Podcasts about Conakry

Capital and chief port of Guinea

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Conakry

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Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Déguerpissements : quelles conséquences pour les personnes concernées?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 20:00


À Niamey, Abidjan et Conakry, des opérations de déguerpissement sont en cours. Si les autorités invoquent des raisons différentes, les victimes dénoncent une même réalité : des expulsions sans accompagnement. Que vous inspire cette méthode ? Votre ville est-elle concernée ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

AviaDev Insight Africa
378. The May 2026 AviaDev Insight Africa Connectivity Update with Sean Mendis and Behramjee Ghadially

AviaDev Insight Africa

Play Episode Listen Later May 22, 2026 112:55


Welcome to the May 2026 AviaDev Connectivity Update! Join host Jon Howell, Founder and CEO of AviaDev Africa, joined by Regular Guests and Aviation Consultants, Sean Mendis and Behramjee Ghadially as they dive into the latest developments in African aviation. TOPICS:  00:00 - Introduction and Overview 01:28 - Virgin Atlantic doubles down on South Africa 04:16 - KLM quietly grows Cape Town capacity 08:43 - South African Airways: new CEO, fresh cuts 16:56 - Airlink launches Cape Town–Zanzibar nonstop 25:27 - Turkish Airlines slashes African routes  35:43 - Qatar Airways' Return to Africa 39.24 - Air Tanzania's big ambitions 51:58 - Uganda Airlines' Operational Challenges 58:43 - Kenya Airways: what's new and next? 66:05 - Jambojet's low-cost regional push 76:16 - Air Botswana's Operational Issues 81:57 - Africa World Airlines eyes Conakry 83:54 - Ethiopian Airlines expands globally/ Air Congo's rapid expansion in the DRC/ Malawi Airlines adds Lubumbashi 93:49 - Air Peace cuts long-haul, buys narrowbodies 103:28 - United Nigeria eyes Johannesburg (exclusive) 106:29 - Air Côte d'Ivoire's Johannesburg Route  

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

Invité de la mi-journée
Ebola: «Le risque de dissémination de cette épidémie est très élevé», alerte le virologue Sylvain Blaize

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later May 17, 2026 7:37


La République démocratique du Congo, touchée par une nouvelle épidémie d'Ebola, recense 246 cas suspects et 80 décès potentiellement liés à ce virus. L'OMS élève ce dimanche 17 mai son niveau d'alerte, il s'agit désormais d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Sylvain Blaize, docteur en virologie, responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (FHV), répond aux questions de RFI. RFI : Il s'agit d'une résurgence de la souche d'Ebola « Bundibugyo », une souche mal connue. Quelle est sa particularité ? Concernant son niveau de létalité, à quel point est-elle mortelle ? Sylvain Blaize : La souche « Bundibugyo » est une des espèces de virus Ebola pathogènes pour l'homme. C'est la seule qui a été découverte récemment, puisque la découverte de ce virus date de 2007. Il y a eu deux épidémies déjà recensées, notamment dans la même région en RDC, et à côté en Ouganda. La particularité, finalement, il n'y en a pas vraiment par rapport aux autres souches d'Ebola, si ce n'est que c'est peut-être la moins létale des souches pathogènes, puisqu'on a une létalité de 30 à 50 % sur les deux épidémies précédentes. L'Organisation mondiale de la santé élève ce dimanche son niveau d'alerte et considère qu'il s'agit d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Deux cas, dont un mort, ont aussi été confirmés en Ouganda alors que le Rwanda et la RDC fermaient temporairement leurs frontières. Le Soudan du Sud et le Kenya sont en alerte. Que doit-on faire concrètement ? Quels sont les gestes barrières à mettre en place ? La transmission se fait par contact pour ces virus. Donc, il faut évidemment éviter tout contact avec les malades. Il n'y a malheureusement pas de vaccin ni de traitement contre cette souche particulière de virus Ebola, contrairement à la souche Zaïre. Le seul moyen de contrer cette épidémie, c'est de limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La difficulté aujourd'hui, c'est qu'on est dans une zone de conflit, avec des interventions qui sont difficiles. Une zone où les gens se déplacent beaucoup, où il y a des mouvements de population. Le risque de dissémination est très élevé. Et la découverte tardive de cette épidémie à un moment où elle est déjà très disséminée, avec des cas en Ouganda aussi (...) des milliers de contacts potentiellement à surveiller. Il n'y a pas de vaccin pour l'heure, ni de traitement thérapeutique. Comment peut-on gérer une épidémie dans ce contexte ? Je vous le disais, le moyen de gérer cette épidémie, c'est de recenser tous les contacts, de les suivre, de les isoler dès qu'ils tombent malades, puisque la contagion se fait dès que les signes cliniques apparaissent. Au niveau des traitements, il n'y a pas de traitement spécifique, mais on a des traitements que l'on dit de support symptomatique, qui passent par aider l'organisme à passer le cap, la réhydratation, une espèce de prise en charge en soins intensifs. Mais évidemment, dans la région où sévit le virus, c'est difficile à mettre en place. Donc, principalement limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La 17ᵉ épidémie d'Ebola que connaît la République démocratique du Congo. Vous qui avez travaillé sur l'épidémie en Guinée en 2014, quelles leçons peuvent être tirées de ces précédentes épidémies ? Les leçons qu'on peut tirer, c'est qu'effectivement, la première chose à faire pour limiter l'ampleur de ces épidémies, c'est de les détecter le plus vite possible. On l'a vu en Guinée – le problème, c'est qu'on est un peu dans la même situation – le virus avait été détecté très tardivement. Au moment où on l'avait détecté à l'époque en Guinée, il s'était déjà disséminé à Conakry, au Liberia. Si on découvre rapidement le virus, on peut rapidement contrôler sa dissémination, surtout dans ces régions assez reculées. Par contre, si on le détecte tardivement, quand les gens ont déjà bougé et le virus est déjà présent dans différentes localités, c'est beaucoup plus compliqué. La première chose, c'est de renforcer les méthodes et les moyens de diagnostic sur place et la surveillance dans ces régions isolées. L'épidémie a franchi un nouveau seuil le 14 mai avec la mort en Ouganda d'un Congolais de 59 ans de retour de l'Ituri. Cela pose la question de la gestion des enterrements, par exemple, des contacts des corps avec les familles. Comment cela peut-il s'organiser ? En cas d'épidémie, ce que font les équipes en place, c'est de prendre en charge les enterrements puisqu'on sait que les enterrements sont des moments de grande contagiosité puisque les corps sont très contagieux. Les gens qui assistent aux obsèques ont l'habitude de toucher les corps. Il y a des rites qui sont associés et qui favorisent la transmission. Cela passe par des enterrements que l'on dit « sécurisés », où les gens n'ont plus accès au corps. Ce qui pose des problèmes sociaux, puisque ces traditions sont importantes pour les populations qui sont touchées. Mais il faut vraiment limiter le contact entre les corps et faire des enterrements sécurisés, c'est quelque chose de très important pour la lutte. Le foyer d'infection s'est déclaré à Mongwalu, à environ 80 kilomètres de la capitale de la province de l'Ituri. Une zone difficile d'accès pour les équipes médicales. Quels sont, à ce stade de l'épidémie, les besoins les plus importants pour les médecins sur place ? Les besoins les plus urgents, c'est de mettre en place des centres de traitement et des centres de diagnostic pour pouvoir recenser les contacts et les malades le plus rapidement possible, ainsi que pour les équipes sur place, suivre les contacts et les recenser. C'est un gros travail d'épidémiologie qui doit se faire rapidement. Et puis mettre en place des centres de traitement temporaire, comme on l'a vu en Afrique de l'Ouest à l'époque, pour pouvoir prendre en charge les malades. Il y a 33 150 cas suspects. Cela fait beaucoup de personnes à prendre en charge et il n'y a pas les moyens sur place. Il faut renforcer les structures de santé très rapidement. Comment protège-t-on les équipes sanitaires sur place ? On les protège avec des équipements de protection individuelle, qui visent à empêcher tout contact entre les muqueuses, la peau des soignants et les fluides biologiques des malades. Cela passe par des blouses étanches, par des lunettes étanches, par des masques chirurgicaux et FFP2 qui sont plus efficaces que des masques chirurgicaux. Une tenue où il n'y a aucun centimètre carré de peau à l'air libre. C'est difficile d'entrer dans ces tenues, puisque sur place il fait chaud. Quand on est dans ces tenues, on peut être en situation au maximum trois quarts d'heure. Après, ce n'est plus possible, la personne risque d'avoir un malaise à cause de la déshydratation et de la chaleur. C'est très compliqué pour les soignants d'intervenir avec ces tenues. À lire aussiRDC: l'épidémie d'Ebola est désormais une urgence sanitaire «de portée internationale», selon l'OMS

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sahel frappé par une vague de chaleur extrême

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 3:45


Le mercure atteint parfois les 47 degrés au Mali, au Niger et au Burkina Faso, rapporte La Nouvelle Tribune. L'agence nationale de la météorologie du Mali prévoit que ces températures dureront au moins jusqu'à lundi prochain, prévient le journal qui rappelle au passage les recommandations à adopter : éviter l'exposition prolongée au soleil, porter des vêtements adaptés ou encore la vigilance pour les personnes les plus fragiles. Ces températures élevées « perturbent plusieurs activités » à Bankass dans la région malienne de Bandiagara, s'inquiète Bamada.net. Le site fait état d'une chaleur « particulièrement étouffante », « des charretiers affirment avoir été contraints de ralentir, voire d'interrompre leurs activités ». Pour Tchadinfos, cela ne fait aucun doute : le réchauffement climatique est la cause de ces phénomènes climatiques extrêmes. Et ils n'ont pas que des conséquences sur les températures. Le site pointe une étude d'une université californienne qui montre que la chaleur fait vieillir plus vite. « Dans les régions les plus exposées, peut-on lire, cela pourrait représenter jusqu'à 14 mois de vieillissement supplémentaire ». « Comprendre et atténuer ces effets apparaît désormais comme une priorité sanitaire mondiale », poursuit Tchadinfos. À lire aussiL'impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb Ouverture de l'Africa CEO Forum ce jeudi à Kigali Plusieurs chefs d'État ont fait le déplacement au Rwanda pour ce rendez-vous annuel du secteur privé africain. Gabonreview relate notamment l'arrivée hier de Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président gabonais, nous dit le site, entend « nouer des partenariats » dans plusieurs secteurs, « infrastructures, énergie, agro-industrie, numérique et transformation locale des ressources naturelles ». « Un message calibré pour des interlocuteurs qui attendent du Gabon des signaux clairs, au-delà des discours », poursuit Gabonreview. « Un agenda d'affaires chargé », titre pour sa part Guinéematin à Conakry. Mamadi Doumbouya a fait le voyage accompagné d'une importante délégation. C'est même « le premier déplacement international d'envergure du Guinea Development Board (GDB), créé par décret présidentiel en mars dernier », nous dit le site. L'Africa CEO Forum est coorganisé par Jeune Afrique. Le magazine raconte le discours, hier à la tribune, de Paul Kagamé. Le président rwandais a dénoncé « le double discours des grandes puissances ». « D'un côté, ils viennent nous donner des leçons sur les droits humains et de l'autre, ils viennent nous prendre nos minerais. On ne doit plus attendre de se faire arnaquer » a-t-il lancé devant un public hilare, écrit le magazine. Retour sur le voyage du président taïwanais en Eswatini C'était il y a deux semaines, mais le New York Times dévoile les coulisses de ce déplacement dans une longue enquête, « au cœur de la mission secrète visant à transporter le président taïwanais en Afrique ». Le quotidien raconte les tentatives de la Chine pour tuer ce déplacement dans l'œuf. L'Eswatini est le seul pays africain à reconnaitre Taïwan, et pour se rendre dans le petit royaume enclavé d'Afrique australe, il faut traverser l'espace aérien des alliés de Pékin. « Un jeu du chat et de la souris à haute altitude », commente le New York Times. Les Seychelles, Maurice et Madagascar ont retiré l'autorisation de survol de leur espace aérien. Pour contrer cette interdiction, rapporte le journal, Lai Ching-Te et son équipe ont emprunté l'Airbus A340 du roi Mswati III. « Son voyage était un secret pour presque tout le monde à Taïwan, y compris au sein du gouvernement », explique le New York Times. « Afin d'alléger l'appareil et d'économiser du carburant, peut-on lire, les passagers n'étaient autorisés qu'à emporter des bagages cabine. » « L'avion a survolé l'espace aérien de Madagascar et de l'île Maurice ; selon les autorités taïwanaises, aucun des deux pays ne semblait savoir qui se trouvait à bord. » À lire aussiEswatini: le président taïwanais en visite, après un premier rendez-vous reporté sous la pression chinoise

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sahel frappé par une vague de chaleur extrême

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 3:45


Le mercure atteint parfois les 47 degrés au Mali, au Niger et au Burkina Faso, rapporte La Nouvelle Tribune. L'agence nationale de la météorologie du Mali prévoit que ces températures dureront au moins jusqu'à lundi prochain, prévient le journal qui rappelle au passage les recommandations à adopter : éviter l'exposition prolongée au soleil, porter des vêtements adaptés ou encore la vigilance pour les personnes les plus fragiles. Ces températures élevées « perturbent plusieurs activités » à Bankass dans la région malienne de Bandiagara, s'inquiète Bamada.net. Le site fait état d'une chaleur « particulièrement étouffante », « des charretiers affirment avoir été contraints de ralentir, voire d'interrompre leurs activités ». Pour Tchadinfos, cela ne fait aucun doute : le réchauffement climatique est la cause de ces phénomènes climatiques extrêmes. Et ils n'ont pas que des conséquences sur les températures. Le site pointe une étude d'une université californienne qui montre que la chaleur fait vieillir plus vite. « Dans les régions les plus exposées, peut-on lire, cela pourrait représenter jusqu'à 14 mois de vieillissement supplémentaire ». « Comprendre et atténuer ces effets apparaît désormais comme une priorité sanitaire mondiale », poursuit Tchadinfos. À lire aussiL'impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb Ouverture de l'Africa CEO Forum ce jeudi à Kigali Plusieurs chefs d'État ont fait le déplacement au Rwanda pour ce rendez-vous annuel du secteur privé africain. Gabonreview relate notamment l'arrivée hier de Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président gabonais, nous dit le site, entend « nouer des partenariats » dans plusieurs secteurs, « infrastructures, énergie, agro-industrie, numérique et transformation locale des ressources naturelles ». « Un message calibré pour des interlocuteurs qui attendent du Gabon des signaux clairs, au-delà des discours », poursuit Gabonreview. « Un agenda d'affaires chargé », titre pour sa part Guinéematin à Conakry. Mamadi Doumbouya a fait le voyage accompagné d'une importante délégation. C'est même « le premier déplacement international d'envergure du Guinea Development Board (GDB), créé par décret présidentiel en mars dernier », nous dit le site. L'Africa CEO Forum est coorganisé par Jeune Afrique. Le magazine raconte le discours, hier à la tribune, de Paul Kagamé. Le président rwandais a dénoncé « le double discours des grandes puissances ». « D'un côté, ils viennent nous donner des leçons sur les droits humains et de l'autre, ils viennent nous prendre nos minerais. On ne doit plus attendre de se faire arnaquer » a-t-il lancé devant un public hilare, écrit le magazine. Retour sur le voyage du président taïwanais en Eswatini C'était il y a deux semaines, mais le New York Times dévoile les coulisses de ce déplacement dans une longue enquête, « au cœur de la mission secrète visant à transporter le président taïwanais en Afrique ». Le quotidien raconte les tentatives de la Chine pour tuer ce déplacement dans l'œuf. L'Eswatini est le seul pays africain à reconnaitre Taïwan, et pour se rendre dans le petit royaume enclavé d'Afrique australe, il faut traverser l'espace aérien des alliés de Pékin. « Un jeu du chat et de la souris à haute altitude », commente le New York Times. Les Seychelles, Maurice et Madagascar ont retiré l'autorisation de survol de leur espace aérien. Pour contrer cette interdiction, rapporte le journal, Lai Ching-Te et son équipe ont emprunté l'Airbus A340 du roi Mswati III. « Son voyage était un secret pour presque tout le monde à Taïwan, y compris au sein du gouvernement », explique le New York Times. « Afin d'alléger l'appareil et d'économiser du carburant, peut-on lire, les passagers n'étaient autorisés qu'à emporter des bagages cabine. » « L'avion a survolé l'espace aérien de Madagascar et de l'île Maurice ; selon les autorités taïwanaises, aucun des deux pays ne semblait savoir qui se trouvait à bord. » À lire aussiEswatini: le président taïwanais en visite, après un premier rendez-vous reporté sous la pression chinoise

Revue de presse Afrique
À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 3:48


Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures.  D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal.  Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen.  « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»

Revue de presse Afrique
À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 3:48


Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures.  D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal.  Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen.  « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»

Priorité santé
Hépatite B, tuberculose, mpox et arboviroses: actualités de l'infectiologie

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 7, 2026 48:29


À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actualités de l'infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l'échelle mondiale. Quelle est la situation actuelle ? Quels sont les moyens de prévention existants ? Quelles sont les prises en charge existantes ?       Troisième et dernière émission, à Lausanne, à l'occasion de l'Afravih, la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes.   Nous évoquons les infections qui font l'actualité et qui nécessitent à la fois surveillance rapprochée et des efforts continus en matière de prévention, de prise en charge de recherche : les arboviroses, certaines zoonoses (Mpox et fièvre de Lassa), et des infections anciennes comme la tuberculose ou l'hépatite B qui, chacune, provoque plus d'un million de décès chaque année à l'échelle planétaire. Autant de maladies qui occupent de nombreux chercheurs et cliniciens, en particulier en zone tropicale: nous leur donnons  la parole.   Pr Didier Koumavi Ekouévi, professeur de Santé Publique à l'Université de Lomé au Togo, chef du Département de Santé Publique Dr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue et spécialiste de la tuberculose. Maître de conférences agrégé à la faculté des Sciences de la santé à l'université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) Pr Placide Mbala Kingebeni, professeur à la faculté de médecine de l'université de Kinshasa. Chef de département d'Epidémiologie et Santé Globale à l'Institut National de Recherche Biomédicale, basé à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.   Programmation musicale :     ► Louis Matute, Rico TK – I'll see you soon ► Yoa – Moi.

Priorité santé
Hépatite B, tuberculose, mpox et arboviroses: actualités de l'infectiologie

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 7, 2026 48:29


À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actualités de l'infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l'échelle mondiale. Quelle est la situation actuelle ? Quels sont les moyens de prévention existants ? Quelles sont les prises en charge existantes ?       Troisième et dernière émission, à Lausanne, à l'occasion de l'Afravih, la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes.   Nous évoquons les infections qui font l'actualité et qui nécessitent à la fois surveillance rapprochée et des efforts continus en matière de prévention, de prise en charge de recherche : les arboviroses, certaines zoonoses (Mpox et fièvre de Lassa), et des infections anciennes comme la tuberculose ou l'hépatite B qui, chacune, provoque plus d'un million de décès chaque année à l'échelle planétaire. Autant de maladies qui occupent de nombreux chercheurs et cliniciens, en particulier en zone tropicale: nous leur donnons  la parole.   Pr Didier Koumavi Ekouévi, professeur de Santé Publique à l'Université de Lomé au Togo, chef du Département de Santé Publique Dr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue et spécialiste de la tuberculose. Maître de conférences agrégé à la faculté des Sciences de la santé à l'université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) Pr Placide Mbala Kingebeni, professeur à la faculté de médecine de l'université de Kinshasa. Chef de département d'Epidémiologie et Santé Globale à l'Institut National de Recherche Biomédicale, basé à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.   Programmation musicale :     ► Louis Matute, Rico TK – I'll see you soon ► Yoa – Moi.

Revue de presse Afrique
À la Une: en RDC, le président «n'exclut pas un troisième mandat»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:01


La conférence de presse du président congolais Félix Tshisekedi, donnée mercredi 6 mai 2026, fait la Une de Radio Okapi. Le site précise, en le citant, que Félix Tshisekedi n'a « pas sollicité un troisième mandat », mais que le débat sur la révision de la Constitution - pour permettre, donc, d'effectuer un troisième mandat présidentiel - est un « débat normal ». Le chef de l'Etat s'est dit ouvert en tout cas à une réforme de la constitution par référendum. « Il a toutefois insisté sur son objectif principal : le retour de la stabilité et de la dignité de la RDC », note le site d'information. 7sur7 revient aussi sur cette conférence de presse dans un article très bref. Le président « a précisé que si la population congolaise lui demandait de revenir au front, il se mettrait à sa disposition ». Une annonce peu surprenante Ailleurs sur le continent, ces annonces étaient attendues. « Tshisekedi se dévoile enfin », s'exclame Le Djely à Conakry. « Les histoires de limitation de mandat, plus personne ne s'en soucie désormais en Afrique, commente le journal, notamment dans l'espace francophone ». « Le terrain est déjà balisé », lance La Nouvelle Tribune, au Bénin. « Depuis plusieurs mois, la majorité présidentielle prépare méthodiquement le terrain », explique le journal, qui rappelle que depuis plusieurs mois, députés et ministres évoquent ouvertement la possibilité d'un troisième mandat. Le président congolais « laisse ses lieutenants parler, les textes avancer et le temps s'écouler », résume La Nouvelle Tribune. « Félix Tshisekedi tombe enfin le masque! » grince, de son côté, Wakat Sera au Burkina Faso. « En plus de succomber au charme du troisième mandat, Félix Tshisekedi fait preuve d'une certaine maîtrise dans l'art du chantage », poursuit le journal, qui rappelle que le président congolais n'a pas exclu non plus de repousser l'échéance présidentielle en raison du conflit dans l'est. Mali : le pouvoir fait le point sur les attaques du 25 avril Le commandant Djibrila Maïga, sous-directeur des relations publiques de l'armée, a donné mardi 6 mai 2026 une conférence de presse sur les attaques du 25 avril. « Le message transmis est celui d'une armée prête à défendre la souveraineté du pays », retient Sahel Tribune qui cite ensuite le commandant : les groupes armés « sont actuellement en déroute, dit-il, soumis à une pression constante.» « L'armée s'attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l'approvisionnement », écrit de son côté Maliweb, alors que le blocus djihadiste met les habitants de la capitale sous pression. « Un effort particulier est porté sur le carburant, rapporte le journal, avec l'arrivée récente de plus de 850 camion-citerne à Bamako sous protection militaire ». Impact sur les liaisons aériennes « Le ciel malien se vide un peu plus », décrit Jeune Afrique qui se demande si les compagnies africaines peuvent « compenser l'absence de Corsair et Turkish Airlines », qui ont suspendu provisoirement leurs activités dans le pays. « Il n'y a plus de vol direct vers l'Europe », résume un tour-opérateur basé à Bamako et interrogé par le journal. En revanche, « le retrait progressif des compagnies européennes profite directement aux acteurs africains », remarque Jeune Afrique. « Air Côte d'Ivoire, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc, Tunisair », ils sont encore tous là, sur le tarmac de l'aéroport de Bamako. « Air Côte d'Ivoire reste de loin la compagnie qui profitera le plus de [ce] repli », « avec sept vols hebdomadaires et une liaison directe depuis Abidjan vers Paris ». « Cette situation, analyse un expert de l'aérien cité par JA, renforce Abidjan et Lomé comme hubs régionaux, tant sur la desserte régionale que pour les connexions vers Paris ».

Le Conseil Santé
Infectiologie: «Les arboviroses font partie des maladies infectieuses les plus anciennes avec lesquelles nous vivons»

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later May 7, 2026 1:41


À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous parlons de l'infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l'échelle mondiale. Avec:  Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG).      Retrouvez l'émission dans son intégralité iciLutte contre le VIH : les défis actuels

Revue de presse Afrique
À la Une: en RDC, le président «n'exclut pas un troisième mandat»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:01


La conférence de presse du président congolais Félix Tshisekedi, donnée mercredi 6 mai 2026, fait la Une de Radio Okapi. Le site précise, en le citant, que Félix Tshisekedi n'a « pas sollicité un troisième mandat », mais que le débat sur la révision de la Constitution - pour permettre, donc, d'effectuer un troisième mandat présidentiel - est un « débat normal ». Le chef de l'Etat s'est dit ouvert en tout cas à une réforme de la constitution par référendum. « Il a toutefois insisté sur son objectif principal : le retour de la stabilité et de la dignité de la RDC », note le site d'information. 7sur7 revient aussi sur cette conférence de presse dans un article très bref. Le président « a précisé que si la population congolaise lui demandait de revenir au front, il se mettrait à sa disposition ». Une annonce peu surprenante Ailleurs sur le continent, ces annonces étaient attendues. « Tshisekedi se dévoile enfin », s'exclame Le Djely à Conakry. « Les histoires de limitation de mandat, plus personne ne s'en soucie désormais en Afrique, commente le journal, notamment dans l'espace francophone ». « Le terrain est déjà balisé », lance La Nouvelle Tribune, au Bénin. « Depuis plusieurs mois, la majorité présidentielle prépare méthodiquement le terrain », explique le journal, qui rappelle que depuis plusieurs mois, députés et ministres évoquent ouvertement la possibilité d'un troisième mandat. Le président congolais « laisse ses lieutenants parler, les textes avancer et le temps s'écouler », résume La Nouvelle Tribune. « Félix Tshisekedi tombe enfin le masque! » grince, de son côté, Wakat Sera au Burkina Faso. « En plus de succomber au charme du troisième mandat, Félix Tshisekedi fait preuve d'une certaine maîtrise dans l'art du chantage », poursuit le journal, qui rappelle que le président congolais n'a pas exclu non plus de repousser l'échéance présidentielle en raison du conflit dans l'est. Mali : le pouvoir fait le point sur les attaques du 25 avril Le commandant Djibrila Maïga, sous-directeur des relations publiques de l'armée, a donné mardi 6 mai 2026 une conférence de presse sur les attaques du 25 avril. « Le message transmis est celui d'une armée prête à défendre la souveraineté du pays », retient Sahel Tribune qui cite ensuite le commandant : les groupes armés « sont actuellement en déroute, dit-il, soumis à une pression constante.» « L'armée s'attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l'approvisionnement », écrit de son côté Maliweb, alors que le blocus djihadiste met les habitants de la capitale sous pression. « Un effort particulier est porté sur le carburant, rapporte le journal, avec l'arrivée récente de plus de 850 camion-citerne à Bamako sous protection militaire ». Impact sur les liaisons aériennes « Le ciel malien se vide un peu plus », décrit Jeune Afrique qui se demande si les compagnies africaines peuvent « compenser l'absence de Corsair et Turkish Airlines », qui ont suspendu provisoirement leurs activités dans le pays. « Il n'y a plus de vol direct vers l'Europe », résume un tour-opérateur basé à Bamako et interrogé par le journal. En revanche, « le retrait progressif des compagnies européennes profite directement aux acteurs africains », remarque Jeune Afrique. « Air Côte d'Ivoire, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc, Tunisair », ils sont encore tous là, sur le tarmac de l'aéroport de Bamako. « Air Côte d'Ivoire reste de loin la compagnie qui profitera le plus de [ce] repli », « avec sept vols hebdomadaires et une liaison directe depuis Abidjan vers Paris ». « Cette situation, analyse un expert de l'aérien cité par JA, renforce Abidjan et Lomé comme hubs régionaux, tant sur la desserte régionale que pour les connexions vers Paris ».

Revue de presse Afrique
À la Une: la Russie impuissante au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 4:11


« Je tiens à reconnaître la qualité de la coopération avec notre partenaire stratégique la Fédération de Russie » : petite phrase remarquée hier lors de la réapparition publique du chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Phrase rapportée notamment par le site d'information Bamada. Il n'en reste pas moins que la Russie, au travers de ses paramilitaires d'Africa Corps, n'a été d'aucun secours ce week-end lors des attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes. « Après la prise de Kidal par les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires russes de l'Africa Corps, ont été évacués sous escorte de la ville », pointe Le Monde Afrique. Un accord de retraite, pour ne pas dire de capitulation, avait été conclu avec le FLA. « La junte a ainsi vu son plus fidèle allié lui tourner le dos », constate encore Le Monde Afrique. Et « de nombreux soldats maliens et russes restaient retranchés au sein de bases militaires, avant-hier, dans le nord et dans le centre du pays, encerclés par des membres du JNIM et du FLA, selon plusieurs sources sécuritaires. » Capitulation… « À Kidal, la vitrine malienne de Moscou se brise », renchérit Afrik.com. « Ce revers dépasse le terrain militaire, estime le site panafricain. Il atteint directement le discours politique construit autour du partenariat russe et propagé par la puissante machine médiatique du Kremlin. Désormais, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s'être retirées trop vite, voire d'avoir laissé les soldats maliens exposés. » Ceux-ci, en effet, n'ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… « Pour les régimes africains tentés par le modèle russe, encore récemment Madagascar par exemple, le message est tangible, relève encore Afrik.com : Moscou peut aider à reprendre une ville ou soutenir un pouvoir. Mais stabiliser un pays, reconstruire un État et gagner une guerre asymétrique demandent bien davantage que des mercenaires, des blindés et un discours anti-occidental. » « Au Mali, assiste-t-on au crépuscule de l'"ami" russe ? », s'interroge Le Nouvel Obs à Paris. « Près de quatre ans après l'arrivée en fanfare des paramilitaires russes au Mali, le vernis craque », constate l'hebdomadaire français. « C'est l'effondrement d'un modèle. Bamako avait tout misé sur les paramilitaires russes, 2 500 hommes environ au total, pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Pour le Kremlin, qui voyait dans le Sahel sa nouvelle vitrine géopolitique, le réveil est brutal. » Qui plus est, souligne encore Le Nouvel Obs, depuis ces 3 dernières années, « faute de victoires militaires probantes, les Russes et l'armée malienne se sont enfoncés dans une politique de la terreur, pratiquant des abus systématiques lors de leurs opérations, notamment contre les Peuls, considérés comme des partisans des djihadistes. Les rapports de l'ONG Human Rights Watch sont accablants : exécutions sommaires, massacres ciblant des populations comme à Douentza, Kayes, Ségou et Tombouctou. » Trop de failles… En tout cas, 4 jours après cette série d'attaques coordonnées, « le Mali tente de reprendre le cours normal des choses, pointe Ledjely à Conakry. Très secouées par l'ampleur inédite du choc, les autorités reprennent progressivement la direction du pays, à mesure que la situation se stabilise notamment à Bamako et ses environs. C'est ainsi que le général Assimi Goïta, invisible et mutique depuis les évènements, s'est adressé hier soir à ses compatriotes, relève le site guinéen. Conscient qu'il devait remonter le moral d'un pays qui a failli toucher le fond, il s'est montré rassurant, tout en appelant les Maliens à ne céder ni à la panique ni à la division. » Et le chef de la junte n'a pas manqué de dénoncer « un vaste plan de déstabilisation du pays, conçu et exécuté par les terroristes, avec le soutien de "sponsors internes et externes". » Toutefois, relève encore Ledjely, rien « ne saurait excuser voire masquer les failles béantes qui ont rendu ces attaques possibles. Ces failles, il faudra les identifier et en retrouver les responsables. Y compris du côté du partenaire russe. Ce diagnostic en forme d'introspection objective et exhaustive, c'est la première tâche qui attend Assimi Goïta. Et il doit s'y atteler avec urgence. »

Revue de presse Afrique
À la Une: la Russie impuissante au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 4:11


« Je tiens à reconnaître la qualité de la coopération avec notre partenaire stratégique la Fédération de Russie » : petite phrase remarquée hier lors de la réapparition publique du chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Phrase rapportée notamment par le site d'information Bamada. Il n'en reste pas moins que la Russie, au travers de ses paramilitaires d'Africa Corps, n'a été d'aucun secours ce week-end lors des attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes. « Après la prise de Kidal par les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires russes de l'Africa Corps, ont été évacués sous escorte de la ville », pointe Le Monde Afrique. Un accord de retraite, pour ne pas dire de capitulation, avait été conclu avec le FLA. « La junte a ainsi vu son plus fidèle allié lui tourner le dos », constate encore Le Monde Afrique. Et « de nombreux soldats maliens et russes restaient retranchés au sein de bases militaires, avant-hier, dans le nord et dans le centre du pays, encerclés par des membres du JNIM et du FLA, selon plusieurs sources sécuritaires. » Capitulation… « À Kidal, la vitrine malienne de Moscou se brise », renchérit Afrik.com. « Ce revers dépasse le terrain militaire, estime le site panafricain. Il atteint directement le discours politique construit autour du partenariat russe et propagé par la puissante machine médiatique du Kremlin. Désormais, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s'être retirées trop vite, voire d'avoir laissé les soldats maliens exposés. » Ceux-ci, en effet, n'ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… « Pour les régimes africains tentés par le modèle russe, encore récemment Madagascar par exemple, le message est tangible, relève encore Afrik.com : Moscou peut aider à reprendre une ville ou soutenir un pouvoir. Mais stabiliser un pays, reconstruire un État et gagner une guerre asymétrique demandent bien davantage que des mercenaires, des blindés et un discours anti-occidental. » « Au Mali, assiste-t-on au crépuscule de l'"ami" russe ? », s'interroge Le Nouvel Obs à Paris. « Près de quatre ans après l'arrivée en fanfare des paramilitaires russes au Mali, le vernis craque », constate l'hebdomadaire français. « C'est l'effondrement d'un modèle. Bamako avait tout misé sur les paramilitaires russes, 2 500 hommes environ au total, pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Pour le Kremlin, qui voyait dans le Sahel sa nouvelle vitrine géopolitique, le réveil est brutal. » Qui plus est, souligne encore Le Nouvel Obs, depuis ces 3 dernières années, « faute de victoires militaires probantes, les Russes et l'armée malienne se sont enfoncés dans une politique de la terreur, pratiquant des abus systématiques lors de leurs opérations, notamment contre les Peuls, considérés comme des partisans des djihadistes. Les rapports de l'ONG Human Rights Watch sont accablants : exécutions sommaires, massacres ciblant des populations comme à Douentza, Kayes, Ségou et Tombouctou. » Trop de failles… En tout cas, 4 jours après cette série d'attaques coordonnées, « le Mali tente de reprendre le cours normal des choses, pointe Ledjely à Conakry. Très secouées par l'ampleur inédite du choc, les autorités reprennent progressivement la direction du pays, à mesure que la situation se stabilise notamment à Bamako et ses environs. C'est ainsi que le général Assimi Goïta, invisible et mutique depuis les évènements, s'est adressé hier soir à ses compatriotes, relève le site guinéen. Conscient qu'il devait remonter le moral d'un pays qui a failli toucher le fond, il s'est montré rassurant, tout en appelant les Maliens à ne céder ni à la panique ni à la division. » Et le chef de la junte n'a pas manqué de dénoncer « un vaste plan de déstabilisation du pays, conçu et exécuté par les terroristes, avec le soutien de "sponsors internes et externes". » Toutefois, relève encore Ledjely, rien « ne saurait excuser voire masquer les failles béantes qui ont rendu ces attaques possibles. Ces failles, il faudra les identifier et en retrouver les responsables. Y compris du côté du partenaire russe. Ce diagnostic en forme d'introspection objective et exhaustive, c'est la première tâche qui attend Assimi Goïta. Et il doit s'y atteler avec urgence. »

Revue de presse Afrique
À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Le Podkatz
La violence des traditions

Le Podkatz

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 98:23


Dans cet épisode qui m'a particulièrement bouleversé, Diaryatou me raconte son histoire qui démarre dans un petit village, en Guinée-Conakry, sans eau courante ni électricité. Excisée enfant, mariée de force à 13 ans, envoyée en Europe avec un homme qu'elle connaissait à peine. Elle m'a raconté l'enfer de son enfance.Vous vous souviendrez de cet épisode. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Priorité santé
Comment améliorer le développement de la petite enfance en Guinée?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 48:29


Reportage long-format dans la région de Kindia, à 140 km de Conakry, où le suivi de la santé infantile constitue un défi majeur. Difficultés d'accès aux services de soins, manque de structures de santé et de personnel formé, pauvreté et pratiques néfastes, sont autant d'obstacles à l'épanouissement des enfants de 0 à 3 ans. (Rediffusion) Alors pour répondre à ces problématiques, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) soutient un programme local de développement de la petite enfance : prévention de la malnutrition chronique, sensibilisation à l'importance de l'allaitement maternel et de la vaccination, lutte contre le paludisme et les maladies infantiles liées à l'eau, mais également préapprentissage par le jeu et stimulation intellectuelle et motrice des petits… Si cette initiative est une réussite, c'est notamment parce que l'éducation parentale s'appuie sur la dynamique communautaire. Les activités sont mises en place par des groupements de femmes et des relais communautaires sous la supervision des agents de santé. Notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue dans les villages perchés dans les collines de la commune de Samaya, à la rencontre d'acteurs locaux impliqués dans la santé infantile, porteurs d'initiatives de terrain pour répondre aux besoins essentiels des tout-petits.

Priorité santé
Comment améliorer le développement de la petite enfance en Guinée?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 48:29


Reportage long-format dans la région de Kindia, à 140 km de Conakry, où le suivi de la santé infantile constitue un défi majeur. Difficultés d'accès aux services de soins, manque de structures de santé et de personnel formé, pauvreté et pratiques néfastes, sont autant d'obstacles à l'épanouissement des enfants de 0 à 3 ans. (Rediffusion) Alors pour répondre à ces problématiques, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) soutient un programme local de développement de la petite enfance : prévention de la malnutrition chronique, sensibilisation à l'importance de l'allaitement maternel et de la vaccination, lutte contre le paludisme et les maladies infantiles liées à l'eau, mais également préapprentissage par le jeu et stimulation intellectuelle et motrice des petits… Si cette initiative est une réussite, c'est notamment parce que l'éducation parentale s'appuie sur la dynamique communautaire. Les activités sont mises en place par des groupements de femmes et des relais communautaires sous la supervision des agents de santé. Notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue dans les villages perchés dans les collines de la commune de Samaya, à la rencontre d'acteurs locaux impliqués dans la santé infantile, porteurs d'initiatives de terrain pour répondre aux besoins essentiels des tout-petits.

Le Conseil Santé
Petite enfance en Guinée: une attention particulière lors de la période des 1000 premiers jours

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 2:04


Dans la région de Kindia, à 140 km de Conakry, le suivi de la santé infantile constitue un défi majeur. Difficultés d'accès aux services de soins, manque de structures de santé et de personnel formé, pauvreté et pratiques néfastes, sont autant d'obstacles à l'épanouissement des enfants de 0 à 3 ans. Pour répondre à ces problématiques, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) soutient un programme local de développement de la petite enfance : prévention de la malnutrition chronique, sensibilisation à l'importance de l'allaitement maternel et de la vaccination, lutte contre le paludisme et les maladies infantiles liées à l'eau, mais également préapprentissage par le jeu et stimulation intellectuelle et motrice des petits… (Rediffusion) Si cette initiative est une réussite, c'est notamment parce que l'éducation parentale s'appuie sur la dynamique communautaire. Les activités sont mises en place par des groupements de femmes et des relais communautaires sous la supervision des agents de santé. Cela passe par un soutien contre la malnutrition, mais aussi par des activités d'éveil, en particulier pendant la période critique des 1000 premiers jours, comme l'explique Dr Théophile Bansimba, chef nutrition du Fonds des Nations unies pour l'enfance Guinée : « De la conception à l'âge de 2, voire 3 ans, lorsque l'enfant est bien nourri, bien soigné, bien stimulé, ça nourrit le cerveau, ça facilite les connexions synaptiques, qui coordonnent le bien-être, la motricité, la sociabilité, le langage. » Retrouvez l'émission en entier ici : Comment améliorer le développement de la petite enfance en Guinée ?

Reportage Afrique
Sénégal: à Bignona, une formation aux techniques de la musique assistée par ordinateur

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 2:19


Outiller les musiciens, chanteurs et compositeurs de tout ce que l'informatique peut apporter, c'est le principe de la musique assistée par ordinateur. Au Sénégal, dans la ville de Bignona, à 450 km au sud de Dakar, en basse Casamance, des chanteurs, DJ et musiciens de la région ont pu se former pendant trois jours à ces techniques de la musique assistée par ordinateur, MAO, et développer leur créativité grâce à l'informatique. De notre envoyée spéciale de retour de Bignona, Les mines sont concentrées. Sur un grand écran s'affiche le contenu d'un ordinateur, plusieurs pistes de sons sont visibles. Alain Touchat, ingénieur du son et producteur, guide ses six élèves dans l'univers de la musique assistée par ordinateur. « C'est les bases de l'audionumérique, les bases de l'ingénierie du son, explique-t-il. Même si on ne rentre pas dans tous les calculs mathématiques qui font partie du métier, l'idée c'est de pouvoir vraiment leur transmettre tous les réglages déjà de base que l'on retrouve techniquement – la résolution, la fréquence d'échantillonnage, qu'est-ce que c'est le son, comment ça fonctionne de pouvoir sampler, de savoir comment on peut récupérer les samples, comment on peut les gérer après... » Retravailler un son, y ajouter des effets, voilà des choses que Moussa, artiste compositeur à Sédhiou, en haute Casamance, et qui finance son activité de musicien grâce à sa boutique d'accessoires informatique, fait déjà depuis plus de 10 ans. Mais en bidouillant. « J'ai commencé à faire des sons en 2020 et c'est la première fois que je me forme comme ça, témoigne-t-il. Je n'ai jamais fait de formation de ma vie. J'avais l'habitude d'aller dans les studios mais je restais derrière, pour suivre. Je me formais seul, avec Internet, je regardais les tutos. C'est comme ça que je me formais d'habitude. Mais quand je suis venu ici, je me suis rendu compte que je ne connaissais rien. Je sais faire, mais je ne connaissais pas. » À écouter dans Écouter le mondeDe l'aube à la nuit – Ziguinchor Connecter le sud et le nord Aroda Sagna, Atika Di Maléguéne de son nom de scène, chanteur de reggae originaire de Ziguinchor, confirme le côté inédit de cette formation dans une région bien éloignée de la capitale. « Ça fait deux jours qu'on fait que de la théorie, moi, c'est ce qui m'intéresse, approuve le musicien. Nous, en Casamance, c'est ça le problème, il y a tellement d'artistes, mais ce genre de formation, on n'en a jamais l'occasion. » Aroda rêve d'un État plus impliqué. « Si, par exemple, l'État ou le ministère de la Culture déployait une équipe dans chaque région, poursuit-il, où au moins les artistes et autres qui travaillent dans la musique pourraient avoir une formation d'une durée de deux mois, cela nous servirait à beaucoup de choses. » Avec son association Les Rues du Sud, voilà 8 ans qu'Alain Touchat forme des musiciens au Maroc, au Sénégal et en Guinée Conakry, mais le plus dur reste toujours de connecter le Sud et le Nord : « D'arriver à les faire exporter, de leur faire traverser les frontières musicalement, de les mettre en relation avec des producteurs à l'étranger qui sont à la recherche de beatmakers, détaille Alain Touchat, de permettre un échange avec des professionnels à l'extérieur. » En attendant, Alain Touchat a créé un Discord, une messagerie instantanée sur laquelle les artistes peuvent échanger sans visa.  À lire aussiSénégal: à Bignona, le festival des musiques urbaines, un tremplin pour jeunes rappeurs et slameurs

Priorité santé
L'effet placebo : quand le cerveau trompe le corps pour son bien

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 48:29


L'effet placebo désigne le mécanisme qui peut se produire dans le cerveau lorsqu'un patient reçoit un traitement sans principe actif et qu'il se sent mieux. Bien que le corps n'ait pas reçu de molécule censée guérir le mal visé, le cerveau peut envoyer un message contraire et libérer des hormones comme des endorphines et du cortisol, agissant sur la douleur et le stress et ce même si le patient est informé de la démarche. Dans quels cadres l'effet placebo est-il utilisé en médecine ? Quelles sont ses limites ? Certaines personnes réagissent-elles davantage que d'autres ?  En médecine, les traitements sont évalués pour en mesurer l'efficacité, comme les possibles effets indésirables et déterminer la dose. Au cours des différentes phases des essais cliniques, la méthode scientifique implique de comparer le médicament innovant à un placebo.   S'intéresser au placebo ou à l'effet placebo en cernant les mécanismes déclenchés par le cerveau pour améliorer l'état du patient permet de comprendre pourquoi et comment un traitement fictif ou dénué de principe actif peut soulager réellement une douleur ou d'atténuer la fatigue.  Il est question de psychologie, mais pas seulement, car imagerie médicale à l'appui, il est désormais possible d'observer comment s'opère ce processus d'amélioration neurophysiologique, d'identifier ses effets bénéfiques pour l'organisme sans substance chimiquement curative. Des effets mesurables, y compris lorsque le patient est informé de la nature du traitement, en toute transparence, en écartant la dimension de dissimulation qui peut poser problème sur le plan de l'éthique médicale.  Rituel thérapeutique, réponse cérébrale : l'effet placebo va également dépendre de la relation établie avec le soignant comme avec la substance, de soins prodigués : du degré de confiance, ou à l'inverse, une appréhension ou d'une défiance qui peut entraîner la réaction inverse : une dégradation par le biais de l'effet nocebo.  Dr Didier Bouhassira, neurologue, spécialiste de la douleur, directeur de recherche à l'Inserm, directeur de l'Unité de recherche de Physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur, à l'Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, en région parisienne  Nicolas Pinsault, kinésithérapeute et professeur de l'Université Grenoble Alpes. Responsable d'une équipe de recherche au laboratoire TIMC, qui est une unité du CNRS. Co-auteur (avec Richard Monvoisin et Léo Druart) de l'ouvrage Placebo, enquête historique et scientifique sur un mystère médical, aux éditions des Arènes, à paraître le 13 mai Pr Roch Houngnihin, maître de conférences (Anthropologie de la santé) à l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin. Coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé du Bénin (en attente de confirmation).   ► En fin d'émission, Rigel Gandhi, de son vrai nom Mamadou Macky Diallo, humoriste guinéen et lauréat du « Prix RFI Talents du rire » 2025, annonce le lancement du Drépano-Fac Tour, une tournée dans les différentes universités de Conakry. Programmation musicale :  ► Azana – Your love ► Fatoumata Diawara - Djanne.

Priorité santé
L'effet placebo : quand le cerveau trompe le corps pour son bien

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 48:29


L'effet placebo désigne le mécanisme qui peut se produire dans le cerveau lorsqu'un patient reçoit un traitement sans principe actif et qu'il se sent mieux. Bien que le corps n'ait pas reçu de molécule censée guérir le mal visé, le cerveau peut envoyer un message contraire et libérer des hormones comme des endorphines et du cortisol, agissant sur la douleur et le stress et ce même si le patient est informé de la démarche. Dans quels cadres l'effet placebo est-il utilisé en médecine ? Quelles sont ses limites ? Certaines personnes réagissent-elles davantage que d'autres ?  En médecine, les traitements sont évalués pour en mesurer l'efficacité, comme les possibles effets indésirables et déterminer la dose. Au cours des différentes phases des essais cliniques, la méthode scientifique implique de comparer le médicament innovant à un placebo.   S'intéresser au placebo ou à l'effet placebo en cernant les mécanismes déclenchés par le cerveau pour améliorer l'état du patient permet de comprendre pourquoi et comment un traitement fictif ou dénué de principe actif peut soulager réellement une douleur ou d'atténuer la fatigue.  Il est question de psychologie, mais pas seulement, car imagerie médicale à l'appui, il est désormais possible d'observer comment s'opère ce processus d'amélioration neurophysiologique, d'identifier ses effets bénéfiques pour l'organisme sans substance chimiquement curative. Des effets mesurables, y compris lorsque le patient est informé de la nature du traitement, en toute transparence, en écartant la dimension de dissimulation qui peut poser problème sur le plan de l'éthique médicale.  Rituel thérapeutique, réponse cérébrale : l'effet placebo va également dépendre de la relation établie avec le soignant comme avec la substance, de soins prodigués : du degré de confiance, ou à l'inverse, une appréhension ou d'une défiance qui peut entraîner la réaction inverse : une dégradation par le biais de l'effet nocebo.  Dr Didier Bouhassira, neurologue, spécialiste de la douleur, directeur de recherche à l'Inserm, directeur de l'Unité de recherche de Physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur, à l'Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, en région parisienne  Nicolas Pinsault, kinésithérapeute et professeur de l'Université Grenoble Alpes. Responsable d'une équipe de recherche au laboratoire TIMC, qui est une unité du CNRS. Co-auteur (avec Richard Monvoisin et Léo Druart) de l'ouvrage Placebo, enquête historique et scientifique sur un mystère médical, aux éditions des Arènes, à paraître le 13 mai Pr Roch Houngnihin, maître de conférences (Anthropologie de la santé) à l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin. Coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé du Bénin (en attente de confirmation).   ► En fin d'émission, Rigel Gandhi, de son vrai nom Mamadou Macky Diallo, humoriste guinéen et lauréat du « Prix RFI Talents du rire » 2025, annonce le lancement du Drépano-Fac Tour, une tournée dans les différentes universités de Conakry. Programmation musicale :  ► Azana – Your love ► Fatoumata Diawara - Djanne.

Le club RFI
Club RFI Kigali (Rwanda) : 3ème édition du tournoi de football intercommunautaire

Le club RFI

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 19:29


Cette semaine, le Club RFI de Kigali au Rwanda présente son tournoi intercommunautaire de la francophonie. Une rencontre de football qui a rassemblé les représentants, des communautés d'une dizaine de pays africains (Bénin, Cameroun, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Sénégal, Tchad…). Un grand moment sportif et de partage pour témoigner l'amitié entre les peuples. Avec la participation de : Richard Murigande, président du Club RFI Kigali-Rwanda. Cousin/invité du club : Soro Tanignigui Siriki, entrepreneur, CEO de Bright African Elite.  Portrait d'avenir : Nathanaël Amogho. Objectif : devenir footballeur professionnel. Musique du Club :  Igikosi Rafiki du Rwanda et Professor Jay de la Tanzanie. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici  Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol Mise en ligne internet : Sonia Borelva.

Priorité santé
Autisme: un trouble qui se manifeste au plus jeune âge

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 48:29


L'autisme, aussi appelé trouble du spectre de l'autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement, qui peut prendre des formes diverses. Troubles du langage et de la communication, difficultés relationnelles, comportement et gestes répétitifs sont les principales manifestations de ce trouble. L'autisme n'est pas une maladie et les différences induites peuvent se révéler plus ou moins envahissantes. Les troubles de l'autisme se manifestent dès la petite enfance. Selon les études, environ 1% de la population mondiale pourrait être concernée. Comment repérer les signes de l'autisme au plus tôt ? Quels sont les bénéfices d'une prise en charge précoce ?   Quand on parle de l'autisme (des troubles du spectre de l'autisme ou TSA), il n'est pas question de maladie, mais d'un développement atypique et qui va entraîner un certain nombre de différences dans la manière de communiquer, de regarder ou de se comporter. Diagnostic précoce Ce sont souvent d'abord les pédiatres, puis les pédopsychiatres qui prennent en charge les enfants diagnostiqués pour un TSA. C'est le cas lorsque les signes sont reconnus dès le plus jeune âge, quand les proches identifient certains retards, un repli, des signes d'anxiété par exemple. Ce diagnostic précoce permet de mieux accompagner l'enfant, d'améliorer sa qualité de vie et soulager aussi un certain mal-être, parce qu'à l'autisme peuvent s'ajouter d'autres fragilités, notamment sur le plan de la santé mentale.  Un parcours de soins et d'inclusion  Quand on parle d'autisme, il n'est donc pas question de guérison, mais bien d'accompagnement, de compréhension et d'adaptation aux besoins. Rechercher un cadre souhaité et souhaitable, mais encore souvent inaccessible pour les personnes concernées comme pour leurs proches, qui composent, jonglent, et négocient pour vivre au mieux cette différence, sur laquelle pèse encore trop de méconnaissance, de stigmatisation et d'approximation.   Avec : Pr Caroline Demily, psychiatre, responsable du centre d'excellence des troubles du neurodéveloppement iMIND et du pôle ADIS « autisme, neurodéveloppement et inclusion sociale » à l'hôpital le Vinatier à Bron Faby Diallo, directrice du centre LAB Academy, centre dédié aux enfants autistes situé à Nongo, Conakry en Guinée  Reportage de Raphaëlle Constant   En fin d'émission, nous recevons le Dr Ibrahima Soce Fall, directeur de l'institut Pasteur de Dakar au Sénégal à l'occasion des journées scientifiques de l'ANRS sur les maladies infectieuses émergentes qui se tiennent le 1er et 2 avril. Nous abordons la question de la prise en charge des maladies infectieuses émergentes.     Programmation musicale : ► Kali Uchis – Quiero sentirme bien 

Priorité santé
Autisme: un trouble qui se manifeste au plus jeune âge

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 48:29


L'autisme, aussi appelé trouble du spectre de l'autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement, qui peut prendre des formes diverses. Troubles du langage et de la communication, difficultés relationnelles, comportement et gestes répétitifs sont les principales manifestations de ce trouble. L'autisme n'est pas une maladie et les différences induites peuvent se révéler plus ou moins envahissantes. Les troubles de l'autisme se manifestent dès la petite enfance. Selon les études, environ 1% de la population mondiale pourrait être concernée. Comment repérer les signes de l'autisme au plus tôt ? Quels sont les bénéfices d'une prise en charge précoce ?   Quand on parle de l'autisme (des troubles du spectre de l'autisme ou TSA), il n'est pas question de maladie, mais d'un développement atypique et qui va entraîner un certain nombre de différences dans la manière de communiquer, de regarder ou de se comporter. Diagnostic précoce Ce sont souvent d'abord les pédiatres, puis les pédopsychiatres qui prennent en charge les enfants diagnostiqués pour un TSA. C'est le cas lorsque les signes sont reconnus dès le plus jeune âge, quand les proches identifient certains retards, un repli, des signes d'anxiété par exemple. Ce diagnostic précoce permet de mieux accompagner l'enfant, d'améliorer sa qualité de vie et soulager aussi un certain mal-être, parce qu'à l'autisme peuvent s'ajouter d'autres fragilités, notamment sur le plan de la santé mentale.  Un parcours de soins et d'inclusion  Quand on parle d'autisme, il n'est donc pas question de guérison, mais bien d'accompagnement, de compréhension et d'adaptation aux besoins. Rechercher un cadre souhaité et souhaitable, mais encore souvent inaccessible pour les personnes concernées comme pour leurs proches, qui composent, jonglent, et négocient pour vivre au mieux cette différence, sur laquelle pèse encore trop de méconnaissance, de stigmatisation et d'approximation.   Avec : Pr Caroline Demily, psychiatre, responsable du centre d'excellence des troubles du neurodéveloppement iMIND et du pôle ADIS « autisme, neurodéveloppement et inclusion sociale » à l'hôpital le Vinatier à Bron Faby Diallo, directrice du centre LAB Academy, centre dédié aux enfants autistes situé à Nongo, Conakry en Guinée  Reportage de Raphaëlle Constant   En fin d'émission, nous recevons le Dr Ibrahima Soce Fall, directeur de l'institut Pasteur de Dakar au Sénégal à l'occasion des journées scientifiques de l'ANRS sur les maladies infectieuses émergentes qui se tiennent le 1er et 2 avril. Nous abordons la question de la prise en charge des maladies infectieuses émergentes.     Programmation musicale : ► Kali Uchis – Quiero sentirme bien 

Afrique Économie
Quels revenus pour la Guinée après le premier million de tonnes de fer déjà exportées de Simandou?

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 2:22


Le minerai de fer guinéen de Simandou déferle sur le marché chinois. Depuis l'entrée en production du gisement en novembre dernier, près de 939 000 tonnes ont déjà été exportées. Conakry mise énormément sur ce projet, notamment en termes de retombées économiques. Avec ces premiers chiffres, une tendance commence à se dessiner. Cinq navires transportant le minerai de fer de Simandou ont déjà déchargé en Chine. En trois mois, 939 000 tonnes ont été livrées. Avec un prix mondial autour de 106 dollars la tonne, cela représente un chiffre d'affaires avoisinant les 100 millions de dollars. Mais quelle part revient réellement à la Guinée ? L'économiste Mohamed Camara détaille les mécanismes en jeu : « Pour ce qui revient à la Guinée, ce sont les impositions, les taxes qui sont imposées à ces entreprises-là. Et comme taxes, il y a d'abord une taxe à l'extraction, la taxe à l'exportation, mais aussi la taxe qui est prélevée par l'utilisation du chemin de fer et des ports. » Vers une montée en puissance des exportations ? Dans le même temps, la dynamique s'accélère : 745 000 tonnes supplémentaires sont en transit vers la Chine et plus d'un million de tonnes sont en route vers le port de Morebaya pour être chargées entre mars et avril. Une montée en puissance progressive, d'autant que le quai portuaire de l'un des opérateurs, l'Australien Rio Tinto, n'est pas encore en service. Malgré cette progression, atteindre l'objectif de 10 millions de tonnes exportées dès la première année semble ambitieux. Oumar Barry Totiya, directeur de l'Observatoire guinéen des mines et métaux, appelle à la prudence : « Après trois mois, on est encore à moins de 1 million de tonnes expédiées sur les ports en Chine. Donc, d'ici la fin de l'année, quand même, on sera relativement en dessous de ces prévisions initiales, ce qui est révélateur de la complexité logistique du projet. Mais également, cela peut avoir des impacts sur les revenus attendus de la Guinée pour cette année. La montée progressive de ce projet en capacité s'étalera sur des années. » À écouter dans Grand reportageSimandou: miracle ou mirage pour l'économie guinéenne? Des recettes attendues inscrites dans la loi de finances Le gouvernement, lui, reste discret sur ces premières livraisons. Mais le projet de loi de finances 2026, présenté récemment, évoque déjà les recettes attendues de Simandou : « On peut y lire un montant à peu près de 1 787 milliards de francs guinéens, environ 202 millions de dollars attendus, détaille Mohamed Camara. Ce sont des premières estimations. On peut dire que les recettes minières de l'État progressent de plus de 25%, Simandou étant le principal moteur de ce programme-là. » Reste une zone d'ombre de taille : les termes des contrats et conventions entre l'État guinéen et les sociétés minières n'ont toujours pas été rendus publics. De quoi compliquer toute évaluation précise des retombées économiques réelles du projet. À écouter dans Le grand invité AfriqueLancement de la mine de Simandou: «Un jour historique pour la Guinée», estime Bouna Sylla

Revue de presse Afrique
À la Une: la traite des esclaves Africains, le plus grave crime contre l'humanité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 4:04


« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ».  Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »

Reportage Afrique
Guinée: le centenaire de Momo Wandel Soumah, une légende du saxophone africain

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:37


2026 marque le centenaire de Momo Wandel Soumah. Le chanteur et musicien disparu en 2003 était une figure de la musique guinéenne et l'un des plus grands saxophonistes d'Afrique. Sa carrière commence durant la période coloniale, dans des orchestres comme La Joviale Symphonie ou La Douce Parisette. Il connaît le succès sous Sékou Touré (1958-1984), période d'intense promotion de la musique traditionnelle guinéenne, et explose véritablement en entamant une carrière solo dans les années 1990. Avec ce reportage, on se plonge dans les années 1970 avec la chanson « Miri Magnin », de l'orchestre Keletigui et ses Tambourinis. Momo Wandel est au saxo. De notre correspondant à Conakry, Momo Wandel avait su allier différents styles de musique pour créer le sien. C'est pour cela que Justin Morel Junior, journaliste et auteur de plusieurs livres sur la musique guinéenne, l'a admiré : « Il a été beaucoup influencé par de grands jazzmen, notamment Charlie Parker, qu'on appelait The Bird. Il a été aussi influencé par des musiciens traditionnels guinéens. Son style était donc un mélange de ses connaissances musicales guinéennes et de ses recherches personnelles sur le plan international. Donc il avait été influencé au chant par le style de Louis Armstrong, cette façon gutturale de chanter, cette façon de se lâcher, d'improviser, c'était autant de choses qui lui étaient propres. » Jean-Baptiste Williams, lui aussi journaliste culturel et musicien, se souvient surtout de Momo Wandel sur scène : « Il bouge beaucoup ! Momo Wandel bouge beaucoup ! C'était vraiment un one man show. Vous savez généralement dans la structure des premiers orchestres africains, dont ceux guinéens, on met un ou deux chanteurs à l'avant. Les souffleurs, les ventistes sont à côté à gauche, les guitaristes au centre, mais derrière les chanteurs et ils sont toujours au second plan. Mais Momo Wandel ne tient pas tranquille ! Quand il commence son solo, à l'époque il n'y avait pas les micro-cravates et autres, mais Momo Wandel, ce n'est pas son problème ! Il bouge avec son soprano, sa clarinette ou son saxo alto. » « Je l'ai appelé "Sax Soleil", en référence à Louis XIV, le roi Soleil » C'est son solo de saxophone qu'on entend. Un jeu unique qui a poussé Justin Morel à le surnommer le « Sax Soleil » : « Pour moi, Momo Wandel, dans sa créativité, dans son génie artistique, rayonnait sur la musique guinéenne entièrement, et c'est pour cela que je l'ai appelé "Sax Soleil", cet instrument brillant, qui est doré en général, et pour lequel j'ai beaucoup de respect, et qu'il jouait avec beaucoup de prestance. Donc je l'ai appelé "Sax Soleil", comme d'autres avaient appelé Louis XIV, le roi Soleil. » Le centenaire de Momo Wandel sera en octobre. Nos deux spécialistes de la musique guinéenne espèrent que l'hommage sera à la hauteur de l'artiste. À lire aussiQueen Rima: «Je rêve de voir la musique guinéenne voyager encore plus loin dans le monde»

Journal de l'Afrique
Guinée : des troupes déployées à la frontière avec le Liberia après des tensions

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 14:37


La Guinée a déployé des troupes à sa frontière avec le Liberia, a annoncé Conakry, où doit s'ouvrir lundi un sommet des chefs d'Etat de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone concernant les récentes tensions frontalières entre ces trois pays. Le sommet, présidé par le président guinéen, Mamadi Doumbouya, doit se tenir à huis clos, en présence de son homologue libérien Joseph Boakai et du dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio.

Afrique Économie
À Conakry, le grand ménage des marchés informels

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 2:24


Ces dernières semaines, les autorités ont lancé une vaste opération de déguerpissement à Conakry pour libérer les routes et trottoirs occupés par les marchés informels. Si beaucoup d'habitants saluent une circulation plus fluide, la question de l'avenir des vendeurs reste entière. Sans nouveaux espaces pour les accueillir, beaucoup craignent un retour progressif des étals sur les voies. De notre correspondant à Conakry, On peut de nouveau circuler sur les routes autour du marché de Madina, le plus grand de Conakry. Les étals détruits sont encore visibles sur les bords des voies. Le mois dernier, la police est intervenue pour libérer la circulation, renversant les installations qui occupaient trottoirs et chaussées. Mariama, vendeuse de chaussures, en a fait les frais. Elle est encore sous le choc. « C'est là que je travaille, que je gagne un peu d'argent. Les policiers sont venus, ils ont cassé tous les étals. Je suis en colère. Je viens ici pour pouvoir payer la nourriture et la scolarité de mes enfants. Maintenant, je dois faire comment ?, s'indigne-t-elle. « Le gouvernement doit nous aider, poursuit la vendeuse. Il n'y a pas assez de place pour tout le monde dans le marché de Madina, donc on est bien obligé de se mettre sur la route. Je comprends que ça gêne la circulation, mais on n'a pas le choix. On n'a nulle part où aller. Si on part d'ici, on va aller où ? » Une réforme urbaine à construire Cette question, beaucoup se la posent à Conakry. Si de nombreux habitants saluent la libération des routes, qui devrait permettre de fluidifier la circulation dans une ville régulièrement paralysée par les embouteillages, certains doutent de la durabilité de l'opération. Tidiane Barry, économiste, estime que la création de nouveaux marchés aurait peut-être dû précéder les déguerpissements : « Moi, je voudrais attendre peut-être 6 mois pour me prononcer et voir si l'opération a été vraiment réfléchie. On verra ce que l'État fera des artères libérées et les alternatives crédibles qu'il proposera aux vendeurs. Quand nous prenons les villes qui ont réussi cela, car Conakry n'est pas la première, elles ont combiné fermeté et organisation. » L'économiste pointe du doigt que, pour l'instant, c'est la police qui est mise en avant : « Une réforme urbaine ne doit pas se faire que par la police. Surtout que cela touche plusieurs dimensions : l'urbanisation, l'emploi et la gouvernance. Ces trois instruments doivent communiquer pour trouver une solution durable. » À lire aussi[Vos réactions] Déguerpissements : après Abidjan, Brazzaville, Libreville, c'est au tour de Conakry Trouver de nouveaux marchés Le Premier ministre Bah Oury reconnaît lui-même la nécessité de trouver rapidement des solutions pour les vendeurs expulsés. Il a demandé aux autorités municipales de chaque commune de Conakry d'identifier des espaces pour accueillir ces commerçants. « Ceux qui n'ont pas pu relocaliser les déguerpis, qu'on le sache, et qu'on cherche une solution alternative le plus rapidement possible dans la commune, ça c'est l'urgence, assure Bah Oury. Ça ne sert à rien de régler les questions comme des sapeurs-pompiers et de ne pas éteindre définitivement le feu. D'où la nécessité absolue pour les collectivités locales d'indiquer les espaces à aménager pour la construction de véritables marchés dignes de ce nom, parce que c'est ça la solution définitive. Il faut trouver l'espace et, à partir de là, on trouvera les financements pour construire des marchés dignes de ce nom. » La balle est désormais dans le camp des autorités municipales. Leur capacité à créer rapidement de nouveaux marchés dira si cette opération peut transformer durablement l'organisation de la capitale. Sans solution concrète, beaucoup redoutent que les vendeurs ne reviennent progressivement s'installer sur les routes, comme lors des précédentes opérations de déguerpissement. À lire aussiGuinée: à Conakry, les déguerpissements se multiplient et la grogne des délogés se fait entendre

Radio Maria France
Préparons dimanche 2026-03-14

Radio Maria France

Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 24:37


Par le Père Pierre Baba Mansare, Directeur de Radio Voix de la paix -Guinée Conakry

Invité Afrique
Kidnappings en Guinée: «Les populations ne demandent qu'à être sécurisées»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 8:51


Alors que le président guinéen Mamadi Doumbouya est censé rentrer ce vendredi 6 mars 2026 à Conakry, trois semaines après avoir été vu pour la dernière fois au sommet de l'Union africaine, les populations guinéennes vivent toujours au rythme des kidnappings. À date, près d'une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues. Mardi dernier, c'est la mère et la soeur d'un ancien ministre en exil qui ont été enlevées en soirée, chez elles, par des hommes cagoulés et en uniformes militaires. Une enquête a été ouverte pour « enlèvements, séquestration de personnes et association de malfaiteurs ». Car désormais, les rapts visent les membres de la famille à défaut d'atteindre les opposants et militants en exil. Abdoul Sacko est le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée. Lui-même a été kidnappé l'an dernier, torturé et abandonné dans la nature trois jours plus tard. Il vit désormais en exil, où il se soigne. Abdoul Sacko est notre grand invité Afrique, il répond à Sidy Yansané.  RFI : Il y a un peu plus de deux semaines, vous avez pris la parole pour, disons, commémorer l'enlèvement que vous avez-vous-même subi un an auparavant. Aujourd'hui, le général Mamadi Doumbouya est officiellement élu président. Comment décririez-vous la situation en Guinée aujourd'hui ? Abdoul Sacko : Je pense que c'est juste l'expression d'une tristesse qui dépasse les commentaires. Je suis attristé par rapport à l'image sombre que cette situation renvoie de la Guinée. Ce peuple, qui a pris son Indépendance avec maturité républicaine par le vote référendaire autour des principes de liberté et de dignité, voit aujourd'hui que la vie humaine est absolument insignifiante et que l'État n'a aucune possibilité de lui garantir ni justice ni sécurité à l'intérieur du pays. Ce qui m'attriste le plus, c'est le regret de constater que le peuple de Guinée n'a pas de partenaire véritable. Je veux parler de la Cédéao, de l'Union africaine, de la France, de l'Union européenne et d'autres avec lesquels nous avons en partage des valeurs et des vertus démocratiques. Seulement ces partenaires s'accommodent à toutes les formes de violations des droits humains dans le seul but de se procurer les ressources du pays. Au moment de leur coup d'État le 5 septembre 2021, ces jeunes officiers ont déclaré qu'ils voulaient rectifier les erreurs commises depuis l'Indépendance, cela a suscité de l'espoir. Mais au lieu de consolider les acquis démocratiques et renforcer les dynamiques de réconciliation nationale, cette gouvernance se transforme aujourd'hui en une forme d'aggravation des fractures mémorielles, c'est là aussi une dimension attristante. C'est suite au remaniement gouvernemental en mars 2024 que la série de disparitions forcées a vraiment commencé, notamment avec les militants du FNDC Foniké Menguè et Billo Bah, enlevés à leur domicile sous les yeux de leurs épouses et de leurs voisins. Désormais, on kidnappe les membres de la famille et même les enfants mineurs des citoyens en exil. Quelle atmosphère règne actuellement au sein des populations guinéennes ? Aucune catégorie socioprofessionnelle du pays ne se trouve épargnée. Les vieillards ne sont pas épargnés, les femmes, les enfants ne sont pas épargnés. Parfois des gens qui ne demandent absolument rien à l'État, sinon que d'être sécurisés, ceux-là également peuvent se coucher le soir avec la peur de ne pas se réveiller chez eux le matin ou sortir de la maison avec la peur de ne pas rentrer le soir. Vous voyez combien la situation est alarmante ! Et qu'est-ce que ça rapporte ? Nous sommes avec des dirigeants qui ne mesurent pas du tout les dégâts qu'ils causent. Aussi bien dans le présent, car aucun investisseur sérieux, ne serait-ce que pour sa sécurité, ne viendra investir dans cette situation. Mais mieux encore, qu'est-ce que l'avenir nous réserve ? Ce qui ne pourra jamais changer, c'est justement le changement. D'une manière ou d'une autre, dans un an ou dix ans, le changement interviendra. Et vu que toutes les lignes rouges sont franchies, nos autorités, au lieu d'être guidées par la raison, s'enfoncent davantage dans le déni. Il suffit de voir aujourd'hui la précarité économique et financière dans laquelle le pays vit. Même si vous avez de l'argent dans le compte bancaire, vous ne pouvez pas y avoir accès. C'est la paralysie totale au niveau du système bancaire. De nombreuses sources indiquent à RFI qu'il y a de plus en plus de Guinéens qui fuient le pays : entrepreneurs, universitaires, magistrats, artistes et même des militaires. Et ceux qui restent disent avoir installé leur famille dans les pays voisins. Vous constatez aussi ce genre de phénomène ? Bien sûr ! Mais le vrai paradoxe, c'est que ce sont surtout ceux qui gouvernent qui font sortir leurs familles du pays, car ils ont les moyens à leur disposition. Le réflexe principal aujourd'hui, lorsque quelqu'un est ministre, directeur ou a accès à une dimension de responsabilité publique qui lui permet d'avoir de l'argent, c'est de faire sortir sa famille et de la mettre à l'abri. Vous disiez que les partenaires de la Guinée s'accommodaient de ces violences. Vous mettiez ça sur le compte des ressources minières. Est-ce qu'il n'y a que cela finalement qui justifie ce silence assourdissant de toutes ces personnes ? Je vois aussi que le contexte mondial aujourd'hui met l'économie au centre des relations et les autres aspects à la périphérie. Mais je vais paraphraser simplement le président français Emmanuel Macron qui s'exprimait après l'assassinat de l'ayatollah iranien Khamenei : « L'Histoire ne regrette jamais les dictateurs qui massacrent leur peuple ». Donc je dis à tous nos partenaires : les peuples n'oublieront jamais les partenaires qui se sont accommodés de leurs souffrances au moment où ils avaient le plus besoin d'eux. À lire aussiGuinée: 18 mois après leur enlèvement, «les anniversaires se succèdent sans nouvelles» de Menguè et Bah

Le club RFI
Club RFI  Labé (Guinée-Conakry): la grande finale de la 6è édition des Scolympiades

Le club RFI

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 19:29


Comme chaque année, le Club RFI Labé a organisé ses Scolympiades. De nombreux élèves de la région ont participé à cette compétition d'éloquence, de dictée et de calcul. Les Scolympiades du Club RFI Labé sont des rendez-vous incontournables : un véritable laboratoire d'apprentissage et d'excellence. La remise des prix s'est déroulée sous le regard attentif et fier des parents. Avec la participation de Safoulaye Mamadou Diallo, président du Club RFI Labé. Cousin/invité du Club : Mamadou Oury Bah, enseignant-chercheur. Portrait d'avenir : Mohamed Cissé, jeune basketteur du Club Black Mamba (Guinée-Conakry). Musique : « Sagatala », Hino Metti. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol.

Priorité santé
Guinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 48:29


Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux.  Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie…  Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ?  Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ?   Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser.  Avec :  Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée  Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée   Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée   Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée.   Programmation musicale :  ► One Time - Wo Bravo    ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis  

Priorité santé
Guinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 48:29


Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux.  Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie…  Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ?  Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ?   Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser.  Avec :  Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée  Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée   Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée   Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée.   Programmation musicale :  ► One Time - Wo Bravo    ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis  

La marche du monde
Camara Laye, l'enfant rebelle d'une utopie panafricaine

La marche du monde

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 48:29


Nous sommes en 1955 et pour la première fois, la radio de la France d'Outre-mer diffuse une œuvre africaine. Il s'agit de l'adaptation du premier roman de Camara Laye « L'enfant noir ». L'auteur guinéen fait la Une de la presse à la sortie de son premier roman en 1953. Et c'est bien « L'enfant noir » que la radiodiffusion d'Outre-mer choisit pour « sa première production authentiquement africaine », comme l'annonce alors son directeur Pierre Schaeffer. Mais pour quelles raisons les médias de l'empire français jettent leur dévolu sur Camara Laye ou encore sur Fodéba Keïta et ses ballets africains qui signent la bande originale de « L'Enfant noir » version radiophonique. Dans quel état d'esprit évoluent ces artistes et auteurs guinéens dans les années 50, années d'expressions nationalistes où un certain Sékou Touré donne de la voix comme bien d'autres militants indépendantistes ? Comment Camara Laye embrasse les idéaux de la révolution guinéenne ? Pourquoi décide-t-il de fuir pour Dakar en 1966 ? Et surtout, de quelle façon Camara Laye va-t-il s'engager dans l'opération Mar Verde, dont le but était de faire tomber le régime de Sékou Touré ? Un épisode documentaire de LMDM inspiré par l'enquête passionnante de notre invitée Elara Bertho dans les archives publiques et privées guinéennes. Les livres d'Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS. Conakry, une utopie panafricaine, aux éditions CNRS Un couple panafricain. Miriam Makeba et Stokely Carmichaël en Guinée, aux éditions Rot Bo Krik. Coupures de journaux - Camara Laye - Fodéba Keïta.

Priorité santé
Guinée : comment sécuriser la santé ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 48:29


Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d'une question-clé : l'accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense  Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d'un plan d'intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d'équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l'exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n'a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance  Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l'intégration des doléances et l'adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l'aide internationale, notamment du retrait de l'agence américaine pour le développement, l'USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l'arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions).  Avec :  Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée  Dr Christian Tendeng, chef de santé de l'UNICEF Guinée. Programmation musicale :  ► ⁠Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di. 

Priorité santé
Guinée : comment sécuriser la santé ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 48:29


Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d'une question-clé : l'accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense  Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d'un plan d'intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d'équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l'exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n'a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance  Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l'intégration des doléances et l'adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l'aide internationale, notamment du retrait de l'agence américaine pour le développement, l'USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l'arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions).  Avec :  Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée  Dr Christian Tendeng, chef de santé de l'UNICEF Guinée. Programmation musicale :  ► ⁠Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di. 

Priorité santé
Guinée : les jeunes engagés pour leur santé

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 48:29


Priorité Santé réunit dans des locaux des agences des Nations unies à Conakry, un panel de jeunes engagés pour leur santé, impliqués dans des associations orientées dans la sensibilisation et la prévention. Qu'est-ce qui motive les jeunes à partager avec leurs pairs ? Quelles sont les grandes questions de santé qui les préoccupent en 2026 ? Comment déconstruire certains tabous qui nuisent à la santé ?  Émission délocalisée à Ratoma  Pour ce deuxième jour en Guinée, Priorité Santé vous retrouve dans l'enceinte de la maison des jeunes de Ratoma, l'une des communes de la capitale, à l'ouest de Conakry.   Une ville carrefour, en bord de mer : commune de forte densité, qui s'étend et qui, comme ailleurs en Guinée, attend des améliorations en termes d'assainissement, d'éducation et de soins de santé de qualité.  Un pays jeune  À Ratoma, les associations sont très actives, notamment celles qui représentent la jeunesse. Aujourd'hui, 6 Guinéens sur 10 ont moins de 25 ans et près de 20% de la population est située dans la fourchette des 15-25 ans. Débats autour de sujets de santé  Des témoignages nous permettent d'aborder les questions qui préoccupent la jeunesse guinéenne :  identifier les facteurs de risques et repérer les fake-news en santé agir pour la communauté en matière de prévention, accéder à la bonne information en matière de santé sexuelle et reproductive et comprendre les enjeux en santé mentale.  Comment mieux communiquer, sans tabou, sur les enjeux de société, de vie privée et de vie de famille, comme la contraception, les mariages précoces, le consentement et plus généralement les violences basées sur le genre ? Un échange basé sur des questions-réponses et des témoignages est organisé avec des professionnels de santé, engagés dans la communauté.  Avec : Dr Aïchetou Komah, médecin généraliste, exerce à Medical SOS by AMS. Présidente de l'ONG Soninkara Génération Solidaire. Responsable des programmes et activités de U-Report de l'Unicef dans la commune de Ratoma en Guinée  Aïcha Chérif Haïdara, paire éducatrice pour les questions de santé sexuelle et reproductive. Présidente du Mouvement d'Action des Jeunes.  Programmation musicale : ► Sekouba Bambino - It's Man's Man's, Man's, World  ► Saifond - Midho Labhanma. 

Priorité santé
Guinée : les jeunes engagés pour leur santé

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 48:29


Priorité Santé réunit dans des locaux des agences des Nations unies à Conakry, un panel de jeunes engagés pour leur santé, impliqués dans des associations orientées dans la sensibilisation et la prévention. Qu'est-ce qui motive les jeunes à partager avec leurs pairs ? Quelles sont les grandes questions de santé qui les préoccupent en 2026 ? Comment déconstruire certains tabous qui nuisent à la santé ?  Émission délocalisée à Ratoma  Pour ce deuxième jour en Guinée, Priorité Santé vous retrouve dans l'enceinte de la maison des jeunes de Ratoma, l'une des communes de la capitale, à l'ouest de Conakry.   Une ville carrefour, en bord de mer : commune de forte densité, qui s'étend et qui, comme ailleurs en Guinée, attend des améliorations en termes d'assainissement, d'éducation et de soins de santé de qualité.  Un pays jeune  À Ratoma, les associations sont très actives, notamment celles qui représentent la jeunesse. Aujourd'hui, 6 Guinéens sur 10 ont moins de 25 ans et près de 20% de la population est située dans la fourchette des 15-25 ans. Débats autour de sujets de santé  Des témoignages nous permettent d'aborder les questions qui préoccupent la jeunesse guinéenne :  identifier les facteurs de risques et repérer les fake-news en santé agir pour la communauté en matière de prévention, accéder à la bonne information en matière de santé sexuelle et reproductive et comprendre les enjeux en santé mentale.  Comment mieux communiquer, sans tabou, sur les enjeux de société, de vie privée et de vie de famille, comme la contraception, les mariages précoces, le consentement et plus généralement les violences basées sur le genre ? Un échange basé sur des questions-réponses et des témoignages est organisé avec des professionnels de santé, engagés dans la communauté.  Avec : Dr Aïchetou Komah, médecin généraliste, exerce à Medical SOS by AMS. Présidente de l'ONG Soninkara Génération Solidaire. Responsable des programmes et activités de U-Report de l'Unicef dans la commune de Ratoma en Guinée  Aïcha Chérif Haïdara, paire éducatrice pour les questions de santé sexuelle et reproductive. Présidente du Mouvement d'Action des Jeunes.  Programmation musicale : ► Sekouba Bambino - It's Man's Man's, Man's, World  ► Saifond - Midho Labhanma. 

Priorité santé
Campagne intégrée de vaccination en Guinée : donner un statut et un avenir aux enfants

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 48:29


En Guinée, la campagne intégrée de vaccination permet en même temps de vacciner les enfants, de leur apporter une supplémentation en vitamine A, et d'effectuer un déparasitage. Les autorités sanitaires procèdent à l'enregistrement et la délivrance d'actes de naissance des enfants de zéro à 59 mois. La Guinée a adhéré en octobre 2024 à l'initiative pour l'indépendance vaccinale, dont l'objectif est d'éliminer les maladies évitables et de réduire les risques d'épidémies.   Émission délocalisée à Kindia  Pour la première de nos quatre émissions, en Guinée, Priorité Santé vous retrouve à Kindia, à environ 150 km à l'est de Conakry, pour donner la parole aux acteurs d'un programme essentiel pour la santé des enfants de 0 à 5 ans. Cette campagne de terrain soutenue par l'UNICEF permet de relever frontalement plusieurs défis pour la future génération : la prévention contre des infections et risques majeurs pour la santé. Les infections (fièvres, maladies respiratoires et diarrhées) sont à l'origine de l'essentiel des décès de moins de cinq ans ; des risques en partie évitables grâce à la vaccination – et conjointement à cette campagne de vaccination, les autorités administratives inscrivent officiellement l'enfant à l'État civil. Santé et droits  Cette campagne intégrée offre donc à la fois prévention sanitaire & reconnaissance juridique, car ce certificat de naissance constitue un véritable sésame pour l'avenir : pour l'école, pour bénéficier de soins médicaux, ces papiers peuvent constituer indirectement un élément de protection contre le mariage précoce ou le travail forcé.  Lutte contre la malnutrition  Sur le plan sanitaire, une supplémentation en vitamine A est proposée, ainsi que des conseils en nutrition, pour valoriser notamment les micronutriments, associés à des mesures de déparasitage…  D'après les chiffres de l'Unicef, c'est l'ensemble du territoire qui se trouve en situation de malnutrition chronique haute ou très haute. Vaccination contre le paludisme  Cette approche d'équipe, au cœur de la communauté, est renforcée désormais par l'introduction du vaccin contre le paludisme RTS-S, qui a rejoint, depuis août 2025, le Programme Elargi de Vaccination national, c'est-à-dire le paquet de vaccinations gratuites. L'infection parasitaire transmise par les moustiques constitue en Guinée la première cause de mortalité et de consultation infantile.   Avec :  Dr Sekou Mohamed Camara, inspecteur régional de la Santé de Kindia  Dr Hawa Sakho, médecin en charge de la nutrition au Bureau l'Unicef Guinée  Fatoumata Deen, animatrice communautaire de l'ONG GAD (Guinée action pour le développement).  Programmation musicale : ► Soul Bang's – Kadi  ► Doura Izzy - Ko non Tigui.  

Priorité santé
Campagne intégrée de vaccination en Guinée : donner un statut et un avenir aux enfants

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 48:29


En Guinée, la campagne intégrée de vaccination permet en même temps de vacciner les enfants, de leur apporter une supplémentation en vitamine A, et d'effectuer un déparasitage. Les autorités sanitaires procèdent à l'enregistrement et la délivrance d'actes de naissance des enfants de zéro à 59 mois. La Guinée a adhéré en octobre 2024 à l'initiative pour l'indépendance vaccinale, dont l'objectif est d'éliminer les maladies évitables et de réduire les risques d'épidémies.   Émission délocalisée à Kindia  Pour la première de nos quatre émissions, en Guinée, Priorité Santé vous retrouve à Kindia, à environ 150 km à l'est de Conakry, pour donner la parole aux acteurs d'un programme essentiel pour la santé des enfants de 0 à 5 ans. Cette campagne de terrain soutenue par l'UNICEF permet de relever frontalement plusieurs défis pour la future génération : la prévention contre des infections et risques majeurs pour la santé. Les infections (fièvres, maladies respiratoires et diarrhées) sont à l'origine de l'essentiel des décès de moins de cinq ans ; des risques en partie évitables grâce à la vaccination – et conjointement à cette campagne de vaccination, les autorités administratives inscrivent officiellement l'enfant à l'État civil. Santé et droits  Cette campagne intégrée offre donc à la fois prévention sanitaire & reconnaissance juridique, car ce certificat de naissance constitue un véritable sésame pour l'avenir : pour l'école, pour bénéficier de soins médicaux, ces papiers peuvent constituer indirectement un élément de protection contre le mariage précoce ou le travail forcé.  Lutte contre la malnutrition  Sur le plan sanitaire, une supplémentation en vitamine A est proposée, ainsi que des conseils en nutrition, pour valoriser notamment les micronutriments, associés à des mesures de déparasitage…  D'après les chiffres de l'Unicef, c'est l'ensemble du territoire qui se trouve en situation de malnutrition chronique haute ou très haute. Vaccination contre le paludisme  Cette approche d'équipe, au cœur de la communauté, est renforcée désormais par l'introduction du vaccin contre le paludisme RTS-S, qui a rejoint, depuis août 2025, le Programme Elargi de Vaccination national, c'est-à-dire le paquet de vaccinations gratuites. L'infection parasitaire transmise par les moustiques constitue en Guinée la première cause de mortalité et de consultation infantile.   Avec :  Dr Sekou Mohamed Camara, inspecteur régional de la Santé de Kindia  Dr Hawa Sakho, médecin en charge de la nutrition au Bureau l'Unicef Guinée  Fatoumata Deen, animatrice communautaire de l'ONG GAD (Guinée action pour le développement).  Programmation musicale : ► Soul Bang's – Kadi  ► Doura Izzy - Ko non Tigui.  

Invité Afrique
Hassatou Ba-Minté: «Nous espérons un apaisement de la situation des droits humains» en Guinée

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 7:31


En Guinée, depuis décembre dernier, se tient la suite du procès du massacre du 28 septembre 2009. Ce jour-là, 156 personnes ont été assassinées et une centaine de femmes violées par des éléments du capitaine Moussa Dadis Camara, le président d'alors, dans un stade de Conakry. Le procès sur cette sombre affaire s'est ouvert il y a trois ans avec l'arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya. L'ancien président Dadis ainsi que plusieurs hauts gradés ont été condamnés pour crimes contre l'humanité... avant que Dadis ne bénéficie d'une grâce présidentielle. L'annonce avait provoqué une véritable onde de choc chez les victimes, le corps judiciaire et les organisations de droits humains. Aujourd'hui, quelle est la portée du procès du 28-Septembre dans la lutte contre l'impunité chronique dont souffre la Guinée ? Hassatou Ba-Minté est la directrice Afrique de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), partie civile dans ce procès. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané.   RFI : Hassatou Ba-Minté en fin 2025 s'est ouvert un nouveau volet du procès du 28 septembre avec de nouveaux accusés, dont le colonel Bienvenu Lamah. Rappelez-nous de qui il s'agit et pourquoi il est poursuivi seulement maintenant ? Hassatou Ba-Minté : On parle donc de l'affaire du massacre du 28 septembre 2009. Le 28 septembre 2022, un premier procès s'est ouvert à Conakry. Et ce deuxième procès contre Bienvenu Lamah s'est ouvert le 18 décembre. Il faut savoir que pendant le premier procès, son nom a été cité, notamment dans l'identification de recrues, de personnes qui sont allées commettre des violations au stade (où ont eu lieu le massacre et les viols, NDLR). Pour ce deuxième procès complémentaire, il s'agit donc d'évaluer les responsabilités du colonel Bienvenu Lamah, mais aussi d'autres personnes qui doivent être entendues, notamment le colonel Georges Olémou, Thomas Touaro, Jean-Louis Kpoghomou et d'autres. Pour l'instant, il y a eu six audiences et nous attendons la suite qui devrait reprendre à partir du 10 février prochain. Dans le procès en première instance, il y a un an et demi, il y a donc eu un verdict condamnant les principales figures de la junte du CNDD, parmi lesquelles l'ancien président Moussa Dadis Camara, condamné pour crime contre l'humanité. Un jugement emblématique et historique aussi bien en Guinée qu'en Afrique. Mais coup de théâtre : Dadis est gracié huit mois plus tard par l'actuel président Mamadi Doumbouya. Hassatou Ba-Minté, quelle a été votre réaction à l'époque ? Clairement, ce que nous avons tenu à souligner à la FIDH, c'est la portée historique de ce verdict qui est quand même sans précédent. C'est la première fois en Afrique qu'un chef d'État est jugé dans son pays, devant la justice de son pays et doit rendre des comptes, y compris des hauts gradés politiques et militaires. Donc c'était important et ça a suscité beaucoup d'espoir. Quand la grâce est intervenue en avril 2025, ça a été vraiment un coup de massue, un affront fait aux victimes, puisque la procédure d'appel n'avait même pas été entamée. Et nous attendons toujours l'appel de ce procès. Quelques jours avant la grâce, les autorités guinéennes avaient également pris un décret pour annoncer que l'État guinéen allait prendre en charge l'indemnisation des victimes. Pour nous, cette décision, avec vraiment beaucoup de recul maintenant, avait un goût amer puisque qu'après l'annonce de la grâce, on a senti que les victimes avaient peut-être été adoucies par cette prise en charge de l'indemnisation qui, à ce jour, reste partielle, très partielle même. Ce que nous demandons, c'est que la justice puisse aller à son terme, que tous les accusés puissent à nouveau être entendus. Donc, on attend ce procès en appel et tous les procès complémentaires qui doivent être ouverts. L'affaire du 28-Septembre n'est pas finie. À lire aussiMassacre du 28 septembre 2009 en Guinée: la justice relance les poursuites contre sept militaires Dadis gracié, le colonel Claude Pivi dit Coplan, ministre et figure centrale de la junte du CNDD, est mort en détention il y a un mois dans des circonstances troubles, on ne sait pas quand se tiendra le procès en appel… Ce procès du 28-Septembre, qui devait réparer ce grand corps malade qu'est la justice guinéenne, finalement, a-t-il encore du sens ? C'est une question qui revient souvent et qui est parfaitement légitime. Un tel procès pour des crimes aussi graves, il ne faut pas l'oublier, a aussi une portée politique. Le contexte actuel de la situation des droits humains en Guinée, on ne peut pas non plus l'ignorer. Ce procès, il intervient dans un contexte où il est important de rappeler que les libertés fondamentales sont complètement restreintes en Guinée. Je tiens à souligner que depuis l'arrivée du général Mamadi Doumbouya au pouvoir, l'espace civique et démocratique est fermé, il y a des violations répétées des droits humains, les enlèvements et disparitions forcées sont récurrents, il y a la fermeture de certains médias, la restriction des activités des associations, l'interdiction des manifestations qui n'est toujours pas levée... L'élection présidentielle de fin décembre s'est tenue, Amadou Oury Bah a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. On sait qu'il y a Sory II Tounkara qui a été nommé ministre de la Justice… Ibrahima Sory II Tounkara, qui était le président de la Cour d'appel de Conakry où se tenait justement le procès du 28 -Septembre… Exactement ! Donc ce sont des signaux qui, pour nous, doivent appeler les autorités guinéennes à aujourd'hui respecter enfin cette promesse faite au lendemain du putsch du 5 septembre 2021, lorsque Mamadi Doumbouya a promis que « La justice sera la boussole de la transition ». Nous ne sommes plus dans la transition. L'ordre constitutionnel est censé être rétabli. Nous espérons que les autorités vont actuellement travailler sur un apaisement de la situation des droits humains, en permettant que justice soit faite sur toutes les violations qui ont été commises, tant pendant la transition, mais aussi avant, puisque c'est vraiment ce cycle de l'impunité en Guinée qui doit être brisé aujourd'hui. À lire aussiGuinée: la junte publie un décret afin d'indemniser les victimes du massacre du 28 septembre

Revue de presse Afrique
À la Une : insécurité constante et brouillard diplomatique dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 4:08


L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »

Idées
À Conakry, Elara Bertho revient sur l'utopie panafricaine

Idées

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 43:38


Dans IDÉES cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit l'historienne, spécialiste de l'Afrique, Elara Bertho qui nous propose un nouveau livre, publié aux CNRS Éditions. Son titre ? : « Conakry, une utopie panafricaine ». L'ouvrage, au cœur de notre conversation, est une contribution majeure à l'histoire intellectuelle et politique de l'Afrique postcoloniale. À travers une enquête sensible et rigoureuse, l'auteure explore la manière dont la Guinée de Sékou Touré, après l'indépendance fracassante de 1958 joua la carte du panafricanisme, en particulier sa capitale, Conakry qui fut entre les années 1950 et 1970, un lieu où se cristallisèrent espoirs révolutionnaires, solidarités transnationales et rêves d'émancipation. Au micro, et dans son livre, Elara Bertho ne se contente pas de retracer une histoire institutionnelle du panafricanisme, elle s'intéresse à la ville considérée comme scène où se développent les circulations d'idées, les rencontres entre militants, artistes, intellectuels, et les tensions entre projet révolutionnaire et réalités politiques. Elle en parle avec passion. Conakry apparaît ainsi comme un carrefour géopolitique, accueillant exilés, leaders indépendantistes, mouvements de libération, un foyer culturel, où se croisent écrivains, musiciens, cinéastes, journaliste, un espace de projection utopique, pensé comme capitale d'une Afrique émancipée et unie. Cette approche sensible renouvelle l'histoire du panafricanisme, souvent racontée de façon froide, désincarnée, à travers ses grandes figures ou ses institutions. Elle se nourrit d'une multitude de documents : archives privées guinéennes, correspondances, journaux, tracts, discours, récits de vie, témoignages, mémoires, œuvres littéraires et artistiques, ces matériaux hétérogènes permettent de saisir l'épaisseur affective et imaginaire du projet panafricain : ses enthousiasmes, ses contradictions, ses désillusions aussi. L'ouvrage insiste sur la dimension utopique du panafricanisme guinéen : non pas un rêve abstrait, mais une utopie en actes, portée par des politiques culturelles, des alliances diplomatiques, des réseaux militants. La Guinée accueille alors des mouvements de libération lusophones, des intellectuels noirs américains, des artistes africains. Cette hospitalité devient un geste politique fondateur. Conakry devint un centre de production culturelle panafricaine avant de sombrer dans l'horreur de la dictature symbolisée par le sinistre camp Boiro. Elara Bertho ne masque d'ailleurs pas les contradictions, autoritarisme croissant du régime, surveillance politique, décalage entre discours révolutionnaire imposés aux Guinéens et la réalité. L'un des aspects les plus originaux du livre est l'attention portée aux émotions: enthousiasme, fraternité, espoir, mais aussi peur, fatigue, désenchantement. On y retrouve notamment Miriam Makeba et Stokely Carmichael, le couple mythique qui vint s'installer à Conakry en 1968 et fut jusqu'au bout un soutien à Sékou-Touré. (Lire aussi le livre que l'auteure lui a consacré : « Un couple panafricain », éditions Rot.Bo.Krik) Cette dimension affective permet de comprendre comment une utopie se construit, se vit, puis parfois se fissure. En articulant histoire politique, anthropologie des imaginaires et géographie urbaine, Bertho propose une lecture profondément renouvelée du panafricanisme. « Conakry, une utopie panafricaine », CNRS Éditions, 2025.   Musiques diffusées pendant l'émission Sory Kandia Kouyaté - Djoliba Ensemble instrumental de la Radiodiffusion nationale - Victoire à la Révolution Miriam Makeba - Maobe Guinée.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Déguerpissements : après Abidjan, Brazzaville, Libreville, c'est au tour de Conakry

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 20:00


Depuis une semaine, Conakry vit au rythme des déguerpissements. Comme dans de nombreuses capitales africaines, les autorités guinéennes justifient ces opérations par la nécessité de mettre fin à l'occupation anarchique des trottoirs. Mais sans mesures d'accompagnent, les victimes ne cachent pas leur détresse. Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Le Nouvel Esprit Public
La sécurité sociale a 80 ans / L'Afrique : de junte en junte

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 63:00


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 décembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANSNé en 1945 dans l'élan du Conseil national de la Résistance, l'État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd'hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n'a pas perdu l'amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l'universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd'hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l'assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d'euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d'autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l'âge. D'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu'ils représentent 28 % de la population.Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l'âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu'1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.L'AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTEEn cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d'État militaires d'abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l'armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l'épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s'en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d'État militaire ces cinq dernières années. Le coup d'État a été mis en échec.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. 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