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NB: il y a eu un problème au montage avec une première version, le son était décalé. Voici la verion "propre". Désolé pour ça. Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
Cet évènement est resté dans l'histoire parce qu'il condense, en un seul événement, les fragilités politiques, économiques et géopolitiques de l'Asie centrale au début du XXᵉ siècle.Khorgas — aujourd'hui Khorgos — était alors une ville-frontière stratégique, située sur la route reliant l'empire russe à la Chine impériale finissante. Poste de commerce, carrefour de caravanes, zone de transit pour la soie, le thé, l'opium et l'argent, Khorgas incarnait un point névralgique des échanges eurasiens. Mais cette prospérité reposait sur un équilibre extrêmement précaire.Dans la nuit du 31 décembre 1910 au 1er janvier 1911, un incendie d'une violence exceptionnelle se déclare dans le quartier marchand. En quelques heures, attisé par des vents glacials et la promiscuité des constructions en bois, le feu ravage la quasi-totalité de la ville. Entrepôts, échoppes, habitations, registres commerciaux et réserves de marchandises disparaissent dans les flammes. Le sinistre fait relativement peu de victimes humaines, mais détruit l'économie locale.Cet incendie survient à un moment critique. La Chine impériale des Qing est à bout de souffle : la révolution de 1911 éclatera quelques mois plus tard, mettant fin à plus de deux millénaires de régime impérial. De l'autre côté de la frontière, l'Empire russe est lui aussi fragilisé, à l'aube des bouleversements qui mèneront à la révolution de 1917. Khorgas devient alors le symbole d'un monde ancien qui brûle littéralement sous nos yeux.Pourquoi cet incendie est-il resté célèbre ? D'abord parce qu'il marque la fin d'un modèle commercial ancien, fondé sur les caravanes et les villes-frontières semi-autonomes. Après le feu, Khorgas ne retrouvera jamais son rôle d'avant. Les routes commerciales se déplacent, les frontières se durcissent, les États modernes imposent leur contrôle administratif et militaire.Ensuite, l'événement nourrit de nombreuses rumeurs et théories. Certains contemporains évoquent un accident banal, d'autres un incendie criminel lié à des rivalités commerciales, voire une manœuvre politique destinée à affaiblir une zone stratégique. Aucune preuve définitive ne tranche, ce qui contribue à la légende de l'événement.Enfin, l'incendie du Nouvel An de Khorgas est devenu un symbole historique : celui d'une Asie centrale charnière, prise entre empires, modernité et effondrement des anciens équilibres. Aujourd'hui encore, alors que Khorgos est redevenue un hub majeur grâce aux nouvelles routes de la soie chinoises, cet incendie rappelle que les grands carrefours du monde sont aussi des lieux de grande vulnérabilité.Un feu, une nuit, et tout un monde qui bascule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Nous sommes aux commandes », a déclaré le président des Etats-Unis Donald Trump, le dimanche 4 janvier, après que l'armée américaine a capturé la veille le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse à Caracas pour les exfiltrer vers New York.Le successeur d'Hugo Chávez à la tête du Venezuela, apparu menotté et les yeux bandés après son enlèvement, doit être inculpé par la justice fédérale américaine pour « narcoterrorisme » et « complot pour importation de cocaïne ». Il est soupçonné de participer au trafic de drogue caribéen qui inonde les Etats-Unis.Cette intervention militaire contre un président divise le reste du monde. Certains dénoncent un coup d'Etat à peine déguisé de la part de Washington, quand d'autres voix, à l'instar d'Emmanuel Macron, se réjouissent de l'arrestation de celui qui dirigeait le Venezuela d'une main de fer depuis 2013.Comment les Vénézuéliens, frappés par la pauvreté et la répression, vivent-ils ce coup de force de Donald Trump ? Code source fait le point avec Charles de Saint-Sauveur, chef du service international du Parisien, et Anaïs Campaignolle, journaliste correspondante à Caracas.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Le Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La mort d'Alexandre Ier, tsar de Russie de 1801 à 1825, est l'un des grands mystères de l'histoire impériale russe. Officiellement, rien de plus banal : l'empereur serait mort d'une maladie soudaine à l'âge de 47 ans. Pourtant, dès l'annonce de son décès, des doutes apparaissent, et ils ne cesseront jamais vraiment de disparaître.Pour comprendre ce mystère, il faut d'abord connaître le personnage. Alexandre Ier est un souverain complexe, profondément marqué par les guerres napoléoniennes, la violence du pouvoir et un sentiment de culpabilité lié à l'assassinat de son père, Paul Ier, auquel il aurait indirectement consenti. À la fin de sa vie, il est décrit comme fatigué, désabusé, de plus en plus tourné vers la religion et la quête spirituelle. Certains contemporains évoquent même son désir de disparaître du monde politique.C'est dans ce contexte qu'Alexandre meurt en 1825, loin de Saint-Pétersbourg, dans la ville de Taganrog, au sud de la Russie. Cette distance est déjà inhabituelle pour un empereur. Les circonstances exactes de sa maladie restent floues, les récits divergent, et l'autopsie est sommaire. Rapidement, des rumeurs circulent : certains affirment que le corps présenté lors des funérailles ne ressemblait pas vraiment au tsar, d'autres évoquent un cercueil resté fermé plus que de coutume.Mais le mystère s'épaissit surtout plusieurs années plus tard, avec l'apparition d'un personnage énigmatique en Sibérie : un ermite nommé Fiodor Kouzmitch. Cet homme, cultivé, parlant plusieurs langues, doté de manières aristocratiques, intrigue immédiatement. Il semble en savoir beaucoup sur la cour impériale et les grandes affaires de l'État, tout en refusant catégoriquement de révéler son passé.Peu à peu, l'idée s'impose dans certains cercles que cet ermite pourrait être Alexandre Ier lui-même, ayant simulé sa mort pour finir ses jours dans la pénitence et l'anonymat. Des témoignages évoquent une ressemblance physique troublante, des analyses ultérieures ont souligné des similitudes dans l'écriture, et des proches de l'ermite auraient rapporté des confidences ambiguës suggérant une identité cachée.Aucune preuve formelle n'a jamais confirmé cette théorie. Les autorités impériales ont toujours nié toute supercherie, et les historiens restent divisés. Pourtant, le doute persiste, d'autant plus que certaines vérifications ultérieures du tombeau impérial ont nourri les spéculations.En définitive, le mystère de la mort d'Alexandre Ier fascine parce qu'il mêle pouvoir, culpabilité, foi et désir d'effacement. Qu'il soit mort empereur ou ermite, son destin incarne l'idée troublante qu'un homme au sommet de l'État ait pu vouloir disparaître pour redevenir simple mortel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:53:56 - Certains l'aiment Fip - Rencontre avec le maître de l'animation, auteur de "Kirikou", "Princes et Princesses" et "Dilili à Paris", qui évoque son enfance à Conakry, l'importance du son dans ses oeuvres, son travail avec les compositeurs et avec Björk ou encore son amour du silence. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
REDIFF - Son "Livre des Merveilles" a marqué le début d'un orientalisme fantasmé qui ne fera que croître au fil des siècles suivants. Mais de nombreuses zones d'ombre planent sur son épopée. Certains mettent en doute la véracité de son récit et cela, dès son vivant... Chaque samedi en exclusivité, retrouvez en podcast un épisode des saisons précédentes de « Entrez dans l'Histoire ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:31 - Le Grand reportage de France Inter - Qu'allons-nous boire au Réveillon ? Cette question, vous vous l'êtes posées récemment à Noël ou au Nouvel an. Certains d'entre vous, et de plus en plus se détournent du vin, notamment du rouge, qui n'a pas la même place qu'autrefois. Face à ce marché en déclin, des vignerons se réinventent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Il n'y a pas que la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo : il y a aussi quelques zones protégées où des hommes courageux réussissent à sauver la paix. C'est le cas du parc national de la Maiko, aux confins des provinces du Nord-Kivu et du Maniema, où quelques gardes forestiers – on dit maintenant « écogardes » – ont réussi à préserver les populations de gorilles et d'éléphants des combats alentour. Alain Mukiranya est ranger et assistant du directeur du parc national de la Maiko. Pour ce 1er janvier, il raconte comment il a procédé. RFI : Alain Mukiranya, vous êtes garde-forestier dans le parc national de la Maiko, dans l'est de la RDC. Comment protéger les mammifères de ce parc quand la guerre fait rage tout autour ? Alain Mukiranya : C'est un grand défi. Avant que Walikale tombe [une localité de de la province du Nord-Kivu, NDLR], il y a d'abord eu Goma [chef-lieu du Nord-Kivu, NDLR], Bukavu [chef-lieu du Sud-Kivu, NDLR] et puis Walikale. La population, les autorités et même mes collègues écogardes en étaient au point de fuir. La population, d'ailleurs, fuyait déjà vers Kisangani [chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la RDC, NDLR], plus à l'ouest. Et moi, ce que j'ai fait, je suis reparti rejoindre nos équipes sur le terrain. On a mis nos forces ensemble pour protéger le parc. Nous avons fait cela dans le sens contraire du mouvement de la population, à nos risques et périls. Au lieu de fuir, vous êtes donc resté avec une équipe et vous avez réussi à persuader quelques collègues de rester avec vous. C'était la mission que j'avais reçu de la hiérarchie de l'ICCN, […] l'Institut congolais pour la conservation de la nature : rentrer, redynamiser les équipes sur le terrain, leur remonter le moral, encourager et surveiller, continuer à surveiller et protéger le parc. Je les ai convaincus. Ensemble, on faisait les patrouilles et personne n'est parti parmi nous. Est-ce que votre présence et celle de vos collègues dans le parc ont pu dissuader certains hommes armés d'y entrer pour venir braconner ? Oui, quand on voit notre présence, on ne peut plus se permettre de faire ce qui est interdit, notamment le braconnage ou le pillage des matériels et autres biens de la conservation que nous avons au parc. Et notre présence a rassuré aussi certaines populations riveraines. Certains même se sont réfugiés vers chez nous, parce que c'est là où ils se sentaient protégés. Au moment où il y avait débandade, l'armée partait dans la direction ouest. Nous, nous sommes restés et notre présence les a rassurés. Donc, ce n'est pas tout le monde qui avait fui au sein de la communauté riveraine. Il y en a certains qui se sont réfugiés vers chez nous, au quartier général du parc, et dans une autre station qui est dans la zone. Est-ce qu'il y a des hommes armés qui ont essayé d'entrer dans le parc et avec qui vous avez eu des accrochages ? La menace était grande avec des miliciens patriotes qui avaient, à cette période-là, nécessité d'avoir le matériel d'ordonnancement, aussi appelé armes et munitions. Et chez nous, il y en a parce qu'on les utilise pour protéger le parc. Ils ont voulu venir récupérer le matériel que nous avons pour aller faire la guerre avec. Et pourtant, nous, nous sommes non-belligérants, nous sommes apolitiques. En période de paix ou de conflit, nous restons et continuons notre travail. À ces miliciens patriotes, les Wazalendo, avez-vous finalement donné les armes que vous aviez ou pas ? Nous avons catégoriquement refusé. Les matériels que nous avons, c'est pour protéger la faune et la flore et pas autre chose. Nous avons refusé catégoriquement, malgré les menaces, malgré la pression, et on a essayé de les sensibiliser, de leur faire comprendre que nous sommes là pour faire notre travail et non nous mêler de la politique ou autres situations qui prévalent dans la zone. En temps de paix, quel est le principal danger pour les mammifères de votre parc, les gorilles, les éléphants, les okapis ? Est-ce que ce sont les braconniers professionnels ou est-ce que ce sont les populations riveraines, les villageois alentours ? En temps de paix, c'est le braconnage effectué par les communautés riveraines et les braconniers qui viennent d'ailleurs, qui viennent chercher comment capturer les animaux pour le trafic. Tout ça, ça va de pair. En ce début d'année 2026, quel est le vœu que vous formulez ? Mon vœu pour cette année est le retour de la paix et de toutes les bonnes conditions de vie et de travail pour la population qui vit autour de mon parc, le parc national de la Maiko, et pour toute la population congolaise, que la paix revienne, que l'autorité de l'État revienne. Mon vœu est de voir les populations de gorilles, d'okapis, de chimpanzés, d'éléphants, prospérer et continuer à se multiplier afin que la vie reprenne. Le tourisme, et tout cela, ça va aussi bénéficier au développement des communautés riveraines, parce qu'il y aura beaucoup de choses qui viendront avec et même l'économie locale sera développée. À lire aussiQuestions d'environnement - Protecteurs de la nature en Afrique, les «rangers» brisent le tabou de leur santé mentale
Vous avez sûrement déjà remarqué que les dessins animés de votre enfance ne ressemblent plus tout à fait à ceux d'aujourd'hui : personnages modifiés, univers modernisés, voix changées… Mais ces changements ne seraient pas anodins. Certains dessins animés actuels pourraient en effet être néfastes pour le cerveau des enfants. Comment est-ce possible ? Les nouveaux dessins animés peuvent-ils réellement avoir des conséquences concrètes sur le cerveau des enfants ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Qui sont ces acteurs qui ont inspiré des personnages de dessins animés ? Pourquoi les films de Noël se ressemblent-ils tous ? Pourquoi aimons-nous tant les films d'horreur ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On s'intéresse à des outils qui ont permis à des millions de Terriens d'envoyer leurs messages de meilleurs voeux cette nuit à l'occasion du passage à la nouvelle année. On parle des câbles sous marins. Et on va comprendre qu'ils sont stratégiques pour les échanges mondiaux ! Aujourd'hui ce sont plus de 500 câbles sous-marins qui sont déployés autour de la planète. Mis bout à bout ça représente environ 1,5 million de kilomètres, soit à peu près 38 fois le tour de la Terre. Et ils transportent absolument tout. Ces câbles font ainsi transiter des télécommunications, des discussions en temps réel, des images, des vidéos… bref, tout ce que nous utilisons sur nos ordinateurs, nos téléphones et nos télévisions. Ils transportent aussi des données essentielles et confidentielles pour les grandes entreprises et les forces militaires. Il faut d'ailleurs savoir que 99% des communications mondiales passent par ces câbles sous-marins, qui ne font pourtant qu'environ 10 centimètres d'épaisseur. Le développement des câbles est désormais porté par les Gafam Historiquement, les câbles sous-marins appartiennent majoritairement à des consortiums, un peu comme des copropriétés. Ce sont des alliances entre États et opérateurs de télécommunications, qui louent ensuite l'accès à ces câbles à des clients. Mais le modèle évolue fortement... aujourd'hui, le développement des câbles est porté en grande partie par les Gafam. Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft sont devenus des acteurs majeurs du secteur. Autre point important : ces câbles sont toujours plus puissants, et les technologies évoluent très vite. Un câble posé il y a cinq ans est déjà dépassé par ceux installés aujourd'hui. C'est donc parce que quasiment toutes nos communications passent par ces autoroutes de l'information qu'ils sont stratégiques. Et vu la quantité de données qu'ils transportent, ce sont devenus des actifs essentiels à protéger. Ils représentent des enjeux majeurs de sécurité, de souveraineté informationnelle et économique. Cela dit, il faut aussi relativiser : chaque année, on recense entre 150 et 200 incidents. 80% des incidents sont liés à un facteur humain non malveillant Certains sont dus à des glissements de terrain sous-marins, mais 80% des incidents sont liés à un facteur humain non malveillant, des filets de pêche ou des ancres qui arrachent les câbles. Pourtant, ce sont souvent ces mêmes types de bateaux qui sont soupçonnés de sabotage. On en a beaucoup parlé en 2025 en raison de câbles endommagés en pleine mer Baltique notamment entre la Suède et la Lettonie. On observe un retour de la piraterie ou d'actes de malveillance, même si cela reste marginal. L'Union européenne et l'Otan ont lancé plusieurs programmes pour surveiller les infrastructures sous-marines. Mais le risque zéro n'existe pas : à 1 000 mètres de profondeur et parfois plus, il est évidemment impossible de surveiller chaque centimètre de câble ! Chronique transportsLes géants de la tech investissent dans les câbles sous-marins
C dans l'air du 31 décembre 2025 - Les Français et les politiques : le grand divorce ?Présentation: Salhia BrakhliaLe président de la République Emmanuel Macron exprimera ce soir à 20h ses vœux aux Français pour l'année 2026. Un exercice rituel, l'avant-dernier avant la fin de son second quinquennat. L'occasion de faire quelques annonces, comme la volonté d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026, et, plus généralement, de se projeter vers l'année à venir. Celle qui vient de s'écouler aura été synonyme de nombreux échecs.Depuis la dissolution ratée de 2024, le chef de l'Etat ne parvient pas à reprendre le contrôle de l'action politique. Son incapacité s'est illustrée en 2025 par un triste record : celui du plus grand nombre de Premiers ministres nommés par un même président de la République au cours d'un mandat. L'année passée a même vu le gouvernement le plus bref de toute notre histoire, avec une chute quatorze heures seulement après l'annonce de sa composition. Le pays vit une période d'instabilité politique inédite depuis le début de la Cinquième République. Le gouvernement a échoué à faire adopter un budget pour l'Etat avant la fin de l'année. Pour sortir temporairement de l'impasse budgétaire, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dû recourir à un projet de loi spéciale. Le gouvernement a publié son décret et ses circulaires sur les crédits mis à disposition des ministères à compter du 1ᵉʳ janvier. Le cap est clair. Dans l'attente d'un budget, l'Etat est soumis à la diète.Sur la scène nationale, si les oppositions sont parvenues à faire entendre leur voix, seul le RN est en progression. Le parti d'extrême-droite est le grand gagnant de cette séquence politique et son président, Jordan Bardella, est au sommet dans les sondages. Il caracole en tête des intentions de vote pour la future élection présidentielle.Le parti a fini par convaincre une partie importante des Français sur un sujet au cœur de leurs préoccupations : le pouvoir d'achat. Une équipe de C dans l'air s'est rendue dans un restaurant routier des Yvelines. Sur place, cette question, comme celle de l'inflation, est au centre des priorités. Dans son établissement, le patron voit année après année le RN monter.Loin de l'Elysée et des batailles de l'Assemblée, les maires des petites communes essaient tant bien que mal de se débrouiller pour contenir les dépenses de leur collectivité. Pour ce faire, plusieurs d'entre-eux mettent parfois la main à la pâte. Certains participent ainsi directement à la construction de chalets pour les animations des fêtes de fin d'année, pour faire baisser la facture. D'autres montrent l'exemple en votant la baisse de leurs indemnités d'élu. Ils dénoncent ce qu'il se passe au niveau de l'Etat, où l'on demande selon eux beaucoup au Français sans pour autant faire d'efforts.Nos experts :- Christophe Barbier - Éditorialiste politique - Conseiller de la rédaction – Franc-Tireur- Lucie Robequain - Directrice des rédactions – La Tribune- Alexandra Schwartzbrod - Directrice adjointe de la rédaction – Libération- Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion – IFOP - Auteur de Métamorphoses françaises
La Revue nationale stratégique 2025 indique que les espaces communs - dont l'espace extra-atmosphérique - font l'objet d'une compétition de puissance de plus en plus débridée et brutale se déclinant à tous les niveaux de conflictualité. Alors, l'espace est-il devenu un terrain d'affrontements ? Planisphère pose la question à Guilhem Penent. Docteur en sciences politiques, spécialisé sur les questions de politiques spatiales. Il est aujourd'hui Conseiller espace à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des Armées. Il s'exprime en son nom propre.Cette émission a été enregistrée à Toulon dans le cadre des RSMED, avec les moyens de RCF Méditerranée le 10/10/2025, diffusée le 28/10/2025.Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-L-espace-terrain-d-affrontements-Avec-G-Penent.html Extrait de la synthèse rédigée : "La Revue nationale stratégique 2025 confirme ce que la Stratégie spatiale de défense de 2019 annonçait déjà : l'espace extra-atmosphérique est désormais un terrain de rivalités stratégiques. Autrefois symbole de coopération scientifique, il est devenu une zone de compétition de puissance, où les comportements inamicaux et les actes hostiles se multiplient. Pour Guilhem Penent, cette évolution reflète une mutation géopolitique majeure : le renforcement des utilisations militaires de l'espace et la dépendance croissante des sociétés à ses infrastructures.Les dernières années ont vu une banalisation des comportements dangereux : satellites espions s'approchant de satellites étrangers, brouillages, ou encore tests de missiles antisatellites, comme celui de la Russie en 2021 ayant généré des milliers de débris. Ces actes, souvent difficiles à attribuer ou à qualifier juridiquement, participent à une instabilité structurelle. L'espace devient un théâtre d'affrontements hybrides, où la frontière entre provocation et agression est floue.L'espace est un milieu vaste, hostile et opaque, où l'identification des intentions et des responsabilités reste complexe. Cette incertitude favorise les stratégies d'ambiguïté : des États peuvent mener des opérations inamicales tout en niant toute intention hostile. Ce brouillage des lignes rend difficile toute réponse politique ou militaire et entretient un sentiment d'impunité chez certains acteurs.Selon Guilhem Penent, la dépendance à l'espace dépasse désormais le cadre militaire. GPS, transactions bancaires, prévisions météo, logistique : nos activités quotidiennes dépendent d'une connectivité spatiale invisible. Une panne généralisée ou une attaque ciblée sur les satellites pourrait paralyser des pans entiers de l'économie mondiale. Cette dépendance massive crée de nouvelles vulnérabilités stratégiques que certains acteurs pourraient exploiter.La configuration actuelle se distingue de la Guerre froide (1947-1990) : la vulnérabilité n'est plus partagée. Certains États, moins dépendants de l'espace, peuvent chercher à exploiter les faiblesses de puissances plus connectées. Les États-Unis, la Chine et la Russie forment le trio de tête. La Chine, dont la stratégie semblait essentiellement répondre à une logique de contournement voire de déni d'accès (capacités antisatellites), rattrape désormais son retard et fait l'apprentissage accéléré des gains qu'elle pourrait tirer à son tour d'une exploitation de l'espace en appui à ses besoins propres. Derrière eux, l'Europe, l'Inde et le Japon tentent de trouver leur place. L'Europe illustre une approche plus coopérative mais encore marquée par un sous-investissement militaire chronique. (...)"Lire la suite de la synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-L-espace-terrain-d-affrontements-Avec-G-Penent.html
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique. • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk
Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique. • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk
durée : 00:04:03 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Depuis plusieurs semaines, les documents de l'affaire Epstein sont rendus public. Certains passages sont dissimulés sous une encre noire. Grâce à des logiciels, les internautes réussissent à les déchiffrer. Donald Trump dénonce une chasse aux sorcières. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'alimentation, vous le savez, est une clef de santé et même la 1e technique utilisée en naturopathie. Et pourtant, il existe presque autant de conseils que d'individus, ce qui ne rend pas la tâche aisée lorsque l'on cherche à bien s'alimenter.Depuis des années, je prône une alimentation naturopathique telle que nous l'apprenons toutes et tous en formation mais dernièrement, au fil de lectures et découvertes sur instagram, j'ai été titillée par le terme d'alimentation ancestrale qui met en avant une alimentation proche de la terre et des besoins premiers de notre espèce. Certains points m'ont intéressée, d'autres m'ont bousculée, et puis j'ai eu envie d'accueillir au micro Lola Calypso, celle par qui j'ai mis un pied dans ce sujet pour partager avec nous tous son regard, son cheminement et ses recommandations.Je vous invite à écouter cet épisode attentivement, et à voir ce que vous souhaitez en tirer ou en laisser pour vous-même car chacun a son curseur à placer à l'endroit qu'il lui convient le mieux en cet instant précis.Cet épisode m'a passionnée, j'espère qu'il en sera de même pour vous aussi !Allez, à vos casques !—Pour suivre Lola et en savoir plus sur l'alimentation ancestrale, rendez-vous sur son compte instagram !Découvrez HEALTHY CYCLES, mon programme en ligne et en autonomie pour vous aider à reconnecter avec votre cycle menstruel, équilibrer vos hormones et soulager vos maux ! Rendez-vous juste ici pour embarquer dans l'aventure !Vous préférez un suivi individuel et main dans la main ? Je vous propose mon ACCOMPAGNEMENT HOLISTIQUE, individuel ou en couple, mêlant naturopathie, phytothérapie, aromatologie, symptothermie et bien d'autres techniques pour vous reconnecter à votre corps et atteindre enfin votre objectif santé ! Par ici pour découvrir toutes les informations et par là pour réserver un appel découverte gratuit !Je vous propose également de vous former à la symptothermie avec mon programme HEALTHY SYMPTOTHERMIE, pour vous permettre d'adopter une contraception 100 naturelle et fiable à 98,2% après formation (contre 97,6% de fiabilité pour la pilule, chiffres de l'OMS) ! Par ici pour en savoir plus et rejoindre l'aventure !Et enfin, n'hésitez pas à découvrir mes ebooks : HEALTHY FOOD, le guide de l'alimentation hormonale et HEALTHY PUBERTÉ, pour accompagner les jeunes filles vers leur vie de femmes.Si vous aimez Healthy Living et souhaitez m'aider à faire connaître le podcast, n'hésitez pas à le partager autour de vous auprès de personnes que cela pourrait aider ou intéresser. N'hésitez pas également à laisser des appréciations et commentaires sur votre application d'écoute préférée. It means the world to me!Pour ne rien manquer des actualités du podcast, pensez à vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée, à me rejoindre sur insta et à vous inscrire à la newsletter dans laquelle je partage chaque mois une avalanche de good vibes et astuces healthy ! Je vous retrouve également sur youtube avec du contenu vidéo inédit ainsi que certains de mes épisodes préférés en versions sous-titrée, accessible aux sourds et malentendants ! Création originale : Marion PezardRéalisation & production : Marion PezardMontage & mixage : Marion PezardMusique : Alice, Hicham ChahidiHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:03 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Depuis plusieurs semaines, les documents de l'affaire Epstein sont rendus public. Certains passages sont dissimulés sous une encre noire. Grâce à des logiciels, les internautes réussissent à les déchiffrer. Donald Trump dénonce une chasse aux sorcières. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Critiques constantes, absence émotionnelle, violences… Certains enfants grandissent dans des environnements où le lien d'attachement envers leurs parents se construit difficilement. Ils finissent par croire qu'ils n'ont pas droit à l'affection, rendant l'amour en retour parfois impossible. L'amour envers ses parents n'est ni évident, ni garanti, ni obligatoire. On peut donc choisir d'aimer moins pour prendre ses distances ? Peut-il y avoir des phases dans l'amour qu'on leur porte ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : Qui sont les enfants volés ? Qu'est-ce que le syndrome de l'enfant pressé ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Omniprésente dans le débat public, l'intelligence artificielle (IA) s'est imposée comme la grande révolution technologique de la décennie. Mais après l'euphorie des investissements massifs, l'IA arrive à un moment décisif. À l'horizon 2026, les questions autour de la croissance, de l'emploi et de la solidité de son modèle économique devraient trouver un premier début de réponse. Ces dernières années, l'intelligence artificielle a attiré des investissements colossaux. Des centaines de milliards de dollars ont été injectés dans les puces électroniques, les centres de données, les start-up spécialisées, mais aussi dans les logiciels et les infrastructures nécessaires à son déploiement. Résultat : les valorisations boursières ont atteint des sommets. Nvidia, par exemple, est devenue l'une des entreprises les plus valorisées au monde grâce à ses puces devenues indispensables au développement de l'IA. Mais depuis quelques mois, des signaux d'alerte apparaissent. Certains investisseurs majeurs commencent à revoir leur stratégie et à réduire les sommes injectées dans le secteur. La raison principale est simple : la rentabilité se fait encore attendre. Les bénéfices tardent à arriver et le modèle économique repose largement sur une forme d'économie circulaire. Les géants de la tech financent des start-up spécialisées dans l'IA, lesquelles achètent en retour des puces, des services de stockage et des abonnements auprès de ces mêmes acteurs. Un système qui s'auto-entretient, mais qui pourrait nécessiter un ajustement dans les mois à venir, sans pour autant affirmer qu'il y aura une explosion brutale de la bulle de l'IA. À lire aussiNvidia investit 100 milliards de dollars dans la construction de centres de données pour OpenAI L'IA face au défi de l'emploi et de la productivité L'autre grand enjeu lié à l'intelligence artificielle concerne l'emploi. Ces dernières semaines, les géants de la tech ont licencié des dizaines de milliers de salariés, justifiant ces décisions par des gains de productivité rendus possibles par l'IA. La question est désormais de savoir si ce phénomène va s'amplifier. Deux scénarios se dessinent. Le premier, pessimiste, verrait l'IA remplacer rapidement des millions de travailleurs qualifiés à travers le monde. Le second, plus mesuré, repose sur l'idée que l'IA transformera les métiers sans nécessairement les faire disparaître. Certains experts estiment même que l'intelligence artificielle pourrait créer plus d'emplois qu'elle n'en détruirait d'ici la fin de la décennie. L'enjeu central réside donc dans la capacité des entreprises à accompagner ce bouleversement, et surtout dans le rythme auquel cette transformation s'opérera. Encadrer l'IA : un enjeu économique mais aussi démocratique Au-delà de l'emploi, une question de fond s'impose : celle de notre capacité collective à encadrer l'intelligence artificielle. Si l'on s'éloigne ici de l'enjeu économique strict, le sujet reste étroitement lié, car l'IA pose aussi des questions démocratiques, informationnelles et culturelles. Elle transforme déjà notre manière de travailler, de nous informer et de produire du contenu, parfois sans que nous en ayons pleinement conscience. La véritable question est donc de savoir si nous allons subir cette technologie ou l'organiser. Pour l'heure, c'est clairement la deuxième option qui est privilégiée. Si les pouvoirs publics, les entreprises et la société dans son ensemble parviennent à fixer des règles claires, à investir dans la formation et à protéger la valeur du travail humain, alors l'intelligence artificielle pourra devenir un véritable levier de croissance et d'innovation. À lire aussiLe règlement européen sur l'intelligence artificielle entre partiellement en vigueur
En Centrafrique, comme partout dans le monde, l'heure est à la fête et au compte à rebours pour le Nouvel An ! À Bangui, la capitale, malgré un coût de la vie en hausse, les familles modestes ne renoncent pas à célébrer. Entre décorations faites maison et repas improvisés, c'est la créativité qui devient la reine des festivités. Dans les quartiers populaires, voisins et amis s'unissent pour partager ressources et savoir-faire, prouvant qu'en dépit des difficultés économiques, la solidarité et l'ingéniosité peuvent illuminer la fin d'année. Certains parents vont même jusqu'à fabriquer eux-mêmes les cadeaux, transformant chaque objet en véritable symbole d'amour. Ce réveillon à Bangui, c'est plus qu'une fête, c'est un hommage à la résilience et à la chaleur humaine. Dans le salon de la famille Gonifeï, les rires se mêlent aux odeurs appétissantes qui s'échappent de la cuisine. Les plats se succèdent, accompagnés de discussions animées et de sourires complices. On trinque, on échange des vœux, et parfois même des cadeaux symboliques. Ruffin est le père de famille. « À un jour du Nouvel An, quel plaisir de se retrouver en famille. Comme vous voyez, les grands-parents et les sages sont là dans leur grand boubou. Ils partagent avec les enfants leurs souvenirs des réveillons d'autrefois. Même si nous n'avons pas de grands moyens pour organiser une grande fête, nous célébrons ce moment en toute simplicité autour de nos plats traditionnels : le gnetum, la viande de brousse et des boissons traditionnelles faites maison », explique-t-il. Ce réveillon familial, simple mais authentique, rappelle que le passage à la nouvelle année n'est pas seulement une fête, mais aussi un moment pour se rapprocher, se souvenir et regarder ensemble vers l'avenir. « Dans ma famille, on n'a pas de moyens pour nous offrir de nouveaux vêtements. Personnellement, je porterai ma chemise la plus propre, celle que je garde pour les jours importants. La joie, chez nous, ne vient pas de l'argent. Elle vient du fait d'être ensemble, d'avoir traversé une année de plus, malgré les difficultés. On rit, on se souhaite la santé, on remercie Dieu d'être encore en vie. Les enfants jouent, même sans jouets chers. Leur rire remplit la maison », poursuit Ruffin. « C'est une manière pour nous de tourner la page des dures épreuves en famille » Depuis une semaine, Aïssata Minga et ses enfants effectuent des allers-retours incessants entre la maison et le champ, rassemblant patiemment le bois de chauffe au sein de leur concession. « Il y aura le feu de camp, allumé au milieu de la cour, et autour de lui, les visages de ceux que j'aime. Le soir, nous nous asseyons ensemble et les flammes éclairent nos sourires. Quelqu'un raconte une histoire, un autre chante une vieille chanson du village. Les enfants rient autour du feu, sans se soucier de demain. C'est une manière pour nous de tourner la page des dures épreuves en famille », raconte la mère de famille. Malgré les épreuves de la vie, Aïssata Minga contemple le paysage par la fenêtre et murmure une prière intérieure. « Je crois que cette nouvelle année sera meilleure. Celle de faire mieux, de croire que demain tiendra ses promesses. Je n'attends pas des miracles, je vais travailler dur pour y arriver. Que la nouvelle année apporte à chacun, riche ou pauvre, la paix, la santé et l'espoir d'un monde juste et équitable », espère-t-elle. Dans ces familles, le Nouvel An est aussi un moment de pardon et de réconciliation, l'occasion de régler les conflits familiaux pour entamer la nouvelle année avec un nouvel élan. À lire aussiCentrafrique: la campagne électorale au coeur des célébrations de Noël
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La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais. À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines. « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il. À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !
durée : 00:59:50 - Certains l'aiment Fip - A l'occasion de l'arrivée de notre nouvelle webradio Fip Cultes, notre émission célèbre les musiques de film légendaires, du "Parrain" à "Il était une fois dans l'Ouest", "Rocky", "Flashdance", "Pink Panther", "Subway", "Furyo", "Jaws"... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:15 - C'est mon boulot - Chaque année, près de 500.000 agents sortent de la Fonction publique pour de multiples raisons : une fin de contrat en CDD, un départ à la retraite, etc. Mais qu'en est-il des départs vers le secteur privé ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Nous sommes le 14 décembre 1950. Dans « Le Soir illustré », créé 22 ans plus tôt, on peut lire : « L'Amérique entière donne à toutes les rues de toutes ses villes de prodigieux décors de Noël dont la mode a commencé d'atteindre l'Europe. Chez nous, Bruxelles, Anvers et Liège en particulier ont depuis quelques années redécouvert le charme du « Noël sur la place ». Deux ans plus tôt, dans le même magazine un chroniqueur se faisant appelé Peau d'Âne allait déjà dans ce sens : « Une fois de plus, écrivait-il, la vieille terre d'Occident se révèle un carrefour d'influences entre les traditions de Noël venues de l'Est, et les coutumes des Christmas américains, mêlées d'enthousiasme, de puérilité, de tendresse et d'esprit commercial qui font déborder dans les villes et jusque dans les campagnes les joies et les ornements de Noël. » Certains modèrent cet enthousiasme, ainsi « Le Moustique » du 21 décembre 1952 : « Cette année, de nouvelles protestations se sont élevées. Noël – disent-elles – ce n'est pas ce vieux distributeur de cadeaux contre remboursement, c'est la naissance de l'Enfant-Dieu. Il ne faut pas que la crèche soit écrasée sous le talon d'un étranger ». En ce début des années cinquante, Le réveillon de Noël que presque tous les Belges vivent en famille est donc en train de vivre une sorte de relooking. Traditions païennes et religieuses déjà mélangées sont incorporées dans une puissante addiction : celle de la consommation. Bien sûr, l'Amérique y est pour beaucoup mais elle n'est pas la seule responsable de cette évolution. L'esprit se transforme et la pratique s'hybride. Noël est un mille-feuilles. Avec nous : Pierre Leclercq, historien de l'alimentation, collaborateur scientifique à l'ULG, responsable du Petit Lancelot qui nous propose des repas-conférences où la gastronomie se mêle à la découverte culturelle. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a entraîné une diminution du nombre de Canadiens se rendant en vacances en Floride. Les raisons sont nombreuses : l'opposition à ses valeurs, l'augmentation des droits de douane, mais également son hostilité manifeste envers le Canada. Donald Trump ayant argué que le Canada devrait devenir un État américain. De quoi toucher la Floride, qui voit d'habitude chaque année des Canadiens affluer à la saison hivernale pour échapper au froid et pour profiter du soleil, surnommés les « snowbirds » (les oiseaux migrateurs, en français). Le long du rivage, dans la ville balnéaire de Fort Lauderdale en Floride, les touristes se promènent et profitent de la plage. De l'autre côté de la rue, les hôtels de luxe sont alignés pour offrir une vue imprenable sur l'océan Atlantique. Des conditions de séjour a priori idéales et prisées par les voyageurs. Pourtant l'hôtel The Atlantic a vu récemment son taux d'occupation baisser de 4,9 %. Une chute directement imputée au marché canadien, selon la directrice des ventes, Amy Faulkner. « Même si une baisse de 4,9 % ne semble pas beaucoup, elle l'est pour notre hôtel. C'est d'autant plus important pour nous car, quand les Canadiens voyagent ici restent pour une longue durée. Ils peuvent rester jusqu'à six mois, donc cela touche réellement notre hôtel », déplore-t-elle. Cette diminution du tourisme s'ajoute à un contexte économique déjà difficile aux États-Unis, explique-t-elle. « Je le ressens un peu comme l'année du Covid. Pas aussi difficile que le covid, mais l'année a été très dure », soupire-t-elle. Les hôteliers font les comptes Son collègue Don Ciarlillo, courtier dans l'immobilier, affirme qu'il est néanmoins trop tôt pour connaître les conséquences dans le secteur immobilier, dans lequel les Canadiens investissaient également. « Je ne l'ai pas vu du côté de l'immobilier. Je préfère regarder comment va la saison. Je regarderai à la fin du mois d'avril, vers début mai. Quand la saison touristique de l'hiver se calmera, on aura les chiffres », temporise-t-il. À l'entrée du Motel de Richard, le néon indique qu'il reste des chambres disponibles, tandis qu'une fleur de lys souhaite la bienvenue aux touristes québécois. Le propriétaire Richard Clavet dit percevoir un changement depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche pour un second mandat. « L'année passée, l'hiver avait bien commencé. Trump est arrivé au pouvoir en janvier et là les politiques se sont mises en place. Ce qui fait qu'en février, on a commencé à noter une baisse pour mars. Puis la baisse, elle était quand même forte pour mars et avril. Je peux pas dire de chiffres exacts, mais ça avait été assez important », détaille-t-il. Certains ont ouvertement justifié ces annulations à cause de la personnalité politique de Donald Trump. Tel ce client prêt à perdre 1 000 dollars déjà payés, se souvient Richard Clavet : « Il a tout simplement traité Trump de dictateur et a choisi de prendre ses vacances à Cuba plutôt qu'ici. Alors, moi je lui ai dit : "Tu salueras de notre part les dictateurs de Cuba." » À lire aussiL'économie mondiale retient son souffle : rétrospective de l'année 2025
En Syrie, il n'est pas rare de croiser dans les villages des habitants, pioches à la main, à la recherche du fameux butin. « Des pièces d'or », répètent-ils tous, enfouies sous terre par pilleurs et ancêtres de civilisations antérieures. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses rumeurs d'hommes devenus millionnaires poussent à la pratique. Interdite du temps du régime de Bachar el-Assad, elle se propage depuis sa chute dans tout le pays. Ce qui n'est pas sans risque : plusieurs personnes sont décédées ces derniers mois alors qu'elles creusaient des tunnels. Une poignée de touristes, une cité antique et trois hommes qui vident sur une table un petit sac en plastique. À l'intérieur, des pièces. Du bronze, de l'argent, de l'acier, qu'ils viennent tout juste de trouver dans les ruines d'à côté. Un homme montre aux étrangers une pièce de monnaie ancienne : « C'est une pièce grecque. Celle-ci date de l'Empire byzantin. Je les vends 50 dollars au moins, mais on peut discuter », leur affirme-t-il. Quelques mètres plus loin s'étend Bosra et son antique cité. Ces derniers mois, le sol a été retourné, les pierres tombales, ouvertes, brisées. Les traces d'hommes venus chercher un soi-disant trésor à la nuit tombée. L'un d'eux accepte anonymement de témoigner : « Bosra est sous l'égide de l'Unesco. Il se peut qu'à l'avenir, ils interdisent ces fouilles. Car, on le sait, ces pièces devraient être dans un musée. C'est la faim qui nous conduit à faire cela. Sans la faim, personne n'aurait songé à creuser. » Recrudescence de la recherche d'or Interdite du temps de Bachar el-Assad, la recherche d'or a connu une recrudescence après sa chute, en décembre, avant d'être à nouveau interdite par le gouvernement. Ahmad, c'est un prénom d'emprunt, n'en a que faire. Détecteur de métaux dans une main, pioche dans l'autre, il fouille régulièrement les alentours de chez lui. « Regardez ! C'est un fragment de boulon datant de la période ottomane », s'exclame-t-il soudain. « Je suis comme mon père, complètement obsédé par ce sujet. Lui est comme ça depuis toujours, il a 75 ans. Mais lui comme moi n'avons jamais rien trouvé », regrette-t-il. Sur les réseaux sociaux, dans les villages, les rumeurs vont bon train en Syrie. Certains parlent de signes : des croix, des trous, que seuls certains experts pourraient reconnaître. D'autres affirment qu'ils seraient devenus millionnaires grâce à des caisses d'or trouvées sous la terre. « Dans mon village, 90 % des personnes cherchent. Ce trou, nous avons travaillé dur pendant trois, quatre jours, à creuser, et au final ça n'a servi à rien. Tout ça à cause de ce détecteur de métaux. L'écran s'allume et vous indique : "C'est ici qu'il faut chercher." Au final, vous ne trouvez qu'un caillou », déplore-t-il. Assis entre les membres de sa famille, une photo entre les mains, Ibrahim al Ahmad témoigne. Son fils, 40 ans, est mort le 9 juin dernier, étouffé avec un ami dans le tunnel qu'ils avaient creusé. « Ce jour-là, ils sont restés quatre ou cinq heures sous terre, jusqu'à l'arrivée des secours. Forcément… Une personne privée d'oxygène meurt en trois minutes. Tout ça parce qu'il a fait la connaissance d'un groupe qui lui a dit : "cette terre recèle d'or, tu y trouveras forcément quelque chose." Ça l'a convaincu. C'est du gâchis », soupire-t-il, endeuillé. Un gâchis, répète-t-il, provoqué par l'ennui. Alors que 80% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté en Syrie, cette interminable chasse au trésor illustre surtout la misère de centaines de familles. À lire aussiSyrie: face à la possible résurgence de l'EI, des civils s'organisent
Objet du quotidien par excellence, le smartphone pourrait voir son avenir proche sérieusement contrarié. Selon une étude récente du cabinet Counterpoint Research, l'année 2026 pourrait être marquée par une baisse de la production mondiale de téléphones portables. En cause, une pénurie de puces mémoire largement alimentée par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle. Le smartphone est partout. Ou presque. Pourtant, derrière cet objet devenu indispensable se cache un marché qui n'est plus en forte croissance. Après des années d'expansion à grande vitesse, le secteur est entré dans une phase de maturité. Concrètement, les consommateurs renouvellent leurs appareils moins souvent. Les innovations sont jugées moins spectaculaires qu'auparavant, et les marges sont de plus en plus sous pression, en particulier sur les produits d'entrée et de milieu de gamme. Le constat est donc posé : le contexte est déjà tendu pour les fabricants, et les perspectives ne sont pas très rassurantes. Une pénurie de puces mémoire au cœur du problème Les prévisions pour 2026 ont récemment été revues à la baisse. Les livraisons mondiales de smartphones pourraient reculer jusqu'à 2%. La principale raison n'est pas un désintérêt des consommateurs, mais le manque de composants essentiels à la fabrication des appareils. Le secteur devrait en effet être confronté à une pénurie de puces mémoire, celles qui permettent à nos smartphones de disposer de mémoire vive. Ces composants sont indispensables. Ils permettent de lancer les applications rapidement, de passer d'une tâche à l'autre et d'assurer la fluidité globale du système. Depuis plusieurs années, les fabricants mettent en avant cette mémoire pour justifier des appareils toujours plus performants. Mais cette ressource est désormais convoitée par un autre acteur de poids : l'intelligence artificielle. Quand l'IA capte les ressources les plus rentables Le problème pour les géants du smartphone, c'est que l'intelligence artificielle est aujourd'hui bien plus rentable pour les producteurs de puces. Pour entraîner et faire fonctionner les modèles d'IA, il faut des infrastructures gigantesques. Les centres de données reposent sur des processeurs extrêmement gourmands en mémoire. OpenAI, Google, Meta ou encore Microsoft sont prêts à payer très cher pour sécuriser ces composants stratégiques. Face à cette demande explosive, les fabricants de puces mémoire font un choix rationnel d'un point de vue économique : ils réservent leur production aux plus offrants et privilégient les marchés liés à l'IA, bien plus rentables que l'électronique grand public. Produire davantage de puces serait possible, mais pas immédiatement. Trois entreprises seulement produisent plus de 90% des puces mémoire dans le monde. Construire de nouvelles usines ou augmenter les capacités existantes demande du temps, beaucoup d'argent et surtout une visibilité à long terme sur la demande, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La conséquence est directe pour les fabricants de smartphones. À une demande forte et une offre limitée correspond une situation de rareté, et la rareté fait monter les prix. Résultat : une pénurie, mais aussi une explosion des coûts. Concrètement, les smartphones neufs devraient coûter plus cher, tout comme les ordinateurs. Certains produits pourraient également se révéler moins innovants que prévu. Bref, mieux vaut peut-être prendre soin de son smartphone actuel, avant que les prix ne flambent et que ces appareils ne se fassent plus rares. À lire aussiGoogle prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison
Les troubles du spectre de l'autisme apparaissent dans l'enfance et persistent à l'âge adulte. Difficultés à établir des interactions sociales et à communiquer, anomalies comportementales… les manifestations de ces troubles sont multiples. (Rediffusion) Sur quoi repose le diagnostic des troubles du spectre de l'autisme ? Certains parents consultent-ils avec des idées préconçues sur ces troubles ? Dr Aurélie Clavel, Pédiatre au sein du Département TND-TSA (Troubles de Neuro développement - Troubles de Spectre de l'Autisme) du Service Universitaire de Pédopsychiatrie du Pr Baleyte, du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil en région parisienne Retrouvez l'émission en entier ici : Autisme : plus d'1% de la population mondiale serait concernée
Une vingtaine de concerts est programmée au Stade de France en 2026. Certains évoquent l'année à venir comme étant la plus musicale de l'histoire de l'enceinte.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[Contes d'hiver] Certains trésors nous content de belles histoires. D'autres, en revanche, nous révèlent des tragédies...Comme c'est le cas du trésor juif de Colmar.Caché dans des circonstances dramatiques, il a été miraculeusement préservé. Et ce trésor, constitué à la fois d'objets d'un luxe rare et d'autres bien plus modestes, constitue aujourd'hui le témoin d'un passé fait de ténèbres… mais aussi de lumière.La Voix des Bijoux est un podcast de L'École des Arts Joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, qui vous dévoile les fascinantes histoires et les savoirs secrets que renferment les plus beaux bijoux.Avec la participation de Léonard Pouy, Docteur en Histoire de l'Art et Responsable Contenus et Transmission à L'École des Arts Joailliers.Écrit par Martin Quenehen et Aram Kebabdjian, interprété par Pierre-François Garel et produit par Bababam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Après une année 2025 marquée par des fuites de données massives, la cybercriminalité change d'échelle. Benoît Grünemwald, expert cybersécurité chez ESET, analyse les menaces émergentes, l'usage croissant de l'IA par les attaquants et la capacité de réponse des défenseurs à l'aube de 2026.Interview : Benoît Grünemwald, expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESETSi l'on dresse le bilan de 2025 en matière de cybercriminalité, que faut-il retenir en priorité ?En 2025, ce sont avant tout des fuites de données à très grande échelle. Elles ont touché des entreprises, mais aussi des fédérations sportives françaises et des services parapublics comme France Travail. L'ampleur est telle qu'on peut considérer que presque tout le monde a été concerné, directement ou indirectement.Pourquoi dites-vous que les conséquences se feront surtout sentir en 2026 ?Parce qu'il faut du temps aux cybercriminels pour exploiter ces données. Certains sont spécialisés dans la récupération d'informations et la constitution de bases, parfois revendues sur le dark web. En recoupant plusieurs fuites, notamment grâce à l'intelligence artificielle, ils peuvent créer des profils très précis. Cela ouvre la voie à des campagnes de phishing ciblées, mais aussi à des risques bien réels dans le monde physique.L'intelligence artificielle a-t-elle marqué un tournant en 2025 pour les cyberattaquants ?Oui, clairement. On est passé de simples expérimentations à des logiciels malveillants capables de se réécrire eux-mêmes, partiellement ou totalement, grâce à l'IA. Certains malwares utilisent désormais des API pour dialoguer avec une IA hébergée sur un serveur contrôlé par l'attaquant, afin de décider quoi faire des données trouvées sur la machine de la victime. C'est un changement de paradigme important, même si ces menaces restent aujourd'hui bien détectées.On a aussi parlé de l'utilisation d'agents d'IA comme Claude par des groupes de pirates…Oui, c'est notamment documenté dans un rapport d'Anthropic sur l'utilisation détournée de Claude. Des agents spécialisés ont été utilisés pour automatiser quasiment toute la chaîne d'une attaque. Chaque agent se charge d'une étape, avec très peu d'interactions humaines. Cela réduit la complexité technique pour les attaquants, mais cela reste encore relativement encadré.Les défenseurs utilisent eux aussi l'IA. Avec quels résultats ?Les défenseurs utilisent l'IA depuis longtemps, notamment pour les tests de pénétration, ou pen tests. Récemment, une IA a même remporté un concours de hacking éthique, en identifiant des failles plus efficacement que des experts humains. C'est un signal fort sur la capacité de l'IA à renforcer la sécurité des systèmes avant que les cybercriminels ne les exploitent.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur un sujet qui fait l'actualité. Aujourd'hui, l'heure des retrouvailles avec la famille pour le réveillon de Noël. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin
Aujourd'hui, nous sommes le 24 décembre, veille de Noël.La grande fête de Noël est toute proche. Pour entrer en prière, je me place en imagination aux cieux, comme Dieu, et je balaie la terre du regard, avec la variété des situations des femmes et des hommes. Certains qui se réjouissent, d'autres qui ont peur, d'autres qui souffrent, et d'autres encore qui chantent. Sous toutes les latitudes et dans toutes les langues. Me voici, créature devant le Dieu créateur de toutes et de tous. Je demande au Seigneur de garder sa présence au cœur tout au long des... Chaque jour, retrouvez 12 minutes une méditation guidée pour prier avec un texte de la messe ! A retrouver sur l'application et le site www.prieenchemin.org. Musiques : Regarde, et réponds-moi de G. Dadillon interprété par Communauté de l''''''''''''''''''''''''''''''''Émmanuel - Musiques pour prier n° 5: Symphonie pour Dieu © Éditions de l'Émmanuel ; Berceuse de Marie de les petits chanteurs de Chaillot interprété par les petits chanteurs de Chaillot - Noël - Les petits chanteurs de Chaillot © ADF-Bayard Musique.
Vous êtes en retard pour vos cadeaux de Noël, pas de panique
À l'approche de Noël, tous les enfants n'attendent pas un cadeau au pied du sapin. Dans de nombreuses localités rurales, la fête se vit avec sobriété, loin des vitrines et des jouets. Illustration à Tafiré, dans le centre-nord de la Côte d'Ivoire. Dans cette commune majoritairement musulmane, située à plus de 500 km d'Abidjan, l'offre de cadeaux reste limitée et les prix souvent élevés. Certains parents font l'effort, d'autres n'ont tout simplement pas le choix. De notre envoyé spécial à Tafiré, À quelques heures de Noël, difficile de trouver des jouets dans le marché de Tafiré. Entre les étals de vivres et de condiments, Euphrasie fait figure d'exception. Elle est l'une des rares vendeuses à proposer des cadeaux pour enfants. Sur sa table, des dînettes, des poupées africaines, quelques voitures en plastique. Mais les clients ne se bousculent pas. « Les dînettes et les bébés africains, c'est ce que les gens aiment le plus. Mais c'est un peu cher : ça commence à 15 000 francs CFA et ça peut aller jusqu'à 35 000. Ça sort un peu, pas trop… Comme Noël n'est pas encore passé, j'espère que d'autres clients vont venir », explique Euphrasie. Un peu plus loin, à l'ombre d'un arbre, Emmanuel et Chris, sourire aux lèvres, font rouler leurs petites voitures sur la terre battue. Ces jouets, leur mère Élodie a tenu à les acheter, malgré des prix qu'elle juge élevés. « Les cadeaux aussi sont chers. Pour les deux garçons, j'ai dépensé 25 000. Une voiture à 12 500 francs CFA mais on fait avec parce que quand tu donnes un cadeau à un enfant, il joue avec. Il va le déposer peu de temps, il va le prendre encore, donc tu sens qu'il est en joie », affirme-t-elle. « Mes enfants n'ont pas eu de cadeau » Mais à Tafiré, tous les parents ne peuvent pas se le permettre. Clémence, mère de six enfants, n'a pas acheté de cadeaux cette année. Pour elle, la priorité reste de nourrir sa famille. « C'est difficile ici. Mes enfants n'ont pas eu de cadeau. Je vends du charbon pour acheter à manger. Je ne peux pas laisser la nourriture pour acheter un cadeau de Noël. Les enfants pleurent, mais si je cède, on va manger comment ? Je suis impuissante », regrette-t-elle. Pour soutenir les familles les plus démunies, la municipalité organise chaque année un arbre de Noël, afin d'offrir quelques présents aux enfants. Et le jour de la fête, une autre tradition s'est installée à Tafiré : le partage entre communautés, dans cette commune majoritairement musulmane. « Le jour de Noël, on fête ensemble. Comme nous, on fête avec les Dioulas, eux aussi fêtent avec nous. On mange ensemble. On partage le poulet ou la viande. Nos amis musulmans qui ne mangent pas de porc, on leur donne autre chose. Ici, on n'a pas de problème », explique Yélé Touré. En attendant, à Tafiré, les habitants se donnent rendez-vous demain mercredi, devant les écrans, pour oublier un instant les difficultés du quotidien et pousser les Éléphants vers la victoire à la CAN, dès leur entrée en lice. À lire aussiAu Kenya et en Côte d'Ivoire, l'effervescence des retours en province pour passer Noël en famille
Alors que les fêtes de Noël approchent, la mobilisation des agriculteurs faiblit en cette fin de semaine. Mais dans le sud-ouest certains ne veulent pas entendre parler de trêve de NoëlHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:01:04 - Certains l'aiment Fip - Grande figure du théâtre, le comédien révélé par "Capitaine Conan" de Tavernier a aussi tourné pour Noémie Lvovski, Volker Schlöndorff, Mathieu Kassovitz, Emmanuel Mouret ou Abd El Malik. Il est actuellement dans "Le mariage de Figaro" mis en scène par Léna Bréban. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le compte à rebours est lancé ! Maintenant Vous Savez vous accompagne jusqu'à Noël avec des épisodes dédiés aux fêtes de fin d'année. Chaque famille qui fête Noël a ses traditions concernant le repas. Certains préfèrent le chapon, d'autres la dinde, parfois il y a du saumon, parfois du foie gras, parfois les deux… Mais ce qui est sûr, c'est qu'en France, il est rare de ne pas finir le repas de Noël par une bûche. Glacée ou pâtissière, peu importe tant que ça a une forme cylindrique. Quelle est l'origine de la bûche ? Comment est-ce devenu un dessert ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : décembre 2023 À écouter ensuite : D'où vient l'histoire du Grinch ? Quelles sont les 3 traditions de Noël les plus bizarres du monde ? Pourquoi décore-t-on notre sapin à Noël ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:28:25 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Élise Andrieu - Pendant un cours de danse contemporaine, un bal du 14 juillet, une répétition de ballet, une soirée africaine... Une panoplie de danseurs raconte ce qu'ils ressentent au rythme du son. Certains ont envie de danser, d'autres pas... - réalisation : Emmanuel Geoffroy, François Caunac
Comme à chaque fin d'année, L'atelier des médias et Matilde Meslin vous proposent une émission spéciale podcasts pour vous guider dans l'océan des dernières productions de séries audio. Certains sont indépendants, d'autres portés par des studios comme Wave Audio et Louie Media, ou encore par des médias comme Le Monde et Slate. Le photographe inconnu de l'Occupation (Le Monde), une série documentaire écrite par Marion Bothorel et adaptée de l'enquête de Philippe Broussard. Réalisation : Amandine Robillard. Anaïs se fait des films (Slate Podcasts), par Anaïs Bordages. Réalisation : Aurélie Rodrigues. Pas mes fils, dernière saison du podcast Injustices (Louie Media), par Julie Gavras. Réalisation : Anna Buy. BXL 1001 vies (Studio Balado) par Camille Loiseau. Réalisation : Michel-Ange Vinti. Vent debout - À la vie à la mort, avec Victor Galuchot et Juliette Craplet. Un podcast de Clothilde Sauvages et Sylvain Paley. C'est plus compliqué que ça (Wave Audio), de Jean-Christophe Piot, coautrice Delphine Peresan-Roudil. Réalisation : Charlène Noyoux.
Le mot peut faire sourire, tant le légume semble inoffensif. Et pourtant, dans le langage courant, il est devenu synonyme d'échec artistique, en particulier au cinéma. Cette expression cache une histoire bien plus ancienne que le septième art.À l'origine, le navet est simplement un légume populaire, nourrissant, mais jugé banal et peu raffiné. Dès le XIXᵉ siècle, en français, le mot commence à être utilisé de manière figurée pour désigner une œuvre artistique considérée comme médiocre. On parle alors de « navet » à propos d'une pièce de théâtre ou d'un tableau raté. Le cinéma n'a fait que reprendre une expression déjà bien installée.Pourquoi ce légume en particulier ? Parce qu'il symbolise quelque chose de fade, d'ordinaire, sans saveur. À une époque où l'art est associé à l'élévation de l'esprit, comparer une œuvre à un navet revient à dire qu'elle n'apporte ni plaisir esthétique, ni émotion, ni profondeur. Elle nourrit peut-être… mais sans goût.Une autre hypothèse, souvent citée, vient du milieu de la peinture. Au XIXᵉ siècle, certains artistes académiques représentaient des légumes — notamment des navets — dans des natures mortes jugées sans imagination. Les critiques auraient alors utilisé le mot pour se moquer de ces tableaux sans ambition. Même si cette origine n'est pas totalement certaine, elle illustre bien l'idée d'un art répétitif et sans âme.Lorsque le cinéma apparaît à la fin du XIXᵉ siècle, le terme s'impose rapidement. Le cinéma est un art populaire, accessible à tous, et donc particulièrement exposé à la critique. Un film raté, mal joué, mal écrit ou ennuyeux devient naturellement un navet. L'expression est courte, parlante, et immédiatement compréhensible.Ce qui est intéressant, c'est que le mot « navet » ne renvoie pas forcément à un film techniquement mauvais. Il peut aussi désigner un film prétentieux, creux ou décevant, surtout lorsqu'il promettait beaucoup. Un gros budget, des stars, une grande campagne de promotion… et au final, un navet.Aujourd'hui, le terme est entré dans le langage courant, au point d'être presque affectueux. Certains navets deviennent même cultes, appréciés pour leurs défauts. Preuve que dans la culture populaire, l'échec peut parfois devenir une forme de réussite inattendue.En appelant un mauvais film un navet, nous ne jugeons donc pas seulement sa qualité. Nous exprimons aussi une vieille méfiance culturelle envers ce qui est jugé fade, ordinaire, et indigne de laisser une trace durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À une semaine de Noël, moment fort pour les chrétiens, les Haïtiens comptent bien pouvoir célébrer l'événement. À Port-au-Prince notamment, les chrétiens n'abandonnent pas la pratique de leur religion et continuent de se rendre au temple, y compris dans les zones contrôlées par les gangs. Certaines communautés trouvent des solutions pour continuer à se rassembler. C'est le cas de l'église adventiste Horeb qui se situe sur la route des Dalles, dans un quartier sous le joug du gang Tilapli. Là-bas, les fidèles trouvent toujours un moyen de venir prier. Mais pour d'autres, c'est plus compliqué. Ainsi, des églises catholiques ont dû suspendre leurs messes ou se réorganiser dans d'autres lieux. Reportage de notre correspondant en Haïti, Peterson Luxama. En Argentine, la réforme du travail de J. Milei prend du retard Des milliers de personnes ont manifesté hier (jeudi 18 décembre) à Buenos Aires pour rejeter la réforme du travail voulue par le président qui prévoit une extension de la journée de travail de 8 à 12 heures par accord mutuel ou bien encore des restrictions au droit de grève. C'est une nouvelle «cruauté législative» imaginée par Javier Milei, juge Pagina 12. Mais, pour l'instant, son parcours législatif est retardé, se réjouit le quotidien de gauche. Le gouvernement voulait que le Sénat se prononce sur son projet de loi avant la fin de l'année. Mais il a dû tout repousser au 10 février 2026. C'est, donc, un revers pour Javier Milei, qui a pourtant remporté les législatives d'octobre 2025, mais sans majorité absolue. En réalité, hier, le président a enregistré deux défaites liées l'une à l'autre. «Une stratégie inopportune à la Chambre des députés a déclenché un ouragan au Sénat», explique le journal Clarin qui poursuit sur un ton moqueur : c'est «l'effet papillon libertarien». En effet, hier, alors qu'une commission du Sénat commençait à examiner la réforme du travail, les députés, eux, se penchaient sur le Budget 2026. Comme le raconte Clarin, l'obstination du gouvernement à vouloir faire approuver, contre l'avis du Congrès, un article réduisant les financements aux universités et les aides aux personnes porteuses d'un handicap, a braqué ses alliés potentiels qui ont décidé de bloquer sa réforme du travail au Sénat. Tout cela est inquiétant, juge, pour sa part, La Nacion car cela a créé des tensions au sein du camp de Javier Milei. «L'incapacité de satisfaire les désirs maximalistes du président (ses caprices, diront certains) a créé un terrain fertile pour raviver des conflits non résolus et rouvrir de vieilles blessures liées à des projets avortés», explique le quotidien qui pointe du doigt deux personnes, en particulier, dans l'entourage du président : sa «soeurissime» - c'est ainsi que La Nacion appelle Karina Milei - et son «super conseiller», Santiago Caputo. Entre eux, «l'animosité demeure», prévient le journal. L'armée vénézuélienne toujours unie derrière Nicolas Maduro Dans l'océan Pacifique, une nouvelle frappe américaine a fait cinq morts jeudi (18 décembre 2025). Au moins, 104 personnes présentées comme des trafiquants de drogue par Washington, ont été tuées depuis le mois de septembre 2025. Washington qui ne relâche pas la pression sur le Venezuela dans l'espoir de faire tomber le président Nicolas Maduro. Mais, pour l'instant, l'armée continue de le soutenir, analyse le quotidien colombien El Tiempo qui s'est entretenu avec des soldats. Cette cohésion devrait perdurer au sommet de l'appareil militaire car les généraux et les amiraux «occupent des ministères et contrôlent certains secteurs de l'économie», ce qui leur permet de s'enrichir depuis des années. Si le pouvoir tombe, alors ils tombent aussi. Et ce qui les attend, ce sont «des procès à La Haye ou devant des tribunaux étasuniens» pour violations des droits humains, explique El Tiempo. Quant aux échelons intermédiaires, poursuit le quotidien colombien, ils ne se rebellent pas car ils ont peur que Nicolas Maduro les jette en prison. «Certains capitaines et lieutenants qui ont obéi aux ordres et participé à la répression, craignent d'être sacrifiés en cas de négociations», d'être les grands perdants en cas d'accord entre les élites politiques, écrit El Tiempo. Ils «font donc pression sur Nicolas Maduro pour qu'il n'abandonne pas le pouvoir sans une amnistie générale», explique une source anonyme au journal. Reste le gros de la troupe, les soldats tout en bas de l'échelle : eux, ils restent loyaux à Nicolas Maduro «par discipline». L'armée pourrait-elle finir par lâcher le président vénézuélien ? Selon El Tiempo, cela dépendra de ce qu'on lui offre. Une intervention américaine n'aurait aucun effet, juge le journal. Mais une amnistie et la garantie de poursuivre leur carrière, cela pourrait convaincre les échelons intermédiaires de soutenir un changement de régime. Or, ce sont eux qui «contrôlent les troupes et maintiennent une certaine stabilité dans le pays», fait remarquer le quotidien. Les hauts gradés, eux, sont trop mouillés dans les crimes de la dictature chaviste. Mère à 15 ans en Guyane En Guyane, les jeunes filles mineures sont 10 fois plus nombreuses à tomber enceintes que dans le reste du pays. À l'échelle de l'Amérique du Sud, c'est même le territoire où les grossesses adolescentes sont les plus répandues. Ces filles, parfois très jeunes, âgées de moins de 15 ans pour certaines, sont en général soutenues par leur famille mais souvent stigmatisées à l'école, contraintes de choisir entre la casquette de maman et celle de lycéenne. Reportage à Cayenne d'Amélie Beaucour. Le journal de la 1ère Sous le coup d'une enquête pour escroquerie et abus de position dominante, le Groupe Bernard Hayot (GBH) se défend.
Une kleptocratie est un système politique dans lequel les dirigeants utilisent le pouvoir qui leur est confié pour s'enrichir personnellement, au détriment du pays et de sa population. Le mot vient du grec kleptein (“voler”) et kratos (“pouvoir”) : littéralement, c'est le pouvoir exercé par des voleurs.Dans une kleptocratie, l'État fonctionne principalement comme un outil d'enrichissement pour une élite très restreinte : dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, parfois familles proches et cercles d'influence. Les institutions censées protéger la société — justice, police, administration fiscale, parlement — deviennent des instruments permettant de dissimuler, faciliter ou légaliser le détournement de ressources publiques.Les caractéristiques d'une kleptocratie1. Corruption systémiqueLes détournements ne sont pas isolés : ils sont intégrés dans le fonctionnement du régime. Les contrats publics, les concessions minières, les marchés d'infrastructures deviennent des sources de commissions occultes.2. Opacité et absence de contre-pouvoirsLa justice est muselée, les médias contrôlés, les lanceurs d'alerte intimidés. La transparence budgétaire est réduite, ce qui permet aux dirigeants de cacher leurs enrichissements.3. Blanchiment de l'argent voléL'argent détourné est souvent transféré à l'étranger via des paradis fiscaux, des sociétés écrans ou des achats immobiliers. Certains kleptocrates possèdent des fortunes colossales dans des pays où ils peuvent les protéger.4. Appauvrissement du paysDans une kleptocratie, peu d'argent reste pour les services publics : santé, éducation, infrastructures. Les investissements sont détournés, ce qui ralentit le développement et aggrave les inégalités.Des exemples historiques et contemporainsDes régimes comme celui de Mobutu au Zaïre, de Ferdinand Marcos aux Philippines ou plus récemment de certains États dotés de ressources pétrolières ont été décrits comme des kleptocraties. Beaucoup tirent leurs richesses de ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais), ce qui leur permet de capter des revenus énormes sans rendre de comptes à la population.Pourquoi le terme est-il important aujourd'hui ?Parce que la kleptocratie n'est pas seulement un phénomène local. Grâce aux circuits financiers internationaux, les richesses volées circulent partout dans le monde. De nombreux pays démocratiques accueillent — parfois sans le savoir — les capitaux issus de ces régimes corrompus.En résumé, une kleptocratie est un État capturé par une élite qui transforme le pouvoir politique en machine à voler, avec des conséquences profondes sur la justice, le développement et la stabilité sociale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Véritables filtres, les reins sont essentiels au fonctionnement de l'organisme en éliminant les déchets circulant dans notre sang. Mais, ils ont aussi d'autres fonctions, moins connues. Plusieurs maladies peuvent affecter les reins et troubler leur fonctionnement. Comment reconnaitre un dysfonctionnement des reins ? Quand consulter ? Peut-on prévenir les maladies rénales ? Connaître le rôle de certains de nos organes nous permet de mieux comprendre leur fonctionnement et de prévenir certains troubles. Le rôle que jouent nos reins est multiple : filtrer le sang, maintenir une hydratation équilibrée et produire hormones, vitamines et enzymes. Un certain nombre d'idées reçues entourent la santé des reins. Pour faire le tri : oui, ce sont des organes vitaux. et non, dans la plupart des cas, certaines maladies sévères des reins ne provoquent pas de douleur, elles passent donc inaperçues jusqu'à un stade avancé. D'où l'importance de connaître ces troubles et maladies des reins, les facteurs de risque et de comorbidité, et les mesures de prévention qui permettent de les protéger. Connaître les facteurs de risque Dans un pays comme la France, près de la moitié des insuffisances rénales sont associées au diabète ou à l'hypertension artérielle. A ces deux facteurs de risque, s'ajoutent le surpoids et le vieillissement, ainsi que certaines prédispositions familiales. L'insuffisance rénale terminale (stade 5) est une affection sévère, le rein perd 85 % de sa fonction et nécessite le recours à la dialyse ou à la transplantation. D'autres atteintes affectent le rein, comme les calculs rénaux (lithiase) qui peuvent entraîner des coliques néphrétiques très douloureuses, ou les infections (pyélonéphrite) associées à de la fièvre, qui peuvent être liés à une complication d'infection urinaire. Dépistage et hygiène de vie La prévention en matière de santé rénale passe par un dépistage pour écarter un dysfonctionnement et identifier d'éventuelles anomalies (bilan sanguin et urinaire). À ces vérifications s'ajoutent des mesures essentielles : une bonne hydratation, limiter la consommation de sel, une alimentation équilibrée, l'arrêt du tabac et pratiquer une activité physique régulière. Certains médicaments peuvent également présenter des risques pour l'activité rénale et leur prescription doit être accompagnée d'un suivi continu : on parle alors de néphrotoxicité. Avec : Pr Corinne Isnard-Bagnis, néphrologue dans le service de néphrologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière et professeur de néphrologie à Sorbonne Université. Auteure de l'ouvrage Miction impossible. Prenez soin de vos reins, ils vous le rendront bien ! aux éditions du Rocher Dr Cédric Ouanekpone, néphrologue et directeur médical du premier centre de dialyse à Bangui, le Centre national d'hémodialyse (CNH) au sein du centre national hospitalier universitaire de Bangui ► En fin d'émission, nous parlons de l'odorologie canine, quand les chiens peuvent sentir et détecter le cancer du sein. En quoi cela pourrait améliorer le diagnostic du cancer du sein ? Interview d'Isabelle Fromantin, infirmière chercheuse et cheffe de l'unité plaies et cicatrisation de l'Institut Curie à Paris. Programmation musicale : ► HolyBrune - Off the ground ► Trinix, Bonga – Mona
Le corps humain réserve parfois des surprises inattendues, et le phénomène du coregasme en fait partie. Ce terme, formé à partir de “core” (le tronc) et “orgasme”, désigne un phénomène particulier : l'apparition d'un orgasme déclenché non pas par une stimulation sexuelle, mais par un effort musculaire intense, en particulier lors du travail des muscles abdominaux et du plancher pelvien. Longtemps considéré comme un simple mythe de salle de sport, le coregasme est aujourd'hui un sujet étudié par la recherche scientifique.Le concept a été popularisé dans les années 2010 grâce aux travaux de la psychologue américaine Debby Herbenick, de l'Université de l'Indiana, qui a mené l'une des premières enquêtes d'ampleur sur ce sujet. Elle a démontré que ce phénomène était bien réel et relativement fréquent : certaines participantes rapportaient des sensations de plaisir intenses, voire d'orgasme complet, au cours d'exercices comme les tractions, les crunchs, les élévations de jambes, mais aussi lors d'activités comme le vélo, la course à pied ou l'escalade.Mais comment l'expliquer ? Le coregasme résulte d'un ensemble de mécanismes physiologiques. D'abord, les exercices qui sollicitent fortement la sangle abdominale activent également les nerfs pelviens, essentiels dans la transmission des sensations sexuelles. Ensuite, l'effort physique déclenche une montée d'endorphines et d'adrénaline, deux hormones qui amplifient le plaisir et modifient la perception corporelle. Enfin, la concentration, la respiration et la tension musculaire créent un terrain favorable à une réaction involontaire du système nerveux autonome.Il est important de préciser que le coregasme n'a rien de pathologique. Il n'est pas non plus lié à une quelconque excitation sexuelle préalable. Il s'agit simplement d'une réaction physiologique naturelle, rencontrée aussi bien chez les femmes que chez les hommes — même si les études montrent qu'il est davantage rapporté par les femmes, probablement en raison d'une plus grande sensibilité du plancher pelvien.Le phénomène peut surprendre, parfois gêner, mais il n'a aucune conséquence négative sur la santé. Certains sportifs disent même qu'il les motive à poursuivre leur entraînement, tandis que d'autres préfèrent adapter leurs exercices pour éviter ces sensations inattendues.En somme, le coregasme rappelle que le corps humain est traversé de connexions étonnantes. Les émotions, l'effort, les hormones et les nerfs interagissent parfois d'une manière que la logique ne prévoit pas. Un orgasme à la salle de sport ? Cela peut arriver — et la science le confirme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Français blasé qui provoque juste pour le plaisir de voir la réaction de son interlocuteur... Il faut bien avouer, qu'il y a un fond de vérité dans ce stéréotype. De Molière à Serge Gainsbourg, la France a produit des générations de provocateurs qui ont fait scandale en leur temps avant de devenir des icônes nationales. Mais récemment, un humoriste français s'est retrouvé au cœur d'une polémique après avoir comparé la police à une organisation terroriste. Le ministre de l'Intérieur a porté plainte contre lui. Certains l'ont défendu au nom de la liberté d'expression, d'autres ont estimé qu'il était allé trop loin. Cette affaire pose une question intéressante : existe-t-il vraiment un « droit inconditionnel à la provocation » en France ? Et si oui, d'où vient-il ? Pour y répondre, Hugo remonte le fil de l'histoire française, des batailles de Voltaire contre l'obscurantisme religieux jusqu'aux journaux satiriques qui ont payé le prix fort pour défendre leur liberté. Il explore aussi cette tradition artistique qui fait des provocateurs d'hier les classiques d'aujourd'hui. Mais surtout, il s'interroge sur les limites actuelles : dans une société de plus en plus divisée, où tracer la ligne entre liberté d'expression et respect d'autrui ? Un débat passionné, parfois violent, jamais définitif... et profondément français. Retrouvez la transcription de l'épisode sur https://innerfrench.com/e185 Retrouvez nos cours pour améliorer votre français sur https://innerfrench.com/cours