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Lorsqu'elle était en couple avec son ex-conjoint, Margaux s'est portée caution solidaire pour un crédit destiné à acheter une moto. Mais après la rupture, il a arrêté de rembourser ses mensualités et a été déclaré en surendettement. Margaux a depuis été condamnée par le tribunal et a soldé sa dette. Mais elle aimerait que son ex la rembourse de la somme de ces 6.000€. L'équipe de "Ça peut vous arriver" vous accompagne cet été ! Dans les podcasts inédits des "Cas en or", les membres de l'équipe de l'émission reviennent, au micro de Chloé Lacrampe, sur les cas marquants de la saison selon eux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Jean-François Champollion est à la fois un prodige des langues et un passionné de l'Orient. A partir de 1807, il étudie les caractères de la fameuse pierre de Rosette, puis parvient à déchiffrer les hiéroglyphes, restés muets pendant des siècles. Lorsqu'il découvre enfin l'Égypte, il est ébloui par l'obélisque de Louxor, qui sera installé plus tard place de la Concorde. Suivez le parcours fascinant de Champollion, l'homme qui a fait parler les pharaons. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe. Tout l'été, retrouvez l'inimitable Lorànt Deutsch pour vous révéler les secrets des personnages historiques les plus captivants !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Jean-François Champollion est à la fois un prodige des langues et un passionné de l'Orient. A partir de 1807, il étudie les caractères de la fameuse pierre de Rosette, puis parvient à déchiffrer les hiéroglyphes, restés muets pendant des siècles. Lorsqu'il découvre enfin l'Égypte, il est ébloui par l'obélisque de Louxor, qui sera installé plus tard place de la Concorde. Suivez le parcours fascinant de Champollion, l'homme qui a fait parler les pharaons. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe. Tout l'été, retrouvez l'inimitable Lorànt Deutsch pour vous révéler les secrets des personnages historiques les plus captivants !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se réunit à partir de dimanche 19 juillet à Busan, en Corée du Sud, et pour dix jours. Une 48e session qui rassemble les 196 États membres de l'organisation onusienne. Elle doit permettre, entre autres, d'examiner la trentaine de nouvelles candidatures souhaitant rejoindre la célèbre liste du patrimoine mondial, comme l'explique Maria Gravari-Barbas, architecte-professeure de géographie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directrice de l'Équipe interdisciplinaire de recherche sur le tourisme (Eirest), coordinatrice de la chaire Unesco Culture-Tourisme-Développement.
Lorsqu'on doit faire des reproches, pourquoi ne peut-on pas toujours dire clairement tout ce qu'on pense ? Lorsque Yossef Hatsadik s'est révélé à ses frères, pourquoi n'ont-ils pas pu lui répondre ? Pourquoi a-t-on tendance à dénigrer certains reproches au lieu d'en tenir compte ? La personne qui nous les adresse ne nous rend-t-elle pas service, en vérité ? Le sentiment de honte peut-il amener à progresser ? En quoi n'est-il pas bon de réprimander une personne publiquement ?
Indispensables à des pans entiers de l'économie mondiale, les cours des minéraux critiques ont bondi en 2025 et en cette première moitié de l'année, met en avant dans son rapport publié ce jeudi l'Agence internationale de l'énergie. Les prix du lithium ont doublé, les prix ont augmenté de +130 % pour le cobalt. Pourtant, le continent africain, qui possède près d'un tiers des réserves mondiales, profite peu de cette manne financière. Pour plus de revenus, les autorités africaines souhaitent plus de transformation locale. De notre correspondant à Abidjan, Le lithium, le cobalt, le cuivre ou encore le graphite sont devenus les matières premières les plus convoitées de la transition énergétique. Le continent africain concentre près de 30% des réserves mondiales de minéraux critiques, pour une valeur estimée à environ 29 500 milliards de dollars. Pourtant, la majeure partie de ces minerais quitte encore l'Afrique sans être transformée. Ce qui représente un manque à gagner pour le continent, explique le docteur Albert Kouadio, spécialiste des mines extractives : « Lorsqu'un pays donne des permis de recherche à des entreprises étrangères à l'extraction, au mieux, il a un retour de 10%. Le cœur des industries, ce sont les minéraux. Si l'Afrique veut être développée, on doit chercher des stratégies pour préserver notre sous-sol. » L'enjeu dépasse le simple raffinage. L'ambition est de fabriquer sur le continent des composants, voire des produits finis. Une manière de créer davantage d'emplois, de développer une industrie locale et de capter une plus grande part de la richesse générée par ces ressources. « Il ne faut pas s'arrêter aux premières transformations. Ce n'est pas qu'une question de raffinage et de process. Il faut aussi aller en aval des chaînes de valeur. Ça veut dire transformer soi-même, capter les primes d'aval. Cela veut dire les primes de marque, les primes de distribution », estime Othman El Ferdaous, l'ambassadeur du Maroc en Côte d'Ivoire. Énergie et coopération Mais cette ambition ne pourra se concrétiser sans une énergie abondante, fiable et à un coût compétitif. Car raffiner les minerais, fabriquer des composants ou assembler des batteries sont des activités très gourmandes en électricité. Pour le diplomate marocain, l'un des préalables à cette industrialisation passe par le renforcement des infrastructures énergétiques à l'échelle du continent. « Il y a un projet continental, le gazoduc africain atlantique qui réunira le Nigeria au Maroc puis vers l'Europe. C'est très important parce qu'il va desservir plus d'une dizaine de pays, souligne encore le diplomate. Et tous ces pays côtiers vont pouvoir avoir du gaz africain pour transformer avec des centrales de cycle combiné et produire de l'électricité industrielle compétitive. » La Côte d'Ivoire, qui a récemment accueilli un forum sur le sujet, entend se positionner sur cette nouvelle chaîne de valeur. Moins en vue sur la question, le pays dispose cependant lui aussi des minéraux critiques dans son sous-sol, principalement dans sa moitié ouest. Mais pour transformer ces ressources et bâtir une véritable industrie africaine, aucun pays ne pourra agir seul, estime le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie. « Pour un minerai critique donné, il y a tel nombre de pays qui pourraient se mettre ensemble pour l'exploitation et il y a d'autres pays qui pourraient venir pour la transformation du semi-fini avant qu'on aborde le marché international », argumente Mamadou Sangafowa Coulibaly. Pour y parvenir, encore faut-il mobiliser les financements. Le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, assure que l'institution accompagnera le développement de chaînes de valeur régionales. À lire aussiEn Zambie, à qui profite la richesse minière?
Lorsqu'on évoque les sports équestres, notre regard se tourne presque instinctivement vers le saut d'obstacles, le dressage ou le concours complet. Ce sont les disciplines les plus médiatisées, les plus suivies, celles qui occupent le devant de la scène.
Aujourd'hui,Charles Consigny, avocat, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Ophélie Roque, prof de lettres et essayiste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
La France produit plus de 340 millions de tonnes de déchets chaque année, certains sont recyclés, d'autres brûlés et beaucoup finissent dans la nature et polluent notre environnement. Pour réduire cette pollution, la loi française mise notamment sur le retour de la consigne en verre, plus économique et plus écologique, une consigne qui avait disparu dans les années 1960 au profit du plastique jetable notamment. Depuis un an, une expérimentation est menée dans l'ouest du pays pour la relancer, c'est le projet ReUse, avec l'objectif de la généraliser et d'atteindre 10 % d'emballages consignés dès l'année prochaine sur tout le territoire. Dans un Super U de Nantes depuis un an, c'est une discrète révolution dans les rayons. L'emballage de quelques produits est désormais consigné. Lorsqu'un client achète certaines eaux, un jus de pomme ou une soupe de poisson, il paye un petit supplément, entre 0,10 et 0,20 € par produit. Il peut ensuite rapporter les bouteilles vides et récupérer cette consigne. « Une à deux fois par semaine, j'ai des bouteilles que je redépose ici. Tout n'est pas encore dans des emballages réutilisables, donc je ne peux pas faire ça systématiquement, regrette Carina Rabanelli, une cliente régulière. Mais une fois qu'on prend le réflexe, ça rentre vite dans le quotidien. » Pour cette cliente, les raisons d'utiliser la consigne sont multiples : « On le fait par souci de moins consommer, par souci pour la planète, par souci pour nos enfants. » À l'entrée du magasin, une grosse machine violette avale les bouteilles vides qu'elle rapporte et lui rend le montant de la consigne, soit par virement bancaire, soit en bon d'achat. Mais dans le magasin, seulement une quinzaine de produits sont consignés sur 40 000 vendus. Et si la majorité des clients rencontrés ce jour-là semblent intéressés par le principe, ils n'ont jamais remarqué le dispositif ou ne se sont jamais lancés. « Si ça peut être un modèle plus écologique et qui fonctionne, pourquoi pas ?, concède un client. Et je pense que j'essaierai à l'occasion. » À lire aussiL'UE tente de s'entendre pour réduire les emballages mais les dérogations s'accumulent Obliger les industriels à coopérer Les bouteilles collectées au supermarché sont ensuite acheminées dans une usine de lavage. Les bouteilles passent dans une immense machine à laver, puis elles sont séchées et un système de caméra vérifie qu'elles sont intactes avant d'être réempilées en palettes, prêtes à retourner dans le système. Comme le verre est un matériau très résistant, une bouteille peut être réutilisée jusqu'à 50 fois. « Quand on fabrique une bouteille en verre, il faut chauffer du sable et du calsyn à 1 500 degrés pendant 24 h, explique Yann Priou, le directeur général de l'usine Bout' à Bout'. Ça consomme beaucoup, beaucoup d'énergie. Et entre refabriquer une bouteille en verre neuve et laver une bouteille, c'est 80 % d'énergie en moins, donc 80 % de CO₂ en moins. Et en ce moment, le fait de réduire nos émissions de CO₂, c'est quand même un des enjeux majeurs. Et ça paraît contre-intuitif, mais laver une bouteille en verre, ça consomme moins d'eau que d'en refabriquer une nouvelle. Ça consomme à peu près deux fois moins d'eau. » Mais au bout d'un an, seulement un quart des bouteilles vendues ont été retournées et réemployées. Pourtant, dans son usine, Yann Priou a la capacité d'en laver beaucoup plus. « Non, les chiffres ne sont clairement pas au niveau des objectifs initiaux. Là où on a un vrai sujet, c'est de pouvoir augmenter les volumes et développer la filière, souligne-t-il. Parce que, à grande échelle, le réemploi coûte moins cher que le recyclage. » Mais bien trop peu de produits sont consignés dans les supermarchés. Ils sont parfois plus chers et mal exposés. Ce qu'il faut, c'est surtout obliger les industriels à coopérer, plaide Bastien Faure, directeur de l'ONG Zero Waste France, alors que pour l'instant, on compte sur leur bonne volonté. « Coca, Nestlé, Danone... ces industriels ont leur modèle économique, il est basé sur de l'emballage jetable. Le réemploi vient directement en contradiction avec ça, dénonce-t-il. Et leur demander de volontairement développer une filière de réemploi qui vient renier leurs marges, qui vient s'attaquer à leur modèle même, c'est illusoire de s'attendre à ce qu'ils le fassent volontairement. » L'expérimentation de la consigne dans l'ouest du pays a eu le mérite de montrer que le système fonctionne. C'est un pas de géant, mais encore insuffisant pour atteindre l'objectif fixé par la loi. Atteindre 10 % de consigne en 2027, on est aujourd'hui à moins de 2 %. À lire aussiPourquoi le recyclage seul ne suffit pas pour en finir avec la pollution plastique?
Une douleur est dite chronique lorsqu'elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu'elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ? Beaucoup d'entre nous ont fait l'expérience des douleurs aigües. Lorsqu'elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s'installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien. Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d'autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l'incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie. Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ? Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d'autres ? Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ? Et comment éviter le repli et l'isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ? Avec : Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l'hôpital Léopold Bellan. Auteure de l'ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► NNAVY – Slowly burning ► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
Une douleur est dite chronique lorsqu'elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu'elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ? Beaucoup d'entre nous ont fait l'expérience des douleurs aigües. Lorsqu'elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s'installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien. Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d'autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l'incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie. Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ? Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d'autres ? Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ? Et comment éviter le repli et l'isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ? Avec : Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l'hôpital Léopold Bellan. Auteure de l'ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► NNAVY – Slowly burning ► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
Longtemps considérée comme une industrie en déclin, l'industrie du tabac retrouve les faveurs des investisseurs. Portés par le succès des sachets de nicotine, du tabac chauffé et de la cigarette électronique, des groupes comme Philip Morris voient leur valorisation boursière s'envoler. Derrière ce regain d'intérêt, c'est toute la transformation du modèle économique des cigarettiers qui séduit aujourd'hui les marchés. Contre toute attente, le tabac redevient une valeur d'avenir en Bourse. Les marchés financiers parient désormais sur les sachets de nicotine, le tabac chauffé et les cigarettes électroniques pour assurer la croissance d'un secteur que beaucoup croyaient condamné. Car ce ne sont plus les cigarettes à proprement parler qui séduisent les investisseurs. Ce qui les intéresse désormais, c'est la capacité des industriels à transformer leur modèle économique. Depuis une dizaine d'années, les grands groupes du secteur investissent massivement dans les produits de nicotine sans combustion. Si la cigarette électronique est désormais bien connue du grand public, le tabac chauffé et les sachets de nicotine connaissent, eux aussi, un essor rapide. Ces nouveaux produits répondent à une double logique. D'un côté, ils permettent de conserver des consommateurs qui souhaitent abandonner la cigarette traditionnelle sans renoncer à la nicotine. De l'autre, ils offrent aux industriels un nouveau relais de croissance alors que les ventes de cigarettes continuent de reculer dans de nombreux pays. À lire aussiLe géant du tabac BAT supprime des milliers de postes dans le monde face au déclin des ventes de tabac Philip Morris, symbole de la transformation de l'industrie du tabac Philip Morris illustre parfaitement cette mutation. De prime abord, on pourrait penser que le fabricant historique de cigarettes est fragilisé par la baisse du tabagisme. Pourtant, c'est tout l'inverse. Depuis le début de l'année 2024, sa valeur boursière a quasiment doublé pour atteindre près de 250 milliards de dollars. Une progression qui s'explique par un changement profond de stratégie. Le groupe continue bien sûr de produire des cigarettes, mais cette activité n'est plus son unique moteur de croissance. Philip Morris a fortement développé le tabac chauffé ainsi que les sachets de nicotine. Les investisseurs considèrent désormais que ces nouveaux produits pourraient représenter une part croissante des bénéfices du groupe dans les années à venir. Cette évolution illustre une réalité économique plus large : les marchés ne valorisent pas uniquement les résultats actuels d'une entreprise, mais surtout sa capacité à générer des bénéfices futurs. Lorsqu'un investisseur achète une action, il achète en quelque sorte les profits espérés des dix, quinze ou vingt prochaines années. C'est précisément pour cette raison qu'une amélioration des perspectives de croissance peut faire bondir la valorisation d'une entreprise. C'est exactement ce qui se produit aujourd'hui dans le secteur du tabac. Les investisseurs estiment que les grands cigarettiers pourraient continuer à créer de la valeur pendant encore plusieurs décennies grâce à leurs nouvelles activités. De la cigarette à un écosystème de nicotine : un nouveau défi économique et sanitaire La transformation du secteur ne consiste plus simplement à vendre des paquets de cigarettes. Les industriels développent désormais un véritable écosystème composé d'appareils, de recharges, de sachets de nicotine et de services destinés à fidéliser les consommateurs sur le long terme. Mais cette évolution soulève également de nombreuses interrogations. Pour les industriels, ces nouveaux produits représentent l'avenir du secteur et la clé de leur croissance future. Pour les autorités sanitaires, la question est beaucoup plus complexe. Si ces produits peuvent contribuer à faire reculer la consommation de cigarettes traditionnelles, ils entretiennent néanmoins une dépendance à la nicotine et pourraient attirer de nouveaux consommateurs, en particulier parmi les plus jeunes. Tout l'enjeu des prochaines années sera donc de trouver un équilibre entre innovation économique, rentabilité des entreprises et protection de la santé publique. C'est précisément cette équation que les investisseurs observent aujourd'hui de très près, convaincus que l'avenir des géants du tabac se jouera désormais bien au-delà de la cigarette traditionnelle. À lire aussiArrêter de fumer : les conseils d'une addictologue
REDIFF - Les caisses automatiques sont de plus en plus présentes dans les grandes surfaces, et permettent à ces dernières de faire de grandes économies. Mais alors pourquoi les clients ne pourraient pas bénéficier d'une réduction en utilisant ces machines ? Cet été du lundi au vendredi, retrouvez en podcast les meilleurs conseils d'Olivier Dauvers donnés dans l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marie-Pierre Savard est la cofondatrice des Fines Garnottes, un club de vélo de gravel aventure destiné aux femmes, aux personnes trans et aux personnes non-binaires. Lorsqu'on commence le vélo, rouler en groupe est intimidant. Voilà pourquoi les Fines Garnottes ont pour mission de rendre cette pratique plus accessible. Aujourd'hui, elle s'assoit avec Gabrielle afin de discuter de confiance, d'autonomie et d'aventure à deux roues. Voici un avant-goût de ce que cet épisode contient :• Comment et pourquoi sont nées les Fines Garnottes;• Créer un espace où rouler sans se sentir jugé;• Débuter le gravel et le vélo d'aventure quand on part de zéro;• Faut-il vraiment un « vrai » vélo de gravel pour rouler avec nous;• 4 mois en solo à vélo en Asie centrale;• Tester la Traverse de bikepacking du Québec (2500 km, de Gatineau à Gaspé);• Développer son autonomie : mécanique, itinéraires et sécurité;• Course chronométrée vs grand départ : le rapport au temps et à la performance;• Les projets à venir : retour en vélo depuis le Nord-du-Québec et le bikepacking;• Les défis de voyager avec un vélo au Québec.Cet épisode est présenté par EDIKA ☕️
Oser s'affirmer - avoir confiance en soi en tant que femme (hyper)sensible et anxieuse
Pourquoi certaines journées nous laissent-elles complètement épuisées alors que nous avons l'impression de ne pas avoir vraiment avancé ?Lorsqu'on est thérapeute, coach, sophrologue ou praticienne de l'accompagnement, on pense souvent manquer de temps, de motivation ou de stratégie.Et si le problème était ailleurs ?Dans ce premier épisode de L'Été des Déclics 2026, je t'invite à ralentir quelques instants pour observer où ton énergie se disperse réellement.À travers un temps de retour au corps, une grille de lecture et un exercice concret, tu feras le point sur ce qui nourrit ton activité... et sur ce qui l'épuise.Un épisode pour prendre du recul, retrouver de la clarté et commencer à construire une activité que tu pourras porter durablement.✨ Au programme :• revenir dans son corps avant de chercher des solutions ;• repérer les principales sources de dispersion de son énergie ;• faire le tri entre ce qui nourrit son activité et ce qui l'épuise ;• repartir avec une action simple à mettre en place cette semaine.
Depuis vendredi soir 10 juillet, la ville de La Rochelle, dans le sud-ouest de la France, accueille la 42ᵉ édition des Francofolies, ce festival dédié aux musiques françaises et francophones. Jusqu'à mardi soir, les têtes d'affiche se succèdent sur scène : Orelsan, Gims, ou Aya Nakamura pour ne citer qu'eux. Mais depuis leur création, les Francofolies ont aussi toujours mis en valeur l'émergence, notamment grâce à un dispositif dédié. Lorsqu'on vient à La Rochelle, impossible de louper ce bâtiment : une grande bâtisse en bois sur le vieux port estampillée « Le Chantier des Francofolies » et qui abrite le programme du même nom. « Très simplement, le Chantier des Francofolies, c'est ce que l'on appelle un dispositif d'accompagnement », explique Marc Mottin. Il est le coordinateur artistique et pédagogique du Chantier des Francofolies. « On est tourné vers l'émergence, donc c'est vrai que ce sont plutôt des jeunes artistes qui sont encore à leurs débuts. Pour l'essentiel d'entre eux, de carrière. Ils ont souvent sorti maximum un projet dans leur histoire. » Accompagnement artistique et technique Tous les automnes, l'équipe du Chantier reçoit des centaines de candidatures, 800 précisément pour l'édition 2026. Seule une quinzaine est ensuite sélectionnée pour participer au dispositif avec un objectif bien précis. « Sa spécificité, c'est qu'on est tourné vers le perfectionnement du live, donc on travaille essentiellement la scène », ajoute Marc Mottin. « Donc, cela va, je dirais, à la fois d'un travail artistique, à un travail aussi technique, parce qu'on fait aussi un travail d'accompagnement là-dessus, notamment aussi avec les ingénieurs du son des artistes. » Travailler l'énergie et ne former qu'une entité sur scène Et c'est bien pour cela que le dispositif se conclut par un passage, aux Francofolies, des artistes épaulés toute l'année. Tout le monde s'appelle. Clara fait partie des 14 groupes de la mouture 2026. Ce samedi, le quintette 100 % féminin et 100 % queer s'est produit en plein cœur de La Rochelle. L'occasion de mettre en pratique tous les enseignements de l'année. « Un exercice qui m'a marqué, c'était l'exercice de prendre l'énergie, de regarder l'énergie qu'on avait chacune sur scène et après de s'en inspirer pour justement ne former qu'une espèce d'entité sur scène et être vraiment ensemble et mieux se comprendre et mieux jouer ensemble, finalement », explique Clara Bureau, la fondatrice du groupe. Zaho de Sagazan, Juliette Armanet, et les autres Des leçons d'autant plus précieuses qu'elles sont prodiguées par d'anciens lauréats du chantier. « C'est un espace où on est avec des professionnels qui n'ont pas d'intérêt auprès de nous, qui ne sont pas là pour nous faire signer, nous faire aller par ci, par là », souligne Malo Texier, la bassiste du groupe. « Et ce sont des espaces rares, c'était exceptionnel pour ça. Ça nous a fait un bien fou. Et l'avant-après était aussi dans l'épanouissement, dans le travail... » Pour ce groupe né il y a tout juste deux ans, le Chantier est tout à la fois une école, une marque de légitimité et un espoir pour la suite, car il faut dire que depuis sa création en 1998, le dispositif a fait ses preuves : Feu! Chatterton, Zaho de Sagazan, Juliette Armanet ou encore Clara Luciani ont tous fait leurs armes à La Rochelle.
Depuis vendredi soir 10 juillet, la ville de La Rochelle, dans le sud-ouest de la France, accueille la 42ᵉ édition des Francofolies, ce festival dédié aux musiques françaises et francophones. Jusqu'à mardi soir, les têtes d'affiche se succèdent sur scène : Orelsan, Gims, ou Aya Nakamura pour ne citer qu'eux. Mais depuis leur création, les Francofolies ont aussi toujours mis en valeur l'émergence, notamment grâce à un dispositif dédié. Lorsqu'on vient à La Rochelle, impossible de louper ce bâtiment : une grande bâtisse en bois sur le vieux port estampillée « Le Chantier des Francofolies » et qui abrite le programme du même nom. « Très simplement, le Chantier des Francofolies, c'est ce que l'on appelle un dispositif d'accompagnement », explique Marc Mottin. Il est le coordinateur artistique et pédagogique du Chantier des Francofolies. « On est tourné vers l'émergence, donc c'est vrai que ce sont plutôt des jeunes artistes qui sont encore à leurs débuts. Pour l'essentiel d'entre eux, de carrière. Ils ont souvent sorti maximum un projet dans leur histoire. » Accompagnement artistique et technique Tous les automnes, l'équipe du Chantier reçoit des centaines de candidatures, 800 précisément pour l'édition 2026. Seule une quinzaine est ensuite sélectionnée pour participer au dispositif avec un objectif bien précis. « Sa spécificité, c'est qu'on est tourné vers le perfectionnement du live, donc on travaille essentiellement la scène », ajoute Marc Mottin. « Donc, cela va, je dirais, à la fois d'un travail artistique, à un travail aussi technique, parce qu'on fait aussi un travail d'accompagnement là-dessus, notamment aussi avec les ingénieurs du son des artistes. » Travailler l'énergie et ne former qu'une entité sur scène Et c'est bien pour cela que le dispositif se conclut par un passage, aux Francofolies, des artistes épaulés toute l'année. Tout le monde s'appelle. Clara fait partie des 14 groupes de la mouture 2026. Ce samedi, le quintette 100 % féminin et 100 % queer s'est produit en plein cœur de La Rochelle. L'occasion de mettre en pratique tous les enseignements de l'année. « Un exercice qui m'a marqué, c'était l'exercice de prendre l'énergie, de regarder l'énergie qu'on avait chacune sur scène et après de s'en inspirer pour justement ne former qu'une espèce d'entité sur scène et être vraiment ensemble et mieux se comprendre et mieux jouer ensemble, finalement », explique Clara Bureau, la fondatrice du groupe. Zaho de Sagazan, Juliette Armanet, et les autres Des leçons d'autant plus précieuses qu'elles sont prodiguées par d'anciens lauréats du chantier. « C'est un espace où on est avec des professionnels qui n'ont pas d'intérêt auprès de nous, qui ne sont pas là pour nous faire signer, nous faire aller par ci, par là », souligne Malo Texier, la bassiste du groupe. « Et ce sont des espaces rares, c'était exceptionnel pour ça. Ça nous a fait un bien fou. Et l'avant-après était aussi dans l'épanouissement, dans le travail... » Pour ce groupe né il y a tout juste deux ans, le Chantier est tout à la fois une école, une marque de légitimité et un espoir pour la suite, car il faut dire que depuis sa création en 1998, le dispositif a fait ses preuves : Feu! Chatterton, Zaho de Sagazan, Juliette Armanet ou encore Clara Luciani ont tous fait leurs armes à La Rochelle.
durée : 00:30:30 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Lili est militaire. Lorsqu'elle se met en couple avec une recrue sous son commandement, sa hiérarchie exige qu'elle mette un terme à l'idylle. Laura, elle, est embauchée par son compagnon avocat. Il la trompe, elle le quitte, mais ils continuent à travailler ensemble. - équipe : Valentin Rémy, Adèle Tocquet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'autrice Elizabeth Gilbert.Dans cet extrait, Elizabeth Gilbert évoque sa relation amoureuse avec sa meilleure amie, Raya, et la charge mentale dévolue aux femmes et minorités, enfermées dans ce carcan par les personnes que cela arrange. Lorsqu'on demande aux femmes ce qu'elles veulent, elles répondent : être seules.Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
durée : 00:30:30 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Lili est militaire. Lorsqu'elle se met en couple avec une recrue sous son commandement, sa hiérarchie exige qu'elle mette un terme à l'idylle. Laura, elle, est embauchée par son compagnon avocat. Il la trompe, elle le quitte, mais ils continuent à travailler ensemble.
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Lorsqu'elle découvre le bridge au début de sa carrière professionnelle, c'est une révélation : Géraldine Gadé enseignera les mathématiques et le bridge scolaire sera son vecteur. À ses yeux, ce jeu de cartes est un formidable support pour l'apprentissage des maths, car il met en jeu des compétences telles que le raisonnement, la mémorisation, l'art de formuler des hypothèses. Il permet aussi de développer des compétences psychosociales qui sont toutes aussi importantes pour les élèves : la concentration, la coopération, la confiance en soi, le goût du challenge... Encouragée par l'Éducation nationale qui a signé une convention de partenariat avec la Fédération française de bridge, chaque année elle prépare ses élèves de 5e à des grands tournois.Ces épisodes Extra classe peuvent vous intéresser :La playlist Enseigner les maths.Les enjeux de la ludopédagogie - Parlons pratiques ! #5.Vous pouvez aussi consulter :Le site de la Fédération française de bridge.La page Jouer au bridge à l'école ! Une pratique hybride : des cartes et une application numérique sur Primàboard.Abonnez-vous à la newsletter.Et rejoignez-nous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement ».Extra classe à écouter et à partager sur toutes vos plateformes de podcasts :https://smartlink.ausha.co/extra-classeExtra classe, le podcast produit par Réseau Canopé.Épisode préparé et réalisé par : Luc TaraminiDirecteur de publication : Samuel VitelCoordination et production : Hélène Audard, Magali DevanceMixage : Laurent GaillardContactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr© Réseau Canopé, 2026Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les batteries restent l'un des principaux points faibles des voitures électriques. Avec le temps, elles perdent en capacité, ce qui réduit leur autonomie et accélère leur remplacement. Or, plus elles s'usent vite, plus il faut recycler leurs composants et extraire de nouveaux métaux critiques, comme le nickel ou le cobalt.Pour améliorer leur longévité, les chercheurs travaillent généralement sur la chimie des électrodes ou de l'électrolyte, ce liquide qui permet aux ions lithium de circuler dans la batterie. Mais les gains obtenus dépassent rarement 5 à 10 %. Des ingénieurs de l'université de Cambridge, au Royaume-Uni, ont donc choisi une tout autre approche. Leurs travaux, publiés dans la revue *Nature Energy*, montrent qu'il serait possible de doubler la durée de vie d'une batterie lithium-ion sans modifier sa composition chimique.Pour comprendre, il faut imaginer qu'une batterie « respire ». Lorsqu'elle se charge ou se décharge, les ions lithium se déplacent entre l'anode et la cathode. Ces mouvements provoquent de légères dilatations et contractions des matériaux. À force de cycles, ces contraintes mécaniques finissent par dégrader les composants internes. Les chercheurs ont utilisé des batteries disponibles dans le commerce. Ils n'ont remplacé ni les électrodes ni l'électrolyte. Ils ont simplement ajouté de petits coussins d'air capables de se gonfler ou de se dégonfler pendant les cycles, afin de maintenir une pression constante sur la batterie. Les résultats indiquent qu'une pression bien réglée peut doubler sa longévité. Mais tout repose sur un équilibre précis. La zone idéale se situe autour de 12,5 bars, soit environ quatre fois la pression habituellement appliquée aux batteries bouton. Une pression trop forte favorise le dépôt de lithium sur l'anode. À l'inverse, une pression insuffisante peut entraîner des fissures dans la cathode.Ces travaux restent encore limités au laboratoire. Mais leurs conséquences potentielles sont importantes, notamment pour le marché des véhicules électriques d'occasion. Des batteries plus durables réduiraient les besoins de remplacement, le volume de déchets à recycler et la demande en matières premières. L'équipe de Cambridge a déjà déposé une demande de brevet. Son prochain défi consiste désormais à transformer cette idée mécanique, relativement simple, en une solution viable à l'échelle industrielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Mon enfant, unis-toi au Père dans tes pensées, tes paroles et tes actions. Le Père, étant la Source infinie de l'Amour, tout part de Lui et tout doit Lui être retourné. Lorsqu'une personne accepte qu'il en soit ainsi pour elle et pour tout ce qui gravite autour d'elle, elle entre dans le plan d'Amour du Père; elle devient entièrement purifiée, elle est un instrument entre les mains du Père. Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!
Alors que les très hautes températures et les vagues de chaleur touchent toute l'Europe, le sud de l'Espagne offre un laboratoire intéressant : comment l'Andalousie, qui depuis des années connaît des températures record, s'adapte face à ces conditions de vie difficiles ? De notre envoyé spécial à Séville, Séville, la capitale de l'Andalousie, est la première grande ville espagnole à avoir été déclarée « en situation d'émergence climatique et écologique », en juillet 2019. À Las Vegas, l'un des quartiers les plus pauvres de l'Union européenne, les installations sont vétustes, il n'y a pas de piscine, presque pas d'ombre, et on souffre, d'autant que les coupures de courant sont fréquentes et durent parfois des semaines entières, voire des mois entiers. « Moi, quand je n'ai plus l'électricité, je sors et je vais dans un centre commercial, jusqu'à ce que le courant revienne, témoigne Juan Antonio, chauffeur, car on ne peut pas vivre avec 40°C chez soi. » L'immense majorité des Sévillans recourt à la climatisation, ils disent que c'est une nécessité, pas un luxe, dans une ville où les 40°C sont fréquents entre juin et octobre. D'ailleurs, elle est partout : dans les boutiques, les transports publics, les restaurants, les cafés. Mais dans les maisons, cela coûte cher, tout le monde ne peut l'utiliser tout le temps. À lire aussiUne nouvelle vague de chaleur «précoce» déferle sur l'Europe Des arbres pour faire baisser les températures Selon les experts, la climatisation ne peut être la seule solution. Soigner les arbres en est une autre, très importante. « C'est le meilleur remède qui existe pour affronter les vagues de chaleur, défend Antonio Fajardo, l'un des meilleurs spécialistes du sujet, des vagues de chaleur qui sont de plus en plus fréquentes et intenses. » Antonio Fajardo fait partie d'un réseau de citoyens dont l'objectif est d'obliger la mairie à aménager un « anillo verde », une ceinture verte, un réseau d'espaces verts, de places arborées, de parcs, qui pourrait abaisser la température de 8 à 10°C. « On ne parle pas seulement d'arbres, on parle de santé, souligne Lola Luque, cette professeure est la coordinatrice de ce vaste collectif citoyen. Il faut faire un effort là-dessus et mettre les citoyens comme priorité par rapport à d'autres problématiques comme la circulation, le tourisme, la touristification. » La mairie conservatrice a voté en faveur de cette ceinture verte. Elle devrait donc se faire en théorie, mais les travaux n'ont pas commencé. Ismael Sanchez, élu d'opposition à gauche, est méfiant et critique plus généralement la passivité de la mairie face au changement climatique : « Le discours existe mais il ne s'accompagne pas de mesures, de politiques, ni de réalités budgétaires pour rendre tout cela réel. Pire, la tendance est exactement à l'inverse. » La mairie se défend en promettant la neutralité climatique d'ici 2030 et en affirmant qu'elle investit massivement pour agrandir les espaces verts et lutter contre les îlots de chaleur. Lorsqu'on interroge les Sévillans, la grande préoccupation est de parvenir à dormir la nuit, avec ces températures tropicales allant jusqu'à 30 degrés. À lire aussiCanicule: comment l'Espagne a pris des mesures pour protéger les salariés des aléas climatiques
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump, et plus généralement l'ensemble de la sphère Maga, s'emploient à imposer leur propre vision de l'Amérique. Illustration en Pennsylvanie, là où la Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut signée le 4 juillet 1776. De notre envoyé spécial de retour de Pennsylvanie, Elles sont alignées comme à la parade, le nom de leur propriétaire collé sur le pare-brise, le capot relevé pour mieux apprécier ce qu'elles ont dans le ventre. Il y en a pour tous les goûts : un antique pick-up Chevrolet bleu turquoise, un coupé Buick de 1973, plusieurs Dodge Challenger, et même un corbillard. Des dizaines au total. Penchés au-dessus des moteurs, des visiteurs de tous âges. Beaucoup arborent des tee-shirts aux couleurs des États-Unis ou floqués du mot « liberté ». Le parti républicain du comté de Lackawanna a choisi ce cinéma en plein air pour célébrer les 250 ans de l'Indépendance du pays. Le 4-Juillet n'est que dans trois semaines, mais ici, sur les hauteurs de Dickson City, la fête bat déjà son plein. Tout a été prévu pour la rendre mémorable : un défilé de motos, de quoi se restaurer, des concerts, deux films sur écran géant… Mais le clou de la journée, c'est cette exposition de véhicules d'exception. Tout un symbole. « C'est une part d'histoire. Ce sont des voitures qui ont marqué notre jeunesse. Ce sont aussi des voitures qui ont été construites ici et exportées partout dans le monde. Cela permet de montrer aux jeunes ce qui a contribué à faire la richesse de notre pays », s'enthousiasme Dan Naylor, le président des Républicains du comté de Lackawanna, avant de s'adresser à la petite foule présente pour convoquer une nouvelle fois l'histoire, plus ancienne celle-là. « Le plus grand pays au monde » Il y est question de Paul Revere, un orfèvre de Boston devenu célèbre pour avoir averti les patriotes américains de l'arrivée imminente de l'armée britannique à Lexington en 1775. « Et qui répondit à ce cri ? Ce furent des gens ordinaires, qui se mobilisèrent, qui vainquirent les Anglais et qui fondèrent ce pays ! », lance Dan Naylor au micro. « Nous devons donc être reconnaissants envers ces personnes qui ont sacrifié leurs vies pour faire de ce pays ce qu'il est, et nous devons le préserver. Et souvenez-vous : nous sommes le plus grand pays au monde et c'est ce que nous pouvons célébrer aujourd'hui. » Un discours en écho à celui de la Maison Blanche, bien décidée à faire de ce 250è anniversaire celui d'une nation glorieuse, purgée de l'esclavage et du racisme. « Je ne vois pas les couleurs. Ok ? Pour moi, on a tous le sang rouge », balaie ainsi JoAnne Mayer, l'organisatrice de l'événement, lorsqu'on l'interroge sur cette Amérique blanche et chrétienne que cherchent à promouvoir Donald Trump, son administration et le mouvement Maga en général. « Cette administration met l'accent sur les valeurs de l'individu, indépendamment de sa race, de son âge, de son origine ethnique, de son sexe ou de toute autre caractéristique qui fait de lui ce qu'il est », défend Rob Coco, responsable de la branche locale de l'association ultra-conservatrice Turning Point USA. Enveloppé dans un drapeau américain, l'étudiant de 22 ans semble oublier les attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, les opérations de la police de l'immigration apparemment guidées par le simple délit de faciès, ou encore le redécoupage électoral favorable aux Afro-Américains remis en cause en Louisiane. « Je pense qu'il ne faut pas catégoriser les gens. Nous sommes tous des habitants de cette Terre, s'enflamme le jeune homme dans un élan missionnaire. Nous venons tous du même Créateur, et nous avons tous la chance d'être ici aujourd'hui, car la vie est sacrée. Alors, au lieu de juger, au lieu de parler de ce qui nous différencie, nous devrions simplement apprécier le fait d'être ici aujourd'hui et d'avoir la possibilité de l'être. » Une ode à l'unité qui peine à masquer la réalité d'un pays fracturé. À lire aussiTrumpisme au Canada: comment les idées MAGA gagnent du terrain Progressisme et armes à feu À 200 kilomètres de là, une dizaine de personnes se sont donné rendez-vous dans une armurerie de Lancaster. Elles sont toutes membres du Liberal Gun Club (LGC), un club de tir classé à gauche. « C'est une association de possesseurs d'armes à feu qui partagent les mêmes convictions, qui croient aux droits civils et aux droits constitutionnels. C'est un groupe composé de personnes vraiment, vraiment formidables ! », vante Christopher Caruana, le secrétaire de la branche pennsylvanienne du LGC. Sa longue barbe blanche, son verre de lunette fumé et ses bras tatoués donnent à ce septuagénaire un air de pirate. L'endroit fait aussi stand de tir. Au bout de la rangée, Molly teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle vient de terminer le college, le premier cycle universitaire, et s'apprête à quitter le domicile familial. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne. « Je fais 1 mètre 50 et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », justifie la jeune femme. Un sentiment d'insécurité renforcé, dit-elle, par la façon dont « Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels ». Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Ceux qui sont là aujourd'hui sont quant à eux des membres de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ». C'est le cas de Sam, longtemps opposé aux armes à feu, jusqu'à ce que la première élection de Donald Trump et l'attaque à la voiture-bélier commise par un sympathisant néo-nazi à Charlottesville en 2017 le fassent changer d'avis. « Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine, témoigne-t-il. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays. Aujourd'hui, on essaie d'avoir des amis partout où l'on peut. » À écouter aussiÉtats-Unis: les républicains toujours pour le port d'armes malgré les tentatives d'assassinat contre Donald Trump Des livres interdits Tandis que certains songent à quitter le pays ou à se battre arme au poing, d'autres résistent déjà. Liz et Linda sont de ceux-là. Les deux vénérables retraitées font partie des Freedom Readers, un club de lecture fondé il y a quatre ans. « À la base, c'est juste un petit groupe de dames intéressées par la lecture de livres susceptibles d'être contestés ou qui l'ont déjà été par des personnes cherchant à promouvoir cette idée d'une Amérique blanche et chrétienne », explique Liz, chemisier imprimé léopard et brushing impeccable. Ce jour-là, c'est dans sa maison d'un quartier cossu d'Elizabethtown qu'elles tiennent salon. Deux livres sont posés sur la table basse : Le Château de verre, de Jeannette Walls, et La Petite Fille de la rue Mango, de Sandra Cisneros. En novembre 2025, les deux ouvrages ont été bannis du programme et des bibliothèques scolaires d'Elizabethtown, au même titre que le film Roméo et Juliette et La Haine qu'on donne, un roman d'Angie Thomas sur la question du racisme et des violences policières. Pourquoi ? Mystère. « Le conseil d'établissement ne donne jamais les raisons de ces interdictions. Mais l'un de ses membres a apporté une image déformée du personnage central de ce livre, relate Liz à propos de La Petite Fille de la rue Mango. Il a affirmé qu'elle cherchait à attirer l'attention des hommes pour les manipuler. C'était une description complètement faussée. » L'association Etown Common Sense s'est aussi emparée de la question, l'une des nombreuses sur lesquelles elle ferraille avec ceux qu'elle désigne comme des « nationalistes chrétiens ». « En tant que parents et citoyens, nous voulons que nos écoles publiques restent véritablement publiques, ouvertes, libres et impartiales pour l'ensemble de notre communauté », insiste Kelly Fuddy, présidente de l'association et mère de deux enfants scolarisés au collège du district. À lire aussiCensure de livres aux États-Unis: le rempart conservateur contre le wokisme Le tournant Covid L'interdiction des livres par les conseils d'établissement n'est pas un phénomène nouveau, que ce soit en Pennsylvanie ou ailleurs aux États-Unis. Mais le « Keystone State » est l'un des plus touchés. En 2022, il figurait même à la deuxième place du classement établi par PEN America des États recensant le plus grand nombre de livres interdits. Un comble pour ce territoire fondé par William Penn selon les principes de tolérance et de liberté. « Cela a vraiment pris de l'ampleur en 2020 et 2021 avec le Covid-19, observe Kelly Fuddy. Beaucoup de gens qui n'étaient peut-être pas impliqués politiquement se sont mobilisés et continuent de l'être. Il s'agit pour l'essentiel d'électeurs de Donald Trump. » La mère de famille pointe aussi la responsabilité d'organisations nationales, telles que Moms for Liberty ou la Heritage Foundation, qui ont trouvé dans ce comté de Lancaster « un terrain fertile » pour cultiver leur projet politique. Les ouvrages jugés contraires aux bonnes mœurs ou faisant l'apologie de « l'idéologie woke » sont les premiers ciblés. « Ils prétendent défendre les enfants, mais ils déforment en réalité la définition de ce qui est sexuellement explicite, de ce qu'est la pornographie, reproche Kelly Fuddy. Et ils nient l'expertise professionnelle de nos éducateurs à qui nous confions nos enfants. » Et gare aux enseignants qui tentent de faire barrage aux censeurs. Kristy Moore l'a appris à ses dépens. Cette professeure d'anglais raconte avoir été victime de menaces de mort et de violences. Elle a aussi été la cible de photomontages publiés sur les réseaux sociaux, l'accusant de vouloir permettre aux collégiens d'accéder à des contenus pornographiques. Mais pas question pour elle d'abdiquer : « Si je les laisse m'intimider, je ne pourrai plus continuer à faire mon travail. » Nous avons contacté l'organisation Moms for Liberty et la présidente du conseil d'établissement d'Elizabethtown. Toutes deux ont répondu qu'elles ne souhaitaient pas participer à ce reportage. Des esclaves invisibilisés Au-delà de ces interdictions menées à l'échelle locale, le pays est aussi le théâtre d'une vague de censure dirigée depuis le sommet de l'État. Ce sont des milliers de photos d'archives de l'armée rendues inaccessibles, des dizaines et des dizaines de mots bannis de la communication gouvernementale. Ou encore ce décret signé par Donald Trump en mars 2025 pour « rétablir la vérité et le bon sens dans l'histoire américaine ». L'ordre est donné de retirer des parcs nationaux et des sites historiques tous contenus qui « dénigre de manière inappropriée les Américains, qu'ils soient vivants ou décédés ». À Philadelphie, cela se traduit par le retrait de l'exposition consacrée aux neuf esclaves de George Washington à la President's House, l'ancienne demeure du premier président des États-Unis et de son successeur John Adams. « Une super exposition, estime Dan, qui en assure la visite. Elle raconte qui étaient ces neuf esclaves et quel était leur rôle. » La ville et différentes organisations contre-attaquent au tribunal. Ordre est donné de la réinstaller, avant qu'une nouvelle décision de justice ne stoppe tout. Dan ne s'en remet pas. « Il y a encore des murs vides, des vidéos qui ne fonctionnent pas… Je trouve ça plutôt horrible au moment où l'on célèbre nos 250 ans. » Namrta, elle, est parfaitement remontée. Les yeux braqués vers la caméra d'un téléphone portable, la responsable de Get Free Philly dit tout le mal qu'elle pense de cette censure à ses abonnés. « Ce que vous voyez, vitupère la jeune femme, c'est juste un nouvel exemple de la façon dont le mouvement Maga et le gouvernement révisent l'histoire. Aujourd'hui, nous sommes à l'heure du choix : continuer ainsi pendant 250 ans à faire l'autruche ou alors nous ranger du bon côté de l'histoire en assumant et en réparant nos erreurs. » Le décret de Donald Trump ordonne aussi au ministère de l'Intérieur, qui gère les parcs nationaux et les espaces publics, de remettre en place les statues et monuments démontés ou dégradés lors du mouvement Black Lives Matter. Il cible également les musées de la Smithsonian Institution, notamment le futur Musée national de l'histoire des femmes à Washington, pour l'empêcher de « reconnaître les hommes comme des femmes ». Référence aux femmes transgenres. À lire aussiÉtats-Unis: Charlottesville déboulonne ses statues confédérées après des années de polémique « L'Amérique n'a jamais été un grand pays » Dans la capitale fédérale, malgré les tentatives de l'administration de l'effacer, la mémoire de l'esclavage reste vive dans le quartier d'Anacostia. Et particulièrement en ce 19 juin. Les habitants célèbrent Juneteenth, le jour de l'Émancipation. Le 19 juin 1865, à Gavelston, au Texas, les esclaves afro-américains apprenaient qu'ils étaient libres. « Mais que signifiait être libre pour les personnes noires à cette époque ? », s'interroge Sir Harvey Fitz, l'animateur de la journée. C'est précisément la question à laquelle doivent répondre les quelques centaines de personnes qui font face à la scène. « La liberté, c'est l'amour », affirme quelqu'un. « La liberté, c'est avoir suffisamment d'espace pour être soi-même », estime un autre. À l'ombre d'un arbre, Maleka écoute en souriant. Lorsqu'on lui demande si elle se sent libre, elle, aujourd'hui, aux États-Unis, la quadra aux grandes boucles d'oreilles colorées pousse d'abord un long soupir. « Je suis libre de plein droit, mais je ne me sens pas toujours libre certains jours, à cause de la nature oppressive de notre régime politique. » Elle dénonce pêle-mêle les atteintes aux libertés civiles et individuelles, la remise en cause de l'héritage du mouvement pour les droits civiques, qu'elle pensait pourtant acquis. « Même si je suis libre, poursuit Maleka, je suis très consciente que c'est une chose fragile et que je dois continuer à me battre pour ça, à m'exprimer et à m'opposer aux injustices. » Elle juge aussi le mouvement Maga – Make America Great Again – totalement absurde. « À quel moment l'Amérique a été grande ? Ça a toujours été un pays en quête de grandeur, mais ça n'a jamais été un grand pays, considère-t-elle. C'est insupportable, en tant que femme noire, de vivre littéralement à moins de sept kilomètres de la Maison Blanche et de celui qui y réside. Alors que ce sont des esclaves qui l'ont construite, la Maison Blanche ne reconnaît pas que le pays a construit son économie sur le dos de l'esclavage. » De l'autre côté du fleuve, le National Mall se prépare à accueillir la grande foire imaginée par Donald Trump pour célébrer le 4-Juillet. Plusieurs États démocrates ont d'ores et déjà annoncé la boycotter. La Pennsylvanie, elle, a finalement choisi d'y participer.
Alors que les prix des œufs sont redevenus plus abordables aux États-Unis, trois des plus grands producteurs américains viennent de conclure un accord avec les autorités pour mettre fin à des poursuites pour manipulation présumée des prix. Une affaire qui trouve son origine dans la pénurie provoquée par la grippe aviaire et qui soulève une question : la flambée des prix était-elle uniquement due au marché ? La pénurie d'œufs aux États-Unis a marqué les consommateurs pendant de longs mois. Cela peut paraître anecdotique, mais les œufs sont devenus un véritable symbole de la vie chère outre-Atlantique. Aujourd'hui, trois des plus grands producteurs américains viennent d'accepter de régler des poursuites engagées contre eux pour avoir manipulé les prix du marché. L'accord prévoit le versement de 3,3 millions de dollars aux États qui les poursuivaient, ainsi qu'un don de 53 millions d'œufs à des banques alimentaires. Pour comprendre cette affaire, il faut revenir en 2022. Cette année-là, les États-Unis sont frappés par une épidémie historique de grippe aviaire. Au total, près de 200 millions de volailles sont abattues. Forcément, quand les poules disparaissent, les œufs deviennent plus rares. Les rayons des supermarchés se vident progressivement. Certaines enseignes limitent les achats à une ou deux boîtes par client. Les prix s'envolent : le prix de gros atteint jusqu'à 8,50 dollars la douzaine, tandis que le prix moyen payé par les consommateurs bondit de près de 150 % en un an au début de l'année 2023. Le scénario se reproduit ensuite à la fin de l'année 2024 et au début de l'année 2025 avec une nouvelle vague de grippe aviaire. À première vue, la situation paraît logique. L'offre diminue, la demande reste forte et les prix augmentent. À lire aussiLa volaille décimée par la pire éruption de grippe aviaire des Etats-Unis Une manipulation présumée du prix de référence des œufs Mais le ministère américain de la Justice a voulu vérifier si cette flambée des prix s'expliquait uniquement par les lois du marché. Aux États-Unis, le prix des œufs repose en grande partie sur des contrats conclus entre les producteurs, les distributeurs et les industriels de l'agroalimentaire. Ces contrats s'appuient sur un indice de référence publié quotidiennement par une société spécialisée. En clair, cet indice sert de baromètre au marché. Lorsqu'il augmente, les prix payés par les distributeurs grimpent à leur tour, avant d'être répercutés sur les consommateurs. Selon le ministère américain de la Justice, plusieurs grands producteurs auraient précisément cherché à influencer cette référence afin de faire monter artificiellement les prix. Les enquêteurs affirment que ces trois groupes se seraient coordonnés entre 2022 et 2025 pour déposer de très nombreuses offres d'achat à des prix volontairement élevés, parfois sans réelle intention d'acheter les œufs. L'objectif aurait été de donner l'impression que la demande était beaucoup plus forte qu'elle ne l'était réellement. Résultat : les cotations augmentaient automatiquement, entraînant à leur tour une hausse des prix tout au long de la chaîne. Le ministère de la Justice compare même cette méthode à une pratique bien connue sur les marchés financiers : le « spoofing », qui consiste à envoyer de faux signaux au marché afin d'influencer les prix. À lire aussiEnvolée du prix des oeufs aux États-Unis sur fond d'épidémie de grippe aviaire et de regain d'inflation Une affaire qui pose la question des limites du marché Les conséquences dépassent largement le seul marché des œufs. Les œufs entrent dans la fabrication de nombreux produits alimentaires. Ils sont également utilisés par les restaurants et l'industrie agroalimentaire. Lorsque leur prix augmente, c'est toute la chaîne alimentaire qui est touchée. Au final, c'est le consommateur qui paie. Aujourd'hui, les prix des œufs sont largement retombés. Les élevages se reconstituent progressivement et la grippe aviaire recule. Les producteurs, eux, n'ont reconnu aucune faute en acceptant cet accord. Mais pour le ministère américain de la Justice, si la grippe aviaire a bien provoqué une pénurie, elle n'explique pas, à elle seule, des prix aussi élevés pendant aussi longtemps. Toute la question est désormais là. Où s'arrête la loi de l'offre et de la demande, et où commence la manipulation du marché ? À lire aussiAux États-Unis, une pénurie d'œufs fait grimper les prix
REDIFF - Angèle est atteinte de narcolepsie avec cataplexie, une maladie neurologique rare qui bouleverse profondément son quotidien. Elle peut s'endormir à tout moment de la journée et vit avec une fatigue permanente, qui l'oblige à dormir au moins dix heures par nuit et à multiplier les pauses et siestes dans la journée. Lorsqu'elle rit ou ressent une émotion forte, ses muscles peuvent soudainement lâcher : son corps ne répond alors plus. Après des années d'errance médicale avant de pouvoir mettre un nom sur sa maladie, Angèle nous raconte ce quotidien imprévisible.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que l'intelligence artificielle est souvent présentée comme une menace pour l'emploi, une étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient nuancer cette idée. Selon ses conclusions, les entreprises qui investissent massivement dans l'IA recrutent plus rapidement que leurs concurrentes. Une tendance qui s'explique avant tout par les gains de productivité générés par cette technologie. Lorsqu'on évoque l'intelligence artificielle, un scénario revient presque systématiquement. Les entreprises investissent dans l'IA, les logiciels remplacent progressivement les salariés et les licenciements se multiplient. Les annonces récentes de plusieurs géants de la tech, comme Meta, semblent d'ailleurs alimenter cette idée. Les effectifs diminuent tandis que les investissements dans l'intelligence artificielle continuent de progresser. Pourtant, une nouvelle étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient sérieusement bousculer ce constat. Les chercheurs ont analysé près de 22 000 entreprises américaines afin de mesurer l'impact réel des investissements dans l'intelligence artificielle sur l'emploi. Le résultat est pour le moins surprenant. En moyenne, les effectifs de cadres des entreprises ayant investi massivement dans l'IA augmentent de 10,2% dans les deux années qui suivent le début de leurs investissements. Autre enseignement marquant : les jeunes diplômés, souvent présentés comme les premières victimes de l'intelligence artificielle sur le marché du travail, semblent eux aussi bénéficier de cette dynamique. Les postes de début de carrière progressent également. Les recrutements concernent aussi bien les ingénieurs que les commerciaux, les fonctions administratives ou encore les équipes du service client. À lire aussiAvec l'essor de l'intelligence artificielle, faut-il craindre une vague massive de licenciements? L'IA ne crée pas directement des emplois, elle accélère la croissance des entreprises Pour autant, il ne faut pas conclure que l'intelligence artificielle crée mécaniquement des emplois. C'est toute la subtilité de cette étude. Les chercheurs montrent que les gains de productivité apportés par l'IA permettent aux entreprises de développer davantage de produits, d'accélérer leurs projets et de gagner des parts de marché. La conséquence est qu'elles finissent par recruter pour accompagner cette croissance. Cette logique économique est bien connue. Chaque grande innovation technologique réduit les coûts de production. Les entreprises disposent alors de deux possibilités : produire autant avec moins de salariés ou profiter de ces gains de productivité pour développer leur activité. Dans le second cas, la croissance s'accompagne naturellement de nouvelles embauches. En revanche, cette dynamique ne concerne pas toutes les entreprises. Celles qui se contentent de quelques abonnements à ChatGPT ou qui expérimentent ponctuellement des outils d'intelligence artificielle ne constatent quasiment aucun changement dans leurs effectifs. Les bénéfices apparaissent lorsque l'IA s'inscrit dans une véritable stratégie de transformation. Cela suppose des investissements importants, une intégration profonde de cette technologie dans les processus de l'entreprise, mais aussi une vision à long terme. L'intelligence artificielle n'est donc pas une solution miracle de court terme. C'est un chantier de transformation qui demande des moyens, des compétences et une véritable stratégie. À lire aussiIA et recrutement: pourquoi les entreprises changent leurs critères d'embauche Un risque de fracture entre les entreprises L'étude met également en lumière un autre phénomène. Les entreprises qui investissent le plus dans l'IA sont aussi, bien souvent, celles qui étaient déjà les plus innovantes et les mieux financées. Dès lors, l'intelligence artificielle pourrait contribuer à creuser les écarts entre les entreprises. Un fossé pourrait progressivement apparaître entre celles qui disposent des ressources nécessaires pour intégrer pleinement l'IA et celles qui restent au stade de l'expérimentation. Cette analyse permet aussi de comprendre pourquoi les discours sur les effets de l'intelligence artificielle semblent parfois contradictoires. D'un côté, certaines entreprises annoncent des licenciements en expliquant que certaines tâches sont désormais automatisées. De l'autre, d'autres recrutent parce que les gains de productivité générés par l'IA leur permettent de lancer de nouveaux projets et de conquérir de nouveaux marchés. Ces deux réalités coexistent. Au fond, ce qu'il faut retenir, c'est que l'intelligence artificielle détruit certains métiers, en transforme beaucoup d'autres et peut également créer de nouveaux besoins. La question n'est donc plus seulement de savoir si l'IA remplacera les salariés, mais plutôt quelles entreprises sauront utiliser cette technologie pour créer davantage de valeur et renforcer leur compétitivité.
Les algorithmes récompensent souvent les opinions les plus bruyantes, mais la santé ne se construit pas sur des positions extrêmes. Dans cet épisode, nous expliquons comment la médecine du mode de vie permet de dépasser le bruit ambiant en combinant des données scientifiques solides avec un véritable accompagnement du changement. L'objectif est d'aider les gens à agir plus tôt, à éviter les pièges fréquents et à maintenir des habitudes durables. Nous passons en revue les piliers essentiels de la santé, la nutrition, l'activité physique, le sommeil, la gestion du stress, les liens sociaux et la réduction des substances nocives, et nous expliquons pourquoi des actions cohérentes dans ces domaines ont un impact bien plus durable que les tendances populaires.Nous discutons aussi de l'écart entre savoir et agir. Connaître le bon choix ne signifie pas toujours que nous le faisons. Le modèle des stades du changement aide à proposer la prochaine étape la plus adaptée selon le niveau de préparation d'une personne. Un tapis roulant qui prend la poussière ou un livre de recettes jamais ouvert ne représentent pas un manque de volonté, mais souvent une intervention mal adaptée au moment. Lorsque l'identité, l'environnement et les habitudes sont alignés, la motivation devient un système plutôt qu'une simple émotion passagère.La prévention demande aussi une vision à long terme. Nous décrivons comment la santé peut progressivement évoluer vers une dysfonction métabolique bien avant qu'un diagnostic apparaisse. Lorsqu'on agit tôt, les résultats peuvent être très encourageants. Des changements ciblés dans les habitudes peuvent prévenir, ralentir et parfois même inverser certaines maladies chroniques comme l'hypertension, l'hypercholestérolémie ou l'insulinorésistance. Le sommeil, la gestion du stress et les liens sociaux jouent aussi un rôle important dans l'adhésion aux changements.Nous partageons également une annonce importante. Un curriculum complet en médecine du mode de vie sera intégré dans la résidence en médecine familiale, avec une attention particulière portée à la nutrition et aux compétences pratiques d'accompagnement. L'objectif est de travailler plus tôt et plus efficacement avec les autres professionnels de la santé afin de favoriser la prévention. Si vous croyez que les soins devraient commencer avant la crise, cette conversation montre le chemin. Abonnez-vous, partagez cet épisode et laissez un avis pour aider d'autres personnes à découvrir l'émission.Go check out my website for tons of free resources on how to transition towards a healthier diet and lifestyle.You can download my free plant-based recipes eBook and a ton of other free resources by visiting the Digital Downloads tab of my website at https://www.plantbaseddrjules.com/shopDon't forget to check out my blog at https://www.plantbaseddrjules.com/blog You can also watch my educational videos on YouTube at https://www.youtube.com/channel/UCMpkQRXb7G-StAotV0dmahQCheck out my upcoming live events and free eCourse, where you'll learn more about how to create delicious plant-based recipes: https://www.plantbaseddrjules.com/Go follow me on social media by visiting my Facebook page and Instagram accountshttps://www.facebook.com/plantbaseddrjuleshttps://www.instagram.com/plantbased_dr_jules/Last but not least, the best way to show your support and to help me spread my message is to subscribe to my podcast and to leave a 5 star review on Apple and Spotify!Thanks so much!Peace, love, plants!Dr. Jules
Dis-moi ce que t'en as pensé ! Iconic Brand est fait pour que tu construises stratégiquement une identité de marque qui créée de la confiance et marque les esprits de ta cible.
Dans ce deuxième extrait de l'épisode [#117: La street-food prend-elle toute la part du gâteau ?] enregistré lors du Palmarès 2026, Louis Frack (fondateur de Bio Burger) revient sur les défis économiques liés au fait de représenter la seule offre 100% bio du marché du burger. Lorsqu'il a créé bio burger il y a 15 ans, Louis Frack savait qu'il avait en face de lui des mastodontes de la fast food. Et pour lui, hors de question que ses burgers soient financièrement inaccessibles. Comment a-t-il organisé son approvisionnement pour allier prix accessible et ingrédients écoresponsables ? Quels sont les avantages économiques et éthiques à proposer un burger écoresponsable ? Quelle est sa vision plus globale du marché du burger en 2026 ? Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Retournez en enfance Peter Pan et Wendy. Vous connaissez la belle histoire : celle de l'enfant qui ne voulait pas grandir et qui persuade la jolie Wendy de le suivre au pays imaginaire. Mais, le duo Peter et Wendy cache une réalité bien plus sombre... Entre syndrome, psychologie et relation toxique, nous allons vous raconter l'envers du décors de ce duo mythique de Disney. Maman Wendy Peter Pan considère qu'il n'a jamais eu de maman. Il a toujours cherché une figure maternelle de substitution. Lorsqu'il arrive chez les Darling, le "capitaine" de Neverland confie sans attendre à sa nouvelle amie Wendy : "Je viens souvent chez toi, le soir à ta fenêtre pour écouter les histoires que ta maman vous raconte parce que moi, je ne connais pas d'histoires." Il insiste : "Nous n'avons pas de maman." Il voit en Wendy, au visage céleste et au caractère apaisé, la figure maternelle dont il a toujours manqué et rêvé. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Lorsqu'il entame sa traversée entre New York et le Havre à l'automne 1974, ni les passagers ni les membres d'équipage ne se doutent qu'il s'agit de son dernier voyage sous ce nom. Le gouvernement français a en effet décidé de mettre un terme à la carrière de ce géant des mers. C'est cette histoire que raconte la romancière Zoé Brisby dans Les Femmes du France, paru chez Albin Michel, dans Un jour dans l'Histoire au micro de Jean-Marc Panis. sujets traités : paquebot, France, traversée, New York Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.
Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.
Lorsqu'il est question des émotions, on pense souvent qu'elles peuvent être une fin en soi. Mais en réalité, les émotions répondent à un fonctionnement du cerveau assez étonnant : celui de la prédiction. Qui n'a jamais eu la boule au ventre ne serait-ce qu'en entendant la phrase "il faut que l'on parle". Pourtant, vous n'êtes pas devin et n'avez pas la certitude de ce dont il est question. Dans cet épisode, je vous emmène à la découverte de votre cerveau prédictif et surtout je vous montre comment décorder vos émotions et même mieux : ce qu'elles tentent vraiment de vous dire ! Pour vous procurer la liste des émotions précisées ou encore des besoins à identifier, n'hésitez pas à m'écrire sur Instagram, je me fais une joie d'avance de vous envoyer ces 2 précieuses. Bonne écoute,xx Sarah 〰️ Me suivre sur Instagram : @doublehoppe〰️ Travailler avec moi : doublehoppe.com/session/___________Si vous avez aimé cet épisode, partagez-le, notez-le, commentez-le : cela met du vent dans mes voiles.RDV vendredi dans 2 semaines pour un prochain épisode.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les soirs ou presque, « Paris » rime avec « poésie » ! Dans la capitale française, nichée dans une ruelle proche de l'Assemblée nationale, se cache une institution qui fait vibrer les amateurs de belles lettres. Depuis 1961, le Club des poètes accueille chaque soir des dizaines de personnes, venues déclamer de la poésie, mais surtout profiter d'une bulle hors du temps où la bienveillance est le maître mot. Sa façade blanche, tout juste percée de lucarnes, passe quasi inaperçue dans la paisible rue de Bourgogne, en plein cœur des quartiers cossus de la capitale française. Pourtant, tous les soirs du mardi au vendredi, depuis 1961, ce discret bâtiment abrite une institution parisienne : le Club des poètes. Derrière sa lourde porte en bois, une joyeuse bande plaisante bruyamment autour d'une part de tarte ou d'un verre de vin. L'ambiance tamisée, les poutres apparentes et les piles de livres qui soutiennent des tableaux posés contre les murs invitent à la détente et à la convivialité. D'ici quelques instants, les lumières seront éteintes, des bougies seront allumées, et la véritable attraction de la soirée commencera : ici, depuis plus de 60 ans, on déclame des poèmes. Un lieu chargé d'histoire « Éteignez les lumières ! » : cette voix, c'est Blaise Rosnay – Blaise, comme l'appellent tout simplement les adeptes du lieu. Ce dernier présente le club, « pour ceux qui ne le connaîtraient pas » – et ils sont nombreux ce soir. Car le Club des poètes accueille aussi bien des habitués que des curieux. Le Club des poètes, donc, a été fondé par le père du maître de cérémonie, Jean-Pierre Rosnay, lui-même poète et résistant. « Avec une bande de jeunes gens turbulents, sourit Blaise Rosnay, il a d'abord fondé une maison d'édition [Les Jeunes artistes réunis, NDLR], avant d'animer une émission de radio qui s'appelait le Club des poètes. » D'où vient la désormais célèbre expression : « Amis de la poésie, bonsoir ! » Dans le local sis au 30 rue de Bourgogne, se sont croisés Louis Aragon et Pablo Neruda, Léopold Sédar Senghor et Raymond Queneau. « Nous, on essaie de faire vivre la flamme allumée par nos parents, pointe Blaise Rosnay, et il faut croire qu'on s'en sort pas trop mal ! » Il faut croire, oui : de nos jours, les fantômes des poètes du passé croisent quotidiennement des dizaines de poètes d'aujourd'hui, étudiants, retraités ou jeunes actifs, seuls ou en groupe, venus dire – et non pas lire – des poèmes. La règle cardinale : apprendre les poèmes par cœur Car au Club des Poètes, on dit, on déclame, on chante même, mais surtout, on ne lit pas. « C'est une règle essentielle, estime le maître des lieux. Déjà parce qu'elle fait écho à toute l'histoire de la poésie, qui a existé bien avant l'écriture et le livre. » La récitation de mémoire est aussi une forme de cadeau faite au public : « Lorsqu'on s'apprête à demander un peu de temps d'attention au public, c'est important d'avoir soi-même passé un petit moment avec le texte qu'on s'apprête à partager, et de lui avoir soi-même prêté cette attention. » Il y a une dernière raison, glisse Blaise Rosnay dans un clin d'œil : « Cela évite les poèmes de 150 pages ! » Dans de telles conditions, forcément, le stress monte un peu. Pourtant, les novices sont eux aussi les bienvenus sur le tabouret qui fait face au public – ils y sont même fréquemment encouragés par Blaise Rosnay entre chaque session. « Tout le monde peut dire un poème ! » exhorte-t-il. Et si jamais le poète du moment trébuche, qu'il se rassure : les habitués se feront un plaisir de lui souffler la suite. Une bulle hors du temps Des habitués, justement, il y en a beaucoup ce soir-là. Parmi lesquels Samuel. À 28 ans, le jeune homme fréquente les lieux depuis déjà dix ans : « J'ai découvert le club quand je suis arrivé à Paris. J'avais 17 ans. J'aime la bienveillance qu'il y a ici, le fait que les gens apprennent par cœur, voir leurs yeux quand ils récitent. » Pour lui, cet endroit est une évidence : « Il n'y a pas un seul jour, pour moi, sans poésie. J'en lis souvent, j'en parle avec les gens que j'aime, je me tiens au courant des nouveautés. » Devant un public captivé, le jeune homme s'installe face au public. Sa guitare sur les genoux, il entonne, avec beaucoup de douceur, L'Hirondelle, un poème de la poétesse et révolutionnaire Louise Michel, qu'il a mis lui-même en musique. Pendant quelques minutes, le temps est comme suspendu. « Je dis souvent aux gens qui hésitent à apprendre des poèmes par cœur qu'avoir de la poésie en tête, cela permet d'y avoir autre chose que des soucis », glisse le jeune homme. Apparemment, les écouter aussi. D'ici quelques minutes, il sera 21h30. Les lumières se rallumeront et, le temps d'une courte pause, la réalité viendra toquer à la porte. Mais pour quelques instants encore, on est en pays de poésie. À lire aussiPrintemps des Poètes, la poésie en circulation entre scène, rap et littérature
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 18 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurence est professeure dans un collège quand Hervé, jeune congolais arrivé en France, intègre sa classe. Lorsqu'elle apprend qu'il dort dehors, elle lui propose immédiatement de venir passer la nuit dans son appartement. Rapidement, Hervé est considéré comme un membre à part entière de la famille. Mais Hervé est arrêté par la police, et menacé d'expulsion. Pour Laurence, il est impossible de laisser son élève être arraché à son nouveau foyer. Cet épisode de Passages a été tourné et monté par Julien Chavanes, la réalisation et le mix sont de Thomas Loupias, Louise Hemmerlé est à la production.⭐️Louie à votre écoute chaque année⭐️, on prend le temps de demander : qu'est-ce qui vous touche, vous intrigue, vous manque dans ce que vous écoutez ? Depuis 2018, vous êtes notre meilleure boussole ! Notre étude d'audience annuelle est de retour et vos réponses nous sont très précieuses. Elles nous permettent de mieux vous comprendre et d'adapter nos programmes et les histoires qu'on vous racontera demain, aussi à vos envies. Ce questionnaire est co-construit avec Raphaël Llorca, chercheur à la Fondation Jean-Jaurès, qui travaille sur les effets du podcast dans nos vies. En y répondant, vous soutenez donc aussi la recherche en sciences sociales.Le questionnaire est anonyme, prend moins de 7 minutes, et vos données ne seront jamais cédées à des tiers. Pour participer, ça se passe ici
durée : 00:25:32 - par : Judith Chaine - Mélancolie et humour, mémoire et violence, théâtre, opéra et création : Francesco Filidei revient sur son parcours, ses années de formation en France et sa vision d'un art capable de faire dialoguer les vivants avec les morts. - équipe : Marie-Christine Ferdinand, Adrien Roch - invités : Francesco Filidei organiste et compositeur italien contemporain Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Invité: Luca Pattaroni. Lorsquʹon ouvre un livre, lorsquʹon visite une expo dʹart contemporain, ou quʹon regarde un film, on a vite tendance à sʹévader, à ne plus penser aux contingences matérielles. Cʹest dʹailleurs souvent ce que lʹon recherche. Cʹest oublier un peu vite que derrière chaque produit culturel, aussi abstrait soit-il, il y a de la matière, de la sueur, des énergies. Pour Luca Pattaroni, il est important de se rappeler que les arts ne sont pas "hors-sol", mais s'enracinent dans la matière, les gestes et les lieux. Luca Pattaroni est professeur de sociologie urbaine à lʹEPFL et signe ce livre, "La condition terrestre de la culture - Le livre à main nue", chez EPFL Presse.
En 2021, Alice s'inscrit sur un site de rencontres. Lorsqu'elle y voit le profil d'Andrew, un ancien militaire des armées britanniques, ayant même le titre de "Lord" écossais, elle pense enfin faire une rencontre fun et intéressante. Très vite, l'homme l'abreuve d'informations sur son passé, sa vie de famille, ses différents métiers... Et lui promet de lui faire vivre de folles aventures, comme de l'emmener à l'enterrement du Prince Philippe, dont il est un "proche" ! Mais après s'être finalement installé chez elle, et avoir vécu à l'oeil pendant plusieurs mois, Andrew fait une erreur. Alice découvre le pot aux roses : c'est simple, rien n'est vrai ! Et surtout, Andrew, qui se prénomme en réalité Alain, n'en est pas à son coup d'essai, il ment depuis plus de 40 ans à tout le monde et est même recherché par la police ! + Jonathan Guérin journaliste Sud-Ouest Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'épisode 22 de SOFRESH est consacré à MADJ aka Maître MADJ, une série en 7 parties.Partie 03 "Rapattitude l'acte fondateur"En 1989, Madj croise la route de Benny Malapa qui réalise un documentaire sur les nuits parisiennes au sein de la communauté africaine. Alors que tous les deux s'intéressent à la scène des sounds systems et rap, Madj suggère l'idée d'enregistrer une compilation, Benny lui s'occupe de trouver un studio. Cela donnera la compilation Rapattitude sur laquelle figurent les futurs grands noms du rap français : Suprême NTM, Assassin, EJM, Tonton David…Les enregistrements ont lieu clandestinement, la nuit à l'IRCAM, l'institut de recherche et coordination acoustique musique.Lorsqu'en 1990 la compilation sort, cela permet à plusieurs groupes de signer en maison de disques.. Bonne ÉCOUTE !On a besoin de votre soutien : likez, partagez et commentez sur votre plateforme d'écoute car cela nous aide pour le référencement !SOFRESH (Robin Master & Somy DUC). SOFRESH
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 05 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée. Un accident dramatique Le 13 octobre 1972, l'avion F571 s'écrase dans la cordillère des Andes. Le pilote expérimenté Julio Ferradas, avait à ses côtés le co-pilote en formation, Dante Lagurara. Alors qu'ils survolent les Andes, les nuages cachent les montagnes en dessous. Au moment où l'avion approche de son lieu de destination, le copilote demande l'autorisation d'atterrir auprès de l'aéroport de Santiago. L'avion entame alors sa descente. Malheureusement, les trous d'air qu'ils ont subis et la mauvaise visibilité les surprennent. Lorsqu'ils ont traversé les nuages, l'avion n'était pas encore au niveau de la piste d'atterrissage…. Mais face à la montagne… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Julien Roussel) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On pense souvent qu'une piscine qui sent fortement le chlore est parfaitement propre. Pourtant, c'est presque l'inverse. Une odeur puissante de “chlore” est généralement un mauvais signe : elle indique que l'eau est saturée de substances organiques apportées par les baigneurs.Car le chlore pur, en réalité, sent assez peu. L'odeur piquante caractéristique que l'on associe aux piscines vient surtout de composés chimiques appelés chloramines.Pour comprendre, il faut voir comment fonctionne le chlore. Lorsqu'il est ajouté dans une piscine, son rôle est de détruire les bactéries, virus et micro-organismes. Mais il ne combat pas seulement les microbes : il réagit aussi avec tout ce que les humains apportent dans l'eau. Et cela représente énormément de matière.Chaque baigneur laisse derrière lui de la sueur, des cellules de peau morte, des résidus de cosmétiques… et parfois de l'urine. Même en très petite quantité, ces substances suffisent à déclencher des réactions chimiques.Lorsque le chlore rencontre notamment l'ammoniaque présente dans l'urine et la transpiration, il forme les fameuses chloramines. Ce sont elles qui dégagent cette odeur agressive et irritante.Autrement dit : plus l'odeur est forte, plus cela signifie que le chlore a déjà réagi avec beaucoup de déchets organiques.Le problème, c'est que ces chloramines sont aussi moins efficaces pour désinfecter l'eau que le chlore libre. Une piscine qui sent très fort peut donc être paradoxalement moins bien désinfectée qu'une piscine presque sans odeur.Mais ce n'est pas tout. Les chloramines sont également irritantes pour le corps humain. Comme elles sont très volatiles, elles s'évaporent facilement dans l'air, surtout dans les piscines couvertes où la ventilation est insuffisante.C'est ce qui provoque les yeux rouges, les irritations de la gorge, les quintes de toux ou parfois même des difficultés respiratoires chez certains nageurs et maîtres-nageurs exposés longtemps.Des études ont montré que l'air des piscines intérieures mal ventilées peut contenir des concentrations importantes de ces composés irritants. Les sportifs qui nagent intensément, en respirant juste au-dessus de la surface de l'eau, y sont particulièrement exposés.Alors pourquoi continue-t-on à croire qu'une “bonne odeur de chlore” est rassurante ? Simplement parce que nous avons appris à associer cette odeur aux piscines publiques et à l'idée de propreté. Mais chimiquement, cette odeur signale surtout que le désinfectant est en train d'être consommé par les déchets humains.La meilleure piscine n'est donc pas celle qui sent le plus fort… mais souvent celle qui ne sent presque rien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on pense à une montagne géante, on imagine souvent Mount Everest, culminant à près de 8 849 mètres. Pourtant, dans le système solaire, cette montagne paraît presque modeste. Car le véritable record absolu se trouve sur Mars, et il écrase littéralement tous les autres reliefs connus.Cette montagne s'appelle Olympus Mons.Et ses dimensions sont vertigineuses.Olympus Mons culmine à environ 21 229 mètres au-dessus du niveau moyen martien, soit presque trois fois la hauteur de l'Everest. Mais ce n'est pas tout : sa base mesure environ 600 kilomètres de diamètre. À titre de comparaison, cela représente à peu près la distance entre Paris et Lyon.En réalité, Olympus Mons est un volcan gigantesque. Plus précisément, un volcan bouclier, formé par des coulées de lave très fluides qui se sont accumulées lentement pendant des millions d'années.Mais pourquoi ce volcan est-il devenu aussi énorme ?La réponse tient surtout aux particularités de Mars.Sur Terre, les plaques tectoniques se déplacent continuellement. Lorsqu'un volcan se forme au-dessus d'un point chaud, la croûte terrestre finit par bouger, ce qui déplace progressivement l'activité volcanique ailleurs. C'est ainsi que se forment par exemple les îles d'Hawaï.Sur Mars, en revanche, il n'existe quasiment pas de tectonique des plaques comme sur Terre. Le point chaud responsable d'Olympus Mons est donc resté sous le même endroit pendant des périodes immenses. Résultat : la lave a continué à s'accumuler exactement au même endroit pendant des centaines de millions d'années.Autre facteur important : la gravité martienne est beaucoup plus faible que celle de la Terre. Elle représente environ 38 % de la gravité terrestre. Les montagnes peuvent donc devenir beaucoup plus hautes avant de s'effondrer sous leur propre poids.Le sommet d'Olympus Mons possède même une immense caldeira, c'est-à-dire un cratère volcanique effondré, large d'environ 80 kilomètres.Et pourtant, malgré son gigantisme, aucune mission humaine ne l'a jamais approché. Même les sondes spatiales ne l'ont observé qu'à distance depuis l'orbite martienne. Aucun rover n'a encore exploré directement ses pentes.Ce qui est fascinant, c'est que cette montagne est si vaste qu'un astronaute placé à sa base aurait du mal à percevoir sa forme. Les pentes sont relativement douces et la courbure de Mars masquerait une partie du volcan.Ainsi, la plus haute montagne du système solaire se trouve sur un monde désertique et silencieux que l'humanité n'a toujours pas foulé. Un géant colossal, visible depuis l'espace, qui domine Mars depuis des millions d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant des décennies, faire du stop en Pologne n'avait rien d'une pratique marginale ou risquée. C'était presque une institution nationale. Aujourd'hui encore, alors que l'auto-stop a fortement reculé dans une grande partie de l'Europe occidentale, il reste étonnamment populaire en Pologne. Cette particularité s'explique par un mélange d'histoire, de culture et… d'organisation étatique.Tout commence après la Seconde Guerre mondiale, dans la Pologne communiste. À cette époque, le pays manque cruellement de voitures. Posséder une automobile est coûteux, compliqué et réservé à une minorité. Pourtant, les Polonais voyagent beaucoup, notamment les jeunes, les étudiants et les vacanciers. Le train existe, bien sûr, mais il est souvent lent et saturé. L'auto-stop apparaît alors comme une solution pratique et économique.Mais ce qui rend le cas polonais unique, c'est que l'État décide d'encourager officiellement cette pratique. En 1957 est lancé un programme étonnant : l'“Akcja Autostop”, littéralement “l'Action Auto-stop”. Le principe est simple. Les auto-stoppeurs achètent des carnets de coupons auprès d'organisations touristiques. Lorsqu'un conducteur accepte de les transporter, il reçoit un coupon. Plus il accumule de coupons, plus il peut obtenir des récompenses.Ces coupons permettent parfois de participer à des loteries, de gagner des objets ou même certains avantages matériels très appréciés dans une économie de pénurie. Résultat : prendre des auto-stoppeurs devient presque un acte civique. Le système transforme l'auto-stop en activité organisée, reconnue et relativement sûre.Dans les années 1960 et 1970, le phénomène explose. Chaque été, des milliers de jeunes sillonnent le pays le pouce levé. Certains concours récompensent même les plus grands voyageurs. L'auto-stop devient un symbole de liberté dans un régime pourtant très contrôlé. Pour beaucoup de Polonais, c'est aussi une manière de rencontrer des gens, de partager des histoires et de créer une forme de solidarité nationale.Même après la chute du communisme, l'habitude reste profondément ancrée. Le programme officiel disparaît finalement en 1995, mais la culture demeure. Beaucoup de conducteurs polonais ont eux-mêmes pratiqué l'auto-stop dans leur jeunesse. Ils gardent donc une image positive des voyageurs au bord des routes.Il existe aussi une raison économique. La Pologne est longtemps restée un pays où les écarts de revenus étaient importants et où voyager à petit budget était courant chez les étudiants. L'auto-stop y est donc resté plus acceptable socialement qu'en Europe de l'Ouest.Aujourd'hui encore, de nombreux voyageurs considèrent la Pologne comme l'un des pays européens les plus faciles pour faire du stop. Une survivance étonnante d'une politique née en pleine époque communiste… et devenue une véritable tradition culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.