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This is the no-talking version. We have 7 exclusive world premieres today, and a mix of both instrumental and vocal tracks! Revised June 2026. All episode info & links: www.abora-recordings.com/uponly-625 TIMED TRACKLIST: 1. [0:00:00]: ORCHESTRAL UPLIFTING CLASSIC: Maratone vs XiJaro & Pitch - The Hymn [Digital Euphoria] 2. [0:03:16]: Feel & Elles de Graaf - Shadows (The Sound of Without You) (F.G. Noise Extended Mix) [Amsterdam Trance Records] 3. [0:08:22]: BREAKDOWN OF THE WEEK: Cedric Paul - New Horizons [Abora] 4. [0:13:14]: Ultimate - Southeast Breeze [Infrasonic Pure] 5. [0:17:26]: Pinkque & That Girl - Breathe Fire [Reason II Rise] 6. [0:23:29]: U-Mount - Rebound [Activate] [WORLD PREMIERE] 7. [0:28:22]: DJ Elven & D-Myo - Eternal Lumina [Narratology] [WORLD PREMIERE] 8. [0:34:47]: Maratone & Roxanne Emery - Learn To Fly [Abora] 9. [0:38:45]: Sundancer, Derek Palmer & Hidden Tigress - Call of Neptune [Nahawand] 10. [0:43:27]: PRE-RELEASE PICK: DJ Tony Magic & Yuri Melnikov - Message from the Past [Abora] [WORLD PREMIERE] 11. [0:47:23]: Eximinds, Alexander Komarov with Nerissa Simmone - Until Sunrise [Extrema] 12. [0:49:54]: David Jovian - Moons of Jupiter [Abora] 13. [0:55:14]: Aleksey Gunichev - Only About You (DreamLife Remix) [Synchronized Melodies] [WORLD PREMIERE] 14. [1:00:13]: Chris Metcalfe - Playground [FSOE] 15. [1:05:15]: Frank Spector & Doppenberg - EXODUS [Nocturnal Knights] 16. [1:10:37]: Gabrielle Ag & Eric De La Vega - Love Your Rhythm [Magic Island Elevate] 17. [1:14:23]: Christopher Corrigan - Celestial Dreams [Trance FC] 18. [1:19:11]: Catchfire - Sunflower [Ablazing] 19. [1:22:40]: Dan Iwan & Dragana Petrović - Trace of the Past [Ablazing] 20. [1:27:29]: Paul Boyle - Il Dan [Fade In Music] 21. [1:31:22]: Shadows&Nightmares - Non Compos Mentis [Eternal Starlight] [WORLD PREMIERE] 22. [1:36:51]: Darren Bax & Alaera - In My Memory [Abora] [WORLD PREMIERE] 23. [1:41:45]: Alan Fullmer featuring Maia Swan - Sunshine In The Rain [AVA White] 24. [1:46:37]: Lisa Louder featuring Jodie Poye - Colours [Subculture] 25. [1:51:43]: Ferkingge, Aquariius - Thousands of Lights [AROS] 26. [1:55:55]: SYMPHONIC SEND-OFF: tranzLift - Time (Orchestral Mix) [Abora Skies] 27. [1:57:28]: CHILLOUT SEND-OFF: Stormline - Paradise Beach [Abora Chillout] [WORLD PREMIERE]
Rhinite allergique, asthme allergique... À l'occasion de la semaine mondiale de l'allergie, qui se tient du 21 au 27 juin 2026, nous nous intéressons aux allergies respiratoires. Elles peuvent toucher tout le monde, dès le plus jeune âge. Selon l'OMS, en 2050, 50% de la population mondiale souffrira d'une de ces allergies respiratoires. Comment le diagnostic est-il posé ? Quels sont les traitements pour lutter contre les allergies respiratoires ? Peut-on prévenir la survenue d'allergies ? Atteintes et symptômes au pluriel, les allergies respiratoires peuvent avoir d'importantes répercussions sur la qualité de vie. Formes bénigne ou sévère, nous parlons des prises en charge, mais aussi, essayons de comprendre pourquoi les personnes allergiques sont de plus en plus nombreuses, puisque ces allergies pourraient même concerner une personne sur deux, d'ici un quart de siècle. Ces maladies sont à plusieurs titres liées à notre environnement, qu'il s'agisse d'un site privé, identifié, comme le lieu de vie, l'ameublement, un objet avec lesquels nous cohabitons et où un certain nombre d'allergènes peuvent se développer. La réaction peut aussi avoir un lien avec notre environnement global : l'air que nous respirons ou les végétaux qui nous entourent. Éviter les crises à répétition Ce n'est pas parce qu'une allergie présente une forme a priori modérée qu'il faut pour autant la négliger, car à long terme, pour les enfants, elle peut avoir une incidence sur la qualité de leur sommeil ou leurs apprentissages. Dans certains cas, il est possible de limiter l'exposition à ces allergènes, pour freiner les symptômes et contenir les phases aigües de rhinite allergique. Traiter ce dérèglement de l'immunité de manière précoce, c'est précisément éviter à ces épisodes de crises de se répéter. Avec : Pr Guillaume Lezmi, responsable de l'unité d'allergologie pédiatrique à l'hôpital Necker Enfants Malades, APHP, à Paris. Pr Gildas Agodokpessi, pneumologue et allergologue au Centre National Hospitalier Universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou, professeur titulaire de pneumologie à l'université d'Abomey-Calavi au Bénin, directeur général du Centre National Hospitalier et Universitaire de pneumo-phtisiolgie. ► En fin d'émission, reportage de Louise Caledec sur le programme « Remise en selle », un programme d'accompagnement sportif destiné aux femmes en cours ou en fin de traitement contre le cancer du sein. Proposé par l'association Casiopeea, il permet entre autres aux bénéficiaires de recevoir un vélo d'appartement en prêt et de participer à des séances d'entraînement collectif en visio. Programmation musicale : ► Simmy - Nawe ► Freddy Jay, Henry Canyons - We Roll.
Rhinite allergique, asthme allergique... À l'occasion de la semaine mondiale de l'allergie, qui se tient du 21 au 27 juin 2026, nous nous intéressons aux allergies respiratoires. Elles peuvent toucher tout le monde, dès le plus jeune âge. Selon l'OMS, en 2050, 50% de la population mondiale souffrira d'une de ces allergies respiratoires. Comment le diagnostic est-il posé ? Quels sont les traitements pour lutter contre les allergies respiratoires ? Peut-on prévenir la survenue d'allergies ? Atteintes et symptômes au pluriel, les allergies respiratoires peuvent avoir d'importantes répercussions sur la qualité de vie. Formes bénigne ou sévère, nous parlons des prises en charge, mais aussi, essayons de comprendre pourquoi les personnes allergiques sont de plus en plus nombreuses, puisque ces allergies pourraient même concerner une personne sur deux, d'ici un quart de siècle. Ces maladies sont à plusieurs titres liées à notre environnement, qu'il s'agisse d'un site privé, identifié, comme le lieu de vie, l'ameublement, un objet avec lesquels nous cohabitons et où un certain nombre d'allergènes peuvent se développer. La réaction peut aussi avoir un lien avec notre environnement global : l'air que nous respirons ou les végétaux qui nous entourent. Éviter les crises à répétition Ce n'est pas parce qu'une allergie présente une forme a priori modérée qu'il faut pour autant la négliger, car à long terme, pour les enfants, elle peut avoir une incidence sur la qualité de leur sommeil ou leurs apprentissages. Dans certains cas, il est possible de limiter l'exposition à ces allergènes, pour freiner les symptômes et contenir les phases aigües de rhinite allergique. Traiter ce dérèglement de l'immunité de manière précoce, c'est précisément éviter à ces épisodes de crises de se répéter. Avec : Pr Guillaume Lezmi, responsable de l'unité d'allergologie pédiatrique à l'hôpital Necker Enfants Malades, APHP, à Paris. Pr Gildas Agodokpessi, pneumologue et allergologue au Centre National Hospitalier Universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou, professeur titulaire de pneumologie à l'université d'Abomey-Calavi au Bénin, directeur général du Centre National Hospitalier et Universitaire de pneumo-phtisiolgie. ► En fin d'émission, reportage de Louise Caledec sur le programme « Remise en selle », un programme d'accompagnement sportif destiné aux femmes en cours ou en fin de traitement contre le cancer du sein. Proposé par l'association Casiopeea, il permet entre autres aux bénéficiaires de recevoir un vélo d'appartement en prêt et de participer à des séances d'entraînement collectif en visio. Programmation musicale : ► Simmy - Nawe ► Freddy Jay, Henry Canyons - We Roll.
Un grand merci à Loop Capital, la référence mondiale de l'Infinite Banking Concept, de soutenir ce podcast. Découvrez comment reprendre le contrôle absolu de votre capital et bâtir votre souveraineté financière sur : https://loop-capital.co/À 15 ans, Brivaël Le Pogam gagnait entre 1 500 et 2 000 dollars par mois avec un jeu en ligne qu'il avait codé seul.Personne ne le sait.Aujourd'hui, il est co-fondateur et CTO d'Argil.ai — une start-up Y Combinator qui permet à n'importe qui de se cloner en vidéo grâce à l'IA, de parler dans n'importe quelle langue, sans studio, sans équipe, sans caméra.Mais ce qui m'a le plus frappé dans cette conversation, c'est pas la technologie.C'est comment il pense.Brivaël n'utilise pas l'IA comme un outil de délégation. Il l'a construite comme une extension de lui-même — des agents entraînés sur sa façon de raisonner, d'argumenter, de répondre. Sa bio sur X dit littéralement : "soit moi qui écrit, soit mes agents."Dans cet épisode de Débrouillard, il raconte tout :→ Comment il a reverse-engineeré la technologie deepfake vidéo avec une équipe de trois personnes→ Pourquoi Marc Andreessen a retweeté sa démo à 2h du matin — et ce que ça a changé→ Deux pivots douloureux, 70 000 inscrits brûlés, et comment il a trouvé le vrai founder-market fit→ Sa thèse sur l'IA : on est encore au stade de la CLI des années 70 — la vraie révolution n'a pas commencé→ La différence entre utiliser l'IA comme béquille et l'utiliser comme levier→ Pourquoi il pense que la prochaine génération de créateurs va produire le futur Star Wars depuis leur chambreUn épisode dense, technique, et résolument contre-courant.▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Pour la saison 4, Dom et Val nous font voyager et, entre autres, nous offrent des entrevues de femmes québécoises expatriées. Elles racontent leur style de vie construit sur mesure, suivant leurs propres règles de liberté, de voyage, de passion et de marginalité. Écoutons-les nous révéler le meilleur, le pire et le plus bizarre de leur vie d'expat. Inspirons-nous d'histoires vécues!
Van Gogh et ses crises, Kurt Cobain et sa dépression, Virginia Woolf et ses troubles bipolaires… Depuis des siècles, l'image de l'artiste torturé fascine. Comme si le génie créatif allait de pair avec la souffrance, comme si être brillant avait un prix. Mais ce lien entre maladie mentale et créativité peut être expliqué scientifiquement. Est-ce vrai ? Comment cela se fait-il qu'il y ait un lien ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : Qu'est-ce que le rire prodromique, la "maladie du Joker" ? Qu'est-ce que la maladie du Nobel ? La pédophilie est-elle vraiment une maladie ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Un grand merci à Loop Capital, la référence mondiale de l'Infinite Banking Concept, de soutenir ce podcast. Découvrez comment reprendre le contrôle absolu de votre capital et bâtir votre souveraineté financière sur : https://loop-capital.co/Martin Beauval a 25 ans. À 19 ans, il était caissier chez Auchan.Aujourd'hui, il supervise un groupe d'activités qui génère entre 250 000 et 400 000€ par mois.Le point de départ : un crédit étudiant utilisé pour acheter 16 places de parking. Depuis ce pari initial, tout s'est enchaîné — 37 propriétés Airbnb en conciergerie en France, 70+ propriétés au Maroc opérées à distance, un SaaS d'automatisation, une agence de contenu, etc.Ce qui rend cet épisode différent, c'est pas le chiffre. C'est la méthode.Martin a compris très tôt que le vrai levier, c'est les gens — pas les heures. Inspiré par la philosophie du "Who, Not How", il a construit un système où chaque nouveau projet repose sur la bonne personne au bon endroit.Dans cet épisode de Débrouillard, il raconte tout — les erreurs, les raccourcis, et ce qu'il ferait différemment depuis zéro.▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Un grand merci à Loop Capital, la référence mondiale de l'Infinite Banking Concept, de soutenir ce podcast. Découvrez comment reprendre le contrôle absolu de votre capital et bâtir votre souveraineté financière sur : https://loop-capital.co/Reda Bennani Khir a construit une conciergerie de 72 propriétés à Marrakech depuis la France.Sans jamais mettre les pieds au Maroc.80 à 100 000€ par mois. Un modèle 100% remotisé. Et une machine de guerre derrière : CleanLuxe pour le nettoyage, TechniqueLuxe pour la maintenance, un réseau de mandataires immobiliers, et une formation pour d'autres concierges qui voulaient répliquer le système.Ce n'est pas un hasard. C'est une architecture.Et les webinaires ? 15 000 inscrits. 4 500 à 5 000 participants en live. 45 000€ de budget pub. Des chiffres que la plupart des médias francophones n'osent pas montrer.Dans cet épisode de Débrouillard, Reda ne retient rien. Il explique comment il a pensé chaque brique du système, ce qu'il referait différemment, et pourquoi les MRE qui rêvent d'investir au Maroc ont souvent tout faux sur la méthode.
Il vous est sûrement déjà arrivé d'écouter de la musique et de l'apprécier à un tel point que vous vous sentez étrangement bien et avez la chair de poule le temps d'un instant. Et c'est normal, et surtout, scientifiquement prouvé. Peu importe le style que vous préférez, la musique n'adoucit pas seulement les mœurs, elle a un véritable impact sur notre corps, qui est même capable de donner physiquement son appréciation d'une chanson. Que disent ces études ? Qu'est-ce qui provoque les frissons ? Pourquoi parfois, on a aussi la chair de poule lorsqu'un son nous déplaît ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : octobre 2024 À écouter aussi : La musique nous rend-t-elle vraiment plus productifs ? Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ? Comment savoir si on écoute la musique trop fort ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Cette semaine, nous diffusons une série consacrée au cinéma africain. Dans ce premier épisode, portrait non exhaustif de la productrice franco-canado-marocaine Lamia Chraïbi. Dans son travail, elle s'implique dans les questions de l'art, de l'identité, de la femme, de l'équité, de la diversité et de l'inclusion. Après des études en sciences sociales à Paris, et en film documentaire à Montréal, elle est devenue productrice en 2007 en commençant dans le domaine publicitaire. Depuis, elle a produit et coproduit une quinzaine de longs métrages, des documentaires et plusieurs courts. Aujourd'hui, Lamia Chraïbi trouve du sens dans l'accompagnement des réalisatrices qui racontent avec créativité leurs histoires. Il y a trois ans, en plus de son travail de productrice de cinéma, Lamia Chraïbi s'est chargée d'une nouvelle mission afin de transmettre son expérience aux plus jeunes. Avec une équipe de quatre femmes, elles œuvrent à aider leurs consœurs débutantes à trouver leur place dans la réalisation ou dans la production. La Fondation Tamayouz a alors été lancée : « L'idée en fait, c'est de permettre aux femmes de se raconter. C'est de tendre la main et d'accompagner toutes celles qui ne se sentent pas légitimes, pas à leur place. Moi, je me sentais un peu isolée comme productrice créative. Et j'avais très envie de faire partager mon expérience à d'autres femmes en leur donnant un peu les clefs, la définition déjà du travail, et les outils de ce qui me permet aujourd'hui de réaliser des projets. » Tamayouz Atelier Pro, la résidence annuelle qui accompagne les jeunes talents du cinéma marocain, a déjà organisé trois éditions en venant en conseillant des femmes marocaines durant une année entière pour développer leurs idées. Elles viennent avec leurs productrices qui démarrent dans le métier : 60 femmes ont participé à ces ateliers avec une trentaine de projets. Ce soutien aux jeunes productrices et réalisatrices dans son pays, Lamia Chraïbi a voulu l'étendre à d'autres réalisatrices d'Afrique. En partenariat avec l'Unesco et d'autres institutions, elle a lancé l'initiative Jeunes femmes africaines en action, pour accompagner le travail sur un court-métrage de dix femmes africaines venant de différents pays. Elles ont été accueillies pendant six semaines à Rabat afin de faire éclore une écriture personnelle et professionnelle : « On a réalisé un film qui se passe dans un seul lieu mais avec 10 différentes histoires. Et chaque histoire vient compléter l'histoire de l'autre et raconter comment on peut tous être différents et, en même temps, travailler dans un seul espace. Le film s'intitule ''Cool Center'' et je suis très fière de le présenter. On l'a projeté à l'Unesco. » C'est avec son complice de toujours, le réalisateur Hicham Lasri, que le projet a été mené à bien. Cela se passe dans un centre de communication où travaillent des personnes de différentes nationalités. Le projet, dont Lamia et son équipe sont très fiers, permettrait aux réalisatrices de se professionnaliser : « Elles ont appris à avoir confiance. Elles travaillent avec des professionnels, du chef opérateur à la post- production, pour leur transmettre l'idée de s'exprimer. Faire un story-board, posséder tous les outils, pour retranscrire leur projet en image. » Ce projet, Lamia Chraïbi souhaite le reproduire maintenant tous les deux ans. Elle cherche activement des partenaires.
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
Sixte de Maupeou est un jeune homme qui a décidé, à l'âge de 24 ans, de parcourir la planète en autostop. Alors qu'il se destinait à une brillante carrière d'ingénieur, il s'est senti appelé à aller découvrir ce qui relie les hommes sous tous les horizons, toutes les cultures, les conditions et les religions.Sixte de Maupeou souhaitait faire l'expérience de l'altruisme, du don, de la gratuité et de l'échange immatériel. Le choix de l'autostop répondait idéalement à sa quête. S'il le confrontait à l'inattendu, il favorisait la rencontre avec cette part de l'humanité qui décide un geste généreux en répondant au signal du coup de pouce. Son aventure a duré presque deux années, au cours desquelles il a vécu 800 rencontres, visité 40 pays ; il a compté 60000 kilomètres de routes, dormi 157 fois chez l'habitant, 71 fois en transports, aussi dans des mosquées ou des postes de police et encore 108 fois dehors : à la belle étoile, ou sous la tente…Dans ses yeux et dans son cœur, Sixte a vu et vécu l'émerveillement des rencontres, des expériences et parfois des aventures qu'il a écrites dans un riche et bel ouvrage Aux cœurs des mondes, aventure en quête d'humanité. Il en raconte certaines au cours de cette rencontre où il nous confie ses émotions, ses réflexions, ses découvertes, ses doutes parfois, ses joies souvent.Sixte de Maupeou a souvent vu les malheurs du monde. Il a cotoyé les migrants livrés aux enfers des trafics, des déserts ou des jungles. Il a traversé des pays pauvres, parfois en guerre. Comme en Iran, il n'a pas eu peur de pénétrer dans des pays fermés, ce qu'il n'a pas regretté. Partout, ou presque, il a fait l'expérience de la bonté, de la générosité et de l'accueil souvent inconditionnel de l'étranger.Avec Sixte de Maupeou, comme avec tant de jeunes comme lui, curieux de découvrir la beauté du monde et la bonté du cœur des hommes, nous recevons un très beau souffle d'espérance.Si les craquements du monde ancien agonisant nous inquiètent parfois, les lumières du monde nouveau nous illuminent déjà. Elles brillent dans les cœurs de tous les hommes, qu'ils soient à l'autre bout de la terre, au coin de la rue, ou dans le sourire de nos plus proches.Pour lire Aux coeurs des mondes, le livre de Sixte de Maupeou, cliquer ici.-------------- DU MARIAGE ET DES ANGESAujourd'hui est une grande joie pour moi : ces lignes sont publiées quelques heures seulement après le mariage de ma fille avec un merveilleux jeune homme.Il y a peu de joies qui peuvent égaler celle d'un parent devant le bonheur de son enfant. Aux jeunes mariés, je souhaite le meilleur de tout mon cœur. À l'occasion du discours du discours traditionnel du père de la mariée, je leur ai également confié un petit secret qui pourra peut-être, je le crois en tout cas, les aider.Même les plus beaux ciels de l'amour sont parfois traversés de nuages. Ceux-ci peuvent être accompagnés par les durcissements du cœur, les peines que l'on ne partage pas, les secrets que l'on cache.Dans ces moments là, quand le doute ou la fatigue nous visitent, quand il projettent leur ombre sur l'autre ou sur nous-même, il faut faire appel à l'ange qui est en nous.C'est lui qui, déjà et comme le dit si bien Rainer Maria Rilke, protège le meilleur de nous. Il protège l'amour, c'est sa mission. L'amour que nous avons pour nous-même, comme celui que nous avons pour ceux que nous avons choisis.Cet ange qui m'a permis de vivre une enfance merveilleuse, c'est lui qui me la rappelle lorsque je suis traversé par le doute. C'est lui aussi qui me rappelle la beauté de toutes les personnes que j'ai rencontrées et aimées dans ma vie. Lorsque là aussi les sentiments s'étiolent, ou que les passions tristes s'emparent de moi, cet ange a ce pouvoir merveilleux de réveiller mon amour.C'est ce que j'ai dit aux jeunes mariés. Ça n'était pas difficile. Ils étaient rayonnants de bonheur, joyeux et légers comme des anges.C'est ce que je souhaite vous dire à tous ici aujourd'hui. N'oubliez jamais votre ange. Celui qui veille sur vous, sur votre amour de vous-même et des autres, sur vos trésors, vos désirs et vos rêves. Faites-lui confiance. Et si parfois vous avez le sentiment de son absence, c'est parce que vous êtes absent au meilleur de vous-même.Demandez alors un signe, un clin d'œil.Pour le recevoir, Il suffit de se mettre un peu en silence, d'aller marcher en forêt, ou d'avoir les yeux, les oreilles et le cœur ouverts, vous verrez, un souffle du vent, le chant ou le vol d'un oiseau, les battements d'aile d'un papillon, un nuage dans le ciel, un rayon de soleil ou un arc en ciel, le sourire d'un inconnu…Soyez toujours attentifs… et quand vous sentirez un petit picotement dans la poitrine, quand vous ressentirez un léger étonnement, et surtout quand vous ressentirez l'évidence de la joie et de la légereté, alors cela voudra dire que l'ange est en vous, pour vous éveiller à vous-même et aux autres.-------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. 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Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Elles sont relativement récentes. Dans l'ancien temps, on lavait le linge au savon, à la brosse et à l'huile de coude. Les temps ont bien changé et les lessives permettent d'éliminer les tâches sans avoir besoin de frotter. Les lessives sont le résultat de procédés chimiques élaborés en laboratoire pour venir à bout des tâches. Il y a tellement de choix en magasin, comment faire le tri ? Quel est le classement des meilleures lessives ? Est-ce qu'il faut faire sa lessive soi-même pour éviter les produits chimiques ? Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Eva Depierre. Première diffusion : avril 2024 À écouter aussi : Pourquoi le chewing-gum est-il déconseillé par les médecins ? Peut-on vraiment contrôler ses rêves ? Quel est le meilleur pain pour la santé ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II. Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.
On voit bien que la musique à la télé a clairement changé de tempo.. Est-ce que ça veut dire que les variétés sont définitivement condamnées ? Ou il reste encore quelques bastions qui résistent encore et toujours à l'envahisseur ? Ecoutez La télé et vous avec Nicolas Vollaire du 19 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Merci à Running Conseil pour leur participation à cet épisode. Tout le monde en parle et tout le monde en veut. Depuis quelques années, les chaussures à plaque carbone sont sur toutes les courses amateurs ou professionnelles. Mais derrière la promesse de records, qu'est-ce qui se cache vraiment dans ces semelles ? Dans cet épisode de notre série « Endurance » avec Running Conseil, c'est au tour de Florian, gérant de magasins depuis plus de 20 ans, de répondre à toutes les questions que vous vous posez sur ces chaussures : combien de temps ça fait vraiment gagner, quelle est leur durée de vie réelle, à partir de quel poids ou de quelle vitesse ça devient inutile, et surtout, comment les utiliser sans se blesser. _Chapitrage_00:00 Intro : pourquoi tout le monde parle des plaques carbone ? 02:07 Présentation de Florian et de Running Conseil02:27 Ses distances de course préférées03:19 L'effet Kipchoge et le boom des chronos04:00 Combien de secondes au kilo une plaque peut faire gagner06:14 À quoi sert vraiment la mousse sous la plaque06:51 La réglementation sur l'épaisseur des semelles08:24 Le risque de tricher avec des prototypes non homologués09:00 Ce qu'il vérifie avant de conseiller une plaque carbone10:50 Pourquoi il faut garder une vraie paire de footing ? 12:11 Faut-il s'entraîner régulièrement avec ses plaques carbone ? 12:58 Les blessures les plus fréquentes liées aux plaques carbone14:29 Pourquoi une plaque carbone a une durée de vie limitée ? 15:50 Le kilométrage maximal avant de changer de paire17:19 Toutes les plaques carbone se ressemblent-elles ? 17:55 Entrée de gamme vs haut de gamme : la différence du rocker19:25 Drop et stack : définitions et bonnes valeurs21:49 La pronation compte-t-elle encore avec une plaque carbone ? 23:22 Existe-t-il une vitesse minimale pour que ça vaille le coup ? 25:17 Les gens qui abandonnent les plaques carbone après les avoir testées25:48 Les modèles les plus vendus en magasin26:51 Le bruit caractéristique de certaines plaques carbone27:49 Une plaque carbone cassée sans que le coureur s'en rende compte28:58 Pourquoi la plaque carbone ne transforme pas l'athlète ? 31:06 À qui il déconseille les plaques carbone ? 32:38 Les plaques carbone arrivent-elles dans le trail ? 34:18 L'effet marketing des athlètes ambassadeurs35:30 Le protocole d'analyse de foulée en magasin36:36 Les exercices pour mieux connaître son profil de coureur37:28 Ce que l'usure de vos anciennes chaussures révèle38:58 Plaques carbone sur piste : bonne ou mauvaise idée ? 40:30 Comment bien entretenir une chaussure à plaque carbone ? 41:22 Le lacet de coureur, à quoi ça sert vraiment ? 42:40 Y a-t-il une limite de poids pour utiliser une plaque carbone ? 44:30 La cadence idéale pour exploiter une plaque carbone46:00 Existe-t-il un recyclage pour les plaques carbone ? 47:22 Le carbone dans d'autres sports (vélo, golf...)48:11 Pourquoi une plaque carbone peut durer plus longtemps qu'on croit ? 49:11 Vers quelles évolutions iront les chaussures de demain ? 50:32 Le conseil que Florian répète le plus souvent ____⚔️ Notre Programme Rox Evolution : https://bit.ly/roxevolution-podcast
Après plus de trois mois de flambée des prix, les billets d'avion vont-ils revenir à un coût raisonnable ? En Afrique, c'est l'espoir de beaucoup de voyageurs, au moment où l'on annonce la réouverture du détroit d'Ormuz. Mais attention, même si le détroit rouvre effectivement, le prix du baril de kérosène ne va pas baisser aussi vite qu'il est monté. Le Malien Abderrahmane Berthé, secrétaire général de l'Association des compagnies aériennes africaines (Afraa), le patron du ciel africain, explique pourquoi. RFI : Quel a été l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur le trafic aérien en Afrique ? Abderrahmane Berthé : L'impact a été une baisse du trafic parce que beaucoup de compagnies ont revu leurs capacités sur beaucoup de routes. En raison de la hausse de carburant, qui a été de 150 % entre le début de la crise et début avril 2026. Oui, parce qu'en Afrique, le carburant d'aviation vient pour 70 % de la région du détroit d'Ormuz, c'est ça ? Exactement 40 % du kérosène passe par le détroit d'Ormuz. Et effectivement pour l'Afrique, 70 % par le détroit d'Ormuz. Et le prix du baril de carburant d'aviation a augmenté de combien depuis six mois ? Le prix du baril a augmenté de 150 % depuis le début de la crise, ce qui représente pour les compagnies aériennes un manque à gagner. C'est-à-dire qu'elles ont dû augmenter le prix de leurs billets d'avion au risque de perdre des clients ? Oui, exactement. Elles ont dû appliquer ce qu'on appelle les surcharges carburant pour compenser la hausse des prix du carburant. Mais ce n'est que partiel puisqu'elles ne pouvaient pas mettre toute l'augmentation du prix du carburant sur les prix des billets, ce qui aurait eu un impact assez négatif sur la demande. Donc, elles ont perdu de l'argent ? Clairement, elles ont perdu de l'argent en raison de cette crise. Elles continuent encore de perdre de l'argent. Et est-ce qu'elles ont dû fermer des liaisons aériennes ? Oui, certaines compagnies ont dû fermer des lignes aériennes sur le court courrier, ou en tout cas limiter le nombre de fréquences sur certaines destinations pour faire face à la crise. Alors quand on parle des compagnies, on pense à quoi ? On pense à Royal Air Maroc, à Ethiopian Airlines, à Mauritius ? Oui, toutes ces compagnies sont membres de l'Afraa et toutes ont été impactées par la crise du carburant. Il y a l'impact du prix du carburant, mais il y a aussi la disponibilité même du carburant sur certaines escales. Donc il y a eu des risques de pénurie sur certaines escales comme Addis-Abeba ou Nairobi par exemple. Et est-ce que certaines grandes compagnies africaines ont été fragilisées par ces derniers mois de crise ? Oui, elles ont été fragilisées. Je dirais qu'au début, la crise a été « positive » pour certaines compagnies qui ont des hubs, puisqu'il y a eu un transfert de trafic entre l'Afrique et l'Asie ou l'Europe sur les hubs africains comme Addis-Abeba et Nairobi. Mais ça n'a duré que trois ou quatre semaines. Après, en fait, les compagnies du Golfe ont repris leurs vols et les compagnies qui ont un réseau purement africain ont été très impactées dès le début de la crise. Et est-ce qu'il y a aujourd'hui des grandes compagnies aériennes du continent qui risquent de tomber en faillite ? Non, je ne pense pas, parce que les compagnies africaines ont quand même prouvé leur résilience, quand on pense à la crise du Covid. Donc je pense que c'est un moment difficile pour elles, mais ça ne va pas aboutir à des fermetures de compagnies aériennes. Alors aujourd'hui, au moment où l'on annonce la réouverture du détroit d'Ormuz, est-ce que vous êtes rassuré ? Oui, c'est une très, très bonne nouvelle. Et on a vu que depuis l'annonce en fait du cessez-le-feu, le prix du pétrole a déjà baissé de 15 %. Ceci dit, je ne pense pas qu'on aura un retour à la situation d'avant la crise, avant fin 2026. Donc on aura une reprise des approvisionnements progressivement, un réajustement des prix progressivement jusqu'à la fin de l'année. Donc ça veut dire que la crise va continuer plus ou moins à impacter les compagnies aériennes africaines. Et quelles leçons tirez-vous de cette crise du détroit d'Ormuz ? Est-ce que les compagnies africaines n'auraient pas intérêt à constituer des stocks plus importants de carburant d'aviation ? Oui, cette crise révèle une vulnérabilité énergétique des compagnies aériennes puisque la majorité du kérosène utilisé est importé hors d'Afrique. Et le paradoxe est que beaucoup de pays africains produisent du pétrole. Donc pour l'avenir, nous devons penser à mettre en place des raffineries sur le continent africain pour produire du Jet-A1 et aussi négocier des prix sur le long terme avec les raffineries sur trois ou cinq ans par exemple. Est-ce que les raffineries africaines existantes ont quand même pu approvisionner les compagnies africaines ? Oui, je pense à Aliko Dangote au Nigeria qui a pu approvisionner certaines compagnies aériennes. Et pour le futur, il y a des projets de création de raffineries en Afrique de l'Est par le groupe Dangote. Et au niveau de l'Afraa, nous avons engagé des discussions avec les institutions financières pour mettre en place une plateforme continentale pour l'approvisionnement en carburant du continent face à une nouvelle crise éventuelle.
L'économie verte mondiale vient de franchir un seuil symbolique : plus de 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Un record qui témoigne de la montée en puissance des activités liées à la transition énergétique et qui montre que l'écologie est désormais aussi un puissant moteur de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté industrielle. L'économie verte mondiale, c'est-à-dire l'ensemble des entreprises cotées dont l'activité repose sur des solutions environnementales, dépasse désormais les 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. C'est plus de trois fois le PIB de la France et l'équivalent de la valeur cumulée des grandes entreprises européennes. Ce record illustre une réalité de plus en plus évidente : la transition écologique devient progressivement un immense moteur économique. Mais lorsqu'on parle d'économie verte, il ne s'agit pas uniquement des panneaux solaires ou des éoliennes. Le sujet est beaucoup plus large. On y retrouve bien sûr les énergies renouvelables, mais aussi les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la gestion des déchets, le traitement de l'eau ou encore l'efficacité énergétique des bâtiments. Autant de secteurs qui occupent désormais une place importante dans l'économie mondiale. Pourquoi l'économie verte continue de progresser malgré les crises Le cap des 10 000 milliards de dollars constitue un record absolu. Et ce qui frappe, c'est le contexte dans lequel cette progression intervient. Depuis deux ans, les tensions géopolitiques se multiplient. Les guerres commerciales s'intensifient. Les États-Unis ont ralenti certaines politiques climatiques et plusieurs gouvernements européens font face à des contraintes budgétaires qui limitent leurs aides publiques. Pourtant, malgré ces vents contraires, les revenus de l'économie verte continuent d'augmenter rapidement. La raison est simple. La transition énergétique n'est plus seulement une affaire d'environnement. Elle est devenue une question de compétitivité économique et de souveraineté industrielle. Depuis la guerre en Ukraine, l'Europe a pris conscience de sa dépendance énergétique. Produire davantage d'électricité renouvelable ou nucléaire ne répond plus seulement à un objectif climatique; c'est aussi une manière de réduire la dépendance aux importations de gaz. Les investissements dans les technologies vertes répondent donc désormais à des enjeux autant stratégiques qu'écologiques. Le « vert » devient progressivement un enjeu de puissance économique. Des technologies plus rentables et des besoins énergétiques en forte hausse Cette dynamique s'explique également par les progrès technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies. En vingt ans, le coût des panneaux solaires a été divisé par près de dix et celui des batteries a lui aussi fortement reculé. Résultat, produire de l'électricité renouvelable est devenu, dans de nombreuses régions du monde, particulièrement compétitif. Les entreprises se montrent avant tout pragmatiques. Elles investissent parce que ces technologies sont rentables et non plus uniquement parce qu'elles bénéficient de subventions ou d'un soutien des pouvoirs publics. Autre moteur de croissance : l'explosion des besoins en électricité. Avec le développement de l'intelligence artificielle, des centres de données, des véhicules électriques ou encore des pompes à chaleur, la demande mondiale d'électricité augmente rapidement. Il faut donc renforcer les capacités de production d'énergie propre et développer des systèmes de stockage toujours plus performants. Cela représente des milliers de milliards de dollars d'investissements au cours des prochaines années et autant d'opportunités pour les entreprises de l'économie verte. On comprend ainsi pourquoi les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce secteur. Les marchés considèrent que ces entreprises bénéficient désormais d'une croissance solide, portée par des besoins qui devraient durer plusieurs décennies. Rappelons toutefois une chose importante : franchir le seuil des 10 000 milliards de dollars ne signifie pas que l'économie mondiale est devenue entièrement verte. Le pétrole, le gaz et le charbon représentent encore une part majeure de l'énergie consommée dans le monde. La transition est engagée, mais elle est loin d'être achevée. En revanche, ce chiffre possède une portée symbolique très forte. Il montre que les technologies vertes ne constituent plus un marché de niche réservé à quelques investisseurs spécialisés, mais qu'elles deviennent progressivement l'un des nouveaux piliers de la croissance mondiale.
Pos. Report en vidéo aux Sables ! A l'occasion de la Vendée Arctique Les Sables d'Olonne 2026, Pos. Report se délocalise aux Sables d'Olonne pour cinq épisodes exceptionnels consacrés à la course, en partenariat avec la classe Imoca, trois en amont du départ le 7 juin, deux pour la débriefer après les arrivées. Cinq épisodes enregistrés en vidéo depuis le village officiel, diffusés sur toutes les plateformes d'écoute et sur les chaînes YouTube de Sailorz, de la classe Imoca et du Vendée Globe.Ce 252e épisode de Pos. Report, second et dernier des deux rendez-vous de débrief de la course, reçoit les quatrième et cinquième du classement général : Élodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner), arrivée à 8h09 mardi matin, et Francesca Clapcich (11th Hour Racing), cinquième à 9h03.Les deux skippeuses racontent leur récupération depuis l'arrivée - une soirée improvisée chez Arnaud Boissières en attendant les derniers concurrents - et leur débrief, technique à chaud puis performance. Elles évoquent ce sentiment des premières heures, où l'émotion du dernier instant cède la place avec le recul à un bilan plus objectif.Francesca raconte sa découverte de la course en solitaire après une carrière bâtie en équipage et sur l'Ocean Race - jusqu'à deux heures pour un changement de voile en solo, contre quelques minutes en équipage -, tandis qu'Élodie revient sur la vidéo où on la voit, épuisée, découvrir sa propre fatigue face caméra dans le reaching à l'ouest de l'Irlande. Les deux décrivent l'étrangeté du cercle polaire - lumière qui ne s'éteint jamais, humidité permanente - et l'éclaircie sur les sommets enneigés d'Islande, l'un des seuls aperçus de terre de la remontée.Elles expliquent leur routage, dicté davantage par la stratégie météo générale que par un calcul fin. Le canal du Nord reste le plus disputé : Élodie privilégie le passage intérieur, calé sur les heures de jour, tandis que Francesca, qui visait d'abord l'intérieur, opte finalement pour l'extérieur après un changement d'avis tardif qui lui coûte plusieurs milles.Élodie raconte l'épisode qui a marqué sa course : une traversée involontaire d'un DST non reporté sur sa cartographie mais visé par une clause généraliste, sanctionnée par 12 heures de pénalité jugées disproportionnées à l'échelle d'un Vendée Globe. Elle revient sur sa défense en solo devant le jury international et l'arrêt forcé en plein golfe de Gascogne. Francesca, qui avait interrogé la direction de course sur ce DST, juge sa performance comme la meilleure de la flotte, pénalité ou non.Les deux invitées concluent sur les leçons retenues : pour Élodie, doser une agressivité héritée du Figaro pour viser un rythme plus durable façon Vendée Globe ; pour Francesca, gérer seule un rythme jusque-là partagé en équipage. Dernière anecdote : les deux marines partagent un rituel d'horoscope avant chaque départ, à revoir puisqu'il les a fait terminer 4e et 5e sur la 1000 Race comme sur cette Vendée Arctique.En partenariat avec la classe ImocaDiffusé le 18 juin 2026Production : PolaryseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurence est professeure dans un collège quand Hervé, jeune congolais arrivé en France, intègre sa classe. Lorsqu'elle apprend qu'il dort dehors, elle lui propose immédiatement de venir passer la nuit dans son appartement. Rapidement, Hervé est considéré comme un membre à part entière de la famille. Mais Hervé est arrêté par la police, et menacé d'expulsion. Pour Laurence, il est impossible de laisser son élève être arraché à son nouveau foyer. Cet épisode de Passages a été tourné et monté par Julien Chavanes, la réalisation et le mix sont de Thomas Loupias, Louise Hemmerlé est à la production.⭐️Louie à votre écoute chaque année⭐️, on prend le temps de demander : qu'est-ce qui vous touche, vous intrigue, vous manque dans ce que vous écoutez ? Depuis 2018, vous êtes notre meilleure boussole ! Notre étude d'audience annuelle est de retour et vos réponses nous sont très précieuses. Elles nous permettent de mieux vous comprendre et d'adapter nos programmes et les histoires qu'on vous racontera demain, aussi à vos envies. Ce questionnaire est co-construit avec Raphaël Llorca, chercheur à la Fondation Jean-Jaurès, qui travaille sur les effets du podcast dans nos vies. En y répondant, vous soutenez donc aussi la recherche en sciences sociales.Le questionnaire est anonyme, prend moins de 7 minutes, et vos données ne seront jamais cédées à des tiers. Pour participer, ça se passe ici
Fragments d'une passion pas simple et de secrets Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l'hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d'avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l'hôpital. Entre eux débute une relation, d'abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d'Algérie. Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n'a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C'est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes. Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ». Avec : Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui. Mentions : - Archives INA de radio ; Actualités ; - Oreille externe : Silvain Gire. Bibliographie : - Archives Personnelles, Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ; - Derrière le mythe métisse, Solène Brun, La Découverte, 2024. Pour aller plus loin : - Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ; - La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ; - Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967. Remerciements : Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l'équipe formidable d'ARTE Radio. Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025. Entretien, montage et narration Mehdi Ahoudig Enregistrements février 2004-juillet 2025 Lectures Emmanuelle Lafon Réalisation Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig Musiques originales et mixage Samuel Hirsch Oreille externe Silvain Gire Illustration Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles) Production ARTE Radio
L'exécutif avait présenté, il y a quelques semaines, une mesure pour obliger les hôpitaux et les écoles à fournir des informations au sujet de migrants sans papiers, comme leur numéro de téléphone ou leur adresse, aux autorités migratoires qui les solliciteraient dans le cadre de procédures d'expulsion. Mais face à l'indignation suscitée par cette annonce, y compris au sein du bloc présidentiel, la mesure a été modifiée. Il n'en reste pas moins que le mal est fait et que les migrants en situation irrégulière vivent aujourd'hui dans la crainte et évitent le plus possible les lieux publics. Reportage de notre correspondante à Santiago, À l'Institut catholique chilien de la migration, une cinquantaine de migrants viennent presque tous les jours chercher de l'aide pour régulariser leur statut migratoire. À l'extérieur, des personnes attendent leur tour sous un grand chapiteau bleu. Parmi elles, Alejandra. Elle était mineure quand elle est arrivée avec ses parents au Chili depuis le Pérou. Elle a maintenant 21 ans et étudie la gastronomie gratuitement, mais elle craint que le gouvernement lui retire la gratuité et l'expulse, car elle n'a pas obtenu sa carte de résidente depuis qu'elle est majeure : « Je sais ce qu'a dit le président avant d'être élu, qu'il va renvoyer chez eux tous les migrants illégaux et ceux qui n'ont pas leurs papiers. » À lire aussiPérou : les menaces du président Kast n'émeuvent pas grand monde à la frontière avec le Chili « J'ai perdu tout espoir » Alors, beaucoup évitent de s'exposer, comme Silvina, une Équatorienne de 37 ans. Elle est arrivée au Chili en 2022 avec sa fille : « Avant, on allait au parc tranquillement, désormais on évite. » Puisqu'elle est mineure, sa fille est protégée par la loi et scolarisée, mais Silvina, elle, est en situation irrégulière : « S'ils m'expulsent, qu'est-ce qui se passera alors pour ma fille ? On n'a personne ici. » Un peu plus loin dans la file, Flor raconte qu'elle a quitté le Venezuela avec sa mère et sa fille. Elles ont passé la frontière chilienne clandestinement il y a un an. Depuis, Flor redoutait l'arrivée du président José Antonio Kast au pouvoir : « J'ai été très choquée quand il a été élu. J'ai beaucoup pleuré, j'ai perdu tout espoir. » Elle aussi, désormais, ne sort presque plus de chez elle par peur de croiser la police : « Je fais mes courses rapidement au marché et je rentre vite chez moi. C'est terrible de vivre ainsi, je ne le souhaite à personne. » Flor envisage même de quitter le Chili : « Pourquoi lutter pour rester dans un pays qui ne veut pas de toi ? » À lire aussiChili : José Antonio Kast lance les premières expulsions de migrants en situation irrégulière Une stratégie de dissuasion Sous le chapiteau, Luiz Do Arte organise la file d'attente. Il est le directeur exécutif de l'Institut catholique chilien de la migration et constate de plus en plus de méfiance chez les migrants : « Ils nous demandent subtilement si on travaille avec les autorités migratoires ou avec la police d'investigation. On leur dit que "non", ici, c'est l'église qui conseille les gens. » Pour lui, la politique migratoire du gouvernement a un objectif clair : « Générer la panique, la peur, c'est une tactique pour que les migrants quittent d'eux-mêmes le pays. » Des migrants qui ont aussi de plus en plus de difficultés à trouver du travail à la suite des nouveaux contrôles mis en place par le gouvernement et visant à pénaliser les entreprises qui auraient recours à de la main-d'œuvre étrangère sans papiers.
Nouveauté : Brieuc lance une lettre hebdomadaire : Adaptable(s). Abonnez-vous pour recevoir des outils, principes et retours d'expériences pour permettre aux dirigeantes et dirigeants d'entreprises d'anticiper les risques, notamment physiques, du 21ème siècle.Bienvenue sur la Radio Circulab (ex Activer l'Economie Circulaire) Bonjour à toutes et à tous,J'espère que vous allez bien en cette année 2026, malgré la période complexe que vous traversez. Et encore, le mot complexe est presque un euphémisme.Depuis quelque temps déjà, vous sentez sans doute ce bruit de fond qui devient de plus en plus fort : les difficultés d'approvisionnement se multiplient, certaines matières premières se raréfient, deviennent imprévisibles, voire inaccessibles à cause des prix. Les coûts fluctuent, les délais s'allongent, et ce qui semblait stable autrefois ne l'est plus aujourd'hui.À votre époque, le World Economic Forum avait publié son rapport sur les risques globaux. Et le principal risque identifié était... roulement de tambour : le risque géopolitique. Vous n'êtes probablement pas surpris. Moi non plus, malheureusement. Et c'est justement l'une des principales causes des difficultés que rencontrent de nombreuses entreprises.À cette époque, beaucoup pensaient que cela finirait par passer : une simple phase, une turbulence temporaire, ou un problème qui ne les concernait que de loin. Mais d'où je vous écris, je peux vous l'affirmer : ce n'était pas une crise passagère.C'était le début d'une profonde reconfiguration du monde économique. Les années qui ont suivi ont demandé bien plus qu'une simple capacité d'adaptation : elles ont exigé de l'anticipation. Les organisations qui existent encore en 2036 (l'époque depuis laquelle je vous parle) ont toutes un point commun : elles n'ont pas attendu que la situation devienne critique pour agir.Elles ont :cartographié leurs dépendances ;relocalisé ce qui pouvait l'être ;intégré l'économie circulaire comme une véritable stratégie de résilience ;investi dans leur capacité à résister avant que cela ne devienne une urgence.Je sais qu'il est toujours plus facile de dire cela avec le recul. Pourtant, vous pouvez dès aujourd'hui commencer à :anticiper vos risques ;identifier vos vulnérabilités ;construire un plan d'action concret.Pour cela, je vous invite vivement à découvrir la méthode d'aide à la décision pour la résilience d'entreprise mise en place par mon père et son équipe à votre époque sur le site : Resilience EntrepriseSur ces quelques mots, je vous dis à bientôt, et surtout bon courage pour cette période qui, je le sais, n'est pas la plus simple à vivre.Joséphine, depuis 2036 Pour aller plus loin : Baladez-vous sur notre site internet (tout neuf) ; Téléchargez nos outils sur la Circulab Academy ; Inscrivez-vous à notre newsletter ; Envoyez-nous vos retours ou suggestions sur Linkedin : Justine Laurent et Brieuc Saffré. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Kane Parsons pensait adapter une légende d'Internet. Il a peut-être filmé la mémoire du monde. En 2022, un adolescent d'une quinzaine d'années transforme une simple image de couloirs jaunes en mythe planétaire sur YouTube. Quatre ans plus tard, A24 en tire un long métrage porté par Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve. Mais derrière le décor de néons et de papier peint se cache une idée beaucoup plus dérangeante : les Backrooms ne copient pas notre réalité. Elles s'en souviennent. Et elles s'en souviennent mal.⚠️ Cette chronique contient des spoilers majeurs sur le film. Un avertissement ouvre l'épisode.Dans cet épisode :Un magasin de meubles dont le sous-sol ouvre sur l'infini. Un gérant déchu qui croit explorer un territoire inconnu et avance vers lui-même. Un monstre en costume de pirate qui porte son visage. Une entreprise d'imagerie médicale qui veut cartographier l'impossible. Et une question finale que le film refuse de trancher.
Cette semaine, on aimerait vous faire découvrir une série documentaire sur les femmes sans enfant, originellement appelée Juste une femme. C'est l'histoire de femmes qui cheminent en dehors des sentiers battus de la maternité. Ce podcast va à la rencontre de femmes qui par conviction, par liberté ou par un concours de circonstances, n'ont pas d'enfant. Dans ce premier épisode, Lucie Tesnière brise le tabou du non-désir d'enfant et du refus de la maternité. Portraits de liberté, de résistance aux normes sociales et d'affirmation de soi, ces témoignages dévoilent les multiples visages de l'émancipation féminine.Rendez-vous le 24 juin pour découvrir le deuxième épisode, sur ces femmes sans enfant qui auraient rêvé d'être mère.Écriture, réalisation, prise de son, montage et sound design : Lucie TesnièreMixage and sound design : Lise BouchezProduction : Centre Vidéo de Bruxelles - Michel SteyaertProduction déléguée : Ken Slock – CVBMerci à Ariane, Isabel, Noemi, Ariane, Nora, Karin, Theresa, Jeanne et Vinciane pour leurs témoignages dans ce podcast et à toutes les autres femmes interviewées dont le témoignage n'est pas dans ce podcast.Merci aussi à Caroline Dujardin, Laetitia Gau, Judith Perrin et Steeven Jacquemin qui ont prêté leurs voix.Avec le soutien de l'institut pour l'égalité des femmes et des hommes.Le Centre Vidéo de Bruxelles bénéficie du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Commission Communautaire Francophone.⭐️Louie à votre écoute chaque année⭐️, on prend le temps de demander : qu'est-ce qui vous touche, vous intrigue, vous manque dans ce que vous écoutez ? Depuis 2018, vous êtes notre meilleure boussole ! Notre étude d'audience annuelle est de retour et vos réponses nous sont très précieuses. Elles nous permettent de mieux vous comprendre et d'adapter nos programmes et les histoires qu'on vous racontera demain, aussi à vos envies. Ce questionnaire est co-construit avec Raphaël Llorca, chercheur à la Fondation Jean-Jaurès, qui travaille sur les effets du podcast dans nos vies. En y répondant, vous soutenez donc aussi la recherche en sciences sociales.Le questionnaire est anonyme, prend moins de 7 minutes, et vos données ne seront jamais cédées à des tiers. Pour participer, ça se passe ici
Hello les besties,Aujourd'hui, nouvel épisode, et on va parler de vous. Vous, les besties qui ne ressentez pas le besoin d'être en couple. Vous qui ne cherchez pas absolument à rencontrer un homme ou une femme, et qui choisissez plutôt de vous concentrer sur vous-mêmes, votre bien-être, vos projets et votre carrière.Pendant très longtemps, on nous a appris qu'une vie réussie passait forcément par le couple. On a souvent eu tendance à se définir à travers notre relation amoureuse, comme si être célibataire signifiait être incomplète. Cette vision est largement héritée d'une société patriarcale dans laquelle les femmes étaient économiquement dépendantes de leur mari. Elles étaient principalement assignées au foyer : élever les enfants, préparer les repas, prendre soin de la maison et de la famille.Puis les choses ont évolué. Des générations de femmes se sont battues pour plus de liberté et d'indépendance. Une véritable prise de conscience s'est opérée : les femmes peuvent travailler, avoir leurs propres revenus, construire leur carrière et faire leurs propres choix de vie.Aujourd'hui, l'amour n'est plus une obligation ni une nécessité de survie. On peut choisir d'être en couple, mais on peut aussi choisir de ne pas l'être. On peut partir d'une relation qui ne nous épanouit plus, parce qu'on est capable de subvenir à ses besoins, et parfois aussi à ceux de ses enfants.Alors dans cet épisode, on va célébrer cette liberté de choisir. Parce qu'il n'existe pas une seule façon de réussir sa vie, et qu'il est tout aussi légitime de construire son bonheur en solo que de le partager à deux.
« Au tout début du monde, il y avait seulement un grand océan bleu recouvert de nuages blancs. Les animaux nageaient, volaient ou flottaient. Le plus petit de tous s'appelait Rat Musqué, et il rêvait d'une petite maison pour se protéger du vent. » Le très grand cadeau de petit Rat Musqué, une histoire lue par Bruno, écrite par Charlotte Monsarrat, illustrée par Leire Salaberria, publiée dans le magazine Pomme d'Api n°725. Le magazine Pomme d'Api propose chaque mois une histoire à écouter en famille. Un podcast plein de tendresse, d'humour et de douceur, dont vous pouvez retrouver le texte original dans le magazine du mois. La grande histoire, ce sont des histoires écrites par des auteurs jeunesse et des journalistes spécialistes de l'enfance. Elles sont lues par de vrais parents ou grands-parents, tontons et tatas, baby-sitters, grands-frères, grandes-sœurs, nounous, cousines, cousins... Ce podcast est préparé et animé par Bayard Jeunesse. Réalisation : Emmanuel Viau, Musique : E. Viau. Habillage sonore et mixage : Gabriel Fadavi. Création visuelle : Marianne Vilcoq. Production : Hélène Loiseau. Voix : Bruno.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Dans un pré perché en haut d'une colline, Marguerite broute avec ses copines. Soudain, elle aperçoit de très belles fleurs. Gourmande, elle veut les goûter. Mais la pente est glissante... » Le grand voyage de Marguerite, une histoire lue par Delphine, écrite par Johanne Gagné, illustrée par Marion Puech, publiée dans le magazine Pomme d'Api n°725. Le magazine Pomme d'Api propose chaque mois une histoire à écouter en famille. Un podcast plein de tendresse, d'humour et de douceur, dont vous pouvez retrouver le texte original dans le magazine du mois. La grande histoire, ce sont des histoires écrites par des auteurs jeunesse et des journalistes spécialistes de l'enfance. Elles sont lues par de vrais parents ou grands-parents, tontons et tatas, baby-sitters, grands-frères, grandes-sœurs, nounous, cousines, cousins... Ce podcast est préparé et animé par Bayard Jeunesse. Réalisation : Emmanuel Viau, Musique : E. Viau. Habillage sonore et mixage : Gabriel Fadavi. Création visuelle : Marianne Vilcoq. Production : Hélène Loiseau. Voix : Delphine.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:01:57 - La coprésidente de Place publique Aurore Lalucq affirme que les conditions de travail en France sont "très mauvaises" et qu'elles sont "en-dessous de l'Albanie". - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pour la saison 4, Dom et Val nous font voyager et, entre autres, nous offrent des entrevues de femmes québécoises expatriées. Elles racontent leur style de vie construit sur mesure, suivant leurs propres règles de liberté, de voyage, de passion et de marginalité. Écoutons-les nous révéler le meilleur, le pire et le plus bizarre de leur vie d'expat. Inspirons-nous d'histoires vécues!
En Haïti, dix ans après le dernier scrutin, qui avait porté Jovenel Moïse au pouvoir, le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé peine à faire avancer le processus électoral. Le report d'une première échéance prévue fin août 2026, la publication controversée du décret électoral et la nomination d'un directeur général au sein du Conseil électoral provisoire alimentent les tensions. Nous en avons parlé avec Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques. Dans un contexte d'insécurité persistante, malgré le début des opérations de la Force de répression des gangs, aucun calendrier électoral n'est actuellement fixé. Selon Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques, la communauté internationale pourrait néanmoins pousser à la tenue d'élections. Reste une autre inconnue majeure : le rôle que pourraient jouer les gangs, dont les ressources financières considérables pourraient leur permettre d'influencer les futures campagnes. À lire aussiHaïti: l'incertitude sur le processus électoral Venezuela : la crise électrique s'aggrave Au Venezuela, les coupures de courant faisaient déjà partie du quotidien dans de nombreuses régions du pays. Mais depuis le 3 janvier 2026, le phénomène s'est aggravé. Des villes jusqu'ici relativement épargnées, comme Valencia, principal centre industriel du pays, subissent désormais jusqu'à douze heures de coupure d'électricité par jour. Ces pénuries affectent non seulement la vie quotidienne des Vénézuéliens, mais pèsent aussi lourdement sur les entreprises. Un coup dur pour un pays qui tente de relancer son économie et de séduire les investisseurs, alors que la crise énergétique vient fragiliser un peu plus la reprise. Reportage d'Alice Campaignolle. À lire aussiVenezuela: face au manque d'électricité, le gouvernement réduit les horaires des fonctionnaires À Iquitos dans l'Amazonie péruvienne, une prospérité bâtie sur les violences du caoutchouc Au cœur de l'Amazonie péruvienne, la ville d'Iquitos réserve bien des surprises. Ses bâtiments de style Art nouveau contrastent avec les eaux de l'Amazone et la végétation luxuriante qui l'entourent. Un héritage du début du XXè siècle, lorsque la ville a connu un spectaculaire essor économique grâce au commerce du caoutchouc. Mais cette période longtemps célébrée est aujourd'hui de plus en plus remise en question par les jeunes générations des communautés locales, nous explique notre correspondant Martin Chabal. Elles souhaitent faire entendre la voix des peuples autochtones de la région, exploités et victimes de massacres perpétrés par les compagnies du caoutchouc. À écouter aussiUne sixième année de déficit mondial pour le caoutchouc naturel Journal 1ère On annonçait un « arrivage exceptionnel », mais finalement les algues sargasses seraient restées plutôt discrètes ce week-end en Martinique. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Derrière la position officielle portée par l'Union française des semenciers sur les « nouvelles techniques génomiques », des PME du secteur tirent la sonnette d'alarme à quelques jours du vote du Parlement européen. Elles s'inquiètent des questions de brevets et de traçabilité. Un article d'Estelle Levresse paru le 14 juin 2026, lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'occasion de la sortie du livre Au coeur du complot du politologue et écrivain spécialiste des théories du complot Rudy Reichstadt, l'IFOP et le site AMB-USA.fr ont publié une étude menée en janvier 2023 et cartographiant les idées complotistes en France et aux Etats-Unis. Dans cette étude, on apprend que 35% des Français adhèrent aux théories du complot. Les 18-34 ans, les non-diplômés et les utilisateurs quotidiens des réseaux sociaux sont les plus sensibles à ces idées. Comment se créent les théories complotistes ? Quelles sont les théories complotistes les plus populaires en France ? Comment se fait-il qu'autant de gens adhèrent à ces théories ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : avril 2023 À écouter aussi : Pourquoi jette-t-on du sel par-dessus son épaule ? Que signifient les couleurs du drapeau français ? Qu'est-ce que le vaginisme ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
(Premier épisode) Entre 1979 et 1981, dix-sept femmes sont violées à Marseille. Elles décrivent toutes un même mode opératoire et un même homme, surnommé « le violeur des quartiers Sud ». En avril 1981, Luc Tangorre, 22 ans, étudiant sans casier judiciaire, est interpellé par hasard. Tout l'accable : le portrait-robot, la 2CV, des traces de vaseline et de terre retrouvées chez lui. Plusieurs victimes le reconnaissent formellement.Pourtant, il nie avec une conviction troublante. Un comité de soutien impressionnant se forme autour de lui composé d'intellectuels, de juristes et de politiques. Condamné à 15 ans de prison en 1983, puis gracié partiellement par le président François Mitterrand en 1987, il ressort en 1988 en héros aux yeux d'une partie des Français. Huit mois plus tard, il est à nouveau arrêté pour viol.Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archive : INA. Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
(Deuxième épisode) Entre 1979 et 1981, dix-sept femmes sont violées à Marseille. Elles décrivent toutes un même mode opératoire et un même homme, surnommé « le violeur des quartiers Sud ». En avril 1981, Luc Tangorre, 22 ans, étudiant sans casier judiciaire, est interpellé par hasard. Tout l'accable : le portrait-robot, la 2CV, des traces de vaseline et de terre retrouvées chez lui. Plusieurs victimes le reconnaissent formellement.Pourtant, il nie avec une conviction troublante. Un comité de soutien impressionnant se forme autour de lui composé d'intellectuels, de juristes et de politiques. Condamné à 15 ans de prison en 1983, puis gracié partiellement par le président François Mitterrand en 1987, il ressort en 1988 en héros aux yeux d'une partie des Français. Huit mois plus tard, il est à nouveau arrêté pour viol.Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archive : INA. Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Elles sont femmes de Harkis et pendant des décennies ont tissé des tapis d'exception pour le mobilier national. Licières à la manufacture de Lodève, elles sont passé avec dextérité du motif berbère au style Louis XIV ou Empire. Mais qui sont ces femmes restées dans l‘ombre et quelle est leur histoire ? Théa Ollivier a mené l'enquête. En 1964, deux ans après la fin de la guerre d'Algérie et les Accords d'Évian, une soixantaine de familles harkis arrivent à Lodève, dans l'Hérault, au pied du Larzac, après un passage par les camps de Rivesaltes ou de St Maurice l'Ardoise. Les femmes sont recrutées pour tisser des tapis dans un atelier installé dans un ancien baraquement militaire. En 1966, cet atelier devient une annexe de la Manufacture nationale de la Savonnerie et passe sous la responsabilité du Mobilier national. Les tapis produits à Lodève sont destinés aux plus hautes institutions de la République. Pendant des décennies, ces femmes ont tissé des œuvres destinées aux lieux de pouvoir. Pourtant, leur histoire est restée largement invisible. Aujourd'hui, une association locale Mémoires Méditerranée se mobilise pour faire reconnaître leur travail et première victoire, leur parcours vient tout juste d'intégrer la collection permanente du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Ce documentaire suit trois anciennes licières — Bakhta, Ledda et Fatma — aujourd'hui à la retraite. À travers leurs souvenirs et ceux de leurs enfants, il raconte comment la fin de la guerre d'Algérie a façonné des trajectoires de femmes, de familles et de générations. Leur histoire rappelle aussi que la guerre ne s'est pas arrêtée en 1962 : elle s'est prolongée en France, dans les camps, dans le travail, et dans la longue quête de reconnaissance. ► Présentation de l'association Mémoires Méditerranée ► Pour aller plus loin découvrez le webdoc de France 24. En images
À Madagascar, sur les rives de l'Ikopa, à Antananarivo, des centaines de femmes lavent chaque jour le linge de la capitale. Dos courbés, mains dans l'eau froide, payées à la pièce, et sans aucune protection sociale. Un travail essentiel. De notre correspondante à Antananarivo, Sur les rives de la rivière Ikopa, à Antananarivo, des dizaines de femmes sont penchées sur le linge. Elles le frottent, le battent, le rincent. Dos courbés, mains dans l'eau froide. Ce sont elles qui effectuent une partie de la lessive de la capitale. Parmi elles, Christine. Le front en sueur, elle est à son quatrième panier de linge à laver. « Je m'appelle Jean-Noël Christine, j'ai 53 ans. Mon métier, c'est lavandière. Je n'ai pas d'autres activités. Ça fait 23 ans que je fais ce métier », raconte-t-elle. La journée commence à 7h30 et finit à 17 heures. Avec une pause à midi, pour nourrir les enfants. Entre-temps, il faut aller chercher le linge dans les foyers, le porter jusqu'à la rivière. La météo rend parfois la tâche encore plus complexe. « On travaille toujours, qu'il vente ou qu'il pleuve. Le plus difficile, c'est de transporter le linge de la ville jusqu'ici quand il pleut, parce que c'est très lourd », explique Christine. Le linge est celui des particuliers ou des commerçants qui n'ont pas les moyens de payer une laverie. Chaque pièce est facturée entre 100 et 6 000 ariary, à peine quelques centimes d'euros. Tsihary, une autre lavandière, le déplore : « Cela ne me permet pas vraiment de vivre. Mais plutôt de survivre. Comme on n'a pas d'autres revenus, on ne fait que ça. Nous ne sommes pas payées, ni protégées. C'est ça le problème. » Pas de couverture maladie. Pas de retraite. Une journée non travaillée, c'est une journée non payée. Sur la berge, le seul vrai filet de sécurité, c'est la solidarité entre voisines de rive. À Madagascar, où plus de 80 % des actifs travaillent dans l'informel, ces « dos courbés » de l'Ikopa restent les invisibles de la capitale. À lire aussiMadagascar: les ateliers artistiques dominicaux de la commune rurale d'Ivelo
durée : 00:18:51 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Deux femmes qui ont témoigné publiquement contre le chanteur, présumé innocent, étaient les invitées de France Inter ce matin, aux côtés de la journaliste de Mediapart qui mène l'enquête depuis dix ans. Elles reviennent sur leur parcours et sur l'accélération judiciaire de cette affaire. - invités : Marine Turchi Journaliste au service enquête de Mediapart Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:48:30 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - Aujourd'hui dans Affaires Sensibles, la disparition des maternités de France : En cinquante ans, la France a vu disparaître les trois-quarts de ses maternités. En 1972, on compte 1747 structures qui pratiquent l'accouchement. Elles ne sont plus que 464 en 2022. - réalisation : Stéphane Cosme, Hélène Bizieau, Frédéric Milano, François Audoin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Depuis 2021, grâce à l'Institut pour un design soutenable la beauté des nouveaux matériaux tout juste inventés par les designers francais qui garantissent dès la conception que leur design savait revenir à Terre, en ajoutant aucun élément rémanent a été révélé !Apres 5 ans et 3 biennales (@batirvivant_biennale), des milliers de visiteurs et surtout les grands prescripteurs et donneurs d'ordre savent qu'il est possible de faire du soutenable sans impasse sur le beau. L'idée reçue selon laquelle « plus c'est soutenable, plus c'est moche » a été renversée
À Madagascar, dans une économie largement dominée par l'informel, certaines femmes s'imposent par leur travail et leur constance. À deux pas du campus universitaire d'Antananarivo, Bako tient sa gargote depuis 33 ans. Elle y a nourri, à petits prix, plusieurs générations d'étudiants, dont beaucoup sont devenus aujourd'hui ingénieurs, magistrats ou députés. De notre correspondante à Antananarivo, Midi, à deux pas du campus d'Ankatso, à Antananarivo, la capitale de Madagascar. Ça sent le riz chaud et la sauce aux légumes. Les étudiants font la queue, assiettes à la main. Au centre, Bako virevolte derrière son comptoir, cuisinière, serveuse et caisse enregistreuse à la fois : « Je m'appelle Bako, et je suis gargotière. Cela fait 33 ans aujourd'hui. J'ai commencé car j'ai toujours aimé échanger. Mon père était employé à l'université, donc j'ai sympathisé avec les étudiants. C'est pour cela que j'ai choisi ce métier. » Le tintamarre des couverts couvre presque les conversations. À ses côtés, du kompoze, le fameux plat malgache, qu'elle tient à préparer elle-même. Une journée qui commence à quatre heures du matin. Et que la gargotière assume sans broncher : « La difficulté, c'est de se lever tôt tous les jours. À la longue, cela fatigue. » Mais malgré cette fatigue, l'institution tient bon. Parce que la clientèle, elle, ne faiblit pas. Comme ce contrôleur de l'administration pénitentiaire, qui vient ici depuis sept ans : « Je connais cette dame depuis 2019. À chaque prise de salaire, je viens manger ici. Je préfère ses repas. La pureté, la réception des personnes... » Cette fidélité, la cuisinière la doit à un phénomène rare : ses clients se transmettent l'adresse. De parent à enfant. D'oncle à neveu. Certains anciens étudiants, devenus juges, avocats, médecins ou députés, reviennent retrouver le goût de leurs années d'études. Ses plats sont même connus sur les réseaux sociaux, où les commentaires sont élogieux. C'est aussi comme ça que Fanir, étudiant en sociologie, l'a découverte. « Je connaissais cet endroit par bouche-à-oreille. Mais Bako, c'est aussi une star sur les groupes Facebook. Et puis, mes parents venaient ici quand ils étaient étudiants. C'est comme ça que j'ai connu cet endroit. Pour nous, c'est moins cher, et c'est de bonne qualité », témoigne-t-il. Dans une économie largement dominée par l'informel, où plus de huit Malgaches sur dix vivent en marge des circuits déclarés, des femmes comme Bako jouent un rôle silencieux mais essentiel. Elles nourrissent, elles dépannent, elles tiennent. Demain matin à l'aube, Bako sera encore une fois devant ses fourneaux, pour la 33e année. À lire aussiMadagascar: les ateliers artistiques dominicaux de la commune rurale d'Ivelo
Votre conjoint qui décroche au bout de deux minutes de conversation. Votre ado sur son téléphone pendant tout le dîner. Votre amie qui pose son écran bien visible sur la table avant même de dire bonjour. Ces scènes vous parlent ? Elles ont un nom : le phubbing.Dans cet épisode, je vous explique pourquoi nos smartphones captent notre attention malgré nous — et ce que ça fait vraiment aux personnes qui sont en face de nous. Entre neurosciences, psychologie de l'attachement et psychologie positive, nous explorons ensemble les mécanismes à l'œuvre… et surtout les clés pour y remédier.Au programme : Pourquoi notre cerveau préfère l'écran à la relation en présentiel Ce qu'est vraiment le phubbing et ses effets sur l'estime de soi Comment retrouver une qualité de présence sans bouleverser votre quotidien Le défi des 2 minutes pour cette semaine"L'attention à l'autre est la plus rare et la plus pure des formes de générosité." — Simone Weil
Pour la saison 4, Dom et Val nous font voyager et, entre autres, nous offrent des entrevues de femmes québécoises expatriées. Elles racontent leur style de vie construit sur mesure, suivant leurs propres règles de liberté, de voyage, de passion et de marginalité. Écoutons-les nous révéler le meilleur, le pire et le plus bizarre de leur vie d'expat. Inspirons-nous d'histoires vécues!
durée : 00:19:17 - La Série fiction - Très loin de l'Amérique, Camille et Madeleine se réveillent au château de Fleurville. Elles s'inquiètent de ne pas avoir de nouvelles de Sophie. A deux pas de chez elles, juste au bout du chemin, elles aussi vont rencontrer un nouveau destin. Il leur apporte une nouvelle amie : Marguerite. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Sabine Zovighian Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le coltan extrait dans l'est de la RDC sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23 se retrouve dans les téléphones, les ordinateurs et les voitures vendus dans le monde entier, selon un rapport publié mercredi 10 juin par Global Witness, après un an d'enquête. L'ONG identifie les entreprises rwandaises qui exportent ce minerai de conflit, les fonderies chinoises qui le transforment et les grandes marques mondiales – dont Microsoft, Apple, Amazon ou Sony – qui se retrouvent en bout de chaîne. Le système international de traçabilité censé garantir des approvisionnements propres a, selon les enquêteurs, servi à blanchir le minerai plutôt qu'à l'en empêcher. Alex Kopp, chercheur à Global Witness, répond aux questions de RFI. RFI : Vous affirmez avoir des preuves directes que cinq des sept principaux exportateurs rwandais ont acheté des coltan de conflit à Rubaya. Ces preuves reposent essentiellement sur les témoignages des contrebandiers. Comment garantissez-vous la fiabilité de ces sources ? Alex Kopp : Si vous voulez comprendre la contrebande, il faut parler avec les négociants qui y sont impliqués. Ce n'est pas une tâche facile. Dans le cas de contrebande entre la RDC et le Rwanda, parler avec plusieurs négociants qui nous ont confirmé de vendre eux-mêmes du coltan lié au conflit à ces entreprises. Et nos chercheurs ont vu de leurs propres yeux le trafic des minerais en contrebande. Et il y a même eu des cas dans lesquels les acheteurs ont demandé à notre enquêteur de leur vendre des minerais de Rubaya, en pensant qu'il était un négociant. Vous identifiez Apple, Microsoft, Amazon, Sony et d'autres grandes marques comme utilisateurs potentiels de coltan de conflit, mais, mais vous reconnaissez vous même que le tantale est mélangé dans les fonderies et que la traçabilité est perdue à ce stade. Sur quoi reposez-vous précisément les liens entre ces marques et Rubaya ? Ces entreprises, eux-mêmes, ils informent sur les fonderies dont ils s'approvisionnent dans des rapports qui sont publics. Avec nos recherches, nous avons pu connecter ces fonderies au coltan de Rubaya à travers des témoignages avec des négociants sur le terrain, mais aussi avec des données sur les douanes, des données d'exportation, le coltan d'origine différent et mélangé au niveau des fonderies. Et l'obligation de ces entreprises serait d'arrêter l'achat de fonderies s'il y a des risques clairs que les minerais sont liés au conflit. Le Rwanda nie systématiquement les accusations. Le Rwanda Development Borde revendique une production annuelle de 8000 à 9000 tonnes pour justifier ses exportations. Vous, vous dites que ces chiffres sont contredits par des données indépendantes. Pourquoi ces données indépendantes ne sont-elles pas rendues publiques dans votre rapport ? Ce sont même des institutions rwandaises qui contredisent l'affirmation de Rwanda Development Board. Par exemple, l'Institut national de la statistique du Rwanda. Et ceci, c'est une affirmation des Nations unies que nous citons dans notre rapport. Et les sources sont dans le rapport des Nations unies qu'on peut vérifier là-bas. Le coltan, qui, selon vous, finance l'AFC/M23 finit dans nos téléphones. Qui concrètement peut arrêter ça aujourd'hui et pourquoi ça n'a pas été fait ? Les entreprises le long de la chaîne d'approvisionnement peuvent améliorer leur diligence raisonnable. Elles peuvent arrêter d'acheter du coltan. Si elles concluent que c'est lié au conflit ou qu'il y a un risque insignifiant. Les systèmes de diligence, eux, ils devraient exclure des entreprises ceux qui ne suivent pas leurs règles, qui fournissent des minerais liés aux conflits. Il y a des mesures que les entreprises pourraient prendre. On observe depuis 25 ans ou plus que ce conflit continue, et les entreprises continuent à acheter souvent sur les mêmes entreprises. Donc, il paraît qu'il y a très peu de volonté de prendre ces mesures qui seraient nécessaires. Mais je crois qu'il faut aussi avoir une pression forte de la communauté internationale sur le Rwanda, qui est au centre de ce conflit et de la contrebande, et on propose, on recommande que les gouvernements suspendent les exportations du matériel militaire vers le Rwanda, qu'ils conditionnent toute aide publique au développement, à l'arrêt du soutien du Rwanda au M23. Et aussi que les pays sanctionnent les commandants du M23 et les hauts responsables rwandais, ainsi que les entreprises qui profitent des ressources issues du conflit. L'AFC/M23, génère 800 000 dollars par mois grâce au coltan, selon l'ONU, et vous donnez ces chiffres dans votre rapport. Est-ce que couper cette filière changerait le rapport de force militaire sur le terrain, d'après vous ? Bon, le coltan, c'est une source de revenus clé pour le M23. Couper ce lien aurait certainement un impact, mais à la fin, la solution ne se trouve pas dans les combats sur le terrain. Mais il faudrait trouver une solution par des processus de paix et de médiation plutôt.
durée : 00:19:17 - Théâtre - Très loin de l'Amérique, Camille et Madeleine se réveillent au château de Fleurville. Elles s'inquiètent de ne pas avoir de nouvelles de Sophie. A deux pas de chez elles, juste au bout du chemin, elles aussi vont rencontrer un nouveau destin. Il leur apporte une nouvelle amie : Marguerite. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Sabine Zovighian Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invitée du 8 juin 2026 - Alice Augustin, grand reporter à Elle, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuellesPatrick Bruel, accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes et qui a récemment annulé sa tournée de concerts, a été placé en garde à vue lundi matin, tandis que deux nouvelles plaintes pour viols ont récemment été déposées contre lui. Le chanteur est auditionné sur des "faits qui concernent à ce stade 13 victimes" présumées, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué. L'enquête en cours "porte sur les faits (dénoncés par) trois femmes mettant en cause Patrick Bruel pour des faits d'agressions sexuelles et de tentatives de viol" en 1997, 2000 et 2001, a ajouté le parquet. Elle examine aussi "des faits de viol ou tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement", dénoncées par d'autres victimes présumées identifiées lors des investigations. Parmi ces autres faits, la dénonciation d'un viol à Dinard en 2012 par une femme âgée de 32 ans au moment des faits. L'artiste est également visé par deux nouvelles plaintes pour viols, selon des informations révélées aujourd'hui par Mediapart. Elles ont été déposées les 27 mai et 3 juin par deux femmes.
Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l'origine de vives douleurs et pousser à l'automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d'avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d'avoir sur notre santé générale ? L'automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l'enfance si l'on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo. ► En fin d'émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l'Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l'histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d'un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l'Institut Ad Memoriam à l'origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée. Programmation musicale : ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen's - On go la bas.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 juin 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.CHOSE FRANCE OU LOSE FRANCE ?La 9e édition du salon Choose France, sorte de sommet économique qui doit mettre en lumière la capacité du pays d'attirer des projets internationaux, a réuni plus de 200 patrons et investisseurs étrangers au château de Versailles. Cette année l'événement a permis d'annoncer 93 milliards d'euros d'investissements - soit plus que les huit éditions précédentes réunies – au travers de 71 projets, représentant quelque 15.600 emplois.Le géant japonais des investissements dans la tech a promis d'investir jusqu'à 75 milliards d'euros en France, dont 45 milliards pour la construction de trois centres de données dans les Hauts-de-France d'ici à 2031. La disponibilité d'une électricité abondante, stable et décarbonée, grâce au parc de centrales nucléaires d'EDF, a convaincu SoftBank de choisir l'Hexagone.La procédure accélérée dite « fast track » lancée en mai 2025 par RTE, l'opérateur du réseau de transport d'électricité, a également joué. Elle a permis d'identifier huit sites adaptés aux centres de données de plus de 400 mégawatts (MW) et raccordables au réseau plus rapidement qu'avec une procédure classique. Autre mesure pour attirer plus de centres de données : la loi de simplification de la vie économique du 27 mai 2026 leur permet de bénéficier de la qualité de « projet d'intérêt national majeur » qui emporte plusieurs avantages comme la priorisation du raccordement au réseau d'électricité et la simplification des consultations du public. En revanche, la loi prévoit que le permis de construire pourra être refusé en cas de « tensions structurelles sur la ressource en eau », élément dont les centres de données sont extrêmement gourmands. Une attention particulière a aussi été accordée avec succès aux établissements financiers à la recherche d'une terre d'asile dans l'Union européenne après le Brexit : chaque année depuis 2019, le baromètre Ernst et Young (EY) place la France en tête du classement des pays européens les plus attractifs.Toutefois, certains entrepreneurs français ont fini par se lasser de Choose France. Ils auraient souhaité que l'attention accordée avec constance aux groupes étrangers susceptibles d'investir chez nous soit la même pour eux. En novembre dernier, l'Élysée a organisé le premier « Choose France - Édition France » pour mettre à l'honneur les entreprises tricolores qui, elles aussi, choisissent d'investir en France. Elles ont eu droit de se réunir… à la Maison de la Chimie.IA : L'EUROPE PEUT-ELLE NE PLUS DÉPENDRE DES USA ?La Commission européenne a dévoilé mercredi un grand plan pour la « souveraineté technologique », au risque de déclencher un nouveau bras de fer avec les Etats-Unis de Donald Trump. Pour son projet de « reconquérir sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique », l'UE s'inquiète tout particulièrement de sa dépendance aux géants américains des services informatiques à distance ou « cloud ». Amazon, Microsoft et Google contrôlent 70% du marché européen. Or les services numériques reposant sur des fournisseurs américains, notamment dans la défense, mais aussi la santé pourraient être désactivés via un mécanisme d'arrêt d'urgence (ou « kill switch » en anglais), en cas de crise ouverte avec l'administration Trump.Le plan présenté par la Commission concentre les investissements sur les maillons jugés critiques : la production de semi-conducteurs, le développement de capacités européennes en intelligence artificielle, le stockage et le traitement des données, ainsi que la sécurisation des infrastructures numériques. Les entreprises de l'IA et du cloud pourraient être tenues de fournir des garanties pour décrocher des contrats publics. Pour renforcer la sécurité des données européennes dans certains secteurs critiques, comme la défense, la Commission va exiger que leur stockage ait lieu dans des centres de données appartenant à des fournisseurs européens. Pour combler le retard européen en matière de stockage des données, l'exécutif bruxellois prévoit de tripler les capacités installées au cours des cinq à sept prochaines années, afin d'atteindre 60 gigawatts, contre 12 aujourd'hui. Un investissement estimé à quelque 200 milliards d'euros, incombant essentiellement au secteur privé. Pour optimiser le stockage, une mutualisation des capacités entre États membres est également envisagée sous le label EuroCloud.Sur le volet IA, le texte cible trois domaines prioritaires : la robotique, les applications industrielles et la course aux grands modèles génératifs, celle où s'affrontent ChatGPT, Gemini et leurs rivaux. L'ambition affichée : créer « l'équivalent d'un CERN pour l'IA », un grand programme qui réunirait les meilleurs chercheurs européens autour des machines les plus puissantes, à l'image de ce que le laboratoire de physique de Genève a représenté pour la recherche nucléaire.Ces propositions vont maintenant être débattues au Conseil de l'Europe et au Parlement, avant de revenir d'ici un an vers les Etats membres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ceci est un épisode Solo et donc une lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner juste ici - Je vous invite également à participer à ma cagnotte sur Tipeee, c'est juste là.j'ai beaucoup approché ce sujet sans jamais en parler directement alors dans cet épisode, je parle de l'épuisement systémique, pas de fatigue passagère. J'interroge l'incertitude comme carburant silencieux de notre surcharge cognitive, l'accélération décrite par Hartmut Rosa, la pression financière documentée par Antoine Foucher, le capitalisme de la jouissance analysé par Michel Clouscard, la machine à attention qui se nourrit de notre peur, et l'isolement silencieux de nos grandes villes. J'ai questionné aussi le grand mensonge de la productivité, et ce que Viktor Frankl, Pablo Servigne, Byung Chul Han et Olivier Hamant ont chacun à nous dire sur comment traverser ça sans se noyer. Et je finis par trois directions concrètes, pas des solutions miracles, juste des pas de côté qui permettent de ne pas s'épuiser à nager à contre-courant.Citations marquantes"Notre réponse à l'épuisement est presque toujours la même : on essaie de trouver une méthode pour optimiser. Et c'est là que ça devient pathétique, parce que même ceux qui veulent ralentir adorent une méthode pour le faire rapidement.""L'amygdale ne fait pas vraiment la différence entre 'un lion va me dévorer' et 'je ne sais pas ce qui va se passer dans six mois avec mon boulot, mon loyer, la géopolitique, l'IA ou le prix de l'énergie.' Les deux produisent de l'épuisement.""On n'a jamais été aussi optimisé et pourtant on n'a jamais eu aussi peu de temps.""L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. Le vide n'est pas un problème à remplir, c'est une condition nécessaire à la pensée profonde.""L'épuisement que vous ressentez n'est pas une faiblesse. C'est une réponse rationnelle à un système qui n'est pas conçu pour l'humain."Idées centrales 1. L'épuisement est systémique, pas personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. Nous sommes collectivement victimes d'un système qui n'est pas conçu pour l'humain, avec des ressources inégales pour y faire face. L'individualiser, c'est exactement ce que le système veut qu'on fasse. [~03:00]2. Notre cerveau est une machine à prédire coincée dans un monde imprévisible Pendant des millions d'années, l'anticipation était une question de survie. Aujourd'hui, cette même mécanique tourne en surchauffe permanente face à des menaces diffuses et globales qu'elle ne peut ni identifier clairement ni neutraliser. C'est là que commence l'épuisement, bien avant le surmenage. [~06:30]3. Trois accélérations simultanées qui se renforcent Hartmut Rosa distingue l'accélération technique, l'accélération du changement social et l'accélération du rythme de vie lui-même. Nous vivons les trois en même temps, sans jamais avoir le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. [~12:00]4. La productivité vendue comme remède est souvent une cause supplémentaire L'ennui n'est pas de la paresse, c'est une émotion fonctionnelle qui prépare biologiquement le corps à l'action et ouvre la porte à la créativité. Remplir chaque vide par une stimulation externe, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde. [~22:00]5. Le contrat du travail est rompu, et on fait semblant de ne pas le voir Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans, soit deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion, c'est documenté. Et continuer à courir plus vite dans ce contexte s'appelle de l'épuisement par définition. [~17:00]6. Nager en perpendiculaire plutôt qu'à contre-courant Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, la bonne réponse n'est pas de nager vers la plage mais à la perpendiculaire. Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux qui permettent de sortir sans s'y laisser noyer. [~28:00]Questions structurantes de l'épisodePourquoi notre réponse instinctive à l'épuisement est-elle toujours de chercher une méthode pour l'optimiser ?En quoi l'incertitude du monde contemporain active-t-elle les mêmes mécanismes que la menace physique dans notre cerveau ?Qu'est-ce que Hartmut Rosa entend exactement par "immobilisme frénétique" et en quoi ça décrit notre condition ?Comment le passage de la "société disciplinaire" de Foucault à la "société de la performance" a-t-il transformé la domination en auto-exploitation ?Pourquoi les médias et les algorithmes ont-ils intérêt à nous maintenir dans la peur plutôt que dans la réalité des chiffres ?Ce que nous avons sacrifié à vivre en grande ville mérite-t-il vraiment qu'on ne le questionne pas ?L'ennui est-il vraiment une ressource productive que l'on a collectivement décidé de détruire ?Comment Viktor Frankl trouvait-il du sens dans les camps de concentration, et qu'est-ce que ça nous dit sur notre propre rapport à l'adversité ?En quoi la "résonance" de Rosa est-elle incompatible avec le contrôle et la performance ?Qu'est-ce que vous faites parce que vous en avez envie, et qu'est-ce que vous faites parce que vous avez peur de ne pas le faire ?Références citéesPersonnesPablo Servigne (chercheur sur l'effondrement, invité de Vlan!) : "La vie danse toujours au bord du chaos. L'inverse du chaos, c'est la mort." [~05:00]Donna Brothers (psychanalyste américaine) : concept d'"anxiété cartésienne", l'idéal de certitude hérité de Descartes comme source de souffrance [~08:00]Hartmut Rosa (sociologue et philosophe allemand) : trois formes d'accélération, "immobilisme frénétique", concept de résonance [~11:00 / ~31:00]Byung Chul Han (philosophe coréen) : "société de la fatigue", dépression et burn-out comme symptômes civilisationnels [~15:00]Antoine Foucher (ancien directeur général adjoint du MEDEF, invité de Vlan!) : livre "Sortir du travail qui ne paye plus", distinction des trois périodes de progression salariale [~16:00]Michel Clouscard (sociologue français) : mutation du capitalisme de la répression vers le capitalisme de la jouissance [~19:00]Rousseau : "Malheur à celui qui n'a plus rien à désirer." [~20:00]René Girard (anthropologue français) : désir mimétique [~20:00]Jonathan Crary (chercheur américain) : Le capitalisme est à l'assaut du sommeil (2013) [~22:30]Reed Hastings (fondateur de Netflix) : "notre plus grand concurrent est le sommeil" [~22:30]Yohan Hari (auteur, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Kenneth Schlenger (fondateur de Opal, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Sherry Turkle (professeure au MIT) : Seuls ensemble, trente ans d'étude de notre relation à la technologie [~25:00]Bruno Marzloff (sociologue de la ville, invité de Vlan!) : plus une ville est grande, plus elle rend seul [~25:00]Tim Ferris : La semaine de 4 heures comme symbole du mensonge productiviste [~27:00]Olivier Hamant (biologiste, invité de Vlan!) : robustesse vs performance, l'arbre qui ne transforme que 1% de la lumière [~29:00]Marc de Smedt (invité de Vlan!) : épisode sur le silence intérieur [~32:00]Viktor Frankl (psychiatre autrichien, survivant des camps de concentration) : le sens comme condition de survie, déplacement du regard de soi vers l'autre [~34:00]Sénèque : "Ce n'est pas que nous ayons peu de temps, c'est que nous en perdons beaucoup." [~36:00]LivresLe capitalisme est à l'assaut du sommeil, Jonathan Crary (2013)Seuls ensemble, Sherry TurkleSortir du travail qui ne paye plus, Antoine Foucher"Sur la fonction de l'ennui", article de psychologie cité (deux auteurs non nommés)FilmsFight Club : "Nous achetons des choses dont nous n'avons pas besoin..." [~21:00]SourcesCentre d'observation de la société : données sur l'évolution de l'insécurité en France [~24:00]Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 - Le bracelet connecté et le piège de l'optimisation J'ai voulu mieux écouter mon corps. J'ai obtenu un tableau de bord qui me disait si je méritais d'être fatigué. La réponse à l'épuisement est presque toujours la même : trouver une méthode. Et c'est là que tout déraille.03:00 - L'épuisement n'est pas un problème personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. C'est un épuisement systémique, dont nous sommes tous victimes à des degrés divers. L'industrie du développement personnel, 1.500 milliards de dollars, s'est construite exactement sur ce mensonge.05:30 - Pablo Servigne et le chaos comme condition du vivant "L'opposé du chaos, c'est la mort." Si c'est vrai, alors nous ne nous épuisons pas du chaos lui-même, mais de l'énergie colossale que nous dépensons à tenter de le fuir.07:00 - L'amygdale et le lion derrière le rocher Notre cerveau ne distingue pas entre une menace physique et l'incertitude géopolitique, économique ou climatique. Les deux produisent la même mobilisation d'urgence. Répétée sur des années, cette mobilisation s'appelle de l'épuisement.09:00 - L'anxiété cartésienne de Donna Brothers La pensée occidentale a construit un idéal de certitude. Quand on ne le trouve pas, on ne souffre pas de l'incertitude elle-même, mais de la collision entre ce qui est et ce qu'on croit qui devrait être.11:30 - Hartmut Rosa et les trois accélérations Technique, sociale, rythme de vie. Elles se renforcent mutuellement et nous n'avons jamais le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. "On court de plus en plus vite pour rester sur place."16:30 - Le contrat du travail est rompu Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans. Deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion. C'est la réalité documentée qu'Antoine Foucher résume dans son titre.18:30 - De Foucault à Byung Chul Han : l'auto-exploitation Le passage de "tu dois" à "tu peux" est la mutation la plus insidieuse du système. Nous ne sommes plus soumis à une contrainte externe, mais à une injonction permanente à nous dépasser, au nom de notre liberté.20:00 - Le désir mimétique et Instagram Rousseau l'avait vu avant tout le monde : "on est heureux qu'avant d'être heureux." René Girard a théorisé le reste. Et Instagram est la machine à désir mimétique la plus efficace jamais construite.22:30 - Reed Hastings et le marché de l'attention "Notre plus grand concurrent est le sommeil." Ce marché n'est pas construit sur votre plaisir, mais sur votre peur. Peur de rater, d'être déclassé, d'être moins compétent. Et les médias ont appris à amplifier cette peur parce que ça marche.25:00 - Seuls dans la ville Sherry Turkle, trente ans au MIT : on peut être hyperconnecté et ne jamais vraiment rencontrer personne. Plus une ville est grande, plus elle rend seul. Et chaque interaction avec un inconnu est une donnée qui échappe aux plateformes.27:00 - Le grand mensonge de la productivité L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. C'est une émotion fonctionnelle qui prépare le corps à l'action. Remplir chaque vide par une stimulation, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde.29:30 - Olivier Hamant et la robustesse Un arbre ne transforme que 1% de la lumière qu'il capte. Il est en sous-optimal quasi permanent pour pouvoir survivre les jours sans soleil. La nature entière sacrifie la performance pour la robustesse. Notre cerveau aussi.32:00 - Nager en perpendiculaire Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, nager vers la plage est la mauvaise réponse. Nager à la perpendiculaire, c'est aller ni contre ni avec, mais à côté. C'est là que commence la sortie.33:00 - Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux Pas des solutions miracles. Trois directions concrètes pour ne pas se laisser paralyser. Viktor Frankl dans les camps de concentration. Hartmut Rosa et la résonance. Et cette question finale à garder dans un coin de la tête.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.