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Aujourd'hui, on met de côté les puces et les serveurs pour parler de sentiments. L'intelligence artificielle peut-elle devenir notre meilleur ami, voire notre partenaire de vie ?C'est la question posée par une vaste étude, et la réponse va forcer les décideurs technologiques à revoir leur copie sur l'expérience utilisateur.La fracture générationnelle est explosivePremière leçon de cette enquête menée sur dix mille personnes à travers le monde, la fracture générationnelle est explosive.Près de la moitié des jeunes adultes estiment que d'ici dix ans, l'intelligence artificielle contribuera au bonheur global en offrant un véritable soutien affectif.En clair, la génération qui entre aujourd'hui sur le marché du travail et de la consommation n'attend plus seulement d'un agent conversationnel qu'il soit efficace. Elle attend qu'il soit empathique.Oui, cela peut déplaire aux plus âgés, mais l'outil technologique devient un confident.Le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immenseMais attention, l'acceptation de cette intimité de synthèse varie radicalement selon les zones géographiques.C'est notre deuxième point, le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immense sur ce point.L'étude met en effet en lumière une fracture béante dans la perception morale de ces technologies.En Indonésie par exemple, un sondé sur deux est prêt à s'en remettre à l'algorithme pour améliorer son bien-être affectif.En revanche, côté occidental, c'est la douche froide. Seulement 15 % d'opinions favorables en Allemagne pour ne citer qu'un seul chiffre.Concrètement, si vous êtes un dirigeant de la tech, vous ne pouvez plus déployer une stratégie globale uniforme pour vos assistants virtuels.Là où le marché asiatique perçoit la machine comme un partenaire potentiel, le consommateur européen y voit une menace pour l'authenticité des relations humaines.Il faudra donc adapter finement l'identité et les limites de vos intelligences artificielles selon les zones géographiques.Le tabou du hardwareEnfin, le troisième axe stratégique concerne le passage du logiciel au matériel, le fameux hardware. Si flirter avec une application textuelle commence à entrer dans les mœurs, incarner cette intelligence artificielle dans le monde physique reste un tabou majeur.Seuls 17 % des sondés se disent prêts à interagir avec des poupées ou des robots équipés d'algorithmes.Bref, une très large majorité rejette cette idée. Et si les avancées en robotique s'accélèrent, pour l'industrie, le défi ne sera pas technique, mais éthique et légal. Le cadre réglementaire va donc inévitablement se durcir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée. Seuls en enfer Cela fait maintenant 16 jours que le crash du Vol Fuerza Uruguaya 571 s'est produit. Depuis une semaine, un certain ordre semble s'être imposé dans le groupe. Chacun est assigné à des tâches vitales pour leur survie. Tous sont à bout, et le petit groupe décide d'aller dormir. Alors que Roberto, commence à entendre des ronflements, un bruit sourd l'interpelle. Le bruit se fait de plus en plus proche. Et d'un coup, une masse de neige s'engouffre par l'arrière de l'avion, et recouvre l'intérieur du fuselage. Roberto est pétrifié, il ne voit plus rien, la neige les a tous submergé… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Jean Gabriel Rassat) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Ceci est un épisode Solo et donc une lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner juste ici - Je vous invite également à participer à ma cagnotte sur Tipeee, c'est juste là.j'ai beaucoup approché ce sujet sans jamais en parler directement alors dans cet épisode, je parle de l'épuisement systémique, pas de fatigue passagère. J'interroge l'incertitude comme carburant silencieux de notre surcharge cognitive, l'accélération décrite par Hartmut Rosa, la pression financière documentée par Antoine Foucher, le capitalisme de la jouissance analysé par Michel Clouscard, la machine à attention qui se nourrit de notre peur, et l'isolement silencieux de nos grandes villes. J'ai questionné aussi le grand mensonge de la productivité, et ce que Viktor Frankl, Pablo Servigne, Byung Chul Han et Olivier Hamant ont chacun à nous dire sur comment traverser ça sans se noyer. Et je finis par trois directions concrètes, pas des solutions miracles, juste des pas de côté qui permettent de ne pas s'épuiser à nager à contre-courant.Citations marquantes"Notre réponse à l'épuisement est presque toujours la même : on essaie de trouver une méthode pour optimiser. Et c'est là que ça devient pathétique, parce que même ceux qui veulent ralentir adorent une méthode pour le faire rapidement.""L'amygdale ne fait pas vraiment la différence entre 'un lion va me dévorer' et 'je ne sais pas ce qui va se passer dans six mois avec mon boulot, mon loyer, la géopolitique, l'IA ou le prix de l'énergie.' Les deux produisent de l'épuisement.""On n'a jamais été aussi optimisé et pourtant on n'a jamais eu aussi peu de temps.""L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. Le vide n'est pas un problème à remplir, c'est une condition nécessaire à la pensée profonde.""L'épuisement que vous ressentez n'est pas une faiblesse. C'est une réponse rationnelle à un système qui n'est pas conçu pour l'humain."Idées centrales 1. L'épuisement est systémique, pas personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. Nous sommes collectivement victimes d'un système qui n'est pas conçu pour l'humain, avec des ressources inégales pour y faire face. L'individualiser, c'est exactement ce que le système veut qu'on fasse. [~03:00]2. Notre cerveau est une machine à prédire coincée dans un monde imprévisible Pendant des millions d'années, l'anticipation était une question de survie. Aujourd'hui, cette même mécanique tourne en surchauffe permanente face à des menaces diffuses et globales qu'elle ne peut ni identifier clairement ni neutraliser. C'est là que commence l'épuisement, bien avant le surmenage. [~06:30]3. Trois accélérations simultanées qui se renforcent Hartmut Rosa distingue l'accélération technique, l'accélération du changement social et l'accélération du rythme de vie lui-même. Nous vivons les trois en même temps, sans jamais avoir le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. [~12:00]4. La productivité vendue comme remède est souvent une cause supplémentaire L'ennui n'est pas de la paresse, c'est une émotion fonctionnelle qui prépare biologiquement le corps à l'action et ouvre la porte à la créativité. Remplir chaque vide par une stimulation externe, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde. [~22:00]5. Le contrat du travail est rompu, et on fait semblant de ne pas le voir Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans, soit deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion, c'est documenté. Et continuer à courir plus vite dans ce contexte s'appelle de l'épuisement par définition. [~17:00]6. Nager en perpendiculaire plutôt qu'à contre-courant Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, la bonne réponse n'est pas de nager vers la plage mais à la perpendiculaire. Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux qui permettent de sortir sans s'y laisser noyer. [~28:00]Questions structurantes de l'épisodePourquoi notre réponse instinctive à l'épuisement est-elle toujours de chercher une méthode pour l'optimiser ?En quoi l'incertitude du monde contemporain active-t-elle les mêmes mécanismes que la menace physique dans notre cerveau ?Qu'est-ce que Hartmut Rosa entend exactement par "immobilisme frénétique" et en quoi ça décrit notre condition ?Comment le passage de la "société disciplinaire" de Foucault à la "société de la performance" a-t-il transformé la domination en auto-exploitation ?Pourquoi les médias et les algorithmes ont-ils intérêt à nous maintenir dans la peur plutôt que dans la réalité des chiffres ?Ce que nous avons sacrifié à vivre en grande ville mérite-t-il vraiment qu'on ne le questionne pas ?L'ennui est-il vraiment une ressource productive que l'on a collectivement décidé de détruire ?Comment Viktor Frankl trouvait-il du sens dans les camps de concentration, et qu'est-ce que ça nous dit sur notre propre rapport à l'adversité ?En quoi la "résonance" de Rosa est-elle incompatible avec le contrôle et la performance ?Qu'est-ce que vous faites parce que vous en avez envie, et qu'est-ce que vous faites parce que vous avez peur de ne pas le faire ?Références citéesPersonnesPablo Servigne (chercheur sur l'effondrement, invité de Vlan!) : "La vie danse toujours au bord du chaos. L'inverse du chaos, c'est la mort." [~05:00]Donna Brothers (psychanalyste américaine) : concept d'"anxiété cartésienne", l'idéal de certitude hérité de Descartes comme source de souffrance [~08:00]Hartmut Rosa (sociologue et philosophe allemand) : trois formes d'accélération, "immobilisme frénétique", concept de résonance [~11:00 / ~31:00]Byung Chul Han (philosophe coréen) : "société de la fatigue", dépression et burn-out comme symptômes civilisationnels [~15:00]Antoine Foucher (ancien directeur général adjoint du MEDEF, invité de Vlan!) : livre "Sortir du travail qui ne paye plus", distinction des trois périodes de progression salariale [~16:00]Michel Clouscard (sociologue français) : mutation du capitalisme de la répression vers le capitalisme de la jouissance [~19:00]Rousseau : "Malheur à celui qui n'a plus rien à désirer." [~20:00]René Girard (anthropologue français) : désir mimétique [~20:00]Jonathan Crary (chercheur américain) : Le capitalisme est à l'assaut du sommeil (2013) [~22:30]Reed Hastings (fondateur de Netflix) : "notre plus grand concurrent est le sommeil" [~22:30]Yohan Hari (auteur, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Kenneth Schlenger (fondateur de Opal, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Sherry Turkle (professeure au MIT) : Seuls ensemble, trente ans d'étude de notre relation à la technologie [~25:00]Bruno Marzloff (sociologue de la ville, invité de Vlan!) : plus une ville est grande, plus elle rend seul [~25:00]Tim Ferris : La semaine de 4 heures comme symbole du mensonge productiviste [~27:00]Olivier Hamant (biologiste, invité de Vlan!) : robustesse vs performance, l'arbre qui ne transforme que 1% de la lumière [~29:00]Marc de Smedt (invité de Vlan!) : épisode sur le silence intérieur [~32:00]Viktor Frankl (psychiatre autrichien, survivant des camps de concentration) : le sens comme condition de survie, déplacement du regard de soi vers l'autre [~34:00]Sénèque : "Ce n'est pas que nous ayons peu de temps, c'est que nous en perdons beaucoup." [~36:00]LivresLe capitalisme est à l'assaut du sommeil, Jonathan Crary (2013)Seuls ensemble, Sherry TurkleSortir du travail qui ne paye plus, Antoine Foucher"Sur la fonction de l'ennui", article de psychologie cité (deux auteurs non nommés)FilmsFight Club : "Nous achetons des choses dont nous n'avons pas besoin..." [~21:00]SourcesCentre d'observation de la société : données sur l'évolution de l'insécurité en France [~24:00]Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 - Le bracelet connecté et le piège de l'optimisation J'ai voulu mieux écouter mon corps. J'ai obtenu un tableau de bord qui me disait si je méritais d'être fatigué. La réponse à l'épuisement est presque toujours la même : trouver une méthode. Et c'est là que tout déraille.03:00 - L'épuisement n'est pas un problème personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. C'est un épuisement systémique, dont nous sommes tous victimes à des degrés divers. L'industrie du développement personnel, 1.500 milliards de dollars, s'est construite exactement sur ce mensonge.05:30 - Pablo Servigne et le chaos comme condition du vivant "L'opposé du chaos, c'est la mort." Si c'est vrai, alors nous ne nous épuisons pas du chaos lui-même, mais de l'énergie colossale que nous dépensons à tenter de le fuir.07:00 - L'amygdale et le lion derrière le rocher Notre cerveau ne distingue pas entre une menace physique et l'incertitude géopolitique, économique ou climatique. Les deux produisent la même mobilisation d'urgence. Répétée sur des années, cette mobilisation s'appelle de l'épuisement.09:00 - L'anxiété cartésienne de Donna Brothers La pensée occidentale a construit un idéal de certitude. Quand on ne le trouve pas, on ne souffre pas de l'incertitude elle-même, mais de la collision entre ce qui est et ce qu'on croit qui devrait être.11:30 - Hartmut Rosa et les trois accélérations Technique, sociale, rythme de vie. Elles se renforcent mutuellement et nous n'avons jamais le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. "On court de plus en plus vite pour rester sur place."16:30 - Le contrat du travail est rompu Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans. Deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion. C'est la réalité documentée qu'Antoine Foucher résume dans son titre.18:30 - De Foucault à Byung Chul Han : l'auto-exploitation Le passage de "tu dois" à "tu peux" est la mutation la plus insidieuse du système. Nous ne sommes plus soumis à une contrainte externe, mais à une injonction permanente à nous dépasser, au nom de notre liberté.20:00 - Le désir mimétique et Instagram Rousseau l'avait vu avant tout le monde : "on est heureux qu'avant d'être heureux." René Girard a théorisé le reste. Et Instagram est la machine à désir mimétique la plus efficace jamais construite.22:30 - Reed Hastings et le marché de l'attention "Notre plus grand concurrent est le sommeil." Ce marché n'est pas construit sur votre plaisir, mais sur votre peur. Peur de rater, d'être déclassé, d'être moins compétent. Et les médias ont appris à amplifier cette peur parce que ça marche.25:00 - Seuls dans la ville Sherry Turkle, trente ans au MIT : on peut être hyperconnecté et ne jamais vraiment rencontrer personne. Plus une ville est grande, plus elle rend seul. Et chaque interaction avec un inconnu est une donnée qui échappe aux plateformes.27:00 - Le grand mensonge de la productivité L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. C'est une émotion fonctionnelle qui prépare le corps à l'action. Remplir chaque vide par une stimulation, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde.29:30 - Olivier Hamant et la robustesse Un arbre ne transforme que 1% de la lumière qu'il capte. Il est en sous-optimal quasi permanent pour pouvoir survivre les jours sans soleil. La nature entière sacrifie la performance pour la robustesse. Notre cerveau aussi.32:00 - Nager en perpendiculaire Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, nager vers la plage est la mauvaise réponse. Nager à la perpendiculaire, c'est aller ni contre ni avec, mais à côté. C'est là que commence la sortie.33:00 - Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux Pas des solutions miracles. Trois directions concrètes pour ne pas se laisser paralyser. Viktor Frankl dans les camps de concentration. Hartmut Rosa et la résonance. Et cette question finale à garder dans un coin de la tête.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans la gang ➜ Steph nous teste sur nos connaissances ... sur Steph! Le palmarès des panneaux de signalisations étranges! Seuls ou accompagnés au bal de finissant de nos jours? Bonne écoute!
Les écoliers du Cerf feuillu à Genève sont impatients de découvrir la suite de la série CAP KAYAK au « cinéma des hirondelles » en pleine forêt. La cabane est prête pour une nouvelle séance et semble douillette en regard de ce qu'Aline et Olivier nos deux héros kayakistes s'apprêtent à vivre.
L'ensemble des liens utiles : Envie de vous inscrire à Yaniro Minute ? 1 conseil par newsletter. 1mn de lecture ? C'est ici : https://www.yaniro.co/yanirominuteEnvie d'envoyer à vos managers la version auto-administrée de notre formation au management ? C'est ici : https://yanirowiki.co/kitEt pour retrouver les meilleures pratiques RH directement dans notre Yaniro Wiki c'est ici : https://yanirowiki.co/Résumé de l'épisodeDans ce nouvel épisode du Human Factor, Jean-Daniel Guyot, CEO et co-fondateur de Memo Bank, nous illustre ses apprentissage sur la relation CEO/RH. Voici les points principaux : Importance de la Culture d'Entreprise:Nécessité d'une culture axée sur les personnesCommunication et empathie avec les collaborateursCréation de processus de recrutement solides et adaptésRôle Crucial des RH:Les fondateurs doivent être les premiers responsables RHIntroduire la fonction RH dès que les responsabilités dépassent les capacités des fondateursComportements et Limites:Établir des limites claires pour les comportements inacceptablesMaintenir une ambiance de travail respectueuse et productiveVous pouvez contacter Jean-Daniel sur LinkedInRessources recommandées par Jean-Daniel :Pour les CEO : Les livres de Andrew Grove, comme Le management multiplicateur ou Seuls les paranoïaques surviventPour les RH : ne pas hésiter des livres d'une culture différente (ce sont souvent des livres américains) pour trouver des inspirations et avoir une vue transverse de son métier / Regarder la série Silicon ValleyBonjour et bienvenue dans le podcast du HUMAN FACTORJe m'appelle Alexis Eve et tous les mercredis je vais à la rencontre des plus belle startups pour construire avec vous la collection des meilleures pratiques RH de l'écosystème.Ne vous embêtez pas à prendre des notes, on s'en occupe pour vous ! Vous pouvez retrouver le meilleur de cet épisode et de tous les autres dans le Yaniro Wiki. La bible des meilleures pratiques RH dans un Notion. Rémunération, Recrutement, Cooptation : tout y est !Pour découvrir le Yaniro Wiki allez tout simplement sur www.yaniro.co/wiki et ajoutez la page en favori pour l'avoir sous la main quand vous en aurez besoin L'ensemble des liens utiles : Envie de vous inscrire à Yaniro Minute ? 1 conseil par newsletter. 1mn de lecture ? C'est ici : https://www.yaniro.co/yanirominuteEnvie d'envoyer à vos managers la version auto-administrée de notre formation au management ? C'est ici : https://yanirowiki.co/kitEt pour retrouver les meilleures pratiques RH directement dans notre Yaniro Wiki c'est ici : https://yanirowiki.co/
Le « syndrome de l'homme-arbre » est le surnom spectaculaire donné à une maladie extrêmement rare qui provoque l'apparition de gigantesques excroissances ressemblant à de l'écorce ou à des racines sur la peau. Derrière ce nom impressionnant se cache une véritable maladie génétique : l'épidermodysplasie verruciforme.Les personnes atteintes développent d'innombrables verrues épaisses, surtout sur les mains, les pieds, les bras ou le visage. Avec le temps, certaines deviennent si volumineuses qu'elles évoquent l'écorce d'un arbre, d'où le surnom médiatique de « syndrome de l'homme-arbre ».Cette maladie est liée à une anomalie génétique très rare. Normalement, notre système immunitaire combat naturellement certains virus très répandus appelés papillomavirus humains, ou HPV. Mais chez les personnes atteintes d'épidermodysplasie verruciforme, les défenses immunitaires fonctionnent mal contre ces virus spécifiques. Résultat : les HPV se multiplient de manière incontrôlée dans la peau et provoquent la formation massive de verrues.Le cas le plus célèbre fut celui de Dede Koswara, un Indonésien devenu mondialement connu dans les années 2000. Ses mains et ses pieds étaient recouverts d'énormes excroissances qui l'empêchaient presque de marcher ou de travailler. Les images avaient fait le tour du monde et suscité à la fois fascination et compassion.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces excroissances ne sont pas du bois. Il s'agit d'une accumulation massive de kératine, la protéine qui compose aussi nos ongles et nos cheveux. La peau produit cette matière en excès à cause de l'infection virale persistante.La maladie est très difficile à traiter. Les médecins peuvent retirer les excroissances par chirurgie ou laser, mais elles ont souvent tendance à repousser. Certains traitements antiviraux ou médicaments stimulant l'immunité peuvent ralentir l'évolution, sans toutefois guérir complètement la maladie.Autre problème important : les patients atteints présentent un risque élevé de cancers de la peau. Les lésions provoquées par les HPV peuvent en effet devenir cancéreuses après des années d'évolution, surtout lorsqu'elles sont exposées au soleil.Le syndrome de l'homme-arbre reste heureusement extrêmement rare. Seuls quelques centaines de cas ont été décrits dans le monde. Mais cette maladie rappelle à quel point l'équilibre entre notre système immunitaire et les virus est fragile. Des microbes généralement inoffensifs pour la plupart des gens peuvent devenir dévastateurs lorsqu'une anomalie génétique perturbe les défenses naturelles du corps.Ainsi, derrière ce surnom presque fantastique se cache une réalité médicale bien réelle, aussi impressionnante que tragique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 22 mai 2026 - Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ?Aux États-Unis, alors que de nouvelles accusations de conflits d'intérêts visent Donald Trump, le fisc américain a annoncé un deal inédit avec le milliardaire. En mars, le président des États-Unis avait attaqué sa propre administration, demandant 10 milliards de dollars de dommages et intérêts aux services fiscaux, en raison d'une fuite dans la presse de ses déclarations de revenus de 2020. Le The New York Times rapportait alors que le magnat de l'immobilier n'aurait payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016 et en 2017, et même aucun lors de dix des quinze années précédentes, en raison notamment d'importantes déclarations de pertes de ses sociétés.L'accord trouvé cette semaine interdit à jamais de poursuivre Donald Trump en cas de fraude ou d'arriérés d'impôts antérieurs au 18 mai 2026. Cette immunité fiscale à vie concerne aussi sa famille et leurs entreprises. Le document prévoit également la création d'un fonds d'indemnisation de 1,8 milliard de dollars, pouvant indemniser les personnes affirmant avoir été « injustement ciblées » par les administrations précédentes. En clair, cela pourrait concerner les 1 600 émeutiers du 6 janvier, graciés par Donald Trump, alors qu'ils avaient pris d'assaut le United States Capitol en 2021, estimant que la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle était usurpée.Au Congrès, cet deal scandalise l'opposition. « C'est une carte “sortie de prison gratuite” qu'il a négociée avec lui-même. Mais qu'est-ce que c'est que cette Amérique ? », a fustigé Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. La polémique enfle dans la presse et le malaise gagne les rangs de la majorité présidentielle. Deux policiers ayant défendu le Capitole en 2021 viennent de saisir les tribunaux. Ils veulent faire annuler cette décision, que les associations de transparence en politique qualifient de plus corrompue de l'histoire des États-Unis.Pendant ce temps, Donald Trump a présenté aux journalistes le chantier de sa salle de bal ultrasécurisée à la White House. Un sujet qui obsède depuis des mois le locataire du Bureau ovale. Ce dernier la mentionne en moyenne un jour sur trois depuis le début de l'année 2026, a recensé le The Washington Post. Mais si ce projet immobilier, monumental et coûteux, revient de manière récurrente dans les discours du président, qui veut « la plus belle salle du monde », cette marotte, soulignant la déconnexion du milliardaire avec les préoccupations de la population, inquiète de plus en plus les républicains. Seuls 28 % des citoyens jugent cette construction nécessaire. Une population dont le pouvoir d'achat est de plus en plus impacté par la flambée des prix des carburants, alors que les turbulences internationales s'accumulent.Iran, Canada, Cuba… Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump pratique la diplomatie par les menaces et les ultimatums. Mais son mépris pour le Canada a eu l'effet d'un repoussoir pour le tourisme aux États-Unis, et les villes frontalières sont les premières à souffrir des tensions inédites entre les deux pays voisins. Les négociations sur la fin de la guerre en Iran se poursuivent, sans aboutir, et le détroit d'Ormuz demeure bloqué. Washington vient d'annoncer qi'l mettait en pause ses ventes d'armes à Taïwan afin de « s'assurer de disposer de munitions suffisantes » pour la guerre contre l'Iran. Parallèlement, l'administration Trump accentue la pression sur le régime cubain. L'ancien président cubain Raúl Castro vient d'être inculpé aux États-Unis, alors que le USS Nimitz (CVN-68) arrive en mer des Caraïbes.Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter à France 24- Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Dominique MOÏSI -Géopolitologue, conseiller spécial de l'institut Montaigne
Deux jeunes enfants français ont été découverts mardi seuls sur le bas-côté d'une route. Les autorités portugaises ont interpellé la mère à Fatima, à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Elle se trouvait avec son compagnon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:09 - Les chroniques de Daniel Morin - par : Daniel Morin - Pour le savoir, Daniel Morin donne la parole à Greg, un berger allemand habitué à rester seul en appartement pendant les vacances. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ecoutez RTL Matin avec Thomas Sotto du 21 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:09 - Le Billet de Daniel Morin - par : Daniel Morin - Pour le savoir, Daniel Morin donne la parole à Greg, un berger allemand habitué à rester seul en appartement pendant les vacances. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
"Que de stupidités j'ai lu sur Violette Nozières. Les journalistes ignorent-ils donc la haine qu'on peut avoir pour ses parents ?? " "En août 1933, Violette Nozière est la jeune femme la plus recherchée de France. Accusée de parricide et de tentative de meurtre sur sa mère, elle est traquée à la fois par la police et par la presse, qui se déchaîne. Malgré ses terribles révélations auprès du juge, Violette Nozière devient un "monstre en jupons" que la France de l'entre-deux-guerres se plaît à haïr. Seuls les poètes surréalistes prendront fait et cause pour elle, affirmant, bien avant #MeToo, "Violette, je te crois"? ". Michèle Pedinielli Un label proposé en parternariat avec RetroNews, le service de la BnF Jérôme LEROY est l'auteur d'une trentaine de romans, noirs pour la plupart. Son dernier titre paru est La petite fasciste (La Manufacture de livres).
Avec : Tristane Banon, journaliste et essayiste. Benjamin Amar, prof d'histoire-géo. Et Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Parce que… c'est l'épisode 0x2F9! Shameless plug 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 24 et 25 juin 2026 - Troopers 26 et 27 juin 2026 - leHACK 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Le contexte : un signal d'alarme venu de Google Next Nicolas Bédard, professionnel en cybersécurité chez Palo Alto Networks, revient de Google Next où il a tenu 16 rencontres clients. Un constat frappant : la quasi-totalité de ces clients avaient Mythos en tête de liste de leurs préoccupations. Ce modèle d'intelligence artificielle d'Anthropic, encore en phase de prévisualisation, a déclenché une vague d'inquiétude dans l'industrie. Nicolas admet lui-même qu'il avait sous-estimé l'ampleur du phénomène avant de constater, face à face, l'anxiété généralisée de ses interlocuteurs. Qu'est-ce que Mythos et pourquoi ça change la donne ? Mythos est un modèle d'IA de nouvelle génération, considérablement plus performant que les modèles précédents (comme Opus 4.7 de Claude) pour une tâche précise : trouver des vulnérabilités dans du code logiciel. Sa force ne réside pas uniquement dans sa capacité à détecter des failles individuelles, mais surtout dans son aptitude à établir des liens entre plusieurs vulnérabilités mineures. Là où deux ou trois failles de niveau faible ou moyen seraient jugées sans conséquence prises isolément, Mythos est capable de les relier pour révéler une vulnérabilité critique. C'est un changement de paradigme majeur. Le programme d'accès anticipé d'Anthropic Palo Alto Networks fait partie du programme « Class Wing » d'Anthropic, aux côtés d'autres grands acteurs du cloud et de la cybersécurité. Ces partenaires ont reçu un accès privilégié à Mythos avant son lancement public, leur permettant de scanner leur propre code à la recherche de failles inconnues. Selon Nicolas, cette démarche relève d'un geste de responsabilité corporative : Anthropic a anticipé les risques liés à la puissance de son modèle et a donné une longueur d'avance aux joueurs majeurs pour se préparer. Palo Alto a d'ailleurs lancé, en collaboration avec son équipe Unit 42, une offre d'accompagnement pour aider les clients à réaliser des analyses similaires avec des modèles déjà accessibles publiquement. La menace pour les systèmes anciens et le code ouvert L'un des aspects les plus préoccupants concerne les systèmes hérités. Historiquement, un vieux programme en COBOL sur AS/400 ou un mainframe oublié bénéficiait d'une forme de sécurité par l'obscurité : personne ne s'intéressait à y chercher des failles parce que c'était trop coûteux et peu rentable. Seuls les acteurs étatiques avaient les moyens de développer des exploits sophistiqués. Avec Mythos et ses futurs équivalents, cette barrière financière disparaît. N'importe qui pourra potentiellement analyser du code ancien et y trouver des failles exploitables. Le risque s'étend aussi à la chaîne d'approvisionnement logicielle. Le code ouvert, massivement réutilisé par l'industrie, devient un vecteur d'attaque amplifié. Un acteur malveillant pourrait scanner des bibliothèques populaires, y découvrir des vulnérabilités non divulguées, et les exploiter à grande échelle — ou pire, contribuer du code malicieux que des milliers de développeurs téléchargeraient en toute confiance. Le déluge de correctifs qui s'annonce Les premières conséquences sont déjà visibles : Microsoft et d'autres grandes entreprises ayant accès à Mythos publient des volumes de correctifs bien supérieurs à la normale. Nicolas anticipe que la situation va s'intensifier considérablement dans les mois à venir, particulièrement autour de la sortie publique du modèle, estimée vers juin ou juillet. Le modèle traditionnel du « Patch Tuesday » — ce cycle mensuel prévisible d'application de correctifs — risque de voler en éclats, car certaines failles seront trop critiques pour attendre le prochain cycle. Pour les entreprises qui peinent déjà à appliquer 10 à 12 correctifs mensuels sur des systèmes comme SAP, l'idée d'en gérer 200 ou 500 est vertigineuse. Les arrêts de production, les tests de régression, la coordination avec les équipes d'affaires : tout cela se complexifie de manière exponentielle. Et les pratiques modernes de développement (microservices, SRE, CI/CD) qui pourraient absorber ce choc ne sont maîtrisées que par une poignée de grandes entreprises technologiques. Les recommandations concrètes Face à ce tsunami, Nicolas et son interlocuteur reviennent aux fondamentaux avec trois axes prioritaires. Premièrement, scanner son propre code dès maintenant avec les modèles disponibles, sans attendre Mythos. Des chercheurs ont publié des méthodes de prompting permettant de simuler les capacités de Mythos avec Opus 4.7. Deuxièmement, assurer une couverture à 100 % des contrôles de sécurité existants. Chaque exception, chaque angle mort, chaque compte de service mal configuré devient une porte d'entrée potentielle. L'analogie de l'eau est parlante : comme l'eau qui s'infiltre par la moindre fissure, ces modèles d'IA trouveront inlassablement le moindre trou dans les configurations. Troisièmement, réduire l'exposition externe au maximum et développer une capacité de réaction en temps réel. Le passage de « plusieurs jours » à « quelques minutes » pour répondre aux menaces impose une transformation profonde des centres d'opérations de sécurité. Les approches traditionnelles de réponse aux incidents, avec leurs processus de révision humaine, ne suffiront plus. Un appel à l'action pour les dirigeants Nicolas conclut avec un message direct : chaque responsable de la sécurité (CISO) devrait engager dès maintenant une conversation transparente avec son conseil d'administration sur les implications de Mythos. Il s'agit d'aller chercher les budgets et les ressources nécessaires avant la crise, plutôt qu'après une attaque. L'industrie s'apprête à vivre un moment pivot où l'on passera d'une logique de liste noire à une logique de liste blanche, où seul ce qui est explicitement autorisé sera permis. Les paradigmes vont changer, et ceux qui ne s'y préparent pas risquent d'en subir les conséquences de plein fouet. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Nicolas Bédard Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Nicolas Bédard
Non les Grizzlis de Californie n'étaient pas carnivores, loin de là même. L'analyse des ossements de 57 spécimens a montré que leur alimentation se composait principalement de plantes, de baies et de racines. Seuls 10% de leurs apports provenaient de viande, et encore moins du poisson.Les Fun Facts, c'est chaque mois dans le magazine Epsiloon. Mais nous les avons aussi réunis dans une collection de petits livres qui tiennent dans la poche. Déjà 3 volumes !Unique Heritage Media Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Cisjordanie connaît une escalade continue, marquée par des assassinats ciblés, des arrestations et des attaques contre des Palestiniens et leurs biens, dans l'indifférence politique et diplomatique. Début mai, au moins 1 069 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de la guerre de Gaza. L'Union européenne est parvenue ce lundi 11 mai à se mettre d'accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie, une mesure longtemps bloquée par le veto de la Hongrie. Entretien avec Yoav Shemer-Kunz, en charge de plaidoyer international au sein de B'Tselem – le centre israélien d'information sur les droits humains en territoires occupés. RFI : Selon un décompte réalisé par l'ONG israélienne Breaking the Silence, 378 attaques de violences perpétrées par des colons israéliens en Cisjordanie occupée ont eu lieu en 40 jours, soit près de dix au quotidien. On a l'impression que les limites sont sans cesse repoussées. Yoav Shemer-Kunz : Tout à fait. Les violences sont effectivement sans cesse repoussées. Les colons israéliens arrivent maintenant aussi dans la zone A. La Cisjordanie est coupée, depuis les accords d'Oslo, en trois zones. Désormais, les attaques ont même lieu dans la zone A qui est normalement sous sécurité palestinienne. Mais il ne s'agit pas uniquement de colons israéliens. Et ces colons n'agissent pas tout seuls, ils sont protégés par l'armée israélienne. Souvent d'ailleurs, ces attaques sont combinées, civils et soldats ensemble. Ces colons sont protégés par la police israélienne, et sont actifs dans une impunité la plus totale possible. Ces colons sont soutenus par le gouvernement israélien. Vous avez raison de le rappeler, ces attaques se concentrent surtout dans la zone C, sous contrôle militaire israélien. Mais se répandent de plus en plus en zone B et en zone A, censée être sous le contrôle total de l'Autorité palestinienne. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les attaques ont commencé dans les zones rurales, donc la zone C, et notamment la vallée du Jourdain. Désormais, les attaques commencent à monter dans les montagnes et à arriver dans les villes palestiniennes, plus près des grandes villes et des grandes agglomérations palestiniennes. Il s'agit d'un processus de purification ethnique. Nous avons déjà plus de 59 communautés qui sont complètement effacées de la carte, des communautés entières palestiniennes qui ont dû quitter leurs territoires, quitter leur terrain. Cela, c'est ce qui concerne les communautés rurales. Les attaques vont de plus en plus vers les zones semi-urbaines, et tout cela avec la protection de l'État israélien. Vous portez la voix de l'organisation de défense des droits humains B'Tselem. Quelques voix s'élèvent en Israël. Dans un édito le journal Haaretz s'indigne : « Imaginez si des Palestiniens avaient fait la même chose à un Israélien ? » Je vous pose la question à vous, que pourrait-il se passer dans ce cas ? Les colons agissent dans un système général d'apartheid. Nous ne sommes pas sous les mêmes droits. Les Palestiniens qui sont en Cisjordanie sont sous occupation militaire. S'ils agissent, s'ils font quelque chose considérée comme illégale, l'armée israélienne les arrête. On parle actuellement de presque 10 000 Palestiniens prisonniers en Israël, dont la moitié sans aucune charge. Il s'agit de détention administrative. Alors que les colons israéliens sont des civils, c'est plutôt le droit civil qui s'applique pour eux. Nous sommes dans une situation d'inégalité absolue, et cela depuis maintenant presque six décennies. La situation en Cisjordanie est maîtrisée par l'armée israélienne. L'armée israélienne maîtrise chaque mouvement en Cisjordanie. Il ne s'agit pas d'un territoire hors contrôle, il ne s'agit pas d'individus hors contrôle. Il s'agit plutôt pour nous d'un processus de purification ethnique qui est soutenu par l'État. Il s'agit d'une violence que l'État n'ose pas faire directement, mais laisse les individus faire à sa place. Le ministère palestinien de la Santé a annoncé qu'un homme de 26 ans a été tué lors d'un raid israélien à Naplouse, dimanche 10 mai 2026. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU évoque « une violence effroyable qui n'épargne ni mort ni vivant » à propos de l'attaque du vendredi 8 mai 2026. Que fait la communauté internationale pour contrer ce phénomène ? Elle n'en fait pas assez, alors que les faits sont connus. Il y a énormément d'incidents connus, même filmés en vidéo. Et pire, les criminels sont en liberté, qu'il s'agisse de soldats ou de civils. Dans les deux cas, le régime israélien continue avec cette violence dans l'impunité la plus totale. Désormais, on parle de sanctions individuelles contre les colons. Mais la violence ne vient pas des individus, mais de tout le système qui les protège. D'ailleurs, même les individus sous sanctions restent en liberté et continuent à terroriser les Palestiniens et continuent à construire des avant-postes. En parlant de sanctions, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, dit s'attendre à un accord politique concernant les sanctions visant les colons israéliens violents. Cela peut-il avoir des conséquences sur le terrain ? C'est très bien que l'Union européenne commence à bouger un peu par rapport à ce qui se passe en Palestine occupée, en Cisjordanie et à Gaza. Par contre, c'est une mesure extrêmement symbolique qui n'a presque aucun effet sur le terrain. Il y a des colons qui sont libres en Cisjordanie, qui sont déjà sous sanctions américaines – qui sont depuis levées, des sanctions britanniques. Mais ils sont toujours là, et pour eux, il n'est pas question de visas à l'étranger, etc. Ils ont juste continué à grimper sur les collines en Cisjordanie et à faire peur. À lire aussiL'UE parvient à un accord politique pour sanctionner des colons extrémistes israéliens À lire aussiCisjordanie occupée: sidération après l'exhumation forcée d'un corps enterré «trop près» d'une colonie À lire aussiCisjordanie occupée: le rabbin Arik Ascherman sillonne les villages attaqués par les colons
Place aux demi-finales de conf ! À l'Est : Que vaut vraiment ce Pistons vs Cavaliers ? Deux franchises déjà inquiétantes ou simples faux départs ? Knicks vs Sixers, peut-on encore croire en Philadelphie ou ont-ils tout donné dans la série en 7 matchs contre les Celtics ? Au final, les Knicks sont-ils devenus l'unique vrai favori à l'Est ? À l'Ouest : Spurs vs Wolves, San Antonio a été bousculé par l'agressivité et l'intensité des Wolves — faut-il déjà s'inquiéter ? Malgré ses 12 contres, Wemby doit-il en montrer plus en attaque ? Thunder vs Lakers, la série est-elle pliée d'avance ? Et si l'on se projette, des Spurs ou des Wolves, qui pourrait vraiment inquiéter Oklahoma City ? Le Thunder est-il déjà le grand favori pour le titre ? Le duel franco-français entre Wemby et Gobert nous en remémore d'autres. Basket Time se replonge dans ces confrontations marquantes entre tricolores. Et pour finir, place au traditionnel quizz. Avec Pierre Dorian, Fred Weis, Félix Gabory et Arnaud Valadon.
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Fatima Aït Bounoua, prof de français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
⛏️ Minage de Bitcoin en avril 2026 : qui survit encore ?Le Bitcoin a chuté de 125 000 $ à environ 70 000 $ en quelques mois. Une baisse de 45 % qui met une pression considérable sur les mineurs du monde entier.Dans cet épisode de CrypTalk, Chloé dresse un état des lieux complet et sans filtre du marché du minage en avril 2026 : pourquoi les marges s'effondrent, qui résiste encore… et ce qui pourrait tout changer.
Au XVIIe siècle, en Nouvelle-France — l'actuel Canada français — une étrange décision a été prise par l'Église : le castor… a été officiellement considéré comme un poisson. Une idée surprenante, presque absurde à nos yeux modernes. Et pourtant, elle répondait à une logique bien réelle, à la croisée de la religion, de la survie et d'un certain pragmatisme.Pour comprendre, il faut revenir aux règles alimentaires strictes imposées par l'Église catholique. Pendant le carême et les vendredis, les fidèles n'ont pas le droit de manger de viande. Seuls les poissons et certaines créatures aquatiques sont autorisés. En Europe, cela ne pose pas trop de problème. Mais en Nouvelle-France, c'est une autre histoire.Les colons vivent dans un environnement rude, avec des hivers longs et glacials. La nourriture est rare, et le poisson pas toujours accessible. En revanche, le castor est abondant. C'est même un animal central dans l'économie locale, notamment pour sa fourrure. Mais il représente aussi une source précieuse de nourriture.C'est dans ce contexte que l'évêque de Québec sollicite une décision exceptionnelle auprès des autorités religieuses. Son argument est simple : le castor vit en grande partie dans l'eau, il nage, construit des barrages, et son mode de vie est profondément aquatique. Ne pourrait-on pas, dès lors, le classer parmi les créatures « aquatiques », au même titre que les poissons ?La réponse est… oui. L'Église accepte cette interprétation souple. Le castor est donc autorisé pendant les périodes de jeûne. Une décision qui relève moins de la biologie que de la théologie pratique. Car au fond, il ne s'agit pas de science, mais d'adaptation : permettre aux fidèles de survivre sans enfreindre les règles religieuses.Ce n'est d'ailleurs pas un cas isolé. Des siècles plus tard, en Amérique du Sud, un autre animal semi-aquatique bénéficie du même traitement : le capybara, lui aussi autorisé pendant le carême dans certaines régions.Ce genre de décision révèle une réalité souvent méconnue : les règles religieuses, même strictes, ont parfois été interprétées avec souplesse face aux contraintes du réel.Ainsi, le castor n'a jamais été un poisson… sauf quand il le fallait. Une preuve que, même dans des systèmes très codifiés, l'ingéniosité humaine trouve toujours un chemin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec : Carine Galli, journaliste RMC. Jacques Legros, journaliste. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Martin Bourdin et sa bande, Charles Magnien s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
[…] Coincée dans le détroit d’Ormuz, la Salle 101 passe en mode sous-marin pour mieux te proposer des chroniques pimpantes, lumineuses et pleines de papillons : Last first snow, de Max Gladstone. Moi qui n’ai pas connu les hommes, de Jacqueline Harpman. Seuls sont les indomptés, d’Edward Abbey. Hop hop hop ! « ‘J’ai trop hâte […]
Une fois installé dans les pays conquis comme l'Italie, l'Espagne ou la Prusse, une partie de l'Allemagne, Napoléon leur imposait de circuler à droite. Seuls les Anglais, ennemis de l'Empereur et qui l'ont vaincu à Waterloo - on va pas remuer le sabre dans la plaie - ont conservé leur tradition de rouler à gauche. Ceci dit en France, on ne roule pas toujours à droite... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 31 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Eliot Deval revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Seuls deux des six clubs de Premier League engagés ont passé le stade des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Qualification d'Arsenal et de Liverpool, mais élimination de Manchester City, Chelsea, Newcastle et Tottenham. L'écart de niveau a été flagrant et plusieurs se sont fait corriger, que ce soit à l'extérieur mais aussi à domicile. La niveau de la Premier League est-il à remettre en question après ces différents échecs ? Comment les expliquer ? Quelles ont été les raisons de cette différence de niveau ? L'OL joue son avenir en Ligue Europa ce jeudi face au Celta Vigo. Est-ce le match le plus important de la saison de l'Olympique Lyonnais ? Voyez-vous l'OL passer ? Les retours dans le groupe de Fofana, Sulc et Moreira sont-ils essentiels pour la rencontre ? Ne manquez pas les coups à tenter du jour sur la Ligue Europa et la Ligue Conférence.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Dans cet épisode d'Esprits Libres, le philosophe Luc Ferry rejoint David Abiker pour une analyse approfondie des résultats des élections municipales en France. Ensemble, ils explorent les paradoxes de la démocratie française, où le centrisme au pouvoir semble favoriser la montée des extrêmes.Luc Ferry explique comment le centrisme, bien qu'étant une idéologie de rassemblement, a en réalité fragilisé l'alternance démocratique, rendant celle-ci plus visible uniquement avec les partis politiques les plus polarisants. Selon lui, le centrisme au pouvoir depuis près de 9 ans a contribué à l'affaiblissement des grands partis de gouvernement, comme le socialisme et le gaullisme, qui avaient pourtant une riche tradition philosophique et politique derrière eux. À l'inverse, le centrisme n'a jamais réussi à s'appuyer sur des penseurs et théoriciens de premier plan.Le philosophe revient également sur le rôle de la démagogie dans les campagnes électorales, soulignant que les responsabilités gouvernementales ont tendance à recentrer les élus, les éloignant parfois de leurs discours les plus clivants.Mais le fil rouge de cette conversation est le rôle de la philosophie politique dans la compréhension de la situation actuelle. Luc Ferry rend ainsi hommage à la mémoire de Jürgen Habermas, philosophe allemand décédé récemment, qui a marqué des générations d'intellectuels avec son éthique de la discussion et sa vision de la démocratie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:14 - France Inter sur le terrain - Une semaine après le debut de la guerre entre le Hezbollah et Israël le liban fait face à une catastrophe humanitaire. Presque un demi million de personnes ont été déplacées dans le pays d'apres les autorités. L'État a du mal à faire face et la société civile se sent abandonnée. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Jésus, comme Élie et Élisée, n'est pas envoyé qu'aux seuls Juifs (Lc 4, 24-30)Médiation par le Père Jean Jacques DutenChant final : "Lamentations de Jérémie a 5" de LASSUSRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe. Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes. À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal. « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. » Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Pascal-Hardy-Amargil, fondatrice du cabinet de conseil Yes We Are, spécialisé dans les questions d'équité et d'inclusion pour les grandes entreprises, revient sur les défis et les enjeux liés à ces sujets dans le monde de l'entreprise.Tout d'abord, notre invitée constate que la France dispose de lois encadrant ces questions, comme la loi rixain sur la parité dans les instances dirigeantes. Cependant, elle note un certain "backlash", un recul des droits des minorités, notamment aux États-Unis, qui a un impact sur les entreprises en France. Malgré les progrès réalisés, le chemin reste long pour atteindre une véritable parité, en particulier au sommet des grandes entreprises. Seuls 10% des postes de présidence et de direction générale sont occupés par des femmes dans le SBF 120. Mme Amargil explique que le manque de "rôles modèles" visibles et le déficit de formation des femmes pour ces postes sont des freins importants.Sur la question des écarts de salaire, la situation semble même se dégrader, avec un écart de 16% en 2025 chez les cadres, le plus élevé depuis 2018. Selon elle, cela montre l'importance de maintenir un cadre légal fort pour éviter un retour en arrière.Au-delà des obligations légales, les entreprises sont de plus en plus sensibles à ces enjeux, notamment pour attirer et retenir les jeunes générations, très attachées à ces questions d'inclusion. Cependant, certains chefs d'entreprise peinent encore à s'emparer pleinement de ces sujets, préférant se concentrer sur le "sourcing" de talents plutôt que sur l'adaptation des postes de travail, par exemple pour les personnes en situation de handicap.Enfin, Mme Amargil détaille l'approche de son cabinet, qui consiste à accompagner les entreprises dans la définition de leur feuille de route sur ces questions, en s'appuyant sur l'écoute des salariés pour éviter les plans d'action trop théoriques ou stéréotypés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode passionnant de "Comment j'ai réussi ?", le docteur Nassim Belhatri, associé gérant d'OphtaMaine, un réseau de cabinets d'ophtalmologie, nous dévoile comment son entreprise relève le défi des déserts médicaux. Confronté à une pénurie de médecins spécialistes, notamment d'ophtalmologues, et à la charge administrative qui pèse sur les praticiens, le docteur Belhatri a eu l'idée de créer OphtaMaine, un modèle innovant qui bouleverse la pratique de l'ophtalmologie.L'invité explique que dans une consultation classique, 80% du temps médical est consacré à des tâches de dépistage et de lunetterie, qui peuvent être déléguées à des orthoptistes. Grâce à cette organisation, les ophtalmologues OphtaMaine peuvent ainsi voir trois fois plus de patients, permettant de réduire drastiquement les délais de rendez-vous, passant plus d'un an à seulement un mois dans les zones désertifiées où l'entreprise s'implante.Mais comment s'organise concrètement ce modèle ? Les orthoptistes, plus faciles à trouver que les ophtalmologues dans les déserts médicaux, travaillent en autonomie dans les "postes avancés d'ophtalmologie". Ils réalisent tous les examens nécessaires et transmettent les dossiers aux ophtalmologues qui les analysent à distance par téléexpertise. Seuls les cas pathologiques nécessitent un déplacement de l'ophtalmologue.Bien que le patient consulte d'abord l'orthoptiste, puis éventuellement l'ophtalmologue, la facturation reste identique au parcours classique, rassurant ainsi les patients sur la qualité des soins. Le docteur Belhatri insiste d'ailleurs sur le fait que la qualité est une priorité pour OphtaMaine, avec un suivi attentif de chaque dossier par les ophtalmologues.Au-delà de l'ophtalmologie, le modèle OphtaMaine semble pouvoir s'étendre à d'autres spécialités médicales confrontées aux déserts. Le docteur Belhatri estime qu'il faut "avoir une intelligence d'organisation pour inciter les médecins à s'installer dans les déserts médicaux", plutôt que de les y contraindre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Carine Galli, journaliste RMC. Jacques Legros et Baptiste des Monstiers, journalistes. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Aujourd'hui, on célèbre un moment spécial sur Les Adultes de Demain : le podcast fête ses 6 ans !Pour cet anniversaire, je vous invite dans les coulisses et les étapes marquantes de l'aventure « Les Adultes de Demain », un projet qui a changé ma vie et, je l'espère, contribué à faire évoluer notre regard collectif sur l'enfance.Après plus de 200 épisodes, et 2 enfants plus tard (!), la vision que j'avais au début du podcast a énormément évolué, et ma ligne éditoriale n'est plus la même : plus engagée et transversale.J'avais envie de vous partager sans filtre mon cheminement intérieur, et ce que cette aventure m'a appris : mes débuts à tâtons, mes doutes, mes rencontres « coup de foudre » (André Stern, Boris Cyrulnik…), l'impact de ma maternité, la façon dont j'ai (peu à peu) trouvé ma place et défini un engagement qui va bien au-delà de la simple transmission pédagogique.J'aborde notamment :
La journée est officiellement terminée, mais votre tête continue de travailler. Vous avez quitté le bureau, mais le travail vous accompagne encore, parfois jusqu'au moment de vous endormir. Dans cet épisode, je partage les résultats d'un sondage LinkedIn réalisé auprès de plus de 2400 d'entre vous. Seuls 32% pensent d'abord à décrocher au plus vite en fin de journée. Autrement dit, plus des deux tiers restent mentalement connectés après la fin officielle.Nous allons voir pourquoi la journée reste souvent “ouverte” entre l'inachevé, l'auto-évaluation et l'anticipation… et comment retrouver une vraie fermeture mentale, indispensable pour préserver votre équilibre et votre santé mentale.déconnexion déconnecter le soir charge mentale fin de journée fatigue mentale équilibre vie pro perso santé mentale sondage LinkedIn Happy Work00:00 – Introduction 00:31 – Le sondage LinkedIn et le chiffre clé 00:59 – L'inachevé qui laisse la journée ouverte 02:26 – Les 14% et l'auto-évaluation permanente 03:42 – Les 15% et l'anticipation de demain 04:49 – La solution simple avant de partir 04:56 – Les 32% qui savent vraiment décrocher 06:00 – Ce que montre ce sondage 06:57 – Ce qu'il faut retenir de cet épisodeSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:19 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - J+2 après son anniversaire (et toujours pas l'ombre d'une fête), Tanguy s'est intéressé à l'amitié. Sa conclusion : soyez associable ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au Groenland, des centaines de personnes ont manifesté le 20 janvier devant le consulat américain. Les relations entre les Groenlandais et les Américains sont difficiles depuis longtemps puisque pour installer sa base militaire dans les années 50, les Américains avaient dû expulser, envoyer plus au nord des Groenlandais. Leurs descendants figurent parmi les manifestants. Écoutez RTL autour du monde du 21 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Fatima Aït Bounoua, prof de français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
C dans l'air du 7 janvier 2026 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ?La neige a fait son retour ce mercredi sur une grande partie du pays, provoquant d'importantes perturbations. Trente-huit départements étaient placés ce matin en vigilance orange « neige-verglas » par Météo-France, sur un large axe allant du Poitou-Charentes à la frontière belge, en passant par le Centre-Val de Loire et l'Île-de-France. Routes glissantes, accidents en chaîne, transports scolaires et en commun à l'arrêt, vols annulés, trafic ferroviaire perturbé : les flocons ont largement paralysé l'Hexagone, tout comme le froid.Depuis une dizaine de jours, les plans Grand Froid sont activés dans près de quarante départements. Dans ce contexte de températures glaciales, le débat sur la réquisition des logements vacants est relancé, alors qu'une « bombe météoroligique » est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord de la France.La gestion de l'épisode neigeux suscite également la polémique. Le verglas et les fortes chutes de neige ont causé la mort d'au moins cinq personnes sur les routes depuis lundi et entraîné une « grande pagaille » en Île-de-France, avec près de 1 000 kilomètres d'embouteillages cumulés et de nombreuses lignes de bus interrompues. Interrogé, le ministre des Transports a mis en cause Météo-France, estimant que l'établissement avait « un peu sous-estimé » l'ampleur de l'événement. « Seuls 3 centimètres de neige étaient attendus à Paris », a-t-il affirmé, alors que « 8 centimètres sont tombés en petite couronne et intramuros ».Pointé du doigt, Météo-France a rapidement réagi, rappelant que « l'épisode neigeux du lundi 5 janvier avait été annoncé dès samedi » et que son intensité avait été affinée progressivement, en raison de la complexité de ce type de prévisions. De son côté, le secrétaire général du syndicat Force ouvrière à Météo-France, Sébastien Delecray, reconnaît une légère sous-évaluation, tout en évoquant « une part de mauvaise foi » de la part du ministre. « Il a retenu la fourchette basse des prévisions et la fourchette haute des relevés ». Le représentant du personnel a également précisé que, malgré la baisse des effectifs et une automatisation accrue, les bulletins de vigilance sont écrits par des prévisionnistes bien humains.Cette controverse relance la question des moyens alloués à Météo-France. Un rapport sénatorial publié en 2021 pointait déjà une baisse continue des crédits et des effectifs : 600 postes supprimés en dix ans et une subvention de l'État en recul de 20 %. « Le nombre d'emplois a été réduit d'un quart et celui des antennes territoriales des deux tiers », alertait alors le sénateur Vincent Capo-Canellas.Alors, pourquoi une telle pagaille ? Qu'est-ce qu'une « bombe météorologique » ? Comment Météo France réalise-t-elle ses prévisions ? L'institution publique est-elle suffisamment armée pour affronter le réchauffement climatique et ses conséquences ? Quelle est la situation dans les hôpitaux ? Enfin où sont les préparatifs des JO d'hiver 2030 ? Pourquoi sont-ils autant critiqués ?Nos experts :- Eric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au Parisien - Aujourd'hui en France- Chloé NABÉDIAN - Journaliste spécialiste des questions climatiques, vice-présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, auteur de La nature entre sciences et mystères - Gilles DANSART - Journaliste et directeur du site d'informations Mobilettres, spécialiste des mobilités- Agnès RICARD-HIBON - Porte-parole de Samu Urgences de France, médecin urgentiste dans un Samu francilien
Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux
Vous connaissez déjà une partie de cette histoire.Peut-être même cette photo.Elle a déjà illustré un autre épisode… et ce n'est pas un hasard.Aujourd'hui, j'avais envie de vous faire entendre la voix d'Agnès.La maman de Lukas, que vous avez découvert dans l'épisode 3 de cette saison.Quand j'ai enregistré avec Lukas, je me suis dit une chose : Quelle force il faut avoir pour tout quitter et se lancer, à seulement vingt ans, dans une PMA solo aux États-Unis!Alors je lui ai demandé de nous mettre en contact. Et très vite, Agnès m'a raconté son histoire: un parcours hors norme...Pas seulement par ce qu'il est, mais par l'époque dans laquelle il a commencé.En 1997.Puis un retour en France, en pleine période des débats autour du PACS. Des souvenirs que beaucoup d'entre nous n'ont pas… mais qui ont pourtant marqué l'histoire.Avec Lukas, ils ont traversé ces années en solo. À un moment où la visibilité était faible, mais essentielle.En solo, oui, mais jamais seuls!Autour d'eux, il y avait une famille choisie. Et c'est cela que Lukas a très tôt revendiqué.Parce qu'il allait bien.Parce que sa famille était parfaite.Parfaite parce que choisie.Agnès le savait.Issue de ce qu'elle appelle une adoption ratée, elle a été extrêmement vigilante à créer autour de Lukas un environnement sain, sécurisant, aimant.Je ne vous en dis pas plus.Je vous laisse découvrir leur histoire.Je vous souhaite une bonne écoute.Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/lesenfantsvontbien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
De Monaco, on croit tout connaître... et pourtant. Au milieu du XIXe siècle, la seigneurie devenue principauté en 1612 est amputée de la presque totalité de son territoire. Seuls et inaccessibles, l'aride Rocher et le port semblent condamnés. Pourtant, de ces écueils, Charles III, descendant des Grimaldi, va faire des atouts. Entre tradition et modernité, le petit pays se fraie un chemin, toujours avec l'appui des régimes qui, en France, se succèdent. Ce récit est aussi celui d'une série de personnages visionnaires : la famille Blanc fondatrice d'un empire, Monte-Carlo et sa Société des Bains de Mer ; Albert Ier, prince savant fondateur de l'océanographie?; Serge de Diaghilev, créateur des Ballets russes?; Raoul Gunsbourg et René Blum, frère de Léon, qui président aux destinées de l'opéra et du théâtre... De Charles Garnier à Jean Cocteau, d'Albert Santos-Dumont à Jacques-Yves Cousteau, artistes, sportifs, scientifiques contribuent à cette aura improbable et mythique. Une histoire inédite fondée sur des archives françaises et monégasques jusque-là inexploitées.Pierre Fabry est notre invité en partenariat avec le Salon du Livre d'Histoire de Versailles, pour les Interviews HistoireHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec Claire Collier et Delphine
Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/seuls-ceux-qui-pensent-en-francais-utilisent-ces-8-phrases
Star du music-hall, icône parisienne, résistante, militante antiraciste : voilà Joséphine Baker. Née aux États-Unis, alors minés par la ségrégation, c'est en France qu'elle s'est épanouie, et c'est pour la France qu'elle s'est battue. En retour, la patrie reconnaissante lui a ouvert les portes de son Panthéon. A l'occasion des 100 ans de la "Revue Nègre", l'historienne Virginie Girod vous raconte son histoire dans un récit en deux épisodes enrichis des archives inédites d'Europe 1.Joséphine grandit dans un foyer très pauvre du Missouri. Adolescente, elle est embauchée dans un cabaret new-yorkais où elle s'impose sur scène. Repérée pour participer à la "Revue nègre", elle débarque à Paris en 1925, durant les Années Folles. Le directeur du théâtre exige de Joséphine qu'elle danse seins nus, ce qu'elle accepte à contrecœur. Le spectacle est néanmoins un succès et Paris tombe sous son charme. Elle devient une star internationale, notamment grâce à son conjoint et impresario, Giuseppe Abatino. Seuls les États-Unis la rejettent. Là-bas, elle est noire avant d'être artiste. Son pays d'adoption, c'est plus que jamais la France, et bientôt, elle va risquer sa vie pour lui. (rediffusion)Au cœur de l'histoire est un podcast Europe 1.- Ecriture et présentation : Virginie Girod - Production : Caroline Garnier- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition de la musique originale : Julien Tharaud - Edition et diffusion : Nathan Laporte et Clara Ménard- Visuel : Sidonie ManginBibliographie : Gérard Bonal, Joséphine Baker, Du Music-hall au Panthéon, Tallandier, 2021Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.