Ecoclimatic and biogeographic transition zone in Africa
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Au Mali, alors que des influenceurs militent ouvertement en faveur de l'excision des jeunes filles depuis quelques semaines, les associations féministes qui luttent contre ces mutilations sexuelles, sont obligées de suspendre leurs activités. Quel est le rôle des autorités militaires dans tout cela ? Mamadou Mbodji est docteur en psychologie clinique. Depuis Dakar où il exerce, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Une étude, faite dans quinze pays africains et publiée dans la revue Nature, révèle que 44 000 jeunes filles décèdent tous les ans à la suite de leur excision. Alors, quels sont les arguments des nouveaux militants pro excision sur les réseaux sociaux ? Mamadou Mbodji : Derrière tout ce vacarme, si vous voulez, mais malheureusement, ces décès qui sont passés inaperçus aux yeux des populations, derrière tout ça se profile, si vous voulez, un profond besoin d'affirmation de soi et d'une identité sociale et culturelle, de ressortissants, d'individus, d'Africains dont les certitudes et les repères sont devenus évanescents aujourd'hui. Ils sont confrontés à un quotidien difficile lié à la crise économique, à l'incurie des gouvernants et surtout à l'insécurité également générée par les groupes jihadistes qui ne laissent pas de répit à certains pays, notamment les pays sous régime militaire. Alors c'est connu que, dans de pareilles situations de déliquescence, de crise économique et sociale, où les repères sont brouillés, eh bien les réflexes et ressorts humains les plus archaïques ont tendance à remonter à la surface, à réapparaître. Du coup, les extrémismes se réveillent de leur hibernation et chacun y va de sa partition de manière compulsive pour calmer l'angoisse, parce que les gens n'ont rien vers quoi se tourner. Les populations dans ces cas-là vont s'adonner à des pratiques rituelles sacrificielles, comme pour demander la clémence des divinités. Il y en a même qui vous disent que le sang des excisées est dédié aux divinités pour les calmer et peut-être implorer leur clémence. Dès lors, concernant l'excision et l'infibulation, les autorités militaires, si vous voulez aujourd'hui, ont tendance à être très timides parce qu'elles n'ont rien à donner aux populations. Elles sont dépassées et elles préfèrent donner quelque chose aux populations pour leur permettre de se tourner vers autre chose que contre elles. Ces pratiques-là sont plus ou moins financées, encouragées même timidement par les autorités. Les populations s'en donnent à cœur joie. Souvent c'est dirigé même contre l'Occident, comme dans une revendication identitaire : « nous, nous sommes Africains. Si nous croyons à ça, y toucher ou élaborer des lois contre ça, c'est s'en prendre à nous. C'est menacer notre identité nationale ». Alors moi, je n'accorderais pas trop d'importance à ce discours qui va retomber très rapidement, mais qui aujourd'hui prend de l'ampleur parce que tout simplement, il y a une situation de crise. À lire aussiGuerre numérique entre militants pro-excision maliens et féministes ouest-africaines Alors, comme en effet, les associations africaines qui luttent contre l'excision sont soutenues par l'ONU et par l'Union européenne, les régimes militaires au pouvoir au Sahel s'appuient sur les militants pro excision pour mobiliser leurs partisans. Mais est-ce que ça marche auprès de l'opinion publique ? Ben non, ça marche, mais de manière superficielle parce qu'il va arriver un terme où ces gens vont se tourner vers ces régimes en leur disant : « oui mais après tout ça, qu'est-ce que vous nous offrez ? Qu'est-ce que vous proposez aux populations ? » On dit souvent que les premiers gardiens de l'excision, ce sont les femmes elles-mêmes, mais est-ce qu'en réalité ce ne sont pas les hommes ? Ben non, si vous voulez. Non, parce que les femmes ont toujours été au cœur des choses. Les hommes souvent n'étaient pas tenus au courant ou ils fermaient les yeux. Mais les femmes ont toujours été au cœur. Ce sont elles qui sont excisées et ce sont elles qui excisent. Elles sont les premières à reproduire un schéma social qui leur est défavorable par leur manque de moyens de se penser et de déconstruire certains schémas familiaux. Donc elles sont les premiers vecteurs, si on peut dire, d'une reproduction sociale discriminante et défavorable à leur égard. S'il y a des gens à cibler, ce ne sont pas les hommes. Ils ne sont pas à absoudre, évidemment, mais ce sont surtout les femmes qu'il faut cibler. Les femmes d'un certain âge, parce que aussi, elles retrouvent dans ces moments de crise une place, un statut, une autorité qui leur échappait, qui vient renforcer une identité déjà défaillante. Alors, je pense qu'on va vers une évolution des choses, mais une évolution très, très, très lente, parce que les représentations et les croyances sont tenaces. Et nos pays vivent dans des situations de vie quotidienne insupportables. Donc, ce que vous dites, c'est que les lois votées dans chacun de ces pays ne suffisent pas à faire reculer les mutilations sexuelles ? Elles ne suffisent pas. Elles sont utiles, elles sont même indispensables. Il faut qu'on vote ces lois-là, qu'elles existent au Sénégal par exemple. L'ampleur que ça a eu, je ne dis pas que ces pratiques génitales féminines ont disparu totalement. Même à Dakar, il arrive qu'on entende de temps en temps que des familles… Mais c'est vrai que l'urbanisation et les campagnes qui se vident, l'urbanisation a tendance à casser un peu, si vous voulez, les possibilités de recomposition de la famille élargie. Il y a une forme de nucléarisation des ménages, et ça ne favorise pas, si vous voulez, la survivance de telles pratiques. Donc, il faut que la loi, évidemment, soit là, qu'on vote ces lois là, mais il faut coupler ces lois aussi à des financements. Il faut financer les organismes qui travaillent là-dessus, des associations de quartier, parce qu'il y a des organisations politiques de quartier, et ces organisations pourraient être des vecteurs pour la sensibilisation acharnée, pour calmer un peu les ardeurs et éradiquer petit à petit ce fléau. Mais il faudra du temps et de la persévérance. À écouter aussiUn oeil sur les réseaux : Mali : les réseaux sociaux ravivent le débat sur l'excision
Subscribe now for the full episode. Derek speaks with Wolfram Lacher, a senior associate at the German Institute for International and Security Affairs and author of Libya's Fragmentation, about Libya's political and military breakdown since the fall of Muammar Gaddafi. They discuss Khalifa Haftar and the power dynamics in eastern Libya, militia power and political fragmentation in Tripoli and western Libya, control of Libya's oil, Turkish and Russian involvement, the spillover of Libya's conflicts into Mali, Chad, Sudan, and the Sahel, migrant smuggling and detention, Massad Boulos's power-sharing plan, and the prospects for elections and a political settlement. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina. Hii leo tunaangazia sekta ya afya barani Afrika na kuzungumzia hilo mwenzangu Leah Mushi amezungumza na Mkurugenzi wa shirika la Umoja wa Mataifa la afya ulimwenguni Kanda ya Afrika Profesa Mohamed Janabi. Suala la kwanza kutaka kufangamu kutoka kwake ni je mkutano wa Ngazi ya Juu kuhusu maandalizi dhidi ya majanga ya milipuko ya magonjwa ulifanyika mwishoni mwa wiki hii umefikia azimio walilotaka kukubaliana? Pia tunakuletea muhtasari wa habari. • Hii leo viongozi wa nchi 193 wanachama wa Umoja wa Mataifa wanashiki kwenye Mkutano wa Ngazi ya Juu ukimulika maadhimisho ya miaka 25 na Mpango wa Utekelezaji wa Azimio la Durban la mwaka 2001 ambapo Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa António Guterres amesema anasikitishwa kuona kwamba ubaguzi wa rangi bado unaendelea duniani, na kwamba kitendo hicho kinahatarisha juhudi za kujenga dunia yenye amani, usawa na heshima kwa watu wote. Akizungumza kwenye ufunguzi wa mkutano huo leo kwenye Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa kando ya Mjadala Mkuu, (UNGA81) Guterres amesema ubaguzi wa rangi bado “unatia sumu” katika jamii, unazidisha pengo la kijamii na kiuchumi, na kuwanyima watu haki na uhuru wao wa msingi. • Leo ni siku ya mwisho ya Mjadala Mkuu wa Mkutano wa 81 wa Baraza Kuu la Umoja wa Mataifa, (UNGA81). Miongoni mwa nchi zilizohutubia asubuhi hii ya saa za New York-Marekani ni Mali ambayo imewakilishwa na Waziri wake wa mambo ya nje Abdoulaye Diop ambaye pamoja na mambo mengine ametoa wito kwa Jumuiya ya Kimataifa kutokaa kimya mataifa mengine yanapoingilia uhuru w anchi za Afrika akitoa mfano wa Ukraine kuunga mkono makundi ya kigaidi dhidi ya Mali. Amesisitiza hakupaswi kuwa na kitu cha “ugaidi mzuri na ugaidi mbaya.”. • Naye Waziri wa Mambo ya Nje wa Eritrea, Osman Saleh Mohammed, akihutubia mjadala huo mkuu amezungumza masuala mengi ambayo Umoja wa Mataifa unapaswa kuyashughulikia akitoa mfano wa athari za kile alichokiita sera ya “MAGA” ya Rais wa Marekani Donald Trump ni miongoni mwa matukio yanayohitaji kuangaliwa katika hali ya sasa ya kimataifa. Aidha ametoa wito wa kusitishwa kwa vita vinavyoendelea katika kanda mbali ukiwemo ukanda wa Sahel, Pembe ya Afrika, Mashariki ya Kati na Ukraine. Mwenyeji wako ni Flora Nducha, karibu!
Bassirou Diomaye Faye est l'invité de RFI et France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU 2026, ce 24 septembre à New York. Au micro de Mounia Daoudi et de Marc Perelman, le président du Sénégal revient sur la crise que traverse cette institution et la succession du Portugais Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall », insiste-t-il au sujet de son prédécesseur à la tête de l'État sénégalais et ancien adversaire politique. Bassirou Diomaye Faye défend également le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI le 1er septembre. Il enjoint les opposants à ce plan, incarnés notamment par son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, à adopter un « comportement patriotique » lors du futur vote sur la loi de finances rectificative de son pays. Entretien exclusif. RFI / France 24 : Nous sommes ici aux Nations unies, des Nations unies impuissantes souvent, presque ruinées, certains disent inutiles, avec une Afrique qui est historiquement sous-représentée. À quoi bon finalement ces Nations unies ? Est-ce qu'il ne faut pas revoir totalement l'architecture internationale ? Bassirou Diomaye Faye : Je crois que le constat est partagé sur l'état de l'ONU aujourd'hui. Et c'est justement parce qu'il est dans cet état qu'il faut se rappeler ce qui a été à l'origine de la création de cette organisation. Nous venions juste de sortir d'un contexte d'après Seconde Guerre mondiale, avec les ravages que l'on a connus. Le monde ne pouvait pas rester impuissant ou attendre encore de plonger dans un tel chaos pour éviter une guerre de cette ampleur. Nous devons donc toujours nous rappeler l'idée originelle. Et c'est justement parce que les Nations unies ne sont plus aujourd'hui, de l'avis de beaucoup d'observateurs, à la hauteur de la mission originelle qui a été la leur, qu'il faut s'y intéresser, les réformer et leur faire jouer le rôle qui devait être le leur, leur faire assumer la mission pour laquelle elles ont été créées. Cette organisation demeure importante. Aujourd'hui, nous devons travailler à ce que le multilatéralisme reprenne le dessus sur les initiatives bilatérales. C'est tout le sens du combat que nous sommes en train de mener aux Nations unies et dans toutes les tribunes où il est question de parler de notre organisation commune. L'Afrique y est sous-représentée. Je suis tout à fait en phase avec vous. Tous les discours, depuis des années, convergent sur la nécessité pour l'Afrique d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. C'est un combat qui est en train d'être mené, et nous espérons que les voix qui portent réellement la décision au sein de l'ONU comprendront la nécessité qu'un continent qui doit faire 2,5 milliards de personnes à l'horizon 2050 ne puisse être exclu des instances de décision de l'organisation mondiale. Ce combat, c'était celui d'Antonio Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir la candidature de Macky Sall, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a que très peu de chances d'aboutir ? Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l'ancien président du Sénégal, Monsieur Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu'elle garde encore toutes ses chances de succès. En réalité, ceux qui sont, ou celles qui sont considérés comme ayant des chances, ne le seront que lorsque les cinq auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité. Les jeux restent ouverts. Nous sommes en train de faire le travail. De notre point de vue, nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision et j'estime, contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c'est le profil du candidat. Je pense que vous venez de le dire tout à l'heure, l'Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd'hui pour défendre une meilleure place de l'Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l'ont plombé par rapport aux ambitions qu'il a eues et qu'il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? Je pense que sur ce rapport-là, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, de le soutenir parce que nous pensons aujourd'hui que la place qui doit être celle de l'Afrique au sein de l'ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. Alors vous, vous avez mentionné la dette, cette fameuse dette cachée, le gouvernement, votre gouvernement, vient de conclure un accord très attendu avec le Fonds monétaire international, qui doit permettre un prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Pour ça, il faut que votre dette, qui est donc bien plus importante qu'il y a quelques années, devienne soutenable. Il y a des négociations qui sont en train de s'ouvrir avec les créanciers multilatéraux et bilatéraux. Est-ce que vous espérez que ces négociations vont se conclure rapidement, plus rapidement que d'autres pays, par exemple comme le Ghana ou la Zambie ? Je pense que c'est une préoccupation partagée tant par le Sénégal, qui a choisi le cadre commun du G20, que par le cadre lui-même, qui doit faire preuve d'efficacité et d'efficience, particulièrement sur la réduction des délais dans le cadre des négociations. En réalité, c'est ça qui fait les hésitations des États qui sont dans une telle situation, à recourir à ce cadre. J'ai été récemment à Washington et j'ai vu que c'est une préoccupation que je partage avec la directrice générale du fonds, mais aussi avec le directeur général de la Banque mondiale. J'estime que ce que nous avons demandé avant de choisir le cadre, c'est que le cadre soit amélioré. Et la préoccupation fondamentale a été la préoccupation sur le délai de traitement ou des discussions qui doivent se tenir dans ce cadre. Sur ce rapport, nous avons des engagements fermes qui nous ont été donnés sur la réduction des délais avant d'avoir choisi le cadre. Nous espérons que chaque partie fera preuve de toutes les diligences possibles pour que nous allions plus vite et qu'au-delà du Sénégal, d'autres pays qui fatalement vont se retrouver dans cette situation-là auront plus confiance en ce cadre qui a été institué aussi pour être choisi par les pays qui sont dans une situation comme la nôtre. Donc d'ici quelques mois ? Nous l'espérons, nous travaillons à cela aussi. FMI rime souvent avec austérité. Il se dit que vous avez déjà accepté de baisser les subventions à l'énergie. D'autres mesures d'austérité risquent d'arriver également. Est-ce que finalement, ce ne sont pas les plus démunis qui vont encore devoir payer le prix de ces politiques du FMI ? Au contraire, je pense que dans le cadre du Sénégal, ce que nous avons réussi, c'est de préserver le pouvoir d'achat des plus démunis, comme vous l'avez dit. En 2026, nous avions, face aux difficultés, programmé de payer 35 milliards [de FCFA, NDLR] de bourses de sécurité familiale, nous avons décidé de doubler cette enveloppe pour la porter en 2026 à 70 milliards. Cette même enveloppe de 70 milliards sera doublée en 2027 pour être portée à 140 milliards. Et le registre national des bénéficiaires de ces bourses passe d'environ 500 000 à 1 million de bénéficiaires. Pas plus tard qu'avant-hier, dans le cadre du Programme national de solidarité, nous avons fait beaucoup de soutien à beaucoup de ménages vulnérables. Donc, notre préoccupation fondamentale dans le cadre de ces discussions avec le Fonds a été de préserver le pouvoir d'achat et d'assister les plus faibles pour que, justement, ils n'aient pas à payer le prix fort des efforts que nous sommes fatalement amenés à faire pour restaurer les équilibres financiers. C'est sur cela que nous travaillons. Et dans un registre d'austérité, comme on veut le faire croire, on ne recrute pas 2000 enseignants, on ne recrute pas plus de 2000 personnels de santé. On ne fait pas autant d'investissements que ce que nous sommes en train de faire dans le domaine de la santé et dans d'autres domaines. Je pense que le Sénégal a réussi aujourd'hui à restaurer la confiance avec le peuple, de l'État avec le peuple. Le Sénégal a réussi à restaurer sa confiance avec les partenaires et les investisseurs. Et nous sommes en train d'enclencher une phase que nous espérons va très rapidement porter ses fruits par rapport à la qualité de vie des Sénégalais. C'est cela notre préoccupation quotidienne. Pour que cela soit en effet enclenché, il faut que les mesures que vous êtes en train de mettre en place soient adoptées. C'est l'objet de la loi de finances qui va bientôt arriver devant l'Assemblée nationale. Or, à l'Assemblée nationale, votre ancien parti, le Pastef, a une très large majorité. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de censure, justement, de cette loi de finances ? Rappelons quand même que certains membres du Pastef vous ont accusé de trahison et de vous soumettre au FMI. Je vois que vous souriez. Est-ce que ce n'est pas une véritable crainte, cette censure ? En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c'est mon serment que j'ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n'y a pas d'autres choses qui m'engagent. Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d'autres lois, quand il s'agit d'aller à l'Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que le gouvernement est une institution à côté de l'institution que représente l'Assemblée nationale et celle que je représente moi-même et d'autres institutions, notamment sur le plan judiciaire. Et là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. Mais j'estime que dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d'accompagner cette dynamique qu'ils ont trouvée, qu'ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l'état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler. On se souvient, monsieur le Président, que le limogeage de votre Premier ministre, Ousmane Sonko, est intervenu peu après une visite du Fonds monétaire international. Est-ce que finalement, c'est votre volonté d'avancer avec le Fonds monétaire international qui a été l'objet de la rupture avec votre ancien compagnon de route ? Non, même pas. Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l'avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution. Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance et la République est à l'œuvre. Et c'est la seule chose qui soit immuable. Monsieur le Président, étant donné le contexte qu'on vient de décrire à l'Assemblée nationale, il y a une question qui se pose, c'est la possibilité éventuellement de dissoudre cette Assemblée nationale. Vous y êtes autorisé par la Constitution à partir du 2 décembre. Est-ce que cette option est bien sur la table ? Nous ne sommes pas encore au 2 décembre et il n'y a pas de fixation sur une dissolution de l'assemblée ou sur l'organisation d'élections à telle date ou telle autre date. Toujours est-il que ceux qui ont hâte d'aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire par deux fois, par un référé-liberté dont elle a été saisie et par un référé mesures utiles, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment, et si cela devait se faire, ce sera dans le cadre d'un consensus - vous savez mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques. Mais vous n'excluez pas quand même l'option de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité ou de contexte. Le moment venu, selon ce qu'on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole que nous avons, c'est l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions. Comme je l'ai dit, chaque institution est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu'il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable. Et c'est justement quand de telles situations arrivent que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution pour qu'elle puisse agir en conséquence. Monsieur le Président, vous venez de lancer il y a quelques semaines votre parti, Kiiraay – Les Patriotes républicains. Or, un sujet préoccupe aujourd'hui les Sénégalais, allez-vous annoncer le report des élections locales qui sont prévues pour se tenir le 17 janvier ? J'ai rappelé tout à l'heure qu'il y a une organisation de la société civile qui a saisi la Cour des comptes, la Cour suprême plutôt, pour lui demander de m'enjoindre à fixer la date de l'élection. Un référé-liberté. La Cour a considéré que, au regard des dispositions légales, l'élection peut s'organiser jusqu'à la fin de l'année, les élections locales jusqu'à la fin de l'année 2027. Une autre organisation, cette fois-ci constituée d'acteurs politiques, le Front pour la défense de la République, a saisi la même cour en référé mesures utiles, et la Cour a aussi décidé de la même chose. Donc, il n'y a rien qui urge en réalité, et je ne voudrais pas que nous soyons dans l'obsession électorale permanente, alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd'hui nous préoccuper fondamentalement, c'est comment discuter avec le fonds, obtenir un accord, un programme qui passe en conseil d'administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C'est cela ma préoccupation. Il y a un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c'est la loi que vous avez promulguée le 31 mars sur la criminalisation de l'homosexualité. Est-ce que vous comprenez ces critiques et est-ce que vous êtes d'accord avec l'option qui avait été mise sur la table par Ousmane Sonko, d'éventuellement durcir cette loi si nécessaire ? De quelle communauté internationale parlez-vous ? La France, les Nations Unies... Est-ce que dans ces pays-là, quand ils ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués, mais est-ce que nous avons réagi ? Non. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leurs options législatives et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose. Monsieur le Président, l'Union européenne finance la construction au Sénégal de deux centres d'accueil de migrants secourus en mer. Est-ce que les pays africains ne sont pas en train de devenir les sous-traitants d'une politique migratoire répressive menée par plusieurs pays européens ? Non, pas du tout. En réalité, même quand il a été question pour le Sénégal d'accueillir certains migrants refoulés de certains pays, nous avons refusé. Les migrants, par contre, qui prennent la mer pour l'essentiel sont aussi des Africains, il est question d'abord de leur protection, de leur intégrité physique au regard des conditions dans lesquelles ces migrants voyagent, et on sait à quel point c'est périlleux et combien de vies ça a coûté. D'un autre côté, c'est de ne pas les laisser entre les mains de passeurs ou de trafiquants d'êtres humains. Il est de notre responsabilité d'empêcher ces départs. Nous sommes en train de réaliser depuis 2024 des résultats extrêmement importants au Sénégal, ce que nous faisons en collaboration avec les autres pays de destination de ces flux migratoires irréguliers. Sur ce rapport, quand nous ramenons des migrants en terre ferme, il est de notre responsabilité aussi de les prendre en charge. Il ne s'agit en réalité que de cela, pas plus. Alors le Sénégal doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. C'est la première fois que des Jeux olympiques vont se tenir sur le continent africain. J'imagine que c'est un immense motif de fierté, mais c'est aussi un défi logistique et sécuritaire. Est-ce que le Sénégal sera prêt à tous ces points de vue ? On dira enfin 150 ans après, enfin la flamme vient en Afrique. Nous avons eu l'honneur et le privilège de l'accueillir au nom de l'Afrique qui accueille ces Jeux, qui sont célébrés à Dakar. Nous avons de notre côté travaillé à être à la hauteur des défis qui sont certes organisationnels, sécuritaires. À ce stade, les infrastructures qui doivent accueillir les Jeux sont prêtes et nous travaillons aussi à continuer à parfaire le concept de sécurité des Jeux. Sur ce rapport, nous sommes confiants, à quelques semaines des Jeux, que le Sénégal sera prêt, que nous organiserons des Jeux à notre image, sobres mais festifs, mais que nous montrerons aussi une jeunesse qui n'a pas que la migration en ligne de mire, mais qui est débordante d'énergie, qui est fière et qui est prête à accueillir le monde dans notre hospitalité légendaire. Sur le plan régional, Monsieur le Président, la situation sécuritaire au Mali, avec qui vous partagez une frontière, et plus largement dans les pays de l'AES, est préoccupante. Est-ce que vous ne craignez pas, je sais que vous en avez discuté avec plusieurs de vos homologues ici à New York, est-ce que vous ne craignez pas une contagion au Sénégal ? Vous parliez des JOJ justement, est-ce que vous avez eu à déjouer des tentatives d'attaques terroristes ces dernières semaines ? Le Mali est un pays voisin qui le restera parce que ni le Sénégal, ni le Mali ne déménageront. Sur ce rapport, quand il y a des problèmes de sécurité de cette nature au Mali, ils concernent forcément le Sénégal. Le terrorisme n'a pas de frontières. Ces conflits asymétriques ne sont pas à l'image des conflits conventionnels que nous connaissons. Donc, tout pays peut être frappé parce que justement, les facteurs qui font décider de frapper tel pays ou tel autre pays ne sont maîtrisés par aucun État. Le pays où nous sommes l'a vécu, votre pays l'a vécu, d'autres encore l'ont vécu. Donc le Sénégal ne peut pas dire qu'il est à l'abri. Mais nous prenons toutes les mesures qu'il faut, qui sont nécessaires, en concertation avec les pays avec lesquels nous partageons cette menace réelle par l'échange de renseignements et par tout autre mécanisme. Nous sommes même allés à un moment donné jusqu'à des patrouilles communes pour anticiper cette menace et enrayer toute tentative de frappe sur le Sénégal. Nous continuons à être vigilants, notamment dans le contexte des Jeux, mais nous sommes tout à fait conscients du niveau de la menace dans toute la sous-région, et cela nous concerne au plus haut point. Alors justement, vous êtes depuis quelques semaines président en exercice de la Cédéao, une institution régionale en crise, notamment à cause du départ de ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel. Votre première visite a été justement pour le Mali. Alors est-ce que ça veut dire que vous allez aussi vous rendre au Burkina Faso et au Niger ? Et est-ce que, on sait qu'il y a beaucoup de médiations pour essayer de faire revenir ces trois pays dans le giron de la Cédéao et de l'Union africaine, c'est votre objectif à vous ? Je n'ai pas de frontières en tant qu'Africain, pour aller dans un pays ou dans un autre où je serai certainement bien accueilli en tant que frère africain. Évidemment, je me suis rendu au Mali, je pourrai me rendre dans n'importe quel autre pays dans le futur, selon les besoins et les disponibilités. La Cédéao fait face à des défis. Nous avons vu trois membres qui sont importants quitter l'organisation et créer une autre organisation, la Confédération des États du Sahel. C'est leur souveraineté de décider d'être dans une organisation ou d'en sortir. Ce n'est pas une première ni dans le monde, ni en Afrique. Nous respectons cette décision et nous travaillons à garantir les conditions d'une coexistence des deux organisations qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens et qui garantissent une cohabitation qui permette d'avoir un commerce réel entre les pays, qu'ils soient membres de la Cédéao ou qu'ils soient membres de la Confédération des États du Sahel. Sur ce rapport, le dialogue est enclenché. Nous avons nommé un négociateur spécial en la personne du président Lansana Kouyaté. Le Sénégal jouera sa partition. Nous n'avons pas de sens interdit. Nous tendons la main à tout le monde et nous parlons à tout le monde, quelle que soit l'organisation dont il ressort. Parce qu'il nous faut bien discuter des problèmes que nous avons en commun, à savoir comment piloter cette sortie de la façon la plus intelligente possible. Et s'il était demain de la décision de ces autorités de prendre une autre voie, nous pourrons toujours en discuter parce que nous partageons le même espace commun et nous devons y travailler et cohabiter dans les meilleures formes possibles.
« Rétablir la confiance et gérer la transformation » : c'est le thème officiel de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte hier mardi à New York. « Et l'Afrique dans tout ça ? », s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso. « L'ONU joue un rôle central mais complexe en Afrique, où se concentrent une grande partie de ses opérations de paix, de ses défis humanitaires et de ses programmes de développement. Certes, des pays comme le Lesotho, le Botswana et autres, sont censés avoir la même voix que les États-Unis ou encore la France… Mais en réalité, pointe le quotidien burkinabé, la tribune des Nations unies, bien que prestigieuse, permet à nos chefs d'État de s'écouter parler, souvent dans des salles vides. Ce ne sont pourtant pas les difficultés, les problèmes endémiques qui manquent sur le continent. Une guerre succédant à une autre, et aujourd'hui du Sahel à l'est du Congo, en passant par le Soudan, le Soudan du Sud… de nombreux pays sont désorganisés, en raison de conflits qui perdurent, sans que la fameuse Communauté dite internationale ne puisse y faire grand-chose ». Faut pas rêver… Le quotidien Aujourd'hui, toujours à Ouaga, renchérit : « Les questions de sécurité et de guerre en RDC, au Soudan, ou encore au Sahel, le problème de la dette et de la justice financière internationale seront aussi dans les discours de nos princes. Pour quels résultats ? Faut pas rêver ! », s'exclame le quotidien ouagalais. « Si l'Afrique est courtisée et est devenue le lieu d'une intense guerre géopolitique, c'est que les puissants de ce monde savent que c'est le continent de l'avenir pour sa jeunesse face à des pays anémiés démographiquement, mais aussi pour ses richesses en sous-sol. Ce sera donc le lieu de tenir des postures de fermeté, estime Aujourd'hui, face aux grands de ce monde dont les règles de coopération suivent le curseur de leurs intérêts : "dis-moi quelles richesses sont enfouies dans ton sous-sol et je te dirai quel genre de partenariat nous ferons". Les discours des Africains devront être de cette tonalité : "Respectez-nous et traitons d'égal à égal" ». Le beau discours de Guterres… C'était le sens d'ailleurs de l'intervention du secrétaire général de l'ONU lors du récent forum Unstoppable Africa 2026 à New York : « Antonio Guterres en effet a appelé à un changement de modèle dans les relations économiques avec l'Afrique, relève Afrik.com. (…) "Nous devons passer de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l'Afrique", a-t-il déclaré devant des responsables politiques, investisseurs et dirigeants d'entreprises. Le secrétaire général de l'ONU a plaidé pour davantage de transformation locale des ressources, d'investissements et de partenariats. Objectif : permettre au continent de conserver une plus grande part de la valeur créée. Antonio Guterres a ainsi souligné l'importance croissante de l'Afrique dans l'économie mondiale, relève encore Afrik.com. Il a notamment cité un marché évalué à environ 3 000 milliards de dollars, ainsi que la présence de l'Afrique sur près de 30 % des ressources minérales mondiales et environ 60 % du potentiel solaire de la planète. Le secrétaire général de l'ONU a également mis en avant la progression de la population active africaine, qui constitue l'un des principaux moteurs démographiques de la prochaine période ». Mieux se faire entendre… Voilà pour les paroles, reste à passer aux actes… C'était le sens, remarque le site Africa News, du discours du président kenyan William Ruto, qui a appelé, en marge du sommet onusien, à « repenser les partenariats internationaux avec l'Afrique et à mieux mobiliser les ressources dont dispose le continent : "la question, a-t-il dit, n'est plus seulement de savoir combien d'argent nos partenaires peuvent apporter à l'Afrique. La vraie question, c'est : comment pouvons-nous mobiliser les ressources que l'Afrique possède déjà ? Cela suppose de repenser notre conception du partenariat international" ». Déjà, un premier pas serait que l'Afrique puisse mieux se faire entendre… En effet, rappelle le site marocain Atalayar : « Paradoxe du multilatéralisme contemporain : l'Afrique concentre plus de 60 % des débats et des mandats opérationnels du Conseil de sécurité de l'ONU, mais ne dispose d'aucun siège permanent au sein de son instance décisionnelle ». Et depuis des années, l'Union africaine réclame « au moins deux sièges permanents dotés de toutes les prérogatives — y compris le droit de veto — ainsi que de cinq sièges non permanents ». Et pour l'instant, rien n'a bougé.
« Rétablir la confiance et gérer la transformation » : c'est le thème officiel de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte hier mardi à New York. « Et l'Afrique dans tout ça ? », s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso. « L'ONU joue un rôle central mais complexe en Afrique, où se concentrent une grande partie de ses opérations de paix, de ses défis humanitaires et de ses programmes de développement. Certes, des pays comme le Lesotho, le Botswana et autres, sont censés avoir la même voix que les États-Unis ou encore la France… Mais en réalité, pointe le quotidien burkinabé, la tribune des Nations unies, bien que prestigieuse, permet à nos chefs d'État de s'écouter parler, souvent dans des salles vides. Ce ne sont pourtant pas les difficultés, les problèmes endémiques qui manquent sur le continent. Une guerre succédant à une autre, et aujourd'hui du Sahel à l'est du Congo, en passant par le Soudan, le Soudan du Sud… de nombreux pays sont désorganisés, en raison de conflits qui perdurent, sans que la fameuse Communauté dite internationale ne puisse y faire grand-chose ». Faut pas rêver… Le quotidien Aujourd'hui, toujours à Ouaga, renchérit : « Les questions de sécurité et de guerre en RDC, au Soudan, ou encore au Sahel, le problème de la dette et de la justice financière internationale seront aussi dans les discours de nos princes. Pour quels résultats ? Faut pas rêver ! », s'exclame le quotidien ouagalais. « Si l'Afrique est courtisée et est devenue le lieu d'une intense guerre géopolitique, c'est que les puissants de ce monde savent que c'est le continent de l'avenir pour sa jeunesse face à des pays anémiés démographiquement, mais aussi pour ses richesses en sous-sol. Ce sera donc le lieu de tenir des postures de fermeté, estime Aujourd'hui, face aux grands de ce monde dont les règles de coopération suivent le curseur de leurs intérêts : "dis-moi quelles richesses sont enfouies dans ton sous-sol et je te dirai quel genre de partenariat nous ferons". Les discours des Africains devront être de cette tonalité : "Respectez-nous et traitons d'égal à égal" ». Le beau discours de Guterres… C'était le sens d'ailleurs de l'intervention du secrétaire général de l'ONU lors du récent forum Unstoppable Africa 2026 à New York : « Antonio Guterres en effet a appelé à un changement de modèle dans les relations économiques avec l'Afrique, relève Afrik.com. (…) "Nous devons passer de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l'Afrique", a-t-il déclaré devant des responsables politiques, investisseurs et dirigeants d'entreprises. Le secrétaire général de l'ONU a plaidé pour davantage de transformation locale des ressources, d'investissements et de partenariats. Objectif : permettre au continent de conserver une plus grande part de la valeur créée. Antonio Guterres a ainsi souligné l'importance croissante de l'Afrique dans l'économie mondiale, relève encore Afrik.com. Il a notamment cité un marché évalué à environ 3 000 milliards de dollars, ainsi que la présence de l'Afrique sur près de 30 % des ressources minérales mondiales et environ 60 % du potentiel solaire de la planète. Le secrétaire général de l'ONU a également mis en avant la progression de la population active africaine, qui constitue l'un des principaux moteurs démographiques de la prochaine période ». Mieux se faire entendre… Voilà pour les paroles, reste à passer aux actes… C'était le sens, remarque le site Africa News, du discours du président kenyan William Ruto, qui a appelé, en marge du sommet onusien, à « repenser les partenariats internationaux avec l'Afrique et à mieux mobiliser les ressources dont dispose le continent : "la question, a-t-il dit, n'est plus seulement de savoir combien d'argent nos partenaires peuvent apporter à l'Afrique. La vraie question, c'est : comment pouvons-nous mobiliser les ressources que l'Afrique possède déjà ? Cela suppose de repenser notre conception du partenariat international" ». Déjà, un premier pas serait que l'Afrique puisse mieux se faire entendre… En effet, rappelle le site marocain Atalayar : « Paradoxe du multilatéralisme contemporain : l'Afrique concentre plus de 60 % des débats et des mandats opérationnels du Conseil de sécurité de l'ONU, mais ne dispose d'aucun siège permanent au sein de son instance décisionnelle ». Et depuis des années, l'Union africaine réclame « au moins deux sièges permanents dotés de toutes les prérogatives — y compris le droit de veto — ainsi que de cinq sièges non permanents ». Et pour l'instant, rien n'a bougé.
Half of Senegal's household rely on wood or wood charcoal.塞内加尔一半的家庭依靠木材或木炭。To combat air pollution and deforestation, a cooperative of women produce biochar, an energy source made from straw.为了应对空气污染和森林砍伐问题,一个妇女合作社生产生物炭,这是一种由秸秆制成的能源。Theyburnit and mix the charred straw with clay and water. The end result is a carbon-neutral organic charcoal that does not involve chopping down trees.他们将其焚烧,并将烧焦的稻草与黏土和水混合。最终得到一种碳中和的有机木炭,且无需砍伐树木。The mixture is pressed and stored, resulting in about 150 pallets of biochar per day.将混合物进行压制和储存,每天可产出约150托盘的生物炭。The initiative is diversifying the economy of a rural region where many eke out a living from livestock and fishing.该倡议正在使一个农村地区的经济多元化,在那里许多人靠畜牧和渔业勉强维持生计。First of all, this biochar protects the forest. It protects our homes, it protects our supplies, it protects women, it protects the forest that no longer burns, it protects our lives. It is healthy. We thank God for this.首先,这种生物炭保护了森林。它保护我们的家园,保护我们的物资,保护妇女,保护不再燃烧的森林,保护我们的生命。它有益健康。我们为此感谢上帝。Biochar production has been launched in 18 villages in the region by the Nebeday ecological association, a name that means "tree" in the Wolof of language.Nebeday生态协会已在该地区的18个村庄启动了生物炭生产项目,Nebeday在沃洛夫语中意为“树”。To fight deforestation, the group also plants trees in big cities and small villages alike.为了对抗森林砍伐,该组织还在大城市和小村庄植树。Since the beginning of the year, they have planted more than a million trees throughout the country.自年初以来,他们在全国各地种植了一百多万棵树。Nebeday director Jean Geopp says that putting straw to good use has an added advantage.Nebeday主任Jean Geopp表示,充分利用秸秆还有额外的好处。Straw, which is the raw material of our biochar, in fact conveys thousands of bushfires across the country in the dry season.稻草是我们生物炭的原料,实际上在旱季会在全国范围内引发数千起丛林大火。So reducing this straw is reducing bushfires, and, therefore, preventing young trees from dying in the forest.减少秸秆就是减少丛林火灾,从而防止森林中的幼树死亡。So by consuming one kilogram of straw charcoal, we save the forest twice.每消耗一公斤秸秆木炭,我们就能两倍地拯救森林。The benefits can be seen in Senegal's Djilor Forest, patrolled by ranger Biram Gning, who was born nearby.这些好处在塞内加尔的吉洛森林可见一斑,这片森林由护林员Biram Gning巡逻,他就出生在附近。Gning lacks the authority to arrest those he catches cutting down trees, rather, he reports infractions to a local village chief.Gning没有权力逮捕他抓到的那些砍树的人,而是将违规行为报告给当地的村长。Gning says rising delta waters have salted the land, posing an additional environmental challenge.Gning表示,三角洲地区不断上涨的水位已使土地盐碱化,构成了额外的环境挑战。Deforestation is caused by, one, the harmful cutting of trees, illegal cutting by the population.森林砍伐是由以下原因造成的:其一,非法砍伐。Two, there are brushfires, which can ravage miles of forest. Three, the advance of salt from the sea to the forests.二是有野火,它们能肆虐数英里的森林。三是海水向森林的侵蚀。The African Union's Great Green Wall initiative is focusing on the Sahel among other regions to prevent desertification.非洲联盟的“绿色长城”倡议正聚焦于萨赫勒等地区,以防治沙漠化。The biochar project and efforts to combat deforestation are a vital piece of the puzzle.生物炭项目以及应对森林砍伐的努力是解决这一难题的关键部分。
¡GOLPE DE ESTADO EN NÍGER! Uranio vs la Françafrique ! ¿Sabías que el fallido intento de golpe en Níger abrió la puerta a una historia mucho más grande — una sobre uranio, soberanía y el fin de Francia? Hoy es miércoles y toca #LALLAVE. Escuchanos en nuestros canales de YouTube y Spotify: https://youtu.be/yPEMcDMJjUs Este episodio lo desglosa todo: cómo el motín expuso décadas de control francés sobre el uranio de Níger; cómo ese mismo uranio impulsó el imperio nuclear francés mientras Níger seguía siendo pobre; cómo la nacionalización sacudió la seguridad energética de Europa; y cómo AES, Argelia y Rusia entraron en el nuevo campo de batalla geopolítico del Sahel. Os llevamos a través de la historia, el impacto humano, los actores globales y una audaz visión panafricana parala liberación de recursos. OTRA ÁFRICA ES POSIBLE!
Eléonore Koffi | 1 August 2026 Why is it that Africa continues to suffer from such abject poverty when it is home to such enormous riches? France's continuing prosperity and ability to maintain itself as a ‘leading' country in the world is reliant on the relentless plunder of its former colonies – and it has set up a complex web of financial, political and military mechanisms to ensure the steady flow of loot from west and central African lands into Parisian coffers. The emergence of a sovereign Sahel has seriously undermined this arrangement, and France's imperialist economy is suffering badly as a result. Meanwhile, the desperate attempts to recover this lost paradise are receiving considerable help from France's imperialist allies. In March, 800 French military personnel arrived in the port of Mombasa aboard three warships. They have been gifted a permanent base there by the Nato-allied regime in Nairobi, meaning that Kenya now has three imperialist occupation forces on its territory. ------------------------------------------- Subscribe! Donate! Join us in building a bright future for humanity! www.thecommunists.org www.lalkar.org www.redyouth.org Telegram: t.me/thecommunists Twitter: twitter.com/cpgbml Soundcloud: @proletarianradio Rumble: rumble.com/c/theCommunists Odysee: odysee.com/@proletariantv:2 Facebook: www.facebook.com/cpgbml Online Shop: https://shop.thecommunists.org/ Education Program: https://thecommunists.org/education-programme/ Each one teach one! www.londonworker.org/education-programme/ Join the struggle www.thecommunists.org/join/ Donate: www.thecommunists.org/donate/
La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. À lire aussiMali: à Bamako, le Premier ministre algérien plaide pour un renforcement des relations entre les deux pays
This week's episode features Critical Risk Team partner George McLeod in conversation with host Adrian Pocobelli on recent developments in Africa's Sahel region and in Myanmar. McLeod discusses the unexpected players he sees operating in Burkina Faso, Mali and Niger, and how shifting geopolitical dynamics are affecting mining companies across the region. He also examines the complex situation in Myanmar, a major producer of heavy rare earths, as well as questions surrounding the evolving relationship between India and China in the rare earths sector. All this and more with host Adrian Pocobelli. This week's Spotlight features Kai Hoffmann, CEO of Soar Financial Group and organizer of the Deutsche Goldmesse conference, taking place Nov. 13–14 in Frankfurt, Germany. To learn more about the conference, visit: https://deutschegoldmesse.online/ “Rattlesnake Railroad”, “Big Western Sky”, “Western Adventure” and “Battle on the Western Frontier” by Brett Van Donsel (www.incompetech.com). Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 License creativecommons.org/licenses/by/4.0 Apple Podcasts: https://podcasts.apple.com/ca/podcast/the-northern-miner-podcast/id1099281201 Spotify: https://open.spotify.com/show/78lyjMTRlRwZxQwz2fwQ4K YouTube: https://www.youtube.com/@NorthernMiner Soundcloud: https://soundcloud.com/northern-miner
Au Niger, deux semaines après sa disparition, on est toujours sans nouvelles de notre confrère Moussa Kaka. Mais aujourd'hui, Reporters sans frontières (RSF) parle de « disparition forcée » et dit avoir de bonnes raisons de penser que les autorités militaires de Niamey y sont pour quelque chose. Où en est la liberté de la presse au Niger et dans les deux autres pays du Sahel central, le Mali et le Burkina Faso ? Sadibou Marong est le directeur du bureau de RSF pour l'Afrique subsaharienne. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Depuis maintenant deux semaines notre confrère Moussa Kaka a disparu. Est-ce que vous avez de ses nouvelles ? Sadibou Marong : À ce jour, nous n'avons pas de nouvelles de Moussa et cela fait deux semaines, donc quinze jours, que Moussa Kaka, qui est un journaliste de renom et un des vétérans de la presse au Niger, n'a pas donné signe de vie. Nous estimons que nous sommes désormais dans une situation d'une extrême gravité et sommes légitimement en face d'un cas de disparition forcée, puisque nous avons toutes les raisons de penser que les autorités militaires, ou des éléments qui leur seraient liés, y sont pour quelque chose. En tout état de cause, leur responsabilité est engagée puisque, à ce jour, elles n'ont pas ouvert d'enquête afin de retrouver Moussa et d'établir les circonstances de sa disparition. Les autorités du Niger n'ont même pas communiqué sur cette situation, ce qui agrandit davantage les inquiétudes de la famille de Moussa Kaka et de ses collègues, et de l'ensemble des défenseurs de la liberté d'expression et de la liberté de la presse dans le monde. Le signal, pour nous, est que désormais, personne parmi les journalistes n'est plus à l'abri d'un enlèvement ou d'une disparition forcée, ou d'une arrestation arbitraire. C'est-à-dire que vous pouvez travailler pendant plusieurs heures dans votre rédaction pour informer les citoyens au nom de leur droit à l'information, et à la fin de votre journée, vous devenez victime d'une disparition forcée comme Moussa Kaka. C'est cela qu'il faut dénoncer et c'est cela qu'il faut combattre. Le deuxième signal, tout aussi grave de notre point de vue, est que cette sorte de déresponsabilisation qu'on perçoit quand on voit que cela fait quinze jours, un temps si long, que les autorités militaires qui gèrent le Niger, et qui sont pourtant censées protéger tous les citoyens, y compris Moussa Kaka, continuent d'observer ce silence inquiétant. À lire aussiAu Niger, une dégradation croissante de la liberté de la presse Cette année, le Niger a connu une chute de 37 places dans votre classement Reporters sans frontières de la liberté de la presse dans le monde. Le Niger a reculé à la 120ᵉ place. Pourquoi cette dégradation ? Disons, d'une manière générale, qu'il ne s'agit pas seulement du Niger, mais pour les États de l'AES, de l'Alliance des États du Sahel, il y a des chutes ici ou là, mais la chute la plus grave, 37 places, a été notée au Niger. Le pays a pris un certain nombre de décisions défavorables à la promotion de la liberté de la presse depuis 2025. Il y a d'abord l'utilisation de la loi sur la cybercriminalité, une utilisation, disons, assez abusive pour continuer à détenir des journalistes en prison. En 2025 et jusqu'à récemment, nous avions au moins cinq à six journalistes détenus au Niger. Actuellement, dans le monitoring que nous avons, il y a les cas de Moussa Tchangari, journaliste activiste toujours en prison, de même qu'un autre cas, Serge Mathurin, qui était un présentateur dans un média local, Canal 3. Mais le Niger a connu effectivement la baisse la plus importante au classement mondial de la liberté de la presse, et les journalistes étaient essentiellement poursuivis en vertu de la loi sur la cybercriminalité. Mais au-delà de cela, ce que nous percevons, c'est que c'est aussi un pays où on a eu le développement de cette coopération accrue entre les trois de l'AES, qui se sont dotés de leurs groupes, de leurs propres radios, de leurs télévisions et de leurs agences de presse, et qui ont toujours continué, un peu, à avoir comme objectif d'aligner leurs narratifs de la même manière. Les médias des services publics continuent à travailler pour faire rayonner les narratifs proposés par l'État, et le Niger est en plein dans ce cadre-là. Face à cette situation, on voit que le journalisme de qualité a un peu tendance à régresser et cela joue sur la chute du pays dans le classement mondial de la liberté de la presse. Quel est le reproche fondamental qui est fait dans les trois pays de l'AES, du Sahel central, aux journalistes standards ? Il faut d'abord dire que les coups d'État dans les pays du Sahel central, qui ont donc formé l'alliance des États du Sahel, ont tous été le catalyseur d'importantes violations de la liberté de la presse dans ces pays. On a vu, par exemple, que la notion de journalisme patriotique ou de traitement patriotique de l'information, c'est-à-dire un traitement qui est acquis au pouvoir en place, avait émergé au Mali avec l'arrivée d'Assimi Goïta à l'époque, qui bénéficiait d'un certain élan de solidarité assez populaire et qui s'était même permis de solliciter le soutien des médias à prêcher les bonnes paroles pour, « ne pas démoraliser la population et les forces armées ». Des journalistes pro-junte l'ont vulgarisé par la suite. Mais on l'a vu aussi au Burkina avec une forme encore plus grave, comme le montre la formation, le mois dernier, d'une quarantaine de journalistes à une « immersion patriotique », parce que c'était dans un camp militaire, en présence de deux ministres qui leur demandaient s'ils allaient être des journalistes professionnels ou patriotes, et ils répondaient par l'affirmative. Mais en analysant, on se rend compte d'une chose : les régimes militaires du Sahel veulent imposer une nouvelle forme de l'information qui est fondée sur un principe très simple. C'est-à-dire que si vous avez un narratif favorable au pays, vous êtes avec eux, vous êtes pour eux. Si vous vous efforcez d'être indépendant, vous êtes alors contre eux. L'objectif de ces autorités est donc, que les médias indépendants se taisent, et c'est la raison pour laquelle ils ont suspendu des médias internationaux. Ils ont corsé les processus d'accréditation, comme on est en train de le voir au Niger, en train de s'y préparer avec une nouvelle ordonnance pour les correspondants. Ces autorités ont aussi envoyé des messages de dissuasion à la presse locale. Tous ces paradigmes ont évolué depuis l'année dernière avec ce qu'on peut considérer comme une nouvelle trouvaille : le récit, le narratif souverain, la souveraineté médiatique. Une manière pour eux d'estimer que leurs pays sont trop souvent racontés de l'extérieur par, disons, des voix qui ne sont pas forcément les leurs, qui façonnent certainement négativement leur image. Pour nous, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux de jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles, responsables et dignes d'intérêt. Mais on voit que cela n'est pas le cas. Par exemple, au Mali, les journalistes Chahana Takiou et Abdrahamane Keita ont publiquement challengé les autorités et se sont retrouvés en prison, tout comme Youssouf Sissoko, d'ailleurs. Nous continuons à demander l'abandon des charges et leur libération. C'est cela, un peu, la différence fondamentale. Ces autorités sont dans une dynamique de traitement patriotique de l'information, de contrôle du récit, de contrôle du narratif. Alors que le journalisme en soi, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux, d'accepter qu'ils puissent jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles. Mais si vous n'êtes pas avec eux, si vous faites des critiques, vous êtes pris le lendemain ou le même jour. À lire aussiRSF s'inquiète après la disparition du journaliste Moussa Kaka au Niger Est-ce que Moussa Kaka n'est pas la preuve justement qu'on peut être à la fois un journaliste indépendant et un citoyen patriote qui aime son pays ? Moussa est la preuve de la résilience dans le journalisme tel qu'on le voit. C'est pourquoi il est important de se mobiliser et de se lever pour des journalistes comme Moussa Kaka. Il y en a beaucoup d'autres dans ces pays du Sahel. On sait, par exemple, que Moussa Kaka subissait des pressions de la part des autorités depuis octobre de l'année dernière, puisqu'il a été interpellé avec un certain nombre de journalistes. C'est-à-dire que, de plus en plus, on voit l'émergence d'un nombre important de journalistes qui pensent à faire un journalisme de qualité et un journalisme digne d'intérêt, au nom du droit des populations du Sahel à l'information. Moussa Kaka, pendant près de 30 ans, n'a fait que cela. Et il y en a beaucoup d'autres, malheureusement, qui sont tellement persécutés - qui étaient obligés de se retrouver dans d'autres pays en exil, qui sont allés créer des médias à partir de l'étranger – et d'autres qui sont toujours résilients, et qui restent, et qui continuent à faire un journalisme, et un journalisme de qualité. Pour ces gens-là, il faut se lever pour protéger et accompagner ces gens, pour que le journalisme ne meure pas, pour que le Sahel ne soit pas ce grand trou noir de l'information. Ce que note le tout dernier rapport de WAJSIC (Whistleblowers and Journalists Safety International Center, ou Centre international pour la sécurité des lanceurs d'alerte et des journalistes en français), une ONG qui est basée au Ghana et qui lutte pour la protection des lanceurs d'alerte et des journalistes, c'est qu'à la différence de leurs confrères du Burkina et du Mali, les journalistes du Niger qui sont persécutés ne partent pas en exil. Effectivement, ça nous l'avons documenté et nous le notons. Comparé au niveau assez faible de journalistes du Niger qui ont quitté le pays, il y en a quand même, il y en a un peu, un nombre très petit, qui a été obligé de partir pour ne pas aller en prison, et d'autres qui ont été tellement persécutés qu'ils ont été obligés de faire autre chose que du journalisme, et d'autres qui sont restés malgré les persécutions. Aujourd'hui, si on prend le cas du Burkina Faso, c'est quand même le pays où il y a un nombre extrêmement important de journalistes en exil. Parce que là, le niveau de répression est tellement grave comparé au Mali ou au Niger, même s'il y a des Maliens aussi qui sont partis en exil. Le Burkina Faso a actuellement un nombre important, comme l'a effectivement souligné le dernier rapport, qui est un excellent rapport de WAJSIC et de Sahel Horizon sur le nombre de journalistes en exil. Mais cela, on peut le comprendre parce que c'est le caractère très féroce de la répression des journalistes au Burkina qui l'explique. On avait vu, par exemple, des acteurs non étatiques dans la répression des journalistes, qui avaient joué un rôle négatif. Par exemple au Mali, c'était le collectif de défense des militaires, au Niger, le collectif de soutien au CNSP. Mais au Burkina, par exemple, on voit autre chose, l'émergence de nouveaux acteurs comme les membres du Bataillon d'intervention rapide de la communication, Bir-C, qui en réalité, est une milice numérique qui comprend aussi bien des activistes et des proches du pouvoir, mais qui mène des campagnes de désinformation, de dénigrement et de harcèlement en ligne, contre quiconque ose critiquer les autorités. Les journalistes font partie de ces cibles-là. Donc la répression au Burkina est devenue extraordinairement féroce. On a tous les cas de journalistes portés disparus : Serge Oulon, Moussa Sareba et beaucoup d'autres. C'est quand même le pays le plus difficile dans le Sahel, comparé au Niger, par exemple. Vous êtes le responsable de RSF pour l'Afrique subsaharienne. Vous êtes basé à Dakar, est-ce que vous restez en contact avec les autorités de ces trois pays du Sahel central, afin d'essayer de défendre un espace de liberté en faveur des journalistes ? Tous les jours, nous continuons nos actions de plaidoyer en direction des États du Sahel, avec des engagements réguliers avec les autorités, en utilisant les espaces de discussion existants. Il se trouve souvent aussi que certaines autorités peuvent être fermées au dialogue et aux discussions, mais nous créons toujours le cadre adéquat pour les amener à la discussion. Par exemple, dans le cadre de la mise en œuvre de notre campagne — qui est une campagne dédiée qu'on mène depuis toutes ces années-là –, protéger les journalistes et promouvoir le droit à l'information au Sahel, nous avons soumis aux autorités du Sahel et à certains des autres États la Déclaration pour le droit à l'information au Sahel, que nous avons lancée au siège de l'Union africaine et que nous continuons de présenter aux États pour sa signature. Il y a des pays qui signent, comme par exemple la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, et d'autres pays sahéliens ont signé. Actuellement, l'objectif, c'est de parvenir à faire signer la déclaration par les autorités du Sahel, les autorités de l'AES. Et parallèlement aussi, nous menons des actions de réponse d'urgence en faveur des médias de ces pays, nos soutiens aux radios communautaires, toutes les actions d'assistance aux journalistes en exil, et ceux en détention, et sur telle et telle interpellation ou sur telle et telle violation de liberté de la presse. Est-ce que vous avez des contacts directs avec les autorités du Niger, par exemple, ou du Mali ? Ce qu'on peut dire, c'est qu'elles restent souvent fermées, mais souvent elles communiquent de manière assez laconique. Mais souvent, elles ont une perception qu'on voit un peu cantonnée à ces critiques. Mais pour nous, ce qui est important, notre rôle n'est pas forcément de plaire, mais notre rôle est de servir de société civile, de vigie de société civile africaine dynamique, qui puisse alerter les autorités pour redresser la barre. Et on vient souvent avec des solutions, et c'est ça qui est important, qu'il s'agisse du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de l'ensemble des pays sahéliens.
Proletarian TV | 6 Sept 2026 Comrade Alfredo introduces and opens the founding conference of the Antifascist International, at Bolivar Hall in london on 5th August 2026. This is a movement that addresses a real need - the need for an anti-war movement that is sincere and effective. An anti-war movement that recognises that monopoly capitalism, corporate greed, the imperialist financiers in the city of london and wall street are responsible for all the many fronts of war, of despoliation and plunder, from Gaza to Venezuela, Iran to the Sahel, From Ukraine to Sudan. From Cuba to Korea. A movement that understands and is not afraid to acknowledge that our “Labour” government are hell bent on driving to world war three with Russia and China. That it is “UK Labour” who control the tame opposition, the trade union movement, the astro-turfed fake-left in Britain, and echo and amplify the politics and needs of imperialism, conducting their influence to British workers. A movement that sees that no movement that leads back to “Labour” can be sincere or effective. All the wars and genocides are being perpetrated to further the exploitation of the mass of humanity's working people, and loot the resources of those nations. To make profits for the corporate elite. And every “Labour” MP has sold their sole to the capitalists for their own petty privilege. They are the enemies of the working class and the enemies of humanity. Labour is a party of genocide and war. To join our growing movement, sign up here: https://antifascistinternational.uk More speeches will follow. ---------------------------------- Subscribe! Donate! Join us in building a bright future for humanity! www.thecommunists.org www.lalkar.org www.redyouth.org Telegram: t.me/thecommunists Twitter: twitter.com/cpgbml Soundcloud: @proletarianradio Rumble: rumble.com/c/theCommunists Odysee: odysee.com/@proletariantv:2 Facebook: www.facebook.com/cpgbml Online Shop: https://shop.thecommunists.org/ Education Program: https://thecommunists.org/education-programme/ Each one teach one! www.londonworker.org/education-programme/ Join the struggle www.thecommunists.org/join/ Donate: www.thecommunists.org/donate/
The Ochelli Effect 9-10-2026 Larry HancockNine Eleven, Then and Now(NOTES from Larry) Ill-Prepared: How We Have Unlearned the Lessons of 9/11 https://ourpublicservice.org/know-the-facts/resource-library/reports/ill-prepared-how-we-have-unlearned-the-lessons-of-9-11---This is an excellent AI summaryAI Overview National security experts, intelligence officials, andpublic policy centers are deeply divided on this question, but theconsensus as of 2026 is that while the U.S. is vastly better prepared tostop a complex, large-scale coordinated foreign plot like the originalSeptember 11 attacks, it has simultaneously become more vulnerable to afragmented, tech-driven wave of decentralized terrorism.Why We Are MoreHardened Architecture & Intelligence Sharing: According to the FBI andU.S. Intelligence Community, the government is "way better postured"today due to institutionalized tracking and legal frameworks createdafter 2001. The "siloed" communication between agencies that failed tostop the 9/11 hijackers has been broadly replaced by streamlineddatabases and task forces.Aviation & Border Infrastructure: A repeat of the exact 9/11method—hijacking multiple commercial airliners using rudimentaryweapons—is highly improbable due to reinforced cockpit doors, aggressivepassenger vetting, and advanced biometric screening at borders.Disruption of Foreign Safe Havens: Long-term counterterrorism operationshave severely degraded the capability of core Al-Qaeda and ISIS commandstructures to organize multi-year, internationally coordinatedoperations.Why We Are Less PreparedConversely, a wave of warnings from international think tanks and formerofficials suggest that a mix of complacency, geopolitical shifts, andnew technology has left the country exposed to different, highlyunpredictable dangers:"Institutional Neglect" and Diverted Resources: An extensive report byThe Guardian features experts sounding the alarm over "complacency". Asthe U.S. shifts focus toward Great Power Competition (e.g., tensionswith China and Russia) and experiences internal government shakeups andbudget cuts, core counterterrorism personnel and resources have beenheavily diverted.The Evolution of "Lone Wolf" and Domestic Threats: As detailed by theNew York Daily News, law enforcement is no longer looking forcentralized terrorist networks. Instead, they are fightingself-radicalized lone actors, domestic extremists, and jihadist-inspiredindividuals operating within the U.S., which are significantly harder totrack and intercept.Technological Disruption: Modern terrorists leverage advanced tech,encrypted messaging (like Telegram), artificial intelligence forpropaganda, and commercial drones to plan and execute decentralizedattacks instantly, eliminating the long planning timelines that used totip off intelligence agencies.Global Instability and Geopolitical Catalysts: An assessment publishedby the Council on Foreign Relations (CFR) argues that intense violencein the Middle East has fueled a potent wave of anti-U.S. extremistsentiment.Concurrently, Newsweek reports that Africa's Sahel region has become adangerous new epicenter for active Al-Qaeda and ISIS affiliates largelyoperating outside Washington's primary focus.---Note: none of these exercises cover focused drone attacks or droneswarms on major national targets including those in DC or NYC These are results for what are the current national level red team andpractice drills for major terrorist attacksSearch instead for what are the current national level red team andpractice drills for major terrorist attacksAI OverviewThe primary national-level exercise currently underway is National LevelExercise 2026 (NLE 2026), a major biennial preparedness drill overseenby the Federal Emergency Management Agency (FEMA). Launched in April2026 and concluding in 2027, this massive multi-agency simulationfocuses directly on consequence management coordination followingcritical infrastructure damage caused by cyberattacks facilitated by atransnational terrorist organization. It serves as the primary federalmechanism to stress-test the nation's defense, collaboration, andresponse networks.FEMA.gov +2National-level practice drills and red team programs targeting majorterrorist attacks are structured across several federal pillars:
Se conmemora el vigésimo quinto aniversario de los atentados del 11 de septiembre en Estados Unidos, un acontecimiento que transforma el panorama del yihadismo internacional. La amenaza terrorista se mantiene activa en el Sahel y Asia Central mediante distintas filiales de Al Qaeda y el Estado Islámico, mientras el rey Felipe VI encabeza los actos de homenaje a las víctimas en la base naval de Rota. En clave nacional, la actualidad gira en torno a la crisis migratoria e institucional en Ceuta. La investigación judicial analiza si el Gobierno omite las advertencias preventivas del CNI ante la entrada masiva de personas. Este escenario provoca un cruce de reproches diplomáticos con Marruecos, la dimisión del jefe de gabinete de la delegación del Gobierno ceutí y una preocupante tasa de absentismo escolar en el inicio del curso. Por otro lado, la Dirección General de Tráfico autoriza en Madrid las pruebas pioneras en Europa de taxis autónomos sin conductor de nivel cuatro. Finalmente, ...
Une rupture « historique » pour El Watan, et « inévitable » pour le Jeune Indépendant qui clame que l'Algérie « remet les pendules à l'heure » dans ses relations avec le pays du Golfe. Hier, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la fin des liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Dans la foulée de cette annonce, l'ambassadeur des Émirats a été reçu au siège du ministère où la décision lui a été formellement notifiée. Un délai de 48 heures lui a été accordé pour s'y conformer et quitter le pays. Cette annonce, de la part d'Alger, « est tombée avec la solennité des grands tournants géopolitiques », observe le Jeune Indépendant, qui estime par ailleurs que « le gouvernement algérien a pris la décision radicale de rompre le fil diplomatique qui le liait à Abu Dhabi [...] après avoir longtemps privilégié la voie du dialogue, de la retenue et de la modération ». « Si l'annonce a le caractère abrupt d'une décision d'État, elle s'inscrit dans un processus de détérioration engagé depuis plusieurs années plutôt que dans un incident isolé », relève le Matin d'Algérie. Cette rupture intervient en effet après des années de tensions latentes entre les deux pays « alimentée par les accusations algériennes visant les ingérences des Émirats dans plusieurs pays arabes et africains », rapporte El Watan, qu'il s'agisse du Mali, de la Libye ou du Soudan, mais aussi du Maroc, avec qui Alger a rompu ses liens diplomatiques en 2021. Car le rapprochement des Émirats avec Rabat « alimente depuis longtemps la méfiance algérienne, dans un contexte où le dossier du Sahara occidental demeure l'un des axes structurants de la politique étrangère du pays », analyse le Matin d'Algérie, un rapprochement qui serait « perçu comme visant à affaiblir l'influence algérienne en Afrique du Nord et au Sahel ». Abu Dhabi a depuis répondu à cette annonce de rupture, sur le réseau social X, en disant espérer qu'elle soit temporaire, et rappelle son attachement aux liens qui unissent les deux peuples. Une première dans l'histoire sportive du continent africain Une première historique et olympique : la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) a été allumée à Athènes, berceau antique des Jeux, et elle est ensuite arrivée au Sénégal, pour une tournée de plusieurs semaines dans le pays. Cette flamme, c'est celle des JOJ de Dakar 2026, le premier événement sportif olympique à se dérouler sur le sol africain. À cette occasion, le président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs annoncé que la Fondation nationale Sénégal solidaire, à l'initiative de la Première dame, consacrerait 500 millions de francs CFA aux Jeux, notamment pour permettre à des enfants et des jeunes d'assister aux compétitions. « Mais en politique, les symboles comptent autant que les intentions, nuance le Quotidien, et celui qui se dessine aujourd'hui est pour le moins troublant : acheter des billets pour un événement olympique, au moment même où des milliers de Sénégalais manifestent contre la vie chère ! », s'étonne le journal. « Pour une famille qui peine à payer son loyer, son électricité ou son panier alimentaire, 500 millions de francs CFA [...] représentent plutôt des milliers de repas, des centaines, voire des milliers de bourses ou d'aides sociales. Dakar 2026 peut être une fierté nationale. Mais une fierté nationale ne doit pas devenir une dépense que l'on demande aux citoyens de justifier alors qu'ils peinent déjà à supporter le coût de la vie », alerte le média. Et faire de ces jeux une fierté nationale, c'est bien l'objectif du Sénégal, qui a sorti les grands moyens pour être à la hauteur en termes d'infrastructures d'accueil et de transports. car pour le média en ligne Afrik.com, l'enjeu des JOJ est double pour Dakar : « Il s'agit d'organiser une fête sportive exemplaire, mais aussi de préserver l'image d'un pays d'accueil, capable de conjuguer souveraineté, hospitalité et respect des engagements olympiques ». « En octobre, le Sénégal ne jouera pas seulement son image de grande nation sportive africaine, ajoute le média, il portera aussi une part du rêve olympique du continent. Si l'organisation tient ses promesses, Dakar 2026 pourrait rester comme le moment où l'Afrique a cessé d'attendre les Jeux pour commencer à les accueillir. »
Une rupture « historique » pour El Watan, et « inévitable » pour le Jeune Indépendant qui clame que l'Algérie « remet les pendules à l'heure » dans ses relations avec le pays du Golfe. Hier, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la fin des liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Dans la foulée de cette annonce, l'ambassadeur des Émirats a été reçu au siège du ministère où la décision lui a été formellement notifiée. Un délai de 48 heures lui a été accordé pour s'y conformer et quitter le pays. Cette annonce, de la part d'Alger, « est tombée avec la solennité des grands tournants géopolitiques », observe le Jeune Indépendant, qui estime par ailleurs que « le gouvernement algérien a pris la décision radicale de rompre le fil diplomatique qui le liait à Abu Dhabi [...] après avoir longtemps privilégié la voie du dialogue, de la retenue et de la modération ». « Si l'annonce a le caractère abrupt d'une décision d'État, elle s'inscrit dans un processus de détérioration engagé depuis plusieurs années plutôt que dans un incident isolé », relève le Matin d'Algérie. Cette rupture intervient en effet après des années de tensions latentes entre les deux pays « alimentée par les accusations algériennes visant les ingérences des Émirats dans plusieurs pays arabes et africains », rapporte El Watan, qu'il s'agisse du Mali, de la Libye ou du Soudan, mais aussi du Maroc, avec qui Alger a rompu ses liens diplomatiques en 2021. Car le rapprochement des Émirats avec Rabat « alimente depuis longtemps la méfiance algérienne, dans un contexte où le dossier du Sahara occidental demeure l'un des axes structurants de la politique étrangère du pays », analyse le Matin d'Algérie, un rapprochement qui serait « perçu comme visant à affaiblir l'influence algérienne en Afrique du Nord et au Sahel ». Abu Dhabi a depuis répondu à cette annonce de rupture, sur le réseau social X, en disant espérer qu'elle soit temporaire, et rappelle son attachement aux liens qui unissent les deux peuples. Une première dans l'histoire sportive du continent africain Une première historique et olympique : la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) a été allumée à Athènes, berceau antique des Jeux, et elle est ensuite arrivée au Sénégal, pour une tournée de plusieurs semaines dans le pays. Cette flamme, c'est celle des JOJ de Dakar 2026, le premier événement sportif olympique à se dérouler sur le sol africain. À cette occasion, le président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs annoncé que la Fondation nationale Sénégal solidaire, à l'initiative de la Première dame, consacrerait 500 millions de francs CFA aux Jeux, notamment pour permettre à des enfants et des jeunes d'assister aux compétitions. « Mais en politique, les symboles comptent autant que les intentions, nuance le Quotidien, et celui qui se dessine aujourd'hui est pour le moins troublant : acheter des billets pour un événement olympique, au moment même où des milliers de Sénégalais manifestent contre la vie chère ! », s'étonne le journal. « Pour une famille qui peine à payer son loyer, son électricité ou son panier alimentaire, 500 millions de francs CFA [...] représentent plutôt des milliers de repas, des centaines, voire des milliers de bourses ou d'aides sociales. Dakar 2026 peut être une fierté nationale. Mais une fierté nationale ne doit pas devenir une dépense que l'on demande aux citoyens de justifier alors qu'ils peinent déjà à supporter le coût de la vie », alerte le média. Et faire de ces jeux une fierté nationale, c'est bien l'objectif du Sénégal, qui a sorti les grands moyens pour être à la hauteur en termes d'infrastructures d'accueil et de transports. car pour le média en ligne Afrik.com, l'enjeu des JOJ est double pour Dakar : « Il s'agit d'organiser une fête sportive exemplaire, mais aussi de préserver l'image d'un pays d'accueil, capable de conjuguer souveraineté, hospitalité et respect des engagements olympiques ». « En octobre, le Sénégal ne jouera pas seulement son image de grande nation sportive africaine, ajoute le média, il portera aussi une part du rêve olympique du continent. Si l'organisation tient ses promesses, Dakar 2026 pourrait rester comme le moment où l'Afrique a cessé d'attendre les Jeux pour commencer à les accueillir. »
L'Algérie a annoncé jeudi 10 septembre la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, évoquant des « agissements provocateurs », sans plus de précision. Depuis des années, les relations entre les deux pays se dégradent, Alger accuse Abou Dhabi d'ingérence dans les affaires de plusieurs pays voisins, ce qu'elle considère comme une menace stratégique, en plus de la reconnaissance d'Israël, ni le rapprochement avec le Maroc. Le décryptage de la chercheuse Fatiha Dazi-Héni, spécialiste de la péninsule arabique et du Golfe persique à l'Irsem et enseignante à Sciences-Po Lille.
El 11 de septiembre de 2001 no solo fue el atentado más mortífero de la historia: fue el día en que empezó a resquebrajarse el mundo unipolar que conocíamos. Casi 3.000 muertos en un solo día inauguraron la Guerra contra el Terror, la securitización de nuestras sociedades y dos décadas de intervencionismo en Afganistán e Irak. En este episodio repasamos cómo aquellos atentados dieron alas al yihadismo global, de Al Qaeda al Daesh, aceleraron la erosión del poder estadounidense y sembraron fenómenos que hoy nos resultan cotidianos: el auge de Trump, la supervivencia de Putin, las primaveras árabes o el caos en el Sahel. Libros y series: La torre elevada: Al-Qaeda y los orígenes del 11-S - Lawrence Wright (DeBolsillo) 11-M - Fernando Reinares (Galaxia Gutenberg) Global terrorist threat - Bruce Hoffman y Fernando Reinares (Columbia) La misión. La CIA en el siglo XXI - Tim Weiner (Debate) Generation Kill (2008) Este episodio cuenta con una mención publicitaria de O2.
Au Mali, l'intelligence artificielle (IA) est de plus en plus sollicitée par les belligérants, dans la guerre de propagande, mais aussi dans la guerre des drones. C'est ce que révèle un rapport du Timbuktu Institute publié ce mercredi 9 septembre. Pourquoi l'intelligence artificielle risque-t-elle de faciliter le recrutement de jeunes Sahéliens dans les rangs jihadistes ? Bakary Sambe est directeur du Timbuktu Institute et enseignant-chercheur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. RFI : Vous dites qu'au Mali, les belligérants investissent le champ informationnel et s'approprient de nouveaux outils technologiques. Que leur apporte l'intelligence artificielle ? Bakary Sambe : Ce qu'on observe, c'est que l'intelligence artificielle générative est en train de devenir un nouveau front de la guerre de l'information au Mali. Chacun s'approprie l'outil à sa manière, selon ses moyens, son niveau de sophistication technique et ses objectifs. Avec l'intelligence artificielle sur ce front malien, on passe d'un usage assez artisanal, chez les groupes jihadistes par exemple, à une véritable machine professionnelle du côté des Russes. Du côté des jihadistes du Jnim, vous dites que l'usage de l'intelligence artificielle reste artisanal, mais que celle-ci nourrit quand même des campagnes de propagande ? Absolument. Si je devais résumer, je dirais que l'intelligence artificielle ne crée pas de nouvelles fractures au Mali. Elle amplifie celles qui existaient déjà. Par exemple, comme vous le dites, avec le Jnim, c'est l'usage le plus rudimentaire : des affiches de propagande générées par l'intelligence artificielle diffusées par sa branche médiatique sur Telegram et sur Signal. Donc un peu à l'image de ce qui se faisait déjà du côté de l'État islamique, il y a quelques années, à des fins de propagande et de recrutement. Dans leurs vidéos, les jihadistes du Jnim s'exprimaient jusqu'ici en arabe classique. Qu'est-ce que peut changer l'intelligence artificielle ? C'est vrai que le vrai danger, c'est la personnalisation à grande échelle des profils ciblés pour le recrutement djihadiste. Aujourd'hui, avec la traduction automatique par l'intelligence artificielle, un groupe comme le Jnim décline un message de recrutement en une quinzaine de langues du Sahel : le fulfulde, le bambara, le wolof, le tamasheq. Surtout, on peut adapter le discours selon le public visé. C'est-à-dire : un message sur la fierté pastorale pour les jeunes Peuls, un message sur la dignité sociale pour les jeunes urbains marginalisés... Et avec le doublage vocal, aujourd'hui, on peut même toucher des populations qui ne savent ni lire ni écrire, qui étaient jusqu'ici hors de portée de la propagande écrite. Du côté des indépendantistes du FLA, le Front de libération de l'Azawad, vous dites que l'intelligence artificielle permet de créer des personnages synthétiques. Quels personnages, par exemple ? Oui, le Front de libération de l'Azawad, lui, joue plutôt la carte de la décentralisation. On trouve des personnages entièrement synthétiques sur TikTok, par exemple, comme ce fameux compte « Azzghim ». Ces comptes sont relayés et amplifiés par tout un réseau de comptes, qui se renvoient la balle pour humaniser la cause de l'Azawad. Comment ces personnages synthétiques s'invitent-ils dans les faits de guerre de ces dernières années ? On pense, par exemple, à la bataille de Tinzaouatène en juillet 2024. Ces personnages sont utilisés selon les objectifs des belligérants. Par exemple, durant cette bataille de Tinzaouatène, il y avait des personnages manipulés, des personnages qui peuvent crier victoire, des personnages qui peuvent donner l'impression que la bataille était gagnée. Cela se fait du côté du FLA. Mais la propagande, elle, est encore d'une autre ampleur si l'on se penche sur le cas de l'Africa Corps russe. Du côté des Forces armées maliennes, les FAMa, et des paramilitaires russes de l'Africa Corps, qu'apporte l'intelligence artificielle de plus à des acteurs qui font déjà une propagande très sophistiquée sur Internet depuis plusieurs années ? Le cas de l'Africa Corps est sans doute le cas le mieux documenté de toute l'étude. L'Africa Corps s'appuie sur un relais médiatique African Initiative qui a été identifié comme le sous-traitant d'une opération baptisée « AI-Freak ». Un rapport conjoint a été publié par le renseignement britannique, mais aussi le service extérieur européen. Cette opération a notamment utilisé récemment des modèles OpenAI pour inventer de toutes pièces un faux commentateur universitaire censé diffuser un narratif pro-Kremlin sur le Mali. Le fil remonte jusqu'au réseau de l'ex-chef de Wagner, Evgueni Prigojine. Ce n'est pas un cas isolé du tout. On parle de 19 campagnes de désinformation russes qui ont été recensées depuis 2018 au Mali, au Burkina Faso et au Niger, produites, je cite, à une échelle industrielle. Avec l'IA, la désinformation russe change complètement d'échelle. On passe de l'artisanat à l'industrie, avec le déni plausible en prime. L'intelligence artificielle permet-elle aux paramilitaires russes de l'Africa Corps de transformer la défaite militaire de Kidal, le 25 avril dernier, en victoire informationnelle sur Internet ? Absolument. C'est ce qui s'est passé. Avec des deepfakes qui sont documentés, avec des campagnes coordonnées. Passant sous silence certaines choses comme la négociation entamée par les Russes de l'Africa Corps lors de l'offensive du FLA et du Jnim, lors des offensives comme à Tessalit, etc. C'est tout un autre narratif fondé sur la création de personnages, la diffusion de deepfakes, de la part de l'Africa Corps, qui montrent toujours l'Africa Corps dans une bonne posture, pour montrer bonne figure, pour ne pas perdre la face dans cette bataille. Vous dites que les paramilitaires russes convoquent l'intelligence artificielle pour affirmer que la France et l'Ukraine ont soutenu et équipé les assaillants du Jnim et du FLA pendant la bataille de Kidal du 25 avril ? Absolument. C'est tout le narratif sur l'implication de forces extérieures qui veulent nuire au Mali, en citant la France et l'Ukraine, pour montrer qu'il y a un complot extérieur contre le Mali, en relayant le discours officiel sur le terrain, mais aussi en rajoutant ce narratif qui permet de justifier la présence de l'Africa Corps comme un groupe paramilitaire qui est là pour protéger le Mali et protéger, en plus, les régimes de l'Alliance des États du Sahel. Vous dites que l'intelligence artificielle est utilisée dans la guerre informationnelle. Mais n'intervient-elle pas aussi dans la guerre tout court, dans la guerre qui tue, dans la guerre qui fait des morts et notamment dans la manipulation des drones kamikazes ? Absolument. On a vu récemment, rien que dans la récente crise au Niger, l'importance des drones kamikazes dans le dispositif sécuritaire dans ces pays. Aujourd'hui, la manipulation des drones prend toute une autre tournure avec les possibilités qu'offre l'intelligence artificielle sur le plan technologique, mais aussi sur le plan informationnel. Parce que la guerre ne se passe pas sur le champ de bataille, mais se passe par cette guerre des algorithmes. Vous dites qu'avec l'intelligence artificielle, il est plus facile, notamment pour les paramilitaires russes, de repérer des cibles dans le Nord-Mali et de faciliter les attaques des drones ? Absolument. L'intelligence artificielle permet aux paramilitaires de doubler leurs forces, de repérer des cibles, mais, hélas, a aussi causé beaucoup de bavures et beaucoup de dégâts. Notamment dans les massacres de certaines communautés, y compris parfois contre des non-combattants et contre les populations civiles. Pourquoi dites-vous que l'intelligence artificielle est un multiplicateur de forces ? C'est un multiplicateur de forces, notamment de forces communicationnelles. C'est-à-dire que, par exemple, le jihadisme de demain ne va plus recruter en masse. Il va recruter personne par personne et sur mesure, ce que n'offraient pas les canaux de communication officiels, avec le doublage des messages via les différentes langues du Sahel. C'est un multiplicateur de forces communicationnelles, mais aussi avec le ciblage, l'usage des drones, cela devient un multiplicateur de forces sur le plan militaire. À lire aussiMali: le Timbuktu Institute analyse l'intégration de l'intelligence artificielle dans la guerre informationnelle
Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d'une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey. Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d'hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée. Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise. En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l'information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'ont pas annoncé la date d'une éventuelle audience au fond ». Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu'ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l'impossible. Ils ont été accusés d'avoir violé le périmètre de leur zone d'intervention autorisée et d'avoir menti sur l'utilisation d'un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu'un maintien en détention n'était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d'une décision de liberté provisoire. » Tensions entre Paris et Lomé… « En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu'il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l'Ouest, s'est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l'Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l'ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d'une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d'exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l'armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu'au Mali, où environ 2 500 militaires russes d'Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. » Sans nouvelles de Moussa Kaka au Niger À la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu'en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l'ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. » Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s'est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d'établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l'interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. » En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d'Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. » Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
The UN Analytical Support and Sanctions Monitoring Team's latest 1267 report traces a $50 million ransom from JNIM in the Sahel to Al Qaeda's senior leadership, puts the Islamic State at a “lower ebb” after the killing of two of its deputy leaders, and finds that about two-thirds of both jihadist groups' fighters are now in Africa. It also draws attention to risks from cross-border hostilities between Afghanistan and Pakistan and from jihadists released en masse from detention in Syria.Generation Jihad guest host Edmund Fitton-Brown, FDD senior fellow and former coordinator of the UN Monitoring Team, talks with Colin Smith, the Monitoring Team's current coordinator, about what the latest release shows about Al Qaeda, the Islamic State, and their affiliates, plus how the report is built and the challenges of keeping the spotlight on jihadist groups. Colin also explains the background to the UN's counterterrorism work, including his own team and the wider UN CT architecture.https://documents.un.org/doc/undoc/gen/n26/171/00/pdf/n2617100.pdf
We look at Niger to understand Moscow’s continuing military role in the region. Plus: Hagen’s CEO Tim Schroeder on Danish coffee culture, the art of cartography and Monocle’s Quality of Life Conference in Lisbon.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Le calme est revenu à Niamey, après la mutinerie qui a secoué la capitale du Niger samedi 29 août. Des militaires rebelles ont tenté de s'emparer du palais présidentiel et de la télévision nationale avant de se retrancher dans la base militaire de l'aéroport. Le régime a finalement repris le contrôle de la situation et procédé à des dizaines d'interpellations. Aucun bilan officiel n'a, pour l'heure, été publié. Mais une question se pose : pourquoi aucun des pays de l'AES n'est venu en aide au Niger ? Quel a été le rôle d'Africa Corps dans le rétablissement de la situation ? Avec Serge Daniel, correspondant de RFI au Sahel.
« Au village d'Aït Idris, commune de Taskriout, à 60 km à l'est de de Béjaïa : une scène difficile à soutenir, relate TSA Algérie. Celle d'une septuagénaire au regard désabusé, qui se tient debout au milieu des décombres noircis de ce qui fut sa maison, son foyer, sa vie et dont plus rien ne subsiste hormis les murs calcinés et des amas de cendres. Meubles, vêtements, photos, argent, ustensiles du cuisine… tous les biens accumulés au fil des années sont partis en fumée, en quelques minutes lors des derniers incendies qui ont endeuillé les wilayas de Bejaia, de Jijel et de Tizi-Ouzou. "Je n'ai plus rien, plus rien ! Je suis veuve, je souffre d'une maladie cardiaque, et mes bêtes, dont je tirais ma subsistance, ont été brûlées. Où puiser le courage pour faire face à cette situation ? Avec quoi je vais réparer tout ça ?", lance la vielle femme, le regard perdu dans les vestiges de son foyer réduit en cendres. » À lire aussiIncendies en Algérie: les autorités déclarent trois jours de deuil national Quel bilan ? « Six jours après le départ des premiers feux dans les zones montagneuses de Béjaïa, de Tizi Ouzou et de Jijel, le bilan officiel reste figé à douze morts, pointe Jeune Afrique. Bien que la Protection civile ait revu ce chiffre à la hausse, la présidence de la République a imposé un black-out : aucune institution, aucun responsable ni aucun média n'est autorisé à contester le chiffre officiel. Cette censure vise à dissimuler l'ampleur des pertes humaines pour ne pas assumer le fiasco politique d'un plan anti-incendie encensé au début de l'été. (…) Pourtant, poursuit Jeune Afrique, les témoignages des habitants de la région de Jijel, les textes postés sur les réseaux sociaux ainsi que les listes publiées par les hôpitaux et les mairies concordent : les victimes se comptent par centaines. Vendredi dernier, des sources proches du ministère de la Défense confiaient que le bilan provisoire était de 385 morts, sans compter les nombreux disparus. » Au total, près de 200 incendies ont éclaté ces derniers jours en Algérie. Les autorités affirment que la plupart sont d'origine criminelle. Conséquence, relève Afrik.com, « le président Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la modification du Code pénal avant le 15 septembre afin de rétablir la peine de mort, avec exécution, pour les personnes impliquées dans des incendies volontaires. » À lire aussiAlgérie: le président veut faire appliquer la peine de mort contre les pyromanes Alger : un soutien militaire direct et assumé au Niger L'Algérie toujours, dans un tout autre domaine. L'Algérie a « franchi un cap militaire au Sahel », avec un soutien direct aux autorités nigériennes… C'est ce que relève Le Point Afrique. L'Algérie a en effet envoyé à Niamey quatre avions de chasse Sukhoï au lendemain de la tentative de coup de force d'une partie de l'armée. Cela « confirme bien un soutien militaire algérien visible et assumé au profit du pouvoir de Niamey, commente Le Point Afrique. Ce soutien s'inscrit aussi dans un dispositif nigérien où les forces russes d'Africa Corps occupent déjà une place importante, mais aucune coordination entre Alger et Moscou n'a été officiellement établie. (…) Traditionnellement, rappelle Le Point Afrique, l'Algérie privilégie, au Sahel, la non-ingérence, la médiation et une coopération sécuritaire discrète. Son influence reposait surtout sur les leviers des services de renseignement, la diplomatie parallèle, l'arbitrage avec les mouvements armés et les réseaux de notables, de confréries religieuses et d'élites tribales. Cette fois, Alger a donc choisi un soutien militaire visible, médiatisé et assumé. » Intérêts économiques… Commentaire d'El Moudjahid à Alger : « L'enjeu est d'autant plus important, que plusieurs projets structurants reposent sur un environnement régional stable. Le gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l'Algérie via le Niger, l'interconnexion dorsale de fibre optique, la route transsaharienne destinée à faciliter les échanges, les zones de libre-échange et d'autres initiatives d'intégration régionale constituent autant de leviers de développement, dont la réalisation suppose un climat de sécurité et de stabilité. L'Algérie, qui œuvre, depuis des années, en faveur d'une Afrique prospère, intégrée et pacifique, a tout intérêt, affirme encore le quotidien proche du pouvoir, à préserver les conditions permettant à ces projets de voir le jour et de produire leurs effets au bénéfice des populations. » À lire aussiPour étendre son influence au Sahel, l'Algérie utilise «sa force militaire» et son capital «pétrole»
On Food Talk with Dani Nierenberg, Dani speaks with Alice C. Hill, the David M. Rubenstein Senior Fellow for Energy and the Environment at the Council on Foreign Relations, for Part 6 of Food Tank's series exploring the far-reaching impacts of dismantling the U.S. Agency for International Development. They discuss how USAID's closure is impacting climate risk, the decisions we need to make now to keep communities safe in the future, and staying optimistic by pushing forward work that matters. Plus, FEWS NET stops reporting on three "hunger hotspot" countries, land restoration efforts around the world continue to grow, new research reveals it may be getting easier to hold fossil fuel companies accountable, U.S. farmers struggle to access resources, and the African Sahel region is seeing more water than it has in decades. While you're listening, subscribe, rate, and review the show; it would mean the world to us to have your feedback. You can listen to "Food Talk with Dani Nierenberg" wherever you consume your podcasts.
Le Premier ministre malien était en visite à Alger le lundi 24 août pour renforcer la coopération entre les deux pays, après plusieurs mois de brouille diplomatique. Pourquoi Alger et Bamako reprennent-ils le dialogue ? Cette visite permettra-t-elle de dénouer la crise sécuritaire au nord du Mali, plus de deux ans après la fin de l'Accord d'Alger pour la paix ? Peut-il y avoir un impact concret sur la situation sécuritaire au Mali ? Avec Serge Daniel, correspondant de RFI au Sahel.
US President Donald Trump's senior Africa envoy has asked the UN to extend its arms embargo from Darfur to all of Sudan, amid a recent escalation in the conflict. Now in its fourth year, the war in Sudan has killed tens of thousands of people and forced 14 million more to flee their homes. An arms embargo covering the Darfur region has been in place for more than two decades - and will expire next month if not amended or renewed. And, following immense drought and land degradation in the Sahel region, restoration efforts have begun aimed at helping vulnerable groups who are battling the impact of climate change in the region.Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Bella Twine, Blessing Aderogba and Helen Oyibo Senior Producer: Charles Gitonga Technical Producer: David Nzau Editors: Daniel Dadzie and Maryam Abdalla
Condecoração reconhece proposta de restaurar 2 milhões de hectares do Cerrado brasileiro até 2030, além de projetos na Arábia Saudita e no Sahel; benefícios incluem fortalecimento da produtividade, recuperação de paisagens e da vida selvagem, qualidade do ar e geração de empregos.
Hội nghị lần thứ 17 của Liên Hiệp Quốc (COP17) về Chống Sa mạc hóa đang diễn ra từ ngày 17 đến 28/08/2026 tại Ulan Bator, thủ đô của Mông Cổ. Hội nghị quy tụ 197 quốc gia và tổ chức khu vực nhằm giải quyết vấn đề phục hồi đất đai và chống hạn hán. COP17 về Chống sa mạc hóa diễn ra trong khuôn khổ Năm Quốc tế về Đồng cỏ và Chăn nuôi Du mục. Đồng cỏ là những vùng đất tự nhiên rộng lớn, không canh tác, chủ yếu được sử dụng để chăn thả gia súc, bao phủ hơn một nửa diện tích đất liền của Trái Đất và trực tiếp hỗ trợ sinh kế cho khoảng 500 triệu người. Chăn nuôi du mục hay chăn thả tự do cũng là một vấn đề trọng tâm tại hội nghị COP lần này. Đây là phương thức chăn nuôi quảng canh, dựa vào việc gia súc ăn cỏ tự nhiên trên đồng cỏ và thường có đặc điểm là tính di động của người chăn nuôi và đàn gia súc. Do 2026 là Năm Quốc tế Du mục, cho nên tại Triển lãm Nông nghiệp Quốc tế Paris ( 27/02 - 07/03/2026 ), Trung tâm Hợp tác Quốc tế về Nghiên cứu Nông nghiệp vì Sự Phát triển ( CIRAD ) của Pháp cùng với Cơ quan Phát triển Pháp ( AFD ) đã chọn chăn nuôi du mục là chủ đề chính, nhằm quảng bá rộng rãi hơn một hình thức chăn nuôi còn rất phổ biến ở nhiều nước, trong đó có cả Việt Nam, nhưng cho tới nay ít được giới nghiên cứu và các chính quyền để ý đến. Trả lời RFI Việt ngữ tại Triển lãm Nông nghiệp, kỹ sư nông học Guillaume Duteurtre, nhà nghiên cứu tại trung tâm CIRAD, cho biết : “Năm quốc tế này là cơ hội để giới thiệu những gì chúng tôi đang làm trong lĩnh vực này cho CIRAD và AFD, và đặc biệt là tham gia vào các hoạt động vận động, chiến dịch nâng cao nhận thức và các sự kiện giúp thúc đẩy phát triển chăn nuôi du mục ở các quốc gia mà chúng tôi hoạt động. Trên hành tinh của chúng ta, chăn thả du mục hiện diện ở mọi vĩ độ. Từ các vĩ độ phía bắc với việc chăn nuôi tuần lộc, đến các vĩ độ nhiệt đới và thậm chí cả xích đạo với chăn nuôi gia súc, tức là ở vùng thảo nguyên. Đó là một hệ thống chăn nuôi gia súc và một lối sống của khoảng 500 triệu người trên toàn thế giới, dựa trên việc sử dụng thảm thực vật tự nhiên. Chủ yếu đó là chăn nuôi gia súc, động vật nhai lại, nhưng cũng bao gồm cả chăn nuôi lạc đà, và đôi khi cả ngựa nữa, như ở Mông Cổ, nơi mà ngựa có vai trò rất quan trọng. Đó là một hệ thống giúp cho nhiều cộng đồng kiếm sống từ hoạt động thường được liên kết với nông nghiệp. Chăn thả kết hợp với nông nghiệp cũng là một hệ thống cho phép sử dụng bền vững các khu vực rừng nơi động vật được chăn thả. Trong ngành chăn thả kết hợp lâm nghiệp ( sylviopastoralisme ), chúng ta cũng có thể sử dụng các sản phẩm từ rừng. Ở châu Âu, rõ ràng đây là một hệ thống quan trọng, đặc biệt là ở các vùng núi. Nhưng ở các quốc gia nhiệt đới mà CIRAD hoạt động, đây là một hệ thống có tính cấu trúc đặc biệt đối với các vùng lãnh thổ. Người ta ước tính rằng, trên toàn thế giới, đồng cỏ – những vùng đất rộng lớn với thảm thực vật tự nhiên – chiếm khoảng 45% diện tích đất liền của Trái đất. Đây là những vùng lãnh thổ khổng lồ.” Ngành chăn nuôi du mục hiện đang phải đối mặt với những thách thức nào do tác động của biến đổi khí hậu, vốn đang ngày càng làm giảm diện tích đất có thảm thực vật? Kỹ sư Guillaume Duteurtre giải thích : “Tác động của biến đổi khí hậu khác nhau tùy thuộc vào từng khu vực. Những gì đang xảy ra ở Siberia không giống với những gì đang xảy ra ngay giữa vùng Sahel ( Châu Phi ). Vì vậy, phải tính đến bối cảnh địa phương. Ví dụ chúng tôi đã thực hiện rất nhiều nghiên cứu ở Tây Phi và vùng Sahel. Chúng tôi nhận thấy lượng mưa đang tăng lên do biến đổi khí hậu, nhưng được phân bổ không đồng nhất giữa các mùa và trong suốt các năm. Do đó, các hệ thống này đang chịu áp lực do sự bất thường này. Chúng tôi cũng nhận thấy nhiệt độ đang tăng lên ở khu vực Sahel. Điều này gây thêm áp lực lên vật nuôi. Do lượng mưa đang tăng lên và được phân bổ không đều, cho nên đã xảy ra một số trận lũ lụt và các hiện tượng thời tiết cực đoan, dẫn đến cái chết của động vật. Ví dụ, trong mùa mưa vừa qua ở Sahel, đã có nhiều động vật bị chết đuối. Đó là bối cảnh khí hậu chung. Vì vậy, khó khăn nằm ở việc thích ứng với những thay đổi này, đồng thời cũng thích ứng với những thay đổi khác. Thay đổi lớn đầu tiên tất nhiên là sự gia tăng diện tích đất canh tác và sự gia tăng số lượng động vật. Với sự gia tăng dân số, áp lực từ thị trường thịt và sữa, thế giới ngày càng có nhiều động vật hơn, trong khi không gian sống ngày càng ít hơn. Vì vậy, đó là hạn chế đầu tiên: có sự căng thẳng cả về đồng cỏ chăn thả và đường đi của động vật, hành lang tiếp cận sông ngòi, nguồn nước uống, hành lang tiếp cận khu vực trú ẩn, v.v. Và hiện nay còn có một sự thay đổi lớn khác đang diễn ra: Trong khuôn khổ Công ước Liên Hiệp Quốc về Đa dạng sinh học, các quốc gia cam kết sẽ tăng diện tích các khu bảo tồn, các khu vực bảo vệ thiên nhiên.” Riêng ở Việt Nam hiện nay, chăn thả tự do vẫn là một trong 3 phương thức chăn nuôi phổ biến cùng với chăn nuôi bán công nghiệp và chăn nuôi theo kiểu công nghiệp. Phương thức chăn thả tự do có những lợi thế, như tận dụng được nguồn thức ăn tự nhiên, phụ phẩm nông nghiệp, vật nuôi cho chất lượng thịt săn chắc, thơm ngon, nhưng phương thức này lại có nhược điểm là phụ thuộc rất nhiều vào điều kiện tự nhiên, quy mô nuôi đàn chỉ ở mức vừa phải, và nhất là khó kiểm soát dịch bệnh. Vấn đề đang được đặt ra đối với những vùng vẫn còn tồn tại phương thức chăn thả như ở tỉnh Điện Biên ở miền bắc Việt Nam, đó là phải làm sao giảm thiểu xung đột giữa phương thức chăn nuôi này với việc bảo tồn đa dạng sinh học. Trung tâm CIRAD đã có những hoạt động để hỗ trợ nông dân vùng núi miền bắc Việt Nam chuyển từ chăn thả tự nhiên sang canh tác sinh thái và chăn nuôi, theo lời kỹ sư Guillaume Duteurtre : “Trung tâm CIRAD đã làm việc từ nhiều năm qua ở Việt Nam, đặc biệt là các vùng núi phía Bắc, về hệ thống canh tác sinh thái và chăn nuôi, mà theo truyền thống thường được tích hợp cao, với một ít ruộng lúa, một vài cây ăn quả, một số ao hồ và một đàn gia súc nhỏ như dê hoặc bò. Trong lĩnh vực này, chúng tôi đang hợp tác với các tổ chức nghiên cứu của Việt Nam và bộ Nông Nghiệp và Phát Triển Nông Thôn để khuyến khích các hệ thống nông nghiệp sinh thái và thúc đẩy các phương pháp quản lý môi trường để sản xuất nhưng vẫn tôn trọng môi trường. Có những thách thức đáng kể liên quan đến tình trạng xói mòn sườn dốc ở khu vực phía Bắc Việt Nam này, do việc chuyên canh cây trồng, đặc biệt là ngô và sắn. Do đó, chúng tôi đang làm việc với tất cả các đối tác về các hệ thống canh tác và chăn nuôi tích hợp để sản xuất ngô và sắn đồng thời bao gồm cả chăn nuôi. Vì vậy, lợi thế của việc chăn nuôi gia súc ở khu vực này là có thể tận dụng được diện tích rừng, rất rộng lớn do các quy định rất nghiêm ngặt về bảo tồn rừng cộng đồng và rừng sản xuất. Gia súc có thể giúp nâng cao giá trị của các khu vực rừng này khi được chăn thả, bởi vì chúng không chỉ ăn cỏ mà còn ăn rất nhiều lá cây. Và trên hết, chúng tôi sẽ cố gắng thúc đẩy việc sử dụng phân chuồng để duy trì độ phì nhiêu của đất tại các vườn cây ăn quả và các khu rừng trồng để bán. Đó là một quan hệ đối tác rất tốt và chúng tôi đang cố gắng đo lường lợi ích môi trường của các hệ thống nông nghiệp và chăn nuôi tích hợp này, vốn đã rất quen thuộc với thế hệ những người lớn tuổi trong cộng đồng, ít nhất là những người lớn tuổi trong khu vực đó. Chúng tôi đang so sánh những lợi ích môi trường này với lợi ích kinh tế để giúp ra quyết định về các chính sách phát triển.” Trong khuôn khổ các hoạt động ở Việt Nam, trung tâm CIRAD đã tham gia vào Dự án Chuyển đổi hệ thống Nông nghiệp sinh thái và Thực phẩm an toàn (ASSET), tại 2 tỉnh Sơn La và Điện Biên, từ năm 2021. Với tài trợ của Cơ quan Phát triển Pháp (AFD), Liên Hiệp Châu Âu (EU) và Quỹ Môi trường toàn cầu của Pháp (FFEM), dự án ASSET hướng tới mục tiêu thúc đẩy hệ thống nông nghiệp sinh thái, nâng cao an toàn thực phẩm và phát triển sinh kế bền vững. Kỹ sư Guillaume Duteurtre cho biết : “Chúng tôi làm việc trước hết với chính quyền địa phương, những người đảm trách việc hỗ trợ sự phát triển này và rất nhiệt tình tham gia vào các cơ chế tham gia, trong đó chúng tôi thảo luận với đại diện của nông dân để xác định phương pháp tiếp cận tốt nhất cho từng khu vực. Chúng tôi cũng hợp tác với lãnh đạo các tổ chức quần chúng, vốn được tổ chức rất chặt chẽ ở Việt Nam, đại diện cho nông dân, gia đình họ và các hội phụ nữ, để cố gắng nâng cao nhận thức trong cộng đồng về các hệ thống này, đôi khi phức tạp hơn hệ thống chuyên canh, độc canh, nhưng về lâu dài lại bền vững và có khả năng chống chịu tốt hơn nhiều. Chúng tôi có một số kinh nghiệm rất tốt về dự báo, tức là các kịch bản tương lai mà chúng tôi cố gắng phát triển tại địa phương ở cấp xã với các cộng đồng cư dân này để dự trù trong những năm nào chúng ta sẽ chuyên canh cây mắc ca, liệu chúng ta có thúc đẩy chăn thả gia súc trong vườn mắc ca hay không, liệu chúng ta có khuyến khích sản xuất thịt khô để thúc đẩy ngành chăn nuôi bò zebu hoặc lợn hay không, v.v. Đây là những kinh nghiệm về đổi mới thông qua hợp tác, một cách thức nghiên cứu mới đối với chúng tôi cùng với các đồng nghiệp nghiên cứu của Việt Nam. Chúng tôi vừa mới hoàn thành một dự án rất lớn, kéo dài 5 năm do Liên Hiệp Châu Âu tài trợ, tại khu vực Điện Biên, nơi chúng tôi đã hợp tác rộng rãi với nhiều sắc tộc thiểu số trong khu vực. Hiện tại chúng tôi đang xem xét các dự án nhằm thúc đẩy nền kinh tế tuần hoàn, tức là tái chế sinh khối thông qua các hệ thống canh tác hỗn hợp. Vì vậy, hiện tại chúng tôi đang xây dựng một dự án lớn với nhiều đối tác về kinh tế tuần hoàn, đây là một cách tiếp cận khác biệt hơn đối với phát triển nông nghiệp hiện nay, đặc biệt là ở những vùng lãnh thổ dễ bị tổn thương này.” Vào tháng 10 năm ngoái, trung tâm CIRAD cùng với Viện Khoa học Nông nghiệp Việt Nam và Tổ chức GRET Viện đã tổ chức hội thảo để tổng kết việc thực hiện dự án ASSET tại Điện Biên. Các bên đánh giá dự án này đã đạt những kết quả tích cực đó là làm thay đổi phương thức sản xuất từ chăn thả, bán chăn thả sang chăn nuôi có quản lý, kiểm soát.
The summer of 2026 burned the largest wildfire in Spain's recorded history and the largest France has seen since the Second World War. June's heat killed more than 10,000 people across Europe. A heat dome held North Africa and the Sahel above 45°C for days. In Assam, the Brahmaputra put 700,000 people out of their homes.But it was in the United States, in its hottest month in 132 years of records, that climate reporting found its biggest audience of the summer, in the least likely slot imaginable.Footballers at the FIFA Men's World Cup had to stop mid-half to drink, cool down and put on ice vests. Two US broadcasters held the rights to those three minutes. One sold them to advertisers. The other used them to explain why the players were stopping at all. This week Christiana Figueres speaks with Vanessa Hauc, Emmy award-winning anchor at Noticias Telemundo and creator of its climate unit, Planeta Tierra. Vanessa got Telemundo to hand her time during the hydration breaks. Forty seconds, Saudi Aramco's branding in shot, to tell viewers why the players needed to stop. While competitors sold advertising slots generating an estimated $1bn globally, millions tuned in to Vanessa explaining how human-driven climate change, caused by burning fossil fuels, was responsible for the crisis.Tom Rivett-Carnac and Paul Dickinson join Christiana to pick apart why simply reporting a hotter world is still treated as a provocation, and the three of them take stock of a summer of record heat, Spain's tumbling power prices and the case for telling the economic story better.What does it take to reach people who will never open a scientific paper but will not miss a match? And why is telling it like it is still the risky option?Plus, a first look at the next three episodes. Tom has been somewhere that holds the best and the worst of this transition at once. Stay tuned for the end of the episode.Learn More⚽ Read Climate Change Big Player at FIFA World Cup 2026, the World Weather Attribution study Vanessa's team built the reporting on
Recorded live at SOMA 26Pierre Pasquier (France) and his German counterpart deliver a clear-eyed assessment of how European military medical systems are preparing for large-scale combat operations and major engagements, drawing heavily on lessons from Ukraine. They examine the scale of expected casualties, the return of mass-casualty and prolonged-care realities, the threat of multi-drug-resistant organisms, the vulnerability of medical treatment facilities to deliberate attacks, and the urgent need for true multinational interoperability. The discussion covers doctrine updates, shared training, data collaboration, civilian-military integration, and the strategic value of medical readiness as a deterrent. Sponsored by the Special Operations Medical Association.Key TakeawaysUkraine has demonstrated casualty rates of several hundred per day—orders of magnitude higher than Iraq/Afghanistan—requiring European medical systems to plan for mass casualties, prolonged field care at scale, and significant disease/non-battle injury burdens, including older soldiers with chronic conditions.Multi-drug-resistant bacteria are already arriving in European hospitals via Ukrainian patients; mass-casualty flows will amplify this biosecurity challenge and demand coordinated infection-control strategies.Systematic attacks on healthcare facilities necessitate a shift to flexible, mobile, low-signature medical treatment facilities that can hide and defend themselves—something current large Role 1–3 structures are not yet optimized for.Lessons from long-evacuation environments (e.g., Sahel) must now be scaled from a handful of patients to dozens or hundreds simultaneously; prolonged care is no longer an exception but a planning assumption.True interoperability requires shared language, clear capability definitions across nations, joint data collection and analysis, and training that moves beyond parallel national exercises to actual patient and team cross-flow.Germany is positioned as a key NATO medical hub for strategic evacuation; France is actively building civilian-military pathways so that civilian systems can absorb returning casualties while military teams remain forward.Medical superiority and demonstrated preparedness function as a strategic deterrent; “stronger together” through SOMA, CMC, shared science, and multinational training is essential.Chapters00:00 – Introduction and European context01:50 – Ukraine as the current laboratory and weekly French/German learning process03:10 – NATO Eastern Front realities and multinational medical challenges05:00 – Casualty rate comparisons: WWII → Ukraine and implications for doctrine07:00 – Disease, non-battle injury, and the multi-drug-resistant bacteria threat09:50 – Attacks on healthcare facilities and the need for mobile, low-signature MTFs12:20 – Lessons from the Sahel: prolonged care scaled for LSCO14:50 – Interoperability experience and the value of shared data and science17:40 – Changing mindsets, nomenclature, and national doctrines (French Sauvetage au Combat update)21:40 – Training together: Vigorous Warrior and the next steps for joint exercises23:10 – Strategic MEDEVAC, Germany as hub, and civilian-military integration25:10 – Take-home messages: new/old challenges, medical superiority as deterrent, stronger together27:20 – Q&A: hospital capacity concerns and integrating U.S. physician assistants
Au Tchad, le pouvoir veut tourner la page des tensions politiques. Succès Masra, l'ancien Premier ministre et principal opposant au président Mahamat Idriss Déby, vient d'être gracié après plusieurs mois de prison. À peine libéré, il propose un gouvernement d'union nationale, mais cette proposition « n'est pas du tout à l'ordre du jour » pour les autorités, répond le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Gassim Cherif Mahamat. RFI : Il y a quelques jours encore, Succès Masra, ex-Premier ministre et chef du principal parti d'opposition, a été gracié avec huit autres opposants. Il a proposé sur France 24 ce week-end la mise en place d'un gouvernement d'union nationale. Vous vous êtes dit ouvert. Qu'est-ce que cela signifie ? Est-ce que vous êtes prêt à recevoir succès Masra pour en discuter ? Gassim Cherif Mahamat : Tout d'abord, nous nous réjouissons de la nouvelle de la grâce de Succès Masra et d'autres leaders du GCAP. C'est un regroupement d'acteurs politiques qui ont tous été graciés par le chef de l'État lors de la fête de l'indépendance. Donc, ce geste entre en résonance avec sa volonté de décrisper la situation politique dans notre pays, d'ouvrir la géopolitique et de donner la chance à la réconciliation et à la paix dans notre pays. À lire aussiTchad: l'ex-Premier ministre et opposant Succès Masra gracié par le président Déby et libéré Maintenant, en ce qui concerne Succès Masra, le chef de l'État a fait un message dimanche 16 août en disant qu'il renouvelle sa confiance au gouvernement actuel et au Premier ministre, l'ambassadeur Allamaye Halina. Donc, la question du partage du pouvoir ou du gouvernement d'union nationale n'est pas du tout à l'ordre du jour. Succès Masra est un citoyen tchadien, il peut jouir de ses droits comme tout le monde. Mais pour le moment, dans l'agenda du président de la République, il n'est pas question d'un gouvernement d'union nationale ou d'un partage du pouvoir, parce qu'il a été élu par le peuple tchadien sur la base d'un programme. Et on doit conduire ce programme sur les cinq années à venir. Cela veut-il dire que le gouvernement, aujourd'hui, ne considère pas Succès Masra comme un interlocuteur politique ? Il le considère comme un interlocuteur politique, comme tout autre. Mais ce n'est pas à Succès Masra d'imposer son agenda, d'imposer le tempo, et je ne vois pas en quoi, ni au nom de quelle exigence ou légitimité politique il peut imposer un gouvernement d'union nationale. Je pense que c'est quelque chose qui n'est pas réaliste dans les faits parce que parfois on peut dire des choses mais qui ne répondent pas aux faits. Et dans les faits, Succès Masra n'est pas le chef de file de l'opposition, il n'est pas opposant. Je suis désolé de vous corriger, il a été le dernier Premier ministre avant d'aller en prison. Maintenant, il y a un chef de file de l'opposition qui est l'ex-Premier ministre, Pahimi Padacké Albert, qui se retrouve dans ce qu'on appelle le cadre de dialogue politique et dans lequel vous avez des partis de l'opposition et des partis de la majorité. Donc, je ne sais pas sur quelle base il prétend être opposant, en quoi il a le monopole de l'opposition, puisque l'opposition est représentée à l'Assemblée nationale et au Sénat à travers des députés et des sénateurs. Il y a aussi des conseillers provinciaux et des conseillers municipaux. Donc, je ne vois pas en quoi Succès Masra aurait la légitimité et puis le monopole de l'opposition. La grâce a été présentée, effectivement, vous l'avez dit, comme un geste de réconciliation nationale. Est-ce que cette réconciliation doit maintenant se traduire par d'autres gestes politiques ? Quelle va être la prochaine étape politique de cette réconciliation après ces grâces ? Écoutez, il y a quelques voix qui s'élèvent pour demander une amnistie, parce que la grâce n'absout pas tout et n'efface pas la condamnation. C'est ça la différence avec l'amnistie. Donc, il y a quelques opposants qui demandent l'amnistie. Et ça, c'est le chef de l'État qui va examiner cette situation. Il prendra la décision en temps voulu. Qu'est-ce que vous attendez finalement de ces opposants que vous avez graciés ? Est-ce que vous attendez d'eux qu'ils participent justement à cette réconciliation nationale ? Bien sûr, je veux qu'ils y participent, qu'ils exercent leur travail. En tout cas, qu'ils prennent leur place d'opposants. Nous sommes un régime, un gouvernement ouvert à la critique, à l'opposition. Tant que c'est une opposition constructive avec des idées qui peuvent nous aider à avancer. Mais, souvent on se jette dans les invectives, dans les discours un peu radicaux, avec des accents un peu régionalistes, un peu confessionnels, etc. Je pense que cette posture doit changer. Nous sommes une jeune démocratie qui se consolide et on doit faire attention à certains discours de haine et de division. Parmi les autres grandes actualités qui concernent le Tchad, récemment. Le Tchad a annoncé son retrait de la Cour pénale internationale fin juillet. Qu'est ce qui a changé en 2026 pour que le Tchad décide finalement de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) ? C'est un examen que le gouvernement tchadien a fait sur des années. Nous nous sommes questionnés sur l'utilité d'abord de la CPI vis-à-vis de notre pays et vis-à-vis de l'Afrique de manière générale. Nous estimons que la CPI est injuste envers les Africains. Il n'y a aucun autre chef d'État qui a été condamné, si ce n'est un chef d'État africain. On est dans une logique souverainiste. Ça, nous l'assumons entièrement. Il n'y a pas que le Tchad, mais aussi d'autres pays du Sahel. En Afrique, c'est un mouvement global de fond qui s'exprime. Ce regain de souverainisme et cette lutte contre le néocolonialisme, c'est quelque chose qui irrigue notre société, qui irrigue nos gouvernements. C'est cela qui nous a conduits à quitter la CPI. Sur quels mécanismes existants peuvent s'appuyer aujourd'hui les victimes qui auraient voulu saisir la CPI ? Nous avons une justice qui est indépendante et nous entendons encore renforcer son indépendance. Par exemple, aujourd'hui au Tchad, le président de la République ne nomme plus le président de la magistrature suprême. La justice est indépendante, les institutions fonctionnent. Et puis, il y a un mécanisme au niveau de l'Union africaine qui est là, la Cour de justice de l'Union africaine. Je pense, à mon avis, qu'il faut renforcer cette cour pour régler nos problèmes africains, nos problèmes au niveau de notre continent. À lire aussiLe Tchad annonce son retrait de la CPI, dont il dénonce une justice «à géométrie variable»
A viral interview raises an uncomfortable question: what does it mean when a high-profile US political influencer sits down with a commander tied to the Azov movement and the “clean up the optics” answer is basically no? We take that clip seriously, not as clickbait, but as a window into how the Ukraine war is sold to the public, how propaganda works when facts are inconvenient, and why the neo-Nazi imagery controversy never actually went away. From there, we pull on a bigger thread that keeps showing up in foreign policy: the push to connect wars into one narrative. We talk about the incentives for Ukraine to tie itself to an Iran-centered conflict, what Israel's leadership may want, and how US priorities shift when munitions, media attention, and political will are finite. We also dig into the hard part that rarely gets discussed honestly: even if you think a war is provoked or justified, what is the endgame, and what happens to public opinion when strikes land inside Russia? We then pivot to US politics and the pro-Israel lobby ecosystem, reacting to John Fetterman's meeting with Benjamin Netanyahu and what that symbolism says about party discipline, image management, and who gets rewarded. After that, we highlight journalist Sam Husseini confronting Chuck Schumer, and why real accountability often only happens when someone is willing to get shoved out of the room for asking the question. Finally, we unpack the “Morocco invaded Spain” claim by looking at Ceuta, asylum pathways, Abraham Accords-era leverage, spyware, and how migration routes tie back to destabilization across North Africa and the Sahel. If you care about Ukraine, Gaza, Iran, NATO, and the Israel lobby, this conversation connects the dots. Subscribe, share the show, and leave a review with the part you think the media is getting most wrong.
Un an après son arrestation à Bamako et sa condamnation à 20 ans de réclusion pour « atteinte à la sûreté de l'État », un agent français de la DGSE, Yann Vézilier, a été gracié par le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, et a regagné Paris. Comment expliquer cette décision ? Dans son communiqué, le gouvernement malien remercie un « pays frère » qui aurait contribué à la libération du Français. De qui pourrait-il s'agir ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.
Tensions géopolitiques, commerce international, souveraineté, nouvelles technologies, transition énergétique, matières premières, emploi, formation et inégalités : cette saison, « Éco d'ici, Éco d'ailleurs » et « Le grand invité de l'économie RFI - Jeune Afrique » a donné la parole à des dirigeants, entrepreneurs, experts et décideurs pour décrypter les grandes transformations en cours entre Afrique, Europe et reste du monde. Voici une sélection de certains des entretiens les plus marquants. Retrouvez ici nos invités en vidéo Grégory Clerc : Castel mise sur l'Afrique et la décentralisation Directeur général du groupe Castel depuis 2023, Grégory Clerc est revenu sur la transformation d'un groupe mondial du vin et des boissons, particulièrement implanté en Afrique. Au-delà de la gouvernance et de la succession au sein du groupe, il a défendu une stratégie fondée sur la croissance africaine et sur la capacité de Castel à s'adapter à un continent en pleine mutation. L'un des points forts de son intervention concerne l'organisation du groupe : Grégory Clerc revendique un modèle largement décentralisé, laissant une importante marge de décision aux filiales et à leurs dirigeants. Une manière, selon lui, de rester au plus près des réalités locales et de préserver l'agilité du groupe. Autre enjeu majeur : la sécurité. Malgré les difficultés rencontrées dans certains pays du Sahel, en République démocratique du Congo ou en Centrafrique, Castel n'envisage pas de retrait de ses marchés africains. Le groupe assume une stratégie de long terme fondée sur la connaissance du terrain et la résilience. Alahassane Diakité : le cacao ivoirien face à la volatilité des marchés La crise du cacao a constitué l'un des grands sujets agricoles de la saison. Alahassane Diakité, directeur général de la Maison du Cacao et de Diakité Cocoa Products, a livré son analyse d'une filière confrontée à la volatilité des cours, à la spéculation, aux stocks et aux difficultés rencontrées par les producteurs ivoiriens. Pour lui, l'une des réponses passe par l'accélération de la transformation locale. La Côte d'Ivoire compte déjà plusieurs usines de transformation et l'objectif affiché est d'augmenter encore cette capacité afin de contribuer à stabiliser la filière et à créer davantage de valeur sur place. Autre combat : permettre aux producteurs et aux coopératives d'accéder davantage aux marchés à terme et de mieux maîtriser leurs risques. Une question essentielle dans une filière exposée aux mouvements des marchés internationaux et aux stratégies des grands négociants. L'entretien a également porté sur la gouvernance de la filière et sur la nécessité, selon Alahassane Diakité, de maintenir le débat sur le cacao à distance des affrontements politiques. Une position qui prend une dimension régionale alors que la Côte d'Ivoire et le Ghana, deux poids lourds mondiaux du cacao, cherchent à renforcer leur coopération pour peser davantage sur les marchés internationaux. Athina Argyriou : l'automobile européenne face aux offensives chinoise et américaine L'industrie automobile est elle aussi au cœur des bouleversements mondiaux. Athina Argyriou, déléguée générale de la CSIAM (Chambre Syndicale Internationale de l'Automobile et du Motocycle), a analysé la montée en puissance des constructeurs chinois, la politique protectionniste américaine et les difficultés auxquelles les constructeurs européens doivent répondre. Elle souligne notamment les atouts industriels de la Chine : une importante capacité d'ingénierie, un effort considérable de recherche et développement et un appareil industriel capable de mettre rapidement de nouveaux produits sur le marché. Face à cette concurrence, elle met en garde contre la tentation européenne du protectionnisme. Pour elle, la compétitivité passe davantage par le maintien d'une base industrielle solide, l'innovation et l'indépendance énergétique. La transition vers la voiture électrique constitue évidemment l'un des grands enjeux. Athena Argyriou estime que le choix américain de ralentir cette évolution risque de pénaliser l'industrie des États-Unis elle-même, tandis que l'Europe doit continuer à investir dans cette transformation pour préserver sa compétitivité. Baba Hady Thiam : Simandou, le pari minier de la Guinée Avec Baba Hady Thiam, avocat d'affaires franco-guinéen, l'émission s'est penchée sur l'un des projets miniers les plus importants du continent : Simandou. Un projet intégré associant extraction de minerai de fer, infrastructures ferroviaires, installations portuaires et transformation locale. Pour la Guinée, l'enjeu dépasse largement l'exploitation du minerai. Simandou doit devenir un catalyseur permettant de développer d'autres secteurs de l'économie et de sortir du piège traditionnel de la dépendance aux matières premières. Baba Hady Thiam insiste cependant sur une condition essentielle : la réussite dépendra de la capacité à exécuter concrètement les plans annoncés. L'autre grand sujet est celui du contenu local. L'enjeu ne doit pas simplement être de fixer des pourcentages minimums d'emplois ou de contrats attribués aux entreprises nationales. Il doit, selon lui, permettre une véritable montée en gamme des compétences locales afin que les entreprises guinéennes soient capables, demain, de prendre en charge des projets de plus en plus complexes. Amal El Fallah Seghrouchni : construire une souveraineté numérique africaine L'intelligence artificielle et la souveraineté numérique ont occupé une place centrale dans la saison. À Marrakech, à l'occasion du Gitex Africa 2026, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre marocaine chargée de la transition numérique, a défendu une vision d'une IA souveraine et durable. La souveraineté ne se résume pas au stockage des données. Elle suppose également des infrastructures, des capacités de calcul, des datacenters, une connectivité et surtout une réglementation capable de protéger les données et d'encadrer leur utilisation. La ministre marocaine plaide également pour une coopération accrue entre les pays africains. Plutôt que de reproduire les modèles européens ou asiatiques, elle défend une « troisième voie » africaine de l'intelligence artificielle et de la technologie, fondée sur le partage des données, des talents et des capacités de calcul. El Mouhoub Mouhoud : immigration, école et mobilité sociale L'économiste El Mouhoub Mouhoud, spécialiste de la mondialisation et président de l'université PSL, a abordé l'économie à travers son propre parcours et son ouvrage « Le Prénom ». Son intervention a permis de revenir sur l'immigration économique, mais aussi sur la réussite scolaire des enfants issus de l'immigration. Il dénonce une vision du débat public qui se concentre sur les situations les plus visibles, qu'il s'agisse de la délinquance ou des réussites sportives, en oubliant la masse de jeunes issus de l'immigration qui réussissent par l'école. L'apprentissage apparaît à ses yeux comme un outil particulièrement efficace contre les discriminations à l'embauche : une fois les jeunes présents dans l'entreprise, leurs compétences peuvent s'exprimer concrètement et les préjugés liés au nom ou au territoire peuvent reculer. Il invite également à dépasser l'idée d'une méritocratie selon laquelle la réussite ne dépendrait que de la volonté individuelle. L'accès à l'école, la transmission familiale, le goût de l'effort et les conditions sociales jouent un rôle déterminant dans les trajectoires. Thierry Marx : immigration, emploi et transmission des savoir-faire Pour clôturer cette sélection, Thierry Marx a apporté son regard de chef cuisinier et de président de l'Union des métiers de l'hôtellerie et de la restauration. Son parcours personnel, marqué par une scolarité difficile avant de devenir l'un des grands chefs français, a servi de point de départ à une réflexion sur la formation, l'apprentissage et l'immigration économique. Dans un secteur qui emploie une importante proportion de travailleurs issus de l'immigration, Thierry Marx insiste sur les situations concrètes des personnes formées et employées dans l'hôtellerie-restauration, notamment celles qui peuvent se retrouver confrontées à des difficultés administratives après leur apprentissage. La transmission est également au cœur de son intervention. Pour Thierry Marx, former ne consiste pas à reproduire mécaniquement un modèle : transmettre un savoir-faire doit permettre à celui qui apprend de devenir autonome, de développer sa curiosité et, à son tour, de transmettre.
Today, Les and John sit down with Tibor Nagy, former Assistant Secretary of State for African Affairs and former Ambassador to Ethiopia and Guinea, to examine a fundamental shift in how Washington is approaching Sub-Saharan Africa. The Trump administration has broken from decades of aid-and-democracy-driven policy, positioning trade, investment, and strategic partnerships at the center of its Africa agenda — but ambitious intentions have run headlong into a hollowed-out diplomatic infrastructure, ambassador vacancies, and the chaotic dismantling of USAID.What does the collapse of the Sahel and the catastrophic conflict in Sudan reveal about the limits of drive-by diplomacy? Can the administration's business-first model deliver the jobs that Africa's exploding youth population desperately needs, or will poor implementation undermine the strategy before it takes root? With Gulf states, Turkey, and China all vying for influence across the continent, how should Washington prioritize its limited bandwidth — and where does competing with Beijing actually make sense?Check out the answers to these questions and more in this episode of Fault Lines.@lestermunson@johnclipsey@TiborPNagyJrLike what we're doing here? Be sure to rate, review, and subscribe. And don't forget to follow @faultlines_pod and @masonnatsec on Twitter!We are also on YouTube; watch today's episode here: Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
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University of Wisconsin-Madison's former Middle Eastern Studies Associate Director Jennifer Loewenstein: Trump Flounders as Iran Takes Initiative in His Reckless and Destabilizing WarJacobin Staff Writer Branko Marcetic: Progressive Democrats' Primary Election Wins Stoke Corporate Democrat BacklashThe Sentencing Project's Senior Research Analyst Josh Rovner: Opposition to U.S. Youth Life Without Parole Sentences Drives Campaign for ReformBob Nixon's Under-reported News Summary• After US attack on Iran, did China's halving its oil purchases prop up global markets?• Climate change bringing water to drought-stricken Sahel area in Sahara Desert• Democrat wins could break GOP veto-proof supermajorities in state legislaturesVisit our website at BTLonline.org for more information, in-depth interviews, related links, transcripts and subscribe to our BTL Weekly Summary and/or podcasts. New episodes every Wednesday at 12 noon ET, website updated Wednesdays after 4 p.m. ETProduced by Squeaky Wheel Productions: Scott Harris, Melinda Tuhus, Bob Nixon, Anna Manzo, Susan Bramhall, Jeff Yates and Mary Hunt. Theme music by Richard Hill and Mikata.
Au Mali, le célèbre chroniqueur Youssouf Bathily, dit Ras Bath, et l'activiste Rose, connue pour ses prises de position contre la vie chère, comparaissent depuis lundi 10 août devant la cour d'appel de Bamako pour « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l'État, de ses institutions et de ses gouvernants ». À l'ouverture du procès, tous deux ont rejeté les accusations. Sur quoi ces accusations reposent-elles ? Que risquent-ils ? Pourquoi cette affaire suscite-t-elle autant de réactions au Mali ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.
L'Algérie annonce avoir pris en charge Ulumaskan Sinan, ressortissant allemand kidnappé au Niger par un groupe criminel armé, il y a plus de deux semaines, récupéré lors d'une opération menée par ses services de sécurité dans la région sahélienne. Déjà en janvier 2025, les autorités algériennes ont permis la libération d'un autre otage, un ressortissant espagnol, Gilbert Navarro, capturé dans le sud du Niger avant d'être emmené au Mali. Comment expliquer qu'Alger parvienne à libérer ces otages ? Le pays est-il en train de devenir un acteur clé pour ce type d'opérations dans la région ? Avec Kader Abderrahim, maître de conférence à Sciences Po. Il est l'auteur de Géopolitique de l'Algérie, aux éditions Bibliomonde.
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Après 15 mois de crise diplomatique, l'Algérie et le Mali amorcent un rapprochement. Ce lundi 10 août, le Premier ministre algérien a invité son homologue malien à Alger, après le retour de l'ambassadeur malien dans la capitale algérienne début juillet. Des gestes qui démontrent un réchauffement des relations, après la grave crise provoquée en 2025 par la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne. Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne, est au micro de RFI. Pourquoi ce rapprochement maintenant ? Et quels sont, pour Alger comme pour Bamako, les enjeux de ce nouveau dialogue au Sahel et dans le Sahara ? RFI : Ce lundi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a invité son homologue malien à venir en Algérie pour une rencontre de haut niveau. Début juillet, Bamako avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger. Pourquoi ce rapprochement entre les deux pays intervient-il maintenant ? Qu'est-ce qui a rendu possible ce dégel ? Pierre Vermeren : Oui, vous avez raison. Et Alger envoie un ambassadeur aussi très expérimenté à Bamako... Je crois qu'il faut prendre en compte, un peu comme dans le cas de la crise avec l'Espagne, même si ça paraît loin, la situation du Sahara occidental qui va être discutée à l'ONU en septembre. Je pense que l'Algérie veut reconstituer un front d'alliés pour faire face à cette question, à l'offensive marocaine, qui promet d'être soutenue par les grandes puissances et qui vise à régler le dossier saharien. Donc, Alger se doit de renouer avec ses voisins. Alors bien sûr, il y a des raisons locales. Ce n'est pas que de la raison liée à l'ONU, avec des raisons internationales. Mais je pense que cette question onusienne liée au dossier saharien est très importante, aussi bien pour Rabat que pour Alger. Maintenant, en un mot sur la cause locale. Il y a un an, la crise était montée entre Alger et le régime de Bamako, alors même que les deux s'étaient alliés pour chasser l'opération Barkhane et la France il y a quelques années grâce à leurs amis russes. Mais entre-temps, il y a eu une sorte de retournement d'alliance où les Russes et Bamako se sont retournés contre Alger en l'accusant de « soutenir » les groupes terroristes. Le Mali avait même accusé à l'ONU l'Algérie de soutenir le terrorisme au Sahara. Donc, c'est une situation qui n'est pas acceptable à long terme pour Alger. Et on voit aujourd'hui les relations reprendre sur une base assainie, nous dit-on... Vous venez de le rappeler, les relations entre Alger et Bamako avaient été très dégradées. Est-ce que ces différends importants sont réellement dépassés aujourd'hui ? Écoutez, le régime de Bamako, toujours allié aux Russes apparemment sur place, combat durement et difficilement ces groupes. Et ces groupes, Alger a toujours eu des liens avec eux directement, ou plutôt peut-être indirectement. Alger se veut un peu comme le protecteur des Touaregs, mais de là à ce qu'il y ait une forme d'hégémonie régionale des Touaregs maliens qui se retournent contre Bamako et au fond qui créent un foyer de déstabilisation pour la région, je pense que ce n'est pas quelque chose qui intéresse Alger, qui veut toujours plutôt avoir des groupes sous sa tutelle et pas forcément qui s'autonomisent. Il y a d'autres ingérences dans la région, il y a les pays du Moyen-Orient, il y a le Maroc, il y a forcément les pressions américaines aussi. Donc, tout ça incite finalement Alger à revenir, à reprendre langue avec le régime de Bamako, qui manifestement est plutôt dans de bonnes dispositions, d'autant plus que ses amis russes ne tiennent pas forcément leurs promesses sur place. Vous l'avez mentionné, l'Algérie a longtemps été un médiateur entre Bamako et les groupes armés du Nord. Est-ce qu'elle peut retrouver aujourd'hui ce rôle de médiateur justement, et pas seulement d'ailleurs avec le Mali ? Oui, c'est assez naturel dans la mesure où Alger est une puissance centrale au Sahara. C'est même la puissance centrale au Sahara, dans tout l'ouest de l'Afrique, et qu'elle dispose du plus grand domaine touareg dans son grand Sud, et que les Touaregs maliens, comme d'ailleurs ceux du Niger souvent, ont des passeports algériens. Donc il y a une circulation qui est très ancienne. Tamanrasset est un peu une des capitales de toute cette région. Alger ne veut évidemment pas que ses voisins, tout simplement, lui tournent le dos, parce que pour elle, c'est aussi une question intérieure. Et en plus, elle a des accords avec ses voisins, elle a des ambitions économiques, avec le projet d'oléoduc au Sahara qui pourrait éventuellement passer par le Niger. Tout ça, évidemment, exige une forme de paix et de bonnes relations avec ses voisins. Par quel levier l'Algérie cherche-t-elle à reconquérir son influence au Sahel ? Quels sont les secteurs les plus stratégiques pour Alger ? Alors, Alger est confrontée à des puissances islamiques. Le Maroc use beaucoup de son crédit confrérique dans la région, de la statue du Commandeur des croyants très ancienne qui est à l'origine d'ailleurs de l'islamisation d'une partie de cette région. Et puis il y a l'influence des monarchies aussi, du Golfe, voire des Turcs qui, eux, agissent par des réseaux salafistes plutôt. Et Alger ne peut pas utiliser ce capital religieux, même si la religion n'est jamais loin - parce qu'il y a aussi des confréries en Algérie, évidemment. Mais surtout, Alger va utiliser sa force militaire, sa situation géostratégique et axer sur ce qu'elle peut faire. Par exemple, elle vient d'offrir des hélicoptères au Niger. Il faut rappeler qu'Alger est la première puissance militaire de la région, de très loin, qu'elle a un budget militaire considérable et qu'elle peut apparaître comme une force de stabilisation, de sécurisation et aider des régimes comme celui de Bamako ou du Niger aussi, qui n'ont pas beaucoup de moyens. Il y a une disproportion tellement grande entre l'armée algérienne et ses voisines du Sud qu'Alger, évidemment, va utiliser sa force -pétrole aussi peut-être- mais surtout sa force militaire et géostratégique pour jouer la force de stabilisation. Ce n'est pas le même plan évidemment que le plan religieux de ses adversaires. À lire aussiRapprochement entre le Mali et l'Algérie: «Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal»
Send us Fan MailEurope looks peaceful right up until you inventory what's actually ready to fight. After spending months in Europe, Professor Andrew Michta joins us to lay out a sober strategic picture: a continent still disarmed, a defense industrial base that will take years to rebuild, and a NATO alliance split by radically different threat perceptions from the Baltic Sea to the Sahel.We get specific about what modern war is teaching in Ukraine. Drones are changing everything, but Andrew explains why tanks and armor still matter because wars are ultimately decided by mobility and control of terrain. The real breakthrough, he argues, is not just more unmanned systems, but restoring maneuver through electronic warfare and spectrum dominance so soldiers can move without being hunted on a transparent battlefield. We also unpack the hard math behind “arrow vs arrow” economics and what that means for sustainable deterrence.From there, we zoom out to NATO's Eastern Flank Deterrence Initiative and the urgent need for allies to take ownership with concrete regional planning, exercises, and capabilities. Andrew connects that to a bigger US problem: a crisis of simultaneity across Europe, the Indo-Pacific, the Middle East, and Korea, at a time when force structure and supply chains are stretched thin. We close with a plainspoken answer to the question many Americans ask: why should anyone in a town far from Europe care about Poland, Finland, or the Baltics? Because Europe and Eurasia shape US prosperity, shipping lanes, and homeland security, and because strong alliances are how democracies avoid fighting alone.If this conversation sharpens your thinking, subscribe, share it with a friend, and leave a review so more people can find the show.
The US is losing leverage in Somalia — and may be about to repeat the mistake in Mali. Bill Roggio and Caleb Weiss, a Long War Journal editor and a senior analyst at the Bridgeway Foundation, break down why Washington's frustration with Mogadishu is putting critical African Union support at risk, what that means for Al Shabaab's grip on southern Somalia, and whether Puntland and Emirati-backed forces can hold the line without it.They also discuss Mali, where renewed US airstrikes against JNIM raise a familiar question: what do strikes accomplish without a ground strategy or political reform? Bill and Caleb trace the pattern across the Sahel before tackling the bigger debate over whether Al Qaeda is dead or everywhere, and why our visibility into the network may be at an all-time low.
Join us for an unmissable celebration of Black August with Griot Baba Lumumba, a respected member of the Council of Elders at Umoja House in Washington, DC. This influential council is at the forefront of championing community issues, and Baba Lumumba will powerfully spotlight the legacy and significance of the Black Panther Party for Self-Defense—a movement that continues to inspire the ongoing fight for justice and empowerment in our community. We’re also honored to welcome former New York Lawmaker Charles Barron. He’ll break down the pivotal Democratic primary races in Missouri and Michigan and deliver a crucial update on the Sahel nations’ courageous struggle for autonomy—issues that shape our world today. The Multi-talented researcher Keidi Awaudu will also discuss his book GAME THEORY FOR MASTER'S LEVEL STUDY: Mastering Moves, Outsmarting Opponents, and Winning the Future.See omnystudio.com/listener for privacy information.
L'ONG Human Rights Watch a enquêté sur les frappes aériennes menées par Africa Corps à Kyrnia, dans la région de Mopti. Ces frappes, survenues le 15 juin dernier, ont tué huit civils. Selon l'organisation, aucun combattant du JNIM ne figure parmi les victimes, contrairement aux affirmations des partenaires russes de l'armée malienne. L'autrice de cette enquête, Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel chez Human Rights Watch, était l'invitée du Journal de l'Afrique.
Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C'est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l'AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.
En visite éclair à Bamako, Bassirou Diomaye Faye a assuré au général Assimi Goïta que le Sénégal était « disponible » pour « accompagner le Mali », notamment dans la lutte contre le terrorisme qui frappe la frontière commune. Président en exercice de la Cédéao, le chef de l'État sénégalais a toutefois soigneusement évité de mentionner l'organisation ouest-africaine, que les pays de l'AES ont quittée en janvier 2025. Comment cette coopération bilatérale entre le Sénégal et le Mali peut‑elle se construire en dehors de la Cédéao ? Le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient-ils réintégrer la Cédéao sous l'impulsion sénégalaise ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.
In this episode of AIDS 2060, Ben explores how the climate crisis may disrupt the global HIV response with diplomat, author, and podcaster Arthur Snell, marking the U.S. launch of Snell's book Elemental: The New Geography of Climate Change and How We Survive It. They discuss climate-driven population movements globally (from the Sahel to Central America and even within the U.S.), the political rise of hard-line migration policies, and how populism and disinformation can undermine science-based health and climate action. Snell outlines Africa's potential as an energy superpower through critical minerals, agriculture, and renewable electricity exports enabled by new transmission technology, while Ben notes HIV risks linked to large male workforces and urban migration. The conversation also covers wildfire-related health impacts, pandemic risks from warming and thawing regions, and the need to rebuild trust and plan for food security and mobility beyond 2030. 00:00 Climate Crisis Meets HIV 01:29 Introducing Arthur Snell 02:10 Snell's Diplomatic Journey 06:20 Surviving a Hotter World 09:02 Climate Migration Goes Global 13:37 Heat and Relocation in the West 17:35 Africa's Energy Opportunity 20:44 Renewables and Global Power Grids 25:02 HIV Risks in New Economies 27:31 Populism and Misinformation 29:29 Populism Meets Denial 30:32 Net Zero Under Attack 32:09 Disaster Spin Machine 34:17 HIV Echoes Populism 37:01 Brexit Lessons on Emotion 39:13 Wildfires Health Toll 42:35 Firefighting and Solidarity 44:21 Thawing Ice Pandemic Risk 47:47 Trust Over Technocracy 50:46 Mobility Food and Futures 02:18 Closing Thanks and Next Steps Check out Arthur's Book: Elemental: The New Geography of Climate Change and How We Survive it https://www.londonreviewbookshop.co.uk/stock/elemental-the-new-geography-of-climate-change-and-how-we-survive-it-the-first-comprehensive-account-of-the-geopolitics-of-climate-change-arthu Check out Ben's Substack: https://substack.com/@benplumley1 Join the Conversation! How do you see the future of global health unfolding? Share your thoughts in the comments! Subscribe & Stay Updated: Listen on Spotify, Apple Podcasts, or your favorite podcast platform. Watch on YouTube & subscribe for more in-depth global health.