvre ce jeudi. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l'émission, nous parlons de la sexualité des personnes ayant des soucis de santé ou une pathologie chronique. Entre les effets mêmes de la maladie sur le corps et les effets secondaires de certains médicaments, la sexualité peut s'en retrouver affectée. Quand en parler avec son médecin ? Quelles peuvent être les solutions pour retrouver une sexualité épanouie ? Les différents problèmes de santé rencontrés au cours de l'existence (qu'il s'agisse d'une blessure, d'une maladie, ou même une affection chronique) peuvent compliquer la sexualité et faire obstacle aux rapprochements et à l'épanouissement. Certains médicaments, la dégradation de l'état général ou des séquelles d'une épreuve traumatisante vont compliquer les rapports avec, à terme, le risque de créer de la distance avec son partenaire et, dans certains cas, la période de convalescence ou de traitement peut également impliquer un temps d'abstinence. Fatigue, dépression, douleurs, repli sur soi... L'impact de ces différentes difficultés d'ordre médical peuvent non seulement créer des incapacités physiques, mais aussi semer le doute et fragiliser la relation. Pour certaines personnes, pour surmonter une étape de la vie compliquée par la maladie, la tendresse et la sexualité peuvent permettre de trouver des espaces de soulagement, de servir de soupape entre deux épreuves pour penser à autre chose et se retrouver, au sens propre comme au figuré. Sexualité compliquée par la maladie ou la douleur ou à l'inverse, sexualité qui console et qui illumine la grisaille ; il est primordial de pouvoir en parler, sans peur de décevoir, de choquer. En parler avec son médecin d'abord, et surtout ne pas considérer ce sujet comme une question annexe, qui ne mérite pas d'être évoquée en consultation. Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l'Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè. Programmation musicale : ► Jalen Ngonda – If you don't want my love ► Lu City, Little Boy – Douvan.
Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l'émission, nous parlons de la sexualité des personnes ayant des soucis de santé ou une pathologie chronique. Entre les effets mêmes de la maladie sur le corps et les effets secondaires de certains médicaments, la sexualité peut s'en retrouver affectée. Quand en parler avec son médecin ? Quelles peuvent être les solutions pour retrouver une sexualité épanouie ? Les différents problèmes de santé rencontrés au cours de l'existence (qu'il s'agisse d'une blessure, d'une maladie, ou même une affection chronique) peuvent compliquer la sexualité et faire obstacle aux rapprochements et à l'épanouissement. Certains médicaments, la dégradation de l'état général ou des séquelles d'une épreuve traumatisante vont compliquer les rapports avec, à terme, le risque de créer de la distance avec son partenaire et, dans certains cas, la période de convalescence ou de traitement peut également impliquer un temps d'abstinence. Fatigue, dépression, douleurs, repli sur soi... L'impact de ces différentes difficultés d'ordre médical peuvent non seulement créer des incapacités physiques, mais aussi semer le doute et fragiliser la relation. Pour certaines personnes, pour surmonter une étape de la vie compliquée par la maladie, la tendresse et la sexualité peuvent permettre de trouver des espaces de soulagement, de servir de soupape entre deux épreuves pour penser à autre chose et se retrouver, au sens propre comme au figuré. Sexualité compliquée par la maladie ou la douleur ou à l'inverse, sexualité qui console et qui illumine la grisaille ; il est primordial de pouvoir en parler, sans peur de décevoir, de choquer. En parler avec son médecin d'abord, et surtout ne pas considérer ce sujet comme une question annexe, qui ne mérite pas d'être évoquée en consultation. Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l'Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè. Programmation musicale : ► Jalen Ngonda – If you don't want my love ► Lu City, Little Boy – Douvan.
durée : 00:14:57 - Journal de 8 h - La pénurie de puces de mémoire vive et de stockage provoque d'énormes hausses de prix. Certains produits Apple coûtent désormais plus cher. Nous irons aussi à Dresde, en Allemagne, où l'une des plus grandes usines du monde de composants électroniques ouvre ce jeudi. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:57 - Les journaux de France Culture - La pénurie de puces de mémoire vive et de stockage provoque d'énormes hausses de prix. Certains produits Apple coûtent désormais plus cher. Nous irons aussi à Dresde, en Allemagne, où l'une des plus grandes usines du monde de composants électroniques ouvre ce jeudi. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Expropriations, déguerpissements, terres spoliées lors d'une succession, chantiers interrompus ou encore litiges sur la délimitation d'un terrain... Sur le continent africain, les récits de conflits fonciers font partie du quotidien des populations. Début juin 2026, la ville d'Abidjan a, par exemple, multiplié les déguerpissements dans des quartiers précaires de la ville afin de restaurer « l'ordre urbain ». Une situation difficilement compréhensible pour des habitants parfois présents depuis plusieurs dizaines d'années, mais sans titre foncier. Régulièrement, habitants et autorités publiques se heurtent à l'inadéquation entre droits coutumiers et systèmes modernes de propriété. Dès la fin des années 1980, plusieurs pays avaient mis en place des observatoires du foncier afin de mieux comprendre la réalité du terrain et améliorer les politiques. Au Bénin, une juridiction spécialisée, la Cour spéciale des affaires foncières, a été créée en 2022 sous la présidence de Patrice Talon afin de traiter les litiges fonciers et immobiliers. Mais parce qu'il peut être coûteux, parce que le processus peut être long, détenir un titre foncier ne va pas forcément de soi pour l'ensemble de la population. Certains se contentent d'un acte de vente ou d'une attestation du chef de village, des documents qui les protègent de moins en moins. La persistance des systèmes coutumiers interroge aussi la notion même de propriété : la terre serait perçue comme une richesse davantage collective qu'individuelle. Alors que les villes du continent absorbent déjà une croissance démographique importante, que les zones urbaines grignotent de plus en plus les zones rurales et les terres agricoles, les enjeux fonciers ne cessent de grandir. En pratique, comment se règlent les conflits fonciers ? Peut-on réellement se passer du droit coutumier en matière de propriété ? Avec : Souleymane Traoré, doctorant en droit public au sein du Centre de Recherche et d'Etude Administrative de l'Université de Montpellier (CREAM). Ses travaux portent sur la propriété foncière et le droit d'Urbanisme ivoirien Arnaud Mondjo Boundzanga, doctorant en sociologie et anthropologie au DYSOLAB - Laboratoire des dynamiques sociales de l'Université de Rouen. Ses travaux portent sur les logiques d'appropriation traditionnelle des populations et le régime de la propriété foncière en République gabonaise Vincent Dovenon, docotorant en géographe au Laboratoire de Géographie Rurale et d'Expertise Agricole (LaGREA) à l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin. Ses travaux portent sur les conséquences de la réduction des superficies agricoles de la commune de Zè au profit de la création d'une zone économique. Emission à l'occasion des 9è rencontres des études africaines en France qui se déroulent du 29 juin au 2 juillet 2026 sur le campus Condorcet à Aubervilliers, en banlieue parisienne. Également dans l'émission : Un reportage en Côte d'Ivoire où une polémique a vu le jour en juin 2026 après la destruction d'un quartier d'Abidjan. Des bulldozers et des tractopelles ont transformé tout le quartier Campement dans la commune de Koumassi en gravats. Des destructions opérées sans autorisation par un particulier, Jacques Brou, qui a occupé le poste de 3è adjoint au maire au début des années 2000. Depuis, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance a ouvert une enquête pour vérifier s'il s'agit d'un cas d'enrichissement illicite. Mais en attendant, des centaines de familles ont tout perdu et tentent de survivre. Notre reporter Raphaëlle Constant a pu rencontrer Vincent, 55 ans, locataire, et Mathurin, 68 ans, propriétaire : des sinistrés qui ont trouvé refuge dans une école primaire du quartier en ce début de saison des pluies. Programmation musicale : ► Oshe - Wande Coal, WizKid ► Nsi Namba - Sheebah & T Paul 256.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Il est le Grand invité Afrique de RFI ce mercredi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, répond aux questions de Patient Ligodi, au lendemain du discours de Félix Tshisekedi sur l'état de la nation. Riposte contre Ebola, accords de paix de Washington et de Doha, saisine de la Cour internationale de Justice contre le Rwanda : le chef de l'État congolais a multiplié les annonces. Nous reviendrons aussi sur l'interdiction de sortie du territoire visant l'opposant Delly Sesanga, sur le débat autour de la révision constitutionnelle, et sur la candidature congolaise à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). RFI : Félix Tshisekedi a déclaré qu'Ebola n'est ni une rumeur, ni une honte, et qu'elle exige responsabilité, solidarité et vérité. Quand se rendra-t-il à Bunia pour incarner justement cette solidarité sur le terrain ? Patrick Muyaya : Dès que les conditions seront réunies, n'oubliez pas que lorsque le Président de la République se déplace, il se déplace avec une logistique particulière qui implique par exemple d'avoir un dispositif sécuritaire assez élevé en termes de chiffres. Justement, ici, le risque, ce ne serait peut-être pas le président ou sa délégation directement, mais tous les dépendants qui pourront être dans une ville où il y a encore les virus qui circulent. Ça veut dire qu'il va se rendre ? Bien sûr que le président de la République s'y rendra. La question des accords de paix et comment on explique, par exemple, le fait qu'aujourd'hui encore, sur le terrain, particulièrement dans la zone de Minembwe, il y a l'armée congolaise et ses alliés qui continuent à bombarder certaines zones ? Bon, écoutez, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas parce que nous sommes engagés dans un processus de paix que nous ne devons pas répondre à notre devoir régalien de protection de nos populations. Sur Minembwe, on en parle beaucoup, mais il se passe des choses inacceptables à Minembwe. Je pourrais vous partager des images sur lesquelles le Rwanda utilise les ambulances pour transporter des drones et faire des attaques en partant de l'utilisation des matériels médicaux d'une ambulance. C'est une accusation grave. C'est une accusation qui est étayée. C'est un crime de guerre. Est-ce que cette accusation est portée à la médiation ? Évidemment, il existe des mécanismes qui rapportent évidemment tous les incidents sur le terrain. Récemment, à Londres, il y a eu une réunion du comité conjoint de surveillance. Je crois que, le 8 juillet prochain, il y aura une réunion du mécanisme conjoint de la gestion de l'accord de Washington, où toutes ces informations sont relayées. L'Américain Massad Boulos a affirmé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité, que Kinshasa n'avait pas lancé d'opération de neutralisation contre les FDLR. De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères vous accuse également d'organiser politiquement ces FDLR… On a identifié six zones où se trouvent les résidus des FDLR. Cinq zones sont situées dans les parties du territoire sous contrôle du Rwanda et du M23. Nous avons soumis le rapport en novembre 2025, de tous les processus qu'on a commencés sur la zone d'intérêt 1 et sur les cinq zones d'intérêt. Comprenez que le préalable, c'est le départ. Finalement, que reste-t-il de ces accords ? Que ce soit l'accord de Washington, l'accord de Doha, que ce soit les engagements de Montreux ? Pour revenir sur les accords de Doha et l'engagement de Montreux ici, le premier préalable sur lequel nous devons commencer à bâtir, c'est le cessez-le-feu. À Montreux, on s'est mis d'accord par mémorandum sur comment le cessez-le-feu devrait se faire. Deuxième chose, il y avait justement la question de la libération de prisonniers. Au moment où je vous parle, il y a le premier groupe de prisonniers qui se trouve déjà à Beni. N'eût été la question d'Ebola, ils auraient déjà transité en Ouganda et ils auraient rejoint Goma. Combien sont-ils ? Une quinzaine. Vous parlez de quinze personnes qui seraient affiliées à l'AFC/M23 ? Qui sont identifiées comme telles. Qui étaient dans les prisons congolaises gérées par le gouvernement congolais, que vous avez identifiées ? Voilà, que nous avons identifiées. Parce que la question de la libération des prisonniers était parmi les mesures de confiance. Nous les avons ramenés à Beni et, au moment où je vous parle, une discussion se fait avec les autorités ougandaises pour définir le protocole, parce qu'il s'agit de faire un mouvement dans une région qui est touchée par Ebola, pour être sûr que les protocoles ou les screenings nécessaires sont respectés. Je crois que ça, c'est un signe de bonne foi. Le président Tshisekedi a évoqué un débat politique normal dans une démocratie vivante où le désaccord est naturel et la contradiction est utile. Mais pourquoi dans ces cas, l'opposant Delly Sesanga est-il interdit de quitter le territoire ? J'ai appris de source judiciaire qu'il y avait un dossier qui avait été ouvert. Parce que figurez-vous, que nous, au niveau du gouvernement, nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie. Vous avez vu les communiqués que nous avons faits consécutifs à la manifestation du 12 juin. Par la suite, il y a eu des prises de position des uns des autres. Certains disaient qu'il y avait dix morts, certains disaient qu'il y avait autant de blessés. Certains disaient qu'il y avait des portés disparus. Le parquet s'est saisi du sujet. Aujourd'hui, des enquêtes en cours nécessitent sûrement que Delly Sesanga ou d'autres puissent présenter leurs moyens de défense. Donc c'est une procédure judiciaire normale, consécutive aux déclarations qui ont été faites par certains d'entre eux. Parce que s'il y a eu des allégations de ce type et que le parquet voudrait avoir des éclairages, c'est tout à fait évident. Je pense qu'il existe des voies de recours qui peuvent permettre à M.Sesanga d'avoir l'autorisation de voyager. C'est une question de routine, à mon avis.
À Cuba, les conséquences du blocus énergétique imposé par Donald Trump n'en finissent pas d'empoisonner la vie quotidienne de la population. Les pénuries d'électricité, de carburant, de médicaments et de fournitures médicales perturbent gravement le système de santé et la prise en charge des patients. L'OMS estime que 100 000 personnes sont en attente d'interventions chirurgicales retardées. Reportage à l'Institut national de néphrologie de La Havane, qui se maintient debout, en dépit des difficultés. De notre correspondante à La Havane, Jusqu'à la pandémie de Covid-19, l'espérance de vie et le taux de mortalité infantile à Cuba étaient comparables à ceux des pays développés : le ratio médecins-patients figurait parmi les plus élevés au monde. Mais le durcissement des sanctions américaines, l'économie stagnante du pays et son isolement international ont aggravé la situation. L'OMS évoque aujourd'hui une situation préoccupante et estime à 100 000 le nombre de personnes en attente d'interventions chirurgicales retardées. Même dans les hôpitaux de niveau 3, les plus spécialisés et sophistiqués du pays, le personnel médical voit son rythme de travail bouleversé. À l'Institut national de néphrologie de La Havane, une dizaine de patients demeurent allongés sur les lits, aux côtés de leurs dialyses, de gros appareils qui remplissent une fonction rénale. Le chef de service Jules César fait sa visite quotidienne : « Le service compte 92 patients. Ces patients reçoivent trois séances d'hémodialyse par semaine. Certains les suivent le lundi, le mercredi et le vendredi, tandis qu'un autre groupe les suit le mardi, le jeudi et le samedi. Nous avons donc un jour où il y a 42 patients, et un autre 50. Ces dialyses sont touchées par les coupures d'électricité. En effet, sans électricité, elles ne fonctionnent pas. » Les « apagones », les coupures de courant, peuvent durer jusqu'à 20 heures. Si les hôpitaux font partie des zones prioritaires, ils n'y échappent toutefois pas complètement et pâtissent de ces interruptions. Comme l'explique Yamile Garcia Villar, la directrice de l'Institut : « En cas de coupure de courant sur le réseau alimenté par le système électrique national, les hôpitaux ont recours à des groupes électrogènes, c'est-à-dire des générateurs locaux fonctionnant au combustible fossile, notamment au pétrole. C'est pourquoi l'absence de ce pétrole, en plus d'affecter le réseau électrique national, compromet le bon fonctionnement des hôpitaux. » À lire aussiCuba: sous sanctions, il est «difficile» que les réformes «améliorent» l'économie du pays « C'est vraiment la pire période que j'ai traversée » Un autre problème fondamental se pose, celui du transport des personnes. Les 3 000 patients sous dialyse du pays nécessitent un accompagnement spécifique, qui dépend du carburant. « Il en résulte donc une grande incertitude pour nous, en tant que professionnels, et les patients ressentent eux aussi une menace réelle pour leur vie. Car c'est la vie du patient qui est en jeu ici », explique la directrice de l'Institut. Un peu plus loin, Silvia Fernandez Vega Garcia, la responsable de l'unité de soins intensifs, se décrit comme épuisée : « Parfois, la présence du personnel est assurée, mais c'est plutôt pour partir le problème. Nous travaillons avec des patients gravement malades, des patients qui nécessitent un suivi, c'est-à-dire qu'il faut observer chaque jour l'évolution de leur état. Ce n'est pas la même chose que d'être de garde et de ne voir le patient qu'à un moment précis. Un patient gravement malade doit faire l'objet d'un suivi pour que son état évolue favorablement, détaille-t-elle. Il nous arrive de travailler dans des conditions vraiment difficiles. Parfois, pour pouvoir assurer la dialyse d'un patient, nous disposons tout juste de l'essentiel pour trois jours ou pour une semaine, et nous devons constamment surveiller la situation. Je pense que c'est l'une des choses qui nous affectent le plus. » Quant à la directrice, Yamile Garcia Villar, elle conclut ainsi : « Depuis ma naissance, ce moment est le pire de ma vie. Et j'ai 50 ans. C'est vraiment la pire période que j'ai traversée et nous avons connu bien des étapes. » Elle craint que les hôpitaux comme le sien ne puissent bientôt plus faire face. À lire aussiCuba: le président Diaz-Canel et plusieurs personnalités du régime sous sanctions américaines
Il y a encore quelques années, la recherche de terrain reposait sur un principe simple : aller voir, enquêter, observer, comparer. Aujourd'hui dans un nombre croissant d'États, ce geste élémentaire devient impossible. Certains territoires sont fermés pour des raisons de sécurité, d'autres parce que le pouvoir veut contrôler le savoir, limiter les enquêtes, ou empêcher que certaines réalités soient documentées. Dans ces contextes, le terrain n'est plus seulement difficile : il devient interdit. Alors comment continuer à produire de la connaissance quand l'accès direct disparait ? Quelles méthodes de contournement, quelles précautions éthiques, quelles sources alternatives permettent encore de travailler ? Et que nous apprend cette nouvelle géographie de l'interdit sur l'état du monde et sur la liberté de recherche elle-même ? Pour cette dernière émission d'une série proposée en partenariat avec l'INALCO, l'Institut national des langues et civilisations orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. Invités : Delphine Alles, professeure des universités en sciences politique, vice-présidente de l'INALCO et directrice scientifique du programme DÉCRIPT. La part des dieux : religion et relations internationales, CNRS éditions et dans une co-écriture avec Bertrand Badie et Stéphane Paquin : Les mots du nouveau monde, CNRS éditions Kevin Limonier, professeur à l'Institut français de Géopolitique et directeur adjoint du Centre GEODE, spécialisé dans l'étude des enjeux stratégiques et géopolitiques de la révolution numérique.