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Les Grandes Gueules
L'ironie du jour - Charles Consigny : "J'ignorais qu'il y avait une finale. Je suis patriote. Je ne peux pas me mettre en soutien d'une équipe ou d'une autre. Je suis content de voir Trump remettre la coupe. Un grand homme !

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 1:05


Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Revue de presse internationale
À la Une: une petite finale sans saveur au Mondial

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 4:30


« Une petite finale sans saveur entre deux équipes meurtries », titre le quotidien belge Le Soir. « Personne ne veut disputer ce match. Joueurs, staff, médias, tout le monde veut rentrer chez soi. Mais il faut rester professionnel. Et finir le travail », poursuit le journal. Dans la presse britannique, il faut chercher davantage samedi matin pour lire quelques mots sur la rencontre. Le Daily Mail raconte notamment un repas dans un diner entre quelques joueurs anglais. Le média américain Fox Sports file, lui, la métaphore musicale : « Il est temps, pour chaque fan anglais, de passer tristement d'un classique d'Oasis à un autre ». De « Wonderwall », « merveille », l'hymne des supporters tout au long du tournoi, à « Don't Look Back in Anger » (soit « Ne regarde pas en arrière avec colère »). La fumée des incendies menace la finale Espagne-Argentine Reste désormais la finale, la vraie : Espagne-Argentine dimanche. Mais la fumée dans le ciel de New York pourrait bien jouer les trouble-fêtes. La fumée de centaines d'incendies canadiens recouvre tout le nord-est américain et un dôme de chaleur, précise Euronews, piège les particules au ras du sol. CNN chiffre l'ampleur du phénomène : plus de 100 millions d'Américains sont placés sous alerte dans 18 États. Une journée entière passée dans cette fumée équivaut à « fumer dix cigarettes », avertissent les spécialistes. Une communauté autochtone livrée à elle-même Près de 900 feux sont actuellement actifs au Canada. En remontant le nuage jusqu'au nord-ouest de l'Ontario, apparaît l'une des histoires les plus révoltantes de ces incendies : celle de la « Première Nation » de Namaygoosisagagun, plus connue sous le nom de Collins. Cette communauté autochtone d'environ 130 membres vit isolée, sans accès routier. Lundi, un brasier a fondu sur le village. Radio-Canada rapporte un détail glaçant : personne ne les avait prévenus. C'est un cheminot qui a envoyé l'alerte à la cheffe, Helen Paavola, accompagnée d'une vidéo. « Quand il m'a envoyé la vidéo, on a su que c'était vraiment grave », raconte-t-elle. La communauté s'est alors sauvée elle-même, en bateaux, à travers le lac, pendant que les maisons brûlaient. Le héros du jour a 13 ans : Chance pilotait l'une des embarcations et a tenu à sauver tout le monde, y compris ses deux chihuahuas. Le feu n'était alors plus qu'à une quinzaine de kilomètres. Privée de l'aide du gouvernement canadien Mais après la fuite, l'histoire prend un nouveau tournant. Comme le révèle La Presse canadienne, cette communauté détruite se retrouve privée de l'aide d'Ottawa. Le gouvernement fédéral ne la reconnaît pas officiellement comme une « Première Nation », soit un vide juridique dans lequel elle se débat depuis des décennies. Si l'aide à la reconstruction lui est refusée, prévient son avocate, « elle risque de perdre à jamais la possibilité de rebâtir ce que ses membres ont mis des décennies à construire ». La cheffe refuse pourtant de renoncer : « Nous allons reconstruire. C'est notre foyer ». Erin Brockovich repart en croisade contre les data centers Autre sujet environnemental dans la presse internationale : le retour d'une figure très connue de l'activisme américain, Erin Brockovich. Cette mère célibataire, sans diplôme de droit, avait fait plier un géant de l'énergie coupable d'avoir empoisonné l'eau d'une petite ville. Julia Roberts l'avait immortalisée à l'écran en 2000, remportant l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. Courrier international la repère ce matin : « Erin Brockovich repart en croisade ». Cette fois, elle s'attaque aux centres de données, ces usines géantes qui font tourner l'intelligence artificielle. L'histoire, racontée par The Guardian, commence comme un remake de son film. Un matin, Erin Brockovich ouvre sa boîte mail et découvre trente messages provenant tous de la même ville. Les riverains décrivent des puits qui s'assèchent, les obligeant à creuser toujours plus profondément pour trouver de l'eau. En cause, certains data centers qui engloutissent jusqu'à 30 millions de gallons d'eau par jour, soit plus de 110 millions de litres. The Guardian ajoute une donnée sidérante : les deux tiers des centres prévus aux États-Unis se situent dans des zones touchées par la sécheresse. Le mot qui revient le plus souvent dans les courriers, souligne le magazine Fortune, n'est ni « bruit », ni « eau », ni « factures », mais « secret ». Erin Brockovich a donc fait ce qu'elle sait faire : mobiliser. Fortune décrit sa plateforme de signalements citoyens. Sur PBS, elle révèle avoir déjà reçu plus de 10 000 témoignages venus de 49 États. Son objectif est désormais de mobiliser l'opinion et d'alerter sur ce nouveau fléau.

Julien Cazarre
L'ARCOM DU COM spécial RMC : CDM tous les 4 ans, plafond de verre, efficacité inoffensive, vent défavorable en notre défaveur et fiasco de Julien L'Autre – 16/07

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 9:41


Make Cazarre enchaîné great again de 16h30 à 17h30 en direct du Flora Caffé avec Julien Cazarre & Jean-Christophe Drouet.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CDM 2026 - Olise au Real Madrid : le feuilleton de l'après Mondial ?

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 79:33


Dès la fin de la Coupe du Monde, le mercato va occuper l'actualité footballistique. Une des attractions du Mondial, Michaël Olise, pourrait quitter le Bayern Munich. Comment jugez-vous sa Coupe du Monde ? Doit-il quitter le Bayern et le Real Madrid est-il la meilleure destination pour lui en cas de départ ? De son coté, le Real doit-il casser la tirelire et s'offrir l'international français ? Pensez-vous que le quatuor Olise, Vinicius, Bellingham, Mbappé est réalisable ? Autre sensation de la Coupe du Monde, Ayyoub Bouaddi sera dossier à suivre pendant l'été. A-t-il passé un cap aux Etats-Unis ? Quel est le prix de Bouaddi ? Quel championnat lui correspondrait le mieux ? Doit-il quitter Lille ou rester un an de plus ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Apolline Matin
Le parti-pris : Affaire Jubillar, "le début d'autre chose" pour la famille de Delphine - 17/07

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 8:17


Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.

Le sac du quart
Autre victoire des Alouettes +  NFL : Top 20 des ailiers rapprochés 

Le sac du quart

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 64:42


Cette semaine Didier et Marc-André reçoivent l'ancien des Stampeders Marc Calixte pour discuter du début de saison des Alouettes et de leur prochaine rencontre à Calgary. Didier s'entretient ensuite avec le receveur des Panthers de la Caroline, Malick Meiga avant que Marc-André dévoile son Top 20 chez les ailiers rapprochés en vue de la saison de Fantasy Football.  Suivez-vous pour ne rien manquer ! YouTube : https://www.youtube.com/@didier.ormejuste Facebook : https://www.facebook.com/lesacduquart Instagram : https://www.instagram.com/lesacduquart Spotify : https://open.spotify.com/show/0J2iQAMFwXJKwtZkqIzcRF?si=1512c5fbedc84dc0 Apple Podcasts : podcasts.apple.com/ca/podcast/le-sac-du-quart/id1250178466

Choses à Savoir TECH VERTE
Les climatiseurs « propres » débarquent en Europe ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 2:41


Face à la multiplication des vagues de chaleur, chercheurs et industriels tentent de réinventer la climatisation. Leur objectif : refroidir les bâtiments sans utiliser les gaz ni les fluides frigorigènes des appareils conventionnels. L'enjeu devient urgent. Fin juin, les températures ont dépassé 40 degrés dans une grande partie de la France, lors du troisième épisode de chaleur de l'année. Ventilateurs et climatiseurs portables ont alors été pris d'assaut, jusqu'à épuisement de certains stocks.L'Europe reste pourtant relativement peu équipée. Environ 20 % des foyers disposent de la climatisation, contre près de 90 % aux États-Unis et seulement 4 % au Royaume-Uni. Cette proportion devrait augmenter avec la fréquence des canicules. Il ne s'agit pas seulement de confort : en 2019, l'accès au refroidissement aurait permis d'éviter près de 200 000 décès prématurés parmi les plus de 65 ans dans le monde. Mais les climatiseurs classiques posent un problème environnemental. Le refroidissement représente déjà environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment à cause de l'électricité consommée. Cette demande énergétique pourrait plus que tripler d'ici 2050. La France bénéficie d'une électricité majoritairement bas carbone, mais ce n'est pas le cas partout en Europe.Autre difficulté : les gaz fluorés utilisés comme réfrigérants. En cas de fuite, certains peuvent réchauffer l'atmosphère des milliers de fois plus que le CO₂. L'Union européenne a donc décidé en 2024 de les supprimer progressivement. Une piste prometteuse consiste à utiliser le refroidissement à l'état solide. Ici, aucun fluide ne circule : certains matériaux changent simplement de température lorsqu'ils sont étirés, comprimés ou soumis à un courant électrique ou à un champ magnétique.À l'université de la Sarre, en Allemagne, une équipe dirigée par Paul Motzki teste ainsi des alliages de nickel et de titane. Étirés puis relâchés, ils pourraient abaisser la température intérieure de 5 à 10 degrés. Les chercheurs collaborent avec l'entreprise irlandaise Exergyn pour envisager un déploiement dans des bâtiments neufs. D'autres solutions émergent. Mimic Systems teste une pompe à chaleur à semi-conducteurs à Vancouver. En France, Leviathan Dynamics développe le Golgoth, capable de chauffer comme de refroidir. Magnotherm mise sur les champs magnétiques, tandis que la société britannique Barocal travaille sur des cristaux plastiques libérant de la chaleur sous pression. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La comparaison du jour - Nicolas, chef d'entreprise, au 3216 : "Il y a 2 entraîneurs qui font leur dernier match aujourd'hui. Un qui rassemble la France et un autre qui a mis la France en cendres. Je n'ai qu'un président, c&apos

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 2:23


Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Équateur, les «poupées de la mafia»

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 30:00


Après la mort d'un baron de la drogue équatorien, Stalin Oliveira, en janvier 2026, à côté de Guayaquil, la presse et les observateurs des réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne et à son train de vie fastueux. Janvier 2026, Stalin Olivero est assassiné dans un complexe résidentiel de luxe sur l'île Mocoli, à Samborondon, tout près du grand port de Guayaquil. Surnommé « le Marin », cet homme était le chef présumé de la bande criminelle des Lagartos, les Crocodiles. Peu après sa mort, les autorités, la presse et les réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne Micaela Morales. Cette jeune femme vivant dans une villa de 3 millions de dollars appartenant à un homme arrêté pour blanchiment de narcodollars faisait en effet partie de la jet set de Guayaquil en sa qualité de fille de l'homme politique Carlos Luis Morales, ancien gardien de but de l'équipe locale de Barcelona et de la sélection équatorienne. C'est là qu'est apparue l'expression « poupées de la Mafia ». Qui sont-elles et quel est leur rôle dans les organisations criminelles ? Reportage de notre correspondant en Équateur, Eric Samson. Les suites du décès de Lindsey Graham Aux États-Unis, la sœur du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé samedi 11 juillet, va lui succéder pour le reste de son mandat. Sa désignation a été annoncée hier (13 juillet) par Donald Trump lui-même. Mais même si elle a accompagné son frère durant sa carrière politique, Darline Graham Nordone n'a aucune expérience en tant qu'élue. Elle n'aura donc sans doute pas le même poids que lui au Sénat, où cette absence risque de fragiliser un peu plus la courte majorité républicaine. Le décès de Lindsey Graham relance également le débat sur l'âge des sénateurs. Explications, François-Damien Bourgery, du service international de RFI. À lire aussiÉtats-Unis: l'allié majeur de Donald Trump et sénateur Lindsey Graham est décédé à 71 ans De nouveaux tarifs de transport en Haïti En Haïti, le gouvernement a annoncé une nouvelle grille tarifaire, après la grève des chauffeurs de minibus pour réclamer une révision des tarifs de transport. Autre sujet : les épreuves du baccalauréat ont débuté dans un contexte particulièrement difficile, marqué par l'insécurité et les déplacements compliqués. Entretien avec Gotson Pierre, rédacteur en chef de l'agence Alterpresse.

Eglise Sur Le Roc
2026 JUIL 12 Un autre niveau _ Pst Chantale Paul-Hus

Eglise Sur Le Roc

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 32:15


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NewGame+
NewGame+ #062 - La fin du physique par Playstation

NewGame+

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 152:45


Le 1er juillet 2026, Sony a appuyé sur le bouton. Production de disques physiques arrêtée en janvier 2028 pour tous les nouveaux jeux PlayStation. Plus de galettes. Plus de boîtes. Uniquement le PlayStation Store et des codes in a box. Un tournant historique qui pourrait redessiner durablement l'industrie du jeu vidéo. Au programme Ce que l'annonce implique vraiment Sony ne ferme pas simplement ses propres usines : il coupe également le robinet pour tous les éditeurs indépendants qui souhaitaient encore produire des versions physiques. Limited Run, Just For Games et bien d'autres sont directement concernés. En parallèle, la fermeture du PlayStation Store sur PS3 et PS Vita, ainsi que la suppression de 551 films pourtant achetés par des utilisateurs, rappellent que les bibliothèques numériques restent dépendantes des décisions des plateformes. Le timing est désastreux. GTA VI comme signal déclencheur Rockstar annonce GTA VI uniquement en numérique. Près de 40 millions de précommandes seraient enregistrées sans véritable mouvement de contestation. Le feu vert que Sony attendait depuis des années ? Les chiffres de Sony sont-ils honnêtes ? Sony communique sur une répartition de 86 % numérique contre 14 % physique. Mais ces chiffres incluent également les téléchargements free-to-play, les achats de V-Bucks, les avatars, les bandes-son ou encore les bonus numériques des éditions collectors. À l'inverse, un leak d'Insomniac montre que les productions first-party restent souvent proches d'un équilibre 50/50 entre physique et numérique. Autre sujet : les tarifs dynamiques, qui feraient varier le prix affiché selon le profil d'achat du joueur. Steam, l'ownership et le droit d'utilisation Acheter un jeu numérique, est-ce réellement acheter un jeu ? Ou seulement acquérir un droit d'utilisation révocable ? Steam n'a jamais retiré un jeu des bibliothèques de ses utilisateurs. Sony, de son côté, a supprimé 551 films pourtant achetés. Et qu'arrive-t-il si un compte est suspendu, compromis ou définitivement fermé ? Avec un disque physique, il suffit d'insérer la galette. Avec le tout numérique, toute la bibliothèque dépend d'un compte. Le marché, les prix... et Nintendo Les promotions existent aussi grâce à la concurrence entre grandes surfaces, boutiques spécialisées et marché de l'occasion. Sans support physique, cette concurrence disparaît. Nintendo applique déjà une politique tarifaire très stable et ses jeux conservent leur prix pendant des années. Si Sony abandonne définitivement le physique, Nintendo pourrait devenir le dernier constructeur majeur à proposer des jeux sur support physique. Un argument de poids pour la Switch 2. L'avenir : Netflix du jeu vidéo ou renaissance des exclusivités ? Si PlayStation et Xbox basculent entièrement vers le numérique, qu'est-ce qui différenciera encore les deux écosystèmes ? Les exclusivités. Faut-il y voir le retour des véritables "console sellers" ? Ou l'avènement d'une industrie pensée avant tout pour alimenter des catalogues d'abonnement ? La team NewGame+ ne tranche pas. Et c'est probablement la meilleure réponse.

Budget Chéri | Parlons d'argent en version fun
#297 - Vendre son premier locatif après 10 ans : bonne ou mauvaise idée ?

Budget Chéri | Parlons d'argent en version fun

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 16:03


POUR PARTICIPER : https://link.richissime.net/le1ypNPose ta question à Delphine Pinon. Elle te répond en direct !Clem est mariée, 2 enfants. Elle a acheté son premier appartement seule il y a plus de 10 ans — sur conseil de son père. Puis la résidence principale à deux avec son mari, en finançant sa part cash. Puis un immeuble de rapport mitoyen à leur maison, en indivision avec son père qui a apporté 40% en cash pour débloquer le financement.Résultat : trois biens, un patrimoine solide — et €180 de capacité d'emprunt restante. Le blocage est total.Elle appelle Delphine avec une question claire : quelle stratégie sur 2 à 3 ans pour passer au niveau supérieur ? Vente pour racheter ? Financement alternatif ? Autre type de bien ? Business ?Dans cet extrait de la Radio Libre, Delphine lui dit directement où se trouve le vrai levier : l'appartement acheté il y a 10 ans. Après une décennie, il reste 5 ans de crédit — les trois quarts du chemin sont faits. Mais le capital remboursé dort là, sans effet de levier, sans rendement optimisé. C'est le moment de le liquider, de récupérer les liquidités, de remettre de l'effet de levier sur un projet plus rentable — et de récupérer des points d'endettement au passage.Delphine en profite aussi pour expliquer un mécanisme que beaucoup d'investisseurs ne comprennent pas : plus un bien est rentable, moins il pèse sur le taux d'endettement. Et pourquoi certaines banques acceptent de pondérer les revenus locatifs à 80% plutôt que 70% quand le bien est loué depuis longtemps.

Reportage France
Centenaire de la Grande Mosquée de Paris: un trésor architectural et culturel au service du vivre-ensemble

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 3:30


15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire du pays. Sa création rend hommage aux dizaines de milliers de Maghrébins et de Nord-Africains qui ont combattu et versé leur sang pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les musulmans représentent aujourd'hui 10 % de la population française. Et la Grande Mosquée de Paris est bien plus qu'un lieu cultuel. Elle a plusieurs facettes. L'occasion de visiter ou revisiter ce site emblématique… On est en plein cœur de la capitale française, mais, une fois à l'intérieur de la Grande Mosquée de Paris, on a l'impression qu'on a été téléporté dans un pays du Maghreb. Ce monument historique qui s'étend devant nous est à la fois un lieu de culte pour les musulmans, mais aussi un lieu de culture ouvert à tous. On peut s'y rendre pour prier, flâner ou manger, ou encore pour admirer l'architecture du lieu. Linda est la cheffe du service des visites de la mosquée : « Là, on est dans la cour d'honneur. Tout ce que vous voyez a été taillé à la main par des artisans, donc c'est le bois de cèdre. La bande marron, qui fait le tour de la cour, est ornée d'un poème de 365 vers qui a été écrit pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et glorifier la construction de la mosquée. » Un bassin en marbre trône au milieu de la cour d'honneur, qui mène vers la salle de prière. La salle de prière peut accueillir 500 à 600 croyants, mais elle peut contenir jusqu'à 10 000 fidèles lors des grandes fêtes musulmanes. Mais il n'y a pas que le culte à la Grande Mosquée : « On enseigne la langue arabe, les cours coraniques, l'initiation à l'islam. Nous avons aussi le côté touristique où nous avons tous les groupes de scolaires qui viennent visiter. Et on a de toutes les nationalités aussi, des visiteurs qui viennent de tous les pays du monde. » À lire aussiCentenaire de la Grande Mosquée de Paris : histoire, controverses et héritage d'un monument emblématique Un lieu de culte, d'enseignement et de partage Entre la cour d'honneur et le jardin de la mosquée, les visiteurs peuvent admirer des milliers de livres et manuscrits anciens : « Voilà, donc là, c'est la bibliothèque. Elle porte le nom d'Abdelhamid Ben Badis, qui est le fondateur de l'association des oulémas, des savants algériens. Et donc, il était à son époque pour l'enseignement des filles, au même titre que les garçons. Et cette bibliothèque, elle n'est pas ouverte pour consulter, elle est seulement à visiter et elle sert de salle de mariage. » Cette bibliothèque sert également de lieu où sont organisées de petites animations comme celle du jour sur la calligraphie, animée par Nisam : « Ici, à la mosquée de Paris, on maîtrise la calligraphie dans toutes les langues du monde. Mais comme on est une mosquée, on va mettre en exergue la calligraphie arabe, entre autres, aussi bien que la calligraphie latine. Donc là, le nom est écrit en calligraphie latine, en français, et le même prénom, Yasmine, en calligraphie arabe. » Autre lieu de visite de la Grande Mosquée, le jardin d'Eden où se trouve le tombeau du fondateur, Si Kaddour Ben Ghabrit, mort en 1954 à Paris : « Il est né en Algérie, décédé en 1954, enterré ici. Vous voyez les plaques, c'est pour rendre hommage aux musulmans morts pour la France. » Et entre le tombeau du fondateur et le minaret de la mosquée, il y a le jardin, très apaisant : « Là, nous avons des arbres fruitiers. Vous voyez, il y a de l'eau partout. Et là, vous voyez le minaret qui fait 33 mètres de hauteur pour faire l'appel à la prière. » À écouter aussiLa Grande Mosquée de Paris a 100 ans Un lieu ouvert à tous les visiteurs Pour l'instant, ce n'est pas l'heure de la prière. De passage à Paris, cette Marseillaise trouve les lieux : « Extraordinaire ! Ça me rappelle, bien sûr, mes petits voyages au Maroc et notamment à Séville aussi. On retrouve exactement les mêmes principes architecturaux. Voilà, ça me plaît beaucoup. » Par une entrée opposée à celle de la mosquée, il y a un hammam réservé aux femmes et un restaurant. Un lieu très prisé des visiteurs. Habib est un habitué. Il apprécie le côté ouvert de la mosquée : « Tout le monde est là, chrétiens, musulmans, de n'importe quelle religion ou non-croyants. » Attablée à la terrasse, cette Franco-Algérienne est venue avec une amie : « Moi, c'est vrai que je viens souvent, mais plutôt au hammam. Je viens très souvent parce que je trouve que c'est une expérience vraiment traditionnelle qui se rapproche de celle qu'on a au bled. » Pour son amie : « Moi, c'est la première fois, je suis ravie. Le thé glacé à la menthe est délicieux. Pareil pour les pâtisseries. Donc, je suis ravie, je reviendrai. » Chaque année, plus de 60 000 visiteurs viennent admirer la Grande Mosquée de Paris. À lire aussiGrande Mosquée de Paris: «Elle fait partie de la République» depuis cent ans

Parole proclamée
Un autre roi que César

Parole proclamée

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 49:51


Église réformée baptiste de la Capitale Pasteur Jacques Pelletier

autre c xe9
Une histoire particulière, un récit documentaire
Les pendus du Niolu, une histoire au cœur de la Corse 1/2 : Résistants d'un autre temps

Une histoire particulière, un récit documentaire

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 28:43


durée : 00:28:43 - Une histoire particulière - par : Sébastien Geronimi - Dans la vallée du Niolu, l'année 1774 est longtemps restée connue comme “l'année du malheur”. À la suite d'un soulèvement, une soixantaine de Niolins sont arrêtés et jugés pour rébellion contre le roi de France. Le 23 juin 1774, onze d'entre eux vont être pendus. - équipe : Emmanuel Laurentin, Gaël Gillon, Sandrine Chapron Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

France Culture physique
Les pendus du Niolu, une histoire au cœur de la Corse 1/2 : Résistants d'un autre temps

France Culture physique

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 28:46


durée : 00:28:46 - Une histoire particulière - par : Sébastien Geronimi - Dans la vallée du Niolu, l'année 1774 est longtemps restée connue comme “l'année du malheur”. À la suite d'un soulèvement, une soixantaine de Niolins sont arrêtés et jugés pour rébellion contre le roi de France. Le 23 juin 1774, onze d'entre eux vont être pendus. - réalisation : Gaël Gillon

Culture en direct
Dire l'autre, avec les frères Gremaud, Stanislas Nordey et Vincent Dedienne au festival d'Avignon

Culture en direct

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 42:37


durée : 00:42:37 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Chloë Cambreling - François Gremaud met en scène son frère Christian dans "Mon Frère", où celui-ci raconte en langue des signes son histoire et celle de la résistance des Sourds. Vincent Dedienne et Stanislas Nordey rendent hommage à Didier-Georges Gabily dans une soirée de Fictions France Culture, "Retour à Gabily". - équipe : Olivier Bétard, Zoé Couppé, Louis Cosnard, Alice Puydebois, Louan Chailleux - invités : François Gremaud Metteur en scène, auteur et comédien, Christian Gremaud Comédien, homme politique et militant des droits des personnes sourdes suisse , Stanislas Nordey Comédien et metteur en scène français, Vincent Dedienne Comédien et humoriste français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Bruno dans la radio
Le Tribunaze de Karina - Elle recueille un chat non identifié, une autre famille l'accuse de vol et doit aller au tribunal

Bruno dans la radio

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 3:17


Karina vous dévoile les décisions de justice les plus improbables.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Priorité santé
Diabète : peut-on le prévenir et éviter ses complications?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 48:29


Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l'ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d'hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ? Le diabète est une maladie chronique qui risque d'avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n'est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l'espace de 30 ans. 853 millions de personnes concernées en 2050 L'Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu'en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l'échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd'hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées.   D'où l'importance d'un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l'activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l'hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s'agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d'accompagner et d'orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l'hôpital.  Avec : Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d'Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne   Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. ⁠Président de la Société Mauritanienne d'endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN).  ► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l'unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationale Alima.  Programmation musicale :  ► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane. 

Priorité santé
Diabète : peut-on le prévenir et éviter ses complications?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 48:29


Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l'ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d'hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ? Le diabète est une maladie chronique qui risque d'avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n'est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l'espace de 30 ans. 853 millions de personnes concernées en 2050 L'Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu'en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l'échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd'hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées.   D'où l'importance d'un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l'activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l'hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s'agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d'accompagner et d'orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l'hôpital.  Avec : Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d'Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne   Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. ⁠Président de la Société Mauritanienne d'endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN).  ► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l'unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationale Alima.  Programmation musicale :  ► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane. 

Julien Cazarre
Le Rodéo Game du 6 juillet : Portugal-Espagne 2018 + les sélectionneurs qui entraînent un autre pays que le leur – 06/07

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 6:57


Make Cazarre enchaîné great again de 16h30 à 17h30 en direct du Flora Caffé avec Julien Cazarre & Jean-Christophe Drouet.

The Sick Podcast with Tony Marinaro
Dobes Prolonge À Montréal ; Un Autre Coup De Génie? | Le Sick Podcast Avec Tony Marinaro 03/07/26

The Sick Podcast with Tony Marinaro

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 79:14


Sur cet épisode de Le Sick Podcast, Éric Hoziel se joint à Tony Marinaro! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

sick coup autre tony marinaro hoziel
Revue de presse Afrique
À la Une: pluies torrentielles et inondations en Afrique de l'Ouest

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 4:13


Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est  située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile

Ici c'est France Bleu Paris
"Difficile de voir autre chose qu'un départ d'Ibrahim Mbaye" - 100% Coupe du Monde

Ici c'est France Bleu Paris

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 4:41


durée : 00:04:41 - Le Sénégal est éliminé de la Coupe du Monde après sa défaite en prolongation contre la Belgique 3-2. Ibrahim Mbaye, joueur du Paris Saint-Germain, est en vacances et difficile de le voir continuer au PSG l'an prochain, avec un temps de jeu qui ne devrait pas augmenter en l'état. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Grandes Gueules
La satisfaction du jour - Olivier Truchot : "Deschamps nous offre un football champagne. Pendant longtemps on a reproché à Didier Deschamps de proposer une équipe de France sur la défensive. Là, il nous offre autre chose" - 01/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 1:54


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Aujourd'hui l'économie
Intelligence artificielle: les entreprises qui investissent le plus dans l'IA recrutent davantage

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 3:15


Alors que l'intelligence artificielle est souvent présentée comme une menace pour l'emploi, une étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient nuancer cette idée. Selon ses conclusions, les entreprises qui investissent massivement dans l'IA recrutent plus rapidement que leurs concurrentes. Une tendance qui s'explique avant tout par les gains de productivité générés par cette technologie. Lorsqu'on évoque l'intelligence artificielle, un scénario revient presque systématiquement. Les entreprises investissent dans l'IA, les logiciels remplacent progressivement les salariés et les licenciements se multiplient. Les annonces récentes de plusieurs géants de la tech, comme Meta, semblent d'ailleurs alimenter cette idée. Les effectifs diminuent tandis que les investissements dans l'intelligence artificielle continuent de progresser. Pourtant, une nouvelle étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient sérieusement bousculer ce constat. Les chercheurs ont analysé près de 22 000 entreprises américaines afin de mesurer l'impact réel des investissements dans l'intelligence artificielle sur l'emploi. Le résultat est pour le moins surprenant. En moyenne, les effectifs de cadres des entreprises ayant investi massivement dans l'IA augmentent de 10,2% dans les deux années qui suivent le début de leurs investissements. Autre enseignement marquant : les jeunes diplômés, souvent présentés comme les premières victimes de l'intelligence artificielle sur le marché du travail, semblent eux aussi bénéficier de cette dynamique. Les postes de début de carrière progressent également. Les recrutements concernent aussi bien les ingénieurs que les commerciaux, les fonctions administratives ou encore les équipes du service client. À lire aussiAvec l'essor de l'intelligence artificielle, faut-il craindre une vague massive de licenciements? L'IA ne crée pas directement des emplois, elle accélère la croissance des entreprises Pour autant, il ne faut pas conclure que l'intelligence artificielle crée mécaniquement des emplois. C'est toute la subtilité de cette étude. Les chercheurs montrent que les gains de productivité apportés par l'IA permettent aux entreprises de développer davantage de produits, d'accélérer leurs projets et de gagner des parts de marché. La conséquence est qu'elles finissent par recruter pour accompagner cette croissance. Cette logique économique est bien connue. Chaque grande innovation technologique réduit les coûts de production. Les entreprises disposent alors de deux possibilités : produire autant avec moins de salariés ou profiter de ces gains de productivité pour développer leur activité. Dans le second cas, la croissance s'accompagne naturellement de nouvelles embauches. En revanche, cette dynamique ne concerne pas toutes les entreprises. Celles qui se contentent de quelques abonnements à ChatGPT ou qui expérimentent ponctuellement des outils d'intelligence artificielle ne constatent quasiment aucun changement dans leurs effectifs. Les bénéfices apparaissent lorsque l'IA s'inscrit dans une véritable stratégie de transformation. Cela suppose des investissements importants, une intégration profonde de cette technologie dans les processus de l'entreprise, mais aussi une vision à long terme. L'intelligence artificielle n'est donc pas une solution miracle de court terme. C'est un chantier de transformation qui demande des moyens, des compétences et une véritable stratégie. À lire aussiIA et recrutement: pourquoi les entreprises changent leurs critères d'embauche Un risque de fracture entre les entreprises L'étude met également en lumière un autre phénomène. Les entreprises qui investissent le plus dans l'IA sont aussi, bien souvent, celles qui étaient déjà les plus innovantes et les mieux financées. Dès lors, l'intelligence artificielle pourrait contribuer à creuser les écarts entre les entreprises. Un fossé pourrait progressivement apparaître entre celles qui disposent des ressources nécessaires pour intégrer pleinement l'IA et celles qui restent au stade de l'expérimentation. Cette analyse permet aussi de comprendre pourquoi les discours sur les effets de l'intelligence artificielle semblent parfois contradictoires. D'un côté, certaines entreprises annoncent des licenciements en expliquant que certaines tâches sont désormais automatisées. De l'autre, d'autres recrutent parce que les gains de productivité générés par l'IA leur permettent de lancer de nouveaux projets et de conquérir de nouveaux marchés. Ces deux réalités coexistent. Au fond, ce qu'il faut retenir, c'est que l'intelligence artificielle détruit certains métiers, en transforme beaucoup d'autres et peut également créer de nouveaux besoins. La question n'est donc plus seulement de savoir si l'IA remplacera les salariés, mais plutôt quelles entreprises sauront utiliser cette technologie pour créer davantage de valeur et renforcer leur compétitivité.

Reportage Afrique
En Côte d'Ivoire, préserver le tissage artisanal des pagnes baoulé malgré les difficultés

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 2:31


Le pagne baoulé est l'un des symboles du patrimoine culturel ivoirien. Mais derrière ces étoffes colorées se cache un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. À Bomizambo, localité située à une trentaine de kilomètres de Yamoussoukro, les métiers à tisser résonnent encore grâce à des artisans qui refusent de laisser disparaître cet héritage, malgré les difficultés qu'ils rencontrent.  De notre envoyé spécial à Bomizambo, Victorien Kouamé actionne les pédales pour faire se croiser les fils, puis il fait glisser la navette d'un côté à l'autre avant de resserrer la trame avec le peigne : bande après bande, le pagne baoulé prend forme. À plus de cinquante ans, Victorien pratique cet art depuis l'école primaire. Un savoir-faire transmis par son père : « Au CM2 après l'école, c'est lui qui m'a appris le tissage, raconte-t-il. Et des parents m'ont aussi aidé à apprendre les motifs. Je sais comment tisser le pagne baoulé. Je connais toutes les qualités de pagnes baoulé ». Chaque pagne est entièrement tissé à la main. Un travail minutieux qui constitue aussi la principale source de revenus de nombreux artisans, même si le tissage ne suffit pas toujours à faire vivre une famille, reconnaît cet artisan : « Notre activité principale, c'est le tissage. Après le tissage, on peut ensuite aller au champ. Je peux prendre cinq jours pour tisser parce que c'est ça qui me procure l'argent. Puis, on se débrouille pour aller au champ, y chercher à manger ». Mais les tisserands de Bomizambo font face à de nombreux défis : le coût élevé des matières premières, et surtout la concurrence, qu'ils jugent déloyale, des tissus industriels. « Les gens produisent ces pagnes en masse, sous forme de tissus avec les photos de nos motifs. Lorsque de loin tu aperçois ces tissus portés, tu peux te dire que c'est un pagne baoulé que la personne a. Or, de près tu vois que c'est un tissu simple. Celaa nous fatigue beaucoup », déplore Richard Kouassi, à la tête d'une coopérative qui compte plus de 300 membres. Autre défi : la transmission de ce savoir-faire ancestral. Sur le site, quelques jeunes tentent malgré tout de s'y intéresser. Parmi eux, Martial, qui après un échec au baccalauréat, s'est tourné vers la confection du pagne baoulé. Une aubaine pour lui : « Moi, je m'en sors. Parce que quand tu t'organises bien, dans ce métier, tu peux t'en sortir. Dans le mois, je peux gagner la somme de 150 000 francs CFA », soit environ 228 euros. Le pagne baoulé bénéficie depuis 2023 d'un label Indication géographique protégée, délivré par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Une reconnaissance qui vise à valoriser le savoir-faire des tisserands ivoiriens et à lutter contre la contrefaçon.

Les Paillettes Off
S2 E21 - Je suis une paillette et j'ai goûté à une autre vie

Les Paillettes Off

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 47:58


Dans ce nouvel épisode de Je suis une paillette, Mélanie et Ginger reçoivent Delphine.En 2012, Delphine est repérée grâce à son blog et participe à la première saison de l'émission "Le meilleur pâtissier" sur M6. Elle nous raconte comment cette expérience à littéralement changé le cours de sa vie.Merci à l'hôtel Oceania Paris Porte de Versailles pour leur accueilProduction : Little Big MediaMontage : Julien TabsCoordinatrice d'émission : Delphine Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le focus Éco
Sécuriser le trajet de la mobilité douce, avec Armand Fourtané, cofondateur de l'application "On va où ?"

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 7:10


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Armand Fourtané, le co-fondateur de l'application de mobilité douce "On va où?". L'invité revient sur le parcours de sa jeune entreprise, qui a su se démarquer dans un secteur dominé par les géants de la tech.Tout a commencé avec Baltee, un boîtier connecté conçu pour détecter les chutes et alerter les secours en cas de besoin. Mais très vite, lui et son équipe ont souhaité aller plus loin en développant une application mobile. "On a vu que c'était une envie, un besoin des utilisateurs de pouvoir directement passer par une application", explique le co-fondateur.Cette application, baptisée "On va où?", se veut être un véritable compagnon de route pour les utilisateurs de vélos, motos, trottinettes et même fauteuils roulants. Au-delà de la détection de chutes, elle propose des fonctionnalités innovantes comme la "dashcam", qui enregistre automatiquement vidéo et audio en cas d'incident. Une véritable preuve numérique en cas de litige. Mais l'application ne se contente pas d'assurer la sécurité de ses utilisateurs. L'application leur permet également de se sentir soutenus par une véritable communauté. "Si jamais vous chutez, en plus de vos contacts d'urgence, la communauté autour de vous sera prévenue", détaille Armand Fourtané. Une fonctionnalité qui illustre la volonté de l'entreprise de placer l'entraide et la solidarité au cœur de son projet.Autre point fort de l'application : sa capacité à sécuriser les trajets en amont, en proposant des itinéraires rapides, sécurisés et équilibrés. "C'est le premier point d'entrée de la sécurité avant même de commencer à penser à la chute, au malaise, aux incivilités", souligne le co-fondateur.Malgré l'absence de campagne de communication, "On va où?" a déjà séduit plus de 10 000 utilisateurs. Un succès qui le surprend, lui et son équipe, mais qui les conforte dans l'idée qu'il existe une réelle attente pour une nouvelle approche de la mobilité. "Les utilisateurs attendent quelque chose au niveau de la navigation, ne sont pas 100% satisfaits, ont au moins la curiosité de venir voir", analyse le co-fondateur.Pour continuer sur cette lancée, l'entreprise est en discussion avec de potentiels partenaires, notamment dans le secteur de l'assurance. L'objectif est de pouvoir proposer certaines fonctionnalités de sécurité intégrées directement aux contrats d'assurance. Un partenariat gagnant-gagnant qui permettrait d'accélérer le développement de l'application et d'en faire bénéficier un plus grand nombre d'utilisateursHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
Gabon: la détresse sans fin des familles de victimes de crimes rituels

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 19:30


C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. De notre envoyé spécial de retour du Gabon, Paulin Boukika ouvre sur sa table basse le dossier dans lequel il conserve les documents relatifs à la mort de son fils. Cet agent des forces de l'ordre partage le récit macabre du jour où le corps inerte de Darlin, 14 ans, a été retrouvé, parmi d'autres, devant un célèbre restaurant de plage de la capitale du Gabon, en 2018 : « J'étais au travail. La mère de l'enfant m'appelle en pleurant : "On a retrouvé les enfants morts à la plage. Il faut venir parce qu'on a retrouvé des corps, je ne sais pas s'il est parmi eux." » Paulin Boukika se rend à Gabosep, une des morgues de Libreville : « On m'accompagne là où ils mettent les corps dans les tiroirs. On commence par le premier. J'ai dit "non, ce n'est pas lui". Le deuxième, ce n'est pas lui, etc. C'est au neuvième tiroir que je vois qu'il était là, déjà identifié parce qu'il portait un autre nom. J'ai dit : "Non, ça, ce n'est pas son nom, il s'appelle Boukika Darlin Stessi." » « La première version, c'était qu'il s'est noyé » Paulin Boukika conserve notamment les photos prises à la morgue du corps mutilé. Il n'y a jamais eu d'autopsie : « La première version qui m'a été donnée, c'était qu'il s'est noyé. Mais quand je suis retourné à la morgue la deuxième fois pour l'examiner, j'ai bien vu qu'il n'avait pas d'yeux, que le sexe était mutilé, qu'il y avait des parties entaillées. C'est là que j'ai compris que l'enfant ne s'était pas noyé parce qu'il avait des cicatrices un peu au front, au niveau des mains. Il y avait des blessures qui montraient qu'il avait été ligoté et s'était débattu. » À l'époque, le procureur parle de trois morts par noyade et le gouvernement s'inquiète d'une « récupération politicienne », à quelques mois des élections législatives. Alors que selon certains protagonistes, une quinzaine de corps ont été retrouvés ce jour-là. « La réaction officielle, c'était de nier la situation, se remémore Paulin Boukika. Ils ont masqué en disant qu'ils étaient à la plage, qu'ils se sont noyés à la plage. Et ils ont maintenu ce cap-là. On m'a dit : "Les poissons peuvent manger les yeux, les poissons peuvent manger le sexe." Mais est-ce qu'on peut manger le sexe de quelqu'un sans déchirer la culotte ? Mais il avait encore le slip ! Mais le poisson est rentré où et il est sorti comment ? » « La réaction officielle, c'était de nier la situation » La plainte de Paulin n'a jamais débouché. Pour lui, aucun doute, l'affaire a été enterrée : « J'ai continué à faire des recours au tribunal, à faire des plaintes, tout ça n'a jamais abouti. Il n'y a pas eu d'enquête. J'ai été obligé d'abandonner. Ils ont dû couvrir les commanditaires de ces crimes-là, car quand on camoufle, ça veut dire qu'on connaît les commanditaires, on connaît les gourous qui ont fait ça. Les parents victimes, on n'a jamais eu satisfaction. Darlin était mon fils ainé, j'avais beaucoup à lui transmettre. La blessure revient comme si c'était hier. » Des questions sans réponses et des crimes sans coupables. Et pas de statistique officielle. C'est aussi ce que déplore Germaine Bita. Sur sa terrasse qui surplombe les pistes de l'aéroport, elle ressasse encore les conditions de la disparition de son fils Guy-Léandre, en 2008 : « Un matin, il est parti. Après, je ne l'ai plus jamais revu. Et j'ai trouvé son corps à la plage. C'est là-bas qu'on a balancé son corps. On avait enlevé ses organes. Il n'avait que 18 ans. L'enfant n'avait plus de langue. Son sexe était élevé. Il était nu. Donc je suis allé à la police, j'ai porté plainte. » Malgré un témoin oculaire et plusieurs déplacements au commissariat, aucune enquête n'est entreprise, selon Germaine : « Il y a un monsieur qui a dit qu'il avait vu trois personnes balancer des choses à l'eau. On a dit ça à la police. Rien n'a été fait. C'est resté comme ça. » « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur » Une douleur que partage aussi Marie-Anne Minkoue qui reçoit RFI devant sa modeste maison du quartier de Nzeng Ayong, et exhume des archives des photos de journaux relatant des assassinats : « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur, sans une goutte de sang restant. Des hommes l'avaient invité à aller à la chasse avec eux. Il a fallu payer 300 000 francs [457 euros, NDLR] pour l'autopsie. Mais ça n'a rien donné. Un des assassins a été arrêté, placé en préventive, mais il a fini par sortir, et il est rentré au village. Il avait un frère bien placé. C'est de la corruption pure et simple. » C'était en l'an 2000. Quelques années plus tard, c'est son fils qui disparait. Sans nouvelles, elle a un jour découvert la photo de son corps illustrant un article dans le quotidien gouvernemental L'Union. Mais elle n'a jamais su d'où venait la photo, récupérée sur Internet, ni ce qui est advenu de son fils. Aujourd'hui âgée, c'est elle qui a dû élever ses petits-enfants. Elle raconte un enfant disparu dans le quartier récemment, une jeune femme dépecée dans un hôtel. Le sang pour servir les génies des eaux Si les crimes rituels touchent d'autres pays d'Afrique centrale et du golfe de Guinée, la situation au Gabon est mieux connue grâce au travail et à la ténacité d'un homme. En face de l'un de plus grands hôtels de Libreville, Jean-Elvis Ebang Ondo aime à regarder les cocotiers dont on débite les noix pour les passants du bord de mer. C'est lui qui les a plantés, en souvenir de son fils, Éric, retrouvé là, sur cette plage, en 2005 : « C'est là où on a découvert le corps de l'enfant. Ils étaient au nombre de deux qu'on a enlevés. On tue la personne ailleurs et on vient déposer le corps au niveau de la mer ou bien au niveau des fleuves, pour servir les génies. Parce qu'on signe le pacte avec les forces du mal. L'élément essentiel qu'on retire, c'est le sang. Le sang, c'est le carburant dans le monde mystique. » Cet endroit, il l'a baptisé le « Jardin des innocents ». Contrairement à beaucoup de familles de victimes, cet enseignant a choisi de ne pas se taire et de ne pas tomber dans la fatalité face à ces crimes qui n'ont rien de traditionnel. « Selon nos études, le phénomène des crimes rituels date des années 1930. Ce sont des pratiques importées et qui persistent. Ce genre-là fonctionne en réseau. Il y a les commanditaires, il y a l'exécutant, il y a les démarcheurs. Le plus souvent, ce sont les proches qui passent à l'acte. Le commanditaire est servi à travers le marabout qui essaie d'exécuter en fonction des besoins de ce commanditaire », affirme Jean-Elvis Ebang Ondo. Suite à ce drame, il a fondé l'Association de lutte contre les crimes rituels, organisé des manifestations régulières et suivies, mené le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires du pays, jusque dans l'enceinte du Sénat de transition où il a siégé de 2023 à fin 2025. Il a écrit plusieurs livres qui font autorité sur le sujet. Il a remarqué la concomitance entre vagues de crimes rituels et périodes de forte activité politique, tels que des élections ou des remaniements. Les commanditaires seraient donc massivement des personnalités puissantes issues du monde politique, de l'élite économique. Jean-Elvis Ebang Ondo parle de dizaines de cas en année électorale, mais ne publie plus de statistiques par crainte de récupération politique. Le difficile accès à la justice pour des familles sans moyens Autre problème : la justice qui manque de moyens et d'indépendance. « Les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont chargés de mener ces études-là, ces enquêtes-là, ne sont pas bien documentées, estime Jean-Elvis Ebang Ondo. Techniquement, ils n'ont pas assez de matériel. Parce que chez vous, on parle de l'ADN, vous pouvez classer un dossier pendant X temps… La conservation des dossiers, ça manque chez nous. Le second point, c'est que les juges reçoivent des coups de fil anonymes, ils ne sont pas à l'aise pour traiter un tel dossier. Les procédures ne vont nulle part. Dans mon cas personnel, nous avons donné tout ce qu'il y avait comme indices, ça n'a pas abouti. Au niveau de la justice, ça a été bien verrouillé pour que les commanditaires ne soient pas arrêtés. Pour qu'un dossier soit bien traité au niveau du tribunal, il faut un rapport d'un médecin légiste, mais il n'y en a même pas cinq au Gabon et il faut les payer ». La question des moyens, le magistrat Eddy Minang la partage. Auteur d'une thèse devenue un livre l'an dernier (2025) sur les crimes rituels, il estime que le cadre juridique renforcé est suffisant : « C'est à partir de 2019 que le législateur a introduit dans le code pénal le terme de "meurtre à des fins rituelles, meurtre à des fins de prélèvement d'organes ou de tout autre tissu, de cession de chair humaine, etc". Cela renvoie à un certain nombre de meurtres, des meurtres ésotériques, qui sont commis simplement dans le but de prélever des organes humains. Et ces organes humains servent à concocter, à préparer ce qu'on appelle vulgairement des "pièces détachées". Et dans l'imaginaire collectif, les auteurs pensent qu'en utilisant ces pièces détachées – ça peut être le cœur, ça peut être le cerveau, ça peut être même le sang et d'autres organes du corps humain –cela donne un certain nombre de pouvoirs, que ce soit le pouvoir spirituel, que ce soit le pouvoir économique, que ce soit également le pouvoir politique. » De l'argent pour les exécutants, des fétiches pour les commanditaires Pour les exécutants, l'argent est sans aucun doute la motivation. Pour les commanditaires, c'est le pouvoir, avec l'appui du sorcier. « La particularité avec le crime rituel, c'est que le prélèvement d'organes se fait souvent à vif, détaille le procureur de la république, actuellement suspendu de ses fonctions. Plus la personne souffre, parce que la personne doit dégager une force qu'on appelle l'énergie vitale, plus le fétiche sera puissant. Tout le problème, c'est souvent de remonter jusqu'au commanditaire. On se retrouve souvent entre la parole de l'un contre celle de l'autre. L'exécutant va dire, c'est M. Untel qui m'a envoyé, alors qu'il n'y a pas de preuve. Le plus souvent, l'exécutant ne connaît même pas le commanditaire. Il connaît celui qui a servi d'intermédiaire et tout cela pose problème ». Dernier cas très médiatisé de crime rituel au Gabon : en décembre 2025, le corps d'un adolescent de 13 ans retrouvé dans la fosse septique de son immeuble, cinq jours après sa disparition. Aux enquêteurs, un des quatre suspects interpellés dit avoir agi sur ordre d'un présumé commanditaire à des fins fétichistes. Dans la foulée, certains appellent au rétablissement de la peine de mort, abolie en 2010. Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, demande au Conseil économique et social (Cesec) d'organiser une consultation sur le sujet. Aujourd'hui, la consultation a eu lieu, l'attention médiatique est retombée, et l'idée d'un retour de la peine capitale semble enterrée, nous explique Geoffroy Foumboula, 2è vice-président du Cesec : « Nous avons écouté tout le monde et je pense que l'opinion elle-même s'est rétractée parce qu'elle a compris que la peine de mort n'était pas du tout la solution, mais qu'il fallait par contre simplement travailler dans le sens que la justice fasse convenablement son travail, améliorer le dispositif juridique, le code pénal, le code de procédure pénale pour que les responsables soient identifiés, que ces responsables soient condamnés. » Crimes rituels, trafic d'organes et violence social symbolique La société gabonaise est si traumatisée par ces crimes dits rituels que, selon plusieurs spécialistes, des réseaux criminels transfrontaliers de trafic d'organes jouent de cette psychose, explique Geoffroy Foumboula : « On peut se retrouver dans des situations où, pendant l'élection, comme on sait que de façon psychologique, s'il y a des crimes de sang qui sont opérés, on va les attribuer aux acteurs politiques, on peut avoir des réseaux transfrontaliers qui en profitent pour faire des crimes de sang, des abus de trafic d'organes, de façon à ce que dans la psychologie générale de la population, on puisse attribuer cela aux crimes rituels, qui s'inscrivent souvent dans une approche soi-disant d'ascension sociale à travers des sacrifices humains. » Généralement, les victimes sont issues des populations défavorisées, ce qui accentue encore les difficultés pour recourir à la police et à la justice. À la violence physique, s'ajoute donc une violence sociale exercée par des élites qui, en plus de prendre possession des richesses du pays, s'octroieraient un véritable droit de vie et de mort sur les corps des Gabonais. C'est l'analyse du sociologue et anthropologue Joseph Tonda. Pour lui, c'est un rapport de domination entre héritage des sociétés traditionnelles et coloniales : « Le pouvoir ici est la continuation du domaine de la chasse. Celui qui a le pouvoir, c'est le chasseur, c'est le guerrier, c'est celui qui doit conquérir l'autre, qui doit assujettir l'autre, qui doit dominer l'autre, qui doit détruire l'autre pour sa propre consommation. On peut dire que ces comportements – anthropophagie, prélèvement d'organes – existaient auparavant, mais qu'ils ont été transformés et massifiés par l'État moderne. Il revendique le monopole de l'exercice du pouvoir physique, matériel, mais il y a aussi le pouvoir symbolique. Donc, les deux doivent être associés. C'est comme si le pouvoir était une machine à reproduire l'inégalité. Ces pratiques d'une violence extrême amènent aussi à une forme de peur permanente et quasiment de complotisme. On entend des choses, ça prend des proportions incroyables parce que les masses, elles extrapolent, elles exagèrent. Il y a de l'amplification par le peuple qui n'a pas les moyens de contrôler la machine. C'est difficile dans ce domaine-là de discerner ce qui est réel et ce qui est irréel. » Les religions traditionnelles gabonaises rejettent la pratique des sacrifices Depuis le renversement du pouvoir des Bongo en août 2023, le discours d'un retour aux traditions progresse au Gabon. Mais pour les défenseurs des rites traditionnels, être associé aux crimes rituels est infamant. Ni le bwiti – le rite le plus présent – ni les autres mysticismes gabonais ne permettent les sacrifices, rappelle Jean François Ndong Ebe, président de l'association Vanga Tsengue, qui promeut le bwiti : « Les crimes rituels ont toujours concerné toutes les religions. On a vu ici certains pasteurs qui ont été condamnés. Donc, c'est la déviance de certains individus. Il y a des gens, des imposteurs, des charlatans qui s'érigent en soignants, en guérisseurs, alors qu'ils ne le sont pas. En réalité, le bwiti ne reconnaît pas les sacrifices. Le sacrifice est condamné, le sang est condamné. C'est pourquoi il y a certains soi-disant bwitistes qui ont fait des sacrifices au nom du bwiti alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont que des malfaiteurs, tout simplement. » Derrière des justifications mystiques, œuvrent des réseaux criminels qui, chaque année, laissent des corps sans vie et mutilés. Et, pour les familles, des blessures que l'absence d'accès à la justice empêche de soigner. Lors d'une récente interview à Jeune Afrique, le président Oligui Nguema a dénoncé une « abomination » : « Chaque enfant enlevé, chaque vie brisée par ces pratiques barbares est un échec collectif. Trop de dossiers de crimes rituels dorment dans les tiroirs des tribunaux. Trop de coupables échappent à la justice. Ce qui doit changer immédiatement, c'est l'impunité. Quand un crime rituel est commis, l'enquête doit aboutir, le procès doit avoir lieu et la sanction doit être exemplaire. Plus personne au Gabon ne doit pouvoir commettre un tel acte en pensant qu'il s'en tirera. »   Pour aller plus loin ► Gabon: la disparition de plusieurs élèves après une baignade fait polémique ► Journée de l'enfant: au Gabon, l'ALCR attire l'attention sur les crimes rituels ► Gabon: des manifestants appellent à la fin des crimes rituels contre les enfants après plusieurs cas ► Gabon: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels.

C dans l'air
Iran : une paix déjà fragilisée ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 62:45


C dans l'air du 27 juin 2026 - Iran : une paix déjà fragilisée ?Un cessez-le-feu déjà bafoué ? Les Gardiens de la révolution ont annoncé, samedi, avoir attaqué des positions américaines dans la région du Golfe en réponse à des frappes américaines sur le territoire iranien. Il s'agit des premiers échanges de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran depuis la conclusion du protocole d'accord, à la mi-juin. Entre Washington et Téhéran, les tensions restent fortes. Plusieurs points de blocage demeurent, notamment autour du détroit d'Ormuz et des conditions de la reprise des négociations. Autre développement majeur : Israël et le Liban ont signé vendredi à Washington un accord-cadre, sous médiation américaine. Présenté comme une première étape vers une paix durable, le texte prévoit notamment un retrait progressif des forces israéliennes de certaines zones du sud du Liban et la poursuite des négociations sur les questions sécuritaires encore en suspens. Le Hezbollah, qui n'a pas participé aux discussions, rejette toutefois cet accord et Israël ne semble pas prêt de quitter le pays, à en croire le message envoyé par Netanyahou hier. "Tsahal restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza", a-t-il affirmé.Sur le plan intérieur, le régime iranien cherche à transformer cette défaite militaire en victoire politique. Malgré les frappes subies et le contexte économique rendu particulièrement difficile, les autorités affichent une posture de résistance et semblent profiter du contexte pour accentuer la répression, avec une multiplication des arrestations. Dans ce climat explosif, le rôle des médias s'est révélé central. Dans une interview, Marc Caputo, journaliste pour Axios, revient sur la montée en puissance spectaculaire du média depuis le début de la crise iranienne. Leur méthode : des informations rapides, très ciblées, souvent issues de sources politiques de premier plan. Une communication plus directe, à l'instar de ce que fait Donald Trump sur ces réseaux pour s'affranchir des médias traditionnels. Cette stratégie leur a permis de devenir incontournables dans le suivi du conflit. Après leurs retrouvailles au G7, Donald Trump et Emmanuel Macron se retrouvent à nouveau au cœur des discussions à l'approche du sommet de l'Otan à Ankara. Au-delà de leur relation personnelle, c'est l'état des liens entre Washington et ses alliés européens qui sera observé sur fond de dépenses militaires. Le président américain a regretté lundi l'attitude des pays de l'Otan pendant son opération militaire contre l'Iran.Le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis est-il déjà compromis ? Que contient réellement l'accord-cadre signé entre Israël et le Liban ? À quoi faut-il s'attendre au sommet de l'OTAN organisé à Ankara ?Nos experts :- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO (Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient) - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques » - Lucas MENGET - Grand reporter et spécialiste des relations internationales - Elizabeth SHEPPARD-SELLAM - Maître de Conférence à l'Université de Tours et Ssécialiste de la politique de défense et sécurité américaine

Le débat africain
Sénégal, Iran et Royaume-Uni

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 39:00


Au sommaire : La scène politique sénégalaise vit une séquence inédite. Entre révision de la Constitution et bras de fer au sommet de l'État, comment les éditorialistes analysent-ils les enjeux du moment ? Autre période d'incertitude politique, cette fois-ci au Royaume-Uni, après la démission du Premier ministre britannique Keir Starmer. Ce départ, provoqué par de fortes contestations internes et des revers électoraux, pourrait conduire à l'arrivée d'un septième Premier ministre en dix ans. Nucléaire iranien, détroit d'Ormuz... Malgré l'accord conclu la semaine dernière pour mettre fin au conflit entre l'Iran et les États-Unis, de nombreuses voix critiquent les concessions accordées par Donald Trump. Le président américain est-il le grand perdant de cette crise ? Cette semaine, des journalistes et éditorialistes sénégalais décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Olel Tall, journaliste à la rédaction de RFI en Fulfulde Mademba Ndiaye, éditorialiste Vieux Savané, éditorialiste Sud Quotidien  Ousseynou Nar Gueye, fondateur et directeur général de Nations Hebdo

Les Nuits de France Culture
Le cinéma d'animation, de l'ombre à la lumière 3/10 : Nicole Vedrès : "Le style Disney s'épuisera très vite, celui de Grimault est d'une toute autre qualité"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 21:41


durée : 00:21:41 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Existe-il un cinéma d'animation à la française ? En 1948, Georges Sadoul, les dessinateurs Albert Dubout et Raymond Peynet, la réalisatrice Nicole Vedrès discutent de la nécessité de trouver un style entièrement français, sans tenter d'importer ou de singer le modèle américain de Walt Disney. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Sonia Dridi - Trump encaisse sa "défaite" et prépare sa fête...

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 12:41


C dans l'air l'invitée du 24 juin 2026 avec Sonia Dridi, journaliste spécialiste des États-Unis, correspondante à Washington LCI et France 24. Le protocole d'accord conclu entre l'Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l'Amérique », a déclaré aujourd'hui le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Le mémorandum d'entente d'Islamabad n'est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a-t-il déclaré lors d'une conférence à Bakou en Azerbaïdjan, retransmise à la télévision iranienne. « C'est pourquoi le mémorandum d'entente d'Islamabad a pris la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique », a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement. Une déclaration qui intervient alors que les pourparlers reprendront la semaine prochaine entre les Etats-Unis et l'Iran, après un premier round en début de semaine en Suisse. Autre revers pour Donald Trump : le Sénat américain a adopté ce mardi une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran, un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi. Le président est en pleine préparation des célébrations du 4 juillet, qui cette année marqueront le 250 anniversaire de l'indépendance américaine.

Parlons-Nous
Amitié : Fiorenza a vu le mari de sa meilleure amie avec une autre femme

Parlons-Nous

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 18:28


REDIFF - Fiorenza a surpris le mari de sa meilleure amie en train de tenir la main d'une autre femme dans un restaurant, ce qui l'a profondément perturbée. Elle hésite à révéler cette information à son amie, craignant de jouer le rôle d'oiseau de mauvaise augure et de nuire à leur amitié. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Paillettes Off
[EXTRAIT] Greffe : Il vit avec le coeur d'un autre | S2 E20 - JE SUIS UNE PAILLETTE

Les Paillettes Off

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 12:54


"Sans greffe, c'était fini" : Marjory raconte l'attente d'un cœur compatible, la maladie qui touche sa famille et la seconde chance offerte à son père grâce au don d'organes.

RMC Poker Show
L'intégrale du RMC Poker Show du 21/06 avec Julien Sitbon, 2ème d'un 10.000$ des WSOP, Cédric Schwaederle, 3ème d'un autre tournoi, l'ex-footballeur Sébastien Grax, et Géraldine Maillet, qui commentera le Main Event des WSOP sur

RMC Poker Show

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 59:51


Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !

Franck Ferrand raconte...
Un autre Oradour : la tragédie de Tourouvre

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 22:39


Le 13 août 1944 dans le Perche, une compagnie SS en déroute met le village de Tourouvre à feu et à sang. Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sur le fil
L'Amérique latine, cet autre terreau des droites radicales

Sur le fil

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 24:44


Xavier Milei en Argentine, Daniel Noboa en Équateur, José Antonio Kast au Chili, Nayib Bukele au Salvador, Jair Bolsonaro au Brésil : ces cinq leaders latino-américains ont porté ou portent un projet de droite radicale ou dure, un mouvement qui ne semble pas s'arrêter. Au Pérou, la candidate de la droite réactionnaire Keiko Fujimori est aux portes du pouvoir. A l'heure de l'enregistrement de ce podcast et une semaine après le second tour de l'élection présidentielle, elle devançait de quelques milliers de voix seulement le candidat de gauche Roberto Sánchez. Et en Colombie, c'est encore un candidat de droite dure qui était donné favori pour le second tour de l'élection présidentielle du 21 juin, Abelardo de la Espriella. Qu'ils soient libertariens comme Milei, xénophobes comme Kast, ou partisans d'un maintien de l'ordre radical comme Bukele, ces nouveaux leaders parfois excentriques séduisent des électeurs à la recherche de solutions nouvelles contre des problèmes endémiques : le trafic de drogue, les gangs, des économies fragiles. Une tendance applaudie par l'administration de Donald Trump qui veut réduire l'influence de la Chine, devenue le premier partenaire économique de la région.Réalisation : Emmanuelle Baillon et Maxime MametInvités : Lina Vanegas, cheffe de la rédaction de l'AFP pour la Colombie et l'Equateur Michael Shifter, professeur d'études Latino americaines à l'Université de GeorgetownThomas Posado, maître de conférences à l'Université d Rouen spécialiste de l'Amérique latineLisa Zanotti, professeure à l'Université Diego Portales de Santiago du ChiliRéférence : Les extrêmes droites en Amérique latine (Revue Recherches Internationales, N°135, Hiver 2025)Crédits extraits : AFPTVMusique : Nicolas VairDoublages : Maxime Mamet, Claire Loilier, Luc Smilovici, Hugues Honoré, Christophe PareyreLa Semaine Sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The Sick Podcast with Tony Marinaro
Victoire Signée Jonathan David & Une Autre Gaffe Des Maple Leafs |Le Sick Podcast Avec Tony Marinaro

The Sick Podcast with Tony Marinaro

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 103:46


Sur cet épisode de Le Sick Podcast, Anthony Martineau et Éric Hoziel se joignent à Tony Marinaro! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Toute une vie
Louis-Ferdinand Céline, ou Rigodon pour une autre fois

Toute une vie

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 83:53


durée : 01:23:53 - Toute une vie - par : Pascale Charpentier - Voici l'écrivain Louis-Ferdinand Céline. Un portrait à plusieurs voix, réalisé grâce aux témoignages d'écrivains, journalistes et amis proches de l'auteur de "Voyage au bout de la nuit". - réalisation : Jean-Claude Loiseau - invités : Madeleine Chapsal Écrivain, journaliste, fille de la couturière Marcelle Chaumont, première d'atelier de la Maison de couture Vionnet, et filleule de Madeleine Vionnet., Philippe Sollers Écrivain français, Frédéric Vitoux Ecrivain, académicien, docteur ès Lettres, Alphonse Boudard Écrivain, Jacques Henric Critique, essayiste, romancier, Jean-Marie Turpin Écrivain français, Jean-Louis Martinelli Metteur en scène. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Franck Ferrand raconte...
Un 18 juin peut en cacher un autre : les 18 juin 1429, 1694, 1815 et, inévitablement, 1940

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 23:05


Franck Ferrand vous emmène à la découverte de quatre dates emblématiques qui ont marqué la relation mouvementée entre la France et la Grande-Bretagne. De la victoire de Jeanne d'Arc à Patay en 1429 à l'appel historique du général de Gaulle en 1940, en passant par la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815, cet épisode captivant vous fera revivre les moments clés d'une rivalité ancestrale, mais aussi d'une complicité parfois inattendue entre ces deux puissances européennes.Remontez le temps pour comprendre comment ces dates charnières, du 18 juin 1429 au 18 juin 1940, ont contribué à façonner l'identité et le destin de la France face à son voisin d'outre-Manche. Découvrez comment les victoires et les défaites ont tour à tour forgé la confiance, la résistance et parfois même l'effondrement de la puissance française.Plongez au cœur de ces épisodes historiques, à travers les récits passionnants de Franck Ferrand. De la plage rouge de Camaret en 1694 à la bataille de Waterloo, en passant par le célèbre appel du 18 juin, laissez-vous captiver par ces moments qui ont marqué à jamais les relations franco-britanniques.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Un 18 juin peut en cacher un autre : les 18 juin 1429, 1694, 1815 et, inévitablement, 1940

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:10


Franck Ferrand vous emmène à la découverte de quatre dates emblématiques qui ont marqué la relation mouvementée entre la France et la Grande-Bretagne. De la victoire de Jeanne d'Arc à Patay en 1429 à l'appel historique du général de Gaulle en 1940, en passant par la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815, cet épisode captivant vous fera revivre les moments clés d'une rivalité ancestrale, mais aussi d'une complicité parfois inattendue entre ces deux puissances européennes.Remontez le temps pour comprendre comment ces dates charnières, du 18 juin 1429 au 18 juin 1940, ont contribué à façonner l'identité et le destin de la France face à son voisin d'outre-Manche. Découvrez comment les victoires et les défaites ont tour à tour forgé la confiance, la résistance et parfois même l'effondrement de la puissance française.Plongez au cœur de ces épisodes historiques, à travers les récits passionnants de Franck Ferrand. De la plage rouge de Camaret en 1694 à la bataille de Waterloo, en passant par le célèbre appel du 18 juin, laissez-vous captiver par ces moments qui ont marqué à jamais les relations franco-britanniques.

C dans l'air
Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 65:47


C dans l'air du 16 juin 2026 - Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ?Le G7 d'Évian s'ouvre dans un climat de tensions diplomatiques et de fortes incertitudes internationales. Au centre de toutes les attentions : Donald Trump. Fidèle à sa réputation, le président américain impose son rythme et ses priorités à ses partenaires. Jusqu'à faire modifier le calendrier du sommet et reléguer certaines questions sensibles au second plan.Mais c'est surtout la réception prévue mercredi à Versailles pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine qui interroge. Pourquoi dérouler le tapis rouge à un dirigeant qui multiplie les menaces commerciales contre ses alliés européens ? Quelques heures avant son arrivée en France, Donald Trump a encore menacé de taxer lourdement les vins français et provoqué la colère de plusieurs capitales européennes avec de nouvelles restrictions dans le domaine de l'intelligence artificielle.Face à lui, Emmanuel Macron tente de préserver le dialogue. Les deux hommes se sont rencontrés lundi à Évian, affichant une relation cordiale malgré des divergences persistantes sur plusieurs dossiers stratégiques, du Moyen-Orient au commerce international.Autre sujet majeur de ce G7 : la guerre en Ukraine. Alors que Volodymyr Zelensky est présent sur les bords du lac Léman ce mardi, Donald Trump assure pouvoir faire avancer les discussions avec Moscou. Dans le même temps, Londres et Ottawa annoncent un durcissement de leurs sanctions contre la Russie afin d'accentuer la pression sur le Kremlin.Dans un monde marqué par les conflits, les rivalités économiques et les bouleversements géopolitiques, quelle place occupe encore l'Alliance transatlantique ? Faut-il continuer à ménager Donald Trump ou au contraire lui opposer un rapport de force plus ferme ? Trump à Versailles : pourquoi tant d'honneur ? Nos experts :- BRUNO TERTRAIS - Directeur adjoint de la FRS, conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles »- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille- DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - AFPPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

SBS French - SBS en français
• Au Mondial 2026 l'Australie surprend, le Cap-Vert émerveille, les outsiders frappent fort

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 13:42


Dans l'actualité sportive de ces derniers jours - Au MOndial 2026, l'Australie a créé l'exploit en battant la Turquie 2 buts à 0 lors de son entrée en lice. Autre sensation : le Cap-Vert, novice en coupe du monde, a tenu l'Espagne en échec sur un score nul et vierge, le Maroc a lui aussi tenu en échec, le Brésil (grand favori du tournoi). L'Allemagne s'est montrée impitoyable en battant Curaçao 7 buts contre 1. Après une défaite cuisante contre la Suède, la Tunisie a limogé son sélectionneur sur le champ.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts

Le Super Daily
Ils révisent leur Bac sur TikTok : 20/20 garanti ?

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 19:07


Épisode 1489 : Avant, on révisait avec des fiches Bristol, des annales et du Stabilo jaune.Aujourd'hui, une partie des lycéens révise aussi dans sa For You Page.À l'approche du Bac, TikTok se transforme en salle de révision géante : méthodes pour le commentaire composé, explications de philo, rappels de maths, pronostics de sujets, lives de révision.Le smartphone devient à la fois le pire ennemi de la concentration… et un vrai support de micro-révision.StudyTok : la pédagogie en format snackCe n'est pas juste “des cours sur les réseaux”. C'est une pédagogie adaptée aux codes TikTok : vidéos courtes, hooks forts, promesses claires, ton incarné.On ne dit plus : “Révisons la méthodologie de dissertation.” On dit : “L'erreur qui peut te faire perdre 5 points au Bac.”Une notion. Une vidéo. Un conseil. Un exemple.Les profs-créateurs deviennent des référencesLucas Maths, Mathilde Study, Serial Thinker et d'autres comptes spécialisés sont devenus des repères pour les lycéens.Ils ne font pas que transmettre un cours : ils vulgarisent, rassurent, incarnent, répondent aux commentaires, organisent des lives, créent des playlists par matière.Ce sont à la fois des profs, des coachs et des créateurs qui maîtrisent les codes de l'algorithme.Lucas maths, 2,2 m abonnéshttps://www.tiktok.com/@lucasmaths4Mathildestudy, 580k abonnéshttps://www.tiktok.com/@mathildestudySerial thinker, 350k abonnéshttps://vm.tiktok.com/ZNR31MsWH/Utile, mais pas magiqueTikTok peut vraiment aider à débloquer une notion, reformuler un cours, redonner confiance ou relancer un élève qui n'arrive pas à s'y mettre.Mais une vidéo de 90 secondes ne remplace pas un chapitre, des exercices, des annales ou une copie rédigée.TikTok peut être l'étincelle. Pas le moteur complet.Le vrai risque : croire qu'on réviseLe danger, c'est l'illusion de maîtrise. Une vidéo très claire peut donner l'impression qu'on sait, alors qu'on a seulement compris une version simplifiée.Autre risque : les contenus “méthode miracle”, “plan passe-partout” ou “phrase magique pour avoir 18”. Ça rassure, ça clique, mais le Bac reste un examen d'analyse et d'adaptation.Ce que ça raconteLe Bac devient un projet transmedia : cours, annales, TikTok, YouTube Shorts, applis, IA, groupes de classe.Les lycéens apprennent dans le même espace que celui où ils se divertissent. Et c'est tout le paradoxe : TikTok peut aider à réviser, mais reste une machine à capter l'attention.TikTok ne garantit pas le 20/20. Mais il a changé la manière de réviser.La vraie question n'est pas : peut-on réussir son Bac grâce à TikTok ? C'est plutôt : comment utiliser TikTok pour apprendre, sans se faire aspirer par TikTok ?…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'heure du crime
LE RÉCIT DE L'ENQUÊTE - Guy Georges : a-t-il tué une autre femme ?

L'heure du crime

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 14:02


Guy Georges, enfant perdu selon les psychiatres, devenu l'un des plus effrayants tueurs en série français. Entre 1991 et 1997, il a violé et égorgé sept jeunes femmes. Il les suivait la nuit, à la manière d'un braconnier. Condamné à la perpétuité, toujours en prison, son parcours criminel demeure pourtant flou. Il est réétudié. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 19:30


Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d'immense réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques.  Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l'exploitation de ces mines n'est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d'une mine de cuivre appartenant à l'entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l'environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d'État.   Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d'État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d'une extraction minière qui bat son plein depuis tant d'années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l'omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s'approcher de la mine.   Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c'est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d'acide qui s'y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d'une soixantaine d'années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l'ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n'avons pas le temps de saluer l'agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D'abord courtois, les échanges s'enveniment avec l'arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d'intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l'influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l'intervention d'un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu'aucune charge ne soit retenue contre nous.  Un drame resté dans les mémoires  Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l'abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes :  « C'était un midi. J'étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j'ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n'était pas la pluie. C'était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C'était tellement puissant que même les épis de maïs d'un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n'entendais plus le moindre insecte. Il n'y avait plus du tout d'insectes. Et ensuite j'ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n'y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu'il y avait eu de gros dégâts sur l'environnement. »  Autre témoin : « Je n'étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m'a averti au téléphone. Alors j'ai couru avec d'autres agricultrices pour voir l'état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s'était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d'acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d'acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C'était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d'envoyer nos enfants à l'école. »       Malgré l'ampleur du désastre, Sino Metals et l'État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d'une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d'un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d'eau environnants et s'est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d'eau devant les caméras, assurant qu'elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l'Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l'Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu'on ne peut pas parler d'exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s'épanche sur le cas Sino Metals :   « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l'environnement et la rivière Kafoué, on s'aperçoit qu'il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d'un point de vue toxicologique, c'est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n'a pas les capacités d'éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c'est ce qu'on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s'accumulent dans notre organisme jusqu'à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d'infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d'avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c'est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d'autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. »  L'institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s'assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l'environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n'ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture :   « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu'on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu'à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c'est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu'apparemment, personne n'est venu jusqu'ici faire le moindre contrôle. »    L'épineuse question du dédommagement  Sino Metals fournit de l'eau potable à certaines familles et en a dédommagé d'autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie :  « J'ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je pensais que c'était la fin de ma vie. Et aujourd'hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l'eau 3 fois par semaine. C'est tout. Mais moi je veux qu'ils me dédommagent. Qu'ils me donnent suffisamment d'argent pour que je puisse aller m'installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. »   Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C'est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n'avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! «    À cette détresse, s'ajoute un terrible sentiment d'injustice :  « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s'enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. »   Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s'imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d'histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s'installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l'avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d'être délogés au nom du développement économique. Directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé :   « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu'ils vont aller ? C'est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n'est pas du développement. Qu'importe qu'ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu'ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c'est de permettre au peuple de gagner sa vie. »   Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n'est pas possible d'attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d'un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l'ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir.  « C'est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d'une grande ville où il n'y a pas d'arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d'avoir recours à la justice. Et il n'est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n'y pas besoin d'aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l'eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l'État zambien agisse en ce sens. »  C'est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d'immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s'est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d'août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l'aide de la Chine. Une manne financière pour l'État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.  

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L'autre scène ou les vivants et les dieux - Les prophètes de la Bible 2/2 (1ère diffusion : 13/02/1978)

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Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 92:14


durée : 01:32:14 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

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Sur cet épisode de Le Sick Podcast, Anthony Martineau et Éric Hoziel se joint à Tony Marinaro! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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