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Loin des lumières misent sur Sam LaPorta et Brock Bowers, AJ Barner est devenu un des meilleurs jeunes tight-end de la NFL. Autre joueur dépassant son statut lors de la draft : le safety Craig Woodson (Patriots). Cyprien Delmas et Jean-Michel Bougeard vous offre le digestif avec le joueur universitaire Akheem Mesidor (Miami). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous sentez que quelque chose en vous a besoin d'évoluer, mais… vous vous sentez bloquée par l'impact que ça pourrait avoir sur votre entourage.Dans cet épisode, je vous parle d'un frein invisible mais très puissant : le sentiment de ne pas être autorisée à changer, surtout quand on anticipe le regard des autres.Changer de travail. Changer de style ou de loisirs. Changer vos priorités, vos limites, votre manière d'être dans vos relations.Ou même changer intérieurement : dans votre confiance en vous, votre audace, votre personnalité.Très souvent, ce qui nous bloque n'est pas le manque de clarté ou de courage, mais cette question sous-jacente :« Est-ce que j'ai le DROIT de devenir une AUTRE version de moi que celle que les autres connaissent ? »Dans cet épisode, on explore ensemble :Ce qui se joue quand vous attendez (sans le savoir) l'autorisation de votre entourageLa différence entre avoir besoin de soutien et demander la permissionComment vous donner à vous-même l'autorisation de changer, sans mettre en péril vos relationsCet épisode s'adresse à vous si vous sentez que vous êtes à l'étroit dans une version de vous-même, mais que vous vous retenez de changer pour ne pas “secouer le cocotier” dans vos relations.Vous avez déjà le droit de changer. La vraie question, c'est : qu'est-ce que ça vous coûterait de ne pas le faire ?
Lèpre, pian, ulcère de Buruli... À la veille de la Journée mondiale des Maladies Tropicales Négligées (MTN), qui se tient le 30 janvier, nous parlons des atteintes dermatologiques de ces maladies. Provoquées par différents agents bactériens, elles peuvent entraîner des déformations cutanées visibles, des surinfections et des lésions invalidantes, voire des handicaps physiques. Souvent fortement stigmatisées, les personnes touchées peuvent souffrir de discriminations. Quelles sont les causes de ces différentes maladies ? Quels sont les traitements ? On dénombre une vingtaine de maladies tropicales négligées, ces infections qui concernent selon l'OMS, près d'un milliard de personnes à l'échelle planétaire, surtout dans les pays du Sud, au sein des populations les plus précaires. Près de la moitié de ces maladies de la misère présente des atteintes dermatologiques et 40% des cas se concentrent en Afrique subsaharienne. Maladies stigmatisantes Parmi ces atteintes cutanées des MTN (bactériennes ou parasitaires), on recense des maladies connues comme la lèpre et la gale, mais aussi d‘autres qui le sont beaucoup moins, comme le pian, l'ulcère de Buruli ou la leishmaniose. Transmise par un insecte, le phlébotome femelle, cette MTN présente, elle aussi, une forme à expression cutanée. Autre parasitose : la tungose est provoquée par la puce chique et affecte particulièrement les pieds des jeunes enfants qui vivent dans des conditions précaires. Ces maladies entraînent lésions, ulcérations et cicatrices sur la peau, ayant pour conséquence une forte stigmatisation des patients. Améliorer le diagnostic Dans les pays où ces affections sévissent encore, c'est surtout en milieu rural, dans les zones reculées, que les populations subissent ce péril infectieux, qui mobilise peu la recherche, et très peu les grands laboratoires pharmaceutiques… Cet éloignement a également pour conséquence un retard du diagnostic et des prises en charge, et ce d'autant plus qu'un certain nombre de croyances locales sont associées aux symptômes de ces infections. Avec : Pr Arezki Izri, maître de conférences universitaires, professeur émérite en Parasitologie-Mycologie au Service de parasitologie à l'Hôpital Avicenne de Bobigny Dr Lanciné Kaba, maître-assistant en Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké. Chef d'Antenne et chirurgien résident de l'Institut Raoul Follereau Centre Manikro Dr Sara Eyangoh, directrice scientifique du Centre Pasteur du Cameroun. Coordonnatrice du Réseau de laboratoires de l'OMS en Afrique pour le diagnostic des MTN cutanées. ► En fin d'émission, nous faisons le point sur les conséquences de la baisse de financement de l'aide publique au développement sur la santé à Madagascar, notamment sur la santé des femmes et des enfants. Interview du Dr Niry Ramaromandray, médecin de santé publique et directrice de Santé Sud à Madagascar. Programmation musicale : ► Liniker – Tudo ► Oxmo Puccino – Plus loin que soi.
Lèpre, pian, ulcère de Buruli... À la veille de la Journée mondiale des Maladies Tropicales Négligées (MTN), qui se tient le 30 janvier, nous parlons des atteintes dermatologiques de ces maladies. Provoquées par différents agents bactériens, elles peuvent entraîner des déformations cutanées visibles, des surinfections et des lésions invalidantes, voire des handicaps physiques. Souvent fortement stigmatisées, les personnes touchées peuvent souffrir de discriminations. Quelles sont les causes de ces différentes maladies ? Quels sont les traitements ? On dénombre une vingtaine de maladies tropicales négligées, ces infections qui concernent selon l'OMS, près d'un milliard de personnes à l'échelle planétaire, surtout dans les pays du Sud, au sein des populations les plus précaires. Près de la moitié de ces maladies de la misère présente des atteintes dermatologiques et 40% des cas se concentrent en Afrique subsaharienne. Maladies stigmatisantes Parmi ces atteintes cutanées des MTN (bactériennes ou parasitaires), on recense des maladies connues comme la lèpre et la gale, mais aussi d‘autres qui le sont beaucoup moins, comme le pian, l'ulcère de Buruli ou la leishmaniose. Transmise par un insecte, le phlébotome femelle, cette MTN présente, elle aussi, une forme à expression cutanée. Autre parasitose : la tungose est provoquée par la puce chique et affecte particulièrement les pieds des jeunes enfants qui vivent dans des conditions précaires. Ces maladies entraînent lésions, ulcérations et cicatrices sur la peau, ayant pour conséquence une forte stigmatisation des patients. Améliorer le diagnostic Dans les pays où ces affections sévissent encore, c'est surtout en milieu rural, dans les zones reculées, que les populations subissent ce péril infectieux, qui mobilise peu la recherche, et très peu les grands laboratoires pharmaceutiques… Cet éloignement a également pour conséquence un retard du diagnostic et des prises en charge, et ce d'autant plus qu'un certain nombre de croyances locales sont associées aux symptômes de ces infections. Avec : Pr Arezki Izri, maître de conférences universitaires, professeur émérite en Parasitologie-Mycologie au Service de parasitologie à l'Hôpital Avicenne de Bobigny Dr Lanciné Kaba, maître-assistant en Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké. Chef d'Antenne et chirurgien résident de l'Institut Raoul Follereau Centre Manikro Dr Sara Eyangoh, directrice scientifique du Centre Pasteur du Cameroun. Coordonnatrice du Réseau de laboratoires de l'OMS en Afrique pour le diagnostic des MTN cutanées. ► En fin d'émission, nous faisons le point sur les conséquences de la baisse de financement de l'aide publique au développement sur la santé à Madagascar, notamment sur la santé des femmes et des enfants. Interview du Dr Niry Ramaromandray, médecin de santé publique et directrice de Santé Sud à Madagascar. Programmation musicale : ► Liniker – Tudo ► Oxmo Puccino – Plus loin que soi.
L'information est tombée tard dans la nuit de mercredi à jeudi mais elle a été immédiatement rapportée et commentée par la presse en ligne. « Les sanctions de la CAF, la Confédération africaine de football, sont tombées… », constate Le Soleil à Dakar. Sanctions après la finale houleuse de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. « La CAF frappe fort », s'exclame DakarActu. « Finale Maroc-Sénégal : pluie de sanctions », lance Seneplus. « Avec plus de 600 000 dollars d'amende et une suspension de cinq matches pour le sélectionneur Pape Thiaw, la CAF a sévèrement sanctionné la Fédération sénégalaise pour les débordements survenus lors du match. La Fédération Royale Marocaine de Football et ses joueurs n'ont pas été épargnés, pointe encore Seneplus. Le défenseur Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matches officiels. Son coéquipier Ismaël Saibari a reçu une suspension plus lourde de trois matches, assortie d'une amende de 100 000 dollars. Et puis surtout, relève encore le site sénégalais, « le jury disciplinaire de la CAF a statué sur la réclamation déposée par la Fédération marocaine concernant de supposées violations des règlements par la partie sénégalaise. Cette plainte, qui invoquait les articles 82 et 84 du règlement de la compétition (et qui pouvait conduire à l'invalidation du titre pour les Sénégalais), cette plainte a été officiellement rejetée ». Les Lions de la Teranga restent donc bien champions d'Afrique. Incompréhension et colère… La presse marocaine fulmine… « Ce verdict était très attendu, pointe le site Le 360. Il était censé refermer l'un des épisodes les plus sombres de l'histoire récente de la compétition. Mais au lieu d'apaiser, cette décision soulève déjà une vague d'incompréhension, s'indigne le site marocain, tant elle apparaît déséquilibrée dans la lecture des responsabilités (…) : indulgence manifeste envers les principaux acteurs du chaos côté sénégalais, rigueur extrême à l'encontre du Maroc, pays hôte ». Et « une question centrale demeure, s'agace encore Le 360 : où est passée la qualification juridique du retrait de l'équipe sénégalaise et de l'interruption du match ? La décision de la CAF évite soigneusement de trancher sur le point le plus grave : à savoir, le refus de reprendre le jeu, pourtant au cœur du débat et explicitement encadré par les règlements de la compétition. Aucune mention claire d'un abandon, aucune application directe des articles les plus lourds du règlement. Le fond du problème est contourné ». Et Le 360 de conclure : « ces décisions vont certainement alimenter le malaise. Car une finale de CAN interrompue, des joueurs quittant la pelouse, des tribunes envahies et un match suspendu sous les yeux du président de la Fifa constituent un précédent majeur. Et ce précédent n'est pas traité à la hauteur de sa gravité ». « La CAF rend un verdict injuste et incompréhensible », renchérit Mediaş 24. « Les sanctions prononcées à l'encontre de la partie sénégalaise sont dérisoires au regard des faits. Celles contre le Maroc sont disproportionnées et infondées. C'est comme si le jury, soumis ou pas à des pressions, avait voulu équilibrer entre les deux parties ». Exemple, souligne Medias 24 : « L'entraîneur sénégalais Pape Diaw paiera une amende de 100 000 dollars pour avoir appelé ses joueurs à quitter le terrain. Et même punition pour Ismail Saibari qui n'a fait que jeter une serviette sur le gardien sénégalais ». Autre bras de fer… Enfin, autre différend, autre polémique : le duel entre Madrid et Rabat pour savoir qui accueillera la finale du Mondial 2030. Le ton monte entre le Maroc et l'Espagne, co-organisateurs du tournoi. « Si ce Mondial se déroulera entre le Maroc, le Portugal et l'Espagne, une seule nation accueillera la finale, relève Afrik.com ». Et « le gouvernement espagnol a déjà pris position : pour le président du Conseil supérieur des sports, la finale se tiendra "bien sûr" en Espagne ». De plus, « Rafael Louzán, le président de la Fédération espagnole, a pointé du doigt les incidents de la CAN pour convaincre la Fifa d'écarter le Maroc de l'organisation de la finale de la Coupe du monde ». Une finale que le Maroc veut absolument accueillir dans le gigantesque stade Hassan II de Benslimane, près de Casablanca, actuellement en construction. Bref, la partie de bras de fer ne fait que commencer…
Le Président Français n'a pas ménagé le Président Américain lors de son discours au forum économique de Davos, sur fond de tensions autour du Groenland et de menaces commerciales. Autre dossier d'actualité pour Emmanuel Macron: l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
L'épigénétique désigne l'ensemble des mécanismes biologiques qui modifient l'activité de nos gènes… sans changer la séquence de notre ADN. Dit autrement : ton ADN est comme un texte. L'épigénétique, c'est tout ce qui agit comme des post-it, des surlignages ou des interrupteurs pour dire : “ce gène-là, on l'allume”, “celui-là, on le met en veille”.C'est une révolution dans la façon de comprendre le vivant, parce qu'elle montre que gènes et environnement dialoguent en permanence. Nos gènes ne sont pas un destin figé : ils peuvent être exprimés différemment selon notre alimentation, notre stress, notre sommeil, nos toxines, notre activité physique… et même parfois selon ce qu'ont vécu nos parents.Les mécanismes principaux sont au nombre de trois.D'abord, la méthylation de l'ADN : de petits groupes chimiques, appelés “méthyles”, viennent se fixer sur l'ADN et empêchent certains gènes de s'exprimer. C'est comme coller un scotch sur un paragraphe : il est toujours là, mais on ne le lit plus.Ensuite, les modifications des histones. L'ADN n'est pas déroulé en ligne droite : il est enroulé autour de protéines, les histones. Selon la façon dont ces histones sont modifiées, l'ADN devient plus ou moins “accessible”. Si l'ADN est serré, les gènes sont silencieux. Si l'ADN est plus relâché, ils sont actifs.Enfin, il existe des ARN non codants, de petites molécules qui ne fabriquent pas de protéines mais servent à réguler l'expression des gènes, comme des chefs d'orchestre invisibles.Un exemple spectaculaire : les abeilles. Toutes les larves ont le même ADN, mais si une larve est nourrie avec de la gelée royale, elle devient une reine. Sinon, elle devient une ouvrière. Ce n'est pas génétique : c'est épigénétique.Autre exemple célèbre : l'étude de la famine hollandaise (1944-45). Les enfants exposés in utero à cette période de sous-nutrition ont montré, des décennies plus tard, un risque accru de troubles métaboliques. On a observé chez eux des différences épigénétiques sur des gènes liés à la croissance et au métabolisme.C'est tout l'enjeu : l'épigénétique explique pourquoi des jumeaux identiques peuvent vieillir différemment ou développer des maladies différentes. Elle joue aussi un rôle clé dans le cancer, où certains gènes protecteurs sont “éteints” à tort.Conclusion : l'épigénétique, c'est la science qui montre comment l'environnement écrit, au-dessus de nos gènes, une seconde couche d'information. Une couche réversible… mais parfois durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Didier Giraud, agriculteur, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
La « fenêtre d'Overton » : voilà une expression qu'on entend de plus en plus en politique, dans les médias, sur les réseaux sociaux… et souvent sans qu'on sache exactement ce qu'elle veut dire. Pourtant, c'est un concept très simple, mais redoutablement efficace pour comprendre comment une société change d'avis.La fenêtre d'Overton désigne l'ensemble des idées considérées comme « acceptables » dans le débat public à un moment donné. Imaginez une fenêtre : à l'intérieur, on trouve les opinions que l'on peut défendre publiquement sans passer pour fou, dangereux ou extrémiste. En dehors de cette fenêtre, il y a les idées jugées inacceptables, impensables, scandaleuses.Le concept a été formulé dans les années 1990 par Joseph P. Overton, un analyste américain travaillant pour un think tank libéral, le Mackinac Center for Public Policy. Son intuition : ce ne sont pas uniquement les responsables politiques qui changent les lois, mais surtout ce que l'opinion publique considère comme « normal ». Autrement dit, un gouvernement ne peut généralement faire passer qu'une réforme déjà entrée, au moins un peu, dans la zone du « dicible ».À l'origine, Overton décrivait une sorte d'échelle : une idée peut être perçue comme impensable, puis radicale, ensuite acceptable, raisonnable, populaire… et enfin devenir une politique publique. Ce qui est fascinant, c'est que la fenêtre peut bouger dans les deux sens : vers plus de liberté, ou vers plus de restrictions.Prenons un exemple simple. Il y a 50 ans, parler de mariage homosexuel dans beaucoup de pays occidentaux aurait été considéré comme impensable. Puis le sujet est devenu discuté, défendu, normalisé, jusqu'à être légalisé dans de nombreux États. La fenêtre s'est déplacée.Autre exemple : la surveillance de masse. Avant les attentats du 11 septembre 2001, accepter des contrôles généralisés, des caméras partout, ou la collecte massive de données semblait choquant pour beaucoup. Puis, au nom de la sécurité, ces mesures sont devenues acceptables, parfois même demandées. Là encore, la fenêtre a bougé.Ce qui rend la fenêtre d'Overton si utile, c'est qu'elle explique une stratégie : pour faire accepter une idée, on peut d'abord la rendre « discutable ». Même si elle choque, on la met sur la table, on provoque un débat, on l'emballe dans des mots plus neutres, on trouve des exemples, on répète. Et petit à petit, ce qui était impensable devient simplement « une opinion parmi d'autres ».En résumé : la fenêtre d'Overton, c'est le thermomètre du débat public. Elle ne dit pas ce qui est vrai ou faux, mais ce qu'une société accepte d'entendre… et donc, ce qu'elle finira peut-être par tolérer, puis par adopter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans plusieurs régions d'Europe, notamment dans les Balkans et en Europe centrale aux XVIIIe et XIXe siècles, certaines épidémies de tuberculose ont été interprétées à travers le prisme du mythe des vampires. Et la raison est simple : la tuberculose donnait aux malades une apparence… presque “surnaturelle”, qui collait parfaitement aux croyances de l'époque.La tuberculose (qu'on appelait souvent “la consomption”) est une maladie infectieuse qui détruit progressivement l'organisme. Elle entraîne un amaigrissement extrême, une grande fatigue, une pâleur marquée, des yeux creusés… bref, l'image typique d'une personne “vidée de sa vie”. Or, dans l'imaginaire populaire, c'est exactement ce que fait un vampire : il draine la force vitale de ses victimes.Mais le détail le plus troublant, c'est que certaines formes de tuberculose provoquent une toux avec du sang. Voir du sang autour de la bouche d'un malade était terrifiant, surtout quand on ne comprenait pas la maladie. Dans une culture où l'on croyait aux morts qui reviennent se nourrir des vivants, ce symptôme pouvait être interprété comme une “preuve” : quelqu'un perdait son sang… donc quelqu'un le lui prenait.Autre élément : la tuberculose frappe souvent plusieurs membres d'une même famille. Aujourd'hui, on sait pourquoi : c'est une maladie contagieuse, transmise par l'air, facilitée par la promiscuité. Mais à l'époque, cela ressemblait à une malédiction ciblée. On voyait une famille entière dépérir les uns après les autres, comme si un mort revenait la nuit se nourrir des vivants — en commençant par ses proches.C'est dans ce contexte qu'on trouve des récits historiques très documentés : des villages où l'on ouvre les tombes, où l'on accuse un défunt d'être responsable des morts récentes. Et là encore, certains phénomènes naturels renforçaient la croyance. Un cadavre récemment enterré peut paraître “bien conservé”, gonflé, avec du sang au niveau de la bouche — non pas parce qu'il a bu du sang, mais à cause de la décomposition interne et des gaz.La tuberculose n'a donc pas “créé” le mythe des vampires, qui est plus ancien. Mais elle a servi de carburant : en période d'épidémie, elle donnait un visage médical à ce que les gens interprétaient comme un phénomène surnaturel.En résumé : oui, la tuberculose a été associée au vampirisme, parce que ses symptômes (pâleur, amaigrissement, toux sanglante, contagion familiale) pouvaient facilement être interprétés comme la marque d'un vampire en action. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans l'espace, une flamme ne ressemble pas du tout à celle qu'on connaît sur Terre. Ici-bas, quand on allume une bougie, le feu forme naturellement une “goutte” étirée vers le haut. Mais en microgravité, le feu devient une boule : une flamme presque parfaitement sphérique. C'est spectaculaire… et c'est surtout une conséquence directe des lois de la physique.Sur Terre, la flamme monte parce que l'air chaud monte. Lors de la combustion, le combustible réagit avec l'oxygène et libère de la chaleur. L'air autour de la flamme est donc chauffé, ce qui le rend moins dense. Résultat : cet air chaud s'élève sous l'effet de la gravité. C'est ce qu'on appelle la convection, liée à la poussée d'Archimède. En montant, l'air chaud emporte les gaz brûlés et “aspire” en bas de la flamme de l'air frais riche en oxygène. Ce flux permanent alimente le feu et étire la flamme verticalement. Le feu n'est donc pas naturellement pointu : il est “tiré” vers le haut par le mouvement de l'air.Mais dans l'espace, ce mécanisme s'effondre. En microgravité, il n'y a pratiquement plus de convection : l'air chaud ne monte pas, car il n'y a plus de force dominante pour séparer “air chaud” et “air froid”. Les gaz brûlés restent autour de la zone de combustion au lieu de s'évacuer vers le haut. Du coup, l'oxygène n'arrive plus par le bas comme sur Terre : il arrive lentement depuis toutes les directions, uniquement par diffusion, c'est-à-dire par le mouvement aléatoire des molécules. Cette alimentation en oxygène étant symétrique, la flamme l'est aussi : elle devient sphérique.Autre effet surprenant : comme l'oxygène arrive plus lentement, la combustion est souvent plus douce. La flamme est généralement plus froide, plus lente et plus “propre”, avec moins de suie. C'est pour cela qu'en microgravité, la flamme paraît parfois bleutée et moins lumineuse.Mais attention : cette beauté est dangereuse. Dans un vaisseau spatial, tout est confiné. Il y a des câbles, des plastiques, des textiles techniques, des mousses isolantes… un environnement très inflammable si une étincelle se produit. Et une flamme sphérique est difficile à gérer : elle peut flotter, se déplacer avec les courants d'air produits par la ventilation ou par les mouvements des astronautes. Sur Terre, le feu “monte”, donc on sait où il va. Dans l'espace, il peut aller partout.Le risque est encore plus critique si l'atmosphère du vaisseau contient davantage d'oxygène. Pour réduire la pression totale et alléger les contraintes sur la coque, certaines configurations de mission envisagent un air enrichi en oxygène. Mais plus l'air est riche en oxygène, plus les matériaux s'enflamment facilement et plus un départ de feu peut devenir violent.C'est pour cela que la maîtrise du feu en microgravité est un enjeu essentiel : comprendre comment une flamme naît, se propage et comment l'éteindre rapidement, c'est littéralement une question de survie pour les missions spatiales longues. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On Jase met la table pour le match Canadiens c. Sabres avec Bruno Gervais et François Gagnon. Pour nous suivre sur nos différentes plateformes
durée : 00:12:11 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Révolutionnaire dans sa jeunesse, René Depestre a longtemps cru aux promesses d'un socialisme capable de libérer les peuples opprimés. Avec le temps et l'expérience, ses certitudes se sont fissurées, laissant place à une lucidité désabusée. En 1991, il revient sur l'effondrement de ses idéaux. - réalisation : Emily Vallat - invités : René Depestre Poète et écrivain d'origine haïtienne
« Des élections tendues, considérées comme un test de la force de Musévéni » : c'est ainsi que le Monitor titre son article sur la journée d'hier. Le journal ougandais en ligne, considéré comme indépendant du pouvoir, ne se fait pas l'écho des problèmes techniques survenus hier pendant la journée de vote, mais précise toutefois que « le scrutin s'est déroulé sous haute surveillance policière et militaire. Les autorités ont coupé l'accès à Internet dans tout le pays, mardi, afin de lutter contre ce qu'elles qualifient de désinformation concernant l'élection ». Quant aux enjeux de l'élection, le journal ougandais estime « qu'elle est largement perçue comme un test de la force politique de Museveni, 81 ans, et de sa capacité à éviter le genre de troubles qui ont secoué ses voisins, la Tanzanie et le Kenya, alors que les spéculations vont bon train quant à sa succession éventuelle ». Le résultat du scrutin ne fait toutefois aucun doute, comme le rappelle Africanews : « Le président Yoweri Museveni, qui dirige l'Ouganda depuis plus de quarante ans, est donné largement vainqueur pour un septième mandat, bénéficiant d'un contrôle quasi-total de l'Etat et des forces de sécurité ». Un scrutin émaillé d'incident techniques, ajoute Africanews : « De nombreux bureaux de vote ont enregistré plusieurs heures de retard en raison de la lenteur de l'arrivée des urnes et du dysfonctionnement des machines biométriques … » L'attente continue Au Bénin, les résultats des élections de dimanche se font toujours attendre. « Le suspens continue », titre la Nouvelle Tribune. « A ce jour, précise le quotidien béninois, même si les délais légaux ne sont pas encore échus, ni les grandes tendances du vote ni les résultats officiels n'ont été rendus publics par les autorités compétentes ». Ce qui ne contribue pas à un climat serein : « Dans l'espace politique, explique la Nouvelle Tribune, l'absence de chiffres officiels alimente toute sorte de spéculations et de calculs d'avant-bureaux. Certains états-majors de partis affirment disposer de "leurs propres estimations" basées sur des remontées locales, tandis que d'autres appellent à la patience et au respect du processus légal avant toute proclamation ». En attendant les résultats, certains médias béninois ont choisi de faire de la pédagogie. Ainsi la Nation, qui titre « Non à la désinformation électorale », et publie à l'intention de ses électeurs, une série de recommandations indiquant « les bons réflexes à avoir face à une information douteuse ». Le journal béninois conseille d'abord « de prendre du recul et de ne pas réagir immédiatement, face à une information, quelle que soit sa nature ». Autre conseil : « Identifiez la source de votre information, c'est-à-dire recherchez qui parle et dans quel but, car une information n'a de valeur que si l'on sait clairement d'où elle vient. » Suivent d'autres conseils judicieux, à lire dans la Nation. Visas pour la Coupe du monde de football Au Nigeria, le journal le Guardian revient sur la décision prise par Donald Trump d'interdire de visas 75 pays étrangers. L'inquiétude est à l'ordre du jour. « L'interdiction de voyager imposée par Donald Trump laisse les Nigérians dans l'incertitude quant à la Coupe du Monde » explique ainsi le Guardian. « Les fans de football nigérians qui prévoyaient de se rendre aux Etats-Unis pour assister à la Coupe du Monde, pourraient ne pas concrétiser leur projet, suite à l'interdiction de voyager imposée par l'administration de Donald Trump à certains pays africains », ajoute le quotidien nigérian indépendant, qui remarque toutefois « que cette interdiction ne concernerait qu'un nombre limité de fans ». En effet, ajoute-t-il, « le coût du voyage pour la Coupe du Monde, notamment le prix des billets, fait que seuls les plus riches peuvent se permettre de se rendre en Amérique du Nord, pendant la compétition ». Et il leur faudrait encore fournir de multiples assurances, dont celle-ci : « Prouver des liens solides avec le Nigéria, et une intention claire de retourner au pays ».
Radio Foot en direct ce mercredi à 16h10 T.U. au sommaire : - CAN 2025, le dernier carré. ; - CAN 2025, le duel de la soirée : Super Eagles contre Lions de l'Atlas. CAN 2025 : le dernier carré. 4 ans après l'affrontement en finale de l'édition 2021, retrouvailles, cette fois-ci à Tanger, entre Sénégalais et Égyptiens. Le collectif des Lions de la Teranga est-il mieux huilé que celui des septuples champions continentaux ? L'Égypte, souvent prudente, va-t-elle piquer d'entrée comme ce fut le cas face aux Éléphants en quarts ? Match à usure et prolongation comme au Cameroun ? - Face-à-face attendu Mané/Salah, chacun espère un titre avec ses coéquipiers. Les grands joueurs se révèlent dans les moments-clé ? Match à suivre avant même le 1er coup de sifflet dès 16h50 T.U. pour les auditeurs africains. Avant-goût de ce choc de l'après-midi avec Antoine Grognet et Thomas de Saint Léger au Maroc. CAN 2025, le duel de la soirée : Super Eagles contre Lions de l'Atlas. Autre face-à-face aux allures de finale, le 6è entre Nigérians et Marocains à la CAN. Spectacle attendu et au rendez-vous ? Les Verts possèdent l'attaque la plus prolifique (14 buts), les Rouges, la défense la plus hermétique. Lookman, Osimhen d'un côté, Diaz et Hakimi de l'autre. Un pays hôte qui se rapproche de l'objectif final, et une pression de plus en plus forte ? Quelle ambiance à Rabat à quelques heures du coup d'envoi ? Défaite impossible pour le peuple et les supporteurs marocains qui veulent pousser leurs Lions jusqu'au bout ! Nous prendrons le pouls dans la capitale avec Christophe Jousset sur place. Intégrale sur les antennes africaines, dès 19h40 T.U. Cédric De Oliveira et Joseph-Antoine Bell également aux commentaires. Pour entourer Annie Gasnier : Ibrahima Traoré, Cherif Ghemmour et Yoro Mangara. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.
Radio Foot en direct ce mercredi à 16h10 T.U. au sommaire : - CAN 2025, le dernier carré. ; - CAN 2025, le duel de la soirée : Super Eagles contre Lions de l'Atlas. CAN 2025 : le dernier carré. 4 ans après l'affrontement en finale de l'édition 2021, retrouvailles, cette fois-ci à Tanger, entre Sénégalais et Égyptiens. Le collectif des Lions de la Teranga est-il mieux huilé que celui des septuples champions continentaux ? L'Égypte, souvent prudente, va-t-elle piquer d'entrée comme ce fut le cas face aux Éléphants en quarts ? Match à usure et prolongation comme au Cameroun ? - Face-à-face attendu Mané/Salah, chacun espère un titre avec ses coéquipiers. Les grands joueurs se révèlent dans les moments-clé ? Match à suivre avant même le 1er coup de sifflet dès 16h50 T.U. pour les auditeurs africains. Avant-goût de ce choc de l'après-midi avec Antoine Grognet et Thomas de Saint Léger au Maroc. CAN 2025, le duel de la soirée : Super Eagles contre Lions de l'Atlas. Autre face-à-face aux allures de finale, le 6è entre Nigérians et Marocains à la CAN. Spectacle attendu et au rendez-vous ? Les Verts possèdent l'attaque la plus prolifique (14 buts), les Rouges, la défense la plus hermétique. Lookman, Osimhen d'un côté, Diaz et Hakimi de l'autre. Un pays hôte qui se rapproche de l'objectif final, et une pression de plus en plus forte ? Quelle ambiance à Rabat à quelques heures du coup d'envoi ? Défaite impossible pour le peuple et les supporteurs marocains qui veulent pousser leurs Lions jusqu'au bout ! Nous prendrons le pouls dans la capitale avec Christophe Jousset sur place. Intégrale sur les antennes africaines, dès 19h40 T.U. Cédric De Oliveira et Joseph-Antoine Bell également aux commentaires. Pour entourer Annie Gasnier : Ibrahima Traoré, Cherif Ghemmour et Yoro Mangara. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.
L'énantiosémie est un phénomène linguistique étonnant : un même mot peut avoir deux sens opposés. Autrement dit, selon le contexte, un mot peut vouloir dire une chose… et exactement son contraire.Le terme vient du grec enantios (« opposé ») et sêma (« signe »). En énantiosémie, ce n'est pas deux mots différents qui s'opposent, mais un seul et même mot, porteur d'une ambiguïté sémantique.Un exemple classique en français est le verbe « louer ».– Louer un appartement peut signifier le mettre en location.– Louer un appartement peut aussi vouloir dire le prendre en location.Le sens exact dépend uniquement du contexte.Autre exemple célèbre : « hôte ».Un hôte peut être celui qui reçoit… ou celui qui est reçu. Deux rôles opposés, un seul mot.L'énantiosémie ne résulte pas d'une erreur ou d'un défaut de la langue. Elle apparaît souvent pour des raisons historiques. Avec le temps, un mot peut évoluer, se spécialiser, ou être utilisé dans des contextes différents, jusqu'à finir par englober deux sens contraires. La langue conserve alors les deux usages, même s'ils semblent logiquement incompatibles.Ce phénomène existe dans de nombreuses langues. En anglais, par exemple, le verbe to sanction peut vouloir dire autoriser officiellement ou, au contraire, punir. Là encore, seul le contexte permet de trancher.Pourquoi l'énantiosémie ne provoque-t-elle pas une confusion permanente ? Parce que, dans la pratique, le contexte grammatical, social ou situationnel suffit presque toujours à lever l'ambiguïté. Le cerveau humain est très efficace pour interpréter un mot en fonction de ce qui l'entoure.D'un point de vue culturel et intellectuel, l'énantiosémie est fascinante. Elle montre que le langage n'est pas un système mathématique rigide, mais un outil vivant, façonné par l'usage, l'histoire et la nuance. Elle rappelle aussi que les mots ne portent pas un sens figé : ils prennent leur signification dans une situation donnée.En résumé, l'énantiosémie désigne le fait qu'un mot puisse exprimer deux idées opposées. Ce paradoxe linguistique n'est pas une bizarrerie marginale, mais une preuve de la richesse, de la souplesse — et parfois de l'ambiguïté — du langage humain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pressionLa semaine s'annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l'une par le Rassemblement national, l'autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l'Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l'Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d'être reçus à 14 h à Matignon.Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l'examen reprend ce mardi à l'Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d'achoppement, le même risque d'aboutir à un rejet du texte et la question d'un recours au 49.3 relancée. « Rien n'est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l'expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi dernier la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.La semaine s'annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l'ouverture ce mardi du procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l'ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l'argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d'euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l'été. L'enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu'elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro
Donald Trump n'aime pas l'Afrique : lors de son premier mandat, en 2018, déjà, il traitait les pays du continent de « pays de merde » ; en décembre dernier, il récidivait, en utilisant le même terme, « shithole countries », qui peut se traduire littéralement, comme le précisait Libération, par « pays de merde », donc, ou encore par « trou à rat », « taudis », « porcherie ». Dernière mesure en date pénalisante pour l'Afrique : en ce début d'année 2026, relève Afrik.com, « les conditions d'accès aux États-Unis se durcissent pour plusieurs pays. Dans une mise à jour publiée discrètement par le département d'État, l'administration Trump a élargi ses restrictions de voyage à 5 nouvelles nations du continent. Le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie intègrent désormais la "liste orange". (…) Avec ces nouveaux ajouts, précise le site, ce sont désormais 20 pays africains qui se retrouvent sous le coup de restrictions spécifiques imposées par Washington. La situation est encore plus critique pour 12 de ces nations, placées sur une "liste rouge" qui suspend quasi intégralement l'octroi de visas, sauf dérogation exceptionnelle servant les intérêts directs de la sécurité intérieure américaine ». « La mesure la plus spectaculaire et la plus pénalisante de cette nouvelle politique, relève encore Afrik.com, réside dans l'exigence d'une garantie financière. Depuis le 1er janvier, les voyageurs originaires des pays ciblés doivent déposer une caution dont le montant varie entre 5000 et 15 000 dollars. Si les autorités américaines présentent cette somme comme un levier pour garantir que les visiteurs ne dépassent pas la durée légale de leur séjour, ce coût devient, dans les faits, un rempart infranchissable pour une grande partie des populations locales ». « Quand Trump claque la porte, l'Afrique trinque » Autre mesure qui impacte directement les pays africains, relève Jeune Afrique : « Donald Trump a signé, mercredi dernier, un mémorandum qui acte le désengagement immédiat des États-Unis de 66 organisations internationales jugées contraires aux intérêts américains. Les activités de plusieurs d'entre elles sur le continent en seront directement affectées ». Commentaire du site panafricain : « quand Trump claque la porte, l'Afrique trinque. » En effet, parmi les organisations désormais boudées par les États-Unis, figurent notamment la Commission économique pour l'Afrique, le Bureau du conseiller spécial des Nations unies pour l'Afrique et le Forum permanent sur les personnes d'ascendance africaine. Mais aussi le Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ou encore la CNUCED, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le robinet de l'aide américaine coupé… Qui plus est, rappelle pour sa part Le Monde Afrique, depuis l'année dernière, les pays du continent font « face au désengagement américain de l'aide au développement. (…) Depuis l'électrochoc Trump, ils apprennent à faire sans l'aide des États-Unis. De 15,9 milliards de dollars en 2024, on est passé à 8,3 milliards de dollars en 2025, soit une contraction de 52 %. (…) Washington, rappelle Le Monde Afrique, assurait à travers USAID, l'Agence des États-Unis pour le développement international, désormais dissoute, un tiers en moyenne des financements publics extérieurs. Programmes fermés du jour au lendemain, en priorité lorsqu'ils traitent de l'égalité de genre, d'accès à la contraception ou de lutte contre le changement climatique, ruptures d'approvisionnement de médicaments, de rations alimentaires, de semences, vagues de licenciements… La décision de Donald Trump a plongé des millions de personnes dans une situation de plus grande précarité et mis des vies en péril ». En fait, précise le journal, « l'administration Trump a commencé à appliquer sa doctrine privilégiant le commerce plutôt que l'aide, déjà mise en avant lors du premier mandat du président républicain ». Et « plus encore qu'auparavant, les firmes américaines devraient être les bénéficiaires de cette redéfinition de la coopération ». Enfin, note encore Le Monde Afrique, « sous Donald Trump, l'Afrique est devenue le réceptacle des étrangers dont les États-Unis ne veulent plus, en particulier d'auteurs de crimes, même ayant purgé leur peine. Sous la pression ou en échange de contreparties tenues secrètes, le Soudan du Sud, l'Eswatini et le Ghana ont accepté le transfert de quelques dizaines de personnes originaires d'Asie, d'Amérique latine, mais aussi du continent ».
Dans l'Antiquité, les Égyptiens dormaient souvent la tête posée sur un objet qui nous semblerait aujourd'hui totalement inconfortable : un oreiller en pierre, parfois en bois, appelé appui-tête. Pourquoi faire subir un tel supplice à ses cervicales ? La réponse est bien plus raffinée qu'il n'y paraît.D'abord, il faut comprendre que le sommeil, en Égypte ancienne, n'était pas un simple repos, mais un moment chargé de sens symbolique et religieux. Dormir, c'était entrer dans un état intermédiaire entre le monde des vivants et celui des dieux. Or, la tête était considérée comme le siège de l'âme, de l'identité et de la conscience. La surélever pendant la nuit permettait donc de la protéger, physiquement et spirituellement.Ces appuis-tête avaient aussi une fonction très pratique. Le climat chaud de l'ancienne Égypte rendait les nuits étouffantes. En maintenant la tête au-dessus du matelas — souvent une simple natte — on favorisait la circulation de l'air autour du visage et du cou, réduisant la transpiration et l'inconfort. Dormir à plat, la tête collée à une surface chaude, aurait été bien plus pénible qu'on ne l'imagine.Autre avantage essentiel : la protection contre les insectes et les animaux. Scorpions, serpents ou scarabées étaient une menace bien réelle, surtout la nuit. En surélevant la tête, on limitait le risque qu'un animal vienne ramper jusqu'au visage. L'appui-tête devenait ainsi un objet de sécurité domestique.Mais sa dimension la plus fascinante reste symbolique et funéraire. Ces oreillers étaient fréquemment placés dans les tombes, sous la tête des momies. Dans l'au-delà, il s'agissait de garantir que le défunt puisse se relever, respirer et renaître. Certains appuis-tête portaient même des inscriptions protectrices ou des représentations de dieux chargés d'éloigner les forces du chaos pendant le sommeil éternel.Enfin, il faut oublier notre idée moderne du confort. Les Égyptiens n'associaient pas le bien-être à la mollesse, mais à l'ordre, à la stabilité et à la protection. Un objet dur, solide, éternel comme la pierre, incarnait ces valeurs bien mieux qu'un coussin moelleux.Ainsi, loin d'être une bizarrerie, l'oreiller en pierre révèle une civilisation où le corps, le sommeil et l'au-delà étaient intimement liés. Une leçon qui rappelle que le confort est aussi… une construction culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pourquoi a-t-on l'impression que tout devient plus sombre, plus grave, plus angoissant une fois la nuit tombée ? Cette sensation bien connue n'est pas qu'une impression subjective. En 2022, des chercheurs de l'université de Harvard ont formulé une hypothèse scientifique devenue très commentée : la théorie Mind After Midnight, publiée dans la revue Frontiers in Network Psychology.Selon cette hypothèse, le cerveau humain n'est tout simplement pas conçu pour fonctionner de manière optimale après minuit. Passé un certain seuil nocturne, notre organisme entre dans une zone de vulnérabilité cognitive et émotionnelle. Les chercheurs expliquent que la nuit combine plusieurs facteurs biologiques défavorables : la fatigue, la privation de sommeil, la baisse de la température corporelle et surtout des déséquilibres neurochimiques.Le principal mécanisme en cause concerne les neurotransmetteurs. La nuit, la production de sérotonine et de dopamine, associées à la régulation de l'humeur et à la motivation, diminue. À l'inverse, les circuits cérébraux liés à la peur, à l'anticipation négative et à la rumination, notamment ceux impliquant l'amygdale, deviennent relativement plus dominants. Résultat : le cerveau interprète plus facilement les pensées de manière pessimiste, anxieuse ou catastrophique.Autre élément clé de la théorie Mind After Midnight : la baisse du contrôle cognitif. Le cortex préfrontal, chargé de la prise de recul, du raisonnement logique et de la régulation émotionnelle, est particulièrement sensible au manque de sommeil. La nuit, il fonctionne au ralenti. Cela signifie que les pensées négatives ne sont plus correctement filtrées. Une inquiétude banale en journée peut ainsi se transformer en spirale mentale nocturne, donnant l'impression que « tout va mal ».Les chercheurs de Harvard soulignent aussi un facteur comportemental : l'isolement nocturne. La nuit, les interactions sociales diminuent, les possibilités d'action concrète sont réduites, et le cerveau se retrouve seul face à lui-même. Or, notre cognition est fondamentalement sociale. Privé de feedback extérieur, le cerveau a tendance à amplifier les scénarios internes, souvent les plus sombres.Cette théorie a des implications très concrètes aujourd'hui. Elle permet de mieux comprendre pourquoi les travailleurs de nuit, les personnes souffrant d'insomnie chronique ou de troubles anxieux présentent un risque accru de dépression, d'idées noires et de prises de décision impulsives. Les chercheurs insistent d'ailleurs sur un point crucial : les décisions importantes ne devraient jamais être prises au cœur de la nuit.En résumé, si le cerveau broie du noir la nuit, ce n'est pas parce que la réalité devient soudain plus sombre, mais parce que nos circuits cérébraux sont biologiquement désynchronisés. La théorie Mind After Midnight nous rappelle une chose essentielle : parfois, le problème n'est pas ce que l'on pense… mais l'heure à laquelle on pense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:28 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Manolo se demande pourquoi les bulles sont toujours rondes, jamais carrées ou triangulaires. Le mathématicien Étienne Ghys lui explique que leur forme obéit en réalité à ce que la physique appelle le principe de moindre action. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Entrée en vigueur le 7 décembre, un mois après sa publication dans la Gazette Royale, une nouvelle législation étend la durée du congé maternité à 120 jours, contre 98 auparavant. Les pères disposent désormais de 15 jours de congé payé après la naissance de leur enfant. Une mesure sociale encourageante dans l'un des pays les plus inégalitaires, confronté à une société vieillissante et à une économie stagnante. De notre correspondant à Bangkok, Sa silhouette annonce l'arrivée prochaine d'un nouveau-né. Enceinte de six mois, Kingkarn se réjouit de l'allongement du congé maternité : « C'est une excellente mesure pour les mères, on a presque quatre mois de congé. » Le congé maternité passe donc de 98 à 120 jours, dont 60 rémunérés par l'employeur, contre 45 auparavant. Autre avancée majeure de la législation thaïlandaise, qui ravit cette future mère de 31 ans : après la naissance de l'enfant, les conjoints ont aussi droit à 15 jours de congé payés. « Un bébé, c'est la responsabilité des deux parents. C'est bien que les pères aient du temps pour nous aider, surtout quand l'enfant est malade. » D'ailleurs, 15 jours de congé supplémentaires, indemnisés à demi-salaire, sont prévus si le nouveau-né souffre de complications. Quant au congé paternité, Kan, père dans quelques mois, entend bien en profiter : « Avoir plus de temps pour se préparer, puis passer plus de temps à la maison avec sa femme et son enfant, c'est très important. D'autant que la plupart des entreprises n'autorisent pas le télétravail : ces jours de congé auprès du nouveau-né sont essentiels. » Pour Christine Arab, directrice de ONU Femmes pour l'Asie-Pacifique, il s'agit d'une avancée significative pour les femmes, les familles et l'ensemble de la société en Thaïlande : « Ce progrès reflète une prise de conscience partagée : le travail de prise en charge, qu'il soit rémunéré ou non, est l'un des piliers de notre société et de notre économie. En prolongeant le congé maternité, la Thaïlande reconnaît que ce travail influence directement la capacité des femmes à entrer sur le marché du travail, à s'y maintenir et à s'y épanouir. » Un premier pas face au vieillissement C'est certes un bon début, estime Thanaporn, 30 ans, mais clairement pas suffisant : « J'ai lu que dans les pays scandinaves, le congé maternité peut durer jusqu'à un an et qu'il est largement pris en charge. Moi, j'aimerais au moins six mois de congé maternité et que l'entreprise couvre l'intégralité du revenu, pour que la mère puisse rester à la maison sans inquiétude. Ce serait une bonne chose, pas seulement pour les femmes, mais pour tout le monde en Thaïlande. » Mère d'une fillette de 2 ans, elle a dû arrêter de travailler pour s'en occuper : « Quand on devient mère, on a parfois l'impression de devoir abandonner tous ses rêves, de tout sacrifier. Mais nous aussi, on a une vie. Les mères ont des sentiments, des rêves, et nous voulons pouvoir les poursuivre. » Pour beaucoup de jeunes en Thaïlande, ce coup de pouce ne suffira pas à les encourager à avoir des enfants, alors que le taux de natalité est en chute libre dans le royaume, confronté à une société vieillissante et des plus inégalitaires. À lire aussiLa Thaïlande décriminalise l'avortement pour les femmes enceintes de moins de 12 semaines
CJ Stroud a les qualités individuelles et l'entourage pour décrocher le Graal : ou pas ? Autre quarterback jouant les playoffs mais universitaire, Dante Moore. Les Falcons ont utilisés leur choix du 1e tour 2026 pour effectuer une deuxième sélection au 1e tour 2025 : James Pierce le justifie t'il ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pourquoi a-t-on l'impression que tout devient plus sombre, plus grave, plus angoissant une fois la nuit tombée ? Cette sensation bien connue n'est pas qu'une impression subjective. En 2022, des chercheurs de l'université de Harvard ont formulé une hypothèse scientifique devenue très commentée : la théorie Mind After Midnight, publiée dans la revue Frontiers in Network Psychology.Selon cette hypothèse, le cerveau humain n'est tout simplement pas conçu pour fonctionner de manière optimale après minuit. Passé un certain seuil nocturne, notre organisme entre dans une zone de vulnérabilité cognitive et émotionnelle. Les chercheurs expliquent que la nuit combine plusieurs facteurs biologiques défavorables : la fatigue, la privation de sommeil, la baisse de la température corporelle et surtout des déséquilibres neurochimiques.Le principal mécanisme en cause concerne les neurotransmetteurs. La nuit, la production de sérotonine et de dopamine, associées à la régulation de l'humeur et à la motivation, diminue. À l'inverse, les circuits cérébraux liés à la peur, à l'anticipation négative et à la rumination, notamment ceux impliquant l'amygdale, deviennent relativement plus dominants. Résultat : le cerveau interprète plus facilement les pensées de manière pessimiste, anxieuse ou catastrophique.Autre élément clé de la théorie Mind After Midnight : la baisse du contrôle cognitif. Le cortex préfrontal, chargé de la prise de recul, du raisonnement logique et de la régulation émotionnelle, est particulièrement sensible au manque de sommeil. La nuit, il fonctionne au ralenti. Cela signifie que les pensées négatives ne sont plus correctement filtrées. Une inquiétude banale en journée peut ainsi se transformer en spirale mentale nocturne, donnant l'impression que « tout va mal ».Les chercheurs de Harvard soulignent aussi un facteur comportemental : l'isolement nocturne. La nuit, les interactions sociales diminuent, les possibilités d'action concrète sont réduites, et le cerveau se retrouve seul face à lui-même. Or, notre cognition est fondamentalement sociale. Privé de feedback extérieur, le cerveau a tendance à amplifier les scénarios internes, souvent les plus sombres.Cette théorie a des implications très concrètes aujourd'hui. Elle permet de mieux comprendre pourquoi les travailleurs de nuit, les personnes souffrant d'insomnie chronique ou de troubles anxieux présentent un risque accru de dépression, d'idées noires et de prises de décision impulsives. Les chercheurs insistent d'ailleurs sur un point crucial : les décisions importantes ne devraient jamais être prises au cœur de la nuit.En résumé, si le cerveau broie du noir la nuit, ce n'est pas parce que la réalité devient soudain plus sombre, mais parce que nos circuits cérébraux sont biologiquement désynchronisés. La théorie Mind After Midnight nous rappelle une chose essentielle : parfois, le problème n'est pas ce que l'on pense… mais l'heure à laquelle on pense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans notre épisode sur le monde en 2026, il a beaucoup été question des Etats-Unis et de leur énorme influence sur les affaires du monde.Pour cette entrée dans l'année, nous vous proposons un deuxième épisode spécial, consacré cette fois à la Chine.Car la diplomatie bruyante de l'administration de Donald Trump cache la place grandissante prise par la Chine, qui profite pleinement du vide laissé par les Etats-Unis dans les instances multilatérales et ailleurs.En témoigne aussi un récent sondage international réalisé par le Pew Research Center dans 25 pays, qui montre une hausse des opinions favorables sur la Chine. Elles restent minoritaires, à 36% de médiane, mais c'est cinq points de plus qu'en 2024.Sur le plan économique, la Chine est en outre devenue, la première puissance industrielle, comme le démontrent les exportations de ses voitures électriques et hybrides, en hausse de presque 100% en 2025 . Pour en parler, nous diffusons donc en longueur l'interview d'Alice Ekman que vous avez brièvement entendu la semaine dernière et qui est l'une des meilleures expertes européennes de la Chine. Selon Alice Ekman, qui est directrice de recherche à l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne, la Chine veut tout simplement créer un ordre mondial alternatif. références : Dernier vol pour Pékin par Alice Ekman (Flammarion, 2024)Réalisation : Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Sébastien Blanc, Pascale Trouillaud, Virginie MontetExtraits sonores : AFPTV, CGTN et CGTN EuropeMusique : Nicolas VairLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et si 2026 devenait une année dont vous vous souviendrez longtemps ?Une année vraiment extraordinaire… selon vos critères, pas ceux des autres ?C'est pour répondre à cette question que je rediffuse un de vos épisodes préférés de Change ma vie, dans lequel je vous propose une méthode guidée en 4 étapes pour répondre à une question essentielle : comment faire de votre année une année extraordinaire ?On explore ensemble comment développer une vision claire pour votre année, pour ne pas la vivre en mode « réaction » face aux attentes des autres ou aux urgences du quotidien.Vous découvrirez :Comment faire le bilan de l'année écoulée sans négativité automatique, pour en extraire les enseignements qui vous donneront des ailesDe quoi votre cerveau a besoin pour qu'il puisse se projeter dans une année extraordinaireComment aborder 2026 avec une énergie de fraîcheur et de créativité plutôt qu'un sentiment d'usureOn va voir aussi comment :Différencier les obstacles réels des excuses qui vous maintiennent dans le surplaceIntégrer les aléas inévitables d'une année (votre énergie, vos relations, vos ressources, vos émotions)Rester actrice de votre trajectoire même lorsque la route n'est pas linéaire.Cet épisode pépite vous propose une manière complètement différente d'imaginer — et de vivre — votre année 2026. Une manière qui vous permet de retrouver de la présence, de l'élan, et surtout de la fierté à la fin de l'année.Prête à faire de 2026 votre année ?— Autre épisodes cités en ressource :Épisode 275 : Les Problèmes qu'on n'a plusÉpisode 283 : La Positivité toxique— Vous pouvez aussi :
On s'intéresse à des outils qui ont permis à des millions de Terriens d'envoyer leurs messages de meilleurs voeux cette nuit à l'occasion du passage à la nouvelle année. On parle des câbles sous marins. Et on va comprendre qu'ils sont stratégiques pour les échanges mondiaux ! Aujourd'hui ce sont plus de 500 câbles sous-marins qui sont déployés autour de la planète. Mis bout à bout ça représente environ 1,5 million de kilomètres, soit à peu près 38 fois le tour de la Terre. Et ils transportent absolument tout. Ces câbles font ainsi transiter des télécommunications, des discussions en temps réel, des images, des vidéos… bref, tout ce que nous utilisons sur nos ordinateurs, nos téléphones et nos télévisions. Ils transportent aussi des données essentielles et confidentielles pour les grandes entreprises et les forces militaires. Il faut d'ailleurs savoir que 99% des communications mondiales passent par ces câbles sous-marins, qui ne font pourtant qu'environ 10 centimètres d'épaisseur. Le développement des câbles est désormais porté par les Gafam Historiquement, les câbles sous-marins appartiennent majoritairement à des consortiums, un peu comme des copropriétés. Ce sont des alliances entre États et opérateurs de télécommunications, qui louent ensuite l'accès à ces câbles à des clients. Mais le modèle évolue fortement... aujourd'hui, le développement des câbles est porté en grande partie par les Gafam. Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft sont devenus des acteurs majeurs du secteur. Autre point important : ces câbles sont toujours plus puissants, et les technologies évoluent très vite. Un câble posé il y a cinq ans est déjà dépassé par ceux installés aujourd'hui. C'est donc parce que quasiment toutes nos communications passent par ces autoroutes de l'information qu'ils sont stratégiques. Et vu la quantité de données qu'ils transportent, ce sont devenus des actifs essentiels à protéger. Ils représentent des enjeux majeurs de sécurité, de souveraineté informationnelle et économique. Cela dit, il faut aussi relativiser : chaque année, on recense entre 150 et 200 incidents. 80% des incidents sont liés à un facteur humain non malveillant Certains sont dus à des glissements de terrain sous-marins, mais 80% des incidents sont liés à un facteur humain non malveillant, des filets de pêche ou des ancres qui arrachent les câbles. Pourtant, ce sont souvent ces mêmes types de bateaux qui sont soupçonnés de sabotage. On en a beaucoup parlé en 2025 en raison de câbles endommagés en pleine mer Baltique notamment entre la Suède et la Lettonie. On observe un retour de la piraterie ou d'actes de malveillance, même si cela reste marginal. L'Union européenne et l'Otan ont lancé plusieurs programmes pour surveiller les infrastructures sous-marines. Mais le risque zéro n'existe pas : à 1 000 mètres de profondeur et parfois plus, il est évidemment impossible de surveiller chaque centimètre de câble ! Chronique transportsLes géants de la tech investissent dans les câbles sous-marins
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, enseignante, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
En Tunisie, les anciennes pâtisseries du centre-ville ont gardé leur enseigne et leurs spécialités depuis plus d'un demi-siècle sans jamais changer leurs murs. Elles représentent une mémoire urbaine, mais aussi la nostalgie du centre-ville de Tunis au milieu du siècle, lieu de brassages de plusieurs communautés : italiennes, maltaises, françaises, juives et musulmanes. Dans l'arrière-boutique de sa pâtisserie, Jean Garza, propriétaire des lieux, montre fièrement les héritages de son grand-père. Un frigo des années 1920, une balance des années 1930, les lieux n'ont pas bougé d'un pouce dans cette pâtisserie emblématique du centre-ville de Tunis. « Elle a été fondée dans les années 1930, effectivement, par mon grand-père, Luigi, qui est venu d'Italie, qui s'est installé en Tunisie, et qui a commencé à travailler, à ramener les spécialités italiennes ici, fabriquées et confectionnées avec une cuisson spéciale, la cuisson au feu de bois, au bois d'olivier », raconte Jean. Les recettes sont celles du grand-père Luigi, des pâtisseries traditionnelles pur beurre. « On a des spécialités à base d'amandes, de génoise, de pâte d'amande qui n'est pas de la pâte à sucre, mais aussi des spécialités qui sont à nous, comme la meringue italienne, un blanc d'œuf monté au sucre chaud, c'est un produit qu'on ne retrouve plus ailleurs », explique Jean. Un marketing sur les réseaux sociaux Autre spécialité, des sablés avec un cœur de confiture appelés les « puits d'amour ». Jun, le fils de Jean, Japonais également par sa mère, en a fait la star de sa page Instagram. Créateur de contenu, il vend l'image de la pâtisserie à travers les anecdotes de son histoire ancestrale. « Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a une petite bombe qui a atterri à la pâtisserie, qui est tombée en plein milieu de la pâtisserie, mais qui n'a pas explosé. C'est pour ça qu'aujourd'hui on est encore là-bas, ça fait partie de l'histoire et de la nostalgie », révèle Jun. Pour lui, le marketing digital est essentiel pour préserver la pérennité de la pâtisserie qui a dû s'accommoder des pénuries à répétition de beurre et de sucre ces dernières années dans le pays. « On s'adapte comme on peut », explique Jun, « on mise sur la qualité même si parfois les matières premières manquent. C'est pour cela que si tous les gâteaux sont partis à 10 h du matin, on en refait pas, l'idée est de garder cette qualité quoi qu'il arrive », insiste l'influenceur. Il faut aussi veiller à renouveler la clientèle, aller vers les plus jeunes aussi, d'où la présence sur les réseaux sociaux. « Ce nouveau marketing, le marketing digital et d'influence, a permis de nous faire connaître à une nouvelle population, mais le but c'est pas uniquement de nous faire connaître, c'est qu'ils viennent, qu'ils goûtent, et surtout qu'ils reviennent », ajoute Jun. « C'est depuis des générations qu'on y va » Une nostalgie qui fonctionne depuis des générations au sein de la clientèle qui se presse devant la devanture de la boutique, très simple en apparence. Les gâteaux ne sont d'ailleurs pas exposés derrière la vitre mais à l'intérieur, sur le comptoir. Hamadi Baccar, 35 ans, est un habitué. Il est venu se joindre à la file d'attente dès 8 h du matin. « C'est de père en fils en fait, c'est depuis des générations qu'on y va, on l'a toujours recommandé. Déjà quand tu entres dans la boutique, tu ressens les saveurs d'antan. Je continue d'y venir parce que j'ai aussi l'impression d'honorer les traditions de mes parents et puis c'est l'âme du centre-ville ici », précise-t-il. À quelques encablures, au Passage, la station des tramways qui desservent le centre-ville, Houssem Bahar, 29 ans, tient la pâtisserie juive El Naouri, fondée en 1949. « J'ai grandi ici, c'est une part de moi et de ma famille. Du coup, tout ce que vous voyez ici, c'est un mix de toutes les communautés qui vivaient ici en Tunisie », explique-t-il. Ici, les passants viennent déguster une citronnade sur le pouce, et des gâteaux secs, comme le biscuit boulou, hérité des juifs livournais, ou encore la gizata, douceur aux amandes. Le lieu est aussi connu pour ses macarons aux amandes, ses ghraïba, des gâteaux à base de pois chiche. Un brassage culturel en bouche, qui, comme à la pâtisserie Garza, témoigne du patrimoine historique du centre-ville de Tunis, mais aussi d'une ancienne topographie urbaine. Des pâtisseries variées, témoignages du brassage des communautés à Tunis « Avant, la pâtisserie Garza et d'autres se trouvaient au milieu d'un quartier de bars populaires du centre-ville, explique Hatem Bourial, journaliste culturel et passionné de patrimoine. Ils avaient principalement la fonction de limonadier. Puis, avec le temps, ils ont ajouté la pâtisserie et sont venus complémenter l'offre culinaire du centre-ville, avec à deux pas les kafteji et lablabi, mets de street food tunisiens, plus tenus par des Tunisiens musulmans. C'est comme s'il y avait toujours eu une répartition implicite des rôles, mais sans distinction religieuse ou communautaire. » La présence de ces pâtisseries témoigne aussi de la migration des différentes communautés qui cohabitaient à Tunis pendant le protectorat français. « La permanence de ces enseignes permet de se souvenir que les communautés se trouvaient intra-muros dans la médina de Tunis et que peu à peu, elles ont débordé sur le centre-ville européen, en apportant leurs manières d'être, leur art de vivre, leur façon de partager et d'être dans la convivialité », ajoute Hatem Bourial. Ce patrimoine, Jun et Houssem tentent de le préserver en prenant déjà la relève, « même si ce n'est pas toujours facile, explique Houssem Bahar de la pâtisserie Naouri. Je suis arrivé sans rien connaître à la pâtisserie ou à la vente, j'ai dû me former, m'acclimater et m'adapter. » Pour Jun, reprendre le flambeau revient aussi à entretenir cette nostalgie « un peu fragile mais qui donne un goût particulier à nos pâtisseries », conclut-il. Les deux pâtisseries se démarquent des autres avec des prix très accessibles pour le budget moyen des Tunisiens et surtout, leurs gâteaux intangibles, avec des recettes qui n'ont jamais changé depuis plus d'un demi-siècle. À lire aussiTunisie: les femmes à l'avant-garde de la pâtisserie
C'était comment 2025 ?Je t'emmène dans les coulisses du podcast et de mon business pour ce dernier épisode de l'année. Et je te parle les hauts, les bas, les victoires et les échecs en toute transparence (il y a des choses à dire...)Dans cet épisode je te partage :
Avec tout d'abord la présidentielle de dimanche en Guinée. Pas de suspense : la presse guinéenne publie les premiers résultats qui donnent Mamadi Doumbouya gagnant. Guinée Matin écrit : « La Direction générale des élections a publié cette nuit les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle du 28 décembre. Ces résultats concernent six circonscriptions électorales de Conakry et neuf autres de l'intérieur du pays. On constate une nette avance du candidat Mamadi Doumbouya par rapport à ses concurrents et un taux de participation globalement élevé alors que l'affluence n'était pas importante dans de nombreux bureaux de vote. » Quelle participation ? La participation a été déjà annoncée importante… malgré une faible affluence dans les bureaux de vote : on constate la contradiction. « La directrice générale des élections, Djenabou Touré, annonce un taux de participation de 85 %, pointe Le Monde Afrique. Celui-ci était considéré comme le principal enjeu du contrôle en l'absence d'opposants d'envergure. » Un chiffre surprenant donc, d'autant, note encore le journal, que « l'opposition, dont les ténors ont été écartés du scrutin, avait appelé à boycotter cette présidentielle. » Pour sa part, relève encore Le Monde Afrique, le FNDC, « le Front national pour la défense de la Constitution, mouvement citoyen qui réclame le retour des civils au pouvoir, a remis en cause cette forte participation. "Une immense majorité de Guinéens a choisi de boycotter la mascarade électorale", a déclaré le FNDC. Les Guinéens ont "refusé de s'associer à ce simulacre d'examen", sans toutefois donner de chiffre. » Retour prochain au sein de la Cédéao et de l'UA « En réalité, le chiffre importe peu, estime pour sa part Le Point Afrique, car la communauté internationale a déjà implicitement validé ce processus de retour à l'ordre constitutionnel. » Avec un retour prochain quasi-certain au sein de la Cédéao et de l'Union africaine. « En dépit d'écarts sociaux grandioses, d'un examen peu inclusif et d'une opposition muselée, Mamadi Doumbouya risque de remporter son pari, celui de devenir crédible aux yeux du monde. "Dès 2026, la Guinée va revenir sur le devant de la scène internationale", promet le Premier ministre Amadou Bah Oury. Cette victoire annoncée de Mamadi Doumbouya s'inscrit cependant dans un contexte de pauvreté chronique de la population, tempère Le Point Afrique. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, la Guinée figure toujours parmi les premières nationalités à emprunter la "route atlantique ouest-africaine pour tenter de rejoindre l'Europe, après le Mali et le Sénégal". » Côte d'Ivoire : victoire écrasante du RHDP aux législatives Pas de surprise non plus en Côte d'Ivoire. Le RHDP, le parti au pouvoir, remporte les législatives de samedi avec 197 sièges sur 255. « Autant en emporte l'orange », s'exclame L'Intelligent, faisant allusion à la couleur officielle du parti. « La Côte d'Ivoire en orange », renchérit Le Patriote. « Le examen s'est déroulé dans le calme et la discipline », constate Le Jour. « Fraudes, corruptions, intimidations dans des bureaux de vote », dénonce pour sa part Le Nouveau Réveil, quotidien d'opposition. L'opposition laminée Justement, pour ce qui est de l'opposition, relève Afrik.com, « le PDCI enregistre une diminution notable de son nombre de sièges par rapport à la législature sortante (de 66 à 32). Des bastions symboliques ont basculé au profit du RHDP, illustrant les difficultés du parti à maintenir son influence dans certaines zones urbaines et politiques clés. La perte de circonscriptions stratégiques, notamment dans des villes à forte valeur institutionnelle, constitue un revers important pour la formation dirigée par Tidjane Thiam, constate encore Afrik.com. Autre fait marquant de ces législatives : la progression de candidats indépendants (une vingtaine). Dans plusieurs circonscriptions, des personnalités non investies par les grands partis ont réussi à s'imposer face aux formations traditionnelles. Ce phénomène témoigne d'une volonté d'une partie de l'électorat de privilégier les profils locaux, parfois en rupture avec les appareils politiques classiques. » Vers de nouvelles modifications constitutionnelles ? À noter également le faible taux de participation à ces législatives : seulement un peu plus de 35 %. En tout cas, conclut Jeune Afrique, qui imagine que les débats parlementaires seront « moins vifs dans cette Assemblée quasi monocolore (avec plus des trois quarts de voix pour le parti au pouvoir). La configuration simplifiera en revanche grandement les projets législatifs du gouvernement et, surtout, d'éventuelles modifications de la Constitution. On parle notamment du retour de la limite d'âge à 75 ans pour se présenter à la magistrature suprême. » Rappelons que le président Ouattara, bientôt 84 ans, réélu en octobre dernier pour un 4e mandat, avait fait adopter une nouvelle constitution en 2016, qui lui avait permis de se représenter.
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
En cette fin d'année, Monde Numérique prend de la hauteur et décrypte les mots qui ont marqué l'actualité technologique. En tête : agents IA, cette nouvelle frontière de l'intelligence artificielle.En 2025, l'intelligence artificielle a franchi un cap avec l'émergence des agents IA. Contrairement aux assistants conversationnels classiques, ces systèmes ne se contentent plus de répondre à des questions : ils sont capables de planifier des actions, de choisir des outils et d'exécuter des tâches complexes de manière semi-autonome dans des environnements numériques.Cette notion a été largement popularisée par OpenAI, qui a introduit des agents capables d'utiliser des outils externes et d'interagir avec des interfaces logicielles. Microsoft a, de son côté, intégré ces logiques dans son écosystème Copilot afin d'automatiser des workflows professionnels, tandis que Google a présenté des agents capables de coordonner plusieurs services, notamment dans la productivité et le cloud.Romain Huet, d'OpenAI, détaille le concept d'IA agentique et explique pourquoi il s'agit véritablement d'une nouvelle révolution après celle des chatbots d'IA générative.Autre évolution marquante : l'apparition des navigateurs agentiques, comme Comet d'Anthropic ou Atlas d'OpenAI. Ces navigateurs, boostés à l'IA, peuvent parcourir le web, cliquer, remplir des formulaires et naviguer entre différents sites comme le ferait un humain. Une avancée rendue possible par le computer use, qui permet aux modèles d'interagir directement avec des interfaces graphiques, sans passer par des API dédiées.Mais cette révolution soulève aussi de nombreuses questions : fiabilité encore imparfaite, lenteur d'exécution, sécurité des données, responsabilité en cas d'erreur, ou encore coexistence entre humains et agents automatisés sur le web. En 2025, les agents IA se sont imposés comme un enjeu stratégique majeur, annonçant de profondes transformations d'Internet et ouvrant la voie à de futures régulations.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
«En Amérique, nous sommes là depuis 3 siècles, rejetés dans le ghetto, mais nous sommes Américains !» revendiquait l'écrivain Richard Wright. Être des Américaines et des Américains comme les autres, est une aspiration partagée par toutes celles et ceux qui ont répondu à l'enquête historique menée par les deux sociologues africains américains St. Clair Drake et Horace R. Cayton dans les quartiers de Black Metropolis, au cœur du ghetto de la ville de Chicago. (Rediffusion) Une enquête devenue un classique de la socio-anthropologie urbaine, publiée aux États-Unis en 1945 et enfin disponible en français. Mais que raconte Black Metropolis de la réalité quotidienne des migrants noirs arrivés dans ce bastion industriel du nord ? Comment sont-ils venus alors qu'ils fuyaient le racisme officiel des États du sud ? Comment ont-ils survécu et lutté pour leurs droits dans le ghetto urbain de Chicago ? Et comment ont-ils organisé leur vie sociale et culturelle au rythme du blues de Chicago, genre musical qu'ils ont inventé ? Autant de questions à évoquer avec nos invitées Anne Raulin et Danièle Joly, directrices de la traduction en français de Black Metropolis, une ville dans la ville, Chicago, 1914-1945. À lire : Black Metropolis, une ville dans la ville, Chicago, 1914-1945, aux éditions de la MSH dans la collection Amérique(s). Une traduction dirigée par Anne Raulin, professeure émérite en Anthropologie à l'Université Paris Nanterre et spécialiste des minorités urbaines et des dynamiques mémorielles et Danièle Joly, sociologue, professeure émérite à l'Université de Warwick et spécialiste des questions d'intégration, de discrimination et d'asile en Europe. Playlist : Duke Ellington, Caravan Mahalia Jackson, Precious Lord take my hand Jelly Roll Morton, Winin'boy blues Robert Johnson, Sweet home Chicago. Pour aller plus loin : À écouter aussi«Chicago - Juillet 1919, les premières émeutes raciales» Black Lives Matter, l'affaire Emmett Till
durée : 00:54:45 - Very Good Trip - par : Michka Assayas - De Simon & Garfunkel à The Doors en passant par Vashti Bunyan et Sufjan Stevens, Michka Assayas nous offre pour Noël une playlist vintage pour célébrer la fin de l'année. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La presse algérienne revient largement sur cette adoption de la proposition de loi criminalisant la colonisation française. « Adoption à l'unanimité » par les membres de l'APN, l'Assemblée populaire nationale en plénière, souligne le journal algérien El Moudjahid. Le média parle d'« une démarche inédite [qui va] dans le sens de la préservation de la mémoire nationale et de l'établissement des responsabilités, d'autant plus que, jusque-là, la France coloniale se refuse à reconnaître ses crimes coloniaux en Algérie ». Le journal algérien Le Soir décrit la proposition de loi : « Structurée en cinq chapitres comprenant 27 articles, [elle] s'appuie sur "les principes du droit international consacrant le droit des peuples à l'équité juridique et à la justice historique et la fin de l'impunité". » Le quotidien algérien L'Expression analyse ce « texte mémoriel aux enjeux stratégiques ». Cette proposition est « un acte fondateur de justice historique », explique le média, qui décrit le texte en deux temps. D'abord : « Sur le plan interne, l'adoption de ce texte est présentée comme un levier de renforcement du Système législatif national en matière de protection de la mémoire. (…) ». « Mais, souligne L'Expression, au-delà de sa dimension mémorielle, cette initiative revêt [aussi] des enjeux stratégiques et géopolitiques majeurs. (…) ». Ainsi « en portant le débat sur le terrain juridique, l'Algérie cherche à internationaliser la question des crimes coloniaux et à les inscrire dans les normes relatives aux crimes contre l'humanité ». À lire aussiAlgérie: le Parlement valide la loi de criminalisation de la colonisation française « Une première en Afrique » Et, cette loi criminalisant le colonialisme est aussi présentée comme « une première en Afrique », explique le journal en ligne algérien TSA. Il revient notamment sur les propos de l'expert en politique internationale Abdelkader Soufi, sur les ondes de la Radio algérienne. Le spécialiste explique que cette loi vise « à établir un cadre juridique clair pour qualifier, reconnaître et condamner les crimes commis par la puissance coloniale ». La nouveauté dans ce texte réside dans « la classification détaillée des crimes, incluant désormais des faits longtemps marginalisés ou passés sous silence (...) » c'est-à-dire « la torture, les exécutions sommaires, les massacres de masse, les enfumades, les kidnappings et les viols » qui sont des pratiques « rarement reconnues dans les textes officiels auparavant ». Ce texte va donc au-delà de la reconnaissance symbolique, souligne la presse. Il criminalise la colonisation pour reconnaître les crimes car « la loi qualifie explicitement la colonisation française, qui s'est étendue de 1830 à 1962, de crime d'État », rappelle Afrik.com. « En cinq chapitres, elle recense les exactions commises durant cette période ». Des excuses officielles attendues de la part de la France Et, cette proposition de loi réclame notamment des « excuses officielles » de l'État français pour les crimes commis. Des excuses « présentées comme un préalable indispensable à toute "réconciliation mémorielle" entre les deux pays », souligne Afrik.com. Pour rappel, en 2021, le président français, Emmanuel Macron, avait qualifié la colonisation de l'Algérie de « crime contre l'humanité », mais sans présenter d'excuses officielles au nom de l'État français. « Une nuance que les autorités algériennes n'ont jamais cessé de souligner », commente le média. La loi prévoit également une « indemnisation complète et équitable pour les préjudices matériels et moraux causés par la colonisation. Elle appelle la France à restituer l'ensemble des archives liées à cette période ». Autre point mentionné par la proposition de loi : la décontamination des sites affectés par les essais nucléaires français. Le texte possède également des dispositions pénales qui répriment la glorification de la colonisation. « Les relations avec l'ancienne puissance coloniale demeurent fragiles » Et, les réactions de Paris sont commentées aussi. Le média Observalgerie mentionne les déclarations du Quai d'Orsay : « Paris estime que cette loi va à l'encontre de la volonté de reprise du dialogue franco-algérien et d'un travail serein sur les enjeux mémoriels ». Par ailleurs, le Quai d'Orsay a précisé que « la France n'avait pas vocation à commenter la politique intérieure algérienne. [Le Quai d'Orsay] a toutefois rappelé "l'ampleur du travail engagé par le président" Emmanuel Macron sur les questions mémorielles, notamment à travers une commission mixte d'historiens des deux pays. » Dans sa déclaration, le ministère français a également réaffirmé sa volonté de « continuer à travailler à la reprise d'un dialogue exigeant avec l'Algérie ». Ce qu'il faut retenir, souligne Afrik.com, c'est qu'« au-delà de ses effets juridiques concrets, cette loi marque un tournant : celui d'un État qui choisit de faire de la mémoire un acte législatif, et de l'histoire un enjeu pleinement politique, au moment même où les relations avec l'ancienne puissance coloniale demeurent fragiles et chargées de non-dits ». À lire aussiFrance-Algérie: le président Macron évoque une reprise du dialogue avec Alger
Le 24 décembre 2003, Alexis rentre d'un déplacement à Londres, et il est interpellé à la descente du train, par un chauffeur qui semble le confondre avec un autre. Amusé par la situation et n'ayant aucun programme le soir de Noël, il accepte l'invitation. Arrivée chez une dame qu'il ne connait pas, il passe néanmoins un excellent réveillon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:55:31 - Very Good Trip - par : Michka Assayas - Ce soir, le père Noël risque d'être contrôlé positif ce soir dans Very God Trip avec un voyage musical de Julian Casablancas aux Pogues. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Savoir situer fleuves, rivières, mers et océans, connaître les principales chaînes de montagnes, localiser les pays et leurs frontières, appréhender les flux migratoires, les conséquences de l'urbanisation ou du réchauffement climatique... Voici une liste non exhaustive de ce que nous enseigne la géographie. Des savoirs essentiels pour représenter l'espace, comprendre le monde qui nous entoure et la place qu'on y occupe. Et depuis, l'arrivée du GPS dans notre quotidien, il est désormais facile de se géolocaliser et de se promener virtuellement aux quatre coins de la planète. Pourtant, si la géographie cherche à nous expliquer le monde en le décrivant, elle s'appuie sur des cartes qui reflètent une certaine vision. Par exemple, début 2025, la décision de Donald Trump de rebaptiser le «Golfe du Mexique» en «Golfe d'Amérique» a été reprise sur Google Maps, le leader mondial de la cartographie numérique. Autre exemple, la projection du Mercator, créée à l'origine pour la navigation maritime, devenue la carte la plus utilisée au monde, fait l'objet de contestation. Dans cette version, la taille de l'Afrique est notamment sous-estimée. Représenter la forme des continents, la hauteur des montagnes, transcrire la surface sphérique de la terre sur du papier, nécessite des conventions et des normes. La géographie n'est donc pas une matière neutre comme on pourrait le croire. Dans ce contexte, comment enseigner la géographie ? Cette émission est une rediffusion du 12 novembre 2025 Avec : • Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS, au Centre pour l'analyse spatiale et la géovisualisation. Enseignant en cartographie et webmapping à l'Université de Paris Cité. Co-auteur avec Françoise Bahoken de Cartographia, comment les géographes (re)dessinent le Monde (Armand Colin – 2025) • Labaly Touré, enseignant chercheur, responsable de la filière Géomatique, à l'Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN) à Kaolack, au Sénégal. En première partie de l'émission, l'école autour du Monde. Direction Bangkok avec notre correspondante Juliette Chaignon. En mars 2025, la Thaïlande a annoncé assouplir les règles concernant le fait de porter les cheveux longs et détachés à l'école. La loi nationale de 1972, écrite pendant la dictature militaire, a été abrogée et désormais les écoles publiques décident de leur propre règlement. Mais 6 mois après cette décision, des cas de sanctions perdurent. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Deux et Demi - Orelsan ► Skido – Victony / Olamide.
durée : 00:25:02 - Richard Galliano, accordéoniste (5/5) - par : Judith Chaine - Dans ce dernier épisode, Richard Galliano nous parle de Bach, de l'accordéon dans le répertoire classique, de sa quête de simplicité dans l'écriture et de la joie de transmettre ce qu'il ressent sur scène. - réalisé par : Adrien Roch Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:45 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Les athlètes de haut niveau sont souvent fragiles, mais certains réussissent à aborder cette transition avec douceur, voire avec bonheur. C'est le cas de Nikola Karabatic, légende du handball qui a su tirer son épingle du jeu. Rencontre également avec le psychologue du sport Makis Chamalidis. - réalisation : Alison Vicrobeck
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la santé des enfants, et en particulier, de leur nutrition, en fonction de leur âge et de leur état de santé. L'alimentation durant les premières années de la vie constitue toujours une préoccupation majeure pour les parents. Allaitement, diversification, apports en vitamines… Autant de sujets au centre des questions que les auditrices poseront à un pédiatre. L‘alimentation des enfants constitue un sujet de préoccupation essentiel pour les parents et c'est aussi un enjeu de sensibilisation majeur, dans le domaine de la santé. Une nourriture adaptée va, en effet, conditionner la qualité de la croissance et du développement, au cours des premiers mois et des premières années. L'allaitement maternel exclusif est recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé jusqu'à six mois. Viennent après la période de la diversification et le passage à une alimentation solide. Installer les bonnes habitudes Bien manger, c'est aussi goûter, expérimenter et apprendre ; installer de bonnes habitudes en termes de fraîcheur et de variété pour bien grandir, grâce aux nutriments nécessaires. Autre condition importante pour une alimentation saine des enfants comme de toute la famille : c'est le respect des règles d‘hygiène (lavage des mains et des ustensiles, conservation des aliments, qualité de l'eau de boisson) pour éviter les contaminations et intoxications. Éducation nutritionnelle L'éducation nutritionnelle, c'est valoriser très tôt le goût, sans trop de sel ni de sucre, en privilégiant les produits locaux, en proposant des portions adaptées et équilibrées. Cette éducation permet d'installer de bonnes habitudes et d'éviter les pratiques et les produits qui contribuent au surpoids et augmentent à terme les risques de maladies chroniques ; éviter le grignotage et les aliments ultra-transformés, même si la publicité et les emballages colorés sont conçus pour séduire les plus jeunes et les adolescents en particulier. Avec : Dr Abou Ba, pédiatre-gastroentérologue à l'Hôpital Dalal-Jamm de Dakar au Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Nesly, Fanny J – Cordialement ► Yemi Alade - Shawa Shawa.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la santé des enfants, et en particulier, de leur nutrition, en fonction de leur âge et de leur état de santé. L'alimentation durant les premières années de la vie constitue toujours une préoccupation majeure pour les parents. Allaitement, diversification, apports en vitamines… Autant de sujets au centre des questions que les auditrices poseront à un pédiatre. L‘alimentation des enfants constitue un sujet de préoccupation essentiel pour les parents et c'est aussi un enjeu de sensibilisation majeur, dans le domaine de la santé. Une nourriture adaptée va, en effet, conditionner la qualité de la croissance et du développement, au cours des premiers mois et des premières années. L'allaitement maternel exclusif est recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé jusqu'à six mois. Viennent après la période de la diversification et le passage à une alimentation solide. Installer les bonnes habitudes Bien manger, c'est aussi goûter, expérimenter et apprendre ; installer de bonnes habitudes en termes de fraîcheur et de variété pour bien grandir, grâce aux nutriments nécessaires. Autre condition importante pour une alimentation saine des enfants comme de toute la famille : c'est le respect des règles d‘hygiène (lavage des mains et des ustensiles, conservation des aliments, qualité de l'eau de boisson) pour éviter les contaminations et intoxications. Éducation nutritionnelle L'éducation nutritionnelle, c'est valoriser très tôt le goût, sans trop de sel ni de sucre, en privilégiant les produits locaux, en proposant des portions adaptées et équilibrées. Cette éducation permet d'installer de bonnes habitudes et d'éviter les pratiques et les produits qui contribuent au surpoids et augmentent à terme les risques de maladies chroniques ; éviter le grignotage et les aliments ultra-transformés, même si la publicité et les emballages colorés sont conçus pour séduire les plus jeunes et les adolescents en particulier. Avec : Dr Abou Ba, pédiatre-gastroentérologue à l'Hôpital Dalal-Jamm de Dakar au Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Nesly, Fanny J – Cordialement ► Yemi Alade - Shawa Shawa.
À l'Antichambre, Luc Bellemare est en compagnie de Denis Gauthier, Vincent Damphousse et Stéphane Waite pour parler de la victoire des Canadiens face aux Blackhawks.
durée : 00:23:28 - Journal de 18h - Triple perquisition cet après-midi, au domicile de Rachida Dati, au ministère de la Culture et à la mairie du 7e arrondissement de Paris dans le cadre d'une enquête pour corruption. Elle est soupçonnée d'avoir perçu 299 000 euros d'honoraires de GDF Suez quand elle était députée européenne.
durée : 00:23:28 - Journal de 18h - Triple perquisition cet après-midi, au domicile de Rachida Dati, au ministère de la Culture et à la mairie du 7e arrondissement de Paris dans le cadre d'une enquête pour corruption. Elle est soupçonnée d'avoir perçu 299 000 euros d'honoraires de GDF Suez quand elle était députée européenne.
Fiorenza a surpris le mari de sa meilleure amie en train de tenir la main d'une autre femme dans un restaurant, ce qui l'a profondément perturbée. Elle hésite à révéler cette information à son amie, craignant de jouer le rôle d'oiseau de mauvaise augure et de nuire à leur amitié. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.