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COMBATTANTES
BOXE OUT DRUGS avec Ranini Cundasawmy

COMBATTANTES

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 26:48


Dans cet épisode, je t'emmène en voyage dans l'océan indien, à l'Ile Maurice.On part à la rencontre d'une combattante locale : Ranini Cundasawmy.Multiple championne du monde en boxe pieds poings, et notamment en muay thai,ses combats ne se limitent pas au ring.Avec son mari, elle a fondé le Bambou Martial Arts, un club qui accueille tout le monde et gratuitement : pour les  jeunes, les femmes, les enfants, ceux qui se sentent seuls ou qui veulent retrouver le mouvement,pour les passionnés, les combattants ! Pour les combattantes !Ranini, c'est un sourire.Ranini, c'est le don de soi.Les combats qu'elle livre ne se limitent pas au ring.Elle utilise aussi la boxe pour aider sa communauté,et depuis le Covid,pour tenter de lutter contre la drogue synthétique qui vise particulièrement la jeunesse.Ce nouvel épisode est une traversée dans le monde et le coeur de Ranini Cundasawmy.Justement, on arrive chez elle,Alors bienvenue au village de Bambous !...........................................................................................................................................Cet épisode est avec la participation de Anne Batisse : Cette pharmacienne de formation travaille à l'hôpital Fernand Widal, dans ce que l'on appelle “un centre l'addictovigilance”.En bref, elle surveille et analyse les effets des médicaments et des drogues sur la population.Elle travaille ensuite avec les institutions pour alerter des risques et faire de la prévention.Merci à elle pour son éclairage,et à Ranini, Patrick pour leur accueil au sein du Bambous Martial Arts,merci à tous pour votre accueil...................................Références :Extrait Musique : Mélanie Pérès - MO ATTRACTExtrait Musique : Zaho de Sagazan - Le dernier des voyages (ohlalalla j'aime tellement cette chanson)Extrait Musique : Zaho de Sagazan - Aspiration (j'aime aussi beaucoup celle-ci, comme toutes les autres).................................Vous pouvez retrouver Ranini Cundasawmy sur Instagram et donner un max de love à Combattantes avec des étoiles sur les plateformes Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: une guerre sans fin en Ukraine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:55


Aux dires de Poutine, elle devait durer quatre jours… Demain, la guerre en Ukraine entrera dans sa cinquième année… « 1460 jours, soupire Le Soir à Bruxelles. Quasiment autant que la Première Guerre mondiale, déjà davantage que celle entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Bientôt, au rythme actuel du massacre, deux millions de victimes, morts, estropiés à vie ou disparus, dans les deux camps. (…) Les chiffres sont effarants. La douleur, indicible. Tout cela pour des gains territoriaux quasi nuls, depuis que l'offensive russe arrivée aux portes de Kiev a été repoussée. Un Verdun des temps modernes. » Et, constate encore le quotidien belge, « la tragédie, pour l'Ukraine, pour l'Europe, mais aussi pour les Russes, c'est que nulle lumière n'apparaît au bout du tunnel. Sans capitulation de l'agressé, ni victoire décisive de l'agresseur. »  L'impossible négociation « Il n'y aura pas d'accord. Il est impossible de pardonner à la Russie. Nous ne cesserons pas le combat. C'est impossible. » Ces propos d'un père ukrainien qui a perdu son fils sur le front en 2024, propos recueillis par la correspondante d'El Pais à Kiev, illustrent bien toute la détermination d'un peuple. « Seuls un peu plus de 17% des Ukrainiens pensent que la guerre prendra fin cette année, selon un sondage du Centre d'analyse Razumkov et du Forum de sécurité de Kiev. Et encore moins ce printemps, comme l'affirme le président américain Donald Trump. Ce n'est pas qu'ils ne souhaitent pas la fin du conflit, pointe le quotidien espagnol : ils sont épuisés et démoralisés, tant sur le front qu'à l'arrière. Mais ils hésitent à accepter une paix qu'ils jugent fragile et invraisemblable. Le même sondage révèle que trois Ukrainiens sur quatre sont convaincus que si leur gouvernement signe un accord, la Russie le violera et attaquera de nouveau dès qu'elle le jugera opportun. » En fait, rebondit La Repubblica à Rome, « aujourd'hui, Poutine n'a ni la force de gagner, ni la volonté d'arrêter. Le risque auquel nous sommes désormais confrontés est celui d'une guerre sans fin, d'une épreuve d'endurance sans issue, d'une succession de négociations qui ne sont utiles que parce qu'elles ont lieu. Face à ce risque, l'Europe doit se préparer à soutenir la résistance ukrainienne à l'invasion aussi longtemps que nécessaire. » Course de lenteur Justement, l'Europe, tout comme les États-Unis, est « tentée de jouer la montre… » C'est du moins ce qu'estime Le Monde à Paris. « Plutôt que de précipiter la signature d'un cessez-le-feu, qui les obligerait à déployer des troupes au sol, ils continuent de miser sur une guerre d'usure, qui laisse les Ukrainiens en première ligne face aux Russes. (…) Après une nouvelle année de ballet diplomatique et alors que les soutiens de Kiev doivent encore se réunir, demain mardi à Paris, une course de lenteur, nourrie d'ambiguïté stratégique, se joue en réalité entre les deux ennemis et leurs alliés, avec des scénarios de règlement du conflit très indécis. “Les deux camps sont en train de brûler, mais la question est de savoir lequel brûle le plus vite“, résume un diplomate cité par Le Monde. Pour Moscou, la guerre en Ukraine, malgré sa brutalité, s'apparente à un poison lent capable de miner les démocraties occidentales acculées à des dépenses de défense colossales. Côté européen, le pari d'une déstabilisation du pouvoir russe, sous le poids des sanctions économiques et des difficultés de recrutement de combattants, ce pari existe toujours. » Le paradoxe russe Enfin pour la chercheuse Anna Colin Lebedev, interrogée par Libération, la Russie de Poutine est dans une forme de fuite en avant… « La Russie n'est absolument pas engagée dans un processus de négociation, affirme-t-elle, elle n'a jamais bougé de ses positions ou fait le moindre pas vers des concessions. Les lignes rouges restent les mêmes. L'État russe ne semble pas désireux aujourd'hui de mettre fin à cette guerre autrement que si la victoire lui était offerte. » En fait, précise Anna Colin Lebedev, « la Russie est confrontée à une situation très paradoxale. D'un côté, le coût de la guerre est immense, (…) l'économie russe est en rade, le déficit budgétaire augmente, il devient difficile d'augmenter les capacités de production d'armes. Mais dans le même temps, la paix deviendrait aussi très coûteuse pour le pouvoir. Mettre fin à la guerre reviendrait à démobiliser les combattants qui sont sur le front. Or, pointe la chercheuse, l'État russe ne souhaite pas leur retour, il ne veut pas que les récits qu'ils rapporteront se diffusent largement dans la société russe. En outre, (…) la loyauté des milieux d'affaires est aujourd'hui en grande partie garantie par l'économie de guerre. À cause des sanctions, les marchés d'avant ont été perdus. Les nouveaux débouchés sont étroitement liés à la guerre et à la commande étatique. Et si celle-ci s'affaiblit ou disparaît, s'interroge Anna Colin Lebedev, quid de la loyauté de certaines élites vis-à-vis du pouvoir ? »

Invité Afrique
« KÖD », le nouvel opus du Tchadien Afrotronix: « J'ai fait un travail de sound design »

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 6:23


Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien revient avec un nouvel album intitulé « KÖD ». 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le 21ᵉ siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez.  RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui.  Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous.  Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». À lire aussiAfrotronix explore le patrimoine africain dans «KÖD», son nouvel album Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non à les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place.  « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ?  La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique sont l'essence de mon travail. Donc si je m'abstiens de prompter, car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre Himini. Où l'avez-vous trouvé ce chant rebelle Toubou ?  J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer.  Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et de résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre.  Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : « oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? » Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre, le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.

Revue de presse internationale
À la Une: le monde occidental trop frileux face à la Chine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 3:55


« Un dernier clou a été enfoncé lundi sur le cercueil des libertés qui, longtemps, ont fait de Hong Kong un territoire à part dans le monde chinois, soupire Le Monde à Paris. Nommés par des autorités à la botte de Pékin, les juges ont retenu une peine particulièrement lourde, de vingt ans de prison, contre le militant prodémocratie et ancien magnat de la presse Jimmy Lai. (…) Hong Kong est stable, parce qu'elle est bâillonnée, et Xi Jinping y a gagné son pari d'une mise au pas impitoyable, déplore encore Le Monde. Le Monde qui regrette aussi les réactions pour le moins frileuses du monde occidental : « la situation n'a pas dissuadé le Premier ministre britannique, Keir Starmer, de se rendre à Pékin et à Shanghai à la fin janvier, alors que Donald Trump pourrait effectuer une visite en avril ». Justement, le Guardian à Londres dénonce la trop grande prudence des autorités britanniques sur cette affaire. « La Grande-Bretagne pourrait adopter une position plus ferme, estime le quotidien britannique. Cela ne garantirait pas la libération de Jimmy Lai, ni n'obligerait la Grande-Bretagne à rompre tout dialogue avec la Chine. Mais si un citoyen britannique peut être déclaré emprisonné illégalement et que la réaction se limite à des appels privés à la clémence, une limite a été franchie – et d'autres ne manqueront pas de le remarquer ». Oubliés les dissidents ! En effet, triste constat, pointe le New York Times : « la défense des dissidents n'est plus une cause publique dans le monde occidental. Il y a 40 ou 50 ans, le monde libre portait une grande importance à des figures comme Soljenitsyne et Sakharov en Union soviétique, ou Havel et Wałęsa dans les pays du bloc de l'est. En 2007 encore, George W. Bush participait à une conférence de dissidents à Prague, soulignant ainsi leur rôle crucial dans une politique étrangère américaine qui ne se contentait pas de belles paroles en faveur des sociétés libres ». Cette époque est désormais révolue… « En 2009, rappelle le New York Times, Hillary Clinton affirmait que les problèmes de droits de l'homme en Chine ne sauraient interférer avec la crise économique mondiale, la crise climatique et les crises sécuritaires. Autrement dit, il y a des affaires plus importantes à régler que les droits de l'Homme ». Et, de nos jours, souligne encore le journal, « sous Trump, la politique américaine est devenue encore plus opportuniste et immorale ». Et pourtant, déplore le quotidien américain, « ce dont Jimmy Lai a besoin, ce n'est pas de la clémence d'un État totalitaire. C'est d'une campagne internationale en sa faveur, menée par des personnes de bonne volonté qui comprennent que c'est chez les dissidents comme lui que réside la défense de la liberté humaine, sa noblesse et sa nécessité, face à des ennemis impitoyables ». Comment l'Europe peut se passer des États-Unis… Enfin toujours dans le cadre de ce monde fragmenté, à lire dans Libération à Paris ce dossier intitulé : « Europe, comment se passer des États-Unis. (…) La brutalité de Donald Trump a fait comprendre au Vieux Continent qu'il devait s'émanciper du parrain américain, pointe le journal. Face à cette situation préoccupante, l'Union européenne n'a plus de temps à perdre pour prendre son indépendance ». Et elle a les atouts pour le faire, affirme Libération : « l'Union européenne est la deuxième ou troisième puissance économique du monde après les États-Unis et au coude-à-coude avec la Chine, une puissance monétaire avec l'euro, et même la première puissance commerciale de la planète. Il serait temps qu'elle le réalise. Ses récents accords de libre-échange avec l'Amérique latine puis avec l'Inde, lui ouvrent de très gros marchés, aptes à compenser, au moins en partie, la potentielle perte du marché américain ». Toutefois, tempère Libération, « si l'on regarde le verre à moitié vide, la situation actuelle est préoccupante : l'Europe n'est pas prête à s'autogérer, elle reste dépendante des États-Unis dans de très nombreux domaines, et non des moindres, le numérique plus particulièrement, mais aussi la défense, les matières premières critiques ou les systèmes de paiement. Elle peut se défaire de ce fil à la patte mais il lui faudra au moins trois à quatre ans pour y parvenir. Et ce, si la situation politique n'empire pas, prévient Libération, c'est-à-dire si l'extrême droite ne rafle pas le pouvoir en France, en Allemagne ou dans d'autres pays clés de l'Union ».

Invité Afrique
Afrotronix explore le patrimoine africain dans «KÖD», son nouvel album

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 9:00


Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien, revient avec un nouvel album intitulé KÖD. 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le XXIe siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez. RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui.  Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous.  Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non de les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place.  À écouter aussiAfrotronix code les sons de l'Afrique sur « KÖD », son nouvel album « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ?  La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique, sont l'essence de mon travail. Donc, si je m'abstiens de prompter car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre « Himini ». Vous l'avez trouvé où, ce chant rebelle Toubou ?  J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer.  Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et à résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre.  Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre. Le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.

Invité Afrique
France-Tchad: «Il y a des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 7:36


Un nouveau chapitre qui s'ouvre dans la relation entre le Tchad et la France. La semaine dernière, le président Mahamat Idriss Déby Itno a été reçu à l'Élysée par son homologue Emmanuel Macron, un an après le départ surprise et précipité de l'armée française présente depuis près d'un siècle dans le pays. Un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés » ont affirmé les deux chefs d'État. Que signifie ce revirement après cette rupture brutale des accords de défense il y a un an ? Analyse de Remadji Hoinathy, chercheur à l'ISS (l'Institut d'études de sécurité) spécialiste du Lac Tchad et de l'Afrique centrale. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Dans leur communiqué conjoint, les présidents Mahamat Idriss Déby Itno  et Emmanuel Macron se félicitent « d'un partenariat revitalisé ». Êtes-vous surpris par ce réchauffement entre les deux dirigeants après le départ très précipité de l'armée française il y a un an ? Remadji Hoinathy : Aussi bien pour ce départ précipité que pour ce réchauffement tout abrupt, effectivement, on est relativement surpris parce que l'on se souvient qu'à l'époque, le Tchad mettait en avant un discours souverainiste exigeant la rupture de coopération militaire, relativement bénéfique pour le Tchad, entre autres, qui existait depuis quasiment plus d'un demi-siècle. Quelles ont été les conséquences de ce départ pour le Tchad ? Durant cette période, il n'y a pas eu de périls sécuritaires extraordinaires qui mettent en avant les conséquences de la fin l'accord de défense entre le Tchad et la France. Dans cette période, le Tchad a essayé, autant que faire se peut, de diversifier justement sa coopération militaire, allant vers de nouveaux partenaires. Et donc pour vous, c'est un signe que la diversification des partenariats sécuritaires n'a pas porté ses fruits ? Au-delà de la coopération militaire, qui n'a pas été mise en avant dans la communication officielle, il y a les aspects économiques et culturels, et il y a toutes les questions de sécurité régionale. Si aujourd'hui le Tchad revient sur ses pas et repart vers la France, malgré ce discours souverainiste assez véhément mis en avant, cette diversification n'a pas dû apporter les résultats attendus. Le communiqué conjoint est quand même très laconique. Il insiste, vous l'avez dit, surtout sur le partenariat économique. Ces intérêts économiques français et tchadiens, quels sont-ils réellement ? La France a surtout été un support financier très important pour un pays comme le Tchad au niveau budgétaire et dans différents domaines de développement. Lorsque l'on regarde la situation économique dans l'ensemble de l'Afrique centrale en général et dans un pays comme le Tchad, un retour ou une embellie dans la coopération économique avec la France en termes d'aide budgétaire et de support dans les négociations avec les institutions et les partenaires internationaux, dont ceux de Bretton Woods, est quelque chose d'assez important pour ce pays qui reste assez dépendant de l'aide internationale. Pour la France, avoir encore un pied au Tchad, un des derniers pays de la zone qui ne lui sont pas réfractaires, reste quelque chose d'important. Dans ce nouveau rapprochement, il y a plutôt des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie. Justement, le communiqué fait également référence à la guerre au Soudan voisin. Le Tchad est accusé de servir de point de passage pour les armes que les Émirats arabes unis fournissent aux paramilitaires FSR. Qu'en est-il vraiment et de quelle manière la France pourrait jouer un rôle dans la résolution de ce conflit via son partenaire tchadien ? Le Tchad s'est toujours défendu d'avoir tenu une position plutôt neutre dans ce conflit. Le Soudan de son côté, et beaucoup d'autres acteurs dont les Nations unies, disent détenir des preuves de l'implication du Tchad, servant au minimum de point d'entrée pour l'aide émirienne aux Forces de soutien rapide. Depuis la fin de l'année passée, on se rend compte que même à l'international en général, le vent est en train de tourner. Dans le sens où les pays jouant un rôle assez important aux côtés des différents belligérants, les Émirats arabes unis d'un côté et de l'autre, l'Egypte avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, sont plutôt en train de pousser vers une solution diplomatique, vers une cessation des hostilités, une trêve humanitaire, mais aussi vers un arrêt du support apporté par les différents pays aux belligérants. Le discours du président Macron va aller aussi dans le sens de dire à son partenaire tchadien, mettant à profit l'embellie de leur relation, la nécessité de revenir à un rôle plus neutre dans le conflit au Soudan. Il y a quand même quelque chose de surprenant. Je disais que le communiqué était très laconique, au point de ne faire aucune référence, même indirecte, à la détention de l'opposant Succès Masra, à l'assassinat de l'opposant Yaya Dillo, aux tragiques événements du 20 octobre 2022. Selon vous, est-ce à dire que la France assume désormais une realpolitik mettant de côté les droits humains ? C'est une tendance que l'on a observé depuis le début de la transition au Tchad : ne pas offusquer le partenaire en insistant trop sur la question des droits humains et de l'ouverture électorale. Ce n'est pas du tout à l'avantage de l'image de la France de revenir dans un partenariat où elle ne pourra pas remettre sur la table de manière claire ses principes sacro-saints, importants à ses yeux et dans son histoire politique. À lire aussiLa France et le Tchad ouvrent une nouvelle page dans leur relation bilatérale

Invité Afrique
Bénin: «La vision du président Talon entraîne le pays dans une direction qui crée des tensions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 11:21


Au Bénin, la majorité présidentielle remporte tous les sièges d'élus aux élections communales de début janvier, juste après s'être saisie de l'ensemble des sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives. Comme en 2019, l'opposition est donc totalement absente du corps parlementaire. À la tête du parti Les Démocrates, l'ancien président Thomas Boni Yayi dénonce « une politique d'exclusion » de l'opposition. Sa formation n'a pas été autorisée à présenter un candidat à la présidentielle d'avril prochain. Qu'en est-il vraiment ? Gilles Yabi, directeur exécutif du cercle de réflexion panafricain Wathi basé à Dakar, répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : La majorité présidentielle vient de remporter la totalité des sièges d'élus aux communales, en plus d'avoir gagné les 109 sièges de députés à l'Assemblée nationale. Quel est votre regard sur ces résultats, quand on sait que le Bénin est habituellement reconnu pour son pluralisme politique ? Gilles Yabi : Ce sont des résultats spectaculaires ! Effectivement, cela signifie une Assemblée nationale exclusivement composée de députés soutenant l'action du président Patrice Talon. Et au niveau des élections communales, on a effectivement le même résultat spectaculaire, l'absence de toute représentation de partis d'opposition dans les conseils communaux. C'est très clairement une première au Bénin. En réalité, ce n'est pas un résultat accidentel. C'est probablement assez proche de ce qui a été souhaité dès lors que des réformes ont rendu extrêmement difficile la possibilité pour un parti d'avoir le moindre député. Notamment cette règle d'un score plancher de 20 % imposée pour toutes les circonscriptions électorales, un seuil extrêmement élevé qui signifie qu'un parti peut être extrêmement dominant dans beaucoup de parties du Bénin, et en même temps ne pas être capable d'avoir un seul député à l'Assemblée nationale. Justement, le principal parti d'opposition, Les Démocrates, n'était pas autorisé à participer à ces communales et ne sera pas non plus autorisé à présenter un candidat à la présidentielle d'avril prochain. Précisez-nous quelles sont les raisons avancées par les autorités béninoises pour justifier ces exclusions ? C'est toujours un peu compliqué de parler d'exclusion. Il y a beaucoup de règles qui ont été instituées dans la nouvelle loi électorale, avec des exigences très importantes. J'ai cité le seuil des 20 %, mais il y a aussi les parrainages nécessaires pour valider une candidature à l'élection présidentielle. Et ces parrainages ne sont pas citoyens comme dans d'autres pays, ce sont des parrainages exclusivement politiques venant de députés ou de maires. Et ce seuil-là aussi, au niveau des parrains, a été relevé. Donc, on voit bien, quand même, qu'il y a eu beaucoup de réformes pour restreindre considérablement l'espace d'expression politique. Mais à nouveau, on ne peut pas parler de décision d'exclusion, même si le résultat est le même, finalement. Concernant les élections locales, ce sont des dossiers qui étaient incomplets et qui ont effectivement abouti à une non-validation de la candidature du parti Les Démocrates. Mais là aussi, le résultat de toute façon est le même. En réalité, c'est une absence totale de représentation de l'opposition et donc de la diversité politique du pays. Je crois que c'est quand même un résultat qui montre un changement assez radical dans la posture démocratique du Bénin. C'est vrai que depuis l'arrivée au pouvoir de Patrice Talon, l'opposition n'a jamais été aussi peu représentée dans les urnes. Diriez-vous, comme beaucoup d'observateurs le prédisaient à l'époque, que le président Talon a définitivement cédé à la tentation autoritaire ? Lorsqu'on écoute son dernier discours sur l'état de la nation à l'Assemblée nationale, en réalité, il y a une très grande clarté dans sa vision : la démocratie, oui, c'est important, mais ce n'est peut-être pas aussi important que le développement économique, la modernisation du pays. Au fond, le choix qu'il a fait, c'est de réformer profondément les institutions politiques du pays selon sa vision personnelle. C'est tout à fait voulu d'avoir un espace politique restreint et d'avoir aussi un espace de liberté restreint, avec quand même deux modifications importantes de la Constitution. Donc, pour moi, ce ne sont pas tellement les élections et la non-représentation de l'opposition qui posent le plus de problèmes. La vision du président Talon entraîne le Bénin dans une direction qui, de mon point de vue, crée aussi les conditions de beaucoup de tensions, tout ça dans un environnement régional qui lui-même est très fragile. Je suis assez inquiet par rapport à cette évolution parce que dans un tel environnement, on a besoin plutôt d'unité, de cohésion et d'espaces d'expression politique en interne pour faire face aux différents défis, y compris le défi sécuritaire. À lire aussiLégislatives au Bénin: l'opposition dénonce «un Parlement monocolore» en attendant les résultats définitifs À lire aussiBénin: la prochaine Assemblée nationale n'aura aucun député de l'opposition

Revue de presse internationale
À la Une: jusqu'à 500 000 sans-papiers régularisés en Espagne

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 4:04


Ils seraient au total 840 000 clandestins en Espagne, essentiellement d'origine colombienne, péruvienne et hondurienne. À contre-courant de ses homologues européens, le gouvernement de gauche espagnol s'apprête donc à adopter un plan de régularisation massif qui pourrait bénéficier à 500 000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays et de compenser un solde démographique négatif. « Régularisation, enfin, se félicite El País à Madrid. La régularisation massive des immigrés, approuvée hier par le gouvernement dans sa première phase, permettra à des centaines de milliers de personnes de sortir de la clandestinité, de la marginalisation et de l'exploitation. Ces personnes assumaient auparavant les mêmes obligations que tout citoyen espagnol, mais sans bénéficier des mêmes droits. Leur intégration à la pleine vie civique et à la structure économique et fiscale du pays est un acte de justice, dont la nécessité était devenue évidente depuis des années, affirme encore El País. Cette décision, prise d'un commun accord entre le gouvernement et Podemos, lève enfin l'impasse engendrée par des politiques à courte vue et la xénophobie qui a entaché le débat sur l'immigration. » Simples mesures d'urgence ? El Mundo, toujours à Madrid, est moins enthousiaste. Pour le quotidien d'inspiration libérale, « il est indéniable que les flux migratoires sont essentiels à la croissance économique du pays et au maintien de l'État-providence. Ils sont également cruciaux pour le financement des retraites et un marché du travail où, pour la première fois depuis 2008, le taux de chômage est passé sous la barre des 10 %. 80 % de la croissance du PIB depuis 2019 sont attribuables à la contribution des travailleurs étrangers. » Toutefois, tempère El Mundo, « il faut aborder l'immigration comme une stratégie nationale, et non pas seulement par des mesures d'urgence adaptées à la conjoncture politique ou économique. Par conséquent, ignorer les tensions identitaires et culturelles que ce phénomène engendre, avec son indéniable dimension émotionnelle, revient à ignorer une réalité de plus en plus déstabilisante pour la population. Le sentiment d'un manque de contrôle aux frontières ou l'arbitraire dans la répartition des mineurs alimentent le rejet de la politique et ouvrent la voie à la détérioration du vivre-ensemble. » En France : besoin d'immigration... Et en France ? Là aussi la démographie est en berne : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu moins de naissances que de décès en 2025. Alors, « Dénatalité, manque de main-d'œuvre : pourquoi la France a besoin d'immigration » : c'est le grand titre de Libération à Paris. « Englués dans une idéologie hostile aux étrangers, constate le journal, les gouvernements successifs s'acharnent à entraver l'accueil d'immigrés dont le pays a urgemment besoin dans l'emploi et pour faire face au manque de naissances. » D'après un représentant du Medef, le patronat français, interrogé par le journal, « les politiques ont la trouille pour de mauvaises raisons.  Ils refusent de proposer le débat parce que le Rassemblement national est aux portes du pouvoir, dit-il. On devrait pouvoir en parler pour mettre en place un système qui permette de faire tourner nos entreprises qui cherchent des employés. » Et ce dans de nombreux secteurs, précise Libération, comme le bâtiment, la restauration et l'hôtellerie. (…) Les syndicats tentent eux aussi de se faire entendre, pointe encore le journal. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, souhaite que la France sorte de "l'hypocrisie" : l'économie française “ne peut pas fonctionner sans les immigrés“. Elle s'oppose au “durcissement des règles“ et souligne les “effets délétères du passage“ de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur. »  …ou stop au « tsunami migratoire » ? Justement, a contrario, Le Figaro se félicite, lui, de l'action de l'ex-ministre de l'Intérieur. « En prenant le sujet de l'immigration à bras-le-corps, Bruno Retailleau ne s'est pas seulement fait un nom. Il a aussi obtenu des résultats inégalés depuis plus d'une dizaine d'années, affirme le quotidien de droite. (…) Les régularisations de sans-papiers ont baissé de 10  % en 2025 et les expulsions d'étrangers ont augmenté de plus de 15  % dans la même période. » Le Figaro qui déplore qu'au cours des dernières années, « aucune politique digne de ce nom n'ait été engagée dans la durée pour arrêter le tsunami migratoire. (…) Comme s'il y avait quelque honte, s'exclame le journal, à durcir le regroupement familial, à réduire l'accès aux prestations sociales, à rétablir le délit de séjour irrégulier, à revenir sur l'automaticité du droit du sol ».

Nostalgie - La Liste de Sandy
Quand on regarde la météo

Nostalgie - La Liste de Sandy

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 1:19


Depuis des années, la météo est le programme le plus regardé à la télé. Justement, quand on regarde la météo. C'est parti pour la liste de Sandy...

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy
La Liste de Sandy - Quand on regarde la météo

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 1:19


Depuis des années, la météo est le programme le plus regardé à la télé. Justement, quand on regarde la météo. C'est parti pour la liste de Sandy...

Invité culture
Dans «Pilleurs de Terre», le combat de paysans face à l'ogre des multinationale

Invité culture

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 7:39


Les paysans Bunong du Cambodge, l'ethnie Bagyeli du Cameroun : deux sociétés que plus de 10 000 km séparent, et qui n'ont à priori rien en commun. C'est pourtant de ces deux peuples autochtones que parle le film documentaire Pilleurs de terre, sorti 14 janvier dernier. Car malgré la distance, ils ont été réunis par une cause commune : la lutte contre les multinationales pour récupérer leurs terres ancestrales. La réalisatrice Fanny Paloma a suivi leur combat. RFI : Fanny Paloma, bonjour. Qu'est-ce qui vous a amenée, vous, à vous pencher sur l'histoire de ces paysans Bunong et de l'ethnie bagyeli ? Fanny Paloma : Cela vient de ma propre histoire. Je suis en partie issue d'une famille chilienne. Et au Chili aussi, il y a des communautés autochtones qui sont là depuis des siècles et des siècles et qui luttent toujours pour récupérer leurs terres qui, à l'époque, ont été volées par des colons espagnols. Cette revendication perpétuelle m'a amenée depuis longtemps à m'interroger : que signifie la terre quand le fait de la perdre veut dire perdre une partie de soi ?  Au cours de mes recherches,  j'ai entendu parler des Bagyeli et des Bunong, et je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de liens entre eux. J'ai décidé de m'y intéresser notamment via l'union entre ces populations qui ne se rencontrent pas et qui trouvent pourtant le moyen de s'allier contre un adversaire commun. Vous parlez des colons espagnols et, justement, au début du film, vous dites que finalement l'extinction des peuples autochtones continue. Est-ce que ça veut dire que le groupe Bolloré serait une forme de nouveau Christophe Colomb quelque part ? C'est ce qui ressort en tout cas des tactiques employées, et de la posture adoptée par ces sociétés. Le groupe Bolloré, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui existent aujourd'hui. Ce sont des sociétés qui estiment que leur vision du monde, et la valeur marchande qu'ils donnent à la terre, est la plus importante et prévaut sur les vies humaines et sur les visions des autres. Donc on retrouve quand même beaucoup d'attitudes proches de celles des premiers colons, c'est-à-dire « il n'y a pas le choix, de toute façon, on arrive, on prend, on exploite, ceci nous appartient ». Ce que vous dites me fait penser à cette phrase que vous avez dans le film : « Ce qui se mange est remplacé par ce qui se vend. »  Particulièrement au Cambodge, mais en fait on le voit aussi au Cameroun, au bout d'un moment, les personnes non seulement n'ont plus assez d'espace pour planter pour eux-mêmes des biens alimentaires, mais finalement ils ont aussi besoin de vendre à ces compagnies qui viennent, qui créent avec eux des contrats qui leur permettent de vendre, par exemple, du caoutchouc à la compagnie. Souvent, les entreprises vont mettre en place des situations où les personnes n'ont pas vraiment le choix que de finalement cultiver pour la compagnie, et ça ne va pas être des fruits et des légumes, ça va être le caoutchouc, ou le poivre, par exemple. Donc petit à petit, les gens cherchent à créer de l'argent plutôt que des biens alimentaires. C'est intéressant parce que, ce que l'on voit aussi en visionnant le film, c'est que l'implantation de ces groupes crée également de la division. Oui, complètement, et c'est quelque chose qu'on a voulu montrer dans le film. En fait, la division, quand les personnes sont dans une situation de survie, c'est une arme redoutable. Ce que font aussi les entreprises, c'est qu'elles coupent le flux d'informations. Donc, les gens ne savent plus vraiment ce qui se passe pour les autres familles, ne savent plus quels moyens employer pour se défendre, et ça casse une coutume qui est de prendre les décisions en commun. Face à une situation de vie ou de mort, quand certains pensent avoir trouvé la bonne solution, ils s'y tiennent corps et âme. Et c'est cela qui créée des divisions, parce qu'on ne veut pas que les autres cassent l'initiative qu'on a commencée. Donc c'est tout un système qui permet de diviser les gens à plusieurs étages. Il y a d'ailleurs une scène très parlante à ce sujet : à un moment, l'avocat Me Fiodor Rilov, vient informer la communauté Bagyeli des nouvelles avancées. L'un des hommes présents porte une tenue Socapalm dont il a caché le logo. Pouvez-vous nous parler de ce moment-là ? La première chose qu'il faut dire, c'est qu'à beaucoup de ces réunions, il y avait beaucoup moins de personnes que dans un rassemblement habituel du village. Les gens ont l'habitude de se réunir et de prendre la parole tous ensemble, et là, on nous le disait souvent « il manque la moitié des personnes ». Cet homme a voulu participer à la réunion, et effectivement, il revenait du champ Socapalm, où il est employé -  souvent, ce sont des employés à la journée. Et il nous a dit qu'il avait cru que, peut-être, c'était certains envoyés de Socapalm qui se faisaient passer pour des ONG, ou se faisaient passer pour des médiateurs, pour en réalité obtenir des informations, qui pourraient leur permettre ensuite de les bannir du travail, ou en tout cas de leur créer des problèmes. Et cela, à votre connaissance, c'est une méthode qui a réellement été utilisée par ces groupes-là ? On nous en a beaucoup parlé en tout cas. Un autre homme nous a raconté que Socapalm avait récupéré les noms des personnes qui ont porté plainte, afin de tenir une liste pour empêcher certains d'obtenir ce travail journalier. Cette situation de précarité, et cette peur planante, c'est quelque chose qu'on nous a rapporté plusieurs fois.  En vous écoutant, et en sachant la force de frappe des multinationales, on a l'impression d'être face à des rouleaux compresseurs. Comment ne pas désespérer ? Du côté des populations, c'est une question de survie. Ce qui les fait tenir, c'est qu'ils ne se battent pas pour un territoire, en fait. Ils ne se battent pas pour un sol, ils se battent pour un lien. Le lien avec leurs ancêtres, leurs descendants, mais aussi avec une manière d'être au monde. Et puisque c'est une question de survie, de toute façon, ils ne lâcheront pas. De notre côté, je pense que la prise de conscience nous apporte déjà beaucoup. Se demander qui raconte l'histoire, quelle histoire on écoute, et qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on appelle le progrès aujourd'hui ? Justement, pouvez-vous expliquer ce que représente la terre pour les Bunong et les Bagyeli, au-delà d'un moyen de subsistance ? C'est d'abord un lien spirituel très fort. Souvent, les populations autochtones qui vivent de manière très proche avec la nature ont la croyance ferme que leurs ancêtres et les esprits sont des entités avec lesquelles il faut cohabiter. Donc le fait de casser la connexion spirituelle est très difficile à vivre pour beaucoup. Ensuite, il y a toutes les habitudes et le savoir nés sur ces terres et qui sont extrêmement riches, qui leur amènent aussi une pharmacopée, des formes de subsistance et une souveraineté. La perdre, c'est recommencer à zéro. Le tournage terminé, êtes-vous restée en lien avec ces communautés ? Oui j'essaie d'avoir des contacts les plus réguliers possibles avec eux. Je travaille aussi avec plusieurs personnes qui ont des liens sur place, qui eux aussi vont avoir des contacts. Donc ça nous permet de créer une chaîne quand même pour rester en contact. Vous disiez, au tout début de cet entretien, que ce sont des questionnements personnels qui vous ont amenée à vous pencher sur ce sujet. Est-ce que ce film vous a permis de trouver des réponses à ces questionnements plus intimes ?  Je n'ai pas trouvé de réponses à proprement parler. Je suis plutôt au début d'un cheminement. Tout cela m'a amenée sur une question de sens. En tout cas, c'est cela, la conclusion que j'ai tirée de mon expérience. Et c'est vers cela que je veux continuer à aller. 

Invité Culture
Dans «Pilleurs de Terre», le combat de paysans face à l'ogre des multinationale

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 7:39


Les paysans Bunong du Cambodge, l'ethnie Bagyeli du Cameroun : deux sociétés que plus de 10 000 km séparent, et qui n'ont à priori rien en commun. C'est pourtant de ces deux peuples autochtones que parle le film documentaire Pilleurs de terre, sorti 14 janvier dernier. Car malgré la distance, ils ont été réunis par une cause commune : la lutte contre les multinationales pour récupérer leurs terres ancestrales. La réalisatrice Fanny Paloma a suivi leur combat. RFI : Fanny Paloma, bonjour. Qu'est-ce qui vous a amenée, vous, à vous pencher sur l'histoire de ces paysans Bunong et de l'ethnie bagyeli ? Fanny Paloma : Cela vient de ma propre histoire. Je suis en partie issue d'une famille chilienne. Et au Chili aussi, il y a des communautés autochtones qui sont là depuis des siècles et des siècles et qui luttent toujours pour récupérer leurs terres qui, à l'époque, ont été volées par des colons espagnols. Cette revendication perpétuelle m'a amenée depuis longtemps à m'interroger : que signifie la terre quand le fait de la perdre veut dire perdre une partie de soi ?  Au cours de mes recherches,  j'ai entendu parler des Bagyeli et des Bunong, et je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de liens entre eux. J'ai décidé de m'y intéresser notamment via l'union entre ces populations qui ne se rencontrent pas et qui trouvent pourtant le moyen de s'allier contre un adversaire commun. Vous parlez des colons espagnols et, justement, au début du film, vous dites que finalement l'extinction des peuples autochtones continue. Est-ce que ça veut dire que le groupe Bolloré serait une forme de nouveau Christophe Colomb quelque part ? C'est ce qui ressort en tout cas des tactiques employées, et de la posture adoptée par ces sociétés. Le groupe Bolloré, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui existent aujourd'hui. Ce sont des sociétés qui estiment que leur vision du monde, et la valeur marchande qu'ils donnent à la terre, est la plus importante et prévaut sur les vies humaines et sur les visions des autres. Donc on retrouve quand même beaucoup d'attitudes proches de celles des premiers colons, c'est-à-dire « il n'y a pas le choix, de toute façon, on arrive, on prend, on exploite, ceci nous appartient ». Ce que vous dites me fait penser à cette phrase que vous avez dans le film : « Ce qui se mange est remplacé par ce qui se vend. »  Particulièrement au Cambodge, mais en fait on le voit aussi au Cameroun, au bout d'un moment, les personnes non seulement n'ont plus assez d'espace pour planter pour eux-mêmes des biens alimentaires, mais finalement ils ont aussi besoin de vendre à ces compagnies qui viennent, qui créent avec eux des contrats qui leur permettent de vendre, par exemple, du caoutchouc à la compagnie. Souvent, les entreprises vont mettre en place des situations où les personnes n'ont pas vraiment le choix que de finalement cultiver pour la compagnie, et ça ne va pas être des fruits et des légumes, ça va être le caoutchouc, ou le poivre, par exemple. Donc petit à petit, les gens cherchent à créer de l'argent plutôt que des biens alimentaires. C'est intéressant parce que, ce que l'on voit aussi en visionnant le film, c'est que l'implantation de ces groupes crée également de la division. Oui, complètement, et c'est quelque chose qu'on a voulu montrer dans le film. En fait, la division, quand les personnes sont dans une situation de survie, c'est une arme redoutable. Ce que font aussi les entreprises, c'est qu'elles coupent le flux d'informations. Donc, les gens ne savent plus vraiment ce qui se passe pour les autres familles, ne savent plus quels moyens employer pour se défendre, et ça casse une coutume qui est de prendre les décisions en commun. Face à une situation de vie ou de mort, quand certains pensent avoir trouvé la bonne solution, ils s'y tiennent corps et âme. Et c'est cela qui créée des divisions, parce qu'on ne veut pas que les autres cassent l'initiative qu'on a commencée. Donc c'est tout un système qui permet de diviser les gens à plusieurs étages. Il y a d'ailleurs une scène très parlante à ce sujet : à un moment, l'avocat Me Fiodor Rilov, vient informer la communauté Bagyeli des nouvelles avancées. L'un des hommes présents porte une tenue Socapalm dont il a caché le logo. Pouvez-vous nous parler de ce moment-là ? La première chose qu'il faut dire, c'est qu'à beaucoup de ces réunions, il y avait beaucoup moins de personnes que dans un rassemblement habituel du village. Les gens ont l'habitude de se réunir et de prendre la parole tous ensemble, et là, on nous le disait souvent « il manque la moitié des personnes ». Cet homme a voulu participer à la réunion, et effectivement, il revenait du champ Socapalm, où il est employé -  souvent, ce sont des employés à la journée. Et il nous a dit qu'il avait cru que, peut-être, c'était certains envoyés de Socapalm qui se faisaient passer pour des ONG, ou se faisaient passer pour des médiateurs, pour en réalité obtenir des informations, qui pourraient leur permettre ensuite de les bannir du travail, ou en tout cas de leur créer des problèmes. Et cela, à votre connaissance, c'est une méthode qui a réellement été utilisée par ces groupes-là ? On nous en a beaucoup parlé en tout cas. Un autre homme nous a raconté que Socapalm avait récupéré les noms des personnes qui ont porté plainte, afin de tenir une liste pour empêcher certains d'obtenir ce travail journalier. Cette situation de précarité, et cette peur planante, c'est quelque chose qu'on nous a rapporté plusieurs fois.  En vous écoutant, et en sachant la force de frappe des multinationales, on a l'impression d'être face à des rouleaux compresseurs. Comment ne pas désespérer ? Du côté des populations, c'est une question de survie. Ce qui les fait tenir, c'est qu'ils ne se battent pas pour un territoire, en fait. Ils ne se battent pas pour un sol, ils se battent pour un lien. Le lien avec leurs ancêtres, leurs descendants, mais aussi avec une manière d'être au monde. Et puisque c'est une question de survie, de toute façon, ils ne lâcheront pas. De notre côté, je pense que la prise de conscience nous apporte déjà beaucoup. Se demander qui raconte l'histoire, quelle histoire on écoute, et qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on appelle le progrès aujourd'hui ? Justement, pouvez-vous expliquer ce que représente la terre pour les Bunong et les Bagyeli, au-delà d'un moyen de subsistance ? C'est d'abord un lien spirituel très fort. Souvent, les populations autochtones qui vivent de manière très proche avec la nature ont la croyance ferme que leurs ancêtres et les esprits sont des entités avec lesquelles il faut cohabiter. Donc le fait de casser la connexion spirituelle est très difficile à vivre pour beaucoup. Ensuite, il y a toutes les habitudes et le savoir nés sur ces terres et qui sont extrêmement riches, qui leur amènent aussi une pharmacopée, des formes de subsistance et une souveraineté. La perdre, c'est recommencer à zéro. Le tournage terminé, êtes-vous restée en lien avec ces communautés ? Oui j'essaie d'avoir des contacts les plus réguliers possibles avec eux. Je travaille aussi avec plusieurs personnes qui ont des liens sur place, qui eux aussi vont avoir des contacts. Donc ça nous permet de créer une chaîne quand même pour rester en contact. Vous disiez, au tout début de cet entretien, que ce sont des questionnements personnels qui vous ont amenée à vous pencher sur ce sujet. Est-ce que ce film vous a permis de trouver des réponses à ces questionnements plus intimes ?  Je n'ai pas trouvé de réponses à proprement parler. Je suis plutôt au début d'un cheminement. Tout cela m'a amenée sur une question de sens. En tout cas, c'est cela, la conclusion que j'ai tirée de mon expérience. Et c'est vers cela que je veux continuer à aller. 

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Quel “jouet” emblématique signe son grand retour ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 1:58


Trente ans après leur apparition, les petits œufs électroniques Tamagotchi signent un retour spectaculaire. Pas un simple frisson nostalgique : un vrai phénomène économique.Le chiffre qui résume tout tient en une ligne : les ventes de produits Tamagotchi (hors jeux vidéo) ont été multipliées par environ sept en cinq ans, depuis 2019. Autrement dit, la “renaissance” s'est construite sur la période post-Covid : davantage de temps à la maison, un besoin de réconfort, et l'envie d'objets simples, affectifs, quasi anti-stress.Ce retour s'appuie aussi sur un socle industriel solide. Bandai Namco rappelle qu'au total, plus de 100 millions de Tamagotchi (ces “œufs” de poche) ont été vendus dans le monde depuis le lancement de la marque. Ce volume historique compte, car il transforme le produit en icône transgénérationnelle : les parents d'hier peuvent aujourd'hui offrir à leurs enfants un objet qu'ils ont connu… et s'en racheter un “pour de bon”.Pourquoi ça marche maintenant, alors que le smartphone existe ? Justement parce que le Tamagotchi est l'inverse du smartphone : un usage limité, des règles simples, une petite dose de responsabilité et de récompense. Et surtout, c'est un objet. Il se porte, se montre, se collectionne. La preuve : à Tokyo, l'effet “accessoire de mode” est devenu un argument en soi, notamment chez les plus jeunes. Économiquement, le Tamagotchi profite d'un marché en forte traction : celui des “kidults”, ces adultes qui achètent des jouets pour eux-mêmes, à la frontière entre collection, lifestyle et cadeau. C'est un segment sur lequel Bandai multiplie les déclinaisons : éditions, couleurs, collaborations, et renouvellement régulier des gammes. Et l'actualité alimente la machine : expositions anniversaires, communication événementielle, et mise en scène du produit comme un morceau de culture pop. Au fond, l'histoire est classique… et très moderne. Dans une économie saturée d'écrans et d'abonnements, un petit objet à trois boutons et à l'attachement quasi émotionnel devient un produit parfait : faible barrière d'entrée, fort capital nostalgie, et achat impulsif. Le Covid n'a pas “créé” le Tamagotchi ; il a remis en valeur ce que l'objet vend depuis 1996 : une relation, miniature, mais intense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: des élections sans surprises en Guinée et en Côte d'Ivoire

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 4:52


Avec tout d'abord la présidentielle de dimanche en Guinée. Pas de suspense : la presse guinéenne publie les premiers résultats qui donnent Mamadi Doumbouya gagnant. Guinée Matin écrit : « La Direction générale des élections a publié cette nuit les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle du 28 décembre. Ces résultats concernent six circonscriptions électorales de Conakry et neuf autres de l'intérieur du pays. On constate une nette avance du candidat Mamadi Doumbouya par rapport à ses concurrents et un taux de participation globalement élevé alors que l'affluence n'était pas importante dans de nombreux bureaux de vote. » Quelle participation ? La participation a été déjà annoncée importante… malgré une faible affluence dans les bureaux de vote : on constate la contradiction. « La directrice générale des élections, Djenabou Touré, annonce un taux de participation de 85 %, pointe Le Monde Afrique. Celui-ci était considéré comme le principal enjeu du contrôle en l'absence d'opposants d'envergure. » Un chiffre surprenant donc, d'autant, note encore le journal, que « l'opposition, dont les ténors ont été écartés du scrutin, avait appelé à boycotter cette présidentielle. » Pour sa part, relève encore Le Monde Afrique, le FNDC, « le Front national pour la défense de la Constitution, mouvement citoyen qui réclame le retour des civils au pouvoir, a remis en cause cette forte participation. "Une immense majorité de Guinéens a choisi de boycotter la mascarade électorale", a déclaré le FNDC. Les Guinéens ont "refusé de s'associer à ce simulacre d'examen", sans toutefois donner de chiffre. » Retour prochain au sein de la Cédéao et de l'UA « En réalité, le chiffre importe peu, estime pour sa part Le Point Afrique, car la communauté internationale a déjà implicitement validé ce processus de retour à l'ordre constitutionnel. » Avec un retour prochain quasi-certain au sein de la Cédéao et de l'Union africaine. « En dépit d'écarts sociaux grandioses, d'un examen peu inclusif et d'une opposition muselée, Mamadi Doumbouya risque de remporter son pari, celui de devenir crédible aux yeux du monde. "Dès 2026, la Guinée va revenir sur le devant de la scène internationale", promet le Premier ministre Amadou Bah Oury. Cette victoire annoncée de Mamadi Doumbouya s'inscrit cependant dans un contexte de pauvreté chronique de la population, tempère Le Point Afrique. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, la Guinée figure toujours parmi les premières nationalités à emprunter la "route atlantique ouest-africaine pour tenter de rejoindre l'Europe, après le Mali et le Sénégal". » Côte d'Ivoire : victoire écrasante du RHDP aux législatives Pas de surprise non plus en Côte d'Ivoire. Le RHDP, le parti au pouvoir, remporte les législatives de samedi avec 197 sièges sur 255. « Autant en emporte l'orange », s'exclame L'Intelligent, faisant allusion à la couleur officielle du parti. « La Côte d'Ivoire en orange », renchérit Le Patriote. « Le examen s'est déroulé dans le calme et la discipline », constate Le Jour. « Fraudes, corruptions, intimidations dans des bureaux de vote », dénonce pour sa part Le Nouveau Réveil, quotidien d'opposition. L'opposition laminée Justement, pour ce qui est de l'opposition, relève Afrik.com, « le PDCI enregistre une diminution notable de son nombre de sièges par rapport à la législature sortante (de 66 à 32). Des bastions symboliques ont basculé au profit du RHDP, illustrant les difficultés du parti à maintenir son influence dans certaines zones urbaines et politiques clés. La perte de circonscriptions stratégiques, notamment dans des villes à forte valeur institutionnelle, constitue un revers important pour la formation dirigée par Tidjane Thiam, constate encore Afrik.com. Autre fait marquant de ces législatives : la progression de candidats indépendants (une vingtaine). Dans plusieurs circonscriptions, des personnalités non investies par les grands partis ont réussi à s'imposer face aux formations traditionnelles. Ce phénomène témoigne d'une volonté d'une partie de l'électorat de privilégier les profils locaux, parfois en rupture avec les appareils politiques classiques. » Vers de nouvelles modifications constitutionnelles ? À noter également le faible taux de participation à ces législatives : seulement un peu plus de 35 %. En tout cas, conclut Jeune Afrique, qui imagine que les débats parlementaires seront « moins vifs dans cette Assemblée quasi monocolore (avec plus des trois quarts de voix pour le parti au pouvoir). La configuration simplifiera en revanche grandement les projets législatifs du gouvernement et, surtout, d'éventuelles modifications de la Constitution. On parle notamment du retour de la limite d'âge à 75 ans pour se présenter à la magistrature suprême. » Rappelons que le président Ouattara, bientôt 84 ans, réélu en octobre dernier pour un 4e mandat, avait fait adopter une nouvelle constitution en 2016, qui lui avait permis de se représenter.

Revue de presse Afrique
À la Une: des élections sans surprises en Guinée et en Côte d'Ivoire

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 4:52


Avec tout d'abord la présidentielle de dimanche en Guinée. Pas de suspense : la presse guinéenne publie les premiers résultats qui donnent Mamadi Doumbouya gagnant. Guinée Matin écrit : « La Direction générale des élections a publié cette nuit les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle du 28 décembre. Ces résultats concernent six circonscriptions électorales de Conakry et neuf autres de l'intérieur du pays. On constate une nette avance du candidat Mamadi Doumbouya par rapport à ses concurrents et un taux de participation globalement élevé alors que l'affluence n'était pas importante dans de nombreux bureaux de vote. » Quelle participation ? La participation a été déjà annoncée importante… malgré une faible affluence dans les bureaux de vote : on constate la contradiction. « La directrice générale des élections, Djenabou Touré, annonce un taux de participation de 85 %, pointe Le Monde Afrique. Celui-ci était considéré comme le principal enjeu du contrôle en l'absence d'opposants d'envergure. » Un chiffre surprenant donc, d'autant, note encore le journal, que « l'opposition, dont les ténors ont été écartés du scrutin, avait appelé à boycotter cette présidentielle. » Pour sa part, relève encore Le Monde Afrique, le FNDC, « le Front national pour la défense de la Constitution, mouvement citoyen qui réclame le retour des civils au pouvoir, a remis en cause cette forte participation. "Une immense majorité de Guinéens a choisi de boycotter la mascarade électorale", a déclaré le FNDC. Les Guinéens ont "refusé de s'associer à ce simulacre d'examen", sans toutefois donner de chiffre. » Retour prochain au sein de la Cédéao et de l'UA « En réalité, le chiffre importe peu, estime pour sa part Le Point Afrique, car la communauté internationale a déjà implicitement validé ce processus de retour à l'ordre constitutionnel. » Avec un retour prochain quasi-certain au sein de la Cédéao et de l'Union africaine. « En dépit d'écarts sociaux grandioses, d'un examen peu inclusif et d'une opposition muselée, Mamadi Doumbouya risque de remporter son pari, celui de devenir crédible aux yeux du monde. "Dès 2026, la Guinée va revenir sur le devant de la scène internationale", promet le Premier ministre Amadou Bah Oury. Cette victoire annoncée de Mamadi Doumbouya s'inscrit cependant dans un contexte de pauvreté chronique de la population, tempère Le Point Afrique. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, la Guinée figure toujours parmi les premières nationalités à emprunter la "route atlantique ouest-africaine pour tenter de rejoindre l'Europe, après le Mali et le Sénégal". » Côte d'Ivoire : victoire écrasante du RHDP aux législatives Pas de surprise non plus en Côte d'Ivoire. Le RHDP, le parti au pouvoir, remporte les législatives de samedi avec 197 sièges sur 255. « Autant en emporte l'orange », s'exclame L'Intelligent, faisant allusion à la couleur officielle du parti. « La Côte d'Ivoire en orange », renchérit Le Patriote. « Le examen s'est déroulé dans le calme et la discipline », constate Le Jour. « Fraudes, corruptions, intimidations dans des bureaux de vote », dénonce pour sa part Le Nouveau Réveil, quotidien d'opposition. L'opposition laminée Justement, pour ce qui est de l'opposition, relève Afrik.com, « le PDCI enregistre une diminution notable de son nombre de sièges par rapport à la législature sortante (de 66 à 32). Des bastions symboliques ont basculé au profit du RHDP, illustrant les difficultés du parti à maintenir son influence dans certaines zones urbaines et politiques clés. La perte de circonscriptions stratégiques, notamment dans des villes à forte valeur institutionnelle, constitue un revers important pour la formation dirigée par Tidjane Thiam, constate encore Afrik.com. Autre fait marquant de ces législatives : la progression de candidats indépendants (une vingtaine). Dans plusieurs circonscriptions, des personnalités non investies par les grands partis ont réussi à s'imposer face aux formations traditionnelles. Ce phénomène témoigne d'une volonté d'une partie de l'électorat de privilégier les profils locaux, parfois en rupture avec les appareils politiques classiques. » Vers de nouvelles modifications constitutionnelles ? À noter également le faible taux de participation à ces législatives : seulement un peu plus de 35 %. En tout cas, conclut Jeune Afrique, qui imagine que les débats parlementaires seront « moins vifs dans cette Assemblée quasi monocolore (avec plus des trois quarts de voix pour le parti au pouvoir). La configuration simplifiera en revanche grandement les projets législatifs du gouvernement et, surtout, d'éventuelles modifications de la Constitution. On parle notamment du retour de la limite d'âge à 75 ans pour se présenter à la magistrature suprême. » Rappelons que le président Ouattara, bientôt 84 ans, réélu en octobre dernier pour un 4e mandat, avait fait adopter une nouvelle constitution en 2016, qui lui avait permis de se représenter.

Invité Afrique
Pour Noël, l'archevêque catholique de Douala invite à «créer vraiment un monde de paix»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 6:02


Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix.  Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ?  Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres.  À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ?  Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie.  Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ?  La plus grande prison, New Bell, à Douala.  Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ?  Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ?  Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala

La Story Nostalgie
Contes de Noël (Episode 1)

La Story Nostalgie

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 7:17


Noël 1974, beaucoup de messieurs, jeunes et moins jeunes, achètent en librairie et en kiosque le numéro de Noël du magazine Lui. Énorme succès : on s'arrache ce numéro dans lequel on peut regarder à loisir des photos scandaleuses de Jane Birkin qui est devenue, contre toute attente, une des grandes stars du cinéma français. Des photos qui ont été mises en scène par son compagnon, Serge Gainsbourg. Dois-je vous dire que dans sa maison du 5bis rue de Verneuil, il se réjouit de son coup médiatique. Ah ben oui, c'est uniquement par cynisme et par passion pour le succès public, qu'il a fait ça. C'est vrai que sous le costume du provocateur pervers, Gainsbourg cache un tendre, une peluche qui en étonnerait plus d'un mais qu'il réserve à ses intimes, à sa famille. D'ailleurs Noël en famille, Serge Gainsbourg adore ça. Spécialement en Angleterre où la fête est beaucoup plus colorée et spectaculaire qu'en France. Avez-vous déjà vu les vitrines et les rues de Londres, Édimbourg à cette époque ? Retour en enfance garanti.Ainsi de ce dîner de Noël chez Jane, à Londres, où le soir du réveillon, on sonne à la porte. Serge va ouvrir, c'est un sans-abri qui demande s'ils n'auraient pas une pièce ou quelque chose à manger. Et voilà que Serge lui fait une place à table, elle est abondante, il n'aime pas manquer de quoi que ce soit. Serge est très animé ; il met à l'aise le pauvre homme qui se retrouve au chaud, devant un sapin illuminé du sol au plafond. Le repas terminé, Serge lui dit tu ne vas pas partir comme ça et il lui remplit un sac de victuailles comprenant une bonne bouteille de vin, bien sûr. Il lui offre même sa montre, cadeau ! Noël, c'est ça aussi. Et Serge n'en reste pas là car lors d'un réveillon avec la famille Birkin sur l'île de Wight, cette fois, car avec Andrew, le frère de Jane, avec qui il s'entend comme larron en foire, thick as thieves, comme ils disent, Serge s'est mis en tête de faire venir un prestidigitateur. Où comptes-tu en trouver sur cette île ? dit Andrew. Justement, je viens de lire un article dans la gazette locale. Un type qui s'appelle Fred The Conjuror. Appelle-le.Andrew saisit le téléphone et contacte le dit Magicien, bien étonné en arrivant, de ne trouver comme public, six adultes, alors que son numéro est réservé à un public d'enfants. Sans se laisser démonter, il déballe son matériel et se lance dans une série de tours consternants. Les Birkin sont morts de rire mais Serge encourage l'artiste en applaudissant à tout rompre. A la fin de la représentation, Gainsbourg arrondit fortement la somme convenue pour le cachet de l'artiste. Merry Christmas.Oui Gainsbourg adore l'Angleterre ; pas uniquement pour l'ambiance de Noël et la splendide femme que ce pays lui a donnés. Cela fait depuis six ans qu'il trouve l'inspiration dans les pubs de Londres et les meilleurs musiciens dans ses studios, alors les Noël, ça se fête en Grande-Bretagne et à la maison.

Invité Afrique
Sidi Ould Tah: la BAD veut «d'aller au-delà de l'aide publique au développement, vers l'investissement»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 9:08


Voilà 100 jours que Sidi Ould Tah a pris la tête de la Banque africaine de développement (BAD). Et, le banquier mauritanien affiche déjà une action positive pour ses trois premiers mois : la levée mardi 16 décembre de 11 milliards de dollars pour le Fonds africain de développement. Une hausse de 23 % par rapport à la précédente session des donateurs. Et, ce, malgré la baisse drastique des enveloppes d'aide au développement cette année. Le président de la BAD explique ses ambitions pour l'Afrique dans un environnement financier en recomposition. Il répond à Sidy Yansané   RFI : M. le président Sidi Ould Tah, vous êtes à Londres pour la réunion des donateurs du Fonds africain de développement, le FAD, qui est, pour le dire simplement, une cagnotte réservée au financement de projets dans les pays africains les plus pauvres. Et cette semaine, le FAD a recueilli 11 milliards de dollars. Un montant que vous qualifiez d'historique.   Sidi Ould Tah : Absolument ! Nous sommes pour l'élan de solidarité historique que nous venons de connaître, qui devrait nous permettre, au cours des trois prochaines années, de mieux répondre aux attentes des populations africaines, en particulier les 37 pays les plus fragiles et les moins dotés de l'Afrique. Du coup, cette année, qui sont les principaux contributeurs ? Malgré le contexte international que nous connaissons tous et qui se caractérise par des pressions fiscales importantes et aussi des pressions sur les ressources, les partenaires du FAD et les pays africains ont décidé ensemble d'augmenter leur enveloppe dans cette 17ᵉ reconstitution du Fonds. C'est un message très fort de solidarité avec l'Afrique et pour l'Afrique. Et aussi un message très fort des Africains pour la prise en charge de leur propre développement. Justement, vous vous félicitez de l'engagement de l'Afrique dans son propre fonds. 23 pays du continent qui ont contribué à près de 183 millions de dollars. Une véritable transformation, vous dites. Mais finalement, 183 millions sur un total de 11 milliards, cette transformation que vous vantez est-elle bien réelle ? Ce qu'il faut regarder au-delà des chiffres, c'est le geste lui-même. Je crois que c'est la dynamique qui commence et ça montre quand même un engagement très fort de la part des pays africains. Si on rapporte ce montant au PIB des pays africains contributeurs, on se rend compte quand même que l'effort est considérable. Mais ce qu'il faut aussi regarder, c'est la volonté commune des deux parties d'aller au-delà de l'aide publique au développement pour aller vers l'investissement, vers le partenariat économique, tout en prenant compte de l'intérêt de nos pays donateurs. Parlons de ces partenaires. Avant de prendre les rênes de la BAD, vous teniez pendant dix ans ceux de la BADEA, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, notamment financée par les pays du Golfe que vous connaissez bien. C'est cette « nouvelle génération de collaborateurs à grande échelle », comme vous le dites, que vous comptez développer ? Il ne s'agit pas d'individualiser des partenaires contre d'autres. Ce qu'il faut voir, c'est l'ensemble des partenaires de l'Afrique. Le continent a toujours reçu un appui constant de la part de ses partenaires historiques, et cet appui continue et se renforce. L'arrivée d'autres partenaires ne fait que renforcer ce partenariat, et ne diminue en rien le partenariat existant. Nous avons consacrée tout une journée au secteur privé avec un certain nombre d'acteurs financiers. Nous sommes à Londres qui est une place financière internationale. Dans ce cadre, le FAD pourrait jouer un rôle important dans l'atténuation du risque perçu dès qu'il s'agit du continent africain, de quoi rassurer les investisseurs et permettre le développement des projets transformateurs dans les différents pays africains. Revenons sur la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, qui s'engage à donner jusqu'à 800 millions de dollars pour le développement en Afrique. Engagement similaire de l'OPEP à hauteur de 2 milliards de dollars. Ce sont les sommes annoncées par la BAD que vous présidez. N'y a-t-il pas là une alternative aux contributeurs habituels ? Vous savez, les besoins de l'Afrique sont immenses. Annuellement, on estime ces besoins de financement et de développement à 400 milliards de dollars. Donc, toutes les contributions sont les bienvenues. Toutes les participations sont nécessaires, que ce soit à travers la mobilisation du secteur privé, qui doit aussi jouer un rôle important dans la mise en œuvre des projets d'infrastructures, la transformation des matières premières, le secteur de l'énergie, des transports, les ports, les aéroports, les chemins de fer, mais aussi dans le domaine digital. En novembre, vous étiez présent au G20 organisé en Afrique du Sud et boycottée par Washington. Comment comptez-vous composer avec la nouvelle politique américaine des deals pour paraphraser le président Donald Trump, notamment sur les matières premières ? Les Etats-Unis ont toujours soutenu la BAD et continuent à la soutenir. Et nous travaillons en étroite collaboration avec nos actionnaires dans l'intérêt du continent africain. Le rôle de la Banque est un rôle de financement du développement et de mobilisation des ressources pour le continent africain, et nous continuerons à le faire, y compris avec le secteur privé américain comme la DFC, comme US Bank. C'est les projets qui vont contribuer à l'amélioration du bien-être des populations africaines. À lire aussiBanque africaine de développement: le nouveau président invite à «changer de paradigme» face aux défis du continent

Revue de presse internationale
À la Une : la Cisjordanie sous pression…

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 3:40


« Les méthodes d'Israël pour imposer un régime de terreur inédit en Cisjordanie » : c'est le titre d'une longue enquête menée par Le Monde à Paris. Le Monde qui constate que « le niveau de violence infligé aux Palestiniens qui résident dans ce territoire n'a jamais été aussi élevé depuis 1967, date du début de son occupation par l'Etat hébreu. » « Les Palestiniens ont peur, écrit le journal. De l'armée. De la police. Du Shin Bet (le renseignement intérieur). Des colons. Des arrestations. Des interrogatoires. De la prison. Des checkpoints. Des patrouilles. Même de prendre la route entre les différentes villes de Cisjordanie. “Les soldats viennent, ils ferment la rue. Souvent, ils tirent des gaz lacrymogènes, parfois avec leurs armes. Sans raison. Ils nous terrorisent, dit un employé d'un restaurant (…). “Ce qu'ils cherchent, c'est à nous terrifier, et ils y arrivent : j'ai peur“, dit un autre, quinquagénaire, en expliquant rêver d'un asile en Espagne. “Ils veulent nous faire partir“, affirme un troisième. “Le sang palestinien coule, mais ne vaut rien. Personne ne leur dit d'arrêter“, note un quatrième. “Ils n'ont plus de respect pour personne, ni les vieux, ni les enfants, ni les femmes“, relève un cinquième, effaré. Ces mots s'entendent à Ramallah, Bethléem, Sinjil, Naplouse, Tourmous Aya ou Tubas, pointe Le Monde. Dans toute la Cisjordanie en réalité. Car, si l'occupation militaire par Israël est en cours depuis 1967, elle a profondément changé de nature depuis la prise de pouvoir d'une coalition de droite et d'extrême droite, autour du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, à la fin de 2022. Le mouvement s'est accentué depuis le 7-Octobre et l'attaque du Hamas en Israël qui a fait 1.200 morts. » Poursuite des frappes à Gaza A Gaza, à présent, « le cessez-le-feu est officiellement toujours en vigueur, mais les massacres se poursuivent, constate Haaretz à Tel Aviv. Presque chaque jour, Israël lance des frappes sur le territoire assiégé et dévasté. Dans certains cas, précise le quotidien d'opposition israélien, les victimes sont des militants qui ont ouvert le feu sur les forces israéliennes déployées derrière la “Ligne jaune“, qui sépare les zones de la bande de Gaza contrôlées par le Hamas et celles contrôlées par Israël. Dans bien d'autres cas, il s'agit de civils, y compris des enfants. La “Ligne jaune“ est mal délimitée et la franchir c'est s'exposer à la mort. » Haaretz qui constate également que « le taux de mortalité infantile a augmenté de 75% à Gaza par rapport aux niveaux d'avant-guerre. » Des chiffres avancés par l'UNICEF. « L'une des causes possibles est la malnutrition maternelle pendant la grossesse. Entre juillet et septembre, plus de 1.300 bébés de faible poids sont décédés chaque mois, soit le double du taux enregistré avant la guerre. » Le Hamas a-t-il caché des tonnes de vivres ? Justement, la famine à Gaza aurait-elle été orchestrée par… le Hamas ? C'est l'avis du Jerusalem Post, quotidien proche du pouvoir israélien. Le Jerusalem Post qui s'appuie sur le témoignage d'un chercheur palestinien qui vit aux Etats-Unis. D'après lui, « au plus fort de la crise alimentaire à Gaza ces six derniers mois, le Hamas a délibérément caché des tonnes de lait infantile et de boissons nutritionnelles pour enfants en les stockant dans des entrepôts clandestins appartenant au ministère de la Santé de Gaza. » Une révélation, commente le Jerusalem Post qui « contraste fortement avec la couverture médiatique mondiale de ces derniers mois, selon laquelle Israël affamait délibérément les enfants de Gaza. » Ce témoignage, poursuit le journal, « met au grand jour une vérité que beaucoup en Occident trouvent gênante : le Hamas manipule l'opinion publique tout en restant totalement indifférent aux souffrances de son propre peuple. »  Enfin, cette enquête d'Amnesty International publiée ce jeudi… Un travail de 170 pages, relève La Croix à Paris, qui porte sur les attaques du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas. « Deux ans plus tard, donc, et à l'issue de plusieurs mois d'enquête, Amnesty conclut que le mouvement islamiste et ses alliés ont bien commis des crimes de guerre, mais sont aussi coupables de crimes contre l'humanité. » Le rapport d'Amnesty « établit le caractère généralisé et systématique de l'assaut sur une population civile, et souligne un “mépris odieux“ du mouvement et de ses alliés “pour la vie humaine“. »

Revue de presse internationale
À la Une: les dirigeants européens tentent de faire bloc derrière l'Ukraine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 3:57


« Unis dans l'épreuve, forts dans l'adversité, s'exclame Libération à Paris. C'est l'image qu'ont voulu donner, hier, les alliés européens de l'Ukraine, réunis à Londres. Sur le perron du 10 Downing Street, à l'ombre d'un monumental sapin de Noël, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, ont réaffirmé leur solidarité avec Volodymyr Zelensky, alors que Washington a publié vendredi une nouvelle stratégie de sécurité, aussi anti-européenne que pro-russe. » Principal enseignement de ce conclave européen : la souveraineté ukrainienne doit être respectée et pas question de céder des territoires à la Russie… Le président ukrainien l'a répété hier. « Zelensky exclut toute cession de territoire à la Russie et refuse de se soumettre à Poutine ou à Trump », titre le Washington Post. Une « déclaration sans équivoque, commente le journal, qui pourrait marquer l'échec du plan de Trump, que ses détracteurs ont condamné comme répondant aux souhaits du président russe Vladimir Poutine. » « Déni, prudence ? » Reste que les Européens sont restés très prudents hier à Londres face aux rodomontades américaines… C'est ce que constate Le Monde à Paris : « sceptiques sur le “plan de paix“ pour l'Ukraine aligné sur les desiderata de Moscou et dont ils ont été écartés, et malgré les remarques humiliantes de ces derniers jours contre l'Union, les Européens ont opposé une réponse feutrée aux États-Unis. (…) Ni l'Europe, ni l'Ukraine, qui a désespérément besoin de l'appui américain, ne semblent prêtes au rapport de force. » Alors, « déni ? Prudence ? », s'interroge Le Monde. « Les Européens refusent d'imaginer un monde où les États-Unis mettraient brutalement fin à leur statut de partenaire. Que Donald Trump en personne ait retweeté lundi soir un article du New York Post titré : "Les Européens, impuissants, ne peuvent que fulminer alors que Trump les exclut, à juste titre, de l'accord avec l'Ukraine", ne suscite aucune mise au point de la part des dirigeants du Vieux Continent, installés dans une position victimaire. Certes, il devient essentiel d'élaborer un "plan B", selon les mots d'un diplomate allemand, pour assumer la sécurité du Vieux Continent sans les États-Unis. Mais sans précipitation. » Financer… réarmer… Justement, il faut passer aux actes, s'exclame le Times à Londres. « Il est grand temps que les alliés européens de Kiev – Royaume-Uni, France et Allemagne – assument leurs responsabilités et déploient un effort collectif décisif pour préserver la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine. » Et « les points clés ont été abordés hier lors des discussions à Downing Street, relève le quotidien britannique. Premièrement, il s'agit d'utiliser les avoirs russes gelés comme un élément d'un plan permettant de financer au moins une partie des coûts colossaux de la reconstruction de l'Ukraine. Cela s'annonce difficile, il faut trouver une solution sans pénaliser la Belgique, responsable de la conservation des fonds russes gelés. Ces points doivent être réglés rapidement si l'Ukraine veut passer l'hiver. Deuxièmement, poursuit le Times, le réarmement de l'Europe doit progresser rapidement, parallèlement à une refonte de la coopération transfrontalière. Il en va de même pour le partage de renseignements avec Kiev. (…) Les alliés européens au sein de l'OTAN doivent trouver d'urgence la volonté et les moyens de combler le vide laissé par les États-Unis. » Vers un axe Washington-Paris-Moscou via Budapest ? Die Welt à Berlin renchérit à propos des avoirs russes : « Les chefs d'État et de gouvernement européens doivent débloquer au moins une partie des fonds russes, détenus principalement sur des comptes belges, au profit de Kiev. Cela représente au moins 165 milliards d'euros ! La Commission européenne a désormais défini la procédure légale à suivre. Il faut maintenant convaincre le gouvernement belge. Le temps presse. Y parviendront-ils ? » Enfin, cet avertissement lancé par Le Soir à Bruxelles : « Un axe Washington-Paris-Moscou, passant par Budapest, qui ne ferait plus qu'une bouchée de l'Union européenne ? Cela ne relève plus de l'utopie, et pourrait même se vérifier à une échéance proche. (…) Si l'Union européenne est incapable de forcer un consensus – financier, solidaire et légal – de tous ses États membres pour aider l'Ukraine à tenir tête à l'envahisseur russe, que pourra-t-elle pour empêcher Trump, son allié Poutine et leurs complices "patriotes" de prendre "leur" Europe en main ? »

Les Grandes Gueules
L'histoire du jour – François, auditeur : "J'avais de la gomme au lieu du plomb dedans justement pour ne pas tuer ! 2e coup, j'ai tiré dedans, les cambrioleurs ont porté plainte" - 05/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 2:35


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bruno Poncet, cheminot, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Maintenant, vous savez
Que signifie vraiment « être névrosé » ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 4:32


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. L'expression est apparue au 18e siècle, pour devenir petit à petit un concept majeur de la psychologie, de la psychanalyse et de la psychiatrie. Aujourd'hui le terme « névrose » est assez galvaudé, passé dans le langage courant sans que l'on sache précisément ce qu'il signifie. On l'utilise par exemple pour parler d'un comportement obsessionnel ou irrationnel, mais sans en connaître la définition des professionnels de la santé mentale.  Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Alors les symptômes de la névrose peuvent être multiples ? Justement, que peut-on faire si on se reconnaît dans ces troubles ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : novembre 2022 À écouter aussi : “L'hystérie” existe-t-elle vraiment ? Qu'est-ce qu'une hystérectomie ? Qu'est-ce que le syndrome de la Tourette ? Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité de la mi-journée
«Il est du devoir de chaque habitant de la planète d'utiliser la nature de manière durable»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 7:31


Cette semaine, des centaines de scientifiques du monde entier ont rendez-vous à Paris. Ils ont été choisis par l'IPBES, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques que l'on appelle aussi le « GIEC de la biodiversité ». Ces scientifiques ont pour lourde tâche de synthétiser, en trois ans, l'ensemble des connaissances et données aujourd'hui disponibles pour rédiger le deuxième bilan mondial sur la biodiversité et les écosystèmes qui sera publié en 2028. Entretien exclusif accordé à RFI avec le Kényan David Obura, président de l'IPBES et scientifique de renommée mondiale reconnu pour ses travaux sur les écosystèmes marins et les récifs coralliens.  RFI : Qu'est-ce qu'un rapport mondial sur la biodiversité et à quoi sert-il ? David Obura : Notre rapport d'évaluation mondial porte sur la biodiversité et les services écosystémiques. Nous évaluons donc l'état de la nature qui nous entoure, mais aussi la manière dont nous l'utilisons et les services qu'elle nous rend. Nous faisons cela afin d'informer les gouvernements et la communauté internationale, mais aussi tous les acteurs sur le terrain, de ce qu'il se passe autour d'eux et de ce qu'ils peuvent faire pour améliorer la nature qui les entoure et les avantages qu'ils en tirent. Quelles sont les principales avancées depuis le premier rapport mondial sur la biodiversité publié en 2019 ? La prise de conscience collective suscitée par le premier rapport en 2019 a été incroyablement puissante. Ses conclusions scientifiques ont largement inspiré le Cadre mondial de Kunming-Montréal. C'est un accord international adopté en 2022 pour freiner ce déclin de la biodiversité et pour restaurer nos écosystèmes. Mais depuis, les pressions sur la nature se sont intensifiées et la nature continue de décliner. C'est parce que nous consommons toujours davantage. Et ce faisant, nous consommons différentes parties de la nature. Et comme nous ne changeons pas suffisamment nos comportements, l'équilibre entre les populations et la nature reste perturbé. Notre nouveau rapport montrera en détail comment cela se produit, et puis il tentera d'identifier les solutions possibles. Quels sont les éléments essentiels ou les germes de bonnes pratiques que nous pouvons mettre en place pour inverser ces tendances afin d'améliorer et la biodiversité et la vie des gens. Quelles nouvelles thématiques ou angles seront abordés dans ce deuxième rapport d'évaluation mondial ? Alors parmi les nouveaux thèmes, il y en a un qui est très important. On va davantage inclure dans nos travaux les connaissances autochtones et locales des communautés du monde entier et des différentes cultures. Aujourd'hui il est crucial d'ouvrir notre cadre scientifique aux connaissances plurielles. Dans ce rapport, nous allons consacrer un chapitre entier aux représentants des communautés autochtones, qui présenteront leur vision du monde. Un deuxième thème très important est bien sûr l'océan. En 2019, il n'a pas été suffisamment abordé dans le premier bilan mondial. Mais aujourd'hui, nous disposons de beaucoup plus de données scientifiques et de connaissances sur la durabilité des océans, et nous allons donc les intégrer dans notre rapport. Justement : est-ce que l'accès aux données scientifiques sur la biodiversité a-t-il changé ? La disponibilité des données sur la biodiversité s'est améliorée. Il y a beaucoup plus de données disponibles, environ le double de ce qu'il y avait il y a cinq ans. Nous disposons d'instruments bien meilleurs, de systèmes à distance comme les drones, les satellites et les capteurs. Nous disposons donc de plus d'informations. Mais nous devons maintenant être capables de les traiter et de les comprendre. Bien évidemment, il y a toujours des lacunes. Dans certaines régions du monde, les données restent rares, comme dans les pays à faibles revenus ou sur les océans. Pour combler ces lacunes, nous allons devoir investir dans des solutions qui permettent d'accéder à ces connaissances. L'intelligence artificielle est bien sûr très prometteuse. Même si elle suscite beaucoup de préoccupations dont nous devons tenir compte. Quelles seront les priorités dans ce nouveau bilan mondial sur la biodiversité afin de soutenir les politiques publiques efficaces ? Je ne peux pas préjuger de ce que les auteurs de l'évaluation trouveront en termes de hiérarchisation des priorités. Mais le timing est intéressant. Ce nouveau bilan mondial sur la biodiversité sera publié en 2028, deux ans donc avant l'atteinte des objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Bien sûr, c'est trop tard pour améliorer les mesures déjà prises en faveur de ces objectifs de 2030. En revanche, notre rapport pourra vraiment nous aider à mieux comprendre ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné et pourquoi. Et nous saurons ensuite, quelles priorités il faudra mettre sur l'agenda post-2030. Comment pourrons-nous mieux mettre en œuvre des pratiques de durabilité ? Je suis donc certain que le rapport donnera la priorité à des questions de ce type. C'est l'un des mandats qui nous a été confié par les gouvernements. Des scientifiques américains participeront-ils à la rédaction de cette nouvelle évaluation mondiale sur la biodiversité ? Des scientifiques du monde entier participent à la rédaction du rapport, qui couvre les cinq régions du globe. Les États-Unis font partie de la région Amériques et, bien sûr, nous bénéficions d'une forte participation de leur part. L'Afrique, l'Europe, l'Asie, toutes nos régions sont représentées. Notre base scientifique est mondiale et elle tient toujours compte des contextes locaux. Vous avez dit dans votre discours d'ouverture que vous étiez arrivé sur cette plateforme scientifique de l'IPBES parce que vous êtes scientifique vous-même et que vous ne vouliez plus seulement faire de la science, mais faire en sorte que la science infuse dans les décisions politiques. Est-ce qu'il y a des moments où vous vous sentez désespéré ? Bien sûr, je suis extrêmement préoccupé par la méfiance à l'égard de la science qui existe dans le public et chez certains décideurs. Mais plus encore que la méfiance, ce qui me préoccupe, c'est le doute qui est semé par certaines personnes ou certains secteurs. Le travail que nous devons accomplir en tant que plateforme scientifique consiste donc simplement à mettre en avant une science de qualité et à être très crédibles quant aux connaissances que nous présentons. Nous devons aussi être clairs sur les incertitudes, car nous ne pouvons jamais tout savoir. Mais les gens sont confrontés au changement climatique et à la perte de biodiversité dans leur vie quotidienne. Le travail de l'IPBES sur la biodiversité et les services écosystémiques concerne la manière très concrète dont la nature soutient les populations. Et je pense que c'est très facile à comprendre pour tout le monde si nous le traduisons correctement. C'est l'une des choses les plus importantes que nous devons faire maintenant. Nous n'avons qu'une seule planète. Nous devons vraiment comprendre l'essence de la durabilité et comment chaque personne, chaque entreprise, chaque pays peut contribuer à la préserver. Il est du devoir de chaque habitant de la planète d'utiliser la nature de manière durable et de partager équitablement les avantages que nous procure cette merveilleuse Terre.

Les Grandes Gueules
L'engagement du jour - Xavier Bertrand : "Je combats LFI et le RN de la même façon. Je suis justement candidat pour éviter un second tour Mélenchon/Bardella." - 24/11

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 2:08


Aujourd'hui, Joëlle Dago Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Revue de presse internationale
À la Une: l'avenir de l'Ukraine va-t-il se jouer cette semaine?

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 3:49


« Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est désormais confronté au choix le plus déchirant de son mandat, relève le Washington Post. S'il accepte de céder Donetsk, certains Ukrainiens ne lui pardonneront jamais. S'il refuse, cette guerre tragique se poursuivra. Malgré tout son courage, Zelensky n'aura peut-être jamais connu de moment plus douloureux. » « Peut-être plus que jamais dans une situation délicate, renchérit le New York Times, Volodymyr Zelensky doit décider de la fermeté à adopter face à une proposition de règlement (américano-russe) qui, tout en instaurant une trêve, compromettrait la survie à long terme de l'Ukraine. Pour trouver une solution, il aura besoin du soutien indéfectible de ses partenaires européens et de l'opinion publique ukrainienne. » L'histoire bégaierait-elle ? Justement, Ukrainiens, Américains et Européens sont réunis à Genève pour tenter de se mettre d'accord sur ce fameux plan de paix qui fait la part belle à la Russie. « Genève est habituée de longue date à accueillir des pourparlers. Mais en coulisses, ceux-là ressemblent en fait davantage à une bataille, s'exclame Le Temps : celle de l'Ukraine et de l'Europe pour dire non à Washington. Car pour mettre fin à la guerre avec la Russie, l'administration Trump exige de Kiev qu'il renonce à sa souveraineté sur certains territoires, diminue son armée de moitié et abandonne son vœu d'intégrer l'OTAN. “Un retour aux heures les plus sombres de l'Europe“, ose le directeur général du Centre pour le dialogue humanitaire de Genève, David Harland, interrogé par le quotidien suisse. “La proposition américano-russe, poursuit-il, est quelque chose que l'Europe n'avait pas vu depuis les accords de Munich en 1938 et le pacte germano-soviétique Molotov-Ribbentrop en 1939. L'Europe paie le prix de trente ans de négligence en matière de puissance militaire. Et pourtant, sa population et son économie sont plus importantes que celles des Etats-Unis et de la Russie réunies !“ » « L'histoire bégaie », soupire Le Monde à Paris. « Les Européens doivent continuer à refuser la perspective d'un plan imposé à l'Ukraine, qui aurait les allures d'une “capitulation“, comme l'a déclaré, jeudi, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Une capitulation qui serait aussi celle de l'Europe, déplore encore Le Monde, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l'Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine. » Des avancées ? Rien n'est encore officiel, mais apparemment, les négociations ont progressé hier à Genève… C'est ce que pointe la presse internationale ce matin, à l'instar d'El Pais à Madrid qui annonce que « les États-Unis et l'Ukraine sont sur le point de conclure un accord sur le plan de paix. » Le principe de cet accord, précise le quotidien espagnol, d'après des sources proches des négociations, serait de « protéger l'Ukraine par de solides garanties de sécurité lui permettant de se défendre en cas de nouvelle agression (ce qui aurait un effet dissuasif sur la Russie), ainsi que par la promesse que Kiev ne sera pas contrainte de réduire drastiquement la taille de son armée et son armement, comme le prévoit le plan américano-russe. Les ukrainiens et les européens chercheraient également à affiner et à minimiser les clauses contraignant le pays envahi à céder des territoires. » Pour sa part, « Donald Trump a assoupli sa position sur l'Ukraine, du bout des lèvres », note Le Figaro à Paris. « Trump a semblé samedi prendre quelques distances avec un plan qu'il voulait la veille voir accepter par l'Ukraine pour mettre fin à la guerre avec la Russie. “Non, ce n'est pas mon offre finale“, a déclaré le président américain. » Poutine observe… Bref, résume Libération à Paris, « Trump recule, les négociateurs avancent, Poutine observe. » En effet, pointe le journal, « le seul au milieu de toute cette agitation à ne pas s'exprimer publiquement est une fois de plus Vladimir Poutine. Retranché derrière les murs du Kremlin, le président russe jubile sans doute, lui qui a laissé entendre que la poursuite de la guerre ne le gênerait pas, qui ne souhaite pas vraiment signer un accord de paix avec une Ukraine qu'il n'a toujours pas renoncé à conquérir et avec un dirigeant, Volodymyr Zelensky, qu'il n'a jamais cessé de traiter d'“illégitime“. »

Argent: parlons cash les filles!
Violences économiques dans le couple: le piège qu'on ne voit pas venir... N°35

Argent: parlons cash les filles!

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 40:27 Transcription Available


RTL Petit Matin Week-end
C'est çà la France - Le dictionnaire amoureux du thé

RTL Petit Matin Week-end

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 5:58


Délectons-nous d'une tasse de thé à longueur d'année... Mais avouons qu'en cette saison, rien ne vaut un thé fumant, une lumière tamisée, un plaid, et un bon bouquin... Justement, le livre dont nous allons parler, c'est « Le Dictionnaire amoureux du thé »... Un dictionnaire poétique et gourmand, qui va nous faire voyager dans le monde entier afin de célébrer cette boisson millénaire, symbole de partage... Laissons-nous guider par François-Xavier Delmas, fondateur du Palais des Thés et co-auteur avec Ingrid Astier du « Dictionnaire amoureux du thé » paru chez Plon. Ecoutez C'est ça la France avec Vincent Perrot du 22 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: Madagascar, 33 jours plus tard

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 4:11


Un premier bilan après le changement de régime à Madagascar. Un peu plus d'un mois « après près avoir pris les rênes du pays, note Midi Madagascar, le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a procédé dimanche soir à un tour d'horizon des affaires nationales, dont celles relatives aux plus grandes aspirations de la population. Car, chose ô combien compréhensible, tout le monde veut, au nom de la Refondation, voir les choses changer. Et vite, s'exclame le quotidien malgache. Visiblement, l'émission spéciale, au cours de laquelle le chef d'État a répondu aux questions des journalistes, de l'assistance et des citoyens par vidéos interposées, était surtout une occasion pour lui de "rassurer" les uns et les autres, face à l'urgence de tous les dossiers que doivent traiter les nouveaux dirigeants depuis 33 jours ». La gestion du régime déchu « passée au peigne fin » L'un des grands thèmes abordés a été « la lutte contre l'impunité qui a longtemps gangrené le pays, relève Madagascar Tribune. Les perquisitions et arrestations récentes seraient ainsi l'aboutissement d'enquêtes déjà en cours sur plusieurs dossiers majeurs de corruption et de détournement de fonds publics. Plusieurs affaires seraient aujourd'hui entre les mains de la justice. (…) Des affaires qui pourraient impliquer des proches de l'ancien régime d'Andry Rajoelina. » En effet, pointe Le Monde Afrique, « pour répondre aux exigences de transparence et de lutte contre l'impunité formulées par la génération Z, les nouvelles autorités ont entrepris de passer au peigne fin la gestion du régime déchu en confiant à une quarantaine de magistrats de la Cour des comptes un audit général de l'État ». Concertation nationale puis élections… Par ailleurs, relève Afrik.com, « le colonel Randrianirina a détaillé les étapes clés de la refondation qu'il entend mener sur une période de deux ans. Le processus doit démarrer par l'organisation d'une concertation nationale. Cette initiative a pour objectif d'établir les bases du futur système de gouvernance et sera structurée des régions vers l'État central. Elle aura un pilotage de taille : la FFKM, la Confédération des Églises chrétiennes de Madagascar. Le président a justifié ce choix en affirmant que la FFKM était la seule organisation capable de faire le lien entre les institutions et toutes les forces vives du pays, y compris l'opposition. À l'issue de cette consultation, un référendum sera organisé pour valider les nouvelles bases institutionnelles auprès de la population, avant de déboucher, enfin, sur l'élection du nouveau président de la République ». La GenZ vigilante… Pour sa part, à l'instar des organisations de la société civile, note Le Monde Afrique, « la génération Z entend jouer dans cette période de transition un rôle de sentinelle, en scrutant aussi bien les décisions prises que les profils nommés aux postes de pouvoir ». Une vigilance, voire une méfiance bien compréhensible. Car comme l'explique ce professeur d'histoire interrogé par le journal, « depuis 1972, chaque régime de transition s'est efforcé de donner l'image d'une nouvelle pratique politique en accusant l'ancien de malversation, de népotisme et de corruption. Mais par le passé, les dirigeants sont tous retombés dans les travers qu'ils avaient dénoncés ». Alors, préconise-t-il, « organiser au plus vite des élections permettrait de renouveler la classe politique, car de nouvelles figures ont émergé après les manifestations ». Peser sur le plan politique ! Justement, la génération Z compte bien participer au processus électoral… C'est ce que relève Le Point Afrique. « "Il faut une structure traditionnelle : bureau, comités, leaders identifiés", explique l'un de ses dirigeants. Un dossier a été déposé mais reste bloqué à la préfecture. L'enjeu est clair : passer d'une politique de rue à une politique structurée pour réellement changer les choses. Le mouvement hésite (toujours) encore entre parti politique et organe consultatif ». Alors, « pour peser politiquement, poursuit Le Point Afrique, la GenZ devra clarifier son fonctionnement, organiser des élections à l'échelle nationale et régionale, probablement via les réseaux sociaux, pour désigner les responsables qui porteront le mouvement. Si cette jeunesse a réussi à faire tomber le pouvoir, le vrai défi commence maintenant : bâtir une république citoyenne, débarrassée des réflexes de concentration du pouvoir autour d'un homme fort et de ses loyautés ethniques. Une révolution politique, mais aussi culturelle, dont cette génération entend être l'auteure ».

Invité Afrique
Guinée-Bissau: «Sissoco a pris beaucoup de dispositions pour renforcer ses chances de se faire réélire»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 10:08


En Guinée-Bissau, la présidentielle et les législatives, c'est dimanche 23 novembre. Et le président Umaro Sissoco Embaló se présente pour un second mandat, en se faisant surnommer « General do Povo », en français « Général du Peuple ». Il croit d'autant plus en ses chances que la justice a écarté du scrutin la candidature de son principal adversaire, Domingos Simões Pereira, le leader du parti historique PAIGC. Mais est-il sûr de gagner à 100% ? Vincent Foucher est chercheur au CNRS. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pour la première fois depuis l'indépendance, le parti historique PAIGC ne pourra pas présenter de candidat. Est-ce à dire que le président sortant Umaru Sissoco Embalo a un boulevard devant lui ? Vincent Foucher : Alors un boulevard, non. Le PAIGC participe quand même à la compétition puisqu'il soutient un autre candidat, Fernando Dias, qui est du parti issu du PRS, qui est un autre parti qui a une assise assez forte. Et donc, entre la base du PRS et la base du PAIGC, il y aura un adversaire, en tout cas pour Sissoco. Mais c'est sûr que Sissoco a pris beaucoup de dispositions pour renforcer ses chances de se faire réélire. La victoire du PAIGC aux dernières législatives de 2023, est-ce le signe que ce parti est loin d'être fini et peut revenir sur le devant de la scène d'ici peut-être 2030 ? Oui, le PAIGC a un capital historique accumulé, une popularité fondamentale, une présence aussi à travers tout le pays, dans tous les bassins électoraux qui composent un pays très varié qu'est la Guinée-Bissau. Et donc c'est évidemment un adversaire important. La question, c'est évidemment : est-ce que le soutien apporté par le PAIGC à Dias, à un autre candidat que le sien, puisque le PAIGC a été interdit de présenter sa candidature, est-ce que vraiment on aura un transfert de voix efficace ? L'ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira appelle les partisans du PAIGC à voter ce dimanche à la présidentielle pour ce candidat indépendant, Fernando Dias. C'est donc une alliance de circonstance. Est-ce que ça peut marcher ? C'est difficile à dire. Fernando Dias est un jeune homme qui n'a pas une sorte de présence très profonde, dans l'espace public bissau-guinéen. Mais il est quand même l'héritier du PRS, qui est un parti qui est très enraciné, notamment dans l'électorat des Balantes, une communauté importante dans les zones rurales, notamment en alliance avec le PAIGC. Voilà, qu'est-ce que ça peut donner ? On ne sait pas au fond. C'est la première fois que Fernando Dias se présente. Par ailleurs, du côté de l'opposition, il y aura clairement des suspicions quant à la qualité du scrutin. Il y a eu beaucoup de controverses sur la façon dont Sissoco a recomposé la Cour suprême, le Supremo Tribunal de Justiça, et puis la Commission nationale des élections un peu à sa main. En tout cas, c'est la perception que l'opposition en a. Et donc ça, ça risque aussi d'entacher un peu la recevabilité du scrutin aux yeux de l'opposition.   Alors, la Cour suprême et la Commission électorale, l'opposition accuse le président Sissoco Embalo de les avoir noyautées. Le président réplique que ce n'est pas vrai, puisque lors des législatives d'il y a deux ans, la victoire a été donnée au parti d'opposition PAIGC. Qui a raison dans cette controverse ? Justement, c'est depuis les élections d'il y a deux ans qu'il y a eu des changements à la Cour suprême et à la Commission nationale électorale. Donc, on va voir comment ça fonctionne. Mais ce qui est assez étonnant dans la vie politique en Guinée-Bissau, c'est au fond que les élections, jusqu'à présent, ont été plutôt bien acceptées. Il y a eu au final assez peu de controverses, alors même que la vie politique est assez tendue, assez compétitive, avec des alliances et des contre-alliances en permanence. Mais au fond, les élections en elles-mêmes ne suscitent pas beaucoup de controverse d'habitude. Est-ce que ça va changer cette fois-ci ? On va voir. « Je ne suis pas un dictateur, mais j'aime l'ordre », affirme le président Sissoco Embalo dans une interview à Jeune Afrique. Est-ce qu'il pourrait accepter d'être mis en ballotage dimanche prochain ? Bon, là, si effectivement les résultats donnent ça et que les institutions les soutiennent et les défendent, il sera bien obligé. Il faut pour cela que la Commission électorale et la Cour suprême restent indépendantes ? Effectivement. Et les principaux trafiquants de drogue du pays, pour qui vont-ils voter dimanche prochain, pour le président sortant ou pour l'opposition ? Question difficile. Il y a quelques indices un peu objectifs. On a vu comment certaines figures du narcotrafic qui ont été poursuivies, parfois, qui ont été condamnées, ont bénéficié d'un traitement très favorable, depuis la prise de pouvoir du président Embalo, de la part de la justice. Il se dit, il se murmure que la police judiciaire a beaucoup moins de marge de manœuvre qu'auparavant. Elle avait mené quelques grosses opérations précédemment dans la lutte contre le trafic de cocaïne. Et, semble-t-il, ces marges-là sont en train de se réduire. Voilà, vous en conclurez ce que vous voudrez. Et la saisie d'un jet privé bourré de cocaïne, c'était il y a un an sur l'aéroport de Bissau, c'est de la poudre aux yeux ? Alors bon, il y a une controverse. Est-ce que c'était vraiment de la poudre ou pas ? Mais il me semble qu'effectivement c'était bien le cas. Un jet n'arrive pas tout à fait par hasard sur l'aéroport d'une capitale. Ça ne se fait pas sans certaines protections. Mais était-ce un leurre pour que le trafic de cocaïne continue de plus belle ? Alors, sur beaucoup d'épisodes de la vie politique bissau-guinéenne, il y a des interprétations diverses. Même la mort de Nino Vieira en 2009, son assassinat, au fond, n'est toujours pas clarifié. Il y a toujours deux ou trois versions qui circulent. Et au fond, je crois que c'est un des traits de la vie politique en Guinée-Bissau, c'est qu'on a des versions très, très différentes. On n'a pas vraiment d'instances qui soient capables d'établir la vérité. Il y a beaucoup de faux-semblants ? Exactement.

Revue de presse Afrique
À la Une: Madagascar, 33 jours plus tard

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 4:11


Un premier bilan après le changement de régime à Madagascar. Un peu plus d'un mois « après près avoir pris les rênes du pays, note Midi Madagascar, le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a procédé dimanche soir à un tour d'horizon des affaires nationales, dont celles relatives aux plus grandes aspirations de la population. Car, chose ô combien compréhensible, tout le monde veut, au nom de la Refondation, voir les choses changer. Et vite, s'exclame le quotidien malgache. Visiblement, l'émission spéciale, au cours de laquelle le chef d'État a répondu aux questions des journalistes, de l'assistance et des citoyens par vidéos interposées, était surtout une occasion pour lui de "rassurer" les uns et les autres, face à l'urgence de tous les dossiers que doivent traiter les nouveaux dirigeants depuis 33 jours ». La gestion du régime déchu « passée au peigne fin » L'un des grands thèmes abordés a été « la lutte contre l'impunité qui a longtemps gangrené le pays, relève Madagascar Tribune. Les perquisitions et arrestations récentes seraient ainsi l'aboutissement d'enquêtes déjà en cours sur plusieurs dossiers majeurs de corruption et de détournement de fonds publics. Plusieurs affaires seraient aujourd'hui entre les mains de la justice. (…) Des affaires qui pourraient impliquer des proches de l'ancien régime d'Andry Rajoelina. » En effet, pointe Le Monde Afrique, « pour répondre aux exigences de transparence et de lutte contre l'impunité formulées par la génération Z, les nouvelles autorités ont entrepris de passer au peigne fin la gestion du régime déchu en confiant à une quarantaine de magistrats de la Cour des comptes un audit général de l'État ». Concertation nationale puis élections… Par ailleurs, relève Afrik.com, « le colonel Randrianirina a détaillé les étapes clés de la refondation qu'il entend mener sur une période de deux ans. Le processus doit démarrer par l'organisation d'une concertation nationale. Cette initiative a pour objectif d'établir les bases du futur système de gouvernance et sera structurée des régions vers l'État central. Elle aura un pilotage de taille : la FFKM, la Confédération des Églises chrétiennes de Madagascar. Le président a justifié ce choix en affirmant que la FFKM était la seule organisation capable de faire le lien entre les institutions et toutes les forces vives du pays, y compris l'opposition. À l'issue de cette consultation, un référendum sera organisé pour valider les nouvelles bases institutionnelles auprès de la population, avant de déboucher, enfin, sur l'élection du nouveau président de la République ». La GenZ vigilante… Pour sa part, à l'instar des organisations de la société civile, note Le Monde Afrique, « la génération Z entend jouer dans cette période de transition un rôle de sentinelle, en scrutant aussi bien les décisions prises que les profils nommés aux postes de pouvoir ». Une vigilance, voire une méfiance bien compréhensible. Car comme l'explique ce professeur d'histoire interrogé par le journal, « depuis 1972, chaque régime de transition s'est efforcé de donner l'image d'une nouvelle pratique politique en accusant l'ancien de malversation, de népotisme et de corruption. Mais par le passé, les dirigeants sont tous retombés dans les travers qu'ils avaient dénoncés ». Alors, préconise-t-il, « organiser au plus vite des élections permettrait de renouveler la classe politique, car de nouvelles figures ont émergé après les manifestations ». Peser sur le plan politique ! Justement, la génération Z compte bien participer au processus électoral… C'est ce que relève Le Point Afrique. « "Il faut une structure traditionnelle : bureau, comités, leaders identifiés", explique l'un de ses dirigeants. Un dossier a été déposé mais reste bloqué à la préfecture. L'enjeu est clair : passer d'une politique de rue à une politique structurée pour réellement changer les choses. Le mouvement hésite (toujours) encore entre parti politique et organe consultatif ». Alors, « pour peser politiquement, poursuit Le Point Afrique, la GenZ devra clarifier son fonctionnement, organiser des élections à l'échelle nationale et régionale, probablement via les réseaux sociaux, pour désigner les responsables qui porteront le mouvement. Si cette jeunesse a réussi à faire tomber le pouvoir, le vrai défi commence maintenant : bâtir une république citoyenne, débarrassée des réflexes de concentration du pouvoir autour d'un homme fort et de ses loyautés ethniques. Une révolution politique, mais aussi culturelle, dont cette génération entend être l'auteure ».

Nostalgie - Le Top 5
De vos génériques de manga préférés

Nostalgie - Le Top 5

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 2:31


Le 6 février prochain : Manga Mega Show - le symphonique ! Ce sera au Palais des Congrès de Paris, tous les génériques cultes des plus grands mangas avec un grand orchestre et les chanteurs originaux ! Justement, avez-vous des souvenirs de Manga ?

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy
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Invité de la mi-journée
Cisjordanie occupée: les attaques de colons sont le fruit d'«une politique d'État»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 6:50


Les attaques de colons israéliens sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes dans les territoires palestiniens, selon l'ONU. Une recrudescence qui pèse sur la récolte des olives en Cisjordanie occupée, où une mosquée a été vandalisée par des colons qui sont « souvent accompagnés ou protégés par des soldats israéliens ». Deux adolescents palestiniens de 15 ans ont été tués par l'armée israélienne qui les présente comme des « terroristes en passe de perpétrer une attaque ». Ce nouvel incident intervient alors que de plus en plus de voix dénoncent les violences qui ont atteint en octobre un pic inédit en près de deux décennies. Entretien avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités, président d'honneur de l'IReMMO et co-auteur du livre Atlas du Moyen-Orient, éditions Autrement. RFI : Comment expliquer cette recrudescence des violences en Cisjordanie occupée ces dernières semaines ? Est-ce qu'il y a un lien avec le cessez-le-feu, qui est fragile, mais qui tient parallèlement à Gaza ? Jean-Paul Chagnollaud : Je crois qu'il faut d'abord rappeler le contexte. C'est vrai que maintenant, depuis plus de deux ans, les Nations unies montrent à quel point, dans leurs statistiques, le nombre d'attaques a très sensiblement augmenté. Il y a vraiment des violences terribles, et en particulier par des milices de jeunes colons, souvent religieux, ou en tout cas liés à des organisations ou des associations religieuses, et qui sont particulièrement dans une violence débridée. Je crois que votre hypothèse du lien avec le cessez-le-feu a sans doute du sens, c'est difficile à vérifier. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on a le sentiment que tout pourrait aller mieux à Gaza, ce qui est évidemment une illusion absolue. Le cessez-le-feu est fragile et l'avenir est pour le moins incertain. Mais en tout cas, on oublie complètement la Cisjordanie, dont je rappelle d'ailleurs que la Cisjordanie n'est pas mentionnée dans le plan Trump. Comme si, au fond, la colonisation qui y est établie pourrait se poursuivre. Donc, les plus déterminés parmi les colons violents ont une espèce d'espace assez libre pour agir comme ils le souhaitent. Ils savent qu'ils ont le soutien du gouvernement et de l'armée. Justement, ils sont de plus en plus jeunes, c'est ce que dit l'ONU. Il y a cette stratégie du fait accompli. Mais très peu d'auteurs finalement de ces attaques ont été poursuivis par les autorités israéliennes. Ils sont effectivement protégés ? C'est extrêmement clair. On ne peut même pas parler de deux poids, deux mesures, entre ce que subissent les Palestiniens comme punition quand ils s'engagent dans la violence, et les Israéliens et les colons israéliens quand ils le font. Les colons israéliens ont toujours été dans l'impunité la plus totale. De temps en temps, il y a une vague commission d'enquête qui n'aboutit jamais à aucun résultat. C'est extrêmement clair. Alors que, en ce qui concerne les Palestiniens, la moindre intervention peut leur coûter très cher, y compris d'ailleurs la mort. Je rappelle qu'en deux ans, il y a eu pratiquement 1 000 victimes. Ce sont encore les chiffres des Nations unies, 1 000 Palestiniens qui ont été tués soit par l'armée, soit par les colons. Donc, on voit bien la différence. Il y a un projet de loi qui est en discussion à la Knesset, qui est dans une première lecture sur le rétablissement de la peine de mort contre les terroristes. En fait, c'est une peine de mort, non pas en soi, mais uniquement contre les Palestiniens. Donc, c'est à suivre de très près et ça rentre malheureusement dans ce schéma d'une radicalisation constante du gouvernement israélien et d'une partie, malheureusement, de la société israélienne. Ce qu'on évoque là, c'est bien la société israélienne elle-même. Vous dénoncez l'impunité, mais comment est-ce que vous interprétez la déclaration du chef de l'armée israélienne ? Il a affirmé mercredi 12 novembre vouloir mettre fin aux attaques commises par des colons juifs en Cisjordanie occupée. L'armée est accusée par les Palestiniens de plutôt fermer les yeux, voire d'encourager ces colons israéliens. Comment vous avez perçu cette déclaration ? Je crois qu'il y a deux interprétations possibles. La première, c'est qu'il estime effectivement qu'il faudrait arrêter ces violences. Mais ça, malheureusement, ça n'a pas beaucoup de sens parce que c'est une politique d'État qui est derrière, ce n'est pas seulement quelques colons. Ou bien, il le fait pour des raisons purement tactiques, en faisant semblant de penser qu'il puisse y avoir une impunité, que ces personnages puissent être, disons, freinés, voire punis. Donc, c'est un geste dont l'interprétation est ambivalente, parce que si vraiment on voulait y mettre un terme, c'est toute une politique qu'il faudrait remettre en question, et c'est exactement l'inverse qui se passe. Ces colons violents ne sont que la pointe avancée d'une colonisation systématique et extrêmement dense. Je rappelle juste un élément important : c'est le gouvernement qui a décidé de lancer ce fameux projet E1, qui est une colonisation qui se trouve entre Ma'aleh Adumim et Jérusalem et qui aboutirait à couper en deux la Cisjordanie. Et ça, ce ne sont pas les colons violents, c'est le gouvernement qui l'a décidé. C'est un projet qui date des années 1990 et qui a toujours été empêché par la communauté internationale et les États-Unis en particulier. Et là, c'est l'inverse, l'administration Trump a donné son feu vert. Quand le président israélien Isaac Herzog, lui aussi, condamne une descente particulièrement violente de colons, ces derniers jours, près de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie. Est-ce que ça peut avoir un effet, selon vous ? Je ne crois pas, malheureusement. Parce qu'une fois encore, si vraiment il allait au bout de son discours, il faudrait dire : "On remet en question la colonisation", ce qui est absolument exclu puisque c'est une politique d'État depuis très longtemps. Donc, ce sont des paroles qui tendent à montrer, du point de vue de la communauté internationale, qu'on est en désaccord avec ces violences. Mais en réalité, c'est un cadre plus global de la politique israélienne de colonisation qui permet ces violences-là. Je crois que c'est ça la réalité, malheureusement. Une manifestation d'associations israéliennes a été empêchée ce matin, avec des organisations comme Peace Now (« La Paix maintenant »). Ce sont des voix, il faut le dire, minoritaires dans la société israélienne. Mais cette mobilisation, le fait que ces associations aient tenté de se mobiliser, c'est déjà important pour vous ? Le camp de la paix tel qu'il existait, disons à l'époque d'Oslo, ça nous ramène à il y a très longtemps, a presque disparu. Mais il y a encore des gens courageux qui essaient de reprendre ce flambeau. Peace Now et quelques autres. Et c'est vrai qu'il y a une fraction de la société israélienne qui se rend bien compte des impasses où conduit cette politique de colonisation. Et malheureusement, ils sont, comme vous le dites, assez minoritaires, et donc, eux aussi, subissent une répression de la part des autorités israéliennes. C'est ça le schéma qui perdure. À lire aussiDes habitants de villages palestiniens voient leur statut de résidence modifié par Israël

Invité Afrique
Lancement de la mine de Simandou: «Un jour historique pour la Guinée», estime Bouna Sylla

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 11:44


Journée historique en Guinée. Ce mardi 11 novembre marquera le lancement de la mine de Simandou, cette immense réserve de deux milliards de tonnes de fer à haute teneur. Une mine dont les Guinéens attendaient l'exploitation depuis trente ans. Bientôt, les deux principaux opérateurs, Winning Consortium Simandou (WCS), un consortium d'entreprises chinoises, et Simfer, une filiale de l'anglo-australienne Rio Tinto associée à la chinoise Chinalco, exporteront 120 millions de tonnes de fer par an, générant des milliards de dollars de revenus pour l'État guinéen. Ce projet lèguera aussi un chemin de fer de plus de 600 km entre le port de Morebaya et la mine dans l'est du pays. Et prévoit la construction, dans un deuxième temps, d'un port en eau profonde et d'une usine de transformation du minerai. Le ministre des Mines Bouna Sylla répond aux questions de RFI. RFI : Ce mardi 11 novembre marque le lancement du projet Simandou. Cela fait presque trente ans que l'on parle de ce projet, qui se concrétise enfin. C'est un jour historique pour la Guinée. Est-ce une satisfaction pour vous ? Bouna Sylla: C'est plus qu'une satisfaction. C'est plutôt le passage du rêve à la réalité pour des millions de Guinéens. Depuis nos pères fondateurs, tous les dirigeants qui se sont succédé ont eu pour objectif de réaliser ce projet. Finalement, c'est grâce au leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, que ce projet voit le jour de manière concrète, avec les infrastructures que vous voyez devant vous. Ce gigantesque projet est le plus gros projet mine-infrastructures dans le monde, avec 20 milliards de dollars d'investissements. Comme vous le dites, ce sera un des plus grands projets miniers du monde. Les entreprises doivent produire et exporter à terme 120 millions de tonnes de fer par an. Cela va générer des revenus considérables pour l'État guinéen à travers des taxes et des impôts. À combien chiffrez-vous ces revenus ? Quand on atteindra les 120 millions de tonnes, ce sera environ deux milliards de dollars de revenus qui seront générés par le projet, sans compter les revenus indirects. Le projet ne sera pas uniquement pour l'exportation du minerai brut, comme on l'a connu par le passé, mais ce minerai sera également transformé sur place pour plus de valeur ajoutée. Les premières années, les entreprises bénéficieront d'exonérations d'impôts relativement importantes. Les dix premières années, Winning Consortium Simandou (WCS) ne payera pas d'impôts sur les sociétés et Simfer bénéficiera d'une exonération de 50 % les huit premières années. Pourquoi ces exonérations aux entreprises ? Dans l'industrie minière, les revenus les plus sûrs sont les royalties, c'est-à-dire les taxes minières. Il n'y a pas d'exonération sur les taxes minières. Dans le cas de Simfer, les impôts sur les sociétés sont remplacés par le pilier deux de l'OCDE pour que, dès les premières années de profits, il y a 15 % de profits qui sont partagés avec l'État. À la fin de la période de l'impôt minimum forfaitaire de l'OCDE, on passera au droit commun qui est de 30 %. Dans combien de temps atteindra-t-on la production de 120 millions de tonnes de fer ? Dans les accords, c'est trois ans. Mais avec l'avance qui a été prise par les partenaires industriels dans la réalisation du projet, nous atteindrons ces 120 millions de tonnes au bout de deux ans. Simandou en phase d'exploitation représente environ combien d'emplois directs et indirects ? En phase de construction, c'est plus de 50 000 emplois. En phase d'exploitation, c'est entre 10 000 et 15 000 emplois directs, sans compter tous les emplois indirects. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela sera au moins plus de 20 000 emplois. On est en train de passer de la phase de construction de la mine à la phase d'exploitation. Ces prochains mois, on va vers une perte de 30 000 emplois à peu près. Justement, dans le cadre du comité stratégique du projet Simandou, on a une task force qui s'appelle la « Task force de mobilisation » afin d'éviter que les 50 000 personnes qui travaillent sur ce projet ne se retrouvent pas au chômage. C'est pour cela que nous travaillons pour créer de nouveaux projets dans le cadre du programme Simandou 2040. Dans le secteur minier, on a un projet de raffinerie qu'on a lancé au mois de mars dernier, qui va absorber une partie de ces employés. D'ici à la fin de l'année, on va lancer un nouveau projet de raffinerie de transformation de bauxite en alumine. Tous ces projets que nous allons lancer permettront d'absorber, dans le cadre de la remobilisation des démobilisés du projet, ces 50 000 personnes et leur trouver des perspectives. Ce qui va permettre de réduire la pauvreté dans le pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023 sous le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Qu'est-ce qui a changé à la suite de ces renégociations ? Au niveau fiscal, on a amélioré substantiellement les revenus attendus par l'État dans le projet de plus de 20 % par rapport aux conventions initiales. Mais aussi, chose extrêmement importante, les infrastructures telles que renégociées vont faire du transport marchandises, passagers et minerais. Il y aura un train de passagers par jour dans chaque direction et trois trains marchandises par semaine, ce qui permettra d'augmenter encore plus l'impact économique du projet pour l'ensemble du pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023. Une partie des résultats de ces négociations ont été publiés, mais pas tout. Notamment, la convention de codéveloppement, qui crée la Compagnie du Transguinéen (CTG) et qui encadre la gestion des infrastructures du projet, n'a pas été publiée. Certains observateurs estiment que c'est un manque de transparence. Quand est-ce que cette convention sera publiée ? Il faut se rendre compte que c'est un projet complexe. Il entre en production aujourd'hui, mais il y avait quelques documents qui étaient en cours d'ajustement. Après la construction des infrastructures, il faut six mois de mise en service pour s'assurer que l'ensemble de l'infrastructure est robuste. C'est après tout cela que l'on peut entrer dans les questions de publication des documents. On ne va pas publier quelque chose alors qu'on a six mois de mise en service. À la fin de la mise en service, c'est validé par les certificateurs indépendants internationaux qui sont recrutés, qui disent : « Tout est ok. Voici le coût des investissements. Le chemin de fer fonctionne bien, la signalisation fonctionne bien. Les boucles ferroviaires, etc. » C'est à la fin de tout cela que l'on pourra publier. Mais une fois que la mise en service du projet est finalisée, c'est-à-dire pas avant six mois, vers juin 2026. Puisque cette convention, pour l'heure, n'est pas publiée, on a peu de précisions encore sur la CTG qui sera l'opérateur des infrastructures. Quel est le statut de cette entreprise ? Les entreprises minières vont-elles, par exemple, devoir payer une redevance pour utiliser les infrastructures ? Qu'est-ce que va rapporter à l'État guinéen ? C'est une société anonyme, privée, de droit guinéen, qui est propriétaire des infrastructures et qui est opérateur de ces infrastructures pour les 35 prochaines années. Le modèle économique du projet, c'est que les principaux clients de la CTG, ce sont les mines. Les mines vont faire transporter leurs minerais sur le chemin de fer et l'exporter via le port. Ce n'est pas gratuit, ils vont payer des redevances d'utilisation de l'infrastructure. Ce sont ces redevances qui permettent à la CTG de fonctionner, mais également de rembourser les dettes contractées pour le financement de la réalisation de l'infrastructure. Certains responsables guinéens ont affirmé à plusieurs reprises que les entreprises minières construisaient un port en eau profonde pour accueillir les minéraliers, qui sont les bateaux servant à exporter le fer. Pourtant, sur les sites Internet de Simfer et de Winning Consortium Simandou, il est indiqué qu'ils construisent des ports de barges qui, elles, iront en haute mer pour déposer le fer sur des minéraliers. Finalement, quel type de ports aura-t-on pour ce projet ? À la fin de l'atteinte des 120 millions de tonnes, au bout de deux ou trois ans, on va engager les études de faisabilité pour l'extension de la capacité du port, pour passer à un port en eau profonde. Il faut d'abord faire les études de faisabilité qui nous diront combien de temps prendra la construction de l'infrastructure. Les conventions prévoient que les entreprises fassent une étude de faisabilité dans les deux ans, soit pour une aciérie d'une capacité de 500 000 tonnes par an, soit d'une usine de pellets - un produit intermédiaire entre le fer et l'acier - d'une capacité de deux millions de tonnes par an. En Guinée, l'un des problèmes majeurs pour l'industrialisation, c'est le manque d'énergie. Avec quelles solutions énergétiques peut-on construire de telles usines en Guinée ? Déjà, il y a une capacité aujourd'hui hydroélectrique qui permet de fournir de l'énergie à ce projet d'aciérie ou d'usines de pellets de 2 millions de tonnes. Il y a un barrage en construction de 300 mégawatts, qui est à plus de 45 % terminé. Il y a d'autres projets thermiques qui sont également en construction. Il y a une planification énergétique aujourd'hui du pays pour aligner les besoins énergétiques et industriels du pays avec le développement de nouveaux projets. Ce projet Simandou, avec les flux de revenus que cela va générer pour l'État, permettra également d'avoir plus de capacités de financement pour de nouvelles capacités énergétiques. En Guinée, il y a un autre grand gisement de fer, c'est la mine de fer du mont Nimba, qui n'est pas très loin de Simandou d'ailleurs. Ce projet reste bloqué parce que jusque là, les entreprises privilégiaient de faire sortir le minerai par le Liberia qui est plus proche, alors que l'État guinéen privilégiait une sortie par un port guinéen. Aujourd'hui, l'option que vous privilégiez, c'est de faire un raccordement entre le chemin de fer de Simandou et le mont Nimba ? La volonté du gouvernement, c'est de faire une boucle ferroviaire sur l'ensemble du pays. Le gisement du mont Nimba est à 130 kilomètres du chemin de fer de Simandou, ce n'est pas très loin. La question de capacité ne se pose pas, car il y a une capacité disponible sur l'infrastructure ferroviaire. Cela augmente aussi la viabilité du projet de Nimba, du fait de la disponibilité de l'infrastructure du Simandou. Il y a d'autres projets miniers de moindre envergure qui sont aussi en souffrance depuis un moment. Notamment la bauxite à Dabola-Tougué et le fer à Kalia, dans la région de Faranah. Envisagez-vous aussi de faire des raccordement de chemin de fer pour relancer ces projets miniers ? Tout le mérite de ce projet Simandou tel qu'il est pensé, conçu et réalisé, c'est d'être une infrastructure multi utilisateurs. Cela veut dire qu'il y a un droit d'accès des tiers qui sont le long du corridor. Vous avez parlé du projet de bauxite de Dabola-Tougué, du projet de minerai de fer de Kalia, et on vient de parler du mont Nimba. Tous ces projets négocieront des accords d'accès ferroviaire pour pouvoir transporter leurs minerais vers les ports qui se trouvent sur la côte. L'avantage du co-développement, c'est que ça permet d'avoir une infrastructure qui est économiquement viable parce que ça réduit les dépenses d'investissement de capital (Capex) pour tous les investisseurs. Cela permet aussi aux mines de pouvoir transporter leurs minerais à des prix compétitifs et devenir beaucoup plus viables. Le minerai de Kalia, s'il n'y avait pas la disponibilité de cette infrastructure, est difficile à sortir, car il est piégé dans l'arrière-pays. Mais du fait de la disponibilité de cette infrastructure et du droit d'accès qu'elle offre, avec des principes tarifaires extrêmement transparents pour tous les utilisateurs, c'est une chance pour tous les projets qui se trouvent le long du corridor d'être sur le marché. Une chance aussi pour la Guinée d'avoir à réaliser ces infrastructures conformément à cette vision. Sinon, on allait se retrouver avec une infrastructure dédiée uniquement au minerai de fer de Simandou, ce qui n'avait aucun sens. Malheureusement, sur les chantiers, il y a eu un certain nombre d'accidents et de morts. Winning Consortium a déclaré en octobre qu'il y avait eu deux morts chez eux. Nos confrères de Reuters ont publié en mars une enquête dévoilant qu'il y avait eu une dizaine de morts chez Winning Consortium. Au mois d'août, il y a eu un mort chez Rio Tinto. Quel est votre bilan du nombre de morts sur les chantiers ? Je ne commente pas les chiffres, mais ce que je peux vous dire que pour tous ces accidents, on a recruté des firmes indépendantes pour des enquêtes. Les résultats de ces enquêtes vont être révélés. Mais votre bilan, combien y a-t-il eu de morts sur la phase de construction en tout ? Comme je vous ai dit, il y a des enquêtes qui sont en cours. Quelqu'un peut aller au travail et il rentre le soir, il a la malaria, il meurt. On va déterminer si c'est à cause de son travail ou non. C'est pour cela que l'on met en place des enquêtes indépendantes. Il y a des firmes internationales qui ont été recrutées, qui font ces enquêtes dont les résultats seront communiquées ultérieurement. Les questions d'accident et de santé-sécurité pour les travailleurs du secteur minier sont un sujet extrêmement important pour nous. Nous travaillons avec tous les partenaires internationaux afin de prendre des mesures afin que ce type d'accident ne puisse se reproduire. Dans les conventions, il est prévu que 5 % des revenus induits par le projet Simandou aillent dans l'éducation. Pourriez-vous préciser ce projet ? 5 % des revenus de chacune des mines, en termes d'impôts et taxes, que l'État guinéen va percevoir, vont être affectés au financement du système éducatif à l'intérieur du pays. Construire des écoles, des bibliothèques, des enseignants pour augmenter le niveau de l'éducation, le niveau d'alphabétisation. Ensuite 20 % des impôts et taxes que l'État va percevoir provenant de la CTG pour amener aux meilleurs lycéens guinéens, des 33 préfectures du pays pendant les 35 prochaines années, des bourses d'études en France, aux États-Unis, en Chine, au Japon, dans le monde entier pour former les générations futures. L'argent pour les générations futures, c'est l'investissement sur le capital humain. Avec les 5 % de revenus induits par Simandou et les 20 % de la CTG, combien tablez-vous pour le budget de ce programme ? Pas moins de 200 à 300 millions de dollars par an. Il faut préciser que toutes ces bourses seront pour les filières scientifiques et techniques, parce que il faut former plus de gens pour la production que pour la gestion. Ce qui ferait à peu près combien de bourses d'études par an ? Je ne peux pas vous dire aujourd'hui avec certitude combien de personnes on pourrait envoyer, mais c'est des milliers de jeunes qui vont en profiter. À lire aussiGuinée: les autorités inaugurent le mégaprojet minier de Simandou

Culture Talents
#16 - Marine Decarsin - Et si votre plus grande force était justement de ne pas être exactement là où on vous positionne ?

Culture Talents

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 26:06


Dans cet épisode, Marine Decarsin, Business Process Owner dans un groupe international du secteur médical, nous partage un parcours atypique, guidé par la liberté d'être soi-même, l'audace de sortir du cadre, et la conviction que la différence crée de la valeur.De l'Inde à l'Australie, du vin au conseil, Marine a su faire de chaque virage une opportunité de grandir.Aujourd'hui, elle coordonne des équipes à l'international sans lien hiérarchique, bouscule les codes pour fluidifier la collaboration, et incarne un paradoxe fascinant : structurer des process... sans être procédurière.Son top 5 de talents ? Woo, Activator, Adaptability, Context, Empathy.Marine raconte comment elle a longtemps perdu de l'énergie à "vouloir rentrer dans une boîte", avant de réaliser que c'est précisément sa différence qui fait sa valeur. "C'est très gratifiant de savoir qu'on peut amener de la valeur en étant soi-même."Ce qu'elle apporte "hors du cadre", c'est exactement ce qui est apprécié et valorisé sur le vaste projet qu'elle pilote.Un épisode qui donne envie d'assumer pleinement ses talents, de sortir du moule, et de créer sa propre définition du succès.Avec en creux, de bonnes pistes pour mobilier encore mieux les énergies de chaque personne dans votre organisation.---Culture Talents est un podcast proposé par Le Labo des Talents.Animation : Florence HardyRéalisation : César Defoort | Natif.-----Florence Hardy et les coachs du Labo des Talents sont certifiés par Gallup, cependant nous précisons que Le Labo des Talents n'est pas affilié à ni ne représente Gallup.Les idées que nous partageons ici ne sont pas officiellement contrôlées, approuvées ou soutenues par Gallup Inc. Gallup®, CliftonStrengths® et les 34 noms de thèmes de CliftonStrengths® sont la propriété de Gallup, Inc. Pour plus d'informations, rdv sur www.gallup.com.Envie d'en savoir plus ? Au Labo on est toujours ravis d'échanger, faites-nous signe sur LinkedIn https://www.linkedin.com/company/lelabodestalents/ou sur www.labodestalents.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoire Vivante - La 1ere
Or, caoutchouc : ces matières qui valent de l'or (6/10) : Et bien justement : la ruée vers l'or

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 30:37


Terres rares, ressources fossiles, sèves attractives ou métaux précieux, certaines matières valent de l'or et transforment les territoires où on les trouve. Comment ces substances sont devenues si précieuses à nos yeux et comment ont-elles transformé l'histoire des territoires où elles gisaient ? Une histoire humaine tout autant qu'industrielle. L'or se trouve en Afrique du Sud, au Ghana, au Pérou, en Indonésie, mais également au Canada, en Russie, aux États-Unis et en Chine. On en rencontre même dans les Alpes suisses. Utilisé depuis l'Antiquité, et probablement bien avant, ce métal précieux a toujours fasciné par son éclat et sa rareté. Parmi les grandes ruées vers l'or, celle de Californie occupe une place singulière. Ce que l'on sait moins, c'est que l'or californien fut découvert par un aventurier d'origine suisse, John Sutter - ou Sütter avant son américanisation. Plus méconnu encore demeure le rôle de son compatriote Jean-Jacques Vioget. Pourquoi l'histoire a-t-elle retenu le nom du premier plutôt que celui du second ? Avec Claudine Chalmers, historienne.

Invité Afrique
Jean Kaseya, directeur de l'Africa CDC: «En moyenne, nous avons une nouvelle épidémie par jour»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 3, 2025 4:34


Le Mpox continue de se propager de manière inquiétante en Afrique. En 2025, les cas ont dépassé ceux de 2024. Ce sont plus de 21 000 cas de Mpox qui sont détectés dans treize pays africains, et cela risque de doubler d'ici la fin de l'année. Les coupes des aides en provenance des États-Unis et d'Europe ont fragilisé les systèmes de santé. Au total, 700 000 doses de vaccin ont été administrées, mais les stocks sont insuffisants. La Sierra Leone représente 41% des infections récentes, et la RDC est aussi en première ligne avec 24 000 cas détectés depuis début 2024. On en parle ce matin avec notre Grand invité Afrique : Jean Kaseya, directeur de l'Africa CDC (les centres africains de contrôle et de prévention des maladies). RFI : Avec les coupes budgétaires de l'aide occidentale, est-ce que vous avez déjà mesuré un impact direct sur la réponse aux épidémies ? Jean Kaseya : Je suis très clair là-dessus. Ces coupes peuvent ou sont en train d'accélérer une possible pandémie venant d'Afrique. Le nombre d'épidémies ne fait qu'augmenter d'une année à l'autre. Nous avons toujours ces problèmes d'accès aux médicaments et aux vaccins. Et ça, ce sont des conditions réunies en plus des changements climatiques, en plus de l'insécurité, pour déclencher une pandémie. Mais je sens partout, dans tous les pays où je passe, un réveil. J'étais à Lusaka, en Zambie, il y a quatre jours. Il y a deux jours, j'étais à Luanda et maintenant, je suis à Abidjan. Je vois comment les pays se mobilisent pour trouver des ressources internes et c'est partout en Afrique le cas. Justement, est-ce que ces pays arrivent à trouver des fonds ? Je vais vous donner l'exemple de la RDC où j'ai eu à rencontrer le président Tshisekedi, qui m'a informé que le pays a décidé de mettre en place une taxe de 2 % sur tous les produits importés. En plus de cela, ils ont mis une taxe sur les salaires de toutes les personnes qui travaillent de 2,5 %. Au total, cela va donner autour de 1,5 milliard de dollars additionnels chaque année. Ça, ce sont des ressources concrètes. Le président Mahama me parlait d'un programme qu'on appelle Mahama Cares Ghana. Les pays africains avancent dans la réalité. À lire aussiÉpidémie de mpox: malgré une baisse constatée en Afrique, la vigilance reste de mise En Sierra Leone, le testing est à 100 % et le pays semble se distinguer par une gestion plus efficace du Mpox ? C'est d'abord un grand effort au niveau communautaire pour mobiliser les relais communautaires. C'est former les agents de santé par rapport à la surveillance. C'est mettre en place la vaccination qu'il faut. C'est détecter la comorbidité, ça peut être le VIH ou d'autres maladies. C'est aujourd'hui l'occasion de dire et de tordre le cou à tous ceux-là qui pensent que les Africains n'aiment pas les vaccins. Ce n'est pas vrai. Aujourd'hui, dans la plupart des pays, le taux de testing est de 100 % puisque les gens acceptent de se faire tester pour savoir s'ils sont malades. Là où le vaccin est disponible, le taux de couverture est très élevé. On parle beaucoup d'un sous-groupe du virus appelé le clade 1b, réputé plus mortel : 2000 décès enregistrés depuis 2024. Qu'est-ce qui distingue cette souche des précédentes ? Nous avons tout le temps des mutations qui se font, et nous avons maintenant des combinaisons différentes dans un même endroit au Libéria, où on a eu le clade 2a et 2b au même moment. Nous avons par exemple la RDC où nous avons eu la combinaison de ces différents clades. Ce sont toutes ces combinaisons qui font qu'on ne sait pas la bombe qui peut sortir demain. À lire aussiGuinée: l'épidémie de mpox s'étend dans le pays, un an après son apparition Cet été, le CDC Africa a dévoilé son premier cadre stratégique climat et santé, pourquoi et pour quoi faire ? 70 % des épidémies que nous avons en Afrique sont ce qu'on appelle les épidémies zoonotiques. Donc ça vient de l'animal vers l'homme, interchangeables. Nous avons vu que c'est le changement climatique qui est à la base de tout cela. En plus, nous avons le choléra. Ce choléra est dû principalement aux effets liés aux inondations et à d'autres changements climatiques. Donc voilà pourquoi nous avons décidé de lancer ce plan qui lie le climat et la santé pour mieux combattre les épidémies. Justement, le choléra connaît une recrudescence majeure. Au Soudan, Alima [The Alliance for International Medical Action] estime que si rien n'est fait, la maladie pourrait tuer plus que les armes… Entre 2022 à 2024, il y a eu doublement des cas. On est passé de 104 000 cas à 254 000 cas. Sachant que la saison des pluies va commencer dans quelques jours, je m'attends à ce que si ça continue comme ça, nous puissions avoir plus de 300 000 cas. De janvier à août, nous avons 4900 décès, alors que toute l'année 2024, on n'a eu que 4700 décès. Donc, ça signifie que le choléra actuellement devient un problème de santé publique majeur que nous devons arrêter. Comment faites-vous pour lutter contre les deux épidémies de Mpox et de choléra en même temps, sans diluer les moyens et l'attention ? Malheureusement, nous n'avons pas que ces deux épidémies. Nous en avons d'autres. Nous avons la rougeole, des cas d'Ebola, de Marburg et d'autres épidémies encore. En moyenne, nous avons une nouvelle épidémie par jour et ça, ça fait beaucoup pour nous.

Reportage International
À Mexico, la colère monte contre la gentrification de la ville et la crise du logement

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 26, 2025 2:25


La capitale mexicaine manifeste contre le phénomène de gentrification qui provoque une flambée des loyers. Il devient difficile pour la population locale de se loger dignement, au profit des expatriés et des touristes, pour la plupart américains. Samedi 19 et dimanche 20 juillet, des manifestations ont réuni plusieurs milliers d'habitants en colère contre les privilèges économiques dont bénéficient les étrangers, plus aisés que les locaux. À Mexico, la colère gronde contre la gentrification qui sévit dans la ville. La maire de la capitale du Mexique, Clara Brugada, a présenté un plan pour lutter contre le phénomène. Elle promet d'encadrer l'augmentation annuelle des loyers, la création d'institution de contrôle et la création d'un indice de prix raisonnable. Des mesures encore floues et peu satisfaisantes, estiment de nombreux habitants de Mexico. D'autant qu'une loi pour réguler de la plateforme Airbnb est coincée dans les limbes parlementaires depuis des mois. La capitale mexicaine est une destination privilégiée du tourisme et des nomades digitaux, notamment des Américains qui s'établissent à court ou moyen terme dans la ville. Sauf que leur présence provoque une flambée des prix des biens de consommation et des loyers. Les salaires mexicains ne s'alignent pas, et il devient très compliqué pour les locaux de vivre dignement à Mexico. Dans le sud de la capitale, ils étaient des milliers à manifester ce weekend. La rancœur des habitants contre les privilèges économiques des étrangers est palpable.  Même en vivant très excentrée à l'est de la ville, Ali voit peu à peu les prix augmenter autour d'elle, signe d'une gentrification qui gagne du terrain. « Pour venir à l'université tous les jours, je dois faire plus de deux heures de transports. Dans le marché où je vais, on parle anglais maintenant, alors qu'avant c'était un tout petit village », regrette la jeune étudiante en architecture. « Je me sens comme un extraterrestre là-bas, je me sens exclu » Avec son amie Emilia, qui ne parvient à s'offrir qu'un petit logement mal entretenu avec son job d'étudiant, elles se préparent à manifester. « Je comprends qu'aux États-Unis et beaucoup d'autres endroits dans le monde, la gentrification est déjà un fait. Mais ce serait bien que là-bas, ils se battent pour leurs droits plutôt que de venir et d'agir comme des colonisateurs ici », dénonce-t-elle. Dans certaines zones de la ville, les loyers ont doublé d'une année sur l'autre. Juan se dit en faveur de la migration et du tourisme, mais il est exaspéré de la transformation brutale du centre de la capitale. « On n'y parle même plus espagnol. Les gens ne ressemblent plus à des Mexicains. Je me sens comme un extraterrestre là-bas, je me sens exclu. Avec le salaire que je gagne – la moyenne nationale, environ 415 euros –, jamais je ne pourrai réunir suffisamment d'argent pour acheter un petit appartement de 60 m² qui coûte 3,5 millions de pesos (160 000 euros, ndlr). Je n'y arriverai jamais. Mes enfants n'auront pas de logement », désespère-t-il. Face à l'augmentation des inégalités liées au pouvoir d'achat plus élevé des étrangers, la tension monte du côté mexicain – notamment dans un contexte de crispations entre les États-Unis et le Mexique autour des questions migratoires. Tony ne vit déjà plus dans la capitale, mais dans l'État voisin. Sa famille a dû se déplacer à cause de sa vulnérabilité économique. « Si on met parfois l'accent sur les étrangers, c'est parce qu'ils ont souvent des emplois payés en dollar ou en euros. Cela leur revient moins cher de venir vivre ici. C'est pour cela qu'ils peuvent de se payer le luxe de louer des belles maisons, acheter des choses et d'avoir un style de vie qu'ils ne pourraient même pas avoir chez eux. Justement parce qu'ils ne travaillent pas et qu'ils ne veulent pas non plus adopter la culture d'ici. Donc, on ne peut pas comparer un immigrant et quelqu'un qui vient seulement tirer avantage d'être payé dans une autre monnaie », considère-t-il. Pour l'instant, la régulation est quasiment inexistante à Mexico. Tandis quelques propriétaires et promoteurs tirent parti de cette crise du logement, de nombreux habitants se retrouvent sans défense face aux lois du marché, inquiets de voir partir avec eux l'âme de la capitale. À lire aussiAfrique du Sud: le pittoresque quartier de Bo-Kaap menacé par le sur-tourisme et la gentrification

Zeteo
Yvon Le Men : Le bruit court qu'on peut être heureux

Zeteo

Play Episode Listen Later Jul 19, 2025 89:29


Yvon Le Men est un poète contemporain majeur. Il est l'auteur d'une soixante d'ouvrages. Apprécié du grand public, il a déjà reçu de nombreuses distinctions comme le Prix de Poésie 2010 de l'Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire pour l'ensemble de son œuvre, le Prix Théophile-Gautier de l'Académie Française en 2012, et plus récemment le Prix Goncourt de la Poésie, en 2019. Dans sa maison du Trégor, entourée d'arbres et de pierres, il nous a reçu pour le temps d'une flânerie poétique à la fois légère et profonde, douce et lumineuse. Avec lui, nous avons abordé les sujets qui lui sont chers. Ses parents et ses racines bretonnes. Sa vocation de poète, le choix d'y être fidèle malgré premières années de précarité. Les voyages dans le monde entier, de la Chine à l'Amérique du Sud en passant par le Liban. Ce qui compte beaucoup dans la vie d'Yvon Le Men, ce sont les nombreuses rencontres marquantes. Celles du quotidien, comme celles des écrivains et des poètes qui lui ont été très proches. Parmi lesquels Christian Bobin, Michel Le Bris, Xavier Grall, Eugène Guillevic, Jean Lavoué ou encore, plus proches de nous, François Cheng et Stéphane Bataillon (invité récent de Zeteo #311). « Entre l'éclaircie et la mort » : Tel est l‘univers d'Yvon Le Men, sa réponse un jour à la question d'une journaliste qui lui demandait quel était son pays. Avec lui, nous explorons les paysages intimes de nos lumières, de nos souffrances, de nos amours, de notre quête du bonheur, de la mort et de l'au-delà, notamment lorsqu'il s'agit du départ de ceux qui lui sont proches. C'est notamment le cas de Philippe, l'ami disparu il y a peu à qui Yvon Le Men consacre son recueil de poésie le plus récent : Un soir d'avoir été. Parmi les artistes, ceux qui ont la tâche de nous révéler la beauté et l'amour, le poète a une mission très particulière. Son talent est de rendre visible l'invisible, avec les mots comme outils, dont la puissance créatrice est si proche de la puissance infinie du divin. Devenue intelligible et sensible avec le poète Yvon Le Men, la grâce s'éveille en nous. Pour lire Un soir d'avoir été, le recueil le plus récent d'Yvon Le Men, cliquer ici. Pour lire La seconde du parfum, le livre d'entretiens d'Yvon Le Men avec Christian Bobin, Stéphane Bataillon, Claude Vigée... , cliquer ici 4 millions  Chers amis, chers auditeurs de Zeteo, Ce vendredi 18 juillet, nous avons la joie d'avoir passé le cap des 4 millions d'écoutes depuis la création de Zeteo, en janvier 2020. De tout notre cœur, et avec vous, chers amis, invités et témoins, auditeurs, messagers et donateurs, nous tenons à exprimer toute notre gratitude pour l'aventure incroyable que nous vivons depuis maintenant 340 épisodes. Si j'ai « lancé » Zeteo, il y a maintenant cinq ans et demi, c'est parce que je ressentais alors que ce besoin très fort en moi de ressourcement spirituel, affectif, psychologique et parfois même intellectuel, il devait être partagé autour de moi. Depuis des années, je pratiquais de multiples podcasts, et j'appréciais fortement ce format libre et si étendu de diffusion de contenus que l'on reçoit au plus intime de soi-même, en confiance, les yeux souvent fermés.   Les podcasts que je parcourais m'ont beaucoup apporté. Ils m'ont fait découvrir la méditation, les sagesses orientales, celles que j'ai pu approfondir ensuite par les livres et les rencontres. Je ressentais pourtant que malgré la profusion de podcasts remarquables, il manquait quelque chose de très important. Particulièrement en notre vieille civilisation européenne, fortement irriguée par la spiritualité chrétienne, et pas toujours prête à assimiler facilement de vieilles sagesses issues de traditions parfois millénaires… alors que nous détenons ici aussi des trésors inestimables, souvent enfouis et oubliés.   C'était avant de vivre une rencontre douce au cours d'une nuit de printemps, et l'évidence de la présence si intime et si profonde du Christ en moi. Quelques jours plus tard naissait l'idée de créer un podcast destiné à ceux qui cherchent pour trouver (c'est la signification du mot Zeteo en grec ancien), avec le Christ au centre et au cœur, et à l'effigie du podcast. Mon plus grand désir : que d'autres puissent vivre la même expérience que celle que j'avais vécu. Je ne savais pas alors que le besoin d'un podcast de ressourcement spirituel était aussi fort. Je n'imaginais pas que Zeteo franchirait un jour le seuil des 4 millions d'écoutes, ni même les seuils précédents. Je suis heureux d'exprimer ce que je ressens personnellement ce matin : la gratitude et le dépassement. Je ne savais pas où irait l'aventure de Zeteo. Je ne le sais pas davantage aujourd'hui, mais je suis infiniment heureux de la vivre et de la partager avec tant d'entre vous ! Quel sera l'avenir de Zeteo ? Un jour, le regretté Jean Lavoué, ami proche d'Yvon Le Men, l'invité de l'épisode d'aujourd'hui, m'avait dit qu'avec le temps, Zeteo s'ouvrait comme un bouquet de fleurs. J'espère que cette belle aventure durera longtemps, aussi longtemps qu'elle pourra être utile et bénéfique. La semaine dernière, j'adressais un appel aux dons important, au cœur de l'été. Justement pour que cette aventure puisse durer, si telle était la volonté divine. Aujourd'hui, je me réjouis et je rends grâce que cette volonté divine a su susciter des donateurs parmi vous. L'aventure peut continuer. Elle devrait pouvoir traverser l'été. L'avenir n'est jamais sûr, mais pourquoi vouloir s'assurer l'avenir, quand c'est uniquement le présent qui compte ? Je remercie de tout cœur ceux qui ont répondu à mon appel par un don. Et j'appelle ceux qui n'y ont pas encore répondu. Il n'est jamais trop tard. C'est par votre contribution que pourront se tourner les prochaines pages de l'aventure, pour ouvrir toujours plus belle la fragile fleur de Zeteo, notamment auprès de ceux qui ont besoin de la beauté et de l'amour, que nous essayons de transmettre. Du cœur de l'été, un cœur battant, avec un merci particulier pour ceux qui prient pour nous et pour la mission de Zeteo, Guillaume Devoud  Pour faire un don, il suffit de cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso. Ou de cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal. Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. 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Zeteo
Carole Iniguès : Ton corps est un temple sacré

Zeteo

Play Episode Listen Later Jul 12, 2025 80:21


Carole Iniguès est médecin. Dès le début de ses études en médecine, elle confie qu'elle est tombée amoureuse du fonctionnement du corps humain. Depuis, et tout au long de sa carrière médicale qu'elle exerce aujourd'hui, chaque échographie suscite en elle le même émerveillement. D'où le choix, justement, de sa spécialisation en radiologie. Carole Iniguès partage sa contemplation de la perfection du corps humain, véritable chef d'œuvre de la création. Si nous sommes plus habitués aux visions artistiques des peintres, des sculpteurs ou des poètes, avec elle, c'est une exploration inattendue de l'intérieur de notre corps que nous parcourons. Dans le fonctionnement de nos organes, la bonne entente, l'harmonie et l'entraide qui les relie, tout est beauté et même miracle. Carole Iniguès porte un regard à la fois médical, poétique et spirituel, alimenté par sa pratique médicale et sa connaissance des sagesses spirituelles qui irriguent l'histoire de l'humanité. En particulier le taoisme, très présent dans la médecine traditionnelle chinoise, les correspondances étonnantes entre la compréhension orientale des chakras, les canaux énergétiques du corps, avec les enseignements de la Kabbale et de la symbolique des lettres hébraïques chère à Annick de Souzenelle. Le corps est le temple où nous faisons l'expérience de la beauté, de l'amour et de la souffrance. Avec Carole Iniguès, nous apprenons à découvrir la sacralité de notre corps. Avec passion et enthousiasme, son approche médicale permet un regard intégral et réconfortant de la personne humaine, une voie ouverte vers nos guérisons physiques, affectives et spirituelles. APPEL AUX DONS, POUR PERMETTRE À ZETEO DE PASSER L'ÉTÉ  Chers amis, chers auditeurs, Ce nouvel été sur Zeteo est très bien engagé, avec des épisodes qui mettent en lumière des témoins magnifiques que vous appréciez. L'audience est en augmentation cette année à un rythme encore plus fort que l'année passée qui marquait pourtant des records, alors que nous en sommes déjà à notre sixième année de diffusion. L'été est toujours une période particulière pour Zeteo, qui ne part pas en vacances ni en juillet ni en août et qui continue de diffuser chaque semaine un nouvel épisode. Justement parce que c'est toujours un temps d'écoute très fort pour ceux qui partent en vacances, ou ceux qui en profitent pour prendre du recul, se ressourcer spirituellement, humainement. Une période particulière aussi pour ceux qui sont malades, ceux qui souffrent, ceux qui sont seuls et qui n'ont pas la chance d'être en compagnie de leurs proches, pour qui notre podcast apporte la consolation et la présence de ses si beaux témoins. Une période particulière encore parce qu'elle correspond à une baisse des dons au moment où nous ne diminuons pas notre effort et où nous continuons à diffuser des épisodes entièrement gratuits d'accès. Cette baisse est telle, qu'elle peut nous faire mal. D'où cet appel aux dons, particulièrement important, pour nous permettre de traverser cet été et de continuer de vous présenter les très beaux témoignages qui sont à venir, comme la totalité des 340 épisodes de Zeteo qui sont disponibles en ligne et que nous diffusons depuis notre création et qu'il n'y ait eu aucune interruption, aucune pause ni rediffusion d'épisodes anciens. Cette année n'est évidente pour personne, elle est difficile pour beaucoup, elle est tourmentée, les nuages qui se font plus rares en été ne disparaissent pas, l'avenir semble inquiétant, et pourtant nous faisons le pari de la confiance, celui du bien qui finit toujours par l'emporter, qui surmonte les menaces qui pèsent sur tous, qui nous permet de passer les caps, comme celui de cet été pour nous. Avec vous, avec le don de ceux qui le peuvent, nous avons confiance que la bienveillance divine, qui est infinie et qui ne demande qu'à être sollicitée, saura susciter des donateurs parmi vous. Je finis ce message en remerciant ceux qui vont répondre dès aujourd'hui à cet appel par un don, comme ceux qui ont fait un don à Zeteo, récemment ou moins récemment. Peu importe son montant, chaque geste compte, nous ne recevons jamais trop, juste de quoi couvrir les frais passés, très rarement les frais à venir dès le lendemain. D'où cet appel inhabituel, en cette année assez inhabituelle. Un appel en confiance et en accueillant ce qui vient avec le cœur et les mains ouvertes. Je formule le vœu que nous traversions cet été ensemble, dans cette si belle communauté formée par les témoins, les auditeurs qui partagent si souvent les épisodes autour d'eux, et les donateurs de Zeteo sans qui nous ne pourrions pas exister. J'en fais l'expérience avec vous tous les jours. Ensemble, nous contribuons à porter une vraie lumière de guérison, d'espérance et d'amour dans ce monde qui en a tant besoin.   Fraternellement, Guillaume Devoud  Pour faire un don, il suffit de cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso. Ou de cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal. Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. Le reçu fiscal est généré automatiquement et immédiatement à tous ceux qui passent par la plateforme de paiement sécurisé en ligne de HelloAsso Nous délivrons directement un reçu fiscal à tous ceux qui effectuent un paiement autrement (Paypal, chèque à l'association Telio, 116 boulevard Suchet, 75016 Paris – virement : nous écrire à info@zeteo.fr ).   Pour lire d'autres messages de nos auditeurs : cliquer ici. Pour en savoir plus au sujet de Zeteo, cliquer ici. Pour lire les messages de nos auditeurs, cliquer ici. Nous contacter : contact@zeteo.fr Proposer votre témoignage ou celui d'un proche : temoignage@zeteo.fr

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L'affaire Malgouyres, meurtre dans le jardin préféré des Français (3/4) : le meilleur des amis

Home(icides)

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 17:58


Quand deux cambrioleurs entrent par effraction sur l'immense propriété de Daniel et Françoise Malgouyres à Servian, une petite commune près de Béziers, le mari tue l'un d'eux et fait fuir l'autre. Pendant l'audition, les époux dénoncent des profiteurs, venus s'en prendre à leur argent. Mais rapidement les enquêteurs soupçonnent le propriétaire d'avoir orchestré un faux cambriolage… pour faire peur à sa femme. Le meilleur des amis Richard Llop est un homme de confiance. C'est un ami, sur qui on peut compter. Justement, ce matin, Joseph a besoin de lui. Est-ce qu'il peut transporter sa jument et sa pouliche chez le vétérinaire ? Ce n'est pas tout près, la clinique est à Saint-Cannat, à côté d'Aix-en-Provence. 2h aller ; 2h retour. Il va falloir partir tôt, parce qu'à midi, il faut qu'il soit rentré, il a quelque chose de prévu... Découvrez la saison précédente en intégralité : ⁠L'affaire du petit Emile⁠ Production et diffusion : Bababam Originals Écriture : Tiphaine Pioger Voix : Caroline Nogueras En partenariat avec upday.  Première diffusion : 13 mars 2024 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
René-Emmanuel Sadi, ministre camerounais de la Communication : «La candidature du président Biya ? C'est du 50/50»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 7, 2025 19:07


Le chef de l'État camerounais, Paul Biya, sera-t-il candidat à sa succession lors de la présidentielle du mois d'octobre prochain ? « C'est du 50/50 », répond ce lundi sur RFI le ministre camerounais de la Communication, René-Emmanuel Sadi. Dans cette interview, le porte-parole du gouvernement camerounais réagit également à la démission récente de ses deux collègues, Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary, et à l'annonce de leur candidature à la présidentielle à venir. « Au parti RDPC au pouvoir, les rangs sont en train de se resserrer », déclare-t-il. En ligne de Yaoundé, le ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les départs annoncés des ministres Bello Bouba Maigari et Issa Tchiroma Bakary de votre gouvernement, est-ce que ce n'est pas un coup dur à trois mois de l'élection présidentielle ? René-Emmanuel Sadi : Des alliés qui partent et non des moindres, effectivement, on peut forcément le regretter. Pour autant, nous ne croyons pas qu'il faille faire tout un drame de ces démissions de quelques membres du gouvernement, en l'occurrence des ministres appartenant au FSNC et à l'UNDP. Je le dis parce que le Cameroun est un pays de liberté et de démocratie et ceci est un acquis irréversible que nous devons incontestablement à l'engagement du président Paul Biya. Le RDPC, quant à lui, en prend forcément acte et le RDPC, fort de ses nombreux atouts et de son maillage territorial, reste debout et serein. C'est vrai que la concurrence sera sans doute un peu plus forte puisque nous avons perdu des alliés, mais le RDPC va s'organiser, les rangs sont en train de se resserrer et il est quasiment certain, de mon point de vue, que nous allons préserver cette position dominante que nous avons non seulement sur l'ensemble du pays, mais particulièrement dans la zone du septentrion. Enfin, pour ce qui est de la prétendue absence au sommet de l'État, il n'en est rien. Le président de la République conduit bel et bien les affaires de la République dans un style qui lui est propre, fait de discrétion et d'efficacité, sans tapage. Alors en effet, c'est Issa Tchiroma Bakary qui a parlé de l'absence de Paul Biya en tant que président de la République. Il a expliqué que, lors des réunions, le président ne s'exprimait plus, qu'il était absent et qu'il ne gouvernait plus. Qu'est-ce que vous répondez à cela ? Je pense que cette absence est une absence apparente. Cette absence apparente n'enlève rien à l'efficacité de l'homme et n'enlève rien à sa connaissance parfaite des dossiers. Il suit au quotidien tout ce qui se passe. Il est certainement l'homme le plus informé. Mais quand on a 92 ans, est-ce qu'il n'est pas normal qu'on ait quelquefois quelques absences ? Justement, à 92 ans, c'est un énorme mérite que de continuer à gouverner son pays. C'est un énorme mérite que de s'intéresser aux affaires de l'État, de suivre les dossiers. Je pense que la chance qu'on a, c'est que le président, à cet âge, a une mémoire phénoménale. C'est vrai, l'âge est là, il est important. Mais évidemment, quand on peut, malgré cet âge, continuer à suivre ses dossiers, c'est aussi un grand mérite qu'il faut saluer. Est-ce que le Secrétaire général de la Présidence Ferdinand Ngoh Ngoh n'est pas quelquefois le vrai patron du pays, quand le président n'est pas en mesure de gouverner à chaque heure de la journée ? Non, non, je ne dirai pas la même chose. Le Secrétaire général de la Présidence peut donc, en tant que collaborateur le plus proche du président de la République, le connaissant, il peut anticiper. Je peux vous dire qu'il est tenu de rendre compte et, s'il a anticipé que la décision qu'il a eu à prendre n'est pas celle qui convenait, le chef de l'État est en mesure d'apporter les corrections nécessaires et, évidemment, il s'exécute dans ce sens-là. Alors, à trois mois de la présidentielle, tous les grands partis ont investi leur candidat, ou du moins ont annoncé qui sera leur candidat. Tous sauf le RDPC au pouvoir. Pourquoi ? Tout simplement parce que le RDPC connaît les dispositions de la loi. Nous avons encore suffisamment de temps pour que le RDPC se prononce et donc nous attendons dans les meilleurs délais possibles sous la conduite de son président national, le président Paul Biya. Nous entendons nous décider dans ce sens-là. Le chef de l'État lui-même a laissé entendre que, le moment venu, il dirait à ses militants s'il est candidat ou non. Quand Paul Biya s'exprimera, est-ce que vous êtes certain qu'il dira : « Oui, je suis candidat ? » ou est-ce qu'il y a une hypothèse où il pourrait dire : « Eh bien, non, je ne serai pas candidat, ce sera quelqu'un d'autre » ? Je ne suis pas un devin, pour vous dire. Il se prononcera en son âme et conscience. Et c'est un homme d'une très grande clairvoyance, d'une très grande sagesse. Il saura dire à ses compatriotes la position qui sera la sienne. Mais pour dire les choses familièrement, à votre avis, c'est du 50/50, ou il y a plus de chances qu'il dise oui ou qu'il dise non ? C'est du 50/50. Forcément, puisqu'il l'a dit, qu'il se prononcera le moment venu. Forcément, c'est du 50/50. Donc le jeu est ouvert ! Écoutez, c'est lui qui nous a dit qu'il va se prononcer le moment venu. Ses militants, beaucoup ont fait des appels au président et c'est à lui qu'il appartient de répondre à ses militants. Et il peut y avoir une surprise ? Bon, peut-être que ça peut être une surprise dans un sens comme dans l'autre. À lire aussiPrésidentielle au Cameroun: dans le sud-ouest anglophone, les élites du RDPC derrière Paul Biya

Choses à Savoir
Pourquoi le point Nemo est-il l'endroit le plus inaccessible de la Terre ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 2:08


Avez-vous déjà entendu parler du point Nemo ? C'est un endroit unique sur notre planète. Un lieu dont on dit qu'il est le plus isolé du monde. Mais où se trouve-t-il exactement, et pourquoi fascine-t-il autant ?Le point Nemo est ce qu'on appelle le pôle d'inaccessibilité océanique. En d'autres termes, c'est le point de l'océan le plus éloigné de toute terre émergée. Il se situe dans le sud de l'océan Pacifique, à environ 2 688 kilomètres des trois terres les plus proches : l'île Ducie (au nord), l'île Motu Nui, qui fait partie des îles de Pâques (au nord-est), et l'île Maher, en Antarctique (au sud).Ce point a été calculé pour la première fois en 1992 par un ingénieur croate, Hrvoje Lukatela, à l'aide de modèles informatiques et de coordonnées GPS. Il se trouve aux environs de la latitude 48°52.6′ Sud et de la longitude 123°23.6′ Ouest.Son nom, "Nemo", est bien sûr un clin d'œil au célèbre capitaine du Nautilus dans le roman de Jules Verne "Vingt mille lieues sous les mers". En latin, "nemo" signifie d'ailleurs… "personne". Un nom parfaitement approprié pour ce lieu si reculé.Ce qui rend le point Nemo fascinant, c'est son isolement extrême. Aucune île habitée à l'horizon. Pas de routes maritimes commerciales. Aucun survol régulier d'avion. Si vous vous trouviez là, les humains les plus proches seraient probablement… les astronautes à bord de la Station spatiale internationale, qui passe parfois à seulement 400 km au-dessus de ce point, bien plus près que n'importe quel continent.Le point Nemo est aussi devenu une zone de "cimetière spatial". Depuis les années 1970, les agences spatiales, dont la NASA ou Roscosmos, y font tomber en fin de vie leurs satellites, sondes ou stations spatiales, comme ce fut le cas pour la station MIR en 2001. Pourquoi là ? Justement parce que c'est une zone quasi déserte, minimisant les risques pour les populations et la navigation.Sur le plan biologique, les eaux autour du point Nemo sont très pauvres en vie marine : peu de nutriments, peu de lumière, peu de courant. Un véritable désert aquatique.En résumé, le point Nemo est une sorte de bout du monde maritime. Une curiosité géographique, un symbole de solitude absolue sur Terre — et une petite touche de science-fiction quand on pense que ce sont les astronautes, depuis l'espace, qui peuvent être ses visiteurs les plus proches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'entourloupe du jour - Emmanuel de Villiers : "Quand il parle de TVA sociale, ça sent la démago... dès qu'il y a 'social', ça sent l'arnaque. Il faut justement taper dans le social, il y a trop d'abus" - 28/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 28, 2025 1:05


Aujourd'hui, Didier Giraud, Emmanuel de Villiers et Joëlle Dago-Serry débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
Mamadou Lamine Sarr: «Le scandale (du fonds Covid) est l'un des plus grands de l'histoire politique du Sénégal»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2025 12:51


Au Sénégal, les relations entre le parti au pouvoir, le Pastef, et le parti APR de l'ex-président sont au plus mal. Après des années de confrontations politiques et de répressions à l'époque de Macky Sall, six de ses anciens ministres sont dans le collimateur de la justice, cinq notamment pour leur gestion des fonds Covid. De quoi alimenter encore un peu plus l'antagonisme entre les deux partis. Comment cette affaire est-elle perçue ? Est-ce un règlement de compte, comme le disent les proches de Macky Sall, ou une simple affaire d'une justice indépendante, comme le pouvoir le clame ? Décryptage avec le politologue sénégalais, Mamadou Lamine Sarr. Il répond aux questions de Esdras Ndikumana. Mamadou Lamine Sarr : Le parti APR de l'ex-président Macky Sall a décidé de boycotter la journée du dialogue national qui est prévue ce mercredi 28. Une journée instaurée par Macky Sall lui-même en 2016. Comment peut-on expliquer cette contradiction ? Je ne sais pas si on peut le considérer comme une contradiction, en tout cas à leurs yeux. Mais ce qui est certain, c'est que c'est effectivement quelque chose qui peut être reproché et qui est déjà reproché à ce parti-là. Et donc c'est à mon avis quelque chose qui montre toute la difficulté d'abord du dialogue, même après les élections présidentielles et législatives, du dialogue politique en général, et qui illustre également toutes les difficultés de ce parti là à se restructurer. Mais ce qui est certain, c'est que de ne pas participer au dialogue pourra être interprété comme une contradiction par rapport à leur politique qu'ils ont tenté de mettre en place il y a quelques mois quand eux étaient au pouvoir et qu'ils ont appelé les autres au dialogue.Justement, le 8 mai, cinq anciens ministres de Macky Sall ont été mis en accusation par l'Assemblée nationale et renvoyés pour malversations présumées devant la Haute Cour de justice. Est-ce que ce ne serait pas plutôt la vraie raison de ce boycott ? Oui, c'est très certainement un point de discorde. Si vous prenez les tensions politiques qu'il y a eu, notamment au niveau de l'Assemblée nationale, dont le point d'orgue, ça a été effectivement l'inculpation de ces cinq anciens ministres, c'est effectivement un point de motivation, en tout cas pour l'APR. Il y a ça. Il y a également peut-être les relations un peu difficiles, même si c'est à distance, n'est-ce pas, entre l'actuel régime et l'ancien président de la République. Donc, le président Macky Sall, et tout cela ne facilite pas, bien évidemment, le dialogue politique.Justement, parmi les cinq ex-ministres dont on parlait, quatre sont soupçonnés d'avoir trempé en 2020 et 2021 dans le détournement d'un fonds anti-covid. Est-ce que ces soupçons ont été étayés ? Ce qui est sûr, c'est que ce scandale-là, parce que c'est un véritable scandale et à mon avis, un des plus grands scandales financiers de l'histoire politique du Sénégal. Ça, je pense qu'on est tous unanimement d'accord sur ça. C'est à dire il y a de graves choses qui se sont passées dans la gestion de ce fonds-là, au moment où les Sénégalais ont l'impression qu'on manquait et c'était la réalité, on manquait de présence d'oxygène dans les hôpitaux, que les gens souffraient au niveau de l'alimentation, etc. Et ça en dit beaucoup sur la gestion des deniers publics au Sénégal sur les deux ou trois dernières décennies. Ce qui est certain, c'est que ce fonds-là, effectivement, et ce n'est que le début a mon avis, a posé énormément de problèmes et je ne serai pas surpris de voir d'autres accusations, d'autres problèmes soulevés et d'autres personnes également inculpées par rapport à cette gestion-là. Maintenant, est ce qu'ils seront coupables ou non ? Ça, c'est à la justice d'effectuer son travail.Mais au nom de l'APR, l'ex premier ministre Sidiki Kaba a dénoncé un lynchage médiatique. Est-ce que c'est ce qui se passe réellement ? C'est très difficile d'avoir une lecture de de chasse aux sorcières, etc. Mais le plus important, c'est ce qu'en pensent véritablement les Sénégalais. Et c'est là où, à mon avis, le régime doit faire attention, c'est de ne pas réduire l'activité ou le discours politique à ces questions de justice qui doivent être posées, bien évidemment. Mais aujourd'hui, les Sénégalais ont d'autres priorités, notamment de vie sociale, économique, sociale, de justice. Ça également, c'est très important.Sidiki Kaba a aussi demandé que la Haute Cour de justice mène l'instruction de façon impartiale, indépendante et objective, Je cite. Sous-entendu, elle n'est pas indépendante de fait. Est-ce que cette Haute cour de justice ne risque pas d'être soumise au parti Pastef au pouvoir. Au vu et au vu de sa configuration, au vu de son organisation, probablement, Je ne le pense pas. En tout cas aucun élément aujourd'hui qui nous permet de dire que oui, elle ne sera pas objective parce que tout, tout va commencer avec d'abord la composition et ensuite par les premières actions qui seront en place par cette Haute Cour de justice.Là, les anciens ministres et le beau-frère de Macky Sall sont dans le viseur du pouvoir, mais pas Macky Sall lui-même ? Pourquoi le Président Macky Sall n'est pour l'instant accusé de rien du tout ? Ce sont des proches, des anciens ministres, etc. Donc, à mon avis, il n'y a pas encore aujourd'hui moyen de débattre sur une éventuelle chose qui n'est pas encore arrivée. Donc je pense que si le président Macky Sall n'est pas encore mis en accusation, c'est que voilà, il n'y a pas encore d'éléments où on sait que le procès sera extrêmement long et difficile. C'est toute la place du Président de la République dans notre système politique. Même après son éviction qui interrogeait là-dessus.À lire aussiSénégal: le rapport de la Cour des comptes pointe des manquements dans la gestion des finances du paysÀ lire aussi[Vos réactions] Sénégal : lutte contre la corruption ou acharnement politique ?

Le Podcast du Marketing
[Best Episode] Changer de nom avec Fabienne Le Scornet de Floa Bank - Episode 128

Le Podcast du Marketing

Play Episode Listen Later Apr 28, 2025 42:12


Rediffusion d'un des épisodes les plus écoutés du Podcast du Marketing.C'est l'une des premières choses que l'on fait quand on lance son activité, ou même juste quand on lance un nouveau produit. C'est l'une des premières choses, et le faire donne vraiment corps à notre projet. Une fois qu'on l'a, c'est tout un univers qui s'offre à nous. C'est concret. C'est là. C'est parti. On a sauté dans le grand bain. Cette chose que l'on fait et qui change tout, c'est choisir son nom. C'est une étape fondamentale. C'est le début de l'histoire. Sauf que c'est pas si simple de choisir un nom. Justement parce que c'est tellement important. Et si je me trompais ? Et si les gens n'aimaient pas ce nom ? Et si personne ne le comprenait ? Et si on ne l'écrivait pas bien ? Et si ça voulait dire un truc horrible dans une autre langue ? Et si je n'avais pas le droit de l'utiliser ? Et si je devais changer de nom ? Et si, et si… Vous me voyez venir, aujourd'hui j'ai envie de parler du nom de marque. Comment est-ce qu'on fait pour le choisir, quelles sont les étapes indispensables à ne pas manquer, et comment fait-on pour l'annoncer. Et pour nous parler de tout ça, j'ai choisi d'accueillir quelqu'un qui en plus à eu la lourde tâche non pas de choisir un nom pour un nouveau produit, mais de changer le nom d'une marque déjà bien établie et avec plusieurs millions de clients. Je vous laisse imaginer les enjeux. Cette personne c'est Fabienne Le Scornet qui est la directrice marketing et communication de Floa le nouveau nom de Banque Casino. Dans cet épisode Fabienne me raconte toute l'histoire : pourquoi il fallait changer de nom, comment savoir que c'était le bon moment, comment elle fait pour choisir Floa, et toute la stratégie de lancement qu'elle a mis en place. Et ce qui est particulièrement étonnant, c'est que tout ça ça vaut tout autant pour une grosse structure qu'une toute petite. Alors tendez l'oreille et installez vous confortablement, je vous emmène dans les coulisses d'une banque qui change de nom. -------------------

Invité Afrique
Mali: «Le Jnim a multiplié par sept ses actions violentes dans la région de Kayes entre 2021 et 2024»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2025 10:02


Après le nord et le centre du Mali, c'est l'ouest de ce pays qui est à présent sous la menace des jihadistes du Jnim. Et plus précisément la zone des trois frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. C'est le constat que fait le Timbuktu Institute, dans un rapport qu'il publie ce lundi 28 avril. Dans son enquête, l'institut de recherches révèle aussi que ces jihadistes essaient de s'infiltrer dans l'est du Sénégal. Par quelles méthodes ? Bakary Sambe est le directeur régional du Timbuktu Institute. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi dites-vous que les jihadistes du Jnim sont dans une stratégie d'encerclement de Bamako ? Bakary Sambe : Oui, on le voit parce que le Jnim est dans une logique d'augmentation exponentielle des attaques violentes dans la région de Kayes, qui n'est pas n'importe quelle région, qui est la région qui relie Bamako au Sénégal avec les routes d'approvisionnement reliant le Mali au port de Dakar, qui est crucial dans l'économie et dans l'approvisionnement de Bamako et du Mali de manière générale. Et le Jnim a multiplié par sept ses actions violentes entre 2021 et 2024 dans la région de Kayes, en ciblant les forces de sécurité, en s'attaquant aux convois sur les axes routiers vers Bamako et aussi aujourd'hui avec des attaques qui se multiplient aux environs de Bamako. Sans oublier ce qui s'est passé en 2022 avec l'attaque spectaculaire dans le camp de Kati.Et bien sûr en septembre 2024, l'attaque sur l'aéroport de Bamako... Y a-t-il eu depuis le début de l'année des attaques ou des embuscades meurtrières contre l'armée malienne dans la région de Kayes, dans l'ouest du Mali ? Il y a eu beaucoup d'escarmouches çà et là, mais l'une des attaques les plus remarquées a été celle de Melgué, qui est à 35 kilomètres de la frontière sénégalaise et de la ville de Bakel, le 8 février dernier, avec trois morts. Ce qui montre que le Jnim s'installe de plus en plus. Et en plus du contrôle des axes routiers, le Jnim essaye de désorganiser l'approvisionnement de Bamako, notamment dans des localités qui mènent sur cet axe de Kayes, et dans la forêt de Baoulé. Et le Jnim a revendiqué, comme vous le savez récemment, l'enlèvement du calife Thierno Hady Tall en décembre 2024 à Nioro du Sahel, ce qui montre une volonté d'imposer aujourd'hui son autorité idéologique et de délégitimer non seulement les autorités politiques, mais aussi les chefs traditionnels.Dans votre rapport, vous vous intéressez aussi aux tentatives d'infiltration des jihadistes du Jnim dans l'est du Sénégal, notamment autour de Bakel. Mais là, ils s'opposent aux chefs religieux et à leurs puissantes confréries. Est-ce que les jihadistes ne se heurtent pas dans ce cas à un mur religieux infranchissable ? Justement, dans cette région de l'est du Sénégal, le principal élément de résilience idéologique, à savoir la présence des confréries soufies, est moindre. La spécificité socio-religieuse de l'est du Sénégal est que les confréries soufies, comme la Tijaniyya et la Mouridiyya, qui sont considérées comme le principal élément de résilience idéologique par rapport à l'extrémisme, ne sont pas assez présentes dans cette zone. Cette zone est dominée par la présence d'un islam salafiste de plus en plus renforcé par les réseaux de la migration, avec des populations qui sont parties en Europe et qui ont eu des contacts avec les milieux salafistes et qui construisent justement des mosquées salafistes pour contrecarrer l'islam traditionnel et délégitimer les chefs religieux locaux, par rapport justement à leur position peu claire sur l'esclavage par ascendance dans la région de Bakel précisément.Et est-ce qu'au Sénégal les jihadistes du Jnim essayent de jouer les castes dites inférieures contre les castes dites supérieures ? Il est clair que le Jnim, à travers cette révolte de certaines castes dites inférieures, il est clair que les éléments du Jnim pourraient s'appuyer sur ce clivage pour se présenter comme des protecteurs des communautés, mais aussi comme une forme de théologie de libération basée sur le salafisme. Contrairement à l'islam traditionnel qui n'a pas été assez incisif dans sa condamnation du système de castes et de l'esclavage par ascendance.Alors vous rappelez cette petite phrase du Premier ministre Ousmane Sonko, c'était lors de la campagne des législatives, en novembre 2024. Il disait « Vous connaissez la situation dans la sous-région. Aujourd'hui, la priorité, c'est l'est du Sénégal ». Quelle est à vos yeux la stratégie que doit adopter l'État sénégalais pour faire face à la menace jihadiste ? Je pense que l'État sénégalais devrait renforcer davantage la présence des forces de sécurité dans les régions frontalières en construisant davantage de bases autour de la rivière de Falémé.La rivière qui fait frontière entre le Mali et le Sénégal…La rivière qui fait frontière. Mais aussi en parlant aux populations, parce qu'on se rend compte que les populations ne sont pas conscientes de la présence de la menace. Il faudrait aussi naturellement renforcer la coopération transfrontalière avec le Mali et la Mauritanie, ce qui est entamé avec les visites récentes des élites militaires sénégalaises en terre malienne. Mais aussi, je crois que le gouvernement ne doit pas oublier les campagnes de sensibilisation auprès des chefs communautaires. Parce que justement, cette jeunesse sénégalaise, qui développe une forme de résilience par rapport aux groupes extrémistes, est toujours dans cette double quête. Il y a la quête de sens que pourrait remplir les confréries soufies. Et il y a la quête de chance qui pourraient être des opportunités économiques, le développement de l'entrepreneuriat et le développement des politiques favorisant l'emploi des jeunes.

Le Grand Atelier
Christine Angot : "Une idée courante sur l'art est que son intérêt repose sur l'illusion. Alors que non, justement."

Le Grand Atelier

Play Episode Listen Later Apr 27, 2025 55:13


durée : 00:55:13 - Le grand atelier - par : Vincent Josse - Dans "Une nuit sur commande", paru chez Stock, Christine livre un témoignage sans compromis de son expérience de visiteuse nocturne de la Bourse du Commerce à Paris. Elle invite le comédien et humoriste Vincent Dedienne. - invités : Christine Angot, Vincent DEDIENNE - Christine Angot : Ecrivain, dramaturge, Vincent Dedienne : Comédien et humoriste français - réalisé par : Lucie Lemarchand

Invité Afrique
Gulain Amani: «Il faut réinventer la ville de Kinshasa»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 10, 2025 8:39


« Arrêtons de jouer aux sapeurs-pompiers, il faut réinventer la ville de Kinshasa », déclare l'urbaniste congolais Gulain Amani, après les inondations du week-end dernier qui, selon un dernier bilan officiel, ont causé la mort de 43 personnes dans la capitale de la République démocratique du Congo. Mais lorsque les gens construisent dans le lit d'une rivière, comment leur expliquer qu'il faut démolir leur maison si on ne peut pas les reloger ? Le professeur Gulain Amani enseigne à l'Institut d'Architecture et d'Urbanisme de Kinshasa.  RFI : En 2022, des pluies torrentielles avaient déjà provoqué 120 morts à la suite d'inondations et de glissements de terrain. Qu'a-t-on fait depuis trois ans ?Gulain Amani : Le problème, il faut le dire, c'est qu'en matière de gouvernance urbaine à Kinshasa, on joue trop souvent les sapeurs-pompiers. À chaque catastrophe, lorsqu'il y a des pertes en vies humaines, on se souvient tout à coup qu'on ne peut pas construire d'abord et réfléchir ensuite. On agit toujours dans l'urgence, après coup, et c'est ça qui est irresponsable. Tout ce qu'on fait, ce sont des mesures de saupoudrage, pour sauver la face. Mais ces actions sont souvent dérisoires, et elles ne permettent pas de répondre durablement au problème.Vous dites que l'un des principaux problèmes, c'est que les voies d'évacuation des eaux sont bouchées par des constructions anarchiques. Mais dans une ville de 17 millions d'habitants, les gens doivent bien se loger quelque part. Comment les empêcher de construire là où il reste encore un peu de place ?Justement, on ne peut pas blâmer les habitants. Il faut comprendre qu'on doit leur offrir des options sûres et abordables, ce qui n'est pas le cas actuellement à Kinshasa. L'absence de planification, de maîtrise et de contrôle du développement urbain ne peut que mener à ce genre de situation. Les habitants doivent se loger, c'est un besoin fondamental, et faute d'alternative, ils s'installent là où ils peuvent. Il faut le reconnaître : acquérir une parcelle à Kinshasa, ce n'est pas donné à tout le monde. Le pouvoir public ne s'occupe pas suffisamment de cette problématique. C'est pourquoi les habitants se débrouillent à leur manière pour répondre à leurs besoins élémentaires.Quand le président Tshisekedi est allé voir les sinistrés au stade Tata Raphaël, lundi dernier, il a été chahuté, puis il a promis la tenue prochaine d'une réunion de crise qu'il présidera. Qu'attendez-vous de cette réunion ?C'est déjà une bonne approche, parce que lorsqu'on est malade, il faut d'abord reconnaître la maladie. Ensuite, il faut poser un vrai diagnostic. Et ce diagnostic ne peut pas s'improviser. C'est une question plus technique que politique. Il faut que les décideurs s'appuient sur les techniciens : les urbanistes, les architectes, les ingénieurs… tous les experts nécessaires pour identifier les causes profondes de ces catastrophes récurrentes. Il ne faut pas que Kinshasa devienne la ville la plus vulnérable du continent, où à chaque pluie, on compte des morts. Après avoir analysé ces causes, il faudra proposer des solutions appropriées, de long terme. Il faut rendre Kinshasa résiliente, capable de s'adapter à la nature et d'anticiper les crises. Nous pouvons réinventer Kinshasa, mais pour ça il faut du courage, de la volonté, une vraie coordination. Et cela ne se fera pas sans les citoyens. Il faut les impliquer, car certaines solutions passent par la sensibilisation, par l'éducation à la gestion des déchets, à l'aménagement de la ville.Vous parlez de participation citoyenne, c'est-à-dire convaincre les gens de ne pas jeter leurs poubelles partout, etc. Mais pour les gens qui habitent dans des constructions anarchiques, dans le lit des rivières, comment leur expliquer qu'on va démolir leur maison si on n'arrive pas à les reloger ?Sans alternative, on ne pourra pas trouver de solutions pérennes. Je reste convaincu qu'une opération « à la Haussmannienne » n'est pas une évidence aujourd'hui.La destruction de certains quartiers de Paris il y a près de 200 ans ! Voilà. Mais certains quartiers doivent être interdits à la construction, car ils présentent un risque élevé : les lits de rivières, les ravins très actifs, les bas-fonds... Ce sont des questions de sécurité publique. Et face à la vie humaine, il faut mettre les moyens nécessaires. Cela implique un accompagnement social, des relocalisations dans la dignité et des alternatives viables pour tous les habitants. Il faut du courage. On est aujourd'hui dans des démocraties où les citoyens ont leur place. On ne peut rien faire sans eux. Toutes ces mesures doivent donc être prises en proposant une vraie alternative.

Nota Bene
ACTU - Des frises du Parthénon au British Museum ?

Nota Bene

Play Episode Listen Later Apr 2, 2025 31:26


Mes chers camarades, bien le bonjour !Visiter le Quai Branly pour découvrir les nombreuses œuvres d'art de nombreuses cultures, aller au Louvre pour voir des statues gréco-romaines et des sarcophages égyptiens, on ne dit jamais non ! Et pourtant, c'est souvent le résultat d'une histoire compliquée avec des épisodes d'injustice et de pillage qui laissent un goût amer. Justement cette histoire, elle revient souvent dans les discussions autour des collections des musées, comme au British Museum où sont exposées depuis 2 siècles les fameuses frises du Parthénon, que la Grèce voudrait récupérer. Cette négociation houleuse entre Athènes et Londres anime les débats depuis de nombreuses années, et je vous propose de faire un point là-dessus !Bonne écoute !➤ Un grand merci à Vincent Michel d'avoir accepté de répondre à mes questions ! Pour en savoir plus sur le sujet : ➜ Découvrez les activités de son laboratoire, le CelTrac : https://herma.labo.univ-poitiers.fr/programmes-sur-contrat/laboratoire-des-trafics-celtrac/➜ Découvrez son article "Le trafic illicite des biens culturels dans les pays en conflit" : https://www.academia.edu/44753001/Le_trafic_illicite_des_biens_culturels_dans_les_pays_en_conflit_de_l_identification_des_objets_%C3%A0_la_judiciarisation_des_affaires➤ Merci beaucoup également à Noémie Nguyen Van Sang pour sa relecture ! Découvrez ASTRES, l'Association pour le Soutien aux Travaux de Recherches Engagés sur les Spoliations : https://astres.info/