Country in West Africa
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Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. 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Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers. En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ? À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec : • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal. Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique. Programmation musicale : ► ON GO LA BAS - Hen's ► Sigui - Fatoumata Diawara.
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Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers. En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ? À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec : • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal. Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique. Programmation musicale : ► ON GO LA BAS - Hen's ► Sigui - Fatoumata Diawara.
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier. Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.
Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ? NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom. Les grandes thématiques de l'émission
Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ? NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom. Les grandes thématiques de l'émission
Tedduɓee heɗiiɓe taskaram Laawol Ganndal e Needi on calminaama toɓɓere men hannde ina yowitii e keblagol suukaaɓe janngooɓe egsameeji walla ɓeto. Hoɓɓe men e ndee yeewtere ko Djeynaba DIA janndinoowo to Mauritanie wondude e Saidou Alassane BA jannginoowo, gardiɗoo ekol to Mauritanie. Bismillah mon !
Entre Ella Maillart et le reportage d'investigation : les aventures d'Alissa Descotes-Toyosaki dans des zones du globe ultra- dangereuses : d'abord à Fukushima dès mars 2011 ; puis au Niger, dans les mines d'uranium d'Arlit exploitées alors par Areva et qui fournissaient la majorité du parc nucléaire français ; dans celle d'Azelik, exploitée par la Chine et aux conséquences écologiques désastreuses ; dans la mine d'or artisanale de Tagharaba, exploitée uniquement par les touaregs ; ou encore en Mauritanie, dans le camps de réfugiés de Mbera, où des milliers de nomades ont fui le nettoyage ethnique de l'armée malienne et de leurs supplétifs Wagner. Composition originale, Solo, d'Ousmane Ag Mossa, leader du groupe touareg Tamikrest. Le label « IH » (« Interprétation Humaine ») signifie que ce livre audio a été enregistré par un comédien ou une comédienne.
Depuis le démantèlement de l'Agence américaine de développement, l'Usaid, en janvier 2025, « la coopération en matière de santé passe par la signature d'accords bilatéraux avec les États-Unis », rappelle le Monde Afrique. Certains pays dénoncent les conditions imposées par le président américain. Le Zimbabwe et le Ghana ont suspendu les négociations. En cause : le transfert des données sanitaires exigées par Washington qui « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », selon les autorités ghanéennes. La Zambie a aussi « levé le voile sur ces clauses jugées abusives » et notamment « un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines ». Mais il n'est pas facile de dire non aux États-Unis. Le vide laissé par Washington est loin d'être compensé par les autres pays donateurs. Dans une infographie très parlante, le Monde Afrique rappelle qu'entre 2021 et 2025, l'aide publique au développement allouée à la santé par les États-Unis a baissé de 77% mais celle des autres pays a aussi beaucoup diminué : - 58% pour l'Allemagne, - 51% pour le Royaume Uni, - 33% pour la France, - 37% pour le Canada, - 17% pour la Norvège. Dans ce contexte, la politique du « donnant-donnant imposée par le président américain » a aboutit à la conclusion d'accords avec 30 pays du continent. TV5 Monde interdit au Burkina Faso La chaîne de télévision TV5 Monde est désormais interdite de diffusion au Burkina Faso. Une décision qui fait suite au « traitement des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali », selon le Conseil supérieur de la communication burkinabé dont la décision est publiée en intégralité sur le site de Wakatsera. Le site malien Bamada.net rappelle que la chaîne avait déjà été suspendue temporairement, les 27 avril et 18 juin 2024, pour des motifs liés là aussi, à la couverture des opérations sécuritaire dans la région. Une décision qui s'inscrit dans une « série de restrictions visant des médias étrangers », précise Saheltribune. Depuis l'arrivée de la junte au pouvoir, « plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso » : RFI, France 24, LCI ou encore Le Monde et Jeune Afrique. « La suspension de TV5 Monde illustre la sensibilité des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent ». Une histoire touarègue Le documentaire Ressacs, une histoire touarègue fait justement écho à la situation au Mali. Le dernier film d'Intagrist el Ansari, cinéaste malien, « originaire de Tombouctou et installé en Mauritanie, observe avec lucidité un pays brisé par les mêmes dynamiques qu'il explore dans son œuvre : la marginalisation du Nord, les séquelles de la colonisation, les ravages écologiques et la lente disparition des sociétés nomades », écrit le Point Afrique. Dans ce dernier documentaire qu'il a mis « près de dix ans à réaliser, il confronte l'histoire du Mali à celle de sa propre famille ». Avec les récentes attaques des terroristes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, « assiste-t-on à une répétition de l'histoire ? », l'interroge le magazine. « Non, confie le réalisateur (…) Depuis 2012, la désintégration de l'État et la multiplication des acteurs ont profondément aggravé la situation (…). Il n'y a plus d'interlocuteurs crédibles pour négocier. Dans ces conditions, l'exil devient souvent la seule issue », poursuit le cinéaste. En Mauritanie, où il vit, plus de « 400 000 Maliens » ont trouvé refuge, « toutes communauté confondues » : « une tragédie humaine immense ».
Depuis le démantèlement de l'Agence américaine de développement, l'Usaid, en janvier 2025, « la coopération en matière de santé passe par la signature d'accords bilatéraux avec les États-Unis », rappelle le Monde Afrique. Certains pays dénoncent les conditions imposées par le président américain. Le Zimbabwe et le Ghana ont suspendu les négociations. En cause : le transfert des données sanitaires exigées par Washington qui « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », selon les autorités ghanéennes. La Zambie a aussi « levé le voile sur ces clauses jugées abusives » et notamment « un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines ». Mais il n'est pas facile de dire non aux États-Unis. Le vide laissé par Washington est loin d'être compensé par les autres pays donateurs. Dans une infographie très parlante, le Monde Afrique rappelle qu'entre 2021 et 2025, l'aide publique au développement allouée à la santé par les États-Unis a baissé de 77% mais celle des autres pays a aussi beaucoup diminué : - 58% pour l'Allemagne, - 51% pour le Royaume Uni, - 33% pour la France, - 37% pour le Canada, - 17% pour la Norvège. Dans ce contexte, la politique du « donnant-donnant imposée par le président américain » a aboutit à la conclusion d'accords avec 30 pays du continent. TV5 Monde interdit au Burkina Faso La chaîne de télévision TV5 Monde est désormais interdite de diffusion au Burkina Faso. Une décision qui fait suite au « traitement des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali », selon le Conseil supérieur de la communication burkinabé dont la décision est publiée en intégralité sur le site de Wakatsera. Le site malien Bamada.net rappelle que la chaîne avait déjà été suspendue temporairement, les 27 avril et 18 juin 2024, pour des motifs liés là aussi, à la couverture des opérations sécuritaire dans la région. Une décision qui s'inscrit dans une « série de restrictions visant des médias étrangers », précise Saheltribune. Depuis l'arrivée de la junte au pouvoir, « plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso » : RFI, France 24, LCI ou encore Le Monde et Jeune Afrique. « La suspension de TV5 Monde illustre la sensibilité des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent ». Une histoire touarègue Le documentaire Ressacs, une histoire touarègue fait justement écho à la situation au Mali. Le dernier film d'Intagrist el Ansari, cinéaste malien, « originaire de Tombouctou et installé en Mauritanie, observe avec lucidité un pays brisé par les mêmes dynamiques qu'il explore dans son œuvre : la marginalisation du Nord, les séquelles de la colonisation, les ravages écologiques et la lente disparition des sociétés nomades », écrit le Point Afrique. Dans ce dernier documentaire qu'il a mis « près de dix ans à réaliser, il confronte l'histoire du Mali à celle de sa propre famille ». Avec les récentes attaques des terroristes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, « assiste-t-on à une répétition de l'histoire ? », l'interroge le magazine. « Non, confie le réalisateur (…) Depuis 2012, la désintégration de l'État et la multiplication des acteurs ont profondément aggravé la situation (…). Il n'y a plus d'interlocuteurs crédibles pour négocier. Dans ces conditions, l'exil devient souvent la seule issue », poursuit le cinéaste. En Mauritanie, où il vit, plus de « 400 000 Maliens » ont trouvé refuge, « toutes communauté confondues » : « une tragédie humaine immense ».
L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes Invité : Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie. Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé
L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes Invité : Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie. Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé
C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. » Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ». De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ».
C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. » Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ». De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ».
Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »
Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »
Nourrir l'Afrique avec les outils d'hier est devenu impossible. À Nouakchott, la 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du 13 au 17 avril, s'est achevée sur un constat : l'aide internationale se tarit. Le continent doit donc réinventer ses modèles de financement. Entre économie bleue, innovation numérique et coopération régionale, plusieurs pistes émergent déjà. De notre correspondant à Nouakchott, Oumar El-Hadj Thiam. Dans les couloirs du centre de conférence de Nouakchott, théâtre de la 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le constat est lucide. Si le potentiel agricole est immense, l'argent, lui, change de main. Les donateurs traditionnels, bousculés par les crises mondiales, se retirent. Mais pour Beth Bechdol, directrice générale adjointe de la FAO, ce n'est pas une fatalité, mais un appel à l'ingénierie financière : « C'est un moment où certains des financements traditionnels pour l'agriculture ont changé. Certains des donateurs qui ont longtemps soutenu le développement se retirent pour investir dans d'autres priorités. C'est donc un moment où je pense qu'il y a en fait assez de capital dans le monde. Il faut juste que nous l'acheminions aux bons endroits et avec les bons mécanismes. » C'est précisément l'ambition du Sénégal. À Dakar, la transformation des systèmes alimentaires passe par l'Atlantique. Pour Fatou Diouf, ministre sénégalaise des Pêches, la souveraineté alimentaire passe désormais par l'« économie bleue ». Le poisson, consommé à hauteur de 29 kilos par habitant au Sénégal chaque année, est le moteur de la résilience : « Qui parle d'agroalimentaire parle de pêche. Les ressources halieutiques jouent un rôle important dans la fourniture de protéines animales. Nous avons fait aujourd'hui de l'économie bleue le cœur de notre stratégie, en matière de pêche, d'aquaculture et de souveraineté alimentaire. Le Sénégal a déjà montré des gages de transparence avec la publication des listes des navires autorisés. » À lire aussiRapport FAO: l'accès à une alimentation de qualité demeure un défi économique majeur en Afrique Des modèles innovants à l'échelle régionale Au-delà des chiffres, c'est l'innovation sociale qui séduit les bailleurs. Le modèle sénégalais de « cogestion », qui implique directement les pêcheurs artisanaux dans la surveillance des côtes, est cité en exemple. Mais pour que ces efforts locaux portent leurs fruits, ils doivent s'intégrer dans une architecture régionale solide. Une priorité pour Momme Ould Beibat, ministre mauritanien de l'Agriculture : « Le renforcement de la surveillance, des systèmes d'alerte rapide et de la coordination transfrontalière demeure une priorité essentielle. Ces mesures sont non seulement plus efficaces, mais aussi moins coûteuses que la gestion des crises une fois qu'elles se sont déclarées. » Pour la Mauritanie, l'enjeu est désormais de transformer ces plans d'investissement en opportunités concrètes pour les filières prioritaires du pays grâce aux solutions numériques, comme l'analyse connectée des sols ou les plateformes d'accès direct au marché. À lire aussiL'insécurité alimentaire monte en Afrique de l'Ouest et au Sahel, la FAO appelle à l'aide
Face à la hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne, comment mieux les prévenir et quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Quels conseils pour éviter un accident cardiovasculaire ? Et pourquoi est-il important de se faire dépister de l'hypertension artérielle ? Avec : Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie. (Rediffusion) Retrouvez l'émission en entier iciHausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?
Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience. AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique. Facteurs de risques évitables Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes. Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité ! Avec : Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie. Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.
Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience. AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique. Facteurs de risques évitables Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes. Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité ! Avec : Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie. Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.
Ce passage retrace l'enfance et la jeunesse spirituelle de Cheikhoul Khadim, marquées dès les premières années par une disposition exceptionnelle à la solitude, à la pudeur, à la rigueur morale et à la quête du savoir. Très tôt, il se distingua de ses pairs par son calme, son détachement des jeux et des plaisirs ordinaires, ainsi que par une patience et une maturité hors du commun.À l'école coranique, il manifesta une grande assiduité dans l'étude, une mémoire remarquable et une endurance rare dans l'acquisition des sciences religieuses. Animé d'une soif profonde de connaissance, il approfondit les disciplines du fiqh, de la grammaire, de la logique, de la philologie et de l'exégèse, allant jusqu'à rechercher auprès de savants venus de Mauritanie les enseignements qui n'étaient pas encore pleinement diffusés dans son milieu.Cette quête le conduisit à parfaire sa formation auprès d'un grand érudit, grâce auquel il surpassa rapidement les hommes de sa génération, aussi bien dans les sciences apparentes que dans les sciences spirituelles. Malgré les moqueries, le mépris et les incompréhensions de son entourage, il demeura ferme dans sa voie d'ascèse, de droiture et de perfection morale.Avant même l'âge de vingt ans, le Cheikh avait déjà maîtrisé l'essentiel des sciences religieuses et s'était distingué par une conduite exemplaire, annonçant déjà la grandeur spirituelle qui marquerait toute sa vie.
Radio Foot revient à 21 h 10 TU sur la soirée de Ligue des champions, après les rencontres de la soirée. – Rendez-vous au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool avec Cédric de Oliveira ; – Retour sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois ; – puis focus sur l'équipe d'Argentine. – Nous retrouverons Cédric de Oliveira au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool. – Nous reviendrons sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois. – Nous parlerons aussi de l'équipe d'Argentine. Après l'annulation de la « Finalissima », affiche attendue au Qatar entre les vainqueurs de la Copa America et ceux de l'Euro, l'Albiceleste a affronté la Mauritanie et la Zambie. Une préparation difficilement lisible à 2 mois du Mondial. Avec Olivier Pron en studio : Frank Simon et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno Coordination : David Fintzel.
Radio Foot, encore deux émissions en direct ce mercredi 8 avril (16 h 10-21 h 10 T.U.), consacrées aux quarts de finale aller de la Ligue des champions. Au sommaire : – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu ; – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne ; – Retrouvailles entre le PSG et les Reds ; – Où en est l'Argentine ? – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu. On a pu voir la force collective des Munichois à l'œuvre sur le terrain de la Casa Blanca. Et Neuer, le portier allemand, s'est montré impérial face à Vinicius et Mbappé. Le but du « Kyks » entretient-il l'espoir ? La mission du Real Madrid semble se compliquer sérieusement, tant le 11 munichois semble implacable. – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne. En l'emportant sur la pelouse du Sporting, réputée difficile, Arsenal a pris une option pour la qualification. Jusqu'au but de Kai Havertz, les deux équipes avaient livré un duel équilibré, laissant le suspense entier. – Retrouvailles entre le PSG et les Reds. Comme l'an passé, 1ʳᵉ manche à Paris avant le retour à Anfield mardi. Un 11 parisien sans Barcola ni Ruiz, trop justes. Les Scousers privés de leur portier titulaire, Alisson Becker, mais qui récupèrent leur recrue phare du mercato, Alexander Isak, plus apparu depuis le 20 décembre. Les hommes d'Arne Slot, récemment sortis de la Cup, vont-ils faire le même coup que l'an passé en gagnant à l'aller ? Après quelques ratés, l'effectif de Luis Enrique est-il prêt ? Rencontre à vivre en intégralité sur RFI, prise d'antenne 18 h 50 TU. – Retrouvailles (suite) : Barcelone/Atlético. Catalans et Madrilènes ne se quittent plus (5 confrontations en 2 mois). Les leaders de Liga veulent conjurer le sort en C1, les Colchoneros les ont éliminés 2 fois à ce stade (2014 et 2016). Ce sera le 25ᵉ match entre clubs espagnols en compétition UEFA. Les Blaugrana n'ont perdu que 2 de leurs 18 matches européens chez eux. La fin de l'aventure espagnole se rapproche pour Griezmann, son coach, le « Cholo », lui a rendu hommage. — Où en est l'Argentine ? Les champions s'apprêtent à remettre leur titre en jeu. Ils devaient affronter les champions d'Europe espagnols pendant la trêve de mars. Match annulé, ils ont finalement accueilli la Mauritanie et la Zambie à la Bombonera. Préparation suffisante avant de se mesurer à l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie au Mondial ? Pour débattre avec Olivier Pron : Carlos Bianchi, Bruno Constant, Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Préparation : David Fintzel/Pierre Guérin.
Radio Foot, encore deux émissions en direct ce mercredi 8 avril (16 h 10-21 h 10 T.U.), consacrées aux quarts de finale aller de la Ligue des champions. Au sommaire : – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu ; – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne ; – Retrouvailles entre le PSG et les Reds ; – Où en est l'Argentine ? – Succès de prestige du Bayern hier au Bernabeu. On a pu voir la force collective des Munichois à l'œuvre sur le terrain de la Casa Blanca. Et Neuer, le portier allemand, s'est montré impérial face à Vinicius et Mbappé. Le but du « Kyks » entretient-il l'espoir ? La mission du Real Madrid semble se compliquer sérieusement, tant le 11 munichois semble implacable. – Les Gunners s'imposent en toute fin de match à Lisbonne. En l'emportant sur la pelouse du Sporting, réputée difficile, Arsenal a pris une option pour la qualification. Jusqu'au but de Kai Havertz, les deux équipes avaient livré un duel équilibré, laissant le suspense entier. – Retrouvailles entre le PSG et les Reds. Comme l'an passé, 1ʳᵉ manche à Paris avant le retour à Anfield mardi. Un 11 parisien sans Barcola ni Ruiz, trop justes. Les Scousers privés de leur portier titulaire, Alisson Becker, mais qui récupèrent leur recrue phare du mercato, Alexander Isak, plus apparu depuis le 20 décembre. Les hommes d'Arne Slot, récemment sortis de la Cup, vont-ils faire le même coup que l'an passé en gagnant à l'aller ? Après quelques ratés, l'effectif de Luis Enrique est-il prêt ? Rencontre à vivre en intégralité sur RFI, prise d'antenne 18 h 50 TU. – Retrouvailles (suite) : Barcelone/Atlético. Catalans et Madrilènes ne se quittent plus (5 confrontations en 2 mois). Les leaders de Liga veulent conjurer le sort en C1, les Colchoneros les ont éliminés 2 fois à ce stade (2014 et 2016). Ce sera le 25ᵉ match entre clubs espagnols en compétition UEFA. Les Blaugrana n'ont perdu que 2 de leurs 18 matches européens chez eux. La fin de l'aventure espagnole se rapproche pour Griezmann, son coach, le « Cholo », lui a rendu hommage. — Où en est l'Argentine ? Les champions s'apprêtent à remettre leur titre en jeu. Ils devaient affronter les champions d'Europe espagnols pendant la trêve de mars. Match annulé, ils ont finalement accueilli la Mauritanie et la Zambie à la Bombonera. Préparation suffisante avant de se mesurer à l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie au Mondial ? Pour débattre avec Olivier Pron : Carlos Bianchi, Bruno Constant, Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Préparation : David Fintzel/Pierre Guérin.
Radio Foot revient à 21 h 10 TU sur la soirée de Ligue des champions, après les rencontres de la soirée. – Rendez-vous au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool avec Cédric de Oliveira ; – Retour sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois ; – puis focus sur l'équipe d'Argentine. – Nous retrouverons Cédric de Oliveira au Parc des Princes à l'issue de PSG/Liverpool. – Nous reviendrons sur ce nouveau duel, quatre jours après la Liga, entre Blaugranas et Colchoneros, mais au Camp Nou cette fois. – Nous parlerons aussi de l'équipe d'Argentine. Après l'annulation de la « Finalissima », affiche attendue au Qatar entre les vainqueurs de la Copa America et ceux de l'Euro, l'Albiceleste a affronté la Mauritanie et la Zambie. Une préparation difficilement lisible à 2 mois du Mondial. Avec Olivier Pron en studio : Frank Simon et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno Coordination : David Fintzel.
Le Journal en français facile du jeudi 2 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CaAI.A
Au Bénin, le principal parti d'opposition est en pleine déconfiture à quelques jours de la présidentielle. Le parti "les Démocrates" a connu une série de défections au profit du parti au pouvoir. Au Sénégal, c'est l'heure du bilan, deux ans après l'investiture de Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays. Et en Mauritanie, le gouvernement prend des mesures pour limiter les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur ses citoyens.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le gouvernement sénégalais accusé d'avoir contracté un emprunt « secret », la résolution de l'ONU sur la traite des esclaves africains et les négociations entre Téhéran et Washington. Mali : pourquoi des militaires maliens sont entrés dans des villages mauritaniens ? Selon des informations publiées dans la presse mauritanienne et confirmées à RFI par des sources sécuritaires mauritanienne et malienne, une patrouille de l'armée malienne a fait irruption dans plusieurs villages de la commune de Gogui, dans la région du Hodh El Gharbi, à la frontière entre les deux pays. Alors que l'armée malienne parle d'une « erreur », les autorités mauritaniennes dénoncent une « provocation ». Alors que s'est-il passé ? Cette affaire ne risque-t-elle pas d'empirer les relations déjà tendues entre Bamako et Nouakchott ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Sénégal : le gouvernement a-t-il caché un emprunt de plus d'un milliard d'euros ? Au Sénégal, les autorités sont accusées d'avoir secrètement emprunté 721 milliards de FCFA, soit plus d'un milliard d'euros, en 2025 via Total Return Swaps (TRS), un instrument financier peu connu et très opaque, afin d'éponger la dette sénégalaise estimée à près de 132% du PIB. Pourquoi le gouvernement aurait-il agi ainsi dans le secret ? Cette situation peut-elle affecter la confiance du Fonds monétaire international (FMI) envers Dakar alors que les deux parties sont en pleine négociations pour aider le pays à faire face à sa dette colossale ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. ONU : quelle suite après la résolution sur la traite des esclaves africains ? Après un vote, l'Assemblée générale des Nations unies a proclamé la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l'humanité », malgré les réticences et l'abstention des pays de l'Union européenne. Un combat porté par le président ghanéen, John Dramani Mahama. Cette résolution prévoit-elle des réparations pour les pays africains ? Quelles formes pourraient-elles prendre ? Comment les Européens justifient-ils leur abstention lors du vote ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Iran : jusqu'où iront les négociations entre Washington et Téhéran ? D'abord fixé à cinq jours, l'ultimatum de Donald Trump est dorénavant repoussé au 6 avril alors que les discussions avec l'Iran se déroulent, selon le président américain, « très bien », alors que ce dernier continue de menacer des attaques sur les centrales énergétiques iraniennes si le régime n'accepte pas d'accord de paix. Les négociations entre Washington et Téhéran sont-elles sérieuses ? Une offensive terrestre américaine est-elle envisageable à ce stade du conflit ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand Satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
Au Bénin, la campagne présidentielle est bien lancée depuis ce vendredi. Après 10 ans au pouvoir, le président Patrice Talon boucle ses deux mandats. À deux semaines du scrutin du 12 avril, les candidats entrent pleinement dans l'arène avec des stratégies et des moyens très différents. D'un côté, le candidat du camp présidentiel, Romuald Wadagni. De l'autre, Paul Hounkpè, son challenger. Il se déclare de l'opposition modérée.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre Nouakchott et le Mali, le programme nucléaire israélien et les menaces américaines qui pèsent sur Cuba. Afrique : comment la Chine est devenue le deuxième fournisseur d'armes ? Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), les exportations russes d'armes ont chuté de 64% entre 2016-2020 et 2021-2025. Une situation qui profite à la Chine, désormais deuxième fournisseur d'armements en Afrique, derrière les États-Unis. Quels sont les intérêts pour les pays africains de recourir aux équipements militaires chinois ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Mali : vers une recrudescence des tensions avec la Mauritanie ? La semaine dernière, Bamako avait communiqué sur l'évasion de deux militaires maliens détenus en otage dans un camp de réfugiés en Mauritanie par le Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans). Nouakchott avait alors vivement démenti cette version des faits. Que sait-on des circonstances réelles de détention et de libération de ces deux militaires maliens ? Pourquoi le Mali a-t-il déclaré qu'ils s'étaient enfuis ? Cette affaire relance-t-elle les tensions entre les deux pays ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Israël : que sait-on du programme nucléaire israélien ? En riposte aux frappes israélo-américaines sur le complexe nucléaire iranien de Natanz, Téhéran a lancé une attaque sur la ville de Dimona, au sud d'Israël, qui abrite le très secret centre stratégique de recherche nucléaire. Que sait-on des installations nucléaires israéliennes ? Pourquoi le pays est-il très discret sur ce dossier ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Cuba : la prochaine cible de Trump ? Dans un entretien diffusé sur la télévision américaine NBC, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a déclaré que les forces armées du pays « se préparent ces jours-ci à la possibilité d'une agression militaire » venant des États-Unis. Donald Trump qui, depuis la chute de Nicolas Maduro au Venezuela, a menacé La Havane, peut-il intervenir sur l'île alors qu'il mène déjà une guerre contre l'Iran ? Quel sera le poids de l'armée cubaine face au géant américain ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.
Le 15 mars, le Mali accusait la Mauritanie d'avoir fermé les yeux sur la détention sur son territoire de deux militaires maliens enlevés par des groupes jihadistes. Nouakchott avait de son côté vigoureusement démenti. La tension montait, elle semble désormais baisser.
Radio Foot ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - 24è journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! ; - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. ; - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! - 24e journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! Ça avait pourtant mal démarré pour les Phocéens, Tolisso marquant d'entrée, l'OL a même eu une balle de break. Si l'« Olympico » n'a pas été époustouflant techniquement, il a eu le mérite de rester indécis jusqu'au bout, puisque les joueurs locaux ont encore été menés. Les entrants marseillais ont fait la différence ! Paixao, Nwaneri, et bien sûr Aubameyang qui, à 37 ans, reste un grand buteur ! Les Phocéens ont encore encaissé des buts, mais ont fait preuve de courage ! Un succès qui rallume l'espoir d'une qualification en C1 la saison prochaine, permet à Habib Beye d'envisager plus sereinement le match de Coupe face à Toulouse mercredi (4 mars 2026). Cruelle défaite pour Lyon, et nouveau revers après Strasbourg. Un élan stoppé pour les Gones ? - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. La science des coups de pied arrêtés a encore parlé du côté des Gunners face aux Blues. Les « Corner Kings » ont frappé 2 fois ! Les vainqueurs du Mondial des clubs, réduits à dix à 20 minutes du terme, victimes d'une indiscipline chronique ! Ils rétrogradent à la 6è place du classement - Festival offensif à Anfield. Liverpool sans pitié pour West Ham (5-2). Les Scousers, réalistes, se rapprochent du podium à 10 journées de la fin. Sortie de crise ? Manchester United profite du revers d'Aston Villa à Wolverhampton pour grimper sur le podium ! Les Red Devils ont certes évolué à 11 contre 10 pendant une ½ heure contre Crystal Palace, mais l'embellie se poursuit avec Carrick. L'ancien milieu a pris 23 points en 9 matchs de championnat ! - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! L'ex-technicien des Comores puis de la Mauritanie s'est forgé une solide réputation en Afrique. Après le parcours historique des Cœlacanthes à la CAN 2021 puis celui des Mourabitounes en Côte d'Ivoire, le natif de Marseille va-t-il relancer les Burkinabè ? Une nation qui reste une place forte du foot continental, mais a déçu au Maroc. Avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Salim Baungally et Marc Libbra. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Radio Foot ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - 24è journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! ; - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. ; - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! - 24e journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! Ça avait pourtant mal démarré pour les Phocéens, Tolisso marquant d'entrée, l'OL a même eu une balle de break. Si l'« Olympico » n'a pas été époustouflant techniquement, il a eu le mérite de rester indécis jusqu'au bout, puisque les joueurs locaux ont encore été menés. Les entrants marseillais ont fait la différence ! Paixao, Nwaneri, et bien sûr Aubameyang qui, à 37 ans, reste un grand buteur ! Les Phocéens ont encore encaissé des buts, mais ont fait preuve de courage ! Un succès qui rallume l'espoir d'une qualification en C1 la saison prochaine, permet à Habib Beye d'envisager plus sereinement le match de Coupe face à Toulouse mercredi (4 mars 2026). Cruelle défaite pour Lyon, et nouveau revers après Strasbourg. Un élan stoppé pour les Gones ? - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. La science des coups de pied arrêtés a encore parlé du côté des Gunners face aux Blues. Les « Corner Kings » ont frappé 2 fois ! Les vainqueurs du Mondial des clubs, réduits à dix à 20 minutes du terme, victimes d'une indiscipline chronique ! Ils rétrogradent à la 6è place du classement - Festival offensif à Anfield. Liverpool sans pitié pour West Ham (5-2). Les Scousers, réalistes, se rapprochent du podium à 10 journées de la fin. Sortie de crise ? Manchester United profite du revers d'Aston Villa à Wolverhampton pour grimper sur le podium ! Les Red Devils ont certes évolué à 11 contre 10 pendant une ½ heure contre Crystal Palace, mais l'embellie se poursuit avec Carrick. L'ancien milieu a pris 23 points en 9 matchs de championnat ! - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! L'ex-technicien des Comores puis de la Mauritanie s'est forgé une solide réputation en Afrique. Après le parcours historique des Cœlacanthes à la CAN 2021 puis celui des Mourabitounes en Côte d'Ivoire, le natif de Marseille va-t-il relancer les Burkinabè ? Une nation qui reste une place forte du foot continental, mais a déçu au Maroc. Avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Salim Baungally et Marc Libbra. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
L'est du Sénégal face au risque de la contagion jihadiste, fin de notre série de reportages. Aux Trois frontières, zone aux confins du Mali et de la Mauritanie, la menace terroriste est toute proche. Si Dakar a renforcé l'approche sécuritaire, sur place, des acteurs alertent sur une région en déficit chronique de tout : infrastructures, routes, électricité… Un terreau potentiellement propice aux mouvements jihadistes. Face à cette menace, le développement est un enjeu crucial de la région. De notre envoyée spéciale de retour de Gangala, Pour rejoindre la région de Ballou, à plus de 700 kilomètres de Dakar, il faut s'armer de courage. Car depuis des décennies, la zone reculée et aride la plupart de l'année rime avec le manque. Venu assister à une réunion sous un soleil de plomb pour identifier des projets de développement, Abdourrahmane Ba, le chef de village de Gangala, à quelques kilomètres du Mali, résume la situation : « Y'a pas d'eau, y'a pas d'électricité, il manque des cases de santé, et il manque des routes. » Un des enjeux majeurs pour déployer la sécurité, rapide et efficace, dans la zone, demeure la route. Le goudron qui doit relier les villes frontalières de Kidira à Bakel, en travaux depuis des années, est en passe d'être terminé, selon les autorités. Pour le maire de Ballou, Cheikhna Camara, dont la commune se trouve sur le trajet, c'est une priorité : « On est enclavés, on n'a rien ! Étant enclavés, les bandits de grands chemins peuvent venir faire ce qu'ils veulent et peuvent partir. Et les autorités, pour les poursuivre, c'est très difficile. On vit cette situation-là depuis des années. » À écouter aussiEst du Sénégal : la vigilance locale pour se prémunir des jihadistes [4/5] Développer pour ne pas devenir un territoire oublié Ce jour-là, une quinzaine d'habitants et de chefs de village de la zone sont venus examiner une mare grande comme trois terrains de foot. Ce point de ravitaillement en eau est crucial pour les bergers transhumants de la zone. L'agence régionale de développement, avec l'appui de bailleurs, veut le consolider. « Nous sommes en train d'évaluer le volume du travail, et comment faire pour sécuriser la digue, tout en conservant la mare, sans que l'eau ne détruise la berge », explique Mamadou Fade, acteur de l'agence étatique de développement (ARD). Il plaide pour que cette région frontalière menacée par l'insécurité voisine ne reste pas un angle mort du développement : « Nous sommes dans une région où, du fait des effets des changements climatiques, les gens sont vulnérables. Donc, la fragilité de l'économie locale fait que tout le monde est dans le besoin. C'est ce qui justifie que les jeunes émigrent. C'est ce qui justifie aussi le risque d'enrôlement des jeunes par rapport aux jihadistes. » Pour l'heure, le Sénégal et les populations locales résistent à une extension du conflit jihadiste. Mais pour combien de temps ? À écouter aussiEst du Sénégal : Kidira, face à la peur d'une menace jihadiste [3/5]
Helloo! Pour ce cinquième épisode, Parcours! te propose de rencontrer deux étudiantes provenant de lycées français à l'étranger : Salma originaire de Mauritanie et Ania venant d'Espagne. Durant cet épisode, elles reviennent sur leurs expériences au lycée, le cheminement qu'elles ont traversées afin de trouver leur orientation et enfin leur arrivée à Sciences Po! Ania et Salma nous partagent leur vécu en tant qu'étudiante internationale francophone, leurs doutes, leurs questionnements.Comment réussir à s'organiser en arrivant en études supérieures ? Est-il difficile de s'intégrer en tant qu'étudiante étrangère à Sciences Po? Et comment elles se sont préparées aux concours de Sciences Po? En bref, elles nous donnent leur avis sur l'école et leurs meilleurs conseils pour concilier charge de travail et vie perso!Qu'est-ce que PARCOURS! ?C'est hyper simple: comme son nom l'indique, ce podcast raconte les parcours d'étudiants de Sciences Po afin d'aider les lycéens et étudiants intéressés par l'école à se projeter, remettre en question les stéréotypes, et raconter les belles histoires qui jalonnent notre corps étudiant. On souhaite montrer que "l'étudiant Science Piste" est multiple, et est loin de se résumer à des opinions controversées et tranchées.Si tu as d'autres questions que tu aimerais poser, ou si tu veux découvrir le parcours d'un profil différent, écris-nous sur notre boîte à remarques (lien dans la bio) ou par mail !Enjoy et rejoins-nous sur insta (@parcours_lepodcast) pour avoir plein d'insights hyper cool sur Sciences Po! Et surtout, pour ne rater AUCUN nouvel épisode ;)) (stp abonne toi tu ferais hyper plaisir à l'ekip com) + on poste quelques témoignages écrits sur l'insta, d'où l'intérêt!
L'est du Sénégal face au risque de la contagion jihadiste, suite de notre série de reportages. Dans cette zone aux confins du Mali et de la Mauritanie, où la Falémé se jette dans le fleuve Sénégal, la menace terroriste est toute proche et hante le quotidien de cette région reculée. Les récentes attaques au Mali voisin ont provoqué le renforcement du dispositif de sécurité des autorités du Sénégal, qui, avec une frontière poreuse en zone rurale, s'appuie sur un élément central : ses habitants. De notre correspondante de retour de Ballou, Un poste radio grésille au pied du village de Ballou. Une pirogue chargée de voyageurs traverse les eaux de la Falémé et du fleuve Sénégal qui se mélangent à cet endroit. En face, de l'autre côté de la rive, la Mauritanie et à droite, le Mali. Sous ces airs paisibles, Aboubaker Niangané, le chef du village de Ballou, 8 500 habitants, l'assure, la menace est réelle. « Quand même, nous ne sommes pas tranquilles. Car Ballou se situe dans la zone des trois frontières. De Arundu à Kidira, la sécurité est tellement faible, c'est notre grande préoccupation. Alors, des deux côtés du fleuve, étant donné que nous sommes les mêmes familles, on s'organise, et on s'alerte. » Des alertes assez fréquentes, comme la semaine dernière, quand des personnes non identifiées sont venues incendier une école dans le village de Sébou, située en face du Mali. « Il y a eu des gens qui ont traversé en toute tranquillité le fleuve pour s'attaquer aux écoles, raconte par téléphone le maire de Ballou, absent lors de notre passage. On est exposés en permanence, ils sont venus, ils ont mis le feu, carrément. » L'enquête n'a pas encore permis d'identifier les assaillants, mais via ces comités de veille, des incidents sont régulièrement signalés, d'autant plus en saison sèche quand il est particulièrement facile de franchir le fleuve. Au risque parfois de créer une certaine psychose. « Un jour, on nous a signalé au mois de janvier que des motos traversaient la frontière. Les villageois ont cru que c'étaient des jihadistes, mais quand ils sont allés vérifier, ils ont vu que c'étaient des gens qui allaient à un mariage, explique le chef du village de Gangala, situé à quelques kilomètres de Ballou. Ils avaient fait un cortège pour y aller et les gens ont cru que c'étaient des jihadistes. » À lire aussiEst du Sénégal: les routiers en première ligne face au conflit [2/5] Un dispositif citoyen pour compléter celui des forces de sécurité Le dispositif, quoique artisanal, avec des veilles nocturnes et un numéro d'appel des forces de sécurité pour chaque chef de village, est devenu indispensable dans cette zone reculée, sans route goudronnée, difficile à superviser en permanence. Mamadou Fode, qui travaille pour l'agence régionale de développement, se rappelle d'une intervention il y a un an : « Quelqu'un a été arrêté par rapport à l'apologie du terrorisme dans un village de cette zone, il faisait du commerce, mais quand on a examiné son téléphone, on a réalisé qu'il avait des relations avec des têtes pensantes du jihadisme. » Un dispositif qui vient compléter celui des forces de sécurité, hier quasi inexistantes, selon des sources locales, et aujourd'hui mobilisées face à des jihadistes bien structurés à 50 km à peine de là. Les habitants l'assurent, des patrouilles de l'armée et de la gendarmerie sont désormais visibles, mais la zone à surveiller reste immense. À lire aussiEst du Sénégal: Kidira, face à la peur d'une menace jihadiste [3/5]
Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ? Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie. Lutter contre les idées fausses Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter… La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s'exprimer, non seulement elle n'est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible... Autant d'idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge. Diagnostic et prise en charge précoce La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d'avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d'importantes conséquences sur l'organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités. Les schizophrénies, dont on peut d'ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d'une personne à l'autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps. Avec : Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame) Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l'État français s'élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES. Programmation musicale : ► Kokoroko – Da du dah ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ? Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie. Lutter contre les idées fausses Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter… La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s'exprimer, non seulement elle n'est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible... Autant d'idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge. Diagnostic et prise en charge précoce La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d'avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d'importantes conséquences sur l'organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités. Les schizophrénies, dont on peut d'ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d'une personne à l'autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps. Avec : Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame) Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l'État français s'élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES. Programmation musicale : ► Kokoroko – Da du dah ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une résolution du Ghana déposée devant l'ONU pour que la traite des esclaves africains soit reconnue comme « le plus grave crime contre l'humanité ». Mali : l'appel au dialogue de l'imam Dicko saura-t-il être entendu ? Lors de la 6è édition de la Conférence africaine pour la promotion de la paix qui s'est tenue en Mauritanie, l'imam Mahmoud Dicko a affirmé que « la réconciliation au Mali » passait par « un véritable et sincère dialogue national ». Comment l'opposant compte-t-il s'y prendre pour organiser ces concertations ? Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) pourraient-ils y participer ? Les autorités de Bamako sont-elles réceptives à son appel ? Avec Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des mouvements jihadistes. Traite des esclaves africains : vers une reconnaissance de l'ONU ? À la clôture du sommet de l'Union africaine à Addis Abeba, le président ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé que son pays allait déposer une résolution devant les États membres des Nations unies pour désigner « la traite des esclaves africains comme le plus grave crime contre l'humanité ». Comment expliquer cette initiative maintenant ? En quoi la formulation de cette résolution est-elle différente des reconnaissances déjà existantes ? Si le texte est voté à l'ONU, des réparations sont-elles possibles ? Avec Karfa Diallo, président et fondateur de l'association « Mémoires et Partages ».
Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers. Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Causés par un trouble de l'équilibre, les vertiges donnent l'illusion que l'environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d'une syncope. Associés à d'autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l'élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ? Le vertige est un trouble de l'équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements. Des causes bien distinctes peuvent être à l'origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d'un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l'origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l'interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé. Des symptômes associés à surveiller Dans certains cas, les vertiges sont associés à d'autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l'élocution, la vision et parfois provoquer des nausées. Ces troubles de l'équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d'en identifier rapidement l'origine et d'envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire. Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie. Programmation musicale : ► Ricky Rich - Wenki ► Flox – Out of orbit.
Causés par un trouble de l'équilibre, les vertiges donnent l'illusion que l'environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d'une syncope. Associés à d'autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l'élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ? Le vertige est un trouble de l'équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements. Des causes bien distinctes peuvent être à l'origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d'un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l'origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l'interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé. Des symptômes associés à surveiller Dans certains cas, les vertiges sont associés à d'autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l'élocution, la vision et parfois provoquer des nausées. Ces troubles de l'équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d'en identifier rapidement l'origine et d'envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire. Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie. Programmation musicale : ► Ricky Rich - Wenki ► Flox – Out of orbit.
Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers. Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Voilà tout juste un an que Donald Trump est retourné à la Maison-Blanche. Douze mois d'essoufflement pour la planète, tant la cadence imposée par le président américain est intense et inédite. Comme le reste du monde, l'Afrique est, elle aussi, prise au dépourvu par les méthodes brutales du milliardaire. Fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international, bombardement aérien au Nigeria, accaparement des terres rares en RDC, sans compter les taxes douanières et la restriction d'entrée aux États-Unis imposée à des dizaines de millions de ressortissants africains. Dans une analyse pour le site d'information français Mediapart, le journaliste et essayiste sénégalais Ousmane Ndiaye décrit un « impérialisme trumpien violent pour le monde entier, mais encore plus pour l'Afrique ». Il répond aux questions de Sidy Yansané. Durant son premier mandat en 2018, Donald Trump désignait les pays africains comme des « shithole countries », des « pays de merde ». Mais depuis son retour il y a un an, le président américain, et les États-Unis en général, n'ont jamais montré autant d'intérêt pour le continent. Pour le pire ou pour le meilleur ? Ousmane Ndiaye : Pour le meilleur pour les Américains, sans doute, quand on se situe dans l'axe trumpien du America first. Par contre, du point de vue africain, je crains que ce soit pour le pire. Parce que ce nouvel intérêt pour l'Afrique est d'abord purement financier, accompagné d'une volonté d'impérialisme. Et on oublie trop souvent que les États-Unis ont toujours été une puissance militaire présente en Afrique, avec l'Africom (Commandement des États-Unis pour l'Afrique) et que Trump utilise désormais pour intervenir contre des pays sur des questions de politique intérieure. Je pense à l'Afrique du Sud qui a été menacée à plusieurs reprises parce que les Blancs seraient maltraités, selon Trump. Au Nigeria où les États-Unis sont intervenus par des frappes aériennes dans le nord du pays dans des conditions encore floues. Deuxième volet très important de l'offensive trumpienne : « Je viens en Afrique parce que stratégiquement vos minerais m'intéressent. » C'est clairement formulé, c'est clairement dit. Les pays d'intérêts de Trump ont un fort potentiel minier, comme la RDC. Certes, il y a l'accord de paix avec le Rwanda, mais il est corrélé avec un accord de partenariat économique qui donne un accès privilégié aux États-Unis aux ressources minières de la RDC. Ça rappelle la politique de la Françafrique des années 1970-1980 où la France avait un accès privilégié aux ressources de son pré-carré. Autres pays d'intérêt pour Trump : la Guinée. Dans le cas de la Guinée, quel est cet autre intérêt précis ? D'abord, le gisement de fer du Simandou. Et ensuite, il ne faut pas oublier que Trump aussi projette les obsessions de la diplomatie américaine, à savoir la concurrence avec la Chine, très présente en Guinée. Alors même que ressurgissent en Afrique les slogans qui ont fait les Indépendances - tels que la lutte contre l'impérialisme et le colonialisme, la défense de la souveraineté - les dirigeants du continent, mais également les opinions publiques africaines, pour l'instant en tout cas, montrent beaucoup moins de ferveur à critiquer Trump. Pourquoi ? Il y a une scène qui m'a beaucoup marqué, c'est le sommet Afrique-États-Unis à la Maison blanche en juillet dernier [auquel participaient les présidents de la Mauritanie, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, du Liberia et du Gabon, NDLR]. Ils ont été reçus comme des écoliers. On les a mis dans un car, Trump oubliant leurs pays d'origine tout en oubliant leurs noms. C'était un spectacle de domination terrible ! Je m'attendais à une sorte de posture de dignité de ces chefs d'États. Au contraire, on les a vu dans un acte de contrition et d'aplatissement. Notamment le Gabonais Brice Oligui Nguema proposer le prix Nobel à Trump avec force et dans discours mielleux, ou encore le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye surfer sur la passion pour le golf de Trump et lui proposer des terres. Ce qui me frappe, c'est que face aux États-Unis de Trump, les Africains n'ont ni réponse individuelle ni réponse commune. Tout le reste du monde s'organise pour faire face à ce désordre, à cette tempête qu'est Trump et je trouve que l'Afrique reste assez en marge, à tort. Car Trump est en train de bouleverser l'ordre du monde. Et dans ce bouleversement, comme on l'a vu avec la fin de l'USAID et le retrait américain des organisations internationales, l'Afrique en subit les premières conséquences. Des millions de personnes risquent de mourir en Afrique suite à un seul décret de Trump. On risque d'avoir plus de morts que durant le Covid. Donc l'Afrique subit déjà la brutalité de Trump. Personnellement, je crains un retour de la guerre froide, c'est-à-dire des stratégies de positionnement des grandes puissances mondiales, où l'Afrique n'est qu'un instrument et, encore une fois, le terrain d'une lutte par procuration. Dans un espace où il n'y a pas de respect des conventions internationales, ça va être encore plus catastrophique que durant la guerre froide.
Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience. AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique. Facteurs de risques évitables Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes. Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité ! Avec : Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie. Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.
Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience. AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique. Facteurs de risques évitables Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes. Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité ! Avec : Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie. Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.
Arthrose, arthrite, rhumatismes, polyarthrite rhumatoïde… Les maladies des articulations sont nombreuses et peuvent toucher toutes les tranches d'âge, pas uniquement les personnes âgées. [Rediffusion du 20 mai 2025] Comment prévenir ces maladies et prendre soin de ses articulations ? Quelles prises en charge existent pour ces maladies ? Peut-on ralentir leur évolution ? Pr Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine-APHP à Paris, professeur à Sorbonne Université et chercheur au sein d'une équipe Inserm, dédiée à l'arthrose. Pr Norbert Lamini, professeur agrégé de Rhumatologie au CHU de Brazzaville et enseignant chercheur à la Faculté des sciences de la santé de l'Université Marien NGOUABI, à Brazzaville au Congo. Il est le secrétaire général de la société congolaise de Rhumatologie-soins de suite et de réadaptation. Un reportage de Louise Caledec à l'Opéra de Paris ► En fin d'émission, nous dressons le bilan du premier Forum africain sur le don et la transplantation d'organes qui s'est tenu à Nouakchott du 16 au 18 mai 2025. Interview du Pr Abdellatif Sidi Aly, professeur-assistant de Néphrologie à la Faculté de médecine de Nouakchott en Mauritanie. Président du Conseil National du Don et de la Transplantation (CNDT). Programmation musicale : ► Pawpaw rod – Shadow ► Ginton, Oumou Sangaré - Sabu