Ecoclimatic and biogeographic transition zone in Africa
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Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au sud-Liban et le refus du gouvernement espagnol de coopérer avec les États-Unis dans leur guerre contre l'Iran. Iran : pourquoi les pays de l'AES restent-ils silencieux ? Plusieurs jours après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran et alors que Téhéran est un partenaire stratégique de l'alliance des États du Sahel, ces derniers se sont abstenus de condamner les frappes israéliennes et américaines sur le pays. Comment comprendre ce silence des pays de l'AES ? Vont-ils sacrifier leur relation avec l'Iran au profit de la coopération avec les États-Unis ? Pourquoi les États-Unis changent-ils soudainement de politique vis-à-vis des pays de l'AES ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre au Moyen-Orient : le Liban risque-t-il de payer le prix du conflit régional ? Au Liban, l'armée israélienne poursuit ses frappes aériennes alors que des accrochages au sol se déroulent avec des combattants du Hezbollah dans plusieurs localités frontalières. Pourquoi Israël a-t-elle lancé cette opération au sud du Liban ? Se dirige-t-on vers un scénario d'une invasion terrestre longue similaire à celle des années 80 et 90 ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Conflit au Moyen-Orient : Pedro Sánchez peut-il tenir tête à Donald Trump ? L'Espagne refuse d'assister les États-Unis et Israël sur l'Iran et appelle au respect du droit international. Pourquoi l'Espagne refuse-t-elle ? Les États-Unis pourraient-ils sanctionner le gouvernement espagnol en représailles ? D'autres pays européens partagent-ils la même position que l'Espagne ? Avec Christine Delfour, professeur des Universités à l'Université Paris-Est-Marne-la-Vallée en civilisation espagnole et latino-américaine contemporaines. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, direction la Guinée où les internautes se demandent depuis plus de deux semaines où se trouve leur président.
Die oorlog in die Midde-Ooste het beduidend uitgebrei, met die Israeliese weermag wat Donderdagaand 'n ontruimingsbevel uitgereik het vir al die suidelike voorstede van Beiroet in Libanon. Dit dui op 'n groot komende aanval. Berigte dat Amerikaanse president Donald Trump 'n inval in Iran deur Koerdiese magte in Irak sal ondersteun het ook verskyn. Die grootse, en mees ironiese ommekeer is egter dat Amerika Oekraïne se hulp gevra het om Iran se Sahel-missiele te beveg, volgens president Volodymyr Zelensky. Hy het regstreeks uit Kiëf gepraat, met 'n Engelse vertaler.
C dans l'air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?Au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les attaques sont de plus en plus nombreuses et violentes. Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah au Liban, où 700 000 Libanais sont désormais appelés à évacuer le sud du pays. L'armée israélienne progresse désormais au sol, tout en continuant, avec les États-Unis, les bombardements intensifs sur l'Iran, et bien au-delà. Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l'océan Indien. Selon le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, le bâtiment iranien est le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.Téhéran, de son côté, réplique par des salves de drones et de missiles contre Israël, des cibles américaines dans les pays du Golfe, mais aussi ce jeudi dans la région autonome du Kurdistan en Irak. Hier, la Maison-Blanche avait confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l'Irak, tout en démentant les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l'Iran pour susciter un soulèvement. Les gardiens de la révolution ont également assuré dans la journée qu'un missile iranien avait « touché » un pétrolier américain dans « le nord du golfe Persique ».Face à ces risques, l'option d'escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser « les voies maritimes essentielles ». Le président de la République a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, ainsi que l'acheminement de systèmes antimissiles et antidrones avec « une frégate équipée » à Chypre, pays membre de l'UE qui dispose de deux bases militaires britanniques. L'une d'elles a été ciblée dimanche par des drones quelques heures après que Keir Starmer, le Premier ministre travailliste, eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa guerre. Londres a assuré lundi que ses bases à Chypre ne seraient pas utilisées par les Américains. La présidence française a fait savoir, ce jeudi, que Paris, Rome et Athènes allaient « coordonner » l'envoi de moyens militaires pour défendre l'île.Alors pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Drones, missiles… combien de temps le régime des mollahs peut-il tenir ? La guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a vu son périmètre s'élargir considérablement, allant de l'Irak au large du Sri Lanka en passant par la Turquie et l'Azerbaïdjan, jusqu'où le conflit peut-il s'étendre ? Quelle est la stratégie américaine ? Nos journalistes ont interviewé John Bolton, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump.Experts : - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l'Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro
C dans l'air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?Experts : - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l'Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro
¡UCRANIA Y LOSTRAIDORES AFRICANOS vs AES!Hoy es miércoles ytoca #LALLAVE. Escúchanos en nuestros canales de YouTube y Spotify: https://youtu.be/swmam0IWNX0 Ucrania ha estadoarmando a los yihadistas en el Sahel para desestabilizar a Mali y la Alianza delos Estados del Sahel (AES). Al mismo tiempo Ucrania como marioneta occidental,esta expandiendo su influencia en el área a través de formación militar y vendade drones a Ghana. El mismo Mahama (presidente de Ghana) juega a dos bandasaceptando la ayuda de Ucrania mientras apuñala a Ibrahim Traore por la espalda.Lo mismo con Tinubu (de Nigeria) que ayuda a expandir a AFRICOM mientras queRuto (de Kenia) permite la construcción de la mayor base militar en elcontinente. Este estrangulamiento de la AES por parte de Occidente y detraidores africanos necesita ser estudiado con cuidadosamente. En el programa dehoy analizamos:¿Qué papel juegaUcrania en el Sahel y por qué?¿Por qué se estaexpandiendo AFRICOM? ¿Cómo puedo la AESresistir y sobrevivir cuando es rodeada de traidores?¿Cómo podemosayudar?Como siempre acompañadode música: · DJ Domi · E'muan Ven#SabiasqueÁfrica#OtraÁfricaesposible#AllAfricanpeoplerevolutonaryparty#allafricanwomenrevolutonaryunion#Neocolonialismo#Neoliberalismo#AES#IbrahimTraore#AssimiGoita#AbdourahamaneTchiani#Ucrania#AfricaCorp#AFRICOM
Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».
Les chefs d'état-major de la Cédéao ont annoncé vendredi 27 février que 2 000 éléments feront partie de la Force en attente. Réunis à Freetown, en Sierra Leone, les commandants des forces armées des pays membres affichent une nouvelle fois leur volonté de lutter contre les groupes jihadistes qui foisonnent, principalement dans le Sahel. L'annonce de la mise en place de cette Force en attente n'est pas nouvelle. L'Ivoirien Arthur Banga, consultant en défense et sécurité, et maître de conférences à l'université Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan, est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : La Cédéao annonce une nouvelle fois la mise en place de la fameuse Force en attente. Les annonces de ce genre se sont succédées au fil des années. Cette fois ci, selon vous, ce sera la bonne ? Arthur Banga : C'est vrai que la Cédéao l'a annoncé plusieurs fois, sans véritable succès. Mais n'oublions pas que la Cédéao est quand même la seule communauté économique régionale à avoir implémenté réellement cet exercice de force multinationale à travers l'Ecomog, qui a rencontré des succès au Liberia, en Guinée-Bissau, même en Sierra Leone. Aujourd'hui, il s'agit maintenant de passer un nouveau cap car il y a une véritable prise de conscience de la part des Etats. Il y a aussi la pression des populations, surtout la pression des groupes terroristes qui commencent à taper fort dans les pays côtiers, notamment le Nigeria, le Bénin, le Togo. Ca impose que les présidents de la Cédéao réagissent énergiquement. Hormis le contexte actuel et la prise de conscience, comme vous dites, notez-vous des nouveautés dans cette annonce par rapport aux précédentes ? Pas réellement. Peut-être qu'il y a plus de concret sur le nombre d'hommes qu'on veut mobiliser. On est plus concret sur la volonté et sur le fait d'inscrire dans la doctrine militaire nationale la nécessité de participer à des opérations internationales. Mais la vraie bonne raison d'espérer, c'est le fait que certains pays intègrent désormais la capacité de participer à des opérations extérieures dans leur composition. C'est le cas de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, même du Ghana, qui sont des pays qui montrent qu'ils ont la volonté aujourd'hui de participer à des opérations menées par la Cédéao. Ce n'est plus la seule affaire du pays, comme le Nigeria, qui prenait en général le leadership. Et dans le contexte aussi, il ne faut pas oublier l'échec de l'intervention militaire au Niger, qui a renforcé l'AES et fragilisé la Cédéao. Ça aussi, c'est un élément de contexte qui fait qu'on peut espérer des choses plus concrètes cette fois-ci. On s'attend à un contingent de 2 000 éléments. Quand on sait que la force française Barkhane en comptait plus du double et qu'elle n'a pas pu enrayer les groupes armés terroristes en huit ans de mission dans le Sahel, vous croyez que ces 2 000 éléments issus de différentes armées de la région peuvent faire la différence ? Ce chiffre de 2 000 est révélateur des difficultés à mettre ce genre de forces en position, car il faut déjà avoir des armées nationales qui sont prêtes, qui ont pour habitude de s'entraîner, des armées nationales qui sont en partie taillées pour opérer en contexte international. Ce n'est pas trop le cas aujourd'hui dans les différentes armées ouest-africaines. Donc vaut mieux commencer avec des ambitions réalistes et réalisables. Ça peut expliquer le chiffre relativement bas, qui représente environ deux bataillons. Il s'agira de voir quelle mission on donne à ces deux bataillons pour être plus efficace. Je pense à des missions de renseignement, de coopération, de formation et puis aussi des missions d'intervention sur des espaces précis. C'est quand même difficile de ramener 2 000 hommes supplémentaires au Nigeria, ça ne sert pas à grand-chose. Mais sur des espaces comme le nord du Togo, le nord du Bénin, 2 000 hommes appuyés par une escadrille internationale, ça peut valoir son pesant d'or opérationnel. Il y a une question primordiale : comment la Cédéao peut rendre cette force efficace sans la participation des pays de l'AES que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger sécessionnistes ? Aujourd'hui, la Cédéao est obligée faire preuve de réalisme, d'avancer sans ces pays, sinon elle ne va pas avancer sur certaines questions. Maintenant, naturellement, sur des questions comme le terrorisme, sur des questions aussi transnationales, à défaut d'opérer ensemble, il faudrait que la Cédéao et l'AES trouvent des mécanismes pour coopérer, ne serait-ce que pour l'échange de renseignements, pour faire naître un minimum d'efficacité. Si vous prenez en chasse des terroristes, par exemple en Côte d'Ivoire qui traversent la frontière du Burkina Faso ou du Mali, si vous n'avez pas la capacité de les poursuivre sur des territoires ou ne serait-ce que d'échanger le renseignement avec les armées maliennes ou burkinabè, vous voyez que tout le travail que vous faites en Côte d'Ivoire devient quasiment nul. C'est la même chose en termes de renseignement. Donc oui, c'est une difficulté, mais elle n'est pas insurmontable. Il faut maintenant qu'on ait un minimum de coopération pour pouvoir accroître l'efficacité du projet de la Cédéao.
Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».
La campagne électorale s'est officiellement ouverte samedi 28 février en République du Congo, sur fond de démonstration de force du pouvoir en place et de tentative de mobilisation de l'opposition dans les villes de l'intérieur du pays. De Pointe-Noire à Ouesso, en passant par Sibiti et Brazzaville, les principaux candidats donnent le ton d'une bataille politique aux enjeux multiples.
Les élites africaines ont joué un rôle central dans la construction des États postcoloniaux, en portant les espoirs d'indépendance, de développement et d'unité. Toutefois, dans plusieurs pays, leur action a été marquée par la concentration du pouvoir, la corruption et une gouvernance déconnectée des réalités sociales. Cet écart entre promesses et résultats alimente aujourd'hui le sentiment d'un échec partiel, voire d'une crise de leadership. Avec la participation de : Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères, président de la société de conseil Centre 4S : Stratégie, Sécurité, Sahel, Sahara Thierry Vircoulon, chercheur au centre Afrique de l'IFRI (Institut français des relations internationales) Seidik Abba, journaliste et chercheur associé, président du Centre international d'études et de réflexions sur le Sahel (CIRES), auteur de « Mali-Sahel, notre Afghanistan à nous ? » (Impacts éditions).
4 anni di guerra in Ucraina: cosa è cambiato per l'AfricaOspite: Jean-Léonard Touadi, saggista, giornalista, accademico e funzionario FAODal prezzo del grano alla presenza militare russa nel Sahel, fino al reclutamento di giovani africani finiti al fronte: il conflitto ha ridefinito equilibri ben oltre l'Europa.Mosca rafforza la propria influenza nel continente, mentre Kiev apre nuove ambasciate. È un'estensione del conflitto in territorio africano?Cartelli messicani e Africa occidentale: il narcotraffico globaleOspite: Monica Usai, Direzione Nazionale di Libera, referente settore internazionaleDopo l'uccisione di El Mencho, si ridefiniscono gli equilibri tra narcos in Messico. Ma l'Africa non è più solo un crocevia verso l'Europa. Quale spazio resta alla società civile nella lotta ai cartelli criminali?Gibuti, il Paese del paradossoOspite: Giuseppe Cavallini, direttore di NigriziaIl nuovo numero di Nigrizia racconta le nuove faglie politiche e sociali tra Africa ed Europa.
Hoy, en La Hora Global, abrimos con una idea simple pero inquietante: el 2026 se perfila como un año de fricción creciente en varios tableros a la vez, en un sistema internacional que ya no “ordena” los conflictos, sino que los encadena. Del Caribe a Oriente Medio, del Sahel al Indo-Pacífico, aparecen tensiones distintas pero conectadas: competencia entre grandes polos, disputas por rutas, energía y recursos, crisis de gobernanza y guerras “por delegación” que se vuelven cada vez menos delegables. Y como venimos trabajando, lo vamos a leer con doble lente: por un lado, la realidad del terreno; por otro, la reconfiguración de esferas de influencia y las señales que dejan las estrategias recientes —especialmente la NSS 2025 y la NDS 2026— en este mundo multipolar donde también pesan las potencias bisagra, la autonomía estratégica y la batalla por el relato. Vamos a ubicar el mapa, marcar los puntos calientes y, sobre todo, entender qué lógica los une.
MURMUN 2026 es una iniciativa pionera liderada por alumnos del Grado en Relaciones Internacionales del Centro Universitario The Open Faculty, sede de la Facultad de Turismo de la Universidad de Murcia. Durante el evento, estudiantes procedentes de diversas instituciones españolas simularán el funcionamiento de órganos como el Consejo de Seguridad y la Asamblea General, abordando temas críticos que incluyen el terrorismo en el Sahel, la ciberdefensa y la trata de personas. Esta experiencia académica busca convertir a Murcia en un referente de talento joven, permitiendo a los participantes desarrollar competencias esenciales como la negociación, el pensamiento crítico y la resolución de conflictos, a la vez que se fomentan los valores de la diplomacia y la cooperación internacional.
À l'issue de son 39e sommet, l'Union africaine a révélé sa nouvelle stratégie vis-à-vis des pays de l'Alliance des États du Sahel : tout en rappelant l'impératif du retour à l'ordre constitutionnel, priorité est clairement donnée au soutien à la lutte antiterroriste au Mali, Niger et Burkina Faso. Cette stratégie de l'Union africaine est-elle la bonne ? L'ancien ministre malien Housseini Amion Guindo, farouche opposant des militaires au pouvoir à Bamako, président du parti Codem et du mouvement Jigiya Kura, désormais dissous (comme toutes les organisations politiques du Mali) est le Grand invité Afrique de David Baché. RFI : L'Union africaine prône toujours le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, au Niger et au Burkina, mais donne clairement la priorité, désormais, au soutien à la lutte antiterroriste de ces trois États. On ne sait pas encore comment. Est-ce que c'est une bonne stratégie ? Housseini Amion Guindo : L'Union africaine fait une très mauvaise appréciation des problèmes du Mali. Réduire, aujourd'hui, le problème du Mali à la lutte contre le terrorisme, c'est se tromper. Au Mali, nous avons un problème de dialogue national, nous avons un problème de rébellion séparatiste, des tensions intercommunautaires, des partis politiques qui sont dissous... Donc, le problème du Mali, il est global. Il ne peut pas être circonscrit à un problème de lutte contre le terrorisme. Je pense que ce discours de l'Union africaine contredit les principes mêmes de l'Union africaine : des principes de légitimité, d'ordre constitutionnel, de droits humains. C'est sur cette base que l'Union africaine a été constituée. Mais l'Union africaine n'est pas constituée pour lutter contre le terrorisme, pour soutenir des régimes qui essaient de vivre de ce terrorisme. Donc ce que vous dites, c'est que ces régimes qui, dans leur discours officiel, se maintiennent au pouvoir justement pour lutter contre les groupes terroristes, cette approche de l'Union africaine, ça les conforte d'une certaine manière ? Bien entendu. C'est pourquoi j'ai dit que l'Union africaine, par cette déclaration, trahit ses principes et apporte un soutien étrange. Il est important pour l'Union africaine de chercher d'abord à comprendre le problème malien en particulier, et celui du Sahel en général. Ce n'est pas seulement le terrorisme, il y a des questions de légitimité. Mais la réalité du terrain est visible. En dépit du discours officiel des régimes en place, la progression territoriale, le renforcement des groupes jihadistes sont indéniables et cela représente une menace aussi pour les pays voisins de l'AES, pour toute l'Afrique de l'Ouest. L'Union africaine doit bien le prendre en considération, non ? Mais bien entendu. C'est vrai qu'aujourd'hui, la situation s'est dégradée par les choix opérés par ceux qui ont fait le coup d'État au Mali. Mais il est évident que les problèmes du Mali se gèreront d'abord dans le cadre d'une entente entre Maliens, ensuite dans le cadre d'une entente entre le Mali et ses voisins. Je ne pense pas que la déclaration de l'Union africaine conforte même celle de la Cédéao. Cela dit, on a vu ce qu'a donné l'approche plus ferme de la Cédéao : une rupture totale avec les pays de l'AES. Est-ce que l'Union africaine n'a pas raison de chercher à maintenir des rapports avec le Mali, le Niger et le Burkina, pour ne pas abandonner les populations ? Effectivement, nous, nous sommes de l'Union africaine et le Mali est l'un des rares pays à écrire dans sa Constitution qu'il est prêt même à abandonner sa souveraineté pour réaliser l'unité africaine. Maintenant, de quel Mali s'agit-il ? Le Mali, c'est à travers ses représentants dûment mandatés par le peuple du Mali et non un Mali qui aujourd'hui est carrément hors Constitution, avec un coup d'Etat qui impose une dictature stérile pendant près de six ans au peuple malien. Alors qu'est-ce que vous attendez de l'Union africaine ? C'est vraiment d'aider le Mali à d'abord s'organiser pour désigner ses représentants. Permettre aux Maliens d'avoir une transition civile et un retour à l'ordre constitutionnel. C'est sur la base de ces principes que l'Union africaine a été créée, et non pour organiser des armées pour aller combattre le terrorisme. Vous êtes membre de la Coalition des forces pour la République, opposée au régime militaire en place au Mali. L'imam Dicko, figure de proue de la CFR, a renouvelé sur notre antenne, la semaine dernière, depuis Nouakchott, son appel à « dialoguer avant qu'il ne soit trop tard ». Concrètement, l'imam, vous, la CFR, vous proposez quoi à présent ? L'imam a été très sage. Il a dit en des termes très courts que la situation est intenable et que l'effondrement est plus que jamais d'actualité. 70 % à 80 % de nos campagnes payent la zakat et obéissent à l'ordre jihadiste, au Jnim ou autres jihadistes, l'EIGS. Il ne reste que les grandes villes qui, aujourd'hui, pratiquement toutes sont sous blocus. Donc est-ce que la logique, le tout militaire qui a été adopté par le CNSP actuellement au pouvoir… Les autorités militaires de transition en place au Mali... …et que l'Union africaine aujourd'hui se propose de soutenir. Est-ce que ce tout militaire a donné la solution ? Il faut que les autorités actuelles permettent un dialogue qui mettra en place une transition civile et retournent dans les casernes. Et c'est ça le rôle de l'Union africaine : de soutenir une dynamique interne.
In this episode, you will hear about the history and present of one of the most unknown and fascinating countries in Africa: Burkina Faso. A country that gave the world one of the most famous leaders of socialist anti-colonialism, Thomas Sankara—who is now regarded as a key reference and inspiration by the country's current dictator, Ibrahim Traoré. It is also a crucial player in the geopolitical struggle for the Sahel, while facing one of the most severe jihadist crises in the region.
Correspondant pour la chaine France 24 au Sahel, le journaliste Kalidou Sy sortait récemment un premier film documentaire sur lʹauteur Malien oublié par lʹhistoire Yambo Ouologuem, premier auteur dʹAfrique noire à recevoir le prix Renaudot. Il sera diffusé le samedi 21 au Artviv project de Lausanne en présence du réalisateur. Par Michel Ndeze.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la Chine qui supprime les droits de douane aux pays africains et les négociations entre Américains et Iraniens. Niger-Algérie : un rapprochement au détriment du Mali ? Après dix mois de brouille diplomatique entre Niamey et Alger, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a effectué une visite officielle de deux jours en Algérie à l'invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Comment expliquer ce réchauffement ? Alors que Bamako est toujours en froid avec Alger, cette visite ne risque-t-elle pas d'avoir des conséquences sur les relations entre le Mali et le Niger ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Chine-Afrique : à qui profitera les nouvelles relations commerciales ? Annoncée l'année dernière (2025), confirmée ce lundi 16 février 2026, la mesure entrera en vigueur à partir du 1er mai. Pékin va supprimer les droits de douane sur les importations en provenance d'Afrique. Tous les pays du continent sont concernés à l'exception de l'Eswatini. Comment expliquer cette exception ? Pourquoi la Chine décide-t-elle maintenant de supprimer ses barrières douanières sur les produits africains ? Qui de la Chine ou du continent en sortira gagnant ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. États-Unis-Iran : jusqu'où ira Téhéran dans ses concessions ? Alors que des négociations directes entre Américains et Iraniens se sont tenues ce mardi (17 février 2026) à Genève, Téhéran multiplie les gestes pour faciliter un accord et éviter une nouvelle confrontation militaire. Parmi les propositions iraniennes, une baisse du niveau d'enrichissement de son uranium mais aussi des contrats avec des compagnies américaines dans les secteurs pétroliers, gazier et minier. Ces concessions peuvent-elles satisfaire Donald Trump ? Jusqu'où Téhéran est prêt à aller pour mettre fin au bras de fer avec l'administration américaine ? Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9).
African leaders at the annual AU summit in Addis Ababa, discussed escalating conflicts in the Horn of Africa, Great Lakes region, the Sahel, and political tensions in Cameroon and South Sudan. Water security was named the theme of 2026. Host Eddy Micah Jnr speaks with DW's Eskinder Azmatch in Ethiopia, and Moussa Soumahoro, a researcher at the Institute for Security Studies, for insights.
Voici quelques années, la France était un acteur géopolitique important au Sahel. Puis la France a été contrainte de laisser la place à d'autres acteurs. Cette éviction s'est notamment faite au moyen d'une lutte informationnelle qui a diffusé des récits géopolitiques défavorables à Paris. Pour comprendre comment le Sahel est devenu un espace de confrontation informationnelle, Planisphère a la joie de recevoir Selma Mihoubi. S. Mihoubi, docteure en géopolitique de Sorbonne Université. Consultante spécialisée en influence informationnelle. S. Mihoubi partage au micro de Planisphère son expertise des dynamiques informationnelles à l'œuvre au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise.Lire la synthèse rédigée complète sur Diploweb.comExtrait de la synthèse"Longtemps zone d'influence prioritaire de la France, le Sahel est devenu en quelques années un espace central de confrontation informationnelle. La perte d'influence française, les coups d'État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger comme l'arrivée de nouveaux acteurs étrangers ont profondément reconfiguré le paysage médiatique et géopolitique de la région. Selma Mihoubi, docteure en géopolitique et spécialiste de l'influence informationnelle, éclaire les mécanismes de diffusion des récits, les rivalités médiatiques et les stratégies d'acteurs qui transforment l'espace public sahélien. Son analyse met en évidence la complexité d'un environnement où se croisent désinformation locale, propagande étrangère et fragilité structurelle des systèmes médiatiques. Selma Mihoubi conteste l'idée selon laquelle la désinformation au Sahel serait essentiellement importée par des acteurs étrangers, en particulier russes. Selon elle, cette vision occulte la responsabilité et l'activité propres des acteurs locaux : autorités politiques, groupes sociaux ou communautaires, organisations sous-régionales. La désinformation circule souvent en lien direct avec les dynamiques internes, les tensions politiques, les crises sécuritaires et les récits historiques déjà présents. Ignorer cette dimension revient à méconnaître les logiques sociales et politiques qui façonnent la réception des discours.(...) Plusieurs facteurs fragilisent structurellement l'espace informationnel sahélien : faible développement économique, faiblesse des infrastructures médiatiques, contexte de guerre contre les groupes djihadistes, dépendance historique aux médias étrangers. Ces vulnérabilités attirent des acteurs cherchant à influencer les perceptions locales. Par ailleurs, l'héritage colonial et postcolonial, notamment avec la France, continue de structurer les imaginaires et offre un terreau fertile à des narratifs hostiles. L'accès dominant des agences de presse occidentales accentue aussi les inégalités dans la production d'information. (...) Les régimes militaires sahéliens ont accru leur contrôle sur les médias publics et privés. Intimidations, arrestations de journalistes, restrictions de diffusion : ces pratiques renforcent l'autocensure et limitent les discours critiques. Les autorités cherchent à uniformiser les narratifs et à empêcher toute remise en cause de leur légitimité. Sur les réseaux sociaux, une multiplication de comptes, authentiques ou non, pro-AES et pro-russes accompagne cette stratégie, relayant des discours hostiles à la France et valorisant les nouvelles alliances. (...) La France tente aujourd'hui de redéployer sa présence informationnelle. En 2025, France Médias Monde a lancé ZOA, une plateforme 100 % numérique et panafricaine basée au Sénégal, à Dakar. Son ambition est d'adopter un ton plus jeune et d'intégrer davantage de journalistes locaux, répondant aux critiques sur la distance culturelle entre les médias français et les publics africains. (...)"Lire la synthèse rédigée complète sur Diploweb.comCette émission a été enregistrée le 08/12/2025 et diffusée le 17/02/2026
Il y a un peu moins d'un an, leur relation était glaciale. Aujourd'hui, tout semble oublié. Dimanche 15 et lundi 16 février, le président du Niger Abdourahamane Tiani était en visite à Alger sur invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune. Les deux dirigeants ont multiplié les signes d'amitié et de bonne entente. L'an dernier pourtant en avril, les autorités algériennes avaient expulsé de façon inédite, et sur une seule journée, plus d'un millier de ressortissants africains vers le désert nigérien. Les conséquences d'un incident diplomatique et militaire entre l'Algérie et le Mali, principal partenaire du Niger au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES). Notre Grand Invité Afrique est Bakary Sambe, enseignant-chercheur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis et président du Timbuktu Institute. Il répond à Sidy Yansané. RFI : Le président Abdourahamane Tiani a passé deux jours à Alger. Il a rencontré le président Abdelmadjid Tebboune en tête-à-tête à deux reprises. Dix ministres l'accompagnaient et, chose suffisamment rare pour être remarquée, le général Tiani a troqué l'uniforme pour le boubou civil. Peut-on parler d'une simple réconciliation ou des retrouvailles célébrées en grandes pompes ? Bakary Sambe : La visite du général Tiani du Niger en Algérie s'inscrit naturellement dans le cadre d'une accalmie et d'une tentative de normalisation des relations. Elle intervient après une période de tensions diplomatiques d'environ un an, depuis avril 2025, suite à l'incident du drone malien abattu par l'Algérie qui avait entraîné le rappel des ambassadeurs des pays de l'Alliance des États du Sahel, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette visite dite de travail et de fraternité, à l'invitation du président Tebboune, a été précédée d'abord par le retour simultané des ambassadeurs. C'est donc un signe concret de normalisation et de réchauffement diplomatique. Cette visite tente de sceller la fin d'une brouille et relance quand même un dialogue direct au plus haut niveau. Tiani comme Tebboune tiennent vraiment à montrer que tout est rentré dans l'ordre, au vu des grands sourires et gestes d'amitié durant leur rencontre… Il est vrai qu'en observant les images de cette visite, on se rend compte que l'Algérie met en avant son rôle de messager de paix et de bon voisinage, tandis que le Niger, de son côté, cherche quand même à consolider des liens historiques, géographiques et culturels profonds. L'Algérie veut être perçue comme étant un pays qui normalise ses relations. La visite est perçue donc comme un gain pour toute l'Afrique, avec une portée continentale pour renforcer la position stratégique de l'Algérie dans le Sahel. Derrière, il faut voir quand même les enjeux qui sont énormes. D'abord, la coopération sécuritaire, la lutte contre le terrorisme. Mais aussi les discussions qui incluent probablement un renforcement de la coordination en matière de défense et de sécurité, ce qui est un enjeu vital de stabilité dans la région. Quels sont les principaux points sur lesquels peuvent s'entendre et discuter les deux chefs d'État ? La question du renforcement de la coordination en matière de défense et de sécurité va prendre une place très importante. C'est qu'il y a un enjeu vital pour la stabilité régionale. Mais derrière cela, il ne faut pas oublier les enjeux économiques avec des projets énergétiques et économiques stratégiques comme le bloc pétrolier à Kafra, dans le nord nigérien, mais aussi comment booster les revenus du Niger et diversifier les approvisionnements algériens. D'après certains observateurs, on trouverait aussi sur la table le dossier du gazoduc transsaharien Nigeria-Niger-Algérie. Bref, beaucoup de projets ouverts mis sur la table lors d'une visite qui, d'abord, symbolise une forme de réconciliation, tout en annonçant des lendemains beaucoup plus ouverts entre les deux pays, qui essayent de montrer à la face du monde qu'ils sont en train de fermer la parenthèse d'une brouille. Il y a tout de même une chose qui interroge dans cette visite. Le Niger s'était brouillé avec l'Algérie par solidarité avec son partenaire sahélien du Mali, qui, lui, entretient toujours des relations glaciales avec Alger. Dans un Sahel en recomposition, cette visite permet à l'Algérie, c'est vrai, de regagner de l'influence face aux tensions persistantes avec le Mali, notamment suite à son refus de comparaître devant la Cour internationale de Justice sur l'incident du drone. Mais certains observateurs se demandent si Tiani n'est pas aussi porteur d'un message de médiation informelle pour l'AES, notamment vis-à-vis du dirigeant malien Assimi Goïta. Même si la délégation met l'accent tout de même sur les intérêts nationaux nigériens, je crois que, comme vous le dites, cela pourrait ouvrir la voie à une normalisation plus large entre l'Algérie et l'AES, comme cela peut aussi causer des problèmes au vu des relations exécrables entre Bamako et Alger. Une normalisation plus large via Tiani entre l'Algérie et le Mali, dites-vous, alors même qu'Alger héberge l'imam Mahmoud Dicko, désormais vu comme un opposant politique pur et simple par les autorités à Bamako ? Il est vrai que l'imam Dicko aujourd'hui est vu par les autorités de Bamako comme un ennemi du régime en place. Mais je crois que, aujourd'hui, l'idée d'une réconciliation est fondamentale pour le Mali au regard de ses relations historiques avec l'Algérie. Mais il est vrai que cette visite-là sème quelque peu le trouble dans l'esprit de certains.
Niger sits landlocked in the heart of West Africa's Sahel, where sand meets sky in dramatic fashion. Named after the mighty river that curves through its southwestern corner, this is Africa's largest nation by area, though much of it consists of the Sahara Desert in varying moods. It's hot, remote, politically volatile, and utterly mesmerizing – a place where ancient trade routes still whisper stories and the horizon seems to stretch into eternity.Love the pod? Get the guide! Out with each new podcast, we publish a guide to the country. Buy the TrodPod guide to Niger for just $3: https://www.patreon.com/c/trodpod/shop. Better yet, become a TrodPod member for just $5 a month and access TrodPod guides to every country in the world, released weekly with each new podcast episode! Sign up now: https://www.patreon.com/trodpod/membershipThanks for all your support!TrodPod is Murray Garrard and Elle Keymer. Sound editing by Leo Audio Productions. Design and marketing by GPS: Garrard Powell Solutions. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
What does it truly mean to see—and how can technology restore one of our most essential human senses? In this episode, Dr. José-Alain Sahel joins Kate O’Neill to reveal the breakthroughs in vision restoration, and how these innovations are shaping the future of human experience. Topics Covered: Optogenetic therapy and vision restoration Artificial retina technology Scientific and patient journey of regaining sight Convergence of AI, neuroscience, and medical devices Philosophy of sight and perception Natural vs. artificial boundaries in biotech Balancing innovation and patient safety Strategies for treating different stages of blindness Meaning and legacy of vision technologies Connect with: Dr. José-Alain SahelThe Eye & Ear Foundation of PittsburghUPMC Enterprises Episode Chapters: 00:00:05 – Welcome to the Tech Humanist Show 00:01:14 – Introduction of Dr. José-Alain Sahel 00:02:29 – 2021 Optogenetic Vision Restoration Breakthrough 00:02:46 – Recent Artificial Retina Breakthrough (2025) 00:03:47 – The First Patient's Experience 00:06:31 – Explaining the Technology: Algae Proteins & Retinal Cells 00:09:00 – Scientific Process: Failures, Persistence, and Progress 00:10:13 – How the Goggles Work 00:11:03 – Training the Brain to Interpret New Visual Input 00:11:24 – The Patient's Story: From Blindness to Seeing Again 00:16:07 – Philosophical Perspective on Sight and Perception 00:20:02 – Measuring Human Experience in Vision Restoration 00:23:26 – Natural vs. Artificial: Ethics and Human Augmentation 00:26:19 – Balancing Innovation with Patient Safety in Clinical Trials 00:29:53 – Complementary Strategies for Blindness Treatment 00:31:34 – Vision, Meaning, and Human Flourishing 00:34:41 – Where to Find More About Dr. Sahel's Work 00:35:49 – Episode Credits & Outro
Após cheias, governadora da província moçambicana de Gaza descreve a situação como crítica. Em São Tomé e Príncipe, acórdão do Tribunal Constitucional abre nova crise política no país. Enquanto Rússia expande a sua presença no Sahel, EUA reforça influência junto do Mali, Níger e Burkina Faso.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes à Gaza, la régularisation de sans-papiers en Espagne et l'appel à un accord entre Washington et Téhéran. Mali : pourquoi les sanctions de 2022 étaient illégales ? Fermetures des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges commerciaux. Entre janvier et juillet 2022, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avait mis en œuvre un paquet de sanctions contre le Mali pour contraindre les autorités de transition à restaurer l'ordre constitutionnel. Quatre ans après les faits, la Cour de justice de l'Uemoa a donné raison à Bamako en reconnaissant l'illégalité de ces sanctions. Comment les juges justifient-ils ce verdict ? Désormais, les Maliens peuvent-ils espérer des réparations face au préjudice subit ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Gaza : pourquoi les frappes israéliennes continuent malgré la trêve ? Au moins 32 personnes sont mortes samedi (31 janvier 2026) dans des frappes israéliennes. Ce qui porte à 526 le nombre de Palestiniens tués et à 1 400 le nombre de blessés depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza. Comment expliquer la poursuite des bombardements malgré la trêve ? Conformément à la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump, le poste-frontière de Rafah, fermé depuis près de deux ans, a rouvert mais les allées et venues sont très limitées. Quelles sont les conditions fixées par Israël pour passer la frontière avec l'Égypte ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Espagne : pourquoi régulariser 500 000 sans-papiers maintenant ? Il s'agit de la vague de régularisation la plus importante de ces vingt dernières en Espagne. Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a décidé de délivrer un permis de séjour à près de 500 000 personnes vivant et travaillant sans papiers. Comment expliquer cette décision à contre-courant de la politique migratoire des autres pays européens ? Quels sont les arguments avancés par les autorités ? Qui pourra bénéficier de ces régularisations ? Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants. Iran : vers un accord avec les États-Unis ? Alors que la menace d'une attaque américaine pèse sur l'Iran depuis plusieurs semaines, Donald Trump espère dorénavant trouver un accord avec Téhéran. De son côté, le président iranien, Massoud Pezechkian a « ordonné » l'ouverture de pourparlers avec les États-Unis. Des discussions directes entre les deux pays sont susceptibles de se tenir ce vendredi (6 février 2026) en Turquie. Sur quels sujets porteront les négociations ? Quels sont les points les plus sensibles ? Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9).
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une attaque russe contre l'OTAN d'ici 2028, l'attaque de l'aéroport de Niamey et la reconnaissance rwandaise de collaborer avec l'AFC/M23. Italie : l'ICE est-elle vraiment la bienvenue aux JO d'hiver ? En Italie, la présence annoncée d'une division de l'ICE, la police américaine de l'immigration, aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina suscite une vive polémique. Accusée d'être responsable de la mort par balles de deux citoyens américains à Minneapolis, l'ICE est plus que jamais contestée par ses méthodes. Quel sera le rôle de ces agents fédéraux sur le sol italien ? Les autorités italiennes ont-elles eu leur mot à dire ? Avec Anne Le Nir, correspondante de RFI à Rome. OTAN : une attaque russe d'ici à 2028, un scénario crédible ? Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Times, le lieutenant-général Gerald Funke, chef d'état-major de l'armée allemande, affirme que la Russie pourrait attaquer l'OTAN d'ici à 2028. Selon son hypothèse, il s'agirait d'une guerre hybride avec notamment des cyberattaques capables de paralyser les transports ou la santé, des sabotages et des attaques ciblées. Sur quelles preuves s'appuie-t-il pour envisager un tel scénario ? Les pays concernés prennent-ils des mesures pour prévenir ce risque ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin. Niger : pourquoi la junte accuse la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Quelques heures après l'attaque survenue à l'aéroport international de Niamey dans la nuit de mercredi à jeudi, le général Abdourahamane Tiani a accusé les présidents Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara d'être « les sponsors » des assaillants, sans évoquer leur identité. Vendredi, l'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique au Sahel. Sur quels éléments factuels s'appuie le chef de la junte du Niger pour accuser la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Avec Seidik Abba, journaliste, écrivain, président du Centre international d'études et de réflexion sur le Sahel (CIRES). Auteur de l'ouvrage « Mali/Sahel: notre Afghanistan à nous? » (Impact éditions). Rwanda : pourquoi admettre sa collaboration avec l'AFC/M23 maintenant ? Pour la première fois, Kigali a reconnu son engagement aux côtés des rebelles de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC. L'ambassadrice rwandaise aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a évoqué « une coordination sécuritaire » alors que jusqu'à présent, le Rwanda avait toujours nié son implication dans la guerre malgré les différents rapports des experts de l'ONU et la demande de plusieurs pays comme les États-Unis, la Belgique et la France de retirer ses troupes. Comment expliquer un tel aveu maintenant ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017.
« Vingt mercenaires neutralisés, 11 autres interpellés », titre ActuNiger, citant le ministère de la Défense, qui a donné d'autres précisions, assurant notamment que « le dispositif de sécurité de l'aéroport, appuyé par les forces de sécurité de la ville de Niamey, a permis de repousser vigoureusement l'attaque "avec promptitude et professionnalisme" ». Le ministère de la Défense,précise également « que dans leur fuite, les assaillants ont tiré à l'aveuglette, provoquant d'importants dégâts matériels, dont la destruction d'un stock de munitions qui a pris feu et endommagé trois aéronefs civils stationnés sur le tarmac de l'aéroport ». Afrik.com de son côté, décrit l'ambiance à Niamey, pendant l'attaque : « Une vive inquiétude s'est emparée de la ville après des échanges de tirs et de puissantes explosions survenus au cœur de la nuit dans un périmètre stratégique de la capitale nigérienne (…) Selon des témoins, ajoute encore Afrik.com, les détonations se sont succédé pendant près d'une heure (...) La situation a provoqué un mouvement de panique à l'aéroport international Diori-Hamani. Des passagers, craignant une attaque directe contre des installations civiles, ont quitté précipitamment les lieux, parfois à pied ». « Sponsors extérieurs » Le calme est ensuite revenu et quelques heures plus tard, le président Abdourahamane Tiani s'est rendu sur les lieux de l'attaque. C'est ce que raconte l'APA, l'Agence de Presse Africaine, selon laquelle « le président nigérien a salué la riposte des forces de défense et de sécurité, et lancé un avertissement aux États et personnalités qu'il considère comme ayant soutenu les assaillants… » « Dans un ton particulièrement offensif, poursuit l'APA, il a mis en cause ceux qu'il considère comme des sponsors extérieurs des assaillants et il a averti : "Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écoutés aboyer, et qu'ils s'apprêtent eux aussi, à leur tour, à nous écouter rugir" », a ajouté le président nigérien, sans plus de précisions. Zone des trois frontières De son côté, le média en ligne Les échos du Niger, remarque que « depuis des jours, les autorités et les services compétents sont en état d'alerte maximal, pour parer à toute éventualité, en raison du contexte d'insécurité ambiant qui n'épargne désormais plus Niamey, la capitale nigérienne qui est la plus proche de l'épicentre du foyer terroriste au Sahel que constitue, depuis quelques années, la zone dite des trois frontières, à cheval entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali ». Qui est derrière cette attaque ? La question préoccupe également Jeune Afrique. « L'assaut n'a pas été revendiqué, remarque Jeune Afrique, mais le modus operandi, en particulier l'utilisation de drones, et son degré de coordination semblent pointer vers le Jnim, la branche sahélienne d'al-Qaïda dirigée par le Malien Iyag Ag Ghaly ». « Démonstration de force » Les assaillants n'auraient toutefois pas bénéficié de l'effet de surprise, car selon Jeune Afrique, « l'Agence Nationale de l'Aviation civile avait réuni, le vendredi 16 janvier, les différents acteurs de la plateforme aéroportuaire afin de statuer sur les mesures à prendre, compte tenu des menaces interceptées par les renseignements nigériens. À l'issue de la rencontre, un dispositif exceptionnel avait été mis en place, ce qui a sans doute contribué à limiter les dégâts provoqués par les assaillants ». Pas question toutefois de minimiser l'ampleur de l'attaque menée dans la nuit de mercredi à jeudi. Jeune Afrique estime en effet « qu'en démontrant leur capacité à frapper ainsi aussi proche de Niamey, à une dizaine de kilomètres de la présidence, et en parvenant à mener un assaut d'une telle ampleur sur des installations militaires stratégiques, les assaillants ont fait une démonstration de force ».
Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis. Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement. Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse. Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit.
Congo, Sudan and Sahel | 27 Jan by Radio Islam
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici
Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici
Au sommaire : En exil au Togo après avoir été renversé par Ibrahim Traoré, l'ancien lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba vient d'être extradé vers le Burkina Faso. Il est accusé par Ouagadougou d'être à l'origine de « tentatives de déstabilisation ». Comment expliquer cette extradition, inédite, d'un ancien chef de l'État en exil dans un autre pays d'Afrique ? Quelles relations entretiennent les autorités togolaises avec les pays de l'Alliance des États du Sahel ? À l'international, un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quel bilan ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Jean-Paul Oro, correspondant à Paris du quotidien L'intelligent d'Abidjan, président de l'Union des journalistes ivoiriens en France Marcel Zoumenou, directeur de publication du journal béninois Le Patriote.
Le sujet ne fait pas la Une des journaux, pourtant il concerne 1 milliard de personnes sur le continent africain : la cuisson au bois a des conséquences sanitaires et environnementales catastrophiques et très peu de gens s'en préoccupent... C'est un sujet qui ne fait pas la Une des journaux et pourtant il est à la croisée de la lutte contre la pauvreté, de l'émancipation et de la santé des femmes, de l'accès à l'éducation pour les enfants, de la lutte contre la déforestation et le changement climatique. Ce sujet, c'est celui de la cuisson des aliments sur le continent africain. En 2026, 1 milliard de personnes dépendent encore de systèmes de cuisson rudimentaires alimentés au bois, au fumier animal ou par des résidus agricoles. Le plus souvent, c'est une marmite posée sur trois pierres à l'intérieur de la maison. Par exemple au Bénin, en Éthiopie, au Liberia, en République démocratique du Congo, en Tanzanie… plus de 80% de la population dépend toujours de la biomasse pour cuire ses repas. Au Nigeria, au Kenya ou au Ghana, c'est 70%. Il existe de nombreuses initiatives locales pour améliorer la situation. Nous vous emmènerons dans le nord du Sénégal où l'ONG Nebeday innove avec une méthode de diffusion de foyers améliorés fabriqués à partir de ressources locales. Plus de 15 000 familles sont déjà équipées. 1 million d'arbres ont été sauvés. C'est un beau résultat, mais il faut agir à une échelle beaucoup plus grande... Un reportage de Pauline Le Troquier. Avec l'éclairage de Youba Sokona, scientifique malien, il travaille depuis plus de 40 ans dans les domaines de l'énergie et du climat au niveau international. Il a été le premier coordinateur du Centre africain pour la politique en matière de climat, le secrétaire exécutif de l'Observatoire du Sahara et du Sahel, professeur honoraire à l'University College London, membre de l'Académie mondiale des sciences et de l'Académie africaine des sciences. Il a été vice-président du GIEC, le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du Climat de 2013 à 2024.
A recent attack in Niger's south-western Tillaberi region led to the deaths of 31 civilians. It adds to a trend of deadly assaults by jihadist militants in the tri border area of Niger, Burkina Faso and Mali. According to the Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), Tillaberi was the deadliest region in the Sahel in 2025, with more than 1,200 civilian deaths recorded. Also, we take a look at how different people form their accents and how an accent may affect perceptions and social status. Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Keikantse Shumba, Ayuba Iliya, Makuochi Okafor and Blessing Aderogba Technical Producer: Maxwell Onyango Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
While imperialism is using all its networks and dirty tricks to try to take them down, Mali and the other countries of the Sahel alliance are advancing and developing at an incredible rate, leaving the bitter imperialists to bite the dust. www.thecommunists.org www.lalkar.org www.redyouth.org Telegram: t.me/thecommunists Twitter: twitter.com/cpgbml Soundcloud: @proletarianradio Rumble: rumble.com/c/theCommunists Odysee: odysee.com/@proletariantv:2 Facebook: www.facebook.com/cpgbml Online Shop: https://shop.thecommunists.org/ Education Program: Each one teach one! www.londonworker.org/education-programme/ Join the struggle www.thecommunists.org/join/ Donate: www.thecommunists.org/donate/
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police. « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. » En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »
Hii leo jaridani tunaangazia njaa na utapiamlo katika Afrika Magharibi na Kati, miundombinu za umeme katika ukanda wa Gaza, na harakati za UNMISS za kujenga na kuimarisha kingo za kuzuia mafuriko ili kuzuia ufurushwaji watu na kulinda Maisha nchini Sudan Kusini.Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Chakula Duniani (WFP) leo limeonya kuwa bila rasilimali na hatua za haraka, watu walio katika mazingira magumu zaidi Afrika Magharibi na Kati wanakabiliwa na mwaka mwingine mgumu sana wa njaa.Uharibifu Mkubwa uliosalia Gaza baada ya vita baina ya Israel na Hamas kusitishwa uko bayana katika kila kona ya jiji hilo majengo yaliyoporomoka, vyuma vililivyotapakaa kila mahali, na vitongoji vilivyogeuka kuwa vifusi. Hayo ndiyo aliyoshuhudia Mkurugenzi Mtendaji wa Ofisi ya Umoja wa Mataifa ya Huduma za Miradi UNOPS, Jorge Moreira da Silva, wakati wa ziara yake katika kambi ya wakimbizi wa ndani ya Nuseirat, katikati ya Gaza, ambako timu za Umoja wa Mataifa za kutegua mabomu ya ardhini zinashughulika kusafisha mabaki ya vita.Wakazi wa Bentiu, jimbo la Unity nchini Sudan Kusini, wanaishi katika hofu ya kudumu ya mafuriko yanayosababishwa na mvua kubwa, huku wahandisi kutoka Pakistan wanaohudumu katika Ujumbe wa Umoja wa Mataifa nchini Sudan Kusini (UNMISS) wakiendelea kujenga na kuimarisha kingo za kuzuia mafuriko ili kuzuia ufurushwaji watu na kulinda maisha.Mwenyeji wako ni Assumpta Massoi, karibu!
Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Chakula Duniani (WFP) leo limeonya kuwa bila rasilimali na hatua za haraka, watu walio katika mazingira magumu zaidi Afrika Magharibi na Kati wanakabiliwa na mwaka mwingine mgumu sana wa njaa. Anold Kayanda na taaarifa zaidi.
Focus on Africa's Charles Gitonga joined The Global Story podcast hosts Asma Khalid and Tristan Redman to explain why the United States, Russia and China are so interested in Africa. The US recently moved to extend the African Growth and Opportunity Act (AGOA), a major trade deal allowing many African countries to export goods to the American market tariff-free, while also tying promises to end the conflict in eastern DR Congo to access rare earth minerals. China sees Africa as a key part of its Belt and Road Initiative, investing heavily in infrastructure across the continent. Meanwhile, Russia has positioned itself as an alternative partner to the Central African Republic and Sahel countries, particularly in security and military cooperation.Presenter: Charles Gitonga Producers: Keikantse Shumba and Hannah Moore Senior Producer: Blessing Aderogba Technical Producers: Terry Chege and Philip Bull Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
Esta es una de las grandes preguntas a las que ha intentado dar respuesta la ciencia paleontológica desde hace años. Alberto Aparici ha tratado de dar respuesta a esta cuestión a través de su biblioteca, convertida en esta ocasión en una selva tropical. En ella hemos reparado, en un hallazgo reciente, el descubrimiento en África de un cráneo de 7 millones de años que correspondía al hombre del Sahel, el Sahelantrupus, que contribuyó a desvelar nuevas pistas sobre el posible origen del bipedismo.
« Depuis trois mois, des canaux de communication sont rétablis entre Paris et Alger », annonce sur RFI l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, qui précise qu'une visite à Alger du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, est à l'étude. Est-ce à dire que la crise entre la France et l'Algérie est terminée ? « Non, pas encore », répond l'ambassadeur de France, qui a été rappelé à Paris il y a huit mois, et qui n'est toujours pas retourné à Alger. Où est-ce que ça bloque et où est-ce que ça avance entre les deux pays ? L'ambassadeur de France à Alger répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le 12 novembre, a permis un dégel entre Alger et Paris ? Stéphane Romatet : Cette libération, c'est vrai qu'elle est intervenue à un moment qui a représenté évidemment un signal. La question qui se pose maintenant, c'est ce réengagement peut-il produire des résultats ? Et n'oublions pas que si Boualem Sansal a été libéré, nous avons Christophe Gleizes, un de vos confrères, toujours en détention. Et donc on voit bien qu'on est là dans un contre-signal après celui qu'a pu représenter la libération de Boualem Sansal. Le dernier fait marquant entre la France et l'Algérie, c'est le vote à l'Assemblée nationale algérienne d'une loi qui criminalise la colonisation française. Est-ce que c'est le signe d'une nouvelle crise entre Alger et Paris ? Il est clair que le vote de cette loi intervient à un moment qui rend plus compliqué ce processus, et les autorités françaises ont d'ailleurs qualifié ce projet de loi comme étant une forme d'hostilité à l'égard de la France. Et donc le double obstacle que représente aujourd'hui le maintien en détention de Christophe Gleizes et ce projet de loi sur la criminalisation de la colonisation… Ces deux événements rendent aujourd'hui plus compliquée cette volonté de retrouver un chemin d'apaisement avec l'Algérie. Depuis un an, de Bruno Retailleau à Jordan Bardella, il y a une surenchère de déclarations d'hommes politiques français contre la politique algérienne à l'égard de la France. Est-ce que ces propos ne jettent pas de l'huile sur le feu ? Je crois qu'il faut être très attentif à ne pas stigmatiser une population. Et c'est vrai qu'on a pu constater, notamment dans certains médias français, des propos souvent hostiles, pas simplement aux dirigeants algériens, mais parfois, au-delà de cela, des propos qui s'en prennent à un pays et à une population. Donc je pense que la responsabilité des dirigeants politiques est de faire très attention effectivement au choix des mots pour ne pas stigmatiser un peuple et une population. Ce qui est frappant dans la résolution proposée par le Rassemblement national il y a deux mois à l'Assemblée nationale française, c'est que cette proposition a été appuyée par un certain nombre de députés de droite et du centre. Et du coup, c'est pour ça qu'elle est passée. Est-ce que ce n'est pas le signe, comme dit l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qu'il y a aujourd'hui une majorité politique en France qui est prête à assumer le rapport de force avec l'Algérie ? Alors moi, je ne reprendrai pas ces expressions. Je pense que la publicisation, en quelque sorte, d'un rapport de force ne produit pas de résultats. Et d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a expressément dit. Laurent Nuñez… Laurent Nuñez… Et je pense que, au contraire, c'est par la voie de canaux de communication que l'on remet en place. Ça a été le cas depuis maintenant deux ou trois mois. Je pense que c'est plutôt cette méthode-là qui est de nature à faire progresser la relation sur les deux éléments qui sont essentiels pour la France, pour des raisons de sécurité, la reprise de la coopération sécuritaire et la reprise de la coopération migratoire pour permettre enfin l'éloignement de ceux qu'on appelle les OQTF de la France vers l'Algérie. Les personnes qui sont sous obligation… Obligation de quitter le territoire français. Sur le terrain de la coopération sécuritaire, sur la lutte antiterroriste, est-ce que, malgré ces 18 mois de crise, la coopération a continué ou est-ce que même là, les ponts ont été coupés ? La gravité de cette crise entre la France et l'Algérie s'est traduite en effet par une quasi-suspension de la coopération sécuritaire. Et effectivement, nous constatons que, depuis maintenant quelques semaines, des canaux de communication ont été remis en place entre Paris et Alger. Le 20 novembre dernier, la Secrétaire générale du Quai d'Orsay du ministère français des Affaires étrangères s'est rendue à Alger. Est-ce que c'est le signe d'un début de décrispation ? Oui, cette démarche qui a été proposée, c'est de reprendre des canaux sécuritaires. C'est le cas. Et il y a aussi eu, par cette visite de la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, madame Anne-Marie Descôtes, le rétablissement, pour la première fois depuis juillet 2024, d'un canal diplomatique et notamment pour traiter le sujet de la crise du Sahel. Quand est-ce que le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va se rendre à Alger ? Il a été invité en novembre 2025. Laurent Nuñez a reçu une lettre d'invitation pour se rendre à Alger. Il a répondu à cette lettre. Il a d'ailleurs exprimé son souhait de pouvoir se rendre à Alger. Évidemment, cette visite doit être préparée sur les deux sujets qu'on a évoqués déjà à plusieurs reprises, le sécuritaire et le migratoire. Au moment où nous vous souhaitons la bonne année, est-ce que c'est l'année où vous allez revenir à Alger ? Ecoutez (rire)… Je suis maintenant depuis plus de huit mois en France. Ce qu'il faut, c'est après une année 2025 qui a été une année très difficile, c'est que cette année 2026 soit une année où nous sortons en quelque sorte de cette ornière. Et évidemment, je suis prêt à y prendre toute ma part, comme vous pouvez l'imaginer.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de 37 ONG à Gaza et la saisie d'un pétrolier russe par les Américains. Mali : l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ? Au Mali, si Bamako voit son approvisionnement en carburant se stabiliser, les régions restent toujours sous pression en raison du blocus imposé depuis septembre dernier par les jihadistes du JNIM, lié à Al-Qaïda. Comment la junte a-t-elle réussi à stabiliser les livraisons de carburant en provenance du Sénégal et de Côte d'Ivoire ? Malgré cette amélioration dans la capitale, le JNIM a-t-il les moyens d'imposer de nouvelles pénuries massives les prochaines semaines ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Gaza : pourquoi Israël a-t-il interdit l'accès à 37 ONG humanitaires ? Israël a mis sa menace à exécution. Depuis le 1er janvier, 37 organisations non gouvernementales internationales n'ont plus accès à la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu leur reproche un manque de transparence. De quoi s'agit-il ? Qui prendra le relais sur le terrain si les ONG se retirent ? Quelles conséquences humanitaires peut avoir cette décision ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. États‑Unis : le bras-de-fer Trump-Poutine se joue également en pleine mer Les garde-côtes américains ont saisi un pétrolier battant pavillon russe au large de l'Islande, marquant un nouveau tournant dans leurs tensions entre Washington et Moscou. Que sait-on de ce navire ? Comment les États-Unis justifient-ils cette opération ? Quelles peuvent-être les conséquences dans la relation Trump-Poutine ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.
« L'Alliance des États du Sahel dénonce une violation de la souveraineté », titre Sahel Tribune, qui cite le capitaine Ibrahim Traoré, le président en exercice de l'AES : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d'un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ». L'AES demande également au Conseil de sécurité de l'ONU de « condamner clairement l'action américaine » et « exprime sa solidarité au peuple vénézuélien ». Au Mali, Bamada.net expose également les arguments de l'AES et précise que l'Alliance des États du Sahel « rejoint ainsi le Ghana » qui a qualifié l'intervention américaine « d'invasion unilatérale », et qui « dénonce des ambitions coloniales ». Le Tchad, de son côté, a appelé au « respect du droit international » alors que l'Afrique du Sud et l'Union africaine ont exprimé « leur grave préoccupation ». Le communiqué de l'AES est également analysé en Côte d'Ivoire et au Sénégal. En Côte d'Ivoire, l'Infodrome estime « qu'au-delà du cas vénézuélien, la réaction des États du Sahel (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) s'inscrit dans une dynamique plus large observée au sein du Sud global. Ces pays, eux-mêmes engagés dans des rapports tendus avec plusieurs puissances occidentales, font de la souveraineté nationale et du rejet des interventions étrangères un marqueur central de leur discours diplomatique ». « Force brute » Au Sénégal, Sénéplus publie une tribune de l'universitaire El Hadji Amadou Niang, intitulée « Quand la force brute défie le droit international ». Dans cette tribune, El Hadji Amadou Niang estime « que cette confrontation entre la force brute et le droit international dépasse largement le cadre latino-américain. Elle résonne avec une acuité particulière en Afrique, continent où la souveraineté demeure fragile et où le droit international a longtemps été perçu comme un rempart contre l'arbitraire. L'enjeu n'est donc pas seulement vénézuélien. Il est, par essence, mondial. » El Hadji Amadou Niang conclut son propos par une question : « Saurons-nous, par une voix collective et déterminée, rappeler que sans le respect des règles communes, il ne reste qu'un monde livré à la puissance, à l'arbitraire et à un silence lourd de renoncement ? ». Ousmane Sonko face au FMI Le Premier ministre sénégalais s'est une nouvelle fois exprimé hier sur une éventuelle intervention du FMI au Sénégal. « Ousmane Sonko réaffirme le refus du Sénégal d'une restructuration imposée par le FMI », titre Dakar Matin. C'était hier, « lors d'une conférence de presse commune avec son homologue mauritanien Moctar Ould Djay. Le Premier ministre a notamment estimé que le FMI porte une part de responsabilité dans la situation actuelle du Sénégal ». « Il était là, il venait faire ses staffs visites, ses revues. Il ne peut pas dire qu'il n'était pas informé de ce qui s'est passé. » Ousmane Sonko cite le cas de l'Égypte, qui a bénéficié du soutien du FMI. À l'époque, rappelle le Premier ministre sénégalais, « la directrice générale avait déclaré : je ne peux pas abandonner un pays qui est dans cette situation et qui fait des efforts pour se relever ». « Dès lors, poursuit Dakar matin, « le chef du gouvernement sénégalais dit ne pas comprendre la pression exercée sur Dakar ». Sénégo revient aussi sur les déclarations d'Ousmane Sonko : « Face aux inquiétudes sur la situation financière du pays », explique le site d'information, « le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la position ferme du gouvernement sénégalais : aucune restructuration de la dette ne sera acceptée. » « La ligne du gouvernement reste donc inchangée », analyse Sénégo. « Nous ne voulons pas de cette restructuration », a conclu le Premier ministre, « une position partagée par le président de la République et l'ensemble des ministères compétents », précise le site d'information.
Send us a textA hard truth set the tone for the new year: a fatal accident in Nigeria and the stark reminder that infrastructure and governance shape lives. I share why that grief paused my urge to create and how honesty, not forced optimism, can be the smartest way to start January. From there, we move straight into the UK job market, where rising employer costs, higher NI, and a punishing tax reality are shrinking vacancies and closing adverts early. Job hopping has stalled; job hugging is the new survival skill. And no, AI didn't replace everyone misfired attempts exposed the gap between hype and capability, while smart teams now use AI to augment real work.When growth outside slows, the inside strategy matters. I walk through how I anchor development to manager-owned objectives, build a feedback folder that proves outcomes, and keep a burn folder that captures patterns of harm. That combo turned a workplace bully into an unlikely conduit for opportunity: I secured sign-off, delivered for another team, and gained high-stakes exposure. He still doesn't like me, but he respects me an equation that matters when you're a Black Woman navigating power, perception, and limited tolerance for your tears. Respect lasts longer than likability; receipts speak when rooms turn cold.We also zoom out to geopolitics shaping markets and risk: Nigeria's insecurity, pressure across the Sahel, and the power play around Venezuela's oil. These forces affect hiring cycles, investor sentiment, and the anxiety many of us feel about timing a move. So I'm easing into 2026 with deliberate pace, quarter by quarter goals, renewed focus on public speaking and subject expertise, and a commitment to consistency on TikTok, blending the world of work with practical fashion and “wear your wardrobe” thinking. If the market says hold, use the hold to sharpen your edge, negotiate the package that actually pays, and make your progress unavoidable.Sponsorships - Email me: hello@toyatalks.comTikTok: toya_washington Twitter: @toya_w (#ToyaTalksPodcast) Snapchat: @toyawashington Instagram: @toya_washington & @toya_talks https://toyatalks.com/ Music (Intro and Outro) Written and created by Nomadic Star Stationary Company: Sistah Scribble Instagram: @sistahscribble Website: www.sistahscribble.com Email: hello@sistahscribble.com
In 2026 a return to our core principles as a nation will be the paramount goal. Constraints on power are reasserting themselves. System memory returns. Back to the founder's concepts. Federalism by friction. Borders will be redrawn not in ink, but in practice. Somali's were targeted for specific reasons. We'll hear about currency zones and sovereignty blocks. Europe is changing fast too. UK won't dissolve but unity is weakening. The world sees old rules no longer apply. Conformity is unenforceable. The eighth and ninth Amendments will be key. Power will flow back to the states. This is basic political physics and not rebellion. The economic hardships are real. Traditional structure will win and systems will stop pretending. America 250 matters. Trump's statements on the new year give hints. He won't be around forever. Since 2013, the power has returned to the people. Ohio minimized it's own state's constitution and invited federal overreach. That's important. Empires last about 250 years. Traditional colonialism is returning. China security buildup happening in the Sahel. There's South America and aliens too. Hardships are lessons. So much reckoning is coming. Above it all, President Trump is slowly and carefully returning power to the people.
January 1 isn't just the start of a new year. For a significant number of Africans, it's also the birthday written on official documents, often by default, not fact. This episode explores how missing birth records, colonial systems and migration shaped identity on paper, through voices from Somalia, France and Morocco.We then turn to Mali, where new US travel restrictions have taken effect, affecting several African countries. We hear reactions from the streets of Bamako and unpack what the bans mean for diplomacy, mobility and power in the Sahel.Presenter : Charles Gitonga Producers: Keikantse Shumba, Basma El Atti, Bella Twine, Blessing Aderogba Technical Producer: Terry Chege Senior Producer: Daniel Dadzie Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
As 2025 draws to a close, Thomas and Aimen take an unconventional tour of the Islamic world — looking beyond the usual headlines to the under-the-radar shifts that happened in 2025, with the potential to shape 2026 and beyond. They discuss: Mali, Burkina Faso, and Niger forming the Alliance of Sahel States and what a new Sahel bloc might mean The geopolitical ‘cluster fuck' of the Sudanese civil war The European Union's re-entry into Central Asia The Gabala Summit and the rising Turkic axis How Bangladesh is diversifying away from India Southern Thailand's Malay-Muslim insurgency and why it's so rarely discussed In Iraq, Kata'ib Hezbollah and the breakdown of state sovereignty Join the Conflicted Community here: https://conflicted.supportingcast.fm/ Find us on Twitter: https://twitter.com/MHconflicted And Facebook: https://www.facebook.com/MHconflicted And Instagram: https://www.instagram.com/conflictedpod Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Conflicted is a Message Heard production. Executive Producers: Jake Warren & Max Warren. Produced by Thomas Small and edited by Lizzy Andrews. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
//The Wire//2300Z December 27, 2025////ROUTINE////BLUF: USA CONDUCTS CRUISE MISSILE STRIKES IN NIGERIA. SOMALI FRAUD IN MINNESOTA EXPANDS IN SCOPE. RUSSIA STRIKES KIEV AFTER UKRAINE ASSASSINATES GENERAL IN MOSCOW. SERIAL DRIVE-BY SHOOTER ARRESTED IN AUSTIN.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events-Ukraine: Over the past few days Russia has responded to the Ukrainian targeting of a Russian General in Moscow, by conducting strikes of their own in Kiev. LTG Fanil Sarvarov was assassinated via an explosive device that was placed inside his vehicle outside his apartment in Moscow.Analyst Comment: Before his death, LTG Sarvarov was the leader of Russia's Operational Training Directorate for the General Staff. The strikes in Kiev are not exactly good news for the peace process, but neither is an assassination of a General in Moscow, so this tit-for-tat targeting is mostly a wash.Nigeria: The Pentagon conducted missile strikes in the Islamic State-held northwestern territories of the nation on Christmas Day. The strikes were carried out on known Islamic State training camps and facilities, which have been legendary for carrying out exploitation, kidnapping, and terrorist attacks around the nation. Local Nigerian officials stated that the US carried out strikes in the Sokoto district, targeting the sub-group referred to as Islamic State-Sahel Province (ISSP).Analyst Comment: The rampant insurgencies carried out by the Islamic State throughout the entire Sahel region are by no means a new conflict, and Nigeria specifically has been host to kidnapping/ransom-style attacks on populated villages for several decades. In short, various ethnic cleansing and genocide operations have become regular and routine throughout the region over the past few centuries, but more recently have come to a head as insurgents consolidate power around the continent. As a reminder, a major scandal emerged back in 2024, when the government of Nigeria adopted a very hostile tone towards the United States, forcing the abandonment (allegedly) of Air Base 101 and 201 (in Niamey and Agadez, respectively), which were bases used by the US to target the Islamic State militants that Nigeria is now having to deal with. In the past year that the US has had a reduced role throughout the region, it would seem that Nigeria would like some more American missiles.These recent strikes were significant, but conflicts in Africa do not often abide by the universally understood ways of warfare in the west. As such, whether or not these strikes actually did anything is anyone's guess; erasing a map grid square which previously held a significant training camp surely would have resulted in some level of setback for militants, however only time will tell if this effort will reduce the capabilities of insurgent groups in the region.Of note, the technical details of the strikes are contradictory between the various agencies involved. For instance, Nigerian officials state that the strikes were carried out by MQ-9 Reaper drones, however the Pentagon published a video of (likely Tomahawk) missiles being launched from an unnamed Arleigh Burke-class Destroyer. This doesn't necessarily mean much, as it's very doubtful that the US told Nigeria anything about the strike beyond very basic details. However, this does bring into question exactly what intelligence was used to conduct the strikes. USAFRICOM has had a counter-insurgency mission throughout the continent for decades, so it's not out of the question for the US to carry out strikes without Nigeria's help at all (which is probably for the best). After all, Islamic State training camps aren't exactly hard to find. However, the Nigerian government has serious incentive to feed the US bad intel which results in bad strikes. Throughout the third world, one of the biggest complications for targeting are local sources providing "tips" on "insurg
This week, instead of zooming in on a single conflict, the GZERO World Podcast looks back on 2025 and takes stock of a world increasingly defined by conflict. Ian Bremmer sits down with CNN Chief International Correspondent Clarissa Ward and Comfort Ero, President and CEO of the International Crisis Group to look at some of the biggest crises of 2025–-both the headline making wars and the ones the world overlooked.Gaza and Ukraine captured the world's attention this year. But at the same time, around 60 other armed conflicts and struggles have been raging around the world. It's the most active period of conflict since the end of World War II. Some are decades-long battles, like Myanmar's devastating civil war. Others are more recent, like the surge of terrorist insurgent groups in Africa's Sahel. But each is a symptom of a broader global order breaking down—driven by weakening institutions, regional rivalries, climate shocks, and failing states. Bremmer sits down first with Clarissa Ward, to discuss her reporting from war zones around the world and then with Comfort Ero, for a global perspective on the conditions that have created so much strife.Host: Ian BremmerGuests: Clarissa Ward, Comfort Ero Subscribe to the GZERO World with Ian Bremmer Podcast on Apple Podcasts, Spotify, or your preferred podcast platform, to receive new episodes as soon as they're published. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.