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C dans l'air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l'ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l'aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes. Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.
C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe
Le Journal en français facile du vendredi 9 janvier 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CKuG.A
Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump
durée : 00:03:24 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Russie avait proposé à Trump, lors de son premier mandat, un troc Venezuela contre Ukraine, une « arrière-cour » contre une autre. L'ère des « sphères d'influence » a-t-elle sonné avec le retour de la doctrine Monroe sur le continent américain ? Les « empires » en rêvent, pas le reste du monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:25:12 - Journal de 18h - Vladimir Poutine a gracié Laurent Vinatier, le chercheur français emprisonné en Russie depuis un an et demi. Sa libération a fait l'objet d'un échange, puisque Paris a relâché un basketteur russe détenu en France à la demande des Etats-Unis qui le soupçonnent d'être un hacker.
durée : 00:03:24 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Russie avait proposé à Trump, lors de son premier mandat, un troc Venezuela contre Ukraine, une « arrière-cour » contre une autre. L'ère des « sphères d'influence » a-t-elle sonné avec le retour de la doctrine Monroe sur le continent américain ? Les « empires » en rêvent, pas le reste du monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les manœuvres chinoises autour de Taïwan, des accusations russes sur une attaque ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine et le revers du PDCI aux législatives ivoiriennes. Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ? Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa aux ressortissants de la RDC. Pourquoi Londres décide-t-il de s'en prendre aux visas congolais ? Y a-t-il un froid diplomatique entre la RDC et le Royaume Uni ? Avec Aurélien Antoine, professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et fondateur de l'Observatoire du Brexit. Taïwan : les inquiétantes manœuvres de la Chine autour de l'île Les navires chinois se sont retirés des alentours de Taïwan après avoir exercé plusieurs manœuvres militaires autour de l'île, avec des tirs réels à longue portée et des exercices d'envergure visant notamment à simuler un blocus de l'île. Quel était le but de Pékin en démarrant ces opérations ? Y a-t-il un risque de confrontation directe entre Taipei et Pékin ? Taïwan et ses alliés pourraient-ils tenir tête à la Chine en cas d'agression de Pékin ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Guerre en Ukraine : les Ukrainiens ont-ils vraiment attaqués une résidence de Poutine ? La Russie accuse l'Ukraine d'avoir tenté d'attaquer par drones une résidence présidentielle de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, une allégation immédiatement démentie par Kiev. Que sait-on sur cette présumée attaque ? L'hypothèse d'un mensonge orchestré par la Russie est-elle plausible ? Cette situation ne pourrait-elle pas influencer les pourparlers en cours dirigés par Trump ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors. Côte d'Ivoire : pourquoi le PDCI a-t-il perdu tant de terrain aux législatives ? Le résultat des législatives donnent la victoire au parti du président Ouattara qui obtient 77% des sièges avec un taux de participation de seulement 35%. Comment expliquer ce faible chiffre ? Le PDCI n'a obtenu que 32 sièges, moitié moins qu'en 2021. Comment expliquer ce revers subi par le parti d'opposition ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.
Moscou accuse Kiev d'avoir lancé dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 décembre une attaque de 90 drones sur une résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod. La Russie a dans le même temps prévenu que sa position dans les négociations en cours allait changer, allait être réexaminée. Mais dans un message envoyé par Telegram, le président Volodymyr Zelensky a fermement rejeté ces accusations. Et Donald Trump lui a réagi. Écoutez RTL autour du monde du 30 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:39:16 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Diane de Vanssay - Alors que la guerre en Ukraine s'intensifie, les relations bilatérales renforcées entre la Chine et la Russie inquiètent l'Europe. Cette émission revient sur l'état des relations entre ces deux puissances. - invités : Sylvie Bermann Ancienne diplomate en poste entre autres à Pékin et à Moscou; Emmanuel Véron Géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé à l'INALCO et au centre HEC de géopolitique
durée : 00:19:33 - Journal de 18h - Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l'armée ukrainienne aurait lancé des drones sur la résidence du maître du Kremlin. L'Ukraine dément, mais ces accusations constituent un nouvel obstacle sur la route d'un éventuel cessez-le-feu.
durée : 00:19:33 - Journal de 18h - Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l'armée ukrainienne aurait lancé des drones sur la résidence du maître du Kremlin. L'Ukraine dément, mais ces accusations constituent un nouvel obstacle sur la route d'un éventuel cessez-le-feu.
À l'est du pays, plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents vivent dans les territoires occupés depuis plus de 10 ans. À l'école, ils subissent un endoctrinement, on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier la Russie et son armée. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à partir. [Cette émission est une rediffusion de nos programmes] Fuir l'occupation russe, au risque de rompre avec sa famille À l'est de l'Ukraine, plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents résident dans les territoires occupés par la Russie depuis plus de 10 ans. À l'école, ils subissent un endoctrinement, on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier la Russie et son armée. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à résister, à découvrir une autre vision de la situation, voire à fuir ces territoires occupés. C'est le cas d'Ivan, 18 ans. Après avoir fait connaissance avec des adolescents ukrainiens sur Internet, il a pris la décision de quitter sa ville natale de Louhansk pour rejoindre Kiev, au risque de ne plus jamais revoir ses parents. Anastasia Becchio et Julien Boileau l'ont rencontré. Entretien avec Aliénor Carrière : À la recherche de mon frère, orphelin de Tchernobyl Sergei est un enfant de Tchernobyl né dans les retombées radioactives, orphelin de père. Chaque été, jusqu'à l'âge de 17 ans, il est accueilli par la famille d'Aliénor dans le nord de la France, dans le cadre d'un programme humanitaire local. Puis, un jour, plus de nouvelles. Sergei ne répond plus aux lettres. Il a perdu l'adresse d'Aliénor à une époque où internet était balbutiant mais la jeune fille ne le sait pas. Devenue adulte, journaliste et documentariste, Aliénor Carrière cherche, pendant plus de 10 ans, celui qui était devenu son frère. Elle le retrouve, vivant, en sursis dans un pays en guerre. Le récit d'Aliénor Carrière est publié dans le numéro 9 de la revue Kometa. En Angleterre, le train sans billet ? L'idée, encore en phase d'essai, fait polémique. Désormais les passagers monteraient dans le train sans billet et ne paieraient qu'à la fin de voyage - mais pour cela, il faut être à l'aise avec les smartphones et accepter d'être géolocalisé. Notre correspondante à Londres, Marie Billon a fait le test. Et la chronique musique de Vincent Théval : Roufaïda Silver lining
L'OTAN : L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord est un peu mystérieuse, ne serait-ce que parce qu'on rencontre rarement des institutions ou convention nommée, de manière énigmatique, Organisation. Une organisation mystérieuse, un sujet difficile présent ces dernières années parmi tous les sujets de culture générale des différents concours, parfois à l'écrit, parfois à l'oral. Créée en 1949, l'OTAN est également nommée Alliance Atlantique. L'une des ses dimensions consiste en une organisation militaire intégrée, notion sur laquelle nous reviendrons évidemment. L'OTAN a joué un rôle essentiel depuis la seconde guerre mondiale, notamment pendant la guerre froide et pas seulement. Qu'en est-il aujourd'hui ? La question est d'autant plus légitime au regard des changements de contextes géopolitiques observés dans le monde au cours des dernières années. Dans un entretien publié par « The Economist » en novembre 2019, Emmanuel Macron avait déclaré que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Pourtant, après l'offensive russe en Ukraine en février 2022 deux nouveaux Etats - la Suède et la Finlande - ont rejoint l'OTAN. La Russie qui n'est évidemment pas partie à l'OTAN est fortement opposée à ce que l'Ukraine rejoigne l'OTAN, cela a été d'ailleurs un des arguments avancés pour justifier l'attaque russe et c'est une question au cœur des bribes de négociations de paix. Ces éléments témoignent de l'importance encore accordée à l'OTAN, alors même que celle-ci est très peu intervenue militairement depuis sa création en 1949. Quel est aujourd'hui le rôle de l'OTAN dans le contexte de conflits internationaux conduisant nombre d'experts des relations internationales à évoquer une nouvelle guerre froide ? Par ailleurs, comment la remise en cause des règles de la diplomatie mondiale par la seconde administration Trump conduit-elle à revoir l'avenir et le fonctionnement de l'organisation, alors que les pays européens cherchent à renforcer une défense autonome des Etats-Unis ? Pour évoquer ces différentes interrogations je reçois Benoît Quennedey, enseignant de culture générale et de droit public à la Prépa ISP.
À l'est du pays, plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents vivent dans les territoires occupés depuis plus de 10 ans. À l'école, ils subissent un endoctrinement, on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier la Russie et son armée. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à partir. [Cette émission est une rediffusion de nos programmes] Fuir l'occupation russe, au risque de rompre avec sa famille À l'est de l'Ukraine, plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents résident dans les territoires occupés par la Russie depuis plus de 10 ans. À l'école, ils subissent un endoctrinement, on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier la Russie et son armée. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à résister, à découvrir une autre vision de la situation, voire à fuir ces territoires occupés. C'est le cas d'Ivan, 18 ans. Après avoir fait connaissance avec des adolescents ukrainiens sur Internet, il a pris la décision de quitter sa ville natale de Louhansk pour rejoindre Kiev, au risque de ne plus jamais revoir ses parents. Anastasia Becchio et Julien Boileau l'ont rencontré. Entretien avec Aliénor Carrière : À la recherche de mon frère, orphelin de Tchernobyl Sergei est un enfant de Tchernobyl né dans les retombées radioactives, orphelin de père. Chaque été, jusqu'à l'âge de 17 ans, il est accueilli par la famille d'Aliénor dans le nord de la France, dans le cadre d'un programme humanitaire local. Puis, un jour, plus de nouvelles. Sergei ne répond plus aux lettres. Il a perdu l'adresse d'Aliénor à une époque où internet était balbutiant mais la jeune fille ne le sait pas. Devenue adulte, journaliste et documentariste, Aliénor Carrière cherche, pendant plus de 10 ans, celui qui était devenu son frère. Elle le retrouve, vivant, en sursis dans un pays en guerre. Le récit d'Aliénor Carrière est publié dans le numéro 9 de la revue Kometa. En Angleterre, le train sans billet ? L'idée, encore en phase d'essai, fait polémique. Désormais les passagers monteraient dans le train sans billet et ne paieraient qu'à la fin de voyage - mais pour cela, il faut être à l'aise avec les smartphones et accepter d'être géolocalisé. Notre correspondante à Londres, Marie Billon a fait le test. Et la chronique musique de Vincent Théval : Roufaïda Silver lining
durée : 00:39:16 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Diane de Vanssay - Alors que la guerre en Ukraine s'intensifie, les relations bilatérales renforcées entre la Chine et la Russie inquiètent l'Europe. Cette émission revient sur l'état des relations entre ces deux puissances. - invités : Sylvie Bermann Ancienne diplomate en poste entre autres à Pékin et à Moscou; Emmanuel Véron Géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé à l'INALCO et au centre HEC de géopolitique
Ecoutez RTL Matin avec Céline Landreau du 26 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus
Depuis plus de trente ans, les sanctions économiques sont devenues l'un des principaux instruments de la politique étrangère des grandes puissances occidentales. Gel des avoirs, embargos commerciaux, exclusion du système financier international, sanctions secondaires : la panoplie s'est élargie, sophistiquée, durcie. La Russie depuis l'invasion de l'Ukraine, l'Iran depuis plus de quatre décennies, l'Irak dans les années 1990, Cuba depuis la guerre froide, mais aussi aujourd'hui plusieurs pays du Sahel… tous ont été, à des degrés divers, soumis à ce que certains appellent une « guerre économique ». Mais une question demeure : ces sanctions fonctionnent-elles réellement ? Changent-elles les comportements des États ciblés ? Ou produisent-elles surtout des effets pervers — appauvrissement des populations, consolidation des régimes, reconfiguration silencieuse des alliances internationales ? Car à mesure que les sanctions s'accumulent, les États visés s'adaptent, cherchent des alternatives afin d'éviter la réponse frontale : troc, contournement financier, commerce parallèle, monnaies locales, crypto-actifs, finance islamique, rapprochements Sud-Sud, dédollarisation progressive... Va-t-on vers un processus de fractionnement des systèmes de paiement à l'échelle internationale ? Assiste-t-on à une fragmentation du système économique mondial ? Invités Julia Tomasso, chercheuse à l'Iris et spécialiste de l'Iran Camille Boulenguer, économiste et chercheuse à l'Iris, spécialisée dans l'étude de la criminalité financière et des circuits financiers illicites Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Énergies nouvelles et directeur de recherche à l'IRIS. «Géopolitique des matières premières» éditions Eyrolles, 2025. Édition en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique «Vivre sous sanctions économiques. Impacts contournements, Réalignements». Direction de Julia Tomasso et Camille Boulenguer.
durée : 00:17:44 - Journal de 8 h - La Russie a déclaré "indésirable" le média allemand international Deutsche Welle, interdisant ses activités dans le pays, a appris l'AFP mardi.
durée : 00:17:44 - Journal de 8 h - La Russie a déclaré "indésirable" le média allemand international Deutsche Welle, interdisant ses activités dans le pays, a appris l'AFP mardi.
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C'est un expert que l'on entend peu, et qui pourtant est l'un des plus pertinents en France sur les questions de géopolitique et de stratégie militaire : Olivier Zajec, enseignant à l'Université Lyon III où il a fondé l'Institut d'Étude de Stratégie et de Défense, est le troisième invité de la nouvelle émission de l'Express, "Les Grands Entretiens d'Anne Rosencher". Un armistice est-il à portée de main en Ukraine ? Quelle est la stratégie poursuivie par Donald Trump ? Que cherche la Russie de Poutine ? L'Europe doit-elle se préparer à la guerre ? A quel degré est-elle dépendante des Etats-Unis ? Il répond au micro de la directrice déléguée de la rédaction de L'Express.Ces grands entretiens sont à écouter tous les quinze jours, sur toutes les plateformes de podcasts mais aussi disponibles en vidéo sur YouTube et Dailymotion. Réalisation audio : Jules Krot Réalisation vidéo : Renaud Toffier, Loredane BinetMontage vidéo : Loredane Binet Visuel : Alice Lagarde Photo : Matthieu Landry Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
(00:00:42) Comment la Russie en guerre fait face à son déclin démographique (00:08:07) En Pologne, la chute des naissances vide les maternités (00:12:27) Kast remet le Pinochétisme au pouvoir à la tête du Chili
Après le bannissement en 2022 de Facebook et d'Instagram, réseaux emblématiques du groupe Meta, les autorités russes renforcent leur emprise sur les espaces de l'internet et des applications étrangères. Depuis cet été, les appels via WhatsApp, FaceTime et Telegram sont bloqués, au nom de la lutte contre le fléau des fraudeurs. D'autres coupures et interdictions sont, quant à elles, justifiées au nom de la sécurité nationale, et notamment les attaques de drones. « Désolé de ne pas avoir donné signe de vie, mon téléphone s'est soudainement éteint et l'écran est devenu tout noir. Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. » Casquette sur la tête, bouille bienveillante et souriante, Nicolas Maschourov arrive tout essoufflé et un poil en retard au rendez-vous sur une place du centre de Yaroslavl, face à l'un des monastères les plus célèbres de cette ville au riche passé historique. Au fond, ce mystérieux incident du jour n'est pour lui qu'un de ceux qui s'ajoutent à une longue liste, tant la vie quotidienne est déjà bien compliquée localement. Dans cette ville-étape incontournable pour les touristes, cela fait en effet de longs mois que les liaisons téléphoniques et internet sont perturbées. Yaroslavl est en effet aussi une ville industrielle importante, ce qui fait d'elle une cible dans le conflit avec l'Ukraine. « On a ici une raffinerie très importante, elle fournit du pétrole à de nombreuses régions de l'Ouest du pays, explique Nicolas Maschourov. À l'heure actuelle, les règles y sont très strictes à l'intérieur, car il y a un risque de sabotage. Lorsque vous entrez dans l'usine, vous n'êtes même pas autorisé à prendre votre téléphone, vous devez le laisser dans votre voiture. Et si jamais vous avez oublié et qu'il est resté dans votre poche, l'amende que vous encourez atteint 30 000 roubles. Si on vous attrape une deuxième fois avec, vous êtes viré. Tout ça, c'est parce que cette raffinerie est périodiquement attaquée par des drones. Heureusement, jusque-là, les attaques ne se sont produites que vers 5 ou 6 heures du matin, lorsque les travailleurs n'étaient pas là. Mais la situation là-bas est quand même assez tendue. L'Internet mobile y est généralement désactivé. » Ce vendredi 12 décembre, selon les médias locaux, une attaque contre la raffinerie a été à l'origine d'un incendie. Une partie des routes y menant ont été fermées, causant des bouchons de plusieurs kilomètres. Mais le plus fréquent pour parer aux attaques reste de couper le réseau. « L'Internet mobile dans toute la ville est de toute façon souvent en mauvais état désormais, avance le professeur d'histoire et guide touristique. De temps en temps, c'est même totalement coupé ». À lire aussiRussie: le contrôle étatique de l'expression publique sur les réseaux sociaux s'accélère « J'ai envie de hurler tellement je suis furieux et tellement je trouve ça injuste. » Première conséquence : impossible d'utiliser la géolocalisation, très répandue en Russie. Mais d'autres usages sont désormais limités. Dans sa cuisine, avec sa bouilloire qui siffle sur le gaz pour chauffer l'eau du thé, Andrey Akimov explique qu'il aimerait pouvoir publier à sa guise sur les réseaux sociaux. « Je gère plusieurs chaînes Telegram, explique cet avocat et secrétaire d'un petit parti, qui tente d'être officiellement enregistré par les autorités. J'y poste diverses choses, et tout est légal et officiel. Mais parfois c'est impossible à faire. J'essaie une fois, deux fois. Puis je me dis : “Ok, je réessaie dans 10 minutes", et c'est peut-être à ce moment-là que j'ai un ressenti de 5% d'inconfort. Je réessaie trois- quatre fois. Et si, à la cinquième tentative, une demi-heure plus tard, je ne peux toujours pas publier, je commence à ressentir de l'anxiété et de la colère. À ce moment-là, bien sûr, mon inconfort est à 100%. J'ai envie de hurler tellement je suis furieux et tellement je trouve ça injuste ». Pour lui, les exigences sécuritaires d'un pays en conflit ne sont pas les seuls motifs à ces restrictions de plus en plus importantes. Avec prudence et des mots très pesés, il avance : « Je vais dire les choses de cette façon : je comprends un peu la stratégie des autorités. Il y a une tendance à réduire les libertés, à contrôler les ressources Internet. Mais c'est beaucoup plus facile de le faire si on procède progressivement, pas à pas, en supprimant une partie des droits et libertés des citoyens petit à petit, de telle sorte que l'indignation soit étalée dans le temps et qu'il n'y ait pas de pic soudain ». Depuis cet été, les autorités ont mis en place une messagerie nationale, Max, et tentent de convaincre les citoyens d'y migrer, la présentant comme plus sûre. Les critiques avancent qu'il s'agit d'une stratégie visant à surveiller les contenus, car Max est présentée comme totalement transparente pour les services de sécurité. Entre blocage des messageries étrangères et coupures de l'internet, de plus en plus de Russes vivent depuis plusieurs mois à l'heure des restrictions de communication. À lire aussiVers un «goulag numérique»: comment la Russie développe le contrôle et la surveillance de ses citoyens Yaroslavl est très loin d'être la seule ville touchée. Aux derniers décomptes effectués mi-décembre, une quarantaine de régions sur les 89 que compte la Russie ont souffert depuis le printemps d'incidents de types variés. Toutes les régions frontalières ou proches de la zone de combat sont plus ou moins touchées, de Rostov à Koursk et Voronej, ainsi que des villes de garnison comme Pskov ou des régions abritant d'importantes usines du complexe militaro-industriel comme celle de Sverdlovsk. D'autres villes et régions à des milliers de kilomètres à l'est ont aussi enregistré des plaintes d'usagers au sujet de très longues coupures : en Sibérie, à Omsk ou en Yakoutie, jusqu'à Khabarovsk, le Kamchatka et Sakhaline dans l'Extrême-Orient. Même Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, a été le théâtre de deux jours consécutifs de perturbations. À Moscou, depuis mai dernier, des pannes régulières mais courtes sont observées. Comme à Yaroslavl, les autorités régionales expliquent en général ces coupures comme des « mesures de sécurité visant à se protéger contre les attaques de drones ». Selon le groupe de travail du kraï de Krasnodar, « un adversaire peut utiliser l'internet mobile à haut débit pour contrôler des drones et perpétrer des attentats terroristes ». Ces restrictions sont imposées dès réception d'un signal de « menace drone » et sont techniquement temporaires. Wikipedia.ru a fait ce décompte : 69 coupures avaient déjà été enregistrées en mai, mais en juin, ce nombre était passé à 655, et en juillet, il a atteint le chiffre record de 2 099 coupures à travers le pays. Ce chiffre a dépassé le total mondial des blocages d'internet pour toute l'année 2024 (296 incidents dans 54 pays), faisant de la Russie le pays le plus touché par les pannes de communications numériques. « Notre pays est en état de guerre, [...] nous ne pouvons pas revendiquer les libertés que nous avions auparavant. » À quelques kilomètres de Moscou, la ville de Balachika est une zone connue pour abriter notamment une importante base de l'armée russe. Une tradition ancienne : sous l'Union soviétique, la ville était d'ailleurs interdite aux étrangers. Zina, 42 ans, m'accueille dans la cour en bas de son immeuble, dans cette ville où elle a déménagé il y a trois ans « pour la nature et la vue sur le canal ». Pour elle, toutes les mesures de restrictions prises pour internet sont justifiées, y compris cette autre, récente, qui bloque l'usage des cartes SIM, russes comme étrangères, pendant 24 heures à tout retour de l'étranger. « Je comprends très bien qu'une carte SIM pourrait soudainement ne plus être entre les mains de son propriétaire officiel. Elle pourrait être volée, avec le téléphone ou pas d'ailleurs. Et cette carte SIM pourrait être utilisée par d'autres personnes à leurs propres fins. Moi, je compare cette décision à la quarantaine temporaire obligatoire pendant le Covid-19 ou à l'usage des masques. On peut quand même trouver le moyen de s'organiser et préparer un retour de vacances. Je comprends que des gens soient très énervés, mais notre pays est en état de guerre, alors pour moi, c'est évident, nous ne pouvons pas revendiquer les libertés que nous avions auparavant », affirme-t-elle. Pour elle, le vrai problème, qui la concerne de près, est ailleurs. « Je vais vous dire qui traverse, à cause de tout ça, de vraies difficultés, avance-t-elle. Ce sont ceux qui ne gagnaient leur vie que grâce au blogging, en vendant des publicités, par exemple, ou en monétisant leurs publications. C'est vrai, il existe des plateformes alternatives à celles qu'on avait avant, mais avec celles-là, on ne peut pas gagner autant d'argent. Elles sont mal conçues. Et cela a un impact sur toutes ces personnes, tous ces entrepreneurs, qui pendant de nombreuses années ont construit un système de diffusion en continu, produisaient du contenu. En fait, chaque blogueur avait en quelque sorte créé sa propre petite agence. C'est un système qui s'est effondré ». Sans Instagram, classé extrémiste en Russie, et avec l'interdiction depuis cet automne d'y faire de la publicité, Internet qui rame est le dernier clou dans le cercueil de son activité professionnelle de bloggeuse-coiffure. Sur un an, Zina chiffre sa perte de revenu à 80%. À lire aussiLa Russie resserre encore son contrôle sur internet
durée : 00:22:50 - 8h30 franceinfo - La présidente de la Fondation européenne pour le climat et ex-ambassadrice pour les négociations sur le climat de l'accord de Paris en 2015 était l'invitée du "8h30 franceinfo", vendredi 12 décembre 2025. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Si vous voulez prendre des leçons de français avec moi:logokala@hotmail.com----------------------Des militants proguerre russes proches du Kremlin plaident désormais pour un cessez-le-feu en Ukraine, marquant un possible tournant. Traduction:Pro-war Russian activists close to the Kremlin now advocate for a ceasefire in Ukraine, signaling a potential shift. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Si vous voulez prendre des leçons de français avec moi:logokala@hotmail.com----------------------Des militants proguerre russes proches du Kremlin plaident désormais pour un cessez-le-feu en Ukraine, marquant un possible tournant. Traduction:Pro-war Russian activists close to the Kremlin now advocate for a ceasefire in Ukraine, signaling a potential shift. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
S'il y a bien un pays européen qui regarde de très près les négociations en cours pour une paix en Ukraine, c'est la Finlande. Depuis la guerre déclenchée par Moscou, il y a presque quatre ans, Helsinki a non seulement rejoint l'Otan, mais aussi fermé sa frontière avec la Russie. 1 340 kilomètres qui rendent le pays vulnérable, comme l'ont montré les attaques hybrides avec l'envoi de demandeurs d'asile organisé par Moscou. Une vaste clôture est donc en train d'être construite. En Laponie, dans le nord du pays, la petite ville frontalière de Salla est désormais coupée de son voisin. Une garantie de sécurité, mais aussi un changement total d'environnement. Reportage sur place signé Ottilia Férey. La moitié des jeunes Allemands opposés au service militaire C'est donc acté, à partir de janvier 2026, les jeunes Allemands vont commencer leur service militaire sur la base du volontariat. Une version plutôt souple qui signe tout de même une petite révolution dans un pays où la question était taboue. À l'avenir, le pays se réserve aussi la possibilité d'élargir le recrutement si besoin. Si bien que 50% des concernés se déclarent contre cette réforme. Reportage auprès d'une jeunesse Allemande déboussolée, de Salomé Hénon-Cohin. Le service militaire dans les pays baltes Et dans les pays baltes, eux aussi en première ligne face à la menace russe, le service militaire est aussi revenu en tête des préoccupations politiques. On va parler de la situation dans les trois pays : la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Et on commence par la Lettonie qui a pris récemment les mesures les plus fortes. Marielle Vitureau. La chronique de «La revue dessinée» Et on termine cette émission en Espagne et dans le sud de la France, avec cette enquête passionnante publiée dans le dernier numéro de La revue dessinée. L'article a pour titre «Exploitation agricole», il est signé Hélène Servel et Lilian Coquillaud. Il y est question de l'exploitation de travailleurs migrants en France. Et plus particulièrement de travailleurs latino-américains ou étrangers résidant en Espagne et que des sociétés d'intérim peu scrupuleuses convoient à travers la frontière pour les faire travailler sur des exploitations agricoles françaises. Et tout ceci sous le couvert de la fameuse directive européenne sur les travailleurs détachés, dont on a tellement parlé avec le fameux plombier polonais. Les explications de Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de la revue trimestrielle qui, comme son nom l'indique, publie des enquêtes par le biais de la bande dessinée.
S'il y a bien un pays européen qui regarde de très près les négociations en cours pour une paix en Ukraine, c'est la Finlande. Depuis la guerre déclenchée par Moscou, il y a presque quatre ans, Helsinki a non seulement rejoint l'Otan, mais aussi fermé sa frontière avec la Russie. 1 340 kilomètres qui rendent le pays vulnérable, comme l'ont montré les attaques hybrides avec l'envoi de demandeurs d'asile organisé par Moscou. Une vaste clôture est donc en train d'être construite. En Laponie, dans le nord du pays, la petite ville frontalière de Salla est désormais coupée de son voisin. Une garantie de sécurité, mais aussi un changement total d'environnement. Reportage sur place signé Ottilia Férey. La moitié des jeunes Allemands opposés au service militaire C'est donc acté, à partir de janvier 2026, les jeunes Allemands vont commencer leur service militaire sur la base du volontariat. Une version plutôt souple qui signe tout de même une petite révolution dans un pays où la question était taboue. À l'avenir, le pays se réserve aussi la possibilité d'élargir le recrutement si besoin. Si bien que 50% des concernés se déclarent contre cette réforme. Reportage auprès d'une jeunesse Allemande déboussolée, de Salomé Hénon-Cohin. Le service militaire dans les pays baltes Et dans les pays baltes, eux aussi en première ligne face à la menace russe, le service militaire est aussi revenu en tête des préoccupations politiques. On va parler de la situation dans les trois pays : la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Et on commence par la Lettonie qui a pris récemment les mesures les plus fortes. Marielle Vitureau. La chronique de «La revue dessinée» Et on termine cette émission en Espagne et dans le sud de la France, avec cette enquête passionnante publiée dans le dernier numéro de La revue dessinée. L'article a pour titre «Exploitation agricole», il est signé Hélène Servel et Lilian Coquillaud. Il y est question de l'exploitation de travailleurs migrants en France. Et plus particulièrement de travailleurs latino-américains ou étrangers résidant en Espagne et que des sociétés d'intérim peu scrupuleuses convoient à travers la frontière pour les faire travailler sur des exploitations agricoles françaises. Et tout ceci sous le couvert de la fameuse directive européenne sur les travailleurs détachés, dont on a tellement parlé avec le fameux plombier polonais. Les explications de Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de la revue trimestrielle qui, comme son nom l'indique, publie des enquêtes par le biais de la bande dessinée.
La Finlande vient d'achever un nouveau tronçon de clôture à sa frontière avec la Russie, qu'elle accuse de déstabilisation migratoire. En décembre 2023, Vladimir Poutine aurait, en effet, fait passer près de 1 000 migrants clandestinement via cette frontière, longue en tout de 1 340 kilomètres. Reportage au cœur des pays nordiques, dans la petite ville frontalière de Salla, en Laponie finlandaise, où se trouve cette toute nouvelle clôture. De notre correspondante à Salla, Une immense clôture haute de cinq mètres, dont au moins un mètre de barbelés, se dresse le long de la frontière. Cette barrière est à l'image du paysage environnant, entièrement prise dans la glace. Ce jour-là, il fait -20°C. À lire aussiFinlande: la frontière avec la Russie demeure fermée «jusqu'à nouvel ordre» « Au-delà de cette clôture, ce sont des terres totalement sauvages » « On a installé des mâts avec des caméras vidéo, des détecteurs de mouvement ainsi que des caméras infrarouges. Il y a aussi des éclairages, comme vous pouvez le voir, et des haut-parleurs permettant de donner des ordres à distance. Par exemple : ''Arrêtez-vous'' ou ''restez où vous êtes''. On sera ainsi informé en temps réel de ce qui se passe à la frontière. Le but est de renforcer notre surveillance des frontières, notamment dans les zones où nous constatons que la probabilité de migration illégale instrumentalisée est la plus élevée », explique Mikko Kauppila, commandant adjoint des garde-frontières de Laponie, qui pointe du doigt l'arsenal de cette clôture. Elle a coûté 56,8 millions d'euros et ne fait que huit kilomètres. Mais le major Jani Brännare indique qu'elle a été construite sur un point de passage stratégique. « Au-delà de cette clôture, ce sont des terres totalement sauvages. Donc, la nature et les températures négatives nous aident aussi à empêcher l'immigration clandestine. Si on rouvre les frontières, on sait que cette immigration clandestine reprendra. » À lire aussiFrontière entre Finlande et Russie: l'ombre de la guerre en Ukraine « Il se pourrait que de nouvelles clôtures émergent » Les garde-frontières finlandais confient qu'ils ne coopèrent quasiment plus avec leurs homologues russes. Des deux côtés, on se surveille clairement en chiens de faïence. Alors, même si les yeux sont tournés vers la frontière, on garde, ici, la tête froide. « Nous vivons dans l'inconnue la plus totale. Mais le personnel ici est formé et équipé comme jamais auparavant. La Finlande est bien préparée », confie un premier garde-frontière. « On n'est pas inquiet et on dort sur nos deux oreilles la nuit », renchérit un second. Selon Helsinki, ces « migrants hybrides », comme ils ont été surnommés, ont été escortés par la Russie pour passer la frontière vers l'Union européenne en 2015 et 2023. Une frontière qu'il est interdit de franchir à pied. Seppo Selkälä, l'adjoint au maire de Salla, s'en rappelle très bien. Il raconte que beaucoup de Russes avaient l'habitude de venir en vacances ici. En 2013, la frontière a été franchie pas moins de 250 000 fois. « À l'heure actuelle, il n'est pas prévu que la frontière rouvre, et il se pourrait même que de nouvelles clôtures émergent à la lisière russe », assure Seppo Selkälä. À lire aussiLa Finlande prépare de nouvelles mesures contre l'arrivée de migrants, sur fond de tensions avec la Russie
durée : 00:08:45 - L'invité de 7h50 - par : Léa Salamé - L'invité du 7H50 de Benjamin Duhamel est Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, ancien représentant permanent de de la France auprès de l'ONU. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:08:45 - L'invité de 7h50 - par : Léa Salamé - L'invité du 7H50 de Benjamin Duhamel est Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, ancien représentant permanent de de la France auprès de l'ONU. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La Russie est accusée d'avoir transféré officiellement 20.000 enfants ukrainiens. Officieusement, ce serait dix fois plus. L'Assemblée générale de l'ONU appelle à leur retour immédiat et inconditionnel. Une ONG ukrainienne a d'ailleurs dévoilé devant une commission au Sénat américain que certains enfants auraient été transférés dans un camp de vacances international nord-coréen. Écoutez RTL autour du monde du 05 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nous sommes dans les années 1773-1774, à Saint-Pétersbourg. C‘est-là, auprès de Catherine II, que l'encyclopédiste Denis Diderot passe l'hiver. La tsarine aime s'entourer des plus beaux esprits de son temps et des plus libres aussi, elle a donc sollicité le philosophe des Lumières. Dès sa prise du pouvoir, trente ans plus tôt, elle lui avait proposé de publier « l'Encyclopédie », qui était interdite en France. Diderot, qui suivait de près son action politique, avait fini par entreprendre le voyage. Sur place, l'écrivain français se rend tous les trois jours chez l'impératrice pour des séances de plusieurs heures. Il ne renoncera pas à lui faire part de quelques réflexions critiques, notamment dans ses « Observations sur le Nakaz ». Le « Nakaz » étant un ouvrage rédigé par Catherine, en 1767, s‘inspirant de « L'Esprit des lois » de Montesquieu. Diderot note : « L'impératrice de Russie est certainement despote. Son intention est-elle de garder le despotisme et de le transmettre à ses successeurs ou de l'abdiquer ? Si elle l'abdique, que cette abdication soit formelle ; si cette abdication est sincère, qu'elle s'occupe conjointement avec sa nation des moyens les plus sûrs d'empêcher le despotisme de renaître, et qu'on lise dans le premier chapitre la perte infaillible de celui qui ambitionnerait à l'avenir l'autorité arbitraire dont elle se dépouille. Voilà les premiers pas d'une instruction proposée à des peuples par une souveraine de bonne foi, grande comme Catherine II et aussi ennemie de la tyrannie qu'elle. » Le despotisme et l'impérialisme sont-ils les marqueurs de l'identité russe, bien avant Catherine II et jusqu'à nos jours ? Sont-ils son ADN ? Avec nous : Sabine Dullin, professeure d'histoire contemporaine à Sciences Po, spécialiste de l'histoire de L'Empire russe et soviétique. « Réflexions sur le despotisme impérial de la Russie » ; Payot. Sujets traités : Despotisme, impétailisme,ADN, Russie, Catherine II , Denis Diderot , Nakaz Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:16 - Journal de 18h - Le président russe s'est montré particulièrement menaçant avec les Européens, juste avant de recevoir l'émissaire de Donald Trump au Kremlin. La Russie est prête à riposter militairement, même si Vladimir Poutine se défend de vouloir faire la guerre à l'Europe.
durée : 00:03:28 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - C'est la première fois depuis la chute de l'Union soviétique que la Russie va déployer une base militaire en Afrique, et plus précisément dans le port du Soudan. Si le deal se conclu, Moscou obtiendra une place stratégique sur la mer méditerranée via le Canal de Suez. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:28 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - C'est la première fois depuis la chute de l'Union soviétique que la Russie va déployer une base militaire en Afrique, et plus précisément dans le port du Soudan. Si le deal se conclu, Moscou obtiendra une place stratégique sur la mer méditerranée via le Canal de Suez. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Ce n'est qu'un scénario, mais il décrit ce qui pourrait se produire si la Russie poursuit dans son désir de renouer avec son passé. Dans une note détaillée et documentée, l'institut Montaigne étudie la façon dont la Russie pourrait s'attaquer aux Etats Baltes, en passant par la ville et la rivière de Narva. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et son invité Michel Duclos s'interroge sur la stratégie russe et sur le désengagement américain.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en décembre 2025. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Michel Duclos (Conseiller spécial – Géopolitique et Diplomatie à l'Institut Montaigne et auteur de la note [Scénarios] : L'OTAN à l'épreuve de la menace russe : l'hypothèse balte (novembre 2025). Réalisation : Willy Ganne. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Mikhail Tereshchenko/TASS via ZUMA Press/SIPA. Sons : Euronews, extrait « Squad 22 ZOV », extrait série « Occupied », LCI.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastory Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chroniqueurs :Louis de Raguenel, journaliste politiqueGauthier le Bret, journalisteJean-Sébastien Ferjou, journalisteEric Revel, journalisteNaïma M'faddel, essayisteHenri Guaino, ancien conseiller de Nicolas SarkozyHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invitée du 26 novembre 2025 avec Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées.Les efforts s'intensifient autour du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. À Genève comme à Abou Dhabi des représentants russes d'un côté et ukrainiens et européens de l'autre ont commencé à discuter avec les Américains des conditions d'une paix, alors que sur le terrain les troupes de Kiev se battent pour des forteresses du Donbass. Le Kremlin a relevé mercredi certains points "positifs" dans le plan américain pour mettre fin au conflit en Ukraine, après avoir rejeté une contre-proposition européenne. La Russie a reconnu avoir abordé avec Washington "dans les grandes lignes" la version originale du plan américain en 28 points dévoilé la semaine dernière et perçu comme favorable aux positions de Moscou. "Certains points (du plan américain, ndlr), on peut dire qu'ils sont positifs, mais beaucoup d'autres nécessitent une discussion spéciale entre experts", a commenté le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à la télévision publique russe.Une réunion d'urgence avait été convoquée dimanche à Genève entre Ukrainiens et Américains, sans la partie russe, pour travailler sur des contre-propositions au plan originel de Washington, qui prévoyait notamment des cessions de territoires et que Kiev renonce à l'Otan. Les Européens avaient de leur côté rédigé un plan alternatif qui rejette les principales demandes russes. Cette contre-proposition européenne n'a pas été commentée par les Etats-Unis. Les États-Unis ont ensuite tenu mardi des pourparlers avec des responsables russes à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.Face aux menaces, le chef d'état-major Fabien Mandon a déclaré la semaine dernière que le pays devait être prêt à "perdre ses enfants". Des propos qui ont fait polémique, alors que le président de la République s'apprête à annoncer demain "la transformation du service national universel vers une nouvelle forme". Emmanuel Macron avait assuré hier sur RTL que ce nouveau service national volontaire n'implique aucunement d'"envoyer nos jeunes en Ukraine". Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation", a-t-il plaidé.
C dans l'air l'invitée du 26 novembre 2025 avec Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées.Les efforts s'intensifient autour du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. À Genève comme à Abou Dhabi des représentants russes d'un côté et ukrainiens et européens de l'autre ont commencé à discuter avec les Américains des conditions d'une paix, alors que sur le terrain les troupes de Kiev se battent pour des forteresses du Donbass. Le Kremlin a relevé mercredi certains points "positifs" dans le plan américain pour mettre fin au conflit en Ukraine, après avoir rejeté une contre-proposition européenne. La Russie a reconnu avoir abordé avec Washington "dans les grandes lignes" la version originale du plan américain en 28 points dévoilé la semaine dernière et perçu comme favorable aux positions de Moscou. "Certains points (du plan américain, ndlr), on peut dire qu'ils sont positifs, mais beaucoup d'autres nécessitent une discussion spéciale entre experts", a commenté le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à la télévision publique russe.Une réunion d'urgence avait été convoquée dimanche à Genève entre Ukrainiens et Américains, sans la partie russe, pour travailler sur des contre-propositions au plan originel de Washington, qui prévoyait notamment des cessions de territoires et que Kiev renonce à l'Otan. Les Européens avaient de leur côté rédigé un plan alternatif qui rejette les principales demandes russes. Cette contre-proposition européenne n'a pas été commentée par les Etats-Unis. Les États-Unis ont ensuite tenu mardi des pourparlers avec des responsables russes à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.Face aux menaces, le chef d'état-major Fabien Mandon a déclaré la semaine dernière que le pays devait être prêt à "perdre ses enfants". Des propos qui ont fait polémique, alors que le président de la République s'apprête à annoncer demain "la transformation du service national universel vers une nouvelle forme". Emmanuel Macron avait assuré hier sur RTL que ce nouveau service national volontaire n'implique aucunement d'"envoyer nos jeunes en Ukraine". Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation", a-t-il plaidé.
Emmanuel Macron instaure un service militaire volontaire. Face aux périls et aux risques accrus de conflit, le chef de l'État veut mobiliser les jeunes. Est-ce le sens du collectif qui se réinvite ou la peur et l'idée qu'une guerre est inévitable ? La Russie n'est pas la seule menace : la perte de valeurs communes, la fragmentation des sociétés mais aussi la technologie, les réseaux sociaux et la tentation du repli identitaire sont autant de défis pour les démocraties européennes.
durée : 00:03:14 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ce jeudi, un document classifié élaboré par l'armée allemande pour se protéger d'une éventuelle attaque de la Russie a été révélé par le Wall Street Journal. Dans le détail, ces 1.200 pages contiennent des plans pour militariser le flan Est de l'Europe en envoyant jusqu'à 800.000 hommes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La guerre en Ukraine, ce sont aussi des disparitions d'enfants. On estime officiellement à 20.000 le nombre de ces enfants volatilisés depuis 2022, depuis le début du conflit. Ils sont peut-être en réalité 10 fois plus nombreux. Écoutez RTL autour du monde du 18 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:41 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Du tsarisme à Poutine, un même despotisme impérial russe se réinvente sans se renier. Sabine Dullin montre comment, sous couvert d'une défense existentielle du pays, ce pouvoir autoritaire s'est perpétué depuis des siècles, de l'autocratie au communisme, jusqu'à la “verticale du pouvoir” actuelle. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Sabine Dullin Historienne de la Russie, professeure en histoire contemporaine à Sciences Po Paris
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Les djihadistes bloquent depuis septembre l'accès de Bamako aux camions apportant le carburant des ports des pays voisins, provoquant une grave crise dans la capitale malienne. C'est un échec pour la junte et ses alliés russes, qui n'ont pas réussi à stopper la branche sahélienne d'Al Qaeda. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.