Ecoclimatic and biogeographic transition zone in Africa
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MURMUN 2026 es una iniciativa pionera liderada por alumnos del Grado en Relaciones Internacionales del Centro Universitario The Open Faculty, sede de la Facultad de Turismo de la Universidad de Murcia. Durante el evento, estudiantes procedentes de diversas instituciones españolas simularán el funcionamiento de órganos como el Consejo de Seguridad y la Asamblea General, abordando temas críticos que incluyen el terrorismo en el Sahel, la ciberdefensa y la trata de personas. Esta experiencia académica busca convertir a Murcia en un referente de talento joven, permitiendo a los participantes desarrollar competencias esenciales como la negociación, el pensamiento crítico y la resolución de conflictos, a la vez que se fomentan los valores de la diplomacia y la cooperación internacional.
À l'issue de son 39e sommet, l'Union africaine a révélé sa nouvelle stratégie vis-à-vis des pays de l'Alliance des États du Sahel : tout en rappelant l'impératif du retour à l'ordre constitutionnel, priorité est clairement donnée au soutien à la lutte antiterroriste au Mali, Niger et Burkina Faso. Cette stratégie de l'Union africaine est-elle la bonne ? L'ancien ministre malien Housseini Amion Guindo, farouche opposant des militaires au pouvoir à Bamako, président du parti Codem et du mouvement Jigiya Kura, désormais dissous (comme toutes les organisations politiques du Mali) est le Grand invité Afrique de David Baché. RFI : L'Union africaine prône toujours le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, au Niger et au Burkina, mais donne clairement la priorité, désormais, au soutien à la lutte antiterroriste de ces trois États. On ne sait pas encore comment. Est-ce que c'est une bonne stratégie ? Housseini Amion Guindo : L'Union africaine fait une très mauvaise appréciation des problèmes du Mali. Réduire, aujourd'hui, le problème du Mali à la lutte contre le terrorisme, c'est se tromper. Au Mali, nous avons un problème de dialogue national, nous avons un problème de rébellion séparatiste, des tensions intercommunautaires, des partis politiques qui sont dissous... Donc, le problème du Mali, il est global. Il ne peut pas être circonscrit à un problème de lutte contre le terrorisme. Je pense que ce discours de l'Union africaine contredit les principes mêmes de l'Union africaine : des principes de légitimité, d'ordre constitutionnel, de droits humains. C'est sur cette base que l'Union africaine a été constituée. Mais l'Union africaine n'est pas constituée pour lutter contre le terrorisme, pour soutenir des régimes qui essaient de vivre de ce terrorisme. Donc ce que vous dites, c'est que ces régimes qui, dans leur discours officiel, se maintiennent au pouvoir justement pour lutter contre les groupes terroristes, cette approche de l'Union africaine, ça les conforte d'une certaine manière ? Bien entendu. C'est pourquoi j'ai dit que l'Union africaine, par cette déclaration, trahit ses principes et apporte un soutien étrange. Il est important pour l'Union africaine de chercher d'abord à comprendre le problème malien en particulier, et celui du Sahel en général. Ce n'est pas seulement le terrorisme, il y a des questions de légitimité. Mais la réalité du terrain est visible. En dépit du discours officiel des régimes en place, la progression territoriale, le renforcement des groupes jihadistes sont indéniables et cela représente une menace aussi pour les pays voisins de l'AES, pour toute l'Afrique de l'Ouest. L'Union africaine doit bien le prendre en considération, non ? Mais bien entendu. C'est vrai qu'aujourd'hui, la situation s'est dégradée par les choix opérés par ceux qui ont fait le coup d'État au Mali. Mais il est évident que les problèmes du Mali se gèreront d'abord dans le cadre d'une entente entre Maliens, ensuite dans le cadre d'une entente entre le Mali et ses voisins. Je ne pense pas que la déclaration de l'Union africaine conforte même celle de la Cédéao. Cela dit, on a vu ce qu'a donné l'approche plus ferme de la Cédéao : une rupture totale avec les pays de l'AES. Est-ce que l'Union africaine n'a pas raison de chercher à maintenir des rapports avec le Mali, le Niger et le Burkina, pour ne pas abandonner les populations ? Effectivement, nous, nous sommes de l'Union africaine et le Mali est l'un des rares pays à écrire dans sa Constitution qu'il est prêt même à abandonner sa souveraineté pour réaliser l'unité africaine. Maintenant, de quel Mali s'agit-il ? Le Mali, c'est à travers ses représentants dûment mandatés par le peuple du Mali et non un Mali qui aujourd'hui est carrément hors Constitution, avec un coup d'Etat qui impose une dictature stérile pendant près de six ans au peuple malien. Alors qu'est-ce que vous attendez de l'Union africaine ? C'est vraiment d'aider le Mali à d'abord s'organiser pour désigner ses représentants. Permettre aux Maliens d'avoir une transition civile et un retour à l'ordre constitutionnel. C'est sur la base de ces principes que l'Union africaine a été créée, et non pour organiser des armées pour aller combattre le terrorisme. Vous êtes membre de la Coalition des forces pour la République, opposée au régime militaire en place au Mali. L'imam Dicko, figure de proue de la CFR, a renouvelé sur notre antenne, la semaine dernière, depuis Nouakchott, son appel à « dialoguer avant qu'il ne soit trop tard ». Concrètement, l'imam, vous, la CFR, vous proposez quoi à présent ? L'imam a été très sage. Il a dit en des termes très courts que la situation est intenable et que l'effondrement est plus que jamais d'actualité. 70 % à 80 % de nos campagnes payent la zakat et obéissent à l'ordre jihadiste, au Jnim ou autres jihadistes, l'EIGS. Il ne reste que les grandes villes qui, aujourd'hui, pratiquement toutes sont sous blocus. Donc est-ce que la logique, le tout militaire qui a été adopté par le CNSP actuellement au pouvoir… Les autorités militaires de transition en place au Mali... …et que l'Union africaine aujourd'hui se propose de soutenir. Est-ce que ce tout militaire a donné la solution ? Il faut que les autorités actuelles permettent un dialogue qui mettra en place une transition civile et retournent dans les casernes. Et c'est ça le rôle de l'Union africaine : de soutenir une dynamique interne.
In this episode, you will hear about the history and present of one of the most unknown and fascinating countries in Africa: Burkina Faso. A country that gave the world one of the most famous leaders of socialist anti-colonialism, Thomas Sankara—who is now regarded as a key reference and inspiration by the country's current dictator, Ibrahim Traoré. It is also a crucial player in the geopolitical struggle for the Sahel, while facing one of the most severe jihadist crises in the region.
Correspondant pour la chaine France 24 au Sahel, le journaliste Kalidou Sy sortait récemment un premier film documentaire sur lʹauteur Malien oublié par lʹhistoire Yambo Ouologuem, premier auteur dʹAfrique noire à recevoir le prix Renaudot. Il sera diffusé le samedi 21 au Artviv project de Lausanne en présence du réalisateur. Par Michel Ndeze.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la Chine qui supprime les droits de douane aux pays africains et les négociations entre Américains et Iraniens. Niger-Algérie : un rapprochement au détriment du Mali ? Après dix mois de brouille diplomatique entre Niamey et Alger, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a effectué une visite officielle de deux jours en Algérie à l'invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Comment expliquer ce réchauffement ? Alors que Bamako est toujours en froid avec Alger, cette visite ne risque-t-elle pas d'avoir des conséquences sur les relations entre le Mali et le Niger ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Chine-Afrique : à qui profitera les nouvelles relations commerciales ? Annoncée l'année dernière (2025), confirmée ce lundi 16 février 2026, la mesure entrera en vigueur à partir du 1er mai. Pékin va supprimer les droits de douane sur les importations en provenance d'Afrique. Tous les pays du continent sont concernés à l'exception de l'Eswatini. Comment expliquer cette exception ? Pourquoi la Chine décide-t-elle maintenant de supprimer ses barrières douanières sur les produits africains ? Qui de la Chine ou du continent en sortira gagnant ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. États-Unis-Iran : jusqu'où ira Téhéran dans ses concessions ? Alors que des négociations directes entre Américains et Iraniens se sont tenues ce mardi (17 février 2026) à Genève, Téhéran multiplie les gestes pour faciliter un accord et éviter une nouvelle confrontation militaire. Parmi les propositions iraniennes, une baisse du niveau d'enrichissement de son uranium mais aussi des contrats avec des compagnies américaines dans les secteurs pétroliers, gazier et minier. Ces concessions peuvent-elles satisfaire Donald Trump ? Jusqu'où Téhéran est prêt à aller pour mettre fin au bras de fer avec l'administration américaine ? Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9).
African leaders at the annual AU summit in Addis Ababa, discussed escalating conflicts in the Horn of Africa, Great Lakes region, the Sahel, and political tensions in Cameroon and South Sudan. Water security was named the theme of 2026. Host Eddy Micah Jnr speaks with DW's Eskinder Azmatch in Ethiopia, and Moussa Soumahoro, a researcher at the Institute for Security Studies, for insights.
Voici quelques années, la France était un acteur géopolitique important au Sahel. Puis la France a été contrainte de laisser la place à d'autres acteurs. Cette éviction s'est notamment faite au moyen d'une lutte informationnelle qui a diffusé des récits géopolitiques défavorables à Paris. Pour comprendre comment le Sahel est devenu un espace de confrontation informationnelle, Planisphère a la joie de recevoir Selma Mihoubi. S. Mihoubi, docteure en géopolitique de Sorbonne Université. Consultante spécialisée en influence informationnelle. S. Mihoubi partage au micro de Planisphère son expertise des dynamiques informationnelles à l'œuvre au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise.Lire la synthèse rédigée complète sur Diploweb.comExtrait de la synthèse"Longtemps zone d'influence prioritaire de la France, le Sahel est devenu en quelques années un espace central de confrontation informationnelle. La perte d'influence française, les coups d'État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger comme l'arrivée de nouveaux acteurs étrangers ont profondément reconfiguré le paysage médiatique et géopolitique de la région. Selma Mihoubi, docteure en géopolitique et spécialiste de l'influence informationnelle, éclaire les mécanismes de diffusion des récits, les rivalités médiatiques et les stratégies d'acteurs qui transforment l'espace public sahélien. Son analyse met en évidence la complexité d'un environnement où se croisent désinformation locale, propagande étrangère et fragilité structurelle des systèmes médiatiques. Selma Mihoubi conteste l'idée selon laquelle la désinformation au Sahel serait essentiellement importée par des acteurs étrangers, en particulier russes. Selon elle, cette vision occulte la responsabilité et l'activité propres des acteurs locaux : autorités politiques, groupes sociaux ou communautaires, organisations sous-régionales. La désinformation circule souvent en lien direct avec les dynamiques internes, les tensions politiques, les crises sécuritaires et les récits historiques déjà présents. Ignorer cette dimension revient à méconnaître les logiques sociales et politiques qui façonnent la réception des discours.(...) Plusieurs facteurs fragilisent structurellement l'espace informationnel sahélien : faible développement économique, faiblesse des infrastructures médiatiques, contexte de guerre contre les groupes djihadistes, dépendance historique aux médias étrangers. Ces vulnérabilités attirent des acteurs cherchant à influencer les perceptions locales. Par ailleurs, l'héritage colonial et postcolonial, notamment avec la France, continue de structurer les imaginaires et offre un terreau fertile à des narratifs hostiles. L'accès dominant des agences de presse occidentales accentue aussi les inégalités dans la production d'information. (...) Les régimes militaires sahéliens ont accru leur contrôle sur les médias publics et privés. Intimidations, arrestations de journalistes, restrictions de diffusion : ces pratiques renforcent l'autocensure et limitent les discours critiques. Les autorités cherchent à uniformiser les narratifs et à empêcher toute remise en cause de leur légitimité. Sur les réseaux sociaux, une multiplication de comptes, authentiques ou non, pro-AES et pro-russes accompagne cette stratégie, relayant des discours hostiles à la France et valorisant les nouvelles alliances. (...) La France tente aujourd'hui de redéployer sa présence informationnelle. En 2025, France Médias Monde a lancé ZOA, une plateforme 100 % numérique et panafricaine basée au Sénégal, à Dakar. Son ambition est d'adopter un ton plus jeune et d'intégrer davantage de journalistes locaux, répondant aux critiques sur la distance culturelle entre les médias français et les publics africains. (...)"Lire la synthèse rédigée complète sur Diploweb.comCette émission a été enregistrée le 08/12/2025 et diffusée le 17/02/2026
Il y a un peu moins d'un an, leur relation était glaciale. Aujourd'hui, tout semble oublié. Dimanche 15 et lundi 16 février, le président du Niger Abdourahamane Tiani était en visite à Alger sur invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune. Les deux dirigeants ont multiplié les signes d'amitié et de bonne entente. L'an dernier pourtant en avril, les autorités algériennes avaient expulsé de façon inédite, et sur une seule journée, plus d'un millier de ressortissants africains vers le désert nigérien. Les conséquences d'un incident diplomatique et militaire entre l'Algérie et le Mali, principal partenaire du Niger au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES). Notre Grand Invité Afrique est Bakary Sambe, enseignant-chercheur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis et président du Timbuktu Institute. Il répond à Sidy Yansané. RFI : Le président Abdourahamane Tiani a passé deux jours à Alger. Il a rencontré le président Abdelmadjid Tebboune en tête-à-tête à deux reprises. Dix ministres l'accompagnaient et, chose suffisamment rare pour être remarquée, le général Tiani a troqué l'uniforme pour le boubou civil. Peut-on parler d'une simple réconciliation ou des retrouvailles célébrées en grandes pompes ? Bakary Sambe : La visite du général Tiani du Niger en Algérie s'inscrit naturellement dans le cadre d'une accalmie et d'une tentative de normalisation des relations. Elle intervient après une période de tensions diplomatiques d'environ un an, depuis avril 2025, suite à l'incident du drone malien abattu par l'Algérie qui avait entraîné le rappel des ambassadeurs des pays de l'Alliance des États du Sahel, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette visite dite de travail et de fraternité, à l'invitation du président Tebboune, a été précédée d'abord par le retour simultané des ambassadeurs. C'est donc un signe concret de normalisation et de réchauffement diplomatique. Cette visite tente de sceller la fin d'une brouille et relance quand même un dialogue direct au plus haut niveau. Tiani comme Tebboune tiennent vraiment à montrer que tout est rentré dans l'ordre, au vu des grands sourires et gestes d'amitié durant leur rencontre… Il est vrai qu'en observant les images de cette visite, on se rend compte que l'Algérie met en avant son rôle de messager de paix et de bon voisinage, tandis que le Niger, de son côté, cherche quand même à consolider des liens historiques, géographiques et culturels profonds. L'Algérie veut être perçue comme étant un pays qui normalise ses relations. La visite est perçue donc comme un gain pour toute l'Afrique, avec une portée continentale pour renforcer la position stratégique de l'Algérie dans le Sahel. Derrière, il faut voir quand même les enjeux qui sont énormes. D'abord, la coopération sécuritaire, la lutte contre le terrorisme. Mais aussi les discussions qui incluent probablement un renforcement de la coordination en matière de défense et de sécurité, ce qui est un enjeu vital de stabilité dans la région. Quels sont les principaux points sur lesquels peuvent s'entendre et discuter les deux chefs d'État ? La question du renforcement de la coordination en matière de défense et de sécurité va prendre une place très importante. C'est qu'il y a un enjeu vital pour la stabilité régionale. Mais derrière cela, il ne faut pas oublier les enjeux économiques avec des projets énergétiques et économiques stratégiques comme le bloc pétrolier à Kafra, dans le nord nigérien, mais aussi comment booster les revenus du Niger et diversifier les approvisionnements algériens. D'après certains observateurs, on trouverait aussi sur la table le dossier du gazoduc transsaharien Nigeria-Niger-Algérie. Bref, beaucoup de projets ouverts mis sur la table lors d'une visite qui, d'abord, symbolise une forme de réconciliation, tout en annonçant des lendemains beaucoup plus ouverts entre les deux pays, qui essayent de montrer à la face du monde qu'ils sont en train de fermer la parenthèse d'une brouille. Il y a tout de même une chose qui interroge dans cette visite. Le Niger s'était brouillé avec l'Algérie par solidarité avec son partenaire sahélien du Mali, qui, lui, entretient toujours des relations glaciales avec Alger. Dans un Sahel en recomposition, cette visite permet à l'Algérie, c'est vrai, de regagner de l'influence face aux tensions persistantes avec le Mali, notamment suite à son refus de comparaître devant la Cour internationale de Justice sur l'incident du drone. Mais certains observateurs se demandent si Tiani n'est pas aussi porteur d'un message de médiation informelle pour l'AES, notamment vis-à-vis du dirigeant malien Assimi Goïta. Même si la délégation met l'accent tout de même sur les intérêts nationaux nigériens, je crois que, comme vous le dites, cela pourrait ouvrir la voie à une normalisation plus large entre l'Algérie et l'AES, comme cela peut aussi causer des problèmes au vu des relations exécrables entre Bamako et Alger. Une normalisation plus large via Tiani entre l'Algérie et le Mali, dites-vous, alors même qu'Alger héberge l'imam Mahmoud Dicko, désormais vu comme un opposant politique pur et simple par les autorités à Bamako ? Il est vrai que l'imam Dicko aujourd'hui est vu par les autorités de Bamako comme un ennemi du régime en place. Mais je crois que, aujourd'hui, l'idée d'une réconciliation est fondamentale pour le Mali au regard de ses relations historiques avec l'Algérie. Mais il est vrai que cette visite-là sème quelque peu le trouble dans l'esprit de certains.
Niger sits landlocked in the heart of West Africa's Sahel, where sand meets sky in dramatic fashion. Named after the mighty river that curves through its southwestern corner, this is Africa's largest nation by area, though much of it consists of the Sahara Desert in varying moods. It's hot, remote, politically volatile, and utterly mesmerizing – a place where ancient trade routes still whisper stories and the horizon seems to stretch into eternity.Love the pod? Get the guide! Out with each new podcast, we publish a guide to the country. Buy the TrodPod guide to Niger for just $3: https://www.patreon.com/c/trodpod/shop. Better yet, become a TrodPod member for just $5 a month and access TrodPod guides to every country in the world, released weekly with each new podcast episode! Sign up now: https://www.patreon.com/trodpod/membershipThanks for all your support!TrodPod is Murray Garrard and Elle Keymer. Sound editing by Leo Audio Productions. Design and marketing by GPS: Garrard Powell Solutions. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Alors que les attentats et les enlèvements se multiplient au Nigéria, les États-Unis renforcent leur lutte antiterroriste dans la région. Dans ce contexte, une infox est apparue sur les réseaux. Selon une vidéo trompeuse, l'organisation terroriste État islamique en Afrique de l'Ouest s'adresserait au président Donald Trump, en le menaçant d'utiliser des armes récupérées en Ukraine pour frapper les intérêts occidentaux. Un faux message qui a soulevé des interrogations sur la toile. Le message dure 52 secondes. Son auteur a tenté de faire croire à une publication officielle du groupe ISWAP. Sur cette vidéo, on distingue cinq hommes en armes. Au premier plan, un combattant le visage enturbanné s'exprime en anglais. Il menace directement Donald Trump, et conseille aux Américains de « ne pas interférer dans le conflit interne au Nigéria ». La séquence est précédée d'une introduction où apparait un logo sur fond noir identique à celui que l'on retrouve sur certaines publications de l'État islamique. Ce montage est destiné à donner du crédit à cette infox. Pour analyser la vidéo, nous avons tout d'abord utilisé un outil de détection d'IA (Hive) afin de savoir si cette séquence a été générée artificiellement. Résultat : selon le logiciel, les images proviennent d'un véritable enregistrement vidéo, peut-être une mise en scène avec des acteurs, mais le son a été fabriqué de toutes pièces. Attention, on sait que les outils employés par la détection des images créées par IA ne sont pas fiables à 100 %. Nous avons donc recherché parallèlement des invraisemblances ou des aberrations graphiques pour nous permettre d'en savoir plus. Visuellement, deux éléments ont attiré notre attention. Plusieurs personnages ont le regard fixe, sans aucun battement de cils durant la totalité de la vidéo. Par ailleurs, le missile portable posé sur l'épaule de l'un des prétendus combattants de l'État islamique, situé à l'arrière-plan, est incomplet. Il manque le poste de tir, c'est-à-dire la poignée et le système de visé. Tel qu'il apparait à l'image, son utilisation est impossible. Pas de missiles Javelin ukrainiens au Nigeria Le tube de missile montré à l'écran, semble identique à ceux des FGM-148 Javelin livrés par les États-Unis à l'Ukraine. C'est un élément central dans cet infox. Pour ses auteurs, c'est une sorte de preuve par l'image de la dispersion de ces armes. Un narratif récurrent. Sauf qu'aucun de ces missiles anti-char trés modernes, n'a été retrouvé au Nigéria. Cependant, on estime que Washington a fourni plus de dix-mille engins de ce type à l'armée Ukrainienne. Sur la piste son, une voix synthétique, enfonce le clou, en anglais, en affirmant que « le groupe islamique a récupéré des missiles Javelin en Ukraine, et qu'ils vont être utilisés contre les infidèles ». En quelques jours, la vidéo a été vue plusieurs millions de fois rien que sur X. Les commentaires fusent. Un utilisateur s'interroge : « Encore combien de missiles perdus, dans la nature ? (...) C'est effrayant, la question est à présent de savoir comment ces missiles sont arrivé là (...) Il est largement temps de rendre des comptes », écrit un autre LÉtatt islamique n'a pas produit cette vidéo Les spécialistes des mouvements djihadistes que nous avons consulté, n'ont pas cru une seconde que cette vidéo provenait de l'État islamique. L'un d'entre eux note sur X : « L'utilisation de deux traductions simultanées en arabe et en anglais est contraire aux pratiques médiatiques de l'organisation terroriste. L'utilisation d'un bandeau blanc pour la traduction ne correspondant pas aux vidéos déjà vérifiées. Enfin, le logo de l'EI est absent dans le coin supérieur droit de l'image ». Un message qui reprend les codes de la désinformation russe À l'écran, la mise en scène est très proches de celle de trois précédentes vidéos, dont nous avions déja parlé ici : à savoir de prétendues menaces jihadistes contre la France en Juillet 2024 juste avant les JO, mais aussi janvier 2025, et septembre 2025. La fausse nouvelle apparue à partir du 30 janvier dernier, a d'abord circulé à bas bruit, avant d'être amplifiée par une poignée de comptes pro-Trump, complotistes ou d'extrême droite principalement sur X, le réseau d'Elon Musk. Selon plusieurs contributeurs, cette infox présente des caractéristiques communes avec l'opéraiton de désinformation russe baptisée STORM 15-16. Cette campagne comporte différents objectifs : décrédibiliser l'Ukraine dénigrer les politiques occidentales, tout en jouant sur les peurs du public autour de sujets comme le terrorisme ou l'immigration. Risque réel de dissémination des armes utilisées en Ukraine Si la vidéo est le fruit d'une mise en scène ou même une création par l'IA, la dispersion des armes employées sur le champ de bataille est une préoccupation des autorités. Ce n'est pas nouveau. Ce fut le cas, en Europe, après les guerres, dans les Balkans dans les années 90, ou encore en Afrique, au Sahel après la guerre civile libyenne qui débuta en 2011. Dans son rapport 2025, Europol, l'agence européenne de lutte contre la grande criminalité internationale et le terrorisme assure qu'il n'y a pas eu pour l'heure de saisies en grande quantité d'armes de contrebande en provenance d'Ukraine mais précise que « des inquiétudes persistent quant à la possibilité de voir ce pays devenir une source importante d'approvisoonement illicite à court et moyen terme ».
O Secretário-Geral das Nações Unidas, António Guterres, reafirmou, em Addis Abeba, uma posição firme sobre a Guiné-Bissau, sublinhando a defesa inequívoca da ordem constitucional. Em entrevista à RFI, à margem da 39.ª Cimeira de Chefes de Estado e de Governo da União Africana, António Guterres, manifestou, ainda, forte preocupação com o terrorismo em Cabo Delgado, Moçambique, e apelou à comunidade internacional, em particular à União Europeia, para reforçar o apoio ao país. RFI em Português : Na Guiné-Bissau os atropelos ao Estado de Direito multiplicam-se: novo golpe de Estado, novamente os militares no poder. Tem acompanhado a situação, como é que olha para o que se passa na Guiné-Bissau? Secretário-Geral da ONU, António Guterres: Em primeiro lugar, nós temos uma posição muito clara de defesa da ordem constitucional e da democracia em todos os países, no mundo e, em particular, em África. E, naturalmente, rejeitamos qualquer golpe de Estado. Rejeitamos qualquer forma inconstitucional de alterar a vida política de um país. Houve aqui uma situação clara. Houve eleições, havia resultados destas eleições e há um golpe de Estado que impede a publicação destes resultados e que cria uma situação que tem que rapidamente chegar ao fim. Tem que se encontrar uma maneira - penso que alguns progressos se registaram - de regressar o mais depressa possível a um Estado constitucional. Ao longo dos seus mandatos fomentou e reforçou o trabalho conjunto entre as Nações Unidas e a União Africana, nomeadamente no âmbito da paz e da segurança. Esta é a sua última cimeira da União Africana enquanto Secretário-Geral das Nações Unidas. Que resultados concretos produziram essas parcerias na prevenção de conflitos e na manutenção da paz? E em que áreas continuam a falhar? Em primeiro lugar, a cooperação entre as Nações Unidas e a União Africana é uma cooperação exemplar e essa cooperação, enquanto tal, não falhou em parte nenhuma. Agora, o que acontece é que.... e dou um exemplo da Somália... Na Somália há uma força da União Africana. Essa força da União Africana é apoiada pelas Nações Unidas. E nós conseguimos aprovar no Conselho de Segurança uma nova resolução que permite forças da União Africana de imposição de paz, financiadas pelas Nações Unidas através das chamadas contribuições obrigatórias, por decisão do Conselho de Segurança. Infelizmente, em relação à situação da Somália, onde há uma força da União Africana, o Conselho de Segurança decidiu não apoiá-la porque houve uma posição muito contrária por parte de um dos países, dos Estados Unidos da América. Ou seja, não há falhas, mas continua a haver muitos desafios? Há muitos desafios e há, naturalmente, muitas dificuldades. O que há é uma cooperação exemplar. Agora, as ingerências externas e a criação de mecanismos que diminuem a confiança entre as diversas forças que se confrontam em vários cenários africanos, tudo isso torna muito difícil a acção das Nações Unidas e a acção da União Africana. Mas, apesar de tudo, há que reconhecer que alguns avanços importantes também têm acontecido. Sobre o Sudão, a guerra no Sudão continua. É a pior crise humanitária de sempre. A ONU ainda tem aqui margem de manobra de influência sobre as partes ? Nós estamos sempre activos com as partes e não só com as partes. Ainda recentemente se fez uma reunião conjunta com a Liga Árabe, com a União Africana e com o IGAD para conjugar esforços. Temos procurado encontrar formas de consenso que permitam um cessar-fogo com a desmilitarização de algumas zonas. E estamos muito activos na procura de soluções parcelares de, como digo, cessar-fogo, acesso humanitário ou desmilitarização de certas zonas. E continuaremos, não desistiremos, como disse, em colaboração com diversos outros países, enquanto não conseguirmos um resultado positivo. Infelizmente há dois grupos, ambos pensam que podem ganhar a guerra, o que torna difícil a paz. E depois há uma ingerência exterior que é evidente, inclusive com o fornecimento de armas aos beligerantes. E uma enorme população que sofre na pele essas consequências. A população sofre terrivelmente com o que se está a passar. A carnificina a que assistimos no Sudão é totalmente intolerável. Moçambique está a braços com duas problemáticas: alterações climáticas e terrorismo no norte. Como é que a ONU continua a olhar para o terrorismo em Cabo Delgado? Com preocupação. O terrorismo em Cabo Delgado é mais uma manifestação de uma expansão do terrorismo em África que nos preocupa enormemente. Temos o Sahel, a Somália, parte norte do Congo, não falo agora do M23, falo dos grupos terroristas propriamente ditos. E, portanto, há aqui uma progressão do terrorismo em África que é extremamente preocupante. O meu apelo é que a comunidade internacional e em particular a União Europeia, para que façam tudo para apoiar Moçambique, para que Moçambique tenha condições para derrotar o terrorismo. Em relação ao clima, é absolutamente vital que as pessoas compreendam que estamos a ir por um mau caminho. Globalmente, já se sabe que os 1,5 graus vão ser ultrapassados. Vamos ter aquilo que os ingleses chamam um “over shooting”. Importa que ele seja tão curto quanto possível. Importa que seja de amplitude tão pequena quanto possível. Ainda é possível, no final do século, ter um aumento de temperatura abaixo de 1,5 graus ou na linha de 1,5 graus. Mas isso implica uma drástica redução das emissões agora. Isso implica a aceleração da transferência dos combustíveis fósseis para a energia renovável e um aumento substancial dos mecanismos de apoio aos países que estão a sofrer as consequências, como é o caso de Moçambique, das alterações climáticas, não tendo contribuído em nada para essas mesmas alterações, porque não têm praticamente emissões. Neste mundo marcado por guerras prolongadas, tensões políticas e a crise climática, as Nações Unidas ainda estão à altura destes desafios globais? O multilateralismo não está em causa? As Nações Unidas têm revelado uma clara capacidade de liderança no plano da ajuda humanitária em todo o mundo. São um instrumento fundamental para apoiar os países em matéria de direitos humanos, em matéria de desenvolvimento. As Nações Unidas ganharam recentemente uma batalha muito importante e acabámos de constituir o primeiro comité científico independente sobre a Inteligência artificial, que será a autoridade universal em matéria do tema que hoje mais preocupa as pessoas. E as Nações Unidas têm tido uma liderança clara na luta contra as alterações climáticas e na defesa de políticas de drástica redução das emissões e de forte apoio aos países afectados, nomeadamente, por exemplo, ninguém mais que as Nações Unidas tem estado ao lado e dando todo o apoio às pequenas ilhas que são, porventura, os mais vulneráveis. Portanto, as Nações Unidas mantêm em todas estas áreas uma acção extremamente importante e em matéria de paz e segurança, continuamos activos. É evidente que não temos exército para combater. Não temos sanções, a não ser aquelas que o Conselho de Segurança aprova. O Conselho de Segurança, infelizmente, está normalmente dividido pelas divisões geopolíticas que existem no mundo. Acusam, muitas vezes, as Nações Unidas daquilo que são os problemas criados pelos Estados-Membros.
What does it truly mean to see—and how can technology restore one of our most essential human senses? In this episode, Dr. José-Alain Sahel joins Kate O’Neill to reveal the breakthroughs in vision restoration, and how these innovations are shaping the future of human experience. Topics Covered: Optogenetic therapy and vision restoration Artificial retina technology Scientific and patient journey of regaining sight Convergence of AI, neuroscience, and medical devices Philosophy of sight and perception Natural vs. artificial boundaries in biotech Balancing innovation and patient safety Strategies for treating different stages of blindness Meaning and legacy of vision technologies Connect with: Dr. José-Alain SahelThe Eye & Ear Foundation of PittsburghUPMC Enterprises Episode Chapters: 00:00:05 – Welcome to the Tech Humanist Show 00:01:14 – Introduction of Dr. José-Alain Sahel 00:02:29 – 2021 Optogenetic Vision Restoration Breakthrough 00:02:46 – Recent Artificial Retina Breakthrough (2025) 00:03:47 – The First Patient's Experience 00:06:31 – Explaining the Technology: Algae Proteins & Retinal Cells 00:09:00 – Scientific Process: Failures, Persistence, and Progress 00:10:13 – How the Goggles Work 00:11:03 – Training the Brain to Interpret New Visual Input 00:11:24 – The Patient's Story: From Blindness to Seeing Again 00:16:07 – Philosophical Perspective on Sight and Perception 00:20:02 – Measuring Human Experience in Vision Restoration 00:23:26 – Natural vs. Artificial: Ethics and Human Augmentation 00:26:19 – Balancing Innovation with Patient Safety in Clinical Trials 00:29:53 – Complementary Strategies for Blindness Treatment 00:31:34 – Vision, Meaning, and Human Flourishing 00:34:41 – Where to Find More About Dr. Sahel's Work 00:35:49 – Episode Credits & Outro
Após cheias, governadora da província moçambicana de Gaza descreve a situação como crítica. Em São Tomé e Príncipe, acórdão do Tribunal Constitucional abre nova crise política no país. Enquanto Rússia expande a sua presença no Sahel, EUA reforça influência junto do Mali, Níger e Burkina Faso.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes à Gaza, la régularisation de sans-papiers en Espagne et l'appel à un accord entre Washington et Téhéran. Mali : pourquoi les sanctions de 2022 étaient illégales ? Fermetures des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges commerciaux. Entre janvier et juillet 2022, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avait mis en œuvre un paquet de sanctions contre le Mali pour contraindre les autorités de transition à restaurer l'ordre constitutionnel. Quatre ans après les faits, la Cour de justice de l'Uemoa a donné raison à Bamako en reconnaissant l'illégalité de ces sanctions. Comment les juges justifient-ils ce verdict ? Désormais, les Maliens peuvent-ils espérer des réparations face au préjudice subit ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Gaza : pourquoi les frappes israéliennes continuent malgré la trêve ? Au moins 32 personnes sont mortes samedi (31 janvier 2026) dans des frappes israéliennes. Ce qui porte à 526 le nombre de Palestiniens tués et à 1 400 le nombre de blessés depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza. Comment expliquer la poursuite des bombardements malgré la trêve ? Conformément à la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump, le poste-frontière de Rafah, fermé depuis près de deux ans, a rouvert mais les allées et venues sont très limitées. Quelles sont les conditions fixées par Israël pour passer la frontière avec l'Égypte ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Espagne : pourquoi régulariser 500 000 sans-papiers maintenant ? Il s'agit de la vague de régularisation la plus importante de ces vingt dernières en Espagne. Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a décidé de délivrer un permis de séjour à près de 500 000 personnes vivant et travaillant sans papiers. Comment expliquer cette décision à contre-courant de la politique migratoire des autres pays européens ? Quels sont les arguments avancés par les autorités ? Qui pourra bénéficier de ces régularisations ? Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants. Iran : vers un accord avec les États-Unis ? Alors que la menace d'une attaque américaine pèse sur l'Iran depuis plusieurs semaines, Donald Trump espère dorénavant trouver un accord avec Téhéran. De son côté, le président iranien, Massoud Pezechkian a « ordonné » l'ouverture de pourparlers avec les États-Unis. Des discussions directes entre les deux pays sont susceptibles de se tenir ce vendredi (6 février 2026) en Turquie. Sur quels sujets porteront les négociations ? Quels sont les points les plus sensibles ? Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9).
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une attaque russe contre l'OTAN d'ici 2028, l'attaque de l'aéroport de Niamey et la reconnaissance rwandaise de collaborer avec l'AFC/M23. Italie : l'ICE est-elle vraiment la bienvenue aux JO d'hiver ? En Italie, la présence annoncée d'une division de l'ICE, la police américaine de l'immigration, aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina suscite une vive polémique. Accusée d'être responsable de la mort par balles de deux citoyens américains à Minneapolis, l'ICE est plus que jamais contestée par ses méthodes. Quel sera le rôle de ces agents fédéraux sur le sol italien ? Les autorités italiennes ont-elles eu leur mot à dire ? Avec Anne Le Nir, correspondante de RFI à Rome. OTAN : une attaque russe d'ici à 2028, un scénario crédible ? Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Times, le lieutenant-général Gerald Funke, chef d'état-major de l'armée allemande, affirme que la Russie pourrait attaquer l'OTAN d'ici à 2028. Selon son hypothèse, il s'agirait d'une guerre hybride avec notamment des cyberattaques capables de paralyser les transports ou la santé, des sabotages et des attaques ciblées. Sur quelles preuves s'appuie-t-il pour envisager un tel scénario ? Les pays concernés prennent-ils des mesures pour prévenir ce risque ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin. Niger : pourquoi la junte accuse la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Quelques heures après l'attaque survenue à l'aéroport international de Niamey dans la nuit de mercredi à jeudi, le général Abdourahamane Tiani a accusé les présidents Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara d'être « les sponsors » des assaillants, sans évoquer leur identité. Vendredi, l'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique au Sahel. Sur quels éléments factuels s'appuie le chef de la junte du Niger pour accuser la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Avec Seidik Abba, journaliste, écrivain, président du Centre international d'études et de réflexion sur le Sahel (CIRES). Auteur de l'ouvrage « Mali/Sahel: notre Afghanistan à nous? » (Impact éditions). Rwanda : pourquoi admettre sa collaboration avec l'AFC/M23 maintenant ? Pour la première fois, Kigali a reconnu son engagement aux côtés des rebelles de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC. L'ambassadrice rwandaise aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a évoqué « une coordination sécuritaire » alors que jusqu'à présent, le Rwanda avait toujours nié son implication dans la guerre malgré les différents rapports des experts de l'ONU et la demande de plusieurs pays comme les États-Unis, la Belgique et la France de retirer ses troupes. Comment expliquer un tel aveu maintenant ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017.
« Vingt mercenaires neutralisés, 11 autres interpellés », titre ActuNiger, citant le ministère de la Défense, qui a donné d'autres précisions, assurant notamment que « le dispositif de sécurité de l'aéroport, appuyé par les forces de sécurité de la ville de Niamey, a permis de repousser vigoureusement l'attaque "avec promptitude et professionnalisme" ». Le ministère de la Défense,précise également « que dans leur fuite, les assaillants ont tiré à l'aveuglette, provoquant d'importants dégâts matériels, dont la destruction d'un stock de munitions qui a pris feu et endommagé trois aéronefs civils stationnés sur le tarmac de l'aéroport ». Afrik.com de son côté, décrit l'ambiance à Niamey, pendant l'attaque : « Une vive inquiétude s'est emparée de la ville après des échanges de tirs et de puissantes explosions survenus au cœur de la nuit dans un périmètre stratégique de la capitale nigérienne (…) Selon des témoins, ajoute encore Afrik.com, les détonations se sont succédé pendant près d'une heure (...) La situation a provoqué un mouvement de panique à l'aéroport international Diori-Hamani. Des passagers, craignant une attaque directe contre des installations civiles, ont quitté précipitamment les lieux, parfois à pied ». « Sponsors extérieurs » Le calme est ensuite revenu et quelques heures plus tard, le président Abdourahamane Tiani s'est rendu sur les lieux de l'attaque. C'est ce que raconte l'APA, l'Agence de Presse Africaine, selon laquelle « le président nigérien a salué la riposte des forces de défense et de sécurité, et lancé un avertissement aux États et personnalités qu'il considère comme ayant soutenu les assaillants… » « Dans un ton particulièrement offensif, poursuit l'APA, il a mis en cause ceux qu'il considère comme des sponsors extérieurs des assaillants et il a averti : "Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écoutés aboyer, et qu'ils s'apprêtent eux aussi, à leur tour, à nous écouter rugir" », a ajouté le président nigérien, sans plus de précisions. Zone des trois frontières De son côté, le média en ligne Les échos du Niger, remarque que « depuis des jours, les autorités et les services compétents sont en état d'alerte maximal, pour parer à toute éventualité, en raison du contexte d'insécurité ambiant qui n'épargne désormais plus Niamey, la capitale nigérienne qui est la plus proche de l'épicentre du foyer terroriste au Sahel que constitue, depuis quelques années, la zone dite des trois frontières, à cheval entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali ». Qui est derrière cette attaque ? La question préoccupe également Jeune Afrique. « L'assaut n'a pas été revendiqué, remarque Jeune Afrique, mais le modus operandi, en particulier l'utilisation de drones, et son degré de coordination semblent pointer vers le Jnim, la branche sahélienne d'al-Qaïda dirigée par le Malien Iyag Ag Ghaly ». « Démonstration de force » Les assaillants n'auraient toutefois pas bénéficié de l'effet de surprise, car selon Jeune Afrique, « l'Agence Nationale de l'Aviation civile avait réuni, le vendredi 16 janvier, les différents acteurs de la plateforme aéroportuaire afin de statuer sur les mesures à prendre, compte tenu des menaces interceptées par les renseignements nigériens. À l'issue de la rencontre, un dispositif exceptionnel avait été mis en place, ce qui a sans doute contribué à limiter les dégâts provoqués par les assaillants ». Pas question toutefois de minimiser l'ampleur de l'attaque menée dans la nuit de mercredi à jeudi. Jeune Afrique estime en effet « qu'en démontrant leur capacité à frapper ainsi aussi proche de Niamey, à une dizaine de kilomètres de la présidence, et en parvenant à mener un assaut d'une telle ampleur sur des installations militaires stratégiques, les assaillants ont fait une démonstration de force ».
Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis. Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement. Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse. Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit.
Congo, Sudan and Sahel | 27 Jan by Radio Islam
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici
Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici
Au sommaire : En exil au Togo après avoir été renversé par Ibrahim Traoré, l'ancien lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba vient d'être extradé vers le Burkina Faso. Il est accusé par Ouagadougou d'être à l'origine de « tentatives de déstabilisation ». Comment expliquer cette extradition, inédite, d'un ancien chef de l'État en exil dans un autre pays d'Afrique ? Quelles relations entretiennent les autorités togolaises avec les pays de l'Alliance des États du Sahel ? À l'international, un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quel bilan ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Jean-Paul Oro, correspondant à Paris du quotidien L'intelligent d'Abidjan, président de l'Union des journalistes ivoiriens en France Marcel Zoumenou, directeur de publication du journal béninois Le Patriote.
Le sujet ne fait pas la Une des journaux, pourtant il concerne 1 milliard de personnes sur le continent africain : la cuisson au bois a des conséquences sanitaires et environnementales catastrophiques et très peu de gens s'en préoccupent... C'est un sujet qui ne fait pas la Une des journaux et pourtant il est à la croisée de la lutte contre la pauvreté, de l'émancipation et de la santé des femmes, de l'accès à l'éducation pour les enfants, de la lutte contre la déforestation et le changement climatique. Ce sujet, c'est celui de la cuisson des aliments sur le continent africain. En 2026, 1 milliard de personnes dépendent encore de systèmes de cuisson rudimentaires alimentés au bois, au fumier animal ou par des résidus agricoles. Le plus souvent, c'est une marmite posée sur trois pierres à l'intérieur de la maison. Par exemple au Bénin, en Éthiopie, au Liberia, en République démocratique du Congo, en Tanzanie… plus de 80% de la population dépend toujours de la biomasse pour cuire ses repas. Au Nigeria, au Kenya ou au Ghana, c'est 70%. Il existe de nombreuses initiatives locales pour améliorer la situation. Nous vous emmènerons dans le nord du Sénégal où l'ONG Nebeday innove avec une méthode de diffusion de foyers améliorés fabriqués à partir de ressources locales. Plus de 15 000 familles sont déjà équipées. 1 million d'arbres ont été sauvés. C'est un beau résultat, mais il faut agir à une échelle beaucoup plus grande... Un reportage de Pauline Le Troquier. Avec l'éclairage de Youba Sokona, scientifique malien, il travaille depuis plus de 40 ans dans les domaines de l'énergie et du climat au niveau international. Il a été le premier coordinateur du Centre africain pour la politique en matière de climat, le secrétaire exécutif de l'Observatoire du Sahara et du Sahel, professeur honoraire à l'University College London, membre de l'Académie mondiale des sciences et de l'Académie africaine des sciences. Il a été vice-président du GIEC, le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du Climat de 2013 à 2024.
A recent attack in Niger's south-western Tillaberi region led to the deaths of 31 civilians. It adds to a trend of deadly assaults by jihadist militants in the tri border area of Niger, Burkina Faso and Mali. According to the Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), Tillaberi was the deadliest region in the Sahel in 2025, with more than 1,200 civilian deaths recorded. Also, we take a look at how different people form their accents and how an accent may affect perceptions and social status. Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Keikantse Shumba, Ayuba Iliya, Makuochi Okafor and Blessing Aderogba Technical Producer: Maxwell Onyango Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
While imperialism is using all its networks and dirty tricks to try to take them down, Mali and the other countries of the Sahel alliance are advancing and developing at an incredible rate, leaving the bitter imperialists to bite the dust. www.thecommunists.org www.lalkar.org www.redyouth.org Telegram: t.me/thecommunists Twitter: twitter.com/cpgbml Soundcloud: @proletarianradio Rumble: rumble.com/c/theCommunists Odysee: odysee.com/@proletariantv:2 Facebook: www.facebook.com/cpgbml Online Shop: https://shop.thecommunists.org/ Education Program: Each one teach one! www.londonworker.org/education-programme/ Join the struggle www.thecommunists.org/join/ Donate: www.thecommunists.org/donate/
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police. « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. » En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »
durée : 00:02:34 - Le Dialogue des cuisines - par : Mory Sacko - Cette semaine, Mory Sacko nous parle des céréales du Sahel. Certaines sont ancestrales et portent bien plus qu'une promesse alimentaire : elles sont une réponse écologique, économique et culturelle.
Hii leo jaridani tunaangazia njaa na utapiamlo katika Afrika Magharibi na Kati, miundombinu za umeme katika ukanda wa Gaza, na harakati za UNMISS za kujenga na kuimarisha kingo za kuzuia mafuriko ili kuzuia ufurushwaji watu na kulinda Maisha nchini Sudan Kusini.Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Chakula Duniani (WFP) leo limeonya kuwa bila rasilimali na hatua za haraka, watu walio katika mazingira magumu zaidi Afrika Magharibi na Kati wanakabiliwa na mwaka mwingine mgumu sana wa njaa.Uharibifu Mkubwa uliosalia Gaza baada ya vita baina ya Israel na Hamas kusitishwa uko bayana katika kila kona ya jiji hilo majengo yaliyoporomoka, vyuma vililivyotapakaa kila mahali, na vitongoji vilivyogeuka kuwa vifusi. Hayo ndiyo aliyoshuhudia Mkurugenzi Mtendaji wa Ofisi ya Umoja wa Mataifa ya Huduma za Miradi UNOPS, Jorge Moreira da Silva, wakati wa ziara yake katika kambi ya wakimbizi wa ndani ya Nuseirat, katikati ya Gaza, ambako timu za Umoja wa Mataifa za kutegua mabomu ya ardhini zinashughulika kusafisha mabaki ya vita.Wakazi wa Bentiu, jimbo la Unity nchini Sudan Kusini, wanaishi katika hofu ya kudumu ya mafuriko yanayosababishwa na mvua kubwa, huku wahandisi kutoka Pakistan wanaohudumu katika Ujumbe wa Umoja wa Mataifa nchini Sudan Kusini (UNMISS) wakiendelea kujenga na kuimarisha kingo za kuzuia mafuriko ili kuzuia ufurushwaji watu na kulinda maisha.Mwenyeji wako ni Assumpta Massoi, karibu!
Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Chakula Duniani (WFP) leo limeonya kuwa bila rasilimali na hatua za haraka, watu walio katika mazingira magumu zaidi Afrika Magharibi na Kati wanakabiliwa na mwaka mwingine mgumu sana wa njaa. Anold Kayanda na taaarifa zaidi.
Focus on Africa's Charles Gitonga joined The Global Story podcast hosts Asma Khalid and Tristan Redman to explain why the United States, Russia and China are so interested in Africa. The US recently moved to extend the African Growth and Opportunity Act (AGOA), a major trade deal allowing many African countries to export goods to the American market tariff-free, while also tying promises to end the conflict in eastern DR Congo to access rare earth minerals. China sees Africa as a key part of its Belt and Road Initiative, investing heavily in infrastructure across the continent. Meanwhile, Russia has positioned itself as an alternative partner to the Central African Republic and Sahel countries, particularly in security and military cooperation.Presenter: Charles Gitonga Producers: Keikantse Shumba and Hannah Moore Senior Producer: Blessing Aderogba Technical Producers: Terry Chege and Philip Bull Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
Esta es una de las grandes preguntas a las que ha intentado dar respuesta la ciencia paleontológica desde hace años. Alberto Aparici ha tratado de dar respuesta a esta cuestión a través de su biblioteca, convertida en esta ocasión en una selva tropical. En ella hemos reparado, en un hallazgo reciente, el descubrimiento en África de un cráneo de 7 millones de años que correspondía al hombre del Sahel, el Sahelantrupus, que contribuyó a desvelar nuevas pistas sobre el posible origen del bipedismo.
« Depuis trois mois, des canaux de communication sont rétablis entre Paris et Alger », annonce sur RFI l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, qui précise qu'une visite à Alger du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, est à l'étude. Est-ce à dire que la crise entre la France et l'Algérie est terminée ? « Non, pas encore », répond l'ambassadeur de France, qui a été rappelé à Paris il y a huit mois, et qui n'est toujours pas retourné à Alger. Où est-ce que ça bloque et où est-ce que ça avance entre les deux pays ? L'ambassadeur de France à Alger répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le 12 novembre, a permis un dégel entre Alger et Paris ? Stéphane Romatet : Cette libération, c'est vrai qu'elle est intervenue à un moment qui a représenté évidemment un signal. La question qui se pose maintenant, c'est ce réengagement peut-il produire des résultats ? Et n'oublions pas que si Boualem Sansal a été libéré, nous avons Christophe Gleizes, un de vos confrères, toujours en détention. Et donc on voit bien qu'on est là dans un contre-signal après celui qu'a pu représenter la libération de Boualem Sansal. Le dernier fait marquant entre la France et l'Algérie, c'est le vote à l'Assemblée nationale algérienne d'une loi qui criminalise la colonisation française. Est-ce que c'est le signe d'une nouvelle crise entre Alger et Paris ? Il est clair que le vote de cette loi intervient à un moment qui rend plus compliqué ce processus, et les autorités françaises ont d'ailleurs qualifié ce projet de loi comme étant une forme d'hostilité à l'égard de la France. Et donc le double obstacle que représente aujourd'hui le maintien en détention de Christophe Gleizes et ce projet de loi sur la criminalisation de la colonisation… Ces deux événements rendent aujourd'hui plus compliquée cette volonté de retrouver un chemin d'apaisement avec l'Algérie. Depuis un an, de Bruno Retailleau à Jordan Bardella, il y a une surenchère de déclarations d'hommes politiques français contre la politique algérienne à l'égard de la France. Est-ce que ces propos ne jettent pas de l'huile sur le feu ? Je crois qu'il faut être très attentif à ne pas stigmatiser une population. Et c'est vrai qu'on a pu constater, notamment dans certains médias français, des propos souvent hostiles, pas simplement aux dirigeants algériens, mais parfois, au-delà de cela, des propos qui s'en prennent à un pays et à une population. Donc je pense que la responsabilité des dirigeants politiques est de faire très attention effectivement au choix des mots pour ne pas stigmatiser un peuple et une population. Ce qui est frappant dans la résolution proposée par le Rassemblement national il y a deux mois à l'Assemblée nationale française, c'est que cette proposition a été appuyée par un certain nombre de députés de droite et du centre. Et du coup, c'est pour ça qu'elle est passée. Est-ce que ce n'est pas le signe, comme dit l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qu'il y a aujourd'hui une majorité politique en France qui est prête à assumer le rapport de force avec l'Algérie ? Alors moi, je ne reprendrai pas ces expressions. Je pense que la publicisation, en quelque sorte, d'un rapport de force ne produit pas de résultats. Et d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a expressément dit. Laurent Nuñez… Laurent Nuñez… Et je pense que, au contraire, c'est par la voie de canaux de communication que l'on remet en place. Ça a été le cas depuis maintenant deux ou trois mois. Je pense que c'est plutôt cette méthode-là qui est de nature à faire progresser la relation sur les deux éléments qui sont essentiels pour la France, pour des raisons de sécurité, la reprise de la coopération sécuritaire et la reprise de la coopération migratoire pour permettre enfin l'éloignement de ceux qu'on appelle les OQTF de la France vers l'Algérie. Les personnes qui sont sous obligation… Obligation de quitter le territoire français. Sur le terrain de la coopération sécuritaire, sur la lutte antiterroriste, est-ce que, malgré ces 18 mois de crise, la coopération a continué ou est-ce que même là, les ponts ont été coupés ? La gravité de cette crise entre la France et l'Algérie s'est traduite en effet par une quasi-suspension de la coopération sécuritaire. Et effectivement, nous constatons que, depuis maintenant quelques semaines, des canaux de communication ont été remis en place entre Paris et Alger. Le 20 novembre dernier, la Secrétaire générale du Quai d'Orsay du ministère français des Affaires étrangères s'est rendue à Alger. Est-ce que c'est le signe d'un début de décrispation ? Oui, cette démarche qui a été proposée, c'est de reprendre des canaux sécuritaires. C'est le cas. Et il y a aussi eu, par cette visite de la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, madame Anne-Marie Descôtes, le rétablissement, pour la première fois depuis juillet 2024, d'un canal diplomatique et notamment pour traiter le sujet de la crise du Sahel. Quand est-ce que le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va se rendre à Alger ? Il a été invité en novembre 2025. Laurent Nuñez a reçu une lettre d'invitation pour se rendre à Alger. Il a répondu à cette lettre. Il a d'ailleurs exprimé son souhait de pouvoir se rendre à Alger. Évidemment, cette visite doit être préparée sur les deux sujets qu'on a évoqués déjà à plusieurs reprises, le sécuritaire et le migratoire. Au moment où nous vous souhaitons la bonne année, est-ce que c'est l'année où vous allez revenir à Alger ? Ecoutez (rire)… Je suis maintenant depuis plus de huit mois en France. Ce qu'il faut, c'est après une année 2025 qui a été une année très difficile, c'est que cette année 2026 soit une année où nous sortons en quelque sorte de cette ornière. Et évidemment, je suis prêt à y prendre toute ma part, comme vous pouvez l'imaginer.
Sur près de 8000 km, la Française Elodie Arrault a décidé de suivre, à pied, à vélo et en chameau, la grande ceinture végétale panafricaine. Pour en comprendre la réalité morcelée mais surtout dire l'urgence à coopérer et reboiser… Élodie Arrault est une femme à l'âme aventurière et sportive qui un jour, à l'aune de ses cinquante ans, a décidé de vendre sa maison et de tout quitter pour suivre la Grande muraille verte qui se déploie sur près de onze pays d'Afrique. Lancé en 2007, mais pensé dès les années 80, ce projet de rempart végétal et nourricier contre l'avancée du désert a, de par son envergure et son ambition, du mal à s'incarner pleinement tout le long des onze pays qu'il traverse : Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Éthiopie, Érythrée et Djibouti. Mais, des réalités de reboisement et de lutte contre la désertification existent bel et bien sur ce tracé mosaïque, qui d'ici 2030 vise à restaurer 100 millions d'hectares de terres dégradées; et c'est justement ce qu'est allée voir de plus près Élodie Arrault. Partir, c'est un luxe que certain.e.s peuvent s'accorder dans les contrées européennes, mais Élodie Arrault l'a fait au service d'un rêve et d'une transmission de savoirs et de bonnes pratiques agroécologiques. Un voyage sur près de 8000 km comme une manière d'aller aux sources de la vie, en suivant une ligne d'espoir et de coopération panafricaine, à la rencontre d'initiatives portées par les populations et ONG locales, dans des régions du Sahel en première ligne du dérèglement climatique où les ressources, à commencer par l'eau, manquent. En France, est sorti récemment un livre, Dadji. A la rencontre de la grande initiative verte panafricaine, une BD publiée aux Éditions Futuropolis qui retrace, avec les dessins de Joël Alessandra, ce voyage qu'Élodie Arrault aime à désigner en un jeu de mots comme humani-terre. En savoir plus : Sur la BD « Dadji » retraçant ce voyage parue aux Éditions Futuropolis et illustrée par Joël Alessandra. Sur la Grande muraille verte, le site de l'Agence Panafricaine de la Grande muraille verte. Sur la déforestation en Afrique de l'Ouest, le site de la FAO ou Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. « Comment faire avancer la grande (et fragile) muraille verte? », une émission de 2023 de Caroline Lachowski Autour de la Question-RFI.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de 37 ONG à Gaza et la saisie d'un pétrolier russe par les Américains. Mali : l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ? Au Mali, si Bamako voit son approvisionnement en carburant se stabiliser, les régions restent toujours sous pression en raison du blocus imposé depuis septembre dernier par les jihadistes du JNIM, lié à Al-Qaïda. Comment la junte a-t-elle réussi à stabiliser les livraisons de carburant en provenance du Sénégal et de Côte d'Ivoire ? Malgré cette amélioration dans la capitale, le JNIM a-t-il les moyens d'imposer de nouvelles pénuries massives les prochaines semaines ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Gaza : pourquoi Israël a-t-il interdit l'accès à 37 ONG humanitaires ? Israël a mis sa menace à exécution. Depuis le 1er janvier, 37 organisations non gouvernementales internationales n'ont plus accès à la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu leur reproche un manque de transparence. De quoi s'agit-il ? Qui prendra le relais sur le terrain si les ONG se retirent ? Quelles conséquences humanitaires peut avoir cette décision ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. États‑Unis : le bras-de-fer Trump-Poutine se joue également en pleine mer Les garde-côtes américains ont saisi un pétrolier battant pavillon russe au large de l'Islande, marquant un nouveau tournant dans leurs tensions entre Washington et Moscou. Que sait-on de ce navire ? Comment les États-Unis justifient-ils cette opération ? Quelles peuvent-être les conséquences dans la relation Trump-Poutine ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.
« L'Alliance des États du Sahel dénonce une violation de la souveraineté », titre Sahel Tribune, qui cite le capitaine Ibrahim Traoré, le président en exercice de l'AES : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d'un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ». L'AES demande également au Conseil de sécurité de l'ONU de « condamner clairement l'action américaine » et « exprime sa solidarité au peuple vénézuélien ». Au Mali, Bamada.net expose également les arguments de l'AES et précise que l'Alliance des États du Sahel « rejoint ainsi le Ghana » qui a qualifié l'intervention américaine « d'invasion unilatérale », et qui « dénonce des ambitions coloniales ». Le Tchad, de son côté, a appelé au « respect du droit international » alors que l'Afrique du Sud et l'Union africaine ont exprimé « leur grave préoccupation ». Le communiqué de l'AES est également analysé en Côte d'Ivoire et au Sénégal. En Côte d'Ivoire, l'Infodrome estime « qu'au-delà du cas vénézuélien, la réaction des États du Sahel (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) s'inscrit dans une dynamique plus large observée au sein du Sud global. Ces pays, eux-mêmes engagés dans des rapports tendus avec plusieurs puissances occidentales, font de la souveraineté nationale et du rejet des interventions étrangères un marqueur central de leur discours diplomatique ». « Force brute » Au Sénégal, Sénéplus publie une tribune de l'universitaire El Hadji Amadou Niang, intitulée « Quand la force brute défie le droit international ». Dans cette tribune, El Hadji Amadou Niang estime « que cette confrontation entre la force brute et le droit international dépasse largement le cadre latino-américain. Elle résonne avec une acuité particulière en Afrique, continent où la souveraineté demeure fragile et où le droit international a longtemps été perçu comme un rempart contre l'arbitraire. L'enjeu n'est donc pas seulement vénézuélien. Il est, par essence, mondial. » El Hadji Amadou Niang conclut son propos par une question : « Saurons-nous, par une voix collective et déterminée, rappeler que sans le respect des règles communes, il ne reste qu'un monde livré à la puissance, à l'arbitraire et à un silence lourd de renoncement ? ». Ousmane Sonko face au FMI Le Premier ministre sénégalais s'est une nouvelle fois exprimé hier sur une éventuelle intervention du FMI au Sénégal. « Ousmane Sonko réaffirme le refus du Sénégal d'une restructuration imposée par le FMI », titre Dakar Matin. C'était hier, « lors d'une conférence de presse commune avec son homologue mauritanien Moctar Ould Djay. Le Premier ministre a notamment estimé que le FMI porte une part de responsabilité dans la situation actuelle du Sénégal ». « Il était là, il venait faire ses staffs visites, ses revues. Il ne peut pas dire qu'il n'était pas informé de ce qui s'est passé. » Ousmane Sonko cite le cas de l'Égypte, qui a bénéficié du soutien du FMI. À l'époque, rappelle le Premier ministre sénégalais, « la directrice générale avait déclaré : je ne peux pas abandonner un pays qui est dans cette situation et qui fait des efforts pour se relever ». « Dès lors, poursuit Dakar matin, « le chef du gouvernement sénégalais dit ne pas comprendre la pression exercée sur Dakar ». Sénégo revient aussi sur les déclarations d'Ousmane Sonko : « Face aux inquiétudes sur la situation financière du pays », explique le site d'information, « le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la position ferme du gouvernement sénégalais : aucune restructuration de la dette ne sera acceptée. » « La ligne du gouvernement reste donc inchangée », analyse Sénégo. « Nous ne voulons pas de cette restructuration », a conclu le Premier ministre, « une position partagée par le président de la République et l'ensemble des ministères compétents », précise le site d'information.
En Afrique, à quelques exceptions près, les réactions sont très prudentes après l'enlèvement, samedi 3 janvier par les Américains, du président du Venezuela, Nicolas Maduro. Pourquoi cette retenue ? Paul-Simon Handy est directeur Afrique de l'Est et Union africaine à l'Institut d'études de sécurité (l'ISS). Pour lui, beaucoup d'États africains basent leurs calculs sur la puissance comparée de la Chine et des États-Unis et ils en tirent des conséquences très pratiques. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Paul-Simon Handy, chez les pays africains, à part l'Afrique du Sud et peut-être le Ghana, les réactions à l'opération militaire américaine sont très timides. Est-ce que cela vous surprend ? Paul-Simon Handy : On n'est pas vraiment surpris parce que l'on sait que les réactions du président américain peuvent être très revanchardes. Oui, on ne veut pas se fâcher avec Donald Trump ? En effet, derrière la prudence de plusieurs pays, il y a des calculs de diplomatie prudente, de peur de subir les foudres du président américain, comme on a déjà pu le constater dans des pays qui comptent parmi les pays les plus importants en Afrique, comme le Nigéria et l'Afrique du Sud. Alors en Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a eu des mots forts contre l'agression américaine. Mais au sein de son gouvernement, le parti Alliance démocratique n'est pas d'accord. Est-ce que cela ne le fragilise pas ? Je ne pense pas que l'ANC et le président Ramaphosa soient surpris que l'Alliance démocratique ne les ait pas soutenus dans ce cadre. Pour le président sud-africain, c'était certainement une occasion rêvée de prendre les États-Unis en flagrant délit de violation du droit international. L'Alliance démocratique a toujours voulu être un parti qui pense certainement que critiquer les États-Unis dirigé par le président Trump n'était pas une bonne idée et pourrait, au contraire, accroître encore la croisade du président Trump contre l'Afrique du Sud. Et qu'en pense l'opinion sud-africaine ? Est-ce qu'elle soutient l'ANC contre ce raid américain ou est-ce qu'elle craint des représailles commerciales des États-Unis ? Non, l'opinion publique sud-africaine est très en soutien de l'ANC. L'Afrique du Sud se vit comme un pays leader en Afrique. Et se voir malmener comme ça par un pays avec lequel elle avait des relations plutôt bonnes... Non. l'opinion publique, la presse, est plutôt favorable à l'approche de l'ANC, qui a toujours été relativement ferme. Paul-Simon Handy, comment expliquez-vous le silence de l'Algérie quand on connaît la proximité qui existait entre le président Maduro et le président Abdelmadjid Tebboune ? Alors, je pense que l'Algérie, comme certains autres États, fait preuve de prudence stratégique. L'Algérie vient de terminer un mandat de deux ans au Conseil de sécurité des Nations unies sur un échec diplomatique, il faut le dire. Car le vote de la résolution 2797, dont le porteur de crayon étaient quand même les États-Unis, constituaient une sorte d'échec diplomatique pour l'Algérie. Sur le Sahara occidental. Sur le Sahara occidental. Donc, je pense que l'Algérie est encore en train de digérer cet échec diplomatique et ne voudrait pas en rajouter en se mettant en porte-à-faux avec un partenaire américain qui est devenu extrêmement imprévisible. Le deuxième aspect, à mon avis, c'est que la non-réaction de l'Algérie officielle démontre aussi que les alliances de blocs sont terminées dans le monde. Les amitiés avec des pays comme la Chine, la Russie ne protègent pas d'une agression militaire. Ce qui veut dire que, aujourd'hui, l'Algérie sait qu'elle peut très bien faire l'objet d'une attaque et que aucun autre État ne viendra la soutenir, et certainement pas les autres grands États comme la Chine, la Russie, ni même l'Iran. Alors justement en Iran l'année dernière, au Venezuela cette année, est ce que ces opérations militaires montrent la supériorité stratégique des Américains sur la Chine, y compris en Afrique ? Très certainement oui. Supériorité militaire... On voit que les États-Unis d'Amérique ont subi la concurrence de pays comme la Chine, la Russie, tous les pays qu'on dénomme souvent comme « puissance montante ». Ces pays sont des puissances montantes, économiques, diplomatiques, mais n'ont pas encore atteint la puissance militaire du leader américain. Il y a une vraie domination militaire américaine que la Chine est en train d'essayer de rattraper, mais elle en est encore loin. Autres pays très discrets depuis samedi dernier, les trois pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pourquoi ne sont-ils pas aux côtés de la Russie pour dénoncer, je cite l'ambassadeur de Moscou à New York, « le retour à l'ère de la domination américaine par la force et l'illégalité » ? Alors si on ne peut déjà pas défendre sa souveraineté par ses propres moyens, ses propres forces de défense et de sécurité, le meilleur antidote est certainement la légitimité transmise par les urnes. Les pays de l'AES n'ont pas cette légitimité populaire. Ces pays sont bien conscients de la faiblesse de leur position et de l'absence de réaction probable d'alliés. Et donc leur silence, pour moi, est évocateur d'une vraie prise de conscience de ce que leur position est : très délicate. Le projet qu'ils veulent mener n'est pas partagé par la communauté internationale. À lire aussiLes décisions des autorités vénézuéliennes seront «dictées» par les États-Unis affirme la Maison Blanche À lire aussiLe Mexique défend sa souveraineté face aux menaces d'intervention des États-Unis
Send us a textA hard truth set the tone for the new year: a fatal accident in Nigeria and the stark reminder that infrastructure and governance shape lives. I share why that grief paused my urge to create and how honesty, not forced optimism, can be the smartest way to start January. From there, we move straight into the UK job market, where rising employer costs, higher NI, and a punishing tax reality are shrinking vacancies and closing adverts early. Job hopping has stalled; job hugging is the new survival skill. And no, AI didn't replace everyone misfired attempts exposed the gap between hype and capability, while smart teams now use AI to augment real work.When growth outside slows, the inside strategy matters. I walk through how I anchor development to manager-owned objectives, build a feedback folder that proves outcomes, and keep a burn folder that captures patterns of harm. That combo turned a workplace bully into an unlikely conduit for opportunity: I secured sign-off, delivered for another team, and gained high-stakes exposure. He still doesn't like me, but he respects me an equation that matters when you're a Black Woman navigating power, perception, and limited tolerance for your tears. Respect lasts longer than likability; receipts speak when rooms turn cold.We also zoom out to geopolitics shaping markets and risk: Nigeria's insecurity, pressure across the Sahel, and the power play around Venezuela's oil. These forces affect hiring cycles, investor sentiment, and the anxiety many of us feel about timing a move. So I'm easing into 2026 with deliberate pace, quarter by quarter goals, renewed focus on public speaking and subject expertise, and a commitment to consistency on TikTok, blending the world of work with practical fashion and “wear your wardrobe” thinking. If the market says hold, use the hold to sharpen your edge, negotiate the package that actually pays, and make your progress unavoidable.Sponsorships - Email me: hello@toyatalks.comTikTok: toya_washington Twitter: @toya_w (#ToyaTalksPodcast) Snapchat: @toyawashington Instagram: @toya_washington & @toya_talks https://toyatalks.com/ Music (Intro and Outro) Written and created by Nomadic Star Stationary Company: Sistah Scribble Instagram: @sistahscribble Website: www.sistahscribble.com Email: hello@sistahscribble.com
In 2026 a return to our core principles as a nation will be the paramount goal. Constraints on power are reasserting themselves. System memory returns. Back to the founder's concepts. Federalism by friction. Borders will be redrawn not in ink, but in practice. Somali's were targeted for specific reasons. We'll hear about currency zones and sovereignty blocks. Europe is changing fast too. UK won't dissolve but unity is weakening. The world sees old rules no longer apply. Conformity is unenforceable. The eighth and ninth Amendments will be key. Power will flow back to the states. This is basic political physics and not rebellion. The economic hardships are real. Traditional structure will win and systems will stop pretending. America 250 matters. Trump's statements on the new year give hints. He won't be around forever. Since 2013, the power has returned to the people. Ohio minimized it's own state's constitution and invited federal overreach. That's important. Empires last about 250 years. Traditional colonialism is returning. China security buildup happening in the Sahel. There's South America and aliens too. Hardships are lessons. So much reckoning is coming. Above it all, President Trump is slowly and carefully returning power to the people.
January 1 isn't just the start of a new year. For a significant number of Africans, it's also the birthday written on official documents, often by default, not fact. This episode explores how missing birth records, colonial systems and migration shaped identity on paper, through voices from Somalia, France and Morocco.We then turn to Mali, where new US travel restrictions have taken effect, affecting several African countries. We hear reactions from the streets of Bamako and unpack what the bans mean for diplomacy, mobility and power in the Sahel.Presenter : Charles Gitonga Producers: Keikantse Shumba, Basma El Atti, Bella Twine, Blessing Aderogba Technical Producer: Terry Chege Senior Producer: Daniel Dadzie Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s'attardent sur l'année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d'abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l'opposition, susceptibles de gêner les plans d'élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C'est à peine si certains chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, n'ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d'alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l'économie du continent. « L'année 2025 se termine comme elle a commencé pour l'Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l'Agenda 2063 adopté en 2013 afin d'inscrire l'Afrique dans la voie de l'unité et du progrès. L'accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l'extrême pauvreté et créer des emplois. L'année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s'attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l'accès à la santé, à l'éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d'année et à l'aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d'africains : le foot avec la Coupe d'Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s'exclame WakatSéra. Les Pharaons d'Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l'Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l'assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d'y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d'être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »
As 2025 draws to a close, Thomas and Aimen take an unconventional tour of the Islamic world — looking beyond the usual headlines to the under-the-radar shifts that happened in 2025, with the potential to shape 2026 and beyond. They discuss: Mali, Burkina Faso, and Niger forming the Alliance of Sahel States and what a new Sahel bloc might mean The geopolitical ‘cluster fuck' of the Sudanese civil war The European Union's re-entry into Central Asia The Gabala Summit and the rising Turkic axis How Bangladesh is diversifying away from India Southern Thailand's Malay-Muslim insurgency and why it's so rarely discussed In Iraq, Kata'ib Hezbollah and the breakdown of state sovereignty Join the Conflicted Community here: https://conflicted.supportingcast.fm/ Find us on Twitter: https://twitter.com/MHconflicted And Facebook: https://www.facebook.com/MHconflicted And Instagram: https://www.instagram.com/conflictedpod Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Conflicted is a Message Heard production. Executive Producers: Jake Warren & Max Warren. Produced by Thomas Small and edited by Lizzy Andrews. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
El Gobierno aprueba medidas sociales por reglamento por falta de apoyos parlamentarios. COVIDE denuncia actos pro-ETA. Cataluña intensifica la caza controlada de jabalíes por peste porcina. Fallece Cecilia Jiménez, la restauradora del Ecce Homo de Borja, generando turismo y fondos sociales. En política exterior, Trump y Zelenski muestran optimismo por plan de paz ucraniano avanzado, con garantía de seguridad de EE. UU. Kiev, escéptica, sufre cortes de servicios. La paz se vislumbra, pese a desacuerdos territoriales y el interés ruso en minas. En Oriente Medio, Trump y Netanyahu abordan desarme de Hamás. MSF alerta devastación en Gaza y retención de ayuda a 2.2 millones de rehenes. Somalilandia controla puertos clave en Bab el-Mandeb (comercio y contención hutí). En el Sahel, EE. UU. ataca al Estado Islámico; la región sufre inestabilidad e influencia rusa y china. En Venezuela, Maduro afianza el apoyo militar, vinculado a financiar la extrema izquierda occidental. Económicamente, el ...
//The Wire//2300Z December 27, 2025////ROUTINE////BLUF: USA CONDUCTS CRUISE MISSILE STRIKES IN NIGERIA. SOMALI FRAUD IN MINNESOTA EXPANDS IN SCOPE. RUSSIA STRIKES KIEV AFTER UKRAINE ASSASSINATES GENERAL IN MOSCOW. SERIAL DRIVE-BY SHOOTER ARRESTED IN AUSTIN.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events-Ukraine: Over the past few days Russia has responded to the Ukrainian targeting of a Russian General in Moscow, by conducting strikes of their own in Kiev. LTG Fanil Sarvarov was assassinated via an explosive device that was placed inside his vehicle outside his apartment in Moscow.Analyst Comment: Before his death, LTG Sarvarov was the leader of Russia's Operational Training Directorate for the General Staff. The strikes in Kiev are not exactly good news for the peace process, but neither is an assassination of a General in Moscow, so this tit-for-tat targeting is mostly a wash.Nigeria: The Pentagon conducted missile strikes in the Islamic State-held northwestern territories of the nation on Christmas Day. The strikes were carried out on known Islamic State training camps and facilities, which have been legendary for carrying out exploitation, kidnapping, and terrorist attacks around the nation. Local Nigerian officials stated that the US carried out strikes in the Sokoto district, targeting the sub-group referred to as Islamic State-Sahel Province (ISSP).Analyst Comment: The rampant insurgencies carried out by the Islamic State throughout the entire Sahel region are by no means a new conflict, and Nigeria specifically has been host to kidnapping/ransom-style attacks on populated villages for several decades. In short, various ethnic cleansing and genocide operations have become regular and routine throughout the region over the past few centuries, but more recently have come to a head as insurgents consolidate power around the continent. As a reminder, a major scandal emerged back in 2024, when the government of Nigeria adopted a very hostile tone towards the United States, forcing the abandonment (allegedly) of Air Base 101 and 201 (in Niamey and Agadez, respectively), which were bases used by the US to target the Islamic State militants that Nigeria is now having to deal with. In the past year that the US has had a reduced role throughout the region, it would seem that Nigeria would like some more American missiles.These recent strikes were significant, but conflicts in Africa do not often abide by the universally understood ways of warfare in the west. As such, whether or not these strikes actually did anything is anyone's guess; erasing a map grid square which previously held a significant training camp surely would have resulted in some level of setback for militants, however only time will tell if this effort will reduce the capabilities of insurgent groups in the region.Of note, the technical details of the strikes are contradictory between the various agencies involved. For instance, Nigerian officials state that the strikes were carried out by MQ-9 Reaper drones, however the Pentagon published a video of (likely Tomahawk) missiles being launched from an unnamed Arleigh Burke-class Destroyer. This doesn't necessarily mean much, as it's very doubtful that the US told Nigeria anything about the strike beyond very basic details. However, this does bring into question exactly what intelligence was used to conduct the strikes. USAFRICOM has had a counter-insurgency mission throughout the continent for decades, so it's not out of the question for the US to carry out strikes without Nigeria's help at all (which is probably for the best). After all, Islamic State training camps aren't exactly hard to find. However, the Nigerian government has serious incentive to feed the US bad intel which results in bad strikes. Throughout the third world, one of the biggest complications for targeting are local sources providing "tips" on "insurg
Pour terminer l'année, l'équipe de Sur le Fil vous propose de passer en revue les dossiers chauds de l'année 2026 à l'échelle internationale, des relations entre les Etats-Unis et l'Europe, en passant par la guerre en Ukraine, la relation entre Pékin et Washington, les grandes tendances sur le continent africain et en Amérique latine et la situation à Gaza.Un épisode préparé avec Karim Talbi, rédacteur en chef de l'AFP pour l'Europe, Laura Bonilla, rédactrice en chef de l'AFP en Amérique latine, et Patrick Markey, redacteur en chef Afrique de l'AFP.Intervenants : Michael Cox, professeur émérite en relations internationales à la London School of Economics. Auteur de US Foreign Policy, dont la nouvelle édition va paraître en mars 2026.Alice Ekman, directrice de la recherche de l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS) et spécialiste de la Chine. Autrice notamment de Dernier Vol pour Pékin (Flammarion, 2024)Agnès Levallois, présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (IreMMO), spécialiste du monde arabe contemporain. Realisation : Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Emmanuelle Baillon, Denis Barnett Sébastien Casteran, Marie Dhumieres, Maxime MametExtraits sonores : AFPTV Extrait afrobeat : "Water", par TylaMusique : Nicolas VairPour aller plus loinCinq choses à attendre en 2026 (AFP)The G20 Agenda Is Shifting from the Global South to America FirstLe durcissement américain vis-à-vis de l'Europe va continuer, prévient Paris | European Newsroom (AFP)Paix en Ukraine : la dernière version du plan américain en 20 points (24 décembre 2025)Document officiel énonçant la stratégie de sécurité américaine (Novembre 2025)Breaking down Trump's 2025 National Security Strategy | Analyse par l'institut BrookingsGuerre commerciale : Donald Trump et Xi Jinping prêts pour un fragile accord de trêve ? | IfriPour la Chine, l'UE est un enjeu secondaire | Cairn.info (Décembre 2025)La Chine dans le monde. Entretien avec Alice Ekman (Diploweb, juillet 2024)China's turn towards the 'Global South': Europe is not Beijing's priority | European Union Institute for Security Studies(17 juillet 2025)Africa outlook 2026 - Economist Intelligence UnitConseil de sécurité: les derniers développements en Afrique de l'Ouest et au Sahel illustrent la fragilité et la résilience de la sous-région | ONU Couverture des réunions & communiqués de presseMegaprojet gazier de TotalEnergies au Mozambique : le communiqué de l'entrepriseA Gaza, des Palestiniens sous les bombes du côté israélien de la "ligne jaune" (AFP, 22 décembre 2025)Operation Southern Spear: The U.S. Military Campaign Targeting Venezuela | Council on Foreign RelationsAmérique latine : un nouveau cycle électoral incertain - Fondation Jean-JaurèsLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre les forces kurdes et le gouvernement syrien, l'assassinat d'un haut gradé de l'armée russe et le sommet de l'AES. Israël : Netanyahu à la tête de l'enquête sur le 7-Octobre, conflit d'intérêts ? En Israël, la nomination du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la tête de la commission chargée d'enquêter sur les défaillances ayant conduit aux attaques du 7 octobre suscite une vive polémique. Pourquoi le choix s'est porté lui alors que cette commission est censée être indépendante ? Quel sera son rôle ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. Syrie : pourquoi les combats ont-ils repris entre les forces kurdes et gouvernementales ? De violents affrontements ont éclaté à Alep entre les forces kurdes et l'armée syrienne, faisant plusieurs victimes et ravivant les tensions dans le nord du pays. Comment expliquer ce regain de tensions ? Cela pourrait-il avoir un lien avec la visite du ministre des Affaires étrangères turc en Syrie, Hakan Fidan ? Avec Frédéric Pichon, docteur en histoire, spécialiste de la Syrie. Russie : que sait-on de l'assassinat d'un haut gradé de l'armée russe ? Un haut gradé de l'armée russe a été tué dans une explosion survenue à Moscou, dans des circonstances encore floues. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Pourquoi a-t-il été pris pour cible ? Avec Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain. Auteur du blog « Ne Pas Subir » et de l'ouvrage « Petites leçons sur la guerre : Comment défendre la paix sans avoir peur de se battre » (éditions Autrement). AES : une rencontre cruciale pour l'avenir de la région ? À Bamako s'est déroulé le deuxième sommet des chefs d'État de l'Alliance des États du Sahel (AES), rassemblant les dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Cette rencontre de deux jours visait à renforcer la coopération régionale en matière de sécurité, de développement et de souveraineté partagée. Quel bilan peut-on dresser de la situation sécuritaire au sein de l‘AES ? Pourquoi envisagent-ils la création d'une banque d'investissement commune ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.
This week, instead of zooming in on a single conflict, the GZERO World Podcast looks back on 2025 and takes stock of a world increasingly defined by conflict. Ian Bremmer sits down with CNN Chief International Correspondent Clarissa Ward and Comfort Ero, President and CEO of the International Crisis Group to look at some of the biggest crises of 2025–-both the headline making wars and the ones the world overlooked.Gaza and Ukraine captured the world's attention this year. But at the same time, around 60 other armed conflicts and struggles have been raging around the world. It's the most active period of conflict since the end of World War II. Some are decades-long battles, like Myanmar's devastating civil war. Others are more recent, like the surge of terrorist insurgent groups in Africa's Sahel. But each is a symptom of a broader global order breaking down—driven by weakening institutions, regional rivalries, climate shocks, and failing states. Bremmer sits down first with Clarissa Ward, to discuss her reporting from war zones around the world and then with Comfort Ero, for a global perspective on the conditions that have created so much strife.Host: Ian BremmerGuests: Clarissa Ward, Comfort Ero Subscribe to the GZERO World with Ian Bremmer Podcast on Apple Podcasts, Spotify, or your preferred podcast platform, to receive new episodes as soon as they're published. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
Metaphysician and Master Herbalist Doctah B will take over our classroom this Wednesday morning. He will preview this Sunday’s Winter Solstice and explain its significance, as well as discuss his latest book, "What’s Eating You," sharing insights on how to free your body from mental, physical, and energetic parasites. Before Doctah B’s segment, Brother Shujaa. will highlight the importance of celebrating Kwanzaa. Former NY Lawmaker Charles Barron will also report on the latest developments in the Sahel Nations.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Face à l'escalade des attaques djihadistes, l'ONU a pressé les États du Sahel de renforcer leur coopération et d'unir leurs forces. La crise sécuritaire régionale menace gravement la stabilité.Traduction: Facing escalating jihadist attacks, the UN urged Sahel states to strengthen cooperation and unite forces. The regional security crisis poses a serious threat to stability. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Donate (no account necessary) | Subscribe (account required) Join Bryan Dean Wright, former CIA Operations Officer, as he dives into today's top stories shaping America and the world. In this Monday Headline Brief of The Wright Report, Bryan examines the rising risk of war with Venezuela, secret peace talks over Ukraine, the abduction of Christian schoolchildren in Nigeria, Israel's shifting posture in Gaza and Lebanon, and the domestic political fight over sedition and extremist rhetoric inside the United States government. U.S. and Venezuela Move Closer to War: President Trump authorized covert CIA operations inside Venezuela, prompting the FAA to warn airlines about dangerous conditions in Venezuelan airspace. Reports from Bloomberg, Reuters, and the New York Times confirm GPS jamming and rising military activity. A Russian oil tanker headed for Caracas was turned away twice by the USS Stockdale and is now anchored off Cuba. Bryan notes that the White House still hopes for a peaceful exit by President Maduro, with Colombia offering asylum in exchange for guarantees of no future attempts to kill or arrest him. Trump's Ukraine Peace Plan Faces Pushback: A secret twenty-eight-point peace plan leaked last week, calling for Ukraine to give up parts of the Donbas, reduce its military to six hundred thousand troops, and abandon NATO membership. The plan would also restore economic ties between Russia and the West and release frozen Russian funds for joint rare earth projects. European leaders object, and President Zelenskyy says negotiations must continue, insisting Ukraine needs a larger standing army to deter future invasions. Bryan emphasizes that Trump wants the deal signed by Thanksgiving, warning Zelenskyy that U.S. support may end if he refuses. Ukraine's Deepening Corruption Crisis: Fifteen to thirty percent of aid intended for Ukraine's military and energy needs has been stolen, according to recent reporting. Several allies of Zelenskyy have been arrested, and the president's key aide, Andriy Yermak, is widely suspected of involvement. Ukraine's anti-corruption agency plans more indictments this week, placing Zelenskyy in a weakened negotiating position. Islamists Kidnap Christian Children in Nigeria: Three hundred Christian students were abducted from a Catholic school in central Nigeria. About fifty escaped by fleeing into the forest and hiding until farmers rescued them. Boko Haram and other jihadist factions are believed to be responsible. Bryan warns that these groups aim to build an Islamic caliphate across the Sahel and into the Gulf of Guinea, threatening regional Christians and strategic minerals such as cocoa, iron ore, bauxite, and oil. Trump has warned Nigeria that failure to protect Christians could trigger U.S. military action. Israel Reshapes Gaza and Expands Strikes in Lebanon: U.S. troops are withdrawing from Gaza's coordination center. Israeli, Arab, and vetted Palestinian officials will manage reconstruction in a new "Green Zone," while unvetted Palestinians remain in a devastated area controlled by Hamas. Polling shows Hamas' support has risen inside Gaza, meaning roughly half the population may remain under militant control. Israel also intensified operations in Lebanon, killing Hezbollah's top military commander in a drone strike despite an ongoing ceasefire. Jewish Extremists Spark Crisis in the West Bank: Prime Minister Netanyahu convened emergency meetings after Jewish extremists torched Palestinian homes and cars in a village attack. Israeli officials say about two hundred seventy young men are responsible for the most recent incidents and vow to act. Sedition Caucus Escalates Rhetoric Against Trump: Former CIA, FBI, and military officials who now serve as Democrats in Congress released a video urging service members to resist unlawful orders from President Trump. Senator Elissa Slotkin admitted she knows of no unlawful orders but says such orders might come. Bryan calls the effort a psychological operation designed to sow confusion inside the military. Legal experts warn that service members who refuse lawful orders could face court-martial and prison. Trump Meets NYC's Socialist Mayor Elect: Zohran Mamdani met with President Trump on Friday, and the two agreed on issues such as electricity costs and housing. Mamdani later repeated his belief that Trump is a fascist and a Nazi, prompting Republican leaders like Elise Stefanik to call Mamdani a jihadist with a long documented history of radical associations. Bryan argues the evidence strongly supports Stefanik's view and warns against normalizing Mamdani's ideology. Eric Swalwell Runs for Governor of California: Representative Swalwell announced his campaign on Jimmy Kimmel Live, promising to lead the "Resistance" against Trump. Bryan revisits the long-running Chinese influence operation that targeted young California Democrats, including Swalwell, and raises questions about whether the FBI ever thoroughly investigated the network linked to his former associate Fang Fang. Good News in Medicine: Japanese researchers found that the amino acid arginine significantly reduced Alzheimer's-related plaque and inflammation in animal studies. Dosing remains experimental, but Bryan notes it could offer a promising option for families exploring right-to-try pathways. "And you shall know the truth, and the truth shall make you free." - John 8:32 Put a smile on your face and give joy to your taste buds… Give Masa and Vandy beef tallow chips a try today! Use code WRIGHT for 25% off your first order… at MASAchips.com or VandyCrisps.com. So incredibly delicious! I promise, you won't be disappointed. Keywords: Venezuela CIA operations FAA warning, USS Stockdale Russian tanker, Maduro Colombia asylum offer, Ukraine Trump twenty eight point plan, Donbas concessions NATO ban, Zelenskyy corruption Yermak indictments, Nigeria Christian school kidnapping Boko Haram, Gaza Green Zone Hamas polling, Hezbollah commander killed Lebanon, Slotkin sedition unlawful orders video, Zohran Mamdani socialist jihadist ties, Eric Swalwell Fang Fang China influence, arginine Alzheimer's study Japan