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C dans l'air du 16 mars 2026 - Municipales : LFI surprend, le RN confirmePlus de 50 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour élire leurs maires. Un premier tour des municipales marqué par une très forte abstention, bien plus élevée que ce qu'anticipaient les sondages. Ainsi, entre 41,5 % et 44 % des personnes inscrites sur les listes électorales n'ont pas voté lors de ce scrutin, selon les estimations de plusieurs instituts de sondage. Du jamais-vu, hors crise sanitaire. Lors du dernier scrutin municipal classique, en 2014, le taux d'abstention n'avait pas dépassé 36,6 %.Au-delà de cette abstention record lors de ce scrutin, les premiers résultats ont traduit une progression, au niveau local, de l'implantation de l'extrême droite, qui conserve plusieurs mairies comme Hénin-Beaumont et Perpignan, mais progresse aussi en général, notamment à Marseille, souvent au détriment de la droite, à qui le président du RN a « tendu la main » dès 20 h hier soir pour l'emporter au second tour.Appelant à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner les candidats LR au second tour des élections municipales, Bruno Retailleau a réitéré sa consigne de vote : aucune voix pour LFI. Le patron de LR, qui s'est lancé dans la course à la présidentielle il y a un mois, a toutefois élargi sa consigne aux « socialistes, écologistes ou communistes qui se sont alliés avec l'extrême gauche au premier tour ou qui vont s'allier (avec elle) cette semaine entre les deux tours ».À gauche, si les socialistes, alliés avec les écologistes et le PCF, ont remporté de nombreuses mairies et sont en position de conserver plusieurs grandes villes, La France insoumise réalise de son côté de fortes poussées. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a remporté dès le premier tour la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, et s'est hissé soit en tête, soit en position de conditionner la victoire de la gauche au second tour dans plusieurs grandes villes, comme à Roubaix, à Limoges, à Toulouse ou à Lille.Sur X, Jean-Luc Mélenchon s'est félicité d'une « magnifique percée ». Au siège du mouvement, à Paris, le coordinateur des « insoumis », Manuel Bompard, a tendu la main « aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l'extrême droite menacent, la constitution d'un front antifasciste au second tour de l'élection municipale ».Olivier Faure, le patron du PS, de son côté, a salué « la victoire de 350 maires socialistes réélus » et redit qu'il refuserait tout accord national avec la formation de Jean-Luc Mélenchon, mais sans fermer la porte à des alliances locales.Le sort de certaines villes va dépendre des discussions sur les fusions, qui ont débuté dès hier soir, et les débats d'ici mardi — date du dépôt des listes pour le second tour — promettent d'être très compliqués dans certaines communes. Les yeux se tournent particulièrement ce lundi vers Marseille. La deuxième ville de France illustre plusieurs leçons du vote d'hier et des enjeux de cet entre-deux-tours, avec un maire sortant, Benoît Payan (DVG), directement menacé par la liste RN de Franck Allisio.Quelles leçons tirer de ce premier tour des municipales ? Quelles alliances à gauche à un an de la présidentielle ? Quelle porosité entre la droite et l'extrême droite ? Que signifie cette abstention record ?Nos experts : - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos-BVA- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Echos- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
La mort de Brigitte Bardot le 28 décembre a fait exploser toutes les lignes de fracture au sein du mouvement animaliste. Dans les médias, sur les réseaux : des hommages débordants, des défenses passionnées d'un côté, et des critiques souvent timides. Son racisme a beaucoup été euphémisé, parfois même excusé ou nié, quand ce n'était pas tout simplement passé sous silence pour encenser plutôt son noble engagement pour les animaux. Bardot était-elle animaliste ? Oui, très clairement. Mais le reconnaître n'efface en rien le fait qu'elle était aussi raciste. Et ce n'était pas une question de « maladresses » ou de « sorties de route ». Alors pourquoi une grande partie du mouvement a-t-elle eu autant de mal à le dire clairement ? Pourquoi tous ces éloges sans réserve aucune ? Pourquoi même son action animaliste a-t-elle été mise au service de l'absolution de son soutien à l'extrême droite ?Cet épisode ne dresse pas le bilan moral de Brigitte Bardot. Ce qui nous intéresse, c'est la fonction politique qu'elle a occupée — et continue d'occuper. Comment son animalisme a-t-il pu servir à absoudre son racisme ? Que révèlent les réactions à sa mort sur la blanchité structurelle du mouvement animaliste ? Et qu'est-ce que ça coûte, concrètement, aux militant.es racisé.es qui évoluent dans ces espaces ?Premier épisode d'une série de trois. La suite explorera la vision du monde suprémaciste de Bardot, puis la façon dont son animalisme (une certaine conception de l'animalisme) et son racisme s'articulent – pas malgré tout, mais au contraire de façon cohérente. On verra qu'on peut alors opposer un certain animalisme réactionnaire à un animalisme émancipateur, non seulement pour les autres animaux, mais pour les humains aussi. Avec la participation de :
Intervention du Dimanche 8 mars 2026 dans le cadre du cycle Ramadan 2026 Afin de vivifier le mois de Ramadan 2026 / 1447 de l'Hégire, Conscience Soufie reprend la thématique générale du Coran choisie en 2025, tant les enseignements et les échanges ont été féconds. Cette année, notre programmation s'est ouverte encore plus largement aux femmes. Une manière de prolonger un précédent cycle sur Les femmes soufies et la sainteté au féminin ! Ainsi, semaine après semaine, des femmes d'exception nous feront l'honneur de nous partager leurs recherches et leurs connaissances, leurs inspirations et leurs dévoilements. Nous leur exprimons toute notre gratitude. Le Coran est une guidance inépuisable, un Livre qui se révèle à tout instant à chacun. Le Coran, dans la sourate Al-Rahman, verset 29, nous dit : ﴾ يَسْأَلُهُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ كُلَّ يَوْمٍ هُوَ فِي شَأْنٍ ﴿ Ceux qui sont dans les cieux et la terre L'implorent. À chaque instant, Il est à l'œuvre. En vous souhaitant à tous un mois de Ramadan béni et fructueux, à la saveur renouvelée à chaque instant ! ! رمضان مبارك كريم Paradis et Enfer sur terre Il est commun de croire que le paradis et l'enfer sont des catégories relatives à l'au-delà, ce qui n'est pas faux. Mais dans le Coran, paradis et enfer ne référent pas seulement à des expériences après la mort, ils peuvent aussi être expérimentés ici-bas. Ainsi, comment accéder au paradis avant notre mort, comme prélude de la Vie éternelle ? Comment éviter l'enfer dans cette Vie ? Olfa Youssef se propose de répondre à ces interrogations fondamentales. Olfa Youssef est une universitaire et écrivaine tunisienne, titulaire d'une thèse d'État sur la multiplicité du sens dans le Coran. Elle s'attache dans ses travaux à libérer le spirituel du seul rituel, et ses écrits s'inscrivent dans la visée de l'islam des profondeurs, de la non-dualité (al-tawhîd) et du soufisme. Pour plus d'information visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
Depuis 2021, Gaëlle Guiny, 57 ans, anime le podcast « Ainsi va la vie » dans lequel elle reçoit des personnes qui ont perdu un proche, aborde des thèmes comme la fin de vie ou le don d'organes. Elle reçoit aussi différents spécialistes avec lesquels elle décortique les questions liées à la mort. Elle-même longtemps traumatisée par l'expérience d'une fausse couche, elle s'est formée à l'accompagnement au deuil notamment via le shiatsu, une forme de thérapie japonnaise par le corps. Dans Code Source, elle raconte au micro de notre reporter Judith Perret la découverte de sa vocation. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Ainsi va la vie - Photo : Jean-Baptiste Quentin pour Le Parisien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis le déclenchement des hostilités contre l'Iran, le Mali observe une prudence toute diplomatique. Une prudence que l'on retrouve au travers de la presse officielle. Ainsi, le quotidien L'Essor à Bamako pèse ses mots et évite soigneusement de citer les États-Unis : « ce 11 mars, écrit-il, la deuxième guerre Iran–Israël compte douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au-delà de ce seuil, l'incertitude sur la fin du conflit ne fera que s'épaissir. (…) Pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque, s'exclame L'Essor. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. C'est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l'ambassade d'Iran, jeudi dernier, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d'un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit ». Vers une reprise du renseignement aérien ? Aucune mention donc des États-Unis et pour cause, Bamako et Washington semblent esquisser un rapprochement. C'est du moins ce que croit savoir Afrik.com : « selon plusieurs sources au sein de l'administration américaine, les États-Unis, affirme le site panafricain, seraient sur le point de conclure un accord stratégique avec les autorités de transition maliennes. Ce texte ouvrirait la voie à la reprise de vols de surveillance, menés par avions et drones, au-dessus du territoire malien. L'objectif affiché est de renforcer la collecte de renseignements sur l'évolution des groupes jihadistes actifs dans la région. En ligne de mire, la progression du GSIM, affilié à al-Qaïda, qui étend son influence dans plusieurs zones du Sahel. Le dégel a été amorcé de manière concrète le 27 février dernier, précise Afrik.com. Dans un geste politique fort, Washington a levé les sanctions pesant sur le ministre de la Défense malien ainsi que sur plusieurs hauts responsables. Ces officiels étaient jusqu'alors visés pour leurs liens supposés avec des groupes paramilitaires russes ». Ne pas laisser le champ libre à Moscou… D'ailleurs, relève encore Afrik.com, « ce rapprochement est également déterminant dans la compétition pour l'influence au Sahel. Alors que la Russie, via Africa Corps, est devenue le principal partenaire sécuritaire du Mali après le départ des forces françaises de l'opération Barkhane en 2022, Washington ne souhaite pas laisser le champ totalement libre à Moscou. Contrairement aux diplomaties européennes, l'administration américaine actuelle semble prête à tolérer la présence russe si cela permet d'endiguer l'instabilité régionale ». Le site de l'agence Ecofin, spécialisée sur l'économie du continent, note pour sa part que « l'administration Trump a largement abandonné la politique de promotion démocratique de son prédécesseur (Joe Biden) dans le Sahel (…). Cette posture est bien accueillie à Bamako, Niamey et Ouagadougou. Le chemin reste toutefois semé d'embûches, tempère Ecofin : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont institué en décembre dernier un régime de réciprocité face aux restrictions de voyage américaines, signe que les nouvelles relations entre Washington et ses anciens partenaires sahéliens demeurent fragiles ». L'agent français emprisonné à Bamako se porte « bien » Enfin toujours à propos du Mali, Jeune Afrique apporte des précisions sur le sort de cet officier français détenu à Bamako depuis l'été dernier. Un lieutenant-colonel, officiellement deuxième secrétaire à l'ambassade de France à Bamako, mais qui était aussi accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans un complot contre la junte malienne. D'après Jeune Afrique, cet officier français serait « détenu à la base aérienne 100 de Bamako, dans une installation relevant de la Sécurité d'État malienne. Selon une source sécuritaire, l'agent français se porte "bien". Un espace dédié lui permettant de faire régulièrement du sport a été mis à sa disposition. Et "il mange et boit ce qu'il veut", confie la même source. (…) Les autorités françaises ont également pu entrer en contact avec lui ». Jeune Afrique confirme aussi « le fait que, depuis le début de sa détention, il n'a toujours pas eu accès à un avocat. »
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Intervention de Eric Geoffroy le Dimanche 1 Mars 2026 fin de vivifier le mois de Ramadan 2026 / 1447 de l'Hégire, Conscience Soufie reprend la thématique générale du Coran choisie en 2025, tant les enseignements et les échanges ont été féconds. Cette année, notre programmation s'est ouverte encore plus largement aux femmes. Une manière de prolonger un précédent cycle sur Les femmes soufies et la sainteté au féminin ! Ainsi, semaine après semaine, des femmes d'exception nous feront l'honneur de nous partager leurs recherches et leurs connaissances, leurs inspirations et leurs dévoilements. Nous leur exprimons toute notre gratitude. Le Coran est une guidance inépuisable, un Livre qui se révèle à tout instant à chacun. Le Coran, dans la sourate Al-Rahman, verset 29, nous dit : ﴾ يَسْأَلُهُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ كُلَّ يَوْمٍ هُوَ فِي شَأْنٍ ﴿ Ceux qui sont dans les cieux et la terre L'implorent. À chaque instant, Il est à l'œuvre. En vous souhaitant à tous un mois de Ramadan béni et fructueux, à la saveur renouvelée à chaque instant ! ! رمضان مبارك كريم Le sens intérieur du récit de Moïse et Al-Khadir Eric Geoffroy évoquera le personnage d'al-Khadir et son rôle initiatique dans la sourate 18, « La Caverne ». Éric Geoffroy est Professeur émérite à l'Université de Strasbourg, où il a enseigné la langue arabe et l'islamologie, et membre du conseil scientifique de l'Université Mohammed Ben Zayed des Sciences Humaines (Abu Dhabi). il est aussi président de l'association Conscience Soufie, qui organise cette rencontre. Spécialiste et pratiquant du soufisme, il œuvre depuis de nombreuses années à transmettre cette voie intérieure de l'islam, à travers ses ouvrages, ses interventions et ses engagements. Parmi ses nombreux écrits, dont certains traduits en différentes langues, on peut citer Le soufisme. Voie intérieure de l'islam (2009, Points sagesses) Allah au féminin, Albin Michel, 2020 ; Cheikh Ahmad al-‘Alâwî – Vivificateur de la Voie soufie, Albouraq, 2021 ; et tou récemment Jaillissements – Les commentaires du Coran par le Cheikh Ahmad al-‘Alâwî, Albouraq, 2024. Pour plus d'information visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
Le mois béni du Ramadan se divise en trois périodes de dix jours, chacune portant une signification spirituelle particulière : la miséricorde, le pardon et la libération du feu de l'Enfer. Ce mardi, la communauté musulmane entame la troisième et dernière phase du Ramadan, considérée comme la plus intense sur le plan spirituel. Durant ces dix derniers jours, les fidèles redoublent d'efforts dans l'adoration. Les prières nocturnes et les invocations se multiplient, alors que chacun cherche à se rapprocher davantage de Dieu. Certains croyants choisissent également de pratiquer l'I'tikaf, une retraite spirituelle observée dans les mosquées. Le Mawlana Ziyaad Mohideen souligne que cette période d'I'tikaf constitue un moment de profonde réflexion, permettant aux fidèles de méditer sur les bienfaits et les faveurs que Dieu leur a accordés. Par ailleurs, ces dix derniers jours sont aussi marqués par la quête de Laylatul-Qadr, connue comme la Nuit du Destin. Selon les enseignements islamiques, cette nuit bénie se dissimule parmi les nuits impaires de cette dernière décade du Ramadan, comme le rappelle le Mawlana Ziyaad Mohideen. Ainsi, les dix derniers jours du Ramadan représentent l'aboutissement de ce mois sacré, une période durant laquelle les fidèles intensifient leur dévotion et leur quête spirituelle, dans l'espoir d'obtenir le pardon divin et de conclure le jeûne dans la piété et la gratitude.
En 1789, les États-Unis sont un pays neuf, fragile, presque expérimental. La Constitution vient à peine d'entrer en vigueur, et une question obsède les esprits : qui va incarner ce pouvoir inédit sans le détruire ? Le souvenir de la monarchie britannique est encore brûlant, et personne ne veut remplacer un roi par un autre, fût-il élu.Le poste de président inquiète. Trop de pouvoir, et la République peut basculer. Trop peu, et l'État s'effondre. Les treize États se méfient les uns des autres, les rivalités régionales sont fortes, et l'autorité fédérale reste contestée. Il faut donc un homme capable de rassurer… sans dominer.Dans ce climat de méfiance, un nom s'impose peu à peu, presque malgré lui. Pendant la guerre d'Indépendance, cet homme a dirigé l'armée américaine face à l'une des plus grandes puissances du monde. Il a connu les défaites, les hivers terribles, les désertions, le manque d'argent. Il n'a pas été un stratège flamboyant, mais un chef endurant, capable de tenir quand tout semblait perdu. Et surtout, il a gagné.Mais le moment décisif survient après la guerre. Alors que l'histoire est remplie de chefs militaires qui profitent de leur victoire pour s'emparer du pouvoir, lui fait exactement l'inverse. Il démissionne de son commandement, rend son autorité au Congrès et retourne à la vie civile. Ce geste marque profondément les esprits. Pour beaucoup, il prouve une chose essentielle : cet homme sait renoncer au pouvoir.Autre élément clé : son image dépasse les clivages. Il n'est pas identifié à un parti — ils n'existent pas encore vraiment — ni à une faction idéologique trop marquée. Originaire de Virginie, il rassure le Sud, mais son prestige est national. Dans un pays qui cherche désespérément un point d'équilibre, cette neutralité est précieuse.Il a aussi participé à la naissance du nouveau régime. En 1787, il préside la Convention constitutionnelle. Sa présence donne du poids au texte, rassure les sceptiques et crédibilise l'idée même d'un exécutif fort mais limité. Sans parler, il légitime.Quand vient l'élection présidentielle, le choix semble presque évident. Le collège électoral vote à l'unanimité. Non par enthousiasme aveugle, mais par prudence collective.Ainsi, George Washington est choisi non parce qu'il promettait beaucoup, mais parce qu'il faisait peur à personne. Les Américains ne cherchaient pas un homme providentiel. Ils cherchaient un garde-fou. Et pour un pays qui inventait la République en marchant, c'était sans doute le choix le plus rationnel de tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (Mt 18, 21-35)Médiation par le Père Jean Jacques DutenChant final : "Misericordias Domini" de TaizéRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Hier 8 mars, c'était la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, nombre de publications du continent, ou traitant de l'actualité du continent, se penchent sur la condition féminine en Afrique. Premier constat, dressé par le site Afrik.com, « le 8-Mars résonne différemment selon les latitudes. En Afrique, la Journée internationale des droits des femmes est l'occasion d'un bilan lucide : celui d'un continent où les violences faites aux femmes demeurent massives et où les réponses institutionnelles peinent à suivre. Selon le dernier rapport de l'OMS publié en novembre 2025, environ 840 millions de femmes dans le monde, soit près d'une sur trois, ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. L'Afrique subsaharienne affiche l'une des prévalences les plus élevées, avec plus d'une femme sur trois concernées par des violences de la part d'un partenaire intime ». Afrik.com prend notamment l'exemple de l'Afrique du Sud : un pays qui « concentre les paradoxes du continent. Dotée de l'une des constitutions les plus progressistes au monde en matière de droits des femmes, elle affiche pourtant des taux de féminicides cinq à six fois supérieurs à la moyenne mondiale, selon l'ONU. Une quinzaine de femmes sont tuées chaque jour en Afrique du Sud. Et plus d'un tiers des femmes de 18 ans et plus ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie ». Féminicides : des chiffres largement sous-estimés Au Sénégal, rapporte Le Point Afrique, « déjà au moins sept féminicides ont été recensés depuis le début de l'année. L'année dernière, c'est au moins 18 femmes qui ont perdu la vie, tuées par un homme de leur famille. La partie visible de l'iceberg qui cache mal des chiffres largement sous-estimés puisque basés uniquement sur les cas les plus médiatiques rapportés par la presse locale. Chaque mois, relève encore Le Point Afrique, les journaux sénégalais se font l'écho de ces violences de genre, les traitant toujours comme des faits divers et non comme les résultats d'un continuum de violences ». Au Sénégal toujours, comme dans de nombreux autres pays, que ce soit en Afrique ou ailleurs, les femmes sont victimes de discrimination dans le monde du travail. Dans ce domaine, « il reste du chemin à faire », s'exclame Walf Quotidien. « Malgré les efforts consentis, la question de l'accès des femmes à des postes de responsabilité demeure un défi majeur au Sénégal, constate le quotidien dakarois. Ce, en dépit des textes et des réglementations auxquels le pays a souscrit ». Quelques embellies ? Même constat au Burkina Faso, constat dressé par Aujourd'hui : « sur le plan de l'égalité dans la vie nationale, la lutte reste longue. Administrativement, à travail égal salaire égal n'est pas toujours une réalité ». Pour autant, pointe encore le quotidien ouagalais, « quelques embellies sont observables du fait de politiques publiques hardies et pérennes. Ainsi, au Burkina Faso, soit en associations, soit en groupements, les femmes sont actives dans le tissage de cotonnade, les cultures maraîchères, la production de savon liquide ou de beurre de karité. Des activités qui leur apportent de la trésorerie et qui leur permettent d'envoyer leurs enfants à l'école et faire bouillir la marmite ». Au Mali, le quotidien L'Essor rapporte également le discours officiel… « Les femmes maliennes sont des actrices incontournables dans la refondation. Leur rôle est primordial dans la consolidation de la paix, le vivre-ensemble, la tolérance et la cohésion sociale. Et leur résilience face à de nombreux défis est reconnue et saluée par les autorités du pays ». Dans le foot aussi… Reste que le chemin est encore long pour les femmes du continent. Et ce dans tous les domaines… Dernier exemple : le football : « à quelques jours de son coup d'envoi au Maroc, la CAN féminine a été reportée », pointe Le Monde Afrique. Pour quelle raison ? « Le Maroc a besoin de ses stades pour terminer la saison du championnat (masculin) national. La compétition féminine se tiendra donc du 25 juillet au 16 août », mais on ne sait pas encore dans quel pays… En tout cas, l'Afrique du Sud est prête à l'accueillir. Gayton McKenzie, le ministre des Sports sud-africain, l'a confirmé, dans les colonnes du Monde Afrique : « Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière, a-t-il déclaré. Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine, qu'il le fasse. S'il ne l'est pas, l'Afrique du Sud a des stades et des infrastructures ».
Hier 8 mars, c'était la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, nombre de publications du continent, ou traitant de l'actualité du continent, se penchent sur la condition féminine en Afrique. Premier constat, dressé par le site Afrik.com, « le 8-Mars résonne différemment selon les latitudes. En Afrique, la Journée internationale des droits des femmes est l'occasion d'un bilan lucide : celui d'un continent où les violences faites aux femmes demeurent massives et où les réponses institutionnelles peinent à suivre. Selon le dernier rapport de l'OMS publié en novembre 2025, environ 840 millions de femmes dans le monde, soit près d'une sur trois, ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. L'Afrique subsaharienne affiche l'une des prévalences les plus élevées, avec plus d'une femme sur trois concernées par des violences de la part d'un partenaire intime ». Afrik.com prend notamment l'exemple de l'Afrique du Sud : un pays qui « concentre les paradoxes du continent. Dotée de l'une des constitutions les plus progressistes au monde en matière de droits des femmes, elle affiche pourtant des taux de féminicides cinq à six fois supérieurs à la moyenne mondiale, selon l'ONU. Une quinzaine de femmes sont tuées chaque jour en Afrique du Sud. Et plus d'un tiers des femmes de 18 ans et plus ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie ». Féminicides : des chiffres largement sous-estimés Au Sénégal, rapporte Le Point Afrique, « déjà au moins sept féminicides ont été recensés depuis le début de l'année. L'année dernière, c'est au moins 18 femmes qui ont perdu la vie, tuées par un homme de leur famille. La partie visible de l'iceberg qui cache mal des chiffres largement sous-estimés puisque basés uniquement sur les cas les plus médiatiques rapportés par la presse locale. Chaque mois, relève encore Le Point Afrique, les journaux sénégalais se font l'écho de ces violences de genre, les traitant toujours comme des faits divers et non comme les résultats d'un continuum de violences ». Au Sénégal toujours, comme dans de nombreux autres pays, que ce soit en Afrique ou ailleurs, les femmes sont victimes de discrimination dans le monde du travail. Dans ce domaine, « il reste du chemin à faire », s'exclame Walf Quotidien. « Malgré les efforts consentis, la question de l'accès des femmes à des postes de responsabilité demeure un défi majeur au Sénégal, constate le quotidien dakarois. Ce, en dépit des textes et des réglementations auxquels le pays a souscrit ». Quelques embellies ? Même constat au Burkina Faso, constat dressé par Aujourd'hui : « sur le plan de l'égalité dans la vie nationale, la lutte reste longue. Administrativement, à travail égal salaire égal n'est pas toujours une réalité ». Pour autant, pointe encore le quotidien ouagalais, « quelques embellies sont observables du fait de politiques publiques hardies et pérennes. Ainsi, au Burkina Faso, soit en associations, soit en groupements, les femmes sont actives dans le tissage de cotonnade, les cultures maraîchères, la production de savon liquide ou de beurre de karité. Des activités qui leur apportent de la trésorerie et qui leur permettent d'envoyer leurs enfants à l'école et faire bouillir la marmite ». Au Mali, le quotidien L'Essor rapporte également le discours officiel… « Les femmes maliennes sont des actrices incontournables dans la refondation. Leur rôle est primordial dans la consolidation de la paix, le vivre-ensemble, la tolérance et la cohésion sociale. Et leur résilience face à de nombreux défis est reconnue et saluée par les autorités du pays ». Dans le foot aussi… Reste que le chemin est encore long pour les femmes du continent. Et ce dans tous les domaines… Dernier exemple : le football : « à quelques jours de son coup d'envoi au Maroc, la CAN féminine a été reportée », pointe Le Monde Afrique. Pour quelle raison ? « Le Maroc a besoin de ses stades pour terminer la saison du championnat (masculin) national. La compétition féminine se tiendra donc du 25 juillet au 16 août », mais on ne sait pas encore dans quel pays… En tout cas, l'Afrique du Sud est prête à l'accueillir. Gayton McKenzie, le ministre des Sports sud-africain, l'a confirmé, dans les colonnes du Monde Afrique : « Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière, a-t-il déclaré. Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine, qu'il le fasse. S'il ne l'est pas, l'Afrique du Sud a des stades et des infrastructures ».
Aujourd'hui, nous plongeons au cœur de la révolution bancaire menée par Sumeria, la néobanque française qui repousse les limites de l'expérience client grâce à l'intelligence artificielle.Pour en parler, Cyril Chiche, président de Sumeria et de Lydia, est l'invité du jour. Il nous dévoile les ambitions de cette pépite française qui bouscule les codes traditionnels de la banque.Lancée en 2024, Sumeria s'impose déjà comme un acteur majeur du secteur bancaire français, avec 2,5 millions de clients. Mais ce qui fait sa singularité, c'est son partenariat avec Mistral AI, la pépite française de l'intelligence artificielle. Grâce à cet assistant IA intégré à l'application, les clients de Sumeria peuvent désormais interagir directement avec leur compte bancaire, posant toutes sortes de questions et effectuant même des opérations. Un véritable saut technologique qui, selon notre invité marque la plus grande révolution depuis l'arrivée de l'informatique dans la banque.En effet, cet assistant IA permet à tous les utilisateurs, même les moins experts, d'accéder à 100% de la puissance des services numériques de Sumeria. Désormais, chacun peut tirer pleinement parti des fonctionnalités offertes, que ce soit pour consulter ses dépenses passées, créer une carte à usage unique ou encore obtenir des conseils budgétaires.Bien sûr, l'utilisation de l'IA dans le domaine bancaire soulève des questions légitimes sur la protection des données personnelles. Sumeria l'a bien compris et a mis en place des garde-fous pour garantir la confidentialité des informations.Ainsi, les modèles d'IA de Sumeria n'ont accès qu'aux données strictement nécessaires pour répondre aux requêtes des utilisateurs. De plus, ces données sont effacées une fois la demande traitée, et les plateformes d'IA sont empêchées d'utiliser ces informations pour leur propre entraînement.Mais l'engagement de Sumeria va plus loin : les réponses fournies par l'assistant IA sont opposables juridiquement à l'entreprise. Autrement dit, Sumeria se porte garante de la fiabilité et de la précision des informations délivrées, au même titre qu'un conseiller bancaire traditionnel.Une vision ambitieuse pour l'avenir de la banqueAu-delà de cette révolution technologique, Cyril Chiche dévoile les ambitions de Sumeria pour l'avenir. À terme, l'assistant IA pourra non seulement répondre aux questions des clients, mais également leur prodiguer des conseils personnalisés, notamment en matière de gestion budgétaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, on honore le legs que nous ont laissé nos aînées vagabondes. En feuilletant un album de famille sonore rempli de sacrées grands-mères, de super tantes, mères ou cousines intrépides, qui ont ouvert la voie du monde et du voyage ou continuent de le faire... De la voyageuse victorienne en jupons à la « backpackeuse » sportive et féministe, il en aura fallu des combats intimes ou collectifs pour que les femmes puissent user de leur droit, leur liberté élémentaire de mouvement : partir d'abord, bouger ensuite, vibrer forcément, écrire parfois, exister en somme ! Aujourd'hui, dans les contrées occidentales, de plus en plus de femmes osent le voyage, qui plus est solo. Ainsi, selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, en 2025, elles étaient plus de 40% à voyager seules, soit deux fois plus qu'il y a 15 ans, seulement. Cette audace- car elle en est encore une- a donc une histoire et un chemin, et nous allons écouter, réécouter ici la trajectoire de certaines de ces voyageuses, d'hier et d'aujourd'hui, qui peuplent nos imaginaires mais aussi cette émission depuis une décennie au moins. Des pionnières Ella Maillart ou Anita Conti au récit encabané de Gabrielle Filteau-Chiba, de l'alpiniste française Liv Sansoz au tour du monde à moto d'Anne-France Dautheville, en passant par les utopies féministes ou les villages bien réels exclusivement composés de femmes au Kenya avec la photographe Nadia Ferroukhi, ces femmes nous éclairent sur les mobilités conquises et la place des femmes dans l'espace public toujours à défendre. Avec l'écrivaine française Lucie Azéma, dont on suit la trajectoire depuis son premier essai féministe « Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ », publié en 2021 et toujours d'actualité. À lire : - « Une saison à Téhéran » de Lucie Azéma. Éditions Les corps conducteurs. 2026 - « Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ » de Lucie Azéma. Éditions Points Poche. 2025 - « Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas » de Lucie Azéma. Éditions Champs Flammarion. À écouter : - Notre récit sonore « SF féministe : voyage au-delà des genres » en 2025 - « Le monde est à elles : histoires d'aventurières » en 2019.
Intervention de Soeur Carol le dimanche 22 février dans le cadre du cycle ramadan 2026 Afin de vivifier le mois de Ramadan 2026 / 1447 de l'Hégire, Conscience Soufie reprend la thématique générale du Coran choisie en 2025, tant les enseignements et les échanges ont été féconds. Cette année, notre programmation s'est ouverte encore plus largement aux femmes. Une manière de prolonger un précédent cycle sur Les femmes soufies et la sainteté au féminin ! Ainsi, semaine après semaine, des femmes d'exception nous feront l'honneur de nous partager leurs recherches et leurs connaissances, leurs inspirations et leurs dévoilements. Nous leur exprimons toute notre gratitude. Le Coran est une guidance inépuisable, un Livre qui se révèle à tout instant à chacun. Le Coran, dans la sourate Al-Rahman, verset 29, nous dit : ﴾ يَسْأَلُهُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ كُلَّ يَوْمٍ هُوَ فِي شَأْنٍ ﴿ Ceux qui sont dans les cieux et la terre L'implorent. À chaque instant, Il est à l'œuvre. En vous souhaitant à tous un mois de Ramadan béni et fructueux, à la saveur renouvelée à chaque instant ! ! رمضان مبارك كريم Iqra' : appel ou rappel ? En ce début du mois béni de Ramadan où nous sommes invités à relire le Coran dans son entier, penchons-nous sur le premier mot révélé, Iqra'. Quelle signification revêt cet appel liminaire de Dieu au Prophète ﷺ et à tout homme ? Quelles en sont les dimensions spirituelles et existentielles ? Afin de tenter de répondre à ces questions, nous prendrons pour guide le Coran. Sœur Carol fait partie de la Communauté monastique al-Khalil de Deir Mar Moussa en Syrie, dont la vocation est de bâtir des ponts et de promouvoir la fraternité entre musulmans et chrétiens. Amoureuse de l'Islam, elle témoigne d'une double appartenance spirituelle et du cœur aux traditions chrétienne et musulmane. Elle est docteure en islamologie et a fait sa thèse sur L'appel de Dieu à l'homme dans le Coran Pour plus d'information visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
À l'occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, on honore le legs que nous ont laissé nos aînées vagabondes. En feuilletant un album de famille sonore rempli de sacrées grands-mères, de super tantes, mères ou cousines intrépides, qui ont ouvert la voie du monde et du voyage ou continuent de le faire... De la voyageuse victorienne en jupons à la « backpackeuse » sportive et féministe, il en aura fallu des combats intimes ou collectifs pour que les femmes puissent user de leur droit, leur liberté élémentaire de mouvement : partir d'abord, bouger ensuite, vibrer forcément, écrire parfois, exister en somme ! Aujourd'hui, dans les contrées occidentales, de plus en plus de femmes osent le voyage, qui plus est solo. Ainsi, selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, en 2025, elles étaient plus de 40% à voyager seules, soit deux fois plus qu'il y a 15 ans, seulement. Cette audace- car elle en est encore une- a donc une histoire et un chemin, et nous allons écouter, réécouter ici la trajectoire de certaines de ces voyageuses, d'hier et d'aujourd'hui, qui peuplent nos imaginaires mais aussi cette émission depuis une décennie au moins. Des pionnières Ella Maillart ou Anita Conti au récit encabané de Gabrielle Filteau-Chiba, de l'alpiniste française Liv Sansoz au tour du monde à moto d'Anne-France Dautheville, en passant par les utopies féministes ou les villages bien réels exclusivement composés de femmes au Kenya avec la photographe Nadia Ferroukhi, ces femmes nous éclairent sur les mobilités conquises et la place des femmes dans l'espace public toujours à défendre. Avec l'écrivaine française Lucie Azéma, dont on suit la trajectoire depuis son premier essai féministe « Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ », publié en 2021 et toujours d'actualité. À lire : - « Une saison à Téhéran » de Lucie Azéma. Éditions Les corps conducteurs. 2026 - « Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ » de Lucie Azéma. Éditions Points Poche. 2025 - « Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas » de Lucie Azéma. Éditions Champs Flammarion. À écouter : - Notre récit sonore « SF féministe : voyage au-delà des genres » en 2025 - « Le monde est à elles : histoires d'aventurières » en 2019.
Mercredi 18 février 2026BANDE DESSINÉEBéton, enquête en sables mouvants | Alia Bengana et Claude BaechtoldLes Presses de la Cité"La paille, la terre... c'est pour les pauvres. Le béton, ça c'est moderne !" Voilà ce qu'on a répondu à Alia Bengana, architecte franco-algérienne missionnée dans une oasis du Sahara pour y construire une maison d'hôtes. En d'autres lieux, la phrase aurait fait sourire cette grande adepte du béton armé. Mais en voyant les cohortes de camions acheminer sur plus de 1200 kilomètres le sable nécessaire à la fabrication du béton, elle se demande si les architectes et l'industrie du bâtiment ne sont pas tombés sur la tête... Quelques années plus tard, près de leur chalet suisse où ils sont confinés avec leurs deux enfants, Alia et Claude découvrent une curieuse machine. Une foreuse ! Ainsi, on cherche du sable dans la région ? Un détail qui remet le sujet sur le tapis : il est temps pour notre architecte de questionner son matériau fétiche. Avec Claude, son baroudeur de mari, et l'appui de leur ami rédacteur en chef d'un magazine suisse, Alia s'enfonce dans la nébuleuse du béton et son univers impitoyable...--Alia Bengana étudie l'architecture à Paris après y a voir déménagé à l'adolescence. Sa carrière l'a conduite à beaucoup voyager, en Italie, en Espagne, aux Etats-Unis et en Chine mais c'est finalement à Paris qu'elle a fondé son bureau en 2009. Biberonnée au béton, elle a exploré la terre crue après une rencontre décisive dans le désert algérien, et s'est formée ensuite aux matériaux biosourcés.Claude Baechtold est graphiste et photographe. Avec son collectif Riverboom, fondé en Afghanistan avec les reporters Serge Michel et Paolo Woods, il lance une collection de guides de voyage aux destinations improbables. Après avoir été journaliste, il est désormais réalisateur. Son premier film, Riverboom, est sorti au cinéma en 2024.
Les pilotes les plus rapides du monde reviennent ce week-end, avec la reprise de la Formule 1 et le Grand Prix d'Australie ce dimanche 8 mars. Pour la 33ᵉ saison consécutive, les monoplaces de la catégorie reine du sport automobile ne rouleront pas sur le continent africain. Une absence qui s'explique par de nombreux facteurs. 14 mars 1993, sur le circuit de Kyalami, en banlieue de Johannesburg : le Français Alain Prost, au volant de sa Williams, devance le Brésilien Ayrton Senna et s'impose au terme des 72 tours du Grand Prix d'Afrique du Sud. Depuis cette date, la Formule 1 ne s'est plus jamais rendue en Afrique, au grand dam de certains pilotes, à commencer par Lewis Hamilton. Ces dernières années, le septuple champion du monde n'a pas caché son envie d'aller en Afrique, multipliant les prises de parole et pressant même les organes de la Formule 1 d'accélérer les discussions. Ce jeudi 5 mars, il s'est à nouveau exprimé, assurant « ne pas vouloir quitter le sport sans avoir eu un Grand Prix » africain. Dans le paddock, ces dernières années, des rumeurs ont d'ailleurs entrouvert la possibilité d'un retour. Plusieurs projets en Afrique du Sud, au Rwanda ou au Maroc Il y a d'abord eu le candidat naturel : l'Afrique du Sud et son circuit de Kyamali. « Ils parlent d'un retour de la F1 depuis 2017 », glisse Gaël Angleviel, journaliste spécialisé en sports mécaniques. « Le circuit n'est pas du tout à l'abandon, il accueille d'ailleurs d'autres compétitions. Warren Scheckter, le neveu du champion du monde sud-africain Jody Scheckter, s'était d'ailleurs positionné pour essayer de faire revenir la F1 à Kyalami. » Après 6 ans de négociations, en 2023, le projet est tombé à l'eau. « Le promoteur a été un petit peu trop gourmand aux yeux de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) », raconte Gaël Angleviel. Fin 2024, le Rwanda avait lui aussi des velléités d'accueillir la Formule 1. Son président Paul Kagame a même officiellement déposé la candidature de son pays, lorsqu'il a reçu le gala de la FIA et sa traditionnelle remise de prix. « Mais on en est vraiment au stade du balbutiement », explique Gaël Angleviel. « Les autorités ont défini l'emplacement, qui devrait être proche du futur aéroport de Bugesera. Mais on attend encore un promoteur et un projet financier solides. » Autre rumeur, celle d'un Grand Prix du Maroc. Le Royaume a déjà accueilli une épreuve du championnat, à Casablanca, en 1958. Cette fois, c'est à Tanger qu'un projet se dessine, porté par le Français Éric Boullier, un temps à la tête de l'écurie Lotus. Mais, là encore, aucune négociation concrète n'a été entamée. À lire aussiLe Rwanda se porte officiellement candidat à l'organisation d'un Grand Prix de Formule 1 sur son sol « Jusqu'à 700 millions de dollars hors circuit. » Si les projets mettent autant de temps à se développer, c'est que les discussions avec la FIA sont très longues. « Il faut d'abord qu'un promoteur privé acquière un terrain », explique Marc Limacher, spécialiste de l'économie de la Formule 1 et auteur chaque année du Business Book GP. « Ensuite, ce promoteur entame des discussions avec les détenteurs de la F1, le groupe Liberty Media, et dépose un dossier, en mettant sur la table un dépôt qui tourne autour des 5 millions de dollars. » Vient ensuite la deuxième phase, celle des travaux, puisque pour accueillir les monoplaces les plus rapides du monde, un circuit doit être homologué « grade 1 » et répondre à des normes de sécurité très strictes. C'est seulement une fois cette homologation acquise que les négociations formelles peuvent débuter entre Liberty Media, la FIA et le promoteur du circuit. « Ça coûte extrêmement cher d'organiser tous les ans un Grand Prix de Formule 1 », explique Marc Limacher. « Ce sont des contrats entre 5 et 7 ans qui peuvent monter jusqu'à 700 millions de dollars hors circuit. » Lors des négociations, de nombreux paramètres entrent en compte : infrastructures, accessibilité, retombées économiques... Ainsi, les instances dirigeantes demandent une garantie de l'État systématique. « Tous les circuits du calendrier ont actuellement une garantie étatique en cas de défaillance », souligne Marc Limacher. L'absence de cette garantie explique, en partie, que la Formule 1 ne se rende pas en Afrique. Mais c'est loin d'être le seul facteur. Il y a aussi la concurrence internationale féroce, avec « énormément de pays qui veulent accueillir la F1 », estime Gaël Angleviel. « Or le calendrier est déjà très chargé, avec déjà 24 dates à l'année. Et si on commence à empiler les courses tous les week-ends, on risque de lasser le public. » Les pays du Golfe et les États-Unis sont très convoités par Liberty Media. Face à eux, le continent africain pâtit d'une « instabilité économique », juge Marc Limacher. « La F1 est une entreprise cotée en Bourse. Et on a vu par exemple que lorsque les projets du continent africain ont été annoncés, ils n'ont pas eu un impact positif sur la Bourse de New York. » Manque d'infrastructures et absence de pilote africain Autre facteur, l'absence d'infrastructures suffisantes pour accueillir les courses. « Il ne faut pas oublier qu'un Grand Prix, ce sont des centaines de milliers de personnes qui se déplacent. Il y a les spectateurs, les sponsors, les invités, sans oublier les équipes de F1 », énumère Marc Limacher. Autant de personnes sur quelques jours, cela implique d'avoir une industrie hôtelière robuste, des infrastructures routières adaptées, des transports en commun ainsi qu'un aéroport qui puisse accueillir un flux important de passagers et de fret. Même si les instances dirigeantes de la Formule 1 ont maintes fois répété leur envie de se rendre en Afrique, et malgré les prises de parole engagées de Lewis Hamilton, depuis 10 ans, les lignes n'ont pas vraiment bougé. D'autant qu'actuellement, il n'y a aucun pilote africain sur la grille. « Cela pourrait accélérer la volonté politique d'accueillir la F1 », assure Gaël Angleviel. « Mais si l'on regarde le cas de la France par exemple, il y a actuellement trois pilotes français sur la ligne de départ. Et aucun Grand Prix de France. » Lewis Hamilton participera-t-il à une course sur le continent africain avant de prendre sa retraite, comme il l'espère ? À 41 ans, le septuple champion du monde, déjà sur la grille depuis 20 ans, risque plutôt d'y assister en tant que spectateur. Car « les contrats actuels sont tous verrouillés », explique Marc Limacher. « Dans tous les cas, on ne verra pas de Grand Prix en Afrique avant au moins 2035. » À écouter dans Mondial sportsF1 : Lewis Hamilton, début de l'an 2 à Ferrari !
« Paul Kagamé, le président rwandais, n'a-t-il pas préjugé de ses forces en piquant au vif la crédibilité diplomatique de la superpuissance américaine ? », s'interroge Le Monde Afrique. « Trois mois après avoir foulé aux pieds un accord de paix qu'il venait à peine de signer avec la RDC, à Washington, sous les auspices enthousiastes de Donald Trump, le Rwanda vient de se faire sévèrement taper sur les doigts. Ainsi, avant-hier, le Trésor américain a placé sous sanctions l'armée rwandaise (les FDR) et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs. » Alors, « ce qui est inédit dans ces nouvelles sanctions américaines, note Afrikarabia, c'est qu'elles concernent désormais l'armée rwandaise dans son ensemble. C'est toute l'institution militaire rwandaise qui est frappée pour son "soutien opérationnel aux rebelles" de l'AFC-M23. (…) Ces sanctions vont d'abord fortement complexifier toutes les relations commerciales en dollars pour le compte de l'armée rwandaise. Tout achat avec une entreprise d'armement américaine est désormais impossible. » Toutefois, tempère le site spécialisé sur la RDC, « Kigali devrait ne pas en être très impacté puisque le Rwanda a diversifié ses fournisseurs en armement grâce à la Chine, Israël ou la Turquie. » Mais « en sanctionnant l'armée rwandaise, les États-Unis débordent du cadre strictement militaire. Les Forces de défense du Rwanda sont intimement liées à l'économie rwandaise dans différents secteurs, comme le bâtiment, la logistique, l'agro-industrie ou les télécoms. (…) L'impact des sanctions américaines pourrait donc être davantage économique que militaire ». Realpolitik ? Certes, pointe Aujourd'hui au Burkina, il y ces sanctions économiques, mais « de là à imaginer que Washington lâche le Napoléon de 1994, c'est vite franchir le pas. » En fait, croit savoir le site burkinabé, il s'agit de « signifier à ce dernier : attention depuis trois décennies, les États-Unis vous ont adoubé, soutenu à bout de bras, ont toléré beaucoup de choses, mais dans le cas présent, les intérêts américains sont en jeu, et il ne faudrait pas se mettre en travers, via l'AFC-M23. Car, il ne faut pas se voiler la face, affirme encore Aujourd'hui, la guerre de rapines menée par l'AFC-M23 alimente de nombreux pays occidentaux. Et Kagamé demeure toujours un partenaire fiable des États-Unis et un verrou dans les Grands Lacs. Quitte donc à faire un grand écart, il est à parier que l'AFC-M23 pourrait mettre un bémol à ses actions, satisfaisant la RDC, qui devra en faire de même avec les FDLR. Et après, ces sanctions seront levées. Ainsi fonctionne la realpolitik. Ainsi fonctionne également Trump avec son MAGA. Et l'homme mince de Kigali le sait bien. » Réactions contrastées… En tout cas, relève Afrik.com, « à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué sans tarder la décision américaine. Kinshasa qui évoque un "signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la RDC ». Côté rwandais, le New Times à Kigali reprend le discours officiel : « une diplomatie équilibrée, et non des sanctions, apportera la paix en RDC », affirme le quotidien rwandais. « Les sanctions, lorsqu'elles sont appliquées de manière sélective, donnent souvent l'illusion d'une action sans s'attaquer aux causes profondes du conflit. (…) Le régime de Kinshasa n'a pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord (de Washington) », dénonce encore le New Times. « Au lieu de mesures de confiance, des rapports vérifiables font état d'un renforcement militaire continu, d'un réarmement et du recrutement de mercenaires étrangers pour consolider ses forces de coalition. De telles actions ne témoignent guère d'un engagement en faveur de la paix ». D'autres sanctions en réserve… Enfin on revient au Monde Afrique qui estime que « les sanctions américaines ne mettront pas fin, mécaniquement, au conflit qui ravage l'est de la RDC depuis plus de trente ans. Mais l'investissement diplomatique et sécuritaire des États-Unis sera primordial pour un règlement durable alors qu'aucune issue militaire ne se dessine et que les initiatives de l'Union africaine ou des Européens ont échoué. "À condition que les efforts de l'administration américaine s'inscrivent dans la durée", glisse un diplomate européen. Car, pointe encore Le Monde Afrique, Washington n'a pas encore utilisé toute la gamme des sanctions dont elle dispose. Notamment celles qui toucheraient le cœur financier du système rwandais. Là où s'entremêlent étroitement les intérêts économiques, financiers et sécuritaires sous l'autorité du président Kagamé. »
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Mickael Correia, de Médiapart, nous parle du film Le Chant des forêts de Vincent Munier, sacré meilleur film documentaire aux César, et qui a fait plus d'un million d'entrées en salle - Kseniya Zhornokley, de la rédaction ukrainienne de RFI, nous parle d'un sujet encore peu exploré de la guerre en Ukraine : la destruction des paysages comme traumatisme psychique. Et cela porte le nom d'écopsychologie et d'urbicide - Simon Rozé, du service environnement de RFI, nous parle du dernier sommet de la téléphonie mobile de Barcelone, où l'IA est de plus en plus présente dans nos smartphones - Anne Verdaguer, du service économie de RFI, nous parle de la dépendance aux énergies fossiles de l'Europe qui revient sur le devant de la scène cette semaine, avec les tensions au Moyen-Orient. - Chronique Club RFI avec Audrey Iattoni qui nous présente les activités menées à Bukavu par le Club RFI sur la lutte contre la désinformation en matière d'environnement. Ainsi que la chronique ePOP de Maxime Grember consacrée au film Mes fruits ont soif, réalisé par Ibrahim Almoustapha au Niger / (RFI Planète Radio/IRD). Musiques diffusées dans l'émission : ► Ariel Tintar - Taxi Caraïbes ► LADIPOE & Maglera Doe Boy - Motho Waka.
L'Afrique du Sud est le seul pays du continent à posséder une centrale nucléaire opérationnelle pour produire de l'électricité. C'est celle de Koeberg, près du Cap. Alors que d'autres nations africaines étudient des projets de développement du nucléaire, et que l'Égypte s'est même lancée dans un projet de construction d'une centrale nucléaire, le gouvernement de Pretoria envisage d'étendre sa production et de développer de nouvelles unités. De notre correspondante à Johannesburg, Selon son dernier plan énergétique national, l'Afrique du Sud voudrait produire 5 200 mégawatts supplémentaires grâce au nucléaire d'ici 2039, et même doubler cette capacité si des modèles viables sont trouvés. Un grand pas en avant par rapport aux 1 860 mégawatts générés actuellement par l'unique centrale de Koeberg. Pour Knox Msebenzi, du syndicat du nucléaire Niasa, c'est nécessaire afin d'offrir un socle stable au pays qui sort d'une longue crise énergétique. « Tout réseau a besoin d'une source d'énergie ajustable, c'est-à-dire une énergie dont on peut contrôler et adapter la production selon la demande. Le nucléaire permet ça, affirme-t-il. Et étant donné qu'environ 80 % de notre énergie dans le pays repose sur le charbon, et au vu des engagements pris par notre gouvernement en matière de réduction d'émissions carbone, cela fait sens de mettre hors service des centrales à charbon tout en développant une autre source d'énergie en continu. » Ainsi, le nucléaire représenterait toujours environ 5 % de la production d'électricité, car le gouvernement entend également développer les énergies renouvelables à beaucoup plus grande échelle. Cependant, s'engager dans la construction d'une nouvelle centrale n'est pas sans risque, notamment sur le plan financier, selon Hartmut Winkler, professeur de physique à l'université de Johannesburg. « On doit attendre longtemps avant la mise en service. Or, les technologies dans le secteur se sont énormément développées en l'espace de dix ans, analyse-t-il. Donc, on a tendance à éviter de prendre une voie dans laquelle on devra ensuite s'engager à rester pour les 50 prochaines années. » À lire aussiEn 10 ans, l'Afrique a doublé ses capacités de production d'énergies renouvelables Inquiétude de la société civile La société civile s'inquiète également des risques de corruption qui planent au-dessus de tout mégaprojet. Elle n'a pas oublié par ailleurs la débâcle du contrat aux coûts exorbitants passé en 2014 avec la Russie pour relancer le nucléaire, finalement annulé par la justice. Pour la militante Makoma Lekalakala, de l'organisation EarthLife Africa, ce n'est donc pas la voie à suivre : « Le nucléaire, c'est dangereux, c'est coûteux, et il y a la question des déchets. Le problème de leur stockage est d'ailleurs loin de concerner uniquement notre pays. » L'Afrique du Sud entend également relancer son programme de petits réacteurs modulaires, mais les développements commerciaux de cette technologie sont pour l'instant encore timides. À écouter dans Le débat du jourFaut-il miser sur le nucléaire ?
C dans l'air du 2 mars 2026 - Guerre en Iran : la dangereuse escaladeL'Iran et maintenant le Liban. Au troisième jour de l'opération militaire américano-israélienne contre le régime des mollahs, l'armée israélienne continue de mener, ce lundi, des frappes « à grande échelle » sur Téhéran et vise également le Hezbollah libanais, qui, pour la première fois dans le conflit, a tiré sur Israël, en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des bombardements ont eu lieu sur la capitale ainsi qu'en périphérie sud, alors que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé ce lundi que le chef du Hezbollah finirait « au fin fond de l'enfer ».En Iran, où les attaques de missiles se poursuivent et ont frappé des immeubles d'habitation, le régime des mollahs, même affaibli, riposte : Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Chypre, Bahreïn, Koweït… L'Iran mène des frappes multiples dans la région, et notamment en Israël, où les villes de Tel-Aviv, Jérusalem-Est et Haïfa ont été prises pour cible. La République islamique d'Iran est certes décapitée, mais pas renversée. Le président iranien a promis qu'un nouveau guide serait rapidement désigné. En attendant, le pays est de nouveau coupé du monde, alors que l'embrasement est régional.Aux États-Unis, Donald Trump justifie l'intervention militaire et prévient qu'elle va durer. Dans une interview donnée au New York Times, dimanche, le président américain évoque une opération de « quatre à cinq semaines » et prépare les Américains à des pertes. Quatre militaires américains ont été tués depuis le déclenchement de la guerre. « Malheureusement, il y en aura probablement d'autres avant la fin. C'est comme ça », a déclaré le président américain dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social, après l'annonce de ces morts. Il a affirmé, dans une courte allocution au ton solennel : « L'Amérique va venger ses morts et porter le coup le plus sévère aux terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation. »« Les opérations militaires vont continuer à pleine puissance pour le moment et elles se poursuivront jusqu'à ce que tous nos objectifs soient atteints », a-t-il déclaré depuis sa résidence de Mar-a-Lago, tout en restant flou sur ce qu'il envisage pour la suite. Ainsi, tout en disant qu'il reviendrait au peuple iranien de renverser le pouvoir, il a vanté l'opération américaine du début d'année au Venezuela. « Ce que nous avons fait au Venezuela, je pense, est le scénario parfait, le scénario parfait », a-t-il déclaré.Depuis l'île Longue à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français, le président de la République a estimé ce lundi que la France doit « renforcer sa dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces » et a annoncé une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. « Nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté. Avec la mise en place progressive de ce que j'appellerai une dissuasion avancée » a-t-il également expliqué.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels sont les « objectifs » de Trump et Netanyahu ? Quel futur pour l'Iran et la région ? Quels sont les scénarios envisageables ? La France peut-elle se retrouver, malgré elle, partie prenante du conflit ? Experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- ALAIN BAUER - Professeur émérite - CNAM- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMOInstitut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- CHRISTINE OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture
Il a fallu un regard venu d'ailleurs pour réaliser combien l'amer incarnait l'Italie. Le souvenir d'Emmanuel Giraud, ancien résident de la Villa Medicis à Rome, et sa découverte des amers pour que le professeur italien Massimo Montanari réalise combien, en effet, l'amertume était une saveur foncièrement italienne. Ce qui est vert est amer, ou la place centrale des végétaux dans la cuisine italienne. Expresso, radicchio, amaretto, roquette, tartes aux herbes amères, et autres artichauts : L'amertume est la note de fond de la cuisine italienne. Une cuisine aux racines paysannes, diverse, végétale, « la saveur amère caractérise principalement certaines espèces de plantes d'herbes, racines qui, surtout à l'état sauvage, ont un tel goût », explique Massimo Montanari dans Amaro. Une cuisine végétale, paysanne, dont la durabilité et la diversité bio culturelle sont devenues patrimoine. En décembre 2025, l'Unesco a en effet inscrit la cuisine italienne sur la liste des patrimoines immatériels de l'humanité précisément pour ces raisons. « La place centrale des végétaux dans la culture gastronomique italienne a conservé, au fil des siècles, une forte dimension populaire, un rapport étroit et constant avec la culture paysanne, qui, en plus de développer des savoirs et des pratiques liés aux travaux des champs et des jardins, a toujours veillé à intégrer aux ressources domestiquées celles restées sauvages, les produits des prés et des sous-bois, des fossés et des zones humides. Ainsi, s'est vraisemblablement établie l'habitude du goût amer ». Ne le faites pas savoir aux paysans Nous découvrons avec cet amer une autre manière de raconter les hiérarchies, les rapports entre les classes sociales. Aux paysans qui connaissaient les plantes, et récoltaient les herbes sauvages, les cardons, les roquettes, et autres salades amères, les gentilhommes multipliaient les stratagèmes pour s'assurer que ces plantes présentées comme « rustiques », leur seraient réservées, car délicieuses et accessoirement aussi bonnes pour la santé. Pour s'assurer enfin que la connaissance et le savoir restaient au sein de l'espace des privilèges et du pouvoir des classes dirigeantes. « C'est ainsi, selon la définition de Pierandrea Mattioli, qu'un produit cultivé par la nature, devint artificiellement civilisée en intégrant la haute cuisine pour parfumer les viandes fines et les canards rôtis. » Le pays de l'amer Dans cet essai malicieux et érudit, Massimo Montanari nous offre à nous, non Italiens, une lecture toute en finesse de son pays et de ses compatriotes, avec une délicieuse autodérision. Nous retiendrons « qu'il faut apprendre à goûter l'amer, les amers, mais quand on les a découverts, on ne peut plus s'en passer ». Avec Massimo Montanari, professeur, historien, spécialiste de l'histoire de l'alimentation, auteur de Amaro, un goût italien, aux éditions Macula. « Parler d'alimentation, de nourriture, c'est parler du monde, parce que c'est le geste le plus important de la vie, le geste alimentaire et tout ce qu'il y a autour : l'économie, la technologie, les rapports sociaux, une très bonne perspective pour regarder autour de soi ». Le livre qui a permis à Massimo Montinari de prendre conscience du goût des Italiens pour l'amer est « L'amer » d'Emmanuel Giraud, paru aux éditions Les ateliers d'Argol. Dans l'émission, aussi, Alexandre Bella Ola, le cuisinier auteur de « Les cuisines d'Afrique noire » chez First, raconte le N'dolè. Il est question de « High on the hog », la part du lion de l'historienne américaine de l'alimentation, Dr Jessica B. Harris. De santé et du corps qui s'éveille et s'ébroue après l'hiver, avec un extrait de la newsletter Substack Achillée mille vertus, de Jennifer Hart Smith, naturopathe, cuisinière et autrice, à retrouver ici Il est question à plusieurs reprises du botaniste italien Constanzo Felici. Pour aller plus loin - La cucina leggera, de Laura Zavan, éditions Hachette cuisine. - In cucina, d'Alba Pezzone. Et la musique ? L'équipe de la playlist nous propose Tive razao, de Seu Jorge. La recette La tourte aux herbes et au parmesan, de Laura Zavan, à découvrir sur son site.
Une maison décorée au XIXe siècle peut-elle plaire à une Parisienne du XXIe siècle? C'est ce que nous allons découvrir aujourd'hui dans cette conversation avec Pauline. Nous nous sommes enregistrées après notre visite de l'exposition « Hugo décorateur » à la Maison de Victor Hugo, place des Vosges, dans le centre historique de Paris. Pauline va nous dire si le style de l'écrivain, en tant que décorateur, lui a plu. Dans la lettre qui accompagne cet épisode, nous nous arrêterons sur l'histoire de l'exil de Victor Hugo et pourquoi c'est particulièrement sa maison de Guernsey qui est montrée lors de l'exposition. Ce sera un excellent moyen d'avoir quelques repères historiques sur l'histoire de la France au XIXe siècle et celle du grand écrivain. Ainsi, nous cultiverons notre curiosité. www.onethinginafrenchday.com
Nous sommes en l'an 4 avant J.-C., dans le royaume de Judée. Après trente-sept ans d'un règne cruel, Hérode le Grand s'éteint dans son palais de Jéricho, au terme d'une agonie atroce. Sa mort marque la fin d'un souverain paradoxal, à la fois bâtisseur de génie et tyran sanguinaire. Nommé « roi des Juifs » par le Sénat romain, il fut l'allié indéfectible de l'empereur Auguste. Son temps fut caractérisé par une politique de romanisation intense et de travaux monumentaux. Ainsi transforma-t-il le Temple de Jérusalem en une merveille et fonda-t-il la cité portuaire de Césarée. Mais Hérode souffrait d'une crise de légitimité profonde, perçu par les peuples de Judée comme un usurpateur. Pour maintenir son autorité, il s'appuya donc sur une armée puissante composée de nombreux mercenaires étrangers. La violence du roi est exacerbée par sa paranoïa, la peur du complot, réel ou imaginaire, entraîna la perte de son épouse et de ses héritiers. Sa tyrannie, ses faux pas politiques et diplomatiques réduisirent à néant ses efforts pour assurer une transition stable et fidèle à l'Empire. Le vide laissé par la disparition de celui dont on associe le nom au « Massacre des Innocents », relaté dans l'Évangile selon Matthieu, qui décrit Hérode ordonnant le meurtre de tous les garçons de moins de deux ans à Bethléem pour éliminer le nouveau-né « Roi des Juifs », le vide de sa disparition plongea le royaume dans le chaos. L'incapacité de ses successeurs conduisit finalement Rome à supprimer l'autonomie de la Judée par son annexion totale à l'Empire romain. Une annexion signifiant l'échec de la politique de « sang et de marbre » menée par Hérode le Grand. Avec Jérémie Beyer de Ryke, en classe préparatoire littéraire (hypokhâgne) au lycée Condorcet, à Paris. Sujets traités : Roi , Hérode, poltique, sang, marbre, Jéricho, Judée, Juifs., Auguste, empereur, Jérusalem, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'attentat antisémite de Bondi, qui a endeuillé l'Australie le 14 décembre dernier, pourrait fracturer plus profondément le pays. Malgré une politique migratoire très stricte, l'Australie se faisait le champion du multiculturalisme. Ainsi, certains signes inquiètent : forte progression du parti d'extrême droite One Nation, progression des groupuscules néo-nazis, mais aussi une multiplication des actes racistes, ciblant en particulier la communauté musulmane. De notre correspondant à Sidney, À la mosquée de Lakemba, la plus grande d'Australie, située dans la banlieue ouest de Sydney, c'est la dernière prière du vendredi avant le début du ramadan. Cette année, le cœur n'est pas à la fête. La mosquée a reçu deux lettres de menaces en à peine dix jours et sa page Facebook est noyée sous les commentaires haineux et insultants. D'après Jamal Kio, le porte-parole de l'association qui gère le lieu de culte, les fidèles aussi sont victimes de cette haine. « Certains se font insulter, d'autres se font cracher dessus et des femmes se font arracher leur voile, témoigne-t-il. Cette forme de racisme direct, qui devient violent, est inquiétante. » Lubna, qui fréquente régulièrement la mosquée, n'a pour sa part pas subi ce genre de violences, mais cela ne l'empêche pas de vivre dans la peur. « Je vis dans un quartier musulman, donc je ne me sens pas rejetée ou mise à l'écart. Mais si je devais sortir de ce quartier, je ne me sentirais pas en sécurité, affirme-t-elle, et je me sentirais en danger parce qu'après ce qui s'est passé en décembre, tout le monde accuse les musulmans. » À lire aussiAustralie: au moins 16 morts dans une fusillade visant la communauté juive à Sydney, dont un assaillant Un racisme ancré historiquement Ce sentiment, partagé par la communauté musulmane, se traduit également dans les intentions de vote. Un récent sondage crédite ainsi One Nation de 26 % des voix, un niveau encore jamais atteint par ce parti d'extrême droite, qui, depuis trente ans, dénonce l'immigration non européenne. Plus inquiétant encore, des groupuscules néo-nazis gagnent eux aussi en popularité. « Ils ont probablement doublé leur nombre en 2025 et pour eux, Bondi, c'était comme un trophée, analyse Kaz Ross, qui étudie depuis des années l'activité de ces groupes en ligne. Parce que leur argument, c'est de dire que ce massacre n'aurait pas eu lieu s'il n'y avait pas eu de juifs et de musulmans. Nous devons réintégrer tous ceux en Australie qui ne sont pas des Blancs d'ascendance européenne. » Face à ce danger et suite à l'attentat de Bondi, le gouvernement a durci ses lois réprimant les discours de haine, ce qui a entraîné la dissolution du plus connu des groupes néo-nazis, le Réseau national socialiste. Reste que pour Jordan McSwiney, spécialiste de l'extrême droite, le gouvernement pourrait mieux faire pour combattre le racisme : « On ne peut pas combattre efficacement le racisme en isolant une forme particulière de racisme, comme l'antisémitisme ou l'islamophobie, défend-il. Elles font partie d'une forme plus large de racisme et de suprématisme blanc qu'il faut absolument combattre. » De fait, la forme la plus négligée de racisme est aussi la plus ancienne, c'est le racisme qui cible les Aborigènes. Le 26 janvier dernier, à Perth, un homme a jeté une bombe artisanale en plein milieu d'un rassemblement aborigène, qui n'a heureusement pas explosé. Animé par des idées racistes, il a été inculpé pour terrorisme. À lire aussiAustralie: les Aborigènes victimes d'un «génocide», l'État du Victoria face à son histoire
Une maison décorée au XIXe siècle peut-elle plaire à une Parisienne du XXIe siècle? C'est ce que nous allons découvrir aujourd'hui dans cette conversation avec Pauline. Nous nous sommes enregistrées après notre visite de l'exposition « Hugo décorateur » à la Maison de Victor Hugo, place des Vosges, dans le centre historique de Paris. Si j'ai proposé à Pauline d'aller voir cette exposition, c'est que je sais qu'elle aime beaucoup la décoration. Mais la décoration de Victor Hugo, au XIXe siècle est-elle du goût de la jeune femme parisienne du XXIe siècle? Dans la lettre qui accompagne cet épisode, nous nous arrêterons sur l'histoire de l'exil de Victor Hugo et pourquoi c'est particulièrement sa maison de Guernesey qui est montrée lors de l'exposition. Ce sera un excellent moyen d'avoir quelques repères historiques sur l'histoire de la France au XIXe siècle et celle du grand écrivain. Ainsi, nous cultiverons notre curiosité. Vous pouvez vous abonner sur www.cultivateyourfrench.com
Aurore Malet-Karas est Docteure en neurosciences et sexologue, a fait de la recherche fondamentale en biologie. Elle a écrit le livre "Cerveau, sexe et amour" (éditions Humensciences). L'occasion de lui poser mes questions sur l'impact de nos relations amoureuses sur notre psyché, notre mémoire, la création des souvenirs, les dates, informations, qu'on a retenu durablement, malgré nous. Comment arrêter le petit vélo dans notre tête, comme dit Ovidie, lorsqu'on reste bloqué sur des pensées obsessionnelles (particulièrement les personnes qui souffrent d'anxiété). Comment repérer les personnes qui ont un style d'attachement insecure évitant. Peut-on travailler dessus ? Oui ! Peut-on reprogrammer notre cerveau afin de ne plus être focalisé sur un seul type de physique par exemple ? Et bien d'autres sujets. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez Aurore Malet-Karas sur les réseaux sociaux :https://www.instagram.com/auroremaletkaras_phdSon livre est disponible en librairies : https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791040300823-cerveau-sexe-et-amour-malet-karas-aurore/et en version audio, chez Audible : https://www.audible.fr/pd/Cerveau-sexe-et-amour-Livre-Audio/B0DCK6BRK3https://x.com/lucilebellan Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre)Podcasts Episode 53 de Single "Déchiffrer ses rêves pour bien guider sa vie" avec Chantal Motto https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-53-chantal-motto-dechiffrer-ses-reves-pour-bien-guider-sa-vie Pour aller plus loin sur les styles d'attachement :l'attachement sécure (50% à 60% de la population)l'attachement évitant/craintif ( 25%)l'attachement anxieux/fusionnel (20% )l'attachement désorganisé/chaotique ( 5%) étude de C HAZAN et P R SHAVER, Romantic love conceptualized as an attachment process journal of personality and social psychology, 52,1987, p 511-524Il peut être intéressant d'écouter ou réécouter l'épisode 97 dédié aux pères, avec Catherine Grangeard : https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-catherine-grangeard-psy-les-peres-papa-maman-cest-constitutif-de-la-personne-que-nous-sommeset les épisodes avec des pères qui ont des filles : 97 bis avec Marc Gibaja, auteur, scénariste, réalisateur, papa de deux filles https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-bis-les-peres-marc-gibaja-papa-de-deux-filles-mon-modele-cetait-ma-mere-pas-mon-pere 97 ter avec Liv Brunet, coach et réalisateur, père de 3 enfants dont une fille, et grand-père d'une petite fille https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-ter-les-peres-liv-brunet-papa-et-grand-daddy-il-ny-a-rien-dans-le-lien-biologique-cest-juste-une-histoire-point 97 quater avec Soy, papa d'une fille et d'un garçon https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-quater-les-peres-soy-la-parentalite-est-une-aventure-incroyable TW Suicide. "Les pieds sur terre" - France Culture, "Même pas mort" de Sophie Simonot ("Vous êtes bien chez Sophie" / Arte Radio). Résumé "Grégoire est mort à 22 ans. À la demande de sa mère, Bénédicte, Sophie Simonot part sur ses traces. En sept épisodes, elle recueille les témoignages de ses proches pour comprendre qui il était, ce qui a conduit à sa mort, et comment survivre à une telle perte." https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-meme-pas-mort Vidéos relations entre personnes ayant un attachant anxieux et attachement évitant, par "je.suis.hawa" https://www.instagram.com/reels/DSvxvs4DDwZ/ Jérémy Charbonnel parle du livre "les liens d'attachement" de Yoanna Micoud, Gwénaëlle Persiaux (éditions Eyrolles) https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782416013669-les-liens-d-attachement-de-l-enfance-a-l-age-adulte-comprendre-comment-se-construisent-des-liens-forts-et-securisants-100-illustre-yoanna-micoud-gwenaelle-persiaux/ et de son style d'attachement insecure anxieux https://www.instagram.com/p/DVEiA7rDL64/ Articles Comment des hommes prédateurs choisissent des femmes fragiles, qu'ils vont pouvoir manipuler plus facilement https://www.slate.fr/story/23525/les-hommes-craquent-pour-les-borderline Et notamment des femmes atteintes du trouble de la personnalité borderline, comme Charlotte, que j'avais interviewée à Strasbourg https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-126-charlotte-celibataire-strasbourg-trouble-de-la-personnalite-borderline-ou-limite AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en janvier 2026, à Paris, chez Isabelle, merci à elle et son chat pour leur hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Vous l'attendiez peut-être ? Voici enfin le moment de vous proposer notre émission spéciale sur Wonder Man ! C'est avec un peu de retard (puisque la série a été diffusée avec tous les épisodes d'un coup en janvier) que nous vous proposons notre émission sur la dernière née de Marvel Television, avec son approche il faut bien le reconnaître originale, mais qui a malgré tout créé une scission au sein de notre petite équipe.Le grand débrief Wonder Man en podcast !Ainsi, Corentin et moi-même n'étions pas d'accord du tout sur notre ressenti pour Wonder Man, et nous avons demandé à Spleenter et Fabri de venir discuter de la série avec nous ! On en profite bien sûr pour rappeler les racines du personnage en comics avant de discuter de la série, de sa place au sein du système Marvel Television, et de ce que la série raconte - ou surtout, n'ose pas raconter. Point d'engueulade, vous le verrez, mais des arguments qui s'opposent, et auxquels vous pourrez apporter votre propre avis !Si le travail que nous fournissons avec ces émissions vous plaît, ne manquez pas de le faire savoir ! Vous pouvez soutenir notre podcast en partageant l'émission sur vos réseaux sociaux, en poursuivant la discussion sur notre Discord, ou en nous soutenant sur Tippee ! Merci à toutes et tous de votre écoute et à bientôt pour le prochain podcast !Le ProgrammeLe point Cocopédia - 03:25Partie sans spoilers - 24:35Partie avec spoilers - 01:17:00Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Gabrielle Maréchaux, journaliste environnement pour The Conversation France, nous explique comment les scientifiques font pour affirmer qu'une espèce est éteinte - Cécile Goudou, rédactrice en chef adjointe de Zoa, nous parle du village des tortues au cœur de la réserve botanique de Noflaye, situé à une trentaine de kilomètres de Dakar - Jeanne Richard, du service environnement-climat de RFI, nous emmène survoler l'Amazonie - Aurélien Devernoix, du service politique de RFI, nous détaille le recul de l'écologie en vue pour les municipales françaises - Anne-Sophie Novel, dans sa chronique médias, parle du traitement médiatique des inondations en France. Ainsi que la chronique ePOP de Maxime Grember consacrée au film Alerte bleue sur l'étang de l'or réalisé par Bastien Rossetto-Giaccherino et Camille Beauchêne / (RFI Planète Radio/IRD) et l'ITW de Guillaume Marchessaux, docteur en océanographie et sociologie, à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Musiques diffusées dans l'émission : ► Samba de Raiz - Conselho ► David Walter - Voodoo Love.
" Vous donc, priez ainsi "Méditation de l'évangile (Mt 6, 7-15) par le père Eric CourtoisChant final : "Seigneur de l'Univers" par Yannick BilliouxRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous faites peut-être partie de ces personnes qui doutent d'elles-mêmes au travail. Je vais vous rassurer : c'est tout à fait normal ! Le doute, c'est ce qui vous fait progresser, c'est ce qui vous pousse à vous remettre en question et devenir meilleur.eLe problème, c'est quand ce doute devient bloquant et démotivant. Ainsi, si vous doutez de votre crédibilité au travail, c'est un vrai problème. Et c'est d'autant plus difficile quand votre hiérarchie ne vous fait aucun feedback, positif ou négatif.1️⃣ Posez-vous la question de vos points forts et des points sur lesquels vous pourriez progresser. Et oui… vous avez des points forts !2️⃣ Parlez-en à vos collègues : la crédibilité, ce n'est pas que vis-à-vis de votre boss.3️⃣ Soyez-vous-même ! À force de vouloir entrer dans un moule, on finit par passer pour une tarte4️⃣ Sollicitez un feedback de la part de votre hiérarchie, en dehors votre entretien annuel si possibleBonne écoute,Pour voir tout mon contenu, tests de personnalité, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Récemment, quelqu'un m'a fait la remarque que je parlais toujours de bien-être au travail, mais jamais de bien-être pour les personnes qui recherchent un emploi… et, après plus de 800 épisodes de mon podcast Happy Work, plus de 500 articles, 13 livres, j'ai réalisé que c'était totalement vrai. Pour avoir été au chômage un certain nombre de fois dans ma carrière, je sais à quel point le bien-être, essentiellement psychologique, est fondamental dans ce genre de situation si on ne veut pas tomber dans une spirale infernale qui mène tout droit à la perte de confiance en soi, prolongeant par là même la situation dans laquelle on se trouve. Ainsi, voici quelques conseils simples pour ne pas tomber dans ce travers : 1️⃣ Garder des horaires normaux2️⃣ Planifier ses activités3️⃣ Prendre soin de soi Si jamais vous êtes actuellement en recherche d'emploi, gardez cette phrase de Sénèque à l'esprit : la vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie.Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Du rock politique groenlandais des années 70 aux cafetières rouges fatto in italia, tout est en libre service ! Tous les mois, le critique musical Sophian Fanen, du site Les Jours, sélectionne 5 titres. Pour février, les élus sont : - Nilza Costa, Oxum, tiré de l'album Cantigas (Brutture Moderne, 2026) - Momoko Gill, No Others, tiré de l'album Momoko (Strut Records, 2026) - Danyl, Ya Habiba, tiré de l'album Zmig (Structure, 2026) - Bobo & Behaja, Parepare, tiré de l'album Aia Haja? (Carton Records, 2026) - Sumé, Piffiit Nutaat, tiré de l'album Sumut (ULO, 1973). Puis nous recevons La Cafetera Roja pour la sortie de The Path. « Cafetera Roja, muy lindo, multicultural/Loco todo bienvenido/Vamos a los pueblos del mundo/Siempre algo nuevo con el micro en la mano » (« La cafetière rouge, si belle et multiculturelle/Une folie où chacun trouve sa place/Allons vers les villages du monde/Toujours une nouveauté, le micro à la main. ») Ainsi rappent-ils haut et fort leur ADN dans ce titre-manifeste La Kfet, qui égrène leurs valeurs en forme d'inventaire à la Prévert. Car la voici à nouveau, cette vieille cafetière écarlate si familière, trônant depuis six albums au beau milieu de la table, ce brasero pour réchauffer les coeurs, ce totem surgi d'un claquement de doigts : « À nos débuts dans les années 2000, on jouait dans les rues de Barcelone. À l'orée d'une scène plus sérieuse, nous avons choisi au débotté, la ‘Cafetera roja', l'objet qui se trouvait pile en face de nous dans le bar où nous nous trouvions. C'était parfait. Politiquement, la couleur nous allait au poil. Et cet emblème évoque toujours la convivialité, les moments partagés, l'énergie, la chaleur humaine… », rappelle aujourd'hui l'une des fondatrices, la chanteuse et guitariste Aurélia Campione. Titres interprétés au grand studio : - La Vita e Bella Live RFI - La Kfet, extrait de l'album - Hipcosta Live RFI. Line Up : Aurélia Campione (chant /guitare électrique), Anton Dirnberger (chant/keyboards), Vincent Aubrun (guitare électrique /chœur), Fiti « Gines » Rodriguez Guirado (chant/basse), Alexandre Peronny (violoncelle/chœur) et Tom Drevet (batterie/chœur). Son : Mathias Taylor & Benoît Letirant. ► Album My Path (Green Piste Rd). Site - Instagram - YouTube - Bandcamp.
Du rock politique groenlandais des années 70 aux cafetières rouges fatto in italia, tout est en libre service ! Tous les mois, le critique musical Sophian Fanen, du site Les Jours, sélectionne 5 titres. Pour février, les élus sont : - Nilza Costa, Oxum, tiré de l'album Cantigas (Brutture Moderne, 2026) - Momoko Gill, No Others, tiré de l'album Momoko (Strut Records, 2026) - Danyl, Ya Habiba, tiré de l'album Zmig (Structure, 2026) - Bobo & Behaja, Parepare, tiré de l'album Aia Haja? (Carton Records, 2026) - Sumé, Piffiit Nutaat, tiré de l'album Sumut (ULO, 1973). Puis nous recevons La Cafetera Roja pour la sortie de The Path. « Cafetera Roja, muy lindo, multicultural/Loco todo bienvenido/Vamos a los pueblos del mundo/Siempre algo nuevo con el micro en la mano » (« La cafetière rouge, si belle et multiculturelle/Une folie où chacun trouve sa place/Allons vers les villages du monde/Toujours une nouveauté, le micro à la main. ») Ainsi rappent-ils haut et fort leur ADN dans ce titre-manifeste La Kfet, qui égrène leurs valeurs en forme d'inventaire à la Prévert. Car la voici à nouveau, cette vieille cafetière écarlate si familière, trônant depuis six albums au beau milieu de la table, ce brasero pour réchauffer les coeurs, ce totem surgi d'un claquement de doigts : « À nos débuts dans les années 2000, on jouait dans les rues de Barcelone. À l'orée d'une scène plus sérieuse, nous avons choisi au débotté, la ‘Cafetera roja', l'objet qui se trouvait pile en face de nous dans le bar où nous nous trouvions. C'était parfait. Politiquement, la couleur nous allait au poil. Et cet emblème évoque toujours la convivialité, les moments partagés, l'énergie, la chaleur humaine… », rappelle aujourd'hui l'une des fondatrices, la chanteuse et guitariste Aurélia Campione. Titres interprétés au grand studio : - La Vita e Bella Live RFI - La Kfet, extrait de l'album - Hipcosta Live RFI. Line Up : Aurélia Campione (chant /guitare électrique), Anton Dirnberger (chant/keyboards), Vincent Aubrun (guitare électrique /chœur), Fiti « Gines » Rodriguez Guirado (chant/basse), Alexandre Peronny (violoncelle/chœur) et Tom Drevet (batterie/chœur). Son : Mathias Taylor & Benoît Letirant. ► Album My Path (Green Piste Rd). Site - Instagram - YouTube - Bandcamp.
Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement. « La peau, c'est ce que les autres voient de nous. Lorsqu'elle est atteinte, l'image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l'estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ? En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l'influence du stress ou de l'anxiété et, à l'inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? Psycho dermatologie L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu'ils entretiennent mutuellement, s'appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d'estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l'objet de multiples stigmatisations. D'où l'importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l'incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s'aggraver. Mal dans sa peau Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l'étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d'un millier d'adultes atteints d'eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l'inconfort, les sensations de brûlures cutanées. Pour certains patients, le soutien et l'accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. Avec : Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien Marjolaine Hering, membre de l'Association française de l'eczéma. Un reportage de Thalie Mpouho. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Malha – Bacari. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement. « La peau, c'est ce que les autres voient de nous. Lorsqu'elle est atteinte, l'image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l'estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ? En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l'influence du stress ou de l'anxiété et, à l'inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? Psycho dermatologie L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu'ils entretiennent mutuellement, s'appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d'estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l'objet de multiples stigmatisations. D'où l'importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l'incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s'aggraver. Mal dans sa peau Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l'étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d'un millier d'adultes atteints d'eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l'inconfort, les sensations de brûlures cutanées. Pour certains patients, le soutien et l'accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. Avec : Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien Marjolaine Hering, membre de l'Association française de l'eczéma. Un reportage de Thalie Mpouho. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Malha – Bacari. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Paris attise toutes les convoitises : outre son statut de capitale, son maire est particulièrement exposé, y compris à l'échelle internationale, et peut y bénéficier d'un tremplin vers la présidence de la République. De quoi aiguiser les ambitions de personnalités politiques très médiatiques. Ainsi, lors des élections municipales, dont les premier et second tours se tiendront les 15 et 22 mars, les électeurs parisiens auront à départager, entre autres, Sophia Chikirou (La France insoumise), Sarah Knafo (Reconquête !), et Rachida Dati (Les Républicains), habituées aux plateaux des télévisions nationales.Cette dernière mûrit sa revanche depuis 2020 et sa défaite au second tour face à Anne Hidalgo. La maire de Paris en exercice n'a, elle, pas souhaité briguer un troisième mandat : signe d'une certaine usure de son pouvoir, son ancien premier adjoint et désormais candidat à sa succession, Emmanuel Grégoire, promet une « rupture de méthode » avec son ancienne patronne. Il présente, dès le premier tour, une liste d'union de la gauche, avec notamment le Parti socialiste, Les Ecologistes et les communistes.Pour autant, cela suffira-t-il à maintenir la Mairie de Paris à gauche ? Le troisième homme, Pierre-Yves Bournazel, soutenu par différentes ailes de la Macronie, pourrait-il tirer son épingle du jeu ? Quelles inconnues se dressent sur la route de ces candidats, dans un mode de scrutin réformé par la nouvelle loi dite « PLM » (pour Paris, Lyon et Marseille) ? Invitée de cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Hélène Bekmezian, journaliste au service Politique du Monde en charge de la couverture de Paris, répond à toutes ces questions.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de vidéos postées par Pierre-Yves Bournazel sur Facebook, le 10 février ; par Sarah Knafo sur Instagram, le 15 janvier ; par Emmanuel Grégoire sur Instagram, le 14 janvier ; par Rachida Dati sur Instagram, le 21 janvier ; des meetings de Sophia Chikirou, à Paris, le 30 janvier, et de Rachida Dati, à Paris, le 10 février ; d'un reportage de France 3 Ile-de-France diffusé le 16 décembre 2025 ; d'interviews accordées par Sarah Knafo à TF1, le 7 janvier ; par Emmanuel Grégoire à CNews, le 26 janvier ; et par Pierre-Yves Bournazel à Public Sénat, le 12 février.Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 18 février 2026. ---Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour les lives des 5 ans de "L'Heure du Monde" : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire de Radio Foot internationale ce mardi, 2 émissions en direct 16h10-21h10 T.U. : - Ligue des Champions, encore un adversaire de Ligue 1 en barrages pour le PSG ! ; - 3 semaines après la phase de ligue, nouveau déplacement du Real Madrid sur le terrain de Benfica. ; - Coup de théâtre et faux départ de Mehdi Benatia, de retour à l'OM ! - Ligue des Champions, encore un adversaire de Ligue 1 en barrages pour le PSG ! Le 11 de Luis Enrique arrive-t-il avec plus de doutes à Monaco que lors des 2 manches face à Brest ? - L'irrégularité parisienne crispe, le club doit retrouver son collectif. - Les Rouge et Blanc, qui l'avaient emporté 1-0, le 29 novembre 2025 en championnat, restent solides chez eux en C1. Mais ils n'ont plus gagné de confrontation à élimination directe depuis un ¼ de finale 2016-2017. Akliouche incertain, Adingra, recrue gagnante du mercato ? Les Azuréens vont-ils saisir leur chance ? Thomas de Saint-Léger est sur place. - Comme on se retrouve ! 3 semaines après la phase de ligue, nouveau déplacement du Real Madrid sur le terrain de Benfica. Les Merengues avaient été secoués 4-2, les Blancos ont une revanche à prendre sur les Aigles. Des Merengues dans une bonne dynamique et leaders de Liga, mais Mourinho prêt à (re)faire un coup contre ses ex ? - Parti pour rester. Coup de théâtre et faux départ de Mehdi Benatia, de retour à l'OM ! Ainsi en a décidé Frank McCourt. Le propriétaire américain veut « assurer l'intérêt supérieur du club et atteindre les objectifs sportifs de la saison en cours. » Le président Longoria mis à l'écart du sportif, l'ex-défenseur qui devient l'homme fort du projet ? Quid du nouvel entraineur ? Pour débattre avec Annie Gasnier : Marco Martins, Manu Terradillos et Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Alice Mesnard - David Fintzel/Pierre Guérin.
Au sommaire de Radio Foot internationale ce mardi, 2 émissions en direct 16h10-21h10 T.U. : - Ligue des Champions, encore un adversaire de Ligue 1 en barrages pour le PSG ! ; - 3 semaines après la phase de ligue, nouveau déplacement du Real Madrid sur le terrain de Benfica. ; - Coup de théâtre et faux départ de Mehdi Benatia, de retour à l'OM ! - Ligue des Champions, encore un adversaire de Ligue 1 en barrages pour le PSG ! Le 11 de Luis Enrique arrive-t-il avec plus de doutes à Monaco que lors des 2 manches face à Brest ? - L'irrégularité parisienne crispe, le club doit retrouver son collectif. - Les Rouge et Blanc, qui l'avaient emporté 1-0, le 29 novembre 2025 en championnat, restent solides chez eux en C1. Mais ils n'ont plus gagné de confrontation à élimination directe depuis un ¼ de finale 2016-2017. Akliouche incertain, Adingra, recrue gagnante du mercato ? Les Azuréens vont-ils saisir leur chance ? Thomas de Saint-Léger est sur place. - Comme on se retrouve ! 3 semaines après la phase de ligue, nouveau déplacement du Real Madrid sur le terrain de Benfica. Les Merengues avaient été secoués 4-2, les Blancos ont une revanche à prendre sur les Aigles. Des Merengues dans une bonne dynamique et leaders de Liga, mais Mourinho prêt à (re)faire un coup contre ses ex ? - Parti pour rester. Coup de théâtre et faux départ de Mehdi Benatia, de retour à l'OM ! Ainsi en a décidé Frank McCourt. Le propriétaire américain veut « assurer l'intérêt supérieur du club et atteindre les objectifs sportifs de la saison en cours. » Le président Longoria mis à l'écart du sportif, l'ex-défenseur qui devient l'homme fort du projet ? Quid du nouvel entraineur ? Pour débattre avec Annie Gasnier : Marco Martins, Manu Terradillos et Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Alice Mesnard - David Fintzel/Pierre Guérin.
Depuis un an qu'il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs. Particulièrement maltraitée, l'Europe n'en finit pas de subir les foucades du président des États-Unis qui lui fait comprendre qu'une ère nouvelle s'est ouverte, celle d'une reconfiguration idéologique transatlantique. Ainsi, se pose le problème fondamental pour les Européens d'assurer leur propre sécurité, ce qui est un vieux débat mais n'en constitue pas moins un schisme transatlantique. Les rapports de force mondiaux se modifient en profondeur. La rivalité de puissance est bien là entre les États-Unis et la Chine. Au-delà, l'élément de transformation géopolitique majeur est le numérique et cette fuite en avant technologique qu'impose au monde la Silicon Valley. Invité : Thomas Gomart, historien, directeur de l'Institut Français des Relations Internationales. « Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux », éditions Tallandier.
Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d'une question-clé : l'accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d'un plan d'intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d'équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l'exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n'a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l'intégration des doléances et l'adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l'aide internationale, notamment du retrait de l'agence américaine pour le développement, l'USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l'arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions). Avec : Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée Dr Christian Tendeng, chef de santé de l'UNICEF Guinée. Programmation musicale : ► Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di.
Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d'une question-clé : l'accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d'un plan d'intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d'équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l'exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n'a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l'intégration des doléances et l'adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l'aide internationale, notamment du retrait de l'agence américaine pour le développement, l'USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l'arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions). Avec : Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée Dr Christian Tendeng, chef de santé de l'UNICEF Guinée. Programmation musicale : ► Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di.
La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ». Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. » À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve » Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal
durée : 00:20:01 - Lectures du soir - "À l'intérieur était une sorte de petite chambre, et, dans un coin surélevé, se trouvait la Machine. J'avais les petits leviers dans ma poche. Ainsi, après tous mes pénibles préparatifs pour un siège du Sphinx Blanc, j'étais en face d'une humble capitulation." - réalisation : Christophe Hocké
Dans l'histoire de France, peu de souverains offrent un contraste aussi saisissant entre jeunesse dissolue et destin royal que Charles X of France, connu avant son accession au trône sous le titre de comte d'Artois. Avant d'incarner l'un des derniers rois de la monarchie française, il fut en effet l'un des princes les plus libertins de la cour de Versailles.Né en 1757, dernier petit-fils de Louis XV et frère cadet du futur Louis XVI, le comte d'Artois grandit dans un univers où luxe, privilèges et plaisirs constituent le quotidien. Très tôt, il se forge une réputation de prince dépensier, amateur de fêtes, de jeux d'argent et d'aventures galantes. À Versailles, son nom devient synonyme de légèreté, voire d'irresponsabilité. Il accumule les dettes et multiplie les liaisons, au point d'inquiéter régulièrement la famille royale.Ce goût prononcé pour les plaisirs n'est pas anodin. Il reflète l'esprit d'une partie de l'aristocratie finissante, déconnectée des réalités sociales et économiques du royaume. Tandis que les finances de l'État se dégradent et que le mécontentement populaire monte, le comte d'Artois continue d'incarner une noblesse insouciante, symbole, pour beaucoup, des excès de l'Ancien Régime.Lorsque éclate la Révolution française en 1789, il fait partie des premiers princes à quitter la France. Hostile à toute concession envers les révolutionnaires, il s'exile et passe plus de vingt ans à errer à travers l'Europe, cherchant sans relâche à obtenir l'aide des monarchies étrangères pour restaurer la royauté. Durant cet exil, son image évolue : le libertin frivole se transforme progressivement en défenseur acharné de la monarchie et de la tradition.Le retour en France se fait en 1814, avec la chute de Napoléon et la restauration des Bourbons. Son frère Louis XVIII monte sur le trône, et le comte d'Artois devient l'héritier. À la mort de Louis XVIII en 1824, contre toute attente, l'ancien prince noceur devient roi sous le nom de Charles X.Mais le contraste est frappant : celui qui fut un libertin notoire adopte désormais une posture ultra-conservatrice. Profondément attaché à la religion, il cherche à restaurer l'autorité de l'Église, à renforcer le pouvoir royal et à effacer l'héritage révolutionnaire. Cette politique rigide l'isole rapidement d'une société française qui a profondément changé.En 1830, ses ordonnances autoritaires provoquent une insurrection à Paris : la Révolution de Juillet. Charles X est contraint d'abdiquer et part une nouvelle fois en exil.Ainsi, le comte d'Artois demeure une figure paradoxale : libertin flamboyant devenu roi rigoriste, symbole à la fois des excès de l'Ancien Régime et de l'incapacité de la monarchie restaurée à comprendre son époque. Une trajectoire qui résume, à elle seule, le crépuscule de la royauté française. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comment continuer d'informer les Iraniens en pleine répression et au milieu d'un blackout informationnel ? Informer et soutenir les Iraniens, c'est la mission que s'est fixée la chaîne de télévision Iran International, en langue persane et considérée comme une entité terroriste par le régime des Gardiens de la Révolution. Iran International revendique des millions de téléspectateurs à travers le monde. Sa particularité : elle émet depuis Londres. Visite de la rédaction ultra-sécurisée. De notre correspondante à Londres, Nichés au cœur d'une zone industrielle, les studios d'Iran International sont cachés derrière des barrières opaques. Sharareh Azizi vient de présenter son dernier JT de la journée. La journaliste a les traits tirés, après un mois à couvrir la répression en Iran : « C'est un poison, jour après jour, de voir les images, d'écrire des articles, de monter des vidéos en floutant le sang, puis de prendre l'antenne. Parfois, je me mets à pleurer face caméra. Ça me rend triste, parce que c'est mon pays, que j'aime. Nous traversons un traumatisme collectif. » Établie en 2017 et financée par un investisseur saoudien, la chaîne emploie des journalistes iraniens, qui assistent de loin à ce qui se passe dans leur pays. Depuis le début des manifestations, le rédacteur en chef Aliasghar Ramezanpoor a dû réorganiser ses équipes : « Nous avons dû demander du renfort pour notre couverture, par exemple au service des sports. Mais le problème, c'est qu'on doit forcer les journalistes à prendre leur repos hebdomadaire ! Ils se sentent coupables de prendre un jour de repos à la maison et de ne pas pouvoir couvrir ce qui se passe en Iran. » La rédaction a mis en place un soutien psychologique. Surtout que la chaîne fait partie des ennemis du régime : « Nous recevons des menaces, nos familles en Iran sont convoquées et le régime sait où nous vivons. C'est devenu une habitude : ne pas quitter nos domiciles toujours à la même heure, limiter nos sorties en public. » À écouter aussi«Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive Une carte qui recense les victimes En bas de l'écran, des messages défilent pour donner des nouvelles à la diaspora. Ainsi que les photos des victimes identifiées. Au rez-de-chaussée de la rédaction, Roland West, le directeur créatif, a créé une carte pour recenser les milliers d'Iraniens tués. « Cette base de données contient toutes les victimes vérifiées, à travers tout l'Iran. C'est assez simple pour l'instant : on a une photo pour la majorité des gens, un nom, un endroit, parfois leur âge. J'aimerais qu'on traduise cette carte en anglais, parce que c'est un outil puissant. » Une sorte de monument aux morts virtuel, au-delà de la dimension informative. Le projet pourrait avoir un intérêt futur, explique Adam Baillie, porte-parole d'Iran International. « Certes, nous ne sommes pas un tribunal, ni une ONG, mais toutes ces informations vérifiées que nous avons, nous les tenons à disposition si le conseil des droits humains des Nations unies veut poursuivre des membres du régime. » Avec ses 50 millions de téléspectateurs hebdomadaires, Iran International se revendique comme la voix du peuple iranien, de l'extérieur. À lire aussiIran: le 47e anniversaire de la révolution islamique célébré sur fond de crises politiques