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Vous vous êtes montré·e vulnérable… et vous le regrettez déjà ? Après avoir parlé à cœur ouvert, vous rejouez la scène en boucle et vous vous dites : “Je n'aurais jamais dû dire ça” ?Dans cet épisode, on parle de vulnérabilité, et surtout de ce que j'appelle les courbatures de vulnérabilité : ce moment inconfortable qui survient après avoir tombé l'armure.Vous connaissez peut-être la vulnérabilité à travers les travaux de Brené Brown. Mais ce qu'on évoque rarement, c'est l'après-coup : la honte, le doute, la peur du jugement, l'envie de faire “contrôle Z” pour tout annuler.Si vous vous demandez :Comment être vulnérable sans le regretter aprèsPourquoi vous ruminez après avoir parlé sincèrementComment arrêter d'avoir honte après vous être confié·e… cet épisode va vous éclairer.Vous allez découvrir :Ce que signifie vraiment “tomber l'armure” (et ce que ce n'est pas)Pourquoi les pensées du type “Ils vont changer d'avis sur moi” sont normales après un moment d'authenticitéComment traverser les courbatures émotionnelles sans réenfiler votre armureEn quoi la vulnérabilité est un acte militant dans une société perfectionnisteLes courbatures de vulnérabilité ne sont pas le signe que vous en avez “trop dit”. Elles sont le signe que vous avez exercé un muscle que vous n'aviez pas l'habitude d'utiliser.Si vous voulez des relations plus profondes et plus vraies., avec les autres comme avec vous-même, cet épisode vous donnera une perspective nouvelle et libératrice.Vous pouvez aussi :
durée : 00:51:35 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - * Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le 15 décembre 2020, Delphine Jubillar, née Aussaguel, disparaît à Cagnac-les-Mines. Une semaine plus tard, Lolita Escobedo, sa cousine et ses amies se rendent au bureau de Me Philippe Pressecq à Albi. Elles veulent qu'il défende leurs intérêts dans cette affaire qui défraie la chronique. Toutes ont l'intime conviction que Delphine est morte et que le meurtrier est son mari, Cédric Jubillar. Comment ces proches de Delphine ont-elles vécu sa disparition ? Comment la pression médiatique a-t-elle modifié le travail des professionnels de la justice ? La voix du crime de cet épisode, c'est Me Philippe Pressecq. Lors de l'instruction et du procès à la fin de l'année 2025, il a représenté les intérêts de la cousine de Delphine Jubillar. Au micro de Plana Radenovic, il revient sur un "feuilleton juridico-médiatique" et se confie sur la perspective d'un second procès. L'accusé, qui clame son innocence, a fait appel et demeure présumé innocent. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« De toute façon, tous les hommes sont pareils. Ça ne sert à rien de communiquer. Je ne peux rien changer. »Si vous avez déjà dit ces phrases, cet épisode est pour vous. Il y a quelques semaines, j'ai assisté à une conférence d'Albert Moukheiber, docteur en neurosciences et psychologue clinicien. Quand il a parlé de l'impuissance acquise, j'ai immédiatement pensé à mes clientes qui me disent « je ne peux rien faire. » L'impuissance acquise, c'est la ferme conviction qu'on ne peut changer les choses... alors qu'on n'essaie pas de le faire.
⭐️ 1/10 - Cet épisode est rendu possible grâce au soutien de Koro ⭐️Les différences femmes hommes en trail et en endurance soulèvent de nombreuses questions. VO2 max, économie de course, composition corporelle, fibres musculaires, pacing, altitude, ultra endurance… observe t on réellement des déterminants différents selon le sexe biologique ? Dans ce premier épisode d'une série exclusive de 10 épisodes consacrée aux athlètes féminines, menée par Margaux de Chanaleilles, docteure en sciences du sport, nous proposons une revue approfondie de la littérature scientifique sur les déterminants de la performance en course à pied et en trail. On revient sur le rôle du VO2 max et sur la manière dont son interprétation varie selon qu'il est rapporté au poids corporel, à la masse maigre ou exprimé en valeur absolue. On analyse l'économie de course en trail, la typologie musculaire avec les différences de fibres de type I et de type II, la composition corporelle, la masse maigre, la masse grasse, ainsi que la gestion de l'allure et le pacing en marathon et en ultra endurance. Pourquoi l'écart de performance tend il à diminuer lorsque la durée augmente ? Pourquoi les femmes semblent elles adopter un pacing plus régulier ? L'altitude, la montagne et les conditions environnementales modifient elles cet écart ? Et surtout, faut il s'entraîner différemment selon que l'on est une femme ou un homme ? Cet épisode apporte des réponses nuancées, basées sur plusieurs dizaines d'études scientifiques, et rappelle un point central. Les déterminants fondamentaux de la performance restent les mêmes, mais certains paramètres s'expriment différemment selon le sexe.
Elles s'appelaient Patty, Maxene et LaVerne Andrews. Trois sœurs qui firent swinguer l'Amérique des années 40. Un son puissant, compact : la “close harmony”. Trois voix entremêlées, resserrées, comme si elles ne faisaient qu'une. Un rythme, celui de l'ère du swing, et de ces Etats-Unis qui, de la Grande Dépression, basculèrent dans la Seconde Guerre Mondiale. Mais derrière le glamour et les millions de disques vendus, l'histoire des trois soeurs de Minneapolis balance entre le romanesque et le tragique. L'incroyable destin des Andrews Sisters, c'est dans Pour Qui Sonne le Jazz. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Si 1986 a été une nouvelle année formidable au firmament de la musique pop, c'est aussi celle où on a appris qu'on avait perdu en chemin les groupes Téléphone et The Police. Avouez que, malgré l'incroyable foisonnement créatif de l'époque, ça faisait beaucoup pour leurs fans. Surtout pour ceux qui étaient fans des deux, et croyez-moi, en Belgique, il y en avait.Mais comme je vous l'ai raconté, nous aurions été bien étonnés d'être dans la pièce avec eux, lors des derniers instants. Dans leur tête, même. C'est vrai, imaginez Jean-Louis Aubert, au milieu des années 80… “Je me lève avec une chanson en tête, comme toujours. C'est idiot mais c'est comme ça que je mesure si ça va encore. J'attrape ma guitare, je gratte deux accords, je note une phrase sur un bout de papier. Le problème, ce n'est pas d'écrire. Le problème, c'est de savoir pour qui.Téléphone existe encore officiellement. Officieusement, ça fait un moment que le courant ne passe plus. Les malentendus sont permanents, nos attentes ne se rejoignent plus. J'arrive en studio. Louis est déjà là. Il joue fort, il envoie, il occupe l'espace comme d'hab. Corinne est en retrait, concentrée, trop peut-être, comme toujours. Quant à Richard, il tape, solide et fidèle, mais je crois qu'il en a marre d'être le lien entre nous tous.On parle d'un nouvel album, enfin, on va essayer. Je propose un morceau, pas une idée aboutie, non, juste une direction, Louis joue dessus immédiatement mais il joue contre, pas avec. J'arrête, je dis qu'il faut qu'on respire un coup. Les autres ne disent rien, Richard regarde sa montre. Ce silence-là, je le connais, c'est celui de la dernière tournée dans les loges, quand on arrivait chacun de notre côté. Les concerts étaient bons parce qu'on est devenus des pros mais plus personne n'avait envie de rester après, de prolonger la fête. Avant on parlait de tout, de rien, de conneries et surtout de musique. Aujourd'hui, chacun reste sur son territoire. Moi, je protège le mien, c'est-à-dire l'idée que Téléphone doit encore signifier quelque chose. Et là, je commence à comprendre que je suis peut-être le seul.Alors on réessaie après la pause, ça sonne. Ouais, objectivement, ça sonne. C'est du travail bien fait, mais il y manque l'essentiel : la joie. Je range ma guitare plus tôt que prévu, on va boire un verre pour en parler au bistrot d'à côté. Je sors avec cette sensation étrange que tout fonctionne mais que plus rien ne circule. Mes autres chansons ? Est-ce que je vais oser leur dire ce qui me fait le plus peur ? Que je ne peux pas les amener car le groupe ne saura pas ou ne voudra plus les jouer. Elles ne leur appartiennent plus.”
L'attentat antisémite de Bondi, qui a endeuillé l'Australie le 14 décembre dernier, pourrait fracturer plus profondément le pays. Malgré une politique migratoire très stricte, l'Australie se faisait le champion du multiculturalisme. Ainsi, certains signes inquiètent : forte progression du parti d'extrême droite One Nation, progression des groupuscules néo-nazis, mais aussi une multiplication des actes racistes, ciblant en particulier la communauté musulmane. De notre correspondant à Sidney, À la mosquée de Lakemba, la plus grande d'Australie, située dans la banlieue ouest de Sydney, c'est la dernière prière du vendredi avant le début du ramadan. Cette année, le cœur n'est pas à la fête. La mosquée a reçu deux lettres de menaces en à peine dix jours et sa page Facebook est noyée sous les commentaires haineux et insultants. D'après Jamal Kio, le porte-parole de l'association qui gère le lieu de culte, les fidèles aussi sont victimes de cette haine. « Certains se font insulter, d'autres se font cracher dessus et des femmes se font arracher leur voile, témoigne-t-il. Cette forme de racisme direct, qui devient violent, est inquiétante. » Lubna, qui fréquente régulièrement la mosquée, n'a pour sa part pas subi ce genre de violences, mais cela ne l'empêche pas de vivre dans la peur. « Je vis dans un quartier musulman, donc je ne me sens pas rejetée ou mise à l'écart. Mais si je devais sortir de ce quartier, je ne me sentirais pas en sécurité, affirme-t-elle, et je me sentirais en danger parce qu'après ce qui s'est passé en décembre, tout le monde accuse les musulmans. » À lire aussiAustralie: au moins 16 morts dans une fusillade visant la communauté juive à Sydney, dont un assaillant Un racisme ancré historiquement Ce sentiment, partagé par la communauté musulmane, se traduit également dans les intentions de vote. Un récent sondage crédite ainsi One Nation de 26 % des voix, un niveau encore jamais atteint par ce parti d'extrême droite, qui, depuis trente ans, dénonce l'immigration non européenne. Plus inquiétant encore, des groupuscules néo-nazis gagnent eux aussi en popularité. « Ils ont probablement doublé leur nombre en 2025 et pour eux, Bondi, c'était comme un trophée, analyse Kaz Ross, qui étudie depuis des années l'activité de ces groupes en ligne. Parce que leur argument, c'est de dire que ce massacre n'aurait pas eu lieu s'il n'y avait pas eu de juifs et de musulmans. Nous devons réintégrer tous ceux en Australie qui ne sont pas des Blancs d'ascendance européenne. » Face à ce danger et suite à l'attentat de Bondi, le gouvernement a durci ses lois réprimant les discours de haine, ce qui a entraîné la dissolution du plus connu des groupes néo-nazis, le Réseau national socialiste. Reste que pour Jordan McSwiney, spécialiste de l'extrême droite, le gouvernement pourrait mieux faire pour combattre le racisme : « On ne peut pas combattre efficacement le racisme en isolant une forme particulière de racisme, comme l'antisémitisme ou l'islamophobie, défend-il. Elles font partie d'une forme plus large de racisme et de suprématisme blanc qu'il faut absolument combattre. » De fait, la forme la plus négligée de racisme est aussi la plus ancienne, c'est le racisme qui cible les Aborigènes. Le 26 janvier dernier, à Perth, un homme a jeté une bombe artisanale en plein milieu d'un rassemblement aborigène, qui n'a heureusement pas explosé. Animé par des idées racistes, il a été inculpé pour terrorisme. À lire aussiAustralie: les Aborigènes victimes d'un «génocide», l'État du Victoria face à son histoire
Elles servent à confondre un suspect dans une affaire policière. Mais, à part ça, à quoi servent au quotidien ces dessins au bout de nos doigts ?
durée : 00:32:16 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Anna Benjamin - Ancienne danseuse du Crazy Horse, Christine a vu son corps changer, Madeleine se bat, elle, contre les clichés sur les "petites dames", et Marie, médecin, s'épanouit dans le bénévolat. Elles parlent de leur manière de vieillir, d'amour, de sexualité, et de la mort. - réalisation : Somaya Dabbech
Plongez dans le royaume de Page Blanche avec Soline et Sarah, deux amies où tout ce qu'on dessine prend vie ✏️✨
Mardi 24 février, Frédéric Simottel a reçu Laura Modiano, directrice des startups EMEA chez OpenAI, et Roxanne Varza, directrice de Station F. Elles se sont penchées sur l'alliance entre OpenAI et Station F, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Ce mardi 24 février, Laure Pallez, directrice associée chez Mascaret, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur la décision de la Cour suprême américaine concernant une partie des droits de douane annoncés par Donald Trump, qui semble avantager la Chine. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Invité: Jan Spurk. Beaucoup de personnes ne se retrouvent plus dans le monde tel quʹil va. Elles estiment quʹaujourdʹhui est pire quʹhier, et que demain risque dʹêtre encore pire. Pour certains, le passé se présente dès lors comme un refuge, voire plus: un horizon désirable. Ce désir du passé vient-il d'un sentiment d'impuissance? Est-ce une simple nostalgie ou un projet plus structuré? Tribu reçoit Jan Spurk, professeur émérite de sociologie à lʹUniversité Paris Cité. Il signe ce livre "Futur Antérieur: Le passé, un avenir désirable?", publié aux Éditions Le Bord de lʹEau.
Cinq ans après le putsch au Mali, suivi ensuite de ceux du Burkina Faso et du Niger, Jeune Afrique s'interroge : « Les juntes ont-elles tenu leurs promesses ? » Dans les trois pays, les militaires arrivent au pouvoir au nom de l'impératif sécuritaire : « le discours est rodé, note le site panafricain : seuls les militaires peuvent gagner la guerre que les civils ont perdue. Finis, les atermoiements diplomatiques, les contraintes des accords de défense avec Paris, les états d'âme sur les droits humains ou la nécessité d'ouvrir un dialogue. Place à une guerre “totale“, menée par des soldats qui connaissent le terrain, épaulés par de nouveaux partenaires, Russie en tête, débarrassés des scrupules voire des arrière-pensées occidentales. Résultat ? Pas de quoi pavoiser… », s'exclame Jeune Afrique. Aussi bien au Mali qu'au Burkina et au Niger, « la situation sécuritaire s'est détériorée. (…) Partout, la même logique à l'œuvre : une militarisation à outrance de la réponse, une répression sans discrimination des populations accusées de complicité avec les jihadistes, un recours massif à des supplétifs étrangers, Africa Corps au Mali et au Burkina, des milices locales partout. Et le même résultat : une insécurité aggravée, une violence débridée, des populations prises entre le marteau jihadiste et l'enclume militaire. » Un changement de tuteur Jeune Afrique dresse un bilan tout aussi catastrophique sur le plan économique : les juntes avaient promis « souveraineté, rupture avec la dépendance néocoloniale, reprise en main des ressources nationales. Exit le franc CFA, symbole de la servitude monétaire. Exit aussi les “prédateurs“ occidentaux qui pillent les richesses africaines. Place à une économie enfin au service des peuples, débarrassée des tutelles étrangères. » Résultat : « La Russie, la Chine ou la Turquie se sont engouffrées dans le vide laissé par l'Occident, négociant des contrats qui ne sont pas nécessairement plus avantageux pour les populations. La souveraineté économique proclamée se révèle n'être qu'un changement de tuteur. » Comptables devant personne Enfin, « c'est peut-être sur le plan politique que le bilan est le plus édifiant, soupire encore Jeune Afrique. Car, au-delà des promesses sécuritaires et économiques, ces putschistes avaient tous juré, la main sur le cœur, de rendre le pouvoir aux civils après une brève “transition“. » Il n'en a rien été… Et on est arrivé à « une prise en otage du débat politique, une interdiction de penser autrement, une impossibilité de sanctionner démocratiquement des dirigeants qui, précisément, ne doivent rien aux urnes. Car c'est là le nœud du problème, constate le site panafricain : ces juntes ne sont comptables devant personne. Elles ne craignent ni l'alternance ni la sanction populaire. Leur seule légitimité repose sur la force des armes et sur la propagande. » Et Jeune Afrique de conclure : « Ces lignes nous attireront certainement la vindicte des thuriféraires de ces apprentis sorciers en treillis. “Dire la vérité en des temps de mensonge universel est un acte révolutionnaire“, écrivait Orwell dans 1984. (…) L'Histoire jugera sévèrement ces régimes qui auront trahi les espoirs qu'ils avaient suscités. » Walid, le trafiquant d'êtres humains : « sa cruauté était inconcevable » À lire également dans Le Monde Afrique cette enquête glaçante sur ce trafiquant d'êtres humains qui vient d'être condamné à 20 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic de migrants. Il se faisait appeler Walid, mais personne ne connait sa véritable identité : « Depuis Bani Walid, dans le nord-ouest de la Libye, cet Érythréen organisait la détention de migrants dans des conditions épouvantables, relate le journal, jusqu'à recevoir d'importantes sommes d'argent de leurs proches. (…) 196 témoins, majoritairement érythréens, ont été entendus pendant l'enquête. » L'un d'entre eux raconte : « Nous n'avions droit qu'à un repas par jour. Des gardes armés nous menaçaient. Nous pouvions sortir une fois par jour, en demandant à aller aux toilettes, détaille-t-il. Sa cruauté était inconcevable. Dans le camp, il y avait des migrants somaliens qui ne pouvaient pas payer. Walid les forçait à travailler pour lui. » Le Monde Afrique poursuit : « Selon d'autres témoignages, les migrants étaient “constamment fouettés avec un tuyau d'arrosage“, menacés par le maître des lieux, armé. Une femme raconte avoir été battue et violée par des hommes sous les ordres de Walid. Le seul moyen de partir était de payer la traversée vers l'Europe : 2 200 dollars. » Une traversée qui bien souvent tournait au naufrage et à la noyade… Walid a certes été condamné. Mais c'est un trafiquant d'êtres humains parmi d'autres. Et, soupire le journal, il a été remplacé…
Depuis la pandémie, les émotions sont, enfin, devenu un vrai sujet en entreprise. Mais, comme tout nouveau sujet, il y a un temps d'adaptation et d'apprentissage pour le maîtriser.Nous sommes des êtres humains donc, OUI, nous avons des émotions, positives et négatives, et les laisser à la porte de l'entreprise semble être mission impossible. Cependant, il faut bien distinguer les émotions positives et les négatives dans la façon de les exprimer... et de les traiter.Dans cet épisode, je donne quelques clés pour faire en sorte que nos émotions positives aient un maximum d'impact autour de vous car, oui, une émotion positive exprimée envoie des ondes positive autour de vous, mais j'explique surtout en quoi la forme est aussi importante que le fond dans l'expression de nos émotions.Et découvrez tous mes contenus (vidéos, articles, tests de personnalité...) en vous rendant sur mon blog : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Découvrez Phedra Clouner, directrice générale adjointe du Centre de Cybersécurité de Belgique, au parcours atypique et engagée pour protéger les infrastructures critiques… et les citoyens.Dans cet épisode, elle décrypte les cyber menaces et affirme l'importance de la pluralité des profils pour renforcer la la résilience collective.Elles font la Tech, la chronique de Sandrine Charpentier pour saisir sur le vif le portrait de femmes inspirantes de la Tech.***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast
durée : 00:32:16 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Anna Benjamin - Ancienne danseuse du Crazy Horse, Christine a vu son corps changer, Madeleine se bat, elle, contre les clichés sur les "petites dames", et Marie, médecin, s'épanouit dans le bénévolat. Elles parlent de leur manière de vieillir, d'amour, de sexualité, et de la mort. - réalisation : Somaya Dabbech
Cinq ans après le putsch au Mali, suivi ensuite de ceux du Burkina Faso et du Niger, Jeune Afrique s'interroge : « Les juntes ont-elles tenu leurs promesses ? » Dans les trois pays, les militaires arrivent au pouvoir au nom de l'impératif sécuritaire : « le discours est rodé, note le site panafricain : seuls les militaires peuvent gagner la guerre que les civils ont perdue. Finis, les atermoiements diplomatiques, les contraintes des accords de défense avec Paris, les états d'âme sur les droits humains ou la nécessité d'ouvrir un dialogue. Place à une guerre “totale“, menée par des soldats qui connaissent le terrain, épaulés par de nouveaux partenaires, Russie en tête, débarrassés des scrupules voire des arrière-pensées occidentales. Résultat ? Pas de quoi pavoiser… », s'exclame Jeune Afrique. Aussi bien au Mali qu'au Burkina et au Niger, « la situation sécuritaire s'est détériorée. (…) Partout, la même logique à l'œuvre : une militarisation à outrance de la réponse, une répression sans discrimination des populations accusées de complicité avec les jihadistes, un recours massif à des supplétifs étrangers, Africa Corps au Mali et au Burkina, des milices locales partout. Et le même résultat : une insécurité aggravée, une violence débridée, des populations prises entre le marteau jihadiste et l'enclume militaire. » Un changement de tuteur Jeune Afrique dresse un bilan tout aussi catastrophique sur le plan économique : les juntes avaient promis « souveraineté, rupture avec la dépendance néocoloniale, reprise en main des ressources nationales. Exit le franc CFA, symbole de la servitude monétaire. Exit aussi les “prédateurs“ occidentaux qui pillent les richesses africaines. Place à une économie enfin au service des peuples, débarrassée des tutelles étrangères. » Résultat : « La Russie, la Chine ou la Turquie se sont engouffrées dans le vide laissé par l'Occident, négociant des contrats qui ne sont pas nécessairement plus avantageux pour les populations. La souveraineté économique proclamée se révèle n'être qu'un changement de tuteur. » Comptables devant personne Enfin, « c'est peut-être sur le plan politique que le bilan est le plus édifiant, soupire encore Jeune Afrique. Car, au-delà des promesses sécuritaires et économiques, ces putschistes avaient tous juré, la main sur le cœur, de rendre le pouvoir aux civils après une brève “transition“. » Il n'en a rien été… Et on est arrivé à « une prise en otage du débat politique, une interdiction de penser autrement, une impossibilité de sanctionner démocratiquement des dirigeants qui, précisément, ne doivent rien aux urnes. Car c'est là le nœud du problème, constate le site panafricain : ces juntes ne sont comptables devant personne. Elles ne craignent ni l'alternance ni la sanction populaire. Leur seule légitimité repose sur la force des armes et sur la propagande. » Et Jeune Afrique de conclure : « Ces lignes nous attireront certainement la vindicte des thuriféraires de ces apprentis sorciers en treillis. “Dire la vérité en des temps de mensonge universel est un acte révolutionnaire“, écrivait Orwell dans 1984. (…) L'Histoire jugera sévèrement ces régimes qui auront trahi les espoirs qu'ils avaient suscités. » Walid, le trafiquant d'êtres humains : « sa cruauté était inconcevable » À lire également dans Le Monde Afrique cette enquête glaçante sur ce trafiquant d'êtres humains qui vient d'être condamné à 20 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic de migrants. Il se faisait appeler Walid, mais personne ne connait sa véritable identité : « Depuis Bani Walid, dans le nord-ouest de la Libye, cet Érythréen organisait la détention de migrants dans des conditions épouvantables, relate le journal, jusqu'à recevoir d'importantes sommes d'argent de leurs proches. (…) 196 témoins, majoritairement érythréens, ont été entendus pendant l'enquête. » L'un d'entre eux raconte : « Nous n'avions droit qu'à un repas par jour. Des gardes armés nous menaçaient. Nous pouvions sortir une fois par jour, en demandant à aller aux toilettes, détaille-t-il. Sa cruauté était inconcevable. Dans le camp, il y avait des migrants somaliens qui ne pouvaient pas payer. Walid les forçait à travailler pour lui. » Le Monde Afrique poursuit : « Selon d'autres témoignages, les migrants étaient “constamment fouettés avec un tuyau d'arrosage“, menacés par le maître des lieux, armé. Une femme raconte avoir été battue et violée par des hommes sous les ordres de Walid. Le seul moyen de partir était de payer la traversée vers l'Europe : 2 200 dollars. » Une traversée qui bien souvent tournait au naufrage et à la noyade… Walid a certes été condamné. Mais c'est un trafiquant d'êtres humains parmi d'autres. Et, soupire le journal, il a été remplacé…
Aujourd'hui, je vais vous parler des batteries, car oui, on cherche toujours à améliorer ce composant qui est si important dans nos appareils électroniques, mais aussi, évidemment, de plus en plus dans nos voitures.Le plus souvent, les batteries qu'on utilise fonctionnent avec des matières premières rares, le lithium en tête. Elles présentent plusieurs avantages. Elles peuvent stocker beaucoup d'énergie, tenir le coup pendant longtemps, ne pas se décharger rapidement et se recharger à une vitesse raisonnable.Mais le lithium, ce n'est pas top au niveau environnemental – son extraction contribue à la pollution des sols, elles n'aiment pas trop les conditions extrêmes de température et d'humidité et puis il y a toujours un risque d'incendies et d'explosions, en cas de mauvaise utilisation.Est-ce qu'il y a mieux que le lithium ?Des alternatives commencent à voir le jour. Et une semble tenir la corde : à votre avis, quel ingrédient est en passe de remplacer le lithium dans les batteries du futur ?HoublonSelFricadelleSucreLes batteries à l'avenir pourraient troquer le lithium pour le sel. Le sel, une véritable mine d'or pour, notamment, nos voitures.Car, vu que du sodium, on en trouve quand même en quantité assez importante sur notre planète, cela pourrait réduire les coûts de fabrication. Interrogée par nos confrères de la RTBF, Nathalie Job, chercheuse à l'ULiège, estime une économie de 5 000 € sur une voiture électrique qui en coûte 40 000 €.Elles sont plus sûres – elles ne flambent pas et résistent mieux aux conditions météorologiques extrêmes. C'est un plus pour l'automobile, et les progrès dans ce domaine semblent aller très vite.Une poignée de voitures sont commercialisées actuellement avec ce nouveau type de batterie. Mais elle intéresse beaucoup, notamment la Chine et la Corée du Sud, qui semblent vouloir mettre le paquet pour faire en sorte qu'on ait le même niveau de performances par rapport aux batteries lithium. Tant pour son utilisation que pour la recharge.Une idée peut-être pour démocratiser à l'avenir les véhicules électriques et qui pourraient aussi profiter à d'autres appareils fonctionnant sur batterie.
Les avalanches mortelles se multiplient dans les Alpes depuis le début de l'hiver. Elles ont fait 28 victimes entre fin décembre et mi-février, plus que pour toute la saison précédente. Le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) est en première ligne face à ces drames pour porter secours dans les situations les plus périlleuses et complexes en altitude. Nos reporters ont passé plusieurs jours en immersion avec cette unité, dont les opérations de secours sont particulièrement exposées : au moment du tournage, 67 de ses membres avaient trouvé la mort en intervention ou en entraînement depuis la création du PGHM en 1958.
Elles ne pensaient pas toutes être la cible. Bien que certaines ont traversé des tempêtes, d'autres allaient très bien. Mais une chose les rassemble : ce livre a changé quelque chose dans leur vie. Dans cet épisode spécial, je vous laisse entendre leurs voix, soit la voix de celles qui ont lu Avancer sans s'épuiser. Ce ne sont pas des citations écrites, ni des extraits choisis. Ce sont leurs vrais mots, leurs prises de conscience ainsi que leurs déclics. Vous découvrirez également que ce livre ne parle pas seulement de burnout. Au contraire. Il parle d'alignement, de vision, de permission et de performance. Il parle à celles qui avancent vite… et qui veulent continuer à avancer sans s'éteindre. Peut-être que vous l'avez déjà lu, et que ces témoignages vous donneront envie d'y revenir, différemment, selon la saison où vous êtes. Ou peut-être que vous hésitez encore, en croyant que ce message n'est peut-être pas pour vous. Peu importe où vous vous trouvez, je suis persuadée que ces voix ont quelque chose à vous apprendre. Un livre, c'est discret et ça ne fait pas de bruit… mais parfois, ça change une trajectoire entière. Bonne écoute ! Un merci tout spécial à ces magnifiques voix : Elise, Emily, Marianne, Joane, Karine, Marie, Monick et Sasha. >> Le résumé de cet épisode se trouve ici. LIENS ET RESSOURCES PARTAGÉS DANS CET ÉPISODE Livre : Avancer sans s'épuiser RESTONS EN CONTACT Infolettre éducative Instagram Facebook YouTube Pinterest TikTok
En Équateur, seules trois entreprises sont habilitées à recycler les déchets électroniques. C'est ainsi qu'ils s'accumulent, du continent jusqu'aux Galapagos. L'une d'entre elles, Vertmonde, a recyclé 680 tonnes de déchets électroniques l'an dernier à Quito. De notre correspondant à Quito, En Équateur comme ailleurs, les appareils électroniques, tels que les ordinateurs ou les portables, passent souvent des parents aux enfants. Mais tous finissent par arriver à la fin de leur vie. « Les études montrent que l'Équatorien moyen achète quatre appareils technologiques et produit six kilos de déchets électroniques à l'année, explique Belén Rosales, gérante des opérations de l'entreprise Vertmonde. Cela va de la montre intelligente à la télécommande qui ne marchent plus, les nouveaux écouteurs, le téléphone portable ou un nouvel ordinateur. » Résultat, des dizaines de milliers de tonnes de déchets électroniques dont le pays ne sait trop que faire. Et ce d'autant qu'il ne compte que sur trois compagnies spécialisées dans ce domaine et une culture tout juste naissante du recyclage, selon l'ingénieure environnementale Melyna Terán. « Je crois que notre éducation ne nous a pas habitués au recyclage, analyse-t-elle. Récemment, les gens ont commencé à récupérer les cartons, les résidus organiques et les plastiques, mais pas les déchets électroniques alors que c'est définitivement plus nécessaire que jamais. » À écouter dans 8 milliards de voisinsDéchets: comment passer du «tout jetable» au «tout réparé» ? Une loi qui encadre les activités de recyclage Rendre notre monde plus vert, c'est l'objectif des trois fondatrices de Vertmonde, Belén, Jhoanna et leur mère. En Équateur, la loi dite REP, pour Responsabilité étendue du producteur, encadre les activités de recyclage de déchets électroniques. « Selon la loi REP, les entreprises ont l'obligation de payer pour le recyclage de 0,5 % des déchets électroniques qu'elles produisent, ajoute Belén Rosales. C'est très peu. Pour le reste, elles souhaitent être payées. Elles savent qu'il y a des éléments précieux à l'intérieur des appareils électroniques et elles veulent en tirer parti. » Un chiffre de 0,5% qui peut être révisé à la hausse tous les 4 ans. Eduardo Vera, technicien de l'entreprise, reconditionne également les ordinateurs qui arrivent en bon état. « Je révise composant par composant les ordinateurs, les processeurs et les écrans. J'évalue l'état du ventilateur, de la mémoire RAM, je vois s'il est possible de reconditionner la machine, décrit le technicien. Si c'est possible, je vais récolter les pièces manquantes des autres ordinateurs qui arrivent au laboratoire. » Vertmonde s'est également mobilisée pour aider les collectivités isolées des Galapagos. « Aux Galapagos, nous avons un projet avec des entreprises privées, la Chambre de commerce et d'industrie et des mairies, liste Belén Rosales. Toutes ont des déchets électroniques mais elles les accumulent car elles ne savent pas quoi en faire. Donc chaque fois que Latam a de la place dans ses avions, elle amène des déchets sur le continent où nous les traitons. » Aujourd'hui, l'Équateur ne recycle que de 3 à 5 % de ses déchets électroniques contre 8 % pour le Costa Rica ou 25 % pour la Colombie. À lire aussiEnvironnement: les déchets électroniques et dangereux au centre d'une conférence internationale à Genève
Vamos más allá del velo, chador, niqab, burka... En nuestros barrios viven niñas a las que, además del velo, cuando tienen su primera regla se las aparta de cualquier interacción social fuera de la escuela. Incluso algunas las someten a matrimonios forzosos. "Per Elles" es una asociación en el barrio de El Raval de Barcelona. Allí vive una amplia comunidad asiática, sobre todo de Pakistán y de Bangladesh. Lluis Morales y Cristina Baldoví, dos educadores sociales, han iniciado esta asociación con campañas por las calles y centros educativos para intentar ayudarlas y que puedan disfrutar de su infancia y sus derechos. Huma Jamsched es pakistaní y es una activista que ha creado ACESOP, Asociación de Mujeres de El Raval, ha impedido centenares de bodas forzadas y les ayuda a mediar con esta comunidad. También hablamos con Marta Goná, portavoz de Ulloa Viva una de las plataformas que lideraron la protesta contra la macrocelulosa de Altri en Palas de Rei (Lugo) ayer la Xunta archivó el proyecto.
Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. [Rediffusion] RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.
Cet épisode du Podcast fait partie d'un ensemble de réflexions regroupées sous le thème« Madoka & Compagnie » qui forment un tout que vous pouvez consulter depuis ce lien. Elles sont prévues pour être lues dans l'ordre et sont à destination de fan connaissant très bien la série. Elles sont par nature truffées de spoilers…vous voilà prévenus
Au Québec, le Premier ministre, François Legault, s'apprête à quitter le pouvoir après sept ans à la tête de la province. Il laisse derrière lui une réforme linguistique majeure qui impose le français au monde des affaires. Des enseignes extérieures aux logiciels et communications internes, tout doit être disponible dans la langue officielle. Présentée comme un rempart pour la survie du français en Amérique du Nord, cette réforme bouscule aujourd'hui certaines entreprises longtemps portées par le bilinguisme à Montréal. De notre correspondante au Québec, Dans les studios de jeux vidéo à Montréal, comme dans de nombreuses entreprises internationales, l'anglais était souvent la langue commune de travail. Aujourd'hui, même les messages internes doivent être en français. « On est à la recherche de traducteurs, explique Arielle Mathieu du Conseil du patronat du Québec. Dans le contexte d'une pénurie de main-d'œuvre, c'est encore plus difficile pour les entreprises de s'adapter à cette nouvelle réglementation. » Cette obligation découle de la réforme linguistique adoptée par le gouvernement québécois en 2022. Elle fait du français, déjà langue officielle de cette province du Canada, la langue officielle de l'entreprise. Depuis juin 2025, aucune société de 25 employés et plus ne peut y échapper. « On avait énormément d'entreprises qui n'étaient pas prêtes, qui n'avaient pas commencé leur démarche de francisation », poursuit Arielle Mathieu. En fait, ce n'est pas la langue des salariés qui change, mais celle de l'entreprise. Elles peuvent toujours embaucher un ingénieur venu de Berlin ou de San Francisco, mais désormais, c'est à lui de s'adapter au français et non l'inverse. « Ce sont de réels freins pour recruter des talents étrangers sur notre territoire », assure encore Arielle Mathieu. La loi s'impose aussi dans l'affichage commercial. Elle concerne tout ce que voient les clients : emballages, sites internet et vitrines, où le français doit maintenant être prédominant. « Il faut changer l'affichage. Ça coûte cher », précise l'avocat Me Jean-Philippe Mikus. Il accompagne des dirigeants dans leur mise en conformité : « Pour un client, on était dans les centaines de milliers de dollars, parfois plus d'un million. Évidemment, lorsqu'on parle de chaînes, ça démultiplie les frais. » Jusqu'à 30 000 dollars d'amende À ces coûts s'ajoute la pression de l'Office québécois de la langue française, chargé de faire respecter la loi. Pour l'instant, il privilégie l'accompagnement. Mais la menace est réelle : jusqu'à 30 000 dollars d'amende, qui peuvent se répéter tant que l'infraction persiste. « C'est un fardeau extrêmement lourd, explique Me Mikus. Il y a plusieurs entreprises qui se disent : "Je ne vendrai pas au Québec" tout simplement », ajoute l'avocat. Certaines marques ont retiré le Québec de leurs boutiques en ligne, faute de site en français. Un signal d'alarme pour Michel Rochette, du Conseil canadien du commerce de détail : « Ça met un grand cercle rouge autour du Québec. C'est beaucoup de règles qui sont uniques au monde et qui rendent extrêmement périlleux le fait de faire affaire ici. » Mais pour le Premier ministre québécois, François Legault, toutefois, l'enjeu dépasse l'économie : « Le Québec forme une nation, mais qui est, en proportion, petite en Amérique du Nord, qui sera toujours vulnérable. » Son pari politique pour la survie culturelle bouscule l'écosystème d'affaires de Montréal, une ville habituée à faire du bilinguisme sa marque de commerce. À lire aussiCanada: la langue française en perte de vitesse au Québec
Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ? Avec : • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.
En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard. Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques. Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques. La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale. Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.
Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ? Avec : • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.
durée : 01:00:14 - Vitamines ! - par : Nathalie Piolé -
durée : 00:01:43 - France Inter sur le terrain - Avec son exercice majeur "Orion 26", l'armée française s'entraîne avec des militaires de 24 pays alliés à conquérir la supériorité aérienne, préalable indispensable à toute opération militaire, mobilisant aussi bien les moyens spatiaux et cyber que les forces spéciales. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. Est-ce au dermatologue d'explorer la piste de troubles psychiques si le patient est non conscient de ses problèmes ? Avec: Pr Laurent MISERY, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Retrouvez l'émission en intégralité iciPeau et santé mentale : des liens trop souvent sous-estimés
Invitée: Lena Matasci. On a parfois lʹimpression de courir comme des hamsters dans une roue. Une vie qui défile sans que lʹon se rendent compte, entre travail et obligations familiales et sociales. Certaines personnes décident de descendre du manège. Elles tentent une vie plus simple, plus lente, plus écologique aussi. Cʹest ce quʹon appelle la simplicité volontaire. Quelles sont leurs motivations? Comment vivent-elles cette vie de sobriété? Tribu reçoit Lena Matasci, assistante-doctorante à lʹInstitut dʹethnologie de Neuchâtel, qui fait sa thèse sur la simplicité volontaire.
Vous avez dit "bizarre" ? C'est bien normal. Voici la première série de Baleine sous Gravillon consacrée à des espèces animales extraordinairement étranges.Dans cette première série, Marc et Marie-Juliette se penchent sur 5 animaux à l'anatomie hors du commun.Si vous aviez un pouvoir magique, lequel serait-il ? Dans le monde vivant, de nombreuses bébêtes ont opté pour l'invisibilité. Il existe probablement autant de techniques que d'espèces : changement de couleur, texture proche de celle d'un tronc d'arbre ou d'une pierre, immobilité, voire... transparence.Parmi ces dernières bestioles, on retrouve plus de 150 espèces de petites grenouilles dites "de verre". Ces amphibiens vivent à l'instar du Fulgore et de l'Araponga dans les forêts centrales et sud-américaines (décidément, il s'en passe des choses étonnantes dans cette région du monde !).Si elles ne sont pas tout à faits transparents (le terme approprié serait plutôt "translucide"), leur ventre laisse cependant complètement passer la lumière, ce qui rend ses organes vitaux (foie, estomac, ou cœur) visibles à l'œil nu ! Une particularité qui leur permet de se confondre avec les feuilles sur lesquelles elles résident (le reste de leur corps est d'un vert éclatant), échappant ainsi à un maximum de prédateurs.Malheureusement, cette beauté a un coût : en raison de leur apparence extraordinaire, elles sont très prisées de certains fans de NAC, les rendant ainsi victimes du trafic animalier. Elles sont également menacées par la déforestation, si bien que 11 espèces sont aujourd'hui en danger critique d'extinction...___
Pendant longtemps, certaines capacités cognitives ont été considérées comme un privilège humain. Se représenter un nombre abstrait, savoir si l'on sait ou si l'on ignore quelque chose, ou encore manipuler mentalement des concepts sans support concret. Or, une expérience récente menée en Allemagne est venue sérieusement bousculer cette frontière. Les héroïnes de cette découverte ne sont ni des singes ni des dauphins, mais… des corneilles.L'étude est conduite par l'équipe du neurobiologiste Andreas Nieder à l'Université de Tübingen. Son objectif : tester si ces oiseaux sont capables de ce que l'on appelle la métacognition, c'est-à-dire la capacité à évaluer ses propres connaissances. En clair : savoir si l'on a la bonne réponse… ou savoir que l'on ne l'a pas.Le protocole est redoutablement précis. Les corneilles sont entraînées à observer brièvement un écran affichant un certain nombre de points. Ensuite, l'image disparaît, et l'oiseau doit indiquer si le nombre présenté correspond à une valeur cible. Jusque-là, rien d'exceptionnel : beaucoup d'animaux savent distinguer des quantités simples. Mais voici la subtilité décisive. Dans certaines conditions, les corneilles ont la possibilité de renoncer à répondre lorsqu'elles ne sont pas sûres, évitant ainsi une pénalité.Et c'est là que l'exploit se produit. Les corneilles ne répondent pas au hasard. Elles choisissent de répondre lorsqu'elles ont vu clairement le stimulus… et s'abstiennent lorsqu'il est trop bref ou ambigu. Autrement dit, elles évaluent leur propre degré de certitude. Exactement le comportement attendu chez un humain conscient de ses limites.Mais l'expérience va encore plus loin. Les chercheurs enregistrent l'activité neuronale dans une zone du cerveau aviaire fonctionnellement équivalente au cortex préfrontal humain. Ils observent que certains neurones s'activent non pas en fonction de la réponse correcte, mais en fonction de la certitude subjective de l'oiseau. Ce signal neuronal de la confiance — que l'on pensait réservé aux primates — est bien présent chez la corneille.Jusqu'ici, ce type de test était considéré comme un marqueur fort de conscience de soi minimale. Il avait été validé chez l'humain, et de façon très débattue chez certains grands singes. Le voir réussi par un oiseau, dont le cerveau est organisé de manière très différente, est une surprise majeure.Cette découverte a des implications profondes. Elle montre que des fonctions cognitives dites “supérieures” peuvent émerger sans cortex cérébral, par des architectures neuronales totalement différentes. En clair : l'intelligence n'a pas un seul modèle biologique.Les corneilles ne parlent pas, n'écrivent pas, ne philosophent pas. Mais elles viennent de réussir un test qui, jusqu'à récemment, servait précisément à définir ce qui nous rendait uniques. Et cela oblige la science à revoir une vieille certitude : l'humain n'a peut-être jamais été aussi seul qu'il le croyait au sommet de l'intelligence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce mercredi 18 février, Niagalé Bagayoko, politologue et enseignante à Sciences Po, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles ont discuté du Somaliland, une république autoproclamée qui a fait sécession de la Somalie en 1991, ainsi que des réactions à sa reconnaissance par Israël. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
À Port-au-Prince, la violence des gangs a des conséquences extrêmement lourdes sur l'accès aux soins. Près des 3/4 des structures médicales ne fonctionnent plus et ce sont essentiellement les organisations humanitaires qui font tourner les quelques centres de santé et hôpitaux toujours ouverts. Nos envoyés spéciaux Justine Fontaine et Achim Lippold ont pu se rendre à l'Hôpital de Drouillard géré par Médecins sans frontières, situé à Cité Soleil, quartier sous la coupe d'un groupe criminel. À l'entrée, une lourde porte métallique et l'obligation de déposer ses armes. La violence n'a pas sa place dans l'hôpital. « Les différentes unités de soin sont protégées contre les tirs. Si l'établissement n'est pas directement visé par les gangs, il peut toujours être touché par des balles perdues » des gangs ou des policiers, raconte notre journaliste Achim Lippold. Ici, bourreaux et victimes sont soignés sans distinction. « La vie coincée entre les gangs et la police qui commet, elle aussi des exactions a profondément traumatisé les habitants », explique encore Achim Lippold. En plus du stress quotidien, le chômage, le manque de moyens et la malnutrition pèsent sur l'état de santé des Haïtiens. « Les gens se sentent vulnérables quand ils ne peuvent pas aider ou prendre soin de leur famille », explique le docteur Darena Diomeri. Anne Cantener prolonge la discussion avec Mumuza Muhindo, chef de mission sortant de Médecins sans frontières pour Haïti, en ligne depuis Port-au-Prince. « Travailler en Haïti, c'est accepter de prendre beaucoup de risques », explique d'emblée l'humanitaire. « Notre priorité, c'est la sécurité des malades et de notre personnel ». À plusieurs reprises, MSF a dû fermer certaines de ses structures. « Nous adaptons nos activités en fonction du contexte sécuritaire », précise Mumuza Muhindo qui prend la température chaque matin, auprès de ses contacts. « Il faut dialoguer avec tous les acteurs de la zone : chefs de gangs mais aussi chefs traditionnels, prêtres, pasteurs... C'est un travail quotidien. » Les besoins sont énormes car seules 25% environ des structures médicales fonctionnent à Port-au-Prince « et encore, pas de façon optimale », précise le responsable. Elles manquent notamment de personnels car les gens ont peur de venir travailler. « Pour eux, c'est s'exposer aux risques de kidnappings, de viols ou de balles perdues ». Un 8è président pour le Pérou en 10 ans Le Pérou connaîtra aujourd'hui le nom de son nouveau président. Les Parlementaires devront choisir entre quatre candidats, nous apprend La Republica. Trois hommes et une femme. Un vote en présentiel mais à bulletins secrets, explique le journal. Il faudra sans doute deux tours tant le Parlement est fragmenté. À deux mois de la présidentielle, El Comercio espère que les élus privilégieront l'interêt national, et non pas « les calculs électoraux de court terme ». Le journal les appelle à choisir « un profil consensuel, une autorité morale en ce moment de profonde méfiance institutionnelle. » Le nouveau président succèdera à José Jeri qui a été destitué hier (17 février 2026). Il avait pris le pouvoir en octobre 2025, après le destitution - déjà - de Dina Boluarte. Selon La Republica, ce que l'histoire retiendra, c'est que José Jeri n'est pas resté longtemps à la tête de l'État et qu'il a déçu. Il a commis des erreurs, confirme El Comercio. Plaintes pour trafic d'influences, réunions secrètes avec des hommes d'affaires chinois, embauches illégales de personnes qui lui avaient rendu visite au siège du gouvernement et toute une série d'interrogations sur son éthique. Voilà ce qui a conduit José Jeri vers la sortie. « Quand un président perd la confiance des gens aussi vite, la chute politique est inévitable », écrit El Comercio. « José Jeri le savait mais il a continué à justifier l'injustifiable, changeant de version au fur et à mesure qu'apparaissaient des preuves compromettantes », déplore le journal. Le président a fini par être lâché, y compris par la droite péruvienne. Cette nouvelle crise politique au Pérou pourrait éloigner encore un plus les électeurs des urnes. « Les responsables politiques péruviens, qu'ils soient de droite ou de gauche, trouvent toujours le moyen de te décevoir », commente avec amertume l'écrivain et célèbre animateur de télévision Jaime Baily interrogé par La Republica. « Ils s'arrangent toujours pour que tu finisses par avoir honte d'avoir voté pour eux ». Alors Jaime Baily a trouvé la solution : il ne vote plus. Le gouvernement argentin veut-il protéger ou museler la presse ? En Argentine, les journalistes ne pourront pas couvrir les prochaines manifestations contre la réforme du travail comme ils l'entendent. Hier, (17 février 2026), le gouvernement a publié des recommandations à l'intention de la presse, explique Clarin. Les journalistes devront rester sur un trottoir, d'un côté de la place du Congrès, et ne pas se mettre entre les forces de sécurité et les manifestants en cas de débordements. Ce serait vous mettre vous-même en danger car « face à des faits violents, les forces de l'ordre interviendront », menace le ministère de la Sécurité dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Le gouvernement dit s'inquiéter pour la sécurité des journalistes alors que la semaine dernière, lors du vote du texte par le Sénat, une manifestation avait dégénéré. Mais l'Association des correspondants étrangers en Argentine dénonce une entrave à la liberté de la presse, rapporte Pagina 12. L'Acera estime que le gouvernement cherche à intimider les journalistes et méconnaît sa propre responsabilité : l'État doit protéger les journalistes quand ils travaillent sur la voie publique. C'est un devoir reconnu internationalement, précise encore l'association. Le journal de la 1ère On a assisté à une « déferlante rouge » dans les centres-villes de Martinique hier (17 février 2026), à l'occasion de Mardi-Gras.
durée : 00:03:45 - Le Pourquoi du comment : philo - par : Frédéric Worms - "Ça commence à prendre forme". De l'argile au smartphone, la forme est au cœur de nos vies. Cette chronique de Frédéric Worms s'appuie sur Gilbert Simondon pour éclairer la différence entre l'émergence progressive d'une forme et son imposition à la matière. - réalisation : Luc-Jean Reynaud
Elles s'occupent de l'agenda, des déplacements, des chambres d'hôtels et des demandes diverses des patrons. Elles organisent et animent les séminaires et les conférences de direction, prennent des notes, écrivent les comptes rendus, anticipent les problématiques potentielles. Elles s'occupent des prestataires pour les forfaits téléphones et les voitures de fonction. Elles font le lien entre les directeurs et les salariés. Ecoutent et prennent soin des uns et des autres. Réfléchissent à des outils pour le bien-être au travail. Elles sont au cœur des entreprises, essentielles au bon fonctionnement de celles-ci, mais restent souvent dans l'ombre. Qui sont les assistantes de direction ? Quels sont leurs parcours, leurs aspirations, leurs difficultés et leurs satisfactions ? Qu'est ce que tout cela raconte de la vie en entreprise, notamment en terme de rapport de genre et de classe. Pour y répondre, Charlotte Bienaimé est allée à la rencontre de trois d'entre elles, à Lille. Lors d'une des réunions mensuelles du « Club des directrices de direction ». Une association qui leur permet de s'entraider et de se soutenir. Avec : Aurélie, Claire et Marie, membres du Club des assistantes de direction des Hauts de France Enregistrements Janvier 2026 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Annabelle Brouard Conseillère éditoriale Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey
C dans l'air du 17 février 2026 - Epstein : un affaire françaiseLe séisme Epstein n'en finit plus de produire ses répliques en France. Lundi, des perquisitions ont été menées dans plusieurs lieux, dont l'Institut du monde arabe (IMA), à Paris. Elles sont intervenues quelques jours après la démission de Jack Lang, président de l'institution depuis plusieurs années, dans le cadre de l'enquête visant à établir ses liens financiers présumés avec Jeffrey Epstein. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert, le 6 février, une enquête pour soupçons de « blanchiment de fraude fiscale aggravée » contre l'ex-ministre et sa fille, Caroline Lang.Parallèlement, la justice a désigné plusieurs magistrats référents pour repérer « d'éventuelles infractions liées à des ressortissants français » dans cette affaire tentaculaire Epstein. En pratique, ils vont passer au crible les millions de documents diffusés par la justice américaine mi-janvier, en coordination avec le PNF. Au-delà de ce travail sur ces archives, le parquet de Paris a été saisi de plusieurs affaires distinctes impliquant des ressortissants français.D'abord, celle concernant le diplomate Fabrice Aidan, après un signalement du ministère des Affaires étrangères à la suite des révélations de Mediapart et Radio France. Celui qui était conseiller à la représentation permanente de la France à l'ONU avait été soupçonné, en 2013 – via une enquête du FBI – d'avoir consulté des fichiers pédopornographiques. Le diplomate avait alors dû quitter son poste à l'ONU et les États-Unis pour revenir en France, où il a poursuivi sa carrière.La Cellule investigation de Radio France a révélé hier que le diplomate, dont le nom est cité à de nombreuses reprises dans les « Epstein Files », a par la suite fait l'objet d'une enquête classée sans suite en France pour d'autres faits à caractère pédocriminel. En 2020, alors qu'il était conseiller au cabinet d'Audrey Azoulay, directrice générale à l'UNESCO, Fabrice Aidan a été ciblé par une enquête de la Brigade de protection des mineurs de la Préfecture de police de Paris pour « tentative de corruption de mineur ». La procédure a abouti à un classement sans suite la même année.Enfin, la justice française a décidé une « réanalyse intégrale » du dossier de l'ex-agent de mannequins Jean-Luc Brunel, qui s'est suicidé en prison en février 2022. Il était alors incarcéré depuis un peu plus d'un an, mis en examen pour viol à la suite d'une première plainte en 2019, lorsque le scandale Epstein a éclaté. Lors de l'enquête de police, dix femmes ont mis en cause Jean-Luc Brunel pour des faits de viol, notamment sur mineure. À sa mort, l'action publique s'était éteinte. L'une de ses victimes présumées, Thysia Huisman, a accepté de témoigner au micro de #cdanslair.Nos experts :- Laurent VALDIGUIE - Journaliste d'investigation à Marianne- Audrey GOUTARD - grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société- Caroline VIGOUREUX - journaliste en charge des questions de société à la Tribune Dimanche- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France
Depuis des siècles, Stonehenge fascine autant qu'il intrigue. Mais parmi toutes ses énigmes, l'une est particulièrement tenace : l'origine des “pierres bleues”, ces blocs de plusieurs tonnes qui ne proviennent pas du tout de la région où le monument est érigé. Pendant longtemps, leur présence a semblé presque inexplicable.Ces pierres bleues — une quarantaine à l'origine — sont des roches volcaniques et métamorphiques, différentes des grands blocs de grès visibles aujourd'hui. Dès le XXᵉ siècle, les géologues établissent qu'elles proviennent du pays de Galles, à plus de 200 kilomètres de Stonehenge. Une distance colossale pour des sociétés néolithiques ne disposant ni de roue, ni de métal, ni d'animaux de trait.Comment ces pierres ont-elles été transportées ? Deux hypothèses se sont longtemps affrontées. La première, spectaculaire, évoquait un transport humain volontaire, par radeaux, traîneaux et rouleaux de bois, sur des générations entières. La seconde proposait une origine naturelle : les pierres auraient été déplacées par les glaciers lors des dernières glaciations, puis réutilisées sur place par les bâtisseurs.C'est précisément ce débat qu'une étude récente est venue raviver — et peut-être trancher. Publiée dans la revue Communications Earth & Environment, cette recherche est menée par deux scientifiques de l'Université Curtin, en Australie.Leur travail repose sur une analyse fine de la géologie et de la dynamique glaciaire britannique. Leur conclusion est claire : aucun glacier connu n'aurait pu transporter ces pierres jusqu'à la plaine de Salisbury. Les modèles climatiques et géomorphologiques montrent que les glaces se sont arrêtées bien plus à l'ouest. En revanche, elles auraient pu déplacer certaines pierres jusqu'au sud-ouest du pays de Galles, où elles auraient ensuite été récupérées.Autrement dit, les pierres bleues n'ont pas voyagé seules jusqu'à Stonehenge. Elles ont été extraites, choisies et transportées intentionnellement par des humains sur des centaines de kilomètres. Cette conclusion renforce l'idée que Stonehenge n'est pas seulement un exploit architectural, mais aussi un projet social et symbolique majeur, mobilisant des communautés entières.Pourquoi faire un tel effort ? De plus en plus d'archéologues pensent que les pierres bleues avaient une valeur rituelle ou identitaire particulière. Leur provenance lointaine aurait renforcé leur prestige, leur pouvoir symbolique, voire spirituel. Stonehenge ne serait donc pas seulement un observatoire ou un calendrier, mais un lieu de mémoire et de rassemblement, reliant différentes régions de la Grande-Bretagne néolithique.Ce que cette étude récente change profondément, c'est notre regard sur ces sociétés anciennes. Loin d'être primitives, elles étaient capables de planification à long terme, de coopération à grande échelle et de choix culturels sophistiqués. Le mystère des pierres bleues n'est peut-être pas totalement résolu… mais il révèle déjà une chose essentielle : Stonehenge est l'œuvre d'une ambition humaine bien plus grande qu'on ne l'imaginait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Haribo, c'est beau la vie, pour les grands et les petits. Efficace et pas chère, c'est la MAAF que j'préfère Bien sûr, la rime facilite la mémorisation. Une phrase rythmée est plus facile à retenir, à répéter et à transmettre. Notre cerveau est particulièrement sensible aux régularités sonores : elles demandent moins d'effort cognitif pour être traitées. Mais cet avantage mnésique n'est qu'une partie de l'explication.Les slogans rimés tirent surtout parti d'un biais cognitif bien documenté : l'effet de rime, aussi appelé rhyme-as-reason effect.Ce biais a été mis en évidence en 2000 par les psychologues Matthew McGlone et Jessica Tofighbakhsh, dans une étude devenue classique publiée dans la revue Psychological Science. Leur expérience est simple : ils présentent à des participants des affirmations exprimant la même idée, mais sous deux formes différentes. L'une rime, l'autre non.Résultat : les participants jugent systématiquement la version rimée plus vraie, plus convaincante et plus fiable, alors même que le sens est strictement identique.Pourquoi ? Parce que notre cerveau confond fluidité cognitive et validité. Une phrase qui rime est plus facile à traiter mentalement. Cette facilité est ressentie comme un signal positif : inconsciemment, nous interprétons ce confort cognitif comme un indice de vérité. Autrement dit, si une phrase « sonne juste », elle nous paraît… juste.Ce mécanisme est automatique et largement inconscient. Même lorsqu'on sait que la rime n'a aucune valeur logique, l'effet persiste. D'autres travaux ont confirmé ce biais dans des contextes variés : jugements moraux, messages de prévention, slogans politiques ou publicitaires.Les publicitaires exploitent donc un raccourci mental très puissant. Une phrase rimée donne l'impression d'être plus ancienne, plus partagée, presque proverbiale. Elle évoque la sagesse populaire, l'évidence collective. C'est exactement pour cette raison que de nombreux dictons traditionnels utilisent la rime : elle confère une autorité implicite.En résumé, les slogans publicitaires ne riment pas seulement pour être jolis ou mémorables. Ils utilisent une faille subtile de notre raisonnement : notre tendance à confondre forme agréable et fond crédible. Une démonstration élégante de la manière dont le cerveau peut être convaincu… sans jamais s'en rendre compte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:41 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Le prochain Budget pluriannuel ne devant entrer en application qu'en 2028, il reste encore plus d'un an de tractations pour la future politique agricole. Elles se tiendront sous la pression des organisations d'agriculteurs qui comptent bien suivre le dossier de près.
À l'âge adulte, le corps humain compte environ 37 trillions de cellules. Pour comprendre pourquoi elles se divisent (certaines tout au long de leur vie comme les cellules de la peau, ou de l'intestin, il faut revenir à la fonction la plus fondamentale du vivant : se maintenir, se réparer et se transmettre. La division cellulaire n'est pas un détail technique de la biologie, c'est le mécanisme central qui rend la vie possible à toutes les échelles.La première raison est la croissance. Un organisme pluricellulaire, comme un humain, commence par une seule cellule : l'œuf fécondé. Pour devenir un corps composé de dizaines de milliers de milliards de cellules, il n'existe qu'une solution : se diviser encore et encore. Chaque division double le nombre de cellules, permettant la construction progressive des tissus, des organes, puis de l'organisme entier. Sans division cellulaire, aucun être complexe ne pourrait exister.La deuxième raison est le renouvellement. Les cellules ne sont pas immortelles. Elles s'usent, accumulent des dommages, ou sont simplement programmées pour mourir. Dans le corps humain, certaines cellules vivent très longtemps, mais d'autres sont renouvelées en permanence. Les cellules de la peau, par exemple, sont remplacées en quelques semaines. Les globules rouges vivent environ 120 jours. La division cellulaire permet donc de maintenir l'intégrité des tissus, en remplaçant continuellement ce qui disparaît.Troisième raison : la réparation. Lorsqu'un tissu est endommagé — une coupure, une brûlure, une fracture — ce sont les divisions cellulaires qui rendent la cicatrisation possible. Les cellules voisines se multiplient pour combler la perte, reconstruire la structure et restaurer la fonction. Sans cette capacité à se diviser, la moindre blessure serait irréversible.Mais il existe une raison encore plus fondamentale : la transmission de l'information génétique. Avant de se diviser, une cellule copie son ADN avec une extrême précision. La division permet ainsi de transmettre à chaque cellule fille une copie complète du programme biologique. C'est ce mécanisme qui assure la stabilité des espèces au fil des générations, mais aussi la reproduction chez les organismes unicellulaires, pour lesquels se diviser, c'est littéralement se reproduire.Enfin, la division cellulaire est strictement contrôlée. Une cellule ne se divise pas “par envie”, mais parce qu'elle reçoit des signaux précis : besoins de l'organisme, disponibilité des nutriments, absence de dommages génétiques. Lorsque ce contrôle échoue, les divisions deviennent anarchiques. C'est exactement ce qui se produit dans le cancer : des cellules se divisent sans raison fonctionnelle, au détriment de l'organisme.En résumé, les cellules se divisent pour grandir, durer, réparer et transmettre la vie. La division cellulaire n'est pas un accident de l'évolution : c'est l'un des piliers invisibles sur lesquels repose toute la biologie du vivant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:38:40 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Dans l'actualité, depuis plusieurs années, la référence aux années 1930 est omniprésente. Sur la violence politique, sur la tentation autoritaire, sur la montée des extrêmes-droites, sur la question des impérialismes ou la fragmentation politique. - invités : Johann Chapoutot Historien français; Nicolas Offenstadt Historien, professeur des Universités à Paris 1, spécialiste de la Première Guerre mondiale et d'historiographie
Nous sommes aujourd'hui avec Cécile Khayat et Victoria Effantin, les fondatrices de Mamiche. Leurs boulangeries artisanales, devenues des institutions parisiennes, ont remis du sens, de la gourmandise et de la joie au cœur du métier de boulanger. Pour co-animer cet épisode, Philibert est accompagné de Charles Compagnon, figure emblématique de la restauration parisienne.À travers cet épisode, nous cherchons à comprendre comment Cécile et Victoria ont réussi à casser les codes de la boulangerie contemporaine, et trouver l'équilibre entre exigence, performance et croissance. Pour cela, Cécile et Victoria nous racontent la naissance de Mamiche. On évoque leurs débuts, leurs aspirations profondes... et leur rencontre évidemment décisive. C'est Victoria qui, la première, exprime l'envie de monter une boulangerie. L'idée circule, se précise, puis devient un projet commun. À travers leurs échanges, elles réalisent qu'elles partagent une même sensibilité et une vraie complémentarité. Commence alors une phase de reconversion et d'apprentissage pour comprendre le métier de l'intérieur, avant même de parler d'ouverture. Elles posent les bases de leur projet, et, surtout, de leur joyeuse et solide association.Ensemble, on évoque ensuite les coulisses de l'ouverture de leur première boulangerie. Trouver un local, penser l'organisation, imaginer le lieu, définir ce qu'elles veulent proposer et à quel rythme. Elles se souviennent des premières décisions structurantes, des contraintes matérielles et de la réalité du lancement. Malgré le succès immédiat, le projet se construit jour après jour, entre ajustements, fatigue et enthousiasme.Enfin, Cécile et Victoria reviennent sur la croissance maîtrisée de Mamiche ces dernières années. Elles mettent ainsi en lumière leur volonté de faire grandir Mamiche sans renoncer à son identité : préserver l'exigence du produit, le geste artisanal et une certaine idée du métier, en avançant à leur rythme et en restant fidèles à leurs valeurs. Elles nous racontent aussi ce que signifie entreprendre en tant que femmes, dans un milieu historiquement masculin comme la boulangerie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette forme est bien pratique pour tenir et manger la banane, mais pourquoi ne pousse-t-elle pas droite comme peuvent le faire un poireau ou une asperge ? En fait, il n'y a pas une explication mais deux ! Et la première est liée à la crise du logement... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.