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L’Heure du Monde
Le Mali peut-il tomber aux mains des djihadistes ?

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later May 6, 2026 22:54


Depuis le 25 avril, le Groupe de soutien de l'islam et des musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, et les indépendantistes du nord du Front de libération de l'Azawad mènent une offensive conjointe contre la junte militaire au pouvoir au Mali. Sadio Camara, le ministre de la défense et numéro 2 du gouvernement, a été tué. Cette attaque sans précédent place le pouvoir malien dans une situation critique et montre l'incapacité des mercenaires russes, et des soldats français avant eux, à juguler la menace djihadiste.Après avoir quitté la ville de Kidal, le 26 avril, puis celle, plus stratégique, de Tessalit, le 1er mai, les forces russes d'Africa Corps et les forces armées maliennes continuent de reculer dans le nord-est, vers le sud du pays.Jusqu'à quand peut réellement tenir le pouvoir malien ? Comment expliquer cette offensive des rebelles et que cherchent-ils à obtenir ? Et existe-t-il un risque de contagion régionale, pouvant mener au chaos ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Benjamin Roger, journaliste au « Monde Afrique », nous explique la situation au Mali.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait d'une prise de parole du premier ministre malien Abdoulaye Maïga, le 27 avril 2026 ; extrait d'une vidéo anonyme authentifiée par l'AFP, le 25 avril 2026 ; extrait d'un reportage réalisé par TV5 Monde, le 19 août 2020.Cet épisode a été publié le 6 mai 2026.---Découvrez la nouvelle saison de "Nos futurs", un podcast du Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

TOCSIN PODCAST
Un lanceur d'alerte balance tout sur ce système vérolé des mineurs isolés ! - La Matinale Tocsin 30/04/26

TOCSIN PODCAST

Play Episode Listen Later May 5, 2026 157:34


Un jour dans le monde
Le Mali peut-il éviter l'effondrement ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 37:40


durée : 00:37:40 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Au Mali, la junte d'Assimi Goïta est fragilisée par une offensive coordonnée du JNIM et du Front de libération de l'Azawad. Mort du ministre de la Défense, perte de Kidal, blocus annoncé de Bamako : la séquence met le régime sous très forte pression. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Vincent Hugeux Journaliste et spécialiste de l'Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
«Il faut parler de l'aide française au développement avec une voix plus forte», estime Rémy Rioux, directeur sortant de l'AFD

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 15:31


« Il faut que la France parle de son aide au développement avec une voix plus forte et plus politique », affirme Rémy Rioux, au terme de ses dix ans à la tête de l'AFD, l'Agence française de développement. Dans quelques jours, ce haut-fonctionnaire français va passer le relais à Christophe Lecourtier. Son agence est-elle impactée par la baisse de l'aide publique au développement ? Et que dit le Directeur général sortant de l'AFD à ceux qui l'accusent de soutenir financièrement des pays hostiles à la France ? Rémy Rioux répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : Rémy Rioux, en dix ans, vous avez presque doublé le volume d'investissement de l'AFD dans le monde. Mais depuis deux ans, vous êtes sous pression budgétaire du gouvernement français qui a réduit son aide publique au développement de plus de 10 %. Est-ce que vous ne quittez pas l'AFD avec un gros sentiment d'inachevé ? Rémy Rioux : Pas du tout. On a maintenu la taille financière de l'AFD : 13,7 milliards d'euros en 2025, l'année dernière, exactement la même taille qu'en 2024. Donc cette ambition, cette capacité financière de la France à l'international, qui effectivement a doublé par rapport à 2016, quand je suis arrivé, elle est toujours là. Vos crédits sont donc en baisse, mais vous investissez encore quelque 13 milliards d'euros par an dans le monde, vous venez de le dire, dont la moitié en Afrique, c'est deux fois plus qu'il y a dix ans. Concrètement, combien de nouvelles personnes en Afrique ont accès aux soins médicaux grâce à l'action de l'AFD ? Alors, on est sur des millions de personnes, donc c'est de l'ordre de 20 millions de personnes qui ont eu un accès amélioré à des services de transport, dans la santé ce sont plusieurs dizaines de millions également. Et puis on mesure maintenant l'impact des projets terminés, c'est pas la promesse, c'est la réalisation d'impact. Et combien d'entreprises, de PME, aidez-vous à démarrer tous les ans en Afrique ? On a aidé de l'ordre de 50 000 PME et TPE en Afrique quand même, avec 3,5 milliards d'euros, je crois, d'investissement, beaucoup par notre filiale Proparco. Depuis cinq ans ? Oui, c'est ça, et c'est le chiffre 50 000. Alors, il n'y a pas que la France qui coupe dans son aide au développement, il y a l'Allemagne, la Grande-Bretagne, bien sûr les Etats-Unis. Est-ce que l'aide sans contrepartie, c'est une époque terminée avec notamment la suppression de l'USAID aux États-Unis ? Et est-ce qu'on passe aujourd'hui à une aide à la Trump, c'est-à-dire une aide transactionnelle avec en échange par exemple des marchés, des contrats pour les entreprises françaises ? C'est une discussion politique. Je pense qu'il faut admettre que dans la politique de développement, dans l'action internationale, il y a toujours eu trois intérêts. Il y a bien sûr l'intérêt des autres. C'est ça qu'on appelle la solidarité, l'altruisme. Il y a aussi l'intérêt national, l'intérêt du donateur, l'intérêt de notre société civile, de nos entreprises. Et puis, il y a un troisième intérêt. Moi, vous savez, j'ai beaucoup fait pour le climat, qui est l'intérêt mutuel, économiser des tonnes de CO₂ dans l'atmosphère, peu importe où on les économise, c'est bon pour tout le monde. Voyez, dans la politique de développement, il y a toujours ces trois intérêts. Ils se combinent, ils se cristallisent dans des paradigmes successifs et on est à l'évidence dans la négociation, s'agissant du G7, dans la définition d'un nouveau moment pour cette politique internationale, et c'est fascinant en vérité. Et quelle est la part de marché, conclu sur financement de votre Agence française de développement, qui est remportée par des entreprises françaises ? Alors, on estime que c'est à peu près 2 à 3 milliards d'euros par an. Donc, à l'issue des appels d'offres internationaux, des entreprises françaises remportent. EIles ne répondent pas toujours, mais quand elles répondent, elles gagnent sept ou huit fois sur dix. Rémy Rioux, vous êtes sous pression budgétaire. Vous êtes aussi sous pression politique depuis deux ans, l'extrême droite et une partie de la droite française vous reprochent d'aider financièrement des pays notoirement hostiles à la France comme l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, le Mali. Qu'est-ce que vous répondez ? Qu'Il s'agisse de l'Algérie, du Niger ou du Burkina Faso, c'est un mensonge. En fait, en Algérie, l'AFD n'a pas d'activités. Et au Niger et au Burkina Faso, dans le trouble politique dans lequel ces pays ont été plongés depuis quelques années, nous avons suspendu. Il n'y a pas de nouveaux projets financés par l'AFD dans ces pays, sur la base d'une décision des autorités de l'État en France. Donc, vous voyez, on ne peut pas me faire ce reproche. Ou alors il faut le faire de façon argumentée. Et le Mali ? Le Mali, c'est comme le Niger et le Burkina Faso. Dans les trois pays de l'AES, il n'y a pas de nouveaux projets. Vu le caractère de plus en plus politique de l'action de l'AFD dans le monde et notamment en Afrique, est-ce qu'il ne faudrait pas ressusciter un ministre de la Coopération qui pourrait s'appeler le ministre de la Solidarité internationale ? Je ne sais pas ce que vous entendez par politique. Mais oui, je crois que c'est important qu'on le fasse au nom du peuple français et en lien avec, encore une fois, l'AFD dans un pays qui parle au secteur privé, parle à la société civile, parle au maire. Notre argent passe toujours par une maîtrise d'ouvrage locale, par un acteur local à qui on fait confiance, en vérité. Donc, on crée cette qualité de lien-là qui est très singulière. Et après, vous avez raison, je trouve, notamment quand l'AFD a été attaquée l'année dernière, qu'il n'y a pas eu probablement une réponse politique assez forte. En fait, compte tenu de l'importance que j'attache à ce type d'action de la France dans le monde, il faut une voix politique là-dessus. Alors, nous avons une ministre du Développement, c'est madame Éléonore Caroit, qui est rattachée auprès du ministre Jean-Noël Barrot. Donc, il y a une incarnation politique, mais maintenant ça a été un sujet qui était très consensuel en vérité en France pendant très longtemps, et il est devenu peut-être un peu objet de division, un peu polémique. Donc ça veut dire qu'il faut mener la bataille politique. J'ai la faiblesse de penser qu'on a amené beaucoup d'arguments depuis dix ans qui, je l'espère, vont nourrir le débat public. À lire aussiOCDE: une baisse sans précédent de l'Aide publique au développement À lire aussiL'Afrique, première victime des coupes budgétaires de l'aide publique au développement de la France  

InterNational
Le Mali peut-il éviter l'effondrement ?

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 37:40


durée : 00:37:40 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Au Mali, la junte d'Assimi Goïta est fragilisée par une offensive coordonnée du JNIM et du Front de libération de l'Azawad. Mort du ministre de la Défense, perte de Kidal, blocus annoncé de Bamako : la séquence met le régime sous très forte pression. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Vincent Hugeux Journaliste et spécialiste de l'Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal de l'Afrique
Mali : situation toujours aussi tendue, des frappes aériennes de l'armée sur Kidal

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 13:17


Le Mali est toujours secoué par les attaques menées samedi dernier par les jihadistes du Jnim et les rebelles du FLA. Kidal est sous leur contrôle. Ils visent désormais Gao et demandent aux Russes de quitter le Mali. Du côté de la capitale, Bamako, les jihadistes ont décrété un blocus mercredi. Dans le même temps, le président de la transition, Assimi Goïta, faisait sa première apparition télévisée depuis samedi.

Les informés de France Info
Le recul du chômage, le Mali en crise sécuritaire, la demi-finale PSG-Bayern... Les informés de franceinfo du mardi 28 avril 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 51:42


durée : 00:51:42 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité, ce lundi autour de Renaud Blanc. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Revue de presse Afrique
À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Le Mali, plus que jamais sous la pression des djihadistes ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 23:35


L'émission 28 minutes du 28/04/2026 Le Mali, plus que jamais sous la pression des djihadistes ? Le 25 avril, des djihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans) affiliés à Al-Qaïda, alliés à des rebelles touaregs maliens du Front de libération de l'Azawad, ont mené des attaques coordonnées sans précédent dans plusieurs villes du Mali. Le lendemain, ils ont pris la ville stratégique de Kidal face à la junte malienne, au pouvoir depuis 2020 et soutenue par des mercenaires russes de l'Africa Corps. Le ministre malien de la Défense, figure importante de la junte, a été tué dans l'attaque de sa résidence samedi, selon les autorités nationales. Ces dernières années, le JNIM mène une insurrection contre l'État malien, notamment en attaquant ses positions militaires. Les attaques djihadistes sont sans précédent depuis la prise du pouvoir par la junte. On en débat avec Patricia Allémonière, Grand reporter, spécialiste des questions internationales, Djenabou Cissé, chercheuse associée à la FRS, spécialiste des questions de sécurité au Sahel et Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio Enregistrement 28 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Face aux “discours antivax” / Le Mali, sous la pression des djihadistes ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 46:22


L'émission 28 minutes du 28/04/2026 300 personnalités signent une tribune pour défendre la vaccination face aux “discours antivax” À l'occasion de la semaine de la vaccination, près de 300 personnalités ont signé une tribune, initiée par l'Institut Pasteur, dans “Le Parisien” contre “les idéologies qui manipulent les peurs”. Dans ce texte, les signataires, parmi lesquels des médecins, scientifiques, personnalités et anciens ministres de la santé, alertent contre la remise en cause de programmes de vaccination. Pour en parler, nous recevons Jean-Daniel Lelièvre, professeur en immunologie. Le Mali, plus que jamais sous la pression des djihadistes ? Le 25 avril, des djihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans) affiliés à Al-Qaïda, alliés à des rebelles touaregs maliens du Front de libération de l'Azawad, ont mené des attaques coordonnées sans précédent dans plusieurs villes du Mali. Le lendemain, ils ont pris la ville stratégique de Kidal face à la junte malienne, au pouvoir depuis 2020 et soutenue par des mercenaires russes de l'Africa Corps. Le ministre malien de la Défense, figure importante de la junte, a été tué dans l'attaque de sa résidence samedi, selon les autorités nationales. Ces dernières années, le JNIM mène une insurrection contre l'État malien, notamment en attaquant ses positions militaires. Les attaques djihadistes sont sans précédent depuis la prise du pouvoir par la junte. On en débat avec Patricia Allémonière, Grand reporter, spécialiste des questions internationales, Djenabou Cissé, chercheuse associée à la FRS, spécialiste des questions de sécurité au Sahel et Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. Xavier Mauduit revient sur le record du monde du marathon qui est passé pour la première fois sous les deux heures avec le Kenyan Sabastian Sawe. Marie Bonnisseau s'intéresse à la stérilisation des œufs de goéland en Bretagne et en Normandie alors que le nombre d'oiseaux diminue. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Revue de presse Afrique
À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali sous le choc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:20


Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »

Invité Afrique
Le Mali «est aujourd'hui dans le noir total, on ne sait pas qui gouverne»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 6:34


Le Mali est confronté à sa plus grave crise sécuritaire depuis 2012, après l'attaque samedi des jihadistes et des séparatistes touaregs sur la ville-garnison de Kati, près de Bamako, et sur la ville de Kidal, à l'extrême-nord du pays. Quelles sont les conséquences de ces événements pour la junte au pouvoir, dont le numéro 2, le général Sadio Camara, a été tué ? Pour Étienne Fakaba Sissoko, « la junte est déboussolée ». Cet universitaire est le porte-parole de la Coalition des forces pour la République de l'imam Mahmoud Dicko, actuellement en exil à Alger. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que vous êtes surpris par cette offensive conjointe des jihadistes et des séparatistes touaregs ? Étienne Fakaba Sissoko : Surpris ? Absolument pas. Parce que depuis quelques années, c'est ce que nous disions, le tout militaire n'a pas produit de résultats probants depuis quelques années. Et le fait de sous-traiter également la sécurité du pays à travers des mercenaires russes était un danger qu'il fallait éviter. La mort du numéro deux de la junte, le général Sadio Camara, qu'est-ce que cela représente pour la suite des événements ? C'est tout un symbole. C'était celui qui avait travaillé avec d'autres à la venue de Wagner au Mali. Oui, parce qu'il avait fait ses études en Russie et qu'il parlait russe, c'est ça ? C'est ça. Et parce que, aussi, c'est lui qui était le principal responsable des événements du 21 mai 2021, le second coup d'État qui était intervenu, donc, c'était un maillon important du dispositif de la junte. À lire aussiL'influence russe en Afrique se réinvente après le groupe Wagner, selon All Eyes on Wagner Depuis 48 h, on est sans nouvelles du numéro un de la junte, le général Assimi Goïta. Quelles sont vos informations ? Je ne sais pas plus que vous, mais ce qui est évident, c'est que le fait qu'il ne communique pas, depuis hier à aujourd'hui, montre à quel point il est déboussolé, montre à quel point le pouvoir lui-même est déboussolé. Et le pays est aujourd'hui sans gouvernail, se retrouve dans une désolation totale. Et ce sont les videomen malheureusement, ce sont les activistes à la solde du gouvernement qui aujourd'hui, à coups de propagande, s'amusent sur les réseaux sociaux à balancer toutes sortes de nouvelles. Et de fake news, évidemment… Absolument. La reconquête de Kidal par les séparatistes touaregs du FLA, le Front de libération de l'Azawad, est-ce que c'est un revers stratégique pour le pouvoir de Bamako ? Exactement. C'est l'effet combiné Kati-Kidal qui représente véritablement le symbole de toute la journée du samedi et de ce qui a suivi. Kati, c'est le cœur militaire et politique du régime. Et Kidal, c'est le symbole même du récit officiel de la reconquête du territoire qui a été brandi depuis 2023 par le gouvernement. Donc être frappé le même jour sur ces deux points-là, en présence de ceux qui ont été présentés comme les sauveurs de la République, à savoir Wagner, c'est quelque chose, évidemment, qui est un coup dur pour le Mali, mais qui est un coup dur également pour cette junte. Les rebelles disent qu'ils ont conclu ce dimanche un accord avec Africa Corps pour leur retrait, ce qui semble être confirmé par plusieurs sources internationales. Donc tout indique que le pays est aujourd'hui dans le noir total. On ne sait pas qui gouverne, on ne sait pas qui dirige, qui prend les décisions et comment tout cela fonctionne. Les combattants russes d'Africa Corps qui s'enfuient de la ville de Kidal, est-ce que ce n'est pas humiliant pour Moscou ? Je ne sais pas ce qui est humiliant pour Moscou, mais ce que nous, nous avons toujours dit, c'est que Wagner, d'abord et ensuite Africa Corps, n'ont jamais été la solution de la guerre au Mali. Ils sont venus avec des méthodes très contestables qui ont occasionné énormément de pertes en vies humaines, énormément de bavures, énormément de violations de droits de l'homme. Et ce qui est évident aujourd'hui, c'est que Africa Corps est au Mali parce que les autorités actuelles l'ont permis. Et donc pour nous, le véritable responsable de tout ce qui est en train de se passer, ce sont d'abord les autorités maliennes, c'est d'abord la junte malienne. Et c'est pourquoi nous disons qu'il est important que cette junte-là parte pour justement mettre de l'ordre dans tout cela. À lire aussiTrois organisations portent plainte contre le Mali devant la Cour africaine des droits de l'homme Vous êtes le porte-parole de la Coalition des forces pour la République que dirige l'imam Mahmoud Dicko, qui vit actuellement à Alger. Quelle est pour vous la priorité aujourd'hui pour le Mali ? La priorité, c'est le départ de la junte. Une fois la junte partie, c'est à ce moment-là que de nouvelles voies pourront s'ouvrir avec les différents protagonistes, avec les groupes armés aujourd'hui qui, de par leurs actions malheureusement, sont en train d'affaiblir l'Etat, d'affaiblir le pays. Nous sommes tous Maliens et quelles que soient les pertes que nous avons observées depuis samedi jusqu'à maintenant, qu'ils soient du côté des militaires maliens, qu'ils soient du côté du FLA ou encore du Jnim, ça reste des Maliens. Donc c'est le sang des Maliens qui est en train d'être versé aujourd'hui. Donc notre priorité, c'est d'arrêter ce cycle de violences là et d'ouvrir de véritables dialogues pour bâtir un projet de paix. Dans votre communiqué de ce dimanche, vous dites qu'aucun groupe armé ne peut imposer l'avenir du Mali par la force. Mais ne craignez-vous pas que les jihadistes du Jnim ne mettent le Mali à feu et à sang ? Ce risque est réel, mais c'est pourquoi nous insistons sur le fait que la junte doit partir pour ouvrir de nouvelles perspectives. Parce qu'aujourd'hui, vous avez vu, depuis cinq ans, la junte a fait de la guerre un projet de société. Et la guerre à elle seule dans aucun pays du monde n'est arrivée à circonscrire une crise. C'est pourquoi nous disons aujourd'hui qu'il est important de tendre la main à toutes ces personnes, à toutes ces entités qui sont aujourd'hui impliquées dans cette crise-là. Et le dialogue est possible. Le seul obstacle aujourd'hui au dialogue et à la paix, c'est la junte. À lire aussiMali: la junte confirme la mort du ministre de la Défense et annonce deux jours de deuil national

Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali sous le choc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:20


Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »

Journal de l'Afrique
Mali : le Jnim revendique des attaques coordonnées dans plusieurs villes

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 11:59


Le Mali a été victime d'attaque à Kidal, Gao, Sévaré et Kati, fief des militaires au pouvoir. L'armée malienne confirme des combats et affirme que la situation serait sous contrôle. Cette attaque a été revendiquée par le Jnim, groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda, qui évoque une alliance avec le Front de libération de l'Azawad.

100% Stade Lavallois FB Mayenne
En sélection avec le Mali, deux joueurs du Stade Lavallois jouent en Russie à trois jours d'un match de Ligue 2

100% Stade Lavallois FB Mayenne

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 2:27


durée : 00:02:27 - Deux Lavallois en sélection jouent en Russie à trois jours d'un match de Ligue 2 - Ce mardi 31 mars, deux joueurs du Stade Lavallois vont affronter la Russie avec leur sélection du Mali. Un match à Saint-Petersbourg, à l'autre bout de l'Europe, trois jours avant un match en région parisienne face au Red Star. Une situation qui irrite l'entraîneur des Tango. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal de l'Afrique
Tensions entre la Mauritanie et le Mali : les deux voisins prônent la désescalade

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 14:19


Le 15 mars, le Mali accusait la Mauritanie d'avoir fermé les yeux sur la détention sur son territoire de deux militaires maliens enlevés par des groupes jihadistes. Nouakchott avait de son côté vigoureusement démenti. La tension montait, elle semble désormais baisser.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal durcit encore la loi contre l'homosexualité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 4:25


« Le 20 février dernier, Ousmane (un prénom d'emprunt) a ramassé quelques affaires et a fui, rapporte Le Monde Afrique. “Depuis, témoigne le Sénégalais, je vis caché, dans une ville dont je ne peux pas donner le nom. Je suis pétrifié. Le voisinage a appris des choses sur ma vie. Ils savent que je suis homosexuel“. Le trentenaire l'assure, si l'information circule, il “risque d'être tabassé et arrêté, ou arrêté puis tabassé. Je ne vois pas d'autres solutions que de partir à l'étranger dès que je peux“, lâche-t-il. Dénonciations, racket, agressions… Depuis plusieurs semaines, constate encore Le Monde Afrique, au Sénégal, les personnes homosexuelles ou soupçonnées de l'être font face à une explosion d'hostilité, dans un pays déjà marqué, cette dernière décennie, par des mobilisations homophobes régulières. » Doublement des peines… Hier mercredi, rapporte sobrement le site Seneweb, « l'Assemblée nationale a voté une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles. Celles-ci sont désormais punies de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague de débats passionnés et une série d'arrestations à travers le pays pour notamment actes contre-nature présumés. La nouvelle loi prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l'homosexualité au Sénégal. Toutefois, pointe encore Seneweb, la loi prévoit de punir toute personne se livrant à une “dénonciation abusive faite de mauvaise foi“ contre de supposés homosexuels, afin de limiter les dérives. » Pour sa part, note Walf Quotidien, l'opposition ultra-minoritaire, a voté contre le texte. L'opposition qui estime que la nouvelle loi n'est pas assez répressive et qui réclame la criminalisation de l'homosexualité. Au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises ? Alors, pour Jeune Afrique, il y a deux aspects importants dans ce durcissement de la loi : tout d'abord, il « porte l'empreinte du souverainisme cher aux Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (le Pastef, le parti au pouvoir). Face à un Occident jugé trop permissif, voire dépravé, c'est au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises, marquées par l'influence conjointe de l'islam (surtout) et du catholicisme, qu'un durcissement des peines encourues par les auteurs d'actes qualifiés de “contre nature“ a fait son entrée dans le Code pénal, sans que le mot “homosexualité“ y soit explicitement prononcé. » En effet, remarque le site panafricain, « le projet de loi indique qu'il s'agit de “l'un des cas suivants : acte sexuel entre personnes de même sexe ; ⁠acte sexuel avec un cadavre ; ⁠acte sexuel avec un animal“. Autrement dit, l'homosexualité se retrouve réprimée aux côtés de la nécrophilie et de la zoophilie. » Un héritage colonial ? Et puis, autre aspect important de ce durcissement législatif contre les homosexuels, toujours d'après Jeune Afrique : l'aspect historique… « Un peu d'archéologie juridique permet de douter que cette législation marquerait un sursaut identitaire résolument africain face à un monde où de plus en plus de pays ont non seulement abandonné une législation répressive sur le sujet mais aussi promu les droits des personnes LGBT+. » En effet, précise Jeune Afrique, « dans sa formulation actuelle comme dans sa refonte, l'article 319 du Code pénal sénégalais repose sur une formulation forgée en France il y a bien longtemps avant de tomber définitivement en désuétude il y a déjà près de cinq décennies. » Avec notamment cette notion d'« acte contre-nature », effacée durant la Révolution, et qui était réapparue sous Pétain durant l'occupation. En fait, résume le site panafricain, « ce n'est pas l'homosexualité qui a été importée d'Occident, mais sa criminalisation. » Tolérance zéro ou presque sur le continent Et depuis ces dernières années, la tendance s'est accentuée sur le continent, relève encore Jeune Afrique : « l'Ouganda a promulgué une loi incluant la peine de mort pour “homosexualité aggravée“. Le Mali d'Assimi Goïta a criminalisé l'homosexualité en novembre 2024, une première dans un pays où les textes de loi ne l'évoquaient pas jusqu'alors. Le Burkina Faso d'Ibrahim Traoré a suivi en septembre 2025 avec un texte prévoyant deux à cinq ans de prison. Au Ghana, où les évangélistes américains sont très présents, un projet prévoyant jusqu'à dix ans de prison pour “promotion des droits LGBT“ est en cours de réintroduction. Quelques pays prennent le chemin inverse. Maurice a décriminalisé l'homosexualité en 2023, la Namibie en 2024. Mais ces législations progressistes font figure d'exception. »

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal durcit encore la loi contre l'homosexualité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 4:25


« Le 20 février dernier, Ousmane (un prénom d'emprunt) a ramassé quelques affaires et a fui, rapporte Le Monde Afrique. “Depuis, témoigne le Sénégalais, je vis caché, dans une ville dont je ne peux pas donner le nom. Je suis pétrifié. Le voisinage a appris des choses sur ma vie. Ils savent que je suis homosexuel“. Le trentenaire l'assure, si l'information circule, il “risque d'être tabassé et arrêté, ou arrêté puis tabassé. Je ne vois pas d'autres solutions que de partir à l'étranger dès que je peux“, lâche-t-il. Dénonciations, racket, agressions… Depuis plusieurs semaines, constate encore Le Monde Afrique, au Sénégal, les personnes homosexuelles ou soupçonnées de l'être font face à une explosion d'hostilité, dans un pays déjà marqué, cette dernière décennie, par des mobilisations homophobes régulières. » Doublement des peines… Hier mercredi, rapporte sobrement le site Seneweb, « l'Assemblée nationale a voté une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles. Celles-ci sont désormais punies de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague de débats passionnés et une série d'arrestations à travers le pays pour notamment actes contre-nature présumés. La nouvelle loi prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l'homosexualité au Sénégal. Toutefois, pointe encore Seneweb, la loi prévoit de punir toute personne se livrant à une “dénonciation abusive faite de mauvaise foi“ contre de supposés homosexuels, afin de limiter les dérives. » Pour sa part, note Walf Quotidien, l'opposition ultra-minoritaire, a voté contre le texte. L'opposition qui estime que la nouvelle loi n'est pas assez répressive et qui réclame la criminalisation de l'homosexualité. Au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises ? Alors, pour Jeune Afrique, il y a deux aspects importants dans ce durcissement de la loi : tout d'abord, il « porte l'empreinte du souverainisme cher aux Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (le Pastef, le parti au pouvoir). Face à un Occident jugé trop permissif, voire dépravé, c'est au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises, marquées par l'influence conjointe de l'islam (surtout) et du catholicisme, qu'un durcissement des peines encourues par les auteurs d'actes qualifiés de “contre nature“ a fait son entrée dans le Code pénal, sans que le mot “homosexualité“ y soit explicitement prononcé. » En effet, remarque le site panafricain, « le projet de loi indique qu'il s'agit de “l'un des cas suivants : acte sexuel entre personnes de même sexe ; ⁠acte sexuel avec un cadavre ; ⁠acte sexuel avec un animal“. Autrement dit, l'homosexualité se retrouve réprimée aux côtés de la nécrophilie et de la zoophilie. » Un héritage colonial ? Et puis, autre aspect important de ce durcissement législatif contre les homosexuels, toujours d'après Jeune Afrique : l'aspect historique… « Un peu d'archéologie juridique permet de douter que cette législation marquerait un sursaut identitaire résolument africain face à un monde où de plus en plus de pays ont non seulement abandonné une législation répressive sur le sujet mais aussi promu les droits des personnes LGBT+. » En effet, précise Jeune Afrique, « dans sa formulation actuelle comme dans sa refonte, l'article 319 du Code pénal sénégalais repose sur une formulation forgée en France il y a bien longtemps avant de tomber définitivement en désuétude il y a déjà près de cinq décennies. » Avec notamment cette notion d'« acte contre-nature », effacée durant la Révolution, et qui était réapparue sous Pétain durant l'occupation. En fait, résume le site panafricain, « ce n'est pas l'homosexualité qui a été importée d'Occident, mais sa criminalisation. » Tolérance zéro ou presque sur le continent Et depuis ces dernières années, la tendance s'est accentuée sur le continent, relève encore Jeune Afrique : « l'Ouganda a promulgué une loi incluant la peine de mort pour “homosexualité aggravée“. Le Mali d'Assimi Goïta a criminalisé l'homosexualité en novembre 2024, une première dans un pays où les textes de loi ne l'évoquaient pas jusqu'alors. Le Burkina Faso d'Ibrahim Traoré a suivi en septembre 2025 avec un texte prévoyant deux à cinq ans de prison. Au Ghana, où les évangélistes américains sont très présents, un projet prévoyant jusqu'à dix ans de prison pour “promotion des droits LGBT“ est en cours de réintroduction. Quelques pays prennent le chemin inverse. Maurice a décriminalisé l'homosexualité en 2023, la Namibie en 2024. Mais ces législations progressistes font figure d'exception. »

Revue de presse Afrique
À la Une: comme un air de réchauffement entre les États-Unis et le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 4:15


Depuis le déclenchement des hostilités contre l'Iran, le Mali observe une prudence toute diplomatique. Une prudence que l'on retrouve au travers de la presse officielle. Ainsi, le quotidien L'Essor à Bamako pèse ses mots et évite soigneusement de citer les États-Unis : « ce 11 mars, écrit-il, la deuxième guerre Iran–Israël compte douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au-delà de ce seuil, l'incertitude sur la fin du conflit ne fera que s'épaissir. (…) Pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque, s'exclame L'Essor. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. C'est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l'ambassade d'Iran, jeudi dernier, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d'un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit ». Vers une reprise du renseignement aérien ? Aucune mention donc des États-Unis et pour cause, Bamako et Washington semblent esquisser un rapprochement. C'est du moins ce que croit savoir Afrik.com : « selon plusieurs sources au sein de l'administration américaine, les États-Unis, affirme le site panafricain, seraient sur le point de conclure un accord stratégique avec les autorités de transition maliennes. Ce texte ouvrirait la voie à la reprise de vols de surveillance, menés par avions et drones, au-dessus du territoire malien. L'objectif affiché est de renforcer la collecte de renseignements sur l'évolution des groupes jihadistes actifs dans la région. En ligne de mire, la progression du GSIM, affilié à al-Qaïda, qui étend son influence dans plusieurs zones du Sahel. Le dégel a été amorcé de manière concrète le 27 février dernier, précise Afrik.com. Dans un geste politique fort, Washington a levé les sanctions pesant sur le ministre de la Défense malien ainsi que sur plusieurs hauts responsables. Ces officiels étaient jusqu'alors visés pour leurs liens supposés avec des groupes paramilitaires russes ». Ne pas laisser le champ libre à Moscou… D'ailleurs, relève encore Afrik.com, « ce rapprochement est également déterminant dans la compétition pour l'influence au Sahel. Alors que la Russie, via Africa Corps, est devenue le principal partenaire sécuritaire du Mali après le départ des forces françaises de l'opération Barkhane en 2022, Washington ne souhaite pas laisser le champ totalement libre à Moscou. Contrairement aux diplomaties européennes, l'administration américaine actuelle semble prête à tolérer la présence russe si cela permet d'endiguer l'instabilité régionale ». Le site de l'agence Ecofin, spécialisée sur l'économie du continent, note pour sa part que « l'administration Trump a largement abandonné la politique de promotion démocratique de son prédécesseur (Joe Biden) dans le Sahel (…). Cette posture est bien accueillie à Bamako, Niamey et Ouagadougou. Le chemin reste toutefois semé d'embûches, tempère Ecofin : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont institué en décembre dernier un régime de réciprocité face aux restrictions de voyage américaines, signe que les nouvelles relations entre Washington et ses anciens partenaires sahéliens demeurent fragiles ». L'agent français emprisonné à Bamako se porte « bien » Enfin toujours à propos du Mali, Jeune Afrique apporte des précisions sur le sort de cet officier français détenu à Bamako depuis l'été dernier. Un lieutenant-colonel, officiellement deuxième secrétaire à l'ambassade de France à Bamako, mais qui était aussi accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans un complot contre la junte malienne. D'après Jeune Afrique, cet officier français serait « détenu à la base aérienne 100 de Bamako, dans une installation relevant de la Sécurité d'État malienne. Selon une source sécuritaire, l'agent français se porte "bien". Un espace dédié lui permettant de faire régulièrement du sport a été mis à sa disposition. Et "il mange et boit ce qu'il veut", confie la même source. (…) Les autorités françaises ont également pu entrer en contact avec lui ». Jeune Afrique confirme aussi « le fait que, depuis le début de sa détention, il n'a toujours pas eu accès à un avocat. »

Revue de presse Afrique
À la Une: comme un air de réchauffement entre les États-Unis et le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 4:15


Depuis le déclenchement des hostilités contre l'Iran, le Mali observe une prudence toute diplomatique. Une prudence que l'on retrouve au travers de la presse officielle. Ainsi, le quotidien L'Essor à Bamako pèse ses mots et évite soigneusement de citer les États-Unis : « ce 11 mars, écrit-il, la deuxième guerre Iran–Israël compte douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au-delà de ce seuil, l'incertitude sur la fin du conflit ne fera que s'épaissir. (…) Pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque, s'exclame L'Essor. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. C'est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l'ambassade d'Iran, jeudi dernier, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d'un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit ». Vers une reprise du renseignement aérien ? Aucune mention donc des États-Unis et pour cause, Bamako et Washington semblent esquisser un rapprochement. C'est du moins ce que croit savoir Afrik.com : « selon plusieurs sources au sein de l'administration américaine, les États-Unis, affirme le site panafricain, seraient sur le point de conclure un accord stratégique avec les autorités de transition maliennes. Ce texte ouvrirait la voie à la reprise de vols de surveillance, menés par avions et drones, au-dessus du territoire malien. L'objectif affiché est de renforcer la collecte de renseignements sur l'évolution des groupes jihadistes actifs dans la région. En ligne de mire, la progression du GSIM, affilié à al-Qaïda, qui étend son influence dans plusieurs zones du Sahel. Le dégel a été amorcé de manière concrète le 27 février dernier, précise Afrik.com. Dans un geste politique fort, Washington a levé les sanctions pesant sur le ministre de la Défense malien ainsi que sur plusieurs hauts responsables. Ces officiels étaient jusqu'alors visés pour leurs liens supposés avec des groupes paramilitaires russes ». Ne pas laisser le champ libre à Moscou… D'ailleurs, relève encore Afrik.com, « ce rapprochement est également déterminant dans la compétition pour l'influence au Sahel. Alors que la Russie, via Africa Corps, est devenue le principal partenaire sécuritaire du Mali après le départ des forces françaises de l'opération Barkhane en 2022, Washington ne souhaite pas laisser le champ totalement libre à Moscou. Contrairement aux diplomaties européennes, l'administration américaine actuelle semble prête à tolérer la présence russe si cela permet d'endiguer l'instabilité régionale ». Le site de l'agence Ecofin, spécialisée sur l'économie du continent, note pour sa part que « l'administration Trump a largement abandonné la politique de promotion démocratique de son prédécesseur (Joe Biden) dans le Sahel (…). Cette posture est bien accueillie à Bamako, Niamey et Ouagadougou. Le chemin reste toutefois semé d'embûches, tempère Ecofin : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont institué en décembre dernier un régime de réciprocité face aux restrictions de voyage américaines, signe que les nouvelles relations entre Washington et ses anciens partenaires sahéliens demeurent fragiles ». L'agent français emprisonné à Bamako se porte « bien » Enfin toujours à propos du Mali, Jeune Afrique apporte des précisions sur le sort de cet officier français détenu à Bamako depuis l'été dernier. Un lieutenant-colonel, officiellement deuxième secrétaire à l'ambassade de France à Bamako, mais qui était aussi accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans un complot contre la junte malienne. D'après Jeune Afrique, cet officier français serait « détenu à la base aérienne 100 de Bamako, dans une installation relevant de la Sécurité d'État malienne. Selon une source sécuritaire, l'agent français se porte "bien". Un espace dédié lui permettant de faire régulièrement du sport a été mis à sa disposition. Et "il mange et boit ce qu'il veut", confie la même source. (…) Les autorités françaises ont également pu entrer en contact avec lui ». Jeune Afrique confirme aussi « le fait que, depuis le début de sa détention, il n'a toujours pas eu accès à un avocat. »

Invité Afrique
Sommet de l'Union africaine: «Réduire le problème du Mali à la lutte contre le terrorisme, c'est se tromper»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 4:30


À l'issue de son 39e sommet, l'Union africaine a révélé sa nouvelle stratégie vis-à-vis des pays de l'Alliance des États du Sahel : tout en rappelant l'impératif du retour à l'ordre constitutionnel, priorité est clairement donnée au soutien à la lutte antiterroriste au Mali, Niger et Burkina Faso. Cette stratégie de l'Union africaine est-elle la bonne ? L'ancien ministre malien Housseini Amion Guindo, farouche opposant des militaires au pouvoir à Bamako, président du parti Codem et du mouvement Jigiya Kura, désormais dissous (comme toutes les organisations politiques du Mali) est le Grand invité Afrique de David Baché. RFI : L'Union africaine prône toujours le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, au Niger et au Burkina, mais donne clairement la priorité, désormais, au soutien à la lutte antiterroriste de ces trois États. On ne sait pas encore comment. Est-ce que c'est une bonne stratégie ? Housseini Amion Guindo : L'Union africaine fait une très mauvaise appréciation des problèmes du Mali. Réduire, aujourd'hui, le problème du Mali à la lutte contre le terrorisme, c'est se tromper. Au Mali, nous avons un problème de dialogue national, nous avons un problème de rébellion séparatiste, des tensions intercommunautaires, des partis politiques qui sont dissous... Donc, le problème du Mali, il est global. Il ne peut pas être circonscrit à un problème de lutte contre le terrorisme. Je pense que ce discours de l'Union africaine contredit les principes mêmes de l'Union africaine : des principes de légitimité, d'ordre constitutionnel, de droits humains. C'est sur cette base que l'Union africaine a été constituée. Mais l'Union africaine n'est pas constituée pour lutter contre le terrorisme, pour soutenir des régimes qui essaient de vivre de ce terrorisme. Donc ce que vous dites, c'est que ces régimes qui, dans leur discours officiel, se maintiennent au pouvoir justement pour lutter contre les groupes terroristes, cette approche de l'Union africaine, ça les conforte d'une certaine manière ? Bien entendu. C'est pourquoi j'ai dit que l'Union africaine, par cette déclaration, trahit ses principes et apporte un soutien étrange. Il est important pour l'Union africaine de chercher d'abord à comprendre le problème malien en particulier, et celui du Sahel en général. Ce n'est pas seulement le terrorisme, il y a des questions de légitimité. Mais la réalité du terrain est visible. En dépit du discours officiel des régimes en place, la progression territoriale, le renforcement des groupes jihadistes sont indéniables et cela représente une menace aussi pour les pays voisins de l'AES, pour toute l'Afrique de l'Ouest. L'Union africaine doit bien le prendre en considération, non ? Mais bien entendu. C'est vrai qu'aujourd'hui, la situation s'est dégradée par les choix opérés par ceux qui ont fait le coup d'État au Mali. Mais il est évident que les problèmes du Mali se gèreront d'abord dans le cadre d'une entente entre Maliens, ensuite dans le cadre d'une entente entre le Mali et ses voisins. Je ne pense pas que la déclaration de l'Union africaine conforte même celle de la Cédéao. Cela dit, on a vu ce qu'a donné l'approche plus ferme de la Cédéao : une rupture totale avec les pays de l'AES. Est-ce que l'Union africaine n'a pas raison de chercher à maintenir des rapports avec le Mali, le Niger et le Burkina, pour ne pas abandonner les populations ? Effectivement, nous, nous sommes de l'Union africaine et le Mali est l'un des rares pays à écrire dans sa Constitution qu'il est prêt même à abandonner sa souveraineté pour réaliser l'unité africaine. Maintenant, de quel Mali s'agit-il ? Le Mali, c'est à travers ses représentants dûment mandatés par le peuple du Mali et non un Mali qui aujourd'hui est carrément hors Constitution, avec un coup d'Etat qui impose une dictature stérile pendant près de six ans au peuple malien. Alors qu'est-ce que vous attendez de l'Union africaine ? C'est vraiment d'aider le Mali à d'abord s'organiser pour désigner ses représentants. Permettre aux Maliens d'avoir une transition civile et un retour à l'ordre constitutionnel. C'est sur la base de ces principes que l'Union africaine a été créée, et non pour organiser des armées pour aller combattre le terrorisme. Vous êtes membre de la Coalition des forces pour la République, opposée au régime militaire en place au Mali. L'imam Dicko, figure de proue de la CFR, a renouvelé sur notre antenne, la semaine dernière, depuis Nouakchott, son appel à « dialoguer avant qu'il ne soit trop tard ». Concrètement, l'imam, vous, la CFR, vous proposez quoi à présent ? L'imam a été très sage. Il a dit en des termes très courts que la situation est intenable et que l'effondrement est plus que jamais d'actualité. 70 % à 80 % de nos campagnes payent la zakat et obéissent à l'ordre jihadiste, au Jnim ou autres jihadistes, l'EIGS. Il ne reste que les grandes villes qui, aujourd'hui, pratiquement toutes sont sous blocus. Donc est-ce que la logique, le tout militaire qui a été adopté par le CNSP actuellement au pouvoir… Les autorités militaires de transition en place au Mali... …et que l'Union africaine aujourd'hui se propose de soutenir. Est-ce que ce tout militaire a donné la solution ? Il faut que les autorités actuelles permettent un dialogue qui mettra en place une transition civile et retournent dans les casernes. Et c'est ça le rôle de l'Union africaine : de soutenir une dynamique interne.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CAN 2025 - Sénégal : Ndiaye le facteur X ?

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 90:46


On connait les deux premiers qualifiés pour les demi-finales de la CAN 2025 : le Maroc et le Sénégal. Les Lions de la Terranga ont battu le Mali (1-0) grâce à un but d'Iliman Ndiaye. Vu le nombre d'occasions procurées, trouvez-vous que le Sénégal était mal payé hier ? Qu'avez-vous pensé des choix de Pape Thiaw, notamment offensivement ? Iliman Ndiaye peut-il être le facteur X du Sénégal sur la fin de compétition ? Le Mali s'arrête donc en quart de finale, il y a t il quelque chose à retenir de la compétition des hommes de Tom Saintfiet ? Ont-ils été lâché par leur capitaine Yves Bissouma ? Aujourd'hui l'Algérie affronte le Nigéria. Les Fennecs sont-ils prêts pour faire face à ce géant africain ? Petkovic a-t-il trouvé son 11 ? Comprenez vous les tensions entre Victor Osimhen et Ademola Lookman ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CAN 2025 - Debrief de Mali - Tunisie (1-1 / 3-2 TAB)

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 85:45


Debrief de Mali - Tunisie (1-1), huitième de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Le Mali de Lassine Sinayoko se qualifie pour les quarts de finale et retrouvera le Sénégal après une séance de tirs au but. Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Radio foot internationale
CAN 2025 - Le Mali frustré par la Zambie

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 48:13


Au sommaire de votre émission : - retour sur la rencontre du groupe A entre le Mali et la Zambie ; - la 35e CAN a démarré par une victoire solide du Maroc ; - Mo Salah va t'il briller avec l'Egypte ? ; - Vers une révolution au sein des compétitions de la CAF. Dans cette émission : - Nous reviendrons sur la rencontre du groupe A entre Maliens et Zambiens à Casablanca. Les Zambiens avec un nouvel entraîneur (local) Moses Sichone, et leur star Patson Daka. Les Aigles qui courent toujours vers un premier sacre dans le tournoi, doivent faire face à des forfaits en début de compétition : Hamari Traoré, Sikou Niakaté et Yves Bissouma. Nous retrouverons sur place Éric Mamruth juste après la rencontre. - Entrée en matière réussie pour le Maroc face aux Comores à Rabat, devant 60.000 spectateurs. Les Rouge et Vert ont d'abord eu du mal à forcer le verrou adverse, mais Brahim Diaz a libéré un public prêt à s'enflammer, malgré la pluie, un peu avant l'heure de jeu. Ayoub El Kaabi a enfoncé le clou d'un somptueux ciseau acrobatique. Seul point noir de la soirée : la sortie prématurée sur blessure de soir Romain Saïss. Achraf Hakimi proche de la reprise ? Le parisien a été laissé au repos pour ce premier match. - Dans le groupe B, il y a l'entrée en lice d'un poids lourd, l'Égypte et ses 7 couronnes, finaliste en 2017 et 2021, mais dont le dernier titre remonte à 2010. Mo Salah va-t-il se refaire une santé sur les terrains après ses mésaventures avec Liverpool, et guider les siens vers un nouveau titre ? Une première rencontre à Agadir face aux Warriors du Zimbabwe. - Une révolution dans le foot africain ! Après l'annonce du président de la CAF en prélude de la compétition. La CAN se déroulera tous les 4 ans à partir de 2028. Une nouvelle compétition, basée sur le modèle de la Ligue des Nations de l'UEFA se tiendra tous les ans à partir de 2029. L'instance sous influence de la FIFA ? Vers la disparition d'un modèle sportif et culturel ? Une belle équipe de spécialistes autour d'Annie Gasnier : Cherif Ghemmour, Yoro Magara et Xavier Barret. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin

Radio Foot Internationale
CAN 2025 - Le Mali frustré par la Zambie

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 48:13


Au sommaire de votre émission : - retour sur la rencontre du groupe A entre le Mali et la Zambie ; - la 35e CAN a démarré par une victoire solide du Maroc ; - Mo Salah va t'il briller avec l'Egypte ? ; - Vers une révolution au sein des compétitions de la CAF. Dans cette émission : - Nous reviendrons sur la rencontre du groupe A entre Maliens et Zambiens à Casablanca. Les Zambiens avec un nouvel entraîneur (local) Moses Sichone, et leur star Patson Daka. Les Aigles qui courent toujours vers un premier sacre dans le tournoi, doivent faire face à des forfaits en début de compétition : Hamari Traoré, Sikou Niakaté et Yves Bissouma. Nous retrouverons sur place Éric Mamruth juste après la rencontre. - Entrée en matière réussie pour le Maroc face aux Comores à Rabat, devant 60.000 spectateurs. Les Rouge et Vert ont d'abord eu du mal à forcer le verrou adverse, mais Brahim Diaz a libéré un public prêt à s'enflammer, malgré la pluie, un peu avant l'heure de jeu. Ayoub El Kaabi a enfoncé le clou d'un somptueux ciseau acrobatique. Seul point noir de la soirée : la sortie prématurée sur blessure de soir Romain Saïss. Achraf Hakimi proche de la reprise ? Le parisien a été laissé au repos pour ce premier match. - Dans le groupe B, il y a l'entrée en lice d'un poids lourd, l'Égypte et ses 7 couronnes, finaliste en 2017 et 2021, mais dont le dernier titre remonte à 2010. Mo Salah va-t-il se refaire une santé sur les terrains après ses mésaventures avec Liverpool, et guider les siens vers un nouveau titre ? Une première rencontre à Agadir face aux Warriors du Zimbabwe. - Une révolution dans le foot africain ! Après l'annonce du président de la CAF en prélude de la compétition. La CAN se déroulera tous les 4 ans à partir de 2028. Une nouvelle compétition, basée sur le modèle de la Ligue des Nations de l'UEFA se tiendra tous les ans à partir de 2029. L'instance sous influence de la FIFA ? Vers la disparition d'un modèle sportif et culturel ? Une belle équipe de spécialistes autour d'Annie Gasnier : Cherif Ghemmour, Yoro Magara et Xavier Barret. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin

Journal de l'Afrique
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso réunis pour la Confédération des États du Sahel à Bamako

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 15:59


Le deuxième sommet de la Confédération des États du Sahel s'est achevé à Bamako ce dimanche. Et en amont de la réunion des chefs d'Etat, ce sont les ministres du Mali, du Niger et du Burkina Faso qui se sont réunis. Le tout dans un contexte de forte pression jihadiste et de tensions régionales.

Tout un monde - La 1ere
La Cour pénale Internationale sous sanctions, son existence en jeu?

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 20:01


(00:00:42) La Cour pénale Internationale sous sanctions, son existence en jeu? (00:07:57) Pologne: un cours d'éducation à la santé plutôt qu'un cours de religion (00:12:55) Le Mali étouffe, les djihadistes menacent d'instaurer un califat invisible

Revue de presse Afrique
À la Une: la fin du conflit sur l'or au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 4:16


C'est un conflit qui opposait depuis deux ans les autorités maliennes et le groupe minier canadien Barrick Gold à propos de l'exploitation de la mine d'or de Loulo-Gounkoto. « Un chapitre particulièrement tendu des relations entre l'État malien et Barrick Mining Corporation vient de se refermer, pointe le site malien Bamada. Après de longues négociations, des échanges parfois rudes et près de deux années de confrontation juridique et administrative, les deux parties ont annoncé, lundi, à l'hôtel des Finances à Bamako, la conclusion d'un accord global mettant fin à l'ensemble de leurs différends (…). Pour le gouvernement malien, cette issue marque un tournant majeur, relève encore Bamada : le pays espère désormais des retombées économiques estimées à 220 milliards de FCFA par an, un montant qui devrait renforcer durablement les recettes publiques et consolider la transition vers une gestion plus souveraine des ressources naturelles ». 430 millions de dollars « Le compromis prévoit des concessions mutuelles importantes, précise pour sa part Malijet : Barrick Gold s'engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements. En retour, le gouvernement malien s'engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus. Par ailleurs, l'accord met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick ». Enfin, précise encore Malijet, « bien que les détails financiers précis du partage des revenus n'aient pas été divulgués, l'accord est expressément aligné sur le nouveau code minier malien, adopté en 2023 ». En fait, d'après Bloomberg news, Barrick Gold a accepté de verser au Mali la somme de 244 milliards de francs CFA, soit 430 millions de dollars. Une somme qui se répartirait de la façon suivante : 144 milliards de FCFA versés dans les 6 jours qui suivent l'accord ; 50 milliards supplémentaires proviendront de compensations de crédits de TVA, tandis qu'un acompte du même montant avait déjà été versé l'année dernière. Une souveraineté retrouvée Et la presse malienne crie victoire… Le site Mali Actu s'enthousiasme : « la résolution de ce bras de fer est cruciale pour notre économie, fortement dépendante des revenus miniers. En janvier dernier, Barrick Gold avait suspendu ses opérations. En juin, un administrateur provisoire avait dû être nommé pour maintenir l'activité. L'accord signé lundi signifie la fin d'un chapitre conflictuel et la relance pleine et entière de la production à Loulo-Gounkoto. Cet épilogue ouvre la voie à une ère de coopération plus sereine et durable, essentielle pour le développement économique du Mali et la pérennité des investissements étrangers dans son secteur minier stratégique ». Et on revient à Bamada qui jubile également. « Cet accord intervient dans un climat régional où plusieurs États — notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger — affirment une volonté commune de reprendre la main sur leurs ressources stratégiques, après des décennies d'exploitation sous des contrats jugés défavorables. (…) Cet accord prouve que le Mali peut obtenir des relations contractuelles équilibrées, imposer le respect de son code minier, et sécuriser des revenus significatifs, relève encore le site malien. Les 220 milliards FCFA attendus chaque année représentent une manne essentielle pour les infrastructures, l'éducation, la santé et la transformation industrielle. Mais au-delà des chiffres, c'est la souveraineté retrouvée qui marque les esprits, s'exclame Bamada. Le Mali ouvre ainsi une nouvelle ère : celle où l'exploitation des ressources n'est plus un terrain de domination, mais un instrument de développement national ». Un secteur stratégique En tout cas, relève SeneNews à Dakar, « pour les deux camps, l'urgence était réelle. Barrick Gold faisait face à un manque à gagner considérable en raison de l'interruption partielle de ses activités sur le site de Loulo-Gounkoto. Et de son côté, rappelle le site sénégalais, le Mali est confronté depuis trois mois à un blocus instauré par des groupes armés affiliés au Jnim, qui entrave les transports, perturbe l'économie et fragilise la production d'or — un secteur stratégique qui représente environ un quart du budget national ».

Journal de l'Afrique
2 ans après la libération de la ville de Kidal, nouvelle menace djihadiste sur le Mali

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 14:41


Il y a deux ans, jour pour jour, l'armée malienne faisait une entrée triomphale, après près d'une décennie de contrôle par la rébellion touareg. Une victoire symbolique pour Bamako, rendue possible grâce au soutien du groupe Wagner. Mais aujourd'hui, le contexte sécuritaire s'est à nouveau dégradé : les groupes jihadistes gagnent du terrain, les tensions resurgissent dans le nord, et même l'armée malienne connaît des dissensions internes.

Une semaine dans le monde
Le Mali face au djihadisme, Al-Charaa à la Maison Blanche, B.Sansal libéré et hommages du 13-Nov.

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 45:18


Au Mali, la progression du JNIM et son blocus autour de Bamako font craindre une possible avancée vers le pouvoir. A Washington, cette semaine, le Président syrien par intérim, Al-Charaa poursuit son opération de réhabilitation diplomatique. En Algérie, Boualem Sansal est gracié. L'Allemagne a joué un rôle majeur dans ce dénouement. Enfin, en France, les commémorations du 13-Novembre ravivent l'émotion tandis que les autorités alertent sur une menace terroriste toujours élevée.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Crise du carburant au Mali : une guerre économique qui secoue toute la région

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 60:08


Le Mali traverse une crise énergétique exceptionnelle : files d'attente interminables devant les stations-service, coupures d'électricité, activités paralysées, conséquences d'un blocus imposé par les groupes jihadistes dans ce pays déjà parmi les plus pauvres du monde. Les invités d'Eco d'ici Eco d'ailleurs décrypte la stratégie de ceux qui ont lancé ce bras de fer économique avec le pouvoir malien dirigé par des militaires.

Éco d'ici éco d'ailleurs
Crise du carburant au Mali : une guerre économique qui secoue toute la région

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 60:08


Le Mali traverse une crise énergétique exceptionnelle : files d'attente interminables devant les stations-service, coupures d'électricité, activités paralysées, conséquences d'un blocus imposé par les groupes jihadistes dans ce pays déjà parmi les plus pauvres du monde. Les invités d'Eco d'ici Eco d'ailleurs décrypte la stratégie de ceux qui ont lancé ce bras de fer économique avec le pouvoir malien dirigé par des militaires.

L'info en intégrale - Europe 1
Le journal de 5h30 du 12/11/2025

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 7:39


Dans cette édition :Le Mali et Bamako sont menacés par la progression des groupes djihadistes du JNIM, trois ans après le départ des troupes françaises de l'opération Barkhane.Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat après l'explosion d'un colis piégé à Montluçon, blessant un employé d'une agence d'assurance.Le Parlement français débat de la suspension de la réforme des retraites, une mesure soutenue par une large majorité de députés.Un jeune de 16 ans est décédé à Tourcoing après avoir percuté un poteau en tentant d'échapper à un contrôle de police.Aux États-Unis, le Congrès devrait mettre fin à la paralysie budgétaire qui durait depuis plus de 40 jours.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
Le journal de 5h30 du 12/11/2025

Le journal - Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 7:39


Dans cette édition :Le Mali et Bamako sont menacés par la progression des groupes djihadistes du JNIM, trois ans après le départ des troupes françaises de l'opération Barkhane.Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat après l'explosion d'un colis piégé à Montluçon, blessant un employé d'une agence d'assurance.Le Parlement français débat de la suspension de la réforme des retraites, une mesure soutenue par une large majorité de députés.Un jeune de 16 ans est décédé à Tourcoing après avoir percuté un poteau en tentant d'échapper à un contrôle de police.Aux États-Unis, le Congrès devrait mettre fin à la paralysie budgétaire qui durait depuis plus de 40 jours.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le débat
Le Mali va-t-il résister au jihadisme ?

Le débat

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 42:06


Au Mali, le JNIM – un groupe affilié à Al-Qaïda au Sahel – vise massivement les convois d'essence qui approvisionnent les villes maliennes. De nombreux pays ont annoncé le retrait de leur personnel non essentiel du Mali. La France, elle, a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le pays dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali asphyxié par le blocus jihadiste

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 10, 2025 4:21


Bloquer, détourner et parfois détruire les camions de carburants qui approvisionnent le Mali par la route : « c'est un blocus d'une redoutable efficacité qu'impose, depuis deux mois, le JNIM, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, constate Jeune Afrique. Les axes majeurs reliant Bamako au reste du pays sont désormais très largement paralysés. Et la situation ne cesse de se dégrader, tant la stratégie amorcée par le groupe jihadiste depuis début septembre frappe, par un effet domino imparable, la quasi-totalité des secteurs. Si le transport et la logistique sont évidemment les premiers touchés, les conséquences se font désormais sentir sur l'énergie, l'agriculture, les mines et même l'éducation. "S'il n'y a pas de carburant, au Mali, cela signifie que tout s'arrête, puisqu'il n'y a pas d'alternative au transport routier", résume un responsable d'une société de logistique interrogé par le site panafricain. "Le vivrier, les personnes, les biens, le gaz… Absolument tout est transporté par voie routière. Donc à partir du moment où vous n'avez plus ni voie sécurisée, ni carburant, l'économie est à l'arrêt" ». Bamako pas sur le point de tomber… C'est dans ce contexte que la France, après les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Italie, a conseillé vendredi à ses ressortissants présents au Mali de quitter le pays. Pour autant, relève Afrik.com, « les jihadistes du JNIM ne semblent pas préparer une attaque militaire directe contre Bamako. Leur stratégie consisterait plutôt à asphyxier lentement la capitale par des blocus successifs. Les rançons versées en échange de la libération d'otages, entre 50 et 70 millions d'euros récemment, selon plusieurs sources, renforcent considérablement les moyens du groupe jihadiste. Cet afflux d'argent liquide permettrait au JNIM d'acquérir des armes lourdes, des véhicules, du carburant et des drones, mais aussi de financer sa propagande et de recruter plus efficacement ». En effet, renchérit le chercheur Boubacar Haidara sur le site The Conversation : « à ce stade, les jihadistes sont loin d'avoir les moyens de prendre la capitale. (…) On pourrait même penser que le JNIM lui-même a été surpris par l'ampleur inattendue des conséquences de ses actions autour de Bamako, lesquelles, en réalité, ne requièrent pas de moyens militaires particulièrement importants. (…) L'annonce alarmiste d'une éventuelle prise de contrôle du Mali par ce groupe, dans la perspective de gouverner le pays, estime encore Boubacar Haidara, revient à accorder une importance excessive aux conséquences, certes spectaculaires, d'une crise ponctuelle, plutôt qu'à une évaluation globale des actions du JNIM, et des capacités réelles que révèle sa force militaire observable ». Vers une extension de la crise ? En tout cas, attention, toute « l'Afrique de l'Ouest risque la paralysie économique », prévient un observateur cité par Le Point Afrique : « les pays voisins ne s'impliquent pas suffisamment, notamment pour sécuriser les axes routiers stratégiques – Abidjan-Bamako, Conakry-Bamako, Dakar-Bamako ou encore ceux venant de Mauritanie. Il faudrait mobiliser des forces armées pour protéger ces convois, car si rien n'est fait sur le volet purement économique, cette crise deviendra ouest-africaine. À force de laisser pourrir le Mali, prévient-il, c'est tout l'Ouest africain qui pourrait s'enfoncer dans le gouffre ». Résilience… La presse malienne pour sa part fait bloc… Sahel Tribune exalte le courage des chauffeurs routiers dont les représentants ont été récemment reçus par le Premier ministre Abdoulaye Maïga : « face aux défis sécuritaires et logistiques, ils ont exprimé leur détermination à poursuivre leur mission, malgré les risques et ont réaffirmé leur engagement total envers la nation. (…) Les chauffeurs et conducteurs routiers du Mali se dressent comme des acteurs clés de la résilience nationale ». Pour sa part, L'Essor affirme que « la distribution du carburant reprend progressivement dans les stations-service de Bamako. Les files d'attente se raccourcissent et les usagers retrouvent peu à peu leur sérénité ». Enfin, Aujourd'hui-Mali s'en prend aux puissances occidentales qui ont demandé à leurs ressortissants de quitter le pays : « La récente multiplication de ces messages diplomatiques alarmistes ne saurait être interprétée comme un simple geste de précaution humanitaire. Elle s'inscrit plutôt dans une logique de pression indirecte, affirme Aujourd'hui Mali, visant à affaiblir la crédibilité du gouvernement malien en amplifiant artificiellement le sentiment d'insécurité. Les ressortissants étrangers, pour la plupart, sont déjà recensés et informés par des circuits officiels précis ; ces alertes publiques et médiatisées n'ajoutent donc rien à la sécurité réelle, mais contribuent à nourrir une peur collective savamment entretenue ».

L'info en intégrale - Europe 1
EXTRAIT - Paris invite ses ressortissants à quitter le Mali

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 1:06


Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
EXTRAIT - Paris invite ses ressortissants à quitter le Mali

Le journal - Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 1:06


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Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali paralysé en raison du blocus imposé par les jihadistes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 4:09


« Sous un soleil de plomb, les files d'attente s'étirent devant les stations-service, relate Mali Tribune. Des centaines de véhicules, moteurs éteints, attendent des heures, parfois des jours, dans l'espoir d'avoir un peu d'or noir. La crise du carburant, loin de s'essouffler, s'enracine dans le quotidien des Maliens, paralysant les moteurs et les métiers. Ces derniers jours, la situation a franchi un seuil critique, soupire le site d'information malien. Ce n'est plus une simple pénurie, mais une asphyxie. (…) Dans les ateliers, les chantiers, les imprimeries, les conséquences sont immédiates. Des milliers de Maliens se retrouvent en chômage technique. » Alors, « face à la colère grandissante, poursuit Mali Tribune, le gouvernement tente de rassurer. Par la voix du Premier ministre Abdoulaye Maïga, il promet une mobilisation de tous les moyens possibles. (…) Un plan d'action est en cours : sécurisation des convois, construction de nouveaux dépôts, coordination entre les acteurs du secteur. Mais sur le terrain, l'attente reste longue et la tension, palpable. » Le blocus des djihadistes La presse malienne ne s'étend pas sur les raisons de cette asphyxie : à savoir le blocus imposé par les jihadistes qui attaquent, confisquent et parfois détruisent les convois de carburant. En effet, précise Le Monde Afrique, « depuis septembre, le Groupe de soutien de l'islam et des musulmans [Jnim], qui contrôle déjà une bonne partie du pays, cherche à asphyxier la capitale et à s'enrichir, en s'attaquant aux camions-citernes de carburant venant du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, par lesquels transite l'essentiel des biens importés par le Mali. La pénurie de carburant menace non seulement l'approvisionnement des 3 millions d'habitants de Bamako, mais aussi l'alimentation électrique. » « Face à cette catastrophe annoncée, la junte du colonel Assimi Goïta, au pouvoir depuis août 2020 et autoproclamé général en 2024, semble aux abois, pointe encore Le Monde Afrique. (…) Une immense impression de gâchis domine. Si les erreurs d'analyse, les maladresses et une certaine condescendance de la France expliquent l'échec de sa lutte contre les djihadistes et sa mise à l'écart, reconnait le journal, la responsabilité des militaires maliens (…) est désormais entière. Plus occupés à conserver leur pouvoir qu'à s'attaquer à l'insécurité et à la pauvreté, (…) Assimi Goïta et ses lieutenants risquent de précipiter la transformation du Mali, État vivant et ouvert, en une sorte d'Afghanistan africain, prévient Le Monde Afrique. Les conséquences en seraient incalculables pour toute la région sahélienne, pour ses voisins sénégalais et ivoiriens, mais d'abord pour les 25 millions d'habitants du Mali. » Un « calvaire collectif » Le site panafricain Afrik.com renchérit avec cette tribune signée par un certain Lambda le Malien. « Mon pays va mal, s'exclame-t-il : le rêve malien devenu calvaire, le cri d'un peuple trahi ! (…) Ce qui devait être une ère de renouveau, née de la volonté populaire et de la promesse du changement, s'est transformé en un calvaire collectif. Le rêve malien s'effrite jour après jour, étouffé par la déviation des objectifs initiaux et par une gouvernance enfermée dans une logique exclusivement militaire. La reconstruction du Mali ne viendra ni des armes seules, ni des discours de propagande, affirme encore l'auteur de cette tribune. Elle viendra d'un retour à une gouvernance claire, transparente et humaine. Il faut un dialogue national inclusif, la restauration du pluralisme politique, et surtout, une vision économique et sociale qui place le citoyen au centre des objectifs du gouvernement. » Un pays « en mutation » ? Enfin, la presse officielle à Bamako tient un tout autre discours. Pour Sahel Tribune, « le Mali s'avance aujourd'hui sur le chemin de la refondation concrète. L'État assume son destin, renforce son outil d'innovation, restructure son économie et fait de la sécurité nationale un levier de développement. Les fractures sociales et territoriales demeurent, certes, mais elles ne sont plus vécues comme des fatalités. Elles deviennent les lignes de force d'un pays en mutation, où la diversité se mue en richesse et la difficulté, en école de résilience. Un pays debout, conclut Sahel Tribune, fidèle à sa mémoire, porté par sa jeunesse et soutenu par son armée. »

Radio foot internationale
Éliminatoires Mondial 2026 : dernière ligne droite pour l'Afrique

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 48:30


Radio Foot internationale à 16h10-21h10 T.U. au sommaire de l'émission ce mardi : - CAN : malgré les manifestations au Maroc, Patrice Motsepe, patron de le CAF, se dit « absolument confiant » quant à la tenue du tournoi dans le pays. ; - Florian Thauvin retrouve les Bleus. ; - Foot absurde et irresponsable ?   - CAN : malgré les manifestations au Maroc, Patrice Motsepe, patron de le CAF, se dit «absolument confiant» quant à la tenue du tournoi dans le pays. - Éliminatoires Mondial 2026 en Afrique, il reste 7 tickets directs à prendre pour l'Amérique. Groupe C : après le coup de théâtre qui a vu l'Afrique du Sud perdre 3 points sur tapis vert, alors qu'elle avait gagné le match, c'est le Bénin qui a pris la tête. Les Guépards ont cependant 2 déplacements compliqués à faire, au Rwanda puis au Nigeria. Les Bafana Bafana joueront en revanche 2 rencontres à domicile. - Groupe D, le Cameroun peut-il encore y croire ? Le leader (Cap Vert) n'a besoin que d'un succès pour décrocher son billet direct. - Dans la poule I, c'est plus indécis... Le Ghana est très bien placé pour la qualification directe, notamment grâce à sa différence de buts. Comoriens et Malgaches, qui s'affrontent demain, veulent encore y croire. Le Mali de Tom Sainfiet se fixe une place de meilleur 2è comme objectif. - Dans le groupe A, l'Égypte y est presque. Les Pharaons affrontent Djibouti en terre marocaine, un point leur suffit. - La bataille fait rage pour les deuxièmes places. Les quatre meilleurs des poules disputeront d'abord des barrages en novembre, la nation qui en sortira devra encore se frotter à un affrontement intercontinental pour obtenir sa place ! - Florian Thauvin retrouve les Bleus. L'ailier de 32 ans, champion du monde 2018, de retour plus de 6 ans après son dernier match. Après sa parenthèse mexicaine, un passage probant à l'Udinese, et un bon début de saison avec Lens pour son retour en L1. Il aura fallu un forfait, mais tout vient à point pour qui sait attendre ! - Foot absurde et irresponsable ? Après les supercoupes, les matches de championnat ! La Liga et la Serie A joueront une rencontre aux États-Unis et en Australie ! L'UEFA avait pourtant repoussé le sujet pour consulter les acteurs du foot, l'instance dit approuver « à contrecœur » la requête des fédérations. Une exception qui risque de se généraliser ? Pour débattre avec Annie Gasnier : Frank Simon, Olivier Pron et Nicolas Vilas. Technique/réalisation : Guillaume Buffet - Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Éliminatoires Mondial 2026 : dernière ligne droite pour l'Afrique

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 48:30


Radio Foot internationale à 16h10-21h10 T.U. au sommaire de l'émission ce mardi : - CAN : malgré les manifestations au Maroc, Patrice Motsepe, patron de le CAF, se dit « absolument confiant » quant à la tenue du tournoi dans le pays. ; - Florian Thauvin retrouve les Bleus. ; - Foot absurde et irresponsable ?   - CAN : malgré les manifestations au Maroc, Patrice Motsepe, patron de le CAF, se dit «absolument confiant» quant à la tenue du tournoi dans le pays. - Éliminatoires Mondial 2026 en Afrique, il reste 7 tickets directs à prendre pour l'Amérique. Groupe C : après le coup de théâtre qui a vu l'Afrique du Sud perdre 3 points sur tapis vert, alors qu'elle avait gagné le match, c'est le Bénin qui a pris la tête. Les Guépards ont cependant 2 déplacements compliqués à faire, au Rwanda puis au Nigeria. Les Bafana Bafana joueront en revanche 2 rencontres à domicile. - Groupe D, le Cameroun peut-il encore y croire ? Le leader (Cap Vert) n'a besoin que d'un succès pour décrocher son billet direct. - Dans la poule I, c'est plus indécis... Le Ghana est très bien placé pour la qualification directe, notamment grâce à sa différence de buts. Comoriens et Malgaches, qui s'affrontent demain, veulent encore y croire. Le Mali de Tom Sainfiet se fixe une place de meilleur 2è comme objectif. - Dans le groupe A, l'Égypte y est presque. Les Pharaons affrontent Djibouti en terre marocaine, un point leur suffit. - La bataille fait rage pour les deuxièmes places. Les quatre meilleurs des poules disputeront d'abord des barrages en novembre, la nation qui en sortira devra encore se frotter à un affrontement intercontinental pour obtenir sa place ! - Florian Thauvin retrouve les Bleus. L'ailier de 32 ans, champion du monde 2018, de retour plus de 6 ans après son dernier match. Après sa parenthèse mexicaine, un passage probant à l'Udinese, et un bon début de saison avec Lens pour son retour en L1. Il aura fallu un forfait, mais tout vient à point pour qui sait attendre ! - Foot absurde et irresponsable ? Après les supercoupes, les matches de championnat ! La Liga et la Serie A joueront une rencontre aux États-Unis et en Australie ! L'UEFA avait pourtant repoussé le sujet pour consulter les acteurs du foot, l'instance dit approuver « à contrecœur » la requête des fédérations. Une exception qui risque de se généraliser ? Pour débattre avec Annie Gasnier : Frank Simon, Olivier Pron et Nicolas Vilas. Technique/réalisation : Guillaume Buffet - Pierre Guérin.

Journal de l'Afrique
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se retirent de la CPI

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 12:20


Sans surprise, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont annoncé lundi leur retrait de la Cour pénale internationale. Ces pays, gouvernés par des militaires, qualifient l'instance "d'instrument de répression néo-coloniale". Les trois États annoncent une décision à effet immédiat, mais dans les faits le retrait n'est effectif qu'un an après le dépôt du dossier devant l'ONU.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] CPI : vers un retrait des pays de l'AES

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 18, 2025 20:00


Accusée de ne poursuivre que des Africains, la Cour pénale internationale est dans le collimateur des trois pays de l'AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger s'apprêtent à claquer la porte de l'institution judiciaire pour créer une Cour pénale sahélienne.  Cette rupture avec la CPI est-elle justifiée ? Nous lançons le débat. 

Radio foot internationale
Éliminatoires Coupe du Monde en Afrique, enjeux de la 8è journée

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 48:28


Radio Foot internationale, 2 émissions en direct aujourd'hui, 16h10-21h10 T.U., au sommaire de la première : - La suite et la fin de la 8è journée des éliminatoires Coupe du monde 2026 en Afrique ; - Italie : le catenaccio aux oubliettes ? ; - Confirmation attendue pour les Bleus au Parc des Princes.   - La suite et la fin de la 8è journée des éliminatoires Coupe du monde 2026 en Afrique. - Poule F : Gabon/Côte d'Ivoire, les Panthères prêtes à bondir sur les champions d'Afrique. Une opposition aux allures de finale de groupe, alors que les Éléphants n'ont qu'un point d'avance sur leurs adversaires, qui ambitionnent de disputer le Mondial pour la 1ère fois. Préservés contre les Seychelles, les cadres Aubameyang et Allevinah de retour, Lemina est titulaire, et Bouanga espère être autant en réussite que mercredi dernier ! Les Ivoiriens sont invaincus dans ces éliminatoires, mais la finition des Orange reste perfectible. - Groupe I : les Aigles se loupent à Accra face aux Black Stars (1-0). Le Mali désormais 4ès, devancé par les Comores, et à 4 points de Madagascar. - L'Algérie loupe le coche face au Syli à Casablanca. Déception pour les Verts et interrogations. Petkovic critiqué par la presse. Les Fennecs restent en ballottage favorable pour la qualification directe. - Italie : le catenaccio aux oubliettes ? La défense des Azzurri a souffert face à la vivacité des attaquants israéliens. 2 matches et 2 victoires pour Gattuso. Victoire 5-4, un entraineur soulagé plus que satisfait ? L'attaque répond présent (10 buts inscrits), une 2è place de synonyme de barrages pour l'instant. - Confirmation attendue pour les Bleus au Parc des Princes. Après un succès convaincant face à l'Ukraine vendredi en Pologne, la France accueille l'Islande du Lillois Hakon Haraldsson. Match de la 2è journée d'éliminatoires du Mondial 2026. Les «Strákarni okkar» sont en tête du groupe D après leur large victoire sur l'Azerbaïdjan. Doué et Dembélé absents, « D.D. » doit revoir en partie son secteur offensif. Pour débattre avec Annie Gasnier : Frank Simon, Hervé Penot et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno. -- David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Éliminatoires Coupe du Monde en Afrique, enjeux de la 8è journée

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 48:28


Radio Foot internationale, 2 émissions en direct aujourd'hui, 16h10-21h10 T.U., au sommaire de la première : - La suite et la fin de la 8è journée des éliminatoires Coupe du monde 2026 en Afrique ; - Italie : le catenaccio aux oubliettes ? ; - Confirmation attendue pour les Bleus au Parc des Princes.   - La suite et la fin de la 8è journée des éliminatoires Coupe du monde 2026 en Afrique. - Poule F : Gabon/Côte d'Ivoire, les Panthères prêtes à bondir sur les champions d'Afrique. Une opposition aux allures de finale de groupe, alors que les Éléphants n'ont qu'un point d'avance sur leurs adversaires, qui ambitionnent de disputer le Mondial pour la 1ère fois. Préservés contre les Seychelles, les cadres Aubameyang et Allevinah de retour, Lemina est titulaire, et Bouanga espère être autant en réussite que mercredi dernier ! Les Ivoiriens sont invaincus dans ces éliminatoires, mais la finition des Orange reste perfectible. - Groupe I : les Aigles se loupent à Accra face aux Black Stars (1-0). Le Mali désormais 4ès, devancé par les Comores, et à 4 points de Madagascar. - L'Algérie loupe le coche face au Syli à Casablanca. Déception pour les Verts et interrogations. Petkovic critiqué par la presse. Les Fennecs restent en ballottage favorable pour la qualification directe. - Italie : le catenaccio aux oubliettes ? La défense des Azzurri a souffert face à la vivacité des attaquants israéliens. 2 matches et 2 victoires pour Gattuso. Victoire 5-4, un entraineur soulagé plus que satisfait ? L'attaque répond présent (10 buts inscrits), une 2è place de synonyme de barrages pour l'instant. - Confirmation attendue pour les Bleus au Parc des Princes. Après un succès convaincant face à l'Ukraine vendredi en Pologne, la France accueille l'Islande du Lillois Hakon Haraldsson. Match de la 2è journée d'éliminatoires du Mondial 2026. Les «Strákarni okkar» sont en tête du groupe D après leur large victoire sur l'Azerbaïdjan. Doué et Dembélé absents, « D.D. » doit revoir en partie son secteur offensif. Pour débattre avec Annie Gasnier : Frank Simon, Hervé Penot et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno. -- David Fintzel/Pierre Guérin.

Revue de presse Afrique
À la Une: les lenteurs du processus de paix en RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 5, 2025 4:00


C'est à la Une d'APAnews : « La deuxième réunion du Comité conjoint de suivi du traité de paix dans l'est de la RDC, signée le 27 juin dernier, s'est tenue mercredi à Washington ». Y participaient : la RDC, le Rwanda, les États-Unis, le Qatar, le Togo et l'Union africaine. Autant de participants qui ont reconnu « des lenteurs dans la mise en œuvre de certains volets de l'accord ». « Les discussions », poursuit l'Agence de Presse Africaine, « ont porté sur la violence récente dans l'est de la RDC et sur les mesures concrètes à prendre, pour assurer le respect des dispositions de l'accord ». Afrik.com, de son côté, cite le Département d'état américain, qui parle de « retards significatifs », alors que « des violences continuent d'ensanglanter l'est congolais, où les rebelles de l'AFC/M23 continuent de régner en maître dans les deux Kivu », précise le site d'information. « À ce stade », conclut Afrik.com, « l'Accord de Washington semble illustrer plus une dynamique diplomatique qu'une transformation concrète de la crise sécuritaire. Reste à savoir si la volonté politique des signataires pourra se traduire en actes tangibles dans les prochains mois, condition indispensable pour espérer une paix durable dans l'est congolais ». Matériel de fabrication russe Autre pays en proie à la violence : le Mali, où l'armée reçoit du nouveau matériel. « Le Mali se modernise » titre Bamada.net. « L'armée malienne reçoit du matériel militaire de pointe ». « Blindés, chars et camions ont été aperçus, provenant du port de Conakry. Ces matériels, de fabrication russe sont destinés à renforcer les capacités opérationnelles des FAMA (les forces armées maliennes) et à lutter efficacement contre toute menace pesant sur la paix et la stabilité du Mali », ajoute Bamada.net. Pas de chiffres sur ces livraisons d'armes, effectuées, précise l'Agence de Presse Africaine, « dans un contexte de multiplication des attaques jihadistes, notamment par engins explosifs improvisés, causant de lourdes pertes parmi les militaires et les civils ». Premier octobre Le Mali où, par ailleurs la rentrée scolaire se prépare. Rentrée fixée au premier octobre, « malgré les défis », remarque le Journal du Mali, qui s'inquiète : « Entre les pluies encore présentes, les milliers d'écoles fermées, et la suspension des subventions aux établissements catholiques, l'année scolaire s'annonce fragile ». D'autant que, rappelle le Journal du Mali, « la saison des pluies n'est pas encore terminée. Si les précipitations s'intensifient, la question d'un report (comme l'année dernière) pourrait à nouveau se poser, même si aucune décision officielle n'a encore été envisagée dans ce sens ». Pour le Journal du Mali, la situation de l'éducation reste préoccupante, « plus de 2 000 écoles sont fermées, fermetures liées à l'insécurité, aux catastrophes naturelles et aux faiblesses structurelles du système éducatif ». Gratitude Enfin, la tragédie du funiculaire de Lisbonne : un Marocain figure parmi les rescapés. Un Marocain qui a aidé une Française à s'extirper des débris du funiculaire, juste après la catastrophe. Afrik.com nous raconte la fin de la course folle du funiculaire, « la vitesse qui augmente, les freins qui ne répondent plus, le wagon qui sort de ses rails et fonce droit vers la façade d'un immeuble ». « Le Marocain », poursuit le site d'information, « légèrement blessé au bras a été projeté contre une barre métallique. Autour de lui, des corps, des sanglots, des appels à l'aide », et donc cette Française, « qui pendant quelques instants a perdu connaissance et qui est coincée sous un siège renversé, il va la dégager, aidé par un autre passager ». Le Marocain et la Française, précise Afrik.com, « ont accepté de témoigner anonymement dans un média local. Tous deux expriment une même gratitude : être en vie. »

Invité Afrique
Mali: cinq ans après le putsch, «on est arrivé à un point de non-retour» dans la limitation des libertés fondamentales

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 10:59


Il y a cinq ans au Mali, les militaires renversaient le président Ibrahim Boubacar Keïta. Ils mènent ensuite un second coup d'État pour renverser le président de transition Bah N'Daw qu'ils avaient installé au pouvoir, tout en occupant les postes clés. La lutte contre le jihadisme, la dissolution des partis politiques, le souverainisme comme moteur politique. Cinq après, quel est le bilan ? Oumar Berté est chercheur associé à l'Université de Rouen en politique et droit public. RFI :  La semaine dernière, la junte malienne a annoncé l'arrestation de plusieurs militaires au sein de l'armée, au moins 55 d'après les sources de RFI. Tous sont accusés d'avoir voulu « déstabiliser les institutions de la République ». Comment appréciez-vous ces événements alors que les militaires viennent de marquer leur cinquième année au pouvoir ? Oumar Berté : C'est la première fois que les autorités militaires au pouvoir au Mali enregistrent ce que l'on pourrait appeler un véritable coup d'État au sein de l'armée malienne. Ces arrestations interviennent dans un contexte assez particulier pour l'armée car elle enregistre en ce moment d'énormes attaques de groupes armés rebelles, mais aussi terroristes. On peut s'interroger si cette situation qui arrive dans ce contexte ne pourrait pas avoir une implication sur l'armée malienne, comme une désorganisation de la chaîne de commandement, voire un règlement de comptes au sein de l'armée, comme cela s'est passé en 2013. Parmi les suspects interpellés, il y a un citoyen français, un certain Yann Vézilier, que Bamako accuse d'être un espion, mais surtout d'être celui qui, selon le communiqué de la junte, « a mobilisé les généraux Abass Dembélé et Nema Sagara ». Paris, de son côté, dément ces accusations et le présente comme un simple membre de son ambassade au Mali. Là encore, que dire de ce nouveau bras de fer entre les deux pays ? Toutes les fois où il y a une situation concernant les autorités au pouvoir qui serait susceptible de les mettre en difficulté, elles cherchent toujours à y impliquer la France. Et à chaque fois, ça fait mouche, considérant que la France serait toujours derrière tout ce qui arrive au Mali pour déstabiliser les autorités au pouvoir. C'est un classique, en réalité.  À lire aussiMali : cinq ans après le putsch, le pays reste plongé dans l'incertitude Le principal argument des militaires pour justifier le putsch de 2020 était la lutte contre la menace jihadiste et les groupes armés, ainsi que la reconquête de l'ensemble du territoire malien. Aujourd'hui, quel bilan faites-vous de cette lutte et de cette reconquête ? Des efforts remarquables ont été faits, notamment dans la formation des militaires. Mais la situation sécuritaire du pays est particulièrement préoccupante aujourd'hui. Du nord au sud, le centre, l'ouest, toutes les parties du pays enregistrent des attaques des groupes armés. Au cœur même de Bamako, une attaque coordonnée d'une grande envergure a même détruit et mis hors d'usage l'avion présidentiel.  L'armée française, arrivée en 2013 au Mali, a été expulsée du pays au profit du groupe de mercenaires russe Wagner. Son principal fait d'armes, aux côtés des Forces maliennes, c'est sa victoire dans la ville de Kidal, reprise aux rebelles il y a bientôt deux ans. Mais suite à cela, les partenaires russes ont essuyé de nombreuses défaites jusqu'à annoncer leur départ en juin dernier. Que peut apporter de nouveau son remplaçant, toujours russe, Africa Corps ? Wagner n'a pas atteint les objectifs qui lui étaient assignés. Il y a aussi des questions financières à ne pas exclure. La Russie veut prendre directement le contrôle de cette question, d'autant plus qu'au-delà de la question des finances que l'État malien verse pour ce groupe mercenaire, il y a l'accaparement des sites miniers que Wagner engrangeait au profit de la société. Il va sans dire que c'est l'État russe qui va maintenant s'en approprier. Sur le plan de la conservation des acquis démocratiques, il y a objectivement un net recul. Les partis politiques sont dissous, les médias sont régulièrement sanctionnés. Selon vous, à quel moment situez-vous la bascule de la junte, si on peut le dire ainsi ? En réalité, le gouvernement de transition du Mali a basculé en 2021 lorsque Assimi Goïta a repris la tête du pays. On est arrivé aujourd'hui à un point de non-retour, c'est-à-dire que les autorités de transition sont complètement décomplexées dans la limitation des libertés fondamentales. Le Mali, avec ses deux voisins, le Burkina Faso et le Niger, ont décidé de quitter la CEDEAO pour former l'Alliance des États du Sahel (AES). Quels sont les bénéfices de cette alliance pour le Mali ? À l'exception de quelques rencontres, il n'y a en réalité aucune action concrète que l'Alliance des États du Sahel a pu mettre en place. Aujourd'hui, l'AES ne dispose d'aucun fonds pour financer quoi que ce soit. Au-delà de la solidarité entre les trois pays et de la facilitation de la coopération militaire dans la lutte contre le terrorisme, qui peine d'ailleurs à trouver les résultats escomptés, en réalité l'alliance des États du Sahel n'a pas vraiment mis en place d'actions concrètes. À lire aussiMali : cinq ans après le putsch, le pays reste plongé dans l'incertitude

Revue de presse Afrique
A la Une: Tiébilé Dramé s'en est allé…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 13, 2025 3:59


C'était l'une des grandes figures de la vie politique malienne. Tiébilé Dramé, ancien ministre des Affaires étrangères, est décédé hier à Paris. Il avait 70 ans. La presse malienne lui rend hommage ce matin. « Le Mali perd un soldat de la démocratie », s'exclame le site d'information Maliweb. « Ancien leader estudiantin, il fut l'un des artisans de la chute du régime de Moussa Traoré (en 1991). Journaliste et promoteur de médias, Tiébilé Dramé a occupé plusieurs postes ministériels, notamment celui de ministre des Affaires étrangères en 2019, sous la présidence d'Ibrahim Boubacar Keïta. Au-delà de ses fonctions gouvernementales, il s'est toujours illustré comme un ardent défenseur du dialogue politique et de la réconciliation nationale. Fondateur du Parti pour la renaissance nationale (le PARENA), il a constamment milité pour des élections transparentes et une alternance pacifique au Mali. Son engagement dans les négociations de paix, ainsi que ses prises de position critiques lors des différents coups d'État, ont renforcé son image d'homme intègre et courageux, même face à l'adversité. » À lire aussiMali: l'ancien ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé est décédé Homme politique, homme de presse, homme de dialogue « Le Mali pleure la disparition de Tiébilé Dramé », renchérit Malijet. « La nouvelle a provoqué une grande émotion dans tout le pays. (…) Tiébilé Dramé a laissé sa marque sur le Mali grâce à son implication en politique et son rôle dans les médias. Après la transition démocratique de 1992, il a créé l'hebdomadaire Le Républicain. Ce journal est rapidement devenu un titre incontournable, participant activement à l'essor de la presse malienne. Aujourd'hui, Le Républicain est un des principaux journaux du pays, preuve de l'influence durable de son fondateur qui s'est toujours fait remarquer par sa capacité à dialoguer et son rôle de conciliateur dans de nombreuses situations de crise. » « Le Mali orphelin de son vieux lion politique », soupire Sahel Tribune qui le qualifie à la fois de « démocrate » et de « pragmatique » : « Tiébilé Dramé n'a jamais cessé de dénoncer les coups d'État, tout en négociant avec les pouvoirs en place lorsque l'intérêt national le commandait. Au fil des décennies, il est devenu un artisan des pourparlers de paix. En coulisses, il parlait à tout le monde, y compris à ceux qu'il critiquait publiquement. (…) Dans un pays où la politique se joue aussi dans l'ombre, il avait compris que la fermeté pouvait s'accommoder de compromis. (…) Avec sa disparition, pointe encore Sahel Tribune, le Mali perd l'un des derniers visages de la génération 91, celle qui a abattu une dictature à mains nues. Mais aussi un “intranquille“ qui refusait aussi bien la résignation que les certitudes faciles ». Période trouble… Tiébilé Dramé tire sa révérence alors que son pays, le Mali, traverse une période trouble : junte militaire au pouvoir, menace djihadiste toujours présente, partis politiques dissous, emprisonnement d'opposants, dont récemment l'ancien premier ministre Moussa Mara, et ces derniers jours ­- on en parlait hier dans cette même revue de presse -, une vague d'arrestations au sein de l'armée. Dernière info en date : la garde à vue hier de l'ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. « Début d'une enquête sensible à Bamako », s'exclame le site d'information Bamada. « Choguel Kokalla Maïga a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête portant sur des allégations d'atteinte aux biens publics. Cette décision intervient après une première audition effectuée vendredi dernier. Plusieurs de ses anciens collaborateurs ont également été placés en garde à vue. » « Choguel Kokalla Maïga, rappelle Ledjely en Guinée, a été un acteur clé de la transition malienne, défendant farouchement la junte devant les institutions internationales. Ce fut, à l'époque, une alliance quasi parfaite. Mais depuis son départ de la Primature, la lune de miel semble bel et bien terminée. » Enfin, on revient à Sahel Tribune qui résume ainsi la situation : « en quelques jours, la scène politique malienne a perdu un vétéran respecté, vu deux anciens Premiers ministres confrontés à la justice, et confirmé que l'heure est à la discipline et à la redevabilité. Les règles du jeu changent : désormais l'immunité politique ne protège plus contre les rigueurs de la loi ».

Revue de presse Afrique
À la Une: les États-Unis main dans la main avec le Mali?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 24, 2025 3:47


Un « dialogue franc et direct » : voilà comment L'Essor, quotidien proche du gouvernement, qualifie la visite du secrétaire d'État américain pour l'Afrique de l'Ouest William Stevens, présent à Bamako mardi 22 juillet. Au menu des échanges : la sécurité bien sûr, avec « une nouvelle vision et posture », à la fois « constructive et pragmatique », pour lutter contre les groupes armés, salue encore L'Essor. Et Aujourd'hui au Faso détaille : « concrètement, les États-Unis sont prêts à tarir les sources de financement du terrorisme, en bloquant les filières, et les comptes de ceux qui alimentent ces pratiques criminelles ». Washington pourrait même, espère le titre burkinabè, « mettre son Big Brother au service du Mali, pour étoffer son renseignement et le rendre plus percutant ».  À lire aussiMali: les États-Unis réaffirment leur engagement dans les domaines sécuritaires et économiques Des menaces sécuritaires de plus en plus diverses  Le Mali fait face à une « guerre hybride », pointe Le Matin, qui implique une approche « multidimensionnelle » dont, estime le journal, « une meilleure coordination entre les forces armées, les services de renseignement, et la police » ainsi que l'utilisation de technologies de pointe, et la mise sur pied d'« unités spécialisées en cyberdéfense et en guerre informationnelle ». Parmi les nouvelles menaces, il y a aussi, pointe Le Monde Afrique, les drones, dont l'utilisation « prend une ampleur sans précédent » au Mali et au Burkina Faso. Une « récente expertise » qui, signale le quotidien, permet « d'armer des appareils à bas coût ». D'après l'enquête du journal, les groupes terroristes « utilise[nt] des drones commerciaux (…) vendus entre 300 et 500 euros sur Internet et dans les magasins à Bamako et Ouagadougou ». Des « drones civils, utilisés, par exemple, par des photographes ou par le grand public ». Et un chercheur interrogé par le journal poursuit : « on y attache des grenades artisanales, c'est-à-dire des explosifs improvisés. Pour les déclencher, il suffit d'utiliser un téléphone portable connecté » et d'activer le mécanisme. Et cette méthode relativement récente est déjà prisée des groupes terroristes : Le Monde explique ainsi que d'après un récent rapport, « plus de 30 attaques confirmées impliquant des drones » ont été recensées depuis septembre 2023, dont 24 rien qu'entre mars et juin 2025. Dans ce contexte, les propositions américaines sont « alléchantes », reconnaît Aujourd'hui au Faso, et ont reçu une « oreille attentive », notamment de la part du ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, « qui a ainsi parlé de partenariat gagnant-gagnant », pointe le quotidien.  À lire aussiMali: attaques jihadistes près de Bamako, Mahou et Tessit, frappes de drone de l'armée près de Kidal L'enjeu des intérêts américains  L'Essor le dit lui-même : cette relation relancée devrait permettre le « souci [du] respect et [de l']intérêt mutuel ». Washington oublie rarement de tirer son épingle du jeu, rappelle Aujourd'hui au Faso, selon qui « avec Trump, tout part et finit en business : les intérêts de la grande Amérique ne sont pas loin ». Or, depuis la perte de leur base au Niger, Washington a perdu ses yeux dans la région… d'où ces négociations « pour obtenir de nouveau un tel observatoire sécuritaire ».  Et puis, il y a le volet économique, surtout connaissant « le sous-sol très riche » du Mali. L'Essor en a d'ailleurs conscience, lui qui parle de « l'aubaine » que représenterait, pour les États-Unis, une telle collaboration. Mieux vaut donc rester sur ses gardes : « il faudra lire entre les lignes, ausculter, jauger, (…) ce que le Sahel gagne à travers toutes ces affaires, avant leur concrétisation », prévient Aujourd'hui au Faso. D'autant que les domaines concernés restent encore flous : l'Essor se contente de mentionner « une variété de secteurs » dont le journal espère qu'elle « impactera directement l'investissement et le développement au Mali », sans plus de précisions.  Alors Le Matin appelle, lui aussi, à la prudence : même si les accords économiques et le soutien sécuritaire promis par les États-Unis sont tentants, « une indépendance économique relative [est] nécessaire pour éviter les pressions extérieures » et « limiter la dépendance aux puissances étrangères ».