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« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com. L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)
Ce vendredi, Abdoulaye Wade fête ses 100 ans. Avec son épouse Viviane, l'ancien président du Sénégal est retiré à Versailles, près de Paris, mais il est toujours alerte selon Jeune Afrique, qui lui a rendu visite il y a quelques jours. Quel souvenir laisse-t-il aux Sénégalais ? Sera-t-il appelé au téléphone, aujourd'hui, par le président Bassirou Diomaye Faye et par l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko ? Témoignage d'Amadou Sall, son ancien garde des Sceaux et son ancien porte-parole, qui milite aujourd'hui dans l'opposition avec le PLD, le Parti des Libéraux et Démocrates, en ligne de Dakar. RFI : Quel héritage Abdoulaye Wade va-t-il laisser au peuple sénégalais ? Amadou Sall : Abdoulaye Wade va laisser un immense héritage au peuple sénégalais. Premièrement, sa forte conviction en la démocratie, dans le combat démocratique. Pendant 27 ans, il était opposant. Il s'est présenté à des élections présidentielles cinq fois, sans jamais se décourager. Tout a été fait dans le calme, dans la tranquillité, dans la démocratie, en excluant toute violence. Il l'avait dit dès le départ : « Je n'engendrerai pas des cadavres pour arriver au pouvoir. » Le premier héritage de Wade, c'est la conquête démocratique et pacifique du pouvoir. Mais aussi son exercice démocratique. C'est un héritage énorme, dans un contexte qui n'était pas facile. Quelles sont les deux principales qualités d'Abdoulaye Wade ? La première découle de ce que je viens de dire : la résilience, la persévérance, l'endurance, la croyance en la démocratie. La deuxième qualité d'Abdoulaye Wade, c'est que rien n'était trop beau ou trop bien pour le pays. À chaque fois qu'il a voyagé, qu'il avait un projet, quelque chose d'intéressant, il disait : « Le Sénégal mérite d'avoir cela. » Il a travaillé à doter notre pays d'infrastructures incroyables de dernière génération, en tout cas de première qualité. C'est un infatigable travailleur. Il a consacré sa présidence au travail. Il n'avait pas de repos. Il ne dormait pas. Il travaillait nuit et jour, à n'importe quelle heure. Il pouvait appeler n'importe lequel de ses collaborateurs pour lui soumettre une idée et travailler avec lui. C'est un infatigable travailleur. C'est une qualité énorme. Et quels sont ses deux principaux défauts ? Des défauts, il en a comme tout le monde. À un moment, on peut dire : « Mais ça, c'est l'âge. » Abdoulaye Wade a pris le pouvoir après qu'il était d'un certain âge et autour de lui, il avait pour l'essentiel des gens qui avaient l'âge de ses enfants. Il était autoritaire. Parfois, il pouvait être très autoritaire. Cela le poussait à avoir des colères jupitériennes. Le deuxième défaut, c'est peut-être que, quand il avait une idée, il n'en démordait pas. Pour parler vulgairement, on peut dire qu'il était un peu entêté. S'il n'était pas entêté, il n'aurait pas brigué un dernier mandat. Abdoulaye Wade, c'est d'abord l'homme qui a imposé la première alternance démocratique dans l'histoire du Sénégal et de l'Afrique francophone. Ce grand basculement politique de l'année 2000 serait-il arrivé de toute façon, quel que soit le leader de l'opposition ? Ou est-ce sa personnalité qui a forcé le destin ? Il y a le combat qui a été mené d'une manière générale par toute l'opposition sénégalaise. À cette époque, le Sénégal avait une opposition très active. Mais Abdoulaye Wade a joué un rôle important parce que l'opposition de l'époque, d'une manière générale, était très à gauche. Les méthodes étaient des méthodes plus radicales. Il est arrivé avec des méthodes plus feutrées, des méthodes plus démocratiques. Il était, comme disent les Anglais, un peu plus « smooth », peut-être. Sans Abdoulaye Wade, on y serait arrivé, mais peut-être pas en 2000, plus tard. Sa personnalité aussi a beaucoup compté. Pourquoi cette obsession à vouloir organiser une succession dynastique en faveur de son fils Karim ? Pourquoi un tel entêtement, pour reprendre votre mot, au risque de perdre l'élection suivante, ce qui est arrivé en 2012 ? Abdoulaye Wade a pu penser un moment que c'était un bon choix. Au résultat, l'histoire ne semble pas lui avoir donné raison. En mars 2000, quand Abdou Diouf a perdu, il a appelé Abdoulaye Wade pour le féliciter. En mars 2012, quand Abdoulaye Wade a perdu à son tour, il a appelé Macky Sall pour le féliciter aussi. Pourquoi ces gestes de grande courtoisie républicaine n'arrivent-ils qu'au Sénégal et presque nulle part ailleurs ? Nous avons une spécificité sénégalaise. Pendant longtemps, Dakar a été le centre de l'Afrique occidentale française. Toute l'administration coloniale était basée à Dakar. Il y avait énormément de facteurs qui ont fait que la démocratie s'est rapidement acclimatée dans ce pays. Les joutes oratoires, les joutes politiques ont toujours existé, j'allais dire, dans la bonne humeur, en tout cas à l'intérieur des familles. Les familles étaient éclatées politiquement, mais restaient unies. C'est une spécificité sénégalaise, notre ancrage à la démocratie, à la liberté. Aujourd'hui, quand on regarde l'évolution de certains pays africains, on se rend compte aussi que cela ne se passe pas seulement au Sénégal. Regardez ce qui s'est passé au Bénin, au Ghana. C'est cela aussi la règle en démocratie. Avec le Pastef et la dispute actuelle entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, pensez-vous que cette tradition républicaine va durer ou au contraire va disparaître ? Tant que cela reste une crise politique, cela se règle politiquement. Au Sénégal, la première fois qu'il y a eu une crise au sommet de l'État, une crise institutionnelle, les parachutistes étaient en face des gendarmes. J'espère que l'on n'arrivera pas à cette crise des institutions. Il y a une crise politique. Que cette concurrence se fasse dans les règles du jeu et qu'elle n'aboutisse pas à une crise des institutions. Pour vous, la crise actuelle est moins grave que celle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia ? Ce n'est pas la même forme, ni le même fond. En 1962, c'était une crise des institutions. Aujourd'hui, il y a un combat politique dans lequel on ne sait pas bien qui prend l'ascendant. Probablement, les conseillers du président l'ont mal conseillé, pensant que c'était la mort d'Ousmane Sonko. Ousmane Sonko, c'est comme l'hydre à plusieurs têtes. On lui a coupé une tête au gouvernement, une autre tête a poussé à l'Assemblée nationale. Il est là, il est bien vivant, il survit à cette crise. Ils sont l'un en face de l'autre. On est dans une autre crise politique, avec ceci de particulier qu'ils n'ont pas la même expérience. Ils sont beaucoup plus jeunes, beaucoup plus fougueux. Les égos sont très développés. Espérons que cela n'arrêtera pas la crise politique et que cela ne va pas dégénérer. À la fin, qui gagnera ? Je donne ma langue au chat. On attend de voir à la fin qui va gagner. Vous avez l'air de dire que c'est Ousmane Sonko ? Pour le moment, il n'est pas mort. C'est tout ce que je peux dire. Le PDS d'Abdoulaye Wade ne compte plus que quelques députés à l'Assemblée. Est-ce à dire que ce parti risque de ne pas survivre à son fondateur ? Vous savez, c'est difficile pour le PDS. Beaucoup de partis sont sortis des flancs du PDS. Le libéralisme – disons l'idéologie politique fondée sur l'économie de marché telle qu'elle a été défendue par Abdoulaye Wade – est une idéologie bien présente au Sénégal, représentée par plusieurs partis. Ensemble, ils sont significatifs. Macky Sall fait partie de ceux qui sont sortis des flancs du PDS. De sorte que c'est vrai, il est possible, peut-être pas de voir le PDS survivre tel qu'il existait avant, mais peut-être que quelque chose est possible au niveau de ses frères libéraux dans le cadre d'une grande coalition. Peut-on dire que le PLD, le Parti des libéraux et des démocrates dont vous êtes le vice-président, est l'un des héritiers du PDS d'Abdoulaye Wade ? Oui, nous sommes l'un des héritiers de PDS d'Abdoulaye Wade, comme Macky Sall l'est, comme d'autres partis le sont : Samuel Sarr, Madické Niang, Babacar Gueye, Macky Sall, Modou Diagne Fada, Karim Wade. Nous sommes tous des héritiers d'Abdoulaye Wade ce vendredi. Pensez-vous qu'Abdoulaye Wade, qui vit actuellement à Versailles, près de Paris, va recevoir quelques appels téléphoniques ou non ? J'imagine qu'il va recevoir beaucoup d'appels, de ses disciples et de nous-mêmes. Vous allez l'appeler vous-même ? Oui, bien sûr. J'imagine que Macky Sall va l'appeler, l'un de ses disciples. J'imagine que quelques-uns de ses amis qui l'ont rejoint dans l'Internationale libérale, notamment le président Alassane Ouattara, vont l'appeler. J'imagine aussi que son ami et petit frère, Denis Sassou-Nguesso, va l'appeler. Peut-être aussi le président Abdou Diouf. Entre Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, ce sont des relations très particulières. Je vais vous raconter une anecdote. Lorsqu'il a pris le pouvoir et a été élu, il est allé rendre visite à la mère d'Abdou Diouf. Il est venu et lui a dit : « Écoutez, vous êtes une mère chanceuse parce que vous avez deux enfants – parce qu'ils ont des liens de parenté – vous avez deux enfants, l'un était président de la République et a été battu par l'autre. Vos deux enfants se sont succédé à la tête de l'État. J'imagine que pour cette raison, Abdou Diouf va l'appeler. Ils ont gardé de bonnes relations. Ce sont des républicains et des démocrates. C'est une belle histoire. Et Idrissa Seck ? Ah oui, mais pourquoi pas ? Idrissa Seck fait partie de l'héritage et des héritiers. Il va l'appeler. Oumar Sarr va l'appeler. Nous allons tous l'appeler parce que c'est notre guide. Il nous a tous mis le pied à l'étrier. Nous sommes ses disciples. Et Bassirou Diomaye Faye ? Il devrait. Parce qu'il est président de la République et que la République du Sénégal a pris une part importante dans l'organisation de cet événement, qui est un événement important. Cent ans, ça n'est pas donné à n'importe qui, surtout à un ancien président de la République. J'imagine qu'il va l'appeler. Et Ousmane Sonko ? Pourquoi pas ? Ousmane Sonko est un homme politique. J'ai le souvenir précis, en 2019, lorsque Ousmane Sonko était candidat à l'élection présidentielle et que notre candidat Karim Wade avait été recalé. C'est moi-même qui ai reçu Ousmane Sonko à l'hôtel Terrou-bi, qui était venu demander le soutien d'Abdoulaye Wade. C'est vrai, il a eu des mots parfois durs à ses débuts contre Abdoulaye Wade, contre tous les hommes politiques d'ailleurs. Mais je mets cela sur le compte du manque d'expérience et de la fougue qui était la sienne à l'époque. Aujourd'hui, avec le recul, Abdoulaye Wade mérite bien qu'il l'appelle, au moins pour cet événement. C'est la République du Sénégal qui sortira grandie de cette situation. À lire aussiLes 100 ans d'Abdoulaye Wade: l'itinéraire hors normes de l'ancien président sénégalais en huit dates
Depuis février, une violente répression vise les personnes LGBT au Sénégal. Une centaine de personnes ont été arrêtées par la police. La multiplication des agressions et des dénonciations plonge les personnes homosexuelles dans la terreur, les poussant à fuir le pays ou à vivre cachées.Derrière cette spirale homophobe se trouve une loi, adoptée en mars à une large majorité parlementaire. Le texte alourdit fortement les peines contre les relations homosexuelles, dites « actes contre nature » dans le texte, désormais passibles de cinq à dix ans de prison. Portée par l'ex-premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, président de l'Assemblée nationale depuis le 26 mai, au nom du souverainisme national, cette réforme s'inscrit en droite ligne d'un discours politique associant homosexualité et influence occidentale.Que cache cette instrumentalisation politique de l'homophobie ? D'où vient cette idée que l'homosexualité serait une invention occidentale ? Et quelles sont les conséquences, au quotidien, de cette répression pour les personnes homosexuelles ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Jules Courtois, correspondant du Monde à Dakar, analyse cette politique répressive. Et Ibrahima, qui a fui le Sénégal en raison de son orientation sexuelle, nous raconte son expérience et son exil.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits du JT du 24 février 2026 de la RTS ; de prise de parole de Fama Ba, députée sénégalaise, le 11 mars 2026 ; d'un discours de l'ex-président sénégalais Macky Sall, le 27 juin 2013.Cet épisode a été publié le 29 mai 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. » Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. » Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
VLOG May 14 Harvey Weinstein jury, chest pains http://books.google.com/books/about?id=YWzVEQAAQBAJ Brazil murder trial- in SDNY https://matthewrussellleeicp.substack.com/p/art-world-hit-trial-for-murder-of Luigi Mangione suit May 18 https://www.patreon.com/posts/luigi-docket-for-158180748 Fed OKs felon Calk in banking, IMF upbeat on Senegal (as Macky Sall runs UNSG, no answer
Le sommet Afrique-France de Nairobi, c'est aujourd'hui, lundi 11 mai et demain, mardi 12 mai, avec quelque trente chefs d'État et de gouvernement et quelque deux mille chefs d'entreprise, qui sont attendus dans la capitale du Kenya. Mais après les revers qu'elle a subis ces dernières années, la France a-t-elle encore un rôle stratégique à jouer sur le continent ? Aïssata Tall Sall a été la ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2020 à 2023. Aujourd'hui, elle est députée et dirige le premier groupe de l'opposition à l'Assemblée nationale. En ligne de Dakar, Maître Aïssata Tall Sall répond aux questions de C. Boisbouvier. RFI : Aïssata Tall Sall, pour la première fois dans l'histoire des sommets Afrique-France, une édition se déroule en terre anglophone. Qu'en pensez-vous ? Aïssata Tall Sall : Je pense que c'est inédit et que nous devons lire cela sous le prisme d'une géopolitique africaine. La France, on doit le dire, n'est plus ce qu'elle était, il y a quelques années, en Afrique, pour ce qui est de ses relations, en tout cas avec ses anciennes colonies. Les pays de l'AES [le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui forment l'Alliance des États du Sahel, NDLR] sont là. Les souverainistes sont là, avec de nouveaux pouvoirs. Il y a aussi notre société civile, notre opinion, qui est très très dure et exigeante vis-à-vis de la France. Il y a aussi ces bases militaires qui étaient là – je sais que celles du Sénégal sont déjà parties. Je pense que la France elle-même est en train de revoir sa relation avec l'Afrique. Et tout cela dans ce que les Africains, eux, résument par « ni exclusivité, ni exclusion » : c'est-à-dire dans une relation multilatérale libre, avec tous les États, dont le centre du monde n'est nulle part. Il est seulement là où vont les intérêts des pays africains. Le mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est l'économie. Est-ce que la France a encore un rôle à jouer dans le développement économique du continent ? Je pense que oui. C'est un rôle de leader, de conducteur, ou alors d'éveilleur de ce partenariat, sur des questions telles que la sécurité, telles que le climat, les questions de santé – on sort d'une pandémie de Covid. Il y a aussi les questions financières : est-ce que la France peut être ce grand messager qui pourra influer sur ses partenaires dans l'OCDE, dans le G7, pour que toutes ces règles puissent être allégées à la lumière des difficultés et surtout des besoins de financement des économies africaines. L'autre mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est la paix et la sécurité en Afrique. Or, les militaires français ont été chassés des trois États de l'AES et du Sénégal. Est-ce que le rôle stratégique de la France en Afrique de l'Ouest est fini ? Pour ce qui est du Sénégal, c'est peut-être trop forcé sur la caricature (elle rit). Les problèmes de sécurité sont prégnants, particulièrement en Afrique de l'Ouest, particulièrement pour moi, la Sénégalaise qui est frontalière du Mali. Donc, aujourd'hui, je pense que nous devons appréhender ces questions de sécurité sous un autre prisme : ce n'est pas celui de la présence de bases militaires qui vont garantir d'ailleurs, la plupart du temps – si on se dit la vérité – la sécurité des régimes en place. Nous, nous voulons la prévention. Et la prévention, c'est par le renseignement, c'est par un vrai échange discret, mais très fort dans le Sahel, et que la France, ainsi que les autres partenaires, puissent nous aider à cela, pour que nous soyons au-devant de la sécurité et pas attendre de subir, pour ensuite appeler à une quelconque intervention. Il y a deux ans, la président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a fait campagne pour l'émancipation de son pays par rapport à la France. Il y a 18 mois, il a annoncé la fermeture de la base militaire française de Dakar. Mais il est toutefois attendu au sommet Afrique-France de Nairobi. Est-ce que vous êtes surprise ? Je ne suis pas surprise et pour moi, ce n'est pas antinomique. Pour moi, le multilatéralisme est vraiment l'axe du partenariat et l'axe de la relation que nous devons avoir avec les États. Je vais vous raconter une anecdote. Il y a deux ans ou un peu plus, en tant que ministre des Affaires étrangères, j'avais accompagné le président Macky Sall au sommet Russie-Afrique [en juillet 2023 à Saint Petesbourg]. Et il y avait bien sûr le président russe Vladimir Poutine, mais il y avait le grand chef de l'Église orthodoxe, Cyril. Le patriarche Cyril s'est adressé aux Africains pour leur dire : « Nous avons les mêmes valeurs. » Et aujourd'hui, nous sommes en train d'implanter de petites églises orthodoxes un peu partout en Afrique. Et j'ai même vu des Africaines, comme des nonnes habillées en orthodoxes. Et j'ai compris que l'influence que la Russie était en train d'exercer dans nos États était une influence multiforme : pas seulement sur la sécurité, pas seulement sur l'économie, mais également sur le religieux. Et c'est à ça aujourd'hui que nous faisons face. Mais je pense que, fondamentalement, la relation historique que nous avons avec la France et avec l'Occident – les valeurs de démocratie, de droits de l'homme, que nous partageons avec la France et avec l'Occident – doit faire que nous puissions être à l'aise avec la France, avec les Occidentaux, bien avant qu'avec tous les autres. Et c'est peut-être la raison pour laquelle le président [Bassirou Diomaye Faye, NDLR] pense que, malgré tout ce qu'il a dit, malgré tout ce qu'il a fait, cette relation doit exister et qu'il doit se rendre là où elle doit s'exprimer : c'est-à-dire aujourd'hui à Nairobi. Est-ce que la présence de militaires russes dans les trois États de l'AES, et notamment au Mali, est bénéfique pour ces pays, selon vous ? Je ne peux pas répondre directement à cette question, parce que seuls ces pays-là peuvent apprécier si la présence leur est bénéfique ou pas. En tout cas, ce que j'observe, c'est que, malgré cela, les jihadistes sont toujours actifs et même très actifs. On a vu ce qui s'est passé le 25 avril [attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des rebelles du FLA, dans la plusieurs villes et localités maliennes, NDLR]. Je pense que le Mali a encore besoin de beaucoup de concours de tous les pays, pour arrêter cette escalade qui ne cesse de monter. Donc les Russes sont là-bas. C'est une appréciation souveraine des dirigeants du Mali. Mais je pense que c'est encore loin d'être suffisant pour garantir la paix et la sécurité dont nous avons besoin dans cette sous-région. 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Au Sénégal, le leader syndical Mody Guiro veut bien donner deux ans encore au gouvernement d'Ousmane Sonko pour faire ses preuves sur le terrain social. Mais il commence à s'impatienter. Est-ce que la situation sociale était meilleure ou moins bonne du temps de Macky Sall ? Ce 1er mai, Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, doit défiler avenue Lamine Gueye avec les travailleurs de Dakar. RFI : Pour vous, quelle est la principale revendication en ce 1ᵉʳ mai 2026 ? Mody Guiro : La revendication principale tourne autour du respect des accords signés avec le gouvernement sur le pacte de stabilité sociale. Il y a un an, vous avez signé avec le gouvernement de Ousmane Sonko un pacte de stabilité sociale par lequel vous vous êtes engagé à ne pas faire de grève pendant deux ans. Mais pour l'instant, cela ne marche pas très bien puisqu'il y a eu des grèves ces derniers mois, notamment dans le secteur de la santé et des transports. D'abord, il faut préciser qu'au départ, le pacte a eu lieu au niveau des centrales syndicales. Quand nous disons qu'il n'y aura pas de grève, c'est essentiellement au niveau des centrales syndicales. Mais cela ne signifie pas le renoncement à la grève. Quand vous signez un pacte, vous prenez des engagements en tant que partenaires sociaux. Si ces engagements ne sont pas respectés, vous ne pouvez pas demander à l'autre partie de respecter ses propres engagements. Il faut jouer correctement. En tant que centrale syndicale, depuis l'installation du gouvernement, cela fait quand même deux ans qu'il n'y a pas eu de remous, à l'exception des secteurs que vous venez de citer : le secteur de l'éducation, le secteur de la santé et, bien sûr, le secteur des transports qui vient de sortir de grève. Y a-t-il eu des avancées depuis l'arrivée au pouvoir du Pastef, il y a deux ans ? Il y a eu quelques avancées. Les discussions en cours ont permis de trouver des accords avec les syndicats de l'éducation, à l'exception de deux points qui restent à finaliser. L'accord a été conclu avec les syndicats du G7, le syndicat le plus représentatif dans l'éducation. Reste deux points sur lesquels ils se sont mis d'accord pour poursuivre la réflexion ultérieurement, à savoir la question de la retraite et la prise en charge de la santé des décisionnaires retraités. Au niveau du syndicat des transports, un accord a été trouvé avec eux. Il faut dire que nous avons commencé également les négociations sur les cas de licenciements, parce qu'il faut comprendre que ce qui a fait déborder le vase, c'est qu'il y a eu une vague de licenciements alors que nous avions signé un pacte. Ces licenciements ont touché pas mal de travailleurs. Des centaines de travailleurs dans différentes structures, notamment dans le port autonome de Dakar, le Grand Théâtre ou la Caisse des dépôts et consignations. Vous avez également des licenciements dans la société des transports publics de Dakar, au niveau du service des mines, partout. Pour le port, sur plus de 200 travailleurs licenciés qui étaient en contrat à durée déterminée, renouvelé plusieurs fois, ils en ont repris quand même 40. Nous demandons à ce que ces gens qui sont dans le droit soient repris. Il en est de même pour société des transports publics de Dakar où, également, des efforts ont été faits. Il y a des négociations qui sont passées à la Caisse des dépôts et consignations, avec des départs négociés. Au niveau des autres structures, comme le Grand Théâtre, des promesses ont été faites, mais non tenues. Ce sont des questions de fond auxquelles les organisations syndicales tiennent. Il faudrait quand même que ces travailleurs, qui sont dans leurs droits, soient gardés. Pour sa défense, le gouvernement d'Ousmane Sonko dit qu'il est pris à la gorge par la dette cachée que lui a léguée l'ancien président Macky Sall, et qu'il ne peut satisfaire toutes les demandes. Comprenez-vous cet argument ? Je le comprends. Nous pensons que la dette est une chose. Nous sommes des syndicalistes, nous savons que la dette existe. On parle de dette cachée, mais nous savons que nos pères ont été souvent endettés, que les conditions du Fonds monétaire international sont des conditions insoutenables ayant des conséquences sur les populations. Mais nous disons que les populations ont des droits, des droits à la survie, à l'éducation pour nos enfants, à la santé pour nous-mêmes et pour nos enfants. Nous méritons de bonnes conditions de travail. C'est également ce que les gouvernements et les institutions doivent comprendre. Tout en comprenant cette situation, il faudrait mettre en place des mécanismes de dialogue social. Ce qui ne peut être résolu tout de suite, il faudrait un échéancier pour dire dans quelles conditions nous pensons parvenir à des solutions. Nous ne disons pas que tout doit être réglé tout de suite, mais qu'il faut montrer la volonté de satisfaire les revendications sur sa table. Le début de l'année 2026 a été marqué par un grave conflit entre les étudiants et le pouvoir. L'étudiant Abdoulaye Bah a été tué au mois de février. Où en sommes-nous dans ce conflit ? Les étudiants ont négocié avec le gouvernement. Des solutions ont été trouvées entre eux. Ils ont repris le chemin de l'université. Mais nous disons que nous ne devrions plus enregistrer de décès dans notre pays. Une personne qui perd la vie, c'est une perte pour toute une nation. Je pense qu'il faut essayer de situer les responsabilités et que les coupables soient punis. Selon vous, la situation sociale des travailleurs est-elle meilleure aujourd'hui que du temps de Macky Sall, ou est-ce pareil ? La situation est difficile. Il y a l'inflation, la dette intérieure qui est due aux entreprises du bâtiment et du pétrole. Dans le secteur du bâtiment, nous avons des pertes de près de 20 000 emplois. C'est-à-dire que les patrons du secteur privé ne sont pas payés par l'État et ne peuvent plus employer leurs salariés. Ils ne peuvent plus les maintenir. Dans certains secteurs, l'État est obligé de négocier des baisses d'horaires de travail pour maintenir nos emplois. Au lieu de licencier ou d'aller en chômage technique. Il propose la réduction des heures de travail pour pouvoir au moins avoir une activité. C'est difficile. Regrettez-vous l'époque de Macky Sall ? Regretter ou ne pas regretter... Ce qui nous intéresse, c'est de régler les problèmes. Les hommes passent, mais les institutions demeurent. Nous nous adressons à un pouvoir en place et nous, ce qui nous intéresse, c'est de satisfaire nos préoccupations. Pour le moment, nous souhaitons que ces préoccupations soient réglées. Nous sommes restés avec Macky Sall pendant plusieurs années, ils ne sont arrivés que depuis deux ans. Nous avons essayé d'avoir la patience de les laisser s'installer et mettre les premières briques en place. Mais nous commençons à nous inquiéter des lenteurs apportées à la satisfaction de nos préoccupations. Il y a un mois, le gouvernement a fait passer une loi qui double les peines de prison pour les homosexuels. Est-ce que vous pensez, comme le député d'opposition Thierno Alassane Sall, que c'est une initiative pour faire diversion, pour détourner l'attention des travailleurs par rapport à leurs revendications prioritaires ? Ce sont des questions qui sont agitées depuis longtemps dans notre pays. C'est des questions qui reviennent. Nous ne sommes pas des politiciens. Ce qui nous intéresse le plus, ce sont les questions de survie, les salaires, la sécurité, la santé, la protection sociale, la baisse du pouvoir d'achat. Voilà les questions de fond qui nous intéressent. Nous sommes des syndicalistes, pas des politiciens. Ces débats sont agités par des politiciens. Vous ne nous entendrez pas nous prononcer sur ces questions parce que nous avons d'autres priorités. À lire aussiSénégal: le collectif «Y'en a marre» organise une conférence pour évaluer les actions du gouvernement
In dieser Folge führen Patrick und Steve die Reihe zu den Generalsekretären fort. Diesmal steht Dag Hammarskjöld, der zweite UN-Generalsekretär, im Zentrum. Dieser wurde nach dem Rücktritt von Trygve Lie überraschend in das Amt gewählt und leitete die Weltorganisationen von 1953 bis 1961. Bis heute gilt er als eine der prägendsten Figuren der UN. Warum das so ist, besprechen Patrick und Steve im Laufe der Folge. Dabei gehen sie auch auf Hammarskjölds Werdegang, seine Amtsführung sowie zentrale Herausforderungen, mit denen er sich konfrontiert sah, ein.Zu Beginn der Folge gibt Patrick zusätzlich einen Überblick über den aktuellen Stand zur Generalsekretärswahl, da am 21. und 22. April in New York die Anhörungen der vier aktuellen Kandidatinnen und Kandidaten Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan und Macky Sall stattgefunden haben. InhaltÜberblick: Aktuelles zur Auswahl des UN-Generalsekretärs (01:33)Dag Hammarskjöld als Person (11:56)Dag Hammarskjöld als UN-Generalsekretär (16:06)Lehren und Implikationen für die Gegenwart (01:06:15)Shownotes (01:13:39)Weiterführende Informationen Hennig Melber und Manuel Fröhlich, Die Hammarskjöld-Tradition in der internationalen Politik. Das Vermächtnis des zweiten UN-Generalsekretärs, in: Zeitschrift VEREINTE NATIONEN, Heft 6/2011: https://zeitschrift-vereinte-nationen.de/suche/zvn/artikel/die-hammarskjoeld-tradition-in-der-internationalen-politikHennig Melber, Fortsetzung der Untersuchungen zum Tod von Dag Hammarskjöld, in: Zeitschrift VEREINTE NATIONEN, Heft 3/2025: https://zeitschrift-vereinte-nationen.de/suche/zvn/artikel/fortsetzung-der-untersuchungen-zum-tod-von-dag-hammarskjoeld-3-2025Kirsten Haack, Der UN-Generalsekretär im Wandel der Zeit, in: Zeitschrift VEREINTE NATIONEN, 1/2017: https://zeitschrift-vereinte-nationen.de/suche/zvn/artikel/der-un-generalsekretaer-im-wandel-der-zeit Henrik Berggren, Dag Hammarskjöld. Das Unmögliche möglich machen - die Biografie, Stuttgart 2017.Manuel Fröhlich, Dag Hammarskjöld und die Vereinten Nationen. Die politische Ethik des UNO-Generalsekretärs, Paderborn 2002.Dag Hammarskjöld, Rede an der Oxford-Universität zum Internationalen Beamtentum: https://www.daghammarskjold.se/wp-content/uploads/2019/10/ics_100_no_4_oxfordspeech.pdf Susan Williams, Who killed Hammarskjöld? The UN, the Cold War and White Supremacy in Africa, London 2013.Manuel Fröhlich (Hg.), Zeichen am Weg: Das spirituelle Tagebuch des UN-Generalsekretärs Dag Hammarskjöld, 4. Aufl., Stuttgart 2017.Per Fly, Hammarskjöld (Film), 2023: https://www.imdb.com/de/title/tt26676104/Redaktion & Moderation: Steve Biedermann, Vorstandsmitglied des DGVN-Landesverbands Sachsen, Sachsen Anhalt und Thüringen & Dr. Patrick Rosenow, Leitender Redakteur der Zeitschrift VEREINTE NATIONENPostproduktion: mucks audio: Die Audio und Podcast Agentur
On Tuesday and Wednesday this week, the four candidates for UN Secretary-General made their case at the UN General Assembly. Across twelve hours spanning two days, they took questions from UN member states and civil society groups eager to learn more about their priorities, proclivities, and leadership styles should they become the next UN Secretary-General on January 1, 2027. It was a marathon — and my To Save Us From Hell co-host Anjali Dayal and I watched it all! In today's episode, we tell you what we learned. To kick things off, we explain how the process for selecting a UN Secretary-General works — and how these hearings fit into it. We then break down what we heard from each of the candidates: Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan, and Macky Sall, bringing you the key highlights and takeaways. Consider this your curtain-raiser for a year of public campaigning and backroom dealmaking that will result in the selection of the next UN Secretary-General in the coming months.
Au sommaire : Les États-Unis souhaitent envoyer en Afrique subsaharienne plus d'un millier d'Afghans ayant travaillé avec l'armée américaine et aujourd'hui coincés au Qatar. Parmi les pays d'accueil retenus, la République démocratique du Congo. Qui sera le prochain secrétaire général de l'ONU ? Après son grand oral de mercredi, l'ancien président sénégalais Macky Sall peut-il créer la surprise ? L'influenceur anti-occidental Kemi Seba a comparu cette semaine devant la Cour de Pretoria en Afrique du Sud et reste en détention provisoire. Le Bénin, qui le recherche pour son soutien supposé à la tentative de coup d'État de septembre 2025, a-t-il des chances d'obtenir son extradition ? Les ambassadeurs des pays membres de l'UE ont approuvé le déblocage du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, après la levée du veto hongrois. Enfin, quid des négociations au Moyen-Orient ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Hannane Ferdjani, journaliste et créatrice du média en ligne Beyond the noise Africa Ousmane Ndiaye, journaliste et éditorialiste sénégalais Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo.
On Tuesday and Wednesday this week, the four candidates for UN Secretary-General made their case at the UN General Assembly. Across twelve hours spanning two days, they took questions from UN member states and civil society groups eager to learn more about their priorities, proclivities, and leadership styles should they become the next UN Secretary-General on January 1, 2027.It was a marathon — and my To Save Us From Hell co-host Anjali Dayal and I watched it all! In today's episode, we tell you what we learned.To kick things off, we explain how the process for selecting a UN Secretary-General works — and how these hearings fit into it. We then break down what we heard from each of the candidates: Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan, and Macky Sall, bringing you the key highlights and takeaways. Consider this your curtain-raiser for a year of public campaigning and backroom dealmaking that will result in the selection of the next UN Secretary-General in the coming months.This episode is free for all and can also be found later today on Apple Podcasts, Spotify, and wherever you listen.The selection of the next Secretary General is a major story in international diplomacy and I plan on covering it to the finish line — whenever that may be (but hopefully before January 1!) This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.globaldispatches.org/subscribe
« Macky abat ses cartes », s'exclame WalfQuotidien. Les auditions des candidats au poste de secrétaire général des Nations unies sont terminées. « Et c'est Macky, ex-président du Sénégal, qui en a porté le dernier coup de marteau hier, souligne le quotidien dakarois, en lançant cet appel : "Dans un monde fracturé comme jamais, nous devons rétablir la confiance et nous devons avoir la volonté d'agir. Et c'est dans le cadre de cette destinée partagée que je cherche à me mettre au service de l'ONU". » Durant cette audition, Macky Sall a abordé de nombreux thèmes, pointe WalfQuotidien : « la réforme du Conseil de sécurité, les changements climatiques, les conflits au Soudan, au Moyen-Orient, entre la Russie et l'Ukraine, la valorisation du multilinguisme au sein de l'ONU, les questions de genre, les droits humains, les financements, le terrorisme, le respect de la souveraineté des États, l'intelligence artificielle et aussi le détail de l'équipe qui pourrait l'accompagner s'il est élu. » Défenseur du multilatéralisme « Macky Sall candidat à l'ONU : un plaidoyer pour un multilatéralisme rénové et efficace », lance le site Xalima. « Dans un contexte international marqué par des crises multiples, Macky Sall a dressé un constat sans détour : "les défis actuels ne sont plus cycliques, mais systémiques", évoquant notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, les vulnérabilités climatiques et les fractures socio-économiques croissantes. Face à ces tensions, il a défendu avec force le rôle central du multilatéralisme, qu'il considère comme “le cadre indispensable“ pour répondre aux enjeux globaux ». « Macky Sall présente sa vision axée sur le dialogue, l'écoute et la consultation », renchérit DakarActu. « Macky Sall se positionne comme "bâtisseur de ponts" pour diriger l'ONU », pointe Seneplus. Une « fragilité politique de taille » Reste que l'ancien président sénégalais n'a pas que des atouts dans la manche… « Si Macky Sall s'exprime avec l'assurance d'un chef d'État rodé aux arènes internationales, sa candidature repose sur une fragilité politique de taille, s'exclame Afrik.com : c'est le Burundi via son président Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, qui a officiellement porté sa candidature devant l'ONU, et non le Sénégal. Le Sénégal qui a signifié à l'UA qu'il n'avait "à aucun stade endossé" cette initiative, entraînant dans son sillage une vingtaine d'États membres du continent dans l'opposition. L'UA n'a donc pas accordé son quitus collectif à la candidature de Macky Sall. » Que reprochent les autorités sénégalaises à l'ancien président ? Réponse de L'Observateur Paalga à Ouagadougou : « un passif politique pour le moins encombrant. Le gouvernement sénégalais lui reproche notamment sa responsabilité dans les répressions sanglantes des manifestations entre 2021 et 2024, lesquelles ont fait plusieurs dizaines de morts. À cela s'ajoute une accusation tout aussi lourde : celle d'avoir soigneusement maquillé la réalité de la dette publique. Autant dire que l'ardoise est salée. (…) Entre Macky Sall et les nouveaux maîtres du pays de la Téranga, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, la réconciliation n'est manifestement pas pour demain ». Suspense Alors Macky Sall succèdera-t-il à Antonio Guterres ? Qui de la Chilienne Michelle Bachelet, de l'Argentin Rafael Grossi, de la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et de Macky Sall étrennera le poste de 10e secrétaire général de l'ONU ? Rien n'est joué pour l'instant. Ce qui est sûr, c'est qu'aucune femme n'a encore été élue à ce poste et qu'il n'y a pas eu de secrétaire général sud-américain depuis 35 ans : on pourrait donc penser que les deux candidates sud-américaines sont les mieux placées. En tout cas, il faudra être patient, relève Jeune Afrique : « L'élection du prochain secrétaire général se décidera (d'abord) au sein du Conseil de sécurité, dont les 15 membres se prononceront seulement dans plusieurs mois. Pour Macky Sall comme pour ses concurrents, l'enjeu majeur consistera à éviter qu'un des cinq membres permanents ne mette son veto, ce qui vaut disqualification. Ensuite, l'élection se jouera devant les quinze membres du Conseil, à une majorité de neuf voix. Une échéance encore lointaine : pas avant la fin du mois de juillet. » Et c'est enfin l'Assemblée générale de l'ONU qui aura le dernier mot dans les mois qui suivront.
« Macky abat ses cartes », s'exclame WalfQuotidien. Les auditions des candidats au poste de secrétaire général des Nations unies sont terminées. « Et c'est Macky, ex-président du Sénégal, qui en a porté le dernier coup de marteau hier, souligne le quotidien dakarois, en lançant cet appel : "Dans un monde fracturé comme jamais, nous devons rétablir la confiance et nous devons avoir la volonté d'agir. Et c'est dans le cadre de cette destinée partagée que je cherche à me mettre au service de l'ONU". » Durant cette audition, Macky Sall a abordé de nombreux thèmes, pointe WalfQuotidien : « la réforme du Conseil de sécurité, les changements climatiques, les conflits au Soudan, au Moyen-Orient, entre la Russie et l'Ukraine, la valorisation du multilinguisme au sein de l'ONU, les questions de genre, les droits humains, les financements, le terrorisme, le respect de la souveraineté des États, l'intelligence artificielle et aussi le détail de l'équipe qui pourrait l'accompagner s'il est élu. » Défenseur du multilatéralisme « Macky Sall candidat à l'ONU : un plaidoyer pour un multilatéralisme rénové et efficace », lance le site Xalima. « Dans un contexte international marqué par des crises multiples, Macky Sall a dressé un constat sans détour : "les défis actuels ne sont plus cycliques, mais systémiques", évoquant notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, les vulnérabilités climatiques et les fractures socio-économiques croissantes. Face à ces tensions, il a défendu avec force le rôle central du multilatéralisme, qu'il considère comme “le cadre indispensable“ pour répondre aux enjeux globaux ». « Macky Sall présente sa vision axée sur le dialogue, l'écoute et la consultation », renchérit DakarActu. « Macky Sall se positionne comme "bâtisseur de ponts" pour diriger l'ONU », pointe Seneplus. Une « fragilité politique de taille » Reste que l'ancien président sénégalais n'a pas que des atouts dans la manche… « Si Macky Sall s'exprime avec l'assurance d'un chef d'État rodé aux arènes internationales, sa candidature repose sur une fragilité politique de taille, s'exclame Afrik.com : c'est le Burundi via son président Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, qui a officiellement porté sa candidature devant l'ONU, et non le Sénégal. Le Sénégal qui a signifié à l'UA qu'il n'avait "à aucun stade endossé" cette initiative, entraînant dans son sillage une vingtaine d'États membres du continent dans l'opposition. L'UA n'a donc pas accordé son quitus collectif à la candidature de Macky Sall. » Que reprochent les autorités sénégalaises à l'ancien président ? Réponse de L'Observateur Paalga à Ouagadougou : « un passif politique pour le moins encombrant. Le gouvernement sénégalais lui reproche notamment sa responsabilité dans les répressions sanglantes des manifestations entre 2021 et 2024, lesquelles ont fait plusieurs dizaines de morts. À cela s'ajoute une accusation tout aussi lourde : celle d'avoir soigneusement maquillé la réalité de la dette publique. Autant dire que l'ardoise est salée. (…) Entre Macky Sall et les nouveaux maîtres du pays de la Téranga, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, la réconciliation n'est manifestement pas pour demain ». Suspense Alors Macky Sall succèdera-t-il à Antonio Guterres ? Qui de la Chilienne Michelle Bachelet, de l'Argentin Rafael Grossi, de la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et de Macky Sall étrennera le poste de 10e secrétaire général de l'ONU ? Rien n'est joué pour l'instant. Ce qui est sûr, c'est qu'aucune femme n'a encore été élue à ce poste et qu'il n'y a pas eu de secrétaire général sud-américain depuis 35 ans : on pourrait donc penser que les deux candidates sud-américaines sont les mieux placées. En tout cas, il faudra être patient, relève Jeune Afrique : « L'élection du prochain secrétaire général se décidera (d'abord) au sein du Conseil de sécurité, dont les 15 membres se prononceront seulement dans plusieurs mois. Pour Macky Sall comme pour ses concurrents, l'enjeu majeur consistera à éviter qu'un des cinq membres permanents ne mette son veto, ce qui vaut disqualification. Ensuite, l'élection se jouera devant les quinze membres du Conseil, à une majorité de neuf voix. Une échéance encore lointaine : pas avant la fin du mois de juillet. » Et c'est enfin l'Assemblée générale de l'ONU qui aura le dernier mot dans les mois qui suivront.
Naciones Unidas comienza la carrera para elegir quién sucederá al portugués Antonio Guterres. Cuatro candidatos, una chilena, un argentino, una costarricense y un senegalés, comienzan el proceso que definirá a su próximo secretario o su primera secretaria general en la historia del organismo.... ¿Podría el liderazgo femenino ser el volantazo que la ONU necesita en tiempos de crisis? Es en Nueva York donde esta semana se llevarán a cabo las primeras audiciones públicas con los cuatro candidatos que aspiran al máximo cargo diplomático del planeta. Los cuatro candidatos son la expresidenta chilena y ex Alta Comisionada de la ONU para los Derechos Humanos, Michele Bachelet, el argentino Rafael Grossi, director del Organismo Internacional de la Energía Atómica, la costarricense Rebeca Grynspan, secretaria general de la Conferencia de la ONU sobre Comercio y Desarrollo, y el senegalés Macky Sall, ex presidente y primer ministro del país. Estas audiencias públicas son una etapa preliminar del proceso para designar al líder de la organización. Se someterán durante tres horas cada uno a preguntas de los 193 Estados miembro y de representantes de la sociedad civil. Es la segunda vez en sus ocho décadas de existencia que la ONU organiza una sesión de este tipo, creada en 2016 para mayor transparencia. En sus 80 años, nunca ha habido una mujer al frente del organismo. Si Bachelet o Grynspan se imponen, una latinoamericana sería la primera secretaria general en la historia de la ONU. Hace 10 años, cuando fue elegido Antonio Guterres, seis hombres y siete mujeres pelearon por el cargo, entre ellas, otra latinoamericana, Susana Malcorra, excanciller argentina, ex jefa del gabinete de Ban Ki Moon y cofundadora de GWL Voices. "En 2016 había siete candidatas mujeres y seis candidatos hombres. Cuando uno analiza las candidatas que éramos, uno puede encontrar representados allí todos los perfiles a los cuales se pueden aspirar. Desde desde ex primeras ministras, como fue el caso de Helen Clark, a este ministras y ex ministras. Entre el grupo había muchas, había muchas de nosotras que aparte también teníamos una experiencia amplia en el sistema. Había algunas de nosotras que tenía experiencia en el sector privado que le agregaba otra perspectiva", dice Malcorra a RFI. "Entonces, si uno quería filtrar por un cierto criterio las candidaturas, yo diría que siempre había una candidata como mínimo que cuadraba con ese criterio y ninguna de nosotras estuvo a la altura. Entonces a mí me cuesta mucho creer, viendo la fortaleza del grupo de mujeres que nos presentamos, que no hubiera una sola mujer que pudiera este cubrir los requisitos. Yo estoy convencida de que cuando se toman las decisiones a puerta cerrada, las cuestiones de los sesgos tienen su importancia. Y creo que eso fue lo que pasó", señala Malcorra. Malcorra analiza que, con el multilateralismo en crisis, la ONU atraviesa un momento bajo y el liderazgo femenino podría ser el volantazo que se necesita para revivir el espíritu del organismo. "Estamos conformes que haya dos latinoaméricanas que sean candidatas y por supuesto nos gustaría ver que haya aún más. Este es un momento que pide una renovación profunda de las Naciones Unidas, que reclama un restablecimiento de la confianza en las Naciones Unidas, una energía nueva en las Naciones Unidas y a mí se me ocurren pocas cosas tan impactantes como que de repente que sea una mujer quien lidere". "Sólo pensar cuánto interés va a provocar en la prensa, cuánto interés va a provocar en la gente común, cuánto va a significar para los jóvenes y, sobre todo, las jóvenes como símbolo de que es posible. Yo creo que las mujeres traemos una perspectiva distinta en la conducción de las organizaciones, en la resolución de los problemas, a la hora de tender puentes y encontrar ángulos distintos Me parece que eso es fundamental, sobre todo en el momento en el que está el mundo y el sistema mismo. Por eso creo que es tan importante que una mujer sea considerada y que una mujer finalmente llegue a la posición de secretaria general". El Consejo de Seguridad se reunirá a finales de julio para discutir a puertas cerradas las candidaturas.
Naciones Unidas comienza la carrera para elegir quién sucederá al portugués Antonio Guterres. Cuatro candidatos, una chilena, un argentino, una costarricense y un senegalés, comienzan el proceso que definirá a su próximo secretario o su primera secretaria general en la historia del organismo.... ¿Podría el liderazgo femenino ser el volantazo que la ONU necesita en tiempos de crisis? Es en Nueva York donde esta semana se llevarán a cabo las primeras audiciones públicas con los cuatro candidatos que aspiran al máximo cargo diplomático del planeta. Los cuatro candidatos son la expresidenta chilena y ex Alta Comisionada de la ONU para los Derechos Humanos, Michele Bachelet, el argentino Rafael Grossi, director del Organismo Internacional de la Energía Atómica, la costarricense Rebeca Grynspan, secretaria general de la Conferencia de la ONU sobre Comercio y Desarrollo, y el senegalés Macky Sall, ex presidente y primer ministro del país. Estas audiencias públicas son una etapa preliminar del proceso para designar al líder de la organización. Se someterán durante tres horas cada uno a preguntas de los 193 Estados miembro y de representantes de la sociedad civil. Es la segunda vez en sus ocho décadas de existencia que la ONU organiza una sesión de este tipo, creada en 2016 para mayor transparencia. En sus 80 años, nunca ha habido una mujer al frente del organismo. Si Bachelet o Grynspan se imponen, una latinoamericana sería la primera secretaria general en la historia de la ONU. Hace 10 años, cuando fue elegido Antonio Guterres, seis hombres y siete mujeres pelearon por el cargo, entre ellas, otra latinoamericana, Susana Malcorra, excanciller argentina, ex jefa del gabinete de Ban Ki Moon y cofundadora de GWL Voices. "En 2016 había siete candidatas mujeres y seis candidatos hombres. Cuando uno analiza las candidatas que éramos, uno puede encontrar representados allí todos los perfiles a los cuales se pueden aspirar. Desde desde ex primeras ministras, como fue el caso de Helen Clark, a este ministras y ex ministras. Entre el grupo había muchas, había muchas de nosotras que aparte también teníamos una experiencia amplia en el sistema. Había algunas de nosotras que tenía experiencia en el sector privado que le agregaba otra perspectiva", dice Malcorra a RFI. "Entonces, si uno quería filtrar por un cierto criterio las candidaturas, yo diría que siempre había una candidata como mínimo que cuadraba con ese criterio y ninguna de nosotras estuvo a la altura. Entonces a mí me cuesta mucho creer, viendo la fortaleza del grupo de mujeres que nos presentamos, que no hubiera una sola mujer que pudiera este cubrir los requisitos. Yo estoy convencida de que cuando se toman las decisiones a puerta cerrada, las cuestiones de los sesgos tienen su importancia. Y creo que eso fue lo que pasó", señala Malcorra. Malcorra analiza que, con el multilateralismo en crisis, la ONU atraviesa un momento bajo y el liderazgo femenino podría ser el volantazo que se necesita para revivir el espíritu del organismo. "Estamos conformes que haya dos latinoaméricanas que sean candidatas y por supuesto nos gustaría ver que haya aún más. Este es un momento que pide una renovación profunda de las Naciones Unidas, que reclama un restablecimiento de la confianza en las Naciones Unidas, una energía nueva en las Naciones Unidas y a mí se me ocurren pocas cosas tan impactantes como que de repente que sea una mujer quien lidere". "Sólo pensar cuánto interés va a provocar en la prensa, cuánto interés va a provocar en la gente común, cuánto va a significar para los jóvenes y, sobre todo, las jóvenes como símbolo de que es posible. Yo creo que las mujeres traemos una perspectiva distinta en la conducción de las organizaciones, en la resolución de los problemas, a la hora de tender puentes y encontrar ángulos distintos Me parece que eso es fundamental, sobre todo en el momento en el que está el mundo y el sistema mismo. Por eso creo que es tan importante que una mujer sea considerada y que una mujer finalmente llegue a la posición de secretaria general". El Consejo de Seguridad se reunirá a finales de julio para discutir a puertas cerradas las candidaturas.
Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina Flora Nducha wa Idhaa hii anazungumza na mmoja wa walioshiriki mkutano wa CSW70, Masidis Scholastica Madowo Mbunge katika Bunge la Kaunti ya Siaya akiwakilisha kata ya South East Alego jimbo la Magharibi mwa Kenya, ili kuangazia kile anachokifanya kwenye Kaunti yake kuhakikisha wanawake wanapata haki hizo.Hii leo katika Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa jijini New York Marekani kutafanyika mdahalo wa wagombea wa nafasi ya Katibu Mkuu wa Umoja huo ambapo wagombea wanne wamejitokeza kuwania wawili wanaume na wawili wanawake. Wagombea hao ni Michelle Bachelet kutoka nchini Chile, Rafael Grossi kutoka nchini Argentina, Rebeca Grynspan kutoka Costa Rica, na Macky Sall kutoka nchini Senegal.Wakati huo huo Rais wa Baraza Kuu la Umoja wa Mataifa, Annalena Baerbock, amesema mchakato wa kumchagua Katibu Mkuu mpya wa Umoja wa Mataifa ni hatua muhimu itakayoamua mwelekeo wa taasisi hiyo na mustakabali wa ushirikiano wa kimataifa. Akizungumza na waandishi wa habari katika Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa jijini New York Marekani kabla ya kuanza kwa mdahalo huo wa wazi, Baerbock ameeleza kuwa uchaguzi huo una umuhimu mkubwa duniani kote, ukigusa maisha ya zaidi ya watu bilioni nane, “Uamuzi huu si wa kiutawala tu, bali ni ujumbe kuhusu maadili na mwelekeo wa Umoja wa Mataifa katika kukabiliana na changamoto za dunia ya leo.”Takribani wahamiaji 8,000 waliripotiwa kufariki dunia au kutoweka duniani kote mwaka 2025, na kufanya jumla ya wahamiaji waliopoteza maisha tangu 2014 kufikia zaidi ya watu 82,000, hii imebainishwa katika takwimu mpya zilizotolewa leo na Shirika la Umoja wa Mataifa la Uhamiaji IOM. Takwimu hizo pia zinaonesha athari kubwa kwa familia, ambapo takribani watu 340,000 wameathirika moja kwa moja. IOM imeonya kuwa njia za uhamiaji si salama na zinazidi kuwa hatari.Na katika kujifunza lugha ya Kiswahili na hii leo Mtaalam wetu Dkt. Mwanahija Ali Juma, Katibu Mtendaji wa Baraza la Kiswahili, Zanzibar nchini Tanzania, BAKIZA anafafanua maana na matumizi ya neno "UNYUMBA" Mwenyeji wako ni Rashid Malekela, karibu!
Qui va succéder à Antonio Guterres fin 2026 au poste de secrétaire général de l'ONU ? Aujourd'hui et demain, les quatre candidats sont auditionnés par l'Assemblée générale à New York. Sont en lice la Chilienne Michelle Bachelet, l'Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall. L'ancien chef d'État du Sénégal peut-il gagner ? Christophe Boisbouvier a posé la question à Francis Kpatindé, l'ancien porte-parole du HCR pour l'Afrique, qui enseigne aujourd'hui à Sciences Po Paris et qui n'exclut pas la victoire au finish d'un OVNI, à savoir Gianni Infantino, le patron de la FIFA. RFI : Francis Kpatindé, qui est favori selon vous pour succéder à Antonio Guterres ? Francis Kpatindé : Ils sont quatre candidats à passer le grand oral aujourd'hui et demain. Mais le sentiment général à New York, au siège de l'organisation, reste néanmoins que celle ou celui qui sera élu ne figure pas encore sur la liste actuelle, même si la date de dépôt des candidatures fixée au 1ᵉʳ avril est passée. Il ne faut donc pas exclure d'autres candidatures dans les semaines ou mois à venir. Un candidat peut donc surgir à la dernière minute et rafler la mise. Au siège de l'ONU, à New York toujours, certains évoquent déjà la candidature de l'actuel vice-secrétaire générale Amina J. Mohammed, qui est métisse, binationale du Nigeria et de la Grande-Bretagne. Et même, tenez-vous bien, celle du président en exercice de la FIFA, Gianni Infantino, connu pour sa proximité avec le président américain Donald Trump. Oui, donc c'est très ouvert. Mais si on en reste à ces quatre candidats actuels, quel est à votre avis le mieux placé ? Moi, je pense que ce sera un des candidats latino-américains. Donc soit l'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, soit l'actuel patron de l'Agence de l'énergie atomique, l'Argentin Rafael Grossi ? Oui, c'est ça. Et soit Madame Rebecca Grynspan aussi. Qui a été vice-présidente du Costa Rica ? Du Costa Rica. Voilà. La décision finale reviendra aux quinze membres du Conseil de sécurité, dont cinq ont le droit de veto. C'est à eux de donner le nom, de suggérer le nom à l'Assemblée générale des Nations unies. Et entre madame Bachelet, monsieur Grossi et madame Grynspan, qui a le meilleur profil pour plaire à la fois à l'Amérique, à la Chine et à la Russie ? Madame Bachelet est candidate. Elle a déjà travaillé aux Nations unies. Elle a même dirigé le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies, tout comme ONU-Femmes. Et elle connaît le sérail. Mais comme elle est marquée à gauche, son pays, donc le Chili, lui a retiré sa couverture. Donc, à mon avis, elle aura quelques petites difficultés. Rafael Grossi semble être proche du gouvernement actuel, le gouvernement conservateur argentin et également, donc, il pourrait avoir les faveurs du président américain Donald Trump. Donc, je pense que Rafael Grossi pourrait emporter la mise parce que son profil correspond à l'air du temps. Et parce qu'il garde de bons rapports avec Vladimir Poutine et Xi Jinping ? Absolument. Il a de bons rapports aussi bien avec le président américain et le président de son pays qu'avec donc le président chinois et le président russe. Alors, parmi les quatre candidats, il y a donc l'ancien président du Sénégal, Macky Sall. Quelles sont ses chances alors ? Macky Sall joue une partie difficile. D'abord, l'Afrique a déjà occupé la fonction à deux reprises, donc a eu deux secrétaires généraux avec l'Egyptien Boutros Boutros-Ghali et le Ghanéen Kofi Annan. Sa candidature n'est pas portée par son pays d'origine ni par l'Union africaine. Pour faire bref, Macky Sall est le candidat du Burundi et de quelques autres chefs d'État africains, dont le Congolais Denis Sassou-Nguesso. Par ailleurs, la gouvernance politique et économique de Macky Sall fait l'objet de vifs débats depuis deux ans. Ses adversaires mettent en exergue la répression contre la jeunesse urbaine et des opposants, et le fait qu'il ait laissé derrière lui une dette cachée pour le moins colossale. Alors ce que disent les proches de l'ancien président sénégalais, c'est que s'il y avait eu un veto de l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, il n'aurait pas maintenu sa candidature. Mais le véto, vous savez, le veto jouera plus tard. À mon avis, on est au début d'un processus et la question du veto ne se pose pas pour l'instant. Mais Macky Sall ne joue-t-il pas sur le fait que pendant ses douze ans à la tête du Sénégal, il a noué de bons rapports, il a noué des rapports de confiance, à la fois avec Donald Trump, avec Xi Jinping, avec Vladimir Poutine. Il est allé essayer de faire une médiation entre Kiev et Moscou en 2022 ? Absolument. Macky Sall connaît tout ce monde pour avoir été président du Sénégal et président en exercice de l'Union africaine. Il faut le rappeler également. Mais vous savez, en face de lui, il y a des gens qui sont aguerris. Ce ne sont pas des bleus, il y a madame Bachelet qui a été présidente du Chili, qui a dirigé l'ONU-Femmes, qui a dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme. Il y a Monsieur Grossi également, qui dirige une agence qui est capitale aujourd'hui dans l'évolution pour l'énergie atomique. Donc pour vous, Macky Sall, c'est un outsider ? Moi, je pense sincèrement, avec tout le respect qu'on lui doit, parce qu'il a été président du Sénégal pendant douze ans, je pense qu'il n'a vraiment pas de chance d'être le prochain secrétaire, le 10e secrétaire général des Nations unies. Ce serait une surprise ? Absolument. Ce serait une surprise, mais une grande surprise. Mais je ne pense pas qu'il remplisse les cases pour être le 10ᵉ secrétaire général des Nations unies. À lire aussiSénégal: l'ex-président Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU
Neste 21 de abril apresentam-se Michelle Bachelet e Rafael Mariano Grossi; na quarta-feira, 22, será a vez de Rebeca Grynspan e Macky Sall; sucessor ou sucessora de António Guterres toma posse em janeiro de 2027; países-membros e integrantes da sociedade civil farão perguntas no diálogo interativo.
Annalena Baerbock preside diálogos interativos com candidatos a secretário-geral da ONU; apresentações individuais começam neste 21 de abril; até agora concorrem Michelle Bachelet, Rafael Mariano Grossi, Rebeca Grynspan e Macky Sall.
Da Guiné-Bissau a Moçambique, passando por Angola e República Centro-Africana, a actualidade africana ficou marcada por tensão política, denúncias de violações de direitos, o regresso de Manuel Chang após cumprir pena nos EUA, o debate sobre a presença militar ruandesa em Cabo Delgado, a preparação da visita do Papa Leão XIV a Angola e a libertação de um investigador luso-belga após quase dois anos de detenção. A actualidade africana da semana ficou marcada por novos desenvolvimentos políticos na Guiné-Bissau, pelo regresso de Manuel Chang a Moçambique após cumprir pena nos Estados Unidos, pelo debate sobre a presença militar ruandesa em Cabo Delgado e ainda pela preparação da visita do Papa Leão XIV a Angola. Guiné-Bissau: carta aberta denuncia situação de Domingos Simões Pereira Na Guiné-Bissau, Dionísio Simões Pereira, irmão do líder do PAIGC, Domingos Simões Pereira, divulgou uma carta aberta dirigida à comunidade nacional e internacional, apelando a uma intervenção urgente para pôr termo à situação do antigo primeiro-ministro. Segundo a denúncia, Domingos Simões Pereira continua privado de liberdade desde a tomada do poder em Novembro do ano passado, que interrompeu o processo eleitoral no país. Entretanto, os sectores da sociedade civil criticaram a audiência concedida em Bruxelas, a 26 de Março, ao antigo Presidente Umaro Sissoco Embaló e ao antigo chefe de Estado senegalês Macky Sall por António Costa. Os críticos consideram que o encontro representa um sinal político favorável ao actual poder em Bissau. Ainda no país, o assassínio do activista Vigário Luís Balanta, encontrado morto a 31 de Março, continua sem esclarecimento oficial. A jurista Carmelita Pires defendeu o recurso ao Tribunal Penal Internacional, alegando inexistência de condições internas para uma investigação independente. Moçambique: Manuel Chang regressa após cumprir pena nos EUA Em Moçambique, o regresso de Manuel Chang voltou a colocar em evidência o caso das dívidas ocultas. O antigo ministro das Finanças cumpriu pena de sete anos e meio de prisão nos Estados Unidos, após condenação por conspiração para fraude electrónica e branqueamento de capitais. Detido em 2018, na África do Sul, Chang foi posteriormente extraditado para território norte-americano, onde enfrentou julgamento relacionado com o escândalo financeiro que lesou o Estado moçambicano em mais de dois mil milhões de dólares. O caso levou os parceiros internacionais a suspenderem, em 2016, a ajuda directa ao Orçamento do Estado moçambicano. Cabo Delgado: parlamento debate estratégia anti-terrorismo Também em Moçambique, o Governo apresentou no parlamento uma proposta de estratégia nacional de combate ao terrorismo na província de Cabo Delgado. O debate surge após declarações do Presidente ruandês, Paul Kagame, que admitiu retirar as tropas destacadas no norte moçambicano caso não seja assegurada a continuidade do financiamento externo. Partidos parlamentares defenderam que a soberania nacional deve permanecer sob controlo do Estado moçambicano, embora reconheçam a importância do apoio internacional no combate aos grupos armados. Angola prepara visita do Papa Leão XIV Em Angola, a visita do Papa Leão XIV, agendada para os dias 18 a 21 de Abril, está a ser apresentada como um momento de reforço diplomático entre Luanda e o Vaticano. O embaixador angolano junto da Santa Sé, Carlos Alberto Fonseca, afirmou que a deslocação poderá impulsionar a revisão do Acordo-Quadro assinado em 2019, além de abrir caminho a novos acordos de cooperação. As relações diplomáticas formais entre Angola e o Vaticano contam já com mais de 27 anos. República Centro-Africana: libertado investigador luso-belga Na República Centro-Africana, o investigador luso-belga Joseph Figueira Martin foi libertado passados quase dois anos de detenção. A libertação resultou de uma mediação diplomática conduzida por Portugal, com apoio da Bélgica e de instituições europeias. O eurodeputado Francisco Assis saudou o desfecho, considerando-o um sinal positivo da cooperação diplomática europeia no continente africano.
Début mars 2026, le président burundais Évariste Ndayishimiye, par ailleurs président en exercice de l'Union africaine, a officiellement proposé la candidature de l'ex-président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l'Onu. Les invités d'Éric Topona vont analyser les chances de succès de cette candidature.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur
Na semana passada, Maldivas nomeou Virginia Gamba para lista que já contém outro cidadão da Argentina: Rafael Mariano Grossi; relação inclui chilena Michelle Bachelet, apresentada por Chile, Brasil e México; Rebeca Grynspan, escolhida pelo seu país, Costa Rica; e o senegalês Macky Sall, candidato do Burundi; primeiro debate ocorre na semana de 20 de abril.
Guiné-Bissau: Candidato presidencial, Baciro Dja foi detido por algumas horas na noite deste domingo depois de ter realizado uma conferência de imprensa em que falou sobre golpe de Estado de 26 de novembro. Ex-Presidente do Senegal Macky Sall é o único candidato africano à liderança da ONU. A nova guerra no Médio Oriente está a afetar um dos pontos nevrálgicos do comércio de petróleo no mundo.
L'émission 28 minutes du 07/03/2026 Ce samedi, Benjamin Sportouch décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Martial Ze Belinga, économiste et sociologue, Maya Khadra, enseignante et journaliste franco-libanaise, Benjamin Luis, correspondant en France pour la radio suisse RTS ainsi que la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. L'ONU change bientôt de patron : mais qui veut encore diriger le ‘'machin'' ? Alors qu'António Guterres, à la tête de l'ONU depuis 10 ans, s'apprête à passer le flambeau en décembre prochain, quatre candidats sont en lice pour prendre sa suite. Rebeca Grynspan, l'ancienne vice-présidente du Costa Rica, Macky Sall, l'ancien président du Sénégal, Michelle Bachelet, l'ex-présidente chilienne, ou Rafael Grossi, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique… Mais qui veut encore diriger le “Machin”, comme l'appelait le général de Gaulle ? De l'embrasement à l'enlisement : la guerre au Moyen-Orient est-elle partie pour durer ? Les États-Unis et Israël ont lancé une série d'attaques conjointes, samedi 28 février, contre l'Iran. Depuis, la situation au Moyen-Orient s'embrase. Une semaine après le début des frappes, se dirige t-on vers un enlisement ? Nous recevons la photographe et réalisatrice canadienne Kourtney Roy qui, par son univers sensible et coloré, révèle les ambivalences du tourisme contemporain dans l'exposition “All Inclusive. Regards croisés sur le tourisme mondialisé” à La Cité de l'Économie à Paris, jusqu'au 20 septembre 2026. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins Britanniques dont la “relation spéciale” avec les États-Unis les met dans une position difficile à l'aune de la guerre en Iran. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Nawaf Salam, premier ministre du Liban. Son gouvernement a décidé de se désolidariser des actions du Hezbollah. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision italienne. Au Vatican, dans la chapelle Sixtine, le très fameux “Jugement dernier” de Michel-Ange est en restauration, terni en raison de… la transpiration des touristes. Julia Van Aelst nous invite à méditer sur une manie, l'accumulation des objets gadgets. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 07 mars 2026 Présentation Benjamin Sportouch Production KM, ARTE Radio
Matukio makubwa ya juma hili ni pamoja na Marekani kutangaza vikwazo dhidi ya jeshi la Rwanda na maafisa wake wanne wakuu, Sudan iliishtumu Ethiopia kwa kuruhusu ndege zisizokuwa na rubani kuishambulia nchi yake mwezi februari na machi, Macky Sall rais wa zamani wa Senegal miongoni mwa wagombea watatu wanaotafuta ukatibu mkuu wa Umoja wa mataifa, Marekani na Israel zimeendelea kutekeleza mashambulio mazito nchini Iran, huku Iran nayo ikijibu mapigo
Au Bénin, l'ancien chef d'État Thomas Boni Yayi quitte la tête du principal parti d'opposition Les Démocrates. Ce lundi, c'est l'ancien président sénégalais, Macky Sall, qui a surpris en annonçant sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU. Enfin retour sur la guerre au Moyen-Orient et ses enjeux. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Ousmane Ndiaye, journaliste et éditorialiste sénégalais Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabé et chroniqueur RFI Marcel Zoumenou, directeur de publication du journal béninois Le Patriote
« Pour ou contre Macky Sall à la tête de l'ONU ? » C'est la question que pose Sénégo, selon lequel la candidature de l'ancien président sénégalais, « suscite un vif débat au sein de l'opinion sénégalaise ». « En l'espace de quelques jours », explique le site d'information, « deux pétitions aux positions diamétralement opposées ont été lancées, illustrant la polarisation autour de cette ambition internationale ». La première pétition, « initiée par Mariama Dieng, député suppléante de la diaspora, appelle les États membres et le Conseil de Sécurité de l'ONU à rejeter la candidature de l'ancien chef de l'État », « dans un texte évoquant notamment le bilan controversé de son dernier mandat, marqué selon les initiateurs par des "atteintes aux libertés" ». « La seconde pétition, lancée deux jours plus tard, appelle au contraire les Sénégalais et les Africains à soutenir Macky Sall », explique Sénégo, « considérant que son élection constituerait une opportunité pour renforcer la voix de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Deux pétitions donc, « des initiatives citoyennes, ajoute le site d'information sénégalais, qui ont mobilisé plusieurs dizaines de milliers de signataires en quelques jours ». Le rôle du Burundi Le débat est vif, également, sur la manière dont la candidature de Macky Sall a été annoncée. Confidentiel Afrique nous présente l'information comme « exclusive ». « Comment, nous dit le journal numérique panafricain, le Burundi a porté la candidature de Macky Sall à l'ONU, en laissant croire à un soutien de l'Union Africaine ». Confidentiel Afrique met en avant « les confidences, sous anonymat, d'un diplomate africain basé à Addis-Abeba », selon lequel « le Burundi a joué sur l'ambiguïté. En tant que président de l'Union Africaine, Evariste Ndayishimiyé, a présenté la candidature comme si elle venait de toute l'Afrique. Mais en réalité, poursuit le journal en ligne, aucun vote ni consensus n'a été obtenu ». Le silence du Sénégal Quel est le but du Burundi, dans cette affaire ? « Projeter Macky Sall, comme candidat africain unique, renforçant l'image d'un continent uni, créer un effet d'annonce à l'international, en donnant l'impression que l'Union Africaine avait tranché », explique Confidentiel Afrique, qui met en avant ce qu'il appelle un paradoxe saisissant : « le Sénégal n'a pas soutenu son ancien président ». À Dakar, le Quotidien souligne lui aussi ce paradoxe. « Soutien à la candidature de Macky : la solitude de Diomaye ». Pour le journal sénégalais, « le silence prolongé du président de la République, par rapport à la candidature de son prédécesseur à l'ONU, risque de nuire, à la longue, au prestige diplomatique du Sénégal. » « Pour un pays dont les ressortissants sont occupés à occuper les fonctions les plus prestigieuses, (ajoute le Quotidien), voir notre ancien chef de l'État devoir faire présenter sa candidature par le Burundi ne nous grandit pas. Et on doit dire que le duo à la tête de l'État ne nous rend pas service dans cette affaire ». Du point de vue du journal sénégalais, il y avait d'autres voies à suivre, car nous dit-il : « Combien de fois n'a-t-on vu à travers le monde, des dirigeants parrainer leurs compatriotes à l'international, même quand ces derniers étaient des opposants à leur pouvoir ? ». Bientôt la Coupe du Monde Au Maroc, le départ de Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, est désormais officiel. C'est à la Une d'Afric Foot, qui évoque des « passations de pouvoir qui sont plus douces que les autres », notamment donc, celle qui a eu lieu hier soir, entre Walid Regragui, et son successeur Mohamed Ouahbi. Mohamed Ouahbi qui a chaleureusement remercié Walid Regragui, et envisage l'avenir avec optimisme. « On a une équipe solide, dit-il, en pleine progression, qui a encore faim et qui, surtout, n'a pas de complexe. » Bref, le Maroc est confiant à trois mois de la Coupe du Monde.
Esta semana, o Burundi, que exerce a presidência rotativa da União Africana, apresentou a candidatura do ex-Presidente senegalês ao cargo de secretário-geral das Nações Unidas. Até agora, os Estados africanos ainda não reagiram oficialmente a esta proposta. A candidatura de Macky Sall não conta com o apoio do Senegal, uma vez que o ex-chefe de Estado é acusado pela nova liderança do país de ocultar dados económicos importantes, como a dívida pública. O último mandato do Presidente senegalês ficou ainda marcado por episódios de violência e repressão da população. Régio Conrado, professor de Ciência Política e Direito na Universidade Eduardo Mondlane, em Moçambique, afirma que “Macky Sall não é a pessoa certa para representar os interesses africanos”. Esta semana, o Burundi, que exerce a presidência rotativa da União Africana, apresentou a candidatura do ex-Presidente senegalês ao cargo de secretário-geral das Nações Unidas. Que comentário lhe merece esta candidatura? É profundamente complicado que um Presidente que já foi chefe de Estado num país que não o reconhece como candidato oficial -e, portanto, não é apoiado pelas autoridades do seu próprio país -seja apresentado pelo actual presidente da União Africana, o Presidente do Burundi, e não necessariamente pela própria União Africana. Isto já significa que há um duplo problema. Por um lado, há um problema de legitimidade no próprio país de origem, onde foi chefe de Estado. Por outro lado, os restantes chefes de Estado do continente africano ainda não se pronunciaram sobre o assunto, o que mostra que esta é uma iniciativa particular do Presidente do Burundi. É muito provavelmente uma má iniciativa e Macky Sall está, provavelmente, à procura de uma saída internacional, talvez para escapar a eventuais responsabilizações que possam recair sobre ele, não só no plano interno do país, mas também como uma forma de sobrevivência política através de dinâmicas internacionais. O antigo chefe de Estado do Senegal é a pessoa certa para representar o continente africano nos fóruns internacionais? Não, ele não é a pessoa certa para representar os interesses africanos. Quando esteve na presidência do Senegal e mesmo na presidência rotativa da União Africana, esteve muito mais ligado aos interesses franceses, funcionando quase como um dispositivo operativo -um cipaio, digamos -não dos interesses africanos, mas sobretudo dos interesses franceses e, por consequência, dos interesses europeus. Não é uma figura que, no continente africano, possa ser vista como a mais razoável para ocupar este lugar neste momento. Precisamos de uma figura pan-africana, com uma percepção de independência profundamente entranhada. Alguém que tenha uma visão de África fora das relações de subordinação ou de neocolonialismo com o Ocidente. Portanto, uma figura que congregue e agregue respeitabilidade no plano da defesa dos interesses africanos. E quem poderia ser essa pessoa? A actual Presidente da Tanzânia poderia, provavelmente, sugerir alguém da sua máxima confiança para representar os interesses africanos. Temos também Carlos Lopes, que é uma grande figura no continente africano e que tem estado sempre na linha da frente da defesa dos interesses africanos. Para além da sua carreira académica, é uma figura que já trabalhou com vários secretários-gerais das Nações Unidas e que tem uma longa experiência dentro das estruturas da organização e da União Africana. É uma figura alinhada com a defesa dos interesses africanos. Carlos Lopes, antigo secretário executivo da Comissão Económica das Nações Unidas em África , poderia reunir o consenso dos líderes africanos? Penso que ele tem todo o potencial para reunir muitos consensos. Primeiro, porque não se trata de uma figura amarrada a um determinado país. Mesmo sendo originário da Guiné-Bissau, é uma figura completamente pan-africana. Isso poderia evitar, talvez, algumas clivagens regionais. Agora, também sabemos que os processos de negociação para apresentar uma candidatura são sempre profundamente complexos. E, obviamente, esses processos nem sempre traduzem aquilo que são as verdadeiras convicções de todos os actores envolvidos. África tem reclamado uma maior presença nas diferentes organizações das Nações Unidas. Já houve dois secretários-gerais africanos, Boutros Boutros-Ghali e Kofi Annan. Há possibilidade de o próximo secretário-geral das Nações Unidas ser oriundo do continente africano? Fica muito difícil. O que podemos dizer é que, neste momento, tendo em conta aquilo que África tem defendido -uma maior presença nos diferentes organismos das Nações Unidas, e muito particularmente ao nível do Conselho de Segurança, essa reivindicação faz sentido. Estamos a falar de 54 países e de um continente com uma população que ultrapassa mil milhões de pessoas. É um continente que tem um peso muito profundo e determinante para o futuro do mundo. O problema é que o mundo em que vivemos hoje mostra que várias potências procuram também controlar as Nações Unidas. Até ao momento foram apresentadas duas candidaturas oficiais: a da ex-Presidente chilena Michelle Bachelet e a do responsável da Agência Internacional de Energia Atómica, Rafael Grossi. A Costa Rica também nomeou a ex-Presidente Rebeca Grynspan, mas a candidatura ainda não é oficial. Segundo uma tradição de rotação geográfica, que nem sempre é observada, o cargo estaria agora a ser disputado pela América Latina. Muitos países defendem também que uma mulher deveria ocupar este cargo. A organização está preparada para ter uma mulher na liderança? Neste momento, o continente que está melhor posicionado parece ser a América Latina, onde há quase um consenso generalizado. Grandes potências regionais como o Brasil e a Argentina, bem como outros países que orbitam à volta destas potências, podem ser determinantes para orientar a dinâmica da escolha do próximo secretário-geral. Na minha opinião, mais do que nunca ficou demonstrado que as mulheres têm capacidade para dirigir determinadas agências das Nações Unidas, grandes programas e a diplomacia de alto nível no sistema internacional. Não me parece irrazoável pensar que uma mulher possa reunir consensos para dirigir a organização. Seria também uma forma de chamar a atenção para a necessidade de confiar responsabilidades às mulheres que demonstraram competências, ao longo das suas carreiras, sobretudo quando se trata de figuras que têm estado empenhadas em temas centrais como a paz, o desenvolvimento e outras questões fundamentais da agenda internacional. Relativamente à questão da paz: de que forma o contexto actual, com uma guerra no Médio Oriente e outros conflitos em várias partes do mundo, pode influenciar a escolha do novo secretário-geral da ONU? Está cada vez mais evidente que as Nações Unidas precisam de uma reforma profunda para aprimorar a sua capacidade de resolução dos grandes conflitos. Com a emergência de novos conflitos, marcados pela força física e pela brutalidade nas relações internacionais, assistimos também à erosão do direito internacional e à fragmentação da capacidade das Nações Unidas para resolver problemas complexos. Veja-se, por exemplo, a situação envolvendo o Irão, Israel e os Estados Unidos. Torna-se claro que chegou o momento de repensar a arquitectura das Nações Unidas, a arquitectura do Conselho de Segurança e o próprio sistema internacional de promoção da paz. O que é facto é que, neste momento, as Nações Unidas têm demonstrado limitações profundas - para não dizer fragilidades - na capacidade de conter os conflitos no mundo. Muitos dos conflitos em que a organização interveio continuam por resolver. São os membros do Conselho de Segurança que deverão iniciar o processo de selecção até ao final de Julho, em particular os cinco membros permanentes com poder de veto -Estados Unidos, China, Rússia, Reino Unido e França - que detêm, na prática, o futuro dos candidatos nas mãos. São conhecidas as divergências actuais. O que se pode esperar desta eleição? A Grã-Bretanha é hoje um país que pesa muito pouco no sistema internacional. Tem pouca capacidade de influenciar o processo. O verdadeiro debate vai acontecer entre as grandes potências. A China e a Rússia estão em confrontação directa com o Ocidente e encontram apoio em vários países do chamado Sul global, como o Brasil e a África do Sul, que são actores importantes. Há também países como o Irão e outros que defendem que não é positivo que haja uma dominação ocidental das instituições internacionais. Estas clivagens já existentes e o agravamento das tensões internacionais -como a situação envolvendo o Irão - vão certamente tornar o processo mais complexo. O que está em jogo nas próximas eleições para secretário-geral das Nações Unidas não é apenas a questão da eficácia, como defende a Grã-Bretanha. O que está em jogo é quem vai influenciar o rumo do sistema internacional nos próximos anos: sobre que bases serão tomadas as decisões, qual será a arquitectura das Nações Unidas e sob que orientação política actuará o próximo secretário-geral. Essas são as grandes questões. Que força terão os países africanos nesta escolha? Hoje não é possível pensar qualquer arquitectura das Nações Unidas sem considerar os 54 países do continente africano. O que será profundamente importante é perceber até que ponto os países africanos conseguirão articular posições comuns. Muitos deles estão hoje mais alinhados com o discurso do chamado Sul global, nomeadamente com posições defendidas pela China, pela Rússia e pelo Brasil, e menos próximos das posições do Ocidente. Infelizmente, há também divisões dentro do próprio continente. Existem países que estão mais alinhados com interesses externos. A Costa do Marfim, por exemplo, mantém uma forte proximidade com a França e, por consequência, com a União Europeia. Há também outros países pequenos que seguem essa linha. Mas há igualmente países com posições fortemente pan-africanas -como a África do Sul, o Quénia, a Tanzânia, Moçambique ou Angola -que podem defender um posicionamento mais autónomo do Sul global. O peso do continente africano dependerá da capacidade de coordenação política entre os seus líderes e da capacidade do presidente da União Africana de construir consensos entre os diferentes países e regiões. Mas tudo começa mal quando um presidente da União Africana decide avançar com uma candidatura sem um consenso mínimo, porque isso revela desde logo um processo de divisão desnecessária.
« Pour ou contre Macky Sall à la tête de l'ONU ? » C'est la question que pose Sénégo, selon lequel la candidature de l'ancien président sénégalais, « suscite un vif débat au sein de l'opinion sénégalaise ». « En l'espace de quelques jours », explique le site d'information, « deux pétitions aux positions diamétralement opposées ont été lancées, illustrant la polarisation autour de cette ambition internationale ». La première pétition, « initiée par Mariama Dieng, député suppléante de la diaspora, appelle les États membres et le Conseil de Sécurité de l'ONU à rejeter la candidature de l'ancien chef de l'État », « dans un texte évoquant notamment le bilan controversé de son dernier mandat, marqué selon les initiateurs par des "atteintes aux libertés" ». « La seconde pétition, lancée deux jours plus tard, appelle au contraire les Sénégalais et les Africains à soutenir Macky Sall », explique Sénégo, « considérant que son élection constituerait une opportunité pour renforcer la voix de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Deux pétitions donc, « des initiatives citoyennes, ajoute le site d'information sénégalais, qui ont mobilisé plusieurs dizaines de milliers de signataires en quelques jours ». Le rôle du Burundi Le débat est vif, également, sur la manière dont la candidature de Macky Sall a été annoncée. Confidentiel Afrique nous présente l'information comme « exclusive ». « Comment, nous dit le journal numérique panafricain, le Burundi a porté la candidature de Macky Sall à l'ONU, en laissant croire à un soutien de l'Union Africaine ». Confidentiel Afrique met en avant « les confidences, sous anonymat, d'un diplomate africain basé à Addis-Abeba », selon lequel « le Burundi a joué sur l'ambiguïté. En tant que président de l'Union Africaine, Evariste Ndayishimiyé, a présenté la candidature comme si elle venait de toute l'Afrique. Mais en réalité, poursuit le journal en ligne, aucun vote ni consensus n'a été obtenu ». Le silence du Sénégal Quel est le but du Burundi, dans cette affaire ? « Projeter Macky Sall, comme candidat africain unique, renforçant l'image d'un continent uni, créer un effet d'annonce à l'international, en donnant l'impression que l'Union Africaine avait tranché », explique Confidentiel Afrique, qui met en avant ce qu'il appelle un paradoxe saisissant : « le Sénégal n'a pas soutenu son ancien président ». À Dakar, le Quotidien souligne lui aussi ce paradoxe. « Soutien à la candidature de Macky : la solitude de Diomaye ». Pour le journal sénégalais, « le silence prolongé du président de la République, par rapport à la candidature de son prédécesseur à l'ONU, risque de nuire, à la longue, au prestige diplomatique du Sénégal. » « Pour un pays dont les ressortissants sont occupés à occuper les fonctions les plus prestigieuses, (ajoute le Quotidien), voir notre ancien chef de l'État devoir faire présenter sa candidature par le Burundi ne nous grandit pas. Et on doit dire que le duo à la tête de l'État ne nous rend pas service dans cette affaire ». Du point de vue du journal sénégalais, il y avait d'autres voies à suivre, car nous dit-il : « Combien de fois n'a-t-on vu à travers le monde, des dirigeants parrainer leurs compatriotes à l'international, même quand ces derniers étaient des opposants à leur pouvoir ? ». Bientôt la Coupe du Monde Au Maroc, le départ de Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, est désormais officiel. C'est à la Une d'Afric Foot, qui évoque des « passations de pouvoir qui sont plus douces que les autres », notamment donc, celle qui a eu lieu hier soir, entre Walid Regragui, et son successeur Mohamed Ouahbi. Mohamed Ouahbi qui a chaleureusement remercié Walid Regragui, et envisage l'avenir avec optimisme. « On a une équipe solide, dit-il, en pleine progression, qui a encore faim et qui, surtout, n'a pas de complexe. » Bref, le Maroc est confiant à trois mois de la Coupe du Monde.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les sanctions américaines contre l'armée rwandaise, la nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire avancée proposée par Emmanuel Macron et le silence de Donald Trump face aux Américains sur l'intervention en Iran. ONU : Macky Sall peut-il succéder à Antonio Guterres ? Le Burundi a officiellement déposé la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l'ONU. Pourquoi est-ce le Burundi et non le Sénégal qui a présenté la candidature de Macky Sall ? A-t-il réellement des chances d'être élu ? Peut-il faire l'unanimité des votants des pays africains ? En cas de victoire, quelles pourraient être les retombées pour le Sénégal ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar. Est de la RDC : les sanctions américaines envers l'armée rwandaise auront-elles un réel impact ? Les États-Unis ont décidé de sanctionner l'armée rwandaise et plusieurs de ses hauts responsables militaires, les accusant de soutenir directement le groupe rebelle M23 dans son offensive contre les forces congolaises. De quoi s'agit-il exactement ? Il ne s'agit pas des premières sanctions visant le Rwanda. Comment celles-ci pourraient faire la différence ? Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI. Dissuasion nucléaire : pourquoi Emmanuel Macron relance-t-il le débat ? Emmanuel Macron a proposé une nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire qui intégrerait certains pays européens. De Paris à Varsovie, en passant par Berlin, alliés et responsables politiques débattent des contours d'un éventuel parapluie nucléaire européen. Que recouvre concrètement cette idée de « dissuasion nucléaire avancée » proposée par le président français ? En quoi est-elle différente de la doctrine actuelle ? Quels pays seraient intéressés d'y participer ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en Sciences et Technologies nucléaires au Cnam. Iran : pourquoi Donald Trump reste-t-il silencieux face aux Américains ? Donald Trump ne s'est toujours pas exprimé devant les Américains à propos des bombardements sur l'Iran. Sur ses réseaux sociaux et dans les médias, il affirme que cette opération visait à assurer la sécurité à long terme des États‑Unis face à une menace iranienne imminente, tout en préparant l'opinion à de possibles nouvelles pertes alors que le conflit s'intensifie dans la région. Comment expliquer ce silence du président américain ? Pourquoi avoir relayer à certains sénateurs la tâche de parler de cette opération ? L'électorat de Donald Trump peut-il lui pardonner les six pertes américaines au cours de cette opération à quelques mois des élections de mi-mandat ? Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre « Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours » (éditions Hachette Éducation).
Le Burundi vient de proposer Macky Sall, l'ancien chef d'État sénégalais, pour le poste de Secrétaire général de l'ONU. Que pensez-vous de cette candidature ? L'ancien dirigeant sénégalais a-t-il ses chances ? Nous attendons vos réactions. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Largement réprimés par le régime de Macky Sall lorsqu'ils étaient dans l'opposition, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye ont accédé au pouvoir en avril 2024 sur la promesse de faire la lumière sur ces violences policières. Près de deux ans plus tard, la vérité tarde pourtant à éclater. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Djibril Diop sociologue urbain, chargé de cours à l'université de Montréal ; Ousmane Diallo chercheur principal au bureau Afrique de l'ouest et du centre d'Amnesty International à Dakar; Moussa Ngom co-initiateur de l'initiative Cartografreesenegal
Lutte contre la corruption ou acharnement contre l'ancien pouvoir ? Au Sénégal, deux ex-ministres de Macky Sall, Ismaïla Madior Fall et Aïssatou Sophie Gladima seront jugés par la haute Cour de justice. L'un pour tentative de corruption et l'autre pour complicité d'escroquerie sur les deniers publics. Nous lançons le débat. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
« Signe de dégel », s'exclame le site d'information Seneweb. « Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré avant-hier les membres du Bureau politique de Pastef, son parti, pour aborder, entre autres, sa relation avec son Premier ministre Ousmane Sonko et les récentes nominations contestées, notamment celle d'Aminata Touré. » En effet, rappelle Le Monde Afrique, « le 11 novembre dernier, Bassirou Diomaye Faye avait précipité la crise en annonçant retirer à Aïda Mbodj, une proche du Premier ministre, la direction de la coalition “Diomaye président“. Et nommer à sa place Aminata Touré, sa conseillère spéciale, elle aussi une femme politique expérimentée, plusieurs fois ministre. » Une éviction et une nomination qui n'ont pas été, du tout, du goût du Premier ministre qui avait alors rué dans les brancards… « Dans le viseur du Premier ministre également, pointe Le Monde Afrique : le ministre de l'Environnement, Abdourahmane Diouf. Réputé proche du président Faye, à la tête d'un petit parti allié au Pastef, Abdourahmane Diouf avait récemment appelé à se montrer clément à l'égard des cadres en poste du temps de l'ancien président Macky Sall. Un propos qui va à l'encontre des positions défendues par Ousmane Sonko. » Et déjà, rappelle encore Le Monde Afrique, « dès juillet, une première divergence était apparue entre les deux dirigeants. Le Premier ministre, violemment attaqué par l'opposition, s'était publiquement demandé alors pourquoi son camarade ne se montrait pas plus ferme avec cette dernière. » Réconciliation de façade ? Avant-hier, donc, le président Diomaye Faye a joué l'apaisement… « Je ne ferai jamais de mal à Ousmane Sonko, et je sais qu'il ne me fera jamais de mal », a-t-il notamment déclaré. Des propos repris par toute la presse sénégalaise, à l'instar du site Dakar Matin qui estime qu'il s'agit là d'une « phrase lourde de sens, destinée à couper court aux rumeurs de froid, de rupture ou de prises de distance entre les deux figures majeures du parti. » Commentaire d'Afrik.com : « si les tensions persistent, le rapprochement affiché entre Diomaye et Sonko marque un moment important. En réaffirmant leur cohésion au cœur de la tempête, les deux figures fondatrices de la majorité envoient un message qui peut ainsi être décrypté : malgré les divergences, l'ossature du pouvoir reste solidaire. » Reste, tempère Seneplus que « le président a confirmé qu'il campait sur sa position de maintenir Aminata Touré à la tête de la coalition “Diomaye président“. Cette nomination apparaît désormais comme un fait accompli. » En attendant les élections… Et pour une partie de la presse sénégalaise, rien n'est réglé… « Diomaye intraitable », s'exclame WalfQuotidien en première page. « La crise est loin de s'estomper au sein de la majorité présidentielle, affirme le journal. Malgré l'implication du Bureau politique de Pastef, le Président Diomaye semble inflexible face aux exigences du chef de file du parti, le Premier ministre Ousmane Sonko. » Pour l'analyste politique, Ibrahima Bakho, interrogé par Walf, « les deux leaders sont dépassés par les violences verbales des deux camps. Il faudra du temps pour régler cela. Et ce temps, regrette l'analyste, on ne l'a pas, parce que les élections, c'est en 2027 pour les locales et en 2029 pour la présidentielle. Toutefois, souligne-t-il, cette période au Sénégal a toujours été marquée par des campagnes électorales déguisées. » Alors, résume Le Quotidien, toujours à Dakar, « si l'élection de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a été perçue comme un geste de décrispation majeure, le processus de réconciliation politique reste délicat. Le dialogue s'étend aux anciens adversaires, mais les défis persistent, y compris au sein de Pastef, la coalition au pouvoir, où il y a des divergences sur l'exercice de l'autorité. La mission reste d'éviter que les querelles politiciennes n'entravent le projet de transformation du pays et de maintenir le cap sur les attentes du peuple. » En effet, prévient Le Monde Afrique, « d'ici à l'élection présidentielle de 2029, la recomposition du paysage politique sénégalais pourrait se concentrer essentiellement à l'intérieur même du Pastef, au risque de voir ce parti, autrefois capable de réunir des sensibilités différentes de la gauche jusqu'aux libéraux, finir par se scinder. »
« Les tensions entre les deux hommes sont de plus en plus perceptibles » : c'est ce qu'observe, comme de nombreux médias ouest-africains, Le Pays. « Au cœur de la crise, résume le journal burkinabé : l'organisation de la "Coalition Diomaye président", du nom de cette entité créée pour rassembler les soutiens à la candidature de Bassirou Diomaye Faye en 2024. » « Les deux hommes n'arrivent pas à s'accorder sur la personne qui doit diriger cette coalition. Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé, dans une note publiée le 11 novembre, la démission de Aïssatou Mbodj, proche d'Ousmane Sonko. En remplacement, il a nommé Aminata Touré (aussi surnommée « Mimi Touré », ndlr) qui est sa conseillère spéciale et coordinatrice de sa campagne électorale en 2024. La réaction du Premier ministre a été immédiate, relate Le Pays. Ousmane Sonko a convoqué une réunion du Pastef, le parti au pouvoir qu'il dirige. Dans la foulée, le bureau politique de ce parti a affirmé que Bassirou Diomaye Faye "n'avait pas le pouvoir de démettre" Aïssatou Mbodj, et il a rejeté la candidature d'Aminata Touré. Le moins que l'on puisse dire, conclue Le Pays, c'est que le conflit est désormais ouvert au sommet de l'État. » Le Pays qui précise, d'ailleurs, qu'Ousmane Sonko a « snobé » le Conseil des ministres de ce mercredi 12 novembre. Aminata Touré entre les deux dirigeants C'est donc la nomination d'Aminata Touré qui a « déclenché une véritable tempête au sein du mouvement », « une explosion de tensions sur le groupe WhatsApp officiel de la coalition, devenu en quelques heures un champ de bataille numérique », raconte Afrik.com. « Certains ont félicité Mimi Touré, saluant "une femme d'expérience et de rigueur", tandis que d'autres ont dénoncé un "coup de force politique". Réputée pour son franc-parler et son sens de la méthode, Diomaye Faye espère qu'elle saura transformer la coalition en un instrument politique plus efficace. » Mais depuis le Sénégal, Le Quotidien revient sur la carrière de ce « personnage politique controversé ». Ancienne Première ministre de Macky Sall, passée dans l'opposition, « les regards inquisiteurs se posent toujours sur elle à cause de son passé critique sur le leader du Pastef », rappelle Le Quotidien, qui revient aussi sur ses « terribles défaites électorales » ayant « nourri les critiques de ses détracteurs qui la présentent comme une figure sans "base électorale" solide ». Aminata Touré, une « femme combative », résume le quotidien sénégalais, dont « l'ascension fulgurante et le caractère entier ont suscité autant d'admiration pour sa compétence et sa rigueur que d'animosité en raison de son autonomie et de ses ambitions ». C'est elle qui se retrouve, écrit Le Quotidien, « au milieu de ce duel fratricide ». Jusqu'où ira ce « duel » ? « Du duo, on a glissé au duel », confirme Aujourd'hui au Faso, observant cette « bataille à fleurets mouchetés depuis des mois, de plus en plus frontal » entre Diomaye Faye et Sonko. « Comme deux lutteurs au stade, forcément il y en aura un à terre », prédit Aujourd'hui au Faso, qui voit « les attaques au fil du quinquennat se multiplier », puisque le président pourrait penser à un second mandat, alors que le Premier ministre pourrait envisager de participer à la présidentielle de 2029… L'ancien « duo gagnant » qui suscitait, pas plus tard que l'an dernier, rappelle Le Pays, « tant d'admiration auprès des Sénégalais et de tous les partisans de la démocratie ». Désormais, « confronté à ce qui apparaît comme une crise d'autorité, avec un Premier ministre qui, visiblement, prend trop de place au point de lui faire de l'ombre, le président se serait-il enfin décidé à reprendre la main ? », s'interroge Le Pays, qui assure que « les jours à venir s'annoncent déterminants ». Priorités économiques Une chose est sûre, pour Dakar Matin : l'unité politique est « un impératif pour la stabilité économique ». « Dans un contexte marqué par un endettement croissant et une tension budgétaire persistante, le Sénégal ne peut se permettre la moindre fissure politique au sommet de l'État. » « Trois scénarios s'esquissent, d'après Dakar Matin : la rupture, qui provoquerait un choc économique brutal ; la cohabitation conflictuelle, source d'immobilisme et de lenteur réformatrice ; ou la réconciliation, seule issue capable de restaurer la confiance et de relancer la dynamique de développement. » « L'enjeu est historique, prévient encore le média dakarois. Chaque mois d'instabilité politique se traduit par des milliards de francs CFA perdus et des opportunités économiques manquées. Dans un pays en quête d'émergence, la stabilité n'est pas un idéal abstrait : c'est une condition vitale à la prospérité collective. » À écouter aussiBras de fer Sonko/Diomaye: «Une crise politique profonde qui va se métastaser en crise institutionnelle»
« Après 17 jours d'âpres négociations à Dakar, le Sénégal, l'État le plus endetté d'Afrique, proche du défaut de paiement, n'est pas parvenu, la semaine dernière, à conclure un accord avec le FMI, le Fonds Monétaire International. Il y a pourtant urgence, s'exclame Le Monde Afrique. Étranglé par une crise de la dette, le Sénégal voit son économie tourner au ralenti depuis que l'institution monétaire a suspendu, en mai 2024, un prêt d'1,5 milliard d'euros. Cette décision avait suivi la révélation d'une dette cachée de près 7 milliards de dollars, imputée par les nouvelles autorités, au pouvoir depuis avril 2024, au régime précédent de Macky Sall. Éventée d'abord par le premier ministre, Ousmane Sonko, puis confirmée, en octobre 2024, par l'Inspection générale des finances, l'affaire a pris de l'ampleur quand la Cour des comptes a estimé, en février dernier, que les chiffres de la comptabilité publique étaient faux. » Les autorités au pouvoir depuis 2024 accusent donc le précédent gouvernement d'avoir dissimulé les vrais chiffres sur des indicateurs clefs comme la dette publique et le déficit budgétaire. Le poids de la dette Pour sa part, « le FMI a voulu se montrer plutôt rassurant », du moins en façade, pointe Jeune Afrique, en affirmant que le nouveau pouvoir « fait preuve d'un engagement fort en faveur de la transparence et des réformes, en prenant des mesures concrètes pour s'attaquer aux causes profondes de la dette cachée passée. » Toutefois, aucun accord n'a été signé donc entre l'institution financière internationale et le Sénégal. Et pendant ce temps, relève Afrik.com : « La dette dévore les ressources publiques. L'impact de cette spirale négative est directement ressenti dans le budget de l'État. Contraint d'emprunter à des taux plus coûteux, le service de la dette sénégalaise s'envole. Le pays devra mobiliser 30 % de ses ressources l'année prochaine simplement pour rembourser sa dette et ses intérêts. Ce montant représente quasiment l'équivalent des budgets nationaux de l'Éducation et de la Santé réunis. » Un sacrifice de deux ou trois ans… Face aux difficultés économiques, et afin de reprendre la main auprès des militants et sympathisants, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a tenu un meeting samedi dernier à Dakar. « Un rassemblement pour montrer qu'il est toujours l'homme le plus populaire du pays, commente Jeune Afrique. (…) Et, comme on pouvait s'y attendre, Ousmane Sonko n'a pas fait dans la dentelle. Manches retroussées et notes en main, Ousmane Sonko a d'abord réclamé aux Sénégalais “un sacrifice de deux ou trois ans“ supplémentaires, avant de multiplier les diatribes contre l'opposition qui essaie de se remobiliser en tirant parti de la déception exprimée par certains, après dix-huit mois de gouvernance de son duo avec le président Bassirou Diomaye Faye. “Tous nos problèmes aujourd'hui viennent de l'APR, de son président et du régime passé. C'est un parti criminel qui doit être dissous pour haute trahison. Il a perdu toute légitimité dans ce pays“, a accusé le chef du gouvernement, qui a menacé de prison toute personne “qui nierait l'existence d'une dette cachée“. Un avertissement, note Jeune Afrique, à peine voilé en direction de l'ancien chef de l'État Macky Sall qui, ces derniers mois, mobilise communicants et avocats de renom pour contester la dissimulation d'une partie de la dette du pays sous son administration. » Contre-attaque de l'opposition Et l'opposition n'a pas tardé à réagir… « L'APR a vivement répliqué », relève le site Dakar Actu. « Accusant le Premier ministre de s'être livré à une “logorrhée infecte“, mêlant “mensonges, diffamations et révisionnisme historique“. (…) Le parti de Macky Sall s'est particulièrement insurgé contre l'allégation d'une supposée “dette cachée“ évoquée par Ousmane Sonko. » L'ancien ministre de l'Économie de Macky Sall, Doudou Ka, s'est également exprimé hier. Ses propos sont repris par Seneweb : « “la dette publique du Sénégal ne peut pas être cachée“, affirme-t-il. Il accuse les nouvelles autorités d'avoir intégré des éléments qui n'étaient pas auparavant comptabilisés dans la dette publique : comme les dettes issues d'opérations de trésorerie avec les banques locales, ou encore l'agrégation des dettes contingentes des sociétés nationales autonomes. » Alors qui a raison ? Qui a tort ? Ce qui est sûr, c'est que les difficultés économiques du Sénégal sont bien réelles et que les Sénégalais vont devoir se serrer la ceinture… La Tribune à Dakar affiche un certain pessimisme en Une : « bientôt d'énormes difficultés pour payer les salaires, reprise imminente des coupures d'électricité, impact immédiat sur les marchés et pression économique croissante sur les entrepreneurs locaux. » À lire aussiSénégal: à Dakar, le Pastef organise un meeting géant pour remobiliser ses militants
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le rejet d'un projet de résolution qui accuse Macky Sall de haute trahison, les tensions entre Caracas et Washington et la libération de deux otages français en Iran. Israël : scandale après la fuite d'une vidéo L'ancienne procureure générale de l'armée israélienne, Yifat Tomer-Yerushalmi, a été arrêtée après la diffusion d'une vidéo montrant des violences et des abus sexuels infligés par des soldats israéliens à des détenus palestiniens. Dans quel but aurait-elle fait fuiter cette vidéo ? Comment le gouvernement réagit-il ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Sénégal : Macky Sall échappe à l'accusation de «haute trahison» L'Assemblée nationale sénégalaise a rejeté un projet de résolution visant à accuser l'ancien président Macky Sall de «haute trahison» pour sa gestion des finances publiques lors de son dernier mandat. Comment expliquer cette situation alors que le Pastef, le parti au pouvoir, détient la majorité à l'Assemblée ? Le texte pourrait-il être de nouveau présenté ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Venezuela : pour Trump, le régime Maduro touche à sa fin Dans un entretien accordé à la chaîne CBS, Donald Trump a affirmé que les jours de Nicolás Maduro à la tête de son pays étaient comptés, ravivant les tensions entre Washington et Caracas. Le mandat du président vénézuélien est-il vraiment en danger ? Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique latine. Iran : les otages français Cécile Kohler et Jacques Paris enfin libres Détenus depuis plus de trois ans en Iran, les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont sortis de prison, ce mardi. Comment expliquer leur libération alors que la justice iranienne venait de les condamner respectivement à 20 ans et 17 ans de prison ? Pourquoi la diplomatie iranienne parle-t-elle de «libération conditionnelle» ? Avec Kévan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris, président de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les avoirs russes gelés, le blocus sur le carburant au Mali et un potentiel échange de prisonniers entre l'Iran et la France. Sénégal : Macky Sall prépare sa riposte juridique Accusé d'avoir dissimulé une partie de la dette publique durant son dernier mandat, l'ancien président sénégalais a mandaté un cabinet d'avocats français et sénégalais pour préparer sa défense. Pourquoi Macky Sall a-t-il choisi de faire appel à des avocats français, en plus de ses avocats sénégalais ? Quelle stratégie compte-t-il mettre en place ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Guerre en Ukraine : un prêt avec les avoirs russes gelés fait débat La Commission européenne souhaite accorder un prêt de 140 milliards d'euros à l'Ukraine en utilisant les avoirs russes gelés depuis le début de la guerre. Pourquoi la Belgique s'y oppose-t-elle ? Comment Kiev pourrait-il faire usage de ce prêt ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Mali : l'essence se fait rare Depuis plus d'un mois, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans imposent un blocus sur les importations de carburant. Où en sont les pourparlers entre les autorités maliennes et le Jnim ? Quelles sont les exigences des jihadistes pour accepter la levée du blocus ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Iran -France : vers un échange de détenus ? La justice iranienne a condamné deux ressortissants français, dont l'identité n'a pas été révélée, à de lourdes peines pour «espionnage au profit du service de renseignement français». Ce verdict intervient alors que Paris et Téhéran négociaient en vue d'un échange de prisonniers. Qui seraient les détenus susceptibles d'être libérés ? Avec Clément Therme, chargé de cours à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage «Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique» (éditions Hémisphères).
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les déboires judiciaires du fils de Macky Sall, l'échec d'un accord économique entre la RDC et le Rwanda et l'ouverture des négociations en Egypte entre le Hamas et Israël. France : comment expliquer la démission surprise de Sébastien Lecornu ? Quatorze heures après l'annonce de la composition de son gouvernement, Sébastien Lecornu a remis sa démission au président Emmanuel Macron. «Les conditions n'étaient plus remplies pour rester Premier ministre», a-t-il expliqué. Pourquoi ce gouvernement posait-il problème à la classe politique française ? Avec Aurélien Devernoix, journaliste au service politique de RFI. Sénégal : le fils de Macky Sall dans le viseur de la justice Alors que plusieurs proches de l'ancien président Macky Sall font l'objet d'enquêtes judiciaires, c'est désormais son propre fils, Amadou, qui défraie la chronique. Que lui reproche la justice sénégalaise ? Alors qu'il ne vit plus au Sénégal depuis la victoire de Bassirou Diomaye Faye, pourquoi n'est-il pas visé par un mandat d'arrêt international ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. RDC/Rwanda : échec de la signature d'un accord économique Prévue la semaine dernière à Washington, la signature d'un accord économique entre la République démocratique du Congo et le Rwanda a échoué ? Comment expliquer cet échec ? Les États-Unis, qui ont joué un rôle de médiateur, peuvent-ils exercer une pression significative pour débloquer la situation ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Gaza : vers une libération des otages contre des prisonniers ? Alors que le Hamas a accepté le plan de paix proposé par Donald Trump, une délégation israélienne et du mouvement palestinien sont en Égypte pour négocier, notamment la libération des otages. Comment leur libération pourrait-elle s'organiser alors que l'armée israélienne continue de bombarder Gaza ? Benyamin Netanyahu acceptera-t-il de relâcher plus de 1 900 prisonniers palestiniens sans mettre en péril la stabilité de sa coalition ? Gaza : quel rôle pour les pays médiateurs ? Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas se tiennent depuis lundi soir en Égypte. Les médiateurs égyptiens et qatariens ont-ils suffisamment d'influence sur les deux camps pour garantir un accord durable ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena).
Duel à l'Unesco. Dans deux mois au plus tard, à la mi-novembre 2025, on connaîtra le nom du successeur de la Française Audrey Azoulay au poste de directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Il n'y a que deux candidats en lice et ils sont tous deux africains : le Congolais de Brazzaville Edouard Firmin Matoko et l'Égyptien Khaled El-Enany. Qui va gagner ? Le grand enquêteur et essayiste Abdou Latif Coulibaly a été ministre sénégalais de la Culture de 2017 à 2019, sous la présidence de Macky Sall. En ligne de Dakar, il livre son pronostic. RFI : Quel bilan faites-vous des huit ans d'Audrey Azoulay à la Direction générale de l'Unesco ? Abdou Latif Coulibaly : Oui, je pense qu'elle a fait ce qu'elle pouvait faire par un certain nombre de réalisations qu'elle a faites. Dans le cas d'Audrey Azoulay, je vais citer par exemple les importants travaux de restauration et de reconstruction dans des villes comme Mossoul, dévastées par la guerre. Au nord de l'Irak… Au nord de L'Irak. Mais également, je citerai le cas au Liban. Et en Afrique également, il y a aujourd'hui beaucoup de sites qui ont été promus patrimoine mondial de l'humanité. Elle a également, de ce point de vue, fait beaucoup de choses dans le domaine de l'éducation avec l'Alliance mondiale d'éducation qui est au cœur de la mission de l'Unesco. En tant que ministre sénégalais de la Culture de 2017 à 2019, quel souvenir vous gardez de l'action de l'Unesco ? Vous savez, c'est en 2018, précisément, que le Musée des Civilisations noires a été installé et inauguré définitivement au Sénégal. Et tous les documents qui ont été faits à ce sujet et la démarche qui a été opérée, c'est moi-même, ministre de la Culture, qui a demandé à madame Audrey Azoulay de les transférer à l'Etat du Sénégal à l'occasion de l'inauguration du 6 décembre 2018. Et elle l'a fait avec beaucoup d'enthousiasme. Et également, elle a beaucoup conseillé, à l'époque, le gouvernement sénégalais dans le processus de mise en œuvre et de finalisation de ce musée-là. Et c'est ça qui m'a mis en rapport avec madame Azoulay, qui a beaucoup travaillé de ce point de vue-là à permettre aux Etats africains, et en particulier au Sénégal, de sauvegarder les sites qui sont déjà classés. Ce n'est pas évident quand vous prenez une ville comme Gorée, une ville comme Saint-Louis qui est patrimoine mondial de l'humanité, nous avons beaucoup de difficultés au plan national à trouver les moyens et l'ensemble des outils nécessaires pour que ce caractère de patrimoine universel soit préservé. En cette période très conflictuelle dans le monde, Audrey Azoulay affirme que l'Unesco est un des derniers lieux de consensus pour un multilatéralisme d'action. Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ? Oui, je suis d'accord. Ce qui se réalise à l'Unesco aujourd'hui en termes de promotion de l'éducation, de la culture, je pense que s'il n'y avait pas une organisation de cette nature, cela n'aurait pu jamais se produire, ça j'en suis certain. Bon, aujourd'hui, nous les Africains, nous avons deux candidats qui se présentent. Il y a le Congolais Edouard Firmin Matoko et l'Égyptien Khaled El-Enany, qui sont actuellement en compétition. Quel que soit le candidat qui sera élu, je pense que l'intérêt pour l'Afrique, c'est que le travail qui est aujourd'hui engagé, qui l'avait été d'ailleurs bien avant elle, mais qu'elle a su consolider et qu'elle a su élargir en intégrant davantage beaucoup de pays dans le processus de prise de décision, mais également dans les activités qui sont menées… Je pense que c'est cela qui est le plus important. Et je pense que pour ce qui concerne les candidats africains, leurs déclarations rassurent de ce point de vue-là. Est-ce qu'ils auront tous les moyens pour le faire ? Je ne suis pas sûr, mais le maximum qu'ils feront, ce sera au bénéfice de l'Afrique et des pays en voie de développement. Alors justement, entre les deux candidats, le Congolais de Brazzaville Edouard Firmin Matoko et l'Égyptien Khaled El-Enany, quel est, à votre avis, celui qui est le plus apte à tenir la barre de l'Unesco dans les prochaines années ? Je pense que tous les deux sont aptes pour le faire. Ce sont des techniciens de très haut niveau. Le Congolais, qui a un très long séjour à l'Unesco, il dit « moi, je suis l'Unesco », pour dire sa compétence et pour dire également l'efficacité qu'il pourrait apporter à l'organisation. Mais il y a également l'Égyptien qui bénéficie déjà du soutien de l'Union africaine, je pense qu'il est assez bien placé, probablement, peut-être, je dis bien peut-être, pour gagner. Qui est le mieux placé ? Je pense que tous les deux ont les compétences pour ça. Je ne peux pas dire qui est le mieux placé, mais enfin, le pedigree des deux rassure par rapport à leurs capacités à diriger l'Unesco. Vous avez une petite préférence quand même, non ? Préférence comme telle… Je n'ai pas de préférence, parce que je considère pour ma part que tous les deux pourraient être bien à cette place-là. Même si je constate que l'Egyptien bénéficie de beaucoup de soutien diplomatique à travers le monde, il faut l'accepter. En Asie, dans les pays arabes. Mais malheureusement, ça va conduire à un affrontement bloc africain contre bloc africain, c'est clair. Mais même si l'Union africaine aujourd'hui soutient officiellement la candidature de l'Égyptien, il me semble que ce combat ne manquera pas de se poser.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'accord migratoire entre les Etats-Unis et le Ghana, sur le chanteur sénégalais Wally Seck dans la tourmente, sur l'enrôlement de soldats jordaniens par la Russie et sur l'accord entre la Chine et les Etats-Unis concernant Tik Tok. Etats-Unis/Ghana : polémique autour de l'accord migratoire Le 10 septembre, le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé que son pays accueillerait des ressortissants originaires d'Afrique de l'Ouest expulsés des États-Unis. Le Ghana rejoint ainsi l'Eswatini, l'Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud, déjà engagés dans cette démarche. Comment expliquer que l'Administration Trump préfère rapatrier les migrants vers des « pays tiers », plutôt que de les renvoyer dans leur pays d'origine ? Quel intérêt les Etats africains ont-ils à accepter ce type d'accord ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI Sénégal : le chanteur Wally Seck dans la tourmente Soupçonné de transferts de fonds suspects, l'artiste sénégalais Wally Seck a annoncé mettre sa carrière musicale entre parenthèses le temps que la justice fasse son travail et l'innocente. Une décision pas anodine pour un des chanteurs les plus écoutés au Sénégal, qui a même détrôné Youssou N'dour au Billboard. Quel est exactement son rôle dans cette affaire de blanchiment présumé impliquant Amadou Sall, le fils de l'ancien président Macky Sall ? Peut-on parler d'un règlement de compte politique avec l'ancien régime, ou bien d'une simple coïncidence judiciaire ? Avec Juliette Dubois, correspondante de RFI à Dakar Russie : de nouveaux témoignages de combattants étrangers enrôlés de force Après trois de guerre, et malgré la plus grande campagne de conscription en 10 ans, lancée au printemps dernier, la Russie manque de bras pour combattre sur le front ukrainien. Sa solution : enrôler de force des combattants à l'étranger. Dernières victimes en date : des Jordaniens envoyés en première ligne sur le terrain. Sait-on comment s'y prennent les Russes ? Quels sont les autres pays particulièrement touchés par ces manœuvres ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative TikTok aux Etats-Unis : Pékin et Washington enfin d'accord Après des mois de négociations et de rebondissements, Washington et Pékin ont enfin trouvé un accord permettant de ne pas interdire Tik Tok aux Etats-Unis. Que contient cet accord ? Pourquoi les Américains craignent-il autant l'influence chinoise via TikTok ? Avec Emmanuel Véron, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé à l'Inalco, membre de l'Institut français de recherche sur l'Asie de l'Est (IFRAE)
Au Sénégal, des centaines de manifestants ont paradé ce samedi sous la pluie pour réclamer justice pour les victimes des troubles politiques entre 2021 et 2024 dans le pays. Au moins 66 personnes ont été tuées lors de ces manifestations politiques en soutien au Premier ministre actuel, Ousmane Sonko, et contre l'ancien président Macky Sall. Jusqu'ici, aucun procès n'est ouvert contre les auteurs de crimes de sang et d'actes de torture durant cette période.
Attention aux termes que l'on peut employer lorsqu'on parle d'un chef de l'État. Il faut éviter l'injure qui tombe souvent sous le coup de la loi. C'est le cas au Sénégal. Et ce matin, le vocable qui est à la Une de la presse dakaroise, c'est « gougnafier »… « Gougnafier, le mot de trop », s'exclame Walf Quotidien en première page. L'ex-chef de cabinet du président Macky Sall, Moustapha Diakhaté, a été placé en garde à vue hier après-midi et poursuivi pour offense au chef de l'État. Tout est parti d'une photo, où l'on voit les trois plus hauts personnages de l'État, à savoir le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de l'Assemblée nationale Malik N'Diaye, marchant côte à côte, au Centre international de conférences Abdou Diouf à Dakar. Moustapha Diakhaté a critiqué publiquement cette photo, en affirmant que le président de la République ne devait pas marcher au même niveau que le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale. D'après son avocat, cité par Walf Quotidien, « c'est une violation du protocole de la République. Car ce protocole voudrait que le président soit devant, suivi du président de l'Assemblée nationale, lui-même suivi du Premier ministre. » Ce qui explique pourquoi l'opposant a qualifié les trois hommes de « gougnafiers », dans le sens d'« ignorants » du protocole. Et « d'après lui, pointe le journal, le mot gougnafier n'est pas offensant. » Glissement de sens… Seulement voilà, si l'on consulte un dictionnaire, gougnafier veut dire rustre, goujat, ou encore bon à rien… Résultat, pointe Walf : « À moins que l'Autorité judiciaire ne mette de l'eau dans son vin, l'ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar fonce droit vers la prison. Auditionné hier par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles, Moustapha Diakhaté a été placé en garde à vue en attente de son face-à-face avec le maître des poursuites. Il est poursuivi pour offense au chef de l'État et à des personnes ayant les prérogatives du chef de l'État. » Il encourt, précise encore le journal, « une peine de 3 mois à 1 an et de 20 000 à 100 000 francs d'amende. » Prisonnier politique ? Alors l'opposition a aussitôt réagi… Dans les colonnes du quotidien 24 Heures, Thierno Alassane Sall du parti La République des valeurs, s'insurge : « L'insécurité est la hantise des populations, les braquages se multiplient, mais le pouvoir s'illustre dans la traque de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui. (…) Avec le Pastef (le parti présidentiel), qui avait promis de supprimer le délit d'offense au chef de l'État, on n'en est pas à un reniement près. (…) Moustapha Diakhaté rejoint le lot des prisonniers politiques. » « Libérez Moustapha Diakhaté, lance pour sa partThierno Bocoum, président de Agir-Les leaders, et cessez de vous ridiculiser. Vous êtes censés diriger un pays, pas fuir la critique. (…) Dans une République digne de ce nom, rien ne justifie qu'un citoyen soit convoqué pour avoir exprimé des opinions, même dures, dès lors qu'elles n'incitent ni à la haine ni à la violence. » Malaise démocratique ? Alioune Tine, fondateur de l'ONG Afrikajom Center, réclame aussi la libération immédiate de Moustapha Diakhaté. Ses propos sont rapportés notamment par le site d'information Seneweb : « À force de convoquer des opposants politiques, des activistes ou des journalistes à la division des investigations criminelles ou à la Cybercriminalité pour poser ce genre de question, on finira par créer un vrai malaise démocratique. (…) Ça ne nous change guère du passé. (…) La prison finira par fabriquer des héros politiques, poursuit Alioune Tine. Le passage obligé pour gagner plus de valeur, de considération et de reconnaissance sociale. La fonction d'un opposant est précisément de critiquer, de déprécier ceux qui gouvernent avec le lexique qui lui convient. » Jusqu'où peut aller la critique politique dans un État de droit ? Enfin, La Nouvelle Tribune à Cotonou élargit le problème : « L'affaire relance un débat ancien, mais toujours sensible : jusqu'où peut aller la critique politique dans un État de droit ? À l'heure où les réseaux sociaux amplifient les voix discordantes et où les figures publiques expriment leurs opinions en dehors des canaux classiques, les institutions sont confrontées à un dilemme. Faut-il laisser libre cours à toutes les opinions, au risque de fragiliser la stabilité ? Ou faut-il poser des balises, au risque de restreindre la liberté d'expression ? La convocation de Diakhaté intervient dans un moment où plusieurs voix critiques, issues du monde politique ou de la société civile, dénoncent un climat d'intimidation croissante. (…) Cette situation illustre un paysage démocratique où la parole publique devient un champ de bataille, et où les institutions judiciaires sont perçues, à tort ou à raison, comme des instruments politiques. »
durée : 00:35:51 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Plus d'un an après la victoire du PASTEF aux élections, ses dirigeants tentent de faire advenir le "Sénégal nouveau" tant promis. C'est dans ce contexte qu'un ministre de l'ancien président, Macky Sall, a été arrêté, tandis que s'ouvre un grand dialogue national incluant la société civile. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain; Babacar Ndiaye Analyste politique et directeur de recherche du think tank Wathi
Au Sénégal, plusieurs ministres de l'ancien président Macky Sall ont été inculpés par la Haute Cour de Justice. Les uns pour «tentative de corruption», les autres pour «détournement présumé» ou «complicité de détournement». L'opposition dénonce un acharnement contre l'ancien pouvoir. Nous lançons le débat.
Au Sénégal, cinq anciens ministres seront bientôt jugés par la Haute Cour de justice. L'Assemblée nationale a voté jeudi une résolution de mise en accusation les concernant. Une série de procès s'ouvrira dans les prochains jours devant cette juridiction spéciale, seule habilitée à connaître des faits reprochés à d'anciens ministres ou chef d'État.
Au Sénégal, les ennuis judiciaires se poursuivent pour les proches de l'ancien président Macky Sall. Amadou Sall, le fils de ce dernier, est cité dans une affaire de transfert de fonds douteux, et convoqué par justice. Ces dernières semaines les convocations, arrestations et emprisonnements se sont multipliés.