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On s'est tous déjà retrouvé avec un paquet de chips ou de cookies, en pensant grignoter juste un peu… et finalement, il est vide. Mais pourquoi ces snacks sont-ils si addictifs ? Derrière ce phénomène se cache un mélange de sel, de sucre et de gras, conçu pour stimuler notre cerveau et nous pousser à en vouloir toujours plus. Dans cet épisode, on décrypte la science derrière cette addiction gourmande. De la génétique, qui influence notre capacité à nous arrêter, aux stratégies des industriels pour nous garder accros, on plonge dans les raisons profondes de cette compulsion alimentaire. Pourquoi les snacks sont-ils si addictifs ? Comment la génétique influence-elle notre comportement alimentaire ? Comment s'en sortir ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : mars 2025 À écouter ensuite : Quelles sont les 3 astuces pour arrêter de grignoter ? Qu'est-ce que le squirt ? Quelles sont les chansons les plus reprises en manif ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans ce nouvel épisode du "Décryptage", Romain Gueugneau analyse les perspectives économiques pour la seconde partie de l'année, marquées par une inflation élevée et une baisse attendue du pouvoir d'achat des Français.La rentrée s'annonce compliquée sur le plan économique, et notamment en matière de pouvoir d'achat. En effet, l'inflation est repartie à la hausse cet été. Le regain de tension au Moyen-Orient continue de pousser les prix de l'énergie à la hausse et l'effet de la canicule et de la sécheresse commence à se ressentir dans nos achats alimentaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pourquoi certains collègues nous épuisent-ils autant au quotidien ?Dans cet épisode, je vous explique pourquoi les tensions au bureau s'installent si facilement, pourquoi le silence les nourrit et comment transformer une relation conflictuelle en une collaboration plus sereine.Vous découvrirez une méthode concrète en cinq étapes pour gérer les conflits avec calme, retrouver de meilleures relations de travail et préserver votre énergie.Parce que travailler avec tout le monde n'est pas toujours possible… mais collaborer intelligemment, oui.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comconflits au travailcollègues difficilescommunicationmanagementrelations professionnellesgestion des conflitsbien-être au travailassertivitéhappy workgaël chatelain-berry00:00 – Introduction 00:30 – Ces conflits ordinaires que personne ne nous apprend à gérer 01:52 – Pourquoi on n'ose jamais crever l'abcès avec un collègue 03:24 – Étape 1 & 2 : comprendre le conflit, puis aller vers l'autre 04:47 – Étape 3 : le script exact pour la conversation directe 05:40 – Étape 4 : poser une règle du jeu pour la suite 06:10 – Étape 5 : accepter qu'on ne sera jamais alliésSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Patrice Geoffron, professeur des universités à Dauphine PSL et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières. Ensemble, ils décryptent les enjeux économiques liés aux tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz. Alors que le passage essentiel de la production mondiale de pétrole est presque totalement fermé depuis fin février, l'invité analyse les conséquences de cette situation sur l'économie mondiale. Il explique comment les prix du baril ont grimpé, avec la perspective d'une baisse qui semble s'éloigner. Mais au-delà du court terme, il dresse un tableau nuancé des perspectives pour les prochains mois et années.Le spécialiste évoque notamment les défis auxquels font face les États-Unis avec la flambée des prix à la pompe, un enjeu crucial à quelques mois des élections de mi-mandat. Il alerte également sur les risques d'une potentielle fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb, un autre passage maritime stratégique, qui pourrait entraîner une nouvelle hausse des cours du pétrole.Patrice Geoffron n'en oublie pas pour autant les perspectives à moyen et long terme. Il imagine ainsi un scénario où les prix du baril reviendraient à des niveaux plus bas, autour de 60-65 dollars, grâce notamment à une augmentation de la production des Émirats arabes unis et à une demande mondiale moins dynamique. Mais il souligne que la carte énergétique mondiale a été profondément bouleversée par ces chocs successifs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Série – Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Martine Robert échange avec de grands patrons sur leur engagement culturel, à titre personnel et pour leur entreprise. Dans le deuxième épisode, entretien à bâtons rompus avec Cécile Rap-Veber, directrice générale gérante de la Sacem.Vous vous informez beaucoup… mais retenez-vous vraiment l'essentiel ? La Sélection des Echos, c'est chaque jour les analyses et décryptages qui comptent vraiment, sélectionnés par notre rédaction. Retrouvez nos meilleures offres réservées à nos auditeurs.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en mai 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Entretien : Martine Robert. Invitée : Cécile Rap-Veber (directrice générale gérante de la Sacem). Prise de son, production et édition : Clara Grouzis. Réalisation : Nicolas Jean. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Bruno Levy/Challenges-REA. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Ecoutez RTL Matin avec Sébastien Rouxel du 10 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouveau numéro estival, le magazine IDÉES s'intéresse au « nouveau sentiment amoureux » pour reprendre le titre du dossier de juillet-août de notre revue partenaire « Esprit » avec les deux invitées de Pierre-Édouard Deldique, la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon, et Fabienne Brugère, coordinatrice de ce dossier avec le philosophe Camille Riquier. On le constate en écoutant l'émission, ce numéro double explore les transformations contemporaines de l'amour : les nouvelles sensibilités issues des luttes féministes, mais aussi la redéfinition des normes de genre, la visibilité accrue des sexualités minoritaires, la prise de conscience des violences, ou bien encore les recompositions familiales. Autant le dire, ce dossier est emprunt d'une certaine gravité. L'amour n'est plus un destin romantique ni une norme sociale stable : il devient une pratique relationnelle presque comme une autre, fragile, négociée, traversée par des enjeux de pouvoir et de reconnaissance à l'heure où les cadres traditionnels (romantisme, conjugalité, passion) se délitent, où les violences sont davantage nommées, et où de nouvelles formes de vie amoureuse émergent. Anne-Lorraine Bujon et Fabienne Brugère nous parlent des différentes parties de ce dossier articulé autour de plusieurs idées. L'amour est un accord, jamais garanti, toujours à réinventer, la conscience de ce qui n'est pas de l'amour (violence, emprise) structure désormais les attentes relationnelles. L'amour est moins un état qu'une pratique, il implique disponibilité, vulnérabilité, et reconnaissance de l'autre. Le dossier analyse, en outre, les mécanismes de l'emprise dans les relations. Et met en lumière des imaginaires culturels qui ont longtemps confondu passion et violence. Avec la romancière Camille Laurens, ce numéro d'été de la revue « Esprit » évoque la littérature comme espace de transformation des imaginaires amoureux et d'exploration des zones d'ombre du désir et de la relation. De son côté, le philosophe Camille Riquier s'interroge. Étant donné que le langage amoureux s'est complexifié, « psychologisé », selon lui, comment retrouver une langue capable de dire la singularité de l'expérience amoureuse ? De son côté, le philosophe Jean‑Luc Marion souligne, dans un entretien, la tension entre la promesse absolue et la contingence des vies modernes, l'amour comme don, comme engagement qui excède les conditions sociales, la temporalité du sentiment amoureux. Ce numéro d'Esprit, au cœur du magazine Idées, propose ainsi une réflexion à la fois philosophique, sociologique et littéraire sur un sentiment universel. Programmation musicale : L'Hymne à l'amour - Odino My funny Valentine - Chet Baker I'm not in love - 10 cc.
Dans ce nouveau numéro estival, le magazine IDÉES s'intéresse au « nouveau sentiment amoureux » pour reprendre le titre du dossier de juillet-août de notre revue partenaire « Esprit » avec les deux invitées de Pierre-Édouard Deldique, la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon, et Fabienne Brugère, coordinatrice de ce dossier avec le philosophe Camille Riquier. On le constate en écoutant l'émission, ce numéro double explore les transformations contemporaines de l'amour : les nouvelles sensibilités issues des luttes féministes, mais aussi la redéfinition des normes de genre, la visibilité accrue des sexualités minoritaires, la prise de conscience des violences, ou bien encore les recompositions familiales. Autant le dire, ce dossier est emprunt d'une certaine gravité. L'amour n'est plus un destin romantique ni une norme sociale stable : il devient une pratique relationnelle presque comme une autre, fragile, négociée, traversée par des enjeux de pouvoir et de reconnaissance à l'heure où les cadres traditionnels (romantisme, conjugalité, passion) se délitent, où les violences sont davantage nommées, et où de nouvelles formes de vie amoureuse émergent. Anne-Lorraine Bujon et Fabienne Brugère nous parlent des différentes parties de ce dossier articulé autour de plusieurs idées. L'amour est un accord, jamais garanti, toujours à réinventer, la conscience de ce qui n'est pas de l'amour (violence, emprise) structure désormais les attentes relationnelles. L'amour est moins un état qu'une pratique, il implique disponibilité, vulnérabilité, et reconnaissance de l'autre. Le dossier analyse, en outre, les mécanismes de l'emprise dans les relations. Et met en lumière des imaginaires culturels qui ont longtemps confondu passion et violence. Avec la romancière Camille Laurens, ce numéro d'été de la revue « Esprit » évoque la littérature comme espace de transformation des imaginaires amoureux et d'exploration des zones d'ombre du désir et de la relation. De son côté, le philosophe Camille Riquier s'interroge. Étant donné que le langage amoureux s'est complexifié, « psychologisé », selon lui, comment retrouver une langue capable de dire la singularité de l'expérience amoureuse ? De son côté, le philosophe Jean‑Luc Marion souligne, dans un entretien, la tension entre la promesse absolue et la contingence des vies modernes, l'amour comme don, comme engagement qui excède les conditions sociales, la temporalité du sentiment amoureux. Ce numéro d'Esprit, au cœur du magazine Idées, propose ainsi une réflexion à la fois philosophique, sociologique et littéraire sur un sentiment universel. Programmation musicale : L'Hymne à l'amour - Odino My funny Valentine - Chet Baker I'm not in love - 10 cc.
C'est une institution unique en Europe, et même au monde : en France, le Centre National du Costume et de la Scène souffle ses 20 bougies cette année. Depuis 2006, ce "musée-réservoir" situé à Moulins, dans le centre du pays, conserve et met en valeur des milliers de costumes tirés du spectacle vivant. Pour son exposition-anniversaire "Tous en Scène", le CNCS ouvre les portes sur une partie de ses trésors... et sur ses coulisses ! Une robe de plusieurs mètres de haut ; un imperméable en vinyle rouge avec un col en forme de rose géante ; des robes d'époque aux multiples soieries et broderies ; des jupes en froufrou, des masques d'animaux, des tenues en plumes... pour ses vingt ans, le Centre National du Costume et de la Scène (CNCS), à Moulins, a sorti le grand jeu, dans une scénographie extravagante et surtout ludique. 120 silhouettes exposées, 10.000 en stock Créé en 2006 à l'initiative de l'Opéra de Paris, de la Comédie-Française et de la Bibliothèque nationale de France, le CNCS a des costumes plein ses armoires. "On a environ 10.000 costumes en réserve, énonce Delphine Pinasa, la directrice, mais pour les costumes, comme il s'agit plutôt de silhouettes, on parle plutôt d'éléments. Et alors là, on a plutôt 23.000, 24.000 éléments." Et de souffler : "Sachant qu'on n'a pas fini tous les inventaires !" Toutes ces pièces sont issues de dépôts faits par les trois institutions fondatrices, mais aussi de dons privés, de legs, voire d'achats faits par le CNCS lors de ventes aux enchères par exemple. "Notre fonds s'élargit régulièrement, confirme Delphine Pinasa, même si chaque acquisition est soumise à un processus de validation." Difficile donc de faire un choix, et pourtant, il a bien fallu : une infime partie des réserves du centre, 120 silhouettes, sont sorties de leur placard pour l'exposition "rétro-festive" Tous en Scène ! Cette sélection répond à des impératifs de place, bien sûr, mais aussi de conservation. "On ne peut pas exposer les costumes en permanence, car cela les abimerait," explique la maîtresse des lieux. D'où la nécessité d'un roulement permanent, "même si le public, parfois, aime bien retrouver des costumes qu'il connaît déjà," sourit Delphine Pinasa. Deux pièces maîtresses Si le choix, "bien que mûrement réfléchi, n'a pas toujours été facile," de l'aveu même de Delphine Pinasa, plusieurs pièces se sont tout de même imposées pour cette exposition anniversaire. Parmi elles, une robe portée par la légendaire actrice Sarah Bernhardt dans Ruy Blas, en 1872. Le vêtement, fait de lampas et de satin de soie crème, orné de perles, de broderies et de paillettes, est une merveille de détails. "C'est un costume exceptionnel, vraiment unique dans nos collections," confirme la directrice du musée. Mais, à 150 ans, cette robe porte les traces de l'âge : tissu fragilisé, crevés usés jusqu'à la trame... le musée a donc fait le choix de la présenter à plat, pour ne pas l'abîmer plus, et de la montrer aux visiteurs grâce à un jeu de miroirs. "Juste à côté de Sarah Bernhardt, autre interprète légendaire, Maria Callas," nous guide Delphine Pinasa. Là encore, c'est une robe, portée par la cantatrice en 1964 dans Norma. Désormais privé de son corps, le costume de mousseline aux tons roses et orangés semble pourtant plus vivant que jamais, grâce au travail de mannequinage réalisé. Les métiers du costume mis à l'honneur Car, pointe Delphine Pinasa, "l'idée centrale, c'était tout de même de parler des 20 ans du musée, et donc des métiers qui lui sont liés." Parmi ces professions méconnues donc, celle de mannequineur. "Pour résumer, on fait l'inverse du travail du costumier," s'amuse Fabienne Sabarros-Helly, la responsable du pôle mannequinage au CNCS. "Au lieu de partir d'un corps pour créer un costume, on part d'un costume pour essayer de lui redonner le corps qui l'a porté." D'un geste, cette énergique quinquagénaire nous montre "le corps de Maria Callas," protégé par un emballage plastique. C'est sur une reproduction de ce moulage que repose, trois étages plus bas, la fameuse robe de Norma. "Ce costume, il n'est pas évident, indique Fabienne Sabarros-Helly. Il y a beaucoup de drapés assez particuliers à appréhender, cela prend déjà du temps de rentrer dans la matière." Ensuite, il a fallu recréer le corps de Maria Callas : prendre les mesures du costume, bien sûr, mais pas seulement. "Il y a aussi tout un travail d'iconographie, essayer de voir à quoi ressemblait la personne, à quoi ressemblaient les corps de l'époque." Dans les années 1960 par exemple, les femmes avaient la taille menue, soulignée, "presque triangulaire," précise, en experte, cette artisane, "mais avec un rebondi au niveau des hanches." A partir d'un mannequin "tout à fait basique," il a donc fallu retravailler la poitrine, les hanches... Bilan des courses : deux semaines de travail pour cette seule tenue. Mais l'exposition raconte aussi, dans différentes vitrines, tous les autres métiers qui se croisent au CNCS : les costumiers bien sûr ; les plumassiers, spécialistes des plumes ; les conservateurs et conservatrices, qui assurent les meilleures conditions pour éviter la dégradation de costumes parfois en mauvais état ; et enfin, les scénographes, dont le travail consiste à donner vie aux expositions. Bref, toute une armée d'abeilles ouvrières qui, elles aussi, pour les 20 ans du CNCS, entrent en scène !
C'est une institution unique en Europe, et même au monde : en France, le Centre National du Costume et de la Scène souffle ses 20 bougies cette année. Depuis 2006, ce "musée-réservoir" situé à Moulins, dans le centre du pays, conserve et met en valeur des milliers de costumes tirés du spectacle vivant. Pour son exposition-anniversaire "Tous en Scène", le CNCS ouvre les portes sur une partie de ses trésors... et sur ses coulisses ! Une robe de plusieurs mètres de haut ; un imperméable en vinyle rouge avec un col en forme de rose géante ; des robes d'époque aux multiples soieries et broderies ; des jupes en froufrou, des masques d'animaux, des tenues en plumes... pour ses vingt ans, le Centre National du Costume et de la Scène (CNCS), à Moulins, a sorti le grand jeu, dans une scénographie extravagante et surtout ludique. 120 silhouettes exposées, 10.000 en stock Créé en 2006 à l'initiative de l'Opéra de Paris, de la Comédie-Française et de la Bibliothèque nationale de France, le CNCS a des costumes plein ses armoires. "On a environ 10.000 costumes en réserve, énonce Delphine Pinasa, la directrice, mais pour les costumes, comme il s'agit plutôt de silhouettes, on parle plutôt d'éléments. Et alors là, on a plutôt 23.000, 24.000 éléments." Et de souffler : "Sachant qu'on n'a pas fini tous les inventaires !" Toutes ces pièces sont issues de dépôts faits par les trois institutions fondatrices, mais aussi de dons privés, de legs, voire d'achats faits par le CNCS lors de ventes aux enchères par exemple. "Notre fonds s'élargit régulièrement, confirme Delphine Pinasa, même si chaque acquisition est soumise à un processus de validation." Difficile donc de faire un choix, et pourtant, il a bien fallu : une infime partie des réserves du centre, 120 silhouettes, sont sorties de leur placard pour l'exposition "rétro-festive" Tous en Scène ! Cette sélection répond à des impératifs de place, bien sûr, mais aussi de conservation. "On ne peut pas exposer les costumes en permanence, car cela les abimerait," explique la maîtresse des lieux. D'où la nécessité d'un roulement permanent, "même si le public, parfois, aime bien retrouver des costumes qu'il connaît déjà," sourit Delphine Pinasa. Deux pièces maîtresses Si le choix, "bien que mûrement réfléchi, n'a pas toujours été facile," de l'aveu même de Delphine Pinasa, plusieurs pièces se sont tout de même imposées pour cette exposition anniversaire. Parmi elles, une robe portée par la légendaire actrice Sarah Bernhardt dans Ruy Blas, en 1872. Le vêtement, fait de lampas et de satin de soie crème, orné de perles, de broderies et de paillettes, est une merveille de détails. "C'est un costume exceptionnel, vraiment unique dans nos collections," confirme la directrice du musée. Mais, à 150 ans, cette robe porte les traces de l'âge : tissu fragilisé, crevés usés jusqu'à la trame... le musée a donc fait le choix de la présenter à plat, pour ne pas l'abîmer plus, et de la montrer aux visiteurs grâce à un jeu de miroirs. "Juste à côté de Sarah Bernhardt, autre interprète légendaire, Maria Callas," nous guide Delphine Pinasa. Là encore, c'est une robe, portée par la cantatrice en 1964 dans Norma. Désormais privé de son corps, le costume de mousseline aux tons roses et orangés semble pourtant plus vivant que jamais, grâce au travail de mannequinage réalisé. Les métiers du costume mis à l'honneur Car, pointe Delphine Pinasa, "l'idée centrale, c'était tout de même de parler des 20 ans du musée, et donc des métiers qui lui sont liés." Parmi ces professions méconnues donc, celle de mannequineur. "Pour résumer, on fait l'inverse du travail du costumier," s'amuse Fabienne Sabarros-Helly, la responsable du pôle mannequinage au CNCS. "Au lieu de partir d'un corps pour créer un costume, on part d'un costume pour essayer de lui redonner le corps qui l'a porté." D'un geste, cette énergique quinquagénaire nous montre "le corps de Maria Callas," protégé par un emballage plastique. C'est sur une reproduction de ce moulage que repose, trois étages plus bas, la fameuse robe de Norma. "Ce costume, il n'est pas évident, indique Fabienne Sabarros-Helly. Il y a beaucoup de drapés assez particuliers à appréhender, cela prend déjà du temps de rentrer dans la matière." Ensuite, il a fallu recréer le corps de Maria Callas : prendre les mesures du costume, bien sûr, mais pas seulement. "Il y a aussi tout un travail d'iconographie, essayer de voir à quoi ressemblait la personne, à quoi ressemblaient les corps de l'époque." Dans les années 1960 par exemple, les femmes avaient la taille menue, soulignée, "presque triangulaire," précise, en experte, cette artisane, "mais avec un rebondi au niveau des hanches." A partir d'un mannequin "tout à fait basique," il a donc fallu retravailler la poitrine, les hanches... Bilan des courses : deux semaines de travail pour cette seule tenue. Mais l'exposition raconte aussi, dans différentes vitrines, tous les autres métiers qui se croisent au CNCS : les costumiers bien sûr ; les plumassiers, spécialistes des plumes ; les conservateurs et conservatrices, qui assurent les meilleures conditions pour éviter la dégradation de costumes parfois en mauvais état ; et enfin, les scénographes, dont le travail consiste à donner vie aux expositions. Bref, toute une armée d'abeilles ouvrières qui, elles aussi, pour les 20 ans du CNCS, entrent en scène !
Un gruppo di bambini, un cerchio rosso e un quadrato blu sembravano aver rivelato l'origine della nostra moralità. Quando però altri ricercatori hanno provato a rifare quell'esperimento, il risultato è cambiato. E allora quanto possiamo fidarci delle scoperte scientifiche se non riusciamo a ripeterle? Trovare una risposta è molto difficile, ma farsi questa domanda è un primo passo. Ci sono poi casi in cui basta sbagliare un nome per mettere a rischio centinaia di ricerche sul cancro. Infine ci occupiamo di vipere, di notti in cui manca l'aria e di come conservare i cibi in dispensa quando fa molto caldo. Il link per abbonarti al Post e ascoltare la puntata per intero. Leggi anche – Un esercito di neonati e cani può salvare la psicologia dalla sua crisi di riproducibilità?– La confusione sui nomi delle proteine ha causato uno scambio di anticorpi che ha interessato centinaia di articoli– Gestione clinica del morso di vipera in Italia– Il veleno dei serpenti Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:05:06 - Les Matins de France Culture - par : Marie Dorcet - Le bilan, probablement encore sous-estimé, du séisme du 24 juin au Venezuela fait état d'au moins 6.125 morts. Beaucoup de proches de victimes cherchent encore leurs dépouilles, tandis que des milliers de survivant se regroupent dans des campements. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Difficile au Mali d'exprimer publiquement une opinion autre que celle de la junte au pouvoir. Hommes politiques, journalistes, influenceurs, chroniqueurs, commentateurs, activistes de la société civile sont constamment dans le viseur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Les arrestations et les condamnations sont monnaie courante. Et les libérations rares. Comme celle de Moussa Mara samedi dernier. Après un an derrière les barreaux, l'ancien Premier ministre malien est sorti libre de la maison centrale d'arrêt de Koulikoro. « Il avait été emprisonné, rappelle Afrik.com, pour avoir publiquement soutenu plusieurs personnalités détenues qu'il venait visiter en prison, dont certaines restent aujourd'hui derrière les barreaux. Des personnalités parmi lesquelles le chroniqueur Ras Bath, l'influenceuse Rose Vie Chère, l'opposant Clément Dembélé ou encore Issa Kaou N'Djim. Il leur avait exprimé sa solidarité, les qualifiant de "détenus d'opinion". (…) Le 27 octobre de l'année dernière, précise encore Afrik.com, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité l'avait condamné à deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme et un an avec sursis, assortis d'une amende de 500 000 francs CFA. Les accusations portaient sur l'"atteinte au crédit de l'État", l'"incitation à troubler l'ordre public" et l'"opposition à l'autorité légitime" ». Chahana Takiou trop critique… Il ne fait donc pas bon de s'opposer à l'autorité « légitime » au Mali. Témoin la récente condamnation à douze mois de prison, dont six mois ferme, de Chahana Takiou, directeur de publication du journal Le 22 Septembre et président du Groupement patronal de la presse. Condamnation toujours prononcée par ce fameux Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. La presse malienne, muselée, rapporte les faits de manière on ne peut plus succincte : « arrêté le 8 juin dernier, Chahana Takiou a déjà purgé deux mois et devra être libéré le 8 décembre prochain, sauf grâce présidentielle. On souhaite beaucoup de courage à notre confrère », commente timidement le site Bamada.net. Pourquoi Chahanou Takiou a-t-il été condamné ? Officiellement pour « atteinte au crédit de l'État à travers l'institution judiciaire », précise Jeune Afrique. En fait, précise le site panafricain, « le dossier visant Chahana Takiou trouve son origine dans des propos tenus début juin lors d'un forum consacré aux médias à Bamako. Le journaliste y avait critiqué le recours aux dispositions de la loi sur la cybercriminalité contre des professionnels de la presse, estimant que les infractions qui leur sont reprochées devraient être poursuivies dans le cadre du régime spécifique des délits de presse. À la suite de cette intervention, il avait été convoqué puis placé sous mandat de dépôt ». De plus en plus de poursuites… Et Jeune Afrique de constater que « depuis plusieurs années, les autorités maliennes multiplient les poursuites contre des personnalités accusées de porter atteinte aux institutions ou à la sûreté de l'État. Les dossiers impliquant des journalistes, des influenceurs ou des militants sont de plus en plus fréquemment instruits sous le prisme de la cybercriminalité, une évolution régulièrement dénoncée par les organisations de défense de la liberté de la presse et des droits humains ». Dans ce contexte, on comprend la prudence de Moussa Moura. « Dans sa première prise de parole publique (après sa libération donc samedi dernier), relève Afrik.com, l'ancien Premier ministre a adopté un ton mesuré, affirmant ne nourrir aucune haine envers les magistrats ou les autorités et appelant les Maliens à l'unité, au pardon et à la réconciliation ». Le chroniqueur Ras Bath à nouveau condamné ? Dans les prochains jours, des procès vont s'ouvrir, notamment celui de Ras Bath. « Détenu depuis mars 2023, rappelle Jeune Afrique, le chroniqueur et président du Collectif pour la défense de la République avait été interpellé après avoir affirmé que l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga avait été "assassiné". Malgré les demandes répétées de ses médecins, ce dernier n'avait jamais pu être évacué à l'étranger et était mort en détention, en mars 2022. Initialement poursuivi pour "simulation d'infraction", Ras Bath avait été relaxé en juillet 2023. La justice avait ordonné sa remise en liberté, une décision, pointe le site panafricain, qui n'a jamais été exécutée après que le parquet a fait appel. Depuis, une nouvelle procédure a été engagée : il est désormais poursuivi pour "association de malfaiteurs", "atteinte au crédit de l'État" ou encore "crime à caractère raciste et religieux" ».
Difficile au Mali d'exprimer publiquement une opinion autre que celle de la junte au pouvoir. Hommes politiques, journalistes, influenceurs, chroniqueurs, commentateurs, activistes de la société civile sont constamment dans le viseur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Les arrestations et les condamnations sont monnaie courante. Et les libérations rares. Comme celle de Moussa Mara samedi dernier. Après un an derrière les barreaux, l'ancien Premier ministre malien est sorti libre de la maison centrale d'arrêt de Koulikoro. « Il avait été emprisonné, rappelle Afrik.com, pour avoir publiquement soutenu plusieurs personnalités détenues qu'il venait visiter en prison, dont certaines restent aujourd'hui derrière les barreaux. Des personnalités parmi lesquelles le chroniqueur Ras Bath, l'influenceuse Rose Vie Chère, l'opposant Clément Dembélé ou encore Issa Kaou N'Djim. Il leur avait exprimé sa solidarité, les qualifiant de "détenus d'opinion". (…) Le 27 octobre de l'année dernière, précise encore Afrik.com, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité l'avait condamné à deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme et un an avec sursis, assortis d'une amende de 500 000 francs CFA. Les accusations portaient sur l'"atteinte au crédit de l'État", l'"incitation à troubler l'ordre public" et l'"opposition à l'autorité légitime" ». Chahana Takiou trop critique… Il ne fait donc pas bon de s'opposer à l'autorité « légitime » au Mali. Témoin la récente condamnation à douze mois de prison, dont six mois ferme, de Chahana Takiou, directeur de publication du journal Le 22 Septembre et président du Groupement patronal de la presse. Condamnation toujours prononcée par ce fameux Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. La presse malienne, muselée, rapporte les faits de manière on ne peut plus succincte : « arrêté le 8 juin dernier, Chahana Takiou a déjà purgé deux mois et devra être libéré le 8 décembre prochain, sauf grâce présidentielle. On souhaite beaucoup de courage à notre confrère », commente timidement le site Bamada.net. Pourquoi Chahanou Takiou a-t-il été condamné ? Officiellement pour « atteinte au crédit de l'État à travers l'institution judiciaire », précise Jeune Afrique. En fait, précise le site panafricain, « le dossier visant Chahana Takiou trouve son origine dans des propos tenus début juin lors d'un forum consacré aux médias à Bamako. Le journaliste y avait critiqué le recours aux dispositions de la loi sur la cybercriminalité contre des professionnels de la presse, estimant que les infractions qui leur sont reprochées devraient être poursuivies dans le cadre du régime spécifique des délits de presse. À la suite de cette intervention, il avait été convoqué puis placé sous mandat de dépôt ». De plus en plus de poursuites… Et Jeune Afrique de constater que « depuis plusieurs années, les autorités maliennes multiplient les poursuites contre des personnalités accusées de porter atteinte aux institutions ou à la sûreté de l'État. Les dossiers impliquant des journalistes, des influenceurs ou des militants sont de plus en plus fréquemment instruits sous le prisme de la cybercriminalité, une évolution régulièrement dénoncée par les organisations de défense de la liberté de la presse et des droits humains ». Dans ce contexte, on comprend la prudence de Moussa Moura. « Dans sa première prise de parole publique (après sa libération donc samedi dernier), relève Afrik.com, l'ancien Premier ministre a adopté un ton mesuré, affirmant ne nourrir aucune haine envers les magistrats ou les autorités et appelant les Maliens à l'unité, au pardon et à la réconciliation ». Le chroniqueur Ras Bath à nouveau condamné ? Dans les prochains jours, des procès vont s'ouvrir, notamment celui de Ras Bath. « Détenu depuis mars 2023, rappelle Jeune Afrique, le chroniqueur et président du Collectif pour la défense de la République avait été interpellé après avoir affirmé que l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga avait été "assassiné". Malgré les demandes répétées de ses médecins, ce dernier n'avait jamais pu être évacué à l'étranger et était mort en détention, en mars 2022. Initialement poursuivi pour "simulation d'infraction", Ras Bath avait été relaxé en juillet 2023. La justice avait ordonné sa remise en liberté, une décision, pointe le site panafricain, qui n'a jamais été exécutée après que le parquet a fait appel. Depuis, une nouvelle procédure a été engagée : il est désormais poursuivi pour "association de malfaiteurs", "atteinte au crédit de l'État" ou encore "crime à caractère raciste et religieux" ».
C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».
C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
REDIFF - Au premier coup d'œil, Patrick Salameh affiche le visage de la respectabilité. Allure mince et sportive, rasé de frais, cheveux poivre sel et pull de marque. Difficile de discerner en lui cet homme qui a hérité de surnoms effrayants comme le "Barbe Bleue de Marseille", le "Jack L'Eventreur de la Canebière". Et qui est présenté comme un psychopathe par les psychiatres. A l'automne 2008, les policiers du SRPJ de Marseille vont découvrir le parcours de cet individu déjà bien connu de la justice. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 22 avril 2024Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Adattamento audio: Matteo D'Alessandro - www.matteodalessandro.com Per approfondire gli argomenti della puntata: La serie dedicata alle crociate : https://www.youtube.com/watch?v=9Sj5jGTRh4A&list=PLpMrMjMIcOkltGazel8HF5Wo6srVqnEPz&index=1 Altre pillole dal Medioevo : https://www.youtube.com/watch?v=m414kquZGeY&list=PLpMrMjMIcOknatmkUIASEYa0_l9nYfOnn&ab_channel=LaBibliotecadiAlessandria Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pendant trois mois, Aurélie Vaquier, 38 ans, était la disparue de Bédarieux, petite ville proche de Béziers. Ses proches avaient beau la chercher partout, elle restait obstinément invisible. Difficile de croire à une fugue. Une disparition volontaire. Ou même à un accès de dépression. Tant la jeune femme avait plein de projets. Et affichait un caractère bien trempé. Aurélie n'était pourtant pas très loin. Elle n'avait même jamais quitté son logement du centre-ville. Elle reposait sous une épaisse dalle de béton, étouffée et enfouie ici par son meurtrier. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On nous répète depuis toujours qu'un couple, c'est du travail. Qu'il faut se battre pour son histoire, faire des compromis, traverser des crises, pardonner, patienter et parfois même se sacrifier. Comme si la difficulté était une étape obligatoire. Comme si une relation devait nous coûter quelque chose pour avoir de la valeur.Et le mot important, c'est peut-être justement celui-là : devait. Pourquoi sommes-nous autant convaincus que l'amour doit être difficile ? Pourquoi une histoire simple nous semble-t-elle parfois moins profonde, presque suspecte ? À force d'entendre que l'amour exige des efforts, on finit peut-être par accepter des choses qu'on n'aurait jamais dû accepter. Et si une relation pouvait nous faire grandir sans constamment nous faire souffrir ?Dans ce onzième épisode de Garce In The City, on parle de la propagande de l'amour difficile, de notre obsession du sacrifice et de cette croyance profondément ancrée selon laquelle les grandes histoires doivent forcément être compliquées. Et on ose poser une autre question : et si l'amour pouvait simplement nous rendre la vie plus légère ?IG : @amaltahirMes chroniques : In Her ShoesMon dernier livre : Rencard avec la trentaineXXAmal TahirHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Conseils Marketing - Des conseils concrets pour prospecter et fidéliser !
Pourquoi est-ce si difficile de convaincre du changement climatique ? Dans cet échange avec Vincent Mignerot, nous avons parlé de la difficulté à convaincre du changement climatique, des fausses bonnes idées...Pour en savoir sur Vincent https://vincent-mignerot.fr/Urgence écologique et limites du changement1. Le constat d'un monde en basculeFaits majeurs : Canicules, incendies (Fontainebleau), tensions géopolitiques (détroit d'Ormuz, guerre en Ukraine) et repli souverainiste (politique de Trump) marquent l'entrée dans une nouvelle ère de crises systémiques.Déni collectif : La France semble ne pas prendre la mesure de ces bouleversements. Le débat public et les échéances politiques contournent les véritables transformations socio-écologiques requises.2. Risques globaux et contraintes physiquesRapport Meadows & énergie : Dès 1972, les modèles ont montré l'épuisement inéluctable des ressources non renouvelables. La croissance du PIB mondial reste indissociable de la consommation d'énergie primaire.Tendance au ralentissement : Le taux de croissance du PIB mondial baisse tendanciellement depuis 1983. En prolongeant la tendance des 20 dernières années, la récession mondiale arriverait d'ici 2100 — une projection jugée très optimiste car elle suppose de maintenir notre niveau d'énergie actuel, ce qui est physiquement impossible.3. Les dérives de la pensée magique économiqueArbitrage individuel : Les enquêtes montrent que la majorité des citoyens privilégie le niveau de vie à l'écologie. Un statut socio-économique élevé génère une empreinte écologique plus forte, même chez ceux qui revendiquent une conscience environnementale.Le « PIB augmenté » : Pour préserver l'illusion de la croissance, des économistes (ex. Thomas Piketty) proposent un « PIB augmenté », reclassant des activités très matérielles (santé, loisirs, éducation) en « services immatériels ».Déni de la réalité matérielle : Le secteur de la santé représente pourtant 8 % de l'empreinte carbone en France. Décréter ces secteurs « virtuels » ou « neutres » relève d'une mystification qui viole le principe de conservation de la matière et de l'énergie.Transition énergétique irréaliste : Espérer décarboner 60 % à 100 % de l'énergie mondiale d'ici 2050 relève de la fable au vu des temps de renouvellement des infrastructures (ex. parc automobile).4. Pourquoi les récits rassurants l'emportentFonction du raisonnement : S'appuyant sur la théorie argumentative de Sperber et Mercier, Vincent rappelle que le langage humain sert avant tout à coopérer et à se rassurer, non à chercher la vérité scientifique.Préférence pour l'illusion : La société sélectionne les récits qui prétendent découpler confort et dégradation environnementale, car ils évitent la culpabilité et la confrontation avec les limites physiques du monde réel.
C'est une politique d'immigration claire et assumée qu'affiche l'Espagne. Le Premier ministre Pedro Sanchez la résume d'ailleurs de manière on ne peut plus simple. Il préfère un pays « ouvert et prospère » plutôt que « fermé et pauvre ». Deux millions d'immigrés sont arrivés légalement dans le pays en sept ans. Contribuant à 20% de la croissance du PIB. Il s'agit aussi de compenser une natalité en berne. La nouvelle réforme migratoire prévoit la régularisation de 300 000 personnes d'ici 2027. La plupart viennent d'Amérique latine. C'est le cas dans ce petit village de Castille-et-León, au nord de Madrid. L'activité de la principale entreprise céréalière et l'école ont retrouvé une nouvelle vie. C'est le reportage de notre correspondante Diane Cambon. Remettre de l'ordre à l'Assemblée nationale turque Difficile à croire en ces temps de blocage budgétaire et parlementaire, mais l'Assemblée nationale française pourrait servir de modèle, en matière de discipline. En Turquie, les autorités s'intéressent de près au règlement intérieur du palais Bourbon et à tout son échelonnage de sanctions pour mauvaise conduite… ce qui n'est pas rare dans l'hémicycle turc, Anne Andlauer. Les musiciens allemands gagnent leur procès contre l'IA Entre l'intelligence artificielle et les artistes, les contentieux se jugent désormais devant les tribunaux. C'est le cas en Allemagne où, fin juillet 2026, un procès est très attendu : il oppose le monde de la musique et une société de production de musique générée par l'IA… un procès qui suscite plus d'espoir que d'inquiétude car il y a déjà eu un précédent en Allemagne : en novembre 2025, la justice a estimé que la société américaine Open AI avait violé le droit d'auteur allemand. Une première en Europe. Les explications de Delphine Nerbollier. Les inquiétudes de la pop britannique Cette année, le Royaume-Uni a bien failli ouvrir en grand la porte aux géants de l'IA… mais face à la fronde des artistes et des syndicats de créateurs, Londres finit par reculer. En mars 2026, le gouvernement britannique a renoncé à une loi qui aurait légalisé l'entraînement des intelligences artificielles sur des œuvres protégées – chansons, paroles, enregistrements – dès lors que ces contenus étaient accessibles et que les ayants droit ne s'y étaient pas EXPLICITEMENT opposés. Les explications de Marie Billon. La chronique musique de Vincent Théval Avec le groupe de rock allemand Urlaub in Polen.
C'est une politique d'immigration claire et assumée qu'affiche l'Espagne. Le Premier ministre Pedro Sanchez la résume d'ailleurs de manière on ne peut plus simple. Il préfère un pays « ouvert et prospère » plutôt que « fermé et pauvre ». Deux millions d'immigrés sont arrivés légalement dans le pays en sept ans. Contribuant à 20% de la croissance du PIB. Il s'agit aussi de compenser une natalité en berne. La nouvelle réforme migratoire prévoit la régularisation de 300 000 personnes d'ici 2027. La plupart viennent d'Amérique latine. C'est le cas dans ce petit village de Castille-et-León, au nord de Madrid. L'activité de la principale entreprise céréalière et l'école ont retrouvé une nouvelle vie. C'est le reportage de notre correspondante Diane Cambon. Remettre de l'ordre à l'Assemblée nationale turque Difficile à croire en ces temps de blocage budgétaire et parlementaire, mais l'Assemblée nationale française pourrait servir de modèle, en matière de discipline. En Turquie, les autorités s'intéressent de près au règlement intérieur du palais Bourbon et à tout son échelonnage de sanctions pour mauvaise conduite… ce qui n'est pas rare dans l'hémicycle turc, Anne Andlauer. Les musiciens allemands gagnent leur procès contre l'IA Entre l'intelligence artificielle et les artistes, les contentieux se jugent désormais devant les tribunaux. C'est le cas en Allemagne où, fin juillet 2026, un procès est très attendu : il oppose le monde de la musique et une société de production de musique générée par l'IA… un procès qui suscite plus d'espoir que d'inquiétude car il y a déjà eu un précédent en Allemagne : en novembre 2025, la justice a estimé que la société américaine Open AI avait violé le droit d'auteur allemand. Une première en Europe. Les explications de Delphine Nerbollier. Les inquiétudes de la pop britannique Cette année, le Royaume-Uni a bien failli ouvrir en grand la porte aux géants de l'IA… mais face à la fronde des artistes et des syndicats de créateurs, Londres finit par reculer. En mars 2026, le gouvernement britannique a renoncé à une loi qui aurait légalisé l'entraînement des intelligences artificielles sur des œuvres protégées – chansons, paroles, enregistrements – dès lors que ces contenus étaient accessibles et que les ayants droit ne s'y étaient pas EXPLICITEMENT opposés. Les explications de Marie Billon. La chronique musique de Vincent Théval Avec le groupe de rock allemand Urlaub in Polen.
REDIFF - Au moment de traiter d'un problème de costume, Julien Courbet met l'équipe au goût du cabaret, et commente le défilé exceptionnel de Damien Bancal. Tout l'été, revivez les meilleurs fous rires, coup de gueule et débats de l'émission "Ça peut vous arriver" en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le maire d'Alès, exfiltré de son domicile lundi soir par le Raid suite à des menaces de la DZ Mafia, est réapparu ce mercredi dans un restaurant de la ville. RTL a recueilli ses premiers mots après deux jours de silence. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rediffusion. Le dimanche, c'est l'occasion de (re)découvrir les autres formats de Bababam. Aujourd'hui c'est le tour d'À la folie, pas du tout, le podcast pour découvrir des histoires d'amour qui ont fait rêver des générations, mais aussi l'envers du décor. Ce duo d'acteurs a fait polémique entre 2020 et 2022 devant les tribunaux. Difficile à ignorer tant les procès ont été retentissants dans les médias. Que s'est-il réellement passé entre les deux acteurs ? Comment le couple est-il arrivé devant la justice ? Pourquoi est-il emblématique de l'ère post MeToo ? Dans cette nouvelle saison de "A la folie, pas du tout", plongez dans la vie intime de Johnny Depp et Amber Heard, pour le meilleur… et pour le pire. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:06:02 - Les Matins de France Culture - par : Mélanie Kuszelewicz - La FIFA a annoncé jeudi être en train de se pencher sur l'affaire du déploiement sur le terrain par des footballeurs argentins d'une banderole proclamant que "les Malouines sont argentines" à l'issue de la demi-finale du Mondial 2026. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Healthy Busy Life - Cambia la tua vita, un'abitudine alla volta
REDIFF - Marie est confrontée à une situation de conflit familial où son ex-mari influence leurs enfants pour les monter contre elle, entraînant une aliénation parentale. Elle exprime ses difficultés à maintenir une relation stable avec ses enfants, notamment ses filles, en raison de ce conflit et de ses propres carences maternelles issues de son enfance. Marie cherche des conseils pour rétablir des liens affectifs solides avec ses enfants malgré la distance et les tensions. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand on se lance en freelance, on reçoit des conseils dans tous les sens. Difficile de savoir sur quoi concentrer son énergie en priorité.Dans cette nouvelle playlist de l'été, je te propose une sélection d'épisodes pour t'aider à franchir les premières étapes : trouver tes premiers clients, définir ton client cible, construire une prospection efficace et poser des bases solides pour la suite.Voici les épisodes que j'évoque dans cette Minute Marine :Bonbon #5 – Les grandes étapes d'un parcours de freelance,5 conseils pour réussir son démarrage en freelance (je réponds aux questions de Caroline Mignaux),S7E5 – Trouver VITE des clients,S6E6 – Construire le profil de son client cible etMM#259 – "Je n'ai pas de cas clients".La playlist complète arrivera un peu plus tard sur lacohorte.fr.(En revanche, la page sur la construction d'offre de service est en ligne... depuis ce matin
durée : 00:03:12 - Géopolitique - Difficile de continuer à parler de cessez le feu entre Iran et États-Unis après un week-end marqué par le ciblage par Téhéran d'un navire marchant, des frappes américaines en riposte et des attaques encore ce lundi matin dans le golfe. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:12 - Le 6/9 de l'été - Difficile de continuer à parler de cessez le feu entre Iran et États-Unis après un week-end marqué par le ciblage par Téhéran d'un navire marchant, des frappes américaines en riposte et des attaques encore ce lundi matin dans le golfe. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pendant longtemps, je pensais que donner était la plus belle preuve d'amour.Donner de mon temps. Donner de mon énergie. Être présente. Écouter. Soutenir.Mais je me suis rendu compte d'une chose…Recevoir, en revanche, était beaucoup plus compliqué.Pourquoi a-t-on autant de mal à accepter un compliment, un service, un cadeau ou même un simple : « Laisse, je vais t'aider » ?Pourquoi avons-nous si souvent l'impression de déranger, de devoir nous débrouiller seuls ou, pire encore, de devenir redevables envers ceux qui nous tendent la main ?Dans cet épisode, je partage avec vous une réflexion très personnelle sur notre rapport à l'aide, à l'autonomie, à l'enfance et à toutes ces petites phrases que l'on s'est peut-être répétées sans même s'en rendre compte : « Je vais gérer », « Je ne veux déranger personne », « Je ne veux rien devoir à qui que ce soit. »Et si recevoir n'était pas une faiblesse ?Et si accepter qu'on prenne soin de nous demandait finalement autant de courage que de prendre soin des autres ?Comme toujours, ce n'est que ma vérité, et en rien une vérité absolue. J'espère simplement que cet épisode vous donnera quelques pistes de réflexion… et peut-être l'envie de laisser, de temps en temps, quelqu'un prendre soin de vous.
En Syrie, après des années de sécheresse, c'est cette fois l'excès d'eau qui frappe les agriculteurs. Dans le nord-est du pays, les pluies diluviennes tombées en Turquie ont conduit à l'ouverture des vannes de plusieurs barrages sur l'Euphrate. En quelques heures, le fleuve est sorti de son lit, inondant des centaines d'hectares de cultures et des dizaines de maisons près de Deir ez-Zor. Un épisode qui rappelle aussi la dépendance de la Syrie à son voisin turc, qui contrôle depuis des décennies l'essentiel du débit de l'Euphrate. De notre envoyée spéciale à Deir ez-Zor, Sous les pieds d'Houssam, il ne reste que de la terre. Une terre sèche, craquelée. Difficile d'imaginer qu'il y a quelques temps, ces champs étaient complètement inondés. « Toute la récolte est partie avec l'eau, se désole Houssam. Tout ce qui devait nourrir nos enfants cette année a été emporté par l'Euphrate. C'est de plus en plus dur. Le gasoil est trop cher. Comment va-t-on se relever de ça ? Quand ce n'est pas l'inondation, c'est la sécheresse. » En quelques heures, près de 500 hectares de terres agricoles ont été engloutis. Les eaux ont détruit plusieurs stations de pompage et emporté les ponts flottants qui reliaient, sur l'Euphrate, les deux rivages. Désormais, pour traverser, pas d'autre choix que de prendre un bac. « Je fais l'aller-retour tous les jours pour aller travailler. C'est un vrai coût, dénonce un habitant. Chaque traversée nous coûte deux dollars. » L'Euphrate n'a pas seulement avalé les récoltes. Il est aussi entré dans les maisons. « Toute la boue est entrée dans la maison, témoigne Ahmad. Le carrelage est détruit. » Ahmad et Rania venaient tout juste de rentrer après des années d'exil. Leur maison, construite près du fleuve, avait été occupée pendant des années par la 4ᵉ division du clan Assad. L'ensemble avait été pillé. Ils venaient de tout réparer… « On a peur que ça recommence », confie Rania. Le couple pourrait partir, mais pour aller où ?, interrogent-ils. Et pour Rania, une seule responsable, la Turquie. À lire aussiSyrie: le président complète la formation du premier Parlement post-Assad « La Turquie a toujours utilisé l'eau pour régler ses problèmes politiques » À Deir ez-Zor, le niveau de l'Euphrate ne dépend plus seulement de la pluie. Le fleuve prend sa source en Turquie. Et c'est là-bas, en amont, que les barrages construits par Ankara contrôlent l'essentiel de son débit. Hassan cultive ces terres depuis trois générations. « Le fait que la Turquie retienne de l'eau a des répercussions jusque sur nos puits. Quand le niveau du fleuve baisse, celui des eaux souterraines baisse également, souligne-t-il. Et nos puits, peu profonds, d'environ dix mètres, se retrouvent à sec. » Lancé à la fin des années 1970, le vaste programme hydraulique turc compte aujourd'hui sur le Tigre et l'Euphrate quelque 18 barrages. Leur gestion alimente depuis plus de 30 ans les tensions avec la Syrie et l'Irak. « La Turquie a toujours utilisé l'eau pour régler ses problèmes politiques avec ses voisins. C'est arrivé, par exemple, lorsque la Turquie a eu des différends avec l'Irak, car l'Euphrate traverse aussi l'Irak, poursuit Hassan. Ils font pression en réduisant le débit, jusqu'à ce que l'eau qui arrive soit très faible. » Le long de l'Euphrate, les paysans répètent tous la même chose : l'eau ne suit plus les saisons, mais les décisions. Après quatorze années de guerre, il va falloir réussir à relancer l'agriculture, avec un fleuve dont ils ne maîtrisent pas le cours. À écouter dans Le débat du jourLa Syrie devient-elle un partenaire fiable?
Tu travailles dur, tu fais tout ce qu'on te dit de faire… mais les résultats ne suivent pas. Et si le vrai problème n'était pas ta stratégie, mais ton énergie ? Dans cet épisode, Isis t'explique pourquoi le succès reste hors de portée tant que tu n'as pas réglé ce que tu dégages — et comment transformer ça.CE QUE TU VAS DÉCOUVRIR :✦ Pourquoi le succès semble inaccessible quand ton énergie est mal alignée✦ Le lien entre ton état émotionnel et les résultats de ton business✦ Comment la comparaison constante sabote ton énergie (et tes ventes)✦ Ce que signifie vraiment « fixer son énergie » en tant que femme entrepreneure✦ Les signes qui montrent que ton énergie repousse tes clients idéaux✦ Comment passer d'une énergie de survie à une énergie d'attraction✦ Les actions concrètes pour réaligner ton énergie et débloquer ta croissanceRESSOURCES :Découvre Viktor, l'assistant IA qui gère ton business → https://app.viktor.com/signin?ref=E6mUKCiBZL7UdSGafU63UU
REDIFF - Alba a partagé son parcours face à un cancer rare et agressif de l'endomètre, évoquant ses traitements et son cheminement psychologique. Elle a souligné l'importance de l'acceptation et de la méditation pour traverser cette épreuve. Alba a trouvé réconfort et renouveau en Italie, qu'elle considère comme sa thérapie. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.fr.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:53 - Le 6/9 de l'été - par : Dominique Seux - doit-on être indulgent à l'égard de la procrastination des décideurs publics sur l'adaptation ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Francesca Basso spiega quali sono i temi (e i nodi) principali del delicato summit dell'Alleanza atlantica che si apre ad Ankara, in Turchia. Massimiliano Nerozzi racconta il caso della revoca della squalifica per il nazionale statunitense Balogun, dopo la telefonata del presidente Usa a quello della Federazione internazionale Infantino. Luigi Ippolito parla delle tensioni nella famiglia reale britannica, per un presunto invito a Buckingham PalaceLe incognite del vertice Nato di AnkaraTrump e la squalifica revocata a Balogun: «Sì, con Infantino ho parlato io». Ira della Uefa: «Superata una linea rossa». Il presidente Fifa: «I nostri organi sono indipendenti». Respinto il ricorso del Belgio Harry e Carlo, scoppia la guerra dei comunicati: «Andrò a Buckingham Palace», «No, ha declinato l'invito»
Pas de temps de s'échauffer, les "Grandes Gueules du Sport" démarrent fort dès 9h30 : la UNE c'est l'actu brûlante du sport, entre infos, analyses et débats.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Proseguono le operazioni di soccorso in Venezuela dopo le due forti scosse di terremoto che hanno colpito il paese il 24 giugno, causando migliaia di vittime e gravi danni soprattutto nello stato costiero di La Guaira e a Caracas. Con Antonella Mori, economistaL'accordo quadro firmato sabato a Washington tra i governi di Israele, Libano e Stati Uniti, che getta le basi per un a pace di lungo periodo tra Tel Aviv e Beirut, ha scatenato forti reazioni negative in Libano. Con Lorenzo Trombetta, giornalistaOggi parliamo anche di:Bosnia Erzegovina • "Fotografia di un omicidio" di https://www.internazionale.it/magazine/barbara-matejcic/2026/06/25/fotografia-di-un-omicidioMusica • With every breath I take di Cécile McLorin SalvantCi piacerebbe sapere cosa pensi di questo episodio. Scrivici a podcast@internazionale.it Se ascolti questo podcast e ti piace, abbonati a Internazionale. È un modo concreto per sostenerci e per aiutarci a garantire ogni giorno un'informazione di qualità. Vai su internazionale.it/abbonatiConsulenza editoriale di Chiara NielsenProduzione di Claudio Balboni e Vincenzo De SimoneMusiche di Tommaso Colliva e Raffaele ScognaDirezione creativa di Jonathan Zenti
Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim
durée : 00:04:11 - Le Grand reportage de France Inter - L'attentat du 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais, à Nice, a fait 86 morts et des centaines de blessés. Dans le lot, de nombreuses familles avec des enfants et adolescents, venus admirer le feu d'artifice. - équipe : Charlotte Piret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:11 - Le 6/9 de l'été - L'attentat du 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais, à Nice, a fait 86 morts et des centaines de blessés. Dans le lot, de nombreuses familles avec des enfants et adolescents, venus admirer le feu d'artifice. - équipe : Charlotte Piret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Edgar Morin, philosophe, sociologue, épistémologue, résistant, cinéphile, centenaire. Il est mort le 29 mai 2026 à 104 ans. Son dernier livre s'appelait Leçons d'un siècle de vie.J'avais son contact depuis le début de VLAN. On a des gens en commun. Et je n'ai jamais osé décrocher le téléphone, par peur de déranger. Chaque année, je me disais : non, cette fois c'est trop. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard. C'est la leçon la plus bête et la plus douloureuse que je retienne de sa disparition.Cet épisode solo est un hommage. Je me suis plongé dans ses dernières conférences et dans Leçons d'un siècle de vie pour en tirer trois idées fondamentales et trois leçons de vie. Pas des recettes, pas des listes à appliquer. Edgar Morin lui-même aurait détesté ça. Plutôt ce que sa pensée a changé dans ma façon de regarder le monde, l'IA, la complexité, l'amour, et ce qu'on appelle l'avenir.Dans cet épisode, je parle de la pensée complexe, de l'homo demens, de la transfiguration, de la poly-identité, de la navigation dans l'incertitude, et de ce qu'il appelait l'état poétique. J'aborde aussi ce que ça dit de l'intelligence artificielle, de la mondialisation ratée, et du mouvement des Gilets Jaunes.CITATIONS MARQUANTES"Toute vie est une navigation dans un océan d'incertitude à travers quelques îles ou archipels de certitude où on peut se ravitailler." — Edgar Morin"Je sens que j'approche des limites de la vie, mais je crois que le sentiment d'essayer d'être utile et de continuer à vivre dans les ferveurs de la poésie, de la vie, tout ceci m'entretient bien." — Edgar Morin"Ceux qui croient comprendre tous les problèmes humains uniquement à partir de l'économie oublient la religion, la foi, l'amour, qui ne relèvent absolument pas du calcul économique." — Edgar Morin"La poésie de la vie, suprêmement, c'est l'amour." — Edgar Morin"En sachant que vous êtes un moment dans cette aventure et que vous y participez. Alors essayez d'y participer de la meilleure façon." — Edgar Morin (à ses ~100 ans, sur comment garder confiance)IDÉES CENTRALES 1. L'erreur n'est pas un bug, c'est le moteur de la pensée (~07:19)Morin défend que toute connaissance est une traduction suivie d'une reconstruction. Il n'y a pas de différence fondamentale entre une perception et une hallucination. L'erreur a trois sources : le malentendu, la partialité et l'idéalisme. Ce troisième type est le plus redoutable : les idées qui finissent par nous gouverner non pas parce qu'on nous les impose, mais parce qu'on y croit sincèrement. Le solutionnisme technologique, la croissance comme valeur absolue, l'économie elle-même sont des exemples de cette servitude volontaire. Ce qui est frappant chez Morin, c'est qu'il distingue les erreurs fructueuses des erreurs stériles, et qu'il les analyse au lieu de les nier.2. L'humain est un oxymore sur pattes (~11:28)Morin refuse la flatterie envers l'espèce humaine. Il ne parle pas seulement d'homo sapiens mais d'homo demens, homo faber, homo mythologicus, homo economicus, homo ludens. Nous sommes tout ça en même temps, et c'est précisément cette contradiction qui nous permet d'aimer, de créer et d'espérer. Vouloir "optimiser" l'humain pour en retirer la part irrationnelle, comme le promettent certains projets d'IA ou de transhumanisme, c'est aussi retirer ce qui donne envie du futur.3. La dialogique : deux vérités opposées peuvent être simultanément vraies (~13:15)La mondialisation est la meilleure et la pire chose arrivée à l'humanité. Pour la première fois, tous les êtres humains partagent une communauté de destin. Et ce même processus conduit à des catastrophes écologiques, économiques et démographiques. Tenir cette tension sans la résoudre artificiellement, c'est ce que Morin appelle la dialogique. Dans un monde où les réseaux sociaux récompensent les positions tranchées, refuser de simplifier ce qui ne peut pas l'être est un acte de résistance.4. La transfiguration : le changement vient de l'intérieur des systèmes (~15:03)Juan Carlos élevé dans le franquisme qui devient garant de la démocratie espagnole. Gorbatchev apparatchik qui se transforme en humaniste planétaire. Le pape François, évêque conformiste qui renoue avec le message évangélique. Morin appelle ça la transfiguration : un travail souterrain de la conscience qui peut surgir brusquement. Dans une époque où l'on a l'impression de ne rien pouvoir faire face à Trump ou Musk, cette idée donne de l'espoir concret.5. L'état poétique comme hygiène de vie (~24:35)Survivre, c'est respirer et se nourrir. Vivre, c'est conduire sa vie avec ses risques et ses possibilités de jouissance. L'état poétique, c'est cet état second que l'on obtient dans un échange de sourire, devant un paysage, à l'écoute d'une symphonie ou lors d'une conversation qui dure trop longtemps sur une terrasse. Morin disait qu'à 99 ans, il entrait encore en trance dès les premières mesures du premier mouvement de la 9e de Beethoven. La question que ça me pose : est-ce que je me laisse toucher comme ça, dans un monde dopé à la dopamine ?QUESTIONS STRUCTURANTES DE L'ÉPISODEQu'est-ce que la pensée complexe et pourquoi les réponses simples à des questions complexes sont-elles des mensonges bienveillants ?Comment un esprit intelligent peut-il se laisser posséder par une idée fausse ?Quelle est la différence entre une erreur fructueuse et une erreur stérile ?Pourquoi l'homo demens, la part de folie humaine, n'est pas un défaut à corriger mais une ressource ?Qu'est-ce que la dialogique et pourquoi deux vérités opposées peuvent-elles être simultanément vraies ?Qu'est-ce que la transfiguration et quand est-ce qu'elle se produit dans l'histoire ?Qu'est-ce qu'une poly-identité et en quoi l'accepter améliore les relations humaines ?Comment naviguer dans l'incertitude sans verser dans le fatalisme ou le naïf optimisme ?Quelle est la différence entre survivre et vivre, selon Morin ?Qu'est-ce que l'état poétique et comment le retrouver dans un monde saturé d'informations ?RÉFÉRENCES CITÉESLivresLeçons d'un siècle de vie — Edgar Morin (source principale de l'épisode) [~02:52]L'autocritique — Edgar Morin (sur comment un esprit intelligent se laisse posséder par une idée) [~09:08]Penseurs et citationsLa Boétie — concept de "servitude volontaire" [~08:23]Oscar Wilde — "La vérité pure est simple... elle est très rarement pure et jamais simple." [~29:54]Karl Marx — "La vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre pour apparaître brusquement." [~16:38]Figures historiques citées comme exemples de transfigurationJuan Carlos d'Espagne [~15:03]Mikhaïl Gorbatchev [~15:03]Pape François [~15:03]Références culturelles et artistiquesLa Petite Danseuse de Degas (Louvre) — expérience poétique de Morin [~25:56]9e Symphonie de Beethoven, premier mouvement (Salle Gaveau) [~25:56]Marguerite Duras — Morin a habité chez elle à la Libération [~27:16]Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde — là où Morin a rencontré Sabah, sa dernière femme, à 88 ans [~22:10]Épisode connexe VlanMarouane Méry — épisode sur la manipulation et la manière dont on peut être manipulé par ses propres croyances [~09:08]Podcast connexeVLAN Leadership — le deuxième podcast de Gregory, sur les CEOs qui font les choses différemment [~17:15]TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 — Introduction et regret fondateurJ'aurais dû l'appeler. Depuis dix ans que j'avais son contact, j'ai toujours eu peur de déranger. Il est mort à 104 ans. Cet épisode est l'hommage que j'aurais voulu lui rendre en direct.02:52 — Qui était vraiment Edgar Morin ?Né Edgar Nahum en 1921, "Morin" est un pseudonyme de résistant. Sociologue, philosophe, cinéphile, amoureux à répétition, il a traversé le krach de 29, le nazisme, le stalinisme, mai 68, le Covid et l'IA. Une vie impossible à résumer mais fascinante à suivre.04:39 — La pensée complexe expliquée simplementMorin casse l'approche analytique héritée des Lumières. La réalité humaine, une relation, une économie : ça ne se démêle pas fil par fil. Quand on tire sur un fil, les autres bougent. C'est précisément ce que j'essaie de faire sur Vlan depuis le début.07:19 — L'erreur est inséparable de la connaissanceTrois sources : le malentendu, la partialité, et l'idéalisme. Ce troisième type est le plus dangereux : ce sont les idées qui nous gouvernent parce qu'on y croit sincèrement. Morin lui-même en a été victime à 21 ans avec le communisme.11:28 — Homo sapiens + homo demensL'humain n'est pas rationnel. Il est aussi fou, créateur de mythes, joueur, voué au profit. Vouloir effacer cette part irrationnelle, c'est le projet de toutes les utopies qui ont dégénéré en dystopie. Et c'est ce que certains projets autour de l'IA rejouent aujourd'hui.15:03 — La transfiguration : l'espoir vient de l'intérieurJuan Carlos, Gorbatchev, le pape François. Des figures formées dans des systèmes fermés qui, une fois au pouvoir, ont retourné la situation pour l'humanité. Ce travail souterrain de la conscience peut surgir brusquement. C'est peut-être la chose la plus rassurante que j'ai lue depuis longtemps.17:43 — L'identité est toujours plurielleÀ la question "qui es-tu ?", Morin répondait "un être humain." Il vivait sa poly-identité non comme une anomalie mais comme une richesse. Dans un monde où l'appartenance à un groupe exige l'exclusion des autres, c'est un exemple à suivre.20:07 — Toute vie est une navigation dans l'incertitudeNé quasi mort-né, orphelin à 10 ans, résistant, exilé... Et à 88 ans, il rencontre sa dernière femme au Festival de Fès par hasard total. Chaque malchance peut devenir une chance. Et chaque chance porte en elle une malchance future.24:35 — Survivre vs vivre : l'état poétiqueLa survie est nécessaire à la vie. Mais une vie réduite à la survie, ce n'est plus la vie. L'état poétique, c'est l'émotion devant ce qui nous touche : un sourire, un paysage, une symphonie, une conversation sur une terrasse. À 99 ans, Morin entrait encore en trance dès les premières mesures de la 9e de Beethoven.29:07 — Ce que les Gilets Jaunes demandaient vraimentCe n'était pas seulement une revendication économique. C'était une demande d'existence, de reconnaissance, de dignité. Et le fait que ce mouvement ait été tué dans l'œuf sans qu'on écoute ce qu'il voulait dire, on va le payer longtemps.31:19 — Ce que Morin change dans ma façon de voir le mondeLa complexité, l'homo demens face à l'IA, et la poésie de la vie. Et une dernière citation à ne pas oublier : "Essayez d'y participer de la meilleure façon." Prononcée à une centaine d'années. Difficile de trouver mieux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:29:39 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - À 83 ans, Marc doit vendre son pavillon afin de payer l'EHPAD où réside sa femme. Eliane, 75 ans, doit éponger une dette de plus de 20 000 €. Sans jamais se plaindre, ils reviennent sur une année difficile. Par Leïla Djitli. - réalisation : Valentin Rémy, Adèle Tocquet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France