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Capital of Central African Republic

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Bangui

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Priorité santé
Les risques et les dangers de l'automédication

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 48:29


Par difficulté à avoir un rendez-médical ou pour tout simplement pour gagner du temps, on peut être tenté par l'automédication, c'est-à-dire le fait d'avoir recours à des médicaments sans avis médical. Il s'agit parfois de soigner de petits maux, tels que le rhume, une migraine ou des troubles digestifs passagers… L'automédication peut aussi consister à la prise d'antibiotiques sans prescription, au recours à des médicaments périmés ou contrefaits. Surdosage, antibiorésistance, interactions médicamenteuses... Quels sont les risques de l'automédication ? En cas de céphalées ou de maux de gorge, le réflexe est d'aller rechercher dans sa propre armoire à pharmacie le cachet ou le sirop, qui permettra de trouver le soulagement. L'automédication, acheter ou s'administrer un traitement, sans consultation médicale, est une pratique courante. Mais à côté de l'automédication responsable, attention aux imprudences dommageables pour la santé, d'où l'importance d'identifier les situations à risque qui peuvent entraîner plusieurs complications ou effets indésirables. Les limites de l'automédication  Pour certains profils de patients, l'automédication est à éviter. C'est le cas pour l'enfant de moins de six ans, les personnes âgées de plus de 70 ans, chez la femme enceinte ou encore les malades chroniques, qui suivent déjà au long cours un traitement médicamenteux.  Chez ces derniers, la prise simultanée de plusieurs médicaments sans avis médical peut entraîner des interactions indésirables.  Il faut également mettre en garde contre l'utilisation de produits dits naturels (huiles essentielles, compléments alimentaires, remèdes traditionnels...) qui peuvent interagir avec d'autres préparations et/ou être mal tolérés. Identifier les risques  L'automédication peut aussi exposer à une réaction allergique, car de nombreux médicaments sont désignés par des noms ou des marques qui ne permettent pas forcément d'identifier la molécule active.  Même s'ils sont en vente libre, certains médicaments présentent davantage de risques que d'autres, comme l'aspirine, de certains traitements du rhume, des anti-inflammatoires et du paracétamol. L'automédication peut également poser un véritable problème en termes de surdosage, de consommation de substances (alcool).  Les mises en garde concernant l'automédication visent également la prise d'antibiotiques, y compris lorsque l'on termine une boîte entamée pour des symptômes a priori voisins. Ce recours abusif aux antibiotiques est l'un des facteurs majeurs de l'antibio résistance, qui  expose au développement de bactéries ultra-résistantes.  Et dans certains contextes, l'achat de médicaments sur internet ou sur la voie publique, expose aux contrefaçons et à l'absence de composé actif. Ces médicaments non sécurisés potentiellement falsifiés constituent en eux-mêmes un problème de santé publique.  Avec :  Pr François Chast, président honoraire de l'Académie nationale de Pharmacie, ancien pharmacien des hôpitaux de Paris  Dr Cédric Ouanekpone, néphrologue et directeur médical du premier Centre de dialyse à Bangui, le Centre national d'hémodialyse (CNH) au sein du centre national hospitalier universitaire de Bangui   Dr Valérie Gbonon, maître de recherche en Bactériologie-Virologie, responsable de la Plateforme de Génétique moléculaire de l'Institut Pasteur en Côte d'Ivoire et responsable adjointe de l'Unité des antibiotiques du Centre National de Référence de la résistance des antimicrobiens en Côte d'Ivoire.    Programmation musicale : ► Diodo Strausz – Montanha magica ► Mouyanga – Ba mambangue

Priorité santé
Les risques et les dangers de l'automédication

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 48:29


Par difficulté à avoir un rendez-médical ou pour tout simplement pour gagner du temps, on peut être tenté par l'automédication, c'est-à-dire le fait d'avoir recours à des médicaments sans avis médical. Il s'agit parfois de soigner de petits maux, tels que le rhume, une migraine ou des troubles digestifs passagers… L'automédication peut aussi consister à la prise d'antibiotiques sans prescription, au recours à des médicaments périmés ou contrefaits. Surdosage, antibiorésistance, interactions médicamenteuses... Quels sont les risques de l'automédication ? En cas de céphalées ou de maux de gorge, le réflexe est d'aller rechercher dans sa propre armoire à pharmacie le cachet ou le sirop, qui permettra de trouver le soulagement. L'automédication, acheter ou s'administrer un traitement, sans consultation médicale, est une pratique courante. Mais à côté de l'automédication responsable, attention aux imprudences dommageables pour la santé, d'où l'importance d'identifier les situations à risque qui peuvent entraîner plusieurs complications ou effets indésirables. Les limites de l'automédication  Pour certains profils de patients, l'automédication est à éviter. C'est le cas pour l'enfant de moins de six ans, les personnes âgées de plus de 70 ans, chez la femme enceinte ou encore les malades chroniques, qui suivent déjà au long cours un traitement médicamenteux.  Chez ces derniers, la prise simultanée de plusieurs médicaments sans avis médical peut entraîner des interactions indésirables.  Il faut également mettre en garde contre l'utilisation de produits dits naturels (huiles essentielles, compléments alimentaires, remèdes traditionnels...) qui peuvent interagir avec d'autres préparations et/ou être mal tolérés. Identifier les risques  L'automédication peut aussi exposer à une réaction allergique, car de nombreux médicaments sont désignés par des noms ou des marques qui ne permettent pas forcément d'identifier la molécule active.  Même s'ils sont en vente libre, certains médicaments présentent davantage de risques que d'autres, comme l'aspirine, de certains traitements du rhume, des anti-inflammatoires et du paracétamol. L'automédication peut également poser un véritable problème en termes de surdosage, de consommation de substances (alcool).  Les mises en garde concernant l'automédication visent également la prise d'antibiotiques, y compris lorsque l'on termine une boîte entamée pour des symptômes a priori voisins. Ce recours abusif aux antibiotiques est l'un des facteurs majeurs de l'antibio résistance, qui  expose au développement de bactéries ultra-résistantes.  Et dans certains contextes, l'achat de médicaments sur internet ou sur la voie publique, expose aux contrefaçons et à l'absence de composé actif. Ces médicaments non sécurisés potentiellement falsifiés constituent en eux-mêmes un problème de santé publique.  Avec :  Pr François Chast, président honoraire de l'Académie nationale de Pharmacie, ancien pharmacien des hôpitaux de Paris  Dr Cédric Ouanekpone, néphrologue et directeur médical du premier Centre de dialyse à Bangui, le Centre national d'hémodialyse (CNH) au sein du centre national hospitalier universitaire de Bangui   Dr Valérie Gbonon, maître de recherche en Bactériologie-Virologie, responsable de la Plateforme de Génétique moléculaire de l'Institut Pasteur en Côte d'Ivoire et responsable adjointe de l'Unité des antibiotiques du Centre National de Référence de la résistance des antimicrobiens en Côte d'Ivoire.    Programmation musicale : ► Diodo Strausz – Montanha magica ► Mouyanga – Ba mambangue

On This Day in Working Class History
10 January 2003: Bangui student protests

On This Day in Working Class History

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 1:14 Transcription Available


Mini podcast of radical history on this date from the Working Class History team.Our work is only possible because of support from you, our listeners on patreon. If you appreciate our work, please join us and access exclusive content and benefits at patreon.com/workingclasshistory.See all of our anniversaries each day, alongside sources and maps on the On This Day section of our Stories app: stories.workingclasshistory.com/date/todayBrowse all Stories by Date here on the Date index: https://stories.workingclasshistory.com/dateCheck out our Map of historical Stories: https://map.workingclasshistory.comCheck out books, posters, clothing and more in our online store, here: https://shop.workingclasshistory.comIf you enjoy this podcast, make sure to check out our flagship longform podcast, Working Class History

Revue de presse Afrique
À la Une: l'heure des bilans

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 3:58


En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s'attardent sur l'année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d'abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l'opposition, susceptibles de gêner les plans d'élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C'est à peine si certains chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, n'ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d'alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l'économie du continent. « L'année 2025 se termine comme elle a commencé pour l'Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l'Agenda 2063 adopté en 2013 afin d'inscrire l'Afrique dans la voie de l'unité et du progrès. L'accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l'extrême pauvreté et créer des emplois. L'année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s'attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l'accès à la santé, à l'éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d'année et à l'aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d'africains : le foot avec la Coupe d'Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s'exclame WakatSéra. Les Pharaons d'Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l'Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l'assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d'y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d'être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »

Revue de presse Afrique
À la Une: l'heure des bilans

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 3:58


En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s'attardent sur l'année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d'abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l'opposition, susceptibles de gêner les plans d'élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C'est à peine si certains chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, n'ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d'alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l'économie du continent. « L'année 2025 se termine comme elle a commencé pour l'Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l'Agenda 2063 adopté en 2013 afin d'inscrire l'Afrique dans la voie de l'unité et du progrès. L'accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l'extrême pauvreté et créer des emplois. L'année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s'attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l'accès à la santé, à l'éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d'année et à l'aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d'africains : le foot avec la Coupe d'Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s'exclame WakatSéra. Les Pharaons d'Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l'Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l'assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d'y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d'être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »

Reportage Afrique
Sénégal: à Dakar, le Nouvel An se démocratise

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 2:25


À Dakar, les Sénégalais se préparent aux festivités du 31 décembre. Même si beaucoup considèrent que ce soir-là n'est pas vraiment « leur » fête. C'est un jour ordinaire au regard du calendrier musulman, et 95 % de la population est musulmane. En pratique, la capitale et ses habitants marquent le passage à 2026.  De notre correspondante au Sénégal,  La machine à coudre tourne dans cet atelier du quartier résidentiel de Mermoz. Au milieu des chutes de tissus, une cliente s'impatiente. « Lui, il ne respecte jamais les dates, tu dois venir ici pour pleurer ! », s'exclame une cliente. « C'est parce qu'il y a beaucoup de travail », répond le tailleur. « Et en plus, je reviens, c'est ça le pire », ajoute-t-elle en riant.   Même si son éducation et sa culture ne reconnaissent pas le 31 décembre comme une fête à part entière, souvent assimilée aux catholiques au Sénégal, cela n'a pas empêché Ndieme, 18 ans, de commander une tenue spéciale pour ce soir : un tailleur beige, assorti de talons hauts. « La Tabaski ou la Korité, c'est la religion, mais le 31 c'est pas la religion, c'est juste la tendance », poursuit la cliente.  Le mois de décembre représente un pic d'activités dans cet atelier, bien après les grandes fêtes religieuses de l'année. À mesure que la célébration se démocratise, Modou, tailleur expérimenté, remarque une occidentalisation des codes vestimentaires. « Pour le 31, ce que les gens veulent, c'est copier des modèles plutôt portés par les Blancs d'habitude. Avant, on importait les tenues venues d'Italie par exemple, mais il y a beaucoup de tailleurs qualifiés ici au Sénégal. Alors maintenant, on les coud nous-mêmes, pour des soirées de gala, c'est des robes moulantes, des tailleurs, des vestes, des jupes trois quarts... », explique-t-il.  Les autorités veulent éviter « une guerre des pétards » À quelques rues de là, la fête se prépare autrement. Des groupes d'enfants vont et viennent dans l'entrée de cette maison familiale. Ici, le stand de feux d'artifice tenu par Rokhaya est une institution. « Ça fait plus de dix ans que je vends ça, moi- même j'ai grandi avec ça, ça me faisait plaisir et puis j'ai commencé à vendre. Ça rapporte beaucoup, ça je ne te le cache pas ! Si tu dépenses 50 000 francs CFA, tu peux en tirer 100 000 francs CFA ou plus », précise Rokhaya.   Affaire conclue pour Fallou, huit ans, et ses amis. Inconcevable pour les plus petits de passer la soirée sans leur lot de boules de feu et autres pétards, explique Moussa, qui appuie sa mère derrière le stand familial : « Tu peux voir jusqu'à deux heures, trois heures du matin, des gens allumer des pétards. Même les enfants de trois, quatre ans. Souvent, ils sont accompagnés par les parents eux-mêmes. C'est leur manière à eux de marquer la fin d'année, par rapport à nous les adultes. » Cette année, les autorités veulent éviter que cette parenthèse de liberté ne vire à « une guerre des pétards » entre groupes de jeunes. Une dérive observée l'année passée. Lundi 29, le ministre de l'Intérieur a annoncé des patrouilles renforcées pour encadrer les festivités. À lire aussiCentrafrique: le réveillon à Bangui, un hommage à la résilience et à la chaleur humaine

Revue de presse Afrique
À la Une: des scrutins «apaisés» mais encore des défis à relever

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 4:31


L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »

Reportage Afrique
Centrafrique: le réveillon à Bangui, un hommage à la résilience et à la chaleur humaine

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 2:16


En Centrafrique, comme partout dans le monde, l'heure est à la fête et au compte à rebours pour le Nouvel An ! À Bangui, la capitale, malgré un coût de la vie en hausse, les familles modestes ne renoncent pas à célébrer. Entre décorations faites maison et repas improvisés, c'est la créativité qui devient la reine des festivités. Dans les quartiers populaires, voisins et amis s'unissent pour partager ressources et savoir-faire, prouvant qu'en dépit des difficultés économiques, la solidarité et l'ingéniosité peuvent illuminer la fin d'année. Certains parents vont même jusqu'à fabriquer eux-mêmes les cadeaux, transformant chaque objet en véritable symbole d'amour. Ce réveillon à Bangui, c'est plus qu'une fête, c'est un hommage à la résilience et à la chaleur humaine.  Dans le salon de la famille Gonifeï, les rires se mêlent aux odeurs appétissantes qui s'échappent de la cuisine. Les plats se succèdent, accompagnés de discussions animées et de sourires complices. On trinque, on échange des vœux, et parfois même des cadeaux symboliques. Ruffin est le père de famille. « À un jour du Nouvel An, quel plaisir de se retrouver en famille. Comme vous voyez, les grands-parents et les sages sont là dans leur grand boubou. Ils partagent avec les enfants leurs souvenirs des réveillons d'autrefois. Même si nous n'avons pas de grands moyens pour organiser une grande fête, nous célébrons ce moment en toute simplicité autour de nos plats traditionnels : le gnetum, la viande de brousse et des boissons traditionnelles faites maison », explique-t-il.  Ce réveillon familial, simple mais authentique, rappelle que le passage à la nouvelle année n'est pas seulement une fête, mais aussi un moment pour se rapprocher, se souvenir et regarder ensemble vers l'avenir. « Dans ma famille, on n'a pas de moyens pour nous offrir de nouveaux vêtements. Personnellement, je porterai ma chemise la plus propre, celle que je garde pour les jours importants. La joie, chez nous, ne vient pas de l'argent. Elle vient du fait d'être ensemble, d'avoir traversé une année de plus, malgré les difficultés. On rit, on se souhaite la santé, on remercie Dieu d'être encore en vie. Les enfants jouent, même sans jouets chers. Leur rire remplit la maison », poursuit Ruffin.  « C'est une manière pour nous de tourner la page des dures épreuves en famille » Depuis une semaine, Aïssata Minga et ses enfants effectuent des allers-retours incessants entre la maison et le champ, rassemblant patiemment le bois de chauffe au sein de leur concession. « Il y aura le feu de camp, allumé au milieu de la cour, et autour de lui, les visages de ceux que j'aime. Le soir, nous nous asseyons ensemble et les flammes éclairent nos sourires. Quelqu'un raconte une histoire, un autre chante une vieille chanson du village. Les enfants rient autour du feu, sans se soucier de demain. C'est une manière pour nous de tourner la page des dures épreuves en famille », raconte la mère de famille. Malgré les épreuves de la vie, Aïssata Minga contemple le paysage par la fenêtre et murmure une prière intérieure. « Je crois que cette nouvelle année sera meilleure. Celle de faire mieux, de croire que demain tiendra ses promesses. Je n'attends pas des miracles, je vais travailler dur pour y arriver. Que la nouvelle année apporte à chacun, riche ou pauvre, la paix, la santé et l'espoir d'un monde juste et équitable », espère-t-elle. Dans ces familles, le Nouvel An est aussi un moment de pardon et de réconciliation, l'occasion de régler les conflits familiaux pour entamer la nouvelle année avec un nouvel élan. À lire aussiCentrafrique: la campagne électorale au coeur des célébrations de Noël

Revue de presse Afrique
À la Une: des scrutins «apaisés» mais encore des défis à relever

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 4:31


L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »

The DX Mentor
This Week in DX - 21/27/2025

The DX Mentor

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 9:36


Hello and Welcome to the DX Corner for yourweekly Dose of DX. I'm Bill, AJ8B. The following DX information comes from Bernie, W3UR, editor of the DailyDX, the WeeklyDX, and the How's DX column in QST. If you would like a free 2-week trial of the DailyDX, your only source of real-time DX information, justdrop me a note at thedxmentor@gmail.com LZØA, South Shetland Islands - LZ1AAW, Ivo, is onhis way to the South Shetland Islands where he will be working during the 34th Bulgarian Antarctic expedition. He plans to be QRV in his spare time as LZØA. The dates are from December 28 to February 16, plus or minus two days. Ivoexpects to be on 20M, and possibly other bands, on SSB and FT8/FT4. This initiative continues the long-standing tradition of Bulgarian presence and activity in Antarctica.  XU - Cambodia – DL7BO, Tom, will be on the air as XU7GNY, December 22 to January 18.  Tom will be on 160-6 CW, SSB and FT8, concentrating on the lower bands.  QSL direct to DJ4WK or use LoTW, Club Log or eQSL. 4K – Azerbaijan – 4K/DL4XT, Jan, will on 40 and 20-10M SSB, CW and FT8 December 26 to January 3.  He will be on the air casually, aka "holiday style."  For a QSL it's LoTW, Club Log OQRS and QRZ. TL - Central African Republic -  CR7BNW, João Salvador Correia, is set for his six-month TL8BNW operation in Bangui. His first activity has already begun using SSB and FT8 on 40, 20, 15, and 10M. QSOs will be uploaded to LoTW, QRZ Logbook, and via the Portuguese QSL bureau.FY - French Guiana - F4GPK, Peter, will be on as TO2FY December 22 to January 15 from  Kourou. C5YK, The Gambia – Andre, ON7YK, is QRV from The Gambia until January 25. He is operating as C5YK on SSB, RTTY, PSK,FT8, FT4, and some CW on 20, 17, 15, 12, and 10M. QSL only via LoTW, eQSL, or direct to ON7YK. He posts his logbook on his website.   VP8 - South Shetland Islands - LZ1AAW, Ivo, isheading to the Bulgarian Antarctic Base "St. Kliment Ohridski"on Livingston Island, South Shetland Islands (IOTA AN-010). He plans to operate as LZ0A during his free time from late December 2025 to mid-February 2026. The base, located at 62¯38'S, 60¯21'W in the eastern part of Livingston Island, has been permanently staffed since December 11, 1993. Darren, K4DMN will be active in ‘holiday-style' from December 23 until January 1 from St. George Island, NA-085. Activity from 80 to 10 metres using mainly FT8. Side trip to Dog Island and St Vincent is possible. QSL via LoTW, Club Log.TG, GUATEMALA -   Todd, AF4CZ, will once again be operating as TG9/call from December 7 until January 5, 2026. Operation during his spare time from 40 to 10 metres using mainly FT8 and FT4. QSL via LoTW.3A, MONACO -  Col MM0NDX and Steve MM0SAJ will once again be QRV as 3A/MM0NDX and 3A/MM0SAJ during December 30 and January 3. QRV on various bands and modes. Main focus on low bands in their evenings. QSL both calls to EB7DX (LoTW also).D4 - Cape Verde Islands – Beni, HB9HNT, will operate under the call sign D4NT until January 1, 2026. OX - Greenland - Michael,call sign OX3MC, operates out of Pituffik Space Base in northwest Greenland. His upcoming assignment runs from December 29, 2025, to February 25, 2026. Michael is most active on weekends starting around 0400Z and sometimes works radio in the evenings after 2100Z. Michael works HF SSB (160-10 meters). QSL is via the Danish OZ Bureau, and he does not use electronic  logging.  4K - Azerbaijan - The 4K0T DX-Pedition and Contest Team, with the Azerbaijan Radio Amateurs Society (ARAS), will conduct the first Parks on the Air (POTA) activation from Shahdagh National Park (AZ-0006) in Azerbaijan. The event takes place from December 29 to 31, 2025, on the 17-meter band (SSB) from grid square LN41CH.

Revue de presse Afrique
À la Une: la Somalie au lendemain des premières élections locales à Mogadiscio depuis près de 60 ans

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 4:20


« Les impossibles élections au suffrage universel », titre Le Monde Afrique. Dans une crise politique et sécuritaire, le pays essaye de renouer avec ce mode de scrutin abandonné il y a plus de cinquante ans, à l'occasion de ces élections locales organisées jeudi. Près de 400 000 électeurs inscrits étaient attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils devaient départager 1 600 candidats pour 390 sièges locaux. Ce suffrage universel est « une réforme ambitieuse mais semée d'embûches », commente Le Monde Afrique. Et, pour comprendre pourquoi, il convient de faire un point sur l'histoire de la Somalie. En 1969, le coup d'État de Siad Barré a aboli le vote direct et mis en place un système électoral indirect pour les élections législatives et présidentielles qui est fondé sur la représentation des chefs de clan. En 2024, le président Hassan Cheikh Mohamoud a promis d'abandonner ce système d'ici mai 2026, date de la prochaine élection présidentielle à laquelle il est candidat, « mais la transition s'annonce périlleuse », analyse Le Monde Afrique. Le retour au suffrage direct est qualifié par certains de stratégie du président pour prolonger son règne. Les principaux partis d'opposition ont boycotté le scrutin, accusant le gouvernement fédéral de « processus électoraux unilatéraux ». « Sous couvert de démocratisation, la réforme institutionnalise un régime présidentiel », analyse pour sa part le chercheur Mohamed Daud Ismail dans le journal. « Le président pourra notamment évincer son vice-président, une disposition susceptible de rompre l'équilibre clanique actuel – [parce que] traditionnellement, le chef de l'État et le Premier ministre doivent appartenir à des clans différents. » Mustafa Osman Farah, chercheur à l'institut somalien Balqiis souligne : « Le processus n'est pas inclusif ; tout se décide à Mogadiscio, sans en aviser les autres régions. » En raison de ce scrutin contesté, le risque de partition du pays augmente. Le suffrage universel est par ailleurs déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n'a jamais été reconnue au niveau international, rappelle Courrier International, qui mentionne au passage l'AFP. À lire aussiSomalie: le scrutin local historique, au suffrage universel direct, s'est déroulé dans le calme   En Guinée-Bissau, des libérations « sélectives » ? La Guinée-Bissau fait aussi parler ce matin. Dans le pays, six opposants ont été remis en liberté mardi, après le coup d'État qui a eu lieu le 26 novembre, veille de la proclamation attendue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives. Des militaires ont renversé le mois dernier le président Umaro Sissoco Embalo, au pouvoir depuis 2020. Le processus électoral a été interrompu. « Depuis lors, la situation politique demeure tendue dans ce pays lusophone d'Afrique de l'Ouest », explique Sahel Intelligence. « La junte libère six détenus mais maintient en prison les leaders de l'opposition », commente Afrik.com. « Une stratégie qui conforte la thèse d'une manœuvre orchestrée pour confisquer la victoire électorale au profit du clan Embalo. » Juste avant ces libérations, une délégation sénégalaise conduite par le ministre des Affaires étrangères était venue plaider pour la libération des prisonniers. Les libérations ont par la suite fait l'objet d'« une annonce » présentée comme « un signe de bonne foi » mais qui sent « la combine diplomatique », explique Afrik.com. Les principales figures de l'opposition demeurent sous les verrous. Domingos Simões Pereira, leader historique du PAIGC, reste incarcéré. Fernando Dias, candidat indépendant qui revendique la victoire à la présidentielle du 23 novembre, est toujours retranché à l'ambassade du Nigeria où il a obtenu l'asile. Des libérations sélectives qui renforcent les soupçons de connivence entre les putschistes et l'ancien pouvoir. « Les éléments troublants s'accumulent depuis le 26 novembre. Le général Horta N'Tam, investi président de transition, était le directeur de cabinet et chef d'état-major promu par Embalo lui-même. Le nouveau chef des armées, le général Tomas Djassi, occupait également un poste clé auprès du président déchu. » Par ailleurs, le timing du putsch interrogeait aussi dès le départ car il est survenu la veille de l'annonce des résultats provisoires, alors que les estimations donnaient Fernando Dias vainqueur. À lire aussiGuinée-Bissau: des prisonniers du coup d'État relâchés, les principaux opposants restent en prison En Centrafrique, les élections de dimanche « sous haute influence des paramilitaires russes » Alors qu'en Centrafrique des élections sont prévues ce dimanche, « les paramilitaires russes, héritiers du groupe Wagner, s'affichent comme garants de la sécurité du scrutin et pilier du régime Touadéra, entre stabilisation et dépendance accrue à Moscou », souligne Afrik.com. Moscou revendique le désarmement de quelque 2 000 rebelles depuis le début de l'année « et reçoit des marques publiques de gratitude de la part de certaines populations ». Un constat à bien nuancer, appuie Afrik.com : « Malgré une stabilisation relative depuis les accords de paix de Khartoum en 2019, des poches de violence persistent notamment dans l'Est et le Nord-Ouest du territoire ». À l'approche des élections présidentielles, législatives, municipales et régionales, « cette présence massive, loin de dissiper toutes les inquiétudes, interroge sur la dépendance croissante de Bangui vis-à-vis de Moscou, et sur les conditions dans lesquelles se déroule ce scrutin crucial pour l'avenir politique du pays ».

Revue de presse Afrique
À la Une: la Somalie au lendemain des premières élections locales à Mogadiscio depuis près de 60 ans

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 4:20


« Les impossibles élections au suffrage universel », titre Le Monde Afrique. Dans une crise politique et sécuritaire, le pays essaye de renouer avec ce mode de scrutin abandonné il y a plus de cinquante ans, à l'occasion de ces élections locales organisées jeudi. Près de 400 000 électeurs inscrits étaient attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils devaient départager 1 600 candidats pour 390 sièges locaux. Ce suffrage universel est « une réforme ambitieuse mais semée d'embûches », commente Le Monde Afrique. Et, pour comprendre pourquoi, il convient de faire un point sur l'histoire de la Somalie. En 1969, le coup d'État de Siad Barré a aboli le vote direct et mis en place un système électoral indirect pour les élections législatives et présidentielles qui est fondé sur la représentation des chefs de clan. En 2024, le président Hassan Cheikh Mohamoud a promis d'abandonner ce système d'ici mai 2026, date de la prochaine élection présidentielle à laquelle il est candidat, « mais la transition s'annonce périlleuse », analyse Le Monde Afrique. Le retour au suffrage direct est qualifié par certains de stratégie du président pour prolonger son règne. Les principaux partis d'opposition ont boycotté le scrutin, accusant le gouvernement fédéral de « processus électoraux unilatéraux ». « Sous couvert de démocratisation, la réforme institutionnalise un régime présidentiel », analyse pour sa part le chercheur Mohamed Daud Ismail dans le journal. « Le président pourra notamment évincer son vice-président, une disposition susceptible de rompre l'équilibre clanique actuel – [parce que] traditionnellement, le chef de l'État et le Premier ministre doivent appartenir à des clans différents. » Mustafa Osman Farah, chercheur à l'institut somalien Balqiis souligne : « Le processus n'est pas inclusif ; tout se décide à Mogadiscio, sans en aviser les autres régions. » En raison de ce scrutin contesté, le risque de partition du pays augmente. Le suffrage universel est par ailleurs déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n'a jamais été reconnue au niveau international, rappelle Courrier International, qui mentionne au passage l'AFP. À lire aussiSomalie: le scrutin local historique, au suffrage universel direct, s'est déroulé dans le calme   En Guinée-Bissau, des libérations « sélectives » ? La Guinée-Bissau fait aussi parler ce matin. Dans le pays, six opposants ont été remis en liberté mardi, après le coup d'État qui a eu lieu le 26 novembre, veille de la proclamation attendue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives. Des militaires ont renversé le mois dernier le président Umaro Sissoco Embalo, au pouvoir depuis 2020. Le processus électoral a été interrompu. « Depuis lors, la situation politique demeure tendue dans ce pays lusophone d'Afrique de l'Ouest », explique Sahel Intelligence. « La junte libère six détenus mais maintient en prison les leaders de l'opposition », commente Afrik.com. « Une stratégie qui conforte la thèse d'une manœuvre orchestrée pour confisquer la victoire électorale au profit du clan Embalo. » Juste avant ces libérations, une délégation sénégalaise conduite par le ministre des Affaires étrangères était venue plaider pour la libération des prisonniers. Les libérations ont par la suite fait l'objet d'« une annonce » présentée comme « un signe de bonne foi » mais qui sent « la combine diplomatique », explique Afrik.com. Les principales figures de l'opposition demeurent sous les verrous. Domingos Simões Pereira, leader historique du PAIGC, reste incarcéré. Fernando Dias, candidat indépendant qui revendique la victoire à la présidentielle du 23 novembre, est toujours retranché à l'ambassade du Nigeria où il a obtenu l'asile. Des libérations sélectives qui renforcent les soupçons de connivence entre les putschistes et l'ancien pouvoir. « Les éléments troublants s'accumulent depuis le 26 novembre. Le général Horta N'Tam, investi président de transition, était le directeur de cabinet et chef d'état-major promu par Embalo lui-même. Le nouveau chef des armées, le général Tomas Djassi, occupait également un poste clé auprès du président déchu. » Par ailleurs, le timing du putsch interrogeait aussi dès le départ car il est survenu la veille de l'annonce des résultats provisoires, alors que les estimations donnaient Fernando Dias vainqueur. À lire aussiGuinée-Bissau: des prisonniers du coup d'État relâchés, les principaux opposants restent en prison En Centrafrique, les élections de dimanche « sous haute influence des paramilitaires russes » Alors qu'en Centrafrique des élections sont prévues ce dimanche, « les paramilitaires russes, héritiers du groupe Wagner, s'affichent comme garants de la sécurité du scrutin et pilier du régime Touadéra, entre stabilisation et dépendance accrue à Moscou », souligne Afrik.com. Moscou revendique le désarmement de quelque 2 000 rebelles depuis le début de l'année « et reçoit des marques publiques de gratitude de la part de certaines populations ». Un constat à bien nuancer, appuie Afrik.com : « Malgré une stabilisation relative depuis les accords de paix de Khartoum en 2019, des poches de violence persistent notamment dans l'Est et le Nord-Ouest du territoire ». À l'approche des élections présidentielles, législatives, municipales et régionales, « cette présence massive, loin de dissiper toutes les inquiétudes, interroge sur la dépendance croissante de Bangui vis-à-vis de Moscou, et sur les conditions dans lesquelles se déroule ce scrutin crucial pour l'avenir politique du pays ».

Reportage Afrique
En Centrafrique, la fête de Noël égayée par les cadeaux envoyés par la diaspora

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 2:12


En Centrafrique, la fête de Noël se vit chaque année avec ferveur, partage et espoir. Cette année encore, un phénomène retient particulièrement l'attention : celui des cadeaux venus de l'étranger. À l'approche de Noël, les envois de colis et les transferts d'argent de la diaspora se multiplient. Pour de nombreuses familles centrafricaines ayant des proches hors du pays, ces gestes deviennent essentiels. Au-delà de l'aide matérielle, c'est un lien affectif fort qui traverse les frontières, ravive les souvenirs et réchauffe les cœurs. Sous la véranda, la radio grésille, diffusant un chant de Noël. Debout, l'air souriant, Nickson Bandoma arrange le circuit électrique de son sapin tout neuf. Dans cette famille, chaque fin d'année a un parfum particulier : celui de l'espoir contenu dans un carton venu de loin. Nickson sait de quoi il est question : « Chaque année, ma sœur qui vit avec son mari à l'étranger nous envoie des cadeaux pour célébrer Noël. Dès qu'elle nous a annoncé qu'un colis était en route, tout le monde était impatient. Chaque jour, les enfants demandaient si le paquet de jouets était arrivé. » Entrepreneure, la sœur de Nickson Bandoma s'est installée en France il y a huit ans. Elle a économisé toute l'année afin que sa famille ne manque de rien en décembre. « La fête de Noël est très importante pour nous les chrétiens. Maintenant que le colis qu'elle a envoyé est enfin là, nous sommes heureux. À l'intérieur, il y avait des cadeaux choisis avec soin, dont des véhicules, des motos et des vélos. Mais surtout un message d'amour qui nous a beaucoup touchés comme cadeau », témoigne aussi Nickson Bandoma. « En ouvrant les colis envoyés de si loin, j'ai retrouvé le goût de la vie » Chez Gladys Yalimendé, le jour tant attendu arrive sans prévenir. Un coup de klaxon devant la maison. Les enfants se précipitent. Le carton est là, scellé de ruban. Aujourd'hui, grâce à son fils installé au Canada, la fête prend une autre dimension chez elle en Centrafrique. « En tant que personne âgée, je n'ai plus de force pour travailler et offrir des cadeaux. Heureusement, mon fils vit à l'étranger et même si son absence se fait toujours sentir à cette période, il trouve chaque fois une façon de me rappeler que je suis dans ses pensées. En ouvrant les colis qu'il m'a envoyés de si loin, j'ai retrouvé le goût de la vie », confie-t-elle. Sa fille Pascale se souvient des Noëls sans cadeaux et sans repas. « Tout petit, ma mère nous disait que le Père Noël passerait plus tard pour nous offrir des cadeaux. Mais il n'est jamais passé. Nous avons grandi avec le sentiment d'être en dehors du monde. De savoir que, partout ailleurs, des gens riaient, ouvraient des paquets, partageaient un repas chaud. Aujourd'hui, en recevant ces cadeaux et un repas chaud, je pense à ceux qui n'ont rien », explique-t-elle. À Bangui, quand la nuit de Noël s'illumine de chants et de rires, beaucoup savent que, quelque part ailleurs, un proche a travaillé dur pour rendre ce moment unique. À lire aussiEn Centrafrique, la préparation des fêtes se déroule en période électorale [3/5]

Afrique Économie
En Centrafrique, la préparation des fêtes se déroule en période électorale [3/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:25


À l'approche des élections générales prévues le 28 décembre prochain, le pays se prépare à un rendez-vous politique majeur, qui coïncide avec les fêtes de fin d'année. Mais cette double actualité n'est pas sans conséquences sur le quotidien des populations. Depuis plusieurs semaines, les Centrafricains font face à une hausse significative des prix des produits de première nécessité. Une inflation alimentée notamment par le retour massif des Centrafricains de la diaspora et l'arrivée d'observateurs internationaux, exerçant une forte pression sur le logement, le transport et l'alimentation. De notre correspondant à Bangui,   Au marché du PK5 de Bangui, la capitale de Centrafrique, les étals sont bien garnis et les clients nombreux. Pourtant, les visages se ferment au moment de payer. Ici, le sac de riz a pris plusieurs milliers de francs. L'huile, le sucre, les oignons, tout semble coûter plus cher. Une hausse des prix qui coïncide avec la période électorale et les fêtes de fin d'année selon Frédérica, une commerçante : « Le commerce ne fonctionne pas bien. Tout est devenu cher chez les grossistes. Beaucoup de clients pensent que nous augmentons les prix par plaisir, or ce n'est pas notre faute. Le transport devient plus cher à cause de la crise du carburant, parfois de l'insécurité ou des contrôles renforcés pendant les élections. On s'en sort difficilement. » Depuis une semaine, Bangui voit revenir de nombreux Centrafricains de la diaspora. Certains sont rentrés pour voter, d'autres pour observer ou accompagner le processus électoral. À eux s'ajoutent des délégations étrangères, observateurs internationaux, ONG et journalistes. « Pendant les fêtes de fin d'année, il y a des commerces qu'on appelle des commerces saisonniers. Les importateurs trouvent en cette circonstance un moment pour se faire de l'argent. Ils quittent leur segment traditionnel et ils se versent dans ces segments qui rapportent beaucoup d'argent en très peu de temps. Ce commerce saisonnier vient bouleverser le cycle de fonctionnement de notre pays, ce qui fait que nous connaissons les flambées des prix de première nécessité à chaque fête », explique l'économiste Lorenzo Ganazoui. « Je suis obligé de me contenter du strict minimum » Pour les commerçants, c'est une question d'équilibre. Pour les ménages locaux, en revanche, la situation devient préoccupante. Barnabé, père de famille, ne sait pas comment joindre les deux bouts : « Les prix des denrées alimentaires ont énormément augmenté sur tous les marchés. Je voudrais offrir un bon repas à mes enfants et des cadeaux pendant cette période de fête, mais c'est très compliqué. Je suis obligé de me contenter du strict minimum. » Cette inflation temporaire, liée aux dynamiques migratoires et au contexte politique, révèle une fragilité structurelle du pouvoir d'achat dans le pays, selon Lorenzo Ganazoui. Celui-ci propose des pistes de solutions : « Il va falloir travailler de manière que nous puissions commencer à produire, pour ne pas dire surproduire localement, de manière à palier à nos besoins d'abord localement, suggère-t-il. Ce sont les besoins qui auront manqué dans la production locale, qu'on pourra apporter ça de l'étranger. » À Bangui, chacun espère que cette flambée des prix ne durera pas. En attendant, faire ses courses est devenu un exercice de calcul et de résilience. À lire aussiCentrafrique: la campagne s'accélère et la pression monte à une semaine de la présidentielle

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux
#345 : Diaspora Africaine & Afrodescendante : Pourquoi nous sommes si pauvres ? Par Tanguy de Bangui

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 21:50


Le talent ne suffit plus. La bonne volonté non plus. La diaspora africaine est à la croisée des chemins. Continuer dans la division, ou choisir la voie de l'organisation et de la puissance ?En 2025, nous avons décidé de passer de la parole aux actes. Ce discours n'est pas un simple message de motivation. C'est un bilan. La preuve par les chiffres que l'organisation fonctionne.•+200 membres actifs•10 événements •100 000€ sécurisés pour notre fonds•+240 vidéos sur YouTubeSi vous êtes un entrepreneur, un dirigeant, un créateur de la diaspora, et que vous sentez au fond de vous que nous pouvons faire plus, que nous devons faire plus, alors ce discours est pour vous.L'heure du réveil a sonné.Pour rejoindre le mouvement et bâtir avec nous : www.blacknetwork.frPour lire l'analyse complète : https://www.linkedin.com/in/tanguy-ngafaounain-tabissi/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

The DX Mentor
This Week in DX - 12/20/2025

The DX Mentor

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 14:56


The following DX information comes from Bernie, W3UR, editor of the DailyDX, the WeeklyDX, and the How's DX column in QST. If you would like a free 2-week trial of the DailyDX, your only source of real-time DX information, justdrop me a note at thedxmentor@gmail.com First, the bad news S2 – Bangladesh - S21AM and S21RCsay their planned IOTA AS-127 operation has been postponed until sometime next year.  Cited are logistical challenges  and operational constraints in the region and "adequateresource availability concerns." Now, the Good News U.S. amateurs to receive expanded 60-meter privileges - TheU.S. Federal Communications Commission (FCC) has authorized expanded use of the 60-meter band for U.S. amateur radio operators, following rules adopted at the World Radiotelecommunication Conference 2015 (WRC-15). The new regulations, including a 15-watt effective isotropic radiated power (EIRP) power limit (not effective radiated power, or ERP), will take effect 30 days after they are published in the Federal Register. Use of this band remains on a secondary basis. The full FCC Report and Order is available online, and ARRL provides more details on its website.  XU - Cambodia – DL7BO, Tom, will be on the air as XU7GNY, December 22 to January 18.  Tom will be on 160-6 CW, SSB and FT8, concentrating on the lower bands.  QSL direct to DJ4WK or use LoTW, Club Log or eQSL. 4K – Azerbaijan – 4K/DL4XT,Jan, will on 40 and 20-10M SSB, CW and FT8 December 26 to January 3.  He will be on the air casually, aka "holiday style."  For a QSL it's LoTW, Club Log OQRS and QRZ. A6 - United Arab Emirates – A60QATAR will be December 18-22 to join in Qatar's celebration.  Some Individual ops in UAE may use that call and add /1, /2, and similar. TL - Central African Republic -  CT1END, Carlos, reminds us CR7BNW, Joao, will be operating as  TL8BNW from Bangui, Central African Republic, for six months starting in December 2025. His first activity will take place from December 20-25, 2025, using SSB and FT8 on 40, 20, 15, and 10 meters. QSOs will be uploaded to LoTW, QRZLogbook, and via the Portuguese QSL bureau.FY - French Guiana - F4GPK, Peter, will be on as TO2FY December 22 to January 15 from Kourou. TG – Guatemala - TG9/AF4CZ willbe on the air "holiday style," December 7 to January 5, mostly digital modes on 40-10.  He will upload his log to LoTW, eQSL and Club Log. Z8 - South Sudan - YI1DZ (akaZ81D), Diya's, contract with UN-WFP in South Sudan runs until March 10, 2026, with a possible 11-month extension pending approval. Due to frequent travel and a rotating work schedulethat includes leave every six weeks, radio activity is limited tofree time, mostly on weekends. The author is currently in Istanbul and will return to Juba on December 15 and could be very active as Z81D the following weekend.C5YK, The Gambia – Andre, ON7YK, is QRV from The Gambia until January 25. He is operating as C5YK on SSB, RTTY, PSK, FT8, FT4, and some CW on 20, 17, 15, 12, and 10M. QSL only via LoTW, eQSL, or direct to ON7YK. He posts his logbook on his website.  “may be a little unreliable.” Manual log upload will be every several days. Borut says to not send cards through the bureau “as they will not find my home.” He will send direct cards once he is home in Slovenia, “via OQRS only.”  OQRS.   YU – Serbia - In celebration of IARU Region 1 Young Radio Operators Month, Serbian amateurs may use the special callsigns YT25YOTA and YU25YOTA throughout December 2025.

Reverend Ben Cooper's Podcast
Faith Under Fire: Hebrews 13:3 — Strength, Courage and God's Shielding Presence Over the Persecuted, Underground and Whispering Church in Afghanistan, Yemen, Iran and the Central African Republic

Reverend Ben Cooper's Podcast

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 4:57 Transcription Available


Send us your feedback — we're listeningFaith Under Fire: Hebrews 13:3 — Strength, Courage and God's Shielding Presence Over the Persecuted, Underground and Whispering Church in Afghanistan, Yemen, Iran and the Central African Republic From London to Kabul, from Sana'a to Tehran, from Bangui to New York — a global 9 A.M. Faith Under Fire prayer within the DailyPrayer.uk 24-Hour Devotional Cycle. Scripture (NIV). Hebrews 13:3 — “Continue to remember those in prison as if you were together with them… and those who are mistreated as if you yourselves were suffering.” 2 Corinthians 4:8–9 — “We are hard pressed on every side, but not crushed…”. Global searches for “persecuted church,” “secret believers,” and “underground Christians” rise sharply in December as pressure intensifies in restricted nations. These verses are among the most-searched worldwide for courage, endurance and divine protection under oppression Prayer  Father, in the mighty name of Jesus, we lift the persecuted, underground and whispering Church across Afghanistan, Yemen, Iran and the Central African Republic. Strengthen every believer who gathers in secret, prays in whispers, and worships under threat. Cover those imprisoned for Christ. Shield families forced to hide their faith. Protect house churches, scattered groups and believers who walk alone. Give courage where fear is suffocating. Let miracles break through surveillance, intimidation and violence. Provide food, safety, safe passage and divine encounters. Surround them with Your angels. Empower them to endure, to hope, and to shine the light of Christ in the darkest lands. Lord, remember them, sustain them, and pour strength into their spirits today. Prayer Points prayer for persecuted church, prayer for underground believers, prayer for courage, prayer for protection, prayer for endurance, prayer for secret churches, prayer for imprisoned Christians Life Application  Pray Hebrews 13:3 today. Carry persecuted believers in your heart and lift one nation before God with focused, intentional prayer. Declaration I declare that God strengthens, protects and upholds His persecuted Church today. Call to Action Share this prayer and visit DailyPrayer.uk for global devotional resources. 24-Hour Arc ConnectorPrevious: 5 A.M. — Healing for Stress and PanicThis Episode: 9 A.M. — Faith Under Fire (Persecuted Church)Next: 12 P.M. — Healing from Seasonal Illness and Physical WeaknessSupport this liSupport the showFor more inspiring content, visit RBChristianRadio.net — your home for daily devotionals, global prayer, and biblical encouragement for every season of life. We invite you to connect with our dedicated prayer hub at DailyPrayer.uk — a place where believers from every nation unite in prayer around the clock. If you need prayer, or would like to leave a request, this is the place to come. Our mission is simple: to pray with you, to stand with you, and to keep the power of prayer at the centre of everyday life. Your support through DailyPrayer.uk helps us continue sharing the gospel and covering the nations in prayer. You can also discover our ministry services and life celebrations at LifeCelebrant.net — serving families with faith, dignity, and hope. If this devotional blesses you, please consider supporting our listener-funded mission by buying us a coffee through RBChristianRadio.net. Every prayer, every gift, and every share helps us keep broadcasting God's Word to the world.

Real Dictators
Jean-Bédel Bokassa Part 1: The Butcher of Bangui

Real Dictators

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 61:18


The former soldier in the French army who seized power in his African homeland. The leader of the Central African Republic who proclaimed himself emperor. The emperor who ruled as an avaricious dictator. Jean-Bédel Bokassa's time in power in the CAR began with promises of equality and justice. Hailed as a beacon of strength, he would go on to preside over a regime of eccentricity, excess and sadistic cruelty. But decades before the surreal coronation, the 17 wives and the vast collection of luxurious possessions, our story begins in a much humbler setting. In a forested village near the CAR's southern border, rebellion is in the air… A Noiser podcast production. Narrated by Paul McGann. Featuring Louisa Lombard, Richard Moncrieff, Gino Vlavonou. This is Part 1 of 3. Written by John Bartlett | Produced by Ed Baranski and Edward White | Exec produced by Joel Duddell | Fact check by Heléna Lewis | Sound supervisor: Tom Pink | Sound design & audio editing by George Tapp | Assembly editing by Dorry Macaulay, Anisha Deva | Compositions by Oliver Baines, Dorry Macaulay, Tom Pink | Mix & mastering: Cian Ryan-Morgan | Recording engineer: Joseph McGann. You can listen to the final two episodes of the Bokassa story straight away, without waiting and without ads, by joining Noiser+. Just click the subscription banner at the top of the feed or go to noiser.com/subscriptions Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices

Priorité santé
Néphrologie: comment prendre soin de ses reins ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 48:29


Véritables filtres, les reins sont essentiels au fonctionnement de l'organisme en éliminant les déchets circulant dans notre sang. Mais, ils ont aussi d'autres fonctions, moins connues. Plusieurs maladies peuvent affecter les reins et troubler leur fonctionnement. Comment reconnaitre un dysfonctionnement des reins ? Quand consulter ? Peut-on prévenir les maladies rénales ?   Connaître le rôle de certains de nos organes nous permet de mieux comprendre leur fonctionnement et de prévenir certains troubles. Le rôle que jouent nos reins est multiple : filtrer le sang, maintenir une hydratation équilibrée et produire hormones, vitamines et enzymes.  Un certain nombre d'idées reçues entourent la santé des reins. Pour faire le tri :  oui, ce sont des organes vitaux.  et non, dans la plupart des cas, certaines maladies sévères des reins ne provoquent pas de douleur, elles passent donc inaperçues jusqu'à un stade avancé.  D'où l'importance de connaître ces troubles et maladies des reins, les facteurs de risque et de comorbidité, et les mesures de prévention qui permettent de les protéger.  Connaître les facteurs de risque  Dans un pays comme la France, près de la moitié des insuffisances rénales sont associées au diabète ou à l'hypertension artérielle. A ces deux facteurs de risque, s'ajoutent le surpoids et le vieillissement, ainsi que certaines prédispositions familiales. L'insuffisance rénale terminale (stade 5) est une affection sévère, le rein perd 85 % de sa fonction et nécessite le recours à la dialyse ou à la transplantation.  D'autres atteintes affectent le rein, comme les calculs rénaux (lithiase) qui peuvent entraîner des coliques néphrétiques très douloureuses, ou les infections (pyélonéphrite) associées à de la fièvre, qui peuvent être liés à une complication d'infection urinaire. Dépistage et hygiène de vie  La prévention en matière de santé rénale passe par un dépistage pour écarter un dysfonctionnement et identifier d'éventuelles anomalies (bilan sanguin et urinaire). À ces vérifications s'ajoutent des mesures essentielles : une bonne hydratation, limiter la consommation de sel, une alimentation équilibrée, l'arrêt du tabac et pratiquer une activité physique régulière. Certains médicaments peuvent également présenter des risques pour l'activité rénale et leur prescription doit être accompagnée d'un suivi continu : on parle alors de néphrotoxicité. Avec : Pr Corinne Isnard-Bagnis, néphrologue dans le service de néphrologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière et professeur de néphrologie à Sorbonne Université. Auteure de l'ouvrage Miction impossible. Prenez soin de vos reins, ils vous le rendront bien ! aux éditions du Rocher  Dr Cédric Ouanekpone, néphrologue et directeur médical du premier centre de dialyse à Bangui, le Centre national d'hémodialyse (CNH) au sein du centre national hospitalier universitaire de Bangui   ► En fin d'émission, nous parlons de l'odorologie canine, quand les chiens peuvent sentir et détecter le cancer du sein. En quoi cela pourrait améliorer le diagnostic du cancer du sein ? Interview d'Isabelle Fromantin, infirmière chercheuse et cheffe de l'unité plaies et cicatrisation de l'Institut Curie à Paris. Programmation musicale : ► HolyBrune - Off the ground  ► Trinix, Bonga – Mona 

Priorité santé
Néphrologie: comment prendre soin de ses reins ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 48:29


Véritables filtres, les reins sont essentiels au fonctionnement de l'organisme en éliminant les déchets circulant dans notre sang. Mais, ils ont aussi d'autres fonctions, moins connues. Plusieurs maladies peuvent affecter les reins et troubler leur fonctionnement. Comment reconnaitre un dysfonctionnement des reins ? Quand consulter ? Peut-on prévenir les maladies rénales ?   Connaître le rôle de certains de nos organes nous permet de mieux comprendre leur fonctionnement et de prévenir certains troubles. Le rôle que jouent nos reins est multiple : filtrer le sang, maintenir une hydratation équilibrée et produire hormones, vitamines et enzymes.  Un certain nombre d'idées reçues entourent la santé des reins. Pour faire le tri :  oui, ce sont des organes vitaux.  et non, dans la plupart des cas, certaines maladies sévères des reins ne provoquent pas de douleur, elles passent donc inaperçues jusqu'à un stade avancé.  D'où l'importance de connaître ces troubles et maladies des reins, les facteurs de risque et de comorbidité, et les mesures de prévention qui permettent de les protéger.  Connaître les facteurs de risque  Dans un pays comme la France, près de la moitié des insuffisances rénales sont associées au diabète ou à l'hypertension artérielle. A ces deux facteurs de risque, s'ajoutent le surpoids et le vieillissement, ainsi que certaines prédispositions familiales. L'insuffisance rénale terminale (stade 5) est une affection sévère, le rein perd 85 % de sa fonction et nécessite le recours à la dialyse ou à la transplantation.  D'autres atteintes affectent le rein, comme les calculs rénaux (lithiase) qui peuvent entraîner des coliques néphrétiques très douloureuses, ou les infections (pyélonéphrite) associées à de la fièvre, qui peuvent être liés à une complication d'infection urinaire. Dépistage et hygiène de vie  La prévention en matière de santé rénale passe par un dépistage pour écarter un dysfonctionnement et identifier d'éventuelles anomalies (bilan sanguin et urinaire). À ces vérifications s'ajoutent des mesures essentielles : une bonne hydratation, limiter la consommation de sel, une alimentation équilibrée, l'arrêt du tabac et pratiquer une activité physique régulière. Certains médicaments peuvent également présenter des risques pour l'activité rénale et leur prescription doit être accompagnée d'un suivi continu : on parle alors de néphrotoxicité. Avec : Pr Corinne Isnard-Bagnis, néphrologue dans le service de néphrologie de l'hôpital Pitié Salpêtrière et professeur de néphrologie à Sorbonne Université. Auteure de l'ouvrage Miction impossible. Prenez soin de vos reins, ils vous le rendront bien ! aux éditions du Rocher  Dr Cédric Ouanekpone, néphrologue et directeur médical du premier centre de dialyse à Bangui, le Centre national d'hémodialyse (CNH) au sein du centre national hospitalier universitaire de Bangui   ► En fin d'émission, nous parlons de l'odorologie canine, quand les chiens peuvent sentir et détecter le cancer du sein. En quoi cela pourrait améliorer le diagnostic du cancer du sein ? Interview d'Isabelle Fromantin, infirmière chercheuse et cheffe de l'unité plaies et cicatrisation de l'Institut Curie à Paris. Programmation musicale : ► HolyBrune - Off the ground  ► Trinix, Bonga – Mona 

Revue de presse Afrique
À la Une: Guinée et Centrafrique, deux présidentielles jouées d'avance

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 4:18


La presse guinéenne est unanime : l'évènement du week-end aura été le grand rassemblement en faveur du général Mamadi Doumbouya, candidat à l'élection présidentielle du 28 décembre. C'était samedi à Kankan, la deuxième ville du pays après la capitale Conakry. « La forte affluence enregistrée, la densité de la participation et l'occupation structurée de l'espace urbain témoignent d'un moment politique majeur, largement relayé par les observateurs et les médias », relate le site AfricaGuinée qui poursuit : « par son ampleur et sa visibilité, cette mobilisation réussie aujourd'hui à Kankan, s'inscrit comme un signal politique fort dans le paysage national pour l'accession du président Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême ». Guinée News renchérit : « à ce stade de l'échéance électorale, jamais une mobilisation populaire d'une telle ampleur n'avait été enregistrée. Dans cette dynamique exceptionnelle, la région de Kankan se distingue particulièrement, portée par le leadership affirmé de Sékou Bill Condé, directeur régional de campagne ». Celui-ci est d'ailleurs présent sur la majorité des photos publiées par le site : carrure imposante à l'image de son mentor, et casquette et tee-shirt blanc siglés « GMD président », GMD pour « général Mamadi Doumbouya ». Doumbouya en roue libre… Pour Le Pays au Burkina Faso, « le doute n'est plus permis en Guinée Conakry. Le président Mamadi Doumbouya fera mordre la poussière à ses huit challengers. (…) Mamadi Doumbouya est d'autant plus en roue libre que ni l'opposant historique, Cellou Dalein Diallo, ni le président évincé, Alpha Condé, ne sont dans les starting-blocks. Autant dire qu'il n'y a que des candidats de moindre envergure qui accompagnent le président-général à cette course au palais de Sékhoutoureya. Il n'y a qu'à voir les moyens déployés sur le terrain par les différents candidats, pour s'en convaincre. Pendant que Mamadi Doumbouya mène une campagne presqu'à l'américaine, les autres concurrents, faute de moyens pour soulever des foules, font dans la campagne de proximité, pour espérer glaner des voix ». Un boulevard pour Touadéra En Centrafrique, à présent, « la campagne pour le quadruple scrutin – présidentiel, législatif, municipal et régional – du 28 décembre a débuté samedi, avec des meetings à Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. (…) Des milliers de personnes, constate Jeune Afrique, se sont déplacées au Stade 20 000 places de la capitale, en soutien au chef d'État, candidat du Mouvement cœurs unis, le parti de la majorité présidentielle. Le président Touadéra avait récemment fait modifier la Constitution, rappelle le site panafricain, afin de l'autoriser à briguer un troisième mandat. Son principal concurrent, Anicet-Georges Dologuélé, opposant et candidat du parti URCA, a sillonné la capitale à la tête d'un cortège ambulant ». Il y a quelques jours Le Journal de Bangui écrivait : « cette présidentielle de 2025 s'annonce comme un moment charnière pour la Centrafrique. Si Faustin-Archange Touadéra part avec un avantage institutionnel considérable, ses challengers Dologuélé et Dondra en tête entendent capitaliser sur l'usure du pouvoir et l'aspiration croissante à un renouvellement démocratique ». L'avantage au sortant… Reste que là aussi, les jeux semblent déjà faits… « Faustin-Archange Touadéra est serein, constate Jeune Afrique. En tout cas, c'est ce qu'il aime dire à ses interlocuteurs. En bon mathématicien – il a enseigné cette matière à l'université de Bangui –, peut-être fait-il même l'addition de ses soutiens, politiques et financiers, pour arriver à cette conclusion. Tandis que ses adversaires, notamment Anicet-Georges Dologuélé ou Henri-Marie Dondra, se retrouvent confrontés à l'habituelle question du manque de moyens des opposants, le chef de l'État n'a pas ce problème. Les caisses de son parti se sont remplies à l'approche de l'échéance électorale, et lui-même sait pouvoir compter sur de généreux donateurs. L'avantage du sortant. Mais aussi, pointe encore Jeune Afrique, le résultat de la mise sur pied d'un hétéroclite réseau où se côtoient ministres, hommes et femmes d'affaires, conseillers de l'ombre ou alliés étrangers. Tissée en particulier depuis 2016, cette toile – qui a tendance à se confondre avec l'économie de la Centrafrique elle-même – est un avantage certain ». Et on revient au Pays à Ouagadougou qui est sur la même ligne : « sauf cataclysme, Touadéra remportera, au soir du 28 décembre prochain, haut la main, la présidentielle dont le seul enjeu est le taux de participation ». Et ce, malgré « les difficultés liées au retrait des cartes d'électeurs, malgré l'insécurité provoquée par les groupes armés qui continuent de sévir dans certaines zones du pays, en dépit de la présence de la force de maintien onusienne, la Minusca, des sociétés militaires russes et des forces rwandaises (…). »

Revue de presse Afrique
À la Une: Guinée et Centrafrique, deux présidentielles jouées d'avance

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 4:18


La presse guinéenne est unanime : l'évènement du week-end aura été le grand rassemblement en faveur du général Mamadi Doumbouya, candidat à l'élection présidentielle du 28 décembre. C'était samedi à Kankan, la deuxième ville du pays après la capitale Conakry. « La forte affluence enregistrée, la densité de la participation et l'occupation structurée de l'espace urbain témoignent d'un moment politique majeur, largement relayé par les observateurs et les médias », relate le site AfricaGuinée qui poursuit : « par son ampleur et sa visibilité, cette mobilisation réussie aujourd'hui à Kankan, s'inscrit comme un signal politique fort dans le paysage national pour l'accession du président Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême ». Guinée News renchérit : « à ce stade de l'échéance électorale, jamais une mobilisation populaire d'une telle ampleur n'avait été enregistrée. Dans cette dynamique exceptionnelle, la région de Kankan se distingue particulièrement, portée par le leadership affirmé de Sékou Bill Condé, directeur régional de campagne ». Celui-ci est d'ailleurs présent sur la majorité des photos publiées par le site : carrure imposante à l'image de son mentor, et casquette et tee-shirt blanc siglés « GMD président », GMD pour « général Mamadi Doumbouya ». Doumbouya en roue libre… Pour Le Pays au Burkina Faso, « le doute n'est plus permis en Guinée Conakry. Le président Mamadi Doumbouya fera mordre la poussière à ses huit challengers. (…) Mamadi Doumbouya est d'autant plus en roue libre que ni l'opposant historique, Cellou Dalein Diallo, ni le président évincé, Alpha Condé, ne sont dans les starting-blocks. Autant dire qu'il n'y a que des candidats de moindre envergure qui accompagnent le président-général à cette course au palais de Sékhoutoureya. Il n'y a qu'à voir les moyens déployés sur le terrain par les différents candidats, pour s'en convaincre. Pendant que Mamadi Doumbouya mène une campagne presqu'à l'américaine, les autres concurrents, faute de moyens pour soulever des foules, font dans la campagne de proximité, pour espérer glaner des voix ». Un boulevard pour Touadéra En Centrafrique, à présent, « la campagne pour le quadruple scrutin – présidentiel, législatif, municipal et régional – du 28 décembre a débuté samedi, avec des meetings à Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. (…) Des milliers de personnes, constate Jeune Afrique, se sont déplacées au Stade 20 000 places de la capitale, en soutien au chef d'État, candidat du Mouvement cœurs unis, le parti de la majorité présidentielle. Le président Touadéra avait récemment fait modifier la Constitution, rappelle le site panafricain, afin de l'autoriser à briguer un troisième mandat. Son principal concurrent, Anicet-Georges Dologuélé, opposant et candidat du parti URCA, a sillonné la capitale à la tête d'un cortège ambulant ». Il y a quelques jours Le Journal de Bangui écrivait : « cette présidentielle de 2025 s'annonce comme un moment charnière pour la Centrafrique. Si Faustin-Archange Touadéra part avec un avantage institutionnel considérable, ses challengers Dologuélé et Dondra en tête entendent capitaliser sur l'usure du pouvoir et l'aspiration croissante à un renouvellement démocratique ». L'avantage au sortant… Reste que là aussi, les jeux semblent déjà faits… « Faustin-Archange Touadéra est serein, constate Jeune Afrique. En tout cas, c'est ce qu'il aime dire à ses interlocuteurs. En bon mathématicien – il a enseigné cette matière à l'université de Bangui –, peut-être fait-il même l'addition de ses soutiens, politiques et financiers, pour arriver à cette conclusion. Tandis que ses adversaires, notamment Anicet-Georges Dologuélé ou Henri-Marie Dondra, se retrouvent confrontés à l'habituelle question du manque de moyens des opposants, le chef de l'État n'a pas ce problème. Les caisses de son parti se sont remplies à l'approche de l'échéance électorale, et lui-même sait pouvoir compter sur de généreux donateurs. L'avantage du sortant. Mais aussi, pointe encore Jeune Afrique, le résultat de la mise sur pied d'un hétéroclite réseau où se côtoient ministres, hommes et femmes d'affaires, conseillers de l'ombre ou alliés étrangers. Tissée en particulier depuis 2016, cette toile – qui a tendance à se confondre avec l'économie de la Centrafrique elle-même – est un avantage certain ». Et on revient au Pays à Ouagadougou qui est sur la même ligne : « sauf cataclysme, Touadéra remportera, au soir du 28 décembre prochain, haut la main, la présidentielle dont le seul enjeu est le taux de participation ». Et ce, malgré « les difficultés liées au retrait des cartes d'électeurs, malgré l'insécurité provoquée par les groupes armés qui continuent de sévir dans certaines zones du pays, en dépit de la présence de la force de maintien onusienne, la Minusca, des sociétés militaires russes et des forces rwandaises (…). »

Priorité santé
La fièvre de la vallée du Rift : comment éviter et enrayer les épidémies ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 48:30


Zoonose virale, la fièvre de la vallée du Rift touche principalement les animaux, mais peut aussi toucher l'être humain. L'épidémie qui sévit actuellement au Sénégal semble marquer le pas, même si la circulation du virus reste intense pour le bétail. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique, le pays sahélien a enregistré 463 cas confirmés, dont 31 décès et 416 guéris. Début 2025, c'est la République centrafricaine qui avait signalé des cas de fièvre de la vallée du Rift, dans le nord-ouest du pays. Comment la maladie se transmet-elle ? Peut-on la prévenir ? Quels sont les symptômes ? Comment endiguer une épidémie ?  La fièvre de la vallée du Rift est une maladie animale, une zoonose virale, qui peut dans certains cas toucher l'humain. Mais, jusqu'à présent, aucune transmission interhumaine de cette arbovirose n'a été répertoriée. Cette zoonose vectorielle est transmise par plusieurs espèces de moustiques (Aedes, Culex), qui prolifèrent notamment à la saison des pluies. Les femelles moustiques peuvent transmettre le virus à leurs larves, dont les nymphes seront contaminées à l'éclosion.  Vaccinations du bétail  La fièvre de la vallée du Rift touche essentiellement les animaux, le bétail (vaches, moutons, chèvres…) et plus rarement les êtres humains, notamment les personnes qui travaillent auprès des animaux dans le secteur de l'élevage. Elle a été identifiée pour la première fois au Kenya, dans la vallée du Rift, en 1931.   Les signes chez l'animal sont la hausse des naissances d'animaux morts-nés et la vulnérabilité des jeunes ruminants. L'animal contaminé est faible. Il présente des symptômes fébriles comme des vomissements et parfois des diarrhées sanglantes. Chez l'humain, il existe plusieurs formes : certaines sont sévères, associées à des douleurs musculaires, une fièvre et des saignements qui conduisent au décès.  Une stratégie de riposte combinée  Des flambées de fièvre de la vallée du Rift ont été recensées, ces dernières années, en Afrique subsaharienne : Égypte, Afrique de l'Est, République Centrafricaine, Somalie et même Madagascar et le virus est aussi présent au Moyen-Orient. Ces derniers mois, c'est le Sénégal et la Mauritanie qui sont touchés. Le Sénégal, où les autorités sanitaires sont engagées dans une riposte contre la fièvre de la vallée du Rift, depuis le mois de septembre, pour contenir les foyers épidémiques et limiter la propagation du virus. Cette réponse sanitaire impose une approche plurielle : tests diagnostics, évaluation et cartographie, vaccination du bétail, surveillance et élimination des vecteurs.     Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages  Dr Boly Diop, responsable national de la riposte contre la Fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal Pr Emmanuel Nakouné Yandoko, directeur général de l'Institut Pasteur de Bangui, en République Centrafricaine et lauréat du Prix Merieux 2024  Reportage de Léa-Lisa Westerhoff, envoyée spéciale permanente de RFI au Sénégal.  Programmation musicale : ► Wizkid – Fever ► Mah Damba ; Clément Janinet ; Elodie Pasquier ; Bruno Ducret - Jelibaba.

Priorité santé
La fièvre de la vallée du Rift : comment éviter et enrayer les épidémies ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 48:30


Zoonose virale, la fièvre de la vallée du Rift touche principalement les animaux, mais peut aussi toucher l'être humain. L'épidémie qui sévit actuellement au Sénégal semble marquer le pas, même si la circulation du virus reste intense pour le bétail. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique, le pays sahélien a enregistré 463 cas confirmés, dont 31 décès et 416 guéris. Début 2025, c'est la République centrafricaine qui avait signalé des cas de fièvre de la vallée du Rift, dans le nord-ouest du pays. Comment la maladie se transmet-elle ? Peut-on la prévenir ? Quels sont les symptômes ? Comment endiguer une épidémie ?  La fièvre de la vallée du Rift est une maladie animale, une zoonose virale, qui peut dans certains cas toucher l'humain. Mais, jusqu'à présent, aucune transmission interhumaine de cette arbovirose n'a été répertoriée. Cette zoonose vectorielle est transmise par plusieurs espèces de moustiques (Aedes, Culex), qui prolifèrent notamment à la saison des pluies. Les femelles moustiques peuvent transmettre le virus à leurs larves, dont les nymphes seront contaminées à l'éclosion.  Vaccinations du bétail  La fièvre de la vallée du Rift touche essentiellement les animaux, le bétail (vaches, moutons, chèvres…) et plus rarement les êtres humains, notamment les personnes qui travaillent auprès des animaux dans le secteur de l'élevage. Elle a été identifiée pour la première fois au Kenya, dans la vallée du Rift, en 1931.   Les signes chez l'animal sont la hausse des naissances d'animaux morts-nés et la vulnérabilité des jeunes ruminants. L'animal contaminé est faible. Il présente des symptômes fébriles comme des vomissements et parfois des diarrhées sanglantes. Chez l'humain, il existe plusieurs formes : certaines sont sévères, associées à des douleurs musculaires, une fièvre et des saignements qui conduisent au décès.  Une stratégie de riposte combinée  Des flambées de fièvre de la vallée du Rift ont été recensées, ces dernières années, en Afrique subsaharienne : Égypte, Afrique de l'Est, République Centrafricaine, Somalie et même Madagascar et le virus est aussi présent au Moyen-Orient. Ces derniers mois, c'est le Sénégal et la Mauritanie qui sont touchés. Le Sénégal, où les autorités sanitaires sont engagées dans une riposte contre la fièvre de la vallée du Rift, depuis le mois de septembre, pour contenir les foyers épidémiques et limiter la propagation du virus. Cette réponse sanitaire impose une approche plurielle : tests diagnostics, évaluation et cartographie, vaccination du bétail, surveillance et élimination des vecteurs.     Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages  Dr Boly Diop, responsable national de la riposte contre la Fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal Pr Emmanuel Nakouné Yandoko, directeur général de l'Institut Pasteur de Bangui, en République Centrafricaine et lauréat du Prix Merieux 2024  Reportage de Léa-Lisa Westerhoff, envoyée spéciale permanente de RFI au Sénégal.  Programmation musicale : ► Wizkid – Fever ► Mah Damba ; Clément Janinet ; Elodie Pasquier ; Bruno Ducret - Jelibaba.

Invité Afrique
Présidentielle en RCA: «Apaiser le climat politique et construire une véritable économie» dit A-G. Dologuélé

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 11:45


Une élection présidentielle se tient en Centrafrique le 28 décembre prochain. Le président sortant, Faustin-Archange Touadera, est candidat pour un troisième mandat, mais il va affronter notamment un poids lourd de l'opposition, l'ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé, qui l'avait mis en ballotage en décembre 2015, un expert des questions économiques et financières. Quel est son programme pour sortir les Centrafricains de la pauvreté ? En ligne de Bangui, le candidat Dologuélé, qui dirige l'Union pour le Renouveau Centrafricain, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Anicet-Georges Dologuélé si vous êtes élu, quelles seront vos deux priorités ? Anicet-Georges Dologuélé : La première chose, c'est qu'il faut apaiser le climat politique qui est très lourd. Redonner confiance aux Centrafricains d'abord en eux-mêmes et ensuite vis-à-vis des institutions républicaines de l'administration publique. Parce que la neutralité de l'administration et des institutions commence à devenir un lointain souvenir. Ensuite, la deuxième chose, c'est de construire une véritable économie en prenant des mesures pour inciter le secteur privé national comme étranger, parce que sans secteur privé, ça restera un pays très pauvre et nous recommencerons avec les mêmes problèmes, comme nous le faisons depuis des décennies. Je vois par exemple Monsieur Touadéra qui est au pouvoir depuis maintenant dix ans. Il y a des centaines d'hommes d'affaires qui sont venus à Bangui, aucun ne s'est installé parce que la seule chose qu'on fait, c'est qu'on les rackette. Il est grand temps de respecter les investisseurs qui viennent, à travers la justice, à travers les règles, et puis de faire en sorte qu'ils gagnent de l'argent et que le Centrafricain gagne, et que les populations aussi se retrouvent à l'aise.  Vous critiquez beaucoup le bilan du président sortant. Mais il y a cinq ans, lors de la dernière présidentielle, plus de la moitié du territoire était sous le contrôle des rebelles. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Est-ce que Faustin-Archange Touadéra n'a pas ramené la paix dans votre pays ? Dans un pays où il y a 14 000 casques bleus, où il y a plus de 3 000 forces spéciales alliées, c'est normal. Et puis, en face, vous avez des groupes armés qui finalement ont des revendications très floues et qui se sont plus transformés en groupes qui s'intéressent aux ressources naturelles qu'aux questions politiques. Donc, ça n'a pas été compliqué d'en venir à bout.  Oui, mais tout de même, ces accords qui ont été signés entre le pouvoir centrafricain et les mouvements rebelles, comme les 3R, comme l'UPC et tout récemment le MPC, est-ce que ce n'est pas à mettre à l'actif du président Touadéra ?  Nous verrons pendant les élections si ces accords ont été efficaces, parce que ces groupes armés comme les 3R n'ont été que très peu démobilisés. Moi, je suis de la région du Nord-Ouest du pays. Il y a encore beaucoup d'hommes en armes qui circulent, qui effraient les populations. J'espère que les accords, c'est effectivement pour la paix et non pas pour empêcher que des candidats comme moi fassent campagne dans des régions très peuplées comme le Nord-Ouest, qui représente mon bastion électoral.  Depuis le départ des militaires français, ce sont les militaires russes qui occupent une très grande place dans votre pays. Si vous êtes élu, est-ce que vous leur demanderez de rester ou de partir ? Je ne pense pas qu'ils occupent une grande place. Nous avons des relations naturellement avec la Fédération de Russie, mais ce n'est pas une raison pour dire que Wagner est un groupe composé de soldats russes. Et donc, moi, les relations avec la Russie, je suis demandeur. Je suis preneur. La sécurité avec l'armée des pays amis, quels qu'ils soient, je suis d'accord. La sécurité avec des mercenaires, c'est à discuter.  Vous n'êtes pas satisfait de ce que font les hommes de Wagner aujourd'hui dans votre pays, c'est ça ?  Aucun Centrafricain n'est satisfait de la brutalité. Aucun Centrafricain ne se satisfait du fait que des richesses sortent du pays sans 1 centime pour le Trésor.  Et si les hommes de Wagner sont remplacés par des hommes d'Africa Corps, la nouvelle unité officielle de la Russie en Afrique, que diriez-vous ? Eh bien, je ne suis pas encore au pouvoir. Quand j'y serai, je discuterai avec la Fédération de Russie. On trouvera des solutions mieux adaptées.  Craignez-vous la fraude ? Le 28 décembre, est ce que vous êtes prêt à unir vos forces avec celles de l'ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra pour surveiller tous les bureaux de vote du pays le jour du scrutin ? Ah oui, je suis prêt à unir mes forces avec tous les démocrates, candidats comme Henri-Marie Dondra ou non candidats, pour faire un bloc et empêcher que Monsieur Touadéra vole encore les élections pour rester sept ans à la tête du pays.  Et si Faustin-Archange Touadéra est mis en ballotage par Henri-Marie Dondra ou par vous-même, est ce que vous envisagez un accord de désistement entre Dondra et vous pour le deuxième tour ?  Il faut que Monsieur Touadéra, après dix ans de pouvoir, puisse prendre sa retraite et avoir une vie paisible d'ancien chef d'État. Et si nous conjuguons nos efforts pour y arriver, c'est une excellente chose pour tous les Centrafricains. À lire aussiCentrafrique: le président Faustin-Archange Touadéra défend son bilan   À lire aussiCentrafrique: l'opposant Henri-Marie Dondra envisage de «reconcilier le pays et lutter contre la pauvreté»

Crimes suisses - RTS
Détournement d'avion meurtrier à Cointrin

Crimes suisses - RTS

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 58:35


En juillet 1987, un DC-10 dʹAir Afrique est détourné par Hussein Hariri, un jeune Libanais armé et prêt à tout pour emmener ses otages à Beyrouth. Parti de Bangui, en Centrafrique, lʹavion fait dʹabord escale à Genève pour faire le plein. Une négociation sous haute tension débute. Quelques heures plus tard, lʹun des otages est abattu par le terroriste. Avec lʹinterview dʹAndré Duvillard, ancien délégué du réseau national de sécurité, qui a rencontré le pirate de lʹair lorsquʹil travaillait pour le CICR.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux
#344 L'AFRIQUE AU CHEVET DE LA GUADELOUPE (ET DES OUTRE MERS) Par Tanguy de Bangui

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 29:10


Tu es entrepreneur, ou tu aspires à le devenir. Tu es issu de la diaspora africaine, afro-descendante. Tu as l'ambition, la vision, la rage de réussir. Mais tu sens ce plafond de verre. Tu sens que les règles du jeu ont été écrites par d'autres, pour d'autres. Tu as l'impression de te battre pour une place dans un système qui, au fond, ne te ressemble pas. Tu es fatigué(e) de devoir te justifier, de te sur-adapter, d'être considéré(e) comme "hors format". Cette vidéo est pour toi. Elle est essentielle à ce moment précis de ton parcours, car elle t'offre ce qui te manque le plus : une nouvelle carte. Après un séjour intense en Guadeloupe, j'ai synthétisé des mois de recherche, d'interviews et d'analyses pour répondre à une question explosive : et si la solution à notre impasse économique et identitaire se trouvait en Afrique ? Dans cette vidéo, je ne me contente pas de le dire. Je le démontre. Je te livre une feuille de route stratégique, sans concession, pour pivoter de la périphérie au centre de ton propre écosystème.

Reportage Afrique
Centrafrique: après dix ans de présidence Touadéra, quel bilan économique? [2/2]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 2:15


En Centrafrique, les électeurs devront participer le 28 décembre à un quadruple scrutin historique : présidentielle, législatives, régionales et municipales. Le plus scruté sera bien sûr l'élection présidentielle, au cours de laquelle Faustin-Archange Touadéra briguera un troisième mandat, après avoir changé de Constitution en 2023. Infrastructures, ressources naturelles, agriculture... Les soutiens du chef de l'État affirment que le pays tire déjà des dividendes socio-économiques de la stabilité retrouvée. Mais les populations tardent encore à en sentir les effets dans leur quotidien. De notre envoyé spécial à Bangui, Dans les ruelles terreuses du quartier de Lakouanga, proche du centre de la capitale, la vie est « tactique », dit-on. À comprendre que chaque jour est une épreuve pour remplir la marmite familiale. Livia, debout devant sa petite échoppe, vend des produits de mercerie, de coiffure et quelques boissons. « Les boutons, les chapelets, les cols, les perruques... Je vends aussi les mèches. J'ai trois garçons et deux filles. Avec moi, ça fait six bouches à nourrir. Les gens n'achètent pas comme avant », confie-t-elle. Son fils, Freddy, la rejoint à la sortie du travail : « Tout est cher, même pour payer du savon. Le prix a augmenté. On entend qu'il y a des investisseurs, qu'il y a des subventions, mais on ne sait pas où vont ces subventions. Parce que normalement, quand il y a des subventions, il faut que la population aussi en bénéficie. » Sur le trottoir d'en face, Georges est plus positif. Il constate une embellie : « Présentement, avec les professeurs, les fonctionnaires sont régulièrement payés, les pensions sont payées, les bourses sont payées. Donc c'est déjà un léger mieux. » Les voix divergent sur les indicateurs de développement Les soutiens du chef de l'État défendent des progrès. Evariste Ngamana, porte-parole de la campagne de Faustin-Archange Touadéra, déclare : « Aujourd'hui, l'économie est en train de se relancer, quand bien même nous savons qu'il y a des défis qui restent encore. Nous avons aussi le développement des infrastructures. Tout cela est à l'actif du président de la République. Vous voyez qu'il y a les travaux de routes qui se font dans Bangui, les infrastructures sur le plan des services de base, les écoles, la santé, etc. C'est un progrès indiscutable. » À lire aussiCentrafrique: «Je ne dis pas que tout est parfait, mais nous avons fait un grand pas», estime le président Touadéra Pour les voix critiques, les indicateurs disent le contraire de la communication officielle, et les réalisations actuelles sont en trompe-l'œil. Paul-Crescent Beninga, porte-parole du GTSC, groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine, pointe les coûts des carburants les plus élevés du continent, la corruption et les accusations de détournements massifs des ressources du pays : « Aujourd'hui, du point de vue économique, la République centrafricaine peine à se relever. L'impunité a été érigée en un mode de gouvernance, tout simplement. Toutes les ressources qui pourraient participer à l'amélioration de notre assiette budgétaire, ce sont ces ressources-là qui se retrouvent aujourd'hui dans la nature, dans les mains et confisquées par certaines personnalités. Et c'est très regrettable. » Pour tirer son économie, la Centrafrique a récemment relancé un plan national de développement et assure avoir reçu des engagements sur les trois-quarts des 12 milliards de dollars espérés. À lire aussiLa Centrafrique se dirige vers des élections apaisées, mais demande justice et réparation [1/2]

Reportage Afrique
La Centrafrique se dirige vers des élections apaisées, mais demande justice et réparation [1/2]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 2:14


En Centrafrique, les électeurs devront participer le 28 décembre à un quadruple scrutin historique : législatives, régionales, municipales et présidentielle, au cours de laquelle Faustin-Archange Touadéra briguera un troisième mandat, après avoir changé de constitution en 2023. Dans son bilan, le chef de l'État met en avant les progrès en matière de sécurité et de réconciliation. Il affirme que la Centrafrique est aujourd'hui en sortie de crise et qu'on peut traverser le pays sans risque. Mais les Centrafricains n'en sont pas tous persuadés De notre envoyé spécial à Bangui, Il y a cinq ans, les Banguissois avaient voté dans la crainte d'un assaut rebelle. Cette année, l'échéance approche dans une ambiance beaucoup plus apaisée, d'autant que le Conseil constitutionnel a validé les candidatures de plusieurs opposants. À Bimbo, grande commune à la sortie sud-ouest de Bangui, les associations de soutien au président sont mobilisées. Parmi les présents, on loue la figure d'un président sortant pacificateur. « Dès que le président Touadéra est venu, nous avons eu la paix. Vous savez, la Centrafrique revient de loin. On avait la guerre, il y avait la division, il y avait l'insécurité partout, on ne pouvait pas traverser nos provinces. Mais aujourd'hui, on sent qu'il y a la sécurité, il y a la paix. Aujourd'hui, il a fait asseoir le pays. Tout le monde vit dans la joie. » Ces derniers mois, le gouvernement a signé de nouveaux accords avec des groupes armés, un processus de désarmement a été relancé. Pour autant, braqueurs et coupeurs de route entretiennent une insécurité diffuse en province. Les agissements de porteurs d'uniforme et de mercenaires russes sont aussi régulièrement pointés du doigt, ce qui continue d'inquiéter : « Dans la capitale, on se sent en sécurité. Mais ailleurs, dans l'arrière-pays, il y a des tueries, des meurtres. Il faut donc revoir tout ça », déplore un jeune homme rencontré dans une ruelle du quartier Lakouanga. À écouter aussiCentrafrique: un «retour au dialogue» entre le gouvernement et la milice AAKG est «urgent» « On leur doit la vérité » Dix ans après la fin de la transition, cinq ans après avoir repoussé la CPC, les causes profondes des conflits internes ont-elles été traitées ? « Les Centrafricains sont, je pense, aptes à pardonner, analyse le juriste Arnaud Yaliki, spécialiste de justice transitionnelle et commissaire de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR). Mais avant de pardonner, ils estiment qu'on leur doit la vérité sur ce qui s'est passé, ils veulent que justice soit faite, ils veulent la réparation des réformes institutionnelles qui permettent de corriger les inégalités et les injustices qui sont à la base de la récurrence des crises que nous connaissons. Des efforts ont été faits, mais il y a des défis à relever, souligne le juriste. Si on veut la paix dans ce pays, il faut que tous les Centrafricains, quelle que soit leur ethnie, qu'ils appartiennent ou non à un parti politique, aient les mêmes chances que les autres. Je pense que c'est le levier du développement de la République centrafricaine. » Avec le redéploiement de l'État et la nouvelle carte judiciaire, Arnaud Yaliki appelle à s'attaquer à l'impunité et à la pauvreté. Il demande aux magistrats qui s'installent en province de prendre leurs responsabilités et de juger les coupables de violations des droits humains. À lire aussiCentrafrique: l'opposant Henri-Marie Dondra envisage de «reconcilier le pays et lutter contre la pauvreté»

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: PME, faites vos comptes !

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, financer les TPE, PME grâce aux diasporas.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Frédéric Guerengbo, créateur de Fredeyaourts, une entreprise formelle de production et de vente de yaourts en sachets, à Bangui, en République centrafricaine.   Très généreux avec ses vendeurs de yaourts, Frédéric a du mal à tirer profit de son activité. Il est également confronté à la saisonnalité de ses produits. Partie 2 : Le pilotage financier : un enjeu de développement et de croissance pour les PME • Vanessa Adande, expert-comptable, fondatrice du cabinet de conseil financier Ellipsis. Présentatrice de la chronique Vanessa a dit, sur le média en ligne Upper  • Safiétou Seck, créatrice et dirigeante de Sarayaa, une marque sénégalaise de vêtements haut de gamme, vendus à l'international • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.   Programmation musicale :  ► Amsterdam – Disiz ► Respire  - Tribeqa.

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: PME, faites vos comptes !

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, financer les TPE, PME grâce aux diasporas.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Frédéric Guerengbo, créateur de Fredeyaourts, une entreprise formelle de production et de vente de yaourts en sachets, à Bangui, en République centrafricaine.   Très généreux avec ses vendeurs de yaourts, Frédéric a du mal à tirer profit de son activité. Il est également confronté à la saisonnalité de ses produits. Partie 2 : Le pilotage financier : un enjeu de développement et de croissance pour les PME • Vanessa Adande, expert-comptable, fondatrice du cabinet de conseil financier Ellipsis. Présentatrice de la chronique Vanessa a dit, sur le média en ligne Upper  • Safiétou Seck, créatrice et dirigeante de Sarayaa, une marque sénégalaise de vêtements haut de gamme, vendus à l'international • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.   Programmation musicale :  ► Amsterdam – Disiz ► Respire  - Tribeqa.

Invité Afrique
Valentine Rugwabiza: «Les progrès accomplis par la Minusca en Centrafrique ont besoin d'être consolidés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 14:34


La représentante spéciale des Nations unies à Bangui et patronne de la Minusca, Valentine Rugwabiza est notre invitée ce samedi 29 novembre. Menacé par les coupes drastiques demandées par les États-Unis, le mandat de cette importante force de maintien de la paix – dont le budget annuel est supérieur à 1 milliard de dollars – a finalement été renouvelé par le Conseil de sécurité mi-novembre. Valentine Rugwabiza donne des pistes sur l'avenir de la mission et évoque aussi les élections prévues pour le 28 décembre prochain dont la Minusca est le partenaire technique. Elle a reçu notre journaliste François Mazet à Bangui. À lire aussiCentrafrique: «Je ne dis pas que tout est parfait, mais nous avons fait un grand pas», estime le président Touadéra À lire aussiCentrafrique: la Mission de maintien de la paix des Nations unies prolongée d'un an par le Conseil de sécurité

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux
#341 De 300k à 1M€ en 6 ans : Le Blueprint de l'Excellence Par Tanguy de Bangui

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 28:26


Vous êtes entrepreneur. Vous vous battez chaque jour. Pour votre vision, pour votre famille, pour votre communauté. Mais qui se bat pour vous ? Vous avez confié vos chiffres, le cœur de votre réacteur, à un expert-comptable. Mais êtes-vous sûr qu'il est un allié ? Ou est-il un poids mort ? Un centre de coût qui répond en retard, qui ne vous explique rien, qui ne voit pas la grandeur de votre ambition ? Cette vidéo est pour vous. Pour toi, l'entrepreneure qui jongle avec mille casquettes. Pour toi, l'aspirant entrepreneur qui a peur de se lancer à cause de la complexité administrative. Pour toi qui as déjà été déçu, qui as déjà pensé que "c'est normal" d'avoir un service médiocre. NON, CE N'EST PAS NORMAL. Dans cette analyse stratégique, je décortique le modèle d'un cabinet qui change les règles du jeu : ACDB, dirigé par Chrisma ARISTOR. En 6 ans, ils ont fait x3 sur leur CA, x4 sur leurs équipes, et sont devenus LA référence recommandée par le réseau Blacknetwork. Leur histoire n'est pas juste une success story. C'est un miroir tendu à notre communauté. Un miroir qui nous demande : quelle est la norme que nous acceptons ? DANS CETTE VIDÉO, VOUS ALLEZ DÉCOUVRIR :

Le club RFI
30 ans des Clubs RFI: rencontre avec Viviane Gokoussou, première présidente du Club RFI Bangui

Le club RFI

Play Episode Listen Later Nov 2, 2025 19:29


Pour célébrer l'anniversaire hors du commun des 30 ans des Clubs RFI, nous poursuivons notre voyage, à la rencontre de celles et ceux qui ont contribué à la création et aux développements des Clubs RFI aux quatre coins du monde. Pour cette deuxième escale, cap sur Bangui en Centrafrique avec Viviane Gokoussou, première présidente du Club RFI Bangui-Fononon, témoin de cette belle aventure collective. Musique : Piment le plus cher, Blaise Ozaguin.   L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Réalisation : Cécile Bonici. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot.  

Tunnel
#194 - Bokassa di rosa

Tunnel

Play Episode Listen Later Oct 30, 2025 71:10


In questa puntata:- Focus: Bokassa, Kondogbia e tutto quello che c'è da sapere sulla Repubblica Centrafricana- Giri del calcio: Marco ci racconta la sua trasferta a Salisburgo

Reportage Afrique
Centrafrique: à Bangui, le marché Combattant fait peau neuve

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 2:20


En Centrafrique, la capitale Bangui voit renaître un de ses lieux emblématiques : le marché de Combattant. Longtemps en état de dégradation, ce marché historique vient d'être rénové, apportant avec lui un souffle nouveau pour les commerçants et les habitants de la ville. Situé dans le huitième arrondissement, le marché de Combattant est un carrefour commercial important où se croisent quotidiennement des centaines de vendeurs et d'acheteurs. Pendant plusieurs années, l'état dégradé des infrastructures avait rendu difficile le commerce et détérioré l'image du site. Grâce à un programme de rénovation lancé par les autorités, le marché a bénéficié de travaux de réhabilitation importants et devient aujourd'hui un symbole de renouveau urbain.  De notre correspondant à Bangui, Le jour se lève à peine sur le marché, et déjà les allées s'animent d'un va-et-vient familier. Au centre, Micheline, commerçante bien connue des habitués, installe son étal. Une à une, elle sort des paniers des bottes de carottes encore perlées de rosée, des tomates et une variété de légumes colorés : « Le marché nous offre maintenant un cadre confortable. L'espace est suffisant et l'hygiène est irréprochable. Ce qui me permet de bien présenter mes légumes fraîchement récoltés du jardin. Il n'y a plus de boue, d'asticots et de moustiques. Les conditions sanitaires ont nettement changé. » Autour d'elle, le marché prend vie... Des allées bien tracées, des hangars réhabilités et une meilleure circulation de l'air. Priscille est venue pour ses courses : « Je suis fière de constater que le marché est désormais bien organisé. L'aération est bien faite. Chaque produit a son espace : je sais où trouver les légumes, les produits de première nécessité et les articles manufacturés. Les étals de viande et de volaille sont bien séparés. Avant, pendant la saison des pluies, les gens évitaient de venir ici. Mais maintenant ce marché attire tout le monde. » Une gestion durable en ligne de mire En plus de l'aménagement physique, un système de sécurité a été mis en place : présence accrue de la police municipale, éclairage renforcé la nuit et des règles strictes de gestion des déchets. Une amélioration défendue par Alain Konamna, président de l'Association des commerçants du marché Combattant : « Il n'y a plus de boue dans le marché. Même le sol est en ciment. Nous allons maintenant travailler à la loupe avec le règlement intérieur qui régit le fonctionnement du marché. Nous allons lutter efficacement contre les ordures et l'insalubrité. Il y a des agents balayeurs qui sont là. Très tôt le matin, ils nettoient les saletés. Mais nous avons besoin de moyens logistiques nécessaires pour enlever les dépôts d'ordures à temps pour préserver la salubrité du marché. » Lors de la coupure du ruban blanc marquant l'inauguration du marché, le président Faustin-Archange Touadéra a appelé les commerçants et les usagers à adopter une gestion durable du site : « Je demande à la population de Combattant, de comprendre que ce que nous faisons ici, c'est pour leur bien. C'est pour leur permettre d'acheter des produits sains dans de meilleures conditions. Je demande tout simplement que la discipline soit respectée. Tout le monde doit rester dans le marché, c'est important d'éviter d'aller vendre sur la voie publique. » Le marché Combattant a aujourd'hui une capacité d'accueil d'environ 2 000 personnes.

Reportage Afrique
En Centrafrique, la pharmacie de rue pose un problème de santé publique

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 2:20


Dans les rues de Bangui et des provinces de Centrafrique, ils sont partout. On les appelle les « docta » ou encore « les docteurs de quartier ». Ce sont ces vendeurs de médicaments à la sauvette, installés à même les trottoirs ou dans de petites cabanes en bois, au bord de la route et dans les marchés. Pour beaucoup, ils sont devenus une solution de santé de proximité, accessible, rapide, sans ordonnance, et surtout sans frais élevés. Mais derrière cette facilité d'accès se cache une réalité bien plus inquiétante : automédication, médicaments de qualité douteuse, erreurs de traitement… La pharmacie de rue, bien qu'elle réponde à une détresse sanitaire réelle, pose aujourd'hui un grave problème de santé publique. Alors que la situation prend de l'ampleur, le gouvernement centrafricain a pris des mesures. De notre correspondant à Bangui, Au coin d'une rue animée, entre les cabines de transfert de crédits et les boutiques de commerce général, une cabane en bois attire les passants. À l'intérieur : des flacons sans étiquettes, des cartons de médicaments aux couleurs vives, des pommades et des seringues… Bintou Dayonko, une femme d'une quarantaine d'années, chemise fleurie et regard alerte, accueille ses clients avec un mince sourire : « Je suis diplômée en médecine, mais après l'obtention de mon diplôme, je me suis retrouvée sans emploi. J'ai donc décidé d'ouvrir cette pharmacie afin d'avoir une activité professionnelle, mais aussi et surtout pour venir en aide aux familles démunies et vulnérables de mon quartier. » Dans les quartiers populaires de Bangui, ces vendeurs répondent à un besoin de certains habitants. Le phénomène s'est amplifié depuis 30 ans à cause de la pauvreté généralisée, de l'absence des pharmacies de proximité et surtout, de l'accès inégal aux soins. « Ces petites pharmacies sont très importantes, considère Elvire Ndiba, une mère de famille. En cas de fièvre, de paludisme ou de maladies moins graves, elles nous soignent efficacement. Même avec seulement 100 ou 500 FCFA, on peut se faire soigner. Le personnel est très accueillant et attentionné. » Danger sanitaire Mais ce marché parallèle n'est pas sans conséquences. Selon Elvire Ndiba, les malades font également face à des mauvaises qualités de médicaments, le surdosage avec des effets secondaires graves : « L'inconvénient est que la majorité de ces pharmaciens de rue ne maîtrisent pas réellement leur métier. Dans ces kiosques, les médicaments sont souvent mal conservés, exposés à la chaleur et à l'humidité, voire périmés. Ces pratiques peuvent entraîner des complications graves, mais les cas de décès sont rares. » Selon certains professionnels de santé, la plupart des médicaments de rue sont des poisons pour le corps humain. « Ça dépend des malades, mais ces produits font plus de mal que de bien, prévient un médecin sous couvert d'anonymat. Le vrai problème, c'est l'accès aux soins de qualité qui est difficile dans notre pays. Tant que les pharmacies officielles resteront hors de portée financière pour les plus pauvres, ce marché existera. L'État peut toutefois former ces vendeurs, contrôler leurs produits, créer des structures de santé de proximité à bas coût : ce serait déjà un pas. » La vente de médicaments de rue est interdite par le ministère de la Santé depuis 2020. Et le gouvernement mène régulièrement des opérations de sensibilisation.

Reportage Afrique
Centrafrique: l'importance du dépistage dans un pays où le cancer du sein est méconnu

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Oct 5, 2025 2:25


En Centrafricaine, le cancer du sein reste largement méconnu. Pourtant, de nombreuses femmes en souffrent sans en avoir conscience, ne découvrant la maladie qu'à un stade critique, souvent trop tard pour une prise en charge efficace. Ces dernières années, le cancer du sein a causé de nombreux décès parmi les femmes du pays. C'est dans ce contexte alarmant que Mylène Limbio, elle-même ancienne patiente atteinte de cette maladie, a décidé de fonder l'association Ô Fil des Femmes. Son objectif pour lutter concrètement contre cette maladie : sensibiliser la population, informer les femmes sur les risques, les symptômes et l'importance du dépistage précoce. La chambre 12 de l'hôpital général de Bangui est baignée d'une lumière douce. Docteur Clémence Sylvie Djabanga, cheffe du service de cancérologie, s'approche du lit où repose une patiente récemment diagnostiquée. Tout comme les autres malades, son état est critique.   « Tout revient à la consultation tardive. Quand elles viennent, la maladie est déjà avancée. Le cancer envahit les poumons, envahit le foie et les os. Donc, il y a déjà des complications. Quand c'est comme ça, ce n'est plus la guérison qu'on recherche, mais un meilleur mode de vie pour améliorer le confort de vie de la patiente, pour attendre son dernier jour. C'est rare que je suive une femme pendant deux, trois ans. Elles succombent toujours avant », commente le docteur.  Assise dans un fauteuil en rotin, à l'intérieur de son restaurant, Mylène Limbio a eu la vie sauve grâce à une auto-palpation. Elle explique : « J'ai ressenti des boules et j'ai commencé à avoir des doutes. J'ai aussitôt fait des examens et on m'a diagnostiqué un cancer du sein. J'ai eu ma première opération le 20 juillet 2020. Quand on subit une ablation, oui, c'est un choc, mais c'était nécessaire. Quand on a un moral d'acier, on se bat pour avancer, être accompagnée, avoir un but. C'est ce qui m'a permis d'être là aujourd'hui devant vous. » Chaque semaine, l'hôpital général de Bangui reçoit au moins deux à trois cas diagnostiqués positifs au cancer du sein, parmi lesquels des hommes. Pour prévenir cette maladie qui gagne du terrain, Mylène Limbio a créé en 2021 une association baptisée : Ô fil des femmes. À lire aussiEn Centrafrique, une association tente de sensibiliser sur le cancer du sein « Le cancer du sein est un sujet assez tabou en Centrafrique. On n'en parlait pas beaucoup. Le cancer, c'est une maladie qui peut se soigner si elle est prise en charge à temps. Il faut en parler. Continuer à sensibiliser. Cette année, nous avons travaillé avec beaucoup de bénévoles, de femmes dynamiques et disponibles. Nous allons nous battre pour offrir des chimiothérapies et aider le plus possible nos sœurs », affirme Mylène Limbio.  Diagnostiquée positive en 2022, Raymonde Sadetoua, continue les traitements avec beaucoup de difficultés. « Le médecin m'a dit que je dois suivre le traitement jusqu'à cinq ans. C'est difficile par rapport au coût des médicaments. Les médicaments sont très chers. À l'hôpital, la chimiothérapie coûte 154 000 francs CFA tous les 21 jours. C'est avec les efforts de mes parents et par la grâce de Dieu que je m'en sors petit à petit. » En Centrafrique, les médicaments contre le cancer du sein sont rares. En raison de l'absence d'infrastructures adaptées, certains malades vont suivre un traitement à l'étranger, sur fonds propres. Restés au pays, de nombreux patients en meurent, faute de moyens suffisants. À lire aussiOctobre rose : prise en charge du cancer du sein

Reportage Afrique
En Centrafrique, le mode de vie millénaire des Pygmées Akas

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 6, 2025 2:25


Direction la Centrafrique, à la rencontre des Pygmées Akas, une communauté vivant dans la forêt équatoriale avec un mode de vie millénaire fondé sur la chasse et la cueillette. Longtemps marginalisés et discriminés, ces Akas veulent désormais changer le cours de leur histoire. Pour y parvenir, ils ont mis en place une association baptisée One Color Mënë Oko (« unis par le sang », en français) et mènent des actions dans l'objectif de valoriser leur mode vie et de défendre leur droit. Dans leur siège du village de Nzila à 15 km au sud-ouest de Bangui, ils pratiquent la pisciculture, le maraîchage et enseignent la pharmacopée traditionnelle.  De notre envoyé-spécial à Nzila, Veste et baskets noires, jean bleu, Dridemonomotapa Zendicongoso n'a pas du tout le code vestimentaire traditionnel du peuple Aka, mais il maîtrise les gestes, les attitudes et la posture des Akas. Poste radio qui grésille dans la main droite, il circule entre trois bassins d'environ 30 mètres sur 10. « Dans ces bassins, on a les carpes blanches et les carpes rouges. Elles sont très succulentes et font beaucoup d'œufs qui se multiplient rapidement. On a aussi les silures que nous appelons des Ngoros. C'est une espèce de poissons authentiques de notre communauté, depuis l'époque de nos grands-parents. Ça fait trois ans, qu'on n'a pas touché à ce bassin. Si j'ouvre ce bassin, il ne faut pas que quelqu'un de jaloux soit à côté. C'est une fierté, en tout cas, de l'Afrique », raconte-t-il. Pour perpétuer la connaissance de leur mode de vie, ils ont installé un musée au cœur de cette forêt de Nzila. C'est dans cet édifice en terre battue, au sol argileux, que les Akas conservent précieusement leurs objets. Des écorces, peaux de bêtes, cornes, pierres taillées, ils côtoient des traces modernes de leur culture. « Ce siège social comprend l'agroalimentaire généralisé. La littérature sans frontières. On a aussi des poésies. On élève des poulets à titre de développement humain. Nous avons au moins 2 000 pieds d'avocatiers mise en terre et plus de 2 000 pieds de papaye industrielle », détaille-t-il. « Les Pygmées sont les plus discriminés au monde » De la forêt à la ville, Nafissatou, une pygmée Aka de 15 ans, a troqué la vie de cueillette pour apprendre à lire et à écrire. Aujourd'hui, en classe de troisième, elle rêve de devenir médecin : « Dans la forêt, le matin, quand on se réveille, on part ramasser des chenilles avant d'aller chercher de l'eau et des fagots. Nous cherchons aussi les feuilles de maniocs et les gnetums. Dans la forêt là-bas, il n'y a pas d'école. Mais depuis que je suis en ville, je pars à l'école, car j'ai l'ambition de devenir quelqu'un afin d'élever le niveau de notre éducation. Dans l'avenir, je veux devenir docteur. » L'association One Color Mënë Oko fait partie d'un programme mondial de soutien aux peuples autochtones regroupant les Yanomamis du Brésil et les Aborigènes d'Australie. Dridemonomotapa Zendicongoso se bat pour la renaissance des droits des Akas. « Les Pygmées sont les plus discriminés au monde. Ils n'ont pas de valeur, pas d'initiatives. J'ai monté cette structure pour prouver la capacité des peuples autochtones à être relancé. Il est temps de refaire beaucoup de choses. L'homme qui est la créature de Dieu doit être celui qui est vivant, jouissant de tous ses droits », explique-t-il. Aujourd'hui, les 30 000 Pygmées Akas de Centrafrique se battent pour leur bonne intégration sociale. À lire aussiLes Pygmées, communautés dans les griffes de l'Histoire

Habari za UN
MINUSCA washiriki kutoa elimu ya usalama barabarani CAR

Habari za UN

Play Episode Listen Later Sep 5, 2025 2:41


Kila mwaka,Wizara ya Uchukuzi na Usafirishaji wa Anga nchini Jamhuri ya Afrika ya Kati CAR,  kwa msaada wa Ujumbe wa Umoja wa Mataifa wa kulinda amani nchini humo MINUSCA,huandaa kampeni za usalama barabarani. Na hivi karibuni katika mji mkuu wa nchi hiyo,Bangui, MINUSCA kwa kushirikiana na Vikosi vya Usalama vya Ndani ISF wameungana kupambana na ajali za barabarani zinazoongezeka kila uchao,doria ya pamoja imefanyika kutoa elimu kwa watumiaji wa barabara. Sabrina Saidi anatujuza zaidi....​(TAARIFA YA SABRINA SAIDI)Natts ....ongeza hii; katikaa mitaa ya Banguimji mji mkuu wa CAR pisha nikupishe ni nyingi. Kufuatia ongezeko la ajali za barabarani,zinazopoteza maisha ya watu kila uchao, kikosi cha polisi cha Ujumbe wa Umoja wa Mataifa MINUSCA kimeendesha doria ya pamoja ya usalama kwa kushirikiana na Vikosi vya Usalama vya nchi hii (ISF) katika mji mkuu BanguiOperesheni hii iliyofanyika tarehe 4 mwezi Septemba,mwaka huu imelenga kutoa elimu kwa waendesha pikipiki za abiria maarufu kama "moto taxi" nchini CAR na watumiaji wengine wa barabara kuhusu umuhimu wa kufuata sheria za barabarani.Kwa mujibu wa MINUSCA Hatua hii ina lengo la kuimarisha usalama na kujenga uhusiano mwema kati ya vikosi vya usalama na raia.​Akizungumza kuhusu umuhimu wa hatua hii, Kamanda wa Mkoa wa Plateaux(PLATIU) na Bas-Oubangui(BA OBANGI), Douflé Avi Chico( DOFLE AVII CHIKO BERNAA) Bernard, amesema,CUT- Sauti ya Douflé Avi Chico Bernard“Kwa kushirikiana na MINUSCA, kupitia brigedi yao ya magari, tunafanya kazi ya kuongeza uelewa kwa watumiaji wa barabara, waendesha pikipiki au teksi, ili kupunguza ajali nyingi ambazo kwa bahati mbaya zinagharimu maisha ya watu. Tutaendelea na kampeni hizi kubwa ili kurekebisha hali hii.”​Kwa upande wa watumiaji wa barabara, dereva wa pikipiki za abiria, Jean Terence Bokassa (JANI TEREE BOKASA), ameomba serikali iimarishe udhibiti wa sekta hiyo.CUT- Sauti ya Jean Terence Bokassa“Tunaomba serikali ihakikishe usalama wa waendesha pikipiki za abiria kwa sababu sisi ni watu kama wengine. Tunatoka nje kutafuta riziki, lakini maisha yetu yako hatarini. Tungependa serikali itusaidie kwa kuwafundisha ndugu zetu ambao hawana leseni ya udereva kanuni za barabarani ili kuhakikisha usalama wao.”Nattss.. Sauti za magari honi nk.​Doria hii ya pamoja inaonesha ushirikiano mzuri kati ya Polisi wa Umoja wa Mataifa na ISF, wote wakiwa wamejitolea kulinda raia na kupunguza ajali za barabarani na MINUSCA inasema wananchi wakipata uelewa wa kutosha basio sio tu barabara zitakuwa salama bali pia idadi ya vifo vitokanavyo na ajali za barabarani vitapungua.

Invité Afrique
Centrafrique: «Les conditions ne sont pas réunies pour des élections»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 18, 2025 4:38


En Centrafrique, le premier tour de la présidentielle, celui des législatives, ainsi que les élections municipales et régionales, auront bien lieu le 28 décembre 2025. Mais, pour l'opposant Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre et président du parti Urca, les conditions ne sont pas réunies - aujourd'hui - pour que ce quadruple scrutin se tienne dans de bonnes conditions. Il revient sur ces questions au micro de Liza Fabbian. RFI : Le gouvernement centrafricain promet des élections à bonne date, c'est-à-dire le 28 décembre, selon le calendrier qui a récemment été adopté. Ces dernières seront « organisées de manière convenable ». Êtes-vous aussi confiant que les autorités de votre pays ? Anicet-Georges Dologuélé : Nous sommes en train de parler d'une autorité nationale des élections (ANE) qui a des problèmes qui sont dénoncés par tout le monde. On est à quatre mois et demi de ces élections-là. L'ANE n'a pas un kopeck pour les organiser. Elle est incapable d'organiser le fichier électoral. La révision de la liste traîne depuis près d'un an. Et c'est cette ANE-là qui ne pouvait pas organiser les deux élections présidentielles et législatives qui sont organisées depuis 1993. On va y rajouter à la fois les municipales et les régionales. Cela fait quatre élections en même temps. Pour une institution qui a des problèmes d'organisation, c'est beaucoup trop. Lors de son discours pour la fête de l'indépendance, le 12 août, le président Touadéra a dit continuer à tendre une main fraternelle et patriotique à l'opposition démocratique. Ce sont ses mots. Allez-vous la saisir, cette main tendue ? En fait, il a inversé les choses. C'est nous qui demandons le dialogue depuis deux ans. Nous avons demandé par écrit. Nous avons demandé en utilisant l'entregent de la Minusca et il ne nous répond pas directement. Mais il annonce dans les discours qu'il est prêt au dialogue. Et dans le même discours, il nous présente toujours comme des ennemis de la paix et de la démocratie. Nous nous sommes rendu compte de ce déficit de confiance qui est énorme. C'est pour cela que nous avons proposé, par écrit, qu'il puisse accepter qu'on sollicite un chef d'État de l'Afrique centrale qui puisse nous accueillir. Comme ça, ça met tout le monde à l'aise pour que l'on puisse dialoguer sans arrière-pensée. À lire aussiCentrafrique: le calendrier électoral validé pour un quadruple scrutin fin décembre Mais demander à un médiateur extérieur et donc un dialogue direct avec le président, est-ce que ce n'est pas un peu irréaliste ? Cela fait deux ans que nous demandons le dialogue. Je pense que pour prendre la décision de dialoguer avec son opposition, cela lui prend cinq secondes. Et nous, nous n'avons pas les capacités de convoquer un dialogue. Mais selon vous, sans ce dialogue, est-il impossible pour les opposants de prendre part aux élections ? L'ANE ne fonctionne pas. C'est l'ANE qui organise les élections. Comment pouvons-nous aller à des élections en sachant que cela va mal se passer ? Ce n'est pas nous qui le disons. Ce sont des experts internationaux. Aujourd'hui dans la Constitution, ils nomment, lui et son président de l'Assemblée nationale, six membres sur onze du Conseil constitutionnel. C'est trop. Nous voulons la réforme de ces deux institutions. Et dans la Constitution, il y a un certain nombre d'articles qui vont entraîner de graves problèmes. Nous voulons discuter de ces articles-là. Dans l'option d'un boycott des élections, est-ce qu'il n'y a pas un risque d'acter le troisième mandat que vous dénoncez ? Est-ce que le président Touadéra a les moyens de financer les élections en Centrafrique ? Depuis 1993, notre pays n'a jamais pu financer lui-même ses élections. Je suis député, membre de la commission finances. Il y a zéro centime dans le budget pour financer les élections à venir. Nous avons besoin du financement de l'Union européenne et de la France. Nous avons aussi besoin de l'apport de la Minusca. Les élections sont une compétition. Dès lors qu'il n'y a pas de compétiteurs, pourquoi sortir l'argent du contribuable des pays de l'Union européenne pour aller faire de Touadéra un empereur ? Je pense qu'il n'aura pas les financements nécessaires pour faire ce qu'il croit vouloir faire. Alors est-ce que vous demandez aux bailleurs de suspendre leur financement s'il n'y a pas de dialogue avec l'opposition ? Je pense que sans même que nous le demandions, ils ont des représentants à Bangui. Ils se rendent compte qu'il y a des problèmes graves. La Minusca apporte beaucoup, mais quand il y a eu le référendum, elle ne s'est pas sentie concernée parce qu'elle voyait que c'était une violation de la démocratie. Donc, elle n'a pas participé au référendum. Nous pensons que pour les élections, même si c'est dans son mandat, les conditions ne sont pas réunies. Et pour l'intérêt du peuple centrafricain, elle ne participera pas aux opérations. Selon les termes de la Constitution de 2023, les binationaux ne peuvent pas se présenter à la présidentielle. Est-ce que vous envisagez d'abandonner votre nationalité française ? C'est-à-dire que l'on se concentre trop sur cette question de binationalité. Mais la Constitution a des éléments beaucoup plus graves que ça. Par exemple, la Constitution dit que ceux qui ne sont pas centrafricains d'origine, donc de père et de mère centrafricains, ne peuvent pas se présenter. Un binational peut renoncer à une nationalité. Mais comment faire pour ceux dont le père ou la mère sont d'un autre pays ? Pourquoi amener ces problèmes artificiels là où cela se passait bien depuis 65 ans ? Je pense que le dialogue, c'est pour voir tous ces articles qui posent problèmes Voilà pourquoi nous réclamons ce dialogue. À lire aussiCentrafrique: le dialogue politique et la participation de l'opposition aux élections du 28 décembre en suspens

Reportage Afrique
Les délices du continent: en Centrafrique, les grillades de Bangui

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 2:30


La suite de notre série sur les délices du continent, ces plats qui font saliver rien qu'à l'évocation de leur nom. Au fil des années, les restaurants de grillades se sont multipliés dans la capitale centrafricaine, Bangui. Viandes de bœuf, chèvre, poisson, mouton, porc ou encore cabri... Ces viandes sont grillées partout dans la capitale et les odeurs alléchantes embaument les bords des avenues. Les Banguissois et la consommation de viande grillée, c'est une longue histoire d'amour.    À lire aussiSérie «Dis-moi à quoi tu joues»: le Ngbaba en Centrafrique, «un jeu pour développer une forme de solidarité»

Reportage International
Série «Dis-moi à quoi tu joues»: le Ngbaba en Centrafrique, «un jeu pour développer une forme de solidarité»

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 3, 2025 3:09


« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es ». C'est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde, ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. Aujourd'hui, direction la Centrafrique, à la découverte du Ngbaba, un sport traditionnel très pratiqué dans le pays. Le Ngbaba en langue locale Sango est un mélange de golf, du tennis ou encore de baseball. Il se joue avec deux équipes qui s'affrontent sur un terrain plat en frappant un palet en caoutchouc avec des bâtons pour marquer le but. Aujourd'hui, il n'existe pas de fédération de Ngbaba en Centrafrique et ce jeu se pratique de manière artisanale avec des joueurs capables de transformer des objets recyclés ou des matériaux du quotidien pour pratiquer ce sport traditionnel. Reportage de Rolf Steve Domia-leu. Après avoir recyclé des objets dans les quartiers, un groupe de joueurs de Ngbaba se rassemblent à l'ombre d'un teck sur le terrain de l'université de Bangui. Avec application, chacun fabrique ses propres équipements à base d'objets collectés : babouches, bâtons, caoutchoucs et même de la farine de manioc pour délimiter le terrain. Bernardine Terrach est à pied d'œuvre : « On n'a pas besoin de déployer beaucoup d'efforts pour avoir les équipements. Il suffit seulement de couper les branches d'arbres. On utilise un couteau ou une machette pour découper les branches. On peut même ramasser les bâtons par terre lorsqu'ils traînent. Il n'y a pas de bâtons spécifiques pour pouvoir jouer le Ngbaba avec. Il suffit de choisir les branches d'arbres qui sont solides. Nous fabriquons le palet à base des tapettes qu'on peut recycler, découper en rondelles. » Aujourd'hui, le Ngbaba est un sport traditionnel uniquement pratiqué en Centrafrique. Sonek Langaté est organisateur de tournois. Grâce à ses recherches auprès d'historiens et de sociologues, il a compris l'essence du jeu : « Ce jeu était à l'époque un rite d'initiation avec des valeurs de l'inclusivité et de solidarité. Lorsqu'on lance le palet, on ne sait pas qui viendra jouer. Il suffit d'avoir ton bâton, tu rentres et tu joues avec tout le monde. À l'époque, ces rites consistaient à mettre les gens ensemble, pour pouvoir développer une forme de solidarité mécanique dans notre société. » Avoir une fédération de Ngbaba  Le Ngbaba est un jeu très physique qui nécessite aussi de la concentration et de l'intelligence. Debout à côté du terrain, David Louisant, l'un des joueurs, se prépare à faire son entrée : « C'est un jeu qui se pratique sur un terrain, un peu comme le football. Sauf qu'on ne le joue pas sur des gazons. Il faut un terrain en terre battue. On divise le terrain en deux, séparé par une ligne blanche. Et chaque équipe doit défendre son côté. Lorsqu'on lance le Ngbaba, ou le palet, tu dois tout faire pour que ça ne tombe pas dans ton camp. Tu dois faire de ton mieux pour le ramener dans le Camp adverse. Si ça tombe de ton côté, ça veut dire qu'on t'a marqué d'un point. » À chaque mouvement, course et frappe, la poussière envahit les lieux. À défaut d'une fédération, chaque arrondissement de Bangui dispose d'une association qui organise des rencontres inter-quartiers. Pour Sonek Langaté, il est temps de professionnaliser ce jeu : « On espère que nous aurons la fédération de Ngbaba cette année. Le vœu pieux que nous avons, c'est de faire en sorte que le Ngbaba soit considéré comme une discipline sportive à part entière pour essayer de pérenniser notre culture et traditions. C'est très important en termes de survie de notre culture. » Selon les historiens, le Ngbaba existait déjà à l'époque de l'Oubangui Chari, avant l'indépendance en 1960. Peut-il s'exporter à l'international ? Aujourd'hui, c'est le rêve de tous les joueurs.

Reportage Afrique
Sports traditionnels: en Centrafrique, la course de pirogues est un sport sacré [6/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 27, 2025 2:22


En Centrafrique, la course de pirogues est un sport sacré chez les riverains, pratiqué en grande pompe dans les quartiers et villages situés au bord de la rivière Oubangui, au sud-ouest de la capitale Bangui. La course de pirogues permet généralement aux différentes communautés de se confronter pacifiquement sur l'eau. Chaque année, une compétition est organisée sur la rivière Oubangui pour commémorer le 1er décembre, la fête nationale du pays. De notre envoyé spécial à Modalé, Au village de Modalé, à 30 km de la capitale de Centrafrique, dans la Lobaye, le chef organise de temps en temps des courses pour sélectionner les meilleurs piroguiers en vue de représenter le village. Aux abords du quai de Lakéré, 10 pirogues en bois sont sur la ligne de départ. Chaque embarcation est composée de 12 rameurs, dont trois remplaçants.  Les équipes n'ont pas de gilets de sauvetage, mais se distinguent par leur maillot. Quand le top est donné, les pirogues s'élancent à vive allure, cadencées par des coups de pagaies. « La course de pirogue représente notre identité remarquable. Notre village a déjà enregistré 15 victoires aux compétitions nationales. Nous sommes nés et avons grandi au bord de l'eau. C'est pour dire que la course relève de notre domaine. Cette course locale est importante afin de préparer notre équipe aux compétitions à venir. Nous nous préparons depuis trois mois », explique avec enthousiasme Constant Charbardo, l'un des organisateurs. Les équipes doivent parcourir 500 mètres avant d'arriver au point de départ où les vainqueurs seront distingués. La compétition se déroule sous les regards attentifs d'une centaine de spectateurs curieux. Manuella Tondo est l'une d'entre eux. « La course de pirogue, c'est un vrai moment de bonheur et de partage. Il faut être là pour savourer ce qui se passe. Cela me donne aussi envie de participer. Regardez vous-même comment les gens sont mobilisés. C'est une source de cohésion, car presque tous les habitants du village sont là », se réjouit-elle. Les piroguiers sont encouragés par moult chants et acclamations. Finalement, c'est l'équipe des Martyrs de Modalé qui a remporté la manche. Âgée d'une trentaine d'années, Malcom Dagbia, l'un des piroguiers, mesure 1,95 mètre. Ses coéquipiers le surnomment Goliath. « À la base, je suis un pêcheur et c'est ce qui fait ma force. Les mots me manquent pour décrire ce que je ressens. Cette victoire représente le fruit de notre dur labeur. C'est un sport très technique et physique. On s'est bien entraîné et chacun de nous est conscient de son rôle », déclare-t-il, ému et encore essoufflé. Dans ce village, la plupart des piroguiers sont des pêcheurs. Bien que son équipe occupe la dernière place, Hector Nadji est sûr d'être sélectionné : « On fait cette course pour la fierté de notre village. Je félicite les équipes qui ont occupé les meilleures places, elles ont fait un bon départ. J'ai une équipe jeune et la plupart ne savent pas encore bien nager, c'est pourquoi elles ont ramé avec prudence. Mais ces jeunes représentent l'avenir de notre village. Je suis un guerrier, j'espère que les organisateurs vont me sélectionner. » Selon la direction des sports traditionnels, une fédération dédiée aux courses de pirogues sera créée cette année pour permettre à la Centrafrique de participer aux compétitions internationales. À lire aussiSports traditionnels: le festival Êlê, plus qu'une course de pirogues en Côte d'Ivoire [3/10]

Daily News Brief by TRT World

World leaders are throwing their weight behind French President Emmanuel Macron's announcement that France will officially recognise the State of Palestine in September. Many see this as a significant move toward peace in the Middle East. Several global leaders say the recognition is crucial to protect a peace process that Israeli Prime Minister Netanyahu is actively undermining. US Secretary of State Marco Rubio has sharply criticised Macron's announcement to recognise the State of Palestine. Rubio said the US is firmly against Macron's proposal to recognise Palestine at the UN General Assembly. He called it reckless, saying it will only embolden Hamas and make peace even harder to achieve. At least one Cambodian civilian has been killed and five others injured after renewed clashes broke out, marking the second straight day of violence between the two neighbours. A spokesperson from Cambodia's Oddar Meanchey province, Meth Meas Pheakdey, confirmed the fighting took place in Banteay Ampil, near the contested border zone. The situation has forced around 1,500 Cambodian families to evacuate to safer ground. On the other side, Thailand's Health Ministry reported that 15 Thai nationals have lost their lives in the conflict as of early Friday. The International Criminal Court has handed down major sentences in a landmark ruling. Two rebel leaders from the Central African Republic have been convicted of war crimes and crimes against humanity tied to brutal sectarian violence over a decade ago. Patrice-Edouard Ngaissona was sentenced to 12 years in prison, while Alfred Yekatom received a 15-year sentence. Both were found guilty for their leadership roles in the Anti-Balaka militia, which targeted Muslim civilians during a wave of attacks between September 2013 and February 2014, in and around the capital, Bangui. The number of journalists killed in Gaza continues to rise amid Israel's relentless assault. According to the Government Media Office in Gaza, 232 journalists have now lost their lives since October 7, 2023. Officials in Gaza say the targeting of media workers is part of a broader genocidal campaign and warn that the toll could grow even higher.

Invité Afrique
Thierry Vircoulon: depuis le rapprochement France-RCA, «la propagande anti-française a diminué»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 4:28


Après des années de brouille, la Centrafrique et la France ont repris leur partenariat en avril 2024 et une feuille de route a été signée entre les deux pays. Le président centrafricain s'est rendu en France à plusieurs reprises en 2024 et le 10 juillet dernier, le général français Pascal Ianni, à la tête du commandement de l'armée française pour l'Afrique, s'est rendu à Bangui. Il a évoqué avec le ministre centrafricain de la Défense Claude Rameau Bireau le partenariat entre les deux armées, en matière de formation. L'armée française accueille en ce moment une quinzaine d'officiers et sous-officiers centrafricains. Qu'est-ce qui a poussé Bangui à reprendre ses relations avec Paris ? Thierry Vircoulon est chercheur au centre Afrique de l'IFRI. RFI: c'est une première depuis neuf ans. Un général français s'est rendu à Bangui. Pascal Ianni qui est à la tête du commandement de l'armée française pour l'Afrique a fait le déplacement pour évoquer le partenariat entre les deux armées en matière de formation. C'est là un symbole fort, surtout quand on se rappelle le rôle joué par l'armée française dans le pays. Thierry Vircoulon : Oui, c'est en effet un retour après une longue période d'éclipse puisque la coopération militaire entre la France et la Centrafrique avait été réduite drastiquement et avait même quasiment disparu, alors que, en effet, la France a pendant longtemps, je pense surtout au 20ᵉ siècle, joué le rôle à la fois de créateur et de formateur de l'armée centrafricaine. Paris et Bangui ont relancé leurs relations en avril 2024. Après plusieurs visites du président Touadéra en France, ce déplacement, c'était là un moyen, côté français, d'acter en quelque sorte ce rapprochement ? C'est-à-dire qu'il y a eu une feuille de route qui a été signée entre Paris et Bangui pour reprendre les relations qui avaient été rompues. Enfin pas rompues officiellement, mais en tout cas qui étaient très mauvaises pendant plusieurs années. Et donc la feuille de route qui a été signée avait plusieurs axes et impliquait en effet qu'un certain nombre de coopérations soient renouées. Et on voit avec la visite du général Ianni que la coopération militaire fait partie de ces coopérations qui devaient être renouées. Qu'est-ce qui a poussé les autorités centrafricaines à reprendre ce partenariat avec la France ? Je ne sais pas. Et je me demande même, qu'est-ce qui a poussé les autorités françaises à reprendre ce partenariat avec Bangui ? Puisque que dans le fond, on ne voit pas cette feuille de route qui a été signée l'année dernière, on ne voit pas quel était son objectif stratégique dans la mesure où Paris n'a plus aucun intérêt en Centrafrique. Total et Bolloré sont partis. Ils ont vendu leurs actifs en Centrafrique depuis quelques années et donc il y a quasiment plus de société française là-bas. Il y a une communauté française qui est très limitée, donc on ne voit pas vraiment qu'est-ce qui a pu motiver Paris à vouloir renouer comme ça avec un régime qui est à bout de souffle. Est-ce qu'il n'y a pas un enjeu stratégique pour la France de ne pas laisser la Russie seule là-bas ? On sait que la France a été un petit peu, on ne va pas dire chassée, mais… Si, il faut dire chasser, oui, il faut dire chasser. La France a été chassée par la Russie, est-ce qu'il n'y a pas aussi un enjeu stratégique pour Paris ? Oui, alors on peut dire que c'est ça l'enjeu stratégique. Mais pour le moment, on n'a pas vraiment vu la perte d'influence de la Russie sur le régime centrafricain. Au contraire, le président Touadéra a été voir Vladimir Poutine au début de cette année. Les échanges continuent, si je puis dire. Mais surtout, la mainmise de Wagner reste totale sur l'appareil sécuritaire centrafricain. Donc, on ne voit pas ce que cette politique a amené pour le moment. La feuille de route a permis d'une part de libérer un citoyen français qui était dans les geôles centrafricaines, ça, c'est clair. On voit aussi, quand on monitore un peu les médias centrafricains, que la propagande anti-française a diminué. Donc, il y a eu des signes du gouvernement centrafricain en quelque sorte. Mais par contre, il n'y a aucun signe de diminution de l'emprise russe sur le régime centrafricain. Il y a un scrutin présidentiel qui se profile à l'horizon en décembre 2025. Est-ce que côté centrafricain, le président Touadéra ne cherche-t-il pas quand même des appuis avant cette échéance importante ? Il cherche des appuis, mais pas du côté français en tout cas. Puisque premièrement, la contribution financière de la France aux élections dont vous parlez devrait être extrêmement modeste, s'il y en a une. Et en fait, sa garantie de réélection, il est allé la chercher à Moscou et également aux Émirats arabes unis. Et surtout en introduisant des modifications de la Constitution qui mettent hors-jeu la plupart de ses adversaires politiques parce qu'avec les nouvelles règles juridiques qui ont été mises dans la Constitution la candidature de beaucoup d'entre eux ne devrait pas pouvoir être validée par la Commission électorale. À lire aussiCentrafrique: Paris et Bangui envisagent une reprise de leur coopération militaire

Invité Afrique
Investiture du candidat MCU en Centrafrique: «Pour moi, il ne fait aucun doute que ce soit le président Touadéra»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2025 11:54


En République centrafricaine, les inquiétudes sur l'état de santé du chef de l'État se sont dissipées. Faustin-Archange Touadéra se porte bien et sera candidat à l'élection présidentielle de décembre prochain. C'est ce qu'affirme l'un de ses proches sur RFI. Évariste Ngamana est à la fois le premier vice-président de l'Assemblée nationale et le porte-parole du parti au pouvoir MCU, Mouvement Cœurs Unis. En ligne de Bangui, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier et s'exprime d'abord sur la catastrophe qui a provoqué la mort de 20 personnes dans la capitale centrafricaine, le 25 juin dernier. RFI : Le 25 juin, c'était le jour des examens au lycée Barthélemy Boganda de Bangui. Il y a eu une bousculade mortelle qui a tué 20 personnes, dont 19 lycéens. À l'origine de cette tragédie, il y a eu l'explosion d'un transformateur électrique. Que répondez-vous à l'opposition qui dénonce votre irresponsabilité, à vous les autorités centrafricaines, et qui vous accuse d'avoir « failli à votre devoir de garantir la sécurité des élèves » ?  Évariste Ngamana : C'est faux et archi-faux, ce que dénonce l'opposition. Il s'agit ici d'une récupération politique. Nous regrettons tous ce qui s'est passé au niveau du lycée Barthélemy Boganda, mais cet accident malheureux est dû à une explosion du transformateur qui se situe dans l'enceinte même de ce lycée. Et au moment où les élèves composaient, le personnel de l'Enerca, la société nationale d'électricité, est passé faire des travaux d'entretien et c'est par la suite qu'il y a eu cette explosion. Donc une enquête est en cours. Le directeur général de l'Enerca, il est mis aux arrêts et il est entendu, ses collaborateurs sont entendus et si leur responsabilité est établie, à ce moment-là, ils vont être placés sous mandat de dépôt. Mais le cas échéant, ils vont être purement et simplement relâchés. Donc, nous laissons la justice faire son travail et, à l'issue, nous saurons qui a fait quoi.  Pour la première fois depuis 1986, c'est-à-dire depuis presque 40 ans, l'État centrafricain veut organiser cette année des élections locales. La date est fixée au 31 août, mais l'expert des Nations unies Yao Agbetse dit que cette date est compromise par « de sérieux obstacles opérationnels » ...  Vous savez que nous avons des calendriers qui ont été établis par l'Autorité nationale des élections et, effectivement, l'ANE a connu quelques problèmes liés à des questions techniques. Le gouvernement, ainsi que l'Autorité nationale des élections, sont à pied d'œuvre. Une alternative est en train d'être trouvée et, pour ce qui me concerne, je pense qu'il y aura un léger décalage par rapport à cette date, lié à ces problèmes techniques qui sont en train d'être réglés. Dès lors que la liste définitive va être publiée, à ce moment-là, nous saurons à quelle date ces élections locales vont être organisées.  La liste définitive des électeurs ? Effectivement. Alors, vous dites que ces élections locales vont sans doute être décalées. Est-ce à dire qu'elles auront lieu après l'élection présidentielle et les élections législatives prévues le mois de décembre prochain ?  Oui, pourquoi pas. Nous avons attendu depuis plus de 40 ans. Je pense qu'il n'y a pas feu en la demeure. L'essentiel, c'est que ces élections soient organisées.  Lors de cette élection présidentielle, est-ce que le président Touadéra sera bien candidat à un nouveau mandat ?  Le parti MCU a prévu d'organiser son congrès du 25 au 26 juillet et c'est au cours de ce congrès-là que le Mouvement Cœurs Unis va investir son candidat. Et pour moi, il ne fait aucun doute que cela soit le président Touadéra.  Alors, il y a tout de même eu des inquiétudes au sujet de la santé du chef de l'État, puisque le 21 juin, il est parti en Belgique pour se faire soigner. Qu'est-ce qui s'est passé ?  Pour moi, le chef de l'État reste un humain susceptible d'être malade, d'avoir eu quelques maux de tête, ce n'est pas un extraterrestre. Mais cette rumeur vient du fait de la manipulation de l'opposition qui n'espère que la mort du président. Mais c'est Dieu qui détient la vie de tout le monde. Donc, puisque l'opposition est en perte de vitesse, donc cette rumeur, cette manipulation est du fait de l'opposition. Mais le président se porte bien, vous l'avez vu, il a participé au sommet de l'Alliance Gavi [à Bruxelles le 25 juin]. Il est revenu au pays. Il était au chevet des accidentés du lycée Boganda. Le week-end, il a reçu les parents des élèves qui sont décédés. Il est en train de mener à bien sa mission. Il se porte bien et, au moment venu, il sera candidat.  Il y a quand même eu une certaine inquiétude, je crois, le 21 juin. Nos confrères d'Africa Intelligence précisent qu'il a été évacué en urgence vers la Belgique à bord d'un jet médicalisé Bombardier Challenger… Ce que Africa Intelligence dit n'engage que Africa Intelligence, mais je vous dis que le président a profité de son séjour à Bruxelles pour faire quelques bilans de santé. Et la preuve, c'est que, quelques jours après, vous l'avez vu, il était présent à ce sommet de l'Alliance Gavi. Il est rentré au pays, il se porte bien. Voilà.  N'a-t-il pas eu un malaise soudain lors d'une réunion ministérielle à Bangui, comme le disent nos confrères d'Africa Intelligence ? Je dis que ceux qui parlent là, ils n'ont jamais eu quelque chose dans leur vie, ne serait-ce qu'un mal de tête. Donc pour moi, ce sont des détails inutiles. Aujourd'hui, il y a un élément factuel qui est là. Le président de la République se porte très bien, il est en train de travailler comme d'habitude et le reste n'est que des supputations pures et simples.

Revue de presse Afrique
À la Une: colère et désolation en Centrafrique

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 27, 2025 3:50


« Drame au lycée Boganda à Bangui : 29 morts : Touadéra décrète trois jours de deuil », titre Afrik.com qui parle d'un « drame d'une ampleur inédite », « une violente bousculade, survenue en pleine session du baccalauréat ». « A l'origine du chaos », explique Afrik.com, « l'explosion d'un transformateur électrique de la société nationale ENERCA, qui a semé la panique, parmi les candidats et le personnel éducatif (…) les élèves ont cru à une attaque ou à un danger imminent. Pris de panique, ils se sont précipités dans les couloirs, ce qui a déclenché une bousculade incontrôlable ». Corbeau News Centrafrique ne cache pas sa colère, à l'égard de la Société nationale d'Électricité, à laquelle il s'adresse en ces termes : « combien de temps faudra-t-il pour que vous cessiez de tuer les Centrafricains ? » Corbeau News Centrafrique accuse : « ce drame survenu en plein cœur de la capitale n'est, pas une exception. Il s'inscrit dans une longue série de négligences criminelles de la part d'Enerca, une entreprise censée fournir de l'électricité, mais qui sème la mort à chaque coin de rue ». Le journal en veut pour preuve cet accident survenu le 23 mai dernier, « lorsqu'un jeune vendeur d'œufs a été électrocuté en plein centre-ville de Bangui, foudroyé par une fuite de courant dans une flaque d'eau. » Catastrophe prévisible Corbeau News Centrafrique s'en prend aussi au ministre de l'Éducation nationale, qui a publié « un communiqué qui tente de calmer les esprits, mais ne fait qu'attiser la colère », estime le journal, « car le communiqué du ministère parle de « quelques cas de pertes en vies humaines ». « Comme s'il s'agissait, estime le journal, d'une statistique banale… C'est une insulte aux familles endeuillées ». « Des élèves ont perdu la vie, piétinés, électrocutés, dans la panique causée par l'explosion d'un transformateur, installé depuis des années sans maintenant adéquate, une bombe à retardement qu'ENERCA a laissé en place, en toute connaissance de cause », accuse encore Corbeau News Centrafrique. Intégrité territoriale À lire également dans la presse africaine, les commentaires sur l'accord de paix qui doit être signé ce vendredi à Washington, entre la RDC et le Rwanda. « RDC – Rwanda : un accord de paix pour conserver l'intégrité territoriale congolaise », titre l'Agence Congolaise de Presse, qui cite Osée Yandi, présenté comme un « analyste des questions politiques extérieures », selon lequel, « cet accord doit également permettre à la RDC, de se reconstituer en tant que force pour pouvoir dissuader tout ennemi qui adviendrait sur son terrain ». Jeune Afrique de son côté, se demande : « Quel est l'intérêt des Américains ? »  alors que « la nouvelle administration américaine se montre plutôt indifférente, voire hostile à l'égard du continent africain. ». Ce qui semble le plus évident, aux yeux de Jeune Afrique, c'est que « l'activité minière » intéresse au plus haut point l'administration américaine. « En sécurisant leur approvisionnement en minerais critiques, poursuit Jeune Afrique, les États-Unis concurrenceraient leur rival chinois, déjà bien implanté en RDC. » De manière plus anecdotique, il faut noter aussi que « Donald Trump est en quête d'une victoire diplomatique » qui, nous dit le site panafricain, « consacrerait son statut de faiseur de paix ». Prix Nobel Un statut que Félix Tshisekedi serait prêt à lui accorder ! Dans une interview exclusive à la journaliste américaine Hariana Veras Victoria, le président congolais, se déclare ainsi « prêt à voter pour Donald Trump au prix Nobel de la Paix, si ce dernier parvient à en finir avec la guerre injustement imposée à son pays par le Rwanda ». C'est ce que rapportent Objectif-Info.cd et le Journal de Kinshasa, selon lequel Tshisekedi ne « cache pas son admiration pour le président américain ». 

The Gary Null Show
The Gary Null Show 3.4.25

The Gary Null Show

Play Episode Listen Later Mar 4, 2025 58:09


Dr. Gary Null provides a commentary on "Universal  Healthcare"       Universal Healthcare is the Solution to a Broken Medical System Gary Null, PhD Progressive Radio Network, March 3, 2025 For over 50 years, there has been no concerted or successful effort to bring down medical costs in the American healthcare system. Nor are the federal health agencies making disease prevention a priority. Regardless whether the political left or right sponsors proposals for reform, such measures are repeatedly defeated by both parties in Congress. As a result, the nation's healthcare system remains one of the most expensive and least efficient in the developed world. For the past 30 years, medical bills contributing to personal debt regularly rank among the top three causes of personal bankruptcy. This is a reality that reflects not only the financial strain on ordinary Americans but the systemic failure of the healthcare system itself. The urgent question is: If President Trump and his administration are truly seeking to reduce the nation's $36 trillion deficit, why is there no serious effort to reform the most bloated and corrupt sector of the economy? A key obstacle is the widespread misinformation campaign that falsely claims universal health care would cost an additional $2 trillion annually and further balloon the national debt. However, a more honest assessment reveals the opposite. If the US adopted a universal single-payer system, the nation could actually save up to $20 trillion over the next 10 years rather than add to the deficit. Even with the most ambitious efforts by people like Elon Musk to rein in federal spending or optimize government efficiency, the estimated savings would only amount to $500 billion. This is only a fraction of what could be achieved through comprehensive healthcare reform alone. Healthcare is the largest single expenditure of the federal budget. A careful examination of where the $5 trillion spent annually on healthcare actually goes reveals massive systemic fraud and inefficiency. Aside from emergency medicine, which accounts for only 10-12 percent of total healthcare expenditures, the bulk of this spending does not deliver better health outcomes nor reduce trends in physical and mental illness. Applying Ockham's Razor, the principle that the simplest solution is often the best, the obvious conclusion is that America's astronomical healthcare costs are the direct result of price gouging on an unimaginable scale. For example, in most small businesses, profit margins range between 1.6 and 2.5 percent, such as in grocery retail. Yet the pharmaceutical industrial complex routinely operates on markup rates as high as 150,000 percent for many prescription drugs. The chart below highlights the astronomical gap between the retail price of some top-selling patented pharmaceutical medications and their generic equivalents. Drug Condition Patent Price (per unit) Generic Price Estimated Manufacture Cost Markup Source Insulin (Humalog) Diabetes $300 $30 $3 10,000% Rand (2021) EpiPen Allergic reactions $600 $30 $10 6,000% BMJ (2022) Daraprim Toxoplasmosis $750/pill $2 $0.50 150,000% JAMA (2019) Harvoni Hepatitis C $94,500 (12 weeks) $30,000 $200 47,000% WHO Report (2018) Lipitor Cholesterol $150 $10 $0.50 29,900% Health Affairs (2020) Xarelto Blood Thinner $450 $25 $1.50 30,000% NEJM (2020) Abilify Schizophrenia $800 (30 tablets) $15 $2 39,900% AJMC (2019) Revlimid Cancer $16,000/mo $450 $150 10,500% Kaiser Health News (2021) Humira Arthritis $2,984/dose $400 $50 5,868% Rand (2021) Sovaldi Hepatitis C $1,000/pill $10 $2 49,900% JAMA (2021) Xolair Asthma $2,400/dose $300 $50 4,800% NEJM (2020) Gleevec Leukemia $10,000/mo $350 $200 4,900% Harvard Public Health Review (2020) OxyContin Pain Relief $600 (30 tablets) $15 $0.50 119,900% BMJ (2022) Remdesivir Covid-19 $3,120 (5 doses) N/A $10 31,100% The Lancet (2020) The corruption extends far beyond price gouging. Many pharmaceutical companies convince federal health agencies to fund their basic research and drug development with taxpayer dollars. Yet when these companies bring successful products to market, the profits are kept entirely by the corporations or shared with the agencies or groups of government scientists. On the other hand, the public, who funded the research, receives no financial return. This amounts to a systemic betrayal of the public trust on a scale of hundreds of billions of dollars annually. Another significant contributor to rising healthcare costs is the widespread practice of defensive medicine that is driven by the constant threat of litigation. Over the past 40 years, defensive medicine has become a cottage industry. Physicians order excessive diagnostic tests and unnecessary treatments simply to protect themselves from lawsuits. Study after study has shown that these over-performed procedures not only inflate costs but lead to iatrogenesis or medical injury and death caused by the medical  system and practices itself. The solution is simple: adopting no-fault healthcare coverage for everyone where patients receive care without needing to sue and thereby freeing doctors from the burden of excessive malpractice insurance. A single-payer universal healthcare system could fundamentally transform the entire industry by capping profits at every level — from drug manufacturers to hospitals to medical equipment suppliers. The Department of Health and Human Services would have the authority to set profit margins for medical procedures. This would ensure that healthcare is determined by outcomes, not profits. Additionally, the growing influence of private equity firms and vulture capitalists buying up hospitals and medical clinics across America must be reined in. These equity firms prioritize profit extraction over improving the quality of care. They often slash staff, raise prices, and dictate medical procedures based on what will yield the highest returns. Another vital reform would be to provide free medical education for doctors and nurses in exchange for five years of service under the universal system. Medical professionals would earn a realistic salary cap to prevent them from being lured into equity partnerships or charging exorbitant rates. The biggest single expense in the current system, however, is the private health insurance industry, which consumes 33 percent of the $5 trillion healthcare budget. Health insurance CEOs consistently rank among the highest-paid executives in the country. Their companies, who are nothing more than bean counters, decide what procedures and drugs will be covered, partially covered, or denied altogether. This entire industry is designed to place profits above patients' lives. If the US dismantled its existing insurance-based system and replaced it with a fully reformed national healthcare model, the country could save $2.7 trillion annually while simultaneously improving health outcomes. Over the course of 10 years, those savings would amount to $27 trillion. This could wipe out nearly the entire national debt in a short time. This solution has been available for decades but has been systematically blocked by corporate lobbying and bipartisan corruption in Washington. The path forward is clear but only if American citizens demand a system where healthcare is valued as a public service and not a commodity. The national healthcare crisis is not just a fiscal issue. It is a crucial moral failure of the highest order. With the right reforms, the nation could simultaneously restore its financial health and deliver the kind of healthcare system its citizens have long deserved. American Healthcare: Corrupt, Broken and Lethal Richard Gale and Gary Null Progressive Radio Network, March 3, 2025 For a nation that prides itself on being the world's wealthiest, most innovative and technologically advanced, the US' healthcare system is nothing less than a disaster and disgrace. Not only are Americans the least healthy among the most developed nations, but the US' health system ranks dead last among high-income countries. Despite rising costs and our unshakeable faith in American medical exceptionalism, average life expectancy in the US has remained lower than other OECD nations for many years and continues to decline. The United Nations recognizes healthcare as a human right. In 2018, former UN Secretary General Ban Ki-moon denounced the American healthcare system as "politically and morally wrong." During the pandemic it is estimated that two to three years was lost on average life expectancy. On the other hand, before the Covid-19 pandemic, countries with universal healthcare coverage found their average life expectancy stable or slowly increasing. The fundamental problem in the U.S. is that politics have been far too beholden to the pharmaceutical, HMO and private insurance industries. Neither party has made any concerted effort to reign in the corruption of corporate campaign funding and do what is sensible, financially feasible and morally correct to improve Americans' quality of health and well-being.   The fact that our healthcare system is horribly broken is proof that moneyed interests have become so powerful to keep single-payer debate out of the media spotlight and censored. Poll after poll shows that the American public favors the expansion of public health coverage. Other incremental proposals, including Medicare and Medicaid buy-in plans, are also widely preferred to the Affordable Care Act or Obamacare mess we are currently stuck with.   It is not difficult to understand how the dismal state of American medicine is the result of a system that has been sold out to the free-market and the bottom line interests of drug makers and an inflated private insurance industry. How advanced and ethically sound can a healthcare system be if tens of millions of people have no access to medical care because it is financially out of their reach?  The figures speak for themselves. The U.S. is burdened with a $41 trillion Medicare liability. The number of uninsured has declined during the past several years but still lingers around 25 million. An additional 30-35 million are underinsured. There are currently 65 million Medicare enrollees and 89 million Medicaid recipients. This is an extremely unhealthy snapshot of the country's ability to provide affordable healthcare and it is certainly unsustainable. The system is a public economic failure, benefiting no one except the large and increasingly consolidated insurance and pharmaceutical firms at the top that supervise the racket.   Our political parties have wrestled with single-payer or universal healthcare for decades. Obama ran his first 2008 presidential campaign on a single-payer platform. Since 1985, his campaign health adviser, the late Dr. Quentin Young from the University of Illinois Medical School, was one of the nation's leading voices calling for universal health coverage.  During a private conversation with Dr. Young shortly before his passing in 2016, he conveyed his sense of betrayal at the hands of the Obama administration. Dr. Young was in his 80s when he joined the Obama campaign team to help lead the young Senator to victory on a promise that America would finally catch up with other nations. The doctor sounded defeated. He shared how he was manipulated, and that Obama held no sincere intention to make universal healthcare a part of his administration's agenda. During the closed-door negotiations, which spawned the weak and compromised Affordable Care Act, Dr. Young was neither consulted nor invited to participate. In fact, he told us that he never heard from Obama again after his White House victory.   Past efforts to even raise the issue have been viciously attacked. A huge army of private interests is determined to keep the public enslaved to private insurers and high medical costs. The failure of our healthcare is in no small measure due to it being a fully for-profit operation. Last year, private health insurance accounted for 65 percent of coverage. Consider that there are over 900 private insurance companies in the US. National Health Expenditures (NHE) grew to $4.5 trillion in 2022, which was 17.3 percent of GDP. Older corporate rank-and-file Democrats and Republicans argue that a single-payer or socialized medical program is unaffordable. However, not only is single-payer affordable, it will end bankruptcies due to unpayable medical debt. In addition, universal healthcare, structured on a preventative model, will reduce disease rates at the outset.    Corporate Democrats argue that Obama's Affordable Care Act (ACA) was a positive step inching the country towards complete public coverage. However, aside from providing coverage to the poorest of Americans, Obamacare turned into another financial anchor around the necks of millions more. According to the health policy research group KFF, the average annual health insurance premium for single coverage is $8,400 and almost $24,000 for a family. In addition, patient out-of-pocket costs continue to increase, a 6.6% increase to $471 billion in 2022. Rather than healthcare spending falling, it has exploded, and the Trump and Biden administrations made matters worse.    Clearly, a universal healthcare program will require flipping the script on the entire private insurance industry, which employed over half a million people last year.  Obviously, the most volatile debate concerning a national universal healthcare system concerns cost. Although there is already a socialized healthcare system in place -- every federal legislator, bureaucrat, government employee and veteran benefits from it -- fiscal Republican conservatives and groups such as the Koch Brothers network are single-mindedly dedicated to preventing the expansion of Medicare and Medicaid. A Koch-funded Mercatus analysis made the outrageous claim that a single-payer system would increase federal health spending by $32 trillion in ten years. However, analyses and reviews by the Congressional Budget Office in the early 1990s concluded that such a system would only increase spending at the start; enormous savings would quickly offset it as the years pass. In one analysis, "the savings in administrative costs [10 percent of health spending] would be more than enough to offset the expense of universal coverage."    Defenders of those advocating for funding a National Health Program argue this can primarily be accomplished by raising taxes to levels comparable to other developed nations. This was a platform Senator Bernie Sanders and some of the younger progressive Democrats in the House campaigned on. The strategy was to tax the highest multimillion-dollar earners 60-70 percent. Despite the outrage of its critics, including old rank-and-file multi-millionaire Democrats like Nancy Pelosi and Chuck Schumer, this is still far less than in the past. During the Korean War, the top tax rate was 91 percent; it declined to 70 percent in the late 1960s. Throughout most of the 1970s, those in the lowest income bracket were taxed at 14 percent. We are not advocating for this strategy because it ignores where the funding is going, and the corruption in the system that is contributing to exorbitant waste.    But Democratic supporters of the ACA who oppose a universal healthcare plan ignore the additional taxes Obama levied to pay for the program. These included surtaxes on investment income, Medicare taxes from those earning over $200,000, taxes on tanning services, an excise tax on medical equipment, and a 40 percent tax on health coverage for costs over the designated cap that applied to flexible savings and health savings accounts. The entire ACA was reckless, sloppy and unnecessarily complicated from the start.    The fact that Obamacare further strengthened the distinctions between two parallel systems -- federal and private -- with entirely different economic structures created a labyrinth of red tape, rules, and wasteful bureaucracy. Since the ACA went into effect, over 150 new boards, agencies and programs have had to be established to monitor its 2,700 pages of gibberish. A federal single-payer system would easily eliminate this bureaucracy and waste.    A medical New Deal to establish universal healthcare coverage is a decisive step in the correct direction. But we must look at the crisis holistically and in a systematic way. Simply shuffling private insurance into a federal Medicare-for-all or buy-in program, funded by taxing the wealthiest of citizens, would only temporarily reduce costs. It will neither curtail nor slash escalating disease rates e. Any effective healthcare reform must also tackle the underlying reasons for Americans' poor state of health. We cannot shy away from examining the social illnesses infecting our entire free-market capitalist culture and its addiction to deregulation. A viable healthcare model would have to structurally transform how the medical economy operates. Finally, a successful medical New Deal must honestly evaluate the best and most reliable scientific evidence in order to effectively redirect public health spending.    For example, Dr. Ezekiel Emanuel, a former Obama healthcare adviser, observed that AIDS-HIV measures consume the most public health spending, even though the disease "ranked 75th on the list of diseases by personal health expenditures." On the other hand, according to the American Medical Association, a large percentage of the nation's $3.4 trillion healthcare spending goes towards treating preventable diseases, notably diabetes, common forms of heart disease, and back and neck pain conditions. In 2016, these three conditions were the most costly and accounted for approximately $277 billion in spending. Last year, the CDC announced the autism rate is now 1 in 36 children compared to 1 in 44 two years ago. A retracted study by Mark Blaxill, an autism activist at the Holland Center and a friend of the authors, estimates that ASD costs will reach $589 billion annually by 2030. There are no signs that this alarming trend will reverse and decline; and yet, our entire federal health system has failed to conscientiously investigate the underlying causes of this epidemic. All explanations that might interfere with the pharmaceutical industry's unchecked growth, such as over-vaccination, are ignored and viciously discredited without any sound scientific evidence. Therefore, a proper medical New Deal will require a systemic overhaul and reform of our federal health agencies, especially the HHS, CDC and FDA. Only the Robert Kennedy Jr presidential campaign is even addressing the crisis and has an inexpensive and comprehensive plan to deal with it. For any medical revolution to succeed in advancing universal healthcare, the plan must prioritize spending in a manner that serves public health and not private interests. It will also require reshuffling private corporate interests and their lobbyists to the sidelines, away from any strategic planning, in order to break up the private interests' control over federal agencies and its revolving door policies. Aside from those who benefit from this medical corruption, the overwhelming majority of Americans would agree with this criticism. However, there is a complete lack of national trust that our legislators, including the so-called progressives, would be willing to undertake such actions.    In addition, America's healthcare system ignores the single most critical initiative to reduce costs - that is, preventative efforts and programs instead of deregulation and closing loopholes designed to protect the drug and insurance industries' bottom line. Prevention can begin with banning toxic chemicals that are proven health hazards associated with current disease epidemics, and it can begin by removing a 1,000-plus toxins already banned in Europe. This should be a no-brainer for any legislator who cares for public health. For example, Stacy Malkan, co-founder of the Campaign for Safe Cosmetics, notes that "the policy approach in the US and Europe is dramatically different" when it comes to chemical allowances in cosmetic products. Whereas the EU has banned 1,328 toxic substances from the cosmetic industry alone, the US has banned only 11. The US continues to allow carcinogenic formaldehyde, petroleum, forever chemicals, many parabens (an estrogen mimicker and endocrine hormone destroyer), the highly allergenic p-phenylenediamine or PBD, triclosan, which has been associated with the rise in antibiotic resistant bacteria, avobenzone, and many others to be used in cosmetics, sunscreens, shampoo and hair dyes.   Next, the food Americans consume can be reevaluated for its health benefits. There should be no hesitation to tax the unhealthiest foods, such as commercial junk food, sodas and candy relying on high fructose corn syrup, products that contain ingredients proven to be toxic, and meat products laden with dangerous chemicals including growth hormones and antibiotics. The scientific evidence that the average American diet is contributing to rising disease trends is indisputable. We could also implement additional taxes on the public advertising of these demonstrably unhealthy products. All such tax revenue would accrue to a national universal health program to offset medical expenditures associated with the very illnesses linked to these products. Although such tax measures would help pay for a new medical New Deal, it may be combined with programs to educate the public about healthy nutrition if it is to produce a reduction in the most common preventable diseases. In fact, comprehensive nutrition courses in medical schools should be mandatory because the average physician receives no education in this crucial subject.  In addition, preventative health education should be mandatory throughout public school systems.   Private insurers force hospitals, clinics and private physicians into financial corners, and this is contributing to prodigious waste in money and resources. Annually, healthcare spending towards medical liability insurance costs tens of billions of dollars. In particular, this economic burden has taxed small clinics and physicians. It is well past the time that physician liability insurance is replaced with no-fault options. Today's doctors are spending an inordinate amount of money to protect themselves. Legions of liability and trial lawyers seek big paydays for themselves stemming from physician error. This has created a culture of fear among doctors and hospitals, resulting in the overly cautious practice of defensive medicine, driving up costs and insurance premiums just to avoid lawsuits. Doctors are forced to order unnecessary tests and prescribe more medications and medical procedures just to cover their backsides. No-fault insurance is a common-sense plan that enables physicians to pursue their profession in a manner that will reduce iatrogenic injuries and costs. Individual cases requiring additional medical intervention and loss of income would still be compensated. This would generate huge savings.    No other nation suffers from the scourge of excessive drug price gouging like the US. After many years of haggling to lower prices and increase access to generic drugs, only a minute amount of progress has been made in recent years. A 60 Minutes feature about the Affordable Care Act reported an "orgy of lobbying and backroom deals in which just about everyone with a stake in the $3-trillion-a-year health industry came out ahead—except the taxpayers.” For example, Life Extension magazine reported that an antiviral cream (acyclovir), which had lost its patent protection, "was being sold to pharmacies for 7,500% over the active ingredient cost. The active ingredient (acyclovir) costs only 8 pennies, yet pharmacies are paying a generic maker $600 for this drug and selling it to consumers for around $700." Other examples include the antibiotic Doxycycline. The price per pill averages 7 cents to $3.36 but has a 5,300 percent markup when it reaches the consumer. The antidepressant Clomipramine is marked up 3,780 percent, and the anti-hypertensive drug Captopril's mark-up is 2,850 percent. And these are generic drugs!    Medication costs need to be dramatically cut to allow drug manufacturers a reasonable but not obscene profit margin. By capping profits approximately 100 percent above all costs, we would save our system hundreds of billions of dollars. Such a measure would also extirpate the growing corporate misdemeanors of pricing fraud, which forces patients to pay out-of-pocket in order to make up for the costs insurers are unwilling to pay.    Finally, we can acknowledge that our healthcare is fundamentally a despotic rationing system based upon high insurance costs vis-a-vis a toss of the dice to determine where a person sits on the economic ladder. For the past three decades it has contributed to inequality. The present insurance-based economic metrics cast millions of Americans out of coverage because private insurance costs are beyond their means. Uwe Reinhardt, a Princeton University political economist, has called our system "brutal" because it "rations [people] out of the system." He defined rationing as "withholding something from someone that is beneficial." Discriminatory healthcare rationing now affects upwards to 60 million people who have been either priced out of the system or under insured. They make too much to qualify for Medicare under Obamacare, yet earn far too little to afford private insurance costs and premiums. In the final analysis, the entire system is discriminatory and predatory.    However, we must be realistic. Almost every member of Congress has benefited from Big Pharma and private insurance lobbyists. The only way to begin to bring our healthcare program up to the level of a truly developed nation is to remove the drug industry's rampant and unnecessary profiteering from the equation.     How did Fauci memory-hole a cure for AIDS and get away with it?   By Helen Buyniski   Over 700,000 Americans have died of AIDS since 1981, with the disease claiming some 42.3 million victims worldwide. While an HIV diagnosis is no longer considered a certain death sentence, the disease looms large in the public imagination and in public health funding, with contemporary treatments running into thousands of dollars per patient annually.   But was there a cure for AIDS all this time - an affordable and safe treatment that was ruthlessly suppressed and attacked by the US public health bureaucracy and its agents? Could this have saved millions of lives and billions of dollars spent on AZT, ddI and failed HIV vaccine trials? What could possibly justify the decision to disappear a safe and effective approach down the memory hole?   The inventor of the cure, Gary Null, already had several decades of experience creating healing protocols for physicians to help patients not responding well to conventional treatments by the time AIDS was officially defined in 1981. Null, a registered dietitian and board-certified nutritionist with a PhD in human nutrition and public health science, was a senior research fellow and Director of Anti-Aging Medicine at the Institute of Applied Biology for 36 years and has published over 950 papers, conducting groundbreaking experiments in reversing biological aging as confirmed with DNA methylation testing. Additionally, Null is a multi-award-winning documentary filmmaker, bestselling author, and investigative journalist whose work exposing crimes against humanity over the last 50 years has highlighted abuses by Big Pharma, the military-industrial complex, the financial industry, and the permanent government stay-behind networks that have come to be known as the Deep State.   Null was contacted in 1974 by Dr. Stephen Caiazza, a physician working with a subculture of gay men in New York living the so-called “fast track” lifestyle, an extreme manifestation of the gay liberation movement that began with the Stonewall riots. Defined by rampant sexual promiscuity and copious use of illegal and prescription drugs, including heavy antibiotic use for a cornucopia of sexually-transmitted diseases, the fast-track never included more than about two percent of gay men, though these dominated many of the bathhouses and clubs that defined gay nightlife in the era. These patients had become seriously ill as a result of their indulgence, generally arriving at the clinic with multiple STDs including cytomegalovirus and several types of herpes and hepatitis, along with candida overgrowth, nutritional deficiencies, gut issues, and recurring pneumonia. Every week for the next 10 years, Null would counsel two or three of these men - a total of 800 patients - on how to detoxify their bodies and de-stress their lives, tracking their progress with Caiazza and the other providers at weekly feedback meetings that he credits with allowing the team to quickly evaluate which treatments were most effective. He observed that it only took about two years on the “fast track” for a healthy young person to begin seeing muscle loss and the recurrent, lingering opportunistic infections that would later come to be associated with AIDS - while those willing to commit to a healthier lifestyle could regain their health in about a year.    It was with this background that Null established the Tri-State Healing Center in Manhattan in 1980, staffing the facility with what would eventually run to 22 certified health professionals to offer safe, natural, and effective low- and no-cost treatments to thousands of patients with HIV and AIDS-defining conditions. Null and his staff used variations of the protocols he had perfected with Caiazza's patients, a multifactorial patient-tailored approach that included high-dose vitamin C drips, intravenous ozone therapy, juicing and nutritional improvements and supplementation, aspects of homeopathy and naturopathy with some Traditional Chinese Medicine and Ayurvedic practices. Additional services offered on-site included acupuncture and holistic dentistry, while peer support groups were also held at the facility so that patients could find community and a positive environment, healing their minds and spirits while they healed their bodies.   “Instead of trying to kill the virus with antiretroviral pharmaceuticals designed to stop viral replication before it kills patients, we focused on what benefits could be gained by building up the patients' natural immunity and restoring biochemical integrity so the body could fight for itself,” Null wrote in a 2014 article describing the philosophy behind the Center's approach, which was wholly at odds with the pharmaceutical model.1   Patients were comprehensively tested every week, with any “recovery” defined solely by the labs, which documented AIDS patient after patient - 1,200 of them - returning to good health and reversing their debilitating conditions. Null claims to have never lost an AIDS patient in the Center's care, even as the death toll for the disease - and its pharmaceutical standard of care AZT - reached an all-time high in the early 1990s. Eight patients who had opted for a more intensive course of treatment - visiting the Center six days a week rather than one - actually sero-deconverted, with repeated subsequent testing showing no trace of HIV in their bodies.   As an experienced clinical researcher himself, Null recognized that any claims made by the Center would be massively scrutinized, challenging as they did the prevailing scientific consensus that AIDS was an incurable, terminal illness. He freely gave his protocols to any medical practitioner who asked, understanding that his own work could be considered scientifically valid only if others could replicate it under the same conditions. After weeks of daily observational visits to the Center, Dr. Robert Cathcart took the protocols back to San Francisco, where he excitedly reported that patients were no longer dying in his care.    Null's own colleague at the Institute of Applied Biology, senior research fellow Elana Avram, set up IV drip rooms at the Institute and used his intensive protocols to sero-deconvert 10 patients over a two-year period. While the experiment had been conducted in secret, as the Institute had been funded by Big Pharma since its inception half a century earlier, Avram had hoped she would be able to publish a journal article to further publicize Null's protocols and potentially help AIDS patients, who were still dying at incredibly high rates thanks to Burroughs Wellcome's noxious but profitable AZT. But as she would later explain in a 2019 letter to Null, their groundbreaking research never made it into print - despite meticulous documentation of their successes - because the Institute's director and board feared their pharmaceutical benefactors would withdraw the funding on which they depended, given that Null's protocols did not involve any patentable or otherwise profitable drugs. When Avram approached them about publication, the board vetoed the idea, arguing that it would “draw negative attention because [the work] was contrary to standard drug treatments.” With no real point in continuing experiments along those lines without institutional support and no hope of obtaining funding from elsewhere, the department she had created specifically for these experiments shut down after a two-year followup with her test subjects - all of whom remained alive and healthy - was completed.2   While the Center was receiving regular visits by this time from medical professionals and, increasingly, black celebrities like Stokely Carmichael and Isaac Hayes, who would occasionally perform for the patients, the news was spreading by word of mouth alone - not a single media outlet had dared to document the clinic that was curing AIDS patients for free. Instead, they gave airtime to Anthony Fauci, director of the National Institute of Allergies and Infectious Diseases, who had for years been spreading baseless, hysteria-fueling claims about HIV and AIDS to any news outlet that would put him on. His claim that children could contract the virus from “ordinary household conduct” with an infected relative proved so outrageous he had to walk it back,3 and he never really stopped insisting the deadly plague associated with gays and drug users was about to explode like a nuclear bomb among the law-abiding heterosexual population. Fauci by this time controlled all government science funding through NIAID, and his zero-tolerance approach to dissent on the HIV/AIDS front had already seen prominent scientists like virologist Peter Duesberg stripped of the resources they needed for their work because they had dared to question his commandment: There is no cause of AIDS but HIV, and AZT is its treatment. Even the AIDS activist groups, which by then had been coopted by Big Pharma and essentially reduced to astroturfing for the toxic failed chemotherapy drug AZT backed by the institutional might of Fauci's NIAID,4 didn't seem to want to hear that there was a cure. Unconcerned with the irrationality of denouncing the man touting his free AIDS cure as an  “AIDS denier,” they warned journalists that platforming Null or anyone else rejecting the mainstream medical line would be met with organized demands for their firing.    Determined to breach the institutional iron curtain and get his message to the masses, Null and his team staged a press conference in New York, inviting scientists and doctors from around the world to share their research on alternative approaches to HIV and AIDS in 1993. To emphasize the sound scientific basis of the Center's protocols and encourage guests to adopt them into their own practices, Null printed out thousands of abstracts in support of each nutrient and treatment being used. However, despite over 7,000 invitations sent three times to major media, government figures, scientists, and activists, almost none of the intended audience members showed up. Over 100 AIDS patients and their doctors, whose charts exhaustively documented their improvements using natural and nontoxic modalities over the preceding 12 months, gave filmed testimonials, declaring that the feared disease was no longer a death sentence, but the conference had effectively been silenced. Bill Tatum, publisher of the Amsterdam News, suggested Null and his patients would find a more welcoming audience in his home neighborhood of Harlem - specifically, its iconic Apollo Theatre. For three nights, the theater was packed to capacity. Hit especially hard by the epidemic and distrustful of a medical system that had only recently stopped being openly racist (the Tuskegee syphilis experiment only ended in 1972), black Americans, at least, did not seem to care what Anthony Fauci would do if he found out they were investigating alternatives to AZT and death.    PBS journalist Tony Brown, having obtained a copy of the video of patient testimonials from the failed press conference, was among a handful of black journalists who began visiting the Center to investigate the legitimacy of Null's claims. Satisfied they had something significant to offer his audience, Brown invited eight patients - along with Null himself - onto his program over the course of several episodes to discuss the work. It was the first time these protocols had received any attention in the media, despite Null having released nearly two dozen articles and multiple documentaries on the subject by that time. A typical patient on one program, Al, a recovered IV drug user who was diagnosed with AIDS at age 32, described how he “panicked,” saw a doctor and started taking AZT despite his misgivings - only to be forced to discontinue the drug after just a few weeks due to his condition deteriorating rapidly. Researching alternatives brought him to Null, and after six months of “detoxing [his] lifestyle,” he observed his initial symptoms - swollen lymph nodes and weight loss - begin to reverse, culminating with sero-deconversion. On Bill McCreary's Channel 5 program, a married couple diagnosed with HIV described how they watched their T-cell counts increase as they cut out sugar, caffeine, smoking, and drinking and began eating a healthy diet. They also saw the virus leave their bodies.   For HIV-positive viewers surrounded by fear and negativity, watching healthy-looking, cheerful “AIDS patients” detail their recovery while Null backed up their claims with charts must have been balm for the soul. But the TV programs were also a form of outreach to the medical community, with patients' charts always on hand to convince skeptics the cure was scientifically valid. Null brought patients' charts to every program, urging them to keep an open mind: “Other physicians and public health officials should know that there's good science in the alternative perspective. It may not be a therapy that they're familiar with, because they're just not trained in it, but if the results are positive, and you can document them…” He challenged doubters to send in charts from their own sero-deconverted patients on AZT, and volunteered to debate proponents of the orthodox treatment paradigm - though the NIH and WHO both refused to participate in such a debate on Tony Brown's Journal, following Fauci's directive prohibiting engagement with forbidden ideas.    Aside from those few TV programs and Null's own films, suppression of Null's AIDS cure beyond word of mouth was total. The 2021 documentary The Cost of Denial, produced by the Society for Independent Journalists, tells the story of the Tri-State Healing Center and the medical paradigm that sought to destroy it, lamenting the loss of the lives that might have been saved in a more enlightened society. Nurse practitioner Luanne Pennesi, who treated many of the AIDS patients at the Center, speculated in the film that the refusal by the scientific establishment and AIDS activists to accept their successes was financially motivated. “It was as if they didn't want this information to get out. Understand that our healthcare system as we know it is a corporation, it's a corporate model, and it's about generating revenue. My concern was that maybe they couldn't generate enough revenue from these natural approaches.”5   Funding was certainly the main disciplinary tool Fauci's NIAID used to keep the scientific community in line. Despite the massive community interest in the work being done at the Center, no foundation or institution would defy Fauci and risk getting itself blacklisted, leaving Null to continue funding the operation out of his pocket with the profits from book sales. After 15 years, he left the Center in 1995, convinced the mainstream model had so thoroughly been institutionalized that there was no chance of overthrowing it. He has continued to counsel patients and advocate for a reappraisal of the HIV=AIDS hypothesis and its pharmaceutical treatments, highlighting the deeply flawed science underpinning the model of the disease espoused by the scientific establishment in 39 articles, six documentaries and a 700-page textbook on AIDS, but the Center's achievements have been effectively memory-holed by Fauci's multi-billion-dollar propaganda apparatus.     FRUIT OF THE POISONOUS TREE   To understand just how much of a threat Null's work was to the HIV/AIDS establishment, it is instructive to revisit the 1984 paper, published by Dr. Robert Gallo of the National Cancer Institute, that established HIV as the sole cause of AIDS. The CDC's official recognition of AIDS in 1981 had done little to quell the mounting public panic over the mysterious illness afflicting gay men in the US, as the agency had effectively admitted it had no idea what was causing them to sicken and die. As years passed with no progress determining the causative agent of the plague, activist groups like Gay Men's Health Crisis disrupted public events and threatened further mass civil disobedience as they excoriated the NIH for its sluggish allocation of government science funding to uncovering the cause of the “gay cancer.”6 When Gallo published his paper declaring that the retrovirus we now know as HIV was the sole “probable” cause of AIDS, its simple, single-factor hypothesis was the answer to the scientific establishment's prayers. This was particularly true for Fauci, as the NIAID chief was able to claim the hot new disease as his agency's own domain in what has been described as a “dramatic confrontation” with his rival Sam Broder at the National Cancer Institute. After all, Fauci pointed out, Gallo's findings - presented by Health and Human Services Secretary Margaret Heckler as if they were gospel truth before any other scientists had had a chance to inspect them, never mind conduct a full peer review - clearly classified AIDS as an infectious disease, and not a cancer like the Kaposi's sarcoma which was at the time its most visible manifestation. Money and media attention began pouring in, even as funding for the investigation of other potential causes of AIDS dried up. Having already patented a diagnostic test for “his” retrovirus before introducing it to the world, Gallo was poised for a financial windfall, while Fauci was busily leveraging the discovery into full bureaucratic empire of the US scientific apparatus.   While it would serve as the sole basis for all US government-backed AIDS research to follow - quickly turning Gallo into the most-cited scientist in the world during the 1980s,7 Gallo's “discovery” of HIV was deeply problematic. The sample that yielded the momentous discovery actually belonged to Prof. Luc Montagnier of the French Institut Pasteur, a fact Gallo finally admitted in 1991, four years after a lawsuit from the French government challenged his patent on the HIV antibody test, forcing the US government to negotiate a hasty profit-sharing agreement between Gallo's and Montagnier's labs. That lawsuit triggered a cascade of official investigations into scientific misconduct by Gallo, and evidence submitted during one of these probes, unearthed in 2008 by journalist Janine Roberts, revealed a much deeper problem with the seminal “discovery.” While Gallo's co-author, Mikulas Popovic, had concluded after numerous experiments with the French samples that the virus they contained was not the cause of AIDS, Gallo had drastically altered the paper's conclusion, scribbling his notes in the margins, and submitted it for publication to the journal Science without informing his co-author.   After Roberts shared her discovery with contacts in the scientific community, 37 scientific experts wrote to the journal demanding that Gallo's career-defining HIV paper be retracted from Science for lacking scientific integrity.8 Their call, backed by an endorsement from the 2,600-member scientific organization Rethinking AIDS, was ignored by the publication and by the rest of mainstream science despite - or perhaps because of - its profound implications.   That 2008 letter, addressed to Science editor-in-chief Bruce Alberts and copied to American Association for the Advancement of Science CEO Alan Leshner, is worth reproducing here in its entirety, as it utterly dismantles Gallo's hypothesis - and with them the entire HIV is the sole cause of AIDS dogma upon which the contemporary medical model of the disease rests:   On May 4, 1984 your journal published four papers by a group led by Dr. Robert Gallo. We are writing to express our serious concerns with regard to the integrity and veracity of the lead paper among these four of which Dr. Mikulas Popovic is the lead author.[1] The other three are also of concern because they rely upon the conclusions of the lead paper .[2][3][4]  In the early 1990s, several highly critical reports on the research underlying these papers were produced as a result of governmental inquiries working under the supervision of scientists nominated by the National Academy of Sciences and the Institute of Medicine. The Office of Research Integrity of the US Department of Health and Human Services concluded that the lead paper was “fraught with false and erroneous statements,” and that the “ORI believes that the careless and unacceptable keeping of research records...reflects irresponsible laboratory management that has permanently impaired the ability to retrace the important steps taken.”[5] Further, a Congressional Subcommittee on Oversight and Investigations led by US Representative John D. Dingell of Michigan produced a staff report on the papers which contains scathing criticisms of their integrity.[6]  Despite the publically available record of challenges to their veracity, these papers have remained uncorrected and continue to be part of the scientific record.  What prompts our communication today is the recent revelation of an astonishing number of previously unreported deletions and unjustified alterations made by Gallo to the lead paper. There are several documents originating from Gallo's laboratory that, while available for some time, have only recently been fully analyzed. These include a draft of the lead paper typewritten by Popovic which contains handwritten changes made to it by Gallo.[7] This draft was the key evidence used in the above described inquiries to establish that Gallo had concealed his laboratory's use of a cell culture sample (known as LAV) which it received from the Institut Pasteur.  These earlier inquiries verified that the typed manuscript draft was produced by Popovic who had carried out the recorded experiment while his laboratory chief, Gallo, was in Europe and that, upon his return, Gallo changed the document by hand a few days before it was submitted to Science on March 30, 1984. According to the ORI investigation, “Dr. Gallo systematically rewrote the manuscript for what would become a renowned LTCB [Gallo's laboratory at the National Cancer Institute] paper.”[5]  This document provided the important evidence that established the basis for awarding Dr. Luc Montagnier and Dr. Francoise Barré-Sinoussi the 2008 Nobel Prize in Medicine for the discovery of the AIDS virus by proving it was their samples of LAV that Popovic used in his key experiment. The draft reveals that Popovic had forthrightly admitted using the French samples of LAV renamed as Gallo's virus, HTLV-III, and that Gallo had deleted this admission, concealing their use of LAV.  However, it has not been previously reported that on page three of this same document Gallo had also deleted Popovic's unambiguous statement that, "Despite intensive research efforts, the causative agent of AIDS has not yet been identified,” replacing it in the published paper with a statement that said practically the opposite, namely, “That a retrovirus of the HTLV family might be an etiologic agent of AIDS was suggested by the findings.”  It is clear that the rest of Popovic's typed paper is entirely consistent with his statement that the cause of AIDS had not been found, despite his use of the French LAV. Popovic's final conclusion was that the culture he produced “provides the possibility” for detailed studies. He claimed to have achieved nothing more. At no point in his paper did Popovic attempt to prove that any virus caused AIDS, and it is evident that Gallo concealed these key elements in Popovic's experimental findings.  It is astonishing now to discover these unreported changes to such a seminal document. We can only assume that Gallo's alterations of Popovic's conclusions were not highlighted by earlier inquiries because the focus at the time was on establishing that the sample used by Gallo's lab came from Montagnier and was not independently collected by Gallo. In fact, the only attention paid to the deletions made by Gallo pertains to his effort to hide the identity of the sample. The questions of whether Gallo and Popovic's research proved that LAV or any other virus was the cause of AIDS were clearly not considered.  Related to these questions are other long overlooked documents that merit your attention. One of these is a letter from Dr. Matthew A. Gonda, then Head of the Electron Microscopy Laboratory at the National Cancer Institute, which is addressed to Popovic, copied to Gallo and dated just four days prior to Gallo's submission to Science.[8] In this letter, Gonda remarks on samples he had been sent for imaging because “Dr Gallo wanted these micrographs for publication because they contain HTLV.” He states, “I do not believe any of the particles photographed are of HTLV-I, II or III.” According to Gonda, one sample contained cellular debris, while another had no particles near the size of a retrovirus. Despite Gonda's clearly worded statement, Science published on May 4, 1984 papers attributed to Gallo et al with micrographs attributed to Gonda and described unequivocally as HTLV-III.  In another letter by Gallo, dated one day before he submitted his papers to Science, Gallo states, “It's extremely rare to find fresh cells [from AIDS patients] expressing the virus... cell culture seems to be necessary to induce virus,” a statement which raises the possibility he was working with a laboratory artifact. [9]  Included here are copies of these documents and links to the same. The very serious flaws they reveal in the preparation of the lead paper published in your journal in 1984 prompts our request that this paper be withdrawn. It appears that key experimental findings have been concealed. We further request that the three associated papers published on the same date also be withdrawn as they depend on the accuracy of this paper.  For the scientific record to be reliable, it is vital that papers shown to be flawed, or falsified be retracted. Because a very public record now exists showing that the Gallo papers drew unjustified conclusions, their withdrawal from Science is all the more important to maintain integrity. Future researchers must also understand they cannot rely on the 1984 Gallo papers for statements about HIV and AIDS, and all authors of papers that previously relied on this set of four papers should have the opportunity to consider whether their own conclusions are weakened by these revelations.      Gallo's handwritten revision, submitted without his colleague's knowledge despite multiple experiments that failed to support the new conclusion, was the sole foundation for the HIV=AIDS hypothesis. Had Science published the manuscript the way Popovic had typed it, there would be no AIDS “pandemic” - merely small clusters of people with AIDS. Without a viral hypothesis backing the development of expensive and deadly pharmaceuticals, would Fauci have allowed these patients to learn about the cure that existed all along?   Faced with a potential rebellion, Fauci marshaled the full resources under his control to squelch the publication of the investigations into Gallo and restrict any discussion of competing hypotheses in the scientific and mainstream press, which had been running virus-scare stories full-time since 1984. The effect was total, according to biochemist Dr. Kary Mullis, inventor of the polymerase chain reaction (PCR) procedure. In a 2009 interview, Mullis recalled his own shock when he attempted to unearth the experimental basis for the HIV=AIDS hypothesis. Despite his extensive inquiry into the literature, “there wasn't a scientific reference…[that] said ‘here's how come we know that HIV is the probable cause of AIDS.' There was nothing out there like that.”9 This yawning void at the core of HIV/AIDS “science" turned him into a strident critic of AIDS dogma - and those views made him persona non grata where the scientific press was concerned, suddenly unable to publish a single paper despite having won the Nobel Prize for his invention of the PCR test just weeks before.  10   DISSENT BECOMES “DENIAL”   While many of those who dissent from the orthodox HIV=AIDS view believe HIV plays a role in the development of AIDS, they point to lifestyle and other co-factors as being equally if not more important. Individuals who test positive for HIV can live for decades in perfect health - so long as they don't take AZT or the other toxic antivirals fast-tracked by Fauci's NIAID - but those who developed full-blown AIDS generally engaged in highly risky behaviors like extreme promiscuity and prodigious drug abuse, contracting STDs they took large quantities of antibiotics to treat, further running down their immune systems. While AIDS was largely portrayed as a “gay disease,” it was only the “fast track” gays, hooking up with dozens of partners nightly in sex marathons fueled by “poppers” (nitrate inhalants notorious for their own devastating effects on the immune system), who became sick. Kaposi's sarcoma, one of the original AIDS-defining conditions, was widespread among poppers-using gay men, but never appeared among IV drug users or hemophiliacs, the other two main risk groups during the early years of the epidemic. Even Robert Gallo himself, at a 1994 conference on poppers held by the National Institute on Drug Abuse, would admit that the previously-rare form of skin cancer surging among gay men was not primarily caused by HIV - and that it was immune stimulation, rather than suppression, that was likely responsible.11 Similarly, IV drug users are often riddled with opportunistic infections as their habit depresses the immune system and their focus on maintaining their addiction means that healthier habits - like good nutrition and even basic hygiene - fall by the wayside.    Supporting the call for revising the HIV=AIDS hypothesis to include co-factors is the fact that the mass heterosexual outbreaks long predicted by Fauci and his ilk in seemingly every country on Earth have failed to materialize, except - supposedly - in Africa, where the diagnostic standard for AIDS differs dramatically from those of the West. Given the prohibitively high cost of HIV testing for poor African nations, the WHO in 1985 crafted a diagnostic loophole that became known as the “Bangui definition,” allowing medical professionals to diagnose AIDS in the absence of a test using just clinical symptoms: high fever, persistent cough, at least 30 days of diarrhea, and the loss of 10% of one's body weight within two months. Often suffering from malnutrition and without access to clean drinking water, many of the inhabitants of sub-Saharan Africa fit the bill, especially when the WHO added tuberculosis to the list of AIDS-defining illnesses in 1993 - a move which may be responsible for as many as one half of African “AIDS” cases, according to journalist Christine Johnson. The WHO's former Chief of Global HIV Surveillance, James Chin, acknowledged their manipulation of statistics, but stressed that it was the entire AIDS industry - not just his organization - perpetrating the fraud. “There's the saying that, if you knew what sausages are made of, most people would hesitate to sort of eat them, because they wouldn't like what's in it. And if you knew how HIV/AIDS numbers are cooked, or made up, you would use them with extreme caution,” Chin told an interviewer in 2009.12   With infected numbers stubbornly remaining constant in the US despite Fauci's fearmongering projections of the looming heterosexually-transmitted plague, the CDC in 1993 broadened its definition of AIDS to include asymptomatic (that is, healthy) HIV-positive people with low T-cell counts - an absurd criteria given that an individual's T-cell count can fluctuate by hundreds within a single day. As a result, the number of “AIDS cases” in the US immediately doubled. Supervised by Fauci, the NIAID had been quietly piling on diseases into the “AIDS-related” category for years, bloating the list from just two conditions - pneumocystis carinii pneumonia and Kaposi's sarcoma - to 30 so fast it raised eyebrows among some of science's leading lights. Deeming the entire process “bizarre” and unprecedented, Kary Mullis wondered aloud why no one had called the AIDS establishment out: “There's something wrong here. And it's got to be financial.”13   Indeed, an early CDC public relations campaign was exposed by the Wall Street Journal in 1987 as having deliberately mischaracterized AIDS as a threat to the entire population so as to garner increased public and private funding for what was very much a niche issue, with the risk to average heterosexuals from a single act of sex “smaller than the risk of ever getting hit by lightning.” Ironically, the ads, which sought to humanize AIDS patients in an era when few Americans knew anyone with the disease and more than half the adult population thought infected people should be forced to carry cards warning of their status, could be seen as a reaction to the fear tactics deployed by Fauci early on.14   It's hard to tell where fraud ends and incompetence begins with Gallo's HIV antibody test. Much like Covid-19 would become a “pandemic of testing,” with murder victims and motorcycle crashes lumped into “Covid deaths” thanks to over-sensitized PCR tests that yielded as many as 90% false positives,15 HIV testing is fraught with false positives - and unlike with Covid-19, most people who hear they are HIV-positive still believe they are receiving a death sentence. Due to the difficulty of isolating HIV itself from human samples, the most common diagnostic tests, ELISA and the Western Blot, are designed to detect not the virus but antibodies to it, upending the traditional medical understanding that the presence of antibodies indicates only exposure - and often that the body has actually vanquished the pathogen. Patients are known to test positive for HIV antibodies in the absence of the virus due to at least 70 other conditions, including hepatitis, lupus, rheumatoid arthritis, syphilis, recent vaccination or even pregnancy. (https://www.chcfl.org/diseases-that-can-cause-a-false-positive-hiv-test/) Positive results are often followed up with a PCR “viral load” test, even though the inventor of the PCR technique Kary Mullis famously condemned its misuse as a tool for diagnosing infection. Packaging inserts for all three tests warn the user that they cannot be reliably used to diagnose HIV.16 The ELISA HIV antibody test explicitly states: “At present there is no recognized standard for establishing the presence and absence of HIV antibody in human blood.”17   That the public remains largely unaware of these and other massive holes in the supposedly airtight HIV=AIDS=DEATH paradigm is a testament to Fauci's multi-layered control of the press. Like the writers of the Great Barrington Declaration and other Covid-19 dissidents, scientists who question HIV/AIDS dogma have been brutally punished for their heresy, no matter how prestigious their prior standing in the field and no matter how much evidence they have for their own claims. In 1987, the year the FDA's approval of AZT made AIDS the most profitable epidemic yet (a dubious designation Covid-19 has since surpassed), Fauci made it clearer than ever that scientific inquiry and debate - the basis of the scientific method - would no longer be welcome in the American public health sector, eliminating retrovirologist Peter Duesberg, then one of the most prominent opponents of the HIV=AIDS hypothesis, from the scientific conversation with a professional disemboweling that would make a cartel hitman blush. Duesberg had just eviscerated Gallo's 1984 HIV paper with an article of his own in the journal Cancer Research, pointing out that retroviruses had never before been found to cause a single disease in humans - let alone 30 AIDS-defining diseases. Rather than allow Gallo or any of the other scientists in his camp to respond to the challenge, Fauci waged a scorched-earth campaign against Duesberg, who had until then been one of the most highly regarded researchers in his field. Every research grant he requested was denied; every media appearance was canceled or preempted. The University of California at Berkeley, unable to fully fire him due to tenure, took away his lab, his graduate students, and the rest of his funding. The few colleagues who dared speak up for him in public were also attacked, while enemies and opportunists were encouraged to slander Duesberg at the conferences he was barred from attending and in the journals that would no longer publish his replies. When Duesberg was summoned to the White House later that year by then-President Ronald Reagan to debate Fauci on the origins of AIDS, Fauci convinced the president to cancel, allegedly pulling rank on the Commander-in-Chief with an accusation that the “White House was interfering in scientific matters that belonged to the NIH and the Office of Science and Technology Assessment.” After seven years of this treatment, Duesberg was contacted by NIH official Stephen O'Brien and offered an escape from professional purgatory. He could have “everything back,” he was told, and shown a manuscript of a scientific paper - apparently commissioned by the editor of the journal Nature - “HIV Causes AIDS: Koch's Postulates Fulfilled” with his own name listed alongside O'Brien's as an author.18 His refusal to take the bribe effectively guaranteed the epithet “AIDS denier” will appear on his tombstone. The character assassination of Duesberg became a template that would be deployed to great effectiveness wherever Fauci encountered dissent - never debate, only demonize, deplatform and destroy.    Even Luc Montagnier, the real discoverer of HIV, soon found himself on the wrong side of the Fauci machine. With his 1990 declaration that “the HIV virus [by itself] is harmless and passive, a benign virus,” Montagnier began distancing himself from Gallo's fraud, effectively placing a target on his own back. In a 1995 interview, he elaborated: “four factors that have come together to account for the sudden epidemic [of AIDS]: HIV presence, immune hyper-activation, increased sexually transmitted disease incidence, sexual behavior changes and other behavioral changes” such as drug use, poor nutrition and stress - all of which he said had to occur “essentially simultaneously” for HIV to be transmitted, creating the modern epidemic. Like the professionals at the Tri-State Healing Center, Montagnier advocated for the use of antioxidants like vitamin C and N-acetyl cysteine, naming oxidative stress as a critical factor in the progression from HIV to AIDS.19 When Montagnier died in 2022, Fauci's media mouthpieces sneered that the scientist (who was awarded the Nobel Prize in 2008 for his discovery of HIV, despite his flagging faith in that discovery's significance) “started espousing views devoid of a scientific basis” in the late 2000s, leading him to be “shunned by the scientific community.”20 In a particularly egregious jab, the Washington Post's obit sings the praises of Robert Gallo, implying it was the American scientist who really should have won the Nobel for HIV, while dismissing as “

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