Podcasts about la russie

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Eco d'ici Eco d'ailleurs
Guerre en Iran : vers un nouveau choc pétrolier mondial ?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 55:41


La guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël provoque un effet fulgurant sur les marchés énergétiques mondiaux. Blocage du détroit d'Ormuz, envolée des prix du pétrole, conséquences pour les pays producteurs et importateurs, repositionnement des grandes puissances : Éco d'ici Éco d'ailleurs analyse les effets économiques d'une crise qui pourrait provoquer un nouveau choc pétrolier mondial, y compris sur le continent africain. Les impacts pétroliers et géoéconomiques Notre invité : Homayoun Falakshahi, analyste des marchés pétroliers chez Kpler, société spécialisée dans l'analyse des flux maritimes de matières premières. Son travail consiste à suivre les déplacements des navires transportant du pétrole afin de comprendre les dynamiques du commerce mondial. « On sait quasiment exactement ce qui est transporté, d'où les navires partent et où ils arrivent. »

Lenglet-Co
La Russie et la Chine grandes gagnantes de la crise pétrolière

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 3:09


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 09 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le vrai du faux
Guerre au Moyen-Orient : de nombreuses fausses images produites par la Russie, pour déstabiliser les alliés de l'Ukraine

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 2:12


durée : 00:02:12 - Le vrai ou faux - La guerre au Moyen-Orient se passe aussi sur le terrain de la désinformation. L'Iran, notamment, produit de nombreuses fausses photos et vidéos, mais c'est aussi le cas de son allié la Russie, qui souhaite ainsi indirectement atteindre l'Ukraine et ses alliés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

RTL Matin
La Russie et la Chine grandes gagnantes de la crise pétrolière

RTL Matin

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 3:09


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 09 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 7 mars 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 48:30


Un supplément du Grand reportage aujourd'hui tout à fait spécial, exceptionnel même sur la Russie en Afrique, sa montée en puissance, son influence, ses recrutements de combattants pour l'Ukraine qui ne disent pas leurs noms. Deux Grands reportages sur ce sujet signés François Mazet. Avec la collaboration de nos correspondants en Côte d'Ivoire, au Cameroun, au Kenya, en Afrique du Sud, etc. Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine  Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. La Russie en Afrique: une stratégie d'influence en mutation  Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. 

Le débat
Moyen-Orient : le monde ébranlé ?

Le débat

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 41:59


Les frappes s'enchaînent sur les capitales du Moyen-Orient, de Téhéran à Beyrouth, en passant par les grandes villes du Golfe et Tel-Aviv. Une escalade qui inquiète le reste du monde. La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran fait déjà grimper les prix du pétrole et du gaz. La Russie, alliée de l'Iran, pourrait en profiter. De son côté, la Chine, l'autre allié de Téhéran, demande à ses raffineurs de pétrole de suspendre leurs exportations d'essence et de gasoil.

Grand reportage
La Russie en Afrique: une stratégie d'influence en mutation

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:30


Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. C'est un studio de musique d'Abidjan où se tient un concours de chant discret, auquel assiste notre correspondant Benoit Almeras. On chante en anglais et en français, Alicia Keys, Garou, Lara Fabbian… Mais pour les candidats, l'horizon n'est pas New York ou Paris, c'est Moscou. L'enjeu de ce casting vocal : une participation au festival « La route de Yalta ». Organisé pour la première fois en 2019 dans cette station balnéaire de Crimée occupée, bien connue des amateurs d'histoire, il a désormais lieu au Kremlin, dans la capitale. On y célèbre les classiques russes et la « Grande guerre patriotique », comprendre la Seconde guerre mondiale. Une époque très lointaine pour ces candidats, jeunes et plus attirés par le voyage et la recherche de notoriété. Un des participants explique sa présence par « le fait que ce soit en Russie, un pays que je n'ai jamais imaginé découvrir. Ce serait aussi un tremplin pour moi et j'espère aussi que mon pays va reconnaître mon talent ». Pour voir Moscou, certains veulent se donner toutes les chances, comme ce candidat qui pousse l'hymne russe a capella. Lors de l'édition 2025, c'est un artiste ivoirien qui a représenté l'Afrique, et pas n'importe lequel : Emmanuel Désiré Boyer dit « Vova », vainqueur de l'édition 2024 de « The Voice Afrique Francophone ». À « La route de Yalta », il a été récompensé du prix du public pour Katyusha, chant patriotique de l'Armée Rouge, interprété en langue dioula. À l'origine de la participation de Vova, et de ce casting, Eben-Ezer Dion, coach vocal pour The Voice Afrique francophone. Ses liens avec la Russie remontent à plus de 20 ans : « J'ai étudié en Russie, je suis allé là-bas pour des études en musique, à l'Académie Gnessine, qui est une académie très prestigieuse là-bas. C'est après ça que je suis rentré au pays, et voici que je prends des initiatives pour faire avancer la musique en Côte d'Ivoire. Si vous voulez, c'est un prolongement, une manière de contribuer à l'action culturelle de la Russie dans l'Afrique francophone. C'est ce qu'on essaie de faire en partenariat avec l'association. » Festival de chants pour soutenir l'annexion forcée de la Crimée Cette association, c'est l'Aruci, Association des russophones de Côte d'Ivoire, créée en 2021. Sa présidente, Tatiana Rakitina assure qu'elle ne fait pas de politique : « Pour nous, c'est plutôt une opportunité pour la Côte d'Ivoire de sortir à l'étranger, de conquérir de nouveaux spectateurs. C'est plutôt un événement professionnel des amateurs de musique plus qu'un événement idéologique. » Pourtant, le festival de Yalta vise aussi à faire reconnaître la souveraineté russe sur la péninsule de Crimée, annexée de force par la Russie en 2014. Mais pour Tatiana Rakitina, comme pour le gouvernement de Moscou qui dénonce souvent la « russophobie » occidentale, c'est bien l'image de la Russie qui est attaquée. Bien qu'en Afrique, elle demeure positive selon elle : « Je peux vous dire que le visage de la Russie était bien brillant et souriant il y a quelques années. Maintenant, il y a dans certains pays une tendance à vouloir éliminer la culture russe ou diminuer sa valeur. Mais pas en Afrique. L'Afrique n'a jamais changé [envers la Russie]. » L'Aruci est aussi une organisation partenaire des Maisons russes. Officiellement des centres culturels, elles ont essaimé sur le continent, selon Lou Osborne, investigatrice du groupe All Eyes on Wagner : « On a vu une accélération de la diplomatie culturelle depuis 2024, avec une multiplication de l'ouverture de ces centres. Leur modèle est novateur : l'État russe ne peut aller aussi vite qu'il le voudrait, donc il a délégué une partie de ces ouvertures et de la gestion à des sociétés non-étatiques, ça leur permet d'aller plus vite. On remarque que c'est notamment là que se passe la partie la plus offensive du soft power, on dépasse la promotion de Pouchkine et de la langue russe. » La diplomatie culturelle russe a une tête de pont, c'est la Rossotrudnichestvo, un organisme officiel du ministère des Affaires étrangères russes, dirigé par Evgueni Primakov Junior, un très proche de Vladimir Poutine. C'est là notamment que se gèrent les bourses pour les étudiants africains, explique le chercheur sénégalais Ibrahima Dabo, lui-même passé par une université russe : « C'est à partir des années 2000 que la Russie a commencé à avoir des intérêts sur le continent africain. Dans ce contexte, des outils de l'époque soviétique ont été réadaptés. Rossotrudnichestvo a été créée en 2008 par un décret du président Dmitri Medvedev, mais c'est l'héritière d'une agence née en 1925 autour de la sœur de Léon Trotski. Cette agence est au cœur aujourd'hui des actions culturelles et humanitaires sur le continent, elle travaille avec des associations locales, notamment des réseaux d'anciens étudiants. La diplomatie éducative est devenue très importante. Rossotrudnichestvo gère les bourses d'étude, ce qui permet de développer son influence, et de donner une image d'ouverture, de montrer une bonne image de la Russie, des conditions d'accueil, de la qualité de l'enseignement. » Moscou a accéléré ses opportunités pour des milliers d'étudiants africains. Au Sénégal par exemple, on est passé de moins de 20 à 130 bourses en quelques années, selon Ibrahima Drabo. Saint-Valentin à la Maison russe, relais médiatiques et influenceurs Derrière Rossotrudnichestvo, certaines Maisons russes ont été montées comme des « franchises » dans l'écosystème Wagner, comme à Bangui, en Centrafrique, dont les canaux de communication multiplient les images d'enfants et de jeunes épanouis, devant des documentaires officiels russes, des films d'action à la gloire du groupe paramilitaire russe, durant des cours de russe, ou encore dernièrement lors d'une grande fête en chanson pour la Saint-Valentin. Son directeur, Dimitri Sityi, est conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, gestionnaire d'entreprises qui extraient or, diamant et bois, et à la manœuvre de multiples campagnes informationnelles anti-françaises, anti-américaines ou anti-Nations Unies. À Bangui, la Maison russe est devenue un lieu de socialisation, notamment pour des jeunes de milieu peu favorisés. On y fête Noël, on y candidate au championnat de slam, on y trouve aussi à prix modique les sachets d'alcool produits localement par Wagner. À lire aussiPlongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique   Avec les médias comme Russia Today, de plus en plus présents sur le continent (Éthiopie, Sénégal), ou des organisations satellites comme Afrique média ou la radio Lengo songo en Centrafrique, ces centres culturels servent à véhiculer l'image d'une Russie ouverte, bienveillante, à l'opposé d'une Europe présentée comme décadente et xénophobe, voir tout simplement nazie. Un récit repris par un nombre grandissant d'influenceurs africains installés en Russie, valorisés par les algorithmes des réseaux sociaux, comme « l'Ivoirorusse ». « La Russie, c'est bien, j'exhorte tout le monde a visité la grande Russie de Poutine. C'est une très grande expérience », dit-il à ces plusieurs centaines de milliers de suiveurs sur TikTok, se félicitant de « commencer à oublier des mots de français ». Coiffé de sa chapka, « l'Ivoirorusse » est aussi un des promoteurs du programme Alabuga start qui permet officiellement à des jeunes femmes d'obtenir des formations et des diplômes dans cette zone économique spéciale du Tatarstan. Plusieurs enquêtes ont montré une réalité bien différente, et des mécanismes de « traites d'êtres humains », selon l'ONU. Le nouvel écosystème russe met en valeur les coopérations académiques avec la Russie et des opportunités de recrutement, dont on sait qu'elles peuvent conduire des jeunes hommes sur le front en Ukraine, et des jeunes femmes dans des usines de drones. « Ces réseaux de recrutement sont une nouvelle facette du soft power, ça permet à la Russie de façonner l'image donnée dans ces pays-là », analyse Lou Osborne, de All Eyes On Wagner. « C'est une Russie d'opportunités, pour une meilleure vie. Il y a une industrialisation de l'influence russe, avec une multiplication de canaux, un effort total médiatique, culturel, et des services de sécurité, au service de cette influence », ajoute-t-elle. Avec l'Église orthodoxe, « l'alliance du missel et du missile » La Russie loue les vertus présentées comme patriotiques et familiales, qui seraient les siennes et que partageraient les Africains. Pour cela, quoi de mieux que de se placer sous l'autorité divine, via sa propre église, l'Église orthodoxe russe, autonome depuis le schisme consécutif à l'invasion de l'Ukraine, et qui n'hésite pas à mettre les moyens pour attirer les clercs. À écouter aussiCentrafrique: à Bangui, une église orthodoxe financée par la Russie   Comme au Cameroun, où Monseigneur Grégoire, métropolite orthodoxe grec, a vu avec surprise une église russe concurrente autorisée promptement par les autorités, quand lui a mis plus de cinq années à voir la sienne reconnue : « Ici, l'église russe n'a rien fait à part promettre à quelques prêtres de notre église qu'ils allaient leur donner de l'argent, plus que l'aide pastorale que nous distribuons chaque mois. Ils ont fait beaucoup de promesses : construire les églises, des écoles, donner des bourses aux prêtres, acheter des voitures. Mais jusque-là, ils n'ont rien fait à part louer une salle pour en faire une église. Ils ont envoyé quelques personnes à Moscou pour un séminaire de théologie, mais ils ont vu que le niveau de théologie et d'éducation est bien loin du niveau universitaire. Mais ils leur ont dit : "Ok, vous êtes prêts à rentrer en Afrique accomplir votre mission". Mais quel type de mission ? » Cette diplomatie religieuse n'est pas neutre, car l'église orthodoxe n'est pas une église comme une autre. Elle est étroitement imbriquée dans le pouvoir russe et le Kremlin, comme l'expliquait récemment sur RFI l'historien spécialiste du monde orthodoxe, Jean-François Colossimo : « C'est une progression opportuniste. Partout où il y a un clergé achetable, cette pseudo-église agit. Plus on monte dans la hiérarchie, plus elle est contaminée par le FSB [les services de renseignement russes, NDLR] et aux mains du Kremlin et de Poutine. L'Église russe n'a jamais été pensée comme une église internationale. Donc, si elle va en Afrique, c'est pour offrir le monde orthodoxe africain à Poutine. Ce sont eux qui bénissent la mère. L'Église bénie cette guerre, c'est l'alliance du missel et du missile. » À lire aussiCameroun: l'Église orthodoxe russe autorisée à exercer, un pas de plus de Moscou sur le continent   Selon des médias russes en exil, l'église orthodoxe du Kenya aurait participé au recrutement trompeur de combattants pour la guerre en Ukraine. Par ailleurs, plusieurs centaines de séminaristes seraient aujourd'hui en formation en Russie, selon une bonne source, qui parle de « projet à long terme » pour Moscou qui se voit comme « la troisième Rome ». Une montée du soft power russe que constate l'ambassadeur de l'Ukraine à Nairobi, Yurii Tokarx. « L'influence russe et les mesures qu'ils prennent sont très sérieuses et fortes. Il a récemment été publié que le budget de leur machine de propagande s'élevait à 1,5 milliard de dollars. Et, bien sûr, une grande partie de cette somme est destinée à l'Afrique », a-t-il affirmé à notre correspondante à Nairobi Albane Thirouard : « Cela s'accompagne d'opérations informationnelles très sophistiquées. Ils sont également présents sur les plateformes utilisées par les jeunes générations. Ils travaillent intensivement dans le but de pénétrer les pays grâce à ce qu'on appelle le soft power. Il est bien connu que des structures comme Rossotrudnichestvo ainsi que l'Église russe cherchent à s'implanter progressivement au sein des sociétés africaines. Mais comme on a pu le constater par la suite, cela peut évoluer vers des problèmes plus graves pour ces pays. Tous les pays ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Nous, nous avons une arme puissante que nous appelons la vérité, et nous essayons de nous battre avec les moyens dont nous disposons. Leur machine de propagande, elle, combat souvent avec des mensonges. » Au Kenya, la multiplication des témoignages sur les recrutements contraints pour la guerre en Ukraine a écorné l'image de la Russie. Reste à voir si cette réalité viendra enrayer le rouleau-compresseur de l'influence et de la communication mis en marche par Moscou. Le 25 février, l'Université de Nairobi a lancé un Centre africain pour l'étude de la Russie, en présence de l'ambassadeur russe. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner

La Commission Normandeau-Ferrandez
Bernard Drainville et les critiques qu'il reçoit: «Je m'en fou de ce qu'ils pensent»

La Commission Normandeau-Ferrandez

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 61:57


Écoutez l'essentiel de La commission du mercredi 4 mars 2026: Christine Fréchette: «Ce n'est pas en organisant un référendum qu'on va aider à calmer le jeu» Bernard Drainville: «L'État ne fonctionne pas comme il devrait» Prix du pétrole: «La Russie est le principal bénéficiaire» -Mathieu Dion L’opossum fait son retour dans les villes du sud du Québec! Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Grand reportage
Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine   Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.

La Revue de Presse
Guerre en Iran : comment les grandes puissances mondiales se positionnent-elles ?

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 6:18


Au sommaire : Le conflit entre Israël, les États-Unis et l'Iran se régionalise avec la riposte du Hezbollah qui entraîne le Liban dans la guerre, obligeant l'Europe à se positionner face à cette crise.Les réactions européennes face à ce conflit évoluent, passant d'une tentative de mise à distance à un ton plus combatif avec une déclaration commune de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni.La Chine se positionne en grand défenseur du multilatéralisme, tout en restant pragmatique sur le plan économique, estimant que même un gouvernement iranien plus favorable aux Occidentaux ne renoncerait pas à commercer avec elle.La Russie, désarmée face à la chute d'un précieux allié, se voit confrontée à l'hypothèse de sa propre chute, réduite à la posture de spectatrice dans ce conflit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Info éco
Iran : l'armement au cœur des relations avec ses partenaires russe et chinois

Info éco

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 4:35


La Russie et la Chine gardent leur place en coulisses alors que l'Iran est en guerre. Malgré de vives condamnations des bombardements américains et russes contre le régime de Téhéran, ni Moscou ni Pékin n'ont l'intention d'intervenir militairement. En revanche, l'Iran compte – ou a pu compter sur leur soutien en termes d'armement. Entre Moscou et Téhéran, c'est un accord armes contre armes. 

Le Nouvel Esprit Public
Municipales : antichambre de 2027 ou élections locales ? / Quatre années de guerre : effets sur la Russie

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 62:39


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 février 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s'y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d'autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l'inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu'ils détiennent, pour montrer qu'ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu'ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l'un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l'extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l'onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d'objectif chiffré avancé, ni de villes visées.Au Havre, l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j'échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l'institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIEAprès quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d'un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.D'autant que l'économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l'économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd'hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l'habituel poumon économique du pays, s'effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d'autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l'inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.La guerre menée contre l'Ukraine s'accompagne d'une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d'études d'opinion indépendant de l'Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d'expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s'est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s'est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Comment des Africains se retrouvent-ils dans les rangs de l'armée russe en Ukraine ?

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 5:16


durée : 00:05:16 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Ils seraient au moins 1 400, peut-être 3 000, partis de plusieurs pays d'Afrique dans l'espoir de trouver une vie meilleure en Russie. Mais ces hommes se retrouvent forcés de combattre sur le front en Ukraine. La Russie cherche à pallier ses pertes humaines, quatre ans après avoir envahi l'Ukraine. - invités : Lou Osborn Enquêtrice, membre de "All Eyes on Wagner"

Accents du monde
Guerre en Ukraine: la Russie annonce un cessez-le-feu autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia

Accents du monde

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 19:30


La guerre en Ukraine est toujours au cœur de l'actualité. Ce vendredi 27 février 2026, la Russie a annoncé un cessez-le-feu local autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Cela afin de permettre la réparation d'une ligne électrique. Quatre ans maintenant que Russes et Ukrainiens s'affrontent.   Avec - Ana Maria Ospina de la rédaction en espgnol au sujet de la vague de violence de ces derniers jours qui contrarie l'organisation de la Coupe du monde de football en juin 2026 - Chi Phuong Nguyen pour la rédaction vietnamienne à propos de la manière dont le Secrétaire général du Parti communiste, l'homme fort du pays To Lam, a consolidé son pouvoir et son influence  - Nasser Etemadi de la rédaction persane à propos des inquiétudes au Moyen-Orient face aux conséquences possibles d'une chute de l'État iranien.

Le zoom de la rédaction
"C'est la chute" : à la frontière avec la Russie, cette commune finlandaise est en faillite à cause de la guerre

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 3:56


durée : 00:03:56 - Le Grand reportage de France Inter - La guerre en Ukraine pèse sur l'économie des pays européens. En Finlande, les municipalités qui avaient misé sur les échanges avec la Russie sont au bord de la faillite. C'est ce qui se passe pour Virolahti, petite commune plantée contre la frontière russe. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

SBS French - SBS en français
#175 : Russie-Ukraine - Entre guerre d'usure et frilosité européenne & Quid des municipales en France ?

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 29:31


La Russie a envahi l'Ukraine le 24 février 2022. Quatre ans plus tard, qu'en est-il sur le terrain et quel rôle joue l'Europe ? En France, le meurtre de Quentin Deranque modifie-t-il la dynamique des différents partis politiques en vue des élections municipales ?

Débat du jour
Guerre en Ukraine : la Russie a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 29:30


Il y a quatre ans, la Russie déclarait une guerre totale à l'Ukraine en envahissant le pays voisin. Une « opération spéciale » prévue pour durer quelques jours. Quatre ans plus tard, le conflit est toujours en cours et « les objectifs ne sont pas atteints », affirme ce mardi (24 février 2026) le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Comment se porte l'économie russe? Jusqu'où ira la résilience de Moscou? Le président Vladimir Poutine doit-il dire adieu à son rêve de grande Russie? Pour en débattre : - Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l'Iris, ancien ambassadeur de France à Moscou (2009-2013), spécialiste des questions russes. Auteur du livre Géopolitique de la Russie éditions Eyrolles - Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF/Sciences Po, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors - Aurélien Duchêne, consultant géopolitique et défense et auteur de La Russie de Poutine contre l'Occident (Eyrolles, 2024).

Revue de presse Afrique
À la Une: cinq ans après, les juntes ont-elles tenu leurs promesses?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 4:05


Cinq ans après le putsch au Mali, suivi ensuite de ceux du Burkina Faso et du Niger, Jeune Afrique s'interroge : « Les juntes ont-elles tenu leurs promesses ? » Dans les trois pays, les militaires arrivent au pouvoir au nom de l'impératif sécuritaire : « le discours est rodé, note le site panafricain : seuls les militaires peuvent gagner la guerre que les civils ont perdue. Finis, les atermoiements diplomatiques, les contraintes des accords de défense avec Paris, les états d'âme sur les droits humains ou la nécessité d'ouvrir un dialogue. Place à une guerre “totale“, menée par des soldats qui connaissent le terrain, épaulés par de nouveaux partenaires, Russie en tête, débarrassés des scrupules voire des arrière-pensées occidentales. Résultat ? Pas de quoi pavoiser… », s'exclame Jeune Afrique. Aussi bien au Mali qu'au Burkina et au Niger, « la situation sécuritaire s'est détériorée. (…) Partout, la même logique à l'œuvre : une militarisation à outrance de la réponse, une répression sans discrimination des populations accusées de complicité avec les jihadistes, un recours massif à des supplétifs étrangers, Africa Corps au Mali et au Burkina, des milices locales partout. Et le même résultat : une insécurité aggravée, une violence débridée, des populations prises entre le marteau jihadiste et l'enclume militaire. » Un changement de tuteur Jeune Afrique dresse un bilan tout aussi catastrophique sur le plan économique : les juntes avaient promis « souveraineté, rupture avec la dépendance néocoloniale, reprise en main des ressources nationales. Exit le franc CFA, symbole de la servitude monétaire. Exit aussi les “prédateurs“ occidentaux qui pillent les richesses africaines. Place à une économie enfin au service des peuples, débarrassée des tutelles étrangères. » Résultat : « La Russie, la Chine ou la Turquie se sont engouffrées dans le vide laissé par l'Occident, négociant des contrats qui ne sont pas nécessairement plus avantageux pour les populations. La souveraineté économique proclamée se révèle n'être qu'un changement de tuteur. » Comptables devant personne Enfin, « c'est peut-être sur le plan politique que le bilan est le plus édifiant, soupire encore Jeune Afrique. Car, au-delà des promesses sécuritaires et économiques, ces putschistes avaient tous juré, la main sur le cœur, de rendre le pouvoir aux civils après une brève “transition“. » Il n'en a rien été… Et on est arrivé à « une prise en otage du débat politique, une interdiction de penser autrement, une impossibilité de sanctionner démocratiquement des dirigeants qui, précisément, ne doivent rien aux urnes. Car c'est là le nœud du problème, constate le site panafricain : ces juntes ne sont comptables devant personne. Elles ne craignent ni l'alternance ni la sanction populaire. Leur seule légitimité repose sur la force des armes et sur la propagande. » Et Jeune Afrique de conclure : « Ces lignes nous attireront certainement la vindicte des thuriféraires de ces apprentis sorciers en treillis. “Dire la vérité en des temps de mensonge universel est un acte révolutionnaire“, écrivait Orwell dans 1984. (…) L'Histoire jugera sévèrement ces régimes qui auront trahi les espoirs qu'ils avaient suscités. » Walid, le trafiquant d'êtres humains : « sa cruauté était inconcevable » À lire également dans Le Monde Afrique cette enquête glaçante sur ce trafiquant d'êtres humains qui vient d'être condamné à 20 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic de migrants. Il se faisait appeler Walid, mais personne ne connait sa véritable identité : « Depuis Bani Walid, dans le nord-ouest de la Libye, cet Érythréen organisait la détention de migrants dans des conditions épouvantables, relate le journal, jusqu'à recevoir d'importantes sommes d'argent de leurs proches. (…) 196 témoins, majoritairement érythréens, ont été entendus pendant l'enquête. » L'un d'entre eux raconte : « Nous n'avions droit qu'à un repas par jour. Des gardes armés nous menaçaient. Nous pouvions sortir une fois par jour, en demandant à aller aux toilettes, détaille-t-il. Sa cruauté était inconcevable. Dans le camp, il y avait des migrants somaliens qui ne pouvaient pas payer. Walid les forçait à travailler pour lui. » Le Monde Afrique poursuit : « Selon d'autres témoignages, les migrants étaient “constamment fouettés avec un tuyau d'arrosage“, menacés par le maître des lieux, armé. Une femme raconte avoir été battue et violée par des hommes sous les ordres de Walid. Le seul moyen de partir était de payer la traversée vers l'Europe : 2 200 dollars. » Une traversée qui bien souvent tournait au naufrage et à la noyade… Walid a certes été condamné. Mais c'est un trafiquant d'êtres humains parmi d'autres. Et, soupire le journal, il a été remplacé…

Le zoom de la rédaction
"Il y a de quoi être nerveux" : en Estonie, la frontière avec la Russie se militarise, les habitants restent inquiets

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 4:05


durée : 00:04:05 - Le Grand reportage de France Inter - Après quatre ans de guerre en Ukraine, les Estoniens frontaliers avec la Russie craignent d'être les prochains sur la liste. Ils coupent certaines routes et commencent à installer des bunkers pour faire face à une potentielle invasion russe. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le sept neuf
"Cette guerre en Ukraine est un énorme échec pour la Russie", dit Salomé Zourabichvili, cinquième présidente de Géorgie

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 9:13


durée : 00:09:13 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Salomé Zourabichvili, présidente de la Géorgie jusqu'en 2024, se souvient de l'annonce de l'invasion de l'Ukraine, il y a quatre ans jour pour jour, alors qu'elle était encore au pouvoir. Elle salue la résistance des Ukrainiens, civils et soldats. - invités : Salomé ZOURABICHVILI - Salomé Zourabichvili : Ancienne Présidente de la Géorgie (2018-2024) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Accents d'Europe
Guerre en Ukraine : malgré les négociations la paix s'éloigne

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 21:26


Les Ukrainiens entament une nouvelle année de guerre, après 4 ans de résistance acharnée - une résistance qui a surpris le régime russe, mais qui s'use petit à petit, et qui a plus que jamais besoin de soutien : malgré plusieurs sessions de négociations directes, la Russie l'a dit très clairement aujourd'hui : ses objectifs ne sont pas atteints et la paix n'est pas au programme.  Émission spéciale avec Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'IFRI institut français des relations internationales Spécialiste de la Russie, auteure de La Russie de Poutine en 100 questions (éd.Tallandier).   Reportage en Ukraine avec Théo Renaudon ... Les quartiers sud de Zaporijia, grande ville du sud aux portes du front, seuls dix kilomètres environ séparent les occupants des habitants, et ces derniers vivent sous la menace permanente des attaques aériennes russes.    ... et en Pologne avec Adrien Sarlat Aujourd'hui encore, des réfugiés ukrainiens continuent d'arriver. Il s'agit surtout de personnes en situation de détresse, trop précaires, malades ou handicapées pour avoir pu partir avant. Pourtant, les dispositifs d'aide disparaissent peu à peu dans le pays, et l'avenir de ces réfugiés repose sur les bénévoles. 

Débat du jour
Guerre en Ukraine : la Russie a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 29:30


Il y a quatre ans, la Russie déclarait une guerre totale à l'Ukraine en envahissant le pays voisin. Une « opération spéciale » prévue pour durer quelques jours. Quatre ans plus tard, le conflit est toujours en cours et « les objectifs ne sont pas atteints », affirme ce mardi (24 février 2026) le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Comment se porte l'économie russe? Jusqu'où ira la résilience de Moscou? Le président Vladimir Poutine doit-il dire adieu à son rêve de grande Russie? Pour en débattre : - Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l'Iris, ancien ambassadeur de France à Moscou (2009-2013), spécialiste des questions russes. Auteur du livre Géopolitique de la Russie éditions Eyrolles - Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF/Sciences Po, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors - Aurélien Duchêne, consultant géopolitique et défense et auteur de La Russie de Poutine contre l'Occident (Eyrolles, 2024).

Les interviews d'Inter
"Cette guerre en Ukraine est un énorme échec pour la Russie", dit Salomé Zourabichvili, cinquième présidente de Géorgie

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 9:13


durée : 00:09:13 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Salomé Zourabichvili, présidente de la Géorgie jusqu'en 2024, se souvient de l'annonce de l'invasion de l'Ukraine, il y a quatre ans jour pour jour, alors qu'elle était encore au pouvoir. Elle salue la résistance des Ukrainiens, civils et soldats. - invités : Salomé ZOURABICHVILI - Salomé Zourabichvili : Ancienne Présidente de la Géorgie (2018-2024) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Accents d'Europe
Guerre en Ukraine : malgré les négociations la paix s'éloigne

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 21:26


Les Ukrainiens entament une nouvelle année de guerre, après 4 ans de résistance acharnée - une résistance qui a surpris le régime russe, mais qui s'use petit à petit, et qui a plus que jamais besoin de soutien : malgré plusieurs sessions de négociations directes, la Russie l'a dit très clairement aujourd'hui : ses objectifs ne sont pas atteints et la paix n'est pas au programme.  Émission spéciale avec Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'IFRI institut français des relations internationales Spécialiste de la Russie, auteure de La Russie de Poutine en 100 questions (éd.Tallandier).   Reportage en Ukraine avec Théo Renaudon ... Les quartiers sud de Zaporijia, grande ville du sud aux portes du front, seuls dix kilomètres environ séparent les occupants des habitants, et ces derniers vivent sous la menace permanente des attaques aériennes russes.    ... et en Pologne avec Adrien Sarlat Aujourd'hui encore, des réfugiés ukrainiens continuent d'arriver. Il s'agit surtout de personnes en situation de détresse, trop précaires, malades ou handicapées pour avoir pu partir avant. Pourtant, les dispositifs d'aide disparaissent peu à peu dans le pays, et l'avenir de ces réfugiés repose sur les bénévoles. 

Géopolitique, le débat
Quatre ans de guerre en Ukraine : plus proche de la fin ou de l'enlisement durable?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 48:28


Le 24 février 2022, les troupes de Russie franchissaient la frontière ukrainienne. Ce qui devait être, selon le Kremlin, une opération rapide pour faire tomber Kyiv s'est transformée en la guerre la plus meurtrière et la plus destructrice qu'ait connue le continent européen depuis 1945. Quatre ans plus tard, la ligne de front s'est figée par endroits, déplacée ailleurs, mais la guerre continue. Elle est devenue une guerre d'usure : usure des armées, usure des sociétés, usure des alliances. Sur le terrain, l'Ukraine tient, mais au prix d'un effort humain et matériel considérable. La Russie, elle, semble avoir accepté une logique de conflit long, mobilisant son économie et sa population pour durer. Au-delà des champs de bataille du Donbass et du Sud ukrainien, cette guerre redessine les équilibres stratégiques du continent. Elle interroge la solidité du soutien occidental, le rôle des États-Unis, la capacité des Européens à peser sur leur propre sécurité, et la possibilité — ou non — d'une issue négociée. Quatre ans après le début de l'invasion, où en est-on vraiment ? La guerre est-elle entrée dans une phase décisive ? Les sociétés ukrainienne et russe sont-elles épuisées ou résolues ? Une négociation est-elle envisageable — et à quelles conditions ? Et surtout : combien de temps encore cette guerre peut-elle durer ? Invités :  - Alexandra Goujon, politiste, spécialiste des transformations politiques, sociales et mémorielles dans l'Ukraine en guerre, maître de conférences à l'Université Bourgogne-Europe. « L'Ukraine : de l'indépendance à la guerre », Cavalier bleu, 2023 - Galia Ackermann, historienne et journaliste, rédactrice en chef du média en ligne « Desk Russie » - Yurri Clavilier, chercheur à l'International Institute for Strategic Studies, spécialiste des forces armées et contributeur du « Military Balance », ouvrage de référence sur l'état des forces militaires dans le monde.

Les matins
Ukraine : 2,5 millions d'enfants déplacés, des cours en ligne proposés aux élèves des régions occupées par la Russie

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 5:36


durée : 00:05:36 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué, hier, le retour de 2 000 enfants ukrainiens qui avaient été enlevés par la Russie. Des milliers d'autres sont encore sous le joug du Kremlin, en Russie ou dans des régions ukrainiennes occupées : des enseignants leur proposent des cours en ligne.

Histoires du monde
Jacques Tilly, sculpteur allemand poursuivi en justice par la Russie

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:46


durée : 00:02:46 - Regarde le monde - À chaque édition du carnaval de Düsseldorf, les gigantesques caricatures de Jacques Tilly sont particulièrement attendues. Il se présente lui-même comme un "bouffon", ardent défenseur de la satire et de la liberté d'expression. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Jacques Tilly, sculpteur allemand poursuivi en justice par la Russie

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:46


durée : 00:02:46 - Regarde le monde - À chaque édition du carnaval de Düsseldorf, les gigantesques caricatures de Jacques Tilly sont particulièrement attendues. Il se présente lui-même comme un "bouffon", ardent défenseur de la satire et de la liberté d'expression. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Lenglet-Co
Les sanctions commencent à porter leurs fruits : la Russie fatigue vraiment

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 3:02


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 16 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Les sanctions commencent à porter leurs fruits : la Russie fatigue vraiment

RTL Matin

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 3:02


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 16 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Affaires étrangères
Près de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine, la Russie dans tous ses états

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 58:28


durée : 00:58:28 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Alors que le Kremlin annonce l'ouverture d'un nouveau cycle de négociations les 17 et 18 février à Genève, quelles sont les capacités réelles de l'armée russe à poursuivre la guerre ? Comment se porte l'économie russe sous sanctions ? Et quelles alliances sur la scène internationale ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Tatiana Kastouéva-Jean Directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri; Céline Marangé Chercheuse sur la Russie, l'Ukraine et le Belarus à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM); Julien Vercueil Économiste, professeur des universités en économie et vice-président de l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), spécialiste de la Russie, des économies post-soviétiques et analyste des BRICS; Maxime Audinet Chercheur à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM) et cofondateur du collectif de recherche CORUSCANT, qui vise à repenser les études sur la Russie après l'invasion à grande-échelle de l'Ukraine

Le journal de 18h00
L'opposant Alexeï Navalny a été "empoisonné" par la Russie, selon cinq pays européens dont la France

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 9:44


durée : 00:09:44 - Journal de 18h - L'opposant russe Alexeï Navalny, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été "empoisonné" avec une "toxine rare", l'épibatidine, par Moscou, accusent ce samedi cinq pays européens, dont le Royaume-Uni, après une enquête conjointe.

Les journaux de France Culture
L'opposant Alexeï Navalny a été "empoisonné" par la Russie, selon cinq pays européens dont la France

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 9:44


durée : 00:09:44 - Journal de 18h - L'opposant russe Alexeï Navalny, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été "empoisonné" avec une "toxine rare", l'épibatidine, par Moscou, accusent ce samedi cinq pays européens, dont le Royaume-Uni, après une enquête conjointe.

Les actus du jour - Hugo Décrypte
La Norvège déclare être menacée par la Russie, qu'en est-il vraiment ?

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 12:37


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

Le vrai du faux
Vrai ou faux. Emmanuel Macron a-t-il dit qu'il était "prêt" à faire la guerre contre la Russie et que les pays africains l'aideraient ?

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 1:57


durée : 00:01:57 - Le vrai ou faux - Une vidéo très partagée dans les pays d'Afrique francophone fait dire à Emmanuel Macron qu'il n'avait "pas peur" de Vladimir Poutine ni de Donald Trump. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les matins
La Russie étend sa guerre hybride contre l'Europe jusque dans l'espace

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 5:35


durée : 00:05:35 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Des satellites espions russes ont intercepté les communications d'une douzaine de satellites clés pour l'Europe. La guerre hybride que mène le Kremlin se déplace jusque dans l'espace.

C dans l'air
Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 63:05


C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronLa France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d'être à l'origine d'une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans l'affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.Cette campagne s'appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l'identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu'Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L'affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.Les noms d'Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l'accès à l'île caribéenne d'Epstein par hélicoptère.Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l'ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d'influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n'ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l'ouverture d'une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l'affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l'opération d'ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l'interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d'informations à une puissance étrangère » et d'atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?Nos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

C dans l'air
Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 5:29


C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronNos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

C dans l'air
Régis Genté - Ukraine: pourquoi Macron veut parler à Poutine

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 10:22


C dans l'air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.

C dans l'air
Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 63:15


C dans l'air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l'échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l'armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu'en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.« Vladimir Poutine joue la montre, mais l'Ukraine aussi encore, en espérant qu'une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l'air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.C'est dans ce contexte que l'UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d'achats d'armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d'euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l'État.Parallèlement, la Pologne a décidé d'ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d'indices, d'informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d'un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l'exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d'Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu'ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd'hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l'Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d'Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, autrice de Le piège Nord Stream- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre

SBS French - SBS en français
Le journal des sports du 05/02/2026 - Le président de la FIFA souhaite le retour de la Russie dans la compétition

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 13:55


Retour sur l'actualité sportive de ces derniers jours avec la déclaration surprise de Gianni Infantino (président de la FIFA) qui souhaite le retour de la Russie dans la compétitions ; retour aussi sur les transferts à la fin du mercato d'hiver ainsi que sur le début des JO d'hiver.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi la Russie va-t-elle remplacer ses Airbus et Boeing ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:00


Pour comprendre, il faut regarder les chiffres. Avant 2022, la flotte russe était composée à 90 % d'appareils occidentaux. Mais avec l'invasion de l'Ukraine, le couperet des sanctions est tombé. Airbus et Boeing ont stoppé net les livraisons, mais surtout… la maintenance... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

Les journaux de France Culture
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

Accents d'Europe
La grande inquiétude des jeunes éleveurs espagnols

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:30


La colère du monde agricole. En Espagne, elle ne prend pas la même forme qu'en France, le traité de libre-échange Mercosur avec l'Amérique Latine y est soutenu par le gouvernement comme une opportunité économique. Mais, en attendant la décision de la justice européenne, les agriculteurs ne cachent pas certaines inquiétudes. C'est le cas des éleveurs, la relève générationnelle se fait attendre. 75% des exploitants ont plus de 55 ans. Et parmi les jeunes qui se lancent, la perspective d'une nouvelle concurrence internationale inquiète... Diane Cambon est allée rencontrer l'un d'eux sur son exploitation dans les Asturies, au nord de l'Espagne...   En Hongrie, ces médias qui font de la résistance En Hongrie, où les proches du gouvernement ont opéré une mainmise la presse, la nouvelle a valeur d'espoir. Le média indépendant «La voix hongroise» vient de gagner le procès qui l'opposait au gendre du Premier ministre Viktor Orban. Celui-ci contestait une enquête sur sa fortune comme une atteinte à sa vie privée. Il est le deuxième oligarque du pays. Après cinq ans de procédure, la Cour européenne des droits de l'homme a finalement donné raison aux journalistes. Signe d'une capacité de résilience des médias. C'est le reportage à Budapest de Florence Labruyère.     La grande Europe vue par The Conversation  L'intelligence artificielle comme vecteur d'influence ou de soft power comme on dit. La Russie l'a bien compris.   Gregory Rayko, responsable des pages internationales du site en ligne The Conversation France, nous parle de deux articles en ligne En Russie, le pouvoir développe une intelligence artificielle ouvertement idéologisée et « Paresseux et complaisants » : des retraités suédois racontent comment la suppression de l'impôt sur la fortune a transformé leur pays. La chronique musique Vincent Théval  Le musicien suédois Loney Dear. 

Le débat africain
L'Afrique face au réveil des impérialismes

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 39:00


Les nouvelles ambitions impérialistes de la Russie, de la Chine et des États-Unis se manifestent par des stratégies différentes, mais convergentes. La Russie cherche à réaffirmer son influence régionale par la force militaire et la remise en cause des frontières héritées de la fin de la guerre froide. La Chine développe une expansion économique tout en affirmant sa puissance militaire en Asie. Quant aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, eux mettent en place une politique commerciale agressive et révèlent une volonté de renforcer la suprématie américaine sur les plans militaire et économique, quitte à faire pression sur leurs alliés. Et l'Afrique dans tout ça ? Convoitée de toute part pour notamment la richesse de son sous-sol, quelle marge de manœuvre a-t-elle ? Saura-t-elle être en mesure de négocier avec ces géants ou sera-t-elle une fois de plus le terrain de chasse des Empires?   Avec la participation de : Pape Ibrahima Kane, chercheur sénégalais spécialiste des questions régionales en Afrique Me Jemal Taleb, avocat franco-mauritanien au barreau de Paris Serge Eric Menye, essayiste et consultant en risques et opportunités en Afrique, fondateur du cabinet Grassfields Ventures, chroniqueur pour le quotidien Les Echos

Un Jour dans l'Histoire
La guerre de Crimée 1853-1856) : L'avenément du multilateralisme

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 47:09


Nous sommes le 2 novembre 1847, à Bethléem. Ce jour-là, on constate la disparition mystérieuse d'une étoile d'argent dans la grotte de la Nativité. Cette disparition va mettre le feu aux poudres d'une crise diplomatique majeure. Ce vol qui va opposer les moines latins aux moines orthodoxes servira de prétexte religieux à un affrontement géopolitique global entre les grandes puissances européennes. La Russie cherche alors à imposer sa tutelle sur l'ensemble de chrétiens orthodoxes et sur l'Empire ottoman, tandis que la France et l'Angleterre s'allient pour défendre l'intégrité de cet empire que le tsar Nicolas 1er nomme l'« homme malade de l'Europe ». Ce conflit, initialement appelée « guerre d'Orient » se fixe dans la péninsule de Crimée, en septembre 1854, mais verra s'affronter les puissances sur divers fronts, notamment en Roumanie, dans le Caucase, en mer Baltique et même en Extrême-Orient. Il s'agit aussi de la première « guerre moderne » par l'usage inédit du télégraphe, de la photographie et d'une artillerie techniquement supérieure. Après le siège de Sébastopol et la prise décisive de la tour Malakoff le 8 septembre 1855, la Russie est forcée de capituler. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, consacre le principe de l'action collective des puissances qui se substitue aux ambitions isolées. Il marque aussi le retour de la France au centre du Concert européen. Comment une simple querelle monastique a-t-elle pu engendrer l'une des guerres les plus meurtrières du XIXe siècle ? Dans quelle mesure ce conflit a-t-il véritablement modernisé les bases du droit international et de la diplomatie multilatérale ? De quelle manière la mémoire de cet événement fondateur est-elle aujourd'hui transmise en Russie ? La guerre de Crimée a-t-elle des leçons à nous donner quant à l'avenir du système international ? Avec nous : Yves Bruley, maître de conférences à l'Ecole pratique des hautes études de Paris. « La guerre de Crimée », éd. Que sais-je ? Sujets traités : Bethléem, Nativité, Russie, Empire ottoman,Angleterre ,Caucase, Extrême-Orient, Malakoff , guerre, Crimée Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cultures monde
Retours de terrain : Aux frontières avec la Russie, une Europe en alerte

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 24:03


durée : 00:24:03 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Un nouveau "rideau de fer" se dresse entre l'Europe et la Russie. Face à la montée des tensions, les pays européens voisins de la Russie renforcent leur frontière afin de prévenir toute invasion, créant une véritable coupure entre les populations locales, de part et d'autre. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Cyrille Louis grand reporter au Figaro

C dans l'air
Soldats français au Groenland, que va faire trump? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 62:50


C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe