Podcasts about Sahel

Ecoclimatic and biogeographic transition zone in Africa

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Sahel

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Eco d'ici Eco d'ailleurs
«Champions d'Afrique dans la gestion du risque» - Philip Sigwart, PDG de Baobab (microfinance)

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:22


Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici

Le débat africain
Togo, AES et Donald Trump… L'actualité vue par les éditorialistes africains

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 39:00


Au sommaire : En exil au Togo après avoir été renversé par Ibrahim Traoré, l'ancien lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba vient d'être extradé vers le Burkina Faso. Il est accusé par Ouagadougou d'être à l'origine de « tentatives de déstabilisation ». Comment expliquer cette extradition, inédite, d'un ancien chef de l'État en exil dans un autre pays d'Afrique ? Quelles relations entretiennent les autorités togolaises avec les pays de l'Alliance des États du Sahel ? À l'international, un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quel bilan ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale.  Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Jean-Paul Oro, correspondant à Paris du quotidien L'intelligent d'Abidjan, président de l'Union des journalistes ivoiriens en France Marcel Zoumenou,  directeur de publication du journal béninois Le Patriote.

Africa Today
Jihadist attacks on the rise in the Sahel

Africa Today

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 22:59


A recent attack in Niger's south-western Tillaberi region led to the deaths of 31 civilians. It adds to a trend of deadly assaults by jihadist militants in the tri border area of Niger, Burkina Faso and Mali. According to the Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), Tillaberi was the deadliest region in the Sahel in 2025, with more than 1,200 civilian deaths recorded. Also, we take a look at how different people form their accents and how an accent may affect perceptions and social status. Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Keikantse Shumba, Ayuba Iliya, Makuochi Okafor and Blessing Aderogba Technical Producer: Maxwell Onyango Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla

Proletarian Radio
Terror attacks in Mali as imperialists try to regain control of free Sahel states

Proletarian Radio

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 10:51


While imperialism is using all its networks and dirty tricks to try to take them down, Mali and the other countries of the Sahel alliance are advancing and developing at an incredible rate, leaving the bitter imperialists to bite the dust. www.thecommunists.org www.lalkar.org www.redyouth.org Telegram: t.me/thecommunists Twitter: twitter.com/cpgbml Soundcloud: @proletarianradio Rumble: rumble.com/c/theCommunists Odysee: odysee.com/@proletariantv:2 Facebook: www.facebook.com/cpgbml Online Shop: https://shop.thecommunists.org/ Education Program: Each one teach one! www.londonworker.org/education-programme/ Join the struggle www.thecommunists.org/join/ Donate: www.thecommunists.org/donate/

Grand reportage
Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ».  Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »

Habari za UN
16 JANUARI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 9:58


Hii leo jaridani tunaangazia njaa na utapiamlo katika Afrika Magharibi na Kati, miundombinu za umeme katika ukanda wa Gaza, na harakati za UNMISS za kujenga na kuimarisha kingo za kuzuia mafuriko ili kuzuia ufurushwaji watu na kulinda Maisha nchini Sudan Kusini.Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Chakula Duniani (WFP) leo limeonya kuwa bila rasilimali na hatua za haraka, watu walio katika mazingira magumu zaidi Afrika Magharibi na Kati wanakabiliwa na mwaka mwingine mgumu sana wa njaa.Uharibifu Mkubwa uliosalia Gaza baada ya vita baina ya Israel na Hamas kusitishwa uko bayana katika kila kona ya jiji hilo majengo yaliyoporomoka, vyuma vililivyotapakaa kila mahali, na vitongoji vilivyogeuka kuwa vifusi. Hayo ndiyo aliyoshuhudia Mkurugenzi Mtendaji wa Ofisi ya Umoja wa Mataifa ya Huduma za Miradi UNOPS, Jorge Moreira da Silva, wakati wa ziara yake katika kambi ya wakimbizi wa ndani ya Nuseirat, katikati ya Gaza, ambako timu za Umoja wa Mataifa za kutegua mabomu ya ardhini zinashughulika kusafisha mabaki ya vita.Wakazi wa Bentiu, jimbo la Unity nchini Sudan Kusini, wanaishi katika hofu ya kudumu ya mafuriko yanayosababishwa na mvua kubwa, huku wahandisi kutoka Pakistan wanaohudumu katika Ujumbe wa Umoja wa Mataifa nchini Sudan Kusini (UNMISS) wakiendelea kujenga na kuimarisha kingo za kuzuia mafuriko ili kuzuia ufurushwaji watu na kulinda maisha.Mwenyeji wako ni Assumpta Massoi, karibu!

Habari za UN
Kupunguzwa kwa misaada ya kibinadamu kwawasukuma mamilioni katika njaa Afrika Magharibi na Kati

Habari za UN

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 2:42


Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Chakula Duniani (WFP) leo limeonya kuwa bila rasilimali na hatua za haraka, watu walio katika mazingira magumu zaidi Afrika Magharibi na Kati wanakabiliwa na mwaka mwingine mgumu sana wa njaa. Anold Kayanda na taaarifa zaidi.

Africa Today
US, Russia, China influence in Africa?

Africa Today

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 22:59


Focus on Africa's Charles Gitonga joined The Global Story podcast hosts Asma Khalid and Tristan Redman to explain why the United States, Russia and China are so interested in Africa. The US recently moved to extend the African Growth and Opportunity Act (AGOA), a major trade deal allowing many African countries to export goods to the American market tariff-free, while also tying promises to end the conflict in eastern DR Congo to access rare earth minerals. China sees Africa as a key part of its Belt and Road Initiative, investing heavily in infrastructure across the continent. Meanwhile, Russia has positioned itself as an alternative partner to the Central African Republic and Sahel countries, particularly in security and military cooperation.Presenter: Charles Gitonga Producers: Keikantse Shumba and Hannah Moore Senior Producer: Blessing Aderogba Technical Producers: Terry Chege and Philip Bull Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla

Más de uno
¿Cuándo empezamos a caminar a dos patas? Una nueva pieza del puzle, el desconocido Sahelanthropus

Más de uno

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 16:25


Esta es una de las grandes preguntas a las que ha intentado dar respuesta la ciencia paleontológica desde hace años. Alberto Aparici ha tratado de dar respuesta a esta cuestión a través de su biblioteca, convertida en esta ocasión en una selva tropical. En ella hemos reparado, en un hallazgo reciente, el descubrimiento en África de un cráneo de 7 millones de años que correspondía al hombre del Sahel, el Sahelantrupus, que contribuyó a desvelar nuevas pistas sobre el posible origen del bipedismo.

Invité Afrique
France-Algérie: «Des canaux de communication ont été remis en place entre Paris et Alger»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 23:05


« Depuis trois mois, des canaux de communication sont rétablis entre Paris et Alger », annonce sur RFI l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, qui précise qu'une visite à Alger du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, est à l'étude. Est-ce à dire que la crise entre la France et l'Algérie est terminée ? « Non, pas encore », répond l'ambassadeur de France, qui a été rappelé à Paris il y a huit mois, et qui n'est toujours pas retourné à Alger. Où est-ce que ça bloque et où est-ce que ça avance entre les deux pays ? L'ambassadeur de France à Alger répond aux questions de Christophe Boisbouvier.   RFI : Est-ce que la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le 12 novembre, a permis un dégel entre Alger et Paris ? Stéphane Romatet : Cette libération, c'est vrai qu'elle est intervenue à un moment qui a représenté évidemment un signal. La question qui se pose maintenant, c'est ce réengagement peut-il produire des résultats ? Et n'oublions pas que si Boualem Sansal a été libéré, nous avons Christophe Gleizes, un de vos confrères, toujours en détention. Et donc on voit bien qu'on est là dans un contre-signal après celui qu'a pu représenter la libération de Boualem Sansal. Le dernier fait marquant entre la France et l'Algérie, c'est le vote à l'Assemblée nationale algérienne d'une loi qui criminalise la colonisation française. Est-ce que c'est le signe d'une nouvelle crise entre Alger et Paris ? Il est clair que le vote de cette loi intervient à un moment qui rend plus compliqué ce processus, et les autorités françaises ont d'ailleurs qualifié ce projet de loi comme étant une forme d'hostilité à l'égard de la France. Et donc le double obstacle que représente aujourd'hui le maintien en détention de Christophe Gleizes et ce projet de loi sur la criminalisation de la colonisation… Ces deux événements rendent aujourd'hui plus compliquée cette volonté de retrouver un chemin d'apaisement avec l'Algérie. Depuis un an, de Bruno Retailleau à Jordan Bardella, il y a une surenchère de déclarations d'hommes politiques français contre la politique algérienne à l'égard de la France. Est-ce que ces propos ne jettent pas de l'huile sur le feu ? Je crois qu'il faut être très attentif à ne pas stigmatiser une population. Et c'est vrai qu'on a pu constater, notamment dans certains médias français, des propos souvent hostiles, pas simplement aux dirigeants algériens, mais parfois, au-delà de cela, des propos qui s'en prennent à un pays et à une population. Donc je pense que la responsabilité des dirigeants politiques est de faire très attention effectivement au choix des mots pour ne pas stigmatiser un peuple et une population. Ce qui est frappant dans la résolution proposée par le Rassemblement national il y a deux mois à l'Assemblée nationale française, c'est que cette proposition a été appuyée par un certain nombre de députés de droite et du centre. Et du coup, c'est pour ça qu'elle est passée. Est-ce que ce n'est pas le signe, comme dit l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qu'il y a aujourd'hui une majorité politique en France qui est prête à assumer le rapport de force avec l'Algérie ? Alors moi, je ne reprendrai pas ces expressions. Je pense que la publicisation, en quelque sorte, d'un rapport de force ne produit pas de résultats. Et d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a expressément dit. Laurent Nuñez… Laurent Nuñez… Et je pense que, au contraire, c'est par la voie de canaux de communication que l'on remet en place. Ça a été le cas depuis maintenant deux ou trois mois. Je pense que c'est plutôt cette méthode-là qui est de nature à faire progresser la relation sur les deux éléments qui sont essentiels pour la France, pour des raisons de sécurité, la reprise de la coopération sécuritaire et la reprise de la coopération migratoire pour permettre enfin l'éloignement de ceux qu'on appelle les OQTF de la France vers l'Algérie. Les personnes qui sont sous obligation… Obligation de quitter le territoire français. Sur le terrain de la coopération sécuritaire, sur la lutte antiterroriste, est-ce que, malgré ces 18 mois de crise, la coopération a continué ou est-ce que même là, les ponts ont été coupés ? La gravité de cette crise entre la France et l'Algérie s'est traduite en effet par une quasi-suspension de la coopération sécuritaire. Et effectivement, nous constatons que, depuis maintenant quelques semaines, des canaux de communication ont été remis en place entre Paris et Alger. Le 20 novembre dernier, la Secrétaire générale du Quai d'Orsay du ministère français des Affaires étrangères s'est rendue à Alger. Est-ce que c'est le signe d'un début de décrispation ? Oui, cette démarche qui a été proposée, c'est de reprendre des canaux sécuritaires. C'est le cas. Et il y a aussi eu, par cette visite de la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, madame Anne-Marie Descôtes, le rétablissement, pour la première fois depuis juillet 2024, d'un canal diplomatique et notamment pour traiter le sujet de la crise du Sahel. Quand est-ce que le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va se rendre à Alger ? Il a été invité en novembre 2025. Laurent Nuñez a reçu une lettre d'invitation pour se rendre à Alger. Il a répondu à cette lettre. Il a d'ailleurs exprimé son souhait de pouvoir se rendre à Alger. Évidemment, cette visite doit être préparée sur les deux sujets qu'on a évoqués déjà à plusieurs reprises, le sécuritaire et le migratoire. Au moment où nous vous souhaitons la bonne année, est-ce que c'est l'année où vous allez revenir à Alger ? Ecoutez (rire)… Je suis maintenant depuis plus de huit mois en France. Ce qu'il faut, c'est après une année 2025 qui a été une année très difficile, c'est que cette année 2026 soit une année où nous sortons en quelque sorte de cette ornière. Et évidemment, je suis prêt à y prendre toute ma part, comme vous pouvez l'imaginer.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali: l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de 37 ONG à Gaza et la saisie d'un pétrolier russe par les Américains.  Mali : l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ?   Au Mali, si Bamako voit son approvisionnement en carburant se stabiliser, les régions restent toujours sous pression en raison du blocus imposé depuis septembre dernier par les jihadistes du JNIM, lié à Al-Qaïda. Comment la junte a-t-elle réussi à stabiliser les livraisons de carburant en provenance du Sénégal et de Côte d'Ivoire ?  Malgré cette amélioration dans la capitale, le JNIM a-t-il les moyens d'imposer de nouvelles pénuries massives les prochaines semaines ?       Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.    Gaza : pourquoi Israël a-t-il interdit l'accès à 37 ONG humanitaires ?   Israël a mis sa menace à exécution. Depuis le 1er janvier, 37 organisations non gouvernementales internationales n'ont plus accès à la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu leur reproche un manque de transparence. De quoi s'agit-il ? Qui prendra le relais sur le terrain si les ONG se retirent ? Quelles conséquences humanitaires peut avoir cette décision ?    Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      États‑Unis : le bras-de-fer Trump-Poutine se joue également en pleine mer  Les garde-côtes américains ont saisi un pétrolier battant pavillon russe au large de l'Islande, marquant un nouveau tournant dans leurs tensions entre Washington et Moscou. Que sait-on de ce navire ? Comment les États-Unis justifient-ils cette opération ? Quelles peuvent-être les conséquences dans la relation Trump-Poutine ?    Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.    

Revue de presse Afrique
À la Une: l'Alliance des États du Sahel dénonce intervention américaine au Venezuela

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 4:16


« L'Alliance des États du Sahel dénonce une violation de la souveraineté », titre Sahel Tribune, qui cite le capitaine Ibrahim Traoré, le président en exercice de l'AES : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d'un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ». L'AES demande également au Conseil de sécurité de l'ONU de « condamner clairement l'action américaine » et « exprime sa solidarité au peuple vénézuélien ». Au Mali, Bamada.net expose également les arguments de l'AES et précise que l'Alliance des États du Sahel « rejoint ainsi le Ghana » qui a qualifié l'intervention américaine « d'invasion unilatérale », et qui « dénonce des ambitions coloniales ». Le Tchad, de son côté, a appelé au « respect du droit international » alors que l'Afrique du Sud et l'Union africaine ont exprimé « leur grave préoccupation ».  Le communiqué de l'AES est également analysé en Côte d'Ivoire et au Sénégal. En Côte d'Ivoire, l'Infodrome estime « qu'au-delà du cas vénézuélien, la réaction des États du Sahel (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) s'inscrit dans une dynamique plus large observée au sein du Sud global. Ces pays, eux-mêmes engagés dans des rapports tendus avec plusieurs puissances occidentales, font de la souveraineté nationale et du rejet des interventions étrangères un marqueur central de leur discours diplomatique ». « Force brute » Au Sénégal, Sénéplus publie une tribune de l'universitaire El Hadji Amadou Niang, intitulée « Quand la force brute défie le droit international ». Dans cette tribune, El Hadji Amadou Niang estime « que cette confrontation entre la force brute et le droit international dépasse largement le cadre latino-américain.  Elle résonne avec une acuité particulière en Afrique, continent où la souveraineté demeure fragile et où le droit international a longtemps été perçu comme un rempart contre l'arbitraire. L'enjeu n'est donc pas seulement vénézuélien. Il est, par essence, mondial. »  El Hadji Amadou Niang conclut son propos par une question : « Saurons-nous, par une voix collective et déterminée, rappeler que sans le respect des règles communes, il ne reste qu'un monde livré à la puissance, à l'arbitraire et à un silence lourd de renoncement ? ».  Ousmane Sonko face au FMI Le Premier ministre sénégalais s'est une nouvelle fois exprimé hier sur une éventuelle intervention du FMI au Sénégal. « Ousmane Sonko réaffirme le refus du Sénégal d'une restructuration imposée par le FMI », titre Dakar Matin. C'était hier, « lors d'une conférence de presse commune avec son homologue mauritanien Moctar Ould Djay. Le Premier ministre a notamment estimé que le FMI porte une part de responsabilité dans la situation actuelle du Sénégal ». « Il était là, il venait faire ses staffs visites, ses revues. Il ne peut pas dire qu'il n'était pas informé de ce qui s'est passé. » Ousmane Sonko cite le cas de l'Égypte, qui a bénéficié du soutien du FMI. À l'époque, rappelle le Premier ministre sénégalais, « la directrice générale avait déclaré : je ne peux pas abandonner un pays qui est dans cette situation et qui fait des efforts pour se relever ». « Dès lors, poursuit Dakar matin, « le chef du gouvernement sénégalais dit ne pas comprendre la pression exercée sur Dakar ». Sénégo revient aussi sur les déclarations d'Ousmane Sonko : « Face aux inquiétudes sur la situation financière du pays », explique le site d'information, « le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la position ferme du gouvernement sénégalais : aucune restructuration de la dette ne sera acceptée. » « La ligne du gouvernement reste donc inchangée », analyse Sénégo. « Nous ne voulons pas de cette restructuration », a conclu le Premier ministre, « une position partagée par le président de la République et l'ensemble des ministères compétents », précise le site d'information. 

Invité Afrique
Venezuela-États-Unis: «Derrière les réactions prudentes» des Africains, «il y a des calculs de diplomatie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 9:38


En Afrique, à quelques exceptions près, les réactions sont très prudentes après l'enlèvement, samedi 3 janvier par les Américains, du président du Venezuela, Nicolas Maduro. Pourquoi cette retenue ? Paul-Simon Handy est directeur Afrique de l'Est et Union africaine à l'Institut d'études de sécurité (l'ISS). Pour lui, beaucoup d'États africains basent leurs calculs sur la puissance comparée de la Chine et des États-Unis et ils en tirent des conséquences très pratiques. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Paul-Simon Handy, chez les pays africains, à part l'Afrique du Sud et peut-être le Ghana, les réactions à l'opération militaire américaine sont très timides. Est-ce que cela vous surprend ? Paul-Simon Handy : On n'est pas vraiment surpris parce que l'on sait que les réactions du président américain peuvent être très revanchardes. Oui, on ne veut pas se fâcher avec Donald Trump ? En effet, derrière la prudence de plusieurs pays, il y a des calculs de diplomatie prudente, de peur de subir les foudres du président américain, comme on a déjà pu le constater dans des pays qui comptent parmi les pays les plus importants en Afrique, comme le Nigéria et l'Afrique du Sud. Alors en Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a eu des mots forts contre l'agression américaine. Mais au sein de son gouvernement, le parti Alliance démocratique n'est pas d'accord. Est-ce que cela ne le fragilise pas ? Je ne pense pas que l'ANC et le président Ramaphosa soient surpris que l'Alliance démocratique ne les ait pas soutenus dans ce cadre. Pour le président sud-africain, c'était certainement une occasion rêvée de prendre les États-Unis en flagrant délit de violation du droit international. L'Alliance démocratique a toujours voulu être un parti qui pense certainement que critiquer les États-Unis dirigé par le président Trump n'était pas une bonne idée et pourrait, au contraire, accroître encore la croisade du président Trump contre l'Afrique du Sud. Et qu'en pense l'opinion sud-africaine ? Est-ce qu'elle soutient l'ANC contre ce raid américain ou est-ce qu'elle craint des représailles commerciales des États-Unis ? Non, l'opinion publique sud-africaine est très en soutien de l'ANC. L'Afrique du Sud se vit comme un pays leader en Afrique. Et se voir malmener comme ça par un pays avec lequel elle avait des relations plutôt bonnes... Non. l'opinion publique, la presse, est plutôt favorable à l'approche de l'ANC, qui a toujours été relativement ferme. Paul-Simon Handy, comment expliquez-vous le silence de l'Algérie quand on connaît la proximité qui existait entre le président Maduro et le président Abdelmadjid Tebboune ? Alors, je pense que l'Algérie, comme certains autres États, fait preuve de prudence stratégique. L'Algérie vient de terminer un mandat de deux ans au Conseil de sécurité des Nations unies sur un échec diplomatique, il faut le dire. Car le vote de la résolution 2797, dont le porteur de crayon étaient quand même les États-Unis, constituaient une sorte d'échec diplomatique pour l'Algérie. Sur le Sahara occidental. Sur le Sahara occidental. Donc, je pense que l'Algérie est encore en train de digérer cet échec diplomatique et ne voudrait pas en rajouter en se mettant en porte-à-faux avec un partenaire américain qui est devenu extrêmement imprévisible. Le deuxième aspect, à mon avis, c'est que la non-réaction de l'Algérie officielle démontre aussi que les alliances de blocs sont terminées dans le monde. Les amitiés avec des pays comme la Chine, la Russie ne protègent pas d'une agression militaire. Ce qui veut dire que, aujourd'hui, l'Algérie sait qu'elle peut très bien faire l'objet d'une attaque et que aucun autre État ne viendra la soutenir, et certainement pas les autres grands États comme la Chine, la Russie, ni même l'Iran. Alors justement en Iran l'année dernière, au Venezuela cette année, est ce que ces opérations militaires montrent la supériorité stratégique des Américains sur la Chine, y compris en Afrique ? Très certainement oui. Supériorité militaire... On voit que les États-Unis d'Amérique ont subi la concurrence de pays comme la Chine, la Russie, tous les pays qu'on dénomme souvent comme « puissance montante ». Ces pays sont des puissances montantes, économiques, diplomatiques, mais n'ont pas encore atteint la puissance militaire du leader américain. Il y a une vraie domination militaire américaine que la Chine est en train d'essayer de rattraper, mais elle en est encore loin. Autres pays très discrets depuis samedi dernier, les trois pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pourquoi ne sont-ils pas aux côtés de la Russie pour dénoncer, je cite l'ambassadeur de Moscou à New York, « le retour à l'ère de la domination américaine par la force et l'illégalité » ? Alors si on ne peut déjà pas défendre sa souveraineté par ses propres moyens, ses propres forces de défense et de sécurité, le meilleur antidote est certainement la légitimité transmise par les urnes. Les pays de l'AES n'ont pas cette légitimité populaire. Ces pays sont bien conscients de la faiblesse de leur position et de l'absence de réaction probable d'alliés. Et donc leur silence, pour moi, est évocateur d'une vraie prise de conscience de ce que leur position est : très délicate. Le projet qu'ils veulent mener n'est pas partagé par la communauté internationale.   À lire aussiLes décisions des autorités vénézuéliennes seront «dictées» par les États-Unis affirme la Maison Blanche À lire aussiLe Mexique défend sa souveraineté face aux menaces d'intervention des États-Unis

Toya Talks
Job Hugging: Because Hopping May Land You Nowhere

Toya Talks

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 51:42 Transcription Available


Send us a textA hard truth set the tone for the new year: a fatal accident in Nigeria and the stark reminder that infrastructure and governance shape lives. I share why that grief paused my urge to create and how honesty, not forced optimism, can be the smartest way to start January. From there, we move straight into the UK job market, where rising employer costs, higher NI, and a punishing tax reality are shrinking vacancies and closing adverts early. Job hopping has stalled; job hugging is the new survival skill. And no, AI didn't replace everyone misfired attempts exposed the gap between hype and capability, while smart teams now use AI to augment real work.When growth outside slows, the inside strategy matters. I walk through how I anchor development to manager-owned objectives, build a feedback folder that proves outcomes, and keep a burn folder that captures patterns of harm. That combo turned a workplace bully into an unlikely conduit for opportunity: I secured sign-off, delivered for another team, and gained high-stakes exposure. He still doesn't like me, but he respects me an equation that matters when you're a Black Woman navigating power, perception, and limited tolerance for your tears. Respect lasts longer than likability; receipts speak when rooms turn cold.We also zoom out to geopolitics shaping markets and risk: Nigeria's insecurity, pressure across the Sahel, and the power play around Venezuela's oil. These forces affect hiring cycles, investor sentiment, and the anxiety many of us feel about timing a move. So I'm easing into 2026 with deliberate pace, quarter by quarter goals, renewed focus on public speaking and subject expertise, and a commitment to consistency on TikTok, blending the world of work with practical fashion and “wear your wardrobe” thinking. If the market says hold, use the hold to sharpen your edge, negotiate the package that actually pays, and make your progress unavoidable.Sponsorships - Email me: hello@toyatalks.comTikTok: toya_washington Twitter: @toya_w (#ToyaTalksPodcast) Snapchat: @toyawashington Instagram: @toya_washington & @toya_talks https://toyatalks.com/ Music (Intro and Outro) Written and created by Nomadic Star Stationary Company: Sistah Scribble Instagram: @sistahscribble Website: www.sistahscribble.com Email: hello@sistahscribble.com

Tore Says Show
Thu 01 Jan, 2026: Happy New Reversion - Correction Not Collapse - America 250 Plans - Power Redrawn - Foreign Entanglements - Constitutional Gravity - New Year Q&A

Tore Says Show

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 199:45


In 2026 a return to our core principles as a nation will be the paramount goal. Constraints on power are reasserting themselves. System memory returns. Back to the founder's concepts. Federalism by friction. Borders will be redrawn not in ink, but in practice. Somali's were targeted for specific reasons. We'll hear about currency zones and sovereignty blocks. Europe is changing fast too. UK won't dissolve but unity is weakening. The world sees old rules no longer apply. Conformity is unenforceable. The eighth and ninth Amendments will be key. Power will flow back to the states. This is basic political physics and not rebellion. The economic hardships are real. Traditional structure will win and systems will stop pretending. America 250 matters. Trump's statements on the new year give hints. He won't be around forever. Since 2013, the power has returned to the people. Ohio minimized it's own state's constitution and invited federal overreach. That's important. Empires last about 250 years. Traditional colonialism is returning. China security buildup happening in the Sahel. There's South America and aliens too. Hardships are lessons. So much reckoning is coming. Above it all, President Trump is slowly and carefully returning power to the people.

Africa Today
January 1: birthday for the undocumented

Africa Today

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 22:59


January 1 isn't just the start of a new year. For a significant number of Africans, it's also the birthday written on official documents, often by default, not fact. This episode explores how missing birth records, colonial systems and migration shaped identity on paper, through voices from Somalia, France and Morocco.We then turn to Mali, where new US travel restrictions have taken effect, affecting several African countries. We hear reactions from the streets of Bamako and unpack what the bans mean for diplomacy, mobility and power in the Sahel.Presenter : Charles Gitonga Producers: Keikantse Shumba, Basma El Atti, Bella Twine, Blessing Aderogba Technical Producer: Terry Chege Senior Producer: Daniel Dadzie Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla

Revue de presse Afrique
À la Une: l'heure des bilans

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 3:58


En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s'attardent sur l'année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d'abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l'opposition, susceptibles de gêner les plans d'élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C'est à peine si certains chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, n'ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d'alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l'économie du continent. « L'année 2025 se termine comme elle a commencé pour l'Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l'Agenda 2063 adopté en 2013 afin d'inscrire l'Afrique dans la voie de l'unité et du progrès. L'accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l'extrême pauvreté et créer des emplois. L'année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s'attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l'accès à la santé, à l'éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d'année et à l'aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d'africains : le foot avec la Coupe d'Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s'exclame WakatSéra. Les Pharaons d'Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l'Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l'assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d'y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d'être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »

CONFLICTED
2025 Year in Review

CONFLICTED

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 52:01


As 2025 draws to a close, Thomas and Aimen take an unconventional tour of the Islamic world — looking beyond the usual headlines to the under-the-radar shifts that happened in 2025, with the potential to shape 2026 and beyond. They discuss: Mali, Burkina Faso, and Niger forming the Alliance of Sahel States and what a new Sahel bloc might mean The geopolitical ‘cluster fuck' of the Sudanese civil war The European Union's re-entry into Central Asia The Gabala Summit and the rising Turkic axis How Bangladesh is diversifying away from India Southern Thailand's Malay-Muslim insurgency and why it's so rarely discussed In Iraq, Kata'ib Hezbollah and the breakdown of state sovereignty Join the Conflicted Community here: https://conflicted.supportingcast.fm/  Find us on Twitter: https://twitter.com/MHconflicted And Facebook: https://www.facebook.com/MHconflicted And Instagram: https://www.instagram.com/conflictedpod Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Conflicted is a Message Heard production. Executive Producers: Jake Warren & Max Warren. Produced by Thomas Small and edited by Lizzy Andrews. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices

La Linterna
21:00H | 29 DIC 2025 | La Linterna

La Linterna

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 60:00


El Gobierno aprueba medidas sociales por reglamento por falta de apoyos parlamentarios. COVIDE denuncia actos pro-ETA. Cataluña intensifica la caza controlada de jabalíes por peste porcina. Fallece Cecilia Jiménez, la restauradora del Ecce Homo de Borja, generando turismo y fondos sociales. En política exterior, Trump y Zelenski muestran optimismo por plan de paz ucraniano avanzado, con garantía de seguridad de EE. UU. Kiev, escéptica, sufre cortes de servicios. La paz se vislumbra, pese a desacuerdos territoriales y el interés ruso en minas. En Oriente Medio, Trump y Netanyahu abordan desarme de Hamás. MSF alerta devastación en Gaza y retención de ayuda a 2.2 millones de rehenes. Somalilandia controla puertos clave en Bab el-Mandeb (comercio y contención hutí). En el Sahel, EE. UU. ataca al Estado Islámico; la región sufre inestabilidad e influencia rusa y china. En Venezuela, Maduro afianza el apoyo militar, vinculado a financiar la extrema izquierda occidental. Económicamente, el ...

S2 Underground
The Wire - December 27, 2025

S2 Underground

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 8:09


//The Wire//2300Z December 27, 2025////ROUTINE////BLUF: USA CONDUCTS CRUISE MISSILE STRIKES IN NIGERIA. SOMALI FRAUD IN MINNESOTA EXPANDS IN SCOPE. RUSSIA STRIKES KIEV AFTER UKRAINE ASSASSINATES GENERAL IN MOSCOW. SERIAL DRIVE-BY SHOOTER ARRESTED IN AUSTIN.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events-Ukraine: Over the past few days Russia has responded to the Ukrainian targeting of a Russian General in Moscow, by conducting strikes of their own in Kiev. LTG Fanil Sarvarov was assassinated via an explosive device that was placed inside his vehicle outside his apartment in Moscow.Analyst Comment: Before his death, LTG Sarvarov was the leader of Russia's Operational Training Directorate for the General Staff. The strikes in Kiev are not exactly good news for the peace process, but neither is an assassination of a General in Moscow, so this tit-for-tat targeting is mostly a wash.Nigeria: The Pentagon conducted missile strikes in the Islamic State-held northwestern territories of the nation on Christmas Day. The strikes were carried out on known Islamic State training camps and facilities, which have been legendary for carrying out exploitation, kidnapping, and terrorist attacks around the nation. Local Nigerian officials stated that the US carried out strikes in the Sokoto district, targeting the sub-group referred to as Islamic State-Sahel Province (ISSP).Analyst Comment: The rampant insurgencies carried out by the Islamic State throughout the entire Sahel region are by no means a new conflict, and Nigeria specifically has been host to kidnapping/ransom-style attacks on populated villages for several decades. In short, various ethnic cleansing and genocide operations have become regular and routine throughout the region over the past few centuries, but more recently have come to a head as insurgents consolidate power around the continent. As a reminder, a major scandal emerged back in 2024, when the government of Nigeria adopted a very hostile tone towards the United States, forcing the abandonment (allegedly) of Air Base 101 and 201 (in Niamey and Agadez, respectively), which were bases used by the US to target the Islamic State militants that Nigeria is now having to deal with. In the past year that the US has had a reduced role throughout the region, it would seem that Nigeria would like some more American missiles.These recent strikes were significant, but conflicts in Africa do not often abide by the universally understood ways of warfare in the west. As such, whether or not these strikes actually did anything is anyone's guess; erasing a map grid square which previously held a significant training camp surely would have resulted in some level of setback for militants, however only time will tell if this effort will reduce the capabilities of insurgent groups in the region.Of note, the technical details of the strikes are contradictory between the various agencies involved. For instance, Nigerian officials state that the strikes were carried out by MQ-9 Reaper drones, however the Pentagon published a video of (likely Tomahawk) missiles being launched from an unnamed Arleigh Burke-class Destroyer. This doesn't necessarily mean much, as it's very doubtful that the US told Nigeria anything about the strike beyond very basic details. However, this does bring into question exactly what intelligence was used to conduct the strikes. USAFRICOM has had a counter-insurgency mission throughout the continent for decades, so it's not out of the question for the US to carry out strikes without Nigeria's help at all (which is probably for the best). After all, Islamic State training camps aren't exactly hard to find. However, the Nigerian government has serious incentive to feed the US bad intel which results in bad strikes. Throughout the third world, one of the biggest complications for targeting are local sources providing "tips" on "insurg

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Les grands dossiers internationaux de 2026

Sur le fil

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 25:51


Pour terminer l'année, l'équipe de Sur le Fil vous propose de passer en revue les dossiers chauds de l'année 2026 à l'échelle internationale, des relations entre les Etats-Unis et l'Europe, en passant par la guerre en Ukraine, la relation entre Pékin et Washington, les grandes tendances sur le continent africain et en Amérique latine et la situation à Gaza.Un épisode préparé avec Karim Talbi, rédacteur en chef de l'AFP pour l'Europe, Laura Bonilla, rédactrice en chef de l'AFP en Amérique latine, et Patrick Markey, redacteur en chef Afrique de l'AFP.Intervenants : Michael Cox, professeur émérite en relations internationales à la London School of Economics. Auteur de US Foreign Policy, dont la nouvelle édition va paraître en mars 2026.Alice Ekman, directrice de la recherche de l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS) et spécialiste de la Chine. Autrice notamment de Dernier Vol pour Pékin (Flammarion, 2024)Agnès Levallois, présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (IreMMO), spécialiste du monde arabe contemporain. Realisation : Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Emmanuelle Baillon, Denis Barnett Sébastien Casteran, Marie Dhumieres, Maxime MametExtraits sonores : AFPTV Extrait afrobeat : "Water", par TylaMusique : Nicolas VairPour aller plus loinCinq choses à attendre en 2026 (AFP)The G20 Agenda Is Shifting from the Global South to America FirstLe durcissement américain vis-à-vis de l'Europe va continuer, prévient Paris | European Newsroom (AFP)Paix en Ukraine : la dernière version du plan américain en 20 points (24 décembre 2025)Document officiel énonçant la stratégie de sécurité américaine (Novembre 2025)Breaking down Trump's 2025 National Security Strategy | Analyse par l'institut BrookingsGuerre commerciale : Donald Trump et Xi Jinping prêts pour un fragile accord de trêve ? | IfriPour la Chine, l'UE est un enjeu secondaire | Cairn.info (Décembre 2025)La Chine dans le monde. Entretien avec Alice Ekman (Diploweb, juillet 2024)China's turn towards the 'Global South': Europe is not Beijing's priority | European Union Institute for Security Studies(17 juillet 2025)Africa outlook 2026 - Economist Intelligence UnitConseil de sécurité: les derniers développements en Afrique de l'Ouest et au Sahel illustrent la fragilité et la résilience de la sous-région | ONU Couverture des réunions & communiqués de presseMegaprojet gazier de TotalEnergies au Mozambique : le communiqué de l'entrepriseA Gaza, des Palestiniens sous les bombes du côté israélien de la "ligne jaune" (AFP, 22 décembre 2025)Operation Southern Spear: The U.S. Military Campaign Targeting Venezuela | Council on Foreign RelationsAmérique latine : un nouveau cycle électoral incertain - Fondation Jean-JaurèsLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The International Risk Podcast
Episode 303: Traceability of Critical Raw Material with Romane Dideberg

The International Risk Podcast

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 28:43 Transcription Available


This episode with Romane Dideberg explores responsible mineral sourcing in the context of rising geopolitical risk, with a focus on the Sahel. We examine how insecurity, military coups, and shifting alliances are reshaping control over critical minerals, driving resource nationalism, and complicating governance in fragile and conflict-affected states. Moreover, we also look at corruption, the role of civil society, and the realities of artisanal and small-scale mining. We unpack what traceability can, and cannot, achieve in mineral supply chains, and why responsible sourcing must go beyond tick-box compliance to genuinely improve governance, livelihoods, and long-term stability.Romane Dideberg is a researcher at Chatham House, the Royal Institute of International Affairs in London. She works within the institute's Africa Programme, engaging with policymakers, researchers, private sector, and international organisations on key policy challenges across the African continent. Her research focuses on peace and security dynamics and political developments in West Africa and the Sahel, the Lake Chad Basin, and the Great Lakes region. Her areas of expertise include the political economy of conflict, resource governance, extractive industries, African statehood, and state–society relations. Before joining Chatham House, she worked at LSE IDEAS, the London School of Economics' foreign policy think tank.The International Risk Podcast brings you conversations with global experts, frontline practitioners, and senior decision-makers who are shaping how we understand and respond to international risk. From geopolitical volatility and organised crime, to cybersecurity threats and hybrid warfare, each episode explores the forces transforming our world and what smart leaders must do to navigate them. Whether you're a board member, policymaker, or risk professional, The International Risk Podcast delivers actionable insights, sharp analysis, and real-world stories that matter.The International Risk Podcast is sponsored by Conducttr, a realistic crisis exercise platform. Visit Conducttr to learn more.Dominic Bowen is the host of The International Risk Podcast and Europe's leading expert on international risk and crisis management. As Head of Strategic Advisory and Partner at one of Europe's leading risk management consulting firms, Dominic advises CEOs, boards, and senior executives across the continent on how to prepare for uncertainty and act with intent. He has spent decades working in war zones, advising multinational companies, and supporting Europe's business leaders. Dominic is the go-to business advisor for leaders navigating risk, crisis, and strategy; trusted for his clarity, calmness under pressure, and ability to turn volatility into competitive advantage. Dominic equips today's business leaders with the insight and confidence to lead through disruption and deliver sustained strategic advantage.The International Risk Podcast – Reducing risk by increasing knowledge.Follow us on LinkedIn and Subscribe for all our updates!Tell us what you liked!

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] 2e sommet de l'AES

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 20:00


Télévision AES, Force militaire conjointe, Banque confédérale pour l'investissement et le développement : c'est sur ces 3 projets que viennent de plancher à Bamako les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel. Que pensez-vous de ces 3 initiatives, présentées comme des outils de souveraineté ? L'AES réussira-t-elle avec sa Force militaire conjointe à contrer l'avancée djihadiste dans la région tout en rejetant les ingérences extérieures ?

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Israël : Netanyahu à la tête de l'enquête sur le 7-Octobre, conflit d'intérêts ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre les forces kurdes et le gouvernement syrien, l'assassinat d'un haut gradé de l'armée russe et le sommet de l'AES. Israël : Netanyahu à la tête de l'enquête sur le 7-Octobre, conflit d'intérêts ?  En Israël, la nomination du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la tête de la commission chargée d'enquêter sur les défaillances ayant conduit aux attaques du 7 octobre suscite une vive polémique. Pourquoi le choix s'est porté lui alors que cette commission est censée être indépendante ? Quel sera son rôle ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem.      Syrie : pourquoi les combats ont-ils repris entre les forces kurdes et gouvernementales ?  De violents affrontements ont éclaté à Alep entre les forces kurdes et l'armée syrienne, faisant plusieurs victimes et ravivant les tensions dans le nord du pays. Comment expliquer ce regain de tensions ? Cela pourrait-il avoir un lien avec la visite du ministre des Affaires étrangères turc en Syrie, Hakan Fidan ? Avec Frédéric Pichon, docteur en histoire, spécialiste de la Syrie.     Russie : que sait-on de l'assassinat d'un haut gradé de l'armée russe ?  Un haut gradé de l'armée russe a été tué dans une explosion survenue à Moscou, dans des circonstances encore floues. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Pourquoi a-t-il été pris pour cible ? Avec Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain. Auteur du blog « Ne Pas Subir » et de l'ouvrage « Petites leçons sur la guerre : Comment défendre la paix sans avoir peur de se battre » (éditions Autrement).      AES : une rencontre cruciale pour l'avenir de la région ?  À Bamako s'est déroulé le deuxième sommet des chefs d'État de l'Alliance des États du Sahel (AES), rassemblant les dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Cette rencontre de deux jours visait à renforcer la coopération régionale en matière de sécurité, de développement et de souveraineté partagée. Quel bilan peut-on dresser de la situation sécuritaire au sein de l‘AES ? Pourquoi envisagent-ils la création d'une banque d'investissement commune ?   Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. 

Anadolu Ajansı Podcast
2025 ve sonrasında Kuzey Afrika'nın güvenlik ve siyasi görünümü

Anadolu Ajansı Podcast

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 8:24


Üç konu Kuzey Afrika'nın gidişatını etkileyecek. İlki, Libya'nın siyasi geleceği. İkincisi, Sahel ve Sudan kaynaklı istikrarsızlığın "yönetilebilir" sınırları aşıp aşmayacağı. Üçüncüsü ise bölgesel güvenlik işbirliğinin ne ölçüde mümkün olacağı Yazan: Nebahat Tanrıverdi Yaşar  Seslendiren: Halil İbrahim Ciğer

Revue de presse Afrique
À la Une, les pays de l'Alliance des États du Sahel réunis à Bamako au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 4:00


Le Niger, le Mali et le Burkina Faso se retrouvent, à peine plus d'une semaine après le sommet annuel de la Cédéao. C'est la deuxième fois que l'Alliance des États du Sahel se retrouve au sein d'un tel sommet. Il y a quelques jours, le président Assimi Goïta avait annoncé la création d'une force armée unifiée, un « message clair » selon Sahel Tribune : la région « entend désormais assurer seule sa sécurité, » réunie sous une bannière unique et liée par un destin commun. Et cette montée en puissance montre une fois de plus, s'il le fallait, que les trois pays ont non seulement « tourné le dos à la coopération militaire française » mais aussi « définitivement rompu avec la Cédéao. »  Une scission que déplore l'Alternance : « A-t-on besoin de rappeler que tous les pays de l'Afrique de l'Ouest, qu'ils soient de la Cédéao ou de l'AES, sont liés par la même histoire, le même espace géographique, la même culture et les mêmes intérêts économiques ? » Certes, admet le titre, « il est tout à fait logique pour ces trois pays en proie à une gravissime crise sociosécuritaire de se mettre ensemble pour faire face au péril terroriste. » Ce qui n'implique pas de divorcer pour autant : si ces deux organisations sont bel et bien « mues par les mêmes intérêts », juge L'Alternance, alors « elles doivent collaborer, sans a priori ou autres considérations. »   À lire aussiMali: ouverture du sommet des chefs d'État de l'AES pour renforcer la coopération régionale Pas de collaboration à l'ordre du jour Et d'ailleurs l'Alternance ne se berce pas d'illusions : il est « peu probable, pour ne pas dire impossible » qu'une coopération ait lieu à l'heure actuelle, au regard « des relations jugées exécrables entre les deux organisations. » Dans ce contexte, les États de l'AES ont tout intérêt à montrer, par contraste, leur unité. D'où une chorégraphie militaire soigneusement orchestrée lors de l'annonce d'une force commune destinée, raconte Sahel Tribune, a « renvoyé l'image d'une armée désormais structurée, disciplinée et dotée de moyens cohérents. » C'est peut-être aussi ce qui explique ces démonstrations d'enthousiasme, ce lundi, à l'arrivée à Bamako du Nigérien Abdourahamane Tiani. Un reporter de Sahel Tribune raconte ainsi ces « milliers de Maliens, rejoints par des ressortissants burkinabè et nigériens, » qui « ont convergé le long de la route » munis de « drapeaux tricolores, banderoles, et chants à la gloire de la "souveraineté retrouvée" » autant de symboles « d'un soutien populaire nourri par un sentiment de fierté nationale et d'unité régionale. »  Mais attention : cet enthousiasme ne se maintiendra que si les résultats sont au rendez-vous. La mise en place d'une force unifiée n'était qu'une première étape. Désormais, prévient le Pays, « il appartient à la force unifiée de l'AES de se donner les moyens de sa politique. » Le spectre de l'échec ne plane jamais loin comme celui, rappelle le titre burkinabè, du G5 Sahel, « cet albatros conçu à l'époque » pour vaincre le terrorisme, mais « qui avait déjà eu du mal dans l'opérationnalisation de sa force commune. »  La fin du mandat de Patrice Talon Dans quatre mois, le président béninois quittera le pouvoir, au terme de ses deux mandats, comme le prévoit la Constitution. Une « rareté », estime Jeune Afrique, qui n'hésite pas à classer le chef d'État dans cette « catégorie de dirigeants aussi rares que le léopard des neiges dans l'Himalaya : ceux qui partent de leur plein gré. » Un portrait élogieux que nuance le Monde Afrique : les opposants du président n'hésitent pas à dénoncer une « dérive autoritaire », voire d'avoir « instauré une démocratie de façade dans laquelle ses adversaires sont mis hors jeu. »   Et quand bien même Patrice Talon ne s'éternise pas au pouvoir, on ne peut pas parler d'un atterrissage sans accroc. Après tout, « il s'en est fallu de peu qu'il finisse renversé par des militaires, comme plusieurs de ses ex-homologues » de la région ces dernières années. La tentative de putsch du 7 décembre a échoué, oui, mais il n'empêche : elle « écorne une fin de règne que le président (…) s'était pourtant appliqué à organiser. » D'autant que les meneurs de cet épisode courent toujours, à commencer par le lieutenant-colonel Pascal Tigri. Patrice Talon a quatre mois pour changer la fin du film. D'ici là, prédit Le Monde, il lui sera « difficile de se montrer (...) serein. » À lire aussiÀ la Une: au Bénin, une trentaine de personnes inculpée après la tentative de coup d'État manquée

Das war der Tag - Deutschlandfunk
Mehr Geld für Farmen, Transport, Energie-Sahel-Staaten gründen Investitionsbank

Das war der Tag - Deutschlandfunk

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 3:43


Staude, Linda www.deutschlandfunk.de, Das war der Tag

Simple English News Daily
Tuesday 23rd December 2025. Israel settlements. Cambodia Thailand truce. Egypt Africa UN. Sahel pact. Canada Robin Hood...

Simple English News Daily

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 8:59 Transcription Available


World news in 7 minutes. Tuesday 23rd December 2025.Today: Israel settlements. Cambodia Thailand truce. Egypt Africa UN. Sahel pact. Canada Robin Hood. US Venezuela tanker. Russia car bomb. Denmark Greenland. Sweden Spotify scrape. UK octopus year.SEND7 is supported by our amazing listeners like you.Our supporters get access to the transcripts and vocabulary list written by us every day.Our supporters get access to an English worksheet made by us once per week.Our supporters get access to our weekly news quiz made by us once per week.We give 10% of our profit to Effective Altruism charities.You can become a supporter at send7.org/supportContact us at podcast@send7.org or send an audio message at speakpipe.com/send7Please leave a rating on Apple podcasts or Spotify.We don't use AI! Every word is written and recorded by us!Since 2020, SEND7 (Simple English News Daily in 7 minutes) has been telling the most important world news stories in intermediate English. Every day, listen to the most important stories from every part of the world in slow, clear English. Whether you are an intermediate learner trying to improve your advanced, technical and business English, or if you are a native speaker who just wants to hear a summary of world news as fast as possible, join Stephen Devincenzi, Juliet Martin and Niall Moore every morning. Transcripts, vocabulary lists, worksheets and our weekly world news quiz are available for our amazing supporters at send7.org. Simple English News Daily is the perfect way to start your day, by practising your listening skills and understanding complicated daily news in a simple way. It is also highly valuable for IELTS and TOEFL students. Students, teachers, TEFL teachers, and people with English as a second language, tell us that they use SEND7 because they can learn English through hard topics, but simple grammar. We believe that the best way to improve your spoken English is to immerse yourself in real-life content, such as what our podcast provides. SEND7 covers all news including politics, business, natural events and human rights. Whether it is happening in Europe, Africa, Asia, the Americas or Oceania, you will hear it on SEND7, and you will understand it.Get your daily news and improve your English listening in the time it takes to make a coffee.For more information visit send7.org/contact or send an email to podcast@send7.org

Journal de l'Afrique
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso réunis pour la Confédération des États du Sahel à Bamako

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 15:59


Le deuxième sommet de la Confédération des États du Sahel s'est achevé à Bamako ce dimanche. Et en amont de la réunion des chefs d'Etat, ce sont les ministres du Mali, du Niger et du Burkina Faso qui se sont réunis. Le tout dans un contexte de forte pression jihadiste et de tensions régionales.

GZero World with Ian Bremmer
War and Peace in 2025, with Clarissa Ward and Comfort Ero

GZero World with Ian Bremmer

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 50:48


This week, instead of zooming in on a single conflict, the GZERO World Podcast looks back on 2025 and takes stock of a world increasingly defined by conflict. Ian Bremmer sits down with CNN Chief International Correspondent Clarissa Ward and Comfort Ero, President and CEO of the International Crisis Group to look at some of the biggest crises of 2025–-both the headline making wars and the ones the world overlooked.Gaza and Ukraine captured the world's attention this year. But at the same time, around 60 other armed conflicts and struggles have been raging around the world. It's the most active period of conflict since the end of World War II. Some are decades-long battles, like Myanmar's devastating civil war. Others are more recent, like the surge of terrorist insurgent groups in Africa's Sahel. But each is a symptom of a broader global order breaking down—driven by weakening institutions, regional rivalries, climate shocks, and failing states. Bremmer sits down first with Clarissa Ward, to discuss her reporting from war zones around the world and then with Comfort Ero, for a global perspective on the conditions that have created so much strife.Host: Ian BremmerGuests: Clarissa Ward, Comfort Ero Subscribe to the GZERO World with Ian Bremmer Podcast on Apple Podcasts, Spotify, or your preferred podcast platform, to receive new episodes as soon as they're published. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.

GZERO World with Ian Bremmer
War and Peace in 2025, with Clarissa Ward and Comfort Ero

GZERO World with Ian Bremmer

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 50:48


This week, instead of zooming in on a single conflict, the GZERO World Podcast looks back on 2025 and takes stock of a world increasingly defined by conflict. Ian Bremmer sits down with CNN Chief International Correspondent Clarissa Ward and Comfort Ero, President and CEO of the International Crisis Group to look at some of the biggest crises of 2025–-both the headline making wars and the ones the world overlooked.Gaza and Ukraine captured the world's attention this year. But at the same time, around 60 other armed conflicts and struggles have been raging around the world. It's the most active period of conflict since the end of World War II. Some are decades-long battles, like Myanmar's devastating civil war. Others are more recent, like the surge of terrorist insurgent groups in Africa's Sahel. But each is a symptom of a broader global order breaking down—driven by weakening institutions, regional rivalries, climate shocks, and failing states. Bremmer sits down first with Clarissa Ward, to discuss her reporting from war zones around the world and then with Comfort Ero, for a global perspective on the conditions that have created so much strife.Host: Ian BremmerGuests: Clarissa Ward, Comfort Ero Subscribe to the GZERO World with Ian Bremmer Podcast on Apple Podcasts, Spotify, or your preferred podcast platform, to receive new episodes as soon as they're published. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.

Géopolitique, le débat
Ce que les sanctions économiques nous disent du monde qui se recompose

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 48:30


Depuis plus de trente ans, les sanctions économiques sont devenues l'un des principaux instruments de la politique étrangère des grandes puissances occidentales. Gel des avoirs, embargos commerciaux, exclusion du système financier international, sanctions secondaires : la panoplie s'est élargie, sophistiquée, durcie. La Russie depuis l'invasion de l'Ukraine, l'Iran depuis plus de quatre décennies, l'Irak dans les années 1990, Cuba depuis la guerre froide, mais aussi aujourd'hui plusieurs pays du Sahel… tous ont été, à des degrés divers, soumis à ce que certains appellent une « guerre économique ». Mais une question demeure : ces sanctions fonctionnent-elles réellement ? Changent-elles les comportements des États ciblés ? Ou produisent-elles surtout des effets pervers — appauvrissement des populations, consolidation des régimes, reconfiguration silencieuse des alliances internationales ? Car à mesure que les sanctions s'accumulent, les États visés s'adaptent, cherchent des alternatives afin d'éviter la réponse frontale : troc, contournement financier, commerce parallèle, monnaies locales, crypto-actifs, finance islamique, rapprochements Sud-Sud, dédollarisation progressive... Va-t-on vers un processus de fractionnement des systèmes de paiement à l'échelle internationale ? Assiste-t-on à une fragmentation du système économique mondial ?  Invités   Julia Tomasso, chercheuse à l'Iris et spécialiste de l'Iran Camille Boulenguer, économiste et chercheuse à l'Iris, spécialisée dans l'étude de la criminalité financière et des circuits financiers illicites Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Énergies nouvelles et directeur de recherche à l'IRIS. «Géopolitique des matières premières» éditions Eyrolles, 2025. Édition en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique «Vivre sous sanctions économiques. Impacts contournements, Réalignements». Direction de Julia Tomasso et Camille Boulenguer. 

Nuus
Terrorisme groei reg oor Afrika: ontleder

Nuus

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 0:19


'n Politieke ontleder, Kenneth Mokgathle, sê terrorisme groei reg oor Afrika namate staatsgrepe, korrupsie en swak leierskap nasies blootstel. Volgens die Verenigde Nasies is die Sahel-streek tans verantwoordelik vir 19-persent van terroriste-voorvalle wêreldwyd. Mokgathle sê ekstremistiese organisasies, soos onder meer, Jama'at Nusrat al-Islam wal Muslimeen en die Islamitiese Staat in die Groter Sahara, trek voordeel uit die leemte wat dalende internasionale ondersteuning teen tereur skep:

BELLUMARTIS PODCAST
EL PODER NAVAL DE ARGELIA: Estrategia, navíos y puertos | Con Mariano Méndez Rudilla - Acceso anticipado

BELLUMARTIS PODCAST

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 89:05


Agradece a este podcast tantas horas de entretenimiento y disfruta de episodios exclusivos como éste. ¡Apóyale en iVoox! Acceso anticipado para Fans - ** VIDEO EN NUESTRO CANAL DE YOUTUBE **** https://youtube.com/live/efOwefmXRwg +++++ Hazte con nuestras camisetas en https://www.bhmshop.app +++++ #Actualidad #Militar #Argelia En este episodio analizamos en profundidad el poder naval de la República Argelina en 2025. Acompañado por el historiador militar Mariano Méndez Rudilla ** https://amzn.to/4kf192V **, exploramos la estructura, doctrina y capacidades de la Armada Nacional de Argelia: desde sus modernas fragatas MEKO A200AN y submarinos Kilo, hasta su infantería de marina y bases estratégicas como Mers el Kebir o Jijel. ¿Qué papel juega Argelia en el equilibrio naval del Mediterráneo occidental? ¿Cómo proyecta su influencia marítima en el Magreb y el Sahel? ¿Qué implicaciones tiene su cooperación con Rusia, China y Alemania? Un análisis riguroso, sin presentismo, desde una perspectiva histórico-estratégica. Bases navales | ⚓ Fragatas y submarinos | Infantería de marina | ✈️ Aviación naval | Geopolítica SUSCRÍBETE A @BELLUMARTISHISTORIAMILITAR Y @BELLUMARTISACTUALIDADMILITAR y apoya a Bellumartis Historia Militar: Patreon: https://www.patreon.com/bellumartis PayPal: https://www.paypal.me/bellumartis Bizum: 656 778 825 Síguenos: Instagram: https://www.instagram.com/bellumartis_historia_militar Twitter / X: https://twitter.com/BellumartisHM COMPRA EN AMAZON CON EL ENLACE DE BHM Y AYÚDANOS: https://amzn.to/3ZXUGQl Hazte con los libros de Paco firmados y dedicados: https://franciscogarciacampa.com/Escucha este episodio completo y accede a todo el contenido exclusivo de BELLUMARTIS PODCAST. Descubre antes que nadie los nuevos episodios, y participa en la comunidad exclusiva de oyentes en https://go.ivoox.com/sq/618669

The Carl Nelson Show
Doctah B on Winter Solstice & Healing, Brother Shujaa on Kwanzaa, & Charles Barron on Sahel Nations

The Carl Nelson Show

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 186:29 Transcription Available


Metaphysician and Master Herbalist Doctah B will take over our classroom this Wednesday morning. He will preview this Sunday’s Winter Solstice and explain its significance, as well as discuss his latest book, "What’s Eating You," sharing insights on how to free your body from mental, physical, and energetic parasites. Before Doctah B’s segment, Brother Shujaa. will highlight the importance of celebrating Kwanzaa. Former NY Lawmaker Charles Barron will also report on the latest developments in the Sahel Nations.See omnystudio.com/listener for privacy information.

Le Nouvel Esprit Public
La sécurité sociale a 80 ans / L'Afrique : de junte en junte

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 63:00


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 décembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANSNé en 1945 dans l'élan du Conseil national de la Résistance, l'État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd'hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n'a pas perdu l'amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l'universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd'hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l'assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d'euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d'autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l'âge. D'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu'ils représentent 28 % de la population.Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l'âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu'1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.L'AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTEEn cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d'État militaires d'abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l'armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l'épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s'en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d'État militaire ces cinq dernières années. Le coup d'État a été mis en échec.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique, le débat
Afrique de l'Ouest : coups d'État et jihadisme rebattent les cartes du pouvoir

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 48:29


Après le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger et fin novembre la Guinée-Bissau,  le Bénin a bien failli dimanche dernier (7 décembre 2025) être le théâtre d'un coup d'État militaire... Un groupe de mutins emmené par le lieutenant colonel Pascal Tigri a tenté de prendre le pouvoir en lançant à 2h du matin une série d'attaques contre les domiciles de plusieurs hauts gradés, la résidence du chef de l'État, le Palais présidentiel et le siège de la TV nationale. Les insurgés y ont enregistré un message proclamant la destitution du président Patrice Talon. Mais l'armée régulière est restée républicaine et fidèle à son serment. Après plusieurs heures d'affrontement, le putsch a échoué. Une douzaine d'insurgés ont été arrêtés par les forces béninoises, épaulées par des troupes et l'aviation nigérianes. Mais des dizaines d'autres dont leur chef ont réussi à s'enfuir. Reste beaucoup de questions : le lieutenant colonel Tigri qui se trouverait maintenant à Lomé, au Togo, a-t-il agi de son propre chef ou cette tentative de putsch a-t-elle été commanditée, et par qui ? Cette multiplication des coups d'État ou tentative de coups d'État depuis 5 ans en Afrique de l'Ouest est-elle la conséquence de la menace jihadiste ou traduit-elle un rejet des principes démocratiques ? Quelle est la situation sécuritaire dans la région ? Pourquoi l'alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) n'arrive-t-elle pas à endiguer l'expansion des groupes jihadistes ? Que penser de la stratégie d'asphyxie économique de la junte menée depuis septembre au Mali par le JNIM, affilié à al-Qaida à travers un blocus du carburant ?    Trois invités : - Niagale Bagayoko, présidente de l'African Security Sector Network  - Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute à Dakar  - Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri. 

Badlands Media
Geopolitics with Ghost Ep. 64: The Sahel Alliance, Africa's Power Shift & the End of Western Leverage - December 12, 2025

Badlands Media

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 130:03


Ghost returns with a focused geopolitical briefing on Africa's accelerating realignment, centering on the rise of the Sahel Alliance and the rapid erosion of Western influence across the continent. He breaks down recent developments involving Mali, Niger, Burkina Faso, and neighboring states, explaining how military cooperation, resource control, and shared security interests are reshaping regional power structures. Ghost walks through France's continued retreat, the collapse of EU leverage, and the strategic vacuum left behind as African nations reject IMF-style dependency in favor of sovereignty-driven alliances. The episode also covers shifting dynamics around rare earth minerals, energy corridors, and security agreements, tying Africa's internal changes to the broader multipolar world taking shape alongside Russia, China, and the Global South. With maps, historical context, and clear-eyed analysis, Ghost explains why Africa has become a central front in the global struggle for power, and why the West is rapidly losing its grip.  

Badlands Media
Geopolitics with Ghost - Bonus Episode: Africa's War Map & the National Security Strategy - December 10, 2025

Badlands Media

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 117:00


In this bonus episode, Ghost takes listeners on a rapid-fire tour of Africa's escalating conflicts and how they tie directly into Trump's newly released National Security Strategy. He breaks down the Thai–Cambodian border clashes happening in real time as he reads the document, then pivots to major developments across Africa, Burundi and Rwanda trading accusations after bombings, the M23 rebel advance in the DRC, and the strategic fight for rare earth minerals that underpin global power. Ghost walks through maps, troop movements, rebel-backed offensives, and the growing involvement of regional players including Burundi, Rwanda, Tanzania, Zambia, and the U.S. He also analyzes the attempted coup in Benin, Nigeria's controversial intervention, and the Sahel alliance's warning that their air defenses are now on high alert. Throughout the episode, Ghost connects each flashpoint to the broader global conflict playing out in Ukraine, Venezuela, and beyond, arguing that Africa has become a central front in the worldwide struggle between sovereign nations and globalist powers. A dense, immersive, high-signal briefing from start to finish.  

Ça s'explique
À l'ombre des grands conflits : avancée des islamistes au Sahel

Ça s'explique

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 19:08


En Afrique de l'Ouest, la région du Sahel est en proie à l'influence grandissante de groupes islamistes dont les actions font frémir les populations locales. En quelques années, cette zone est devenue l'épicentre mondial de l'extrémisme violent. L'analyste François Brousseau explique comment s'est effectuée la montée en puissance des milices islamistes au Sahel.

Badlands Media
Geopolitics with Ghost Ep. 63 – Nigeria's Power Struggle, Benin's Coup Attempt & Africa's New Fault Lines

Badlands Media

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 128:32


In Episode 63, Ghost breaks down a rapidly shifting African landscape, starting with the attempted coup in Benin and the escalating tension between Nigeria and the emerging Sahel alliance. He examines the growing instability across the region, the internal pressures facing Nigerian leadership, and how these events reflect a broader continental realignment away from Western influence. Ghost then walks through troop movements, border flare-ups, rebel activity, and the strategic implications of Russia, China, and the U.S. competing for leverage on African soil. With his signature clarity, he connects historical context to present-day fractures, showing how economics, security vacuums, and political upheaval are creating a new geopolitical map in West Africa. A focused, high-signal episode that explains why the world's next major power shift may already be underway.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : une coalition clandestine peut-elle ébranler la junte ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les moyens militaires européens face à la Russie, le redécoupage électoral au Texas et la question des avoirs russes gelés. Mali : une coalition clandestine peut-elle ébranler la junte ?   Exilé depuis 2023 en Algérie, l'imam Mahmoud Dicko a pris la tête d'une plateforme d'opposition clandestine. Décrite comme non violente, la Coalition des forces pour la République (CFR) est destinée à contester la junte malienne. Quelle est sa feuille de route ? L'imam Dicko est-il encore en capacité de mobiliser ? Comment peut-il piloter à distance ce nouveau mouvement ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.     Défense : en cas de guerre, l'Europe a-t-elle les moyens de se défendre face à la Russie ?   Dans un rapport publié par l'Institut français des relations internationales, les experts dressent un panorama des moyens militaires européens et russes. Il en ressort qu'en cas de confrontation, l'Europe bénéficie d'une nette supériorité dans les airs et sur les mers. Sur quels éléments s'appuie cette étude ? Si les pays européens ont vraiment un avantage militaire, pourquoi donc insistent-ils pour se réarmer ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense à RFI.     États-Unis : le redécoupage électoral permettra-t-il à Trump de remporter les élections de l'année prochaine ?  La Cour suprême des États-Unis a autorisé le Texas à reconfigurer la carte électorale. Cette manœuvre devrait permettre aux Républicains de reprendre cinq sièges aux Démocrates à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat, en novembre 2026. Cette décision peut-elle influencer les résultats à l'échelle du pays ? D'autres États vont-ils, à leur tour, envisager un découpage électoral partisan ? Avec Ludivine Gilli, directrice de l'Observatoire de l'Amérique du Nord de la Fondation Jean Jaurès.     Guerre en Ukraine : pourquoi la France hésite à utiliser les avoirs russes gelés ?   On savait la Belgique opposée mais, selon une enquête du journal économique britannique Financial Times, la France est également réticente à utiliser les 18 milliards d'euros actifs russes gelés dans ses banques commerciales pour aider l'Ukraine. Comment expliquer cette hésitation ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.

La ContraHistoria
El hombre más rico de la historia - Episodio exclusivo para mecenas

La ContraHistoria

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 22:36


Agradece a este podcast tantas horas de entretenimiento y disfruta de episodios exclusivos como éste. ¡Apóyale en iVoox! Mansa Musa, que vivió a caballo entre los siglos XIII y XIV, fue el emperador de Mali y, como decía antes, algunos historiadores aseguran que fue el hombre más rico que ha existido jamás. Gobernó el Imperio de Malí entre 1312 y 1337, un periodo en el que este Estado de África Occidental alcanzó su máxima extensión territorial y su mayor influencia económica y cultural. Este imperio abarcaba buena parte de la cuenca del Río Níger en lo que hoy es Mali, el sur de Mauritania, Senegal, Gambia y parte de la Guinea. Su famosa peregrinación a La Meca en 1324 no solo le convirtió en una leyenda en el mundo islámico, sino que provocó una crisis monetaria en Egipto al inundar El Cairo de oro. Su reinado representa el cénit de la civilización medieval del Sahel, más concretamente de lo que entonces se conocía como el Sudán occidental, un momento en que África Occidental era el principal productor mundial de oro y sal, y sus universidades y mezquitas prosperaban gracias a las caravanas que comerciaban a través del desierto del Sahara. · Canal de Telegram: https://t.me/lacontracronica · “Contra el pesimismo”… https://amzn.to/4m1RX2R · “Hispanos. Breve historia de los pueblos de habla hispana”… https://amzn.to/428js1G · “La ContraHistoria del comunismo”… https://amzn.to/39QP2KE · “La ContraHistoria de España. Auge, caída y vuelta a empezar de un país en 28 episodios”… https://amzn.to/3kXcZ6i · “Contra la Revolución Francesa”… https://amzn.to/4aF0LpZ · “Lutero, Calvino y Trento, la Reforma que no fue”… https://amzn.to/3shKOlK Apoya La Contra en: · Patreon... https://www.patreon.com/diazvillanueva · iVoox... https://www.ivoox.com/podcast-contracronica_sq_f1267769_1.html · Paypal... https://www.paypal.me/diazvillanueva Sígueme en: · Web... https://diazvillanueva.com · Twitter... https://twitter.com/diazvillanueva · Facebook... https://www.facebook.com/fernandodiazvillanueva1/ · Instagram... https://www.instagram.com/diazvillanueva · Linkedin… https://www.linkedin.com/in/fernando-d%C3%ADaz-villanueva-7303865/ · Flickr... https://www.flickr.com/photos/147276463@N05/?/ · Pinterest... https://www.pinterest.com/fernandodiazvillanueva Encuentra mis libros en: · Amazon... https://www.amazon.es/Fernando-Diaz-Villanueva/e/B00J2ASBXM #FernandoDiazVillanueva #mansamusa #mali Escucha el episodio completo en la app de iVoox, o descubre todo el catálogo de iVoox Originals

La ContraCrónica
El hombre más rico de la historia - Episodio exclusivo para mecenas

La ContraCrónica

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 22:36


Agradece a este podcast tantas horas de entretenimiento y disfruta de episodios exclusivos como éste. ¡Apóyale en iVoox! Mansa Musa, que vivió a caballo entre los siglos XIII y XIV, fue el emperador de Mali y, como decía antes, algunos historiadores aseguran que fue el hombre más rico que ha existido jamás. Gobernó el Imperio de Malí entre 1312 y 1337, un periodo en el que este Estado de África Occidental alcanzó su máxima extensión territorial y su mayor influencia económica y cultural. Este imperio abarcaba buena parte de la cuenca del Río Níger en lo que hoy es Mali, el sur de Mauritania, Senegal, Gambia y parte de la Guinea. Su famosa peregrinación a La Meca en 1324 no solo le convirtió en una leyenda en el mundo islámico, sino que provocó una crisis monetaria en Egipto al inundar El Cairo de oro. Su reinado representa el cénit de la civilización medieval del Sahel, más concretamente de lo que entonces se conocía como el Sudán occidental, un momento en que África Occidental era el principal productor mundial de oro y sal, y sus universidades y mezquitas prosperaban gracias a las caravanas que comerciaban a través del desierto del Sahara. · Canal de Telegram: https://t.me/lacontracronica · “Contra el pesimismo”… https://amzn.to/4m1RX2R · “Hispanos. Breve historia de los pueblos de habla hispana”… https://amzn.to/428js1G · “La ContraHistoria del comunismo”… https://amzn.to/39QP2KE · “La ContraHistoria de España. Auge, caída y vuelta a empezar de un país en 28 episodios”… https://amzn.to/3kXcZ6i · “Contra la Revolución Francesa”… https://amzn.to/4aF0LpZ · “Lutero, Calvino y Trento, la Reforma que no fue”… https://amzn.to/3shKOlK Apoya La Contra en: · Patreon... https://www.patreon.com/diazvillanueva · iVoox... https://www.ivoox.com/podcast-contracronica_sq_f1267769_1.html · Paypal... https://www.paypal.me/diazvillanueva Sígueme en: · Web... https://diazvillanueva.com · Twitter... https://twitter.com/diazvillanueva · Facebook... https://www.facebook.com/fernandodiazvillanueva1/ · Instagram... https://www.instagram.com/diazvillanueva · Linkedin… https://www.linkedin.com/in/fernando-d%C3%ADaz-villanueva-7303865/ · Flickr... https://www.flickr.com/photos/147276463@N05/?/ · Pinterest... https://www.pinterest.com/fernandodiazvillanueva Encuentra mis libros en: · Amazon... https://www.amazon.es/Fernando-Diaz-Villanueva/e/B00J2ASBXM #FernandoDiazVillanueva #mansamusa #mali Escucha el episodio completo en la app de iVoox, o descubre todo el catálogo de iVoox Originals

Revue de presse Afrique
À la Une: la tentative de coup d'État au Bénin

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 4:01


« Le Bénin a-t-il connu hier le coup d'État le plus court du monde ? », s'interroge Jeune Afrique. Peut-être bien… Car « une poignée d'heures seulement après que des militaires, casques vissés sur la tête et fusils d'assaut en bandoulière, sont apparus sur les écrans de la télévision nationale pour annoncer la destitution du président Patrice Talon, les autorités béninoises ont indiqué avoir repris le contrôle de la situation. "Notre pays a vécu aujourd'hui des évènements d'une gravité extrême", a reconnu hier soir le chef de l'État ». Les reporters du site d'information Banouto ont sillonné les rues de Cotonou en fin de journée. « Malgré quelques contrôles de sécurité constatés, les barrages de police et de l'armée et la présence visible de blindés à certains points stratégiques, la majorité des quartiers traversés conserve une atmosphère calme, constataient-ils alors. Aucun mouvement de panique, aucune agitation inhabituelle : la vie continue, simplement rythmée par les mesures sécuritaires renforcées d'un après-midi marqué par une tentative de déstabilisation déjouée ». Réaction rapide des autorités… Plus de peur que de mal donc. « Tentative de coup d'État au Bénin : 13 personnes arrêtées, le gouvernement réagit et rassure », titre La Nouvelle Tribune à Cotonou. « Selon des sources proches du gouvernement, 13 personnes (en effet) ont été arrêtées, précise le journal, dont 12 parmi celles qui ont pris d'assaut dans la matinée la chaine nationale Benin TV, et un ancien militaire, radié des effectifs ». On ne sait pas si le meneur des mutins, le lieutenant-colonel Pascal Tigri figurait parmi les personnes arrêtées. Les autorités légales sont rapidement intervenues pour expliquer et rassurer, donc : le ministre de l'Intérieur, Alassane Séidou, puis le président Talon, mais aussi, pointe encore La Nouvelle Tribune, nombre de personnalités politiques et religieuses, comme l'ancien président de l'Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, ou encore l'archevêque de Cotonou. Commentaire du quotidien béninois : « ces différentes réactions traduisent une même volonté : empêcher toute remise en cause de l'ordre républicain et consolider la cohésion nationale. Si l'épisode a ravivé les inquiétudes, il a aussi montré une convergence d'appels à la responsabilité, à la vigilance et au respect des règles démocratiques ». … et de la Cédéao À noter, relève Le Monde Afrique, la réaction rapide de la Cédéao : la Cédéao qui « a annoncé dans la soirée avoir "ordonné le déploiement immédiat d'éléments de sa Force en attente" au Bénin – provenant du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Côte d'Ivoire et du Ghana – afin de "préserver l'ordre constitutionnel". (…) Cette intervention, décidée en quelques heures, relève encore Le Monde Afrique, est la première de l'organisation régionale depuis 2017 en Gambie. En 2023, les États membres de l'organisation avaient menacé les putschistes au Niger de les déloger par les armes mais, divisés, ils avaient finalement renoncé à intervenir ». Dans le sillage des coups d'État au Mali, au Niger et au Burkina Faso ? Alors pourquoi ce coup de force ? D'après Le Point Afrique, « les mutins nourrissaient des griefs politiques contre le pouvoir en place, dénonçant une gouvernance qu'ils jugent excluante ». Pour sa part Jeune Afrique note que « la courte prise de parole du lieutenant-colonel Tigri a fortement résonné avec la rhétorique utilisée pour justifier les coups d'État menés par les militaires au pouvoir au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Lui aussi a pointé "la dégradation de la situation sécuritaire" dans son pays et "la promotion à des grades supérieurs de certains militaires au détriment des plus méritants". Signe de cette proximité idéologique, plusieurs activistes proches de l'AES, l'Alliance des États du Sahel, ont publié, dès hier matin, des messages célébrant la tentative de putsch ». En effet, renchérit Ledjely en Guinée, « ce putsch manqué semble surtout calqué sur les dynamiques observées dans la sous-région, notamment au Burkina Faso et au Niger. Mais les putschistes ont ignoré un élément essentiel (…), relève le site guinéen : depuis 1990, le Bénin fait partie des rares nations de la sous-région à avoir assuré des transitions pacifiques à travers des scrutins relativement consensuels. On ne renverse pas un tel acquis avec une mise en scène improvisée. Il était illusoire d'espérer rallier l'armée autour d'un communiqué standardisé, copié-collé des discours entendus dans d'autres pays de la région ». Enfin, conclut Ledjely, « il était temps que cette sombre spirale se heurte à un mur. Et que la Cédéao y ait contribué n'est pas la moindre des satisfactions. »

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Guinée-Bissau : la Cédéao a-t-elle des moyens de pression sur la junte ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les discussions entre la Russie et les États-Unis et l'avancée des FSR au Soudan. Guinée-Bissau : la Cédéao a-t-elle des moyens de pression sur la junte ?   Suite au coup d'Etat en Guinée-Bissau, la Cédéao a suspendu le pays de ses "organes décisionnels ».  Après l'envoi d'une délégation de médiation lundi à Bissau, l'organisation ouest-africaine envisage-t-elle des sanctions plus sévères ? Quelle est sa marge de manœuvre auprès du nouvel homme fort, le général Horta N'Tam ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.     Guerre en Ukraine : pourquoi Poutine ne veut rien céder sur les territoires occupés par ses troupes ?    Les cinq heures de discussion, mardi soir à Moscou, entre Steve Witkoff, le représentant de Donal Trump, et Vladimir Poutine n'ont débouché sur aucun compromis concernant les territoires ukrainiens occupés. Pourquoi cette question territoriale est-elle non-négociable pour la Russie ? Les États-Unis pourraient-ils céder à certaines exigences russes pour mettre fin à la guerre ? Avec Carole Grimaud, spécialiste de la Russie à l'Université de Montpellier, chercheure en sciences de l'information à l'Université d'Aix-Marseille. Autrice de l'ouvrage « Les étudiants face à la guerre russe en Ukraine » (éditions L'Harmattan).     Soudan : la guerre bascule-t-elle à l'avantage des paramilitaires ?   Après deux semaines de violents combats, les forces paramilitaires soudanaises ont annoncé avoir pris le contrôle de  Banabusa, dernier bastion de l'armée régulière dans le Kordofan Occidental. En quoi la prise de cette ville est-elle stratégique ? Après la chute d'El-Fasher, cette nouvelle victoire des FSR aura-t-elle des conséquences sur les pourparlers ? Avec Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po Paris.  

Razib Khan's Unsupervised Learning
Zineb Riboua: Zohran Mamdani and Third-Worldism ascendent

Razib Khan's Unsupervised Learning

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 64:52


Today on Unsupervised Learning Razib talks to Zineb Riboua, a research fellow and program manager of Hudson Institute's Center for Peace and Security in the Middle East. She specializes in Chinese and Russian involvement in the Middle East, the Sahel, and North Africa, great power competition in the region, and Israeli-Arab relations. Riboua's pieces and commentary have appeared in the Wall Street Journal, Foreign Policy, the National Interest, the Jerusalem Post and Tablet among other outlets. She holds a master's of public policy from the McCourt School of Public Policy at Georgetown University. She did her undergraduate studies in France, where she attended French preparatory classes and HEC Paris' Grande Ecole program. Her Substack is Beyond the Ideological. Razib and Riboua discusses two pieces on her Substack today, Zohran Mamdani, Third-Worldism, and the Algerian Revolution and Zohran Mamdani and Islam as Language, American Third-Worldism. Riboua explains that contrary to some assertions Mamdani is not an Islamist, but neither is a standard-issue class-based socialist or an identitarian in the woke model that was ascendent a few years ago. Rather, Riboua's contends that Mamdani, a "Third-Culture Kid," emerges out of the post-colonial world that reframes the Marxist framework into a Western vs. non-Western dyad. Rather than the Islamist Iranian Revolution of 1979, she traces Mamdani's intellectual lineage, that of anti-colonial Third-Worldism, to the Islam-inflected Algerian Revolution of the early 1960s. With conventional racial and gender identitarianism exhausted, Riboua contends that Third-Worldism is likely going to be the most potent force in the American Left over the next decade.

Learn French with daily podcasts
L'appel de l'ONU (UN Call)

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 4:03


Face à l'escalade des attaques djihadistes, l'ONU a pressé les États du Sahel de renforcer leur coopération et d'unir leurs forces. La crise sécuritaire régionale menace gravement la stabilité.Traduction: Facing escalating jihadist attacks, the UN urged Sahel states to strengthen cooperation and unite forces. The regional security crisis poses a serious threat to stability. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The Wright Report
24 NOV 2025: War in Venezuela Imminent // Thanksgiving Peace in Ukraine? // Hamas More Popular Than Ever // Democrats Defend Military Mutiny // Trump's Embrace of NYC's "Jihadist" Mayor // Fang Fang Haunts Cali

The Wright Report

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 30:15


Donate (no account necessary) | Subscribe (account required) Join Bryan Dean Wright, former CIA Operations Officer, as he dives into today's top stories shaping America and the world. In this Monday Headline Brief of The Wright Report, Bryan examines the rising risk of war with Venezuela, secret peace talks over Ukraine, the abduction of Christian schoolchildren in Nigeria, Israel's shifting posture in Gaza and Lebanon, and the domestic political fight over sedition and extremist rhetoric inside the United States government. U.S. and Venezuela Move Closer to War: President Trump authorized covert CIA operations inside Venezuela, prompting the FAA to warn airlines about dangerous conditions in Venezuelan airspace. Reports from Bloomberg, Reuters, and the New York Times confirm GPS jamming and rising military activity. A Russian oil tanker headed for Caracas was turned away twice by the USS Stockdale and is now anchored off Cuba. Bryan notes that the White House still hopes for a peaceful exit by President Maduro, with Colombia offering asylum in exchange for guarantees of no future attempts to kill or arrest him. Trump's Ukraine Peace Plan Faces Pushback: A secret twenty-eight-point peace plan leaked last week, calling for Ukraine to give up parts of the Donbas, reduce its military to six hundred thousand troops, and abandon NATO membership. The plan would also restore economic ties between Russia and the West and release frozen Russian funds for joint rare earth projects. European leaders object, and President Zelenskyy says negotiations must continue, insisting Ukraine needs a larger standing army to deter future invasions. Bryan emphasizes that Trump wants the deal signed by Thanksgiving, warning Zelenskyy that U.S. support may end if he refuses. Ukraine's Deepening Corruption Crisis: Fifteen to thirty percent of aid intended for Ukraine's military and energy needs has been stolen, according to recent reporting. Several allies of Zelenskyy have been arrested, and the president's key aide, Andriy Yermak, is widely suspected of involvement. Ukraine's anti-corruption agency plans more indictments this week, placing Zelenskyy in a weakened negotiating position. Islamists Kidnap Christian Children in Nigeria: Three hundred Christian students were abducted from a Catholic school in central Nigeria. About fifty escaped by fleeing into the forest and hiding until farmers rescued them. Boko Haram and other jihadist factions are believed to be responsible. Bryan warns that these groups aim to build an Islamic caliphate across the Sahel and into the Gulf of Guinea, threatening regional Christians and strategic minerals such as cocoa, iron ore, bauxite, and oil. Trump has warned Nigeria that failure to protect Christians could trigger U.S. military action. Israel Reshapes Gaza and Expands Strikes in Lebanon: U.S. troops are withdrawing from Gaza's coordination center. Israeli, Arab, and vetted Palestinian officials will manage reconstruction in a new "Green Zone," while unvetted Palestinians remain in a devastated area controlled by Hamas. Polling shows Hamas' support has risen inside Gaza, meaning roughly half the population may remain under militant control. Israel also intensified operations in Lebanon, killing Hezbollah's top military commander in a drone strike despite an ongoing ceasefire. Jewish Extremists Spark Crisis in the West Bank: Prime Minister Netanyahu convened emergency meetings after Jewish extremists torched Palestinian homes and cars in a village attack. Israeli officials say about two hundred seventy young men are responsible for the most recent incidents and vow to act. Sedition Caucus Escalates Rhetoric Against Trump: Former CIA, FBI, and military officials who now serve as Democrats in Congress released a video urging service members to resist unlawful orders from President Trump. Senator Elissa Slotkin admitted she knows of no unlawful orders but says such orders might come. Bryan calls the effort a psychological operation designed to sow confusion inside the military. Legal experts warn that service members who refuse lawful orders could face court-martial and prison. Trump Meets NYC's Socialist Mayor Elect: Zohran Mamdani met with President Trump on Friday, and the two agreed on issues such as electricity costs and housing. Mamdani later repeated his belief that Trump is a fascist and a Nazi, prompting Republican leaders like Elise Stefanik to call Mamdani a jihadist with a long documented history of radical associations. Bryan argues the evidence strongly supports Stefanik's view and warns against normalizing Mamdani's ideology. Eric Swalwell Runs for Governor of California: Representative Swalwell announced his campaign on Jimmy Kimmel Live, promising to lead the "Resistance" against Trump. Bryan revisits the long-running Chinese influence operation that targeted young California Democrats, including Swalwell, and raises questions about whether the FBI ever thoroughly investigated the network linked to his former associate Fang Fang. Good News in Medicine: Japanese researchers found that the amino acid arginine significantly reduced Alzheimer's-related plaque and inflammation in animal studies. Dosing remains experimental, but Bryan notes it could offer a promising option for families exploring right-to-try pathways.   "And you shall know the truth, and the truth shall make you free." - John 8:32   Put a smile on your face and give joy to your taste buds… Give Masa and Vandy beef tallow chips a try today! Use code WRIGHT for 25% off your first order… at MASAchips.com or VandyCrisps.com. So incredibly delicious! I promise, you won't be disappointed.   Keywords: Venezuela CIA operations FAA warning, USS Stockdale Russian tanker, Maduro Colombia asylum offer, Ukraine Trump twenty eight point plan, Donbas concessions NATO ban, Zelenskyy corruption Yermak indictments, Nigeria Christian school kidnapping Boko Haram, Gaza Green Zone Hamas polling, Hezbollah commander killed Lebanon, Slotkin sedition unlawful orders video, Zohran Mamdani socialist jihadist ties, Eric Swalwell Fang Fang China influence, arginine Alzheimer's study Japan

The Carl Nelson Show
Dr. Gerald Horne, Professor Marion Orr & Edwin Avent on The Carl Nelson Show

The Carl Nelson Show

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 185:50 Transcription Available


Join us for an enlightening session with Dr. Gerald Horne, an esteemed professor of African American and Africana Studies at the University of Houston. Dr. Horne will delve into critical issues, including the alarming U.S. threats to invade Nigeria and Venezuela, the implications of the Russia-Ukraine deal, insights from the recent G20 Summit in South Africa, the Mamdani-Trump meeting, and the pressing challenges facing the Sahel nations, Ethiopia, and Eritrea. Before Dr. Horne takes the spotlight, we’ll have the privilege of hearing from Professor Marion Orr, a distinguished political scientist and author, who will preview his compelling book about the late Detroit Congressman Charles Diggs. We are also excited to welcome Baltimore educator Edwin Avent to join this impactful conversation.See omnystudio.com/listener for privacy information.