Podcasts about certains

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Learn French with daily podcasts
Listening Practice - Interdire les réseaux sociaux

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 3:15


Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodOn fait le point sur cette nouvelle loi française qui pourrait bien interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.We are taking a look at this new French law that could well ban social media for those under 15.C'est une proposition assez radicale, hein, pour protéger les ados, mais il y a un gros mais.It's a fairly radical proposal, right, to protect teens, but there is a big "but".Tout le projet repose sur un défi technique qui bloque toute l'Europe depuis un moment.The entire project relies on a technical challenge that has been blocking all of Europe for a while.Premièrement, que dit cette loi, concrètement ?First, what does this law say, concretely?Eh bien, l'idée c'est d'interdire l'accès à des plateformes comme TikTok ou Instagram aux jeunes de moins de 15 ans.Well, the idea is to ban access to platforms like TikTok or Instagram for young people under 15.Si ça passe, la France serait l'un des tout premiers pays au monde à oser une mesure aussi forte.If it passes, France would be one of the very first countries in the world to dare such a strong measure.Deuxièmement, pourquoi une mesure aussi radicale ?Secondly, why such a radical measure?C'est avant tout pour protéger la santé mentale des jeunes.It is primarily to protect the mental health of young people.On parle de cyber-harcèlement, de comparaison sociale permanente, de troubles du sommeil.We are talking about cyberbullying, permanent social comparison, and sleep disorders.Le gouvernement soutient le projet à fond, même si évidemment ça ne plaît pas à tout le monde.The government fully supports the project, even if, obviously, not everyone likes it.Certains crient au paternalisme numérique.Some are crying out against digital paternalism.Et enfin le plus gros obstacle, le vrai casse-tête : comment on fait en pratique ?And finally, the biggest obstacle, the real headache: how do we do it in practice?C'est la fameuse question de la vérification de l'âge.It's the famous question of age verification.Il faut un système qui marche mais qui soit aussi légal au niveau européen.We need a system that works but is also legal at the European level. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La situation du jour - Pour Charles Consigny : "Tout est fait pour que certains ne paient rien ! Je suis contre cette déresponsabilisation. Le système français repose sur les efforts d'une minorité. Il faut accepter que tout a un coût" -

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 2:24


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Charles Consigny, avocat, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

C dans l'air
Trump/ Iran : "le temps est compté" - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 63:22


C dans l'air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu'en juin dernier faute d'accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu'il s'agissait d'« une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela », en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l'option de négociations avec les États-Unis tant que leurs « menaces » persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l'Iran. L'Union européenne prévoit d'émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d'avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l'ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d'Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l'inscription des gardiens de la révolution comme «organisation terroriste» par l'Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?Alors que la diplomatie américaine s'est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n'est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l'île «est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe», a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d'inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d'internautes la reprennent depuis en boucle.Nos experts :- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales - Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques- Lucas MENGET - Grand Reporter

Reportage International
Comment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:47


Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine  Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine  À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision  À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans  Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ».  Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.

Certains l'aiment Fip
Valérie Donzelli : "La musique doit être comme une robe pour un film"

Certains l'aiment Fip

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 55:07


durée : 00:55:07 - Certains l'aiment Fip - A l'occasion de la sortie de son film" À pied d'œuvre", la cinéaste évoque son rapport à la musique et à la voix, ses collaborations et ses souvenirs de cinéma. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Sur le fil
La République islamique d'Iran peut-elle s'effondrer ?

Sur le fil

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 25:55


En Iran, le vaste mouvement de protestation contre la vie chère parti des bazars de Téhéran le 28 décembre semble avoir vécu.L'organisation de défense des droits humains Amnesty international estime que la répression des manifestations a viré au massacre, et évoque des tirs à balles réelles indiscriminés contre les manifestants. Selon l'ONG Iran Human Rights, plus de 3.400 manifestants ont été tués. Un bilan très préliminaire puisqu'au final il pourrait atteindre 25.000 morts selon son directeur. Certains manifestants aussi se sont radicalisés. De source officielle ont fait état de plus de 2.400 membres des forces de sécurité tués et de centaines de mosquées et bâtiments publics vandalisés. La riposte des autorités, est-elle le signe que l'Etat acculé ne tient plus que par la force ? Depuis plus de quinze ans, les cycles de manifestations et de répression s'enchaînent. Alors, une alternative à la République islamique est-elle possible ? Où en est l'opposition?Intervenants Farid Vahid, chercheur à la Fondation Jean Jaurès et professeur à Sciences Po Paris, spécialiste de l'IranStuart Williams, journaliste au service international de l'AFPRéalisation: Emmanuelle Baillon et Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Sébastien Castéran, Philippe Zygel, Antoine BoyerMusique: Nicolas VairArchives Sonores :AFPTV, défilé militaire à Téhéran pour la journée de l'armée le 18 avril 2025;sons tirés de vidéos amateurs vérifiées par l'AFP tounées en Iran le 8 janvier et le 10 janvier 2026, allocution diffusée sur le compte Instagram de Reza Pahlavi.Pour aller plus loin :La République islamique d'Iran entre dans sa phase finale, par Farid Vahid (Le Monde, 12 janvier 2026)Quel avenir pour les gardiens de la révolution iranienne ? (Cairn Info, 2016)« Le régime de Khamenei est le pire ennemi qu'aient jamais connu les Iraniens », par Amir Ahmadi Arian (Le Monde, 18 janvier 2026)Iran and the Limits of American Power | Foreign AffairsIran : théorie de l'effondrement du régime | Le Grand Continent“How to Support Iran's Democracy Movement”, par Michael Abramowitz et Goli Ameri (RealClearWorld, 7 février 2023)Iran: Authorities unleash heavily militarized clampdown to hide protest massacres - Amnesty International Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
Birmanie: les Rohingyas en exil observent avec inquiétude les élections organisées par la junte

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 2:30


La Birmanie va débuter la troisième et dernière phase des élections générales dimanche 25 janvier. La junte au pouvoir depuis le coup d'État de 2021 organise le scrutin et tente de se légitimer aux yeux de la communauté internationale. Elles sont toutefois qualifiées de « mascarade » par la plupart des ONG et observateurs. De nombreux réfugiés birmans regardent cette élection depuis l'extérieur et notamment les Rohingyas, majoritairement musulmans et victimes de graves persécutions depuis l'indépendance du pays. Alors que la Gambie a saisi la Cour internationale de justice pour accuser la Birmanie du génocide de la communauté, plusieurs d'entre eux, exilés en Malaisie, ont accepté de témoigner. De notre envoyée spéciale à Kuala Lumpur, Dans le sud de Kuala Lumpur, un bâtiment discret se fond dans le quartier. À l'intérieur : les locaux d'une association d'aide aux réfugiés birmans, et notamment aux Rohingyas. Rafik Ismaël est originaire de l'État birman d'Arakan. Lui et sa famille ont fui les persécutions il y a presque 30 ans. « Mon père était un leader local, donc il essayait d'aider les communautés qui avaient besoin de nourriture. Mais les militaires n'aimaient pas ça, et ils ont pris mon père pour le mettre dans un camp de détention. Ensuite, ils s'en sont pris à ma mère, et puis à mon grand-père. Notre communauté s'est battue pour ma famille, mais après les avoir libérés, les militaires nous ont dit : "Il vaut mieux que vous partiez, sinon on tuera toute la famille." » À lire aussiÉlections en Birmanie: «C'est un effort visant à légitimer un pouvoir qui va se succéder à lui-même» Un problème qui dure depuis 70 ans Malgré l'exil, Rafik Ismaël regarde attentivement le déroulement des élections organisées en Birmanie dans les médias : « Le problème en Birmanie dure déjà depuis 70 ans, donc je ne vois aucun avenir possible. Sauf si on fait partir la junte. L'élection pourrait alors permettre la démocratie, peut-être qu'on aurait une chance, mais cette élection-là ne sert à rien. Pour nous Rohingyas, que ce soit la junte ou Aung San Suu Kyi, c'est pareil. Parce qu'ils ne nous soutiennent pas. La dernière fois, parce qu'elle a obtenu le prix Nobel de la paix, vous savez, on a cru qu'elle pouvait faire quelque chose de meilleur pour le pays, mais malheureusement non, on n'a vu rien bon de sa part. » Dans un coin de la pièce, Katija regarde attentivement deux réfugiés endormis sur des matelas posés au sol. Elle a fui la Birmanie il y a cinq ans. Certains de ses proches rohingyas sont toujours sur place : « Mon beau-frère a été pris par l'armée d'Arakan en 2024, c'était l'an dernier. Il a été battu pendant environ deux mois, donc il ne peut presque plus bouger, il est quasiment paralysé maintenant. Je crois à l'unité, mais je ne pense pas que la situation en Birmanie va s'améliorer. On sait que beaucoup de pays soutiennent la junte avec des armes et aussi de l'argent. Nous connaissons la plus longue guerre de l'histoire, donc je ne pense pas que ça ira mieux. » D'autres difficultés font désormais le quotidien de ces Rohingyas, exilés en Malaisie : le pays n'est pas signataire de la convention de l'ONU pour les réfugiés. L'accès à l'emploi, la santé et l'éducation sont notamment limités. À lire aussiBirmanie: la junte organise la deuxième phase des élections législatives

Tribu - La 1ere
Les hommes déconstruits

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 26:36


Invitée: Laurence Bachmann. Le mouvement féministe #MeToo a intensifié une vaste remise en question des idéaux de masculinité. Certains hommes ont revu en profondeur leurs manières de penser et dʹagir. Quʹest-ce qui les a engagés dans ce processus de déconstruction? Comment le vivent-ils? Quʹest-ce que ces hommes ont lʹimpression dʹavoir gagné? Tribu reçoit Laurence Bachmann, sociologue, professeur à la Haute école de travail sociale de Genève. Elle signe ce livre, "Des hommes concernés. Enquête sur des trajectoire de déconstruction", chez Epistémé. 

Choses à Savoir
Pourquoi certains phares sont des « paradis » et d'autres carrément des « enfers » ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 2:06


Quand on pense aux phares, on imagine souvent une tour romantique face à l'océan, une lanterne qui brille dans la nuit, et un gardien contemplatif, un peu poète. Mais dans le vrai jargon des gardiens de phare français, la réalité était beaucoup plus… rugueuse. Ils classaient les phares en trois catégories, selon la difficulté de la vie sur place : le paradis, le purgatoire et l'enfer.Le paradis, c'est le phare “facile” : un phare côtier, posé sur la terre ferme. Là, on peut vivre presque normalement. Les relèves sont simples, l'intendance aussi : si vous manquez de café, quelqu'un peut en apporter. Certains gardiens pouvaient même loger en famille. Il y a bien des contraintes — du vent, de l'humidité, des marches à monter — mais globalement, c'est une vie stable.Le purgatoire, lui, est plus isolé : c'est le phare sur une île proche ou un îlot. La vie y est déjà plus dure : il faut compter sur les bateaux, surveiller les provisions, accepter le huis clos… mais on garde un lien avec le monde. La terre n'est pas loin, même si elle se mérite.Et puis il y a l'enfer. L'enfer, c'est le phare posé sur un rocher en pleine mer, sans protection, dans l'Atlantique ou en Manche, là où les vagues frappent comme des béliers. Pas de plage, pas de sentier, pas d'accostage tranquille. La relève dépend de la météo : on peut être censé rester quinze jours… et finalement en rester trente. Dans ces phares, le gardien est parfois enfermé dans le bâtiment, coincé par les tempêtes, vivant au rythme des coups de vent et des paquets de mer qui claquent sur les murs.D'ailleurs, certains phares avaient une réputation quasi mythologique. En Bretagne, le phare d'Ar-Men était surnommé carrément « l'Enfer des Enfers », tant la construction et la vie sur place étaient éprouvantes.Ce classement n'avait rien d'officiel : c'était un langage de métier, un humour noir de marins, né de l'expérience. Mais il dit tout : un phare, ce n'est pas seulement un monument. C'est parfois une forteresse. Et pendant longtemps, certains hommes y ont tenu bon… seuls, au milieu de l'océan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les élites grecques se révélaient… à la fin du repas ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 2:33


Le symposion (pluriel symposia), dans la Grèce antique, est l'un des moments les plus emblématiques de la vie aristocratique. Le mot signifie littéralement « boire ensemble » (syn = ensemble, posis = boisson). Mais ce n'était pas juste une “soirée arrosée” : c'était un rituel social, un espace politique… et parfois un lieu de débordement.Un banquet en deux actesUn symposion se déroule généralement après le repas (deipnon). On passe ensuite à la seconde partie : le vin, la conversation et les jeux. Les invités, presque toujours des hommes libres, s'allongent sur des lits (les klinai) dans une pièce appelée andron, réservée aux hommes. La règle est claire : on ne boit pas le vin pur. Il est mélangé à l'eau dans un grand vase, le cratère, puis servi.Et il y a un chef de soirée : le symposiarque. C'est lui qui décide du dosage du vin, du rythme de la fête, parfois même des gages. Autrement dit : il contrôle le niveau d'ivresse collective.Un lieu de culture… mais pas seulementLe symposion est aussi un endroit où l'on “fait société”. On y débat : poésie, philosophie, politique, amour, guerre. Beaucoup de textes célèbres prennent place dans ce cadre — par exemple le Banquet de Platon, où l'on discute d'Éros. On improvise des vers, on chante, on joue de la musique (souvent de la lyre).Mais attention : ce n'est pas une réunion égalitaire. C'est un espace où l'on construit du prestige, où l'on teste les alliances et où l'on affine les réseaux.“Sans censure” : alcool, sexe, dominationEt oui, le symposion pouvait aussi être très cru.Les invités jouent parfois au kottabos, un jeu où l'on lance les restes de vin en visant une cible — souvent accompagné de défis, de paris, de moqueries. Certains symposia dérivent : insultes, violence, agressivité, comportements humiliants.Côté sexualité, il faut être précis : les épouses citoyennes sont normalement absentes. En revanche, on y trouve des hétaïres (courtisanes cultivées, parfois très influentes), des danseuses, des musiciennes, et des esclaves. Certaines soirées incluent des prestations érotiques, et peuvent se conclure par des rapports sexuels. Il existe aussi, dans certaines cités, des relations entre hommes, notamment dans un cadre éducatif ou social : l'éros et le désir sont des thèmes centraux.Le symposion est donc un miroir de la Grèce : raffiné, intellectuel… mais aussi profondément marqué par la hiérarchie, la virilité, l'alcool et le pouvoir. Ce n'est pas “une orgie” par définition, mais c'est un lieu où tout peut basculer — parce que c'est précisément là que les élites se mettent à nu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'extradition du lieutenant-colonel Damiba

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 4:28


« 72 heures de spéculations, de faux scoops et de rumeurs sur l'extradition de l'ex-président de la Transition du Burkina Paul-Henri Sandaogo Damiba. Et finalement, constate Aujourd'hui à Ouagadougou, l'info avérée tombe du côté de Lomé : l'illustre exilé renversé le 30 septembre 2022 a été remis au Burkina par le Togo sur requête des autorités burkinabè ». Commentaire du quotidien ouagalais : « le Togo reste fidèle à ses valeurs d'accueil humanitaire pour contribuer à la paix chez ses voisins mais il ne veut pas faire de son territoire un centre de déstabilisation contre ses mêmes voisins ! L'hôte Damiba, par ses implications supposées dans de multiples tentatives de déstabilisation dénoncées par Ouagadougou, semble avoir gravement porté atteinte au sacro-saint principe de neutralité attendu de tout exilé politique fut-il ancien chef d'Etat galonné ! Le Togo prévient ainsi tous les exilés politiques que le temps de l'impunité est révolu ! Accueil et humaniste oui mais déstabilisation Non ! »  Le Togo a cédé Finalement, l'ex-officier putschiste a donc bien été lâché par les autorités togolaises… Jeune Afrique nous dévoile les dessous de cette extradition : « Lomé a reçu une demande d'extradition le 12 janvier, avec une accusation "de détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux". Paul-Henri Sandaogo Damiba a été arrêté 4 jours plus tard, le 16 janvier, puis écroué. Le même jour, la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Lomé donnait un avis favorable à son extradition. Les autorités togolaises, précise encore Jeune Afrique, disent aussi avoir reçu l'assurance que Paul-Henri Sandagogo Damiba aurait droit à "un procès équitable" et qu'il n'y aurait pas de "peine de mort", bien que la peine capitale ait été rétablie au Burkina Faso en décembre dernier ». Accusations et interrogations Alors, complète Afrik.com, « cette arrestation s'inscrit dans la continuité des accusations portées par le régime du capitaine Ibrahim Traoré contre son prédécesseur. Depuis plusieurs mois, le pouvoir burkinabè affirme avoir déjoué différents projets de coup d'État, dont le plus récent aurait été planifié début janvier. (…) Dans ce scénario présenté par Ouagadougou, Paul-Henri Sandaogo Damiba est désigné comme le principal instigateur présumé. Il lui est reproché d'avoir orchestré la planification des opérations, recherché des financements et établi des réseaux mêlant militaires et civils. Toujours selon les autorités burkinabè, poursuit Afrik.com, des fonds auraient transité depuis l'étranger, notamment depuis la Côte d'Ivoire, afin de soutenir logistiquement cette entreprise. Des arrestations ont été opérées au Burkina Faso et des témoignages filmés de suspects ont été diffusés, alimentant le discours officiel sur l'ampleur de la menace. Cependant, relève encore le site panafricain, l'absence de communication judiciaire indépendante et la diffusion d'"aveux" filmés soulèvent des interrogations au sein de la société civile et parmi certains observateurs internationaux. Plusieurs analystes rappellent que le Burkina Faso traverse une phase de forte crispation politique, où la lutte contre l'insécurité et la consolidation du pouvoir militaire s'accompagnent d'un contrôle strict de l'information. À ce stade, rappelle Afrik.com, aucun procès public n'a été annoncé et aucun document officiel ne détaille précisément les charges retenues contre l'ancien président de la Transition. L'implication présumée de pays voisins dans cette affaire ajoute une dimension diplomatique sensible ». Eteindre toute contestation Le Monde Afrique rappelle le contexte politique actuel au Burkina Faso : « le 1er avril dernier, le chef de la junte, le capitaine Traoré, – qui s'est attribué, en mai 2024, sans élection, un mandat présidentiel jusqu'en juillet 2029 – a solennellement proclamé l'instauration de la "révolution progressiste et populaire" au Burkina Faso. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait-il dit alors. "ous sommes bien en révolution". De fait, poursuit Le Monde Afrique, le capitaine Traoré a éteint toutes les voix dissidentes, civiles comme militaires. Ses opposants, mais aussi des membres de leurs familles, sont arrêtés (et parfois torturés) ou contraints à l'exil. Certains disparaissent pendant des mois, voire des années, sans que leurs proches n'aient aucune nouvelle. De quoi faire dire à ses détracteurs que le Burkina Faso, "le pays des hommes intègres", n'est plus celui qui il y a peu encore était loué pour la vitalité de sa société civile et de sa presse indépendante ». Enfin, ce commentaire du Point Afrique : la junte burkinabé « gouverne par la peur pour masquer le vide. Au lieu de s'attaquer aux racines du problème, qui ont pour nom corruption endémique, sous-équipement des forces armées, alliances douteuses avec des milices locales, la junte préfère désigner des boucs émissaires ».

Priorité santé
Psychologie et parentalité : je ne comprends pas mon enfant

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:29


À cause de différences générationnelles ou encore culturelles, des incompréhensions peuvent s'immiscer dans les relations parents-enfants. Ces incompréhensions peuvent être génératrices de tensions et même de conflits. Que faire pour éviter qu'une distance ne s'installe ? Comment expliquer que la communication puisse être si difficile ? Quand demander de l'aide à un professionnel ?  La communication entre parents et enfants passe par des périodes d'incompréhension voire carrément de disputes ou de silence prolongé. Les changements inhérents à la période de l'adolescence peuvent alors affecter les relations de manière ponctuelle, mais dans certains cas, les problèmes peuvent s'inscrire dans la durée.  Le chemin vers l'indépendance   Se pose alors la question de trouver des pistes pour recréer du lien, en réinstituant un climat de compréhension mutuelle.  Chacun doit prendre conscience de la différence de l'autre, de ses expériences, de ses émotions, certains de ces comportements, mais aussi ses peurs. Mais cette amélioration passe par une phase de mise à plat, pour prendre des distances afin d'essayer d'identifier ce qui favorise et, à l'inverse, ce qui nuit à l'entente d'une génération à l'autre.  Différences & reproches  Certains facteurs se retrouvent d'une famille à l'autre : la critique des fréquentations, des priorités différentes, des reproches liés à l'ambition, la transgression de certains tabous ou interdits et au-delà, les changements d'une génération à l'autre : dans les modes d'expression, les comportements ou les usages. Dans certains contextes, les schémas d'éducation peuvent également creuser la distance, lorsque l'incompréhension débouche sur une crise qui va se traduire par des propos ou actes violents.  Dans certains cas, une médiation extérieure peut se révéler pertinente afin de sortir de cette impasse familiale.  Avec :  Jean-Oscar Makasso, docteur en Psychopathologie clinique et Psychanalyse. Ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris. Co-fondateur de l'Association maison Sunjata KEITA, Centre de Médiations culturelles et d'Aide Psychologique aux familles migrantes.  ► En fin d'émission, nous faisons le bilan, un an après le gel des financements américains dans l'aide internationale, sur leurs répercussions dans la riposte contre le VIH, au niveau mondial. Coalition PLUS et ses partenaires (Sidaction, Frontline AIDS et Aidsfonds) ont mené une enquête auprès de 79 organisations communautaires dans 47 pays et tirent la sonnette d'alarme. Interview de Vincent Leclercq, directeur général de Coalition PLUS.   Programmation musicale : ► The Strokes – The adults are talking ► Nelson Tivane, Makhadzi – Mama's baby.

Priorité santé
Psychologie et parentalité : je ne comprends pas mon enfant

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:29


À cause de différences générationnelles ou encore culturelles, des incompréhensions peuvent s'immiscer dans les relations parents-enfants. Ces incompréhensions peuvent être génératrices de tensions et même de conflits. Que faire pour éviter qu'une distance ne s'installe ? Comment expliquer que la communication puisse être si difficile ? Quand demander de l'aide à un professionnel ?  La communication entre parents et enfants passe par des périodes d'incompréhension voire carrément de disputes ou de silence prolongé. Les changements inhérents à la période de l'adolescence peuvent alors affecter les relations de manière ponctuelle, mais dans certains cas, les problèmes peuvent s'inscrire dans la durée.  Le chemin vers l'indépendance   Se pose alors la question de trouver des pistes pour recréer du lien, en réinstituant un climat de compréhension mutuelle.  Chacun doit prendre conscience de la différence de l'autre, de ses expériences, de ses émotions, certains de ces comportements, mais aussi ses peurs. Mais cette amélioration passe par une phase de mise à plat, pour prendre des distances afin d'essayer d'identifier ce qui favorise et, à l'inverse, ce qui nuit à l'entente d'une génération à l'autre.  Différences & reproches  Certains facteurs se retrouvent d'une famille à l'autre : la critique des fréquentations, des priorités différentes, des reproches liés à l'ambition, la transgression de certains tabous ou interdits et au-delà, les changements d'une génération à l'autre : dans les modes d'expression, les comportements ou les usages. Dans certains contextes, les schémas d'éducation peuvent également creuser la distance, lorsque l'incompréhension débouche sur une crise qui va se traduire par des propos ou actes violents.  Dans certains cas, une médiation extérieure peut se révéler pertinente afin de sortir de cette impasse familiale.  Avec :  Jean-Oscar Makasso, docteur en Psychopathologie clinique et Psychanalyse. Ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris. Co-fondateur de l'Association maison Sunjata KEITA, Centre de Médiations culturelles et d'Aide Psychologique aux familles migrantes.  ► En fin d'émission, nous faisons le bilan, un an après le gel des financements américains dans l'aide internationale, sur leurs répercussions dans la riposte contre le VIH, au niveau mondial. Coalition PLUS et ses partenaires (Sidaction, Frontline AIDS et Aidsfonds) ont mené une enquête auprès de 79 organisations communautaires dans 47 pays et tirent la sonnette d'alarme. Interview de Vincent Leclercq, directeur général de Coalition PLUS.   Programmation musicale : ► The Strokes – The adults are talking ► Nelson Tivane, Makhadzi – Mama's baby.

Grand reportage
Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ».  Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »

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Comment les chiens apprennent-ils de nouveaux mots ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 2:20


Imaginez la scène : vous êtes dans votre salon, vous discutez avec quelqu'un, vous parlez d'un nouvel objet… et votre chien, tranquillement dans son panier, “enregistre” le mot. Quelques minutes plus tard, vous lui demandez d'aller chercher ce même objet… et il le trouve.Ça ressemble à de la magie. En réalité, c'est de la scienceUne étude publiée le 8 janvier 2026 dans la revue Science montre que certains chiens, très rares, sont capables d'apprendre de nouveaux mots sans être entraînés directement : simplement en observant et en écoutant les interactions humaines. Les chercheurs parlent d'un petit groupe particulier : les “Gifted Word Learners” — littéralement, des chiens “doués” pour l'apprentissage des mots. Ces chiens connaissent déjà beaucoup de noms d'objets, souvent des jouets. Certains en reconnaissent plus de 100 et, dans certains cas, plusieurs centaines. Le point clé : ils ne se contentent pas d'obéir à des ordres (“assis”, “au pied”). Ils comprennent des étiquettes verbales associées à des objets précis : “la balle bleue”, “le kangourou”, “la pizza”, etc.Comment apprennent-ils ?Dans l'expérience, les chercheurs ont testé 10 chiens GWL. Les propriétaires introduisaient deux jouets inconnus, mais selon deux méthodes :1. Apprentissage direct : le maître montre le jouet, répète son nom, joue.2. Écoute passive : le chien n'est pas sollicité. Deux humains discutent, manipulent le jouet, prononcent son nom… mais sans s'adresser au chien.Et là, résultat spectaculaire : après simple écoute, 7 chiens sur 10 ont retrouvé correctement les jouets lors du test. Leur performance atteignait environ 80–83%, très proche de l'apprentissage direct, mesuré autour de 90–92%.Pour réussir, le chien doit faire plusieurs opérations mentales complexes :prêter attention à une conversation humaine,repérer qu'un mot est le nom d'un objet,associer ce mot à un objet précis,mémoriser l'information,et la ressortir plus tard dans un autre contexte.C'est exactement un mécanisme que l'on observe aussi chez l'enfant : vers 18 mois, certains bébés apprennent des mots en “espionnant” les échanges des adultes. Pourquoi c'est important ?Cette découverte suggère que l'apprentissage des mots ne repose pas uniquement sur le langage humain, mais sur des compétences plus générales : attention sociale, mémoire, lecture des intentions.Et elle pose une question fascinante : après des millénaires aux côtés de l'homme, certains chiens auraient-ils développé une forme rare, mais réelle, de “pré-langage” social ?En bref : ces chiens ne parlent pas. Mais certains savent écouter… vraiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Certains l'aiment Fip
La bande-originale de Jean-Pierre Melville

Certains l'aiment Fip

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 56:31


durée : 00:56:31 - Certains l'aiment Fip - A l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Dans Le Cercle Rouge" de Bernard Stora, vous vous invitons à une virée musicale dans la filmographie du réalisateur du "Doulos", "Le Samouraï", "L'Aîné des Ferchaux", "L'Armée des ombres" ou "Le Cercle rouge". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreur - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 63:42


C dans l'air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreurDes hommes masqués, en treillis militaires, fusil au poing. Voilà désormais le cauchemar des habitants de Minneapolis, aux Etats-Unis. Cette ville du Minnesota, bastion démocrate, est devenu ces derniers jours l'épicentre de la contestation contre les méthodes de l'ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, et ses méthodes ultra violentes. Le 7 janvier, Renee Good, une mère de famille américaine de 37 ans, a été abattue au volant de sa voiture par un policier de l'ICE, alors qu'elle essayait de s'enfuir. La scène, filmée, a mis le feu aux poudres et les habitants de certains quartiers tirent désormais au mortier sur les policiers, qui ripostent à l'aide de gaz lacrymogène. Jeudi, Donald Trump a menacé de recourir à l'Insurrection Act, qui permet de déployer l'armée sur le territoire américain pour contenir des émeutes, et qui n'a plus été employé depuis les émeutes de Los Angeles en 1992.Pendant ce temps, Donald Trump continue de provoquer la controverse. Cette semaine, le président américain a été filmé à Détroit en train d'adresser un doigt d'honneur à une personne qui l'aurait qualifié de « protecteur de pédophiles ». Le directeur de la communication de la Maison Blanche a défendu un geste « tout à fait adéquat et dénué d'ambiguïté ». Depuis que le Congrès américain a publié, mi-décembre, une partie du dossier Epstein, Donald Trump ne commente plus l'affaire en public. Est-ce parce qu'il se sent de plus en plus fragilisé ? Ces derniers jours, le président s'est plaint auprès de ses conseillers du travail de la procureure générale Pam Bondi, qu'il aurait qualifiée de « faible » et qu'il considère « incapable de mettre en œuvre son programme ».En Géorgie, swingstate qui a basculé côté républicain lors de la dernière élection présidentielle, la base MAGA est de plus en plus déçue par un président qui ne tient pas ses promesses de campagne. Certains électeurs lui reprochent sa guerre commerciale qui pèse lourd sur l'économie américaine. D'autres l'accusent de ne pas vouloir faire toute la lumière sur le dossier Epstein, et même d'avoir lâché leur élue MAGA locale Marjorie Taylor Greene. Ancienne fervente du président, l'élue complotiste s'était attirée les foudres de la Maison Blanche après avoir critiqué les revirements de Donald Trump sur le sujet. Elle a finalement démissionné du Congrès début janvier. Un lâchage qui pourrait couter cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat en 2026.Que cherche Donald Trump en promouvant les rafles de sa police anti-immigration ? Le président américain est-il affaibli sur le dossier Epstein ? Et sa base d'électeurs MAGA va-t-elle se fragiliser à deux ans des élections de mi-mandat ?Nos experts :- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »

Ah ouais ?
Pourquoi certains boutons nous prennent-ils pour des cons ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 2:01


Ces boutons vous les croisez au quotidien, dans la rue, chez vous ou à votre travail. On les appelle des boutons placebo. Comme pour les médicaments, ils sont là juste pour vous rassurer mais n'ont absolument aucune utilité. Premier exemple à un carrefour dans la rue, certains feux tricolores ont un bouton censé faire passer plus vite le feu au rouge. C'est peut-être l'illusion que vous avez quand vous appuyez dessus, mais dans la réalité ce bouton ne déclenche rien du tout. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Priorité santé
Produits éclaircissants: pourquoi on les utilise et comment on s'en sort?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 48:29


[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Priorité santé
Produits éclaircissants: pourquoi on les utilise et comment on s'en sort?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 48:29


[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Nota Bene
EXTRAIT - Les jeux vidéo en classe - Avec Romain Vincent

Nota Bene

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 3:02


Peut-on apprendre l'histoire par les jeux vidéo ? Certains disent que oui, d'autres affirment le contraire, et on entend donc souvent des avis bien différents ! Ce qui est sûr, c'est que certains professeurs utilisent des jeux vidéo avec leurs élèves à des fins pédagogiques, et ça, ça ne date pas d'hier ! Alors pour en parler, j'ai eu le plaisir de recevoir en entretien Romain Vincent, qui a beaucoup travaillé sur la question ! Et cet entretien, il sera disponible sur le podcast dans les prochains jours. Romain, il est à la fois professeur d'histoire géographie dans le secondaire et docteur en sciences de l'éducation, ce qui veut dire qu'il a à la fois pu utiliser les jeux vidéo en classe, et étudier cette pratique au cours de ses recherches ! Il a donc pu être amené à comparer son approche à celle de ses collègues, et il nous en touche un mot pour patienter. Bonne écoute !

Revue de presse Afrique
À la Une: élection présidentielle tendue en Ouganda

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 4:12


« Des élections tendues, considérées comme un test de la force de Musévéni » : c'est ainsi que le Monitor titre son article sur la journée d'hier. Le journal ougandais en ligne, considéré comme indépendant du pouvoir, ne se fait pas l'écho des problèmes techniques survenus hier pendant la journée de vote, mais précise toutefois que « le scrutin s'est déroulé sous haute surveillance policière et militaire. Les autorités ont coupé l'accès à Internet dans tout le pays, mardi, afin de lutter contre ce qu'elles qualifient de désinformation concernant l'élection ». Quant aux enjeux de l'élection, le journal ougandais estime « qu'elle est largement perçue comme un test de la force politique de Museveni, 81 ans, et de sa capacité à éviter le genre de troubles qui ont secoué ses voisins, la Tanzanie et le Kenya, alors que les spéculations vont bon train quant à sa succession éventuelle ».  Le résultat du scrutin ne fait toutefois aucun doute, comme le rappelle Africanews : « Le président Yoweri Museveni, qui dirige l'Ouganda depuis plus de quarante ans, est donné largement vainqueur pour un septième mandat, bénéficiant d'un contrôle quasi-total de l'Etat et des forces de sécurité ». Un scrutin émaillé d'incident techniques, ajoute Africanews : « De nombreux bureaux de vote ont enregistré plusieurs heures de retard en raison de la lenteur de l'arrivée des urnes et du dysfonctionnement des machines biométriques … » L'attente continue Au Bénin, les résultats des élections de dimanche se font toujours attendre. « Le suspens continue », titre la Nouvelle Tribune. « A ce jour, précise le quotidien béninois, même si les délais légaux ne sont pas encore échus, ni les grandes tendances du vote ni les résultats officiels n'ont été rendus publics par les autorités compétentes ». Ce qui ne contribue pas à un climat serein : « Dans l'espace politique, explique la Nouvelle Tribune, l'absence de chiffres officiels alimente toute sorte de spéculations et de calculs d'avant-bureaux. Certains états-majors de partis affirment disposer de "leurs propres estimations" basées sur des remontées locales, tandis que d'autres appellent à la patience et au respect du processus légal avant toute proclamation ». En attendant les résultats, certains médias béninois ont choisi de faire de la pédagogie. Ainsi la Nation, qui titre « Non à la désinformation électorale », et publie à l'intention de ses électeurs, une série de recommandations indiquant « les bons réflexes à avoir face à une information douteuse ».  Le journal béninois conseille d'abord « de prendre du recul et de ne pas réagir immédiatement, face à une information, quelle que soit sa nature ». Autre conseil : « Identifiez la source de votre information, c'est-à-dire recherchez qui parle et dans quel but, car une information n'a de valeur que si l'on sait clairement d'où elle vient. » Suivent d'autres conseils judicieux, à lire dans la Nation.  Visas pour la Coupe du monde de football Au Nigeria, le journal le Guardian revient sur la décision prise par Donald Trump d'interdire de visas 75 pays étrangers. L'inquiétude est à l'ordre du jour. « L'interdiction de voyager imposée par Donald Trump laisse les Nigérians dans l'incertitude quant à la Coupe du Monde » explique ainsi le Guardian. « Les fans de football nigérians qui prévoyaient de se rendre aux Etats-Unis pour assister à la Coupe du Monde, pourraient ne pas concrétiser leur projet, suite à l'interdiction de voyager imposée par l'administration de Donald Trump à certains pays africains », ajoute le quotidien nigérian indépendant, qui remarque toutefois « que cette interdiction ne concernerait qu'un nombre limité de fans ». En effet, ajoute-t-il, « le coût du voyage pour la Coupe du Monde, notamment le prix des billets, fait que seuls les plus riches peuvent se permettre de se rendre en Amérique du Nord, pendant la compétition ». Et il leur faudrait encore fournir de multiples assurances, dont celle-ci :  « Prouver des liens solides avec le Nigéria, et une intention claire de retourner au pays ». 

Choses à Savoir SCIENCES
Deux personnes pourraient-elles repeupler la Terre ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:54


La question est fascinante, presque mythique : deux personnes seulement pourraient-elles repeupler la Terre après une catastrophe mondiale ? D'un point de vue scientifique, la réponse courte est non. Et la réponse longue est encore plus intéressante.Commençons par la génétique. Pour qu'une population soit viable à long terme, il faut une diversité génétique suffisante. Cette diversité permet d'éviter l'accumulation de mutations délétères, responsables de maladies graves, de stérilité ou de malformations. Avec seulement deux individus, toute la descendance serait issue de relations incestueuses, génération après génération. Très rapidement, les effets de la consanguinité extrême deviendraient catastrophiques.On appelle cela la dépression de consanguinité. Elle entraîne une baisse de la fertilité, une augmentation de la mortalité infantile et une vulnérabilité accrue aux maladies. Chez les humains, ces effets apparaissent dès les premières générations. Autrement dit, même si deux personnes pouvaient avoir des enfants, leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants auraient de très fortes probabilités de ne pas survivre ou de ne pas se reproduire.Les biologistes utilisent souvent un concept appelé population minimale viable. Pour l'espèce humaine, les estimations varient selon les modèles, mais elles convergent vers un minimum de plusieurs milliers d'individus pour assurer une survie à long terme sans assistance technologique. Certains scénarios très optimistes évoquent quelques centaines d'individus, mais jamais deux.Il existe une règle empirique connue sous le nom de règle des 50/500. Elle suggère qu'il faut au moins 50 individus pour éviter une extinction immédiate due à la consanguinité, et environ 500 pour maintenir une diversité génétique stable à long terme. Même cette règle est aujourd'hui jugée trop optimiste pour les humains.Mais la génétique n'est pas le seul problème. Deux personnes devraient aussi assurer la survie matérielle : produire de la nourriture, élever des enfants, se protéger des maladies, transmettre des connaissances, maintenir des outils, et faire face aux accidents. Or une population minuscule est extrêmement vulnérable aux aléas : une infection, une blessure grave ou une complication lors d'un accouchement pourrait suffire à tout faire disparaître.Certains objecteront que la technologie pourrait aider. En théorie, des banques de gamètes, le clonage ou l'édition génétique pourraient augmenter artificiellement la diversité. Mais dans ce cas, on ne parle plus vraiment de “deux personnes”, mais d'un système technologique complexe préservant une population virtuelle.Enfin, les données de la paléogénétique sont claires : même lors des périodes où l'humanité a frôlé l'extinction, comme il y a environ 70 000 ans, la population humaine ne serait jamais descendue en dessous de quelques milliers d'individus.Conclusion : deux personnes ne pourraient pas repeupler la Terre. Le mythe est puissant, mais la biologie est implacable. Pour survivre, une espèce a besoin non seulement de reproduction, mais surtout de diversité, de résilience et de nombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grand bien vous fasse !
Comment aborder certains sujets qui inquiètent les ados ?

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 53:02


durée : 00:53:02 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - Ce matin, Ali Rebeihi se demande comment aider les ados à mieux comprendre certains problèmes, les dédramatiser et désamorcer les choses avant qu'elles ne posent un problème de santé mentale… Qu'est-ce que la normalité ? Pourquoi suis-je incompris ou impopulaire, notamment sur les réseaux sociaux ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi le jaïnisme est une religion surprenante ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 2:00


Le jaïnisme est l'une des plus anciennes religions de l'Inde encore pratiquées aujourd'hui. Né il y a près de trois millénaires, il est contemporain, voire légèrement antérieur, au bouddhisme et s'inscrit dans le même vaste mouvement de remise en question du ritualisme védique. Pourtant, le jaïnisme demeure moins connu, alors même qu'il a profondément influencé la pensée religieuse et philosophique indienne.La tradition jaïne reconnaît une lignée de maîtres spirituels appelés Tirthankaras, littéralement « ceux qui ouvrent le gué ». Le plus célèbre d'entre eux est Mahavira, qui aurait vécu au VIᵉ siècle avant notre ère. Il n'est pas considéré comme un dieu, mais comme un être humain parvenu à l'illumination par un ascétisme radical et une parfaite maîtrise de soi. Son enseignement repose sur un principe central : l'ahimsa, la non-violence absolue envers tout être vivant.Dans le jaïnisme, la non-violence n'est pas une métaphore morale, mais une exigence concrète et quotidienne. Tous les êtres, visibles ou invisibles, possèdent une âme. Insectes, plantes, animaux, micro-organismes : tous méritent le même respect. C'est pourquoi le végétarisme y est poussé à l'extrême, excluant parfois même les racines, comme les pommes de terre ou les oignons, dont l'arrachage détruirait des formes de vie souterraines.Cette logique explique aussi certaines pratiques spectaculaires. Certains moines jaïns portent un masque couvrant la bouche, afin d'éviter d'inhaler et de tuer des micro-organismes présents dans l'air. D'autres se déplacent avec un petit balai, souvent en plumes, pour nettoyer le sol avant de s'asseoir ou de marcher, et ainsi ne pas écraser d'insectes. Ces gestes, qui peuvent sembler excessifs, sont en réalité l'expression d'une cohérence philosophique absolue.Le jaïnisme vise un objectif clair : libérer l'âme du cycle des renaissances, appelé samsara. Chaque acte violent, même involontaire, alourdit l'âme et l'éloigne de la libération. À l'inverse, la discipline morale, l'ascèse et la compassion permettent d'atteindre le salut, le moksha.Bien que numériquement minoritaire, le jaïnisme a exercé une influence considérable sur la pensée indienne, notamment sur le bouddhisme, qui reprend l'idée de non-violence, de détachement et de libération par la discipline personnelle. Le jaïnisme rappelle ainsi qu'une religion peut marquer l'Histoire non par la conquête ou le nombre, mais par la radicalité de ses principes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi “le discours perdu de Lincoln” est-il si célèbre ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 2:07


Parmi les discours les plus mystérieux de l'histoire américaine, le “discours perdu” d'Abraham Lincoln occupe une place à part. Aucun enregistrement, aucune transcription complète… et pourtant, il est devenu légendaire. Comment un discours dont on ne possède presque rien a-t-il pu acquérir une telle renommée ?Nous sommes en 1856, à Bloomington, dans l'Illinois. Lincoln, encore loin de la présidence, s'adresse à une convention du tout nouveau Parti républicain. Le sujet est explosif : l'extension de l'esclavage dans les nouveaux territoires américains. Lincoln prend la parole après plusieurs intervenants, sans notes apparentes, et parle pendant près d'une heure. À la fin, la salle est sidérée.C'est là que naît la légende. Les journalistes présents n'écrivent presque rien. Certains racontent avoir posé leurs crayons, incapables de suivre tant le discours était intense. D'autres expliquent qu'ils étaient trop absorbés pour prendre des notes. Résultat : aucun texte officiel n'a survécu. D'où son surnom, le Lost Speech, le discours perdu.Mais l'absence de texte n'a fait qu'amplifier son aura. Les témoignages concordent sur un point : le discours fut exceptionnel. Des auditeurs affirment que Lincoln a atteint ce jour-là une puissance oratoire inégalée, mêlant rigueur logique, colère morale et vision politique. Il n'aurait pas simplement critiqué l'esclavage ; il aurait posé les bases intellectuelles et éthiques de la lutte à venir.Ce discours est devenu célèbre aussi parce qu'il marque un tournant dans la carrière de Lincoln. Après Bloomington, il n'est plus seulement un avocat brillant ou un politicien local. Il devient une figure nationale, reconnue comme l'un des esprits les plus clairs et les plus fermes contre l'esclavage. Deux ans plus tard, ses célèbres débats avec Stephen Douglas confirmeront cette réputation.Le paradoxe est là : ce discours est célèbre précisément parce qu'il est absent. Ne pas pouvoir le lire pousse historiens et citoyens à l'imaginer, à le reconstituer mentalement à partir de fragments et de souvenirs. Il incarne l'idée qu'un moment peut être historiquement décisif sans laisser de trace matérielle directe.Enfin, le “discours perdu” symbolise quelque chose de plus profond : la puissance de la parole politique à l'ère pré-médiatique. Une parole capable de bouleverser une salle entière, de changer des trajectoires politiques, et de marquer l'Histoire… même en disparaissant. Une leçon fascinante sur la mémoire, le mythe et la force des mots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les voitures de gendarmerie n'ont-elles pas toutes le même bleu ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 1:49


Certaines tirent vers un bleu foncé presque marine, d'autres vers un bleu plus clair ou légèrement métallisé. Cette variation n'est ni un hasard, ni une erreur.La première raison est historique et industrielle. La flotte de la Gendarmerie nationale se renouvelle progressivement, sur plusieurs années, et fait appel à différents constructeurs automobiles. Or, chaque constructeur possède sa propre palette de teintes, ses pigments, ses vernis et ses procédés de peinture. Même lorsqu'un bleu est officiellement défini, il n'est jamais reproduit de manière absolument identique d'une marque à l'autre.Deuxième facteur : l'évolution des normes dans le temps. La couleur réglementaire des véhicules de gendarmerie a changé à plusieurs reprises. Dans les années 1970 et 1980, les véhicules étaient souvent peints dans un bleu très sombre, proche du noir. À partir des années 2000, les autorités ont cherché à améliorer la visibilité des forces de l'ordre, notamment pour des raisons de sécurité routière. Les bleus sont alors devenus légèrement plus clairs, parfois métallisés, afin de mieux capter la lumière et d'être plus visibles de jour comme de nuit.Troisièmement, le vieillissement des véhicules joue un rôle important. L'exposition au soleil, aux intempéries et aux lavages répétés modifie la perception de la couleur. Deux voitures identiques, mais d'âges différents, peuvent donner l'impression d'appartenir à des teintes distinctes alors qu'elles sont sorties de la même chaîne de peinture.Il faut aussi prendre en compte la diversité des missions. Certains véhicules spécialisés — autoroutiers, unités de montagne, brigades mobiles ou véhicules banalisés — peuvent recevoir des peintures ou des habillages spécifiques. Le bleu n'est alors pas seulement esthétique : il doit s'adapter à l'environnement, au marquage réfléchissant et aux équipements embarqués.Enfin, la perception humaine amplifie ces différences. La lumière ambiante, l'angle de vue et même l'environnement urbain ou rural influencent notre manière de percevoir une couleur. Un même bleu peut paraître très différent sous un ciel gris, un soleil éclatant ou un éclairage artificiel.En résumé, si les voitures de gendarmerie n'ont pas toutes la même teinte de bleu, c'est le résultat d'un mélange de contraintes industrielles, d'évolutions réglementaires, de vieillissement naturel et de choix fonctionnels. Derrière ce détail en apparence anodin se cache une réalité très concrète : même l'uniforme des forces de l'ordre évolue avec le temps, la technique et les usages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les Égyptiens dormaient-ils sur des oreillers en pierre ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 1:59


Dans l'Antiquité, les Égyptiens dormaient souvent la tête posée sur un objet qui nous semblerait aujourd'hui totalement inconfortable : un oreiller en pierre, parfois en bois, appelé appui-tête. Pourquoi faire subir un tel supplice à ses cervicales ? La réponse est bien plus raffinée qu'il n'y paraît.D'abord, il faut comprendre que le sommeil, en Égypte ancienne, n'était pas un simple repos, mais un moment chargé de sens symbolique et religieux. Dormir, c'était entrer dans un état intermédiaire entre le monde des vivants et celui des dieux. Or, la tête était considérée comme le siège de l'âme, de l'identité et de la conscience. La surélever pendant la nuit permettait donc de la protéger, physiquement et spirituellement.Ces appuis-tête avaient aussi une fonction très pratique. Le climat chaud de l'ancienne Égypte rendait les nuits étouffantes. En maintenant la tête au-dessus du matelas — souvent une simple natte — on favorisait la circulation de l'air autour du visage et du cou, réduisant la transpiration et l'inconfort. Dormir à plat, la tête collée à une surface chaude, aurait été bien plus pénible qu'on ne l'imagine.Autre avantage essentiel : la protection contre les insectes et les animaux. Scorpions, serpents ou scarabées étaient une menace bien réelle, surtout la nuit. En surélevant la tête, on limitait le risque qu'un animal vienne ramper jusqu'au visage. L'appui-tête devenait ainsi un objet de sécurité domestique.Mais sa dimension la plus fascinante reste symbolique et funéraire. Ces oreillers étaient fréquemment placés dans les tombes, sous la tête des momies. Dans l'au-delà, il s'agissait de garantir que le défunt puisse se relever, respirer et renaître. Certains appuis-tête portaient même des inscriptions protectrices ou des représentations de dieux chargés d'éloigner les forces du chaos pendant le sommeil éternel.Enfin, il faut oublier notre idée moderne du confort. Les Égyptiens n'associaient pas le bien-être à la mollesse, mais à l'ordre, à la stabilité et à la protection. Un objet dur, solide, éternel comme la pierre, incarnait ces valeurs bien mieux qu'un coussin moelleux.Ainsi, loin d'être une bizarrerie, l'oreiller en pierre révèle une civilisation où le corps, le sommeil et l'au-delà étaient intimement liés. Une leçon qui rappelle que le confort est aussi… une construction culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Certains l'aiment Fip
Le style Adjani en musique

Certains l'aiment Fip

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 51:36


durée : 00:51:36 - Certains l'aiment Fip - À l'occasion de l'actualité de l'immense actrice, à l'affiche du film "Natacha" et de la série "Soleil noir", notre partition tourne autour de ses rôles dans "La gifle", "L'histoire d'Adèle H", "L'été meurtrier", "Subway", "Camille Claudel", "La reine Margot" ou "La journée de la jupe". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Cours de l'histoire
États-Unis, thèmes de campagne au regard de l'histoire 4/4 : 1823. Doctrine Monroe, certains l'aiment isolationniste

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 60:20


durée : 01:00:20 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - La déclaration du président James Monroe en 1823 devant le Congrès connaît une postérité étonnante. Manifeste républicain et anticolonial, comment la déclaration Monroe s'est-elle transformée en "doctrine Monroe", justifiant les prétentions impérialistes et interventionnistes des États-Unis ? - réalisation : Thomas Beau - invités : Marie-Jeanne Rossignol Professeure de civilisation américaine à l'Université Paris-Diderot (Paris 7); Clément Thibaud Historien, directeur d'études de l'EHESS et directeur de la revue Mondes américains

Géopolitique, le débat
Le sable: une ressource banale devenue stratégique

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 48:28


Il joue un rôle déterminant pour le développement des technologies de pointe. Il joue un rôle déterminant dans notre quotidien. Il est partout. Il constitue les plages, les déserts, les fonds marins, mais surtout… il est au cœur de notre économie moderne. Le sable est la ressource naturelle la plus consommée au monde après l'eau : chaque année, des dizaines de milliards de tonnes sont extraites pour fabriquer du béton, du verre, des routes, des puces électroniques. (Rediffusion) Sans sable, pas de villes, pas d'infrastructures, pas d'Internet. Mais cette ressource, qu'on croit infinie, ne l'est pas. La demande explose, tirée par l'urbanisation et la croissance démographique, au point de créer des tensions économiques, environnementales et même géopolitiques. Certains parlent déjà de «guerres du sable», où mafias, États et multinationales s'affrontent. Le sable comme enjeu stratégique mondial, aussi vital que le pétrole ou l'eau. Enjeu sous-jacent des tensions géopolitiques et producteur de pressions environnementales, il fait l'objet d'un gigantesque engouement et de démesure. Les tours de verre de New York à Dubaï poussent aussi vite que disparaissent les plages. Regard sur le paysage de l'économie mondiale du sable, au demeurant l'un des plus opaques.   Invité Julien Bueb, économiste de l'Environnement. Directeur Transition écologique à la Communauté d'agglomération du Grand Saint-Dizier. Professeur associé à l'École Normale Supérieure. «Géopolitique du sable», éditions Le Cavalier Bleu.

Invité Afrique
Ousmane Gaoual Diallo: il y a eu «une adhésion massive» aux élections guinéennes «dans les fiefs» de l'opposition

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 10:39


Des législatives d'ici le mois de mai, un geste de clémence pour l'opposant Aliou Bah : Voilà les deux souhaits du porte-parole et ministre des Transports du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo. Il revient aussi sur le sort du chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo et sur celui des deux leaders de la société civile qui ont été enlevés à leur domicile de Conakry le 9 juillet 2024, il y a 18 mois jour pour jour. Au lendemain de l'élection de Mamadi Doumbouya à la présidence, Ousmane Gaoual Diallo répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : Monsieur le ministre Ousmane Gaoual Diallo, dans son premier message après son élection, le président Mamadi Doumbouya promet une Guinée de paix, de justice et de prospérité partagée. Quels sont les actes concrets par lesquels il compte démarrer ce mandat ? Ousmane Gaoual Diallo : D'abord, la paix, c'est quelque chose sur lequel il travaille depuis longtemps. Et la stabilité. C'est ce qui nous a permis d'organiser deux élections importantes sans qu'il y ait heurts ni avant, ni pendant, ni après. Et ça, il faut le prolonger pour le reste du processus électoral. La prospérité partagée, ça veut dire qu'il faut que les plus de 7 % de croissance qu'on a engrangés, la notation B+, qu'on a obtenue de Standard & Poors, et aussi toutes les perspectives du Simandou [vaste site minier, NDLR] permettent aux Guinéens de vivre cette prospérité au quotidien de leur vie, dans le panier de la ménagère, avec une amélioration visible de leurs conditions de vie. Simandou, c'est le gisement de fer. Concernant les prochaines échéances électorales, qu'est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui ? Il est prévu que ces élections se déroulent cette année, les législatives puis les élections communales avant le début de l'hivernage. Des élections législatives d'ici le mois de mai ?    C'est envisageable fortement. Mamadi Doumbouya a été élu haut la main avec 86 % des voix. Mais beaucoup disent que ce scrutin n'était pas crédible car les poids lourds de l'opposition n'y étaient pas parce qu'ils sont en exil. On pense bien sûr à l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'ancien président Alpha Condé. Évidemment, on aurait pu le ressentir si ce qui était considéré comme les fiefs de ces partis n'avaient pas connu une participation très massive. Lorsqu'on regarde ces zones, là où il y avait un ancrage de l'UFDG [le parti de Cellou Dalein Diallo, NDLR], plus de 80 % des membres de la direction nationale de ce parti ont pris part à ce processus, soit en faveur du président Doumbouya, soit en faveur d'autres candidats comme Baldé [ l'ex-ministre Abdoulaye Yéro Baldé, NDLR]. Et ça montre quand même une adhésion au-delà des acteurs de l'opposition. Pourquoi avez-vous empêché son président, Cellou Dalein Diallo, de s'inscrire sur le fichier électoral ? Il n'a pas été empêché. En fait, on s'inscrit dans son lieu de résidence permanent. La résidence de Cellou, jusqu'à preuve du contraire, c'est à Conakry. Vous savez ce que dit Cellou Dalein Diallo : si je rentre à Conakry, je risque la prison ou le cimetière. Bon, après, c'est son narratif. Même s'il avait des choses à se reprocher, tous ceux qui sont en prison ne sont pas tués, ne sont pas morts. Il y en a auxquels on réclame des comptes. Certains d'entre eux sont en prison pour l'instant. Et puis, quand les procès vont se passer, les gens vont situer les responsabilités de chacun. Cellou, on ne lui réclame que des comptes sur une gouvernance passée. Il ne peut pas quand même prétendre que cela peut donner lieu à l'assassinat. C'est quand même trop dire. Vous dites que le scrutin du 28 décembre 2025 s'est bien passé, mais le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a affirmé que « la période de campagne a été sévèrement restreinte et a été marquée par l'intimidation des acteurs de l'opposition et par des disparitions forcées ». Non, il n'y a pas eu de campagne d'intimidation de qui que ce soit. Les élections se sont déroulées dans un esprit très démocratique. En tout cas, c'est l'avis de toutes les autres organisations internationales qui étaient présentes en Guinée, qu'il s'agisse de la Cédéao, de l'Union africaine, de l'Union européenne. C'est une opinion personnelle. Celle-ci ne traduit pas la réalité qui s'est passée dans notre pays. La mission d'observation de l'Union africaine qui était à Conakry relève la nécessité « de lutter plus efficacement contre le phénomène des enlèvements et des disparitions de personnes ». Oui, mais ceci n'est pas intervenu pendant la période électorale. C'est un phénomène qui se passe dans notre pays et qui est inquiétant. C'est ce qui a amené la justice à ouvrir des enquêtes et à se doter des moyens d'aller plus loin pour que ces questions qui ternissent l'image de notre pays puissent changer. Que pouvez-vous annoncer aujourd'hui sur le cas des disparitions les plus connues, celles des deux leaders de la société civile, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah ? Ce qui est clair, c'est que la justice est sur ce dossier. Il est préférable de laisser leurs avocats avec les dernières informations qu'ils peuvent avoir parce qu'ils ont accès aux dossiers et peuvent informer l'opinion sur ce sujet. Il faut écouter aussi le procureur général. Le porte-parole du gouvernement n'a pas connaissance des dernières nouvelles. Voilà plus d'un an, Monsieur le ministre, que l'opposant Aliou Bah du Mouvement démocratique libéral est en prison pour offense et diffamation envers le chef de l'État. Est-ce qu'avec le retour à l'ordre constitutionnel, une mesure de clémence est à envisager ? J'espère qu'il y aura une clémence. C'est un jeune acteur politique. Nous souhaitons que le président de la République soit clément et qu'un geste soit fait à son endroit parce que pour lui, au moins, le procès est passé, le jugement a été acté et ce serait quelque chose de formidable pour nous que le président puisse accéder et faire un geste de clémence dans ce sens. À lire aussiGuinée: la Cour suprême confirme la victoire de Mamadi Doumbouya à la présidentielle

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Opération américaine au Vénézuela: un océan d'incertitudes pour l'économie mondiale

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 59:08


Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin   Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump

L'oeil de...
"On est là, on a bravé tous les éléments, nous sommes à RTL. Alors, certains sont contraints de dormir sur place et ça se sent..."

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 3:00


Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 08 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sismique
Opération Venezuela : le retour des empires | #PAUSE

Sismique

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 36:45


NB: il y a eu un problème au montage avec une première version, le son était décalé. Voici la verion "propre". Désolé pour ça. Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi des scientifiques ont-ils préféré mourir de faim plutôt que de manger des graines ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 2:25


Pendant le siège de Leningrad, l'un des plus longs et des plus meurtriers de la Seconde Guerre mondiale, une poignée de scientifiques a accompli un acte de courage presque inimaginable. Alors que la ville était encerclée par les troupes allemandes, coupée de ses ravitaillements et plongée dans une famine extrême, des chercheurs de l'Institut Vavilov ont fait un choix radical : protéger à tout prix une collection de graines, quitte à en mourir.Fondé par le généticien Nikolaï Vavilov, l'institut était à l'époque l'une des plus grandes banques de semences du monde. On y conservait des variétés rares de céréales, de légumineuses, de tubercules et de plantes alimentaires venues des quatre coins du globe. Ces graines n'étaient pas de simples échantillons : elles représentaient des décennies de recherche et, surtout, une réserve génétique essentielle pour l'avenir de l'agriculture mondiale.Lorsque le siège commence en 1941, la situation devient rapidement désespérée. Les rations diminuent, l'hiver est glacial, et la faim tue des centaines de milliers de civils. À l'intérieur de l'institut, les chercheurs vivent entourés de sacs de riz, de blé, de pommes de terre séchées ou de graines oléagineuses. De quoi survivre, au moins temporairement. Pourtant, ils n'y touchent pas.Pour ces scientifiques, consommer la collection aurait été une trahison de leur mission. Ils savaient que ces graines pourraient un jour sauver des populations entières de la famine, bien au-delà de Leningrad et de la guerre. Les manger aurait signifié anéantir un patrimoine irremplaçable, fruit de voyages, d'expéditions et de sacrifices humains considérables.Malgré la faim, le froid, les bombardements et la menace constante des pillages, ils organisent la protection de la collection. Ils déplacent des échantillons, les dissimulent, les surveillent jour et nuit. Certains meurent assis à leur bureau, affaiblis par la malnutrition, entourés de graines intactes. Sur les douze scientifiques restés sur place pendant les pires mois du siège, seuls trois survivent.Leur sacrifice n'a pas été vain. La collection de l'Institut Vavilov a traversé la guerre et existe encore aujourd'hui. Elle contient des centaines de milliers de variétés végétales, dont certaines ont disparu à l'état naturel. Grâce à elles, des chercheurs modernes travaillent sur la résistance aux maladies, au changement climatique et aux famines futures.Cet épisode rappelle que, même au cœur de la barbarie et du désespoir, certains ont choisi de penser à l'humanité de demain. En protégeant ces graines au prix de leur vie, ces scientifiques ont semé bien plus que des plantes : ils ont laissé un héritage moral et scientifique unique dans l'histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

CRIMES • Histoires Vraies
[FLASHBACK] Le pacte mortel de la famille Adde

CRIMES • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 29:55


Aux Rives, petit village paisible de l'Hérault, ils ne sont que 150 habitants. Tout le monde se connaît et quand des inconnus débarquent dans la localité, ça se sait très rapidement. Ce jour-là, on s'interroge sur ces nouveaux arrivants qui, à peine les premiers contacts pris avec la mairie, s'enferment dans leur maison pour ne presque plus en sortir. Un drôle de couple que ces Adde… Et même, une drôle de famille ! Certains aperçoivent le père, Charles-Olivier, au volant de son véhicule partir au travail. Quant à sa femme Samantha et ses deux petits garçons, on ne les voit jamais dehors. Il faudra attendre près de 5 ans et les révélations médiatiques d'un double meurtre atroce pour que les habitants du village connaissent l'histoire de cette famille qu'on croyait appartenir à une secte.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.

Sismique
Opération Venezuela : le retour des empires | #PAUSE

Sismique

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 36:45


Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi l'incendie du Nouvel An de Khorgas est-il célèbre ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 2:18


Cet évènement est resté dans l'histoire parce qu'il condense, en un seul événement, les fragilités politiques, économiques et géopolitiques de l'Asie centrale au début du XXᵉ siècle.Khorgas — aujourd'hui Khorgos — était alors une ville-frontière stratégique, située sur la route reliant l'empire russe à la Chine impériale finissante. Poste de commerce, carrefour de caravanes, zone de transit pour la soie, le thé, l'opium et l'argent, Khorgas incarnait un point névralgique des échanges eurasiens. Mais cette prospérité reposait sur un équilibre extrêmement précaire.Dans la nuit du 31 décembre 1910 au 1er janvier 1911, un incendie d'une violence exceptionnelle se déclare dans le quartier marchand. En quelques heures, attisé par des vents glacials et la promiscuité des constructions en bois, le feu ravage la quasi-totalité de la ville. Entrepôts, échoppes, habitations, registres commerciaux et réserves de marchandises disparaissent dans les flammes. Le sinistre fait relativement peu de victimes humaines, mais détruit l'économie locale.Cet incendie survient à un moment critique. La Chine impériale des Qing est à bout de souffle : la révolution de 1911 éclatera quelques mois plus tard, mettant fin à plus de deux millénaires de régime impérial. De l'autre côté de la frontière, l'Empire russe est lui aussi fragilisé, à l'aube des bouleversements qui mèneront à la révolution de 1917. Khorgas devient alors le symbole d'un monde ancien qui brûle littéralement sous nos yeux.Pourquoi cet incendie est-il resté célèbre ? D'abord parce qu'il marque la fin d'un modèle commercial ancien, fondé sur les caravanes et les villes-frontières semi-autonomes. Après le feu, Khorgas ne retrouvera jamais son rôle d'avant. Les routes commerciales se déplacent, les frontières se durcissent, les États modernes imposent leur contrôle administratif et militaire.Ensuite, l'événement nourrit de nombreuses rumeurs et théories. Certains contemporains évoquent un accident banal, d'autres un incendie criminel lié à des rivalités commerciales, voire une manœuvre politique destinée à affaiblir une zone stratégique. Aucune preuve définitive ne tranche, ce qui contribue à la légende de l'événement.Enfin, l'incendie du Nouvel An de Khorgas est devenu un symbole historique : celui d'une Asie centrale charnière, prise entre empires, modernité et effondrement des anciens équilibres. Aujourd'hui encore, alors que Khorgos est redevenue un hub majeur grâce aux nouvelles routes de la soie chinoises, cet incendie rappelle que les grands carrefours du monde sont aussi des lieux de grande vulnérabilité.Un feu, une nuit, et tout un monde qui bascule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Venezuela : le coup de force de Trump, vu de Caracas

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Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 27:54


« Nous sommes aux commandes », a déclaré le président des Etats-Unis Donald Trump, le dimanche 4 janvier, après que l'armée américaine a capturé la veille le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse à Caracas pour les exfiltrer vers New York.Le successeur d'Hugo Chávez à la tête du Venezuela, apparu menotté et les yeux bandés après son enlèvement, doit être inculpé par la justice fédérale américaine pour « narcoterrorisme » et « complot pour importation de cocaïne ». Il est soupçonné de participer au trafic de drogue caribéen qui inonde les Etats-Unis.Cette intervention militaire contre un président divise le reste du monde. Certains dénoncent un coup d'Etat à peine déguisé de la part de Washington, quand d'autres voix, à l'instar d'Emmanuel Macron, se réjouissent de l'arrestation de celui qui dirigeait le Venezuela d'une main de fer depuis 2013.Comment les Vénézuéliens, frappés par la pauvreté et la répression, vivent-ils ce coup de force de Donald Trump ? Code source fait le point avec Charles de Saint-Sauveur, chef du service international du Parisien, et Anaïs Campaignolle, journaliste correspondante à Caracas.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Le Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la mort d'Alexandre 1er est-elle un grand mystère ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 2:58


La mort d'Alexandre Ier, tsar de Russie de 1801 à 1825, est l'un des grands mystères de l'histoire impériale russe. Officiellement, rien de plus banal : l'empereur serait mort d'une maladie soudaine à l'âge de 47 ans. Pourtant, dès l'annonce de son décès, des doutes apparaissent, et ils ne cesseront jamais vraiment de disparaître.Pour comprendre ce mystère, il faut d'abord connaître le personnage. Alexandre Ier est un souverain complexe, profondément marqué par les guerres napoléoniennes, la violence du pouvoir et un sentiment de culpabilité lié à l'assassinat de son père, Paul Ier, auquel il aurait indirectement consenti. À la fin de sa vie, il est décrit comme fatigué, désabusé, de plus en plus tourné vers la religion et la quête spirituelle. Certains contemporains évoquent même son désir de disparaître du monde politique.C'est dans ce contexte qu'Alexandre meurt en 1825, loin de Saint-Pétersbourg, dans la ville de Taganrog, au sud de la Russie. Cette distance est déjà inhabituelle pour un empereur. Les circonstances exactes de sa maladie restent floues, les récits divergent, et l'autopsie est sommaire. Rapidement, des rumeurs circulent : certains affirment que le corps présenté lors des funérailles ne ressemblait pas vraiment au tsar, d'autres évoquent un cercueil resté fermé plus que de coutume.Mais le mystère s'épaissit surtout plusieurs années plus tard, avec l'apparition d'un personnage énigmatique en Sibérie : un ermite nommé Fiodor Kouzmitch. Cet homme, cultivé, parlant plusieurs langues, doté de manières aristocratiques, intrigue immédiatement. Il semble en savoir beaucoup sur la cour impériale et les grandes affaires de l'État, tout en refusant catégoriquement de révéler son passé.Peu à peu, l'idée s'impose dans certains cercles que cet ermite pourrait être Alexandre Ier lui-même, ayant simulé sa mort pour finir ses jours dans la pénitence et l'anonymat. Des témoignages évoquent une ressemblance physique troublante, des analyses ultérieures ont souligné des similitudes dans l'écriture, et des proches de l'ermite auraient rapporté des confidences ambiguës suggérant une identité cachée.Aucune preuve formelle n'a jamais confirmé cette théorie. Les autorités impériales ont toujours nié toute supercherie, et les historiens restent divisés. Pourtant, le doute persiste, d'autant plus que certaines vérifications ultérieures du tombeau impérial ont nourri les spéculations.En définitive, le mystère de la mort d'Alexandre Ier fascine parce qu'il mêle pouvoir, culpabilité, foi et désir d'effacement. Qu'il soit mort empereur ou ermite, son destin incarne l'idée troublante qu'un homme au sommet de l'État ait pu vouloir disparaître pour redevenir simple mortel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Certains l'aiment Fip
"Le son que je préfère, c'est le silence", Michel Ocelot

Certains l'aiment Fip

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 53:56


durée : 00:53:56 - Certains l'aiment Fip - Rencontre avec le maître de l'animation, auteur de "Kirikou", "Princes et Princesses" et "Dilili à Paris", qui évoque son enfance à Conakry, l'importance du son dans ses oeuvres, son travail avec les compositeurs et avec Björk ou encore son amour du silence. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Entrez dans l'Histoire
Marco Polo : grand voyageur ou beau parleur ?

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 30:16


REDIFF - Son "Livre des Merveilles" a marqué le début d'un orientalisme fantasmé qui ne fera que croître au fil des siècles suivants. Mais de nombreuses zones d'ombre planent sur son épopée. Certains mettent en doute la véracité de son récit et cela, dès son vivant... Chaque samedi en exclusivité, retrouvez en podcast un épisode des saisons précédentes de « Entrez dans l'Histoire ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le zoom de la rédaction
Quand les vignerons se réinventent sans modération

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 4:31


durée : 00:04:31 - Le Grand reportage de France Inter - Qu'allons-nous boire au Réveillon ? Cette question, vous vous l'êtes posées récemment à Noël ou au Nouvel an. Certains d'entre vous, et de plus en plus se détournent du vin, notamment du rouge, qui n'a pas la même place qu'autrefois. Face à ce marché en déclin, des vignerons se réinventent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité Afrique
Est de la RDC: protéger la faune de la guerre est «un grand défi», souligne un garde forestier

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 6:31


Il n'y a pas que la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo : il y a aussi quelques zones protégées où des hommes courageux réussissent à sauver la paix. C'est le cas du parc national de la Maiko, aux confins des provinces du Nord-Kivu et du Maniema, où quelques gardes forestiers – on dit maintenant « écogardes » – ont réussi à préserver les populations de gorilles et d'éléphants des combats alentour. Alain Mukiranya est ranger et assistant du directeur du parc national de la Maiko. Pour ce 1er janvier, il raconte comment il a procédé. RFI : Alain Mukiranya, vous êtes garde-forestier dans le parc national de la Maiko, dans l'est de la RDC. Comment protéger les mammifères de ce parc quand la guerre fait rage tout autour ? Alain Mukiranya : C'est un grand défi. Avant que Walikale tombe [une localité de de la province du Nord-Kivu, NDLR], il y a d'abord eu Goma [chef-lieu du Nord-Kivu, NDLR], Bukavu [chef-lieu du Sud-Kivu, NDLR] et puis Walikale. La population, les autorités et même mes collègues écogardes en étaient au point de fuir. La population, d'ailleurs, fuyait déjà vers Kisangani [chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la RDC, NDLR], plus à l'ouest. Et moi, ce que j'ai fait, je suis reparti rejoindre nos équipes sur le terrain. On a mis nos forces ensemble pour protéger le parc. Nous avons fait cela dans le sens contraire du mouvement de la population, à nos risques et périls. Au lieu de fuir, vous êtes donc resté avec une équipe et vous avez réussi à persuader quelques collègues de rester avec vous. C'était la mission que j'avais reçu de la hiérarchie de l'ICCN, […] l'Institut congolais pour la conservation de la nature : rentrer, redynamiser les équipes sur le terrain, leur remonter le moral, encourager et surveiller, continuer à surveiller et protéger le parc. Je les ai convaincus. Ensemble, on faisait les patrouilles et personne n'est parti parmi nous. Est-ce que votre présence et celle de vos collègues dans le parc ont pu dissuader certains hommes armés d'y entrer pour venir braconner ? Oui, quand on voit notre présence, on ne peut plus se permettre de faire ce qui est interdit, notamment le braconnage ou le pillage des matériels et autres biens de la conservation que nous avons au parc. Et notre présence a rassuré aussi certaines populations riveraines. Certains même se sont réfugiés vers chez nous, parce que c'est là où ils se sentaient protégés. Au moment où il y avait débandade, l'armée partait dans la direction ouest. Nous, nous sommes restés et notre présence les a rassurés. Donc, ce n'est pas tout le monde qui avait fui au sein de la communauté riveraine. Il y en a certains qui se sont réfugiés vers chez nous, au quartier général du parc, et dans une autre station qui est dans la zone. Est-ce qu'il y a des hommes armés qui ont essayé d'entrer dans le parc et avec qui vous avez eu des accrochages ? La menace était grande avec des miliciens patriotes qui avaient, à cette période-là, nécessité d'avoir le matériel d'ordonnancement, aussi appelé armes et munitions. Et chez nous, il y en a parce qu'on les utilise pour protéger le parc. Ils ont voulu venir récupérer le matériel que nous avons pour aller faire la guerre avec. Et pourtant, nous, nous sommes non-belligérants, nous sommes apolitiques. En période de paix ou de conflit, nous restons et continuons notre travail. À ces miliciens patriotes, les Wazalendo, avez-vous finalement donné les armes que vous aviez ou pas ? Nous avons catégoriquement refusé. Les matériels que nous avons, c'est pour protéger la faune et la flore et pas autre chose. Nous avons refusé catégoriquement, malgré les menaces, malgré la pression, et on a essayé de les sensibiliser, de leur faire comprendre que nous sommes là pour faire notre travail et non nous mêler de la politique ou autres situations qui prévalent dans la zone. En temps de paix, quel est le principal danger pour les mammifères de votre parc, les gorilles, les éléphants, les okapis ? Est-ce que ce sont les braconniers professionnels ou est-ce que ce sont les populations riveraines, les villageois alentours ? En temps de paix, c'est le braconnage effectué par les communautés riveraines et les braconniers qui viennent d'ailleurs, qui viennent chercher comment capturer les animaux pour le trafic. Tout ça, ça va de pair. En ce début d'année 2026, quel est le vœu que vous formulez ? Mon vœu pour cette année est le retour de la paix et de toutes les bonnes conditions de vie et de travail pour la population qui vit autour de mon parc, le parc national de la Maiko, et pour toute la population congolaise, que la paix revienne, que l'autorité de l'État revienne. Mon vœu est de voir les populations de gorilles, d'okapis, de chimpanzés, d'éléphants, prospérer et continuer à se multiplier afin que la vie reprenne. Le tourisme, et tout cela, ça va aussi bénéficier au développement des communautés riveraines, parce qu'il y aura beaucoup de choses qui viendront avec et même l'économie locale sera développée. À lire aussiQuestions d'environnement - Protecteurs de la nature en Afrique, les «rangers» brisent le tabou de leur santé mentale

C dans l'air
Les Français et les politiques : le grand divorce ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 8:03


C dans l'air du 31 décembre 2025 - Les Français et les politiques : le grand divorce ?Présentation: Salhia BrakhliaLe président de la République Emmanuel Macron exprimera ce soir à 20h ses vœux aux Français pour l'année 2026. Un exercice rituel, l'avant-dernier avant la fin de son second quinquennat. L'occasion de faire quelques annonces, comme la volonté d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026, et, plus généralement, de se projeter vers l'année à venir. Celle qui vient de s'écouler aura été synonyme de nombreux échecs.Depuis la dissolution ratée de 2024, le chef de l'Etat ne parvient pas à reprendre le contrôle de l'action politique. Son incapacité s'est illustrée en 2025 par un triste record : celui du plus grand nombre de Premiers ministres nommés par un même président de la République au cours d'un mandat. L'année passée a même vu le gouvernement le plus bref de toute notre histoire, avec une chute quatorze heures seulement après l'annonce de sa composition. Le pays vit une période d'instabilité politique inédite depuis le début de la Cinquième République. Le gouvernement a échoué à faire adopter un budget pour l'Etat avant la fin de l'année. Pour sortir temporairement de l'impasse budgétaire, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dû recourir à un projet de loi spéciale. Le gouvernement a publié son décret et ses circulaires sur les crédits mis à disposition des ministères à compter du 1ᵉʳ janvier. Le cap est clair. Dans l'attente d'un budget, l'Etat est soumis à la diète.Sur la scène nationale, si les oppositions sont parvenues à faire entendre leur voix, seul le RN est en progression. Le parti d'extrême-droite est le grand gagnant de cette séquence politique et son président, Jordan Bardella, est au sommet dans les sondages. Il caracole en tête des intentions de vote pour la future élection présidentielle.Le parti a fini par convaincre une partie importante des Français sur un sujet au cœur de leurs préoccupations : le pouvoir d'achat. Une équipe de C dans l'air s'est rendue dans un restaurant routier des Yvelines. Sur place, cette question, comme celle de l'inflation, est au centre des priorités. Dans son établissement, le patron voit année après année le RN monter.Loin de l'Elysée et des batailles de l'Assemblée, les maires des petites communes essaient tant bien que mal de se débrouiller pour contenir les dépenses de leur collectivité. Pour ce faire, plusieurs d'entre-eux mettent parfois la main à la pâte. Certains participent ainsi directement à la construction de chalets pour les animations des fêtes de fin d'année, pour faire baisser la facture. D'autres montrent l'exemple en votant la baisse de leurs indemnités d'élu. Ils dénoncent ce qu'il se passe au niveau de l'Etat, où l'on demande selon eux beaucoup au Français sans pour autant faire d'efforts.Nos experts :- Christophe Barbier - Éditorialiste politique - Conseiller de la rédaction – Franc-Tireur- Lucie Robequain - Directrice des rédactions – La Tribune- Alexandra Schwartzbrod - Directrice adjointe de la rédaction – Libération- Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion – IFOP - Auteur de Métamorphoses françaises

7 milliards de voisins
Cuisine: thés et infusions du continent africain

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 48:30


Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ?   Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris.  • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique.  • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne.  En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans.    Programmation musicale :  ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk 

Extraterrien
Joyeux Noel

Extraterrien

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 13:23


- Notre newsletter : https://bit.ly/newsletter-performance1 - Youtube : https://bit.ly/youtube-extraterrien- Podcast Spotify : https://spoti.fi/2Ke47Wk- Podcast Apple : http://bit.ly/extraterrien - Instagram : https://www.instagram.com/extraterrien.podcast/ - Programme d'entrainement HYROX : https://www.roxevolution.com/- tu veux lancer un podcast ? https://bit.ly/lance-ton-podcastDans cet épisode solo, je vous présente un nouveau format que je lance sur Extraterrien — un projet que je mûris depuis longtemps et qui verra le jour entre Noël et janvier.Chaque année, j'aime prendre le temps de faire mon bilan, partager les coulisses, les projets, les apprentissages… Et beaucoup d'entre vous me demandent aussi des recommandations de livres, de biographies, ou de ressources en développement personnel et performance.Plutôt que de vous livrer tout ça de manière brute et auto-centrée, j'ai décidé de créer une série de mini-épisodes pratiques, conçus comme des guides concrets pour que vous puissiez faire les exercices en même temps que moi si vous le souhaitez.Ce format s'appuie sur :plus de 300 interviews d'athlètes et d'experts,la lecture d'une soixantaine de livres sur la performance,et mon parcours.L'objectif est simple et exigeant :vous donner des outils activables pour progresser, performer… et être plus heureux, ensemble.Les épisodes dureront entre 10 et 15 minutes.Certains sujets que je maîtrise profondément, d'autres où je testerai et appliquerai moi-même les concepts — en toute honnêteté.Parmi les thèmes au programme :faire son bilan (et je partagerai aussi le mien + celui d'Extraterrien)définir ses objectifsvisualisation et enseignements tirés des grands athlètesmorning formulacompléments que j'utiliseles 5 livres qui ont changé ma viemieux gérer ses relationsréduire le stresshacks du sommeille modèle de Brookeutiliser la colère comme moteurcarnet d'entraînementarrêter de juger pour mieux performerloi de l'attractionmieux faire face aux critiquesmieux s'aimeret le poids de notre discours interneJe partagerai aussi des références, des ressources, et des extraits d'interviews pour approfondir.Ce projet, je veux le construire avec vous.Vos retours seront précieux — le meilleur endroit pour réagir est directement sur Spotify, ou sur Instagram : @barth.fendt.On explore, on réfléchit, on progresse. Ensemble.On se retrouve demain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
La CAN au Maroc, destination tendance des vacanciers

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 2:39


La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais.   À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines.  « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il.  À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !

Un Jour dans l'Histoire
Noël dans les fifities : un mille-feuille au goût américain

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 37:20


Nous sommes le 14 décembre 1950. Dans « Le Soir illustré », créé 22 ans plus tôt, on peut lire : « L'Amérique entière donne à toutes les rues de toutes ses villes de prodigieux décors de Noël dont la mode a commencé d'atteindre l'Europe. Chez nous, Bruxelles, Anvers et Liège en particulier ont depuis quelques années redécouvert le charme du « Noël sur la place ». Deux ans plus tôt, dans le même magazine un chroniqueur se faisant appelé Peau d'Âne allait déjà dans ce sens : « Une fois de plus, écrivait-il, la vieille terre d'Occident se révèle un carrefour d'influences entre les traditions de Noël venues de l'Est, et les coutumes des Christmas américains, mêlées d'enthousiasme, de puérilité, de tendresse et d'esprit commercial qui font déborder dans les villes et jusque dans les campagnes les joies et les ornements de Noël. » Certains modèrent cet enthousiasme, ainsi « Le Moustique » du 21 décembre 1952 : « Cette année, de nouvelles protestations se sont élevées. Noël – disent-elles – ce n'est pas ce vieux distributeur de cadeaux contre remboursement, c'est la naissance de l'Enfant-Dieu. Il ne faut pas que la crèche soit écrasée sous le talon d'un étranger ». En ce début des années cinquante, Le réveillon de Noël que presque tous les Belges vivent en famille est donc en train de vivre une sorte de relooking. Traditions païennes et religieuses déjà mélangées sont incorporées dans une puissante addiction : celle de la consommation. Bien sûr, l'Amérique y est pour beaucoup mais elle n'est pas la seule responsable de cette évolution. L'esprit se transforme et la pratique s'hybride. Noël est un mille-feuilles. Avec nous : Pierre Leclercq, historien de l'alimentation, collaborateur scientifique à l'ULG, responsable du Petit Lancelot qui nous propose des repas-conférences où la gastronomie se mêle à la découverte culturelle. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.