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durée : 00:12:58 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - "Quand je ne te vois pas, le temps m'accable..." Ainsi commence "L'attente", poème de Marceline Desbordes-Valmore adressé à un amoureux dont elle taira le nom. À qui sont destinés ces vers d'attente et d'espoir, de résignation dans l'abandon ? L'énigme de ce grand amour demeure entière. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».
“Laure Prouvost” Nous, frissons d'étoilesau Grand Palais – Nef Nord, Parisdu 10 juin au 26 juillet 2026Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 13'08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/Communiqué de presseCommissaire :Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmnLaure Prouvost décrit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une élaboration sensorielle d'émotions, de perceptions et d'instants suspendus. Formée à la vidéo expérimentale, elle a été l'assistante de l'artiste conceptuel britannique John Latham durant ses études. Dans ses films et ses installations multimédia, Laure Prouvost développe des logiques et des associations inventives pour créer des mondes narratifs complexes. Son approche résolument personnelle du storytelling est empreinte d'imagination, d'humour, de jeux de mots, de sensualité, d'éléments fantaisistes et d'échos poétiques. Elle nous invite à remettre en question nos codes et structures habituels et à nous laisser porter par d'autres courants spatiaux et temporels.Dans l'exposition « Nous, frissons d'étoiles », Laure Prouvost met en lumière un langage alternatif pour appréhender le monde, celui de la physique quantique. Théorisée il y a un siècle, cette dernière décrit le comportement de la matière et de l'énergie à l'échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phénomènes et repose sur des probabilités plutôt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d'un point de vue quantique ? »L'artiste a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle s'est intéressée à l'informatique quantique et à ses liens avec l'Univers. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible des systèmes.L'installation multimédia Nous, frissons d'étoiles, mêle la vidéo, la sculpture, les odeurs, le son et la lumière. Elle est née d'une métamorphose du projet « We Felt A Star Dying » présenté en 2025 au Kraftwerk à Berlin dans le cadre d'une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR à Turin. Elle apparaît comme l'image en positif de cette installation originelle, conçue pour l'architecture industrielle et obscure de l'enceinte berlinoise. Dès l'entrée de l'exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l'univers nocturne à l'univers diurne. Motif récurrent dans le travail de l'artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l'oeuvre qui prépare à sa rencontre et à son éblouissement.Il s'ouvre sur un environnement fluide habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l'on découvre en son centre une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mécanique), de l'infiniment petit à l'infiniment grand. Elle donne à voir une réalité interconnectée régie par le quantique. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits – jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l'informatique quantique – dansent en duo le ballet de l'intrication suspendus à la verrière de la nef. Le phénomène quantique de l'intrication correspond à la corrélation des états de deux particules : lorsque l'état de l'une varie, celui de l'autre change instantanément, quelle que soit la distance qui les sépare.[....] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».
Episode 236: Le patrimoine immatériel marocain dans l'écriture contemporaine de Mohamed Nedali Dans ce podcast, Carole Edwards, professeure titulaire à Texas Tech University, démontre comment l'œuvre de Mohamed Nedali fait partie du patrimoine immatériel marocain. Sa plume participe effectivement à l'historiographie selon la structure triadique de Michel de Certeau qui comprend la « phase documentaire », la « phase explicative/compréhensive » et la phase « représentative de mise en forme littéraire ou scripturaire » (Michel de Certeau développe ce concept au chapitre 6 de l'écriture de l'histoire. Ceci a été repris dans les travaux divers de Paul Ricoeur). Carole Edward examine comment l'auteur arpente la page non seulement pour appréhender le monde qui l'entoure mais pour inscrire le singulier dans l'ordinaire, la réalité du présent pour qu'elle devienne pérenne dans l'Histoire. Des lieux symboliques (La maison de Cicine) au discours proféré par la figure du poète (le Poète de Safi) qui apparaissent tous deux judicieusement dans les romans. Elle se penche également sur les divers artifices employés par l'écrivain pour procéder avec ampleur au recouvrement identitaire. A travers plusieurs exemples puisés dans ces œuvres, elle explore ensuite la symbolique du lieu comme stratégie de désacralisation et de transgression, ou encore comme souci de préservation et marque de l'inter-dit (De Certeau), avant de mesurer la portée narrative dans le choix de la figure du poète. Elle établit comment, tel un sacerdoce, le poète s'adonne à un acte de foi inchoatif pour sensibiliser la masse, manipulant sa parole tandis qu'il « lutte et joue avec [d]es mots par nécessité, parce qu'il ne peut pas faire autrement » (de Certeau 1987, 25). Ainsi comment parvient-il à sécuriser l'avènement d'une mémoire à double héritage : marocain et amazigh ? Carole détermine les composantes de cette inter-disciplinarité pour déterminer comment l'auctorialité plurielle débouche sur l'ambivalence de l'écrivain tandis qu'il écrit la ville en donnant la parole à l'autre par le biais d'un narrateur qui tisse une h/Histoire/mémoire pérenne. Carole Edwards est professeure titulaire à Texas Tech University. Spécialiste du 20e/21e siècle, ses recherches portent notamment sur les littératures francophones nord-africaines, subsahariennes et caribéennes. Elle a publié une monographie sur les femmes dramaturges francophones (L'Harmattan 2008), un volume sur le Sacrifice (Rodopi 2014), codirigé un volume avec Françoise Cévaër sur la Représentation du loser dans le cinéma et la littérature francophones (Presses Universitaires de Limoges, 2018), et une monographie sur le romancier Laurent Gaudé avec la Revue des Lettres Modernes Minard (Classiques Garnier, 2021). Elle a également publié des articles allant de la littérature, de l'histoire aux études culturelles (Expressions maghrébines, Women in French Studies, Routledge, Nouvelles Etudes Francophones, The French Review etc). Titulaire d'une bourse Fulbright au Maroc en 2021, récipiendaire au printemps 2024 d'une bourse de l'Institut du Maghreb (AIMS), elle travaille actuellement sur des postures littéraires autour du romancier maghrébin Mohamed Nedali et des auteurs/autrices marocain.e.s contemporain.e.s. Cet episode a été enregistré à Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM). Abdelbaar Mounadi Idrissi, Outreach Director at the Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).
Donald Trump avait promis « le plus grand événement sportif qui soit » pour cette Coupe du monde de football 2026, qui se tient à partir du jeudi 11 juin aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. En un sens, c'est le cas. Avec 48 équipes en lice, 104 rencontres et une durée de six semaines, c'est la plus grande Coupe du monde jamais organisée. Mais c'est aussi, peut-être, celle qui réunit le plus d'aléas à l'aube du coup d'envoi.Ainsi la politique migratoire restrictive des Etats-Unis pèse sur la compétition. Elle a empêché les supporteurs iraniens, algériens ou ivoiriens d'obtenir un visa, et donc d'encourager sur place leurs équipes respectives. Un arbitre somalien, qui doit officier pendant le Mondial, a été refoulé à son arrivée aux Etats-Unis le 6 juin. Et la présence de la brigade anti-immigration américaine, l'ICE, aux abords des stades, est aussi une question qui crée des tensions.Par ailleurs, le prix des billets s'étant envolé, la question budgétaire est devenue centrale, pour une Coupe du monde pourtant annoncée comme « ouverte à tous ». Enfin, avec des températures très élevées attendues dans certaines villes hôtes, et des matchs se jouant à la mi-journée, la météo pourrait perturber le jeu et avoir des conséquences sur la santé des joueurs.Alexandre Lemarié, journaliste au service Sports du Monde, revient, dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », sur tous les nuages qui pourraient assombrir ce Mondial de football.Un épisode d'Adélaïde Ténaglia. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner.Cet épisode a été publié le 11 juin 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie. Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement. Un Grand reportage de Justine Fontaine, avec Arturo Cimini. Réalisation : Jérémie Boucher. La plus grande mine de lignite à ciel ouvert de Roumanie, la mine Rosia, ressemble à un immense cratère. Située en Olténie, dans le sud-ouest du pays, on y descend en 4x4, jusqu'au pied d'une falaise noire et grise, creusée par une gigantesque excavatrice. Aussi haute qu'un immeuble de huit étages, elle avale ce type de charbon très polluant grâce à une grande roue avant de le recracher, en petits morceaux brun foncé, sur un tapis roulant qui file jusqu'en haut de la mine, en plein vent. « Et là c'est un dépôt de charbon, explique Felix Tirca, coordinateur du site, où travaillent près de 1 000 personnes. Le lignite est entreposé ici avant d'être envoyé vers la centrale thermique » voisine, précise-t-il, casque de chantier sur la tête, chaussures de sécurité et bleu de travail. On aperçoit la fumée blanche de sa cheminée depuis le site d'extraction du lignite. Cette centrale, comme la mine, appartient à une entreprise publique, le Complexe énergétique d'Olténie (CE Oltenia). On retrouve dans son bureau, à l'abri de la poussière de charbon soulevée par le vent, le directeur de la mine, Nicolae Mirea. Habillé, comme ses collègues, d'un bleu de travail siglé du logo de l'entreprise, son casque est posé à côté de lui. Il reste en contact avec ses équipes via un talkie walkie. «D'après les dernières informations qu'on a, la fermeture est prévue pour 2029. Mais on espère rester ouverts plus longtemps», dit-il. « L'avenir n'est pas très prometteur pour nous, nous sommes conscients qu'on va devoir fermer... mais on souhaite qu'au moins les jeunes puissent en vivre le plus longtemps possible », avance-t-il. Craintes pour l'emploi À côté de lui, son collègue, Ionel Marius Gruescu, tient à nous montrer une image sur son téléphone : « Voilà ma femme et mes enfants. Moi et mes collègues sommes de la même génération. Nos enfants sont encore petits, donc nous espérons tous que cette mine et les centrales ne fermeront pas », glisse-t-il. À bientôt 50 ans, il ne s'imagine pas se reconvertir et commencer un autre travail, dans une région où l'économie repose en grande partie sur le lignite. Ici, chaque famille compte un ou plusieurs mineurs. « Mon père et ma mère travaillaient dans une centrale à charbon », témoigne Boby Monteanu, qui dirige le syndicat des mineurs Cartel Alfa dans le comté de Gorj, en Olténie. Lui a commencé comme électricien dans une mine de la région, à l'âge de 18. « Ma sœur, mes oncles... Nous avons tous travaillé dans les mines. Mais je suis le seul à être devenu dirigeant syndical. » « À l'heure actuelle, moins de 15 000 personnes travaillent encore dans l'industrie minière en Roumanie, contre 300 000 en 1997, quand a commencé la restructuration de l'industrie minière, pointe un autre syndicaliste, Dumitru Pirvulescu, président de la fédération roumaine des mines et de l'énergie. Depuis, on assiste à un exode des jeunes vers d'autres régions ou d'autres pays. Et c'est un gros problème dans ce comté. » « La Roumanie ne peut se passer du charbon » En 2021, la Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à sortir du charbon d'ici à 2032. Mais en octobre 2025, le gouvernement roumain a demandé et obtenu un délai supplémentaire de la part de Bruxelles, pour retarder la fermeture de plusieurs mines et centrales de l'Olténie, la région où on se trouve. « Le gouvernement roumain a eu raison de reporter la fermeture des centrales à charbon. Car le plan de sortie de charbon était basé sur une autre Europe : quand il a été approuvé, la guerre en Ukraine a commencé immédiatement après, ce qui a bouleversé l'Europe », salue le syndicaliste. Pour les partisans du charbon, la guerre au Moyen-Orient est un argument supplémentaire pour prolonger la durée de vie des centrales et, avec ça, maintenir les emplois existants. Ils estiment que le charbon est utile pour la stabilité du réseau électrique et qu'il n'est pas justifié que la Roumanie s'en passe avant d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la Bulgarie. « Nous assurons la sécurité énergétique nationale. La Roumanie ne peut se passer du charbon », insiste Mircea Gherendi. Mineur depuis 31 ans, il travaille sur une excavatrice. « L'Union européenne a-t-elle compris que la Roumanie avait besoin du charbon ? Non. Que la Roumanie se convertisse au gaz n'augure rien de bon. Car le gaz est très cher », s'inquiète-t-il, face aux projets de transformer certaines centrales à charbon en centrales à gaz, dont l'énergie devrait alors être importée. Malgré le délai supplémentaire négocié avec l'Union européenne, il y a quelques semaines à peine, les contrats de près de 1 800 personnes n'ont pas été renouvelés par l'entreprise publique dans l'une des centrales à charbon de la région. Une vallée ponctuée de centrales Juste à côté de la mine, la centrale de Rovinari est l'une de celles qui ponctue le paysage de la vallée. Le long de la route, on dirait de gigantesques paquebots gris et rouillés, flanqués d'imposantes tours de refroidissement. On suit Marius Bizga vers la salle des machines. Il dirige cette centrale vieille de plus d'un demi-siècle. « La centrale avait six unités au départ, mais il n'y en a plus que trois aujourd'hui, de 330 mégawatts chacune. Et une seule est en marche en ce moment », en cette période de printemps, où les besoins en chauffage et en climatisation sont faibles, expose-t-il. « Là, c'est la chaudière, vous pouvez voir la combustion à travers ces fenêtres. Le charbon arrive de chaque côté, ici, puis est broyé très fin avant d'être brûlé », explique le directeur, depuis le cœur de l'usine, une cathédrale de métal traversée par de gigantesques tuyaux d'où s'échappent quelques gouttes d'eau des circuits de refroidissement. Marius Bizga nous emmène ensuite dans la salle de contrôle. On peut y observer en temps réel la production d'électricité de la centrale. Aujourd'hui, le charbon représente encore un peu moins de 15% de l'électricité produite dans le pays. L'entreprise met en avant les investissements réalisés ces dernières années, à hauteurs de plusieurs centaines de millions d'euros pour réduire les émissions de gaz toxiques de ses centrales. « La première unité a été mise en service en 1972. À partir de 2004, toutes les unités ont été modernisées, assure le directeur. Nous avons ainsi investi pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. Nous respectons toutes les exigences en matière de protection de l'environnement », insiste-t-il. Deux fois plus de CO2 que le gaz Au-dessus de l'usine, la fumée blanche a remplacé la fumée noire ou grise du passé. Mais, même si les émissions de gaz toxiques ont été réduites, le charbon reste la source d'électricité la plus polluante : près de deux fois plus de CO2 que le gaz naturel, une autre énergie fossile. La police de l'environnement dans le comté de Gorj a aussi infligé plusieurs amendes ces dernières années à des centrales de l'entreprise publique CE Oltenia, notammment pour avoir dépassé les seuils de pollution de l'air. Malgré les conséquences pour l'environnement et pour la santé, de nombreux habitants continuent de soutenir l'industrie du charbon, au nom de l'emploi local ou encore de l'indépendance énergétique du pays. « S'ils veulent fermer les mines et les centrales, ce n'est pas parce que ça pollue, c'est pour nous ruiner économiquement », croit savoir Daniel, 52 ans, cheminot rencontré sur une place de Targu Jiu, chef lieu du comté. « Ils ne veulent plus qu'on soit indépendants de l'Union européenne sur le plan énergétique. [...] Si les centrales à charbon et les mines ferment, ça augmentera automatiquement le chômage alors qu'on est déjà en train de s'appauvrir. Si on ne produit plus rien, cette région, ce sera une zone morte. Voilà les conséquences de la fermeture des mines et des centrales », s'alarme-t-il. Cet habitant assure qu'il n'a jamais été préoccupé par les conséquences sanitaires de l'exploitation du charbon. Retards Si les habitants ne voient pas d'alternatives au charbon, c'est aussi parce que les projets qui devaient remplacer le lignite n'ont pas été lancés à temps, voire pas du tout. À Bucarest, la capitale roumanie, nous avons rendez-vous avec l'ONG environnementale Bankwatch. « Le gouvernement de Roumanie s'est engagé en 2021, à sortir du charbon en 2032, rappelle Eliza Barnea, qui gère la campagne pour une transition juste chez Bankwatch Roumanie. Pour ça, le pays a reçu presque 2 milliards d'euros » de la part de l'Union européenne, pour convertir en centrales à gaz certaines centrales à charbon et construire des parcs photovoltaïques. Or, les projets de centrales à gaz n'ont pas encore dépassé le stade de l'appel d'offres et la construction des parcs photovoltaïques n'a pas encore commencé. Selon elle, la responsabilité de ces retards revient surtout à l'État roumain. La Commission européenne a néanmoins été trop « permissive » avec Bucarest, estime-t-elle. Des émissions de CO2 non déclarées ? Il y a quelques mois, le complexe énergétique Oltenia a aussi été épinglé dans une enquête journalistique publiée par Follow The Money. L'entreprise est soupçonnée d'avoir sous-estimé ses émissions de CO2. Grâce à cela, elle aurait économisé près de 250 millions d'euros sur ses quotas européens d'émissions de dioxyde de carbone. Jointe par téléphone, Anna-Kaisa Itkonen, porte-parole de la Commission européenne sur les questions d'énergie, confirme qu'une enquête a été ouverte à Bruxelles, notamment sur ce point, mais n'est « pas en mesure d'en dire plus tant que l'enquête est en cours ». Elle défend aussi la décision d'accepter de reporter la fermeture de certaines centrales à charbon, un secteur qui est pourtant le principal émetteur de CO2 du pays. « Je ne dirais pas que nous payons la Roumanie pour qu'elle conserve ses centrales électriques à charbon », se défend-elle. « Nous continuons à encourager l'élimination du charbon et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables. La Roumanie a des prix de l'électricité parmi les plus élevés d'Europe à l'heure actuelle, tout en étant fortement dépendante des combustibles fossiles. Or, on constate que les États membres qui ont la plus grande part d'énergies renouvelables ont également tendance à avoir les prix de l'électricité les plus bas. C'est pourquoi nous encourageons la Roumanie à prendre des mesures en faveur de la décarbonation et de l'électrification, car cela se traduit en fin de compte par des prix plus bas pour les consommateurs », avance la porte-parole. Panneaux solaires Anna-Kaisa Itkonen estime que la Roumanie a enregistré des avancées importantes pour réduire ses émissions de CO2 et développer les énergies renouvelables. Le pays est, en effet, l'un des États membres qui a le plus diminué ses émissions de dioxyde de carbone depuis les années 90. Eliza Barnea, de l'ONG bankwatch, voit elle aussi des raisons d'espérer, comme le développement des panneaux solaires chez les particuliers, avec le soutien de l'État. Ainsi, « ces dernières années, le nombre d'autoconsommateurs d'électricité a beaucoup augmenté. Face à la hausse des prix causée par les conflits internationaux, les gens sont attirés par la perspective d'être plus indépendants du point de vue énergétique, de ne pas être exposés à la volatilité des prix », analyse-t-elle. L'ONG se réjouit aussi du développement de projets d'énergies renouvelables par de petites municipalités d'Olténie, comme Turceni, dont la municipalité « vient de déposer des demandes de géothermie, l'une des sources de chaleur les moins chères et plus propres. On espère que, petit à petit, ces initiatives locales vont contribuer à faire avancer la transition », conclut-elle. Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.
Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s'est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce que leur son ou leur style est devenu complètement désuet … soit parce que … ben, pour des raisons de pur bizness, de visibilité. C'est pourquoi cette semaine, je vous propose une promenade pas banale, au paradis des tubes oubliés.Et tenez, quoi de plus explicite que de commencer avec l'artiste qui détient tous les records, Michael Jackson. Chez lui, on est bien d'accord, tout s'est transformé en or. Et ben, non.Ainsi, au milieu des années 70, c'en est déjà fini pour lui et ses frères. Cinq ans plus tôt, les Jackson 5 ont fait l'histoire en débutant leur carrière par quatre N°1 consécutifs. Michael, le petit prodige qui chante avec le talent d'un adulte et danse aussi bien que James Brown, n'a alors que douze ans et on dit déjà que ça ne va pas durer. C'est vrai, le public se lasse vite des adolescents, tout d'abord parce qu'ils changent ensemble, leurs intérêts en premier, et puis ensuite, parce qu'avec l'âge, le charme étonnant de la précocité disparaît. Et de fait, en 1975, quand le nouvel album de solo de Michael Jackson paraît à la Motown, la firme qui les a révélés, a cru en eux, et ben le single ne rentre même pas dans le Top américain. Et donc, la fidèle Grande-Bretagne, plus grand marché du disque au monde par tête d'habitant, ne le sort même pas.Quatre ans plus tard, après une traversée du désert pour les frères Jackson, un changement de maison de disques et un arrêt de sa carrière solo, Michael revient à l'âge de 19 ans avec un son révolutionnaire et des chansons à tomber à la renverse qui explosent le Billboard américain.Alors, à la Motown, on se dit qu'il faut profiter de cette aubaine en resortant de vieux disques de Michael. C'est d'autant plus évident qu'au début des années 80, à part le retour miraculeux de Diana Ross, les affaires ne se portent pas très bien pour le label soul historique.Evidemment, la voix de Michael a changé, et puis surtout, la musique. Alors, logiquement, le 45 Tours poussé en radio ne passe pas aux Etats-Unis. Mais en Angleterre, est-ce les quelques rééditions de vieux hits qui ont marché, ou le succès de la vague ska rétro, ou encore le Stars on 45, le 45 Tours de Michael Jackson est N°1. Et on a beau trouver un peu étrange la voix de Michael sur ce nouveau single, car on n'a pas d'info, rien à faire, on le trouve irrésistible surtout sur la piste de danse pendant les séries de slows.Et puis vous savez, l'année suivante ce sera l'album Thriller, et comme ce hit de 1981, enregistré en 1974, n'est pas dans le catalogue de la maison Sony Sonic ni dans les préoccupations de l'artiste lui-même, il ne figurera sur aucune compile par après et on n'entretiendra pas son souvenir. Pourtant, il reste dans la tête de nombre d'entre ceux qui ont vécu cette époque, un jour dans leur vie … et croyez-moi, il plaît toujours autant. Il suffit de le faire tourner …
Dans notre monde, tout est désormais lié. Un peu comme un échiquier où chaque pièce, au lieu d'être indépendante, serait liée à des dizaines d'autres par des fils invisibles. Déplacer un pion en Ukraine ferait trembler les marchés en Asie, perturberait les chaînes d'approvisionnement en Europe, et déclencherait des cyberattaques en Amérique. La sécurité ne peut désormais plus être pensée en silos. La guerre des systèmes nous force à repenser notre rapport au risque, à l'interdépendance et à l'innovation. Les conflits ne s'inscrivent plus dans des frontières claires, mais dans des réseaux complexes où tout est interconnecté : l'énergie, l'économie, la technologie et même le climat. Ainsi la guerre en Ukraine n'est pas seulement un conflit militaire. Elle est aussi une guerre énergétique, une guerre économique, une guerre informationnelle et une guerre écologique avec l'impact des bombes sur les sols et le risque nucléaire. Sommes-nous condamnés à une propagation des crises, voire à une polycrise ? Sommes-nous préparés ou, au contraire, totalement dépassés pour avoir trop tardé à accepter de voir nos fragilités ? Invités : Julia Tasse, directrice de recherche à l'Iris, directrice du dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique, intitulée « Guerre des systèmes. Un abécédaire de la résilience » Yann Briand, capitaine de vaisseau et sous-directeur Affaires Internationales, à la Direction des Affaires Internationales, Stratégiques et Technologiques au Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDN) Emmanuel Hache, adjoint scientifique à la Direction Économie et Veille à IFP Énergies nouvelles, directeur de recherche à l'IRIS, chercheur associé à Economix-CNRS Université Paris Nanterre. Émission en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique.
Chaque dimanche, retrouvez le livre coup de coeur de la semaine : roman, thriller, littérature... laissez-vous inspirer pour vos prochaines lectures ! RDV chaque dimanche à 08h50 et 10h20 sur LYON 1ERE. Ecoutez LYON 1ERE sur lyonpremiere.fr, l'application et à Lyon sur 90.2FM et en DAB+.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
7 août,2 h 40 124. – Tu peux être certain de toujours marcher à Mes côtés en renonçant à ta volonté propre pour préférer la Mienne « Mon tout-petit, sois sans crainte, continue à avancer là où Je te conduis. N'oublie pas ce qui est essentiel pour toi. Ce ne sont pas les biens matériels ni la nouvelle voiture que tu achètes. Une seule et unique chose est importante et c'est notre relation amoureuse : toi en Moi et Moi en toi. Cette relation devient possible par tes "oui" à y mettre du temps et à en faire une priorité dans ta vie. Elle se développera suivant tes consentements et ton implication en toute docilité à Ma Volonté. Non pas ce que tu veux toi, mais bien ce que Je veux, Moi. (Comme J'ai dit au Père au Jardin de l'Agonie : "Non pas Ma Volonté, mais La Tienne"). Je t'ai dit que tu pouvais toujours Me rencontrer sur les deux rails, l'un étant celui où tu reconnais ta petitesse et l'autre étant celui où tu accueilles Mon Amour. Maintenant, Je te dis que tu peux être certain de toujours marcher à Mes côtés en renonçant à ta volonté propre pour préférer la Mienne. À chaque fois que tu acceptes que ta volonté prenne moins de place, La Mienne en prend davantage et c'est ainsi que petit à petit Ma Volonté s'exprime de plus en plus à travers toi. Tu es alors assuré que Ma Présence te côtoie de plus en plus. Ainsi tu bénéficies de plus en plus de Mon Amour et tu deviens de plus en plus l'Amour. Oui, tu es Mon Amour. Comme Je t'aime. » Pour visionner ce RDV du dimanche, rendez-vous sur notre site web.
durée : 01:28:41 - par : Clément Rochefort - Stéphane Kerecki, contrebasse, Airelle Besson, trompette, & leurs amis : "Liberation Songs" ; Théotime Gillot, piano, pour Prokofiev & Haydn ; Enguerrand de Hys, ténor, & Paul Beynet, piano : "Ainsi soit-il" ; Fabrice Ferez, hautbois & cor anglais, & Marc Pantillon, piano : "Hindamars" - réalisation : Xavier Carrère, Claire Lagarde - invités : Stéphane Kerecki Contrebassiste, compositeur jazz (1970, Paris), Airelle Besson Trompettiste, compositrice, chef d'orchestre jazz (1978), Adrien Soleiman Saxophoniste, chanteur et producteur français, Enguerrand de Hys Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Chacun de nous a de multiples raisons d'être reconnaissant. Le problème est que nous avons tendance à prendre tous les bienfaits dont nous jouissons comme allant de soi ; et souvent, malheureusement, nous ne voyons que ce que nous n'avons pas. Parce que nous sommes tellement habitués à avoir de l'eau potable et une nourriture saine, des vêtements corrects et des logements confortables, des moyens de transport efficaces et une excellente éducation, la liberté et la sécurité, nous oublions que des millions de personnes dans le monde ne jouissent pas de ces merveilleuses bénédictions. Je suis persuadée que la gratitude doit être un choix délibéré dans nos vies. Prenez le temps chaque jour de penser aux bénédictions qui sont les vôtres et exprimez votre gratitude à Dieu pour sa bonté continuelle. Cultivez l'habitude de la reconnaissance ! Père, je prie que tu m'aides à prendre l'habitude d'être reconnaissant. Je ne veux considérer aucune de tes bénédictions comme allant de soi. Aide-moi à avoir pleinement conscience de tout ce que tu me donnes. Ainsi, je serai infiniment reconnaissant pour ta personne et ta provision dans ma vie. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
L'élimination d'Aryna Sabalenka et de Felix Augier Alliassine clôture l'hécatombe des favoris à Roland Garros. Ainsi, les deux finales seront disputées par des joueurs de la nouvelle génération. À quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026, les pays qualifiés disputent leurs derniers matches préparatoires. Match amical attendu entre la France et la Cote d'ivoire en marge du Mondial 2026.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche 7 juin verra s'affronter la candidate de la droite populiste autoritaire, Keiko Fujimori, et le candidat de gauche Roberto Sanchez. De nombreux électeurs sont indécis, mais le clivage entre la capitale, Lima, et les régions reste l'un des déterminants forts du scrutin. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000, condamné pour crimes contre l'humanité puis décédé en 2024), Keiko Fujimori espère que sa quatrième candidature à la présidentielle sera la bonne. Néanmoins, sa « marge est relativement limitée » et le résultat du scrutin est « encore incertain », avec près de 15% d'électeurs indécis, explique Lissel Quiroz. Professeure d'études latino-américaines à l'université de Cergy et membre de l'institut universitaire de France, elle était l'invitée d'Anne Cantener sur RFI. Si Keiko Fujimori représente aux yeux de beaucoup « l'establishment péruvien », estime la chercheuse, son concurrent de gauche Roberto Sanchez incarne lui « l'autre Pérou, celui des damnés de la terre, qui n'ont pas bénéficié des retombées économiques » dont a pu profiter la capitale, poursuit-elle. Le clivage entre la capitale et la province a eu tendance à s'accentuer. Ainsi, le candidat de gauche bénéficie de davantage d'intentions de vote en régions, tandis que la candidate de droite est plus populaire à Lima et son agglomération, analyse encore Lissell Quiroz. En Bolivie, deux nouvelles démissions au sein du gouvernement La crise politique et les blocages s'accentuent en Bolivie. Près de cent axes routiers étaient bloqués à travers tout le pays ce mardi (2 juin 2026), près d'un mois après le début de la mobilisation des paysans, des professeurs, ou encore des ouvriers. Deux ministres ont quitté le gouvernement, a annoncé l'exécutif lors d'un remaniement : la ministre de l'Éducation (dont le rôle était de négocier avec les enseignants qui demandent des hausses de salaires) et le ministre de la Défense (chargé, notamment, de débloquer les accès à la capitale, La Paz). En dix jours, en tout, trois ministres ont quitté l'exécutif. La pression sur le président de centre-droit Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre, s'accentue. « Qu'il démissionne, bordel ! », scandaient des manifestants réunis en assemblée générale ce mardi à El Alto, sur les hauteurs de la capitale. « Le gouvernement central n'a pas su saisir l'occasion de se réconcilier avec son peuple, qui l'a porté au pouvoir. Une fois arrivé en fonction, il a oublié sa base électorale, mes sœurs et mes frères », a lancé devant la foule Mario Argollo, secrétaire général de la COB (principale centrale ouvrière du pays) et l'un des leaders de la contestation. Les manifestants demandent notamment des hausses de salaires face à l'inflation et à la pire crise économique dans le pays depuis près de 40 ans. Ils protestent aussi contre un scandale de carburant de mauvaise qualité, et ont obtenu l'abandon d'une réforme agraire qui favorisait la concentration des terres. Demandes de hausses de salaires Ce remaniement « s'inscrit dans une volonté de dialogue de la part du président Rodrigo Paz », qui auparavant avait « réduit de moitié son propre salaire et celui de ses ministres » précise Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques). « La démission de la ministre de l'Éducation s'explique apparemment par ses difficultés à dialoguer avec les syndicats des enseignants qui demandaient une augmentation de leur salaire de 30% face à l'inflation que connaît le pays », estime-t-il. Le ministre de la Défense, lui, était chargé de participer à l'organisation du déblocage des routes. « Impasse » Lancée par les paysans ou encore les enseignants, la mobilisation s'est élargie jusqu'à aboutir à demander la démission du président. « Un mot d'ordre qui fait plutôt consensus parmi des organisations sociales pourtant parfois en conflit entre elles », ce qui fait donc aussi la « force » de cette mobilisation, pointe Pablo Barnier-Khawam. Néanmoins, le dialogue est dans « l'impasse », selon lui. « Des discussions ont lieu à l'Assemblée pour évaluer s'il est possible de mettre en œuvre un référendum révocatoire. En revanche, la droite et l'extrême-droite demandent que les élections de 2025 soient respectées », précise le chercheur. En attendant, les blocages provoquent des pénuries de nourriture et de médicaments. À l'hôpital Las Clinicas de La Paz, l'oxygène est rationné. Une jeune femme de 24 ans, atteinte d'un cancer, est décédée avant de pouvoir atteindre l'établissement de santé où elle devait poursuivre son traitement. C'est le sixième décès dû à un manque d'accès aux soins depuis le début du mouvement. Trois autres personnes sont décédées lors d'interventions des forces de l'ordre, pendant qu'elles participaient aux blocages. États-Unis : des États démocrates contestent un accord anti-énergies renouvelables passé à avec Totalenergies Sept États démocrates ont saisi la justice états-unienne ce mardi pour contester un accord à près d'un milliard de dollars conclu aux États-Unis le 23 mars 2026 entre l'administration Trump et Totalenergies. Le géant français des hydrocarbures renonçait ainsi à un projet d'éolien offshore au large de New York en l'échange de cette somme et l'engagement à investir dans les énergies fossiles. Or, le projet d'éolien en mer qui a été annulé aurait pu alimenter en électricité plus d'un million de foyers à New York et dans le New Jersey, sans émettre de gaz à effet de serre après sa construction. Son annulation est illégale selon les États ayant saisi la justice, explique Simon Rozé, chef du service environnement de RFI. Dans le journal de La 1ère... Quinze ans après leur première apparition, les algues sargasses sont toujours là, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Elisa Rojas est avocate au barreau de Paris et maître de conférences associée à l'INSEI (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation inclusive). Militante féministe et pour les droits des personnes handicapées, elle a cofondé le Collectif Luttes et Handicaps pour l'Égalité et l'Émancipation (CLHEE). Elle a publié mi-avril "Pour mourir, tapez 1Comment la loi sur la fin de vie inscrit la mort dans une logique capitaliste" (éditions du Détour). C'est un texte concis, clair, argumenté, documenté sur le sujet. En Espagne, au Canada, les lois sur le suicide assisté ont déjà provoqué des dommages irréparables. En Ecosse, le texte a été rejeté. En France, il est encore temps d'agir. Aujourd'hui mardi 2 juin à 14 h 15, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs tentera de trouver un compromis sur la proposition de loi créant un « droit à l'aide à mourir ». Sans accord, une nouvelle lecture du texte devrait avoir lieu le 22 juin.Je vous invite toutes et tous à écouter et relayer cet épisode, à livre le livre d'Elisa Rojas, que vous soyez aidante, aidant, ou pas, proche de personnes handicapées, concernées de près ou de loin par ce texte de loi. Parce que la santé publique, c'est notre bien commun à toutes et tous.Sur une note un peu plus légère, mais tout aussi militante, en fin d'épisode, nous évoquons aussi le premier livre d'Elisa Rojas "Mr T et moi", un roman captivant, drôle, où chaque femme (et personne minorisée) pourra se reconnaître, car il est question d'amour, un amour non réciproque ou plutôt non assumé par l'homme (résumé ci-dessous). Grand merci à Elisa pour sa disponibilité et ses brillantes explications. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois (ou +), j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre)Retrouvez Elisa Rojas sur les réseaux sociaux :https://www.instagram.com/elisaamaranta/https://bsky.app/profile/elisarojas.bsky.social En librairies : "Pour mourir, tapez 1Comment la loi sur la fin de vie inscrit la mort dans une logique capitaliste" (éditions du Détour) https://editionsdudetour.com/index.php/les-livres/pour-mourir-tapez-1/Résumé :« L'aide à mourir » est-elle véritablement un progrès ou est-ce une solution fondée sur une vision fantasmée et validiste de la société ?En mai 2025, l'Assemblée nationale a voté, dans un quasi-consensus, une loi qui pour la première fois en France instaure l'accès à l'euthanasie et au suicide assisté pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables. L'opinion publique et les médias semblent majoritairement favorables. Mais a-t-on vraiment écouté les premiers concernés ?En quelques pages percutantes et rigoureuses, l'avocate Élisa Rojas déploie des arguments forts contre la loi légalisant le suicide assisté et l'euthanasie. Alors que le système de soin français est chaque jour plus fragilisé, ces lois aggravent les inégalités et dégradent le rapport déjà difficile que notre société entretient avec la vulnérabilité, la vieillesse, la maladie, le handicap et la dépendance. Or, rendre la mort préférable au soin et à la solidarité – effectivement plus coûteux –, c'est présupposer que certaines vies ne valent pas d'être vécues. "Mister T & moi" (La Belle Etoile / Hachette) https://www.hachette-fictions.fr/livre/mister-t-moi-9782501138574/« J'aime T., je vous l'ai dit, mais je ne vous ai pas dit à quel point. Place à la niaiserie ! Je l'aime de tout mon cœur, de toute mon âme. Je ferais n'importe quoi pour lui. Si ça pouvait servir à quelque chose, je lui donnerais ma vie. Je m'ouvrirais les veines pour lui, mais je ne peux pas. Ma mère m'a dit que si j'avais envie de me suicider « merci de ne pas salir la moquette et en foutre partout ».Quand Elisa rencontre Mister T., c'est le coup de foudre. Il est parfait : beau, intelligent... Elisa est parfaite : belle, intelligente, forte et… en fauteuil roulant. Tous deux étudiants en droit, ils deviennent vite très proches. Mais tandis qu'Elisa se meurt d'amour, Mister T., lui, voit en Elisa une merveilleuse amie, certainement pas une amante. Pourtant, elle en est sûre, ils sont faits l'un pour l'autre.Alors qu'Elisa cherche un moyen de déclarer sa flamme à T. sans risquer de perdre son amitié, elle prend peu à peu conscience de ce qui, en réalité, les sépare : et si les préjugés sur le handicap y étaient pour beaucoup ?Construit comme une telenovela qui commencerait par la fin, Mister T. et Moi est l'histoire d'un «râteau» raconté avec humour et impertinence. Une romance « 100 % True Story » qui s'adresse à tous les amateurs de récits sentimentaux drôles et… politisés. AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en mai 2026, à Paris, chez Elisa, merci à elle pour son hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
durée : 00:06:20 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Même s'il se définit par la présence successive d'alters au contrôle du corps, le trouble dissociatif de l'identité peut être assez discret. Notamment quand les patients sont dans le déni et masquent leur mal être. Ainsi, la maman et la soeur d'Émilie n'avaient jamais soupçonné sa maladie. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
Quand on pense à une montagne géante, on imagine souvent Mount Everest, culminant à près de 8 849 mètres. Pourtant, dans le système solaire, cette montagne paraît presque modeste. Car le véritable record absolu se trouve sur Mars, et il écrase littéralement tous les autres reliefs connus.Cette montagne s'appelle Olympus Mons.Et ses dimensions sont vertigineuses.Olympus Mons culmine à environ 21 229 mètres au-dessus du niveau moyen martien, soit presque trois fois la hauteur de l'Everest. Mais ce n'est pas tout : sa base mesure environ 600 kilomètres de diamètre. À titre de comparaison, cela représente à peu près la distance entre Paris et Lyon.En réalité, Olympus Mons est un volcan gigantesque. Plus précisément, un volcan bouclier, formé par des coulées de lave très fluides qui se sont accumulées lentement pendant des millions d'années.Mais pourquoi ce volcan est-il devenu aussi énorme ?La réponse tient surtout aux particularités de Mars.Sur Terre, les plaques tectoniques se déplacent continuellement. Lorsqu'un volcan se forme au-dessus d'un point chaud, la croûte terrestre finit par bouger, ce qui déplace progressivement l'activité volcanique ailleurs. C'est ainsi que se forment par exemple les îles d'Hawaï.Sur Mars, en revanche, il n'existe quasiment pas de tectonique des plaques comme sur Terre. Le point chaud responsable d'Olympus Mons est donc resté sous le même endroit pendant des périodes immenses. Résultat : la lave a continué à s'accumuler exactement au même endroit pendant des centaines de millions d'années.Autre facteur important : la gravité martienne est beaucoup plus faible que celle de la Terre. Elle représente environ 38 % de la gravité terrestre. Les montagnes peuvent donc devenir beaucoup plus hautes avant de s'effondrer sous leur propre poids.Le sommet d'Olympus Mons possède même une immense caldeira, c'est-à-dire un cratère volcanique effondré, large d'environ 80 kilomètres.Et pourtant, malgré son gigantisme, aucune mission humaine ne l'a jamais approché. Même les sondes spatiales ne l'ont observé qu'à distance depuis l'orbite martienne. Aucun rover n'a encore exploré directement ses pentes.Ce qui est fascinant, c'est que cette montagne est si vaste qu'un astronaute placé à sa base aurait du mal à percevoir sa forme. Les pentes sont relativement douces et la courbure de Mars masquerait une partie du volcan.Ainsi, la plus haute montagne du système solaire se trouve sur un monde désertique et silencieux que l'humanité n'a toujours pas foulé. Un géant colossal, visible depuis l'espace, qui domine Mars depuis des millions d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Merci a Florence Servan-Schreiber d'être venue sur Legend. Et si le bonheur s'apprenait ?Dans cette émission, Florence, professeur de bonheur, partage ses techniques et exercices concrets pour améliorer le bien-être et cultiver le bonheur au quotidien. Le bonheur est-il génétique, culturel, ou le résultat d'un travail de tous les jours ? Invitée de Legend, elle répond à toutes nos questions sur ce sujet. Retrouvez toutes les informations concernant notre invité par ici ⬇️Son compte Instagram ➡️ https://www.instagram.com/flossforever/Son compte Linkedin ➡️ https://www.linkedin.com/in/florenceservanschreiber/Ses livres
Nous sommes au début du XVIe siècle. Robert II de La Marck, duc de Bouillon, seigneur de Sedan et de Fleuranges, se faisant appeler "le jeune Adventureux", évoque, dans ses Mémoires, la bataille de Ravenne qui s'est déroulée le 11 avril 1512 et qui oppose le roi de France Louis XII et le pape Jules II. Cette bataille est la plus importante des guerres d'Italie, après celle de Marignan. Elle fait plus de dix mille morts. La victoire est obtenue par Louis XII. Ravenne est mise à sac mais les Français, menacés au nord, doivent se replier vers le Piémont. Robert de La Marck écrit : « Je vous assure qu'il y avait ledit seigneur de Nemours des gentils capitaines, tant de gens de cheval que de gens de pied, aussi bons que je n'ai point vu depuis : et y avait monseigneur de Lautrec, monseigneur de La Palice, le duc de Ferrare, monseigneur d'Alègre, monseigneur d'Humbrecourt, Fontrailles, le baron de Biare, le comte d'Estoge, qui menait la compagnie de monseigneur de Sedan, le grand écuyer de France, Galéas, le seigneur de Sanseverino, monseigneur de Bayard, monseigneur de Cressot, qui menait les deux cents archers de la garde du roi, monseigneur de Montoison, monseigneur d'Aubigny. » Ainsi, La Marck cite le chevalier Bayard parmi les héros de la bataille. Mais qui est-il ce bon chevalier dont la mémoire a traversé les siècles ? Dont le nom est, aujourd'hui, apposé sur quantité de monuments. Qu'en est-il de son exceptionnelle bravoure ? Comment le détacher de sa légende ? Sans peur et, souhaitons-le, sans reproche, partons sur ses traces… Avec nous : Thierry Labassatère, docteur en histoire de l'Université Paris-Sorbonne. « Bayard, « le bon chevalier » » ; Perrin. sujets traités : chevalier, Bayard, Robert II de La Marck, Bouillon,Sedan, Fleuranges, Marignan, Louis XII. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans les journaux, les livres, les articles de presse ou même sur Internet, il arrive qu'un petit sigle apparaisse entre parenthèses : « NDLR ». Beaucoup de lecteurs le voient sans vraiment savoir ce qu'il signifie exactement. Pourtant, ces quatre lettres jouent un rôle important dans le monde de l'écriture et de l'information.NDLR signifie « Note de la rédaction ». Il s'agit d'un commentaire ajouté par la personne ou l'équipe qui publie un texte. Cette mention sert à distinguer clairement les propos de l'auteur original de ceux de la rédaction. En d'autres termes, lorsqu'on lit « NDLR », cela veut dire : « Attention, ce qui suit n'a pas été écrit par l'auteur principal, mais par les éditeurs du texte. »Cette note peut avoir plusieurs fonctions. La plus courante consiste à apporter une précision ou une correction. Par exemple, dans une interview, une personne peut mentionner un événement avec une date erronée. La rédaction peut alors ajouter : « NDLR : l'événement a en réalité eu lieu en 1998. » Cela permet d'éviter qu'une erreur se propage tout en respectant les paroles initiales de l'intervenant.NDLR peut aussi servir à contextualiser un texte ancien. Imaginons qu'un article datant des années 1970 soit republié aujourd'hui. Certains termes ou références pourraient ne plus être compris par les lecteurs modernes. Une note de la rédaction peut alors expliquer un contexte historique, politique ou culturel.Parfois, la mention sert également à signaler une modification technique. Dans une citation, par exemple, certains passages peuvent être raccourcis ou clarifiés. La rédaction ajoute alors une note pour indiquer qu'elle est intervenue dans le texte. Cela participe à la transparence journalistique.Ce sigle est particulièrement utilisé dans la presse écrite francophone, mais il existe des équivalents dans d'autres langues. En anglais, on trouve souvent « Editor's note » ou « Ed. note ». Le principe reste le même : séparer la voix de l'auteur de celle de l'éditeur.Ce qui est intéressant, c'est que « NDLR » révèle une règle essentielle du journalisme : la responsabilité éditoriale. Une rédaction ne se contente pas de publier un texte passivement. Elle peut vérifier, corriger, compléter ou expliquer certaines informations. Mais elle doit aussi montrer clairement quand elle intervient. D'où l'utilité de cette petite mention discrète.Ainsi, derrière ces quatre lettres apparemment anodines se cache toute une philosophie de la presse : informer avec clarté, précision et honnêteté envers le lecteur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 26 mai 2026 - Trump frappe l'Iran... La guerre reprendMalgré le cessez-le-feu entre les États-Unis et Téhéran, l'armée américaine a frappé lundi soir la ville iranienne de Bandar Abbas, située au sud du pays, juste en face du détroit d'Ormuz. Washington affirme avoir ciblé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient parle de légitime défense contre des embarcations iraniennes qui tentaient, dit-il, de poser des mines dans ce détroit stratégique, bloqué et scruté par le monde entier.Parallèlement, dans un long message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a conditionné tout plan de paix avec l'Iran à la signature des accords d'Abraham par d'autres pays du Golfe, dont, en premier lieu, l'Arabie saoudite et le Qatar. Une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Paraphés en 2020 lors du précédent mandat du président américain, ils visent à normaliser les relations avec Israël. Pour l'heure, quatre pays les ont rejoints : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Égypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres pays considèrent que ce processus ne peut progresser en l'absence de toute perspective politique pour les Palestiniens, avec la création d'un État souverain et viable.En Iran, le corps des Gardiens de la Révolution a déclaré ce mardi qu'il se réserve le droit « légitime et incontestable » de riposter à toute violation du cessez-le-feu par les États-Unis. Les pays du Golfe « ne serviront plus de bouclier aux bases américaines » et n'auront plus de « refuge sécurisé » dans la région, a affirmé le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'État. « Si la région entre dans un nouveau cycle de guerre, la réponse de l'Iran dépassera les frontières régionales et sera beaucoup plus lourde et plus forte », a averti de son côté Abolfazl Shekarchi, porte-parole senior des forces armées iraniennes, cité par l'agence semi-officielle Fars.Va-t-on assister à une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient ? Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ? Que sont les accords d'Abraham, que Donald Trump souhaiterait imposer à l'Arabie saoudite et au Qatar ? Face aux États-Unis et à Israël, comment le régime iranien résiste-t-il ?Trois mois après la guerre déclenchée contre le régime des mollahs, si le président américain cherche toujours la porte de sortie d'un conflit qu'il espérait régler en quelques jours, il rouvre également quelques fronts qu'il avait mis en pause. Ainsi, son émissaire, actuellement en visite sur l'île de l'Arctique, a expliqué qu'« il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland ». Pour rappel, le président américain a répété à plusieurs reprises depuis son élection vouloir s'emparer de l'île de l'Arctique, quitte même à l'acheter si besoin. Et comme le Groenland ne semble pas suffire, l'administration Trump accentue la pression sur Cuba. Après le Venezuela et l'Iran, l'île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride semble être la prochaine cible du locataire de la Maison-Blanche.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de Géopo
Le « syndrome de l'homme-arbre » est le surnom spectaculaire donné à une maladie extrêmement rare qui provoque l'apparition de gigantesques excroissances ressemblant à de l'écorce ou à des racines sur la peau. Derrière ce nom impressionnant se cache une véritable maladie génétique : l'épidermodysplasie verruciforme.Les personnes atteintes développent d'innombrables verrues épaisses, surtout sur les mains, les pieds, les bras ou le visage. Avec le temps, certaines deviennent si volumineuses qu'elles évoquent l'écorce d'un arbre, d'où le surnom médiatique de « syndrome de l'homme-arbre ».Cette maladie est liée à une anomalie génétique très rare. Normalement, notre système immunitaire combat naturellement certains virus très répandus appelés papillomavirus humains, ou HPV. Mais chez les personnes atteintes d'épidermodysplasie verruciforme, les défenses immunitaires fonctionnent mal contre ces virus spécifiques. Résultat : les HPV se multiplient de manière incontrôlée dans la peau et provoquent la formation massive de verrues.Le cas le plus célèbre fut celui de Dede Koswara, un Indonésien devenu mondialement connu dans les années 2000. Ses mains et ses pieds étaient recouverts d'énormes excroissances qui l'empêchaient presque de marcher ou de travailler. Les images avaient fait le tour du monde et suscité à la fois fascination et compassion.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces excroissances ne sont pas du bois. Il s'agit d'une accumulation massive de kératine, la protéine qui compose aussi nos ongles et nos cheveux. La peau produit cette matière en excès à cause de l'infection virale persistante.La maladie est très difficile à traiter. Les médecins peuvent retirer les excroissances par chirurgie ou laser, mais elles ont souvent tendance à repousser. Certains traitements antiviraux ou médicaments stimulant l'immunité peuvent ralentir l'évolution, sans toutefois guérir complètement la maladie.Autre problème important : les patients atteints présentent un risque élevé de cancers de la peau. Les lésions provoquées par les HPV peuvent en effet devenir cancéreuses après des années d'évolution, surtout lorsqu'elles sont exposées au soleil.Le syndrome de l'homme-arbre reste heureusement extrêmement rare. Seuls quelques centaines de cas ont été décrits dans le monde. Mais cette maladie rappelle à quel point l'équilibre entre notre système immunitaire et les virus est fragile. Des microbes généralement inoffensifs pour la plupart des gens peuvent devenir dévastateurs lorsqu'une anomalie génétique perturbe les défenses naturelles du corps.Ainsi, derrière ce surnom presque fantastique se cache une réalité médicale bien réelle, aussi impressionnante que tragique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Selon un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture datant de 2013, l'élevage serait la cause de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre, soit autant que le secteur du transport. De la même manière, il faut entre 550 à 700 L d'eau pour produire 1 kg de viande de bœuf selon l'Institut national de recherche pour l'agriculture et l'environnement. Ainsi, pour plusieurs associations, la réduction voire l'arrêt complet de sa consommation de viande est la solution pour endiguer le problème. Quel est l'impact réel de l'élevage intensif sur l'environnement ? Suffit-il d'être végétarien ? Existe-t-il des alternatives à l'élevage intensif ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. Première diffusion : juin 2023 À écouter aussi : Qu'est-ce que le plan "boire ou gaspiller", pour lutter contre la crise de l'eau ? Qu'est-ce que le végétarisme ? Qu'est-ce que le phénomène "el nino", qui pourrait avoir de graves conséquences sur le climat ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Cela paraît totalement absurde… et pourtant, c'est vrai : une montre mécanique remontée est bien plus lourde qu'une montre déchargée. Enfin… “plus lourde” à une échelle tellement minuscule qu'aucune balance classique ne pourrait le détecter.Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir à l'une des équations les plus célèbres de l'histoire de la physique : celle d'Albert Einstein.E=mc2Cette formule signifie que masse et énergie sont en réalité deux formes d'une même chose. Toute énergie possède donc une équivalence en masse.Or, lorsqu'on remonte une montre mécanique, on fournit de l'énergie au ressort interne, appelé ressort moteur. Ce ressort se tend et stocke une énergie potentielle, exactement comme un arc qu'on bande avant de tirer une flèche.Et selon la relativité d'Einstein, cette énergie supplémentaire augmente très légèrement la masse de la montre.Mais de combien exactement ?Prenons une montre mécanique classique. Son ressort stocke environ 1 joule d'énergie lorsqu'elle est complètement remontée. En appliquant l'équation d'Einstein, on peut calculer la masse correspondante.Comme la vitesse de la lumière au carré est gigantesque — environ 90 milliards de milliards — la masse obtenue est incroyablement petite : environ 10⁻¹⁷ kilogramme.Cela correspond à environ dix millionièmes de milliardième de gramme.Autrement dit : oui, la montre devient réellement plus lourde… mais d'une quantité si infinitésimale qu'elle est totalement impossible à percevoir dans la vie quotidienne.Ce phénomène ne concerne d'ailleurs pas seulement les montres. Une batterie chargée est elle aussi légèrement plus lourde qu'une batterie vide. Un objet chauffé contient davantage d'énergie thermique, et donc un tout petit peu plus de masse. Même un livre comprimé ou un ressort tendu gagnent théoriquement de la masse.C'est une conséquence directe de la relativité : dès qu'un système stocke de l'énergie, sa masse totale augmente.Ce qui rend cette idée fascinante, c'est qu'elle montre à quel point notre intuition quotidienne est limitée. Pour nous, la masse semble fixe et indépendante de l'énergie. Mais à l'échelle fondamentale de l'Univers, énergie et matière sont profondément liées.Ainsi, lorsque vous remontez une vieille montre mécanique… vous modifiez réellement sa masse. Très légèrement. Ridiculement légèrement. Mais suffisamment pour donner raison à Einstein. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Philippe Dautais, pour cette seconde méditation pour Zeteo de la Pentecôte de l'année 2026, propose d'approcher le mystère qui recouvre la réalité de l'Esprit saint. Que savons de lui ?L'Esprit saint est la relation entre le Père et le Fils, dans la dimension trinitaire divine que révélée par le Christianisme. Ainsi, on peut dire que L'Esprit saint est celui qui fait le lien. Mais on ne peut le réduire à la relation entre le Père et le Fils, qui en ferait presque une réalité virtuelle.Pour Philippe Dautais, reprenant à nouveau les textes saints et la tradition patristique, on peut se représenter l'Esprit saint comme une personne. Alors, s'il nous est plus facile de nous représenter la personne du Christ, incarné en notre humanité, s'il semble également plus envisageable de représenter le Père, comment aborder l'Esprit saint ? Les textes l'évoquent sous la forme d'une colombe, de langues de feu, ou dans le rayonnement du Christ pendant sa transfiguration. Mais pour vraiment nous ouvrir à ce qui nous échappe, Philippe Dautais nous invite à nous ouvrir à une dimension transcendante. Plutôt que de chercher à comprendre, il nous invite à vivre, faire l'expérience du divin, et pour cela, entrer dans la sensibilité intérieure : Dieu se sent.Philippe Dautais le rappelle, citant ici Saint Siméon, théologien du XIème siècle : « La vie immortelle, c'est tout sentir en Dieu ».Cette sensibilité intérieure, si elle nous beaucoup échappé, est pourtant en nous et à notre portée. Et s'il est souvent si difficile de traduire en mots ce que l'on ressent, nous pouvons nous mettre à l'écoute de nos émotions. Elles nous mettent en mouvement. À travers elles, c'est l'Esprit saint qui nous met en mouvement, et qui nous conduit de dépassements en dépassements.Dans un langage qui parlera à de nombreux contemporains, Philippe Dautais explique que, selon lui, l'Esprit saint est esprit de vie. C'est lui qui met tout en relation, tout le vivant, où tout agit et réagit sur tout. C'est cette unité du vivant et de la vie que l'Esprit saint irrigue en chacun de nous : il est répandu partout présent et remplit tout, il est étendu à tout l'espace, même si on ne peut le situer nulle part. Il nous vivifie pour exprimer le meilleur.La relation avec le divin ne se comprend pas, elle se vit. Et c'est l'esprit divin lui-même qui développe en nous l'émerveillement et la gratitude, qui nous engage à pouvoir compter sur plus grand que nous-mêmes. Comme le dit ici Philippe Dautais, reprenant cette formule qu'il employait déjà dans sa méditation d'hier, « l'Esprit saint fait vivre le meilleur de nous-mêmes en nous-mêmes. »Pour découvrir le Centre Sainte Croix, créé et animé par Philippe et Élianthe Dautais : cliquer ici.-------------- LE LENDEMAIN DU PREMIER JOURPar ma fenêtre ouverte, mon regard s'envole au-dessus du jardin baigné de soleil. Ensuite, un seul bond lui suffit pour aller caresser la surface de l'eau qui, sans faire le moindre pli, miroite l'immensité du ciel.Parce qu'aujourd'hui, le Vent paraclet qui souffle depuis hier est passé. Il a laissé derrière lui le monde des arbres, des terres, des mers et des lacs, des déserts et des montagnes. Il reviendra. Parce qu'en ce moment, ce vent est à l'intérieur. Il est en train de souffler dans nos cœurs.Le soleil est si fort aujourd'hui… Est-ce aussi parce qu'il est midi quand j'écris ces lignes ? Ce que j'entends le plus en ce moment, c'est un grand silence. Il étale sa paix de tout son long, comme la nappe sur une table dressée en plein champ. Ce que j'entends aussi, si j'y prête un peu d'une attention qui se laisse trop souvent distraire, ce sont les oiseaux. Leur chant, je crois que c'est la seule langue commune pratiquée sous tous les ciels, ceux du monde et ceux de nos cœurs. Quand la joie est là.Je remercie de tout cœur le père Philippe Dautais pour l'accompagnement qu'il nous a offert pour cette Pentecôte 2026. Je tiens à lui dire toute ma gratitude pour ses magnifiques enseignements qui enrichissent Zeteo depuis quelques années. Avec lui, les choses avaient tout de suite commencé avec ce qui est essentiel, avec un épisode qui portait l'un des plus beaux titres qui soit : L'amour de la beauté est le point de rencontre entre l'homme et Dieu (Zeteo #169)C'est cet amour que je ressens en moi et autour de moi. Je souhaite à chacun de vous l'élan, la joie et l'énergie de la beauté,Guillaume Devoud -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. 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C'est l'histoire de Nestor Pirotte, l'un des plus grands criminels belges du XXe siècle. Nestor est né le 5 janvier 1933 en Belgique dans une famille modeste. Il rêve dès l'enfance d'être un aristocrate. Quand il était enfant, il jouait avec les enfants du châtelain (Seigneur possesseur d'un château ou d'une maison forte). Il commence alors à adopter leur vocabulaire, leurs habitudes comme séduire, manipuler, mentir, ou bien voler. Néanmoins, tout bascule. Son obsession pour l'argent et la reconnaissance le pousse au crime. En avril 1954, à 21 ans, il assassine sa grand-tante pour lui voler de l'argent. Arrêté trois jours après, il est condamné à mort en octobre 1955. Sa peine est transformée en prison à vie. Il est libéré en mars 1968 après 14 ans de prison. Deux mois plus tard, il se fait passer pour un comte et tue un banquier à Genval. Arrêté, il simule la folie et reste en psychiatrie jusqu'en 1979 pour en sortir un an plus tard. Ainsi en 1980, il est libéré et trouve un emploi à Verviers. Cependant, le 11 décembre, un massacre se produit au restaurant "La Vieille France" à Spa. La propriétaire, ses deux employés et leur chien sont retrouvés morts, tandis que le fils de la propriétaire a disparu. De plus, un détail trouble les gendarmes. Sur l'ardoise du restaurant figure le nom "Nestor". Or, Pirotte est un habitué des lieux. C'est en janvier 1981, que le corps du fils est retrouvé. Pirotte devient alors immédiatement le suspect numéro un de ce quadruple homicide. Il est arrêté en février 1981 mais par fautes de preuves matérielles, il bénéficie d'un non-lieu. Toutefois, ayant violé les conditions de sa libération conditionnelle, il est renvoyé en prison. Néanmoins, dans la nuit du 2 au 3 août 1981, Nestor Pirotte s'évade. Il frappe à nouveau. Il se fait passer pour un comte auprès d'un antiquaire bruxellois, puis le tue pour le voler. Pirotte est retrouvé, arrêté et commuée en réclusion à perpétuité. Il réessayera de s'évader, mais sa tentative échoue. Les années passent et Nestor Pirotte meurt, le 29 juillet 2000, derrière les barreaux à 67 ans, d'une crise cardiaque. Nestor Pirotte reste l'un des criminels les plus redoutés du XXe siècle belge : l'homme qui rêvait d'être noble et qui finit dans l'oubli le plus total. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Relier Tokyo à Los Angeles en seulement deux heures. Aussi fou que cela puisse paraitre, ce scénario de science-fiction pourrait devenir une réalité commerciale dès les années 2040. En effet, l'Agence spatiale japonaise vient de tester avec succès un moteur révolutionnaire capable d'atteindre Mach 5, soit environ 5 400 km/h. Et ça, c'est deux fois plus rapide que le mythique Concorde, et ça équivaut à cinq fois la vitesse du son.Mais au-delà de la prouesse technologique de ce statoréacteur sans pièces mobiles, une question cruciale s'impose : quel est le véritable modèle économique derrière l'aviation hypersonique ?Là il faut rappeler d'abord l'échec commercial du Concorde. Malgré sa vitesse, il a été cloué au sol par des coûts d'exploitation abyssaux, une consommation de carburant astronomique et une rentabilité impossible à atteindre, réservée à une élite ultra-restreinte. Alors le projet japonais de vol transpacifique en deux heures parviendra-t-il à briser ce plafond de verre financier ?Car les défis économiques sont immenses. Le premier réside dans les coûts de recherche et développement. Concevoir un appareil capable de résister à des températures de 1 000 °C à 25 kilomètres d'altitude demande des investissements colossaux que les États et les consortiums privés devront amortir sur des décennies. Et puis le second défi est énergétique : à l'heure de la décarbonation, la viabilité d'un tel avion dépendra de sa capacité à intégrer des carburants durables ou de l'hydrogène sans faire exploser le prix du billet.Pourtant, le marché potentiel est gigantesque. Pour le commerce international, la finance et la diplomatie, la réduction du temps de transport est une source majeure de productivité. Gagner huit heures sur un trajet transpacifique change radicalement la dynamique des flux d'affaires mondiaux. C'est pourquoi la course mondiale est lancée : les États-Unis, la Chine et le Japon investissent massivement.Ainsi à l'horizon 2040, l'hypersonique ne sera pas qu'un outil de transport ; ce sera un indicateur de puissance économique. Reste à savoir si les compagnies aériennes sauront démocratiser cette technologie pour en faire un marché de masse rentable, ou si l'hypersonique restera, comme son ancêtre le Concorde, un chef-d'œuvre d'ingénierie financièrement inaccessible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Mars 1794. La French Revolution est entrée dans sa phase la plus sombre : la Terreur. Chaque jour, la guillotine fonctionne à plein régime. Et parmi les hommes traqués par le pouvoir révolutionnaire se trouve un personnage pourtant profondément attaché aux idéaux des Lumières : Nicolas de Condorcet.Mathématicien brillant, philosophe, défenseur des droits des femmes, opposant à l'esclavage, Condorcet croyait en une société gouvernée par la raison et le progrès. Mais en politique, les temps ont changé. Proche des Girondins, le camp modéré de la Révolution, il devient un ennemi des Montagnards de Maximilien Robespierre après la chute des Girondins en 1793.Un mandat d'arrêt est lancé contre lui. Condorcet disparaît alors dans Paris.Pendant près de neuf mois, il vit caché dans l'appartement d'une amie, Madame Vernet. Enfermé dans une petite pièce, il passe son temps à écrire. C'est durant cette clandestinité qu'il rédige son œuvre la plus célèbre : Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Même traqué, il continue à croire que l'humanité avance vers davantage de liberté et de savoir.Mais au printemps 1794, il comprend qu'il ne peut pas rester caché éternellement. Paris devient de plus en plus dangereux. Il décide alors de fuir.Amaigri, épuisé, mal habillé, Condorcet quitte discrètement la capitale à pied. Après des heures d'errance, il s'arrête dans une auberge de village, près de Bourg-la-Reine. Et c'est là qu'a lieu l'un des épisodes les plus étranges de toute la Révolution française.Affamé après des mois de privations, il commande une omelette… de douze œufs.La servante trouve cette demande suspecte. À l'époque, une telle quantité paraît absurde pour un homme seul, surtout dans une France frappée par les pénuries. L'étranger attire l'attention : il semble nerveux, sans papiers clairs, avec l'apparence d'un fugitif.Les autorités locales sont prévenues. Condorcet est arrêté.Conduit dans une cellule de la prison de Bourg-la-Reine, il y meurt seulement deux jours plus tard, le 29 mars 1794.Mais de quoi est-il mort ?Le mystère demeure encore aujourd'hui. Certains pensent qu'il s'est suicidé avec un poison qu'il portait sur lui afin d'échapper à la guillotine. D'autres soupçonnent un assassinat discret orchestré par ses ennemis politiques. Aucun examen sérieux ne fut réalisé.Ainsi s'achève le destin étrange de Condorcet : un immense penseur des Lumières, traqué comme un criminel… et peut-être perdu à cause d'une simple omelette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 21 mai 2026 - Carburants : la crise s'aggrave, les caisses sont vides...L'impact économique du conflit au Moyen-Orient risque de se faire davantage sentir cet été. Le marché pétrolier pourrait entrer dans une « zone rouge », avec une pénurie d'offre en « juillet ou en août », en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, a alerté ce jeudi le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, Faith Birol. Alors que la crise des carburants s'aggrave, en France, le Premier ministre doit annoncer en fin d'après-midi de nouvelles aides pour le mois de juin, encore très ciblées. Le gouvernement promet de « changer d'ampleur et d'échelle » pour protéger « les Français qui travaillent et les secteurs économiques les plus touchés » par la flambée des prix à la pompe. Mais il s'agit avant tout d'« adapter » les dispositifs de soutien à l'activité économique, sans dégrader les comptes. L'exécutif n'est « pas là pour faire des aides généralisées », parce que le « quoi qu'il en coûte, c'est terminé », a martelé dimanche sur France 3 le ministre de l'Économie, Roland Lescure.Pas question donc de changer de cap : la stratégie reste la même, quand bien même la crise s'installe et que les voyants économiques virent au rouge. Croissance nulle au premier semestre, inflation, faillites record… Nombre d'entreprises sont désormais au bord de l'asphyxie, mais les ménages aussi. Le dernier sondage Elabe-BFMTV publié ce mercredi 20 mai révèle une aggravation nette du sentiment d'étouffement financier. Ainsi, 81 % des Français déclarent aujourd'hui se « serrer la ceinture », dont 26 % disent le faire « beaucoup ». Les catégories populaires restent les plus touchées, avec 88 % de personnes contraintes de réduire leurs dépenses, mais le phénomène gagne aussi les classes intermédiaires et une partie des catégories aisées. Signe de ces difficultés, près de trois Français sur dix disent avoir été régulièrement à découvert au cours des douze derniers mois, avec un seuil critique qui intervient désormais, en moyenne, dès le 16 du mois.Dans ce contexte, plus de huit Français sur dix disent avoir modifié leurs comportements d'achat ces derniers mois. Promotions, marques de distributeur, suppression de certains produits ou recherche systématique d'articles moins chers deviennent des réflexes. Parallèlement, de nombreux salariés s'organisent pour se rendre au travail en dépensant le moins possible : bus, train, covoiturage… Mais les conducteurs et les entreprises doivent faire face à une recrudescence des vols de carburant. Les gendarmeries alertent sur une multiplication des siphonnages de réservoirs. En raison de la flambée des prix, l'essence et le diesel sont devenus très convoités par les voleurs.Alors les risques de pénurie de carburants sont-ils réels lors des vacances d'été ? Quelles nouvelles aides pour faire à la flambée des prix ? Jusqu'où ira l'inflation ? Quels produits alimentaires pourraient bientôt coûter plus cher ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur - Dominique SEUX - Éditorialiste aux Echos et sur France Inter- Stéphanie VILLERS - économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises- Olivia DETROYAT - journaliste économique au figaro, en charge de la grande consommation
Episode 235: La disparition des communs en Tunisie : Un long processus de construction de la dépendance alimentaire Ce podcast essaie de dessiner les liens structurels et de causes à effets entre les processus et dynamiques de destruction ou de désintégration des « communs » particulièrement le foncier agricole et l'eau d'irrigation et la construction de la dépendance alimentaire. Par le terme « communs » j'entends l'ensemble des biens communs matériels et immatériels exclusivement « gérés » par une communauté d'usagers (tribus, sous tribus et grandes familles, communautés locales, …) à travers ses représentants et à partir d'un ensemble de mécanismes de gestions et de résolution de conflits entre les différents membres de la communauté. Ainsi, toute perte totale ou partielle de l'exclusivité de la gestion se traduit automatiquement à plus ou moins longs termes par une désintégration du « commun ». L'intervention de l'État depuis la période coloniale jusqu'à aujourd'hui dans l'organisation et la gestion du foncier agricole et des ressources hydrauliques s'est progressivement traduite par une déstructuration des communs. C'est ainsi que les communautés locales ont été progressivement dépossédées de leurs ressources locales (notamment la terre et l'eau agricoles) au profit de l'État, des colons pendant l'époque coloniale et/ou des divers acteurs de l'agrobusiness. Le résultat est une dépendance alimentaire du pays qui dépasse les 50 % des besoins de base, une destruction de la biodiversité et de l'environnement, une marginalisation de l'agriculture paysanne et du pastoralisme et un épuisement dramatique des ressources naturelles. Le « commun », jadis au cœur de la vie sociale et économique du pays, n'est plus qu'un lointain souvenir pratiquement imperceptible pour les jeunes générations. Habib Ayeb est docteur en géographie et Doctorat Honoris Causa de l'université de Ghent/Gand en Belgique. Il est géographe, chercheur et professeur émérite à l'Université de Paris 8 à Saint Denis, France et réalisateur indépendant de documentaires libres et engagés. Spécialiste de la géographie sociale, ses domaines de recherche couvrent les questions liées à la souveraineté alimentaire, l'environnement, les questions paysannes, le changement climatique, la marginalité et la pauvreté, le changement social, et le rôle de l'environnement dans le développement de la souveraineté alimentaire ... Un de ses projets de recherche en cours s'intitule Histoire orale de la production intellectuelle en Afrique du Nord : Maroc, Algérie, Tunisie (2023-2025). Vous trouverez ici le lien vers l'Étape 1 (2023). L'Étape 2 (2026) est en cours de réalisation. Ce podcast a été enregistré le 17 juin 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interprétation de l'extrait de nouba "Dziriya" par Dr. Noureddine Saoudi pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
Depuis l'aube des temps, les pierres précieuses nous émerveillent. Leur beauté est telle qu'on leur prête même des vertus secrètes. Ainsi, les gemmes les plus rares accompagnent les princes et les princesses, les aventuriers et les poètes… Pour vous faire redécouvrir des légendes et des histoires de gemmes, La Voix des Bijoux, se pare de vert mais aussi de bleu et de mille reflets irisés. La Voix des Bijoux est un podcast de L'École des Arts Joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, qui vous dévoile les fascinantes histoires et les savoirs secrets que renferment les plus beaux bijoux.Écrit par Martin Quenehen et Aram Kebabdjian, interprété par Pierre-François Garel et produit par Bababam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand un bateau avance sur l'eau, il laisse derrière lui un étrange motif en forme de V. Ce phénomène paraît banal, mais il cache en réalité une loi physique fascinante : quel que soit l'objet qui se déplace à la surface de l'eau — un canard, une planche de surf ou un immense porte-conteneurs — l'angle de ce V reste pratiquement toujours le même. Environ 39 degrés au total, soit un peu moins de 20 degrés de chaque côté. Ce motif porte un nom : le “sillage de Kelvin”.Ce mystère fut résolu en 1885 par William Thomson, célèbre physicien écossais à qui l'on doit aussi l'échelle de température Kelvin et le concept de zéro absolu.Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer ce qui se passe lorsqu'un objet glisse sur l'eau. Il crée des vagues dans toutes les directions. Mais toutes ces vagues ne se déplacent pas à la même vitesse. Contrairement aux sons ou à la lumière, les vagues de surface obéissent à des règles complexes : certaines avancent vite, d'autres lentement, selon leur longueur.Le résultat est surprenant. Les vagues produites par l'objet finissent par se regrouper dans une zone bien précise derrière lui. Elles se renforcent mutuellement dans certaines directions et s'annulent ailleurs. Ce mécanisme d'interférences crée alors cette forme caractéristique en V.Mais pourquoi exactement 39 degrés ? Lord Kelvin a démontré mathématiquement que, dans l'eau profonde, les vagues les plus visibles ne peuvent pas sortir d'un cône d'environ 19,5 degrés de chaque côté de la trajectoire. Si l'on additionne les deux côtés du V, on obtient environ 39 degrés.Et c'est là le plus étonnant : cet angle ne dépend presque ni de la taille ni de la vitesse du bateau. Un petit canard et un gigantesque supertanker produisent donc théoriquement le même angle de sillage.Pendant plus d'un siècle, cette règle fut considérée comme universelle. Mais récemment, les chercheurs ont remarqué que certains bateaux très rapides semblaient produire des sillages plus étroits. En réalité, le sillage complet garde bien la structure prédite par Kelvin, mais certaines vagues deviennent moins visibles à haute vitesse, donnant l'impression d'un angle plus petit.Le sillage de Kelvin est aujourd'hui étudié dans de nombreux domaines. Il aide les ingénieurs navals à concevoir des bateaux plus efficaces et permet même aux satellites de repérer des navires depuis l'espace en observant les motifs laissés sur l'océan.Ainsi, derrière le simple V tracé par un bateau se cache une magnifique démonstration des lois des vagues, des mathématiques et de la physique des fluides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes au VI siècle avant notre ère, en Lydie, région d'Asie Mineure, proche de la mer Egée. Nous sommes sous le règne du roi Crésus, le dernier souverain de la dynastie des Mermnades. Un roi qui passera à la postérité en raison, notamment, de ses richesses : « riche comme Crésus ». Un roi qui innove en matière monétaire. Ainsi fait-il séparer la frappe de l'or et de l'argent et fonde, alors, le premier système bimétallique mondial. Ce passage de l'argent jusqu'alors pesé, à une monnaie frappée, va fluidifier les échanges commerciaux. À la fin du siècle, c'est la découverte, près d'Athènes, de mines d'argent, qui va changer le destin des Grecs et permettre la survie de leur démocratie face aux Perses. Des Perses qui, moins de deux siècles plus tard, verront leur colossal trésor d'argent capturé par Alexandre le Grand. Un butin qui va monétiser l'Orient et financer les guerres hellénistiques. Rome hérite de ce système, mais l'argent finit par s'épuiser en achat de produits de luxe à des contrées lointaines. Détrôné par l'or au XIXe siècle, l'argent a pourtant structuré les sociétés pendant deux millénaires. En quoi sa gestion, dans l'Antiquité, préfigure-t-elle nos défis actuels, comme la lutte contre la croissance des inégalités et les dégradations environnementales ? Avec Francis Albarède, géochimiste au laboratoire de géologie de Lyon, professeur émérite à l'École Normale Supérieure de Lyon et Visiting Professor à l'Université de Rice (Houston, USA). « La Naissance de l'Argent - Le métal qui a changé le cours de l'histoire » ; Armand Colin. sujets traités : naissance, argent, Crésus,Mermnades, Alexandre le Grand, Orient, Antiquité Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maladie génétique grave, l'hémophilie affecte la coagulation du sang. Ainsi, en cas de saignement, l'écoulement ne peut s'arrêter ou très difficilement, entraînant fréquemment des hémorragies. Cette maladie touche principalement les hommes. Elle requiert un traitement à vie pour les personnes concernées. Quels sont les traitements existants ? Comment mieux vivre avec la maladie ? Cette maladie héréditaire du sang, une maladie rare, concerne essentiellement les hommes, pour des raisons génétiques : le gène défaillant facteur d'hémophilie est déterminé par le chromosome X. En cause, un défaut de facteur de coagulation, absent ou dysfonctionnel, qui peut conduire à des hémorragies sévères, en cas de blessures, mais aussi à des saignements internes (hématomes) et à des douleurs incapacitantes, notamment au niveau des articulations (hémarthroses), suite à de simples mouvements brusques, pour les personnes concernées par une forme grave de ce trouble de l'hémostase (la capacité de notre sang à coaguler). La recherche médicale a permis d'améliorer la prise en charge de la maladie, grâce à une prophylaxie spécifique (notamment l'injection d'un médicament appelé « facteur de coagulation »). Distingue l'hémophilie A et B. La première est liée au déficit de facteur VIII, est plus fréquente (80% des cas). La seconde, plus rare, est liée au déficit de facteur IX. Le trouble hémorragique qui n'est pas évolutif : on nait hémophile, et cette différence ne va pas s'aggraver au cours de l'existence. En France, les enfants hémophiles sont suivis dans des centres dédiés et au fil des décennies, les innovations thérapeutiques ont permis d'améliorer la qualité de vie des patients : des traitements adaptés, qui peuvent évoluer en fonction de la réaction de l'organisme. Avec : Dr Annie Harroche, pédiatre au Service d'Hématologie Clinique et au Centre de Traitement de l'Hémophilie de l'Hôpital Necker Enfants Malades - APHP à Paris Dr Sokhna Aissatou Touré, médecin capitaine. Enseignant chercheur en hématologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal. Reportage de Charlie Dupiot. ► En début d'émission, nous faisons le point sur la situation sanitaire en République Démocratique du Congo. Ce dimanche 17 mai 2026, l'OMS a déclaré l'épidémie d'Ebola en cours dans le pays, urgence de santé publique de portée internationale, soit le niveau d'alerte maximal du droit sanitaire mondial. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies). Programmation musicale : ► Nao – Bad blood ► Protoje, Jesse Royal – Something I said.
Maladie génétique grave, l'hémophilie affecte la coagulation du sang. Ainsi, en cas de saignement, l'écoulement ne peut s'arrêter ou très difficilement, entraînant fréquemment des hémorragies. Cette maladie touche principalement les hommes. Elle requiert un traitement à vie pour les personnes concernées. Quels sont les traitements existants ? Comment mieux vivre avec la maladie ? Cette maladie héréditaire du sang, une maladie rare, concerne essentiellement les hommes, pour des raisons génétiques : le gène défaillant facteur d'hémophilie est déterminé par le chromosome X. En cause, un défaut de facteur de coagulation, absent ou dysfonctionnel, qui peut conduire à des hémorragies sévères, en cas de blessures, mais aussi à des saignements internes (hématomes) et à des douleurs incapacitantes, notamment au niveau des articulations (hémarthroses), suite à de simples mouvements brusques, pour les personnes concernées par une forme grave de ce trouble de l'hémostase (la capacité de notre sang à coaguler). La recherche médicale a permis d'améliorer la prise en charge de la maladie, grâce à une prophylaxie spécifique (notamment l'injection d'un médicament appelé « facteur de coagulation »). Distingue l'hémophilie A et B. La première est liée au déficit de facteur VIII, est plus fréquente (80% des cas). La seconde, plus rare, est liée au déficit de facteur IX. Le trouble hémorragique qui n'est pas évolutif : on nait hémophile, et cette différence ne va pas s'aggraver au cours de l'existence. En France, les enfants hémophiles sont suivis dans des centres dédiés et au fil des décennies, les innovations thérapeutiques ont permis d'améliorer la qualité de vie des patients : des traitements adaptés, qui peuvent évoluer en fonction de la réaction de l'organisme. Avec : Dr Annie Harroche, pédiatre au Service d'Hématologie Clinique et au Centre de Traitement de l'Hémophilie de l'Hôpital Necker Enfants Malades - APHP à Paris Dr Sokhna Aissatou Touré, médecin capitaine. Enseignant chercheur en hématologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal. Reportage de Charlie Dupiot. ► En début d'émission, nous faisons le point sur la situation sanitaire en République Démocratique du Congo. Ce dimanche 17 mai 2026, l'OMS a déclaré l'épidémie d'Ebola en cours dans le pays, urgence de santé publique de portée internationale, soit le niveau d'alerte maximal du droit sanitaire mondial. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies). Programmation musicale : ► Nao – Bad blood ► Protoje, Jesse Royal – Something I said.
Quelques mois après les élections municipales en France, et à 1 an de l'élection présidentielle, la montée de l'extrême droite continue, mais la lutte s'organise. Le match est terminé seulement après le coup de sifflet final ! Pas de défaitisme ! Parmi ses courants : le masculinisme qui pousse la misogynie à son paroxysme. L'une de ses formes est la misogynoir, qui vise les femmes noires dans laquelle la race et le genre jouent un rôle concomitant. Le concept est inventé par Moya Bailey, féministe noire et queer. Il me semble indispensable d'écouter et réécouter les autrices et auteurs qui travaillent sur ces sujets. Voici donc une rediffusion de l'épisode 50 avec la journaliste et autrice Christelle Murhula, que j'avais interviewée en novembre 2022 lors de la parution de son livre "Amours silenciées - Repenser la révolution romantique depuis les marges" aux éditions Daronnes. Cet essai brillant et facile à lire pose une question épineuse : la révolution romantique dont nous parlent Victoire Tuaillon, Mona Chollet, Titiou Lecoq, Charlotte Bienaimé, et d'autres autrices féministes et militants, cette révolution est-elle possible pour tous et toutes ? Quand on subit le racisme, le fétichisme, le validisme, la grossophobie et d'autres discriminations, peut-on rêver à un amour possible avec plus d'égalité, plus de respect ? Quand on grandit dans un monde où prendre un café avec son crush n'est pas accessible (parce qu'il n'y a pas d'endroit !), vit-on les mêmes histoires d'amour ? Comment construire nos modèles romantiques ? Autant de questions passionnantes et bien d'autres (dont le colorisme) que nous abordons ensemble dans cet épisode. Bonne écoute ! Photo de Christelle Murhula © Eva Belizaire https://www.instagram.com/beleva__/ Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez les articles de Christelle Murhula ici : https://www.christellemurhula.fr/Son actu sur Instagram https://www.instagram.com/cmurhula/Et son livre, en librairies : https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782492312052-amours-silenciees-repenser-la-revolution-romantique-depuis-les-marges-christelle-murhula/ | https://editionsdaronnes.fr/product/amours-silenciees/.Résumé : "Depuis quelques années, on parle de plus en plus d'une révolution romantique. Elle permettrait de sortir de la dépendance à l'Autre, de combattre les inégalités dans le couple, surtout hétérosexuel, et de se sentir plus libre dans ses choix. Certain·e·s diront même que révolutionner son couple, c'est un peu abattre le patriarcat.Si le programme paraît alléchant et si le débat est absolument indispensable, Christelle Murhula, journaliste et féministe noire, ajoute sa pierre à l'édifice en faisant un constat un peu amer : cette révolution amoureuse ne s'adresse pas à tout le monde, et surtout pas à elle.En partant de travaux scientifiques, d'exemples précis et de son expérience, l'autrice interroge les solutions proposées par cette grande révolution. Elle se demande : pour qui existe la révolution romantique ? Quelle est la place des femmes noires dans ce débat ? Qui sont les oubliées de l'amour ?Et surtout : pourquoi vouloir faire couple à tout prix ?Un livre qui nous permet de faire un pas de côté sur le débat actuel ; aujourd'hui il n'est plus possible de penser cette révolution individuellement, mais c'est bien une lutte collective qui doit se mettre en place." Ainsi que le livre collectif auquel elle a participé "Moi aussi MeToo, au-delà du hashtag" paru en octobre 2022. Résumé : "À l'occasion des 5 ans de #MeToo, un livre collectif dirigé par Rose Lamy qui croise les regards de neuf femmes sur cette révolution féministe, ses limites, ses enjeux et ses perspectives.En octobre 2017, #MeToo se propageait sur les réseaux sociaux, et le monde ne serait plus jamais comme avant. Si l'on sait que ce mouvement marquera l'histoire, on peine encore à en mesurer toutes les conséquences, tant il est en évolution permanente et ouvre des fronts de lutte multiples.Cinq ans plus tard, ce collectif dirigé par Rose Lamy réunit neuf femmes et autrices.Elles sont journalistes, militantes, musiciennes, étudiantes, philosophes, chercheuses ou essayistes, d'origine et d'âge différents, et portent un regard singulier sur cette révolution féministe. Le mouvement a-t-il réellement commencé en 2017 ? Y a-t-il eu une « vague » en France ? A-t-il profité à toutes les femmes ? Que veulent les victimes de violences sexistes ? Quelles forces s'organisent contre #MeToo ?" https://www.editions-jclattes.fr/livre/moi-aussi-9782709671200/ Références citées dans l'épisodeLivres"Réinventer l'amour : comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles " de Mona Chollet, éditions La Découverte https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782355221743-reinventer-l-amour-comment-le-patriarcat-sabote-les-relations-heterosexuelles-mona-chollet/"A propos d'amour" de bell hooks (les minuscules sont le choix de l'autrice), éditions Divergences https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791097088514-a-propos-d-amour-bell-hooks/ Podcasts"Le coeur sur la table", de Victoire Tuaillon, Solène Moulin, Naomi Titti, Diane Jean (Binge Audio), avec aussi les hors séries de Ovidie et Tancrède Ramonet "La dialectique du calbute sale" et "Les ex de François" de Judith Duportail https://www.binge.audio/podcast/le-coeur-sur-la-table"Mansplaining", de Thomas Messias (Slate), épisode enregistré en public au Paris Podcast Festival avec Marie Sauvion de Télérama, Anaïs Bordages et Marie Telling de Peak TV, et l'humoriste Laurent Sciamma (dont je vous recommande chaudement les spectacles) https://www.slate.fr/audio/mansplaining/la-recherche-de-modeles-masculins-dans-les-fictions L'extrait où Laurent Sciamma propose un monde où les hommes hétéros consacrent autant de temps à sauver la planète qu'ils en consacrent au foot. https://twitter.com/Louisa_A/status/1296444294883086336 Films, documentaires, série"Préliminaires" sur Arte : "À l'ère des réseaux sociaux, le premier baiser a laissé place à des pratiques plus crues, véritables rites de passage vers l'âge adulte. Des ados et des jeunes témoignent de leurs premières expériences sexuelles. Instructif et poignant." https://www.arte.tv/fr/videos/087434-000-A/preliminaires/"LOL", film de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau, Christa Théret, Alexandre Astier, Félix Moati etc https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134003.html"Insecure", série d'Issa Rae, diffusée sur HBO et OCS https://www.ocs.fr/programme/psinsecurexw0114998 ArticlesEtude IFOP sur la "déconstruction" (supposée, mais fausse) des hommes. En effet 48% d'entre eux (1 sur 2) refuseraient d'avoir pour compagne, une femme qui ne correspond pas aux normes (couleur de peau, poids, handicap, pilosité etc) https://www.ifop.com/publication/observatoire-wyylde-de-la-deconstruction/ https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-41-louise-et-chloe-de-lifop-les-hommes-sont-ils-deconstruitsSur le sujet du handicap, de l'inclusion, de l'anti-validisme, vous pouvez suivre sur Twitter Elisa Rojas https://twitter.com/elisarojasm et Celine Extenso https://twitter.com/CelinextensoVocabulaire/définition Misogynoir : La misogynoir est une forme de misogynie envers les femmes noires dans laquelle la race et le genre jouent un rôle concomitant. Le concept est inventé par Moya Bailey, féministe noire et queer, qui crée le terme pour décrire une misogynie dirigée spécifiquement envers les femmes noires en Amérique et dans la culture populaire https://fr.wikipedia.org/wiki/Misogynoir Nous évoquions déjà le sujet avec Sharone Omankoy dans l'épisode 3 de Single Jungle https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-3-afrofeminisme-charge-sexuelle-avec-sharone-omankoy-aka-le-kitambala-agite Colorisme : Le colorisme est une forme de discrimination intra-communautaire qui se distingue du racisme, même s'il en est issu. C'est un traitement différentiel stéréotypé, souvent inégalitaire, des individus selon leurs peaux, les plus claires étant considérées comme « plus jolies », au détriment des carnations et teints foncés, ou encore selon la texture et couleur capillaire, la physionomie et l'apparence du visage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Colorisme_(discrimination) Au sujet du colorisme, je vous recommande les vidéos de Clémence sur sa chaîne "Keyholes and snapshots" https://youtu.be/US3LyMBqqCc et le podcast d'Emilie Mendy "Sauver sa peau" (produit par Nouvelles Ecoutes) https://nouvellesecoutes.fr/sauver-sa-peau-le-nouveau-documentaire-intime-politique/ dans la collection "Intime & politique" https://nouvellesecoutes.fr/podcast/intime-politique/ AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez-vous une dépense inutile. Episode enregistré à Paris chez Isabelle en novembre 2022, merci à elle pour son accueil.Prise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Générique de "Manimal", virgules sonores : Edouard Joguet.Logo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
À première vue, “Wall Street” évoque immédiatement la finance, la Bourse, les traders et les gigantesques fortunes américaines. Pourtant, à l'origine, ce nom n'avait absolument rien à voir avec l'argent. Car “Wall Street” signifie littéralement “la rue du mur”… et ce mur a réellement existé.Pour comprendre son histoire, il faut remonter au XVIIᵉ siècle. À cette époque, New York ne s'appelle pas encore New York. La ville porte le nom de “New Amsterdam” et appartient aux Provinces-Unies, autrement dit aux Pays-Bas. Les colons néerlandais y développent un important comptoir commercial sur l'île de Manhattan.Mais la situation est tendue. Les colons craignent plusieurs menaces. D'abord les attaques de certaines tribus amérindiennes locales, notamment les Lenapes, avec lesquelles les relations sont parfois conflictuelles. Ensuite, ils redoutent aussi les Britanniques, qui convoitent cette colonie stratégiquement située. Pour protéger la petite ville, les autorités néerlandaises décident donc, vers 1653, de construire un immense mur défensif.Ce mur, fait de bois et de terre, mesure environ 4 mètres de haut. Il traverse la limite nord de la colonie. Juste le long de cette fortification passe un chemin qui prend naturellement le nom de “de Waal Straat” en néerlandais, puis “Wall Street” en anglais : la rue du mur.Ironie de l'histoire : ce mur n'a jamais réellement servi à repousser une grande invasion. Et surtout, il n'a pas empêché les Britanniques de prendre la ville en 1664. New Amsterdam devient alors New York, en hommage au duc d'York.Le mur, lui, finit par être démonté à la fin du XVIIᵉ siècle, devenu inutile. Mais le nom de la rue reste. Peu à peu, le quartier devient un centre commercial majeur. Les marchands, les armateurs et les négociants s'y installent. Puis, à la fin du XVIIIᵉ siècle, Wall Street entre dans l'histoire financière.En 1792, vingt-quatre courtiers signent sous un arbre de la rue le célèbre “Buttonwood Agreement”. Cet accord marque la naissance de ce qui deviendra plus tard la Bourse de New York, le fameux New York Stock Exchange.Ainsi, le nom “Wall Street” est un extraordinaire vestige historique. Derrière ce symbole mondial du capitalisme se cache en réalité un vieux mur de défense construit par des colons néerlandais terrifiés il y a près de quatre siècles. Une preuve que les lieux les plus puissants du monde ont parfois des origines étonnamment modestes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ESPIONS DU PRÉSIDENTPierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d'Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d'euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l'Élysée.Cette montée en puissance s'accompagne toutefois d'une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 révèle un déficit d'anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l'influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l'élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d'interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d'«écoterrorisme » — interroge l'équilibre entre sécurité et libertés publiques.Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d'influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d'autonomie stratégique, tandis que l'Europe, notamment l'Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d'un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d'anticipation, de coordination et d'adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Marche du monde enregistrée en public au Musée d'Histoire de Nantes pour la 4ème édition d'Expressions décoloniales. Une invitation à revisiter l'histoire de l'esclavage et de la traite négrière en donnant de l'espace à de nouveaux récits historiques et artistiques pour interroger quatre siècles d'une histoire monde dont nous sommes toutes et tous les descendants. C'est notre Histoire partagée et RFI est très fière de s'associer comme chaque année au Temps des mémoires, temps des commémorations de l'esclavage, de ses victimes et des combats pour son abolition. Le Musée d'Histoire de Nantes est devenu une référence internationale pour la qualité de ses différents parcours proposés sur l'histoire longue de la ville, notamment pour son parcours muséal sur l'histoire de l'esclavage et de la traite. Au fil des œuvres, les visiteurs découvrent comment la ville de Nantes est devenue le premier port français de traite des êtres humains avec plus de 42% des départs d'expéditions de traite entre 1707 et 1793. Un commerce des esclaves dans lequel se sont spécialisées des familles d'armateurs tout comme de nombreuses activités économiques de la ville et de la région. Pour sa quatrième édition, la manifestation « Expression (s) décoloniale (s) » initiée par la directrice scientifique du Musée Krytel Gualdé invite trois personnalités, à la croisée de l'histoire, de l'art et de la mémoire: les artistes Rosana Paulino et Omar Victor Diop, et l'historienne Lylly Houngnihin. L'historienne ouest-africaine Lylly Houngnihin, fondatrice et directrice de Totems Afrikaraïbes, interpelle les visiteurs par une dizaine de textes mêlant histoire, mémoire, poésie, culture et sensibilité, attachés à des objets choisis dans le parcours permanent. Dans une démarche historique, elle envisage les collections du musée de manière transversale : « Mon travail s'oriente vers une exploration des objets comme matrices de mémoire. Je souhaite mettre en lumière ce que j'appelle des « persistances atlantiques » : les formes symboliques, plastiques et rituelles qui ont circulé de l'Afrique vers d'autres territoires, souvent en dépit des violences extrêmes de la traite. Les objets deviennent alors des passeurs d'expérience : ils condensent des récits de perte, de déplacement, mais aussi de recréation esthétique, social, et culturelle. » Depuis Sao Paulo, Rosana Paulino, artiste incontournable de la scène artistique brésilienne, investit, avec plus d'une dizaine d'œuvres majeures, le parcours d'exposition. Dessins, peintures, sculptures, vidéos, et installations en regard des documents historiques du musée sur plusieurs thématiques rendant hommage aux femmes afro-brésiliennes. Les femmes victimes de la traite atlantique et de l'esclavage colonial furent-elles des victimes comme les autres ? Quelles formes particulières de violence leur furent-elles infligées ? Quel rôle fondamental jouèrent-elles dans la transmission des savoirs hérités du continent africain ? Enfin, derrière le silence et le déni, de quelle force de résilience disposèrent-elles pour tenir ? Rosana Paulino, à travers les réponses que ses œuvres nous apportent, nous éclaire sur ces points en explorant ce qui subsiste et ce qui disparait. Enfin, l'artiste sénégalais Omar Victor Diop présente deux séries de photographies emblématiques. La première, intitulée Diaspora, inspirée de portraits réalisés entre le 15ème et le 19ème siècle, met en valeur des personnes ayant traversé les lignes de l'histoire coloniale européenne à l'époque moderne. Ainsi, c'est l'agentivité de ceux qui, depuis l'Afrique, furent les victimes ou les acteurs de ce passé, qui est mise en avant, leur individualité faisant force. La seconde série, intitulée Liberty évoque des moments-clés, fondateurs et fondamentaux, de la protestation noire à l'échelle mondiale et dans une dimension historique, des luttes anticoloniales dans les Caraïbes, à celles menées sur le continent africain jusqu'aux mouvements antiségrégationnistes et aux manifestations contemporaines contre les violences racistes. Un grand merci à toute l'équipe du musée d'Histoire de Nantes dont le formidable parcours d'exposition est à découvrir ici.
C dans l'air du 15 mai 2026 - Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient !Avec l'envolée des prix depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et un plein toujours plus cher, les Français changent leurs habitudes et consomment moins. Ils utilisent moins leur voiture quand ils le peuvent, privilégient davantage les transports collectifs, le covoiturage, le télétravail ou encore le bus et le train. Résultat : la consommation de carburant a chuté de 30 % sur les dix premiers jours du mois de mai. Une baisse spectaculaire.Or, comme plus de la moitié du prix des carburants correspond à des taxes — TVA et TICPE notamment — vendre moins de carburant signifie automatiquement moins de recettes pour les finances publiques. Sébastien Lecornu a annoncé une chute d'environ 300 millions d'euros.Et si, en ce week-end de l'Ascension, les Français ont été nombreux à prendre la voiture pour partir quatre jours, ils ont fait le choix d'aller moins loin que d'habitude. Un comportement que l'on retrouve aussi chez nos voisins européens, au grand dam des professionnels du tourisme.Au-delà de ce secteur, les voyants de l'économie française dans son ensemble commencent à passer au rouge. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, plombée par une consommation en berne, et la banque centrale n'a pas fait de prévisions chiffrées pour le second trimestre.Les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France, et, pour le cinquième trimestre consécutif, le chômage augmente. Il atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Ainsi, un peu plus de 21 % des jeunes actifs français n'ont pas de travail, l'un des plus mauvais résultats en Europe.Parallèlement, seuls 60 % des actifs de 55 ans et plus ont un emploi, un taux toujours nettement inférieur à la moyenne européenne. Les seniors restent aussi bien plus longtemps au chômage que leurs voisins européens.Alors que les nuages s'amoncellent sur l'économie, le Premier ministre continue de miser sur des aides ciblées et modulables, mais la pression augmente. Selon une étude d'Ipsos BVA publiée fin avril, 74 % des automobilistes disent avoir réduit leurs déplacements depuis le début du conflit et 63 % des Français affirment que les aides du gouvernement ne sont « pas adaptées au regard de la situation des populations les plus précaires ».Le décret sur les modalités de l'indemnité carburant pour « les travailleurs modestes grands rouleurs » vient d'être publié et un nouveau dispositif est attendu pour le début du mois de juin. Le gouvernement planche depuis plusieurs semaines sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ».Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie – Paris Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
C dans l'air du 14 mai 2026 - Quand Xi Jinping menace Trump...Présentation: Lorrain SénéchalAccueilli en grande pompe ce jeudi à Pékin, le président des États-Unis a rencontré son homologue chinois, au premier jour d'une visite officielle aux lourds enjeux. Échanges d'amabilités et longue poignée de main. Xi Jinping a salué « une visite historique », prônant la stabilité des relations sino-américaines, et Donald Trump a promis un « avenir fabuleux » entre les deux puissances rivales. Mais derrière les sourires, les sujets de tension sont nombreux entre les deux superpuissances : la guerre au Moyen-Orient, les enjeux technologiques, la guerre commerciale, sans oublier Taïwan. Et loin des caméras, les propos sont plus offensifs.Ainsi, Xi Jinping a prévenu Donald Trump que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan, a rapporté la télévision d'État CCTV. Avant de monter dans l'avion pour se rendre à Pékin, le président des États-Unis avait déclaré qu'il parlerait avec le numéro un chinois Xi Jinping de la question des ventes d'armes américaines à Taïwan. Mais pourquoi accepterait-il d'en discuter avec la Chine ?L'Empire du Milieu considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à « unifier » avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle demande régulièrement aux États-Unis de ne pas soutenir militairement et diplomatiquement les autorités taïwanaises actuelles, et a intensifié ses manœuvres militaires autour de Taïwan depuis 2016. De leur côté, depuis l'adoption par le Congrès en 1979 du Taiwan Relations Act, les États-Unis sont tenus de donner à Taïwan les moyens d'assurer sa défense. Cela pourrait-il changer ? Les États-Unis pourraient-ils lâcher Taïwan et le détroit de Formose en échange du détroit d'Ormuz ? Quels sont les enjeux de la visite de Donald Trump en Chine ? Et que se passe-t-il en mer de Chine méridionale ?Alors que le monde a les yeux rivés vers le Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz, l'Empire du Milieu accélère discrètement dans d'autres domaines. En mer de Chine méridionale, Pékin construit activement une île artificielle sur le récif Antelope, situé à quelques centaines de kilomètres des côtes vietnamiennes. Parallèlement, l'Asie s'agite autour d'un autre étroit couloir de navigation : le détroit de Malacca, voie navigable la plus fréquentée au monde. L'Indonésie a fait part de sa volonté d'y imposer des péages avant de faire machine arrière. En Europe, au premier trimestre 2026, jamais la Chine n'avait enregistré un excédent commercial aussi élevé vis-à-vis de l'UE. Les exportations chinoises vers l'Europe atteignent des niveaux record.Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre »- Mary-Françoise RENARD - Professeure d'économie - Université Clermont-Auvergne, auteure de la Chine dans l'économie mondiale
durée : 00:02:49 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - « C'est le printemps, synonyme du retour des fleurs, des batailles… et des touristes de guerre ». Oui, j'avoue que ce titre du Washington Post m'a quelque peu interloqué. Ainsi, il existerait des gens qui choisissent comme destination de vacances des zones dangereuses, frappées par le malheur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 13 mai 2026 - Chômage, inflation : vous n'avez encore rien vu ...Deux mois et demi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé, la situation piétine sur le plan diplomatique et les voyants économiques commencent à passer au rouge. L'Insee vient de publier ses chiffres pour le premier trimestre 2026 : le chômage est en hausse de 0,2 % et atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d'avril, tirés par la flambée des prix de l'énergie. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, et la banque centrale n'a pas fait de prévision chiffrée pour le second trimestre. Autre signe d'inquiétude, les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France.Avec un pouvoir d'achat en recul, les courses deviennent un casse-tête pour de nombreux Français. Les boutiques sont de plus en plus désertées, et le secteur de la mode en particulier connaît une crise très profonde, marquée par une succession de redressements judiciaires et de fermetures qui fragilisent même des marques que l'on pensait incontournables. Ainsi, le chausseur Minelli vient d'annoncer la fermeture définitive de ses boutiques le 30 mai.Dans ce contexte, le Smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a annoncé ce mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. Parallèlement, le gouvernement planche sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ». D'autres idées sont en débat, comme le blocage des prix ou la nationalisation de TotalEnergies.Parallèlement, le Conseil de stabilité financière (FSB), l'organisme international créé dans le cadre du G20 pour surveiller les vulnérabilités du système financier, alerte sur les risques croissants du crédit privé. Dans un rapport, il pointe la trop grande opacité des opérations de financement privé, plébiscitées ces dernières années, en particulier aux États-Unis, pour financer les PME et les ETI, et aujourd'hui dans l'œil du cyclone. L'inquiétude est montée d'un cran après que le géant BlackRock, ou encore le gérant Blue Owl, ont dû plafonner les rachats de parts de fonds investis dans la dette privée. Dans une tribune publiée en mars dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que « des signes de tension systémique commencent à apparaître », mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des « subprimes » en 2008. Il nous a accordé une interview.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L'horizon des possibles, publié chez Robert Laffont- Mathieu PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l'OFCE, enseignant à Sciences PO Paris, auteur de L'économie française 2026, publié aux éditions La Découverte- Jean-Paul CHAPEL - Éditorialiste économique à France Télévision- Stéphanie VILLERS - Économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises
Cette pratique apparaît à la fin du XIXe siècle aux États-Unis. Mais son véritable inventeur reste inconnu. Plusieurs commerçants semblent avoir eu l'idée presque en même temps. Ce qui est certain, en revanche, c'est que cette technique explose avec l'essor des grands magasins américains comme Sears, Roebuck and Co..À première vue, vendre un objet 9,99 dollars au lieu de 10 dollars paraît absurde. Après tout, la différence n'est que d'un centime. Pourtant, cette minuscule variation change profondément notre perception du prix.Pendant longtemps, les commerçants constatent empiriquement que les prix finissant par “99” augmentent les ventes. Mais aujourd'hui, les neurosciences et la psychologie économique ont permis de comprendre pourquoi.Une étude très célèbre des chercheurs Manoj Thomas et Vicki Morwitz a démontré l'existence de ce qu'on appelle “l'effet du chiffre de gauche”. Notre cerveau lit les prix de gauche à droite et accorde une importance disproportionnée au premier chiffre. Ainsi, 9,99 € est inconsciemment perçu comme étant “dans la catégorie des 9 euros”, et non des 10 euros.Le plus étonnant, c'est que leur étude montre que les consommateurs perçoivent parfois la différence entre 1,99 € et 3 € comme plus faible que celle entre 1 € et 1,99 €, alors que mathématiquement c'est faux. Le simple passage du premier chiffre — de 1 à 2 — agit comme une frontière psychologique extrêmement puissante.Et même lorsque les gens connaissent parfaitement cette astuce marketing… leur cerveau continue à y réagir.Mais il existe aussi une autre explication historique à l'apparition des prix en “99”. À la fin du XIXe siècle, de nombreux commerçants craignent les vols de leurs employés. Si un produit coûte exactement 1 dollar, le vendeur peut garder le billet sans ouvrir la caisse. En revanche, avec un prix à 0,99 dollar, il doit rendre un centime et donc enregistrer la vente.Cette logique devient particulièrement importante après l'invention de la caisse enregistreuse mécanique par James Ritty en 1879.Aujourd'hui encore, cette vieille technique continue de fonctionner partout : supermarchés, abonnements numériques, billets d'avion, restaurants, plateformes de streaming… Le “99” est devenu une arme psychologique universelle. Et c'est peut-être cela le plus fascinant : plus d'un siècle après son invention, notre cerveau continue de tomber dans le piège. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 11 mai 2026 - Hantavirus : 1er cas en France…Depuis plusieurs jours, les regards sont braqués sur le navire de croisière MV Hondius, où l'OMS a signalé un foyer d'infection à hantavirus ayant déjà causé plusieurs décès. Alors que les ultimes évacuations du navire se poursuivent ce lundi après-midi depuis l'archipel espagnol des Canaries, dans l'océan Atlantique, « nous sommes à 9 cas, dont 7 confirmés, d'hantavirus dans le monde, dont une Française », a expliqué Anaïs Legand, experte de l'OMS spécialisée dans les fièvres hémorragiques virales.Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Hôpital Bichat à Paris, l'état de santé d'une femme s'est « malheureusement dégradé cette nuit » et les « tests sont revenus positifs », a annoncé ce lundi matin la ministre française de la Santé Stéphanie Rist, faisant état de 22 cas contacts identifiés en France, à l'isolement à leur domicile. Le gouvernement a toutefois appelé à ne pas céder à « la panique ».La crise à bord de ce navire suscite néanmoins l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de COVID-19, même si l'Organisation mondiale de la Santé martèle que la situation n'est pas comparable à 2020. À ce stade, trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées après une infection à l'hantavirus, cette souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme, avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40 %, selon les spécialistes.À l'heure actuelle, chaque pays met en place le protocole sanitaire qui lui semble le plus adéquat, très souvent en suivant les consignes de l'OMS. Ainsi, les 14 Espagnols évacués ont déjà été mis à l'isolement dans un hôpital militaire de Madrid. Les six passagers partis ce lundi pour l'Australie seront, eux, placés en quarantaine pendant au moins trois semaines. En Allemagne, quatre rapatriés, tous asymptomatiques, devront s'isoler à domicile pendant 45 jours.Aux États-Unis, où les ressortissants sont rapatriés vers un centre spécialisé situé à Omaha, dans le Nebraska rural, les passagers, qui sont asymptomatiques, ne seront pas nécessairement placés en quarantaine ni testés. Le patron de l'OMS a estimé que ce protocole « peut présenter des risques ». Ce lundi, l'un des passagers américains a été testé positif à l'hantavirus ; un autre présente des symptômes « légers ».Qu'est-ce que l'hantavirus, ce virus dont le premier cas positif a été identifié en France ? En quoi consiste le protocole sanitaire renforcé mis en place dans le pays ? Pourquoi les États-Unis, qui sont sortis de l'OMS, appliquent-ils un protocole différent ? Enfin, maintenant que nous avons un peu de recul, quels ont été les impacts de la crise du Covid-19 sur la santé mentale et le bien-être des enfants ?Nos experts :- Philippe AMOUYEL - Épidémiologiste, Professeur de santé publique au CHU de Lille- Gérald Kierzek - Médecin urgentiste, chroniqueur, et directeur éditorial de Doctissimo- Jean-Daniel Lelievre - Professeur en immunologie- Audrey Goutard - Grand reporter France Télévisions, spécialiste des faits de société.- Antoine Flahault (en duplex de Genève)- Professeur d'épidémiologie à l'hôpital Bichat - Université Paris Cité