Podcasts about mauritanie

Country in West Africa

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mauritanie

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Catastrophes • Histoires Vraies
[L'ÉTÉ MINUIT] Survivants • Le vrai radeau de la Méduse

Catastrophes • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 4:39


Cet été, Catastrophes pioche dans les archives Minuit et laisse place à Survivants : on ne raconte plus pourquoi le drame arrive, mais comment on y survit à travers ces miraculés de crashs, naufrages, tempêtes et plus encore. Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue au large de la Mauritanie. Faute de canots pour tous, 150 personnes sont entassées sur un radeau de fortune, puis abandonnées en pleine mer. Treize jours de dérive sous un soleil de plomb, de soif, de folie, de cannibalisme. Voilà la réalité derrière le tableau de Géricault. ⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCatastrophes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT. Narration : Florent Oullié Script : Sandrine Brugot Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Abdoulaye Thiam: «Les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que ceux des Européens»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 4:28


La Fifa a finalement renoncé à son projet d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde qui a suscité une forte opposition, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En Afrique en revanche, la Confédération africaine de football (CAF) s'est montrée beaucoup plus prudente. Pourquoi cette différence ? Que révèle-t-elle du rapport de force entre la Fifa et le football africain ? Abdoulaye Thiam, journaliste sportif, est l'invité de Sophiane Amazian. RFI : Le projet de Gianni Infantino d'ouvrir une société commerciale pour vendre une partie de la Coupe du monde à des investisseurs étrangers est finalement abandonné, êtes-vous surpris de ce rétropédalage ? Abdoulaye Thiam : Non pas du tout. Je ne suis pas surpris. Je pense d'ailleurs que c'est une excellente chose de la part même du président Gianni Infantino, qui prône quand même l'unité du football. Quand on parle de l'unité avec un projet, qui a fini par diviser le monde entier, les 54 fédérations qui composent l'UEFA ont rejeté le projet. Il y a une quarantaine de fédérations de la CONCACAF qui ont fait la même chose. La Conmebol est en train de réfléchir. Je pense qu'il était de bon aloi pour lui de revoir sa copie, de faire du rétropédalage pour le bien du football mondial. La CAF, la Confédération africaine de football, de son côté a été plus souple dans sa communication et ne s'est pas vraiment opposée. Pourquoi cette prise de position ? Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là. Ce serait seulement l'argument économique et financier qui expliquerait pourquoi les fédérations africaines n'étaient pas vent debout ces derniers jours contre ce projet ? Absolument. Il suffit tout simplement de jeter aujourd'hui un coup d'œil sur le calendrier qu'on n'arrive plus à maîtriser. Notre dernière CAN devait avoir lieu aux mois de juin-juillet 2025, mais à cause de la Coupe du monde des clubs, très chère à Gianni Infantino, l'Afrique a basculé sur deux années, fin 2025 et début 2026. Il y a donc un double standard, là, de la CAF ? D'un côté elle appuie les décisions du patron de la Fifa, de l'autre elle voit son tournoi continental passer au second plan ? Absolument. Mais bon, quand vous regardez quand même l'apport de la Fifa, on peut comprendre certains présidents africains qui ont besoin de cet argent-là. Mais il y avait quand même un énorme danger parce qu'il fallait faire attention à l'exigence de la rentabilité des actionnaires qui vont certainement prendre des décisions futures, notamment sur le calendrier de la Coupe du monde, sur son format, sur les droits de télévision, sur le développement des compétitions. C'est là-bas qu'il fallait mettre particulièrement le curseur. La Coupe du monde de football doit rester un sport très populaire. Que représente le président de la Fifa, Gianni Infantino, sur le continent africain ? Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent. Sauf que les gens, ce qu'ils ne disent pas, c'est que ce qu'on donne au Sénégal, ce qu'on donne à la Mauritanie, ce qu'on donne au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la Fifa. Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs. Surtout encore, vu les dernières décisions qui ont été prises par Gianni Infantino sur le football africain, notamment la non-maîtrise de notre calendrier, notamment les changements de périodes, on va basculer de deux ans vers quatre ans. Ça, c'est un projet qui est très cher à Gianni Infantino. Or, beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet-là. Finalement, il a fini par s'imposer parce qu'à partir de 2028, c'est terminé. Il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais plutôt tous les quatre ans. Vous dites que le football africain doit se prendre en main et ne plus dépendre des décisions de Gianni Infantino ? Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022 il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que tout simplement il y a plusieurs pays en Afrique, au sud du Sahara, qui ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la Fifa et aux exigences de la CAF. Ça, c'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent. Pour un pays qui aime la jeunesse. Parce que quand même, la jeunesse représente plus de 75 % dans la plupart des pays en Afrique, au sud du Sahara. Mais quand il s'agit de jouer un match de football, tout le monde externalise pour aller au Maroc. Là, ce n'est pas la faute de Gianni Infantino, ce n'est pas non plus la faute du Maroc. C'est tout simplement parce que les autorités n'ont pas fait le travail pour lequel elles ont été élues. Il va falloir quand même balayer devant sa porte avant de chercher un bouc émissaire. À lire aussiFifa: perte de confiance, appel à la démission, Infantino peut-il tenir ?

Invité Afrique
Publication des mémoires de Tiébilé Dramé: «Sa vie, ses principes politiques devraient aider les jeunes Maliens»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 4:41


Il y a un an disparaissait une grande figure malienne, Tiébilé Dramé, qui fut deux fois ministre des Affaires étrangères et qui négocia plusieurs accords de paix avec les rebelles touaregs du nord du Mali. Aujourd'hui paraissent ses mémoires aux éditions Cauris Livres, sous le titre Tiébilé Dramé, Une vie de lutte. L'économiste et polytechnicien sénégalais Mamadou Lamine Diallo, qui a été vice-président de l'Assemblée nationale du Sénégal et qui a publié notamment Les Africains sauveront-ils l'Afrique ?, chez Karthala, a été un ami très proche du défunt. Il témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi ce titre, Une vie de lutte, à propos du défunt Tiébilé Dramé ? Mamadou Lamine Diallo : C'est un titre qui a été validé par Tiébilé Dramé, lui-même, avec son épouse Kadiatou Konaré. Il correspond, je pense, objectivement, à ce qu'il a vécu depuis sa tendre enfance à Nioro et par la suite à Bamako, à travers donc les mouvements estudiantins et le mouvement démocratique. Cela correspond vraiment à la vie de Tiébilé. Sous la dictature du général Moussa Traoré, Tiébilé Dramé s'est engagé très jeune dans la lutte syndicale et il l'a payé de plusieurs années de bagne dans l'extrême nord du Mali. Puis, il a dû s'exiler. Pourquoi a-t-il été un acteur clé de la « Révolution » démocratique de 1991 ? Le mouvement étudiant, qu'il a dirigé en étant secrétaire général de l'Union nationale des étudiants et élèves du Mali, a été un peu le fer de lance de la lutte contre le régime militaire dictatorial du général Moussa Traoré. Il faut le dire. C'étaient des luttes violentes parce que les manifestations étaient réprimées. Et puis, ils ont arrêté beaucoup de dirigeants étudiants, des enseignants également. C'est ainsi que lui-même a été à Kidal, à Ménaka, dans les prisons au nord du pays. Et ensuite à son retour d'exil, évidemment, il a été l'un des principaux acteurs de la « Révolution » de 1991 ? Oui, c'est-à-dire qu'en exil à Paris au tournant des années 1980 et 1982, il était organisé avec d'autres Maliens au sein des étudiants maliens en France et des travailleurs immigrés. C'est tous ces mouvements qui ont conduit petit à petit au renversement du régime du général Moussa Traoré. Les manifestations ont été organisées à Bamako sous le couvert de la lutte anti-apartheid ou de la nécessité de la démocratie et du pluralisme politique. Et c'est tout cela qui a conduit à la chute du régime en 1991. Il a été un acteur décisif. Et on peut dire que ces années de bagne à Taoudeni, à Kidal, à Ménaka mais aussi que ces années de ministre des Zones arides, que tout ce parcours l'a conduit à devenir un homme de dialogue avec les groupes rebelles du nord du Mali ? Certainement, mais aussi son passage à Amnesty International. Il a eu à travailler avec Amnesty International à Londres pendant quelque temps, et je crois que c'est là où il a pris la fibre diplomatique. Cette fibre est également très sensible aux droits de l'homme, notamment avec ce qu'il a vu avec la répression en Mauritanie, avec les Négro-africains de Mauritanie. Là, il a été convaincu qu'il était important effectivement de dialoguer. C'est ça qui l'a conduit à être très actif dans les accords de Ouagadougou et d'Alger. Les accords de Ouagadougou de 2013, qui ont mis fin pendant quelque temps au conflit dans le nord du Mali. À la fin de sa vie, Tiébilé Dramé a vécu le retour des militaires au pouvoir et il a pris des risques. C'est lui par exemple en mars 2022 qui a prononcé l'oraison funèbre de Soumeylou Boubèye Maïga, après la mort de ce grand homme d'État malien dans une prison de la junte. Est-ce que son parcours et son combat pour la démocratie contre les militaires peuvent résonner encore pour la jeunesse malienne d'aujourd'hui ? Sa vie, son parcours, les principes autour desquels il a organisé son action politique devraient aider les jeunes Maliens à aider le Mali, qui est quand même au bord de l'effondrement, c'est le moins qu'on puisse dire. Ces principes-là sont fondés sur le respect de l'autre, la lutte contre les injustices, sur le pluralisme démocratique qui est une nécessité, mais aussi sur l'unité du territoire. Je crois que pour les accords de Ouagadougou, ils étaient au centre de ces négociations : chercher à obtenir la paix pour pouvoir organiser des élections basées sur l'unité du territoire, mais également sur le fait que les populations, les communautés du nord devraient être mieux traitées dans un Mali uni. Je crois que les jeunes Maliens devraient s'intéresser beaucoup plus à ce qu'il a écrit et à ce qu'il a fait. Cet ouvrage devrait être lu. À partir de ce moment-là, c'est à eux de trouver les solutions aujourd'hui pour sortir de la situation actuelle. Peut-on dire que Tiébilé Dramé était à la fois un grand démocrate et un homme intraitable sur l'intégrité territoriale du Mali ? Grand démocrate, oui, assurément. Personne ne peut en douter. Maintenant, en ce qui concerne le principe d'un Mali uni, unitaire, pour lui, ce n'était pas négociable. Avec ce principe-là, on doit pouvoir dialoguer, y compris avec des jihadistes, pour éviter le chaos.  

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Les routes migratoires dans l'Atlantique toujours aussi dangereuses

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 20:00


La semaine dernière, 144 passagers d'une pirogue surchargée sont morts ou portés disparus au large de la Mauritanie. Qu'est-ce qui les avait poussés à prendre la mer au péril de leur vie ? Que faire pour empêcher de tels drames sur les routes migratoires vers l'Europe ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Appels sur l'actualité
Mauritanie : pourquoi la route vers les Canaries reste-t-elle si meurtrière?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 4:04


Au large de la Mauritanie, 144 personnes sont mortes ou portées disparues en une seule semaine sur la route atlantique vers les îles Canaries, l'un des corridors migratoires les plus meurtriers au monde. Parties de Gambie, plusieurs embarcations ont dérivé des jours durant, dont l'une pendant près de 25 jours avant d'être secourue : sur ce bateau, 144 passagers sont décédés ou introuvables, seulement 38 ont survécu, selon le HCR, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Comment expliquer qu'un bateau puisse dériver pendant 25 jours sans être secouru ? Pourquoi les migrants continuent-ils d'utiliser cette route pour rejoindre les îles Canaries malgré sa dangerosité ? Avec Louise Huet, journaliste à Infomigrants. 

Invité Afrique
Visite de Diomaye Faye au Mali: «Il faut rétablir la confiance entre la Cédéao et l'AES»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 8:37


Le président sénégalais se rend au Mali ce mardi 28 juillet pour une visite de travail. Depuis le 19 juillet, il est aussi le président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Va-t-on vers un rapprochement entre la Cédéao et l'AES, l'Alliance des États du Sahel ? Et Bassirou Diomaye Faye pourrait-il jouer un rôle de médiateur dans la guerre civile qui déchire actuellement le Mali ? Pape Ibrahima Kane, expert des questions géopolitiques, répond aux questions de RFI. RFI : Qu'est-ce qu'on peut attendre de la visite du président sénégalais ce mardi à Bamako ? Pape Ibrahima Kane : Le réchauffement des relations entre les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) et de la Cédéao, à un moment où, au niveau des États de l'AES, on montre une bonne volonté à vraiment reprendre le fil du contact avec les États de la Cédéao. C'est vraiment bien que le président en exercice profite de cette opportunité pour commencer à jeter les ponts d'un vrai dialogue entre les deux institutions. Sur le plan sécuritaire, qu'est-ce que Bamako et Dakar peuvent faire de mieux ensemble pour lutter contre les terroristes ? Vous savez que la zone de frontière entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie est une zone secouée par des attaques de jihadistes. Donc il y a aussi matière à discussion pour au moins que les États, non seulement arrivent à endiguer toutes ces attaques, mais aussi arrivent à s'organiser pour que la crise ne déteigne pas sur les deux autres pays que sont le Sénégal et la Mauritanie, ça, c'est aussi une question importante. Et un dernier point qui est vraiment vital pour le Sénégal, ce sont les relations économiques. Le port de Dakar ne vit pratiquement que grâce aux importations et exportations du Mali. Donc il faut discuter de la meilleure façon de réorganiser la sécurité pour que le transport des marchandises puisse s'effectuer le plus normalement possible. Alors, cette visite à Bamako, le président sénégalais la fait trois jours seulement après la création de son nouveau parti à Dakar, Kiiraay. Est-ce à dire que Bassirou Diomaye Faye veut s'affirmer sur tous les terrains ? La création de Kiiraay, c'est essayer de s'affirmer sur le terrain sénégalais. Mais la création de Kiiraay relève d'un grand défi pour Bassirou Diomaye Faye. Et j'ai comme l'impression que ce défi-là va être très, très, très compliqué à relever. Jusqu'à présent, c'est Ousmane Sonko qui gérait la relation entre le Sénégal et les États de l'AES. Est-ce que Bassirou Diomaye Faye veut chasser sur les terres de son ancien Premier ministre ? Je ne pense pas qu'il veuille chasser, parce que le travail que Sonko avait mené au niveau de la sous-région n'a pas été totalement concluant. Je me rappelle encore de la visite qu'il avait menée à Bamako et qui avait même suscité beaucoup, beaucoup de remous au sein de la classe politique malienne ainsi qu'au sein de la classe politique sénégalaise. Je pense que Bassirou Diomaye Faye, il sait que le défi de la sécurité est un défi important à relever et que, au moins, s'il relève ce défi en étant président de la République du Sénégal, il pourra laisser à la postérité l'image de quelqu'un qui a contribué à la recherche de la paix et de la sécurité dans la sous-région. Parce que rien n'est sûr pour le président de la République actuel du Sénégal pour sa réélection. Donc, au moins pour ça, on pourra le remercier d'avoir fait quelque chose pour le Sénégal et ses relations avec les voisins. Voulez-vous dire que Bassirou Diomaye Faye est plus diplomate qu'Ousmane Sonko ? Tout à fait. Ce n'est pas le même type de personnalité. Et en plus, Bassirou Diomaye Faye donne l'impression de quelqu'un qui a de l'écoute, de quelqu'un qui ne se précipite pas à parler ou à prendre des décisions. Maintenant, est-ce que ce sera efficace ? Ça, c'est un tout autre problème. Parce que ce qui manque le plus dans le Sahel, c'est les moyens humains pour entamer un dialogue entre les insurgés et les militaires dans les trois pays. Parce que croyez-moi, et je pense que ça va être l'un des points sur lesquels le président va insister, c'est vrai que l'expérience des deux années montre que le tout militaire n'est pas une solution dans le Sahel et qu'il faudra trouver les moyens de discuter avec les insurgés pour au moins aborder la question de la réconciliation. Pas seulement au Mali, mais au Niger et aussi au Burkina. Et c'est en ce sens que je comprends le regain de collaboration avec l'Algérie, parce qu'il faut maintenant passer au dialogue. Peut-être que le Sénégal peut être l'un de ces intermédiaires. Est-ce à dire qu'après le grave revers militaire subi par la junte malienne il y a trois mois à Kidal, Bamako se résout peut-être à une solution politique avec l'aide du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ? Tout à fait. Mais je pense que même la réconciliation avec l'Algérie montre que Bamako n'a plus d'option. Je ne serais pas surpris si le président Bassirou Diomaye Faye décidait d'aller aussi en Algérie pour avoir des conversations avec les dirigeants algériens, parce que déjà la Mauritanie a assisté au sommet de Freetown. Donc la Mauritanie est déjà dans le jeu que le Sénégal est en train de déployer à l'heure actuelle. À lire aussiSénégal: une première visite de Bassirou Diomaye Faye au Mali en tant que président de la Cédéao

Afrique Économie
Le corridor gazier entre le Nigeria et le Maroc doit transformer l'Afrique de l'Ouest

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 2:29


La Cédéao a apporté son soutien au gazoduc Nigeria-Maroc, un projet long de 7 000 kilomètres lancé il y a près de dix ans. Destiné à alimenter 13 pays d'Afrique de l'Ouest en gaz avant d'approvisionner le Maroc et l'Europe, il doit entrer en service à partir de 2031. Reste un défi majeur : réunir les 25 milliards de dollars nécessaires à sa construction. L'une des principales ambitions du gazoduc est de renforcer l'accès à l'énergie en Afrique de l'Ouest. La moitié des volumes transportés, soit environ 15 milliards de m3 de gaz par an, sera destinée aux 13 pays situés sur le tracé. L'autre moitié alimentera le Maroc, avant d'être exportée vers le marché européen. Pour Amina Benkhadra, directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc, cette double vocation est au cœur du projet. « Il longera 13 pays sur la côte africaine, depuis le Nigeria jusqu'au Maroc et sera connecté à l'Europe, à l'Espagne à travers le gazoduc Maghreb-Europe, qui est déjà en production aujourd'hui », explique-t-elle. Une infrastructure pensée d'abord pour les besoins africains Au-delà de l'exportation, les promoteurs présentent le gazoduc comme un levier de développement pour les économies de la région. L'objectif est d'offrir une énergie plus stable aux ménages mais aussi aux secteurs industriels, notamment les activités minières, particulièrement consommatrices d'électricité. Pour Amina Benkhadra, cette disponibilité énergétique est un préalable à la croissance : « Beaucoup de pays sur le tracé ont besoin d'une énergie durable pour pouvoir assurer leur développement économique et social. Il y a plusieurs industries énergivores. Parlons par exemple des industries minières, qui ont besoin d'une énergie stable et durable comme le gaz. Et donc, c'est d'abord une énergie qui va être mise à leur disposition pour assurer le développement et la croissance dans leur pays. » Le soutien affiché par les 13 États concernés s'explique aussi par leurs intérêts économiques. Les futurs producteurs de gaz, comme le Sénégal ou la Mauritanie, pourraient utiliser cette infrastructure pour exporter une partie de leur production. Pour Francis Perrin, directeur de recherche à l'IRIS à Paris et chercheur associé au Policy Center for the New South à Rabat, l'accord politique de la Cédéao constitue une étape importante, sans pour autant garantir le succès du projet : « Quand l'idée de ce projet a été lancée par le Maroc et le Nigeria, qui sont les deux promoteurs principaux en 2016, ça pouvait apparaître comme un très beau rêve. La décision importante de la Cédéao ne veut pas dire que c'est gagné. Mais le projet a quand même avancé. Chacun des pays sur ce tracé a intérêt à ce que ce projet marche. C'est une base, ça permet d'avancer. Ce n'est pas une garantie absolue de succès, bien sûr. » Le défi du financement Le principal obstacle reste désormais financier. Construire près de 7 000 kilomètres de gazoduc représente un investissement estimé à 25 milliards de dollars. Selon Francis Perrin, le financement devrait associer des institutions internationales, des banques de développement, des agences de crédit à l'exportation et des investisseurs privés. La viabilité économique du projet dépendra avant tout de l'existence d'un marché capable d'absorber le gaz transporté. « Il pourrait y avoir des institutions financières internationales type Banque mondiale qui a déjà commencé à être contacté par le Maroc et le Nigeria, des banques de développement. On peut penser évidemment à la Banque africaine de développement et aux banques européennes. Il y aura aussi des agences de crédit à l'exportation. Des contacts ont commencé avec la US Export Import Bank et évidemment, dernier point, des financeurs privés, c'est vraiment ce couple "marché-financement" qui fonctionne. Il n'y a pas de financement sans marché, et il n'y a pas de marché sans financement. » À ses débuts, le projet avait même suscité l'intérêt du géant russe Gazprom, avant que la guerre en Ukraine ne rebatte les cartes géopolitiques. Les opérateurs nigérians et marocains visent désormais un lancement des travaux d'ici deux ans et les premières livraisons de gaz à partir de 2031. À lire aussiProjet de gazoduc Nigeria-Maroc: «L'accord de la Cédéao marque une étape majeure»

tech 45'
#195 - Il a failli perdre sa startup après une levée de fonds - Mouhidine Seiv (HrFlow.ai)

tech 45'

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 49:11


On parle IA et recrutement cette semaine avec Mouhidine cofondateur et CEO de HrFlow.Depuis 10 ans, sa startup développe une infrastructure d'IA capable d'analyser les données RH, de mieux faire matcher recruteurs et candidats, et désormais de créer des agents IA intégrés aux outils RH. Plus de 100 millions de profils ont déjà été traités, l'entreprise réalise près de la moitié de son chiffre d'affaires aux États-Unis et a levé cette année 7 millions de dollars.Derrière cette réussite, il y a aussi une histoire personnelle et entrepreneuriale : arrivé en France depuis la Mauritanie, Mouhidine a failli être évincé de son propre poste de CEO par un business angel dont il estime que les motivations étaient clairement racistes. On revient sur cette épreuve et son parcours. Je suis Seb Couasnon, je te donne rendez-vous chaque semaine sur ta plateforme de podcast favorite. Bon épisode

tech 45'
Teaser - Mouhidine Seiv (HrFlow.ai)

tech 45'

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 8:43


Sa startup développe une infrastructure d'IA capable d'analyser les données RH, de mieux faire matcher recruteurs et candidats, et désormais de créer des agents IA intégrés aux outils RH. Derrière cette réussite, il y a aussi une histoire personnelle et entrepreneuriale : arrivé en France depuis la Mauritanie, Mouhidine a failli être évincé de son propre poste de CEO par un business angel dont il estime que les motivations étaient clairement racistes. Bon teaser !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Afrique Économie
Or: la redistribution des investissements rebat les cartes en Afrique de l'Ouest

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 2:25


Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Ghana renforcent leur contrôle sur leur secteur aurifère, les compagnies minières internationales réorientent leurs investissements vers des pays jugés plus prévisibles. La Côte d'Ivoire, la Guinée, mais aussi la Mauritanie et le Sénégal espèrent profiter de cette redistribution. La ruée vers l'or se poursuit en Afrique de l'Ouest. Les États multiplient les efforts pour attirer les investissements dans l'exploration et l'exploitation aurifères. Dans ce contexte, la Côte d'Ivoire et la Guinée apparaissent aujourd'hui comme les destinations les plus attractives pour les groupes miniers, profitant notamment des hésitations des investisseurs à développer de nouveaux projets au Mali, au Burkina Faso ou au Ghana. En Côte d'Ivoire, le gigantesque projet Koné entrera en production avant la fin de l'année, avec plusieurs mois d'avance sur le calendrier initial. Située près de la frontière malienne, cette future mine continue de gagner en importance : ses ressources sont désormais estimées à plus de 6,3 millions d'onces d'or. À lire aussiMontage Gold: la success story minière du moment en Côte d'Ivoire La société canadienne Montage Gold poursuit parallèlement ses investissements dans le pays, avec l'acquisition du projet Didievi auprès d'African Gold. « Un projet comme celui de Koné n'est possible aujourd'hui que grâce aux investissements que le pays a réalisés dans les infrastructures et l'énergie. Nous avons acheté un deuxième projet, celui d'African Gold à Didievi. C'est un projet très prometteur. Cela montre notre volonté de continuer à accroître notre présence en Côte d'Ivoire grâce au potentiel géologique et à la stabilité économique du pays », explique Martino De Ciccio, PDG de Montage Gold. Des investisseurs en quête de stabilité La Côte d'Ivoire et la Guinée profitent d'un contexte régional marqué par la prudence des grands groupes miniers. Au Mali, au Burkina Faso et au Ghana, les gouvernements ont engagé une reprise en main de leur secteur aurifère, en renforçant le contrôle public et en augmentant la part des revenus captée par l'État. À lire aussiLe Burkina Faso suspend l'exportation de la production artisanale d'or La Mauritanie entend également tirer parti de cette redistribution des investissements. Le pays met en avant un important potentiel géologique et un cadre réglementaire jugé rassurant. « La Mauritanie dispose d'un bon potentiel parce qu'elle possède encore de vastes zones qui n'ont pas été explorées. Beaucoup de sociétés vont aujourd'hui en Côte d'Ivoire, mais aussi en Mauritanie. Nous avons de nombreux permis qui viennent d'être libérés. Notre force, c'est bien sûr la géologie, mais aussi le cadre légal et réglementaire. Les conditions sont très claires, les accords sont respectés et les investisseurs bénéficient d'une véritable visibilité sur leurs projets miniers », souligne Ahmed Taleb Mohamed, conseiller au ministère mauritanien des Mines. Le Sénégal souhaite lui aussi développer davantage son industrie aurifère. Trois mines industrielles sont déjà en activité dans la région de Kédougou, exploitées notamment par Endeavour Mining et Resolute Mining. Mais les audits lancés par le nouveau gouvernement sur plusieurs contrats miniers suscitent des interrogations chez certains investisseurs. « Les investisseurs aiment la stabilité. Si à chaque changement de gouvernement certaines conventions ou certains contrats sont remis en question, cela peut poser un problème pour les futurs investisseurs. Un projet minier repose sur un modèle économique construit sur plusieurs années. Les investisseurs ont besoin de stabilité. Je pense que les autorités l'ont compris et que c'est ce qui permettra d'attirer d'autres investisseurs. Car le potentiel est là, il est énorme », estime Ousmane Mbaye, président de la Chambre des mines du Sénégal. En 2025, le secteur minier représentait environ 4 % du PIB sénégalais et 31 % des exportations du pays. Avec une production de 10,4 tonnes d'or, le métal jaune constitue désormais la première ressource minière du Sénégal. À lire aussiGhana: l'État accentue sa mainmise sur l'exploitation de l'or dans le pays À lire aussiEn Afrique, la ruée vers l'or motivée par son cours historiquement haut

Priorité santé
Protéger sa voix : quand faut-il consulter?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 48:29


De l'extinction totale en passant par la voix cassée ou éraillée, les troubles de la voix, appelés également dysphonies, peuvent entraîner des difficultés à parler ou des douleurs lors de la parole. Elles peuvent avoir diverses causes, de la plus bénigne à des troubles plus graves nécessitant une prise en charge médicale, voire opératoire. Comment prendre soin de sa voix ? Quand consulter ? Voix, outil de travail ou instrument, naturelle ou amplifiée, éraillée ou claire… L'expression orale nous permet non seulement de communiquer, mais aussi de provoquer des émotions, de distraire, d'apprendre aux autres, de consoler, de murmurer ou d'alerter. Pour certaines professions, la voix est un véritable outil de travail qui s'entretient et se préserve. Quelle prise en charge existe en cas de dysphonie ? Y a-t-il des soins particuliers pour ces professionnels de la voix, chanteurs, acteurs, professeurs, orateur et... présentateurs radio ? La voix, tout un système Les voix ont leur couleur, leur caractère, différentes puissances. Chaleureuses ou dramatiques : les voix peuvent s'abîmer, se briser, d'où l'importance de comprendre les moyens de les préserver, notamment en connaissant le processus et les organes de phonation (les poumons, le pharynx, les cavités orale et nasale, et bien sûr, les cordes vocales). Comprendre de quelle façon ce système phonatoire fonctionne pour produire ces sons signifiants, artistiques, émotionnels et savoir aussi identifier les risques (l'âge, la fatigue, certaines habitudes susceptibles d'abîmer la voix, les irritations, inflammations, infections), permet de prendre en charge les différentes dysphonies.  Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris Gilbert Montagné, auteur-compositeur-interprète français Pr Med Elmokhtar DAHI, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la faculté de médecine PU-PH au centre hospitalier national de Nouakchott en Mauritanie.  Programmation musicale :  ► Whitney Houston – I Have nothing  ► Gilbert Montagné – Faut faire la fête.

Priorité santé
Protéger sa voix : quand faut-il consulter?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 48:29


De l'extinction totale en passant par la voix cassée ou éraillée, les troubles de la voix, appelés également dysphonies, peuvent entraîner des difficultés à parler ou des douleurs lors de la parole. Elles peuvent avoir diverses causes, de la plus bénigne à des troubles plus graves nécessitant une prise en charge médicale, voire opératoire. Comment prendre soin de sa voix ? Quand consulter ? Voix, outil de travail ou instrument, naturelle ou amplifiée, éraillée ou claire… L'expression orale nous permet non seulement de communiquer, mais aussi de provoquer des émotions, de distraire, d'apprendre aux autres, de consoler, de murmurer ou d'alerter. Pour certaines professions, la voix est un véritable outil de travail qui s'entretient et se préserve. Quelle prise en charge existe en cas de dysphonie ? Y a-t-il des soins particuliers pour ces professionnels de la voix, chanteurs, acteurs, professeurs, orateur et... présentateurs radio ? La voix, tout un système Les voix ont leur couleur, leur caractère, différentes puissances. Chaleureuses ou dramatiques : les voix peuvent s'abîmer, se briser, d'où l'importance de comprendre les moyens de les préserver, notamment en connaissant le processus et les organes de phonation (les poumons, le pharynx, les cavités orale et nasale, et bien sûr, les cordes vocales). Comprendre de quelle façon ce système phonatoire fonctionne pour produire ces sons signifiants, artistiques, émotionnels et savoir aussi identifier les risques (l'âge, la fatigue, certaines habitudes susceptibles d'abîmer la voix, les irritations, inflammations, infections), permet de prendre en charge les différentes dysphonies.  Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris Gilbert Montagné, auteur-compositeur-interprète français Pr Med Elmokhtar DAHI, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la faculté de médecine PU-PH au centre hospitalier national de Nouakchott en Mauritanie.  Programmation musicale :  ► Whitney Houston – I Have nothing  ► Gilbert Montagné – Faut faire la fête.

Littérature sans frontières
Une terre, un auteur : en Mauritanie avec Mbarek Ould Beyrouk

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et cette semaine, c'est l'écrivain Beyrouk qui me reçoit chez lui à Nouakchott. Pour un grand entretien où l'auteur mauritanien raconte ses origines, sa découverte de la lecture et son lien puissant avec la langue française dans laquelle il écrit tous ses livres. Portrait d'un nomade sage et souriant.  Beyrouk est né à Atar, dans le Nord mauritanien. Fondateur du premier journal indépendant de son pays, il est aujourd'hui reconnu comme l'une des voix essentielles de la littérature de Mauritanie. Plusieurs de ses romans publiés chez Elyzad ont été primés et ont fait l'objet de traduction en anglais ou en espagnol. Parmi eux, Le Tambour des larmes (2015), Prix Kourouma, Prix du Roman Métis des Lycéens ; Je suis seul (2018), Prix Ahmed Baba de la littérature africaine, Le silence des horizons (2021), Parias (Sabine Wespieser, 2021), Saara (2022). Une jeune femme libre, Saara, resplendissante au milieu des pudeurs de la ville. Un petit mendiant sourd-muet qui entend tout et refoule ses colères. Un Cheikh, sage parmi les sages d'une paisible oasis, perturbé par une passion interdite. Une administration corrompue, qui veut ériger un barrage sur les cœurs des gens. Et une montagne d'où s'échappent, le soir, d'étranges grondements. La poésie de Beyrouk plane au-dessus de ce récit poignant. S'il dénonce férocement les injustices sociales, le grand auteur mauritanien en appelle aussi au respect de la nature, ainsi qu'à l'ancrage dans la tradition pour mieux se préserver des tentations violentes. Il nous livre là un texte enchanteur, sensuel, empli de spiritualité et d'émotion. (Présentation des éditions Elyzad) ✦ PRIX CHEIKH HAMIDOU KANE 2023 ✦ PRIX Littéraire LES AFRIQUES 2023 Tout ramène le père et le fils, dont les récits alternent dans cet envoûtant roman, au drame qui a fait éclater leur famille. Le père est en prison. Dans une longue mélopée adressée à la femme qu'il est parvenu à épouser et qu'il aime encore aveuglément, il convoque les prémices enchantées de leur histoire et les souvenirs des jours heureux, mais également l'engrenage des mensonges et de la jalousie. Pour elle, le jeune étudiant issu d'une tribu nomade était prêt à tout : s'inventer un passé, rompre avec les siens, vendre son cheptel et, grâce à cet argent, lui offrir l'avenir chimérique dont elle rêvait. Maintenant que tout est perdu, il se remémore ce monde du désert qu'elle méprisait, la vie d'errance à laquelle il a renoncé, au rythme du soleil, des étoiles et des bêtes. Leur fils, enfant des quartiers pauvres, n'a pas supporté le silence des dunes, l'école coranique, l'eau qu'il fallait aller puiser. Il s'est vite réfugié chez des amis de ses parents. Les batailles rangées entre bandes rivales, les soirs à regarder le foot à la télévision, les menus larcins, l'empêchent de trop penser à sa mère qu'il adorait. Parfois, il traîne aux alentours de la prison. Et aussi près de la maison de sa petite sœur, Malika, qui lui manque mais qu'on lui interdit de voir. En écho à la voix puissante et désespérée de son père, celle naïve et bouleversante du garçon vient ancrer la tragédie intime qu'ils partagent dans un saisissant contraste entre croissance urbaine et habitudes ancestrales des Bédouins. Ce n'est pas la moindre qualité de Parias que d'inscrire dans l'universel ces destins si singuliers avec une telle force d'émotion. (Présentation de Sabine Wespieser éditeur) ILLUSTRATION MUSICALE : Abrour.

Chronique des Matières Premières
Les tensions avec l'Algérie redessinent les performances du blé français à l'export

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 1:49


La campagne de blé français 2025-2026 touche à sa fin et l'Algérie devrait de nouveau bouder le blé tricolore. La fermeture du marché algérien depuis 2024 force la filière à se tourner vers de nouveaux marchés d'export. Cette année encore, l'Algérie devrait se passer du blé français. Une reprise des importations dans le sillage du début de réchauffement diplomatique en cours entre Paris et Alger pourrait être actée, mais sur des quantités très limitées. L'an dernier, les ventes de blé tendre vers l'Algérie ont été nulles selon les chiffres de France Agrimer, contre une moyenne d'environ deux millions de tonnes par an entre 2020 et 2024. Cette année, les producteurs français espèrent de nouveau exporter en quantité vers le Maroc. Le pays avait accru ses achats d'environ 27% en 2025 en raison d'une sécheresse précoce, mais le Maroc s'attend à une excellente récolte cette année, estimée à 9 millions de tonnes. Rabat pourrait même interrompre ses importations de blé tendre cet été. À écouter aussiLe Maroc pourrait doubler sa production céréalière par rapport à l'année dernière L'Afrique subsaharienne, un marché en croissance ? Comme sur ces dernières années, la Côte d'Ivoire reste la destination phare pour les exportations françaises de céréales. Plus de 540 000 tonnes importées l'an dernier, pour une valeur de 153 millions d'euros contre 140 millions d'euros en 2024. Le Sénégal et la Mauritanie sont également des partenaires réguliers. Or, comme le souligne Maxence Devillers, analyste chez Argus Media, les dynamiques démographiques et les habitudes alimentaires pourraient être plus porteuses à l'avenir pour le marché d'exportation français en Afrique subsaharienne plutôt qu'en Afrique du Nord. À écouter aussiEn Tunisie, les acteurs de l'agro-alimentaire veulent accélérer les échanges intra-africains La filière française du blé se tourne de plus en plus vers l'alimentation animale   Depuis un an et demi, la filière peut compter sur le secteur de l'alimentation animale en Europe pour absorber une partie de sa production. Le blé est désormais plus concurrentiel face au maïs devenant trop cher et trop sensible aux canicules à répétition. Le blé français est de plus en plus exporté pour les élevages vers l'Espagne, les Pays-Bas, l'Italie ou l'Europe du Nord. Les exportations devraient même s'équilibrer pour la première fois entre les exportations hors Europe et les exportations intraeuropéennes. Ce qui serait une première.

Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

7 milliards de voisins
Sur le continent africain, comment concilier pêche et protection des océans?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 48:29


Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers.    En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ?  À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec :  • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal.  Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique.    Programmation musicale :  ► ON GO LA BAS - Hen's  ► Sigui - Fatoumata Diawara. 

Bruno dans la radio
Ducon Ducon du 08 juin - Des passagers n'ont pas pu embarquer car une agente a confondu l'île Maurice et la Mauritanie

Bruno dans la radio

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 1:13


Chaque matin, l'équipe vous parle du con du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

7 milliards de voisins
Sur le continent africain, comment concilier pêche et protection des océans?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 48:29


Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers.    En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ?  À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec :  • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal.  Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique.    Programmation musicale :  ► ON GO LA BAS - Hen's  ► Sigui - Fatoumata Diawara. 

Si loin si proche
Hommage à Maurice Freund, passeur de désert

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages…  En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi.  Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible.  Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout !    En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière. 

Géopolitique, le débat
Sahel 2026 : entre crises, alliances et bataille des récits

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 23, 2026 48:28


Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier.  Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Pétrole : la crise profitera-t-elle aux producteurs africains?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later May 22, 2026 54:43


Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ?   NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom.   Les grandes thématiques de l'émission

Éco d'ici éco d'ailleurs
Pétrole : la crise profitera-t-elle aux producteurs africains?

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later May 22, 2026 54:43


Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ?   NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom.   Les grandes thématiques de l'émission

Revue de presse Afrique
À la Une: les «deals de Donald Trump sur la santé de plus en plus critiqués»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 6, 2026 3:48


Depuis le démantèlement de l'Agence américaine de développement, l'Usaid, en janvier 2025, « la coopération en matière de santé passe par la signature d'accords bilatéraux avec les États-Unis », rappelle le Monde Afrique. Certains pays dénoncent les conditions imposées par le président américain. Le Zimbabwe et le Ghana ont suspendu les négociations. En cause : le transfert des données sanitaires exigées par Washington qui « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », selon les autorités ghanéennes. La Zambie a aussi « levé le voile sur ces clauses jugées abusives » et notamment « un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines ». Mais il n'est pas facile de dire non aux États-Unis. Le vide laissé par Washington est loin d'être compensé par les autres pays donateurs. Dans une infographie très parlante, le Monde Afrique rappelle qu'entre 2021 et 2025, l'aide publique au développement allouée à la santé par les États-Unis a baissé de 77% mais celle des autres pays a aussi beaucoup diminué : - 58% pour l'Allemagne, - 51% pour le Royaume Uni, - 33% pour la France, - 37% pour le Canada, - 17% pour la Norvège. Dans ce contexte, la politique du « donnant-donnant imposée par le président américain » a aboutit à la conclusion d'accords avec 30 pays du continent. TV5 Monde interdit au Burkina Faso La chaîne de télévision TV5 Monde est désormais interdite de diffusion au Burkina Faso. Une décision qui fait suite au « traitement des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali », selon le Conseil supérieur de la communication burkinabé dont la décision est publiée en intégralité sur le site de Wakatsera. Le site malien Bamada.net rappelle que la chaîne avait déjà été suspendue temporairement, les 27 avril et 18 juin 2024, pour des motifs liés là aussi, à la couverture des opérations sécuritaire dans la région. Une décision qui s'inscrit dans une « série de restrictions visant des médias étrangers », précise Saheltribune. Depuis l'arrivée de la junte au pouvoir, « plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso » : RFI, France 24, LCI ou encore Le Monde et Jeune Afrique. « La suspension de TV5 Monde illustre la sensibilité des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent ». Une histoire touarègue Le documentaire Ressacs, une histoire touarègue fait justement écho à la situation au Mali. Le dernier film d'Intagrist el Ansari, cinéaste malien, « originaire de Tombouctou et installé en Mauritanie, observe avec lucidité un pays brisé par les mêmes dynamiques qu'il explore dans son œuvre : la marginalisation du Nord, les séquelles de la colonisation, les ravages écologiques et la lente disparition des sociétés nomades », écrit le Point Afrique. Dans ce dernier documentaire qu'il a mis « près de dix ans à réaliser, il confronte l'histoire du Mali à celle de sa propre famille ». Avec les récentes attaques des terroristes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, « assiste-t-on à une répétition de l'histoire ? », l'interroge le magazine. « Non, confie le réalisateur (…) Depuis 2012, la désintégration de l'État et la multiplication des acteurs ont profondément aggravé la situation (…). Il n'y a plus d'interlocuteurs crédibles pour négocier. Dans ces conditions, l'exil devient souvent la seule issue », poursuit le cinéaste. En Mauritanie, où il vit, plus de « 400 000 Maliens » ont trouvé refuge, « toutes communauté confondues » : « une tragédie humaine immense ».

De vive(s) voix
Ismaël Jude fait voyager la France des romans et le végétal en nous

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:59


L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires   Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes   Invité :  Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie.   Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé   

De vive(s) voix
Ismaël Jude fait voyager la France des romans et le végétal en nous

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:59


L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires   Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes   Invité :  Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie.   Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé   

Revue de presse Afrique
À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali sous le choc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:20


Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »

Afrique Économie
Des pistes pour financer et repenser l'agriculture en Afrique de l'Ouest

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 2:25


Nourrir l'Afrique avec les outils d'hier est devenu impossible. À Nouakchott, la 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du 13 au 17 avril, s'est achevée sur un constat : l'aide internationale se tarit. Le continent doit donc réinventer ses modèles de financement. Entre économie bleue, innovation numérique et coopération régionale, plusieurs pistes émergent déjà. De notre correspondant à Nouakchott, Oumar El-Hadj Thiam.  Dans les couloirs du centre de conférence de Nouakchott, théâtre de la 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le constat est lucide. Si le potentiel agricole est immense, l'argent, lui, change de main. Les donateurs traditionnels, bousculés par les crises mondiales, se retirent. Mais pour Beth Bechdol, directrice générale adjointe de la FAO, ce n'est pas une fatalité, mais un appel à l'ingénierie financière : « C'est un moment où certains des financements traditionnels pour l'agriculture ont changé. Certains des donateurs qui ont longtemps soutenu le développement se retirent pour investir dans d'autres priorités. C'est donc un moment où je pense qu'il y a en fait assez de capital dans le monde. Il faut juste que nous l'acheminions aux bons endroits et avec les bons mécanismes. » C'est précisément l'ambition du Sénégal. À Dakar, la transformation des systèmes alimentaires passe par l'Atlantique. Pour Fatou Diouf, ministre sénégalaise des Pêches, la souveraineté alimentaire passe désormais par l'« économie bleue ». Le poisson, consommé à hauteur de 29 kilos par habitant au Sénégal chaque année, est le moteur de la résilience : « Qui parle d'agroalimentaire parle de pêche. Les ressources halieutiques jouent un rôle important dans la fourniture de protéines animales. Nous avons fait aujourd'hui de l'économie bleue le cœur de notre stratégie, en matière de pêche, d'aquaculture et de souveraineté alimentaire. Le Sénégal a déjà montré des gages de transparence avec la publication des listes des navires autorisés. » À lire aussiRapport FAO: l'accès à une alimentation de qualité demeure un défi économique majeur en Afrique Des modèles innovants à l'échelle régionale Au-delà des chiffres, c'est l'innovation sociale qui séduit les bailleurs. Le modèle sénégalais de « cogestion », qui implique directement les pêcheurs artisanaux dans la surveillance des côtes, est cité en exemple. Mais pour que ces efforts locaux portent leurs fruits, ils doivent s'intégrer dans une architecture régionale solide. Une priorité pour Momme Ould Beibat, ministre mauritanien de l'Agriculture : « Le renforcement de la surveillance, des systèmes d'alerte rapide et de la coordination transfrontalière demeure une priorité essentielle. Ces mesures sont non seulement plus efficaces, mais aussi moins coûteuses que la gestion des crises une fois qu'elles se sont déclarées. » Pour la Mauritanie, l'enjeu est désormais de transformer ces plans d'investissement en opportunités concrètes pour les filières prioritaires du pays grâce aux solutions numériques, comme l'analyse connectée des sols ou les plateformes d'accès direct au marché. À lire aussiL'insécurité alimentaire monte en Afrique de l'Ouest et au Sahel, la FAO appelle à l'aide

Le Conseil Santé
Prévenir les accidents cardiovasculaires en Afrique Subsaharienne

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 1:47


Face à la hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne, comment mieux les prévenir et quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ?  Quels conseils pour éviter un accident cardiovasculaire ? Et pourquoi est-il important de se faire dépister de l'hypertension artérielle ? Avec :  Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.  (Rediffusion) Retrouvez l'émission en entier iciHausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 48:29


Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

Priorité santé
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 48:29


Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

Librairie Majalis
#Minanul_Bâqil_Qadîm - N°38 : « Muñ'ug Sëriñ bi » (La patience (sabr) du Cheikh RTA) P2

Librairie Majalis

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 11:19


Ce passage retrace l'enfance et la jeunesse spirituelle de Cheikhoul Khadim, marquées dès les premières années par une disposition exceptionnelle à la solitude, à la pudeur, à la rigueur morale et à la quête du savoir. Très tôt, il se distingua de ses pairs par son calme, son détachement des jeux et des plaisirs ordinaires, ainsi que par une patience et une maturité hors du commun.À l'école coranique, il manifesta une grande assiduité dans l'étude, une mémoire remarquable et une endurance rare dans l'acquisition des sciences religieuses. Animé d'une soif profonde de connaissance, il approfondit les disciplines du fiqh, de la grammaire, de la logique, de la philologie et de l'exégèse, allant jusqu'à rechercher auprès de savants venus de Mauritanie les enseignements qui n'étaient pas encore pleinement diffusés dans son milieu.Cette quête le conduisit à parfaire sa formation auprès d'un grand érudit, grâce auquel il surpassa rapidement les hommes de sa génération, aussi bien dans les sciences apparentes que dans les sciences spirituelles. Malgré les moqueries, le mépris et les incompréhensions de son entourage, il demeura ferme dans sa voie d'ascèse, de droiture et de perfection morale.Avant même l'âge de vingt ans, le Cheikh avait déjà maîtrisé l'essentiel des sciences religieuses et s'était distingué par une conduite exemplaire, annonçant déjà la grandeur spirituelle qui marquerait toute sa vie.

Radio foot internationale
Suite et fin des quarts de finale aller de la Ligue des champions

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:29


Radio Foot, encore deux émissions en direct ce mercredi 8 avril (16 h 10-21 h 10 T.U.), consacrées aux quarts de finale aller de la Ligue des champions. Au sommaire : – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu ; – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne ; – Retrouvailles entre le PSG et les Reds ; – Où en est l'Argentine ? – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu. On a pu voir la force collective des Munichois à l'œuvre sur le terrain de la Casa Blanca. Et Neuer, le portier allemand, s'est montré impérial face à Vinicius et Mbappé. Le but du « Kyks » entretient-il l'espoir ? La mission du Real Madrid semble se compliquer sérieusement, tant le 11 munichois semble implacable. – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne. En l'emportant sur la pelouse du Sporting, réputée difficile, Arsenal a pris une option pour la qualification. Jusqu'au but de Kai Havertz, les deux équipes avaient livré un duel équilibré, laissant le suspense entier.  – Retrouvailles entre le PSG et les Reds. Comme l'an passé, 1ʳᵉ manche à Paris avant le retour à Anfield mardi. Un 11 parisien sans Barcola ni Ruiz, trop justes. Les Scousers privés de leur portier titulaire, Alisson Becker, mais qui récupèrent leur recrue phare du mercato, Alexander Isak, plus apparu depuis le 20 décembre. Les hommes d'Arne Slot, récemment sortis de la Cup, vont-ils faire le même coup que l'an passé en gagnant à l'aller ? Après quelques ratés, l'effectif de Luis Enrique est-il prêt ? Rencontre à vivre en intégralité sur RFI, prise d'antenne 18 h 50 TU. – Retrouvailles (suite) : Barcelone/Atlético. Catalans et Madrilènes ne se quittent plus (5 confrontations en 2 mois). Les leaders de Liga veulent conjurer le sort en C1, les Colchoneros les ont éliminés 2 fois à ce stade (2014 et 2016). Ce sera le 25ᵉ match entre clubs espagnols en compétition UEFA. Les Blaugrana n'ont perdu que 2 de leurs 18 matches européens chez eux. La fin de l'aventure espagnole se rapproche pour Griezmann, son coach, le « Cholo », lui a rendu hommage.  — Où en est l'Argentine ? Les champions s'apprêtent à remettre leur titre en jeu. Ils devaient affronter les champions d'Europe espagnols pendant la trêve de mars. Match annulé, ils ont finalement accueilli la Mauritanie et la Zambie à la Bombonera. Préparation suffisante avant de se mesurer à l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie au Mondial ? Pour débattre avec Olivier Pron : Carlos Bianchi, Bruno Constant, Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Préparation : David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio foot internationale
Ligue des champions, débrief des matches de la soirée

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:29


Radio Foot revient à 21 h 10 TU sur la soirée de Ligue des champions, après les rencontres de la soirée. – Rendez-vous au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool avec Cédric de Oliveira ; – Retour sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois ; – puis focus sur l'équipe d'Argentine.   – Nous retrouverons Cédric de Oliveira au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool. – Nous reviendrons sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois. – Nous parlerons aussi de l'équipe d'Argentine. Après l'annulation de la « Finalissima », affiche attendue au Qatar entre les vainqueurs de la Copa America et ceux de l'Euro, l'Albiceleste a affronté la Mauritanie et la Zambie. Une préparation difficilement lisible à 2 mois du Mondial.   Avec Olivier Pron en studio : Frank Simon et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno Coordination : David Fintzel. 

Radio Foot Internationale
Suite et fin des quarts de finale aller de la Ligue des champions

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:29


Radio Foot, encore deux émissions en direct ce mercredi 8 avril (16 h 10-21 h 10 T.U.), consacrées aux quarts de finale aller de la Ligue des champions. Au sommaire : – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu ; – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne ; – Retrouvailles entre le PSG et les Reds ; – Où en est l'Argentine ? – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu. On a pu voir la force collective des Munichois à l'œuvre sur le terrain de la Casa Blanca. Et Neuer, le portier allemand, s'est montré impérial face à Vinicius et Mbappé. Le but du « Kyks » entretient-il l'espoir ? La mission du Real Madrid semble se compliquer sérieusement, tant le 11 munichois semble implacable. – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne. En l'emportant sur la pelouse du Sporting, réputée difficile, Arsenal a pris une option pour la qualification. Jusqu'au but de Kai Havertz, les deux équipes avaient livré un duel équilibré, laissant le suspense entier.  – Retrouvailles entre le PSG et les Reds. Comme l'an passé, 1ʳᵉ manche à Paris avant le retour à Anfield mardi. Un 11 parisien sans Barcola ni Ruiz, trop justes. Les Scousers privés de leur portier titulaire, Alisson Becker, mais qui récupèrent leur recrue phare du mercato, Alexander Isak, plus apparu depuis le 20 décembre. Les hommes d'Arne Slot, récemment sortis de la Cup, vont-ils faire le même coup que l'an passé en gagnant à l'aller ? Après quelques ratés, l'effectif de Luis Enrique est-il prêt ? Rencontre à vivre en intégralité sur RFI, prise d'antenne 18 h 50 TU. – Retrouvailles (suite) : Barcelone/Atlético. Catalans et Madrilènes ne se quittent plus (5 confrontations en 2 mois). Les leaders de Liga veulent conjurer le sort en C1, les Colchoneros les ont éliminés 2 fois à ce stade (2014 et 2016). Ce sera le 25ᵉ match entre clubs espagnols en compétition UEFA. Les Blaugrana n'ont perdu que 2 de leurs 18 matches européens chez eux. La fin de l'aventure espagnole se rapproche pour Griezmann, son coach, le « Cholo », lui a rendu hommage.  — Où en est l'Argentine ? Les champions s'apprêtent à remettre leur titre en jeu. Ils devaient affronter les champions d'Europe espagnols pendant la trêve de mars. Match annulé, ils ont finalement accueilli la Mauritanie et la Zambie à la Bombonera. Préparation suffisante avant de se mesurer à l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie au Mondial ? Pour débattre avec Olivier Pron : Carlos Bianchi, Bruno Constant, Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Préparation : David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Ligue des champions, débrief des matches de la soirée

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:29


Radio Foot revient à 21 h 10 TU sur la soirée de Ligue des champions, après les rencontres de la soirée. – Rendez-vous au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool avec Cédric de Oliveira ; – Retour sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois ; – puis focus sur l'équipe d'Argentine.   – Nous retrouverons Cédric de Oliveira au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool. – Nous reviendrons sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois. – Nous parlerons aussi de l'équipe d'Argentine. Après l'annulation de la « Finalissima », affiche attendue au Qatar entre les vainqueurs de la Copa America et ceux de l'Euro, l'Albiceleste a affronté la Mauritanie et la Zambie. Une préparation difficilement lisible à 2 mois du Mondial.   Avec Olivier Pron en studio : Frank Simon et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno Coordination : David Fintzel. 

Journal en français facile
Otan: Emmanuel Macron répond à Donald Trump / Mauritanie: Nouakchott dans la pénombre / Foot L1: le salaire des joueurs...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 10:00


Le Journal en français facile du jeudi 2 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CaAI.A

Journal de l'Afrique
Présidentielle au Bénin : l'opposition divisée à l'approche du scrutin du 12 avril

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 18:04


Au Bénin, le principal parti d'opposition est en pleine déconfiture à quelques jours de la présidentielle. Le parti "les Démocrates" a connu une série de défections au profit du parti au pouvoir. Au Sénégal, c'est l'heure du bilan, deux ans après l'investiture de Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays. Et en Mauritanie, le gouvernement prend des mesures pour limiter les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur ses citoyens.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Mali : pourquoi des militaires maliens sont entrés dans des villages mauritaniens ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le gouvernement sénégalais accusé d'avoir contracté un emprunt « secret », la résolution de l'ONU sur la traite des esclaves africains et les négociations entre Téhéran et Washington. Mali : pourquoi des militaires maliens sont entrés dans des villages mauritaniens ?  Selon des informations publiées dans la presse mauritanienne et confirmées à RFI par des sources sécuritaires mauritanienne et malienne, une patrouille de l'armée malienne a fait irruption dans plusieurs villages de la commune de Gogui, dans la région du Hodh El Gharbi, à la frontière entre les deux pays. Alors que l'armée malienne parle d'une « erreur », les autorités mauritaniennes dénoncent une « provocation ». Alors que s'est-il passé ? Cette affaire ne risque-t-elle pas d'empirer les relations déjà tendues entre Bamako et Nouakchott ?  Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.      Sénégal : le gouvernement a-t-il caché un emprunt de plus d'un milliard d'euros ? Au Sénégal, les autorités sont accusées d'avoir secrètement emprunté 721 milliards de FCFA, soit plus d'un milliard d'euros, en 2025 via Total Return Swaps (TRS), un instrument financier peu connu et très opaque, afin d'éponger la dette sénégalaise estimée à près de 132% du PIB. Pourquoi le gouvernement aurait-il agi ainsi dans le secret ? Cette situation peut-elle affecter la confiance du Fonds monétaire international (FMI) envers Dakar alors que les deux parties sont en pleine négociations pour aider le pays à faire face à sa dette colossale ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      ONU : quelle suite après la résolution sur la traite des esclaves africains ?  Après un vote, l'Assemblée générale des Nations unies a proclamé la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l'humanité », malgré les réticences et l'abstention des pays de l'Union européenne. Un combat porté par le président ghanéen, John Dramani Mahama. Cette résolution prévoit-elle des réparations pour les pays africains ? Quelles formes pourraient-elles prendre ? Comment les Européens justifient-ils leur abstention lors du vote ?  Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI.      Iran : jusqu'où iront les négociations entre Washington et Téhéran ?  D'abord fixé à cinq jours, l'ultimatum de Donald Trump est dorénavant repoussé au 6 avril alors que les discussions avec l'Iran se déroulent, selon le président américain, « très bien », alors que ce dernier continue de menacer des attaques sur les centrales énergétiques iraniennes si le régime n'accepte pas d'accord de paix. Les négociations entre Washington et Téhéran sont-elles sérieuses ? Une offensive terrestre américaine est-elle envisageable à ce stade du conflit ?  Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand Satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères). 

Journal de l'Afrique
Bénin : coup d'envoi de la campagne pour la présidentielle du 12 avril

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 17:04


Au Bénin, la campagne présidentielle est bien lancée depuis ce vendredi. Après 10 ans au pouvoir, le président Patrice Talon boucle ses deux mandats. À deux semaines du scrutin du 12 avril, les candidats entrent pleinement dans l'arène avec des stratégies et des moyens très différents. D'un côté, le candidat du camp présidentiel, Romuald Wadagni. De l'autre, Paul Hounkpè, son challenger. Il se déclare de l'opposition modérée.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Afrique : comment la Chine est devenue le deuxième fournisseur d'armes ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre Nouakchott et le Mali, le programme nucléaire israélien et les menaces américaines qui pèsent sur Cuba. Afrique : comment la Chine est devenue le deuxième fournisseur d'armes ?   Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), les exportations russes d'armes ont chuté de 64% entre 2016-2020 et 2021-2025. Une situation qui profite à la Chine, désormais deuxième fournisseur d'armements en Afrique, derrière les États-Unis. Quels sont les intérêts pour les pays africains de recourir aux équipements militaires chinois ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     Mali : vers une recrudescence des tensions avec la Mauritanie ?   La semaine dernière, Bamako avait communiqué sur l'évasion de deux militaires maliens détenus en otage dans un camp de réfugiés en Mauritanie par le Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans). Nouakchott avait alors vivement démenti cette version des faits. Que sait-on des circonstances réelles de détention et de libération de ces deux militaires maliens ? Pourquoi le Mali a-t-il déclaré qu'ils s'étaient enfuis ? Cette affaire relance-t-elle les tensions entre les deux pays ?    Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.     Israël : que sait-on du programme nucléaire israélien ?   En riposte aux frappes israélo-américaines sur le complexe nucléaire iranien de Natanz, Téhéran a lancé une attaque sur la ville de Dimona, au sud d'Israël, qui abrite le très secret centre stratégique de recherche nucléaire. Que sait-on des installations nucléaires israéliennes ? Pourquoi le pays est-il très discret sur ce dossier ?  Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      Cuba : la prochaine cible de Trump ?   Dans un entretien diffusé sur la télévision américaine NBC, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a déclaré que les forces armées du pays « se préparent ces jours-ci à la possibilité d'une agression militaire » venant des États-Unis. Donald Trump qui, depuis la chute de Nicolas Maduro au Venezuela, a menacé La Havane, peut-il intervenir sur l'île alors qu'il mène déjà une guerre contre l'Iran ? Quel sera le poids de l'armée cubaine face au géant américain ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.

Journal de l'Afrique
Tensions entre la Mauritanie et le Mali : les deux voisins prônent la désescalade

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 14:19


Le 15 mars, le Mali accusait la Mauritanie d'avoir fermé les yeux sur la détention sur son territoire de deux militaires maliens enlevés par des groupes jihadistes. Nouakchott avait de son côté vigoureusement démenti. La tension montait, elle semble désormais baisser.

Radio foot internationale
Habib Beye réussit sa première au Vélodrome avec l'OM

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 48:29


Radio Foot ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - 24è journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! ; - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. ; - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! - 24e journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! Ça avait pourtant mal démarré pour les Phocéens, Tolisso marquant d'entrée, l'OL a même eu une balle de break. Si l'« Olympico » n'a pas été époustouflant techniquement, il a eu le mérite de rester indécis jusqu'au bout, puisque les joueurs locaux ont encore été menés. Les entrants marseillais ont fait la différence ! Paixao, Nwaneri, et bien sûr Aubameyang qui, à 37 ans, reste un grand buteur ! Les Phocéens ont encore encaissé des buts, mais ont fait preuve de courage ! Un succès qui rallume l'espoir d'une qualification en C1 la saison prochaine, permet à Habib Beye d'envisager plus sereinement le match de Coupe face à Toulouse mercredi (4 mars 2026). Cruelle défaite pour Lyon, et nouveau revers après Strasbourg. Un élan stoppé pour les Gones ? - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. La science des coups de pied arrêtés a encore parlé du côté des Gunners face aux Blues. Les « Corner Kings » ont frappé 2 fois ! Les vainqueurs du Mondial des clubs, réduits à dix à 20 minutes du terme, victimes d'une indiscipline chronique ! Ils rétrogradent à la 6è place du classement - Festival offensif à Anfield. Liverpool sans pitié pour West Ham (5-2). Les Scousers, réalistes, se rapprochent du podium à 10 journées de la fin. Sortie de crise ? Manchester United profite du revers d'Aston Villa à Wolverhampton pour grimper sur le podium ! Les Red Devils ont certes évolué à 11 contre 10 pendant une ½ heure contre Crystal Palace, mais l'embellie se poursuit avec Carrick. L'ancien milieu a pris 23 points en 9 matchs de championnat ! - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! L'ex-technicien des Comores puis de la Mauritanie s'est forgé une solide réputation en Afrique. Après le parcours historique des Cœlacanthes à la CAN 2021 puis celui des Mourabitounes en Côte d'Ivoire, le natif de Marseille va-t-il relancer les Burkinabè ? Une nation qui reste une place forte du foot continental, mais a déçu au Maroc. Avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Salim Baungally et Marc Libbra. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Habib Beye réussit sa première au Vélodrome avec l'OM

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 48:29


Radio Foot ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - 24è journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! ; - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. ; - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! - 24e journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! Ça avait pourtant mal démarré pour les Phocéens, Tolisso marquant d'entrée, l'OL a même eu une balle de break. Si l'« Olympico » n'a pas été époustouflant techniquement, il a eu le mérite de rester indécis jusqu'au bout, puisque les joueurs locaux ont encore été menés. Les entrants marseillais ont fait la différence ! Paixao, Nwaneri, et bien sûr Aubameyang qui, à 37 ans, reste un grand buteur ! Les Phocéens ont encore encaissé des buts, mais ont fait preuve de courage ! Un succès qui rallume l'espoir d'une qualification en C1 la saison prochaine, permet à Habib Beye d'envisager plus sereinement le match de Coupe face à Toulouse mercredi (4 mars 2026). Cruelle défaite pour Lyon, et nouveau revers après Strasbourg. Un élan stoppé pour les Gones ? - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. La science des coups de pied arrêtés a encore parlé du côté des Gunners face aux Blues. Les « Corner Kings » ont frappé 2 fois ! Les vainqueurs du Mondial des clubs, réduits à dix à 20 minutes du terme, victimes d'une indiscipline chronique ! Ils rétrogradent à la 6è place du classement - Festival offensif à Anfield. Liverpool sans pitié pour West Ham (5-2). Les Scousers, réalistes, se rapprochent du podium à 10 journées de la fin. Sortie de crise ? Manchester United profite du revers d'Aston Villa à Wolverhampton pour grimper sur le podium ! Les Red Devils ont certes évolué à 11 contre 10 pendant une ½ heure contre Crystal Palace, mais l'embellie se poursuit avec Carrick. L'ancien milieu a pris 23 points en 9 matchs de championnat ! - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! L'ex-technicien des Comores puis de la Mauritanie s'est forgé une solide réputation en Afrique. Après le parcours historique des Cœlacanthes à la CAN 2021 puis celui des Mourabitounes en Côte d'Ivoire, le natif de Marseille va-t-il relancer les Burkinabè ? Une nation qui reste une place forte du foot continental, mais a déçu au Maroc. Avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Salim Baungally et Marc Libbra. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.

Reportage Afrique
Est du Sénégal: le développement, enjeu majeur pour éviter une contagion jihadiste [5/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 2:00


L'est du Sénégal face au risque de la contagion jihadiste, fin de notre série de reportages. Aux Trois frontières, zone aux confins du Mali et de la Mauritanie, la menace terroriste est toute proche. Si Dakar a renforcé l'approche sécuritaire, sur place, des acteurs alertent sur une région en déficit chronique de tout : infrastructures, routes, électricité… Un terreau potentiellement propice aux mouvements jihadistes. Face à cette menace, le développement est un enjeu crucial de la région. De notre envoyée spéciale de retour de Gangala, Pour rejoindre la région de Ballou, à plus de 700 kilomètres de Dakar, il faut s'armer de courage. Car depuis des décennies, la zone reculée et aride la plupart de l'année rime avec le manque. Venu assister à une réunion sous un soleil de plomb pour identifier des projets de développement, Abdourrahmane Ba, le chef de village de Gangala, à quelques kilomètres du Mali, résume la situation : « Y'a pas d'eau, y'a pas d'électricité, il manque des cases de santé, et il manque des routes. » Un des enjeux majeurs pour déployer la sécurité, rapide et efficace, dans la zone, demeure la route. Le goudron qui doit relier les villes frontalières de Kidira à Bakel, en travaux depuis des années, est en passe d'être terminé, selon les autorités. Pour le maire de Ballou, Cheikhna Camara, dont la commune se trouve sur le trajet, c'est une priorité : « On est enclavés, on n'a rien ! Étant enclavés, les bandits de grands chemins peuvent venir faire ce qu'ils veulent et peuvent partir. Et les autorités, pour les poursuivre, c'est très difficile. On vit cette situation-là depuis des années. » À écouter aussiEst du Sénégal : la vigilance locale pour se prémunir des jihadistes [4/5] Développer pour ne pas devenir un territoire oublié Ce jour-là, une quinzaine d'habitants et de chefs de village de la zone sont venus examiner une mare grande comme trois terrains de foot. Ce point de ravitaillement en eau est crucial pour les bergers transhumants de la zone. L'agence régionale de développement, avec l'appui de bailleurs, veut le consolider. « Nous sommes en train d'évaluer le volume du travail, et comment faire pour sécuriser la digue, tout en conservant la mare, sans que l'eau ne détruise la berge », explique Mamadou Fade, acteur de l'agence étatique de développement (ARD). Il plaide pour que cette région frontalière menacée par l'insécurité voisine ne reste pas un angle mort du développement : « Nous sommes dans une région où, du fait des effets des changements climatiques, les gens sont vulnérables. Donc, la fragilité de l'économie locale fait que tout le monde est dans le besoin. C'est ce qui justifie que les jeunes émigrent. C'est ce qui justifie aussi le risque d'enrôlement des jeunes par rapport aux jihadistes. » Pour l'heure, le Sénégal et les populations locales résistent à une extension du conflit jihadiste. Mais pour combien de temps ? À écouter aussiEst du Sénégal : Kidira, face à la peur d'une menace jihadiste [3/5]

Priorité santé
La schizophrénie : déconstruire les préjugés

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 48:29


Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ?   Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie. Lutter contre les idées fausses  Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter…  La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s'exprimer, non seulement elle n'est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible...  Autant d'idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge. Diagnostic et prise en charge précoce  La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d'avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d'importantes conséquences sur l'organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités.  Les schizophrénies, dont on peut d'ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d'une personne à l'autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps.  Avec : Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame) Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l'État français s'élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES.  Programmation musicale :  ► Kokoroko – Da du dah  ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto.    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

Priorité santé
La schizophrénie : déconstruire les préjugés

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 48:29


Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ?   Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie. Lutter contre les idées fausses  Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter…  La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s'exprimer, non seulement elle n'est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible...  Autant d'idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge. Diagnostic et prise en charge précoce  La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d'avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d'importantes conséquences sur l'organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités.  Les schizophrénies, dont on peut d'ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d'une personne à l'autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps.  Avec : Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame) Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l'État français s'élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES.  Programmation musicale :  ► Kokoroko – Da du dah  ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto.    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : l'appel au dialogue de l'imam Dicko saura-t-il être entendu?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une résolution du Ghana déposée devant l'ONU pour que la traite des esclaves africains soit reconnue comme « le plus grave crime contre l'humanité ». Mali : l'appel au dialogue de l'imam Dicko saura-t-il être entendu ?   Lors de la 6è édition de la Conférence africaine pour la promotion de la paix qui s'est tenue en Mauritanie, l'imam Mahmoud Dicko a affirmé que « la réconciliation au Mali » passait par « un véritable et sincère dialogue national ». Comment l'opposant compte-t-il s'y prendre pour organiser ces concertations ? Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) pourraient-ils y participer ? Les autorités de Bamako sont-elles réceptives à son appel ? Avec Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des mouvements jihadistes.       Traite des esclaves africains : vers une reconnaissance de l'ONU ?   À la clôture du sommet de l'Union africaine à Addis Abeba, le président ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé que son pays allait déposer une résolution devant les États membres des Nations unies pour désigner « la traite des esclaves africains comme le plus grave crime contre l'humanité ». Comment expliquer cette initiative maintenant ? En quoi la formulation de cette résolution est-elle différente des reconnaissances déjà existantes ? Si le texte est voté à l'ONU, des réparations sont-elles possibles ? Avec Karfa Diallo, président et fondateur de l'association « Mémoires et Partages ». 

Couleurs tropicales
Singuila en concert exceptionnel à l'Accor Arena, à Paris, le 19 juin

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:30


Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers.  Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé  - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Priorité santé
Les vertiges : un trouble de l'équilibre fréquent

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:29


Causés par un trouble de l'équilibre, les vertiges donnent l'illusion que l'environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d'une syncope. Associés à d'autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l'élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ?   Le vertige est un trouble de l'équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements.   Des causes bien distinctes peuvent être à l'origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d'un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l'origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l'interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé. Des symptômes associés à surveiller Dans certains cas, les vertiges sont associés à d'autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l'élocution, la vision et parfois provoquer des nausées.  Ces troubles de l'équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d'en identifier rapidement l'origine et d'envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire.  Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier   Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie.  Programmation musicale : ► Ricky Rich - Wenki  ► Flox – Out of orbit.