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Un monde d'avance
Levée d'embargo, accord avec l'opposition... le Venezuela sort de son isolement

Un monde d'avance

Play Episode Listen Later Nov 28, 2022 2:54


durée : 00:02:54 - Un monde d'avance - Le régime très autoritaire de Nicolas Maduro, retrouve du crédit aux yeux des Occidentaux : il vient de signer, ce week-end, un accord avec l'opposition et dans la foulée, l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien a été allégé.

C dans l'air
UKRAINE : L'ACHARNEMENT DE POUTINE – 26/11/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 26, 2022 65:41


EXPERTS VICE-AMIRAL MICHEL OLHAGARAY Ancien commandant de l'école navale DAPHNÉ BENOIT Correspondante Défense - « AFP » Ancienne correspondante au Pentagone JEAN-MARC FOUR Editorialiste international - « France-inter » ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - « RFI » Jour après jour le bilan humain s'alourdit en Ukraine alors que Vladimir Poutine continue de frapper le pays avec ses missiles. Hier, quinze civils ont été tués et trente-cinq blessés dans un bombardement russe sur Kherson, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé une responsable de la ville, d'où les troupes de Moscou se sont retirées récemment. Objectif pour le Kremlin : continuer à affaiblir l'Ukraine en ciblant les infrastructures stratégiques et énergétiques. La Russie veut détruire la résistance ukrainienne en poussant le peuple à souffrir du froid et de la faim, alors que l'hiver s'installe et que la ligne de front se fige. Si Vladimir Poutine cherche avec tant d'insistance à frapper les villes et les civils, c'est qu'après les importants reculs de l'automne, au nord-est comme au sud, l'armée russe n'arrive plus à progresser. Le chef du Kremlin semble plus seul que jamais. Accueilli, ce mercredi 23 novembre, dans la capitale arménienne, à l'occasion d'un sommet de l'Organisation du traité de sécurité collective, le président russe entendait démentir son relatif isolement sur la scène internationale et resserrer les liens avec ses alliés et voisins. Mais sa courte visite aura surtout rappelé la faiblesse de la Russie jusque dans son « étranger proche », formule russe qui évoque dire les anciens pays satellites de Moscou. En conséquence des intenses bombardement que subit l'Ukraine, plus de 6 millions de foyers en Ukraine étaient hier affectés par des coupures d'électricité. À Kiev, comme dans tout le pays, la résilience de la population est forte. Les Ukrainiens sont très solidaires les uns des autres et sont animés par la croyance sans faille que le pays va gagner cette guerre. Ils tiennent le coup malgré les grandes difficultés lié au manque d'électricité, d'eau mais aussi de chauffage. Leur force de caractère dans cette adversité sera primordiale face à la rudesse de l'hiver dans le pays. Alors qu'ils poursuivent leurs livraisons à l'Ukraine, les États-Unis et les Européens pressent leurs industries d'armement d'augmenter le rythme de leur production. La guerre en Ukraine met en effet les stocks d'armes occidentaux sous pression. A mesure que le conflit dure et s'intensifie, les arsenaux des pays qui soutiennent Kiev militairement se vident, au point d'avoir atteint un niveau critique, y compris aux Etats-Unis. Le Pentagone multiplie les commandes de matériel, mais reconstituer les réserves ne sera pas aisé. Neuf mois après le lancement de l'offensive russe, l'inquiétude grandit sur la capacité des alliés de Kiev à maintenir le rythme de leurs livraisons d'armes, essentielles pour permettre à l'armée ukrainienne de résister aux troupes de Moscou. Mais les soutiens de l'Ukraine doivent aussi impérativement garder des réserves pour eux-mêmes, dans le cas où ils seraient directement impliqués dans un conflit. Poutine est-il plus isolé que jamais ? La résilience du peuple ukrainien lui permettra-t-elle de tenir face à l'hiver et aux bombardements russes ? Combien de temps les Occidentaux peuvent-ils tenir la cadence de leurs livraisons d'armement à l'Ukraine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Revue de presse internationale
À la Une: la fuite en avant de l'Iran, entre escalade de la répression et production d'uranium

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 5:31


« La dernière annonce de l'Iran sur la production d'uranium rend Washington nerveux », titre Die Welt qui rapporte également « la condamnation commune de Berlin, Paris et Londres » après que l'AIEA a confirmé hier que Téhéran « a commencé à produire de l'uranium enrichi à 60% ». « 60%, c'est la toute dernière étape technique avant d'atteindre la qualité militaire de 90% » et la possibilité de « fabriquer une bombe atomique », explique le Guardian qui souligne également « l'extrême inquiétude » de la Maison Blanche et du Conseil national de sécurité qui préviennent que « les États-Unis ne permettront jamais à l'Iran de développer des capacités de production d'armes nucléaires » et que « toutes les options seront mises à disposition de Joe Biden ». En intensifiant ainsi massivement son programme nucléaire, l'Iran fait « voler en éclat l'accord historique de 2015 et relance les risques de prolifération », c'est « un défi lancé aux Occidentaux ​» commente le Suddeutsche Zeitung, une fuite en avant alors même que le gouvernement iranien suscite déjà l'inquiétude mondiale « en réprimant brutalement le mouvement de protestation qui secoue le pays depuis deux mois ». Avec des tirs à balles réelles contre les manifestants, qui ont déjà fait plus de 400 morts, « 70 personnes au cours de la seule semaine passée », rapporte Die Welt qui met en avant les « craintes désormais que le régime ne donne le feu vert à une action purement militaire contre les manifestants ». Le régime iranien n'écarterait pas totalement la recherche d'une solution politique « Le régime utilise la force brutale, mais fait secrètement appel aux modérés » titre le Wall Street Journal qui affirme que les dirigeants iraniens « ont lancé un appel secret aux deux familles fondatrices de la République islamique, les clans modérés de Rafsanjani et de Khomeini » pour qu'ils s'expriment « publiquement afin de calmer l'agitation ». Un appel aux clans modérés « qui, il y a quelques mois encore, aurait été considéré comme impensable », souligne encore le quotidien américain qui y voit « la volonté du régime de possiblement envisager des concessions ». Pour le moment en tous cas, le guide suprême Ali Khamenei n'a « montré aucun signe d'apaisement » tempère le Wall Street Journal, bien au contraire comme le montre d'ailleurs la relance de la production d'uranium. En Chine, la colère monte face aux restrictions du « zéro Covid » Comme l'illustrent « ​les violentes manifestations qui viennent d'éclater dans la plus grande usine d'iPhone au monde, dans le centre du pays, à Zhengzhou dans le Henan », rapporte le Guardian qui décrit les vidéos montrant des centaines d'ouvriers face des policiers anti-émeutes, dans cette même usine « où en octobre dernier », rappelle le quotidien britannique, « de nombreux travailleurs avaient fui leur confinement imposé ». Dans tout le pays, « la grogne monte face à la politique zéro Covid », souligne de son côté le correspondant du New York Times qui explique que « ​la Chine est le seul grand pays au monde à déployer encore des mesures extrêmes pour tenter d'éradiquer les infections ». « Mégapoles confinées, restaurants et écoles fermés à Pékin, la Chine semble désormais dans l'impasse, empêtrée dans sa politique zéro Covid ​», commente de son côté Le Temps qui rapporte que « la colère touche non seulement les gens ordinaires, mais gagne également les fonctionnaires locaux » mis sous pression pour atteindre « cette dynamique zéro ». Ce que reconnait d'ailleurs la presse chinoise, qui martèle néanmoins à l'instar du South China Morning Post « que tout est fait pour ne pas recourir à des mesures excessives telles que les tests de masse et les confinements brutaux ». Aux États-Unis, le docteur Fauci incite les Américains à se faire vacciner Le « Monsieur Covid » de la Maison Blanche, Anthony Fauci, a profité hier de son discours d'adieu « pour exhorter une dernière fois les Américains à se faire vacciner contre le Covid ​», rapporte le Washington Post, alors que les autorités redoutent « une vague d'infections cet hiver à la faveur des fêtes de fin d'année ». « 300 Américains meurent encore chaque jour du Covid-19 », souligne de son côté le New York Times qui comme le Washington Post salue « l'action du docteur Fauci » qui aura servi « quatre décennies au gouvernement, sous sept présidents pour lutter contre le Sida, Ebola, avant de devenir le visage de la lutte contre le Covid ». Anthony Fauci, 83 ans, entend désormais se consacrer « à l'enseignement pour encourager une jeune génération de scientifiques ».

Revue de presse internationale
À la Une: la centrale nucléaire de Zaporijjia à nouveau prise pour cible dans le conflit

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 5:19


« La catastrophe a été évitée de peu le week-end dernier » dit Le Temps « quand la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe a été délibérément visée par des bombardements ». Une dizaine d'obus d'artillerie ont ainsi explosé « à quelques mètres seulement des principaux systèmes de sécurité de la centrale », précise le New York Times, « causant des dommages importants, mais sans déclencher de problème immédiat de sécurité nucléaire », souligne encore le quotidien américain qui rapporte l'extrême préoccupation du patron de l'AIEA, Rafael Grossi, pour qui « la situation est gravissime ». « Arrêtez de jouer avec le feu », a t'il lancé aux belligérants refusant d'attribuer la responsabilité de ces tirs à la Russie qui occupe la centrale ou à l'Ukraine qui poursuit son offensive, rapporte de son côté le Washington Post qui rappelle également « comment depuis des mois, Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement de la mise en danger de la centrale ». Mais cette fois la situation est d'autant plus périlleuse, fait valoir le Post, « que la guerre est entrée dans une nouvelle phase alors que la Russie subit une série de défaites sur le champ de bataille et que l'Ukraine enhardie envisage une offensive vers le sud depuis la ville de Zaporijjia ». En se tirant dessus de part et d'autre de la centrale, le risque « d'une catastrophe nucléaire » n'est pas écarté, insiste le New York Times qui souligne « l'inquiétude des Occidentaux » et l'appel de l'AIEA pour imposer « une zone de sécurité » au plus vite autour de la centrale. L'Ukraine va évacuer les civils de Kherson et de Mykolaïv tout juste libérées « Un peu plus d'une semaine après la libération de Kherson, l'Ukraine va commencer à évacuer les populations civiles », rapporte le Guardian qui explique que « les dommages causés aux installations énergétiques par les bombardements russes sont trop importants pour que les civils puissent y survivre en plein hiver » alors que les premières neiges sont tombées et que le froid glacial s'installe. Les habitants de ces deux régions du sud « vont ainsi être conduits dans des zones plus sûres du centre et de l'ouest du pays », précise encore le Guardian, alors que l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé prévient « que l'hiver prochain sera "mortel" pour des millions de personnes en Ukraine, privés d'électricité et de chauffage ». Plus de « 40% des installations énergétiques ukrainiennes » auraient été endommagées par les frappes russes ces dernières semaines. Mondial au Qatar : les joueurs iraniens refusent de chanter l'hymne national C'est le « premier acte symbolique du Mondial » titre Le Temps, qui à l'instar d'un grand nombre de quotidiens affiche en Une cette image de l'équipe iranienne se tenant par les épaules, visages graves et en silence pendant que l'hymne national était joué. « Un clin d'œil silencieux, une démonstration de solidarité avec le soulèvement populaire durement réprimé dans leur pays », salue le Washington Post. « L'impact était d'autant plus fort que quelques minutes avant l'équipe adverse, l'Angleterre et ses supporters avaient entonné un vibrant God Save the King », souligne de son côté La Repubblica qui rapporte que cette « protestation courageuse des joueurs iraniens a fait le tour du monde et a été censurée par la télé d'État en Iran ». « Dans tout le pays depuis plus de deux mois, les manifestations anti-régime font l'objet d'une répression féroce et meurtrière qui aurait déjà fait près de 400 morts », souligne El Pais. Une répression sanglante qui n'étouffe pas les protestations « soutenues par des personnalités du sport, mais également de la politique et du cinéma », note de son côté Die Welt qui rapporte que plusieurs d'entre elles, notamment « cinq actrices ont été arrêtées » pour interrogatoire à Téhéran. Les joueurs européens renoncent, eux, à porter le brassard « One Love » « Une véritable capitulation », dénonce El Pais face à la Fifa qui, pour ne pas froisser les hôtes qatariens du mondial, a « menacé de sanctions les équipes qui arboreraient le fameux brassard arc en ciel "One Love" en défense de la communauté LGBT au Qatar où l'homosexualité est considérée comme un crime ». Les sept équipes européennes ont donc préféré renoncer à ce geste de soutien symbolique, explique le Guardian, qui tout en dénonçant la « censure exercée par la Fifa » raille également « la docilité et le peu de courage de l'équipe d'Angleterre », alors que les joueurs iraniens « ont, eux, risqué l'emprisonnement et les menaces contre leurs familles, l'Angleterre a montré qu'elle n'était même pas prête à risquer un carton jaune », s'insurge le quotidien britannique. À l'instar du Frankfurter Allgemeine Zeitung qui fustige « la lâcheté des joueurs européens » qui se sont tous « si facilement dégonflés » face à la Fifa.

C dans l'air
UKRAINE, CORÉE DU NORD : PÉKIN SOMMÉ D'AGIR ! – 18/11/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 18, 2022 62:47


EXPERTS PIERRE HASKI Chroniqueur international – « France Inter » et « L'Obs » VALÉRIE NIQUET Spécialiste de l'Asie à la Fondation pour la recherche stratégique Auteure de « Taïwan face à la Chine » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l'Institut de Haute Finance Auteur de « Le grand basculement » Après deux ans et demi d'isolement, le leader chinois Xi Jinping a orchestré cette semaine son grand retour sur la scène diplomatique mondiale, enchaînant, au G20 à Bali puis à l'Apec à Bangkok, les entretiens avec les dirigeants des autres puissances. Ainsi jeudi à Bangkok, il a rencontré, pour la première fois en trois ans, le Premier ministre japonais et promis de travailler au réchauffement de la relation entre les deux pays, instable depuis des décennies. Plus tôt dans la semaine, dans le cadre du G20 de Bali, en Indonésie, il avait échangé pendant plus de trois heures avec le président américain, une première depuis l'entrée de Joe Biden à la Maison Blanche où il a notamment été question de la Corée du Nord. Puis, avec Emmanuel Macron qui a tenté de le convaincre d'intervenir auprès de Vladimir Poutine concernant la guerre en Ukraine. Au centre des regards, le président chinois a joué le dialogue avec les Occidentaux, tentant de restaurer la crédibilité de son régime, érodée par des politiques très agressives, et de rassurer les investisseurs. Car si Xi Jinping peut se targuer d'avoir réussi le pari de faire en dix ans de la Chine la deuxième économie mondiale, dotée d'une des armées les plus puissantes au monde, malgré une concentration presque totale des pouvoirs, il doit faire face à une économie en fort ralentissement, notamment en raison de sa politique « zéro Covid ». De plus en plus contestée dans son pays, cette stratégie a fait fuir les investissements étrangers. Et l'annonce des chiffres de la croissance du troisième trimestre, à 3,9 % – légèrement supérieure aux attentes des économistes –, n'a pas suffi à inverser la tendance. Car la Chine demeure aux prises d'une crise immobilière, secteur crucial pour le pays, ainsi qu'à des contrôles et confinements stricts qui ont largement freiné la propagation du Covid mais également paralysé l'activité des entreprises et les dépenses de consommateurs. A l'offensive diplomatiquement, le président chinois n'a toutefois pas fait de véritables concessions. Il a en outre confirmé que Taïwan est une question centrale pour l'Empire du Milieu. Ainsi lors de son entretient avec son homologue américain, Xi Jinping a déclaré lundi que le monde est suffisamment grand pour que leurs deux pays puissent prospérer et se concurrencer, tout en mettant en garde Washington contre le franchissement de la « ligne rouge » sur Taïwan. De son côté, Joe Biden a indiqué ne pas croire que la Chine envisage une invasion « imminente » de Taïwan. Mais dans l'île l'inquiétude gagne. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à redouter que l'agression russe donne des idées à Pékin et certains ont décidé de s'inspirer de la résistance ukrainienne. Le président américain s'est également dit « confiant » que la Chine « ne cherche pas une escalade » de la part de son allié la Corée du Nord, dont les tirs de missiles font craindre un essai nucléaire. Joe Biden a par ailleurs expliqué avoir demandé à son homologue chinois de signifier « clairement » à Pyongyang de ne pas mener d'essai nucléaire, faute de quoi Washington devrait prendre des mesures « défensives ». DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Revue de presse française
À la Une : le risque d'une extension de la guerre en Ukraine

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Nov 17, 2022 4:07


La chute d'un missile de fabrication russe avant-hier mardi en territoire polonais aurait pu avoir des conséquences terribles… Heureusement, il n'en a rien été… L'heure est à l'apaisement, relève La Croix : « la pression est rapidement retombée. Après les États-Unis, la Pologne elle-même a calmé le jeu. Selon son président, 'rien n'indique qu'il s'agissait d'une attaque intentionnelle'. L'hypothèse présentée comme la plus probable est celle de la chute d'un engin de la défense antimissile ukrainienne. Kiev demande l'accès au site pour mener sa propre enquête et donner sa version. Mais, relève La Croix, s'agissant d'une guerre en cours, les faits importent moins que la lecture que décident d'en faire les parties prenantes à un moment donné : ce qu'il faut retenir pour l'heure, c'est le choix des pays de l'Otan de ne pas surenchérir. L'escalade a été évitée, particulièrement grâce au sang-froid du gouvernement polonais. Cette attitude souligne par contraste, pointe encore le quotidien catholique, l'irresponsabilité de Vladimir Poutine qui, perdu dans une stratégie sans lendemain, a fait une fois encore le choix de la terreur, en bombardant massivement l'Ukraine. » Et « cet 'accident malheureux', qui a fait deux morts, doit résonner comme une sirène d'alerte dans toute l'Europe, estime pour sa part Libération. L'hiver risque en effet d'être insupportable sur le continent tout entier. » Fragile équilibre En effet, renchérit Le Figaro, « c'est le cauchemar des Occidentaux depuis le début de la guerre contre l'Ukraine : une extension du conflit en cas de frappe russe, même accidentelle, contre un pays de l'Otan. (…) Le risque est toujours là. Sans toujours le voir, les pays occidentaux, en augmentant progressivement leur aide militaire à l'Ukraine, se sont engagés de manière indirecte dans ce conflit qui dure. L'incident polonais vient redire que l'équilibre entretenu par les pays occidentaux dans la guerre est de plus en plus fragile. Le risque d'accident est encore aggravé depuis que les forces russes, en difficulté sur le terrain dans l'est de l'Ukraine, ont intensifié leurs bombardements contre les infrastructures et les villes ukrainiennes. (…) Pour les Occidentaux, la question reste la même, conclut Le Figaro : comment éviter l'escalade tout en réaffirmant leur détermination à aider les Ukrainiens ? » Sortir de l'engrenage En tout cas, soupire Le Parisien, « aujourd'hui, entre cette bavure, la pluie d'obus sur l'Ukraine et le retour en force de l'Otan, la paix paraît loin… et le monde plus dangereux que jamais. » Pour autant, « pour sortir de cet engrenage, la communauté internationale doit tout faire pour que Kiev et Moscou entrent dans le jeu diplomatique, estime L'Humanité. En renforçant par exemple la pression que peuvent exercer les pays émergents et la Chine sur la Russie, mais aussi en proposant les cadres d'un accord, comme celui d'Istanbul élaboré en mars. Bref, conclut le quotidien communiste, ne pas se résoudre à cet inévitable 'temps de guerre', comme l'écrivent déjà certains commentateurs fatalistes, déjà prêts à voir perdurer ce face-à-face sanglant. » Donald Trump peut-il rempiler ? A la Une également : Trump qui veut se représenter à la Maison-Blanche… Et pas sûr qu'il obtienne l'assentiment de son camp… C'est du moins ce qu'estiment Les Dernières Nouvelles d'Alsace. « La déception des Midterms, la contestation au sein même des Républicains et la pression judiciaire qui s'accentue sur Donald Trump sont les signes que l'Amérique d'aujourd'hui n'est plus la même que celle de 2016, lorsque le magnat de l'immobilier s'était imposé après deux mandats de Barack Obama. La figure de l'homme providentiel s'est flétrie, laissant la place à celle d'un revanchard, incapable de surmonter ses frustrations et d'envisager une retraite pour le bien du pays. » Toutefois, attention, prévient La Voix du Nord, il ne faut « jamais sous-estimer Donald Trump. (…) On aurait tort de croire que la martingale de 2016 est éculée. Quand Trump promet de 'curer le marigot' de Washington, quand il hurle à la fraude électorale et multiplie les infos sur son réseau social, sa popularité continue de prospérer bien au-delà de la seule sphère des complotistes radicalisés. Elle irrigue le camp républicain qui n'a jamais su ­- ou voulu - s'en débarrasser. »

Les journaux de France Culture
Le missile qui a touché la Pologne aurait été tiré par inadvertance par les forces ukrainiennes

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 21:04


durée : 00:21:04 - Journal de 12h30 - Parce que la chute d'un missile en Pologne (tuant deux personnes) aurait constitué une sérieuse aggravation du conflit en Ukraine si l'origine russe de cette attaque avait été confirmée, les Occidentaux n'ont eu de cesse d'appeler à la prudence. - invités : Michel Barnier plusieurs fois ministre, notamment des Affaires étrangères, ancien député, sénateur, ex-négociateur du Brexit, membre du conseil stratégique du parti LR

Les journaux de France Culture
Explosion en Pologne : les Occidentaux calment le jeu, l'Ukraine accuse la Russie

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 19:47


durée : 00:19:47 - Journal de 18h - L'OTAN écarte la piste d'un missile russe après l'explosion meurtrière survenue en Pologne près de la frontière de l'Ukraine. Les Polonais parlent d'un "accident" peut-être imputable à la défense antiaérienne ukrainienne. Mais Volodymyr Zelensky continue à accuser la Russie.

Revue de presse française
À la Une: la stratégie de la terre gelée

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 3:26


Une pluie de missiles russes s'est abattue sur l'Ukraine hier, constate Libération. « Alors que l'armée ukrainienne rallume la flamme de l'espoir sur les champs de bataille de l'Est et du Sud, l'armée russe riposte de manière asymétrique en opérant des bombardements dans la profondeur sur tout le pays, détruisant les infrastructures énergétiques. L'objectif, pointe Libération : affaiblir l'arrière du front, miner le moral de la population et faire passer aux Ukrainiens un hiver dans le noir et dans le froid. » En effet, complète La Charente Libre, « faute de territoires à conquérir et de batailles militaires à remporter, les Russes confirment qu'ils n'ont pour le moment qu'une seule arme en main : plonger l'Ukraine dans le noir et le froid de l'hiver. La centaine de missiles russes envoyés hier sur tout le pays pour s'en prendre aux infrastructures énergétiques est aujourd'hui considérée autant comme la seule option de Moscou pour masquer ce qui est aujourd'hui une véritable Bérézina. Plus de sept millions de foyers sont privés d'électricité et le pays doit adapter sa consommation d'énergie. Ces missiles sont bien sûr une réponse à la perte de Kherson, considérée comme russe pour toujours par Poutine le 30 septembre, avant d'être libérée six semaines plus tard par l'armée ukrainienne. » La Pologne touchée : faut-il craindre le pire ? Par ailleurs, tir délibéré ou incident isolé ? Un missile ou deux missiles se sont abattus hier sur un village polonais, proche de la frontière avec L'Ukraine, tuant deux personnes. Varsovie affirme que ces missiles sont de fabrication russe. Moscou dément et dénonce une provocation. Les sites des différents quotidiens suivent minute par minute les derniers développements suite à cette frappe. Une réunion d'urgence entre alliés occidentaux a eu lieu ces dernières heures à Bali en marge du G20. Sud-Ouest a eu le temps d'en faire sa Une, avec ce titre : « la Pologne touchée, deux frappes qui font craindre le pire » Vers des négociations ? Reste que les appels à négocier se multiplient… C'est ce que constate notamment Le Parisien : « la communauté internationale espère pousser le régime de Zelensky à la table des négociations en vue d'un processus de paix. Soyons clairs, pointe le journal, il semble inenvisageable que la guerre s'arrête dans un avenir proche. » Mais, « Kiev est en position de force. C'est pour cela que les Américains et les Occidentaux poussent vers une discussion », pointe une analyste interrogée par le journal. Toutefois, poursuit-elle, « il va falloir faire accepter aux Ukrainiens que la Crimée ne fasse pas partie de leurs conditions. Et peut-être une partie du Donbass. Ça risque d'être dur à avaler. » La paix devra attendre… On n'en est vraiment pas au stade des pourparlers, estime pour sa part Le Figaro… « Il faudra sans doute d'autres Kherson pour faire fléchir Moscou, affirme le journal. Tout compromis qui permettrait à Poutine de présenter sa guerre comme une victoire laisserait intact son pouvoir de nuisance et risquerait d'ouvrir la porte à une nouvelle guerre, en Moldavie, en Ukraine, ou ailleurs dans l'ancien espace soviétique. On peut le déplorer, conclut Le Figaro, mais le temps de la guerre n'a pas encore cédé le terrain à celui de la négociation. Encore moins après les explosions russes en Pologne. » « Pourquoi la paix devra attendre », titre en écho Le Télégramme. « Les combats continuent en Ukraine, constate le quotidien breton. Les propositions de négociations formulées au G20 ont été rendues caduques après les bombardements russes d'hier. » Quel scénario ? « Guerre en Ukraine : et maintenant, que peut-il se passer ? », s'interroge Le Midi Libre. « À l'évidence, le déferlement d'obus hier montre que malgré son isolement et les défaites militaires, Poutine est plus dangereux que jamais. En plein sommet du G20, la chute de missiles sur le sol polonais prouve d'ailleurs que la guerre arrive à un point critique où tout peut encore basculer. Personne à ce stade, conclut Le Midi Libre, ne connait le scénario d'un conflit au bord de l'escalade. Pas plus les politiques que les généraux. Ni même le chef du Kremlin qui se comporte désormais comme un ours blessé. »

Le journal de 12h30
Le missile qui a touché la Pologne aurait été tiré par inadvertance par les forces ukrainiennes

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 21:04


durée : 00:21:04 - Journal de 12h30 - Parce que la chute d'un missile en Pologne (tuant deux personnes) aurait constitué une sérieuse aggravation du conflit en Ukraine si l'origine russe de cette attaque avait été confirmée, les Occidentaux n'ont eu de cesse d'appeler à la prudence. - invités : Michel Barnier plusieurs fois ministre, notamment des Affaires étrangères, ancien député, sénateur, ex-négociateur du Brexit, membre du conseil stratégique du parti LR

Le journal de 18h00
Explosion en Pologne : les Occidentaux calment le jeu, l'Ukraine accuse la Russie

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 19:47


durée : 00:19:47 - Journal de 18h - L'OTAN écarte la piste d'un missile russe après l'explosion meurtrière survenue en Pologne près de la frontière de l'Ukraine. Les Polonais parlent d'un "accident" peut-être imputable à la défense antiaérienne ukrainienne. Mais Volodymyr Zelensky continue à accuser la Russie.

C dans l'air
MISSILE EN POLOGNE : L'OTAN EN ALERTE – 16/11/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 62:14


EXPERTS GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMEROS Ancien chef d'état-major / Ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN ANTHONY BELLANGER Éditorialiste, spécialiste des questions internationales « France Inter » ELENA VOLOCHINE Grand reporter– « France 24 » Ancienne correspondante en Russie PIERRE HAROCHE Maître de conférences en sécurité internationale Université Queen Mary de Londres C'est l'évènement que tout le monde redoutait depuis le début de la guerre en Ukraine. Un missile « de fabrication russe » s'est abattu hier sur un pays de l'Otan. L'explosion qui s'est déroulée à 15h40 a causé le mort de deux personnes dans le village polonais de Przewodow, situé à six kilomètres de la frontière ukrainienne au moment où le pays recevait une salve de frappes russes. Que s'est-il passé ? Qui a tiré sur la Pologne ? Lors d'une conférence de presse, le président polonais Andrzej Duda a considéré, ce mercredi, comme « hautement probable » que le missile a été utilisé par la défense ukrainienne. « Rien n'indique qu'il s'agissait d'une attaque intentionnelle contre la Pologne », a-t-il affirmé à la presse. « C'est probablement un accident malheureux, hélas ». Un point de vue partagé par le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, qui à l'issue d'une réunion d'urgence, a déclaré qu'il n'y avait « pas d'indication d'une attaque délibérée ». « Notre analyse préliminaire suggère que l'incident a été probablement causé par un missile de système ukrainien de défense anti-aérienne tiré pour défendre le territoire ukrainien contre les missiles de croisière russes », a-t-il précisé. Ce tir intervient alors que les dirigeants des grandes économies mondiales du G20 sont réunis à Bali pour un sommet déjà largement dominé par l'invasion russe de l'Ukraine. Il pourrait en théorie marquer une escalade majeure du conflit, une attaque contre un membre de l'Otan étant considéré comme visant l'ensemble des pays de l'Alliance. Mais la prudence est pour l'instant de mise du côté des Occidentaux, à l'exception de Volodymyr Zelensky qui a directement accusé les Russes qui démentent. Le ministère Russe de la Défense a affirmé qu'aucune des frappes russes lancées hier ne visaient de cibles dans ce secteur. Depuis quelques jours, la Russie a repris sa campagne intensive de bombardements des installations énergétiques. L'Ukraine a ainsi passé la journée d'hier sous les bombes. 100 missiles été tirés par les Russes dont beaucoup sont tombés sur des centrales électriques. Le but étant de plonger la population dans l'obscurité et le froid. Ce matin Kiev a affirmé avoir réussi à rétablir l'électricité pour 8 millions d'Ukrainiens. De son côté, l'alliance transatlantique a réaffirmé son soutien « indéfectible » à l'Ukraine, et condamné à nouveau « les attaques de missiles barbares que la Russie a perpétrées mardi contre des villes et des infrastructures civiles ukrainiennes ». Berlin a proposé de soutenir Varsovie avec des patrouilles aériennes après la chute meurtrière d'un missile en Pologne. Parallèlement les exercices militaires se poursuivent dans les pays frontaliers, mais aussi en France. L'armée française se prépare à un exercice d'ampleur inédite au premier semestre 2023, qui mobilisera jusqu'à 12.000 militaires sur le territoire dans un scénario de conflit majeur contre un État. Y seront notamment déployés les nouveaux blindés Griffon de l'armée de Terre, des chars Leclerc, mais également des systèmes de défense sol-air, des avions de combat ainsi que le porte-avion Charles de Gaulle et deux porte-hélicoptères amphibies. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Les dessous de l'infox, la chronique
RDC: les tensions dans la région du Nord-Kivu attisées par les infox

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2022 3:11


La situation est particulièrement tendue actuellement dans le Nord-Kivu, à l'Est de la République démocratique du Congo. Les combats ont repris mercredi 9 novembre entre l'armée congolaise et les rebelles du M23. Sur les réseaux sociaux, la désinformation alimente ces tensions, notamment à travers des infox qui usurpent l'identité des médias de France Médias Monde. La RDC recevrait l'appui de la Russie avec l'arrivée de nombreux chars de combat. C'est ce qu'aurait affirmé Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale à France 24, à en croire plusieurs publications sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Des photos sont présentées comme des preuves censées montrer l'arrivée de ces blindés dans le pays.  En réalité, tout est faux. Armelle Charrier n'a jamais tenu les propos qui lui sont faussement attribués. Elle même le confirme. La capture d'écran censée montrer le moment où elle aurait fait cette déclaration, est en fait tirée d'une intervention dans un journal vieux de plus de cinq ans. Cette édition ne concernait d'ailleurs pas la RDC.  L'objectif de cette manipulation, c'est d'essayer de convaincre plus facilement les internautes en exploitant la légitimité de France 24. C'est pourquoi il est important de remonter à la source pour se rendre compte de la supercherie. Fausse déclaration et photos détournées Grâce à une recherche par image inversée, on découvre que les clichés présentés comme des preuves de l'arrivée de chars russes en RDC, sont eux aussi manipulés.  La première photo, sur laquelle on voit des blindés débarqués d'un avion de transport russe, montre en réalité le déploiement de casques bleus dans la région du Haut-Karabakh en 2020. Quant au deuxième cliché sur lequel on voit une colonne de tanks progresser dans un chemin de terre, elle a été prise en 2017 par un photographe de l'agence Tass en Russie. Il s'agissait alors d'un exercice conjoint entre l'armée russe et indienne.  Ces images n'ont donc aucun rapport avec la République démocratique du Congo. Certains internautes l'ont bien remarqué mais cela n'empêche pas l'infox de circuler massivement sur Twitter, Facebook ou encore sur Whatsapp.  Flot d'infox autour du conflit Il y a beaucoup d'autres fausses informations qui circulent autour de la situation dans le Nord-Kivu. La dernière en date, épinglée par nos confrères de l'AFP Factuel, concerne le M23. Elle avance que ce mouvement serait soutenu par des multinationales occidentales, notamment françaises, canadiennes et américaines.  La photo présentée comme une preuve montre des hommes en uniforme militaire en train d'échanger avec deux hommes blancs en costume cravate. Mais une nouvelle fois, l'image est détournée. Elle illustre en réalité une rencontre organisée en 2008 entre l'ex-chef de guerre congolais Laurent Nkunda et des représentants spéciaux de l'Union européenne pour la région des Grands Lacs. Le narratif d'une guerre par procuration La plupart des fausses informations qui circulent s'inscrivent dans le même narratif. Elles alimentent le récit fallacieux d'une guerre par procuration avec d'un côté les Russes, et de l'autre les Occidentaux. Une désinformation particulièrement dangereuse au vu de la tension qui règne aujourd'hui dans la région.

Fréquence Asie
Leila, employée de maison à Hong Kong: «Si notre patron s'en va, nous aussi on doit partir»

Fréquence Asie

Play Episode Listen Later Nov 5, 2022 3:44


Presque trois ans après le début de la pandémie du Covid, le retour à la normale est un soulagement pour les 400 000 employées de maison au service des familles hongkongaises, venues pour la plupart des Philippines. Mais sous la mainmise croissante de Pékin, des dizaines de milliers de Hongkongais et d'expatriés quittent la ville, et beaucoup d'entreprises envisagent leur délocalisation. Ces employées de maison, que l'on appelle les « helpers » se demandent quel sera leur avenir. De notre envoyée spéciale à Hong Kong, L'heure est à la fête, un dimanche après-midi. Entre les vitrines bling-bling de Gucci, Dior et Versace, Rosemary et sa bande de copines se déhanchent devant une vidéo diffusée par leur smartphone vissé sur un trépied. Pour elles, venir ici un dimanche a son importance. « C'est pour nous détendre, on a un seul jour de repos par semaine. On se fait une cure détox », dit Rosemary, en riant. « Pendant le Covid, beaucoup parmi nous avaient interdiction totale de sortir ! Moi, je travaille de 7h du matin à 9 du soir, sans pause. Je m'occupe des enfants, je cuisine, je nettoie. Je fais un peu partie de la famille, mais d'autres aides à domicile souffrent. Leurs patrons ne sont pas gentils », souligne-t-elle.  ► À lire aussi : À Hong Kong, le calvaire des employées de maison étrangères Débardeur moulant, pantalon fleuri et baskets, Rosemary, 41 ans, prend du bon temps pour oublier les trois années passées. « D'habitude, je partais tous les deux ans chez moi aux Philippines. Mais avec le Covid, c'était impossible. Vous pouviez partir, mais pas revenir. À coup sûr, vous perdiez votre emploi », explique Rosemary.   Au lieu de payer l'hébergement pendant les 21 jours de quarantaine, certaines familles ont préféré mettre leurs helpers à la rue.  La crainte de perdre son emploi Courbée en deux, Leila enroule du scotch autour d'un gros colis. En semaine, elle s'occupe 12 heures par jour d'un vieux monsieur pour un salaire de 700 euros par mois. Le dimanche est réservé à sa famille. « J'envoie du café, du chocolat, des fruits… Ça va aux Philippines, à ma famille ! Ça fait cinq ans maintenant que je n'ai pas pris de vacances. Impossible de rentrer chez moi à cause du Covid », indique Leila.   La plupart des restrictions sanitaires sont aujourd'hui levées, mais Leila a entendu que plus de 140 000 Hongkongais ont déjà quitté la ville. Les uns pour échapper à la mainmise de Pékin, les autres pour suivre leurs entreprises, délocalisées vers Singapour ou ailleurs. « Ça arrive tout le temps ! Si notre patron s'en va, nous aussi, on doit partir. À moins que l'on trouve un autre emploi », note l'employée de maison.  ► À écouter aussi : Hong Kong: le grand exode Le souhait d'un retour à la normale à Hong Kong Une crainte partagée par Anna, assise seule sur le bord d'une fontaine publique, à côté d'un bar karaoké improvisé. « Mes amies sont déjà reparties chez elles aux Philippines pour toujours », raconte Anna. « La plupart des patrons sont des Occidentaux et ils sont en train de quitter Hong Kong. Celui d'une amie est reparti en Israël, il lui a dit que Hong Kong n'était plus un bon endroit pour vivre. D'autres sont retournés au Canada ou encore à Londres. »   Employée de maison depuis une dizaine d'années, Anna revient tout juste d'un séjour chez elle. C'est la première fois qu'elle a pu revoir son fils. « J'étais tombée enceinte ici et partie aux Philippines pour accoucher. Mon fils avait deux mois, lorsque je suis repartie », se souvient-elle. Puis, elle ajoute : « Là, ça faisait trois ans que je ne l'avais pas vu. Il parle déjà beaucoup ! Il ne m'a pas tout de suite reconnu, mais maintenant, quand je l'appelle, il dit ‘oh, maman'. Au moins, il sait que je suis sa mère. » Impossible de vivre aux Philippines avec sa famille. La mère et les huit frères et sœurs d'Anna dépendent de son salaire hongkongais. Son espoir : « Maintenant qu'il n'y a plus la quarantaine, peut-être au moins les touristes reviendront, n'est-ce pas ? J'espère que tout reviendra enfin à la normale à Hong Kong. »

Aujourd'hui l'économie
Hong Kong: opération séduction lors d'un sommet bancaire critiqué

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 3, 2022 4:18


Un sommet bancaire s'est ouvert le 2 novembre à Hong Kong. De grands noms de la finance mondiale sont réunis, y compris des dirigeants de Wall Street. Les présidents de Goldman Sachs, de JP Morgan Chase ou encore du plus important gestionnaire d'actifs au mondeBlackrock y interviennent. La priorité pour Hong Kong lors de ce rendez-vous est de rassurer les financiers et redonner du lustre à la réputation de la place hongkongaise.  Il faut rassurer, car ces dernières années ont été houleuses. Après les manifestations pro-démocratie réprimées en 2019, la pandémie de Covid-19 est arrivée et les restrictions sanitaires avec. Cela a provoqué un exode des talents et pesé sur l'économie de la ville. Au troisième trimestre, le PIB de Hong Kong a chuté de 4,5%, selon des données préliminaires. La Bourse a même été l'une des moins performantes du monde. Elle accuse une baisse de plus de 50% cette année et a atteint son pire niveau depuis 2009. La place financière est même descendue du podium du Global Financial Centres Index. En septembre 2022, dans ce classement qui évalue la compétitivité des centres financiers, Hong Kong a été relégué à la quatrième place. Singapour prend la troisième place mondiale et la première place financière d'Asie Singapour a été plus prompt à assouplir les mesures sanitaires liées au Covid-19. Et peut-être n'est-ce qu'un hasard du calendrier, au lendemain de la publication de ce classement, John Lee, le chef de l'exécutif de Hong Kong annonçait la suppression de la quarantaine obligatoire pour les personnes arrivant de l'étranger. C'est un point essentiel pour les entreprises. Mais toutes les mesures n'ont pas disparu : port du masque à l'extérieur, passe vaccinal, tests fréquents à l'arrivée et interdiction d'aller dans des bars ou des restaurants les trois premiers jours. Les invités de ce sommet bancaire bénéficient d'un régime de faveur. Pas de bars en ville, mais ils peuvent déjeuner ensemble à l'hôtel dans des espaces réservés, et un banquet d'ouverture était prévu. S'ils sont testés positifs pendant leur séjour, ils peuvent aussi partir sans passer par la case quarantaine à condition de le faire en vol privé. ► À lire aussi : En devançant Hong Kong, Singapour devient le nouveau centre financier de l'Asie Aux conditions sanitaires, s'ajoutent des tensions politiques La présence de dirigeants de grandes banques américaines a même suscité de vives critiques aux États-Unis. Des élus démocrates ont estimé que « leur présence ne servait qu'à rendre légitime le démantèlement rapide de l'autonomie de Hong Kong, de la liberté de la presse et de l'État de droit ». John Lee, le dirigeant de Hong Kong qui a chanté les louanges de son territoire auprès des banquiers, est d'ailleurs sanctionné par Washington pour son rôle dans la répression. Il reçoit donc les patrons de géants bancaires chez qui il ne peut pas ouvrir de compte. La défiance de la part des États-Unis tend encore à s'accroître Il y a quelques jours, Washington a réprouvé le fait que Hong Kong n'ait pas pris de mesure contre un yacht qui appartiendrait à un oligarque russe visé par des sanctions. Or, Transparency international estime que cela fait de Hong Kong « une option encore plus séduisante pour les élites russes » car il y serait « aisé de constituer des sociétés fictives ». Cela dit, si Hong Kong cristallise des relations de plus en plus tendues entre Pékin et les Occidentaux, et si la page des restrictions sanitaires peine à se tourner, Hong Kong reste une interface, une porte d'entrée lucrative proche de la Chine. Les multinationales font donc face à un dilemme. En tout cas, le patron d'UBS ne semble pas vouloir la claquer. Dans son discours, Colm Kelleher a assuré que les banquiers internationaux étaient « très pro-Chine » mais qu'ils surveillaient de près l'évolution des mesures sanitaires. ► EN BREF La Fed relève une nouvelle fois ses taux d'intérêts. Comme attendu, la Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur de 0,75 point de pourcentage. Il se situe désormais entre 3,75 et 4%. C'est son plus haut niveau depuis janvier 2008, avant la crise bancaire et financière. Et la Fed pense qu'elle continuera à les augmenter. Une nouvelle fraichement accueillie par Wall street qui a fini en forte baisse. Le Dow Jones a perdu 1,55%, l'indice Nasdaq a reculé de 3,36%. ► À lire et écouter aussi : Hong Kong: le grand exode

C dans l'air
« BOMBE SALE » : QUE PRÉPARE POUTINE ? – 27/10/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 27, 2022 63:02


EXPERTS FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » ALAIN BAUER Professeur au CNAM Responsable du pôle sécurité, défense et renseignement ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l'indépendance » CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique - Université Paris 1-Sorbonne Auteure de « Influences et manipulations » Huit mois après le début des frappes russes, la guerre en Ukraine est hantée par les armes de destructions massives. Nucléaires, d'abord, avec la mise en scène, mercredi matin, de la supervision par Vladimir Poutine d'un exercice de ses forces de dissuasion. Ce test annuel était prévu et annoncé de longue date, mais il a attiré l'attention, puisque le Kremlin évoque régulièrement depuis le début du conflit l'utilisation de « toutes les armes à sa disposition » afin de gagner une guerre où son armée subit revers sur revers. Mais c'est surtout une nouvelle menace qui est au centre de l'attention des chancelleries occidentales depuis que le Kremlin ne cesse d'accuser Kiev de préparer l'utilisation d'une « bombe sale ». D'autant que pour Moscou tous les moyens semblent bons depuis dimanche pour implanter cette idée. Même une publication par le ministère russe des Affaires étrangères qui, en accusant l'Ukraine d'utiliser des matériaux radioactifs pour fabriquer une « bombe sale », a recyclé une photo provenant de Slovénie, en 2010. Le bureau du Premier ministre slovène a dénoncé une manipulation. Les autorités ukrainiennes se sont élevées contre des allégations « absurdes » et « dangereuses », et Volodymyr Zelensky a demandé une mission d'observation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) « sans tarder ». Mais les Occidentaux craignent que les accusations martelées depuis dimanche par Moscou ne soient qu'un prétexte pour une escalade russe. L'OTAN a d'ailleurs défendu lundi soir à la Russie de faire d'une telle accusation le « prétexte » à une « escalade du conflit ». Car sur le terrain l'offensive ukrainienne se poursuit au sud vers la ville de Kherson, obligeant les troupes russes à un nouveau recul mais aussi à l'est où « des combats extrêmement féroces » ont lieu « près de Bakhmout », ville de la région de Donetsk a affirmé mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le président américain a de son côté une nouvelle fois prévenu que « la Russie ferait une erreur immensément grave si elle utilisait une arme nucléaire tactique ». Mais aux Etats-Unis où la campagne des élections de mi-mandat bat son plein, la classe politique américaine est désormais divisée sur le soutien militaire à l'Ukraine. Trente élus démocrates viennent de publier une lettre dans laquelle ils appellent « à multiplier les efforts pour rechercher un cessez-le-feu et des pourparlers directs avec la Russie », invoquant leur responsabilité devant le contribuable américain. Et la contestation est plus forte encore au sein du parti républicain où bon nombre d'élus ou candidats qui se réclament de Donald Trump, dénoncent l'aide à l'Ukraine. Alors à quoi joue Poutine ? Qu'est-ce qu'une « bombe sale » ? Quelle est la situation en Ukraine ? L'issue de la guerre pourrait-elle se jouer dans les urnes américaines le 8 novembre prochain ? Et comment les médias russes libres défient-ils la propagande du Kremlin depuis la Lettonie ? Quelque 300 journalistes russes d'opposition ont posé leurs valises dans le pays balte depuis février et s'efforcent de fournir des informations indépendantes à des millions de Russes via notamment les réseaux sociaux. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Du grain à moudre
La guerre en Syrie a-t-elle servi de répétition générale à la guerre en Ukraine ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Oct 27, 2022 38:01


durée : 00:38:01 - Le Temps du débat - par : Emmanuel Laurentin, Quentin Lafay - La nomination, ce 14 octobre, de Sergueï Sourouvikine à la tête des opérations en Ukraine inquiète les Occidentaux. Surnommé le "Général Armageddon", Sourouvikine s'était illustré en 2018 en ordonnant des bombardements massifs en Syrie. La Syrie a-t-elle servie de laboratoire à Poutine ? - invités : Cécile Vaissié Professeure d'études russes et soviétiques, Université Rennes-II; Catherine Coquio professeure de littérature comparée à l'université Paris-Diderot.; Vincent Tourret Doctorant à l'UQAM, ancien chargé de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS)

Comprendre le monde
ENTRETIENS GÉOPO S6#8 – Sylvie Bermann – "De Pékin à Moscou : quels défis géopolitiques ?"

Comprendre le monde

Play Episode Listen Later Oct 26, 2022 24:07


Alors que Xi Jinping vient de voir son mandat renouvelé lors du XXe Congrès national du Parti communiste chinois, il continue d'affirmer la volonté chinoise de (ré)atteindre la place de numéro un mondial. La robuste montée en puissance chinoise semble inarrêtable et Pékin devrait à terme dépasser Washington, a minima sur le plan économique. Mal à l'aise face à l'invasion russe de l'Ukraine, Pékin ne soutient pas militairement Moscou sans pour autant condamner l'intervention russe. Le pays resserre par ailleurs son étau autour de Taïwan avec laquelle les tensions ont été ravivées depuis la visite sur l'île de la Secrétaire d'État américaine Nancy Pelosi l'été dernier. De son côté, la Russie semble s'enliser dans le conflit ukrainien et est coupée, pour longtemps, de toute relation avec les Occidentaux et singulièrement les Européens. Guerre en Ukraine, rivalité sino-américaine, tensions entre Pékin et Taïpei… Pékin et Moscou sont au cœur des enjeux stratégiques de ces derniers mois. Le dépassement économique des États-Unis par la Chine est-il inéluctable ? L'hypothèse d'une annexion de force de Taïwan par la Chine est-elle plausible ? Quelle relation entretiennent aujourd'hui Moscou et Pékin ? Que représente l'enjeu du conflit en Ukraine pour Vladimir Poutine et la Russie ? Dans quelle mesure les pays Baltes ont-ils fait barrage à la mise en place d'un dialogue avec le Kremlin ? Dans ce podcast, Sylvie Bermann, ancienne ambassadrice de France à Pékin, Londres et Moscou, propose à travers ses différentes expériences au sein de la diplomatie française, une analyse des défis géopolitiques auxquels sont confrontées la Chine et la Russie. De la rivalité sino-américaine à les accords de Minsk, en passant par le Brexit et les soubresauts de la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, elle témoigne des événements qui ont marqué sa vie de diplomate à l'occasion de la parution de son ouvrage "Madame l'ambassadeur - De Pékin à Moscou, une vie de diplomatie", Éd. Taillandier (2022). Pour aller plus loin :

Le débat
Guerre en Ukraine : la "bombe sale" une manipulation Russe ?

Le débat

Play Episode Listen Later Oct 24, 2022 44:12


La Russie accuse l'Ukraine d'être entrée "dans la phase finale" de la fabrication de sa "bombe sale". Kiev mais aussi Paris, Londres et Washington dans une déclaration conjointe fustigent une telle accusation. Les Ukrainiens et les Occidentaux y voient la menace de préparatifs d'une attaque sous faux drapeau qui permettrait à la Russie de justifier une escalade militaire. 

C dans l'air
POUTINE : GUERRE DES DRONES ET « LOI MARTIALE » - 19/10/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 19, 2022 73:57


EXPERTS GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU PIERRE HAROCHE Maître de conférences en sécurité internationale – Université Queen Mary de Londres FRÉDÉRIC ENCEL Maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business Auteur de « Les voies de la puissance » ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » C'est une première depuis le début de la guerre en Ukraine. Le général Sergueï Sourovikine, nouveau commandant de l'opération militaire spéciale russe, a reconnu mardi que ses troupes étaient en difficulté, après plusieurs revers marquants dans l'est et le sud. « La situation dans la zone de l'opération militaire spéciale peut être qualifiée de tendue. L'ennemi n'abandonne pas ses tentatives d'attaques sur les positions des troupes russes », a-t-il indiqué alors qu'il était en direct à la télévision publique russe. Débutée en septembre, la contre-offensive ukrainienne s'accélère notamment au sud autour de Kherson, l'une des quatre régions annexées en septembre par Moscou. Face à cette situation, le nouveau chef des forces russes a annoncé l'évacuation de la population de la ville. Vladimir Poutine a lui ordonné ce mercredi l'instauration de la loi martiale dans les quatre territoires ukrainiens annexés. Un décret a été publié peu après par le Kremlin indiquant son entrée en vigueur à partir de jeudi minuit. A la peine sur le front, la Russie entend donc donner des pouvoirs supplémentaires aux gouverneurs des quatre régions annexées et continue d'intensifier les bombardements, en particulier sur les centrales électriques ukrainiennes. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, 30 % d'entre elles ont été détruites en moins de dix jours. Plus de 1 100 localités sont désormais privées de courant et parfois d'eau. « La situation est critique maintenant dans tout le pays, car nos régions sont dépendantes les unes des autres », a déclaré le chef adjoint du cabinet de la présidence qui demande « que tout le pays se prépare à l'éventualité de pannes d'électricité, d'eau et de chauffage » à l'approche de l'hiver. D'après les autorités ukrainiennes, 45 installations énergétiques figurent parmi les 400 infrastructures endommagées depuis le 10 octobre notamment par des drones de fabrication iranienne. L'Iran a nié fournir ces drones à Moscou et le Kremlin a démenti que ses forces aient utilisé des drones iraniens pour attaquer l'Ukraine. Mais l'armée de l'air ukrainienne a affirmé ce mercredi avoir détruit 223 drones iraniens depuis mi-septembre et les Occidentaux redoutent, désormais, un développement de livraisons d'armes en faveur de l'armée de Vladimir Poutine. Selon l'agence Reuters, confirmant des informations du Washington Post publiées dimanche 16 octobre, Téhéran serait prêt à livrer des missiles sol-sol à la Russie, de type Fateh et Zolfaghar. Cet accord aurait été conclu dans le cadre d'une visite à Moscou d'une délégation iranienne, le 8 octobre. Ne souhaitant pas commenter publiquement ces informations, le porte-parole adjoint du département d'Etat américain a néanmoins réitéré ces derniers jours la menace de sanctions américaines contre tout facilitateur de transferts d'armements au profit de Moscou, notamment les drones, interdits à l'export, selon lui, dans le cadre de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. De son côté l'UE a fait savoir ce mercredi qu'elle détenait des « preuves » démontrant que les drones utilisés par la Russie contre l'Ukraine ont été fournis par l'Iran et qu'elle préparait des sanctions contre Téhéran. Alors quelle est la situation en Ukraine ? Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il ordonné la loi martiale à Kherson et dans les autres territoires annexés par Moscou ? Que sait-on des drones iraniens employés par l'armée russe ? L'Iran peut-il devenir le nouveau bras armé de Moscou ? La Chine et l'Inde ont-elles amorcé un revirement diplomatique face à la Russie ? Enfin que se passe-t-il en Lettonie ? Pourquoi le conflit en Ukraine ravive-t-il les tensions entre russophones et lettophones ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Trump 2020
Face aux menaces russes, quelle peut être la réponse nucléaire américaine?

Trump 2020

Play Episode Listen Later Oct 12, 2022 14:48


En réponse aux difficultés que ses troupes rencontrent en Ukraine (et au-delà des tirs de missiles sur des cibles civiles observés depuis lundi), le président Poutine a plusieurs fois brandi la menace nucléaire. Il l'avait fait au printemps dernier, il l'a répété tout récemment le 21 septembre dans un discours menaçant les Occidentaux d'un emploi de «tous les moyens à sa disposition» si l'intégrité territoriale russe était menacée, ajoutant que «ce n'est pas du bluff». Ce jeudi 6 octobre, dans un dîner de levée de fonds à New York, Joe Biden a commenté ces menaces, expliquant que c'était sans doute la situation la plus dangereuse que nous ayons connue depuis la crise des missiles de Cuba en 1962, et évoquant le risque d'un «Armageddon» si jamais l'arme nucléaire était effectivement employée. Que feraient les États-Unis si le seuil nucléaire était franchi par les Russes? Ne pourrait-on plus plus échapper à une escalade vers un conflit atomique? Où en est la doctrine américaine pour ces armes? Tous les mercredis, New Deal décortique l'actualité politique américaine. Références: «Faut-il prendre les menaces de Vladimir Poutine au sérieux?», Le monde devant soi, épisode 133 New Deal est un podcast de Laurence Nardon produit et réalisé par Slate.fr en partenariat avec la newsletter «Time to Sign Off» (TTSO) et l'Institut français des relations internationales (IFRI), sous la direction de Christophe Carron et Benjamin Saeptem Hours. Prise de son, montage et réalisation: Aurélie Rodrigues Musique: «Cutting It Close», DJ Freedem Suivez-nous sur Instagram et Facebook. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook.

Comprendre le monde
ENTRETIENS GÉOPO S6#5 – Francis Laloupo – "L'Afrique et la guerre en Ukraine "

Comprendre le monde

Play Episode Listen Later Oct 5, 2022 26:22


La position du continent africain à l'égard du conflit russo-ukrainien interpelle les Occidentaux. Tandis que certains pays, tels que l'Afrique du Sud, ont longtemps entretenu des liens stratégiques et économiques avec les États-Unis, leurs positions diplomatiques s'éloignent désormais de celle de Washington et plus largement des Occidentaux. En mars dernier, les pays africains n'adoptaient certes pas une position commune s'agissant du vote pour la condamnation de l'agression russe contre l'Ukraine à l'Assemblée générale des Nations unies mais ces derniers se sont distancés des prises de décisions occidentales puisqu'aucun pays africain n'a adopté de sanctions contre Moscou. Une orientation qui semble s'expliquer notamment par l'accroissement de l'influence russe sur le continent. Cette tendance s'illustre notamment à travers le rapprochement de l'Afrique du Sud, qui tente, sans grand succès jusqu'à présent, de s'imposer comme leader du continent, avec la Russie et la Chine. Comment se positionnent les pays africains vis-à-vis du conflit russo-ukrainien ? Quelle relation entretien l'Afrique du Sud et plus largement le continent africain avec la Russie ? L'Afrique du Sud doit-elle être considérée comme le partenaire "dormant" des BRICS ? L'Afrique du Sud est-elle en train de perdre de vue le statut de leader du continent africain qu'elle espérait un jour atteindre ? En quelle mesure l'influence de Moscou progresse-t-elle en Afrique ? Dans ce podcast, Francis Laloupo, journaliste et chercheur associé à l'IRIS revient sur la perception du conflit russo-ukrainien par les pays africains. Pour aller plus loin :

Revue de presse française
À la Une: coup pour coup (d'État) au Pays des hommes intègres

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Oct 1, 2022 4:26


« Il sera resté à peine neuf mois à la tête du Burkina Faso », pointe le site de Libération. « Il », c'est Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier. Peu avant 20h TU, hier soir, c'est par d'autres militaires que ce lieutenant-colonel de l'armée a été démis de ses fonctions de président du Burkina Faso, « épilogue d'une journée émaillée de tirs, de barrages militaires et d'incertitude », constatait hier soir en ligne Libération. Pour rappel, des mutins ayant porté à leur tête le capitaine Ibrahim Traoré ont alors annoncé à la télévision publique burkinabè s'être emparé du pouvoir. Pêle-mêle sont tombées les annonces de ce groupe de militaires : dissolution du gouvernement, suspension de la Constitution, fermeture des frontières jusqu'à nouvel ordre, instauration d'un couvre-feu, suspension des activités politiques ou encore convocation des forces vives de la nation en vue de l'adoption d'une nouvelle charte de la transition. Attention, prévenait dans un article republié avant les annonces d'hier soir le site Mondafrique, face à la poussée terroriste, le Burkina Faso est « menacé dans son existence même ». Et ce journal en ligne de reprocher à Paul-Henri Damiba et ses frères d'armes de n'avoir « pas revu les dysfonctionnements de l'armée », et pas davantage « amélioré les conditions des soldats qui s'attendaient pourtant à de profonds changements avec des militaires au pouvoir. Mieux, soulignait Mondafrique, alors que les Burkinabè voient leur pouvoir d'achat divisé par deux, Paul-Henri Damiba et ses frères d'armes qui n'avaient d'autre légitimité que celle qu'ils s'étaient octroyée, ont augmenté leurs salaires ! Les officiers menant la grande vie et roulant dans des 4/4 de luxe flambant neuf pendant que le gros de la troupe se désespère ». Comme un air de Guerre Froide La charge de Vladimir Poutine contre « l'Occident collectif »… Prononcée lors de la cérémonie, à Moscou, de rattachement à la Russie de quatre régions de l'est de l'Ukraine sous contrôle de l'armée russe, elle a vu, en vrac, Vladimir Poutine, hier, accuser les Occidentaux de « chercher à frapper, détruire, disloquer » la Russie. De son argumentaire, le journal Le Parisien a notamment retenu que le maître du Kremlin a notamment dénoncé la remise en cause des « valeurs familiales » russes, le « système néocolonial » que l'Occident voudrait imposer dans son pays, la « russophobie » ou le détournement des cargaisons alimentaires qui passent par les corridors ouverts en Ukraine, dont, selon Vladimir Poutine, « seuls 5% » iraient « réellement aux pays pauvres », relève encore Le Parisien. Diatribe tout sauf du goût du Figaro. En Une, ce quotidien moque « le théâtre de Vladimir Poutine », que n'aurait pas renié Potemkine, ce militaire russe du 18e siècle, favori de l'impératrice, sous les yeux de qui il faisait bâtir de faux villages opulents et paisibles, décors d'opérette destinés à cacher à la souveraine la misère du peuple. Ce quotidien voit donc dans les referendums d'annexion des contrées orientales de l'Ukraine un « habillage » dont le « probable » objectif est de « souder la nation russe derrière le mythe d'une opération de « libération » de « frères » prisonniers d'un régime « nazi ». Cette « mise en scène grandiose du coup de force confirme la propagande à vocation intérieure », estime donc Le Figaro, en soulignant que le président russe « n'est pas naïf au point d'imaginer que son grossier stratagème puisse avoir la moindre valeur aux yeux du monde ». Et en se demandant « jusqu'à quand » les Russes vont être « dupes » de ce théâtre à la Potemkine. Les louves alpha Révélations embarrassées du quotidien Libération dans « l'affaire Bayou », du nom de Julien Bayou, ex-chef du principal parti écologiste français, qui a démissionné lundi dernier, suite à des accusations de violences psychologiques contre son ex-compagne. Depuis trois ans, signale ce quotidien, un « petit groupe de militantes » féministes, se décrivant elles-mêmes comme des « louves alpha », enquêtaient sur le « comportement » de Julien Bayou « avec les femmes ». Comme le regrette Libération, « ces justicières pourraient avoir fait plus de mal que de bien à la cause » qui les unit à ce quotidien.

C dans l'air
POUTINE : L'ANNEXION… « POUR TOUJOURS » ? – 30/09/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Sep 30, 2022 65:27


EXPERTS BRUNO TERTRAIS Politologue spécialiste de l'analyse géopolitique et stratégique Directeur adjoint de la FRS TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie / NEI - IFRI Institut Français des Relations Internationales ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l'indépendance » NICOLAS TONEV Rédacteur en chef spécialiste de la Russie – « Europe 1 » C'est désormais officiel. Le président russe Vladimir Poutine a proclamé l'annexion des quatre régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson contrôlées, en partie ou en totalité, par l'armée russe. Le Kremlin organisait cet après-midi une cérémonie pour célébrer l'événement. Vladimir Poutine a tenu un discours offensif. S'il a affirmé que son pays "n'aspire pas" à restaurer l'URSS, l'autocrate a indiqué que les habitants des régions ukrainiennes annexées seront des "citoyens pour toujours". Il a également appelé l'Ukraine à "cesser immédiatement les hostilités". Des festivités pour célébrer l'annexion doivent se dérouler cet après-midi sur la très symbolique place Rouge, qui jouxte le Kremlin. L'annexion de ces régions et les référendums sensés la légitimer sont dénoncés comme étant des "simulacres" par Kiev et ses alliés occidentaux. Dans le même temps, les forces ukrainiennes ne cessent de gagner du terrain et seraient sur le point d'encercler la ville stratégique de Lyman, au nord-est du pays. Depuis l'annonce de la mobilisation partielle par Vladimir Poutine le 21 septembre dernier, les Russes sont nombreux à vouloir quitter le pays. Des flots immenses de véhicules et de piétons affluent aux frontières. Moscou estime à 261 000 le nombre d'hommes exilés en l'espace d'une semaine. Parmi les destinations privilégiées figurent la Géorgie, l'Arménie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et la Mongolie. Pour ce qui est des entrées dans l'Union européenne de citoyens russes, l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex a évoqué le chiffre de 66000 personnes sur les sept derniers jours (du 19 au 25 septembre) dans un rapport publié mardi. Une donnée en hausse de 30 % par rapport à la semaine précédente. Ces Russes qui fuient la mobilisation sont considérés comme des déserteurs par le régime et risquent jusqu'à dix ans de prison. La stratégique militaire de Vladimir Poutine est donc loin de faire l'unanimité au sein de la population russe. À l'international, les décisions du dirigeant semblent également l'isoler plus que jamais. Alors que le conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce soir sur une résolution qui condamne les référendums d'annexion des quatre régions ukrainiennes, les votes de la Chine et de l'Inde seront suivis avec attention. Accusés par les Occidentaux d'être trop conciliants avec la Russie, notamment au début du conflit, les deux géants se sont depuis plusieurs fois prononcés en faveur de l'arrêt des hostilités et du respect des frontières. Pékin, officiellement neutre, a répété cette semaine son appel au respect de l'intégrité territoriale "de tous les pays". Les deux pays, qui importent énormément de gaz russe, s'étaient abstenus en février au lendemain de l'invasion de Moscou. Vont-ils cette fois aller jusqu'à désavouer Moscou ? Comme si la Russie n'était pas suffisamment isolée, le Kazakhstan, ancienne république soviétique, s'est également fortement éloigné de Moscou depuis le début du conflit. Quelles seront les conséquences sur les opérations militaires en Ukraine de l'annexion par la Russie de quatre régions du pays ? Les Russes vont-ils continuer à fuir le pays ? La Chine et l'Inde vont-elles voter à l'ONU contre les annexions annoncées par Moscou ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Revue de presse française
À la Une: Moscou se prépare à annexer des territoires ukrainiens

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Sep 28, 2022 4:06


« Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Zaporijjia, Kherson, Lougansk et Donetsk ont revendiqué, hier soir, la victoire du oui en faveur d'une annexion par la Russie, pointe Le Monde. C'était à l'issue des référendums d'annexion organisés par Moscou et dénoncés par Kiev et ses soutiens occidentaux. (…) Dans les quatre régions, l'ampleur des résultats a été conforme aux attentes. » Jusqu'à 99% pour le oui à Donetsk, affirme les autorités pro-russes. « Revendiquant son emprise sur ces nouveaux territoires, Moscou a de nouveau menacé de faire usage de l'arme nucléaire. » En fait, décrypte Libération, « le Kremlin a lancé une "opération spéciale" dans "l'opération spéciale", dont l'objectif était d'annexer les quatre régions d'Ukraine, les transformant à ses yeux en territoire russe dont il faudra dès lors repousser l'ennemi. En recourant, si besoin, à tout l'arsenal militaire à disposition, en vertu de la doctrine militaire russe. » ► À lire aussi : Russie : après les référendums dans le sud de l'Ukraine, l'annexion imminente Tout serait permis ? « Par un trait de plume du chef du Kremlin, s'exclame Le Figaro, des territoires de la taille du Portugal vont donc devenir russes aux yeux de la seule Russie. Cela aura "des conséquences sur leur sécurité", prévient Moscou, l'ancien président et néo-faucon Dimitri Medvedev leur appliquant déjà la doctrine officielle de dissuasion nucléaire (…). Ainsi, Kiev devient l'agresseur et tout serait permis ? Pas crédible, estime Le Figaro : un basculement sémantique ne peut tenir lieu de victoire militaire quand celle-ci se dérobe. Tout cela n'a de sens que si Poutine cherche un gain stratégique : gagner du temps pour regrouper ses forces à la faveur de l'hiver ou même trouver une porte de sortie en offrant un cessez-le-feu et un gel du conflit. » Rétablir une dissuasion crédible ? Attention, prévient pour sa part L'Opinion, « en parlant ainsi de la menace atomique, le président russe modifie les conditions de la dissuasion. » Et les Occidentaux doivent réagir : « Ils doivent impérativement rétablir une dissuasion crédible à l'égard du Kremlin », affirme le quotidien libéral. « Manifestement, Poutine ne sait plus comment se sortir de l'impasse en Ukraine. D'où la crainte d'une frappe nucléaire sous la forme d'un avertissement, comme disent les stratèges. Une manière, pour le Kremlin, d'affirmer à la face du monde que la Russie n'acceptera jamais la défaite. Il faut vraiment, martèle L'Opinion, l'en dissuader. » France : de plus en plus de tenues religieuses à l'école Le Parisien fait sa Une ce mercredi matin sur le voile à l'école avec ce grand titre : « L'offensive islamiste » « Dans un document interne, que s'est procuré Le Parisien, le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation met en garde contre des prosélytes islamistes qui encouragent les jeunes pratiquants à porter des tenues religieuses, voire à prier à l'intérieur des établissements scolaires. (…) En juin, le ministère de l'Éducation nationale avait précisé que si les atteintes à la laïcité lors du premier trimestre 2022 étaient en très légère baisse, avec 627 cas recensés (contre 636 lors des trois mois précédents), le port de tenues religieuses à l'école, notamment les abaya, était lui en hausse et représentait 22% des signalements. Signe que le phénomène est pris au sérieux, le ministère de l'Éducation nationale a adressé mi-septembre un courrier à tous les recteurs afin qu'ils veillent à l'application de la loi. Une lettre qui rappelle également les principales règles en vigueur. » Les profs trop seuls Commentaire du Parisien : « Aujourd'hui, les profs sont encore trop souvent seuls pour faire face aux menaces et aux intimidations. Face aussi à la montée d'un discours islamiste radical qui se répand sur les réseaux sociaux. Seuls face aux provocations, aux capuches qui dissimulent un foulard, aux arguments fallacieux en plein cours, à tous ces petits coups de canif quotidiens aux principes et valeurs de la République. Alors ces enseignants n'osent plus trop bouger et renoncent à dire, pour ne pas "faire de vagues". Ainsi, le prosélytisme gagne du terrain en tous lieux, déplore encore Le Parisien, y compris à l'école, deux ans après la mort de Samuel Paty, [et] au moment même où, à Téhéran, des femmes se battent pour ne plus porter le voile. »

Le Nouvel Esprit Public
La récession qui menace / Le sommet de Samarcande / n°264 / 25 septembre 2022

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Sep 25, 2022 65:14


Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 septembre 2022.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA RÉCESSION QUI MENACEDans leurs prévisions publiées fin juillet, les experts du FMI expliquaient qu'une chute de l'activité n'est pas leur scénario central (malgré le recul enregistré au printemps) avant d'affirmer cependant que « le risque de récession est particulièrement proéminent en 2023 » tandis que l'agence de notation Fitch évoque des « probabilités croissantes de récession ». Tout dépend de ce que l'on appelle récession. Il fut un temps où les prévisionnistes parlaient de récession mondiale lorsque la croissance annuelle du PIB descendait au-dessous de 3 %. Avec cette définition large, une récession mondiale paraît désormais inévitable dès cette année, l'an prochain au plus tard. Il en va autrement avec la définition désormais la plus courante de la récession : une baisse de la production sur une année. Contrairement à ce qui s'est passé en 2009 après la crise financière, puis en 2020 avec le Covid, l'activité mondiale devrait tout de même progresser en 2022, mais à un rythme bien moindre que lors des deux dernières décennies, où la moyenne fut proche de 4 % l'an.Selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, une récession ne devrait pas intervenir en France en 2022, mais « pour 2023, rien ne peut être exclu dans la période de grandes incertitudes que nous vivons, mais nous nous attendons pour la France à un net ralentissement plutôt qu'à une récession ». Un scénario d'autant plus probable que la Banque centrale européenne (BCE) envisage de relever ses taux de 75 points de base en septembre face à une inflation qui frôle les deux chiffres. De son côté, la Première ministre prévoit que la France atteindra le pic de l'inflation « au cours de l'année 2023 ». Le 15 septembre, la Banque de France a publié ses prévisions de croissance pour les deux ans à venir. Si elle s'attend à une solide croissance du produit intérieur brut de 2,6 % cette année, proche de la prévision du gouvernement (2,7 %), elle table désormais sur une croissance du PIB de 0,5% en 2023 contre 1,2% en juin dernier dans son scénario central. En cas de fermeture complète du robinet du gaz russe et de coupures électriques, l'économie française pourrait plonger en récession estime l'institution bancaire dans son scénario le plus sombre. Les experts de la Banque de France misent cependant sur un franc rebond dès 2024 avec une croissance de 1,8 %. Au cœur de cet optimisme, la prévision d'une nette décrue de l'inflation d'ici deux ans. Pour 2023, la Banque de France s'attend à des hausses de prix encore très élevées, entre 4,2 % et 6,9 %, après 5,8 % en 2022. Mais en 2024, l'inflation redescendrait à 2,7 %.À deux semaines de la présentation du budget 2023, le gouvernement table sur une croissance de 1% pour l'année prochaine contre 1,4% précédemment et exclut pour l'instant le scénario noir d'une récession, même si la conjoncture internationale ne cesse de se dégrader.***LE SOMMET DE SAMARCANDELes 15 et 16 septembre, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s'est réunie, pour son 22ème sommet, à Samarcande en Ouzbékistan. Composée à sa création en 2001 de six pays – la Chine, la Russie et quatre États d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan) tous issus de l'ex-Union soviétique –, l'OCS regroupe près de la moitié de la population mondiale aujourd'hui (42%). L'Inde et le Pakistan y ont fait leur entrée en 2017 et l'Iran vient d'y être admise. Plusieurs pays frappent à sa porte : Biélorussie, Égypte, Arabie saoudite, Qatar, Bahreïn, Maldives, Émirats arabes unis, Koweït et Birmanie. Sans parler de la Turquie, dont le président, Recep Tayyip Erdogan assistait au sommet. L'OCS visait à ses débuts à assurer la sécurité collective de ses adhérents face aux menaces « du terrorisme, de l'extrémisme et du séparatisme ». Ni organisation d'intégration politique comme l'Union européenne, ni alliance militaire comme l'OTAN, l'OCS conduit cependant régulièrement des exercices antiterroristes communs sous le nom de « Peace mission». Aucune femme ne figurait sur la photo de famille.Alors que le Premier ministre indien a signifié au président Vladimir Poutine que l'heure n'est « pas à la guerre », insistant sur « l'importance de la démocratie, de la diplomatie et du dialogue », le président russe a admis lors de sa rencontre avec son homologue chinois que Pékin avait manifesté des préoccupations sur la guerre en Ukraine. Si la Chine partage la lecture du conflit que promeut Moscou, qui en attribue l'origine à l'extension de l'OTAN en Europe centrale et si elle condamne les sanctions occidentales, elle ne les viole cependant pas et ne fournit ni armes, ni composants industriels à la Russie.Selon Xi Jinping « le monde d'aujourd'hui est loin d'être en paix et la concurrence entre deux orientations politiques, l'une marquée par la solidarité et la coopération, l'autre par la division et la confrontation, se fait avec une acuité croissante ». Le dirigeant chinois considère l'OCS comme l'expression de ce que pourrait être un ordre mondial alternatif à celui sur lequel les Occidentaux s'appuient. Il a appelé ses collègues à « travailler ensemble à la promotion d'un ordre international dans une direction plus juste et rationnelle ». Cependant, l'OCS n'est pas exempte de tensions entre certains de ses membres, à l'instar de l'Inde et du Pakistan, et de l'Inde et de la Chine. Aucun pays d'Asie Centrale n'a reconnu l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Interprétée comme une tentative de restauration de l'hégémonie russe, l'invasion de l'Ukraine est perçue négativement dans les ex-républiques soviétiques. D'autant plus que la rhétorique russe à l'égard de ces pays d'Asie centrale est devenue plus menaçante et que les tensions se multiplient dans la région comme récemment avec l'Arménie.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

C dans l'air
POUTINE : ET MAINTENANT LA CONTESTATION DES RUSSES… – 22/09/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Sep 22, 2022 62:56


EXPERTS PASCAL BONIFACE Directeur de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie / NEI - IFRI Institut Français des Relations Internationales Auteure de « La Russie de Poutine en 100 questions » ANNE NIVAT Grand reporter - « Le Point » Auteure de « Un continent derrière Poutine ? » Manifestations, départs à l'étranger… La mobilisation de 300 000 réservistes décrétée hier par Vladimir Poutine pour aller se battre sur le front ukrainien semble avoir eu l'effet d'un électrochoc en Russie. Jusque-là « l'opération spéciale » en Ukraine, comme l'appelle Moscou, était l'affaire des militaires mais cette guerre qui ne dit pas son nom en Russie est en train de devenir l'affaire de tous. De quoi saisir la société et soulever un vent de contestation. Quelques heures seulement après l'allocution du maître du Kremlin des rassemblements se sont ainsi formés dans 38 villes du pays. Des hommes mais aussi beaucoup de femmes, inquiètes pour leurs proches, ont décidé de braver l'interdiction de manifester pour faire entendre leur « non à la guerre », au risque d'être condamnés à des peines de prison, ou d'être directement envoyé sur le front. 1400 personnes ont notamment été arrêtées. A cette opposition exprimée dans la rue, il faut également ajouter l'exode. L'annonce de la mobilisation partielle a en effet semé un vent de panique chez les hommes de moins de 60 ans qui ne souhaitent pas rejoindre le front, et certains ont immédiatement décidé de gagner l'étranger. Ainsi les billets pour des vols directs vers les destinations les plus proches de la Russie – l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan ou encore le Kazakhstan – ont tous été épuisés pour la journée de mercredi, selon le site Aviasales, très populaire en Russie pour acheter ses billets. En direction d'Istanbul avec Turkish Airlines, devenue depuis les sanctions occidentales et la fermeture de l'espace aérien européen l'une des principales voies de sortie du pays en avion, « tous les vols sont complets » jusqu'à samedi. Alors la guerre de Poutine est-elle de plus en plus contestée en Russie ? Et cette fronde pourrait-elle avoir une influence sur les décisions du Kremlin ? Pour l'heure, aucun changement n'est annoncé par les autorités russes, bien au contraire. Dmitri Medvedev, l'ex-président russe, et actuellement vice-président du conseil de sécurité de la Russie, a ainsi déclaré sur Telegram que « l'establishment occidental – tous les citoyens des pays de l'OTAN en général – doivent comprendre que la Russie a choisi sa propre voie. Il n'y a pas de retour en arrière possible ». Il a, par ailleurs, confirmé que « des référendums auraient lieu » dans les républiques du Donbass. Ces scrutins doivent se dérouler en fin de semaine dans les régions de Donetsk et de Louhansk (Est), ainsi que dans les zones sous occupation russe dans la région de Kherson (Sud). L'intégration à la Russie de ces régions représenterait une escalade majeure dans le conflit en Ukraine. La Russie a déjà annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée (Sud), un rattachement entériné par un référendum qui avait été précédé par une intervention militaire et qui est dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux. Autre pays à connaître actuellement une vague de contestation : l'Iran où la rigueur du régime des mollahs est conspuée depuis cinq jours. De nouvelles manifestations ont eu lieu hier soir encore dans tout le pays pour dénoncer la mort de la jeune Mahsa Amini après avoir été arrêtée par la milice des mœurs iranienne parce qu'elle ne portait pas bien son voile. Depuis dans les rues et sur les réseaux sociaux, la colère gronde. Des femmes brûlent leur voile, coupent leur cheveux et les rassemblements s'enchaînent malgré la répression. Des événements qui ne sont pas sans rappeler les émeutes de 2019. À l'époque, le pays s'était soulevé contre la hausse des prix de l'essence. Les manifestations avaient été réprimées dans le sang, et les réseaux de communications brouillés. Plus de 1500 personnes avaient alors été tuées, selon Reuters. Que se passe-t-il en Russie ? L'opposition à la guerre en Ukraine est-elle de plus en plus importante dans la société russe ? Et pourquoi la mort de Mahsa Amini entraîne-t-elle des manifestations en Iran ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

La Loupe
Le Tsar et le Sultan

La Loupe

Play Episode Listen Later Sep 22, 2022 15:40


Depuis le XVIe siècle, 13 guerres ont opposé la Russie à l'Empire Ottoman (le plus souvent au bénéfice des Russes). Mais Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan, alliés depuis près de vingt ans, semblent décidés à changer le cours de l'Histoire... Analyse d'une proximité tenant à de multiples intérêts communs des deux autocrates – et observée de près par les Occidentaux - avec Corentin Pennarguear, journaliste au service Monde de L'Express. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter.L'équipe : Écriture : Margaux LannuzelPrésentation : Xavier YvonMontage : Charlotte BarisRéalisation : Jules KrotCrédits : LCI, Euronews, France 24, France 3, iTélé, France Info, France Inter Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Anne-Laure Chapelain / Thibaut Zschiesche Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Conflits
L'Occident à la découverte de la Chine - Alain Labat

Conflits

Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 45:39


Quand, au XIXe siècle, l'Occident découvre la Chine, c'est un choc à la fois culturel et politique. Guerres de l'opium et révolte des Boxers, concessions de Shanghai et de Hong Kong, partage du pays, autant d'événements qui ont créé un "siècle de l'humiliation" que les Chinois veulent laver. Mais c'est aussi en Europe, et notamment en France, que se forment les nationalistes et les communistes chinois, découvrant les concepts intellectuels qui leur permettent de chasser les Occidentaux. Des relations complexes et passionnelles racontées par le sinologue Alain Labat. Émission présentée par Jean-Baptiste Noé. Alain Labat est sinologue, vice-président du Nouvel institut franco-chinois et auteur de L'Empire, la république et les barbares. L'Occident à l'assaut de la Chine (https://amzn.to/3Jwfw1P), MA éditions, 2022. 

Revue de presse française
À la Une: vers une nouvelle escalade dans la guerre en Ukraine

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 4:18


Vladimir Poutine vient d'annoncer la mobilisation partielle des réservistes. La guerre va-t-elle s'intensifier ? Et s'il allait plus loin encore en décrétant la mobilisation générale ? Des hypothèses qui se renforcent au vu des derniers événements. « Jusqu'à maintenant, rappelle Le Figaro, les combats sont simplement qualifiés d'"opération militaire spéciale" par le Kremlin, ce qui implique que la Russie n'est pas à proprement parler en état de guerre. Mais, pointe le journal, les difficultés rencontrées sur le champ de bataille et la perspective que les régions pro-russes d'Ukraine fassent prochainement partie intégrante du territoire russe alors qu'elles se trouvent sous le feu des Ukrainiens, tout cela pourraient pousser le dirigeant russe à revoir sa position. C'est en tout cas ce que laisse entrevoir un projet de loi présenté hier à la Douma. La chambre basse du Parlement russe a en effet voté des amendements ajoutant les termes de '"mobilisation" et de "loi martiale" au Code pénal. La chambre haute pourrait suivre dès ce mercredi. Ces modifications substantielles ouvriraient (donc) une brèche pour la mobilisation générale, à laquelle Vladimir Poutine s'est refusé jusqu'à présent. » Faire accepter une mobilisation générale… Pour Libération, cette hypothèse ne serait pas sans risque… « Même si elle était organisée de façon inégale, à savoir en mettant de côté les jeunes des grandes villes du pays, la mobilisation générale représenterait un risque social très important pour le Kremlin. Son intérêt serait limité sur le terrain et représenterait un nouvel aveu de faiblesse pour l'opinion publique. Pour autant, reconnait Libération, si tous les Russes n'ont pas compris ce que leur armée est allée faire à Kherson, Melitopol ou Kharkiv ces derniers mois, ils ont eu huit ans pour intégrer le discours d'un "génocide du Donbass" diffusé quotidiennement à la télévision. En annexant ces terres, comme avec la Crimée, le Kremlin pourra donner corps à la menace et peut-être faire accepter une mobilisation quasi générale et l'entrée dans une guerre officielle. Une guerre que Vladimir Poutine souhaiterait "terminer au plus vite", selon les présidents de la Turquie et de l'Inde, qui ont eu l'occasion de s'entretenir avec lui la semaine dernière. » Des référendums plutôt précipités… Autre regain de tension : les autorités pro-russes des régions de Louhansk, Donetsk, Zaporijjia et Kherson ont annoncé la tenue prochaine de référendums de rattachement à Moscou. Une « décision précipitée », relève Le Monde, qui « a suscité surprises et condamnations, surtout chez les alliés de l'Ukraine en Europe et aux États-Unis. Dans ces pays, l'initiative est vue comme une façon pour Vladimir Poutine de tenter de reprendre la main (…) après des semaines de recul de ses troupes sur le terrain face à la contre-offensive des forces ukrainiennes. Désormais, redoutent les Occidentaux, une éventuelle annexion des territoires occupés pourrait signifier une extension du conflit si Moscou devait appeler à la mobilisation générale afin de chercher à les défendre, au moment où la ligne de front évolue d'un jour à l'autre dans certains endroits. Pour les plus pessimistes, relève encore Le Monde, le risque pourrait également être celui d'un éventuel recours aux armes nucléaires si, d'aventure, les combats qui vont se prolonger devaient être considérés comme un risque "existentiel" par la Russie. » Iran : le courage des femmes À la Une également, l'émoi en Iran et un peu partout dans le monde, après la mort de Mahsa Amini. Cette jeune iranienne de 22 ans, détenue par la police des mœurs pour avoir laissé dépasser de son voile des mèches de cheveux, est morte alors qu'elle était en garde à vue. Une mort pour le moins suspecte qui a embrasé une grande partie du pays. « Iran : le courage des femmes », titre Le Parisien. « Aujourd'hui, commente le journal, elles sont des centaines dans tout le pays, au nom de Mahsa, au nom de leurs sœurs, leurs amies, leurs mères… qui bravent les regards noirs, les ordres et les coups de fouet de leurs bourreaux. Des femmes follement courageuses qui se lèvent pour brûler ces foulards qui les étouffent, des femmes qui se dévoilent, lâchent leurs cheveux et montrent des visages qui rayonnent. En face, poursuit Le Parisien, les masques tombent et le régime s'affole car elles deviennent trop dangereuses. Trop indépendantes. Alors on arrête, on emprisonne, on menace et on terrorise. Mais rien n'y fait et le prénom de Mahsa semble une vague qui déferle (…). »

Revue de presse Afrique
À la Une: pris la main dans le sac…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 4:05


Un homme politique gabonais arrêté samedi à la frontière entre le Gabon et le Congo Brazzaville avec des valises de billets de banque… C'est ce qui s'appelle en effet être pris la main dans le sac… L'Union à Libreville relate la suite : « présenté devant les autorités judiciaires de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, pour répondre des faits qui lui sont reprochés, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama, a donné des versions diverses lors de son audition avant-hier. Interpellé samedi dernier par les éléments des forces de sécurité avec des valises contenant la bagatelle d'1,9 milliard de FCFA (soit près de 2 millions d'euros), le président du parti Les Démocrates semble mal embarqué, pointe le quotidien gabonais. Si lors de son interpellation il avait déclaré aux agents de douanes que ses valises "contenaient des effets personnels de son épouse", c'est une version totalement différente qu'il aurait servie aux enquêteurs. Pour l'heure, ce que l'on sait, c'est que les fonds ont été reversés dans les caisses du Trésor public gabonais sous la surveillance du parquet de la République. » Soupçonné de blanchiment Le site Gabon Actu  raconte la suite : « la procédure s'est accélérée hier. Guy Nzouba-Ndama a été transféré de Franceville vers Libreville pour répondre de l'accusation de blanchiment de capitaux. Son parti, Les Démocrates, dans une déclaration hier en fin d'après-midi, a exigé la libération de son président victime, selon lui, d'une détention illégale. Âgé de 76 ans, rappelle Gabon Actu, M. Nzouba-Ndama, ancien baron du pouvoir passé à l'opposition, poids lourd de la politique gabonaise, est l'un des possibles candidats à l'élection présidentielle prévue l'année prochaine. » Alors désormais, précise Jeune Afrique, « l'ancien président de l'Assemblée nationale se trouve dans les locaux de la DGR, la Direction générale des recherches, dans la capitale gabonaise. Les enquêteurs cherchent à comprendre l'origine du milliard de francs CFA retrouvé dans ses valises. Selon nos informations, poursuit Jeune Afrique, Guy Nzouba-Ndama maintient que cet argent provient de ses propres comptes. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent des liasses de billets estampillées BEAC (Banque des États de l'Afrique centrale). Soupçonné de blanchiment, il pourrait maintenant être auditionné par la Cour criminelle spéciale. » D'où viennent ces billets ? En tout cas, s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso, « d'où provient ce magot avec lequel Guy Nzouba-Ndama tentait de passer la frontière en provenance du Congo voisin ? Provient-il de sa cagnotte personnelle qu'il a accumulée durant sa carrière politique et dont une partie a été planquée à Brazza ? Ces fonds lui auraient-ils été remis par les autorités de Brazzaville et à quelle fin ? Autant d'interrogations parmi tant d'autres auxquelles le président du parti Les Démocrates devrait répondre devant la justice de son pays. » Et « les partisans de l'opposition ont beau crier à l'acharnement politique, pointe encore L'Observateur Paalga, et critiquer les "dérives autocratiques d'un pouvoir qui ne sait pas préserver la dignité humaine", pour mettre hors-jeu un prétendant sérieux à la présidentielle de 2023, il faut reconnaître que même si tel est le cas, Guy Nzouba-Ndama a tressé la verge qui servira à le flageller. Car, en effet, on ne peut pas comprendre qu'une personnalité politique de sa trempe puisse tenter de traverser une frontière avec des mallettes bourrées d'argent, tel un trafiquant venu tout droit du crime organisé. » ONU : Macky Sall prêche-t-il dans le désert ? À la Une également, la 77e Assemblée générale de l'ONU qui s'est ouverte hier à New-York. « On y compte de nombreux dirigeants africains venus porter la voix du continent noir, relève Le Pays à Ouagadougou. Mais dans ce contexte de crise mondiale liée à la guerre en Ukraine qui polarise l'attention des Occidentaux, on se demande si au-delà des discours officiels, la voix de l'Afrique sera entendue. Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, qui a été le premier parmi ses pairs présents à cette AG, à prendre la parole, a demandé au Conseil de sécurité de s'engager davantage dans la lutte contre le terrorisme. Mieux, il a demandé un mandat plus robuste et des moyens conséquents. Si ces préoccupations sont partagées par bien des Africains, notamment ceux du Sahel, il n'est cependant pas permis de tomber dans un optimisme béat. Macky Sall prêche-t-il dans le désert ? »

Revue de presse française
À la Une: le dernier voyage

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 4:18


Quatre milliards de personnes dans le monde ont suivi hier les funérailles de la reine Elizabeth II. Certains journaux s'émerveillent, à l'instar du Figaro : « splendeur et recueillement », titre le journal. « Recueillement, donc commente Le Figaro, mais aussi uniformes chamarrés, hymnes et marches funèbres, l'Angleterre, par son faste et sa dignité, a incontestablement redoré sa Couronne ; et redonné à l'idée de pouvoir des lettres de noblesse. » D'autres journaux poussent un ouf de soulagement… Comme Le Télégramme : « enfin, on va en sortir, soupire le quotidien breton. Car depuis dix jours, nous sommes suspendus à la scénographie des funérailles royales que nous imposent les chaînes d'information dans un grand élan de nostalgie monarchique. Comme si la France avait oublié la République. Dix jours de deuil interminables à ressasser un rituel coûteux et compassé. » Une fois le rêve achevé… Reste que « les Britanniques ont décidément ce petit quelque chose en plus, s'exclame Libération. Qui d'autre pourrait mélanger uniformes et tenues plus curieuses, collants, collerettes et tricornes hérités du Moyen Age, bonnets en poils d'ours et queues-de-pie, sans oublier Emma, le poney de la reine, et Sandy et Mick, ses deux derniers corgis, sans provoquer une hilarité nerveuse ? Face à ce cérémonial invraisemblable, dont la facture finale pourrait s'élever à quelque 9,2 millions d'euros, les quelque 500 dignitaires étrangers présents, habitués à tous les honneurs, faisaient finalement pâle et discrète figure, relève encore Libé, disséminés au fond de l'abbaye de Westminster. Ce jour n'était pas le leur. Il n'était même pas celui de la reine. Mais plutôt celui d'une nation qui souhaitait rendre hommage à une présence constante dans sa vie. » Alors, « demain, la vie ordinaire reprendra ses droits et les soucis aussi, pointe Sud-Ouest. Dans une économie déjà fragilisée par le Brexit et l'inflation, on sait que les dix jours de deuil national au cours desquels tout s'est arrêté risque de faire entrer le Royaume-Uni en récession. Et c'est là que peut-être, une fois le rêve achevé, nous nous estimerons de ce côté-ci du Channel heureux de vivre en République. » Assemblée générale de l'ONU : un monde plus que jamais fracturé Les grands de ce monde, quasiment tous réunis hier à Londres pour les funérailles de la reine, se retrouvent ce mardi à New-York pour l'Assemblée générale des Nations unies… Et jamais « le risque de fragmentation » n'a été aussi grand, pointe Le Monde. En effet, précise le quotidien du soir, « le conflit en Ukraine révèle une nouvelle cartographie des rapports de force mondiaux. D'un côté, les Occidentaux et leurs alliés, emmenés par des États-Unis fatigués de jouer les gendarmes du monde, mais fers de lance du soutien à l'Ukraine dans une Europe traumatisée par le retour de la guerre. De l'autre, la Russie, membre du Conseil de sécurité, accusée de violer la charte des Nations unies en envahissant son voisin, et soutenue avec prudence et non sans arrière-pensées par la Chine. Enfin, des pays d'Asie, d'Afrique – comme l'Afrique du Sud –, du Moyen-Orient et d'Amérique du Sud forment un groupe hétérogène, représenté par l'Inde, qui ne veut pas choisir son camp et s'inquiète des conséquences diplomatiques, alimentaires et énergétiques de cette guerre sur le continent européen. » Et Le Monde de conclure : « tout l'enjeu de cette Assemblée générale des Nations unies sera, pour les États-Unis et les Européens, de tenter de réduire la fragmentation en cours. » France : 250 millions pour promouvoir le vélo ! Enfin, en France, c'est Le Parisien qui l'annonce : la Première ministre Elisabeth Borne présente ce mardi un plan pour booster l'usage de la bicyclette. « Un changement de braquet, s'exclame le journal. 250 millions d'euros, c'est le montant que l'exécutif prévoit de consacrer l'année prochaine pour aider les communes à construire des pistes cyclables et des parkings sécurisés. Voilà ce qui ressort du plan vélo que s'apprête à dévoiler, ce mardi, la Première ministre. » Les associations de cyclistes applaudissent d'ores et déjà. D'ailleurs, « ce mardi, précise Le Parisien, l'Hôtel Matignon va prendre pour l'occasion des airs de mini-ville, avec circuit dans la cour, panneaux de signalisation, stands de réparation de bicyclettes et de sensibilisation à la sécurité routière. Des écoliers sont attendus. Plusieurs ministres doivent venir en pédalant. "Au moment où on a beaucoup soutenu le carburant et la voiture, il est important de montrer que l'on soutient aussi d'autres usages, soulignele ministre des Transports, Clément Beaune, interrogé par le journal. On veut faire du vélo un vrai moyen de transport et pas juste un instrument de loisir". »

L'entretien de Sonia Mabrouk
EXTRAIT - Guerre en Ukraine : «Il ne faut pas faire le cadeau d'une Europe divisée à Poutine», prévient Hubert Védrine

L'entretien de Sonia Mabrouk

Play Episode Listen Later Sep 19, 2022 3:00


Plus de 440 tombes et une fosse commune de victimes de la guerre russo-ukrainienne ont été retrouvées lors d'une contre-offensive de Kiev. Vladimir Poutine va-t-il en rester là ? Comment les Européens et Occidentaux peuvent-ils réagir ? Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, invité d'Europe Matin lundi, l'Europe doit rester unie.

Les informés de France Info
Vladimir Poutine peut-il fédérer un front anti-Occidentaux ?

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Sep 17, 2022 7:37


durée : 00:07:37 - Vladimir Poutine peut-il fédérer un front anti-Occidentaux ?

C dans l'air
POUTINE- XI JINPING : LA FIN DE L'UNION SACRÉE ? – 16/09/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Sep 16, 2022 64:52


POUTINE- XI JINPING : LA FIN DE L'UNION SACRÉE ? – 16/09/22 EXPERTS GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d'état-major / Ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN VALÉRIE NIQUET Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique - Auteure de « Taïwan face à la Chine » ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – RFI FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique Maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business - Auteur de « Les voies de la puissance » Bousculé sur le front militaire en Ukraine, sanctionné par les Occidentaux, le président russe Vladimir Poutine a marqué, une nouvelle fois, son virage vers l'Orient en retrouvant ce jeudi son homologue chinois Xi Jinping, en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), organisé en Ouzbékistan. Une première rencontre depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie au cours de laquelle les deux dirigeants ont multiplié les déclarations de coopération, de convergence de vues et d'intérêt envers le monde non-occidental. Ainsi Xi Jinping a assuré que son pays éta