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C'est le quiz à Frank!Lors du dernier quiz de la saison, Mart et Frank partagent une anecdote sur un spectacle de danse pour papas. Frank lance ensuite son quiz rempli d'histoires sportives absurdes et de théories de complots inusitées. Ils débattent des avantages et des inconvénients d'être très grand dans différentes disciplines athlétiques. Le duo explore aussi le mystère du joueur Ersan Ilyasova et d'étranges clauses de contrats au baseball. Finalement, l'épisode se termine par un retour sur les exploits historiques du légendaire athlète Jesse Owens.Pour du contenu exclusif et des primeurs, rendez-vous sur https://ko-sports.tv————————————————————————————————————— 00:00:00 : Intro / Le quiz à Frank 00:00:26 : Anecdote sur le spectacle de danse 00:04:14 : L'impact de la grandeur dans le sport 00:06:40 : Le mystère d'Ersan Ilyasova 00:09:44 : Une drôle de clause contractuelle 00:10:52 : L'étrange coïncidence des Emerson 00:13:30 : Les exploits mythiques de Jesse Owens ————————————————————————————————————— Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À l'heure des fake news, il faut lire Marc Bloch et ses Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la Grande guerre ou encore L'Étrange défaite, témoignage écrit dans l'été 40 où s'exerce son art de la critique historique en partant du temps présent pour mieux appréhender le passé, avec humanité. Pionnier de l'Histoire moderne, témoin de son propre temps, Marc Bloch est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, engagé volontaire en 1940 à l'âge de 53 ans. L'historien combattant entre dans la résistance active dès 1943 au sein du mouvement Franc-Tireur dans la région Rhône-Alpes. Finalement arrêté et torturé par la Gestapo sur dénonciation, Marc Bloch est fusillé à Saint-Didier-de-Formans, le 16 juin 1944, par les nazis. Père et mari aimant, époux de Simonne, Marc Bloch a choisi de sacrifier sa vie pour la Patrie, celle que sa famille juive alsacienne a choisie en 1870 : la France. Pour son entrée au Panthéon avec son épouse Simonne Vidal, nous écoutons les mots de Marc Bloch dans la voix de la comédienne Anne Alvaro - enregistrée aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2025- avec nos invités Matis Bloch, son arrière-petit-fils et l'historienne Annette Becker, ainsi que les lauréats du Concours lycéen Franco-Allemand Marc Bloch organisé par le Centre Marc Bloch de Berlin dans un reportage de Pascal Thibault, notre correspondant en Allemagne. Avec tous nos remerciements aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois pour la performance Marc Bloch l'Homme, l'Historien et tout particulièrement à la comédienne Anne Alvaro. ► Les livres de Marc Bloch cités dans l'émission : Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre, aux éditions Dunod « Les fausses nouvelles, dans toute la multiplicité de leurs formes – simples racontars, impostures, légendes – ont rempli la vie de l'humanité. Comment naissent-elles ? De quels éléments tirent-elles leur substance ? Comment se propagent-elles, gagnant en ampleur à mesure qu'elles passent de bouche en bouche ou d'écrit en écrit ? Nulle question plus que celles-là ne mérite de passionner quiconque aime à réfléchir sur l'histoire. » Marc Bloch a été un combattant de la Grande Guerre. Mais, au milieu des combats, il n'a jamais oublié de s'interroger sur la source des informations qui parcouraient les tranchées : d'où venaient-elles et pourquoi de fausses nouvelles avaient-elles tant de succès ? En 1921, il interpelle ses contemporains avec un article court et éclairant dont la réflexion est toujours d'actualité. Les rois thaumaturges, aux éditions Gallimard De 1944, date de sa mort héroïque, au début des années 1970, Marc Bloch est surtout apparu comme le cofondateur (avec Lucien Febvre) de la revue Annales, qui renouvela la méthode historique, et l'auteur d'une grande synthèse, La Société féodale (1939-1940). Depuis une dizaine d'années, les historiens et les chercheurs en Sciences humaines et sociales pensent de plus en plus que le grand livre de Marc Bloch, c'est son premier vrai livre : Les rois thaumaturges (1924). Il est consacré à l'étude d'un rite curieux : la guérison miraculeuse, par simple toucher des mains, des écrouelles ou scrofules (adénite tuberculeuse). L'attribution de ce pouvoir aux rois de France et d'Angleterre remonte probablement au XIIè siècle ; elle va durer en Angleterre jusqu'au début du XVIIIè siècle, en France jusqu'en 1825, date du sacre de Charles X. Comment se déroulait le rituel du toucher royal ? Quelle était la vraie nature du pouvoir monarchique : les rois étaient-ils des personnages sacrés, des sorciers faiseurs de miracles ? Pourquoi, enfin, a-t-on cru puis cessé de croire au miracle royal ? Trois questions qui ont amené Marc Bloch à explorer les chemins de la psychologie collective, des rites et des mythes, des croyances populaires. Pour éclairer le phénomène, il a eu recours à l'anthropologie et à son plus grand théoricien d'alors, Frazer, au comparatisme avec les sociétés les plus diverses, aux arcanes de la médecine populaire traditionnelle. C'est un jalon essentiel dans l'exploration des mentalités et l'invention d'une anthropologie historique. Dans son importante préface, Jacques Le Goff s'efforce de préciser les raisons personnelles et les milieux intellectuels qui ont conduit Marc Bloch à écrire ce livre exceptionnel, gros d'avenir, puis à abandonner cette voie, et fait le point sur la situation des Rois thaumaturges dans la recherche historique et anthropologique aujourd'hui, dont ce livre est l'un des phares. L'étrange défaite, aux éditions Gallimard « Témoignage », était-il écrit sur la première page du manuscrit rédigé d'une traite à l'été 1940, puis dissimulé en attente de jours meilleurs, et finalement publié en 1946 aux Éditions Franc-Tireur, émanation du groupe résistant dans lequel Marc Bloch s'est engagé jusqu'à son arrestation au printemps 1944. Le « plus vieux capitaine de l'armée française », comme il aimait se décrire, combattant de 1914 devenu engagé volontaire en 1939, y propose autant un examen de conscience qu'une analyse sans concession de la France battue en quelques semaines. Pour réaliser cette histoire immédiate, il met à profit ses compétences d'historien des sociétés et des mentalités du Moyen-Âge, tout en se tournant vers l'avenir : « Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s'ouvriront ; les brumes […] se lèveront peu à peu ; et peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s'ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l'an 1940. » Écrits de guerre, aux éditions Armand Colin L'ouvrage ne se présente pas sous la forme classique d'un récit continu divisé en chapitres sur un sujet précis. Son unité est constituée par le personnage central Marc Bloch autour duquel gravitent des questions variées, toutes ayant un lien plus ou moins direct avec la guerre et l'expérience de la guerre. C'est un travail élaboré à partir d'un dossier constitué par Marc Bloch intitulé Souvenirs de guerre, composé de documents de natures diverses, coupures de presse, lettres manuscrites, écrits personnels, cartes postales d'origine variée, etc. présentés au lecteur. La reproduction des carnets de guerre de Marc Bloch complète ce recueil de documents ainsi que deux textes, l'un le récit des premiers mois de la Grande Guerre vécus par Marc Bloch, déjà publié sous la forme du Cahier des Annales, n° 26, 1969 sous le titre Souvenirs de guerre 1914-1915, l'article célèbre de la Revue de synthèse historique, Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre. Une longue introduction de Stéphane Audoin-Rouzeau situe Marc Bloch dans la guerre et propose une réflexion sur la manière dont celle-ci a influencé sa pensée et son œuvre. ► Pour l'entrée au Panthéon de Marc Bloch, découvrez l'exposition Marc Bloch, l'esprit de l'Histoire. .
Trois maris, deux couronnes et un échafaud : voici comment les folles amours de Marie Stuart ont changé la face de l'Europe.Plongez dans l'histoire fascinante de Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, dont la vie fut marquée par des amours tourmentées et une fin tragique. Franck Ferrand vous emmène dans un tourbillon de rebondissements et de trahisons, dévoilant les coulisses d'un règne houleux et d'une destinée brisée.
Trois maris, deux couronnes et un échafaud : voici comment les folles amours de Marie Stuart ont changé la face de l'Europe.Plongez dans l'histoire fascinante de Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, dont la vie fut marquée par des amours tourmentées et une fin tragique. Franck Ferrand vous emmène dans un tourbillon de rebondissements et de trahisons, dévoilant les coulisses d'un règne houleux et d'une destinée brisée.
Donald Trump l’a annoncé 38 fois en trois mois. Finalement, la 39e aura été la bonne: dans la nuit du dimanche 14 juin au lundi 15 juin, après des heures de tractation, les négociateurs américains et iraniens ont finalement trouvé un protocole d'accord pour cessez-le-feu. Le texte devrait être signé officiellement vendredi 9 juin à Genève, en Suisse, prélude à la deuxième étape: 60 jours de négociations sur les dossiers complexes, notamment celui du programme nucléaire civil iranien. Dans cet épisode en deux temps, Vincent Georis, journaliste à L'Echo décrypte les enjeux géopolitiques de l'accord puis Adel El Gammal, professeur de géopolitique de l’énergie à l’ULB et secrétaire générale de l’Alliance européenne pour la recherche en énergie analyse les conséquences du conflit sur l'économie. Présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
Le Groupe du XV de France pour le match contre l'Angleterre XV Le BUS du TOP14 des barragesCarreras TOP10 aillier monde ou pas ?
Invité : Olivier Clerc, écrivain et fondateur des Cercles du pardon Nous passons un temps fou à nous juger, à nourrir des tensions intérieures et à nous faire payer nos erreurs et nos fautes, quʹelles soient réelles ou imaginaires. Finalement, nous sommes souvent plus enclins à pardonner aux autres quʹà nous-mêmes. Olivier Clerc est le fondateur des Cercles du pardon, et après des années de pratique, il propose désormais de penser le pardon pour soi. Un processus libérateur permettant de retrouver son unité intérieure. Olivier Clerc : " Le pardon à soi, en finir avec ses guerres intérieures " Editions ANIMAE
C'est le quiz à Frank!Martin Vachon et Frank Grenier, accompagnés d'Oli de la carte cachée, se lancent dans le fameux Quiz à Frank. Le trio tente de deviner des faits sportifs inusités, du plus long combat de boxe de l'histoire jusqu'aux rituels d'avant-match très douteux du lanceur Roger Clemens. La discussion dérive joyeusement vers les noms d'athlètes les plus absurdes et un jeu farfelu impliquant des sports extrêmes improbables. Finalement, l'émission culmine avec le dévoilement et l'ouverture en direct d'une carte de hockey de collection extrêmement rare.Abonnez-vous à notre Chaîne Youtube! https://www.youtube.com/@KOSports_tv?sub_confirmation=1—————————————————————————————————————00:00:00 : Intro et début du Quiz à Frank00:01:25 : Le plus long combat de boxe00:03:40 : L'étrange rituel de Roger Clemens00:06:15 : La blessure inusitée de Manny Fernandez00:08:30 : Les noms d'athlètes les plus absurdes00:11:50 : Jeu du tue, marie ou fourre sportif00:14:10 : Débat sur l'achat d'une carte de collection00:16:35 : L'ouverture d'une carte The Cup très rare————————————————————————————————————— Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que l'épidémie d'Ebola continue d'affecter la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la riposte sanitaire et humanitaire s'organise, notamment avec l'aide de l'Union européenne qui a mis 170 millions d'euros sur la table. Le week-end dernier, la commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises s'est rendu une nouvelle fois dans l'est du pays, à Bunia, l'épicentre de la maladie. Hadja Lahbib est la Grande Invitée Afrique de RFI. RFI : Vous étiez à Bunia la semaine dernière dans l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. Quels enseignements en tirez-vous sur la situation ? Hadja Lahbib : L'Union européenne est un partenaire fiable, loyal, fidèle à l'Afrique. Dès l'apparition de l'épidémie, on a envoyé 100 tonnes de matériel médical, de tentes, de protection personnelle pour les travailleurs humanitaires. Mais aller sur place, témoigner de sa solidarité, communiquer, voir comment aussi l'aide est distribuée, comment elle est mise en place, c'est autre chose. Et je crois que ça a été très bien reçu par les communautés en place. Et votre bilan concernant l'arrivée de l'aide et sa gestion sur place ? Tout d'abord, l'aide est bien parvenue, j'ai pu le constater moi-même. Le corridor Bukavu-Uvira est toujours ouvert. Une liaison aérienne humanitaire d'Entebbe à Bunia a été établie. Et donc pour les communautés qui sont actuellement touchées par cette épidémie d'Ebola, c'est extrêmement important car ça permet évidemment, grâce à l'ouverture de ces infrastructures logistiques, de faire parvenir l'aide au plus vite. C'est vraiment une ligne de vie. Et ensuite la communication : j'ai vu les infrastructures sanitaires mises en place. C'est très important. Il y a eu beaucoup de désinformation dans les communautés qui ont conduit malheureusement à des faits de violence. Vous savez que des tentes médicales ont été brûlées. Un hôpital a été attaqué parce qu'il y avait des rumeurs qui disaient que les corps étaient enlevés pour qu'on prélève, par exemple, les organes vitaux, etc. Donc on a pu installer des infrastructures transparentes qui permettent aux familles de garder un contact avec leurs proches quand ils sont suspectés d'avoir été contaminés ou qu'ils sont contaminés de façon avérée. Et donc ces parois transparentes permettent d'arrêter de nourrir les peurs fantasmagoriques et de rassurer les familles. Finalement, avoir des solutions africaines pour des problèmes africains, c'est ce qui est le plus important, avec bien sûr le soutien de l'Union européenne. Et ça, ce n'est possible que si les communautés, les populations locales sont dans une relation de confiance avec le corps médical et avec les ONG sur place. Il y a une semaine, le docteur congolais et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, écrivait dans le journal Le Monde que cette 17ᵉ épidémie d'Ebola en RDC pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée, notamment du fait que la souche Bundibugyo soit très rare. Vous qui étiez sur place, vous partagez ce constat alarmant ? La dernière épidémie, même si on n'en a pas parlé ici en Europe, elle date seulement d'il y a cinq mois. Ça montre la nécessité d'avoir une réponse durable. Ce qu'on a construit pour l'instant, ce sont des infrastructures qui ne sont pas pérennes. Or, vous le savez, à cause de la guerre qui sévit dans cette région de l'Ituri, entre autres, mais aussi de Goma, le système de santé est à genoux. On compte à peu près trois millions de déplacés dans toute la région. Rien que dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l'Ituri, c'est près d'un million de personnes déplacées. J'ai moi-même été dans les camps où des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées, alors que le camp a une capacité seulement de la moitié ou voire d'un dixième, avec des conditions sanitaires extrêmement précaires. C'est comme si on était assis sur un volcan qui, à un moment ou un autre, va exploser. Donc il est essentiel d'avoir une approche durable, d'avoir un cessez-le-feu aussi qui soit respecté par toutes les parties prenantes au conflit et de cesser aussi des déforestations sauvages, des exploitations sauvages des mines de matériaux critiques qui, finalement, retranchent les animaux sauvages qui deviennent contagieux, car vous savez que ces zoonotiques, c'est une maladie transmise par les chauves-souris, qui est le résultat de la dégradation du milieu naturel. Parlons du rôle des États-Unis. Il y a la construction très controversée d'un centre d'accueil Ebola au Kenya, voulu par les Américains et contesté par les populations sur place, alors que le Kenya est épargné par le virus. Washington exige également de la part de votre pays, la Belgique, de ne plus accueillir sur son sol des ressortissants congolais et de pays touchés par Ebola. Comment l'Europe fait-elle face aux pressions de Washington sur la gestion de ses propres frontières ? L'Europe a une approche basée sur l'expertise scientifique. Nous avons créé, suite au Covid-19 et la pandémie, la Haute autorité pour la réponse aux épidémies. Nous monitorons tous les virus qui circulent, par exemple dans les eaux usées. Nous avons boosté la recherche scientifique. Nous avons aussi notre propre centre de contrôle des maladies infectieuses. Nous collaborons main dans la main avec Africa CDC, qui est notre partenaire sur place. Les États-Unis, eux, ont une toute autre approche American First. Nous Européens, nous avons plutôt une approche qui vise à soutenir une réponse africaine pour une urgence africaine, mais aussi internationale.
Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel." Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion
« La trêve en vigueur depuis le 8 avril n'a jamais été aussi près d'être rompue, constate Le Figaro à Paris. Au cours du week-end dernier, Israël et l'Iran ont échangé pour la première fois depuis un mois des tirs directs. Téhéran a lancé une volée de missiles balistiques contre le territoire israélien, en riposte à des bombardements contre les quartiers sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah. Israël a bombardé à son tour plusieurs cibles en Iran, dont un complexe pétrochimique. » « Ce jeu de ping-pong d'attaques destructrices est absurde et vain, quel que soit l'angle d'approche, s'exclame Haaretz à Tel Aviv. Il menace nos relations avec les États-Unis, ne contribue en rien à la sécurité des Israéliens, perturbe leur quotidien et alimente le dégoût envers Israël à l'étranger. La seule solution, affirme le quotidien de gauche israélien, réside dans un véritable accord avec le Liban et l'Iran. La volonté de "séparer les fronts" se comprend d'un point de vue stratégique, mais elle est irréalisable. Tant qu'un front restera ouvert, l'autre le sera également. Il s'agit d'un cycle de violence absurde qu'il faut absolument briser. » Le Jerusalem Post, proche du pouvoir, a une autre analyse… « Si Israël avait encaissé l'attaque de missiles iraniens sans riposter, une nouvelle dynamique dangereuse se serait installée dans la région. Le Hezbollah aurait pu violer les cessez-le-feu et attaquer le nord d'Israël. Israël aurait pu riposter. L'Iran aurait alors pu tirer directement sur Israël pour défendre son allié. Et Jérusalem aurait été censé encaisser cette attaque sans réagir et se retirer par égard pour les Américains. Aucun pays ne peut fonctionner dans de telles conditions, s'exclame le Jerusalem Post, et il faut saluer pleinement le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour avoir pris les mesures nécessaires afin de régler définitivement le problème du Hezbollah. » Trump spectateur impuissant ? Et pour sa part, « Donald Trump est pris au piège israélien », constate Le Temps à Genève. « Confronté à de prochaines élections critiques pour sa survie politique, Benyamin Netanyahou défie les ordres de Washington. Furieux, Donald Trump n'en demeure pas moins réduit au rôle de spectateur, pointe le quotidien suisse. (…) Son autorité est toujours plus chancelante. À l'encontre des vœux américains, Israël frappait tout d'abord le Liban dimanche. Puis, alors que l'Iran ripostait contre Israël, l'État hébreu tirait plusieurs missiles sur Téhéran – ce que Donald Trump avait expressément demandé de ne pas faire. » Bref, résume Le Temps, « la situation est dans une impasse. Et c'est Donald Trump qui en souffre le plus. Le président américain, qui sait que la guerre est impopulaire, n'a de cesse de promettre la fin du conflit », et celui-ci s'éternise… « Trump veut avoir le dernier mot », renchérit le New York Times, mais c'est toujours l'impasse : « Cent jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, Donald Trump se retrouve aux prises avec sa propre version du bourbier militaire au Moyen-Orient qui avait piégé ses prédécesseurs – et qu'il avait promis d'éviter ». Finalement, soupire le Washington Post, « Trump peine à mettre fin à cette guerre contre l'Iran qu'il n'aurait jamais dû déclencher. (…) Le 23 mai dernier, il avait déclaré qu'un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran était presque finalisé et serait "annoncé prochainement". Pourtant, plus de deux semaines plus tard, aucun accord n'a été dévoilé et les forces américaines et iraniennes continuent d'échanger des tirs régulièrement ». En fait, pointe encore le Washington Post, « Trump tente simplement d'ignorer la dure réalité : il n'existe aucune issue facile à ce conflit (…). Toutes les options sont mauvaises et Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même ». Négociations en coulisses… Alors, « malgré les nouvelles flambées de violence, Donald Trump a assuré hier que les discussions continuaient ». C'est ce que constate Libération à Paris : « "les négociations finales sur la paix se poursuivent, à moins que l'ignorance ou la stupidité ne viennent s'y opposer", a affirmé le président américain, sans préciser sa cible. "Nous n'avons quitté ni le champ de bataille ni la table des négociations", a répondu le président iranien, Massoud Pezeshkian. Une ouverture dont s'est immédiatement saisi le médiateur pakistanais. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exhorté "toutes les parties à faire preuve de retenue et à donner une nouvelle chance à la paix" ». Autant de belles paroles qui devront se transformer en actes…
Cette semaine Margaux Lassalle nous ramène dans les années 60 pour redécouvrir The Monkees et leur inoubliable tube "I'm a Believer". Formé à Los Angeles en 1965 pour les besoins d'une série télévisée, ce quatuor est initialement pensé comme la réponse américaine aux Beatles. Composé à l'origine d'acteurs ayant quelques bases musicales, le groupe dépasse très vite le simple cadre de l'écran. Après un premier succès avec "Last Train to Clarksville", ils explosent mondialement en 1967 avec l'album "More of the Monkees" et l'incontournable "I'm a Believer". D'abord critiqués car ils ne posaient leurs voix que sur des pistes enregistrées par des musiciens de studio, ils finissent par imposer leur volonté de jouer eux-mêmes dès l'album "Headquarters", gagnant ainsi une véritable crédibilité artistique. Si l'arrêt de la série à la fin de la décennie marque la séparation du groupe, l'histoire ne s'arrête pas là. Les années 80 leur offrent un regain de popularité inattendu, donnant lieu à des tournées anniversaires et de nouveaux projets musicaux jusqu'en 2016 avec l'album "Good Times!". Endeuillé par le décès de trois de ses fondateurs entre 2012 et 2021, le groupe ne compte aujourd'hui plus que Micky Dolenz. Finalement, l'étiquette de "One Hit Wonder" est plutôt réductrice : s'ils sont aujourd'hui souvent associés au seul "I'm a Believer" (un titre qui connaîtra d'ailleurs une seconde jeunesse en 2001 dans le film "Shrek" avec une reprise de Weezer), les Monkees ont en réalité enchaîné de nombreux succès et marqué l'histoire de la pop des années 60. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Aujourd'hui dans le podcast, on parle du Red Bull Gate. À trois jours de la fin de la session parlementaire, l'Assemblée nationale du Québec nous dit qu'il y a urgence : il faut interdire les boissons énergisantes aux mineurs ! Le Québec serait l'une des premières juridictions au monde à le faire. Quel genre de société veut-on bâtir ? Une société obsédée par le risque zéro et la sécurité ?DANS LA PARTIE PATREON, nous faisons une importante annonce concernant l'avenir de Ian & Frank. Ensuite, nous regardons plusieurs vidéos, dont celle de Sol Zanetti, qui nous explique qu'un député a amplement le temps de faire de la politique à deux paliers de gouvernement en même temps. Nous revenons également sur les propos de Jacinthe-Ève Arel au sujet du tramway de Québec. Finalement, nous parlons des jeunes Américains de la génération Z, qui sont de plus en plus socialistes.0:00 Intro1:52 Le Red Bull Gate2:41 Faire passer Maïté pour une tarte10:44 L'obsession du risque zéro24:53 Réaction de Blanchet-Gravel28:07 Conclusion
« On a tellement associé les enfants à des empêcheurs de vivre et de profiter de sa vie. Finalement, on a noirci énormément le tableau. »Pourquoi aujourd'hui la maternité semble-t-elle si rarement associée à la joie dans les discours actuels ? Cet épisode interroge nos représentations de la parentalité et célèbre ses joies, sans nier ses difficultés bien réelles.Audrey Jougla est professeure de philosophie et autrice du livre "La maternité joyeuse" (Stock). À travers son regard aiguisé, elle interroge les mythes et réalités liés à la maternité : de la déconstruction nécessaire du discours sacrificiel, à la célébration (sans naïveté) de l'intensité du bonheur caché dans le quotidien.Elle revient sur ce qui rend la parentalité extraordinairement exigeante, mais aussi source d'un véritable épanouissement. Elle nous embarque dans ses réflexions sur le renoncement, le bouleversement de la vie personnelle, la solitude des jeunes parents, la nécessité d'un changement sociétal, mais surtout l'importance de réhabiliter la beauté simple de la vie avec les enfants.On interroge également la place des pères, le manque de valorisation des métiers en lien avec l'enfance, et l'enjeu du temps accordé à nos enfants.Quelques idées abordées :✅ Comment l'isolement, l'absence de modèles et l'organisation urbaine renforcent les difficultés des mères✅ Ce que l'histoire et la législation des modes de garde disent de la place donnée aux tout-petits en France✅ Comment passer du sentiment de renoncement à l'acceptation et à la conciliation dans sa trajectoire de mère✅ Pourquoi valoriser autrement le temps parental et le rôle des pères est urgentCet épisode nous donne des clés pour vivre et reconnaître la beauté de la maternité, sans occulter les difficultés, dans une société qui valorise trop peu ce temps précieux avec les enfants.Programme de l'épisode :(02:53) La nécessité de redonner une place à la joie dans le discours sur la maternité(04:34) Le besoin du temps de dénonciation et de revendications pour les femmes(06:02) Pourquoi la célébration de la maternité est devenue suspecte, presque naïve(08:39) La beauté discrète de la maternité : apprendre à voir le bonheur dans les petites choses(12:07) L'isolement, la fatigue, et la difficile réalité du premier enfant(16:27) De l'acceptation du renoncement à la conciliation et à l'exploration de nouvelles joies(19:47) Les différences d'expérience entre le premier et le deuxième enfant, et l'enjeu du temps parental(24:41) Une histoire oubliée des modes de garde en France, et ses enjeux actuels(29:25) La reconnaissance sociale, et la nécessité de revaloriser le travail auprès des jeunes enfants(41:23) Comment la maternité transforme le regard sur le monde, la société, et change les prioritésRessource :Livre : "La maternité joyeuse" d'Audrey Jougla (Éd. Stock)
Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable. Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ? Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue. Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali… Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes… Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice. Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit. À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako
Finalement les histoires d'amour qui vous sont racontées ici ne sont que des allégories de la vie en général : on croit que tout est perdu et puis tout à coup tout s'inverse, on passe de l'extrême tristesse au bonheur absolu. Si vous ne croyez pas à l'adage "l'espoir fait vivre", Tristane va vous prouver que vous devriez : car alors que ça paraissait impossible, ce n'est pas un coup de foudre qu'elle a provoqué, mais bien 2 coups de foudre ![REDIFF]
NOUVEL ÉPISODE — BELLE TRACEMon invité du jour a un parcours aussi rare qu'inspirant.
Né en 1755 à Belley, dans l'est de la France, Brillat-Savarin n'était pourtant pas cuisinier. Il était avocat, magistrat et homme politique. Il traversa même les bouleversements de la Révolution française et dut s'exiler quelque temps aux États-Unis. Là-bas, il donna des cours de français et de violon pour survivre. Mais sa véritable passion restait la table.Son œuvre majeure paraît en 1825 : La Physiologie du goût. Ce livre étrange et fascinant mélange recettes, réflexions philosophiques, anecdotes, humour et observations sur le comportement humain. Ce n'est pas un simple livre de cuisine : c'est une exploration du plaisir de manger.Brillat-Savarin y défend une idée révolutionnaire pour l'époque : la gastronomie est un art sérieux, lié à la culture, à la santé et même à la psychologie. Il écrit par exemple : « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. » Cette phrase est devenue l'une des citations les plus célèbres de l'histoire de la gastronomie.Il s'intéressait à tout : pourquoi certains aliments plaisent davantage, comment les odeurs influencent l'appétit, ou encore pourquoi un repas partagé crée du lien social. Il observait les habitudes alimentaires presque comme un scientifique.Mais Brillat-Savarin était aussi connu pour son humour. Il adorait les aphorismes, ces petites phrases pleines d'esprit. Par exemple : « Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil. » Une phrase qui ferait probablement sourire — et approuver — beaucoup de Français aujourd'hui encore.Il racontait aussi des anecdotes savoureuses. Dans son livre, il décrit des repas gigantesques, des dégustations mémorables et des personnages obsédés par la nourriture. On y découvre la France gourmande du début du XIXe siècle.Son influence est immense. Il a contribué à faire de la gastronomie française un élément central de l'identité culturelle du pays. Des chefs du monde entier le considèrent comme l'un des pères de la pensée gastronomique moderne.Même le célèbre fromage “Brillat-Savarin”, un fromage triple crème extrêmement riche et onctueux, porte son nom en hommage à son amour de la gourmandise.Finalement, Brillat-Savarin n'a pas seulement parlé de cuisine. Il a montré que manger n'était pas un acte banal, mais une expérience humaine profonde, mêlant plaisir, société, culture et émotion. En France, peu d'hommes ont autant célébré… l'art de bien vivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La question intrigue les scientifiques depuis longtemps. Car, en théorie, ces géants devraient être particulièrement vulnérables à cette maladie.Pensez-y : un éléphant possède énormément plus de cellules qu'un humain. Or, le cancer apparaît justement lorsqu'une cellule se dérègle et commence à se multiplier de manière anarchique. Plus un organisme possède de cellules, plus il devrait donc avoir de risques de voir surgir un cancer. De plus, les éléphants vivent longtemps, souvent plus de 60 ans dans la nature. Le temps devrait donc aussi jouer contre eux.Et pourtant, les statistiques racontent une autre histoire. Chez l'humain, environ 20 % des décès sont liés au cancer. Chez les éléphants, ce taux serait inférieur à 5 %. Ce paradoxe porte même un nom : le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto, qui remarqua dans les années 1970 que les grands animaux ne développaient pas proportionnellement plus de cancers que les petits.La réponse semble se cacher dans leur ADN.Chez l'humain, il existe un gène extrêmement important appelé p53. Les biologistes le surnomment parfois le « gardien du génome ». Son rôle est crucial : lorsqu'une cellule est endommagée ou présente des anomalies potentiellement dangereuses, le gène p53 peut stopper sa division ou même déclencher son autodestruction. C'est une sorte de système de sécurité anticancer intégré à nos cellules.Le problème, c'est que les humains ne possèdent que deux copies fonctionnelles de ce gène, une héritée de chaque parent.Les éléphants, eux, ont développé une stratégie beaucoup plus impressionnante au cours de l'évolution : ils possèdent environ vingt copies supplémentaires du gène p53. Résultat : leurs cellules sont bien plus efficaces pour détecter les anomalies génétiques et éliminer rapidement les cellules suspectes avant qu'elles ne deviennent cancéreuses.Des expériences en laboratoire ont montré que les cellules d'éléphants réagissent de manière extrêmement agressive aux dommages de l'ADN. Là où des cellules humaines tentent parfois de réparer les dégâts, les cellules d'éléphants préfèrent souvent se détruire immédiatement par un mécanisme appelé apoptose. Une méthode radicale… mais très efficace.Cette découverte passionne les chercheurs, car elle pourrait inspirer de futurs traitements anticancer chez l'humain. Comprendre comment la nature a renforcé les défenses biologiques des éléphants pourrait aider la médecine à développer de nouvelles stratégies contre les tumeurs.Finalement, ces géants paisibles cachent dans leurs cellules une arme biologique redoutable. Leur immense taille aurait pu devenir un handicap mortel. Mais l'évolution leur a offert une protection génétique exceptionnelle, transformant leur ADN en véritable forteresse contre le cancer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Faire plusieurs choses à la fois donne souvent l'impression d'être efficace. Répondre à des messages pendant une réunion, écouter un podcast en travaillant ou jongler entre plusieurs fenêtres sur un ordinateur paraît presque normal aujourd'hui. Pourtant, les recherches scientifiques montrent que notre cerveau est beaucoup moins doué pour le multitâche qu'on ne le croit.D'abord, il faut comprendre une chose essentielle : le cerveau humain ne réalise généralement pas plusieurs tâches complexes simultanément. En réalité, il alterne très rapidement d'une tâche à l'autre. Les neuroscientifiques parlent de “task switching”, c'est-à-dire de “changement de tâche”. Chaque bascule demande un petit effort mental invisible, mais coûteux pour le cerveau. Des études en psychologie cognitive montrent que ce mécanisme réduit les performances, augmente les erreurs et ralentit l'exécution globale des tâches. Le cerveau doit à chaque fois réactiver le contexte mental correspondant : où en étais-je ? que devais-je faire ? que faut-il retenir ? Résultat : on fatigue davantage son attention et sa mémoire de travail. Les chercheurs ont également observé que les multitâcheurs fréquents sont souvent plus facilement distraits. Certaines études suggèrent même qu'ils filtrent moins bien les informations inutiles. En voulant tout faire en même temps, le cerveau devient paradoxalement moins capable de se concentrer profondément. Le multitâche semble aussi avoir un impact sur le stress. Plusieurs recherches montrent qu'il augmente temporairement la fréquence cardiaque et la pression artérielle. À long terme, cette surcharge cognitive répétée pourrait contribuer à l'épuisement mental et à l'anxiété. Mais attention : tout dépend des tâches concernées. Certaines combinaisons restent relativement faciles. Marcher en parlant ou écouter de la musique en rangeant une pièce mobilisent des circuits cérébraux différents. En revanche, deux activités demandant une forte attention — par exemple écrire un email tout en suivant une conversation — entrent en concurrence directe dans le cerveau.Le problème est particulièrement visible avec les écrans et les notifications. Chaque interruption force le cerveau à “recharger” son contexte mental. Des chercheurs parlent même d'un “coût caché” du multitâche numérique. La bonne nouvelle, c'est que le cerveau fonctionne souvent mieux en monotâche, c'est-à-dire en se concentrant sur une seule activité à la fois. Les techniques comme le travail par sessions courtes, les pauses régulières ou la désactivation des notifications améliorent généralement la concentration et la mémoire. Finalement, le multitâche n'est pas forcément “dangereux” pour le cerveau, mais il est souvent beaucoup moins efficace qu'on l'imagine. Notre cerveau moderne reste, au fond, un organe conçu pour focaliser son attention… sur une chose à la fois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec : Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Pierre Rondeau, économiste. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Pendant des décennies, les scientifiques se sont moqués des minuscules bras du Tyrannosaurus rex. Comment un prédateur de près de 12 mètres de long, doté d'une morsure terrifiante, pouvait-il avoir des bras aussi ridiculement petits ? On a proposé toutes sortes d'explications : ils servaient à se relever, à tenir un partenaire pendant l'accouplement ou encore à éviter d'être mordus par d'autres T. rex pendant les repas. Mais une nouvelle étude menée par des chercheurs de University College London et de l'University of Cambridge apporte une réponse bien plus convaincante. Les chercheurs ont étudié 82 espèces de dinosaures carnivores appelés théropodes, le groupe auquel appartenait le T. rex. Leur découverte est surprenante : les petits bras ne seraient pas simplement une conséquence du gigantisme du dinosaure. Ils seraient directement liés à l'évolution… de sa tête.En analysant les fossiles, les scientifiques ont remarqué une forte corrélation entre deux caractéristiques : plus un dinosaure possédait un crâne massif et une mâchoire puissante, plus ses bras avaient tendance à rétrécir. Autrement dit, chez certains grands prédateurs, la tête serait progressivement devenue l'arme principale, rendant les bras de moins en moins utiles. Le T. rex représente l'exemple ultime de cette évolution. Son crâne était incroyablement robuste, capable de produire l'une des morsures les plus puissantes de toute l'histoire animale. Ses dents, longues comme des bananes dentelées, pouvaient broyer des os. Face à une telle machine de guerre, les bras perdaient peu à peu leur importance.Selon les chercheurs, cette transformation serait liée à l'apparition de proies gigantesques, comme les énormes dinosaures herbivores à long cou appelés sauropodes. Essayer d'attraper un animal de plusieurs dizaines de tonnes avec des griffes devenait peu pratique. Il était beaucoup plus efficace de mordre violemment et de maintenir la proie avec la mâchoire. Les scientifiques parlent même d'un phénomène de “use it or lose it” : “utilise-le ou perds-le”. En évolution, un organe qui devient moins utile peut progressivement diminuer au fil des générations. Les bras du T. rex auraient donc rétréci parce qu'ils n'étaient plus essentiels à la chasse.Cela ne veut pas dire qu'ils étaient totalement inutiles. Les bras du T. rex restaient étonnamment musclés et puissants pour leur taille. Mais ils n'étaient plus l'outil principal du prédateur.Finalement, les petits bras du T. rex racontent une grande histoire d'évolution : celle d'un animal dont la tête est devenue si redoutable qu'elle a littéralement remplacé ses membres antérieurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'essentiel à retenir sur les récentes et massives transactions financières de Donald Trump dans le secteur des technologies.Here's the key takeaway from Donald Trump's recent and massive financial transactions in the tech sector.Alors qu'il est à la tête du pays, il a récemment réalisé des opérations financières de plusieurs centaines de millions de dollars avec les plus grands groupes industriels et de la Silicon Valley, nous obligeant à nous poser de sérieuses questions sur les conflits d'intérêts au plus haut sommet de l'État.While leading the country, he recently conducted financial transactions worth several hundred million dollars with the largest industrial and Silicon Valley groups, forcing us to ask serious questions about conflicts of interest at the highest levels of government.Regardons l'ampleur de ces investissements technologiques, c'est juste colossal.Let's look at the scale of these tech investments; it's just colossal.On parle de mises entre 1 et 5 millions de dollars dans des mastodontes comme Amazon, Apple, Microsoft, Uber, Nvidia et Boeing.We're talking about bets of between $1 million and $5 million in giants like Amazon, Apple, Microsoft, Uber, Nvidia, and Boeing.Ces achats s'accompagnent de ventes encore plus massives, estimées entre 5 et 25 millions de dollars chez Microsoft, Amazon et Meta.These purchases are accompanied by even more massive sales, estimated at between $5 million and $25 million at Microsoft, Amazon, and Meta.Mais attendez, qu'a-t-il vendu exactement ?But wait, what exactly did he sell?Figurez-vous qu'on n'en a absolument aucune idée.Believe it or not, we have absolutely no idea.S'agit-il d'actions, d'obligations ou d'autre chose ?Is it stocks, bonds, or something else?Le grand public l'ignore totalement.The general public is totally unaware of it.Finalement, tout ça révèle la véritable illusion de la séparation des pouvoirs financiers.Ultimately, all this reveals the true illusion of the separation of financial powers.Alors oui, ces actifs sont placés dans un trust administré par son fils Donald Jr.So yes, these assets are placed in a trust managed by his son, Donald Jr.Mais soyons clairs sur un point crucial : ce trust est révocable.But let's be clear on one crucial point: this trust is revocable.Cela signifie que le président peut reprendre le contrôle direct de son immense fortune à la seconde où il le décide.This means the president can regain direct control of his immense fortune the second he decides to. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'essentiel à retenir aujourd'hui sur l'alerte à l'hantavirus aux États-Unis. Here is the essential information to remember today regarding the hantavirus alert in the United States.Alors, après la grosse frayeur provoquée par un foyer d'infection sur le navire de croisière MV Honduras, on sait enfin si ce virus a officiellement franchi les frontières américaines. So, after the major scare caused by an outbreak of infection on the cruise ship MV Honduras, we finally know if this virus has officially crossed American borders.Le bilan officiel est de zéro cas. The official toll is zero cases.Le passager américain qu'on suspectait au départ a été déclaré totalement négatif. The American passenger who was initially suspected has tested completely negative.Avec zéro symptôme, il a tout simplement quitté l'unité de confinement. With zero symptoms, he has simply left the confinement unit.Deuxièmement, 41 personnes restent aujourd'hui isolées et sous haute surveillance pendant 42 jours. Secondly, 41 people currently remain isolated and under high surveillance for 42 days.Ce groupe inclut des rapatriés et des cas contacts exposés en voyage, notamment sur un vol où une passagère, malheureusement décédée depuis, présentait des symptômes. This group includes repatriated individuals and contact cases exposed during travel, notably on a flight where a passenger, who has unfortunately since passed away, showed symptoms.Finalement, contrairement à la France qui teste tous les cas contacts par précaution, les États-Unis adoptent carrément la stratégie du guetteur. Finally, unlike France, which tests all contact cases as a precaution, the United States is flatly adopting a "watchman" strategy.Ils attendent patiemment l'apparition d'un symptôme avant d'agir. They are waiting patiently for a symptom to appear before taking action. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chaque année, au mois de mai, des millions de jardiniers scrutent le ciel avec inquiétude. Car arrivent les célèbres « saints de glace » : les 11, 12 et 13 mai, associés à saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais. Selon une vieille croyance populaire, ces journées marqueraient un dernier retour du froid avant l'arrivée définitive du printemps. Mais cette réputation est-elle vraiment fondée scientifiquement ?En réalité, la réponse est… oui et non.D'abord, il faut comprendre d'où vient cette croyance. Pendant des siècles, les paysans ont observé que le mois de mai était une période instable. On pouvait passer d'une douceur presque estivale à une brusque descente d'air froid. Or, ces refroidissements tardifs pouvaient détruire les cultures fragiles, comme la vigne ou les jeunes plants de légumes. Les saints de glace sont donc devenus un repère pratique transmis de génération en génération.Mais aujourd'hui, les météorologues ont des données précises. Et selon Météo-France, « ce phénomène est faux les deux tiers du temps ». Une vaste étude menée sur 130 stations météorologiques françaises entre 1951 et 2023 montre en effet que, dans 67 % des cas, les dernières gelées de l'année ont eu lieu… après les saints de glace.Autrement dit : contrairement à ce qu'affirme le dicton, le risque de gel ne disparaît pas magiquement après le 13 mai.Cela signifie-t-il que les saints de glace sont une pure superstition ? Pas complètement. Car le début du mois de mai reste une période météorologique particulière. À cette époque de l'année, l'atmosphère se réchauffe rapidement, mais l'océan Atlantique demeure encore froid. Ce contraste favorise parfois des descentes d'air polaire vers l'Europe occidentale. Résultat : des coups de froid tardifs peuvent effectivement survenir.Mais ces épisodes ne tombent pas systématiquement les 11, 12 et 13 mai. Certaines années, les saints de glace sont même très doux. En 2022 par exemple, la France connaissait une chaleur exceptionnelle pendant cette période. En revanche, en 2010, de vraies gelées avaient bien été observées dans plusieurs régions françaises.Le réchauffement climatique modifie aussi la situation. Les épisodes de gel tardif deviennent globalement moins fréquents et touchent des zones plus limitées qu'autrefois.Finalement, les saints de glace ne sont ni totalement un mythe, ni une loi scientifique. Ce sont surtout un héritage du savoir paysan : une règle empirique née de l'observation du climat, utile autrefois, mais beaucoup moins fiable qu'on ne l'imagine aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au menu de la troisième heure des GG du mardi 12 mai 2026 : Ligue des Champions, finalement pas de fanzone à Paris avec Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo.
Au cœur de ce château, cette salle résume à elle seule l'ambition politique de Louis XIV. Longue de plus de 70 mètres, bordée de miroirs étincelants et ouverte sur les jardins royaux, elle n'était pas seulement destinée à impressionner les visiteurs. Elle était surtout un gigantesque outil de propagande monarchique.Pour comprendre son importance, il faut revenir au XVIIe siècle. À cette époque, les miroirs sont des objets extrêmement rares et coûteux. La grande spécialiste européenne de leur fabrication est alors Venise, qui garde jalousement ses secrets techniques. Posséder quelques miroirs est déjà un luxe immense. Alors imaginez une galerie qui en contient plus de 350.Aussi, lorsque Louis XIV fait construire la Galerie des Glaces entre 1678 et 1684, il envoie un message clair au monde entier : la France est devenue la puissance dominante de l'Europe. Même le luxe le plus inaccessible peut désormais être produit au service du roi.Mais ce n'est pas tout. La galerie est aussi pensée comme une machine à mettre en scène le pouvoir.D'un côté, dix-sept immenses fenêtres donnent sur les jardins de Versailles. De l'autre, dix-sept arcades couvertes de miroirs reflètent la lumière du soleil dans toute la pièce. Résultat : lorsque le roi traverse la galerie, tout semble briller autour de lui. Ce n'est pas un hasard si Louis XIV se fait appeler le “Roi Soleil”. L'architecture entière participe à cette image presque divine du monarque.Et puis le plafond joue lui aussi un rôle politique. Il est recouvert de gigantesques peintures glorifiant les victoires militaires et les succès du règne de Louis XIV. Chaque détail rappelle que le roi est présenté comme un chef victorieux, puissant et choisi par Dieu.Enfin la Galerie des Glaces sert également de théâtre diplomatique. Les ambassadeurs étrangers y sont reçus avec un cérémonial minutieusement organisé. Le but est simple : éblouir les visiteurs pour affirmer la supériorité française.D'ailleurs cette salle restera un symbole du pouvoir bien après Louis XIV. En 1871, c'est dans cette galerie par exemple, que l'Empire allemand est proclamé après la défaite française face à la Prusse. Puis en 1919, le traité mettant officiellement fin à la Première Guerre mondiale y est signé.Finalement, la Galerie des Glaces n'est pas seulement une merveille artistique. C'est un décor conçu pour transformer le pouvoir en spectacle. À Versailles, même les miroirs avaient une mission politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pourquoi les dauphins ressemblent-ils autant aux requins alors qu'ils n'ont aucun lien proche de parenté ? Pourquoi les ailes des chauves-souris ressemblent-elles à celles des oiseaux alors que les unes sont des mammifères et les autres des descendants de dinosaures ? Ces ressemblances étonnantes s'expliquent par un phénomène fascinant : la convergence évolutive.La convergence évolutive désigne le fait que des espèces très éloignées peuvent développer indépendamment des caractéristiques similaires, simplement parce qu'elles sont confrontées aux mêmes problèmes dans leur environnement.Autrement dit : parfois, l'évolution “trouve” plusieurs fois les mêmes solutions.Prenons l'exemple des requins et des dauphins. Les requins sont des poissons apparus il y a plus de 400 millions d'années. Les dauphins, eux, sont des mammifères dont les ancêtres vivaient autrefois sur terre avant de retourner dans les océans. Pourtant, les deux ont fini par adopter un corps fuselé très proche, idéal pour nager rapidement. Ce n'est pas parce qu'ils descendent d'un ancêtre commun ressemblant à cela, mais parce que les lois de la physique imposent certaines formes efficaces dans l'eau.Même chose pour les ailes. Les oiseaux, les chauves-souris et même les ptérosaures — des reptiles volants aujourd'hui disparus — ont tous développé la capacité de voler séparément au cours de l'évolution. Leurs ailes remplissent la même fonction, mais leur structure osseuse reste différente.La convergence évolutive montre donc quelque chose de fondamental : l'évolution n'est pas totalement aléatoire. Les contraintes physiques, chimiques ou environnementales orientent souvent les êtres vivants vers des solutions comparables.Et ce phénomène est partout dans la nature.Les yeux, par exemple, sont apparus indépendamment plusieurs fois au cours de l'histoire du vivant. Les pieuvres possèdent des yeux étonnamment proches des nôtres, alors que leurs ancêtres ont divergé des vertébrés il y a plus de 500 millions d'années.Certaines plantes de déserts situés sur différents continents ont aussi développé des formes très similaires : tiges épaisses pour stocker l'eau, épines pour limiter l'évaporation… alors qu'elles n'appartiennent pas aux mêmes familles biologiques.La convergence évolutive fascine aussi les scientifiques parce qu'elle permet parfois de prédire certaines adaptations possibles. Si des conditions semblables apparaissent, certaines solutions biologiques ont plus de chances d'émerger.Et cette idée soulève une question vertigineuse : si la vie existait ailleurs dans l'univers, évoluerait-elle vers des formes comparables à celles que nous connaissons sur Terre ?Finalement, la convergence évolutive nous rappelle que la nature n'invente pas toujours des solutions infiniment différentes. Face aux mêmes défis, la vie semble souvent emprunter… les mêmes chemins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
"Insurrection" face au Rassemblement national au cas où le RN gagnerait l'élection présidentielle. C'est peut-être le mot qui fâche. Il a été employé par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. C'est le mot qu'ont revendiqué aussi d'une certaine manière les Insoumis. Pour Ruth Elkrief, c'est jouer avec le feu de la démocratie et c'est dangereux. "Les mots ont un sens", explique-t-elle. La règle d'or est inscrite dans la Constitution pour limiter les déficits à l'allemande. Lors du prochain quinquennat, un seuil sera franchi, celui de 100 milliards d'euros pour la charge annuelle du budget. Finalement, l'actuel président, de par son intempérance budgétaire, aura peut-être réussi à introduire en France une sorte de contrainte sur la dépense. D'après François Lenglet, le fond du problème, c'est la volonté politique, le souci du long terme et le refus de la démagogie de la part des gouvernants et des gouvernés. Il faut arrêter de résumer le national populisme à une anomalie. Les électeurs de Nigel Farage n'ont pas voté par hasard ou par snobisme. La plupart des gens qui ont voté pour ce trait national populiste sont des gens qui, depuis des générations, votaient travailliste et ils ont décidé que cela suffisait. Pour Abnousse Shalmani, c'est peut-être le néopopulisme de 2027. C'est qu'il apprend à gouverner localement avant de revendiquer nationalement, poursuit-elle. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors qu'il pensait la détester, Jack Lang se rend compte qu'il ressent un profond vide depuis qu'il se rend à des représentations sans Rachida Dati. Finalement, l'ancien ministre de la Culture aimerait bien la revoir se plaindre lors des spectacles ! Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La deuxième ronde ne s'est assurément pas amorcée comme on l'espérait chez les Canadiens de Montréal, qui ont subi une défaite de 4-2 contre les Sabres de Buffalo en lever de rideau. Est-ce qu'il s'agissait d'un simple faux pas? Les Sabres sont-ils une trop grosse commande pour la troupe de Martin St-Louis? Dans cet épisode du balado de LNH.com, les journalistes Nicolas Ducharme, Jean-François Chaumont et Guillaume Lepage reviennent sur cette première rencontre et vous expliquent ce qui a fait défaut chez les Canadiens.Nos journalistes y vont de pistes de solution pour le Tricolore afin de revenir en force pour le deuxième match, et soulignent que ce n'est pas le temps de céder à la panique dans le camp montréalais.Finalement, notre équipe discute de la loterie du repêchage 2026, qui a été remportée par les Maple Leafs de Toronto. Gavin McKenna sera-t-il le choix de la formation torontoise, et quelle sera la stratégie pour le nouveau duo de John Chayka et Mats Sundin quant à une possible reconstruction à la suite de l'obtention du premier choix?Bonne écoute!7:00 – Les Canadiens pris dans les émotions de la série contre le Lightning17:15 – La décision de laisser Jakub Dobes devant le filet28:45 – Le temps presse pour relancer Cole Caufield35:00 – Les ajustements nécessaires pour les Canadiens42:15 – Les Maple Leafs remportent la loterie du repêchage 2026
durée : 00:02:24 - France Inter sur le terrain - Le feuilleton a tenu en haleine bon nombre de commerces tout au long du mois d'avril, particulièrement chez les boulangers et fleuristes désireux d'ouvrir avec leurs salariés ce 1er mai. Finalement, ils peuvent ouvrir avec leurs salariés, il n'y aura pas de sanction. - réalisation : Luc Chemla Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On bosse. Beaucoup. Et pourtant, de plus en plus de gens se demandent : est-ce que la récompense vaut vraiment l'investissement ?Dans cet épisode, on parle du moment où le travail cesse de faire sens. Ce moment où la fatigue devient normale, où la réussite ne compense plus le coût qu'on a mis à être un "bon élément".Avec Séverine Bavon, autrice de Ciao les nazes (Robert Laffont) et de l'excellente newsletter CDLT, on démonte les mécanismes invisibles du travail : l'individualisation de la souffrance, la pression à performer, la dissonance entre ce qu'on vit et ce qu'on montre.Pourquoi on pense que le problème vient de nous ?Pourquoi on ne reconnaît pas assez qu'on travaille... pour l'argent ?Pourquoi on continue à jouer un jeu dont on connaît les limites ? Finalement, faut-il continuer à bosser comme... avant ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny
durée : 00:02:01 - France Inter sur le terrain - Jean-Claude Lecinse, 85 ans, le maire sortant de Lissy, petite commune de Seine-et-Marne, ne s'était pas présenté aux dernières élections municipales, tout comme les 371 habitants du village. Finalement, un scrutin municipal en retard l'oppose à une liste qui n'avait pas été déposée à temps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 22 avril 2026 - Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeurC'est un nouveau revirement du président américain, lui qui avait encore jugé en début de semaine « hautement improbable » une prolongation du cessez-le-feu. Finalement, Donald Trump a décidé unilatéralement mardi de prolonger jusqu'à nouvel ordre la trêve en cours avec l'Iran, affirmant sur son réseau social attendre que les différents courants du régime iranien, sécuritaires et politiques, parviennent à une « proposition unifiée ».Mais pour l'heure, les pourparlers entre Téhéran et Washington semblent au point mort. Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour un deuxième round de négociations, est resté aux États-Unis. L'Iran, en l'état, refuse d'envoyer une délégation à Islamabad pour y participer, exigeant la fin du blocus américain de ses ports.Parallèlement, sur Internet, depuis quelques heures, des internautes multiplient les moqueries contre le président américain sur les réseaux sociaux en Chine, après que ce dernier a laissé entendre que la Chine avait permis à l'Iran de reconstituer son stock d'armement. Les réseaux sociaux sont pourtant très contrôlés par les autorités chinoises. Toutefois, le clip généré par IA humiliant Donald Trump et les nombreux posts se moquant de lui n'ont pas été censurés.Aux États-Unis, la communication erratique du président américain fait également des remous, et alors que le conflit au Moyen-Orient s'enlise, une rumeur est devenue virale : le président américain aurait tenté d'activer les codes nucléaires avant d'en être empêché par le général Dan Caine. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Larry Johnson, ancien analyste de la CIA, invité d'un podcast animé par un ancien juge. Toutefois, il n'existe pour l'instant aucune preuve d'une telle altercation entre Donald Trump et son chef d'état-major des armées. L'initiateur de la rumeur, Larry Johnson, a lui-même admis sur son blog « ne pas savoir si cela est vrai ».Bien que l'incident des codes nucléaires ne soit absolument pas étayé, il interroge néanmoins : qui pourrait s'opposer à un tel ordre présidentiel ? Qui conseille Donald Trump ? Comment sont prises les décisions actuellement au sein de l'administration américaine ?Avec la guerre en Iran de plus en plus coûteuse pour les États-Unis, et de plus en plus impopulaire également, la presse américaine s'interroge ces derniers jours. Une enquête du Wall Street Journal, dans les coulisses de l'administration Trump, relate l'entrée en guerre décidée par Donald Trump en dépit des réserves exprimées autour de lui. Autre exemple qui montre la méfiance grandissante d'une partie de son administration : des conseillers auraient empêché sa présence au centre de commandement lors de l'opération de sauvetage des pilotes américains en Iran, l'estimant contre-productive, rapporte le WSJ.La Maison-Blanche a contesté cette version, mais cette mise à l'écart soulève des doutes jusque dans son camp quant à la capacité de Donald Trump à exercer pleinement ses fonctions présidentielles.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Frédéric ENCEL- - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis -IRIS- Paul GOGO ( en duplex) - Journaliste indépendant –Ancien correspondant à Moscou
durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - Le président américain n'a pas mis ses menaces à exécution hier soir.
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba est en prison en Afrique du Sud depuis le 13 avril. Et il devrait être fixé sur son sort à la fin du mois, le 29, le temps que la justice sud-africaine examine sa demande de libération. Kemi Seba est accusé de séjour illégal dans le pays, son visa de deux mois ayant expiré. Mais surtout, pointe Le Monde Afrique, « l'activiste, déchu de sa nationalité française et connu pour ses attaques contre l'impérialisme occidental en Afrique, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le Bénin, qui le soupçonne d'avoir soutenu la tentative de coup d'État du 7 décembre dernier. (…) À la tête d'un groupuscule baptisé Urgences panafricanistes, Kemi Seba, rappelle le journal, est un habitué des propos incendiaires à l'égard de la France et de sa politique sur le continent africain. Cela lui a déjà valu d'être expulsé ou refoulé de plusieurs pays du continent, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal ou encore la Guinée. » Le Bénin demande donc son extradition. Lundi, rapporte La Nouvelle Tribune à Cotonou, « le Procureur Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin, Mario Metonou, a précisé que Kemi Seba était sous le coup de deux mandats d'arrêt. Le premier, en date du 13 juin de l'année dernière, porte sur des faits de blanchiment de capitaux. Le second, en date du 12 décembre, concerne des faits d'apologie de crime ainsi que d'incitation à la haine et à la violence. » Détenteur d'un passeport diplomatique nigérien Le Journal du Niger rappelle que Kemi Seba bénéficie d'un passeport diplomatique nigérien. « À Niamey, on observe la situation, affirme le site nigérien. Le ministre Bakary Yaou Sangaré, ayant déjà certifié l'authenticité du passeport diplomatique de Kemi Seba, on attend désormais la décision de la justice sud-africaine. En tant qu'ambassadeur itinérant du Niger, Kemi bénéficie d'une protection légale. Finalement, l'audience du 29 avril sera cruciale, pointe encore Le Journal du Niger : elle dira si l'Afrique du Sud traite Kemi Seba comme un simple justiciable en infraction de séjour, ou comme un prisonnier politique dont le sort dépendra des équilibres diplomatiques entre Pretoria, Cotonou et Niamey. » Des accointances avec des groupes d'extrême droite ? Jeune Afrique, pour sa part, publie une longue enquête sur les « liaisons dangereuses » de Kemi Seba avec des groupes d'extrême droite et la galaxie russe. Une enquête qui « met au jour des liens avec des suprémacistes blancs et des connexions avec des réseaux proches de Moscou. » En effet, précise le site panafricain, « Kemi Seba a été interpellé dans un centre commercial du quartier de Brooklyn, à Pretoria, en compagnie de son fils, mais aussi d'un certain François Van der Merwe, un Sud-Africain membre d'un groupuscule suprémaciste blanc. Selon les autorités sud-africaines, Kemi Seba aurait chargé Van der Merwe d'organiser son exfiltration du pays. » Ce Sud-Africain aurait « des liens étroits avec la galaxie russe ultra-religieuse et anti-occidentale », pointe Jeune Afrique. La même mouvance « qui a entretenu des connexions avec Kemi Seba ces dernières années. » Barbouzeries ? D'après des sources proches de Kemi Seba, citées par Jeune Afrique, l'activiste « aurait été victime d'une “opération de barbouzerie“ montée “par les services de renseignements français et béninois“, et à laquelle auraient participé “des officines notamment basées en Côte d'Ivoire“. Une thèse également avancée par Hery Djehuty, coordinateur de l'ONG Urgences panafricanistes, dans un entretien diffusé hier sur les réseaux sociaux. Récusant tout lien entre Kemi Seba et le groupuscule suprémaciste blanc, il dénonce une “intoxication médiatique“. » Mais Jeune Afrique maintient ses informations : « l'exfiltration de Kemi Seba et de son fils était bel et bien préparée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en lien avec François van der Merwe. » Et le site panafricain de s'interroger : « Kemi Seba a-t-il tourné la page de ses anciennes amitiés d'extrême droite ? A-t-il coupé les ponts avec ses sponsors russes, comme l'affirment certains de ses proches ? Ou bien, au nom de la révolution qu'il défend et de ses intérêts politiques, continue-t-il d'entretenir des alliances contre nature ? La justice sud-africaine devrait contribuer à apporter un peu de lumière sur les zones d'ombre de l'activiste. »
Depuis le début de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli 1,3 million de réfugiés, parmi eux plus de 90% sont des femmes et des enfants. Ce conflit se caractérise par un extraordinaire niveau de violation des droits de l'homme, c'est la plus grande crise humanitaire de la planète selon l'ONU. Les récits de la guerre et des violences systémiques existent mais les regards sont moins souvent tournés vers les populations civiles qui arrivent dans les camps de réfugiés au Tchad dans un dénuement presque total et qui tentent de survivre. Dans un contexte de gel des financements américains et à l'approche des trois ans du conflit au Soudan, le Tchad fait face à de véritables défis socio-économiques pour apporter une réponse humanitaire aux réfugiés. Alors comment s'organise la vie dans les camps ? Dans une zone refuge, quelle économie informelle existe pour permettre aux réfugiés de travailler ? Quel accès à l'éducation est possible pour éviter une génération sacrifiée, et comment permettre aux enfants de trouver des espaces de paix et de cohésion ? L'arrivée massive et continue de réfugiés exerce une pression importante sur les communautés locales, elles-mêmes en grande précarité, et sur les ressources naturelles déjà limitées comme l'eau, le bois de chauffe et les terres arables. Alors quelle cohabitation est possible avec les populations tchadiennes ? Finalement, comment construire le dialogue et l'espoir pour ces réfugiés en exil dans ce contexte ? Reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé en février 2026 dans les camps de réfugiés d'Adré et de Farchana, dans la province du Ouaddaï qui accueille le plus grand nombre de populations exilées. En partenariat avec le Fonds Muskoka Programmation musicale : ► Sudani - Alsarah and The Nubatones.
Cheikh Bachir explique ici que la vision du Prophète PSL avait pour but de renforcer l'amour de Cheikhoul Khadim, car la proximité directe renforce la certitude plus que la simple foi intellectuelle. Comme dans le récit rapporté par al-Qushayrî, celui qui voit sans encore atteindre ressent une douleur plus profonde, mais aussi un désir spirituel plus intense, signe d'une élection divine.Le Cheikh fut ainsi élevé progressivement : il vit d'abord le Prophète derrière un voile, puis sans voile, ce qui le plongea dans une lumière spirituelle exceptionnelle. Cette vision marqua une étape décisive de son cheminement.Concernant les wird (litanies spirituelles), le texte explique qu'il n'y a pas contradiction dans leur usage. Le Cheikh commença par le wird qâdirî comme débutant, puis pratiqua d'autres wird après son éveil spirituel. Ces pratiques n'étaient pas des fins en soi, mais des moyens éducatifs et dévotionnels, respectant les règles de la voie et les maîtres qui les transmettaient.Après sa rencontre directe avec le Prophète ﷺ, il ne pratiqua plus les wird par nécessité spirituelle, mais par respect, discipline et fidélité à la Sunna. Finalement, le Prophète lui désigna le Coran comme wird éternel et les actes de l'islam comme nourriture spirituelle suffisante.Le texte conclut que le Cheikh atteignit les plus hauts degrés par une détermination exceptionnelle, une ascèse sincère et un effort constant, jusqu'à atteindre la plénitude spirituelle et la proximité divine.
Pour sa dernière chronique, Jean Yanne l'assure : en 2000, toutes les conneries doivent disparaître... Et le 21è siècle apportera avec lui merveilles et égalités. Finalement, en 2026, on est encore loin du compte... Chaque weekend en podcast, retrouvez "100 ans de conneries", par Jean Yanne. Pendant 4 mois, de septembre à décembre 1999, le sociétaire des "Grosses Têtes" tenait sur RTL une chronique quotidienne dans laquelle il faisait le bilan du siècle qui allait bientôt se terminer. Avec son humour féroce habituel, il s'est attaché à dénoncé la "connerie" humaine, vraie constante et révélatrice du XXème siècle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a encore deux semaines, les parlementaires républicains ne voulaient pas que Donald Trump envoie des troupes au sol en Iran sans l'aval du Congrès. Finalement, le Pentagone a accéléré le déploiement de près de 5.000 Marines. 2.500 sont déjà arrivés sur zone. Le Washington Post a dévoilé que ce plan de soldats sur le sol iranien était en réalité prêt depuis des semaines. Écoutez RTL autour du monde du 30 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodVoici le point rapide sur ce changement de cap absolument radical de la NASA pour la reconquête lunaire.Here is a quick update on this absolutely radical change of course by NASA for the lunar reconquest.Face aux retards colossaux et à une pression internationale énorme, le programme Artemis revoit complètement ses priorités pour aller à l'essentiel.Faced with colossal delays and enormous international pressure, the Artemis program is completely revising its priorities to get to the basics.Premièrement, le nouveau patron de la NASA, Jared Isaacman, met le fameux projet de station orbitale Gateway sur pause.First, the new head of NASA, Jared Isaacman, is putting the famous Gateway orbital station project on hold.L'idée, c'est vraiment de se concentrer sur une présence humaine durable, mais cette fois directement à la surface de la Lune.The idea is really to focus on a sustainable human presence, but this time directly on the surface of the Moon.Pourquoi ce revirement soudain ?Why this sudden reversal?Eh bien, c'est la réalité financière, tout simplement.Well, it's quite simply the financial reality.Le projet Gateway accumulait les retards et devenait un véritable gouffre.The Gateway project was accumulating delays and becoming a real money pit.La priorité absolue maintenant, c'est de bâtir ce camp de base près du pôle sud lunaire.The top priority now is to build this base camp near the lunar south pole.Et c'est un choix crucial, hein, puisqu'on y a confirmé la présence d'eau glacée, ce qui est juste indispensable pour préparer nos futures missions vers Mars.And it's a crucial choice, as the presence of ice water has been confirmed there, which is just essential for preparing our future missions to Mars.Finalement, il y a une véritable urgence géopolitique derrière tout ça.Ultimately, there is a real geopolitical urgency behind all this.Si la NASA simplifie ses plans, c'est pour faire face à la pression énorme de la Chine.If NASA is simplifying its plans, it's to face the enormous pressure from China. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'essentiel sur la condamnation historique d'Instagram et YouTube concernant la santé mentale des jeunes.Here is the essential information on the historic conviction of Instagram and YouTube regarding the mental health of young people.Pour la toute première fois, un jury américain a jugé ces géants de la tech directement responsables de l'addiction d'une adolescente, créant ainsi un précédent juridique absolument monumental.For the very first time, an American jury has found these tech giants directly responsible for a teenager's addiction, thus creating an absolutely monumental legal precedent.Alors, premièrement, penchons-nous sur les faits.So, first, let's look at the facts.Imaginez un peu, Kylie, 20 ans, vient d'obtenir 6 millions de dollars.Just imagine, Kylie, 20 years old, has just obtained 6 million dollars.Elle a sombré dans la dépression suite à une addiction hyper précoce, on parle de YouTube à 6 ans et d'Instagram en cachette à 9 ans.She sank into depression following a very early addiction; we're talking about YouTube at 6 years old and Instagram secretly at 9.Le jury a donc tranché : Meta est tenu responsable à 70% et Google à 30%.The jury has therefore ruled: Meta is held 70% responsible and Google 30%.Ils ont même ajouté 3 millions en dommages punitifs pour sanctionner un comportement qu'ils jugent délibérément frauduleux.They even added 3 million in punitive damages to punish behavior they deem deliberately fraudulent.C'est fou, non ?It's crazy, right?Évidemment, Meta et Google font appel.Obviously, Meta and Google are appealing.Meta se défend en affirmant que la santé mentale est bien trop complexe pour blâmer une seule application.Meta defends itself by asserting that mental health is far too complex to blame a single application.Google, de son côté, essaie de s'en sortir en disant que YouTube n'est pas un réseau social mais juste du streaming responsable.Google, for its part, is trying to get out of it by saying that YouTube is not a social network but just responsible streaming.Finalement, préparez-vous à l'effet domino.Finally, get ready for the domino effect.Ce verdict, c'est un véritable crash-test qui va servir de référence pour des milliers d'autres familles.This verdict is a real crash test that will serve as a reference for thousands of other families. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Jusqu'ici inconnu du grand public, l'élection n'était pas gagnée d'avance pour le socialiste et ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire. Les sondages laissaient penser que la victoire pour la mairie de Paris allait se jouer à quelques points. Finalement le candidat d'union de la gauche (hors LFI) s'est imposé nettement avec 50,5 % des voix, contre 41,5 % pour la candidate de la droite, Rachida Dati. L'insoumise Sophia Chikirou est arrivée en troisième position avec 8 % des voix.Qui est Emmanuel Grégoire ? Pourquoi la maire sortante Anne Hidalgo ne l'a pas aidé ? Comment s'est-il imposé, et comment a-t-il mené cette campagne ? Réponses dans Code source aujourd'hui avec trois journalistes du Parisien : Marcelo Wesfreid de notre service politique, Marie-Anne Gairaud qui a longtemps suivi la politique à Paris et Elie Julien, qui a couvert les municipales 2026 dans la capitale. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : LP / Fred Dugit. Archives : BFM TV, France TV, INA et France 24. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.