Ecoclimatic and biogeographic transition zone in Africa
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Today on Unsupervised Learning Razib talks to Zineb Riboua, a research fellow and program manager of Hudson Institute's Center for Peace and Security in the Middle East. She specializes in Chinese and Russian involvement in the Middle East, the Sahel, and North Africa, great power competition in the region, and Israeli-Arab relations. Riboua's pieces and commentary have appeared in the Wall Street Journal, Foreign Policy, the National Interest, the Jerusalem Post and Tablet among other outlets. She holds a master's of public policy from the McCourt School of Public Policy at Georgetown University. She did her undergraduate studies in France, where she attended French preparatory classes and HEC Paris' Grande Ecole program. Her Substack is Beyond the Ideological. Razib and Zineb Riboua discuss the concept of Third Worldism (following up on an earlier podcast), its historical context, and its contemporary relevance. Riboua explains that Third Worldism positions the decolonizing world as a historical actor seeking revenge and redistribution from the West, emphasizing the West's role in global South underdevelopment. They explore its manifestations in politics, particularly in the US and Europe, and its influence on foreign policy, highlighting the role of Israel as a central issue. Riboua also touches on the economic and political challenges faced by Iran and the Middle East, and the evolving dynamics of Islam in global politics.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au sud du Liban, l'Union européenne qui accuse la Chine de former des soldats russes et une attaque ukrainienne importante sur la capitale russe, Moscou. Niger : que sait-on de l'attaque à l'aéroport de Niamey revendiquée par le Jnim ? Au moins onze soldats et deux civils sont morts dans une attaque à l'aéroport de Niamey revendiquée par le Jnim, Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda. Les autorités affirment avoir abattu 22 assaillants. Ces derniers étaient arrivés à l'aéroport à bord de taxis et munis de ceintures explosives. Alors qu'une attaque contre ce même aéroport a eu lieu en janvier, comment ces assaillants avec ceintures explosives ont-ils pu encore s'approcher ? Existe-t-il des défaillances de sécurité ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Sud-Liban : pourquoi les frappes israéliennes continuent malgré le cessez-le-feu ? Moins de 24 heures après l'annonce d'une trêve immédiate entre Israël et le Hezbollah, de nouvelles frappes israéliennes ont fait au moins 23 morts dans le sud du Liban le samedi 20 juin. L'armée israélienne a dit visé des positions du Hezbollah pro-iranien, en riposte à des attaques contre ses soldats déployés dans cette partie du pays. Comment expliquer la poursuite de ces bombardements malgré le cessez-le-feu et le protocole d'entente signé entre les Américains et les Iraniens ? Benyamin Netanyahu peut-il aller jusqu'à risquer sa relation avec Donald Trump ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Guerre en Ukraine : la Chine forme-t-elle des soldats russes ? La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, accuse la Chine de former des soldats russes envoyés sur le front ukrainien. Elle affirme obtenir des « informations vérifiées selon lesquelles l'armée chinoise a formé du personnel militaire russe pour combattre en Ukraine ». Des accusations rejetées par un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian, qui défend que « ces allégations sont dénuées de tout fondement factuel ». Sur quelles preuves la cheffe de la diplomatie européenne s'appuie-t-elle ? Quel serait l'intérêt pour Pékin de former des soldats russes ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Guerre en Ukraine : le rapport de force a-t-il changé sur le terrain ? L'Ukraine a lancé, le jeudi 18 juin, sa plus vaste offensive contre la capitale russe, Moscou. Plusieurs drones ont endommagé une importante raffinerie, selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine. Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, l'attaque est une « riposte justifiée » aux attaques russes contre l'Ukraine. Face à l'intensification de ces frappes, les quatre aéroports de Moscou ont été brièvement fermés. Ces bombardements signifient-ils que le rapport de change est en train de basculer sur le front ? Alors que Volodymyr Zelensky a multiplié les appels à la paix lors du G7, comment expliquer ces frappes ukrainiennes ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative.
Au Niger, c'est la deuxième fois de l'année que l'aéroport international de Niamey est visé par un groupe jihadiste. La dernière attaque s'est produite jeudi dernier, et a fait treize victimes selon les autorités : onze militaires et deux civils. Mais cette fois-ci, apparemment, la junte au pouvoir au Niger n'a pas eu besoin de l'aide des Russes pour repousser l'assaut des terroristes. Alors peut-on parler d'un succès ou d'un échec pour les miliaires au pouvoir à Niamey ? Le chercheur nigérien Brimaka Abdoul Azizou Garba enseigne à l'Institut de sciences politiques de Louvain-Europe, en Belgique. Il a été aussi conseiller spécial du président Mohamed Bazoum. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En janvier, les terroristes avaient attaqué l'aéroport de Niamey avec des motos. Cette fois-ci, ils ont essayé de s'y introduire par la ruse en se faisant passer pour des passagers. Pourquoi ce changement de stratégie ? Brimaka Abdoul Azizou Garba : Effectivement, lors de la première attaque, ils seraient arrivés à moto et pour cette deuxième, les informations, en tout cas, font état de l'usage de véhicules, notamment de taxis et de minibus. Donc, ce qui complique la détection et la prévention. C'est vrai qu'après la première attaque, des mesures avaient pourtant été prises pour renforcer la sécurité à l'intérieur et aux abords de l'aéroport. Mais, apparemment, cela n'a pas dissuadé les terroristes qui ont peut-être pu infiltrer la capitale pour mieux observer et tester les dispositifs et exploiter les moindres failles. Depuis quelques semaines, le régime militaire nigérien est en train de détruire un certain nombre de quartiers autour de l'aéroport pour mieux protéger celui-ci. Est-ce pour cela que les assaillants du 18 juin ont tenté de rentrer par la ruse en se déguisant en simple passagers ? Sûrement, parce qu'on a vu que ces mesures ont tendance à un peu dégager, décongestionner l'aéroport, en déguerpissant le quartier mitoyen. Et je pense que tout cela est observé de l'intérieur. Donc, c'est pour cela que je parle d'infiltration. Et ça, c'est typique des conflits asymétriques où l'on utilise l'effet de surprise. En janvier, l'attaque avait été revendiquée par l'EIS, l'État islamique au Sahara. Cette fois-ci, elle est revendiquée par le Jnim. Y a-t-il une coordination ou une compétition entre ces deux groupes terroristes ? Je ne pense pas que ce soit une coordination ou une compétition. Ce qui est sûr, c'est que les deux attaques à l'aéroport, c'est à cause des drones qui s'y trouvent et que les terroristes n'arrivent pas à se mouvoir comme ils veulent à cause de ces drones militaires. Je pense que l'objectif, c'est de tout faire pour détruire ces vecteurs aériens. Je dirais plutôt qu'il faut peut-être explorer un rapprochement entre l'Iswap [État islamique en Afrique de l'Ouest, NDLR] et le Jnim [lié à al-Qaïda, NDLR]. Je pense que, s'il y a coordination, peut-être c'est à ce niveau entre le Jnim et l'Iswap, du côté du bassin du lac Tchad, mais pas au niveau de l'EIS, l'État islamique au Sahara. Et est-ce que le Jnim et l'EIS, l'État islamique au Sahara, ont des ambitions politiques semblables ou différentes ? Je crois que, dans un premier temps, leur objectif, c'est d'affaiblir le Niger parce que c'est le pays quand même le plus solide des trois, où ils n'arrivent pas à prendre, à contrôler un espace. Et l'objectif, a priori, c'est de chercher à affaiblir l'État du Niger sur le plan militaire pour pouvoir s'en prendre facilement aux deux autres. C'est-à-dire qu'au Niger, les jihadistes n'arrivent pas à se tailler un fief comme au Mali ou comme au Burkina Faso ? Oui, les jihadistes n'arrivent pas à le faire parce que le Niger a vécu quand même 12 ans de stabilité politique, 12 ans de sécurité et de développement. Et je pense que le Niger a eu beaucoup d'acquis, y compris sur le plan militaire. Et ça, ça a fait que le Niger s'est largement démarqué des deux autres [pays membres de l'Alliance des États du Sahel, NDLR]. Et ça ne serait pas du tout facile pour les terroristes de pouvoir contrôler un espace au Niger, comme ils l'ont fait au Burkina Faso et au Mali. La résistance farouche des militaires nigériens le 18 juin, est-ce le signe que la junte commence à s'organiser face aux attaques terroristes, ou est-ce à votre avis un acte de désespoir sans lendemain ? Je connais bien nos militaires, je sais que ce sont des militaires qui sont braves. Il suffit de mettre les bonnes personnes à la bonne place pour qu'on puisse voir la différence. On a de très bons militaires, on a de très bons chefs militaires qui sont capables de bien planifier et de bien mener la résistance. Je crois que, dans les mesures que l'état-major a pu prendre, il y a sûrement eu des changements au niveau du dispositif et au niveau de la planification, et c'est ce qui a peut-être donné ce résultat. Au final, cette attaque terroriste repoussée devant l'aéroport ce jeudi 18, est-ce un échec ou un succès pour l'armée du Niger ? Moi, je pense que c'est un succès parce que, lors de la première attaque, on a vu que ce sont les Russes qui sont sortis pour dire : « Bon, on a sauvé le site, sans nous, ils allaient prendre votre aéroport. » Et le général Tiani [qui dirige le Niger depuis juillet 2023, NDLR] l'a dit lui-même dans le discours qu'il a fait : il a remercié les partenaires russes. Et je pense que, cette fois-ci, la riposte est venue des soldats nigériens et ils ont tout le mérite. Et ça montre une fois de plus que l'armée nigérienne est bel et bien capable d'assurer la sécurité de l'État. À lire aussiNiger: le Jnim revendique l'attaque de l'aéroport de Niamey qui a tué au moins 11 soldats et deux civils
Nederland maakt tot nu toe tevergeefs jacht op Jos Leijdekkers, beter bekend als ‘Bolle Jos'. De veroordeelde drugsbaron houdt zich schuil in Sierra Leone, ontdekten FTM en het AD vorig jaar. Sindsdien is zijn invloed in het Afrikaanse land alleen maar gegroeid, zegt drugshandel- en West-Afrika-expert Kars de Bruijne. Dat maakt arrestatie of uitlevering steeds lastiger. In deze aflevering van ‘Follow the Money interviewt' bespreekt Annette van Soest met De Bruijne hoe de meest gezochte crimineel van Nederland kon doordringen tot de hoogste politieke kringen van Sierra Leone. Leijdekkers heeft nauwe banden met president Julius Maada Bio en zijn familie. De Bruijne, programmaleider West-Afrika en de Sahel bij instituut Clingendael komt al jaren in het land. Hij deed er onderzoek naar het gebruik van geweld tijdens de burgeroorlog, de relatie tussen politiek en gewelddadige milities en de opkomst van gangs.
Nederland maakt tot nu toe tevergeefs jacht op Jos Leijdekkers, beter bekend als ‘Bolle Jos'. De veroordeelde drugsbaron houdt zich schuil in Sierra Leone, ontdekten FTM en het AD vorig jaar. Sindsdien is zijn invloed in het Afrikaanse land alleen maar gegroeid, zegt drugshandel- en West-Afrika-expert Kars de Bruijne. Dat maakt arrestatie of uitlevering steeds lastiger. In deze aflevering van ‘Follow the Money interviewt' bespreekt Annette van Soest met De Bruijne hoe de meest gezochte crimineel van Nederland kon doordringen tot de hoogste politieke kringen van Sierra Leone. Leijdekkers heeft nauwe banden met president Julius Maada Bio en zijn familie. De Bruijne, programmaleider West-Afrika en de Sahel bij instituut Clingendael, komt al jaren in het land. Hij deed er onderzoek naar het gebruik van geweld tijdens de burgeroorlog, de relatie tussen politiek en gewelddadige milities en de opkomst van gangs. Sierra Leone is van oudsher geen doorvoerland voor cocaïne. Dat veranderde rond 2019, toen groepen drugscriminelen uit de Balkan begonnen te opereren vanuit het West-Afrikaanse land. Nu maakt Bolle Jos er de dienst uit, aldus De Bruijne. ‘Mijn indruk is dat er één zon is in dit hele spel waar alles omheen draait en dat is Jos Leijdekkers. Iedereen richt zich op hem.'
Denne episoden er et opptak fra et seminar om landfordrivelse og folkelig motstand i Palestina og utover i verden, 12.06.26. I denne episoden (part 1) får du høre innledning av Prof. Mazin Qumsiyeh (founder and director of the Palestine Museum of Natural History and the Palestine Institute for Biodiversity and Sustainability at Bethlehem University).I neste episode (part 2) får du høre en panelsamtale med:- Ibrahima Poudiougou (Landresponse-prosjektet), om Sahel,- Rozerin Algunerhan (skuespiller, scenekunstner og politisk aktivist), om Kurdistan,- Carmen Beatriz Marta Mapis (forsker ved NMBU), om Mapuche,- Rami Samandar (leder av Palestinakomiteen), om Palestina Arrangementet og episoden foregår på engelsk. Seminaret var arrangert av Academic Solidarity with Palestine Seminar Series, LANDRESPONSE, Spire Ås, SAIH Ås, Amnesty NMBU, Globalis, Palestinakomiteen i Norge, Fellesutvalget for Palestina, Internasjonal Kvinneliga for Fred og Frihet.Arrangementet har fått økonomisk støtte fra Fellesutvalget for Palestina og NMBU.
No norte do Mali, em pleno deserto do Sahel, forças ligadas ao Africa Corps — sucessor do Grupo Wagner — foram obrigadas a abandonar posições estratégicas depois de uma ofensiva coordenada envolvendo rebeldes tuaregues da Frente de Libertação do Azawad e jihadistas do JNIM, braço da al-Qaeda na região.O episódio mais simbólico aconteceu em Kidal, cidade que havia sido apresentada como uma das maiores vitórias russas na África. Em 2023, sua tomada serviu como vitrine da influência de Moscou no continente. Em 2026, a retirada russa expôs os limites desse modelo.Neste vídeo, explicamos como a Rússia entrou no Mali após a saída da França, como o Grupo Wagner se transformou no Africa Corps, por que a geografia do Sahel favorece grupos armados locais e o que essa derrota revela sobre a verdadeira capacidade militar russa fora da Ucrânia.Uma história sobre propaganda, mercenários, golpes militares, alianças improváveis e o colapso de uma promessa: a de que Moscou conseguiria estabilizar o Mali onde o Ocidente havia fracassado.Você já conhece o meu aplicativo? No HOC ACADEMY você tem acesso a cursos e aulas exclusivas, além do BUNKER DO HOC, um feed de notícias e análises em tempo real sobre as coisas mais importantes que acontecem no mundo. Clica no link e não fique de fora dessa!
Les restrictions de visas pour les supporters de football ivoiriens et africains qui veulent aller aux États-Unis sont « regrettables », a déclaré Mamadou Touré, le ministre porte-parole adjoint du gouvernement de Côte d'Ivoire sur RFI. Le ministre, qui est aussi en charge de la Promotion de la jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique, s'exprime également sur le calendrier de la mise en place d'une nouvelle commission électorale, après la dissolution de la précédente le mois dernier. RFI : Vous êtes à Paris pour participer au salon Vivatech. Quelles sont les ambitions numériques de la Côte d'Ivoire ? Mamadou Touré : La Côte d'Ivoire entend être un hub numérique dans la sous-région ouest africaine. La Côte d'Ivoire compte se positionner au niveau africain, au niveau donc du numérique. D'ailleurs, Vivatech nous offre l'opportunité de mettre en évidence tous ces talents jeunes puisque nous avons avec nous à ce salon une trentaine de jeunes start-up PME qui viennent à la conquête du monde et qui apportent des solutions très concrètes dans différents domaines, que ce soit l'agriculture, le climat ou la Fintech. Il y a quelques jours, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, qui est vice Premier ministre, qui est aussi le frère du chef de l'Etat, a déclaré que la Côte d'Ivoire était prête à reprendre une coopération sécuritaire avec ses voisins du Sahel, notamment le Burkina Faso. Est-ce à dire que des opérations communes entre Ivoiriens et Burkinabés pourraient reprendre contre les groupes jihadistes ? La Côte d'Ivoire a toujours été dans cette posture. C'est ce que le vice Premier ministre a voulu rappeler. Rappelez-vous que, par le passé, nous avons eu d'excellentes relations avec ce pays dans le cadre de la coopération militaire et dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malheureusement, ces relations se sont estompées, pas du fait de la Côte d'Ivoire. Et donc, ce que le vice Premier ministre exprime, c'est cette prédisposition permanente de la Côte d'Ivoire à œuvrer dans le sens d'un dialogue qui aurait pour effet de mutualiser les efforts en vue de traiter ce problème qui est un problème sérieux pour toute la sous-région. Le mois dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé la dissolution de la CEI, la Commission électorale indépendante, qui est très décriée par l'opposition. À quoi ressemblera la nouvelle structure électorale ? Vous savez que, depuis plusieurs années, nous avons eu une commission électorale indépendante qui a été modifiée plusieurs fois et qui, en dépit donc de ces améliorations, n'a pas réussi à rassurer tous les acteurs en dépit de toutes les avancées obtenues. En dépit de cela, il y a une crise de confiance des acteurs. Tirant donc conséquence de cela, le gouvernement a décidé donc de dissoudre la commission électorale indépendante et va proposer une nouvelle architecture dans le but de mieux rassurer donc les différents acteurs. Alors pour cette nouvelle architecture, d'après certaines informations, le modèle sénégalais pourrait servir de base, à savoir une double structure où l'organisation matérielle des élections serait confiée à l'administration publique et le contrôle à une autorité indépendante composée de magistrats et de hauts fonctionnaires à la retraite ? Alors tout ce qui s'est dit aujourd'hui est de la spéculation et c'est normal. Mais il faut attendre quelques jours que le gouvernement propose officiellement l'ossature. Mais cette double structure, c'est une piste ? Écoutez, dans quelques jours, vous aurez l'architecture proposée par le gouvernement. Ce n'est pas impossible ? Attendez quelques jours. Les principaux partis d'opposition, notamment le PDCI, se félicitent de la disparition de la CEI, mais demandent une table ronde avec le pouvoir avant d'examiner une proposition à l'Assemblée nationale ? Écoutez, nous considérons que la Côte d'Ivoire n'est pas un Etat failli. La Côte d'Ivoire est un Etat avec des institutions depuis plusieurs années qui fonctionnent normalement. Et tout ce processus se fera donc dans le cadre normal du fonctionnement normal de l'Etat et de ses institutions. Pour le calendrier, donc, c'est le gouvernement qui l'annoncera. Mais quelle que soit la proposition du gouvernement, elle passera devant l'Assemblée nationale, elle sera discutée par les députés, l'opposition y est représentée. Donc dans le cadre du fonctionnement normal des institutions, la réforme se fera. Et quand est-ce que ça passera devant l'Assemblée nationale ? Mais il faut attendre déjà que la proposition soit adoptée par le gouvernement. En Conseil des ministres… Analysée en conseil de gouvernement et adoptée en Conseil des ministres, avant donc de passer à l'Assemblée nationale. Mais tout ce calendrier sera clairement défini et public au moment opportun. D'ici la fin du mois de juillet ? Je ne peux rien vous dire là-dessus. Mais pas de table ronde avant l'examen d'une proposition du gouvernement ? Je ne sais pas quelle sera la méthodologie choisie par le Premier ministre, qui est en charge d'initier la proposition au gouvernement et il revient au Premier ministre de définir l'approche. Mais ce que je dis, c'est que, quelle que soit l'architecture qui sera arrêtée, nous avons un pays qui fonctionne normalement, des institutions qui fonctionnent normalement, et différentes lois comme ça l'est pour des lois qui ont été déjà adoptées, donc, il y a un processus qui est défini, et je pense que ce processus sera respecté. Au Mondial de football, la Côte d'Ivoire a battu l'Équateur 1-0 lundi dernier. Félicitations ! Mais que pensez-vous du refus des Américains de laisser rentrer les supporteurs des Eléphants ? Il est clair que de milliers de supporters, qu'ils soient Ivoiriens ou Africains, auraient voulu partir aux Etats-Unis pour accompagner nos équipes africaines. Malheureusement, du fait des restrictions des visas, ces supporters ne peuvent pas y aller. Et on peut comprendre donc la douleur, la tristesse de ces supporters qui n'arrivent pas à y aller du fait donc de mesures administratives au niveau du gouvernement américain. Donc, on ne peut que regretter, cela est regrettable. Est-ce que cette politique de restriction des visas, vous la jugez discriminatoire à l'égard de certains pays ? Je ne ferai pas de commentaire.
Cette semaine, sous l'Arbre à palabres, les invités d'Éric Topona analysent la nouvelle approche diplomatique du Bénin vis-à-vis des pays de l'Alliance des États du Sahel, depuis l'arrivée au pouvoir du président Romuald Wadagni.
In northeastern Ivory Coast, along the border with Burkina Faso, tension has become a permanent reality. The jihadist threat spreading from the Sahel is no longer the only concern. A new danger has emerged: the Volunteers for the Defence of the Homeland, or VDPs – auxiliary forces supporting the Burkinabé army. FRANCE 24's Julia Guggenheim, Damien Koffi and M'ma Camara report.
The gunfire incident at Niger's Diori Hamani International Airport on Thursday, June 18, 2026, was the result of a coordinated suicide attack orchestrated by militants affiliated with al-Qaeda.Reports from Al Jazeera and Reuters indicate that a group of heavily armed assailants arrived by taxi at approximately 6:00 AM local time and targeted a security checkpoint at the airport's entrance. This assault led to intense exchanges of gunfire, artillery fire, and numerous loud explosions that persisted for several hours as Nigerien security forces endeavored to repel the attackers.The Group for the Support of Islam and Muslims (JNIM), which serves as the main branch of al-Qaeda in the Sahel, has officially claimed responsibility for the attack. Security analysts from The Washington Post have pointed out that the airport is a strategically significant hub, housing a major Nigerien air force base and serving as the headquarters for the joint military force of the Alliance of Sahel States (AES), thus making it a symbolic and high-value target for regional jihadist groups.Experts reported to Reuters that JNIM is engaged in an intensifying rivalry with the Islamic State in the Sahel Province (ISSP), which had previously targeted this same airport in January, prompting both factions to conduct aggressive operations to establish their dominance.Officials confirmed to the BBC that the clash resulted in 35 fatalities. The death toll comprises 11 Nigerien soldiers, 2 civilians, and 22 militant assailants who were neutralized by military forces. By the afternoon, Niger's defense ministry announced that the situation was fully under control. Security forces initiated a comprehensive manhunt around the airport's perimeter, and the National Civil Aviation Agency reported that normal commercial flight operations swiftly resumed.
When the Strait of Hormuz closed in March, fertilizer prices spiked within weeks, triggering a food security crisis across North Africa and the Sahel. Host Alistair Taylor is joined by MEI Senior Fellow Intissar Fakir to explore what it means for the region, unpack the link between food security and regional stability, and assess how the strait's reopening could impact those affected. Recorded on June 17, 2026. Find more information on MEI's research initiative on food security, governance and regional stability here.
A diáspora guineense enviou uma carta ao Presidente francês, Emmanuel Macron, pedindo a retirada da Legião de Honra atribuída a Umaro Sissoco Embaló, alegando que o mandato do antigo Presidente da Guiné-Bissau foi marcado por violações da Constituição, repressão política e enfraquecimento das instituições democráticas. Braima Mané, economista e um dos mais de 50 signatários da iniciativa, afirma que a manutenção da condecoração contradiz os valores da democracia, dos direitos humanos e do Estado de direito que a França diz defender. O que é que pretendem com esta iniciativa? Pretendemos alertar as autoridades francesas para o facto de Umaro Sissoco Embaló não reunir as condições morais e políticas compatíveis com uma distinção como a Legião de Honra. Consideramos que a sua actuação política foi contrária aos valores que esta condecoração simboliza. É por essa razão que consideram que uma pessoa com este percurso não deve continuar a ser detentora da Legião de Honra francesa? Exactamente. Não é uma carta contra a pessoa de Umaro Sissoco Embaló; é uma carta em defesa de um princípio. Como guineenses, aspiramos ao programa maior sonhado por Amílcar Cabral, que ainda não se concretizou porque certas pessoas continuam a bloquear o processo de democratização da Guiné-Bissau. É necessário consolidar as instituições para, depois, lançar o país num verdadeiro processo de desenvolvimento. Entendemos que não se pode premiar quem viola esses princípios. Na carta falam de uma deriva autoritária. Quais são os acontecimentos mais graves que demonstram essa degradação do Estado de direito na Guiné-Bissau nos últimos anos? Entre 2020 e 2026, Umaro Sissoco Embaló manteve-se no poder para além do limite constitucional. Desde que assumiu funções, registaram-se episódios recorrentes de perseguição e até de tortura de activistas, adversários políticos e deputados. Assistimos também à captura de instituições da República, nomeadamente do Supremo Tribunal de Justiça. Todas as instituições passaram a servir exclusivamente os seus interesses. Nas últimas eleições, por exemplo, o candidato da plataforma PAI-Terra Ranka- Domingos Simões Pereira- foi impedido de se candidatar às eleições presidenciais sem qualquer fundamento legal. Existem ainda relatos e imagens de pessoas torturadas e até assassinadas. Temos também o episódio recente do alegado golpe de Estado, que consideramos ter sido um simulacro destinado a evitar a transferência do poder e a rejeitar a lógica democrática. Os seis anos de Sissoco Embaló demonstram comportamentos que não são aceitáveis numa democracia. No caso concreto da Guiné-Bissau, o país e o povo foram sequestrados por uma organização criminosa que se apresenta como força política, mas que, do nosso ponto de vista, não o é. Tudo isto acontece com a conivência de sectores militares. Não se trata apenas de uma questão política. Como avalia a situação de Domingos Simões Pereira e o impacto que ela tem na democracia do país? O engenheiro Domingos Simões Pereira, goste-se ou não da sua orientação política, destaca-se como uma das figuras com maior apego à democracia. Apresenta-se a eleições, vence eleições, mas não o deixam governar. Isto acontece porque sabem que, se lhe permitirem governar um mandato completo, a situação da Guiné-Bissau poderá mudar. A Guiné-Bissau é um dos poucos países em desenvolvimento que reúne praticamente todas as condições para prosperar, mas não o consegue porque está sequestrado. As pessoas que tentam concretizar o ideal de Amílcar Cabral e um projecto de desenvolvimento para o país acabam sistematicamente bloqueadas e impedidas de avançar. A carta refere alegadas irregularidades nas eleições presidenciais de 2025. Que elementos sustentam essas acusações? As irregularidades ocorreram a dois níveis. Antes das eleições, o Supremo Tribunal de Justiça, que é a mais alta instância judicial do país, não decidiu as candidaturas com base na lei. Esse foi, justamente, o mecanismo utilizado para afastar o principal adversário político de Sissoco Embaló. O próprio Sissoco Embaló não esperava que Fernandes Dias da Costa vencesse as eleições. No entanto, venceu, em grande medida graças ao apoio de Domingos Simões Pereira e da sua plataforma política. Pela primeira vez na jovem democracia guineense, um candidato venceu as eleições presidenciais à primeira volta. Toda a gente sabia o que estava a acontecer. Estiveram presentes observadores internacionais, representantes da União Africana e da CPLP. As eleições na Guiné-Bissau apresentam um paradoxo: são normalmente processos tranquilos, transparentes e civilizados. O povo aderiu a um projecto político e eles sabem que perderam. O problema é que dispõem das armas e têm utilizado esse poder para impedir a concretização da vontade popular. O que aconteceu a Domingos Simões Pereira não tem sustentação legal. Não se trata de uma detenção judicial; trata-se de um sequestro. São homens armados que actuam sob orientação de Sissoco Embaló, a partir do estrangeiro, com o objectivo de neutralizar ou afastar Domingos Simões Pereira da cena política. Como explica a reacção da comunidade internacional perante esta situação? É inegável que existe uma certa fadiga por parte da comunidade internacional relativamente à situação da Guiné-Bissau. A CEDEAO, na sua configuração actual, não tem capacidade nem credibilidade suficientes para resolver o problema. A própria organização atravessa dificuldades, agravadas pelo afastamento dos três países do Sahel. Tudo isto contribuiu para uma certa normalização da crise guineense. Foi criado um Conselho Nacional de Transição e adoptada uma nova Constituição sob o silêncio, ou até alguma conivência, da comunidade internacional? Sim. E isso não se aplica apenas às organizações africanas. Refiro-me também à União Africana, à CPLP e, em particular, a Portugal e ao Brasil, que deveriam desempenhar um papel mais activo junto das restantes organizações internacionais, nomeadamente da União Europeia. Existe uma preocupante indiferença. O maior perigo é o risco de resignação colectiva. Essas organizações acabam por dialogar com entidades que consideramos ilegais e inconstitucionais. Quem integra esse Conselho Nacional de Transição? Militares e sectores derrotados nas últimas eleições. Trata-se, no fundo, de um conselho dos derrotados. Quanto à nova Constituição, entendemos que foi encomendada por Sissoco Embaló quando este já exercia funções à margem da Constituição vigente. A elaboração constitucional é uma competência que pertence aos deputados. O objectivo é, mais uma vez, neutralizar os opositores, nomeadamente Domingos Simões Pereira, regressar triunfalmente à Guiné-Bissau, participar no simulacro eleitoral previsto para Dezembro e consolidar definitivamente um regime autocrático. É também por causa desse receio que enviam esta carta? O objectivo principal desta carta é demonstrar que a conduta e as práticas de Umaro Sissoco Embaló não são compatíveis com os valores de honra que a França procura representar. Mas existem também dois objectivos complementares. O primeiro é alertar a comunidade internacional para a gravidade da situação na Guiné-Bissau. O segundo é chamar a atenção para a necessidade de actuar antes das eleições. Se a situação continuar a deteriorar-se, existe o risco de uma escalada da violência. A eurodeputada portuguesa do Bloco de Esquerda, Catarina Martins, pediu sanções contra a Guiné-Bissau. O que esperam dessa iniciativa? O Parlamento Europeu aprovou uma resolução, por larga maioria, condenando aquilo que considera ter sido um golpe e recomendando à Comissão Europeia a adopção de medidas, incluindo sanções. Contudo, nada aconteceu até agora. As sanções podem ser instrumentos muito eficazes. Essas pessoas dependem da possibilidade de viajar e de manter relações internacionais para procurarem afirmar alguma legitimidade. Além disso, existem mecanismos de financiamento que devem ser revistos. É necessário limitar todas essas fontes de apoio. Já receberam alguma resposta do Presidente francês a esta carta? Ainda não recebemos qualquer resposta. Estamos a aguardar. Gostaria de acrescentar que não ficaremos por aqui. Pretendemos dirigir iniciativas semelhantes às autoridades de Cabo Verde, uma vez que aquele país também condecorou Umaro Sissoco Embaló com a Medalha Amílcar Cabral. Tencionamos igualmente desenvolver diligências junto das autoridades portuguesas.
Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition
C dans l'air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfsAprès quatre jours de montée des tensions, Donald Trump a annoncé avoir trouvé un accord avec l'Iran qui pourrait être signé dès « ce week-end ». Le président américain assure que Téhéran est prêt à avancer sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le nucléaire et la sécurité dans le détroit d'Ormuz. Selon Axios, le texte prévoit notamment la réouverture « immédiate et sans péage » du détroit d'Ormuz, passage stratégique d'une cinquantaine de kilomètres à son point le plus étroit, par lequel transite environ 25 % du commerce mondial de pétrole. Mais côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi tempère largement cet optimisme et rappelle qu'aucun texte définitif n'a encore été validé. Cette nouvelle séquence nourrit le scepticisme d'une partie de la communauté internationale. Entre menaces de frappes, annonces d'accords imminents et revirements de dernière minute, la stratégie de Donald Trump paraît de plus en plus décrédibilisée. L'heure semble plutôt à un compromis limité plutôt qu'à une véritable victoire diplomatique américaine. Pendant ce temps, l'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Les révélations du New York Times décrivent une véritable panique en Situation Room autour des conséquences politiques du dossier. Selon leurs informations, plusieurs proches de Trump, dont JD Vance, ont participé à des réunions de crise. Pour nombre d'observateurs, la guerre avec l'Iran n'aura été qu'une parenthèse et le dossier Epstein pourrait rapidement redevenir le principal casse-tête politique de l'administration Trump. Peut-on espérer la finalisation d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran ? Que contiendrait cet accord ? Où en est l'affaire Epstein après les dernières révélations du New York Times ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l'AFP - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégiquePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfsNos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l'AFP - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique
durée : 00:58:45 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En décembre 2025, Ouagadougou réintroduisait la peine de mort après huit ans d'abolition. Si la junte justifie ce revirement par la situation sécuritaire, cette décision apparaît aussi comme l'aboutissement du projet politique autoritaire en construction depuis le coup d'État en 2022. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Tanguy Quidelleur Politiste et chercheur post-doctorant à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Julien Antouly Maître de conférences en droit public à l'université de Rouen Normandie, spécialiste en droit international et notamment au Sahel, Lionel Njeukam Professeur associé à l'université d'Ottawa, spécialiste de la peine de mort au Nigeria et des systèmes carcéraux en Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Party statement | 25 May 2026 The following joint statement was made by parties attending the World Anti-imperialist Platform's tenth international conference in Nairobi, Kenya on 9 May 2026. Having been driven out in humiliation from the Sahel, the imperialist beast is roaming across Africa in search of new prey. The peoples of Africa, who have long waged courageous struggles to liberate themselves from imperialist oppression, have in recent years achieved notable victories, particularly in the Sahel region, and advanced forcefully toward people-centred societies. -------------------------------------------------- Subscribe! Donate! Join us in building a bright future for humanity! www.thecommunists.org www.lalkar.org www.redyouth.org Telegram: t.me/thecommunists Twitter: twitter.com/cpgbml Soundcloud: @proletarianradio Rumble: rumble.com/c/theCommunists Odysee: odysee.com/@proletariantv:2 Facebook: www.facebook.com/cpgbml Online Shop: https://shop.thecommunists.org/ Education Program: https://thecommunists.org/education-programme/ Each one teach one! www.londonworker.org/education-programme/ Join the struggle www.thecommunists.org/join/ Donate: www.thecommunists.org/donate/
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une proposition de l'opposition ivoirienne pour un nouvel organe électoral, un arbitre somalien refoulé des États-Unis et le scandale de chlordécone dans les Antilles françaises. Mali : quelles sont les raisons de la condamnation d'un agent français de la DGSE ? Arrêté à Bamako en avril 2025 en même temps qu'une dizaine d'officiers maliens, un ressortissant français, membre des services de renseignement, a été condamné à 20 ans de prison au Mali pour « atteinte à la sûreté de l'État ». Que lui reproche la justice malienne ? Dans un contexte de relations tendues entre Bamako et Paris, quelle marge de manœuvre la France a-t-elle désormais face à cette condamnation ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Côte d'Ivoire : que prévoit le nouvel organe électoral proposé par une partie de l'opposition ? Un mois après la dissolution de la Commission électorale indépendante en Côte d'Ivoire, une coalition de dix partis d'opposition propose la création d'un « Haut Conseil électoral » pour remplacer l'ancienne structure. Portée par Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première dame, qui a participé à l'élaboration du projet, cette proposition a été soumise au gouvernement. Mais concrètement, que changerait la mise en place de cette nouvelle instance ? Comment serait-elle composée ? Pourquoi les deux principales forces de l'opposition, le PDCI de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo, ne prennent-elles pas part à cette démarche ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan. Mondial 2026 : pourquoi un arbitre somalien désigné par la Fifa a-t-il été refoulé des États-Unis ? Considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains, le Somalien Omar Abdulkadir Artan a été sélectionné par la FIFA pour officier aux États-Unis lors de la Coupe du monde 2026. Mais à son arrivée à l'aéroport de Miami, il a été refoulé par les autorités américaines, malgré un visa que les autorités somaliennes assurent être parfaitement valide. Comment un arbitre officiellement désigné peut-il se voir interdire l'entrée dans le pays hôte ? Pourquoi la FIFA, pourtant organisatrice de la compétition, ne peut-elle pas s'opposer à une telle décision ? Avec Kévin Veyssière, expert en géopolitique du sport, auteur de « Mondial 2026 » (éditions Max Milo). Scandale du chlordécone : comment dépolluer les sols antillais ? Le Parlement français a reconnu à l'unanimité la responsabilité de l'État dans le scandale du chlordécone aux Antilles. Entre les années 1970 et 1990, cet insecticide a été utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, alors même que l'OMS alertait déjà sur sa dangerosité sur les habitants. Maintenant que cette responsabilité est officiellement reconnue, quelles mesures concrètes seront mises en place pour dépolluer les terres ? Avec Hervé Macarie, chargé de recherche à l'IRD (Institut de recherche pour le développement), affecté à l'unité mixte de recherche IMBE, l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale. À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
Turkey is expanding its military training programmes across Africa, with soldiers from Mali and Niger graduating from a special forces camp as Ankara seeks to deepen ties across the continent. The soldiers completed training this month at Turkey's special forces camp in Isparta. The approach, known as the "Somalia model" after Turkey's largest overseas base, has become central to Ankara's strategy in Africa. "The Somalia model is one of the Turkish military ideas to educate, train certain African states that are very much interested in military cooperation with Turkey," said Huseyin Bagci, an international relations professor at Ankara's Middle East Technical University. "Turkey has done it to Central Asian countries in the 90s, in the 2000s. So now the African is on the line, and this is the new development and is good for Turkey." Turkey has signed more than 20 military training cooperation deals across Africa in recent years. Turkey courts Libya's rival factions in bid to further Mediterranean ambitions Growing ties "Somalia and Libya are central where Turkey does have training bases," said Nebahat Tanriverdi Yasar, a defence expert at the German Institute for International and Security Affairs. "But also, we are seeing growing ties with Sahelian countries, especially Niger, Mali, Nigeria." Turkey sees military training as a cost-effective way to increase its influence in Africa. "It is a relatively low-cost way to present itself in sensitive theaters, with fewer operational costs and risk of direct intervention. So in a way, those relations serve as a tool for defense diplomacy," Yasar said. Turkey has moved swiftly to capitalise on the vacuum left by France's retreating military and fading diplomatic sway in West Africa and the Sahel. Meanwhile, African nations increasingly view Turkey as a counterweight to the rising influence of Russia and China. Turkey expands military footprint in Somalia as regional rivalries intensify Libya's role Turkey's training of Libyan forces linked to rival administrations also serves European interests because Libya has become a crucial gateway for people smugglers heading into Europe, said Aya Burweilla, a Libya expert at the Athens-based Center for Hellenic and Mediterranean Studies. "Libya with an army that can secure its borders is good for Europe, too," Burweilla said. "Libya has two seas, one in the desert and one on the Mediterranean. And you need a properly organized army that can keep the border safe." Turkey's military training programmes are also helping the country's booming defence industry. "If you train them, they should use Turkish weapons; this is very normal. When you look at the export of Turkish arms to the world, you see mostly to African countries," said Bagci. Turkey's growing defence ties are helping to bring African military and political leaders to industry events in Turkey. "It is not easy to make business, of course, with African countries, with the military leaders there, it is not easy. But when you look at military fairs in Istanbul, you see how many African countries' military and political leaders visit," Bagci said. Turkey boosts Mali defence ties after separatist and jihadist attacks Defence links Turkish arms sales, such as military drones now found across Africa, often include extensive training, intelligence sharing and diplomatic engagement. Training junior officers in countries like Somalia, some destined to become future generals, could also help Turkey build long-term relationships, said Omar Mahmood, East Africa analyst at the International Crisis Group. "You invest in the up and coming of the Somali security force, and you'll have some sort of long-standing ties going forward," Mahmood said. "Some of them are trained in the Turkish language as well, so that creates these sorts of bonds. So, absolutely, I think that's part of their strategic plan. It kind of shows a longer-term vision as well."
« Une cinquantaine de personnes trouvent la mort dans la traversée du désert », titre l'Agence nigérienne de presse (ANP), qui publie les photos de corps en partie recouverts par le sable. Les victimes sont « des voyageurs nigériens en provenance du Mali », rentrant dans leur pays, afin « de célébrer l'Aïd auprès de leurs familles respectives ». Le camion qui les transportait, « parti de la localité malienne de Tel-handek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert ». L'ANP poursuit : « Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule, malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de point d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile ». L'ANP précise également que les 49 victimes ont été « inhumées sur place, dans des fosses communes ». ActuNiger, de son côté, explique que deux survivants ont été retrouvés : « Après avoir marché plusieurs dizaines de kilomètres, ils ont atteint une zone d'eau avant de rejoindre Assamaka, où ils ont donné l'alerte. » Conclusion du site d'information nigérien : « Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des voyageurs dans le désert sahélo-saharien, où l'isolement, les distances et les conditions climatiques extrêmes transforment chaque déplacement en risque vital. » À lire aussiAlgérie: lancement du projet de gazoduc transsaharien sur fond d'interrogations financières Moins d'ambassades et de consulats Afrik.com consacre un article à l'accès aux visas pour les Africains souhaitant se rendre aux États-Unis. « L'administration de Donald Trump, explique Afrik.com, poursuit le renforcement de sa politique migratoire avec de nouvelles mesures visant les ressortissants africains. Réduction des services consulaires, exigences financières accrues et restrictions de voyage élargies, marquent une évolution significative des conditions d'accès au territoire américain. » C'est une note interne de l'administration américaine, qui explique notamment que « d'ici fin juin, les demandes ne pourront plus être effectuées que dans une vingtaine d'ambassades et de consulats, contre près de 50 actuellement ». « Pour des ressortissants de pays, comme Madagascar, le Bénin ou le Gabon, poursuit le site panafricain, cette mesure implique de se rendre dans un État voisin pour effectuer les démarches, ce qui impose des trajets transfrontaliers ou des vols internationaux ». Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà mises en place le 1er janvier dernier, et prévoient que « les voyageurs issus de certains pays africains doivent fournir une garantie financière pour obtenir un visa ». Une caution qui varie « de 5 000 à 15 000 dollars ». « L'ensemble de ces mesures modifient les conditions d'accès aux États-Unis pour les ressortissants de plusieurs pays africains. Elles affectent notamment les déplacements liés aux études, aux affaires et aux échanges culturels », conclut Afrik.com. À lire aussiGreen Card aux États-Unis: la nouvelle règle choc qui inquiète la diaspora africaine « Historique » En football, la Côte d'Ivoire a battu la France 2 buts à 1, jeudi soir, lors d'un match amical avant le début du Mondial. Une victoire qui réjouit la presse ivoirienne. Fratmat parle « d'un exploit retentissant » et « d'une victoire historique », « une première dans l'histoire des confrontations entre les deux sélections, qui confirme la montée en puissance de la génération conduite par le sélectionneur Emerse Faé ». « À Nantes, ajoute Fraternité Matin, les Éléphants ont rugi plus fort que jamais ». De bon augure pour la suite. « À quelques jours du début de la Coupe du Monde 2026, la Côte d'Ivoire confirme ses ambitions, remarque le journal ivoirien, elle démontre qu'elle possède désormais les armes pour rivaliser avec les meilleures nations du globe. Quant aux Bleus, cette défaite inattendue laisse apparaître plusieurs interrogations avant leur ultime match de préparation contre l'Irlande ». À lire aussiLa Côte d'Ivoire s'offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial
Renowned Kemtologist Tony Browder leads our classroom discussion with his inspiring insights. Brother Tony will offer an exclusive preview of his highly anticipated study tour of Kemet, share highlights from his captivating Egypt on the Potomac seminar, and reveal the metaphysical influences behind the legendary music of Earth, Wind & Fire. Before Brother Tony, be moved by Carlton Lewis, a trailblazer from the original Dixie Hummingbirds, as he shares his extraordinary journey into the music industry—an essential feature of our Black Music Month celebration. The morning begins with Lincoln University Professor Gnaka Lagoke, who will provide crucial updates on the evolving situations in the Sahel nations and Senegal—knowledge every engaged community member should hear.See omnystudio.com/listener for privacy information.
This episode with Ulf Laessing examines the recent escalation of unrest in Mali and what it reveals about the deeper fragmentation of authority across the central Sahel. The conversation explores how sustained insurgent pressure, weak state institutions, and shifting alliances between military governments and armed groups are reshaping the trajectory of the Malian state.We discuss why Mali has become a central node in the wider Sahel crisis, how jihadist groups are adapting their operational strategies, and what the breakdown of territorial control means for regional spillover into Niger, Burkina Faso, and coastal West Africa. The episode also considers the role of external actors, including Russian security partnerships and regional bloc responses, in shaping both stability and instability.Ulf Laessing is the Head of the Sahel Programme at the Konrad Adenauer Foundation. His work focuses on governance, security dynamics, insurgency trends, and political risk across the central Sahel region.The International Risk Podcast brings you conversations with global experts, frontline practitioners, and senior decision-makers who are shaping how we understand and respond to international risk. From geopolitical instability and organised crime to cybersecurity threats and hybrid warfare, each episode explores the forces transforming our world and what smart leaders must do to navigate them. Whether you're a board member, policymaker, or risk professional, The International Risk Podcast delivers actionable insights, sharp analysis, and real-world stories that matter.Dominic Bowen is the host of The International Risk Podcast and Europe's leading expert on international risk and crisis management. As Head of Strategic Advisory and Partner at one of Europe's leading risk management consulting firms, Dominic advises CEOs, boards, and senior executives across the continent on how to prepare for uncertainty and act with intent. He has spent decades working in war zones, advising multinational companies, and supporting Europe's business leaders. Dominic is the go-to business advisor for leaders navigating risk, crisis, and strategy; trusted for his clarity, calmness under pressure, and ability to turn volatility into competitive advantage. Dominic equips today's business leaders with the insight and confidence to lead through disruption and deliver sustained strategic advantage.Tell us what you liked!
Gaza killings, turmoil and misery continue, warns OHCHRLebanon: fear and uncertainty haunt war-torn communities 24 million people in the Sahel urgently need aid: OCHA
The economy was designed to serve life. At some point, it forgot. This article traces how that happened - through colonial extraction, currency manipulation, and centuries of treating the Earth as an inexhaustible resource - and more importantly, what is already being built in its place. It is also worth naming what is being built against it. Central Bank Digital Currencies (CBDC), digital identity systems, and the broader technocratic agenda advancing through institutions like the World Economic Forum represent a competing vision of the future - one where economic participation is surveilled, programmable, and ultimately controlled by the few. That is not a regenerative economy. It is the extractive economy in a new interface. The regenerative economy moves in the opposite direction: toward decentralization, sovereignty, reciprocity, and life. From Time Banks in New York to community currencies in Ecuador to worker cooperatives in Spain, it is not a future vision. It is a present reality, waiting to be joined. And while blockchain and regenerative finance are real and important parts of this picture, the regenerative economy is bigger than any single technology. It is a whole-systems redesign - cultural, spiritual, and practical - of how human beings relate to value, to each other, and to all living beings on Earth.A System Feature | Designed to ExtractA president steps up to the podium in Manila, praising the economic progress their country has fulfilled after, what many of us call “ the plandemic”. Outside the auditorium, a young mother carries her child on her hip, knocking on car windows at a red light, eyes down, asking for alms. The applause inside the hall doesn't reach her. It never does.The president says the currency has strengthened. That prices are coming down. Meanwhile, across the city, a farmer named Rodrigo is standing in the field he has worked for thirty years, calculating whether this harvest will cover the loan he took out before the last typhoon swept his crop away. It didn't. This is not an exception to the economic system. It is a feature of it. A reflection of a culture that does not care about those actually in need.Many nations measure their health through GDP - Gross Domestic Product - which essentially dictates whether or not an economy is “progressing.” It runs under one quiet assumption: that the Earth will keep giving. Indefinitely. Without asking anything in return. That before the calculations around supply, demand, and the balance of everything else, all the raw materials are already ideally supplied.The Earth is answering. Typhoons that once came once a generation now arrive like clockwork. Harvests that fed communities for centuries are failing across the Andes, the Sahel, the Mekong delta. The seasons that indigenous peoples read as living calendars have become erratic, unreliable, grieving. None of this is random. It is a response - accurate and proportional - to an economy built on the assumption that extraction has no cost.If we were truly “abundant” financially, we would not have billions of people at risk of starvation, homelessness, and other manifestations of neglect and poverty. The economy was supposed to serve all life. It has forgotten this. And in forgetting it, it has begun to abandon human life itself.The Story We InheritedMoney was supposed to be a promissory note for the gold reserves one actually held. The paper was a symbol - pointing at something real, something held in a vault somewhere, something that could be touched.Then the notes began circulating. And the longer they circulated, the more people forgot what they were pointing to. Eventually, the circulation gave rise to the idea of turning the notes into currency itself. The symbol became the standard. It became backed not by gold, but by story - a story so strong, so repeated, so programmed into every transaction of daily life, that we began to mistake it for the truth.We placed a middleman between ourselves and our needs. And somewhere along the way, we forgot we had done it. Perhaps, by design. Here is what the story never tells you: the gold itself did not arrive innocently.In 1302, Pope Boniface VIII issued Unam Sanctam, declaring papal authority supreme over all earthly power - making the Earth itself, philosophically, ownable. A century and a half later, that claim became economic policy. Dum Diversas (1452) authorized the enslavement of non-Christians across the globe. Romanus Pontifex (1455) granted Portugal the right to colonize and extract across Africa and the New World. Inter Caetera (1493) extended the same to Spain and the Americas.These were the founding economic legislation of the extractive world we live in - all cloaked in religious language.What followed was centuries of forced extraction. Economists Flynn and Giráldez have documented that colonial American silver - mined through indigenous forced labor in Potosí and across Peru and Mexico - became the standard monetary foundation of early global trade. The gold in the vault was never simply there. It was coercively taken.And then, on August 15, 1971, even that material trace was erased. President Nixon closed the gold window, ending the Bretton Woods system and severing the dollar's convertibility to gold. According to the Federal Reserve's own record, the international community was not consulted. From that moment, currency was backed by nothing but the authority of the government printing it.Knowing that we wrote ourselves into this story, we are now remembering that we can write ourselves out of it. Not only by writing new stories, but by reconnecting with stories that existed long before our current economic situation - stories that are still alive, still practiced, still remembered by the communities that never abandoned them.What Has Always WorkedBefore the conquest of certain nations to centralize power into their hands, other societies practiced more communal and regenerative ways of exchanging value. To them, considering other people and the Earth itself was not an ethical add-on. It was integral to the flourishing of their economies.Pre-colonial PhilippinesLong before the Spaniards arrived, the Philippine archipelago was a major hub in the maritime Silk Road - one of Asia's most active trade networks. Communities exchanged with Chinese, Japanese, Arab, and Indian traders at coastal ports and river settlements.The archipelagic geography made it impossible to consolidate wealth in any single place. Different tribes like the Maranao exchanged surplus agricultural produce, textiles, metalware, and forest products through robust barter systems built on kinship ties and alliances among polities. Value moved between two people who chose to relate. No middleman. Mutual trust was the economic infrastructure.Andean PeoplesThe Quechua people organized their economy around a relational foundation that lives in the language itself. Ayni - sacred reciprocity. Minka - collective community work. Randi-Randi - generalized reciprocity, the understanding that what circulates returns. All three connect to the broader principle of Sumak Kawsay: good living in right relationship with community, land, and the living world.Sumak Kawsay does not separate prosperity from the wellbeing of ecosystems. It understands them as one thing. This recognition runs so deep that Ecuador enshrined it as the central guiding principle for its national development in its 2008 constitution - the living legal inheritance of an ancient economy that knew how to stay.Haudenosaunee in North AmericaIn their 1981 formal statement to the United Nations, the Haudenosaunee Council of Chiefs articulated what their communities had practiced for centuries: that the earth was created for all to use, forever - not for the present generation to exhaust. Under their law, land is held by the women of each clan, who farm and care for it for the benefit of future generations.The Haudenosaunee saw land as a responsibility to be stewarded in trust. Anthropologist Kurt Jordan from Cornell University documented their economic practices and described them as “a reasonably sustainable, localized economy” even under intense external pressure. They had embodied communal stewardship long before theories about such things were written down.Southern Africa“I am because we are.”This is Ubuntu - the philosophy at the core of both social and economic life across Southern Africa. Communities in South Africa and Mozambique relied on mutual aid networks, intergenerational knowledge systems, and participatory rituals as practical economic infrastructure. These systems enhanced community cohesion and collective resilience precisely in the moments when extractive economies failed them. They understood, bone-deep, that no human being thrives in isolation.Diversity of Regen Economic SystemsMany communities across continents are actively rebuilding economic systems beyond the extractive model. The following are not theoretical. They are actively running. Hence, the more diversity of economic systems each person and community practices, the more abundant, unbreakable and independent we are from degenerative systems from governments and corporations that want to control it all. The Commons FoundationOne body of research forms the intellectual foundation for nearly all of them: the life's work of Elinor Ostrom, the first woman to receive the Nobel Prize in Economics. Ostrom spent decades documenting over 800 cases of communities successfully governing shared resources - in Switzerland, Kenya, Guatemala, Nepal, and beyond - without either privatization or state control.Her conclusion was simple and radical: communities do not inevitably destroy what they share. Given the right institutional design, they protect it and pass this duty to the next generation. And her eight design principles for successful commons governance - the framework that emerged from all that fieldwork - describe, as she herself acknowledged, the same governance systems that indigenous communities had been practicing for centuries.Her work is not a new idea. It is a confirmation of ancient ones.Regenerative Economics | Beyond ReFi - The Whole-Systems VisionWhen most people first encounter the term “regenerative economy,” they arrive through crypto. Through ReFi - regenerative finance - and the promise of blockchain as a tool for funding ecological restoration, decentralizing power, and making impact transparent. These are real contributions. They matter.But John Fullerton, founder of the Capital Institute and one of the most rigorous thinkers in this field, spent two decades on Wall Street before arriving at a different and more fundamental question: what if the entire framework of modern finance is running in conflict with how life actually works?Fullerton's work focuses on building an economic framework that supports the long-term health of people, communities, and the planet - not by tweaking the existing system, but by replacing its underlying logic. His core argument is that we are running our society in conflict with the patterns and principles that explain how life works.His answer is what he calls regenerative economics: eight principles drawn from living systems science that describe how healthy economies - like healthy ecosystems - actually function. Diversity. Balance. Circular flow. Robust circulation. Surplus financial capital, in his framework, needs to be recycled and regenerated into other forms of capital - natural, social, and cultural. Not hoarded nor extracted. Composted back into the living system that produced it.ReFi, in Fullerton's framing, is one tool within this larger architecture. Blockchain can decentralize power. Tokenized nature credits can make ecological value legible to markets. Community currencies can circulate value locally. But the technology is only as regenerative as the values underneath it. A crypto project built on extraction logic is still extraction, regardless of the chain it runs on.Regenerative economy is not a financial product. It is a civilizational shift - in how we measure wealth, in what we decide to protect, in whose voices count when decisions are made. ReFi is welcome in that shift. It is one current in a much larger river.Time BanksIn Jackson Heights, Queens, a retired nurse named Gloria hasn't touched the formal economy in months for the things that matter most to her. She spends three hours teaching English to a recent immigrant. Those hours become credits. She spends them on home repairs from a neighbor who knows carpentry. He spends his credits on childcare. The loop keeps moving.This is a Time Bank - a community exchange system built on one radical premise: everyone's time is worth the same. One hour of legal advice equals one hour of gardening equals one hour of emotional support. The hierarchy of market wages disappears. What remains is a web of people who need each other.Edgar Cahn, who developed Time Banking in the 1980s after surviving a near-fatal heart attack, called it “co-production” - the idea that the economy needs what the market can never price: care, community, civic participation, the work of raising children and holding elders. Time Banks make that invisible labor visible, and circulate it back into the community that produced it.Today there are over 500 Time Banks operating in more than 30 countries. Some have formalized into neighborhood institutions. Others run through apps. All of them rest on the same foundation the Quechua called Ayni - sacred reciprocity - translated into the language of modern urban life.Mondragon CorporationThe Mondragon Corporation in Spain's Basque region remains the most studied proof that democratic ownership functions at scale. Founded by six worker-owners in 1956, it now comprises 96 cooperatives employing over 70,000 people, with annual revenues exceeding €11 billion. Workers own the company collectively, vote on strategy at general assemblies, and operate under a constitutionally capped pay ratio of 6-to-1 between the highest and lowest earners.Traditional Dream FactoryIn a 25-hectare village in Alentejo, Portugal, Traditional Dream Factory is a living prototype of the self-sustaining regenerative community - blending collective ownership, ecological restoration, intentional community, and decentralized economy in one working place. They have raised over €1.25 million in total capital across 280+ token holders. Their 2026 build phase is completing co-living rooms, artist studios, a farm-to-table restaurant, a mushroom farm, and a biopool wellness space.AtreyuInvestment, as most of us have encountered it, prioritizes short-term financial returns above all else. Atreyu challenges this at the root by approaching investment through living systems principles and deep relational due diligence. They support their investees to ensure that both the enterprises and the ecosystems they steward realize their potential - together. They focus on early-stage businesses and actively encourage steward-ownership models that enshrine self-governance and purpose orientation.Muyu CoinOne of the first social coins in South America, Based in Ecuador - Muyu serves as an alternative exchange system rooted in community trust and an understanding of sacred economy. It protects the sovereignty of communities in their production, distribution, exchange, consumption, and post-consumption - keeping the loop of value inside the community rather than extracting it outward. It uses Cyclos, an enchrypted platform, a base.It first did an attempt to start in 2015, but not many people showed interest. It then came back very strong in 2020, due to the “plandemic”. People felt the need to have alternative ways to transact that was not controlled by limiting governments. Giving communities complete independence. Currently with over 150+ members who are exchanging goods and services in different nodes throughout the country. From food produce, clothing and art -to- car mechanic, dentists and school teachers serving to the community.Grassroots EconomicsFounded in Kenya, Grassroots Economics supports communities in building their own self-sustaining economies - even when national currency is scarce - through a model called Commitment Pooling.Consider Wanjiru, a vegetable seller in Mombasa's Bangla Pesa network. During a slow week when Kenyan shillings are tight, she issues a Community Asset Voucher - a commitment to provide vegetables - and deposits it into a communal pool. Her neighbor, a carpenter named Kamau, redeems it. He offers his own labor in return. The loop closes. Food reaches a family that needed it. A roof gets repaired. No national currency changes hands.This is not a workaround. It is a return to how value was always supposed to move.Since Grassroots Economics was established in 2010, they have supported 26,600 people across 290+ communities, issuing over 2,140 vouchers. Their protocol is inspired by indigenous Rotational Labor Associations similar to Kenya's mwethya and harambee traditions. It is open-source and blockchain-agnostic - meaning any community, anywhere, can deploy it.The Choice in Front of UsThese regenerative endeavors share one answer to the core assumption of the extractive economy: the economy does not need to extract in order to function. Value can circulate and regenerate rather than accumulate. Ecological health, community resilience, and the wellbeing of the next generations are not costs to minimize - they are the actual metrics that demonstrate economic success.The question is no longer whether it is possible. It is happening. The question is whether enough of us choose to participate in building it, and whether we remember our roles as stewards of the Earth that has always sustained us.We get to choose the future we want for ourselves, our children, and the seven generations that come after.Your Role in the Regenerative EconomyReading this is already a kind of remembering. The question that follows is simple: where do you begin?The regenerative economy is not waiting to be invented. It is waiting to be joined. Every one of the models described here started with a small group of people who decided to practice a different relationship with value - before it was proven, before it was popular, before it was funded.Here are real entry points, available now:Start with your immediate circle. Identify three skills or resources you have in excess - time, knowledge, food from a garden, tools sitting unused. Offer them. Ask for what you need in return. This is Ayni. It requires no platform, no signup, no permission.Relocalize your spending. Every dollar (fiat currency) that circulates inside a local economy multiplies its impact without leaving the community. Farmers markets, community-supported agriculture, local cooperatives, regenerative small businesses - these are not lifestyle choices. They are votes for a different system, cast weekly.Find or start a Time Bank in your area. hOurworld.org and TimeBanks.org maintain active directories. If nothing exists near you, starting one requires little more than a spreadsheet and a Telegram/Whatsapp group.Join a community working on this. It can be our Regenerative Leadership Community from www.regenerativeculture.life is one place. There are others - transition towns, ecovillages, commons networks - in most regions of the world. Find your people. The regenerative economy is, at its root, a relationship economy. It does not work alone.Learn the language. Permaculture design, commons governance, cooperative economics, sacred reciprocity - these are not abstract concepts. They are practical skills with deep traditions behind them. The more fluent you become, the more useful you are to the communities building this.The scale of what needs to change can feel paralyzing. It is not meant to. The models described in this article did not begin at scale. Mondragon began with six people. Grassroots Economics began in one neighborhood in Mombasa. The Quechua did not design Ayni for a movement - they designed it for a harvest.Start where you are. With what you have. With whoever is near you. That has always been enough to begin. It's not easy, but it is possible.Written by Gertie Farenas and Yoshi Pantera - 90% by us humans and 10% AI assisted.This Audio is recorded by a true voice - Yoshi PanteraThis article is part of the Regenerative Culture Chronicle - a publication exploring the ideas, practices, and communities building a world that benefits all life.Learn more at RegenerativeCulture.LifeThanks for reading Regenerative Culture Chronicle! This post is public so feel free to share it.Regenerative Culture Chronicle is a reader-supported publication. To receive new posts and support our work, consider becoming a free or paid subscriber. Thank you! Get full access to Regenerative Culture Chronicle at regenerativecultureworld.substack.com/subscribe
« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».
Starlink, Amazon Leo, Eutelsat... Le secteur de l'internet satellitaire dans le monde pourrait atteindre une valeur de 54 milliards de dollars d'ici 2035. Sur le continent africain, c'est le type de connectivité internet qui s'est développé le plus rapidement ces dernières années. Quelles sont les conséquences de l'arrivée de ces nouveaux acteurs sur les opérateurs existants ? Éléments de réponse avec le rapport présenté au Rwanda par l'Africa CEO Forum et Askya Investment Partners. De notre correspondante à Kigali, Premier constat : avec près de 86% de la population du continent couverte par internet, l'enjeu n'est plus d'étendre le réseau, mais de le rendre plus abordable, selon le journaliste scientifique et co-auteur du rapport, publié au mois de mai, Abdullahi Tsanni. Un défi auquel l'arrivée d'opérateurs internet satellitaires ne répond pas encore, explique-t-il : « Les principaux clients de Starlink en Afrique sont des entreprises, ONG, écoles, gouvernements ou foyers aisés, pas la classe rurale populaire. Le discours dominant met l'accent sur la couverture réseau et comment atteindre les zones les plus reculées. Mais le terminal coûte près de 400 dollars, en plus d'un abonnement mensuel entre 30 et 50 dollars. C'est hors de portée pour la majorité. » En trois ans, Starlink et ses satellites LEO, en orbite terrestre basse, ont étendu leurs activités dans plus d'une vingtaine de pays africains avec une présence au sol limitée, très différente des opérateurs télécoms traditionnels, ajoute l'auteur : « Starlink est, par exemple, contrôlé des États-Unis. Il y a peu d'infrastructures, et toute la chaîne de valeur est offshore. Les enjeux économiques sont donc systémiques. La télécommunication africaine aujourd'hui, c'est 220 millions de dollars en valeur économique, soit 7,7% du PIB du continent. C'est un secteur qui crée 8 millions d'emplois formels et 30 milliards de dollars de taxes annuelles. » Risque pour la sécurité des données Ce risque de fuite d'activités économiques est souligné dans le rapport qui pointe aussi le risque de perte en souveraineté numérique des pays africains. « Dans le modèle actuellement déployé sur le continent, il y a très peu de présence d'infrastructures souterraines, explique Babacar Seck, fondateur de la société Askya Investments Partners. Il n'existe pas de passerelles locales, donc les données ne sont pas traitées sur le continent. Cela crée non seulement un risque pour la sécurité des données, mais aussi une forme de dépendance. » Certains pays, comme la Namibie, ont rejeté l'arrivée de Starlink pour non-respect des régulations locales qui s'appliquent aux opérateurs télécoms. Dans le rapport, les auteurs recommandent une évolution vers un système hybride. « C'est la technologie du futur et l'Afrique doit y être intégrée. Concrètement, l'internet satellite fournirait l'infrastructure, tandis que les opérateurs télécoms et les fournisseurs d'accès se chargeraient de distribuer le service aux utilisateurs, préconise Babacar Seck. Ce modèle basé sur le partenariat est probablement celui qui peut le mieux répondre aux problèmes de couverture et de coût que connaît aujourd'hui l'Afrique. » Le continent ne doit pas être qu'un consommateur mais un acteur de son réseau internet, affirment les auteurs du rapport, qui recommandent aussi la mise en place de conditions de concurrence équitables entre l'internet satellite et les opérateurs télécoms traditionnels. À lire aussiStarlink au Sahel: ce «système crypté» a permis de coordonner les dernières offensives au Mali
Après trois ans de fermeture, va-t-on vers une réouverture de la frontière entre le Niger et le Bénin ? C'est l'espoir de nombreux habitants de ces deux pays, après la visite du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, à Cotonou. C'était dimanche dernier pour l'investiture du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré à cette occasion le Premier ministre du Niger. L'économiste français Olivier Vallée a été conseiller technique au Niger, où il a gardé de précieux contacts. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, lors de son déplacement dimanche à Cotonou pour l'investiture du président Wadagni. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Olivier Vallée : Ça signifie que, malgré les tensions qui ont existé entre les deux États, il reste la profonde relation entre les deux pays dans la mesure où le Bénin est le débouché naturel du Niger et vice versa. Et je pense que ce qui aide beaucoup à cette décrispation entre les deux pays, c'est sans doute le fait que le président (du Niger, Abdourahamane) Tiani, qui avait eu des propos assez durs à l'égard du Bénin et du président Patrice Talon, n'ait pas fait le voyage. Donc, ça a évité d'évoquer des passifs ou des mots douloureux. Depuis l'arrivée au pouvoir au Niger du général Tiani, la frontière Niger-Bénin est fermée. Pourrait-elle rouvrir ? Je crois qu'elle est d'une certaine façon contournée. Donc, ce n'est pas absolument une priorité. Elle est contournée parce qu'une bonne partie des marchandises qui viennent du Bénin passent par le Nigeria et rentrent un peu plus haut au Niger. Donc, ce n'est pas simplement la mauvaise volonté du président Tiani du point de vue de la fermeture de cette frontière, il y a aussi que, des deux côtés, on redoute des infiltrations. Pour la partie nigérienne, la présence d'éléments américains et d'éléments français très visibles. Les Français utilisent des hélicoptères, utilisent des drones, surveillent le Niger. Donc, du côté de l'armée nigérienne, il y a le sentiment d'une menace. Et, en sens inverse, du côté béninois, bien entendu, on a peur de la pénétration du Jnim et de l'État islamique au Sahel. Il y a en effet des militaires français qui sont présents sur le sol béninois et on l'a vu notamment lors de la mise en échec du putsch du mois de décembre dernier à Cotonou. Mais qu'est-ce qui prouve que les Français et les Béninois veulent agresser le Niger, comme le dit le ministre de l'Intérieur du Niger, le général Toumba ? Le ministre de l'Intérieur est peut-être obligé pour un certain nombre de raisons de faire peut-être de la surenchère. Mais, malgré tout, sans parler d'agression, il est indéniable que cette frontière est surveillée par la partie française. Et, du côté du Niger, on ressent que ces missions de reconnaissance par drone ou par hélicoptère surveillent de près les éléments armés nigériens. Donc, il y a une méfiance qui finira par être levée. Donc, je pense que, sur la frontière, il y a des axes sûrs qui finiront par être ménagés. Mais la présence française - vu le comportement diplomatique du gouvernement français, ou peu diplomatique, je dirais, du gouvernement français vis-à-vis du Niger - ne fait rien pour faciliter la réouverture de cette frontière. C'est sans doute au Niger que le colonel béninois Pascal Tigri a trouvé refuge après son coup d'État manqué de décembre 2025 à Cotonou. La présence du Premier ministre du Niger au Bénin le 24 mai, est-elle le signe que le pouvoir du Niger a renoncé à soutenir les candidats putschistes chez son voisin du sud ? Je pense qu'il n'y a pas eu de soutien de cette opération de renversement du président Talon. Et je pense que le refuge du putschiste était un petit peu induit par la géographie plus que par le soutien que lui aurait apporté le Niger. Bon, aucune preuve n'a été fournie dans ce sens. Et son séjour au Niger aura été de courte durée. Et le passage de témoin au nouveau président est, par la présence du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, l'occasion sans doute d'effacer l'ardoise sur cet épisode comme sur d'autres. Donc, espérons que le signal donné par la sympathie de l'accueil fait au Premier ministre nigérien sera le début d'une réconciliation, peut-être par le bas. Une visite du nouveau président béninois à Niamey n'est pas du tout une chose impossible. Donc, une visite de Romuald Wadani à Niamey est programmée ? Elle est en tout cas sur les tablettes des relations de bon voisinage qu'a annoncées le Premier ministre nigérien. Et le colonel putschiste Pascal Tigri, savez-vous où il est passé ? Aux dernières informations, il n'est plus au Niger. Il est sans doute dans l'AES [au Mali ou au Burkina Faso, NDLR], mais pas au Niger. À lire aussiBénin-Niger : vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?
SCHEDULE JOHN BATCHELOR SHOW, 5-26-26.1919 WILSON DINES IN SAN FRANCISCO ON HIS TREATY CAMPAIGNING THAT LED TO ILL HEALTH.Liz Peek discusses the stabilizing energy markets despite ongoing Middle Eastern tensions, noting that global oil production remains resilient. She also explores Kevin Warsh's potential role as a reformer at the Federal Reserve. (1)Liz Peek analyzes Donald Trump's dominance in Republican primaries, highlighting his successful endorsements of loyalists over the party establishment. She notes the internal friction within the Senate GOP as Trump reshapes the party's future. (2)Jonathan Schanzer evaluates the rumored Iran memorandum of understanding, warning it may signal American vulnerability to regional adversaries. He notes that while Iran's defense base is weakened, its control over energy remains potent. (3)Jonathan Schanzer details Israel's expanding operations against Hezbollah in South Lebanon, focusing on the threat of unjammable FPV drones. He also updates the IDF's progress in Gaza against remaining Hamas leadership and territory. (4)Mary Kissel warns that prioritizing the Strait of Hormuz over dismantling Iran's nuclear program lacks necessary strategic leverage. She stresses the danger of a messianic regime partnering with major powers like China and Russia. (5)Mary Kissel discusses the potential collapse of the Castro regime due to severe economic mismanagement and food shortages. She highlights the need for a comprehensive plan to rebuild while deterring Russian and Chinese influence. (6)Alejandro Peña Esclusa and Ernesto Araújo discuss US military exercises over Caracas and the release of Alex Saabas signals of a shifting transition. They also cover Lula da Silva's health challenges and the friction within the Brazilianelection. (7)Alejandro Peña Esclusa and Ernesto Araújo cover intense protests in Bolivia triggered by a deepening economic crisis. The guests attribute the instability to Evo Morales, describing his efforts to provoke institutional chaos for his own political survival. (8)Gregory Copley discusses the tactical nature of Iran negotiations, noting continued US defensive strikes in the region. He identifies Turkey's nuclear ambitions and its ICBM program as an emerging factor for future regional stability. (9)Gregory Copley previews the 2027 Nigerian presidential election, noting President Tinubu's likely run despite his health concerns. He contrasts Nigeria's relative calm with the revolutionary anarchy currently gripping the neighboring states in the Sahel. (10)Gregory Copley examines the political instability in Britain, where Prime Minister Keir Starmer faces significant unpopularity within his own party. He discusses the potential for a nationalist breakup of the United Kingdom. (11)Gregory Copley praises King Charles III's leadership in maintaining national identity during political turmoil. He also discusses Prince William's preparation for the crown and critiques Keir Starmer's perceived radical leftist, anti-monarchical agenda. (12)Joseph Sternberg analyzes the widening economic gap between a prosperous United States and a stagnating Europe. He identifies the European welfare state and low productivity as significant drags compared to American economic growth. (13)Joseph Sternberg details the political melodrama in London, focusing on Keir Starmer's leadership crisis and Labour's poor performance. He highlights the rise of Nigel Farage's Reform Party and the persistent Brexit debate. (14)Thaddeus McCotter questions whether the US is conceding to Iran's nuclear program to prioritize energy prices. He also discusses Trump's successful primary strategy in shaping a loyalist Republican Party for the 2027 cycle. (15)Grant Newsham critiques the lack of clear war aims in the Iran conflict, noting that critical infrastructure remains largely untouched. He warns this perceived weakness sends a dangerous message to adversaries in Beijing and Moscow. (16)
Gregory Copley previews the 2027 Nigerian presidential election, noting President Tinubu's likely run despite his health concerns. He contrasts Nigeria's relative calm with the revolutionary anarchy currently gripping the neighboring states in the Sahel. (10)1919
#Publi. África alberga el 30% de las reservas minerales del mundo, más de 50 Estados con dinámicas propias y un futuro que ninguna potencia global puede permitirse ignorar. La geopolítica de África es mucho más que conflictos y pobreza: es la historia de un continente que carga con el peso del colonialismo mientras pugna por recuperar su soberanía, que gestiona recursos estratégicos codiciados por China, Estados Unidos y Rusia, y que afronta golpes de Estado, insurgencias yihadistas y movimientos sociales que están transformando el mapa político. De las tensiones en el Sahel a la guerra de Sudán, del gas argelino que calienta hogares europeos al coltán congoleño que alimenta nuestros móviles, África es un actor central en el orden mundial que occidente sigue viendo con demasiados prejuicios y demasiada simplificación. Hoy en "No es el fin del mundo" hablamos de la Geopolítica de África. Libros recomendados: El país de los otros - Leila Slimani La vida, después - Abdulrazak Gurnah Huríes - Kamel Daoud Las cautivas: El Harén Oculto de Gadafi - Annick Cojean Este episodio cuenta con una mención publicitaria de Binter.
Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier. Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.
Whiskey and a Map: Stories of Adventure and Exploration as told by those who lived them.
Justin Fornal is an explorer, writer documenting vanishing traditions in some of the world's most challenging regions. His work focuses on ancient textiles, traditional foodways, and the material culture of ritual..Justin has led research expeditions across Iraq, Somalia, Haiti, Yemen, Ethiopia, Liberia, the West Bank, and Arctic Greenland. A 2025 Society of American Travel Writers Gold Medal Awardee, his work has appeared in National Geographic, VICE, The Explorers Journal, Adventure Journal, Parts Unknown, and Roads & Kingdoms.Through his nonprofit, the History, Arts, & Science Action Network (HASAN), Justin collaborates with minority communities facing discrimination and genocide, helping them preserve cultural heritage and reclaim their narratives on an international stage.In 2026, Justin launched Sahel by the Sun — a solar-powered crossing of Africa from Dakar, Senegal to Xaafuun, Somalia in a Land Rover Defender — highlighting endangered Sahelian cultures while advancing sustainable exploration. He has been a fellow of Explorers Club since 2011 Justin's website JustinFornal.comInstagram Justin FornalSupport this Podcast: buy me a coffeeHosted by Michael J. ReinhartMichaelJReinhart.comTrue stories of adventure and exploration Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
In Mali, separatist group, Azawad Liberation Front have renewed attacks in the northern part of the country with the aim of creating an independent Tuareg state. We hear from a Sahel security expert on the origins of the group, and their recent alliance with Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) - al-Qaeda's armed affiliate in West Africa and the Sahel.And, some lawmakers in Ghana are considering a bill to introduce compulsory DNA testing to combat the increase in paternity fraud cases in the country.Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Keikantse Shumba, Bella Twine, Blessing Aderogba and Godwin Asediba Technical Producer: David Kinyanjui Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Priya Sippy and Maryam Abdalla
People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group
Dans cet épisode, nous donnons la parole à des voix qui font de l'eau bien plus qu'une ressource : un levier de prospérité, d'égalité et de transformation. De Conakry à Washington, en passant par les champs irrigués du Sahel, nous explorons comment une meilleure gestion de l'eau peut nourrir des milliards de personnes, créer des centaines de millions d'emplois et ouvrir de nouvelles perspectives pour les femmes et les jeunes d'Afrique de l'Ouest et du Centre.Ces témoignages illustrent l'ambition du Groupe de la Banque mondiale, qui place l'eau au cœur de sa stratégie de développement, comme en témoigne le lancement de l'initiative « Water Forward — Place à l'eau » lors des dernières Réunions de printemps.Le podcast People First est disponible en ligne, sur Spotify et sur Apple Podcasts. Pour ne rien manquer, abonnez‑vous et n'oubliez pas de noter et de commenter cet épisode.Séquences00:00 Introduction02:06 Rééquilibrer l'usage de l'eau dans le système alimentaire mondial04:15 245 millions d'emplois à portée de main06:21 Quand l'eau change une vie - témoignage de Guinée07:38 L'eau comme opportunité pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre09:49 Transformer l'engagement des parties prenantes en résultats concrets11:41 ConclusionÀ propos du People First Podcast:People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution du Groupe de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !À propos du Groupe de la Banque mondiale:Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.
El Niño typically raises the risk of drought in Central America, Southeast Asia, the Sahel and Southern Africa, while increasing the threat of floods in East Africa and South America, according to the UN. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
À l'issue du sommet "Africa Forward" organisé à Nairobi par la France et le Kenya lundi et mardi, Emmanuel Macron a répondu aux questions de France 24, RFI et TV5 Monde. L'occasion aussi, pour le chef de l'État, de revenir sur son bilan africain alors que son second quinquennat prend fin dans un an.
As we eagerly await Aimen's return to Conflicted next week, today Wassim Nasr returns to the show. As only Wassim can, he draws on his expertise of the Sahel to explain the remarkable events in Mali over the past several weeks — events which Aimen forecast on the show back in January. Wassim explains: France's failed counterterrorism strategy in Mali JNIM's emergence from AQIM and local insurgencies Iyad Ag Ghaly's political and jihadist leadership The junta's repression and strategic miscalculations The JNIM–FLA alliance in northern Mali The 25 April 2026 coordinated attacks Negotiating with Islamists after the War on Terror Join the Conflicted Community here: https://conflicted.supportingcast.fm/ Follow Wassim on X: https://x.com/SimNasr Find us on X: https://x.com/MHconflicted And Facebook: https://www.facebook.com/MHconflicted And Instagram: https://www.instagram.com/conflictedpod Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Conflicted is a Message Heard production. Executive Producers: Jake Warren & Max Warren. Produced and edited by Thomas Small. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La politique africaine d'Emmanuel Macron a été mise à mal dans les anciennes colonies françaises, en particulier au Sahel. Avec un sommet franco-africain qui s'ouvre lundi à Nairobi, dans une capitale anglophone, le président tente de sortir de la logique du pré carré francophone en crise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Rob Morris examines how militarization and aggressive foreign policy can destabilize nations rather than secure them. In this episode, Rob explores the growing crises in Mali and the United Arab Emirates, breaking down how military intervention, regional conflict, and geopolitical ambition often create long-term instability, economic strain, and unintended consequences. From the aftermath of the 2011 military intervention in Libya to modern conflicts in the Sahel and the Gulf, this episode takes a historical and geopolitical look at why military force alone rarely leads to lasting peace.SubstackPatreonWebsiteBooksTwitterTikTok
The Russians are getting the boot from the Sahel, and it's all thanks to an unusual alliance between Tuareg separatists and a local branch of Al-Qaeda.Join the Patreon here: https://www.patreon.com/PeterZeihanFull Newsletter: https://bit.ly/4t6erDe
Explosions rocked Mali's capital on April 25 as rebels carried out coordinated attacks across the country. Mali’s defence minister was killed along with his wife and children when an attacker struck their home. With Bamako under siege and the military leadership briefly disappearing from view, who is really behind the violence in Mali? In this episode: Beverly Ochieng, Senior Analyst, Control Risks Episode credits: This episode was produced by Marcos Bartolomé and Sarí el-Khalili with Spencer Cline, Tuleen Barakat, and our host, Malika Bilal. It was edited by Tamara Khandaker. Our sound designer is Alex Roldan. Our video editors are Hisham Abu Salah and Mohannad al-Melhem. Alexandra Locke is The Take’s executive producer. Connect with us: @AJEPodcasts on X, Instagram, Facebook, and YouTube
//The Wire//2300Z April 29, 2026// //ROUTINE// //BLUF: CONFLICT INTENSIFIES IN MALI. STABBING ATTACK STRIKES LONDON. UNITED ARAB EMIRATES DECIDE TO LEAVE OPEC.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events-Middle East: Yesterday the United Arab Emirates announced their intention to withdraw from OPEC, the organization of Oil Producing and Exporting Countries which are responsible for the coordination of oil production throughout the region.Analyst Comment: This is an important development that might be an early indicator of much more serious changes within the petroleum sector. Most of the major oil refineries in the UAE getting smoked by the Iranians was probably the driving factor behind this decision, or rather the last straw for the Emirates, who has been increasingly annoyed with OPEC's quota system over the years. However, since many other nations also saw catastrophic damage to their main source of national income, it is possible that a free-for-all situation might develop over time, whereby OPEC's stability is called into question. In short, the already volatile oil market is likely to stay insane for quite a while.Africa: The situation remains tense in Mali, as multiple different conflicts begin to come to a head. A few days ago, several separate attacks throughout the nation morphed into becoming a larger-scale uprising. Two groups, JNIM and the Azawad Liberation Front (FLA) coordinated to launch major attacks throughout the country, mostly focusing on the capital of Bamako, as well as major military bases in Kati and other major cities. During the attacks, Mali's Defense Minister was killed during an alleged Vehicle-Borne IED attack on his home. Due to the deteriorating security situation, most European nations and the U.S. have recommended either leaving the country as soon as possible or sheltering in place if it's too late to leave.United Kingdom: Two incidents have taken place in Golders Green over the past 24 hours. Yesterday a suspected arson incident was reported at a memorial wall set up for Iranians killed during the war. Separately, a stabbing attack was reported this morning in the same area, which involved a man approaching a bus stop and stabbing people on the street. The man was detained by a Shomrim foot patrol in the area, and a total of two people were wounded during this attack. Hours after the incident, Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia (HAYI) claimed credit for the attack.Separately, a large-scale police raid was conducted at Webb House in Crewe. This former orphanage had been turned into a migrant hotel, before eventually serving as the headquarters for a new religion, the Ahmadi Religion of Peace and Light. Over 500 police officers raided the compound this morning, in conjunction with investigations which indicated that this facility was serving as a large-scale human trafficking center, as well as clearing house for slaves, who were reportedly being bought and sold at the facility.-----END TEARLINE-----Analyst Comments: The source material for what's going on in Mali is nearly entirely Russian, as this is Russia's expeditionary fight to protect their interests in the region. However, quite significant events are underway in the Sahel, and the fighting has been widespread over the past few days. For context, after the French and Americans began leaving Mali (or reducing their roles) Russia and China stepped in to control the power vacuum. Nevertheless, the security situation deteriorated anyway, and now al-Qaeda is roaring back to power via splinter groups which have attracted tens of thousands of fighters. The Russian Africa Corp is saying that 12,000 fighters took part in the various attacks throughout the country, but this figure cannot be verified for obvious reasons. Either way, the situation is very hot throughout Mali, and the conflict is likely to intensify if one side gets the upp
Across Mali, jihadis are seizing territory, encircling the capital, and pushing a fragile regime toward collapse. Backed by a sprawling network and years in the making, Al-Qaeda's Sahel affiliate has launched its most ambitious offensive yet—one that could redraw the map of West Africa. Bill and Caleb unpack.
After the failure of talks at the weekend, America is now stopping all ships from using Iranian ports and coastal areas. Our correspondent analyses the rationale. Burkina Faso's government is committing war crimes. And which type of fizzy water tastes best?Vote for “The Economist” in the Webby Awards: “The Last Boat” podcast and Lane Greene on languagesGuests and host:Shashank Joshi, defence editorTom Gardner, Africa correspondentJon Fasman, senior culture writerRosie Blau, co-host of “The Intelligence”Jason Palmer, co-host of “The Intelligence”Topics covered: America, Iran, blockade, Strait of Hormuz, oilBurkina Faso, Sahel, jihad, Ibrahim TraoréSparkling water, fizzy drinks, alcoholListen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.