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C dans l'air du 29 mai 2026 - Drone russe en Roumanie : à quoi joue Poutine ?C'est « une grave et irresponsable escalade ». La Roumanie, pays membre de l'Otan, hausse le ton après qu'un drone russe se soit écrasé cette nuit sur un immeuble résidentiel de la ville de Galați, tout près de la frontière ukrainienne.Ce n'est pas la première fois que des incursions de drones russes ont lieu dans les pays voisins de l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe, en février 2022. Elles sont même devenues régulières. Mais c'est la première fois qu'un de ces engins s'abat sur un bâtiment, et c'est également la première fois qu'il y a des blessés dans un pays de l'Alliance atlantique. Selon les autorités, deux personnes ont été touchées et ont reçu des soins. Près de 70 autres habitants ont été évacués et la circulation a été bloquée dans le quartier.L'incident a immédiatement suscité une vague de réactions diplomatiques. De Paris à Varsovie, de Berlin à Bruxelles, les condamnations se sont succédé. L'Otan a dénoncé « l'inconséquence de la Russie ». Le chef de la diplomatie polonaise a jugé Moscou « dangereuse », tandis que le président moldave a estimé que « la Russie est un danger pour tous ». Berlin a, de son côté, condamné le « comportement irresponsable » du Kremlin, accusé de « continuer à menacer la sécurité collective européenne ».Kiev y voit une démonstration supplémentaire de la menace russe sur l'ensemble du continent. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, appelle l'Union européenne à adopter des sanctions « fortes » contre Moscou. La marine ukrainienne affirme également qu'un drone russe a visé un cargo turc ayant quitté Odessa.Depuis plusieurs jours, le Kremlin laisse planer la menace d'une escalade dans ses attaques contre l'Ukraine, en représailles aux frappes menées par les drones ukrainiens sur le territoire russe. Après une série de bombardements massifs le week-end dernier, Moscou a même recommandé aux ressortissants étrangers présents à Kiev, y compris les diplomates, de quitter la capitale avant de nouveaux bombardements.Cette guerre des drones déborde désormais largement du seul territoire ukrainien. Certains appareils, brouillés ou déviés, terminent leur course dans les pays voisins. Mais pour plusieurs responsables européens, ces incidents ne relèvent plus seulement de l'accident. « Ce ne sont pas des actes isolés », a affirmé Ursula von der Leyen lors d'un déplacement à Vilnius. Selon la présidente de la Commission européenne, Moscou cherche à « déstabiliser les sociétés démocratiques » européennes. Une façon aussi, pour le Kremlin, de tester et d'éprouver la défense de l'Otan.Les pays frontaliers se préparent désormais à une menace devenue permanente. En Finlande, une alerte aux drones avait récemment paralysé l'aéroport d'Helsinki ainsi qu'une partie du trafic maritime et ferroviaire. Depuis son entrée dans l'Otan en 2023, le pays multiplie les exercices militaires. Nos journalistes ont pu suivre des soldats français qui participaient à l'un de ces entraînements avec des militaires finlandais et américains en février dernier.Alors que s'est-il passé cette nuit dans le ciel roumain ? Jusqu'où peut aller cette escalade ? L'Otan est-elle prête à faire face à une guerre hybride qui déborde désormais de l'Ukraine ? Et comment empêcher que ces incidents ne dégénèrent en confrontation directe ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Antoine VITKINE - Journaliste et réalisateur de documentaire
Mars 1794. La French Revolution est entrée dans sa phase la plus sombre : la Terreur. Chaque jour, la guillotine fonctionne à plein régime. Et parmi les hommes traqués par le pouvoir révolutionnaire se trouve un personnage pourtant profondément attaché aux idéaux des Lumières : Nicolas de Condorcet.Mathématicien brillant, philosophe, défenseur des droits des femmes, opposant à l'esclavage, Condorcet croyait en une société gouvernée par la raison et le progrès. Mais en politique, les temps ont changé. Proche des Girondins, le camp modéré de la Révolution, il devient un ennemi des Montagnards de Maximilien Robespierre après la chute des Girondins en 1793.Un mandat d'arrêt est lancé contre lui. Condorcet disparaît alors dans Paris.Pendant près de neuf mois, il vit caché dans l'appartement d'une amie, Madame Vernet. Enfermé dans une petite pièce, il passe son temps à écrire. C'est durant cette clandestinité qu'il rédige son œuvre la plus célèbre : Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Même traqué, il continue à croire que l'humanité avance vers davantage de liberté et de savoir.Mais au printemps 1794, il comprend qu'il ne peut pas rester caché éternellement. Paris devient de plus en plus dangereux. Il décide alors de fuir.Amaigri, épuisé, mal habillé, Condorcet quitte discrètement la capitale à pied. Après des heures d'errance, il s'arrête dans une auberge de village, près de Bourg-la-Reine. Et c'est là qu'a lieu l'un des épisodes les plus étranges de toute la Révolution française.Affamé après des mois de privations, il commande une omelette… de douze œufs.La servante trouve cette demande suspecte. À l'époque, une telle quantité paraît absurde pour un homme seul, surtout dans une France frappée par les pénuries. L'étranger attire l'attention : il semble nerveux, sans papiers clairs, avec l'apparence d'un fugitif.Les autorités locales sont prévenues. Condorcet est arrêté.Conduit dans une cellule de la prison de Bourg-la-Reine, il y meurt seulement deux jours plus tard, le 29 mars 1794.Mais de quoi est-il mort ?Le mystère demeure encore aujourd'hui. Certains pensent qu'il s'est suicidé avec un poison qu'il portait sur lui afin d'échapper à la guillotine. D'autres soupçonnent un assassinat discret orchestré par ses ennemis politiques. Aucun examen sérieux ne fut réalisé.Ainsi s'achève le destin étrange de Condorcet : un immense penseur des Lumières, traqué comme un criminel… et peut-être perdu à cause d'une simple omelette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:30 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Une étude française montre qu'utiliser moins de produits cosmétiques et d'hygiène suffit à faire baisser, en 5 jours seulement, l'exposition à des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A ou les phtalates. Un geste simple à l'échelle individuelle mais insuffisant en matière de santé publique. - invités : Claire Philippat Chargée de recherche à l'INSERM, épidémiologiste environnementale, spécialiste des effets des polluants chimiques sur le développement de l'enfant
L'idée paraît absurde, presque comique. Pourtant, elle repose sur une véritable histoire de langue et d'évolution des noms de famille.Quand on entend “Jeanne d'Arc”, on imagine immédiatement l'arc d'un archer, une arme médiévale parfaitement adaptée à une guerrière. Beaucoup pensent d'ailleurs que ce nom est symbolique, comme si le destin avait voulu associer Jeanne à la guerre. Mais en réalité, ce n'est pas du tout l'origine de son nom.Le célèbre “d'Arc” vient probablement d'une ancienne forme latine : “de Arco”. Or, dans le latin médiéval, le mot “arcus” ne désigne pas seulement un arc pour tirer des flèches. Il peut aussi désigner… une arche. Et cette arche évoque très souvent un pont voûté, une construction traversant une rivière.Au Moyen Âge, de nombreux noms de famille décrivaient simplement le lieu où vivait une personne. Quelqu'un vivant près d'un pont devenait “Dupont”, c'est-à-dire “du pont”. Quelqu'un vivant près d'une arche ou d'un pont voûté pouvait être appelé “de Arco” ou “d'Arc”.Avec le temps, les langues évoluent, les prononciations changent et les noms se transforment. Certains spécialistes considèrent ainsi que le sens originel du nom “d'Arc” se rapproche beaucoup du nom moderne “Dupont”. Les deux renverraient finalement à la même idée : celle d'un passage en arche au-dessus d'un cours d'eau.Il faut aussi rappeler qu'à l'époque de Jeanne d'Arc, l'orthographe n'était pas fixée. Une même personne pouvait voir son nom écrit de plusieurs façons selon les régions ou les scribes. Jeanne elle-même signait rarement son nom, et les documents de l'époque montrent des variantes comme Darc, Tarc ou Day. Le fameux “d'Arc” que nous connaissons aujourd'hui est donc déjà une reconstruction historique partiellement modernisée.Alors bien sûr, Jeanne ne se serait pas littéralement appelée “Jeanne Dupont”. Mais si son nom avait traversé les siècles en suivant certaines évolutions linguistiques françaises, il aurait pu aboutir à un patronyme très proche de Dupont, aujourd'hui l'un des noms les plus répandus en France.C'est un rappel fascinant : derrière les noms les plus mythiques de l'Histoire se cachent parfois des origines extrêmement ordinaires. Même une héroïne devenue symbole national portait peut-être, à l'origine, un nom évoquant simplement… un pont du village. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le grand jour est enfin arrivé. Certains pleureront, d'autres se sauteront dans les bras, mais aucun fan de Disneyland Paris n'y sera indifférent. Après des années de règne, Natacha Rafalski prend un nouveau poste au sein de la Walt Disney Company. Elle ne sera plus, à partir de début juillet, la présidente de Disneyland Paris. Par qui sera-t-elle remplacée ? Qu'est-ce qu'elle va devenir ? Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? On réagit quelques heures seulement après l'annonce. Mais on ne parle pas que de ça OLA NON, on évoque aussi un ptit tour de l'actualité avec du Parc Astérix, du Efteling, du Walibi Belgium, du Toverland et plein de petites actus sur les dernières nouveautés à Disneyland Paris ! Y'a de tout, régalez-vous ! 5:50 Salut mon Lampadaire13:33 Le point réhab'17:34 Spectacles et saisons au Parc Astérix, tests des nouveautés au Parc Astérix, nouveautés à Efteling, à Walibi Belgium, Toverland…1:12:57 Les actus de Disneyland Paris en vrac et de la D23 un peu1:59:53 Natacha c'est fini :'( Découvrez toute l'association Élabète ! NOTRE NOUVELLE PAGE INSTAGRAM ! Découvrez tout ce que notre association a à offrir et soutenez-nous sur Patreon ! TOUS les podcasts Élabète en UN SEUL podcast, c'est possible en cherchant "Élabète" dans votre appli préférée ! Ou sur http://elabete.lepodcast.fr
Bien avant Marco Polo, un autre voyageur avait déjà traversé une immense partie du monde connu. Son nom était Benjamin de Tudèle. Aujourd'hui presque oublié du grand public, cet aventurier espagnol du XIIe siècle a pourtant réalisé un périple extraordinaire, à une époque où voyager signifiait affronter les pirates, les guerres, les maladies et des milliers de kilomètres de routes dangereuses.Benjamin naît à Tudela, dans le nord de l'Espagne, vers 1130. Le monde dans lequel il vit est profondément instable. Les croisades bouleversent le Moyen-Orient. Les royaumes chrétiens, musulmans et byzantins s'affrontent. Pourtant, vers 1165, Benjamin décide de partir. Son objectif exact reste mystérieux. Commerce ? Curiosité ? Mission religieuse ? Sans doute un peu de tout cela.Son voyage commence par la Méditerranée. Il traverse le sud de la France, l'Italie puis embarque vers l'est. À chaque étape, il observe tout : les ports, les marchés, les religions, les palais, les coutumes locales. Il prend des notes avec une précision étonnante pour son époque.Lorsqu'il arrive à Constantinople, capitale de l'Empire byzantin, il découvre une ville gigantesque et fastueuse. Il décrit ses richesses, ses églises couvertes d'or et l'activité incessante de son port. Pour beaucoup d'Européens du XIIe siècle, cette ville semblait presque irréelle.Mais Benjamin ne s'arrête pas là. Il poursuit vers le Moyen-Orient et atteint Bagdad, alors l'une des plus grandes villes du monde. Ce qu'il raconte fascine encore les historiens aujourd'hui : des bibliothèques immenses, des marchés débordant d'épices, des savants, des médecins et une vie intellectuelle très développée. Pour les Européens occidentaux de son temps, Bagdad représentait presque une autre planète.Benjamin visite aussi Jérusalem, marquée par les croisades, puis Le Caire. Certains pensent même qu'il serait allé jusqu'en Perse. Son itinéraire exact reste partiellement mystérieux.Après des années de voyage, il retourne finalement en Espagne et rédige un ouvrage devenu célèbre : le “Livre des voyages”. Ce texte constitue aujourd'hui un témoignage exceptionnel sur le monde du XIIe siècle. Grâce à lui, les historiens connaissent mieux les routes commerciales, les grandes villes orientales et les communautés juives dispersées autour de la Méditerranée.Longtemps avant Marco Polo, Benjamin de Tudèle avait déjà ouvert une fenêtre sur un monde immense, dangereux et fascinant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long. Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ? Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience
Jusqu'à 50 000 salariés de Samsung menacent de faire grève à partir du 21 mai. Un conflit social inédit chez le géant sud-coréen, premier fabricant mondial de puces mémoire, qui inquiète autant la direction que le gouvernement de Séoul. Derrière les revendications salariales, c'est tout un modèle économique qui vacille, avec des conséquences potentielles sur l'industrie mondiale des semi-conducteurs et le boom de l'intelligence artificielle. À première vue, le conflit social qui secoue actuellement Samsung semble assez classique. Des salariés réclament de meilleurs salaires, la direction refuse, le bras de fer s'installe et une grève est annoncée. Rien de très original. Sauf qu'ici, on ne parle pas d'une entreprise ordinaire. On parle de Samsung, le plus grand conglomérat sud-coréen et le premier fabricant mondial de puces mémoire. Un acteur industriel stratégique, dont le poids économique est tel que l'affaire remonte jusqu'au sommet de l'État sud-coréen. Preuve de la sensibilité du dossier, le gouvernement envisage même des mesures exceptionnelles pour empêcher le mouvement social. Ce qu'il se joue aujourd'hui chez Samsung dépasse en réalité très largement l'entreprise elle-même. Car le groupe est l'un des grands gagnants du boom de l'intelligence artificielle. Ses puces mémoire sont partout : dans les serveurs, les centres de données, le cloud, les smartphones ou encore les infrastructures numériques qui alimentent les modèles d'IA générative. Grâce à ce savoir-faire industriel, Samsung accumule aujourd'hui des bénéfices considérables. C'est précisément ce qui nourrit la colère des salariés : ils voient les profits grimper, mais estiment que leurs rémunérations ne suivent pas. Le problème, c'est qu'une grève de 45 000 à 50 000 salariés dans un groupe de cette taille inquiète tout le monde : la direction, évidemment, mais aussi le gouvernement sud-coréen. Et pour cause, en Corée du Sud, Samsung n'est pas seulement une entreprise privée. C'est presque une institution nationale. Le groupe représente à lui seul près de 23% des exportations sud-coréennes et environ 26 % de la capitalisation boursière nationale. Autrement dit : si Samsung ralentit, c'est toute l'économie sud-coréenne qui risque de perdre de la vitesse. À lire aussiCorée du Sud: une crise politique aux accents économiques Une grève chez Samsung menace le marché mondial des puces électroniques L'inquiétude dépasse largement les frontières de la Corée du Sud. Certains analystes estiment qu'une grève prolongée pourrait coûter jusqu'à 20 milliards de dollars à Samsung et provoquer des tensions sur les prix mondiaux des composants électroniques. Car Samsung est au cœur d'un secteur devenu hautement stratégique : celui des semi-conducteurs. Les États-Unis, la Chine et l'Europe se livrent aujourd'hui une véritable guerre industrielle autour des puces électroniques. Tous cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, à relocaliser certaines productions et à renforcer leur souveraineté technologique. Dans ce contexte, voir le leader mondial des puces mémoire ralentir brutalement son activité serait un signal très négatif. D'autant qu'un simple ralentissement dans une usine de semi-conducteurs peut provoquer des retards de livraison dans le monde entier. Contrairement à d'autres industries, les chaînes de production de puces sont extrêmement complexes : lorsqu'elles s'arrêtent, il faut parfois plusieurs semaines pour retrouver un rythme normal. C'est ce risque systémique qui alarme aujourd'hui les marchés. Chez Samsung, le conflit social révèle aussi une fracture générationnelle Mais derrière les puces et les milliards, cette crise révèle aussi une fracture sociale plus profonde. Pendant longtemps, la Corée du Sud a reposé sur une forme de pacte implicite : entrer dans une grande entreprise, travailler dur, rester loyal, et en échange bénéficier d'une protection et d'une stabilité professionnelle. Ce modèle a largement contribué au miracle économique sud-coréen. Mais aujourd'hui, ce contrat social s'effrite. La jeune génération demande davantage de transparence, de reconnaissance et un partage plus équitable de la richesse créée. Et chez Samsung, cette évolution est particulièrement visible, d'autant que, pendant des décennies, le syndicalisme y était quasiment absent. La culture du groupe a longtemps été réputée antisyndicale. Ce n'est qu'il y a six ans que Samsung a officiellement promis de tourner cette page. Le conflit actuel constitue donc le premier véritable test de cette promesse d'ouverture. Même si la grève est finalement évitée, ou si elle ne dure que quelques jours, quelque chose aura déjà changé. Les salariés auront démontré leur capacité à peser. Et dans un pays où Samsung a longtemps semblé intouchable, c'est déjà un événement historique.
Les Seychelles se sont spécialisées dans le tourisme haut de gamme, qui représente près d'un tiers de l'économie de l'archipel. Certains hôtels proposent désormais à leur clientèle des ateliers de sensibilisation à la protection des récifs coralliens et même de participer à leur restauration. Finies les journées passées à siroter des cocktails sur un transat : les touristes peuvent désormais aider à bouturer des coraux. Mais le salut des coraux ne pourra passer que par de réelles politiques de lutte contre le changement climatique. De notre envoyée spéciale de retour de Baie Lazare, En maillot de bain, masque et tuba à la main, ces touristes français ne s'apprêtent pas à partir en excursion, mais à restaurer un récif corallien. Leur guide : Fantine Soulat, biologiste marine pour WiseOceans, une organisation spécialisée dans la conservation, la restauration et l'éducation au monde marin. Basée à l'année dans un hôtel partenaire, elle anime des ateliers de sensibilisation pour les clients. Mais avant la pratique, un peu de théorie. « Donc, pour commencer, est-ce que vous avez un peu une idée de ce qu'est un corail ? Une colonie ? Un animal ?, interroge la biologiste marine. C'est un animal qui vit en symbiose avec une algue et qui produit son squelette de carbonate de calcium. C'est un animal très simple qui est de la même famille que les méduses. Ce qui donne la couleur au corail, c'est la micro-algue, donc la zooxanthelle. Si on l'enlève du corail, le corail devient blanc et c'est ce qu'on appelle le blanchissement des coraux. » À écouter dans Le grand invité internationalTriangle de Corail en Asie: une expédition veut «comprendre sa résistance face au changement climatique» La perte de plus de 80% de coraux Comme de nombreux récifs tropicaux, les Seychelles sont frappées par des épisodes de blanchissement massifs liés au réchauffement des océans. D'après les scientifiques, depuis 1998, certaines zones de l'archipel ont perdu plus de 80 % de leurs coraux. « À cause de l'augmentation de la température de la mer, le corail va stresser et du coup, il va enlever l'algue de ses tissus parce que ça va produire trop de produits toxiques pour lui et il va devenir blanc », explique Fantine Soulat. En revanche, si son stress diminue, le corail blanchi peut récupérer et reprendre de ses couleurs. C'est là tout l'enjeu de l'atelier : fixer des petits fragments de coraux dans un environnement protégé – la nurserie dans le lagon –, les faire grandir, puis, neuf mois après, les transplanter sur un récif. Ces activités rencontrent un succès croissant dans les hôtels seychellois. Mais pour la biologiste, elles restent surtout un outil de sensibilisation. Car si ces actions ont le mérite de faire parler du corail, elles ne peuvent à elles seules freiner le déclin massif des récifs. Le véritable salut des coraux, lieu d'habitat d'un quart de la faune marine mondiale, ne passera que par des engagements globaux drastiques sur les émissions de gaz à effet de serre et par la préservation des écosystèmes marins. À lire aussiPrès de 85% des coraux mondiaux sont concernés par une vague de blanchissement mondial
L'expression “des pièces sonnantes et trébuchantes” est aujourd'hui utilisée pour parler d'argent bien réel, concret, immédiatement disponible. Quand on exige des “espèces sonnantes et trébuchantes”, on veut être payé comptant, avec du vrai argent, pas avec des promesses. Mais l'origine de cette formule remonte au Moyen Âge et révèle une époque où il fallait sans cesse vérifier si les pièces étaient authentiques.À cette époque, les monnaies sont fabriquées en métaux précieux, principalement en or ou en argent. Leur valeur dépend donc directement du poids et de la qualité du métal contenu dans chaque pièce. Le problème, c'est que les fraudes sont extrêmement fréquentes. Certains rognent les bords des pièces pour récupérer un peu d'or ou d'argent. D'autres fabriquent de fausses monnaies avec des métaux de mauvaise qualité recouverts d'une fine couche précieuse.Il devient alors essentiel de contrôler les pièces avant de les accepter.C'est là qu'apparaît la notion de “sonnante”. Une vraie pièce en métal précieux produit un son clair et cristallin lorsqu'on la fait tinter contre une autre pièce ou sur une surface dure. En revanche, une fausse pièce ou une pièce dégradée émet souvent un bruit plus sourd. Le son devient donc un moyen simple et rapide de vérifier la qualité de la monnaie. Une pièce “sonnante” est donc une pièce qui sonne juste, preuve supposée de son authenticité.Mais que signifie “trébuchante” ? Le mot vient du “trébuchet”, un petit instrument de pesée extrêmement précis utilisé par les changeurs et les marchands du Moyen Âge. Rien à voir avec la machine de guerre portant le même nom. Ce trébuchet permettait de vérifier si une pièce avait bien le poids officiel. Une monnaie trop légère pouvait avoir été rognée ou falsifiée.Une pièce “trébuchante” est donc une pièce qui “passe l'épreuve du trébuchet”, autrement dit une pièce dont le poids est conforme. Elle est jugée fiable.Avec le temps, les deux termes se sont associés pour former une expression très imagée : des pièces “sonnantes et trébuchantes”, c'est-à-dire des pièces qui sonnent correctement et qui résistent à la pesée. Bref, de l'argent authentique.Même si aujourd'hui nous utilisons surtout des cartes bancaires et des paiements numériques, cette vieille expression médiévale a survécu. Et elle nous rappelle qu'autrefois, recevoir de l'argent impliquait presque une petite enquête scientifique : écouter les pièces… puis les peser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 19 mai 2026 - Bruel se défend, les plaintes s'accumulent...« De nouvelles plaintes pour viol » vont être déposées contre le chanteur Patrick Bruel « dans les jours qui viennent », a annoncé, ce mardi 19 mai, sur France Inter, Corinne Herrmann, avocate de l'animatrice Flavie Flament, qui accuse le chanteur de l'avoir droguée et violée en 1991, alors qu'elle avait 16 ans. L'animatrice faisait partie des femmes ayant témoigné dans Mediapart sous pseudonyme. Sur ce même média, elle s'exprime désormais à visage découvert : « Je parle pour la jeune fille que j'étais, je parle pour les autres femmes qui sont sorties du silence. »Au moins treize femmes ont déposé plainte contre Patrick Bruel, dont au moins cinq pour des faits de viol. Certains dossiers, d'abord classés sans suite, ont été rouverts et regroupés par le parquet de Nanterre. Une trentaine de femmes ont accusé dans la presse le chanteur de violences sexuelles.Patrick Bruel conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Sur Instagram, dimanche, l'homme de 67 ans affirme n'avoir « jamais forcé, drogué ou manipulé » quiconque pour obtenir des relations non consenties. Patrick Bruel est présumé innocent. En ce moment, il continue de faire salle comble tous les soirs au théâtre et sera bientôt en tournée dans de nombreuses villes françaises, en Suisse, en Belgique et au Canada. Une pétition, soutenue par des associations féministes et qui avait recueilli plus de 20 000 signatures lundi après-midi, demande l'annulation de ces concerts le temps de l'enquête.L'affaire Patrick Bruel continue de prendre de l'ampleur, et le gouvernement a décidé de prendre publiquement la parole estimant, ce mardi, qu'il faut encourager les femmes victimes à parler, «même des dizaines d'années après». «On doit tous œuvrer à un système politique, médiatique, judiciaire qui permet aux femmes qui ont été victimes de violences sexistes et sexuelles de s'exprimer, de le dire sur la place publique et d'être entendus par la justice», a expliqué la porte-parole du gouvernement. «Je les écoute. Et c'est ensuite à la justice de retracer la véracité des faits», a ajouté Maud Bregeon.Alors, qui sont les plaignantes et de quoi accusent-elles Patrick Bruel ? Comment la justice mène-t-elle les enquêtes et gère-t-elle les plaintes de violences sexuelles ? Le temps médiatique n'est pas le temps judiciaire, et certaines affaires anciennes butent (ou risquent de buter) sur la prescription. Ce fut le cas de l'affaire Nicolas Hulot, qui a fait l'objet d'un classement sans suite. D'autres sont toujours en cours : affaires Patrick Poivre d'Arvor, Gérard Miller, Gérard Depardieu... Retour dans #cdanslair sur ces affaires, sur les effets réels de la libération de la parole depuis #MeToo, et plus largement sur les moyens mis en oeuvre pour lutter contre les violences faites aux femmes. Nos journalistes sont allés à la rencontre de victimes de violences physiques et sexuelles dans le monde rural. Près de 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural, alors qu'un tiers des Françaises y vivent. Nos experts :- Alice AUGUSTIN - Grand reporter - ELLE- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d'investigation - Marianne - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Évelyne SIRE-MARIN - Magistrate honoraire
C dans l'air du 19 mai 2026 - Bruel se défend, les plaintes s'accumulent...« De nouvelles plaintes pour viol » vont être déposées contre le chanteur Patrick Bruel « dans les jours qui viennent », a annoncé, ce mardi 19 mai, sur France Inter, Corinne Herrmann, avocate de l'animatrice Flavie Flament, qui accuse le chanteur de l'avoir droguée et violée en 1991, alors qu'elle avait 16 ans. L'animatrice faisait partie des femmes ayant témoigné dans Mediapart sous pseudonyme. Sur ce même média, elle s'exprime désormais à visage découvert : « Je parle pour la jeune fille que j'étais, je parle pour les autres femmes qui sont sorties du silence. »Au moins treize femmes ont déposé plainte contre Patrick Bruel, dont au moins cinq pour des faits de viol. Certains dossiers, d'abord classés sans suite, ont été rouverts et regroupés par le parquet de Nanterre. Une trentaine de femmes ont accusé dans la presse le chanteur de violences sexuelles.Patrick Bruel conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Sur Instagram, dimanche, l'homme de 67 ans affirme n'avoir « jamais forcé, drogué ou manipulé » quiconque pour obtenir des relations non consenties. Patrick Bruel est présumé innocent. En ce moment, il continue de faire salle comble tous les soirs au théâtre et sera bientôt en tournée dans de nombreuses villes françaises, en Suisse, en Belgique et au Canada. Une pétition, soutenue par des associations féministes et qui avait recueilli plus de 20 000 signatures lundi après-midi, demande l'annulation de ces concerts le temps de l'enquête.L'affaire Patrick Bruel continue de prendre de l'ampleur, et le gouvernement a décidé de prendre publiquement la parole estimant, ce mardi, qu'il faut encourager les femmes victimes à parler, «même des dizaines d'années après». «On doit tous œuvrer à un système politique, médiatique, judiciaire qui permet aux femmes qui ont été victimes de violences sexistes et sexuelles de s'exprimer, de le dire sur la place publique et d'être entendus par la justice», a expliqué la porte-parole du gouvernement. «Je les écoute. Et c'est ensuite à la justice de retracer la véracité des faits», a ajouté Maud Bregeon.Alors, qui sont les plaignantes et de quoi accusent-elles Patrick Bruel ? Comment la justice mène-t-elle les enquêtes et gère-t-elle les plaintes de violences sexuelles ? Le temps médiatique n'est pas le temps judiciaire, et certaines affaires anciennes butent (ou risquent de buter) sur la prescription. Ce fut le cas de l'affaire Nicolas Hulot, qui a fait l'objet d'un classement sans suite. D'autres sont toujours en cours : affaires Patrick Poivre d'Arvor, Gérard Miller, Gérard Depardieu... Retour dans #cdanslair sur ces affaires, sur les effets réels de la libération de la parole depuis #MeToo, et plus largement sur les moyens mis en oeuvre pour lutter contre les violences faites aux femmes. Nos journalistes sont allés à la rencontre de victimes de violences physiques et sexuelles dans le monde rural. Près de 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural, alors qu'un tiers des Françaises y vivent. Nos experts :- Alice AUGUSTIN - Grand reporter - ELLE- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d'investigation - Marianne - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Évelyne SIRE-MARIN - Magistrate honoraire
Épisode 1475 : Longtemps, le Festival de Cannes a été pensé comme un territoire réservé au cinéma, à la critique et aux médias traditionnels. Mais, depuis quelques années, le paysage a profondément changé. En 2026, la présence massive des créateurs de contenu, des plateformes sociales et des marques ne relève plus de l'anecdote ou du folklore médiatique : elle constitue désormais un pilier stratégique du rayonnement du festival.La Croisette est devenue un espace hybride où se rencontrent cinéma, influence, luxe, divertissement et plateformes social media.Cannes est désormais une gigantesque machine de visibilité mondiale pensée pour l'ère des réseaux sociaux.Le festival a besoin des créateurs pour rester central culturellementIl y a un contexte. Les audiences les plus jeunes ne consomment plus l'actualité du cinéma à travers la presse spécialisée ou les émissions de télévision. Elles découvrent tout ça via les réseaux sociaux.Pour l'industrie du cinéma, les créateurs sont devenus des relais culturels capables de traduire le festival dans les codes des plateformes. —Pour faire simple, les créateurs permettent au festival de toucher des millions d'utilisateurs qui ne regarderaient jamais une émission spécialisée dans l'actualité cinéma.Certains créateurs génèrent aujourd'hui davantage d'impressions, d'engagement et de conversations qu'une partie de la presse culturelle historique.-Les plateformes sociales sont devenues des partenaires structurels du festivalL'année 2026 marque aussi une institutionnalisation de la creator economy au sein même de Cannes. Le symbole le plus fort est l'arrivée de Meta comme partenaire officiel du Festival de Cannes 2026 en remplacement de TikTok. -En 2026, Meta installe une “Meta House” au sein de l'hôtel Majestic, pensée comme un espace hybride où se croisent créateurs, talents, marques et professionnels du cinéma.-Dans le même temps, le Marché du Film lance un “Creator Economy Summit”, signe que les créateurs sont désormais considérés comme un maillon officiel de l'industrie du divertissement.-Les créateurs sont devenus des producteurs Les créateurs ne sont plus uniquement présents pour commenter l'événement. Certains viennent désormais présenter leurs propres projets dans des conditions comparables à celles des acteurs traditionnels du cinéma.L'exemple du documentaire “Trente” de Seb, diffusé en avant-première avec YouTube et MK2, illustre parfaitement cette bascule.Un nouvel écosystème parallèle s'est structuré autour du festivalAutour de la sélection officielle s'est développé un immense “off” de l'influence. Villas privées, pop-up influence, activations de marques, soirées partenaires, studios de tournage et espaces networking.Des agences spécialisées en influence organisent des villas créateurs et des villas marques pensées comme des hubs de production de contenus. —Les marques utilisent Cannes comme accélérateur de contenusPour les marques, Cannes représente désormais une opportunité exceptionnelle de production et de diffusion.En quelques jours, elles peuvent concentrer visibilité, image, relations presse, influence et création de contenus dans un même dispositif.—Cannes révèle la transformation globale des médiasAujourd'hui, la narration est fragmentée entre des milliers de créateurs incarnés qui produisent chacun leur propre version de l'événement.Cannes illustre parfaitement cette nouvelle logique. Le festival rayonne parce qu'il est devenu un objet social, conversationnel et algorithmique.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s'articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans. Poète par défaut, dit-il, mais poète pour l'éternité ! En 2026, sont célébrés les 80 ans de la parution du recueil le plus célèbre de Jacques Prévert : Paroles. Une poésie de la rue.... ...Oui, mais une poésie savante aussi ! insiste Daniele Gasiglia-Laster. Il écrit avec les mots de tous les jours, tout en réfléchissant sur le langage. C'est une poésie truffée de références culturelles. De ce fait, la poésie de Prévert, accessible à tous, fait de lui un poète d'une modernité extraordinaire selon Daniele Gasiglia-Laster. Mais Prévert ne séduit pas seulement les adultes : sa poésie, souvent transgressive, conquiert aussi les enfants. Des poèmes comme Le Cancre sont adoptés par les instituteurs, qui en font circuler les textes dans les écoles. René Bertelé, l'homme de Paroles En 1946, René Bertelé, éditeur, publie Paroles, un recueil qui va marquer l'histoire de la poésie française. Il y rassemble une sélection de 95 textes écrits par Jacques Prévert entre 1930 et 1944. Ces textes, d'une grande diversité, oscillent entre instantanés réalistes et envolées surréalistes, entre poèmes en rimes et en prose, le tout avec une ponctuation minimaliste. Certains textes tels que Déjeuner du matin capturent des scènes du quotidien, tandis que d'autres s'étirent en réflexions plus longues. Le succès est immédiat : Paroles devient un phénomène, touchant un public bien plus large que les cercles littéraires traditionnels. Prévert et Kosma : de la poésie à la musique Les chanteurs et chanteuses des années 1950 et 1960, comme Juliette Gréco, Cora Vaucaire ou Yves Montand, contribuent à populariser encore davantage ses textes en les adaptant à la chanson. Gréco, par exemple, réinterprète à sa manière des poèmes initialement écrits pour Arletty, Je suis comme je suis transformant des textes tragiques en performances inoubliables. Parallèlement, sa collaboration avec le compositeur Joseph Kosma, un immigré hongrois, donne naissance à des chansons emblématiques comme À la belle étoile, renforçant encore son influence culturelle. Invitées : Daniele Gasiglia-Laster, auteure et critique littéraire. Spécialiste de Jacques Prévert, elle a fait publier ses œuvres complètes dans la collection, Eugénie Bachelot-Prévert petite-fille de Jacques Prévert. Jacques Prévert (1900–1977). Poète et scénariste français. Né à Neuilly-sur-Seine, il grandit à Paris et abandonne tôt ses études. Après son service militaire, il fréquente les surréalistes dans les années 1920 (notamment le groupe de la «rue du Château») sans s'y intégrer durablement. Anticonformiste, anticlérical, anticolonialiste, antimilitariste, il se fait connaître dans les années 1930 comme scénariste et dialoguiste pour le cinéma (Quai des brumes, Les Enfants du paradis, Le Jour se lève). Son premier recueil de poèmes, Paroles (1946), devient un succès populaire. Il écrit aussi des chansons (Les Feuilles mortes), des pièces de théâtre et des textes pour des albums jeunesse. Il meurt à Omonville-la-Petite (Manche) en 1977. Avec également un reportage au «Moulin à paroles», un atelier collaboratif avec des professionnels et des amateurs initié par Serge Hureau, le directeur du Hall de la chanson. Programmation musicale : Juliette Gréco avec le titre Je suis comme je suis et Fred Nevché avec le titre Tentative de descriptif d'un diner de têtes à Paris-France.
La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s'articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans. Poète par défaut, dit-il, mais poète pour l'éternité ! En 2026, sont célébrés les 80 ans de la parution du recueil le plus célèbre de Jacques Prévert : Paroles. Une poésie de la rue.... ...Oui, mais une poésie savante aussi ! insiste Daniele Gasiglia-Laster. Il écrit avec les mots de tous les jours, tout en réfléchissant sur le langage. C'est une poésie truffée de références culturelles. De ce fait, la poésie de Prévert, accessible à tous, fait de lui un poète d'une modernité extraordinaire selon Daniele Gasiglia-Laster. Mais Prévert ne séduit pas seulement les adultes : sa poésie, souvent transgressive, conquiert aussi les enfants. Des poèmes comme Le Cancre sont adoptés par les instituteurs, qui en font circuler les textes dans les écoles. René Bertelé, l'homme de Paroles En 1946, René Bertelé, éditeur, publie Paroles, un recueil qui va marquer l'histoire de la poésie française. Il y rassemble une sélection de 95 textes écrits par Jacques Prévert entre 1930 et 1944. Ces textes, d'une grande diversité, oscillent entre instantanés réalistes et envolées surréalistes, entre poèmes en rimes et en prose, le tout avec une ponctuation minimaliste. Certains textes tels que Déjeuner du matin capturent des scènes du quotidien, tandis que d'autres s'étirent en réflexions plus longues. Le succès est immédiat : Paroles devient un phénomène, touchant un public bien plus large que les cercles littéraires traditionnels. Prévert et Kosma : de la poésie à la musique Les chanteurs et chanteuses des années 1950 et 1960, comme Juliette Gréco, Cora Vaucaire ou Yves Montand, contribuent à populariser encore davantage ses textes en les adaptant à la chanson. Gréco, par exemple, réinterprète à sa manière des poèmes initialement écrits pour Arletty, Je suis comme je suis transformant des textes tragiques en performances inoubliables. Parallèlement, sa collaboration avec le compositeur Joseph Kosma, un immigré hongrois, donne naissance à des chansons emblématiques comme À la belle étoile, renforçant encore son influence culturelle. Invitées : Daniele Gasiglia-Laster, auteure et critique littéraire. Spécialiste de Jacques Prévert, elle a fait publier ses œuvres complètes dans la collection, Eugénie Bachelot-Prévert petite-fille de Jacques Prévert. Jacques Prévert (1900–1977). Poète et scénariste français. Né à Neuilly-sur-Seine, il grandit à Paris et abandonne tôt ses études. Après son service militaire, il fréquente les surréalistes dans les années 1920 (notamment le groupe de la «rue du Château») sans s'y intégrer durablement. Anticonformiste, anticlérical, anticolonialiste, antimilitariste, il se fait connaître dans les années 1930 comme scénariste et dialoguiste pour le cinéma (Quai des brumes, Les Enfants du paradis, Le Jour se lève). Son premier recueil de poèmes, Paroles (1946), devient un succès populaire. Il écrit aussi des chansons (Les Feuilles mortes), des pièces de théâtre et des textes pour des albums jeunesse. Il meurt à Omonville-la-Petite (Manche) en 1977. Avec également un reportage au «Moulin à paroles», un atelier collaboratif avec des professionnels et des amateurs initié par Serge Hureau, le directeur du Hall de la chanson. Programmation musicale : Juliette Gréco avec le titre Je suis comme je suis et Fred Nevché avec le titre Tentative de descriptif d'un diner de têtes à Paris-France.
Tous les mots ne se valent pas. Certains mots vous permettent de vendre. Ce sont les mots magiques.Dans cet épisode mon invité Selim Niederhoffer nous en révèle trois et nous explique comment les utiliser pour maximiser nos résultats.Vous pouvez retrouver Sélim sur LinkedIn et acheter son livre Les Mots Magiques, c'est une pépite pour tous les créateurs de contenu.---------------Pour travailler avec moi vous pouvez :> Suivre une de mes formationsStratégie Persona : Comprenez vos clientsStratégie Emailing : Faites décoller votre base emailsStratégie Indépendante : Communiquez en ligne (liste d'attente)> Réserver une heure de conseils personnalisés> Devenir partenaire du Podcast du Marketing---------------
durée : 00:02:10 - Alors que la liste des candidats déclarés à l'élection présidentielle de 2027 s'allonge, les algorithmes des réseaux sociaux sont régulièrement accusés de mettre en avant certains contenus politiques plutôt que d'autres. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Certains défis de la vie paraissent insurmontables. Pourtant, Dieu ne nous laisse pas seuls face à ce qui nous dépasse. Joyce Meyer partage des clés pour rester ancré dans la foi, même lorsque les obstacles paraissent trop grands. Avec lui, chaque situation peut devenir l'occasion de voir sa puissance à l'œuvre.
Expulser davantage de travailleurs immigrés pour créer plus d'emplois pour les Américains? C'est l'argument défendu par Donald Trump. Mais selon une étude du National Bureau of Economic Research, le durcissement des contrôles de l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) ne produit pas de gain net pour les travailleurs nés aux États-Unis et pourrait même fragiliser l'économie américaine. C'est une idée avancée, martelée même, par Donald Trump. Expulser davantage de travailleurs immigrés, notamment sans papiers, permettrait de libérer des emplois pour les travailleurs nationaux. Mais selon la dernière étude du National Bureau of Economic Research, ce raisonnement ne se vérifie pas dans les faits. La méthode employée par les chercheuses est simple : comparer les zones fortement touchées par les arrestations de l'ICE aux zones moins concernées, avant et après le durcissement des contrôles. Premier constat, dans les zones où l'ICE intervient davantage, les travailleurs immigrés les plus exposés travaillent moins. L'emploi recule de 4 %. Mais le plus frappant est ailleurs. Cette baisse ne s'explique pas uniquement par les expulsions. De nombreux travailleurs immigrés restent sur le territoire américain, mais réduisent leur activité ou cessent de travailler, par peur. Peur d'être contrôlés sur le chemin du travail, peur d'être arrêtés directement sur leur lieu d'activité. La politique migratoire produit ici un effet psychologique qui devient, par ricochet, un phénomène économique. À lire aussiÉtats-Unis: la politique migratoire de Donald Trump provoque un choc démographique et économique Le mythe du « job replacement » ne résiste pas aux faits Autre enseignement majeur de cette étude : les travailleurs nés aux États-Unis ne récupèrent pas ces emplois. L'argument du job replacement, selon lequel lorsqu'un immigré quitte son poste, un travailleur américain prend naturellement sa place, apparaît faux. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près le fonctionnement du marché du travail. La vision politique suppose que travailleurs immigrés et travailleurs natifs sont interchangeables. Or, dans la réalité économique, ils sont souvent complémentaires. Prenons l'exemple d'un chantier de construction. Un ouvrier sans papiers effectue fréquemment les tâches physiques les plus pénibles, tandis qu'un salarié américain supervise, coordonne ou gère la logistique. Si le premier disparaît, le second ne récupère pas automatiquement un emploi supplémentaire. Au contraire, le chantier ralentit, certains projets sont retardés, voire annulés. Pourquoi les travailleurs américains peu qualifiés ne prennent-ils pas ces postes ? Parce que beaucoup de ces emplois restent peu attractifs : physiquement éprouvants, parfois dangereux, souvent saisonniers, avec des horaires irréguliers et des salaires jugés insuffisants. Dans l'agriculture, la construction ou certaines activités industrielles, les employeurs peinent déjà à recruter, même lorsque le chômage progresse. À lire aussiPourquoi l'immigration va déterminer le sort de l'économie américaine sous Donald Trump Moins d'activité, plus de tensions économiques Autre surprise, les entreprises ne réagissent pas forcément en augmentant les salaires pour attirer davantage de travailleurs locaux. L'étude montre au contraire que les rémunérations n'augmentent pas significativement. Face à la pénurie de main-d'œuvre, beaucoup d'employeurs font un autre choix : ils réduisent leur activité. Ils acceptent moins de commandes, ralentissent leur production et repoussent certains investissements. C'est ce que les économistes appellent un choc d'offre négatif, ou lorsque moins de travailleurs disponibles signifie moins de production, avec un risque de hausse des prix à long terme. Autrement dit, une politique pensée pour protéger le marché du travail pourrait, paradoxalement, contribuer à le fragiliser. Les effets dépassent même le seul marché de l'emploi. Dans le Minnesota, une autre étude évoque plus de 600 millions de dollars de consommation perdue en un mois, signe que la peur des contrôles réduit aussi les dépenses des ménages immigrés. Cela rappelle autre chose d'essentiel dans l'économie américaine. Certains secteurs sont structurellement dépendants de la main-d'œuvre immigrée, y compris irrégulière. Elle fait partie intégrante du fonctionnement de l'économie américaine. Et comme pour une tour en briques de bois, lorsqu'on retire une pièce essentielle, ce n'est pas seulement un poste qui disparaît, c'est tout l'équilibre de l'édifice qui peut vaciller. À lire aussiDonald Trump lié à des transactions financières de centaines de millions de dollars avec des entreprises américaines
Dans cet épisode, Sandra GARDELLE : la directrice de la communication de la fondation Les amis de l'Atelier, nous explique le projet SI T Bénévole. Une initiative qui permet à des personnes en situation de handicap de s'engager dans des missions bénévoles au cœur de la cité. Dont les JO 2024 !Créée il y a plus de 10 ans, cette démarche est née d'une réflexion simple mais essentielle : comment permettre aux personnes accompagnées d'exercer pleinement leur citoyenneté et de trouver une véritable utilité sociale ?Car si beaucoup souhaitent s'engager, l'accès au bénévolat reste souvent complexe sans accompagnement adapté.Le dispositif repose sur une organisation très concrète et facilement duplicable. Des outils simples ont été développés pour structurer les missions : fiches bénévoles, conventions, documents en FALC, comptes rendus de mission ou encore passeport bénévole. L'ensemble permet de créer une relation claire entre trois acteurs : la personne accompagnée, le partenaire extérieur (association, mairie, événement…) et le « pilote », un professionnel volontaire qui accompagne la démarche.L'épisode revient notamment sur le rôle clé de ce pilote, souvent éducateur ou professionnel d'accompagnement, qui aide à identifier les envies des usagers, construit les missions avec les partenaires et sécurise les premiers pas dans l'engagement bénévole. Une fonction essentielle pour rendre possible ce qui semblait parfois inaccessible.Un des temps forts évoqués est la participation aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Grâce au dispositif, 220 personnes accompagnées ont pu devenir bénévoles pendant l'événement, avec des missions d'accueil, d'orientation ou de distribution de matériel. Certains ont même porté la flamme olympique. Une expérience marquante qui a démontré que des personnes vivant avec des handicaps très divers, y compris en MAS ou avec des troubles sévères de la communication, pouvaient pleinement contribuer à un événement d'ampleur internationale.Au fil de l'échange, plusieurs impacts majeurs émergent : des personnes qui reprennent confiance, sortent de l'isolement, apprennent à prendre les transports seules ou développent de nouvelles compétences grâce au bénévolat. Mais le projet transforme aussi le regard porté sur le handicap, aussi bien par les partenaires extérieurs que par les professionnels eux-mêmes.L'épisode montre également que cette dynamique peut s'intégrer naturellement dans les projets personnalisés des usagers, notamment autour des dimensions citoyenneté, inclusion et participation sociale. Il rappelle surtout qu'il n'est pas nécessaire de démarrer avec un grand dispositif : quelques bénévoles motivés, des professionnels engagés et des partenaires locaux suffisent souvent pour initier une dynamique.Enfin, cet échange met en lumière une conviction forte : les personnes accompagnées ne doivent pas uniquement être considérées à travers leurs besoins d'accompagnement, mais aussi à travers ce qu'elles peuvent apporter aux autres et à la société. Une approche profondément inclusive, pragmatique et inspirante.Voici le lien pour plus d'information et télécharger le kit : https://www.fondation-amisdelatelier.org/etablissements/dispositif-sitbenevolehttps://handicap.gouv.fr/developper-le-benevolat-des-personnes-en-situation-de-handicapHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:38 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Au 5ᵉ siècle avant notre ère, les tragédies grecques reprennent des thèmes de la mythologie et de l'épopée. Certains dramaturges, comme Sophocle, laissent des incertitudes dans leur intrigue. Du crime d'Œdipe au suicide d'Antigone, sommes-nous vraiment sûrs qu'ils ont eu lieu ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot - invités : Claire Paulian Chercheuse en littérature comparée, Lucie Thévenet Chercheuse en langue et littérature grecques Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:11 - Une prétendue couverture du magazine people Closer a été publiée sur X, elle est censée montrer le président de la République en compagnie de l'actrice franco-iranienne. En réalité, il s'agit d'une fausse. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les records de température enregistrés actuellement en Asie ne relèvent plus seulement de l'urgence climatique. Ils révèlent l'émergence d'un nouveau risque économique mondial: celui d'une crise provoquée par la chaleur. Entre flambée des prix de l'énergie, tensions sur l'agriculture et ralentissement industriel, le continent asiatique fait face à un double choc, climatique et pétrolier, dont les conséquences pourraient rapidement dépasser ses frontières. Ces derniers jours, les records de température se multiplient en Asie. À première vue, cela pourrait sembler relever exclusivement de l'actualité climatique et environnementale. Pourtant, ce qui se joue aujourd'hui sur le continent asiatique dépasse largement cette seule dimension. L'Asie est en train de devenir le laboratoire d'un nouveau type de crise économique : une crise provoquée par la chaleur. Pourquoi l'Asie est-elle particulièrement vulnérable ? D'abord parce que le continent est fortement exposé aux épisodes climatiques extrêmes. Ensuite parce qu'il concentre des densités de population parmi les plus élevées du monde, des systèmes agricoles encore très dépendants des cycles naturels et des infrastructures souvent fragiles face aux événements météorologiques. Mais surtout, l'Asie demeure le moteur industriel de la planète. Une large partie de la production mondiale y est concentrée. Cela signifie qu'à chaque ralentissement asiatique, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui finit, d'une manière ou d'une autre, par en ressentir les effets. Or aujourd'hui, la région affronte un double choc. Le premier est énergétique. Avec les tensions au Moyen-Orient, le prix du pétrole repart à la hausse, renchérissant les coûts de production et de transport dans des économies très dépendantes des importations d'hydrocarbures. Le second est climatique. Les vagues de chaleur extrême viennent désormais aggraver cette pression déjà existante. Un double choc aux conséquences très concrètes, pour les populations comme pour les économies nationales. À lire aussiPourquoi les prix de l'électricité deviennent négatifs en Europe En Inde, la chaleur fait exploser la demande d'électricité et menace l'agriculture L'exemple de l'Inde illustre parfaitement cette nouvelle réalité économique. Ces dernières semaines, certaines régions du pays ont enregistré des températures dépassant les 47 degrés. Résultat immédiat, la consommation électrique a explosé. Face à ces chaleurs extrêmes, climatiseurs et ventilateurs tournent à plein régime, faisant grimper la demande à des niveaux records. Pour répondre à cette pression, les centrales thermiques alimentées au pétrole ou au gaz doivent elles aussi fonctionner à plein régime, ce qui accroît encore la dépendance énergétique du pays et renchérit la facture. Mais le problème ne s'arrête pas là. La chaleur menace directement l'agriculture. L'Inde dépend de la mousson pour nourrir plus d'un milliard d'habitants. Or avec des températures extrêmes, un temps plus sec et le retour probable du phénomène El Niño, les risques de baisse des récoltes augmentent fortement. Et lorsque les récoltes chutent, ce sont les prix alimentaires qui montent. Autrement dit, la chaleur devient inflationniste. Cette dynamique est déjà visible ailleurs en Asie. Aux Philippines, l'inflation dépasse 7 %. Au Pakistan, elle est déjà à deux chiffres. Dans ces économies, si les récoltes locales souffrent de la sécheresse tandis que les importations deviennent plus coûteuses à cause du pétrole, la double peine est immédiate : hausse des prix, pression sur le pouvoir d'achat et risque de ralentissement économique. Quand la chaleur menace aussi l'industrie mondiale On pourrait penser que des températures élevées favorisent naturellement les énergies renouvelables, notamment le solaire. C'est vrai en partie. Mais cette lecture reste incomplète. Une part importante de l'électricité asiatique repose encore sur l'hydroélectricité. En Inde, au Vietnam ou dans plusieurs provinces chinoises, les barrages jouent un rôle clé dans l'approvisionnement énergétique. Le problème est simple. Lorsqu'il fait plus chaud et qu'il pleut moins, les barrages produisent moins d'électricité. Ce phénomène n'a rien de théorique. Il s'est déjà produit en 2022 dans le Sichuan, en Chine. Une sécheresse historique avait alors réduit la production hydroélectrique, perturbant le fonctionnement d'usines travaillant notamment pour Apple ou Toyota. Ce précédent est révélateur. Le climat peut désormais interrompre la production industrielle mondiale. Ce qui semble d'abord être un problème local devient très vite un sujet international. Car l'Asie reste l'usine du monde. Si les usines ralentissent, les chaînes d'approvisionnement se tendent. Les pièces arrivent plus tard en Europe ou aux États-Unis, les coûts logistiques augmentent et, au bout de la chaîne, les prix montent. Certains économistes ont déjà donné un nom à ce phénomène : l'inflation par la chaleur, ou « heatflation ». Car le thermomètre ne mesure plus seulement la météo. Il mesure désormais aussi la santé de nos économies. Et visiblement, elles commencent à avoir très chaud. À lire aussiLa Corée du Sud revoit son système d'alerte météo face à la multiplication des canicules
Et si notre réalité n'était qu'un immense programme informatique ? Entre philosophie, physique quantique et intelligence artificielle, l'hypothèse de la simulation revient au cœur du débat technologique.Une idée ancienne remise au goût du jourL'idée selon laquelle notre monde pourrait être une illusion ne date pas d'hier. Déjà, le mythe de la caverne de Platon interrogeait la nature même de la réalité et notre perception du monde.Aujourd'hui, cette théorie connaît un regain d'intérêt avec le développement de l'intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et des simulations numériques toujours plus réalistes. Dans son livre La Simulation, le journaliste et écrivain Loïc Escht explore cette hypothèse fascinante : et si notre univers n'était qu'un gigantesque programme informatique ?Le sujet rappelle évidemment l'univers du film Matrix, où les humains vivent dans une réalité artificielle sans le savoir.Le raisonnement probabiliste de Nick BostromLe philosophe suédois Nick Bostrom, de l'Université d'Oxford, a largement contribué à populariser cette théorie. Selon lui, si une civilisation technologiquement avancée est capable de créer des simulations d'êtres conscients, alors il devient statistiquement plausible que nous vivions nous-mêmes dans l'une de ces simulations.Son raisonnement repose sur trois hypothèses possibles : soit les civilisations disparaissent avant d'atteindre ce niveau technologique, soit elles choisissent volontairement de ne pas créer de simulations, soit elles le font… et nous en faisons partie.Cette réflexion, purement philosophique au départ, trouve aujourd'hui un nouvel écho avec les progrès rapides de l'IA générative et des mondes virtuels.Elon Musk, Sam Altman et la Silicon Valley fascinés par le sujetSelon plusieurs récits relayés dans la presse américaine, certains entrepreneurs de la Silicon Valley se seraient sérieusement intéressés à cette hypothèse. Les noms d'Elon Musk et de Sam Altman reviennent régulièrement lorsqu'il est question de recherches autour de la théorie de la simulation.L'idée peut sembler délirante, mais elle alimente aussi des réflexions scientifiques et philosophiques sur la conscience, la réalité et les limites de la technologie.Les « glitches » : des bugs dans la matrice ?Certains chercheurs et passionnés imaginent qu'il serait possible de détecter des anomalies révélant la nature artificielle de notre univers. Ces supposés « glitches » rappellent les bugs observés dans les jeux vidéo.Parmi les phénomènes souvent évoqués figurent des souvenirs contradictoires entre plusieurs personnes, des événements étrangement répétitifs, des objets introuvables après avoir pourtant été vus, ou encore certaines expériences de mort imminente (NDE).Pour l'instant, ces phénomènes trouvent généralement des explications neuropsychologiques ou cognitives. Mais certains estiment que les découvertes en physique quantique pourraient un jour apporter un éclairage différent sur la nature profonde de la réalité.Une réflexion entre science, technologie et métaphysiqueL'hypothèse de la simulation reste hautement spéculative. Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de l'établir.Mais cette théorie pose des questions vertigineuses : qu'est-ce que la conscience ? Qu'est-ce que le réel ? Et si nos créateurs eux-mêmes vivaient dans une autre simulation ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ces dernières années, les cryptomonnaies se sont imposées dans le quotidien de près d'un Nigérian sur dix. Certains les utilisent pour contourner le naira, monnaie du Nigeria, fortement dévalué ces dernières années. D'autres, notamment parmi les jeunes, achètent et revendent des cryptoactifs sur les plateformes d'échange, dans l'espoir de gains rapides. Reportage de Yassin Ciyow.
Le blocage du détroit d'Ormuz a provoqué une envolée des prix du pétrole. Certains compagnies pétrolières, comme TotalEnergies en ont bénéficié, mais pas toutes. Dans cet épisode en deux parties de «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et ses invités font le point sur les acteurs du marché.A lire aussi sur lesechos.fr : Prix de l'essence : les supermarchés dénoncent la « concurrence déloyale » des géants du pétrole« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en mai 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Hortense Goulard (journaliste au service industrie des «Echos») et Etienne Goetz (journaliste spécialiste des matières premières aux «Echos») . Réalisation : Nicolas Jean. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Olivier Chassignole/AFP. Sons : France24, extrait de «Les parapluies de Cherbourg», BFM, africanews.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
✨ Suis-moi sur Instagram : instagram.com/laurita.socaliente/ L'intelligence émotionnelle est tellement sous-côtée... Voici quelques réflexions qui peuvent nous permettre de nous élever ;) - On ne déteste personne, on comprend qu'il ne s'agit que d'enfants blessés dans des corps d'adultes. - L'intuition... Si quelque chose ou quelqu'un est phony/bizarre, c'est bizarre ! - Certains coupent les ponts, et ce n'est pas sans raison. - Laisser les gens briller même quand on ne comprend pas leur excitation. - Se taire quand on connaît pas le contexte. - Tout le monde cherche des gens émotionnellement intelligents jusqu'à ce qu'ils en rencontrent. - Ne pas faire la morale à quelqu'un qui a besoin d'un gros câlin. Et bien d'autres réflexions. A tout de suite ;)
Au début du XXe siècle, un homme était persuadé d'avoir découvert le secret ultime de la santé. Son nom : Horace Fletcher. Et selon lui, presque toutes nos maladies venaient… du fait que nous ne mâchions pas assez.Sa méthode était radicale. Fletcher affirmait qu'il fallait mâcher chaque bouchée jusqu'à ce qu'elle devienne totalement liquide avant de l'avaler. Certains aliments devaient ainsi être mastiqués des centaines de fois. Lui-même racontait avoir mâché un simple morceau d'oignon vert… 722 fois.Cette pratique prit rapidement un nom : le « fletcherisme ».Et aussi incroyable que cela puisse paraître, ce régime devint extrêmement à la mode dans les années 1900. Des industriels, des intellectuels et même des millionnaires américains s'y convertissent. Fletcher promettait tout : meilleure digestion, perte de poids, énergie accrue, longévité exceptionnelle… Certains adeptes allaient jusqu'à chronométrer leurs repas ou compter obsessivement leurs mouvements de mâchoire.Mais alors… avait-il totalement tort ?Eh bien, pas complètement.Aujourd'hui, la science confirme qu'une mastication correcte est importante. Quand nous mâchons, nous réduisons les aliments en petits fragments, ce qui facilite le travail de l'estomac et des intestins. La salive contient aussi des enzymes qui commencent déjà la digestion des glucides avant même que les aliments n'atteignent l'estomac.Manger lentement permet également au cerveau de mieux percevoir la satiété. Car notre organisme met environ vingt minutes à envoyer les signaux indiquant que nous avons assez mangé. Avaler trop vite favorise donc les excès alimentaires.Plusieurs études modernes montrent d'ailleurs que les personnes qui mangent très rapidement ont davantage de risques d'obésité, de reflux gastriques ou de troubles digestifs.Mais de là à mâcher chaque bouchée des centaines de fois…C'est inutile.Aucune étude sérieuse n'a montré qu'une mastication extrême améliore la santé ou augmente l'espérance de vie. Au contraire, cela peut rendre les repas anxiogènes et obsessionnels. Le « fletcherisme » est ainsi progressivement devenu un symbole des dérives pseudo-scientifiques de certains régimes miracles.En réalité, les spécialistes recommandent surtout une approche simple : manger calmement, sans se précipiter, bien mastiquer sans compter mécaniquement, et écouter ses sensations de faim et de satiété.Autrement dit, Horace Fletcher avait probablement identifié un vrai problème moderne : nous mangeons souvent trop vite.Mais son remède, lui, était allé beaucoup trop loin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'intelligence artificielle bouleverse les usages dans les entreprises, mais elle ouvre aussi une nouvelle génération de risques cyber. Entre Shadow AI, fuite de données, agents autonomes et manipulation des chatbots, les organisations découvrent un terrain encore largement incontrôlé.
Soutenez-nous sur patreon.com/iweek ! Et rejoignez la communauté iWeek !Voici l'épisode 278 d'iWeek (la semaine Apple).Pourquoi Apple retire de la vente certains Mac mini et Mac Studio.Enregistré en streaming, mardi 12 mai 2026 à 18h30, enregistrement accessible en direct pour nos soutiens Patreon.Présentation
durée : 01:28:48 - par : Lionel Esparza - Le prélude, cette simple mise en bouche, dépasse parfois largement ce à quoi on le réduit. Certains compositeurs comme Bach, Chostakovitch, Debussy, Scriabine ou encore Beethoven se sont emparés de cette forme discrète pour notre plus grand plaisir d'écoute - réalisation : Flora Sternadel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:23 - Le Reportage de la rédaction - À un an de l'élection présidentielle, les sondages occupent déjà une place déterminante dans la campagne. Certains candidats annoncent qu'ils s'appuieront sur les sondages d'intentions de vote pour se déclarer ou se désister à l'automne. Comment alors sont fabriquées ces enquêtes ?
Cette règle, qui peut sembler étrange dans un monde où l'économie moderne repose largement sur les banques et les crédits, est au cœur de la loi islamique depuis des siècles.Dans cette religion, l'intérêt sur un prêt porte un nom : le “riba”. Or le riba est explicitement condamné dans le Coran. Pourquoi ? Et bien, l'idée de base est relativement simple : gagner de l'argent simplement grâce au temps qui passe, sans prendre de risque réel ni produire de richesse concrète, est considéré comme injuste.Et là, il faut revenir à une question fondamentale : qu'est-ce qu'un échange équitable ?Dans la vision économique classique moderne, lorsqu'une banque prête de l'argent, elle facture des intérêts en échange du service rendu et du risque pris. Mais dans la tradition islamique, le problème est que le prêteur obtient un gain garanti, même si l'emprunteur rencontre des difficultés ou échoue dans son projet. Le risque pèse donc principalement sur celui qui emprunte.Or, dans la pensée islamique, le profit devrait être lié à une prise de risque partagée et à une activité économique réelle. Autrement dit : gagner de l'argent doit normalement impliquer de participer aux incertitudes du commerce, de l'investissement ou de la production.C'est pourquoi la finance islamique préfère des mécanismes différents du crédit classique.Par exemple, au lieu de prêter de l'argent avec intérêt pour acheter une maison, une banque islamique peut acheter elle-même le bien puis le revendre progressivement au client avec une marge connue à l'avance. Dans d'autres cas, la banque devient partenaire d'un projet et partage à la fois les profits… et les pertes.Et puis, cette philosophie s'explique aussi historiquement. Dans de nombreuses sociétés anciennes, les prêts à intérêt pouvaient entraîner des spirales de dettes dramatiques. Certains paysans perdaient leurs terres ou devenaient quasiment esclaves de leurs créanciers. La méfiance envers l'usure existait d'ailleurs aussi dans le christianisme médiéval et dans certaines traditions juives.Mais attention : la finance islamique moderne reste très débattue. Certains économistes estiment que certains montages financiers islamiques ressemblent fortement à des crédits classiques déguisés. D'autres considèrent au contraire que ce système offre une approche plus éthique et plus stable de la finance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Character.AI est l'intelligence artificielle la plus utilisée derrière ChatGPT, selon Franceinfo en 2024. On peut discuter avec des figures célèbres, comme Albert Einstein ou Elon Musk, des personnages fictifs, ou encore avec un avatar créé de toute pièce. Certains vont ainsi jusqu'à imaginer un petit ami idéal qui serait bienveillant et attentionné… Nous ne parlons plus seulement de science-fiction, mais d'une nouvelle réalité ou les intelligences artificielles redéfinissent certaines interactions humaines. Les IA sont désormais capables de simuler des conversations, d'écouter activement, d'envoyer des messages vocaux et même de transmettre des photos. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que certaines personnes aient développé des sentiments amoureux. Elles créaient une illusion de présence, de connexion émotionnelle et sont carrément considérées par certains comme des partenaires idéaux. Comment est-ce possible ? Agit-elle vraiment comme un.e vrai.e petit.e ami.e ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez ". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : février 24 À écouter aussi : Qu'est-ce que l'IA anxiété ? Qu'est-ce que l'IA générative ? Comment les intelligences artificielles peuvent-elles faire parler les morts ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Cela peut sembler sorti d'un roman, et pourtant, c'est bien réel. Certains ouvrages anciens, reconnaissables à leur reliure d'un vert éclatant, contiennent une substance dangereuse : de l'arsenic.Au XIXe siècle, l'édition connaît un véritable essor. Les livres deviennent plus accessibles, plus nombreux, et aussi… plus esthétiques. Pour attirer les lecteurs, les éditeurs utilisent des couleurs vives et élégantes. Parmi elles, un vert particulièrement intense, très à la mode : le fameux “vert de Paris”.Le problème, c'est que ce pigment, aussi séduisant soit-il, contient de l'arsenic — un poison puissant. À l'époque, ce n'est pas une exception. L'arsenic est utilisé dans de nombreux objets du quotidien : papiers peints, vêtements, jouets… et donc, livres.Mais pourquoi cela pose-t-il problème aujourd'hui ?Avec le temps, ces reliures vieillissent, se fragilisent… et commencent à s'effriter. De minuscules particules contenant de l'arsenic peuvent alors se détacher. Et c'est là que le danger apparaît : lorsqu'on manipule ces ouvrages, on peut inhaler ces microparticules, ou même les ingérer sans s'en rendre compte, par exemple en portant ses mains à la bouche après avoir tourné les pages.Le risque reste généralement faible pour une exposition ponctuelle, mais pour les bibliothécaires, archivistes ou chercheurs qui manipulent régulièrement ces livres, la vigilance est de mise.Face à ce problème, des initiatives se sont mises en place. C'est le cas du Poison Book Project, un programme de recherche qui traque ces ouvrages toxiques dans les bibliothèques du monde entier. Leur objectif : identifier les livres concernés, comprendre les risques… et protéger ceux qui les manipulent.Aujourd'hui, les bibliothèques prennent des précautions. Les livres suspects sont souvent isolés, parfois placés dans des boîtes spéciales, et manipulés avec des gants. Dans certains cas, ils sont même retirés de la consultation directe.Ce qui rend cette histoire fascinante, c'est qu'elle rappelle une chose essentielle : le passé n'est pas toujours inoffensif. Derrière un objet aussi familier et culturel qu'un livre peut se cacher un danger invisible.En résumé, certains livres du XIXe siècle sont toxiques non pas à cause de leur contenu… mais à cause de leur couleur. Une couleur séduisante, née d'une époque où l'esthétique primait parfois sur la sécurité — et dont les effets se font encore sentir aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l'impact des écrans sur la santé des enfants. Quels sont les dangers de l'exposition aux écrans pour les enfants ? Jusqu'à quel âge est-ce déconseillé ? Quel temps d'écran maximal accorder à son enfant, selon son âge ? Quand on est parent et que l'on se préoccupe de la santé de ses enfants, on pense à leur alimentation, à leur sommeil comme à les protéger des infections. Mais un enfant en bonne santé, au-delà de sa croissance et de son dynamisme, est aussi un enfant qui s'éveille au monde qui l'entoure, qu'il découvre, qu'il apprend, qui communique. Temps d'exposition Aujourd'hui, quand on parle du développement des tout-petits et des adolescents, il faut désormais compter avec la technologie et en particulier avec les écrans, qui sont partout, du téléphone portable à l'écran de télévision. Certains pensent que les applications et les vidéos sont des fenêtres sur le savoir, pour d'autres c'est un amusement sans conséquence, une manière de les occuper. Mise en garde Mais aujourd'hui, les voix sont de plus en plus nombreuses, au sein des professionnels de santé et de la petite enfance, à alerter et mettre en garde : en associant une exposition précoce, fréquente et prolongée à des risques sévères sur le plan du développement : retards de langage et/ou de développement, problèmes d'apprentissage et de concentration, troubles du comportement… Les alertes associées à des recommandations, sur l'accompagnement dans les usages, les limites dans la durée de visionnage, auxquelles s'associent surtout des règles simples : pas d'écran avant trois ans et très limité entre trois et six. Avec : Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Brandy – Put that on evrything ► Tinariwen – Chet boghassa.
L'Indonésie a enregistré une croissance économique de 5,6% au premier trimestre 2026, un rythme supérieur aux attentes. Mais derrière cette performance de la première économie d'Asie du Sud-Est se cache une fragilité de plus en plus visible: l'érosion de la classe moyenne. Un phénomène qui menace à terme la consommation, principal moteur de la croissance du pays. Sur le papier, l'économie indonésienne résiste. Avec une croissance de 5,6% au premier trimestre 2026, le pays affiche un début d'année plus dynamique qu'attendu malgré un contexte international tendu. Mais derrière ces bons chiffres, un signal inquiète économistes et autorités: la contraction progressive de la classe moyenne indonésienne. Selon les données gouvernementales, celle-ci représentait environ 60 millions de personnes en 2018 dans un pays de 285 millions d'habitants. Aujourd'hui, elle est estimée à seulement 48 millions. Une baisse d'environ 20% en quelques années. Et cette diminution ne s'explique pas par un enrichissement général de la population. Au contraire, une partie de cette classe moyenne bascule vers des catégories plus fragiles sur le plan économique. Les premiers signes sont déjà visibles dans l'économie du quotidien: ralentissement des dépenses de consommation, baisse de fréquentation des centres commerciaux ou encore recul des ventes de voitures neuves. Emplois précaires et dépendance aux matières premières Pour comprendre cette situation, il faut d'abord regarder l'état du marché du travail indonésien. L'économie crée des emplois, mais souvent dans le secteur informel. Aujourd'hui, près de 6 travailleurs sur 10 occupent des emplois précaires, peu rémunérés et sans véritable protection sociale. Résultat: les revenus progressent peu et les perspectives d'ascension sociale se réduisent. Autre problème structurel, l'organisation même de l'économie du pays. L'Indonésie s'est fortement appuyée ces dernières années sur ses ressources naturelles, notamment le nickel, le charbon ou encore l'huile de palme. Ces secteurs attirent les investissements étrangers et soutiennent les exportations, mais ils génèrent relativement peu d'emplois qualifiés. À l'inverse, le secteur manufacturier, qui pourrait offrir des emplois plus stables et mieux rémunérés, a progressivement perdu du terrain. L'Indonésie accuse d'ailleurs un retard industriel par rapport à certains voisins asiatiques comme le Vietnam, notamment en matière d'attractivité pour les usines et les chaînes de production internationales. Une « croissance appauvrissante » qui inquiète les autorités Cette situation nourrit un paradoxe. La croissance économique se maintient, mais ses bénéfices ne profitent pas à toute la population. Certains économistes parlent même de « croissance appauvrissante ». Dans plusieurs secteurs, les revenus stagnent voire reculent, alors que le coût de la vie continue d'augmenter. En conséquence, de nombreux ménages s'endettent pour maintenir leur niveau de vie. Les comportements de consommation évoluent également. Les Indonésiens épargnent davantage, reportent certains achats et réduisent leurs dépenses non essentielles. Cette prudence pèse directement sur les entreprises tournées vers le marché intérieur et pourrait, à terme, freiner la croissance du pays. Face à cette situation, le gouvernement multiplie les mesures sociales : repas gratuits dans les écoles, aides directes aux ménages modestes ou encore importantes subventions sur les carburants pour limiter la hausse des prix à la pompe. Mais ces politiques ont un coût élevé pour les finances publiques et ne règlent pas le problème de fond. C'est pourquoi les autorités misent désormais sur les investissements étrangers afin d'attirer davantage d'usines, de développer l'industrie locale et de créer des emplois mieux rémunérés. Reste une question centrale pour les années à venir. L'Indonésie peut-elle continuer à afficher une croissance solide si une partie croissante de sa population s'appauvrit ? À lire aussiEn Indonésie, la première année du président Prabowo Subianto sous le feu des critiques
Parce que, bien avant d'être une boisson banale, il a été perçu comme un produit dangereux — socialement, politiquement… et même religieusement.Le café arrive en Europe au XVIIe siècle, après avoir conquis le monde musulman. Très vite, il rencontre un succès fulgurant. À London, Paris ou Vienna, des centaines de cafés ouvrent. On y boit, mais surtout on y parle. Politique, commerce, idées nouvelles : les cafés deviennent des lieux d'échange intense.Et c'est précisément ce qui inquiète les autorités.Dans plusieurs pays, le café est accusé de favoriser la contestation. En England, le roi Charles II tente même de fermer les coffee houses en 1675. Officiellement, il s'agit de lutter contre les “fausses rumeurs” et les complots. En réalité, ces lieux sont devenus des espaces de liberté où l'on critique ouvertement le pouvoir.En Prussia, au XVIIIe siècle, le roi Frederick II of Prussia voit d'un mauvais œil cette boisson importée qui concurrence la bière, pilier de l'économie locale. Il en restreint fortement la consommation et va jusqu'à instaurer une sorte de police du café, chargée de repérer ceux qui en torréfient clandestinement.Mais les critiques ne sont pas seulement politiques. Le café est aussi suspect sur le plan médical et moral. Certains médecins de l'époque l'accusent de provoquer nervosité, stérilité, voire décadence. En 1674, à Londres, une pétition — probablement satirique mais révélatrice — affirme que le café rend les hommes “impuissants”.Sur le plan religieux, le débat existe aussi. Parce qu'il vient du monde musulman, certains chrétiens s'en méfient. Mais selon la tradition, le pape Clement VIII aurait goûté le café et décidé de l'“accepter”, jugeant absurde de laisser une boisson aussi agréable aux seuls non-chrétiens.Malgré ces tentatives d'interdiction, le café finit par s'imposer. Pourquoi ? Parce qu'il répond à un besoin nouveau : rester éveillé, alerte, concentré. À une époque où le commerce, la finance et les échanges intellectuels explosent, cette boisson devient un allié précieux.En réalité, ce que les autorités cherchaient à contrôler, ce n'était pas seulement le café… mais ce qu'il permettait : la circulation des idées.En résumé, si le café a été interdit en Europe, ce n'est pas à cause de son goût ou de ses effets physiques. C'est parce qu'il a transformé la société. Et toute transformation rapide suscite, au départ, méfiance… puis résistance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:38 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Au 5ᵉ siècle avant notre ère, les tragédies grecques reprennent des thèmes de la mythologie et de l'épopée. Certains dramaturges, comme Sophocle, laissent des incertitudes dans leur intrigue. Du crime d'Œdipe au suicide d'Antigone, sommes-nous vraiment sûrs qu'ils ont eu lieu ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot - invités : Claire Paulian Chercheuse en littérature comparée, Lucie Thévenet Chercheuse en langue et littérature grecques Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le “mystère du troisième homme” est un phénomène troublant, souvent rapporté dans des situations extrêmes : alpinisme, exploration polaire, survie en mer ou en montagne. Il désigne cette impression très forte — presque tangible — qu'une présence invisible accompagne une personne en détresse, comme un guide silencieux qui aide à avancer.L'histoire la plus célèbre est celle de Ernest Shackleton. En 1916, après le naufrage de son navire lors de l'expédition de l'Endurance, il entreprend une traversée désespérée de la Géorgie du Sud avec deux compagnons. Épuisés, affamés, à la limite de leurs forces, ils marchent pendant plus de 30 heures sans pause. Et tous les trois rapporteront la même sensation : ils n'étaient pas seuls. Comme s'il y avait un quatrième homme avec eux, une présence discrète mais rassurante. Shackleton lui-même écrira : “Je savais qu'il y avait une autre personne avec nous.”Ce phénomène n'est pas isolé. Des alpinistes, des naufragés, des survivants d'accidents graves racontent des expériences similaires. Certains décrivent une voix intérieure qui donne des instructions précises. D'autres parlent d'une présence physique, presque perceptible à leurs côtés.D'un point de vue scientifique, plusieurs hypothèses existent. La plus probable est neurologique. Dans des conditions extrêmes — fatigue intense, isolement, stress, manque de sommeil, hypothermie — le cerveau peut se dérégler. Certaines zones impliquées dans la perception du corps et de l'espace, notamment au niveau du cortex temporo-pariétal, peuvent créer une dissociation. Résultat : le cerveau “projette” une présence extérieure… qui est en réalité une construction interne.Mais ce qui intrigue, c'est que cette présence est presque toujours bienveillante. Elle rassure, guide, encourage. Comme si le cerveau, confronté à une situation de survie, activait une sorte de mécanisme de secours psychologique.D'un point de vue évolutif, cela pourrait être une stratégie adaptative. Dans un environnement hostile, maintenir la motivation et la lucidité peut faire la différence entre la vie et la mort. Créer l'illusion d'un compagnon pourrait aider à continuer, à prendre de meilleures décisions, à ne pas céder à la panique.Autrement dit, ce “troisième homme” ne serait pas une hallucination au sens pathologique, mais plutôt un outil du cerveau pour survivre.Aujourd'hui encore, le mystère fascine. Car même si la science propose des explications, l'intensité de ces témoignages laisse une impression étrange : dans les moments les plus critiques, notre esprit semble capable de créer… quelqu'un pour nous sauver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Zohra Bitan, fonctionnaire, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Sandrine Pégand, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Depuis le démantèlement de l'Agence américaine de développement, l'Usaid, en janvier 2025, « la coopération en matière de santé passe par la signature d'accords bilatéraux avec les États-Unis », rappelle le Monde Afrique. Certains pays dénoncent les conditions imposées par le président américain. Le Zimbabwe et le Ghana ont suspendu les négociations. En cause : le transfert des données sanitaires exigées par Washington qui « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », selon les autorités ghanéennes. La Zambie a aussi « levé le voile sur ces clauses jugées abusives » et notamment « un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines ». Mais il n'est pas facile de dire non aux États-Unis. Le vide laissé par Washington est loin d'être compensé par les autres pays donateurs. Dans une infographie très parlante, le Monde Afrique rappelle qu'entre 2021 et 2025, l'aide publique au développement allouée à la santé par les États-Unis a baissé de 77% mais celle des autres pays a aussi beaucoup diminué : - 58% pour l'Allemagne, - 51% pour le Royaume Uni, - 33% pour la France, - 37% pour le Canada, - 17% pour la Norvège. Dans ce contexte, la politique du « donnant-donnant imposée par le président américain » a aboutit à la conclusion d'accords avec 30 pays du continent. TV5 Monde interdit au Burkina Faso La chaîne de télévision TV5 Monde est désormais interdite de diffusion au Burkina Faso. Une décision qui fait suite au « traitement des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali », selon le Conseil supérieur de la communication burkinabé dont la décision est publiée en intégralité sur le site de Wakatsera. Le site malien Bamada.net rappelle que la chaîne avait déjà été suspendue temporairement, les 27 avril et 18 juin 2024, pour des motifs liés là aussi, à la couverture des opérations sécuritaire dans la région. Une décision qui s'inscrit dans une « série de restrictions visant des médias étrangers », précise Saheltribune. Depuis l'arrivée de la junte au pouvoir, « plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso » : RFI, France 24, LCI ou encore Le Monde et Jeune Afrique. « La suspension de TV5 Monde illustre la sensibilité des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent ». Une histoire touarègue Le documentaire Ressacs, une histoire touarègue fait justement écho à la situation au Mali. Le dernier film d'Intagrist el Ansari, cinéaste malien, « originaire de Tombouctou et installé en Mauritanie, observe avec lucidité un pays brisé par les mêmes dynamiques qu'il explore dans son œuvre : la marginalisation du Nord, les séquelles de la colonisation, les ravages écologiques et la lente disparition des sociétés nomades », écrit le Point Afrique. Dans ce dernier documentaire qu'il a mis « près de dix ans à réaliser, il confronte l'histoire du Mali à celle de sa propre famille ». Avec les récentes attaques des terroristes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, « assiste-t-on à une répétition de l'histoire ? », l'interroge le magazine. « Non, confie le réalisateur (…) Depuis 2012, la désintégration de l'État et la multiplication des acteurs ont profondément aggravé la situation (…). Il n'y a plus d'interlocuteurs crédibles pour négocier. Dans ces conditions, l'exil devient souvent la seule issue », poursuit le cinéaste. En Mauritanie, où il vit, plus de « 400 000 Maliens » ont trouvé refuge, « toutes communauté confondues » : « une tragédie humaine immense ».
Alexis Nicolas, 27 ans, a grandi dans un quartier populaire du nord de Paris. Enfant, il a été victime de violences intrafamiliales et plusieurs de ses amis ont basculé dans la délinquance. Certains ont aussi commencé à pratiquer la boxe et c'est en les suivant par hasard jusqu'au club de Ménilmontant qu'Alexis Nicolas a découvert ce qui deviendrait sa passion et son métier.Devenu champion du monde de boxe française, il ne parvient pas pour autant à vivre du sport. Après une blessure, il enclenche un tournant dans sa carrière. Le vendredi 10 avril, à l'Adidas Arena à Paris, Alexis Nicolas a disputé son tout premier combat de MMA, un art martial très populaire. Celui qui rêve désormais de cinéma raconte son parcours au micro de notre reporter Judith Perret dans cet épisode de Code Source.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Canal +. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parce que notre sommeil “naturel” n'est peut-être pas celui que nous connaissons aujourd'hui.Pendant longtemps, les historiens ont cru que le sommeil humain avait toujours été d'un seul bloc. Mais dans les années 1990, l'historien Roger Ekirch met au jour des centaines de textes anciens — journaux, récits, documents judiciaires — qui évoquent un tout autre rythme : un premier sommeil, suivi d'une période d'éveil, puis d'un second sommeil.Ce schéma était courant en Europe du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle. Les gens se couchaient peu après la tombée de la nuit. Après trois à quatre heures de repos, ils se réveillaient naturellement pendant une à deux heures. Ce moment, loin d'être perçu comme un problème, faisait partie intégrante de la nuit.Que faisait-on pendant cette période ?Beaucoup de choses. Certains priaient, lisaient ou méditaient. D'autres discutaient, faisaient des tâches domestiques, ou sortaient brièvement. Les sources mentionnent même que ce moment était souvent privilégié pour les relations intimes, car le corps était reposé et l'esprit calme.Puis venait le second sommeil, jusqu'à l'aube.Pourquoi ce rythme a-t-il disparu ? Principalement à cause de l'évolution de nos modes de vie. L'arrivée de l'éclairage artificiel — d'abord avec les bougies plus accessibles, puis surtout avec l'électricité — a profondément modifié notre rapport à la nuit. Nous avons progressivement repoussé l'heure du coucher, comprimant notre sommeil en une seule phase continue.Le travail industriel, avec ses horaires fixes, a aussi joué un rôle clé. Il fallait être opérationnel à heure précise, ce qui a favorisé un sommeil plus structuré et moins fragmenté.Fait intéressant : ce sommeil en deux phases n'est pas une anomalie. Des expériences modernes ont montré que, privés de lumière artificielle, des individus retrouvent spontanément ce rythme biphasique. Dans les années 1990, le chercheur Thomas Wehr a observé que des participants placés dans des conditions proches de l'obscurité naturelle adoptaient ce schéma en quelques semaines.Autrement dit, ce que nous appelons aujourd'hui “réveil nocturne” pourrait être, en partie, un héritage de ce mode de sommeil ancien.En résumé, dormir en deux fois n'était pas un trouble, mais une norme. Ce n'est pas notre biologie qui a changé, mais notre environnement. Et peut-être que certaines de nos insomnies modernes sont simplement le signe d'un décalage entre notre rythme naturel… et notre mode de vie actuel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Smartphone, ordinateur, tablette, console de jeu... Depuis la démocratisation de la télévision, nos quotidiens sont envahis par les écrans. Un individu moyen y passe 6 heures et 54 minutes par jour et il n'est pas rare d'en regarder plusieurs en même temps. Entre les échanges de messages, les notifications intempestives, les recherches internet, les requêtes aux intelligences artificielles ou le scrolling de vidéos sur les réseaux sociaux, notre attention est mise à rude épreuve. Cette sursollicitation n'est pas sans conséquence, au point que certains accélèrent les notes vocales qu'ils reçoivent ou les séries qu'ils regardent, quand d'autres n'arrivent plus à regarder un film en entier sans pause. Notre capacité de concentration semble s'amenuiser au fur et à mesure que nos temps d'écrans s'allongent. Certains professeurs s'en sont bien aperçus et ont choisi d'interdire téléphone et ordinateur dans leur cours pour éviter toute distraction. De leur côté, les plateformes de streaming ont revu la manière de faire des films et des séries, en rappelant continuellement l'intrigue pour s'adapter au saut de concentration de leurs abonnés. Comment expliquer ce besoin irrépressible de regarder son téléphone toutes les 5 minutes ? Sommes-nous encore capables de ne rien faire ? Comment récupérer sa capacité d'attention ? Avec : Anne De Pomereu, formatrice en méthodologie d'apprentissage, spécialiste de la mémoire et de l'attention. Autrice des livres À la reconquête de l'attention (J.-C. Lattès, 2021), Éloge de la passoire (J.-C. Lattès, 2018) et du blog Apprendre et transmettre Thibaud Dumas, docteur en neurosciences cognitives. Conférencier. Fondateur et président de l'association Attention hyperconnexion. Auteur de J'arrête de scroller (ou presque) ! (Mango, 2025) Julien Damon, sociologue professeur à l'École Nationale des Ponts et Chaussées, enseignant à Sciences Po et à HEC. À découvrir également dans l'émission : Comment les étudiants gèrent-ils la distraction provoquée par leurs écrans ? Notre reporter Inès Emprin s'est rendue dans des bibliothèques universitaires de Paris, où ils étaient nombreux en pleine révisions de partiels... Un moment où le téléphone peut aussi devenir envahissant ! En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Dans ce numéro : zoom sur les deepfakes, ces visages modifiés par l'intelligence artificielle. Programmation musicale : ► Internet - Orelsan ► Millesime - AB3S, Sskyron.
Le grand mouvement de contestation politique et culturel de la fin des années 1960, avec son apogée en 1968, touche toutes les dimensions de la société. Le sort des patients psychiatriques aussi. Certains psychiatres dénoncent aussi les hospitalisations sous contrainte et la toute-puissance des médecins. Une nouvelle manière de penser et de pratiquer la psychiatrie apparaît d'abord en Grande-Bretagne et en Italie avant de s'étendre à d'autres pays dont la Suisse. L'antipsychiatrie nourrit de nombreux débats et participe à une nouvelle manière d'envisager les malades et à la création des premières associations de défense des personnes psychiatrisées. Avec Niels Rebetez, Pour une psychiatrie déterritorialisée. Antipsychiatrie dans l'Arc lémanique (1967-1985), Mémoire de Master, Université de Fribourg (2014).
Parce que notre sommeil “naturel” n'est peut-être pas celui que nous connaissons aujourd'hui.Pendant longtemps, les historiens ont cru que le sommeil humain avait toujours été d'un seul bloc. Mais dans les années 1990, l'historien Roger Ekirch met au jour des centaines de textes anciens — journaux, récits, documents judiciaires — qui évoquent un tout autre rythme : un premier sommeil, suivi d'une période d'éveil, puis d'un second sommeil.Ce schéma était courant en Europe du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle. Les gens se couchaient peu après la tombée de la nuit. Après trois à quatre heures de repos, ils se réveillaient naturellement pendant une à deux heures. Ce moment, loin d'être perçu comme un problème, faisait partie intégrante de la nuit.Que faisait-on pendant cette période ?Beaucoup de choses. Certains priaient, lisaient ou méditaient. D'autres discutaient, faisaient des tâches domestiques, ou sortaient brièvement. Les sources mentionnent même que ce moment était souvent privilégié pour les relations intimes, car le corps était reposé et l'esprit calme.Puis venait le second sommeil, jusqu'à l'aube.Pourquoi ce rythme a-t-il disparu ? Principalement à cause de l'évolution de nos modes de vie. L'arrivée de l'éclairage artificiel — d'abord avec les bougies plus accessibles, puis surtout avec l'électricité — a profondément modifié notre rapport à la nuit. Nous avons progressivement repoussé l'heure du coucher, comprimant notre sommeil en une seule phase continue.Le travail industriel, avec ses horaires fixes, a aussi joué un rôle clé. Il fallait être opérationnel à heure précise, ce qui a favorisé un sommeil plus structuré et moins fragmenté.Fait intéressant : ce sommeil en deux phases n'est pas une anomalie. Des expériences modernes ont montré que, privés de lumière artificielle, des individus retrouvent spontanément ce rythme biphasique. Dans les années 1990, le chercheur Thomas Wehr a observé que des participants placés dans des conditions proches de l'obscurité naturelle adoptaient ce schéma en quelques semaines.Autrement dit, ce que nous appelons aujourd'hui “réveil nocturne” pourrait être, en partie, un héritage de ce mode de sommeil ancien.En résumé, dormir en deux fois n'était pas un trouble, mais une norme. Ce n'est pas notre biologie qui a changé, mais notre environnement. Et peut-être que certaines de nos insomnies modernes sont simplement le signe d'un décalage entre notre rythme naturel… et notre mode de vie actuel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le chien tournebroche est une race aujourd'hui disparue, qui doit son nom à l'usage très particulier qu'on en faisait en Angleterre entre le XVIᵉ et le XIXᵉ siècle : faire tourner la viande à la broche. À une époque sans électricité ni moteurs, rôtir une pièce de viande de manière homogène demandait un mouvement constant. Plutôt que de mobiliser un domestique pendant des heures, certaines cuisines ont trouvé une solution radicale : utiliser un chien.Le principe était mécanique. L'animal était placé dans une roue en bois fixée en hauteur, un peu comme une roue de hamster. En courant, il actionnait un système d'engrenages relié à la broche placée devant le feu. Le mouvement était ainsi régulier, ce qui permettait une cuisson uniforme.Ces chiens n'étaient pas choisis au hasard. On sélectionnait des individus au corps allongé, aux pattes courtes et robustes, capables de courir longtemps sans s'épuiser trop vite. Ils étaient souvent décrits comme peu gracieux, mais parfaitement adaptés à cette tâche. On les appelait parfois vernepator cur, littéralement “chien tournebroche”.Leur quotidien était rude. Installés près des foyers, ils devaient supporter la chaleur intense tout en courant parfois pendant plusieurs heures. Dans les grandes maisons, deux chiens étaient utilisés en alternance. Certains récits rapportent qu'ils associaient très vite certains signaux — comme le bruit de la broche — à l'effort à venir, et tentaient de se cacher.Avec la révolution industrielle, leur rôle disparaît progressivement. Dès le XIXᵉ siècle, des systèmes mécaniques à ressort ou à contrepoids remplacent ce “moteur animal”. Privée de sa fonction, la race s'éteint rapidement : elle n'avait jamais été élevée pour la compagnie, uniquement pour le travail.Aujourd'hui, le chien tournebroche a disparu, mais il reste un symbole d'une époque où les animaux étaient intégrés aux dispositifs techniques du quotidien. Une solution ingénieuse, efficace… mais qui interroge, avec le recul, notre rapport au vivant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ? « Les hostilités sont terminées ». Par ces mots, Donald Trump a justifié hier de se passer du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran. Au bout de soixante jours de conflit, l'exécutif américain doit normalement obtenir une autorisation de celui-ci pour mener une guerre. Le président cherche en réalité toujours une porte de sortie à ce conflit alors que le blocage du détroit d'Ormuz semble parti pour durer. Trump a de surcroît affirmé ne pas être "satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix, renouvelant sa menace de "pulvériser" la République islamique en cas d'échec de la diplomatie.Le président américain continue donc coûte que coûte, malgré le décalage croissant avec l'opinion publique. Cette guerre, qui a entraîné une forte hausse des prix de l'essence, est très impopulaire. Les Américains sont aussi de plus en plus critiques à l'égard de la politique de Donald Trump. Sa cote de popularité ne cesse de chuter : elle est tombée à son niveau le plus bas depuis le début de son deuxième mandat.Inquiets, les républicains de Trump craignent de perdre le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre. Bien qu'une large majorité de républicains (78 %) continuent de soutenir Trump, 41 % des membres de son parti désapprouvent sa gestion du coût de la vie. Les électeurs indépendants inscrits, un groupe potentiellement décisif, penchent en faveur des démocrates avec quatorze points d'avance.Une partie de l'opinion se braque donc, y compris chez les vétérans, ces héros de guerre très respectés par l'Amérique. Le conflit au Moyen-Orient les divise : ils connaissent le prix de la guerre, ces vies perdues, ces traumatismes, et ces conséquences graves sur l'économie. Certains estiment que le président de leur pays ment, tandis que d'autres ne doutent pas deses bonnes intentions. Les récentes critiques de Trump envers le pape ont aussi choqué bon nombre d'entre eux.Alors, où en est la stratégie de Trump face à l'Iran ? Ce conflit lui coûtera-t-il les élections de mi-mandat ? Pourquoi les vétérans américains sont-ils si divisés face à cette guerre ? Nos experts :- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis"- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L'IRAN VA-T-IL PLIER ? Le bras de fer se durcit entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump s'est dit prêt, hier, à prolonger le blocus dans le détroit d'Ormuz et à jouer la montre. Selon la presse américaine, il aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus qui « pourrait durer pendant des mois ».Sur son réseau social, le président américain a durci le ton. « Les Iraniens sont étranglés comme un cochon farci. Monsieur gentil, c'est fini ! », a-t-il écrit, au-dessus d'un photomontage le montrant en costume sombre, lunettes noires et fusil d'assaut à la main. Avant d'ajouter : les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ».Dans une interview accordée au média Axios, le locataire de la Maison-Blanche se veut plus mesuré. Il assure que « le blocus est un peu plus efficace que les bombardements ». Une stratégie assumée : asphyxier le régime iranien, au risque d'entraîner le monde avec… et les marchés mondiaux où les prix du pétrole flambe.Reste une question : Donald Trump peut-il tenir dans la durée ? Aux États-Unis, la pression monte. L'opinion publique s'inquiète de la hausse des prix à la pompe, et le camp républicain redoute l'impact à l'approche des élections de mi-mandat.Hier, auditionné par la commission des forces armées de la Chambre des représentants, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a été vivement interpellé par les élus démocrates. Certains l'accusent de « mentir aux Américains depuis le premier jour » sur les motivations et l'évolution de cette guerre. Le coût du conflit est déjà estimé à 25 milliards de dollars.Sur la scène internationale, les mises en garde se multiplient. Lors d'un échange téléphonique, Vladimir Poutine a évoqué des « conséquences dommageables » en cas d'escalade. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, juge le blocus « voué à l'échec » et dénonce une source de déstabilisation durable dans le Golfe.Téhéran agite aussi une autre menace : celle des câbles sous-marins. Ces infrastructures, essentielles à l'économie numérique mondiale, traversent le détroit d'Ormuz. Une zone stratégique, non seulement pour le pétrole et le gaz, mais aussi pour les flux de données entre l'Asie et l'Europe.Alors, jusqu'où peut aller l'Iran ? Peut-il réellement s'attaquer à ces câbles vitaux ? Et les États-Unis sont-ils réellement prêts à s'engager dans un conflit long ?L'Agence internationale de l'énergie alerte déjà : le monde pourrait être confronté à « un défi majeur sur le plan énergétique et économique ».Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre- David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l'IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times