Podcasts about Beaucoup

  • 3,250PODCASTS
  • 10,016EPISODES
  • 31mAVG DURATION
  • 3DAILY NEW EPISODES
  • Dec 29, 2025LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about Beaucoup

Show all podcasts related to beaucoup

Latest podcast episodes about Beaucoup

TDActu NFL Podcast
Débrief : rideau pour les Lions !

TDActu NFL Podcast

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 33:57


Dos au mur, les Lions devaient gagner s'ils voulaient avoir une chance de se qualifier pour les playoffs.Malheureusement, en s'inclinant face aux Vikings, les Lions sont éliminés. Beaucoup de questions se posent autour de cette équipe, notamment autour de Jared Goff.Cela profite aux Packers, mais l'équipe n'est pas en forme, humiliée à domicile par Derrick Henry et les Ravens. Inquiétant pour la suite ?En plus de ces matchs, la qualification des Texans et les Broncos qui se rapprochent de la 1ère place dans la conférence AFC.Nithinya Simuong et Kevin Renaudet au micro.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

On marche sur la tête
Fusillade à Lyon : «La police fait beaucoup de choses mais manque cruellement d'effectif» rappelle Axel Ronde

On marche sur la tête

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 11:26


Invité :Axel Ronde, Porte-parole du syndicat CFTC-PoliceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse française
À la Une des hebdomadaires français: une rétrospective en images pour raconter l'année 2025

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 4:54


À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) »  Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. »  Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23.  « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. »  Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée.  Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.

Revue de presse internationale
À la Une: Volodymyr Zelensky attendu aux États-Unis pour s'entretenir avec Donald Trump

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 4:08


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer dimanche 28 décembre Donald Trump en Floride, au moment où Washington continue de faire pression pour un éventuel accord de paix entre Kiev et Moscou. « Beaucoup de choses peuvent être décidées avant le Nouvel An », a écrit sur X le président ukrainien. Selon Volodymyr Zelensky, le plan de paix de Washington, proposé en 20 points, est « prêt à 90 % ». Le journal britannique The Guardian revient sur cette déclaration : « Ce plan est considéré comme la version actualisée du document (...) conclu il y a plusieurs semaines entre les envoyés américains et les responsables russes, une proposition largement perçue comme étant trop favorable aux exigences du Kremlin. » Depuis, Kiev insiste pour obtenir des garanties de sécurité inspirées de l'article 5 du traité de l'Otan sur la défense mutuelle, même s'il reste incertain que Moscou accepte de telles conditions. « Une liste de caprices de Kiev » : la Russie compte snober le plan de paix présenté par Volodymyr Zelensky », titre le quotidien suisse Le Temps qui souligne que de l'aveu même du président ukrainien, la question territoriale et le sort de la centrale nucléaire de Zaporijjia restent aussi deux écueils de taille. Volodymyr Zelensky « n'a rien tant que je ne donne pas mon accord », a déclaré de son côté Donald Trump, vendredi 26 décembre. De quoi s'interroger sur le futur de ce plan pour l'Ukraine et son aboutissement. D'autant plus qu'une garantie sur cet article 5 « peut être plus dangereuse qu'il n'y paraît », peut-on lire dans les colonnes Opinion du Washington Post. La promesse de Donald Trump en matière de sécurité à l'Ukraine pourrait entraîner une guerre avec la Russie, selon deux chercheurs, dont la directrice de l'analyse militaire chez Defense Priorities. « Bien que certains détails restent flous, l'invocation de l'article 5 du traité de Washington (...) laisse entendre que les États-Unis considéreraient toute future attaque russe contre l'Ukraine comme une attaque contre eux-mêmes et [qu'ils] réagiraient en conséquence. » Ce qui prend en compte « un possible déploiement direct de forces militaires américaines. » Ainsi, « ceux qui se réjouissent de ce revirement de situation devraient s'abstenir de trinquer au champagne. Le plan qui se dessine présente un problème : il promet trop. » Parmi les raisons invoquées, la principale, c'est que si la dissuasion échouait, Washington subirait d'importantes pressions politiques pour envoyer des soldats au front. Dès lors, les États-Unis seraient en guerre contre la Russie, une issue qui pourrait mener à une escalade nucléaire. Israël devient le premier pays à reconnaître l'indépendance du Somaliland « Israël a secoué la Corne de l'Afrique vendredi en reconnaissant officiellement le Somaliland comme un Etat indépendant », souligne The Nation au Kenya. Reconnaître la revendication de souveraineté du Somaliland, qui dure depuis trois décennies, risque de « raviver les tensions diplomatiques avec la Somalie », peut-on lire.  ar ailleurs, «  le président américain aurait soutenu la demande d'Israël, d'autant plus que le Somaliland reconnaîtrait Israël en retour ». Selon The Nation, ce qui ressort notamment, c'est l'« incapacité de la Somalie à promouvoir son unité sur la scène internationale ». Pour rappel, le Somaliland a fusionné volontairement avec le sud de la Somalie, pour former la République somalienne au moment de l'indépendance. Mais lors d'une guerre civile, le Somaliland a proclamé unilatéralement en 1991 sa propre indépendance. Cette décision marque un « jour historique » selon les mots du président somalilandais. « Le Somaliland n'était jusque-là officiellement reconnu que par Taïwan – qui, lui non plus, ne bénéficie pas du statut d'Etat souverain », analyse Le Monde Afrique.  De son côté, la Somalie dénonce une attaque délibérée contre sa souveraineté. Mais « pour Israël, explique Le Monde Afrique, cette nouvelle relation bilatérale pourrait également ouvrir la voie au déplacement des populations palestiniennes, vers le pays africain, alors que l'objectif d'un Gaza sous contrôle israélien est de plus en plus assumé par l'administration Nétanyahou ». Interrogée par le journal, la directrice de l'Institut des relations Israël-Afrique, basée à Tel-Aviv, estime qu'il s'agit aussi de protéger le corridor stratégique de la mer Rouge avec des pays côtiers. Depuis le retour de Trump à la Maison Blanche, des républicains souhaitent également la reconnaissance du territoire somalien « afin de pouvoir installer une base militaire dans le port de Berbera ». Certains pays n'ont pas attendu pour réagir : l'Égypte, la Turquie, et Djibouti ont condamné cette reconnaissance. Une position également partagée par les pays du Golfe, et l'Union africaine.

Géopolitique
En 2025, en Ukraine et à Gaza, beaucoup de plans de paix mais pas de paix réelle

Géopolitique

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 3:23


durée : 00:03:23 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - En Ukraine comme dans la bande de Gaza, 2025 a vu circuler des plans de règlement, mais s'achève sans perspective sérieuse de paix durable et juste, malgré les annonces de "progrès". Dans les deux conflits, Donald Trump est à la manœuvre mais défend d'abord ses propres intérêts. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
En 2025, en Ukraine et à Gaza, beaucoup de plans de paix mais pas de paix réelle

InterNational

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 3:23


durée : 00:03:23 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - En Ukraine comme dans la bande de Gaza, 2025 a vu circuler des plans de règlement, mais s'achève sans perspective sérieuse de paix durable et juste, malgré les annonces de "progrès". Dans les deux conflits, Donald Trump est à la manœuvre mais défend d'abord ses propres intérêts. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

radio-immo.fr, l'information immobilière
Crise du logement : « On doit beaucoup s'attacher au lien avec les élus locaux », insiste Nicolas Tryzna député du Val-de-Marne, suppléant de Vincent Jeanbrun - A la Une des Quatre Colonnes

radio-immo.fr, l'information immobilière

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 10:09


Fiscalité immobilière, encadrement des loyers, loi Climat et Résilience… Grand invité du Congrès de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) en décembre dernier à Paris, le maire du Havre, Edouard Philippe (Horizons) et candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027 a balayé tous les sujets et a dévoilé d'ores-et-déjà quelques éléments qui pourraient figurer dans son programme de campagne en matière de politique du logement. Sa principale mesure est sans aucun doute de « renforcer les droits des propriétaires pour rendre le marché de l'immobilier locatif plus fluide. » Avant de reconnaître que la loi portée par Guillaume Kasbarian (Ensemble pour la République) « visant à protéger les logements contre l'occupation illicite », adoptée, il y a deux ans, a déjà modifié les règles. Autre prise de position qui a satisfait nombre de propriétaires et les adhérents de la Fnaim, l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), l'Union des syndicats de l'immobilier (UNIS) et le Syndicat national des professionnels de l'immobilier (SNPI) : Edouard Philippe se dit défavorable à la pérennisation de l'encadrement des loyers, dont l'expérimentation prendra fin en novembre 2026 et son renforcement vient d'être d'adopté à dans le cadre de la « niche parlementaire » du groupe "Socialistes et apparentés ». Pour Edouard Philippe, « il vaut mieux laisser le marché immobilier faire son œuvre, mais cela veut dire que localement, il faut une politique de construction pour renforcer l'offre de logements. » Une position partagée par Nicolas Tryzna député LR du Val-de-Marne, suppléant de Vincent Jeanbrun, nommé ministre de la Ville et du Logement dans le gouvernement Lecornu 2 qui « s'attache beaucoup au lien avec les élus locaux et les concitoyens pour répondre à la crise du logement et restaurer la crédibilité de l'action publique.»

Ibex talk
S'entraîner pendant les fêtes : comment s'adapter sans s'épuiser - Xavier Teychenné & Simon Tissier

Ibex talk

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 68:22


La période des fêtes bouscule les habitudes : emploi du temps instable, fatigue accrue, contraintes sociales, déplacements. Beaucoup d'athlètes hésitent alors entre lever le pied complètement ou tenter de tout maintenir, au risque de s'épuiser.Dans cet épisode d'Ibex Talk, nous posons un cadre clair, réaliste et rassurant. L'objectif n'est pas de faire plus, mais de faire juste : préserver les acquis, limiter la fatigue et préparer sereinement la reprise de janvier.

Européen de la semaine
Ukraine: Volodymyr Zelensky, un président sous pression pour conclure la paix

Européen de la semaine

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 3:59


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se dit optimiste sur les chances de faire avancer les discussions visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine et annonce une rencontre avec Donald Trump dimanche 28 décembre en Floride. Les questions sensibles, telles que le sort du Donbass, devraient être abordées. Sous pression de l'administration américaine pour conclure un plan de paix, Volodymyr Zelensky a connu une fin d'année délicate. Il parvient malgré tout à conserver la confiance des Ukrainiens.  Donald Trump voulait un accord avant Noël. Son vœu n'a pas été exaucé. « Beaucoup de choses peuvent être décidées avant le Nouvel an », veut croire Volodymyr Zelensky, au lendemain de discussions avec les envoyés de la Maison Blanche. En dépit de cet optimisme affiché, le président ukrainien est soumis à forte pression, d'autant que les positions russes restent, pour l'heure, inflexibles. Mardi, Volodymyr Zelensky a détaillé devant la presse le plan de paix révisé en 20 points, le présentant comme la meilleure tentative de l'Ukraine de mettre fin à la guerre. Le document aborde un large éventail de questions, allant des éventuels arrangements territoriaux aux garanties de sécurité que Kiev souhaite obtenir pour prévenir toute future agression russe, en passant par les plans de reconstruction du pays ravagé par la guerre. Selon Volodymyr Zelensky, les diverses sections du plan « reflètent en grande partie la position commune ukraino-américaine ». Reste quelques points de blocage, à commencer par la question épineuse de l'avenir du Donbass. La Russie exige que les forces ukrainiennes se retirent des territoires de la région de Donetsk qu'elles contrôlent encore. Le président ukrainien ne peut accepter cette demande. À écouter et à lire aussiVolodymyr Zelensky, président ukrainien S'il cède, « il n'aura plus d'avenir politique », tranche le politologue Volodymyr Fessenko du centre Penta à Kiev. « En Ukraine, le sentiment qui domine est qu'il est impossible d'accepter de reconnaitre juridiquement les territoires occupés comme étant russes. Si, en cas de cessez-le-feu le long de la ligne de front, une partie du territoire ukrainien restait sous contrôle russe, la plupart des Ukrainiens pourraient accepter ce scénario mais à condition que ces territoires ne soient pas reconnus juridiquement comme étant russes. » Militairement, l'Ukraine ne peut pas se permettre de céder des zones fortement fortifiées de Donetsk, note pour sa part la chercheuse ukrainienne Olena Prokopenko, du centre de réflexion German Marshall Fund. « Céder des territoires fortifiés sans combat offrirait à la Russie une base idéale pour intensifier son invasion. Si l'Ukraine acceptait ces concessions, notre position sur la ligne de front serait gravement affaiblie. Les abandonner sans combat, donner à la Russie des territoires qu'elle n'a pas réussi à conquérir en onze ans depuis l'invasion du Donbass, constituerait une décision militairement désastreuse », explique-t-elle.  Le scénario dans lequel Volodymyr Zelensky se verrait contraint de céder tout le Donbass à la Russie « ne pourrait se produire qu'en cas de situation catastrophique sur le front ou dans le secteur énergétique, qui ne lui laisserait pas d'autre choix », avance Volodymyr Fessenko. Concessions territoriales  Quoi qu'il en soit, le président ukrainien n'en sortirait pas indemne. Seule concession à laquelle Volodymyr Zelensky se dit prêt : l'Ukraine pourrait retirer ses troupes des zones de l'ouest de la région de Donetsk encore sous son contrôle, pour les transformer en une zone démilitarisée dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec Moscou, à condition que la Russie retire ses forces d'une zone équivalente. En tout état de cause, Volodymyr Zelensky estime que la création d'une zone démilitarisée doit être approuvée par le biais d'un référendum. Parallèlement aux discussions autour du plan de paix, le président ukrainien a dû affronter une tempête intérieure ces derniers mois. L'affaire Midas, vaste affaire de corruption qui touche le secteur énergétique ukrainien, a poussé les ministres de la Justice Herman Halouchtchenko et la ministre de l'Énergie, Svitlana Hryntchouk à démissionner le mois dernier. Volodymyr Zelensky a ensuite dû se défaire de son plus proche conseiller, Andriy Iermak. En écartant le chef de l'administration présidentielle, qu'il n'a pas encore remplacé, tout en maintenant une ligne relativement ferme dans les pourparlers de paix, sa côte de popularité est remontée. Selon une enquête récente menée par l'Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS), 61% des Ukrainiens lui font confiance. « Aussi étrange que cela puisse paraître, la confrontation autour du plan de paix de Donald Trump a une fois de plus aidé », affirme Volodymyr Fessenko. Le plan de paix amendé par Kiev prévoit également la tenue d'élections en Ukraine dès que possible après la signature d'un accord de paix. Le mandat présidentiel de cinq ans de Volodymyr Zelensky aurait dû expirer en mai de l'année dernière, mais il a été prolongé en vertu de la loi martiale en vigueur depuis l'invasion russe de 2022. Le chef de l'État a chargé le Parlement de réfléchir à des modifications de la législation électorale pour examiner la possibilité d'organiser une présidentielle. Olena Prokopenko y voit une « démarche habile » tant sur le plan intérieur qu'à l'international. « Cela envoie le signal qu'il redonne un rôle central au Parlement, qui a été largement marginalisé ces dernières années, en lui confiant une décision potentiellement historique. Sur le plan international, cela montre qu'il est prêt à participer à des élections et qu'il ne fuit pas ses responsabilités », explique-t-elle. Sur le plan international, cette initiative est vue comme importante car elle renvoie la pression vers Donald Trump, qui accuse son homologue ukrainien d'utiliser la guerre comme prétexte pour éviter une élection et se maintenir au pouvoir. « En acceptant de préparer un cadre législatif, Zelensky contraint Trump à faire pression sur Vladimir Poutine afin d'obtenir un cessez-le-feu, que ce dernier a rejeté à plusieurs reprises ces derniers mois. Cela permet de mettre en évidence que l'obstacle à la paix n'est pas l'Ukraine, mais bien la Russie », note Olena Prokopenko. Élection présidentielle  Dans le cas, très hypothétique, où une élection présidentielle pourrait se tenir avant la fin des hostilités, quelles chances Volodymyr Zelensky aurait-il de remporter le scrutin ? La probabilité d'une victoire du président sortant est « très forte », selon la chercheuse du German Marshall Fund, « non pas parce qu'il n'existe pas de griefs à son égard, mais parce que l'Ukraine a besoin d'une unité maximale pour résister à la pression de l'administration américaine dans le cadre des négociations de paix. Ses chances de victoire seraient aujourd'hui bien supérieures à ce qu'elles seraient après la guerre ». La perspective pour Volodymyr Zelensky de remporter le scrutin est plus élevée aujourd'hui, abonde Volodymyr Fessenko : « Les citoyens qui lui sont favorables ou neutres évaluent positivement son rôle comme chef de la politique étrangère et commandant en chef. Après la guerre, surtout s'il devait conclure un accord de paix perçu comme défavorable, ses chances pourraient diminuer. » Dans ces conditions, certaines figures de l'opposition estiment que Volodymyr Zelensky pourrait être tenté d'organiser au plus vite des élections. Conformément aux engagements pris par le président auprès de Donald Trump, la Rada, le Parlement ukrainien s'apprête à examiner la question de l'organisation d'élections. Cependant, « il existe une faible probabilité qu'un projet de loi sur les élections en temps de guerre voit le jour. Son adoption reste incertaine. Le scénario le plus probable pour l'an prochain serait la tenue d'élections uniquement si un accord de cessez-le-feu était conclu au premier semestre », pronostique Volodymyr Fessenko, qui constate que « même au sein du parti présidentiel Serviteur du peuple, nombreux sont ceux qui s'opposent à des élections en temps de guerre. Si l'opposition et les députés réticents se mobilisent, l'adoption d'une telle loi sera impossible », souligne le politologue. En Ukraine, l'opinion publique estime, dans une très large majorité, qu'aucune des conditions sécuritaires, juridiques ou structurelles ne sont réunies pour organiser des élections, note Olena Prokopenko. « Les Ukrainiens comprennent que ce n'est pas le moment. Il n'existe aucune demande sociale en ce sens, et ce débat est principalement ravivé sous la pression de la Russie et des États-Unis ». Selon le sondage récent du KIIS, seuls 9 % des Ukrainiens soutiennent l'idée d'élections en temps de guerre. À lire aussiGel du front, élections, Otan: ce que contient la dernière version du plan américain pour la paix en Ukraine

Podcasts sur radio-immo.fr
Crise du logement : « On doit beaucoup s'attacher au lien avec les élus locaux », insiste Nicolas Tryzna député du Val-de-Marne, suppléant de Vincent Jeanbrun - A la Une des Quatre Colonnes

Podcasts sur radio-immo.fr

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 10:09


Fiscalité immobilière, encadrement des loyers, loi Climat et Résilience… Grand invité du Congrès de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) en décembre dernier à Paris, le maire du Havre, Edouard Philippe (Horizons) et candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027 a balayé tous les sujets et a dévoilé d'ores-et-déjà quelques éléments qui pourraient figurer dans son programme de campagne en matière de politique du logement. Sa principale mesure est sans aucun doute de « renforcer les droits des propriétaires pour rendre le marché de l'immobilier locatif plus fluide. » Avant de reconnaître que la loi portée par Guillaume Kasbarian (Ensemble pour la République) « visant à protéger les logements contre l'occupation illicite », adoptée, il y a deux ans, a déjà modifié les règles. Autre prise de position qui a satisfait nombre de propriétaires et les adhérents de la Fnaim, l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), l'Union des syndicats de l'immobilier (UNIS) et le Syndicat national des professionnels de l'immobilier (SNPI) : Edouard Philippe se dit défavorable à la pérennisation de l'encadrement des loyers, dont l'expérimentation prendra fin en novembre 2026 et son renforcement vient d'être d'adopté à dans le cadre de la « niche parlementaire » du groupe "Socialistes et apparentés ». Pour Edouard Philippe, « il vaut mieux laisser le marché immobilier faire son œuvre, mais cela veut dire que localement, il faut une politique de construction pour renforcer l'offre de logements. » Une position partagée par Nicolas Tryzna député LR du Val-de-Marne, suppléant de Vincent Jeanbrun, nommé ministre de la Ville et du Logement dans le gouvernement Lecornu 2 qui « s'attache beaucoup au lien avec les élus locaux et les concitoyens pour répondre à la crise du logement et restaurer la crédibilité de l'action publique.»

Happy Work
La charge émotionnelle des managers

Happy Work

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 7:50


Manager, ce n'est pas seulement décider et organiser. C'est aussi porter une charge émotionnelle invisible.On parle beaucoup de la fatigue des équipes.Beaucoup moins de celle des managers.Être manager, c'est souvent absorber les tensions, contenir les émotions, arbitrer sans satisfaire tout le monde, rester solide quand la pression monte. Cette charge émotionnelle ne figure nulle part dans les fiches de poste, et pourtant elle use profondément.Dans cet épisode de Happy Work, je vous propose de mettre des mots sur cette fatigue invisible, sur l'isolement émotionnel que vivent beaucoup de managers, et sur l'importance de reconnaître cette charge pour durer sans s'oublier.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cYmanagementcharge émotionnellemanagersleadership humainfatigue managérialebien-être au travailresponsabilitésémotions au travailHappy Work00:00 Introduction00:12 La charge émotionnelle des managers01:09 La vigilance émotionnelle permanente02:02 Le manager comme amortisseur émotionnel03:17 L'invisibilité et le silence des managers05:04 Comment ne pas s'user émotionnellement06:44 La citation du jourSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Parlons introspection
Pour une fin d'année plus douce : l'impact des émotions pendant les fêtes - Parlons introspection

Parlons introspection

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 8:04 Transcription Available


Séance Temporalité et décisionsQue vous adoriez Noël ou que cette période vous pèse, cet épisode est conçu pour vous offrir un espace de recul.La fin d'année n'est jamais une parenthèse neutre. Elle réactive des rôles familiaux, des attentes implicites, des fatigues accumulées. Certaines femmes se sentent en joie, d'autres ressentent un décalage difficile à exprimer. Beaucoup oscillent entre les deux.Dans cet épisode, je vous propose une exploration lucide de ce moment de l'année :– Pourquoi Noël réactive autant d'émotions.– Comment les loyautés, les schémas appris et la charge mentale influencent votre état intérieur.– Comment reconnaître les rôles que vous rejouez malgré vous.– Trois questions d'introspection pour clarifier ce qui se passe vraiment.– Un temps de recentrage guidé pour vous aider à revenir à vous, sans vous suradapter.Cet épisode s'adresse aux femmes qui ressentent le besoin de comprendre ce qu'elles vivent intérieurement :les entrepreneuses en fin de cycle, les cadres qui portent beaucoup, ou celles qui cherchent simplement plus de douceur et de clarté dans leur quotidien.Mon intention : vous offrir un repère fiable dans une période chargée, en vous aidant à mettre des mots sur ce qui s'agite en vous, pour traverser Noël avec plus de justesse et moins de pression.Si cette période fait émerger des questions plus profondes, un Appel Clarté peut vous aider à comprendre ce qui se joue et à identifier vos besoins pour la suite.Je suis coach Véronique Milome, j'aide les entrepreneuses et le femmes en transition à sortir du flou et du brouillard mental grâce à ma méthode unique qui allie coaching et numérologie stratégique®. Rapidement elles gagnent en clarté, en confiance en elles et prennent de décisions qui leur ressemble.Découvrez mon univers ici : https://catalysons-vos-atouts.comVous aimez cet épisode ? Voici comment le soutenir :Laissez-lui 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préféréePartagez-le autour de vous, à trois personnes que cela pourrait toucherDéposez un commentaire sur YouTube ou Spotify, je lis chaque mot avec attentionMerci pour votre écoute et votre fidélité précieuses. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Nigeria: «On a toujours voulu avoir une coopération avec les États-Unis» sur la sécurité

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 6:19


« La brouille entre les États-Unis et nous, c'est terminé », a déclaré lundi 22 décembre le ministre de l'Information du Nigeria, Mohammed Idris, qui a même annoncé un « partenariat renforcé ». Lors d'une conférence de presse, il s'est félicité également du niveau de coopération atteint entre son pays et la France. Le porte-parole du président Bola Tinubu faisait-il allusion aux événements du Bénin, le 7 décembre dernier ? Thomas Orimissan Akéré, président du Club des francophones du Nigeria, répond aux questions de RFI. RFI : Quand le ministre de l'Information du Nigeria, Mohamed Idriss, affirme que la brouille avec les États-Unis est résolue, est-ce que vous pensez qu'il a raison ou pas ? Thomas Orimissan Akéré : Il a certainement raison dans la mesure où le Nigeria a sollicité les États-Unis depuis 2014, après les enlèvements des filles de Chibok, au nord-est du Nigeria. Donc, on a toujours voulu avoir une coopération avec les États-Unis, avec les puissances étrangères qui pouvaient aider le Nigeria. Et aujourd'hui, les États-Unis sont certainement arrivés à cette conclusion que le gouvernement fédéral du Nigeria cherche à coopérer pour trouver une solution à ces problèmes de terrorisme et de banditisme au nord du Nigeria. Alors, en effet, une enquête de l'agence Reuters révèle que le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Nuhu Ribadu, a rencontré le 20 novembre dernier le secrétaire d'État américain à la Défense, Pete Hegseth, et que depuis un mois, un avion de surveillance américain décolle tous les jours du Ghana pour aller survoler le Nigeria. Quel type de renseignement peut aller chercher cet avion pour le compte à la fois des États-Unis et du Nigeria ?  Étant donné que les États-Unis ont des moyens de renseignement qui sont plus importants que ceux du Nigeria, avec notamment les satellites et les mouvements dans la région, le Nigeria, depuis longtemps, a demandé donc des renseignements pour voir les mouvements des groupes terroristes. Ça peut être Boko Haram, ça peut être d'autres organisations terroristes. Il y a des groupes qui étaient déjà formés. Il y a aussi des groupes qui viennent de l'extérieur du Nigeria. Voulez-vous dire que les Américains aident les Nigerians à contrôler leur frontière nord avec le Niger ? Entre autres, oui. Ça peut être à l'intérieur du Nigeria. Ça peut être aussi le contrôle des frontières avec le Niger. Vous savez que c'est une région très poreuse. C'est pour cela que je regrette d'ailleurs que tous les pays de la région ne coopèrent pas, parce que ceux qui sont en train d'être chassés désormais depuis quelques jours maintenant du Nigeria, ils vont retourner de nouveau vers le Niger. Donc, il faut absolument une coopération globale dans la région pour pouvoir arriver à résoudre ces problèmes de mouvements et d'organisations terroristes. Alors, l'autre pays avec lequel coopère le Nigeria en ce moment, c'est ce qu'a dit le ministre de l'Information du Nigeria ce lundi, c'est la France. Quel est le type de partenariat sécuritaire entre les deux pays ?  Vous savez, nous sommes entourés par les pays francophones, donc ce sont des pays sur lesquels la France avait un certain pouvoir pour la sécurité, je vais dire dans cette région-là. D'ailleurs, la coopération avec la France ne date pas de Bola Tinubu. La coopération avec la France date de très longtemps et aussi bien la coopération économique que la coopération sécuritaire. Donc, à partir du moment où on sait que la France a une certaine aura sécuritaire dans la région, nous avons besoin de la France pour nous donner quelques renseignements dans cette région-là.  Le 7 décembre dernier, lors d'une tentative de putsch au Bénin, les armées du Nigeria et de la France sont intervenues en soutien au président Patrice Talon. Peut-on parler d'une action coordonnée entre Abuja et Paris ?  Je ne sais pas si l'action était coordonnée. Ce qui est sûr, c'est que le Nigeria ne pouvait pas laisser le Bénin dans les mains d'un régime militaire, alors qu'il connaissait déjà, à sa frontière nord, le régime militaire du Niger. Donc, le Nigeria ne voulait pas être entouré par des régimes militaires et il était de toute façon obligé d'intervenir au Bénin pour éviter cette hécatombe démocratique que nous avons dans la région.  Il y a deux ans, après le putsch de juillet 2023 au Niger, il y a eu un vrai différend entre le Français Emmanuel Macron, qui poussait à une intervention militaire au Niger, et le Nigerian Bola Tinubu, qui finalement a fait échouer cette opération. Est-ce qu'il y a toujours ce malentendu aujourd'hui entre messieurs Macron et Tinubu ?  Il faut savoir que l'intervention du Nigeria n'a pas pu avoir lieu au Niger, parce que le nom de la France a été utilisé par les autres régimes militaires au Burkina Faso, au Mali, pour dire attention, c'est la France qui veut intervenir. S'il n'y avait pas eu la France, s'il n'y avait pas eu le nom de la France, le Nigeria serait certainement intervenu pour aller rétablir au pouvoir le président Bazoum qui avait été élu à cette époque-là.  Alors, pourquoi le Nigeria n'est-il pas intervenu au Niger en 2023 ? Et pourquoi est-il intervenu au Bénin en 2025 ?  C'est qu'au Bénin, c'est différent. Au Bénin, c'est que le Nigeria était en danger parce que nous avons des relations économiques très poussées avec le Bénin. Beaucoup de Nigérians ont investi au Bénin et, si on prend le Bénin, on prend forcément le Togo avec. Et le Nigeria ne voulait pas que cette Cédéao soit aussi vite désintégrée, ce qui aurait mis le Nigeria aussi en danger. En termes de démocratie, il faut savoir que, depuis 1999, le Nigeria connaît un régime démocratique. J'ai l'habitude de dire que la démocratie n'est pas un produit fini. C'est un produit à améliorer constamment. Et le Nigeria améliore sa démocratie en termes d'avancées politiques et économiques. À lire aussiNigeria: la brouille entre Washington et Abuja «largement résolue», annonce le gouvernement

Aujourd'hui l'économie
Noël, fast fashion et consommation: le paradoxe entre conscience écologique et pouvoir d'achat

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 3:13


À la veille de Noël, période emblématique de la consommation de masse, les Français se retrouvent face à un paradoxe bien connu : une conscience aiguë des limites environnementales et sociales de leurs achats, mais des pratiques qui peinent à évoluer. Entre contraintes budgétaires, attrait des prix bas et émergence de nouvelles alternatives, décryptage d'un paradoxe économique au cœur de nos habitudes de consommation. Mercredi 24 décembre, veille de Noël pour le monde chrétien. Au-delà de la dimension religieuse, cette période est avant tout un moment de rassemblement, de partage et d'échanges de cadeaux. Disons-le clairement : la fin d'année reste la période de la consommation de masse par excellence. Pourtant, les consommateurs semblent aujourd'hui conscients des limites de ce modèle. En toile de fond de cette période festive se cache un paradoxe économique majeur : le décalage entre les intentions affichées et les pratiques réelles d'achat. Un chiffre l'illustre parfaitement. Selon le baromètre de l'Ademe, l'Agence de la transition écologique, huit Français sur dix estiment qu'il est nécessaire de revoir leurs modes de consommation. Mais dans le même temps, seul un Français sur dix se dit très engagé dans une consommation responsable. Le fossé est là, bien réel, entre la volonté et le passage à l'acte. Fast fashion: quand le prix dicte l'achat C'est précisément dans ce contexte que la fast fashion s'impose comme un modèle économique dominant. Beaucoup considèrent qu'elle parvient à répondre simultanément à de fortes contraintes budgétaires et à un désir permanent de renouvellement. Dans les faits, le prix reste l'élément déclencheur de l'achat, bien avant toute autre considération. Des prix très bas, une vitesse de production et de livraison élevée, et surtout des volumes gigantesques rendent ce modèle particulièrement performant. Les géants chinois comme Shein, Temu ou AliExpress incarnent pleinement cette dynamique. Ces plateformes l'ont parfaitement intégré dans leur logique commerciale, et cela fonctionne. La demande est bien présente. Chez les plus jeunes, ces sites représentent aujourd'hui un achat en ligne sur quatre, un chiffre impressionnant qui illustre l'ancrage profond de ces nouvelles habitudes de consommation. À lire aussiLa seconde vie des objets, pilier essentiel de l'économie circulaire Noël, révélateur d'un basculement progressif Pour autant, cette dynamique n'est pas figée. Il existe bien une prise de conscience des coûts écologiques et sociaux liés à cette manière de consommer. Même si le pouvoir d'achat reste déterminant, une légère bascule commence à s'opérer. La période de Noël agit ainsi comme un révélateur et un amplificateur de ces tensions. D'un côté, elle renforce les logiques promotionnelles, l'achat de cadeaux à bas prix et la surconsommation. De l'autre, elle constitue un moment propice à la réflexion: offrir autrement, acheter moins mais mieux, privilégier la seconde main ou les circuits courts. Le succès du marché de l'occasion en est une illustration concrète. En France, il a progressé de 12% l'an dernier pour atteindre 7 milliards d'euros. Longtemps perçue comme marginale, cette pratique devient désormais un pilier de l'économie, sur lequel misent à la fois les plateformes et les marques traditionnelles. Face à la fast fashion, on peut donc désormais parler de slow fashion. Certes, le prix reste la porte d'entrée de l'achat, mais les lignes bougent. Un sentiment d'écoresponsabilité émerge. Il ne s'agit pas encore d'un réflexe généralisé, mais le consommateur a désormais la maturité nécessaire pour envisager d'autres choix. Dans cette transition progressive, la communication et le marketing jouent un rôle clé. L'enjeu est clair: rendre la sobriété désirable. Faire en sorte qu'un produit reconditionné localement, quasi neuf, soit non seulement plus responsable, mais aussi plus accessible qu'un produit neuf fabriqué à l'autre bout du monde. À lire aussiDans les galeries commerçantes, un Noël plus sobre mais toujours festif

La Cohorte, le podcast qui rapproche les freelances
REDIFF - MM #192 – La newsletter qui ne t'apprendra rien, mais qui t'apportera beaucoup | entrepreneurs, charge mentale

La Cohorte, le podcast qui rapproche les freelances

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 9:03


Je te parle aujourd'hui du Club du Vendredi, une newsletter collaborative que je coanime avec Aude, Rachel et Crystel.On a décidé d'en faire un vrai média de divertissement pour entrepreneurs — un espace pour souffler un peu, loin des conseils et de la pression.Tous les quinze jours, on répond à quatre questions simples : qu'est-ce qui t'a surprise, fait marrer, râler ou kiffer ?C'est léger, drôle et ça fait du bien.

Activer l'économie circulaire
La lettre de Joséphine - Un modèle qui entre dans les limites planétaires !

Activer l'économie circulaire

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 2:03


Nouveauté : Brieuc lance une lettre hebdomadaire : Adaptable(s). Abonnez-vous pour recevoir des outils, principes et retours d'expériences pour permettre aux dirigeantes et dirigeants d'entreprises d'anticiper les risques, notamment physiques, du 21ème siècle.Bienvenue sur la Radio Circulab (ex Activer l'Economie Circulaire) Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien.Est-ce que vous aussi, vous entendez un peu le son des cloches ? Les chants qui finalement mettent du baume au cœur et enfin, les couleurs rouges et vertes qui embellissent nos maisons et les rues.Alors tout ça, ça veut dire qu'une seule chose : la période des fêtes de fin d'année, finalement, elle est ouverte.Et quoi de mieux pour cette saison que de se fixer de bonnes résolutions ou bien, tout simplement, de revenir un petit peu aux bases et de se poser les bonnes questions ? Mon papa me racontait il y a peu qu'en 2025, bien avant encore, ils rencontraient des responsables d'entreprises déconcertés et perdus lorsqu'ils se sont rendu compte que leur modèle économique, finalement, n'était nullement construit pour s'adapter aux limites planétaires.Alors bien qu'en 2035, il est totalement normal, voire logique, d'intégrer ces notions, mon papa a dû m'expliquer quand même que les choses se passaient totalement différemment à son époque.Beaucoup d'entreprises ne se posaient pas les bonnes questions et n'avaient jamais anticipé les chocs à venir.Il m'a notamment évoqué le cas de La Poste et de son projet avec sa filiale, Nouvelle Attitude, où à l'époque, ils ont su diversifier leur activité pour améliorer leur pérennité. Il en parle justement dans sa newsletter Adaptable, quand votre business model n'entre pas dans les limites planétaires.Elle est disponible aussi sur circulab.com alors je vous invite vraiment à aller la découvrir et surtout découvrir cet exemple qu'il évoque. Sur ces quelques mots, je vous souhaite une bonne lecture si vous allez justement lire un petit peu la lettre de mon papa et je vous souhaite surtout de bonnes fêtes de fin d'année.Et puis je vous dis à 2036 ou plutôt, 2026 pour vous.Joséphine, depuis 2035. Pour aller plus loin : Baladez-vous sur notre site internet (tout neuf) ; Téléchargez nos outils sur la Circulab Academy ; Inscrivez-vous à notre newsletter ; Envoyez-nous vos retours ou suggestions sur Linkedin : Justine Laurent et Brieuc Saffré. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'interpellation du jour – Barbara Lefebvre, chroniqueuse : "Il y a beaucoup d'éleveurs bovins qui sont contre l'abattage donc je ne vois pas pourquoi tu parlerais au nom de tous les éleveurs" - 23/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:25


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géo, Abel Boyi, éducateur, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
Thierry Vircoulon: «Il y aurait 3000 ou 4000 Africains dans les rangs de l'armée russe»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 4:35


« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus

Le sept neuf
Municipales : "Les Parisiens auraient beaucoup à perdre à une victoire d'une droite extrémisée", assène Ian Brossat

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 9:56


durée : 00:09:56 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - À moins de quatre mois des élections municipales, le sénateur communiste de Paris explique, mardi 23 décembre, sa participation à l'union des gauches. Il défend également son bilan en tant que conseiller de Paris. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Reportage Afrique
Gabon: les Librevillois privilégient la viande de bœuf à Noël au détriment du poulet quotidien

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:16


Au Gabon, pays dont la population est en majorité chrétienne, les familles s'activent pour préparer le repas de Noël. Qu'en sera-t-il dans l'assiette des Gabonais ? Beaucoup n'apprécieraient pas le poulet surgelé, appelé « la star du congélateur », car c'est l'aliment omniprésent dans les congélateurs. Pour Noël, les familles gabonaises souhaitent manger de la viande de bœuf. Reportage au marché Mon Bouët, le marché central de Libreville. De notre correspondant à Libreville, Au marché central Mon Bouët de Libreville, au Gabon, Oucéni a le sourire aux lèvres. Ce commerçant a fait le stock de viande de bœuf. Son étal est bien garni. Les ventes ont considérablement augmenté, même si le pic n'est pas encore atteint. « C'est la période où tous les clients mangent de la viande. En décembre, on sait qu'on aura des clients. Il y a de l'espoir », se réjouit-il. Trois rayons plus loin, Amidou, vendeur de poulet surgelé, fait la grise mine. Sa clientèle habituelle lui tourne le dos. « Nous, on est en baisse. Le poulet baisse. Il y a que la viande qui se vende en ce moment, ils ont trop mangé de poulet. Comme c'est la fête, ils veulent manger la viande. On attend que la fête se termine. Les ventes de poulet vont repartir comme d'habitude », analyse-t-il, résigné. « La viande de bœuf une fois dans l'année, ça nous fera plaisir » Pour Noël, plusieurs familles ont décidé de s'offrir un repas spécial. C'est le cas de Raïssa. « On en mange tous les jours. On essaie de changer un peu du poulet. La viande de bœuf une fois dans l'année, ça nous fera plaisir », explique-t-elle. Héléna Josée, mère de huit enfants, imagine déjà comment elle concoctera son repas. « Je vais le faire bouillir avant de mettre la pâte d'arachide pour finir avec une bonne banane semi-mûre. Puis on va passer à table. Ce serait fantastique, du bon bœuf bien fait à la pâte d'arachide », détaille-t-elle avec délectation. Évoquant les futures effluves de son repas de Noël, elle s'en amuse : « Cela va attirer le voisinage. Cela veut dire : "Venez, il y a du bœuf aujourd'hui, pas du poulet. Joyeux Noël à tous !" » Mais un problème demeure pour de nombreux ménages gabonais : le prix du bœuf, entre 4 500 ou 5 000 Francs CFA le kilo. Oucéni a l'explication : « Selon moi, c'est cher. Mais comment faire autrement, puisque le bœuf vient de l'étranger ? Ce n'est pas du bœuf du Gabon. Cela vient du Cameroun. C'est difficile parce qu'il faut d'abord qu'on aille le chercher au nord du Cameroun. Puis on doit dédouaner à Yaoundé avant que cela n'arrive ici au Gabon. » À défaut de viande de bœuf, le poisson est l'autre aliment qui remplacera le poulet sur les tables lors des fêtes. Au Gabon, le repas de Noël doit être abondant pour accueillir toute la famille et les éventuels visiteurs imprévus. À lire aussiGabon: au marché des poissons, des pêcheurs sanctionnés pour pêche en zone protégée

Les interviews d'Inter
Municipales : "Les Parisiens auraient beaucoup à perdre à une victoire d'une droite extrémisée", assène Ian Brossat

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 9:56


durée : 00:09:56 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - À moins de quatre mois des élections municipales, le sénateur communiste de Paris explique, mardi 23 décembre, sa participation à l'union des gauches. Il défend également son bilan en tant que conseiller de Paris. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les histoires de 28 Minutes
Donald Trump : un faiseur de paix ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 46:00


L'émission 28 minutes du 23/12/2025 Du 22 décembre au 31 décembre, 28 minutes revient sur les thématiques incontournables et marquantes de l'année 2025 avec six émissions hors-série. Ce mardi 23 décembre, nous recevons Justin Vaïsse, historien, spécialiste des États-Unis et directeur général du Forum de Paris sur la Paix et Céline Spector, philosophe. Donald Trump revendique avoir résolu huit conflits en moins d'un an de présidence parmi lesquels celui entre la Thaïlande et le Cambodge ou encore entre Israël et le Hamas. Beaucoup des accords qu'il s'attribue restent incertains et se sont suivis d'une reprise du conflit. Depuis son élection, le président américain est sorti de la plupart des instances multilatérales et réaffirme son opposition à l'ONU. Il s'est aussi attaqué à l'Europe qu'il considère comme “un continent en déclin”. Donald Trump est-il un faiseur de paix ? Justin Vaïsse est historien, spécialisé dans la politique étrangère américaine. Il a travaillé aux États-Unis puis au Quai d'Orsay avant de créer, en novembre 2018, le Forum de Paris sur la paix, où se réunissent les dirigeants du monde entier chaque année. Céline Spector est philosophe et spécialiste de l'Europe. Elle a consacré plusieurs ouvrages à la démocratie et à la pensée des Lumières. Puis, Natacha Triou s'intéresse aux baleines et plus particulièrement à leur chant qui a fait l'objet de plusieurs découvertes scientifiques cette année. Victor Dekyvère revient sur le célibat, qui n'a jamais été aussi répandu. Puis, retrouvez Intéressant de David Castello-Lopes ! 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 23 décembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Afrique Économie
En Centrafrique, la préparation des fêtes se déroule en période électorale [3/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:25


À l'approche des élections générales prévues le 28 décembre prochain, le pays se prépare à un rendez-vous politique majeur, qui coïncide avec les fêtes de fin d'année. Mais cette double actualité n'est pas sans conséquences sur le quotidien des populations. Depuis plusieurs semaines, les Centrafricains font face à une hausse significative des prix des produits de première nécessité. Une inflation alimentée notamment par le retour massif des Centrafricains de la diaspora et l'arrivée d'observateurs internationaux, exerçant une forte pression sur le logement, le transport et l'alimentation. De notre correspondant à Bangui,   Au marché du PK5 de Bangui, la capitale de Centrafrique, les étals sont bien garnis et les clients nombreux. Pourtant, les visages se ferment au moment de payer. Ici, le sac de riz a pris plusieurs milliers de francs. L'huile, le sucre, les oignons, tout semble coûter plus cher. Une hausse des prix qui coïncide avec la période électorale et les fêtes de fin d'année selon Frédérica, une commerçante : « Le commerce ne fonctionne pas bien. Tout est devenu cher chez les grossistes. Beaucoup de clients pensent que nous augmentons les prix par plaisir, or ce n'est pas notre faute. Le transport devient plus cher à cause de la crise du carburant, parfois de l'insécurité ou des contrôles renforcés pendant les élections. On s'en sort difficilement. » Depuis une semaine, Bangui voit revenir de nombreux Centrafricains de la diaspora. Certains sont rentrés pour voter, d'autres pour observer ou accompagner le processus électoral. À eux s'ajoutent des délégations étrangères, observateurs internationaux, ONG et journalistes. « Pendant les fêtes de fin d'année, il y a des commerces qu'on appelle des commerces saisonniers. Les importateurs trouvent en cette circonstance un moment pour se faire de l'argent. Ils quittent leur segment traditionnel et ils se versent dans ces segments qui rapportent beaucoup d'argent en très peu de temps. Ce commerce saisonnier vient bouleverser le cycle de fonctionnement de notre pays, ce qui fait que nous connaissons les flambées des prix de première nécessité à chaque fête », explique l'économiste Lorenzo Ganazoui. « Je suis obligé de me contenter du strict minimum » Pour les commerçants, c'est une question d'équilibre. Pour les ménages locaux, en revanche, la situation devient préoccupante. Barnabé, père de famille, ne sait pas comment joindre les deux bouts : « Les prix des denrées alimentaires ont énormément augmenté sur tous les marchés. Je voudrais offrir un bon repas à mes enfants et des cadeaux pendant cette période de fête, mais c'est très compliqué. Je suis obligé de me contenter du strict minimum. » Cette inflation temporaire, liée aux dynamiques migratoires et au contexte politique, révèle une fragilité structurelle du pouvoir d'achat dans le pays, selon Lorenzo Ganazoui. Celui-ci propose des pistes de solutions : « Il va falloir travailler de manière que nous puissions commencer à produire, pour ne pas dire surproduire localement, de manière à palier à nos besoins d'abord localement, suggère-t-il. Ce sont les besoins qui auront manqué dans la production locale, qu'on pourra apporter ça de l'étranger. » À Bangui, chacun espère que cette flambée des prix ne durera pas. En attendant, faire ses courses est devenu un exercice de calcul et de résilience. À lire aussiCentrafrique: la campagne s'accélère et la pression monte à une semaine de la présidentielle

Un air d'amérique
"Il y a beaucoup d'attaques" : comment les chrétiens palestiniens se préparent à célébrer Noël, malgré les attaques israéliennes

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 1:50


En Cisjordanie, les chrétiens palestiniens se préparent à célébrer Noël dans un climat tendu. À l'approche du 25 décembre, les attaques israéliennes se multiplient et assombrissent les célébrations. Comme à Taybeh, dernier village entièrement chrétien de la Cisjordanie occupée où la violence des colons s'intensifie. Écoutez RTL autour du monde du 22 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Marguerite : "Ce qui me fait beaucoup craquer, ce sont les vidéos des enfants qui chantent ma chanson"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 6:53


durée : 00:06:53 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - L'invitée de 6h20 est Marguerite, chanteuse, pour son tube "Les filles, les meufs". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Reportage International
Cisjordanie: double peine pour les femmes du camp Nour Shams, déplacées de force depuis des mois

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 2:40


Depuis le mois de février, près de 32 000 Palestiniens des camps de réfugiés de Jénine, Tulkarem et Nour Shams, au nord de la Cisjordanie occupée, ont été déplacés de force par l'armée israélienne. Un exil imposé qui bouleverse les gestes les plus simples du quotidien. Pour les femmes, cette violence prend souvent la forme d'une double peine. Perdre un toit, c'est perdre aussi l'intimité, les repères, l'espace du soin et du quotidien. Surtout dans la société traditionnelle palestinienne.  Raghad Lafi a 25 ans. Elle est mère de trois enfants et vit avec son mari et quinze autres personnes de sa famille élargie dans un appartement de Tulkarem. Sa maison, dans le camp de réfugiés, a été démolie en juin dernier par l'armée israélienne. Depuis, sa vie a changé du tout au tout. « Ici, il n'y a pas d'intimité. Pas de repos. On ne se sent pas bien entourée non plus. La maison, c'est tout pour un être humain. Là, on doit payer un loyer cher… et les écoles sont loin pour les enfants… Et je ne sors pas. Je reste dans cet appartement depuis, et je reste enfermée vingt-quatre heures sur vingt-quatre », raconte-t-elle. Ce sont des femmes comme Raghad que Nehaya al Jundi essaie d'aider au quotidien. Elle est la responsable du comité populaire pour les services du camp de réfugiés de Nour Shams. Elle aussi, à 54 ans, a été déplacée de force. Elle n'a pas vu sa maison depuis environ dix mois et le précise : pour les femmes, ces évictions sont une double peine. « Aujourd'hui, la femme palestinienne traverse la période la plus difficile de sa vie. Elle souffre d'une crise immense, parce qu'elle est le pilier du foyer », explique-t-elle.   « J'en suis arrivée au point où, par manque d'intimité, j'ai peur de me laver » Car dans la société traditionnelle palestinienne, la femme est celle qui assure que le foyer est un lieu où l'on se sent bien. Celle qui assure l'éducation, la nourriture. Tout repose sur elle. Nehaya al Jundi ajoute :  « Aujourd'hui, les femmes se retrouvent dans des logements très simples, impropres à l'habitation. Certaines vivent dans des maisons sans fenêtres, où l'on a simplement tendu une bâche. D'autres louent des maisons très anciennes, abandonnées dans les villages par leurs propriétaires, qui ont construit des maisons neuves ailleurs. Les familles ont été contraintes de louer ces logements, juste pour se cacher, pour se couvrir. Aujourd'hui, des femmes viennent, elles me disent sans cesse : "J'ai l'impression d'être à la rue." Et moi aussi, je le dis : "J'ai l'impression d'être à la rue, même quand je suis dans ma maison". J'étais quelqu'un avant qui, été comme hiver, prenait une douche tous les matins. Aujourd'hui, je ne peux même plus. J'en suis arrivée au point où, par manque d'intimité, j'ai peur de me laver. Imagine jusqu'où on en est arrivés. » Le plus grand déplacement forcé de Palestiniens de Cisjordanie depuis 1967 C'est ça la souffrance de chaque femme palestinienne déplacée, dit-elle. Celles de Nour Shams, où elle vivait, mais celles du camp de réfugiés de Tulkarem, de Jénine. Ces camps vidés de leurs habitants en février par l'armée israélienne. Le plus grand déplacement forcé de Palestiniens de Cisjordanie depuis 1967. « Je fais partie de ces femmes qui souffrent rien qu'à cause du mot déplacement. Je le déteste. Je le déteste profondément et je n'aime pas que quelqu'un le répète, ou dise que je suis une déplacée. Mais on est obligés de l'utiliser avec les médias pour qu'ils comprennent ce que signifie le déplacement. Mais celui qui ne l'a pas vécu, pas expérimenté, ne pourra jamais nous comprendre », affirme-t-elle. « Beaucoup veulent avant tout aider les autres », précise Nehaya. « Parfois, dit-elle, en s'oubliant soi-même. » À lire aussiEn Cisjordanie, les Palestiniens de Nour Shams face aux démolitions annoncées par l'armée israélienne

Rothen s'enflamme
Younes Belhanda : "Il y a une grande pression sur la sélection, il y a beaucoup d'attentes" – 19/12

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 1:27


Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.

Rothen s'enflamme
Le procès - Rothen : "Aujourd'hui, beaucoup de clubs ne sont pas satisfait de Ligue 1+" – 19/12

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 5:50


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Apolline Matin
Lechypre d'affaires : Les futurs EPR coûteront beaucoup plus cher que prévu - 19/12

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 3:23


Tous les matins à 8h17, l'actualité économique avec Emmanuel Lechypre.

Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin
"Beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur." Lc 1, 5-25

Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025


Aujourd'hui, nous sommes le vendredi 19 décembre de la troisième semaine du temps de l'Avent. En ce jour, nous entendons l'annonce de la naissance de Jean-Baptiste, quelques mois avant celle de Jésus. Où que je sois, je prends le temps de m'arrêter intérieurement et d'apaiser ma respiration. Je demande la grâce d'accueillir la promesse que Dieu fait à son peuple par ces annonces, et qu'il me fait... Chaque jour, retrouvez 12 minutes une méditation guidée pour prier avec un texte de la messe ! A retrouver sur l'application et le site www.prieenchemin.org. Musiques : Byzantine Chant of Psalm 145 de Byzantine Choir interprété par Byzantine Choir - Pas d'album © Creative Commons Youtube Audio Library ; Prelude en fa mineur de Sylvius Leopold Weiss interprété par Mauricio Buraglia - Suites en Do mineur et Fa Mineur © Creative Commons by-nc-sa license from Magnatunes.

Reportage International
«C'est vraiment trop difficile de vivre ici»: des villages afghans victimes de la sécheresse endémique

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 2:32


En Afghanistan, le changement climatique est désormais la première cause de déplacement interne. Le pays compte plus de 500 000 déplacés liés aux crues et à la sécheresse, et près de dix millions de personnes sont impactées par le réchauffement climatique, ce qui aggrave la crise humanitaire, déjà très profonde. Les causes sont à la fois des catastrophes ponctuelles, mais aussi l'effet à long terme de la sécheresse. Lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir en 2021, les talibans ont relancé l'ambitieux chantier du canal de Qosh Tepa, destiné à irriguer les provinces du nord. Mais certains villages, comme celui de Bulaku dans la province de Balkh, en sont exclus. De notre envoyée spéciale à Bulaku,  Les petites maisons de terre se dressent au loin et se confondent avec la terre ocre et aride. Quelques ânes demeurent çà et là, épars. Afin d'abreuver leurs animaux, les villageois ont creusé des réservoirs dans la roche. Un petit groupe d'hommes s'est rassemblé autour. Les femmes se chargent de récupérer l'eau quand il y en a. Le système fonctionne comme un puits. Muhammad, l'un des paysans du village, producteur de blé, commente les difficultés auxquelles il doit faire face : « Depuis 10-15 ans, le climat change et la situation ne fait qu'empirer. Ces dernières années, la sécheresse ne fait que s'aggraver, et nous n'avons pas d'eau. Disons que nous avons de l'eau la moitié de l'année, au maximum. Le reste de l'année, nous n'en avons pas. Ça devient très difficile de s'approvisionner en eau, il faut aller la chercher très loin, et les routes sont vétustes. Elles sont poussiéreuses et cahoteuses, donc rapporter de l'eau n'est pas aisé. » Pour les habitants de Bulaku, récupérer de l'eau implique de marcher plusieurs heures sous le soleil harassant. La mission dure toute une journée. Le manque d'eau affecte aussi les récoltes et entraîne appauvrissement et insécurité alimentaire : « Comme l'eau, nos récoltes nous permettent de survivre six mois. Les six mois de l'année restants, nous sommes obligés de quitter le village, d'aller dans les villes, d'essayer de trouver un autre travail, au moins pour pouvoir manger jusqu'à l'année suivante, déplore Muhammad. Nous sommes autosuffisants pour six mois, ensuite il faut trouver une autre manière de se nourrir. » À lire aussiL'Afghanistan en proie à une sécheresse sans précédent À la recherche d'eau et de meilleures cultures En conséquence, nombreux sont les habitants à avoir tenté leur chance ailleurs. « Beaucoup de gens sont partis à la recherche d'eau et de meilleures cultures. Ils se sont installés dans d'autres localités, voire dans d'autres pays. Environ 150 familles sont parties d'ici, constate Muhammad. Chaque famille compte entre cinq et sept personnes. La majorité des personnes sont parties parce que c'est impossible, c'est vraiment trop difficile de vivre ici. Dans le village, on voit que les maisons sont partiellement détruites parce que plus personne ne vit ici. Abdul s'est installé dans un autre village, Sitchtemal : « J'ai tout essayé pour nourrir ma famille : j'ai travaillé dans les champs, comme ouvrier sur des chantiers. J'ai fait tout ce que je pouvais, mais l'expérience s'est mal terminée. Nous n'avions pas d'endroit pour vivre, donc nous sommes revenus ici, il y a deux ans. Mais nous souffrons toujours. Il ne pleut jamais. J'essaie de trouver des boulots journaliers. » Pour survivre financièrement, Abdul a fini par marier l'une de ses filles. Elle avait huit ans. À lire aussiAfghanistan: faits marquants de quatre années de régime taliban

TDActu NFL Podcast
Preview S16 : Les Vikings vont rebondir en 2026

TDActu NFL Podcast

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 49:49


Beaucoup d'équipes sont déjà éliminées des playoffs, mais pour autant certaines ont de quoi entrevoir un avenir plus radieux. Petite revue des équipes concernées, avec une projection sur celles qui ont la meilleure chance de rebondir en 2026.On se projette également sur le match qui va opposer les Broncos aux Jaguars en tête de la conférence AFC. Ainsi que sur tous les matchs de cette semaine 16 avant de finir par les paris avec notre partenaire Unibet. Victor Roullier et Raoul Villeroy sont au micro.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Joseph Prince FR
La prière qui apporte repos et rafraîchissement | Joseph Prince | New Creation TV Français

Joseph Prince FR

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 81:00


Bonjour, peuple de Dieu. Gloire à Dieu. Êtes-vous prêts pour la parole ? Les paroles. Nous remercions Dieu pour notre pays, pour notre nation. Beaucoup d'entre nous ont versé leur sang, leur sueur et leurs larmes. Surtout sur la colline de l'armée. On s'entraîne pour être soldat. Une fois dans...

Choses à Savoir
Qu'est-ce qu'une kleptocratie ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 1:59


Une kleptocratie est un système politique dans lequel les dirigeants utilisent le pouvoir qui leur est confié pour s'enrichir personnellement, au détriment du pays et de sa population. Le mot vient du grec kleptein (“voler”) et kratos (“pouvoir”) : littéralement, c'est le pouvoir exercé par des voleurs.Dans une kleptocratie, l'État fonctionne principalement comme un outil d'enrichissement pour une élite très restreinte : dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, parfois familles proches et cercles d'influence. Les institutions censées protéger la société — justice, police, administration fiscale, parlement — deviennent des instruments permettant de dissimuler, faciliter ou légaliser le détournement de ressources publiques.Les caractéristiques d'une kleptocratie1. Corruption systémiqueLes détournements ne sont pas isolés : ils sont intégrés dans le fonctionnement du régime. Les contrats publics, les concessions minières, les marchés d'infrastructures deviennent des sources de commissions occultes.2. Opacité et absence de contre-pouvoirsLa justice est muselée, les médias contrôlés, les lanceurs d'alerte intimidés. La transparence budgétaire est réduite, ce qui permet aux dirigeants de cacher leurs enrichissements.3. Blanchiment de l'argent voléL'argent détourné est souvent transféré à l'étranger via des paradis fiscaux, des sociétés écrans ou des achats immobiliers. Certains kleptocrates possèdent des fortunes colossales dans des pays où ils peuvent les protéger.4. Appauvrissement du paysDans une kleptocratie, peu d'argent reste pour les services publics : santé, éducation, infrastructures. Les investissements sont détournés, ce qui ralentit le développement et aggrave les inégalités.Des exemples historiques et contemporainsDes régimes comme celui de Mobutu au Zaïre, de Ferdinand Marcos aux Philippines ou plus récemment de certains États dotés de ressources pétrolières ont été décrits comme des kleptocraties. Beaucoup tirent leurs richesses de ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais), ce qui leur permet de capter des revenus énormes sans rendre de comptes à la population.Pourquoi le terme est-il important aujourd'hui ?Parce que la kleptocratie n'est pas seulement un phénomène local. Grâce aux circuits financiers internationaux, les richesses volées circulent partout dans le monde. De nombreux pays démocratiques accueillent — parfois sans le savoir — les capitaux issus de ces régimes corrompus.En résumé, une kleptocratie est un État capturé par une élite qui transforme le pouvoir politique en machine à voler, avec des conséquences profondes sur la justice, le développement et la stabilité sociale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi frissonnons-nous parfois en urinant ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 2:24


Ce phénomène étrange, presque comique, mais très courant, porte un nom scientifique : le “pee shiver”, littéralement « frisson de miction ». Beaucoup d'hommes le connaissent, certaines femmes aussi, et les scientifiques ont proposé plusieurs mécanismes complémentaires pour expliquer pourquoi le corps peut soudain se mettre à trembler au moment d'uriner.D'abord, il faut comprendre que la miction provoque une décharge soudaine du système nerveux autonome, celui qui gère les fonctions inconscientes : respiration, digestion, rythme cardiaque… et accès aux toilettes. Lorsque la vessie est pleine, le corps active le système nerveux sympathique, celui qui met l'organisme en état d'alerte. En urinant, on libère cette tension : le système parasympathique reprend le dessus, entraînant une chute de l'adrénaline et une forme de relaxation brutale. Ce basculement nerveux, très rapide, peut déclencher un petit frisson involontaire, comme un court-circuit physiologique.Deuxième mécanisme : la variation de température corporelle. L'urine stockée dans la vessie est plus chaude que l'air ambiant. Lorsque l'on urine, on perd un peu de chaleur interne. Cela ne refroidit pas réellement l'organisme de façon mesurable, mais la sensation de chaleur qui s'échappe peut suffire à activer le réflexe classique de thermorégulation : un frisson destiné à réchauffer le corps. C'est le même type de réflexe que lorsqu'on sort d'un bain ou qu'une brise froide traverse le dos.Troisième piste : la libération de tension musculaire. Une vessie pleine mobilise de nombreux muscles — abdominaux, plancher pelvien, bas du dos. Au moment d'uriner, ces muscles se relâchent en masse, et cette relaxation soudaine peut provoquer une micro-secousse comparable au relâchement d'un spasme. Le corps passe littéralement d'un état de contraction à un état de détente en une fraction de seconde.Enfin, plusieurs chercheurs pensent que ce frisson pourrait être un reste évolutif, un vestige de mécanismes archaïques qui synchronisaient les systèmes nerveux et hormonaux lors de certaines fonctions vitales. Rien de dangereux donc : un simple bug fascinant de notre biologie.En résumé, les frissons au moment de faire pipi sont le résultat d'une combinaison de facteurs : changement brutal d'activité du système nerveux, légère perte de chaleur, relaxation musculaire et réflexes ancestraux. Un phénomène surprenant, mais parfaitement normal — et qui rappelle que même les gestes les plus ordinaires cachent une mécanique biologique étonnamment complexe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les grands entretiens
Jean-Claude Casadesus, au service de la musique 3/5 : "Etre au cœur de l'orchestre, ça vous apprend beaucoup de choses"

Les grands entretiens

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 24:58


durée : 00:24:58 - Jean-Claude Casadesus, chef d'orchestre (3/5) - par : Lionel Esparza - Alors timbalier solo de l'Orchestre des Concerts Colonne, Jean-Claude Casadesus suit pendant 2 ans les cours de direction de son chef Pierre Dervaux : "Il nous apprenait le maintien, l'attitude face à l'orchestre." Il étudie ensuite avec Pierre Boulez à Bâle, qui lui enseigne "l'hyper-précision." - réalisé par : Christine Amado Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

La libre antenne
La libre antenne - À l'inverse de beaucoup, Lou remercie l'ASE

La libre antenne

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 6:54


Auditeurs : Après une vie sentimentale chaotique, Gracy a enfin trouvé son trésor ! Natalia n'a plus confiance en l'amour à cause de son ex toxiqueA l'inverse de beaucoup, Lou remercie l'ASE.Après 47 ans de vie commune, Philippe a perdu l'amour de sa vie il y a 19 mois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Comment garantir la sécurité des données à l'ère du "cloud hybride" ? Une émission spéciale enregistrée à l'occasion de l'événement NetApp INSIGHT Xtra Paris.En partenariat avec NetAppGuillaume de Landtsheer, vice-président France de NetApp Pourquoi le cloud est-il devenu une infrastructure critique, mais aussi un sujet de défiance ?Le cloud computing est devenu invisible, mais absolument indispensable. Il est derrière nos applications, nos services numériques et, plus largement, derrière le fonctionnement des entreprises et des services publics. En parallèle, il cristallise des inquiétudes légitimes : où sont stockées les données, qui y a accès et selon quelles règles ? La souveraineté numérique ne se résume pas à la nationalité d'un fournisseur, mais à un cadre de confiance, de transparence et de contrôle donné aux clients. Notre rôle est de fournir une technologie qui permette cette maîtrise, sans accès direct de notre part aux données.Comment garantir la souveraineté des données quand les acteurs sont mondiaux ?Vouloir une souveraineté basée uniquement sur l'origine géographique des entreprises n'est pas réaliste. Beaucoup de nos clients sont internationaux et ont besoin que leurs données circulent de manière sécurisée entre plusieurs pays. Nous parlons donc de « trusted vendor », un fournisseur de confiance, transparent sur sa gouvernance, ses obligations légales et ses pratiques de sécurité, en cohérence avec des cadres comme SecNumCloud porté par l'ANSSI. Concrètement, nos technologies sont déployées chez les clients de manière totalement étanche : même en tant qu'éditeur, nous n'avons aucun accès aux données, y compris face à des demandes extérieures.Paul Cayot, directeur commercial de TélédiagComment garantir la protection des données de santé dans le cloud ?Le principal défi aujourd'hui pour une entreprise comme la nôtre, qui stocke et transmet des données de santé, c'est de concilier trois exigences qui peuvent sembler contradictoires : une sécurité absolue, une disponibilité permanente et une résilience face à des menaces en constante évolution. Nous manipulons des données patients extrêmement sensibles, vitales même, dans des contextes d'urgence où la moindre interruption peut avoir des conséquences graves. Cela impose des infrastructures certifiées comme le HDS, des redondances multiples, des plans de reprise robustes, mais aussi une vigilance humaine permanente. Nous avons connu un épisode grave de cyberattaque qui a paralysé nos systèmes. Ce qui a fait la différence, ce sont les mécanismes de résilience, comme le système snapshot, qui nous ont permis de préserver l'intégrité des données et de redémarrer rapidement sans aucune fuite. -----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Nova Club
Les dernières du Nova Club : on est beaucoup en studio !

Nova Club

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 117:22


Avec (prenez votre souffle) : Morane Aubert, Paul Lucas, Smaël Bouaci, Siam Catrain, Simon da Silva, Florian Bouhier et Matthieu Fontaine !De la bonne musique, des bons souvenirs et beaucoup de rigolades dans ce lundi (pas vraiment) nouveautés Tracklist : Santigold — Disparate Youth Ice Spice & Takisha — Thootie It's a Shame (My Sister) [feat. True Image] — Monie Love Set It Off (Justin Martin Remix) — Strafe & Justin Martin Action — Cassius Muddy Monk — En Lea Modeselektor — Permit Riddim I Want Your Love — Chic Hi-Tech — Money Phone Ancestros Futuros — Cochemea Gastelum Ara Kekedjian — Ay Dghaknerarøne — feelings & sativa Ain't No Stopping Us Now — Risco Connection Alone Again — Gilbert O'Sullivan Sob & Balatch — Grâce (Paprika Records) Yuksek — Vamo Nessa Judy Mowatt — Zion Chant Damso — Macarena Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Aminata Sarr, lauréate du prix L'Oréal-Unesco: «Les femmes ont leur place dans la science»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 5:32


À l'heure où le changement climatique menace les récoltes et les ressources en eau, une jeune chercheuse africaine propose une solution concrète. À 30 ans, la Sénégalaise Aminata Sarr vient d'être distinguée par le Prix international L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science, qui récompense chaque année 30 jeunes chercheuses africaines. Son innovation vise à produire davantage, avec moins d'eau et moins d'énergie — enjeu crucial pour les zones rurales du continent. RFI : quand est née votre passion pour les sciences ? Aminata Sarr : Cela a commencé dès le bas âge. J'ai toujours aimé tout ce qui est en rapport avec la nature. Même quand j'étais jeune, sur mon ordinateur, les images que je créais étaient toujours liées à la nature. Quand j'ai eu l'occasion de m'orienter vers la production végétale et agronomique, j'ai donc choisi d'aller à l'université pour étudier l'agriculture. Ensuite, j'ai poursuivi avec une thèse. J'ai commencé cette thèse au Burkina Faso, dans le domaine des énergies renouvelables. Je travaille actuellement sur la production agricole et énergétique, et sur l'efficience de l'utilisation des ressources en eau en agriculture. Beaucoup de femmes n'ont pas cette même opportunité. Êtes-vous bien vue par votre entourage ? C'est vrai que beaucoup de filles n'ont pas eu cette chance, surtout là d'où je viens. J'ai grandi à Saint-Louis, à Goxumbac, situé sur la Langue de Barbarie, une zone où vivent majoritairement des pêcheurs. Parfois, les filles ne vont pas à l'école ou alors, elles arrêtent très tôt. Moi, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a comprise. Il y avait ma maman, qui nous poussait à aller de l'avant, surtout dans les matières scientifiques. Il y avait aussi ma grande sœur, qui a commencé avant moi. Une fois à l'université, j'ai également rencontré un professeur qui m'a encouragée à aller de l'avant, notamment dans le domaine de la recherche. Aujourd'hui, je travaille sur les systèmes agrivoltaïques, qui permettent de faire de la production agricole et énergétique en même temps. Vous êtes citée en disant que la science peut créer un monde où les populations les plus défavorisées vivent dignement. Quelle solution avez-vous formulée pour contribuer à mettre fin à la faim en Afrique ? D'abord, il y a le système agrivoltaïque. C'est une technique qui permet à la fois la production agricole et énergétique sur une seule surface. Nous avons aussi constaté que, pour l'agriculture, il faut optimiser ces systèmes. Nous avons donc développé une méthode permettant de trouver la configuration qui maximise à la fois la production agricole et énergétique. Nous y avons également intégré un système d'irrigation automatisé, que nous avons développé pour assurer une utilisation plus efficace des ressources en eau. Vous parlez donc de panneaux solaires, de capteurs ? Oui. En ce qui concerne les ressources en eau, nous utilisons des capteurs connectés à des microcontrôleurs pour appliquer l'eau de manière automatique. Les quantités d'eau dont la plante a besoin sont ainsi appliquées automatiquement, sans intervention de l'agriculteur. À lire aussiQuatorze scientifiques africaines honorées par la fondation l'Oréal-Unesco   Les agriculteurs savent donc quand irriguer, combien d'eau utiliser et comment économiser l'eau ? Effectivement. Le système permet d'appliquer automatiquement la quantité d'eau dont la plante a besoin, uniquement au moment nécessaire. Seule la quantité strictement nécessaire est utilisée. Comment cette solution peut-elle concrètement contribuer à réduire la faim en Afrique ? Pour faire de l'agriculture, on a besoin d'eau, et les ressources en eau diminuent de plus en plus. Quand elles diminuent, la production agricole est en danger. Il y a donc un risque de baisse de la production. L'eau doit être utilisée de manière durable. Pour lever ces contraintes liées à l'accès à l'eau, nous avons travaillé sur la mise en place de systèmes d'irrigation automatisés afin de renforcer la production agricole et de faire face aux effets du changement climatique et à la surexploitation des ressources en eau. En milieu rural, les producteurs n'ont pas toujours une idée précise de la quantité d'eau à appliquer, ce qui peut conduire à une surexploitation. Ces systèmes permettent donc une utilisation plus durable de l'eau, et donc une agriculture plus durable. Quand vous dites que la science peut sortir les gens de la pauvreté, à qui pensez-vous en particulier ? A des familles, à des agriculteurs que vous avez rencontrés ? Je pense notamment aux populations en milieu rural. Les producteurs y tirent l'essentiel de leurs revenus de l'agriculture. La question est donc de savoir comment aider ces populations qui sont dans le besoin. C'est dans ce sens que je dis que la science peut permettre d'améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées. Et, juste pour revenir sur votre prix, il s'accompagne d'une enveloppe de 10 000 euros. Quel usage comptez-vous faire de cet argent ? Cet argent sera utilisé pour vulgariser les résultats que nous avons obtenus, notamment à travers la participation à des conférences et la publication d'articles scientifiques. L'objectif est de permettre aux populations d'avoir accès à la méthode que nous avons développée. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes filles africaines qui rêvent elles aussi de faire de la science, mais n'osent pas encore ? Que pouvez-vous leur dire pour les encourager ? Je veux leur dire que les femmes ont toute leur place dans la science. Elles peuvent rencontrer des contraintes et des difficultés, mais elles doivent croire en elles. Elles doivent toujours se forcer à aller de l'avant, à travailler encore davantage pour aller de l'avant.

Zeteo
Amala Klep Kremmel : La Voie du Christ, pour illuminer ton chemin

Zeteo

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 62:58


Amala Klep Kremmel est une jeune femme au parcours de vie déjà riche. En quête de sens depuis son enfance, attirée à la fois par l'art, en particulier le théâtre, et la spiritualité, son cheminement l'a d'abord conduite à la découverte de la sagesse orientale.Elle a développé une pratique de la méditation et du yoga qui l'ont conduite à animer des cercles de formation, d'enseignement et de prière, en France et en Belgique. Dans ses livres, explorant mythes et récits, elle a partagé une vision forte et originale de la souveraineté de la femme.« J'avais beaucoup prié pour recevoir une foi inébranlable, je l'ai reçue » : Les épreuves qu'Amala a traversées, avec des moments où, comme elle le dit-elle-même, elle avait le sentiment d'avoir tout perdu, ont ouvert un nouveau chemin. Celui de la rencontre avec le Christ.Depuis, en s'appuyant sur une vaste lecture de la Bible, des Pères de l'Église, des grands mystiques de la tradition chrétienne, comme d'auteurs contemporains, dont Annick de Souzenelle, Jean-Yves Le Loup et Denis Marquet, Amala Klep Kremmel creuse un sillon large et profond.Large, avec les initiatives d'une jeune mère de deux enfants, pour qui la spiritualité doit être accessible et simple, où le corps, le cœur et l'âme participent : Des cercles de partage, de prière et de louange, nourris par la Parole divine lue dans l'Ancien et le Nouveau Testament, et ouvertes aux autres spiritualités.Large aussi avec les créations et les sessions théâtrales d'une actrice et metteuse en scène, pour des expériences individuelles et collectives en quête de connexion entre la spiritualité, la psychologie et les émotions.Profond, avec les livres d'une autrice féconde, qui a déjà écrit sur les rêves et leur signification, sur le chant comme médecine de l'âme, ou sur le féminin sacré.  Profond aussi, avec les créations artistiques d'une artiste pénétrée par la beauté de la lumière, qu'elle exprime par ses icônes et ses vitraux.  Depuis son enfance, Amala dit avoir toujours aimé rassembler les citations, parce qu'elles « ouvrent un chemin qui va directement de la tête au cœur ». D'où l'idée d'un coffret qu'elle a créé et qu'elle publie cette année, et qui contient plus d'une centaine de citations, essentiellement celles du Christ : L'Oracle de la Lumière Christique, qu'elle commente longuement au cours de cet épisode.Avec ces citations, Amala propose un autre accès aux lectures quotidiennes de l'Évangile, une pratique originale de la lectio divina enrichie, pour chaque citation, par une méditation et un rituel.Avec Amala, nous continuons la redécouverte d'un Christianisme de feu, si bien engagée dans les précédents épisodes de Zeteo. Nous allons à la rencontre d'une femme à la sagesse aussi étonnante qu'inspirante.Pour découvrir L'Oracle de la lumière Christique, le coffret créé par Amala Klep Kremmel, cliquer ici.Pour découvrir La Voie de la Grâce, le site d'Amala Klep Kremmel, cliquer iciLA PAROLE ET LE CERCLEChers amis, chers auditeurs de Zeteo,J'ai beaucoup de choses à vous dire, mais je vais tenter de faire au plus court.J'avais prévu, comme chaque année à la même période, un appel aux dons, dans une campagne un peu pensée, réfléchie, au mieux de mes capacités.Et puis tout est bousculé.Ces derniers mois, particulièrement depuis certains épisodes de l'été dernier, les choses changent autour de Zeteo. Elles ont pris plus de profondeur, d'intensité, il y a plus de partages aussi.Elles changent aussi pour le monde, mais pas dans le même sens.Parce que je sentais que les choses changeaient, j'ai cessé de faire des appels aux dons pendant plusieurs mois. Et pendant ce temps, les dons ont continué d'arriver, il y en a même eu un peu plus que les autres années aux mêmes périodesJ'ai vécu une suite de rencontres bouleversantes, et j'ai bien senti que vous étiez de plus en plus nombreux à être bouleversés vous aussi par ces rencontres.Parce que le monde change, qu'il donne les signes qu'il ne va pas dans le bon sens, un monde qui est tenté par le néant et qui semble aspiré par l'ombre… Il y a la double nécessité de l'urgence et de la beauté à accueillir et à relayer ceux qui portent le réel et la lumière.Il y a les témoignages tellement bouleversants sur Zeteo, je pourrais tous les citer.Pour n'en prendre que quelques uns, je pense à Denis Marquet, qui nous a rappelé que le Christianisme ne prend vie qu'au contact de l'autre, des autres, avec les autres, pour les autres.Il y a le message d'une des grandes invitées régulières de Zeteo, qui, parce qu'elle est une femme aussi humble que lumineuse, ne souhaite pas trop que je parle d'elle et donc que je ne nommerai pas. Elle dit qu'ensemble autour de ce podcast, nous formons justement un groupe, une communauté, celle des chevaliers de l'invisible. Avant elle, je n'avais pas réellement pris conscience de cette communauté.Il y a la rencontre avec Amala, et pour qui je n'ai pas hésité à bousculer le programme pour une diffusion dès aujourd'hui, à quelques jours de Noël. Quand vous aurez écouté cet épisode, je crois que vous serez nombreux à comprendre pourquoi c'était bien comme ça.Amala a un don particulier de rassembler toutes les paroles, les citations de la Bible, de Jésus, des grands mystiques chrétiens et pas que chrétiens. Elle a un autre don, celui d'une sagesse intérieure d'une profondeur et d'une richesse que j'ai rarement rencontrées. Et elle a encore d'autres dons, dont celui de créer des cercles, des communautés qui se rassemblent, qui découvrent et écoutent ensemble la parole biblique, qui prient, qui chantent le plus beau des chants, celui de la louange.Il y aura la semaine prochaine, juste avant Noël, la rencontre avec une femme à qui Zeteo doit tant… J'ose le dire, sans révéler encore son nom, un peu par coquetterie ou par goût du mystère, elle est avec Annick de Souzenelle, dont elle était tellement proche, la personne à qui Zeteo doit tellement. Cela sera un grand moment.La semaine dernière, Linda Bortoletto nous parlait du cercle, celui de la femme sacrée, et du glaive, celui de l'archange. Au moment de ce message, je vois un rapprochement de plus, celui du glaive, comme la parole, et du cercle, comme le silence et l'accueil.Le cercle, celui de nos communautés, et la parole, comme les citations d'Amala, la parole du Christ, celles de la Bible, comme vos messages, qui disent mieux que tout discours ce que ce podcast peut apporter de bien. Ces messages, vous pouvez les lire en cliquant sur le lien indiqué en bas de ce texte, à la rubrique « nos auditeurs » du site web de ce podcast. Ils sont très nombreux, et j'ai pu y ajouter beaucoup de ceux qui ont été reçus au cours de ces derniers jours.La parole, c'est aussi celle de Servanne.Servanne m'a envoyé cette semaine le message le plus poignant. Je voudrais vous inviter à nous unir en pensée et en prière pour elle, pour l'épreuve qu'elle traverse, pour qu'elle ne se sente pas seule, pour qu'elle soit rejointe par ce cercle qui nous relie, et par beaucoup d'autres cercles. Pour l'opération prochaine, pour la guérison de la maladie de Servanne, comme de tous ceux qui nous sont proches, pour tous ceux qui souffrent, qui sont seuls, qui sont dans le deuil, l'angoisse ou le désespoir.La guérison et la lumière viendront pour eux.Beaucoup de choses changent. Ce qui change pour Zeteo, c'est cette belle avancée vers la lumière divine que nous effectuons tous ensemble, dans la liberté belle et fragile de ce podcast. Et cela, malgré les temps inquiétants que nous vivons et les ombres qui menacent de recouvrir la Terre. La lumière finira par l'emporter, au creux le plus profond de l'ombre, des souffrances, des peurs et des doutes.Je reprends ici une citation que me confiait Amala pas plus tard qu'hier, elle qui en connaît des milliers, dont celle-ci de Marie Elia : « L'ombre a été tant aimée qu'elle en est devenue lumière. »Aimer nos ombres, c'est aimer la part de soi-même que l'on aime pas, dont on a peur, c'est aimer l'autre, c'est jusqu'à aimer l'ennemi, c'est suivre le Christ.J'avais beaucoup d'autres choses encore à vous dire que je vous dirai une autre fois.Et puisqu'à l'origine, ce message devait être un appel aux dons, je l'achève avec l'espoir et la confiance que si Zeteo est aligné sur la bienveillance universelle et divine, alors cette bienveillance saura susciter des donateurs parmi vous. Cette dernière quinzaine de l'année est le moment le plus décisif, pour que nous puissions continuer la mission d'un podcast à l'accès entièrement gratuit et qui est ouvert à tous.Je tiens ici à exprimer toute ma gratitude à ceux qui ont déjà fait un don, et à ceux qui vont le faire.Belle montée vers la lumière de Noël à tous, et ne l'oubliez pas,L'ombre a été tant aimée qu'elle en est devenue lumière.Guillaume DevoudPour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. Le reçu fiscal est généré automatiquement et immédiatement à tous ceux qui passent par la plateforme de paiement sécurisé en ligne de HelloAssoNous délivrons directement un reçu fiscal à tous ceux qui effectuent un paiement autrement (Paypal, chèque à l'association Telio, 76 rue de la Pompe, 75016 Paris – virement : nous écrire à info@zeteo.fr ).  Pour lire d'autres messages de nos auditeurs : cliquer ici.Pour en savoir plus au sujet de Zeteo, cliquer ici.Pour lire les messages de nos auditeurs, cliquer ici.Nous contacter : contact@zeteo.frProposer votre témoignage ou celui d'un proche : temoignage@zeteo.fr

On The Verge
#118 : « Je découvre que j'aime beaucoup la douleur. »

On The Verge

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 80:35


Avec Nilo, parisien de 36 ans, nous remontons jusqu'aux premiers frémissements de son désir, ces préférences d'enfance qui ont sculpté, en silence, certains de ses kinks. Et puis, il y a cette fêlure. Une agression sexuelle au début de sa vingtaine, un événement qui a modelé son rapport au corps, à la confiance, au plaisir. Une trace qui ne détermine pas tout, mais qui colore le chemin.Il a aussi passé près de dix ans dans une relation où l'amour se confondait avec la codépendance, avec l'effacement progressif de son propre monde. Une relation qui l'a isolé, puis finalement réveillé. S'il désire sexuellement les hommes autant que les femmes, il relationne seulement avec ces dernières. Son chemin justement, il l'a poursuivi seul à travers la découverte de son plaisir puis du BDSM. Nilo aime la douleur celle qui transforme, ouvre et libère. Ces dernières années, une découverte l'a bouleversé: le shibari. Pour lui, c'est plus qu'un kink, plus qu'une pratique. C'est une forme de thérapie, une manière d'habiter son corps autrement, de s'y ancrer et de le retrouver.Aujourd'hui, Nilo est en couple avec une femme avec qui il a tout posé. Une relation où la communication est le fil conducteur et où il peut enfin respirer, aimer et se sentir pleinement vivant.Cet épisode, c'est le portrait d'un homme qui s'est longtemps cherché, qui s'est cru abîmé, et qui finalement se découvre . Un homme qui avance dans la douceur, en dénouant ou renouant ^^ peu à peu les noeuds qui l'entravaient.

ONU Info

À l'occasion de la venue à Genève de jeunes Acteurs du changement (Changemakers) de la Fondation Kofi Annan, l'invité d'ONU Info Genève est Esso-Dong Kongah, un de ces Acteurs du changement et Directeur du Centre de documentation et de formation sur les droits de l'homme (CDFDH) au Togo.Dans cet entretien, il revient sur son engagement pour les droits humains et l'accès à la justice au Togo, les défis auxquels font face les défenseurs des droits humains, l'usage des outils numériques pour renforcer la culture du droit, et ce que lui apporte le programme Changemakers de la Fondation Kofi Annan.« Je travaille beaucoup aujourd'hui sur les questions de l'espace civique et de la participation citoyenne », explique M. Kongah. Entretien réalisé par Alexandre Carette

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti : blocages, racket, violences, le transport routier lourdement entravé par les gangs

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 30:00


En Haïti, alors que les attaques des gangs ne cessent de s'étendre, les transports en commun fonctionnent de plus en plus difficilement. De nombreux chauffeurs de tap-tap (des taxis collectifs) ont été assassinés par des groupes armés. D'autres ne peuvent plus effectuer leur circuit habituel, à cause des affrontements entre groupes armés ou des péages installés par les gangs pour rançonner les conducteurs et les passagers. En ce vendredi matin de décembre, la gare routière où se rend Junior, un habitant de la commune de Carrefour (au sud de la capitale Port-au-Prince), est paralysée après un appel lancé par les chefs de gangs. «Les groupes armés [...] installent des postes de péage un peu partout afin de contraindre les chauffeurs à payer, explique-t-il à Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince. Cela entraîne une hausse du coût du transport. Si auparavant un trajet coûtait 50 gourdes [environ 30 centimes d'euros], il faut désormais en payer 150», soit près d'un euro. Les conducteurs voient leurs revenus baisser et dénoncent le manque de soutien des autorités haïtiennes. «Nous ne savons plus à quel saint nous vouer, la situation est extrêmement difficile», déplore Méhu Changeux, responsable de l'Association des Propriétaires et Chauffeurs d'Haïti. «Beaucoup de nos véhicules ont été incendiés, des groupes armés volent les voitures et s'en prennent violemment à nos chauffeurs, mais nous n'entendons jamais de réaction de l'État. Pas même un fonds de garantie n'a été mis à la disposition des chauffeurs pour leur permettre de se relever. L'État nous abandonne, malgré les multiples appels à l'aide lancés par les associations de transporteurs», s'indigne-t-il. Haïti : le viol, une «arme de guerre omniprésente» Le Miami Herald publie cette semaine une série d'articles sur la hausse «alarmante» des cas de viols en Haïti. «Dans les quartiers contrôlés par les gangs, la question n'est pas de savoir si les femmes et les filles seront violées, mais quand», écrit Jacqueline Charles qui, depuis un an, a mené des dizaines d'interviews avec des survivantes et des associations ou centres de santé spécialisés sur les violences sexuelles. «Les viols ne sont pas un phénomène nouveau en Haïti», souligne le journal, surtout en période de crise. Mais le quotidien de Floride parle cette fois d'une «épidémie» tant les cas ont augmenté à mesure que les gangs augmentent leur emprise sur le pays et que les habitants sont forcés de fuir pour vivre dans des camps de déplacés. Un viol a lieu dans le pays «toutes les deux heures». Mais les chiffres dont on dispose (calculés par les Nations unies notamment), sont très probablement «sous-estimés», expliquent les associations d'aide aux victimes interviewées par le Miami Herald. Près de 20% des victimes sont des enfants. Les survivantes sont « stigmatisées », « blamées » par leur propre « communauté voire par leur propre famille », notamment quand elles tombent enceintes après avoir été violées, souligne le quotidien, qui rappelle aussi que l'avortement est illégal en Haïti, même pour les mineures survivantes de viols. Le Docteur Jean William Pape, à la tête des centres GHESKIO, qui accueille des survivantes de violences sexuelles parle d'une «génération perdue». Les associations sont démunies, sous-financées, en particulier depuis que le président des États-Unis, Donald Trump, a fermé cette année l'USAID, l'agence d'aide au développement, remarque le Miami Herald.   Chili : ces jeunes qui votent pour l'extrême-droite Au Chili, le second tour de l'élection présidentielle se tient ce dimanche 14 décembre 2025. Jeannette Jara, issue du Parti Communiste et qui représente une large coalition de gauche, est arrivée en tête du premier tour avec 26% des voix. Elle affrontera un candidat d'extrême-droite, José Antonio Kast (24%), ancien parlementaire de 59 ans. Selon les sondages, ce dernier pourrait remporter l'élection grâce à l'union des droites et à une campagne centrée sur les questions de sécurité, de lutte contre l'immigration illégale. Un discours qui séduit dans toutes les strates de la population, même chez une partie des jeunes. Cette génération, née en démocratie, n'a pas connu les années de dictature (1973-1990), une période que le candidat d'extrême droite se remémore avec nostalgie, lui qui a toujours défendu l'ancien dictateur, le général Augusto Pinochet. «Pour avancer il faut laisser tout ça derrière nous», balaye Fernanda, 22 ans, étudiante en droit rencontrée à La Florida, une banlieue de classe moyenne de la capitale chilienne par Naïla Derroisné. Des militaires sont entrés chez sa grand-mère pendant la dictature (qui a fait près de 3 000 morts et disparus), mais la jeune femme estime que cette histoire appartient au passé. «C'était il y a 50 ans. Mentionner tout ça aujourd'hui c'est pour porter atteinte à José Antonio Kast et sa posture politique. Ce n'est pas ça qui va le définir en tant que président, ce qui va le définir ce seront ses actions une fois au gouvernement», juge-t-elle. Sur un campus universitaire dans le sud de Santiago, Margarita, 20 ans, de gauche, se souvient que pendant un cours sur l'Histoire du Chili, peu de ses camarades connaissaient le président Salvador Allende, renversé en 1973. «Ils ont très peu d'informations sur cette période de l'Histoire chilienne. Aujourd'hui, des jeunes soutiennent Kast aveuglément alors même qu'il a été partisan du coup d'État, qui a été terrible pour le pays», s'inquiète-t-elle.   Dans le journal de la 1ère...  Air Caraïbes relance aujourd'hui sa ligne directe entre Orly et l'aéroport international de Saint-Martin, explique Benoît Ferrand.

Culture en direct
Artur Dron, poète et militaire ukrainien : "La langue ne peut pas nous protéger mais elle peut beaucoup d'autres choses"

Culture en direct

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 9:39


durée : 00:09:39 - Le Point culture - par : Sophie-Catherine Gallet - Alors que vient de s'ouvrir "La Saison de l'Ukraine en France", évènement culturel qui se déroule jusqu'en mars 2026, une question émerge : que peut la culture face à la guerre ? Pour le poète et ancien militaire Artur Dron les mots ne protègent pas des balles mais ils sont pourtant nécessaires. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Artur Dron Poète, vétéran de la guerre en Ukraine

L'info en intégrale - Europe 1
Amnesty International qualifie le 7 octobre de «crime de guerre» : «Ce rapport arrive beaucoup trop tard», regrette Aurélie Assouline

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 7:43


Invitée : Aurélie Assouline, présidente du Collectif du 7 octobreHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
East London: en Afrique du Sud, une ville face aux taxes Trump

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 19:30


Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». De notre envoyé spécial de retour de Johannesburg Les démentis sud-africains n'y changent rien. Washington sanctionne : boycott du G20 organisé à Johannesburg, exclusion de l'Afrique du Sud du prochain sommet États-Unis/Afrique et, surtout, décisions économiques lourdes, notamment des droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines. Pour East London, ville du Cap-Oriental dont l'économie dépend largement de l'usine Mercedes-Benz, la punition américaine est un séisme. Sur le port d'East London, la scène est pourtant immuable : rangées de berlines alignées sous les projecteurs, grues immobiles dans l'air salin, ouvriers qui s'affairent en attendant les navires. Dirk Botes, responsable clientèle, détaille l'organisation du terminal automobile : « Cette zone peut préstocker environ 1 400 voitures. Dans le hangar là-bas, un peu moins de 4 000, et sur l'esplanade ouverte environ 1 500. » Ce soir, un navire doit pourtant accoster avec plusieurs heures de retard, perturbé par le mauvais temps. « Il va charger ces véhicules, décharger ceux qui arrivent d'Europe, puis on recommencera avec le bateau suivant », explique-t-il. Ce ballet, autrefois parfaitement réglé, s'est ralenti au fil des mois. Le port exporte de moins en moins de voitures, essentiellement des Mercedes Classe C dont les ventes déclinent depuis plusieurs années. Sphiwe Mthembu, le directeur du port, ne masque pas son inquiétude : « La situation nous touche directement. Quand un constructeur présent depuis soixante-cinq ans commence soudain à souffrir d'une baisse de volumes, cela nous affecte immédiatement. Nous recevons des conteneurs destinés à l'usine : si l'usine tourne moins bien, le port en subit l'impact. Nous devons absolument garder Mercedes-Benz ici et attirer un deuxième grand constructeur. C'est vital pour l'économie locale. » En ville, la chambre de commerce suit de près la situation. Sa directrice, Lizelle Maurice, femme d'affaires respectée et ardente défenseure de l'économie locale, résume l'impact en quelques mots : « Le marché américain était notre plus gros marché, environ 30% de toutes les commandes. Quand les volumes ont commencé à baisser, les fournisseurs de Mercedes-Benz ont immédiatement réduit leurs effectifs. Et cela, c'était avant même les tarifs de Trump. La pandémie avait déjà mis notre économie à genoux. L'an dernier, l'usine est passée de trois à deux équipes, puis 700 départs volontaires ont été annoncés. Les décisions de Washington n'ont fait qu'aggraver une situation déjà très tendue. » Pour comprendre la centralité de Mercedes-Benz dans la région, Ted Keenan, journaliste du Daily Dispatch, déroule une liste : Auria Africa, Valeo International, AIH, et bien d'autres. Tous ont licencié ces derniers mois. «Certaines estimations parlent de 160 000 personnes potentiellement touchées dans la région si Mercedes s'en allait », glisse-t-il, avant de nuancer : « Je ne crois pas que ce soit réaliste. Ce serait la pire chose qui puisse arriver. Mais, il y a des rumeurs persistantes venues de Chine : Mercedes-Benz serait prêt à partager son usine. Aujourd'hui, beaucoup de constructeurs partagent leurs installations. Ce n'est pas impensable. » Pour les employés, c'est jour de fête. Plusieurs centaines d'entre eux sont rassemblés sur un terrain de rugby pour la traditionnelle célébration de fin d'année. Brochettes, musique, danses. Thabile Bevu, délégué du syndicat Numsa, explique pourtant que cette année a été rude : « La production s'est arrêtée plus tôt que d'habitude, quatre semaines en avance. C'est une combinaison de facteurs. Les taxes américaines ont forcé l'usine à réduire. En juillet, on a aussi été en chômage technique pendant six semaines. Beaucoup d'employés embauchés l'an dernier ont déjà perdu leur travail. Alors, tout le monde se demande : est-ce que je serai le prochain ? Mais Mercedes a toujours réussi à faire face, en travaillant avec nous. » Le lendemain, l'un des ouvriers, Phiwe Qaba, arborant un maillot bleu clair des Orlando Pirates, confirme que la crainte est constante : « On parle toujours du même sujet. Parce que dès que les États-Unis arrêtent de commander, notre vie quotidienne change. » Si lui bénéficie d'accords garantissant un revenu minimum même en cas de chômage technique, il pense aux autres, à ceux qui gravitent autour de l'usine : « La dame qui vend des fruits à l'entrée, le gars qui fait le ménage, celle qui prépare la nourriture… eux rentrent chez eux sans un sou. C'est une catastrophe. » À quelques kilomètres du centre-ville, dans le township historique de Duncan Village, on ressent déjà les secousses de la crise. Khulile Jacobs, éducateur et figure locale, fait visiter le lycée du quartier et raconte l'effet sur les familles : « Beaucoup avaient pris des prêts logement ou auto. Avec les licenciements, tout risque de s'effondrer. Des familles qui avaient quitté le township pour des quartiers plus aisés reviennent déjà. Le mouvement a commencé juste après l'élection américaine de novembre. Les entreprises savaient ce qui allait arriver. » Pour Khulile Jacobs, les raisons des décisions de Donald Trump dépassent largement les questions agricoles ou sécuritaires : « C'est une nouvelle forme de guerre froide. L'Afrique du Sud est un hub d'investissements sur le continent. On a l'impression que Trump essaie de détourner ces investissements vers les États-Unis. » Il ajoute un facteur géopolitique majeur : « Le fait que notre pays ait amené Israël devant la Cour internationale de justice a pesé lourd. Pour Trump, c'est comme si l'Afrique du Sud s'était opposée à un allié stratégique. » Et lorsqu'on lui demande s'il soutient son gouvernement dans cette démarche, la réponse est sans ambiguïté : « À 100 %, même plus. Nous nous tiendrons toujours aux côtés du peuple palestinien. Moralement, nous ne pouvons pas faire autrement. » Malgré tout, certains veulent croire à un possible apaisement. Lizelle Maurice, la directrice de la chambre de commerce, appelle à ne pas couper le dialogue : « ​​​​​​​Trump doit comprendre que ses décisions touchent des millions de personnes. Il doit revoir sa stratégie vis-à-vis de l'Afrique du Sud. Comme je le dis toujours : garde tes amis près de toi, mais tes ennemis encore plus près. »

Journal de l'Afrique
"Le Rwanda a beaucoup à prouver sur sa bonne foi", estime la ministre congolaise Thérèse Wagner

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 12:09


"Il y a des antécédents qui ont été prouvés de manière objective, par l'ONU et les Etats-Unis. L'implication directe du Rwanda aux côtés du M23 suscite évidemment chez nous une méfiance qui s'est accumulée au fil des années. Nous voulons des gestes qui nous réconfortent dans le fait que le Rwanda est aussi sérieux que la RD Congo" sur l'accord de paix signé à Washington, estimait le 5 décembre Thérèse Kayikwamba Wagner, la Ministre congolaise des Affaires étrangères, au micro de France 24.

Les pieds sur terre
Comment j'ai découvert que j'étais vieux

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 29:31


durée : 00:29:31 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Clawdia Prolongeau - Gwenaëlle, Benjamin et Cécile ont fait toute leur carrière dans des secteurs très différents. Ils ont le point commun de s'être retrouvés sans emploi autour de 50 ans, et de s'être rendu compte à cette occasion qu'ils étaient devenus vieux. Beaucoup trop en tout cas pour le marché de l'emploi. - réalisation : Eric Lancien

Choses à Savoir
Pourquoi la BNP a dû payer près de 9 milliards de dollars aux États-Unis ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 2:44


En mai 2014, un événement inédit a secoué le monde bancaire : BNP Paribas, première banque française, a accepté de payer une amende colossale de 8,97 milliards de dollars au gouvernement américain. Le motif ? La banque avait contourné les embargos imposés par les États-Unis à Cuba, l'Iran et le Soudan entre 2004 et 2012. Ces pays étaient considérés par Washington comme des États soutenant le terrorisme ou violant les droits humains.Quels faits étaient reprochés exactement ? BNP Paribas avait réalisé, via certaines filiales, des transactions en dollars pour le compte de clients liés à ces pays. Or, toute opération en dollars transitant à un moment donné par le système financier américain est soumise à la législation des États-Unis. Cela signifie que même une banque étrangère peut être poursuivie à partir du moment où elle utilise la monnaie américaine. C'est l'un des points clés de ce dossier.La banque a reconnu avoir non seulement effectué ces paiements, mais parfois mis en place des procédures visant à masquer l'identité des clients ou l'origine réelle des fonds pour éviter les contrôles américains. Sur le plan du droit américain, la sanction était donc légale : la banque avait violé les règles de l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), qui encadre les embargos.Là où le dossier devient explosif, c'est sur le plan du droit international. Beaucoup d'experts et de gouvernements ont dénoncé une sanction « extraterritoriale ». Autrement dit, les États-Unis appliquent leurs lois à des entités étrangères, opérant hors de leur territoire, simplement parce qu'elles utilisent la monnaie américaine ou un serveur situé aux États-Unis. Pour nombre de juristes, cela revient à imposer au reste du monde la politique étrangère américaine.Les critiques soulignent que BNP Paribas n'a pas violé le droit français ni le droit international, et que les embargos américains n'engageaient que les États-Unis. Pourtant, Washington a considéré que l'utilisation du dollar suffisait à justifier son intervention. Ce type de sanction a depuis été utilisé contre de nombreuses entreprises européennes, provoquant un réel malaise diplomatique.L'affaire BNP a ainsi mis en lumière un rapport de force : les États-Unis disposent d'une arme économique puissante — le contrôle du dollar — qui leur permet d'étendre leur influence bien au-delà de leurs frontières. Elle a également relancé le débat sur la souveraineté européenne et la capacité du continent à protéger ses entreprises des pressions américaines.Une sanction financière, donc, mais aussi un choc géopolitique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.