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La réalisation de la promesse divineComprendre le Coran #12Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 27 mai 2026____________________________________________
La rétribution justeComprendre le Coran #11Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 20 mai 2026____________________________________________
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Deux mois et demi de conflit, un cessez-le-feu fragile, le détroit d'Ormuz bloqué, le commerce mondial perturbé, le pétrole toujours au plus haut, des négociations au point mort… Et un Donald Trump qui menace encore et toujours. Le président américain a prévenu dimanche soir : « Pour l'Iran, le temps presse, et ils feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux. » « Comment terminer le travail en Iran ? » : c'est le titre d'une tribune d'un expert militaire, Seth Cropsey, publiée dans le Wall Street Journal, qui propose une solution radicale. D'après lui, « si le régime de Téhéran refuse de capituler, alors Donald Trump devra déployer tout l'arsenal de la puissance américaine : (…) avec des frappes d'envergure menées par l'aviation américaine et israélienne contre les infrastructures iraniennes de communication, de transport et sur les industries restantes. Mais aussi des frappes aériennes contre les installations pétrolières et nucléaires de l'Iran. (…) L'objectif de Donald Trump ne devrait pas être d'intimider les Iraniens, affirme encore cet expert dans le Wall Street Journal. Il devrait plutôt être de démontrer que les États-Unis sont prêts à s'engager dans une confrontation décisive qui brisera l'État iranien sur les plans économique et politique ». À lire aussiD'après la presse américaine, l'Iran aurait conservé 70% environ de ses capacités balistiques Minab, ville martyre Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution ? La guerre va-t-elle redémarrer ? Va-t-on vers une reprise des bombardements ? Les prochains jours nous le diront. En attendant, le régime iranien fourbit ses armes et la population, résignée, pleure ses morts. Le Temps à Genève nous propose un reportage exclusif à Minab, cette ville du sud du pays, sur les bords du détroit d'Ormuz. Minab « devenue le symbole de la souffrance des Iraniens soumis aux bombardements d'Israël et des États-Unis ». Minab, où « à peine une heure après le début des premiers bombardements le samedi 28 février, un missile américain Tomahawk s'est écrasé sur l'école primaire. 182 personnes ont été pulvérisées. Dont 168 enfants âgés de 7 à 12 ans, des fillettes en majorité ». Depuis, rapporte le quotidien suisse, « les familles continuent de se recueillir toutes les nuits sur les tombes de leurs enfants. Au cimetière, les parents arrosent abondamment les sépultures ; craignant que la poussière qui s'y dépose marque le début d'une forme d'oubli. Des pères et mères embrassent les portraits gravés sur les pierres tombales. D'autres étendent un morceau de tissu ou un petit tapis à proximité, s'y assoient puis prient, récitant les versets du Coran les plus réconfortants ». Pourquoi les Américains ont-ils frappé cette école ? Réponse du Temps : « L'agence Reuters et le New York Times ont révélé que l'armée américaine menait ce jour-là des frappes contre une installation voisine du Corps des gardiens de la révolution islamique. Mais les coordonnées de la cible, qui dataient de 2013, étaient obsolètes. (…) Si le lien entre l'intelligence artificielle et ce drame n'a pas été établi formellement, pointe encore le quotidien suisse, beaucoup d'experts internationaux estiment que la généralisation de son usage dans la guerre pourrait multiplier ce genre de tragédies. » À lire aussiIran: zones d'ombre et infox autour du bombardement de l'école de Minab Ukraine : les stations-service, îlots de normalité… Autre guerre, mais mêmes souffrances : Le Monde à Paris nous emmène près du front ukrainien, à Pavlohrad dans l'est du pays. Plus précisément à la station-service Okko : « Pour les soldats qui partent au combat et pour ceux qui en reviennent, ce lieu est devenu un îlot de normalité et un creuset social, où civils et militaires se ravitaillent et se détendent autour d'un café chaud ou d'un hot-dog gratuit. » Un établissement sous la menace constante des drones russes, pointe l'envoyé spécial du journal. Une autre station-service, dans le Donbass, « avait été détruite il y a tout juste un an, le 28 mai 2025, par une frappe russe. La nouvelle avait alors fait les gros titres en Ukraine, tant son destin résumait la résilience ukrainienne face à l'agression russe. L'équipe de la station-service continuait à servir les clients malgré l'intensité des bombardements, qui avait alors déjà ravagé une bonne moitié de la ville voisine. (…) Un temps, poursuit Le Monde, la chaîne Okko, qui possède plus de 400 stations-service dans le pays, a envisagé de fermer les stations proches du front. “Nous les maintenons, assure le vice-président de la compagnie, parce qu'elles sont cruciales tant pour les militaires que pour les civils. D'ailleurs, notre personnel veut continuer à travailler. Ils considèrent qu'ils servent ainsi l'armée et le pays“ ». À lire aussiUkraine: nouvelle attaque russe massive, Kiev et ses infrastructures visées
Comment bien vivre les épreuves ici-bas ?Comprendre le Coran #10Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 13 mai 2026____________________________________________
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Cette règle, qui peut sembler étrange dans un monde où l'économie moderne repose largement sur les banques et les crédits, est au cœur de la loi islamique depuis des siècles.Dans cette religion, l'intérêt sur un prêt porte un nom : le “riba”. Or le riba est explicitement condamné dans le Coran. Pourquoi ? Et bien, l'idée de base est relativement simple : gagner de l'argent simplement grâce au temps qui passe, sans prendre de risque réel ni produire de richesse concrète, est considéré comme injuste.Et là, il faut revenir à une question fondamentale : qu'est-ce qu'un échange équitable ?Dans la vision économique classique moderne, lorsqu'une banque prête de l'argent, elle facture des intérêts en échange du service rendu et du risque pris. Mais dans la tradition islamique, le problème est que le prêteur obtient un gain garanti, même si l'emprunteur rencontre des difficultés ou échoue dans son projet. Le risque pèse donc principalement sur celui qui emprunte.Or, dans la pensée islamique, le profit devrait être lié à une prise de risque partagée et à une activité économique réelle. Autrement dit : gagner de l'argent doit normalement impliquer de participer aux incertitudes du commerce, de l'investissement ou de la production.C'est pourquoi la finance islamique préfère des mécanismes différents du crédit classique.Par exemple, au lieu de prêter de l'argent avec intérêt pour acheter une maison, une banque islamique peut acheter elle-même le bien puis le revendre progressivement au client avec une marge connue à l'avance. Dans d'autres cas, la banque devient partenaire d'un projet et partage à la fois les profits… et les pertes.Et puis, cette philosophie s'explique aussi historiquement. Dans de nombreuses sociétés anciennes, les prêts à intérêt pouvaient entraîner des spirales de dettes dramatiques. Certains paysans perdaient leurs terres ou devenaient quasiment esclaves de leurs créanciers. La méfiance envers l'usure existait d'ailleurs aussi dans le christianisme médiéval et dans certaines traditions juives.Mais attention : la finance islamique moderne reste très débattue. Certains économistes estiment que certains montages financiers islamiques ressemblent fortement à des crédits classiques déguisés. D'autres considèrent au contraire que ce système offre une approche plus éthique et plus stable de la finance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Que sait-on du Prophète de l'islam Muhammad, Mahomet dans sa forme francisée ? Sa biographie factuelle pourrait tenir en une page, mais la profusion des écrits sur sa vie rend impossible une seule histoire. Le Mahomet des historiens, un ouvrage colossal de 2 000 pages, présente une grande pluralité des récits sur Mahomet, avec toutes ses contradictions. Qui était le Prophète Mahomet ? Comment dresser un portrait du prophète de l'islam tant les sources sont nombreuses et contradictoires ou complémentaires ? C'est une enquête passionnante que nous propose un ouvrage colossal de plus de 2 000 pages, Le Mahomet des historiens, paru aux éditions du Cerf, qui réunit 50 spécialistes de l'islam dans le monde et offre des regards croisés sur le fondateur de l'islam. Un ouvrage qui présente la très grande diversité de l'islam dans sa manière de représenter le Prophète. Religions du Monde reçoit les deux historiens qui ont supervisé cet ouvrage : Invité en studio : Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'EPHE où il a occupé la chaire en islamologie, président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, qui travaille depuis plus de 40 ans sur les origines de l'islam, a publié de nombreux ouvrages dont Le Coran silencieux et le Coran parlant (CNRS Éditions 2020), La Preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXᵉ-Xᵉ siècle (Éditions du Cerf, 2019) et avait déjà codirigé en 2019 Le Coran des historiens (Éditions du Cerf). En duplex depuis ICI Nantes : John Tolan, historien franco-américain spécialiste des contacts culturels et religieux entre les mondes arabe et latin au Moyen Âge, professeur d'histoire à l'université de Nantes. Ses travaux portent en particulier sur la manière dont les chrétiens européens ont perçu et représenté l'islam et son prophète à travers les siècles. Il a publié Mahomet l'Européen ou encore Nouvelle histoire de l'islam. Il dirige également le programme européen The European Qur'an, qui étudie l'influence du texte sacré de l'islam dans l'histoire européenne entre 1150 et 1850. Ce programme a abouti à la publication du Coran européen (Hermann, 2025).
Que sait-on du Prophète de l'islam Muhammad, Mahomet dans sa forme francisée ? Sa biographie factuelle pourrait tenir en une page, mais la profusion des écrits sur sa vie rend impossible une seule histoire. Le Mahomet des historiens, un ouvrage colossal de 2 000 pages, présente une grande pluralité des récits sur Mahomet, avec toutes ses contradictions. Qui était le Prophète Mahomet ? Comment dresser un portrait du prophète de l'islam tant les sources sont nombreuses et contradictoires ou complémentaires ? C'est une enquête passionnante que nous propose un ouvrage colossal de plus de 2 000 pages, Le Mahomet des historiens, paru aux éditions du Cerf, qui réunit 50 spécialistes de l'islam dans le monde et offre des regards croisés sur le fondateur de l'islam. Un ouvrage qui présente la très grande diversité de l'islam dans sa manière de représenter le Prophète. Religions du Monde reçoit les deux historiens qui ont supervisé cet ouvrage : Invité en studio : Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'EPHE où il a occupé la chaire en islamologie, président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, qui travaille depuis plus de 40 ans sur les origines de l'islam, a publié de nombreux ouvrages dont Le Coran silencieux et le Coran parlant (CNRS Éditions 2020), La Preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXᵉ-Xᵉ siècle (Éditions du Cerf, 2019) et avait déjà codirigé en 2019 Le Coran des historiens (Éditions du Cerf). En duplex depuis ICI Nantes : John Tolan, historien franco-américain spécialiste des contacts culturels et religieux entre les mondes arabe et latin au Moyen Âge, professeur d'histoire à l'université de Nantes. Ses travaux portent en particulier sur la manière dont les chrétiens européens ont perçu et représenté l'islam et son prophète à travers les siècles. Il a publié Mahomet l'Européen ou encore Nouvelle histoire de l'islam. Il dirige également le programme européen The European Qur'an, qui étudie l'influence du texte sacré de l'islam dans l'histoire européenne entre 1150 et 1850. Ce programme a abouti à la publication du Coran européen (Hermann, 2025).
L'amour d'Allah basé sur Sa connaissanceComprendre le Coran #9Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 6 mai 2026____________________________________________
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Dans cet passage Cheikh Bachir met en lumière la grandeur spirituelle du Cheikh, caractérisée par une patience exceptionnelle, une totale confiance en Dieu et une profonde reconnaissance, même dans l'épreuve de l'exil. À travers ses vers, il exprime son détachement des ennemis, son pardon, et son orientation exclusive vers Dieu. Animé par l'amour divin, il transforme les difficultés en bienfaits, s'abandonne entièrement à la volonté divine et incarne les plus hauts degrés de la foi, de la satisfaction et de la gratitude. Son exemple illustre une spiritualité élevée fondée sur le repentir sincère, la constance dans l'adoration et l'attachement au Coran et au Prophète (PSL).
Au delà de la raison, la foiComprendre le Coran #8Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 29 avril 2026____________________________________________
La raison pour laquelle les musulmans ne boivent pas d'alcool est à la fois religieuse, historique et sociale. Elle s'appuie principalement sur les textes fondateurs de l'Islam, en particulier le Coran.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'interdiction n'a pas été immédiate. Au début de la prédication du prophète Muhammad, l'alcool faisait partie des habitudes culturelles en Arabie. Le Coran adopte donc une approche progressive. Dans un premier temps, il reconnaît que l'alcool peut avoir des aspects positifs, mais souligne que ses méfaits sont supérieurs à ses bénéfices. Ensuite, un autre verset déconseille de prier en état d'ivresse, ce qui limite déjà fortement sa consommation. Enfin, une interdiction claire est formulée : le vin et les jeux de hasard sont qualifiés “d'abominations” à éviter.Pourquoi une telle interdiction ? La première raison est liée à la préservation de l'esprit. Dans la pensée islamique, la raison est considérée comme un bien précieux, qu'il faut protéger. L'alcool altère le jugement, diminue le contrôle de soi et peut conduire à des comportements dangereux ou immoraux. Interdire l'alcool, c'est donc protéger la capacité de discernement.La deuxième raison est sociale. L'alcool est souvent associé à des conflits, des violences ou des comportements à risque. Dans une société où la cohésion du groupe est essentielle, limiter ces risques est une priorité. L'interdiction vise donc aussi à préserver l'ordre social et les relations entre individus.Il y a également une dimension spirituelle. En islam, le croyant est invité à être pleinement conscient de ses actes, notamment dans sa relation à Dieu. L'ivresse est perçue comme un état qui éloigne de cette conscience, et donc de la pratique religieuse.Enfin, cette règle s'inscrit dans un cadre plus large, celui des interdits alimentaires appelés “haram”. Comme pour le porc, il ne s'agit pas uniquement d'une question de santé ou de morale, mais d'une obéissance à une prescription divine. Le respect de cette interdiction devient alors un acte de foi.Il est important de préciser que, dans la pratique, tous les musulmans ne respectent pas cette règle de la même manière. Mais dans les textes et la tradition, la position est claire : l'alcool est interdit car il altère l'esprit, perturbe la société et éloigne de la conscience spirituelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'intelligence du cœurComprendre le Coran #7Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 22 avril 2026____________________________________________
Sarah (pseudo) fait partie, comme moi, du groupe de parole "Les Transgressives", que l'autrice Rahma Adjadj a créé après la sortie de son livre "Nous les transgressives. Ces jeunes Françaises d'origine maghrébine qui s'affranchissent des tabous" (éditions les Arènes). Je l'avais reçue dans l'épisode 56 (lien ci-dessous). Après les deux premiers bonus consacrés aux tatouages, où je n'avais eu que des personnes pour lesquelles, le tatouage n'était pas du tout un problème pour leur famille, y compris les personnes racisées interviewées, j'ai eu envie d'interviewer Myriam "Mayasanaa" (épisode précédent), femme marocaine, experte du sujet.Et j'ai bien sûr proposé aux membres des Transgressives de participer, dans les limites de ce qu'elles voulaient et pouvaient en dire. Merci à Sarah pour son témoignage. J'espère que ça donnera de la force à d'autres personnes. Et de mon côté, je vais continuer ma réflexion, car comme indiqué dans le bonus 2 (lien ci-dessous), j'adorerais en avoir un, mais je ne veux pas décevoir, attrister ma mère, alors je ne le fais pas. Et vous ? Avez-vous transgressé des interdits familiaux ou sociétaux ?Bonne écoute !En photo, le tatouage, par Jean Le Roux, qui a inspiré Sarah pour se lancer et se faire tatouer à Londres : https://www.instagram.com/jeanleroux/ Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre) Single Jungle Ep.56 avec Rahma Adjadj https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-56-rahma-adjadj-nous-les-transgressives-ces-jeunes-francaises-dorigine-maghrebine-qui-saffranchissent-des-tabousRésumé de son livre : "Ces jeunes Françaises d'origine maghrébine qui s'affranchissent des tabousÉmancipées, diplômées et féministes, de nombreuses jeunes femmes d'origine maghrébine dissimulent leur vie sentimentale à leur famille pour pouvoir aimer un homme blanc, non musulman. Écartelées entre désir d'affranchissement et injonctions familiales, elles mènent une double vie construite sur le mensonge : vacances inventées, photos cachées, traces effacées.À 27 ans, Rahma Adjadj, journaliste, appartient à cette génération lassée de mentir. Elle s'interroge sur ce qui la pousse à protéger ses parents de sa vérité inavouable et découvre une histoire familiale lestée de souffrances. Elle sonde aussi ses propres tabous : le racisme intériorisé, le rejet de sa culture et des hommes maghrébins.Avec ce livre, elle se révèle telle qu'elle est : une transgressive. Un témoignage fondamental pour toutes celles qui, déchirées, ne veulent plus se taire." Vidéo de Jamal Ouazzani de Jins Podcast : les tatouages ne sont pas interdits dans le Coran https://www.instagram.com/p/DUlb22CjLYS/ Single Ep.132 Myriam Laabidi "Mayasanaa" - Féminisme décolonial, se réapprorier nos cultures ancestrales https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-132-myriam-laabidi-mayasanaa-feminisme-decolonial-se-reapprorier-nos-cultures-ancestrales Single Jungle Bonus tatouage 1 avec Florence Bénard (BullesdeFlo), Anaïs Orsini, Alexandra (Alexandriane) Ludovic Etienne, Lucile Bellan, Thomas Messias, Benjamin Saeptem Hours https://singlejungle.lepodcast.fr/bonus-de-lep-point-119-le-tatouage-vu-par-les-personnes-tatouees et bonus 2 avec Marc Gibaja, Marie (Petrichor), Murielle et Damien Jodeau, https://singlejungle.lepodcast.fr/bonus-tatouages-n-degres-2-comme-avoir-un-nouveau-corps-autre-que-celui-qui-a-ete-rejete-point-point-point Single Jungle avec un tatoueur, Thomas L'amiral, ex-chanteur du groupe de métal "AqME" https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-119-thomas-lamiral-tatoueur-ex-chanteur-du-groupe-metal-aqme AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Témoignage envoyé par Sarah, qu'elle a enregistré par ses propres moyens, à distance, en mars 2026Montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterÇa t'arrive de pleurer sans savoir pourquoi ? D'avoir un vide au fond de toi même quand ta vie va objectivement bien ? Dans cet épisode, on explore ce que l'islam dit sur cette sensation que beaucoup vivent sans jamais l'entendre nommée.On reste connectés
Est-ce qu'il t'arrive de regarder ta vie et de te dire que tout va bien mais qu'il manque quelque chose ?Dans cet épisode, on parle de ce vide intérieur que beaucoup ressentent sans vraiment savoir l'expliquer. À la lumière du Coran, on va comprendre ensemble pourquoi ce vide existe, pourquoi il revient même quand tout va bien et surtout pourquoi les solutions que l'on nous propose aujourd'hui ne suffisent pas.Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterOn reste connectés
Le facteur circonstanciel de la révélationComprendre le Coran #6Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 15 avril 2026____________________________________________
Ce passage expose la profondeur spirituelle de Cheikhoul Khadim et son cheminement vers Dieu à travers l'obéissance, le repentir et l'attachement total au Prophète PSL.Il montre que sa voie reposait essentiellement sur le Coran, la Sunna et la purification intérieure, et non sur une dépendance aveugle aux maîtres spirituels, même s'il leur reconnut toujours leurs droits.Le poème cité par Cheikh M. Bachir révèle que Serigne Touba fonda sa vie sur la crainte de Dieu, la reconnaissance de Ses bienfaits, et l'amour du Prophète PSL, qu'il considérait comme son véritable guide.L'auteur explique également que le repentir du Cheikh n'était pas lié à un péché, mais à une quête de perfection et de proximité divine. Son chemin fut marqué par l'effort, la sincérité, la patience et la recherche constante de la lumière spirituelle, jusqu'à atteindre un degré de réalisation où le Coran devint son unique wird et le Prophète PSL son guide direct.Enfin, le récit insiste sur le fait que ce parcours spirituel n'était pas une rupture avec les maîtres, mais l'aboutissement d'une fidélité profonde à l'essence même de leur enseignement : la sincérité envers Dieu, l'obéissance au Prophète et la quête de la perfection intérieure.
Pourquoi tu reviens toujours au même péché ?C'est un mécanisme et le Coran l'a compris bien avant les neurosciences. Dans cet épisode, on explore le cycle de la rechute, ce qu'Allah dit vraiment sur ceux qui tombent et reviennent et les clés concrètes pour commencer à briser ce cycle.Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterOn reste connectés
Cheikh Bachir explique ici que la vision du Prophète PSL avait pour but de renforcer l'amour de Cheikhoul Khadim, car la proximité directe renforce la certitude plus que la simple foi intellectuelle. Comme dans le récit rapporté par al-Qushayrî, celui qui voit sans encore atteindre ressent une douleur plus profonde, mais aussi un désir spirituel plus intense, signe d'une élection divine.Le Cheikh fut ainsi élevé progressivement : il vit d'abord le Prophète derrière un voile, puis sans voile, ce qui le plongea dans une lumière spirituelle exceptionnelle. Cette vision marqua une étape décisive de son cheminement.Concernant les wird (litanies spirituelles), le texte explique qu'il n'y a pas contradiction dans leur usage. Le Cheikh commença par le wird qâdirî comme débutant, puis pratiqua d'autres wird après son éveil spirituel. Ces pratiques n'étaient pas des fins en soi, mais des moyens éducatifs et dévotionnels, respectant les règles de la voie et les maîtres qui les transmettaient.Après sa rencontre directe avec le Prophète ﷺ, il ne pratiqua plus les wird par nécessité spirituelle, mais par respect, discipline et fidélité à la Sunna. Finalement, le Prophète lui désigna le Coran comme wird éternel et les actes de l'islam comme nourriture spirituelle suffisante.Le texte conclut que le Cheikh atteignit les plus hauts degrés par une détermination exceptionnelle, une ascèse sincère et un effort constant, jusqu'à atteindre la plénitude spirituelle et la proximité divine.
La raison au service de la foiComprendre le Coran #5Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 8 avril 2026____________________________________________
La ville d'Harar, dans l'est de l'Éthiopie, n'a été rattachée à l'empire de Ménélik II qu'en 1886. Elle a été tour à tour émirat indépendant ou rattaché à l'Égypte. Des siècles d'histoire qui ont laissé à la ville un immense héritage islamique. De notre correspondante à Addis Abeba, Ce vendredi matin, l'appel à la prière résonne à Jugol, nom donnée à la vieille ville d'Harar en Éthiopie. Des dizaines de personnes entrent dans la petite mosquée bleue et blanche Aw Ansar. Construite en 1881, lorsque Harar était sous administration égyptienne, elle peut accueillir près de 40 fidèles. Harar est la quatrième ville sainte de l'islam dans le monde, explique Yimaj Bule, historien spécialiste du patrimoine harari : « Même si ce titre n'est pas officiel en théologie islamique, c'est une sorte de titre honorifique. Il s'appuie sur l'importance historique, religieuse et architecturale extraordinaire de la ville. Vous savez, Harar abrite l'une des plus fortes concentrations de structures islamiques au monde. Sur quelques kilomètres carrés, la ville compte par exemple plus de 80 mosquées. » Un exemplaire du Coran datant de 1 200 ans Ce patrimoine islamique se retrouve aussi dans les milliers de manuscrits anciens dont dispose la ville. Elias Bule est chargé de leur préservation au sein du musée privé Al Sharif : « Plus de 1 400 manuscrits sont rassemblés à Harar. Le plus ancien manuscrit est un exemplaire du Coran qui date de 1 200 ans. Le deuxième a plus de 700 ans. Ils ont la plus belle écriture jamais vue. Cela fait partie de notre histoire. Il faut se souvenir du passé, de comment vivaient les gens à cette époque. » Le musée conserve de nombreux exemplaires anciens du Coran, mais aussi des recueils de prières de tradition soufie. Les pages jaunies par le temps sont recouvertes de calligraphies arabes noires et rouges. Mais pour Yimaj Bule, ce patrimoine est en danger : « De nombreux manuscrits sont détenus par des particuliers : c'est une mine d'or intellectuelle inexploitée et inaccessible. Alors oui, nous risquons de les perdre, car ces personnes n'ont pas les connaissances nécessaires en matière de conservation et de restauration. Pour promouvoir véritablement ce patrimoine, nous devons aller au-delà de leur simple publication, et commencer à les traiter comme des ressources académiques qui mettent en lumière le rôle historique de Harar en tant que centre mondial de la culture islamique. » Pour préserver cette mémoire, la ville compte notamment sur le soutien de l'Unesco, qui l'a classée en 2006 au Patrimoine mondial de l'humanité. À lire aussiÉthiopie-Retour de Harar: à bord de la ligne de train financée par la Chine [1/3] À lire aussiÉthiopie: à Harar, le musée Rimbaud raconte l'autre vie de l'écrivain [2/3]
Tu n'arrives plus à te concentrer ?Dans ta prière, dans ta lecture du Coran, dans ton apprentissage,ton esprit part ailleurs sans que tu puisses le retenir.C'est quelque chose que le Coran a anticipé bien avant les neurosciences.☞ Quiz gratuit — Découvre ton profil apprenante en arabe classique : https://hafidhcoranacademie.systeme.io/cee5a098On reste connectés
Pour que la lecture du Coran soit profitableComprendre le Coran #4Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 1er avril 2026____________________________________________
À l'occasion de Laylat al-Qadr (la Nuit de la Valeur), Eric Geoffroy nous glissera quelques mots sur cette nuit d'exception, en introduction à la veillée spirituelle. Pour animer cette soirée particulière, nous avons convié l'artiste soufi d'origine albanaise, Enris Qinamî. Il nous offrira un moment de samâ' (poèmes spirituels chantés) et de dhikr (invocation des noms divins), accompagné de son luth sharqi, instrument emblématique de la musique traditionnelle et spirituelle des Balkans. Ces notes empreintes de nostalgie se marieront subtilement avec les poèmes des Maîtres de la Voie, qu'Enris interprétera avec toute sa foi, profonde et inspirée, afin de nous faire ressentir le parfum des âmes subjuguées par le Divin. Enris Qinamî, chanteur et musicien soufi d'origine albanaise, vit en France. Il est diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Tirana (Albanie) en écriture musicale, du Conservatoire de Paris en guitare classique, et diplômé d'État du Cefedem (centre de formation des enseignants de la musique) d'Île-de-France. Il mène depuis une vingtaine d'années des recherches sur les musiques traditionnelles du bassin méditerranéen, avec un intérêt particulier pour les musiques soufies, notamment celles héritées de sa terre natale albanaise. Pour interpréter ce répertoire, il s'accompagne du luth sharqi, un instrument originaire d'Asie centrale et adopté dans l'Europe du Sud-Est à la suite de la conquête ottomane, à partir des 15e et 16e siècles. Enris Qinamî, se produit dans les festivals internationaux ainsi que dans des concerts publics et privés. Issu d'une famille de musiciens et de parfumeurs, il a été initié à la création de parfums naturels. Il a ainsi développé sa propre gamme, et transmet cette tradition à travers des ateliers de création de fragrances. https://youtube.com/@qinamienris?si=v33mlTbgy9HdZGYg https://www.radioorient.com/enris-qinami-la-musique-comme-parfum-du-monde Laylat al-Qadr Dans la Tradition musulmane, Laylat al-Qadr, « la Nuit de la Valeur », est une nuit d'exception durant laquelle Dieu détermine les possibilités de Sa création. Elle correspond à la 27e nuit du mois de Ramadan. « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Certes, Nous l'avons fait descendre (le Coran) pendant la Nuit de la Valeur. Et qu'est-ce qui te fera comprendre ce qu'est la Nuit de la Valeur ? La Nuit de la Valeur est supérieure à mille mois. En son heure, les Anges et l'Esprit descendent chargés de tous les décrets avec l'agrément de leur Seigneur. Paix elle est, jusqu'aux lueurs de l'aube. » (Coran, sourate 97) Cette nuit est sainte et bénie : elle correspond à la révélation coranique faite au prophète Muhammad ﷺ, en l'année 610. L'Archange Gabriel y reçut l'ordre de faire « descendre » tout le Coran. Cette révélation coranique globale trouve ensuite son corollaire dans une révélation coranique « en diffusion étoilée » ou « étoile après étoile » (tanjîm), c'est-à-dire tout au long des dernières vingt-trois années de la vie du Prophète. Outre cette référence à l'histoire de la révélation, cette nuit est intimement liée au thème du pardon. Le croyant et la croyante sont conviés à demander pardon à Dieu, à travers ces paroles que la Tradition prophétique a transmises : « Ô Seigneur, Tu es le Tout-Pardonnant et Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi » اَللّهُمَّ إِنَّكَ عَفُوُّ تُحِبُّ الْعَفْوَ فَاعْفُ عَنِّي Vous pouvez retrouvez le support de la veillée sur ce lien: https://consciencesoufie.com/wp-content/uploads/2026/03/CS_Veillee-spirituelle_20260315_Le-parfum-de-lame-Enris-Qinami.pdf Pour plus d'informations visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
Intervention du Dimanche 15 mars 2026 de Madame Nûr Artiran CYCLE : Ramadan 2026 Afin de vivifier le mois de Ramadan 2026 / 1447 de l'Hégire, Conscience Soufie reprend la thématique générale du Coran choisie en 2025, tant les enseignements et les échanges ont été féconds. Cette année, notre programmation s'est ouverte encore plus largement aux femmes. Une manière de prolonger un précédent cycle sur Les femmes soufies et la sainteté au féminin ! Ainsi, semaine après semaine, des femmes d'exception nous feront l'honneur de nous partager leurs recherches et leurs connaissances, leurs inspirations et leurs dévoilements. Nous leur exprimons toute notre gratitude. Le Coran est une guidance inépuisable, un Livre qui se révèle à tout instant à chacun. Le Coran, dans la sourate Al-Rahman, verset 29, nous dit : ﴾ يَسْأَلُهُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ كُلَّ يَوْمٍ هُوَ فِي شَأْنٍ ﴿ Ceux qui sont dans les cieux et la terre L'implorent. À chaque instant, Il est à l'œuvre. En vous souhaitant à tous un mois de Ramadan béni et fructueux, à la saveur renouvelée à chaque instant ! ! رمضان مبارك كريم L'être humain et le Coran Rûmî disait que même s'il ne restait qu'une seule personne sur Terre, il y aurait toujours Moïse et Pharaon. C'est pour cette raison qu'il est important de ne pas percevoir les récits des prophètes citées dans le Coran comme des légendes anciennes, mais de les envisager tel un reflet de notre propre histoire. Il arrivera un moment où chaque individu devra traverser ce qu'ont enduré les prophètes et leurs communautés. C'est là une vérité indéniable : tous les versets du Coran et les histoires qu'il renferme nous parlent de nous-mêmes. Au cours de son entretien spirituel sur « L'être humain et le Coran », Madame Nur Artiran se consacrera à la démonstration de cette réalité. Dans son livre Maqâlât, Shams de Tabriz affirmait : « L'homme intelligent doit être capable de percevoir et de comprendre Moïse, Jésus, Abraham, Noé, Ève, Assiya, Khidr, Élie, Pharaon, Nemrod et d'autres figures dans sa propre existence. » Muhyiddin Ibn Arabi soutenait également : « Les récits, les exemples, les sagesses et les commandements contenus dans le Coran doivent être interprétés comme étant en rapport avec l'âme humaine. Parce que tout ce qui est présent dans l'univers externe se retrouve également à l'intérieur de l'être humain. Si tu n'explores pas et ne ressens pas ces vérités en toi-même, quel intérêt y aurait-il à connaître les récits d'Adam, d'Iblis, de Moïse ou de Pharaon dans le Coran ? » Madame Nur Artıran est une experte de l'œuvre du grand mystique Mevlânâ Jalâluddîn Rûmî. Elle est la présidente fondatrice de la Rumi et Şefik Can Fondation (Şefik Can Uluslararası Mevlânâ Eğitim ve Kültür Vakfı). Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur l'amour selon Rûmî et dans la Voie soufie mevlevie. Quelques-uns de ses ouvrages en turc – La Porte de Nûn (Nun Kapısı), un commentaire de sagesses transmises par les grands noms de la sainteté en islam et Tahûrâ, un recueil d'interviews – ont été traduits en français et seront publiés prochainement, à l'instar de Rûmî – L'épreuve de l'amour , paru en 2020 aux Éditions Bayard. Pour plus d'informations : http://laportedenur.org/Rumi-epreuve-amour/ Pour plus d'informations visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
C'est un lieu très rare dans le monde musulman. Alors que les mosquées sont essentiellement fréquentées par les hommes et que les espaces pour les femmes y sont souvent réduits en surface, le Qatar a décidé de bousculer la donne. À Doha, la capitale, une mosquée pour femmes a été ouverte il y a deux ans. Au-delà du lieu de prières, cette mosquée souhaite aussi questionner les mentalités et rappeler que la moitié des fidèles sont des femmes. RFI a obtenu l'autorisation de visiter cette mosquée pas comme les autres. De notre envoyée spéciale à Doha, Assise à même le sol, Lamia El Kamel semble absorbée par sa psalmodie des versets du Coran. Cette Soudanaise avoue qu'elle n'était pas habituée à fréquenter les mosquées avant de découvrir ce lieu réservé aux femmes. « Dans une mosquée pour femmes, tu te sens à l'aise. Tu t'assois comme tu veux. Tu n'es pas dans le contrôle. Quand tu es dans une mosquée pour femmes, tu as l'impression qu'il n'y a que toi et Dieu. La société est loin », confie-t-elle. Ce lieu de culte, d'une superficie de 4 600m², se distingue par son design contemporain. Conçue par un duo d'architectes new-yorkais très en vue, la mosquée Al Mujadilah a été voulue par Cheikha Moza, la mère de l'actuel émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani. Elle en a confié la direction à l'islamologue Sohaira Siddiqui, qui guide les visiteurs à travers ses espaces. « L'architecture de la mosquée est très féminine, non ? », lui demande-t-on. « Oui. Quand on conçoit une mosquée pour femmes, il y a des critères subtils à prendre en compte, vous savez. Les courbes, l'élégance, l'élévation, et je trouve que ce lieu incarne tous ces éléments », répond-elle. Nous sommes ici dans la salle de prière, qui peut accueillir jusqu'à 800 personnes. « On a aussi une bibliothèque. On y trouve par exemple ce livre : Les femmes, la famille et le divorce dans l'histoire de l'Islam. Autre livre ici : Introduction à la banque et à la finance islamiques. Ou encore : Les femmes, la science et la technologie. Certains ouvrages parlent de religion et d'autres sont juste centrés sur la femme », précise Sohaira Siddiqui. Le lieu comprend également des jardins, des terrasses et un café au design épuré, où l'on entend le bruit apaisant d'une machine à café. Le concept séduit Hajer Naïli, une Française travaillant dans l'humanitaire et de passage à Doha. Mug à la main, elle explique qu'entre deux sessions de travail, elle prend le temps de prier. « C'est juste agréable en tant que femme d'avoir un vis-à-vis sur l'imam, de pouvoir entendre le sermon sans avoir à être derrière une barrière, un rideau ou cachées », témoigne-t-elle. Avec ce lieu de culte, Sohaira Siddiqui espère secouer les mentalités. Pour amplifier son message, la mosquée a lancé son propre podcast. « Le premier épisode commence avec une phrase que les femmes musulmanes entendent fréquemment : "Il vaut mieux qu'elles prient à la maison." La question qu'on veut soulever, c'est : qu'est-ce que nos mosquées deviennent quand on part du principe que les femmes feraient mieux de prier chez elles ? On a oublié qu'il y a un milliard de femmes musulmanes dans le monde. Ce qui est énorme quand on y pense », souligne-t-elle. Tout sourire, Sohaira Siddiqui révèle avoir été approchée par plusieurs pays souhaitant s'inspirer de ce modèle. Une initiative qui pourrait bien essaimer au-delà des frontières du Qatar. À lire aussiMade in Qatar: comment Doha a privilégié la production locale agricole en prévision d'une guerre
Dans cet épisode, nous nous arrêtons sur un évènement qui va faire passer Youssouf alayhi salam d'une enfance encore préservée à une existence jalonnée d'épreuves, alors qu'il n'est encore qu'un enfant. Si cette série t'aide à mieux comprendre, aimer et méditer le Coran, abonne-toi à la chaîne pour ne pas manquer la suite de notre voyage dans Sourate Youssouf. Je découvre mon profil d'apprenante en arabe → https://tally.so/r/ZjJxv0 On reste connectés
Le français est la quatrième langue la plus parlée dans le monde, selon le rapport de l'OIF publié à l'occasion de la journée mondiale de la francophonie ce vendredi 20 mars. D'après l'organisation - qui utilise une nouvelle méthode de comptage -, 396 millions de personnes le parlent dans le monde, dont 65% en Afrique. Et selon les tendances, à l'horizon 2050, neuf locuteurs sur dix vivront sur le continent africain. Le français, langue en recul, institutionnelle, dans l'ombre des algorithmes ? Pas pour Nimrod. Le poète, romancier et essayiste né au Tchad, qui vit et travaille en France, est l'invité de RFI. RFI : Pour commencer, est-ce qu'il y a un mot en particulier que vous aimez dans la langue française ? Nimrod : Le mot « douceur ». L'attaque « dou », c'est un peu sombre, comme fermé. Et ça s'ouvre à la fin « ceur », « douceur ». Il y a comme un petit cheminement très très subtil, très très délicat. Et écrire, c'est ça, c'est faire en sorte que les mots s'accordent. Est-ce que vous êtes fier d'écrire en français ? C'est une question qui tombe sous le sens. J'ai toujours estimé qu'on écrit une langue parce qu'on l'aime, parce qu'on en est vraiment passionné. C'est la plus grande maîtresse qu'on aurait jamais. Je pourrais même dire que c'est ma première langue, alors que c'est une langue apprise à partir de l'âge de six ans. Mais ça a fait toute ma vie parce que tout ce que je peux dire de subtil, de plus secret, de plus grand, dans cette langue-là, je peux assurer mon identité. Vous avez déjà dit par le passé que c'est votre passeport cette langue française ? Oui, mais oui ! Et la francophonie alors ? Est-ce que ça a un sens pour vous ? Senghor disait : On parle de francophone, mais on ne parle pas d' « anglophonie ». Il dit que la francophonie, « c'est le français tel qu'il se parle dans le monde ». « Le français, Soleil », et il écrit soleil avec grand S, « qui brille hors de l'Hexagone ». Dans cette phrase, il y a vraiment tout. D'une certaine manière, il dépossède la France et il ne reconnaît le français que pour nous autres périphériques. Et donc la francophonie, oui, très bien, mais personne ne parle le francophone. Il y a un français tchadien, un français camerounais, un français sénégalais, mais c'est toujours le français. Ce n'est pas le francophone. Comment est-ce que vous percevez dans votre pays natal, le Tchad, le recul du français ou du français tchadien, comme vous venez de le dire, au profit de l'arabe de langue maternelle ? Je crains que ce soient des choses vraiment idéologiques, pour ne parler que du Tchad. De mon temps, dans les années 1980, avec la guerre, le français était à un bon niveau et l'école aussi était à un bon niveau. Aujourd'hui, c'est complètement catastrophique. Tout est déstructuré. On parle l'arabe, mais qui parle l'arabe ? Nous parlons un dialecte. C'est vrai, nous adorons notre arabe tchadien qui est une variante de l'arabe soudanais, mais ce n'est pas le grand arabe, l'arabe littéraire, l'arabe du Coran. Non, non, le français diminue parce que l'école est très très mauvaise. L'université est très très mauvaise. Et si nous voulons que nos langues deviennent « concurrentielles » – c'est d'ailleurs un très mauvais mot – ou du moins collaborent à d'autres grandes langues impériales, mais il faudra s'en donner les moyens. Et d'ailleurs, si le français ne tient pas la route, ça vient de quoi ? Ça vient de ce qu'il n'y a pas des industries culturelles qui vont avec. J'aurais bien voulu écrire dans ma langue maternelle. Mais si je l'écris, surtout que je viens d'un peuple de 15 000 âmes sur les 20 millions de Tchadiens... Purée ! Dans son dernier rapport, l'OIF, l'Organisation de la Francophonie, indique que la francophonie se trouve à un tournant stratégique de son histoire et indique que la survie d'une langue passe désormais aussi par son adaptation aux algorithmes. Sachant que très peu de contenus en ligne sont en français, 3,5 % selon l'OIF, c'est un enjeu. Y a-t-il vraiment une question de survie, selon vous ? Pas du tout. Ceux qui nous parlent d'algorithme, ils voient leur économie tout simplement. Ce n'est pas parce que nos référencements ne dépassent pas 3 % que ça nous enlève quelque existence que ce soit. Ça fait plus de 40 ans que je vis en exil, mais quand je reviens au Tchad, c'est toujours cette diversité qui s'embrasse, qui se traduit entre elle, qui « mouvoit ». Qui a jamais référencé tout cela ? Personne. Ce sont des idéologies économiques. Mais l'économie réelle, elle se fait ailleurs.
Ramadan Ep 16 - Apprendre les mots Importants du Coran ( Sourate Al Qari3a)www.minute-academy.com/offre
Dans cet épisode, nous nous arrêtons sur un poison du cœur aussi discret que destructeur : la jalousie.Une jalousie d'autant plus douloureuse qu'elle naît ici au sein même de la fratrie.Si cette série t'aide à mieux comprendre, aimer et méditer le Coran, abonne-toi à la chaîne pour ne pas manquer la suite de notre voyage dans Sourate Youssouf.On reste connectés
Des millions de fidèles vivent les dernières heures du ramadan à travers le monde. Au Sénégal, en cette année 2026, il coïncide avec le carême. L'occasion pour musulmans et chrétiens de partager l'expérience du jeûne et de se retrouver. L'occasion aussi de célébrer le modèle de tolérance religieuse souvent présenté comme une exception sénégalaise. De notre correspondante à Dakar, Le soleil se couche sur la capitale sénégalaise. Musulmans et catholiques se retrouvent dans un centre culturel. Ce soir, tous tiennent à rompre le jeûne ensemble. Des dattes, du café, de la viande sont prévus pour ce moment, même si ce rituel n'est pas programmé exactement à la même heure pour les deux confessions. « Les catholiques ont accepté de nous attendre pour qu'on fasse la rupture ensemble. Ici, c'est comme ça que ça se fait, c'est respectueux. En tant que musulman, bien sûr que ça me fait plaisir », confie un participant. « La Tabaski, la korité, Pâques, on les fait ensemble » Pour Ngakane Gning Diouf, cette scène n'a rien d'exceptionnel. Musulmane, elle vit avec un mari et des enfants catholiques. Chez elle, la coïncidence du ramadan et du carême cette année a permis de renforcer les liens familiaux. « J'ai des enfants très ancrés dans la religion catholique. Quand on prend la Bible et le Coran, il y a tellement de points de convergence. Et c'est sur ces points de convergence que j'ai l'habitude de discuter avec mes enfants, qui me poussent à croire plus au Tout-Puissant, mais aussi à raffermir les relations avec ma famille. Amen, lâche-t-elle en riant, en tant que musulmane ! » Une entente qui se vit au quotidien sur l'île de Gorée. Cheikh Ahmed Tidiane Dia est imam de la commune. « Nous, on le vit à Gorée. Nos fêtes – la Tabaski, la korité, Pâques –, on les fait ensemble. Dans une même maison, tu peux trouver des musulmans et des catholiques. C'est la réalité. » Le « radicalisme et le fondamentalisme » sont des « menaces rampantes » Des chants catholiques résonnent. S'il est important de faire vivre ce dialogue confessionnel, c'est aussi parce que les tensions sur fond religieux dans le monde et dans la région inquiètent. Préserver la cohésion entre les croyants au Sénégal, c'est la raison d'être de l'Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques à l'origine de ce rendez-vous. Pierre Sarr est un de ses membres fondateurs : « À nos frontières, il y a de plus en plus un radicalisme, un fondamentalisme : que ce soit Boko Haram au Nigeria, le Mali et un peu au Soudan... Cet environnement-là est une menace rampante, dont on ne parle pas si souvent, alors qu'elle prend de l'ampleur. C'est un danger qu'il ne faut pas ignorer. » Les Sénégalais se préparent désormais à vivre la korité. La fête marque la fin du ramadan pour les 95% de musulmans du pays et sera ouverte, comme chaque année, aux voisins et amis issus de la minorité chrétienne. À lire aussiTabaski en Afrique de l'Ouest: entre traditions, préparatifs et partage familial
Ramadan Ep 14 - Apprendre les mots Importants du Coran ( Sourate Al Humaza)www.minute-academy.com/offre
Dans cet épisode, nous nous arrêtons sur le tout début du récit : le moment où un enfant raconte un rêve à son père.Un rêve simple en apparence…mais qui contient déjà toute l'histoire de Youssouf عليه السلام.Si cette série t'aide à mieux comprendre et méditer le Coran, pense à t'abonner à la chaîne pour suivre les prochains épisodes autour de Sourate Youssouf.On reste connectés
Dans cet épisode, nous nous arrêtons sur une question essentielle :Pourquoi Allah a-t-Il révélé une sourate entière pour raconter l'histoire de Youssouf عليه السلام ?Contrairement aux autres récits du Coran, l'histoire de Youssouf est racontée du début à la fin dans une seule sourate, sans interruption. Allah Lui-même la qualifie de “la plus belle des histoires”.Mais ce récit n'est pas seulement une histoire et on va le découvrir dans cet épisode.On reste connectés
Dans cet épisode, je t'invite à commencer une nouvelle série spéciale Ramadan autour d'une sourate qu'Allah décrit comme la plus belle des histoires.Une histoire qui commence par un rêve… et qui traverse les épreuves, la patience et la sagesse.Dans cette introduction, je te propose d'entrer dans cette méditation et de découvrir comment nous allons revivre ensemble certains moments forts de cette sourate, âya après âya.Qu'Allah fasse de cette série une lumière pour ton cœur.On reste connectés
Ramadan Ep 13 - Apprendre les mots Importants du Coran ( Sourate Al Qadr)www.minute-academy.com/offre
« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe. Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes. À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal. « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. » Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».
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