Podcasts about Macky Sall

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Macky Sall

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Revue de presse Afrique
À la Une: les conclusions du sommet de la Cédéao à New York

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 23, 2022 2:45


Un sommet de l'Organisation ouest-africaine dans la Grande Pomme, ce n'est pas banal. Au Burkina Faso, L'Observateur Paalga  écrit même « sauf erreur ou omission, de mémoire de journaliste, c'est une première pour la Cédéao de tenir un sommet des chefs d'État, à New York ». Un sommet, tenu ce jeudi 22 septembre en marge de la 77e Assemblée générale de l'ONU, et il a donc été « extraordinaire à double titre », estime L'Observateur, « par les circonstances de temps et par celles de lieu ». Et par l'ordre du jour qui portait sur la situation politique en Guinée et au Mali. En effet, lit-on encore : « la Cédéao met un point d'honneur à convaincre les pouvoirs de transition à en sortir rapidement en suivant un calendrier bien calé sur 24 mois. Elle doit cependant compter avec l'agenda particulier des nouveaux maîtres à Bamako et à Conakry ».   Des sanctions graduelles décidées contre Conakry Et la Cédéao ne reste pas les bras croisés. Au Burkina Faso, toujours pays lui-même engagé dans la transition, Wakat Sera fait le bilan de ce rendez-vous diplomatique très attendu. « Des sanctions graduelles contre la junte du colonel Mamadi ». Et « Pour dénouer le dossier des 46 militaires ivoiriens encore détenus dans les geôles du colonel Assimi Goïta, les présidents togolais Faure Gnassingbé, le ghanéen Nana Afufo-Addo, et le sénégalais Macky Sall devraient se rendre ce mardi à Bamako ». Voilà « les principales décisions de la réunion extraordinaire de la Cédéao », note Wakat Sera pour qui « les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ne comptent plus les journées difficiles et les nuits blanches passées au chevet des transitions malienne et guinéenne ». À tel point que L'Observateur Paalga, lui, décrit carrément Assimi Goïta et Mamadi Dombouya comme « les poils à gratter de l'organisation régionale », « des poils à gratter d'une solidarité régionale vieille de presque 50 ans ». Le média burkinabè voit presque « deux complices », puisque Mamadi Doumbouya a d'ailleurs choisi de rendre visite à son homologue malien à la veille de ce sommet de la Cédao, note L'Observateur. Une visite sur laquelle reviennent justement les médias guinéens Arrivé mercredi, à la veille du sommet de la Cédéo à New York, le colonel Doumbouya a quitté hier Bamako « avec un sabre et le titre de Grand-Croix », rapporte le site Guinée News. En effet, le président malien Assimi Goïta « a élevé son homologue guinéen à la dignité de Grand Croix de l'ordre national du Mali à titre étranger ». Décoration remise lors d'une cérémonie solennelle, après le défilé militaire tenu à l'occasion de la fête nationale malienne. « Un sabre a donc également été remis au président Doumbouya ». Le sabre, analyse Guinée News, « symbole de la droiture dans la tradition des officiers. Ces gestes témoignent du renfoncement des relations entre les deux pays », peut-on lire. Tout un symbole. Bien au-delà du symbole cette fois mais toujours en Guinée, Le Djely relaie pour sa part la réponse du Premier ministre Bernard Gomou aux propos d'Oumaro Sissoko Embalo sur la transition guinéenne… Des propos jugés désobligeants, et les mots ici sont très durs. Le président bissau-guinéen, également président en exercice de la Cédéao est présenté comme « l'amuseur public de Bissau, un guignol dans le manteau d'homme d'État ». L'intéressé appréciera probablement.

Revue de presse Afrique
À la Une: les conclusions du sommet de la Cédéao à New York

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 23, 2022 2:45


Un sommet de l'Organisation ouest-africaine dans la Grande Pomme, ce n'est pas banal. Au Burkina Faso, L'Observateur Paalga  écrit même « sauf erreur ou omission, de mémoire de journaliste, c'est une première pour la Cédéao de tenir un sommet des chefs d'État, à New York ». Un sommet, tenu ce jeudi 22 septembre en marge de la 77e Assemblée générale de l'ONU, et il a donc été « extraordinaire à double titre », estime L'Observateur, « par les circonstances de temps et par celles de lieu ». Et par l'ordre du jour qui portait sur la situation politique en Guinée et au Mali. En effet, lit-on encore : « la Cédéao met un point d'honneur à convaincre les pouvoirs de transition à en sortir rapidement en suivant un calendrier bien calé sur 24 mois. Elle doit cependant compter avec l'agenda particulier des nouveaux maîtres à Bamako et à Conakry ».   Des sanctions graduelles décidées contre Conakry Et la Cédéao ne reste pas les bras croisés. Au Burkina Faso, toujours pays lui-même engagé dans la transition, Wakat Sera fait le bilan de ce rendez-vous diplomatique très attendu. « Des sanctions graduelles contre la junte du colonel Mamadi ». Et « Pour dénouer le dossier des 46 militaires ivoiriens encore détenus dans les geôles du colonel Assimi Goïta, les présidents togolais Faure Gnassingbé, le ghanéen Nana Afufo-Addo, et le sénégalais Macky Sall devraient se rendre ce mardi à Bamako ». Voilà « les principales décisions de la réunion extraordinaire de la Cédéao », note Wakat Sera pour qui « les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ne comptent plus les journées difficiles et les nuits blanches passées au chevet des transitions malienne et guinéenne ». À tel point que L'Observateur Paalga, lui, décrit carrément Assimi Goïta et Mamadi Dombouya comme « les poils à gratter de l'organisation régionale », « des poils à gratter d'une solidarité régionale vieille de presque 50 ans ». Le média burkinabè voit presque « deux complices », puisque Mamadi Doumbouya a d'ailleurs choisi de rendre visite à son homologue malien à la veille de ce sommet de la Cédao, note L'Observateur. Une visite sur laquelle reviennent justement les médias guinéens Arrivé mercredi, à la veille du sommet de la Cédéo à New York, le colonel Doumbouya a quitté hier Bamako « avec un sabre et le titre de Grand-Croix », rapporte le site Guinée News. En effet, le président malien Assimi Goïta « a élevé son homologue guinéen à la dignité de Grand Croix de l'ordre national du Mali à titre étranger ». Décoration remise lors d'une cérémonie solennelle, après le défilé militaire tenu à l'occasion de la fête nationale malienne. « Un sabre a donc également été remis au président Doumbouya ». Le sabre, analyse Guinée News, « symbole de la droiture dans la tradition des officiers. Ces gestes témoignent du renfoncement des relations entre les deux pays », peut-on lire. Tout un symbole. Bien au-delà du symbole cette fois mais toujours en Guinée, Le Djely relaie pour sa part la réponse du Premier ministre Bernard Gomou aux propos d'Oumaro Sissoko Embalo sur la transition guinéenne… Des propos jugés désobligeants, et les mots ici sont très durs. Le président bissau-guinéen, également président en exercice de la Cédéao est présenté comme « l'amuseur public de Bissau, un guignol dans le manteau d'homme d'État ». L'intéressé appréciera probablement.

Nuus
VN sê 800 miljoen mense het dringend voedsel nodig

Nuus

Play Episode Listen Later Sep 22, 2022 0:22


Die Verenigde Nasies se Algemene Vergadering is ingelig sowat 800 miljoen mense wêreldwyd het dringend voedsel nodig. Die Globale Voedselberaad sê ook talle loop gevaar om van die honger te sterf. Die voorsitter van die Afrika-Unie, Macky Sall, sê daar behoort oplossings gevind te word om openlikheid en deursigtigheid van graan- en bemestingsmarkte te verseker sodat lande dit volgens internasionale handelsreëls kan betree. Die direkteur-generaal van die Voedsel- en Landbou-organisasie, Qu Dongy, sê landbou behoort aangemoedig te word:

Revue de presse Afrique
À la Une: pris la main dans le sac…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 4:05


Un homme politique gabonais arrêté samedi à la frontière entre le Gabon et le Congo Brazzaville avec des valises de billets de banque… C'est ce qui s'appelle en effet être pris la main dans le sac… L'Union à Libreville relate la suite : « présenté devant les autorités judiciaires de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, pour répondre des faits qui lui sont reprochés, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama, a donné des versions diverses lors de son audition avant-hier. Interpellé samedi dernier par les éléments des forces de sécurité avec des valises contenant la bagatelle d'1,9 milliard de FCFA (soit près de 2 millions d'euros), le président du parti Les Démocrates semble mal embarqué, pointe le quotidien gabonais. Si lors de son interpellation il avait déclaré aux agents de douanes que ses valises "contenaient des effets personnels de son épouse", c'est une version totalement différente qu'il aurait servie aux enquêteurs. Pour l'heure, ce que l'on sait, c'est que les fonds ont été reversés dans les caisses du Trésor public gabonais sous la surveillance du parquet de la République. » Soupçonné de blanchiment Le site Gabon Actu  raconte la suite : « la procédure s'est accélérée hier. Guy Nzouba-Ndama a été transféré de Franceville vers Libreville pour répondre de l'accusation de blanchiment de capitaux. Son parti, Les Démocrates, dans une déclaration hier en fin d'après-midi, a exigé la libération de son président victime, selon lui, d'une détention illégale. Âgé de 76 ans, rappelle Gabon Actu, M. Nzouba-Ndama, ancien baron du pouvoir passé à l'opposition, poids lourd de la politique gabonaise, est l'un des possibles candidats à l'élection présidentielle prévue l'année prochaine. » Alors désormais, précise Jeune Afrique, « l'ancien président de l'Assemblée nationale se trouve dans les locaux de la DGR, la Direction générale des recherches, dans la capitale gabonaise. Les enquêteurs cherchent à comprendre l'origine du milliard de francs CFA retrouvé dans ses valises. Selon nos informations, poursuit Jeune Afrique, Guy Nzouba-Ndama maintient que cet argent provient de ses propres comptes. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent des liasses de billets estampillées BEAC (Banque des États de l'Afrique centrale). Soupçonné de blanchiment, il pourrait maintenant être auditionné par la Cour criminelle spéciale. » D'où viennent ces billets ? En tout cas, s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso, « d'où provient ce magot avec lequel Guy Nzouba-Ndama tentait de passer la frontière en provenance du Congo voisin ? Provient-il de sa cagnotte personnelle qu'il a accumulée durant sa carrière politique et dont une partie a été planquée à Brazza ? Ces fonds lui auraient-ils été remis par les autorités de Brazzaville et à quelle fin ? Autant d'interrogations parmi tant d'autres auxquelles le président du parti Les Démocrates devrait répondre devant la justice de son pays. » Et « les partisans de l'opposition ont beau crier à l'acharnement politique, pointe encore L'Observateur Paalga, et critiquer les "dérives autocratiques d'un pouvoir qui ne sait pas préserver la dignité humaine", pour mettre hors-jeu un prétendant sérieux à la présidentielle de 2023, il faut reconnaître que même si tel est le cas, Guy Nzouba-Ndama a tressé la verge qui servira à le flageller. Car, en effet, on ne peut pas comprendre qu'une personnalité politique de sa trempe puisse tenter de traverser une frontière avec des mallettes bourrées d'argent, tel un trafiquant venu tout droit du crime organisé. » ONU : Macky Sall prêche-t-il dans le désert ? À la Une également, la 77e Assemblée générale de l'ONU qui s'est ouverte hier à New-York. « On y compte de nombreux dirigeants africains venus porter la voix du continent noir, relève Le Pays à Ouagadougou. Mais dans ce contexte de crise mondiale liée à la guerre en Ukraine qui polarise l'attention des Occidentaux, on se demande si au-delà des discours officiels, la voix de l'Afrique sera entendue. Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, qui a été le premier parmi ses pairs présents à cette AG, à prendre la parole, a demandé au Conseil de sécurité de s'engager davantage dans la lutte contre le terrorisme. Mieux, il a demandé un mandat plus robuste et des moyens conséquents. Si ces préoccupations sont partagées par bien des Africains, notamment ceux du Sahel, il n'est cependant pas permis de tomber dans un optimisme béat. Macky Sall prêche-t-il dans le désert ? »

Revue de presse Afrique
À la Une: pris la main dans le sac…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 4:05


Un homme politique gabonais arrêté samedi à la frontière entre le Gabon et le Congo Brazzaville avec des valises de billets de banque… C'est ce qui s'appelle en effet être pris la main dans le sac… L'Union à Libreville relate la suite : « présenté devant les autorités judiciaires de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, pour répondre des faits qui lui sont reprochés, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama, a donné des versions diverses lors de son audition avant-hier. Interpellé samedi dernier par les éléments des forces de sécurité avec des valises contenant la bagatelle d'1,9 milliard de FCFA (soit près de 2 millions d'euros), le président du parti Les Démocrates semble mal embarqué, pointe le quotidien gabonais. Si lors de son interpellation il avait déclaré aux agents de douanes que ses valises "contenaient des effets personnels de son épouse", c'est une version totalement différente qu'il aurait servie aux enquêteurs. Pour l'heure, ce que l'on sait, c'est que les fonds ont été reversés dans les caisses du Trésor public gabonais sous la surveillance du parquet de la République. » Soupçonné de blanchiment Le site Gabon Actu  raconte la suite : « la procédure s'est accélérée hier. Guy Nzouba-Ndama a été transféré de Franceville vers Libreville pour répondre de l'accusation de blanchiment de capitaux. Son parti, Les Démocrates, dans une déclaration hier en fin d'après-midi, a exigé la libération de son président victime, selon lui, d'une détention illégale. Âgé de 76 ans, rappelle Gabon Actu, M. Nzouba-Ndama, ancien baron du pouvoir passé à l'opposition, poids lourd de la politique gabonaise, est l'un des possibles candidats à l'élection présidentielle prévue l'année prochaine. » Alors désormais, précise Jeune Afrique, « l'ancien président de l'Assemblée nationale se trouve dans les locaux de la DGR, la Direction générale des recherches, dans la capitale gabonaise. Les enquêteurs cherchent à comprendre l'origine du milliard de francs CFA retrouvé dans ses valises. Selon nos informations, poursuit Jeune Afrique, Guy Nzouba-Ndama maintient que cet argent provient de ses propres comptes. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent des liasses de billets estampillées BEAC (Banque des États de l'Afrique centrale). Soupçonné de blanchiment, il pourrait maintenant être auditionné par la Cour criminelle spéciale. » D'où viennent ces billets ? En tout cas, s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso, « d'où provient ce magot avec lequel Guy Nzouba-Ndama tentait de passer la frontière en provenance du Congo voisin ? Provient-il de sa cagnotte personnelle qu'il a accumulée durant sa carrière politique et dont une partie a été planquée à Brazza ? Ces fonds lui auraient-ils été remis par les autorités de Brazzaville et à quelle fin ? Autant d'interrogations parmi tant d'autres auxquelles le président du parti Les Démocrates devrait répondre devant la justice de son pays. » Et « les partisans de l'opposition ont beau crier à l'acharnement politique, pointe encore L'Observateur Paalga, et critiquer les "dérives autocratiques d'un pouvoir qui ne sait pas préserver la dignité humaine", pour mettre hors-jeu un prétendant sérieux à la présidentielle de 2023, il faut reconnaître que même si tel est le cas, Guy Nzouba-Ndama a tressé la verge qui servira à le flageller. Car, en effet, on ne peut pas comprendre qu'une personnalité politique de sa trempe puisse tenter de traverser une frontière avec des mallettes bourrées d'argent, tel un trafiquant venu tout droit du crime organisé. » ONU : Macky Sall prêche-t-il dans le désert ? À la Une également, la 77e Assemblée générale de l'ONU qui s'est ouverte hier à New-York. « On y compte de nombreux dirigeants africains venus porter la voix du continent noir, relève Le Pays à Ouagadougou. Mais dans ce contexte de crise mondiale liée à la guerre en Ukraine qui polarise l'attention des Occidentaux, on se demande si au-delà des discours officiels, la voix de l'Afrique sera entendue. Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, qui a été le premier parmi ses pairs présents à cette AG, à prendre la parole, a demandé au Conseil de sécurité de s'engager davantage dans la lutte contre le terrorisme. Mieux, il a demandé un mandat plus robuste et des moyens conséquents. Si ces préoccupations sont partagées par bien des Africains, notamment ceux du Sahel, il n'est cependant pas permis de tomber dans un optimisme béat. Macky Sall prêche-t-il dans le désert ? »

Journal de l'Afrique
Le plaidoyer de Macky Sall à l'ONU : "l'Afrique a assez subi le fardeau de l'histoire"

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 13:46


Macky Sall a pris la parole devant l'Assemblée générale de l'ONU. Le chef de l'État sénégalais et président en exercice de l'Union africaine a réitéré son appel à l'octroi d'un siège à l'UA au sein du G20. Il a également demandé à ce que l'on donne plus de voix au continent au Conseil de sécurité de l'ONU. 

Revue de presse Afrique
À la Une: y-aura-t-il un effet Amadou Ba?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 19, 2022 4:10


Question posée en première page du quotidien 24 Heures à Dakar. « Le Premier ministre sénégalais, Amadou Ba, nommé samedi, sera entouré de 38 ministres dont huit femmes et huit jeunes, pointe le journal. La nouvelle équipe, "gouvernement de combat" a pour mission de travailler à "l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages" et à "la stabilité des prix". Ses défis concernent également "la sécurité", "le logement", "l'assainissement", "l'éducation", "la formation professionnelle et l'insertion", tout cela "dans un Etat de droit", a déclaré le nouveau chef du gouvernement. » Redorer le blason de la coalition gouvernementale Alors « va-t-il galoper ? » s'interroge 24 Heures. « L'ancien ministre des Affaires étrangères, à 61 ans, est chargé de donner une nouvelle allure à un pays presque au fond du gouffre. (…) Son espérance de vie à la primature est de toute façon limitée », affirme le journal. « Les sujets de mécontentements s'accumulent et sur le plan politique, Amadou Ba est attendu pour redorer le blason de la coalition présidentielle qui fait face à une opposition qui ne cesse de lui envoyer des mandales, notamment sur la question du troisième mandat et des libertés. » En effet, pour WalfQuotidien, avec ce nouveau gouvernement, « Macky prépare 2024. (…) Il renforce son armature. (…) L'opposition s'est faite une religion sur les ambitions du président pour un troisième mandat. » 2024 : Macky Sall ou Amadou Ba ? Pour le site d'information Seneweb, deux options pour la prochaine présidentielle : « Macky Sall est dans la logique d'un troisième mandat, mais Amadou Ba pourrait être une seconde option, avec un dauphinat pour 2024. La candidature du Président Sall étant incertaine, la carte Amadou est plausible. Macky est obligé d'envisager une seconde option au cas où sa candidature serait contrariée au dernier virage pour la présidentielle de février 2024 ». Seneplus, autre site d'information hausse encore le ton : « Cette équipe est un casting de bretteurs qui se livrera au concours du propos le plus outrancier envers les opposants. Très bientôt, le doute ne sera plus permis sur la nature du "combat" de ce gouvernement. » L'opposition prête à en découdre En attendant, s'exclame Le Pays au Burkina Faso, « elle ne manque pas de grain à moudre cette opposition sénégalaise avec la situation économique post COVID-19 bien difficile, exacerbée par l'inflation induite de la guerre en Ukraine. Quand s'y ajoute la tentation d'un 3e mandat que l'on prête au président actuel, les sujets de mécontentement des Sénégalais ne manquent pas. Avec une opposition pugnace et ragaillardie au sortir des dernières législatives, Amadou Ba, le nouveau Premier ministre, et ses 38 mousquetaires de ministres, sont sur le gril. (…) Pour sûr, Ousmane Sonko et ses partisans se préparent à chauffer à blanc la rue sénégalaise, soit pour étouffer la tentation d'un 3e mandat chez Macky Sall soit pour empêcher le nouveau Premier ministre, son dauphin putatif, de réussir. L'un dans l'autre, Amadou Ba n'est pas parti pour une sinécure à la tête du gouvernement. » De nombreux chefs d'Etat africains aux funérailles d'Elizabeth II À la Une également, une flopée de chefs d'État africains aux funérailles de la reine Elizabeth II ce lundi… Parmi les quelque 2 000 invités, pointe Jeune Afrique, « le rwandais Paul Kagame, le congolais Denis Sassou Nguesso, le sénégalais Macky Sall – également président en exercice de l'Union africaine – et le comorien Azali Assoumani. Le gabonais Ali Bongo Ondimba (dont le pays a intégré fin juin le Commonwealth), le sud-africain Cyril Ramaphosa, le ghanéen Nana Akufo-Addo et William Ruto, tout juste élu à la tête du Kenya, se déplaceront également afin de rendre un dernier hommage à la reine, décédée le 8 septembre en Écosse à l'âge de 96 ans. Des rois ont par ailleurs été invités, relève encore Jeune Afrique, dont le souverain des Ashanti, Otumfuo Nana Osei Tutu II, et celui du Lesotho, Letsie III. Parmi les absents : Félix Tshisekedi, Alassane Ouattara, Patrice Talon, Ismaïl Omar Guelleh et Faustin-Archange Touadéra, qui, pour la plupart, se rendront directement à New York pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, dont les débats s'ouvrent le 20 septembre. Quant aux chefs d'État des transitions au Mali, en Guinée et au Tchad, il y a très peu de chances qu'ils fassent le voyage. »

Revue de presse Afrique
À la Une: y-aura-t-il un effet Amadou Ba?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 19, 2022 4:10


Question posée en première page du quotidien 24 Heures à Dakar. « Le Premier ministre sénégalais, Amadou Ba, nommé samedi, sera entouré de 38 ministres dont huit femmes et huit jeunes, pointe le journal. La nouvelle équipe, "gouvernement de combat" a pour mission de travailler à "l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages" et à "la stabilité des prix". Ses défis concernent également "la sécurité", "le logement", "l'assainissement", "l'éducation", "la formation professionnelle et l'insertion", tout cela "dans un Etat de droit", a déclaré le nouveau chef du gouvernement. » Redorer le blason de la coalition gouvernementale Alors « va-t-il galoper ? » s'interroge 24 Heures. « L'ancien ministre des Affaires étrangères, à 61 ans, est chargé de donner une nouvelle allure à un pays presque au fond du gouffre. (…) Son espérance de vie à la primature est de toute façon limitée », affirme le journal. « Les sujets de mécontentements s'accumulent et sur le plan politique, Amadou Ba est attendu pour redorer le blason de la coalition présidentielle qui fait face à une opposition qui ne cesse de lui envoyer des mandales, notamment sur la question du troisième mandat et des libertés. » En effet, pour WalfQuotidien, avec ce nouveau gouvernement, « Macky prépare 2024. (…) Il renforce son armature. (…) L'opposition s'est faite une religion sur les ambitions du président pour un troisième mandat. » 2024 : Macky Sall ou Amadou Ba ? Pour le site d'information Seneweb, deux options pour la prochaine présidentielle : « Macky Sall est dans la logique d'un troisième mandat, mais Amadou Ba pourrait être une seconde option, avec un dauphinat pour 2024. La candidature du Président Sall étant incertaine, la carte Amadou est plausible. Macky est obligé d'envisager une seconde option au cas où sa candidature serait contrariée au dernier virage pour la présidentielle de février 2024 ». Seneplus, autre site d'information hausse encore le ton : « Cette équipe est un casting de bretteurs qui se livrera au concours du propos le plus outrancier envers les opposants. Très bientôt, le doute ne sera plus permis sur la nature du "combat" de ce gouvernement. » L'opposition prête à en découdre En attendant, s'exclame Le Pays au Burkina Faso, « elle ne manque pas de grain à moudre cette opposition sénégalaise avec la situation économique post COVID-19 bien difficile, exacerbée par l'inflation induite de la guerre en Ukraine. Quand s'y ajoute la tentation d'un 3e mandat que l'on prête au président actuel, les sujets de mécontentement des Sénégalais ne manquent pas. Avec une opposition pugnace et ragaillardie au sortir des dernières législatives, Amadou Ba, le nouveau Premier ministre, et ses 38 mousquetaires de ministres, sont sur le gril. (…) Pour sûr, Ousmane Sonko et ses partisans se préparent à chauffer à blanc la rue sénégalaise, soit pour étouffer la tentation d'un 3e mandat chez Macky Sall soit pour empêcher le nouveau Premier ministre, son dauphin putatif, de réussir. L'un dans l'autre, Amadou Ba n'est pas parti pour une sinécure à la tête du gouvernement. » De nombreux chefs d'Etat africains aux funérailles d'Elizabeth II À la Une également, une flopée de chefs d'État africains aux funérailles de la reine Elizabeth II ce lundi… Parmi les quelque 2 000 invités, pointe Jeune Afrique, « le rwandais Paul Kagame, le congolais Denis Sassou Nguesso, le sénégalais Macky Sall – également président en exercice de l'Union africaine – et le comorien Azali Assoumani. Le gabonais Ali Bongo Ondimba (dont le pays a intégré fin juin le Commonwealth), le sud-africain Cyril Ramaphosa, le ghanéen Nana Akufo-Addo et William Ruto, tout juste élu à la tête du Kenya, se déplaceront également afin de rendre un dernier hommage à la reine, décédée le 8 septembre en Écosse à l'âge de 96 ans. Des rois ont par ailleurs été invités, relève encore Jeune Afrique, dont le souverain des Ashanti, Otumfuo Nana Osei Tutu II, et celui du Lesotho, Letsie III. Parmi les absents : Félix Tshisekedi, Alassane Ouattara, Patrice Talon, Ismaïl Omar Guelleh et Faustin-Archange Touadéra, qui, pour la plupart, se rendront directement à New York pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, dont les débats s'ouvrent le 20 septembre. Quant aux chefs d'État des transitions au Mali, en Guinée et au Tchad, il y a très peu de chances qu'ils fassent le voyage. »

Revue de presse Afrique
À la Une: colères et grincements de dents au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 3:56


« Cette fois, il n'y a pas eu de casse ! », s'exclame le quotidien Enquête. « Après l'élection du président de l'Assemblée nationale avant-hier, les autres membres du bureau ont été choisis hier dans une ambiance relativement calme. Avant-hier, les parlementaires avaient surtout fait parler leurs muscles sans aucun résultat, hier, ils ont recouru au dialogue, conformément aux usages et courtoisies républicaines. » Reste qu'il y a quelques grincements de dents… L'opposition a bien du mal à digérer l'élection au perchoir du candidat de la coalition présidentielle, Amadou Mame Diop. « Deux points de blocage ont crispé les discussions, pointe Le Monde Afrique. D'abord, des désaccords sur la procédure liée aux bulletins de vote pour l'élection du président de l'Assemblée. Mais surtout l'opposition n'a cessé de dénoncer "l'incompatibilité" des postes de ministres et de députés. Les parlementaires se sont succédé au pupitre pour demander que les deux députés, encore en poste au gouvernement, ne puissent pas voter puisqu'ils n'ont pas démissionné de leurs responsabilités exécutives. » Des ministres trop obstinés ? Une colère de l'opposition reprise par certains médias sénégalais. Ainsi, pour le site Seneplus, « l'obstination des ministres en fonction à rester sur les bancs de l'Assemblée nationale alors qu'ils étaient frappés par les incompatibilités prévues par l'article 109 du règlement de l'Assemblée et les dispositions constitutionnelles, cette obstination a de quoi surprendre, sauf si on prend en compte le caractère inconfortable de leurs positions. Ces hommes et femmes étaient face à un dilemme cornélien : démissionner du Parlement sans garantie de reconduction dans un gouvernement qui en principe vit ses derniers jours. Ils ont donc voulu faire de leur problème celui de toute la représentation nationale. Celui qui aurait dû anticiper cette difficulté est le président de la République, dénonce encore Seneplus. Son Premier ministre et son gouvernement devraient être au travail depuis plusieurs jours ou semaines. Malheureusement, en violation de la Constitution et des usages institutionnels, il maintient une équipe dont aucun membre n'a d'assurance sur son avenir. » Un gouvernement qui se fait attendre… En effet, pointe le quotidien 24 Heures, « le pays est toujours dans l'attente de l'annonce du nouveau Premier ministre et des membres du gouvernement. Le président de l'Assemblée nationale a (donc) été installé avant-hier et le bureau, hier mardi. Rien n'empêche alors au Président Macky Sall de délivrer son choix pour la primature. Et les bruits de couloir ne manquent pas… » 24 Heures croit savoir que la ministre des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall, pourrait être reconduite à son poste. En effet, elle s'apprête à s'envoler pour Washington dans les prochains jours afin de préparer le terrain pour Macky Sall à l'Assemblée générale de l'ONU. Et puis, toujours d'après 24 heures, celui qui serait pressenti pour occuper le poste de Premier ministre, c'est Amadou Ba, ancien ministre de l'Économie et des Affaires étrangères. La colère de « Mimi » En attendant, il y en a une qui ne décolère pas… C'est l'ancienne Premier ministre, Aminata Touré… « Mimi Touré descend Macky Sall », lance le site d'information Senego. La dame de fer, comme on la surnomme parfois, accuse le président d'avoir favorisé l'élection au perchoir d'Amadou Mame Diop, pour des raisons familiales… Les deux hommes ont en effet des liens de cousinage. « Aminata Touré s'attendait à être candidate, mais malheureusement, affirme le siteDakar Actu, le président Sall a préféré mettre en lice un proche de la famille. Un député sorti du chapeau du président de la République qui n'avait jamais auparavant brillé par ses faits d'armes... » « La tête de liste nationale de Benno Bokk Yaakaara a donc boudé le scrutin, relève le quotidien Enquête. Une situation qui fait couler beaucoup d'encre et de salive, et interroge sur son avenir politique au sein de la majorité présidentielle. Certains parlent d'une cassure entre elle et le président Macky Sall. Pour d'autres, ce n'est pas le moment de parler de séparation. En fin de compte, conclut Enquête, tout dépendra du chef de l'État et des nouvelles missions dont il chargera Mimi Touré, pour faire passer la pilule de la présidence de l'Assemblée nationale. »

Revue de presse Afrique
À la Une: colères et grincements de dents au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 3:56


« Cette fois, il n'y a pas eu de casse ! », s'exclame le quotidien Enquête. « Après l'élection du président de l'Assemblée nationale avant-hier, les autres membres du bureau ont été choisis hier dans une ambiance relativement calme. Avant-hier, les parlementaires avaient surtout fait parler leurs muscles sans aucun résultat, hier, ils ont recouru au dialogue, conformément aux usages et courtoisies républicaines. » Reste qu'il y a quelques grincements de dents… L'opposition a bien du mal à digérer l'élection au perchoir du candidat de la coalition présidentielle, Amadou Mame Diop. « Deux points de blocage ont crispé les discussions, pointe Le Monde Afrique. D'abord, des désaccords sur la procédure liée aux bulletins de vote pour l'élection du président de l'Assemblée. Mais surtout l'opposition n'a cessé de dénoncer "l'incompatibilité" des postes de ministres et de députés. Les parlementaires se sont succédé au pupitre pour demander que les deux députés, encore en poste au gouvernement, ne puissent pas voter puisqu'ils n'ont pas démissionné de leurs responsabilités exécutives. » Des ministres trop obstinés ? Une colère de l'opposition reprise par certains médias sénégalais. Ainsi, pour le site Seneplus, « l'obstination des ministres en fonction à rester sur les bancs de l'Assemblée nationale alors qu'ils étaient frappés par les incompatibilités prévues par l'article 109 du règlement de l'Assemblée et les dispositions constitutionnelles, cette obstination a de quoi surprendre, sauf si on prend en compte le caractère inconfortable de leurs positions. Ces hommes et femmes étaient face à un dilemme cornélien : démissionner du Parlement sans garantie de reconduction dans un gouvernement qui en principe vit ses derniers jours. Ils ont donc voulu faire de leur problème celui de toute la représentation nationale. Celui qui aurait dû anticiper cette difficulté est le président de la République, dénonce encore Seneplus. Son Premier ministre et son gouvernement devraient être au travail depuis plusieurs jours ou semaines. Malheureusement, en violation de la Constitution et des usages institutionnels, il maintient une équipe dont aucun membre n'a d'assurance sur son avenir. » Un gouvernement qui se fait attendre… En effet, pointe le quotidien 24 Heures, « le pays est toujours dans l'attente de l'annonce du nouveau Premier ministre et des membres du gouvernement. Le président de l'Assemblée nationale a (donc) été installé avant-hier et le bureau, hier mardi. Rien n'empêche alors au Président Macky Sall de délivrer son choix pour la primature. Et les bruits de couloir ne manquent pas… » 24 Heures croit savoir que la ministre des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall, pourrait être reconduite à son poste. En effet, elle s'apprête à s'envoler pour Washington dans les prochains jours afin de préparer le terrain pour Macky Sall à l'Assemblée générale de l'ONU. Et puis, toujours d'après 24 heures, celui qui serait pressenti pour occuper le poste de Premier ministre, c'est Amadou Ba, ancien ministre de l'Économie et des Affaires étrangères. La colère de « Mimi » En attendant, il y en a une qui ne décolère pas… C'est l'ancienne Premier ministre, Aminata Touré… « Mimi Touré descend Macky Sall », lance le site d'information Senego. La dame de fer, comme on la surnomme parfois, accuse le président d'avoir favorisé l'élection au perchoir d'Amadou Mame Diop, pour des raisons familiales… Les deux hommes ont en effet des liens de cousinage. « Aminata Touré s'attendait à être candidate, mais malheureusement, affirme le siteDakar Actu, le président Sall a préféré mettre en lice un proche de la famille. Un député sorti du chapeau du président de la République qui n'avait jamais auparavant brillé par ses faits d'armes... » « La tête de liste nationale de Benno Bokk Yaakaara a donc boudé le scrutin, relève le quotidien Enquête. Une situation qui fait couler beaucoup d'encre et de salive, et interroge sur son avenir politique au sein de la majorité présidentielle. Certains parlent d'une cassure entre elle et le président Macky Sall. Pour d'autres, ce n'est pas le moment de parler de séparation. En fin de compte, conclut Enquête, tout dépendra du chef de l'État et des nouvelles missions dont il chargera Mimi Touré, pour faire passer la pilule de la présidence de l'Assemblée nationale. »

Revue de presse Afrique
À la Une: une rentrée parlementaire sous haute tension au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 13, 2022 3:53


« Après 10 tours d'horloge et d'intenses discussions, l'Assemblée nationale a suspendu hier la suite de la rentrée parlementaire, pointe le site d'information Dakar Actu. La mise en place du bureau se poursuivra ce matin à 11h. C'est ce qu'a indiqué le nouveau président de l'Assemblée, Amadou Mame Diop, après son élection par les 83 députés de la majorité présidentielle. Pour rappel, poursuit Dakar Actu, les partis d'opposition, Yewwi Askan Wi et Wallu Sénégal, se sont abstenus de voter après avoir dénoncé la procédure d'installation. Des échauffourées et même de fortes bagarres ont éclaté dans l'hémicycle au regret d'une grande majorité de Sénégalais. » Personnalités « bouillantes » En effet, « les gendarmes ont envahi l'hémicycle, s'exclame le site d'information Rewmi. À peine le vote pour élire le président de l'Assemblée nationale avait-il démarré que les députés de l'opposition, dont Guy Marius Sagna, ont jeté leur bulletin de vote par terre, au lieu de le mettre dans l'urne. Pour faire bouger les choses, les gendarmes ont donc envahi l'hémicycle, devant les caméras de la RTS. »  « Assemblée nationale : Amadou Mame Diop hérite du perchoir… au bout d'une journée chaotique, constate Seneweb. Il aura la tâche immense de tenir en respect un hémicycle rempli de personnalités bouillantes. » Bataille pour les postes ? Pour sa part, l'ancien ministre de l'Énergie sous le président Macky Sall, Thierno Alassane Sall, aujourd'hui simple député, exprime son inquiétude dans les colonnes du quotidien 24 Heures : « les nouveaux élus ne sont intéressés que par les postes, affirme-t-il. Et pire, ils ont choisi de le faire devant les Sénégalais. La rupture tant annoncée ne sera pas au rendez-vous. Pendant que les Sénégalais sont dans des difficultés, leurs députés sont là à se chamailler. » Qui de 2024 ? Le site d'information Seneplus  hausse le ton : « quand un président de séance parlementaire peut faire appel aux forces de l'ordre pour surveiller, contenir et organiser l'élection du président de l'Assemblée, cela peut s'apparenter à un coup d'État. Rampant, debout… En mouvement vers 2024. Ce 12 septembre annonce en effet ce qui se passera à coup sûr à la présidentielle de 2024, s'exclame Seneplus. Quand on fait intervenir les gendarmes pour l'élection du bureau de l'Assemblée, recourir à l'armée pour imposer une troisième candidature (à la présidentielle) ne relève plus de l'impossible… » Coude-à-coude… « Combat de boxe inédit sur le ring de l'Assemblée nationale sénégalaise ! », lance de son côté WakatSéra au Burkina Faso. « Un combat qui a mis aux prises les députés du pouvoir à ceux d'une opposition éclatée qui s'est retrouvée avec plusieurs candidats dans la course à la succession de Moustapha Niasse. Les pugilistes de Yewwi Askan Wi et de Wallu Sénégal, qui avaient mis dans leur escarcelle commune 80 sièges à l'issue des récentes législatives, n'ont pas pu boxer sous les mêmes couleurs de l'opposition réunie. Pourtant, ensemble, rappelle WakatSéra, ils avaient tutoyé le parti présidentiel, Benno Bokk Yakaar, qui a engrangé 82 élus, arrachant de justesse la majorité absolue grâce au renfort d'un faiseur de roi nommé Pape Diop. Finalement, en ce jour de vote du patron de l'Assemblée, les opposants ont jeté l'éponge donnant une victoire sans gloire au champion de la majorité, en l'occurrence, Amadou Mame Diop qui devient le patron du ring, pardon de l'hémicycle, avec 83 voix pour 84 votants. » Maturité démocratique ? Finalement, pointe Le Pays, toujours au Burkina Faso, « la configuration de l'Assemblée révèle le dynamisme de la démocratie sénégalaise. Au contraire de ce que bien des Parlements africains nous ont habitués à voir, avec des majorités écrasantes de députés du parti au pouvoir, ici, l'écart est très faible. Ce qui traduit la maturité politique du peuple sénégalais (…). Les Sénégalais qui ont montré qu'ils n'entendaient pas laisser les mains libres au président Macky Sall pour faire ce qu'il voulait, mais que, bien au contraire, ils entendaient, à travers le grand nombre des députés de l'opposition, avoir un droit de regard sur les affaires politiques de leur pays, et exercer un contrôle plus serré sur l'action gouvernementale. »

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À la Une: une rentrée parlementaire sous haute tension au Sénégal

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Play Episode Listen Later Sep 13, 2022 3:53


« Après 10 tours d'horloge et d'intenses discussions, l'Assemblée nationale a suspendu hier la suite de la rentrée parlementaire, pointe le site d'information Dakar Actu. La mise en place du bureau se poursuivra ce matin à 11h. C'est ce qu'a indiqué le nouveau président de l'Assemblée, Amadou Mame Diop, après son élection par les 83 députés de la majorité présidentielle. Pour rappel, poursuit Dakar Actu, les partis d'opposition, Yewwi Askan Wi et Wallu Sénégal, se sont abstenus de voter après avoir dénoncé la procédure d'installation. Des échauffourées et même de fortes bagarres ont éclaté dans l'hémicycle au regret d'une grande majorité de Sénégalais. » Personnalités « bouillantes » En effet, « les gendarmes ont envahi l'hémicycle, s'exclame le site d'information Rewmi. À peine le vote pour élire le président de l'Assemblée nationale avait-il démarré que les députés de l'opposition, dont Guy Marius Sagna, ont jeté leur bulletin de vote par terre, au lieu de le mettre dans l'urne. Pour faire bouger les choses, les gendarmes ont donc envahi l'hémicycle, devant les caméras de la RTS. »  « Assemblée nationale : Amadou Mame Diop hérite du perchoir… au bout d'une journée chaotique, constate Seneweb. Il aura la tâche immense de tenir en respect un hémicycle rempli de personnalités bouillantes. » Bataille pour les postes ? Pour sa part, l'ancien ministre de l'Énergie sous le président Macky Sall, Thierno Alassane Sall, aujourd'hui simple député, exprime son inquiétude dans les colonnes du quotidien 24 Heures : « les nouveaux élus ne sont intéressés que par les postes, affirme-t-il. Et pire, ils ont choisi de le faire devant les Sénégalais. La rupture tant annoncée ne sera pas au rendez-vous. Pendant que les Sénégalais sont dans des difficultés, leurs députés sont là à se chamailler. » Qui de 2024 ? Le site d'information Seneplus  hausse le ton : « quand un président de séance parlementaire peut faire appel aux forces de l'ordre pour surveiller, contenir et organiser l'élection du président de l'Assemblée, cela peut s'apparenter à un coup d'État. Rampant, debout… En mouvement vers 2024. Ce 12 septembre annonce en effet ce qui se passera à coup sûr à la présidentielle de 2024, s'exclame Seneplus. Quand on fait intervenir les gendarmes pour l'élection du bureau de l'Assemblée, recourir à l'armée pour imposer une troisième candidature (à la présidentielle) ne relève plus de l'impossible… » Coude-à-coude… « Combat de boxe inédit sur le ring de l'Assemblée nationale sénégalaise ! », lance de son côté WakatSéra au Burkina Faso. « Un combat qui a mis aux prises les députés du pouvoir à ceux d'une opposition éclatée qui s'est retrouvée avec plusieurs candidats dans la course à la succession de Moustapha Niasse. Les pugilistes de Yewwi Askan Wi et de Wallu Sénégal, qui avaient mis dans leur escarcelle commune 80 sièges à l'issue des récentes législatives, n'ont pas pu boxer sous les mêmes couleurs de l'opposition réunie. Pourtant, ensemble, rappelle WakatSéra, ils avaient tutoyé le parti présidentiel, Benno Bokk Yakaar, qui a engrangé 82 élus, arrachant de justesse la majorité absolue grâce au renfort d'un faiseur de roi nommé Pape Diop. Finalement, en ce jour de vote du patron de l'Assemblée, les opposants ont jeté l'éponge donnant une victoire sans gloire au champion de la majorité, en l'occurrence, Amadou Mame Diop qui devient le patron du ring, pardon de l'hémicycle, avec 83 voix pour 84 votants. » Maturité démocratique ? Finalement, pointe Le Pays, toujours au Burkina Faso, « la configuration de l'Assemblée révèle le dynamisme de la démocratie sénégalaise. Au contraire de ce que bien des Parlements africains nous ont habitués à voir, avec des majorités écrasantes de députés du parti au pouvoir, ici, l'écart est très faible. Ce qui traduit la maturité politique du peuple sénégalais (…). Les Sénégalais qui ont montré qu'ils n'entendaient pas laisser les mains libres au président Macky Sall pour faire ce qu'il voulait, mais que, bien au contraire, ils entendaient, à travers le grand nombre des députés de l'opposition, avoir un droit de regard sur les affaires politiques de leur pays, et exercer un contrôle plus serré sur l'action gouvernementale. »

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Macky Sall: Will Europe walk the talk on Africa's climate crisis? | Talk to Al Jazeera

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Play Episode Listen Later Sep 10, 2022 24:55


The continent of Africa generates only two to three percent of the world's carbon dioxide emissions. Yet, Africans are suffering some of the worst effects of the global climate emergency: from droughts to floods, food shortages, and loss of livelihoods for millions of people.African leaders travelled to Rotterdam in the Netherlands to attend the Africa Adaptation Summit, hoping to lay the foundation for tackling a harsher and unpredictable climate.But, while some European countries sent delegations, no Western leader attended the sessions.Will the West own up to its responsibility for Africa's climate crisis? Senegalese President, Macky Sall, talks to Al Jazeera.Subscribe to our channel http://bit.ly/AJSubscribeFollow us on Twitter https://twitter.com/AJEnglishFind us on Facebook https://www.facebook.com/aljazeeraCheck our website: http://www.aljazeera.com/Check out our Instagram page: https://www.instagram.com/aljazeeraenglish/@AljazeeraEnglish#Aljazeeraenglish#News

Revue de presse Afrique
À la Une: Elizabeth II l'Africaine

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 3:32


Vibrant hommage, naturellement, de la presse anglophone, mais aussi de la francophone. Témoin, en République démocratique du Congo, la Une du journal Le Nouvel Observateur. « La reine Elizabeth II a tiré sa révérence !!! », peut-on y lire. Ce journal kinois rappelle qu'à l'occasion du dernier jubilé de la reine, la Chargée d'affaires du Royaume-Uni en RDC a souligné le fait qu'au cours du règne d'Elizabeth II, « le Royaume-Uni a mis fin au colonialisme qui a causé du tort à plusieurs nations ». Au Burkina Faso, le journal Aujourd'hui évoque le voyage de la reine au Ghana, en 1961 « contre l'avis du palais et de la presse britannique. Et pour cause, une semaine avant ce déplacement, Kwame Nkrumah avait été victime d'un attentat. En outre, Kwame Nkrumah était taxé de satrape qui emprisonnait ses opposants. Malgré tout, Queen Elizabeth II fera le voyage dans l'ex-Gold Coast et sera bien accueillie par les populations et réussira même à empêcher la sortie du Ghana du Commonwealth. En outre, elle pèsera de tout son poids pour que les États-Unis d'Amérique qui voulaient geler leurs aides au Ghana (pour proximité avec la Russie) reconsidèrent leurs positions et à poursuivre le financement des projets (comme le barrage de la Volta) ». « L'Afrique pleure "sa" reine ! », enchérit le quotidien WakatSera. « Sa reine » ? « Certes, la presque centenaire (…) n'était pas une reine africaine, mais c'est en Afrique qu'elle est devenue reine d'Angleterre, rappelle ce journal ouagalais. C'est alors qu'elle séjournait au Kenya que son époux, le prince Philip avec qui elle a partagé presque toute son existence, lui a annoncé la mort de son père, le roi Georges VI, emporté par un cancer de poumon. Elizabeth n'avait que 25 ans ! » Dancing queen Souvenirs, souvenirs, encore avec des pas de danse dans les bras de Kwame Nkrumah. C'était il y a pile 61 ans. Et WakatSera n'a pas davantage oublié. Elizabeth II « va même oser briser bien des mythes, s'offrant au passage une danse dans les bras du panafricaniste célèbre, le Ghanéen Kwame Nkrumah (…) Et ce n'était que le début de la fin de bien des tabous, la reine d'Angleterre ayant opté de se rendre en Zambie, en 1979 malgré l'opposition de la Première ministre britannique de l'époque, Margaret Thatcher, la "Dame de fer". Ce sera, du reste, l'occasion pour la reine Elizabeth II de renforcer ce lien avec l'Afrique et de mettre en exergue son aversion pour les inégalités et la ségrégation, en présidant la signature de la Déclaration de Lusaka sur le racisme et les discriminations. Et pour marquer ce refus contre l'apartheid, la reine de la longévité, de la santé et qui a bien vieilli en menant le bon combat, ne mettra pas les pieds pendant une quarantaine d'années en Afrique du Sud où le régime de l'apartheid, qui a fait de l'oppression des noirs son sens d'exister, faisait la pluie et le beau temps. Cependant, la reine et le leader de l'ANC, Nelson Mandela, se vouaient une considération mutuelle », énonce WakatSera. En Côte d'Ivoire, l'annonce du décès de la reine d'Angleterre est hissée à la Une des quotidiens Fraternité Matin, Le Patriote, L'Inter, Dernière Heure Monde, Le Nouveau Réveil, Le Bélier, Notre Voie ou encore Le Miroir. Au Sénégal, les quotidiens EnQuête et 24 Heures signalent aussi en Une la disparition d'Elizabeth II, 24 Heures pointant les condoléances du président Macky Sall, qui a notamment salué le « parcours exceptionnel d'une illustre défunte ».

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À la Une: Elizabeth II l'Africaine

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Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 3:32


Vibrant hommage, naturellement, de la presse anglophone, mais aussi de la francophone. Témoin, en République démocratique du Congo, la Une du journal Le Nouvel Observateur. « La reine Elizabeth II a tiré sa révérence !!! », peut-on y lire. Ce journal kinois rappelle qu'à l'occasion du dernier jubilé de la reine, la Chargée d'affaires du Royaume-Uni en RDC a souligné le fait qu'au cours du règne d'Elizabeth II, « le Royaume-Uni a mis fin au colonialisme qui a causé du tort à plusieurs nations ». Au Burkina Faso, le journal Aujourd'hui évoque le voyage de la reine au Ghana, en 1961 « contre l'avis du palais et de la presse britannique. Et pour cause, une semaine avant ce déplacement, Kwame Nkrumah avait été victime d'un attentat. En outre, Kwame Nkrumah était taxé de satrape qui emprisonnait ses opposants. Malgré tout, Queen Elizabeth II fera le voyage dans l'ex-Gold Coast et sera bien accueillie par les populations et réussira même à empêcher la sortie du Ghana du Commonwealth. En outre, elle pèsera de tout son poids pour que les États-Unis d'Amérique qui voulaient geler leurs aides au Ghana (pour proximité avec la Russie) reconsidèrent leurs positions et à poursuivre le financement des projets (comme le barrage de la Volta) ». « L'Afrique pleure "sa" reine ! », enchérit le quotidien WakatSera. « Sa reine » ? « Certes, la presque centenaire (…) n'était pas une reine africaine, mais c'est en Afrique qu'elle est devenue reine d'Angleterre, rappelle ce journal ouagalais. C'est alors qu'elle séjournait au Kenya que son époux, le prince Philip avec qui elle a partagé presque toute son existence, lui a annoncé la mort de son père, le roi Georges VI, emporté par un cancer de poumon. Elizabeth n'avait que 25 ans ! » Dancing queen Souvenirs, souvenirs, encore avec des pas de danse dans les bras de Kwame Nkrumah. C'était il y a pile 61 ans. Et WakatSera n'a pas davantage oublié. Elizabeth II « va même oser briser bien des mythes, s'offrant au passage une danse dans les bras du panafricaniste célèbre, le Ghanéen Kwame Nkrumah (…) Et ce n'était que le début de la fin de bien des tabous, la reine d'Angleterre ayant opté de se rendre en Zambie, en 1979 malgré l'opposition de la Première ministre britannique de l'époque, Margaret Thatcher, la "Dame de fer". Ce sera, du reste, l'occasion pour la reine Elizabeth II de renforcer ce lien avec l'Afrique et de mettre en exergue son aversion pour les inégalités et la ségrégation, en présidant la signature de la Déclaration de Lusaka sur le racisme et les discriminations. Et pour marquer ce refus contre l'apartheid, la reine de la longévité, de la santé et qui a bien vieilli en menant le bon combat, ne mettra pas les pieds pendant une quarantaine d'années en Afrique du Sud où le régime de l'apartheid, qui a fait de l'oppression des noirs son sens d'exister, faisait la pluie et le beau temps. Cependant, la reine et le leader de l'ANC, Nelson Mandela, se vouaient une considération mutuelle », énonce WakatSera. En Côte d'Ivoire, l'annonce du décès de la reine d'Angleterre est hissée à la Une des quotidiens Fraternité Matin, Le Patriote, L'Inter, Dernière Heure Monde, Le Nouveau Réveil, Le Bélier, Notre Voie ou encore Le Miroir. Au Sénégal, les quotidiens EnQuête et 24 Heures signalent aussi en Une la disparition d'Elizabeth II, 24 Heures pointant les condoléances du président Macky Sall, qui a notamment salué le « parcours exceptionnel d'une illustre défunte ».

5min En Chine PRT
Macky Sall/Tidjane Thiam : comment trouver l'argent de l'émergence africaine – « Il faut alléger notre dette »

5min En Chine PRT

Play Episode Listen Later Aug 22, 2022 4:22


Fais pas Chier_T'es Toxic ProMax
MALI: LE COLONEL ASSIMI GOÏTA NE SOIS PAS DÉTOURNÉ OH TOI DIGNE FILS DE MA TERRE = ARRÊTE LES NÉGOCIATIONS AVEC MACKY SALL c'est un salaud

Fais pas Chier_T'es Toxic ProMax

Play Episode Listen Later Aug 20, 2022 0:41


Revue de presse Afrique
À la Une: la majorité absolue «ric-rac» au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 12, 2022 4:11


La coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar a finalement atteint la majorité absolue à l'Assemblée nationale. À une voix près ! Celle du député Pape Diop, ancien maire de Dakar, qui mène la coalition Bokk Gis Gis, et qui, sans surprise, rejoint le président Macky Sall. Le camp au pouvoir cumule désormais 83 sièges sur 165. Majorité des plus inconfortables, car l'alliance de l'opposition compte, rappelons-le, 80 sièges. Pape Diop « renouvèle l'assurance-vie de Macky Sall », lance en Une le journal 24 Heures. Pour autant, « le tour n'est pas (…) joué définitivement pour Macky Sall », veut croire ce quotidien dakarois. Lequel anticipe « la défection probable des députés du BBY ». Le quotidien EnQuête n'écrit pas autre chose. « Pape Diop sauve-t-il le "Macky" ? », interroge en Une cet autre journal sénégalais.  Et puis, question : comment s'est effectué le ralliement de Pape Diop à Macky Sall ? Pas par l'entremise du calife général des Mourides, en tout cas, assure le site Seneweb. Et ce « même si le leader du parti Bokk Gis Gis a été reçu, avant-hier, à Diourbel par Serigne Mountakha Mbacké ». Le Kenya au-dessous du volcan Trois jours après le vote, les Kényans attendent toujours avec beaucoup d'impatience le nom du vainqueur à l'élection présidentielle. Raila Odinga et William Ruto sont au coude à coude. C'est ce que pointe, en France, le journal Le Monde Afrique. « Les deux autres candidats en lice ne devraient pas obtenir plus de quelques pourcents. Si aucun des deux favoris ne recueille plus de 50 % des voix, le Kenya connaîtra pour la première fois un second tour à la présidentielle », souligne ce quotidien français. Raila Odinga et William Ruto ont tous deux assuré durant la campagne qu'ils reconnaîtraient les résultats de la présidentielle. Mais le Kenya « redoute d'être une nouvelle fois happé dans une saga post-électorale dont il est familier, tous les scrutins ayant été contestés depuis 2002 dans ce pays considéré comme un point d'ancrage démocratique en Afrique de l'Est », prévient Le Monde Afrique L'affaire de la BCEAO, polémique ivoirienne En Côte d'Ivoire, le RHDP d'Alassane Ouattara a répondu le 11 août aux récentes prises de position du PPA-CI, le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, à la suite de la grâce présidentielle qui lui a été accordée lors du 62e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, en évoquant notamment l'affaire dite du « braquage » de la BCEAO lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Et ce vendredi matin, la presse ivoirienne s'en fait l'écho. Ainsi, le journal Le Matin signale-t-il que « le RHDP démonte les contrevérités du PPA-CI ». À sa Une, ce quotidien proche du pouvoir souligne la déclaration, hier, du ministre d'État Adjoumani Kobénan, porte-parole du RHDP, qui a dit que « la plainte de la Banque (n'était) pas nécessaire pour poursuivre Gbagbo », dans cette affaire. Justement. Pour le journal Le Temps, proche de Laurent Gbagbo, cette déclaration vient contredire le président ivoirien. « Après 12 ans, le RHDP contredit Ouattara » en reconnaissant, par la voix de son porte-parole, que « la BCEAO n'a pas porté plainte… » contre le président Gbagbo. Ambiance. Militaires ivoiriens arrêtés au Mali : le message des jeunes Des organisations de jeunesse se sont mobilisées, le 11 août, à Port-Bouet, près d'Abidjan, en faveur de la libération des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali. Des jeunes pro-RHDP se sont réunis pour envoyer un message aux autorités maliennes de transition, alors que la détention de ces membres des forces spéciales ivoiriennes se prolonge à présent depuis un bon mois. Étaient représentés des militants de La Coalition nationale pour le sursaut, des mouvements Action 2020 et Force 2015 ou encore de La Coalition des mouvements pour la paix, l'emploi-jeune et le développement. Tous en appellent à la libération des 49 soldats ivoiriens toujours détenus au Mali.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'alliance d'opposition sénégalaise met Macky Sall en échec

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2022 4:39


Stratégie gagnante pour l'alliance d'opposition au Sénégal. Le camp présidentiel « Benno Bokk Yakaar » n'obtient qu'une majorité relative aux élections législatives. Une fois encore, une mécanique d'alliance vient de faire la démonstration de son efficacité face au pouvoir… 82 sièges de députés pour la majorité sortante au Sénégal, c'est 43 de moins qu'il y a cinq ans. À l'inverse, les coalitions d'opposition « Yewwi Askan Wi », menée entre autres par Ousmane Sonko, et « Wallu Sénégal », de l'ancien président Abdoulaye Wade, remportent respectivement 56 et 24 sièges, soit 80 au total pour cette alliance. « Pour la première fois de son histoire, le parti au pouvoir n'obtient pas la majorité absolue », admet le quotidien EnQuête. Journal dakarois dans lequel un ancien ministre et proche collaborateur du président Macky Sall admet qu'il s'agit d'une « défaite ». Laquelle signe, dit-il, « la fin de l'illusion » d'un troisième mandat de Macky Sall. C'est « l'humiliation suprême ! », lance en Une le journal sénégalais 24 Heures. « L'ogre Benno Bokk Yaakaar est tombé de son Olympe », formule ce quotidien dakarois. Lequel souligne que Benno Bokk Yakaar « est minoritaire au niveau des suffrages valablement exprimés ». Selon 24 Heures, « le signal envoyé par le peuple sénégalais est clair (…) Malgré l'énorme armada de l'appareil d'État, les embuches parlementaires attendent Macky Sall et son gouvernement. (…) Ça ressemble fort à une fin de l'exercice solitaire et narcissique d'un pouvoir hypertrophié ». C'est une « percée fulgurante » de l'opposition, admet, au Burkina Faso, le quotidien Wakat Séra. Selon ce journal ouagalais, ces législatives sont « en réalité comme le premier tour de la présidentielle de 2024 » au Sénégal. « Les grandes manœuvres sont, sans doute, déjà enclenchées », estime Wakat Séra. Soutien fortement documenté du Rwanda au M23 En République démocratique du Congo, les experts des Nations unies confirment la présence de troupes rwandaises aux côtés des rebelles dans l'est de la RDC. « L'ONU enfonce le Rwanda », lance La Tempête des tropiques. Comme le souligne ce tabloïd congolais, les preuves du soutien du Rwanda au M23 sont « tangibles ». Pour le quotidien L'Avenir, pas de doute, les Nations unies ont « lâché le Rwanda », le journal La République estimant en écho que ce rapport de l'ONU vient « crucifier le président rwandais, Paul Kagamé », rapporte Radio Okapi. En France, le quotidien Libération consacre quatre pages à la publication d'un reportage très fouillé dans l'est de la RDC qui « replonge dans la guerre des collines ». Et Libé souligne que la rébellion du M23 est belle et bien « soutenue par le Rwanda ». De quoi, en tout cas, « apporter de l'eau au moulin des autorités de Kinshasa », admet le journal ouagalais Le Pays, en se demandant pourquoi la RDC fait « l'objet de tant d'agressions extérieures, notamment de la part de ses voisins ? ». Selon Le Pays, la RDC « a toujours fait l'objet de convoitises si bien que certains de ses dirigeants ont été victimes d'un complot international qui leur a couté la vie. Le cas le plus édifiant est celui de Patrice Lumumba », rappelle Le Pays. La fête de l'indépendance ivoirienne, avec ou sans Bédié et Gbagbo En Côte d'Ivoire, les festivités marquant le 62e anniversaire de l'accession du pays à l'indépendance, ce dimanche, vont bon train à Yamoussoukro, la capitale. Mais les ex-présidents Bédié et Gbagbo y seront-ils ? C'est toute la question. En attendant les parades militaires prévues ce jour-là, et dont les derniers réglages sont prévus aujourd'hui, le journal L'Intelligent d'Abidjan a constaté sur place que « tout est aux couleurs du drapeau national "Orange-Blanc-Vert" (…) Des pagnes et des polos pour célébrer l'indépendance s'arrachent comme de petits pains ». Mais, en effet, en marge de ces festivités, une partie de la presse ivoirienne se demande si le président Ouattara va ou non annoncer des mesures encourageant la réconciliation nationale. C'est le cas, par exemple, du quotidien Dernière Heure Monde, qui expose à ses lecteurs « les "bonnes nouvelles" qu'on attend de Ouattara ». Avec, à la clé, la présence – ou non – des ex-présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, dimanche, à Yamoussoukro.

DW em Português para África | Deutsche Welle
3 de Agosto de 2022 - Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Aug 3, 2022 19:54


Caso BESA: Empresário angolano, Álvaro Sobrinho, continuará a usar todos os recursos para escapar à justiça, diz investigadora. Em Angola, hospital provincial do Namibe regista alto índice de abandono de cadáveres na morgue. Senegal aguarda resultados preliminares oficiais das legislativas quando aumentam rumores de uma possível recandidatura de Macky Sall.

Journal de l'Afrique
Législatives au Sénégal : patience et surenchère avant les résultats

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Aug 2, 2022 10:53


À l'issue des législatives au Sénégal, chaque camp revendique la victoire. Le clan présidentiel assure qu'il a obtenu la majorité à l'Assemblée. Faux, lui répond l'opposition, qui souhaite contraindre le président en exercice Macky Sall à la cohabitation. Les résultats devraient être connus d'ici vendredi.

DW em Português para África | Deutsche Welle
1 de Agosto de 2022 - Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Aug 1, 2022 19:55


Ao fim da primeira semana, fazemos um balanço da campanha eleitoral que arrancou no dia 24 de julho em Angola. No Senegal, resultados provisórios dão vitória ao partido do Presidente Macky Sall nas eleições legislativas. Ainda neste jornal, não perca mais um episódio da radionovela Learning by Ear - Aprender de Ouvido.

Revue de presse Afrique
À la Une: les élections législatives au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 1, 2022 4:21


Le scrutin était organisé le 31 juillet. Pas de résultat globaux officiels pour le moment, mais des premières tendances. Et déjà le pouvoir revendique « une victoire sans appel », dans 30 départements sur 46 tandis que les deux principaux blocs de l'opposition Yewwi Askan wi et Wallu Sénégal semblent gagner du terrain. « Beno revendique la victoire, Yewwi crie au hold-up ». « Ça sent le roussi », titre Walf quotidien qui présage un peu plus loin : « ça sent la cohabitation ». Seneweb n'hésite pas à parler de « bérézina » de « débâcle (…) cuisante » pour la coalition au pouvoir. Précisant, « si à Dakar, Touba, Ziguinchor la victoire de l'opposition était entendue, grande a été la surprise de voir l'inter-coalition Yewwi-Wallu renverser littéralement la tendance dans des départements comme Louga avec des scores sans appel ». « Au finish, le pouvoir perd une bonne partie de son grenier électoral », conclut l'article. Le quotidien burkinabè Aujourd'hui au Faso va encore plus loin. Il évoque une « fessée électorale » de Yewwi-Walu administrée à Benno Bokk Yakaar. Une analyse qui pourrait encore être démentie dans les heures à venir, on attend encore les résultats définitifs. « En réalité, si le scrutin est législatif, l'enjeu, lui, était national puisqu'il se tient à moins de deux ans de la prochaine présidentielle et c'est une occasion pour toutes les formations politiques de jauger leurs forces à quelques 19 mois de l'échéance », rappelle L'Observateur. Mais l'enjeu, même à plus court terme, est de taille autour de l'hémicycle pour WakatSera qui rappelle dans son édito : « Ce n'est pas un secret, le pouvoir compte mettre toutes ses forces dans la bataille électorale pour garder la main sur cette institution, centre névralgique, s'il en est, de la démocratie. » « On espère que Macky Sall, même s'il évite une cohabitation explosive au sortir de ce scrutin législatif, ne tentera pas d'enfourcher le même cheval que ses deux voisins du Sud, Alassane Ouattara et Alpha Condé, et qu'il connait très bien et répète à l'envi la citation apocryphe selon laquelle "ceux qui peuvent vous faire croire aux absurdités, peuvent vous faire commettre des énormités" », peut-on lire dans cet autre article du Pays. Violences en Guinée Le journal burkinabè WakatSéra compare justement les situations dans la zone, « si les législatives de tous les dangers se sont déroulées sans incident majeur, selon le président de la Commission électorale nationale autonome, en Guinée voisine, plus rien ne va. [...] La junte militaire au pouvoir en Guinée se livre à un musellement en bonne et due forme du peuple. [...] Sénégal et Guinée, deux voisins, deux trajectoires si contraires ! Et c'est l'Afrique de l'Ouest qui rit et pleure en même temps ! » Les 28 et 29 juillet, de violentes manifestations à Conakry ont fait au moins cinq morts, selon les organisateurs. Un seul selon les autorités et trois selon l'OGDH. Les différentes coalitions parlent de répression. Le Pays voit dans le colonel Mamady Doumbouya, « un tyran hors pair, au point qu'il n'hésite pas à réprimer dans le sang, les manifestations de rue pacifiques. Présenté au départ comme un libérateur pour ne pas dire un sauveur, Doumbouya s'est révélé pire qu'Alpha Condé qu'il a renversé en septembre 2021, et qu'il n'a de cesse de vouer aux gémonies. [...] Le colonel Doumbouya gagnerait à changer son fusil d'épaule, en initiant un dialogue constructif, fécond et inclusif avec les forces vives à l'effet de discuter des questions qui préoccupent la Guinée », préconise-t-il. « À lui de savoir raison garder, pour ne pas anéantir les derniers espoirs placés en son pouvoir, pour sortir la Guinée de l'ornière », conseille pour sa part Guinée News dans son édito. Manifestations dans l'est de la RDC « Les manifestations contre la Monusco ont dégénéré la semaine dernière. » 7 sur 7 CD reprend une déclaration de la Monusco qui revient sur les tout derniers heurts, le 31 juillet « des militaires de la Brigade d'Intervention de la force Monusco de retour de congés, ont ouvert le feu au poste frontalier pour des raisons inexpliquées et forcé le passage. » C'était à Kasindi. Trois personnes sont mortes. Dans un communiqué de presse rendu public et transmis à POLITICO.CD, le 31 juillet au soir, le gouvernement de la République démocratique du Congo condamne ces violences et assure que « des dispositions requises sont en cours pour assurer la prise en charge matérielle et judiciaire consécutive à ce drame ».

SBS News Updates
AM Bulletin 1 August 2022

SBS News Updates

Play Episode Listen Later Jul 31, 2022 4:53


A prominent Yolngu leader calls the prime minister's plans for Indigenous constitutional change 'hopeless'; An election threatens the stability of Senegal as president Macky Sall tries to control the growing opposition; In sport, swimmer Emma McKeon breaks the record for the Australian with the most gold medals at the Commonwealth Games.

Invité Afrique
Sénégal: «Ces législatives sont un échauffement avant la présidentielle de 2024»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 29, 2022 4:25


Dernier jour de campagne ce vendredi 29 juillet au Sénégal, avant les élections législatives de dimanche. Ces dernières semaines, les candidats de la majorité Benno Bokk Yaakaar ont essentiellement vanté le bilan du président Macky Sall. La principale coalition de l'opposition, Yewwi Askan Wi, menée par Ousmane Sonko -qui lui-même ne peut pas être candidat- vise à lui imposer une cohabitation. Quels sont les principaux enjeux de ce scrutin, le dernier avant la présidentielle prévue en 2024 ? Le docteur Mamadou Lamine Sarr, enseignant en sciences politiques à l'université virtuelle du Sénégal, répond aux questions de Charlotte Idrac. RFI : Quel premier bilan faites-vous de cette campagne pour les législatives ? Mamadou Lamine Sarr : Je pense que c'est une campagne assez terne, parmi les campagnes qui se sont déroulées ces dernières décennies c'est peut-être la campagne la moins intéressante, on va dire ça comme ça, qui a moins sollicité en tout cas de débats publics, qui a moins, à mon avis, amené d'engouement au niveau de la population. Il y a des programmes qui sont rédigés, etcetera, mais les partis n'ont pas réussi à mobiliser l'opinion. Je pense que les gens ont la tête aux élections de 2024, et donc tous les débats politiques actuels sont monopolisés par cette élection présidentielle-là. D'ailleurs, les deux principales figures qui sont sur le devant de la scène c'est le président Macky Sall et c'est Ousmane Sonko, alors même qu'ils ne sont pas investis, ils ne sont pas candidats. Tout à fait, et ça démontre justement cette vampirisation. On a des candidats possibles à l'élection présidentielle prochaine qui sont présents dans les discours, dans les postures des différentes coalitions et tout l'enjeu par exemple pour l'opposition ou pour le parti au pouvoir, c'est cette fameuse cohabitation qui, je le rappelle, peut ne pas avoir lieu. Même en cas de défaite par exemple du camp présidentiel, le président de la République n'est pas tenu, aujourd'hui, de nommer un Premier ministre, déjà, et ensuite de nommer un Premier ministre qui serait issu du Parlement. Donc le fait de vouloir faire de cette cohabitation-là un enjeu de ces législatives-là, des deux bords,a constitué à mon avisune erreur qui illustre un peu tout ce qu'on a dit sur la présence en arrière-plan de l'élection présidentielle de 2024. L'une des thématiques aussi qui a été mise en avant par l'opposition c'est celle d'un refus d'une éventuelle troisième candidature du président Macky Sall en 2024, qu'est-ce que vous pensez de cet argument, est-ce que cette question devrait être tranchée finalement ? Oui, l'opposition a peut-être raison de soulever cette question-là, mais est-ce que c'est la bonne période au milieu des législatives de soulever cette question-là ? Mais le fait d'être dans cette perspective-là, dans cet environnement-là où on ne sait pas si le président Macky Sall va se présenter ou pas, à mon avis n'a pas toujours de bonnes répercussions, ni pour l'opposition, ni pour le parti présidentiel ni pour l'opinion publique sénégalaise. Tout cela, encore une fois, démontre l'omniprésence de l'élection présidentielle de 2024. On est dans une sorte d'échauffement ? Oui, je pense que les gens se préparent, c'est un échauffement comme pour les sportifs, parce que notre système présidentiel, notre régime politique veut cela et que le président de la République est au cœur de l'action politique au Sénégal. Est-ce que vous êtes surpris par cette bipolarisation avec ces élections-là entre Benno Bokk Yaakaar et Yewwi Askan Wi ? Non, pas du tout, parce qu'au vu de l'évolution des derniers scrutins, à un moment donné on s'est dit que le président Macky Sall n'avait plus d'opposants en face de lui, et la venue de Sonko a un peu bouleversé les cartes. C'est un « phénomène politique » comme on dit, qui a un certain engouement, une certaine popularité, et donc beaucoup de gens frustrés par les politiques du gouvernement, ou en tout cas l'évolution du Sénégal depuis 2012, se sont reconnus à travers Sonko. Ça a toujours été comme ça dans l'histoire politique du Sénégal, on a eu des affrontements Senghor -Dia, ensuite on a eu Diouf- Wade, ensuite on a eu Wade et la coalition de Macky Sall, aujourd'hui c'est certainement la coalition de Macky Sall et celle d'Ousmane Sonko. Est-ce que ces élections sont l'occasion pour vous de faire évoluer le rôle de l'Assemblée nationale ? Fondamentalement, je pense que les acteurs de tous bords doivent saisir cette opportunité-là de donner une autre perspective, une autre envergure au Parlement, à l'Assemblée, qui joue un rôle important, de voter des lois, mais également de contrôler l'action du gouvernement. Et donc le rôle du parlementaire en lui-même doit être valorisé davantage, doit être expliqué, compris par la population et par les différents acteurs, et je pense que ça peut aider à la consolidation, non seulement du Parlement en tant que second pouvoir du pays, mais également dans la consolidation plus générale de la démocratie sénégalaise. Quoi qu'il en soit on aura des nouvelles têtes, des nouveaux profils ? Oui, tout à fait, vu les problèmes qu'on a eu au niveau des listes, annulées ou autorisées, etcetera, vu également les nouvelles coalitions je pense qu'il y a un moyen d'avoir une assemblée nationale renouvelée, et je pense que l'Assemblée nationale doit refléter le Sénégal, le vrai Sénégal, c'est-à-dire un pays jeune, un pays où on a beaucoup de femmes, un pays avec une diversité qui va au-delà de Dakar, je pense que le Parlement doit refléter la population sénégalaise, doit refléter les ambitions et les problèmes des Sénégalais, l'inflation, la vie chère, l'éducation, la santé, l'agriculture… Tout cela doit être au cœur de l'action de la nouvelle Assemblée nationale. En tout cas, je prie pour que ce soit le cas pour les prochaines élections législatives.

Revue de presse Afrique
À la Une: la question des prisonniers politiques au Bénin

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 28, 2022 4:13


Interpellé en conférence de presse sur le retour des exilés politiques mais aussi la libération des prisonniers politiques, le président béninois Patrice Talon a répondu : « Il n'y a pas de détenus politiques au Bénin ». « Reckya Madougou, ex-garde des sceaux, et le constitutionnaliste Joël Aïvo, lesquels ont pris respectivement 20 ans et 10 ans de prison ferme, sont alors des prisonniers de droit commun ? », s'interroge La voix du Niger. Soutenant sa ligne de défense, le président de la République du Bénin affirme qu'il est « droit dans ses bottes » sur le sort de ces personnes. Par ailleurs, pour le chef de l'État béninois, ceux qui sont en exil ont choisi « de fuir leur pays, c'est pourquoi je leur demande de rentrer au pays pour "répondre de leurs actes afin d'être blanchis" ». Sûrement senti visé, l'ancien maire de Cotonou Léhady Soglo, en exil en France, n'a pas gardé le silence face aux propos du chef de l'État. Selon Léhady Soglo, le Bénin a depuis 2016 basculé dans un régime « autocratique ». « En pensant le contraire, affirme-t-il, le président Patrice Talon est dans le déni. » Il estime qu'il ne faut pas se décourager pour autant car il est nécessaire de continuer le plaidoyer et faire toucher du doigt l'intérêt de décrisper la tension sociopolitique. Cette décrispation politique, précise Léhady Soglo, passe par la libération des détenus politiques et le retour des exilés au pays. Wakat Séra note la discrétion d'Emmanuel Macron : « Sur ce sujet, le président français a compris qu'il faut discuter avec ses homologues africains en évitant d'avoir des flirts trop poussés avec leurs oppositions. À trop approcher celle-ci pour porter la bonne nouvelle de la démocratie, on irrite facilement les pouvoirs en place qui n'hésitent plus à tomber dans les bras de soupirants plus entreprenants et moins exigeants ». Une « curieuse coïncidence », relève le journal L'Événement précis La Cour de répression des infractions terroristes a libéré, le jour de la visite d'Emmanuel Macron au Bénin, 30 détenus incarcérés pour des faits de violences électorales lors de la présidentielle de l'an dernier. Ils sont 30 au total à retrouver leur liberté de mouvement, dont plusieurs acteurs politiques membres du parti des démocrates. Il y a entre autres l'ancien ministre Houdou Ali et l'activiste Nadine Okoumassou. La sécurité au centre des discussions entre Emmanuel Macron et Patrice Talon « Depuis quelques mois, des incursions sporadiques de groupes terroristes dans le nord du Bénin troublent sans aucun doute le sommeil du président Patrice Talon », note Le Pays. Pour les chiffres, il faut rappeler que depuis 2021, le Bénin a recensé une vingtaine d'attaques de groupes terroristes. Cotonou a déjà formulé des demandes d'appui à Paris dans sa croisade contre le terrorisme. Réaction favorable de l'Élysée, qui s'est dit disposé à apporter un appui aérien, du renseignement, des équipements ainsi que davantage de formations. La concrétisation d'une telle promesse suffira-t-elle à changer la donne sécuritaire au Bénin ? L'avenir nous le dira. Mais en attendant, « la requête de Cotonou devrait réjouir et requinquer le partenaire français qui, comme on le sait, se trouve depuis un certain temps de plus en plus en difficulté dans ses anciennes colonies, et particulièrement dans les pays du Sahel, sur fond de ressentiment anti-français prégnant », conclut Le Pays. « Mais qui est donc Robert Bourgi pour dicter aux Sénégalais ce qu'ils doivent faire ? » C'est le titre d'une tribune signée Ndiaga Loum, reprise par plusieurs médias sénégalais. « Qu'est-ce qui motive donc Robert Bourgi ces derniers temps ? Il commence par nous dire que les Sénégalais ne connaissent pas les qualités du président Macky Sall. Ensuite, il nous prévient des risques de collision des extrêmes en France et au Sénégal lors des prochaines élections présidentielles de 2024. Lui, le Franco-Sénégalais, "fils" de Foccart, avouait avoir incarné le "côté lugubre" de la Françafrique, mais avait, disait-il, décidé de changer depuis 2007 après un examen de conscience. Robert Bourgi, poursuivez donc votre examen de conscience ! Si le président sénégalais vous juge encore crédible pour vous écouter, c'est qu'il n'a rien compris », conclut l'universitaire Ndiaga Loum.

Revue de presse Afrique
À la Une: la demande de pardon de Blaise Compaoré à la famille de Thomas Sankara

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 27, 2022 3:50


« Un pas vers la réconciliation nationale qui intervient sur le tard », titre le quotidien Le Pays au Burkina. « Blaise Compaoré est sorti de son mutisme sur sa responsabilité dans l'assassinat de Thomas Sankara, en faisant un étonnant mea culpa, note le journal, à travers un message lu par le porte-parole du gouvernement burkinabè. » « En faisant publiquement amende honorable, l'ancien président du Faso a voulu se débarrasser du poids de ce passé lugubre », estime Le Pays. « En cette année 2022 voulue par les autorités de la transition comme année de la réconciliation nationale au Burkina, cette démarche de Blaise Compaoré est à saluer, d'autant qu'il ne formule pas de demande d'excuses, qui, d'un point de vue étymologique disculpe et met hors de faute, mais plutôt de pardon, qui prouve qu'il a enfin pris conscience et assume la nature préjudiciable de la sauvagerie que des soldats surexcités avaient exécutée en son nom et pour son compte, le 15 octobre 1987 », conclut Le Pays. Changement de ton pour L'Observateur : « En vérité, quelle que soit "la manière", il n'y a pas la moindre possibilité de rémission. Tant que Blaise Compaoré ne sera pas derrière les barreaux dans un cachot ou pendu à un croc de boucher, il n'y aura pas la moindre possibilité de rémission. Il faut pourtant qu'on y parvienne un jour, pour exorciser les démons du passé. Pendant combien de temps va-t-on encore continuer de ruminer ces haines recuites qui, en réalité, pourrissent même la vie de ceux qui les nourrissent ? », s'interroge le journal. Un déjeuner sobre plutôt qu'un dîner de gala à Yaoundé « En signe de fraternité, la présidence de la République camerounaise voulait offrir un dîner faste à la délégation française comme au bon vieux temps de l'amitié entre les deux pays. » En lieu et place, le président français a opté un sobre déjeuner. Et c'est le président français en personne qui s'est opposé au dîner de gala, d'après le journal. Emmanuel Macron a clairement indiqué à ses équipes qu'il n'est pas question de « montrer qu'il entretient des liens d'amitié avec son homologue camerounais ». « Tout faire pour que cela reste dans le cadre formel », ont souligné les services d'Emmanuel Macron. « Yaoundé n'a fait qu'exécuter. C'était à prendre ou à laisser », conclut Actu Cameroun. Emmanuel Macron est arrivé au Bénin « Une visite qui s'annonce sans grand enthousiasme », note La Nouvelle Tribune. Sans grand enthousiasme au sein de la classe politique béninoise et de l'opinion nationale. Au lieu d'une visite de travail comme l'affirme l'usage protocolaire, La Nouvelle Tribune estime qu'il s'agit d'une visite de réchauffement des relations entre ses deux pays en froid depuis quelques mois. « Autant le dire tout de suite, c'est une visite qui ne sera pas marquée d'une pierre blanche dans les annales de l'histoire contemporaine de ces deux pays. Ce ne sera pas les grandes liesses populaires comme lors des visites de François Hollande en 2015, de Jacques Chirac en 1995 ou François Mitterrand en 1983 », pense savoir La Nouvelle Tribune. Au Sénégal, la présidentielle de 2024 se joue maintenant « Les Sénégalais éliront certes leurs députés dimanche prochain. L'alliance au pouvoir fait face à deux coalitions de l'opposition qui ont émergé récemment, écrit le site d'information Afrique 21. Mais au-delà de la course à l'Assemblée nationale, c'est l'élection présidentielle de 2024 qui se jouera lors de ce scrutin. Alors que Macky Sall est censé ne pas pouvoir briguer un troisième mandat, une victoire de son camp pourrait le pousser à tenter le diable », conclut Afrique 21.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Fin de campagne au Sénégal

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 26, 2022 20:00


Dans cinq jours, les Sénégalais seront appelés aux urnes pour désigner leurs députés. L'enjeu est de taille : l'opposition va tenter d'imposer une cohabitation au Président Macky Sall. Suivez-vous la campagne ? Nous attendons vos appels et vos messages sur les réseaux sociaux. * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Revue de presse Afrique
À la Une: le sourire de Sadio Mané aux CAF Awards 2022

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 22, 2022 3:31


Il est le meilleur joueur africain de football de l'année ! L'attaquant sénégalais du Bayern Munich a reçu, le 21 juillet au soir, le trophée de la Confédération Africaine de Football (CAF), à Rabat au Maroc. « Sadio Mané a décroché le titre de joueur de l'année pour la deuxième fois consécutive », note 24 Heures. Vainqueur de la CAN, finaliste de la Ligue des champions, le Sénégalais a signé une grande saison. Son ancien coéquipier chez les Reds, Mohamed Salah, et son compatriote Edouard Mendy, complètent le podium. Sadio Mané n'avait pas de concurrent à sa taille. Le quotidien sénégalais reprend les mots de Sadio Mané, après son sacre : « "Gagner ce genre de trophée est toujours réconfortant. Mais ce n'est pas le plus important. Pour moi, c'est d'abord le collectif, et gagner une CAN restera la meilleure des choses qui m'est arrivée dans la vie" ».  Le sacre de Sadio Mané était attendu « Pas surprenant, juge WakatSéra, vu la classe avec laquelle le virtuose sénégalais a déroulé son talent ces dernières années, non seulement sur les terrains africains, mais également sur les pelouses européennes, avec son désormais ex-coéquipier de Liverpool, Mohamed Salah. Ironie du sort, c'est avec le "petit pharaon" son concurrent direct dans la course au trophée de meilleur joueur africain de l'année que l'idole de tout un peuple a tout gagné avec Liverpool, coupe d'Angleterre et coupe de la Ligue. Mais en dehors de la consécration de Sadio Mané, poursuit le site burkinabè, c'est une véritable razzia opérée par le Sénégal ». En effet, les Lions se sont simplement taillés la part du lion. Ils ont fait main basse sur les trophées les plus en vue, du titre africain de meilleure équipe nationale qui est revenu au Sénégal à celui de meilleur joueur tombé dans l'escarcelle de Sadio Mané, en passant par celui de meilleur entraîneur qui est allé au brillant Aliou Cissé. Le trophée du Meilleur jeune a été raflé par Papé Matar Sarr. La vérité de la pelouse a donc triomphé C'est en tout cas ce qu'écrit Le Pays qui met aussi en Une le couronnement de Sadio Mané : « Et ce n'est que justice pour le football, quand on sait l'attachement du public sportif mais aussi des joueurs, à ces distinctions honorifiques censées consacrer les plus méritants. Ce sacre est d'autant plus mérité que deux ans après sa première élévation à ce titre en Égypte, l'international sénégalais n'a rien perdu de sa discrétion ni de son efficacité. En plus d'être un joueur exemplaire sur et en dehors du terrain. Il est aussi connu pour ses œuvres caritatives en faveur des plus défavorisés ». Et Le Pays ajoute : « À 30 ans, le nouvel attaquant du Bayern Munich a prouvé qu'il est l'un des meilleurs joueurs du monde pouvant prétendre, sans fausse modestie, au ballon d'or ». À voir si Karim Benzema sera de cet avis.  La réaction de Macky Sall Des résultats « énormes » pour le chef de l'État sénégalais. Son tweet a été repris dans plusieurs médias, notamment par Actu Cameroun. « Le président Macky Sall envoie un message fort aux Lions : "Quelle belle moisson du football sénégalais aux CAF Awards 2022 ! Par votre vaillance et vos titres, chers Coach Aliou, Sadio Mané, Papé Matar Sarr, Papé Ousmane Sakho et la Sélection, vous avez fait du Sénégal cette belle et respectée nation du football" ». Macky Sall qui envoie aux joueurs toutes ses félicitations. Maintenant, les regards se tournent vers la Coupe du monde au Qatar, avec un premier match pour le Sénégal contre les Pays-Bas, le 21 novembre prochain.

Revue de presse Afrique
À la Une: au Sénégal, début de la campagne pour les législatives

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 11, 2022 3:19


La campagne électorale a officiellement commencé hier. Elle va durer 21 jours jusqu'au scrutin qui se tiendra le dimanche 31 juillet. Hier Macky Sall a pris la parole à la sortie de la grande mosquée de Dakar. « Le président sénégalais a assisté à la prière de la Tabaski » et il a ensuite pris la parole.... Le site d'informations Dakaractu rapporte les propos du chef de l'Etat, qui a appelé à « continuer à vivre dans l'harmonie, la diversité et l'unité ». Selon Dakaractu, le président Macky Sall a aussi rappelé « aux acteurs politiques l'impératif de faire une campagne en toute responsabilité. " La période électorale n'est pas une période de non droit. L'État restera vigilant pour que cette période de campagne soit stable et apaisée". » Huit listes sont dans la course « 165 sièges de députés sont en jeu » écrit Le Pays. « Ce scrutin, le dernier avant la présidentielle de 2024, verra la participation de huit listes politiques dont celles des principales coalitions de l'opposition. Les Sénégalais, peuvent donc pousser un ouf de soulagement », croit savoir le journal burkinabé. Car, la non-validation, par le Conseil constitutionnel, de la liste de titulaires de la coalition d'opposition Yewwi Askan Wi, conduite par Ousmane Sonko, avait laissé craindre la non-tenue du scrutin. Après avoir battu le pavé et organisé des concerts de casseroles pour protester contre la disqualification de leur champion, l'opposition a finalement décidé de prendre part au scrutin. » De nombreux enjeux Pour Le Pays, l'objectif est clair : « Yewwi Askan Wi veut contraindre Macky Sall à une cohabitation. Pour y arriver, la coalition d'Ousmane Sonko envisage une alliance avec la coalition Wallu Sénégal constituée autour du Parti démocratique sénégalais, le PDS, de l'ancien président Abdoulaye Wade. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'opposition mettra à profit la période de la campagne pour marteler des tirades sur une éventuelle troisième candidature que l'on prête à tort ou à raison à Macky Sall. La coalition au pouvoir (...) apportera probablement la réplique qu'il faut. Et c'est là, toute la beauté du débat démocratique.» Un éventuel troisième mandat... le sujet est aussi abordé par l'Observateur Paalga, qui assure que la CEDEAO est en train de revoir ses textes pour légiférer, sur ce 3e mandat, L'Observateur Paalga qui précise que Macky Sall a répondu récemment en disant : « je répondrai à cette question après les législatives. Il sera alors temps de fixer le cap sur 2024 ». « Une esquive qui ne rassure pas ses opposants. » Au Togo, la mort de 7 enfants interroge Sept enfants ont été tués et deux autres grièvement blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans la région des savanes en proie ces dernières semaines à des attaques armées. Acte terroriste ou bavure ? Pour le moment on ne sait vraiment pas ce qui s'est passé. Pour Wakat Séra « Les images virales sur les réseaux sociaux qui montrent des corps gisant auprès de bicyclettes ou transportés par des hommes en tenue. Au-delà de la comptabilité macabre et surtout de l'âge des victimes, c'est l'origine même de cette tuerie qui fait débat, en attendant les sources officielles. S'il est certain que des détonations ou explosions ont été entendues par des témoins non loin du théâtre odieux, il n'en demeure pas moins que le flou artistique reste entier sur les armes qui ont été utilisées. »

Afrique Économie
L'Afrique revendique le droit d'exploiter sans contraintes ses énergies fossiles

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 10, 2022 2:18


Comment concilier changement climatique et énergies fossiles ? Les dirigeants africains sont conscients des enjeux climatiques qui secouent la planète, pour autant, ils réclament le droit d'utiliser leurs ressources en pétrole et en gaz pour développer leur pays. La solution passe peut-être par un engagement croissant dans le développement des énergies propres. Le continent n'est responsable que de 4% des émissions de gaz à effet de serre, plaide régulièrement Macky Sall président en exercice de l'Union africaine. Un grand nombre d'États revendiquent donc le droit à exploiter leurs énergies fossiles pour leur développement, explique Maixent Raoul Ominga, le directeur de la société nationale des pétroles du Congo.  Nous devons développer nos États et ca doit être une dynamique et non une rupture. On ne peut pas arrêter le pétrole, c'est la première ressource du pays.  Mais la tendance aujourd'hui est de faire en sorte que le gaz devienne à moyen long terme l'alternative. Et il y a déjà des grands projets là-dessus. Je pense que l'accord que le Congo a signé avec l'Italie à travers ENI Congo le démontre. Et nous avons aussi signé avec la RDC un grand accord pour faire en sorte qu'on puisse mettre en place les infrastructures pour transporter l'électricité dans toute la sous-région. Et ça concourt à cela. Donc on ne peut pas du jour au lendemain rompre avec le pétrole brut, mais la dynamique est que nous devons désormais utiliser le gaz dans la plupart des projets pour produire l'électricité. Le Cameroun, pays producteur de pétrole à l'économie plus diversifiée, se dit prêt à développer dans la transition énergétique, « en développant aussi bien l'hydro-électricité que les énergies renouvelables qui sont bien entendu des énergies de transition pour réduire l'impact de la pollution dans l'environnement. », explique Alamine Ousmane Mey, ministre de l'Économie du Cameroun. Puis, il ajoute : « Le Cameroun s'est engagé et continue de le faire. Il voudrait donc dans cet esprit-là participer au développement économique et social à l'intérieur du pays, dans la sous-région Afrique centrale, sur le continent de manière générale. »  Quand l'économie dépend de la rente pétrolière Mais sortir du tout pétrole n'est pas simple pour les pays qui tirent l'essentiel de leurs revenus de l'or noir comme l'Algérie, le Tchad ou le Congo. D'autant que la rente pétrolière finance parfois des pans entiers de l'économie – politiques de subventions, programmes sociaux ou de logements. « La capacité et la volonté de sortir de ces économies de rente n'est pas nécessairement évidente puisqu'il faut s'en sortir, s'en sevrer peu à peu », prévient Benoit Chervalier, enseignant à Sciences Po et à l'Essec, spécialiste des questions de financement des économies africaines. « Donc, à la fois en ayant une vision de long terme, et là ça passe très souvent par ce que l'on va qualifier de manière un petit peu générique, c'est-à-dire investir dans l'avenir à travers des fonds générationnels, à travers des fonds de stabilisations. Il existe plusieurs catégories de fonds souverains. Et en parallèle d'investir dans l'avenir, d'investir justement dans cette diversification de l'économie et de ne pas utiliser ces mannes-là au tout venant, c'est-à-dire dans une gestion au jour le jour des problématiques budgétaires. » Aujourd'hui, la hausse des cours du pétrole permet à ces États, qui ont souffert du dernier choc pétrolier de 2014, de rattraper ces dernières années difficiles.

Le débat africain
Comment financer la double crise alimentaire et humanitaire qui pèse sur l'Afrique?

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jul 8, 2022 49:00


Avec la flambée des prix sur les marchés et la menace de crises financière et alimentaire sur le continent, l'inquiétude et les protestations se multiplient. Quelles sont les urgences et les priorités pour éviter l'explosion sociale ? Comment financer de façon efficiente les économies africaines pour être moins dépendants des autres ?  Avec la participation de :  - Macky Sall, président du Sénégal et président de l'Union africaine - Julius Maada Bio, président de la République de Sierra Leone - Tiémoko Meyliet Koné, vice-président de la République de Côte d'Ivoire - Axel Van Trotsenburg, directeur général des opérations de la Banque mondiale.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'Afrique invitée au sommet du G7

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 27, 2022 4:08


Alors que les sept premières économies mondiales se sont données rendez-vous en Allemagne et qu'un programme d'infrastructures de 600 milliards de dollars a déjà été annoncé, notamment pour l'Afrique, le continent n'a en effet pas été oublié. Et c'est avant tout Macky Sall qui va « parler au nom de l'Afrique », nous dit Seneweb, le chef de l'État sénégalais étant le président en exercice de l'Union africaine. Dakar actu rappelle de son côté que l'invitation avait été lancée par le chancelier allemand Olaf Scholz, lors de sa visite à Dakar le mois dernier. C'est donc lui, Macky Sall qui doit « faire entendre la voix de l'Afrique […] au moment, souligne Seneweb, où le conflit entre la Russie et l'Ukraine entre dans son cinquième mois, avec toutes ses conséquences, dont notamment l'insécurité alimentaire à l'échelle internationale ». Une question que le président sénégalais a déjà évoquée le 26 juin au soir, lors d'une rencontre avec le président de la Banque mondiale, David Malpass. Le président sud-africain est également de la partie Cyril Ramaphosa est bien arrivé en Allemagne, invité lui aussi à participer à ce G7, comme le rapportent les médias sud-africains The Citizen et le site de la chaine de télévision SABC News. The Citizen qui souligne que l'Afrique du Sud est une invitée régulière du sommet qui se tient tous les ans. Mais le Daily Maverick lui, souhaite que le chef de l'État transmette un message en particulier : « Ramaphosa doit dire au G7 : "vous avez soutenu les victimes de la guerre en Ukraine, soutenez maintenant celles en Afrique" », écrit le journal sud-africain, car « en dehors de l'Ukraine, ce sont les pays et les communautés d'Afrique et du Sud qui sont les plus durement touchés par le conflit », peut-on lire. Et « Tout comme l'Allemagne, hôte du G7, et ses homologues européens qui ont bénéficié des investissements du Plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale, les pays les plus riches doivent désormais soutenir la reprise mondiale en investissant dans quatre domaines clés », estime le Daily Maevrick. À savoir, l'alimentation et la nutrition pour éviter une crise de la faim et de nouveaux conflits. « Une couverture sanitaire et vaccinale équitable », en tenant, une fois pour toutes, les promesses faites lors de la pandémie de Covid. Troisième domaine clé : une transition énergétique juste pour atténuer les effets de la crise climatique, et enfin toujours selon le Daily Maverick, «le G7 doit intensifier son soutien économique pour relâcher la pression injuste sur les économies étouffées, dans une période de stagflation imminente ». Un autre sommet international s'est refermé ce week-end, celui du Commonwealth à Kigali Ce fut un rendez-vous « extrêmement réussi », résume The New Times, le journal rwandais qui fait au passage un véritable éloge du travail de Paul Kagamé. Pour The New Times, ce sommet du Commonwealth, le 6e à se tenir en Afrique, est le reflet de la « vision ambitieuse » du président rwandais. Pourtant, souligne Le Pays au Burkina Faso, « le choix du pays de Paul Kagamé pour abriter la rencontre, n'est pas du goût de tout le monde. Depuis quelques semaines, le Rwanda ploie sous les critiques acerbes vis-à-vis de l'accord passé avec le gouvernement britannique sur l'expulsion de migrants de Londres ». De même, Paul Kagamé est accusé de ne pas respecter les valeurs du Commonwealth, telle que la démocratie, l'État de droit, les droits humains et la liberté d'expression. Et comme pour ne rien arranger, son voisin congolais l'accuse de soutenir la rébellion du M23, dans l'Est de la RDC... Mais en guise de réponse à tout cela, Paul Kagamé a « déclaré qu'il n'a de leçon à recevoir de personne », rapporte Le Pays. « Connaissant l'homme mince de Kigali, poursuit le journal, il fera le dos rond face à tout ce contexte quelque peu défavorable pour lui. Mieux, il pourrait en faire même une force. C'est cela d'ailleurs qui lui a permis de placer sa compatriote à la tête de la Francophonie, rivale du Commonwealth ». Les journaux retiennent justement l'adhésion de deux pays francophones à cette organisation anglophone Le Gabon et le Togo. Et « par ces temps de francophobie ambiante en Afrique, pointe l'Observateur Paalga, il y a de quoi penser qu'il y a une once de désamour de ces 2 pays vis-à-vis de la francophonie ». Cette adhésion au Commonwealth passe « comme une velléité d'émancipation du pré carré français ». À moins qu'à Libreville et à Lomé, « les autorités n'aient décidé de téter aux 2 grosses mamelles », ironise L'Observateur. L'Observateur pour qui, de toute façon, « Commonwealth et/ou Organisation internationale de la francophonie, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, c'est kif-kif », à savoir « des vestiges coloniaux » ! ► À lire aussi : Le G7 annonce un programme d'infrastructures de 600 milliards de dollars notamment pour l'Afrique

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Philippe Chalmin: «Dire que c'est l'Ukraine qui provoque une crise alimentaire mondiale est une exagération»

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Play Episode Listen Later Jun 22, 2022 4:08


Le gouvernement allemand organise ce vendredi 24 juin à Berlin une conférence internationale sur la crise alimentaire liée à la guerre en Ukraine. Depuis son déplacement à Sotchi, le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, le répète : « Il faut faciliter l'exportation du blé ukrainien à partir du port d'Odessa parce que l'Afrique est véritablement menacée de famine ». Philippe Chalmin, spécialiste des marchés de matières premières, se déclare quant à lui surpris de ce qu'il appelle une « dramatisation » de la part de la communauté internationale. « Il n'y a, selon lui, aucune raison de supplier Moscou et de donner à Poutine une arme du blé ».  Carine Frenk : Quel est selon vous l'impact du quasi-blocage de l'Ukraine sur la situation alimentaire de l'Afrique aujourd'hui ? Pour l'instant il est faible dans la mesure où certes il y a peu de céréales qui sortent aujourd'hui d'Ukraine, mais je rappelle que l'Afrique est surtout concernée par le blé et l'Ukraine avait presque terminé sa campagne d'exportation de blé. Il reste dans les silos ukrainiens, avant la nouvelle campagne, il reste peut-être 4 à 5 millions de tonnes de blé. Mais en réalité, le véritable impact de la guerre en Ukraine sur les importations africaines de blé, c'est par le biais le prix. Il faut bien reconnaître que depuis le déclenchement de la guerre, les prix mondiaux du blé ont bien pris quand même une centaine de dollars la tonne de plus. Mais quand on parle des exportations céréalières de l'Ukraine et qu'on en fait la cause majeure du problème alimentaire mondial, c'est une erreur d'appréciation, un raccourci de journalistes ? Je laisse les journalistes parler de raccourci de journalistes, mais je pense que c'est un peu beaucoup de cela. Ce qui est clair, c'est que la vraie raison des tensions sur les marchés agricoles mondiaux, et qui est antérieure à la crise ukrainienne puisqu'elle remonte à 2021, c'est l'importance des achats chinois en 2021. Il est clair qu'ensuite nous avons eu une augmentation des tensions liées à la guerre en Ukraine. Donc la crise ukrainienne a amplifié un problème qui d'abord existait déjà, qui était la dépendance alimentaire excessive de nombre de pays africains qui n'ont pas fait les efforts de politique agricole suffisante. Et d'autre part, les tensions, on les avait déjà en 2021 du fait notamment de l'importance des achats chinois. Dire que c'est l'Ukraine qui provoque une crise alimentaire mondiale, c'est une exagération. Et donc ça veut dire que vous remettez en question les analyses que font les instances européennes onusiennes ou africaines, quand elles évoquent l'urgence d'ouvrir des corridors en mer Noire pour laisser passer le blé. Le problème, c'est que pour l'instant ces corridors laisseraient plus se passer du maïs que du blé, il faut en être honnête. Ensuite va se poser le problème de l'arrivée de la nouvelle campagne, donc de la nouvelle récolte ukrainienne. Celle-ci effectivement aura du mal à sortir. Mais je pense que plutôt que d'imaginer des corridors maritimes qui seront extrêmement difficiles à mettre en place dans la mesure où une partie de la mer est minée, et que la fiabilité du partenaire turc peut-être quand même assez facilement mis en doute, il vaut probablement mieux faire tous les efforts possibles pour essayer de développer des corridors terrestres par la route et le rail pour arriver sur le Danube et sortir par les ports roumains par exemple. On n'arrivera pas à tout sortir, mais si je me cantonne au blé, on arriverait probablement à sortir une bonne part du blé ukrainien. Autre facteur inquiétant pour l'Afrique, c'est la pénurie d'engrais. Le président Macky Sall a évoqué à son retour de Sotchi le risque d'un effondrement de 20 à 50% des rendements céréaliers en Afrique si l'approvisionnement en engrais n'est pas assuré sur le continent. Partagez-vous ces inquiétudes ? Alors là je crois qu'il a parfaitement raison. Le président Macky Sall touche probablement ce qui est le talon d'Achille, à l'heure actuelle, de l'agriculture africaine. Je crois qu'il faut appeler un chat un chat : la crise alimentaire africaine, elle est avant tout une crise de la pauvreté, une crise de la mal gouvernance, une crise de la mauvaise gestion des politiques agricoles et pour certaines régions, mais aussi une crise climatique, je pense à la sécheresse qui touche la corne de l'Afrique.

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Bassirou Diomaye Faye: «Mobiliser les forces vives pour empêcher un simulacre d'élection»

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2022 4:08


Au Sénégal, un bras de fer est engagé entre le pouvoir et la principale force de l'opposition en vue des législatives prévues le 31 juillet. Après l'invalidation partielle de sa liste menée par Ousmane Sonko, la coalition Yewwi Askan Wi n'entend pas baisser les bras. Le président Macky Sall affirmait il y a quelques jours sur notre antenne : « la loi est dure, mais c'est la loi. Le pays va tenir les élections ». Mais Yewwi Askan Wi annonce une nouvelle mobilisation ce vendredi, après celle du 8 juin. Bassirou Diomaye Faye, membre de la coalition d'opposition, président du mouvement national des cadres patriotes, est l'invité de RFI. RFI : Les leaders de Yewwi Askan Wi affirment que sans Ousmane Sonko il n'y aura pas d'élections législatives le 31 juillet. Le Conseil constitutionnel pourtant a tranché, donc il n'y a plus de recours légal. Concrètement, quelle est votre stratégie maintenant  ?  Bassirou Diomaye Faye : Ce que disent plutôt les leaders, c'est que sans la participation de la liste des titulaires de Yewwi Askan Wi, ils n'admettraient pas qu'une farce d'élections s'opère dans ces conditions. Évidemment, le président Ousmane Sonko est la tête de liste choisie par l'ensemble des leaders de la coalition, que le ministre, avec la complicité du Conseil constitutionnel, cherche à empêcher participer à ces élections. Les moyens d'action de la coalition, c'est ce que nous avons commencé à faire la semaine dernière : mobiliser les forces vives de la nation pour empêcher un simulacre d'élections qui exclut la partie la plus forte de l'opposition, à savoir Yewwi Askan Wi.  Donc faire pression par la rue pour réhabiliter cette liste de titulaires, c'est ça  ?  La justice est rendue au nom du peuple sénégalais et je pense que ce que le Conseil constitutionnel a fait, c'est rendu au nom du président Macky Sall et ce n'est pas d'une telle justice qu'on veut. Ces décisions-là ne sauraient engager le peuple.  Est-ce que vous souhaitez un report des élections  ?  Nous souhaitons la validation de la liste de Yewwi Askan Wi, la liste des titulaires, et une tenue à date échue des élections, à savoir le 31 juillet.  Le gouverneur de Dakar a rappelé dans un communiqué que, durant la période de pré campagne, du 10 juin au 9 juillet, «  toute manifestation de soutien à un candidat ou à une coalition était interdite  ». Est-ce que cela signifie, pour vous, que votre mobilisation prévue ce vendredi sera interdite par le préfet  ?  Je crois que le gouverneur s'engage dans des sentiers obscurs. C'est le préfet qui apprécie si les moyens dont il dispose lui permettent d'encadrer une marche pacifique. Et je crois que ce qu'on a fait le 8 (juin) démontre le sens des responsabilités de l'opposition qui a tenu une manifestation pacifique.  La coalition au pouvoir accuse Yewwi Askan Wi d'être dans une logique de confrontation, de violence. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de lui donner raison avec l'organisation d'une manifestation non autorisée si c'est le cas vendredi  ?  D'abord, il n'y a pas de raison que la manifestation ne soit pas autorisée. Elle n'enfreint aucunement la loi. S'il y a confrontation, justement c'est eux qui l'imposent en foulant aux pieds toutes les règles démocratiques et le respect des libertés publiques.  Est-ce qu'il y a encore un dialogue possible avec le pouvoir  ? Est-ce qu'il y a des contacts pour tenter de trouver une solution  ?  Je ne suis pas au courant de contacts. Ce que je sais, c'est qu'à chaque fois que notre coalition a entendu faire prévaloir ses droits constitutionnels de dire non par les moyens légaux qui lui sont octroyés, notamment la marche, la dénonciation de quelque nature que ce soit, on a récolté des menaces de mort extrêmement claires et dangereuses pour la stabilité du pays.   Comment sortir alors de ces déclarations et contre-déclarations  ?  Que chacun respecte les droits de l'autre. Maintenant, ce qui s'est passé au niveau du Conseil constitutionnel qui nous place aujourd'hui dans une impasse, c'est eux donc qui l'ont créée et il leur appartient de trouver la solution de sortie de crise.  Lors de la manifestation du 8 juin dernier, une équipe de télévision, en l'occurrence la TFM, a été malmenée par des manifestants. Yewwi Askan Wi, peut-elle garantir la sécurité des journalistes qui viendront couvrir leurs activités en vue de ces élections  ?  Ce que les leaders ont fait et dit depuis le départ, et après que ces incidents se soient déroulés, c'est le respect de la profession des journalistes qui sont en train de l'exécuter sur le terrain, et qu'il n'appartient pas à d'autres citoyens de les malmener lorsqu'ils sont en train de faire correctement leur travail sur le terrain.  Depuis plusieurs semaines, le débat politique est consacré à ces problèmes de listes. A quand une présentation de votre projet, de votre programme sur le fond en vue des législatives  ?   Les leaders sont en train de peaufiner le contrat de législature. Naturellement, le moment viendra où il faudra le présenter aux Sénégalais. Mais il y a encore du temps pour cela et ce n'est pas une course. Aujourd'hui, la priorité pour nous, c'est de faire respecter la volonté d'investiture qui a été exprimée à travers une liste et ce combat-là est extrêmement important pour nous, parce que le contrat de législature doit être aussi déroulé par des hommes qui ont été choisis.  ► À écouter aussi : Accès aux biens alimentaires: «Je ne doute pas de la parole de Poutine», dit Macky Sall De son côté la coalition au pouvoir Benno Bokk Yaakaar a annulé le rassemblement de ses partisans initialement prévu ce mercredi 15 juin, pour –selon son communiqué– «  se conformer à la loi électorale qui interdit toute activité de propagande » durant la pré-campagne.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Sénégal : le bras de fer opposition-pouvoir

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 13, 2022 20:00


Sénégal : le bras de fer opposition-pouvoir Au Sénégal, alors que la principale coalition de l'opposition Yewwi Askan Wi conteste l'invalidation de sa liste nationale par le Conseil constitutionnel, le président Macky Sall a déclaré sur RFI que les élections législatives auront bien lieu le 31 juillet. Se dirige-t-on vers un scrutin tendu ? Vos réactions nous intéressent.  * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

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Accès aux biens alimentaires: «Je ne doute pas de la parole de Poutine», dit Macky Sall

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Play Episode Listen Later Jun 9, 2022 16:32


Macky Sall, président du Sénégal et de l'Union Africaine, était l'invité de RFI et de France 24. Interviewé depuis Paris, il revient sur sa récente rencontre avec Vladimir Poutine à Sotchi, en Russie. Au cours de cette visite, Macky Sall a alerté sur le danger d'une famine en Afrique, une conséquence directe du conflit en Ukraine. Il est aussi revenu sur la politique intérieure du Sénégal où l'opposition dénonce une mise à l'écart alors que les législatives approchent. RFI/France 24 : Le 3 juin, vous avez rencontré le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, afin de plaider en faveur de corridors alimentaires pour l'exportation du blé, des céréales, des engrais. La question qui se pose est celle de la crainte de famine, de crise alimentaire, mais n'y-a-t-il pas d'autres sources d'approvisionnements possibles, et le secrétaire général de l'ONU, quand il parle d'un ouragan de famine, ne dramatise-t-il pas la situation ? Macky Sall : Je voudrais dire que lorsque je me suis rendu à Sotchi, au nom de l'Afrique, c'est parce que nous vivons déjà cette pénurie de céréales sur le continent, nous vivons aussi cette pénurie des engrais. Vous savez que l'agriculture africaine est une agriculture peu productive. Du fait de la faible utilisation des engrais, nous sommes à 17 kilogrammes par hectare alors qu'en Europe, on est à 100 kilogrammes d'engrais par hectare.  On avait déjà une agriculture peu productive, et aujourd'hui le prix de l'engrais est multiplié par trois en Afrique. Quand je suis allé voir le président Poutine, il y avait trois messages au nom de l'Afrique. Le premier message, c'est qu'il fallait tout faire pour aider à libérer les céréales d'Ukraine, à partir de la mer Noire par le port d'Odessa, et que la Russie ne crée pas de difficultés pour cette exportation. La deuxième demande est que nous voulons également accéder aux céréales russes et surtout aux engrais : tout ce qui est ammoniaque, potasse ou urée. Ce sont des éléments importants qui étaient achetés en Russie et aussi en Ukraine, surtout le blé. La troisième demande, c'est que nous souhaitons la fin de la guerre, nous souhaitons une désescalade. Pour ce faire, nous demandons d'engager des discussions avec l'Ukraine et avec les autres pays, qui sont aussi partie prenante aujourd'hui de ce conflit. Concernant l'agriculture, on n'exagère pas, c'est une réalité. Si les engrais n'arrivent pas alors que c'est l'hivernage dans la plupart des pays africains, il n'y aura pas de récolte. Déjà qu'il y a des difficultés d'approvisionnement en blé, si en plus les céréales locales ne sont pas produites, on sera dans une situation de famine très sérieuse, qui pourrait déstabiliser le continent. À l'issue de cette rencontre, -il y avait le président de la commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat-, vous avez dit être rassuré. Mais pour le moment, il n'y a aucune solution viable, ni par la Mer Noire, ni par d'autres routes. Une semaine après, n'avez-vous pas l'impression d'avoir été trop optimiste ? Non pas du tout, je suis rassuré, je demeure optimiste. Je suis d'autant plus rassuré que ce qu'il m'a dit devant Moussa Faki, son ministre des Affaires étrangères l'a rappelé avant-hier à Istanbul. La Russie s'engage si le déminage des eaux du port d'Odessa est assuré, elle s'engage si les conditions des contrôles de bateaux sont assurées. Elle ne posera alors aucun acte pour la sortie du blé ukrainien. Elle s'est même engagée en disant que si l'Ukraine veut utiliser d'autres ports comme à Marioupol, elle pouvait assurer les corridors de sécurité. Jusqu'à preuve du contraire, je n'ai pas d'éléments me permettant de contredire cela. Je pense qu'il faut maintenant travailler à ce que le déminage soit fait, que l'ONU s'implique avec toutes les parties prenantes pour demander à sortir le blé ukrainien. Vladimir Poutine dit être prêt à laisser sortir, comme vous dites, les céréales et les engrais d'Ukraine, mais à une condition, que les Occidentaux lèvent les sanctions contre la Russie. Non, pas du tout, ce n'est pas conditionné aux sanctions. Il vous l'a demandé quand même ? Pour les produits russes, mais pas pour les produits ukrainiens, il a dit que si le port est déminé et qu'il s'agit du transport de céréales, pas d'armes évidemment, la Russie ne posera aucun acte. Je lui ai même confié que les Ukrainiens craignent que la Russie rentre dans le port s'ils déminent. Il m'a affirmé qu'il ne rentrerait pas, et c'est un engagement qu'il a pris. Son ministre l'a répété. Pour l'exportation des graines, par la Mer Noire, c'est une possibilité, par d'autres moyens, ce sera plus difficile peut-être, mais il y a encore la solution du Danube ou d'autres solutions. Mais est-ce que le président russe n'a pas demandé quand même une levée au moins partielle des sanctions contre la Russie. Allez-vous le demander à Emmanuel Macron que vous allez voir ce vendredi et à d'autres leaders occidentaux ? Sur l'accès aux produits russes, nous sommes, les Africains, confrontés à la difficulté générée par les sanctions sur le système de paiement swift. A partir du moment où nos banques sont liées aux banques européennes pour la plupart, elles ne peuvent pas payer comme elles le faisaient traditionnellement. Alors que quand il s'agit des Chinois ou d'autres pays, la Russie continue à commercer. Même avec les Etats-Unis, même avec l'Europe pour le gaz. Mais nous, on ne peut pas en raison du système de paiement. On n'accuse pas l'Europe d'avoir mis des sanctions sur les céréales, mais les sanctions sur le swift et sur certains oligarques qui sont producteurs de céréales et d'engrais font que les banques ne veulent pas travailler avec eux et que cela nous affecte. Du coup, on a d'une part la guerre qui a créé cette situation, et d'autre part, les effets des sanctions qui font que, de toute façon, on a des difficultés d'approvisionnement. Il nous faut simplement avec nos partenaires européens trouver un moyen de lever cette difficulté pour réguler le marché et assurer un approvisionnement correct en céréales, mais surtout, encore une fois, en fertilisants. Pendant cette rencontre de Sotchi, vous avez rappelé à votre homologue russe que la majorité des pays africains, dont le Sénégal, avait « évité de condamner la Russie » aux Nations Unies, vous avez même ajouté « malgré d'énormes pressions », on imagine peut-être Emmanuel Macron dans la coulisse … Ça, c'est vous qui l'imaginez. Non, Emmanuel Macron n'a mis aucune pression, en tout cas sur le Sénégal. Je le dis très très honnêtement. Ne craignez-vous pas, monsieur le Président, d'apparaître comme le complice d'un pays qui a attaqué son voisin et qui est accusé de crimes de guerre et de chantage alimentaire ? Qu'est-ce qui ferait de moi un complice ? D'être allé en Russie ou d'avoir parlé ? Non, le vote à l'ONU. Cette abstention, plus exactement. L'abstention, c'est un vote, ça veut dire que je ne vote ni pour, ni contre. C'est une position, dans un vote, vous avez oui, non ou abstention. Il ne faut pas aller vite en besogne sur les intentions de vote, sur les positions de vote des États. Nous avons des opinions également, dont il faut tenir compte. Sur la Russie, par exemple, au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, nous avons voté oui pour la création d'une commission. Parfois, ça dépend du vote. Il y a des votes où nous votons oui, si ça nous parait conséquent et cohérent. Quand ça ne paraît pas cohérent, ou quand nous ne voulons pas prendre position, nous nous abstenons. Cela n'a rien à voir avec un alignement en faveur de la Russie ou pas. Peut-on vous demander, d'un point de vue moral peut-être, est-ce que pour vous, dans cette guerre, il y a un agresseur et un agressé ? Bien sûr. Si vous regardez mes tweets deux jours après l'intervention. Je l'ai écrit, c'est public. J'ai fait un communiqué avec le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki, un communiqué conjoint, pour condamner l'intervention et exiger le respect de la souveraineté de l'Ukraine. Cela ne veut pas dire que je ne dois pas parler à la Russie. Lorsque je considère que le marché est bloqué, parce qu'un des grands fournisseurs qu'est l'Ukraine n'arrive plus à exporter, c'est mon devoir et le devoir des Africains de sensibiliser le président Poutine sur ce fait, et de lui demander d'agir de concert avec les Nations unies pour que cette contrainte soit levée. C'est aussi notre devoir d'attirer l'attention à ceux qui ont posé des sanctions, qu'il y a des conséquences de ces sanctions qui réellement ne nous permettent pas aujourd'hui d'accéder aux approvisionnements sur des produits essentiels, comme les céréales et les engrais. À votre retour de Sotchi, vous avez dit le week-end dernier à Accra que vous alliez vous rendre à Kiev pour rencontrer le président Volodymyr Zelensky. On sait que ça devait se faire il y a un moment, ça ne s'est pas fait, êtes-vous toujours le bienvenu à Kiev, monsieur le président ? D'abord, je n'ai jamais été invité à Kiev. J'ai la volonté d'y aller, parce que je voulais me mettre dans une position de neutralité. Mais l'Ukraine nous a demandé de communiquer avec l'Union africaine. J'ai transmis cette demande du président Zelensky. Le bureau élargi de l'Union africaine a accepté cette demande, tout comme elle m'a chargé d'aller voir le président Poutine pour donner les positions de l'Afrique et réclamer ce que je viens de dire. Nous allons réaliser le plus rapidement possible cet entretien avec le président Volodymyr Zelensky et les leaders africains. Et après cela, s'il s'avère qu'il nous invite, nous irons à Kiev avec plaisir, comme je l'ai fait pour Sotchi. Au Sénégal, l'opposition Yewi Askan Wi a manifesté pacifiquement, hier, dans les rues de Dakar, mais a menacé de tout faire pour empêcher la tenue des législatives du 31 juillet si ses leaders, et notamment Ousmane Sonko, sont exclus du scrutin. Si une solution n'est pas trouvée pour la liste nationale de l'opposition qui est actuellement invalidée, ne craignez-vous pas un embrasement de la rue, comme cela s'est passé à Dakar en mars 2021 ? Il faut éviter de prendre mars 2021 comme une référence absolue. Les élections législatives sont organisées par un code électoral et un système électoral qui existent au Sénégal, qui font la fierté du Sénégal. Ce n'est pas un hasard si on est un pays stable. Ce n'est pas la première fois que l'on organise des élections. Nous avons un système électoral qui est le produit de concertations, de consolidations, dont le dernier est ce code qui vient d'être enregistré, qui a fait l'objet de discussions pendant 16 mois et qui a abouti à ce qui a permis d'aller vers ces élections législatives. Mais nous avons un code avec ses exigences. Par exemple, sur la loi sur la parité, le Sénégal ne peut pas revenir en arrière. Une liste qui n'est pas paritaire n'est pas recevable, un point c'est tout, c'est la loi ! Si vous faites une liste qui ne respecte pas ce que dit la loi, elle est éliminée simplement. Nous, on nous a éliminé notre liste de suppléants nationale, parce que simplement, il y a eu une erreur de juxtaposition alors qu'elle était paritaire. C'est la loi, elle est dure, mais c'est la loi. Maintenant, les menaces sur la non-organisation des élections, c'est derrière nous. De toute façon, le pays va tenir les élections. Le conseil constitutionnel a décidé et nous nous sommes soumis. Il y a 15 jours, il y a eu des bagarres, la liste n'était pas recevable. Le conseil a fait une interprétation, et a dit : il faut que le ministre de l'intérieur les accepte. Le ministre s'est incliné, il a fait les corrections, et aujourd'hui, leur liste à Dakar va compétir, parce que c'est la décision qui s'impose à tout le monde. Pourquoi lorsqu'il s'agit de l'opposition, quand il y a une décision défavorable, on appelle à la fin du monde. Ce n'est pas comme ça qu'on respecte la démocratie. Il peut y avoir des blocages … Mais s'il y a des blocages, s'il y a des difficultés, elles se géreront conformément aux lois et règlement du pays. Au Mali, la junte a décrété lundi dernier que la transition durerait 24 mois. N'est-ce pas un affront à tous les chefs d'Etat de la Cédéao, qui s'étaient réunis deux jours avant à Accra pour tenter de trouver un compromis ? Est-ce que finalement, les militaires à Bamako ne se moquent pas de vous et ne vous mènent pas en bateau ? Je ne pense pas qu'ils se moquent de nous. Il y a des maladresses peut-être. Ce n'est pas une maladresse, c'est un acte fort quand on dit 24 mois. La vérité, c'est que le médiateur a bien soumis ce projet à la conférence des chefs d'Etat, ce projet de 24 mois, mais à compter du mois de mars 2021. Avec des conditionnalités qui ont été posées, et la conférence s'est saisie, on a discuté, et on a dit qu'on n'allait pas prendre de décision maintenant. Nous prenons acte de cette proposition et on demande au médiateur qu'il mette à profit le mois à venir pour remplir la feuille de route, qu'on ait très précisément les différents engagements et les échéances à ce moment-là. Le 3 juillet, nous pourrons valablement délibérer ou pas des sanctions. Un compromis est encore possible donc. Oui. C'était maladroit qu'ils publient, mais c'était le produit de leur accord avec le médiateur. On verra d'ici juillet si les conditions sont réunies pour que la Cédéao lève les sanctions, qui quand même impactent difficilement les populations maliennes. En Guinée, les militaires vont plus loin, puisqu'eux veulent une transition de trois ans, 36 mois. Des sanctions de la Cédéao avaient été prévues en mars, puis encore le week-end dernier. Au final, il n'y a rien. Est-ce que ça veut dire que les militaires de Conakry n'ont rien à craindre de ce côté-là ? Je crois qu'on le voit bien pour Conakry, la transition considère que Conakry, ayant un accès maritime et ayant sa propre monnaie, peut-être serait plus résiliente face aux sanctions de la Cédéao. Aucun de nos pays n'a intérêt à s'éloigner de son voisinage immédiat et de sa communauté. Mais il est clair qu'il nous faut revoir le système tel qu'il fonctionne. La difficulté de la Cédéao, la difficulté de l'Union africaine, c'est que l'entrée en force de pays qui disposent de capacités de neutralisation du travail du conseil de sécurité de l'ONU, à travers le veto, fait que ces pays, considérant qu'ils ont le soutien de ces puissances, refusent de suivre ce que la Cédéao leur dicte. Par le passé, on intervenait militairement. Si la Cédéao avait continué à le faire, peut-être qu'on n'en serait pas là, c'est une décision extrême, elle n'est pas souhaitable. Mais si nous continuons à être impuissants devant des pays qui foulent au pied des règles communes, alors il y a problème. Mais ça, ce n'est pas le propre de l'Afrique. C'est aussi la même difficulté qu'a le conseil de sécurité sur un grand nombre de crises dans le monde. Et c'est ce que nous réclamons aussi, la nécessité de réformer le système onusien, y compris la composition du conseil de sécurité telle qu'elle est constituée. Les gens se neutralisent et on ne peut pas avancer, on ne peut pas apporter des réponses concrètes aux situations concrètes de nos pays.

Invité Afrique
Maurice Soudieck Dione: au Sénégal, «nous allons vers des élections législatives tronquées»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 7, 2022 3:53


À moins de deux mois des élections législatives, le contexte politique se crispe au Sénégal. Le Conseil constitutionnel a décidé, vendredi soir,  de rejeter les recours de la principale coalition d'opposition, « Yewwi askan wi », contre la décision du ministère de l'Intérieur de ne pas enregistrer la liste nationale de cette coalition, jugée irrecevable. Ce qui exclut du scrutin plusieurs figures de l'opposition, dont Ousmane Sonko. Maurice Soudieck Dione, enseignant-chercheur en sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, est l'invité de RFI. RFI : Avec le rejet de la liste Yewwi Askan Wi, de nombreux leadeurs politiques sont exclus des législatives, va-t-on selon vous vers un scrutin faussé ou tronqué ? Maurice Soudieck Dione : Naturellement, ce sont des élections qui vont être tronquées, parce qu'en réalité, le droit électoral, les procédures électorales, les considérations juridiques de forme, ne servent qu'à encadrer au mieux le processus électoral afin de permettre l'expression la plus fidèle et la plus sincère de la volonté populaire. Mais lorsque les procédures constituent en elles-mêmes un frein, c'est la démocratie qui prend un sacré coup, parce qu'en droit, l'accessoire suit le principal. Donc, déjà, une liste où les titulaires sont invalidés pour laisser la place aux suppléants, ça pose déjà problème, encore que la loi électorale ne parle jamais de pluralité de liste, il n'y a pas une liste des titulaires et une liste des suppléants, il y a une liste composée de candidats titulaires et de candidats suppléants. Donc cette division de la liste qui est opérée par le Conseil constitutionnel pose problème, pourquoi laisser les suppléants pour invalider la liste des titulaires alors que le Conseil constitutionnel aurait pu faire l'inverse. Les membres de Yewwi Askan Wi ont remis en cause l'impartialité du Conseil constitutionnel qui a suivi le point de vue du ministère de l'Intérieur. Cette remise en cause de l'indépendance du Conseil, elle est fondée selon vous ? Tout cela crée une impression de manipulation des règles du jeu, d'autant plus qu'on a eu toujours cette suspicion vis-à-vis de l'administration quant à assurer la transparence des élections. On a eu ce problème depuis 1996 avec les élections locales de cette année-là, et on était sorti de cette impasse avec la création de l'Onel (Observatoire national des Elections) en 1997, et la nomination d'un ministre de l'Intérieur sans coloration partisane. Aujourd'hui, le processus électoral sénégalais semble reculer 25 ans en arrière, et là aussi c'est une situation qu'on a du mal à comprendre. Les opposants affirment que Macky Sall aurait eu peur d'une cohabitation, c'était un scénario crédible ? C'était un scénario crédible, parce qu'avec la coalition Wallu Askan Wi [la coalition autour du PDS de la famille Wade] Yewwi Askan Wi, sachant que l'essentiel des députés sont élus sur le scrutin majoritaire à un tour au niveau des départements, je crois que l'opposition aurait pu faire une percée remarquable. Maintenant, avec l'invalidation de la liste des titulaires, cela crée une nouvelle difficulté pour cette coalition-là, parce que ce sont des têtes de pont, les leadeurs qui portent cette coalition, qui sont mis hors course. Quel va être l'impact de cette invalidation de la liste des titulaires ? Ça va être la grande question, donc il va y avoir un travail politique à faire pour voir quelle suite donner par rapport à cet état de fait. L'opposition appelle à une marche mercredi, peut-on craindre un raidissement de la situation ? Des tensions ? C'est possible, cela n'est pas à exclure, l'opposition semble déterminée, semble entrer dans une phase de radicalisation, il faut dire également que dans l'analyse du système politique sénégalais tel qu'il fonctionne depuis 1962 à peu près, on se rend compte que les constructions du pouvoir personnel durent à peu près huit ans, donc le président Sall a atteint son seuil de tolérance à l'autoritarisme, donc dans ces conditions, si on y ajoute la montée frénétique des prix des denrées de consommations courantes, et bien cela constitue un facteur détonnant, d'autant plus qu'on a un climat politique délétère marqué par toutes ces vicissitudes liées à l'organisation des élections législatives prochaines. ► À lire aussi : Sénégal: les principaux leaders de la coalition «Yewi askan wi» écartés des législatives

News Headlines in Morse Code at 15 WPM

Morse code transcription: vvv vvv Africa is victim of Ukraine war, Macky Sall tells Vladimir Putin Frustration mounts in Uvalde over shifting narratives about school shooting. State senator says lack of clarity could hinder future safety measures Former top Trump aide Peter Navarro indicted by grand jury for contempt of Congress, but Mark Meadows and Dan Scavino will not face prosecution Family of Uvalde shooting victim wants gun manufacturers held responsible for advertising Trump backed celebrity doctor wins Pennsylvania Senate primary Patient who sacrificed his life, 2 gifted doctors, a beloved receptionist killed in the Tulsa shooting Meet the baby as old as the war Shot dead by police while trying to get fuel DOJ declines to charge Meadows and Scavino with contempt of Congress Peter Navarro Ex Trump aide charged with contempt of Congress Platinum Jubilee Queen to miss Derby but celebrations continue US shootings Firm unveils plans for Taser armed drones McCormick concedes to Oz in Pennsylvania GOP Senate primary Deadly Ames church shooting followed domestic situation between alleged gunman and one victim, police say Prince Harry and Meghan navigate a tricky return to duty Ukraine war latest Ukraine claims fight back in key eastern city Russia Ukraine war what we know on day 101 of the invasion Drought stricken US warned of looming dead pool Republican who supported assault rifle ban ends reelection campaign Houston family grieves grandfather, 4 grandchildren killed by escaped inmate

Business Matters
Growth in US jobs in spite of fears of recession

Business Matters

Play Episode Listen Later Jun 4, 2022 49:19


Mixed signals are coming from the US labour market. While employment figures grew more than expected in May, the tech sector has started to step on the brakes in fear of a recession. Tesla's CEO Elon Musk has warned that the electric carmaker needs to cut about 10% of its staff, saying he has a "super bad feeling" about the economy. We ask Chris Low, financial analyst at FHN Financial what this means for the economy. It's been 100 days since the start of the war in Ukraine, and African nations among the countries that are suffering the most from food shortages and rising prices. The head of the African Union, Macky Sall, has been in Russia to urge President Vladimir Putin to facilitate the export of Ukrainian cereals. The BBC's correspondent in Nigeria Ishaq Khalid has been following the meeting. Turkey has seen inflation rise to more than 73%, the fastest rate in 24 years. The decreasing value of the Turkish currency, the lira, and an unorthodox economic policy is fuelling price increases, according to experts. We hear more from Erinc Yeldan, a professor of Economics at Kadir Has University in Istanbul. The UK is marking the Platinum Jubilee of Queen Elizabeth II with a four day weekend. We talk from royal fans in the streets of London and guests from other countries in the Commonwealth about the celebrations there. Memorial Day in the US this week marked the end of the official Broadway season. It was the first with in-person shows since the pandemic. We hear a special report from our US partners Marketplace. A lawsuit was lodged at the High Court in London on Friday seeking to recoup millions of pounds lost when a fund managed by the former star stock-picker, Neil Woodford, collapsed. Daniel Kerrigan, one of the lawyers bringing the case, explains why the litigation doesn't target Woodford himself. Vivienne Nunis is joined by David Kuo, co-founder of The Smart Investor in Singapore, and Stephanie Hare, researcher of technology and politics in London.

PRI's The World
100 days of war in Ukraine

PRI's The World

Play Episode Listen Later Jun 3, 2022 49:16 Very Popular


Friday marks 100 days of war in Ukraine. During that time, death, destruction and displacement has occurred on a massive scale, and it's difficult to accurately count the human toll. We hear about how Ukraine's seed bank is under threat amid the mass destruction of other critical infrastructure. Also, at the invitation of President Vladimir Putin, the chairmen of the African Union, Senegal's President Macky Sall, headed to Russia on Friday for talks about the impact of the war in Ukraine on African countries. Russia and Ukraine are both major exporters of grain to the continent. Plus, on Sunday, thousands of spectators in the English village of Brockworth will watch contestants run and tumble down a hill in pursuit of a 9-pound wheel of Double Gloucester cheese. The World relies on listener support to power our nonprofit newsroom. If you count on The World to bring you human-centered stories from across the globe, make your gift today to help us reach our goal of raising $25,000 before June 30. Learn more and donate here.