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Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tout le monde a un avis sur Elon Musk. Presque personne n'a travaillé à ses côtés.Karim Bousta, lui, y a passé trois ans. Pas trois réunions, pas un déjeuner, pas une interview de vingt minutes : trois ans dans la machine Tesla, à côté de l'homme, à observer sa méthode au quotidien.Vous aviez adoré le premier épisode où il racontait son expérience chez Tesla (https://youtu.be/GPjyAuM1b_8?si=0zy7kCK4VML7exD7). Voici la suite, et elle va beaucoup plus loin.Cette fois, Karim ne raconte plus l'expérience : il livre l'algorithme. Cinq étapes que Musk applique à tout, tout le temps, sans exception. Questionner chaque pré-requis jusqu'à l'absurde. Supprimer tout ce qui résiste. N'automatiser qu'en tout dernier recours.Au passage, vous comprendrez pourquoi Musk ne lit jamais au-delà de trois lignes. Ce n'est pas une lubie de milliardaire, c'est le premier symptôme du système Musk.C'est radical, c'est applicable dès demain matin dans votre boîte, et c'est potentiellement dévastateur si vous le dosez mal. La vraie question n'est pas de savoir si vous pouvez l'appliquer mais de ce que vous coûte, chaque trimestre, le fait de faire autrement.==================
Ce podcast a été enregistré il y a plusieurs mois.Et pourtant, nous ne l'avons jamais publié.Pas parce que nous l'avions oublié. Bien au contraire.Cette rencontre avec Philippe Legendre nous avait laissé une empreinte particulière. Comme si, pendant quelques mois, nous avions voulu garder cette conversation pour nous. Ne pas la partager tout de suite. La laisser vivre encore un peu avec nous.Aujourd'hui, il est temps de vous la faire entendre.Ce jour-là, nous n'avions d'ailleurs pas prévu d'enregistrer de podcast. Nous avions rencontré Philippe deux jours plus tôt et quelque chose s'était passé. Une rencontre humaine, un échange, une parole différente. Il fallait lui tendre un micro.Philippe Legendre, c'est bien sûr un parcours immense dans la gastronomie française : Taillevent, trois étoiles Michelin, le titre de Meilleur Ouvrier de France, puis Le Cinq au Four Seasons Hotel George V et à nouveau trois étoiles.Mais ce n'est finalement pas vraiment de distinctions que parle cet épisode.Philippe nous raconte les 43 membres de son équipe qui ont décidé de le suivre lorsqu'il a quitté Taillevent. La pression de la haute gastronomie. La création d'un plat qui pouvait l'épuiser pendant des jours. L'obsession de faire plaisir aux clients. Le MOF. Les étoiles. L'adrénaline. Puis le burn-out et Saint-Jacques-de-Compostelle.Il nous parle de terroir, de transmission, de la nouvelle génération, de la gastronomie québécoise et de cette nécessité de regarder ce qui pousse autour de nous avant d'aller chercher « l'orchidée à l'autre bout du monde ».Mais surtout, il parle des humains.Presque 50 minutes de conversation avec un homme qui a connu les sommets de la gastronomie et qui, avec le recul, revient à quelque chose d'essentiel :« La plus belle des recettes, c'est le sourire. »Il nous aura fallu quelques mois pour partager cet épisode avec vous.Peut-être simplement parce que certaines rencontres ont besoin d'un peu de temps avant qu'on accepte de les laisser partir.
Philippe Dautais, prêtre orthodoxe, fondateur avec son épouse Élianthe du Centre Sainte Croix, auteur de nombreux livres de spiritualité, propose ici d'aller puiser au cœur des Écritures pour tenter de mieux comprendre la réalité mystérieuse de la mission des Anges. Les textes des prophètes nous permettent, en effet, de comprendre quelle est leur rôle intermédiaire entre le Divin, dont ils sont les messagers, et nous.Quelle est cette pédagogie initiatique des anges ? Par une multiplicité de moyens différents, qu'ils soient sensoriels ou extra sensoriels ils nous enseignent tout le temps. Les anges portent les lois du monde. Philippe Dautais le rappelle ici : tout notre univers est en correspondance avec le monde angélique, qui est le miroir de la lumière divine.Les anges, comme Dieu lui-même et son Esprit saint, nous sont plus proches que nous le sommes à nous-même.Les anges existent avec et pour l'homme : En explorant des temps forts de la Bible, de l'échelle de Jacob à l'Annonciation en passant par le buisson ardent, Philippe Dautais met ici en lumière la richesse des liens entre les anges et les humains, à tous les moments de nos vies.Philippe Dautais le confie avec le sourire : « l'agitation des hommes fait rire les anges ». Ils nous accompagnent en nos temps joyeux, tristes ou douloureux, jusqu'aux plus tourmentés. Nous ne sommes jamais seuls. Nous ne sommes jamais séparés de la merveille de la Création.La bienveillance divine est constante, elle se manifeste particulièrement dans la présence et l'accompagnement des anges, nos gardiens, nos amis célestes. Ceux qui en doutent n'ont qu'à tenter de vivre un moment de silence, dans la nature. Les invitations invisibles surviendront vite, au souffle du vent, à la clarté du ciel, au vol d'un nuage, d'un oiseau ou, peut-être surtout, d'un papillon…Pour découvrir les activités du Centre Sainte-Croix, créé et animé par Philippe et Élianthe Dautais, cliquer ici.-------------- DES ANGES ET DES PAPILLONSAu moment où je commence à écrire ce message, un papillon blanc traverse mon champ visuel. De ma fenêtre ouverte, je le vois tracer le trait de cette lumière virevoltante, fantasque et joyeuse, qui caractérise toujours le vol de ces petites créatures merveilleuses.Car j'ai pris l'habitude, ces dernières semaines, de vivre avec les nuées de papillons qui égaient les massifs de fleurs, les chemins, les prés alentour, et mon cœur. Je me suis même mis à espérer que le changement de saison, cette année, survienne le plus tard possible, parce que je m'inquiétais déjà des longs mois qui suivront où ils auront préféré rejoindre d'autres cieux plus cléments, probablement là où les anges habitent aussi. C'était avant de comprendre que ma vie changeait.Cet été, c'est un peu une nouvelle page qui s'est ouverte devant moi. Il y avait l'existence d'avant, au cours de laquelle je n'avais pas particulièrement remarqué la présence des papillons. Et puis, il y a eu ce jour de juin. Au creux d'un chemin de terre, je venais de prier le ciel pour qu'il m'envoie un signe.Presque immédiatement, j'ai reçu sa réponse, dans le battement des ailes d'un papillon à la robe rouge et foncée. Cinq fois devant moi, celui-ci a répété le même vol qui, lorsque je l'ai enfin remarqué, m'a bouleversé et émerveillé. Depuis ce jour là, il n'y a pas eu une journée sans qu'un ou deux elfes ailés ne viennent croiser l'une de mes marches quotidiennes.Il en était de même avec les anges dans ma vie, il y a quelques années. Comme je ne croyais pas en leur existence, je n'en voyais jamais. Mais, depuis des magnifiques rencontres, dont celle avec Annick de Souzenelle, Frédérique Lemarchand, Philippe Dautais ou Marguerite Kardos, et tant d'autres..., j'ai commencé à vivre avec quelques anges. Si je ne les vois pas de mes propres yeux, ceux de mon cœur, aujourd'hui, les voient presque tout le temps.Cette année inquiétante que nous traversons tous ensemble, j'aimerais témoigner personnellement ici qu'elle peut aussi être vécue comme une année magnifique. Il y a les ombres, et il y a aussi les lumières. Et je crois vraiment que les lumières sont plus fortes et qu'elles finiront par éclairer toutes les ombres.Il y a tellement de lumières…Pour moi, elles se manifestent aussi grâce à Zeteo. Les rencontres que ce podcast me permet de vivre, les épisodes diffusés et partagés avec des milliers d'auditeurs et d'auditrices, les messages reçus dont certains sont si beaux que j'ai pris l'habitude, ces derniers temps, de les lire à mes proches… les dons reçus… autant de bénédictions quotidiennes qui réjouissent ma vie.Nous sommes tous aimés, accompagnés, entourés, consolés… Nous avons tous à notre service des armées d'anges… À commencer par celui que nous appelons l'ange gardien, et qui ne nous quitte jamais. En continuant avec la multitude d'anges qui accompagnent tous ceux que nous rencontrons : leurs anges s'accordent toujours avec le nôtre pour que la rencontre soit la meilleure possible. J'ai le bonheur d'avoir compris que le langage que les anges aiment le plus employer avec moi, c'est celui du vol des papillons. Et lorsqu'il fera plus froid dehors, je veux croire que ces papillons trouveront dans mon cœur un nid accueillant, pour continuer de danser non plus devant moi, mais en moi.Et vous, comment vous parlent vos anges ?-------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. Le reçu fiscal est généré automatiquement et immédiatement à tous ceux qui passent par la plateforme de paiement sécurisé en ligne de HelloAssoNous délivrons directement un reçu fiscal à tous ceux qui effectuent un paiement autrement (Paypal, chèque à l'association Telio, 76 rue de la Pompe, 75016 Paris – virement : nous écrire à info@zeteo.fr ). Pour lire d'autres messages de nos auditeurs : cliquer ici.Pour en savoir plus au sujet de Zeteo, cliquer ici.Pour lire les messages de nos auditeurs, cliquer ici.Nous contacter : contact@zeteo.frProposer votre témoignage ou celui d'un proche : temoignage@zeteo.fr
Ce matin, on parle de l'émission de télé qui vous rend le plus heureux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tortue, escargot ou paresseux… Certaines espèces ne se déplacent que de quelques centimètres à l'heure. Il s'agit d'une adaptation à une nourriture pauvre ou à des conditions extrêmes. Mais ces animaux risquent d'être rattrapés par le climat qui change à toute vitesse. C'est la glorieuse incertitude du sport, même dans la nature. « Il laisse la tortue aller son train de sénateur / Elle part et se hâte avec lenteur », écrit Jean de La Fontaine dans sa fable Le Lièvre et la Tortue. Face au lièvre bondissant, la tortue remporte la course, alors qu'elle n'était pas favorite, handicapée par la maison, la protection, qu'elle porte sur son dos. Une tortue se déplace en moyenne à 300 mètres à l'heure, voire à 1 km/h quand elle sprinte… L'escargot, qui porte aussi sa coquille, est encore plus lent : pour faire 1 kilomètre, il lui faut une centaine de jours en moyenne. Chez les mammifères, l'animal le moins rapide est le paresseux, en Amérique latine : 0,5 km/h en vitesse de pointe. Si bien que la mousse pousse sur ses poils. Et quand il s'accouple, ça peut durer 48 heures ! À écouter dans Autour de la questionQue nous enseignent les tortues marines ? La vitesse, de l'énergie dépensée Comme chez le paresseux, le métabolisme du koala, sa capacité à transformer en énergie les aliments qu'il ingurgite, est aussi très lent. Lui aussi vit dans les arbres et lui aussi se nourrit exclusivement de feuilles, pas très caloriques et très longues à digérer. Il faut donc s'économiser parce que la vitesse, c'est de l'énergie dépensée. Ralentir pour vivre mieux : les humains appellent ça la slow attitude. Chez les animaux, la lenteur est un avantage évolutif, notamment face aux prédateurs. Presque immobile, on est presque invisible. On ne fait pas de bruit, on n'émet pas non plus d'odeurs. Le climat change plus vite En mer, l'étoile de mer, malgré ses milliers de petits pieds sous ses branches, n'avance que de quelques centimètres par minute, mais c'est suffisant pour attraper des proies encore plus lentes comme les oursins. Le requin du Groenland se déplace à moins de 1 km/h pour s'économiser dans l'eau glacée. Il est lent et vieillit lentement : il peut vivre jusqu'à 400 ans. Mais la lenteur risque d'être un handicap face au changement climatique. Face aux flammes d'un incendie, on n'a pas le temps de fuir. Et quand se déplacer prend autant de temps, pas facile d'aller coloniser de nouveaux territoires plus cléments, alors que le climat, lui, change à toute vitesse. La question de la semaine À lire aussiDes millions de victimes: pourquoi les animaux paient-ils un lourd tribut lors des incendies?
☀️ Cet été, nous vous proposons de redécouvrir quelques-uns de nos épisodes préférés. Télécharge gratuitement la transcription de l'épisode ici. Si tu veux du contenu nouveau et exclusif cet été, sans interruption, rejoins-nous sur Patreon.Presque tous les Français en boivent. Mais ici, le café, c'est bien plus qu'une simple boisson chaude. C'est un rituel, un moment social, parfois même une vraie addiction. Dans cet épisode, on explore les habitudes autour du café en France :On le boit comment ? Debout au comptoir, assis en terrasse, ou tranquillement à la maison ?À quel moment de la journée ?Plutôt expresso, allongé, crème, noisette ?Avec ou sans sucre ? Et est-ce qu'il est vraiment bon, ce café en France ? Enfin on parle d'un phénomène qui se développe dans le pays : les coffee shops. Qu'est-ce qu'on en pense ?Tu vas voir, on n'est pas forcément d'accord sur ça.On Patreon, you also get access to the interactive transcript, activities, and exclusive content. Join us!https://www.patreon.com/cw/FrenchWithPanacheSTART FROM THE BEGINNING
Les férus d'art l'auront probablement remarqué en arpentant les musées et les expositions : le sourire n'est pas au rendez-vous dans les peintures. Peu importe l'époque dont ils proviennent, les personnages représentés ne se dérident pratiquement jamais. Mais pourquoi ? Hormis la Joconde et son sourire timide, il est difficile de citer une peinture célèbre dont le protagoniste arbore l'air joyeux. Qu'elle ait été peinte au Moyen-Age ou à la Renaissance, en France ou en Italie, rien n'y fait. Les visages restent inlassablement sérieux. Mais il existe des raisons historiques derrière cette constatation. Pourquoi si peu de sourires ? N'y a-t-il vraiment pas de tableaux où les personnages expriment un minimum de joie de vivre ? Et à partir de quand les sourires apparaissent-ils dans l'art ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : octobre 2023 A écouter aussi : Pourquoi le studio d'animation Ghibli porte-t-il un nom italien ? Comment Disney a-t-il contribué à l'effort de guerre en 1939-1945 ? Comment est né Wikipedia ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Culture". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C'est l'histoire de... eh bien en fait on sait pas très bien, parce qu'on a regardé que le premier et le dernier épisode et on a essayé de deviner. Mais y'a deux frères aux yeux trop bleus, une meuf dont le surnom c'est Bidou, et beaucoup de chansons de Taylor Swift.L'été où je suis devenue jolie - Gabrielle Stanton, basé sur les romans de Jenny Han (2022 - 2025) © Amazon Studios ; Wiip Studios ; TOUS DROITS RÉSERVÉSRomComment ? est un podcast créé, animé et produit par Flore B. et Clara C.
Sixte de Maupeou avait 24 ans quand il a quitté sa carrière d'ingénieur pour partir faire le tour du monde en auto-stop. Presque deux ans de voyage, 60 000 kilomètres, 42 pays, et plus de 800 conducteurs et hôtes croisés sur la route
durée : 00:04:09 - Le Grand reportage de France Inter - Au milieu du XIXème siècle, la Basilique-Cathédrale de Saint-Denis a perdu sa flèche et sa tour nord, détruites après des intempéries. Presque deux siècles plus tard, un vaste chantier de reconstruction s'est engagé : France Inter vous fait découvrir les coulisses. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au programme de votre dimanche : "Furious" sur Disney + mais aussi "Presque" de et avec Bernard Campan
L'eau est précieuse, mais devient rare. Et sans eau, difficile de cultiver son potager. Arroser malin, sans gaspiller, c'est le thème de notre série d'été. Huit épisodes à la rencontre des jardiniers.ères des différentes villes romandes. Ce matin, 5ᵉ épisode: des champs de seigle (presque) jamais arrosés. Xavier Bloch s'est rendu à Erchmatt, dans le Haut-Valais, petit village perché au-dessus de Loèche, sur un plateau à près de 1200 mètres d'altitude. À Erschmatt, il pleut très rarement et les champs ne sont pas irrigués. Mais le seigle réussit tout de même à pousser. La responsable du petit jardin botanique local révèle les raisons de ce succès botanique.
On Oct. 15, 1908, a freight train pulled away from Metz, Michigan, carrying families trying to escape one of the worst forest fires in state history.The passengers believed the railroad would carry them to safety. Instead, the train entered a burning corridor lined with cedar posts, railroad ties, hemlock bark and timber. Heat had damaged the tracks, and the locomotive derailed near Nowicki's Siding. The open freight cars behind it became a deadly trap.In this episode of The End of the Road in Michigan, we revisit the Metz Fire of 1908, the doomed relief train and the families caught between flames on both sides of the track. The story includes the desperate evacuation, the survivors who crawled through smoke and burning ground, and the residents who stayed behind and lived.The fire killed 37 people across Presque Isle County, destroyed much of Metz and left hundreds without homes as winter approached. It also exposed the dangers created by logging waste, drought and the lack of organized emergency planning in early 20th-century Michigan.This is the story of a village built by the railroad—and the night that railroad carried its people into the fire.The End of the Road in Michigan is a production of Thumbwind PublicationsThis episode includes AI-generated content.
On l'avait presque oublié. Le champion du monde est bel et bien de retour. Il aura fallu attendre 11 Grands Prix. 11 week-ends à douter, à subir, à regarder les autres lever les bras. Mais sur la fournaise du Hungaroring, Lando Norris a rappelé pourquoi il porte le numéro 1. Une pole. Un rythme infernal. Une victoire qui ressemble à un message. Et peut-être à un tournant. Parce qu'en Hongrie, tout a basculé. McLaren a retrouvé son éclat. Assiste-t-on enfin au réveil de Lando Norris ? Ou simplement à un feu d'artifice avant la trêve estivale ? Cette victoire peut-elle relancer la saison ? Le roi est-il tout simplement de retour ? Max Verstappen a limité les dégâts. Deuxième place, deuxième podium consécutif, avec une monoplace imprévisible. Un résultat inespéré mais un plafond de verre certain pour Red Bull ? Kimi Antonelli a encore marqué de gros points pour le championnat. L'Italien compte 50 points d'avance sur son dauphin. Un podium arraché au forceps pour des vacances sereines ? Enfin, Ferrari, elle, s'est une nouvelle fois perdue dans ses choix. Comment expliquer toutes ses difficultés ? Est-ce qu'on s'est emballé un peu vite ? Le Paddock RMC fait le débrief de ce Grand Prix de Hongrie. Avec Killian Verove, Jean-Luc Roy et Thomas Bordenave Lagau.
durée : 00:03:59 - Le Grand reportage de France Inter - Chloé et Antoine, habitants de Haute-Loire, ne vont quasiment plus en supermarché depuis dix ans. Ils s'approvisionnent seulement au marché, chez des commerces bio ou auprès de producteurs locaux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:59 - Le 6/9 de l'été - Chloé et Antoine, habitants de Haute-Loire, ne vont quasiment plus en supermarché depuis dix ans. Ils s'approvisionnent seulement au marché, chez des commerces bio ou auprès de producteurs locaux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
[Attention, certaines scènes racontées peuvent heurter la sensibilité des personnes fragiles.] Plongez dans l'histoire de l'un des couples les plus fantasmés de l'histoire du rock : le bassiste des “Sex Pistols” Sid Vicious et sa petite amie Nancy Spungen. Pourtant, tout était loin d'être rose entre eux. Le couple s'est épanoui sur fond d'addiction et de manipulations qui ont précipité sa fin… Presque 50 ans plus tard, découvrez l'histoire des Roméo et Juliette du mouvement punk. Le poison ultime Sid Vicious vient juste d'assister à son audience préliminaire au Tribunal pénal de Manhattan pour le meurtre de Nancy Spungen. Depuis une chambre d'hôtel, il donne une interview au producteur et manager britannique Bernard Clarke. Du haut de ses 21 ans, il est au plus mal. Le pacte de mort conclu avec sa bien-aimée Nancy avant sa disparition serait-il en train de le hanter ? Sid Vicious vit-il ses tout derniers instants ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
À 100 jours des prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, Dakar est prêt même si quelques réglages sont encore à faire. Un reportage de notre correspondant dans la capitale sénégalaise. À lire aussiJOJ de Dakar J-1 an: pour les infrastructures, la course contre-la-montre est bien lancée
[Attention, certaines scènes racontées peuvent heurter la sensibilité des personnes fragiles.] Plongez dans l'histoire de l'un des couples les plus fantasmés de l'histoire du rock : le bassiste des “Sex Pistols” Sid Vicious et sa petite amie Nancy Spungen. Pourtant, tout était loin d'être rose entre eux. Le couple s'est épanoui sur fond d'addiction et de manipulations qui ont précipité sa fin… Presque 50 ans plus tard, découvrez l'histoire des Roméo et Juliette du mouvement punk. Le pacte d'union éternelle La musique de Sid est au point mort. Il faut dire que le jeune punk a beaucoup de mal à faire décoller sa carrière solo. C'est vrai, ses deux premiers concerts ont affiché complet, mais c'était uniquement grâce à sa notoriété. Ils se sont tous terminés sur des cris de déception de la part du public. En plus, tout le monde continue de détester Nancy. Comment Sid et Nancy vont-ils se remettre de ce déménagement aux États-Unis si loin du retour triomphal qu'ils imaginaient ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
[Attention, certaines scènes racontées peuvent heurter la sensibilité des personnes fragiles.] Plongez dans l'histoire de l'un des couples les plus fantasmés de l'histoire du rock : le bassiste des “Sex Pistols” Sid Vicious et sa petite amie Nancy Spungen. Pourtant, tout était loin d'être rose entre eux. Le couple s'est épanoui sur fond d'addiction et de manipulations qui ont précipité sa fin… Presque 50 ans plus tard, découvrez l'histoire des Roméo et Juliette du mouvement punk. La fuite des amants maudits 8 janvier 1978, San Antonio, Texas. Sur la scène du Randy's Rodeo, une salle des fêtes transformée en club pour l'occasion, les Sex Pistols performent. Ils enchaînent leurs tubes, “God Save The Queen” ou “I Wanna Be Me”. Pourtant, l'ambiance générale est au mécontentement. Les spectateurs lancent des canettes de bières et du pop-corn sur le groupe. En retour, Johnny Rotten, le chanteur, les insulte. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
[Attention, certaines scènes racontées peuvent heurter la sensibilité des personnes fragiles.] Plongez dans l'histoire de l'un des couples les plus fantasmés de l'histoire du rock : le bassiste des “Sex Pistols” Sid Vicious et sa petite amie Nancy Spungen. Pourtant, tout était loin d'être rose entre eux. Le couple s'est épanoui sur fond d'addiction et de manipulations qui ont précipité sa fin… Presque 50 ans plus tard, découvrez l'histoire des Roméo et Juliette du mouvement punk. L'amour envers et contre tous 12 octobre 1978, Manhattan, New York, 10h. Dans les couloirs du Chelsea Hotel, le musicien punk Sid Vicious ne dit pas un mot aux autres clients, des artistes, comme lui. La nuit dernière, ils faisaient tous la fête dans sa chambre, la n°100. Mais ce matin, Sid est dans le brouillard. Il vient juste de recevoir sa dose de méthadone, un traitement de substitution à l'héroïne. Il est abruti par le médicament et n'a qu'une seule envie : retourner se coucher. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Robert Spangler était un homme joyeux, sympathique, animateur dans des radios locales, sportif émérite et randonneur hors pair. L'ancien journaliste attirait toutefois la malchance. En 1994, sa troisième épouse fait une chute mortelle dans le paysage majestueux du Grand Canyon. Presque vingt ans plus tôt, sa première femme s'est suicidée en emportant avec elle leurs deux enfants. Un drame dont il ne parlait jamais tant il était toujours bouleversé. Quant à la deuxième épouse, elle aussi s'est donnée la mort. Elle était dépressive et désespérée. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans notre nouvelle série dédiée aux clés de la performance sportive, en partenariat avec Nutripure.Marine Leleu anime cette série et partage ses expériences aux côtés d'invités inspirants, sportifs et experts.Dans ce premier épisode, nous nous demandons comment se forger un mental fort. Quel rôle jouent la récupération, le sommeil, l'alimentation ou encore la confiance en soi dans notre capacité à performer ?Avec Nodjialem Myaro et Amandine Buchard, nous parlons de résilience, de doute, de discipline et des habitudes qui construisent un mental solide.Pour découvrir les produits Nutripure, profitez de 10 % de réduction avec le code promo Nutripure : DLTDC , retrouvez toute la gamme ici : https://www.nutripure.fr/fr/?s=DLTDC&utm_source=partenariat&utm_medium=partenariat-btc&utm_campaign=site-DLTDCHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:16:19 - Les journaux de France Culture - Plus de 10 000 habitants ont été évacués dans les Pyrénées-Orientales, à moins d'une trentaine de kilomètres de Perpignan. Les habitants des villages du massif des Aspres ont tout quitté alors que les flammes menacent une cinquantaine de bâtiments, annonce ce matin la préfecture du département. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:16:19 - Journal de 12h30 - Plus de 10 000 habitants ont été évacués dans les Pyrénées-Orientales, à moins d'une trentaine de kilomètres de Perpignan. Les habitants des villages du massif des Aspres ont tout quitté alors que les flammes menacent une cinquantaine de bâtiments, annonce ce matin la préfecture du département. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une érection est-elle toujours synonyme de consentement chez les garçons ? Comment les représentations culturelles et le mythe de la "sexualité conquérante" piègent nos fils et pervertissent leur rapport à l'intimité?Dans cet épisode bonus exclusif de Papatriarcat, Cédric Rostein et la réalisatrice Julie Gavras prolongent leur réflexion sans tabou, en s'appuyant sur des scènes de films cultes (Presque célèbre), des analyses psychologiques et des partages profondément intimes. ✨ Au programme de ce bonus :Le piège des amalgames physiques : Pourquoi il est crucial d'apprendre aux garçons qu'une réaction physiologique (comme l'érection) est totalement distincte d'un désir réel. Sortir de la "virilité vaillante" : Comment la survalorisation sociale de la performance masculine rend invisibles les agressions sexuelles et les traumas subis par les jeunes hommes. Témoignage et zone grise : Cédric Rostein lève le voile sur son propre parcours pour illustrer la difficulté de conscientiser l'inceste et les abus lorsque l'on est un garçon pris dans une culture de domination. L'effet de groupe et les vestiaires : Comment le conditionnement des bandes de copains pousse les adolescents à adopter ou taire des comportements toxiques. Le business du masculinisme : Une déconstruction du modèle économique des influenceurs d'extrême droite et des incels à l'ère du capitalisme. Un échange d'une grande rareté, nécessaire pour armer les parents de clés concrètes afin de protéger la santé mentale et l'intégrité de leurs enfants. Salutations adelphes et solidaires ✊
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Tohle je zkrácená verze (48min) poslouchej celý díl (76min) jen za 100kc/měsíc! Zde: https://open.spotify.com/episode/29BbR23YD7SADJjitvJPUh?si=ddc8898eda9d4a4cJak se z člověka po dvou mrtvicích stane básník. Proč se v Černobylu objevily černé žáby. Jak je možné, že někdy vidíš vlastní mamku a mozek ti řekne, že je to podvodník. A proč se ti zdá, že už ses v téhle chvíli někdy ocitl.V tomhle díle rozebíráme acquired savant syndrom, deja vu, jamais vu, Capgrasův syndrom, pocit prezence, replikovatelné nadpřirozené prožitky i affective forecasting, tedy naši neschopnost dobře předpovídat, jak dlouho nás budou ovlivňovat vlastní emoce. Je to díl o tom, že lidská mysl není jen spolehlivý vypravěč reality. Je to i generátor přesvědčivých omylů.CO SI Z DÍLU ODNESEŠProč může po poškození mozku dojít nejen ke ztrátě, ale i k nečekanému rozvinutí schopností.Proč deja vu není mystika, ale chyba v načasování a zpracování známosti.Jak funguje jamais vu a proč se i známé slovo nebo tvář může na chvíli stát cizím.Co je Capgrasův syndrom a jak odhaluje propojení rozpoznání a emočního naladění.Jak vzniká pocit prezence někoho dalšího v místnosti a proč se dá navodit i experimentálně.Proč si mozek někdy jen vyrobí pocit správnosti nebo vzpomínky, aniž by tam byla skutečná vzpomínka.Proč systematicky přeceňujeme, jak dlouho nás budou bolet i těšit velké životní události.Co znamená kognitivní imunita a proč se lidé po čase vracejí blíž k výchozí úrovni, než si myslí.Minutáž:00:00 Úvod03:16 Muž, ze kterého mrtvice na záchodě udělala umělce06:15 Savantův syndrom, autismus a prořezávání neuronů10:15 Jak vznikl ledový byznys15:07 Černé žáby v Černobylu a zrychlená evoluce16:26 Kognitivní duchové a chyby v matrixu18:01 Jak v mozku vzniká Déjà vu24:08 Jamais vu: Když vám známé věci přijdou cizí28:10 Presque vu: Fenomén "mám to na jazyku"30:07 Falešné vzpomínky a přesvědčení mozku32:46 Syndrom podvodníka (Capgrasův syndrom35:03 Pocit cizí přítomnosti v extrémních podmínkách38:25 Proč neumíme předpovídat vlastní emocePřechod do VIP- Spotlight efekt: Iluze, že nás ostatní sledují- Jsme opravdu tak čitelní, jak si myslíme?- Self-serving bias a naše ego- Kognitivní disonance: Jak si mozek obhajuje nesmysly- Hazing a drsné iniciační rituály- Klam utopených nákladů a konspirační teorie- Jak úspěch partnerky nevědomě ovlivňuje mužské sebevědomí- Potenciál klitorisu pro mentální zdraví
On retrouve Viviana Pisacane pour la deuxième partie de son portrait. À 18 ans, elle entre dans le grand bain. Une école de cuisine réputée, des chefs exigeants et des premières brigades où il faut apprendre vite, résister à la pression et trouver sa place.Très tôt, son tempérament s'impose. Cheffe de partie alors qu'elle est encore stagiaire, elle comprend que la cuisine est un monde compétitif où il faut savoir se faire respecter autant que travailler.Son ambition est déjà claire : voyager, apprendre dans les plus grandes maisons et ouvrir un restaurant en famille. Direction la Norvège, la Suisse, puis la France, où elle rejoint les cuisines de Michel Guérard et d'Éric Fréchon.À travers ces maisons d'exception, elle découvre l'excellence des produits, la rigueur des brigades et les sacrifices qu'imposent le métier. Une formation exigeante qui va façonner la cheffe qu'elle est devenue.Pour en savoir plus sur le restaurant familial de Viviana à Lyon, c'est par ici.
Longtemps attribuée à un simple changement des aspirations familiales, la baisse de la natalité s'explique aujourd'hui par des facteurs beaucoup plus complexes. Difficultés à former un couple, crise du logement, précarité, réseaux sociaux… Cette évolution, qui touche désormais la quasi-totalité de la planète, pourrait avoir des conséquences majeures sur la croissance, les retraites et l'économie mondiale. C'est l'un des principaux bouleversements économiques de notre époque : la chute de la natalité. Longtemps considérée comme un phénomène propre aux pays riches, elle touche désormais la quasi-totalité de la planète. Aujourd'hui, plus des deux tiers des pays affichent une fécondité inférieure au seuil de renouvellement des générations, fixé à 2,1 enfants par femme. Pendant longtemps, la baisse de la fécondité s'expliquait assez simplement. Les couples faisaient moins d'enfants. Mais cette explication ne suffit plus. Selon plusieurs travaux, dans de nombreux pays développés, le nombre d'enfants par mère reste relativement stable. Ce qui fait chuter la natalité, c'est surtout la baisse de la formation des couples. Les jeunes continuent d'exprimer le souhait d'avoir des enfants. En revanche, ils rencontrent davantage de difficultés à construire une relation durable, à se projeter et à créer un environnement favorable à la parentalité. À lire aussiPourquoi le vieillissement de la population va faire baisser notre niveau de vie Logement, précarité : les facteurs économiques restent déterminants Au-delà des évolutions des mœurs, des facteurs beaucoup plus structurels expliquent également cette baisse de la natalité. L'accès au logement est plus difficile, les études sont plus longues, la précarité professionnelle est plus fréquente et le coût de l'éducation continue d'augmenter. Autant de facteurs qui retardent les projets familiaux. Le logement illustre parfaitement cette réalité. Sans stabilité résidentielle, il devient plus difficile d'envisager de fonder une famille. Le Financial Times souligne ainsi que le recul de la natalité au Royaume-Uni et aux États-Unis est notamment lié aux difficultés d'accès au logement. Mais cette explication ne suffit pas à elle seule. Les pays nordiques, pourtant relativement prospères et dotés de politiques familiales généreuses, connaissent eux aussi une baisse marquée de leur fécondité. À lire aussiLa démographie ou l'enjeu économique de ces dix prochaines années Les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils aussi en cause ? Une autre hypothèse, plus récente, retient l'attention de plusieurs chercheurs américains : le rôle des smartphones et des réseaux sociaux. Entre 2008 et 2015, période correspondant à leur généralisation, la baisse de la natalité s'est accélérée dans de nombreux pays, aussi différents que la France, les États-Unis, le Mexique, l'Indonésie ou encore plusieurs pays africains. Attention toutefois : les chercheurs ne démontrent pas de lien de causalité. Ils évoquent une corrélation forte et avancent plusieurs mécanismes susceptibles d'expliquer cette évolution. Le premier est simple. Nous passons moins de temps ensemble. Or, pour rencontrer un partenaire durable, les interactions réelles restent essentielles. Les réseaux sociaux modifient également les attentes. Ils exposent en permanence des modèles de beauté, de réussite personnelle ou de vie de couple parfois fantasmés, susceptibles de rendre plus difficile la construction d'une relation stable. Enfin, ils entretiennent un climat d'anxiété permanente qui n'incite pas toujours à se projeter dans des engagements conjugaux et familiaux de long terme. Il ne faut évidemment pas accuser le smartphone de tous les maux. Il ne s'agit que d'une hypothèse parmi d'autres pour expliquer cette dynamique. Une chose, en revanche, est certaine : moins de naissances aujourd'hui, ce sont moins d'actifs demain. Cela signifie potentiellement moins de croissance, davantage de difficultés pour financer les retraites, des tensions sur les systèmes de santé et, à terme, un ralentissement de l'innovation et de la consommation. L'enjeu est désormais mondial. Et alors que nous n'avons jamais eu autant de moyens matériels, autant de progrès technologiques et une espérance de vie aussi élevée, les sociétés font presque partout moins d'enfants. Derrière cette évolution démographique se cache peut-être l'un des plus grands défis économiques du XXIᵉ siècle. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique
durée : 00:14:56 - Les Matins de France Culture - Plus de la moitié de l'Hexagone est en vigilance rouge canicule ce mardi avec 54 départements concernés. Presque tous les autres sont en orange. De nombreuses écoles ferment à cause de la chaleur. La FCPE voudrait une réponse politique claire sur la rénovation du bâti scolaire. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cette semaine, on sort de notre studio pour la bonne cause !Merci à l'asso Règles Élémentaires de nous avoir accueilli pour son 10ème anniversaire,si vous voulez les soutenir, c'est par ici : https://don.regleselementaires.com/b/mon-don Pour écouter le 5ème Quart d'Heure et profiter de tout notre contenu exclusif, abonnez-vous par ici : https://5emequartdheure.supercast.comAbonnez-vous à 4 Quarts d'Heure sur votre plateforme préférée : https://tr.ee/MEaR8W9S9GLes ups et les downs :Le down d'Alix : tomber amoureuse d'une ville de droiteLe up de Louise : avoir un coup de cœur sur YoutubeLe rollercoaster d'Audrey : vivre en permanence le rollercoaster de l'endométrioseLe up de Camille : être émotionnellement forteEt retrouvez notre invitée Audrey sur instagramainsi que son spectacle Hors piste et sa série Les rieusesDans cet épisode, on parle de : Cette chaine créatrice sur youtube : Yayla et notamment sa vidéo sur Bad BunnyCette nail artist : Poly ChromyCes ingrédients pour un diner d'adulte réussi : Pp Audi, Anninka et les recettes de Loulou KitchenSuivez-nous sur Instagram :4 Quarts d'Heure : @4quartsdheureLouise : @petrouchka_Alix : @alixmrtnCamille : @camille.lorenteL'équipe de prod :Au montage vidéo Alphonse GausslinAu mixage Pauline BouillaudAux réseaux Coline JamaitA la prod Zuet merci à Acast pour le studio Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:14:56 - Journal de 8 h - Plus de la moitié de l'Hexagone est en vigilance rouge canicule ce mardi avec 54 départements concernés. Presque tous les autres sont en orange. De nombreuses écoles ferment à cause de la chaleur. La FCPE voudrait une réponse politique claire sur la rénovation du bâti scolaire. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:56 - Les journaux de France Culture - Plus de la moitié de l'Hexagone est en vigilance rouge canicule ce mardi avec 54 départements concernés. Presque tous les autres sont en orange. De nombreuses écoles ferment à cause de la chaleur. La FCPE voudrait une réponse politique claire sur la rénovation du bâti scolaire. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:31 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Benoit Averland, nouveau directeur de la Direction du Prélèvement et de la Greffe d'Organes à l'Agence de Biomédecine, est invité sur France Inter ce lundi pour la Journée nationale de sensibilisation au don d'organes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Fatima Aït Bounoua, professeur de français, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:58 - Le 6/9 de l'été - par : Patrick Cohen - Le premier meeting de Raphaël Glucksmann aux Docs d'Aubervilliers samedi 13 juin : une sérieuse entrée en campagne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Épisode 1485 : Aujourd'hui, on va parler de mythologie. Pas des dieux grecs. Mais des dieux du foot.La Norvège revient en Coupe du monde 2026. Ils n'avaient plus mis les pieds dans un Mondial depuis 1998. Presque 30 ans d'absence. Et là, ils débarquent avec une génération monstrueuse. Haaland devant. Ødegaard au milieu. Un sérieux concurrent pour l'équipe de France.-L'équipe de Norvège en mode vikingsLe symbole. La fameuse photo “Vikings”. Si tu n'as pas vu passer ça, imagine la scène. Une plage près d'Oslo. Un fjord. Des bateaux. L'équipe nationale, pas en maillot. En Vikings. Casques, boucliers, épées, fourrures. Shootée par un photographe star, David Yarrow. Ce n'est pas une simple photo d'équipe. C'est une affiche de film. -Le terrain : une équipe qui roule sur les qualifsLa Norvège a roulé sur les qualifications. Huit matchs. Huit victoires. Trente-sept buts marqués. Cinq encaissés. Haaland finit meilleur buteur de tous les qualifs européens. Ça, c'est la partie chiffres. C'est ce que tu vois dans les tableaux de stats. Mais derrière, il y a autre chose. Un travail mental. Un travail narratif.-Le “modèle mentale” : la boussole dans la têteLe staff norvégien a bossé avec des experts en psychologie. Ils ont construit ce qu'ils appellent un “mental model”.En psychologie cognitive, un modèle mentalest une représentation interne permettant de simuler mentalement le déroulement d'un phénomène pour anticiper les résultats d'une action. C'est de la projection.En gros, les préparateurs mental de l'équipe de Norvège ont posé un cadre mental commun. Une manière partagée de voir l'équipe.La photo Vikings : un manifeste visuelEt puis il y a l'image. Le symbole. La fameuse photo “Vikings”. Si tu n'as pas vu passer ça, imagine la scène. Une plage près d'Oslo. Un fjord. Des bateaux. L'équipe nationale, pas en maillot. En Vikings. Casques, boucliers, épées, fourrures. Shootée par un photographe star, David Yarrow. C'est une affiche de film. C'est un manifeste visuel. Le message est clair. “On arrive en guerriers.” “On vient de ce pays-là.” “On assume d'être les Vikings du tournoi.” Évidemment, ça fait parler. Certains trouvent ça épique. D'autres trouvent ça kitsch, caricatural. Mais c'est justement ça, une mythologie. Ce n'est pas neutre. Ce n'est pas tiède. La fédé explique qu'elle veut montrer que l'équipe représente toute la Norvège. Les fjords. L'histoire. Les clichés aussi. Ils embrassent tout.Pour les marques, il y a une leçon : Savoir assumer ses symboles. Aller jusqu'au bout de son imaginaire. Même si ça dérange un peu.-Mythologie de marque : bien plus qu'un storytelling PowerPointParce que c'est ça, une mythologie de marque. Ce n'est pas juste un storytelling PowerPoint. C'est l'histoire que tu te racontes. Et que tu rejoues en boucle. En images. En mots. En décisions. Certains experts en branding parlent d'“identity myth”. Un mythe identitaire. C'est un récit qui vient répondre à quelque chose de plus profond chez ton audience. Une tension. Un manque. Une envie. Dans le cas de la Norvège, le mythe, c'est quoi ? C'est le petit pays qui revient. Après près de trente ans d'absence. Avec une génération en or. Et qui ne vient pas faire de la figuration. Comment trouver sa propre mythologieD'où tu viens.Qui est ton héro ?Quel imaginaire tu assumes.Qui est ton ennemi symbolique.C'est quoi ta “photo Viking”.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 19 septembre 1993, Lynn Hill réussissait l'impossible : la première ascension en libre du Nose, une voie de 900 mètres sur El Capitan au Yosemite. Un exploit qui repoussait les limites de l'escalade et redessinait pour toujours la place des femmes sur le granit américain. Trente ans plus tard, la grimpeuse Soline Kentzel arrive à son tour dans la vallée pour tenter seule l'ascension de cette voie considérée comme l'une des plus exigeantes de la planète et écrire sa propre ligne sur le mur.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
Près de 250 morts et plus de 1100 cas recensés : le virus Ebola est toujours actif dans l'est de la RDC. Il n'y a pour l'instant ni vaccin ni traitement miracle mais parfois la maladie recule… Ca été le cas récemment à Bunia. « Au Centre médical évangélique, relate Le Journal de Kinshasa, l'air était plus léger dimanche. Plus chaud. Presque électrique. Devant une petite assemblée de journalistes venus en silence, quatre hommes et une femme s'avancent, sourire aux lèvres, regard fier. Ils ne sont plus des malades. Ils sont des survivants. Quatre nouveaux patients soignés pour Ebola viennent d'être déclarés guéris. Un cinquième l'avait été un peu plus tôt. En tout, se félicite le site congolais, cinq vies arrachées à la maladie, là où l'ombre du virus plane encore. Tous partagent un même destin : ils sont infirmiers. Et tous ont été contaminés… en sauvant des vies. Le docteur Calvin Ambitapio, directeur médical du CME, ne cache pas son émotion. Devant les micros, il livre un témoignage rare, presque inattendu : "nous sommes très contents de voir qu'une maladie qui n'a ni traitement propre, ni vaccin pour le moment, peut être vaincue par un traitement symptomatique". Alors, s'interroge Le Journal de Kinshasa, quel est ce protocole qui redonne espoir ? Une approche simple, mais rigoureuse : prise en charge du paludisme, antibiothérapie adaptée, surveillance quotidienne, prélèvements répétés. Pas de molécule miracle. Du soin. De l'attention. De l'acharnement thérapeutique. Résultat : après plusieurs jours d'observation, les tests sont tombés. Un par un. Négatifs ». Convaincre les populations Pour Afrik.com, « ces guérisons dépassent le seul cadre médical. La riposte contre Ebola se joue aussi dans la capacité à convaincre les populations que le soin peut sauver. Ces infirmiers rétablis à Bunia sont désormais la preuve vivante qu'un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent augmenter considérablement les chances de survie. Leur guérison contredit l'idée, encore présente dans certaines localités touchées, selon laquelle l'entrée dans un centre de traitement équivaut à une condamnation. Dans cette bataille, la confiance devient donc un outil à part entière, relève encore Afrik.com. Sans adhésion des habitants, les protocoles médicaux les plus solides peuvent se heurter à la peur, aux soupçons et aux refus de prise en charge ». Pour sa part, le gouvernement congolais « affiche un optimisme prudent », relève La Tempête des Tropiques. « Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a estimé que la maladie pourrait être maîtrisée dans un délai de quatre à six mois grâce au renforcement de la riposte, à l'engagement communautaire et au soutien des partenaires internationaux ». La baisse des aides : une faute morale… Reste que « l'est de la RDC n'a pas seulement besoin d'interventions d'urgence, mais d'un engagement durable » : c'est ce qu'affirme dans une tribune publiée par Le Monde Afrique le médecin épidémiologiste humanitaire Didier Cannet. « Dans de nombreuses zones de l'Est congolais, l'État ne parvient plus à assurer ses fonctions essentielles, dit-il : sécurité, santé, éducation, infrastructures et protection des civils. Les systèmes de santé survivent grâce aux ONG internationales et aux financements extérieurs. Depuis plusieurs mois, la réduction de l'aide publique au développement et la baisse de certains financements américains, notamment par le biais de l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international, fragilisent encore davantage un système déjà au bord de la rupture. Cette situation constitue non seulement une faute morale, s'exclame le docteur Didier Cannet, mais aussi une erreur stratégique majeure, car les épidémies qui émergent dans l'est de la RDC ne resteront pas confinées indéfiniment dans les camps de déplacés de Goma ou dans les territoires isolés de l'Ituri ». Mauvais calcul… En effet, renchérit Jeune Afrique, en démantelant l'Usaid, l'administration Trump a fait un « mauvais calcul. (…) La prochaine pandémie coûtera probablement beaucoup plus cher que les milliards économisés aujourd'hui sur l'aide internationale. L'épidémie d'Ebola en RDC en donne déjà un aperçu ». Alors, certes, poursuit le site panafricain, « l'Afrique ne peut éternellement dépendre de Washington, de Bruxelles ou de Genève pour financer sa sécurité sanitaire. Elle doit encore bâtir des systèmes de santé plus solides, mieux financés et capables de répondre rapidement aux éventuelles menaces. Or, on en est loin. Mais prétendre que cette transition peut se faire alors que les financements internationaux ont été coupés net, c'est comme démonter des digues en arguant que la tempête n'a pas encore éclaté ».
Un appel trop con que même Martin n'avait pas prévu aujourd'hui : il pensait appeler un chauffeur-livreur, puisqu'il avait récupéré ses coordonnées sur un annuaire professionnel (les pages jaunes pour ne pas les citer). Mais pas de bol, erreur : ce sont les coordonnées d'un particulier qui n'est pas du tout livreur. A ce moment-là, deux options : soit on raccroche, soit on improvise. Étonnamment, Martin a choisi la deuxième solution
On entend souvent cette phrase fascinante : « Quand on regarde les étoiles, on voit peut-être des astres déjà morts. » L'idée est séduisante, presque poétique. Après tout, la lumière met parfois des centaines, voire des milliers d'années à nous parvenir. Donc si une étoile a explosé entre-temps, nous continuerions à la voir jusqu'à ce que sa dernière lumière cesse d'arriver sur Terre.Mais en réalité, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la plupart des étoiles visibles à l'œil nu dans le ciel nocturne sont probablement encore bien vivantes. C'est ce qu'ont rappelé plusieurs astronomes en s'appuyant sur des estimations scientifiques des distances et de la durée de vie des étoiles.Le raisonnement est assez simple. Pour qu'une étoile que nous voyons aujourd'hui soit déjà morte, deux conditions doivent être réunies. D'abord, elle doit être suffisamment éloignée pour que sa lumière mette très longtemps à nous parvenir. Ensuite, elle doit avoir une durée de vie relativement courte, ce qui concerne surtout les étoiles très massives.Or, les étoiles visibles à l'œil nu sont, pour la plupart, relativement proches à l'échelle de la galaxie. Dans un ciel très sombre, un humain peut distinguer environ 6 000 étoiles. Mais parmi elles, seule une petite poignée se trouve à des distances suffisamment grandes pour qu'un décalage temporel important existe réellement.Des analyses astronomiques ont montré qu'à peine une douzaine d'étoiles visibles remplissent les conditions nécessaires pour être potentiellement déjà mortes aujourd'hui. Cela représente une fraction minuscule du ciel visible.Prenons un exemple célèbre : Betelgeuse. Cette immense étoile rouge située dans la constellation d'Orion se trouve à environ 640 années-lumière de nous. Cela signifie que nous la voyons telle qu'elle était au XIVe siècle. Comme elle approche probablement de la fin de sa vie, certains astronomes pensent qu'elle pourrait déjà avoir explosé en supernova… sans que nous le sachions encore. Mais même dans ce cas spectaculaire, nous ne verrions l'explosion que lorsque sa lumière atteindrait enfin la Terre.En revanche, beaucoup d'étoiles très brillantes de notre ciel, comme Sirius, sont relativement proches. Sirius n'est qu'à environ 8,6 années-lumière. À cette distance, il est extrêmement improbable qu'elle soit déjà morte sans que nous le sachions.Cette réalité rappelle quelque chose de fascinant : regarder le ciel, c'est effectivement regarder dans le passé… mais souvent dans un passé relativement récent. Le cosmos joue avec le temps, certes, mais les étoiles qui illuminent nos nuits ne sont pas pour autant des fantômes stellaires. La grande majorité d'entre elles brillent encore bel et bien aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 21 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
Le dernier chapitre de la vie de Sissi est l'un des plus violents de ce roman, alors même qu'elle venait se reposer sur les bords du Lac Léman.