POPULARITY
L'affaire des 46 soldats ivoiriens retenus au Mali continue d'empoisonner les relations entre les deux pays. Bamako les a inculpés pour tentative d'atteinte à la sureté de l'État et les a emprisonnés. Abidjan affirme que ses soldats étaient déployés en appui à des contingents de la Minusma et qu'ils ne sont en rien des mercenaires… Presque trois mois de bras-de-fer et la situation ne s'arrange pas… « Abidjan hausse le ton, une réunion des chefs d'État de la Cédéao en vue », titre L'Infodrome à Abidjan. « La Côte d'Ivoire ne se pliera pas aux exigences de la junte militaire au pouvoir au Mali, s'exclame le site d'information ivoirien, la junte malienne qui conditionne la libération des militaires ivoiriens détenus à Bamako à l'extradition de personnalités politiques réfugiées à Abidjan. (…) Pour les autorités ivoiriennes, poursuit l'Infodrome, le fait que la partie malienne réclame l'extradition de Karim Keïta, le fils de l'ancien président, Boubou Cissé, ex-Premier ministre, ou encore Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la Défense, comme monnaie d'échange à la libération des soldats ivoiriens, confirme, une fois de plus, le fait que nos soldats "ne sont pas des mercenaires mais plutôt des otages". Le Conseil national de sécurité considère ce chantage comme inacceptable, donc, exige la libération sans délai des 46 soldats, et remarque enfin que les derniers développements de cette crise ivoiro-malienne sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité dans la sous-région. » De plus, pointe encore L'Infodrome, « la Côte d'Ivoire va saisir la Cédéao en vue d'une réunion extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement, et ce, dans les meilleurs délais. » Un sale tour pour le Mali ? Autre ton, autre point de vue dans la presse malienne… Le National à Bamako s'alarme : « le dossier des mercenaires, écrit-il, fera-t-il l'objet de négociations diplomatico-humanitaires qui finiront par jouer un sale tour au Mali ? Les autorités de la Transition ne sont-elles pas en train de se laisser prendre aux sentiments sournois ? La justice malienne va-t-elle se faire hara-kiri dans l'affaire ? (…) Beaucoup estiment que si les mercenaires (ivoiriens), arrêtés juste à temps, n'ont pas d'état d'âme, leur commanditaire, le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara est davantage déterminé dans sa mauvaise foi contre le Mali. Il faut donc être vigilant. » Une intervention de l'ONU ? Alors quelle peut être l'issue de cette crise ? « Le 29 juillet, rappelle Jeune Afrique, un premier round de négociations ivoiro-malien s'est déroulé à Lomé sous la houlette du président togolais, Faure Gnassingbé. Une tentative qui n'a pas permis de trouver une issue favorable à cette crise. De nombreuses personnalités politiques, religieuses et des affaires de la sous-région s'activent dans ce dossier pour jouer les médiateurs. » Sans résultats pour le moment. Petit espoir d'éclaircie, avanceJeune Afrique : « le chef de l'État ivoirien s'est entretenu par téléphone le 7 septembre dernier avec le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dont il est proche. Ce dernier lui a répondu qu'il allait s'impliquer personnellement dans la résolution de cette crise, et ce, dans les meilleurs délais. Les Nations unies devraient donc demander la libération des soldats avant l'ouverture, le 20 septembre à New York, des débats de l'Assemblée générale. Cette requête sera directement adressée au chef de la junte, Assimi Goïta. » Marchandage… En tout cas, on est entré dans « un nouvel épisode de la saga du dossier des "49 militaires ivoiriens" », pointe le quotidien Aujourd'hui au Burkina Faso. Finalement, affirme-t-il, « le Mali accrédite la thèse qu'il en veut à Abidjan et qu'il profite de l'affaire de ces militaires pour assouvir sa vengeance. (…) Les masques sont tombés, car on a quitté totalement le processus dans lequel s'étaient inscrits le médiateur Faure et tous les autres qui jouaient les bons offices. Maintenant, on semble être entré dans l'univers du marchandage quasiment d'arrière-boutique. L'extradition des proscrits maliens contre ces 46 militaires revient tout simplement à mettre entre parenthèse les négociations en cours. » Alors, s'interrogeAujourd'hui, « la diplomatie est-elle encore opérante à ce stade de l'affaire ? Pourquoi Bamako, qui semblait avoir accepté le process du médiateur, a-t-il tourné casaque ? À quoi rime ce mélange de genre entre deux affaires qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre ? »
L'affaire des 46 soldats ivoiriens retenus au Mali continue d'empoisonner les relations entre les deux pays. Bamako les a inculpés pour tentative d'atteinte à la sureté de l'État et les a emprisonnés. Abidjan affirme que ses soldats étaient déployés en appui à des contingents de la Minusma et qu'ils ne sont en rien des mercenaires… Presque trois mois de bras-de-fer et la situation ne s'arrange pas… « Abidjan hausse le ton, une réunion des chefs d'État de la Cédéao en vue », titre L'Infodrome à Abidjan. « La Côte d'Ivoire ne se pliera pas aux exigences de la junte militaire au pouvoir au Mali, s'exclame le site d'information ivoirien, la junte malienne qui conditionne la libération des militaires ivoiriens détenus à Bamako à l'extradition de personnalités politiques réfugiées à Abidjan. (…) Pour les autorités ivoiriennes, poursuit l'Infodrome, le fait que la partie malienne réclame l'extradition de Karim Keïta, le fils de l'ancien président, Boubou Cissé, ex-Premier ministre, ou encore Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la Défense, comme monnaie d'échange à la libération des soldats ivoiriens, confirme, une fois de plus, le fait que nos soldats "ne sont pas des mercenaires mais plutôt des otages". Le Conseil national de sécurité considère ce chantage comme inacceptable, donc, exige la libération sans délai des 46 soldats, et remarque enfin que les derniers développements de cette crise ivoiro-malienne sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité dans la sous-région. » De plus, pointe encore L'Infodrome, « la Côte d'Ivoire va saisir la Cédéao en vue d'une réunion extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement, et ce, dans les meilleurs délais. » Un sale tour pour le Mali ? Autre ton, autre point de vue dans la presse malienne… Le National à Bamako s'alarme : « le dossier des mercenaires, écrit-il, fera-t-il l'objet de négociations diplomatico-humanitaires qui finiront par jouer un sale tour au Mali ? Les autorités de la Transition ne sont-elles pas en train de se laisser prendre aux sentiments sournois ? La justice malienne va-t-elle se faire hara-kiri dans l'affaire ? (…) Beaucoup estiment que si les mercenaires (ivoiriens), arrêtés juste à temps, n'ont pas d'état d'âme, leur commanditaire, le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara est davantage déterminé dans sa mauvaise foi contre le Mali. Il faut donc être vigilant. » Une intervention de l'ONU ? Alors quelle peut être l'issue de cette crise ? « Le 29 juillet, rappelle Jeune Afrique, un premier round de négociations ivoiro-malien s'est déroulé à Lomé sous la houlette du président togolais, Faure Gnassingbé. Une tentative qui n'a pas permis de trouver une issue favorable à cette crise. De nombreuses personnalités politiques, religieuses et des affaires de la sous-région s'activent dans ce dossier pour jouer les médiateurs. » Sans résultats pour le moment. Petit espoir d'éclaircie, avanceJeune Afrique : « le chef de l'État ivoirien s'est entretenu par téléphone le 7 septembre dernier avec le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dont il est proche. Ce dernier lui a répondu qu'il allait s'impliquer personnellement dans la résolution de cette crise, et ce, dans les meilleurs délais. Les Nations unies devraient donc demander la libération des soldats avant l'ouverture, le 20 septembre à New York, des débats de l'Assemblée générale. Cette requête sera directement adressée au chef de la junte, Assimi Goïta. » Marchandage… En tout cas, on est entré dans « un nouvel épisode de la saga du dossier des "49 militaires ivoiriens" », pointe le quotidien Aujourd'hui au Burkina Faso. Finalement, affirme-t-il, « le Mali accrédite la thèse qu'il en veut à Abidjan et qu'il profite de l'affaire de ces militaires pour assouvir sa vengeance. (…) Les masques sont tombés, car on a quitté totalement le processus dans lequel s'étaient inscrits le médiateur Faure et tous les autres qui jouaient les bons offices. Maintenant, on semble être entré dans l'univers du marchandage quasiment d'arrière-boutique. L'extradition des proscrits maliens contre ces 46 militaires revient tout simplement à mettre entre parenthèse les négociations en cours. » Alors, s'interrogeAujourd'hui, « la diplomatie est-elle encore opérante à ce stade de l'affaire ? Pourquoi Bamako, qui semblait avoir accepté le process du médiateur, a-t-il tourné casaque ? À quoi rime ce mélange de genre entre deux affaires qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre ? »
Les trois anciens ministres maliens, visés depuis une semaine par un mandat d'arrêt international, se rebiffent. Boubou Cissé, Mamadou Igor Diarra et Tiéman Hubert Coulibaly sont soupçonnés d'avoir détourné de l'argent public lors de l'achat, en 2015, par le Mali de véhicules blindés à une société sud-africaine. Un marché évalué à 60 millions de dollars. Tous trois clament leur innocence et se disent prêts à se présenter à la justice. En 2015, Tiéman Hubert Coulibaly était le ministre malien de la Défense. Aujourd'hui, il est réfugié en Côte d'Ivoire d'où il répond à Christophe Boisbouvier. Comment réagissez-vous au mandat d'arrêt qui vient d'être lancé contre vous ? Sereinement, un peu surpris, mais sereinement. Il n'y a pas eu de détournement de mon temps. Après, je ne vois pas comment est-ce qu'on pourrait détourner ces sommes-là, d'autant que ce sont des paiements qui sont organisés entre banques, des transferts internationaux, tout cela est bien traçable. Dans votre communiqué de ce 1er aout, vous dites que vous êtes prêt à répondre à la justice malienne dans le cadre d'une commission rogatoire, c'est-à-dire dans le cadre d'une audition dans un pays étranger. Est-ce qu'on peut imaginer par exemple qu'un magistrat malien se déplace à Abidjan pour vous auditionner ? Moi, je suis disposé à répondre aux questions, à poursuivre les explorations avec la justice malienne dans le cadre d'une commission rogatoire. Donc si un magistrat vient vous voir à Abidjan, vous serez prêt à le rencontrer ? À Abidjan, ou ailleurs. Sur le plan politique, vous dites que ces poursuites judiciaires contre vos collègues Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra, et contre vous-même, visent clairement à anéantir toute voix politique dissonante. Mais le régime militaire malien ne vient-il pas pourtant de négocier avec la Cédéao un calendrier de transition qui permettra un retour des civils au pouvoir en mars 2024 ? Moi, je retiens aujourd'hui que la transition malienne est face à un mur parce que ses intentions profondes sont de garder le pouvoir. Et j'ai de plus en plus la conviction qu'un objectif d'éradication, en tout cas d'une bonne partie de la classe politique, celle qui porte une vision différente, est dans leur projet. Parce que vous voyez bien tout ce qui se passe. D'anciens cadres, d'anciens ministres sont détenus dans le cadre d'affaires qui deviennent inexplicables, je pense à Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre des Finances, pour cette histoire d'avion, qui croupit en prison. Je pense à Mahamadou Camara qui croupit aussi en prison. Je ne veux pas rappeler la mort, la triste disparition de Soumeylou Boubèye Maïga pendant qu'il était en détention, à qui on a refusé les soins auxquels il pouvait avoir droit pour lui donner la chance de survivre à cette maladie, et cela relève de la décence humaine de base. Donc je ne suis pas rassuré. Mais s'il y a des élections dans deux ans et que les militaires ne s'y présentent pas, est-ce que vous n'espérez pas un retour des civils au pouvoir ? C'est à voir. Les militaires n'ont pas le droit de se présenter, en tout cas les acteurs de la junte n'ont pas le droit, mais des variantes sont possibles. Moi, je ne crois pas aujourd'hui que ce programme soit sincère, je pense qu'il y a encore de la malice. Parce que procéder ainsi par la persécution des hommes politiques, les faire condamner sur les réseaux sociaux avant même de les avoir entendus, avant même d'avoir exploré les faits qui pourraient leur être reprochés, je pense que c'est une manœuvre. L'annonce du mandat d'arrêt international contre vous est tombée le jour même où ont commencé au Togo les négociations sur le sort des 49 soldats ivoiriens arrêtés au Mali, il y a bientôt un mois. Et de bonne source, vous faites partie avec Karim Keita et Boubou Cissé des personnalités que le Mali réclame en échange de la libération de ces 49 soldats ivoiriens. Est-ce que vous ne craignez pas que la Côte d'Ivoire vous extrade vers le Mali ? La Côte d'Ivoire est une terre d'accueil, la Côte d'Ivoire est un État membre de la Cédéao, la Côte d'Ivoire est un pays frère du Mali. J'ai appris, c'est vrai, moi aussi de bonne source, que nous étions devenus des enjeux dans cette affaire-là, ce qui est pour le moins, vous en conviendrez, inhabituel. Alors des hommes politiques qui sont poursuivis sur la base d'éléments plus que discutables se retrouvent sur une table de négociations par rapport à des militaires d'un pays frère, ami, allié, arrêtés au Mali pour servir de monnaie d'échange. C'est inhabituel et à certains égards, cela peut même être effrayant. Moi, j'ai confiance, et je ne pense pas avoir posé d'acte en direction du Mali, ni en direction de qui que ce soit qui puisse me valoir de servir de monnaie d'échange dans un tel dossier.
Entretien avec Boubou Cissé, ex-Premier ministre du Mali. Lors du coup d'État du 18 août 2020, il est arrêté avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, puis libéré par la junte le 8 octobre. Une information judiciaire est ouverte contre lui pour tentative de renversement du gouvernement de transition. Dix mois plus tard, le président et le Premier ministre de la transition sont eux aussi démis de leurs fonctions. Le Mali est-il dans l'impasse ? Présentation : Denise Époté. www.tv5monde.com/etsi
Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Football : le fiasco de la Super Ligue (Alejandro Valente) Mali : abandon des charges contre Boubou Cissé et six autres accusés (Serge Daniel) Afghanistan : le retrait des troupes américaines (Gilles Dorronsoro) Pour participer à l'émission, contactez-nous : * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'oubliez pas de nous communiquer votre numéro de téléphone (avec l'indicatif pays) Pour nous suivre : Facebook : RFI appels sur l’actualité Twitter : @AppelsActu
Au moins 7 personnalités ont été interpellées ces derniers jours par la sécurité d'État, dont le chef de cabinet de la présidence, Sékou Traoré. Mais l'arrestation qui suscite le plus de réactions dans les médias, c'est celle de l'animateur radio Ras Bath, tombée « comme une tuile sur la tête des Maliens », estime Le Soir de Bamako. L'incompréhension est grande selon la conférence des faîtières de la presse, citée par Le Nouvel Horizon : « On ne peut pas s’entretenir avec deux ministres qui nous ont donné des garanties [sur la liberté de la presse] et en arriver là. Soit ils nous ont floués, soit il y a un autre niveau de gestion différent des autorités actuelles », s'agace l'un des membres de l'association. Pour Jeune Afrique, « cette interpellation intervient dans un climat tendu entre les autorités de la transition et les organisations de la presse malienne, qui craignent de voir leur liberté d’expression limitée par les mesures annoncées par le gouvernement pour faire face à la seconde vague du Covid-19. » Le groupe Renouveau pour lequel travaille Ras Bath a en tout cas fait part de « sa stupéfaction » et attend des précisions, car, explique L'Essor du Mali, « aucune information officielle » n'est venue justifier cette interpellation, qui avait dans un premier temps fait craindre un enlèvement, rappelle Le Républicain. Selon Le Soir de Bamako, l'arrestation du chroniqueur et militant serait lié à « une plainte pour outrage au président de la république et à l’armée », car Ras Bath « n’est plus en odeur de sainteté avec certains milieux officiels. » Le journal estime que son cas n'est pas lié aux autres arrestations, organisées quant à elles en réponse à un « plan de déstabilisation » qu'aurait fomenté l'ancien Premier ministre Boubou Cissé. Les journaux relaient la communication de l'ex-chef du gouvernement sous la présidence d'Ibrahim Boubacar Keita. Boubou Cissé dénonce une cabale « destinée à le mettre en porte à faux avec les maîtres du jour », explique l'Essor, et il dément toute tentative de déstabilisation de la Transition. « Mieux vaut prévenir que guérir », poursuit le quotidien, car l'ancien Premier ministre « est déjà dans le collimateur de la justice dans l’affaire de la tuerie des jeunes manifestants devant le domicile de l’imam Dicko. » Le Soir de Bamako juge quant à lui « farfelu » ce plan de déstabilisation, le journal estime que « depuis la mise en place des autorités de la transition, certains se sont inscrits dans une logique de vilipender les anciens dignitaires. » L'affaire pose en tout cas beaucoup de questions selon Aujourd'hui au Faso : « y'a-t-il vraiment eu tentative de déstabilisation ? Assimi Goïta et ses camarades ne sont-ils pas en train d’étouffer toute contestation et d’imposer une chape de plomb en cette période d’incertitudes? Doit-on penser à une opération de salubrité publique ou de nettoyage des écuries du régime déchu ? » Et le quotidien burkinabè de poursuivre : « les interrogations se bousculent dans les esprits et nul ne saurait dire avec exactitude et précision, ce qui se passe sur les bords du Djoliba. Seuls le colonel Goïta et ses troupes pourront éclairer la lanterne. » Les préparatifs de Noël perturbés par le Covid-19 Autre sujet qui revient dans la presse africaine, les préparatifs des fêtes de fin d'année, forcément perturbés par le Covid-19. Au Burkina Faso, Le Pays ne cache pas son inquiétude face à la récente recrudescence du nombre de cas de Covid-19, « pas étrangère » selon le quotidien, aux rassemblements électoraux et aux festivités du 11 décembre, notamment. Et le journal de s'alarmer des possibles conséquences sanitaires « des grandes retrouvailles de fin d'année ». Le Pays rappelle que plusieurs pays dont le Mali, la RDC, le Sénégal, la Mauritanie et plus récemment le Maroc ont « déjà pris le risque politique de fermer à nouveaux des sites sensibles comme les lieux de culte, les établissements d’enseignement, les bars et restaurants à cause de la recrudescence de la pandémie. » « Chez nous aussi, les autorités doivent préparer les esprits à cette éventualité certes catastrophique du point de vue économique et social, mais », poursuit le journal « malheureusement inévitable si le nombre de cas confirmés continue de flamber. » En Guinée, Le Djely est parti en reportage dans la ville de Kankan où les églises catholiques et protestantes sont bien ouvertes et se préparent à accueillir leurs fidèles. Après un mercredi consacré aux enfants et à la décoration, tout est prêt pour les célébrations d'aujourd'hui et demain. Dans la prudence évidemment car comme le résume une Kankanaise interrogée « l'essentiel, c'est la santé ! »
Rarement un coup d’état militaire n’aura été aussi bien accueilli par la population d’un pays. Le 18 août dernier, le président malien Ibrahim Boubacar Keita et son premier ministre Boubou Cissé sont arrêtés par des mutins et conduits au camp de Kati. Le soir-même, à Bamako, des soldats fraternisent avec les manifestants qui depuis des mois réclamaient le départ d’IBK, accusé de corruption et d’inertie face à l’insécurité croissante. Quelques heures plus tard, sous la contrainte des militaires, le chef de l’État annonce à la TV sa démission, la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Au milieu de la nuit, les putschistes, constitués en Conseil national pour le salut du peuple, annoncent vouloir instaurer une transition politique civile devant conduire à des élections générales dans un délai raisonnable. L’opposition salue le coup d’état et se dit prête à travailler avec le CNSP. Depuis, la transition se fait attendre, les militaires placent leurs hommes à des postes clefs tandis que des premières dissensions sont apparues entre eux et le M5, fer de lance de la fronde anti-IBK.Quelle feuille de route sortira de la concertation nationale lancée ce week-end entre la junte, les partis politique, les groupes armés du nord signataires de l’accord de paix, les syndicats et la société civile ? Combien de temps durera la transition et qui la dirigera ? Les officiers tiendront-ils leur promesse de remettre les clefs aux civils à l’issue de cette période ? Ont-ils la capacité de remettre le pays sur les rails comme l’espèrent les Maliens ? De contrer les groupes jihadistes ? Le putsch est-il le symbole de l’échec de la France et des Occidentaux au Mali ? Trois invités :- Ibrahim Maïga, chercheur à l’ISS, l’institut d'études de sécurité, basé à Bamako - Mathieu Pellerin, expert Sahel à l'International Crisis Group et chercheur associé au Centre Afrique sub-saharienne de l'IFRI, l’Institut français des relations internationales - Caroline Roussy, chercheuse sur l’Afrique à l'IRIS, l’institut de Relations internationales et stratégiques, responsable du programme Afrique.
C’est Malijet, qui annonce « la libération de (ces) deux poids lourds de l’ancien régime. Arrêtés au cours des évènements du 18 août passé par la junte militaire, les ex- Premier ministre et président de l'Assemblée nationale, Boubou Cissé et Moussa Timbine ont été libérés, affirme Malijet. Ils étaient détenus à Kati ». Une libération qui intervient une dizaine de jours à peine après que la junte militaire soit allée cueillir à son domicile l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, dont on a également appris la libération hier. Toujours selon Malijet, IBK a été conduit « à son domicile de Sebenikoro à Bamako. Il a été ramené par des éléments des forces spéciales maliennes. Sa maison est sous surveillance », souligne ce site malien. La CEDEAO face au défi malien Ouverture ce vendredi d’un nouveau sommet des chefs d’État de la Cédéao sur le Mali. En amont de ce deuxième sommet de l'organisation régionale sur le Mali (deuxième depuis le coup d’État militaire du 18 août), le numéro deux de la junte au pouvoir à Bamako, le colonel Malick Diaw, s’est rendu hier à Niamey mais aussi à Ouagadougou, où il a rencontré le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. Justement. Au Burkina Faso, le quotidien Wakat Sera le souligne, les mutins de Bamako « sont loin des diablotins enragés, inhumains et sans culture politique, que la CEDEAO voulait jeter en pâture au monde. Les dirigeants de la sous-région, plus précisément l’Ivoirien Alassane Ouattara et le Guinéen Alpha Condé, la ligne dure de la CEDEAO qui voulaient faire passer au bûcher les militaires de Kati, sont certainement confus, après cette belle leçon d’humilité et surtout d’humanisme que viennent de leur infliger leurs «fistons» », subodore ce quotidien ougalais. Lequel journal burkinabè encourage le CNSP à continuer « sur la lancée des décisions judicieuses, dans l’intérêt du peuple » et Wakat Sera souhaite que les dirigeants africains qui se réunissent une fois de plus sur le cas malien, ce 28 août, « fassent preuve du même tact et de la même souplesse que les militaires, afin que la transition politique inévitable qui attend le Mali, soit le fruit de négociations bien pensées, que ce soit dans sa durée que des hommes, militaires ou civils, qui vont la porter ». Car cette transition est « très déterminante » pour le retour du Mali « dans le train de la démocratie et du développement. Il faut aider le Mali au lieu de le couler ! », enjoint Wakat Sera. Bédié sur le ring pour réconcilier les Ivoiriens En Côte d’Ivoire, les dépôts de candidatures pour l’élection présidentielle se poursuivent, et notamment, hier, celui de l’ex-président Henri Konan Bedié. Et ce matin, le quotidien Le Nouveau réveil pavoise. « Bédié accompagné par une marée humaine à la CEI », la Commission électorale ivoirienne, lance ce journal proche du PDCI, le parti fondé par le père de la nation Félix Houphouët-Boigny. « Cette candidature, je la confie au peuple, a dit Henri Konan Bédié, elle nous permettra de reconstruire une Côte d’Ivoire réconciliée », pointe Le Nouveau Réveil. Journal qui signale aussi en Une que « le dossier de candidature de Gbagbo (sera) déposé ce matin à la CEI ». De son côté, le site Connection Ivoirienne relève qu’en cas de victoire, Bédié promet de former « un gouvernement d’ouverture comprenant toutes les principales sensibilités politiques » du pays. Connection Ivoirienne qui fait également état de nouvelles manifestions hier jeudi à Yopougon, agglomération d’Abidjan, contre le troisième mandat du président Alassane Ouattara, et qui signale notamment la présence dans lesdites manifs d’individus « aux allures bizarres », et qui ont été « aperçus avec d’impressionnants cailloux et bois pour en découdre avec d’autres manifestants ».
Nas últimas horas, as informações vindas do Mali dão conta de que o Presidente, Ibrahim Boubacar Keita, e primeiro-ministro, Boubou Cissé foram detidos por soldados amotinados . Ainda não há, no momento da publicação dessa coluna, informações precisas sobre a situação política deste momento, mas o prof. Tanguy Baghdadi dá o contexto da crise atual, envolvendo acusações de fraude eleitoral, tensões separatistas, interesses franceses e grupos jihadistas no norte do país. Quer se tornar apoiador do Petit Journal? Acesse nosso site www.petitjournal.com.br e acesse a aba "Apoie o Petit" E o link para o curso "China: Ascensão, Poder e Afirmação" tá aqui, ó: https://talks.clippingcacd.com.br/cursopetitjournal03 Vem com a gente!
Malis præsident Ibrahim Boubakar Keïta har trukket sig fra præsidentposten efter, at han og premierminister Boubou Cissé blev taget til fange af oprørere fra militæret. FN's Sikkerhedsråd vil nu, ifølge diplomatiske kilder, holde krisemøde om situationen. Vi taler med vores Afrikakorrespondent Søren Bendixen om, hvad det er der sker i landet, for hvad vil kupmagerne? Det begyndte med, at en borger undrede sig over, at haveaffaldsordningen i Hillerød kommune var blevet sløjfet - og endte med afsløring af høje direktørlønninger og dyre firmabiler i et kommunalt ejet selskab. Men, det skal nu, tilsyneladende, være slut. I fredags bekendtgjorde bestyrelsen i Hillerød Forsyning i hvert fald i en pressemeddelelse, at der vil blive gennemført ændringer i ledelsen. Vi taler med selskabets bestyrelsesformand. De har fået skældud for at feste, for ikke at holde afstand og for at larme i gaderne: De mange unge mennesker, som efter coronavirussets indtog, har måtte se sig frarøvet ungdommen og sommerens mange søde fællesskaber. Og det er synd for de unge mener Politikens chefredaktør, Christian Jensen, som har skrevet en forsvarsklumme for den udskældte ungdom. Men han møder modstand fra dem, der oplever støjen på egen krop. Vi får besøg af Christian Jensen og kulturjournalist hos Berlingske, Jakob Sten Olsen, som omvendt mener, at ungdommen ikke tager skade af at skrue ned for festen ved midnat. Værter er Anders Bech-Jessen og Maria Dohn. www.dr.dk/p1morgen
Au Mali, l'imam Mahmoud Dicko entend jouer un rôle politique dans son pays. Depuis la fin des élections législatives, le mouvement de contestation qu'il dirige, le M5, vise le régime en place, entraînant parfois plusieurs dizaines de milliers de Maliens dans les rues. Après la trêve de la Tabaski, le M5 tente de trouver un nouveau souffle. Cette semaine, plusieurs évènements sont organisés. RFI : Imam Dicko, vous êtes depuis plusieurs mois le leader de la contestation qui réclame la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Près de trois mois après la première manifestation du Mouvement du 5 juin, est-ce que vous demandez toujours le départ du président ? Imam Dicko : Vous savez, je n’ai jamais parlé de son départ ou de son maintien, mais d’autres personnes, d’autres voix, se sont levées pour demander son départ. Pour le reste, s’il s’en va… Le problème du Mali, aujourd’hui, est un problème de gouvernance qui doit avoir une réponse meilleure que ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. Vous avez, en revanche, demandé le départ du Premier ministre Boubou Cissé… Absolument. Il n’a aucune légitimité qui lui permette aujourd’hui de gérer cette crise de la bonne manière et de trouver des réponses adéquates. Il y a des dissensions en interne au sein du M5. Certains souhaitent même votre départ. Quel avenir pour le Mouvement de contestation, aujourd’hui ? Nous sommes un groupe où il y a des idées et nous avons besoin d’un temps pour tout harmoniser. Un groupe où les gens sont libres de donner leur point de vue par rapport à telle ou telle question, cela ne peut pas paraître comme une dissension. Demander mon départ ? Je ne sais pas… Mon départ pour aller où ? Je n’en sais rien. Aujourd’hui, vous respectez l’autorité morale du M5 ? Absolument. La semaine dernière, les hommes politiques du pouvoir ou de l’opposition ont rendu visite au Chérif de Nioro, une autorité religieuse malienne… Vous y êtes allé aussi. C’est lui qui vous a appelé ou c’est vous qui avez besoin de lui ? Nous avons, lui et moi, des relations très particulières. Chaque fois que de besoin, je me lève pour aller le voir et pour le consulter pour qu’on échange. C’est moi qui y suis allé. Selon nos informations, Goodluck Jonathan, qui est donc le médiateur de la Cédéao, souhaiterait que le Chérif de Nioro remplisse le rôle de médiateur de la crise. Est-ce que vous avez accepté cette proposition ? Pas du tout. Le chérif et moi n’avons pas abordé cette question. On sent l’influence du chérif de Nioro dans le gouvernement restreint formé par IBK et le premier ministre Boubou Cissé. On ne sent pas votre influence, ni celle du M5. C’est vous qui dites que vous sentez son influence. Pour moi, tout reste à faire. Abdoulaye Daffé, qui est le nouveau ministre des Finances, est un proche du Chérif de Nioro… Mais est-ce que le fait qu’il soit proche du chérif de Nioro suffit pour dire qu’il est son influence ? C’est un cadre émérite de ce pays, un banquier de renommée internationale. Qu’il ait l’influence du chérif ou pas, il peut être ministre. Est-ce que vous travaillez à trouver un dauphin politique pour vous représenter dans cette arène politique ? Je n’ai pas de dauphin, puisque je ne suis pas au pouvoir. Mais je travaille à accompagner cette jeunesse, cette jeunesse qui aujourd’hui est devenue une proie facile pour des vendeurs d’illusions. Qu’est-ce qu’on fait ? Mais on n’y pense même pas ! On n’y réfléchit même pas ! On n’a pas de politique dans ce sens, on fait semblant… On fait croire aux autres qu’on fait… L’essentiel, ce sont les actes que l’on pose ! Mais ce n’est pas l’imam Dicko qui doit poser ces actes. Avant la manifestation du 11 août, vous avez accusé la France d’interférer dans la politique malienne. Qu’est-ce que vous reprochez précisément aux dirigeants de ce pays ? Je n’ai accusé personne. Je dis tout simplement que nous sommes un peuple souverain qui doit être respecté, comme nous respectons aussi les autres. Il y a des mauvaises langues qui essaient de dire que Dicko c’est quelqu’un qui veut faire un truc bureaucratique… Il veut instaurer la Charia, il veut bafouer le rôle des femmes… C’est parce que je suis musulman ou que je parle arabe, que j’interprète le Coran, que cela suffit pour faire de moi un rigoriste, un anti-Français, un anti je ne sais quoi ? Écoutez, cela ne tient pas debout ! Pourtant, certains de vos partisans ont un discours accusateur. Ils accusent la France d’être en partie responsable des problèmes que connaît le Mali, aujourd’hui. On n’a pas consulté la France pour choisir IBK ! Nous l’avons choisi, nous, ici, souverainement. En tout cas, si la France l’impose autrement, je n’en sais rien. La France n’est pas venue dans nos mosquées pour nous parler d’IBK, c’est nous qui avons fait campagne ! La corruption qui sévit dans notre pays, ce n’est pas la France, c’est nous ! Cette mauvaise gouvernance, c’est nous ! Le fait d’opposer les communautés qui s’entretuent, c’est nous ! Nous avons un problème au Mali. C’est un problème de gouvernance réelle. Nous devons faire face à cela, au lieu de faire les faux-fuyants en essayant d’accuser les gens de tous les maux d’Israël. Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent d’avoir un double discours, celui pour vos partisans et celui pour les Occidentaux ? Vous voulez que, ce que je dis dans la mosquée, je dise la même chose dans la rue ? Ce n’est pas cohérent ! La mosquée, c’est la mosquée. Quand je suis dehors, je suis un citoyen qui défend ses idées, qui parle du pays… Écoutez, ce n’est pas parce que je suis religieux qu’il m’est interdit de faire cela. Le pape, c’est un chef de l’État ! Ce n’est pas politique, cela ? Imam Dicko, candidat en 2023, cela ne se produira pas ? Ce n’est pas vraiment par malice que je le dis : je suis un imam, c’est ce que je sais faire de mieux. Inch'Allah ! Je resterai imam. Je ne serai candidat de rien !
« Ils étaient plusieurs milliers (à Bamako), relate L’Indépendant, à répondre, hier mardi, pour la quatrième fois, à l'appel du M5-RFP et de son autorité morale l’imam Mahmoud Dicko, pour réclamer "la démission du président IBK et de son régime". Après les interventions des ténors du mouvement devant une foule déterminée, il a été décidé que le rassemblement organisé hier s’étendrait sans discontinuer sur l’ensemble du territoire national jusqu’à atteindre l’objectif fixé. "IBK dégage ! IBK assassin, démission, IBK écoute ton peuple et laisse l’homme de la France", tels étaient les messages scandés par certains jeunes manifestants, rapporte encore L’Indépendant. La France, dont l’imam Mahmoud Dicko a ouvertement mis en cause l’ingérence dans la crise malienne, a été ciblée par les protestataires qui scandaient : "stop à l’ingérence française au Mali !, la France doit nous respecter. La Russie, espoir du Mali, Poutine : la solution !" » Des critiques à l’encontre de Paris reprises et amplifiées dans la presse d’opposition… Pour le quotidien L’Informateur, « la France promène ses brodequins dans la crise politique malienne. À peine les émissaires de la Cédéao avaient-ils bouclé leurs valises que l’Assemblée nationale française se fendait d’un soutien aux propositions de sortie de crise. Les jours suivants, le Conseil de sécurité des Nations unies faisait une déclaration dans ce sens. (…) La France n’est nullement dans une logique de partenariat gagnant-gagnant, estime L’Informateur, mais s’efforce de maintenir une politique d’exploitation de ses ex-colonies. D’où son acharnement à conserver coûte que coûte Boubou Cissé dans ses linges de chef du gouvernement. » Le gouvernement actuel, autre cible donc des manifestants… L’Informateur poursuit sa charge : « Paysans sans terres, humiliés, enseignants sevrés d’écoles, victimes de l’insécurité endémique, jeunes diplômés sans emploi, tous ont dénoncé l’odieuse gestion du Mali (…). Le président de la République et son Premier ministre gémissent quand les populations battent le pavé, mais ils se moquent éperdument de l’amélioration des conditions de vie des citoyens réduits à mourir devant les hôpitaux qui ont été construits en leur nom, faute d’argent et à dormir la nuit le ventre vide. » En fait, analyse Le Pays, au Burkina Faso voisin, « chaque camp campe sur ses positions. D’un côté, le pouvoir malien donne l’impression de vouloir couper l’herbe sous le pied de l’opposition à travers des concessions à minima (…). De l’autre, les contestataires exigent la démission du président IBK, doublée, depuis quelque temps, de celle du Premier ministre, Boubou Cissé. La question maintenant est de savoir jusqu’où ira le bras de fer entre IBK et la rue. Et bien malin qui pourrait en prévoir l’issue, pointe le quotidien ouagalais. D’autant qu’à l’étape actuelle des choses, tout porte à croire que le pouvoir veut avoir l’opposition à l’usure, fort du soutien de la communauté internationale, à travers la Cédéao qui a clairement indiqué que la question de la démission du chef de l’État était une ligne rouge à ne pas franchir. » La Cédéao, justement, très critiquée également par la presse burkinabé… Pour le site d’information WakatSéra, l’organisation sous-régionale est « une communauté bien amnésique qui, tout en se proclamant Cédéao des peuples, abandonne toujours les populations aux mains de fer de dirigeants dévots de la corruption, du népotisme, de la mal gouvernance, des atteintes aux libertés d’expression et autres droits de l’homme, des tripatouillages des constitutions, etc. La Cédéao, érigée en syndicat des chefs d’État, déplore encore WakatSéra, ne sort son glaive menaçant que lorsque le fauteuil d’un des siens est en péril. Depuis que l’Ivoirien Alassane Ouattara fait le lit du chaos dans son pays en se portant candidat à un troisième mandat (pourtant) interdit par la Constitution et que le Guinéen Alpha Condé est suspecté de lui emboîter le pas, (…) que fait la Cédéao ?, s’exclame le site burkinabé. Il ne suffit pas de brandir une possible mue du Mali en république islamique pour empêcher le peuple malien de prendre son destin en main. Du reste, conclut WakatSéra, les Maliens sont assez mûrs pour régler leurs différends entre eux, si la Cédéao n’est pas en mesure de remettre ses dirigeants sur le droit chemin. »
C'est à la Une de Malijet.com « Le Premier ministre demande à l'imam Dicko de convaincre l'opposition de rejoindre un gouvernement d'union nationale ». C'est un proche du gouvernement qui donne l'information et qui précise que « lors d'un tête-à-tête au domicile du chef religieux, figure de proue de la contestation, le chef du gouvernement Boubou Cissé a demandé à l'imam de s'impliquer pour que les acteurs du M5-RFP acceptent la main tendue du chef de l'Etat (Ibrahim Boubacar Keïta) en rejoignant le gouvernement d'union nationale, et en privilégiant le dialogue comme solution incontournable de sortie de crise ». Derniers développements donc, alors que de son côté Malikilé appelle une nouvelle fois à la « démission » du chef de l'État : « IBK démissionne, le Mali résiste ! » Malikile qui visiblement n'a pas digéré l'intervention de la CEDEAO pour tenter de résoudre la crise. « Les chefs d'état de la CEDEAO, ont sans conteste piétiné la souveraineté de notre pays, avec la complicité du président IBK… qui a laissé faire du Mali un objet sans capacité de discernement et sans faculté de décision »... Depuis le Burkina voisin, Le Pays n'est pas tendre non plus avec la CEDEAO dont, dit-il, « On se demande si, en volant d'échec en échec, elle ne finira pas par jeté l'éponge »... « D'autant que les protagonistes, en l'occurrence les leaders de la contestation, ne semblent montrer aucune disposition d’esprit à mettre de l’eau… dans leur thé pour donner une chance à la paix ». La Côte d'Ivoire, où l'ancien président Laurent Gbagbo veut rentrer à Abidjan. Pour cela, il a besoin d'un passeport. L'Infodrome se fait l'écho de cette démarche et explique « qu'après plusieurs demandes infructueuses d'établissement d'un passeport diplomatique auprès du ministère des Affaires étrangères à Abidjan, Laurent Gbagbo s'est déplacé auprès de l'ambassade de Côte d'Ivoire à Bruxelles, pour introduire une demande de passeport ordinaire et d'un laisser-passer ». C'est l'avocat de l'ancien président, maître Habiba Touré, qui a rendu la démarche publique, estimant « qu'après son acquittement le 15 janvier 2019 et la levée des conditions restrictives le 28 mai 2020, il est plus que temps pour le Président Laurent Gbagbo, de rentrer chez lui ». Un non-lieu au Niger pour la journaliste et bloggeuse Samira Sabou Poursuivie pour « diffamation par voie électronique », Samira Sabou a été libérée après avoir passé « près de 50 jours en détention », nous rappelle Actuniger.com . Elle avait été jugée le 14 juillet dernier, « poursuivie pour diffamation sur plainte du fils et directeur de cabinet adjoint du président de la République. Mais le tribunal de Grande Instance de Niamey a estimé que l'infraction n'était pas constituée et a prononcé un non-lieu en sa faveur ». Pour Actuniger.com, « ce verdict en faveur de la journaliste et bloggeuse conforte les associations de défense des droits humains et libertés publiques surtout internationales qui se sont fortement mobilisées en sa faveur et pour qui ce dénouement sonne comme une victoire ». En Guinée, une photo à la Une de Ledjely.com La photo d'un adolescent de 16 ans, Alhassane Barry, qui nous dit-on, a « rejoint hier sa dernière demeure. Alhassane Barry a été tué le 21 juillet, au lendemain de la reprise des manifestations du FNDC, le Front National pour la Défense de la Démocratie, contre le régime du président Alpha Condé ». Ledjely.com poursuit... « Avant l’inhumation, un dernier hommage a été rendu à cette nouvelle victime des forces de sécurité guinéennes à l’hôpital sino-guinéen au quartier Kipé, par ses parents, amis et des membres du FNDC. Une cérémonie qui s’est déroulée sous les cris et pleurs des proches du défunt dont la vie a été arrachée à la fleur de l’âge alors qu’il devait passer son BEPC à partir du 18 août prochain. De nombreuses personnalités ont assisté à ces obsèques, et selon ledejely.com elles ont toutes fustigé les tueries perpétrées par les forces de sécurité pendant les manifestations de l’opposition et du FNDC, avant de réaffirmer leur engagement à poursuivre le combat pour la démocratie en Guinée... »
Nine recently-identified victims of the massacre at Srebrenica have been buried during a ceremony in Bosnia marking 25 years since it took place. Also in the programme: After large protests in Bamako, Mali’s Prime Minister, Boubou Cissé, has offered to hold talks with opposition forces; and the World Council of Churches has called on Turkey's President Recep Tayyip Erdogan to reverse his decision to turn the celebrated Hagia Sophia museum back into a mosque. (Photo: Bosnian Muslim women wearing face masks mourn in front of the casket of a newly identified victim during a burial ceremony marking the 25th anniversary of the Srebrenica massacre. Credit: Getty Images)
En Guinée, tout d'abord, « 7 personnes ont été tuées hier à Conakry et dans le nord-ouest du pays lors de heurts avec les forces de l’ordre liés à des barrages routiers contre le coronavirus et aux coupures d’électricité, rapporte le site MediaGuinée. "Il y a eu cinq morts à Coyah et un à Dubréka", deux préfectures proches de Conakry où des manifestants ont "protesté contre l’érection de barrages" pour isoler la capitale à cause du coronavirus, a déclaré le porte-parole de la police. À Coyah, les manifestants ont saccagé le commissariat et la gendarmerie. » « Mardi noir à Coyah ! », s'exclame AfricaGuinée, autre site guinéen. « Le sang a coulé en quantité et de nombreuses vies ont été arrachées ce mardi dans la ville de Coyah, située à l'entrée de Conakry. 5 personnes ont été tuées et 19 blessées dans ces manifestations anti-confinement. Les images des violences sanglantes qui ont déchiré la préfecture de Coyah témoignent de l’ampleur inédite des affrontements. Au finish, les autorités se sont pliées aux revendications des manifestants. Il a été en effet décidé de délocaliser le barrage de Friguiadi pour le replacer à Kouria, sa position initiale. » Pour sa part, l'opposition donne de la voix : « Pour Cellou Dalein Diallo, pointe Ledjely, les tueries d'hier, comme les précédentes, sont imputables en premier lieu au chef de l’État. L'opposant estime que la spirale ne s’arrêtera que quand Alpha Condé aura quitté le pouvoir. Autrement, "rien ne le retient", assène Cellou Dalein Diallo. » Autre réaction d'indignation, celle de Sidya Touré, le leader de l'UFR, recueillie par GuinéeNews : « Je suis choqué par la facilité avec laquelle des jeunes gens ont été tués aujourd’hui ; 7 personnes sur des théâtres totalement différents Coyah-Dubréka et Kamsar. La Guinée vit très mal cette période de coronavirus. La violence d’État est absolument inacceptable. » Colère et échauffourées à Kayes Autres violences, cette fois à Kayes au Mali. « Violentes échauffourées à Kayes après l'homicide par un policier d'un jeune de 18 ans : au moins 3 morts et plusieurs blessés dont certains grièvement », s'exclame L'Indépendant en première page. « L'annonce de cette mort violente a rajouté à la colère de la population de Kayes déjà remontée contre la police suite aux tracasseries, abus et autres bavures qu'elle a dû subir pendant la période de couvre-feu liée au covid-19. » Un bar, un commissariat et des postes de sécurité ont été incendiés. Le policier meurtrier a quant à lui été arrêté. Le gouvernement malien, sous la conduite du Premier ministre Boubou Cissé, a décidé de se rendre sur place, de même que les députés de la région, afin de contribuer au retour au calme. Le casse-tête face au Covid... On le voit, ces violences ont notamment pour origine la colère et la frustration des populations après les mesures de confinement et les restrictions de circulation prises pour lutter contre le coronavirus. En fait, les gouvernants sur le continent sont confrontés à un véritable casse-tête : prendre des mesures contraignantes au risque de s'attirer les foudres des populations ou alors alléger les dispositifs au risque d'être accusés de laxisme, voire d'inconscience... C'est le cas au Sénégal, où les critiques fusent après la levée des restrictions décidée par le président Macky Sall. Ainsi, pour WalfQuotidien, « Macky Sall a pris ses "mesures d’assouplissement" de l’état d’urgence sans tenir compte le moins du monde de l’avis de l’opposition, de la société civile, des chefs religieux, etc. Il a mis tout ce beau monde devant le fait accompli. Le président de la République n’a pas jugé nécessaire d’avoir le soutien de toute la classe politique pour abdiquer devant la forte pression des lobbies religieux et du secteur économique, de l’informel qui pâtissent des effets de l’état d’urgence. » Et dans les colonnes de WalfQuotidien, les réactions s'enchainent : « Macky Sall a choisi de faire démissionner l’État », dénonce l'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. « Le Président a laissé le peuple face au coronavirus », lance le député Mamadou Lamine Diallo. Ou encore, Thierno Alassane, le leader de la République des valeurs qui accuse le Président d’avoir rendu l’État « impuissant ». Enfin le quotidien 24 Heures, toujours à Dakar, émet des doutes également sur la nouvelle stratégie de Macky Sall avec cette question qui barre la Une du journal : « Va-t-il vraiment nous tirer de là ? »