Podcasts about Elles

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    Choses à Savoir HISTOIRE
    Pourquoi l'opération Babylift est l'un des épisodes les plus controversés de la guerre du Vietnam ?

    Choses à Savoir HISTOIRE

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:43


    En avril 1975, les derniers jours de la guerre du Vietnam se jouent dans le chaos. Les forces nord-vietnamiennes approchent de Saïgon, la capitale du Sud, et l'effondrement du régime sud-vietnamien paraît inévitable. C'est dans ce contexte d'urgence qu'est lancée l'opération Babylift, une vaste évacuation aérienne destinée à transporter des milliers d'enfants vietnamiens vers les États-Unis et d'autres pays occidentaux. Derrière l'image d'un sauvetage humanitaire spectaculaire se cache une histoire complexe, mêlant compassion, improvisation et zones d'ombre.L'opération est officiellement annoncée par le président américain Gerald Ford au début du mois d'avril 1975. Son objectif affiché est simple : évacuer les orphelins vietnamiens menacés par l'avancée communiste et leur offrir une nouvelle vie à l'étranger. En quelques semaines, plus de 3 000 enfants sont transportés, principalement vers les États-Unis, mais aussi vers l'Australie, le Canada et certains pays européens.Pour l'opinion publique occidentale, les images sont saisissantes : des nourrissons emmaillotés, alignés dans des avions militaires, encadrés par des infirmières et des bénévoles. Elles suscitent une vague d'émotion mondiale et renforcent l'idée d'un geste humanitaire massif.Mais très vite, l'opération est frappée par un drame. Le 4 avril 1975, le premier vol Babylift s'écrase peu après le décollage de Saïgon, causant la mort de plus de cent personnes, dont de nombreux enfants. Malgré ce choc, l'opération se poursuit, illustrant la détermination des autorités américaines à accélérer les évacuations.Avec le recul, l'opération Babylift apparaît beaucoup plus controversée qu'il n'y paraît au premier regard. D'abord, tous les enfants évacués n'étaient pas orphelins. Certains avaient encore des parents vivants, qui, dans la panique générale, ont pu croire confier temporairement leurs enfants à des structures d'accueil, sans comprendre qu'ils quitteraient définitivement le pays. Dans d'autres cas, les dossiers d'adoption étaient incomplets ou imprécis.Se pose alors une question éthique majeure : s'agissait-il uniquement de sauver des vies, ou aussi de vider des orphelinats à la hâte, sans vérification rigoureuse ? Pour certains historiens, l'opération répondait aussi à un objectif politique : donner une image positive de l'engagement américain au moment même où la guerre se soldait par un échec.Des décennies plus tard, de nombreux adultes issus de Babylift cherchent encore leurs origines. Certains ont retrouvé leurs familles biologiques, d'autres non. Leur parcours illustre les conséquences humaines durables de cette évacuation massive.L'opération Babylift reste ainsi un symbole ambigu : à la fois acte de solidarité et épisode troublant d'une guerre marquée par la précipitation et la confusion. Elle rappelle que même les gestes présentés comme humanitaires peuvent soulever, avec le temps, des questions profondes sur la responsabilité, le consentement et la mémoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Les matins
    Elles soignent les plus fragiles au coeur des cités, les structures "SEC-Pa" sont menacées

    Les matins

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 4:31


    durée : 00:04:31 - Le Reportage de la rédaction - Ces structures d'exercice coordonné participatives - SEC-Pa - soignent les habitants des quartiers défavorisés. Depuis 2021, une expérimentation leur offrait un budget de 14 millions d'euros. Le ministère de la Santé vient d'annoncer sa fin, jeudi 29 janvier. Avant de reculer, partiellement.

    ⚡PODCAST NUTRITION⚡ :
    TOUT SUR LES FIBRES : Pourquoi vous avez faim 2h après avoir mangé ? (4/5)

    ⚡PODCAST NUTRITION⚡ :

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 4:48


    Vous avez peut-être déjà vécu cette situation : un grand saladier bien rempli à midi, le ventre tendu en fin de repas… et pourtant, une faim intense dès le milieu d'après-midi.Dans cet épisode, j'explique pourquoi cette expérience est loin d'être un hasard. Elle illustre ce que j'appelle le piège du volume : manger beaucoup ne garantit absolument pas de tenir jusqu'au repas suivant.Pour comprendre, il faut faire une distinction essentielle, souvent mal comprise :

    Le Podcast du Marketing
    Pourquoi tout le monde regarde les pubs du Super Bowl - Episode 318

    Le Podcast du Marketing

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 23:51


    Les publicités du Super Bowl ne sont plus de simples messages commerciaux. Elles sont devenues des moments de divertissement attendus, commentés et parfois plus mémorables que le match lui-même.Dans cet épisode, vous découvrirez pourquoi le Super Bowl est un laboratoire unique pour comprendre l'économie de l'attention actuelle, et surtout ce que les marques peuvent en retenir, même sans budgets XXL.Dans cet épisode, vous apprendrez :Pourquoi le Super Bowl reste une anomalie dans un monde dominé par le scroll et le skipPourquoi acheter un spot ne suffit plus, et ce que signifie vraiment “mériter l'attention”Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent appliquer dès maintenant dans leur marketingPublicités évoquées dans l'épisode :Basecoin et les backstreet boysClaude et sa parodie de ChatGPTBudweiser et son regard ironique sur l'émotion publicitairePepsi et la récupération d'un mème corporate devenu viralDunkin' et son hommage assumé à la pop culture des années 90Novartis et l'usage de l'humour pour aborder un sujet médical sensibleAmazon et l'auto-dérision autour de la toute-puissance de l'IA via Alexa---------------

    Manu dans le 6/9 : Le best-of
    Bonne nouvelle, en Corée du Sud, certaines écoles allaient fermer, faute d'enfants. Elles ont alors eu l'idée d'accueillir des grand-mères qui n'avaient jamais appris à lire.

    Manu dans le 6/9 : Le best-of

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:28


    Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

    Business of Bouffe
    Cécile Khayat & Victoria Effantin (Mamiche) - Chapitre #3 | Une croissance maîtrisée et fidèle aux valeurs

    Business of Bouffe

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 59:28


    Nous sommes aujourd'hui avec Cécile Khayat et Victoria Effantin, les fondatrices de Mamiche. Leurs boulangeries artisanales, devenues des institutions parisiennes, ont remis du sens, de la gourmandise et de la joie au cœur du métier de boulanger. Pour co-animer cet épisode, Philibert est accompagné de Charles Compagnon, figure emblématique de la restauration parisienne.Dans ce 3ème et dernier chapitre, Cécile et Victoria reviennent sur la croissance maîtrisée de Mamiche ces dernières années. Elles nous racontent aussi ce que signifie entreprendre en tant que femmes, dans un milieu historiquement masculin comme la boulangerie. Ce chapitre met en lumière leur volonté de faire grandir Mamiche sans renoncer à son identité : préserver l'exigence du produit, le geste artisanal et une certaine idée du métier, en avançant à leur rythme et en restant fidèles à leurs valeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Choses à Savoir SCIENCES
    Quelle pratique affame les tumeurs cancéreuses ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:20


    Pendant des décennies, la science a accumulé des preuves solides montrant que l'activité physique régulière réduit le risque de développer plusieurs types de cancers. Pourtant, une question demeurait : comment, concrètement, le mouvement protège-t-il nos cellules ? Une équipe de chercheurs de l'Yale University a récemment mis en lumière un mécanisme fascinant : l'exercice physique affame littéralement les tumeurs.Pour comprendre cette découverte, il faut s'intéresser au carburant principal des cellules : le glucose, un sucre issu de notre alimentation. Les cellules cancéreuses en sont particulièrement friandes. Elles consomment d'énormes quantités d'énergie afin de soutenir leur croissance rapide. C'est d'ailleurs cette voracité qui est exploitée dans certains examens d'imagerie médicale, où l'on injecte du glucose marqué pour repérer les zones anormalement actives.Lorsque nous faisons du sport, un phénomène majeur se produit : les muscles deviennent extrêmement gourmands en énergie. Pour se contracter, ils puisent massivement dans le glucose circulant dans le sang. Cette captation est si importante qu'elle provoque une véritable compétition entre les muscles et les autres tissus de l'organisme.Or, les chercheurs ont observé que, durant l'effort, les muscles gagnent cette compétition. Ils captent une grande partie du glucose disponible, ce qui laisse moins de carburant accessible aux cellules cancéreuses. Résultat : privées d'une ressource essentielle, ces cellules voient leur croissance ralentir, et certaines finissent même par mourir.Ce mécanisme va au-delà d'un simple « manque d'énergie ». Les scientifiques ont constaté que l'environnement métabolique créé par l'exercice modifie profondément le comportement des tumeurs. Les voies biologiques qui favorisent leur prolifération deviennent moins actives, tandis que des signaux associés au stress cellulaire augmentent. En clair, l'effort physique transforme l'organisme en un terrain beaucoup moins favorable au développement du cancer.Autre point important : cet effet n'est pas réservé aux sportifs de haut niveau. Des activités modérées, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, suffisent à déclencher cette redistribution de l'énergie. Ce qui compte avant tout, c'est la régularité.Cette découverte ouvre des perspectives majeures. Elle renforce l'idée que l'activité physique n'est pas seulement un outil de prévention, mais pourrait aussi devenir un complément thérapeutique aux traitements existants. En association avec la chimiothérapie, l'immunothérapie ou la radiothérapie, le sport pourrait contribuer à fragiliser les tumeurs en réduisant leur accès aux ressources énergétiques.En résumé, bouger ne se contente pas de renforcer le cœur ou les muscles : cela modifie profondément la façon dont l'énergie circule dans le corps. Et dans ce nouvel équilibre, ce sont les cellules cancéreuses qui se retrouvent perdantes. Une raison supplémentaire de considérer l'activité physique comme un véritable acte de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    La grande histoire de Pomme d'Api
    Mars 2026 - Les zaventures de Zinzolin

    La grande histoire de Pomme d'Api

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 5:35


    "Dans la classe, après la récréation, la maîtresse se fâche : « Zinzolin, quand cesseras-tu de faire le zouave ? C'est quoi, tous ces zigouigouis dans ton cahier ? Tu as encore dessiné partout au lieu de recopier les lettres de l'alphabet ! » Le petit lézard baisse la tête…" Les zaventures de Zinzolin, une histoire lue par Romina, écrite par Arnaud Alméras, illustrée par Jools Bentley, publiée dans le magazine Pomme d'Api n°721.Cette histoire est dédicacée à Deniz.Le magazine Pomme d'Api propose chaque mois une histoire à écouter en famille. Un podcast plein de tendresse, d'humour et de douceur, dont vous pouvez retrouver le texte original dans le magazine du mois. La grande histoire, ce sont des histoires écrites par des auteurs jeunesse et des journalistes spécialistes de l'enfance. Elles sont lues par de vrais parents ou grands-parents, tontons et tatas, baby-sitters, grands-frères, grandes-sœurs, nounous, cousines, cousins... Ce podcast est préparé et animé par Bayard Jeunesse. Prise de son : Studio Gorgone à Lille, Musique : E. Viau. Réallisation et mixage : Gabriel Fadavi. Création visuelle : Marianne Vilcoq. Production : Hélène Loiseau. Voix : Aude Loyer-Hascoet et Romina.Merci à Anne Willamson, Noschersenfants.com pour la gestion de la production de cet épisode.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Le vrai du faux
    Vrai ou faux. Les vacances d'été font-elles perdre "un mois" de connaissances aux élèves ?

    Le vrai du faux

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 1:57


    durée : 00:01:57 - Le vrai ou faux - Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray estime que la durée idéale des vacances d'été serait de "quatre à six semaines" pour que les élèves perdent moins de connaissances. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Business of Bouffe
    Cécile Khayat & Victoria Effantin (Mamiche) - Chapitre #2 | Les coulisses du succès

    Business of Bouffe

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 51:45


    Nous sommes aujourd'hui avec Cécile Khayat et Victoria Effantin, les fondatrices de Mamiche. Leurs boulangeries artisanales, devenues des institutions parisiennes, ont remis du sens, de la gourmandise et de la joie au cœur du métier de boulanger. Pour co-animer cet épisode, Philibert est accompagné de Charles Compagnon, figure emblématique de la restauration parisienne.Dans ce 2ème chapitre, on évoque avec Cécile et Victoria les coulisses de l'ouverture de leur première boulangerie. Trouver un local, penser l'organisation, imaginer le lieu, définir ce qu'elles veulent proposer et à quel rythme. Elles se souviennent des premières décisions structurantes, des contraintes matérielles et de la réalité du lancement. Malgré le succès immédiat, le projet se construit jour après jour, entre ajustements, fatigue et enthousiasme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Choses à Savoir HISTOIRE
    Qui était l'égyptienne Mérit-ptah, première femme médecin de l'histoire?

    Choses à Savoir HISTOIRE

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:14


    L'histoire de la médecine ancienne est longtemps restée dominée par des figures masculines. Pourtant, une femme se détache comme une pionnière absolue : Mérit-Ptah, souvent présentée comme la première femme médecin connue de l'Histoire. Son existence nous ramène à l'Égypte de l'Ancien Empire, il y a plus de quatre mille ans, à une époque où savoir médical, religion et administration étaient étroitement liés.Les informations sur Mérit-ptah sont rares, mais précieuses. Son nom signifierait « Aimée du dieu Ptah », une divinité associée à la création, à l'artisanat et au savoir. Elle aurait vécu vers 2700 avant notre ère, sous la IVe ou la Ve dynastie. Ce que l'on sait surtout, c'est qu'elle aurait porté le titre remarquable de « médecin en chef », une fonction d'un très haut niveau dans la hiérarchie égyptienne.Dans l'Égypte ancienne, la médecine était déjà étonnamment structurée. Les praticiens possédaient des spécialisations : certains traitaient les yeux, d'autres les dents, d'autres encore les troubles digestifs. Les médecins combinaient observations cliniques, remèdes à base de plantes, gestes chirurgicaux simples et formules rituelles. La maladie était perçue à la fois comme un désordre physique et comme un déséquilibre spirituel.Dans ce contexte, qu'une femme atteigne un rang aussi élevé que celui de Mérit-ptah est exceptionnel. Cela suggère qu'elle bénéficiait d'une formation poussée, probablement dispensée dans les « maisons de vie », sortes d'institutions où l'on copiait des textes, transmettait les savoirs et formait les élites intellectuelles. Elle aurait exercé auprès de la cour royale ou dans un grand centre administratif, prenant en charge des patients de haut rang.Mérit-ptah incarne aussi une réalité souvent méconnue : les femmes pouvaient occuper des postes prestigieux dans l'Égypte ancienne. Elles pouvaient posséder des biens, intenter des procès, diriger des domaines et exercer certaines professions qualifiées. Le cas de Mérit-ptah montre que la médecine n'échappait pas totalement à cette ouverture.Son nom a traversé les millénaires grâce à des inscriptions funéraires mentionnant son statut. Même si certains détails restent débattus parmi les historiens, elle demeure un symbole puissant : celui d'une femme ayant accédé, très tôt dans l'histoire humaine, à un savoir scientifique avancé et reconnu.Mérit-ptah est donc bien plus qu'une curiosité historique. Elle rappelle que les femmes ont participé, dès l'Antiquité, à la construction des sciences et des savoirs. Si son visage s'est perdu dans le sable du temps, son héritage, lui, subsiste : celui d'une pionnière qui a ouvert la voie à des générations de femmes médecins, bien avant que l'Occident ne reconnaisse leur place dans le monde médical.Raconter l'histoire de Mérit-ptah, c'est finalement réécrire une partie de l'histoire des sciences, en y réinscrivant celles qui en ont été trop longtemps effacées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Invité Afrique
    Migrants africains: «Ces personnes rencontrent une violence institutionnelle et psychique»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 10:55


    Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané.   RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.

    French Expat Le Podcast
    [À HAUTEUR D'ENFANTS] Chapitre 2 : Trois sœurs et trois façons de vivre l'expatriation

    French Expat Le Podcast

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 31:30


    Elles ont grandi dans la même famille.Elles ont pris les mêmes avions, vécu les mêmes déménagements, suivi les mêmes parents.Et pourtant… elles n'ont pas vécu l'expatriation de la même façon.Dans ce deuxième épisode de À hauteur d'enfant, Iris, Valentine et Luce racontent leur parcours entre plusieurs pays, entre départs, retours, incertitudes et nouvelle vie.Iris, l'aînée, était prête à partir.Valentine, la deuxième, a longtemps résisté.Luce, la petite dernière, ne connaît la France qu'à travers les souvenirs et les vacances.Un épisode intime et lumineux sur une vérité souvent oubliée : même dans une même fratrie, l'expatriation ne se vit jamais au même rythme.French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français établis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d'écoute : Spotify, Apple Podcast, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Amazon Music. Cet épisode est raconté, produit et réalisé par Anne-Fleur Andrle, habillé et mixé par Alice Krief. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
    Le périnée, le superpouvoir méconnu du corps avec la prof de yoga / Pilates Clarisse Ernoux #665

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 47:34


    Anne Ghesquière reçoit Clarisse Ernoux, prof de yoga et de Pilates. Elles parlent du superpouvoir du périnée. Mais que savons-nous vraiment du périnée ? Quel est son impact sur corps ? Qu'est-ce qui peut l'altérer ? Comment éviter les fuites urinaires, la descentes d'organes ou les rapports douloureux ? Comment en faire un allié du quotidien, au service du bien-être, de la sexualité, de la confiance et du mouvement ? Clarisse Ernoux nous invite à le comprendre, à l'écouter et à en prendre soin grâce à des gestes simples, une respiration juste et une meilleure conscience corporelle. Son livre Périnée, votre superpouvoir, ma méthode pour reprendre le contrôle de votre corps est publié aux éditions Albin Michel. Épisode #665Erratum : Anne évoque un kinésiologue ; il s'agit en réalité d'un kinésithérapeute. Résidant en Suisse, où cette profession est désignée sous le terme de physiothérapeute, cette différence de vocabulaire est à l'origine de la confusion en français.Quelques citations du podcast avec Clarisse Ernoux :"Le périnée est le miroir de notre histoire.""On doit s'occuper du périnée à chaque étape de notre vie. Il ne concerne pas que la grossesse. ""Il n'est jamais trop tôt ni jamais trop tard pour prendre soin du périnée."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast /Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Clarisse Ernoux :00:00 Introduction01:30 L'invitée02:37 Qu'est-ce que le périnée ?04:01 Un sujet méconnu05:09 Le plancher pelvien06:56 Comment savoir si notre périnée fonctionne bien ?07:56 Qui consulter ?09:47 Attention aux mauvais exercices12:41 L'impact de la posture14:18 L'exercice de l'ascenseur15:26 Périnée hyper-tonique et détente18:31 Les fuites urinaires20:11 Le poids des émotions21:47 Périnée masculin / féminin23:33 L'importance de la sensibilisation chez les jeunes23:37 Que faire pendant le sport ?25:55 Routine matinale27:06 L'impact positif du mouvement grâce aux myokines28:56 Quelle position aux toilettes ?29:55 Qu'est-ce qui le fragilise au quotidien ?30:46 En cas de césarienne31:52 Descente d'organes, un sujet tabou35:05 L'incontinence anale36:42 Périnée et ménopause40:42 Le pessaire : un outil efficace41:18 Périnée et sexualité42:35 Que sont les dyspareunies ?45:32 Jamais trop tôt, jamais trop tardAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Business of Bouffe
    Cécile Khayat & Victoria Effantin (Mamiche) - Chapitre #1 | La naissance d'une joyeuse et solide association

    Business of Bouffe

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 45:18


    Nous sommes aujourd'hui avec Cécile Khayat et Victoria Effantin, les fondatrices de Mamiche. Leurs boulangeries artisanales, devenues des institutions parisiennes, ont remis du sens, de la gourmandise et de la joie au cœur du métier de boulanger. Pour co-animer cet épisode, Philibert est accompagné de Charles Compagnon, figure emblématique de la restauration parisienne.Dans ce 1er chapitre, Cécile et Victoria nous racontent la naissance de Mamiche. On évoque leurs débuts, leurs aspirations profondes... et leur rencontre évidemment décisive. C'est Victoria qui, la première, exprime l'envie de monter une boulangerie. L'idée circule, se précise, puis devient un projet commun. À travers leurs échanges, elles réalisent qu'elles partagent une même sensibilité et une vraie complémentarité. Commence alors une phase de reconversion et d'apprentissage pour comprendre le métier de l'intérieur, avant même de parler d'ouverture. Elles posent les bases de leur projet, et, surtout, de leur joyeuse et solide association. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Choses à Savoir
    Quelles sont les six émotions universelles décrites par Darwin ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:49


    En 1872, dans son ouvrage L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux, Charles Darwin propose une idée révolutionnaire pour l'époque : les émotions humaines ne sont pas uniquement façonnées par la culture, mais possèdent une base biologique universelle. Selon lui, certaines émotions fondamentales sont partagées par tous les êtres humains, quelles que soient leur origine, leur langue ou leur société. Il en identifie six principales, aujourd'hui appelées émotions universelles.La première est la joie. Elle se manifeste par le sourire, le rire, un visage détendu et lumineux. La joie est associée aux expériences positives, au plaisir, à la réussite ou aux relations sociales satisfaisantes. D'un point de vue évolutif, elle renforce les comportements bénéfiques à la survie et favorise les liens sociaux, indispensables à la vie en groupe.La deuxième émotion universelle est la tristesse. Elle se reconnaît notamment par les larmes, les paupières tombantes et une posture affaissée. La tristesse apparaît en réponse à une perte, un échec ou une déception. Elle joue un rôle important : elle incite au repli temporaire, favorise l'introspection et peut susciter la compassion et le soutien de l'entourage.Vient ensuite la peur, sans doute l'une des émotions les plus vitales. Elle se traduit par des yeux écarquillés, une tension musculaire et une accélération du rythme cardiaque. La peur prépare l'organisme à réagir face au danger, en déclenchant la fuite ou la défense. C'est un mécanisme de survie hérité de millions d'années d'évolution.La quatrième émotion est la colère. Elle s'exprime par des sourcils froncés, une mâchoire crispée et une voix plus forte. La colère survient lorsqu'un individu se sent menacé, frustré ou traité injustement. Sur le plan adaptatif, elle sert à défendre ses limites, à dissuader un adversaire et à rétablir un équilibre perçu comme rompu.Darwin identifie également le dégoût comme émotion fondamentale. Elle se manifeste par un haut-le-cœur, un froncement du nez et un rejet instinctif. À l'origine, le dégoût protège contre l'ingestion de substances potentiellement toxiques ou contaminées. Avec le temps, il s'est étendu à des domaines moraux et sociaux, comme le rejet de certains comportements jugés inacceptables.Enfin, la sixième émotion universelle est la surprise. Elle se caractérise par des yeux grands ouverts, des sourcils relevés et une bouche entrouverte. La surprise est une réaction brève face à un événement inattendu. Elle permet d'augmenter rapidement l'attention et d'évaluer la situation afin d'adopter la réponse la plus appropriée.Ces six émotions constituent les fondations du monde émotionnel humain. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi : elles sont des outils biologiques destinés à guider nos comportements. Les travaux de Darwin ont ouvert la voie à plus d'un siècle de recherches montrant que, malgré nos différences culturelles, nous partageons un socle émotionnel commun profondément inscrit dans notre nature. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Choses à Savoir SCIENCES
    Pourquoi les étoiles paraissent-elles plus brillantes en hiver ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 1:55


    Lorsque l'hiver arrive dans l'hémisphère nord, beaucoup de personnes ont la même impression : le ciel nocturne semble plus spectaculaire. Les étoiles paraissent plus nombreuses, plus nettes, parfois même plus scintillantes. Pourtant, leur luminosité intrinsèque ne change pas au fil des saisons. Ce sont surtout les conditions d'observation depuis la Terre qui évoluent, et elles deviennent particulièrement favorables en hiver.En hiver, l'air est généralement plus froid et plus sec. Or, la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère agit comme un filtre : elle diffuse et absorbe une partie de la lumière provenant des étoiles. Quand l'air contient moins d'humidité, il devient plus transparent, ce qui permet à davantage de lumière stellaire d'atteindre nos yeux.De plus, les basses températures réduisent les mouvements turbulents de l'air. Ces turbulences, fréquentes en été lorsque les masses d'air chaud et froid se mélangent, déforment légèrement les rayons lumineux et donnent l'impression que les étoiles « tremblent » ou perdent en netteté. En hiver, l'atmosphère est souvent plus stable, ce qui améliore la précision et la luminosité apparente des étoiles.Les beaux jours favorisent la présence de pollen, de poussières et de polluants en suspension dans l'air. Ces particules diffusent la lumière artificielle et naturelle, créant une sorte de voile lumineux qui affaiblit le contraste du ciel nocturne. En hiver, l'air est souvent plus « propre », notamment après le passage de systèmes météorologiques qui chassent les particules vers le sol. Résultat : un fond de ciel plus sombre et des étoiles qui ressortent davantage.Un autre facteur évident joue en faveur de l'hiver : la durée de la nuit. Les nuits plus longues permettent d'observer le ciel dans des conditions de noirceur plus marquées, loin des lueurs du crépuscule. Plus le ciel est sombre, plus l'œil humain est capable de percevoir des étoiles faibles, ce qui renforce l'impression de richesse et de brillance du ciel.L'hiver correspond aussi à l'apparition de certaines constellations parmi les plus spectaculaires. Orion, par exemple, abrite plusieurs étoiles très brillantes. Sirius, l'étoile la plus lumineuse du ciel nocturne, est également une vedette des nuits hivernales. La présence de ces astres remarquables contribue fortement à l'impression globale d'un ciel plus éclatant.En résumé, les étoiles ne produisent pas plus de lumière en hiver. Elles paraissent plus brillantes parce que l'atmosphère laisse mieux passer leur lumière, que le ciel est plus sombre, et que des étoiles intrinsèquement très lumineuses dominent la voûte céleste. L'hiver agit ainsi comme un « nettoyeur » naturel du ciel, offrant aux observateurs un spectacle cosmique particulièrement saisissant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Invité Afrique
    Alain-Claude Bilie-By-Nze: «Aujourd'hui, tout le pouvoir exécutif est concentré entre les mains d'un seul homme»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 8:27


    Le Gabon est secoué par un mouvement social qui perdure. Depuis la fin d'année dernière, les enseignants sont en grève. Ils exigent des recrutements, des avancements dans leur parcours, ainsi qu'une revalorisation des salaires – gelés depuis plus de dix ans maintenant. C'est la première crise sociale à laquelle est confronté le président Brice Oligui Nguema depuis la fin de la transition l'an dernier. Une crise qui ne surprend pas son principal adversaire politique, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, désormais dans l'opposition avec son parti Ensemble pour le Gabon. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Depuis décembre dernier, une grève des enseignants est en cours au Gabon, elle est même en train de s'intensifier. Etes-vous surpris par cette grève qui perdure depuis deux mois maintenant ? Alain-Claude Bilie-By-Nze : Vous savez, lorsqu'on augmente le nombre de députés et de sénateurs, qu'on augmente les salaires des parlementaires et la masse salariale de la présidence, on ne peut pas s'étonner que les enseignants qui, depuis des années, ont des problèmes d'intégration, de salaire et qu'ils revendiquent leurs droits. Aujourd'hui, ils ne demandent pas des droits nouveaux, mais que les droits acquis et prévus par les textes soient respectés. Donc, il n'y a pas de surprise à ce mouvement. Ce qui est étonnant même, c'est que le gouvernement semble totalement déconnecté, ne comprend pas ce qui se passe. Les Gabonais constatent que, pour eux, rien n'a changé mais, par contre, pour la nouvelle élite dirigeante, tout a changé en mieux. Pour les Gabonais, ça change en pire. Mais pourtant, vous étiez-vous même Premier ministre avant la chute d'Ali Bongo et l'accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema. Vous avez même participé pendant toute une décennie à quasiment tous les gouvernements successifs de l'ancien pouvoir. Vous disiez récemment sur TV5 que la crise actuelle n'est pas une crise nouvelle. Finalement, n'êtes-vous pas un peu comptable et co-responsable de la situation actuelle ? Quand j'ai quitté mes fonctions, la dette du pays était à 56 % du PIB, aujourd'hui elle est passée à 73 % et l'année prochaine, on sera à 85 % ! Et c'est cela le vrai enjeu. En deux mois et demi, les nouvelles autorités ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré, avec des promesses tous azimuts et en donnant des marchés à des copains. Henri-Claude Oyima, qui était ministre de l'Économie et des finances, dans un conflit d'intérêt patent, nous a révélé que 89 % des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc, il y a de la corruption et on ne peut pas continuer à accuser le régime déchu. Oligui Nguema est dans ce système depuis Omar Bongo, longtemps avant moi. Il gouverne avec les mêmes personnes qui étaient là avec moi, il n'y a pas de rupture dans ce système. À la crise sociale s'ajoute une crise économique qui, là aussi, n'est pas forcément nouvelle. Le Gabon vient de tendre la main au FMI pour mettre en œuvre « un programme de croissance », selon l'actuel ministre de l'Économie, Thierry Minko. Selon vous, cet appui du FMI annonce-t-il un futur plan d'austérité ? D'abord, si c'était une crise économique régionale où systémique, ça se saurait. C'est une crise qui est liée à des mauvais choix d'investissement et de non-diversification de l'économie. Soixante-cinq ans après les indépendances, c'est toujours les mêmes trois produits d'exportation que nous avons. Le pétrole continue à peser 40 % de nos ressources propres et 60 % de nos ressources d'exportation. C'est la mal gouvernance qui entraine cela. Aller chercher le FMI, c'est à la fois une bonne nouvelle car ça veut dire qu'il y aura un peu plus de transparence dans les finances publiques, une traçabilité. Mais aller chercher le FMI, c'est aussi une mauvaise nouvelle parce qu'on connait les recettes du FMI, et le ministre de l'Économie n'aura pas de marge de manœuvre. Cette loi de finances qui a été adoptée, ses hypothèses sont fausses. Elles le sont aussi bien sur le calcul des recettes, sur la question des emprunts, que sur les projections de croissance. Il faut la refaire. Au lieu de baisser les dépenses publiques, ils accroissent aujourd'hui la question des impôts, tout va coûter encore plus cher. Vous avez fondé le parti Ensemble pour le Gabon. Clairement, que proposez-vous comme alternative ? Qu'auriez-vous fait de différent, vous qui étiez au pouvoir pendant quand même une bonne décennie ? Lorsqu'il y a eu ce coup d'État, je ne l'ai pas applaudi, mais j'ai estimé que c'était peut-être l'occasion de redresser le pays. C'est pour cela que j'appelle aux états généraux de la nation pour refonder nos institutions. Quelle réforme majeure vous verriez, par exemple ? Mais, par exemple, déjà aujourd'hui, on a tous les pouvoirs exécutifs concentrés entre les mains d'un seul homme. Brice Oligui Nguema est président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, il préside le Conseil supérieur de la magistrature, il préside les forces de sécurité et de défense... Ça, ce n'est pas possible. Nous avons eu deux ans de transition. Nous avons un mandat de sept ans. Au bout du mandat, ça fera neuf ans qu'il sera aux responsabilités. Arrivez-vous quand même à identifier une part de votre propre responsabilité sur la situation actuelle au Gabon ? Et si vous y arrivez, quelle serait-elle ? Mais bien sûr ! Lorsque j'ai parcouru le Gabon dans la période préélectorale pour la présidentielle, j'ai dit aux Gabonais : « Oui, je reconnais qu'on aurait dû mieux gérer notre pays. » On avait des ressources suffisantes pour que le Gabon se développe, on ne l'a pas fait. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est pire que ce qu'on faisait. J'ai aussi demandé à ce qu'on mette en place la commission vérité, justice et réconciliation pour au moins trois éléments : quelles ont été les responsabilités des uns et des autres sur les crises postélectorales, notamment en 2016 ? Comment on fait pour réparer notre pays sur le plan économique et social ? Et comment on fait pour l'avenir ? Sur ces éléments-là, moi j'assume totalement. Je retiens les leçons de mon expérience pour mieux envisager l'avenir.

    On va déguster
    Les sauces au vin

    On va déguster

    Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 3:47


    durée : 00:03:47 - La chronique de Manon Fleury - par : Manon Fleury - Ce sont des monuments de la cuisine française. Elles apportent énormément de gourmandise aux plats. Elles accompagnent très souvent des viandes ou du gibier, que je ne cuisine pas souvent. Donc je me suis demandé : comment peut faire une sauce au vin rouge avec du poisson ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les p't**s bateaux
    Est-ce que les cascades que font les cascadeurs dans les films sont réelles ?

    Les p't**s bateaux

    Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 4:04


    durée : 00:04:04 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Bienvenue dans les coulisses de films où les voitures s'écrasent violemment et où les héros s'envolent au-dessus des immeubles… Est-ce de la magie ou la réalité ? Émile, 9 ans, a voulu percer le secret des films d'action en demandant si toutes ces cascades impressionnantes étaient bien réelles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Reportage International
    Haïti: au cœur d'une brigade d'autodéfense à Port-au-Prince

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:34


    En 2025, un phénomène a pris de l'ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d'autodéfense ». Face à l'absence - ou la faiblesse - des forces de l'ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu'elles prétendent combattre. De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu'il habite dans le quartier. Comme beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité. « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d'identité prouvant qu'ils résident bien sur place. À lire aussiHaïti, l'impossible transition La naissance de la brigade La brigade d'autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l'intermédiaire d'un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l'endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d'un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d'après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert. Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d'une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n'ont pas d'armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il. Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l'interview, il nous apprend qu'un de ses hommes vient d'être blessé lors d'un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d'un laconique : « Nous sommes nombreux. » Les brigades critiquées pour des violences La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l'accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs. Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l'on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme. « Je suis entré dans la brigade à cause de l'insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d'ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l'aise dans un nouvel endroit. » Ce jeune brigadier affirme s'occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d'autres zones, pas ici. » Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n'est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s'avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu'il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd'hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l'a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n'y est jamais retourné, par crainte pour sa vie. Quel avenir pour les brigades ? Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s'améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l'ordre, dans l'armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays. Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L'histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier. « Mon inquiétude, c'est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s'interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d'aujourd'hui peut devenir le membre de gang de demain ». À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l'école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI À lire aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée 

    Vlan!
    [SOLO] Comment transformer notre peur en carburant?

    Vlan!

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 34:08


    Crise climatique, montée des autoritarismes, IA, fractures sociales, incertitude géopolitique.La peur est partout. Et si, au lieu de la fuir, on apprenait à l'utiliser ?Dans cet épisode solo, je pars de mes propres angoisses – celles qui réveillent à 3h du matin – pour interroger une idée simple mais radicale : la peur n'est pas une faiblesse, c'est un signal.Et parfois, un moteur.Nous vivons une époque de polycrises : climat, eau, biodiversité, inégalités, démocratie, géopolitique, technologie, démographie.Ce n'est pas une impression. Ce n'est pas une hystérie collective.C'est notre réalité.Face à ça, nous avons développé trois réflexes :le nihilisme passif (“on est foutus, autant profiter”),l'indignation permanente (qui donne bonne conscience mais n'engage rien),l'optimisme béat (“la technologie va nous sauver”).Aucun ne tient vraiment.Dans cet épisode solo de Vlan, je propose une autre voie :- prendre la peur au sérieux,- comprendre ce qu'elle nous dit et la transformer en élan d'action.Je m'appuie sur plusieurs penseurs – Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, Aristote, Erich Fromm – pour montrer une chose essentielle : historiquement et philosophiquement, la peur a toujours été un moteur de coopération, de création et de civilisation.On parle de :pourquoi notre peur est rationnelle,pourquoi vouloir la supprimer est une erreur,pourquoi nous ne sommes pas égaux face à elle,comment l'action agit comme une catharsis,et comment le conatus – cet élan vital décrit par Spinoza – continue d'agir en nous, même quand tout semble bloqué.Ce n'est pas un épisode de développement personnel.Ce n'est pas un épisode “solutions miracles”.C'est une tentative honnête de répondre à une question centrale de notre époque :que faire de notre peur, quand le monde devient objectivement inquiétant ?Citations marquantes« La peur n'est pas notre ennemie. C'est un moteur de transformation. »« Le grand mensonge, c'est de croire que la peur est une faiblesse. »« Nous ne sommes pas faits pour affronter seuls les grandes épreuves. »« Le conatus ne demande pas la permission au contexte pour exister. »« Ce qui vous fait peur révèle ce qui compte pour vous. »Idées centrales discutées

    Les Grandes Gueules
    L'évidence du jour - Bruno Poncet : "Ce sont des criminels en puissance. Il faut d'abord les déradicaliser. Sinon, elles feront 2 ou 3 ans de prison et ce sera pire à la sortie" - 05/02

    Les Grandes Gueules

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 0:51


    Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

    Les Grandes Gueules
    Le constat du jour - Zohra Bitan : "La violence des filles est récurrente et depuis un moment. Je me souviens en banlieue, dans un bus, il y avait un attroupement de filles au fond. Elles ont mis un bordel sans nom" - 05/02

    Les Grandes Gueules

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 1:46


    Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

    Choses à Savoir SCIENCES
    Par où fond l'Antarctique ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 2:23


    Quand on imagine la fonte de l'Antarctique, on pense spontanément à une glace qui disparaît par le dessus, sous l'effet de l'air plus chaud. Pourtant, la réalité est plus complexe : l'Antarctique fond en grande partie par le dessous. Et ce processus discret, invisible depuis la surface, joue un rôle majeur dans l'accélération de la perte de glace.La calotte glaciaire antarctique repose sur un socle rocheux irrégulier. Dans de nombreuses régions, ce socle se situe même sous le niveau de la mer. Entre la roche et la glace circule de l'eau liquide, formant un immense réseau de rivières et de lacs sous-glaciaires. Cette eau provient principalement de deux sources : la chaleur géothermique émise par la Terre et la pression énorme exercée par la glace elle-même, qui abaisse le point de fusion.Cette fine couche d'eau agit comme un lubrifiant. Elle réduit la friction entre la glace et le sol, permettant aux glaciers de glisser plus facilement vers l'océan. Plus l'eau est abondante, plus la glace se déplace rapidement. Et lorsque ces glaciers atteignent la mer, ils contribuent directement à l'élévation du niveau des océans.À cela s'ajoute un autre mécanisme clé : l'intrusion d'eaux océaniques relativement chaudes sous les plateformes de glace flottantes. Autour de l'Antarctique, certaines masses d'eau profondes sont quelques degrés plus chaudes que l'eau de surface. Elles s'infiltrent sous les plateformes glaciaires et provoquent une fonte basale, c'est-à-dire par le dessous. Ce phénomène amincit la glace, la fragilise et facilite le détachement d'icebergs.Longtemps, ces processus ont été difficiles à quantifier, car ils se déroulent sous plusieurs kilomètres de glace. Mais des chercheurs ont récemment développé un modèle informatique de nouvelle génération capable de simuler, à l'échelle du continent entier, la circulation de l'eau sous-glaciaire et son interaction avec le mouvement de la glace. Ce modèle combine données satellitaires, topographie du socle, température, pression et dynamique des glaciers.Les résultats montrent que l'eau sous-glaciaire ne s'écoule pas au hasard. Elle suit des chemins organisés, influencés par les pentes du terrain et l'épaisseur de la glace. Ces flux contrôlent directement la vitesse des glaciers. Dans certaines régions, un léger changement dans la distribution de l'eau peut suffire à accélérer fortement l'écoulement vers la mer.En résumé, l'Antarctique ne fond pas seulement en surface : il fond par en dessous, sous l'effet conjoint de la chaleur interne de la Terre et des eaux océaniques plus chaudes. Comprendre ces mécanismes est essentiel, car ils conditionnent la stabilité future de la calotte glaciaire et donc l'ampleur de la montée des océans dans les décennies à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    La chronique de Benaouda Abdeddaïm
    Le monde qui bouge - L'Interview : Iran, une répression dans le sang - 04/02

    La chronique de Benaouda Abdeddaïm

    Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 7:41


    Ce mercredi 4 février, Lina Murr Nehmé, historienne et politologue, spécialiste du monde arabe contemporain, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur la situation en Iran avec lequel des discussions pourraient être prévues avec les Etats-Unis malgré les dernières attaques. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

    Les Grandes Gueules
    La punch du jour - Jérémy au 3216 : "Je ne suis pas là pour sauver les postes de LR, je suis là pour leurs idées. Mais je me rends compte qu'elles pèsent bien peu de choses quand il s'agit de garder son poste" - 02/02

    Les Grandes Gueules

    Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:18


    Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

    Choses à Savoir
    Pourquoi le Brésil et l'Argentine s'appellent-ils ainsi ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:25


    Aujourd'hui, partons à la découverte de deux géants d'Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d'illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l'Argentine.Commençons par le Brésil.Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d'or à l'horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l'écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu'on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.Cet arbre s'appelle le pau-brasil.À l'époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l'Atlantique. La région n'est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n'est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l'un des rares États modernes dont le nom provient directement d'un objet de commerce.Un pays nommé d'après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l'exploitation de ses richesses.Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l'argent.Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l'estuaire d'un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l'on trouve de l'argent en abondance. En latin, l'argent se dit argentum.Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l'argent.Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l'Argentine : littéralement, « le pays de l'argent ».Ironie de l'histoire : les grandes mines d'argent ne se trouvent pas réellement dans l'Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l'espoir de richesse.Le Brésil, enfant d'un arbre rougeoyant.L'Argentine, fille d'un métal fantasmé.Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s'est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Fill'Expats
    Partir à l'étranger sans leur partenaire : elles ont osé

    Fill'Expats

    Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 39:13


    Quitter son pays pour une nouvelle vie à l'étranger, c'est déjà une grande décision à prendre. Mais devoir partir sans son partenaire, c'est un scénario auquel on préférerait ne pas être confrontée… et qui en pousse certaines à renoncer à une opportunité pourtant rêvée. La distance fait peur : peur de se manquer, de s'éloigner, de se perdre. Et pourtant, certaines décident de sauter le pas. Dans cet épisode, vous écouterez le témoignage de trois femmes qui ont choisi l'expatriation même si leur partenaire ne pouvait pas les accompagner, et comment elles ont décidé de suivre leur envie d'ailleurs… sans renoncer à l'amour.Elles nous racontent ce moment où l'opportunité s'est présentée, la réaction de leur partenaire, comment elles ont réussi à maintenir le lien depuis l'étranger - entre décalage horaire, ajustements, et nouvelles routines - et enfin, ce que cette distance a révélé de leur couple ainsi que la suite de leur histoire à deux.À travers leurs expériences variées et sincères, cet épisode interroge ce que l'expatriation change — parfois renforce, parfois fragilise — dans une relation. Un éclairage précieux pour celles et ceux qui envisagent de partir sans leur partenaire.

    Un pasteur vous répond (#1PVR)
    Les cultures influencent-elles la théologie? (Épisode 490)

    Un pasteur vous répond (#1PVR)

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 30:10


    Dans cet épisode, Florent nous invite à réfléchir à l'influence profonde de la culture sur l'élaboration de la doctrine, et à la nécessité de distinguer ce qui relève de l'Évangile lui-même de ce qui est conditionné par des cadres culturels spécifiques.

    Les matins
    Les universités sont-elles au bord de la faillite ?

    Les matins

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 40:38


    durée : 00:40:38 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Budgets déficitaires, suppressions de postes, “eduscepticisme” grandissant, fuite des cerveaux, généralisation de l'IA… Le système universitaire français est-il à bout de souffle ? Pour en parler nous accueillons Anne Fraïsse et Thierry Coulhon, tous deux à la tête d'établissements supérieurs. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thierry Coulhon Président du directoire de l'Institut Polytechnique de Paris, ancien conseiller d'Emmanuel Macron pour l'enseignement supérieur et la recherche (2017-2020); Anne Fraïsse Présidente de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3

    Les matins
    Procès dans le sport / Accord Inde-UE / Les universités sont-elles au bord de la faillite ?

    Les matins

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 150:03


    durée : 02:30:03 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, au micro de Guillaume Erner, deux présidents d'université, Anne Fraïsse et Thierry Coulhon, tirent la sonnette d'alarme sur la situation de l'enseignement supérieur. A 7h17, l'économiste Catherine Bros revient sur l'accord de libre-échange Inde-UE. - réalisation : Félicie Faugère

    Manu dans le 6/9 : Le best-of
    Bonne nouvelle, ça faisait des années qu'elles avaient disparu (60 ans). Elles sont de retour pour le plus grand bonheur des habitants de l'Hérault. Plein de loutres ont été vues au Lac du Salagou.

    Manu dans le 6/9 : Le best-of

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 1:56


    Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

    Folie Douce
    Musiciennes, écrivaines, réalisatrices : comment vont-elles vraiment ? avec Yoa, Chloé Delaume et Amélie Bonnin

    Folie Douce

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 79:44


    Vous vous apprêtez à écouter un épisode que j'ai enregistré il y a quelques mois dans le cadre du festival Equal organisé par Spotify.Equal c'est une opération qui permet de mettre en avant exclusivement des femmes musiciennes et vous me connaissez, moi on me dit qu'on met exclusivement des femmes en avant, j'accours.Vous allez donc écouter une table ronde dont l'objectif est de prendre le pouls de la santé mentale des femmes dans l'industrie de la musique, mais aussi du cinéma et de la littérature. Mes trois invitées étaient Yoa, la chanteuse, musicienne géniale que vous avez déjà entendue dans Folie Douce, Chloé Delaume, l'écrivaine féministe fabuleuse - qui est un peu la marraine de Folie Douce puisque c'était l'invitée de mon premier épisode - et Amélie Bonnin, la cinéaste réalisatrice du film Partir un jour.Avec elles on a discuté de comment aller bien dans une industrie encore profondément sexiste, comment aller bien quand on crée, comment aller bien quand on partage ses créations, quand on se confronte au monde, aux avis, aux réseaux sociaux.Ce jour-là avec nous il y avait un public composé de jeunes artistes venues en prendre de la graine.Franchement je sais que vous aussi vous serez inspiré·e par ce qu'on s'y raconte. Vous verrez, cet échange est passionnant, plein d'humour et de vrais conseils, dont je retiens le principal : quoi qu'il arrive, coller à soi.Bonne écoute, et prenez soin de vous.Photo : Good SistersRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !

    Sexe Oral
    ON EST DE RETOUR! & on répond à TOUT!

    Sexe Oral

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 55:37


    ON EST DE RETOUR! On va faire le point sur les derniers mois, le changement de production et la suite du podcast. Après une longue pause, Joanie et Lysandre expliquent pourquoi elles ont ressenti le besoin de reprendre le contrôle du podcast, ce qui a réellement motivé le changement d'équipe et pourquoi certaines rumeurs ont commencé à circuler. Elles reviennent aussi sur l'épisode controversé, remettent les faits en contexte et ferment définitivement la boucle. Elles parlent aussi de leur réalité actuelle : maternité, charge mentale, libido post-partum, couple, ambitions professionnelles et désir de renouveau. LAISSEZ EN COMMENTAIRE VOS SUGGESTIONS! Le podcast est présenté par Éros et Compagnie Utilise le code promo : SEXEORAL pour 15 % de rabais sur erosetcompagnie.com

    On est fait pour s'entendre
    Phobies : quand la peur envahit notre quotidien

    On est fait pour s'entendre

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 24:18


    Peur des araignées, des aliments, espaces clos... Les phobies ne sont pas de simples angoisses passagères. Elles s'imposent au corps, dictent les gestes, les choix, les déplacements, et peuvent finir par enfermer. Melek, 36 ans, partage son combat quotidien contre la claustrophobie, Jessica Jousse-Baudonnet a transformé une phobie panique des araignées en passion, enfin, Lynda a commencé à mettre des mots sur une phobie alimentaire. Tous reviennent sur la honte, les moqueries, et les conséquences sur leur santé et leur vie sociale. + En studio, le Dr David Masson, psychiatre, nous aide à comprendre les mécanismes et origines des phobies et les chemins possibles pour s'en libérer.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Un air d'amérique
    Pologne : de fausses influenceuses appellent à quitter l'Union européenne sur TikTok

    Un air d'amérique

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 1:12


    Direction la Pologne où TikTok se retrouve au cœur d'une polémique : on y voit des influenceuses appeler à quitter l'Union européenne. Sauf que ces jolies jeunes femmes n'existent pas. Elles sont créées par l'intelligence artificielle...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Choses à Savoir
    Pourquoi avons-nous l'impression que l'horoscope parle de nous ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:26


    Avez-vous déjà lu une phrase du type : « Vous êtes une personne sensible, mais vous savez garder le contrôle. Vous avez de grandes qualités, même si vous doutez parfois de vous. » Et vous vous êtes dit : “C'est fou… c'est tellement moi.”Si oui, félicitations : vous venez d'expérimenter l'effet Barnum.L'effet Barnum, aussi appelé effet Forer, est un biais psychologique très puissant : nous avons tendance à croire qu'un portrait général, vague et flatteur nous décrit parfaitement, alors qu'il pourrait convenir à presque n'importe qui. C'est le mécanisme secret derrière de nombreux horoscopes, tests de personnalité “miracles”, voyances, lectures d'aura, ou encore certains contenus viraux sur les réseaux sociaux.Le nom vient de P. T. Barnum, célèbre entrepreneur de spectacles américain du XIXe siècle, à qui l'on attribue l'idée qu'il existe “quelque chose pour tout le monde”. En clair : si une affirmation est suffisamment large, chacun peut s'y reconnaître.Mais pourquoi cela fonctionne-t-il aussi bien ?D'abord parce que notre cerveau adore les histoires cohérentes. Quand on lit une description, on sélectionne instinctivement ce qui colle avec nous. On pense à deux ou trois souvenirs, deux ou trois émotions… et notre esprit complète le reste. Ensuite, ces descriptions sont souvent formulées de manière très habile : elles combinent des traits opposés (“vous êtes sociable, mais vous aimez être seul”), ce qui augmente les chances de viser juste. Elles restent positives, ou au minimum valorisantes, donc on a envie d'y croire.Le psychologue Bertram Forer a démontré cela en 1948 avec une expérience devenue célèbre : il a donné à ses étudiants un “test de personnalité”, puis leur a remis à chacun un profil soi-disant personnel. En réalité, tout le monde avait exactement le même texte. Pourtant, la majorité a jugé la description très précise.L'effet Barnum est dangereux quand on l'ignore, car il facilite la manipulation : un discours vague peut sembler profond, un diagnostic approximatif peut paraître scientifique, et un conseil bidon peut prendre l'apparence d'une vérité intime.En résumé : l'effet Barnum, c'est ce moment où votre cerveau transforme une généralité en miroir… et vous persuade que le texte a été écrit pour vous seul. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Un Jour dans l'Histoire
    Elles font partie de l'histoire de l'art belge , et pourtant ....

    Un Jour dans l'Histoire

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 45:59


    Nous sommes le 21 septembre 1884. Dans le numéro 38 de la revue hebdomadaire « L'art moderne », sous le titre « Peintresses belges », Edmond Picard, avocat, journaliste, sénateur, socialiste de la première heure, théoricien de l'antisémitisme et du racisme, écrit : « Il est un art dans lequel la femme excelle : c'est celui des choses qui n'exigent ni pensée profonde, ni grand sentiment, ni large virtuosité. Des fleurs, des natures mortes, des objets élégants, des scènes de genre paisibles, des paysages doux, des portraits d'enfants, des animaux gentils, et ainsi de suite. Celles qui s'appliqueront, sérieusement et opiniâtrement à ces catégories, y réussiront pleinement, nous n'en doutons pas. Le tort de la plupart, c'est de vouloir en sortir, de prétendre traiter les sujets réservés aux mâles, avec les procédés, les allures des mâles. Alors apparaissent les œuvres que ces dames nous exhibent trop souvent et qui nous rendraient sévères pour elles si leur sourire, que nous voyons ou que nous supposons, ne nous désarmait pas toujours. Il est en peinture, comme en politique, des régions où vous serez malhabiles quoi que vous fassiez. Contentez-vous de votre parc réservé. Eh bien, pour les productions artistiques, c'est analogue. Prenez votre lot, et ne vous laissez pas entraîner à l'aveugle et vaniteuse sottise de vouloir prendre le nôtre. » Quelques mois plus tôt, en mai, dans « Le National belge », le poète Emile Verhaeren, lui-même, évoquant Anna Bloch, y allait d'un : « Pourtant, à côté de très sérieuses qualités, il manque à l'artiste … de n'être pas homme ». La messe était dite ? Pas si vite. Longtemps soumises à la triple domination juridique, sociale et morale, les femmes artistes belges, comme les autres, ont dû braver l'exclusion pour exister. Des Avant-gardes de la fin du XIXe siècle aux expérimentations de l'entre-deux-guerres, de la révolution du Pop art à l'ère du numérique, les créatrices ont imposé leur place au cœur des transformations sociales et politiques et elles ont su réinventer les codes de l'expression artistique. Le chemin fut long et ardu, est-il terminé ? Avec nous : Christiane Struyven, historienne de l'art. Autrice de « Qui a peur des femmes artistes » ; éd. Lannoo. Sujets traités :art, belge, Edmond Picard,Emile Verhaeren, Anna Bloch, femmes, artistes, révolution, Pop art, créatrices Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La chronique de Benaouda Abdeddaïm
    Le monde qui bouge - L'Interview : Accord de libre-échange entre l'Inde et l'UE - 27/01

    La chronique de Benaouda Abdeddaïm

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 7:50


    Ce mardi 27 janvier, Sylvia Malinbaum, responsable de la recherche sur l'Inde au Centre Asie de l'Ifri, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur l'accord commercial que l'UE vient de signer avec l'Inde, un accord à double dimension économique et politique, dont le bien-fondé est discutable à certains égards puisque l'Inde est un partenaire de longue date de la Russie. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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    7 milliards de voisins
    Comment hommes et femmes vivent une rupture ?

    7 milliards de voisins

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 48:30


    Elles font mal, nous brisent, nous attristent, parfois nous soulagent ou nous libèrent. Les ruptures amoureuses laissent rarement indifférents et nombreux sont ceux qui aimeraient sauter la case «séparation». Malheureusement, le passage de l'amour au désamour ne se fait pas en un claquement de doigt. Après la rupture, viennent, selon les personnes, les larmes, les cris, le manque, la peur de recroiser son ex, les discussions entre amis... Faute de manuel, chacun trouve sa façon de vivre une rupture amoureuse. Qu'est-ce qui se joue au moment d'une séparation ? Les hommes et les femmes rompent-ils de la même façon ? Entre confident ou conseiller, quel rôle pour l'entourage ?   Cette émission est une rediffusion du 6 novembre 2025. Avec : • Maxime Rovere, philosophe, chercheur associé à l'ENS de Lyon, auteur d'essais à succès comme Que faire des cons ? (Flammarion, 2019). Son dernier livre Parler avec sa mère (Flammarion, 2025) • Victor Coutolleau, docteur en Sociologie. Spécialisé en sociologie du genre, en particulier appliquée aux questions de conjugalités (démographie, mise en couple, séparations). Auteur de la thèse La gestion des déceptions amoureuses comme travail émotionnel genré : entre appuis interpersonnels et contraintes institutionnelles (2023). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses.  Cette semaine, il questionne l'impact environnemental de l'IA. Depuis la COP28, elle est présentée comme un outil sérieux de lutte contre le dérèglement climatique mais qu'en est-il de sa propre empreinte carbone ?    Programmation musicale : ► Just Cool – Obongjayar ► Melodrama – Disiz et Theodora.

    Les p't**s bateaux
    Comment les oreilles produisent-elles de la cire ?

    Les p't**s bateaux

    Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 3:44


    durée : 00:03:44 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - La dermatologue Dermato Drey répond à la question de Martin, 5 ans, sur la production de cérumen dans nos oreilles et explique son rôle protecteur souvent méconnu. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    CRIMES • Histoires Vraies
    CRIMES • LE FOCUS : La réinsertion est-elle une bonne alternative à la prison ?

    CRIMES • Histoires Vraies

    Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 5:09


    Cette semaine dans Crimes · Histoires Vraies, vous avez découvert l'affaire du Gang des Amazones. Entre 1989 et 1990, un groupe de 5 jeunes femmes commettent 7 braquages de banque et un cambriolage dans le Vaucluse, autour d'Avignon. Elles dérobent 300 000 francs, l'équivalent de 70 000 euros de nos jours. Elles sont arrêtées et libérées après quelques mois, puis jugées en 1996. L'avocat général requiert 4 à 10 ans d'incarcération. Mais la défense argumente qu'elles ont agi pour survivre, pour sortir d'une impasse. Leurs parcours sont semés d'embuche, des enfances violentes, des placements en foyer, de la pauvreté… Certaines sont mères célibataires de plusieurs enfants. Elles vivent dans la précarité. La juge Françoise Saboye s'est montrée clémente et a fait le choix de la réinsertion. Pour elle, un délinquant ne peut pas être réduit à l'erreur qu'il a commise. Mais qu'est-ce que l'on entend par réinsertion, et qui décide que l'on est “réinséré” ?

    Reportage International
    Birmanie: les Rohingyas en exil observent avec inquiétude les élections organisées par la junte

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 2:30


    La Birmanie va débuter la troisième et dernière phase des élections générales dimanche 25 janvier. La junte au pouvoir depuis le coup d'État de 2021 organise le scrutin et tente de se légitimer aux yeux de la communauté internationale. Elles sont toutefois qualifiées de « mascarade » par la plupart des ONG et observateurs. De nombreux réfugiés birmans regardent cette élection depuis l'extérieur et notamment les Rohingyas, majoritairement musulmans et victimes de graves persécutions depuis l'indépendance du pays. Alors que la Gambie a saisi la Cour internationale de justice pour accuser la Birmanie du génocide de la communauté, plusieurs d'entre eux, exilés en Malaisie, ont accepté de témoigner. De notre envoyée spéciale à Kuala Lumpur, Dans le sud de Kuala Lumpur, un bâtiment discret se fond dans le quartier. À l'intérieur : les locaux d'une association d'aide aux réfugiés birmans, et notamment aux Rohingyas. Rafik Ismaël est originaire de l'État birman d'Arakan. Lui et sa famille ont fui les persécutions il y a presque 30 ans. « Mon père était un leader local, donc il essayait d'aider les communautés qui avaient besoin de nourriture. Mais les militaires n'aimaient pas ça, et ils ont pris mon père pour le mettre dans un camp de détention. Ensuite, ils s'en sont pris à ma mère, et puis à mon grand-père. Notre communauté s'est battue pour ma famille, mais après les avoir libérés, les militaires nous ont dit : "Il vaut mieux que vous partiez, sinon on tuera toute la famille." » À lire aussiÉlections en Birmanie: «C'est un effort visant à légitimer un pouvoir qui va se succéder à lui-même» Un problème qui dure depuis 70 ans Malgré l'exil, Rafik Ismaël regarde attentivement le déroulement des élections organisées en Birmanie dans les médias : « Le problème en Birmanie dure déjà depuis 70 ans, donc je ne vois aucun avenir possible. Sauf si on fait partir la junte. L'élection pourrait alors permettre la démocratie, peut-être qu'on aurait une chance, mais cette élection-là ne sert à rien. Pour nous Rohingyas, que ce soit la junte ou Aung San Suu Kyi, c'est pareil. Parce qu'ils ne nous soutiennent pas. La dernière fois, parce qu'elle a obtenu le prix Nobel de la paix, vous savez, on a cru qu'elle pouvait faire quelque chose de meilleur pour le pays, mais malheureusement non, on n'a vu rien bon de sa part. » Dans un coin de la pièce, Katija regarde attentivement deux réfugiés endormis sur des matelas posés au sol. Elle a fui la Birmanie il y a cinq ans. Certains de ses proches rohingyas sont toujours sur place : « Mon beau-frère a été pris par l'armée d'Arakan en 2024, c'était l'an dernier. Il a été battu pendant environ deux mois, donc il ne peut presque plus bouger, il est quasiment paralysé maintenant. Je crois à l'unité, mais je ne pense pas que la situation en Birmanie va s'améliorer. On sait que beaucoup de pays soutiennent la junte avec des armes et aussi de l'argent. Nous connaissons la plus longue guerre de l'histoire, donc je ne pense pas que ça ira mieux. » D'autres difficultés font désormais le quotidien de ces Rohingyas, exilés en Malaisie : le pays n'est pas signataire de la convention de l'ONU pour les réfugiés. L'accès à l'emploi, la santé et l'éducation sont notamment limités. À lire aussiBirmanie: la junte organise la deuxième phase des élections législatives

    7 milliards de voisins
    Elles ne veulent pas d'enfant et l'assument

    7 milliards de voisins

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 48:30


    En France, 13% des femmes en âge de procréer ne voudraient pas d'enfants, selon un sondage Hexagone réalisé en janvier 2025. En 2006, elles n'étaient que 2%... Pourtant, dans notre société, l'assignation fondamentale est celle de la reproduction. Ne pas donner la vie alors qu'on le pourrait est perçu comme une faute ou une anomalie, à croire ce choix inconcevable.   Entre pressions familiales, injonctions culturelles et liberté individuelle, pourquoi le refus de maternité suscite autant d'incompréhension et de jugements ? Pourquoi le choix de ne pas avoir d'enfants reste-t-il socialement suspect ? La société peut-elle repenser la notion de choix, écouter sans juger et accepter que la maternité ne soit pas une évidence pour toutes les femmes ?   Avec : • Chloé Delaume, écrivaine, autrice de Nullipares et alors ! être sans enfants (Editions Points Féministe) •Tsippora Sidibé, créatrice du podcast Tant que je serai Noire, qui évoque le désir et non-désir de maternité • Charlotte Debest, sociologue à l'Université Rennes II et autrice du livre Elles vont finir seules avec leurs chats (Les éditions La Meute). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► braintoz - Lynx IRL ► La Vita e bella - La cafetera roja.

    Invité Afrique
    Bobi Wine: «Je suis en fuite», l'opposant ougandais conteste l'élection et appelle à la désobéissance civile

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 5:19


    Une semaine après la présidentielle en Ouganda, officiellement remportée par le président sortant Yoweri Museveni, l'opposant Bobi Wine rejette les résultats. Dans un entretien à RFI, il affirme être en fuite, évoque un climat de répression et dit disposer d'éléments sur des fraudes. Il appelle à une mobilisation non-violente et interpelle la communauté internationale. Entretien au micro de Christina Okello RFI: Comment allez-vous ? Et surtout : êtes-vous en sécurité ? Bobi Wine : Je suis en vie… je devrais être félicité d'avoir survécu jusqu'ici. Mais sur ma sécurité : non, je ne suis pas en sécurité. Je suis pourchassé par l'armée sans avoir commis le moindre crime. Je suis en fuite. Ma femme et ma famille ne sont pas en sécurité non plus : elles sont encerclées par l'armée. Elles ne peuvent pas sortir, personne ne peut entrer. Elles ont faim, et même la nourriture qu'on tente de leur livrer est refusée. Depuis l'élection du 15 janvier, comment décririez-vous le climat en Ouganda en ce moment ? Nos concitoyens sont massacrés. Il y a un massacre silencieux en cours. Le fils de Museveni est sorti il y a deux jours, et il a regretté de n'avoir tué « que 22 » des nôtres : il aurait voulu en tuer davantage. Nous avons aussi des informations faisant état de plus de 100 personnes tuées à travers le pays. Des gens sont arrêtés sans avoir commis le moindre crime. Trois de mes vice-présidents ont été arrêtés. Deux d'entre eux sont des femmes, et je ne sais pas où elles sont. Elles ont été interpellées la veille du jour du vote, et cela fait maintenant sept jours : personne ne sait où elles se trouvent. Mon vice-président en charge de la région centrale a aussi été arrêté aujourd'hui (jeudi). Et cela survient après ce qui s'est passé il y a une semaine, quand dix personnes ont été abattues à l'intérieur de sa maison. Vous faites référence à votre député Muhammad Muwanga Kivumbi, dans le district de Butambala. Il affirme que dix de vos partisans ont été tués le jour du vote, dans sa maison. De son côté, le président Yoweri Museveni parle de « terroristes », en visant le NUP après cet épisode. Comment réagissez-vous à ces accusations et, selon vous, que s'est-il passé ce jour-là ? Parmi ces dix personnes, huit étaient des femmes. Leur rôle, c'était de remplir des formulaires, de recevoir les résultats et de compiler les formulaires de déclaration des résultats — les « DR forms » — qui arrivaient de différents bureaux de vote. Elles étaient dans la maison d'un homme politique le jour du scrutin, et c'est là que la police les a trouvées, puis les a abattues.  Vous dénoncez des fraudes : quelles preuves avez-vous, concrètement ? Nous avons des preuves avant, pendant et après l'élection. Nous avons des vidéos montrant des policiers, des militaires, et même des responsables de la Commission électorale, en train de pré-cocher des bulletins en faveur de Yoweri Museveni. Nous en avons des dizaines. Et malgré cela, nous avions largement battu Museveni. Alors lui et la Commission ont décidé de ne lire aucun résultat issu des formulaires de déclaration : ils ont fabriqué des pourcentages et des chiffres, et les ont annoncés sans preuve. Nous les avons mis au défi de publier ces formulaires par district : ils ne l'ont pas fait, parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas ces preuves.  Allez-vous saisir la justice pour contester les résultats ? Non. Nous n'avons aucune confiance dans la justice en Ouganda : elle est biaisée en faveur de Yoweri Museveni. Les prisonniers politiques n'obtiennent pas de liberté sous caution. Et même quand la Cour suprême rend des décisions, l'armée les piétine. Donc notre espoir n'est pas dans les tribunaux : notre espoir est dans le peuple ougandais, pour se lever et rejeter toutes ces absurdités.  Qu'est-ce que vous comptez faire maintenant ? Quelle est votre stratégie ? Et une troisième candidature, est-elle envisageable en 2031 ? Nous appelons à la désobéissance civile. Nous appelons à une action non-violente, à des manifestations non-violentes contre le régime, et à toutes les formes créatives de protestation possibles, jusqu'à ce que le régime ressente la pression du peuple. Nous ne regardons même pas 2031, ni même l'année prochaine : nous regardons le plus vite possible, parce que le pouvoir qui s'impose à nous n'est pas notre choix. Nous devons nous libérer et rétablir la démocratie. Un mot pour nos auditeurs en Afrique francophone, notamment dans des pays où l'opposition dénonce aussi des dérives autoritaires : que voulez-vous leur dire ? Les peuples qui vivent sous d'autres dictatures, ailleurs sur le continent, doivent regarder ce qui se passe en Ouganda, parce que nous souffrons de la même manière. Nous pouvons apprendre les uns des autres, et nous soutenir en amplifiant nos voix respectives.  Et qu'attendez-vous de la communauté internationale ? J'appelle la communauté internationale à demander des comptes au régime ougandais. Je veux aussi leur dire merci : nous apprécions — même si c'est peu — ce qui est fait pour soutenir la démocratie et les droits humains en Afrique. Mais les valeurs qui nous rassemblent — démocratie, droits humains, État de droit — doivent s'appliquer partout. Le standard de démocratie en Afrique devrait être le même qu'en Europe ou en Amérique du Sud. Condamner des dictateurs comme Loukachenko au Bélarus ou Maduro au Venezuela, tout en fraternisant avec des dictateurs en Afrique, c'est du racisme pur et simple. Nous voulons être traités avec le même standard : quand Internet est coupé pendant les élections, quand des citoyens sont abattus, et que malgré cela des dirigeants de la communauté internationale continuent de coopérer avec des dictateurs africains comme s'ils étaient légitimes, c'est inacceptable. Il faut une remise à plat, pour que nous soyons considérés comme de véritables partenaires, à égalité.  À lire aussiOuganda: le fils de Yoweri Museveni menace l'opposant de mort Bobi Wine, qui renonce à contester sa défaite

    Autant en emporte l'histoire
    Depuis quand le Groenland est-il convoité ? 3/5 : La colonisation danoise

    Autant en emporte l'histoire

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 11:26


    durée : 00:11:26 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Les derniers témoignages reçus des colons vikings sont 3 lettres écrites au début du XVᵉ siècle. Elles parlent d'un mariage et d'un bûcher de sorcières. Et depuis plus rien. Que sont devenus les Vikings du Groenland ? - invités : Mikaa Blugeon-Mered - Mikaa Blugeon-Mered : chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique à l'université du Québec à Trois Rivières - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les matins
    Les lunettes font-elles le pouvoir ?

    Les matins

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 2:31


    durée : 00:02:31 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Emmanuel Macron porte désormais des Ray-Ban miroir façon Top Gun. Le voilà qui rejoint le club très fermé des dirigeants en Ray-Ban, dans une filiation directe avec Nicolas Sarkozy. - réalisation : Félicie Faugère

    Petits Curieux
    Pourquoi les églises ont-elles des dômes ?

    Petits Curieux

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 0:55


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