Podcasts about finalement

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Les Sport’ischhh
Les Sport'ischhh - EP119 - EXTRA

Les Sport’ischhh

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 26:15


C'est le quiz à Frank!Martin Vachon et Frank Grenier, accompagnés d'Oli de la carte cachée, se lancent dans le fameux Quiz à Frank. Le trio tente de deviner des faits sportifs inusités, du plus long combat de boxe de l'histoire jusqu'aux rituels d'avant-match très douteux du lanceur Roger Clemens. La discussion dérive joyeusement vers les noms d'athlètes les plus absurdes et un jeu farfelu impliquant des sports extrêmes improbables. Finalement, l'émission culmine avec le dévoilement et l'ouverture en direct d'une carte de hockey de collection extrêmement rare.Abonnez-vous à notre Chaîne Youtube! https://www.youtube.com/@KOSports_tv?sub_confirmation=1—————————————————————————————————————00:00:00 : Intro et début du Quiz à Frank00:01:25 : Le plus long combat de boxe00:03:40 : L'étrange rituel de Roger Clemens00:06:15 : La blessure inusitée de Manny Fernandez00:08:30 : Les noms d'athlètes les plus absurdes00:11:50 : Jeu du tue, marie ou fourre sportif00:14:10 : Débat sur l'achat d'une carte de collection00:16:35 : L'ouverture d'une carte The Cup très rare————————————————————————————————————— Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Ebola: «On est assis sur un volcan», prévient Hadja Lahbib, commissaire européenne, de retour de RDC

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 12:13


Alors que l'épidémie d'Ebola continue d'affecter la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la riposte sanitaire et humanitaire s'organise, notamment avec l'aide de l'Union européenne qui a mis 170 millions d'euros sur la table. Le week-end dernier, la commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises s'est rendu une nouvelle fois dans l'est du pays, à Bunia, l'épicentre de la maladie. Hadja Lahbib est la Grande Invitée Afrique de RFI.   RFI : Vous étiez à Bunia la semaine dernière dans l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. Quels enseignements en tirez-vous sur la situation ? Hadja Lahbib : L'Union européenne est un partenaire fiable, loyal, fidèle à l'Afrique. Dès l'apparition de l'épidémie, on a envoyé 100 tonnes de matériel médical, de tentes, de protection personnelle pour les travailleurs humanitaires. Mais aller sur place, témoigner de sa solidarité, communiquer, voir comment aussi l'aide est distribuée, comment elle est mise en place, c'est autre chose. Et je crois que ça a été très bien reçu par les communautés en place. Et votre bilan concernant l'arrivée de l'aide et sa gestion sur place ? Tout d'abord, l'aide est bien parvenue, j'ai pu le constater moi-même. Le corridor Bukavu-Uvira est toujours ouvert. Une liaison aérienne humanitaire d'Entebbe à Bunia a été établie. Et donc pour les communautés qui sont actuellement touchées par cette épidémie d'Ebola, c'est extrêmement important car ça permet évidemment, grâce à l'ouverture de ces infrastructures logistiques, de faire parvenir l'aide au plus vite. C'est vraiment une ligne de vie. Et ensuite la communication : j'ai vu les infrastructures sanitaires mises en place. C'est très important. Il y a eu beaucoup de désinformation dans les communautés qui ont conduit malheureusement à des faits de violence. Vous savez que des tentes médicales ont été brûlées. Un hôpital a été attaqué parce qu'il y avait des rumeurs qui disaient que les corps étaient enlevés pour qu'on prélève, par exemple, les organes vitaux, etc. Donc on a pu installer des infrastructures transparentes qui permettent aux familles de garder un contact avec leurs proches quand ils sont suspectés d'avoir été contaminés ou qu'ils sont contaminés de façon avérée. Et donc ces parois transparentes permettent d'arrêter de nourrir les peurs fantasmagoriques et de rassurer les familles. Finalement, avoir des solutions africaines pour des problèmes africains, c'est ce qui est le plus important, avec bien sûr le soutien de l'Union européenne. Et ça, ce n'est possible que si les communautés, les populations locales sont dans une relation de confiance avec le corps médical et avec les ONG sur place. Il y a une semaine, le docteur congolais et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, écrivait dans le journal Le Monde que cette 17ᵉ épidémie d'Ebola en RDC pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée, notamment du fait que la souche Bundibugyo soit très rare. Vous qui étiez sur place, vous partagez ce constat alarmant ? La dernière épidémie, même si on n'en a pas parlé ici en Europe, elle date seulement d'il y a cinq mois. Ça montre la nécessité d'avoir une réponse durable. Ce qu'on a construit pour l'instant, ce sont des infrastructures qui ne sont pas pérennes. Or, vous le savez, à cause de la guerre qui sévit dans cette région de l'Ituri, entre autres, mais aussi de Goma, le système de santé est à genoux. On compte à peu près trois millions de déplacés dans toute la région. Rien que dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l'Ituri, c'est près d'un million de personnes déplacées. J'ai moi-même été dans les camps où des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées, alors que le camp a une capacité seulement de la moitié ou voire d'un dixième, avec des conditions sanitaires extrêmement précaires. C'est comme si on était assis sur un volcan qui, à un moment ou un autre, va exploser. Donc il est essentiel d'avoir une approche durable, d'avoir un cessez-le-feu aussi qui soit respecté par toutes les parties prenantes au conflit et de cesser aussi des déforestations sauvages, des exploitations sauvages des mines de matériaux critiques qui, finalement, retranchent les animaux sauvages qui deviennent contagieux, car vous savez que ces zoonotiques, c'est une maladie transmise par les chauves-souris, qui est le résultat de la dégradation du milieu naturel. Parlons du rôle des États-Unis. Il y a la construction très controversée d'un centre d'accueil Ebola au Kenya, voulu par les Américains et contesté par les populations sur place, alors que le Kenya est épargné par le virus. Washington exige également de la part de votre pays, la Belgique, de ne plus accueillir sur son sol des ressortissants congolais et de pays touchés par Ebola. Comment l'Europe fait-elle face aux pressions de Washington sur la gestion de ses propres frontières ? L'Europe a une approche basée sur l'expertise scientifique. Nous avons créé, suite au Covid-19 et la pandémie, la Haute autorité pour la réponse aux épidémies. Nous monitorons tous les virus qui circulent, par exemple dans les eaux usées. Nous avons boosté la recherche scientifique. Nous avons aussi notre propre centre de contrôle des maladies infectieuses. Nous collaborons main dans la main avec Africa CDC, qui est notre partenaire sur place. Les États-Unis, eux, ont une toute autre approche American First. Nous Européens, nous avons plutôt une approche qui vise à soutenir une réponse africaine pour une urgence africaine, mais aussi internationale.

Question de croire
Comment fixer des limites?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 26:35


Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on  a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on  dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir.     Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel."   Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion  

Finance 360 avec Alex Demers
334 - L'IPO de SpaceX: La Meilleure Opportunité de Votre Vie?

Finance 360 avec Alex Demers

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 14:19


Cette collaboration s'inscrit dans une campagne publicitaire menée par l'agence Podpass pour Expérience Matha.Réservez votre escapade golf en ligne sur experiencematha.ca et obtenez 15% de rabais sur votre ronde avec le code FINANCE36026 : https://bit.ly/finance360-mathaAbonnez-vous à mon infolettre Analyse 360: https://traders360.ca/product/infolettre-analyse-360Je décortique la plus grande introduction en bourse de toute l'histoire : SpaceX. Derrière les fusées et les ambitions d'Elon Musk se cache une réalité financière beaucoup plus complexe. J'analyse les 3 grandes divisions de l'entreprise, l'impact potentiel de l'IPO sur les fonds indiciels et sur le reste du marché. Finalement, je vous révèle si je compte ou non acheter des actions de SpaceX lors de sa toute première journée de négociation en bourse.Suivez-moi sur Instagram & TikTokIG: alextraders360TikTok: alexdemers360AVIS LÉGAL: Les propos de l'animateur ne doivent en aucun cas être interprétés comme une recommandation d'achat d'une action sur les marchés boursiers. Alexandre Demers n'est pas un conseiller financier et toutes les informations partagées dans ce balado ne reflète que son opinion personnelle. Consultez un professionnel accrédité auprès de l'AMF pour obtenir des conseils appropriés à votre situation.

#LeDriveRTL2
One Hit Wonder : L'histoire de "I'm a Believer" de The Monkees

#LeDriveRTL2

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 5:26


Cette semaine Margaux Lassalle nous ramène dans les années 60 pour redécouvrir The Monkees et leur inoubliable tube "I'm a Believer". Formé à Los Angeles en 1965 pour les besoins d'une série télévisée, ce quatuor est initialement pensé comme la réponse américaine aux Beatles. Composé à l'origine d'acteurs ayant quelques bases musicales, le groupe dépasse très vite le simple cadre de l'écran. Après un premier succès avec "Last Train to Clarksville", ils explosent mondialement en 1967 avec l'album "More of the Monkees" et l'incontournable "I'm a Believer". D'abord critiqués car ils ne posaient leurs voix que sur des pistes enregistrées par des musiciens de studio, ils finissent par imposer leur volonté de jouer eux-mêmes dès l'album "Headquarters", gagnant ainsi une véritable crédibilité artistique. Si l'arrêt de la série à la fin de la décennie marque la séparation du groupe, l'histoire ne s'arrête pas là. Les années 80 leur offrent un regain de popularité inattendu, donnant lieu à des tournées anniversaires et de nouveaux projets musicaux jusqu'en 2016 avec l'album "Good Times!". Endeuillé par le décès de trois de ses fondateurs entre 2012 et 2021, le groupe ne compte aujourd'hui plus que Micky Dolenz. Finalement, l'étiquette de "One Hit Wonder" est plutôt réductrice : s'ils sont aujourd'hui souvent associés au seul "I'm a Believer" (un titre qui connaîtra d'ailleurs une seconde jeunesse en 2001 dans le film "Shrek" avec une reprise de Weezer), les Monkees ont en réalité enchaîné de nombreux succès et marqué l'histoire de la pop des années 60. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: la barre des 100 jours de conflit dépassée au Moyen-Orient

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 4:00


« La trêve en vigueur depuis le 8 avril n'a jamais été aussi près d'être rompue, constate Le Figaro à Paris. Au cours du week-end dernier, Israël et l'Iran ont échangé pour la première fois depuis un mois des tirs directs. Téhéran a lancé une volée de missiles balistiques contre le territoire israélien, en riposte à des bombardements contre les quartiers sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah. Israël a bombardé à son tour plusieurs cibles en Iran, dont un complexe pétrochimique. » « Ce jeu de ping-pong d'attaques destructrices est absurde et vain, quel que soit l'angle d'approche, s'exclame Haaretz à Tel Aviv. Il menace nos relations avec les États-Unis, ne contribue en rien à la sécurité des Israéliens, perturbe leur quotidien et alimente le dégoût envers Israël à l'étranger. La seule solution, affirme le quotidien de gauche israélien, réside dans un véritable accord avec le Liban et l'Iran. La volonté de "séparer les fronts" se comprend d'un point de vue stratégique, mais elle est irréalisable. Tant qu'un front restera ouvert, l'autre le sera également. Il s'agit d'un cycle de violence absurde qu'il faut absolument briser. » Le Jerusalem Post, proche du pouvoir, a une autre analyse… « Si Israël avait encaissé l'attaque de missiles iraniens sans riposter, une nouvelle dynamique dangereuse se serait installée dans la région. Le Hezbollah aurait pu violer les cessez-le-feu et attaquer le nord d'Israël. Israël aurait pu riposter. L'Iran aurait alors pu tirer directement sur Israël pour défendre son allié. Et Jérusalem aurait été censé encaisser cette attaque sans réagir et se retirer par égard pour les Américains. Aucun pays ne peut fonctionner dans de telles conditions, s'exclame le Jerusalem Post, et il faut saluer pleinement le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour avoir pris les mesures nécessaires afin de régler définitivement le problème du Hezbollah. » Trump spectateur impuissant ? Et pour sa part, « Donald Trump est pris au piège israélien », constate Le Temps à Genève. « Confronté à de prochaines élections critiques pour sa survie politique, Benyamin Netanyahou défie les ordres de Washington. Furieux, Donald Trump n'en demeure pas moins réduit au rôle de spectateur, pointe le quotidien suisse. (…) Son autorité est toujours plus chancelante. À l'encontre des vœux américains, Israël frappait tout d'abord le Liban dimanche. Puis, alors que l'Iran ripostait contre Israël, l'État hébreu tirait plusieurs missiles sur Téhéran – ce que Donald Trump avait expressément demandé de ne pas faire. » Bref, résume Le Temps, « la situation est dans une impasse. Et c'est Donald Trump qui en souffre le plus. Le président américain, qui sait que la guerre est impopulaire, n'a de cesse de promettre la fin du conflit », et celui-ci s'éternise…  « Trump veut avoir le dernier mot », renchérit le New York Times, mais c'est toujours l'impasse : « Cent jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, Donald Trump se retrouve aux prises avec sa propre version du bourbier militaire au Moyen-Orient qui avait piégé ses prédécesseurs – et qu'il avait promis d'éviter ». Finalement, soupire le Washington Post, « Trump peine à mettre fin à cette guerre contre l'Iran qu'il n'aurait jamais dû déclencher. (…) Le 23 mai dernier, il avait déclaré qu'un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran était presque finalisé et serait "annoncé prochainement". Pourtant, plus de deux semaines plus tard, aucun accord n'a été dévoilé et les forces américaines et iraniennes continuent d'échanger des tirs régulièrement ». En fait, pointe encore le Washington Post, « Trump tente simplement d'ignorer la dure réalité : il n'existe aucune issue facile à ce conflit (…). Toutes les options sont mauvaises et Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même ». Négociations en coulisses… Alors, « malgré les nouvelles flambées de violence, Donald Trump a assuré hier que les discussions continuaient ». C'est ce que constate Libération à Paris : « "les négociations finales sur la paix se poursuivent, à moins que l'ignorance ou la stupidité ne viennent s'y opposer", a affirmé le président américain, sans préciser sa cible. "Nous n'avons quitté ni le champ de bataille ni la table des négociations", a répondu le président iranien, Massoud Pezeshkian. Une ouverture dont s'est immédiatement saisi le médiateur pakistanais. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exhorté "toutes les parties à faire preuve de retenue et à donner une nouvelle chance à la paix" ». Autant de belles paroles qui devront se transformer en actes…

Ian & Frank
La saga du RED BULL et l'obsession du risque ZÉRO !

Ian & Frank

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 31:45


Aujourd'hui dans le podcast, on parle du Red Bull Gate. À trois jours de la fin de la session parlementaire, l'Assemblée nationale du Québec nous dit qu'il y a urgence : il faut interdire les boissons énergisantes aux mineurs ! Le Québec serait l'une des premières juridictions au monde à le faire. Quel genre de société veut-on bâtir ? Une société obsédée par le risque zéro et la sécurité ?DANS LA PARTIE PATREON, nous faisons une importante annonce concernant l'avenir de Ian & Frank. Ensuite, nous regardons plusieurs vidéos, dont celle de Sol Zanetti, qui nous explique qu'un député a amplement le temps de faire de la politique à deux paliers de gouvernement en même temps. Nous revenons également sur les propos de Jacinthe-Ève Arel au sujet du tramway de Québec. Finalement, nous parlons des jeunes Américains de la génération Z, qui sont de plus en plus socialistes.0:00 Intro1:52 Le Red Bull Gate2:41 Faire passer Maïté pour une tarte10:44 L'obsession du risque zéro24:53 Réaction de Blanchet-Gravel28:07 Conclusion

Les adultes de demain
Comment renouer avec la joie d'être parent ? - Audrey Jougla - #275

Les adultes de demain

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 49:19


« On a tellement associé les enfants à des empêcheurs de vivre et de profiter de sa vie. Finalement, on a noirci énormément le tableau. »Pourquoi aujourd'hui la maternité semble-t-elle si rarement associée à la joie dans les discours actuels ? Cet épisode interroge nos représentations de la parentalité et célèbre ses joies, sans nier ses difficultés bien réelles.Audrey Jougla est professeure de philosophie et autrice du livre "La maternité joyeuse" (Stock). À travers son regard aiguisé, elle interroge les mythes et réalités liés à la maternité : de la déconstruction nécessaire du discours sacrificiel, à la célébration (sans naïveté) de l'intensité du bonheur caché dans le quotidien.Elle revient sur ce qui rend la parentalité extraordinairement exigeante, mais aussi source d'un véritable épanouissement. Elle nous embarque dans ses réflexions sur le renoncement, le bouleversement de la vie personnelle, la solitude des jeunes parents, la nécessité d'un changement sociétal, mais surtout l'importance de réhabiliter la beauté simple de la vie avec les enfants.On interroge également la place des pères, le manque de valorisation des métiers en lien avec l'enfance, et l'enjeu du temps accordé à nos enfants.Quelques idées abordées :✅ Comment l'isolement, l'absence de modèles et l'organisation urbaine renforcent les difficultés des mères✅ Ce que l'histoire et la législation des modes de garde disent de la place donnée aux tout-petits en France✅ Comment passer du sentiment de renoncement à l'acceptation et à la conciliation dans sa trajectoire de mère✅ Pourquoi valoriser autrement le temps parental et le rôle des pères est urgentCet épisode nous donne des clés pour vivre et reconnaître la beauté de la maternité, sans occulter les difficultés, dans une société qui valorise trop peu ce temps précieux avec les enfants.Programme de l'épisode :(02:53) La nécessité de redonner une place à la joie dans le discours sur la maternité(04:34) Le besoin du temps de dénonciation et de revendications pour les femmes(06:02) Pourquoi la célébration de la maternité est devenue suspecte, presque naïve(08:39) La beauté discrète de la maternité : apprendre à voir le bonheur dans les petites choses(12:07) L'isolement, la fatigue, et la difficile réalité du premier enfant(16:27) De l'acceptation du renoncement à la conciliation et à l'exploration de nouvelles joies(19:47) Les différences d'expérience entre le premier et le deuxième enfant, et l'enjeu du temps parental(24:41) Une histoire oubliée des modes de garde en France, et ses enjeux actuels(29:25) La reconnaissance sociale, et la nécessité de revaloriser le travail auprès des jeunes enfants(41:23) Comment la maternité transforme le regard sur le monde, la société, et change les prioritésRessource :Livre : "La maternité joyeuse" d'Audrey Jougla (Éd. Stock)

Invité Afrique
Mali: «Le terrorisme est la négation de la paix, on ne peut plus ignorer la responsabilité du pouvoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 6:39


Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable.  Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ?   Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue.  Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali…  Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes…  Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice.  Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit.  À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako

EX...
Double coup de foudre

EX...

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 47:07


Finalement les histoires d'amour qui vous sont racontées ici ne sont que des allégories de la vie en général : on croit que tout est perdu et puis tout à coup tout s'inverse, on passe de l'extrême tristesse au bonheur absolu. Si vous ne croyez pas à l'adage "l'espoir fait vivre", Tristane va vous prouver que vous devriez : car alors que ça paraissait impossible, ce n'est pas un coup de foudre qu'elle a provoqué, mais bien 2 coups de foudre ![REDIFF]

Belle Trace
Pierre Le Coq : « Ce double projet qui paraissait impossible, m'a finalement stimulé. »

Belle Trace

Play Episode Listen Later May 30, 2026 57:22


NOUVEL ÉPISODE — BELLE TRACEMon invité du jour a un parcours aussi rare qu'inspirant.

La Boussole
Le Chemin, épisode 7 : au coeur de l'Hyrox de Lyon

La Boussole

Play Episode Listen Later May 30, 2026 21:14 Transcription Available


Bonjour à toutes et à tous. Depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solos pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années. Et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Pour ces premiers épisodes, je vous emmène dans mon histoire avec le sport, la rencontre, les évolutions et les projets à venir. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin.ExtraitsEt donc là, clairement, pendant un mois, j'ai pensé à rien qu'à ça. Je voulais faire mieux. Vraiment, c'était mon obsession totale. Je savais ce que je voulais améliorer. Je voulais courir plus vite. Pour courir plus vite en Hyrox, il faut travailler la course sous fatigue.Thibaud m'a donc mis des séances pour travailler spécifiquement la course sous fatigue. Je voulais augmenter ma résistance sur les burpees et donc pouvoir les faire sans m'arrêter, trouver le rythme qui fait que je ne m'arrête pas et que ça ne me demande pas un coût énergétique trop important. Je voulais aussi accélérer sur les ergo, c'est-à-dire le skierg et le rameur. j'avais de la marge, vous voyez c'était possible et enfin je voulais aussi envoyer sur les wall balls essayer d'aller encore un peu plus vite que la dernière fois, de gagner encore quelques secondes sur cette station qui est ma préférée.(...)Le courir ce jour-là, c'était l'aboutissement de tout ça. C'est la cerise sur le gâteau. Et donc on se prépare, on met nos petites paillettes, tout ça. Vous me connaissez, moi les paillettes j'adore ça. Donc forcément, voilà, on a nos paillettes avec Justine. On est pareil là-dessus. Moi je mets mon débardeur. Finalement, cinq minutes avant le départ, je me dis meuf tu vas crever de chaud, enlève ce débardeur. J'avais mes petits gels dans la poche, etc. Puis après, on est dans le sas de départ, il y a la musique. C'est génial, il y a ce truc d'une ambiance, en fait, on se sent complètement aspiré dans le truc. Il y a cet effet, cette mise en scène aussi. Je pense que là-dessus, ils sont très très forts chez Hyrox parce que vraiment, ils arrivent à nous mettre dans une ambiance qui fait que... wow, on est heureux d'être là. Déjà, moi, de base, tu me mets sur une ligne de départ, je suis heureuse d'être là. Mais alors là, encore plus, il y a ce truc ultra galvanisant, tu as la musique, tu as un DJ qui te passe des musiques, c'est incroyable.J'espère que cet épisode du Chemin vous a plu, et qu'il vous accompagnera peut-être, si vous aussi vous êtes sur la route.Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode, et d'ici là, prenez soin de vous. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chroniques
La Chronique Vin avec Christian Dubois | Le gel pour les vignobles

Chroniques

Play Episode Listen Later May 29, 2026 6:32


Aujourd’hui, Christian Dubois nous parle du stress que peut apporter le gel pour les vignerons au Québec. Finalement, le trouvez-vous paranoïaque ?See omnystudio.com/listener for privacy information.

Question de croire
Quelle place pour les diacres dans l'Église

Question de croire

Play Episode Listen Later May 27, 2026 26:18


Quelle place pour les diacres dans l'Église? Qu'est-ce qu'un ou une diacre?  Est-ce un poste inférieur ou complémentaire aux pasteurs? Quel sont les bases théologiques pour comprendre cet appel à être au service de l'Église? Dans cet épisode, Joan et Stéphane partagent leur expérience de travail, explorent la place des femmes et des hommes dans le ministère, et discutent de l'évolution de ce ministère dans l'Église.   Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et à la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine: quelle place pour les diacres dans l'Église? Bonjour, bonjour à chacune et chacun et bonjour Stéphane! Bonjour Joan!   Quelques anecdotes sur le travail de diacre [Joan] J'ai pas mal de petites histoires rigolotes à raconter sur le fait d'être diacre, parce que j'étais diacre pendant trois ans et que j'ai trouvé ça super comme ministère. Dans le fond je n'aurais rien contre redevenir diacre, simplement c'est vrai que moi j'aime vraiment beaucoup présider les cultes. J'aime beaucoup aussi faire de la recherche théologique, et à ce sujet, visiblement, ce n'est pas trop pour les diacres, puisque je me souviens que je suis arrivée sur un lieu pour faire une formation, des jeunes ministres, et puis l'un des formateurs m'accueille et me dit : « Joan, tu es une star dans le milieu des diacres, parce que tu es une diacre avec un doctorat! » Ça m'a vraiment fait marrer parce que star dans le milieu des diacres, je veux dire, c'est tout relatif. Ça m'amène à une autre anecdote que je trouve assez chou aussi. Il y avait une pasteure, elle est bien retraitée, une femme formidable, qui n'a fait qu'adopter trois enfants handicapés et qui en a eu cinq autres. Elle me racontait ça vraiment comme quelque chose de ... en passant, quoi. Et puis elle me dit, mais quel est votre parcours? Alors je raconte un peu, elle me dit, « Ah, mais oui, comme beaucoup de femmes, vous avez d'abord fait diacre et ensuite pasteur. » Comme j'ai eu mon diplôme de pasteur pour ensuite faire diacre, c'est un petit peu comme si j'étais un ovni, quoi. Donc les gens font un petit peu constamment des remarques et je crois que je l'ai déjà dit dans un autre podcast. Il y a aussi cette troisième petite anecdote d'une dame de la grande bourgeoisie zurichoise, quand je lui ai proposé, comme j'étais de permanence, d'enterrer son père, elle m'a dit : « Ah non, ce n'est pas une diacre qui va enterrer mon père qui était quelqu'un de très reconnu dans la communauté. On attend que le pasteur rentre de vacances. » J'ai failli lui dire : « Mais je suis docteur en théologie, est-ce que ça compte? » On voit bien, il y a un peu cette notion de hiérarchie, alors que c'est quelque chose qui n'est pas du tout hiérarchique. Les ministères ne devraient pas du tout être hiérarchiques. D'ailleurs, on a fait tout un épisode sur les ministères. On n'a pas arrêté d'expliquer ça: les ministères sont complémentaires et pas hiérarchiques. Même l'une de mes chefs, il n'y a pas longtemps, quand on a fait un peu mon cahier des charges de mon nouveau poste, il y avait marqué « diacre » sur le papier qu'on était en train de remplir, donc qui était un brouillon, et elle s'est excusée platement. Elle m'a dit : « c'est tellement cavalier de ma part. J'aurais dû sortir le formulaire pasteur ». Et je lui dis : « c'est très différent comme formulaire? » Elle m'a dit : « non, c'est exactement la même chose, il y a juste marqué pasteur en haut ». De sa part, c'était vraiment une marque d'attention, mais ça montre aussi qu'il y a des gens pour qui c'est important. Et donc, pourquoi, si c'est important, c'est quoi être diacre alors, si ce n'est pas être pasteur?   L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains [Stéphane] Ma compréhension d'être diacre a été influencée un peu par deux réalités différentes. Lorsque j'étais catholique romain, dans mon enfance, être diacre, c'était encore quelque chose d'un peu, je ne dirais pas bizarre, mais moins courant. J'étais dans une petite paroisse de campagne, donc on avait notre prêtre. On ne se posait pas trop la question jusqu'au moment où quelqu'un arrive qui portait son étole en diagonale. « Bon, c'est quoi, là? Il veut être à la mode? » « Ah non, non, c'est un diacre » « Ok, mais ça veut dire quoi? »  Puis on donnait des explications que moi je ne comprenais pas vraiment. Ce que je trouvais bizarre, c'étaient des hommes mariés. Là, on comprenait rapidement que c'était différent que les prêtres. Et on nous expliquait que ce sont des hommes mariés, mais que si l'épouse meurt, ils ne peuvent pas se remarier. Donc tu rentres, tu es marié, mais tu as juste une chance au mariage. Tous ces trucs-là qu'on essayait de m'expliquer, mais on ne m'expliquait pas à quoi ça sert un diacre, quel est le but d'un diacre, quel est l'appel d'un diacre. Je crois que ça a changé beaucoup. Je ne suis plus catholique romain, mais j'ai quand même des relations avec certaines personnes de cette Église. [Joan] Ah, tu leur parles, mais c'est gentil ça, c'est bien. [Stéphane] Ah oui, c'est très charitable de ma part. Avec une diminution marquée de prêtres en Occident, il y a beaucoup de diacres qui prennent le rôle des paroisses, qui vont faire les enterrements, qui vont faire les liturgies, qui vont faire plein de choses. Donc c'est assez intéressant. J'ai vu l'évolution d'un ministère qui était plus ou moins bien défini, qui a pris de l'importance pour une question de gestion de personnel, si je peux expliquer de cette façon-là.   Que peut faire une diacre? [Joan] C'est vrai. Et puis d'un autre côté, j'ai lu ce bouquin « Les diacres : une Église en tenue de service ». Et là-dedans, tu as aussi des racines historiques qui disent qu'en fait, ça fait très, très longtemps qu'existaient des diacres. Simplement, c'est vraiment un ministère qui est tombé en désuétude et, comme tu dis, qui a été un peu exhumé lorsqu'il y a eu une crise des vocations. Je trouvais que c'était super bien dans ce bouquin, même si je ne me sentais pas directement concernée puisque ça parlait de l'Église Catholique romaine. Je trouvais très bien qu'on pointe les spécificités et les charismes des diacres, et pas seulement ce que les diacres ne pouvaient pas faire, parce que c'est souvent ce qui m'est arrivé lorsque les personnes posaient un regard sur mon statut de diacre pendant trois ans. Je voyais bien qu'ils et elles se disaient : « Est-ce que ça ou ça, elle peut le faire? » voire « Est-ce que ça ou ça, elle sait le faire? » C'est très intéressant d'éviter de définir un ministère par ce qui n'est pas possible et d'essayer plutôt de réfléchir à ce qui est possible. Dans mon expérience, être diacre me permettait de prendre beaucoup plus de temps que certains collègues pour le soin communautaire. En fait, c'était tout à fait accepté, acceptable que je passe des heures à sillonner le canton pour faire des visites. Ça, c'était du temps précieux pastoral qui aurait été un petit peu gâché puisqu'il y avait beaucoup d'administratifs. Je veux dire, l'Église cantonale de Zurich, c'est quand même une sacrée machine. Mon collègue, pasteur titulaire, avait beaucoup, beaucoup de réunions avec d'autres pasteurs, beaucoup de choses administratives. Et moi, en fait, je m'estimais un petit peu comme un oiseau libre qui pouvait voler ici et là et prendre soin des gens. Et j'étais très fière de ça. Et j'avais aussi eu un mandat  pour faire des projets innovants, émergents. Ça m'autorise à sortir un peu du sentier pastoral aussi. C'était très valorisant et très revitalisant. J'ai beaucoup aimé le faire.   Un ministère au service des autres [Stéphane] J'espère que je ne dis pas trop n'importe quoi, mais je pense que c'est dans le livre des Actes des Apôtres, chapitre 6. « Oui, tu essayes carrément de citer la Bible de mémoire et tout. Non, tu es fort. » C'est un ministère au service de l'Église. C'est d'une noblesse quand même très grande, d'être au service des autres, être au service de la communauté. Parfois, on dit : « Ah, les pasteurs sont au service de leur paroisse ou de l'Église ». Oui, mais j'ai rencontré beaucoup de pasteurs qui sont au service d'eux-mêmes. On les voit rarement remettre les chaises en place après une activité. On les voit rarement offrir un coup de main. D'avoir des gens qui ont reçu cet appel d'être au service des autres, c'est quand même beaucoup. Et je trouve qu'on ne met peut-être pas assez d'importance à ça. On le prend peut-être trop pour acquis peut-être parce que c'est souvent des femmes, en tout cas dans mon contexte, puis comme tu le dis souvent, on associe ça au « care », au dévouement, au service. C'est bien de rendre service, mais d'en faire un ministère et de trouver un sens à ce dévouement-là, moi je trouve ça quand même merveilleux.   Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle [Joan] Pour nos auditeurs et auditrices, Stéphane et moi, nous avons un document partagé où on s'échange des idées pour le podcast, pour ne pas répéter ce que dit l'autre. Mais quand j'ai lu ce que tu avais écrit, le fait qu'il y avait essentiellement des femmes qui étaient diacres, j'étais un peu surprise en fait pour tout te dire. Parce que dans mon environnement ici, dans le canton de Vaud, il y a quand même beaucoup d'hommes diacres. Ce sont souvent des personnes qui ont une vocation, qui étaient investies dans l'Église et qui, en deuxième carrière par exemple, se sont orientés vers le ministère de diacre parce qu'ils étaient déjà à charge de famille, et que les études de théologie sont vachement longues avec les stages, et diacre c'est plus court. Je n'avais pas trop d'eau à mon moulin. Sauf qu'hier, j'ai eu la visite de quelqu'un de très investi dans l'Église réformée du canton de Vaud, et depuis très longtemps. On a un peu discuté de ces questions-là, de diacre, etc. Elle m'a dit que jusqu'à récemment, il y avait une sorte de hiérarchie, tu vois. En fait, il y avait les hommes pasteurs. Puis tout de suite en dessous, il y avait les diacres hommes. Un tout petit peu en dessous, il y avait les femmes pasteurs. Et puis tout en bas, il y avait les femmes diacres. Et ça a fait tilt, parce qu'effectivement, je me suis déjà retrouvée dans des séances où des femmes pasteurs se laissaient un peu marcher dessus par des hommes diacres. Je m'étais quand même un peu dit que sur des questions théologiques, sur des questions de gestion de paroisses, finalement, c'est un petit peu notre spécialité. C'est là qu'on voit qu'on remet des échelles ou des hiérarchies implicites en fonction du genre à des endroits qui sont entièrement pour le service.   Devenir diacre pour suivre son appel au ministère [Stéphane] L'Église Unie du Canada aime bien bomber le torse et rappeler que la première femme ordonnée pasteure, c'est en 1936. Regardez comme on est bon, on est progressiste! La réalité, oui, cela a eu lieu, mais c'était une femme très déterminée, très forte, dans un coin perdu du Canada. Dans les années 1930, 1940, 1950, il y avait une opposition pour que les femmes deviennent pasteures. Le rôle de pasteur était fait pour les hommes. Être un diacre est devenu une manière pour beaucoup de femmes de vivre leur appel. Ceci dit, encore une fois, il y a eu du sexisme. Pendant ces années-là, parce que c'était compris qu'une femme célibataire pouvait être diacre, mais lorsqu'elle était mariée, avait des enfants, on ne pouvait pas faire les deux choses en même temps, c'était impossible. Ce qui a été très dur pour plusieurs femmes dans les années 1940 et 1950, c'est que lorsqu'on devenait diacre, on remettait une épinglette, symboliquement pour marquer ça et lorsque ces femmes se mariaient, elles étaient obligées de remettre l'épinglette publiquement à l'Église, et elles étaient exclue de leur ministère. Ce n'est qu'en 2006 que l'Église Unie a présenté ses excuses à ces femmes-là. Il y a quelque chose quand même d'un peu de positif. Des femmes ont réussi à se trouver un chemin à travers le sexisme, à travers l'institution de l'Église. Mais l'Église a quand même utilisé tout plein de stratagèmes basés sur le sexisme, le patriarcat, et ainsi de suite, pour quand même les limiter et dire : « Oui, on reconnaît votre ministère, mais... »   Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique [Joan] C'est bien, ce regard nord-américain. Moi, je m'étais pas mal intéressée à la question des femmes diacres grâce au bouquin de Lauriane Savoie, qui a sorti une simplification de sa thèse de doctorat, qu'elle a soutenue avec Elisabeth Parmentier. C'est sur le ministère pastoral féminin, d'une façon plus générale. Et d'après Lauriane Savoie, les femmes diacres ont aidé à faire émerger de bonnes questions actuelles. Déjà, décentrer du pastorat, ça tu en as parlé. Et puis ensuite, faire croître d'autres ministères; se dire en fait, il y a le pastorat et il y en a d'autres, il y a des ministères spécialisés, des engagement de laïcs. Ce qui nous amène à un modèle qui est plus collectif, moins hiérarchique parce que finalement, il y a le principe du sacerdoce universel qui veut dire que dans l'absolu tout le monde pourrait tout faire, mais il faut se former. Ce qui veut surtout dire que toute personne formée qui a reçu l'appel et la double vocation interne-externe peut servir le Christ et son Église. Donc on quitte les questions de genre, on quitte aussi les questions d'échelle dans le ministère. Alors finalement, le bouquin se demande quel fut l'impact de la féminisation (avec ces femmes qui sont arrivées comme, tu dis, toujours de façon conditionnelle; il ne faut pas se marier, il ne faut pas ci, il ne faut pas ça) leur présence favorise cette reconnaissance ministérielle variée et un décloisonnement entre rôles. Finalement, on quitte un peu cette figure masculine dominante. Ça nous amène à cette question centrale qui n'est pas : « les femmes peuvent-elles être pasteurs? » parce que là, vraiment, on n'en peut plus de ce genre de questions. « Les brunes ont-elles un cerveau? » Non, mais ce n'est pas possible de poser des questions pareilles! Mais plutôt « quel type d'Église et de ministères voulons-nous? » Je trouve que ces ministères de diacre, tout ce dont tu as parlé, favorisent l'émergence d'un nouveau type d'Église, comme ici on a animateur, animatrice d'Église, où finalement on peut compter sur les charismes les uns des autres et puis les diplômes aussi les uns des autres. Moi, j'ai un doctorat en théologie, à chaque fois qu'on me sollicite là-dessus, ça me valorise, ça me stimule et je donne le meilleur de moi-même.   Une formation influencée par des principes féministes [Stéphane] Avec l'Église Unie, il y a la formation traditionnelle des pasteurs. Il y a aussi la formation traditionnelle des diacres. Il y a une compréhension que ce ne sont pas les mêmes cours, ce n'est pas la même formation. C'est très intéressant parce que, étant donné qu'il y a eu beaucoup de femmes, ils ont intégré beaucoup de principes féministes, beaucoup moins de formation académique, beaucoup plus de formation au niveau de cercles d'apprentissage collectif. Il y a plein de trucs comme ça. C'est sûr, je ne l'ai pas vécu, je n'ai pas eu cette expérience-là. J'ai eu la chance, ceci dit, de travailler avec une femme qui avait suivi ce cursus-là, qui était devenu diacre et c'était intéressant de voir la façon dont elle abordait justement les questions, les problématiques, les enjeux. J'ai trouvé ça super parce que ça donnait un point de vue différent, on pouvait voir les choses d'une manière complémentaire. Mais je peux comprendre que pour certaines personnes, c'est un peu plus déstabilisant parce qu'on a la formation de pasteur, le pasteur qui est par défaut « la bonne personne ». Un peu comme tu as dit dans ton anecdote au début, « Bon, le diacre, c'est bien, mais pas pour les grosses choses importantes. Ça dépanne, mais quand même… » au lieu de dire qu'on a quelqu'un qui a un appel différent, qui a une formation différente, qui a une façon de voir différente. Comment peut-on utiliser ça dans notre Église, soit au niveau de la paroisse, soit au niveau de l'Église globale, pour nous faire avancer dans nos différents ministères?   Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale [Joan] Tous ces ministères un peu différents, notamment celui de diacre, différent de celui de pasteur, et toutes ces questions de hiérarchie, sans hiérarchie, d'échelle, sans échelle, nous amènent aussi à réfléchir à quel type d'église on veut construire, co-construire d'ailleurs. Je suis assez reconnaissante à l'Église protestante de Genève, qui est notre Église sœur ici au canton de Vaud, parce qu'ils ont pris une décision, je ne sais pas quand, mais une décision qu'on est beaucoup à trouver admirable, qui est de rémunérer selon la même grille salariale, les diacres et les pasteurs. En disant, bon, c'est vrai, ce ne sont pas les mêmes études, tu l'as dit toi-même, pas le même contenu, et puis parfois aussi pas la même charge. Mais finalement, quand tu es diacre en centre de requérant d'asile, et que tu as tout le temps en face de toi des gens qui souffrent, ou que tu es diacre aumônière, et que tu es tout le temps en contact avec tout plein de microbes, c'est un ministère. C'est vrai que si on reste attaché à une Église, dont le centre de l'activité est la paroisse, et tout le reste est un peu satellitaire et est censé irriguer la paroisse. On peut se dire que ce sont les pasteurs qui doivent être les premiers responsables des paroisses. L'Église peut être quelque chose de beaucoup plus organique, beaucoup plus interdépendant avec des ministères qui peuvent varier au fur et à mesure des carrières, des moments où tu vas être plus ceci et moins cela, plus animatrice d'église, et moins pasteur. Je pense aux paroles de mon superviseur en Alsace. (Il ne savait pas que ça existait dans d'autres Églises. D'ailleurs, ça n'existait pas encore tout à fait dans l'Église réformée vaudoise.) Il m'a dit, tu sais, j'ai l'impression, il m'a dit ça vers les années 2020, j'ai l'impression qu'à partir de maintenant, les jeunes générations de pasteurs, ce seront plutôt des animateurs ou des animatrices que des pasteurs-prédicateurs. Et c'est marrant parce que juste quelques années après, l'Église réformée du canton de Vaud a créé ce statut d'animateur, animatrice d'Église. Donc, ce qu'il a pressenti en ayant lui-même une stagiaire, à un moment donné, est assez juste. Et je trouve chouette que cette Église se soit dit, on ne va pas créer de hiérarchie dans les salaires, on ne va pas créer non plus d'injustice. C'est vrai que je trouve aussi important de reconnaître que c'est une haute formation et ce que ça nous a demandés. Moi, mon doctorat m'a coûté beaucoup d'argent, donc je suis contente d'avoir un petit retour sur investissement. En même temps, est-ce que c'est ça le plus important pour de bonnes collaborations entre les différents ministères? Et est-ce que ça porte vraiment du fruit que de créer différentes grilles salariales? Qu'est-ce qui porte le plus de fruit dans nos collaborations? J'ai l'impression que dans l'Église protestante de Genève, c'est une bonne chose que tout le monde soit sur la même grille salariale.   Un appel différent et complémentaire [Stéphane] Nous aussi, c'est la même grille salariale depuis quelque temps parce qu'on insiste beaucoup sur la complémentarité des ministères. Par exemple, un pasteur est ordonné au ministère de la Parole, des Sacrements et des Soins pastoraux dans l'Église Unie. Un ou une diacre est consacré au ministère de la Formation, du Services et des Soins pastoraux. Déjà en partant, la reconnaissance de l'Église n'est pas la même, la reconnaissance de l'appel, et un n'est pas placé au-dessus de l'autre nécessairement. Dans les faits, il y a ce sexisme, cette considération que bon, même si les diacres sont supposés faire de la formation, les pasteurs ne sont pas appelés à la formation, les études bibliques. Mais c'est le pasteur qui va le faire. Par exemple, dans la paroisse où je travaillais avec une diacre, elle a dit au conseil, « Je vais faire une étude biblique. » Ils ont répondu : « Ah, pour les jeunes? » « Non, non, pour les adultes. » « Tu vas raconter l'histoire avec des marionnettes? » Le conseil a demandé : « Mais, Stéphane n'est pas capable de le faire. » J'ai répondu : « Oui, je suis capable de le faire, mais là n'est pas le point. Elle a un appel à la formation. » Si on prend un peu plus conscience de ça, peut-être qu'on va aider l'Église à évoluer. Il y a plein de ministères auprès des sans-abri, auprès des gens qui ont des dépendances. Il y a plein de ministères qui existent. On parle de quelqu'un qui est au service, qui offre des soins pastoraux, qui fait de la formation. Donc, ça peut nous aider à voir l'Église d'une manière plus globale, plus large que ce qu'on voit le dimanche matin entre 10h et 11h.   Une occasion de discussion sur le ministère Ce qui est intéressant, c'est qu'actuellement, dans l'Église réformée du canton de Vaud, on discute au synode, ( je ne suis pas au synode, mais je lis les minutes du synode), de la théologie des ministères et on réfléchit un petit peu. Finalement, théologiquement, pourquoi est-ce que certains choix ont été faits, des choix pratiques? On manque de pasteur. On n'a qu'à faire autre chose. On n'a qu'à prendre des femmes qui sont douées… Souvent, il y a des débats, c'est ce qu'on voit dans le livre de Lauriane Savoie, des débats stupides, sur comment les femmes pourraient-elles prêcher puisqu'elles ont une petite voix fluette et gentille ou alors sur des débats stupides à propos de versets bibliques qu'on s'assène sur la tête, mais pas de débat théologique vraiment de fond. Le synode affronte un peu toutes ces choses qui finalement, au fur et à mesure des années, sont restées là comme des sédiments; on crée une grosse couche de quelque chose. Je trouve ça super. J'en parlais avec un conseiller synodal qui m'a dit que l'un des fruits de ces réflexions, c'est que la parole circule sur les ministères et que l'autre fois, par exemple, une pasteure est venue lui dire : « En fait, en lisant votre document, je me rends compte que j'aurais été vachement plus épanouie en tant que diacre. Mais bon, quand j'ai commencé mes études, il n'y avait pas tellement de formation diaconale ou bien on nous faisait bien comprendre que les diacres étaient limités à un certain nombre de tâches. Je me suis dit que je vais devenir pasteure parce que j'ai envie de faire plein de choses dans l'église et pas être limitée. » Or, quand on définit un ministère, comme on l'a dit, pas seulement par ce qu'on ne peut pas faire, mais par tout ce qu'on peut faire, c'est tout de suite beaucoup plus encourageant et beaucoup plus épanouissant. C'est vraiment chouette que la parole circule sur ces questions-là et peut-être que certains ou certaines pasteures fassent leur coming-out de diacre, et certains diacres fassent leur coming-out de pasteur, comme la pasteure retraitée qui m'a dit : « Ah oui, vous avez commencé par diacre et puis après vous avez fait une formation complémentaire pour être pasteure. »   Conclusion Merci, Joan, pour cette conversation. J'espère que vous avez appris quelque chose ou peut-être que votre imagination a été stimulée. Peut-être que vous avez des questions. Vous pouvez nous écrire à questiondecroire@gmail.com.  Nous avons aussi notre groupe WhatsApp. L'information est disponible dans la description de l'épisode. Et un petit rappel que notre commanditaire, c'est l'Église Unie du Canada, qui a un site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Même chose pour Réforme qui relaie aussi nos podcasts. Si vous voulez partager cet épisode, si vous voulez mettre un petit like, un petit commentaire, c'est toujours bon pour le référencement. Joan, je te souhaite une bonne fin de journée et beaucoup de temps pour te reposer. Merci beaucoup, Stéphane. Merci pour la conversation. Salutations à chacune et chacun. Et à toi aussi. Une bonne fin de journée. Au revoir. Au revoir.     Liens:  Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de cvelazquez, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés : diacre, ministère, femmes dans l'Église, théologie, hiérarchie ecclésiale, Église protestante, formation pastorale, charismes, égalité des ministères, évolution ecclésiale   Sujets clés : Rôle et perception des diacres dans l'Église Histoire et évolution des diacres Débats sur la hiérarchie et l'égalité dans l'Église Formation et charismes des ministres laïcs et ordonnés Impact des changements sociaux sur la théologie des ministères   Citations : "Les ministères ne devraient pas être hiérarchiques" "Tout le monde pourrait tout faire dans l'Église" "Il est important de reconnaître la diversité des formations"   Chapitres : 00:00 Quelle place pour les diacres dans l'Église? 00:49 Quelques anecdotes sur le travail de diacre 03:35 L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains 05:47 Que peut faire une diacre? 07:53 Un ministère au service des autres 09:20 Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle 11:03 Devenir diacre pour suivre son appel 13:16 Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique 15:25 Une formation influencée par des principes féministes 17:32 Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale 20:12 Un appel différent et complémentaire 22:18 Une occasion de discussion sur le ministère 24:30 Conclusion  

Entre Deux Parties
Pokémon Pokopia, CGA et Poop Slinger - Entre Deux Parties #101

Entre Deux Parties

Play Episode Listen Later May 26, 2026 92:15


Cette semaine, je vous présente un de mes cadeaux d'anniversaire, la bande dessinée Fausse Balle de Pascal Girard (Éditions Pow Pow), je vous fais part de mon expérience à Toronto pour le Prix du Jeux Vidéo Canadien (Canadian Game Awards ou CGA ), gala dans lequel MARVEL Cosmic Invasion de Tribute Games a obtenu 5 nominations, puis en segment True Crime vidéoludique, on parle du mystère des copies du jeu Poop Slinger qui apparaissent dans plusieurs boutiques de jeux vidéos Américaines, mais surtout de pourquoi c'est important! En impressions, je vous emmène avec moi relaxer sur l'île de Pokémon Pokopia, un jeu de construction et gestion sociale qui nous demande d'attraper les Pokémons non pas avec des boules, mais avec du home-staging! Est-ce que ce spin-off qui semble combiner Animal Crossing et Minecraft à l'univers des petites créatures colorées est la meilleure sortie pour les Pokémon des dernières années ou est-ce qu'on est mieux d'aller tondre son propre gazon? Finalement en questions, on jase de Hades II, Sega Genesis, James Bond 007: First Light, manettes et journées de semaines. Bonne écoute! Diffusion originale: le 25 mai 2026► Pour nous supporter et accéder à du contenu exclusif: https://ko-fi.com/fredgemus ► Vous pouvez aussi nous suivre et laisser une note positive: C'est gratuit et le meilleur encouragement! ► Écoutez nous en direct au https://www.twitch.tv/elgemusio ► Pour suivre tous mes projets et m'encourager, visitez le https://fredgemus.com/ ► Rejoignez notre communauté Le HUB sur Discord: https://discord.gg/qPDEaYqzXt ► Musique par Rubis Desrenards. Découvrez le ici: linktr.ee/rudyberhnard► Montage et diffusion en audio: Fanie Grégoire au www.fanie.ca

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi Brillat-Savarin est une figure majeure de la gastronomie française ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:14


Né en 1755 à Belley, dans l'est de la France, Brillat-Savarin n'était pourtant pas cuisinier. Il était avocat, magistrat et homme politique. Il traversa même les bouleversements de la Révolution française et dut s'exiler quelque temps aux États-Unis. Là-bas, il donna des cours de français et de violon pour survivre. Mais sa véritable passion restait la table.Son œuvre majeure paraît en 1825 : La Physiologie du goût. Ce livre étrange et fascinant mélange recettes, réflexions philosophiques, anecdotes, humour et observations sur le comportement humain. Ce n'est pas un simple livre de cuisine : c'est une exploration du plaisir de manger.Brillat-Savarin y défend une idée révolutionnaire pour l'époque : la gastronomie est un art sérieux, lié à la culture, à la santé et même à la psychologie. Il écrit par exemple : « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. » Cette phrase est devenue l'une des citations les plus célèbres de l'histoire de la gastronomie.Il s'intéressait à tout : pourquoi certains aliments plaisent davantage, comment les odeurs influencent l'appétit, ou encore pourquoi un repas partagé crée du lien social. Il observait les habitudes alimentaires presque comme un scientifique.Mais Brillat-Savarin était aussi connu pour son humour. Il adorait les aphorismes, ces petites phrases pleines d'esprit. Par exemple : « Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil. » Une phrase qui ferait probablement sourire — et approuver — beaucoup de Français aujourd'hui encore.Il racontait aussi des anecdotes savoureuses. Dans son livre, il décrit des repas gigantesques, des dégustations mémorables et des personnages obsédés par la nourriture. On y découvre la France gourmande du début du XIXe siècle.Son influence est immense. Il a contribué à faire de la gastronomie française un élément central de l'identité culturelle du pays. Des chefs du monde entier le considèrent comme l'un des pères de la pensée gastronomique moderne.Même le célèbre fromage “Brillat-Savarin”, un fromage triple crème extrêmement riche et onctueux, porte son nom en hommage à son amour de la gourmandise.Finalement, Brillat-Savarin n'a pas seulement parlé de cuisine. Il a montré que manger n'était pas un acte banal, mais une expérience humaine profonde, mêlant plaisir, société, culture et émotion. En France, peu d'hommes ont autant célébré… l'art de bien vivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les éléphants ont-ils si peu de cancers ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:24


La question intrigue les scientifiques depuis longtemps. Car, en théorie, ces géants devraient être particulièrement vulnérables à cette maladie.Pensez-y : un éléphant possède énormément plus de cellules qu'un humain. Or, le cancer apparaît justement lorsqu'une cellule se dérègle et commence à se multiplier de manière anarchique. Plus un organisme possède de cellules, plus il devrait donc avoir de risques de voir surgir un cancer. De plus, les éléphants vivent longtemps, souvent plus de 60 ans dans la nature. Le temps devrait donc aussi jouer contre eux.Et pourtant, les statistiques racontent une autre histoire. Chez l'humain, environ 20 % des décès sont liés au cancer. Chez les éléphants, ce taux serait inférieur à 5 %. Ce paradoxe porte même un nom : le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto, qui remarqua dans les années 1970 que les grands animaux ne développaient pas proportionnellement plus de cancers que les petits.La réponse semble se cacher dans leur ADN.Chez l'humain, il existe un gène extrêmement important appelé p53. Les biologistes le surnomment parfois le « gardien du génome ». Son rôle est crucial : lorsqu'une cellule est endommagée ou présente des anomalies potentiellement dangereuses, le gène p53 peut stopper sa division ou même déclencher son autodestruction. C'est une sorte de système de sécurité anticancer intégré à nos cellules.Le problème, c'est que les humains ne possèdent que deux copies fonctionnelles de ce gène, une héritée de chaque parent.Les éléphants, eux, ont développé une stratégie beaucoup plus impressionnante au cours de l'évolution : ils possèdent environ vingt copies supplémentaires du gène p53. Résultat : leurs cellules sont bien plus efficaces pour détecter les anomalies génétiques et éliminer rapidement les cellules suspectes avant qu'elles ne deviennent cancéreuses.Des expériences en laboratoire ont montré que les cellules d'éléphants réagissent de manière extrêmement agressive aux dommages de l'ADN. Là où des cellules humaines tentent parfois de réparer les dégâts, les cellules d'éléphants préfèrent souvent se détruire immédiatement par un mécanisme appelé apoptose. Une méthode radicale… mais très efficace.Cette découverte passionne les chercheurs, car elle pourrait inspirer de futurs traitements anticancer chez l'humain. Comprendre comment la nature a renforcé les défenses biologiques des éléphants pourrait aider la médecine à développer de nouvelles stratégies contre les tumeurs.Finalement, ces géants paisibles cachent dans leurs cellules une arme biologique redoutable. Leur immense taille aurait pu devenir un handicap mortel. Mais l'évolution leur a offert une protection génétique exceptionnelle, transformant leur ADN en véritable forteresse contre le cancer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Faire plusieurs choses à la fois est-il mauvais pour votre cerveau ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:25


Faire plusieurs choses à la fois donne souvent l'impression d'être efficace. Répondre à des messages pendant une réunion, écouter un podcast en travaillant ou jongler entre plusieurs fenêtres sur un ordinateur paraît presque normal aujourd'hui. Pourtant, les recherches scientifiques montrent que notre cerveau est beaucoup moins doué pour le multitâche qu'on ne le croit.D'abord, il faut comprendre une chose essentielle : le cerveau humain ne réalise généralement pas plusieurs tâches complexes simultanément. En réalité, il alterne très rapidement d'une tâche à l'autre. Les neuroscientifiques parlent de “task switching”, c'est-à-dire de “changement de tâche”. Chaque bascule demande un petit effort mental invisible, mais coûteux pour le cerveau. Des études en psychologie cognitive montrent que ce mécanisme réduit les performances, augmente les erreurs et ralentit l'exécution globale des tâches. Le cerveau doit à chaque fois réactiver le contexte mental correspondant : où en étais-je ? que devais-je faire ? que faut-il retenir ? Résultat : on fatigue davantage son attention et sa mémoire de travail. Les chercheurs ont également observé que les multitâcheurs fréquents sont souvent plus facilement distraits. Certaines études suggèrent même qu'ils filtrent moins bien les informations inutiles. En voulant tout faire en même temps, le cerveau devient paradoxalement moins capable de se concentrer profondément. Le multitâche semble aussi avoir un impact sur le stress. Plusieurs recherches montrent qu'il augmente temporairement la fréquence cardiaque et la pression artérielle. À long terme, cette surcharge cognitive répétée pourrait contribuer à l'épuisement mental et à l'anxiété. Mais attention : tout dépend des tâches concernées. Certaines combinaisons restent relativement faciles. Marcher en parlant ou écouter de la musique en rangeant une pièce mobilisent des circuits cérébraux différents. En revanche, deux activités demandant une forte attention — par exemple écrire un email tout en suivant une conversation — entrent en concurrence directe dans le cerveau.Le problème est particulièrement visible avec les écrans et les notifications. Chaque interruption force le cerveau à “recharger” son contexte mental. Des chercheurs parlent même d'un “coût caché” du multitâche numérique. La bonne nouvelle, c'est que le cerveau fonctionne souvent mieux en monotâche, c'est-à-dire en se concentrant sur une seule activité à la fois. Les techniques comme le travail par sessions courtes, les pauses régulières ou la désactivation des notifications améliorent généralement la concentration et la mémoire. Finalement, le multitâche n'est pas forcément “dangereux” pour le cerveau, mais il est souvent beaucoup moins efficace qu'on l'imagine. Notre cerveau moderne reste, au fond, un organe conçu pour focaliser son attention… sur une chose à la fois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Estelle Midi
L'invitée de 14h – Noémie Lefort, réalisatrice : "Dans mon dernier film, un personnage devait fumer et finalement on l'a retiré car ça ne servait pas à grand-chose" - 25/05

Estelle Midi

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:33


Avec : Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Pierre Rondeau, économiste. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

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Les Sport’ischhh
Les Sport'ischhh - EP 118 - EXTRA

Les Sport’ischhh

Play Episode Listen Later May 25, 2026 30:23


C'est le quiz à Frank!Dans cet épisode du podcast Les Sport'ischhh, Martin Vachon et Frank Grenier reçoivent le gymnaste Félix Dolci pour une édition relevée du fameux Quiz à Frank. Au menu: des questions pointues sur les entrées de l'Undertaker à WrestleMania, l'âge record du boxeur Bernard Hopkins et les étranges habitudes alimentaires du défenseur Erik Karlsson. L'équipe débat ensuite sur l'accomplissement ultime entre une médaille olympique, le Super Bowl ou une saison de 50 buts dans la LNH. Finalement, les animateurs discutent de stratégies d'alliances à Big Brother et dévoilent une magnifique carte de collection sportive.Pour du contenu exclusif et des primeurs rendez-vous sur https://ko-sports.tv/yt/2130-ytkos—————————————————————————————————————00:00:00 : Introduction et le Quiz à Frank00:02:18 : L'âge record du boxeur Bernard Hopkins00:04:26 : Le repas d'avant-match d'Erik Karlsson00:07:38 : Sondage : Quel est l'exploit sportif ultime?00:09:55 : Stratégies et alliances à Big Brother00:13:58 : La belle carte sportive du jour————————————————————————————————————— Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le T. rex avait de si petits bras ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:26


Pendant des décennies, les scientifiques se sont moqués des minuscules bras du Tyrannosaurus rex. Comment un prédateur de près de 12 mètres de long, doté d'une morsure terrifiante, pouvait-il avoir des bras aussi ridiculement petits ? On a proposé toutes sortes d'explications : ils servaient à se relever, à tenir un partenaire pendant l'accouplement ou encore à éviter d'être mordus par d'autres T. rex pendant les repas. Mais une nouvelle étude menée par des chercheurs de University College London et de l'University of Cambridge apporte une réponse bien plus convaincante. Les chercheurs ont étudié 82 espèces de dinosaures carnivores appelés théropodes, le groupe auquel appartenait le T. rex. Leur découverte est surprenante : les petits bras ne seraient pas simplement une conséquence du gigantisme du dinosaure. Ils seraient directement liés à l'évolution… de sa tête.En analysant les fossiles, les scientifiques ont remarqué une forte corrélation entre deux caractéristiques : plus un dinosaure possédait un crâne massif et une mâchoire puissante, plus ses bras avaient tendance à rétrécir. Autrement dit, chez certains grands prédateurs, la tête serait progressivement devenue l'arme principale, rendant les bras de moins en moins utiles. Le T. rex représente l'exemple ultime de cette évolution. Son crâne était incroyablement robuste, capable de produire l'une des morsures les plus puissantes de toute l'histoire animale. Ses dents, longues comme des bananes dentelées, pouvaient broyer des os. Face à une telle machine de guerre, les bras perdaient peu à peu leur importance.Selon les chercheurs, cette transformation serait liée à l'apparition de proies gigantesques, comme les énormes dinosaures herbivores à long cou appelés sauropodes. Essayer d'attraper un animal de plusieurs dizaines de tonnes avec des griffes devenait peu pratique. Il était beaucoup plus efficace de mordre violemment et de maintenir la proie avec la mâchoire. Les scientifiques parlent même d'un phénomène de “use it or lose it” : “utilise-le ou perds-le”. En évolution, un organe qui devient moins utile peut progressivement diminuer au fil des générations. Les bras du T. rex auraient donc rétréci parce qu'ils n'étaient plus essentiels à la chasse.Cela ne veut pas dire qu'ils étaient totalement inutiles. Les bras du T. rex restaient étonnamment musclés et puissants pour leur taille. Mais ils n'étaient plus l'outil principal du prédateur.Finalement, les petits bras du T. rex racontent une grande histoire d'évolution : celle d'un animal dont la tête est devenue si redoutable qu'elle a littéralement remplacé ses membres antérieurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - Les massives transactions financières de Donald Trump

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later May 16, 2026 2:37


Voici l'essentiel à retenir sur les récentes et massives transactions financières de Donald Trump dans le secteur des technologies.Here's the key takeaway from Donald Trump's recent and massive financial transactions in the tech sector.Alors qu'il est à la tête du pays, il a récemment réalisé des opérations financières de plusieurs centaines de millions de dollars avec les plus grands groupes industriels et de la Silicon Valley, nous obligeant à nous poser de sérieuses questions sur les conflits d'intérêts au plus haut sommet de l'État.While leading the country, he recently conducted financial transactions worth several hundred million dollars with the largest industrial and Silicon Valley groups, forcing us to ask serious questions about conflicts of interest at the highest levels of government.Regardons l'ampleur de ces investissements technologiques, c'est juste colossal.Let's look at the scale of these tech investments; it's just colossal.On parle de mises entre 1 et 5 millions de dollars dans des mastodontes comme Amazon, Apple, Microsoft, Uber, Nvidia et Boeing.We're talking about bets of between $1 million and $5 million in giants like Amazon, Apple, Microsoft, Uber, Nvidia, and Boeing.Ces achats s'accompagnent de ventes encore plus massives, estimées entre 5 et 25 millions de dollars chez Microsoft, Amazon et Meta.These purchases are accompanied by even more massive sales, estimated at between $5 million and $25 million at Microsoft, Amazon, and Meta.Mais attendez, qu'a-t-il vendu exactement ?But wait, what exactly did he sell?Figurez-vous qu'on n'en a absolument aucune idée.Believe it or not, we have absolutely no idea.S'agit-il d'actions, d'obligations ou d'autre chose ?Is it stocks, bonds, or something else?Le grand public l'ignore totalement.The general public is totally unaware of it.Finalement, tout ça révèle la véritable illusion de la séparation des pouvoirs financiers.Ultimately, all this reveals the true illusion of the separation of financial powers.Alors oui, ces actifs sont placés dans un trust administré par son fils Donald Jr.So yes, these assets are placed in a trust managed by his son, Donald Jr.Mais soyons clairs sur un point crucial : ce trust est révocable.But let's be clear on one crucial point: this trust is revocable.Cela signifie que le président peut reprendre le contrôle direct de son immense fortune à la seconde où il le décide.This means the president can regain direct control of his immense fortune the second he decides to. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Real Life French
Listening Practice - L'alerte à l'hantavirus

Real Life French

Play Episode Listen Later May 16, 2026 1:59


Voici l'essentiel à retenir aujourd'hui sur l'alerte à l'hantavirus aux États-Unis. Here is the essential information to remember today regarding the hantavirus alert in the United States.Alors, après la grosse frayeur provoquée par un foyer d'infection sur le navire de croisière MV Honduras, on sait enfin si ce virus a officiellement franchi les frontières américaines. So, after the major scare caused by an outbreak of infection on the cruise ship MV Honduras, we finally know if this virus has officially crossed American borders.Le bilan officiel est de zéro cas. The official toll is zero cases.Le passager américain qu'on suspectait au départ a été déclaré totalement négatif. The American passenger who was initially suspected has tested completely negative.Avec zéro symptôme, il a tout simplement quitté l'unité de confinement. With zero symptoms, he has simply left the confinement unit.Deuxièmement, 41 personnes restent aujourd'hui isolées et sous haute surveillance pendant 42 jours. Secondly, 41 people currently remain isolated and under high surveillance for 42 days.Ce groupe inclut des rapatriés et des cas contacts exposés en voyage, notamment sur un vol où une passagère, malheureusement décédée depuis, présentait des symptômes. This group includes repatriated individuals and contact cases exposed during travel, notably on a flight where a passenger, who has unfortunately since passed away, showed symptoms.Finalement, contrairement à la France qui teste tous les cas contacts par précaution, les États-Unis adoptent carrément la stratégie du guetteur. Finally, unlike France, which tests all contact cases as a precaution, the United States is flatly adopting a "watchman" strategy.Ils attendent patiemment l'apparition d'un symptôme avant d'agir. They are waiting patiently for a symptom to appear before taking action. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Les Saints de glace sont-ils une réalité ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:36


Chaque année, au mois de mai, des millions de jardiniers scrutent le ciel avec inquiétude. Car arrivent les célèbres « saints de glace » : les 11, 12 et 13 mai, associés à saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais. Selon une vieille croyance populaire, ces journées marqueraient un dernier retour du froid avant l'arrivée définitive du printemps. Mais cette réputation est-elle vraiment fondée scientifiquement ?En réalité, la réponse est… oui et non.D'abord, il faut comprendre d'où vient cette croyance. Pendant des siècles, les paysans ont observé que le mois de mai était une période instable. On pouvait passer d'une douceur presque estivale à une brusque descente d'air froid. Or, ces refroidissements tardifs pouvaient détruire les cultures fragiles, comme la vigne ou les jeunes plants de légumes. Les saints de glace sont donc devenus un repère pratique transmis de génération en génération.Mais aujourd'hui, les météorologues ont des données précises. Et selon Météo-France, « ce phénomène est faux les deux tiers du temps ». Une vaste étude menée sur 130 stations météorologiques françaises entre 1951 et 2023 montre en effet que, dans 67 % des cas, les dernières gelées de l'année ont eu lieu… après les saints de glace.Autrement dit : contrairement à ce qu'affirme le dicton, le risque de gel ne disparaît pas magiquement après le 13 mai.Cela signifie-t-il que les saints de glace sont une pure superstition ? Pas complètement. Car le début du mois de mai reste une période météorologique particulière. À cette époque de l'année, l'atmosphère se réchauffe rapidement, mais l'océan Atlantique demeure encore froid. Ce contraste favorise parfois des descentes d'air polaire vers l'Europe occidentale. Résultat : des coups de froid tardifs peuvent effectivement survenir.Mais ces épisodes ne tombent pas systématiquement les 11, 12 et 13 mai. Certaines années, les saints de glace sont même très doux. En 2022 par exemple, la France connaissait une chaleur exceptionnelle pendant cette période. En revanche, en 2010, de vraies gelées avaient bien été observées dans plusieurs régions françaises.Le réchauffement climatique modifie aussi la situation. Les épisodes de gel tardif deviennent globalement moins fréquents et touchent des zones plus limitées qu'autrefois.Finalement, les saints de glace ne sont ni totalement un mythe, ni une loi scientifique. Ce sont surtout un héritage du savoir paysan : une règle empirique née de l'observation du climat, utile autrefois, mais beaucoup moins fiable qu'on ne l'imagine aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Ligue des Champions : finalement pas de fanzone à Paris - 12/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 12, 2026 9:05


Au menu de la troisième heure des GG du mardi 12 mai 2026 : Ligue des Champions, finalement pas de fanzone à Paris avec Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la Galerie des Glaces est-elle le miroir du pouvoir à Versailles ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:39


Au cœur de ce château, cette salle résume à elle seule l'ambition politique de Louis XIV. Longue de plus de 70 mètres, bordée de miroirs étincelants et ouverte sur les jardins royaux, elle n'était pas seulement destinée à impressionner les visiteurs. Elle était surtout un gigantesque outil de propagande monarchique.Pour comprendre son importance, il faut revenir au XVIIe siècle. À cette époque, les miroirs sont des objets extrêmement rares et coûteux. La grande spécialiste européenne de leur fabrication est alors Venise, qui garde jalousement ses secrets techniques. Posséder quelques miroirs est déjà un luxe immense. Alors imaginez une galerie qui en contient plus de 350.Aussi, lorsque Louis XIV fait construire la Galerie des Glaces entre 1678 et 1684, il envoie un message clair au monde entier : la France est devenue la puissance dominante de l'Europe. Même le luxe le plus inaccessible peut désormais être produit au service du roi.Mais ce n'est pas tout. La galerie est aussi pensée comme une machine à mettre en scène le pouvoir.D'un côté, dix-sept immenses fenêtres donnent sur les jardins de Versailles. De l'autre, dix-sept arcades couvertes de miroirs reflètent la lumière du soleil dans toute la pièce. Résultat : lorsque le roi traverse la galerie, tout semble briller autour de lui. Ce n'est pas un hasard si Louis XIV se fait appeler le “Roi Soleil”. L'architecture entière participe à cette image presque divine du monarque.Et puis le plafond joue lui aussi un rôle politique. Il est recouvert de gigantesques peintures glorifiant les victoires militaires et les succès du règne de Louis XIV. Chaque détail rappelle que le roi est présenté comme un chef victorieux, puissant et choisi par Dieu.Enfin la Galerie des Glaces sert également de théâtre diplomatique. Les ambassadeurs étrangers y sont reçus avec un cérémonial minutieusement organisé. Le but est simple : éblouir les visiteurs pour affirmer la supériorité française.D'ailleurs cette salle restera un symbole du pouvoir bien après Louis XIV. En 1871, c'est dans cette galerie par exemple, que l'Empire allemand est proclamé après la défaite française face à la Prusse. Puis en 1919, le traité mettant officiellement fin à la Première Guerre mondiale y est signé.Finalement, la Galerie des Glaces n'est pas seulement une merveille artistique. C'est un décor conçu pour transformer le pouvoir en spectacle. À Versailles, même les miroirs avaient une mission politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Qu'est-ce que la convergence évolutive?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:14


Pourquoi les dauphins ressemblent-ils autant aux requins alors qu'ils n'ont aucun lien proche de parenté ? Pourquoi les ailes des chauves-souris ressemblent-elles à celles des oiseaux alors que les unes sont des mammifères et les autres des descendants de dinosaures ? Ces ressemblances étonnantes s'expliquent par un phénomène fascinant : la convergence évolutive.La convergence évolutive désigne le fait que des espèces très éloignées peuvent développer indépendamment des caractéristiques similaires, simplement parce qu'elles sont confrontées aux mêmes problèmes dans leur environnement.Autrement dit : parfois, l'évolution “trouve” plusieurs fois les mêmes solutions.Prenons l'exemple des requins et des dauphins. Les requins sont des poissons apparus il y a plus de 400 millions d'années. Les dauphins, eux, sont des mammifères dont les ancêtres vivaient autrefois sur terre avant de retourner dans les océans. Pourtant, les deux ont fini par adopter un corps fuselé très proche, idéal pour nager rapidement. Ce n'est pas parce qu'ils descendent d'un ancêtre commun ressemblant à cela, mais parce que les lois de la physique imposent certaines formes efficaces dans l'eau.Même chose pour les ailes. Les oiseaux, les chauves-souris et même les ptérosaures — des reptiles volants aujourd'hui disparus — ont tous développé la capacité de voler séparément au cours de l'évolution. Leurs ailes remplissent la même fonction, mais leur structure osseuse reste différente.La convergence évolutive montre donc quelque chose de fondamental : l'évolution n'est pas totalement aléatoire. Les contraintes physiques, chimiques ou environnementales orientent souvent les êtres vivants vers des solutions comparables.Et ce phénomène est partout dans la nature.Les yeux, par exemple, sont apparus indépendamment plusieurs fois au cours de l'histoire du vivant. Les pieuvres possèdent des yeux étonnamment proches des nôtres, alors que leurs ancêtres ont divergé des vertébrés il y a plus de 500 millions d'années.Certaines plantes de déserts situés sur différents continents ont aussi développé des formes très similaires : tiges épaisses pour stocker l'eau, épines pour limiter l'évaporation… alors qu'elles n'appartiennent pas aux mêmes familles biologiques.La convergence évolutive fascine aussi les scientifiques parce qu'elle permet parfois de prédire certaines adaptations possibles. Si des conditions semblables apparaissent, certaines solutions biologiques ont plus de chances d'émerger.Et cette idée soulève une question vertigineuse : si la vie existait ailleurs dans l'univers, évoluerait-elle vers des formes comparables à celles que nous connaissons sur Terre ?Finalement, la convergence évolutive nous rappelle que la nature n'invente pas toujours des solutions infiniment différentes. Face aux mêmes défis, la vie semble souvent emprunter… les mêmes chemins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "'Insurrection' face au RN : les mots qui fâchent", "Règle d'or : la fausse bonne idée" et "Londres : l'envolée de Nigel Farage"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:46


"Insurrection" face au Rassemblement national au cas où le RN gagnerait l'élection présidentielle. C'est peut-être le mot qui fâche. Il a été employé par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. C'est le mot qu'ont revendiqué aussi d'une certaine manière les Insoumis. Pour Ruth Elkrief, c'est jouer avec le feu de la démocratie et c'est dangereux. "Les mots ont un sens", explique-t-elle. La règle d'or est inscrite dans la Constitution pour limiter les déficits à l'allemande. Lors du prochain quinquennat, un seuil sera franchi, celui de 100 milliards d'euros pour la charge annuelle du budget. Finalement, l'actuel président, de par son intempérance budgétaire, aura peut-être réussi à introduire en France une sorte de contrainte sur la dépense. D'après François Lenglet, le fond du problème, c'est la volonté politique, le souci du long terme et le refus de la démagogie de la part des gouvernants et des gouvernés. Il faut arrêter de résumer le national populisme à une anomalie. Les électeurs de Nigel Farage n'ont pas voté par hasard ou par snobisme. La plupart des gens qui ont voté pour ce trait national populiste sont des gens qui, depuis des générations, votaient travailliste et ils ont décidé que cela suffisait. Pour Abnousse Shalmani, c'est peut-être le néopopulisme de 2027. C'est qu'il apprend à gouverner localement avant de revendiquer nationalement, poursuit-elle. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Laurent Gerra
PÉPITE - Rachida Dati manque à Jack Lang !

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later May 7, 2026 2:01


Alors qu'il pensait la détester, Jack Lang se rend compte qu'il ressent un profond vide depuis qu'il se rend à des représentations sans Rachida Dati. Finalement, l'ancien ministre de la Culture aimerait bien la revoir se plaindre lors des spectacles ! Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La tasse de café LNH
Faux départ pour les Canadiens

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later May 7, 2026 56:16


La deuxième ronde ne s'est assurément pas amorcée comme on l'espérait chez les Canadiens de Montréal, qui ont subi une défaite de 4-2 contre les Sabres de Buffalo en lever de rideau. Est-ce qu'il s'agissait d'un simple faux pas? Les Sabres sont-ils une trop grosse commande pour la troupe de Martin St-Louis? Dans cet épisode du balado de LNH.com, les journalistes Nicolas Ducharme, Jean-François Chaumont et Guillaume Lepage reviennent sur cette première rencontre et vous expliquent ce qui a fait défaut chez les Canadiens.Nos journalistes y vont de pistes de solution pour le Tricolore afin de revenir en force pour le deuxième match, et soulignent que ce n'est pas le temps de céder à la panique dans le camp montréalais.Finalement, notre équipe discute de la loterie du repêchage 2026, qui a été remportée par les Maple Leafs de Toronto. Gavin McKenna sera-t-il le choix de la formation torontoise, et quelle sera la stratégie pour le nouveau duo de John Chayka et Mats Sundin quant à une possible reconstruction à la suite de l'obtention du premier choix?Bonne écoute!7:00 – Les Canadiens pris dans les émotions de la série contre le Lightning17:15 – La décision de laisser Jakub Dobes devant le filet28:45 – Le temps presse pour relancer Cole Caufield35:00 – Les ajustements nécessaires pour les Canadiens42:15 – Les Maple Leafs remportent la loterie du repêchage 2026

Grand angle
"C'est payé double" : ces salariés d'une boulangerie de Seine-Saint-Denis choisissent de travailler le 1er-Mai

Grand angle

Play Episode Listen Later May 1, 2026 2:24


durée : 00:02:24 - France Inter sur le terrain - Le feuilleton a tenu en haleine bon nombre de commerces tout au long du mois d'avril, particulièrement chez les boulangers et fleuristes désireux d'ouvrir avec leurs salariés ce 1er mai. Finalement, ils peuvent ouvrir avec leurs salariés, il n'y aura pas de sanction. - réalisation : Luc Chemla Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Thune
Le travail vaut-il encore... le coût ? Avec Séverine Bavon

Thune

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 51:54


On bosse. Beaucoup. Et pourtant, de plus en plus de gens se demandent : est-ce que la récompense vaut vraiment l'investissement ?Dans cet épisode, on parle du moment où le travail cesse de faire sens. Ce moment où la fatigue devient normale, où la réussite ne compense plus le coût qu'on a mis à être un "bon élément".Avec Séverine Bavon, autrice de Ciao les nazes (Robert Laffont) et de l'excellente newsletter CDLT, on démonte les mécanismes invisibles du travail : l'individualisation de la souffrance, la pression à performer, la dissonance entre ce qu'on vit et ce qu'on montre.Pourquoi on pense que le problème vient de nous ?Pourquoi on ne reconnaît pas assez qu'on travaille... pour l'argent ?Pourquoi on continue à jouer un jeu dont on connaît les limites ? Finalement, faut-il continuer à bosser comme... avant ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Grand angle
"Ça a été très compliqué" : dans un village de Seine-et-Marne, des municipales en retard faute de liste déposée à temps

Grand angle

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:01


durée : 00:02:01 - France Inter sur le terrain - Jean-Claude Lecinse, 85 ans, le maire sortant de Lissy, petite commune de Seine-et-Marne, ne s'était pas présenté aux dernières élections municipales, tout comme les 371 habitants du village. Finalement, un scrutin municipal en retard l'oppose à une liste qui n'avait pas été déposée à temps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La tasse de café LNH
Une défaite qui laissera des traces chez les Canadiens?

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 64:03


La défaite de 3-2 des Canadiens de Montréal – après avoir mené 2-0 – du quatrième match de la série contre le Lightning de Tampa Bay laissera-t-elle des traces? Nicolas Ducharme, Guillaume Lepage et Jean-François Chaumont répondent à cette question dans cet épisode de La Tasse de café, le balado de LNH.com. Nos journalistes discutent de l'impact qu'aura cette défaite pour le Tricolore, mais aussi les leçons que l'équipe peut retenir afin de revenir en force lors du cinquième match, mercredi à Tampa Bay. Est-il temps d'apporter des changements à la formation et démanteler le trio de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky?Le journaliste de LNH.com Gabriel Duhamel est aussi avec nous pour discuter de la fin de saison des Sénateurs d'Ottawa, qui ont été éliminés en quatre parties par les Hurricanes de la Caroline. Quelles sont les prochaines étapes pour les Sénateurs, et comment va-t-on traiter le dossier Brady Tkachuk à deux ans de la fin de son contrat?Finalement, notre équipe vous parle de la série entre les Oilers d'Edmonton et les Ducks d'Anaheim. Est-ce que Connor McDavid et Leon Draisaitl se retrouveront en vacances dès la première ronde des séries après avoir atteint la finale de la Coupe Stanley lors des deux années précédentes?Bonne écoute!

Choses à Savoir
Pourquoi pardonner est un acte égoïste ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 2:20


Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aprender francês/ intercâmbio
53 - Compreensão oral para TCF / DELF

Aprender francês/ intercâmbio

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 35:05


Hoje a gente vai treinar compreensão oral para provas como o TCF e o DELF — de forma prática, exatamente no estilo do exame. Nesses testes, você não precisa entender 100%.Você precisa entender o suficiente para responder corretamente, rápido.O que eles avaliam:* sua capacidade de identificar ideias principais* palavras-chave* intenções (opinião, informação, reclamação…)Dica essencial:Não tenta traduzir tudo. Escuta, capta o sentido geral e decide.1 - Excusez-moi, vous savez à quelle heure ferme le supermarché ?A. Elle demande un prixB. Elle demande une information ✅ C. Elle fait une plainte 2 - Je suis vraiment déçu par ce service, c'est inacceptable.A. SatisfactionB. Opinion positiveC. Réclamation ✅ 3 - On pourrait aller au cinéma ce soir, ça te dit ?”A. Une invitation ✅ B. Une obligationC. Une interdiction 4 - Le train à destination de Marseille partira avec 15 minutes de retard.”A. Le train est annuléB. Le train est en avanceC. Le train est retardé ✅  5 - Je pense que travailler de chez soi est plus efficace.”A. Une information neutreB. Une opinion ✅ C. Une question 6 -  Attention, le sol est mouillé.”A. Une suggestionB. Un avertissement ✅ C. Une invitation 7 - Tu dois finir ce travail avant demain.”A. Une obligation ✅ B. Une possibilitéC. Une préférence 8 - Finalement, on a décidé d'annuler le voyage.”A. Le voyage est confirméB. Le voyage est annulé ✅ C. Le voyage est reporté 9 - Il fait tellement froid aujourd'hui, je n'ai pas envie de sortir.”A. Il fait chaudB. Il aime sortirC. Il ne veut pas sortir ✅  10 - Merci beaucoup pour votre aide, ça m'a vraiment servi.”A. Une plainteB. Un remerciement ✅ C. Une critique 11 - Même si c'est difficile, il faut continuer à essayer.”A. AbandonnerB. Persévérer ✅ C. Attendre 12 - Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette idée.A. Accord totalB. Désaccord ✅ C. Indifférence13 - Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette solution n'est pas la plus efficace.”A. C'est la meilleure solutionB. Ce n'est pas la meilleure solution ✅ C. On ne sait pas14 - Il aurait pu réussir s'il avait travaillé davantage.A. Il a réussiB. Il n'a pas réussi ✅ C. On ne sait pas15 - Je me demande si ce projet est vraiment viable à long terme.A. Elle est certaineB. Elle doute ✅ C. Elle refuse16 - Ce n'est pas que je n'aime pas, mais je préfère autre chose.A. Elle détesteB. Elle aime totalementC. Elle nuance son opinion ✅ 17 -  D'après les derniers chiffres, la situation s'est nettement améliorée.A. La situation est pireB. La situation est meilleure ✅ C. Rien n'a changé18 - Il semblerait que les résultats aient été surestimés.A. Les résultats sont exactsB. Les résultats sont exagérés ✅ C. Les résultats sont inconnus19 -  À moins d'un changement majeur, le projet sera abandonné.A. Le projet continueB. Le projet sera abandonné ✅ C. Le projet est terminé20 - Autant dire que cette décision n'a pas fait l'unanimité.A. Tout le monde est d'accordB. Personne n'est d'accordC. Il y a des désaccords ✅ 21 - Il n'est pas exclu que les prix augmentent dans les prochains mois.A. Les prix vont baisserB. Les prix peuvent augmenter ✅ C. Les prix sont stables22 - Force est de constater que les efforts n'ont pas porté leurs fruits.A. Les efforts ont réussiB. Les efforts ont échoué ✅ C. Les efforts continuent23 - Bien qu'il soit compétent, il manque d'expérience.A. Il est incompétentB. Il est compétent mais limité ✅ C. Il est parfait24 - On dirait qu'il a changé d'avis au dernier moment.A. Il est sûrB. C'est une supposition ✅ C. C'est confirmé25 - Cette mesure vise à réduire les inégalités.A. AugmenterB. Réduire ✅ C. Ignorer------

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi pardonner est un acte égoïste ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 2:20


Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeur - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 63:10


C dans l'air du 22 avril 2026 - Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeurC'est un nouveau revirement du président américain, lui qui avait encore jugé en début de semaine « hautement improbable » une prolongation du cessez-le-feu. Finalement, Donald Trump a décidé unilatéralement mardi de prolonger jusqu'à nouvel ordre la trêve en cours avec l'Iran, affirmant sur son réseau social attendre que les différents courants du régime iranien, sécuritaires et politiques, parviennent à une « proposition unifiée ».Mais pour l'heure, les pourparlers entre Téhéran et Washington semblent au point mort. Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour un deuxième round de négociations, est resté aux États-Unis. L'Iran, en l'état, refuse d'envoyer une délégation à Islamabad pour y participer, exigeant la fin du blocus américain de ses ports.Parallèlement, sur Internet, depuis quelques heures, des internautes multiplient les moqueries contre le président américain sur les réseaux sociaux en Chine, après que ce dernier a laissé entendre que la Chine avait permis à l'Iran de reconstituer son stock d'armement. Les réseaux sociaux sont pourtant très contrôlés par les autorités chinoises. Toutefois, le clip généré par IA humiliant Donald Trump et les nombreux posts se moquant de lui n'ont pas été censurés.Aux États-Unis, la communication erratique du président américain fait également des remous, et alors que le conflit au Moyen-Orient s'enlise, une rumeur est devenue virale : le président américain aurait tenté d'activer les codes nucléaires avant d'en être empêché par le général Dan Caine. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Larry Johnson, ancien analyste de la CIA, invité d'un podcast animé par un ancien juge. Toutefois, il n'existe pour l'instant aucune preuve d'une telle altercation entre Donald Trump et son chef d'état-major des armées. L'initiateur de la rumeur, Larry Johnson, a lui-même admis sur son blog « ne pas savoir si cela est vrai ».Bien que l'incident des codes nucléaires ne soit absolument pas étayé, il interroge néanmoins : qui pourrait s'opposer à un tel ordre présidentiel ? Qui conseille Donald Trump ? Comment sont prises les décisions actuellement au sein de l'administration américaine ?Avec la guerre en Iran de plus en plus coûteuse pour les États-Unis, et de plus en plus impopulaire également, la presse américaine s'interroge ces derniers jours. Une enquête du Wall Street Journal, dans les coulisses de l'administration Trump, relate l'entrée en guerre décidée par Donald Trump en dépit des réserves exprimées autour de lui. Autre exemple qui montre la méfiance grandissante d'une partie de son administration : des conseillers auraient empêché sa présence au centre de commandement lors de l'opération de sauvetage des pilotes américains en Iran, l'estimant contre-productive, rapporte le WSJ.La Maison-Blanche a contesté cette version, mais cette mise à l'écart soulève des doutes jusque dans son camp quant à la capacité de Donald Trump à exercer pleinement ses fonctions présidentielles.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Frédéric ENCEL- - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis -IRIS- Paul GOGO ( en duplex) - Journaliste indépendant –Ancien correspondant à Moscou

Les journaux de France Culture
Donald Trump a finalement prolongé le cessez-le-feu avec l'Iran, sans nouveau délai

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - Le président américain n'a pas mis ses menaces à exécution hier soir.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'activiste Kemi Seba reste en prison en Afrique du Sud

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 4:07


De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba est en prison en Afrique du Sud depuis le 13 avril. Et il devrait être fixé sur son sort à la fin du mois, le 29, le temps que la justice sud-africaine examine sa demande de libération. Kemi Seba est accusé de séjour illégal dans le pays, son visa de deux mois ayant expiré. Mais surtout, pointe Le Monde Afrique, « l'activiste, déchu de sa nationalité française et connu pour ses attaques contre l'impérialisme occidental en Afrique, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le Bénin, qui le soupçonne d'avoir soutenu la tentative de coup d'État du 7 décembre dernier. (…) À la tête d'un groupuscule baptisé Urgences panafricanistes, Kemi Seba, rappelle le journal, est un habitué des propos incendiaires à l'égard de la France et de sa politique sur le continent africain. Cela lui a déjà valu d'être expulsé ou refoulé de plusieurs pays du continent, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal ou encore la Guinée. » Le Bénin demande donc son extradition. Lundi, rapporte La Nouvelle Tribune à Cotonou, « le Procureur Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin, Mario Metonou, a précisé que Kemi Seba était sous le coup de deux mandats d'arrêt. Le premier, en date du 13 juin de l'année dernière, porte sur des faits de blanchiment de capitaux. Le second, en date du 12 décembre, concerne des faits d'apologie de crime ainsi que d'incitation à la haine et à la violence. » Détenteur d'un passeport diplomatique nigérien Le Journal du Niger rappelle que Kemi Seba bénéficie d'un passeport diplomatique nigérien. « À Niamey, on observe la situation, affirme le site nigérien. Le ministre Bakary Yaou Sangaré, ayant déjà certifié l'authenticité du passeport diplomatique de Kemi Seba, on attend désormais la décision de la justice sud-africaine. En tant qu'ambassadeur itinérant du Niger, Kemi bénéficie d'une protection légale. Finalement, l'audience du 29 avril sera cruciale, pointe encore Le Journal du Niger : elle dira si l'Afrique du Sud traite Kemi Seba comme un simple justiciable en infraction de séjour, ou comme un prisonnier politique dont le sort dépendra des équilibres diplomatiques entre Pretoria, Cotonou et Niamey. » Des accointances avec des groupes d'extrême droite ? Jeune Afrique, pour sa part, publie une longue enquête sur les « liaisons dangereuses » de Kemi Seba avec des groupes d'extrême droite et la galaxie russe. Une enquête qui « met au jour des liens avec des suprémacistes blancs et des connexions avec des réseaux proches de Moscou. » En effet, précise le site panafricain, « Kemi Seba a été interpellé dans un centre commercial du quartier de Brooklyn, à Pretoria, en compagnie de son fils, mais aussi d'un certain François Van der Merwe, un Sud-Africain membre d'un groupuscule suprémaciste blanc. Selon les autorités sud-africaines, Kemi Seba aurait chargé Van der Merwe d'organiser son exfiltration du pays. » Ce Sud-Africain aurait « des liens étroits avec la galaxie russe ultra-religieuse et anti-occidentale », pointe Jeune Afrique. La même mouvance « qui a entretenu des connexions avec Kemi Seba ces dernières années. » Barbouzeries ? D'après des sources proches de Kemi Seba, citées par Jeune Afrique, l'activiste « aurait été victime d'une “opération de barbouzerie“ montée “par les services de renseignements français et béninois“, et à laquelle auraient participé “des officines notamment basées en Côte d'Ivoire“. Une thèse également avancée par Hery Djehuty, coordinateur de l'ONG Urgences panafricanistes, dans un entretien diffusé hier sur les réseaux sociaux. Récusant tout lien entre Kemi Seba et le groupuscule suprémaciste blanc, il dénonce une “intoxication médiatique“. » Mais Jeune Afrique maintient ses informations : « l'exfiltration de Kemi Seba et de son fils était bel et bien préparée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en lien avec François van der Merwe. » Et le site panafricain de s'interroger : « Kemi Seba a-t-il tourné la page de ses anciennes amitiés d'extrême droite ? A-t-il coupé les ponts avec ses sponsors russes, comme l'affirment certains de ses proches ? Ou bien, au nom de la révolution qu'il défend et de ses intérêts politiques, continue-t-il d'entretenir des alliances contre nature ? La justice sud-africaine devrait contribuer à apporter un peu de lumière sur les zones d'ombre de l'activiste. »

7 milliards de voisins
Le quotidien des exilés soudanais dans les camps de réfugiés au Tchad

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 48:30


Depuis le début de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli 1,3 million de réfugiés, parmi eux plus de 90% sont des femmes et des enfants. Ce conflit se caractérise par un extraordinaire niveau de violation des droits de l'homme, c'est la plus grande crise humanitaire de la planète selon l'ONU. Les récits de la guerre et des violences systémiques existent mais les regards sont moins souvent tournés vers les populations civiles qui arrivent dans les camps de réfugiés au Tchad dans un dénuement presque total et qui tentent de survivre. Dans un contexte de gel des financements américains et à l'approche des trois ans du conflit au Soudan, le Tchad fait face à de véritables défis socio-économiques pour apporter une réponse humanitaire aux réfugiés.   Alors comment s'organise la vie dans les camps ? Dans une zone refuge, quelle économie informelle existe pour permettre aux réfugiés de travailler ? Quel accès à l'éducation est possible pour éviter une génération sacrifiée, et comment permettre aux enfants de trouver des espaces de paix et de cohésion ? L'arrivée massive et continue de réfugiés exerce une pression importante sur les communautés locales, elles-mêmes en grande précarité, et sur les ressources naturelles déjà limitées comme l'eau, le bois de chauffe et les terres arables. Alors quelle cohabitation est possible avec les populations tchadiennes ? Finalement, comment construire le dialogue et l'espoir pour ces réfugiés en exil dans ce contexte ?  Reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé en février 2026 dans les camps de réfugiés d'Adré et de Farchana, dans la province du Ouaddaï qui accueille le plus grand nombre de populations exilées. En partenariat avec le Fonds Muskoka      Programmation musicale : ► Sudani - Alsarah and The Nubatones.

Librairie Majalis
#Minanul_Bâqil_Qadîm - N°35 : « Tuub'ug Sëriñ bi » (Chapitre premier – Le repentir du Cheikh) P14

Librairie Majalis

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 10:26


Cheikh Bachir explique ici que la vision du Prophète PSL avait pour but de renforcer l'amour de Cheikhoul Khadim, car la proximité directe renforce la certitude plus que la simple foi intellectuelle. Comme dans le récit rapporté par al-Qushayrî, celui qui voit sans encore atteindre ressent une douleur plus profonde, mais aussi un désir spirituel plus intense, signe d'une élection divine.Le Cheikh fut ainsi élevé progressivement : il vit d'abord le Prophète derrière un voile, puis sans voile, ce qui le plongea dans une lumière spirituelle exceptionnelle. Cette vision marqua une étape décisive de son cheminement.Concernant les wird (litanies spirituelles), le texte explique qu'il n'y a pas contradiction dans leur usage. Le Cheikh commença par le wird qâdirî comme débutant, puis pratiqua d'autres wird après son éveil spirituel. Ces pratiques n'étaient pas des fins en soi, mais des moyens éducatifs et dévotionnels, respectant les règles de la voie et les maîtres qui les transmettaient.Après sa rencontre directe avec le Prophète ﷺ, il ne pratiqua plus les wird par nécessité spirituelle, mais par respect, discipline et fidélité à la Sunna. Finalement, le Prophète lui désigna le Coran comme wird éternel et les actes de l'islam comme nourriture spirituelle suffisante.Le texte conclut que le Cheikh atteignit les plus hauts degrés par une détermination exceptionnelle, une ascèse sincère et un effort constant, jusqu'à atteindre la plénitude spirituelle et la proximité divine.

Les Grandes Gueules
Le bilan du jour - Antoine Diers : "C'est une défaite de Trump ! Qu'est-ce qu'il a obtenu finalement ? Il a réussi à rouvrir un détroit qui était déjà ouvert avant la guerre, il a dépensé des milliards, le régime n'a pas

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 1:47


Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Le mimétisme du jour - Antoine Diers : "Trump et Poutine sont assez comparables. Poutine pensait finir la guerre en Ukraine en 2 secondes. Trump pensait aussi avoir des résultats rapidement. Finalement, il fait le choix de sortir très vite" -

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 1:12


Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grosses Têtes
ARCHIVE - Jean Yanne, "100 ans de conneries" : le monde merveilleux du passage à l'an 2000

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 2:32


Pour sa dernière chronique, Jean Yanne l'assure : en 2000, toutes les conneries doivent disparaître... Et le 21è siècle apportera avec lui merveilles et égalités. Finalement, en 2026, on est encore loin du compte... Chaque weekend en podcast, retrouvez "100 ans de conneries", par Jean Yanne. Pendant 4 mois, de septembre à décembre 1999, le sociétaire des "Grosses Têtes" tenait sur RTL une chronique quotidienne dans laquelle il faisait le bilan du siècle qui allait bientôt se terminer. Avec son humour féroce habituel, il s'est attaché à dénoncé la "connerie" humaine, vraie constante et révélatrice du XXème siècle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump a accéléré le déploiement de près de 5.000 Marines en Iran

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 1:28


Il y a encore deux semaines, les parlementaires républicains ne voulaient pas que Donald Trump envoie des troupes au sol en Iran sans l'aval du Congrès. Finalement, le Pentagone a accéléré le déploiement de près de 5.000 Marines. 2.500 sont déjà arrivés sur zone. Le Washington Post a dévoilé que ce plan de soldats sur le sol iranien était en réalité prêt depuis des semaines. Écoutez RTL autour du monde du 30 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - La reconquête lunaire

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 3:20


Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodVoici le point rapide sur ce changement de cap absolument radical de la NASA pour la reconquête lunaire.Here is a quick update on this absolutely radical change of course by NASA for the lunar reconquest.Face aux retards colossaux et à une pression internationale énorme, le programme Artemis revoit complètement ses priorités pour aller à l'essentiel.Faced with colossal delays and enormous international pressure, the Artemis program is completely revising its priorities to get to the basics.Premièrement, le nouveau patron de la NASA, Jared Isaacman, met le fameux projet de station orbitale Gateway sur pause.First, the new head of NASA, Jared Isaacman, is putting the famous Gateway orbital station project on hold.L'idée, c'est vraiment de se concentrer sur une présence humaine durable, mais cette fois directement à la surface de la Lune.The idea is really to focus on a sustainable human presence, but this time directly on the surface of the Moon.Pourquoi ce revirement soudain ?Why this sudden reversal?Eh bien, c'est la réalité financière, tout simplement.Well, it's quite simply the financial reality.Le projet Gateway accumulait les retards et devenait un véritable gouffre.The Gateway project was accumulating delays and becoming a real money pit.La priorité absolue maintenant, c'est de bâtir ce camp de base près du pôle sud lunaire.The top priority now is to build this base camp near the lunar south pole.Et c'est un choix crucial, hein, puisqu'on y a confirmé la présence d'eau glacée, ce qui est juste indispensable pour préparer nos futures missions vers Mars.And it's a crucial choice, as the presence of ice water has been confirmed there, which is just essential for preparing our future missions to Mars.Finalement, il y a une véritable urgence géopolitique derrière tout ça.Ultimately, there is a real geopolitical urgency behind all this.Si la NASA simplifie ses plans, c'est pour faire face à la pression énorme de la Chine.If NASA is simplifying its plans, it's to face the enormous pressure from China. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Real Life French
Listening Practice - La santé mentale des jeunes

Real Life French

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 2:31


Voici l'essentiel sur la condamnation historique d'Instagram et YouTube concernant la santé mentale des jeunes.Here is the essential information on the historic conviction of Instagram and YouTube regarding the mental health of young people.Pour la toute première fois, un jury américain a jugé ces géants de la tech directement responsables de l'addiction d'une adolescente, créant ainsi un précédent juridique absolument monumental.For the very first time, an American jury has found these tech giants directly responsible for a teenager's addiction, thus creating an absolutely monumental legal precedent.Alors, premièrement, penchons-nous sur les faits.So, first, let's look at the facts.Imaginez un peu, Kylie, 20 ans, vient d'obtenir 6 millions de dollars.Just imagine, Kylie, 20 years old, has just obtained 6 million dollars.Elle a sombré dans la dépression suite à une addiction hyper précoce, on parle de YouTube à 6 ans et d'Instagram en cachette à 9 ans.She sank into depression following a very early addiction; we're talking about YouTube at 6 years old and Instagram secretly at 9.Le jury a donc tranché : Meta est tenu responsable à 70% et Google à 30%.The jury has therefore ruled: Meta is held 70% responsible and Google 30%.Ils ont même ajouté 3 millions en dommages punitifs pour sanctionner un comportement qu'ils jugent délibérément frauduleux.They even added 3 million in punitive damages to punish behavior they deem deliberately fraudulent.C'est fou, non ?It's crazy, right?Évidemment, Meta et Google font appel.Obviously, Meta and Google are appealing.Meta se défend en affirmant que la santé mentale est bien trop complexe pour blâmer une seule application.Meta defends itself by asserting that mental health is far too complex to blame a single application.Google, de son côté, essaie de s'en sortir en disant que YouTube n'est pas un réseau social mais juste du streaming responsable.Google, for its part, is trying to get out of it by saying that YouTube is not a social network but just responsible streaming.Finalement, préparez-vous à l'effet domino.Finally, get ready for the domino effect.Ce verdict, c'est un véritable crash-test qui va servir de référence pour des milliers d'autres familles.This verdict is a real crash test that will serve as a reference for thousands of other families. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Emmanuel Grégoire, la revanche d'un homme de l'ombre

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Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 27:24


Jusqu'ici inconnu du grand public, l'élection n'était pas gagnée d'avance pour le socialiste et ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire. Les sondages laissaient penser que la victoire pour la mairie de Paris allait se jouer à quelques points. Finalement le candidat d'union de la gauche (hors LFI) s'est imposé nettement avec 50,5 % des voix, contre 41,5 % pour la candidate de la droite, Rachida Dati. L'insoumise Sophia Chikirou est arrivée en troisième position avec 8 % des voix.Qui est Emmanuel Grégoire ? Pourquoi la maire sortante Anne Hidalgo ne l'a pas aidé ? Comment s'est-il imposé, et comment a-t-il mené cette campagne ? Réponses dans Code source aujourd'hui avec trois journalistes du Parisien : Marcelo Wesfreid de notre service politique, Marie-Anne Gairaud qui a longtemps suivi la politique à Paris et Elie Julien, qui a couvert les municipales 2026 dans la capitale. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : LP / Fred Dugit. Archives : BFM TV, France TV, INA et France 24. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.