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durée : 00:03:10 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Russie menace l'OTAN d'une guerre nucléaire si elle s'en prend au territoire russe de Kaliningrad. Une manœuvre de guerre psychologique qui cherche à déstabiliser les opinions publiques et les gouvernements européens tandis que les attaques contre les civils ukrainiens redoublent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans la course à l'excellence des universités sur la scène internationale, les étudiants étrangers sont un atout. Mais pour les États, ils sont également un outil d'influence dans le monde, le fameux soft power... Et autant dire que ça bouge aussi sur ce terrain, alors que les universités françaises et britanniques cherchent surtout à renflouer leurs caisses. La Turquie et la Russie pensent Sud global et accueillent à bras ouverts les étudiants africains. En France, la rentrée 2026 a été compliquée pour les étudiants internationaux. Pour la plupart, ils devront s'acquitter de 3 000 euros de frais d'inscription en licence 4000 en master, beaucoup plus que ceux pratiqués pour les Français... La Turquie cherche à attirer les étudiants africains Une stratégie à l'opposé de celle souhaitée par la Turquie qui accueille 60 000 étudiants africains cette année contre quelques milliers, il y a dix ans. Ils étudient la médecine, l'ingénierie, l'informatique, les sciences politiques ou encore le commerce et bénéficient de bourses généreuses. À Ankara, Anne Andlauer a rencontré certains d'entre eux ! Et en Russie aussi, on s'intéresse de près aux étudiants africains et plus généralement aux étudiants du Sud global. Les explications de Gregory Rayko, chef de la rubrique internationale du site The Conversation France qui publie un article passionnant intitulé « Russie : les étudiants étrangers au cœur d'une nouvelle stratégie internationale ». Les coûts exorbitants des universités britanniques Enfin pour ceux qui rêvent d'étudier au Royaume-Uni. Il va falloir être très riche, ou très endetté pour s'offrir un cursus universitaire facturé parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros par an... Résultat : les candidats se font plus rares, Marie Billon. Les secrets enfouis du ghetto de Varsovie Et on fait un pas de côté avec un reportage qui nous entraîne dans les méandres des fouilles archéologiques à Varsovie. Et pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de celles du ghetto détruit par l'armée allemande en 1943 après l'insurrection. Les archéologues ont pu retrouver des milliers d'objets, mais aussi des souterrains qui permettent d'éclairer les conditions de vie des juifs enfermés, persécutés, puis déportés. Pour la première fois, le site ouvrait son accès au public. Adrien Sarlat les a suivis. À lire aussi80e anniversaire du ghetto de Varsovie: le président allemand demande «pardon» La chronique musique de Vincent Théval Avec la musicienne danoise Agnes Obel.
Dans la course à l'excellence des universités sur la scène internationale, les étudiants étrangers sont un atout. Mais pour les États, ils sont également un outil d'influence dans le monde, le fameux soft power... Et autant dire que ça bouge aussi sur ce terrain, alors que les universités françaises et britanniques cherchent surtout à renflouer leurs caisses. La Turquie et la Russie pensent Sud global et accueillent à bras ouverts les étudiants africains. En France, la rentrée 2026 a été compliquée pour les étudiants internationaux. Pour la plupart, ils devront s'acquitter de 3 000 euros de frais d'inscription en licence 4000 en master, beaucoup plus que ceux pratiqués pour les Français... La Turquie cherche à attirer les étudiants africains Une stratégie à l'opposé de celle souhaitée par la Turquie qui accueille 60 000 étudiants africains cette année contre quelques milliers, il y a dix ans. Ils étudient la médecine, l'ingénierie, l'informatique, les sciences politiques ou encore le commerce et bénéficient de bourses généreuses. À Ankara, Anne Andlauer a rencontré certains d'entre eux ! Et en Russie aussi, on s'intéresse de près aux étudiants africains et plus généralement aux étudiants du Sud global. Les explications de Gregory Rayko, chef de la rubrique internationale du site The Conversation France qui publie un article passionnant intitulé « Russie : les étudiants étrangers au cœur d'une nouvelle stratégie internationale ». Les coûts exorbitants des universités britanniques Enfin pour ceux qui rêvent d'étudier au Royaume-Uni. Il va falloir être très riche, ou très endetté pour s'offrir un cursus universitaire facturé parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros par an... Résultat : les candidats se font plus rares, Marie Billon. Les secrets enfouis du ghetto de Varsovie Et on fait un pas de côté avec un reportage qui nous entraîne dans les méandres des fouilles archéologiques à Varsovie. Et pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de celles du ghetto détruit par l'armée allemande en 1943 après l'insurrection. Les archéologues ont pu retrouver des milliers d'objets, mais aussi des souterrains qui permettent d'éclairer les conditions de vie des juifs enfermés, persécutés, puis déportés. Pour la première fois, le site ouvrait son accès au public. Adrien Sarlat les a suivis. À lire aussi80e anniversaire du ghetto de Varsovie: le président allemand demande «pardon» La chronique musique de Vincent Théval Avec la musicienne danoise Agnes Obel.
Avec 17 millions de kilomètres carrés, la Russie reste le pays le plus étendu du monde. Mais c'est aussi devenu une forme d'immense trou noir. Difficile pour les journalistes d'y travailler, quasi impossible pour un doctorant étranger d'y conduire une recherche universitaire. Alors, comment comprendre la Russie de Vladimir Poutine ? Pour répondre à cette question, Planisphère a la joie de recevoir à son micro Clémentine Fauconnier, politiste, Maitresse de conférence à l'Université de Haute-Alsace. Clémentine Fauconnier vient de publier « La Russie de Poutine : du tournant autoritaire à la guerre », aux éditions Le Cavalier Bleu.
Le parti d'extrême-droite français Rassemblement national a publié un communiqué d'une fermeté inhabituelle à l'égard de Moscou, dénonçant les « intimidations » et les « actes hostiles » de la Russie et assurant qu'aucune puissance étrangère ne pourra « dicter la politique » de la France. Cette volte-face intervient alors que le RN est régulièrement accusé de complaisance envers le Kremlin. Comment expliquer cette prise de position ? S'agit-il d'une rupture définitive ? Avec Raphaël Delvolvé, journaliste au service politique de RFI.
Ce lundi 28 septembre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : le parti pris présentée par Mathieu Jolivet.
Dans la Russie de Vladimir Poutine, le pouvoir ne s'arrête pas aux portes de la chambre à coucher. Sexualité, famille, normes de genre : le Kremlin tente de contrôler l'intime au nom des valeurs traditionnelles. Dans son livre, Le Sexe de Poutine : genre, pouvoir et contre-culture en Russie (éditions Textuel), le chercheur Lukas Aubin décrypte cette guerre culturelle, devenue un véritable instrument de pouvoir et d'influence dans le monde entier. Sophia Khatsenkova l'a rencontré. RFI : Je vais commencer en parlant du corps de Poutine lui-même. Le président russe a longtemps mis en scène un corps viril, sportif, parfois torse nu. Que voulait-il raconter à travers ces images ? Lukas Aubin : Déjà, Vladimir Poutine s'inscrit complètement en opposition vis-à-vis de Boris Eltsine. Boris Eltsine a laissé dans la mémoire de beaucoup de Russes une image plutôt négative, parce que c'est l'image, en fait, d'un pays meurtri par les crises économiques. Et au milieu de tout cela, on avait Boris Eltsine qui était régulièrement alcoolisé dans des séquences politiques importantes. Et donc, Vladimir Poutine arrive. Il dit : « Avec moi, ce sera le retour de la verticale du pouvoir, ce sera le retour de la force ». Vladimir Poutine pratiquant des dizaines de sports différents, se mettant en scène, c'est en fait l'archétype de la Russie qui se redresse et qui va revenir sur le devant de la scène internationale. Son projet, c'est de remettre la Russie au centre du grand jeu géopolitique mondial. Cette masculinité très démonstrative, très brute, traduit-elle une force réelle ou au contraire une forme de fragilité du pouvoir russe ? Pour moi, c'est les deux. Quand vous vous accaparez la plupart des instruments politiques de votre pays, que ce soit les médias, que ce soit la police, les services de renseignement, vous avez entre les mains un arsenal hyperpuissant qui vous permet d'agir très vite, de pouvoir prendre des décisions très importantes, etc. Mais pour autant, c'est aussi la plus grande faiblesse, parce que tout ce pouvoir, il est construit autour de votre personne, et votre personne, qu'on le veuille ou non, elle est mortelle. Depuis le 24 février 2022, on aurait pu imaginer que Vladimir Poutine allait multiplier encore un peu plus les mises en scène sportives pour se montrer fort, etc. Et en fait, c'est l'inverse qui se passe aujourd'hui. Vladimir Poutine est plutôt en retrait, il semble plutôt isolé. Et donc cet isolement, je crois, traduit aussi cette faiblesse. Passons maintenant au thème de la sexualité. Vous en parlez beaucoup dans votre livre. À quoi ressemble la vie des personnes LGBTQ+ en Russie aujourd'hui ? Quand vous êtes LGBT+, quand vous êtes queer, vous êtes extrémiste dans le logiciel de Vladimir Poutine et des autorités russes. Alors aujourd'hui, vous avez trois possibilités. Soit vous continuez à essayer de vivre votre vie normalement, voire à militer, et auquel cas, vous rentrez dans un bras de fer directement avec l'État russe, soit vous vous cachez, vous supprimez cette partie de votre identité des réseaux sociaux et de l'espace public. Troisième possibilité, vous partez en exil, ce qui a été le cas de beaucoup de personnes LGBT+, de queers, de féministes depuis le début de la guerre évidemment, et même d'ailleurs avant. À lire aussiRussie: la Cour suprême bannit le «mouvement LGBT» pour «extrémisme» Et pourquoi est-ce que la lutte contre les droits LGBTQ+ est-elle devenue un outil aussi efficace de politique étrangère notamment ? Je me suis intéressé à comment Vladimir Poutine utilisait cette rhétorique et comment il cherchait à l'exporter. Cette rhétorique, c'est quoi ? La Russie est la gardienne des valeurs traditionnelles. Elle est la gardienne de la famille nucléaire traditionnelle, de valeurs ancestrales, etc. Face à un Occident décadent, on dit en fait que cet Occident décadent est à combattre et qu'il faut justement trouver des relais à l'étranger pour pouvoir les combattre. Et donc ces relais, Vladimir Poutine les trouve notamment dans le « Sud global ». Ça peut être en Afrique, ça peut être en Amérique latine, ça peut être aussi en Asie. Le but de Vladimir Poutine, quand il fait ça, c'est de diviser. Et donc, diviser, ça suppose de diviser l'Otan et de diviser aussi l'Union européenne. En quoi cette guerre culturelle permet-elle au Kremlin de justifier la guerre menée contre l'Ukraine ? Vladimir Poutine, déjà, a cette idée très masculiniste. Il compare l'Ukraine à une femme à qui il faudrait imposer quelque chose. Donc il avait dit « que ça te plaise ou non, ma jolie, il faudra supporter. » Il dit ça deux semaines avant l'invasion russe de l'Ukraine. Il considère que l'Occident était en train d'avancer ses pions avant le 24 février 2022. En Ukraine, ses pions, ça passait par l'Otan. Il y avait un caractère militaire, mais qui avait aussi un caractère civilisationnel. Derrière cette guerre civilisationnelle, l'idée c'était que, globalement, l'Occident allait diffuser ses valeurs libérales pro-LGBT+ jusqu'en Ukraine. Un argument qu'il utilisait, en plus, pour justifier sa guerre et la vendre à sa propre population. Donc d'ailleurs, c'est pour ça qu'il dit toujours qu'il mène une opération militaire spéciale en Ukraine, mais qu'il fait une guerre politique à l'Occident. Et en fait, les mots sont très choisis et très importants. On est dans cette logique effectivement de civilisation et ça lui sert d'argument. La question LGBT+, ça lui sert d'argument pour attaquer l'Ukraine. Le Kremlin peut-il durablement contrôler l'intimité ou est-ce précisément ce genre d'espace qui finit toujours par lui échapper ? Je pense qu'à terme c'est toujours un espace qui échappe à n'importe quel dirigeant. Globalement, tous ces régimes autoritaires qui ont cherché à organiser l'intime, à contrôler les individus jusque dans la chambre à coucher, etc, tous ces régimes dans l'histoire, ils se sont effondrés. Quand on regarde les choses, parce qu'en fait, la plus grande force, c'est aussi la plus grande faiblesse de ces régimes. Vladimir Poutine, le jour où il cède le pouvoir, ou il meurt, ou pour X ou Y raison, bref, il n'est plus là, et bien c'est très délicat d'imaginer la suite. Donc on peut imaginer qu'il est en plein cœur de ce qu'on appelle l'hubris du pouvoir, que pour le moment, il s'accroche à cette guerre comme il s'accroche au Kremlin, à son poste. Et plus ça avance, moins il y a de successeurs potentiels. Donc on peut tout à fait imaginer que, à sa chute, il y aura de fortes turbulences en Russie et dans ce cas-là, peut-être que les corps reprendront leur liberté. À lire aussiPoutine: le virilisme au service du pouvoir
Dans la Russie de Vladimir Poutine, le pouvoir ne s'arrête pas aux portes de la chambre à coucher. Sexualité, famille, normes de genre : le Kremlin tente de contrôler l'intime au nom des valeurs traditionnelles. Dans son livre, Le Sexe de Poutine : genre, pouvoir et contre-culture en Russie (éditions Textuel), le chercheur Lukas Aubin décrypte cette guerre culturelle, devenue un véritable instrument de pouvoir et d'influence dans le monde entier. Sophia Khatsenkova l'a rencontré. RFI : Je vais commencer en parlant du corps de Poutine lui-même. Le président russe a longtemps mis en scène un corps viril, sportif, parfois torse nu. Que voulait-il raconter à travers ces images ? Lukas Aubin : Déjà, Vladimir Poutine s'inscrit complètement en opposition vis-à-vis de Boris Eltsine. Boris Eltsine a laissé dans la mémoire de beaucoup de Russes une image plutôt négative, parce que c'est l'image, en fait, d'un pays meurtri par les crises économiques. Et au milieu de tout cela, on avait Boris Eltsine qui était régulièrement alcoolisé dans des séquences politiques importantes. Et donc, Vladimir Poutine arrive. Il dit : « Avec moi, ce sera le retour de la verticale du pouvoir, ce sera le retour de la force ». Vladimir Poutine pratiquant des dizaines de sports différents, se mettant en scène, c'est en fait l'archétype de la Russie qui se redresse et qui va revenir sur le devant de la scène internationale. Son projet, c'est de remettre la Russie au centre du grand jeu géopolitique mondial. Cette masculinité très démonstrative, très brute, traduit-elle une force réelle ou au contraire une forme de fragilité du pouvoir russe ? Pour moi, c'est les deux. Quand vous vous accaparez la plupart des instruments politiques de votre pays, que ce soit les médias, que ce soit la police, les services de renseignement, vous avez entre les mains un arsenal hyperpuissant qui vous permet d'agir très vite, de pouvoir prendre des décisions très importantes, etc. Mais pour autant, c'est aussi la plus grande faiblesse, parce que tout ce pouvoir, il est construit autour de votre personne, et votre personne, qu'on le veuille ou non, elle est mortelle. Depuis le 24 février 2022, on aurait pu imaginer que Vladimir Poutine allait multiplier encore un peu plus les mises en scène sportives pour se montrer fort, etc. Et en fait, c'est l'inverse qui se passe aujourd'hui. Vladimir Poutine est plutôt en retrait, il semble plutôt isolé. Et donc cet isolement, je crois, traduit aussi cette faiblesse. Passons maintenant au thème de la sexualité. Vous en parlez beaucoup dans votre livre. À quoi ressemble la vie des personnes LGBTQ+ en Russie aujourd'hui ? Quand vous êtes LGBT+, quand vous êtes queer, vous êtes extrémiste dans le logiciel de Vladimir Poutine et des autorités russes. Alors aujourd'hui, vous avez trois possibilités. Soit vous continuez à essayer de vivre votre vie normalement, voire à militer, et auquel cas, vous rentrez dans un bras de fer directement avec l'État russe, soit vous vous cachez, vous supprimez cette partie de votre identité des réseaux sociaux et de l'espace public. Troisième possibilité, vous partez en exil, ce qui a été le cas de beaucoup de personnes LGBT+, de queers, de féministes depuis le début de la guerre évidemment, et même d'ailleurs avant. À lire aussiRussie: la Cour suprême bannit le «mouvement LGBT» pour «extrémisme» Et pourquoi est-ce que la lutte contre les droits LGBTQ+ est-elle devenue un outil aussi efficace de politique étrangère notamment ? Je me suis intéressé à comment Vladimir Poutine utilisait cette rhétorique et comment il cherchait à l'exporter. Cette rhétorique, c'est quoi ? La Russie est la gardienne des valeurs traditionnelles. Elle est la gardienne de la famille nucléaire traditionnelle, de valeurs ancestrales, etc. Face à un Occident décadent, on dit en fait que cet Occident décadent est à combattre et qu'il faut justement trouver des relais à l'étranger pour pouvoir les combattre. Et donc ces relais, Vladimir Poutine les trouve notamment dans le « Sud global ». Ça peut être en Afrique, ça peut être en Amérique latine, ça peut être aussi en Asie. Le but de Vladimir Poutine, quand il fait ça, c'est de diviser. Et donc, diviser, ça suppose de diviser l'Otan et de diviser aussi l'Union européenne. En quoi cette guerre culturelle permet-elle au Kremlin de justifier la guerre menée contre l'Ukraine ? Vladimir Poutine, déjà, a cette idée très masculiniste. Il compare l'Ukraine à une femme à qui il faudrait imposer quelque chose. Donc il avait dit « que ça te plaise ou non, ma jolie, il faudra supporter. » Il dit ça deux semaines avant l'invasion russe de l'Ukraine. Il considère que l'Occident était en train d'avancer ses pions avant le 24 février 2022. En Ukraine, ses pions, ça passait par l'Otan. Il y avait un caractère militaire, mais qui avait aussi un caractère civilisationnel. Derrière cette guerre civilisationnelle, l'idée c'était que, globalement, l'Occident allait diffuser ses valeurs libérales pro-LGBT+ jusqu'en Ukraine. Un argument qu'il utilisait, en plus, pour justifier sa guerre et la vendre à sa propre population. Donc d'ailleurs, c'est pour ça qu'il dit toujours qu'il mène une opération militaire spéciale en Ukraine, mais qu'il fait une guerre politique à l'Occident. Et en fait, les mots sont très choisis et très importants. On est dans cette logique effectivement de civilisation et ça lui sert d'argument. La question LGBT+, ça lui sert d'argument pour attaquer l'Ukraine. Le Kremlin peut-il durablement contrôler l'intimité ou est-ce précisément ce genre d'espace qui finit toujours par lui échapper ? Je pense qu'à terme c'est toujours un espace qui échappe à n'importe quel dirigeant. Globalement, tous ces régimes autoritaires qui ont cherché à organiser l'intime, à contrôler les individus jusque dans la chambre à coucher, etc, tous ces régimes dans l'histoire, ils se sont effondrés. Quand on regarde les choses, parce qu'en fait, la plus grande force, c'est aussi la plus grande faiblesse de ces régimes. Vladimir Poutine, le jour où il cède le pouvoir, ou il meurt, ou pour X ou Y raison, bref, il n'est plus là, et bien c'est très délicat d'imaginer la suite. Donc on peut imaginer qu'il est en plein cœur de ce qu'on appelle l'hubris du pouvoir, que pour le moment, il s'accroche à cette guerre comme il s'accroche au Kremlin, à son poste. Et plus ça avance, moins il y a de successeurs potentiels. Donc on peut tout à fait imaginer que, à sa chute, il y aura de fortes turbulences en Russie et dans ce cas-là, peut-être que les corps reprendront leur liberté. À lire aussiPoutine: le virilisme au service du pouvoir
Dans ce nouveau format de 20 minutes pour comprendre, Vincent Gabriel et Simon Desplanque discutent à bâtons rompus des évènements qui les ont marqué ces dernières semaines, autour d'un café. Au programme de ce premier numéro, les fracassantes victoires électorales de l'extrême droite en Allemagne, ainsi que la montée des tensions entre la Russie et l'Europe.Bonne écoute !Avec Simon Desplanque & Vincent GabrielSuivez le podcast ! Il est désormais sur X/Twitter : @20MPC_podcast & LinkedIn ! Générique : Léopold Corbion (15 Years of Reflection)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous commencerons notre émission par un tour d'horizon de l'actualité. Nous commenterons tout d'abord le projet du gouvernement fédéral allemand de restreindre l'accès du parti d'extrême droite AfD aux informations sensibles dans les domaines de l'armée et du renseignement. Est-ce démocratique ? L'Allemagne peut-elle garantir la sécurité de ses propres services de renseignement ? Ensuite, nous parlerons des attaques que la Russie mène contre la culture ukrainienne en s'en prenant à son secteur de l'édition. Ces attaques ont dévasté les infrastructures culturelles et détruit plus de 13 millions de livres en seulement deux mois. Dans notre section scientifique, nous aborderons l'avertissement lancé par le responsable de l'IA chez Microsoft, qui craint que l'IA ne devienne une nouvelle « espèce de silicium » aux besoins énergétiques énormes qui rivaliserait avec les humains. Et nous conclurons la première partie de l'émission par une discussion sur la tournée américaine Loop Tour d'Ed Sheeran, qui est au cœur d'une vive controverse politique depuis que le rappeur Macklemore a été retiré de la programmation pour avoir exprimé des opinions pro-palestiniennes sur scène. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Form of the Conditional Past -The Verbs of the 1st and 2nd Group. Nous parlerons du terrible bilan de la canicule de cet été : elle aurait fait plus de 8 000 morts. Nous terminerons avec l'expression de la semaine: S'emmêler les pinceaux. Nous discuterons de la visite du pape Léon XIV en France. Le souverain pontife visitera plusieurs villes françaises du 25 au 28 septembre et prononcera une grande messe sur la place de la Concorde à Paris. - L'Allemagne envisage de restreindre l'accès de l'AfD aux informations sensibles de l'armée et du renseignement - La Russie s'en prend à la culture ukrainienne en détruisant le secteur de l'édition - Le responsable de l'IA de Microsoft met en garde contre une IA qui pourrait devenir une nouvelle « espèce de silicium » - Musique, activisme et pouvoir : un cocktail délicat en matière de liberté d'expression - La canicule a tué plus de 8 000 personnes en France cet été - Visite exceptionnelle en France du pape Léon XIV
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant juridique, Bruno Poncet, cheminot, et Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Au sommaire : Le pape Léon XIV débute son voyage en France avec une veillée de prière ce soir au Stade de France réunissant 80 000 jeunes catholiques de 17 à 35 ans.Les apprentis d'Auteuil ont fabriqué la cathèdre papale en chêne massif pour la cérémonie de ce soir au Stade de France.Emmanuel Macron estime que la France pourrait être visée par des attaques russes similaires à celles menées contre l'Allemagne, et appelle à la préparation.La Russie utilise une flotte fantôme équipée de drones dissimulés dans des conteneurs pour contourner les embargos occidentaux et déstabiliser l'Europe.Le président iranien Massoud Pezechkian déclare que c'est aux États-Unis de décider d'arrêter la guerre, niant que l'Iran l'ait déclenchée.Benyamin Netanyahou affirme à l'ONU qu'Israël et les États-Unis ont empêché l'Iran de développer des armes nucléaires.La marque bretonne Bretz remporte la première place du classement des 100 meilleurs chips selon The Guardian pour sa saveur sauce frite.Zinedine Zidane débute ce soir comme sélectionneur de l'équipe de France face à la Turquie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ces derniers semaines, les incidents en Europe imputés à la Russie se sont multipliés. Des drones ont ainsi frappé diverses cibles : l'aéroport de Leipzig (Allemagne), un train reliant Kiev (Ukraine) à Varsovie (Pologne). Le Danemark a accusé une frégate russe d'être à l'origine d'un tir de fusées éclairantes vers l'un de ses hélicoptères. Tous ces évènements s'inscrivent dans le contexte d'un conflit en Ukraine qui dure et met Moscou en difficulté. Que signifie la guerre hybride menée actuellement par la Russie ? Quelles perspectives ? Pour en débattre : - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la Mission militaire française auprès des Nations unies, spécialiste des relations internationales, auteur du livre Ce qui nous attend, éditions Robert Laffont - Cyrille Bret, géopoliticien, chercheur associé à l'Institut Montaigne.
Ces derniers semaines, les incidents en Europe imputés à la Russie se sont multipliés. Des drones ont ainsi frappé diverses cibles : l'aéroport de Leipzig (Allemagne), un train reliant Kiev (Ukraine) à Varsovie (Pologne). Le Danemark a accusé une frégate russe d'être à l'origine d'un tir de fusées éclairantes vers l'un de ses hélicoptères. Tous ces évènements s'inscrivent dans le contexte d'un conflit en Ukraine qui dure et met Moscou en difficulté. Que signifie la guerre hybride menée actuellement par la Russie ? Quelles perspectives ? Pour en débattre : - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la Mission militaire française auprès des Nations unies, spécialiste des relations internationales, auteur du livre Ce qui nous attend, éditions Robert Laffont - Cyrille Bret, géopoliticien, chercheur associé à l'Institut Montaigne.
Regardez une carte du monde classique. Le Groenland vous paraît immense, presque aussi grand que l'Afrique. Pourtant, dans la réalité, l'Afrique est environ quatorze fois plus vaste. Et c'est précisément ce genre de déformation que la France a décidé de corriger.Le 4 septembre 2026, le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a annoncé qu'il abandonnait la célèbre projection de Mercator dans ses usages diplomatiques, au profit de représentations mieux adaptées et plus fidèles aux superficies réelles.Mais pourquoi nos cartes déforment-elles ainsi le monde ?Tout simplement parce qu'il est mathématiquement impossible de représenter parfaitement la surface d'une sphère sur une feuille plate. Imaginez que vous essayiez d'aplatir la peau d'une orange sans la déchirer ni l'étirer : c'est impossible. Les cartographes doivent donc choisir ce qu'ils préfèrent préserver : les formes, les angles, les distances ou les superficies.La projection de Mercator a été mise au point au XVIᵉ siècle par le géographe flamand Gerardus Mercator. Et elle répondait à un besoin très précis : la navigation. Elle permet notamment aux marins de tracer sur une carte des routes correspondant à un cap constant.Le problème est qu'elle agrandit progressivement les territoires à mesure qu'on se rapproche des pôles.Résultat : le Groenland semble gigantesque. La Russie et le Canada paraissent également beaucoup plus grands qu'ils ne le sont relativement aux régions proches de l'équateur. À l'inverse, l'Afrique apparaît visuellement beaucoup plus petite qu'elle ne l'est réellement.Le sujet est revenu sur le devant de la scène en 2026. L'Union africaine a officiellement soutenu l'initiative « Correct the Map » et adopté la projection dite « Equal Earth », conçue pour mieux respecter les superficies relatives.Puis, le 4 septembre 2026, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté par 164 voix contre une une résolution encourageant gouvernements, écoles et entreprises technologiques à privilégier des projections représentant plus fidèlement la taille des continents.Attention cependant : la France ne remplace pas toutes les cartes du pays par une carte unique. Le Quai d'Orsay explique vouloir utiliser différentes projections selon les besoins. Il propose notamment des cartes utilisant les projections de Robinson, Eckert IV ou Gall.Car aucune carte plane n'est parfaitement fidèle.Changer de projection ne rend donc pas la carte parfaite. Cela consiste simplement à choisir… quelle déformation on accepte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'été a été très dur en Ukraine: les alertes aériennes ont rythmé les journées et les nuits.Après avoir perdu du terrain, la Russie a lancé une campagne d'attaques à l'aide de drones et de missiles visant des zones moins ciblées jusque-là, notamment la capitale Kiev.Un seul exemple suffit à comprendre : entre début juillet et fin août il y a eu près de 9300 attaques de drones, contre près de 4000 un an plus tôt selon l'ONG Acled, qui répertorie toutes les attaques. L'Ukraine a, elle aussi, porté la guerre loin derrière la frontière russe, en visant des raffineries, des dépôts logistiques ou encore des infrastructures stratégiques.Après plus de quatre ans de guerre, le conflit n'a jamais été aussi intense. Mais il semble pourtant toujours autant bloqué.Cette intensité est-elle le prélude à une trêve ? Des négociations? La réponse viendra peut-être des urnes, mais pas forcément en Russie ou en Ukraine...Réalisation : Maxime Mamet, avec Emmanuelle Baillon et Michaëla Cancela-KiefferInvitées : Ania Tsoukanova, cheffe du bureau de l'AFP à Kiev ; Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Institut français des relations internationales (Ifri) ; Alexandra Goujon, maître de conférence en science politique à l'université Bourgogne Europe et autrice de "L'Ukraine: de l'indépendance à la guerre" (Editions Le Cavalier bleu)Musique : Nicolas VairLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme.Nous serions très heureux d'avoir vos avis sur notre podcast et la manière de le faire évoluer. C'est par ici et cela prend deux minutes : https://forms.gle/KDQgtpTndksygh4y6 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:07 - Géopolitique - par : Nicolas Poincaré - Les vendredis, samedis et dimanches, Nicolas Poincaré signe un billet géopolitique. Aujourd'hui il s'interroge sur le rapport de la France avec la Russie. Autrement dit, sommes- nous en guerre avec la Russie ? - invités : Nicolas Poincaré Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 18 septembre 2026 - France, Pologne, Allemagne : veillée d'armes face à Poutine La Russie va-t-elle frapper bientôt un pays de l'Otan ? La Pologne tire la sonnette d'alarme. Selon le Premier ministre Donald Tusk, des services de renseignement auraient identifié des préparatifs russes prévoyant des frappes « hybrides » de drones et de missiles contre les alliés de Kiev en Europe, y compris en Pologne. En France, une réunion a été organisée au pied levé à l'Élysée. Le président de la République y a convié les chefs de partis et les candidats à la présidentielle pour évoquer « la dégradation rapide de la situation internationale ». Au menu : la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, avec ses conséquences en France. Autour du président de la République et du Premier ministre, les autorités militaires et les services de renseignement étaient chargés de livrer aux candidats les derniers éléments importants et très sensibles. « La menace hybride russe, ces dernières semaines, s'est intensifiée », la « nature de l'agressivité russe et des menaces en Europe change », a prévenu Emmanuel Macron par la suite lors d'une conférence de presse, expliquant avoir demandé la préparation d'un « plan de protection de nos infrastructures critiques ». « Ce qui ne s'est pas passé à Leipzig aurait pu se passer dans n'importe quelle ville européenne. » Cela ne restera pas « sans réponse », a ajouté le chef de l'État.Embourbé depuis plus de quatre ans dans sa guerre contre l'Ukraine, Vladimir Poutine pourrait-il choisir d'attaquer un pays de l'Otan ? Quelle réponse face à la guerre hybride menée par la Russie ? Sabotages, cyberattaques, désinformation, survols de drones… La Russie multiplie ces derniers temps les opérations et attaques sur le Vieux continent. Mais l'ombre du kremlin plane aussi sur les États-Unis. Jusqu'où les réseaux russes peuvent-ils infiltrer le territoire américain et tenter d'y étendre leur influence ? La justice américaine vient d'inculper cinq agents russes présumés, soupçonnés d'avoir agi au sein d'un réseau mondial chargé de "recruter des citoyens américains et des ressortissants étrangers pour commettre des meurtres à la demande du Kremlin", et des projets d'attentats contre des infrastructures en Europe. Les cinq suspects sont en fuite.Autre affaire qui fait polémique : le mariage de Donald Trump Jr. aux Bahamas. Selon plusieurs médias américains, une partie des festivités aurait été financée par Umar Kremlev, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine. Ces révélations ont déclenché des interrogations à Washington et une demande d'enquête au Congrès sur les éventuels risques de contre-ingérence étrangère.Et face à Moscou, le Congrès américain vient justement de franchir une étape importante. Après un vote du Sénat en août, la Chambre des représentants a adopté le 16 septembre, par 262 voix contre 159, un vaste projet de sanctions visant notamment les responsables russes, les banques, le secteur énergétique et les réseaux permettant de contourner les sanctions. Le texte prévoit également la possibilité d'imposer jusqu'à 100 % de droits de douane aux principaux acheteurs d'énergie russe. Il est désormais sur le bureau de Donald Trump. Reste une question : le président américain va-t-il promulguer ce texte et surtout, jusqu'où ira-t-il dans son application ?Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, spécialiste des questions internationales- Alexandra SAVIANA - rédactrice en chef adjointe secret-défense à l'Express- Vincent CROUZET - expert en renseignement, ancien espion de la DGSE, auteur de "La marque des esclaves" aux éditions de l'Animal
Au sommaire cette semaine dans le monde : la guerre au Moyen-Orient et le front yéménite qui continue de s'embraser, les attaques hybrides menées par la Russie contre les pays européens et le débat autour des dangers de l'IA, qui pourrait anéantir l'humanité, selon certains lanceurs d'alerte.
durée : 00:03:04 - InterNational - par : Nicolas Poincaré - Les vendredis, samedis et dimanches, Nicolas Poincaré signe un billet géopolitique. Aujourd'hui il s'interroge sur le rapport de la France avec la Russie. Autrement dit, sommes-nous en guerre avec la Russie ? - invités : Nicolas Poincaré Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:04 - La grande matinale - par : Nicolas Poincaré - Les vendredis, samedis et dimanches, Nicolas Poincaré signe un billet géopolitique. Aujourd'hui il s'interroge sur le rapport de la France avec la Russie. Autrement dit, sommes-nous en guerre avec la Russie ? - invités : Nicolas Poincaré Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quand l'histoire éclaire notre actualité. Chaque matin à 7h20, l'historien d'Apolline Matin, Arthur Chevallier, rebondit sur un thème d'actualité pour nous raconter les histoires qui ont marqué l'histoire.
durée : 00:02:20 - France Inter sur le terrain - Après la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt, une nouvelle élection régionale se profile dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, dimanche. Dans cette région au bord de la mer Baltique, proche de la Russie, les habitants sont très critiques de la position de l'Allemagne sur la guerre en Ukraine. - équipe : Sandrine Etoa-Andegue, Clémentine Sabrié Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. À lire aussiMali: à Bamako, le Premier ministre algérien plaide pour un renforcement des relations entre les deux pays
Depuis que Berlin a accusé Moscou d'être à l'origine de la tentative d'attaque à l'aéroport de Leipzig en Allemagne, les incidents se multiplient : drone abattu au-dessus de la Lituanie, locomotive reliant Kiev à Varsovie frappée par un drone russe, tirs de fusées éclairantes contre un hélicoptère danois. Ursula von der Leyen a, elle, estimé que la paix était menacée et appelé à "une nouvelle stratégie de sécurité européenne" lors de son discours annuel devant le Parlement européen.
Nous consacrons cette édition à un phénomène inquiétant : l'enrôlement de jeunes Africains dans les rangs de l'armée russe pour combattre sur le front ukrainien. Souvent, ils ne savent pas qu'ils partent pour la guerre et pensent voyager pour obtenir un nouveau travail. Beaucoup de combattants sont morts sur le champ de bataille. Nous en parlons avec Noé Michalon, journaliste auteur d'une enquête pour Africa Intelligence, et Karfa Diallo, président de l'association Mémoires et partages.
Ce mardi 15 septembre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : le parti pris présentée par Mathieu Jolivet
La fin de l'été est marquée par une intensification des frappes russes sur l'Ukraine, notamment contre la capitale Kiev. Le Point J analyse le changement de stratégie de Vladimir Poutine avec Paul Gogo, journaliste spécialiste de la Russie et ancien correspondant en Russie et en Ukraine. Journaliste: Camille Degott Réalisation: Kyanu Kombot-Naguemon Pour aller plus loin: - "Kyiv EP29 - Welcome back to Kyiv", épisode du podcast Carnets d'Ukraine de Maurine Mercier, 8 septembre 2026, PlayRTS Nous écrire ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch
durée : 00:10:26 - Le journal de 18h00 - Une attaque de drone a visé hier un train qui transporte habituellement à Kiev les dirigeants étrangers en visite en Ukraine. Pas de victime, mais les Russes cherchent visiblement à effrayer les responsables européens engagés aux côtés des Ukrainiens. L'UE dénonce les menaces du Kremlin. - équipe : Alison Vicrobeck, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:26 - Les journaux de France Culture - Une attaque de drone a visé hier un train qui transporte habituellement à Kiev les dirigeants étrangers en visite en Ukraine. Pas de victime, mais les Russes cherchent visiblement à effrayer les responsables européens engagés aux côtés des Ukrainiens. L'UE dénonce les menaces du Kremlin. - équipe : Alison Vicrobeck, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La Russie poursuit sa guerre d'Ukraine. Deux émissaires de Donald Trump étaient la semaine dernière à Moscou où ils ont rencontré Vladimir Poutine, avant de se rendre à Kiev. Aucune avancée concrète n'a été annoncée et les frappes ont repris dès leur départ. Côté russe, dans la perspective du scrutin des 18 et 20 septembre 2026 visant à l'élection des députés de la Douma d'État, premières législatives en Russie depuis le début de la guerre, il y a quatre ans et demi, la rumeur court d'une nouvelle et importante vague de mobilisation post-électorale. Durant la campagne précédant le scrutin, le chef du Kremlin a égrené des discours de plus en plus agressifs sur le plan militaire faisant craindre qu'en l'absence de victoire sur le terrain, la Russie envisage d'intensifier l'offensive, et en interne le régime ne cesse de se durcir. La rhétorique d'escalade se fait de plus en plus cohérente dans laquelle la guerre en Ukraine est replacée dans une confrontation plus large avec l'Europe. Invitée : Céline Marangé. Docteure en Science politique, spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique, chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire, La guerre d'Europe a commencé, éditions les Arènes, Prix du Livre Géopolitique 2026.
(00:00:06) Kiev bombardée comme jamais: une note vocale de Maurine Mercier (00:09:42) La ligne dure à Moscou pousse Vladimir Poutine à l'escalade
La Russie veut disposer de son propre Starlink pour ne plus dépendre d'une entreprise américaine sur le champ de bataille. Mais ses premiers satellites opérationnels ont un problème très concret : aucun des 32 lancés cette année n'a encore atteint l'orbite finale prévue.Rassvet est développé par l'entreprise russe Bureau 1440. Sur le papier, la constellation doit fonctionner autour de 800 kilomètres d'altitude, fournir jusqu'à un gigabit par seconde et utiliser des liaisons laser entre satellites. L'objectif est de construire plusieurs centaines d'appareils pour offrir une connexion permanente, y compris dans les zones dépourvues de réseaux terrestres. Deux groupes de seize satellites ont été lancés, en mars puis le 19 juillet, à bord de fusées Soyouz. Ils sont volontairement déposés plus bas et doivent ensuite utiliser leurs propres moteurs électriques pour monter vers leur orbite définitive. C'est là que les difficultés commencent.Douze satellites du premier groupe se sont stabilisés autour de 500 à 550 kilomètres. Un autre est déjà retombé dans l'atmosphère en juin. Le deuxième groupe se porte encore moins bien : fin août, plusieurs appareils évoluaient seulement entre 300 et 400 kilomètres et certains perdaient déjà de l'altitude. Plus un satellite reste bas, plus les traces d'atmosphère le freinent et raccourcissent sa durée de vie. Il faut donc nuancer le mot « fiasco ». Rassvet ne fonctionne pas encore comme prévu, mais il n'est pas inutile. Selon des analyses ukrainiennes reprises par l'Institute for the Study of War, les douze satellites les mieux placés offriraient déjà deux fenêtres quotidiennes de connexion, pouvant atteindre environ une heure et demie. Cela peut suffire ponctuellement pour piloter des drones ou transmettre des données militaires.L'urgence russe s'explique aussi par février dernier : SpaceX a désactivé, avec Kyiv, des milliers de terminaux Starlink non autorisés utilisés par les forces russes en Ukraine. Moscou cherche depuis à accélérer son indépendance. Mais accélérer devient encore plus difficile : l'Ukraine a frappé en août le centre Progress de Samara, qui produit les fusées Soyouz utilisées pour ces lancements. L'Europe observe évidemment cette bataille. Elle vient elle-même d'accélérer IRIS², sa future constellation souveraine, désormais portée à 348 satellites. Car la guerre en Ukraine a définitivement changé le statut de l'Internet spatial : ce n'est plus seulement un service de télécommunications. C'est devenu une infrastructure stratégique, et parfois une arme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:23 - France Inter sur le terrain - Depuis le mois de mai, les navires visés par des drones russes comme ukrainiens se comptent par dizaines. Au moins 23 marins ont été tués en juillet, selon des syndicats turcs, et la guerre est visible jusque sur le littoral turc. - équipe : Timour Öztürk, Clémentine Sabrié Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 7 septembre 2026 - Allemagne : la Russie menace d'une "guerre"... et l'extrême droite l'emporte. C'est un séisme politique qui secoue toute la classe politique allemande, et bien au-delà. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) est arrivé en tête lors des élections régionales en Saxe-Anhalt et est à un cheveu d'une majorité pour gouverner un Land. La région est petite, avec 2 millions d'habitants, dans l'ancienne Allemagne de l'Est, mais ce serait une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec 43,8 % des voix, la formation distance très largement la CDU du chancelier Friedrich Merz (17,2 %). Suivent les sociaux-démocrates du SPD (9,3 %), les Verts (8,9 %) et le parti de gauche radicale Die Linke (8,6 %). Avec 5,3 %, l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) dépasse de peu les 5 % nécessaires pour entrer au Parlement du Land.« Nous avons écrit l'histoire », a exulté sa tête de liste, Ulrich Siegmund, qui a fait campagne sur la promesse d'expulser les immigrés en situation irrégulière, de créer des milices citoyennes et sur la nostalgie de l'ex-RDA. Russophile et pro-Trump, il a également promis de modifier les programmes scolaires d'histoire, trop centrés, à son goût, sur la culpabilité de l'Allemagne du IIIe Reich. Une position qui fait écho aux propos de Maximilian Krah, alors tête de liste de l'AfD pour les élections européennes de 2024. Ce dernier avait affirmé, dans un entretien au quotidien italien La Repubblica, qu'un membre de la SS (Schutzstaffel) « n'est pas automatiquement criminel ». Si elle parvenait à constituer une majorité pour accéder au pouvoir, l'AfD aurait une grande marge de manœuvre sur l'éducation et la culture, gérées par les régions allemandes.Alors, quelles sont les positions de l'AfD ? Qui est Ulrich Siegmund, le candidat de l'extrême droite allemande qui a remporté l'élection régionale en Saxe-Anhalt ? Quelles conséquences en Allemagne et en Europe ?Le score de ce parti d'extrême droite pro-russe, qui milite pour couper les aides à l'Ukraine, est un revers cinglant pour le chancelier allemand, qui avait promis de juguler son essor. Lors d'une conférence de presse à la mi-journée, Friedrich Merz a reconnu « la pire défaite depuis des décennies ». Il a dit s'attendre à « des conséquences », mais a affirmé « sa détermination » à mener lui-même les « réformes profondes » dont l'Allemagne a besoin.Ces annonces surviennent au moment où l'Allemagne est la cible de sabotages mystérieux et d'attaques multiples. Ces derniers jours, le ton est monté, Berlin accusant Moscou d'une tentative d'attentat aux drones chargés d'explosifs sur son sol, en août dernier. Le Kremlin comme la Maison-Blanche peuvent se satisfaire de ce résultat, qui fragilise l'Allemagne et donc l'Europe. La Saxe-Anhalt est un petit Land, mais la secousse, elle, est grande.Nos experts :- MARION VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express.- DOMINIQUE MOïSI - Géopolitologue - conseiller spécial del'Institut Montaigne.- GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po.- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille.- AUDE BARIÉTY DE LAGARDE ( Duplex en attente d'Allemagne)- Journaliste correspondante en Allemagne - Le Figaro.
C dans l'air du 7 septembre 2026 - Allemagne : la Russie menace d'une "guerre"... et l'extrême droite l'emporte. C'est un séisme politique qui secoue toute la classe politique allemande, et bien au-delà. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) est arrivé en tête lors des élections régionales en Saxe-Anhalt et est à un cheveu d'une majorité pour gouverner un Land. La région est petite, avec 2 millions d'habitants, dans l'ancienne Allemagne de l'Est, mais ce serait une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec 43,8 % des voix, la formation distance très largement la CDU du chancelier Friedrich Merz (17,2 %). Suivent les sociaux-démocrates du SPD (9,3 %), les Verts (8,9 %) et le parti de gauche radicale Die Linke (8,6 %). Avec 5,3 %, l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) dépasse de peu les 5 % nécessaires pour entrer au Parlement du Land.« Nous avons écrit l'histoire », a exulté sa tête de liste, Ulrich Siegmund, qui a fait campagne sur la promesse d'expulser les immigrés en situation irrégulière, de créer des milices citoyennes et sur la nostalgie de l'ex-RDA. Russophile et pro-Trump, il a également promis de modifier les programmes scolaires d'histoire, trop centrés, à son goût, sur la culpabilité de l'Allemagne du IIIe Reich. Une position qui fait écho aux propos de Maximilian Krah, alors tête de liste de l'AfD pour les élections européennes de 2024. Ce dernier avait affirmé, dans un entretien au quotidien italien La Repubblica, qu'un membre de la SS (Schutzstaffel) « n'est pas automatiquement criminel ». Si elle parvenait à constituer une majorité pour accéder au pouvoir, l'AfD aurait une grande marge de manœuvre sur l'éducation et la culture, gérées par les régions allemandes.Alors, quelles sont les positions de l'AfD ? Qui est Ulrich Siegmund, le candidat de l'extrême droite allemande qui a remporté l'élection régionale en Saxe-Anhalt ? Quelles conséquences en Allemagne et en Europe ?Le score de ce parti d'extrême droite pro-russe, qui milite pour couper les aides à l'Ukraine, est un revers cinglant pour le chancelier allemand, qui avait promis de juguler son essor. Lors d'une conférence de presse à la mi-journée, Friedrich Merz a reconnu « la pire défaite depuis des décennies ». Il a dit s'attendre à « des conséquences », mais a affirmé « sa détermination » à mener lui-même les « réformes profondes » dont l'Allemagne a besoin.Ces annonces surviennent au moment où l'Allemagne est la cible de sabotages mystérieux et d'attaques multiples. Ces derniers jours, le ton est monté, Berlin accusant Moscou d'une tentative d'attentat aux drones chargés d'explosifs sur son sol, en août dernier. Le Kremlin comme la Maison-Blanche peuvent se satisfaire de ce résultat, qui fragilise l'Allemagne et donc l'Europe. La Saxe-Anhalt est un petit Land, mais la secousse, elle, est grande.Nos experts :- MARION VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express.- DOMINIQUE MOïSI - Géopolitologue - conseiller spécial del'Institut Montaigne.- GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po.- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille.- AUDE BARIÉTY DE LAGARDE ( Duplex en attente d'Allemagne)- Journaliste correspondante en Allemagne - Le Figaro.
durée : 00:21:19 - La grande matinale - Après la Russie, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus en Ukraine, dimanche. Ils ont présenté de nouvelles propositions "plus efficaces" pour mettre fin à la guerre, selon la présidence ukrainienne. Analyse avec Gérard Araud et Ariane Chemin. - équipe : Florence Paracuellos, Benjamin Duhamel, Clémentine Sabrié - invités : Gérard Araud Diplomate français, Ariane Chemin Écrivain, grand reporter au Monde Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:21:19 - Les interviews d'Inter - Après la Russie, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus en Ukraine, dimanche. Ils ont présenté de nouvelles propositions "plus efficaces" pour mettre fin à la guerre, selon la présidence ukrainienne. Analyse avec Gérard Araud et Ariane Chemin. - équipe : Florence Paracuellos, Benjamin Duhamel, Clémentine Sabrié - invités : Gérard Araud Diplomate français, Ariane Chemin Écrivain, grand reporter au Monde Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 5 septembre 2026 - Traîtres, démissions : l'US Army fragilisée par Trump et Hegseth La crise s'installe au sommet de l'armée américaine. La démission du secrétaire à l'Armée Dan Driscoll, après plusieurs départs ou évictions de hauts responsables militaires, ravive les tensions autour de Pete Hegseth, le ministre de la Défense. Au total, au moins une vingtaine de responsables militaires ou civils de haut niveau ont quitté leurs fonctions depuis son arrivée au Pentagone. Des critiques dénoncent sa gestion et une reprise en main très politique de l'institution. Récemment, celui-ci a aussi choqué en se moquant du physique d'une militaire canadienne en surpoids.Pendant ce temps, en Iran, la guerre semble s'installer dans un statu quo coûteux pour Washington. Après plusieurs mois de frappes, les États-Unis n'ont pas obtenu la reddition de Téhéran et les hostilités ont repris après une pause d'un mois. Donald Trump minimise pourtant le conflit, qu'il qualifie de « small potatoes », alors que les États-Unis ont déjà perdu 18 militaires et dépensé plus de 37 milliards de dollars. La Russie, elle, maintient ses contacts avec Téhéran tout en profitant de l'affaiblissement américain : Moscou affirme ne pas faire pression sur l'Iran pour négocier. Alors, jusqu'où peut aller la contestation au sein de l'armée américaine ? Donald Trump peut-il sortir de sa guerre en Iran sans donner l'impression d'avoir échoué ?Nos experts :- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Grégory PHILIPPS - Directeur adjoint de la rédaction de LCI, en charge du pôle international- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Élisabeth PIERSON - Journaliste correspondante à Kiev pour Le FigaroPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 4 septembre 2026 - Allemagne / Russie : « une situation proche de la guerre » Les actes hostiles attribués à la Russie se multiplient sur le Vieux Continent, et l'Europe change de ton vis-à-vis de Moscou. Berlin, en particulier, a annoncé, le 1er septembre, des mesures de rétorsion après avoir identifié une filière russe dans un projet d'attentat qui a visé l'aéroport de Leipzig en août. « Nous sommes dans une situation proche de la guerre », a prévenu le maire de Leipzig, Burkhard Jung. Dans la foulée, Copenhague a tiré la sonnette d'alarme. La Russie prépare « activement » des actions de sabotage contre le Danemark, et particulièrement contre son industrie de défense, ont affirmé jeudi les services de renseignement du royaume scandinave. Moscou chercherait notamment à recruter des citoyens ordinaires sur les réseaux sociaux pour recueillir des informations sur des infrastructures ou des sites industriels.L'inquiétude s'étend également aux réseaux électriques européens. La menace se précise, comme en Pologne, où une cyberattaque contre le réseau électrique a été déjouée en début d'année, évitant un blackout, ou en Allemagne, confrontée depuis plusieurs jours à de mystérieux sabotages visant son réseau à la veille d'une élection régionale cruciale en Saxe-Anhalt.Drones explosifs, sabotage, espionnage, opérations d'influence… Ces événements ne sont plus considérés comme des incidents isolés par les Européens. À Bruxelles, Ursula von der Leyen et Kaja Kallas appellent à renforcer la réponse européenne contre « ces attaques hybrides », tandis qu'Emmanuel Macron dénonce « une ingérence » et « une guerre hybride » de la Russie.Car la France est, elle aussi, dans le viseur. Depuis plusieurs années, les autorités françaises alertent sur la multiplication des campagnes de déstabilisation attribuées à Moscou. Cyberattaques, désinformation, manipulations sur les réseaux sociaux, opérations clandestines : les méthodes sont multiples et évoluent rapidement. La France a déjà été confrontée à plusieurs campagnes destinées à semer le doute et à provoquer des tensions dans l'opinion, comme l'affaire des « mains rouges ». À l'approche de nouvelles échéances électorales, la menace prend une dimension particulière. Les responsables politiques et les candidats peuvent devenir des cibles privilégiées de campagnes de manipulation visant à perturber le débat public et à influencer les électeurs. Cette guerre de l'ombre se joue également sur le terrain ukrainien. Volodymyr Zelensky a progressivement fait évoluer sa stratégie en misant de plus en plus sur les frappes en profondeur en Russie. L'objectif : atteindre les infrastructures militaires, les dépôts de munitions, les centres logistiques et les sites industriels situés loin derrière la ligne de front. En portant le conflit au cœur du territoire russe, Kiev cherche à perturber la machine de guerre de Vladimir Poutine et à rendre la guerre plus coûteuse pour Moscou.Derrière cette stratégie se trouve une transformation spectaculaire de l'industrie de défense ukrainienne. De petites entreprises capables de produire rapidement différents types de drones côtoient désormais des acteurs industriels beaucoup plus importants. C'est le cas de FirePoint, devenue l'une des entreprises emblématiques de cette nouvelle industrie de défense ukrainienne, qui développe notamment des drones de frappe à longue portée et des missiles.Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Joséphine STARON - Directrice des études et des relations internationales du Think Tank Synopia et docteur en philosophie- Véronika DORMAN - Journaliste spécialiste de la Russie à Libération, ancienne correspondante à Moscou- Vincent CROUZET - Ancien espion de la DGSE, expert en renseignement et auteur de "Le jour où je suis devenu espion
(00:00:55) Attaques hybrides: l'Europe est-elle déjà en guerre avec la Russie? Avec Ulrike Franke (00:08:59) Entre l'AfD et Die Linke, deux visages de la fracture allemande (00:15:03) Star Wars, pop culture: le musée à 1 milliard de George Lucas à Los Angeles
Un mois après l'incident, Berlin accuse officiellement la Russie d'être derrière l'« attaque hybride » menée par un drone chargé d'explosifs contre l'aéroport de Leipzig, une plateforme stratégique pour l'armée allemande, l'Otan et le soutien à l'Ukraine. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, évoque même les « caractéristiques d'un acte de terrorisme soutenu par un État ». Sur quelles preuves l'Allemagne fonde-t-elle ses accusations ? Comment Berlin et l'Europe peuvent-ils répondre à ces attaques de drones et accentuer la pression sur Moscou ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.
durée : 00:39:08 - Questions du soir : le débat - par : Thomas Snégaroff - Début août 2026, l'aéroport de Leipzig/Halle a subi une attaque de drone et le premier septembre, l'Allemagne a nommément accusé la Russie d'en être responsable. Au moment où l'Europe tente de riposter aux multiples attaques hybrides de Moscou, que signifie cette attaque ? - équipe : Phane Montet, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathias Mégy, Antoine Ayral, Marianne Chassort - invités : Muriel Domenach Haute fonctionnaire, ancienne ambassadrice de France auprès de l'OTAN, Christine Dugoin-Clément chercheure pour la chaire risque de l'IAE Paris-Sorbonne, à l'observatoire de l'intelligence artificielle de Paris 1, et au CRGN (Centre de Recherche de la Gendarmerie nationale), Sabine Dullin Professeure d'histoire contemporaine, spécialiste de la Russie au Centre d'histoire de Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:00 - Le journal de 18h00 - L'Otan et l'Union européenne affichent leur soutien à l'Allemagne dans l'affaire du drone piégé retrouvé à l'aéroport de Leipzig. La Russie est à l'origine de l'attaque, affirme le gouvernement allemand. Deux suspects détenteurs d'un passeport russe ont été identifiés. - équipe : La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak, Alison Vicrobeck Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:20:00 - Les journaux de France Culture - L'Otan et l'Union européenne affichent leur soutien à l'Allemagne dans l'affaire du drone piégé retrouvé à l'aéroport de Leipzig. La Russie est à l'origine de l'attaque, affirme le gouvernement allemand. Deux suspects détenteurs d'un passeport russe ont été identifiés. - équipe : La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak, Alison Vicrobeck Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 27 août 2026 - Alerte de la CIA : Poutine veut "attaquer l'OTAN" La Russie inquiète toujours davantage les pays de l'OTAN. Pour la première fois depuis novembre 2021, un directeur de la CIA s'est rendu en Russie. Le déplacement de John Ratcliffe, ce mardi 25 août, avait pour but de mettre en garde Moscou contre toute attaque visant un membre de l'OTAN. Des évaluations américaines évoquent notamment la possibilité que la Russie cherche à tester l'Alliance avec une "attaque limitée". Cette menace pourrait aussi prendre des formes plus discrètes. La Russie développe notamment des bases secrètes de drones. Le Telegraph a révélé un vaste système de lancement de drones susceptibles de frapper la Pologne, voire même d'atteindre les côtes britanniques. En France, Céline Berthon, directrice générale de la sécurité intérieure, alerte sur le risque d'actions de guerre hybride. Selon elle, la France pourrait être confrontée à des opérations plus brutales visant à déstabiliser le pays. Face à ces risques, l'OTAN renforce sa surveillance en mer Baltique. Des moyens français participent à l'opération "Baltic Sentry", lancée pour renforcer la surveillance maritime de la zone. Un avion de patrouille maritime français Atlantique 2 a notamment été engagé pour suivre les navires de la "flotte fantôme" russe. Dans le ciel, quatre Rafale français ont également été déployés en Lituanie pour une mission visant à protéger l'espace aérien des pays baltes au sein de l'Otan et de pouvoir intervenir rapidement en cas de vol suspect. La surveillance se fait également sous la surface. Des bouées acoustiques sont larguées pour détecter d'éventuels sous-marins dans la zone. En Ukraine, les drones occupent désormais une place centrale dans les combats. L'industrie du drone s'est considérablement développée depuis le début de la guerre. Sur le front, les "dronistes" utilisent ces appareils au quotidien pour mener leurs opérations. Leur travail témoigne d'une transformation profonde des méthodes de combat et de l'émergence d'une nouvelle forme de guerre.La Russie cherche-t-elle à tester les limites de l'OTAN ? Quelles formes peuvent prendre les menaces hybrides contre la France ? Comment les drones transforment-ils la guerre en Ukraine ?Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - "Le Figaro" - Nicolas TENZER - Analyste géopolitique - Pierre LÉVY - Ancien ambassadeur de France en Russie - Michel GOYA - Ancien officier des Troupes de marine et historien militaire - (En duplex) Muriel DOMENACH - Ex-ambassadrice de France auprès de l'OTAN
C dans l'air du 26 août 2026 - Le patron de la CIA à Moscou... Faut-il s'inquiéter ? La visite du directeur de la CIA à Moscou interpelle. John Ratcliffe a rencontré, ce mardi 25 août, des responsables des services de renseignement russes, sans que le contenu des discussions ne soit rendu public. Cette visite intervient alors que les négociations sur l'Ukraine sont dans l'impasse. Dans le même temps, la Russie multiplie les actions contre les pays de l'OTAN, entre violations d'espaces aériens, drones et opérations hybrides, testant ainsi les limites de l'Alliance. Sur le terrain, les attaques s'intensifient des deux côtés. Trois semaines après la découverte d'un drone avec une charge explosive à l'aéroport de Leipzig, en Allemagne, un troisième drone avec des explosifs militaires a été retrouvé. Les Etats-Unis ont soupçonné la Russie. De son côté, l'Allemagne, premier soutien de Kiev face à Moscou. est restée plus prudente.L'Ukraine mène de plus en plus de frappes en profondeur sur le territoire russe, notamment contre des raffineries, des infrastructures énergétiques et des sites liés à l'industrie militaire. Kiev cherche ainsi à affaiblir directement l'économie russe et les capacités qui permettent à Moscou de poursuivre la guerre. La Russie continue, elle aussi, ses frappes massives contre les villes ukrainiennes. Le 21 août, une attaque contre un centre commercial de Kryvyï Rih, la ville natale de Volodymyr Zelensky, a fait au moins 16 morts et plus de 130 blessés, selon les autorités ukrainiennes. À l'intérieur de la Russie, la pression politique s'accentue. Boris Nadejdine, figure de l'opposition qui avait tenté de se présenter à la présidentielle de 2024, a récemment quitté le pays pour la France après avoir été empêché de se présenter aux élections législatives. Il a été condamné pour "extrémisme" et étiqueté "agent de l'étranger" par le pouvoir russe. Parallèlement, les craintes d'une nouvelle mobilisation militaire poussent certains Russes à quitter le pays, tandis que d'autres cherchent à mettre leur argent à l'abri. Cette inquiétude se reflète également dans le secteur bancaire. Plus de 6,6 milliards de dollars ont été retirés des banques russes en juillet, signe d'une méfiance croissante face à l'évolution de la guerre et à la situation économique. Le conflit commence donc à peser de plus en plus directement sur la population. Pourquoi le directeur de la CIA s'est-il rendu à Moscou ? Jusqu'où la Russie peut-elle aller sans provoquer une confrontation directe avec l'Alliance ? La guerre commence-t-elle à fragiliser Vladimir Poutine à l'intérieur de la Russie ?Nos experts :- Marie JÉGO - Journaliste - « Le Monde », ancienne correspondante à Moscou - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU - Samantha DE BENDERN - Ancien officier politique de l'OTAN, chercheuse en relations internationales - Chatam House - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense et enseignant à Sciences PoPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
durée : 00:07:01 - Le masque et la plume - par : Rebecca Manzoni - Après "Tenir sa langue", l'écrivaine russe signe une enquête saisissante sur les secrets de son grand-père sous le stalinisme, qui a conquis la majorité des critiques du Masque & la Plume. - équipe : Stéphane Le Guennec, Ilinca Negulesco Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 22 août 2026 - Poutine : ses nouvelles bases secrètes... contre l'OTANPRÉSENTATION : Myriam EncaouaLa Russie se donne de nouveaux moyens de pression militaire sur l'Europe. Selon une enquête de The Telegraph, Moscou aurait construit 59 rampes de lancement de drones sur dix sites dans l'ouest du pays. La carte publiée par le journal montre que plusieurs pays de l'OTAN, notamment la Pologne, les États baltes, la Finlande, la Roumanie et la Bulgarie, pourraient se trouver à portée de ces appareils. Cette menace s'inscrit dans une confrontation de plus en plus large avec l'OTAN. Aux capacités militaires russes s'ajoutent les cyberattaques, les sabotages et les opérations clandestines attribuées à Moscou. L'objectif : tester les défenses et surtout la cohésion politique des Européens. En Ukraine, Mykhailo Fedorov, ancien ministre de la Défense et proche de Volodymyr Zelensky, est devenu un opposant de plus en plus visible. Après son limogeage, il a dénoncé une "crise systémique de gouvernance" et demandé la tenue d'élections. Mais la loi martiale interdit actuellement les scrutins. Le président ukrainien doit également gérer de nouvelles affaires touchant son entourage. Une enquête anticorruption porte notamment sur un réseau soupçonné d'avoir blanchi environ 3 millions de dollars. Un scandale qui pourrait fragiliser son autorité. Enfin, la Russie doit faire face au phénomène des déserteurs. Moscou tente, en vain, de recruter des soldats avec des primes financières très importantes. Les tribunaux militaires russes auraient prononcé plus de 18 000 verdicts pour des affaires d'abandon de poste. Ces déserteurs témoignent des ordres quasi suicidaires reçus, ainsi que de la violence de la hiérarchie. Les nouvelles bases de drones russes constituent-elles une menace directe pour l'Europe ? Mykhailo Fedorov peut-il devenir un adversaire politique crédible de Volodymyr Zelensky ? Que racontent les témoignages des déserteurs sur la réalité du front russe ?Nos experts :- Paul GOGO - Journaliste et ancien correspondant indépendant en Russie - Nicolas TENZER - Analyste géopolitique - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales "Chatam House" et ancien officier politique de l'OTAN - Céline MARANGÉ - Chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire et spécialiste de la Russie et de l'UkrainePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/