Capital of Niger
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Au sommaire : dans la nuit du 28 au 29 août, des soldats mutins ont attaqué plusieurs sites stratégiques à Niamey dans une tentative de renverser le régime du général Tiani. La mutinerie a finalement été maîtrisée mais cette crise pourrait-elle fragiliser durablement le pouvoir nigérien ? En RDC, le président Félix Tshisekedi a lancé un dialogue national inclusif destiné à renforcer la paix et la cohésion nationale, avec des consultations organisées dans les 26 provinces avant des assises nationales à Kinshasa. Mais l'exclusion des groupes armés comme le M23 fait déjà débat. Dans ces conditions, ce dialogue peut-il réellement réussir et contribuer à une paix durable ? Enfin 21 pays se sont réunis cette semaine à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Une nouvelle occasion pour la Chine de cultiver ses réseaux d'influence dans un contexte de vives tensions internationales. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabè et chroniqueur RFI Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo
Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d'une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey. Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d'hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée. Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise. En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l'information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'ont pas annoncé la date d'une éventuelle audience au fond ». Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu'ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l'impossible. Ils ont été accusés d'avoir violé le périmètre de leur zone d'intervention autorisée et d'avoir menti sur l'utilisation d'un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu'un maintien en détention n'était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d'une décision de liberté provisoire. » Tensions entre Paris et Lomé… « En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu'il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l'Ouest, s'est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l'Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l'ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d'une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d'exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l'armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu'au Mali, où environ 2 500 militaires russes d'Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. » Sans nouvelles de Moussa Kaka au Niger À la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu'en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l'ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. » Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s'est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d'établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l'interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. » En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d'Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. » Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d'une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey. Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d'hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée. Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise. En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l'information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'ont pas annoncé la date d'une éventuelle audience au fond ». Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu'ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l'impossible. Ils ont été accusés d'avoir violé le périmètre de leur zone d'intervention autorisée et d'avoir menti sur l'utilisation d'un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu'un maintien en détention n'était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d'une décision de liberté provisoire. » Tensions entre Paris et Lomé… « En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu'il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l'Ouest, s'est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l'Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l'ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d'une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d'exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l'armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu'au Mali, où environ 2 500 militaires russes d'Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. » Sans nouvelles de Moussa Kaka au Niger À la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu'en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l'ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. » Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s'est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d'établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l'interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. » En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d'Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. » Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
Le calme est revenu à Niamey, après la mutinerie qui a secoué la capitale du Niger samedi 29 août. Des militaires rebelles ont tenté de s'emparer du palais présidentiel et de la télévision nationale avant de se retrancher dans la base militaire de l'aéroport. Le régime a finalement repris le contrôle de la situation et procédé à des dizaines d'interpellations. Aucun bilan officiel n'a, pour l'heure, été publié. Mais une question se pose : pourquoi aucun des pays de l'AES n'est venu en aide au Niger ? Quel a été le rôle d'Africa Corps dans le rétablissement de la situation ? Avec Serge Daniel, correspondant de RFI au Sahel.
« Au village d'Aït Idris, commune de Taskriout, à 60 km à l'est de de Béjaïa : une scène difficile à soutenir, relate TSA Algérie. Celle d'une septuagénaire au regard désabusé, qui se tient debout au milieu des décombres noircis de ce qui fut sa maison, son foyer, sa vie et dont plus rien ne subsiste hormis les murs calcinés et des amas de cendres. Meubles, vêtements, photos, argent, ustensiles du cuisine… tous les biens accumulés au fil des années sont partis en fumée, en quelques minutes lors des derniers incendies qui ont endeuillé les wilayas de Bejaia, de Jijel et de Tizi-Ouzou. "Je n'ai plus rien, plus rien ! Je suis veuve, je souffre d'une maladie cardiaque, et mes bêtes, dont je tirais ma subsistance, ont été brûlées. Où puiser le courage pour faire face à cette situation ? Avec quoi je vais réparer tout ça ?", lance la vielle femme, le regard perdu dans les vestiges de son foyer réduit en cendres. » À lire aussiIncendies en Algérie: les autorités déclarent trois jours de deuil national Quel bilan ? « Six jours après le départ des premiers feux dans les zones montagneuses de Béjaïa, de Tizi Ouzou et de Jijel, le bilan officiel reste figé à douze morts, pointe Jeune Afrique. Bien que la Protection civile ait revu ce chiffre à la hausse, la présidence de la République a imposé un black-out : aucune institution, aucun responsable ni aucun média n'est autorisé à contester le chiffre officiel. Cette censure vise à dissimuler l'ampleur des pertes humaines pour ne pas assumer le fiasco politique d'un plan anti-incendie encensé au début de l'été. (…) Pourtant, poursuit Jeune Afrique, les témoignages des habitants de la région de Jijel, les textes postés sur les réseaux sociaux ainsi que les listes publiées par les hôpitaux et les mairies concordent : les victimes se comptent par centaines. Vendredi dernier, des sources proches du ministère de la Défense confiaient que le bilan provisoire était de 385 morts, sans compter les nombreux disparus. » Au total, près de 200 incendies ont éclaté ces derniers jours en Algérie. Les autorités affirment que la plupart sont d'origine criminelle. Conséquence, relève Afrik.com, « le président Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la modification du Code pénal avant le 15 septembre afin de rétablir la peine de mort, avec exécution, pour les personnes impliquées dans des incendies volontaires. » À lire aussiAlgérie: le président veut faire appliquer la peine de mort contre les pyromanes Alger : un soutien militaire direct et assumé au Niger L'Algérie toujours, dans un tout autre domaine. L'Algérie a « franchi un cap militaire au Sahel », avec un soutien direct aux autorités nigériennes… C'est ce que relève Le Point Afrique. L'Algérie a en effet envoyé à Niamey quatre avions de chasse Sukhoï au lendemain de la tentative de coup de force d'une partie de l'armée. Cela « confirme bien un soutien militaire algérien visible et assumé au profit du pouvoir de Niamey, commente Le Point Afrique. Ce soutien s'inscrit aussi dans un dispositif nigérien où les forces russes d'Africa Corps occupent déjà une place importante, mais aucune coordination entre Alger et Moscou n'a été officiellement établie. (…) Traditionnellement, rappelle Le Point Afrique, l'Algérie privilégie, au Sahel, la non-ingérence, la médiation et une coopération sécuritaire discrète. Son influence reposait surtout sur les leviers des services de renseignement, la diplomatie parallèle, l'arbitrage avec les mouvements armés et les réseaux de notables, de confréries religieuses et d'élites tribales. Cette fois, Alger a donc choisi un soutien militaire visible, médiatisé et assumé. » Intérêts économiques… Commentaire d'El Moudjahid à Alger : « L'enjeu est d'autant plus important, que plusieurs projets structurants reposent sur un environnement régional stable. Le gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l'Algérie via le Niger, l'interconnexion dorsale de fibre optique, la route transsaharienne destinée à faciliter les échanges, les zones de libre-échange et d'autres initiatives d'intégration régionale constituent autant de leviers de développement, dont la réalisation suppose un climat de sécurité et de stabilité. L'Algérie, qui œuvre, depuis des années, en faveur d'une Afrique prospère, intégrée et pacifique, a tout intérêt, affirme encore le quotidien proche du pouvoir, à préserver les conditions permettant à ces projets de voir le jour et de produire leurs effets au bénéfice des populations. » À lire aussiPour étendre son influence au Sahel, l'Algérie utilise «sa force militaire» et son capital «pétrole»
« Au village d'Aït Idris, commune de Taskriout, à 60 km à l'est de de Béjaïa : une scène difficile à soutenir, relate TSA Algérie. Celle d'une septuagénaire au regard désabusé, qui se tient debout au milieu des décombres noircis de ce qui fut sa maison, son foyer, sa vie et dont plus rien ne subsiste hormis les murs calcinés et des amas de cendres. Meubles, vêtements, photos, argent, ustensiles du cuisine… tous les biens accumulés au fil des années sont partis en fumée, en quelques minutes lors des derniers incendies qui ont endeuillé les wilayas de Bejaia, de Jijel et de Tizi-Ouzou. "Je n'ai plus rien, plus rien ! Je suis veuve, je souffre d'une maladie cardiaque, et mes bêtes, dont je tirais ma subsistance, ont été brûlées. Où puiser le courage pour faire face à cette situation ? Avec quoi je vais réparer tout ça ?", lance la vielle femme, le regard perdu dans les vestiges de son foyer réduit en cendres. » À lire aussiIncendies en Algérie: les autorités déclarent trois jours de deuil national Quel bilan ? « Six jours après le départ des premiers feux dans les zones montagneuses de Béjaïa, de Tizi Ouzou et de Jijel, le bilan officiel reste figé à douze morts, pointe Jeune Afrique. Bien que la Protection civile ait revu ce chiffre à la hausse, la présidence de la République a imposé un black-out : aucune institution, aucun responsable ni aucun média n'est autorisé à contester le chiffre officiel. Cette censure vise à dissimuler l'ampleur des pertes humaines pour ne pas assumer le fiasco politique d'un plan anti-incendie encensé au début de l'été. (…) Pourtant, poursuit Jeune Afrique, les témoignages des habitants de la région de Jijel, les textes postés sur les réseaux sociaux ainsi que les listes publiées par les hôpitaux et les mairies concordent : les victimes se comptent par centaines. Vendredi dernier, des sources proches du ministère de la Défense confiaient que le bilan provisoire était de 385 morts, sans compter les nombreux disparus. » Au total, près de 200 incendies ont éclaté ces derniers jours en Algérie. Les autorités affirment que la plupart sont d'origine criminelle. Conséquence, relève Afrik.com, « le président Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la modification du Code pénal avant le 15 septembre afin de rétablir la peine de mort, avec exécution, pour les personnes impliquées dans des incendies volontaires. » À lire aussiAlgérie: le président veut faire appliquer la peine de mort contre les pyromanes Alger : un soutien militaire direct et assumé au Niger L'Algérie toujours, dans un tout autre domaine. L'Algérie a « franchi un cap militaire au Sahel », avec un soutien direct aux autorités nigériennes… C'est ce que relève Le Point Afrique. L'Algérie a en effet envoyé à Niamey quatre avions de chasse Sukhoï au lendemain de la tentative de coup de force d'une partie de l'armée. Cela « confirme bien un soutien militaire algérien visible et assumé au profit du pouvoir de Niamey, commente Le Point Afrique. Ce soutien s'inscrit aussi dans un dispositif nigérien où les forces russes d'Africa Corps occupent déjà une place importante, mais aucune coordination entre Alger et Moscou n'a été officiellement établie. (…) Traditionnellement, rappelle Le Point Afrique, l'Algérie privilégie, au Sahel, la non-ingérence, la médiation et une coopération sécuritaire discrète. Son influence reposait surtout sur les leviers des services de renseignement, la diplomatie parallèle, l'arbitrage avec les mouvements armés et les réseaux de notables, de confréries religieuses et d'élites tribales. Cette fois, Alger a donc choisi un soutien militaire visible, médiatisé et assumé. » Intérêts économiques… Commentaire d'El Moudjahid à Alger : « L'enjeu est d'autant plus important, que plusieurs projets structurants reposent sur un environnement régional stable. Le gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l'Algérie via le Niger, l'interconnexion dorsale de fibre optique, la route transsaharienne destinée à faciliter les échanges, les zones de libre-échange et d'autres initiatives d'intégration régionale constituent autant de leviers de développement, dont la réalisation suppose un climat de sécurité et de stabilité. L'Algérie, qui œuvre, depuis des années, en faveur d'une Afrique prospère, intégrée et pacifique, a tout intérêt, affirme encore le quotidien proche du pouvoir, à préserver les conditions permettant à ces projets de voir le jour et de produire leurs effets au bénéfice des populations. » À lire aussiPour étendre son influence au Sahel, l'Algérie utilise «sa force militaire» et son capital «pétrole»
Last Saturday, gunfire and attacks near the airport were witnessed in Niamey, Niger's capital city. Defecting soldiers known as the Armed Forces for the Restoration of the Fatherland, attempted a coup which was later contained by the military with the support of its Russia Africa corps. Authorities in the country have not said how many soldiers were involved in the coup, or how many people were killed in the ensuing violence. The current military leader General Abdourahamane Tiani came to power in 2023 after ousting then democratically-elected president Mohamed Bazoum. We look at what the latest mutiny means for the country's stability. And as a new report shows women make up only 6% of pilots globally, we find out if perceptions about women in aviation are changing in African countries. Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Keikantse Shumba, Bella Twine, Blessing Aderogba and Ayuba Iliya Technical Producer: Maxwell Onyango Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Daniel Dadzie and Maryam Abdalla
Après la "mutinerie" qui a eu lieu à Niamey, les réactions de soutiens de la junte sont nombreuses : les autorités nigériennes semblaient avoir repris le contrôle de la situation dès samedi soir. La majorité des mutins ont été arrêtés selon les militaires au pouvoir et dans la capitale nigérienne la grande majorité des quartiers ont repris une vie normale.
La capitale du Niger a été secouée samedi par une mutinerie déjouée par le régime militaire avec l'appui de son partenaire russe. L'Algérie a envoyé dimanche, dans le cadre de la reprise récente de la coopération avec son voisin, quatre avions de chasse et deux autres avions militaires. Que faut-il comprendre par l'envoi de ces avions ? Quels sont les enjeux pour l'Algérie ? L'analyse de notre invité Akram Kharief, journaliste et directeur de Ménadefense.
Au Niger, le régime du général Tiani a été rudement secoué samedi 29 août par la rébellion de plusieurs unités militaires qui ont tenu l'aéroport de Niamey et ont tenté de s'emparer du palais présidentiel. Finalement, le coup a échoué et le régime issu du putsch de juillet 2023 reste en place. Mais la junte du général Tiani n'est-elle pas fragilisée et ne devient-elle pas redevable aux paramilitaires russes d'Africa Corps ? Éléments de réponse avec Yvan Guichaoua, chercheur senior au Bonn International Center for Conflicts Studies, centre international de Bonn pour les études de conflits. Vous penchez plutôt pour le mouvement d'humeur ou pour la tentative de coup d'État ? Compte tenu du déroulement des événements et du fait qu'ont été ciblés le palais présidentiel, la télévision nationale et l'aéroport, on pense quand même plutôt à une tentative de coup d'État qu'à une mutinerie qui aurait escaladé. Alors pourquoi les insurgés ont-ils échoué à s'emparer du palais présidentiel et de la radiotélévision nationale comme ils le souhaitaient ? Visiblement, il y avait un rapport de force militaire qui leur était défavorable. Le palais présidentiel est bien défendu. La garde présidentielle, qui est l'unité la plus loyale au général Tiani, est bien dotée. Donc s'en prendre à elle était visiblement un trop gros poisson pour les putschistes, et ils se sont cassé les dents sur la résistance de la garde présidentielle. Dans le cas de la télévision, c'était un petit peu plus ambigu. Il n'était pas évident que ce soit la garde présidentielle qui la défendait. On a parlé plutôt de la Garde républicaine. Et là, il y a eu un petit flou pour savoir, en cours de journée, de quel côté penchait la garde républicaine. Parce qu'on a vécu toute une journée de rumeurs sur le basculement ou non de certains corps d'armée en faveur des putschistes. Et il est évident que dans ces circonstances-là, il y a beaucoup d'hésitants. En 2023, au moment de la chute de Bazoum, c'était déjà un petit peu ce qui s'était passé. L'affaire ne s'était pas jouée en quelques minutes, ça avait pris deux ou trois jours, et on voyait des corps d'armée se rallier du côté des putschistes, sans doute par pragmatisme et opportunisme, en se disant « On mise sur le cheval qui a le plus de chances de gagner ». Samedi soir, les fidèles du général Tiani ont réussi à reprendre la base militaire 101 sur l'aéroport international de Niamey. Est-ce que l'aide des Russes d'Africa Corps a pu être déterminante ? Il semble bien que ça ait été le cas. D'ailleurs, il y a eu des déclarations officielles de l'ambassadeur russe au Niger disant qu'il avait été sollicité, que l'aide d'Africa Corps a été sollicitée et que cette aide a été fournie. Quelle forme a pris cette aide ? On ne le sait pas de sources officielles en provenance du régime. On le sait de la part d'observateurs, de sources sécuritaires mais pas forcément déclarées et qui cherchent à préserver leur anonymat. Mais il y a visiblement eu un usage assez intense de drones kamikazes qui auraient décidé les officiers et les soldats rebelles à se rendre parce que ça causait beaucoup trop de dommages dans leurs rangs. Donc il ne me semble pas totalement exagéré de dire que les Russes ont sauvé la mise, ou en tout cas permis de circonscrire cette rébellion, cette tentative de putsch. C'est la première fois depuis son arrivée au pouvoir, il y a trois ans, que le général Tiani est confronté à une insurrection dans sa propre armée. Est-ce un signe de fragilité ou pas ? À court terme, il obtient une victoire. On ne peut pas le nier. Il a réussi à préserver son régime et à neutraliser les soldats rebelles. À plus long terme, même à moyen terme, on voit bien que ça va quand même compliquer un petit peu son affaire pour différentes raisons. D'une part, l'implication des Russes et leur rôle décisif dans la reprise de la base rendent le régime dépendant des Russes. Tiani a désormais une dette vis-à-vis des Russes. Et, par la suite, on voit bien que c'est la garde présidentielle, c'est-à-dire les soldats loyaux à Tiani qui ont été à la manœuvre, qui ont opéré de manière finalement assez autonome, assez indépendante, main dans la main avec les Russes, sans qu'on sache trop ce que le reste de l'état-major de l'armée pensait. On n'a pas encore de grande clarté sur la décision de lancer l'assaut contre la base 101, mais toute la journée de samedi, il y a eu des rumeurs selon lesquelles tous les hauts gradés n'étaient pas forcément d'accord avec l'idée d'éliminer ces jeunes soldats qui avaient manifesté leur mécontentement. Donc, une conséquence probable de la situation, c'est qu'il va y avoir quand même du colmatage à faire dans les rangs pour retrouver un petit peu de cohésion. Alors, d'un côté, on pourrait dire qu'il y a un signal qui est envoyé contre quiconque chercherait à contester le régime et que ça va être certainement un petit peu dissuasif. De l'autre, on a une sorte de clivage un peu plus net qui s'établit entre la garde présidentielle, les Russes d'un côté, le reste de l'armée de l'autre, et le général Tiani manifeste quand même beaucoup de paranoïa vis-à-vis des interférences étrangères, des risques de déstabilisation. On peut imaginer que cette paranoïa va être encore accentuée et qu'il y aura ce qu'on appelle de plus en plus de coup-proofing, c'est-à-dire de dispositions prises pour la protection du régime. Et comme on est dans un monde à ressources finies, tout ce qui sera mis au service de la protection du régime ne sera pas mis au service de la protection du territoire et de la lutte contre les mouvements jihadistes et contre les rebelles qui se multiplient dans l'est du pays. Donc ça fait beaucoup de défis pour le Niger dans les semaines et mois à venir.
« La capitale nigérienne, Niamey, a connu vendredi une nuit de forte tension, relève le Journal du Niger. Des échanges de tirs et plusieurs détonations ont retenti pendant plusieurs heures autour de sites stratégiques, notamment la base militaire 101, l'aéroport international Diori Hamani et les abords du palais présidentiel. Les autorités militaires affirment désormais avoir circonscrit le mouvement. Le ministère nigérien de la Défense a attribué les violences à un “mouvement d'humeur" impliquant des soldats en rupture avec le règlement militaire ». « Les tirs nourris entendus dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey ont suscité inquiétude et spéculations, au Niger et à l'étranger, pointe pour sa part Tam-Tam info, autre site nigérien. Comme à l'accoutumée, les ennemis de notre souveraineté retrouvée et de notre cohésion sociale ont vite saisi la balle au bond pour distiller des rumeurs les plus fantaisistes les unes que les autres. Mais, en réalité, affirme Tam-Tam Info, les FDS, les Forces de défense et de sécurité, ont réagi rapidement et professionnellement pour maîtriser un mouvement d'humeur impliquant des éléments isolés de l'armée ». Voilà pour la version officielle distillée donc par les médias nigériens. Tensions et frustrations au sein de l'armée nigérienne… Analyse diamétralement opposée pour Sahel Horizon, site spécialisé sur les pays de l'AES, tenu par des journalistes en exil : « La crise qui a secoué Niamey trouve son origine directe dans de profondes tensions au sein de l'appareil militaire nigérien. Elle met en lumière des frustrations accumulées autour des conditions de déploiement, de la rotation des personnels et du sentiment d'une inégalité de traitement au sein de la hiérarchie sécuritaire ». Sahel Horizon cite le cas de deux officiers des Forces spéciales, à l'origine de la mutinerie, qui avaient récemment « dénoncé une répartition inégale des contraintes opérationnelles, certaines unités étant maintenues durablement sur le terrain tandis que certains cadres bénéficieraient d'affectations administratives, de promotions ou de missions à l'étranger. (…) La mutinerie de la base 101 révèle (donc), pointe le site, les fractures de l'armée nigérienne et met (aussi) à l'épreuve la crédibilité du pacte de défense de l'AES, dont la Charte prévoit une assistance mutuelle face aux rébellions et menaces contre un État membre ». En effet, précise Sahel Horizon, « si le Burkina Faso et le Mali ont affiché leur solidarité politique, le soutien militaire direct publiquement établi est venu de la Russie. L'épisode révèle ainsi un décalage entre la solidarité politique revendiquée par l'AES et sa capacité opérationnelle effectivement démontrée ». De plus en plus d'attaques djihadistes Pour Ledjely en Guinée, cette victoire des forces loyalistes « ne doit pas faire illusion » : « ce putsch manqué constitue un indicateur supplémentaire de la dégradation de la situation, notamment sécuritaire, depuis le coup d'État de juillet 2023. (…) Ironie du sort, c'est précisément cette même dégradation du climat sécuritaire que l'actuel dirigeant nigérien, Abdourahamane Tiani, avait invoquée pour justifier son propre coup d'État contre Mohamed Bazoum ». Le Monde Afrique à Paris renchérit : « cette mutinerie révèle les faiblesses de la junte du général Tiani, alors que le pays est en proie aux attaques de plusieurs groupes djihadistes. (…) Le 14 mai, rappelle le journal, le GSIM a attaqué un camp militaire à Garbougna, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso, tuant 67 personnes, dont des civils. Le 17 juin, 51 soldats étaient à leur tour tués dans un assaut contre la garnison d'Inates, dans la même région. Ces saignées à répétition ont alimenté les frustrations au sein de l'armée ces dernières semaines, pointe encore Le Monde Afrique. Malgré les discours patriotiques triomphants des responsables de la junte à Niamey, certains officiers se sentent démunis sur le terrain. De fait, selon des sources militaires concordantes, les mutins qui ont tenté de renverser le général Tiani étaient menés par de jeunes gradés des forces spéciales pour partie déployés en première ligne dans la région de Tillabéri ». Le Monde Afrique qui note également que « la junte du général Tiani apparaît d'autant plus fragile sur le plan sécuritaire qu'elle n'a pu compter sur ses alliés de l'AES durant cette journée à haut risque ». Une junte qui n'a dû son salut finalement qu'aux forces russes de l'Africa Corps présentes à Niamey. Libération, toujours à Paris s'interroge : « samedi, les mercenaires d'Africa Corps ont montré qu'ils étaient capables de sauver le régime nigérien. Mais pour combien de temps ? Et à quel prix ? ».
« La capitale nigérienne, Niamey, a connu vendredi une nuit de forte tension, relève le Journal du Niger. Des échanges de tirs et plusieurs détonations ont retenti pendant plusieurs heures autour de sites stratégiques, notamment la base militaire 101, l'aéroport international Diori Hamani et les abords du palais présidentiel. Les autorités militaires affirment désormais avoir circonscrit le mouvement. Le ministère nigérien de la Défense a attribué les violences à un “mouvement d'humeur" impliquant des soldats en rupture avec le règlement militaire ». « Les tirs nourris entendus dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey ont suscité inquiétude et spéculations, au Niger et à l'étranger, pointe pour sa part Tam-Tam info, autre site nigérien. Comme à l'accoutumée, les ennemis de notre souveraineté retrouvée et de notre cohésion sociale ont vite saisi la balle au bond pour distiller des rumeurs les plus fantaisistes les unes que les autres. Mais, en réalité, affirme Tam-Tam Info, les FDS, les Forces de défense et de sécurité, ont réagi rapidement et professionnellement pour maîtriser un mouvement d'humeur impliquant des éléments isolés de l'armée ». Voilà pour la version officielle distillée donc par les médias nigériens. Tensions et frustrations au sein de l'armée nigérienne… Analyse diamétralement opposée pour Sahel Horizon, site spécialisé sur les pays de l'AES, tenu par des journalistes en exil : « La crise qui a secoué Niamey trouve son origine directe dans de profondes tensions au sein de l'appareil militaire nigérien. Elle met en lumière des frustrations accumulées autour des conditions de déploiement, de la rotation des personnels et du sentiment d'une inégalité de traitement au sein de la hiérarchie sécuritaire ». Sahel Horizon cite le cas de deux officiers des Forces spéciales, à l'origine de la mutinerie, qui avaient récemment « dénoncé une répartition inégale des contraintes opérationnelles, certaines unités étant maintenues durablement sur le terrain tandis que certains cadres bénéficieraient d'affectations administratives, de promotions ou de missions à l'étranger. (…) La mutinerie de la base 101 révèle (donc), pointe le site, les fractures de l'armée nigérienne et met (aussi) à l'épreuve la crédibilité du pacte de défense de l'AES, dont la Charte prévoit une assistance mutuelle face aux rébellions et menaces contre un État membre ». En effet, précise Sahel Horizon, « si le Burkina Faso et le Mali ont affiché leur solidarité politique, le soutien militaire direct publiquement établi est venu de la Russie. L'épisode révèle ainsi un décalage entre la solidarité politique revendiquée par l'AES et sa capacité opérationnelle effectivement démontrée ». De plus en plus d'attaques djihadistes Pour Ledjely en Guinée, cette victoire des forces loyalistes « ne doit pas faire illusion » : « ce putsch manqué constitue un indicateur supplémentaire de la dégradation de la situation, notamment sécuritaire, depuis le coup d'État de juillet 2023. (…) Ironie du sort, c'est précisément cette même dégradation du climat sécuritaire que l'actuel dirigeant nigérien, Abdourahamane Tiani, avait invoquée pour justifier son propre coup d'État contre Mohamed Bazoum ». Le Monde Afrique à Paris renchérit : « cette mutinerie révèle les faiblesses de la junte du général Tiani, alors que le pays est en proie aux attaques de plusieurs groupes djihadistes. (…) Le 14 mai, rappelle le journal, le GSIM a attaqué un camp militaire à Garbougna, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso, tuant 67 personnes, dont des civils. Le 17 juin, 51 soldats étaient à leur tour tués dans un assaut contre la garnison d'Inates, dans la même région. Ces saignées à répétition ont alimenté les frustrations au sein de l'armée ces dernières semaines, pointe encore Le Monde Afrique. Malgré les discours patriotiques triomphants des responsables de la junte à Niamey, certains officiers se sentent démunis sur le terrain. De fait, selon des sources militaires concordantes, les mutins qui ont tenté de renverser le général Tiani étaient menés par de jeunes gradés des forces spéciales pour partie déployés en première ligne dans la région de Tillabéri ». Le Monde Afrique qui note également que « la junte du général Tiani apparaît d'autant plus fragile sur le plan sécuritaire qu'elle n'a pu compter sur ses alliés de l'AES durant cette journée à haut risque ». Une junte qui n'a dû son salut finalement qu'aux forces russes de l'Africa Corps présentes à Niamey. Libération, toujours à Paris s'interroge : « samedi, les mercenaires d'Africa Corps ont montré qu'ils étaient capables de sauver le régime nigérien. Mais pour combien de temps ? Et à quel prix ? ».
Des militaires venus de plusieurs régions du Niger ont convergé dans la nuit vers Niamey et tenté de prendre le contrôle de plusieurs sites stratégiques de la capitale. Des tirs nourris ont notamment éclaté autour de la présidence et de l'aéroport. Le pouvoir affirme avoir repoussé les assaillants et reprendre progressivement le contrôle de la situation.
It's Monday, August 17th, A.D. 2026. This is The Worldview in 5 Minutes heard on 140 radio stations and at www.TheWorldview.com. I'm Adam McManus. (Adam@TheWorldview.com) By Adam McManus U.S. missionary freed after 9 months captivity from Niger, Africa On August 14th, Kevin Rideout, a 50-year-old American missionary who was kidnapped in Niger, Africa last October, was released and will be reunited with his extended family, reports ABC News. According to Serving In Mission International, an evangelical mission agency which works in 70 countries, 98% of the population in Niger is Muslim. The mission group said Rideout is “in good health in the care of U.S. officials” and that his wife, Krista, and the rest of his family “are profoundly grateful for the prayers offered on their behalf by people around the world throughout his captivity.” Psalm 135:3 says, "Praise the Lord, for the Lord is good.” Rideout was kidnapped outside his home in Niamey, Niger on October 21, 2025 by three gunmen. Christian persecution has especially increased in Niger, Africa since 2023 after a military coup led by General Omar Tiani, head of the presidential guard unit, deposing democratically elected President Mohamed Bazoum. After that coup, Niger's new military regime switched its alliances, choosing to start working with Russia and turning against Western allies. Indeed, the new regime ousted Western partners On Truth Social, President Donald Trump wrote, “I am proud to announce that Kevin Rideout, a wonderful Christian missionary, is back in United States custody. Kevin was kidnapped by Jihadi terrorists in West Africa — the epicenter of Islamist terrorism, where there have been more deadly attacks in the past year than anywhere else on Earth. Kevin, the United States of America looks forward to welcoming you HOME. Glad to have helped!” The full details surrounding Rideout's release are unclear. According to the Christian Broadcasting Network, the news comes the same week as the U.S. secured the release of another American, Robert Gilman, who had been held captive by Russia for four years. Gilman's health was failing in prison, and the U.S. and his family said he had been falsely accused and held by the Russian regime for political purposes. Earthquake hit Indonesia A magnitude 7.7 earthquake shook eastern Indonesia early Saturday, killing at least five people and touching off dozens of aftershocks, one measuring magnitude 6.1, reports the Christian Post. Flores island's Sikka Regency, which is part of East Nusa Tenggara Province, was the most affected area, where officials reported the earthquake's five deaths and several injuries. (Sikka Regency is a coastal district on the northeastern shore of Flores with a population of 346,000 spread over 647 square miles.) This Indonesian earthquake comes on the heels of an earthquake in Columbia on August 10th which killed 288 people and another earthquake in Venezuela on June 24th which killed 6,125 people. Please pray that God would comfort the families whose loved ones were killed in these three natural disasters. Dressed as Muslim, James O'Keefe exposes how MN enables voter fraud Investigative reporter James O'Keefe with the O'Keefe Media Group has exposed how Minnesota enables voter fraud by allowing registered voters to “vouch” for up to eight people living in the same precinct who are not registered to vote, reports LifeSiteNews.com. Dressed as a Muslim and accompanied by Cam Higby, who wore a burka, O'Keefe visited polls across Minneapolis and “presented an intentionally extreme scenario to expose the sheer lunacy of Minnesota's ‘vouching' system,” he explained on X. O'KEEFE: “In Minnesota, you can show up on election day and vouch for up to eight unregistered voters. Members of the Justice League dress up in traditional Muslim attire and put this vouching law to an extreme test on primary day, August 11.” UNDERECOVER KEEFE: “The vouching?” POLL WORKER: “They're vouching for you?” UNDERECOVER KEEFE: “I vouch for them.” POLL WORKER: “Oh.” UNDERECOVER KEEFE: “Is that okay?” POLL WORKER: “Yes!” UNDERECOVER KEEFE: “How does that work?” POLL WORKER: “Well, if you're all in the same precinct.” UNDERECOVER KEEFE: “Yes.” POLL WORKER: “And you are already registered, which looks like you are, then you, you can vouch for them, as ID for them.” UNDERECOVER KEEFE: “Oh, good.” KEEFE: “I say they do not need ID. She says, ‘You are the ID.' ANOTHER UNDERCOVER PERSON: “He is the ID.” KEEFE: “I am the ID.” UNDERECOVER KEEFE: “And no ID needed. I just vouch for them.” POLL WORKER: “You're the ID.” UNDERECOVER KEEFE: “I am the ID. That's good. How many people may I vouch for?” POLL WORKER: “Eight.” UNDERECOVER KEEFE: “Eight? I can vouch for eight people?” POLL WORKER: “Mm-mm.” (Nodding affirmatively) UNDERECOVER KEEFE: “Eight people. No ID. We come right back. Thank you.” Poll workers explained to him “again and again” that the people accompanying him did not need to present ID to vote as long as he vouched for them and that he could vouch for up to eight precinct residents. O'Keefe explained that this is all legal in the state, citing Minnesota Statute § 201.061 which says, “A registered voter can sign an affidavit affirming that they know another individual resides in the same precinct, allowing that person to register at the polls without presenting standard proof of residence. One registered voter can vouch for up to eight people.” Liberty Counsel urges President Trump to end mail-order abortion And finally, Liberty Counsel Action sent a letter to President Donald Trump and senior federal officials urging the administration to reverse the Biden-era policy of allowing mail-order abortion. The letter is an advocacy measure stating Abortion Kill Pills prescribed through the mail, without an in-person medical visit, endangers women, weakens state pro-life protections, and strips numerous other health and safety measures, the group explained. Under Biden, the U.S. Food and Drug Administration removed the requirement for an in-person clinic visit for the prescription of abortion pills, and the Department of Justice nullified enforcement of the federal Comstock Act of 1873, allowing abortion drugs to be sent through the mail. Since the removal of in-person visits and unfettered mail-order access, data shows the rate of severe complications from chemical abortions, between 2017 and 2023, rose by 13 percent. In his Faith and Freedom podcast, Liberty Counsel President Mat Staver said this. STAVER: “You can get these abortion drugs tele-med without ever seeing a doctor. Used to be that you needed to see a doctor at the very beginning, then you would get the prescription. Then, if you took the drug, you had to see a doctor as a follow-up because you could have complications. Now, there's no in-person visit before or after, and you can get this by tele-med. So, it's become very dangerous.” Liberty Counsel Action recommended “the immediate revocation of the Biden-era policy permitting the mailing of abortifacient drugs, whether by restoring the FDA's pre-Biden abortion pill safety protocols, enforcing of the Comstock Act, or both.” President Trump has previously declared that the states must determine their own abortion laws. In the letter, Liberty Counsel Action also advocated for that stated position noting that “abortion policy should be left to the states,” and pro-life state laws should not be “undermined by out-of-state providers illegally mailing abortion drugs across state lines.” The current policy has “stripped away vital safeguards” leading to numerous health risks, such as: An inability to verify gestational age whereby pills can be dispensed beyond the FDA's 10-week gestational limit where complications are significantly higher. An inability to effectively diagnose ectopic pregnancies that can easily be mistaken as the effects of the abortion pill, which left untreated, could lead to maternal death. An inability to verify age, leading to potential abuse of minors and violations of parental rights. An inability to detect forced or coerced abortions from abusive partners, traffickers, or family members. Beyond the potential harm to the mothers, the Abortion Kill Pill, which is now used in at least 63% of all abortions, takes the life of the innocent baby. Proverbs 24:11 says, “Rescue those being led away to death; hold back those staggering toward slaughter." Send a polite, 3-sentence letter to Attorney General Todd Blanche, urging him to prohibit the abortion industry from sending the dangerous Abortion Kill Pills in the mail. The address at the Justice Department is 950 Pennsylvania Avenue NW, Washington, DC 20530. You can find that address in our transcript today at www.TheWorldview.com. Close And that's The Worldview on this Monday, August 17th, in the year of our Lord 2026. Subscribe for free by Spotify, Amazon Music, or by iTunes or email to our unique Christian newscast at www.TheWorldview.com. Plus, you can get the Generations app through Google Play or The App Store. I'm Adam McManus (Adam@TheWorldview.com). Seize the day for Jesus Christ.
In this episode, Cherise is joined by Mariam Issoufou, Founder and Principal at Mariam Issoufou Architects with offices in New York, Niamey, Niger, and Zurich. They discuss Gourmega – a socially minded supper club in Manhattan's South Village Historic District in New York.You can see the project here as you listen along.Located on the ground floor of a landmarked 1883 building in Manhattan's South Village Historic District, Gourmega reimagines a compact historic space as a flexible restaurant rooted in food, culture, and community. The site and overall design of Gourmega are directly informed by the historical and cultural significance locally in SOHO, as well as abroad in Africa.If you enjoy this episode, visit arcat.com/podcast for more.If you're a frequent listener of Detailed, you might enjoy similar content at Gābl Media.Mentioned in this episode:Social Channel Pre-rollPromotes the YouTube channel, ARACTemy, and social handle.
Trois ans que la frontière entre le Bénin et le Niger est fermée. On annonçait une réouverture pour la mi-juillet, elle n'a pas eu lieu. À Niamey, le général Tiani parle désormais de préalables : redéploiement de forces étrangères que le Bénin dément avoir accueillies, amnistie pour des fonctionnaires nigériens condamnés à Cotonou… Ces exigences de Niamey sont-elles légitimes ? Le Bénin doit-il céder pour tourner la page ? Comment vivez-vous cette frontière fermée depuis 3 ans ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
« Voilà maintenant trois ans que Mohamed Bazoum et son épouse, Hadiza, ne sont pas sortis à l'air libre, constate Le Monde Afrique. Trois ans qu'ils sont enfermés entre quatre murs à Niamey, la capitale du Niger, sans même une promenade quotidienne comme y ont droit les détenus de droit commun. Depuis qu'il a été renversé par le chef de sa propre garde rapprochée, le général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023, l'ex-président nigérien est séquestré dans l'enceinte du palais présidentiel. (…) Sous surveillance permanente de gardes armés, précise le journal, le couple est détenu dans un appartement de son ancienne résidence, composé d'une chambre, d'une salle de bains et d'un petit salon, desservis par un couloir de quelques mètres où faire quelques pas. Il a interdiction d'en sortir. Même aérer leur est impossible : toutes les fenêtres ont été verrouillées. Leurs seules visites sont celles de leur médecin personnel, une à deux fois par semaine. (…) Moins de trois semaines après l'avoir renversé, les putschistes avaient accusé Mohamed Bazoum de "complot d'attentat à la sécurité et à l'autorité de l'État" et de "haute trahison", rappelle Le Monde Afrique. (…) La Cour d'État, une nouvelle juridiction créée par la junte, a levé son immunité présidentielle en juin 2024, ouvrant la voie à son éventuel procès. Mais depuis, rien. Mohamed Bazoum n'a jamais été formellement inculpé et ses avocats, dont un lui a rendu une unique visite en 2024, n'ont jamais eu accès au dossier ». Récents signaux positifs ? Alors, au cours de ces trois ans, plusieurs chefs d'État ont tenté d'obtenir la remise en liberté de Mohamed Bazoum : le Français Emmanuel Macron, l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso ou encore, l'ancien président béninois Patrice Talon. Le Qatar, le Maroc, l'Algérie ou encore l'Union européenne ont tenté également de jouer les bons offices. Sans résultat… Depuis ces derniers jours, relève encore Le Monde Afrique, « certains proches de Mohamed Bazoum espèrent sa libération. Ils évoquent ainsi de récents "signaux positifs", telles les visites de son grand frère aux autorités nigériennes le mois dernier. "La junte est totalement imprévisible", estime un ancien collaborateur du président détenu. Tout est possible avec ces gens. D'autant plus que le général Tiani est acculé. Il ne tient le pouvoir qu'à Niamey. Tout le reste du pays part en lambeaux. Libérer Bazoum, affirme-t-il encore, pourrait lui permettre de redorer un peu son blason, tant en interne qu'auprès des étrangers" ». « L'arbitraire ne doit pas devenir la norme » Et à l'occasion de ce troisième anniversaire de la détention de Mohamed Bazoum, les tribunes fleurissent dans la presse du continent. Mamadou Kiari Liman-Tinguiri, ancien ambassadeur du Niger aux États-Unis, s'indigne dans les colonnes de Jeune Afrique : « Au Niger, l'arbitraire ne doit pas devenir la norme, écrit-il, et le président Bazoum doit être libéré. (…) De même qu'Hamadou Adamou Souley, l'ancien ministre de l'Intérieur, le journaliste Moussa Tchangari, infatigable défenseur des droits humains, et toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, de leurs engagements ou de leur proximité réelle ou supposée avec l'ancien régime. Nous ne nous tairons pas tant qu'ils ne seront pas libres ». « Le choix de l'apaisement » ? Autre tribune publiée par Ledjely en Guinée : « Libérer Mohamed Bazoum et son épouse ne constituerait pas un aveu de faiblesse, peut-on y lire. Ce serait, au contraire, une démonstration de sagesse politique et une décision de haute portée morale. Rien de ce qui est entrepris dans l'amertume et le bras de fer perpétuel ne résiste à l'épreuve du temps. Faire le choix de l'apaisement en accordant la liberté au couple présidentiel offrirait au Niger l'opportunité de refermer une fracture douloureuse et de renvoyer au monde l'image d'une nation souveraine, sûre de sa force et respectueuse de la dignité humaine ». « À quand la fin de ce calvaire ? », s'interroge enfin le site Financial Afrik. « Il s'avère indispensable, affirme-t-il, de passer des condamnations de principe à des mesures coercitives. L'Union européenne doit faire plus qu'adopter des résolutions. De même que l'Union africaine, dont on peut déplorer l'apathie, voire le silence assumé. Après des protestations timides dans les jours qui avaient suivi le coup d'État, elle semble plutôt avoir privilégié la voie de la normalisation avec la junte au pouvoir. Ses principes, ses valeurs, ses chartes attendront ».
Au Niger, il y a trois ans, le 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum était renversé par un coup d'État militaire. Il est toujours retenu à Niamey avec son épouse. Depuis, le pays est dirigé par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani, officiellement investi président l'an dernier pour une durée de cinq ans renouvelables. L'économiste Kiari Liman-Tinguiri, directeur de l'institut West Africa and Sahel Development Institute (Wasdi), ex-ambassadeur du Niger aux États-Unis sous la présidence Bazoum est l'invité de RFI. RFI : Quel bilan trois ans après l'arrivée du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie au pouvoir au Niger ? Kiari Liman-Tinguiri : Les arguments avancés pour expliquer le coup d'État au Niger étaient doubles. Il y avait d'abord la situation sécuritaire et ensuite ce qu'ils ont appelé la gouvernance. Du point de vue de la sécurité, malheureusement, le constat est que la situation s'est détériorée de façon incontestable par rapport à 2023. Quels sont les éléments factuels dont vous disposez pour dire que la situation s'est détériorée au niveau sécuritaire ? Je me base sur des données publiques : les données de la base d'Acled. Il y a eu une hausse du nombre d'incidents sécuritaires. Il y a eu une augmentation du nombre de pertes en vies humaines. Il y a eu une augmentation du nombre d'attaques contre les forces armées. Et il y a eu une extension géographique de la violence jihadiste. Comment peut-on expliquer cette détérioration de la situation sécuritaire ? Est-elle est liée au contexte régional peut-être ? Sauf que dans le même temps, la région de Tillabéri est devenue la région la plus affectée par la violence terroriste. C'est là où il y a le plus de morts. Il n'y a aucune région, ni du Mali, ni du Burkina Faso, qui a enregistré cela. Sur le plan politique, tous les partis ont désormais été dissous au Niger, en 2025. Est-ce qu'il y a encore, à ce jour, une vie politique dans le pays ? Malheureusement, non. Si ce n'était que la dissolution des partis politiques… Il y a au Niger un rétrécissement extrême de l'espace civique. Vous avez des arrestations arbitraires en grand nombre. Vous avez une suppression de toute possibilité de liberté d'expression, l'interdiction des médias même internationaux, le mépris des décisions de justice, la dissolution des organisations non-gouvernementales et leur soumission à un système de contrôle sans précédent. Donc, un régime autoritaire. C'est ça la réalité. Cela fait trois ans que Mohamed Bazoum est détenu à Niamey. Quelles sont les nouvelles que vous avez du président renversé ? Comment se porte-t-il aujourd'hui ? J'espère qu'il se porte bien, mais le président Bazoum n'a pas de contact. Il a été privé des moyens de communication depuis très longtemps. Sa situation est préoccupante. D'abord la détention injuste, injustifiable. Il n'y a pas de précédent dans notre pays. Le président Bazoum, à l'heure où nous parlons, a été détenu plus longtemps qu'il n'a gouverné le pays. Sa détention est arbitraire. Ça, ça a été décidé par un groupe de travail des Nations unies. Il n'a pas été jugé. Il n'y a aucun grief public contre lui. Mais il y a d'autres personnes détenues : son ministre de l'Intérieur Hamadou Adamou Souley, Moussa Tchangari un activiste de la société civile... Il faut libérer tout ce monde. Économiquement en tout cas, malgré les prédictions des plus pessimistes, le pays ne s'est pas effondré. Comment décririez-vous aujourd'hui l'économie nigérienne ? Oui, sur le plan factuel, on a une croissance économique forte. En 2024, c'est remarquable, entre 9% et 10 %. En 2025, les estimations la placent autour de 7 %. Ça, c'est pour la croissance macroéconomique. Grâce au pétrole ? C'est le pétrole. Le pétrole représente à peu près 9 % du PIB. Le deuxième contributeur à la croissance, c'est l'agriculture. Mais les deux sources font qu'il ne s'agit pas d'une performance de politique publique ou de stratégie économique. Qu'il s'agisse du pipeline Niger-Bénin, qu'il s'agisse des investissements pétroliers, tout cela a été négocié et était sur le point d'entrer en production quand le coup d'État est intervenu. Transformer une croissance de nature pétrolière en réduction de la pauvreté ou en bien-être des populations, ça, ça demande des politiques publiques. De surcroît, il y a une baisse drastique de l'aide. Et tout ça, sur fond d'une augmentation de nos dépenses en matière de défense. Il y a quand même un autre élément à prendre en compte, c'est cette fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin. Que fait perdre cette fermeture de la frontière à Niamey ? C'est l'une des choses les plus incompréhensibles. Il semble que la querelle procéderait de la possibilité qu'il y ait des forces françaises basées au Bénin, qui constitueraient une menace. Mais on ne peut pas réclamer pour soi la souveraineté et décider qui peut aller chez les autres. Par bonheur, le pétrole passe quand même par le Bénin. Donc, la frontière est fermée, mais juste la frontière terrestre, au niveau de Malanville. Avec les militaires, le CNSP tient au pouvoir trois ans après. Comment d'après vous et pourquoi ? Il n'y a pas qu'au Niger. C'est le cas au Mali, c'est le cas au Burkina Faso. Je ne pense pas que le fait de perdurer au pouvoir soit lié à la performance. C'est davantage lié à l'atonie de l'élite. Les gens s'accommodent de la situation sur place. Et puis, compte tenu de la situation sécuritaire, ce ne serait un cadeau pour personne, j'imagine. C'est une tragédie de penser comme ça. La pression jihadiste est si forte que je ne sais pas si le pouvoir attire. À lire aussiTrois ans après le coup d'État, le Niger toujours en proie à l'instabilité et au terrorisme
« Voilà maintenant trois ans que Mohamed Bazoum et son épouse, Hadiza, ne sont pas sortis à l'air libre, constate Le Monde Afrique. Trois ans qu'ils sont enfermés entre quatre murs à Niamey, la capitale du Niger, sans même une promenade quotidienne comme y ont droit les détenus de droit commun. Depuis qu'il a été renversé par le chef de sa propre garde rapprochée, le général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023, l'ex-président nigérien est séquestré dans l'enceinte du palais présidentiel. (…) Sous surveillance permanente de gardes armés, précise le journal, le couple est détenu dans un appartement de son ancienne résidence, composé d'une chambre, d'une salle de bains et d'un petit salon, desservis par un couloir de quelques mètres où faire quelques pas. Il a interdiction d'en sortir. Même aérer leur est impossible : toutes les fenêtres ont été verrouillées. Leurs seules visites sont celles de leur médecin personnel, une à deux fois par semaine. (…) Moins de trois semaines après l'avoir renversé, les putschistes avaient accusé Mohamed Bazoum de "complot d'attentat à la sécurité et à l'autorité de l'État" et de "haute trahison", rappelle Le Monde Afrique. (…) La Cour d'État, une nouvelle juridiction créée par la junte, a levé son immunité présidentielle en juin 2024, ouvrant la voie à son éventuel procès. Mais depuis, rien. Mohamed Bazoum n'a jamais été formellement inculpé et ses avocats, dont un lui a rendu une unique visite en 2024, n'ont jamais eu accès au dossier ». Récents signaux positifs ? Alors, au cours de ces trois ans, plusieurs chefs d'État ont tenté d'obtenir la remise en liberté de Mohamed Bazoum : le Français Emmanuel Macron, l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso ou encore, l'ancien président béninois Patrice Talon. Le Qatar, le Maroc, l'Algérie ou encore l'Union européenne ont tenté également de jouer les bons offices. Sans résultat… Depuis ces derniers jours, relève encore Le Monde Afrique, « certains proches de Mohamed Bazoum espèrent sa libération. Ils évoquent ainsi de récents "signaux positifs", telles les visites de son grand frère aux autorités nigériennes le mois dernier. "La junte est totalement imprévisible", estime un ancien collaborateur du président détenu. Tout est possible avec ces gens. D'autant plus que le général Tiani est acculé. Il ne tient le pouvoir qu'à Niamey. Tout le reste du pays part en lambeaux. Libérer Bazoum, affirme-t-il encore, pourrait lui permettre de redorer un peu son blason, tant en interne qu'auprès des étrangers" ». « L'arbitraire ne doit pas devenir la norme » Et à l'occasion de ce troisième anniversaire de la détention de Mohamed Bazoum, les tribunes fleurissent dans la presse du continent. Mamadou Kiari Liman-Tinguiri, ancien ambassadeur du Niger aux États-Unis, s'indigne dans les colonnes de Jeune Afrique : « Au Niger, l'arbitraire ne doit pas devenir la norme, écrit-il, et le président Bazoum doit être libéré. (…) De même qu'Hamadou Adamou Souley, l'ancien ministre de l'Intérieur, le journaliste Moussa Tchangari, infatigable défenseur des droits humains, et toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, de leurs engagements ou de leur proximité réelle ou supposée avec l'ancien régime. Nous ne nous tairons pas tant qu'ils ne seront pas libres ». « Le choix de l'apaisement » ? Autre tribune publiée par Ledjely en Guinée : « Libérer Mohamed Bazoum et son épouse ne constituerait pas un aveu de faiblesse, peut-on y lire. Ce serait, au contraire, une démonstration de sagesse politique et une décision de haute portée morale. Rien de ce qui est entrepris dans l'amertume et le bras de fer perpétuel ne résiste à l'épreuve du temps. Faire le choix de l'apaisement en accordant la liberté au couple présidentiel offrirait au Niger l'opportunité de refermer une fracture douloureuse et de renvoyer au monde l'image d'une nation souveraine, sûre de sa force et respectueuse de la dignité humaine ». « À quand la fin de ce calvaire ? », s'interroge enfin le site Financial Afrik. « Il s'avère indispensable, affirme-t-il, de passer des condamnations de principe à des mesures coercitives. L'Union européenne doit faire plus qu'adopter des résolutions. De même que l'Union africaine, dont on peut déplorer l'apathie, voire le silence assumé. Après des protestations timides dans les jours qui avaient suivi le coup d'État, elle semble plutôt avoir privilégié la voie de la normalisation avec la junte au pouvoir. Ses principes, ses valeurs, ses chartes attendront ».
Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile
Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au sud du Liban, l'Union européenne qui accuse la Chine de former des soldats russes et une attaque ukrainienne importante sur la capitale russe, Moscou. Niger : que sait-on de l'attaque à l'aéroport de Niamey revendiquée par le Jnim ? Au moins onze soldats et deux civils sont morts dans une attaque à l'aéroport de Niamey revendiquée par le Jnim, Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda. Les autorités affirment avoir abattu 22 assaillants. Ces derniers étaient arrivés à l'aéroport à bord de taxis et munis de ceintures explosives. Alors qu'une attaque contre ce même aéroport a eu lieu en janvier, comment ces assaillants avec ceintures explosives ont-ils pu encore s'approcher ? Existe-t-il des défaillances de sécurité ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Sud-Liban : pourquoi les frappes israéliennes continuent malgré le cessez-le-feu ? Moins de 24 heures après l'annonce d'une trêve immédiate entre Israël et le Hezbollah, de nouvelles frappes israéliennes ont fait au moins 23 morts dans le sud du Liban le samedi 20 juin. L'armée israélienne a dit visé des positions du Hezbollah pro-iranien, en riposte à des attaques contre ses soldats déployés dans cette partie du pays. Comment expliquer la poursuite de ces bombardements malgré le cessez-le-feu et le protocole d'entente signé entre les Américains et les Iraniens ? Benyamin Netanyahu peut-il aller jusqu'à risquer sa relation avec Donald Trump ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Guerre en Ukraine : la Chine forme-t-elle des soldats russes ? La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, accuse la Chine de former des soldats russes envoyés sur le front ukrainien. Elle affirme obtenir des « informations vérifiées selon lesquelles l'armée chinoise a formé du personnel militaire russe pour combattre en Ukraine ». Des accusations rejetées par un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian, qui défend que « ces allégations sont dénuées de tout fondement factuel ». Sur quelles preuves la cheffe de la diplomatie européenne s'appuie-t-elle ? Quel serait l'intérêt pour Pékin de former des soldats russes ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Guerre en Ukraine : le rapport de force a-t-il changé sur le terrain ? L'Ukraine a lancé, le jeudi 18 juin, sa plus vaste offensive contre la capitale russe, Moscou. Plusieurs drones ont endommagé une importante raffinerie, selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine. Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, l'attaque est une « riposte justifiée » aux attaques russes contre l'Ukraine. Face à l'intensification de ces frappes, les quatre aéroports de Moscou ont été brièvement fermés. Ces bombardements signifient-ils que le rapport de change est en train de basculer sur le front ? Alors que Volodymyr Zelensky a multiplié les appels à la paix lors du G7, comment expliquer ces frappes ukrainiennes ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative.
Au Niger, c'est la deuxième fois de l'année que l'aéroport international de Niamey est visé par un groupe jihadiste. La dernière attaque s'est produite jeudi dernier, et a fait treize victimes selon les autorités : onze militaires et deux civils. Mais cette fois-ci, apparemment, la junte au pouvoir au Niger n'a pas eu besoin de l'aide des Russes pour repousser l'assaut des terroristes. Alors peut-on parler d'un succès ou d'un échec pour les miliaires au pouvoir à Niamey ? Le chercheur nigérien Brimaka Abdoul Azizou Garba enseigne à l'Institut de sciences politiques de Louvain-Europe, en Belgique. Il a été aussi conseiller spécial du président Mohamed Bazoum. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En janvier, les terroristes avaient attaqué l'aéroport de Niamey avec des motos. Cette fois-ci, ils ont essayé de s'y introduire par la ruse en se faisant passer pour des passagers. Pourquoi ce changement de stratégie ? Brimaka Abdoul Azizou Garba : Effectivement, lors de la première attaque, ils seraient arrivés à moto et pour cette deuxième, les informations, en tout cas, font état de l'usage de véhicules, notamment de taxis et de minibus. Donc, ce qui complique la détection et la prévention. C'est vrai qu'après la première attaque, des mesures avaient pourtant été prises pour renforcer la sécurité à l'intérieur et aux abords de l'aéroport. Mais, apparemment, cela n'a pas dissuadé les terroristes qui ont peut-être pu infiltrer la capitale pour mieux observer et tester les dispositifs et exploiter les moindres failles. Depuis quelques semaines, le régime militaire nigérien est en train de détruire un certain nombre de quartiers autour de l'aéroport pour mieux protéger celui-ci. Est-ce pour cela que les assaillants du 18 juin ont tenté de rentrer par la ruse en se déguisant en simple passagers ? Sûrement, parce qu'on a vu que ces mesures ont tendance à un peu dégager, décongestionner l'aéroport, en déguerpissant le quartier mitoyen. Et je pense que tout cela est observé de l'intérieur. Donc, c'est pour cela que je parle d'infiltration. Et ça, c'est typique des conflits asymétriques où l'on utilise l'effet de surprise. En janvier, l'attaque avait été revendiquée par l'EIS, l'État islamique au Sahara. Cette fois-ci, elle est revendiquée par le Jnim. Y a-t-il une coordination ou une compétition entre ces deux groupes terroristes ? Je ne pense pas que ce soit une coordination ou une compétition. Ce qui est sûr, c'est que les deux attaques à l'aéroport, c'est à cause des drones qui s'y trouvent et que les terroristes n'arrivent pas à se mouvoir comme ils veulent à cause de ces drones militaires. Je pense que l'objectif, c'est de tout faire pour détruire ces vecteurs aériens. Je dirais plutôt qu'il faut peut-être explorer un rapprochement entre l'Iswap [État islamique en Afrique de l'Ouest, NDLR] et le Jnim [lié à al-Qaïda, NDLR]. Je pense que, s'il y a coordination, peut-être c'est à ce niveau entre le Jnim et l'Iswap, du côté du bassin du lac Tchad, mais pas au niveau de l'EIS, l'État islamique au Sahara. Et est-ce que le Jnim et l'EIS, l'État islamique au Sahara, ont des ambitions politiques semblables ou différentes ? Je crois que, dans un premier temps, leur objectif, c'est d'affaiblir le Niger parce que c'est le pays quand même le plus solide des trois, où ils n'arrivent pas à prendre, à contrôler un espace. Et l'objectif, a priori, c'est de chercher à affaiblir l'État du Niger sur le plan militaire pour pouvoir s'en prendre facilement aux deux autres. C'est-à-dire qu'au Niger, les jihadistes n'arrivent pas à se tailler un fief comme au Mali ou comme au Burkina Faso ? Oui, les jihadistes n'arrivent pas à le faire parce que le Niger a vécu quand même 12 ans de stabilité politique, 12 ans de sécurité et de développement. Et je pense que le Niger a eu beaucoup d'acquis, y compris sur le plan militaire. Et ça, ça a fait que le Niger s'est largement démarqué des deux autres [pays membres de l'Alliance des États du Sahel, NDLR]. Et ça ne serait pas du tout facile pour les terroristes de pouvoir contrôler un espace au Niger, comme ils l'ont fait au Burkina Faso et au Mali. La résistance farouche des militaires nigériens le 18 juin, est-ce le signe que la junte commence à s'organiser face aux attaques terroristes, ou est-ce à votre avis un acte de désespoir sans lendemain ? Je connais bien nos militaires, je sais que ce sont des militaires qui sont braves. Il suffit de mettre les bonnes personnes à la bonne place pour qu'on puisse voir la différence. On a de très bons militaires, on a de très bons chefs militaires qui sont capables de bien planifier et de bien mener la résistance. Je crois que, dans les mesures que l'état-major a pu prendre, il y a sûrement eu des changements au niveau du dispositif et au niveau de la planification, et c'est ce qui a peut-être donné ce résultat. Au final, cette attaque terroriste repoussée devant l'aéroport ce jeudi 18, est-ce un échec ou un succès pour l'armée du Niger ? Moi, je pense que c'est un succès parce que, lors de la première attaque, on a vu que ce sont les Russes qui sont sortis pour dire : « Bon, on a sauvé le site, sans nous, ils allaient prendre votre aéroport. » Et le général Tiani [qui dirige le Niger depuis juillet 2023, NDLR] l'a dit lui-même dans le discours qu'il a fait : il a remercié les partenaires russes. Et je pense que, cette fois-ci, la riposte est venue des soldats nigériens et ils ont tout le mérite. Et ça montre une fois de plus que l'armée nigérienne est bel et bien capable d'assurer la sécurité de l'État. À lire aussiNiger: le Jnim revendique l'attaque de l'aéroport de Niamey qui a tué au moins 11 soldats et deux civils
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
On en sait un peu plus sur l'attaque terroriste qui a visé, jeudi 18 juin 2026, une base militaire située au sein de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey. Au soir des faits, l'armée nigérienne a communiqué un bilan officiel après plusieurs heures d'opérations de ratissage. Revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, l'attaque a été repoussée par les Forces de défense et de sécurité après plus de deux heures de violents affrontements.
Au sommaire : Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) a revendiqué l'attaque contre l'aéroport de Niamey de jeudi, six mois après une première attaque menée par l'État islamique. En République démocratique du Congo, après son adoption par l'Assemblée nationale début juin, le Sénat a à son tour approuvé une proposition de loi encadrant l'organisation de référendums en vue d'une révision de la Constitution. Cette réforme ouvre la possibilité d'un troisième mandat présidentiel. Programme nucléaire iranien, réouverture du détroit d'Ormuz, déblocage d'avoirs iraniens… Que sait-on du projet de protocole d'accord en discussion entre les États-Unis et l'Iran ? En Europe, les politiques migratoires se durcissent. En Suède, le Parlement a récemment adopté deux lois visant à faciliter l'expulsion des migrants. Une orientation que l'on retrouve également à l'échelle de l'Union européenne, qui envisage désormais la création de centres situés hors de ses frontières pour y transférer les personnes en situation irrégulière. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : - Hannane Ferdjani, journaliste et créatrice du média en ligne Beyond the noise Africa - Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI - Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales.
Cette nouvelle attaque est à la Une d'Actuniger : « 11 soldats et 2 civils tués, 22 assaillants neutralisés et 20 suspects interpellés », titre le journal en ligne, qui cite le ministère de la Défense. « Cette attaque, rappelle Actuniger, est la deuxième du genre qui cible l'aéroport international de Niamey depuis le début de l'année. Fin janvier, des assaillants armés avaient pris pour cible le côté de la zone aéroportuaire qui abrite la base 101 de l'armée de l'air ainsi que les partenaires russes ». Une première attaque qui a servi d'avertissement. Selon Actuniger, « le dispositif sécuritaire avait été renforcé dans la zone, ce qui a servi à contenir l'assaut de jeudi matin ». De son côté, Jeune Afrique souligne que « l'attaque a été revendiquée par le Jnim, ce qui confirme que la capitale nigérienne reste une cible des groupes jihadistes ». De quoi alimenter les peurs de la population. Jeune Afrique cite une « source de la société civile nigérienne », selon laquelle « il y a une plus grande crainte aujourd'hui, nous n'avions jamais pensé que Niamey allait être pénétrée par les groupes terroristes, mais la capitale est la cible d'attaques à présent » s'inquiète cette personne de la société civile. Besoins immenses Ebola continue de progresser dans l'est de la RDC… Le Journal de Kinshasa fait le point sur la situation alors que nous dit-il, « le bilan ne cesse de s'alourdir : 204 morts confirmés en incluant les décès enregistrés dans l'Ouganda voisine, et pas moins de 894 cas recensés, dont 875 rien qu'en RDC ». « Ces statistiques terrifiantes ne racontent pourtant pas toute l'histoire, remarque Le Journal de Kinshasa, qui précise que « derrière chaque chiffre, il y a un visage, une famille anéantie, un village plongé dans le deuil ». « Toutefois, il y a une lueur d'espoir dans ce tableau sombre, remarque le journal en ligne, 74 personnes ont été déclarées guéries. Une victoire arrachée de haute lutte par des équipes médicales qui paient pourtant un lourd tribut ». Le Journal de Kinshasa raconte également l'arrivée à Bunia de deux ministres, dont Roger Kamba, le ministre de la Santé publique dont, nous dit-on, « le visage est marqué par la gravité de la situation ». Quel est son objectif ? « Notre mission, explique-t-il, est d'évaluer l'état de la riposte, d'échanger avec les équipes mobilisées et d'identifier les obstacles qui ralentissent les interventions ». La tâche s'annonce colossale. « Les besoins sont immenses, rappelle Le Journal de Kinshasa, qui énumère : « Le manque de ressources humaines et matérielles, les infrastructures de santé défaillantes, et les difficultés d'accès aux zones reculées ». Les espoirs de l'Afrique du Sud et du Maroc La Coupe du monde de football continue de faire couler beaucoup d'encre sur le continent africain. Avec tout d'abord le match nul de l'Afrique du Sud face à la République Tchèque, hier, sur le score d'un but partout. Un match nul qui satisfait la presse sud-africaine. « Malgré toute la pression qui entoure la campagne des Bafana Bafana en Coupe du monde, explique the Star , le match de jeudi a offert un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler l'avenir du football sud-africain ». De son côté, the South African salut « l'esprit combatif des Bafana Bafana », et estime que les footballers sud-africains peuvent encore se projeter dans l'avenir, car, nous dit-on, « même s'ils restent derniers du groupe A avec un seul point, ce match nul leur permet de garder un espoir de qualification avant leur dernier match de groupe contre la Corée du Sud ». Quant au Maroc, qui a obtenu un encourageant match nul un but partout face au Brésil, lors de son premier match, il s'apprête à rencontrer l'Ecosse. Mais le sélectionneur Mohamed Ouahbi tient à garder les pieds sur terre. Le journal marocain en ligne Hespress rapporte ses propos : « Il suffit de regarder le classement pour comprendre que nous n'avons encore rien accompli (…) Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux ».
Le Journal en français facile du jeudi 18 juin 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CnvC.A
À Niamey, Abidjan et Conakry, des opérations de déguerpissement sont en cours. Si les autorités invoquent des raisons différentes, les victimes dénoncent une même réalité : des expulsions sans accompagnement. Que vous inspire cette méthode ? Votre ville est-elle concernée ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale. À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la nouvelle loi européenne des centres de retour de migrants, la visite de Romuald Wadagni au Burkina Faso et au Niger et l'opération "journée ville morte" en RDC. Corée du Sud : pourquoi 50 ministres africains étaient-ils à Séoul ? En début de semaine, Séoul a accueilli les ministres des Affaires étrangères de cinquante pays africains. Invités par leur homologue sud-coréen, Chu Hyun, ils ont échangé sur le renforcement des relations économiques, politiques et technologiques. Pourquoi la Corée du Sud s'intéresse-t-elle autant à l'Afrique ? Qu'est-il ressorti concrètement de cette réunion ? Avec Celio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul. UE : quel est ce projet de centres pour migrants bientôt créés hors d'Europe ? Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord pour durcir la politique migratoire européenne. Parmi les mesures phares : la possibilité de créer, hors de l'Union européenne, des centres destinés à accueillir des migrants en situation irrégulière avant leur retour vers leur pays d'origine. Comment ces centres vont-ils fonctionner ? Quels pays sont prêts à les accueillir ? Pourquoi cette mesure suscite-t-elle autant de débats ? Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants. Bénin-Niger : la réouverture de la frontière est-elle proche ? Après trois ans de tensions entre le Bénin et ses voisins du nord, le Niger et le Burkina Faso, le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, s'est rendu successivement à Niamey et à Ouagadougou ce mardi. Ces visites marquent-elles un changement de cap dans la diplomatie béninoise ? Peut-on espérer une réouverture prochaine de la frontière entre le Niger et le Bénin ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile béninoise. RDC : qui est derrière l'appel à la journée « ville morte » ? Ce mercredi, une partie de l'opposition congolaise a appelé les habitants de Kinshasa à une journée « ville morte ». À l'origine de cette opération : la plateforme C64, une coalition de partis opposés à toute modification de la Constitution qui pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat. Pour la C64, il s'agissait d'un test afin de mesurer sa capacité à mobiliser. Mais qui compose cette plateforme ? D'autres actions de contestation sont -elle prévues ? Avec Ithiel Batumike, professeur de sciences politique à l'Université de Liège.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une loi russe permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger, les menaces russes envers les diplomates étrangers de Kiev et la présence d'une délégation nigérienne au Bénin. Sénégal : Sonko plus puissant à l'Assemblée qu'à la Primature ? Quatre jours après avoir été limogé de la Primature, Ousmane Sonko a été élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Dès son discours d'investiture, il a donné le ton : « L'Assemblée nationale ne sera pas une chambre d'enregistrement. » L'ancien Premier ministre a promis un contrôle « ferme » de l'action gouvernementale tout en affirmant vouloir préserver la stabilité des institutions. Quels pouvoirs ce nouveau poste confère-t-il à Ousmane Sonko par rapport à son ancien statut de Premier ministre ? Comment se déroulera cette cohabitation inédite au sommet de l'État ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI au Sénégal. Russie : quelle est cette loi qui permet de frapper les opposants partout dans le monde ? La Douma a adopté une loi permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger accusés de critiquer le pouvoir. Pour le Kremlin, il s'agit de renforcer la lutte contre ceux qu'il considère comme des « ennemis de l'État ». Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant ? Est-ce une stratégie pour récupérer des fonds à l'étranger tout en réduisant encore davantage au silence les voix critiques du régime ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. Ukraine : départ des diplomates, une simple intimidation ou une menace imminente ? L'annonce survient après des frappes russes d'une rare intensité, menées le week-end dernier contre l'Ukraine, notamment à Kiev, où au moins quatre personnes ont été tuées et une centaine blessée. Mais pourquoi Moscou demande-t-elle désormais aux diplomates étrangers de quitter Kiev dès que possible ? S'agit-il d'une manœuvre d'intimidation adressée aux alliés de l'Ukraine, ou le signe avant-coureur d'une attaque de plus grande ampleur ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique «La Fabrique du Monde». Bénin - Niger : avec Romuald Wadagni, vers un dégel ? Malgré des relations toujours tendues entre le Niger et le Bénin, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine s'est rendu dimanche (24 mai 2026) à Cotonou pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président Romuald Wadagni. Accompagné notamment du ministre de l'Intérieur, il a évoqué devant la presse « une nouvelle voie » pour les relations entre les deux voisins. Cette visite marque-t-elle le début d'un dégel diplomatique entre Niamey et Cotonou ? Comment le nouveau président béninois compte-t-il s'y prendre pour permettre la réouverture de la frontière avec le Niger ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile.
Après trois ans de fermeture, va-t-on vers une réouverture de la frontière entre le Niger et le Bénin ? C'est l'espoir de nombreux habitants de ces deux pays, après la visite du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, à Cotonou. C'était dimanche dernier pour l'investiture du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré à cette occasion le Premier ministre du Niger. L'économiste français Olivier Vallée a été conseiller technique au Niger, où il a gardé de précieux contacts. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « Entre le Niger et le Bénin, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre », a déclaré le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, lors de son déplacement dimanche à Cotonou pour l'investiture du président Wadagni. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Olivier Vallée : Ça signifie que, malgré les tensions qui ont existé entre les deux États, il reste la profonde relation entre les deux pays dans la mesure où le Bénin est le débouché naturel du Niger et vice versa. Et je pense que ce qui aide beaucoup à cette décrispation entre les deux pays, c'est sans doute le fait que le président (du Niger, Abdourahamane) Tiani, qui avait eu des propos assez durs à l'égard du Bénin et du président Patrice Talon, n'ait pas fait le voyage. Donc, ça a évité d'évoquer des passifs ou des mots douloureux. Depuis l'arrivée au pouvoir au Niger du général Tiani, la frontière Niger-Bénin est fermée. Pourrait-elle rouvrir ? Je crois qu'elle est d'une certaine façon contournée. Donc, ce n'est pas absolument une priorité. Elle est contournée parce qu'une bonne partie des marchandises qui viennent du Bénin passent par le Nigeria et rentrent un peu plus haut au Niger. Donc, ce n'est pas simplement la mauvaise volonté du président Tiani du point de vue de la fermeture de cette frontière, il y a aussi que, des deux côtés, on redoute des infiltrations. Pour la partie nigérienne, la présence d'éléments américains et d'éléments français très visibles. Les Français utilisent des hélicoptères, utilisent des drones, surveillent le Niger. Donc, du côté de l'armée nigérienne, il y a le sentiment d'une menace. Et, en sens inverse, du côté béninois, bien entendu, on a peur de la pénétration du Jnim et de l'État islamique au Sahel. Il y a en effet des militaires français qui sont présents sur le sol béninois et on l'a vu notamment lors de la mise en échec du putsch du mois de décembre dernier à Cotonou. Mais qu'est-ce qui prouve que les Français et les Béninois veulent agresser le Niger, comme le dit le ministre de l'Intérieur du Niger, le général Toumba ? Le ministre de l'Intérieur est peut-être obligé pour un certain nombre de raisons de faire peut-être de la surenchère. Mais, malgré tout, sans parler d'agression, il est indéniable que cette frontière est surveillée par la partie française. Et, du côté du Niger, on ressent que ces missions de reconnaissance par drone ou par hélicoptère surveillent de près les éléments armés nigériens. Donc, il y a une méfiance qui finira par être levée. Donc, je pense que, sur la frontière, il y a des axes sûrs qui finiront par être ménagés. Mais la présence française - vu le comportement diplomatique du gouvernement français, ou peu diplomatique, je dirais, du gouvernement français vis-à-vis du Niger - ne fait rien pour faciliter la réouverture de cette frontière. C'est sans doute au Niger que le colonel béninois Pascal Tigri a trouvé refuge après son coup d'État manqué de décembre 2025 à Cotonou. La présence du Premier ministre du Niger au Bénin le 24 mai, est-elle le signe que le pouvoir du Niger a renoncé à soutenir les candidats putschistes chez son voisin du sud ? Je pense qu'il n'y a pas eu de soutien de cette opération de renversement du président Talon. Et je pense que le refuge du putschiste était un petit peu induit par la géographie plus que par le soutien que lui aurait apporté le Niger. Bon, aucune preuve n'a été fournie dans ce sens. Et son séjour au Niger aura été de courte durée. Et le passage de témoin au nouveau président est, par la présence du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, l'occasion sans doute d'effacer l'ardoise sur cet épisode comme sur d'autres. Donc, espérons que le signal donné par la sympathie de l'accueil fait au Premier ministre nigérien sera le début d'une réconciliation, peut-être par le bas. Une visite du nouveau président béninois à Niamey n'est pas du tout une chose impossible. Donc, une visite de Romuald Wadani à Niamey est programmée ? Elle est en tout cas sur les tablettes des relations de bon voisinage qu'a annoncées le Premier ministre nigérien. Et le colonel putschiste Pascal Tigri, savez-vous où il est passé ? Aux dernières informations, il n'est plus au Niger. Il est sans doute dans l'AES [au Mali ou au Burkina Faso, NDLR], mais pas au Niger. À lire aussiBénin-Niger : vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?
C'est pas une plaisanterie… que l'on regarde du côté du Yémen, de la RDC, du Burkina Faso, du Soudan, du Mali ou du Niger, ce n'est que guerres et conflits frontaliers. Et si le cousinage à plaisanterie – pratique qu'on retrouve en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale qui oblige quasiment les membres d'une même famille et de certaines ethnies à se moquer, s'insulter, mais sans conséquence aucune – et si cette pratique ne jouait plus son rôle de préservation des grandes et belles alliances ? Et si, par exemple, le président nigérien Mohamed Bazoum était victime d'un défaut de parenté à plaisanterie… ? Je m'égare sans doute, voilà pourquoi ESM a jugé bon d'inviter Salifou Boubé, enseignant à l'École politique de Paris et au Département de philosophie, culture et communication à l'Université de Niamey, qui publie, aux éditions L'Harmattan, La dialectique de l'appartenance et de la distanciation, un exemple paradigmatique : le cousinage à plaisanterie. (Rediffusion)
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba est en prison en Afrique du Sud depuis le 13 avril. Et il devrait être fixé sur son sort à la fin du mois, le 29, le temps que la justice sud-africaine examine sa demande de libération. Kemi Seba est accusé de séjour illégal dans le pays, son visa de deux mois ayant expiré. Mais surtout, pointe Le Monde Afrique, « l'activiste, déchu de sa nationalité française et connu pour ses attaques contre l'impérialisme occidental en Afrique, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le Bénin, qui le soupçonne d'avoir soutenu la tentative de coup d'État du 7 décembre dernier. (…) À la tête d'un groupuscule baptisé Urgences panafricanistes, Kemi Seba, rappelle le journal, est un habitué des propos incendiaires à l'égard de la France et de sa politique sur le continent africain. Cela lui a déjà valu d'être expulsé ou refoulé de plusieurs pays du continent, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal ou encore la Guinée. » Le Bénin demande donc son extradition. Lundi, rapporte La Nouvelle Tribune à Cotonou, « le Procureur Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin, Mario Metonou, a précisé que Kemi Seba était sous le coup de deux mandats d'arrêt. Le premier, en date du 13 juin de l'année dernière, porte sur des faits de blanchiment de capitaux. Le second, en date du 12 décembre, concerne des faits d'apologie de crime ainsi que d'incitation à la haine et à la violence. » Détenteur d'un passeport diplomatique nigérien Le Journal du Niger rappelle que Kemi Seba bénéficie d'un passeport diplomatique nigérien. « À Niamey, on observe la situation, affirme le site nigérien. Le ministre Bakary Yaou Sangaré, ayant déjà certifié l'authenticité du passeport diplomatique de Kemi Seba, on attend désormais la décision de la justice sud-africaine. En tant qu'ambassadeur itinérant du Niger, Kemi bénéficie d'une protection légale. Finalement, l'audience du 29 avril sera cruciale, pointe encore Le Journal du Niger : elle dira si l'Afrique du Sud traite Kemi Seba comme un simple justiciable en infraction de séjour, ou comme un prisonnier politique dont le sort dépendra des équilibres diplomatiques entre Pretoria, Cotonou et Niamey. » Des accointances avec des groupes d'extrême droite ? Jeune Afrique, pour sa part, publie une longue enquête sur les « liaisons dangereuses » de Kemi Seba avec des groupes d'extrême droite et la galaxie russe. Une enquête qui « met au jour des liens avec des suprémacistes blancs et des connexions avec des réseaux proches de Moscou. » En effet, précise le site panafricain, « Kemi Seba a été interpellé dans un centre commercial du quartier de Brooklyn, à Pretoria, en compagnie de son fils, mais aussi d'un certain François Van der Merwe, un Sud-Africain membre d'un groupuscule suprémaciste blanc. Selon les autorités sud-africaines, Kemi Seba aurait chargé Van der Merwe d'organiser son exfiltration du pays. » Ce Sud-Africain aurait « des liens étroits avec la galaxie russe ultra-religieuse et anti-occidentale », pointe Jeune Afrique. La même mouvance « qui a entretenu des connexions avec Kemi Seba ces dernières années. » Barbouzeries ? D'après des sources proches de Kemi Seba, citées par Jeune Afrique, l'activiste « aurait été victime d'une “opération de barbouzerie“ montée “par les services de renseignements français et béninois“, et à laquelle auraient participé “des officines notamment basées en Côte d'Ivoire“. Une thèse également avancée par Hery Djehuty, coordinateur de l'ONG Urgences panafricanistes, dans un entretien diffusé hier sur les réseaux sociaux. Récusant tout lien entre Kemi Seba et le groupuscule suprémaciste blanc, il dénonce une “intoxication médiatique“. » Mais Jeune Afrique maintient ses informations : « l'exfiltration de Kemi Seba et de son fils était bel et bien préparée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en lien avec François van der Merwe. » Et le site panafricain de s'interroger : « Kemi Seba a-t-il tourné la page de ses anciennes amitiés d'extrême droite ? A-t-il coupé les ponts avec ses sponsors russes, comme l'affirment certains de ses proches ? Ou bien, au nom de la révolution qu'il défend et de ses intérêts politiques, continue-t-il d'entretenir des alliances contre nature ? La justice sud-africaine devrait contribuer à apporter un peu de lumière sur les zones d'ombre de l'activiste. »
Entre stratégies d'influence étrangères et reprise en main des récits nationaux par les autorités de transition, le contrôle des médias est désormais un levier central de la souveraineté au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Pour décrypter ces mutations, L'atelier des médias reçoit la géopolitologue Selma Mihoubi. Depuis la série de coups d'État survenus entre 2021 et 2023, les pays qui se sont réunis en confédération au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont opéré un tournant radical, y compris sur le plan médiatique. Loin d'être uniquement le fruit d'ingérences extérieures, cette transformation s'appuie sur des racines locales profondes. Un « alignement narratif » Selma Mihoubi, docteure en géopolitique à Sorbonne Université et consultante, souligne que ce « régime narratif » s'articule autour de trois axes : la célébration d'une souveraineté retrouvée face à l'ancienne puissance coloniale française, l'instrumentalisation de l'histoire et une occultation volontaire des revers sécuritaires face aux groupes djihadistes. Face à ce que l'experte nomme un « encerclement cognitif », les États de l'AES structurent leurs propres outils de communication. La création de la radio La Voix du Liptako, de la télévision AES TV et d'une agence de presse commune à Niamey vise à créer un « alignement narratif », explique la géopolitologue. « En fait, il y a vraiment une recherche de coalition informationnelle pour diffuser un même narratif. Et d'ailleurs, les dirigeants des pays de l'AES l'ont dit eux-mêmes : les médias de service public de ces trois États [L'ORTM au Mali, la RTB au Burkina et la RTN au Niger, ndlr] doivent travailler pour le rayonnement de l'Alliance des États du Sahel et diffuser des contenus qui vont véhiculer ces narratifs-là. Donc il y a ce partage de contenus gratuits, justement pour s'assurer en fait d'un alignement narratif. » La vulnérabilité économique, un terreau fertile Les journalistes locaux ont été mis au pas tandis que le paysage médiatique sahélien souffre d'un sous-développement chronique et d'une précarité financière qui facilitent l'influence de puissances étrangères. Ainsi, l'agence étatique chinoise Xinhua propose ses dépêches gratuitement, une oportunité pour des médias locaux qui ne peuvent souscrire aux flux des agences européennes (AFP et Reuters) ou américaines (AP). Mais Selma Mihoubi explique que « cette opportunité économique de récupérer des informations gratuites n'est pas nécessairement synonyme d'une adhésion idéologique ». À cette influence feutrée s'ajoute la stratégie plus frontale de la Russie, qui utilise massivement des comptes inauthentiques et des campagnes d'astroturfing sur les réseaux sociaux pour saturer l'espace numérique de discours hostiles à la France. À lire aussiComment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l'AES
Notre Grand Invité Afrique nous emmène ce matin dans le désert nigérien, au nord de Tesker. C'est là qu'une équipe de scientifiques a découvert une nouvelle espèce de dinosaure, qui a vécu il y a 95 millions d'années. Découverte décrite dans la revue scientifique « Science » au mois de février. Son nom : Spinosaurus mirabilis. 12 mètres de long, un museau allongé et cet élément caractéristique : une grande crête sur la tête. Pour en parler, qui mieux que le paléontologue américain qui a dirigé l'expédition, en 2022 ? Paul Sereno, professeur à l'université de Chicago, répond aux questions de Magali Lagrange. RFI : Vous avez découvert une nouvelle espèce de dinosaure au Niger. Pouvez-vous nous dire à quoi ressemble le Spinosaurus mirabilis ? Paul Sereno : C'est un grand animal. Un grand prédateur avec des caractéristiques un peu particulières au niveau de la tête pour lui permettre d'attraper des poissons. Le Spinosaurus avait une grande épine dorsale. Ce qui fait surtout la spécificité de cette nouvelle espèce, c'est la crête qu'il avait sur la tête. Une crête vraiment spectaculaire, en forme de sabre courbé. C'est l'une des plus grandes jamais découvertes chez un dinosaure prédateur. Que savez vous de cette crête, servait-elle à quelque chose ? Nous pensons que sa crête était ornementale. Étant donnée sa position, juste au-dessus des yeux, il semble difficile qu'elle ait pu servir d'arme. Plusieurs d'entre elles ont aussi des bords un peu fragiles, et sont asymétriques. Toutes ces raisons nous font dire que c'était plutôt décoratif, comme on peut encore le voir chez certains oiseaux modernes. Y a-t-il d'autres dinosaures auxquels on peut le comparer ? Et bien, le Spinosaurus est vraiment à part. D'abord, on ne le trouve qu'en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Ces dinosaures sont des prédateurs, mais ce sont aussi les mieux adaptés à une vie au bord de l'eau. Ce sont des bipèdes, comme d'autres espèces de dinosaures. Mais le Spinosaurus mirabilis, comme son cousin le Spinosaurus Aegypticus, a ses propres caractéristiques. Par exemple, ses dents s'imbriquent quand il ferme la mâchoire. Ça, c'est une spécificité pour attraper des poissons glissants dans les rivières et sur les berges. Comment réagit-on quand on découvre une nouvelle espèce de dinosaure ? Ça n'arrive pas tous les jours, quelle a été votre réaction quand vous avez compris ? Nous avons été surpris. Certains membres de l'équipe ont pleuré. Mais tous, nous étions euphoriques. C'est un moment exceptionnel, quand on travaille dans cette partie du désert, qu'on fait une découverte et qu'on se rend finalement compte de la nature de cette découverte. Avec nos moyens modernes, à l'ère du numérique, non seulement nous avons pu savoir exactement où nous nous trouvions. Mais nous avons aussi été capables de prendre des photos des ossements pour les assembler. C'est ce que nous avons fait. Et donc, on était là, au milieu du Sahara, à regarder ces images sur un ordinateur portable alimenté par un panneau solaire. C'est vrai que c'est un moment dont on se souviendra. Quand vous faites une mission, vous envoyez ce que vous trouvez aux États-Unis pour l'étudier. Ensuite, est-ce que vous renvoyez tout au Niger ? C'est ce que vous allez faire ? Renvoyer les fossiles de ce nouveau dinosaure et le reste au Niger après étude ? Oui, mais en plus de renvoyer les fossiles au Niger - d'ailleurs certains ossements du Spinosaurus sont déjà au Niger - nous avons lancé un grand projet pour monter un centre du patrimoine nigérien dans la meilleure université du pays, à Niamey. Il existe aussi des plans très détaillés pour créer deux musées au Niger. L'un en plein cœur de la capitale, pour raconter l'histoire des dinosaures africains et des populations anciennes qui ont peuplé le pays. L'autre à Agadez, dans le nord du Niger. C'est un projet qui suscite beaucoup d'enthousiasme ici. On dit que le désert nigérien est un cimetière de dinosaures. Y a-t-il encore beaucoup de choses à y découvrir ? Absolument. Nous avons visité de nombreux sites qui sont incroyables. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à découvrir. Quand vous visitez le Sahara, vous avez la sensation de vous trouver sur une autre planète. C'est un sentiment merveilleux : celui d'être dans un lieu en pleine nature, où il n'y a pas de routes, où vous pouvez découvrir des choses, où personne n'a encore marché. Donc oui, il y aura encore beaucoup de découvertes. C'est pour ca que le Niger a besoin d'avoir ses propres archéologues, ses propres paléontologues, ses propres muséographes. Pour pouvoir conserver cet incroyable héritage et le présenter aux Nigériens, mais aussi aux Africains et au monde entier. À lire aussiNiger: découverte d'un nouveau type de dinosaure Spinosaurus qui vivait il y a 95 millions d'années
Deux ans de prison et un million de FCFA d'amende pour avoir osé critiquer un chef d'État étranger… Youssouf Sissoko, directeur de la publication de L'Alternance, avait été arrêté début février. Son journal venait de publier un article dénonçant les accusations du chef de la junte du Niger, Abdourahamane Tiani, à l'encontre de la France, de la Côte d'Ivoire et du Bénin, comme quoi ces trois pays étaient impliqués dans l'attaque fin janvier contre l'aéroport de Niamey, revendiquée par le groupe État islamique. L'article accusait Abdourahamane Tiani de mensonge et de faire du Niger un « laboratoire pour une expérimentation politique toxique ». Une phrase qui a valu à Youssouf Sissoko d'être poursuivi et condamné donc pour offense à chef d'État étranger. Un « recul préoccupant » La presse malienne, soumise à d'intenses pressions directes ou indirectes, reste plutôt discrète sur cette affaire. Le site d'information Bamada livre l'information brute : « Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal l'Alternance, a été condamné hier par le Tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité à deux ans ferme et au paiement d'un million de francs en guise de dommages et d'intérêts. » Les sites Malijet et Mali 24 vont un peu plus loin en rapportant la réaction de l'ASSEP, l'Association des éditeurs de presse privée : « Cette sentence lourde suscite une vague d'indignation au sein de la presse privée malienne. L'ASSEP ne mâche pas ses mots, relève Mali 24, dénonçant une décision qu'elle qualifie de "recul préoccupant" pour la liberté d'expression et la liberté de la presse au Mali. Pour l'ASSEP, cette condamnation dépasse le simple cadre judiciaire. Elle constituerait un précédent dangereux, susceptible d'accentuer la fragilité des organes de presse déjà confrontés à de nombreuses contraintes économiques, juridiques et sécuritaires. (…) L'association réaffirme aussi, pointe encore Mali 24, son engagement indéfectible en faveur d'une presse libre, indépendante et responsable, tout en appelant à une prise de conscience collective pour éviter que ce type de décision ne devienne la norme. » Tristesse et inquiétude… Le site Afrik.com resitue le contexte de cette condamnation : « Dans la mesure où le Mali et le Niger sont étroitement liés au sein de l'AES, l'Alliance des États du Sahel, la justice malienne a jugé ces écrits comme une "atteinte au crédit de l'État" et une "offense à un chef d'État étranger". Et malgré une défense axée sur le devoir d'informer et l'intérêt général, Youssouf Sissoko a donc vu la rigueur de la loi s'abattre sur lui. » Afrik.com relève aussi que « les professionnels du secteur craignent que de telles sanctions ne deviennent la norme, transformant la critique journalistique en délit pénal systématique et menaçant, à terme, l'existence même d'une presse indépendante sur le territoire malien. (…) Dans les rédactions de Bamako, poursuit le site panafricain, la tristesse se mêle à l'inquiétude. Certains journalistes voient dans cette condamnation la preuve d'une justice désormais inféodée au pouvoir militaire, s'éloignant des valeurs démocratiques fondamentales. (…) Et au-delà des frontières maliennes, des organisations internationales comme RSF, Reporters sans frontières, dénoncent une "mesure de représailles visant à faire taire les voix dissonantes au sein de l'espace AES". » Un secteur fragilisé… Enfin, à lire cet éditorial de l'hebdomadaire malien Sahel Kunafoni intitulé « l'agonie silencieuse de la presse malienne » : un édito publié avant la condamnation de Youssouf Sissoko, qui décrit « un secteur qui lutte chaque jour pour survivre » et qui dénonce « des conditions de travail extrêmement précaires » ainsi qu'une absence de soutien financier aussi bien de la part du secteur privé que du secteur public. « Sans soutien réel et durable, l'avenir de la presse écrite malienne reste incertain. (…) Et pendant ce temps, déplore Sahel Kunafoni, les journaux doivent continuer à fonctionner (…) et à produire une information crédible et professionnelle. (…) La disparition progressive des journaux ne serait pas seulement une perte pour les professionnels des médias, elle constituerait aussi un appauvrissement du débat public. »
Depuis le déclenchement des hostilités contre l'Iran, le Mali observe une prudence toute diplomatique. Une prudence que l'on retrouve au travers de la presse officielle. Ainsi, le quotidien L'Essor à Bamako pèse ses mots et évite soigneusement de citer les États-Unis : « ce 11 mars, écrit-il, la deuxième guerre Iran–Israël compte douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au-delà de ce seuil, l'incertitude sur la fin du conflit ne fera que s'épaissir. (…) Pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque, s'exclame L'Essor. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. C'est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l'ambassade d'Iran, jeudi dernier, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d'un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit ». Vers une reprise du renseignement aérien ? Aucune mention donc des États-Unis et pour cause, Bamako et Washington semblent esquisser un rapprochement. C'est du moins ce que croit savoir Afrik.com : « selon plusieurs sources au sein de l'administration américaine, les États-Unis, affirme le site panafricain, seraient sur le point de conclure un accord stratégique avec les autorités de transition maliennes. Ce texte ouvrirait la voie à la reprise de vols de surveillance, menés par avions et drones, au-dessus du territoire malien. L'objectif affiché est de renforcer la collecte de renseignements sur l'évolution des groupes jihadistes actifs dans la région. En ligne de mire, la progression du GSIM, affilié à al-Qaïda, qui étend son influence dans plusieurs zones du Sahel. Le dégel a été amorcé de manière concrète le 27 février dernier, précise Afrik.com. Dans un geste politique fort, Washington a levé les sanctions pesant sur le ministre de la Défense malien ainsi que sur plusieurs hauts responsables. Ces officiels étaient jusqu'alors visés pour leurs liens supposés avec des groupes paramilitaires russes ». Ne pas laisser le champ libre à Moscou… D'ailleurs, relève encore Afrik.com, « ce rapprochement est également déterminant dans la compétition pour l'influence au Sahel. Alors que la Russie, via Africa Corps, est devenue le principal partenaire sécuritaire du Mali après le départ des forces françaises de l'opération Barkhane en 2022, Washington ne souhaite pas laisser le champ totalement libre à Moscou. Contrairement aux diplomaties européennes, l'administration américaine actuelle semble prête à tolérer la présence russe si cela permet d'endiguer l'instabilité régionale ». Le site de l'agence Ecofin, spécialisée sur l'économie du continent, note pour sa part que « l'administration Trump a largement abandonné la politique de promotion démocratique de son prédécesseur (Joe Biden) dans le Sahel (…). Cette posture est bien accueillie à Bamako, Niamey et Ouagadougou. Le chemin reste toutefois semé d'embûches, tempère Ecofin : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont institué en décembre dernier un régime de réciprocité face aux restrictions de voyage américaines, signe que les nouvelles relations entre Washington et ses anciens partenaires sahéliens demeurent fragiles ». L'agent français emprisonné à Bamako se porte « bien » Enfin toujours à propos du Mali, Jeune Afrique apporte des précisions sur le sort de cet officier français détenu à Bamako depuis l'été dernier. Un lieutenant-colonel, officiellement deuxième secrétaire à l'ambassade de France à Bamako, mais qui était aussi accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans un complot contre la junte malienne. D'après Jeune Afrique, cet officier français serait « détenu à la base aérienne 100 de Bamako, dans une installation relevant de la Sécurité d'État malienne. Selon une source sécuritaire, l'agent français se porte "bien". Un espace dédié lui permettant de faire régulièrement du sport a été mis à sa disposition. Et "il mange et boit ce qu'il veut", confie la même source. (…) Les autorités françaises ont également pu entrer en contact avec lui ». Jeune Afrique confirme aussi « le fait que, depuis le début de sa détention, il n'a toujours pas eu accès à un avocat. »
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la Chine qui supprime les droits de douane aux pays africains et les négociations entre Américains et Iraniens. Niger-Algérie : un rapprochement au détriment du Mali ? Après dix mois de brouille diplomatique entre Niamey et Alger, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a effectué une visite officielle de deux jours en Algérie à l'invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Comment expliquer ce réchauffement ? Alors que Bamako est toujours en froid avec Alger, cette visite ne risque-t-elle pas d'avoir des conséquences sur les relations entre le Mali et le Niger ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Chine-Afrique : à qui profitera les nouvelles relations commerciales ? Annoncée l'année dernière (2025), confirmée ce lundi 16 février 2026, la mesure entrera en vigueur à partir du 1er mai. Pékin va supprimer les droits de douane sur les importations en provenance d'Afrique. Tous les pays du continent sont concernés à l'exception de l'Eswatini. Comment expliquer cette exception ? Pourquoi la Chine décide-t-elle maintenant de supprimer ses barrières douanières sur les produits africains ? Qui de la Chine ou du continent en sortira gagnant ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. États-Unis-Iran : jusqu'où ira Téhéran dans ses concessions ? Alors que des négociations directes entre Américains et Iraniens se sont tenues ce mardi (17 février 2026) à Genève, Téhéran multiplie les gestes pour faciliter un accord et éviter une nouvelle confrontation militaire. Parmi les propositions iraniennes, une baisse du niveau d'enrichissement de son uranium mais aussi des contrats avec des compagnies américaines dans les secteurs pétroliers, gazier et minier. Ces concessions peuvent-elles satisfaire Donald Trump ? Jusqu'où Téhéran est prêt à aller pour mettre fin au bras de fer avec l'administration américaine ? Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9).
In this episode, Cherise is joined by Mariam Issoufou, Founder and Principal at Mariam Issoufou Architects with offices in New York, Niamey, Niger, and Zurich, Switzerland. They discuss the Rolex Pavilion in Venice, Italy.You can see the project here as you listen along.Conceived as both an architectural gesture and a cultural offering, the 2025 Rolex Pavilion stands as an ode to sustainability, to Venice, and to the city's enduring relationship with the art of making. Two-hundred-year-old timber beams salvaged from Venetian palazzi are reimagined as the pavilion's walls, while locally crafted Venetian glass is formed into circular discs that compose the ceiling above. Glass extends to the ground plane as well, where terrazzo flooring incorporates recycled Murano glass shards as aggregate.If you enjoy this episode, visit arcat.com/podcast for more.If you're a frequent listener of Detailed, you might enjoy similar content at Gābl Media.Mentioned in this episode:Social Channel Pre-rollPromotes the YouTube channel, ARACTemy, and social handle.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une attaque russe contre l'OTAN d'ici 2028, l'attaque de l'aéroport de Niamey et la reconnaissance rwandaise de collaborer avec l'AFC/M23. Italie : l'ICE est-elle vraiment la bienvenue aux JO d'hiver ? En Italie, la présence annoncée d'une division de l'ICE, la police américaine de l'immigration, aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina suscite une vive polémique. Accusée d'être responsable de la mort par balles de deux citoyens américains à Minneapolis, l'ICE est plus que jamais contestée par ses méthodes. Quel sera le rôle de ces agents fédéraux sur le sol italien ? Les autorités italiennes ont-elles eu leur mot à dire ? Avec Anne Le Nir, correspondante de RFI à Rome. OTAN : une attaque russe d'ici à 2028, un scénario crédible ? Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Times, le lieutenant-général Gerald Funke, chef d'état-major de l'armée allemande, affirme que la Russie pourrait attaquer l'OTAN d'ici à 2028. Selon son hypothèse, il s'agirait d'une guerre hybride avec notamment des cyberattaques capables de paralyser les transports ou la santé, des sabotages et des attaques ciblées. Sur quelles preuves s'appuie-t-il pour envisager un tel scénario ? Les pays concernés prennent-ils des mesures pour prévenir ce risque ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin. Niger : pourquoi la junte accuse la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Quelques heures après l'attaque survenue à l'aéroport international de Niamey dans la nuit de mercredi à jeudi, le général Abdourahamane Tiani a accusé les présidents Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara d'être « les sponsors » des assaillants, sans évoquer leur identité. Vendredi, l'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique au Sahel. Sur quels éléments factuels s'appuie le chef de la junte du Niger pour accuser la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Avec Seidik Abba, journaliste, écrivain, président du Centre international d'études et de réflexion sur le Sahel (CIRES). Auteur de l'ouvrage « Mali/Sahel: notre Afghanistan à nous? » (Impact éditions). Rwanda : pourquoi admettre sa collaboration avec l'AFC/M23 maintenant ? Pour la première fois, Kigali a reconnu son engagement aux côtés des rebelles de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC. L'ambassadrice rwandaise aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a évoqué « une coordination sécuritaire » alors que jusqu'à présent, le Rwanda avait toujours nié son implication dans la guerre malgré les différents rapports des experts de l'ONU et la demande de plusieurs pays comme les États-Unis, la Belgique et la France de retirer ses troupes. Comment expliquer un tel aveu maintenant ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017.
La junte nigérienne a accusé les présidents français, béninois et ivoirien d'être les sponsors des assaillants. Cotonou et Abidjan ont rejeté formellement les accusations. Le sujet a aussi mobilisé des figures des réseaux sociaux proches des différents pays.
L'attaque qui a visé la nuit dernière l'aéroport de Niamey, au Niger, a été revendiqué par l'organisation Etat islamique. Les autorités, d'abord silencieuses, ont pris la parole, et elles accusent la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire d'être les commanditaires.
« Vingt mercenaires neutralisés, 11 autres interpellés », titre ActuNiger, citant le ministère de la Défense, qui a donné d'autres précisions, assurant notamment que « le dispositif de sécurité de l'aéroport, appuyé par les forces de sécurité de la ville de Niamey, a permis de repousser vigoureusement l'attaque "avec promptitude et professionnalisme" ». Le ministère de la Défense,précise également « que dans leur fuite, les assaillants ont tiré à l'aveuglette, provoquant d'importants dégâts matériels, dont la destruction d'un stock de munitions qui a pris feu et endommagé trois aéronefs civils stationnés sur le tarmac de l'aéroport ». Afrik.com de son côté, décrit l'ambiance à Niamey, pendant l'attaque : « Une vive inquiétude s'est emparée de la ville après des échanges de tirs et de puissantes explosions survenus au cœur de la nuit dans un périmètre stratégique de la capitale nigérienne (…) Selon des témoins, ajoute encore Afrik.com, les détonations se sont succédé pendant près d'une heure (...) La situation a provoqué un mouvement de panique à l'aéroport international Diori-Hamani. Des passagers, craignant une attaque directe contre des installations civiles, ont quitté précipitamment les lieux, parfois à pied ». « Sponsors extérieurs » Le calme est ensuite revenu et quelques heures plus tard, le président Abdourahamane Tiani s'est rendu sur les lieux de l'attaque. C'est ce que raconte l'APA, l'Agence de Presse Africaine, selon laquelle « le président nigérien a salué la riposte des forces de défense et de sécurité, et lancé un avertissement aux États et personnalités qu'il considère comme ayant soutenu les assaillants… » « Dans un ton particulièrement offensif, poursuit l'APA, il a mis en cause ceux qu'il considère comme des sponsors extérieurs des assaillants et il a averti : "Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écoutés aboyer, et qu'ils s'apprêtent eux aussi, à leur tour, à nous écouter rugir" », a ajouté le président nigérien, sans plus de précisions. Zone des trois frontières De son côté, le média en ligne Les échos du Niger, remarque que « depuis des jours, les autorités et les services compétents sont en état d'alerte maximal, pour parer à toute éventualité, en raison du contexte d'insécurité ambiant qui n'épargne désormais plus Niamey, la capitale nigérienne qui est la plus proche de l'épicentre du foyer terroriste au Sahel que constitue, depuis quelques années, la zone dite des trois frontières, à cheval entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali ». Qui est derrière cette attaque ? La question préoccupe également Jeune Afrique. « L'assaut n'a pas été revendiqué, remarque Jeune Afrique, mais le modus operandi, en particulier l'utilisation de drones, et son degré de coordination semblent pointer vers le Jnim, la branche sahélienne d'al-Qaïda dirigée par le Malien Iyag Ag Ghaly ». « Démonstration de force » Les assaillants n'auraient toutefois pas bénéficié de l'effet de surprise, car selon Jeune Afrique, « l'Agence Nationale de l'Aviation civile avait réuni, le vendredi 16 janvier, les différents acteurs de la plateforme aéroportuaire afin de statuer sur les mesures à prendre, compte tenu des menaces interceptées par les renseignements nigériens. À l'issue de la rencontre, un dispositif exceptionnel avait été mis en place, ce qui a sans doute contribué à limiter les dégâts provoqués par les assaillants ». Pas question toutefois de minimiser l'ampleur de l'attaque menée dans la nuit de mercredi à jeudi. Jeune Afrique estime en effet « qu'en démontrant leur capacité à frapper ainsi aussi proche de Niamey, à une dizaine de kilomètres de la présidence, et en parvenant à mener un assaut d'une telle ampleur sur des installations militaires stratégiques, les assaillants ont fait une démonstration de force ».
//The Wire//2300Z December 27, 2025////ROUTINE////BLUF: USA CONDUCTS CRUISE MISSILE STRIKES IN NIGERIA. SOMALI FRAUD IN MINNESOTA EXPANDS IN SCOPE. RUSSIA STRIKES KIEV AFTER UKRAINE ASSASSINATES GENERAL IN MOSCOW. SERIAL DRIVE-BY SHOOTER ARRESTED IN AUSTIN.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events-Ukraine: Over the past few days Russia has responded to the Ukrainian targeting of a Russian General in Moscow, by conducting strikes of their own in Kiev. LTG Fanil Sarvarov was assassinated via an explosive device that was placed inside his vehicle outside his apartment in Moscow.Analyst Comment: Before his death, LTG Sarvarov was the leader of Russia's Operational Training Directorate for the General Staff. The strikes in Kiev are not exactly good news for the peace process, but neither is an assassination of a General in Moscow, so this tit-for-tat targeting is mostly a wash.Nigeria: The Pentagon conducted missile strikes in the Islamic State-held northwestern territories of the nation on Christmas Day. The strikes were carried out on known Islamic State training camps and facilities, which have been legendary for carrying out exploitation, kidnapping, and terrorist attacks around the nation. Local Nigerian officials stated that the US carried out strikes in the Sokoto district, targeting the sub-group referred to as Islamic State-Sahel Province (ISSP).Analyst Comment: The rampant insurgencies carried out by the Islamic State throughout the entire Sahel region are by no means a new conflict, and Nigeria specifically has been host to kidnapping/ransom-style attacks on populated villages for several decades. In short, various ethnic cleansing and genocide operations have become regular and routine throughout the region over the past few centuries, but more recently have come to a head as insurgents consolidate power around the continent. As a reminder, a major scandal emerged back in 2024, when the government of Nigeria adopted a very hostile tone towards the United States, forcing the abandonment (allegedly) of Air Base 101 and 201 (in Niamey and Agadez, respectively), which were bases used by the US to target the Islamic State militants that Nigeria is now having to deal with. In the past year that the US has had a reduced role throughout the region, it would seem that Nigeria would like some more American missiles.These recent strikes were significant, but conflicts in Africa do not often abide by the universally understood ways of warfare in the west. As such, whether or not these strikes actually did anything is anyone's guess; erasing a map grid square which previously held a significant training camp surely would have resulted in some level of setback for militants, however only time will tell if this effort will reduce the capabilities of insurgent groups in the region.Of note, the technical details of the strikes are contradictory between the various agencies involved. For instance, Nigerian officials state that the strikes were carried out by MQ-9 Reaper drones, however the Pentagon published a video of (likely Tomahawk) missiles being launched from an unnamed Arleigh Burke-class Destroyer. This doesn't necessarily mean much, as it's very doubtful that the US told Nigeria anything about the strike beyond very basic details. However, this does bring into question exactly what intelligence was used to conduct the strikes. USAFRICOM has had a counter-insurgency mission throughout the continent for decades, so it's not out of the question for the US to carry out strikes without Nigeria's help at all (which is probably for the best). After all, Islamic State training camps aren't exactly hard to find. However, the Nigerian government has serious incentive to feed the US bad intel which results in bad strikes. Throughout the third world, one of the biggest complications for targeting are local sources providing "tips" on "insurg
On this episode of the “Prison Pulpit” on the China Compass podcast I dive into what missionary pilot Kevin Rideout might be experiencing in Niger (or Timbuktu) after being kidnapped by Islamic extremists (but I repeat myself) last month, in the hopes that we will take time to "remember his chains" and intercede for him as Hebrews 13:3 teaches us to do.... I'm your China travel guide, Missionary Ben, back home in Malaysia. Follow me on Twitter/X (@chinaadventures) where I share daily reminders to pray for China.You an email me anytime @ bfwesten at gmail dot com and learn more about our strategic prayer and missions projects @ PrayGiveGo.us! American Missionary Pilot Kidnapped in Niger (Oct 22) https://christianchronicle.org/missionarypilot/ https://www.christianpost.com/news/american-missionary-pilot-kevin-rideout-is-abducted-in-niger.html First, a couple of facts about where Kevin lived, and where Niger is located… He was in an upscale neighborhood of Niamey, the capital of Niger The US Embassy of Niger was just 2 miles away (8 minute drive) The Niger Natl Guard and Presidential Palace were just a mile away Niamey is located 125 miles west of NW Nigeria, and 125 south of Mali’s southern border Kevin was reportedly taken north towards Mali, home to the infamous city of Timbuktu. Niamey is 500 miles north of the Atlantic Ocean (leap-frogging Benin) Niamey is in the south Sahara, 1500 miles from the Mediterranean and 2100 miles from Cairo Niger is about twice the size of Texas, 3x the size of California, and virtually the same as Peru Niamey has about a million people, and Niger as a whole 25 million Niger has both the highest birthrate in the world at 6.5, but also the highest infant mortality rate The child mortality rate (child deaths before age 5) is between 80 and 250 per 1,000 (1 in 4) Niger is such a basketcase that even China has trouble getting them to cooperate, despite throwing hundreds of millions (billions, really) of dollars their way! China and Niger: https://northafricapost.com/88430-chinas-costly-gamble-niger-exposes-risks-of-regime-agnostic-diplomacy-in-africa.html https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3313824/china-niger-ties-challenge-beijings-cornerstone-non-interference-policy Follow China Compass Subscribe to China Compass wherever you get your podcasts. Follow me on X (@chinaadventures), check out our website (PrayGiveGo.us) and email anytime @ (bfwesten at gmail dot com). Hebrews 13:3!
It's Monday, October 27th, A.D. 2025. This is The Worldview in 5 Minutes heard on 140 radio stations and at www.TheWorldview.com. I'm Adam McManus. (Adam@TheWorldview.com) By Adam McManus U.S. Christian missionary pilot kidnapped in Niger at gunpoint Prayers are now going up to Heaven around the world for American missionary pilot Kevin Rideout after he was reportedly kidnapped from his home in the highly secure Château 1 neighborhood of Niamey, the capital of Niger in West Africa, reports The Christian Post. Rideout, a 48-year-old married father, works with Serving In Mission. Radio France Internationale reported last Wednesday that Rideout was kidnapped by three men at gunpoint near the grand Bravia Hotel, in the city center, just a few hundred meters from the presidential palace. A U.S. State Department spokesman told CBS News, "It is a top priority for the Trump administration to look after the safety of every American, and we are seeing efforts from across the U.S. government to support the recovery and safe return of this U.S. citizen.” The U.S. Embassy in Niamey also issued a security alert on Wednesday, warning Americans that they face a "heightened risk of kidnapping" throughout the country, which has been in political turmoil since a coup d'etat on July 26, 2023. There has been no known demand from any kidnappers nor any official response from the Nigerien government. Security officials said the kidnapped American's phone was tracked less than an hour after the abduction late Tuesday night to a location about 56 miles north of Niamey — in an area "considered a sanctuary for groups affiliated with the Islamic State in the Greater Sahara" between the Nigerian capital and the Malian border. Please pray Psalm 121:7 for missionary pilot Kevin Rideout. “The Lord will keep you from all harm. He will watch over your life.” Mike Johnson: Democrats want waste and abuse back in Medicaid The U.S. government has been shut down now for 27 days. Appearing on ABC, House Speaker Mike Johnson, a Republican from Louisiana, explained what the Democrats in the U.S. Senate are trying to do instead of voting for the clean Continuing Resolution to re-open the government. JOHNSON: “What it does is it unwinds the changes that Republicans put into the Big, Beautiful Bill, the big signature legislation that we passed and signed into law on July 4 that has been very successful in shoring up Medicaid for the people who are actually eligible to receive it. “What we did in the bill, and the CBO just verified this three weeks ago, the Congressional Budget Office, the nonpartisan arbiters of everything up here, they said that those provisions have helped to reduce premiums. “Why? Because we got ineligible recipients off of Medicaid, illegal aliens and able bodied young men who are riding the wagon, who are not eligible to be there. Medicaid is intended for specific populations of U.S. citizens -- that is young, pregnant women who are down on their luck, the disabled and the elderly. “Those resources are being drained from those folks, and so we fixed that. We reduced fraud, waste, and abuse in the program. Chuck Schumer's counter proposal on the [Continuing Resolution] would reverse that. That is a simple fact.” Dwayne “The Rock” Johnson polling higher than Kamala for president Former Democratic Vice President Kamala Harris, who lost in a landslide against President Donald Trump last November, chatted with BBC interviewer Laura Kuenssberg about her book 107 Days. Kamala said she might possibly run for president in 2028 despite the fact that she is a certifiable long shot. KUENSSBERG: “In terms then, of what is next for you, you write very powerfully about the differences that many women have made to your life, the experience of growing up with your extraordinary mother, or the stories of your baby nieces, Amara and Leela. When are they going to see a woman in charge in the White House?" HARRIS: “In their lifetime, for sure.” KUENSSBERG: “Could it be you?" HARRIS: "Possibly." KUENSSBERG: "Have you made a decision yet?” HARRIS: “No, I have not.” KUENSSBERG: “But you say in your book, ‘I'm not done.'” HARRIS: “That is correct. I am not done. I have lived my entire career a life of service, and it's in my bones. There are many ways to serve. I've not decided yet what I will do in the future, beyond what I'm doing right now.” KUENSSBERG: “But you've been very clear that it is a possibility you might run again to become president. And, in my experience, interviewing politicians, when someone says, ‘I'm not done,' it means they are thinking seriously about running. But when you look at the bookies odds, they put you as an outsider, even behind Dwayne “The Rock” Johnson. Is that underestimating you?” HARRIS: “I think there are all kinds of polls that will tell you a variety of things. I've never listened to polls. If I listened to polls, I would have not run for my first office or my second office. And I certainly wouldn't be sitting here in this interview.” Dwayne “The Rock” Johnson, the WWE wrestler turned actor, has starred in 30 films which have earned $6.2 billion. He also has 391 million followers on Instagram. According to Polymarket, an online betting website where users can place "yes" or "no" bets on the likelihood of world events, “The Rock” has a 5.6% chance of becoming the Democratic presidential nominee compared to Kamala Harris who has a 5% chance, reports Newsweek. California Governor Gavin Newsom and Congresswoman Alexendria Ocasio-Cortez are the top two at 32% and 11% respectively. Dallas church paints steps homosexual pride colors And finally, after Republican Texas Governor Greg Abbott threatened to withhold funding from cities and counties with pro-homosexual, pro-transgender rainbow crosswalks, one God-hating Texas church has responded by defiantly painting its own steps with the sodomite colors, reports the San Antonio Express-News. Lesbian Pastor Rachel Allison, of Oak Lawn United Methodist Church in Dallas, explained why she disagreed with Abbott. She said, "Silence in the face of harm always sides with the oppressor. Painting our steps in the colors of the rainbow is a visible witness to the gospel we preach: that every person is created in the image of God and worthy of safety, dignity and belonging." They certainly were not affirming the original Biblical meaning of the rainbow. In Genesis 9:13-15, God said, “I set My rainbow in the cloud, and it shall be for the sign of the covenant between Me and the Earth. It shall be, when I bring a cloud over the Earth, that the rainbow shall be seen in the cloud; and I will remember My covenant which is between Me and you and every living creature of all flesh; the waters shall never again become a flood to destroy all flesh.” Not surprisingly, Pastor Rachel Allison is faux married to a woman named Cheryl. Governor Abbott's threat includes San Antonio's sexual perversion district on North Main Avenue and East Evergreen Street. Now, more than six years after its installation, local perverts are urging San Antonio city officials to fight to keep the public art installations despite Abbott's directive. The Lone Star State Governor said, “Texans expect their taxpayer dollars to be used wisely, not advance political agendas on Texas roadways. To keep Texans moving safely and free from distraction, we must maintain a safe and consistent transportation network across Texas.” The directive comes after Trump-appointed U.S. Transportation Secretary Sean Duffy issued a statement urging state governors to join a national roadway safety initiative to nix artwork and political messaging from the streets. In a post to X, Duffy wrote, "Taxpayers expect their dollars to fund safe streets, not rainbow crosswalks." Write a polite, Biblically-based 2-3 sentence letter of objection to Pastor Rachel Allison, Oak Lawn United Methodist Church, 3014 Oak Lawn Avenue, Dallas, Texas 75219. Close And that's The Worldview on this Monday, October 27th, in the year of our Lord 2025. Follow us on X or subscribe for free by Spotify, Amazon Music, or by iTunes or email to our unique Christian newscast at www.TheWorldview.com. I'm Adam McManus (Adam@TheWorldview.com). Seize the day for Jesus Christ.