Nonobstant est un podcast original qui s'intéresse à la culture pop juive au sens large, qu’il s’agisse de BD, de polar, de dessin animé ou de film de fiction…

Dans On n'arrête pas une chanson, publié aux éditions du Bord de l'eau, Benjamin Barouh ouvre les cartons, les tiroirs, les carnets et parfois même les bouts de papier sur lesquels son père Pierre Barouh notait une idée à la volée. Ce n'est pas une biographie, pas tout à fait un recueil de textes. C'est plutôt une conversation qui continue après la disparition de Pierre Barouh en 2016.

Sans lui, le cinéma français ne serait probablement pas devenu ce qu'il est aujourd'hui.Avec La Tragédie Bernard Natan, le scénariste Pascal Bresson et le dessinateur Samuel Figuière s'attaquent à la réhabilitation d'un homme que l'histoire a longtemps laissé dans l'ombre. Un album réalisé avec la participation des petites-filles de Bernard Natan, ce qui lui donne une dimension particulièrement émouvante et documentée.

Here's to You, Rachel Robinson, de Judy Blume, est paru en français sous le titre Tiens bon, Rachel !. Un roman publié à l'origine en 1993, et qui mérite aujourd'hui d'être redécouvert À l'occasion de sa sortie en français à l'école des loisirs.On parle souvent de Judy Blume comme d'une immense autrice pour la jeunesse américaine. Une écrivaine qui a accompagné plusieurs générations d'adolescents avec une qualité rare : celle de prendre leurs émotions au sérieux. Avec Rachel Robinson, elle signe peut-être son roman le plus subtil...

Il y a chez James Lee Burke quelque chose qui ressemble à une voix venue d'un autre temps. Une voix qui raconte l'Amérique comme une terre de légende, de violence et de rédemption. Avec Étranger à la dérive, il signe sans doute l'un de ses romans les plus ambitieux, une vaste fresque qui traverse la Grande Dépression, la Seconde Guerre mondiale et les années de prospérité qui suivent...

En juillet 2021, David Benaym part au Nigeria avec une petite équipe pour tourner un documentaire sur les communautés Igbo qui se revendiquent descendantes des tribus perdues d'Israël. Un matin, des hommes armés débarquent devant leur hôtel sous prétexte d'un contrôle de police. et très vite, une évidence : ce n'est pas un contrôle. C'est un enlèvement.Le livre raconte cette captivité, la peur, les négociations, les heures où l'on ne sait plus si l'on va rentrer vivant. Mais David Benaym ne se contente jamais d'écrire un récit d'otage.

« Les Juifs sont le peuple élu… par la haine universelle. »La phrase ouvre presque le roman comme un avertissement. Le dernier des Moïse Kahn, de Polo Labraise, publié chez Amazon. Et dès les premières pages, on comprend qu'on ne va pas lire une simple dystopie spatiale.Car nous sommes en 2065. Mars est devenue une nouvelle frontière : on y fait du business, on y exploite une énergie miracle, on y recrée des communautés hippies sous bulle atmosphérique… et soudain, une idée commence à circuler sur les plateaux télé et les chancelleries : puisqu'Israël concentre désormais une immense partie des Juifs du monde, pourquoi ne pas régler définitivement le “problème” en expédiant tous les Juifs sur la planète rouge ?

Will Eisner n'a pas seulement inventé une nouvelle façon de raconter des histoires en bande dessinée. Il a aussi raconté la guerre. Ses absurdités, ses mécanismes… et ses poisons.À Nanterre, la Contemporaine consacre une grande exposition à Will Eisner, géant de la bande dessinée : Les guerres d'Eisner. Une plongée passionnante dans l'œuvre d'un auteur qui aura traversé le XXe siècle un crayon à la main.Pour beaucoup, Will Eisner, c'est d'abord The Spirit, silhouette masquée devenue mythique dans l'histoire des comics américains. Mais l'exposition choisit un angle plus inattendu : celui d'un dessinateur confronté très tôt à la guerre, à la propagande et à l'antisémitisme.

Éric Halphen a été juge d'instruction pendant quinze ans, en charge de plusieurs affaires politico-financières retentissantes comme celle des HLM de Paris et, plus récemment, d'affaires de terrorisme.En parallèle de son activité de juge, il s'est consacré ces dernières années à l'écriture ; son dernier roman, « Un sort enviable », sort ces jours-ci aux éditions Rivage Noir...

Berlin, août 1944. La ville est sous les bombes. Les immeubles s'effondrent, les sirènes hurlent, et le régime nazi vacille. C'est dans ce chaos que s'ouvre Deux dans Berlin, la bande dessinée de Rodolphe et Louis Alloing, publiée chez Pictavia.Tout commence dans l'enfer du camp de Buchenwald. Un bombardement allié. La confusion. Et un homme, Ruprecht Haas, qui saisit sa chance. Il tue un gardien, franchit les barbelés et s'enfuit. Direction Berlin. Pas pour se cacher. Pour se venger.

C'est Lili qui raconte. Personne d'autre. De la maison familiale jusqu'aux camps, de la prison de Loos à Ravensbrück, puis Bergen-Belsen. Un trajet qui bascule, brutalement, des jours ordinaires à l'insoutenable.Dans Lili toujours debout, jusqu'au bout, publiée chez Glénat, Boris Golzio recueille cette parole et la restitue sans détour. Il écoute, il retranscrit, il dessine. Et puis, dans les dernières pages, il prend le relais : il contextualise, il éclaire, il documente. Parce que Lili l'a prévenu : elle n'avait que 11 ans, elle n'a pas tout vu, tout compris. Alors il faut être précis, irréprochable.

Aujourd'hui, une petite pépite disponible sur Internet. Une série de mini sketch écrit aux petits oignons et qui raconte tellement l'air du tempsÇa s'appelle Tarbaland.Un drôle de territoire né relativement récemment et déjà, plus d'une centaine d'épisodes. Six séries différentes. Et derrière tout ça, un collectif de créatif.

Avec une légèreté qui n'exclut pas l'émotion, le cinéaste Renaud Cohen se penche sur une question aussi vieille que le monde : qu'est-ce qu'un père “réussi” ? Pour y répondre, il ne va pas très loin. Il ouvre simplement la porte de chez lui. Ce film documentaire s'appelle « Les pères sont des mères juives comme les autres », et il est visible sur France.tv...

Avec sa série Etty, le scénariste et réalisateur Hagai Levi — qu'on connaissait pour The Affair ou En analyse — fait un récit sur la Shoah avec un pas de côté. Un Amsterdam contemporain, des visages d'aujourd'hui, et pourtant… l'Histoire, elle, est bien là. Comme un courant froid qui passe sous la peau.La série s'inspire du journal d'Etty Hillesum, jeune femme de 27 ans, prise dans l'étau de l'occupation nazie. Mais Hagai Levi ne raconte pas seulement ce qui lui arrive. Il filme ce qui se passe en elle. Une bascule intérieure, presque une conversion. D'une forme de chaos intime...

La neige tombe, doucement, comme pour étouffer le bruit du monde. Et dans ce silence, quelque chose se prépare.Dans Hiver 1938, Les Cousins Meyer, Vittorio Giardino nous ramène dans cette Europe centrale qu'il arpente depuis longtemps, avec une précision presque obsessionnelle. On retrouve son héros Max Fridman, ancien agent, figure mélancolique, déjà croisé dans ses albums précédents — Rhapsodie hongroise, La Porte d'Orient. Un personnage qui traverse l'histoire plus qu'il ne la dirige, toujours légèrement en retrait, comme s'il cherchait à ne pas déranger le cours des choses.

Il y a d'abord une scène. Pas une idée, pas un concept. Une scène.Un appartement à Brooklyn qu'on vide. Une mère âgée qui s'en va. Et un fils, Joshua Halberstam, qui ouvre des cartons. Il trie, il hésite… et puis il tombe sur des textes. Des pages. Et très vite, des voix.Parce que ces textes, en réalité, ne sont pas faits pour être lus. Ils sont faits pour être entendus...

Un coup de téléphone dans la nuit. Un officier allemand qui comprend que quelque chose s'est fissuré au cœur du Reich. Nous sommes en juillet 1944. Hitler vient d'échapper à l'attentat du 20 juillet. L'Allemagne nazie vacille, et la paranoïa s'installe.C'est là que commence Mea Culpa, la nouvelle bande dessinée signée Jean-Christophe Brisard au scénario et Michael Malatini au dessin...

On croit connaître l'histoire. On se dit qu'on a tout entendu, tout lu, tout débattu. Et puis on ouvre ce livre, et quelque chose se déplace.Un séisme, d'Émilie Frèche, naît du procès des complices de l'assassinat de Samuel Paty. L'autrice a assisté aux audiences. Elle s'est installée sur les bancs, jour après jour, et elle a regardé la justice tenter de mettre de l'ordre dans l'irreprésentable. Ce qu'elle en tire n'est pas un simple compte rendu. C'est le récit d'un bouleversement intime et collectif.

László Nemes s'est imposé d'emblée comme l'un des cinéastes européens les plus singuliers de sa génération. On se souvient du choc provoqué par Le fils de Saul, plongée sensorielle dans l'enfer d'Auschwitz, puis de Sunset, fresque fiévreuse dans la Budapest finissante de l'empire austro-hongrois. À chaque fois, László Neme construit un cinéma de l'immersion, où la caméra colle aux corps et aux visages, comme pour faire ressentir l'histoire au plus près

Le nouveau documentaire de Nurith Aviv s'intitule Prénoms. Un mot ordinaire, presque banal. Et pourtant, dans ce film, il devient une sorte de sismographe intime de l'histoire, de la langue et de l'identité.Prénom poursuit le travail très singulier de cette cinéaste franco-israélienne, dont toute l'œuvre tourne autour d'une question : que fait la langue à ceux qui la parlent ? On se souvient de Langue sacrée, langue parlée, qui explorait le retour de l'hébreu dans la vie quotidienne, ou de Signer, consacré à la langue des signes. Film après film, Aviv enquête sur ce territoire invisible où les mots façonnent les existences.

Imaginez Los Angeles au début des années 1980. Pas celui des cartes postales, pas celui de Beverly Hills. Plutôt la nuit, les néons un peu fatigués d'Hollywood Boulevard, les parkings vides, les clubs bricolés avec trois amplis et beaucoup d'énergie. C'est une ville qui ne sait pas encore qu'elle est sur le point d'inventer quelque chose d'énorme : le hip-hop de la côte Ouest.C'est précisément là que nous entraîne la bande dessinée Radio Club – L.A. d'Alex Jordanov, dessinée par Ké Clero et publiée chez Glénat. Une BD qui n'a rien d'un récit inventé. Alex Jordanov raconte sa propre histoire. Celle d'un jeune Français débarqué à Los Angeles avec plus de curiosité que de plan de carrière.

Il y a des bandes dessinées qui ressemblent à une route de campagne. Au début, tout semble tranquille. On avance doucement. Et puis soudain, quelque chose cloche. Un détail. Une silhouette. Une impression étrange. Et on comprend qu'on est entré dans une histoire où rien ne sera vraiment normal.C'est exactement ce qui se passe dans « Les Mystères de Hobtown – L'Affaire des hommes disparus », une bande dessinée signée par deux Canadiens, Kris Bertin et Alexander Forbes, publiée aujourd'hui en France chez Delcourt.

Un comic book dans un musée de la Shoah. À première vue, l'image surprend. Et pourtant, c'est exactement ce qui vient de se produire à Washington : un exemplaire du premier numéro de Captain America Comics #1 vient d'entrer dans les collections du United States Holocaust Memorial Museum...

Amaro. Un goût italien de Massimo Montanari est un essai court et concentré d'une centaine de pages où l'auteur, historien réputé de l'alimentation, se pose une question très simple mais pas du tout anecdotique : pourquoi l'amertume est-elle si présente et si aimée dans la culture alimentaire italienne ? Il explore ce goût — des radicchis et artichauts crus au café, des digestifs jusqu'aux amari ces liqueurs amères — comme un marqueur identitaire de la gastronomie transalpine...

Récemment publié chez Glénat The Painted Crime de l'auteur italien Stefano Martino est un brillant one-shot polar noir ultra assumé, ancré dans le Los Angeles de 1947, avec tout ce que ça implique de ruelles froides, de bars enfumés et de pressions en sous-texte. Le héros, Peter Graham, vétéran de guerre devenu détective privé un peu paumé mais obstiné, est un archétype du genre traversé par ses propres démons et ses souvenirs de combat. Son enquête commence comme une simple mission de réparation (retourner une trompette à un ami décédé) mais se transforme vite en plongée dans les dessous glauques d'Hollywood...

Marty Supreme n'est pas vraiment un film de sport. Le ping-pong y claque fort, très fort même, mais il sert surtout de révélateur. Ce qui se joue, ce n'est pas la balle : c'est l'homme qui la frappe.Marty vient du Lower East Side, le New York d'après-guerre, celui des marges et des escaliers trop étroits pour les ambitions trop grandes. Il n'est pas né du bon côté, ni socialement, ni symboliquement. Il n'est pas attendu. Il n'est pas invité. Et c'est précisément là que le film commence à parler d'autre chose...

On ouvre un carton. Puis un autre. Des objets sans valeur marchande, mais chargés émotionnellement. Un vase. Des papiers. Des photos. Et, très vite, une question : qu'est-ce qu'on hérite vraiment des gens qu'on a aimés ?C'est exactement le point de départ du Vase de cristal, le roman graphique d'Astrid Goldsmith, récemment publié aux éditions Steinkis...

Il y a des livres qui ne surgissent pas d'une idée, mais d'une accumulation. Des années de silence, de questions sans réponse, de phrases qu'on se retient de formuler. Dernier ciel, le nouveau roman de Michel Marx, fait partie de ceux-là...

Avec son livre d'entretiens illustrés Ginette Kolinka, contre la haine, la dessinatrice Catel poursuit un travail entamé depuis longtemps : faire du portrait une forme politique, et de la bande dessinée un espace de transmission. Après Kiki de Montparnasse, Joséphine Baker, Alice Guy ou Benoîte Groult, elle continue d'explorer ces vies qui ne demandent pas à être mythifiées, mais entendues...

Jean-Claude Darmon publie Destin – Avoir plus de rêves que de souvenirs, chez Fayard. Un titre qui sonne comme une ligne de conduite, et qui dit beaucoup de l'homme.Dans ce livre, Jean-Claude Darmon raconte un parcours hors norme. Une enfance difficile dans une famille juive d'origine oranaise, des débuts marqués par le manque, puis une ascension construite à force de travail, d'intuition et d'audace. C'est le récit d'un destin qui se forge, pas d'un succès tombé du ciel...

Il y a des albums qu'on feuillette. Et puis il y a ceux qu'on traverse.Gotlib, une vie en Bandessinées, ce n'est pas un album hommage de plus, bien sage, bien respectueux. C'est un livre qui raconte Marcel Gotlib de l'intérieur — avec ses éclats de rire, ses silences, et ses failles.On connaît tous le monument : le dynamiteur de la BD française, le père de la Rubrique-à-Brac, le fondateur de Fluide Glacial, le type qui a prouvé qu'on pouvait être intelligent, absurde et profondément irrévérencieux dans la même case.

Aujourd'hui, un livre dense, lumineux et d'une grande délicatesse intellectuelle : Le Roman du malheur de Pierre Birnbaum. Pierre Birnbaum n'est pas seulement un lecteur passionné : c'est l'un des plus grands sociologues français du politique, spécialiste du rapport entre Juifs et États, héritier de Durkheim et universitaire de longue date. Autrement dit, il écrit depuis un observatoire unique, où se croisent histoire, sociologie et destin individuel...

Comme un Juif en France, signé Isabelle et Antoine Chéreau, publié chez Pixel Fever, c'est 184 pages d'humour qui grince, qui picote… mais qui dit vrai. Un rire comme une gifle légère, celle qui réveille quand l'époque s'endort sur la banalisation de la haine.

Aujourd'hui, on parle d'un petit événement littéraire… parce que oui, même à 89 ans, Woody Allen continue de nous surprendre. On le croyait cantonné au cinéma, aux mémoires, aux nouvelles grinçantes… et le voilà qui publie son premier roman, What's With Baum?, traduit en français sous le titre Quelle mouche a piqué Baum ?. Et alors, bonne nouvelle : c'est drôle, c'est vif, c'est amer juste ce qu'il faut, et c'est profondément allenien...

Un secret d'Auschwitz, c'est l'histoire d'un homme qui remonte le fil de sa famille pour comprendre ce que la Shoah, les silences et une judéité cabossée ont fait à plusieurs générations. Nicolas Vidal-Naquet ouvre les portes d'un passé longtemps verrouillé, et soudain tout s'éclaire autrement.

Matthieu Niango part d'une scène toute simple : les obsèques de sa grand-mère. On boit un café tiède, on parle bas, et sa mère, Gisèle, lâche la phrase qui retourne une vie : « Je suis adoptée. » Soudain, toute une histoire familiale s'ouvre comme une vieille malle dont personne n'avait la clé. Et ce qu'il y a dedans, c'est lourd, c'est inattendu, et ça ne se range pas vite fait dans un tiroir...

Aujourd'hui, on plonge à nouveau dans l'un des esprits les plus fascinants de la littérature : celui de Sherlock Holmes. Benoît Dahan et Cyril Liéron reviennent avec un tout nouveau cycle, Le Cauchemar du Loch Leathan, et autant vous dire, ça valait l'attente.

Il y a des films qui ne parlent pas seulement d'un autre film, mais qui ouvrent une porte. Je n'avais que le néant, le nouveau documentaire de Guillaume Ribot, fait exactement ça : il nous tend un pont, solide et vibrant, vers Shoah de Claude Lanzmann...

Il y a des bandes dessinées qui vous retournent la tête. Littéralement. Dessus Dessous, l'intégrale 1903-1905 publiée chez Delcourt, est de celles-là. On parle ici d'un monument de l'inventivité graphique, signé Gustave Verbeek, un illustrateur qui a réussi ce que personne n'a vraiment refait depuis : raconter une histoire en six cases… que vous devez lire deux fois. Une fois à l'endroit, une fois à l'envers.

Avec La Surprise, Valérie Zenatti signe un petit bijou d'essai littéraire — à la fois lumineux, intime et profondément vivant.Elle réussit un équilibre rare. Celui de penser la surprise — cette émotion que l'on croit fugace — comme une véritable clé de lecture du monde.

Les Origines du conflit israélo-arabe, 1870-1950, c'est une bande dessinée aussi ambitieuse que salutaire, signée Danièle Masse au scénario, avec l'historien Georges Bensoussan à la caution historique, et Yana Amadovic au dessin. Elle est parue chez Delcourt dans la collection "Encrages".

Dans Picsou et les Bit-coincoins, Jul et Nicolas Kéramidas propulsent l'univers Disney dans le grand cirque des monnaies numériques...

Mes années Hara-Kiri, paru chez Glénat, nous plonge dans cette joyeuse anarchie. Daniel Fuchs, Joub, Nicoby et Christelle Pissavy-Yvernault y racontent l'histoire de ce journal mythique à travers les souvenirs de ses artisans : Cavanna, Choron, Reiser, Gébé, Wolinski, Gotlib, et tous les autres garnements du dessin subversif.

Aujourd'hui, direction Paris. Le Paris des années 40, celui des tickets de rationnement, des regards en coin et des consciences pas toujours nettes. C'est là que se déroule Un flic sous l'Occupation, première enquête d'une série signée Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot, parue chez Glénat.Trois policiers, trois trajectoires : Marsac, Brunet et Mercadier. Des flics qui essaient de faire leur boulot alors que la ligne entre la loi et la collaboration devient de plus en plus floue. Un double meurtre sordide, des trafics, du marché noir, la Gestapo pas loin… bref, une atmosphère où le danger ne vient pas que des ruelles sombres.

Aujourd'hui, je vous parle d'une BD qui sent bon le papier, le polar et un peu la nicotine froide : Weekly, parue chez Dargaud.Alors non, ce n'est pas un nouvel épisode de Blacksad — enfin, pas tout à fait. C'est ce qu'on appelle un préquel, un avant-goût, un petit détour avant la rencontre avec le célèbre détective chat. ..

Il y a des histoires qui commencent dans la douceur, avec un parfum d'enfance et de chocolat chaud… et qui, peu à peu, se couvrent d'ombre. Celle que raconte Thomas Lavachery, dans Un démon parmi nous, appartient à cette espèce-là : les récits qui vous rappellent que le mal ne vient pas toujours du dehors. Parfois, il s'invite dans la famille.

« Plus jamais je ne visiterai Auschwitz » de Ari Richter. C'est une bande dessinée-mémoire publiée en français, qui mélange autobiographie, histoire familiale et témoignage

Allez, on plonge aujourd'hui dans la rue la plus… étrange que vous n'aurez probablement jamais envie de croiser : Hyde Street, version française, édition Urban Comics (collection « Urban Indies »)

Une bande-dessinée qui ne fait pas dans la dentelle. Son titre : Spectateurs. Scénario de Brian K. Vaughan, dessin de Niko Henrichon, traduite en français par Jeremy Manesse et éditée par Urban Comics.

aujourd'hui, on plonge dans un film qui fout les frissons… « La Disparition de Josef Mengele », réalisé par Kirill Serebrennikov. On est loin du divertissement léger, on est dans le lourd, le glaçant, le nécessaire.

Aujourd'hui, on parle de Dossier 137, le nouveau film de Dominik Moll – oui, celui de La Nuit du 12 – et vous allez voir : ça décoiffe (calmement).Le film nous embarque dans l'univers glaçant de l'enquête interne, celle de l'agence froncée et pas toujours populaire : la Inspection générale de la Police nationale (IGPN), autrement dit « la police des polices »

Il y a des livres qu'on croit connaître sans jamais les avoir lus. Don Quichotte en fait partie. On en connaît les moulins à vent, le vieux cheval et le fidèle Sancho Panza — mais entre nous, qui a vraiment lu Cervantès d'un bout à l'autre ? Pas grand monde. Heureusement, Rob Davis, lui, s'y est collé. Et il a eu la bonne idée de nous en livrer une version dessinée, revisitée, complètement habitée — aujourd'hui rééditée chez Aux Confins.