Podcasts about finalement

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Les Grosses Têtes
LE MEILLEUR DE LA SAISON - Nikos Aliagas triche en pleine émission

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 3:15


REDIFF - Il pensait bien faire en trouvant la réponse sur son téléphone... Finalement, Nikos Aliagas va devoir faire un chèque pour l'auditeur qui aurait pu remporter 300 €. Fous rires, réponses inattendues, nouvelles rencontres, redécouvrez cet été les meilleurs moments de cette saison 2025-2026 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
Tommy Recco, tueur de sang froid

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 42:01


Tommy Recco est l'un des plus anciens détenus de France. Son parcours criminel débute en octobre 1960, lorsqu'il assassine son parrain, un garde maritime, afin d'éviter une amende liée à la pêche à la dynamite. Par conséquent, il est condamné en décembre 1962 à la réclusion criminelle à perpétuité. Cependant, il est libéré en novembre 1977 pour bonne conduite. Néanmoins, il récidive rapidement. En décembre 1979, il commet un braquage sanglant au supermarché Mammouth de Béziers. Il tue trois caissières d'une balle dans la nuque pour dérober 700 000 francs. En janvier 1980, dans la Carqueiranne dans le Var, Tommy Recco veut acheter une arme. Le vendeur refuse, les deux hommes se disputent et Recco l'abat. Un voisin arrive pour aider, mais il est tué à son tour. Enfin, la fille du vendeur, âgée de onze ans, est également assassinée pour qu'elle ne témoigne pas. Ainsi, afin de comprendre son mobile les experts psychiatriques l'identifient. Il le caractérise comme un homme violent et impulsif qui le conduit à des flambées de violence incontrôlée. Il est donc condamné en juin 1983 à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de dix-huit ans. Il reste alors incarcéré de 1980 à 2025, principalement au centre de détention de Borgo en Haute-Corse, malgré 22 demandes de libération conditionnelle. En 2023, il saisit la Cour européenne des droits de l'homme, aussi sans succès. Finalement, le 20 novembre 2025, il décède à l'hôpital de Marseille suite à un cancer. Il a donc passé 62 années de sa vie en prison, ce qui en faisait le plus vieux détenu de France au moment de sa mort.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage France
Réparer pour avancer: des jeunes en difficulté se remettent en selle en réparant des vélos

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 4:05


Il y a quelques jours, les résultats du bac 2026 tombaient. Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce sont des « décrocheurs », des jeunes décrochés du système scolaire. En leur permettant de se former à la mécanique vélo, Mathieu Bertrand, professeur au lycée professionnel Camille-Jenatzy à Paris, a permis à sept jeunes adultes de se remettre en selle. Dans cet atelier d'un établissement d'enseignement adapté, se joue leur reconstruction. Il s'agit de « réparer » pour avancer.  « La béquille ne se positionne pas exactement comme il faut. En théorie, il faudrait qu'elle soit vraiment comme ça. D'accord, c'est une béquille qui est centrale, qui vient entourer la roue arrière, donc à droite et à gauche. » Voilà pour la consigne donnée par Mathieu Bertrand, professeur en mécanique vélo, à l'un de ses élèves. Cheveux roux longs et ondulés, barbe et lunettes, Kylian fronce les sourcils. « J'ai déjà ma petite idée. Peut-être la béquille desserrée ou éventuellement une plaque qui sert de butée, la béquille à redresser qui s'est tordue avec le temps et le poids du vélo », murmure-t-il. À 19 ans, Kylian a rencontré des difficultés scolaires : « Je suis dyslexique, dyscalculique, dysorthographique, dyspraxique. J'ai jamais été du tout un bon élève en cours. La seule matière dans laquelle j'étais bon, c'était l'histoire et l'art plastique. Sinon, tout le reste, j'étais très mauvais. » Réparer les vélos lui apporte beaucoup. « Cela m'a beaucoup aidé à être plus précis dans mes gestes », confie-t-il. Et pour le jeune homme, la satisfaction est aussi celle de donner une seconde vie à un vieux biclou. « J'ai pu remettre en état des vélos qui étaient bons pour la déchetterie », raconte-t-il. Kylian, Ousmane, Abou et les autres sont sept à suivre cette formation au lycée Camille Jenatzy, à Paris. Leur point commun ? Un décrochage scolaire ou un parcours migratoire difficile. « Il nous a montré beaucoup de choses, même si ce n'est pas à l'école ici. Nous sommes tous heureux », résume l'un d'eux. « Il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main » Celui qui est décrit et tellement respecté, c'est Mathieu Bertrand, le professeur en mécanique cycle. Il explique que dans cet atelier, on ne répare pas que les vélos. « Finalement, la mécanique vélo, c'est l'excuse, mais le truc, c'est plutôt les raccrocher. Moi, ce que je trouve assez cool dans le fait de réparer des vélos, c'est qu'il y a le sentiment du travail accompli, c'est valorisant. Déjà, ça leur prouve qu'ils sont capables de faire des choses, et ça, c'est pas rien. Après, moi, ce que je trouve important dans cette formation, il y a un gros travail à faire sur l'assiduité, le fait d'être à l'heure, etc. Les rendre responsables de la vie de la classe également. » Sourire en grand écart, vêtu d'un maillot de foot ce jour-là, Abou, 18 ans, se souvient : petit garçon, il avait déjà touché à la mécanique dans le garage tout près de la maison. Auprès du professeur Mathieu Bertrand, il apprend la rigueur. « Ici, il a appris à écrire les noms des pièces parce qu'en Afrique, on prononce pas les noms correctement. En France, chaque pièce, tu dois l'appeler par son nom. Par exemple, quand on dit ''dérailleur'', on doit dire ''tendeur'' », explique-t-il. Derrière la caméra, l'œil bienveillant de Moa Khouas suit ces jeunes et prépare un documentaire. « ​​​​​​​Ce qui me touche dans le projet, c'est de se dire que tout n'est pas perdu et qu'il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main, en fait. Quelque part, je me reconnais en eux. Je crois en la méritocratie. C'est une croyance profonde, et je trouve que ce que fait monsieur Mathieu Bertrand, c'est vraiment incroyable ​​​​​​​: donner son temps et donner plus que son temps. C'est vraiment une personne incroyable, un professeur qui te marquera à vie », témoigne-t-il. Ce programme de réinsertion est une réussite : certains continueront de se former, tandis que d'autres ont déjà une promesse d'embauche.

Estelle Midi
Défaite des Bleus : sommes-nous finalement un pays de footix ? - 15/07

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 17:23


Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

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Le condensé des Amateurs de sports
«Je suis très heureux en ce moment, je peux finalement vivre des choses avec ma famille» -Luc Brodeur-Jourdain

Le condensé des Amateurs de sports

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 40:23


Écoutez Luc-Brodeur Jourdain, ancien joueur et entraîneur de ligne offensive chez les Alouettes de Montréal, de passage en studio avec Éric Hoziel aux Amateurs de Sports. Au cours de cette entrevue, entre autres : la fabuleuse anecdote entourant la naissance de son fils (petit indice : les Alouettes jouaient cette journée-là..), Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Julien Cazarre
Le rêve américain avec Cazarre c'est quoi finalement ? – 13/07

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 7:42


Make Cazarre enchaîné great again de 16h30 à 17h30 en direct du Flora Caffé avec Julien Cazarre & Jean-Christophe Drouet.

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
La traque de l'homme aux cartons

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 44:36


Entre 1995 et 1996, un prédateur sexuel agresse 34 fillettes à Paris. Les policiers le surnomment « l'homme au carton » en raison de son mode opératoire particulier. Il aborde ses jeunes victimes dans la rue ou à proximité de leur domicile, puis leur demande de l'aider à transporter des cartons. Par la suite, il entraîne les fillettes dans une cave, un escalier ou à l'intérieur de leur immeuble pour les agresser. Durant cette période, les enquêteurs reçoivent de nombreuses plaintes. C'est alors qu'ils comprennent rapidement qu'ils recherchent un seul et même individu : l'homme au carton. Cependant, l'enquête s'avère extrêmement complexe. À cette époque, les moyens techniques modernes comme l'ADN exploitable ou la vidéosurveillance n'existent pas encore. Pendant 18 mois, la brigade des mineurs déploie des dizaines de policiers dans l'espoir d'identifier le coupable. Finalement, un détail crucial fait basculer l'affaire. Une empreinte digitale est retrouvée sur un verre d'eau utilisé par l'agresseur. Grâce à cette trace, les policiers remontent jusqu'à lui et font une découverte stupéfiante. Il était déjà incarcéré pour une autre affaire et profitait de ses permissions de sortie pour commettre ces agressions. Il a été donc condamné à 30 ans de réclusion criminelle, en 2000.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

LITTLE BIG THINGS
Jonathan Userovici - Les secrets du 1er investisseur de Mistral

LITTLE BIG THINGS

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 106:54


Jonathan Userovici observe la tech et le venture capital depuis plus de 10 ans.À 33 ans, il fait partie d'une nouvelle génération d'investisseurs qui a vu évoluer les derniers grands cycles technologiques.Au départ, il devait rester seulement 3 mois chez Idinvest.Finalement, il n'a jamais quitté le monde du VC.Dans cet épisode, il raconte ce qui a changé en une décennie.Il y a 10 ans, beaucoup de startups se construisaient en modernisant de vieux marchés.On prenait un acteur historique, souvent lent et peu digitalisé, puis on créait une version plus simple, plus rapide et plus moderne.Aujourd'hui, l'IA bouleverse complètement cette logique.Quand tout le monde peut créer plus vite, la vraie question est qu'est-ce qui aura encore de la valeur demain ?Jonathan prend notamment l'exemple de Lovable, symbole d'une nouvelle génération de produits très simples à utiliser, mais qui reposent aussi sur des technologies déjà existantes.Dans ce nouveau monde, les investisseurs ne regardent plus seulement l'idée ou le marché.Ils regardent surtout la vitesse d'exécution, la capacité à avancer vite, à recruter, tester, vendre et itérer sans attendre que tout soit parfait.Ce sont les High Agency Founders.Des fondateurs capables de faire bouger leur boîte sur tous les fronts.L'épisode aborde aussi l'avenir du travail, les métiers qui vont disparaître, et la place de l'humain dans un monde post-IA.Avec Headline, Jonathan accompagne des startups européennes dans leurs différents stades de développement.Le fonds gère plus de 5 milliards d'euros, compte plus de 100 collaborateurs et investit partout en Europe.Pour lui, une grande boîte peut naître en France.Mais pour devenir un géant mondial, elle doit très vite penser au-delà de son marché local.Bonne écoute !===========================

AZIMUT
Message aux auditeurs : le bilan de l'année 2025-2026

AZIMUT

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 15:10


Depuis septembre, il s'est passé beaucoup de choses.Beaucoup de choses dans ma vie de maman, dans ma vie d'entrepreneure, dans ma vie de créatrice de contenus, et dans cette zone un peu floue où tout se mélange parfois : les enfants, le travail, les projets, les chiens, l'île d'Yeu, les tableaux, les podcasts, les partenaires, les maths du week-end et les grandes questions d'orientation.Alors, avant de plonger dans mon rythme estival, j'avais envie de vous partager un bilan un peu plus personnel. Pas un bilan parfait, pas un bilan lissé. Un bilan de vraie vie.Cette année, Timothée est entré en seconde.À sa demande, il a intégré une pension à Rouen. Il avait déjà connu l'internat, mais dans un contexte très différent : une année passée en Angleterre, avec une pension qui ressemblait davantage à ce que l'on imagine d'un boarding school britannique. Des terrains de sport sur herbe, plusieurs heures d'activité physique par jour, un cadre très structuré autour du sport.En France, la réalité a été différente. La pension, ici, c'est plutôt foot dans la cour de récréation entre deux études, puis encore un peu de foot après le dîner.Ce n'est pas exactement la même intensité.Alors Timothée s'est adapté à sa façon. Il s'est replié sur la salle de gym. Ce n'était pas ce qu'il avait imaginé, mais il a trouvé un espace qui lui convenait davantage.Sur le plan scolaire, disons les choses simplement : peut mieux faire.Ou, si je choisis la version plus positive : des progrès à poursuivre.Et là encore, je retrouve quelque chose que je vois souvent chez les jeunes que nous évoquons dans AZIMUT : l'orientation ne se construit pas seulement avec des notes, des bulletins et des choix de spécialités. Elle se construit aussi dans la manière dont un adolescent apprend, travaille, résiste, contourne, se remotive, ou non.Cette année, Timothée a aussi creusé une piste : le droit.L'intérêt était né à la rentrée, lors de la visite d'un salon. Il avait accroché. Alors nous avons pris cette piste au sérieux. Il a fait trois stages pour explorer cet univers.Trois stages, ce n'est pas rien.Et finalement, conclusion : le droit ne lui plaît pas vraiment. Ou plutôt, ce n'est pas seulement que le contenu ne lui plaît pas. C'est que cela ne correspond pas à sa manière d'apprendre, à sa manière d'entrer dans les études, à sa façon d'appréhender le travail intellectuel.Et c'est une information très précieuse.Un stage qui permet de dire “non”, ce n'est pas un stage raté. C'est au contraire un stage utile. Il évite de construire un projet sur une idée abstraite, sur une image séduisante, ou sur un malentendu.Son stage de seconde, lui, se fera dans un hôtel, pendant quinze jours.C'est l'autre secteur qui l'avait interpellé cette année. Et j'ai bon espoir que cet univers lui corresponde davantage : la variété des tâches, le rythme, le dynamisme, le contact, le concret.Évidemment, je ne vais pas en tirer des conclusions avant qu'il ait vécu l'expérience. Ce serait exactement l'erreur que l'on essaie d'éviter en orientation : décider trop vite, sur une image ou une intuition. Mais cette piste mérite clairement d'être testée.J'ai déjà en tête quelques journées portes ouvertes à faire avec lui l'année prochaine, pour aller voir de plus près certaines formations, comprendre les attendus, observer les lieux, sentir les ambiances.D'ailleurs, je vous le rappelle au passage : le calendrier de l'orientation AZIMUT est toujours disponible. Je sais qu'il vous plaît beaucoup, et je comprends pourquoi. Quand on accompagne un adolescent, on a besoin de repères dans l'année : les salons, les journées portes ouvertes, les échéances Parcoursup, les choix de spécialités, les stages, les temps forts à ne pas rater. Sans calendrier, on subit. Avec un calendrier, on anticipe un peu mieux.Il y a eu aussi une semaine d'essai pour un job d'été chez un poissonnier. Finalement, ce sera un autre job cet été. Là encore : on teste, on ajuste, on avance.Et puis il y a eu les amis, les fêtes, les discussions, les petits décrochages, les reprises, et maman qui se colle aux maths le week-end pour accompagner son fiston.Je dois être honnête : je sens que j'ai atteint mes limites en maths.Je peux encore soutenir, encourager, aider à reprendre les bases, mais je vois bien que je ne suis plus très loin du moment où il faudra passer le relais.Timothée passe donc en première générale avec les spécialités maths, SES et LLCE.On verra ce que cette combinaison donnera. Elle a sa cohérence, mais elle demandera du travail. Pas du travail fantasmé. Du vrai travail. Régulier. Concret. Celui que les adolescents n'ont pas toujours envie de fournir, et que les parents ne peuvent pas faire à leur place.De son côté, Charlotte est entrée dans une autre phase.Après presque dix-huit mois à l'étranger — un petit boulot au Royaume-Uni, un échange universitaire en Finlande, puis un stage en Australie — je suis très contente de l'avoir récupérée à la maison.Elle est maintenant en apprentissage, avec un rythme de trois semaines en entreprise et une semaine en cours.Et clairement, ce format lui convient bien.Charlotte, c'est ma petite working girl. Elle aime être dans l'action, dans le concret, dans les projets. Elle s'épanouit dans la communication et l'événementiel. L'alternance lui permet de relier les études au terrain, de progresser dans un environnement professionnel, de prendre sa place.Là encore, je vois quelque chose qui me semble essentiel en orientation : il n'y a pas seulement la question de la filière. Il y a la question du format.Certains jeunes ont besoin d'université, de temps long, de théorie, de recherche. D'autres ont besoin de concret, d'entreprise, de rythme, de responsabilités, de missions réelles. Le bon choix n'est pas seulement “quoi étudier ?” mais aussi “dans quel cadre vais-je réussir à apprendre et à grandir ?”Et pendant que les enfants avancent, la maison, elle, continue de vivre.Nous avions déjà Poppy, notre labrador noire, qui aura cinq ans cet été. Poppy est calme, douce, posée.Et puis nous avons accueilli Onyx, une femelle cocker, qui est tout sauf calme.Pourquoi avons-nous fait cela ?Je ne sais pas très bien.Est-ce que je regrette ? Non.Enfin… parfois.Disons que c'est vivant. Très vivant.De mon côté, je poursuis aussi mon rythme d'une semaine par mois passée à l'île d'Yeu. C'est mon sas. J'y vais pour décompresser, travailler à distance, retrouver un autre rythme, et créer mes tableaux.J'ai eu une exposition à la Toussaint. Sous la tempête et dans le froid. Je vous le confirme : exposer à l'île d'Yeu à la Toussaint, ce n'est pas exactement la même ambiance qu'en plein été.Mais je continue.Et je vous donne d'ailleurs rendez-vous cet été à Saint-Sauveur, à l'île d'Yeu, entre le 25 juillet et le 8 août, si vous êtes dans le coin.Et si vous voulez découvrir cette autre facette de mon travail, mon site est perrinec.com. C'est mon site de "Perrine déchire".Côté entrepreneurial, mon mari avance très fort avec sa startup, Merci Prosper.Il s'appuie sur des levées de fonds pour faire démarrer la fusée. C'est impressionnant à observer. Il y a une ambition, une vitesse, une mécanique de croissance très particulière.Avec AZIMUT, le modèle est différent.Je compte davantage sur mes propres ressources, mes propres fonds, mes propres équilibres. C'est forcément moins rapide. Moins spectaculaire. Parfois plus frustrant.Mais c'est aussi une construction patiente, solide, cohérente avec ce que je veux défendre : un média utile, indépendant, accessible, au service des parents et des jeunes.AZIMUT se porte bien.Il y a eu aussi une petite déconvenue avec une alternante que je n'ai pas gardée. Je crois que le recrutement n'a jamais été mon point fort. Je suis sans doute trop dans l'affectif. Je veux croire, accompagner, donner sa chance. Mais diriger une activité, c'est aussi savoir poser un cadre, évaluer lucidement, décider vite quand cela ne fonctionne pas.À l'inverse, j'ai eu une grande joie cette année : apprendre qu'Alexia, mon ancienne alternante, s'installait en freelance.Elle travaille désormais chaque mois une partie de son temps sur AZIMUT. Vous l'avez peut-être même entendue dans certains épisodes, notamment dans la série sur le Crous.Et cela me réjouit beaucoup, parce qu'il y a là une vraie continuité. Une relation professionnelle qui évolue, qui mûrit, qui trouve une nouvelle forme.Sur AZIMUT, nous avons tenu notre calendrier éditorial.Chaque semaine, vous avez pu retrouver de nouvelles thématiques, de nouveaux articles, de nouveaux épisodes de podcast, des republications, des ressources, et cette newsletter que je prends toujours autant de plaisir à écrire.Nous approchons maintenant des 1 000 épisodes diffusés.Forcément, cela change aussi notre manière de travailler.Nous recevons moins de textes proposés spontanément par les professionnels de l'orientation, parce que beaucoup de sujets ont déjà été abordés. Nous nous appuyons davantage sur notre propre ligne éditoriale, sur les besoins que nous identifions chez les parents, sur les questions qui reviennent, et aussi, oui, sur l'IA.Je préfère le dire clairement.Nous utilisons régulièrement l'intelligence artificielle pour nous assister dans la production de contenus. Pour structurer, reformuler, préparer, comparer, gagner du temps.Mais jamais sans relecture humaine. Jamais sans vérification. Jamais sans recul.L'IA peut aider à produire. Elle ne remplace pas le discernement, l'expérience, la responsabilité éditoriale.Cette année, de nouveaux guides sont venus enrichir la bibliothèque des téléchargeables, notamment deux guides consacrés à l'IA et à l'orientation.Et puis il y a aussi eu un autre gros chantier, plus discret mais très important pour moi : l'écriture d'un livre, dont la publication est prévue en janvier chez Hachette. Là encore, c'est une nouvelle manière de transmettre ce que nous construisons depuis plusieurs années : des repères clairs, concrets, accessibles, pour aider les parents à accompagner l'orientation de leurs enfants sans se perdre dans la complexité du système.Presque simultanément, nous avons lancé l'annuaire des professionnels de l'orientation.C'était l'un des derniers grands services inscrits dans notre feuille de route. Je le trouve vraiment utile et pratique. Il permet aux familles de trouver plus facilement des professionnels référencés, selon leurs besoins, leur localisation, leur approche.Maintenant, il faut que ce service trouve ses utilisateurs et ses clients.C'est souvent cela, l'entrepreneuriat : on imagine, on construit, on lance, puis commence une autre étape, parfois moins visible mais décisive. Faire connaître. Faire adopter. Faire vivre.En parlant de clients, nos partenaires sont de plus en plus nombreux.Nous avons proposé cette année de beaux épisodes d'interviews pour présenter des écoles, des formations, des parcours, des témoignages d'alumni.Ces épisodes sont toujours clairement mentionnés comme sponsorisés.Et je tiens à le redire : nous conservons notre indépendance éditoriale et notre recul. Un partenariat ne signifie pas que nous renonçons à notre exigence.Mais ces partenariats sont aussi ce qui nous permet de rémunérer Alexia, de me rémunérer, et de continuer à proposer gratuitement un grand nombre de contenus et de services aux familles.C'est un équilibre économique. Il n'est pas magique. Il repose sur du travail, de la confiance, de la transparence.Nous avons aussi proposé plusieurs webinaires et lancé un nouveau format de contenu qui me plaît beaucoup : il repose sur les vraies questions des parents. Je réponds à des problématiques concrètes tout en enregistrant la séance, pour que d'autres puissent ensuite en bénéficier.Parce que très souvent, la question d'un parent rejoint celle de beaucoup d'autres.Derrière un cas particulier, il y a souvent un enjeu plus large : comment aider sans prendre le contrôle ? Comment accompagner sans projeter ses propres peurs ? Comment soutenir un jeune qui doute ? Comment trier les informations ? Comment décider sans chercher une garantie impossible ?Et c'est peut-être cela, au fond, le fil rouge de cette année.Côté famille comme côté AZIMUT, rien ne s'est passé exactement comme prévu.Timothée a exploré le droit, puis a compris que ce n'était probablement pas sa voie. Il va maintenant tester l'hôtellerie, autre piste qui l'a interpellé.Charlotte a trouvé dans l'alternance un format qui lui correspond.J'ai encore mes limites en maths, en recrutement, en patience parfois.AZIMUT avance, mais pas à la vitesse d'une startup financée par levée de fonds.Les chiens ne sont pas tous calmes.Les expositions à l'île d'Yeu ne se font pas toujours sous le soleil.Et pourtant, tout cela avance.Pas de façon parfaitement linéaire. Pas de façon parfaitement maîtrisée. Mais avec du mouvement, des apprentissages, des ajustements, des décisions, des essais.Et si je devais relier tout cela à l'orientation, je dirais ceci : on surestime souvent les grands choix, et on sous-estime les petites expériences.Un stage. Une semaine d'essai. Une journée portes ouvertes. Une spécialité qui résiste. Un format d'études qui convient mieux qu'un autre. Une discussion du dimanche soir. Une difficulté en maths. Une envie qui tombe. Une autre qui apparaît.C'est souvent là que les choses se jouent.Pas dans la grande révélation. Pas dans le projet parfait. Mais dans la capacité à observer ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui donne de l'énergie, ce qui en retire, ce qui est réaliste, ce qui ne l'est pas.C'est bientôt le moment pour moi de faire une pause estivale.Je vais ralentir un peu, retrouver l'île d'Yeu, mes tableaux, ma famille, mes chiens — même Onyx — et préparer la suite.Bravo pour votre présence auprès des jeunes : vos enfants, vos élèves, vos étudiants, les adolescents que vous accompagnez.Ce n'est pas toujours simple. Ce n'est pas toujours gratifiant immédiatement. Ce n'est pas toujours fluide.Mais cette présence compte.Et parfois, même quand on a l'impression de ne pas faire grand-chose, on aide déjà un jeune à avancer.Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été.AZIMUT Parlons Orientation aide les parents à accompagner leur enfant dans ses choix d'orientation, du collège à Parcoursup.Sur azimut-orientation.com, vous trouverez :des articles pour comprendre les étapes de l'orientation ;des podcasts courts pour avancer sans se noyer dans les informations ;des guides pratiques à télécharger ;des webinaires et ateliers pour approfondir les sujets clés ;un calendrier de l'orientation pour ne pas rater les grandes échéances ;un annuaire de professionnels de l'orientation pour trouver un accompagnement adapté.Pour recevoir chaque semaine nos conseils, nos ressources et les actualités utiles pour accompagner votre enfant, abonnez-vous à la newsletter AZIMUT.Et si cet épisode vous a été utile, parlez d'AZIMUT autour de vous et laissez-nous une note sur votre plateforme d'écoute : cela aide d'autres familles à nous trouver.Hébergé par Audiomeans. 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Parlons-Nous
Rupture : Léa a décidé de rompre car elle se sentait trop seule dans son couple

Parlons-Nous

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 27:13


REDIFF - Léa a appelé pour donner des nouvelles de sa relation de couple qui durait depuis quatre ans. Elle se sentait seule malgré la présence de son compagnon, qui ne parvenait pas à répondre à ses attentes de proximité et d'engagement. Finalement, elle a décidé de rompre, réalisant que cette relation ne lui convenait plus. Cet été, retrouvez en podcast les cas marquants de la saison de 'Parlons-nous', et les 'Parlons encore' animés par Paul Delair et Caroline Dublanche pour approndir certaines thématiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Le ministre congolais Patrick Muyaya: «Nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 5:21


Il est le Grand invité Afrique de RFI ce mercredi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, répond aux questions de Patient Ligodi, au lendemain du discours de Félix Tshisekedi sur l'état de la nation. Riposte contre Ebola, accords de paix de Washington et de Doha, saisine de la Cour internationale de Justice contre le Rwanda : le chef de l'État congolais a multiplié les annonces. Nous reviendrons aussi sur l'interdiction de sortie du territoire visant l'opposant Delly Sesanga, sur le débat autour de la révision constitutionnelle, et sur la candidature congolaise à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). RFI : Félix Tshisekedi a déclaré qu'Ebola n'est ni une rumeur, ni une honte, et qu'elle exige responsabilité, solidarité et vérité. Quand se rendra-t-il à Bunia pour incarner justement cette solidarité sur le terrain ?  Patrick Muyaya : Dès que les conditions seront réunies, n'oubliez pas que lorsque le Président de la République se déplace, il se déplace avec une logistique particulière qui implique par exemple d'avoir un dispositif sécuritaire assez élevé en termes de chiffres. Justement, ici, le risque, ce ne serait peut-être pas le président ou sa délégation directement, mais tous les dépendants qui pourront être dans une ville où il y a encore les virus qui circulent. Ça veut dire qu'il va se rendre ? Bien sûr que le président de la République s'y rendra. La question des accords de paix et comment on explique, par exemple, le fait qu'aujourd'hui encore, sur le terrain, particulièrement dans la zone de Minembwe, il y a l'armée congolaise et ses alliés qui continuent à bombarder certaines zones ? Bon, écoutez, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas parce que nous sommes engagés dans un processus de paix que nous ne devons pas répondre à notre devoir régalien de protection de nos populations. Sur Minembwe, on en parle beaucoup, mais il se passe des choses inacceptables à Minembwe. Je pourrais vous partager des images sur lesquelles le Rwanda utilise les ambulances pour transporter des drones et faire des attaques en partant de l'utilisation des matériels médicaux d'une ambulance. C'est une accusation grave. C'est une accusation qui est étayée. C'est un crime de guerre. Est-ce que cette accusation est portée à la médiation ? Évidemment, il existe des mécanismes qui rapportent évidemment tous les incidents sur le terrain. Récemment, à Londres, il y a eu une réunion du comité conjoint de surveillance. Je crois que, le 8 juillet prochain, il y aura une réunion du mécanisme conjoint de la gestion de l'accord de Washington, où toutes ces informations sont relayées. L'Américain Massad Boulos a affirmé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité, que Kinshasa n'avait pas lancé d'opération de neutralisation contre les FDLR. De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères vous accuse également d'organiser politiquement ces FDLR… On a identifié six zones où se trouvent les résidus des FDLR. Cinq zones sont situées dans les parties du territoire sous contrôle du Rwanda et du M23. Nous avons soumis le rapport en novembre 2025, de tous les processus qu'on a commencés sur la zone d'intérêt 1 et sur les cinq zones d'intérêt. Comprenez que le préalable, c'est le départ. Finalement, que reste-t-il de ces accords ? Que ce soit l'accord de Washington, l'accord de Doha, que ce soit les engagements de Montreux ? Pour revenir sur les accords de Doha et l'engagement de Montreux ici, le premier préalable sur lequel nous devons commencer à bâtir, c'est le cessez-le-feu. À Montreux, on s'est mis d'accord par mémorandum sur comment le cessez-le-feu devrait se faire. Deuxième chose, il y avait justement la question de la libération de prisonniers. Au moment où je vous parle, il y a le premier groupe de prisonniers qui se trouve déjà à Beni. N'eût été la question d'Ebola, ils auraient déjà transité en Ouganda et ils auraient rejoint Goma. Combien sont-ils ? Une quinzaine. Vous parlez de quinze personnes qui seraient affiliées à l'AFC/M23 ? Qui sont identifiées comme telles. Qui étaient dans les prisons congolaises gérées par le gouvernement congolais, que vous avez identifiées ? Voilà, que nous avons identifiées. Parce que la question de la libération des prisonniers était parmi les mesures de confiance. Nous les avons ramenés à Beni et, au moment où je vous parle, une discussion se fait avec les autorités ougandaises pour définir le protocole, parce qu'il s'agit de faire un mouvement dans une région qui est touchée par Ebola, pour être sûr que les protocoles ou les screenings nécessaires sont respectés. Je crois que ça, c'est un signe de bonne foi. Le président Tshisekedi a évoqué un débat politique normal dans une démocratie vivante où le désaccord est naturel et la contradiction est utile. Mais pourquoi dans ces cas, l'opposant Delly Sesanga est-il interdit de quitter le territoire ? J'ai appris de source judiciaire qu'il y avait un dossier qui avait été ouvert. Parce que figurez-vous, que nous, au niveau du gouvernement, nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie. Vous avez vu les communiqués que nous avons faits consécutifs à la manifestation du 12 juin. Par la suite, il y a eu des prises de position des uns des autres. Certains disaient qu'il y avait dix morts, certains disaient qu'il y avait autant de blessés. Certains disaient qu'il y avait des portés disparus. Le parquet s'est saisi du sujet. Aujourd'hui, des enquêtes en cours nécessitent sûrement que Delly Sesanga ou d'autres puissent présenter leurs moyens de défense. Donc c'est une procédure judiciaire normale, consécutive aux déclarations qui ont été faites par certains d'entre eux. Parce que s'il y a eu des allégations de ce type et que le parquet voudrait avoir des éclairages, c'est tout à fait évident. Je pense qu'il existe des voies de recours qui peuvent permettre à M.Sesanga d'avoir l'autorisation de voyager. C'est une question de routine, à mon avis.

Pack de Potes Rugby Podcast
Ep. 189 : 2 x 4 : Toulouse et Bordeaux Règnent !

Pack de Potes Rugby Podcast

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 32:07


Ep. 189 : 2 x 4 : Toulouse et Bordeaux Règnent !Week-end de finales nationales pour le fleuron du rugby féminin et masculin.Toulouse et Montpellier ont ouvert le bal au Stade de France dans une ambiance électrique et orageuse. Les Toulousains ont sorti une 1ère mi-temps en totale maîtrise dans un stade rouge et noir en ébullition devant les fulgurances de Mauvaka. Avant de se faire très peur en 2ème…Biarritz était le temps d'un dimanche soir la capitale du rugby féminin pour une affiche de rêve : les Bordelaises triples tenantes du titre contre les Auvergnates de Clermont, 1ères au classement et deux fois gagnantes sur les oppositions de la saison.Finalement, pas de nouveau gagnant.e mais bel et bien une double suprématie confirmée de la Garonne sur le reste du monde !N'oubliez pas c'est le Week-End WateRugby à Toulouse ce week-end !Voici l'autre podcast de TK --> L'Année Sobre, un an sans alcool ! https://podcast.ausha.co/l-annee-sobreNotre instagram: Packdepotes_podcastmusique par Manu RodierArt grâce à Albane BorelHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
Le Palais rose de Boni de Castellane, le rêve d'un grand seigneur de la Belle Époque

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 23:04


Arbitre des élégances de la Belle Epoque, le comte Boniface de Castellane, alias Boni, va faire le plus retentissant des mariages d'argent. Mais son union avec la riche américaine Anna Gould ne sera pas un succès… Bienvenue dans les Grands dossiers de l'Histoire !

#LeDriveRTL2
One Hit Wonder : "Born To Be Alive" de Patrick Hernandez

#LeDriveRTL2

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 5:29


Cette semaine, pour clore cette série de chroniques "One Hit Wonder" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle s'attaque à l'exemple originel et parfait du genre : Patrick Hernandez et son incontournable hymne disco, "Born To Be Alive". Né en 1949 en Seine-Saint-Denis, le chanteur débute dans les années 70 avec le groupe Paris Palace Hotel. C'est à cette époque qu'il compose et enregistre une première version profondément rock de "Born To Be Alive", qui passe inaperçue. Le destin bascule quelques années plus tard lorsque le producteur belge Jean Vanloo lui suggère de retravailler le morceau à la sauce disco. Ironie du sort : Patrick Hernandez n'appréciait pas du tout ce genre musical ! Finalement convaincu, il donne naissance à un phénomène planétaire écoulé à plus de 25 millions d'exemplaires. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matinales
Lionel Abbo pour son livre « Talk chaud – Le roman noir du petit écran » et Marie-Paule Istria pour son livre « Sur qui tombe la nuit »

Les matinales

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026


ESSENTIEL, le rendez-vous culture présenté par Sandrine Sebbane. Elle reçoit Lionel Abbo pour son livre « Talk chaud - Le roman noir du petit écran » Au édition Ecrin et Marie-Paule Istria pour son livre « Sur qui tombe la nuit » au édition Livres agités À propos du livre : « Talk chaud - Le roman noir du petit écran  » paru aux éditions Ecrin Une histoire d'enfants de la télé. D'un côté, Marco Pinto, roi du petit écran, sourire parfait, audiences record, empire médiatique: l'animateur préféré des Français. De l'autre, Thierry Walter, ex-gloire déchue, neuf ans d'exil et de traversée du désert. Sa seule conviction : toutes les vérités sont bonnes à dire. Entre eux, une haine farouche. Et un combat mortel pour savoir qui emportera le coeur de la princesse de l'audimat, la convoitée Madame Michu. Leur duel, tout le monde en parle. Talk Chaud nous plonge dans les coulisses impitoyables de la télévision, à l'heure où Facebook, l'iPhone et YouTube s'apprêtent à la mettre en veille. Une époque où les animateurs sont encore des dieux. Et les dieux peuvent tomber très vite, très bas. Un roman noir, drôle, impitoyable, comme l'était celui qui en a imaginé l'histoire, Thierry Ardisson. Il souhaitait en faire une série sur les coulisses de la télé. Finalement, il n'en aura pas eu le temps, et c'est sous forme de livre que paraît aujourd'hui cette histoire, près d'un an après sa disparition. Une façon pour l'homme en noir de se rappeler à notre souvenir et de nous dire une dernière fois : Salut les Terriens. À propos du livre : « Sur qui tombe la nuit » paru aux éditions Livres agités 1952, Mondovi, Algérie. Anna, âgée de dix mois, et sa soeur Line, à peine plus grande, sont recueillies par leurs grands-parents après la disparition inexpliquée de leur mère. 2020, Paris. Anna, affronte un nouveau deuil : celui de Simon, son ex-mari, père de ses enfants. Autour d'elle, Bastien, Laura et Manon, ses enfants devenus adultes, tentent de surmonter leur chagrin, chacun à leur manière. Entre des lettres interdites, les secrets d'une enfance algérienne déchirée par la guerre, et les non-dits d'une famille éclatée, Anna doit affronter une question qui la ronge : et si les absents étaient plus vivants que les vivants ? Un roman poignant, entre quête identitaire et roman familial, où se mêlent la grande et la petite histoire, les rires et les larmes, les cris et les silences, la maladie. Une plongée dans les méandres de la mémoire, où chaque vérité révélée en cache une autre, et où l'amour, malgré tout, reste le seul fil qui relie les générations.

Le Brief
"L'Europe manque de vision politique et d'argent pour créer des géants ", Christopher Dembik (Pictet Asset Management)

Le Brief

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 15:19


Ce lundi, Christopher Dembik est l'invité du Brief. Le conseiller en stratégie d’investissement pour le cabinet Pictet Asset Management analyse l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane à l'importation. Des droits de douane imposés par l'Union européenne (UE), sur l'acier produit hors du continent et sur les petits colis commandés en ligne sur les plateformes d'ultra-fast fashion et de surconsommation. La conclusion de Christopher Dembik est sans appel: dans les deux cas, l'Union européenne veut protéger son industrie mais, pour l'acier, elle arrive trop tard, et pour les petits colis, elle dégaine carrément une arme inutile. Ce décalage, il se ressent aussi dans la thématique choisie pour le forum de la Banque centrale européenne, à Sintra, au Portugal. "Finalement, ce sont les mêmes thématiques qu'on voit aussi du côté de l'UE depuis 20 ans." Mais à côté de ça, la croissance européenne stagne et, côté innovation, les Européens prennent un retard de plus en plus difficile à rattraper L'actualité, c'est aussi la chaleur. La Belgique, la France et une partie de l'Europe sortent d'une vague de chaleur extrême et anticipent déjà la prochaine canicule. "En finance et en économie, on a été très tardifs à intégrer le dérèglement climatique dans les modèles et les perspectives." Aujourd'hui, les clients du conseiller en stratégie veulent qu'une partie de leurs investissements financent les énergies renouvelables. Préparation et présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Ces chansons qui font l'actu
Le punk, finalement classique

Ces chansons qui font l'actu

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 6:32


durée : 00:06:32 - par : Bertrand Dicale - Le temps finit par calmer les orages : les disques punks français des parages de 1978 sont désormais considérés comme des objets patrimoniaux, à l'image de la récente intégrale des Guilty Razors ou des rééditions de Starshooter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Grandes Gueules
Le tacle du jour - Olivier Truchot : "Vous êtes de droite finalement. Vous confirmez que c'est climatisé à L'Humanité ?" / Fabien Gay, sénateur PCF et directeur du journal L'Humanité : "Oui, c'est climatisé" - 25

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 3:28


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Question de croire
Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 26:42


Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Plusieurs pays et pouvoirs politiques cherchent à instrumentaliser la foi pour développer un nationalisme identitaire fort. Cette stratégie conduit trop souvent à des dérives qui alimentent l'exclusion, le racisme et les conflits. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent les tentatives d'association entre le nationalisme et la foi chrétienne et proposent, à l'aide de références bibliques, une vision universelle fondée sur l'unité, la diversité et le bien commun. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Quelle est la nationalité de Dieu? [Joan] Oui, c'est vrai, bonne question. Et d'ailleurs, quelle est la nationalité de Dieu? Tu sais ça, toi, Stéphane? [Stéphane] C'est bien connu. Dieu est un Québécois. [Joan] Exactement. Et d'ailleurs, c'est ce qui peut arriver si tu es à table avec des chrétiens de plusieurs nationalités. Les Français vont dire : “Mais non, Dieu est français. Il aime l'amour, il aime le bon vin. Il aime traîner avec ses potes. Il aime faire des barbecues. Puis là, les Brésiliens vont dire : “Ah non, les barbecues, c'est nous! Donc, Dieu est Brésilien, et d'ailleurs Dieu est de couleur comme nous, couleur non-blanche. Il aime les cheveux longs. Il aime traîner sur la plage aussi avec ses potes. Et puis là, tu vas voir des peuples des îles qui vont dire : “Ah non, la plage, c'est nous! Dieu, il est un petit peu comme nous! Et puis d'ailleurs, Jésus, il aime pêcher, puis il aime parler aux pêcheurs. Ça c'est quelque chose de très caractéristique. Et puis tu as les Suisses qui vont dire : “Non pas du tout! Jésus c'était quelqu'un de très carré. Il disait ce qu'il faisait. Il faisait ce qu'il disait. Quand un truc n'était pas bien organisé ou pas très correct, il râlait comme il faut. Et puis en même temps, souvent il ne dérangeait pas les gens. Il semblait aller dans le désert. Et puis là, les peuples du désert vont dire… vous voyez bien que... Donc en fait, c'est une conversation qui n'en finit plus sur la nationalité de Dieu ou de Jésus. Dieu peut-il favoriser une nation au dépend de l'autre? [Stéphane] C'est vrai qu'on se pose la question et c'est une question un peu inutile, mais c'est là. Par exemple, comment peut-on dire avec toute certitude que Dieu est dans notre camp lorsqu'on a un affrontement, lorsqu'on a un conflit? On voit ça dans des joutes sportives, les gens vont prier avant un match. Et ça me fait penser… Il y avait une émission de télévision, c'était une comédie. Il y avait un extraterrestre qui voyait ça. Puis qu'il disait : “mais pourquoi est-ce qu'on prie? Eux autres aussi prient. OK, je comprends! On prie notre Dieu, puis notre Dieu va être plus fort que leur Dieu. C'est comme ça qu'on va gagner.” C'est vrai que c'est absurde toute cette idée-là de penser que Dieu est avec ma nation, est avec mon groupe, avec ma tribu, avec ma famille, plus que les autres.   Les liens de proximité entre l'Église et une nation [Joan] En tout cas, en France, moi je viens plutôt d'Alsace que de France, pour être tout à fait honnête, je suis plutôt alsaco-catalane que franco-espagnole. En France, j'ai toujours entendu dire que la France était la fille de l'Église. [Stéphane] La fille aînée! [Joan] La fille aînée de l'Église. Alors, c'est une expression étonnante. Je suis lutéro-réformée. Je suis d'origine catalane espagnole. Je n'ai pas toujours compris ce que ça voulait dire, d'autant qu'il me semble que les conséquences de cette filiation privilégiée, finalement, ne sont pas si bonnes spirituellement. Parce qu'il y a énormément de personnes avec qui j'ai pu parler, souvent d'un certain âge c'est vrai, pour qui la foi s'apparente à une contrainte, une contrainte forte. Sans parler des écoles catholiques qui continuent à faire parler d'elles. Là moi, j'écoute le bouquin audio sur Bétharrame. C'est l'enfer, la façon dont on a traité les enfants, les jeunes jusqu'il y a encore très peu d'années! Si je vais dans mon autre pays de cœur, c'est l'Espagne. Alors là, l'Espagne et le catholicisme, en tout cas certaines branches du catholicisme, la façon dont le franquisme s'est acoquiné à une secte de l'Église catholique qu'on appelle l'Opus Dei, qui a été longtemps d'ailleurs responsable de la communication au Vatican. Et je me rends compte que ces deux pays avec lesquels j'ai des attaches culturelles généalogiques, la France et l'Espagne, connaissent un déclin énorme dans leur vie communautaire. Je me dis que ce n'est peut-être pas une si bonne idée d'avoir un trop grand lien de proximité avec une Église. Pour une nation, ce n'est pas toujours garant de super bonne santé spirituelle. La foi chrétienne et le nationalisme américain [Stéphane] D'un point de vue canadien, on regarde vers le sud et le nationalisme chrétien a toujours été très fort aux États-Unis. Tous les discours politiques se terminent presque toujours par “God bless America!', “Que Dieu bénisse les États-Unis!”. Mais récemment, on a quand même atteint un niveau supérieur. C'est quand même assez fort. Trump se présente comme une figure messianique envoyée par Dieu pour sauver le pays, ou en tout cas une certaine vision du pays. Les membres de l'administration utilisent la religion. Le vice-président qui est catholique romain depuis sept ans, se permet de dire au pape de faire attention lorsqu'il parle de théologie parce qu'il ne faut pas qu'il déconne. Il y a cette idée-là que nous avons cette foi, pas nécessairement pour nous guider, mais pour gouverner. Nous avons été mis là et nous avons une mission divine. Nous sommes les envoyés de Dieu. Il y a quelque chose de très malsain là-dedans. Il y a un mélange de très malsain et de très toxique. Le nationalisme fragmenté de la Suisse [Joan] Cette toxicité, tu vois, pour l'instant, depuis là où je suis et ce que j'observe, je me rends compte qu'il n'y a pas trop de ça en Suisse. Alors je me dis, mais pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un nationalisme aussi fort qu'en France, et puis bien moins présent qu'aux USA, alors qu'il y a un fonctionnement assez similaire du fait du fédéralisme en fait. Ici, c'est un fédéralisme qui fait que chaque canton a sa ou ses confessions religieuses. Il y a des cantons qui sont catholiques, d'autres qui sont réformés, d'autres qui sont un peu mixtes. Du coup, comme ce nationalisme suisse est bien moins centralisé, moins homogène qu'en France et finalement aussi qu'aux États-Unis, on peut se payer le luxe d'avoir tout plein d'identités fragmentaires. Et finalement, en étant moins homogène, la question du nationalisme est plutôt imbriquée dans des identités cantonales fortes. Les gens diront qu'ils sont Vaudois avant d'être suisses. Ils diront qu'ils sont Zuricois avant d'être suisses. Ça, c'est important pour eux et elles. Et du coup, l'identité religieuse passe encore en deuxième plan. Alors longtemps, l'idée en général, c'est que la confédération est chrétienne. Ça, par contre, c'est assez important et c'est aussi articulé avec des équilibres cantonaux, comme je disais, au niveau des confessions, au niveau de l'impôt d'Église, au niveau de ce que ça donne culturellement dans les fêtes. Mais il y a surtout une notion qui est liée à cette neutralité suisse qui est la paix sociale. Moi, lorsque je vais être inscrite à l'ordre des ministres suisses, en tout cas on espère, des ministres vaudois en septembre, je vais prendre des engagements. Le tout dernier engagement de la liste, (il y a les engagements classiques, prêcher, s'occuper des gens, tout ce qu'il faut), c'est de participer activement à la paix sociale. Et à partir de là, on comprend aussi pourquoi les autres identités sont là, sont importantes, mais elles ne doivent pas jamais prendre le dessus sur cette paix sociale. Les identités multiples [Stéphane] Tu parles d'identité. Ça me fait penser à ce livre qui parle d'identité post-moderne de Jean-François Lyotard. Mon épouse, ça fait 20 ans qu'elle me bassine avec ça, mais c'est quand même une réalité. On n'est pas une seule chose. On a tendance à dire : “Ah! les Français sont comme ça. Les Suisses sont comme ça. Les Canadiens sont comme ça.” On ne peut pas se limiter à une seule identité. Moi, je peux me définir comme protestant, père de famille, pasteur, québécois et c'est correct. Ce n'est pas un seul modèle qui s'applique à tout le monde. Lorsque je vois des articles, “Est-ce que les protestants peuvent faire ceci?” “Est-ce que les catholiques ont la capacité de faire cela?”, je comprends l'objectif derrière ça. Mais on est différent. On ne peut pas décliner des identités, le nationalisme ou l'appartenance religieuse de la même manière. Chacun est un être unique. L'utilisation des traditions religieuses pour mousser le nationalisme [Joan] Ici, dans le canton de Vaud, on a ce slogan “Liberté et Patrie”. En fait, pour chaque canton il y a un drapeau; on est le seul canton où il est marqué ce mot de patrie. Je me suis déjà demandé, est-ce que vraiment ce mot de patrie est fédérateur pour tout le monde? Je me suis rendu compte que dans le canton de Vaud, on parle souvent de l'état de Vaud et on ne parle pas nécessairement d'état dans les autres cantons. Rien que cette diversité d'appellations, à partir du moment où il y a une sorte de pluralisme sur la façon de s'autodéterminer, de se nommer, je pense que ça reste quelque chose d'assez réjouissant. Mentalement, ça veut dire qu'on comprend qu'il y a plusieurs façons de voir les choses. Ça m'amène aussi à cette question des traditions. En Espagne, en France, les traditions, elles demeurent, elles structurent en partie ces deux pays, d'un point de vue religieux… peut-être un petit peu plus l'Espagne que la France, encore que je ne saurais pas vraiment le dire. Mais ça n'a parfois plus rien à voir avec la foi personnelle. Ce sont des traditions qui sont en lien, souvent, avec le catholicisme pour ce qui est des deux pays. Les gens les suivent et les vivent, mais ce n'est pas pour autant que ça résonne en termes de foi. C'est plutôt une culture commune, un langage commun. Je pense aux processions de la passion en Espagne. C'est de plus en plus frappant combien les jeunes s'investissent dans ces processions. Avant, on comprenait bien que c'était de mère en fille et de père en fils. Mais quand tu vois des jeunes femmes avec la mantella, qui sont vraiment voilées, qui ont des habits qui sont lourds, pesants, complexes, avec de la dentelle qui gratte en plein mois d'avril, il peut faire très, très chaud en Andalousie. Tu vois aussi les pèlerinages à Lourdes qui reprennent ces derniers temps auprès des jeunes. Tu dis : “Bon! Il y a autre chose. Il n'y a pas que la foi; il y a aussi ce langage culturel, ce besoin de faire ensemble.” Et on comprend alors finalement que ces besoins anthropologiques, il faut les prendre tels que. Il ne faut pas essayer d'y mettre vraiment beaucoup de choses, je crois. On comprend que quand ils sont investis par des personnes qui en font des leviers électoralistes, c'est vraiment triste, c'est déplorable et c'est à décourager. C'est tellement éloigné de ce qui fait la foi chrétienne qui est vie communautaire et incarnation de l'Évangile. L'instrumentalisation de la religion pour faire avancer un agenda [Stéphane] Il y a un vent de droite, d'extrême droite qui souffle en Occident. On ne peut pas le nier. C'est là. Et oui, on voit des politiciens, des groupes politiques qui essaient de récupérer cette foi-là comme une espèce de véhicule. Moi, je suis toujours sceptique. Je ne crois pas que ces personnes-là soient vraiment religieuses… peut-être… mais ils utilisent ce véhicule-là, ils utilisent les symboles. C'est pour faire avancer leur idéologie, leur agenda politique. Et c'est triste parce que c'est ça aussi qui donne mauvaise presse, c'est ça aussi qui donne une mauvaise image à la foi, qu'elle soit chrétienne, musulmane, juive, peu importe. C'es personnes-là disent : “Ah! je vais utiliser tel passage biblique pour justifier de discriminer contre tel groupe. Je vais utiliser telle tradition religieuse pour que j'aie plus de pouvoir.” Puis après, on dit : “Ah! la religion, ça crée les conflits.” Non, ce sont les gens qui instrumentalisent la religion, qui créent le conflit. Utiliser la Bible pour exclure [Joan] Moi, je me demande aussi un petit peu, lorsqu'on instrumentalise comme ça, la foi à des fins politiques, quand on veut absolument faire passer le message que tel coin appartiendrait à telle personne et que s'il y avait trop de personnes dans d'autres coins, ça ne fonctionnerait pas, je me demande ce qu'on fait avec un certain nombre de versets bibliques. Je pense par exemple à Jean 18, verset 36 : “Mon royaume n'est pas de ce monde.” Ça c'est clair que le monde, c'est ce qu'on traverse, ce qu'on co-construit ensemble, ce qu'on habite, là où on incarne quelque chose de l'ordre de l'Église, de l'ecclesia, donc de ce qui est dispersé et puis rassemblé à certains moments. Et puis après il y a le royaume. Il y a tout simplement ce qui est à venir et c'est ce vers quoi on tend. Être fier de sa nation et être uni [Stéphane] Ce ne sont pas les passages bibliques qui manquent pour nous rassembler. Il y a le classique Galates 3, versets 27 et 28 : “Vous tous, en effet, vous êtes unis au Christ dans le baptême. Vous avez ainsi revêtu la manière d'être du Christ. Il n'y a ni Juif, ni païen, il n'y a plus ni esclave, ni citoyen libre, il n'y a plus ni homme, ni femme; en effet, vous êtes tous un, unis à Jésus Christ.” C'est difficile d'être plus clair que ça. On n'est pas supposé avoir ces délimitations-là. Je ne pense pas que tout est effacé, mais nous sommes unis. On peut être un homme. On peut être une femme, mais on est unis. C'est ça que je retiens de cette idée-là, c'est qu'on peut être fier de son pays. Quand l'épisode sera diffusé, on espère qu'il y aura une Coupe du monde… on ne sait jamais avec les États-Unis ce qui va se passer, mais on espère… et on peut être fier que son pays soit à la Coupe du monde, mais est-ce qu'on est obligé de dénigrer l'autre pays ou les traités de ci et de ça? C'est l'union qui est supposée nous réunir malgré nos différences. La richesse de la multiplication des nationalités [Joan] Je trouve que c'est important de se rappeler que nos identités sont là pour participer à la richesse du monde, pour participer à la diversité, pour participer à la pluralité. Maintenant avec cette mondialisation et le fait qu'on cherche du travail un peu partout, comme moi je l'ai fait, comme mes ancêtres ont fait, on a des gens qui ont 3, 4, 5, 10 cultures qui finalement s'enrichissent de génération en génération. Je trouve que c'est beau de se dire qu'on est tous et toutes un peu en migration. Peut-être qu'il y a des gens autour de nous qui ont fui des régimes, des régimes qui ont fait alliance avec des courants religieux pour opprimer leur population. Et peut-être qu'en fait, ils sont ravis d'arriver dans un pays neutre, un pays où la confession semble officielle ou culturelle ou financée ou parfois un peu prépondérante. Mais finalement, elle n'est pas là pour opprimer les autres, mais juste pour être un marqueur culturel, une façon de s'identifier ou d'unir, ou bien d'offrir des espaces tout simplement au service de la population. Comme nous, l'Église réformée vaudoise, on est vraiment là pour être au service de la population et pas pour faire de tout le monde des réformés. Ce n'est pas du tout ça l'objet. Donc, je me disais dans mon ministère, je suis heureuse d'incarner qui je suis, non pas pour que les autres deviennent comme moi ou bien se conforment à ce qu'il faudrait être, mais parce que comme je suis qui je suis, et qu'on m'a demandé de rendre ce service à la population, tout un chacun peut s'épanouir en étant qui il est, elle est. Le défi de l'Église universelle [Stéphane] Je crois qu'on a de la difficulté à penser en termes d'Église universelle. On sait qu'il y a des Églises partout autour du monde. On sait qu'il y a des chrétiens partout. Mais, quelque part, on se dit que chacun a sa petite Église. Chacun fait son petit truc de son côté. On a de la difficulté à mettre ça ensemble, de voir les liens qui nous unissent, de voir davantage les similitudes que les différences. Peut-être que l'Église catholique romaine a un avantage sur beaucoup d'Églises protestantes dans le sens où, peu importe où on va, on est catholique romain. On peut aller à la messe et on peut s'attendre à ce que ce soit essentiellement la même chose. Oui, il y a des différences culturelles, mais quand même, la foi est la même. Il y a des gens dans les paroisses qui viennent de plein de coins d'Asie, d'Afrique, d'Europe, de l'Amérique du Nord. Il y a comme un peu ce mélange-là. Dans nos Églises plus protestantes ou plus nationales, on a tendance à se regrouper entre tribus. “Ça c'est l'Église où les Québécois vont. Ça c'est l'Église où les Camerounais vont.” [Joan] “Les Français aussi.” [Stéphane] Donc, il faut peut-être se ré-approprier cette idée-là d'Église universelle qui accepte les nationalités et qui les incorpore les unes aux autres. Une nationalité qui inclut au lieu d'exclure [Joan] Il y a une autre notion qui me travaille beaucoup depuis que je travaille dans la migration, qui m'habille, à laquelle je songe souvent, c'est le fait qu'il y ait tellement de gens qui sont apatrides. Être apatride, ça veut dire quoi? Être apatride, est-ce que ça te libère du nationalisme? Est-ce que c'est le seul bon point d'être apatride? Qu'est-ce que ça signifie pour une fédération, un état, une structure étatique, de déclarer par exemple un enfant apatride? C'est le cas des enfants qui viennent des coins du monde où on n'a pas encore déclaré leur pays, par exemple des coins du Soudan qui ont fait sécession, ou bien la Palestine qui n'est pas reconnue partout et donc il y a beaucoup d'enfants apatrides qui sont de parents palestiniens. Qu'est-ce que ça signifie aussi pour des gouvernements avec des cultures chrétiennes que de déclarer les autres apatrides? Comment est-ce qu'ils le mettent en relation avec leur lecture de la Bible? Moi, je lis en Philippiens 3,20 : “Notre patrie à nous est dans les cieux. Et celui que nous attendons comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, viendra des cieux.” En fait, c'est cette notion de patrie qui se trouve ailleurs, de royaume qui est à construire. Et tout ça, ça dépasse, ça englobe. Et j'espère que ça enrichit aussi notre conception de la nation. C'est vrai que je ne suis pas très nationaliste, mais je suis éventuellement patriotique dans le sens où j'estime que je me sens assez redevable des pays qui prennent soin de moi, qui prennent soin de mes enfants, qui éduquent mes enfants à l'école. Je me sens assez redevable. Mais nationaliste? Non, vraiment pas. Le racisme qui sous-tend le nationalisme chrétien [Stéphane] Et l'une des choses, encore une fois, que l'on sait mais qu'on n'aime pas nommer ou qu'on ne veut pas trop regarder, c'est la question du racisme. Ce racisme se trouve à l'intérieur de nos Églises. On a fait un épisode il n'y a pas trop longtemps. Si vous l'avez manqué, vous pouvez le rattraper. [Joan] C'est la page de pub. [Stéphane] Oui, on peut dire qu'en tant que chrétiens, on croit tous et toutes au même Dieu. Il y a toujours ce “mais…”. Mais nous sommes supérieurs. Mais nous connaissons mieux. Mais nos pratiques sont meilleures. Mais nous sommes plus inclusifs ou plus évolués. Nous ne sommes pas tous et toutes égaux dans nos Églises. Nous le sommes devant Dieu. Moi j'y crois. Mais ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas cet impact-là dans nos nations, dans nos Églises, qu'on pourrait se dire, ben oui, peut-être que nos États, c'est raciste, mais nous, dans l'Église, on ne l'est pas. Il y a tellement d'exemples. Juste la fin de Matthieu, dans le chapitre 28 : “Allez donc auprès des gens de tous les peuples et faites d'eux et d'elles mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.” Ce n'est pas “Faites-en mes disciples s'ils sont blancs, s'ils parlent telle langue, si, si, si…” Non, c'est inconditionnel. Tous les peuples. L'utopie d'un monde au-delà des nationalités [Joan] Moi je viens d'une culture comme ça où on m'a toujours dit: tu es chez toi, là où tu œuvres pour le bien en fait. Et à partir de là, tu vas devenir citoyenne. Et devenir citoyenne, c'est un petit peu la première étiquette, la première définition. Citoyenne, ça implique plein de choses. Ça implique une solidarité un peu collective. Ça implique d'agir. Et c'est ça le critère pour moi. C'est une nation, une patrie. D'ailleurs, j'aime beaucoup ce slogan dans le canton de Vaud “Liberté et patrie”. Elle est constituée de gens libres et qui choisissent d'être citoyens et citoyennes ensemble. Ici, il y a un joli mot pour dire qu'on était à l'école ensemble, c'est qu'on est contemporain. Parfois je croise des gens qui me disent : “Est-ce que vous avez des nouvelles de ma contemporaine?” Au début je ne comprenais pas. Mais je trouve ça beau, tous ces mots pour se nommer les uns les autres. Et à la fin de cet épisode, j'ai une petite pensée émue pour mon père. Mon père venait de l'Espagne franquiste et avait une fille en Alsace, il ne m'avait pas déclaré à l'ambassade ou au consulat espagnol. Quand j'étais petite et que je disais aux gens que j'étais d'origine espagnole, souvent ils me disaient : « Tu as la nationalité? » Et je disais : “Ben non, parce que mon père n'est pas allé me déclarer.” Parce que mon père m'a dit que, très vite, on allait tous avoir le passeport européen. Et ça, c'est un peu l'utopie d'une certaine génération de dire que toutes ces nations allaient simplement se regrouper dans des grands espaces de paix. Finalement, je me dis, ils y croyaient à cette utopie. C'était une utopie un peu chrétienne, un peu en lien avec le royaume, de dire qu'il n'y aurait plus de frontières en Europe. Peut-être vous, un jour, vous n'aurez plus de frontières dans toutes les Amériques. Je sais aussi qu'en Afrique, déjà, ils essayent d'abolir les visas entre les différents pays pour permettre une meilleure circulation des personnes. C'est un petit peu mon rêve, je dois le reconnaître, que l'on soit citoyens et citoyennes, actifs, engagés, avec des élans de loyauté effectivement, mais surtout que ce ne soient pas les frontières qui définissent notre identité. Conclusion [Stéphane] Merci Joan pour cette conversation aujourd'hui. [Joan] Merci à toi Stéphane et puis à très bientôt de vous lire ou bien de vous découvrir sur notre groupe WhatsApp ou par mail. On aime beaucoup les interactions. On aime beaucoup le débat et si on n'est pas d'accord c'est encore mieux. Hein Stéphane? [Stéphane] Absolument, et peu importe votre nationalité, peu importe votre foi, questiondecroire@gmail.com. On veut remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, avec son site moncredo.org qui relaie nos podcasts et aussi qui présente des blogs et des vidéos sur des enjeux et des questions de foi et de spiritualité. Merci à Reforme qui relaie notre podcast. Comme a dit Joan, il y a le groupe WhatsApp. Les liens sont dans la description de l'épisode. Et nous, on continue. Alors, à très bientôt, Joan. À bientôt.   Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Brad Dodson, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF         Mots clés : nationalisme, foi chrétienne, identité, culture, instrumentalisation, paix sociale, traditions, racisme, église universelle   Sujets clés : Le nationalisme et la foi chrétienne soulèvent des questions complexes. Les perceptions de Dieu varient selon les cultures. Le nationalisme chrétien est particulièrement fort aux États-Unis. Les traditions culturelles peuvent influencer la foi personnelle. L'instrumentalisation de la foi à des fins politiques est problématique. L'identité religieuse est souvent fragmentée. La foi devrait rassembler plutôt que diviser.   Citations : "C'est absurde de penser que Dieu est avec ma nation." "La France est la fille aînée de l'Église." "Il y a des traditions qui sont en lien avec le catholicisme." "Notre patrie à nous est dans les cieux."  

Le Super Daily
Mon Petit Prono : la leçon marketing que les marques vont comprendre… trop tard

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 15:01


Épisode 1492 : 3 millions de joueurs, c'est le chiffre annoncé par Mon Petit Prono pendant la Coupe du monde 2026.Pour donner un ordre d'idée : ils étaient environ 800 000 en 2018, 1,7 million pendant le Mondial au Qatar et désormais 3 millions cette année.En quelques années, Mon Petit Prono est devenu un rituel national.Avant même le premier match, des millions de Français font tous la même chose : ils créent leur ligue, invitent leurs amis, leur famille, leurs collègues.Et c'est intéressant parce que ça raconte quelque chose de beaucoup plus profond sur notre façon de vivre les événements sportifs.Pourquoi on a besoin de jouer pour supporter ensembleQuand on regarde un match seul dans son salon, l'expérience est limitée au match.Quand on joue à Mon Petit Prono, l'expérience commence plusieurs heures avant le coup d'envoi et se poursuit longtemps après le coup de sifflet final.Le prono devient un prétexte. Un prétexte pour discuter. Un prétexte pour chambrer.
Un prétexte pour rester connecté.Les groupes WhatsApp se remplissent. Les classements évoluent.Finalement, l'application agit comme une plateforme social privéeEt c'est probablement là que réside sa vraie valeur.-Mon Petit Prono est devenu un objet culturelAu départ, Mon Petit Prono est un dérivé de Mon Petit Gazon.L'application explose pendant la Coupe du Monde remportée par la France en 2018.Ce qui est fort, c'est que le produit est extrêmement inclusif.Tu peux être un passionné de football. Ou un parfait footix.Les règles sont simples. Le plaisir est immédiat.Le résultat : MPP est devenu un objet culturel partagé à l'échelle du pays.Et forcément, ça attire les marques.-Les marques ne créent pas l'usage. Elles s'y branchent.Pendant cette Coupe du Monde, impossible de passer à côté.Des médias. Des restaurants. Des enseignes retail.
Des créateurs de contenu.Tout le monde lance sa ligue Mon Petit Prono.Et c'est là qu'il y a une leçon marketing très intéressante.Les marques ne créent pas un nouveau comportement.Elles s'appuient sur un comportement déjà installé.C'est beaucoup plus efficace.-Mon petit prono propose d'ailleurs au marque de créer leur propre Lique.
Je peux par exemple m'inscrire à la ligue Célio et rejoindre les quelques 130k français qui participe au concours de promo de la marque. https://www.instagram.com/p/DZVFtDNlqB4/Idem avec la marque d'électroménager TCL qui s'associe à Olivier Giroud pour monter une ligue Mon petit prono.
https://www.instagram.com/reel/DZXykmvsQlm/—Arrêter de vouloir construire sa propre plateformeC'est intéressant comme stratégie.Le réflexe classique d'une marque c'est souvent : On va créer notre appli.
Notre programme. Notre jeu propriétaire. Puis personne ne l'utilise.Mon petit prono montre exactement l'inverse.La bonne stratégie consiste parfois à abandonner l'idée de tout posséder.Et simplement trouver sa place dans un usage déjà existant.Les meilleures activations marketing de demain seront peut-être celles que les marques ne contrôlent pas complètement.Celles qui s'intègrent naturellement dans des habitudes déjà installées.-L'émergence des "apps-rituels"Je pense qu'on voit apparaître une nouvelle catégorie d'applications.Des applications qui ne sont pas des réseaux sociaux généralistes.Mais qui deviennent des réflexes quotidiens autour d'une passion.Strava pour le running.Letterboxd pour le cinéma.Mon Petit Prono pour les compétitions de football.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Entre Deux Parties
007 First Light, Steam Machine et Marketplace - Entre Deux Parties #104

Entre Deux Parties

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 106:02


Cette semaine, je vous partage mon grand désarroi avec Facebook Marketplace (tout ça pour une shampouineuse), on jase des nouvelles Steam Machine de Valve qui débarquent avec le gros prix et on continue de s'inquiéter avec ce qui se passe chez Microsoft et…. Elon Musk? En impressions, je vous parle de 007 First Light, une toute nouvelle aventure de James Bond produite par IO Interactive (de la série Hitman) et qui fait office de redémarrage de la série mais aussi de récit initiatique pour le légendaire agent secret. Est-ce que ça offre une expérience comparable ou même meilleure que les derniers films, ou est-ce qu'on ferait mieux de dépoussiérer nos Nintendo 64 pour jouer à Goldeneye? Finalement, en question, on jase de James Bond, de bannissement en ligne, sauvegardes, contrôles dans StarFox, jeux de superhéros de Marvel, Fullset de N64, Apocalypse, Call of Duty et bien plus encore! Bonne écoute! Entre Deux Parties sera de retour le 6 juillet 2026!Diffusion originale: le 22 juin 2026► Pour nous supporter et accéder à du contenu exclusif: https://ko-fi.com/fredgemus ► Vous pouvez aussi nous suivre et laisser une note positive: C'est gratuit et le meilleur encouragement! ► Écoutez nous en direct au https://www.twitch.tv/elgemusio ► Pour suivre tous mes projets et m'encourager, visitez le https://fredgemus.com/ ► Rejoignez notre communauté Le HUB sur Discord: https://discord.gg/qPDEaYqzXt ► Musique par Rubis Desrenards. Découvrez le ici: linktr.ee/rudyberhnard► Montage et diffusion en audio: Fanie Grégoire au www.fanie.ca

Les Sport’ischhh
Les Sport'ischhh - EP120 - EXTRA

Les Sport’ischhh

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 35:35


C'est le quiz à Frank!Lors du dernier quiz de la saison, Mart et Frank partagent une anecdote sur un spectacle de danse pour papas. Frank lance ensuite son quiz rempli d'histoires sportives absurdes et de théories de complots inusitées. Ils débattent des avantages et des inconvénients d'être très grand dans différentes disciplines athlétiques. Le duo explore aussi le mystère du joueur Ersan Ilyasova et d'étranges clauses de contrats au baseball. Finalement, l'épisode se termine par un retour sur les exploits historiques du légendaire athlète Jesse Owens.Pour du contenu exclusif et des primeurs, rendez-vous sur https://ko-sports.tv————————————————————————————————————— 00:00:00 : Intro / Le quiz à Frank 00:00:26 : Anecdote sur le spectacle de danse 00:04:14 : L'impact de la grandeur dans le sport 00:06:40 : Le mystère d'Ersan Ilyasova 00:09:44 : Une drôle de clause contractuelle 00:10:52 : L'étrange coïncidence des Emerson 00:13:30 : Les exploits mythiques de Jesse Owens ————————————————————————————————————— Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La marche du monde
Marc Bloch au Panthéon, historien combattant du temps présent

La marche du monde

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 48:30


À l'heure des fake news, il faut lire Marc Bloch et ses Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la Grande guerre ou encore L'Étrange défaite, témoignage écrit dans l'été 40 où s'exerce son art de la critique historique en partant du temps présent pour mieux appréhender le passé, avec humanité. Pionnier de l'Histoire moderne, témoin de son propre temps, Marc Bloch est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, engagé volontaire en 1940 à l'âge de 53 ans. L'historien combattant entre dans la résistance active dès 1943 au sein du mouvement Franc-Tireur dans la région Rhône-Alpes. Finalement arrêté et torturé par la Gestapo sur dénonciation, Marc Bloch est fusillé à Saint-Didier-de-Formans, le 16 juin 1944, par les nazis. Père et mari aimant, époux de Simonne, Marc Bloch a choisi de sacrifier sa vie pour la Patrie, celle que sa famille juive alsacienne a choisie en 1870 : la France. Pour son entrée au Panthéon avec son épouse Simonne Vidal, nous écoutons les mots de Marc Bloch dans la voix de la comédienne Anne Alvaro - enregistrée aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2025- avec nos invités Matis Bloch, son arrière-petit-fils et l'historienne Annette Becker, ainsi que les lauréats du Concours lycéen Franco-Allemand Marc Bloch organisé par le Centre Marc Bloch de Berlin dans un reportage de Pascal Thibault, notre correspondant en Allemagne. Avec tous nos remerciements aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois pour la performance Marc Bloch l'Homme, l'Historien et tout particulièrement à la comédienne Anne Alvaro.   ► Les livres de Marc Bloch cités dans l'émission : Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre, aux éditions Dunod « Les fausses nouvelles, dans toute la multiplicité de leurs formes – simples racontars, impostures, légendes – ont rempli la vie de l'humanité. Comment naissent-elles ? De quels éléments tirent-elles leur substance ? Comment se propagent-elles, gagnant en ampleur à mesure qu'elles passent de bouche en bouche ou d'écrit en écrit ? Nulle question plus que celles-là ne mérite de passionner quiconque aime à réfléchir sur l'histoire. » Marc Bloch a été un combattant de la Grande Guerre. Mais, au milieu des combats, il n'a jamais oublié de s'interroger sur la source des informations qui parcouraient les tranchées : d'où venaient-elles et pourquoi de fausses nouvelles avaient-elles tant de succès ? En 1921, il interpelle ses contemporains avec un article court et éclairant dont la réflexion est toujours d'actualité. Les rois thaumaturges, aux éditions Gallimard De 1944, date de sa mort héroïque, au début des années 1970, Marc Bloch est surtout apparu comme le cofondateur (avec Lucien Febvre) de la revue Annales, qui renouvela la méthode historique, et l'auteur d'une grande synthèse, La Société féodale (1939-1940). Depuis une dizaine d'années, les historiens et les chercheurs en Sciences humaines et sociales pensent de plus en plus que le grand livre de Marc Bloch, c'est son premier vrai livre : Les rois thaumaturges (1924). Il est consacré à l'étude d'un rite curieux : la guérison miraculeuse, par simple toucher des mains, des écrouelles ou scrofules (adénite tuberculeuse). L'attribution de ce pouvoir aux rois de France et d'Angleterre remonte probablement au XIIè siècle ; elle va durer en Angleterre jusqu'au début du XVIIIè siècle, en France jusqu'en 1825, date du sacre de Charles X. Comment se déroulait le rituel du toucher royal ? Quelle était la vraie nature du pouvoir monarchique : les rois étaient-ils des personnages sacrés, des sorciers faiseurs de miracles ? Pourquoi, enfin, a-t-on cru puis cessé de croire au miracle royal ? Trois questions qui ont amené Marc Bloch à explorer les chemins de la psychologie collective, des rites et des mythes, des croyances populaires. Pour éclairer le phénomène, il a eu recours à l'anthropologie et à son plus grand théoricien d'alors, Frazer, au comparatisme avec les sociétés les plus diverses, aux arcanes de la médecine populaire traditionnelle. C'est un jalon essentiel dans l'exploration des mentalités et l'invention d'une anthropologie historique. Dans son importante préface, Jacques Le Goff s'efforce de préciser les raisons personnelles et les milieux intellectuels qui ont conduit Marc Bloch à écrire ce livre exceptionnel, gros d'avenir, puis à abandonner cette voie, et fait le point sur la situation des Rois thaumaturges dans la recherche historique et anthropologique aujourd'hui, dont ce livre est l'un des phares.   L'étrange défaite, aux éditions Gallimard « Témoignage », était-il écrit sur la première page du manuscrit rédigé d'une traite à l'été 1940, puis dissimulé en attente de jours meilleurs, et finalement publié en 1946 aux Éditions Franc-Tireur, émanation du groupe résistant dans lequel Marc Bloch s'est engagé jusqu'à son arrestation au printemps 1944. Le « plus vieux capitaine de l'armée française », comme il aimait se décrire, combattant de 1914 devenu engagé volontaire en 1939, y propose autant un examen de conscience qu'une analyse sans concession de la France battue en quelques semaines. Pour réaliser cette histoire immédiate, il met à profit ses compétences d'historien des sociétés et des mentalités du Moyen-Âge, tout en se tournant vers l'avenir : « Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s'ouvriront ; les brumes […] se lèveront peu à peu ; et peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s'ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l'an 1940. »   Écrits de guerre, aux éditions Armand Colin L'ouvrage ne se présente pas sous la forme classique d'un récit continu divisé en chapitres sur un sujet précis. Son unité est constituée par le personnage central Marc Bloch autour duquel gravitent des questions variées, toutes ayant un lien plus ou moins direct avec la guerre et l'expérience de la guerre. C'est un travail élaboré à partir d'un dossier constitué par Marc Bloch intitulé Souvenirs de guerre, composé de documents de natures diverses, coupures de presse, lettres manuscrites, écrits personnels, cartes postales d'origine variée, etc. présentés au lecteur. La reproduction des carnets de guerre de Marc Bloch complète ce recueil de documents ainsi que deux textes, l'un le récit des premiers mois de la Grande Guerre vécus par Marc Bloch, déjà publié sous la forme du Cahier des Annales, n° 26, 1969 sous le titre Souvenirs de guerre 1914-1915, l'article célèbre de la Revue de synthèse historique, Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre. Une longue introduction de Stéphane Audoin-Rouzeau situe Marc Bloch dans la guerre et propose une réflexion sur la manière dont celle-ci a influencé sa pensée et son œuvre.   ► Pour l'entrée au Panthéon de Marc Bloch, découvrez l'exposition Marc Bloch, l'esprit de l'Histoire. .

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Marie Stuart : Trois maris, deux couronnes et un échafaud, les folles amours de la célèbre reine

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:04


Trois maris, deux couronnes et un échafaud : voici comment les folles amours de Marie Stuart ont changé la face de l'Europe.Plongez dans l'histoire fascinante de Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, dont la vie fut marquée par des amours tourmentées et une fin tragique. Franck Ferrand vous emmène dans un tourbillon de rebondissements et de trahisons, dévoilant les coulisses d'un règne houleux et d'une destinée brisée.

Franck Ferrand raconte...
Marie Stuart : Trois maris, deux couronnes et un échafaud, les folles amours de la célèbre reine

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 22:02


Trois maris, deux couronnes et un échafaud : voici comment les folles amours de Marie Stuart ont changé la face de l'Europe.Plongez dans l'histoire fascinante de Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, dont la vie fut marquée par des amours tourmentées et une fin tragique. Franck Ferrand vous emmène dans un tourbillon de rebondissements et de trahisons, dévoilant les coulisses d'un règne houleux et d'une destinée brisée.

Rothen s'enflamme
BREAKING NEWS : Elie Wahi pourra finalement s'envoler vers le Canada ! – 18/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:03


Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.

Le P'TIT BURO
France: Une liste un peu légère finalement ?

Le P'TIT BURO

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 115:31


Le Groupe du XV de France pour le match contre l'Angleterre XV Le BUS du TOP14 des barragesCarreras TOP10 aillier monde ou pas ?

Invité Afrique
Ebola: «On est assis sur un volcan», prévient Hadja Lahbib, commissaire européenne, de retour de RDC

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 12:13


Alors que l'épidémie d'Ebola continue d'affecter la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la riposte sanitaire et humanitaire s'organise, notamment avec l'aide de l'Union européenne qui a mis 170 millions d'euros sur la table. Le week-end dernier, la commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises s'est rendu une nouvelle fois dans l'est du pays, à Bunia, l'épicentre de la maladie. Hadja Lahbib est la Grande Invitée Afrique de RFI.   RFI : Vous étiez à Bunia la semaine dernière dans l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. Quels enseignements en tirez-vous sur la situation ? Hadja Lahbib : L'Union européenne est un partenaire fiable, loyal, fidèle à l'Afrique. Dès l'apparition de l'épidémie, on a envoyé 100 tonnes de matériel médical, de tentes, de protection personnelle pour les travailleurs humanitaires. Mais aller sur place, témoigner de sa solidarité, communiquer, voir comment aussi l'aide est distribuée, comment elle est mise en place, c'est autre chose. Et je crois que ça a été très bien reçu par les communautés en place. Et votre bilan concernant l'arrivée de l'aide et sa gestion sur place ? Tout d'abord, l'aide est bien parvenue, j'ai pu le constater moi-même. Le corridor Bukavu-Uvira est toujours ouvert. Une liaison aérienne humanitaire d'Entebbe à Bunia a été établie. Et donc pour les communautés qui sont actuellement touchées par cette épidémie d'Ebola, c'est extrêmement important car ça permet évidemment, grâce à l'ouverture de ces infrastructures logistiques, de faire parvenir l'aide au plus vite. C'est vraiment une ligne de vie. Et ensuite la communication : j'ai vu les infrastructures sanitaires mises en place. C'est très important. Il y a eu beaucoup de désinformation dans les communautés qui ont conduit malheureusement à des faits de violence. Vous savez que des tentes médicales ont été brûlées. Un hôpital a été attaqué parce qu'il y avait des rumeurs qui disaient que les corps étaient enlevés pour qu'on prélève, par exemple, les organes vitaux, etc. Donc on a pu installer des infrastructures transparentes qui permettent aux familles de garder un contact avec leurs proches quand ils sont suspectés d'avoir été contaminés ou qu'ils sont contaminés de façon avérée. Et donc ces parois transparentes permettent d'arrêter de nourrir les peurs fantasmagoriques et de rassurer les familles. Finalement, avoir des solutions africaines pour des problèmes africains, c'est ce qui est le plus important, avec bien sûr le soutien de l'Union européenne. Et ça, ce n'est possible que si les communautés, les populations locales sont dans une relation de confiance avec le corps médical et avec les ONG sur place. Il y a une semaine, le docteur congolais et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, écrivait dans le journal Le Monde que cette 17ᵉ épidémie d'Ebola en RDC pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée, notamment du fait que la souche Bundibugyo soit très rare. Vous qui étiez sur place, vous partagez ce constat alarmant ? La dernière épidémie, même si on n'en a pas parlé ici en Europe, elle date seulement d'il y a cinq mois. Ça montre la nécessité d'avoir une réponse durable. Ce qu'on a construit pour l'instant, ce sont des infrastructures qui ne sont pas pérennes. Or, vous le savez, à cause de la guerre qui sévit dans cette région de l'Ituri, entre autres, mais aussi de Goma, le système de santé est à genoux. On compte à peu près trois millions de déplacés dans toute la région. Rien que dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l'Ituri, c'est près d'un million de personnes déplacées. J'ai moi-même été dans les camps où des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées, alors que le camp a une capacité seulement de la moitié ou voire d'un dixième, avec des conditions sanitaires extrêmement précaires. C'est comme si on était assis sur un volcan qui, à un moment ou un autre, va exploser. Donc il est essentiel d'avoir une approche durable, d'avoir un cessez-le-feu aussi qui soit respecté par toutes les parties prenantes au conflit et de cesser aussi des déforestations sauvages, des exploitations sauvages des mines de matériaux critiques qui, finalement, retranchent les animaux sauvages qui deviennent contagieux, car vous savez que ces zoonotiques, c'est une maladie transmise par les chauves-souris, qui est le résultat de la dégradation du milieu naturel. Parlons du rôle des États-Unis. Il y a la construction très controversée d'un centre d'accueil Ebola au Kenya, voulu par les Américains et contesté par les populations sur place, alors que le Kenya est épargné par le virus. Washington exige également de la part de votre pays, la Belgique, de ne plus accueillir sur son sol des ressortissants congolais et de pays touchés par Ebola. Comment l'Europe fait-elle face aux pressions de Washington sur la gestion de ses propres frontières ? L'Europe a une approche basée sur l'expertise scientifique. Nous avons créé, suite au Covid-19 et la pandémie, la Haute autorité pour la réponse aux épidémies. Nous monitorons tous les virus qui circulent, par exemple dans les eaux usées. Nous avons boosté la recherche scientifique. Nous avons aussi notre propre centre de contrôle des maladies infectieuses. Nous collaborons main dans la main avec Africa CDC, qui est notre partenaire sur place. Les États-Unis, eux, ont une toute autre approche American First. Nous Européens, nous avons plutôt une approche qui vise à soutenir une réponse africaine pour une urgence africaine, mais aussi internationale.

Les adultes de demain
Comment renouer avec la joie d'être parent ? - Audrey Jougla - #275

Les adultes de demain

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 49:19


« On a tellement associé les enfants à des empêcheurs de vivre et de profiter de sa vie. Finalement, on a noirci énormément le tableau. »Pourquoi aujourd'hui la maternité semble-t-elle si rarement associée à la joie dans les discours actuels ? Cet épisode interroge nos représentations de la parentalité et célèbre ses joies, sans nier ses difficultés bien réelles.Audrey Jougla est professeure de philosophie et autrice du livre "La maternité joyeuse" (Stock). À travers son regard aiguisé, elle interroge les mythes et réalités liés à la maternité : de la déconstruction nécessaire du discours sacrificiel, à la célébration (sans naïveté) de l'intensité du bonheur caché dans le quotidien.Elle revient sur ce qui rend la parentalité extraordinairement exigeante, mais aussi source d'un véritable épanouissement. Elle nous embarque dans ses réflexions sur le renoncement, le bouleversement de la vie personnelle, la solitude des jeunes parents, la nécessité d'un changement sociétal, mais surtout l'importance de réhabiliter la beauté simple de la vie avec les enfants.On interroge également la place des pères, le manque de valorisation des métiers en lien avec l'enfance, et l'enjeu du temps accordé à nos enfants.Quelques idées abordées :✅ Comment l'isolement, l'absence de modèles et l'organisation urbaine renforcent les difficultés des mères✅ Ce que l'histoire et la législation des modes de garde disent de la place donnée aux tout-petits en France✅ Comment passer du sentiment de renoncement à l'acceptation et à la conciliation dans sa trajectoire de mère✅ Pourquoi valoriser autrement le temps parental et le rôle des pères est urgentCet épisode nous donne des clés pour vivre et reconnaître la beauté de la maternité, sans occulter les difficultés, dans une société qui valorise trop peu ce temps précieux avec les enfants.Programme de l'épisode :(02:53) La nécessité de redonner une place à la joie dans le discours sur la maternité(04:34) Le besoin du temps de dénonciation et de revendications pour les femmes(06:02) Pourquoi la célébration de la maternité est devenue suspecte, presque naïve(08:39) La beauté discrète de la maternité : apprendre à voir le bonheur dans les petites choses(12:07) L'isolement, la fatigue, et la difficile réalité du premier enfant(16:27) De l'acceptation du renoncement à la conciliation et à l'exploration de nouvelles joies(19:47) Les différences d'expérience entre le premier et le deuxième enfant, et l'enjeu du temps parental(24:41) Une histoire oubliée des modes de garde en France, et ses enjeux actuels(29:25) La reconnaissance sociale, et la nécessité de revaloriser le travail auprès des jeunes enfants(41:23) Comment la maternité transforme le regard sur le monde, la société, et change les prioritésRessource :Livre : "La maternité joyeuse" d'Audrey Jougla (Éd. Stock)

Invité Afrique
Mali: «Le terrorisme est la négation de la paix, on ne peut plus ignorer la responsabilité du pouvoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 6:39


Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable.  Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ?   Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue.  Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali…  Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes…  Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice.  Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit.  À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako

EX...
Double coup de foudre

EX...

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 47:07


Finalement les histoires d'amour qui vous sont racontées ici ne sont que des allégories de la vie en général : on croit que tout est perdu et puis tout à coup tout s'inverse, on passe de l'extrême tristesse au bonheur absolu. Si vous ne croyez pas à l'adage "l'espoir fait vivre", Tristane va vous prouver que vous devriez : car alors que ça paraissait impossible, ce n'est pas un coup de foudre qu'elle a provoqué, mais bien 2 coups de foudre ![REDIFF]

Belle Trace
Pierre Le Coq : « Ce double projet qui paraissait impossible, m'a finalement stimulé. »

Belle Trace

Play Episode Listen Later May 30, 2026 57:22


NOUVEL ÉPISODE — BELLE TRACEMon invité du jour a un parcours aussi rare qu'inspirant.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi Brillat-Savarin est une figure majeure de la gastronomie française ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:14


Né en 1755 à Belley, dans l'est de la France, Brillat-Savarin n'était pourtant pas cuisinier. Il était avocat, magistrat et homme politique. Il traversa même les bouleversements de la Révolution française et dut s'exiler quelque temps aux États-Unis. Là-bas, il donna des cours de français et de violon pour survivre. Mais sa véritable passion restait la table.Son œuvre majeure paraît en 1825 : La Physiologie du goût. Ce livre étrange et fascinant mélange recettes, réflexions philosophiques, anecdotes, humour et observations sur le comportement humain. Ce n'est pas un simple livre de cuisine : c'est une exploration du plaisir de manger.Brillat-Savarin y défend une idée révolutionnaire pour l'époque : la gastronomie est un art sérieux, lié à la culture, à la santé et même à la psychologie. Il écrit par exemple : « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. » Cette phrase est devenue l'une des citations les plus célèbres de l'histoire de la gastronomie.Il s'intéressait à tout : pourquoi certains aliments plaisent davantage, comment les odeurs influencent l'appétit, ou encore pourquoi un repas partagé crée du lien social. Il observait les habitudes alimentaires presque comme un scientifique.Mais Brillat-Savarin était aussi connu pour son humour. Il adorait les aphorismes, ces petites phrases pleines d'esprit. Par exemple : « Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil. » Une phrase qui ferait probablement sourire — et approuver — beaucoup de Français aujourd'hui encore.Il racontait aussi des anecdotes savoureuses. Dans son livre, il décrit des repas gigantesques, des dégustations mémorables et des personnages obsédés par la nourriture. On y découvre la France gourmande du début du XIXe siècle.Son influence est immense. Il a contribué à faire de la gastronomie française un élément central de l'identité culturelle du pays. Des chefs du monde entier le considèrent comme l'un des pères de la pensée gastronomique moderne.Même le célèbre fromage “Brillat-Savarin”, un fromage triple crème extrêmement riche et onctueux, porte son nom en hommage à son amour de la gourmandise.Finalement, Brillat-Savarin n'a pas seulement parlé de cuisine. Il a montré que manger n'était pas un acte banal, mais une expérience humaine profonde, mêlant plaisir, société, culture et émotion. En France, peu d'hommes ont autant célébré… l'art de bien vivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les éléphants ont-ils si peu de cancers ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:24


La question intrigue les scientifiques depuis longtemps. Car, en théorie, ces géants devraient être particulièrement vulnérables à cette maladie.Pensez-y : un éléphant possède énormément plus de cellules qu'un humain. Or, le cancer apparaît justement lorsqu'une cellule se dérègle et commence à se multiplier de manière anarchique. Plus un organisme possède de cellules, plus il devrait donc avoir de risques de voir surgir un cancer. De plus, les éléphants vivent longtemps, souvent plus de 60 ans dans la nature. Le temps devrait donc aussi jouer contre eux.Et pourtant, les statistiques racontent une autre histoire. Chez l'humain, environ 20 % des décès sont liés au cancer. Chez les éléphants, ce taux serait inférieur à 5 %. Ce paradoxe porte même un nom : le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto, qui remarqua dans les années 1970 que les grands animaux ne développaient pas proportionnellement plus de cancers que les petits.La réponse semble se cacher dans leur ADN.Chez l'humain, il existe un gène extrêmement important appelé p53. Les biologistes le surnomment parfois le « gardien du génome ». Son rôle est crucial : lorsqu'une cellule est endommagée ou présente des anomalies potentiellement dangereuses, le gène p53 peut stopper sa division ou même déclencher son autodestruction. C'est une sorte de système de sécurité anticancer intégré à nos cellules.Le problème, c'est que les humains ne possèdent que deux copies fonctionnelles de ce gène, une héritée de chaque parent.Les éléphants, eux, ont développé une stratégie beaucoup plus impressionnante au cours de l'évolution : ils possèdent environ vingt copies supplémentaires du gène p53. Résultat : leurs cellules sont bien plus efficaces pour détecter les anomalies génétiques et éliminer rapidement les cellules suspectes avant qu'elles ne deviennent cancéreuses.Des expériences en laboratoire ont montré que les cellules d'éléphants réagissent de manière extrêmement agressive aux dommages de l'ADN. Là où des cellules humaines tentent parfois de réparer les dégâts, les cellules d'éléphants préfèrent souvent se détruire immédiatement par un mécanisme appelé apoptose. Une méthode radicale… mais très efficace.Cette découverte passionne les chercheurs, car elle pourrait inspirer de futurs traitements anticancer chez l'humain. Comprendre comment la nature a renforcé les défenses biologiques des éléphants pourrait aider la médecine à développer de nouvelles stratégies contre les tumeurs.Finalement, ces géants paisibles cachent dans leurs cellules une arme biologique redoutable. Leur immense taille aurait pu devenir un handicap mortel. Mais l'évolution leur a offert une protection génétique exceptionnelle, transformant leur ADN en véritable forteresse contre le cancer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Faire plusieurs choses à la fois est-il mauvais pour votre cerveau ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:25


Faire plusieurs choses à la fois donne souvent l'impression d'être efficace. Répondre à des messages pendant une réunion, écouter un podcast en travaillant ou jongler entre plusieurs fenêtres sur un ordinateur paraît presque normal aujourd'hui. Pourtant, les recherches scientifiques montrent que notre cerveau est beaucoup moins doué pour le multitâche qu'on ne le croit.D'abord, il faut comprendre une chose essentielle : le cerveau humain ne réalise généralement pas plusieurs tâches complexes simultanément. En réalité, il alterne très rapidement d'une tâche à l'autre. Les neuroscientifiques parlent de “task switching”, c'est-à-dire de “changement de tâche”. Chaque bascule demande un petit effort mental invisible, mais coûteux pour le cerveau. Des études en psychologie cognitive montrent que ce mécanisme réduit les performances, augmente les erreurs et ralentit l'exécution globale des tâches. Le cerveau doit à chaque fois réactiver le contexte mental correspondant : où en étais-je ? que devais-je faire ? que faut-il retenir ? Résultat : on fatigue davantage son attention et sa mémoire de travail. Les chercheurs ont également observé que les multitâcheurs fréquents sont souvent plus facilement distraits. Certaines études suggèrent même qu'ils filtrent moins bien les informations inutiles. En voulant tout faire en même temps, le cerveau devient paradoxalement moins capable de se concentrer profondément. Le multitâche semble aussi avoir un impact sur le stress. Plusieurs recherches montrent qu'il augmente temporairement la fréquence cardiaque et la pression artérielle. À long terme, cette surcharge cognitive répétée pourrait contribuer à l'épuisement mental et à l'anxiété. Mais attention : tout dépend des tâches concernées. Certaines combinaisons restent relativement faciles. Marcher en parlant ou écouter de la musique en rangeant une pièce mobilisent des circuits cérébraux différents. En revanche, deux activités demandant une forte attention — par exemple écrire un email tout en suivant une conversation — entrent en concurrence directe dans le cerveau.Le problème est particulièrement visible avec les écrans et les notifications. Chaque interruption force le cerveau à “recharger” son contexte mental. Des chercheurs parlent même d'un “coût caché” du multitâche numérique. La bonne nouvelle, c'est que le cerveau fonctionne souvent mieux en monotâche, c'est-à-dire en se concentrant sur une seule activité à la fois. Les techniques comme le travail par sessions courtes, les pauses régulières ou la désactivation des notifications améliorent généralement la concentration et la mémoire. Finalement, le multitâche n'est pas forcément “dangereux” pour le cerveau, mais il est souvent beaucoup moins efficace qu'on l'imagine. Notre cerveau moderne reste, au fond, un organe conçu pour focaliser son attention… sur une chose à la fois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le T. rex avait de si petits bras ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:26


Pendant des décennies, les scientifiques se sont moqués des minuscules bras du Tyrannosaurus rex. Comment un prédateur de près de 12 mètres de long, doté d'une morsure terrifiante, pouvait-il avoir des bras aussi ridiculement petits ? On a proposé toutes sortes d'explications : ils servaient à se relever, à tenir un partenaire pendant l'accouplement ou encore à éviter d'être mordus par d'autres T. rex pendant les repas. Mais une nouvelle étude menée par des chercheurs de University College London et de l'University of Cambridge apporte une réponse bien plus convaincante. Les chercheurs ont étudié 82 espèces de dinosaures carnivores appelés théropodes, le groupe auquel appartenait le T. rex. Leur découverte est surprenante : les petits bras ne seraient pas simplement une conséquence du gigantisme du dinosaure. Ils seraient directement liés à l'évolution… de sa tête.En analysant les fossiles, les scientifiques ont remarqué une forte corrélation entre deux caractéristiques : plus un dinosaure possédait un crâne massif et une mâchoire puissante, plus ses bras avaient tendance à rétrécir. Autrement dit, chez certains grands prédateurs, la tête serait progressivement devenue l'arme principale, rendant les bras de moins en moins utiles. Le T. rex représente l'exemple ultime de cette évolution. Son crâne était incroyablement robuste, capable de produire l'une des morsures les plus puissantes de toute l'histoire animale. Ses dents, longues comme des bananes dentelées, pouvaient broyer des os. Face à une telle machine de guerre, les bras perdaient peu à peu leur importance.Selon les chercheurs, cette transformation serait liée à l'apparition de proies gigantesques, comme les énormes dinosaures herbivores à long cou appelés sauropodes. Essayer d'attraper un animal de plusieurs dizaines de tonnes avec des griffes devenait peu pratique. Il était beaucoup plus efficace de mordre violemment et de maintenir la proie avec la mâchoire. Les scientifiques parlent même d'un phénomène de “use it or lose it” : “utilise-le ou perds-le”. En évolution, un organe qui devient moins utile peut progressivement diminuer au fil des générations. Les bras du T. rex auraient donc rétréci parce qu'ils n'étaient plus essentiels à la chasse.Cela ne veut pas dire qu'ils étaient totalement inutiles. Les bras du T. rex restaient étonnamment musclés et puissants pour leur taille. Mais ils n'étaient plus l'outil principal du prédateur.Finalement, les petits bras du T. rex racontent une grande histoire d'évolution : celle d'un animal dont la tête est devenue si redoutable qu'elle a littéralement remplacé ses membres antérieurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - Les massives transactions financières de Donald Trump

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later May 16, 2026 2:37


Voici l'essentiel à retenir sur les récentes et massives transactions financières de Donald Trump dans le secteur des technologies.Here's the key takeaway from Donald Trump's recent and massive financial transactions in the tech sector.Alors qu'il est à la tête du pays, il a récemment réalisé des opérations financières de plusieurs centaines de millions de dollars avec les plus grands groupes industriels et de la Silicon Valley, nous obligeant à nous poser de sérieuses questions sur les conflits d'intérêts au plus haut sommet de l'État.While leading the country, he recently conducted financial transactions worth several hundred million dollars with the largest industrial and Silicon Valley groups, forcing us to ask serious questions about conflicts of interest at the highest levels of government.Regardons l'ampleur de ces investissements technologiques, c'est juste colossal.Let's look at the scale of these tech investments; it's just colossal.On parle de mises entre 1 et 5 millions de dollars dans des mastodontes comme Amazon, Apple, Microsoft, Uber, Nvidia et Boeing.We're talking about bets of between $1 million and $5 million in giants like Amazon, Apple, Microsoft, Uber, Nvidia, and Boeing.Ces achats s'accompagnent de ventes encore plus massives, estimées entre 5 et 25 millions de dollars chez Microsoft, Amazon et Meta.These purchases are accompanied by even more massive sales, estimated at between $5 million and $25 million at Microsoft, Amazon, and Meta.Mais attendez, qu'a-t-il vendu exactement ?But wait, what exactly did he sell?Figurez-vous qu'on n'en a absolument aucune idée.Believe it or not, we have absolutely no idea.S'agit-il d'actions, d'obligations ou d'autre chose ?Is it stocks, bonds, or something else?Le grand public l'ignore totalement.The general public is totally unaware of it.Finalement, tout ça révèle la véritable illusion de la séparation des pouvoirs financiers.Ultimately, all this reveals the true illusion of the separation of financial powers.Alors oui, ces actifs sont placés dans un trust administré par son fils Donald Jr.So yes, these assets are placed in a trust managed by his son, Donald Jr.Mais soyons clairs sur un point crucial : ce trust est révocable.But let's be clear on one crucial point: this trust is revocable.Cela signifie que le président peut reprendre le contrôle direct de son immense fortune à la seconde où il le décide.This means the president can regain direct control of his immense fortune the second he decides to. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Real Life French
Listening Practice - L'alerte à l'hantavirus

Real Life French

Play Episode Listen Later May 16, 2026 1:59


Voici l'essentiel à retenir aujourd'hui sur l'alerte à l'hantavirus aux États-Unis. Here is the essential information to remember today regarding the hantavirus alert in the United States.Alors, après la grosse frayeur provoquée par un foyer d'infection sur le navire de croisière MV Honduras, on sait enfin si ce virus a officiellement franchi les frontières américaines. So, after the major scare caused by an outbreak of infection on the cruise ship MV Honduras, we finally know if this virus has officially crossed American borders.Le bilan officiel est de zéro cas. The official toll is zero cases.Le passager américain qu'on suspectait au départ a été déclaré totalement négatif. The American passenger who was initially suspected has tested completely negative.Avec zéro symptôme, il a tout simplement quitté l'unité de confinement. With zero symptoms, he has simply left the confinement unit.Deuxièmement, 41 personnes restent aujourd'hui isolées et sous haute surveillance pendant 42 jours. Secondly, 41 people currently remain isolated and under high surveillance for 42 days.Ce groupe inclut des rapatriés et des cas contacts exposés en voyage, notamment sur un vol où une passagère, malheureusement décédée depuis, présentait des symptômes. This group includes repatriated individuals and contact cases exposed during travel, notably on a flight where a passenger, who has unfortunately since passed away, showed symptoms.Finalement, contrairement à la France qui teste tous les cas contacts par précaution, les États-Unis adoptent carrément la stratégie du guetteur. Finally, unlike France, which tests all contact cases as a precaution, the United States is flatly adopting a "watchman" strategy.Ils attendent patiemment l'apparition d'un symptôme avant d'agir. They are waiting patiently for a symptom to appear before taking action. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Les Saints de glace sont-ils une réalité ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:36


Chaque année, au mois de mai, des millions de jardiniers scrutent le ciel avec inquiétude. Car arrivent les célèbres « saints de glace » : les 11, 12 et 13 mai, associés à saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais. Selon une vieille croyance populaire, ces journées marqueraient un dernier retour du froid avant l'arrivée définitive du printemps. Mais cette réputation est-elle vraiment fondée scientifiquement ?En réalité, la réponse est… oui et non.D'abord, il faut comprendre d'où vient cette croyance. Pendant des siècles, les paysans ont observé que le mois de mai était une période instable. On pouvait passer d'une douceur presque estivale à une brusque descente d'air froid. Or, ces refroidissements tardifs pouvaient détruire les cultures fragiles, comme la vigne ou les jeunes plants de légumes. Les saints de glace sont donc devenus un repère pratique transmis de génération en génération.Mais aujourd'hui, les météorologues ont des données précises. Et selon Météo-France, « ce phénomène est faux les deux tiers du temps ». Une vaste étude menée sur 130 stations météorologiques françaises entre 1951 et 2023 montre en effet que, dans 67 % des cas, les dernières gelées de l'année ont eu lieu… après les saints de glace.Autrement dit : contrairement à ce qu'affirme le dicton, le risque de gel ne disparaît pas magiquement après le 13 mai.Cela signifie-t-il que les saints de glace sont une pure superstition ? Pas complètement. Car le début du mois de mai reste une période météorologique particulière. À cette époque de l'année, l'atmosphère se réchauffe rapidement, mais l'océan Atlantique demeure encore froid. Ce contraste favorise parfois des descentes d'air polaire vers l'Europe occidentale. Résultat : des coups de froid tardifs peuvent effectivement survenir.Mais ces épisodes ne tombent pas systématiquement les 11, 12 et 13 mai. Certaines années, les saints de glace sont même très doux. En 2022 par exemple, la France connaissait une chaleur exceptionnelle pendant cette période. En revanche, en 2010, de vraies gelées avaient bien été observées dans plusieurs régions françaises.Le réchauffement climatique modifie aussi la situation. Les épisodes de gel tardif deviennent globalement moins fréquents et touchent des zones plus limitées qu'autrefois.Finalement, les saints de glace ne sont ni totalement un mythe, ni une loi scientifique. Ce sont surtout un héritage du savoir paysan : une règle empirique née de l'observation du climat, utile autrefois, mais beaucoup moins fiable qu'on ne l'imagine aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Ligue des Champions : finalement pas de fanzone à Paris - 12/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 12, 2026 9:05


Au menu de la troisième heure des GG du mardi 12 mai 2026 : Ligue des Champions, finalement pas de fanzone à Paris avec Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la Galerie des Glaces est-elle le miroir du pouvoir à Versailles ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:39


Au cœur de ce château, cette salle résume à elle seule l'ambition politique de Louis XIV. Longue de plus de 70 mètres, bordée de miroirs étincelants et ouverte sur les jardins royaux, elle n'était pas seulement destinée à impressionner les visiteurs. Elle était surtout un gigantesque outil de propagande monarchique.Pour comprendre son importance, il faut revenir au XVIIe siècle. À cette époque, les miroirs sont des objets extrêmement rares et coûteux. La grande spécialiste européenne de leur fabrication est alors Venise, qui garde jalousement ses secrets techniques. Posséder quelques miroirs est déjà un luxe immense. Alors imaginez une galerie qui en contient plus de 350.Aussi, lorsque Louis XIV fait construire la Galerie des Glaces entre 1678 et 1684, il envoie un message clair au monde entier : la France est devenue la puissance dominante de l'Europe. Même le luxe le plus inaccessible peut désormais être produit au service du roi.Mais ce n'est pas tout. La galerie est aussi pensée comme une machine à mettre en scène le pouvoir.D'un côté, dix-sept immenses fenêtres donnent sur les jardins de Versailles. De l'autre, dix-sept arcades couvertes de miroirs reflètent la lumière du soleil dans toute la pièce. Résultat : lorsque le roi traverse la galerie, tout semble briller autour de lui. Ce n'est pas un hasard si Louis XIV se fait appeler le “Roi Soleil”. L'architecture entière participe à cette image presque divine du monarque.Et puis le plafond joue lui aussi un rôle politique. Il est recouvert de gigantesques peintures glorifiant les victoires militaires et les succès du règne de Louis XIV. Chaque détail rappelle que le roi est présenté comme un chef victorieux, puissant et choisi par Dieu.Enfin la Galerie des Glaces sert également de théâtre diplomatique. Les ambassadeurs étrangers y sont reçus avec un cérémonial minutieusement organisé. Le but est simple : éblouir les visiteurs pour affirmer la supériorité française.D'ailleurs cette salle restera un symbole du pouvoir bien après Louis XIV. En 1871, c'est dans cette galerie par exemple, que l'Empire allemand est proclamé après la défaite française face à la Prusse. Puis en 1919, le traité mettant officiellement fin à la Première Guerre mondiale y est signé.Finalement, la Galerie des Glaces n'est pas seulement une merveille artistique. C'est un décor conçu pour transformer le pouvoir en spectacle. À Versailles, même les miroirs avaient une mission politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Qu'est-ce que la convergence évolutive?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:14


Pourquoi les dauphins ressemblent-ils autant aux requins alors qu'ils n'ont aucun lien proche de parenté ? Pourquoi les ailes des chauves-souris ressemblent-elles à celles des oiseaux alors que les unes sont des mammifères et les autres des descendants de dinosaures ? Ces ressemblances étonnantes s'expliquent par un phénomène fascinant : la convergence évolutive.La convergence évolutive désigne le fait que des espèces très éloignées peuvent développer indépendamment des caractéristiques similaires, simplement parce qu'elles sont confrontées aux mêmes problèmes dans leur environnement.Autrement dit : parfois, l'évolution “trouve” plusieurs fois les mêmes solutions.Prenons l'exemple des requins et des dauphins. Les requins sont des poissons apparus il y a plus de 400 millions d'années. Les dauphins, eux, sont des mammifères dont les ancêtres vivaient autrefois sur terre avant de retourner dans les océans. Pourtant, les deux ont fini par adopter un corps fuselé très proche, idéal pour nager rapidement. Ce n'est pas parce qu'ils descendent d'un ancêtre commun ressemblant à cela, mais parce que les lois de la physique imposent certaines formes efficaces dans l'eau.Même chose pour les ailes. Les oiseaux, les chauves-souris et même les ptérosaures — des reptiles volants aujourd'hui disparus — ont tous développé la capacité de voler séparément au cours de l'évolution. Leurs ailes remplissent la même fonction, mais leur structure osseuse reste différente.La convergence évolutive montre donc quelque chose de fondamental : l'évolution n'est pas totalement aléatoire. Les contraintes physiques, chimiques ou environnementales orientent souvent les êtres vivants vers des solutions comparables.Et ce phénomène est partout dans la nature.Les yeux, par exemple, sont apparus indépendamment plusieurs fois au cours de l'histoire du vivant. Les pieuvres possèdent des yeux étonnamment proches des nôtres, alors que leurs ancêtres ont divergé des vertébrés il y a plus de 500 millions d'années.Certaines plantes de déserts situés sur différents continents ont aussi développé des formes très similaires : tiges épaisses pour stocker l'eau, épines pour limiter l'évaporation… alors qu'elles n'appartiennent pas aux mêmes familles biologiques.La convergence évolutive fascine aussi les scientifiques parce qu'elle permet parfois de prédire certaines adaptations possibles. Si des conditions semblables apparaissent, certaines solutions biologiques ont plus de chances d'émerger.Et cette idée soulève une question vertigineuse : si la vie existait ailleurs dans l'univers, évoluerait-elle vers des formes comparables à celles que nous connaissons sur Terre ?Finalement, la convergence évolutive nous rappelle que la nature n'invente pas toujours des solutions infiniment différentes. Face aux mêmes défis, la vie semble souvent emprunter… les mêmes chemins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Laurent Gerra
PÉPITE - Rachida Dati manque à Jack Lang !

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later May 7, 2026 2:01


Alors qu'il pensait la détester, Jack Lang se rend compte qu'il ressent un profond vide depuis qu'il se rend à des représentations sans Rachida Dati. Finalement, l'ancien ministre de la Culture aimerait bien la revoir se plaindre lors des spectacles ! Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Thune
Le travail vaut-il encore... le coût ? Avec Séverine Bavon

Thune

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 51:54


On bosse. Beaucoup. Et pourtant, de plus en plus de gens se demandent : est-ce que la récompense vaut vraiment l'investissement ?Dans cet épisode, on parle du moment où le travail cesse de faire sens. Ce moment où la fatigue devient normale, où la réussite ne compense plus le coût qu'on a mis à être un "bon élément".Avec Séverine Bavon, autrice de Ciao les nazes (Robert Laffont) et de l'excellente newsletter CDLT, on démonte les mécanismes invisibles du travail : l'individualisation de la souffrance, la pression à performer, la dissonance entre ce qu'on vit et ce qu'on montre.Pourquoi on pense que le problème vient de nous ?Pourquoi on ne reconnaît pas assez qu'on travaille... pour l'argent ?Pourquoi on continue à jouer un jeu dont on connaît les limites ? Finalement, faut-il continuer à bosser comme... avant ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Choses à Savoir
Pourquoi pardonner est un acte égoïste ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 2:20


Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi pardonner est un acte égoïste ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 2:20


Oubliez l'image du pardon comme un geste noble, presque héroïque. Les neurosciences racontent une histoire bien plus pragmatique, presque brutale : pardonner serait avant tout une stratégie de survie… pour votre propre cerveau.Lorsqu'une personne vous blesse profondément, votre cerveau ne “tourne pas la page”. Au contraire, il s'enferme dans une boucle. Les souvenirs douloureux sont réactivés en permanence, alimentant la colère, le ressentiment, parfois même la haine. Cette rumination mobilise en continu des structures comme l'amygdale, véritable centre d'alerte émotionnelle. Résultat : votre corps reste en état de stress chronique.Ce stress n'est pas anodin. Il entraîne une libération prolongée de cortisol, l'hormone du stress, qui à haute dose devient toxique pour le cerveau. À long terme, cela peut altérer l'hippocampe, impliqué dans la mémoire et la régulation émotionnelle, et fragiliser le cortex préfrontal, qui vous aide normalement à prendre du recul.Autrement dit, ne pas pardonner revient à maintenir votre cerveau sous pression constante. Et c'est là que le discours change radicalement : pardonner, ce n'est pas excuser l'autre. C'est désactiver ce mécanisme destructeur.Des travaux issus de Harvard University, portant sur des centaines de milliers d'individus, montrent que les personnes capables de lâcher prise présentent moins de troubles anxieux, moins de dépression, et une meilleure stabilité émotionnelle. Le pardon agit comme un véritable régulateur biologique. Il calme l'amygdale, réduit la production de cortisol et permet au cortex préfrontal de reprendre le contrôle.En pratique, pardonner revient à reprogrammer la manière dont votre cerveau traite l'offense. Vous ne niez pas ce qui s'est passé. Vous modifiez simplement la charge émotionnelle associée au souvenir. C'est un peu comme retirer la batterie d'une alarme qui sonne en permanence : l'événement est toujours là, mais il ne déclenche plus de tempête intérieure.Ce qui est troublant, c'est que ce processus est profondément égoïste. Vous ne pardonnez pas pour réparer l'autre, ni même pour rétablir une relation. Vous pardonnez pour éviter que votre propre cerveau ne s'abîme sous l'effet d'un stress prolongé.Finalement, le pardon n'a rien d'un idéal moral inaccessible. C'est un réflexe adaptatif, façonné par l'évolution pour préserver votre équilibre mental. Une manière, très concrète, de vous protéger vous-même.Et si pardonner ressemblait moins à un acte de bonté… qu'à une forme d'hygiène cérébrale ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeur - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 63:10


C dans l'air du 22 avril 2026 - Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeurC'est un nouveau revirement du président américain, lui qui avait encore jugé en début de semaine « hautement improbable » une prolongation du cessez-le-feu. Finalement, Donald Trump a décidé unilatéralement mardi de prolonger jusqu'à nouvel ordre la trêve en cours avec l'Iran, affirmant sur son réseau social attendre que les différents courants du régime iranien, sécuritaires et politiques, parviennent à une « proposition unifiée ».Mais pour l'heure, les pourparlers entre Téhéran et Washington semblent au point mort. Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour un deuxième round de négociations, est resté aux États-Unis. L'Iran, en l'état, refuse d'envoyer une délégation à Islamabad pour y participer, exigeant la fin du blocus américain de ses ports.Parallèlement, sur Internet, depuis quelques heures, des internautes multiplient les moqueries contre le président américain sur les réseaux sociaux en Chine, après que ce dernier a laissé entendre que la Chine avait permis à l'Iran de reconstituer son stock d'armement. Les réseaux sociaux sont pourtant très contrôlés par les autorités chinoises. Toutefois, le clip généré par IA humiliant Donald Trump et les nombreux posts se moquant de lui n'ont pas été censurés.Aux États-Unis, la communication erratique du président américain fait également des remous, et alors que le conflit au Moyen-Orient s'enlise, une rumeur est devenue virale : le président américain aurait tenté d'activer les codes nucléaires avant d'en être empêché par le général Dan Caine. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Larry Johnson, ancien analyste de la CIA, invité d'un podcast animé par un ancien juge. Toutefois, il n'existe pour l'instant aucune preuve d'une telle altercation entre Donald Trump et son chef d'état-major des armées. L'initiateur de la rumeur, Larry Johnson, a lui-même admis sur son blog « ne pas savoir si cela est vrai ».Bien que l'incident des codes nucléaires ne soit absolument pas étayé, il interroge néanmoins : qui pourrait s'opposer à un tel ordre présidentiel ? Qui conseille Donald Trump ? Comment sont prises les décisions actuellement au sein de l'administration américaine ?Avec la guerre en Iran de plus en plus coûteuse pour les États-Unis, et de plus en plus impopulaire également, la presse américaine s'interroge ces derniers jours. Une enquête du Wall Street Journal, dans les coulisses de l'administration Trump, relate l'entrée en guerre décidée par Donald Trump en dépit des réserves exprimées autour de lui. Autre exemple qui montre la méfiance grandissante d'une partie de son administration : des conseillers auraient empêché sa présence au centre de commandement lors de l'opération de sauvetage des pilotes américains en Iran, l'estimant contre-productive, rapporte le WSJ.La Maison-Blanche a contesté cette version, mais cette mise à l'écart soulève des doutes jusque dans son camp quant à la capacité de Donald Trump à exercer pleinement ses fonctions présidentielles.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Frédéric ENCEL- - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis -IRIS- Paul GOGO ( en duplex) - Journaliste indépendant –Ancien correspondant à Moscou

Les Grosses Têtes
ARCHIVE - Jean Yanne, "100 ans de conneries" : le monde merveilleux du passage à l'an 2000

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 2:32


Pour sa dernière chronique, Jean Yanne l'assure : en 2000, toutes les conneries doivent disparaître... Et le 21è siècle apportera avec lui merveilles et égalités. Finalement, en 2026, on est encore loin du compte... Chaque weekend en podcast, retrouvez "100 ans de conneries", par Jean Yanne. Pendant 4 mois, de septembre à décembre 1999, le sociétaire des "Grosses Têtes" tenait sur RTL une chronique quotidienne dans laquelle il faisait le bilan du siècle qui allait bientôt se terminer. Avec son humour féroce habituel, il s'est attaché à dénoncé la "connerie" humaine, vraie constante et révélatrice du XXème siècle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Listening Practice - La reconquête lunaire

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Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 3:20


Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodVoici le point rapide sur ce changement de cap absolument radical de la NASA pour la reconquête lunaire.Here is a quick update on this absolutely radical change of course by NASA for the lunar reconquest.Face aux retards colossaux et à une pression internationale énorme, le programme Artemis revoit complètement ses priorités pour aller à l'essentiel.Faced with colossal delays and enormous international pressure, the Artemis program is completely revising its priorities to get to the basics.Premièrement, le nouveau patron de la NASA, Jared Isaacman, met le fameux projet de station orbitale Gateway sur pause.First, the new head of NASA, Jared Isaacman, is putting the famous Gateway orbital station project on hold.L'idée, c'est vraiment de se concentrer sur une présence humaine durable, mais cette fois directement à la surface de la Lune.The idea is really to focus on a sustainable human presence, but this time directly on the surface of the Moon.Pourquoi ce revirement soudain ?Why this sudden reversal?Eh bien, c'est la réalité financière, tout simplement.Well, it's quite simply the financial reality.Le projet Gateway accumulait les retards et devenait un véritable gouffre.The Gateway project was accumulating delays and becoming a real money pit.La priorité absolue maintenant, c'est de bâtir ce camp de base près du pôle sud lunaire.The top priority now is to build this base camp near the lunar south pole.Et c'est un choix crucial, hein, puisqu'on y a confirmé la présence d'eau glacée, ce qui est juste indispensable pour préparer nos futures missions vers Mars.And it's a crucial choice, as the presence of ice water has been confirmed there, which is just essential for preparing our future missions to Mars.Finalement, il y a une véritable urgence géopolitique derrière tout ça.Ultimately, there is a real geopolitical urgency behind all this.Si la NASA simplifie ses plans, c'est pour faire face à la pression énorme de la Chine.If NASA is simplifying its plans, it's to face the enormous pressure from China. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.