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Laisser un message vocalChez hrmeetup.©, nous parlons de ressources humaines, de passions au travail, de parcours d'entrepreneur·es, mais aussi de transformation.Plus largement, nous explorons tout ce qui place l'humain au cœur du monde du travail.Dans cette capsule, nous recevons Alexandre Auquier. Nous parlons de reprise d'études universitaires, de neurodiversité, d'accompagnement humain et d'un parcours qui semble changer de direction alors qu'il suit le même fil rouge depuis le début.Diplômé de l'UMONS en informatique, Alexandre entre dans le monde de l'Extreme Programming (avec un coucou à Pierre-Emmanuel Dautreppe, Norman Deschauwe et les Journées Agiles au passage). Très vite, un fil rouge apparaît et s'ancre durablement : écouter, comprendre et prendre en compte l'humain. Car il ne suffit pas de programmer, il faut surtout écouter, entendre et comprendre les besoins pour obtenir le bon résultat. Un code de qualité ne suffit pas à lui seul à satisfaire les utilisateurs d'un logiciel.Au fil des rencontres et des prises de conscience qu'elles suscitent, Alexandre poursuit ce chemin avec une remarquable cohérence. Il s'intéresse aussi à ce qui souffle parfois différemment dans les voiles, à ce qui peut sembler être un frein pour certains et devenir une force pour celles et ceux qui prennent le temps de regarder davantage l'horizon que la proue du bateau.Nous arrivons ainsi naturellement au sujet de la neurodiversité, avec, pour ma part, un clin d'œil à Isabelle Deliège.Sa route n'est pas une simple traversée, c'est plutôt un tour du globe. Alexandre sait qu'il approchera de la cinquantaine lorsqu'il pourra exercer son nouveau métier, mais il garde le cap.Son parcours est jalonné d'escales, à chaque port d'attache, il prend le temps de se poser. Il ne débogue plus seulement des logiciels ; il met à profit son expérience et ses apprentissages pour, selon sa propre expression, "déboguer les gens" et accompagner celles et ceux qui cherchent à mieux se comprendre. Puis il hisse à nouveau les voiles vers la prochaine étape, emportant avec lui de nouveaux apprentissages et laissant derrière lui des personnes, des équipes et des rencontres enrichies par son écoute, son expérience et son regard sur l'humain."L'important est ce qu'il y a devant soi, sans oublier d'où l'on vient."Lorsqu'on lui demande quel paysage l'a le plus marqué ou quelle a été sa plus belle rencontre, Alexandre cite Timothée Pourbaix. Il nous parle alors de gestion humaine et de leadership inspirant.Il revient également sur une prise de conscience importante : l'intérêt des tests et la capacité à transformer ce qui paraît être une corvée en véritable valeur ajoutée. Parce que, oui, hisser les voiles demande un effort, mais la sensation est belle et la route devient plus fluide lorsque les vents sont favorables. "Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va", disait Sénèque.Nous ne pouvons que vous souhaiter de croiser la route d'Alexandre, et nous sommes impatients de le voir revenir de ce nouveau périple, riche d'énergie et de sagesse, toujours guidé par ce même fil rouge.Envie de laisser un message à Alexandre ? Une question, une gratitude pour son partage ou simplement un commentaire ?N'hésitez pas.Alexandre a lui-même testé le répondeur du podcast "Pyxis - Le Podcast" par Pyxis Belgique pour laisser un message vocal à Charles-Louis de Maere, et il a trouvé l'expérience particulièrement sympathique.Rassurez-vous : il est toujours vivant, n'a pas été traumatisé par l'expérience et serait ravi d'entendre vos voix.Entrez à votre tour dans un épisode participatif, et si les projecteurs vous effraient vous pourrez même rester anonyme.Merci à vous et bonne écoute.Podcast produit par The Podcast Factory Org asbl-vzwÉpisode enregistré à transforma bxl à Bruxelles, lieu d'innovation et d'expérimentation.Épisode disponible avec transcription complète et traductions (sous titres sur Youtube @thepodcastfactoryorg)#PodiBuzLiens:Site Internet d'Alexandre AuquierSéquençage du podcast:[00:00:05] Introduction au podcast[00:00:23] Alignement avec le rêve d'adolescent[00:02:29] Premières expériences professionnelles[00:03:23] Le coaching d'équipe[00:03:35] Comment l'agilité a replacé l'humain au centre[00:04:55] Reprendre des études[00:05:40] La neurodiversité en entreprise[00:06:22] La déconstruction masculine[00:07:54] Green IT et prise de conscience écologique[00:09:15] Observer les inégalités pour mieux les comprendre[00:10:13] L'injustice et la cohérence des individus[00:11:10] La transition professionnelle[00:12:29] Le bien-être au travail[00:12:49] Pyxis, Pierre-Emmanuel Dautreppe, Norman Deschauwer et la Journée Agile[00:13:55] La mentalité agile au-delà de l'IT[00:14:14] Son activité actuelle entre coaching et études[00:15:30] Mettre le curseur au bon endroit[00:16:25] Recherche de sens au travail[00:16:39] Les valeurs en entreprise[00:18:09] La relation de confiance[00:19:10] Le coach comme facilitateur[00:19:59] De la vision à la pratique terrain[00:20:49] Savoir se positionner quand on est encore en chemin[00:22:07] Le futur dans 5 ou 6 ans[00:22:26] Les utopistes et les fous seuls changent le monde[00:23:10] Contacter Alexandre[00:24:11] Définition d'un bon RH[00:24:38] Les rencontres et méthodes qui inspirent[00:25:16] Timothée Pourbaix[00:25:48] Écrire des tests avant de développer[00:26:34] Un message aux DRH, patrons d'entreprise...[00:27:07] Laissez un message vocal à Alexandre[00:27:49] Charles-Louis de Maere[00:28:05] Clôture de l'épisodeS'abonner VoicemailPour suivre ce podcast sur What'sApp :Un podcast accessible à tou·tes, partout dans le monde.Parce que l'inclusion est au cœur de notre engagement, cet épisode est bien plus qu'un simple podcast, sur notre site Internet retrouvez :Une transcription intégrale pour les sourd·es et malentendant·es.Un séquençage minutieux pour faciliter la navigation.Un format vidéo pour des visuels qui défilent et qui illustrent le podcast (selon ce qui est fourni par l'invité·e et disponible aussi sur Youtube)Une portée universelle : ce podcast peut être lu dans toutes les langues du monde supportée par l'extension "Google Translate" ajoutée à Chrome. Elle permet d'en traduire chaque passage de la transcription sélectionné en un clic.#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org asbl-vzwPodiBUZ est également le nom de notre studio podcast mobile identifiable lors d'événements et de productions terrain.Liens pour supporter The Podcast Factory Org :Notre lien d'affiliation O2Switch pour un hébergement web au topNotre lien d'affiliation Podcastics (Offre valable uniquement durant les 7 jours suivant l'ouverture de ce lien)Notre lien d'affiliation Sonix.ai pour une transcription des épisodes et l'export en fichier de sous-titragesÉvaluation de The Podcast Factory Org asbl-vzw via notre fiche GoogleFaites un don à notre associationSoutenez-nous sur buy.stripe.com et getalby.com !
À l'été 2025, je recevais en studio (mon bureau!) votre collègue, Adam Attia, pour explorer les principaux thèmes du modules 10: la pression d'autorité et les pressions groupales. Au programme, des questions simples: Fais-tu toujours comme les autres? Est-ce une bonne chose? Es-tu cette personne capable de contester, lorsque nécessaire, l'autorité et les pressions de ton entourage? Vraiment? Les questions abordées dans ce module sont importantes. Êtes-vous capable de vous opposer à la force du nombre, au consensus, et cela au nom de la science, des faits, de la loi, des normes, sinon de la raison elle-même, notamment lorsque cette majorité consensuelle s'égare ? Serez-vous de ceux et celles qui, malgré nos failles humaines, seront capable de poser ce genre de gestes difficiles? Dans le cadre de son travail, le professionnel n'est jamais seul. Lorsqu'une décision difficile doit être prise, on lui demandera idéalement d'en débattre, de demander conseil, de puiser dans la richesse d'une forme de raison commune, et de chercher l'appui du nombre et du consensus. Nous verrons dans ce module que la quête de consensus n'est pas sans problème! Dans d'autres milieux de travail, c'est l'autorité en place qui pose problème. Arguments d'autorité, chantage, menaces, arguments fallacieux, biais et autres influences psychosociologiques, participent à cette pression d'autorité. Dans un tel contexte, le constat est simple: nous avons tendance à nous conformer aux demandes de l'autorité en place, et cela, même si parfois ces demandes s'inscrivent en contradiction avec nos propres valeurs et idéaux. Que pouvons-nous faire, individuellement et collectivement pour protéger l'exercice d'un jugement libre et autonome? Bonne écoute!
Lorsqu'il entame sa traversée entre New York et le Havre à l'automne 1974, ni les passagers ni les membres d'équipage ne se doutent qu'il s'agit de son dernier voyage sous ce nom. Le gouvernement français a en effet décidé de mettre un terme à la carrière de ce géant des mers. C'est cette histoire que raconte la romancière Zoé Brisby dans Les Femmes du France, paru chez Albin Michel, dans Un jour dans l'Histoire au micro de Jean-Marc Panis. sujets traités : paquebot, France, traversée, New York Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.
Lorsqu'il est question des émotions, on pense souvent qu'elles peuvent être une fin en soi. Mais en réalité, les émotions répondent à un fonctionnement du cerveau assez étonnant : celui de la prédiction. Qui n'a jamais eu la boule au ventre ne serait-ce qu'en entendant la phrase "il faut que l'on parle". Pourtant, vous n'êtes pas devin et n'avez pas la certitude de ce dont il est question. Dans cet épisode, je vous emmène à la découverte de votre cerveau prédictif et surtout je vous montre comment décorder vos émotions et même mieux : ce qu'elles tentent vraiment de vous dire ! Pour vous procurer la liste des émotions précisées ou encore des besoins à identifier, n'hésitez pas à m'écrire sur Instagram, je me fais une joie d'avance de vous envoyer ces 2 précieuses. Bonne écoute,xx Sarah 〰️ Me suivre sur Instagram : @doublehoppe〰️ Travailler avec moi : doublehoppe.com/session/___________Si vous avez aimé cet épisode, partagez-le, notez-le, commentez-le : cela met du vent dans mes voiles.RDV vendredi dans 2 semaines pour un prochain épisode.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.
Tous les soirs ou presque, « Paris » rime avec « poésie » ! Dans la capitale française, nichée dans une ruelle proche de l'Assemblée nationale, se cache une institution qui fait vibrer les amateurs de belles lettres. Depuis 1961, le Club des poètes accueille chaque soir des dizaines de personnes, venues déclamer de la poésie, mais surtout profiter d'une bulle hors du temps où la bienveillance est le maître mot. Sa façade blanche, tout juste percée de lucarnes, passe quasi inaperçue dans la paisible rue de Bourgogne, en plein cœur des quartiers cossus de la capitale française. Pourtant, tous les soirs du mardi au vendredi, depuis 1961, ce discret bâtiment abrite une institution parisienne : le Club des poètes. Derrière sa lourde porte en bois, une joyeuse bande plaisante bruyamment autour d'une part de tarte ou d'un verre de vin. L'ambiance tamisée, les poutres apparentes et les piles de livres qui soutiennent des tableaux posés contre les murs invitent à la détente et à la convivialité. D'ici quelques instants, les lumières seront éteintes, des bougies seront allumées, et la véritable attraction de la soirée commencera : ici, depuis plus de 60 ans, on déclame des poèmes. Un lieu chargé d'histoire « Éteignez les lumières ! » : cette voix, c'est Blaise Rosnay – Blaise, comme l'appellent tout simplement les adeptes du lieu. Ce dernier présente le club, « pour ceux qui ne le connaîtraient pas » – et ils sont nombreux ce soir. Car le Club des poètes accueille aussi bien des habitués que des curieux. Le Club des poètes, donc, a été fondé par le père du maître de cérémonie, Jean-Pierre Rosnay, lui-même poète et résistant. « Avec une bande de jeunes gens turbulents, sourit Blaise Rosnay, il a d'abord fondé une maison d'édition [Les Jeunes artistes réunis, NDLR], avant d'animer une émission de radio qui s'appelait le Club des poètes. » D'où vient la désormais célèbre expression : « Amis de la poésie, bonsoir ! » Dans le local sis au 30 rue de Bourgogne, se sont croisés Louis Aragon et Pablo Neruda, Léopold Sédar Senghor et Raymond Queneau. « Nous, on essaie de faire vivre la flamme allumée par nos parents, pointe Blaise Rosnay, et il faut croire qu'on s'en sort pas trop mal ! » Il faut croire, oui : de nos jours, les fantômes des poètes du passé croisent quotidiennement des dizaines de poètes d'aujourd'hui, étudiants, retraités ou jeunes actifs, seuls ou en groupe, venus dire – et non pas lire – des poèmes. La règle cardinale : apprendre les poèmes par cœur Car au Club des Poètes, on dit, on déclame, on chante même, mais surtout, on ne lit pas. « C'est une règle essentielle, estime le maître des lieux. Déjà parce qu'elle fait écho à toute l'histoire de la poésie, qui a existé bien avant l'écriture et le livre. » La récitation de mémoire est aussi une forme de cadeau faite au public : « Lorsqu'on s'apprête à demander un peu de temps d'attention au public, c'est important d'avoir soi-même passé un petit moment avec le texte qu'on s'apprête à partager, et de lui avoir soi-même prêté cette attention. » Il y a une dernière raison, glisse Blaise Rosnay dans un clin d'œil : « Cela évite les poèmes de 150 pages ! » Dans de telles conditions, forcément, le stress monte un peu. Pourtant, les novices sont eux aussi les bienvenus sur le tabouret qui fait face au public – ils y sont même fréquemment encouragés par Blaise Rosnay entre chaque session. « Tout le monde peut dire un poème ! » exhorte-t-il. Et si jamais le poète du moment trébuche, qu'il se rassure : les habitués se feront un plaisir de lui souffler la suite. Une bulle hors du temps Des habitués, justement, il y en a beaucoup ce soir-là. Parmi lesquels Samuel. À 28 ans, le jeune homme fréquente les lieux depuis déjà dix ans : « J'ai découvert le club quand je suis arrivé à Paris. J'avais 17 ans. J'aime la bienveillance qu'il y a ici, le fait que les gens apprennent par cœur, voir leurs yeux quand ils récitent. » Pour lui, cet endroit est une évidence : « Il n'y a pas un seul jour, pour moi, sans poésie. J'en lis souvent, j'en parle avec les gens que j'aime, je me tiens au courant des nouveautés. » Devant un public captivé, le jeune homme s'installe face au public. Sa guitare sur les genoux, il entonne, avec beaucoup de douceur, L'Hirondelle, un poème de la poétesse et révolutionnaire Louise Michel, qu'il a mis lui-même en musique. Pendant quelques minutes, le temps est comme suspendu. « Je dis souvent aux gens qui hésitent à apprendre des poèmes par cœur qu'avoir de la poésie en tête, cela permet d'y avoir autre chose que des soucis », glisse le jeune homme. Apparemment, les écouter aussi. D'ici quelques minutes, il sera 21h30. Les lumières se rallumeront et, le temps d'une courte pause, la réalité viendra toquer à la porte. Mais pour quelques instants encore, on est en pays de poésie. À lire aussiPrintemps des Poètes, la poésie en circulation entre scène, rap et littérature
Tous les soirs ou presque, « Paris » rime avec « poésie » ! Dans la capitale française, nichée dans une ruelle proche de l'Assemblée nationale, se cache une institution qui fait vibrer les amateurs de belles lettres. Depuis 1961, le Club des poètes accueille chaque soir des dizaines de personnes, venues déclamer de la poésie, mais surtout profiter d'une bulle hors du temps où la bienveillance est le maître mot. Sa façade blanche, tout juste percée de lucarnes, passe quasi inaperçue dans la paisible rue de Bourgogne, en plein cœur des quartiers cossus de la capitale française. Pourtant, tous les soirs du mardi au vendredi, depuis 1961, ce discret bâtiment abrite une institution parisienne : le Club des poètes. Derrière sa lourde porte en bois, une joyeuse bande plaisante bruyamment autour d'une part de tarte ou d'un verre de vin. L'ambiance tamisée, les poutres apparentes et les piles de livres qui soutiennent des tableaux posés contre les murs invitent à la détente et à la convivialité. D'ici quelques instants, les lumières seront éteintes, des bougies seront allumées, et la véritable attraction de la soirée commencera : ici, depuis plus de 60 ans, on déclame des poèmes. Un lieu chargé d'histoire « Éteignez les lumières ! » : cette voix, c'est Blaise Rosnay – Blaise, comme l'appellent tout simplement les adeptes du lieu. Ce dernier présente le club, « pour ceux qui ne le connaîtraient pas » – et ils sont nombreux ce soir. Car le Club des poètes accueille aussi bien des habitués que des curieux. Le Club des poètes, donc, a été fondé par le père du maître de cérémonie, Jean-Pierre Rosnay, lui-même poète et résistant. « Avec une bande de jeunes gens turbulents, sourit Blaise Rosnay, il a d'abord fondé une maison d'édition [Les Jeunes artistes réunis, NDLR], avant d'animer une émission de radio qui s'appelait le Club des poètes. » D'où vient la désormais célèbre expression : « Amis de la poésie, bonsoir ! » Dans le local sis au 30 rue de Bourgogne, se sont croisés Louis Aragon et Pablo Neruda, Léopold Sédar Senghor et Raymond Queneau. « Nous, on essaie de faire vivre la flamme allumée par nos parents, pointe Blaise Rosnay, et il faut croire qu'on s'en sort pas trop mal ! » Il faut croire, oui : de nos jours, les fantômes des poètes du passé croisent quotidiennement des dizaines de poètes d'aujourd'hui, étudiants, retraités ou jeunes actifs, seuls ou en groupe, venus dire – et non pas lire – des poèmes. La règle cardinale : apprendre les poèmes par cœur Car au Club des Poètes, on dit, on déclame, on chante même, mais surtout, on ne lit pas. « C'est une règle essentielle, estime le maître des lieux. Déjà parce qu'elle fait écho à toute l'histoire de la poésie, qui a existé bien avant l'écriture et le livre. » La récitation de mémoire est aussi une forme de cadeau faite au public : « Lorsqu'on s'apprête à demander un peu de temps d'attention au public, c'est important d'avoir soi-même passé un petit moment avec le texte qu'on s'apprête à partager, et de lui avoir soi-même prêté cette attention. » Il y a une dernière raison, glisse Blaise Rosnay dans un clin d'œil : « Cela évite les poèmes de 150 pages ! » Dans de telles conditions, forcément, le stress monte un peu. Pourtant, les novices sont eux aussi les bienvenus sur le tabouret qui fait face au public – ils y sont même fréquemment encouragés par Blaise Rosnay entre chaque session. « Tout le monde peut dire un poème ! » exhorte-t-il. Et si jamais le poète du moment trébuche, qu'il se rassure : les habitués se feront un plaisir de lui souffler la suite. Une bulle hors du temps Des habitués, justement, il y en a beaucoup ce soir-là. Parmi lesquels Samuel. À 28 ans, le jeune homme fréquente les lieux depuis déjà dix ans : « J'ai découvert le club quand je suis arrivé à Paris. J'avais 17 ans. J'aime la bienveillance qu'il y a ici, le fait que les gens apprennent par cœur, voir leurs yeux quand ils récitent. » Pour lui, cet endroit est une évidence : « Il n'y a pas un seul jour, pour moi, sans poésie. J'en lis souvent, j'en parle avec les gens que j'aime, je me tiens au courant des nouveautés. » Devant un public captivé, le jeune homme s'installe face au public. Sa guitare sur les genoux, il entonne, avec beaucoup de douceur, L'Hirondelle, un poème de la poétesse et révolutionnaire Louise Michel, qu'il a mis lui-même en musique. Pendant quelques minutes, le temps est comme suspendu. « Je dis souvent aux gens qui hésitent à apprendre des poèmes par cœur qu'avoir de la poésie en tête, cela permet d'y avoir autre chose que des soucis », glisse le jeune homme. Apparemment, les écouter aussi. D'ici quelques minutes, il sera 21h30. Les lumières se rallumeront et, le temps d'une courte pause, la réalité viendra toquer à la porte. Mais pour quelques instants encore, on est en pays de poésie. À lire aussiPrintemps des Poètes, la poésie en circulation entre scène, rap et littérature
Lorsqu'on débute une activité sportive, quoi que l'on fasse, à partir du moment où on le fait au moins une fois ou deux par semaine, on progresse vite, mais si on commence à en faire trop en quantité ou en intensité ou que ça se cumule avec d'autres activités, on peut rapidement dépasser les limites d'adaptation du corps à la charge et arrivent alors des gènes, puis des douleurs et c'est la blessure qui pointe son nez, généralement au niveau des articulations ou des tendons, Aïe !Retrouvez-moi ! mail : podfab@free.fr / site : http://podfab.free.fr / Mastodon : @podfab@piaille.fr
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 18 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis son rachat par Elon Musk en 2022, Twitter, devenu X, a connu une transformation radicale. Nouveau nom, réduction des équipes, politique de modération remaniée : presque tout a changé. Mais la rupture la plus visible reste sans doute la coche bleue. Autrefois réservée aux personnalités et organisations dont l'identité avait été vérifiée, elle est devenue l'un des principaux avantages proposés aux abonnés payants.L'objectif affiché par Elon Musk était de réduire la dépendance de la plateforme à la publicité, en développant les revenus tirés des abonnements. Et X semble désormais prêt à serrer davantage la vis pour pousser ses utilisateurs gratuits vers l'offre Premium. Selon Engadget, la plateforme a discrètement abaissé les limites quotidiennes imposées aux comptes non vérifiés. Ces utilisateurs ne peuvent plus publier que 50 messages originaux et 200 réponses par jour. La différence avec l'ancien plafond est spectaculaire : celui-ci permettait jusqu'à 2 400 publications quotidiennes. Pour les messages originaux, la baisse dépasse donc 95 %.La modification n'a pas fait l'objet d'une grande annonce. Elle a été repérée par des internautes sur X et Reddit, après une mise à jour de la page d'assistance officielle. Lorsqu'une personne atteint l'une de ces limites, la plateforme doit afficher un message d'erreur indiquant précisément le plafond dépassé. Derrière cette décision, la stratégie commerciale paraît assez claire. X cherche à rendre l'usage gratuit plus contraignant pour mieux valoriser son abonnement Premium. La formule la moins chère coûte trois euros par mois, ou trente-deux euros par an. Un tarif d'appel qui doit convaincre les utilisateurs les plus actifs de sortir leur carte bancaire.La plateforme peut toutefois avancer un autre argument : la lutte contre les bots, ces comptes automatisés capables de publier d'énormes volumes de contenus, parfois pour diffuser de la publicité, manipuler les conversations ou mener des campagnes de désinformation. X avait déjà introduit, en octobre 2025, une rubrique « À propos de ce compte », permettant notamment de connaître le pays d'origine associé à un profil. Mais la mesure suscite beaucoup de critiques. Sur X comme sur Reddit, certains utilisateurs y voient moins un outil de modération qu'un nouveau péage numérique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Laurence est professeure dans un collège quand Hervé, jeune congolais arrivé en France, intègre sa classe. Lorsqu'elle apprend qu'il dort dehors, elle lui propose immédiatement de venir passer la nuit dans son appartement. Rapidement, Hervé est considéré comme un membre à part entière de la famille. Mais Hervé est arrêté par la police, et menacé d'expulsion. Pour Laurence, il est impossible de laisser son élève être arraché à son nouveau foyer. Cet épisode de Passages a été tourné et monté par Julien Chavanes, la réalisation et le mix sont de Thomas Loupias, Louise Hemmerlé est à la production.⭐️Louie à votre écoute chaque année⭐️, on prend le temps de demander : qu'est-ce qui vous touche, vous intrigue, vous manque dans ce que vous écoutez ? Depuis 2018, vous êtes notre meilleure boussole ! Notre étude d'audience annuelle est de retour et vos réponses nous sont très précieuses. Elles nous permettent de mieux vous comprendre et d'adapter nos programmes et les histoires qu'on vous racontera demain, aussi à vos envies. Ce questionnaire est co-construit avec Raphaël Llorca, chercheur à la Fondation Jean-Jaurès, qui travaille sur les effets du podcast dans nos vies. En y répondant, vous soutenez donc aussi la recherche en sciences sociales.Le questionnaire est anonyme, prend moins de 7 minutes, et vos données ne seront jamais cédées à des tiers. Pour participer, ça se passe ici
Dans la recherche sur les matériaux, le résultat final n'est parfois que la partie visible de l'expérience. Une équipe de scientifiques vient justement de découvrir plusieurs structures restées jusque là cachées au cours d'une réaction chimique. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Nature Communications et pour observer ces transformations, les chercheurs ont combiné plusieurs techniques de pointe.La résonance magnétique nucléaire à l'état solide permet notamment d'étudier l'environnement des atomes dans un matériau. La diffraction des rayons X révèle, elles, leur organisation dans l'espace. En croisant ces résultats avec une analyse détaillée de la structure atomique, l'équipe a pu identifier des phases intermédiaires que les méthodes habituelles n'avaient jamais détectées. Les scientifiques se sont intéressés à des molécules appelées précurseurs à la source unique. Ces composés renferment dès le départ tous les éléments chimiques nécessaires à la fabrication d'un matériau. Lorsqu'on les chauffe, leurs atomes se réorganisent progressivement jusqu'à former le produit recherché.Habituellement, les chercheurs analysent surtout le matériau obtenu à la fin. Cette fois, ils ont suivi la réaction étape par étape, une approche qui leur a permis de repérer plusieurs structures stables apparaissant temporairement entre le composé initial et le produit final. Parmi elles figure une quatrième forme d'un matériau déjà étudié pour sa capacité à absorber la lumière solaire, le vanadate de bismuth ou Bivo4 pour l'acronyme. Ce composé est notamment utilisé pour faciliter la production d'hydrogène à partir de l'eau grâce à l'énergie lumineuse. La nouvelle phase du Bivo4 possède une organisation atomique particulière et interagit différemment avec la lumière. Elle pourrait donc améliorer les matériaux employés pour produire des carburants solaires. En tout cas, tout ce que je viens de vous dire, c'est ce qu'ont détaillé les chercheurs.Une autre phase intermédiaire découverte présente de son côté une forte capacité de stockage du lithium. Elle ouvre ainsi des pistes pour concevoir de meilleures batteries destinées aux véhicules électriques ou au stockage de l'électricité renouvelable. L'étude montre surtout que la température, la vitesse de chauffage et le déroulement de la réaction peuvent devenir de véritables outils de conception. Il ne s'agit plus simplement de fabriquer un produit final mais d'explorer tout le parcours chimique pour découvrir des matériaux cachés potentiellement utiles à la transition énergétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quatre mois, l'astronaute française Sophie Adenot est à bord de la Station spatiale internationale, où elle réalise 200 expériences scientifiques. Parmi elles, une dizaine ont été préparées en France par le Cnes, le Centre national d'études spatiales. Nous avons pu assister en direct à l'une d'entre elles depuis la salle de contrôle du Cnes à Toulouse. Une immersion au plus près du quotidien de la Française. Lorsqu'on y pénètre pour la première fois, le Centre d'aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales (ou Cadmos) a de quoi désorienter. Un immense mur d'écrans, plusieurs rangées d'ordinateurs… Pas de doute, nous sommes bien au cœur du réacteur. « C'est ici que sont opérées toutes les expériences à bord de la Station spatiale internationale (ISS) dont le Cnes a la charge, explique Didier Chaput, responsable des vols habités au Cnes. Les écrans nous permettent d'avoir une vue sur le planning des astronautes et nous renvoient des images en direct de l'ISS. Actuellement, Sophie Adenot se prépare à réaliser l'expérience PhysioTool. » Sur les écrans de la salle de contrôle, la Française apparaît bardée de capteurs reliés à une sorte de console de jeu vidéo qu'elle tient entre ses mains. L'expérience PhysioTool, dont la tricolore est le sujet, vise à étudier le déconditionnement du corps et l'altération des fonctions cognitives en apesanteur. C'est sur ce second aspect que se concentre la manipulation du jour, explique Benoît Bolmont, enseignant-chercheur et professeur à l'université de Lorraine, qui parraine l'expérience. « Depuis le sol, on lui propose des tâches à l'écran de sa petite console et, dès lors qu'elle appuie sur un bouton ou manipule un joystick, nous avons en temps réel les réponses qu'elle apporte », développe le chercheur. À lire aussiDe la mécanique familiale à l'ISS : Sophie Adenot, une trajectoire en apesanteur Ces manipulations de la console permettent aux équipes scientifiques d'évaluer plusieurs paramètres cognitifs, « la mémoire, la prise de risque, la concentration, que l'on va corréler avec des paramètres physiologiques comme la variabilité cardiaque. Cela nous indiquera le moment où l'astronaute pourrait avoir une augmentation du stress et un impact sur ses performances cognitives », explique encore Benoît Bolmont. L'identification de ces signaux permettrait de mieux suivre les astronautes avant, pendant et après leurs missions à bord de l'ISS. À terme, l'objectif est de préparer les missions de longue durée vers la Lune ou Mars, qui mettront à rude épreuve les capacités physiques et mentales des astronautes. Des opératrices prêtes à intervenir Au cours de l'expérience, Sophie Adenot interagit avec les équipes au sol. Dans la salle de contrôle du Cadmos, deux opératrices s'assurent du bon déroulement de l'expérience. Micro-casque sur la tête, les yeux rivés sur l'écran de son ordinateur, Julie Nadal ne rate rien de la manipulation en cours. « J'ai des fiches qui me permettent de suivre minute par minute ce que Sophie Adenot fait. S'il y a des déviations de la procédure ou des questions de sa part, on peut intervenir à tout moment. » L'opératrice interagit indirectement avec la Française. Ses messages sont relayés à Sophie Adenot par une collègue basée à Eurocom, la salle de contrôle de l'Agence spatiale européenne située à Munich. Et justement, Sophie Adenot rencontre une difficulté. Son casque Bluetooth, utile à l'expérience, ne semble pas fonctionner. Pas de panique pour Julie Nadal, qui a la solution. « N'importe quel autre écouteur fera l'affaire », répond-elle à sa collègue munichoise qui s'empresse de relayer le message à la tricolore. « Cet appel n'était pas prévu, reprend l'opératrice. Quand on peut, on essaie de les anticiper pour aller plus vite et éviter à l'astronaute de perdre du temps sur son programme. » « Mais avec Sophie Adenot, poursuit Julie Nadal, un problème n'en est jamais vraiment un. C'est un plaisir de travailler avec elle. Elle fait régulièrement des messages à notre intention pour dire que c'est très agréable de travailler sur nos expériences. On a l'impression d'avoir un contact avec elle. » La matinée de travail s'achève après cinq heures d'expérience. Il faudra encore attendre plusieurs minutes pour que les équipes du Cadmos récupèrent les données scientifiques tirées de l'expérience PhysioTool. Ce sera désormais aux scientifiques de les analyser. À lire aussiDécollage de Sophie Adenot vers l'ISS : qui sont les coéquipiers de l'astronaute française pour sa mission?
Lorsqu'un autre marqueur culturel américain vautre sa conclusion, nous sommes là pour le constat, pour l'autopsie, et pour charger Sam Levinson. Avec Jérémie.
Deutéronome 30:19-20 (SG21) 19 J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin de vivre, toi et ta descendance, 20 en aimant l'Éternel, ton Dieu, en lui obéissant et en t'attachant à lui. Oui, c'est de lui que dépendent ta vie et sa durée, et c'est ainsi que tu pourras rester dans le pays que l'Éternel a juré de donner à tes ancêtres Abraham, Isaac et Jacob.» Lorsqu'un homme décide d'obéir à Dieu, les bénédictions de l'Éternel lui sont assurées. Celles-ci se répercutent dans la vie de ses enfants et de ses petits-enfants. Par opposition, lorsqu'un homme se rebelle contre les lois de Dieu, il sera maudit. EN outre, sa descendance en héritera. Votre serviteur Salvatore Gentile depuis la Belgique dans la région de Charleroi. +32 489 676 132 Dons sur l'IBAN ou le RIB : BE06 3632 0289 3122 PayPal : sagentile74@hotmail.com
Lorsqu'on pense à un placement financier, on imagine généralement un compte épargne, des actions ou de l'immobilier. Pourtant, de nouvelles formes d'investissement émergent et certaines sont pour le moins surprenantes.En France, la plateforme MyMarguerit, propose désormais aux particuliers d'acheter une vache pour ensuite la louer à un éleveur. Une idée qui peut faire sourire au premier abord, mais qui séduit de plus en plus d'investisseurs à la recherche de placements alternatifs.Le principe est relativement simple. Un particulier finance l'achat d'un bovin qui est ensuite mis à disposition d'un agriculteur. En échange, l'éleveur verse un loyer régulier pour utiliser l'animal au sein de son troupeau.Selon les formules et les plateformes, les rendements annoncés peuvent atteindre 5 à 6 % par an, soit davantage que les taux proposés par la plupart des comptes d'épargne traditionnels. Comme tout investissement, ce type de placement comporte toutefois des risques et ne garantit jamais un rendement futur.Le coût d'achat varie généralement entre 800 et 3 500 euros, selon la race, l'âge et la destination de l'animal, qu'il s'agisse d'une vache laitière ou d'un bovin destiné à la production de viande.Pour les investisseurs, l'intérêt est double : diversifier leur épargne tout en soutenant directement une activité agricole locale.Du côté des agriculteurs, cette formule permet parfois d'agrandir un troupeau sans devoir contracter un important emprunt bancaire. L'éleveur prend en charge les soins vétérinaires, l'alimentation et la gestion quotidienne des animaux, tout en conservant les revenus issus de la vente du lait ou de la naissance des veaux.Ce modèle reste aujourd'hui essentiellement développé en France et n'a pas encore réellement trouvé sa place en Belgique. Certains observateurs estiment que cette formule s'accorde moins facilement avec le modèle traditionnel de l'agriculture familiale qui reste fortement ancré dans notre pays.Mais il existe chez nous une autre manière de soutenir concrètement le monde agricole : la coopérative Terre-en-vue.Son fonctionnement est différent. Ici, les citoyens achètent des parts de la coopérative, à partir d'une centaine d'euros. L'argent récolté sert ensuite à acquérir des terres agricoles, des fermes ou des parcelles qui sont louées à des agriculteurs engagés dans une démarche durable.L'objectif n'est pas la rentabilité financière. La coopérative ne promet d'ailleurs pratiquement aucun rendement. Son ambition est ailleurs : préserver les terres agricoles, lutter contre la spéculation foncière et faciliter l'installation de nouveaux agriculteurs.Dans un contexte où le prix du foncier agricole ne cesse d'augmenter, l'accès à la terre devient l'un des principaux obstacles pour les jeunes exploitants. Grâce à ce modèle collectif, plusieurs centaines d'hectares ont déjà pu être préservés et mis à disposition de fermes pratiquant une agriculture respectueuse de l'environnement.Ces deux initiatives illustrent finalement deux visions différentes de l'investissement. L'une cherche à générer un rendement tout en soutenant les éleveurs. L'autre privilégie avant tout l'impact social et environnemental.Dans les deux cas, elles rappellent une réalité souvent méconnue : derrière chaque litre de lait, chaque hectare cultivé ou chaque produit local, il y a des agriculteurs confrontés à des investissements considérables et à des défis économiques de plus en plus complexes.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
Invité: Luca Pattaroni. Lorsquʹon ouvre un livre, lorsquʹon visite une expo dʹart contemporain, ou quʹon regarde un film, on a vite tendance à sʹévader, à ne plus penser aux contingences matérielles. Cʹest dʹailleurs souvent ce que lʹon recherche. Cʹest oublier un peu vite que derrière chaque produit culturel, aussi abstrait soit-il, il y a de la matière, de la sueur, des énergies. Pour Luca Pattaroni, il est important de se rappeler que les arts ne sont pas "hors-sol", mais s'enracinent dans la matière, les gestes et les lieux. Luca Pattaroni est professeur de sociologie urbaine à lʹEPFL et signe ce livre, "La condition terrestre de la culture - Le livre à main nue", chez EPFL Presse.
Amateurs de bande dessinée en quête d'étrangeté et d'émotions, bienvenue dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery. Aujourd'hui, nous nous intéressons à Une Fête sans fin, la nouvelle bande dessinée de Martin Robic publiée au Label 619 chez Rue de Sèvres. Pour l'occasion, nous avons eu le plaisir d'échanger avec son auteur afin de revenir sur la création de cette œuvre singulière. Une Fête sans fin : Martin Robic signe une parenthèse poétique au Label 619
Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel." Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion
En 2021, Alice s'inscrit sur un site de rencontres. Lorsqu'elle y voit le profil d'Andrew, un ancien militaire des armées britanniques, ayant même le titre de "Lord" écossais, elle pense enfin faire une rencontre fun et intéressante. Très vite, l'homme l'abreuve d'informations sur son passé, sa vie de famille, ses différents métiers... Et lui promet de lui faire vivre de folles aventures, comme de l'emmener à l'enterrement du Prince Philippe, dont il est un "proche" ! Mais après s'être finalement installé chez elle, et avoir vécu à l'oeil pendant plusieurs mois, Andrew fait une erreur. Alice découvre le pot aux roses : c'est simple, rien n'est vrai ! Et surtout, Andrew, qui se prénomme en réalité Alain, n'en est pas à son coup d'essai, il ment depuis plus de 40 ans à tout le monde et est même recherché par la police ! + Jonathan Guérin journaliste Sud-Ouest Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'épisode 22 de SOFRESH est consacré à MADJ aka Maître MADJ, une série en 7 parties.Partie 03 "Rapattitude l'acte fondateur"En 1989, Madj croise la route de Benny Malapa qui réalise un documentaire sur les nuits parisiennes au sein de la communauté africaine. Alors que tous les deux s'intéressent à la scène des sounds systems et rap, Madj suggère l'idée d'enregistrer une compilation, Benny lui s'occupe de trouver un studio. Cela donnera la compilation Rapattitude sur laquelle figurent les futurs grands noms du rap français : Suprême NTM, Assassin, EJM, Tonton David…Les enregistrements ont lieu clandestinement, la nuit à l'IRCAM, l'institut de recherche et coordination acoustique musique.Lorsqu'en 1990 la compilation sort, cela permet à plusieurs groupes de signer en maison de disques.. Bonne ÉCOUTE !On a besoin de votre soutien : likez, partagez et commentez sur votre plateforme d'écoute car cela nous aide pour le référencement !SOFRESH (Robin Master & Somy DUC). SOFRESH
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 05 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée. Un accident dramatique Le 13 octobre 1972, l'avion F571 s'écrase dans la cordillère des Andes. Le pilote expérimenté Julio Ferradas, avait à ses côtés le co-pilote en formation, Dante Lagurara. Alors qu'ils survolent les Andes, les nuages cachent les montagnes en dessous. Au moment où l'avion approche de son lieu de destination, le copilote demande l'autorisation d'atterrir auprès de l'aéroport de Santiago. L'avion entame alors sa descente. Malheureusement, les trous d'air qu'ils ont subis et la mauvaise visibilité les surprennent. Lorsqu'ils ont traversé les nuages, l'avion n'était pas encore au niveau de la piste d'atterrissage…. Mais face à la montagne… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Julien Roussel) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Aimer même lorsqu'on est déçu by Rav David Touitou
Un seul message peut parfois faire plus pour ton activité que des semaines de contenu, de prospection ou de discussions commerciales interminables. Lorsqu'il est clair, pertinent et parfaitement aligné avec les besoins de ton audience, il devient un véritable levier de croissance.Dans cet épisode, Isis t'explique comment construire un message puissant qui capte immédiatement l'attention de ton client idéal, crée une connexion forte et lui permet de comprendre en quelques secondes pourquoi ton offre est faite pour lui. L'objectif : arrêter de compliquer ta communication et apprendre à transmettre la valeur de ce que tu proposes avec simplicité et impact.Que tu sois coach, consultant ou entrepreneur dans l'accompagnement, tu découvriras une méthode concrète pour affiner ton positionnement, renforcer ton attractivité et faciliter la conversion de tes prospects en clients.Au programme de cet épisode :• Pourquoi un message clair et précis peut avoir plus d'impact que des dizaines de publications.• Les trois composantes essentielles d'un message qui attire, convainc et donne envie de passer à l'action.• Comment personnaliser cette approche pour qu'elle corresponde parfaitement à ton offre et à ton marché.Prêt à rendre ton message irrésistible et à simplifier ton acquisition de clients ? Lance l'écoute dès maintenant, puis pense à t'abonner au podcast et à partager cet épisode à un entrepreneur qui gagnerait à clarifier sa communication.Liens utilesLe MESSAGE MAGNÉTIQUERejoins BIA pour collaborer avec Isis
Les protéines sont devenues une sorte de religion sur les réseaux sociaux, et les voix les plus bruyantes répètent constamment le même message : plus il y en a, mieux c'est. Dans cet épisode, nous adoptons une approche plus nuancée et fondée sur les données scientifiques en posant une meilleure question : la source de vos protéines influence-t-elle votre santé à long terme, et pourquoi?Lorsqu'on prend du recul, on réalise qu'on ne mange jamais des « protéines » en isolation. On consomme plutôt un ensemble d'aliments. Les lentilles ne viennent pas seules; elles apportent aussi des fibres, des vitamines et des minéraux. Les viandes transformées, quant à elles, s'accompagnent souvent de gras saturés, de sodium et d'additifs. C'est dans ce contexte que se trouve la véritable histoire de la santé.Nous explorons les résultats de grandes études de population, notamment une importante méta-analyse publiée dans le BMJ, afin de comprendre ce qu'elles suggèrent concernant les protéines d'origine végétale et leur association avec la mortalité toutes causes confondues ainsi qu'avec les maladies cardiovasculaires. Nous traduisons ensuite ces données en stratégies concrètes et réalistes : réduire sa consommation de viande rouge et de viandes transformées, ajouter des haricots ou des lentilles aux repas que vous préparez déjà, intégrer le tofu ou le tempeh dans des recettes simples, ou encore essayer le lait de soya si cela convient à votre routine. Rien d'extrême, aucune quête de perfection, simplement des changements durables que vous pouvez maintenir à long terme.Nous répondons également aux objections les plus fréquentes : « Les protéines végétales sont-elles incomplètes? » et « Qu'en est-il des athlètes et du développement musculaire? » Vous découvrirez pourquoi la variété alimentaire suffit généralement à couvrir les besoins en acides aminés essentiels, pourquoi la majorité des gens atteignent leurs besoins en protéines tout en étant loin d'atteindre leurs objectifs en fibres, et pourquoi la performance sportive dépend surtout de l'apport total en protéines et d'une bonne planification alimentaire, plutôt que de l'étiquette apposée sur un aliment.Si cet épisode vous a plu, abonnez-vous au balado, partagez-le avec une personne qui s'inquiète constamment de ses protéines, et laissez-nous un commentaire en nous indiquant votre meilleure substitution végétale riche en protéines.Go check out my website for tons of free resources on how to transition towards a healthier diet and lifestyle.You can download my free plant-based recipes eBook and a ton of other free resources by visiting the Digital Downloads tab of my website at https://www.plantbaseddrjules.com/shopDon't forget to check out my blog at https://www.plantbaseddrjules.com/blog You can also watch my educational videos on YouTube at https://www.youtube.com/channel/UCMpkQRXb7G-StAotV0dmahQCheck out my upcoming live events and free eCourse, where you'll learn more about how to create delicious plant-based recipes: https://www.plantbaseddrjules.com/Go follow me on social media by visiting my Facebook page and Instagram accountshttps://www.facebook.com/plantbaseddrjuleshttps://www.instagram.com/plantbased_dr_jules/Last but not least, the best way to show your support and to help me spread my message is to subscribe to my podcast and to leave a 5 star review on Apple and Spotify!Thanks so much!Peace, love, plants!Dr. Jules
Ce vendredi, Abdoulaye Wade fête ses 100 ans. Avec son épouse Viviane, l'ancien président du Sénégal est retiré à Versailles, près de Paris, mais il est toujours alerte selon Jeune Afrique, qui lui a rendu visite il y a quelques jours. Quel souvenir laisse-t-il aux Sénégalais ? Sera-t-il appelé au téléphone, aujourd'hui, par le président Bassirou Diomaye Faye et par l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko ? Témoignage d'Amadou Sall, son ancien garde des Sceaux et son ancien porte-parole, qui milite aujourd'hui dans l'opposition avec le PLD, le Parti des Libéraux et Démocrates, en ligne de Dakar. RFI : Quel héritage Abdoulaye Wade va-t-il laisser au peuple sénégalais ? Amadou Sall : Abdoulaye Wade va laisser un immense héritage au peuple sénégalais. Premièrement, sa forte conviction en la démocratie, dans le combat démocratique. Pendant 27 ans, il était opposant. Il s'est présenté à des élections présidentielles cinq fois, sans jamais se décourager. Tout a été fait dans le calme, dans la tranquillité, dans la démocratie, en excluant toute violence. Il l'avait dit dès le départ : « Je n'engendrerai pas des cadavres pour arriver au pouvoir. » Le premier héritage de Wade, c'est la conquête démocratique et pacifique du pouvoir. Mais aussi son exercice démocratique. C'est un héritage énorme, dans un contexte qui n'était pas facile. Quelles sont les deux principales qualités d'Abdoulaye Wade ? La première découle de ce que je viens de dire : la résilience, la persévérance, l'endurance, la croyance en la démocratie. La deuxième qualité d'Abdoulaye Wade, c'est que rien n'était trop beau ou trop bien pour le pays. À chaque fois qu'il a voyagé, qu'il avait un projet, quelque chose d'intéressant, il disait : « Le Sénégal mérite d'avoir cela. » Il a travaillé à doter notre pays d'infrastructures incroyables de dernière génération, en tout cas de première qualité. C'est un infatigable travailleur. Il a consacré sa présidence au travail. Il n'avait pas de repos. Il ne dormait pas. Il travaillait nuit et jour, à n'importe quelle heure. Il pouvait appeler n'importe lequel de ses collaborateurs pour lui soumettre une idée et travailler avec lui. C'est un infatigable travailleur. C'est une qualité énorme. Et quels sont ses deux principaux défauts ? Des défauts, il en a comme tout le monde. À un moment, on peut dire : « Mais ça, c'est l'âge. » Abdoulaye Wade a pris le pouvoir après qu'il était d'un certain âge et autour de lui, il avait pour l'essentiel des gens qui avaient l'âge de ses enfants. Il était autoritaire. Parfois, il pouvait être très autoritaire. Cela le poussait à avoir des colères jupitériennes. Le deuxième défaut, c'est peut-être que, quand il avait une idée, il n'en démordait pas. Pour parler vulgairement, on peut dire qu'il était un peu entêté. S'il n'était pas entêté, il n'aurait pas brigué un dernier mandat. Abdoulaye Wade, c'est d'abord l'homme qui a imposé la première alternance démocratique dans l'histoire du Sénégal et de l'Afrique francophone. Ce grand basculement politique de l'année 2000 serait-il arrivé de toute façon, quel que soit le leader de l'opposition ? Ou est-ce sa personnalité qui a forcé le destin ? Il y a le combat qui a été mené d'une manière générale par toute l'opposition sénégalaise. À cette époque, le Sénégal avait une opposition très active. Mais Abdoulaye Wade a joué un rôle important parce que l'opposition de l'époque, d'une manière générale, était très à gauche. Les méthodes étaient des méthodes plus radicales. Il est arrivé avec des méthodes plus feutrées, des méthodes plus démocratiques. Il était, comme disent les Anglais, un peu plus « smooth », peut-être. Sans Abdoulaye Wade, on y serait arrivé, mais peut-être pas en 2000, plus tard. Sa personnalité aussi a beaucoup compté. Pourquoi cette obsession à vouloir organiser une succession dynastique en faveur de son fils Karim ? Pourquoi un tel entêtement, pour reprendre votre mot, au risque de perdre l'élection suivante, ce qui est arrivé en 2012 ? Abdoulaye Wade a pu penser un moment que c'était un bon choix. Au résultat, l'histoire ne semble pas lui avoir donné raison. En mars 2000, quand Abdou Diouf a perdu, il a appelé Abdoulaye Wade pour le féliciter. En mars 2012, quand Abdoulaye Wade a perdu à son tour, il a appelé Macky Sall pour le féliciter aussi. Pourquoi ces gestes de grande courtoisie républicaine n'arrivent-ils qu'au Sénégal et presque nulle part ailleurs ? Nous avons une spécificité sénégalaise. Pendant longtemps, Dakar a été le centre de l'Afrique occidentale française. Toute l'administration coloniale était basée à Dakar. Il y avait énormément de facteurs qui ont fait que la démocratie s'est rapidement acclimatée dans ce pays. Les joutes oratoires, les joutes politiques ont toujours existé, j'allais dire, dans la bonne humeur, en tout cas à l'intérieur des familles. Les familles étaient éclatées politiquement, mais restaient unies. C'est une spécificité sénégalaise, notre ancrage à la démocratie, à la liberté. Aujourd'hui, quand on regarde l'évolution de certains pays africains, on se rend compte aussi que cela ne se passe pas seulement au Sénégal. Regardez ce qui s'est passé au Bénin, au Ghana. C'est cela aussi la règle en démocratie. Avec le Pastef et la dispute actuelle entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, pensez-vous que cette tradition républicaine va durer ou au contraire va disparaître ? Tant que cela reste une crise politique, cela se règle politiquement. Au Sénégal, la première fois qu'il y a eu une crise au sommet de l'État, une crise institutionnelle, les parachutistes étaient en face des gendarmes. J'espère que l'on n'arrivera pas à cette crise des institutions. Il y a une crise politique. Que cette concurrence se fasse dans les règles du jeu et qu'elle n'aboutisse pas à une crise des institutions. Pour vous, la crise actuelle est moins grave que celle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia ? Ce n'est pas la même forme, ni le même fond. En 1962, c'était une crise des institutions. Aujourd'hui, il y a un combat politique dans lequel on ne sait pas bien qui prend l'ascendant. Probablement, les conseillers du président l'ont mal conseillé, pensant que c'était la mort d'Ousmane Sonko. Ousmane Sonko, c'est comme l'hydre à plusieurs têtes. On lui a coupé une tête au gouvernement, une autre tête a poussé à l'Assemblée nationale. Il est là, il est bien vivant, il survit à cette crise. Ils sont l'un en face de l'autre. On est dans une autre crise politique, avec ceci de particulier qu'ils n'ont pas la même expérience. Ils sont beaucoup plus jeunes, beaucoup plus fougueux. Les égos sont très développés. Espérons que cela n'arrêtera pas la crise politique et que cela ne va pas dégénérer. À la fin, qui gagnera ? Je donne ma langue au chat. On attend de voir à la fin qui va gagner. Vous avez l'air de dire que c'est Ousmane Sonko ? Pour le moment, il n'est pas mort. C'est tout ce que je peux dire. Le PDS d'Abdoulaye Wade ne compte plus que quelques députés à l'Assemblée. Est-ce à dire que ce parti risque de ne pas survivre à son fondateur ? Vous savez, c'est difficile pour le PDS. Beaucoup de partis sont sortis des flancs du PDS. Le libéralisme – disons l'idéologie politique fondée sur l'économie de marché telle qu'elle a été défendue par Abdoulaye Wade – est une idéologie bien présente au Sénégal, représentée par plusieurs partis. Ensemble, ils sont significatifs. Macky Sall fait partie de ceux qui sont sortis des flancs du PDS. De sorte que c'est vrai, il est possible, peut-être pas de voir le PDS survivre tel qu'il existait avant, mais peut-être que quelque chose est possible au niveau de ses frères libéraux dans le cadre d'une grande coalition. Peut-on dire que le PLD, le Parti des libéraux et des démocrates dont vous êtes le vice-président, est l'un des héritiers du PDS d'Abdoulaye Wade ? Oui, nous sommes l'un des héritiers de PDS d'Abdoulaye Wade, comme Macky Sall l'est, comme d'autres partis le sont : Samuel Sarr, Madické Niang, Babacar Gueye, Macky Sall, Modou Diagne Fada, Karim Wade. Nous sommes tous des héritiers d'Abdoulaye Wade ce vendredi. Pensez-vous qu'Abdoulaye Wade, qui vit actuellement à Versailles, près de Paris, va recevoir quelques appels téléphoniques ou non ? J'imagine qu'il va recevoir beaucoup d'appels, de ses disciples et de nous-mêmes. Vous allez l'appeler vous-même ? Oui, bien sûr. J'imagine que Macky Sall va l'appeler, l'un de ses disciples. J'imagine que quelques-uns de ses amis qui l'ont rejoint dans l'Internationale libérale, notamment le président Alassane Ouattara, vont l'appeler. J'imagine aussi que son ami et petit frère, Denis Sassou-Nguesso, va l'appeler. Peut-être aussi le président Abdou Diouf. Entre Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, ce sont des relations très particulières. Je vais vous raconter une anecdote. Lorsqu'il a pris le pouvoir et a été élu, il est allé rendre visite à la mère d'Abdou Diouf. Il est venu et lui a dit : « Écoutez, vous êtes une mère chanceuse parce que vous avez deux enfants – parce qu'ils ont des liens de parenté – vous avez deux enfants, l'un était président de la République et a été battu par l'autre. Vos deux enfants se sont succédé à la tête de l'État. J'imagine que pour cette raison, Abdou Diouf va l'appeler. Ils ont gardé de bonnes relations. Ce sont des républicains et des démocrates. C'est une belle histoire. Et Idrissa Seck ? Ah oui, mais pourquoi pas ? Idrissa Seck fait partie de l'héritage et des héritiers. Il va l'appeler. Oumar Sarr va l'appeler. Nous allons tous l'appeler parce que c'est notre guide. Il nous a tous mis le pied à l'étrier. Nous sommes ses disciples. Et Bassirou Diomaye Faye ? Il devrait. Parce qu'il est président de la République et que la République du Sénégal a pris une part importante dans l'organisation de cet événement, qui est un événement important. Cent ans, ça n'est pas donné à n'importe qui, surtout à un ancien président de la République. J'imagine qu'il va l'appeler. Et Ousmane Sonko ? Pourquoi pas ? Ousmane Sonko est un homme politique. J'ai le souvenir précis, en 2019, lorsque Ousmane Sonko était candidat à l'élection présidentielle et que notre candidat Karim Wade avait été recalé. C'est moi-même qui ai reçu Ousmane Sonko à l'hôtel Terrou-bi, qui était venu demander le soutien d'Abdoulaye Wade. C'est vrai, il a eu des mots parfois durs à ses débuts contre Abdoulaye Wade, contre tous les hommes politiques d'ailleurs. Mais je mets cela sur le compte du manque d'expérience et de la fougue qui était la sienne à l'époque. Aujourd'hui, avec le recul, Abdoulaye Wade mérite bien qu'il l'appelle, au moins pour cet événement. C'est la République du Sénégal qui sortira grandie de cette situation. À lire aussiLes 100 ans d'Abdoulaye Wade: l'itinéraire hors normes de l'ancien président sénégalais en huit dates
On pense souvent qu'une piscine qui sent fortement le chlore est parfaitement propre. Pourtant, c'est presque l'inverse. Une odeur puissante de “chlore” est généralement un mauvais signe : elle indique que l'eau est saturée de substances organiques apportées par les baigneurs.Car le chlore pur, en réalité, sent assez peu. L'odeur piquante caractéristique que l'on associe aux piscines vient surtout de composés chimiques appelés chloramines.Pour comprendre, il faut voir comment fonctionne le chlore. Lorsqu'il est ajouté dans une piscine, son rôle est de détruire les bactéries, virus et micro-organismes. Mais il ne combat pas seulement les microbes : il réagit aussi avec tout ce que les humains apportent dans l'eau. Et cela représente énormément de matière.Chaque baigneur laisse derrière lui de la sueur, des cellules de peau morte, des résidus de cosmétiques… et parfois de l'urine. Même en très petite quantité, ces substances suffisent à déclencher des réactions chimiques.Lorsque le chlore rencontre notamment l'ammoniaque présente dans l'urine et la transpiration, il forme les fameuses chloramines. Ce sont elles qui dégagent cette odeur agressive et irritante.Autrement dit : plus l'odeur est forte, plus cela signifie que le chlore a déjà réagi avec beaucoup de déchets organiques.Le problème, c'est que ces chloramines sont aussi moins efficaces pour désinfecter l'eau que le chlore libre. Une piscine qui sent très fort peut donc être paradoxalement moins bien désinfectée qu'une piscine presque sans odeur.Mais ce n'est pas tout. Les chloramines sont également irritantes pour le corps humain. Comme elles sont très volatiles, elles s'évaporent facilement dans l'air, surtout dans les piscines couvertes où la ventilation est insuffisante.C'est ce qui provoque les yeux rouges, les irritations de la gorge, les quintes de toux ou parfois même des difficultés respiratoires chez certains nageurs et maîtres-nageurs exposés longtemps.Des études ont montré que l'air des piscines intérieures mal ventilées peut contenir des concentrations importantes de ces composés irritants. Les sportifs qui nagent intensément, en respirant juste au-dessus de la surface de l'eau, y sont particulièrement exposés.Alors pourquoi continue-t-on à croire qu'une “bonne odeur de chlore” est rassurante ? Simplement parce que nous avons appris à associer cette odeur aux piscines publiques et à l'idée de propreté. Mais chimiquement, cette odeur signale surtout que le désinfectant est en train d'être consommé par les déchets humains.La meilleure piscine n'est donc pas celle qui sent le plus fort… mais souvent celle qui ne sent presque rien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on pense à une montagne géante, on imagine souvent Mount Everest, culminant à près de 8 849 mètres. Pourtant, dans le système solaire, cette montagne paraît presque modeste. Car le véritable record absolu se trouve sur Mars, et il écrase littéralement tous les autres reliefs connus.Cette montagne s'appelle Olympus Mons.Et ses dimensions sont vertigineuses.Olympus Mons culmine à environ 21 229 mètres au-dessus du niveau moyen martien, soit presque trois fois la hauteur de l'Everest. Mais ce n'est pas tout : sa base mesure environ 600 kilomètres de diamètre. À titre de comparaison, cela représente à peu près la distance entre Paris et Lyon.En réalité, Olympus Mons est un volcan gigantesque. Plus précisément, un volcan bouclier, formé par des coulées de lave très fluides qui se sont accumulées lentement pendant des millions d'années.Mais pourquoi ce volcan est-il devenu aussi énorme ?La réponse tient surtout aux particularités de Mars.Sur Terre, les plaques tectoniques se déplacent continuellement. Lorsqu'un volcan se forme au-dessus d'un point chaud, la croûte terrestre finit par bouger, ce qui déplace progressivement l'activité volcanique ailleurs. C'est ainsi que se forment par exemple les îles d'Hawaï.Sur Mars, en revanche, il n'existe quasiment pas de tectonique des plaques comme sur Terre. Le point chaud responsable d'Olympus Mons est donc resté sous le même endroit pendant des périodes immenses. Résultat : la lave a continué à s'accumuler exactement au même endroit pendant des centaines de millions d'années.Autre facteur important : la gravité martienne est beaucoup plus faible que celle de la Terre. Elle représente environ 38 % de la gravité terrestre. Les montagnes peuvent donc devenir beaucoup plus hautes avant de s'effondrer sous leur propre poids.Le sommet d'Olympus Mons possède même une immense caldeira, c'est-à-dire un cratère volcanique effondré, large d'environ 80 kilomètres.Et pourtant, malgré son gigantisme, aucune mission humaine ne l'a jamais approché. Même les sondes spatiales ne l'ont observé qu'à distance depuis l'orbite martienne. Aucun rover n'a encore exploré directement ses pentes.Ce qui est fascinant, c'est que cette montagne est si vaste qu'un astronaute placé à sa base aurait du mal à percevoir sa forme. Les pentes sont relativement douces et la courbure de Mars masquerait une partie du volcan.Ainsi, la plus haute montagne du système solaire se trouve sur un monde désertique et silencieux que l'humanité n'a toujours pas foulé. Un géant colossal, visible depuis l'espace, qui domine Mars depuis des millions d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant des décennies, faire du stop en Pologne n'avait rien d'une pratique marginale ou risquée. C'était presque une institution nationale. Aujourd'hui encore, alors que l'auto-stop a fortement reculé dans une grande partie de l'Europe occidentale, il reste étonnamment populaire en Pologne. Cette particularité s'explique par un mélange d'histoire, de culture et… d'organisation étatique.Tout commence après la Seconde Guerre mondiale, dans la Pologne communiste. À cette époque, le pays manque cruellement de voitures. Posséder une automobile est coûteux, compliqué et réservé à une minorité. Pourtant, les Polonais voyagent beaucoup, notamment les jeunes, les étudiants et les vacanciers. Le train existe, bien sûr, mais il est souvent lent et saturé. L'auto-stop apparaît alors comme une solution pratique et économique.Mais ce qui rend le cas polonais unique, c'est que l'État décide d'encourager officiellement cette pratique. En 1957 est lancé un programme étonnant : l'“Akcja Autostop”, littéralement “l'Action Auto-stop”. Le principe est simple. Les auto-stoppeurs achètent des carnets de coupons auprès d'organisations touristiques. Lorsqu'un conducteur accepte de les transporter, il reçoit un coupon. Plus il accumule de coupons, plus il peut obtenir des récompenses.Ces coupons permettent parfois de participer à des loteries, de gagner des objets ou même certains avantages matériels très appréciés dans une économie de pénurie. Résultat : prendre des auto-stoppeurs devient presque un acte civique. Le système transforme l'auto-stop en activité organisée, reconnue et relativement sûre.Dans les années 1960 et 1970, le phénomène explose. Chaque été, des milliers de jeunes sillonnent le pays le pouce levé. Certains concours récompensent même les plus grands voyageurs. L'auto-stop devient un symbole de liberté dans un régime pourtant très contrôlé. Pour beaucoup de Polonais, c'est aussi une manière de rencontrer des gens, de partager des histoires et de créer une forme de solidarité nationale.Même après la chute du communisme, l'habitude reste profondément ancrée. Le programme officiel disparaît finalement en 1995, mais la culture demeure. Beaucoup de conducteurs polonais ont eux-mêmes pratiqué l'auto-stop dans leur jeunesse. Ils gardent donc une image positive des voyageurs au bord des routes.Il existe aussi une raison économique. La Pologne est longtemps restée un pays où les écarts de revenus étaient importants et où voyager à petit budget était courant chez les étudiants. L'auto-stop y est donc resté plus acceptable socialement qu'en Europe de l'Ouest.Aujourd'hui encore, de nombreux voyageurs considèrent la Pologne comme l'un des pays européens les plus faciles pour faire du stop. Une survivance étonnante d'une politique née en pleine époque communiste… et devenue une véritable tradition culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dit comme cela, la question semble sortir d'un film de science-fiction. Pourtant, des physiciens viennent de publier des travaux fascinants qui donnent l'impression qu'une particule lumineuse peut, dans certaines conditions, “sortir” d'un matériau avant même d'y être entrée.Évidemment, cela ne signifie pas que l'on peut voyager dans le passé ou violer les lois fondamentales de la physique. Mais cette découverte illustre à quel point le monde quantique défie notre intuition.Tout commence avec des photons, les particules de lumière. Des chercheurs ont étudié la manière dont ces photons traversent un nuage d'atomes. En physique classique, on s'attend à une chronologie simple : le photon entre dans le matériau, interagit avec les atomes, puis ressort un peu plus tard.Mais dans certaines expériences quantiques, les calculs donnent un résultat étonnant : le “temps de traversée” semble négatif.Autrement dit, si l'on applique certaines méthodes de mesure, le photon paraît ressortir avant l'instant où il aurait dû entrer. C'est ce qu'on appelle parfois un “temps négatif” ou un “retard négatif”.Pour comprendre ce paradoxe, il faut oublier notre vision habituelle du temps. Dans le monde quantique, les particules ne se comportent pas comme de petites billes bien localisées. Elles sont décrites par des ondes de probabilité. Lorsqu'un photon traverse un milieu, son onde peut être modifiée, déformée ou redistribuée d'une manière extrêmement étrange.Le phénomène observé est lié à ce qu'on appelle la diffusion quantique et aux interférences d'ondes. Certaines parties de l'onde lumineuse sont amplifiées tandis que d'autres sont atténuées. Résultat : le pic principal du signal lumineux peut sembler émerger plus tôt que prévu.Cela donne l'illusion d'un temps négatif, mais aucune information ne voyage réellement plus vite que la lumière. La relativité d'Albert Einstein reste intacte.Ce qui rend cette nouvelle étude particulièrement importante, c'est que les chercheurs ont réussi à observer directement l'excitation des atomes pendant le passage de la lumière. Cela permet de mieux comprendre ce qui se produit réellement à l'intérieur du matériau, au cœur du processus quantique.Cette expérience montre surtout une chose : notre intuition quotidienne fonctionne mal à l'échelle microscopique. Dans notre monde, les causes précèdent toujours les conséquences. Mais dans l'univers quantique, les notions de trajectoire, de position ou même de chronologie deviennent beaucoup plus floues.Le “temps négatif” n'est donc pas une machine à remonter le temps. C'est plutôt une fenêtre ouverte sur un monde où les règles habituelles cessent d'être évidentes. Et plus les physiciens explorent cet univers quantique, plus ils découvrent que la réalité est étrange… bien au-delà de ce que notre cerveau est naturellement capable d'imaginer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bien avant Marco Polo, un autre voyageur avait déjà traversé une immense partie du monde connu. Son nom était Benjamin de Tudèle. Aujourd'hui presque oublié du grand public, cet aventurier espagnol du XIIe siècle a pourtant réalisé un périple extraordinaire, à une époque où voyager signifiait affronter les pirates, les guerres, les maladies et des milliers de kilomètres de routes dangereuses.Benjamin naît à Tudela, dans le nord de l'Espagne, vers 1130. Le monde dans lequel il vit est profondément instable. Les croisades bouleversent le Moyen-Orient. Les royaumes chrétiens, musulmans et byzantins s'affrontent. Pourtant, vers 1165, Benjamin décide de partir. Son objectif exact reste mystérieux. Commerce ? Curiosité ? Mission religieuse ? Sans doute un peu de tout cela.Son voyage commence par la Méditerranée. Il traverse le sud de la France, l'Italie puis embarque vers l'est. À chaque étape, il observe tout : les ports, les marchés, les religions, les palais, les coutumes locales. Il prend des notes avec une précision étonnante pour son époque.Lorsqu'il arrive à Constantinople, capitale de l'Empire byzantin, il découvre une ville gigantesque et fastueuse. Il décrit ses richesses, ses églises couvertes d'or et l'activité incessante de son port. Pour beaucoup d'Européens du XIIe siècle, cette ville semblait presque irréelle.Mais Benjamin ne s'arrête pas là. Il poursuit vers le Moyen-Orient et atteint Bagdad, alors l'une des plus grandes villes du monde. Ce qu'il raconte fascine encore les historiens aujourd'hui : des bibliothèques immenses, des marchés débordant d'épices, des savants, des médecins et une vie intellectuelle très développée. Pour les Européens occidentaux de son temps, Bagdad représentait presque une autre planète.Benjamin visite aussi Jérusalem, marquée par les croisades, puis Le Caire. Certains pensent même qu'il serait allé jusqu'en Perse. Son itinéraire exact reste partiellement mystérieux.Après des années de voyage, il retourne finalement en Espagne et rédige un ouvrage devenu célèbre : le “Livre des voyages”. Ce texte constitue aujourd'hui un témoignage exceptionnel sur le monde du XIIe siècle. Grâce à lui, les historiens connaissent mieux les routes commerciales, les grandes villes orientales et les communautés juives dispersées autour de la Méditerranée.Longtemps avant Marco Polo, Benjamin de Tudèle avait déjà ouvert une fenêtre sur un monde immense, dangereux et fascinant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'histoire de l'art n'ignore pas les orientations idéologiques des peintres lorsqu'elles sont visibles, évidentes dans la peinture. Lorsqu'il s'agit de cerner comment certains artistes belges de la peinture ou de la littérature, se sont sentis proches des idéaux de gauche, du communisme, parfois sans y être encartés, nous entrons au pays de la nuance. De Massereel à Magritte en passant par Nougé, Jane Graverol ou Simone Tits, l'ouvrage collectif “Les artistes belges et le communisme”, publié sous la direction d'Anne Morelli et Paul Aron, de l'Université Libre de Bruxelles, explore toute la diversité de la création du 20e siècle sous l'angle des sensibilités politiques. Liberté créatrice? Proximité avec les thématiques prolétaires? Ingérences du parti? Anne Morelli a réponse à tout. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ibou se veut une alternative française aux moteurs conversationnels dominés par les géants américains. Ce nouveau moteur de recherche mise sur la souveraineté, la diversité des points de vue et une meilleure mise en valeur des contenus de qualité.
La caserne, où les pompières et pompiers vivent jour et nuit, c'est un peu comme une grande famille. Lorsqu'à 1h30 du matin, alors que tout le monde dort, les alarmes retentissent pour une alerte chimique, les troupes n'ont que deux minutes pour prendre le volant et fendre la nuit afin d'éviter une explosion d'hydrogène dans un laboratoire. Reportages de Bastien Confino Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet
Laurent de Chérisey nous invite à vivre l'expérience de l'amour divin dans ce qu'il y a de plus concret… dans la continuité avec le message magnifique reçu ici même de Stan Rougier, il y a quelques jours seulement.Laurent de Chérisey est le fondateur et l'animateur de Simon de Cyrène, une association qui propose des lieux de vie partagées entre des personnes qui vivent avec des handicaps, d'autres qui les accompagnent. Tous, au sein des nombreuses maisons réparties dans toute la France aujourd'hui, deviennent les acteurs engagés du Vivre ensemble.Promis à une carrière brillante, Laurent a fait le choix de répondre à l'appel de l'autre, quand il est le plus démuni. Il raconte ici comment le déclic s'est produit, comment l'évidence s'est un jour imposée, des suites du grave accident de voiture dont avait été victime sa sœur Cécile, encore adolescente, quand lui-même n'avait pas encore vingt ans.« Les épreuves nous emmènent là où on ne pensait pas aller », nous confie t-il. Avec Laurent, c'est une formidable énergie de vie, de joie, d'amour et d'optimisme que nous recevons.« Quand l'acte requis se transforme en acte d'amour », nous entrons dans un nouvel espace. Celui, très inattendu et toujours surprenant, comme le disait aussi Stan Rougier, des relations humaines. La fragilité ouvre un espace, celui où les plus faibles et les plus dépendants nous apprennent à aimer.Avec Laurent de Chérisey, qui a déjà participé deux fois à Zeteo les années passées, nous (re)découvrons ici Simon de Cyrène, dans la quotidienneté, les réalités, les difficultés et les ouvertures immenses qu'offre à notre société cette association aux initiatives si fécondes. Dont sa pépite la plus récente : Les Habitants, un long métrage bouleversant, diffusé depuis peu dans de nombreux cinémas comme de nombreuses associations en France.Pour découvrir l'Association Simon de Cyrène, cliquer ici.Pour voir le film Les Habitants, cliquer ici.Pour (ré)écouter les participations précédentes de Laurent de Chérisey à Zeteo :- #27 : Apprenons à nous laisser aimer par les plus fragiles, cliquer ici- #211- Partager peut tout changer, cliquer ici. -------------- LES ÉPREUVES NOUS EMMÈNENT LÀ OÙ ON NE PENSAIT PAS ALLERDiffusé dès aujourd'hui, le témoignage de Laurent de Chérisey est un sésame pour les temps que nous vivons. Pour sa troisième participation depuis la création de Zeteo, j'ai eu la grande joie, au début de cette semaine, de retrouver un homme qui m'a donné le sentiment de vivre dans la plénitude et l'épanouissement.Les réalités sont certainement très dures parfois, lui-même reconnaît que les défis ne manquent pas au quotidien. Mais il y a tant de force, d'énergie, de joie et d'optimisme qui rayonnent de sa fondation Simon de Cyrène !Avec Laurent, nous sommes au cœur du Christianisme. Au creuset de l'amour le plus concret, celui des plus démunis. Et au sommet de l'Ascension merveilleuse et éblouie que nous permettent les plus cabossés, les plus accidentés, les plus rejetés de nos vies. Je reprends ici certains des mots employés il y a quelques jours par Stan Rougier, et je suis moi-même émerveillé et ébloui de voir la continuité entre les deux épisodes les plus récents de Zeteo.Je l'étais encore plus en regardant le film Les Habitants, dont nous parle ici Laurent, et que je recommande absolument.Lorsqu'il y a la tourmente à la surface de l'eau, ceux qui plongent dans les profondeurs savent que le calme et la paix les y reçoivent. C'est la même chose avec le ciel, de nouveau si nuageux et agité ces derniers jours, au propre comme au figuré. Ceux qui montent vers les hauteurs célestes savent que la lumière, la joie et la sérénité les y cueillent.D'ailleurs, en vous écrivant ces lignes, me vient l'image du Petit Prince, cité lui aussi au cours de ces deux épisodes, avec Stan Rougier et Laurent de Chérisey. Celui qui ressemble tellement à un ange, et qui ne cesse de nous inspirer, de nous encourager et de nous accompagner vers l'infini.Comme vous tous, comme Stan, comme Laurent, j'ai eu mon lot d'épreuves dans ma vie, et j'en aurai sans doute jusqu'à mon dernier souffle. En revanche, j'espère et je crois qu'il sera de plus en plus difficile de m'enlever quelques certitudes. Celle des joies, des émotions et des bouleversements que Zeteo me permet de vivre. Et s'il m'a fallu attendre assez longtemps dans ma vie pour cela, cette joie n'en est que plus grande.Il y a une autre certitude, et là je ne peux que reprendre les mots de Laurent. C'est celle qu'il y a une merveilleuse, éblouissante et éternelle Source d'amour en tout.Ma gratitude est immense pour tout, et particulièrement pour ceux qui permettent à l'aventure de continuer. Grâce à la générosité de ceux qui le peuvent, comme le dit encore Laurent, des œuvres magnifiques se dressent, comme Simon de Cyrène. D'autres aussi, même si elles sont plus modestes, comme Zeteo.Merci, merci, merci, merci.Guillaume Devoud -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. 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Depuis quelques jours, le hantavirus fait couler beaucoup d'encre, réveillant chez certains le spectre d'une nouvelle crise sanitaire mondiale. Pourtant, selon les experts et les analyses récentes, le risque de pandémie est extrêmement faible. Pourquoi ? La réponse est ce que les scientifiques appellent une « raison morbide ».Le hantavirus est un agent pathogène redoutable, principalement transmis par les rongeurs. Lorsqu'il infecte l'humain, il peut causer des syndromes pulmonaires ou rénaux sévères. Mais, paradoxalement, c'est précisément sa dangerosité et sa rapidité d'action qui constituent le meilleur rempart contre une propagation mondiale.L'impasse de la virulencePour qu'un virus déclenche une pandémie, il a besoin d'une « stratégie » de propagation efficace. Le SARS-CoV-2 (le Covid-19) a réussi ce pari grâce à une période d'incubation longue et de nombreux cas asymptomatiques : les gens circulaient, travaillaient et voyageaient tout en étant contagieux sans le savoir.Le hantavirus, lui, fonctionne différemment. Il est si foudroyant que les personnes infectées tombent gravement malades très rapidement. Cette « raison morbide » explique pourquoi le virus s'éteint souvent de lui-même : les patients sont si affaiblis ou hospitalisés si vite qu'ils n'ont physiquement pas le temps de circuler dans la population et de transmettre le virus à grande échelle. C'est ce qu'on appelle une impasse évolutive.Une transmission limitéeL'autre barrière majeure est le mode de contamination. Le hantavirus se contracte essentiellement par l'inhalation de poussières contaminées par les déjections de rongeurs. La transmission d'homme à homme, bien que documentée dans de rares cas (notamment avec la souche Andes), reste une exception biologique. Pour devenir pandémique, le virus devrait muter radicalement pour devenir aéroporté entre humains, une transition complexe qu'il n'a jamais franchie en plusieurs décennies d'observation.En résumé, si le hantavirus est une menace sérieuse au niveau local — notamment pour ceux qui travaillent dans des hangars, des granges ou en forêt — il n'a pas les caractéristiques d'un virus capable de paralyser la planète. Sa violence même agit comme un frein naturel. Pour votre santé, restez vigilants lors de vos nettoyages de printemps dans les zones rurales, mais dormez tranquilles : le hantavirus n'est pas le « prochain Covid ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les records de température enregistrés actuellement en Asie ne relèvent plus seulement de l'urgence climatique. Ils révèlent l'émergence d'un nouveau risque économique mondial: celui d'une crise provoquée par la chaleur. Entre flambée des prix de l'énergie, tensions sur l'agriculture et ralentissement industriel, le continent asiatique fait face à un double choc, climatique et pétrolier, dont les conséquences pourraient rapidement dépasser ses frontières. Ces derniers jours, les records de température se multiplient en Asie. À première vue, cela pourrait sembler relever exclusivement de l'actualité climatique et environnementale. Pourtant, ce qui se joue aujourd'hui sur le continent asiatique dépasse largement cette seule dimension. L'Asie est en train de devenir le laboratoire d'un nouveau type de crise économique : une crise provoquée par la chaleur. Pourquoi l'Asie est-elle particulièrement vulnérable ? D'abord parce que le continent est fortement exposé aux épisodes climatiques extrêmes. Ensuite parce qu'il concentre des densités de population parmi les plus élevées du monde, des systèmes agricoles encore très dépendants des cycles naturels et des infrastructures souvent fragiles face aux événements météorologiques. Mais surtout, l'Asie demeure le moteur industriel de la planète. Une large partie de la production mondiale y est concentrée. Cela signifie qu'à chaque ralentissement asiatique, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui finit, d'une manière ou d'une autre, par en ressentir les effets. Or aujourd'hui, la région affronte un double choc. Le premier est énergétique. Avec les tensions au Moyen-Orient, le prix du pétrole repart à la hausse, renchérissant les coûts de production et de transport dans des économies très dépendantes des importations d'hydrocarbures. Le second est climatique. Les vagues de chaleur extrême viennent désormais aggraver cette pression déjà existante. Un double choc aux conséquences très concrètes, pour les populations comme pour les économies nationales. À lire aussiPourquoi les prix de l'électricité deviennent négatifs en Europe En Inde, la chaleur fait exploser la demande d'électricité et menace l'agriculture L'exemple de l'Inde illustre parfaitement cette nouvelle réalité économique. Ces dernières semaines, certaines régions du pays ont enregistré des températures dépassant les 47 degrés. Résultat immédiat, la consommation électrique a explosé. Face à ces chaleurs extrêmes, climatiseurs et ventilateurs tournent à plein régime, faisant grimper la demande à des niveaux records. Pour répondre à cette pression, les centrales thermiques alimentées au pétrole ou au gaz doivent elles aussi fonctionner à plein régime, ce qui accroît encore la dépendance énergétique du pays et renchérit la facture. Mais le problème ne s'arrête pas là. La chaleur menace directement l'agriculture. L'Inde dépend de la mousson pour nourrir plus d'un milliard d'habitants. Or avec des températures extrêmes, un temps plus sec et le retour probable du phénomène El Niño, les risques de baisse des récoltes augmentent fortement. Et lorsque les récoltes chutent, ce sont les prix alimentaires qui montent. Autrement dit, la chaleur devient inflationniste. Cette dynamique est déjà visible ailleurs en Asie. Aux Philippines, l'inflation dépasse 7 %. Au Pakistan, elle est déjà à deux chiffres. Dans ces économies, si les récoltes locales souffrent de la sécheresse tandis que les importations deviennent plus coûteuses à cause du pétrole, la double peine est immédiate : hausse des prix, pression sur le pouvoir d'achat et risque de ralentissement économique. Quand la chaleur menace aussi l'industrie mondiale On pourrait penser que des températures élevées favorisent naturellement les énergies renouvelables, notamment le solaire. C'est vrai en partie. Mais cette lecture reste incomplète. Une part importante de l'électricité asiatique repose encore sur l'hydroélectricité. En Inde, au Vietnam ou dans plusieurs provinces chinoises, les barrages jouent un rôle clé dans l'approvisionnement énergétique. Le problème est simple. Lorsqu'il fait plus chaud et qu'il pleut moins, les barrages produisent moins d'électricité. Ce phénomène n'a rien de théorique. Il s'est déjà produit en 2022 dans le Sichuan, en Chine. Une sécheresse historique avait alors réduit la production hydroélectrique, perturbant le fonctionnement d'usines travaillant notamment pour Apple ou Toyota. Ce précédent est révélateur. Le climat peut désormais interrompre la production industrielle mondiale. Ce qui semble d'abord être un problème local devient très vite un sujet international. Car l'Asie reste l'usine du monde. Si les usines ralentissent, les chaînes d'approvisionnement se tendent. Les pièces arrivent plus tard en Europe ou aux États-Unis, les coûts logistiques augmentent et, au bout de la chaîne, les prix montent. Certains économistes ont déjà donné un nom à ce phénomène : l'inflation par la chaleur, ou « heatflation ». Car le thermomètre ne mesure plus seulement la météo. Il mesure désormais aussi la santé de nos économies. Et visiblement, elles commencent à avoir très chaud. À lire aussiLa Corée du Sud revoit son système d'alerte météo face à la multiplication des canicules
La réponse tient à une découverte dramatique de l'histoire de l'aviation. Et malheureusement, il a fallu plusieurs catastrophes aériennes dans les années 1950 pour comprendre le problème.Au début de l'aviation commerciale moderne, certains avions possèdent des fenêtres presque carrées, avec des angles relativement marqués. C'est notamment le cas du célèbre de Havilland Comet, le tout premier avion de ligne à réaction de l'histoire. Lancé au début des années 1950, il représente alors une révolution technologique : plus rapide, plus silencieux et capable de voler beaucoup plus haut que les avions à hélices.Mais voler plus haut crée un nouveau défi : la pressurisation.À haute altitude, l'air est tellement rare que les passagers ne pourraient pas respirer normalement. Les avions doivent donc maintenir artificiellement une pression élevée à l'intérieur de la cabine. Concrètement, le fuselage agit comme un ballon gonflé : la structure entière subit une tension permanente.Et c'est là que le problème des fenêtres carrées apparaît.En physique des matériaux, les angles sont des zones extrêmement fragiles. Lorsqu'une structure est soumise à une forte pression, les contraintes mécaniques ne se répartissent pas uniformément. Elles se concentrent particulièrement dans les coins. Ce phénomène s'appelle une “concentration de contraintes”.Dans un hublot carré, les quatre angles deviennent donc des points de faiblesse. À chaque vol, lors des cycles de pressurisation et dépressurisation, le métal se dilate puis se contracte légèrement. Des microfissures invisibles apparaissent progressivement près des coins.Au début des années 1950, plusieurs catastrophes du de Havilland Comet surviennent brutalement. Des avions se désintègrent en plein vol sans explication claire. L'enquête est immense. Les ingénieurs vont même reconstruire des fuselages entiers dans des réservoirs d'eau pour simuler des milliers de cycles de pressurisation.Et ils découvrent finalement l'origine du problème : les fissures partent des coins des hublots.La solution est alors simple… mais révolutionnaire : remplacer les fenêtres carrées par des hublots arrondis ou ovales. Une forme arrondie répartit beaucoup mieux les contraintes mécaniques et évite les points de concentration extrême.Depuis cette découverte, quasiment tous les avions de ligne utilisent des hublots aux angles arrondis. Ce détail paraît anodin, mais il a probablement sauvé des millions de vies.C'est un exemple spectaculaire d'une leçon souvent répétée en ingénierie : parfois, un simple angle peut devenir une question de vie ou de mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Théorie du phlogistique est l'une des idées scientifiques les plus célèbres… et les plus fausses de l'histoire des sciences.Pendant près d'un siècle, au XVIIe et au XVIIIe siècle, de nombreux savants européens ont cru qu'une substance invisible appelée “phlogistique” était responsable du feu et de la combustion.Selon cette théorie, tous les matériaux capables de brûler — comme le bois, le charbon ou l'huile — contenaient du phlogistique. Lorsqu'un objet brûlait, il était censé libérer cette mystérieuse substance dans l'air.Par exemple :un morceau de bois brûle ;il perd son phlogistique ;il ne reste alors que des cendres, considérées comme une matière “déphlogistiquée”.La théorie semblait logique à l'époque, car personne ne connaissait encore vraiment le rôle de l'oxygène.Le problème, c'est que certaines expériences ne collaient pas du tout avec cette idée.Prenons un métal chauffé fortement. Lorsqu'on le brûle, il forme une poudre appelée “oxyde”. Selon la théorie du phlogistique, le métal devrait perdre quelque chose en brûlant… donc devenir plus léger.Mais les scientifiques observent exactement l'inverse.Le métal devient plus lourd.Pour sauver la théorie, certains savants vont alors proposer une idée étrange : le phlogistique aurait… une masse négative !Autrement dit, perdre du phlogistique ferait gagner du poids.C'est là que la théorie commence sérieusement à vaciller.Puis arrive Antoine Lavoisier, souvent considéré comme le père de la chimie moderne. Dans les années 1770-1780, il réalise des expériences extrêmement précises avec des balances.Et il démontre que la combustion n'est pas une perte de matière invisible.En réalité, lorsqu'un objet brûle, il se combine avec un gaz présent dans l'air : l'oxygène.Le métal devient plus lourd parce qu'il capture des atomes d'oxygène.La combustion n'est donc pas une “libération de phlogistique”, mais une réaction chimique avec l'air.Cette découverte va révolutionner totalement la chimie.La théorie du phlogistique s'effondre progressivement, même si certains scientifiques continueront à y croire pendant plusieurs années. Aujourd'hui, elle est souvent citée comme un exemple fascinant de “fausse bonne idée scientifique” : une théorie élégante, cohérente… mais finalement incorrecte.Et pourtant, sans cette erreur monumentale, la chimie moderne n'aurait peut-être jamais progressé aussi vite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et plus grave lorsqu'elle s'éloigne ?! Ce phénomène très connu s'appelle l'effet Doppler. Et il révèle quelque chose de fascinant sur la manière dont les ondes se déplacent.D'abord, il faut comprendre qu'un son est une onde. Lorsqu'une ambulance active sa sirène, elle produit des vibrations dans l'air. Ces vibrations se propagent sous forme d'ondes, un peu comme les rides circulaires créées lorsqu'on jette un caillou dans l'eau.Chaque son possède une fréquence : c'est le nombre de vibrations par seconde. Plus la fréquence est élevée, plus le son paraît aigu. Plus elle est basse, plus le son paraît grave.Maintenant, imaginons que la sirène soit immobile. Les ondes sonores se répartissent régulièrement dans toutes les directions. Vous recevez donc une fréquence stable.Mais quand l'ambulance se déplace vers vous, quelque chose change. La source sonore “rattrape” en partie les ondes qu'elle vient juste d'émettre. Résultat : les ondes se retrouvent compressées devant le véhicule.Comme les ondes sont plus rapprochées, vous en recevez davantage chaque seconde. Votre cerveau interprète cela comme une fréquence plus élevée : le son paraît donc plus aigu.À l'inverse, lorsque l'ambulance s'éloigne, les ondes sont étirées derrière elle. Elles arrivent plus espacées jusqu'à vous. Vous en recevez moins par seconde, ce qui donne un son plus grave.Ce phénomène ne concerne pas seulement les ambulances. On l'entend aussi avec les motos de course, les trains ou les avions.Mais l'effet Doppler est surtout devenu essentiel en science.En astronomie, par exemple, il permet de savoir si des étoiles ou des galaxies s'approchent ou s'éloignent de nous. Lorsqu'une galaxie s'éloigne, sa lumière est “décalée vers le rouge” : les ondes lumineuses sont étirées, exactement comme le son grave d'une ambulance qui s'éloigne.Les radars routiers utilisent également l'effet Doppler pour mesurer la vitesse des voitures. Ils envoient des ondes radio qui rebondissent sur les véhicules ; le changement de fréquence permet de calculer leur vitesse.Le plus fascinant, finalement, c'est que votre cerveau expérimente sans cesse un principe fondamental de la physique moderne… simplement en laissant passer une ambulance dans la rue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Par une chaude soirée d'été, il suffit d'allumer une lampe pour voir apparaître le même étrange ballet : des insectes tournent frénétiquement autour de la lumière, jusqu'à parfois s'y brûler les ailes. Papillons de nuit, moustiques ou scarabées semblent littéralement hypnotisés. Mais pourquoi les insectes foncent-ils dans la lumière ?Pendant longtemps, les scientifiques ont pensé connaître la réponse. L'explication classique reposait sur la navigation. De nombreux insectes nocturnes utilisent en effet les sources lumineuses naturelles, comme la Lune ou les étoiles, pour se repérer. Ces astres étant extrêmement éloignés, leur lumière arrive presque parallèlement sur Terre. Les insectes garderaient donc un angle constant avec cette lumière pour voler en ligne droite.Le problème, c'est qu'une ampoule ou une bougie se trouve tout près. Si l'insecte tente de conserver le même angle avec une source lumineuse proche, sa trajectoire se transforme en spirale. Résultat : il tourne autour de la lampe sans parvenir à s'en éloigner.Cette théorie était séduisante… mais incomplète. Car certaines observations ne collaient pas vraiment. Pourquoi certains insectes semblent-ils totalement perdre le contrôle de leur vol près d'une lumière artificielle ? Pourquoi se retournent-ils parfois brutalement ou plongent-ils directement vers l'ampoule ?En 2024, une étude très remarquée publiée dans la revue Nature Communications a apporté un nouvel éclairage sur ce mystère. Grâce à des caméras ultra-rapides, des chercheurs ont observé précisément le comportement d'insectes en vol autour de différentes sources lumineuses.Et ils ont découvert quelque chose d'étonnant : les insectes ne sont pas réellement “attirés” par la lumière. En réalité, ils sont désorientés.Leur cerveau utilise naturellement la lumière du ciel comme repère pour savoir où se trouve le haut. Dans la nature, le ciel est presque toujours plus lumineux que le sol. Les insectes ont donc évolué pour garder leur dos orienté vers la lumière afin de maintenir leur équilibre en vol.Mais une lampe artificielle bouleverse complètement ce système. Lorsqu'un insecte passe près d'une ampoule, il interprète cette lumière intense comme… le ciel. Il tente alors de réorienter son corps pour garder son dos face à la source lumineuse. Cela provoque des virages absurdes, des retournements et parfois une perte totale de contrôle.Autrement dit, l'insecte ne cherche pas la lumière : il essaie simplement de ne pas tomber.Cette découverte est importante car la pollution lumineuse représente aujourd'hui un immense problème écologique. Des milliards d'insectes meurent chaque année à cause des éclairages artificiels. Or les insectes jouent un rôle fondamental dans les écosystèmes : pollinisation, alimentation des oiseaux, recyclage des matières organiques…Les scientifiques recommandent donc de réduire les lumières inutiles la nuit, d'utiliser des éclairages moins agressifs et de privilégier certaines couleurs moins perturbantes pour les insectes.Car derrière ce petit ballet nocturne autour des lampes se cache en réalité un gigantesque piège créé par l'être humain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Merci à Fadhila d'être venue témoigner sur Legend Story.49 féminicides ont été recensés par le collectif « Nous Toutes » depuis le début de l'année en France…Fadhila a échappé au pire. Lorsqu'elle a décidé de quitter son petit-copain, il a tenté de lui tirer dessus à plusieurs reprises, ainsi que de l'immoler avec de l'essence. Pourtant, tout semblait parfait dans cette relation avant que la situation ne vire au drame. À ses yeux, il était l'homme parfait. Aujourd'hui il est devenu son pire cauchemar...Pour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/Retrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/CUxPtgIL6ksPour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://www.snapchat.com/@legendcm75017 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
De plus en plus fréquent en Europe, le phénomène de l'électricité à prix négatif peut sembler absurde : à certains moments, les producteurs paient pour vendre leur électricité. Comment est-ce possible ? Pourquoi les prix chutent-ils sous zéro ? Et surtout, est-ce une bonne nouvelle pour les consommateurs ? Décryptage d'un paradoxe au cœur de la transition énergétique. À première vue, cela paraît totalement fou. Des producteurs d'électricité qui paient pour vendre leur courant, ou plus exactement pour s'en débarrasser. Et pourtant, ce phénomène de prix négatifs de l'électricité devient de plus en plus fréquent en Europe. Pour comprendre, il faut revenir à une particularité essentielle de l'électricité. Contrairement au pétrole ou au gaz, elle se stocke très difficilement à grande échelle. Lorsqu'une centrale produit de l'électricité, celle-ci doit être consommée presque immédiatement. À chaque instant, le réseau doit donc maintenir un équilibre parfait entre production et consommation. Et c'est précisément là que le système se complique. Depuis une dizaine d'années, l'Europe investit massivement dans les énergies renouvelables. Les éoliennes se multiplient, tout comme les panneaux solaires. Quand il y a du soleil ou du vent, la production d'électricité explose. Le problème, c'est que dans le même temps, la consommation n'augmente pas forcément. À lire aussiQuarante ans après Tchernobyl: où en est le nucléaire mondial? Problème de saison Prenons un dimanche de printemps. Les usines tournent au ralenti, les bureaux sont fermés, il ne fait ni trop chaud ni trop froid, peu de chauffage, peu de climatisation. Mais dehors, le soleil brille et le vent souffle. Résultat : les panneaux solaires et les éoliennes produisent énormément d'électricité dont personne n'a réellement besoin à ce moment-là. Comme cette électricité ne peut pas être stockée facilement, les prix s'effondrent. Parfois jusqu'à devenir négatifs. Autrement dit : les producteurs préfèrent payer pour injecter leur électricité sur le réseau plutôt que de devoir arrêter leurs installations. C'est la loi de l'offre et de la demande poussée à son extrême. La solution paraît évidente. S'il y a trop d'électricité, pourquoi ne pas couper la production ? En réalité, ce n'est pas si simple. Arrêter une centrale nucléaire, à gaz ou à charbon prend du temps, coûte très cher et fatigue les installations. Dans certains cas, il est donc économiquement plus intéressant de continuer à produire à perte que de tout arrêter. Le problème est accentué par le fait que ce surplus arrive souvent au même moment : autour de midi, lorsque la production solaire atteint son pic. Face à cela, la demande reste relativement stable. Et surtout, les réseaux électriques ne sont pas dimensionnés pour absorber autant d'électricité d'un seul coup. On peut l'imaginer comme un flux continu. Tant que tout circule, le système fonctionne. Mais si trop d'électricité arrive au même moment sans pouvoir être consommée ou redirigée, le réseau se retrouve sous tension. Naturellement, on pense alors aux batteries. Mais aujourd'hui, malgré les progrès technologiques, aucune capacité de stockage n'est encore suffisante pour absorber de tels volumes à grande échelle. C'est l'une des grandes limites actuelles de la transition énergétique. L'électricité à prix négatif profite-t-elle aux consommateurs ? C'est la grande question. Et la réponse est : pas vraiment. La majorité des ménages disposent de contrats d'électricité à prix fixe. Le prix de l'électricité à un instant donné sur le marché n'a donc quasiment aucun impact immédiat sur leur facture. Car ces prix négatifs apparaissent sur les marchés de gros, entre producteurs et fournisseurs, bien loin du consommateur final. Mais ce phénomène révèle surtout une transformation beaucoup plus profonde du système énergétique. Pendant des décennies, la production d'électricité s'adaptait à la demande : quand les consommateurs avaient besoin d'énergie, les centrales produisaient. Aujourd'hui, avec la montée en puissance des renouvelables, la logique commence à s'inverser : ce sont progressivement les consommateurs qui devront s'adapter aux moments où l'électricité est abondante. Et cela crée un paradoxe majeur. Les énergies renouvelables deviennent parfois victimes de leur propre succès. Plus on installe de panneaux solaires, plus la production explose quand le soleil brille et plus les prix chutent. Les producteurs, eux, gagnent moins d'argent. Un paradoxe qui résume parfaitement le nouveau défi de la transition énergétique : produire une électricité décarbonée ne suffit plus. Il faut désormais apprendre à la stocker, à la transporter… et surtout à mieux la consommer. À lire aussiPourquoi la France ne consomme-t-elle pas assez d'électricité?
Lorsqu'un crime est commis, c'est la justice pénale, dite rétributive, qui s'occupe de mener l'enquête, juger, punir et parfois incarcérer les coupables. Mais justice est-elle rendue pour autant? Les victimes sortent souvent déçues, voire fragilisées des procédures pénales. Face à ce constat, des initiatives se mettent en place pour repenser le rôle des uns et des autres après une infraction. Objectif: remettre la victime au centre et responsabiliser l'auteur. Rencontres, médiations, dialogues auteur-victime, cela s'appelle la justice restaurative. En Suisse, des projets pilotes en milieu carcéral ont vu le jour dans certains cantons, dont certains sont devenus pérennes. Mais les résistances demeurent, elle ne dispose toujours pas d'un cadre légal au niveau fédéral. La justice restaurative s'avère-t-elle une bonne solution pour apaiser les victimes, réparer le lien social et prévenir la récidive des auteurs? Reportages: Alexandre Lachavanne Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet Les invité.es : Camille Perrier Depeursinge, professeure de droit pénal à l'Université de Lausanne et présidente de l'Association pour la justice restaurative en Suisse (AJURES) & Antonio Buonatesta, fondateur de lʹassociation Mediante, membre du conseil d'administration du Forum européen pour la justice restaurative.
Inscrivez-vous à mon nouveau Grand Live gratuit “Les clés pour ne jamais manquer de clients” : https://www.demian.education/grand-live-le-systeme-pour-ne-plus-jamais-manquer-de-clients✨ Ce dimanche, je partage avec vous un extrait avec Alain Nermarq qui nous raconte un moment clé de son parcours. Lorsqu'il découvre la situation de Mauboussin au début des années 2000, son diagnostic est sans appel : une maison en perte, écrasée par des concurrents bien plus puissants, et quasiment impossible à sauver. Et pourtant…La suite dès lundi matin !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:30:55 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - De la Tchétchénie, Amina a emporté avec elle un doudou, Tigrou, qui lui rappelle sa famille, son enfance, la guerre... Lorsqu'elle le perd, elle met tout en œuvre pour le retrouver. Fanta ramasse souvent les objets qu'elle trouve dans la rue et qui lui plaisent. Un jour, elle trouve un doudou...