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COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURMi 7, 14-15.18-20Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t'appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu'il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d'autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d'Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l'égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s'obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l'as juré à nos pères depuis les jours d'autrefois.
320 000, c'est le nombre d'étudiants laissés sur le carreau en 2025 par la plateforme parcoursup. Une sélection à l'entrée de l'université voulue par les macronistes et appliquée avec zèle par certaines universités. Y compris celles qui ont une longue histoire de gauche, comme l'université de Nanterre. Et gare aux syndicats étudiants qui voudraient mener des actions pour débloquer les situations de ceux qu'on appelle désormais les “sans facs”. Certains militants de l'UNEF, 8 pour être plus précis, en ont fait les frais. En effet, ces derniers ont été convoqués les 29 et 30 juin derniers au commissariat de Nanterre. Selon les militants, c'est un acharnement de la part de la direction de l'établissement, qui n'avait déjà pas hésité à faire intervenir les CRS pour défaire ces occupations. L'UNEF n'entend pas lâcher la lutte pour autant. Ce d'autant que d'autres problématiques se sont rajoutées à parcours sup depuis : à commencer par la hausse des frais d'inscription et plus récemment la fin des APL pour les étudiants étrangers. Ainsi les syndicats sont de plus en plus réprimés par les directions de leurs facs alors que la situation des étudiants en France est de plus en plus catastrophique. Pour en parler, Irving Magi reçoit Hajar, trésorière de l'UNEF Nanterre.
À vos crèmes solaires ! Le soleil est de retour et avec lui, le risque de coups de soleil. Il est tentant de profiter des journées ensoleillées pour se détendre au bord de la piscine ou se promener en plein après-midi. Mais il est aussi crucial de se protéger contre les rayons UV pour éviter les effets néfastes du soleil. Le soleil est bon pour le moral et apporte la vitamine D dont le corps a besoin. Ainsi, les rayonnements solaires viennent stimuler le système immunitaire, renforcer les os et participent à la bonne santé de l'organisme. Mais attention, ça ne veut pas non plus dire qu'il n'est pas dangereux ! Mais le soleil a aussi des bienfaits, non ? Faut-il arrêter de bronzer ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : juillet 2024 À écouter aussi : Qu'est-ce que l'inflexibilité intentionnelle, qui peut vous sauver au travail ? Les hommes politiques sont-ils vraiment assez protégés ? Quelles sont les 3 idées reçues pour lutter contre la chaleur ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Au Honduras, où les médias sont concentrés entre les mains de quelques puissants, une soixantaine de radios communautaires résistent, souvent dans la clandestinité. Marie Griffon et Célia Pousset nous emmènent à la rencontre de responsables de ces radios qui utilisent les ondes pour défendre leurs terres et leur culture malgré les menaces. « Waruguma signifie étoile, une étoile lumineuse qui sert de guide à tout le peuple. » Ainsi parle Horacio Martínez, directeur de la radio du même nom, à Trujillo. Dans un pays classé 132e sur 180 au classement mondial 2026 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), des petites stations comme Waruguma sont souvent le seul moyen pour les populations de s'informer hors des canaux officiels. Le Honduras est le pays le plus pauvre d'Amérique latine après Haïti, selon le Fonds monétaire international (FMI). Gangrené par la corruption et le crime organisé, le pays est aux mains d'une poignée de familles industrielles qui possèdent la quasi-totalité des journaux et télévisions. Face à cela, les radios communautaires s'efforcent d'informer dans les zones rurales isolée et deviennent parfois des cibles. Le défi de la légalité Pour exister, ces radios doivent faire preuve de courage. Au Honduras, les fréquences sont mises aux enchères et s'arrachent à des prix inaccessibles pour des associations. « Ici, dans le Nord, une fréquence a déjà été adjugée pour 12,5 millions de lempiras (plus de 400 000 euros) », explique Jorge Andino, directeur de Play FM. Pour ces médias sans publicité, impossible de réunion une telle somme. Résultat : la majorité des 70 radios communautaires du pays opèrent sans licence légale. « La communication communautaire n'est ni légitimée ni reconnue par l'État. C'est comme marcher en permanence sur la corde raide. C'est vivre à la limite », déplore Jorge Andino. Sans reconnaissance, ces radios risquent à tout moment la saisie de leur matériel, voire la prison pour leurs animateurs, sur simple dénonciation d'un homme d'affaires influent. Au manque de protection juridique s'ajoute la précarité technique. Dans les studios souvent installés chez l'habitant, on utilise des ventilateurs de fortune pour refroidir des émetteurs de faible puissance. Lors des orages, faute de paratonnerres, les stations doivent souvent couper l'antenne pour ne pas perdre leur unique outil de diffusion. Informer, au plus près des communautés Plus au sud, à la frontière avec le Nicaragua, la Radio Cholula Triunfeña ouvre son antenne aux paysans locaux. Ici, on insonorise les murs avec des dizaines de boîtes d'œufs collées les unes aux autres. Wilfredo Hernández Cruz, le directeur, y défend une parole sans artifice : « Parlez comme vous êtes, car c'est justement cela l'essentiel : que les habitants des zones rurales aient accès à un micro. » Mais cette liberté a un prix. Située dans une zone de trafic de drogue et de traite d'êtres humains, la radio dérange les pouvoirs économiques et mafieux en dénonçant les investissements opaques et les concessions minières. « Nous avons déjà perdu des camarades qui ont été attaqués, persécutés, réduits au silence », confie Wilfredo Cruz. Les menaces sont directes : appels anonymes, piratages de téléphones ou encore l'envoi d'une balle dans une boîte pour signifier à un journaliste de cesser ses enquêtes. Amanda Ponce, directrice de C Libre (Comité pour la libre expression), souligne que l'État hondurien a longtemps occulté cette réalité. « Il y a deux décennies d'assassinats de journalistes qui sont aujourd'hui complètement effacées par l'État », précise-t-elle. Depuis les années 1980, le schéma reste le même : éliminer ceux qui mettent en lumière la corruption et les liens entre banques, narcotrafic et pouvoir politique. L'héritage de Berta Cáceres Dans les montagnes froides de l'ouest, le peuple Lenca poursuit un combat emblématique. C'est ici que la célèbre militante écologiste Berta Cáceres a fondé la radio Guarajambala avant d'être assassinée en 2016. Pour le COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras), la radio est l'un des seuls moyen de mobiliser les communautés contre les projets extractifs qui menacent leurs rivières. Aujourd'hui, une nouvelle génération prend le micro. Leiby, une journaliste de 25 ans, a été formée dans l'école Voix des Rivières créée par l'organisation. Pour elle, la mission est claire : « Nous dénonçons, nous devenons la voix des communautés. Nous sommes la voix des grandes injustices que nous subissons dans ce pays. » Malgré la violence, ces radios continuent tant bien que mal de diffuser. Elles font entendre des musique indigènes ou alternatives, des langues en recul comme le Garifuna, elles racontent l'histoire de ces communautés marginalisées et créent une solidarité qui dépasse désormais les frontières. En l'absence de médias nationaux lors de la commémoration de l'assassinat de Berta Caceres, ce sont des radios communautaires du Guatemala et du Costa Rica qui sont venues prêter main-forte à leurs sœurs honduriennes. Ces ondes, bien que fragiles, restent un espace où l'on peut « inviter les gens à rêver ». Dans un pays où certains tentent de les faire taire, les radios communautaires prouvent chaque jour que la parole radiodiffusée est un pouvoir que l'on ne peut pas totalement éteindre.
Tommy Recco est l'un des plus anciens détenus de France. Son parcours criminel débute en octobre 1960, lorsqu'il assassine son parrain, un garde maritime, afin d'éviter une amende liée à la pêche à la dynamite. Par conséquent, il est condamné en décembre 1962 à la réclusion criminelle à perpétuité. Cependant, il est libéré en novembre 1977 pour bonne conduite. Néanmoins, il récidive rapidement. En décembre 1979, il commet un braquage sanglant au supermarché Mammouth de Béziers. Il tue trois caissières d'une balle dans la nuque pour dérober 700 000 francs. En janvier 1980, dans la Carqueiranne dans le Var, Tommy Recco veut acheter une arme. Le vendeur refuse, les deux hommes se disputent et Recco l'abat. Un voisin arrive pour aider, mais il est tué à son tour. Enfin, la fille du vendeur, âgée de onze ans, est également assassinée pour qu'elle ne témoigne pas. Ainsi, afin de comprendre son mobile les experts psychiatriques l'identifient. Il le caractérise comme un homme violent et impulsif qui le conduit à des flambées de violence incontrôlée. Il est donc condamné en juin 1983 à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de dix-huit ans. Il reste alors incarcéré de 1980 à 2025, principalement au centre de détention de Borgo en Haute-Corse, malgré 22 demandes de libération conditionnelle. En 2023, il saisit la Cour européenne des droits de l'homme, aussi sans succès. Finalement, le 20 novembre 2025, il décède à l'hôpital de Marseille suite à un cancer. Il a donc passé 62 années de sa vie en prison, ce qui en faisait le plus vieux détenu de France au moment de sa mort.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 12, 14-21En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l'ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n'entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.
« Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s'accomplir la parole d'Isaïe » (Mt 12, 14-21)Méditation par la Pasteur Magali GirardChant final : "Ta parole nous réveille" de GRZYBOWSKI LaurentRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Extrait qui compile plusieurs passages avec différentes invitées, où nous évoquons le rapport au corps, à la séduction, les critères physiques, le mal que ça nous a fait d'être cachée, rejetée parfois, et la joie de réussir à séduire ceux/celles qui nous semblaient hors d'atteinte (ce que je nomme "phase palmarès"). Parce que oui, on a le droit d'être des personnes désirantes et désirables, même quand on ne correspond pas aux normes de beauté capitalistes occidentales.Ce qui fait un bon lien avec l'épisode avec Morgane Tocco, docteure en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS, autrice du livre "Moi aussi je te regarde - Regards de femmes sur corps d'hommes" aux éditions du Détour. https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-135-morgane-tocco-moi-aussi-je-te-regarde-regards-de-femmes-sur-corps-dhommes Et avec cet épisode du podcast du magazine Elle, "il était une (première) fois" auquel j'ai participé :https://podcasts.elle.fr/elle-il-etait-une-premiere-fois/202403140652-sex-therapy"Sur une application de rencontre, Louisa fait défiler les profils. Elle tombe sur celui d'un homme tellement beau qu'elle se demande ce qu'il peut bien faire sur ce genre de plateforme. Ils commencent à discuter et elle s'interroge alors sur ce qu'il peut bien lui trouver. Un premier rendez-vous est décidé. Dans les rues, toutes les filles se retournent sur son passage, mais c'est elle qu'il a choisie. Leur première nuit d'amour est torride, inoubliable. En suivront de nombreuses autres qui, à chaque fois, lui feront l'effet d'un shot de confiance en soi."
Voici l'Évangile du samedi 18 juillet 2026 :« Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s'accomplir la parole d'Isaïe » (Mt 12, 14-21)En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l'ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n'entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURIs 38, 1-6.21-22.7-8En ces jours-là, le roi Ézékias souffrait d'une maladie mortelle. Le prophète Isaïe, fils d'Amots, vint lui dire : « Ainsi parle le Seigneur : Prends des dispositions pour ta maison, car tu vas mourir, tu ne guériras pas. » Ézékias se tourna vers le mur et fit cette prière au Seigneur : « Ah ! Seigneur, souviens-toi ! J'ai marché en ta présence, dans la loyauté et d'un cœur sans partage, et j'ai fait ce qui est bien à tes yeux. » Puis le roi Ézékias fondit en larmes. La parole du Seigneur fut adressée à Isaïe : « Va dire à Ézékias : Ainsi parle le Seigneur, Dieu de David ton ancêtre : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes. Je vais ajouter quinze années à ta vie. Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d'Assour, je protégerai cette ville. » Puis Isaïe dit : « Qu'on apporte un gâteau de figues ; qu'on l'applique sur l'ulcère, et le roi vivra. » Ézékias dit : « À quel signe reconnaîtrai-je que je pourrai monter à la maison du Seigneur ? – Voici le signe que le Seigneur te donne pour montrer qu'il accomplira sa promesse : Je vais faire reculer de dix degrés l'ombre qui est déjà descendue sur le cadran solaire d'Acaz. » Et le soleil remonta sur le cadran les dix degrés qu'il avait déjà descendus.
Extrait de l'épisode avec Maud Le Rest, journaliste, autrice de "Tu devrais voir quelqu'un" (éditions Anne Carrière).Plusieurs sujets évoqués :1) la solitude des hommes. Ils ne prennent pas soin d'eux, donc ils ne prennent pas soin de leurs relations amicales, donc ils n'ont pas d'ami·es à qui se confier en cas de besoin. C'est un cercle vicieux en termes de santé mentale. 2) le patriarcat, à travers la pop culture notamment, a conditionné les femmes à aimer / désirer, les hommes fuyants, émotionnellement indisponibles, taciturnes. C'est le terreau des violences. Voir : "Désirer la violence - ce(ux) que la pop culture nous apprend à aimer" de Chloé Thibaud (éditions Les Insolentes), et "Dix questions sur la culture du viol" de Valérie Rey Robert (éditions Libertalia)3) les raisons évoquées par les hommes pour refuser de prendre en charge leur santé mentale (attention bcp de mauvaise foi dans leurs propos)4) les hommes qui ont le budget, le temps, l'énergie, pour participer à des marathons, refusent de prendre soin de leur santé mentale. Donc non, ce n'est pas une question d'argent, de temps pour d'énergie. Episode complet : https://singlejungle.lepodcast.fr/rediff-maud-le-rest-hommes-et-sante-mentale-solitude-plus-refus-de-se-soigner-egal-consequences-sur-toute-la-societe Un épisode initialement diffusé le 18 décembre 2024, et qui a été très apprécié. N'hésitez pas à l'envoyer aux hommes de votre entourage, car ils sont très rares à prendre en charge leur santé dont leur santé mentale. L'occasion aussi de vous signaler la sortie du nouveau livre de Maud Le Rest, aux éditions La Meute "Toi t'es pas comme les autres filles”, sur le phénomène des "pick me", ou syndrome de la Schtroumpfette, ces femmes qui n'ont pas encore découvert le féminisme, la sororité, et souhaitent à tout prix être choisies, validées par les hommes. Maud Le Rest est journaliste et autrice, elle consacre un ouvrage, "Tu devrais voir quelqu'un" (éditions Anne Carrière), à un sujet d'utilité publique : la santé mentale des hommes, leur refus d'en prendre soin, et l'impact que ce choix catastrophique, a sur la société entière, et en premier lieu, les femmes. Le Bechdel test est une des illustrations : est-il possible qu'au cinéma, 2 femmes parlent d'autre chose ensemble que d'un homme de leur vie ? Notre vie entière est consacrée en bonne partie à prendre soin des hommes : père, frère(s), grands-parents, oncles, cousins, amis, et un jour.. compagnon, ex-compagnon. 80% de nos séances chez 1 psy tournent autour d'eux. Ces charge mentale, charge affective, charge sexuelle, devraient être partagées. Chères auditrices, chers auditeurs alliés, Maud Le Rest et moi vous invitons à poser la question à tous les hommes autour de vous : combien seraient prêts à consulter pour régler leurs problèmes : addictions, mauvaise gestion financière, professionnelle, affective, manque d'engagement auprès de leurs proches, de leurs amis, violence envers eux-mêmes et envers les autres etc. Indice : commencez par les sportifs et les fêtards, ils ont visiblement du temps et un budget. Reste la volonté, enfin, de prendre soin d'eux, pour avoir enfin de la considération pour autrui, à commencer par les femmes qui les entourent. Bonne écoute ! Précisions : à 13'30 j'évoque une vidéo de France TV Slash, relayé par Odiawara, avec le chanteur Kalash et Fabrice Eboué, et je précise "leur culture créole". Or seul Kalash a une culture créole. Fabrice Eboué est né en Ile de France il est métis, mais son père est camerounais, et sa maman, blanche, normande. Depuis la diffusion de cet épisode, Kalash a été accusé de violences économiques (entre autres) par son ex-femmes et mère de leurs deux filles "Non-paiement de pensions alimentaires, non-respect de certains décisions de justice, conflits récurrents" https://rci.fm/deuxiles/infos/People/Ingrid-Littre-livre-Sa-Verite-sur-sa-relation-avec-KalashSi vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage et hébergement). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez Maud Le Rest sur les réseaux sociauxhttps://www.instagram.com/maudlerest/https://x.com/MaudLeResthttps://bsky.app/profile/maudlerest.bsky.social Références citées dans l'épisode ou en bonus ou recommandées par l'invitée (à suivre) PodcastsSingle Jungle Ep.75 Francis Dupuis Déri "Les hommes et le féminisme, faux amis, poseurs ou alliés" https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-75-francis-dupuis-deri-les-hommes-et-le-feminisme-faux-amis-poseurs-ou-allies VidéosVidéo de Maud Le Rest pour Konbini https://www.instagram.com/p/DCbvIfpgE0a/Témoignage de Kalash (artiste rappeur, chanteur), ayant grandi en Martinique, sur sa prise en charge de sa santé mentale https://www.instagram.com/reel/C3GXuyYo6PY/?igsh=djA5YmlqdXgyamh1 Il y a aussi le témoignage de Fabrice Eboué, humoriste, dans le même épisodeVidéo humoristique et sincère de Thomas Sii, sur son père qui se moque de lui car il consulte 1 psy https://www.instagram.com/reel/DCUUIlHgOZb/?igsh=aTNwbTVwbWNlYXBvVidéo de Kevin Ozg sur les hommes qui refusent de montrer des émotions ou parler de leurs sentiments (autre que la colère) https://vm.tiktok.com/ZGdNV7swu/ Aide financière pour consulter 1 psyUne séance de psy gratuite et sans ordonnance chaque mois pour tous les Français dès le 1er janvier 2025 Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme “Mon soutien psy”, lancé en 2022. À l'époque, il offrait huit séances gratuites par an, mais uniquement sur prescription médicale. Jusqu'ici limité à 8 séances annuelles gratuites sur ordonnance, il passe à 12 consultations par an sans formalités. https://www.sortiraparis.com/actualites/a-paris/articles/322452-sante-mentale-une-seance-de-psy-gratuite-chaque-mois-pour-les-francais-des-2025Le dispositif mis en place en place en mars 2021 à destination des étudiants à la suite de l'épidémie de Covid-19 est prolongé en 2023 (et 2024 ?). Vous êtes étudiant·e et vous ressentez le besoin d'une aide psychologique ? Vous pouvez bénéficier de 8 consultations gratuites avec un psychologue, sans avance de frais. Tous les étudiants qui le souhaitent peuvent en bénéficier." https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14726 Si vous vivez dans une localité où il n'y a pas de psy ou s'ils/elles n'ont pas de disponibilités avant plusieurs semaines, vous pouvez faire une téléconsultation, notamment via Qare https://www.qare.fr/ Si vous n'avez droit à aucune aide financière mais que vous souhaitez suivre une thérapie, un travail sur votre estime de soi, et pensez ne pas en avoir les moyens. Vous pouvez poser la question aux psychologues/psychiatres dans votre secteur (à voir sur Doctolib), il arrive régulièrement qu'ils/elles acceptent d'adapter leur tarif à leur patientèle. Dans mon cas par exemple, ma psy pratiquait le tarif de base de 40€ la séance (non remboursée par la sécurité sociale ou mutuelle), je ne pouvais pas aller au-delà de 30€ la séance la 1ère année, elle a accepté, le temps que mes finances s'améliorent. Et je sais que pour d'autres patientes (dont une de mes amies intermittente du spectacle), elle peut descendre à 20€ par exemple. Il suffit d'en parler ! Votre santé mentale mérite d'y réfléchir ! C'est le meilleur cadeau qu'on puisse s'offrir. Sujet évoqué dans le podcast "Thune", réalisé par Laurence Vély et Anna Borrel, dans cet épisode "l'argent sur le divan" avec la psychanalyste Mathilda Audasso https://podcasts.apple.com/fr/podcast/largent-sur-le-divan-avec-mathilda-audasso-psychanalyste/id1538572182?i=1000583258570 Si vous n'êtes pas encore prêt·e mais vous vous intéressez à la psychologie, psychanalyse, vous pouvez écouter et lire les chroniques de Mardi Noir (Emmanuelle Laurent) https://www.slate.fr/source/199596/mardi-noir et en podcast (pas les mêmes thématiques que les articles) : "ça tourne pas rond" https://www.slate.fr/audio/ca-tourne-pas-rond/ produit et réalisé par Slate.fr sous la direction de Christophe Carron et Benjamin Saeptem Hours. Montage et réalisation : Aurélie Rodrigues. AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile.Episode enregistré en novembre 2024 chez Isabelle, à Paris, merci à elle et à son chat pour leur hospitalité.Prise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Parce que… c'est l'épisode 0x31D! Shameless plug 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description De Nessus à Tenable : les débuts d'une légende Dans cet épisode spécial de Polysécure, l'animateur reçoit Renaud Deraison, créateur de Nessus, le scanner de vulnérabilités développé il y a près de 30 ans, et cofondateur de Tenable où il a occupé le poste de CTO jusqu'à son départ il y a environ cinq ans. Deraison raconte la genèse de Nessus : à 16 ans, passionné par le réseau internet naissant, il découvre l'univers de la sécurité informatique à une époque où les failles étaient publiées sur la mailing list Bugtraq, suivie par une communauté restreinte d'environ 20 000 abonnés. Insatisfait des outils existants comme Satan, jugés trop complexes et peu accessibles, il développe Nessus en 1998 avec une cinquantaine de tests de sécurité au départ. Le succès est immédiat et inattendu, poussant Deraison à poursuivre le projet, d'abord en open source, puis en produit commercial via Tenable, qui étendra la portée de l'outil de la simple DMZ à l'ensemble de l'infrastructure numérique des entreprises. Le retour à la technique et la leçon de l'éloignement du clavier Un thème central de la discussion est l'importance de rester connecté à la pratique technique concrète. Deraison explique qu'en grandissant chez Tenable, il a dû délaisser le code pour devenir « plus stratégique », perdant ainsi une compréhension viscérale de la technologie au profit d'une compréhension purement intellectuelle. Il souligne l'écart immense, en cybersécurité, entre comprendre un concept en théorie et l'expérimenter réellement : c'est en manipulant les outils qu'on découvre les vrais problèmes de sécurité et les idées de produits pertinentes. Cette réflexion mène à une critique plus large de l'industrie de la cybersécurité, jugée parfois arrogante et déconnectée du vécu des utilisateurs, prompte à distribuer des leçons sans empathie pour les contraintes opérationnelles réelles (comme l'impossibilité de patcher immédiatement une machine critique sans interrompre un service). Bromure : le navigateur jetable réinventé Après son départ de Tenable, Deraison reprend goût au code, épaulé par les assistants IA, en commençant par ChatGPT puis Claude. L'élément déclencheur d'un nouveau projet est presque anecdotique : recevant de nombreux SMS frauduleux (offres de crédit douteuses, généré désormais dans un français impeccable et localisé grâce à l'IA), il souhaite savoir qui se cache derrière ces arnaques sans s'exposer lui-même. Il se remémore alors Bromium, une entreprise des années 2010 qui isolait Internet Explorer dans un hyperviseur, avec l'idée qu'il était inutile de patcher puisqu'il suffisait de fermer et rouvrir un environnement neuf en cas de compromission. Inspiré par ce concept, Deraison développe Bromur (bromur.io), un navigateur jetable pour Mac fonctionnant sous Linux dans une VM, avec une expérience utilisateur quasi native : glisser-déposer de fichiers entre le Mac et la VM, support webcam, contrôle fin des téléchargements et téléversements. Une version serveur permet aussi de faire travailler des contractants externes dans un environnement streamé et surveillé, où impression, captures d'écran et téléchargements peuvent être bloqués. Le projet intègre également un module (désactivé par défaut) utilisant un LLM pour analyser les pages visitées et détecter le phishing, en repérant par exemple des incohérences entre le contenu affiché et l'URL réelle, ou des tromperies visuelles comme l'usage de caractères d'un autre alphabet imitant des lettres latines. Deraison estime que le phishing reste un vaste chantier négligé par l'industrie, qui se contente trop souvent de solutions de formation jugées insuffisantes face à des attaques de plus en plus sophistiquées, y compris par deepfake vidéo. Bromure Agentic : sécuriser les développeurs sans les freiner Le second volet du projet, Bromure Agentic, s'attaque aux attaques de la chaîne d'approvisionnement logicielle (supply chain attacks), un risque majeur lorsqu'un package npm ou Python compromis vole les clés SSH, tokens d'authentification et autres identifiants sensibles présents sur la machine d'un développeur. Plutôt que d'imposer des restrictions punitives comme le font certaines sandboxes existantes, Bromure propose une VM Linux complète où l'utilisateur dispose de faux tokens et fausses clés SSH. Un mécanisme de type « man in the middle » observe le trafic sortant et substitue à la volée les vrais identifiants aux faux, uniquement au moment nécessaire. Ainsi, même en cas de compromission, aucun secret n'est réellement exposé sur la machine. L'outil ajoute aussi des alertes en cas de mauvaise configuration et permet désormais de restreindre les droits (par exemple en lecture seule) sur les accès Kubernetes ou Git, sans exiger du développeur qu'il devienne expert en administration système. Repenser des dogmes établis La conversation aborde aussi la remise en question de certains dogmes de sécurité, comme le caractère « intouchable » du trafic SSL, que Deraison juge paradoxal : on surveille tout le comportement d'une machine, sauf le trafic chiffré sortant. L'inspection de ce trafic ouvre selon lui de nouvelles possibilités, comme bloquer les téléchargements de packages npm en version « latest », souvent les plus vulnérables au piratage. Les deux interlocuteurs concluent sur une analogie automobile : de même que les usagers n'ont pas à comprendre le fonctionnement d'un moteur pour conduire, les utilisateurs et développeurs ne devraient pas avoir à devenir des experts en sécurité pour travailler efficacement. La responsabilité doit se déplacer vers des outils qui protègent sans punir, permettant à chacun de rester concentré sur son métier. Notes Bromure Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Renaud Deraison Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par SSTIC
Dans cet épisode de "L'écho du monde", Lukas Aubin nous emmène au cœur d'un nouveau front ouvert par l'administration Trump, cette fois-ci sur le terrain juridique. En effet, les États-Unis ont déclaré la guerre à la Cour pénale internationale (CPI), l'accusant d'être devenue « radicale et extrême » et de menacer la souveraineté américaine. Bien que les États-Unis ne soient pas membres de la CPI, n'ayant jamais ratifié les statuts de Rome, le président Trump semble craindre certaines enquêtes menées par la Cour, notamment sur les actions des Américains en Afghanistan ou le mandat d'arrêt émis contre Benyamin Netanyahou. Plutôt que d'accepter la justice internationale lorsqu'elle vise ses propres intérêts, Washington préfère s'en prendre à l'institution, menaçant de sanctions et de restrictions de visite tout État ou personne qui coopérerait avec la CPI.Selon l'analyse de Lukas Aubin, cette offensive de Trump contre la CPI s'inscrit dans une vision plus large de l'illibéralisme, où la souveraineté est absolue et où le droit international n'est plus considéré comme une règle commune, mais comme une arme à utiliser selon les circonstances. Cette approche, partagée par d'autres régimes contemporains comme ceux de Vladimir Poutine, Xi Jinping ou Recep Erdoğan, vise à soustraire le pouvoir à toute limite extérieure, que ce soit d'ordre moral ou juridique.Malgré tout, la CPI continue de travailler et d'enquêter sur différentes situations, comme en Ukraine, à Gaza, au Darfour ou aux Philippines, où l'ancien président Rodrigo Duterte a été arrêté et transféré à La Haye. Cependant, la Cour dépend directement de la coopération des États, n'ayant pas de police mondiale pour faire appliquer ses décisions. Ainsi, la guerre de Trump contre la CPI n'est que la partie visible d'une offensive plus large contre l'idée même de l'existence d'une limite morale et juridique à la violence politique des États les plus puissants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un épisode initialement diffusé le 18 décembre 2024, et qui a été très apprécié. N'hésitez pas à l'envoyer aux hommes de votre entourage, car ils sont très rares à prendre en charge leur santé dont leur santé mentale. L'occasion aussi de vous signaler la sortie du nouveau livre de Maud Le Rest, aux éditions La Meute "Toi t'es pas comme les autres filles”, sur le phénomène des "pick me", ou syndrome de la Schtroumpfette, ces femmes qui n'ont pas encore découvert le féminisme, la sororité, et souhaitent à tout prix être choisies, validées par les hommes. Maud Le Rest est journaliste et autrice, elle consacre un ouvrage, "Tu devrais voir quelqu'un" (éditions Anne Carrière), à un sujet d'utilité publique : la santé mentale des hommes, leur refus d'en prendre soin, et l'impact que ce choix catastrophique, a sur la société entière, et en premier lieu, les femmes. Le Bechdel test est une des illustrations : est-il possible qu'au cinéma, 2 femmes parlent d'autre chose ensemble que d'un homme de leur vie ? Notre vie entière est consacrée en bonne partie à prendre soin des hommes : père, frère(s), grands-parents, oncles, cousins, amis, et un jour.. compagnon, ex-compagnon. 80% de nos séances chez 1 psy tournent autour d'eux. Ces charge mentale, charge affective, charge sexuelle, devraient être partagées. Chères auditrices, chers auditeurs alliés, Maud Le Rest et moi vous invitons à poser la question à tous les hommes autour de vous : combien seraient prêts à consulter pour régler leurs problèmes : addictions, mauvaise gestion financière, professionnelle, affective, manque d'engagement auprès de leurs proches, de leurs amis, violence envers eux-mêmes et envers les autres etc. Indice : commencez par les sportifs et les fêtards, ils ont visiblement du temps et un budget. Reste la volonté, enfin, de prendre soin d'eux, pour avoir enfin de la considération pour autrui, à commencer par les femmes qui les entourent. Bonne écoute ! Précisions : à 13'30 j'évoque une vidéo de France TV Slash, relayé par Odiawara, avec le chanteur Kalash et Fabrice Eboué, et je précise "leur culture créole". Or seul Kalash a une culture créole. Fabrice Eboué est né en Ile de France il est métis, mais son père est camerounais, et sa maman, blanche, normande. Depuis la diffusion de cet épisode, Kalash a été accusé de violences économiques (entre autres) par son ex-femmes et mère de leurs deux filles "Non-paiement de pensions alimentaires, non-respect de certains décisions de justice, conflits récurrents" https://rci.fm/deuxiles/infos/People/Ingrid-Littre-livre-Sa-Verite-sur-sa-relation-avec-Kalash Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage et hébergement). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez Maud Le Rest sur les réseaux sociauxhttps://www.instagram.com/maudlerest/https://x.com/MaudLeResthttps://bsky.app/profile/maudlerest.bsky.social Références citées dans l'épisode ou en bonus ou recommandées par l'invitée (à suivre) PodcastsSingle Jungle Ep.75 Francis Dupuis Déri "Les hommes et le féminisme, faux amis, poseurs ou alliés" https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-75-francis-dupuis-deri-les-hommes-et-le-feminisme-faux-amis-poseurs-ou-allies VidéosVidéo de Maud Le Rest pour Konbini https://www.instagram.com/p/DCbvIfpgE0a/Témoignage de Kalash (artiste rappeur, chanteur), ayant grandi en Martinique, sur sa prise en charge de sa santé mentale https://www.instagram.com/reel/C3GXuyYo6PY/?igsh=djA5YmlqdXgyamh1 Il y a aussi le témoignage de Fabrice Eboué, humoriste, dans le même épisodeVidéo humoristique et sincère de Thomas Sii, sur son père qui se moque de lui car il consulte 1 psy https://www.instagram.com/reel/DCUUIlHgOZb/?igsh=aTNwbTVwbWNlYXBvVidéo de Kevin Ozg sur les hommes qui refusent de montrer des émotions ou parler de leurs sentiments (autre que la colère) https://vm.tiktok.com/ZGdNV7swu/ Aide financière pour consulter 1 psyUne séance de psy gratuite et sans ordonnance chaque mois pour tous les Français dès le 1er janvier 2025 Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme “Mon soutien psy”, lancé en 2022. À l'époque, il offrait huit séances gratuites par an, mais uniquement sur prescription médicale. Jusqu'ici limité à 8 séances annuelles gratuites sur ordonnance, il passe à 12 consultations par an sans formalités. https://www.sortiraparis.com/actualites/a-paris/articles/322452-sante-mentale-une-seance-de-psy-gratuite-chaque-mois-pour-les-francais-des-2025Le dispositif mis en place en place en mars 2021 à destination des étudiants à la suite de l'épidémie de Covid-19 est prolongé en 2023 (et 2024 ?). Vous êtes étudiant·e et vous ressentez le besoin d'une aide psychologique ? Vous pouvez bénéficier de 8 consultations gratuites avec un psychologue, sans avance de frais. Tous les étudiants qui le souhaitent peuvent en bénéficier." https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14726 Si vous vivez dans une localité où il n'y a pas de psy ou s'ils/elles n'ont pas de disponibilités avant plusieurs semaines, vous pouvez faire une téléconsultation, notamment via Qare https://www.qare.fr/ Si vous n'avez droit à aucune aide financière mais que vous souhaitez suivre une thérapie, un travail sur votre estime de soi, et pensez ne pas en avoir les moyens. Vous pouvez poser la question aux psychologues/psychiatres dans votre secteur (à voir sur Doctolib), il arrive régulièrement qu'ils/elles acceptent d'adapter leur tarif à leur patientèle. Dans mon cas par exemple, ma psy pratiquait le tarif de base de 40€ la séance (non remboursée par la sécurité sociale ou mutuelle), je ne pouvais pas aller au-delà de 30€ la séance la 1ère année, elle a accepté, le temps que mes finances s'améliorent. Et je sais que pour d'autres patientes (dont une de mes amies intermittente du spectacle), elle peut descendre à 20€ par exemple. Il suffit d'en parler ! Votre santé mentale mérite d'y réfléchir ! C'est le meilleur cadeau qu'on puisse s'offrir. Sujet évoqué dans le podcast "Thune", réalisé par Laurence Vély et Anna Borrel, dans cet épisode "l'argent sur le divan" avec la psychanalyste Mathilda Audasso https://podcasts.apple.com/fr/podcast/largent-sur-le-divan-avec-mathilda-audasso-psychanalyste/id1538572182?i=1000583258570 Si vous n'êtes pas encore prêt·e mais vous vous intéressez à la psychologie, psychanalyse, vous pouvez écouter et lire les chroniques de Mardi Noir (Emmanuelle Laurent) https://www.slate.fr/source/199596/mardi-noir et en podcast (pas les mêmes thématiques que les articles) : "ça tourne pas rond" https://www.slate.fr/audio/ca-tourne-pas-rond/ produit et réalisé par Slate.fr sous la direction de Christophe Carron et Benjamin Saeptem Hours. Montage et réalisation : Aurélie Rodrigues. AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile.Episode enregistré en novembre 2024 chez Isabelle, à Paris, merci à elle et à son chat pour leur hospitalité.Prise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Valérie Dréville et Guy Cassiers adaptent le roman de Camille de Toledo, Thésée, sa nouvelle vie. Qui commet le meurtre d'un homme qui se tue ? C'est la question qui ouvre le spectacle de Valérie Dréville et Guy Cassiers qui mettent en scène Thésée, sa nouvelle vie de Camille de Toledo, paru en 2020, aux éditions Verdier. Après le suicide de son frère Jérôme en 2005 et la mort de ses parents, Camille de Toledo devient « Thésée » et s'installe en Allemagne avec trois cartons d'archives, qu'il explore en espérant comprendre ce qui a poussé son frère à se tuer. Il s'interroge : le suicide est-il un problème sociétal ? Un acte libre ? Aucune réponse ne lui convient. Il entame une enquête, à la fois documentaire et fictionnelle, qui circule entre les trajectoires de ses ancêtres et les transformations sociales et politiques de l'Europe. Ce n'est pas la première fois que Valérie Dréville et Guy Cassiers travaillent ensemble. La tragédienne est à l'origine de ce projet. « Quand j'ai lu le roman de Camille de Toledo, j'ai immédiatement pensé au théâtre. » Elle se souvient avoir été frappée par cette phrase de l'écrivain : « Quand j'écris, je pense pas à la littérature, mais j'entends des voix. » Avec Guy Cassiers, formé aux Beaux-Arts d'Anvers et habitué à inventer un langage très visuel, ils construisent un dispositif où les photos et les images se figent sur l'écran et se mêlent à sa présence… Seule, filmée en permanence, dans une sorte de kaléidoscope visuel, elle pense être une intermédiaire entre le texte scénique et le public : « Je passe à travers les personnages et les différents points de vue sur leur histoire. » La dramaturgie se déploie autant dans les images que dans le jeu Guy Cassiers, lui, entend « la polyphonie des voix. Valérie était la seule à pouvoir nous guider dans ces voix et nous faire entrer dans chaque pensée de chaque personnage », explique-t-il. Ainsi, en 1h40, le spectacle traverse l'histoire personnelle de Camille de Toledo mais aussi celle de l'Europe, comme un voyage dans le labyrinthe du XXè siècle. Le texte remonte la généalogie de l'auteur, qui fait des découvertes et trouve des réponses. La fin se veut optimiste : la pièce se définit comme une tragédie, mais qui s'ouvre vers la lumière. Elle invente la notion de « revivance » et se clôt sur un mot : avenir. Invitée : Valérie Dréville, metteuse en scène et comédienne, et Guy Cassiers. Valérie Dréville est une actrice et metteuse en scène française née en 1962. Elle a été formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle entre au théâtre au début des années 1980 et collabore régulièrement avec quelques figures importantes du théâtre public, comme Antoine Vitez, Claude Régy, Alain Françon ou Stanislas Nordey. Elle traverse aussi bien des textes classiques que contemporains. Guy Cassiers est un metteur en scène belge, principalement actif en Flandre, connu pour un travail qui mêle textes, arts visuels et technologies numériques. Camille de Toledo est un écrivain français né en 1975. Il est également plasticien et vidéaste. Il vit aujourd'hui à Berlin. Thésée, sa vie nouvelle vie d'après le roman de Camille de Toledo à voir à Avignon jusqu'au 24 juillet. Et Fanny Imbert a assisté au spectacle Le projet Barthes qu'on peut voir du 4 au 24 juillet au Train Bleu. Programmation musicale : La reprise de la chanson de Barbara « Du bout des lèvres », une chanson de 1968 et tirée du spectacle Barbara (par Barbara) joué à Avignon. Une mise en scène d'Emmanuel Noblet qu'on peut voir à la Scala Provence.
Valérie Dréville et Guy Cassiers adaptent le roman de Camille de Toledo, Thésée, sa nouvelle vie. Qui commet le meurtre d'un homme qui se tue ? C'est la question qui ouvre le spectacle de Valérie Dréville et Guy Cassiers qui mettent en scène Thésée, sa nouvelle vie de Camille de Toledo, paru en 2020, aux éditions Verdier. Après le suicide de son frère Jérôme en 2005 et la mort de ses parents, Camille de Toledo devient « Thésée » et s'installe en Allemagne avec trois cartons d'archives, qu'il explore en espérant comprendre ce qui a poussé son frère à se tuer. Il s'interroge : le suicide est-il un problème sociétal ? Un acte libre ? Aucune réponse ne lui convient. Il entame une enquête, à la fois documentaire et fictionnelle, qui circule entre les trajectoires de ses ancêtres et les transformations sociales et politiques de l'Europe. Ce n'est pas la première fois que Valérie Dréville et Guy Cassiers travaillent ensemble. La tragédienne est à l'origine de ce projet. « Quand j'ai lu le roman de Camille de Toledo, j'ai immédiatement pensé au théâtre. » Elle se souvient avoir été frappée par cette phrase de l'écrivain : « Quand j'écris, je pense pas à la littérature, mais j'entends des voix. » Avec Guy Cassiers, formé aux Beaux-Arts d'Anvers et habitué à inventer un langage très visuel, ils construisent un dispositif où les photos et les images se figent sur l'écran et se mêlent à sa présence… Seule, filmée en permanence, dans une sorte de kaléidoscope visuel, elle pense être une intermédiaire entre le texte scénique et le public : « Je passe à travers les personnages et les différents points de vue sur leur histoire. » La dramaturgie se déploie autant dans les images que dans le jeu Guy Cassiers, lui, entend « la polyphonie des voix. Valérie était la seule à pouvoir nous guider dans ces voix et nous faire entrer dans chaque pensée de chaque personnage », explique-t-il. Ainsi, en 1h40, le spectacle traverse l'histoire personnelle de Camille de Toledo mais aussi celle de l'Europe, comme un voyage dans le labyrinthe du XXè siècle. Le texte remonte la généalogie de l'auteur, qui fait des découvertes et trouve des réponses. La fin se veut optimiste : la pièce se définit comme une tragédie, mais qui s'ouvre vers la lumière. Elle invente la notion de « revivance » et se clôt sur un mot : avenir. Invitée : Valérie Dréville, metteuse en scène et comédienne, et Guy Cassiers. Valérie Dréville est une actrice et metteuse en scène française née en 1962. Elle a été formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle entre au théâtre au début des années 1980 et collabore régulièrement avec quelques figures importantes du théâtre public, comme Antoine Vitez, Claude Régy, Alain Françon ou Stanislas Nordey. Elle traverse aussi bien des textes classiques que contemporains. Guy Cassiers est un metteur en scène belge, principalement actif en Flandre, connu pour un travail qui mêle textes, arts visuels et technologies numériques. Camille de Toledo est un écrivain français né en 1975. Il est également plasticien et vidéaste. Il vit aujourd'hui à Berlin. Thésée, sa vie nouvelle vie d'après le roman de Camille de Toledo à voir à Avignon jusqu'au 24 juillet. Et Fanny Imbert a assisté au spectacle Le projet Barthes qu'on peut voir du 4 au 24 juillet au Train Bleu. Programmation musicale : La reprise de la chanson de Barbara « Du bout des lèvres », une chanson de 1968 et tirée du spectacle Barbara (par Barbara) joué à Avignon. Une mise en scène d'Emmanuel Noblet qu'on peut voir à la Scala Provence.
C'est sans doute l'un des films les plus attendus de l'année : L'Odyssée débarque ce mercredi 15 juillet sur les écrans français. Porté par une pléiade de stars américaines, Matt Damon en tête dans le rôle d'Ulysse (mais aussi Zendaya, Tom Holland ou encore Charlize Theron), cette adaptation de grande ampleur est signée du Britannique Christopher Nolan. Le réalisateur oscarisé d'Oppenheimer et de la trilogie Batman The Dark Knight revisite cette épopée mythologique avec les codes du blockbuster. RFI : L'Odyssée est un poème grec d'Homère écrit il y a plus de 2 700 ans. Qu'est-ce qui vous fascine autant dans ce récit et en quoi est-ce qu'il nous parle encore au XXIe siècle ? Christopher Nolan : Je pense que lorsque l'on étudie L'Odyssée d'Homère, on y trouve des vérités universelles et intemporelles. Cette œuvre fondamentale de la littérature est à l'origine de toute la culture occidentale. Ce poème a fasciné génération après génération pendant près de 3 000 ans parce qu'il est simple et possède ces qualités accessibles et intemporelles de la nature humaine. Nos préoccupations humaines n'ont pas tellement changé. En l'adaptant, je me suis rendu compte qu'il y avait des thèmes et des modèles de narration qui faisaient écho à mes précédents films. Ainsi, le récit du retour au foyer est quelque chose que j'avais abordé dans Inception et Interstellar, par exemple. Dans la trilogie sur « Batman, The Dark Knight », on retrouve aussi le thème du voyage du héros. C'est sa simplicité et son approche de la nature humaine qui permettent à chaque génération de l'interpréter d'une manière pertinente pour notre époque. C'est un grand récit d'aventures, avec des éléments fantastiques, des monstres, mais que vous rendez très réaliste. Le réalisme est un terme chargé au cinéma. Je voulais que le film ait néanmoins une texture réaliste pour que les spectateurs croient à l'histoire. Mais c'était un défi : comment aborder les éléments fantastiques ? Pour le cheval de Troie, j'ai réfléchi à la manière dont cela aurait pu fonctionner dans la vraie vie. Mon public et moi savons que le cheval est rempli de Grecs, donc il faut le « vendre » d'une certaine manière. Ma solution a été de me dire : s'il ressemble à un monument déchu, à moitié enterré dans le sable et sur le point d'être détruit par la mer, il ne ressemble pas à quelque chose conçu pour être transporté dans la ville. De même pour le Cyclope, en filmant dans une vraie grotte et en cherchant des solutions concrètes. Comme mon ami Guillermo del Toro l'a bien montré, un monstre n'est jamais juste un monstre. Mais si vous arrivez à exprimer ses émotions, vous commencez à y croire, il y a du poids et de la gravité, et c'est alors menaçant et effrayant parce que cela semble réel. Vous avez réalisé un film de science-fiction, Interstellar, des films de superhéros avec Batman, un film de guerre avec Dunkerque. Là vous vouliez investir un autre genre : le peplum ? J'avais pour référence de grands films épiques comme Lawrence d'Arabie, Gladiator ou Barry Lyndon. Mais il n'y avait pas eu de récit moderne de la mythologie grecque. Des réalisateurs comme Ray Harryhausen s'y sont attaqués, mais avec des budgets et des ressources de séries B. Avoir l'opportunité de faire cela pour la première fois avec une grande échelle, un budget et un casting importants, c'est une occasion unique pour un réalisateur. Pourquoi avoir choisi de tourner en pellicule IMAX ? Je veux tourner un film entièrement en pellicule IMAX depuis que j'ai environ 16 ans et que j'ai vu pour la première fois des documentaires dans des musées filmés en IMAX. La clarté de l'image, la couleur incroyable, l'absence de grain, l'écran large qui vous immerge d'une manière vraiment fondamentale, m'ont semblé immédiatement pertinents pour des superproductions hollywoodiennes. Mais ce sont des caméras massives et bruyantes. Pour ce projet, je suis allé chez IMAX et j'ai dit : « Pouvez-vous trouver un moyen de rendre les caméras silencieuses parce que je veux vraiment faire le film entier de cette façon ? » Ils ont conçu un boîtier high-tech dans lequel je pouvais mettre la caméra, un très grand boîtier, mais qui la rendait silencieuse. Mais il faut changer les bobines au bout de trois minutes. Donc, on a dit aux acteurs : « D'accord, vous allez avoir cette machine massive devant le visage et vous allez devoir vous arrêter au milieu d'une scène et suspendre votre émotion pendant que nous rechargeons la caméra aussi vite que possible, aussi discrètement que possible. » Si les acteurs n'avaient pas voulu le faire ou n'avaient pas trouvé que cela fonctionnait pour eux, nous l'aurions abordé différemment. Mais en fait, je pense qu'ils ont trouvé cela très excitant. Le niveau de concentration sur la performance avec ces restrictions était très intense. Si vous filmez sur un format numérique où vous pouvez filmer pendant des heures, vous pouvez obtenir du bon travail de tout le monde sur le plateau, mais ce sera à des moments différents. Tandis que lorsque vous faites tourner cette caméra et que tout le monde est concentré, sachant que vous avez ce temps limité et que tout doit se rejoindre à ce moment-là, chaque technicien donne le meilleur de lui-même et arrive à ce point de concentration intense. Chaque format que vous choisissez a des avantages et des inconvénients ; la clé est d'essayer de construire le scénario autour des avantages. Et qu'est-ce qui était le plus compliqué sur le tournage ? D'un point de vue physique, être sur des bateaux est toujours extrêmement difficile au cinéma, surtout sur un vaisseau antique reconstitué dans des eaux agitées. Mais certaines scènes calmes, des scènes dramatiques plus intenses, ont été pour moi de loin les plus difficiles à filmer. Il fallait faire en sorte que l'équipe de prise de vue comprenne comment déplacer la caméra comme n'importe quelle autre, alors qu'elle est 50 fois plus grande. Et puis que les acteurs puissent continuer à se concentrer en dépit des interruptions. Ça a été l'un des plus grands défis du film.
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURIs 7, 1-9Au temps d'Acaz, roi de Juda, Recine, roi d'Aram, et Pékah, fils de Remalyahou, roi d'Israël, montèrent contre Jérusalem pour l'attaquer, mais ils ne purent lui donner l'assaut. On informa la maison de David que les Araméens avaient pris position en Éphraïm. Alors le cœur du roi et le cœur de son peuple furent secoués comme les arbres de la forêt sont secoués par le vent. Le Seigneur dit alors à Isaïe : « Avec ton fils Shear-Yashoub (c'est-à-dire : “Un-reste-reviendra”), va trouver Acaz, au bout du canal du réservoir supérieur, sur la route du Champ-du-Foulon. Tu lui diras : “Garde ton calme, ne crains pas, ne va pas perdre cœur devant ces deux bouts de tisons fumants, à cause de la colère brûlante du roi d'Aram et du roi d'Israël, Oui, Aram a décidé ta perte, en accord avec Éphraïm et son roi. Ils se sont dit : Marchons contre le royaume de Juda, pour l'intimider, et nous le forcerons à se rendre ; alors, nous lui imposerons comme roi le fils de Tabéel. Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cela ne durera pas, ne sera pas, que la capitale d'Aram soit Damas, et Recine, le chef de Damas, que la capitale d'Éphraïm soit Samarie, et le fils de Remalyahou, chef de Samarie. – Dans soixante-cinq ans, Éphraïm, écrasé, cessera d'être un peuple. Mais vous, si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir.” »
C'est sans doute l'un des films les plus attendus de l'année : L'Odyssée débarque ce mercredi 15 juillet sur les écrans français. Porté par une pléiade de stars américaines, Matt Damon en tête dans le rôle d'Ulysse (mais aussi Zendaya, Tom Holland ou encore Charlize Theron), cette adaptation de grande ampleur est signée du Britannique Christopher Nolan. Le réalisateur oscarisé d'Oppenheimer et de la trilogie Batman The Dark Knight revisite cette épopée mythologique avec les codes du blockbuster. RFI : L'Odyssée est un poème grec d'Homère écrit il y a plus de 2 700 ans. Qu'est-ce qui vous fascine autant dans ce récit et en quoi est-ce qu'il nous parle encore au XXIe siècle ? Christopher Nolan : Je pense que lorsque l'on étudie L'Odyssée d'Homère, on y trouve des vérités universelles et intemporelles. Cette œuvre fondamentale de la littérature est à l'origine de toute la culture occidentale. Ce poème a fasciné génération après génération pendant près de 3 000 ans parce qu'il est simple et possède ces qualités accessibles et intemporelles de la nature humaine. Nos préoccupations humaines n'ont pas tellement changé. En l'adaptant, je me suis rendu compte qu'il y avait des thèmes et des modèles de narration qui faisaient écho à mes précédents films. Ainsi, le récit du retour au foyer est quelque chose que j'avais abordé dans Inception et Interstellar, par exemple. Dans la trilogie sur « Batman, The Dark Knight », on retrouve aussi le thème du voyage du héros. C'est sa simplicité et son approche de la nature humaine qui permettent à chaque génération de l'interpréter d'une manière pertinente pour notre époque. C'est un grand récit d'aventures, avec des éléments fantastiques, des monstres, mais que vous rendez très réaliste. Le réalisme est un terme chargé au cinéma. Je voulais que le film ait néanmoins une texture réaliste pour que les spectateurs croient à l'histoire. Mais c'était un défi : comment aborder les éléments fantastiques ? Pour le cheval de Troie, j'ai réfléchi à la manière dont cela aurait pu fonctionner dans la vraie vie. Mon public et moi savons que le cheval est rempli de Grecs, donc il faut le « vendre » d'une certaine manière. Ma solution a été de me dire : s'il ressemble à un monument déchu, à moitié enterré dans le sable et sur le point d'être détruit par la mer, il ne ressemble pas à quelque chose conçu pour être transporté dans la ville. De même pour le Cyclope, en filmant dans une vraie grotte et en cherchant des solutions concrètes. Comme mon ami Guillermo del Toro l'a bien montré, un monstre n'est jamais juste un monstre. Mais si vous arrivez à exprimer ses émotions, vous commencez à y croire, il y a du poids et de la gravité, et c'est alors menaçant et effrayant parce que cela semble réel. Vous avez réalisé un film de science-fiction, Interstellar, des films de superhéros avec Batman, un film de guerre avec Dunkerque. Là vous vouliez investir un autre genre : le peplum ? J'avais pour référence de grands films épiques comme Lawrence d'Arabie, Gladiator ou Barry Lyndon. Mais il n'y avait pas eu de récit moderne de la mythologie grecque. Des réalisateurs comme Ray Harryhausen s'y sont attaqués, mais avec des budgets et des ressources de séries B. Avoir l'opportunité de faire cela pour la première fois avec une grande échelle, un budget et un casting importants, c'est une occasion unique pour un réalisateur. Pourquoi avoir choisi de tourner en pellicule IMAX ? Je veux tourner un film entièrement en pellicule IMAX depuis que j'ai environ 16 ans et que j'ai vu pour la première fois des documentaires dans des musées filmés en IMAX. La clarté de l'image, la couleur incroyable, l'absence de grain, l'écran large qui vous immerge d'une manière vraiment fondamentale, m'ont semblé immédiatement pertinents pour des superproductions hollywoodiennes. Mais ce sont des caméras massives et bruyantes. Pour ce projet, je suis allé chez IMAX et j'ai dit : « Pouvez-vous trouver un moyen de rendre les caméras silencieuses parce que je veux vraiment faire le film entier de cette façon ? » Ils ont conçu un boîtier high-tech dans lequel je pouvais mettre la caméra, un très grand boîtier, mais qui la rendait silencieuse. Mais il faut changer les bobines au bout de trois minutes. Donc, on a dit aux acteurs : « D'accord, vous allez avoir cette machine massive devant le visage et vous allez devoir vous arrêter au milieu d'une scène et suspendre votre émotion pendant que nous rechargeons la caméra aussi vite que possible, aussi discrètement que possible. » Si les acteurs n'avaient pas voulu le faire ou n'avaient pas trouvé que cela fonctionnait pour eux, nous l'aurions abordé différemment. Mais en fait, je pense qu'ils ont trouvé cela très excitant. Le niveau de concentration sur la performance avec ces restrictions était très intense. Si vous filmez sur un format numérique où vous pouvez filmer pendant des heures, vous pouvez obtenir du bon travail de tout le monde sur le plateau, mais ce sera à des moments différents. Tandis que lorsque vous faites tourner cette caméra et que tout le monde est concentré, sachant que vous avez ce temps limité et que tout doit se rejoindre à ce moment-là, chaque technicien donne le meilleur de lui-même et arrive à ce point de concentration intense. Chaque format que vous choisissez a des avantages et des inconvénients ; la clé est d'essayer de construire le scénario autour des avantages. Et qu'est-ce qui était le plus compliqué sur le tournage ? D'un point de vue physique, être sur des bateaux est toujours extrêmement difficile au cinéma, surtout sur un vaisseau antique reconstitué dans des eaux agitées. Mais certaines scènes calmes, des scènes dramatiques plus intenses, ont été pour moi de loin les plus difficiles à filmer. Il fallait faire en sorte que l'équipe de prise de vue comprenne comment déplacer la caméra comme n'importe quelle autre, alors qu'elle est 50 fois plus grande. Et puis que les acteurs puissent continuer à se concentrer en dépit des interruptions. Ça a été l'un des plus grands défis du film.
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Trois morts dans le décombres fumants d'un discret relais de chasse, au milieu d'une forêt de pins des Landes. Ainsi commence la ténébreuse histoire de la tuerie de Belhade à l'hiver 1985. Pourquoi est-on venu tuer ici dans leur sommeil le couple de gérants et leur employé, trois personnes tranquilles qui n'avaient jamais fait parler d'elles ? Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:57:02 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - De l'oraison funèbre à la joute parlementaire : Antoine Perrot et ses invités dissèquent les ressorts rhétoriques de François Mitterrand. Le portrait d'un orateur virtuose, aussi habile à émouvoir qu'à poignarder ! - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA - invités : Simone Bonnafous , Dominique Labbé Maître de conférence à l'université de Grenoble 2 et chercheur à l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, nous partons en perse à la découverte des aventures de Rostam et de son fidèle destrier Rakhch.En perse, vit un roi devenu un héros légendaire connu et admiré de tous. Il se nomme Zâl et sa femme est sur le point de lui donner un fils. Sa fierté est grande, tout comme son impatience. Mais malheureusement, l'accouchement ne se passe pas comme prévu. La pauvre mère et l'enfant sont en danger et Zâl prie alors les dieux de l'aider. C'est l'oiseau sacré, le Simorgh, qui répond à son appel. La bête légendaire lui conseille d'ouvrir le ventre de sa femme avec un poignard et d'en sortir l'enfant. Zâl s'exécute, aiguise sa meilleure lame et sauve son fils. Ainsi naît Rostam, un enfant à la destinée épique…Bonne écoute !
Après la pluie vient le beau temps… On le sait, le réchauffement climatique ne va faire que renforcer les épisodes de canicule qui seront de plus en plus difficiles à supporter. Les chiffres de la Banque mondiale prévoient déjà 260 millions de déplacés climatiques en 2030, que ce soit à cause de l'accroissement des catastrophes naturelles, ou encore de l'augmentation générale des températures. Lors d'une vague de chaleur ou d'une canicule, notre corps cherche à s'adapter aux hautes températures. Ainsi, il se met à transpirer et la respiration s'accélère. Selon Amélie.fr, les vaisseaux sanguins situés à la surface de la peau augmentent de diamètre pour refroidir le sang. Cela permet d'éviter les problèmes de santé liés à la chaleur, comme les crampes, les malaises, ou encore une fatigue inhabituelle. L'organisme doit donc être bien hydraté pour lui permettre de produire de la sueur par exemple. Comment notre corps réagit-il à la chaleur ? Est-ce qu'il est possible de mourir d'un coup de chaud ? À partir de quelle température peut-on mourir à cause de la chaleur ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : juin 2024 À écouter aussi : Acétamipride : pourquoi ce pesticide est-il controversé ? Que faut-il manger quand il fait chaud ? Quels sont les effets du stress sur notre santé ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
À l'occasion du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Maroc, tous les regards se tournent vers le terrain où les deux sélections vont s'affronter ce jeudi 9 juillet. Mais derrière cette rivalité sportive se cache une réalité bien différente : les deux pays entretiennent aujourd'hui une relation économique étroite, fondée sur une véritable interdépendance stratégique. Pendant des décennies, la relation économique entre la France et le Maroc reposait sur un schéma bien établi : la France investissait, exportait ses produits, ses banques et son savoir-faire, tandis que le Maroc accueillait ces investissements et constituait un marché important pour les entreprises françaises. Cette lecture appartient désormais au passé. Les économistes parlent aujourd'hui d'une interdépendance stratégique au sein de laquelle chacun apporte à l'autre des atouts devenus indispensables. La France demeure un investisseur majeur et un partenaire technologique de premier plan. Mais le Maroc est désormais devenu une plateforme industrielle, logistique et financière incontournable aux portes de l'Europe, tout en offrant un accès privilégié au continent africain. Une évolution qui s'est encore renforcée avec le partenariat d'exception signé lors de la visite d'Emmanuel Macron à Rabat, en octobre 2024. Automobile : le Maroc est devenu une plateforme industrielle incontournable Cette transformation est particulièrement visible dans l'industrie automobile. Si Renault ou Stellantis développent massivement leurs activités au Maroc, ce n'est plus seulement parce que les coûts de production y sont plus faibles, mais parce que le pays est devenu un véritable écosystème industriel. En une vingtaine d'années, le royaume a investi dans des infrastructures modernes, développé le port de Tanger, créé des centres de formation spécialisés et renforcé toute sa chaîne industrielle. Le taux d'intégration locale ne cesse d'ailleurs de progresser. Autrement dit, une part toujours plus importante des chaînes de production et de valeur est désormais réalisée directement au Maroc. Ce modèle séduit particulièrement les entreprises françaises. Produire à quelques jours de camion de la France est aujourd'hui bien plus avantageux que de produire à plusieurs semaines de bateau en Asie. Proximité géographique, stabilité politique relative, infrastructures performantes, main-d'œuvre qualifiée et environnement francophone : le Maroc dispose désormais de nombreux atouts pour les industriels européens. À lire aussiQuel avenir pour le train à grande vitesse en Afrique? Le Maroc, un partenaire stratégique pour la France… et une porte d'entrée vers l'Afrique Pour autant, la France ne bénéficie plus de la position quasi exclusive qu'elle occupait autrefois. Le Maroc a choisi de diversifier ses partenariats économiques. L'Espagne est devenue son premier partenaire commercial dans plusieurs secteurs grâce à sa proximité géographique et à sa complémentarité industrielle. La Chine investit massivement dans les batteries électriques et les nouvelles technologies, tandis que les pays du Golfe renforcent également leur présence. Mais le rôle du Maroc dépasse désormais sa seule économie nationale. Le royaume est devenu une véritable porte d'entrée vers l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Il offre un environnement bancaire, juridique et logistique plus lisible que de nombreux autres marchés du continent. Ainsi, pour une PME française souhaitant se développer au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Bénin, Casablanca constitue souvent une première étape avant une implantation plus large en Afrique. Enfin, difficile de ne pas évoquer le rôle de la diaspora. De nombreux Franco-Marocains voient aujourd'hui le royaume comme un territoire d'opportunités professionnelles. Ils connaissent les deux marchés, parlent plusieurs langues et font le lien entre les deux rives de la Méditerranée. Si, sur la pelouse, il y aura donc forcément un vainqueur, sur le plan économique, la France et le Maroc ont compris depuis longtemps qu'en la matière, ils avaient davantage à gagner en jouant ensemble qu'en jouant l'un contre l'autre.
René Hénaux, surnommé le "mage de Compiègne", était un ancien plombier qui s'est reconverti en guérisseur après avoir déclaré en 1933 avoir reçu une apparition divine. À partir de 1944, il prétend soigner les malades uniquement avec son souffle. Sa renommée se propage alors dans toute l'Europe. Chaque jour, des centaines de personnes patientent devant sa maison aux volets fermés, dans l'espoir d'être guéries. Toutefois, dans les années 60, plusieurs drames viennent ternir cette réputation. En 1966, Luc Legrand, 2 ans, succombe à ses blessures après un accident. Ses parents avaient préféré parcourir 95 km pour consulter ce guérisseur plutôt que de l'emmener à l'hôpital. D'autres décès suivent : une femme atteinte d'un cancer de la gorge, un garde champêtre qui s'était crevé l'œil, ou encore une femme enceinte venue accoucher près de lui. Toutes les victimes avaient renoncé aux traitements médicaux classiques, convaincues de son pouvoir de guérison. Mais malgré ces drames, René Hénaux évite les poursuites sérieuses en soutenant qu'il n'a jamais dissuadé personne de consulter un médecin. Ainsi, les autorités ne peuvent prouver sa responsabilité directe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des ressources stratégiques considérables, une croissance économique constante, une population qui ne cesse d'augmenter : le continent africain compte bien peser dans l'économie mondiale des prochaines années. Et pour ce faire, il lui faut s'émanciper encore plus sur le plan économique et industriel. C'est dans ce cadre, souligne Jeune Afrique, qu'un mot est « devenu incontournable » : le mot « souveraineté ». En effet, précise le site panafricain, « pendant des décennies, l'Afrique a exporté du pétrole brut pour importer des carburants, vendu du phosphate pour acheter des produits agricoles à plus forte valeur ajoutée, cédé ses minerais avant leur transformation, et laissé des tiers capter l'essentiel des marges industrielles. De Lagos à Casablanca, de Kigali à Harare, le discours est en train de changer ». Produire et… transformer ! Et Jeune Afrique de prendre l'exemple de la raffinerie Dangote au Nigeria. « L'enjeu n'est pas seulement que le Nigeria réduise ses importations de carburants, mais qu'il puisse tirer un plus grand bénéfice de sa richesse pétrolière et devienne le fournisseur régional. Le cas d'OCP, le géant marocain des engrais, s'inscrit dans le même récit. Longtemps présenté comme le champion africain mondialisé par excellence, le groupe marocain investit aujourd'hui des milliards de dollars dans les engrais verts, le dessalement ou encore l'hydrogène. […] Il en va de même pour les minerais stratégiques, poursuit le site panafricain. De plus en plus de gouvernements refusent de se contenter du rôle de fournisseur de matières premières. La Guinée veut transformer davantage sa bauxite, et bientôt son fer. La RDC tente de développer une industrie locale des batteries. Les pays de l'Alliance des États du Sahel comptent reprendre le contrôle de leurs mines ». La souveraineté économique n'est pas l'autosuffisance… Reste que « le débat mérite d'être clarifié, pointe encore Jeune Afrique. Le concept de souveraineté ne doit pas être confondu avec celui d'autosuffisance. Aucune grande économie moderne n'est autosuffisante. Les États-Unis, la Chine et l'Europe dépendent des autres pour une partie de leurs marchés, de leurs financements, de leurs technologies ou de leurs approvisionnements. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire soi-même, mais à choisir la place que l'on veut occuper dans l'économie mondiale et à quelles conditions on accepte d'y participer. Au fond, conclut le site panafricain, ce que cherchent les entreprises et les États africains n'est pas tant l'autosuffisance et l'exercice d'un contrôle total sur leurs richesses que le pouvoir de peser sur l'économie mondialisée ». L'Afrique trop petite sur la carte du monde… Et puis autre bataille qui concerne l'Afrique, celle qui vise à corriger la représentation du continent sur la carte du monde. La carte de Mercator, la plus utilisée, déforme exagérément tous les territoires au fur et à mesure qu'on s'approche des pôles. Ainsi, le Groenland fait presque la même taille que l'Afrique, alors qu'il est 13 à 14 fois plus petit… Alors, une campagne a été lancée, relève Le Point Afrique, « intitulée "Correct The Map" [Corriger la carte, en français]. Une campagne qui entend rectifier cette altération géographique. Portée par deux ONG africaines – Speak Up Africa, à Dakar et Africa No Filter, sur l'île Maurice – l'initiative est également soutenue par l'Union africaine. L'organisation continentale a donné mandat au Togo pour porter en septembre prochain ce dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York ». En effet, « les cartes ne sont jamais totalement neutres. Elles traduisent toujours une certaine vision du monde, explique Fara Ndiaye, cofondatrice de Speak Up Africa, toujours dans les colonnes du Point Afrique. Cette militante de longue date en est convaincue : « lorsqu'un continent est systématiquement représenté comme plus petit qu'il ne l'est réellement, cela finit par façonner les imaginaires ». […] Enfin, conclut-elle, « le véritable succès viendra lorsque les cartes utilisées dans les salles de classe, les médias et les institutions refléteront enfin le monde tel qu'il est, et non tel qu'on l'imaginait il y a cinq siècles ».
À l'échelle mondiale, le transport maritime achemine 80% du commerce de marchandises. Mais le secteur entre régulièrement en zone de turbulences. Le détroit d'Ormuz, qui connecte le golfe Persique à l'océan Indien est au centre des attentions, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient. En mer Rouge, surnommée « l'autoroute des mers », les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires marchands. En 2021, c'est l'obstruction du canal de Suez par un porte-conteneurs qui avait paralysé le transport de marchandises. Quant au canal de Panama, il tourne régulièrement au ralenti à cause de la sécheresse. Tous ces épisodes, aussi différents qu'ils soient, rappellent la vulnérabilité de la marine marchande et créent parfois des pénuries ainsi qu'une hausse des prix. Les tensions géopolitiques, les changements sur les droits de douane, les coûts sécuritaires mais aussi les phénomènes climatiques redessinent le commerce maritime. Ainsi, suite au blocage du détroit d'Ormuz, les pays du Golfe ont vu bondir le trafic de camions. Alors que les porte-conteneurs avaient révolutionné le commerce mondial, permettant de transporter tout type de marchandises en grande quantité, le contexte actuel interroge notre manière d'acheminer matières premières et biens de consommation. La conteneurisation a-t-elle encore un avenir devant elle ? Comment la logistique marchande peut-elle s'adapter à des perturbations aussi conséquentes qu'imprévisibles ? Doit-on s'habituer à vivre avec une moindre abondance de marchandises ? Avec : Antoine Fremont, géographe, professeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), titulaire de la chaire « transports, flux et mobilités durables » François Daniel, délégué général de l'Union TLF Overseas, qui regroupe les entreprises organisatrices de transports aériens et maritimes et les représentants en douane en France. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 11ème épisode, Wahiba, étudiante algérienne en santé publique et Malek Kaci, consultant en interculturel expert de l'Algérie, nous parlent du rapport à l'argent et à la générosité, et du remboursement des dettes. Programmation musicale : ► Supne Prabh - Deep, Benny Dayal ► Abysses - Molécule.
À l'échelle mondiale, le transport maritime achemine 80% du commerce de marchandises. Mais le secteur entre régulièrement en zone de turbulences. Le détroit d'Ormuz, qui connecte le golfe Persique à l'océan Indien est au centre des attentions, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient. En mer Rouge, surnommée « l'autoroute des mers », les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires marchands. En 2021, c'est l'obstruction du canal de Suez par un porte-conteneurs qui avait paralysé le transport de marchandises. Quant au canal de Panama, il tourne régulièrement au ralenti à cause de la sécheresse. Tous ces épisodes, aussi différents qu'ils soient, rappellent la vulnérabilité de la marine marchande et créent parfois des pénuries ainsi qu'une hausse des prix. Les tensions géopolitiques, les changements sur les droits de douane, les coûts sécuritaires mais aussi les phénomènes climatiques redessinent le commerce maritime. Ainsi, suite au blocage du détroit d'Ormuz, les pays du Golfe ont vu bondir le trafic de camions. Alors que les porte-conteneurs avaient révolutionné le commerce mondial, permettant de transporter tout type de marchandises en grande quantité, le contexte actuel interroge notre manière d'acheminer matières premières et biens de consommation. La conteneurisation a-t-elle encore un avenir devant elle ? Comment la logistique marchande peut-elle s'adapter à des perturbations aussi conséquentes qu'imprévisibles ? Doit-on s'habituer à vivre avec une moindre abondance de marchandises ? Avec : Antoine Fremont, géographe, professeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), titulaire de la chaire « transports, flux et mobilités durables » François Daniel, délégué général de l'Union TLF Overseas, qui regroupe les entreprises organisatrices de transports aériens et maritimes et les représentants en douane en France. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 11ème épisode, Wahiba, étudiante algérienne en santé publique et Malek Kaci, consultant en interculturel expert de l'Algérie, nous parlent du rapport à l'argent et à la générosité, et du remboursement des dettes. Programmation musicale : ► Supne Prabh - Deep, Benny Dayal ► Abysses - Molécule.
En 1956 à Royat, dans le Puy-de-Dôme, Alfred Lindecker, affirme avoir retrouvé sa femme Janine morte dans leur cuisine. Il soutient la thèse du suicide car elle avait reçu deux balles de revolver. Pourtant, très vite, le doute s'installe car plusieurs éléments troublent les enquêteurs. Il y a eu deux tirs, une victime à moitié dévêtue, et une scène difficile à reconstituer. Ainsi, la police et le juge s'intéressent de près à Alfred Lindeker, dont l'attitude semble étrange. Il paraît froid, rigide, presque impassible. Dans le même temps, la presse s'emballe. Elle fouille son passé, raconte ses précédents mariages et transforme ce dossier en grande affaire judiciaire et médiatique. Dès lors, plusieurs hypothèses s'opposent. Est-ce un suicide difficile à croire, ou un meurtre commis par le mari ? Alfred Lindeker est toutefois emprisonné mais au bout du compte, la justice ne parvient pas à trancher. Il est donc remis en liberté, avant d'obtenir un non-lieu. Néanmoins, il reste au centre de tous les soupçons, mais rien ne permet de prouver qu'il a tué sa femme. Une affaire qui reste encore aujourd'hui sans réponse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Il y a 3 milliards de femmes sur Terre. Ce n'est pas possible que je sois la seule à ressentir ça."Cette phrase c'est Marie Vareille qui se l'est dite au moment d'écrire son roman “Ainsi Gèlent Les Bulles de Savon”C'est le premier que j'ai lu d'elle. Celui qui m'a retourné et bouleversé. Je n'avais jamais lu un roman aussi précis et réaliste à propos de la dépression du post partum et sur le bouleversement que devenir mère provoquait.Alors si tu as déjà eu l'impression de disparaître un peu en devenant mère — d'être moins toi, moins libre, moins légère — cet épisode est pour toi.Marie Vareille est l'une des romancières françaises les plus lues de sa génération. 11 romans à son actif, une adaptation à la télé, en série, de son livre Désenchantées, plus d'1 millions de livres vendus dans le monde… Marie est couronnée de succès. Et pourtant… elle est passée par des étapes très difficiles ces dernières années et c'est sûrement ce qui fait qu'elle sait aussi bien écrire sur les femmes, leurs cicatrices et leur reconstruction. Dans cet épisode, c'est elle qui se raconte — avec une honnêteté qui fait mal et du bien en même temps.Elle parle de sa dépression post-partum, qu'elle n'a pas reconnue pendant des mois. De son deuxième accouchement, qui a failli très mal tourner. Marie est atteinte du Syndrome de marfan, une maladie génétique rare qui provoque des troubles au niveau cardiaque. C'est d'ailleurs l'objet de son livre, le syndrome du spaghetti, un de mes préférés.Marie vient de sortir un nouveau roman, Nous qui avons connu Solange, je ne peux que vous le recommander… il est bouleversant et c'est impossible de le poser.Programme : Début de l'écriture en primaire (04:52)Passage à la publication entre 20 et 22 ans (07:24)Roman sur le postpartum inspiré d'une maternité chaotique (10:15)Deuxième accouchement traumatique et dépression postpartum (29:59)Exploration de la honte et culpabilité (40:17)Choix des thèmes par intuition et recherches (49:17)Lien utiles : Site : https://marievareille.com/Instagram : https://www.instagram.com/marie_vareille/Facebook : https://www.facebook.com/vareille.marieLes livres : Ainsi gèlent les bulles de savon La dernière allumetteLe syndrome du spaghettiNous qui avons connu SolangeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous avez déjà participé à un crowfunding pour aider à financer un projet artistique, associatif, caritatif ? Alors peut-être que ce message vous parlera. A chaque épisode, à la fin, j'évoque mon Tipeee, espace où vous pouvez contribuer à produire financièrement les épisodes. Les détails sont ici : https://fr.tipeee.com/single-jungle. Je prends le temps vocalement aujourd'hui de vous expliquer pourquoi chaque participation, même d'1€ aide vraiment. Si 10% d'entre vous donnaient 1€, ponctuellement, ce serait déjà génial. [Sachant que Tipeee prend 8% de frais]. On pourrait, si ce n'est couvrir la totalité des frais : 200€/épisode (prise de son/montage, mixage) + frais d'hébergement chez Podcloud: 6€/mois, mais au moins en partie. Dans le milieu du crowdfunding, on appelle ça la "love money". L'argent qui vient de l'amour. Un sujet qui intéresserait beaucoup Charlotte Montpezat qui disait dans le podcast "Thune" : "Derrière la demande d'argent, j'entends souvent une demande d'amour." Si vous aimez Single Jungle, si vous aimez ce travail que je réalise depuis 6 ans, si vous aimez certain·es des invité·es, et pour finir, si vous m'aimez (un peu, beaucoup, à la folie), à vous de jouer ! Bien sûr, si vous n'avez pas le budget, vous pouvez aussi prouver votre amour en relayant le podcast autour de vous ! C'est grâce à vous qu'on a déjà atteint 570 000 écoutes tous épisodes confondus. Merci mille fois ! Références citées dans l'épisode (ou en bonus) Ep.43
Le 24 octobre 2016, Jacqueline Veyrac, une riche hôtelière niçoise de 76 ans, est enlevée en plein jour devant son domicile par plusieurs hommes cagoulés. Ils la forcent à monter dans une camionnette et la séquestre durant 48 heures. Malgré les conditions éprouvantes, elle parvient à faire du bruit pour attirer l'attention d'un passant qui l'entend et qui par la suite appelle les secours. La raison de ce kidnappage vient de la vengeance d'un homme travaillant avec elle. Il dirigeait son restaurant de luxe. Néanmoins, un jour, l'établissement a coulé sous sa gestion et fait donc faillite. Refusant d'assumer sa responsabilité, il a rejeté toute la faute sur Jacqueline. Ainsi, une rancœur profonde s'est installée, nourrie par un désir de vengeance et d'enrichissement. Il décide alors de la kidnapper, de préparer une demande de rançon et exiger plusieurs millions d'euros à sa famille. Mais rien ne se passe comme prévu car le message de rançon n'a jamais été envoyé. Les ravisseurs paniquent et donc prennent la fuite les mains vides. Ainsi, en 2021, cette tentative de vengeance aura finalement coûté sa liberté à Giuseppe Serena, condamné à 18 ans de prison. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'affaire Georges Pouille concerne le meurtre de deux petites filles à Voreppe, en Isère. La première victime, Sarah Syad, 6 ans, est retrouvée morte le 17 avril 1991. Ensuite, cinq ans plus tard, Saïda Berch, 10 ans, disparaît à son tour. Son corps est découvert deux jours plus tard. Pendant 22 ans, l'affaire reste scrutée et non résolue malgré les efforts des enquêteurs. Ce n'est qu'en 2013 que de nouvelles analyses ADN permettent enfin d'identifier le coupable. Georges Pouille, alors âgé de 38 ans, est arrêté le 23 juillet 2013 à son domicile de Voreppe. Son profil est troublant car il vivait dans le même quartier que les familles. Il les côtoyait et s'était même rapproché d'elles après les faits. Il est jugé en 2016 pour le meurtre de Saïda Berch et condamné à 30 ans de réclusion criminelle, malgré des aveux ensuite partiellement rétractés. Pour le meurtre de Sarah, il a été jugé séparément, car il était mineur au moment des faits. Ainsi, cette affaire est devenue emblématique des "cold cases" français, mais elle reste une énigme pour les enquêteurs, notamment sur le mobile. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Morgane Tocco est docteure en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS. Elle a publié en février dernier "Moi aussi je te regarde - Regards de femmes sur corps d'hommes" aux éditions du Détour. Pour des raisons de méthodologie, l'ouvrage se concentre uniquement sur les femmes ayant des rapports intimes avec des hommes. C'est quoi un homme "objectivement beau" et "subjectivement beau" selon elles ? Pourquoi les hommes hétéros sont si réticents à devenir, comme les femmes, des objets de désir ? Comment les femmes arrivent à sortir des normes de beauté que nous vend le capitalisme, et qui sont profondément racistes, grossophobes, virilistes / masculinistes, validistes etc ? Comment certaines femmes, avec l'âge, en arrivent à ne plus regarder les hommes, pour préserver leur santé mentale, éviter leurs regards et remarques agistes etc. Un entretien riche que je vous encourage à envoyer aux hommes de votre entourage, en particulier les plus complexés, car définitivement les femmes ont un regard bien plus bienveillant sur les hommes, que les hommes sur les femmes. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez Morgane Tocco :Sur les réseaux sociaux https://www.instagram.com/morganetoccophoto/https://www.linkedin.com/in/morgane-tocco-7b5b9933/ En librairies : https://editionsdudetour.com/index.php/les-livres/moi-aussi-je-te-regarde/ | https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782385321086-moi-aussi-je-te-regarde-regards-de-femmes-sur-corps-d-hommes-morgane-tocco/ Résumé du livre :*Le regard des femmes sur le corps des hommes est absent des représentationscollectives. Pourtant les femmes regardent les hommes et peuventêtre séduites par cette vue. Le livre démontre que la capacité des femmes à regarder avec attentionet plaisir le corps d'un homme est entravée par un ensemble de pratiques, représentations et normes, intrinsèquement liées à la catégorisation genrée des rôles de séduction. Celle-ci, fondée sur le primat du désir (hétéro) sexuel masculin, attribue l'attractivité du corps au rôle féminin : la séduction par l'image corporelle serait propre aux femmes. Cette division genrée des rôles participe à régenter leurs regards dans les espaces publics comme dans l'intimité. L'autrice apporte cependant un éclairage sur la capacité des femmes à agir par-delà les déterminismes : toutes ne se conforment pas de la même manière aux rôles de séduction ; certaines y résistent individuellement, certaines entreprennent même de les transformer collectivement. Plongeant au cœur des expériences de femmes : une enquête de terrain menée auprès de plus de 80 femmes âgées de 18 à 85 ans ; le livre montre que le regard et les perceptions esthético-érotique, loin d'être innés, sont le fruit d'un apprentissage, marqué par des normes de genre et par la domination masculine. Morgane Tocco est docteure en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS. Elle s'intéresse aux émotions et perceptions sensorielles par le prisme des normes de genre et des rapports de pouvoir qui les traversent, ainsi qu'aux dynamiques d'émancipation post #metoo.* Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre) AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en juin 2026, à Paris, chez Isabelle, merci à elle et son chat pour leur hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Arbitre des élégances de la Belle Epoque, le comte Boniface de Castellane, alias Boni, va faire le plus retentissant des mariages d'argent. Mais son union avec la riche américaine Anna Gould ne sera pas un succès… Bienvenue dans les Grands dossiers de l'Histoire !
Marcel Benabou publie un essai hommage consacré à François Le Lionnais, créateur de l'OULIPO, l'ouvroir de littérature potentielle. François Le Lionnais, « FLL » était un ingénieur, mathématicien et écrivain est né en 1901 et disparu en 1984. Il est surtout connu pour avoir été le « fraisident-pondateur » de l'Oulipo (l'Ouvroir de Littérature Potentielle) en 1960 avec l'écrivain Raymond Queneau. Ce mouvement réunit des écrivains, des traducteurs, des universitaires, dont Marcel Benabou fut longtemps le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Dans cet essai, Marcel Benabou commente en quelque 400 pages les poèmes de François Le Lionnais, qui visaient à être le plus court possible puisque telle était son ambition. François Le Lionnais était un passionné par les liens entre sciences, mathématiques et littérature, il a joué un rôle-clé dans la promotion d'une approche ludique et contrainte de la création littéraire, où les auteurs utilisent des règles formelles (comme les lipogrammes ou les palindromes) pour stimuler leur imagination. Il a peu écrit : des poèmes avec le minimum de mots, le minimum de lettres, et même, sommet de la réduction, un poème sans lettres. Il disait de lui-même qu'il avait une certaine « constipation de plume » « Symétriquement, j'ai voulu commenter de manière la plus longue possible ces très courts poèmes », nous explique Marcel Benabou. Ainsi, il nous raconte les dessous du poème composé du seul mot « Fenouil » ou de la réduction d'un poème à une seule lettre « T. » : une lettre qui a finalement tant de choses à dire et qui ouvre un très grand champ d'interprétations... FLL est notamment l'auteur de La Littérature potentielle (1973), un ouvrage fondateur coécrit avec Raymond Queneau, qui explore les contraintes formelles comme outil de création littéraire. On lui doit aussi Les Nombres remarquables (1983), un livre dédié aux propriétés mathématiques singulières, ou encore Le Second Manifeste de l'Oulipo (1973), où il théorise les principes de ce mouvement. Par ailleurs, il a rédigé des essais sur les échecs, comme L'Ouverture française (1935), et des textes plus personnels, tels que Le Temps (1963), mêlant réflexions scientifiques et philosophiques. L'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) est un groupe littéraire fondé en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais et l'écrivain Raymond Queneau. Ce dernier a déjà beaucoup publié dont le fameux Zazie dans le métro, ce ne sont donc pas des jeunes gens en mal de reconnaissance et d'aventures ! Leur objectif est d'explorer les possibilités de la création littéraire à travers des contraintes formelles, souvent inspirées des mathématiques ou des jeux de langage. Ces contraintes, comme l'écriture sans la lettre e (lipogramme) dans La disparition de Georges Perec ou la structure en s+7 (remplacer chaque substantif d'un texte par le septième suivant dans un dictionnaire), stimulent l'imagination et donnent naissance à des œuvres originales. Invité : Marcel Benabou, né en 1939 au Maroc, est un écrivain et historien français, membre de l'Oulipo depuis 1970. Il en était le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Ses travaux littéraires s'inscrivent dans la tradition oulipienne, utilisant des contraintes formelles pour explorer des thèmes comme le langage, la mémoire et la création. Parallèlement à son activité d'auteur, il a mené une carrière d'historien, spécialisé dans l'Antiquité romaine. Ses ouvrages, tels que Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres (1986) ou Jette ce livre avant qu'il ne soit trop tard (1992), illustrent son approche à la fois structurée et réflexive de l'écriture. Aux franges du silence, glose pour FLL est publié aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste Dali avec le titre Parler fort.
Marcel Benabou publie un essai hommage consacré à François Le Lionnais, créateur de l'OULIPO, l'ouvroir de littérature potentielle. François Le Lionnais, « FLL » était un ingénieur, mathématicien et écrivain est né en 1901 et disparu en 1984. Il est surtout connu pour avoir été le « fraisident-pondateur » de l'Oulipo (l'Ouvroir de Littérature Potentielle) en 1960 avec l'écrivain Raymond Queneau. Ce mouvement réunit des écrivains, des traducteurs, des universitaires, dont Marcel Benabou fut longtemps le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Dans cet essai, Marcel Benabou commente en quelque 400 pages les poèmes de François Le Lionnais, qui visaient à être le plus court possible puisque telle était son ambition. François Le Lionnais était un passionné par les liens entre sciences, mathématiques et littérature, il a joué un rôle-clé dans la promotion d'une approche ludique et contrainte de la création littéraire, où les auteurs utilisent des règles formelles (comme les lipogrammes ou les palindromes) pour stimuler leur imagination. Il a peu écrit : des poèmes avec le minimum de mots, le minimum de lettres, et même, sommet de la réduction, un poème sans lettres. Il disait de lui-même qu'il avait une certaine « constipation de plume » « Symétriquement, j'ai voulu commenter de manière la plus longue possible ces très courts poèmes », nous explique Marcel Benabou. Ainsi, il nous raconte les dessous du poème composé du seul mot « Fenouil » ou de la réduction d'un poème à une seule lettre « T. » : une lettre qui a finalement tant de choses à dire et qui ouvre un très grand champ d'interprétations... FLL est notamment l'auteur de La Littérature potentielle (1973), un ouvrage fondateur coécrit avec Raymond Queneau, qui explore les contraintes formelles comme outil de création littéraire. On lui doit aussi Les Nombres remarquables (1983), un livre dédié aux propriétés mathématiques singulières, ou encore Le Second Manifeste de l'Oulipo (1973), où il théorise les principes de ce mouvement. Par ailleurs, il a rédigé des essais sur les échecs, comme L'Ouverture française (1935), et des textes plus personnels, tels que Le Temps (1963), mêlant réflexions scientifiques et philosophiques. L'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) est un groupe littéraire fondé en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais et l'écrivain Raymond Queneau. Ce dernier a déjà beaucoup publié dont le fameux Zazie dans le métro, ce ne sont donc pas des jeunes gens en mal de reconnaissance et d'aventures ! Leur objectif est d'explorer les possibilités de la création littéraire à travers des contraintes formelles, souvent inspirées des mathématiques ou des jeux de langage. Ces contraintes, comme l'écriture sans la lettre e (lipogramme) dans La disparition de Georges Perec ou la structure en s+7 (remplacer chaque substantif d'un texte par le septième suivant dans un dictionnaire), stimulent l'imagination et donnent naissance à des œuvres originales. Invité : Marcel Benabou, né en 1939 au Maroc, est un écrivain et historien français, membre de l'Oulipo depuis 1970. Il en était le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Ses travaux littéraires s'inscrivent dans la tradition oulipienne, utilisant des contraintes formelles pour explorer des thèmes comme le langage, la mémoire et la création. Parallèlement à son activité d'auteur, il a mené une carrière d'historien, spécialisé dans l'Antiquité romaine. Ses ouvrages, tels que Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres (1986) ou Jette ce livre avant qu'il ne soit trop tard (1992), illustrent son approche à la fois structurée et réflexive de l'écriture. Aux franges du silence, glose pour FLL est publié aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste Dali avec le titre Parler fort.
C dans l'air du 29 juin 2026 - Pénuries, appel à la mutinerie… Poutine peut-il perdre ? Émission présentée par Myriam EncaouaLe vent tourne au Kremlin. La campagne ukrainienne de frappes de drones à longue et moyenne portée sur les infrastructures et les raffineries du pays a fait rentrer la guerre dans le quotidien des Russes. Les files d'attente s'allongent devant les stations-service, les pénuries de carburant se multiplient... Le pays est pourtant le troisième producteur mondial de brut et l'un des cinq premiers pays au monde en matière de raffinage et de production de carburants. Mais la multiplication des attaques de drones, comme hier sur la raffinerie de la société Gazprom Neft, qui assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, commence à fortement impacter la population, au point que Vladimir Poutine reconnaît des difficultés d'approvisionnement et envisage de restreindre les exportations de diesel.À l'inflation et aux pénuries d'essence viennent s'ajouter les coupures d'électricité et de réseau qui suscitent, depuis des semaines, colère et incompréhension dans la population. Un mécontentement qui s'exprime sur Telegram, mais également de plus en plus au grand jour. Ainsi, l'institut de sondage d'État russe a mis discrètement fin à la publication de ses chiffres après que l'indice de confiance de Poutine, calculé de manière « ouverte », a chuté à 29,5 % début avril, soit son niveau le plus bas depuis le début de la guerre.Parallèlement, Vladimir Poutine doit faire face à un début de contestation de la part de soldats. Un ancien militaire russe, Alexander Lunin, qui a participé à la guerre en Ukraine, a publié sur Telegram une adresse directe à Vladimir Poutine. Dans cette vidéo, enregistrée en uniforme, médailles sur la poitrine, il demandait à être reçu au Kremlin, en direct à la télévision, pour dire au président russe « toute la vérité » sur la situation dans le pays et dans l'armée. Il affirmait notamment que des soldats russes étaient détenus, torturés ou tués pour avoir refusé d'exécuter des ordres qu'il qualifiait de suicidaires, ou pour avoir refusé de verser de l'argent à leurs commandants. Mais le passage le plus remarqué de son message était une menace directe contre le Kremlin : si Vladimir Poutine refusait de le recevoir, affirmait-il, « l'armée tournerait ses armes contre le Kremlin ». La vidéo a été vue plusieurs millions de fois en moins de vingt-quatre heures, et Alexander Lunin a été arrêté et placé en détention.Dans ce contexte, le président russe, Vladimir Poutine, a dit dimanche « attendre » la venue des négociateurs américains Steve Witkoff et Jared Kushner pour reprendre les négociations sur l'Ukraine une fois Washington moins occupé par l'Iran. Parmi les nombreux points de tension entre Moscou et Kiev figure la Crimée. Alors que Vladimir Poutine voyait la péninsule comme le lieu de villégiature des Russes, ce territoire, annexé en 2014 et frappé depuis des semaines par des drones ukrainiens, est aujourd'hui déserté par la population.Alors, que se passe-t-il en Crimée ? Quelle est la situation en Russie ? Vladimir Poutine peut-il perdre ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue spécialiste de la Russie, enseignante à Sciences Po Paris, auteure de Les Russes veulent-ils la guerre ?- Paul GOGO - Journaliste - Ancien correspondant indépendant en Russie, auteur de Moscou Parano
Nous sommes aujourd'hui avec Paul Lê, le cofondateur de La Belle Vie et l'un des rares entrepreneurs à avoir réussi dans un secteur où beaucoup se sont cassé les dents : le e-commerce alimentaire. Avec près de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, il challenge les grandes enseignes nationales et a même repris son principal concurrent, Frichti, en 2023. Pour co-animer ce nouvel épisode de Business of Bouffe, Philibert est accompagné de Samuel Nahon, le cofondateur de Terroirs d'Avenir.À travers cet épisode, nous cherchons à comprendre comment Paul Lê a bâti, à force d'échecs et de convictions, un modèle rentable dans un secteur qui en a fait disparaître tant d'autres : la foodtech.Pour cela, Paul remonte le fil de son enfance à Évry, dans un quartier populaire qu'il revendique. Fils de parents vietnamiens arrivés en France sans ressources et devenus restaurateurs à force de travail, il hérite très tôt du sens du commerce et du client. Passionné d'informatique, il apprend à coder en autodidacte, part vivre l'American Dream à Los Angeles, avant de rentrer en France pour faire ses armes dans plusieurs startups. La fibre entrepreneuriale, elle, ne le quittera plus.Ainsi, on revient sur ses premiers projets entrepreneuriaux et sur les échecs qui les ont accompagnés, jusqu'à la période la plus difficile de sa vie. C'est de sa rencontre avec son associé Alban Wienkoop que naît La Belle Vie. Ensemble, ils s'attaquent à un marché réputé saturé et complexe, en pariant sur une technologie développée en interne et une logistique maîtrisée de bout en bout. Une offre exigeante, un positionnement clair face à la grande distribution, et une formule qui finit par trouver son public.Enfin, Paul nous raconte le coup d'éclat de 2023 : la reprise de Frichti, son principal concurrent, placé en redressement judiciaire. Il revient sur les enjeux de cette intégration, sur la rentabilité comme obsession dans un secteur qui en a fait sombrer beaucoup, et sur ce que le retail alimentaire dit de la consommation française. Entre développement national, magasins physiques et promesses de l'IA, Paul dévoile les ambitions d'un groupe qui n'a pas fini de faire parler de lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Ukraine, de grands scandales liés à la corruption éclatent régulièrement, dans plusieurs secteurs critiques, comme l'énergie ou la défense, et éclaboussent le gouvernement et le pays à l'échelle internationale. Ainsi, le pouvoir doit mener un combat à l'intérieur même du pays, afin d'endiguer la corruption. Comment cette corruption s'est-elle installée dans le pays et que fait Kiev pour s'en défaire ? La mobilisation des institutions anticorruption et la mobilisation de la société civile sont-elles suffisantes ? De notre correspondante à Kiev, Un reportage à retrouver en intégralité sur le site de RFI, rubrique podcast Accents d'Europe
Tandis que Gilbert de La Fayette combattait en Amérique, son épouse Adrienne de Noailles demeurait en France. Depuis les champs de batailles, il lui écrit.À travers les lettres échangées entre les deux époux de 1776 à 1784, se révèle une autre lecture de la guerre d'Indépendance américaine : celle d'une femme qui joue elle aussi un rôle historique mais méconnu dans cette révolution. Proche de la couronne, de Louis XVI et Marie Antoinette, elle sait faire circuler les mots et les glisser dans les bonnes oreilles.Ainsi, parti clandestinement de la Cour à Versailles, Gilbert de La Fayette revient en héro des deux Mondes. Il avait vu la liberté à l'œuvre, elle traversera l'océan, quelques années plus tard, dans le sens inverse. D'une révolution à l'autre, immiscez vous dans cet échange épistolaire entre les époux de La Fayette.À l'occasion du 250e anniversaire de l'Indépendance américaine, retracez le voyage du marquis de La Fayette au cœur de la révolution américaine et des premiers liens tissés entre Versailles et les Etats-Unis. La Fayette et l'Indépendance américaine : de la Cour de Versailles aux champs de bataille. Une fiction historique proposée par le château de Versailles à l'occasion des 250 ans de l'Indépendance américaine et des premiers liens entre Versailles et les États-Unis, écrite par Elisa Chalaye, cheffe de projets numériques au château de Versailles, produite par Image et Stratégie et réalisée par Julien Rochard. Avec le conseil scientifique de Vincent Bouat-Ferlier, conservateur général du patrimoine, directeur de la Fondation de Chambrun-Lafayette, de Clara Terreaux, conservateur du patrimoine au château de Versailles et de Frédéric Lacaille, conservateur général du patrimoine au château de Versailles.© Fondation Chambrun-Lafayette, FC 15.1.54, FC 352 027, FC 15.1.51, FC 15.3.129, © Sémhur / Wikimedia Commons Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À votre avis, par quelle pièce se termine la visite de la maison Berthe Morisot à Bougival ? Elle se termine par l'atelier : une grande pièce lumineuse. Il y a de nombreuses reproductions, ce qui produit un effet étonnant : celui d'avoir de la chance de voir autant d'œuvres de la peintre réunies dans la même pièce. Deux tableaux touchent particulièrement Christine Dezaunay, directrice du développement culturel et touristique du Patrimoine de la ville de Bougival. Elle va nous en parler. Cet épisode est intéressant parce que vous y trouvez la description spontanée de deux tableaux avec le vocabulaire particulier de la description. Dans la lettre qui accompagne cet épisode, il y aura de nombreuses photos de la maison et des repères culturels. Ainsi, pour cultiver votre français, vous pouvez vous abonner sur www.cultivateyourfrench.com
En France, 34% de la population a un lien avec l'immigration, selon la vaste enquête Trajectoires et origines 2 menée par l'Institut national d'études démographiques (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les parcours des immigrés et de leurs descendants en France. C'est même 41% en ajoutant les personnes en couple avec quelqu'un qui en est issu. L'immigration est donc bien ancrée dans la société française, elle la façonne au fil des unions et des générations. Loin des fantasmes identitaires et du supposé communautarisme, les personnes immigrées s'intègreraient même plutôt bien. À titre d'exemple, 86% des descendants d'immigrés ont parlé français avec leurs parents pendant leur enfance. Au regard des pratiques sociales et culturelles, ce sont davantage la mixité et l'adaptation qui prédominent. L'identité des Français ayant un lien avec l'immigration se structure davantage en trait d'union, elle se combine, elle emprunte, mais qu'en est-il de la société tout entière ? Si les origines se mélangent, si les pratiques finissent par converger, la société semble jouer des différences. Au regard des expériences sur le logement ou l'emploi par exemple, les discriminations existent. Ainsi, à diplôme, âge et autres caractéristiques comparables, les hommes immigrés du Maghreb ont une probabilité d'être au chômage supérieure de 6,2 points de pourcentage par rapport à la population majoritaire. Un surrisque qui ne diminue pas chez les descendants. Comment s'expliquent ces différences entre intégration socioculturelle et socioéconomique ? Pourquoi les inégalités, les discriminations demeurent-elles au fil des générations ? Avec : Patrick Simon, socio-démographe, co-auteur de l'enquête de l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Trajectoires et origines 2, publiée en mai 2026. Hachem Benissa, docteur en sciences sociales de l'Université de Bordeaux en France et de l'Université Laval au Québec. Chercheur, assistant à la coordination scientifique du projet UNDETERRED - Discrimination Involontaire Détectée et Racisme Révélé et Désactivé. Un programme de recherche-action financé par l'Union européenne dont le but est d'analyser les mécanismes des discriminations non intentionnelles subies par les jeunes de 18 à 35 ans dans les domaines du logement, de la santé, de l'emploi et de l'éducation. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Comment avouer qu'on ne comprend pas ? Dans ce 10ème épisode, Lila, étudiante française nous explique le travail de groupe qu'elle a fait avec des étudiantes japonaises. Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, décrypte. Programmation musicale : ► Figa De Guiné - Mari Froes ► Sina Makosa - Muthoni Drummer Queen, Blinky Bill, Boutross.
C dans l'air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaireLa France suffoque au début d'une semaine de canicule historique. Quatre-vingt-neuf départements sont placés en vigilance, dont 49 en rouge aujourd'hui, particulièrement dans l'Ouest. Le gouvernement a réuni une nouvelle cellule de crise pour faire face aux fortes chaleurs : 9 Français sur 10 sont concernés par une vigilance et 35 millions de Français par une vigilance rouge. Dix personnes sont mortes noyées hier, a fait savoir la Sécurité civile. La canicule provoque un bond de « 30 % à 40 % » du nombre d'appels au 15 et de « 10 % à 20 % » des passages aux urgences qui, pour l'instant, « tiennent », a indiqué ce lundi un représentant des urgentistes, craignant une aggravation dans les prochains jours.Pendant que les températures augmentent et persistent autour des 40 °C, le thermomètre politique s'affole lui aussi. Accusé d'impréparation lors du précédent épisode caniculaire historique de la fin mai, le gouvernement multiplie depuis les prises de parole et les mesures d'urgence, comme l'interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique lors de la Fête de la musique dans les 35 départements placés en vigilance rouge. Mais la France apparaît globalement structurellement mal préparée à ces canicules intenses, durables et appelées à se répéter. Une chute dénoncée par Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui déplore un budget « divisé par quatre en deux ans » et un plan d'adaptation « très en retard et très loin d'être financé ». Son parti a lancé une pétition pour réclamer la mise en place d'un congé climatique de cinq jours maximum par an afin de protéger notamment les travailleurs particulièrement exposés à la canicule. Cette proposition s'inspire du modèle espagnol qui, en novembre 2024, a adopté le principe d'un congé payé de quatre jours pour éviter les déplacements en cas d'alerte météorologique. Marine Tondelier a également estimé que la climatisation ne devait être « ni un tabou ni une réponse à tout », en réponse à la volonté de Marine Le Pen de mettre en place un « plan massif » de climatisation.Le pays n'est pas prêt à affronter l'avenir climatique, c'est ce que disent également une majorité de scientifiques. Mais ces derniers, ainsi que les météorologues, sont de plus en plus la cible de critiques, d'attaques et de menaces sur les réseaux sociaux. Ainsi, dans une publication postée le dimanche 15 juin sur X, le présentateur météo Guillaume Séchet mettait en garde contre les risques de canicule en France durant cette semaine de fortes chaleurs. Ciblé par des comptes climatosceptiques, il a finalement été contraint de supprimer sa publication. « Les gens m'ont accusé de catastrophisme, m'ont traité de nazi et d'autres termes violents. C'est allé très loin », a-t-il raconté au journal Le Parisien.Alors, comment vit-on dans un pays à 40 degrés ? Nos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L'horizon des possibles »- NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd'hui en France - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo- MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l'AFP à Madrid
Ce point commun, c'est qu'un million et demi de Français souffrent comme le Spice Boy de TOC, des Troubles Obsessionnels Compulsifs. L'ancienne gloire du foot anglais a avoué que depuis tout jeune, il en souffrait. Ainsi, quand David Beckham arrive dans une chambre d'hôtel, avant de pouvoir être relax, il doit déballer toutes ses affaires, vérifier que les magazines présents dans la chambre sont parfaitement alignés et ranger toutes les brochures et prospectus dans un tiroir. Chez lui évidemment c'est pareil, par exemple, tout doit aller par paires. S'il s'aperçoit que dans son frigo, ses canettes de soda sont en nombre impair, il en enlève une et la met dans un placard. C'est d'autant plus compliqué pour lui que son épouse Victoria Beckham, paraît-il, est totalement bordélique. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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