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Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Jamal Ouazzani.Dans cet extrait, Jamal Ouazzani, créateur du podcast Jins, auteur, militant, évoque son enfance, la tristesse qu'il éprouvait mais aussi le sentiment qu'il était, d'une certaine manière, déjà queer.« Parce que la vérité est claire et le chemin vers la justice aussi. » Jamal Ouazzani prononce cette phrase, de sa voix calme, à la toute fin de cette interview. Vous allez adorer chaque étape de l'écoute, qui commence par « Al Hamdoulilah », la réponse qui lui vient à l'esprit quand je lui demande comment il va, genre vraiment.Écrivain érudit, podcasteur engagé, militant utopiste revendiqué, l'auteur de l'essai Amour: Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane et du recueil de poésie Feux de joie a fait vérifier dix fois son diagnostic TDAH. Parce que cette lecture clinique de son hyper-empathie, qui l'habite depuis l'enfance, ne suffit pas tout à fait à expliquer l'énergie bouillonnante qui le fait cumuler les projets et ne presque jamais dormir.Jamal l'assure : il n'est « pas seul ». Les mots qu'il choisit pour décrire le miracle d'être en vie et le lien direct de chaque être avec Dieu dénotent à quel point il est habité. Cela date de sa redécouverte de l'islam, à la lumière d'une relecture extensive du Coran, dont il est sorti avec l'impression de revenir à sa vérité. Depuis, sans relâche, il prône un islam qui laisse toute sa place à la pensée féministe, queer et antiraciste. Et quand la lutte politique devient trop lourde sur les réseaux sociaux, il écrit des poèmes. Il nous fait le privilège de performer dans cet épisode l'un d'eux Peau Lisse parce que « la poésie lui laisse la chance et l'espoir de dire exactement ce qu'il a envie de dire. » Et moi, c'était exactement ce que j'avais envie d'écouter.Bonne écoute, et please partagez en masse sur les réseaux sociaux et mettez des commentaires et des étoiles partout où vous le pouvez !
⚠️ Fermeture des inscriptions ce soir à minuitLes inscriptions à notre cursus d'arabe Miftah sont actuellement ouvertes pour cette nouvelle année 2026/2027.Miftah est un programme d'apprentissage de l'arabe destiné aux francophones qui souhaitent apprendre à lire, comprendre et s'exprimer en arabe grâce à une méthode progressive et structurée et des cours en direct chaque semaine.
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⚠️ J-1avant la fermeture des inscriptionsLes inscriptions à notre cursus d'arabe Miftah sont actuellement ouvertes pour cette nouvelle année 2026/2027.Miftah est un programme d'apprentissage de l'arabe destiné aux francophones qui souhaitent apprendre à lire, comprendre et s'exprimer en arabe grâce à une méthode progressive et structurée et des cours en direct chaque semaine.
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Tu rentres dans une pièce. Ton enfant vient de ranger — mais pas comme toi tu l'aurais fait. Et sans même y penser, tu reprends. Tu refais. Tu corriges.Ce geste-là — si rapide, si automatique — envoie un message silencieux à ton enfant. Un message que tu ne lui as jamais dit à voix haute. Et pourtant, il le reçoit.C'est le premier des 5 masques de l'égo maternel : le masque du contrôle.Dans cet épisode, tu vas découvrir d'où vient ce besoin de tout tenir, ce que le Coran dit sur la différence entre responsabilité et contrôle — avec le verset d'Al-Imran sur le tawakkul et le hadith du chameau rapporté par At-Tirmidhi.15 minutes.Un verset.Un hadith.Et une question à te poser ce soir.C'est le jour 1 de la Semaine des 5 Masques de l'Égo Maternel — une série de 5 épisodes en 5 jours, du 8 au 12 juin.———
Les inscriptions à notre cursus d'arabe Miftah sont actuellement ouvertes.Miftah est un programme d'apprentissage de l'arabe destiné aux francophones qui souhaitent apprendre à lire, comprendre et s'exprimer en arabe grâce à une méthode progressive et structurée et des cours en direct chaque semaine.
L'invitation au bon comportementComprendre le Coran #13Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 3 juin 2026____________________________________________
Le grand pèlerinage à La Mecque est l'un des cinq piliers de l'islam, avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le jeûne du mois de ramadan. Chaque année, près de deux millions de musulmans qui en ont les moyens financiers et les capacités physiques se rendent dans la ville sainte, lieu de naissance du Prophète Mahomet, pour accomplir le hajj, le grand pèlerinage sacré. Cette année 2026, le hajj s'est déroulé du 25 au 30 mai. La Mecque, cité devenue sacrée pour les musulmans, représente le lieu où est né le Prophète Mahomet autour de l'année 570. C'est aussi non loin de La Mecque, dans une grotte où le Prophète avait l'habitude de se retirer, que lui serait apparu l'ange Gabriel et que le Coran lui aurait été révélé. La Mecque est aussi la ville d'où Mahomet a été forcé de s'exiler avec ses partisans, pour se réfugier à Médine, alors que les Mecquois, gardiens de la Kaaba, étaient à l'époque hostiles à son message de rompre avec le polythéisme. Cette période, la fuite de Mahomet à Médine marquera le début de l'Hégire et du calendrier lunaire musulman. C'est finalement en 630 que Mahomet conquiert la ville de La Mecque. Et en mars 632, son pèlerinage d'adieu serait le premier et le dernier hajj du Prophète à La Mecque. On dit qu'il aurait détruit les 360 idoles autour de la Kaaba, cet immense cube haut de 14 mètres, considéré comme la « maison de Dieu » et qui renferme la pierre noire, désormais devenu le lieu le plus sacré de l'islam. Tout au long de l'année, on fait aussi la Omra, le petit pèlerinage. Dans cette émission, nous entendrons le témoignage d'une femme qui a effectué la Omra à La Mecque : Lilia Bensedrine, Franco-Tunisienne, nous fait part de son pèlerinage et de son chemin intérieur, elle décrypte pour nous toute la symbolique des lieux et des gestes effectués. Invitée : Lilia Bensedrine, juriste, titulaire d'un Master en islamologie, co-présidente du Comité pour le dialogue interreligieux et interconvictionnel – O.I.N.G du Conseil de l'Europe et directrice du Festival Sacrées Journées de Strasbourg.
Le grand pèlerinage à La Mecque est l'un des cinq piliers de l'islam, avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le jeûne du mois de ramadan. Chaque année, près de deux millions de musulmans qui en ont les moyens financiers et les capacités physiques se rendent dans la ville sainte, lieu de naissance du Prophète Mahomet, pour accomplir le hajj, le grand pèlerinage sacré. Cette année 2026, le hajj s'est déroulé du 25 au 30 mai. La Mecque, cité devenue sacrée pour les musulmans, représente le lieu où est né le Prophète Mahomet autour de l'année 570. C'est aussi non loin de La Mecque, dans une grotte où le Prophète avait l'habitude de se retirer, que lui serait apparu l'ange Gabriel et que le Coran lui aurait été révélé. La Mecque est aussi la ville d'où Mahomet a été forcé de s'exiler avec ses partisans, pour se réfugier à Médine, alors que les Mecquois, gardiens de la Kaaba, étaient à l'époque hostiles à son message de rompre avec le polythéisme. Cette période, la fuite de Mahomet à Médine marquera le début de l'Hégire et du calendrier lunaire musulman. C'est finalement en 630 que Mahomet conquiert la ville de La Mecque. Et en mars 632, son pèlerinage d'adieu serait le premier et le dernier hajj du Prophète à La Mecque. On dit qu'il aurait détruit les 360 idoles autour de la Kaaba, cet immense cube haut de 14 mètres, considéré comme la « maison de Dieu » et qui renferme la pierre noire, désormais devenu le lieu le plus sacré de l'islam. Tout au long de l'année, on fait aussi la Omra, le petit pèlerinage. Dans cette émission, nous entendrons le témoignage d'une femme qui a effectué la Omra à La Mecque : Lilia Bensedrine, Franco-Tunisienne, nous fait part de son pèlerinage et de son chemin intérieur, elle décrypte pour nous toute la symbolique des lieux et des gestes effectués. Invitée : Lilia Bensedrine, juriste, titulaire d'un Master en islamologie, co-présidente du Comité pour le dialogue interreligieux et interconvictionnel – O.I.N.G du Conseil de l'Europe et directrice du Festival Sacrées Journées de Strasbourg.
La réalisation de la promesse divineComprendre le Coran #12Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 27 mai 2026____________________________________________
Qu'est-ce que le chiisme ou plutôt que sont les chiismes, dont les fidèles représentent environ 10% des musulmans à travers le monde ? À partir de quand se constitue cette branche de l'islam ? Pour quelles raisons ? Quelles sont les particularités du chiisme ? Ses principales branches ? Les différences avec le sunnisme ? Les principaux centres religieux ? Dans cette émission, nous allons beaucoup insister sur le chiisme duodécimain, majoritaire jusqu'à aujourd'hui, notamment en Iran, en Irak, au Liban ou encore à Bahrein. Le chiisme duodécimain qui, à partir du XVIè siècle, devient religion d'État en Iran. Invités : - Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'École pratique des Hautes études (EPHE) et président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, auteur de nombreux ouvrages dont « Le Coran silencieux et le Coran parlant » (CNRS éditions 2020), « La preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXe-Xe siècle » (Éd. du Cerf, 2019), il a co-dirigé en 2019 « Le Coran des historiens » (Éd. du Cerf) et en 2025 « Le Mahomet des historiens » (Éd. du Cerf) - Sabrina Mervin, spécialiste du chiisme contemporain, directrice de recherches émérites au Centre National de Recherches Scientifiques (CNRS), auteure de « Histoire de l'islam, fondements et doctrines » (Éd. Flammarion, 2016), « Najaf, portrait of a holy city » (Éd. ITHACA, 2017) avec Robert Gleave et Géraldine Chatelard. Reportage au centre culturel chiite imam Al Khoei près de Paris.
Qu'est-ce que le chiisme ou plutôt que sont les chiismes, dont les fidèles représentent environ 10% des musulmans à travers le monde ? À partir de quand se constitue cette branche de l'islam ? Pour quelles raisons ? Quelles sont les particularités du chiisme ? Ses principales branches ? Les différences avec le sunnisme ? Les principaux centres religieux ? Dans cette émission, nous allons beaucoup insister sur le chiisme duodécimain, majoritaire jusqu'à aujourd'hui, notamment en Iran, en Irak, au Liban ou encore à Bahrein. Le chiisme duodécimain qui, à partir du XVIè siècle, devient religion d'État en Iran. Invités : - Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'École pratique des Hautes études (EPHE) et président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, auteur de nombreux ouvrages dont « Le Coran silencieux et le Coran parlant » (CNRS éditions 2020), « La preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXe-Xe siècle » (Éd. du Cerf, 2019), il a co-dirigé en 2019 « Le Coran des historiens » (Éd. du Cerf) et en 2025 « Le Mahomet des historiens » (Éd. du Cerf) - Sabrina Mervin, spécialiste du chiisme contemporain, directrice de recherches émérites au Centre National de Recherches Scientifiques (CNRS), auteure de « Histoire de l'islam, fondements et doctrines » (Éd. Flammarion, 2016), « Najaf, portrait of a holy city » (Éd. ITHACA, 2017) avec Robert Gleave et Géraldine Chatelard. Reportage au centre culturel chiite imam Al Khoei près de Paris.
La rétribution justeComprendre le Coran #11Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 20 mai 2026____________________________________________
Rejoins la liste d'attente de nos cours d'arabe
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Deux mois et demi de conflit, un cessez-le-feu fragile, le détroit d'Ormuz bloqué, le commerce mondial perturbé, le pétrole toujours au plus haut, des négociations au point mort… Et un Donald Trump qui menace encore et toujours. Le président américain a prévenu dimanche soir : « Pour l'Iran, le temps presse, et ils feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux. » « Comment terminer le travail en Iran ? » : c'est le titre d'une tribune d'un expert militaire, Seth Cropsey, publiée dans le Wall Street Journal, qui propose une solution radicale. D'après lui, « si le régime de Téhéran refuse de capituler, alors Donald Trump devra déployer tout l'arsenal de la puissance américaine : (…) avec des frappes d'envergure menées par l'aviation américaine et israélienne contre les infrastructures iraniennes de communication, de transport et sur les industries restantes. Mais aussi des frappes aériennes contre les installations pétrolières et nucléaires de l'Iran. (…) L'objectif de Donald Trump ne devrait pas être d'intimider les Iraniens, affirme encore cet expert dans le Wall Street Journal. Il devrait plutôt être de démontrer que les États-Unis sont prêts à s'engager dans une confrontation décisive qui brisera l'État iranien sur les plans économique et politique ». À lire aussiD'après la presse américaine, l'Iran aurait conservé 70% environ de ses capacités balistiques Minab, ville martyre Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution ? La guerre va-t-elle redémarrer ? Va-t-on vers une reprise des bombardements ? Les prochains jours nous le diront. En attendant, le régime iranien fourbit ses armes et la population, résignée, pleure ses morts. Le Temps à Genève nous propose un reportage exclusif à Minab, cette ville du sud du pays, sur les bords du détroit d'Ormuz. Minab « devenue le symbole de la souffrance des Iraniens soumis aux bombardements d'Israël et des États-Unis ». Minab, où « à peine une heure après le début des premiers bombardements le samedi 28 février, un missile américain Tomahawk s'est écrasé sur l'école primaire. 182 personnes ont été pulvérisées. Dont 168 enfants âgés de 7 à 12 ans, des fillettes en majorité ». Depuis, rapporte le quotidien suisse, « les familles continuent de se recueillir toutes les nuits sur les tombes de leurs enfants. Au cimetière, les parents arrosent abondamment les sépultures ; craignant que la poussière qui s'y dépose marque le début d'une forme d'oubli. Des pères et mères embrassent les portraits gravés sur les pierres tombales. D'autres étendent un morceau de tissu ou un petit tapis à proximité, s'y assoient puis prient, récitant les versets du Coran les plus réconfortants ». Pourquoi les Américains ont-ils frappé cette école ? Réponse du Temps : « L'agence Reuters et le New York Times ont révélé que l'armée américaine menait ce jour-là des frappes contre une installation voisine du Corps des gardiens de la révolution islamique. Mais les coordonnées de la cible, qui dataient de 2013, étaient obsolètes. (…) Si le lien entre l'intelligence artificielle et ce drame n'a pas été établi formellement, pointe encore le quotidien suisse, beaucoup d'experts internationaux estiment que la généralisation de son usage dans la guerre pourrait multiplier ce genre de tragédies. » À lire aussiIran: zones d'ombre et infox autour du bombardement de l'école de Minab Ukraine : les stations-service, îlots de normalité… Autre guerre, mais mêmes souffrances : Le Monde à Paris nous emmène près du front ukrainien, à Pavlohrad dans l'est du pays. Plus précisément à la station-service Okko : « Pour les soldats qui partent au combat et pour ceux qui en reviennent, ce lieu est devenu un îlot de normalité et un creuset social, où civils et militaires se ravitaillent et se détendent autour d'un café chaud ou d'un hot-dog gratuit. » Un établissement sous la menace constante des drones russes, pointe l'envoyé spécial du journal. Une autre station-service, dans le Donbass, « avait été détruite il y a tout juste un an, le 28 mai 2025, par une frappe russe. La nouvelle avait alors fait les gros titres en Ukraine, tant son destin résumait la résilience ukrainienne face à l'agression russe. L'équipe de la station-service continuait à servir les clients malgré l'intensité des bombardements, qui avait alors déjà ravagé une bonne moitié de la ville voisine. (…) Un temps, poursuit Le Monde, la chaîne Okko, qui possède plus de 400 stations-service dans le pays, a envisagé de fermer les stations proches du front. “Nous les maintenons, assure le vice-président de la compagnie, parce qu'elles sont cruciales tant pour les militaires que pour les civils. D'ailleurs, notre personnel veut continuer à travailler. Ils considèrent qu'ils servent ainsi l'armée et le pays“ ». À lire aussiUkraine: nouvelle attaque russe massive, Kiev et ses infrastructures visées
Comment bien vivre les épreuves ici-bas ?Comprendre le Coran #10Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 13 mai 2026____________________________________________
Réserve ta place pour la Master Class
Réserve ta place pour la Master Class
Cette règle, qui peut sembler étrange dans un monde où l'économie moderne repose largement sur les banques et les crédits, est au cœur de la loi islamique depuis des siècles.Dans cette religion, l'intérêt sur un prêt porte un nom : le “riba”. Or le riba est explicitement condamné dans le Coran. Pourquoi ? Et bien, l'idée de base est relativement simple : gagner de l'argent simplement grâce au temps qui passe, sans prendre de risque réel ni produire de richesse concrète, est considéré comme injuste.Et là, il faut revenir à une question fondamentale : qu'est-ce qu'un échange équitable ?Dans la vision économique classique moderne, lorsqu'une banque prête de l'argent, elle facture des intérêts en échange du service rendu et du risque pris. Mais dans la tradition islamique, le problème est que le prêteur obtient un gain garanti, même si l'emprunteur rencontre des difficultés ou échoue dans son projet. Le risque pèse donc principalement sur celui qui emprunte.Or, dans la pensée islamique, le profit devrait être lié à une prise de risque partagée et à une activité économique réelle. Autrement dit : gagner de l'argent doit normalement impliquer de participer aux incertitudes du commerce, de l'investissement ou de la production.C'est pourquoi la finance islamique préfère des mécanismes différents du crédit classique.Par exemple, au lieu de prêter de l'argent avec intérêt pour acheter une maison, une banque islamique peut acheter elle-même le bien puis le revendre progressivement au client avec une marge connue à l'avance. Dans d'autres cas, la banque devient partenaire d'un projet et partage à la fois les profits… et les pertes.Et puis, cette philosophie s'explique aussi historiquement. Dans de nombreuses sociétés anciennes, les prêts à intérêt pouvaient entraîner des spirales de dettes dramatiques. Certains paysans perdaient leurs terres ou devenaient quasiment esclaves de leurs créanciers. La méfiance envers l'usure existait d'ailleurs aussi dans le christianisme médiéval et dans certaines traditions juives.Mais attention : la finance islamique moderne reste très débattue. Certains économistes estiment que certains montages financiers islamiques ressemblent fortement à des crédits classiques déguisés. D'autres considèrent au contraire que ce système offre une approche plus éthique et plus stable de la finance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Réserve ta place pour la Master Class
Que sait-on du Prophète de l'islam Muhammad, Mahomet dans sa forme francisée ? Sa biographie factuelle pourrait tenir en une page, mais la profusion des écrits sur sa vie rend impossible une seule histoire. Le Mahomet des historiens, un ouvrage colossal de 2 000 pages, présente une grande pluralité des récits sur Mahomet, avec toutes ses contradictions. Qui était le Prophète Mahomet ? Comment dresser un portrait du prophète de l'islam tant les sources sont nombreuses et contradictoires ou complémentaires ? C'est une enquête passionnante que nous propose un ouvrage colossal de plus de 2 000 pages, Le Mahomet des historiens, paru aux éditions du Cerf, qui réunit 50 spécialistes de l'islam dans le monde et offre des regards croisés sur le fondateur de l'islam. Un ouvrage qui présente la très grande diversité de l'islam dans sa manière de représenter le Prophète. Religions du Monde reçoit les deux historiens qui ont supervisé cet ouvrage : Invité en studio : Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'EPHE où il a occupé la chaire en islamologie, président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, qui travaille depuis plus de 40 ans sur les origines de l'islam, a publié de nombreux ouvrages dont Le Coran silencieux et le Coran parlant (CNRS Éditions 2020), La Preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXᵉ-Xᵉ siècle (Éditions du Cerf, 2019) et avait déjà codirigé en 2019 Le Coran des historiens (Éditions du Cerf). En duplex depuis ICI Nantes : John Tolan, historien franco-américain spécialiste des contacts culturels et religieux entre les mondes arabe et latin au Moyen Âge, professeur d'histoire à l'université de Nantes. Ses travaux portent en particulier sur la manière dont les chrétiens européens ont perçu et représenté l'islam et son prophète à travers les siècles. Il a publié Mahomet l'Européen ou encore Nouvelle histoire de l'islam. Il dirige également le programme européen The European Qur'an, qui étudie l'influence du texte sacré de l'islam dans l'histoire européenne entre 1150 et 1850. Ce programme a abouti à la publication du Coran européen (Hermann, 2025).
L'amour d'Allah basé sur Sa connaissanceComprendre le Coran #9Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 6 mai 2026____________________________________________
« Parce que la vérité est claire et le chemin vers la justice aussi. » Jamal Ouazzani prononce cette phrase, de sa voix calme, à la toute fin de cette interview. Vous allez adorer chaque étape de l'écoute, qui commence par « Al Hamdoulilah », la réponse qui lui vient à l'esprit quand je lui demande comment il va, genre vraiment.Écrivain érudit, podcasteur engagé, militant utopiste revendiqué, l'auteur de l'essai Amour: Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane et du recueil de poésie Feux de joie a fait vérifier dix fois son diagnostic TDAH. Parce que cette lecture clinique de son hyper-empathie, qui l'habite depuis l'enfance, ne suffit pas tout à fait à expliquer l'énergie bouillonnante qui le fait cumuler les projets et ne presque jamais dormir.Jamal l'assure : il n'est « pas seul ». Les mots qu'il choisit pour décrire le miracle d'être en vie et le lien direct de chaque être avec Dieu dénotent à quel point il est habité. Cela date de sa redécouverte de l'islam, à la lumière d'une relecture extensive du Coran, dont il est sorti avec l'impression de revenir à sa vérité. Depuis, sans relâche, il prône un islam qui laisse toute sa place à la pensée féministe, queer et antiraciste. Et quand la lutte politique devient trop lourde sur les réseaux sociaux, il écrit des poèmes. Il nous fait le privilège de performer dans cet épisode l'un d'eux Peau Lisse parce que « la poésie lui laisse la chance et l'espoir de dire exactement ce qu'il a envie de dire. » Et moi, c'était exactement ce que j'avais envie d'écouter.Bonne écoute, et please partagez en masse sur les réseaux sociaux et mettez des commentaires et des étoiles partout où vous le pouvez !
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Dans cet passage Cheikh Bachir met en lumière la grandeur spirituelle du Cheikh, caractérisée par une patience exceptionnelle, une totale confiance en Dieu et une profonde reconnaissance, même dans l'épreuve de l'exil. À travers ses vers, il exprime son détachement des ennemis, son pardon, et son orientation exclusive vers Dieu. Animé par l'amour divin, il transforme les difficultés en bienfaits, s'abandonne entièrement à la volonté divine et incarne les plus hauts degrés de la foi, de la satisfaction et de la gratitude. Son exemple illustre une spiritualité élevée fondée sur le repentir sincère, la constance dans l'adoration et l'attachement au Coran et au Prophète (PSL).
Au delà de la raison, la foiComprendre le Coran #8Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 29 avril 2026____________________________________________
La raison pour laquelle les musulmans ne boivent pas d'alcool est à la fois religieuse, historique et sociale. Elle s'appuie principalement sur les textes fondateurs de l'Islam, en particulier le Coran.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'interdiction n'a pas été immédiate. Au début de la prédication du prophète Muhammad, l'alcool faisait partie des habitudes culturelles en Arabie. Le Coran adopte donc une approche progressive. Dans un premier temps, il reconnaît que l'alcool peut avoir des aspects positifs, mais souligne que ses méfaits sont supérieurs à ses bénéfices. Ensuite, un autre verset déconseille de prier en état d'ivresse, ce qui limite déjà fortement sa consommation. Enfin, une interdiction claire est formulée : le vin et les jeux de hasard sont qualifiés “d'abominations” à éviter.Pourquoi une telle interdiction ? La première raison est liée à la préservation de l'esprit. Dans la pensée islamique, la raison est considérée comme un bien précieux, qu'il faut protéger. L'alcool altère le jugement, diminue le contrôle de soi et peut conduire à des comportements dangereux ou immoraux. Interdire l'alcool, c'est donc protéger la capacité de discernement.La deuxième raison est sociale. L'alcool est souvent associé à des conflits, des violences ou des comportements à risque. Dans une société où la cohésion du groupe est essentielle, limiter ces risques est une priorité. L'interdiction vise donc aussi à préserver l'ordre social et les relations entre individus.Il y a également une dimension spirituelle. En islam, le croyant est invité à être pleinement conscient de ses actes, notamment dans sa relation à Dieu. L'ivresse est perçue comme un état qui éloigne de cette conscience, et donc de la pratique religieuse.Enfin, cette règle s'inscrit dans un cadre plus large, celui des interdits alimentaires appelés “haram”. Comme pour le porc, il ne s'agit pas uniquement d'une question de santé ou de morale, mais d'une obéissance à une prescription divine. Le respect de cette interdiction devient alors un acte de foi.Il est important de préciser que, dans la pratique, tous les musulmans ne respectent pas cette règle de la même manière. Mais dans les textes et la tradition, la position est claire : l'alcool est interdit car il altère l'esprit, perturbe la société et éloigne de la conscience spirituelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'intelligence du cœurComprendre le Coran #7Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 22 avril 2026____________________________________________
Sarah (pseudo) fait partie, comme moi, du groupe de parole "Les Transgressives", que l'autrice Rahma Adjadj a créé après la sortie de son livre "Nous les transgressives. Ces jeunes Françaises d'origine maghrébine qui s'affranchissent des tabous" (éditions les Arènes). Je l'avais reçue dans l'épisode 56 (lien ci-dessous). Après les deux premiers bonus consacrés aux tatouages, où je n'avais eu que des personnes pour lesquelles, le tatouage n'était pas du tout un problème pour leur famille, y compris les personnes racisées interviewées, j'ai eu envie d'interviewer Myriam "Mayasanaa" (épisode précédent), femme marocaine, experte du sujet.Et j'ai bien sûr proposé aux membres des Transgressives de participer, dans les limites de ce qu'elles voulaient et pouvaient en dire. Merci à Sarah pour son témoignage. J'espère que ça donnera de la force à d'autres personnes. Et de mon côté, je vais continuer ma réflexion, car comme indiqué dans le bonus 2 (lien ci-dessous), j'adorerais en avoir un, mais je ne veux pas décevoir, attrister ma mère, alors je ne le fais pas. Et vous ? Avez-vous transgressé des interdits familiaux ou sociétaux ?Bonne écoute !En photo, le tatouage, par Jean Le Roux, qui a inspiré Sarah pour se lancer et se faire tatouer à Londres : https://www.instagram.com/jeanleroux/ Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre) Single Jungle Ep.56 avec Rahma Adjadj https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-56-rahma-adjadj-nous-les-transgressives-ces-jeunes-francaises-dorigine-maghrebine-qui-saffranchissent-des-tabousRésumé de son livre : "Ces jeunes Françaises d'origine maghrébine qui s'affranchissent des tabousÉmancipées, diplômées et féministes, de nombreuses jeunes femmes d'origine maghrébine dissimulent leur vie sentimentale à leur famille pour pouvoir aimer un homme blanc, non musulman. Écartelées entre désir d'affranchissement et injonctions familiales, elles mènent une double vie construite sur le mensonge : vacances inventées, photos cachées, traces effacées.À 27 ans, Rahma Adjadj, journaliste, appartient à cette génération lassée de mentir. Elle s'interroge sur ce qui la pousse à protéger ses parents de sa vérité inavouable et découvre une histoire familiale lestée de souffrances. Elle sonde aussi ses propres tabous : le racisme intériorisé, le rejet de sa culture et des hommes maghrébins.Avec ce livre, elle se révèle telle qu'elle est : une transgressive. Un témoignage fondamental pour toutes celles qui, déchirées, ne veulent plus se taire." Vidéo de Jamal Ouazzani de Jins Podcast : les tatouages ne sont pas interdits dans le Coran https://www.instagram.com/p/DUlb22CjLYS/ Single Ep.132 Myriam Laabidi "Mayasanaa" - Féminisme décolonial, se réapprorier nos cultures ancestrales https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-132-myriam-laabidi-mayasanaa-feminisme-decolonial-se-reapprorier-nos-cultures-ancestrales Single Jungle Bonus tatouage 1 avec Florence Bénard (BullesdeFlo), Anaïs Orsini, Alexandra (Alexandriane) Ludovic Etienne, Lucile Bellan, Thomas Messias, Benjamin Saeptem Hours https://singlejungle.lepodcast.fr/bonus-de-lep-point-119-le-tatouage-vu-par-les-personnes-tatouees et bonus 2 avec Marc Gibaja, Marie (Petrichor), Murielle et Damien Jodeau, https://singlejungle.lepodcast.fr/bonus-tatouages-n-degres-2-comme-avoir-un-nouveau-corps-autre-que-celui-qui-a-ete-rejete-point-point-point Single Jungle avec un tatoueur, Thomas L'amiral, ex-chanteur du groupe de métal "AqME" https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-119-thomas-lamiral-tatoueur-ex-chanteur-du-groupe-metal-aqme AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Témoignage envoyé par Sarah, qu'elle a enregistré par ses propres moyens, à distance, en mars 2026Montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterÇa t'arrive de pleurer sans savoir pourquoi ? D'avoir un vide au fond de toi même quand ta vie va objectivement bien ? Dans cet épisode, on explore ce que l'islam dit sur cette sensation que beaucoup vivent sans jamais l'entendre nommée.On reste connectés
Nous vous proposons cette semaine, en partenariat avec la revue Le Monde de la Bible, d'évoquer une thématique fort ancienne, qui a tristement retrouvé une sanglante actualité : le martyre. Qui furent les premiers martyrs ? Quelle est la position du judaïsme et du christianisme ? Autre question cruciale et souvent mal traitée, qu'en dit le Coran ? Pour répondre à ces questions passionnantes, nous recevons Katell BERTHELOT, historienne des religions et chargée de recherche au CNRS, spécialisée dans le Judaïsme ancien, et dans l'étude comparative des trois monothéismes. Co-auteur de Dieu, une enquête : Judaïsme, Christianisme, Islam, ce qui les distingue, ce qui les rapproche (Flammarion, 2013). Pour l'accompagner, le Frère Emmanuel PISANI, prêtre Dominicain, directeur de l'Institut des sciences et théologies des religions de l'ICP, également directeur du MIDEO (Mélanges de l'Institut Dominicain d'Etudes Orientales) et auteur du livre Le dialogue islamo-chétien à l'épreuve (L'Harmattan, 2014). Emission du 1er novembre 2015.
Est-ce qu'il t'arrive de regarder ta vie et de te dire que tout va bien mais qu'il manque quelque chose ?Dans cet épisode, on parle de ce vide intérieur que beaucoup ressentent sans vraiment savoir l'expliquer. À la lumière du Coran, on va comprendre ensemble pourquoi ce vide existe, pourquoi il revient même quand tout va bien et surtout pourquoi les solutions que l'on nous propose aujourd'hui ne suffisent pas.Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterOn reste connectés
Le facteur circonstanciel de la révélationComprendre le Coran #6Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 15 avril 2026____________________________________________
Ce passage expose la profondeur spirituelle de Cheikhoul Khadim et son cheminement vers Dieu à travers l'obéissance, le repentir et l'attachement total au Prophète PSL.Il montre que sa voie reposait essentiellement sur le Coran, la Sunna et la purification intérieure, et non sur une dépendance aveugle aux maîtres spirituels, même s'il leur reconnut toujours leurs droits.Le poème cité par Cheikh M. Bachir révèle que Serigne Touba fonda sa vie sur la crainte de Dieu, la reconnaissance de Ses bienfaits, et l'amour du Prophète PSL, qu'il considérait comme son véritable guide.L'auteur explique également que le repentir du Cheikh n'était pas lié à un péché, mais à une quête de perfection et de proximité divine. Son chemin fut marqué par l'effort, la sincérité, la patience et la recherche constante de la lumière spirituelle, jusqu'à atteindre un degré de réalisation où le Coran devint son unique wird et le Prophète PSL son guide direct.Enfin, le récit insiste sur le fait que ce parcours spirituel n'était pas une rupture avec les maîtres, mais l'aboutissement d'une fidélité profonde à l'essence même de leur enseignement : la sincérité envers Dieu, l'obéissance au Prophète et la quête de la perfection intérieure.
Pourquoi tu reviens toujours au même péché ?C'est un mécanisme et le Coran l'a compris bien avant les neurosciences. Dans cet épisode, on explore le cycle de la rechute, ce qu'Allah dit vraiment sur ceux qui tombent et reviennent et les clés concrètes pour commencer à briser ce cycle.Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterOn reste connectés
Cheikh Bachir explique ici que la vision du Prophète PSL avait pour but de renforcer l'amour de Cheikhoul Khadim, car la proximité directe renforce la certitude plus que la simple foi intellectuelle. Comme dans le récit rapporté par al-Qushayrî, celui qui voit sans encore atteindre ressent une douleur plus profonde, mais aussi un désir spirituel plus intense, signe d'une élection divine.Le Cheikh fut ainsi élevé progressivement : il vit d'abord le Prophète derrière un voile, puis sans voile, ce qui le plongea dans une lumière spirituelle exceptionnelle. Cette vision marqua une étape décisive de son cheminement.Concernant les wird (litanies spirituelles), le texte explique qu'il n'y a pas contradiction dans leur usage. Le Cheikh commença par le wird qâdirî comme débutant, puis pratiqua d'autres wird après son éveil spirituel. Ces pratiques n'étaient pas des fins en soi, mais des moyens éducatifs et dévotionnels, respectant les règles de la voie et les maîtres qui les transmettaient.Après sa rencontre directe avec le Prophète ﷺ, il ne pratiqua plus les wird par nécessité spirituelle, mais par respect, discipline et fidélité à la Sunna. Finalement, le Prophète lui désigna le Coran comme wird éternel et les actes de l'islam comme nourriture spirituelle suffisante.Le texte conclut que le Cheikh atteignit les plus hauts degrés par une détermination exceptionnelle, une ascèse sincère et un effort constant, jusqu'à atteindre la plénitude spirituelle et la proximité divine.
La raison au service de la foiComprendre le Coran #5Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 8 avril 2026____________________________________________
La ville d'Harar, dans l'est de l'Éthiopie, n'a été rattachée à l'empire de Ménélik II qu'en 1886. Elle a été tour à tour émirat indépendant ou rattaché à l'Égypte. Des siècles d'histoire qui ont laissé à la ville un immense héritage islamique. De notre correspondante à Addis Abeba, Ce vendredi matin, l'appel à la prière résonne à Jugol, nom donnée à la vieille ville d'Harar en Éthiopie. Des dizaines de personnes entrent dans la petite mosquée bleue et blanche Aw Ansar. Construite en 1881, lorsque Harar était sous administration égyptienne, elle peut accueillir près de 40 fidèles. Harar est la quatrième ville sainte de l'islam dans le monde, explique Yimaj Bule, historien spécialiste du patrimoine harari : « Même si ce titre n'est pas officiel en théologie islamique, c'est une sorte de titre honorifique. Il s'appuie sur l'importance historique, religieuse et architecturale extraordinaire de la ville. Vous savez, Harar abrite l'une des plus fortes concentrations de structures islamiques au monde. Sur quelques kilomètres carrés, la ville compte par exemple plus de 80 mosquées. » Un exemplaire du Coran datant de 1 200 ans Ce patrimoine islamique se retrouve aussi dans les milliers de manuscrits anciens dont dispose la ville. Elias Bule est chargé de leur préservation au sein du musée privé Al Sharif : « Plus de 1 400 manuscrits sont rassemblés à Harar. Le plus ancien manuscrit est un exemplaire du Coran qui date de 1 200 ans. Le deuxième a plus de 700 ans. Ils ont la plus belle écriture jamais vue. Cela fait partie de notre histoire. Il faut se souvenir du passé, de comment vivaient les gens à cette époque. » Le musée conserve de nombreux exemplaires anciens du Coran, mais aussi des recueils de prières de tradition soufie. Les pages jaunies par le temps sont recouvertes de calligraphies arabes noires et rouges. Mais pour Yimaj Bule, ce patrimoine est en danger : « De nombreux manuscrits sont détenus par des particuliers : c'est une mine d'or intellectuelle inexploitée et inaccessible. Alors oui, nous risquons de les perdre, car ces personnes n'ont pas les connaissances nécessaires en matière de conservation et de restauration. Pour promouvoir véritablement ce patrimoine, nous devons aller au-delà de leur simple publication, et commencer à les traiter comme des ressources académiques qui mettent en lumière le rôle historique de Harar en tant que centre mondial de la culture islamique. » Pour préserver cette mémoire, la ville compte notamment sur le soutien de l'Unesco, qui l'a classée en 2006 au Patrimoine mondial de l'humanité. À lire aussiÉthiopie-Retour de Harar: à bord de la ligne de train financée par la Chine [1/3] À lire aussiÉthiopie: à Harar, le musée Rimbaud raconte l'autre vie de l'écrivain [2/3]
Tu n'arrives plus à te concentrer ?Dans ta prière, dans ta lecture du Coran, dans ton apprentissage,ton esprit part ailleurs sans que tu puisses le retenir.C'est quelque chose que le Coran a anticipé bien avant les neurosciences.☞ Quiz gratuit — Découvre ton profil apprenante en arabe classique : https://hafidhcoranacademie.systeme.io/cee5a098On reste connectés
Pour que la lecture du Coran soit profitableComprendre le Coran #4Émission live "La médecine des coeurs" du mercredi 1er avril 2026____________________________________________
C'est un lieu très rare dans le monde musulman. Alors que les mosquées sont essentiellement fréquentées par les hommes et que les espaces pour les femmes y sont souvent réduits en surface, le Qatar a décidé de bousculer la donne. À Doha, la capitale, une mosquée pour femmes a été ouverte il y a deux ans. Au-delà du lieu de prières, cette mosquée souhaite aussi questionner les mentalités et rappeler que la moitié des fidèles sont des femmes. RFI a obtenu l'autorisation de visiter cette mosquée pas comme les autres. De notre envoyée spéciale à Doha, Assise à même le sol, Lamia El Kamel semble absorbée par sa psalmodie des versets du Coran. Cette Soudanaise avoue qu'elle n'était pas habituée à fréquenter les mosquées avant de découvrir ce lieu réservé aux femmes. « Dans une mosquée pour femmes, tu te sens à l'aise. Tu t'assois comme tu veux. Tu n'es pas dans le contrôle. Quand tu es dans une mosquée pour femmes, tu as l'impression qu'il n'y a que toi et Dieu. La société est loin », confie-t-elle. Ce lieu de culte, d'une superficie de 4 600m², se distingue par son design contemporain. Conçue par un duo d'architectes new-yorkais très en vue, la mosquée Al Mujadilah a été voulue par Cheikha Moza, la mère de l'actuel émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani. Elle en a confié la direction à l'islamologue Sohaira Siddiqui, qui guide les visiteurs à travers ses espaces. « L'architecture de la mosquée est très féminine, non ? », lui demande-t-on. « Oui. Quand on conçoit une mosquée pour femmes, il y a des critères subtils à prendre en compte, vous savez. Les courbes, l'élégance, l'élévation, et je trouve que ce lieu incarne tous ces éléments », répond-elle. Nous sommes ici dans la salle de prière, qui peut accueillir jusqu'à 800 personnes. « On a aussi une bibliothèque. On y trouve par exemple ce livre : Les femmes, la famille et le divorce dans l'histoire de l'Islam. Autre livre ici : Introduction à la banque et à la finance islamiques. Ou encore : Les femmes, la science et la technologie. Certains ouvrages parlent de religion et d'autres sont juste centrés sur la femme », précise Sohaira Siddiqui. Le lieu comprend également des jardins, des terrasses et un café au design épuré, où l'on entend le bruit apaisant d'une machine à café. Le concept séduit Hajer Naïli, une Française travaillant dans l'humanitaire et de passage à Doha. Mug à la main, elle explique qu'entre deux sessions de travail, elle prend le temps de prier. « C'est juste agréable en tant que femme d'avoir un vis-à-vis sur l'imam, de pouvoir entendre le sermon sans avoir à être derrière une barrière, un rideau ou cachées », témoigne-t-elle. Avec ce lieu de culte, Sohaira Siddiqui espère secouer les mentalités. Pour amplifier son message, la mosquée a lancé son propre podcast. « Le premier épisode commence avec une phrase que les femmes musulmanes entendent fréquemment : "Il vaut mieux qu'elles prient à la maison." La question qu'on veut soulever, c'est : qu'est-ce que nos mosquées deviennent quand on part du principe que les femmes feraient mieux de prier chez elles ? On a oublié qu'il y a un milliard de femmes musulmanes dans le monde. Ce qui est énorme quand on y pense », souligne-t-elle. Tout sourire, Sohaira Siddiqui révèle avoir été approchée par plusieurs pays souhaitant s'inspirer de ce modèle. Une initiative qui pourrait bien essaimer au-delà des frontières du Qatar. À lire aussiMade in Qatar: comment Doha a privilégié la production locale agricole en prévision d'une guerre
Le français est la quatrième langue la plus parlée dans le monde, selon le rapport de l'OIF publié à l'occasion de la journée mondiale de la francophonie ce vendredi 20 mars. D'après l'organisation - qui utilise une nouvelle méthode de comptage -, 396 millions de personnes le parlent dans le monde, dont 65% en Afrique. Et selon les tendances, à l'horizon 2050, neuf locuteurs sur dix vivront sur le continent africain. Le français, langue en recul, institutionnelle, dans l'ombre des algorithmes ? Pas pour Nimrod. Le poète, romancier et essayiste né au Tchad, qui vit et travaille en France, est l'invité de RFI. RFI : Pour commencer, est-ce qu'il y a un mot en particulier que vous aimez dans la langue française ? Nimrod : Le mot « douceur ». L'attaque « dou », c'est un peu sombre, comme fermé. Et ça s'ouvre à la fin « ceur », « douceur ». Il y a comme un petit cheminement très très subtil, très très délicat. Et écrire, c'est ça, c'est faire en sorte que les mots s'accordent. Est-ce que vous êtes fier d'écrire en français ? C'est une question qui tombe sous le sens. J'ai toujours estimé qu'on écrit une langue parce qu'on l'aime, parce qu'on en est vraiment passionné. C'est la plus grande maîtresse qu'on aurait jamais. Je pourrais même dire que c'est ma première langue, alors que c'est une langue apprise à partir de l'âge de six ans. Mais ça a fait toute ma vie parce que tout ce que je peux dire de subtil, de plus secret, de plus grand, dans cette langue-là, je peux assurer mon identité. Vous avez déjà dit par le passé que c'est votre passeport cette langue française ? Oui, mais oui ! Et la francophonie alors ? Est-ce que ça a un sens pour vous ? Senghor disait : On parle de francophone, mais on ne parle pas d' « anglophonie ». Il dit que la francophonie, « c'est le français tel qu'il se parle dans le monde ». « Le français, Soleil », et il écrit soleil avec grand S, « qui brille hors de l'Hexagone ». Dans cette phrase, il y a vraiment tout. D'une certaine manière, il dépossède la France et il ne reconnaît le français que pour nous autres périphériques. Et donc la francophonie, oui, très bien, mais personne ne parle le francophone. Il y a un français tchadien, un français camerounais, un français sénégalais, mais c'est toujours le français. Ce n'est pas le francophone. Comment est-ce que vous percevez dans votre pays natal, le Tchad, le recul du français ou du français tchadien, comme vous venez de le dire, au profit de l'arabe de langue maternelle ? Je crains que ce soient des choses vraiment idéologiques, pour ne parler que du Tchad. De mon temps, dans les années 1980, avec la guerre, le français était à un bon niveau et l'école aussi était à un bon niveau. Aujourd'hui, c'est complètement catastrophique. Tout est déstructuré. On parle l'arabe, mais qui parle l'arabe ? Nous parlons un dialecte. C'est vrai, nous adorons notre arabe tchadien qui est une variante de l'arabe soudanais, mais ce n'est pas le grand arabe, l'arabe littéraire, l'arabe du Coran. Non, non, le français diminue parce que l'école est très très mauvaise. L'université est très très mauvaise. Et si nous voulons que nos langues deviennent « concurrentielles » – c'est d'ailleurs un très mauvais mot – ou du moins collaborent à d'autres grandes langues impériales, mais il faudra s'en donner les moyens. Et d'ailleurs, si le français ne tient pas la route, ça vient de quoi ? Ça vient de ce qu'il n'y a pas des industries culturelles qui vont avec. J'aurais bien voulu écrire dans ma langue maternelle. Mais si je l'écris, surtout que je viens d'un peuple de 15 000 âmes sur les 20 millions de Tchadiens... Purée ! Dans son dernier rapport, l'OIF, l'Organisation de la Francophonie, indique que la francophonie se trouve à un tournant stratégique de son histoire et indique que la survie d'une langue passe désormais aussi par son adaptation aux algorithmes. Sachant que très peu de contenus en ligne sont en français, 3,5 % selon l'OIF, c'est un enjeu. Y a-t-il vraiment une question de survie, selon vous ? Pas du tout. Ceux qui nous parlent d'algorithme, ils voient leur économie tout simplement. Ce n'est pas parce que nos référencements ne dépassent pas 3 % que ça nous enlève quelque existence que ce soit. Ça fait plus de 40 ans que je vis en exil, mais quand je reviens au Tchad, c'est toujours cette diversité qui s'embrasse, qui se traduit entre elle, qui « mouvoit ». Qui a jamais référencé tout cela ? Personne. Ce sont des idéologies économiques. Mais l'économie réelle, elle se fait ailleurs.