Podcasts about Ouagadougou

Capital of Burkina Faso

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Ouagadougou

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Les enjeux internationaux
Manifestations au Burkina Faso : l'avenir incertain de la présence militaire française au Sahel

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Jan 23, 2023 15:56


durée : 00:15:56 - Les Enjeux internationaux - par : Baptiste Muckensturm - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi 20 janvier à Ouagadougou contre la présence française au Burkina Faso... - invités : Niagalé Bagayoko Docteure en science politique, diplômée de l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Paris et spécialiste des politiques internationales de sécurité et de la réforme des systèmes de sécurité en Afrique de l'Ouest

Néo Géo
Mag d'Ici et d'Ailleurs : Échange avec Alain Gomis, réalisateur du film documentaire Rewind and Play, en salle le 11 janvier

Néo Géo

Play Episode Listen Later Jan 9, 2023 38:59


Alain Gomis est un réalisateur et scénariste franco-sénégalais, né en 1972 à Paris. Il vit et travaille entre Paris et Dakar. C'est un cinéaste de l'entre-deux et du déracinement. Son cinéma est caractérisé par l'économie du dialogue, avec un univers nomade et sensuel. « Il s'agit, par le cinéma, non pas de raconter une différence, mais plutôt d'essayer de trouver, dans la différence, le commun des visages ou de parcours qui me sont familiers. ». Le but de raconter la différence est justement de trouver, dans la différence, des similitudes et d'enrichir le commun. Il est le Directeur Général du centre Yennenga à Dakar, centre dédié à la formation, à la création et à la diffusion cinématographique. Il a créé une société de production française avec la réalisatrice Valérie Aduaka, qui permet d'aider à la mise en place de ses projets et participe à des coproductions. Alain Gomis a réalisé plusieurs courts métrages : Tourbillons en 1999, Petite Lumière en 2003, Ahmed en 2006, et cinq longs métrages : L'Afrance de 2001, Andalucia de 2008, Les délices du monde de 2012, Aujourd'hui de 2013 et Félicité de 2017, pour lequel il obtient un Ours d'argent au festival de Berlin pour Félicité, puis l'Étalon d'or au festival panafricain de Ouagadougou. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Radio AlterNantes FM
Amarock 227 (6è saison)

Radio AlterNantes FM

Play Episode Listen Later Jan 8, 2023 62:58


Vu sur Amarock 227 (6è saison) « Amarock c'est toutes les musiques jouées par des êtres humains de partout dans le monde, de Shanghai à Reykjavík, de Melbourne à Édimbourg, de Ouagadougou à La Paz, avec une tendance à privilégier les musiques énergiques, voire parfois (très) énervées, mais pas que. Il faut bien un peu de douceur dans ce monde de […] Cet article provient de Radio AlterNantes FM

Invité Afrique
Père Jean-Paul Sagadou: «Benoît XVI a parlé de l'Église d'Afrique comme un poumon spirituel»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 5, 2023 10:27


Quel souvenir laisse Benoît XVI en Afrique, à la fois chez les chrétiens et les musulmans ? Pourquoi a-t-il abdiqué il y a 10 ans ? En ce jour des obsèques de Benoît XVI, entretien avec le religieux burkinabè Jean-Paul Sagadou, père assomptionniste et journaliste au groupe de presse catholique Bayard Afrique, à Abidjan et à Ouagadougou. RFI : Quel bilan faites-vous du pontificat de Benoît XVI ? Père Jean-Paul Sagadou : Alors c'est difficile de faire le bilan d'un pape et il a eu une décision audacieuse, surprenante même, de faire ce qu'aucun pape n'avait jamais osé faire depuis des siècles, renoncer à sa charge. S'il y avait trois choses à dire sur ce qui a marqué son pontificat, je dirais la foi, l'espérance et la charité. Alors, vous dites qu'il a stupéfait le monde entier le jour de février 2013, où il a renoncé à sa charge. À l'époque, il disait que c'était pour des raisons de santé, mais il a survécu 10 ans à son abdication. Était-ce seulement pour cela ? Alors, c'est difficile à dire. J'estime personnellement que les choses se sont passées au plus profond de sa conscience. Il a compris qu'il avait peut-être atteint un âge qui ne lui permettait plus de continuer à assumer correctement sa mission. Après, évidemment, les observateurs de ce qui peut se passer au Vatican peuvent épiloguer, comme quoi c'était difficile, qu'il y avait peut-être des mésententes à l'intérieur [du Vatican, NDLR]. Personnellement, je considère qu'il a pris une décision audacieuse, que moi je considère aujourd'hui comme quelque chose d'assez positif. Je pense que ça a été un homme défenseur de la doctrine de la foi qui n'a pas voulu se mêler à des enjeux de pouvoir, parce que, pour lui, qui dit pouvoir dit forcément, nécessairement, service. L'un de ses grands combats, c'était la lutte contre l'esprit de mai 68 et contre le relativisme moral, n'est-ce pas l'une des raisons de son abdication de 2013 et peut-être, au contraire de ce que vous appelez l'espérance, une forme de désespoir ? Je pense que c'est difficile de percevoir les choses de cette manière. C'est vrai, en 2005 – je crois, lors d'une homélie – il a déclaré : « Nous mettons en place une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et dont les standards ultimes sont simplement l'ego et les désirs de chacun ». De ce point de vue, on peut dire qu'il s'est retrouvé en face d'un monde qui vit en contradiction avec la perception qu'il a de l'Évangile. Est-ce que cela l'a bousculé, troublé ? Est-ce que son message ne passait pas et cela l'a poussé à partir ? Moi, je ne mettrais pas forcément cette hypothèse en avant, voilà. Alors, comme son compagnon de toujours, Jean-Paul II, Benoît XVI laisse le souvenir d'un théologien conservateur qui était intransigeant sur la question des mœurs : il défendait le célibat des prêtres, il ne voulait pas entendre parler de l'ordination des femmes. Est-ce qu'aujourd'hui, il n'apparaît pas comme un pape qui n'est plus de son temps ? Oui, je crois que Benoît XVI se situait dans la droite ligne de la tradition de l'Église. Justement, sur l'ordination des femmes, c'est assez subtil ce qu'il disait : « Nous ne disons pas que nous ne voulons pas, mais que nous ne pouvons pas. » Et il ajoutait que le Seigneur a donné à l'Église une forme avec les 12 apôtres, puis avec les évêques et les prêtres, donc ce n'est pas nous qui avons donné cette forme à l'Église. Alors, on peut considérer que cette position-là, d'un point de vue théologique, peut rester une forme de débat à l'intérieur de l'Église, mais en tout cas, telle a été sa position. Mais sur le célibat des prêtres, n'y a-t-il pas une grande hypocrisie, notamment en Afrique ? Hypocrisie, je ne sais pas. Et pourquoi l'Afrique ? Par contre, on constate, avec toutes les questions que nous connaissons actuellement des abus dans l'Église, qu'il y a quand même un certain nombre de questions qui se posent, qui méritent qu'au sein de l'Église, on regarde avec beaucoup plus de clairvoyance, de vérité. L'enjeu étant vraiment le service de l'Église. ►À lire aussi : Le pape François rend un dernier hommage à son prédécesseur lors des obsèques de Benoît XVI N'y aurait-il pas moins d'abus sexuels dans l'Église catholique si les prêtres avaient le droit de se marier ? C'est une bonne question, mais je ne sais pas qui serait capable de répondre à cette question, est-ce qu'il y aurait moins de difficultés ? Ou plus, ou moins… Je n'en sais rien (sourire). Benoît XVI est le premier pape à s'être engagé au sein de l'Église catholique dans la lutte contre les abus sexuels et la pédocriminalité. Mais n'a-t-il pas été trop timide dans ce combat ? C'est le reproche qu'on lui fait, en effet, mais je pense qu'il faut insister sur le fait qu'il a été le premier à s'engager auprès des victimes de violences sexuelles commises par les clercs. Il est le premier souverain pontife à consacrer un document à cette crise-là, avec la publication en 2010 d'une lettre aux catholiques d'Irlande après des révélations sur des milliers de cas. D'ailleurs, un texte au ton vif, dans lequel il dit partager leur consternation et leur sentiment de trahison. Donc, moi, je pense que c'est un homme humble qui a d'ailleurs accepté les critiques qui étaient adressées à l'Église et qui finalement contribuaient à mettre en place de nouvelles normes pour qu'on puisse quand même – disons le mot, et je pense que lui-même l'a utilisé – nettoyer l'Église. On sait qu'en son temps, il y a eu quelque 400 prêtres qui ont quand même été renvoyés. Et puis, le pape François a poursuivi le travail. Benoît XVI n'aimait pas voyager, mais en novembre 2011, il est allé au Bénin, notamment à Ouidah, où il a signé l'exhortation Africae Munus, l'engagement pour l'Afrique, une sorte de feuille de route de l'Église catholique pour l'Afrique. Qu'en retenez-vous ? Alors ce n'était pas seulement au Bénin, mais il a fait aussi le Cameroun et puis l'Angola et je pense qu'au Bénin, de fait, c'était une étape importante parce qu'il y avait eu le second synode des évêques pour l'Afrique – c'était peut-être en octobre 2009 – et donc là, en arrivant au Bénin en 2011, c'est à cette occasion que le pape a remis l'exhortation synodale Africae Munus, donc l'engagement des évêques pour l'Afrique. Et puis on peut voir dans ce texte comme une sorte de charte pour la réconciliation, la justice et la paix en Afrique. En 2009, on avait aussi la mémoire de tout ce qui s'était passé, avec le génocide au Rwanda, toutes les problématiques d'ethnies, de tribus… Donc ce qui a été au cœur de ce voyage du pape, c'est quand même cette question de la réconciliation, de la justice et de la paix. Et puis il a interpellé tout le monde, à la fois les responsables d'Église, mais aussi les hommes politiques, puisqu'il a parlé de la bonne gouvernance. Moi, je retiens deux choses : il a parlé de l'Église d'Afrique comme d'un poumon spirituel pour l'humanité, donc il y a quelque chose à en tirer, il y a de la richesse. Il a aussi appelé les gouvernants à ne pas priver les populations d'avenir, d'espérance et donc à travailler à une bonne gouvernance pour qu'enfin, ce continent-là, qui est si riche, puisse quand même apporter sa contribution au reste du monde, mais à condition qu'il y ait la paix, la fraternité, la solidarité. Et puis il y a la grande question des rapports entre chrétiens et musulmans. L'un des moments les plus marquants du pontificat de Benoît XVI reste son discours de Ratisbonne en septembre 2006, où il a cité un empereur byzantin qui disait que la violence était intrinsèque à l'islam. Il a eu raison ou il a eu tort ? Alors en fait, je crois qu'il a été très mal compris, mais on sait aussi qu'assez rapidement, il a été accueilli en Turquie par le président Erdogan, et il a redit son souhait de voir musulmans et chrétiens marcher côte à côte sur les chemins d'une compréhension réciproque. Donc, je pense qu'à Ratisbonne, il y a eu quiproquo, il y a eu incompréhension et peut-être que le contexte global aussi de l'époque pouvait favoriser cela et ça a créé des dégâts. Et je pense que le pape en a beaucoup souffert lui-même, parce qu'il a eu plusieurs occasions de dire que ce n'est pas ce qu'il voulait dire et qu'il a même beaucoup d'estime pour le Coran, pour lequel il éprouve le respect qui convient, pour le Livre Saint d'une grande religion comme l'islam. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de violence au nom de l'islam dans l'histoire, mais n'y a-t-il pas eu aussi beaucoup de violence au nom du christianisme dans l'histoire ? Ah, c'est évident, c'est évident. Parce que ce discours a beaucoup choqué, notamment à la mosquée Al-Azhar du Caire, à la Grande Mosquée de Paris. Est-ce que le pape a ensuite trouvé les voies du dialogue avec ces grands docteurs de la foi musulmane ? Oui, justement, je me rappelle, j'étais au Togo à l'époque. Là, vous évoquez un peu des grands lieux d'islam où les conséquences ont été dramatiques, mais en fait, jusque dans les petits villages, même d'Afrique, il y a eu quand même une sorte de rayonnement de ce discours qui a provoqué une sorte d'effervescence irrationnelle. Y compris dans les communautés musulmanes d'Afrique de l'Ouest, comme au Togo ? Oui, oui, évidemment. Moi – je me rappelle donc – moi je vivais dans une ville où il y avait 70% de musulmans. On s'est retrouvé avec des jeunes qui ne comprenaient pas forcément ce qui avait été dit. Le discours, c'est : « On a insulté l'islam, on a insulté le prophète. » Donc, ça suffisait pour sortir et crier. C'est pour ça que je trouve qu'il y a eu quiproquo. Probablement que l'intellectuel, le grand théologien que Mgr Ratzinger, devenu pape Benoît XVI, a eu un discours qui n'est pas facilement accessible pour la plupart d'entre nous et qui peut provoquer ce type d'incompréhension. Mais la question, c'est : comment s'est-il comporté par la suite ? On sait qu'il y a eu plusieurs approches. Le fait qu'il y ait eu cette rencontre en Turquie, mais je pense qu'il y a eu d'autres occasions où le pape Benoît XVI a essayé de rendre compte de ce qu'il voulait dire, et que ce n'était pas une attaque contre l'islam. Et je pense que Benoît XVI – et bien avant lui, même Jean-Paul II – ils ont toujours, quand même, intégré la question de la raison, de la réflexion. On ne croit pas n'importe comment et sinon, on verse dans l'intolérance. Et puis, dans tout ce qu'on connaît aujourd'hui, comme fondamentalisme et tout ça… La foi doit être forcément éclairée, et je crois que c'est ça qui peut nous faire avancer ensemble. Pour conclure, peut-on dire que Benoît XVI a été un pape incompris ? Peut-être. J'ai eu le sentiment, depuis son décès, avec tout ce que j'ai pu lire et entendre, que de fait, les gens se disent « on pense qu'on l'avait un peu mal compris, mais on pense qu'on le comprend, peut être maintenant », et c'est souvent après la mort de certaines personnes qu'on découvre vraiment leur visage et qu'on reconnait quels ont été le poids, la force de leurs paroles, de leurs discours. ► À écouter aussi : Cardinal Fridolin Ambongo (RDC): le pape Benoît XVI reste «notre plus grand théologien»

Revue de presse Afrique
À la Une: une année délicate en perspective pour la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 4, 2023 4:11


La RDC n'en a toujours pas fini avec les combats dans l'est du pays. La rébellion du M23 est toujours aussi active. « Le retrait annoncé ces derniers jours des localités de Kibumba et Buhumba, dans le Nord-Kivu est une farce ! », dénonce le site congolais Objectifs Infos. « Les terroristes du M23 sont toujours présents dans la zone. » Pire, « le M23 gagne du terrain après l'annonce de son 'vrai-faux' retrait de Kibumba », dénonce pour sa part le site Politico CD. « Les terroristes du M23 ont conquis lundi trois villages dans le groupement de Binza, précise le site. Il s'agit de Kisharo, Mirambi et Kamukwale. Les FARDC, l'armée congolaise, avaient considéré cette déclaration de retrait de 'leurre', rappelle Politico CD, visant à endormir la communauté internationale et à distraire la population. » Double défi sécuritaire et électoral… Une année qui débute bien mal, donc, pour la RDC… « Un double défi attend la RDC de Félix Tshisekedi pour l'année à venir, pointe le site Afrikarabia : retrouver la paix dans l'est du pays en proie aux groupes armés et garantir la bonne tenue des élections générales, théoriquement prévues en décembre. L'impuissance de l'armée congolaise fait craindre un enlisement du conflit et le spectre du 'glissement' des élections plane toujours sur une présidentielle qui semble jouée d'avance. » En effet, précise Afrikarabia, « si la situation sécuritaire ne s'améliore pas dans les prochains mois, et que le gouvernement refuse toujours de négocier, pour ne pas perdre la face électoralement, le président pourrait être tenté de reporter le scrutin et de s'offrir quelques mois supplémentaires dans le fauteuil présidentiel. Mais la pression de l'opposition, de la société civile et surtout de la communauté internationale est forte pour que le scrutin se tienne dans les délais et évite ainsi une énième crise pré-électorale. Le scénario qui se profile, pointe encore le site spécialisé sur la RDC, est celui du statu quo, où le M23 accepterait finalement de se replier et laisserait s'installer dans ses anciennes positions la Force régionale. L'Est du Congo deviendrait alors la zone la plus militarisée d'Afrique avec la présence de la plus importante mission des Nations unies, de la Force régionale d'Afrique de l'Est, composée de Kényans, de Burundais, de Sud-Soudanais et d'Ougandais, auxquels viennent se rajouter les 120 groupes armés. » Burkina Faso : les raisons de la colère contre l'ambassadeur de France A la Une également, l'affaire de l'ambassadeur de France Luc Hallade au Burkina-Faso déclaré persona non grata par les militaires au pouvoir… Le Monde Afrique apporte des précisions sur les raisons de la colère des autorités burkinabé : il s'agit « d'une lettre envoyée par Luc Hallade aux ressortissants français de Koudougou le 12 décembre dernier. Dans ce courrier, l'ambassadeur invitait 'avec insistance' ses compatriotes habitant cette ville, située à 100 kilomètres à l'ouest de Ouagadougou, à se 'relocaliser' dans la capitale ou à Bobo-Dioulasso, dans le sud-ouest du pays. Et ce, en raison de la menace djihadiste. (…) 'Pour les autorités militaires, dire que les choses ne vont pas bien au Burkina Faso équivaut à être antirégime. Aujourd'hui, les diplomates comme les acteurs de la société civile doivent raser les murs pour éviter d'être mis à l'index', glisse une source officielle française », citée par Le Monde Afrique. « Le 23 décembre, l'Italienne Barbara Manzi, la coordinatrice des Nations unies au Burkina Faso, avait, elle aussi, été sommée de faire ses valises, rappelle le journal. Elle avait été déclarée persona non grata par le gouvernement, après avoir demandé l'évacuation du personnel étranger non essentiel de l'ONU installé dans le pays en raison de la dégradation du contexte sécuritaire. » Un changement d'ambassadeur ne réglerait pas le problème… Le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou s'interroge sur l'attitude des militaires au pouvoir : « ainsi donc, il suffirait qu'on remplace Luc Hallade et tout rentrerait dans l'ordre ? Chiche ! Sauf que ça ne marche pas comme ça. (…) Quand bien même on remplacerait Luc Hallade par un autre que le Burkina voudrait 'accommodant', croit-on qu'il fera autre chose qu'un ambassadeur français devrait faire ? Peut-on imaginer que son éventuel successeur va se claquemurer dans un silence, rien que pour plaire aux autorités burkinabè s'il a des renseignements qu'une zone est jugée dangereuse pour ses compatriotes, et qu'il doit les en aviser ? » Alors, un changement d'ambassadeur, peut-être, mais pas de rupture de relations diplomatiques en vue entre Ouagadougou et Paris, affirme encore Aujourd'hui. Même si « les relations entre les deux pays sont devenues très sensibles depuis l'avènement du capitaine IB. »

Revue de presse Afrique
À la Une: une année délicate en perspective pour la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 4, 2023 4:11


La RDC n'en a toujours pas fini avec les combats dans l'est du pays. La rébellion du M23 est toujours aussi active. « Le retrait annoncé ces derniers jours des localités de Kibumba et Buhumba, dans le Nord-Kivu est une farce ! », dénonce le site congolais Objectifs Infos. « Les terroristes du M23 sont toujours présents dans la zone. » Pire, « le M23 gagne du terrain après l'annonce de son 'vrai-faux' retrait de Kibumba », dénonce pour sa part le site Politico CD. « Les terroristes du M23 ont conquis lundi trois villages dans le groupement de Binza, précise le site. Il s'agit de Kisharo, Mirambi et Kamukwale. Les FARDC, l'armée congolaise, avaient considéré cette déclaration de retrait de 'leurre', rappelle Politico CD, visant à endormir la communauté internationale et à distraire la population. » Double défi sécuritaire et électoral… Une année qui débute bien mal, donc, pour la RDC… « Un double défi attend la RDC de Félix Tshisekedi pour l'année à venir, pointe le site Afrikarabia : retrouver la paix dans l'est du pays en proie aux groupes armés et garantir la bonne tenue des élections générales, théoriquement prévues en décembre. L'impuissance de l'armée congolaise fait craindre un enlisement du conflit et le spectre du 'glissement' des élections plane toujours sur une présidentielle qui semble jouée d'avance. » En effet, précise Afrikarabia, « si la situation sécuritaire ne s'améliore pas dans les prochains mois, et que le gouvernement refuse toujours de négocier, pour ne pas perdre la face électoralement, le président pourrait être tenté de reporter le scrutin et de s'offrir quelques mois supplémentaires dans le fauteuil présidentiel. Mais la pression de l'opposition, de la société civile et surtout de la communauté internationale est forte pour que le scrutin se tienne dans les délais et évite ainsi une énième crise pré-électorale. Le scénario qui se profile, pointe encore le site spécialisé sur la RDC, est celui du statu quo, où le M23 accepterait finalement de se replier et laisserait s'installer dans ses anciennes positions la Force régionale. L'Est du Congo deviendrait alors la zone la plus militarisée d'Afrique avec la présence de la plus importante mission des Nations unies, de la Force régionale d'Afrique de l'Est, composée de Kényans, de Burundais, de Sud-Soudanais et d'Ougandais, auxquels viennent se rajouter les 120 groupes armés. » Burkina Faso : les raisons de la colère contre l'ambassadeur de France A la Une également, l'affaire de l'ambassadeur de France Luc Hallade au Burkina-Faso déclaré persona non grata par les militaires au pouvoir… Le Monde Afrique apporte des précisions sur les raisons de la colère des autorités burkinabé : il s'agit « d'une lettre envoyée par Luc Hallade aux ressortissants français de Koudougou le 12 décembre dernier. Dans ce courrier, l'ambassadeur invitait 'avec insistance' ses compatriotes habitant cette ville, située à 100 kilomètres à l'ouest de Ouagadougou, à se 'relocaliser' dans la capitale ou à Bobo-Dioulasso, dans le sud-ouest du pays. Et ce, en raison de la menace djihadiste. (…) 'Pour les autorités militaires, dire que les choses ne vont pas bien au Burkina Faso équivaut à être antirégime. Aujourd'hui, les diplomates comme les acteurs de la société civile doivent raser les murs pour éviter d'être mis à l'index', glisse une source officielle française », citée par Le Monde Afrique. « Le 23 décembre, l'Italienne Barbara Manzi, la coordinatrice des Nations unies au Burkina Faso, avait, elle aussi, été sommée de faire ses valises, rappelle le journal. Elle avait été déclarée persona non grata par le gouvernement, après avoir demandé l'évacuation du personnel étranger non essentiel de l'ONU installé dans le pays en raison de la dégradation du contexte sécuritaire. » Un changement d'ambassadeur ne réglerait pas le problème… Le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou s'interroge sur l'attitude des militaires au pouvoir : « ainsi donc, il suffirait qu'on remplace Luc Hallade et tout rentrerait dans l'ordre ? Chiche ! Sauf que ça ne marche pas comme ça. (…) Quand bien même on remplacerait Luc Hallade par un autre que le Burkina voudrait 'accommodant', croit-on qu'il fera autre chose qu'un ambassadeur français devrait faire ? Peut-on imaginer que son éventuel successeur va se claquemurer dans un silence, rien que pour plaire aux autorités burkinabè s'il a des renseignements qu'une zone est jugée dangereuse pour ses compatriotes, et qu'il doit les en aviser ? » Alors, un changement d'ambassadeur, peut-être, mais pas de rupture de relations diplomatiques en vue entre Ouagadougou et Paris, affirme encore Aujourd'hui. Même si « les relations entre les deux pays sont devenues très sensibles depuis l'avènement du capitaine IB. »

24H Pujadas - Les partis pris
Les partis pris : "Après le Mali, le Burkina bascule aussi", "La baguette magique pour les boulangers" et "Climat, l'exécutif accusé de déconnexion"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Jan 4, 2023 23:28


En Afrique de l'Ouest, il se passe des choses qui ne vont pas dans le sens de la présence française. Après le Mali, le Burkina est en train de basculer dans un sens anti-français. Et ça suit exactement le même schéma. Les relations entre Paris et Ouagadougou se dégradent, laissant désormais craindre une rupture. L'ombre de la milice russe Wagner plane désormais sur le Burkina Faso. Pour Abnousse Shalmani, Wagner, à part des exactions sur la population, n'a rien fait pour le bien du pays. Elle précise qu'en échangeant la France contre cette milice russe, le Burkina se retrouve avec plus de djihadistes et de morts civiles. Le pain est un produit très emblématique pour les ménages français. Et face à la flambée des prix de l'énergie et des matières premières qui frappe de plein fouet les boulangers, l'Etat a mis en place différents dispositifs pour les soutenir. Mais Pascal Perri estime qu'on peut absorber l'augmentation des coûts électriques et sortir de cette crise s'il y a une répartition de l'effort entre les énergéticiens, les boulangers et les consommateurs. Pour notre éditorialiste, le vrai danger, c'est la République du guichet permanent. Lors de ses vœux aux Français au sujet de la crise climatique, Emmanuel Macron a laissé entendre une phrase qui n'est pas passée inaperçue. Alors, sur les questions climatiques, l'exécutif est accusé de déconnexion. Des associations dénoncent l'inaction climatique du gouvernement. Jean-Michel Aphatie estime qu'on peut regretter que les actions publiques en France et ailleurs ne soient pas à la hauteur de la dégradation rapide du climat, tout en soulignant aussi qu'il est très difficile de mener une action qui modifie en profondeur l'économie et nos modes de vie en faveur du climat. Mais pour notre éditorialiste, cette partie du discours du président de la République sur la crise climatique est une boulette. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

Revue de presse Afrique
À la Une: tension diplomatique entre le Burkina Faso et la France

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 4:19


Rien n'est encore officiel mais selon plusieurs médias burkinabé et français, c'est fait… Les autorités de Ouagadougou demandent à la France de rappeler son ambassadeur sur place, Luc Hallade, estimant « qu'il n'est plus un interlocuteur fiable. » « Depuis l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le 2 octobre, rappelle Jeune Afrique, les relations se sont détériorées entre la France et le Burkina Faso. Pendant le putsch, des manifestants avaient violemment attaqué l'ambassade de France et l'Institut français à Ouagadougou. Ces dernières semaines, plusieurs manifestations demandant le 'départ de la France' ont aussi eu lieu, tandis que les autorités se rapprochaient de la Russie, faisant même redouter à certains une arrivée du groupe Wagner au Burkina Faso. Début décembre, le Premier ministre, Kyélem Apollinaire de Tambèla, avait séjourné huit jours à Moscou dans la plus grande discrétion. » Et, rappelle encore Jeune Afrique, « depuis ses déclarations devant le Sénat français, le 5 juillet dernier, Luc Hallade était la cible de nombreuses critiques à Ouagadougou. S'exprimant sur la crise sécuritaire qui mine son pays d'accueil depuis 2015, il avait alors affirmé que 'ce conflit endogène' était 'en réalité une guerre civile'. » Casus belli diplomatique… « Que reproche-t-on vraiment à l'ambassadeur français ? », s'interroge le quotidien burkinabé Aujourd'hui . « Est-ce cette expression 'guerre civile' ? En tout cas, on sait que dès fin septembre-début-octobre dernier, date de la révolution de palais du capitaine IB, le torchon s'est mis à brûler intensément entre la France et le Burkina (…). » En tout cas, poursuit Aujourd'hui, « cette 'expulsion', qui ne dit pas son nom, est plus soft peut-être que celle opérée par le Mali, mais elle n'en demeure pas moins un casus belli diplomatique. C'est une décision qui renvoie évidemment au souverainisme assumé, et à cette coupure du cordon ombilical avec la France que certains demandent à tue-tête, ce qui ne peut que plaire par les temps qui courent, car la France, c'est le bouc émissaire par essence de beaucoup de malheurs de la conscience burkinabè, savamment distillé par des activistes. Le Burkina est désormais dans une vision diplomatique du muscle et subtilement suit les pas du Mali, tout en évitant de faire exactement comme à Bamako. » Et le quotidien ouagalais de s'interroger : « quel avenir dans la coopération France-Burkina ? Va-t-on exiger aussi le départ de Sabre ? Y aura-t-il rupture totale entre les deux pays, comme c'est le cas avec le Mali ? C'est pour l'instant des relations sibériennes qui s'installent entre les deux pays, pour le bonheur de Wagner que d'aucuns appellent de leurs vœux ? Le désamour s'accélère ! » Pas une surprise… « France-Burkina : un divorce en perspective », titre pour sa part Ledjely en Guinée. Ledjely qui n'est guère surpris : « fin novembre, rappelle-t-il, le Premier ministre burkinabé, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, avait clairement fait part de ses 'reproches et critiques' à l'ambassadeur de France en poste à Ouaga. Le même chef du gouvernement avait, devant les membres de l'Assemblée nationale de la Transition, annoncé que le Burkina se passerait désormais de l'appui des troupes françaises dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Puis, étaient arrivées la suspension de la diffusion des programmes de RFI et l'expulsion de deux citoyens français accusés d'espionnage. Dans un tel contexte, la demande de remplacement du diplomate français n'est donc pas une surprise. Elle s'inscrit dans le cadre d'une logique de dégradation dans les relations entre Ouaga et Paris. » Populisme de circonstance ? Alors, commente Ledjely, « bien sûr, la France n'est pas exempte de reproches dans ses rapports avec le continent africain. Pour autant, ces bras de fer ostentatoires sur fond d'un souverainisme douteux sont à interroger ; ce nationalisme paradoxalement pro-Kremlin, est quant à lui suspect. Oui, l'Afrique a besoin d'indépendance et de liberté. Oui, l'Afrique doit exiger qu'on la respecte. Mais cette exigence doit davantage s'incarner dans une prise de conscience authentique, une jeunesse africaine formée et en bonne santé et une gestion rigoureusement responsable de nos ressources. (…) C'est à se demander, conclut Ledjely, si tout cela ne procède pas surtout d'un populisme de circonstance et si en conséquence les nouveaux partenariats qui sont envisagés ou annoncés ne seront pas pires que ceux qui sont aujourd'hui dénoncés ? »

Journal de l'Afrique
Au Burkina Faso, une ONG accuse des supplétifs de l'armée d'avoir massacré 28 civils

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 13:44


Au Burkina Faso, des supplétifs de l'armée sont accusés par une ONG d'avoir tué 28 personnes dans le nord-ouest du pays la veille du Nouvel An.  Les autorités burkinabè, qui ont reconnu le massacre et exprimé leur solidarité avec les familles des victimes, n'ont pas établi de responsabilité mais ont annoncé l'ouverture d'une enquête. L'analyse de Kalidou Sy, journaliste France 24 et ancien correspondant à Ouagadougou.

Revue de presse Afrique
À la Une: tension diplomatique entre le Burkina Faso et la France

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 4:19


Rien n'est encore officiel mais selon plusieurs médias burkinabé et français, c'est fait… Les autorités de Ouagadougou demandent à la France de rappeler son ambassadeur sur place, Luc Hallade, estimant « qu'il n'est plus un interlocuteur fiable. » « Depuis l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le 2 octobre, rappelle Jeune Afrique, les relations se sont détériorées entre la France et le Burkina Faso. Pendant le putsch, des manifestants avaient violemment attaqué l'ambassade de France et l'Institut français à Ouagadougou. Ces dernières semaines, plusieurs manifestations demandant le 'départ de la France' ont aussi eu lieu, tandis que les autorités se rapprochaient de la Russie, faisant même redouter à certains une arrivée du groupe Wagner au Burkina Faso. Début décembre, le Premier ministre, Kyélem Apollinaire de Tambèla, avait séjourné huit jours à Moscou dans la plus grande discrétion. » Et, rappelle encore Jeune Afrique, « depuis ses déclarations devant le Sénat français, le 5 juillet dernier, Luc Hallade était la cible de nombreuses critiques à Ouagadougou. S'exprimant sur la crise sécuritaire qui mine son pays d'accueil depuis 2015, il avait alors affirmé que 'ce conflit endogène' était 'en réalité une guerre civile'. » Casus belli diplomatique… « Que reproche-t-on vraiment à l'ambassadeur français ? », s'interroge le quotidien burkinabé Aujourd'hui . « Est-ce cette expression 'guerre civile' ? En tout cas, on sait que dès fin septembre-début-octobre dernier, date de la révolution de palais du capitaine IB, le torchon s'est mis à brûler intensément entre la France et le Burkina (…). » En tout cas, poursuit Aujourd'hui, « cette 'expulsion', qui ne dit pas son nom, est plus soft peut-être que celle opérée par le Mali, mais elle n'en demeure pas moins un casus belli diplomatique. C'est une décision qui renvoie évidemment au souverainisme assumé, et à cette coupure du cordon ombilical avec la France que certains demandent à tue-tête, ce qui ne peut que plaire par les temps qui courent, car la France, c'est le bouc émissaire par essence de beaucoup de malheurs de la conscience burkinabè, savamment distillé par des activistes. Le Burkina est désormais dans une vision diplomatique du muscle et subtilement suit les pas du Mali, tout en évitant de faire exactement comme à Bamako. » Et le quotidien ouagalais de s'interroger : « quel avenir dans la coopération France-Burkina ? Va-t-on exiger aussi le départ de Sabre ? Y aura-t-il rupture totale entre les deux pays, comme c'est le cas avec le Mali ? C'est pour l'instant des relations sibériennes qui s'installent entre les deux pays, pour le bonheur de Wagner que d'aucuns appellent de leurs vœux ? Le désamour s'accélère ! » Pas une surprise… « France-Burkina : un divorce en perspective », titre pour sa part Ledjely en Guinée. Ledjely qui n'est guère surpris : « fin novembre, rappelle-t-il, le Premier ministre burkinabé, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, avait clairement fait part de ses 'reproches et critiques' à l'ambassadeur de France en poste à Ouaga. Le même chef du gouvernement avait, devant les membres de l'Assemblée nationale de la Transition, annoncé que le Burkina se passerait désormais de l'appui des troupes françaises dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Puis, étaient arrivées la suspension de la diffusion des programmes de RFI et l'expulsion de deux citoyens français accusés d'espionnage. Dans un tel contexte, la demande de remplacement du diplomate français n'est donc pas une surprise. Elle s'inscrit dans le cadre d'une logique de dégradation dans les relations entre Ouaga et Paris. » Populisme de circonstance ? Alors, commente Ledjely, « bien sûr, la France n'est pas exempte de reproches dans ses rapports avec le continent africain. Pour autant, ces bras de fer ostentatoires sur fond d'un souverainisme douteux sont à interroger ; ce nationalisme paradoxalement pro-Kremlin, est quant à lui suspect. Oui, l'Afrique a besoin d'indépendance et de liberté. Oui, l'Afrique doit exiger qu'on la respecte. Mais cette exigence doit davantage s'incarner dans une prise de conscience authentique, une jeunesse africaine formée et en bonne santé et une gestion rigoureusement responsable de nos ressources. (…) C'est à se demander, conclut Ledjely, si tout cela ne procède pas surtout d'un populisme de circonstance et si en conséquence les nouveaux partenariats qui sont envisagés ou annoncés ne seront pas pires que ceux qui sont aujourd'hui dénoncés ? »

Radio AlterNantes FM
Amarock 226 (6è saison)

Radio AlterNantes FM

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 61:32


Vu sur Amarock 226 (6è saison) « Amarock c'est toutes les musiques jouées par des êtres humains de partout dans le monde, de Shanghai à Reykjavík, de Melbourne à Édimbourg, de Ouagadougou à La Paz, avec une tendance à privilégier les musiques énergiques, voire parfois (très) énervées, mais pas que. Il faut bien un peu de douceur dans ce monde de […] Cet article provient de Radio AlterNantes FM

Dans la presse
Brésil : "Au pays où le foot est une religion, l'hommage au 'Roi' Pelé"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 6:02


À la une de la presse, ce mardi 3 janvier, les adieux à Pelé, à Santos et au pape Benoît XVI, à Rome. Le joueur de football brésilien sera inhumé ce jour et le souverain pontife jeudi. Au Royaume-Uni, la crise aiguë que connaît le NHS, le système de santé britannique. Le divorce latent entre Paris et Ouagadougou. Et une info sur la queue des toutous.

Entrez sans frapper
Jean-Dominique Burton/Zazie/Franck Istasse/Sébastien Ministru/Gorian Delpâture

Entrez sans frapper

Play Episode Listen Later Dec 29, 2022 64:46


Nouvelle diffusion de la chronique "Inspiré de faits réels" de Franck Istasse : le film "La Soupe aux choux" de Jean Girault, sorti en 1981, avec Louis de Funès, Jean Carmet et Jacques Villeret. Jean-Dominique Burton pour son beau livre "50 Years of photography - Visions" (Prisme Éditions) Cinquante années de photographie sur quatre continents. Des milliers de regards, de chefs spirituels et de rois, d'artisans et d'artistes, d'inconnus innombrables. Des rives du Gange aux autels sacrés du Vodoun, et de Bruxelles, récurrente, à Ouidah, Hong Kong, Ouagadougou, Hanoi, Darjeeling, Vancouver ou Kinshasa. Il faut écouter Jean-Dominique Burton lorsqu'il parle de ses travaux photographiques. C'est toujours par la beauté des femmes et des hommes qui les peuplent, la richesse de leurs cultures, qu'il les aborde. De lui-même, il racontera son émerveillement, la magie d'une rencontre, le parcours qui l'y a mené. La cohérence de son travail est incontestablement à trouver là. Il y aura aussi une exposition à découvrir d'avril à septembre 2023 au Grand Hospice à Bruxelles. Nouvelle diffusion du "Le Classico" de Sébastien Ministru : "Les Hauts de Hurlevent" d'Emily Brontë. Zazie pour son nouvel album "AILE-P", sorti le 2 décembre dernier. Cet album est un moyen pour Zazie de prolonger le voyage aérien non sans tumultes, et de dézoomer encore un peu plus sur ce monde qu'elle dévisage avec autant d'audace que de mélancolie. Petite particularité sur sa nomenclature, Zazie a décidé de jouer avec les différents formats historiques de l'industrie phonographique (single/EP/LP). Aile-P, le long play (8 titres) succède donc au short play (4 titres) sorti préalablement et répondant au nom de « L'EP » dont la première pierre fut posée avec le single « Let it shine ». Feuilleton "Héros de fiction" de Gorian Delpâture . Vous les avez lus, vous les avez vus, ils vous ont fait rêver. Ce sont les héros de fiction ! Gorian Delpâture vous propose un feuilleton consacré aux plus grandes figures héroïques de la littérature, du cinéma ou de la bande dessinée… Épisode 14 : Thorgal Aegirsson, personnage principal de la série de bande dessinée Thorgal et de sa dérivée Les Mondes de Thorgal...

Radio AlterNantes FM
Amarock 225 (6è saison)

Radio AlterNantes FM

Play Episode Listen Later Dec 25, 2022 63:54


Vu sur Amarock 225 (6è saison) « Amarock c'est toutes les musiques jouées par des êtres humains de partout dans le monde, de Shanghai à Reykjavík, de Melbourne à Édimbourg, de Ouagadougou à La Paz, avec une tendance à privilégier les musiques énergiques, voire parfois (très) énervées, mais pas que. Il faut bien un peu de douceur dans ce monde de […] Cet article provient de Radio AlterNantes FM

Revue de presse Afrique
À la Une: Abidjan-Bamako, les retrouvailles

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2022 4:33


La libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali est « actée », nous indique notre correspondant, Serge Daniel. C'est en présence de la médiation togolaise que les deux parties ont signé un mémorandum afin de convenir de la libération des 46 militaires ivoiriens, mais aussi du renforcement des relations entre les deux pays. Et cette annonce a fait couler beaucoup d'encre dans les journaux à Bamako, Abidjan ou Ouagadougou. Dans la capitale malienne, le journal Malikilé se réjouit de ce qu'il appelle « le triomphe de la Raison ! », écrit-il en Une avec un « R » majuscule au mot « raison ». « Il fallait trouver une porte de sortie, aller vers une paix des braves que (Malikilé) n'a cessé d'évoquer dans ses colonnes dès l'éclatement de cette triste affaire, s'autosatisfait ce quotidien. Enfin voilà que nous y sommes », se réjouit encore ce journal bamakois, en rendant hommage au président togolais Faure Gnassingbé, « médiateur discret mais efficace qui vient de réussir la prouesse de résoudre une équation extrêmement complexe ». Avec une formule simple : « que chacun mette un peu d'eau dans son Gnamacoudji » ! » Balle à terre pour les 46 Ivoiriens détenus au Mali À Abidjan aussi, ce vendredi, l'affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali a été hissée en Une par plusieurs quotidiens. Sur celle de Le Jour Plus, il est indiqué que le ministre Téné Birahima Ouattara, que les Ivoiriens appellent « photocopie » tant il ressemble physiquement à son président de frère Alassane Ouattara, et Assimi Goïta « ont signé un protocole d'accord à Bamako ». « Assimi Goïta signent un accord », énonce de façon plus concise la Une du journal L'Expression. Protocole d'accord ou accord tout court, pour le quotidien Le Nouveau Réveil, qu'importe, l'essentielle se résume en une phrase. « Abidjan renoue le dialogue avec Bamako », lance la Une de ce journal proche du PDCI-RDA de l'ex-président Henri Konan Bédié. Tandis que, prudemment sans doute, celle du quotidien Le Patriote, proche du président Ouattara, se garde bien de la moindre allusion à l'affaire des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali. « Des émissaires de Ouattara chez Goïta », lance plus évasivement « la manchette » du quotidien indépendant L'Inter, tandis que la Une de son confrère Soir Info (qui appartient au même groupe de presse que L'Inter), signale que la journée de jeudi a été « chargée » pour le frère du président Ouattara (qui est, rappelons-le, en charge des affaires de Défense à la tête du ministère du même nom, en Côte d'Ivoire). Soir Info, lui, souligne que « cette visite a surtout permis aux officiels ivoiriens et maliens de se parler directement pour faire avancer le dossier. C'est ce qui a manqué, reconnaît un haut fonctionnaire de Bamako », complète ce quotidien. Lequel, dans la foulée, élargit sa focale pour évoquer plus globalement la « situation politico-diplomatique » actuelle entre la Côte d'Ivoire et le Mali, pour signaler que « des Maliens souhaitent recevoir, à Bamako, Laurent Gbagbo, l'ancien chef de l'État ivoirien ». Vœu émis samedi dernier, 17 décembre, à Bamako, lors d'une conférence de presse, « par Youssouf Diakité, président du Mouvement patriotique et panafricain du Mali et du Dr Sidi Modibo Diarra, président du Ppa-Mali », rapporte donc ce vendredi le journal abidjanais Soir Info. Justement, ce quotidien proche de Laurent Gbagbo qu'est le journal Le Temps se garde bien de faire écho à ces appels panafricanistes et se borne à rappeler ce vendredi que, dans l'affaire dite des « 46 Ivoiriens » détenus au Mali, « les négociations et autres interpellations en passant par des menaces de sanctions sous-régionales et internationales n'ont pas réussi à faire fléchir le pouvoir malien », rappelle ainsi Le Temps. 46 Ivoiriens dans la hotte du Père Noël Que va-t-il se passer à présent ? C'est du côté du Burkina Faso voisin que la question est posée. Le quotidien Wakat Sera se demande en effet si la « fin d'année va (ou non) rimer avec fin de détention » pour les 46 militaires ivoiriens. « Tout concorde à le croire, le vent sec d'harmattan ayant charrié avec la poussière qui le caractérise de bonnes infos venant des bords du Djoliba », formule, dans son habituel style fleuri, Wakat Sera. Lequel journal souligne l'ambiance « fraternelle » dans laquelle ont baigné les échanges à Bamako. « Noël et Saint-Sylvestre auprès des leurs, ce sera le plus beau cadeau offert à ces hommes dont l'absence commence à peser dans leurs familles respectives », soupire Wakat Sera, en concluant « Ça suffit comme ça ! ».

Revue de presse Afrique
À la Une: Abidjan-Bamako, les retrouvailles

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2022 4:33


La libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali est « actée », nous indique notre correspondant, Serge Daniel. C'est en présence de la médiation togolaise que les deux parties ont signé un mémorandum afin de convenir de la libération des 46 militaires ivoiriens, mais aussi du renforcement des relations entre les deux pays. Et cette annonce a fait couler beaucoup d'encre dans les journaux à Bamako, Abidjan ou Ouagadougou. Dans la capitale malienne, le journal Malikilé se réjouit de ce qu'il appelle « le triomphe de la Raison ! », écrit-il en Une avec un « R » majuscule au mot « raison ». « Il fallait trouver une porte de sortie, aller vers une paix des braves que (Malikilé) n'a cessé d'évoquer dans ses colonnes dès l'éclatement de cette triste affaire, s'autosatisfait ce quotidien. Enfin voilà que nous y sommes », se réjouit encore ce journal bamakois, en rendant hommage au président togolais Faure Gnassingbé, « médiateur discret mais efficace qui vient de réussir la prouesse de résoudre une équation extrêmement complexe ». Avec une formule simple : « que chacun mette un peu d'eau dans son Gnamacoudji » ! » Balle à terre pour les 46 Ivoiriens détenus au Mali À Abidjan aussi, ce vendredi, l'affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali a été hissée en Une par plusieurs quotidiens. Sur celle de Le Jour Plus, il est indiqué que le ministre Téné Birahima Ouattara, que les Ivoiriens appellent « photocopie » tant il ressemble physiquement à son président de frère Alassane Ouattara, et Assimi Goïta « ont signé un protocole d'accord à Bamako ». « Assimi Goïta signent un accord », énonce de façon plus concise la Une du journal L'Expression. Protocole d'accord ou accord tout court, pour le quotidien Le Nouveau Réveil, qu'importe, l'essentielle se résume en une phrase. « Abidjan renoue le dialogue avec Bamako », lance la Une de ce journal proche du PDCI-RDA de l'ex-président Henri Konan Bédié. Tandis que, prudemment sans doute, celle du quotidien Le Patriote, proche du président Ouattara, se garde bien de la moindre allusion à l'affaire des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali. « Des émissaires de Ouattara chez Goïta », lance plus évasivement « la manchette » du quotidien indépendant L'Inter, tandis que la Une de son confrère Soir Info (qui appartient au même groupe de presse que L'Inter), signale que la journée de jeudi a été « chargée » pour le frère du président Ouattara (qui est, rappelons-le, en charge des affaires de Défense à la tête du ministère du même nom, en Côte d'Ivoire). Soir Info, lui, souligne que « cette visite a surtout permis aux officiels ivoiriens et maliens de se parler directement pour faire avancer le dossier. C'est ce qui a manqué, reconnaît un haut fonctionnaire de Bamako », complète ce quotidien. Lequel, dans la foulée, élargit sa focale pour évoquer plus globalement la « situation politico-diplomatique » actuelle entre la Côte d'Ivoire et le Mali, pour signaler que « des Maliens souhaitent recevoir, à Bamako, Laurent Gbagbo, l'ancien chef de l'État ivoirien ». Vœu émis samedi dernier, 17 décembre, à Bamako, lors d'une conférence de presse, « par Youssouf Diakité, président du Mouvement patriotique et panafricain du Mali et du Dr Sidi Modibo Diarra, président du Ppa-Mali », rapporte donc ce vendredi le journal abidjanais Soir Info. Justement, ce quotidien proche de Laurent Gbagbo qu'est le journal Le Temps se garde bien de faire écho à ces appels panafricanistes et se borne à rappeler ce vendredi que, dans l'affaire dite des « 46 Ivoiriens » détenus au Mali, « les négociations et autres interpellations en passant par des menaces de sanctions sous-régionales et internationales n'ont pas réussi à faire fléchir le pouvoir malien », rappelle ainsi Le Temps. 46 Ivoiriens dans la hotte du Père Noël Que va-t-il se passer à présent ? C'est du côté du Burkina Faso voisin que la question est posée. Le quotidien Wakat Sera se demande en effet si la « fin d'année va (ou non) rimer avec fin de détention » pour les 46 militaires ivoiriens. « Tout concorde à le croire, le vent sec d'harmattan ayant charrié avec la poussière qui le caractérise de bonnes infos venant des bords du Djoliba », formule, dans son habituel style fleuri, Wakat Sera. Lequel journal souligne l'ambiance « fraternelle » dans laquelle ont baigné les échanges à Bamako. « Noël et Saint-Sylvestre auprès des leurs, ce sera le plus beau cadeau offert à ces hommes dont l'absence commence à peser dans leurs familles respectives », soupire Wakat Sera, en concluant « Ça suffit comme ça ! ».

Invité Afrique
Yacouba Banhoro sur les 50 ans du livre de Ki-Zerbo: «C'était la première fois qu'un Africain noir écrivait sur l'histoire de l'Afrique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 22, 2022 4:59


Il y a cinquante ans, fin décembre 1972, l'historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo publiait son Histoire de l'Afrique noire, d'hier à demain. Un livre fondateur, qui a consacré l'émergence de la première génération d'historiens africains. Quel est le contexte dans lequel cette publication a eu lieu, avec quelles positions Ki-Zerbo a-t-il rompu, à quel point ce livre a-t-il inspiré les historiens actuels de l'Afrique ? Pour en parler, notre invité ce matin est Yacouba Banhoro, historien, maître de conférences à l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Il répond aux questions de Laurent Correau.  Pourquoi l'Histoire de l'Afrique noire de Joseph Ki-Zerbo, publiée il y a 50 ans, est-il un des ouvrages importants de l'historiographie africaine ? Yacouba Banhoro : Dans le monde francophone africain, c'était la toute première fois que non seulement on écrivait une histoire de l'ensemble de l'Afrique noire, mais également qu'un Africain noir écrivait également cette histoire. Il faut dire que c'est à partir des années 1960-1961-1962 que l'histoire même de l'Afrique s'implante en France, notamment à la Sorbonne avec la création de chaires. Et les chaires en France, c'étaient des chaires sur l'histoire africaine qui étaient attribuées à des Français. Et c'est donc pratiquement une décennie après que l'ouvrage de Joseph Ki-Zerbo sort et, cette fois-ci, c'est un Africain qui a eu l'agrégation en 1957 en histoire et qui écrit un ouvrage sur l'histoire de l'Afrique noire. C'est vrai qu'il y avait des historiens qui avaient déjà soutenu leur thèse. Par exemple, en 1955, Abdoulaye Ly, Sénégalais, avait soutenu une thèse d'État [«La Compagnie du Sénégal»] ; il y avait également Cheikh Anta Diop qui avait également soutenu une thèse d'État [en 1960, « L'Afrique noire précoloniale et L'Unité culturelle de l'Afrique noire »]. Donc, il y avait ce fond d'histoire africaine qui était en train de commencer, mais qui n'était pas suffisamment implanté. Quelle place ce livre tient-il dans l'œuvre de Joseph Ki-Zerbo ? En 1964, avant Histoire de l'Afrique noire, il avait publié Le monde africain noir. Donc, c'est une deuxième publication. Je pense que c'est l'ouvrage majeur de Joseph Ki-Zerbo. C'est l'ouvrage à partir duquel, vraiment, il a développé d'autres théories, comme le développement endogène par exemple qui est développé dans La natte des autres [1993]. Pratiquement, le fond de ces différents ouvrages parle de l'histoire de l'Afrique noire d'hier à demain. Avec quel type de récit historique, est-ce que Joseph Ki-Zerbo rompt au travers de cette Histoire de l'Afrique noire ? L'histoire de l'Afrique n'apparaissait qu'en appendice de l'histoire européenne. Le discours qui prévalait disait que l'Afrique n'avait pas d'histoire, parce que l'Afrique n'a pas d'écriture. Joseph Ki-Zerbo réussit à montrer qu'il fallait utiliser d'autres méthodes en utilisant la tradition orale, en utilisant la linguistique, en utilisant des éléments de l'archéologie, en utilisant des éléments de l'anthropologie, combinés pour pouvoir aboutir à une histoire de l'Afrique noire. C'est un ouvrage qui raconte toute l'histoire de toute l'Afrique noire… C'est un ouvrage qui prend l'Afrique noire dans son ensemble depuis pratiquement le paléolithique jusqu'à la création de l'Organisation de l'unité africaine [OUA-1963]. Comme le dit Joseph Ki-Zerbo lui-même, il ne s'agit pas d'une histoire qui est racontée pour toujours. C'est une entreprise scientifique qui est amenée à être mise à jour en fonction justement de l'état des connaissances. Son combat, c'était de dire ''les Africains ont une identité''. Et à partir de cette histoire de l'Afrique, les Africains peuvent se décomplexer des préjugés qu'on avait d'eux dans le monde scientifique, dans le monde occidental, pour pouvoir construire leur avenir avec une certaine sérénité. Quel est l'héritage de ce livre ? Est-ce qu'il a joué un rôle pour la génération suivante d'historiens burkinabè, et plus généralement africains ? Oui. Je pense que, quand on lit les différents documents qui ont été publiés en hommage à Joseph Ki-Zerbo, que ce soit par Présence africaine, que ce soit par l'Association des historiens africains, nous voyons que cette histoire-là a marqué tous les historiens du continent, et même au-delà du continent africain, dans la mesure où cet ouvrage a été traduit dans plusieurs langues. Et pour nous, c'était la Bible de l'historien. Et donc, quand on avait besoin de quelque chose sur l'histoire de l'Afrique, pendant nos exposés, on commençait bien sûr par là. Et 50 ans après, est-ce que cette histoire de l'Afrique noire, c'est un texte que vous recommandez toujours à vos étudiants, c'est encore un texte à lire aujourd'hui ? Oui. C'est un texte à lire. Quand on relit pratiquement la partie méthodologique de l'ouvrage de Joseph Ki-Zerbo, on voit qu'elle est très actuelle et nous l'enseignons toujours dans nos universités. On peut naturellement varier les domaines d'investigation et innover en matière de récolte d'informations et d'analyses d'informations, mais la méthodologie de l'histoire qu'il a eue à décrire dans son ouvrage, de mon point de vue, cette méthodologie reste toujours valable. Et je pense que les historiens doivent s'en approprier, même s'ils veulent innover. ► À (ré) écouter :  Joseph Ki-Zerbo, pionnier de l'histoire africaine

Néo Géo
L'Intégral : Voyage à Ouagadougou pour les REMA, Rencontres Musicales Africaines, Bintou Simporé est partie à la découverte de la scène musicale actuelle burkinabé !

Néo Géo

Play Episode Listen Later Dec 19, 2022 98:36


Vent d'AilleursDans Néo Géo Nova l'harmattan soufflait depuis le Burkina Faso, et le Bénin ! Au Burkina Faso, c'est un vent qui pousse les femmes à s'exprimer haut et fort depuis les années 80 et les encouragements de l'ex-président Thomas Sankara . En 2022, ce sont de jeunes artistes comme Kandy Guira, Malika la slameuse, Fleur ou Flora Paré qui prennent le relais et s'expriment à travers la musique pour exiger l'égalité et la justice. Flora Paré soufflait ses textes et son reggae lors de la 5 édition des rema. Elle a été sacrée ambassadrice pour l'égalité des genres par l'ONG PLAN International Afrique de l'Ouest et Centrale et a remporté le premier prix en 2021 du concours “Ma voix pour l'égalité des filles”. Toujours au Burkina Faso, la journaliste Mariam Ouedraogo a obtenu le Prix Bayeux 2022 pour son ensemble de reportages “Axe Dablo-Kaya : la route de l'enfer des femmes déplacées internes” ! , publié par le quotidien Sidwaya.Dans cette thématique féminine, la chanteuse Angélique Kidjo, nominée pour la catégorie “Best Global Music Album” avec Ibrahim Maalouf pour les Grammy Awards 2023, était de retour au Bénin avec l'Unicef, dont elle est une des ambassadrices . Elle y a rencontré le groupe Star Feminine Band, groupe de 7 jeunes femmes musiciennes qui s'engagent pour les droits des enfants, et pour le droit à l'éducation des jeunes filles, elles ont sorti leur album In Paris cette année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Néo Géo
Mag d'Ici et d'Ailleurs : Depuis Ouagadougou la scène musicale actuelle burkinabé résonne jusque dans Néo Géo Nova !

Néo Géo

Play Episode Listen Later Dec 19, 2022 38:49


Au Burkina Faso, avaient lieu la cinquième édition des Rencontres Musicales Africaines, REMA, du 1er au 3 décembre, organisées par l'artiste Alif Naaba, sous le signe de l'union et de la résilience. La chanteuse burkinabé originaire de la ville de Kaya, Habibou Sawadogo, a donné un concert complet, avec des danseuses et des solos de kundé imparables. Bintou Simporé a pu interviewer Baba Commandant, ou Mamadou Sanou, chanteur et joueur de ngoni qui vient de sortir un nouvel album au message fort sur un mix d'afrobeat et mélodies mandingues, Sonbonbela, “composer avec la différence de l'autre”. C'est son 3ème album produit par le Studio Ouaga Jungle et publié par le label américain Sublime Frequencies. Bintou a aussi croisé la route de l'artiste musicien congolais de Lubumbashi, Francesco Nchikala qui chantait sur des riffs torrides de guitares sa conception de ” l'Etat de droit” . Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse française
À la Une: la « troisième mi-temps » barbare de France-Maroc

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Dec 16, 2022 3:57


La nuit bleue qui a suivi la demi-finale a été bien plus agitée que ce que l'on pensait. Selon Le Figaro, « des violences urbaines ont (alors) éclaté sur tout le territoire » français. De la ville de Lille, au nord du pays, à celle de Nice, dans le sud-est de la France, en passant par Amiens, Besançon, Troyes, Lyon, Grenoble, Albertville, Avignon, Toulouse, Paris et sa banlieue, ce quotidien, dans une liste non-exhaustive, inventorie les incidents qui se sont multipliés dans la nuit ayant suivi le match, et fait l'inventaire des jets de projectiles aux tirs de mortiers d'artifice, en passant par des barricades, plus une voiture dont le conducteur en panique a mortellement blessé un mineur de 14 ans d'origine maghrébine en prenant la fuite. Ce drame s'est produit dans la ville méridionale de Montpellier. Le quartier où vivait le garçon décédé est « en état de choc », signale Le Parisien. Ses parents « ont lancé un appel au calme et au respect de leur deuil », souligne ce journal. Cette nuit de mercredi à jeudi, en France, fut celle du « grand déferlement », enchérit Libération. A Paris, selon ce quotidien, « les radicaux de l'extrême droite parisienne violente avaient organisé une «mob» (anglicisme désignant un attroupement violent) pour s'en prendre aux supporteurs marocains en marge du match opposant la France au Maroc en demi-finale de la Coupe du monde ». Libération signale aussi qu'à Nantes, ouest de la France, « une petite dizaine de militants d'extrême-droite ont arpenté le centre-ville (et que) des coups ont été échangés ». Et Libé de dénoncer « des hordes de fachos (qui) se sont déployés ici ou là dans l'Hexagone pour en découdre physiquement en hurlant des slogans racistes ». Selon ce journal, c'est-là le « signe d'une montée en puissance de groupuscules identitaires et ultraviolents ». Bruits de bottes russes au Burkina Faso  Des mercenaires de Wagner ont-ils ou vont-ils débarquer au Burkina Faso ? Pour le président du Ghana voisin, pas de doute, Ouagadougou a conclu un accord avec ce groupe russe de paramilitaires et leur a même octroyé une mine en paiement. Lors d'une rencontre avec le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, le président Nana Akufo-Addo, avant-hier, « a assuré que le pas avait été franchi et que le Burkina Faso avait « conclu un arrangement » avec le groupe Wagner », souligne Le Figaro. Selon ce quotidien, « le ballet d'avions militaires russes noté ces dernières semaines au Burkina renforce la crédibilité de l'arrivée de Wagner. Mercredi, des photos montrant un Iliouchine débarquant de l'armement à Ouagadougou ont circulé sur les réseaux sociaux ». Et ce quotidien d'estimer que, « si cette installation devait se confirmer, le président par intérim Ibrahim Traoré prend(rait) certains risques. Outre une réaction sans doute peu amène de certains de ses voisins et de ses partenaires traditionnelles, la population et l'armée devront être convaincues », avertit Le Figaro. Lequel journal souligne que « la fermeture des canaux de Radio France Internationale, comme à Bamako, a relancé l'hypothèse d'un scénario de rupture à la malienne ». Tunisie, la grande désillusion Elections législatives sans allant, demain, en Tunisie. Le scrutin promet d'être largement boudé. Il faut dire que les Tunisiens qui le peuvent n'aspirent qu'à quitter le pays. « Partir quoi qu'il en coûte », formule le journal La Croix. Selon le quotidien catholique, « la Tunisie souffre d'hémorragie. Elle se vide de ses compétences. Médecins, ingénieurs, enseignants-chercheurs, infirmiers, etc… qu'ils soient fraîchement diplômés, jeunes expérimentés ou même seniors, ils quittent en masse le pays, pour le plus grand profit des Etats occidentaux – France, Allemagne, Canada en tête – qui se barricadent contre les migrations illégales, mais sont avides de ces têtes bien faites », énonce La Croix. Selon ce quotidien, « douze ans après la révolution, la désillusion est à la hauteur des espoirs qu'elle avait suscités. Immense. Abyssale » !

Néo Géo
L'Intégral : Entretien et Live de la chanteuse et multi instrumentiste haïtienne américaine Leyla McCalla. Voyage et Rencontres à Ouagadougou à l'occasion des Rencontres Musicales Africaines (REMA) (Acte 1) !

Néo Géo

Play Episode Listen Later Dec 13, 2022 107:47


Vent d'AilleursLe Vent d'Ailleurs soufflait depuis Ouagadougou cette semaine dans Néo Géo Nova, à l'occasion de la 5ème édition des REMA, Rencontres Musicales Africaines, organisées du 1er au 3 décembre par l'artiste burkinabé Alif Naaba et sa team dans la capitale du Burkina Faso. L'artiste afro folk Alif Naaba, qui chante de nombreux sujets sociaux sur son dernier album So Wok, nous commentait les raisons d'une telle initiative, l'occasion de faire le point sur les industries culturelles et créatives sur le continent africain et mettre en valeur, sur scène, des artistes du Burkina, de Côte d'Ivoire, du Congo, du Niger et du Cameroun. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une, qui veut la peau du capitaine Traoré?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 2, 2022 4:53


Info ou intox ? La présumée « tentative de putsch » visant le pouvoir du patron de la transition burkinabè a initialement été divulguée par le site Omega Medias, selon lequel le capitaine Traoré « a confirmé », hier, ladite « tentative de déstabilisation » lors d'une rencontre à Ouagadougou avec des Organisations de la société civile et des leaders coutumiers et religieux, affirmant aussi connaître les auteurs de la « manœuvre » mais préférant « ne pas les arrêter parce que voulant privilégier le dialogue », rapporte Omega Medias. « Un coup d'État étouffé dans l'œuf et n'eut été la sortie de manifestants à la Place de la nation et au Rond-point des Nations unies dans la nuit du 27 au 28 novembre, on n'en aurait rien su », énonce Aujourd'hui. Lequel quotidien burkinabè s'interroge. « Un putsch pour quoi faire à peine un mois après l'avènement de ce régime sankarisant ? N'est-il pas temps qu'on sorte de cette épidémie de putschs réels ou inventés ? », Aujourd'hui n'écartant donc pas l'hypothèse selon laquelle cette affaire pourrait relever de la catégorie des « infos de caniveau ».  À quoi Le Faso.net ajoute que le chef de la transition burkinabè « aurait aussi affirmé que des sommes d'argent ont été distribuées et que les auteurs de la tentative de déstabilisation sont bien connus », énonce ce journal en ligne. « Qui veut déposer le Capitaine Ibrahim Traoré ? », se demande ainsi Fratmat.info. Selon le site du quotidien gouvernemental ivoirien, « d'aucuns pensent que cette annonce du jeune capitaine relève de tactiques politiciennes pour continuer de bénéficier d'un fort soutien populaire ». Fratmat.info note quand même que, dans la nuit de dimanche à lundi derniers, des partisans du Capitaine Ibrahim Traoré ont « fait le pied de grue », place de la Nation, à Ouagadougou, pour protester contre « cette tentative de putsch ». Et Fratmat.info signale que, sur les réseaux sociaux notamment, « tantôt les Burkinabè – mais des Africains d'autres parties du continent – hostiles à la présence française et plutôt favorable à une coopération avec la Russie n'ont pas attendu que le Capitaine Ibrahim Traoré désigne un commanditaire. Ils tiennent Paris pour responsable de "la tentative de putsch" dont fait mention le Chef de la Transition. Les responsables et militaires proches de l'ancien Président de la Transition, Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et plusieurs autres figures politiques ne sont pas épargnés non plus », ajoute Fratmat.info. Démocratie parlementaire à portée de baffes au Sénégal « Vacarme à l'Assemblée », lance, en Une, 24 Heures. « En commission, les députés travaillent. En séance publique, ils se battent comme des chiffonniers », regrette ce quotidien sénégalais. « Deux députés de l'opposition ont usé des mains et des pieds contre une députée de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Amy Ndiaye Gnibi a essuyé la furie des députés appartenant au Parti de l'Unité et du rassemblement. Elle avait trainé dans la boue, Serigne Moustapha Sy, guide religieux et fondateur du Parti de l'Unité et du rassemblement, et est tombée inerte quelque temps après les échauffourées. Amy Ndiaye Gnibi a été évacuée de la salle par les sapeurs-pompiers », relate 24 Heures, en rapportant notamment la réaction indignée du député non inscrit Thierno Alassane Sall, que ce journal résume d'un constat lapidaire : « l'image du Sénégal est encore écorchée ». Le Congrès de Bédié En Côte d'Ivoire, enfin, les préparatifs vont bon train au PDCI-RDA, en vue du prochain Congrès extraordinaire. Le parti du président Henri Konan Bédié a mis en place l'organigramme dudit Congrès, qui se réunira le 14 décembre prochain. Et le quotidien Dernière Heure Monde, « en manchette », signale que « Bédié met en place le Comité d'organisation du VIIe Congrès extraordinaire ». Étant rappelé qu'initialement, le Bureau politique du PDCI-RDA, réuni fin septembre à Daoukro, fief d'Henri Konan Bédié (sud-est de la Côte d'Ivoire), avait décidé de réunir un nouveau Bureau politique le 14 décembre, et non un Congrès extraordinaire, le quotidien, proche du parti historique fondé par Félix Houphouët-Boigny, père de la Nation ivoirienne, précise, entre autres nominations, que l'inspecteur général d'État, Niamien N'Goran, qui fut aussi ministre de l'Économie et des finances, est nommé « Président de la Coordination Générale du Congrès » ou encore que le maire de Songon, Éric N'Koumo Mobio, dirigera le Comité d'organisation pratique du Congrès, annonce, en Une, Dernière Heure Monde. Dont acte.

C'est pas du vent
Comment financer l'action climatique dans les pays du Sud?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Dec 2, 2022 48:30


Au Tchad, plus d'1 million de personnes sont affectées par des inondations dues à des pluies hors normes. Au Nigeria, le même phénomène a tué 600 personnes et dévasté l'agriculture. Dans le sud-est du Niger, dans la région de Diffa, ce sont 2 800 personnes qui ont été déplacées par des inondations et qui vivent aujourd'hui dans le dénuement le plus total. C'est «le changement climatique causé par l'activité humaine qui a rendu ces événements 80 fois plus probable et 20 % plus intense». C'est la conclusion du World Weather Attribution, un réseau mondial de scientifiques capables d'évaluer en peu de temps le lien entre les événements météorologiques extrêmes et le changement climatique. Ces phénomènes vont s'accentuer, nous le savons. Mais, peut-on les anticiper pour mieux y faire face ? C'est l'objectif du premier centre de formation dédié au numérique pour lutter contre le dérèglement climatique en Afrique de l'Ouest qui s'est ouvert à Ouagadougou, à l'Université Joseph Kizerbo. Samuel Turpin nous y emmène. Mais quel va être le prix de l'action climatique pour les pays du sud ? 2 400 milliards de dollars par an, répond l'économiste britannique Nicholas Stern, dans le rapport qu'il a co-présidé avec l'économiste camerounaise Vera Songwe : Le financement de l'action climatique, accroître les investissements pour le climat et le développement. Nicholas Stern, est notre invité. 

Priorité santé
L'art de soigner

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 24, 2022 48:29


Dans un pays comme la France, on dénombre 400 millions de consultations médicales chaque année. La moitié sont dédiées à la prise en charge des symptômes de maladies chroniques. Et dans plus de 90 % des cas, des médicaments sont prescrits. Or, la bonne santé, c'est aussi la prise en compte, au-delà du corps, du mental, du social, du bien-être sexuel et émotionnel ; prendre soin et apprendre à dialoguer. Premier rendez-vous, relation de confiance : quelle est la différence entre soigner et guérir ? Comment gérer ses émotions, surtout face à des pathologies qui engagent le pronostic vital ? Comment mieux suivre les malades chroniques ? Comment réintégrer sa vie sociale ? Dr Alain Toledano, directeur de la Chaire de Recherche en Santé Intégrative au CNAM (Conservatoire des Arts et Métiers). Auteur du livre L'art de soigner, aux éditions Humensciences. Fondateur en 2018 de l'Institut Rafaël – premier centre européen de médecine intégrative Dr Adama Sawadogo, chirurgien cardiovasculaire à Ouagadougou, au Burkina Faso. Reportage d'Ophélie Lahccen.

Priorité santé
L'art de soigner

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 24, 2022 48:29


Dans un pays comme la France, on dénombre 400 millions de consultations médicales chaque année. La moitié sont dédiées à la prise en charge des symptômes de maladies chroniques. Et dans plus de 90 % des cas, des médicaments sont prescrits. Or, la bonne santé, c'est aussi la prise en compte, au-delà du corps, du mental, du social, du bien-être sexuel et émotionnel ; prendre soin et apprendre à dialoguer. Premier rendez-vous, relation de confiance : quelle est la différence entre soigner et guérir ? Comment gérer ses émotions, surtout face à des pathologies qui engagent le pronostic vital ? Comment mieux suivre les malades chroniques ? Comment réintégrer sa vie sociale ? Dr Alain Toledano, directeur de la Chaire de Recherche en Santé Intégrative au CNAM (Conservatoire des Arts et Métiers). Auteur du livre L'art de soigner, aux éditions Humensciences. Fondateur en 2018 de l'Institut Rafaël – premier centre européen de médecine intégrative Dr Adama Sawadogo, chirurgien cardiovasculaire à Ouagadougou, au Burkina Faso. Reportage d'Ophélie Lahccen.

Priorité santé
Infections Sexuellement Transmissibles: Syphilis, Gonorrhée, Chlamydia

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 48:29


Syphilis, blennorragie, chlamydia ou gonorrhée ; les infections sexuellement transmissibles (IST) ont d'importantes répercussions sur la santé sexuelle et reproductive, dans le monde. Il existe plus de trente agents infectieux, bactéries, virus ou parasites transmissibles par voie sexuelle. Selon l'OMS, chaque jour, plus d'un million de personnes contractent des infections sexuellement transmissibles. Quels sont les traitements et les moyens de prévention ? Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et andrologue, responsable du Département Pathologies génito-urinaires de l'Institut Fournier à Paris. Président de l'Académie du microbiote Uro-génital Pr Françoise Millogo, chef de service de Gynécologie au CHU Yalgado Ouédraogo, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Enseignant chercheur à l'Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé à l'Université Ouaga I.  En fin d'émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance !, aux éditions Inpress.

Priorité santé
Infections Sexuellement Transmissibles: Syphilis, Gonorrhée, Chlamydia

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 48:29


Syphilis, blennorragie, chlamydia ou gonorrhée ; les infections sexuellement transmissibles (IST) ont d'importantes répercussions sur la santé sexuelle et reproductive, dans le monde. Il existe plus de trente agents infectieux, bactéries, virus ou parasites transmissibles par voie sexuelle. Selon l'OMS, chaque jour, plus d'un million de personnes contractent des infections sexuellement transmissibles. Quels sont les traitements et les moyens de prévention ? Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et andrologue, responsable du Département Pathologies génito-urinaires de l'Institut Fournier à Paris. Président de l'Académie du microbiote Uro-génital Pr Françoise Millogo, chef de service de Gynécologie au CHU Yalgado Ouédraogo, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Enseignant chercheur à l'Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé à l'Université Ouaga I.  En fin d'émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance !, aux éditions Inpress.

Revue de presse Afrique
À la Une: la diplomatie peut-elle faire taire les armes dans l'est de la RDC?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 4:08


Depuis ces derniers jours et même ces dernières semaines, la diplomatie s'active dans la région des Grands Lacs pour tenter de mettre un terme au conflit armé entre la rébellion du M23 et les Forces armées congolaises. Sur le terrain, relève Afrikarabia, site spécialisé sur le Congo, « la prise de Goma semble aujourd'hui un objectif difficile à atteindre pour le M23, militairement, mais surtout politiquement et diplomatiquement. Militairement, la mise en place de la force régionale de la Communauté d'Afrique de l'Est, avec l'arrivée des 200 premiers soldats kényans à Goma, a sans doute refroidi les velléités offensives des rebelles sur la ville. Au total, précise le site, ce sont 900 hommes qui seront déployés par Nairobi dans la zone. Une force qui devrait éviter une nouvelle prise de Goma par le M23, qui a donc décidé d'étendre son emprise à l'Ouest en se dirigeant vers le Masisi. Mais la rébellion doit aussi faire face à une importante agitation diplomatique tout azimut, pointe Afrikarabia. Cette semaine doivent s'ouvrir deux espaces de dialogue pour tenter de ramener la paix à l'est du Congo. Il y a tout d'abord la reprise des discussions de Nairobi entre le gouvernement congolais et les groupes armés, puis il y a l'initiative du président angolais qui a décidé d'inviter les présidents Tshisekedi et Kagame à Luanda pour tenter de trouver une porte de sortie au conflit. » Les efforts de l'UA et de la France Pour leur part, l'Union africaine et la France poussent la RDC à dialoguer avec le M23… C'est ce que relève le site d'information congolais Cas Info qui cite Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l'Union africaine : « "dans ce genre de conflit, il faut nécessairement une solution politique, affirme-t-il : le processus engagé à Nairobi et les efforts du président angolais. Ces efforts combinés doivent nous amener à une solution politique. C'est ce qu'on préfère". Emmanuel Macron évolue aussi dans la même logique que celle de l'UA, pointe également Cas Info. (…) Le président français dit réitérer son soutien aux efforts diplomatiques régionaux pour favoriser une désescalade et un règlement de la crise actuelle, dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda et le déploiement d'une force militaire régionale de la Communauté d'Afrique de l'est. Il a aussi a insisté sur la nécessité de réamorcer un dialogue "politique inclusif" afin d'aboutir à un retrait progressif du M23. » Pour Le Pays, au Burkina Faso, il faut un pas de plus… « Il faut que les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi, au-delà de leur ego, acceptent de se parler franchement. (…) Il faudra aussi que les autorités congolaises ravalent leur orgueil en acceptant de négocier avec le M23 qui, en dépit d'intenses affrontements, se trouve toujours à une vingtaine de kilomètres de Goma. » Mondial : les Lions battus sur le fil… À la Une également, la défaite des Lions au Mondial… Dommage pour les Sénégalais, battus 2 à 0 par les Néerlandais en fin de rencontre… « Cruel scénario pour les champions d'Afrique », s'exclame WalfQuotidien en première page. Car « les Lions n'ont pas été ridicules », souligne le journal. « Les Lions ont rendu une belle copie. Quinze tirs (contre 10) dont quatre cadrés (contre 3), les joueurs d'Aliou Cissé ont tenu en respect l'adversaire avant de s'incliner sur le premier tir cadré des partenaires de Virgn van Djik, à la 84e minute. » « Malheureusement, il faut bien l'avouer, soupire pour sa part Aujourd'hui à Ouagadougou, sans le dépositaire technique attitré Sadio Mané, les Lions ne sont plus les mêmes. Trop de précipitations et de déchets dans le dernier geste. À l'image d'un Crépin Diatta, d'un Nampalys Mendy ou d'un Bamba Dieng, la volonté y était, mais à un tel rendez-vous au sommet du football mondial, cela ne suffit pas. C'est là où l'apport d'un certain Sadio Mané aurait été absolument indispensable. » « On a été capable de faire douter cette équipe pendant plus d'une heure », s'est consolé l'entraineur Aliou Cissé, dont les propos sont rapportés notamment par le site Dakar Actu. Reste que « le Sénégal n'a pas su tenir le rythme, souligne le site Senego, malgré plusieurs opportunités en seconde période et il devra s'imposer contre le Qatar vendredi pour croire aux 8es de finale. »

Revue de presse française
À la Une: Benzema hors-jeu au Mondial

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Nov 20, 2022 4:46


La Coupe du monde débute cet après-midi au Qatar. Sans Benzema. À l'inverse des alchimistes qui métamorphosaient jadis le plomb en or, L'Équipe tourne « en Une » le dernier Ballon d'Or en « ballon de plomb ». La blessure à la cuisse du buteur français ? Un « coup de poignard », un « cauchemar » qui, « peut-être… refermera l'histoire inachevée sous le maillot bleu », de Karim Benzema, se désole L'Équipe. Mais avant ce crépuscule de Benzema dans les sables du Qatar, les fans de foot se disaient fins prêts pour suivre ce Mondial. Selon un sondage Opinionway pour Le Parisien Dimanche, 87% d'entre eux assuraient vouloir en regarder des matches. À l'inverse, 54% des Français, dans leur ensemble, disaient ne pas vouloir regarder cette édition 2022, un sur quatre exprimant même un sentiment de « honte » en pensant à la Coupe du monde au Qatar. Le Qatar en crampons Le Qatar, justement. L'hebdomadaire L'Obs décrit cet émirat du golfe comme « un pays de cailloux et de poussière, où hormis quelques dunes de sable dans le sud, les seules montagnes sont les gratte-ciel de verre (…) Un bout de désert où il fait chaud à crever ». Mais au-delà du décor, ce « confetti » détient, « à l'échelle du monde, une puissance de frappe qui donne le tournis : avec 24,7 milliers de milliards de mètres cubes de gaz naturel, le Qatar se place à la troisième place des réserves mondiales, derrière la Russie et l'Iran. Avec son PIB par habitant, il s'impose comme le pays plus riche au monde ». L'hebdomadaire Le Point, note que l'enquête sur les circonstances exactes de chaque mort (pendant les travaux de construction des stades), qui était réclamée de longue date par les organisations de défense des droits de l'homme… que cette enquête, donc, n'a jamais été menée par le Qatar.  Comme le souligne cet hebdomadaire, « le Qatar souhaite manifestement enterrer ce dossier encombrant, dont la réouverture pourrait entraîner des demandes de milliards d'euros de dédommagement aux familles des victimes ». Sabre au fourreau, au Burkina Faso ? Dans le Sahel, la France n'écarte pas le départ des forces spéciales françaises basées au Burkina-Faso, où des manifestations contre la présence française ont eu lieu, hier. C'est ce que dit le ministre des Armées auJournal du Dimanche. « Il est évident que la révision de notre stratégie générale en Afrique interroge toutes les composantes de notre présence, y compris les forces spéciales », déclare Sébastien Lecornu dans un entretien au JDD. La France profil bas en Afrique ? Justement. La France ayant définitivement mis fin à l'opération militaire « Barkhane », Paris doit à présent préciser le détail de la stratégie que l'Élysée entend à présent engager en Afrique. Quelle posture militaire y adopter ? L'hebdomadaire Marianne a sa « petite idée ». Selon ce magazine, « en creux », le programme pour les troupes françaises présentes en Afrique esquissé par l'Élysée devrait consister à « rester, mais devenir quasi invisibles ». La stratégie militaire de la France devrait y consister à « aider ponctuellement, à la demande, les États africains du Sahel », résume Marianne, compte tenu de « la contestation de la politique française en Afrique, partie du Mali (et qui) gagne du terrain », énonce ce journal. Lequel se demande « comment la junte malienne décriée par Paris peut-elle être qualifiée d' "illégitime" et d' "illégale" quand la succession quasi monarchique du fils Déby au Tchad est soutenue par l'Elysée ? ». Selon Marianne, « les drapeaux russes dans les rues de Bamako, de Ouagadougou ou de Dakar disent moins l'envie de Poutine que le divorce consommé avec un vieux monde auquel la France est maintenant étroitement identifiée ». La COP château de sable À la COP 27, enfin, les pays les plus vulnérables ont obtenu la création d'un fonds destiné à compenser les dégâts climatiques qu'ils subissent. Cette Conférence des Nations-Unies sur le climat, qui vient de s'achever sur un accord, à Charm el-Cheick, en Égypte, était présentée comme la COP africaine. Illustration dans la presse magazine, cette semaine, des dégâts du dérèglement climatique en Afrique : le sable y disparaît des plages. « Avalé par la montée des eaux, pillé et revendu aux industriels du BTP, le sable disparaît à vue d'œil des plages africaines », constate L'Express. « Un désastre environnemental et humain ». Comme le souligne cet hebdomadaire, cette calamité « frappe les côtes du littoral atlantique africain, où la mer avance de 1 à 5 mètres par an en moyenne, et où le sable disparaît à vue d'œil, double victime de l'érosion et d'une extraction à grande échelle à destination de l'industrie du bâtiment ». Dans L'Express, un expert au Programme des Nations unies pour l'environnement, rappelle que « l'Afrique verra sa population doubler d'ici à 2050 » et qu'en conséquence, « inévitablement, cela va accélérer l'exode rural vers les villes et les zones côtières, et donc l'urbanisation effrénée. La demande en sable - l'un des principaux composants du béton - va donc exploser », prédit-il. Une bétonisation qui a de quoi accentuer l'érosion naturelle. « Cycle infernal aux conséquences catastrophiques », se navre L'Express.

Priorité santé
Handicap et Sport

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 48:30


L'activité sportive, lorsque l'on est porteur d'un handicap, peut être bénéfique à la santé, faciliter l'intégration sociale et représenter un espace de solidarité et d'espoir. Cependant, la pratique n'est pas toujours simple. Elle demande un encadrement spécifique et des équipements adaptés, qui ne sont pas toujours faciles d'accès. Alors est-ce que tous les sports sont accessibles aux personnes en situation de handicap ? Y a-t-il eu des innovations au niveau des équipements ? Les personnes en situation de handicaps subissent-ils toujours autant de discrimination dans le sport ? Pr François Genêt, chef de service de l'Unité Parasport-santé à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches et président de l'Institut de Santé Parasport Connecté (ISPC). Co-auteur du livre Regards sur le handicap, dont le premier titre, à paraître le 17 novembre 2022, porte sur le handicap et le sport : Regards sur le handicap et le sport. Marie-Amélie Le Fur, championne paralympique en athlétisme  Jacob Guiguemdé, champion paralympique national à Ouagadougou au Burkina Faso. En fin d'émission, nous parlons de la campagne de prévention de l'addiction sur les paris sportifs dans le département de la Seine-Saint-Denis. Interview de Magali Thibault, vice-président du département. 

Priorité santé
Handicap et Sport

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 48:30


L'activité sportive, lorsque l'on est porteur d'un handicap, peut être bénéfique à la santé, faciliter l'intégration sociale et représenter un espace de solidarité et d'espoir. Cependant, la pratique n'est pas toujours simple. Elle demande un encadrement spécifique et des équipements adaptés, qui ne sont pas toujours faciles d'accès. Alors est-ce que tous les sports sont accessibles aux personnes en situation de handicap ? Y a-t-il eu des innovations au niveau des équipements ? Les personnes en situation de handicaps subissent-ils toujours autant de discrimination dans le sport ? Pr François Genêt, chef de service de l'Unité Parasport-santé à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches et président de l'Institut de Santé Parasport Connecté (ISPC). Co-auteur du livre Regards sur le handicap, dont le premier titre, à paraître le 17 novembre 2022, porte sur le handicap et le sport : Regards sur le handicap et le sport. Marie-Amélie Le Fur, championne paralympique en athlétisme  Jacob Guiguemdé, champion paralympique national à Ouagadougou au Burkina Faso. En fin d'émission, nous parlons de la campagne de prévention de l'addiction sur les paris sportifs dans le département de la Seine-Saint-Denis. Interview de Magali Thibault, vice-président du département. 

Revue de presse Afrique
À la Une: Sadio Mané plein la guibole

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2022 3:58


Le buteur sénégalais Sadio Mané jouera-t-il au Mondial du Qatar ? En attendant la réponse, la presse sénégalaise s'angoisse. « Comment le Sénégal, CE Sénégal de Sadio Mané que beaucoup citent (citaient?) comme favori, ferait sans sa star, son indispensable double Meilleur Joueur Africain de l'Année pour confirmer ce statut de vrai outsider, se demande ainsi le quotidien 24 Heures ? Des interrogations à juste titre. Parce que, le sélectionneur Aliou Cissé s'adapterait à une situation inhabituelle et difficile pour tout sélectionneur ». Question d'autant plus angoissante que« c'est impossible de compenser l'absence de Sadio Mané », affirme ce même journal 24 Heures. Et la question dépasse les seules frontières du Sénégal. Jusqu'au Burkina Faso, la presse est en apnée. Le journal Wakat Sera souligne ainsi que, « plus que le Sénégal et son président Macky Sall très préoccupés par la situation, c'est tout un continent qui retient son souffle, maudissant cette tête du péroné droit qui lâche, au mauvais moment, le Gaïndé national. Damnée rotule ! », lance ce quotidien ougalais. Les Lions de la Teranga vont-ils devoir se passer de Sadio Mané ? « Si les dieux de la médecine écoutent les prières qui montent de toutes les chaumières du continent noir et que les mânes des ancêtres exaucent nos vœux, l'enfant de Bambali, le dauphin du français Karim Benzema, dernier Ballon d'Or, le détenteur du prix Socrates, le finaliste de la ligue des champions européenne, et excusez du peu, le champion d'Afrique, tout n'est pas perdu pour les fans de ce footballeur aux qualités hors pair, reconnues sur les pelouses et dans la vie de tous les jours. Certes, les nouvelles sont loin d'être rassurantes à 100%, mais Sadio Mané sera certainement plus fort que cette rotule droite qui fait tomber la nuit en plein jour sur le Sénégal », énonce, lyrique, Wakat Sera. La nouvelle guerre du cacao Bras de fer entre le marché et la Côte d'Ivoire et le Ghana. Les producteurs se rebiffent. Côte d'Ivoire + Ghana ? C'est 60% de l'offre mondiale de cacao. Autant dire que ces deux pays pèsent vraiment sur le marché. Très remontés contre ce dernier, ils lancent « un ultimatum aux multinationales », clame, à Abidjan, le journal Le Jour. « En Une », ce quotidien en appelle au versement d'un « revenu décent » aux planteurs.  « Si ce n'est pas un combat de David contre Goliath, ça y ressemble un peu », estime, à Ouagadougou, L'Observateur Paalga. Evoquant la détérioration des termes de l'échange sur le marché mondial, autrement dit la baisse des prix des denrées au regard de ceux des biens manufacturés, ce quotidien explique que la Côte d'Ivoire et le Ghana veulent « inverser la tendance qui appauvrit de plus en plus les producteurs du Sud, donc les leurs, pour enrichir chaque jour un peu plus les multinationales ». N'hésitant pas à évoquer une nouvelle « guerre du cacao », comme jadis, du temps du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, L'Observateur Paalga la trouve « d'autant plus juste, cette guerre, que la revendication de produire un cacao bio et durable est une exigence de la plupart des industries du chocolat ». Alors ? Alors ce journal se demande quand les producteurs africains « cesseront-ils de subir la loi inique de l'acheteur qui fixe le prix à prendre ou à laisser de leurs récoltes ? ».  Le journal Le Pays n'écrit pas autre chose, qui trouve qu'en tout état de cause, « l'attitude des multinationales qui jouent à la sourde oreille, doit être une interpellation pour les dirigeants africains, à beaucoup plus d'ambitions. Il s'agit, ici, de se donner les moyens de développer la filière en vue de la transformation du cacao qui devrait être beaucoup plus porteur pour nos économies. Moins que de moyens, c'est une question de volonté politique ».

Revue de presse Afrique
À la Une: Biden ou Trump, du pareil au même pour l'Afrique…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 9, 2022 4:28


Selon le quotidien Aujourd'hui, au Burkina Faso, « vues d'Afrique, ces élections (de mi-mandat) n'emballent pas trop, même si on les suit, car ce qui se passe là-bas impacte forcément sur le continent. (…) Il faut dire qu'après l'avènement de Barack Obama, (premier président d'origine africaine) à la Maison Blanche, qui avait suscité tant d'espoirs sur le continent, sans véritables retombées – les Africains avaient peut-être trop espéré de ce premier président post-racial –, après l'avènement de Barack Obama, donc, la realpolitik avait fini par s'imposer, pointe Aujourd'hui, comme pour faire honneur à ce vieux dicton : l'Amérique d'abord ! Désormais donc, les Africains n'attendent plus rien des scrutins (outre-Atlantique) ni des éventuels vainqueurs. Car que ce soit Biden ou Trump, c'est kif-kif, s'exclame encore Aujourd'hui. Ce principe sonne comme une "invite" faite aux populations du continent, très éprouvées par les mauvaises politiques de leurs élites, à redresser au plus vite la tête et prendre leur destin en main, car nul ne viendra faire leur bonheur à leur place. » ► À lire aussi : Élections de mi-mandat aux États-Unis: la carte des résultats État par État Mali: tout va bien sur le front anti-jihadiste ? À la Une également : la situation sécuritaire au Mali. Les autorités militaires de Bamako continuent de crier victoire sur le front du terrorisme. Dans un communiqué repris par la presse bamakoise, notamment le site d'information Maliweb, on peut lire : « les Fama, les Forces armées maliennes, travaillent d'arrache-pied dans l'exécution de leur mission régalienne de protection des personnes et de sauvegarde de l'intégrité du territoire national. La montée en puissance des Fama n'est plus un mythe, mais une réalité indiscutable sur le terrain, même s'il existe des efforts à fournir. En effet, la population à vocation agropastorale a pu exercer ces temps-ci en toute sécurité ses activités champêtres sous la protection des Fama. » Et les autorités maliennes d'exposer le bilan suivant : 133 terroristes neutralisés, 122 interpelés, 60 motos et une centaine d'armes saisies, et 7 bases terroristes détruites dans les différents théâtres d'opérations. Pas dans le Nord… Dans le même temps, le général touareg El Hadj Ag Gamou, figure majeure du conflit malien engagée dans les combats contre les jihadistes, lance un appel à la rescousse : c'est ce que rapporte Le Monde Afrique. Dans un message diffusé ces derniers jours sur les réseaux sociaux, « El Hadj Ag Gamou appelle les jeunes Touareg dans le pays et à l'extérieur à se battre contre l'expansion du groupe État islamique dans le Nord. Il leur donne dix jours pour rejoindre les environs de Gao, la plus grande ville du nord du Mali en proie aux violences du groupe djihadiste EIGS. » Pour leur part, constate Le Monde Afrique, « les syndicats de la région de Gao ont appelé à un arrêt de travail de 48 heures hier et aujourd'hui pour protester contre la dégradation de la situation sécuritaire et "l'inaction du gouvernement". Ils exigent notamment "une riposte sécuritaire" et "le rappel à l'ordre de certains agents des forces de sécurité qui s'adonnent à des dérives d'intimidation et de racket non justifiées". Pour le moment, pointe encore le Monde Afrique, « la junte au pouvoir n'a ni réagi aux propos du général Gamou ni à l'appel des syndicats. » Fin officielle de Barkhane Enfin, ce mercredi, Emmanuel Macron doit annoncer officiellement la fin de l'opération Barkhane au Sahel. « Cette annonce sera sans conséquence sur le dispositif militaire français dans la région », relève Le Point Afrique. Quelque 3 000 militaires français sont encore déployés au Niger, au Tchad et au Burkina Faso.  En effet, précise Le Pays, à Ouagadougou, « l'annonce de la fin de Barkhane ne signifie pas le départ des soldats français du Sahel. Loin s'en faut ! Selon l'Élysée, ils vont y rester et poursuivre la lutte contre les groupes armés (…). En fait, pointe le journal, Barkhane veut opérer sa mue pour ne plus être perçue comme une force d'occupation dans l'imaginaire populaire africain. Elle veut, tout en changeant de dénomination, se positionner comme un partenaire pouvant appuyer les pays qui le souhaitent dans la formation, l'équipement, le renseignement, etc. En clair, conclut Le Pays, prenant toute la mesure de la situation, Paris cherche à composer avec une opinion africaine de plus en plus hostile qui l'accuse, à tort ou à raison, de jouer à un jeu trouble. »

Revue de presse Afrique
À la Une: comment contrer les jihadistes au Burkina Faso?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 2, 2022 4:17


« Le nouvel homme fort de Ouagadougou, le capitaine Ibrahim Traoré effectue, en principe, ce mercredi [2 novembre, ndlr], une visite d'amitié et de travail à Bamako », relève le site d'information burkinabè Wakat Séra. Au centre des entretiens avec le colonel Assimi Goïta, sans aucun doute, la coopération avec la Russie… et Wagner, déjà bien présent au Mali. Le capitaine Traoré a-t-il l'intention de suivre ses frères d'armes maliens et de s'adjoindre les services du groupe paramilitaire russe ? Non, d'après le quotidien Aujourd'hui : « Le capitaine Ibrahim Traoré l'a fait savoir aux diplomates américains qui ont récemment séjourné à Ouagadougou : pas question d'inviter les forces russes de Wagner à combattre les jihadistes dans le pays. "Le président par intérim Traoré a été sans équivoque", a assuré la sous-secrétaire américaine aux Affaires politiques, Victoria Nuland, affirmant que seuls les Burkinabè défendront leur pays. Ils n'ont aucune intention d'inviter Wagner. » Wagner : pas la solution… En effet, affirme Wakat Séra, « Wagner est loin de répondre aux aspirations des populations confrontées à la plaie de l'insécurité. Pire, malgré la présence de Wagner et de ses hommes sur les rives du Djoliba, les groupes armés terroristes, que ce soit l'État islamique au Grand Sahara, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans ou encore d'autres organisations du même acabit affiliées à al-Qaïda ou à Daech, n'ont jamais autant semé larmes et désolation au sein des Forces armées maliennes et des populations civiles qui ne savent plus à quel prophète protecteur se vouer. » Reste qu'une part de l'opinion burkinabè penche du côté russe… C'est ce que croit savoir Mourya La Voix du Niger : « les manifestations n'ont pas cessé à Ouagadougou, en prenant des allures inquiétantes, telle une injonction envoyée à l'exécutif burkinabè lui demandant d'accueillir la Russie en messie et d'éjecter la France. […] "Ce n'est pas à la rue de nous dire ce qu'il faut faire, entre ceci ou cela", a rétorqué le Premier ministre, maître Kyelem de Tambela, avant de renchérir : "le meilleur soutien au régime, c'est d'aller au front". Le Premier ministre burkinabè qui a brandi la décision du gouvernement d'enrôler déjà 50 000 jeunes Burkinabè, afin de renforcer la lutte contre le terrorisme. » Commentaire du quotidien nigérien : « voilà une belle opportunité pour que les patriotes burkinabè se transforment en véritables soldats libérateurs du peuple. » Le pari risqué des volontaires pour la défense de la patrie ? Justement, Jeune Afrique s'attarde sur ce recrutement massif de 50 000 volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Le capitaine Ibrahim Traoré mise en effet sur ces supplétifs civils des forces de défense et de sécurité. « Lorsqu'il a pris le pouvoir, relate le site panafricain, le capitaine a lourdement insisté sur l'urgence de la situation sécuritaire et a promis qu'il irait vite – se risquant même à déclarer qu'il réglerait en trois mois un problème que le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba n'avait pu résoudre en huit. Officier de terrain en première ligne face aux groupes jihadistes dans le Nord et l'Est ces dernières années, il a mûri une stratégie militaire assez claire. Il compte ainsi adopter une posture plus offensive en accélérant et en généralisant le déploiement des "unités de marche" lancées sous Damiba. La mission de ces unités d'infanterie mobiles est d'aller au contact des groupes jihadistes sur le terrain. Le recrutement massif de VDP est donc censé accompagner cette nouvelle stratégie militaire – tout comme celui, annoncé mi-octobre, de 3 000 soldats supplémentaires. » Reste que ces VDP font polémique, relève encore Jeune Afrique : « Pour beaucoup, ils ne font qu'aggraver les problèmes sécuritaires qui minent le Burkina Faso. Ces supplétifs civils sont en effet accusés d'attiser les conflits intercommunautaires apparus dans le sillage des premières attaques jihadistes, en 2015. Alors que les groupes d'autodéfense et les VDP recrutent majoritairement au sein de la communauté Mossi, les groupes jihadistes, eux, puisent largement dans la communauté Peule. De quoi nourrir les exactions ethniques locales et engendrer un cycle de violences et de représailles sans fin. »

Revue de presse Afrique
À la Une: le sommet de la Ligue arabe à Alger boudé par les rois

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 1, 2022 4:31


Constat établi par Le Matin d'Algérie : « les membres les plus influents de la Ligue arabe sont absents à Alger. Le sommet [qui démarre ce mardi 1er novembre, ndlr] ne réunira au final que des ministres et quelques chefs d'États de peu d'influence. Loin, note le journal, des déclarations prometteuses et emphatiques du président Tebboune et ses relais. L'Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, la Jordanie et le Maroc seront (en effet) représentés par de simples ministres. (…) En attendant l'annonce de la venue ou pas du président autocrate égyptien Abdel Fattah al-Sissi, note encore Le Matin, Abdelmadjid Tebboune peut se contenter de l'arrivée de Ghazali Othmani, président de la République fédérale islamique des Comores et de Mohamed Younis El-Menfi, le président du Conseil présidentiel libyen. Est présent, également, le président du Conseil de souveraineté de transition de la République du Soudan, Abdel Fattah Al-Burhan, celui-là même qui réprime dans le sang les protestataires soudanais. » Divisions persistantes Certes, constate Le Point Afrique, « c'est la première fois depuis trois ans que les membres de la Ligue arabe se réunissent. La dernière fois, c'était à Tunis en mars 2019. Ce sommet d'Alger a lieu, aujourd'hui, dans un contexte jugé favorable pour le pays hôte – avec la crise du gaz, l'Algérie est plus courtisée que jamais – et le président algérien Abdelmadjid Tebboune s'efforce de redonner de la visibilité à son pays sur la scène diplomatique internationale ». Seulement voilà, relève Le Point Afrique, « en coulisses, les dirigeants arabes se réunissent sur fond de divisions persistantes sur les conflits qui agitent la région, notamment la Syrie et la Libye, et le rapprochement entre certains États avec Israël ». Comme Les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Un « rapprochement d'autant plus significatif dans le contexte du sommet que son hôte algérien est un farouche soutien des Palestiniens. Alger a parrainé à la mi-octobre un accord de réconciliation entre factions palestiniennes rivales, même si les chances de le voir se concrétiser sur le terrain paraissent faibles ». Bref, conclut Le Point Afrique, « si le conflit israélo-palestinien et la situation en Syrie, en Libye et au Yémen figurent bel et bien à l'ordre du jour du sommet, les dirigeants arabes et leurs collaborateurs devront se livrer à de véritables acrobaties diplomatiques dans la formulation des résolutions finales – adoptées à l'unanimité – pour éviter de froisser tel ou tel poids lourd de l'organisation ». Le sommet « algérien » du monde arabe Il n'en reste pas moins, affirme pour sa part Jeune Afrique, que « ce 31e sommet de la Ligue arabe marque le retour de la diplomatie algérienne sur la scène internationale. C'est d'autant plus vrai que Bouteflika avait brillé par son absence à tous les sommets arabes et africains depuis qu'un AVC l'avait cloué sur un fauteuil roulant, en 2013. Une situation qui avait provoqué la paralysie – voire le délitement – de l'appareil diplomatique algérien ». En fait, rapporte Jeune Afrique, « ce 31e sommet est le sommet algérien du monde arabe, se plaisent à dire les Algériens. Il est en effet le premier grand rendez-vous international auquel participe Abdelmadjid Tebboune. C'est que, depuis son élection en décembre 2019, le chef de l'État algérien a peu voyagé, aussi bien à l'étranger que dans le pays. "L'enjeu de ce sommet, avance un diplomate, est aussi de reprendre la place laissée vide par la maladie et l'éclipse de son prédécesseur" ». La présidentielle au Brésil : un scrutin à l'africaine ? À la Une également, l'élection de Lula au Brésil… « Une élection à… l'africaine ? », s'interroge Aujourd'hui à Ouagadougou. En effet, pointe le journal, « la campagne musclée faite d'insultes et d'invectives n'a rien à envier à ce qui se passe sur le continent. Le président sortant a été traité de "cannibale pédophile" et Lula de "roi des voleurs" par les partisans de chacun des deux duellistes. On n'est pourtant pas en Afrique, mais bien en Amérique… du Sud. (…) Ensuite, note encore Aujourd'hui, le vainqueur Lula a dû nouer des alliances avec neuf partis pour s'en sortir, y compris avec d'anciens adversaires comme son vice-président. Ça ne sent pas l'Afrique ça ? Enfin, la corruption est un fait incontestable dans ce pays, affirme le quotidien burkinabè. Et l'argent a circulé à flot. Par exemple, 7 milliards ont été prévus dans le budget pour les députés afin d'obtenir des majorités à l'hémicycle. Au moins, là-bas, c'est officiel ».

De vive(s) voix
Que nous reste-t-il de la langue des Gaulois?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Oct 31, 2022 29:00


Selon de nombreux observateurs, il ne resterait plus grand-chose de la langue de « nos ancêtres les Gaulois ». Pourtant, de nombreux mots et expressions en sont hérités, ce que l'on a pu découvrir notamment grâce au travail archéologique de ces 50 dernières années. Saviez-vous que lorsque vous « gobez » quelque chose, vous parliez gaulois ? De l'agriculture aux mots de l'artisanat, un petit voyage linguistique 2 000 ans en arrière. Jacques Lacroix piste les mots gaulois dans la langue française pour en finir avec le cliché qu'il n'y resterait aujourd'hui qu'un substrat, alors que nous comptons plus d'un millier de mots qui nous viennent de cette civilisation. Un livre pour « redonner conscience à cette inconscience gauloise ».  Jacques Lacroix est professeur agrégé, spécialiste de la langue et de la civilisation des anciens Celtes. Il est l'auteur des Irréductibles mots gaulois dans la langue française (Éditions Lemme Edit)   Et notre chronique Ailleurs nous emmène à Ouagadougou avec Aristide Tarnagda, qui nous présente la nouvelle édition des Récréatrales, un espace panafricain d'écriture, de création, de recherche et de diffusion théâtrales. ► Programmation de l'édition 2022

De vive(s) voix
Que nous reste-t-il de la langue des Gaulois?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Oct 31, 2022 29:00


Selon de nombreux observateurs, il ne resterait plus grand-chose de la langue de « nos ancêtres les Gaulois ». Pourtant, de nombreux mots et expressions en sont hérités, ce que l'on a pu découvrir notamment grâce au travail archéologique de ces 50 dernières années. Saviez-vous que lorsque vous « gobez » quelque chose, vous parliez gaulois ? De l'agriculture aux mots de l'artisanat, un petit voyage linguistique 2 000 ans en arrière. Jacques Lacroix piste les mots gaulois dans la langue française pour en finir avec le cliché qu'il n'y resterait aujourd'hui qu'un substrat, alors que nous comptons plus d'un millier de mots qui nous viennent de cette civilisation. Un livre pour « redonner conscience à cette inconscience gauloise ».  Jacques Lacroix est professeur agrégé, spécialiste de la langue et de la civilisation des anciens Celtes. Il est l'auteur des Irréductibles mots gaulois dans la langue française (Éditions Lemme Edit)   Et notre chronique Ailleurs nous emmène à Ouagadougou avec Aristide Tarnagda, qui nous présente la nouvelle édition des Récréatrales, un espace panafricain d'écriture, de création, de recherche et de diffusion théâtrales. ► Programmation de l'édition 2022

Cities and Memory - remixing the sounds of the world
Well-Being Cities - the sound installation

Cities and Memory - remixing the sounds of the world

Play Episode Listen Later Oct 17, 2022 56:15


*To recreate the effect of this sound installation, we strongly recommend listening through headphones.* The Well-Being Cities sound installation is an hour-long interactive tour across 31 countries, starting with the furthest from Buenos Aires in Seoul, with each destination one step closer until we arrive at our host city with the final recording. On one side of the installation space, you will hear an original field recording from that city, documenting a moment in its life. On the other side of the space, you will hear a reimagined composition built from that original recording, with each artist inspired by the source material and the question of what constitutes well-being in a city for them. The pieces change in sync, so the field recording and reimagined composition change to the next destination at precisely the same time.  By physically moving around the space, the listener is able to create his or her own sound mix by proximity to either set of speakers, focusing on the field recording, the composition, and how the two blend with and interact with one another. We invite the listener to participate by immersing themselves in the sound and exploring how 31 artists have reinterpreted the sounds of 31 cities.  The recordings and compositions you will hear are listed in the timecode below. TIMECODE: 0.00-1.02: Seoul, South Korea – Mullaedong machine shop (reimagined composition by Eulipion Corps) 1.02-1.50: Chengdu, China – Wenshuyuan temple (reimagined composition by Point/Call) 1.50-2.50: Fengyuan City, Taiwan – Fengdong twilight market (reimagined composition by Maribel Tafur) 2.50 -5.06: Ho Chi Min City, Vietnam – train station at night (reimagined composition by Stefan Klaverdal) 5.06-6.03: Bangkok, Thailand – Wat Pho temple (reimagined composition by Phexioenesystems) 6.03-7.30: Stockholm, Sweden – tourists at the royal palace (reimagined composition by Janae Jean) 7.30-8.51: Istanbul, Turkey – Tahiri Sali Pazari bazaar (reimagined composition by Akari Komura) 8.51-10.58: Warsaw, Poland – quiet streets during the Covid-19 lockdowns (reimagined composition by Arvik Torrenssen) 10.58-13.00: Adelaide, Australia – morning birdsong during the Covid-19 lockdowns (reimagined composition by Rob Law) 13.00-16.58: Copenhagen, Denmark – alert siren test (reimagined composition by Bill Stevens) 16.58-18.21: Skopje, North Macedonia – busy street life (reimagined composition by Nicolo Scolieri) 18.21-19.46: Berlin, Germany, Bellevue train station at night (reimagined composition by Cities and Memory) 19.46-21.15: Sarajevo, Bosnia – santur player outside a café  (reimagined composition by Thomas Ellison) 21.15-25.08: Zadar, Croatia – sea organ sound sculpture (reimagined composition by Andy Billington) 25.08-27.16: Amsterdam, Netherlands – pedestrian crossing outside Vrije Universitat (reimagined composition by Rob Knight) 27.16-28.03: Exeter, England – young people's climate protest, 2021 (reimagined composition by Ella Kay) 28.03-29.53: Nairobi, Kenya – inside Jomo Kenyatta airport (reimagined composition by Flora Zajicek and Cicely Fell) 29.53-31.50: Madrid, Spain – Plaza Cascorro during the Covid-19 lockdowns (reimagined composition by Mark Taylor) 31.50-36.13: Coimbra, Portugal – traditional fado performance from the A Capella fado house (reimagined composition by Moray Newlands) 36.13-38.56: Kigali, Rwanda – daily life in Gahanga market (reimagined composition by Cities and Memory) 38.56-41.30: Wellington, New Zealand – the Zealandia nature reserve (reimagined composition by Cristina Marras) 41.30-43.01: New York, USA – a busker plays John Coltrane on the High Line (reimagined composition by Wayne DeFehr) 43.01-44.02: Ouagadougou, Burkina Faso – local band playing in a bar (reimagined composition by Emmanuel Witzthum) 44.02-44.53: Mexico City, Mexico – band plays a traditional song in the street during the Covid-19 lockdowns (reimagined composition by Abhishek Sekhri) 44.53-46.01: St. Louis, Senegal – anti-Covid handwashing song plays on the radio (reimagined composition by Antriksh Bali) 46.01-47.54: Havana, Cuba – classic Cuban streetscape (reimagined composition by Wahinya Mwirikia with D-Empress Evoke) 47.54-49.40: Bogotá, Colombia – manifestants' protest denouncing corruption, 2019 (reimagined composition by Wijnand Bredewold) 49.40-50.49: Lima, Peru – city garden ambience (reimagined composition by Steffen Kirchhoff) 50.49-52.38: Rio de Janeiro, Brazil – pot-banging panelao protest against Bolsonaro (reimagined composition by Maddie Baird) 52.38-54.47: Santiago, Chile – chinchineros traditional street drumming performance (reimagined composition by Museleon) 54.47-56.14: Buenos Aires, Argentina – musical decontamination march (reimagined composition by Neil Spencer Bruce) Part of the Well-Being Cities project, a unique collaboration between Cities and Memory and C40, a global network of mayors of nearly 100 world-leading cities collaborating to deliver the urgent action needed right now to confront the climate crisis. The project was originally presented at the C40 Cities conference in Buenos Aires in 2022. Explore Well-Being Cities in full at https://citiesandmemory.com/wellbeing-cities/