Podcasts about Loin

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108 Milliards
Faire de ses convictions un métier — Juliette Delas — S4E28

108 Milliards

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 73:12


Peut-on faire de ses convictions intimes un métier à part entière ? Dans une société où le militantisme s'exerce souvent sur son temps libre, Juliette fait figure d'exception.J'ai eu le plaisir de recevoir Juliette Delas, directrice du développement chez Femmes@Numérique et vice-présidente d'ELLEstime, pour comprendre comment elle a transformé son féminisme en une carrière percutante au cœur de la tech.Sa force, c'est sa capacité à challenger les modèles établis avec une authenticité désarmante. Loin des postures moralisatrices, elle a choisi d'attaquer les inégalités par le prisme de la carrière et de privilégier l'écoute pour fédérer, assumant de "déranger" les conditionnements sans jamais juger.Dans cet épisode, nous explorons :- L'indépendance financière : première brique pour s'affranchir et vivre librement. En lien très jeune avec les choix de carrière.- L'électrochoc : Une crise d'angoisse à 27 ans qui l'a pousse à tracer sa propre voie.- La “bonne manière” de faire changer d'avis : C'est tellement plus puissant de demander "explique-moi ce que tu ressens" plutôt qu'imposer ses directives.- La déconstruction des cases : Dépasser les étiquettes pour repenser la collaboration entre les hommes et les femmes. Pourquoi est-ce qu'on genre les choses en tant que société ? Est-ce vraiment utile et vers quoi peut-on aller ?Cette conversation, c'est une autorisation à s'affranchir des codes pour tracer son propre chemin. Ciao les injonctions du genre !Bonne écoute !Timeline00:00:00 - 00:05:14 : Juliette Delas en mission pour la féminisation de la tech00:05:14 - 00:08:43 : L'indépendance financière comme clé de l'émancipation féminine00:08:43 - 00:13:01 : Comment créer son réseau et devenir légitime dans le militantisme féministe00:13:01 - 00:17:21 : Déconstruire les injonctions : "C'est comme ça" ne suffit plus00:17:21 - 00:22:14 : La négociation salariale et les conditionnements de genre00:22:14 - 00:30:51 : Reconstruire plutôt que déconstruire : définir sa propre case00:30:51 - 00:38:38 : Écouter son instinct et couper le cordon avec les modèles familiaux00:38:38 - 00:52:10 : Défis et récompenses du militantisme : entre solitude et reconnaissance00:52:10 - 01:03:05 : Le miroir des relations : quand assumer sa singularité dérange01:03:05 - 01:12:56 : Vers une société plus inclusive : la diversité comme force d'innovationHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pure Dog Talk
729 — Assembling the “Engine” in Canine Structure

Pure Dog Talk

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 41:37


Assembling the "Engine" in Canine Structure Veteran breeder and judge Stephanie Seabrook Hedgepath joins host Laura Reeves to break down the dog's "engine" -- rear construction from croup anatomy and tail set to hock length and bend of stifle — helping breeders and judges understand how structure drives movement and longevity. The entire rear assembly in a dog is the engine that propels it forward. Stephanie and Laura unpack the anatomy and biomechanics behind a correct rear assembly, why balance matters more than any single piece, and how faults in the rear (or the front) can break a working dog down over time. The Rear as the Engine Stephanie describes the rear as a pole vault mechanism, driving the dog over its front assembly. The pelvis, sacral vertebrae (three fused bones), and hip joints form a solid, interconnected unit — and understanding how they work together is key to evaluating any breed. Croup Angle and Tail Set The croup's angle determines tail set and follow-through. A steep croup lets a dog reach far under itself but limits follow-through — the dog picks its foot back up instead of pushing off completely. A high tail set (Stephanie's memorable test: can you see the dog's anus from behind?) produces a tail that curls over the back and signals a structural problem, not just a cosmetic one. Hock Length: Short Isn't Always Better Not every breed needs a short hock. Whippets need length to generate speed. Corgis need enough leg to cover ground. The right hock length always comes back to the question: can this dog do the job it was bred to do? Bend of Stifle and Sickle Hock Too much bend in the stifle often produces an overly long rear pastern and a sickle hock — the dog can't stand square and loses its ability to push off effectively. Handlers may be able to mask it on the stack, but the dog's movement tells the truth. Why Balance Is Everything A dog that is straight both front and rear tires quickly but stays sound. A dog with a strong rear and a straight front is the most problematic combination — the front, held together only by muscle and ligament, will break down under the stress the rear generates. Movement is the proof of structure, and slowing a dog down in the ring often reveals problems that a fast gait conceals. Breadth, Loin and Feet Stephanie and Laura also cover the importance of croup width (muscling and power), loin strength and length, and breed-appropriate feet — reminding listeners that every element of the standard exists because it helped a dog perform its original function.

A bientôt de te revoir
Eva Sadoun : "La folie c'est un espace neutre"

A bientôt de te revoir

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 56:10


Eva Sadoun grâce à qui le super podcast Loin des yeux loin du care existe n'est pas seulement une virgo anxieuse, c'est aussi une saltimbanque dans l'âme, on connaît pas beaucoup d'économistes qui chantent comme ça nous.Pour venir assister à un enregistrement cliquez super fort sur ce lienCalme toi :Laura Laarman : directrice de production et direction techniqueAntonia Louveau : community managementLucie Meslien : illustration animation Lou Poincheval : chargée de productionCaroline Bérault : illustrations Manon Carrour : vignette Joanna & Gaspar : générique Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ils sont fous ces Bretons France Bleu Breizh Izel
Avec l'association Scient, ils redonnent vie à des vêtements à Morlaix, loin de l'esprit de la fast-fashion

Ils sont fous ces Bretons France Bleu Breizh Izel

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 4:01


durée : 00:04:01 - Ils sont fous ces bretons - . Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Tout savoir en 24 minutes
«C'est loin d'être terminé»: jusqu'où le prix de l'essence peut-il monter?

Tout savoir en 24 minutes

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 13:48


Iran: le baril de pétrole explose. Iran: nouveau guide suprême. Iran: guerre jour 10, bref résumé des opérations. Carney a parlé à Trump. Débat parlementaire sur la guerre en Iran. Élections partielles 13 avril. Violence à Repentigny. Fin de semaine chargée dans la planète sport! Coup de feu sur la résidence de Rihanna. Tout savoir en quelques minutes avec Alexandre Dubé, Isabelle Perron et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Radio Diploweb
Que nous apprend l'histoire mondiale du renseignement ? Avec S-Y Laurent

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 26:05


Depuis longtemps, mais peut-être plus que jamais, le renseignement joue un rôle clé dans le devenir du monde. Par définition, il s'agit d'une activité secrète. Alors, nous est-il possible d'avoir - à partir de sources ouvertes - une connaissance du renseignement à l'échelle du monde entier ? Pour en parler, nous avons l'honneur de recevoir Sébastien-Yves Laurent. Professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Co-auteur avec Peter Jackson et Boris Delagenière de « L'essor du renseignement moderne. Une histoire mondiale de l'espionnage », chez Nouveau monde éditions. Cette émission a été enregistrée le 5/01/2026 et diffusée le 3/03/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée Extrait de la synthèse rédigée"Voici une une réflexion approfondie sur la nature, l'évolution et les enjeux contemporains du renseignement. À rebours des représentations fantasmées de l'espionnage, il développe une approche scientifique et historique du renseignement comme objet politique, institutionnel et technologique. L'entretien permet ainsi d'éclairer la place centrale du renseignement dans les rapports de pouvoir, les crises internationales et la prise de décision stratégique.Sébastien-Yves Laurent propose une définition volontairement simple mais structurante : le renseignement est avant tout une pratique d'usage de l'information. Il ne s'agit pas uniquement de collecter des données, mais bien d'en faire (ou non) un usage politique, stratégique ou opérationnel. Cette distinction est essentielle car elle met en lumière un problème récurrent dans l'histoire : le fait que des informations pertinentes puissent être disponibles sans pour autant être prises en compte par le décideur. L'exemple de l'URSS face à l'invasion allemande en 1941 illustre tragiquement cette situation, où Staline disposait d'informations précises mais choisit de les ignorer. À l'inverse, certaines opérations contemporaines (capture du président du Venezuela Maduro en janvier 2026) montrent combien un renseignement exploité efficacement peut être décisif.La thèse centrale repose sur l'idée de modernité du renseignement, qui émerge au XIXe siècle. Cette modernité se caractérise par quatre éléments fondamentaux :. L'institutionnalisation bureaucratique des services de renseignement en temps de paix.. Leur capacité à centraliser l'information.. Leur proximité avec le pouvoir exécutif.. L'irréversibilité de leur existence.Contrairement aux dispositifs ponctuels existant dans les siècles précédents, les services modernes deviennent des bureaucraties permanentes, désormais indissociables de l'État. (...)Deuxième thèse majeure : le renseignement est historiquement profondément dépendant des technologies de l'information. Dès le XIXe siècle, la télégraphie, puis la radio, l'interception des communications et le déchiffrement transforment les pratiques. La Première Guerre mondiale apparaît comme un tournant décisif : développement massif de l'écoute des communications, photographie aérienne, usage de l'avion comme outil de collecte d'information, coopération technologique entre alliés. Cette dynamique s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui avec le numérique et l'intelligence artificielle, créant une dépendance structurelle du renseignement à la technologie. (...)L'un des apports les plus novateurs évoqués concerne la féminisation massive du renseignement lors de la Première Guerre mondiale. Loin des clichés de la « femme fatale », les femmes ont joué un rôle crucial dans les grandes bureaucraties du renseignement, notamment dans le déchiffrement, le traitement de l'information et la gestion administrative. Bien que cantonnées à des fonctions subalternes en raison des normes sociales de l'époque, leur contribution fut structurellement indispensable au fonctionnement des services."Voir ⁠sur Diploweb.com la synthèse rédigée complète⁠ 

La marche du monde
À l'école des femmes afghanes

La marche du monde

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 48:29


« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe.   Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes.   À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal.  « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. »   Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».

Invité Afrique
Queen Rima: «Je rêve de voir la musique guinéenne voyager encore plus loin dans le monde»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 6:00


« Conakry à Paris », c'est le titre du festival Africapitales qui se tient à Paris jusqu'au 15 mars. Avec des expositions, des conférences et une série de concerts. Et notre Grande Invitée Afrique ce samedi sera justement sur scène ce soir (7 mars à FGO-Barbara) ! Militante, puissante, touchante. La chanteuse guinéenne Queen Rima, lauréate du Prix Découvertes RFI 2025, répond aux questions de Guillaume Thibault.

Dans quel Monde on vit
Wilson Fache à un ami israélien : « Tu m'as appris qu'un missile iranien avait explosé non loin de chez toi en brisant l'une des fenêtres de ton appartement »

Dans quel Monde on vit

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 4:27


Alors que les Etats-Unis et Israël sont entrés en guerre contre l'Iran, le reporter de guerre Wilson Fache a reçu des nouvelles d'un ami israélien. Dans cette lettre, il revient sur leur relation. Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Antichambre
« On est loin du vendredi fou! »

L'Antichambre

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 15:20


À l'Antichambre, Andrée-Anne Barbeau est en compagnie de Stéphane Waite et Stéphane Leroux pour parler de la date limite des transactions et de Colton Parayko qui a refusé d'aller jouer pour les Sabres.

Reportage culture
«American Images»: la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l'Amérique

Reportage culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 2:37


Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés.  Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards.  Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets.  « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : « Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin  Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net.  Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : « En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier.  «​​​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l'Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n'est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les débarrasser de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau.  On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l'exposition : American Images. Quelle image de l'Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? «​​​​​​​​​​​​​​ Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l'image des États-Unis tels qu'ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : «​​​​​​​​​​​​​​ Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c'est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas. À lire aussiAvec l'exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires

Reportage Culture
«American Images»: la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l'Amérique

Reportage Culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 2:37


Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés.  Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards.  Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets.  « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : « Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin  Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net.  Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : « En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier.  «​​​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l'Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n'est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les débarrasser de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau.  On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l'exposition : American Images. Quelle image de l'Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? «​​​​​​​​​​​​​​ Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l'image des États-Unis tels qu'ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : «​​​​​​​​​​​​​​ Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c'est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas. À lire aussiAvec l'exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires

Journal d'Haïti et des Amériques
Vers un rapprochement entre Haïti et la République dominicaine ?

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 30:00


Haïti entretient avec sa voisine des relations houleuses depuis plusieurs années. Mais cela pourrait peut-être changer avec le nouveau gouvernement d'Alix Didier Fils-Aimé. « Cela fait cinq ans que les relations avec la République dominicaine se sont détériorées », rappelle Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Depuis, plus de visa pour les Haïtiens qui veulent se rendre en République dominicaine. Plus d'avion non plus entre les deux pays. Mais le nouveau gouvernement haïtien, qui a été installé avant-hier, fait des relations avec Saint-Domingue une nécessité stratégique. « On doit donc s'attendre à une inflexion dans ce qui se passe entre les deux pays », estime Frantz Duval. Le Nouvelliste a, par ailleurs, rencontré le nouvel administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, Alexander de Croo. « Il a dit que le développement ne peut pas attendre la sécurité. Il faut continuer à faire des efforts, à investir, à penser aux jeunes », retient Frantz Duval. En attendant, en raison de la situation sécuritaire dans le pays, l'Agence fédérale de l'aviation américaine a décidé de prolonger, jusqu'en septembre 2026, l'interdiction pour les compagnies aériennes commerciales de voler vers Port-au-Prince. « Ce n'est pas une bonne nouvelle ni pour le gouvernement ni pour toute la diaspora haïtienne », estime Frantz Duval.   Donald Trump garde les mains libres dans le conflit avec l'Iran Aux États-Unis, le Sénat a rejeté hier (4 mars) un texte obligeant Donald Trump à obtenir le feu vert du Congrès pour mener la guerre contre l'Iran. Et pour le Globe and Mail au Canada, ce rejet illustre deux aspects de la politique états-unienne. Le premier, c'est la réticence du pouvoir législatif à faire contrepoids à l'exécutif en matière de politique étrangère et intérieure. Le second, c'est sa réticence historique à restreindre le pouvoir du président à utiliser l'armée. Car une opération militaire sans l'approbation du Congrès, c'est un grand classique dans l'histoire récente des États-Unis. Le Globe and Mail relève que ça faisait d'ailleurs longtemps qu'on n'avait pas vu une telle tentative à bloquer les pouvoirs militaires présidentiels. La décision de Donald Trump d'attaquer l'Iran a surtout été une question d'instinct. C'est ce qu'il a laissé entendre mardi (3 mars 2026) aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz. « Donald Trump suit son instinct et ses conseillers à la sécurité nationale tentent de suivre le rythme », titre ainsi le New York Times. Des conseillers qui se comptent d'ailleurs sur les doigts d'une main. Littéralement : pour l'Iran, ils étaient cinq autour du président. Aujourd'hui, écrit le New York Times, le Conseil de sécurité nationale est réduit à exécuter les décisions présidentielles. Des décisions contradictoires, voire incohérentes. Avec comme principale conséquence : la difficulté à anticiper ce qui pourrait mal tourner. Ce pessimisme agace le Wall Street Journal. « Cinq jours après le début de la guerre, on pourrait penser, d'après la couverture médiatique et les commentaires, que les États-Unis sont en train de perdre », écrit le quotidien économique, qui poursuit : « Mais maintenant que la guerre est en cours, notre point de vue, peut-être démodé, est que nous devons espérer que les États-Unis remportent un succès tant militaire que stratégique. Et peut-être qu'avant d'anticiper ou d'applaudir l'échec, nous pourrions attendre de voir comment les choses évoluent. »   Une conférence de presse millimétrée En Argentine, le gendarme Nahuel Gallo a donné hier (4 mars 2026) sa première conférence de presse depuis sa libération. Cette première prise de parole après 448 jours dans les geôles vénézuéliennes est à la Une de toute la presse argentine. Et notamment sur le site de Clarin, où il apparait le visage émacié et l'air fatigué. Nahuel Gallo n'a pas voulu détailler les atrocités qu'il a subies. Pas un mot non plus sur le rôle de l'AFA, la Fédération argentine de football qui a obtenu sa libération grâce à des négociations parallèles avec la Fédération vénézuélienne. Ce qui fait dire à Pagina12 qu'il s'agissait là d'une parodie de conférence de presse, que Nahuel Gallo s'est contenté de répéter ce qu'on lui avait demandé de dire. Pendant ce temps, au Venezuela, des prisonniers politiques sont toujours incarcérés malgré l'amnistie générale décrétée, il y a deux semaines. Ce que dénonce TalCual qui consacre un article à la Zone 7, l'un des nombreux centres de détention vénézuéliens. Le président de l'Assemblée nationale avait promis que tous ceux qui y sont enfermés seraient libérés, une fois, la loi d'amnistie approuvée. Mais deux semaines plus tard, des dizaines de familles attendent toujours. « La promesse non tenue de la Zone 7 » : c'est un long article d'analyse à retrouver à la Une de TalCual, le premier d'une série consacrée à la propagande derrière la loi d'amnistie.   Au Brésil, un GR pour un tourisme à faible impact Le Nordeste du Brésil inaugure son premier chemin de grande randonnée. Appelé « chemin de Ibiapaba », l'itinéraire de 185 km relie les États du Piauí et du Ceará à travers les biomes de la caatinga, du cerrado, et de la forêt atlantique. Loin des plages et des grands pôles touristiques du pays, l'itinéraire encourage un tourisme à faible impact, en lien avec les communautés locales. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

Un Jour dans l'Histoire
Les femmes au Moyen-Age : loin d'être invisibles

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 44:29


Nous sommes le 1er avril 990, dans la vieille ville impériale de Ravenne, dans le nord de l'Italie. C'est-là que se trouve l'impératrice germanique Théophano, veuve d'Otton II et mère d'Otton III, elle y reçoit les envoyés du monastère de Farfa qui se plaignent d'avoir perdu la possession d'une de leurs églises. Théophano rendra une décision de justice en faveur des moines. Sur le document officiel, elle ne se présente pas comme impératrice, mais porte le titre d'« empereur auguste » et signe du nom de Théophanius. Cet acte exceptionnel révèle une facette méconnue du haut Moyen Âge, période comprise entre le VIe et le XIe siècle. En effet, si la société est indéniablement patriarcale, l'exercice du pouvoir par les femmes n'y est pas impossible. Cette époque se distingue par une conception du genre plus fluide que la nôtre ; ainsi une femme peut être qualifiée de « virago » : on la juge masculine avec des manières rudes et autoritaires, on peut dire qu'elle agit virilement pour diriger un royaume ou défendre des forteresses. Cette influence repose alors sur des bases concrètes, comme la gestion de douaires, càd des biens qui lui sont réservés en cas de veuvage, garants d'une autonomie économique réelle. De l'aristocrate carolingienne Dhuoda, rédigeant un traité d'éducation pour son fils, aux puissantes abbesses qui président des conciles, les femmes ont pu occuper le devant de la scène politique et culturelle. Elles ont été les gardiennes de la mémoire familiale et les organisatrices du foyer, et leur statut, avant le XIIe siècle, a souvent été plus étendu qu'à la fin du Moyen Âge, avant que la réforme grégorienne et le retour du droit romain ne viennent restreindre leur accès au savoir et au sacré. Sortons ces femmes de l'ombre de l'Histoire car elles ne furent pas tout à fait invisibles … _______________________________________ Avec Justine Audebrand, docteure en histoire médiévale. « La vie des femmes au Moyen Âge – Une autre histoire Vie- Xie siècle » ; Perrin. sujets traités : femmes, Moyen-Age, éducation, réforme, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Papatriarcat
Quelques minutes avec Cerise Calixte

Papatriarcat

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 2:42


Vous connaissez par cœur sa voix puissante qui chante "Le Bleu Lumière" dans votre salon... Mais connaissez-vous la femme et la maman derrière l'héroïne Disney ?Dans l'épisode de demain, je reçois Cerise Calixte, la voix française de Vaiana et Ariel. Loin des paillettes et des studios, elle se livre avec une authenticité désarmante sur ce qui se passe une fois le micro éteint.

Histoires du monde
Elections au Népal : la génération Z donne de la voix

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 2:45


durée : 00:02:45 - Regarde le monde - Balendra Shah, 35 ans, rappeur, est peut-être le futur premier ministre du Népal. Vous le reconnaîtrez aisément à son style inimitable : lunettes noires, barbe taillée et costard impeccable. Loin des standards de l'homme politique traditionnel. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Elections au Népal : la génération Z donne de la voix

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 2:45


durée : 00:02:45 - Regarde le monde - Balendra Shah, 35 ans, rappeur, est peut-être le futur premier ministre du Népal. Vous le reconnaîtrez aisément à son style inimitable : lunettes noires, barbe taillée et costard impeccable. Loin des standards de l'homme politique traditionnel. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le zoom de la rédaction
"La ville n'a pas changé" : le bilan après six ans de Rassemblement national à la tête de Perpignan

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 4:19


durée : 00:04:19 - Le Grand reportage de France Inter - C'est la ville vitrine du Rassemblement national : Perpignan et ses 120 000 habitants. Le maire sortant, Louis Aliot, repart face à des concurrents divisés. Mais quel est son bilan ? Loin des discours nationaux offensifs, le maire a veillé à ne pas faire de vague et opéré par petites touches. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

L’invité de l’économie
Culture : « Dans l'actualité morose, à nous d'essayer de peindre avec d'autres couleurs notre horizon » déclare Jean-Marc Dumontet

L’invité de l’économie

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 9:36


Dans cet épisode passionnant des Voix de l'économie, nous recevons Jean-Marc Dumontet, producteur et propriétaire de plusieurs salles de spectacles parisiennes. Alors que le contexte économique et géopolitique semble morose, il nous partage son point de vue sur le rôle essentiel que peut jouer la culture pour apporter un peu de légèreté et d'espoir.Tout au long de l'entretien, Jean-Marc Dumontet fait preuve d'un optimisme contagieux. Loin de considérer la culture comme un simple remède aux périodes de crise, il la présente plutôt comme un vecteur d'émancipation et d'épanouissement individuel. Selon lui, le public, et notamment les jeunes générations, recherche de plus en plus des moments de sens et d'enrichissement intellectuel, que la fréquentation des salles de spectacle, des expositions ou du cinéma peut leur apporter.L'invité évoque son récent rachat du Théâtre du Gymnase, sur les Grands Boulevards parisiens. Avec passion, il décrit son désir de redonner tout son lustre à cette salle mythique, afin d'y accueillir de beaux projets artistiques, à l'image du triomphal Bourgeois Gentilhomme qu'il produit actuellement. Ce rachat illustre son engagement en tant que producteur, soucieux de préserver la singularité de chacune de ses salles tout en leur donnant les moyens de rencontrer le succès.Tout au long de l'entretien, Jean-Marc Dumontet se montre également très attaché au système des intermittents du spectacle, qu'il considère comme un atout majeur pour la vitalité du secteur culturel français. Loin de le voir comme une charge pour la collectivité, il le présente comme un formidable tremplin permettant aux artistes de faire face aux aléas de leur métier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les pieds sur terre
Millionnaire avant 30 ans : Jonathan, parti de loin

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:24


durée : 00:29:24 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Olivia Müller - Jonathan, fils unique d'une mère célibataire, est placé, à 12 ans, à l'Aide sociale à l'enfance. Il rêve d'argent, économise chaque centime et travaille dès qu'il peut. De petits boulots en investissements immobiliers, il s'enrichit et cofonde une entreprise évaluée à plus d'un milliard d'euros. - réalisation : Étienne Gratianette

Les Grandes Gueules
La bonne stratégie du jour - Jean-Loup Bonnamy : "Ce n'est pas avec ce pachyderme impotent et obèse qu'est l'UE, qu'on va aller bien loin. Macron s'en est rendu compte. Il va parler aux Anglais et à certains pays de l&apos

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:26


Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Antoine Diers, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

France Culture physique
Millionnaire avant 30 ans : Jonathan, parti de loin

France Culture physique

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:24


durée : 00:29:24 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Olivia Müller - Jonathan, fils unique d'une mère célibataire, est placé, à 12 ans, à l'Aide sociale à l'enfance. Il rêve d'argent, économise chaque centime et travaille dès qu'il peut. De petits boulots en investissements immobiliers, il s'enrichit et cofonde une entreprise évaluée à plus d'un milliard d'euros. - réalisation : Étienne Gratianette

TsugiMag
Place des Fêtes · Festival Olá Paris! avec Beatriz Batarda, Joāo Rosas, Wilson Ladeiro et Fernando Ladeiro-Marquès

TsugiMag

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 50:21


Place des Fêtes, le rendez-vous musique et culture de Tsugi Radio, où nous parlons de musique, de jeux vidéo, de politique ou de cinéma. C'est le cas aujourd'hui, mais c'est le cinéma portugais que nous allons évoquer dans la prochaine heure. De vendredi à dimanche, le Club de l'Étoile accueille la 2ème édition d'Olá Paris, un festival né de l'envie des frères Ladeiro, Wilson et Fernando, de mettre un coup de projecteur sur les artistes portugais. Loin du glamour des grands festivals de films, et de la domination du cinéma anglo-saxon, il existe au Portugal un vivier incroyable de scénaristes, d'acteurs et d'actrices, de metteurs et metteuses en scène. Tous et toutes nourris par l'histoire d'un pays qui, s'il a délogé une dictature avec le pouvoir des fleurs, se débat aussi avec son passé. Les films sélectionnés cette année à Olá Paris sont traversés par les thématiques du passé colonial, de l'immigration, du poids de l'église ou encore du réchauffement climatique qui met en péril les sublimes paysages du Portugal. Il est frappant aussi de voir dans cette sélection les liens invisibles entre nos deux pays, que ce soit à travers des personnages issus de la diaspora portugaise ou à travers les clins d'œil assumés à certains cinéastes français notamment de la Nouvelle Vague. Au programme ce week-end, 7 films, dont 5 avant-premières, mais aussi une sélection de court-métrages d'animation, une séance extravagante, et bien sûr des masterclasses et des rencontres avec les artistes invités. Aujourd'hui dans Place des Fêtes, le réalisateur João Rosas qui vient présenter A vida luminosa, la vie lumineuse, mais aussi la marraine du festival, la comédienne Beatriz Batarda, au générique de 2 films très chabroliens de cette sélection. Et puisque je parlais de diaspora portugaise, j'ai trouvé le morceau idéal pour commencer cette émission, ça s'appelle la fiancée de l'atome, c'est extrait de l'album Kino Music du musicien Pierre Daven-Keller et on y entend les vocalises d'une comédienne et chanteuse, qu'on a vue présenter les dernières victoires de la musique et qui sera dimanche à Olá Paris, Helena Noguerra.

Sandrine Martin Podcast - Bla Bla Yoga
162. Yoga : La boîte à outils du quotidien

Sandrine Martin Podcast - Bla Bla Yoga

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 16:33 Transcription Available


Découvrez comment la philosophie du yoga et la méditation s'adaptent à votre quotidien pour devenir une véritable boîte à outils pour l'humain (im)parfait. Loin des poses lissées, nous explorons les 8 branches de Patanjali pour apprendre à rester ancré au cœur du chaos." Un partage sans filtre pour une pratique libre et décomplexée. Ouvrons la boîteÉpisode sur la méditation : 70. Se faire confiance dans les techniques de concentration avec Marie-Laure BrunPour poursuivre l'aventure, rejoignez la Newsletter qui s'adresse aux profs de Yoga.

Les chroniques de Pierre-Yves McSween
Faut-il avoir un million de dollars en REER? «Tenez-vous loin des généralités»

Les chroniques de Pierre-Yves McSween

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 9:34


Écoutez le chroniqueur économique Alexandre Leblond décortiquer le tout, mardi, au micro de Catherine Brisson.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Le Cheat Code par Ourama
TRAVAIL, DISCIPLINE, SUCCÈS : la méthode de Guillaume Leclerc !

Le Cheat Code par Ourama

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 42:48


De collaborateur à fondateur : le pari réussi de Guillaume LeclercDans un nouvel épisode du podcast Cheat Code, nous avons reçu Guillaume Leclerc, avocat associé en droit des affaires. Après huit années d'exercice, il a pris un virage décisif : lancer son propre cabinet, Victoris Avocat.En seulement un an, son développement a été spectaculaire. Son positionnement est clair : devenir l'avocat des relations commerciales. Une spécialisation assumée qui lui a permis de se démarquer rapidement sur un marché pourtant très concurrentiel.‍Trouver sa place (et l'assumer)Ce qui ressort de son parcours, c'est la force du positionnement. Plutôt que de rester généraliste, Guillaume Leclerc a choisi un cap précis : le droit commercial et les relations d'affaires. Cette clarté stratégique a structuré sa communication, sa clientèle et son image.Dans l'épisode, il revient sur les défis rencontrés lors du lancement de son cabinet : la solitude entrepreneuriale, la nécessité de structurer son offre, l'apprentissage constant. Se lancer ne relève pas d'un coup de chance, mais d'une décision réfléchie, accompagnée d'une vraie discipline de travail.Réussir implique d'écouter attentivement ses clients, de comprendre leurs enjeux business et d'adapter son approche en permanence. Le droit ne se vend pas seulement par la technicité, mais par la valeur concrète apportée aux entreprises.‍Modernité, IA et ambition : la nouvelle génération d'avocatsAutre élément clé de son développement : l'utilisation d'outils modernes, notamment l'intelligence artificielle. Loin de voir ces technologies comme une menace, Guillaume Leclerc les considère comme des leviers d'optimisation. Automatiser certaines tâches, gagner en efficacité, libérer du temps pour le conseil stratégique : voilà comment il envisage leur usage.Mais il insiste sur un point essentiel : la technologie ne remplace ni l'effort ni la formation continue. Le succès repose sur la curiosité, la rigueur et la capacité à évoluer. Se former, écouter les retours, ajuster sa stratégie… et surtout ne pas avoir peur d'oser.‍Être avocat, c'est aussi être entrepreneurUn point central de l'échange concerne l'état d'esprit. Pour Guillaume Leclerc, devenir avocat ne signifie pas uniquement maîtriser le droit : cela suppose également d'adopter une posture d'entrepreneur.Son engagement au sein de l'Association des Avocats Conseils d'Entreprises (ACE) s'inscrit dans cette logique. Il défend l'idée que l'esprit entrepreneurial est indispensable dans la profession. Beaucoup d'avocats se lancent sans clientèle établie, et la réalité peut être brutale. Pourtant, avec la bonne mentalité, ces obstacles deviennent des étapes.Il évoque une discipline personnelle très structurée, une organisation quotidienne rigoureuse et une capacité à rester combatif dans les périodes plus complexes. Développer sa clientèle, viser l'association ou créer son cabinet demande constance et stratégie. Cet état d'esprit n'est pas inné, mais il se travaille.À travers son témoignage, un message se dégage clairement : la réussite dans le droit moderne repose autant sur les compétences juridiques que sur la capacité à entreprendre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fréquence Terre
L’Urgence de la Lenteur

Fréquence Terre

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 7:59


L’Urgence de la Lenteur : Ce que le Paresseux nous apprend sur le Burn-out Dans une société qui a érigé la vitesse en vertu cardinale, le paresseux fait figure d'anomalie, voire d'affront. Pourtant, derrière son sourire imperturbable et ses mouvements décomposés, se cache l'une des stratégies de survie les plus sophistiquées du règne animal. Et si la « paresse » n'était pas un défaut, mais un acte de résistance biologique ? Un mathématicien de l'énergie Le nom du paresseux est, en soi, un jugement de valeur. En anglais (Sloth) comme en français, il est associé à l’un des sept péchés capitaux. Pourtant, la science nous raconte une toute autre histoire. Le paresseux n'est pas « fainéant » ; il est sobre. Vivre dans la canopée amazonienne en se nourrissant exclusivement de feuilles fibreuses et pauvres en nutriments impose un budget énergétique extrêmement serré. Pour survivre, le paresseux a fait un choix radical : un métabolisme 40 % plus lent que celui de n'importe quel mammifère de sa taille. Chez lui, la digestion d'une seule feuille peut prendre jusqu’à deux semaines. Dans ce contexte, s’agiter n’est pas une option, c’est une condamnation à mort. Le jardin ambulant : Une symbiose unique L’un des secrets les mieux gardés du paresseux réside dans sa fourrure. Loin d’être simplement sale, son pelage est un véritable écosystème miniature. Pendant la saison des pluies, des algues vertes colonisent ses poils, lui offrant un camouflage parfait contre les aigles harpies et les jaguars. Mais ce n’est pas tout : ces algues cohabitent avec des papillons spécifiques (le pyrale du paresseux). Une fois par semaine, l’animal quitte la sécurité des cimes pour descendre au sol — un rituel périlleux — afin d’y déposer ses excréments, permettant aux papillons d’y pondre. En retour, ces insectes nourrissent les algues sur son dos. Le paresseux ne traverse pas la forêt : il est la forêt. Le miroir du Burn-out Pourquoi cet animal nous fascine-t-il autant aujourd’hui ? Sans doute parce qu’il représente tout ce que nous avons perdu. À l’heure du burn-out généralisé, où l’épuisement est devenu la norme, le paresseux nous renvoie une image dérangeante. « Dans un système qui exige une croissance et une accélération infinies, l’immobilité du paresseux est un acte radical. » Le burn-out est souvent l’incendie final d’un moteur que l’on a refusé de ralentir. Le paresseux, lui, a compris depuis des millénaires que la survie ne dépend pas de la vitesse à laquelle on dévore le monde, mais de la capacité à s’y fondre sans l’épuiser. Sa lenteur n’est pas une faiblesse, c’est une armure cinétique. À écouter : 8 minutes pour ralentir Cet épisode des Énigmes Sauvages vous propose une immersion sonore inédite au cœur de la canopée. Conçu comme une parenthèse méditative, ce récit de 8 minutes vous invite à débrancher les notifications et à caler votre respiration sur celle du maître de la patience. Découvrez l’épisode 9 : « L’Urgence de la Lenteur » sur toutes les plateformes de streaming et sur les ondes de Fréquence Terre. Le saviez-vous ? Le paresseux est si lent que son corps ne produit pas assez de chaleur par le mouvement. Pour se réchauffer, il doit faire comme les reptiles : s’exposer au soleil. Une véritable batterie solaire vivante.

Histoire Vivante - La 1ere
Les amis de la Suisse (2/5) : De grands voisins si proches, si loin

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 30:00


Entre la France et l'Allemagne, le cœur de la Suisse a-t-il balancé si fort que ça au cours de l'histoire ? La question ne se pose pas vraiment jusqu'à l'avènement d'États centraux puissants en Italie et en Allemagne à la fin du XIXe siècle. Jusqu'ici, c'est la France qui domine et même vassalise souvent les cantons suisses. Après 1848, la nouvelle confédération helvétique a choisi le franc comme monnaie de référence mais ce regard tourné vers l'ouest se détourne progressivement au profit de relations plus étroites avec l'Allemagne. Les amitiés de la Suisse avec ses grands voisins, un récit avec Sacha Zala, qui a de nombreuses casquettes : professeur à l'université de Berne, il est aussi président de la Société suisse d'histoire et surtout, ce qui nous intéresse particulièrement dans cet épisode, il est directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses. Sacha Zala, historien et directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses.

MedShake Podcast
Le "mariage" réussi entre une association de patients et un géant pharmaceutique

MedShake Podcast

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 16:20


Dans ce nouvel épisode de Cheminements, enregistré en live lors de la Journée Patient & Pharma, nous explorons les coulisses d'une collaboration fructueuse entre le monde associatif et l'industrie pharmaceutique. Loin des postures de principe, nos invitées nous expliquent comment elles ont bâti une relation durable pour répondre aux enjeux critiques des déficits immunitaires primitifs (DIP). De la lutte contre l'errance diagnostique à la sécurisation de l'accès aux immunoglobulines, découvrez comment l'écoute du "savoir expérientiel" des patients transforme concrètement le développement des solutions de santé et influence les politiques publiques.Les intervenants :Virginie Milière : déléguée générale de l'association IRIS (représentation et accompagnement des personnes atteintes de déficits immunitaires primitifs).Tania Aydenian : directrice du département Value-Based Partnerships chez Takeda.Les sujets abordés dans l'épisode :La genèse et l'évolution de la relation de confiance entre IRIS et Takeda malgré les restructurations industrielles.Les défis spécifiques des DIP : une errance diagnostique de 6 ans en moyenne et une dépendance aux médicaments dérivés du plasma.La différence entre un simple changement de conditionnement et une réelle innovation améliorant la qualité de vie des patients.L'importance de la transparence : savoir se dire les choses, même quand elles sont difficiles, pour avancer vers un objectif commun.La création de l'Alliance Plasma : un plaidoyer unique regroupant industriels et associations pour peser sur les décisions publiques.L'engagement humain au-delà du cadre professionnel, illustré par la participation des collaborateurs aux événements associatifs.Crédits :Écriture : Marguerite de RodellecProduction : MedShake StudioCet épisode à été enregistré durant la première édition de la Journée Patients & Pharma, un événement pour créer un véritable espace de dialogue entre représentants de patients et industrie qui a eu lieu le 4 décembre 2025, à la Maison A. Trocadéro. Chers auditeurs, je vous informe que d'autres épisodes exclusifs du podcast Cheminements ont été enregistrés en direct, pour donner la parole à des binômes patients / laboratoires qui sont venus raconter leurs collaborations, leurs défis, et parfois même… leurs histoires d'amour professionnelles. Alors si ce sujet vous parle, rejoignez-nous.Ressources :https://patientspharma.com/En ouvrant le dictionnaire, on apprend que "cheminement" désigne une progression graduelle, un mouvement, une avance graduelle.➡ Retrouvez tous les épisodes sur https://www.cheminements.co/❤️ Soutenez-nous gratuitement :Abonnez-vous !Laissez 5 étoiles et un avis sur Apple Podcasts ou Spotify ⭐Cheminements, le podcast santé des femmes, dans vos oreilles chaque semaine.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain
☕️ GRAND DEBRIEF (fév. 26) – Vidéo, voix, code... L'IA va-t-elle trop loin ?

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 56:47


Ce mois-ci, le Grand Débrief explore l'impact de l'intelligence artificielle sur la création vidéo, le cinéma, la musique et le marché du travail. Alors que Seedance affole Hollywood, que le “vibe coding” bouscule les développeurs, les agents autonomes font planer un nouveau risque : celui d'une IA qui agit… On évoque les avancées technologiques, les enjeux éthiques, et des opportunités pour les créateurs et l'industrie. Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)En partenariat avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprisesL'IA va-t-elle remplacer les acteurs ? La génération de vidéo par intelligence artificielle a franchi un cap, en février, avec Seedance 2.0, l'outil de ByteDance, capable de produire des séquences ultra réalistes mettant en scène des célébrités… sans leur consentement. Les studios hollywoodiens paniquent pendant qu'en France les doubleurs et tous les professionnels du cinéma s'inquiètent de la vague de l'IA qui arrive. Lien Monde Numérique : Seedance affole Hollywood, Meta veut faire parler les morts Au-delà du scandale, nous évoquons aussi l'autre versant de la révolution de l'IA : l'ouverture d'un nouvel espace créatif, comme l'a été la révolution de l'audio, des home studios aux albums faits“dans une chambre. La vidéo IA permet à de nouveaux talents d'émerger.L'IA va-t-elle remplacer les développeurs ? Après les déclarations de Dario Amodei (Anthropic) et Mustafa Suleyman (Microsoft AI), le débat sur le remplacement des développeurs par l'IA est plus que jamais d'actualité. Dans beaucoup d'entreprises, l'IA écrit-elle déjà le code à la place des humains. Mais méfions-nous des annonces spectaculaires alors que l'adoption réelle semble encore en retrait, selon François Sorel. Décrire une application en langage naturel et laisser l'IA la construire, la corriger, l'améliorer, c'est le “vibe coding”. J'évoque mon expérience avec Lovable et la bascule que cela préfigure : si chacun peut générer son outil sur-mesure, à quoi serviront encore les applications standards et les services SaaS ? Ecouter aussi : Les mots de la tech 2025 : “Vibe coding”Vibe coding : j'ai créé deux applications sans écrire une ligne de codeL'IA va-t-elle devenir de plus en plus autonomeFévrier a été marqué par le phénomène OpenClaw, un agent open source qui peut agir localement sur votre machine, gérer des tâches, manipuler des services et automatiser des workflows. Mais l'autonomie a un prix : erreurs irréversibles, exposition de données, et nécessité d'isoler l'outil sur une machine dédiée, dans environnement cloisonné. C'est l'occasion d'aborder la question de l'alignement des IA, et la perte de lisibilité des modèles à mesure qu'ils gagnent en complexité. Faudrait-il une autorité internationale de supervision, comme pour le nucléaire ?Ecouter aussi : OpenClaw et Moltbook : la nouvelle ère des agents autonomes (Nicolas Guyon, Comptoir IA) Les dessous inquiétants de l'alignement des IA (Frédéric Filloux, Les Echos, Deepnews)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Thune
Bromance entrepreneuriale

Thune

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 37:11


En ce mois de la Saint-Valentin, et si on parlait de thune bien sûr, mais aussi d'amour ? Dans les émissions autour de l'entrepreneuriat, on a toujours l'impression que les gens qui ont réussi, qui créé des boîtes et fait fortune, ne le doivent qu'à eux-mêmes, qu'à la seule force de travail ou de caractère d'un seul individu. Mais est-ce que c'est si vrai, ça ? Loin des clichés, Greg retrace le parcours business et financier qui l'a lié indéfectiblement à celui qu'il appelle désormais "son" Fred. Du coup de foudre au statut de "vieux couple" en passant par la lune de miel, ils ont vécu toutes les étapes de l'amour, avec en guise d'alliance : leurs revenus, et ils nous rappellent que l'argent est aussi un solide ciment relationnel. Bonne écoute !Interview : Anna BorrelMontage : Frédéric Fortuny Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le focus Éco
La caséine végétale, l'alternative écologique à la protéine de lait avec Romain Chayot, cofondateur de Standing Ovation

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 5:44


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", nous rencontrons Romain Chayot, le cofondateur de Standing Ovation, une entreprise pionnière dans la fabrication de caséine, la principale protéine du lait, mais sans aucun recours à l'animal. Le cofondateur nous explique comment son entreprise a réussi à développer un procédé de fermentation permettant de produire cette protéine emblématique à partir de sucres végétaux, sans passer par l'élevage. Il met en avant les nombreux avantages de cette approche innovante, notamment l'absence de lactose, la possibilité de produire des protéines de mammifères alternatives avec un profil allergénique plus faible, ainsi que le potentiel de réduction des coûts de production à terme.L'un des points forts est la façon dont Standing Ovation a réussi à tisser des liens étroits avec les éleveurs français. Loin de les considérer comme des concurrents, l'entreprise a développé un modèle gagnant-gagnant en achetant à prix fort les coproduits laitiers peu valorisés, permettant ainsi aux éleveurs de bénéficier d'un revenu supplémentaire. Cette approche collaborative a permis de convaincre les syndicats agricoles, qui voient dans cette technologie de rupture une solution pour mieux valoriser les produits des élevages.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Histoire de la diplomatie culturelle dans le monde - Ludovic Tournès

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 40:30


Histoire de la diplomatie culturelle dans le monde: Les États entre promotion nationale et propagande Des cours de langue dispensés par les comité de l'Alliance française sur tous les continents à l'exportation de la K-pop et à la politique du Cool Japan, en passant par les émissions de Jazz de Voice of America, les tournées du Bolchoï pendant la guerre froide, ou encore les séries télévisées turques, cet ouvrage présente pour la première fois une histoire mondiale des diplomaties culturelles permettant de comprendre ce phénomène qui a pris une ampleur sans précédent depuis le milieu du xixe siècle. On y croisera les États qui orchestrent en coulisse, les associations qui préparent ou relayent sur le terrain, mais aussi les artistes, intellectuels, sportifs ou scientifiques, qui participent à des degrés divers à ces stratégies de valorisation culturelle devenus au cours du xxe siècle un élément majeur des politiques extérieures étatiques. Loin d'avoir été submergées par la mondialisation, les nations n'ont pas cessé de jouer un rôle structurant dans les circulations culturelles internationales contemporaines, et au xxiesiècle plus encore que jamais.L'auteur, Ludovic Tournès, est notre invitée en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un jour dans le monde
Autonomie stratégique européenne : la France est-elle en train de gagner la bataille des idées ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 3:14


durée : 00:03:14 - Le monde à l'endroit - Un peu d'oxygène pour Emmanuel Macron. Loin de l'atmosphère politique irrespirable en France, le chef de l'Etat peut trouver quelques bouffées de réconfort sur la scène européenne. Son idée d'une Europe plus souveraine, plus indépendante des Etats-Unis, fait son chemin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

AlloCiné
Heated Rivalry, le débrief - Episode 3

AlloCiné

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 40:45


Le phénomène Heated Rivalry débarque enfin en France, sur HBO Max, et comme on sait que cette série va devenir - si ce n'est pas déjà le cas - votre nouvelle obsession, on a décidé de débriefer chaque épisode avec vous ! Détails cachés, coulisses du tournage, analyse des plans... la série n'aura bientôt plus aucun secret pour vous.Heated Rivalry, une série créée et réalisée par Jacob Tierney avec Hudson Williams, Connor Storrie, François Arnaud...Loin de leur rivalité sur la glace, deux joueurs de premier plan de la Ligue majeure de hockey vivent en secret une histoire d'amour aussi intense que compliquée, une relation qu'ils doivent cacher au reste du monde.Journalistes : Marine de Guilhermier, Caroline Langlois, Lucie ReebMontage : Caroline Langlois Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

La Revue de Presse
RN : l'opération de séduction envers le monde de l'entreprise loin d'être fructueuse

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 6:48


Au sommaire de l'émission : Des villages du Maine-et-Loire submergés par les eaux suite à la tempête Pedro, mettant en lumière l'impréparation du pays face à ces crues devenues récurrentes.Le débat politique se focalise sur les alliances électorales avec la France insoumise après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon qui a donné lieu à l'arrestation de l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnaud.Le Rassemblement national tente de séduire le monde de l'entreprise, mais les chefs d'entreprise restent très méfiants envers le programme économique du parti.L'arrestation de l'ex-prince Andrew, compromis dans le scandale de l'affaire Epstein, qui fait la une des journaux britanniques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pardon GPT
RadioGPT #2 : Doliprane Mystérieux & Ils sont si loin mes cyprès

Pardon GPT

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 11:06


C'est le retour de votre matinale préférée !Un épisode écrit et réalisé par Rémi Si vous aimez notre travail vous pouvez nous soutenir financièrement via notre page ko-fi▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬Vous pouvez retrouver l'équipe sur les réseaux sociauxRémi BoyesPierre LapinZu▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ Trois coups de pouce pour aider le podcast ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬1. Abonnez vous

Choses à Savoir
Pourquoi des espions ont-ils utilisé leur sperme ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 1:48


Pendant la Première Guerre mondiale, l'espionnage est une guerre silencieuse. Pas de gadgets futuristes, pas de montres laser à la James Bond. Mais une obsession : comment transmettre des informations sans se faire repérer ?À l'époque, les services secrets britanniques, futurs MI6, cherchent une encre invisible indétectable. Les méthodes classiques — jus de citron, lait, solutions chimiques — sont connues des services ennemis. Les Allemands disposent déjà de réactifs capables de révéler ces encres secrètes.C'est alors qu'émerge une solution inattendue.Le directeur du renseignement britannique, Mansfield Smith-Cumming, découvre qu'une substance organique possède une propriété intéressante : elle ne réagit pas aux produits chimiques de détection standards. Cette substance, c'est… le sperme.Utilisé comme encre invisible, il devient visible uniquement lorsqu'on chauffe le papier. À froid, aucune trace apparente. Pas d'odeur suspecte une fois sec. Et surtout, aucun réactif chimique courant ne permet de le détecter facilement.Les agents adoptent alors une devise ironique :« Every man his own stylo » — Chaque homme a son propre stylo.L'avantage est évident : la ressource est immédiatement disponible, difficile à confisquer, et ne nécessite aucun matériel compromettant. En cas d'arrestation, aucun flacon suspect dans les poches.Mais la méthode a ses limites. Le temps altère le message. La chaleur peut révéler accidentellement le texte. Et surtout, l'odeur, lorsqu'il est frais, peut trahir l'usage.Rapidement, les services secrets développeront des encres chimiques plus sophistiquées. Mais cet épisode révèle quelque chose de fascinant : l'espionnage est avant tout une affaire d'ingéniosité pragmatique.Dans une guerre où chaque information peut coûter des milliers de vies, rien n'est trop insolite pour être testé.Loin des fantasmes hollywoodiens, l'histoire réelle de l'espionnage est souvent plus étrange, plus improvisée… et parfois plus biologique qu'on ne l'imagine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Papatriarcat
#222 - Parents avec troubles psychiques - Pascaline Javault

Papatriarcat

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 46:58


Comment envisager la grossesse et la parentalité quand on vit avec un trouble psychique ? Est-il possible de devenir parent sans craindre le jugement, la discrimination, voire le signalement aux services sociaux ? Dans cet épisode essentiel de Papatriarcat, Cédric Rostein reçoit Pascaline Javault, pair-aidante, fondatrice de "Père et Mère" et créatrice du podcast Mère en eaux troubles. Ensemble, ils brisent le tabou de la santé mentale périnatale.Loin des clichés sur la schizophrénie ou la bipolarité, cet échange explore la réalité des parents concernés : de la peur de ne pas être cru à la difficulté de trouver des soignants formés et bienveillants. Au programme de cet épisode :Le tabou et la stigmatisation : Pourquoi la société et certains professionnels associent-ils encore trouble psy et incapacité parentale ? Le "Syndrome du Parent Imposteur" : Comprendre ce phénomène où le biais des soignants pousse les parents à cacher leurs difficultés et à s'isoler.Grossesse et post-partum : Le manque d'informations sur les traitements et l'accueil en maternité.La Pair-aidance : Comment ce soutien horizontal entre personnes concernées permet de recréer de la confiance et de l'espoir (rétablissement).Outils concrets : Présentation du "Kit de soutien en rétablissement" pour faciliter la communication avec les équipes médicales. Un épisode nécessaire pour déconstruire les préjugés, rassurer les futurs parents et outiller les proches et les professionnels.

Le focus Éco
Aménagement de bureaux : les nouvelles tendances pour attirer les collaborateurs avec Adrien Morvan

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 6:27


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Adrien Morvan, directeur associé de Clue Me, une entreprise spécialisée dans l'aménagement de bureaux. L'invité nous livre un éclairage fascinant sur les tendances actuelles du secteur et les défis auxquels font face les entreprises pour rendre leurs espaces de travail plus attractifs.Adrien Morvan nous explique d'abord comment le marché de l'immobilier de bureaux a évolué depuis la crise sanitaire. Loin de s'inquiéter du taux de vacance élevé dans certaines zones, il voit au contraire une opportunité pour les entreprises de repenser leurs espaces de travail. De plus en plus, les clients font appel à Clue Me pour "réimaginer" leurs bureaux et les rendre plus agréables afin d'inciter leurs collaborateurs à y revenir.Un des enjeux majeurs est en effet de renforcer l'attractivité des bureaux. Adrien Morvan nous explique comment Clue Me mise sur la décoration et l'aménagement pour créer de véritables lieux de vie et de rencontre au sein des entreprises. Fini les open spaces impersonnels, place aux espaces conviviaux, aux "petites places de village" qui favorisent les échanges et la cohésion d'équipe.Mais au-delà de l'aspect esthétique, le directeur associé insiste sur l'importance de prendre en compte les besoins réels des collaborateurs et de concevoir des bureaux fonctionnels et optimisés. Un défi de taille dans un contexte où les entreprises doivent aussi composer avec des budgets serrés.Adrien Morvan nous révèle également les atouts de Clue Me qui se différencie de la concurrence par sa méthode de travail. La conception des projets est ainsi entièrement gratuite et les clients bénéficient de rendus 3D et de visites immersives pour se projeter dans leurs futurs espaces. Des outils rendus possibles grâce à l'intelligence artificielle, même si Adrien tempère sur l'impact de ces nouvelles technologies sur les tarifs.Enfin, il nous confie que Clue Me ne prospecte pas mais attire ses clients grâce à sa communication et sa visibilité sur le web. Une stratégie gagnante qui leur permet de travailler avec une palette de clients très diversifiée, des entreprises aux associations en passant par les partis politiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Papatriarcat
Le Focus #1 - Le Cododo : Sécurité ou danger mortel ?

Papatriarcat

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 4:40


On entend tout et son contraire sur le sommeil partagé. Est-ce dangereux ? Est-ce une mauvaise habitude ? Bienvenue dans Le Focus, le nouveau format court de Papatriarcat : 5 minutes pour déconstruire une idée reçue et te donner les clés essentielles.Aujourd'hui, on s'attaque au Cododo. Loin des discours moralisateurs ou anxiogènes, on fait le point sur les conditions réelles de sécurité pour que toute la famille puisse enfin dormir.Dans cet épisode, tu découvriras :La différence fondamentale entre co-sleeping et bed-sharing.Pourquoi s'endormir sur un canapé est le vrai danger.Les règles non-négociables pour sécuriser ton lit (matelas, position, couette).Pourquoi le cododo ne dispense pas le co-parent de se lever la nuit.Références et Sources : Cet épisode s'appuie sur les travaux de l'anthropologue James McKenna, les recommandations de réduction des risques de l'UNICEF UK, les critères de La Leche League et les avis de l'Académie Américaine de Pédiatrie.Soutenir Papatriarcat : Si ce format court t'a plu, pense à laisser 5 étoiles ⭐⭐⭐⭐⭐ sur ta plateforme d'écoute, ça aide énormément le podcast !Rejoins la discussion sur Instagram : @papatriarcat--------------------------------------------------Le site du podcast : https://papatriarcat.fr/Pour t'abonner à la newsletter : https://cedricrostein.substack.comRéagir à l'épisode : https://www.speakpipe.com/papatriarcatPour vous abonner à des contenus exclusifs : https://papatriarcat.supercast.com/Pour un accompagnement personnel : https://www.cedricrostein.com *******************************************Crédit musiques : www.bensound.comCrédit dialogue : BRUT - le sexisme chez les enfants (youtube)Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/papatriarcat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grilling To Get Away
3 Backyard Grill Wins: Grilled Meatballs, Steak Fajitas & Braided Pork Loin

Grilling To Get Away

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 26:15


Send Us Your Grilling QuestionsThis week on Grilling To Get Away, we're firing up three backyard favorites that are easy, crowd-pleasing, and packed with flavor: grilled meatballs, steak fajitas, and a show-stopping braided pork loin.We break down the techniques, seasoning choices, grill setups, and timing so you can nail each cook without overthinking it. Whether you're cooking for family, friends, or just leveling up your weeknight grilling game, these recipes deliver big results with simple steps.If you're looking for practical grilling advice, fresh recipe ideas, and no-B.S. tips you can actually use, this episode is for you.Follow Burn Pit BBQ Instagram: https://www.instagram.com/burnpitbbqguys/ Facebook: ​https://www.facebook.com/burnpitbbq Are you a grilling novice looking to master the art of BBQ and outdoor cooking? Look no further! "Grilling To Get Away" is your go-to podcast for all things grilling, specially designed for beginners who want to embark on a flavorful journey of sizzling steaks, juicy burgers, and mouthwatering BBQ. Hosted by backyard grillers, Greg Fischer & Ben Kreple, this podcast serves up a sizzling blend of tips, tricks, and step-by-step instructions to help you become a grilling pro. Whether you're working with charcoal, gas, or a smoker, our experts will demystify the world of grilling, making it accessible and enjoyable for everyone. Each episode of "Grilling To Get Away" covers essential topics like choosing the right grill, mastering temperature control, selecting the best cuts of meat, marinating, and creating sensational rubs and sauces. You'll also learn about safety tips, grilling techniques, and troubleshooting common grilling problems. Join us as we fire up the grill, share our passion for cooking outdoors, and help you become the backyard BBQ hero you've always wanted to be. So, grab your apron, prepare your tongs, and tune in to "Grilling To Get Away" for a smokin' good time on your grilling journey. It's time to ignite your grilling passion and become a BBQ aficionado!

7 milliards de voisins
L'endettement des femmes au service de l'économie mondiale

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 48:30


Hormis peut-être Christine Lagarde, anciennement à la tête du Fonds Monétaire International et actuelle présidente de la Banque Centrale Européenne, les femmes sont globalement absentes de la finance mondiale. Invisibilisées aussi dans les discours économiques, elles jouent pourtant un rôle crucial dans la gestion des dettes de leurs foyers. Aux quatre coins du monde, les femmes contractent des prêts, non pas pour se lancer dans la spéculation mais pour régler les dépenses de la famille, la nourrir, la loger, la soigner. Face à l'irrégularité et la faiblesse des revenus, elles compensent à crédit. À l'échelle mondiale, les femmes représentent 80% des bénéficiaires de microcrédits, ces petits prêts aux taux d'intérêts élevés. En Inde, elles peuvent cumuler, jusqu'à 15 dettes différentes. Véritable travail du quotidien, elles comptent les sous, notent les dépenses, négocient avec les créanciers, parfois contractent d'autres prêts pour rembourser les précédents. Cette activité de l'ombre souvent tabou, parfois honteuse, toujours épuisante, les fait rentrer dans la spirale infernale de l'endettement. Loin d'être à la marge, ces femmes sont des actrices de l'économie, sans elles pas de consommation, ni de profits pour les prêteurs. Pourquoi les femmes sont celles qui contractent les dettes ? Comment valoriser leur rôle dans l'économie et mieux les protéger ?   Avec :  • Isabelle Guérin, socio-économiste, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centre d'études en Sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Autrice de La femme endettée, à l'ombre de la finance mondialisée (La Découverte, 2026) • Amélie Germette, responsable méthodologie microfinance sociale chez Entrepreneurs du Monde, association qui agit en faveur de l'insertion sociale et économique des plus vulnérables à travers la création et l'incubation d'entreprises sociales en Afrique de l'Ouest, Asie du Sud-Est, Haïti et France. En 2024, ces organisations ont soutenu plus de 165 000 bénéficiaires directs, dont 89% de femmes. Un entretien avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine où l'endettement de la population atteint des niveaux records dernièrement, en raison notamment de la politique d'austérité du président ultralibéral Javier Milei. Et face à l'endettement, les Argentines sont en première ligne.   En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle d'un «sapeur» pas comme les autres, Jeremiah Owusu-Kora Moah, un joueur de football américain aux origines ghanéennes.  Programmation musicale : ► Good Mood - DARGZ, Nadine El Roubi  ► Yobalé ma - Sym Sam. 

Teach! EMCI TV
L'intégrité authentique : loin de tout regard

Teach! EMCI TV

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 30:26


00:00:00 : Bande-annonce Live Teach 21 février 00:01:13 : Début de l'émission

7 milliards de voisins
Les femmes endettées dans le monde

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 48:30


Hormis peut-être Christine Lagarde, anciennement à la tête du Fonds Monétaire International et actuelle présidente de la Banque Centrale Européenne, les femmes sont globalement absentes de la finance mondiale. Invisibilisées aussi dans les discours économiques, elles jouent pourtant un rôle crucial dans la gestion des dettes de leurs foyers. Aux quatre coins du monde, les femmes contractent des prêts, non pas pour se lancer dans la spéculation mais pour régler les dépenses de la famille, la nourrir, la loger, la soigner. Face à l'irrégularité et la faiblesse des revenus, elles compensent à crédit. A l'échelle mondiale, les femmes représentent 80 % des bénéficiaires de microcrédits, ces petits prêts aux taux d'intérêts élevés. En Inde, elles peuvent cumuler, jusqu'à 15 dettes différentes. Véritable travail du quotidien, elles comptent les sous, notes les dépenses, négocient avec les créanciers, parfois contractent d'autres prêts pour rembourser les précédents. Cette activité de l'ombre souvent tabou, parfois honteuse, toujours épuisante, les fait rentrer dans la spirale infernale de l'endettement. Loin d'être à la marge, ces femmes sont des actrices de l'économie, sans elles pas de consommation, ni de profits pour les prêteurs. Pourquoi les femmes sont celles qui contractent les dettes ? Comment valoriser leur rôle dans l'économie et mieux les protéger ?   Avec :  • Isabelle Guérin, socio-économiste, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Autrice de La femme endettée, à l'ombre de la finance mondialisée (La découverte, 2026)  • Amélie Germette, responsable méthodologie microfinance sociale chez Entrepreneurs du Monde, association qui agit en faveur de l'insertion sociale et économique des plus vulnérables à travers la création et l'incubation d'entreprises sociales en Afrique de l'Ouest, Asie du Sud-Est, Haïti et France. En 2024, ces organisations ont soutenu plus de 165 000 bénéficiaires directs, dont 89% de femmes I Un entretien avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine où l'endettement de la population atteint des niveaux records dernièrement, en raison notamment de la politique d'austérité du président ultralibéral Javier Milei. Et face à l'endettement, les Argentines sont en première ligne.     En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle d'un “sapeur” pas comme les autres, Jeremiah Owusu-Kora Moah, un joueur de football américain aux origines ghanéennes.    Programmation musicale : ► Good Mood - DARGZ, Nadine El Roubi  ► Yobalé ma - Sym Sam 

Choses à Savoir HISTOIRE
Quel est le mystère des pierres bleues de Stonehenge ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:26


Depuis des siècles, Stonehenge fascine autant qu'il intrigue. Mais parmi toutes ses énigmes, l'une est particulièrement tenace : l'origine des “pierres bleues”, ces blocs de plusieurs tonnes qui ne proviennent pas du tout de la région où le monument est érigé. Pendant longtemps, leur présence a semblé presque inexplicable.Ces pierres bleues — une quarantaine à l'origine — sont des roches volcaniques et métamorphiques, différentes des grands blocs de grès visibles aujourd'hui. Dès le XXᵉ siècle, les géologues établissent qu'elles proviennent du pays de Galles, à plus de 200 kilomètres de Stonehenge. Une distance colossale pour des sociétés néolithiques ne disposant ni de roue, ni de métal, ni d'animaux de trait.Comment ces pierres ont-elles été transportées ? Deux hypothèses se sont longtemps affrontées. La première, spectaculaire, évoquait un transport humain volontaire, par radeaux, traîneaux et rouleaux de bois, sur des générations entières. La seconde proposait une origine naturelle : les pierres auraient été déplacées par les glaciers lors des dernières glaciations, puis réutilisées sur place par les bâtisseurs.C'est précisément ce débat qu'une étude récente est venue raviver — et peut-être trancher. Publiée dans la revue Communications Earth & Environment, cette recherche est menée par deux scientifiques de l'Université Curtin, en Australie.Leur travail repose sur une analyse fine de la géologie et de la dynamique glaciaire britannique. Leur conclusion est claire : aucun glacier connu n'aurait pu transporter ces pierres jusqu'à la plaine de Salisbury. Les modèles climatiques et géomorphologiques montrent que les glaces se sont arrêtées bien plus à l'ouest. En revanche, elles auraient pu déplacer certaines pierres jusqu'au sud-ouest du pays de Galles, où elles auraient ensuite été récupérées.Autrement dit, les pierres bleues n'ont pas voyagé seules jusqu'à Stonehenge. Elles ont été extraites, choisies et transportées intentionnellement par des humains sur des centaines de kilomètres. Cette conclusion renforce l'idée que Stonehenge n'est pas seulement un exploit architectural, mais aussi un projet social et symbolique majeur, mobilisant des communautés entières.Pourquoi faire un tel effort ? De plus en plus d'archéologues pensent que les pierres bleues avaient une valeur rituelle ou identitaire particulière. Leur provenance lointaine aurait renforcé leur prestige, leur pouvoir symbolique, voire spirituel. Stonehenge ne serait donc pas seulement un observatoire ou un calendrier, mais un lieu de mémoire et de rassemblement, reliant différentes régions de la Grande-Bretagne néolithique.Ce que cette étude récente change profondément, c'est notre regard sur ces sociétés anciennes. Loin d'être primitives, elles étaient capables de planification à long terme, de coopération à grande échelle et de choix culturels sophistiqués. Le mystère des pierres bleues n'est peut-être pas totalement résolu… mais il révèle déjà une chose essentielle : Stonehenge est l'œuvre d'une ambition humaine bien plus grande qu'on ne l'imaginait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 4:18


Vivian van de Perre, souriante, apparaît à la Une du Journal de Kinshasa, de 7 sur 7 ou encore d'Actualité.cd. Première déclaration de la cheffe par intérim de la Mission de l'ONU en RDC : « Il y a plus d'un an, le 26 janvier 2025, j'étais dans le dernier avion à atterrir à l'aéroport de Goma. Aujourd'hui, je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir de nouveau, j'espère que cela marque le début de la réouverture progressive de l'aéroport de Goma, au bénéfice de la population. » Quelle est la mission de Vivian van de Perre ? « Elle prépare surtout la mise en œuvre du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, dispositif qui découle de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, votée en 2025 », explique le Journal de Kinshasa, qui souligne par ailleurs « que cette visite intervient dans un climat fragile, car les cessez-le-feu tiennent difficilement sur le terrain ».  La situation reste tendue, remarque également 7 sur 7, « la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des tensions persistantes dans le Nord-Kivu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'AFC-M23 ont provoqué d'importants déplacements de population ces derniers mois ». « Même technique, cette visite reste politique », remarque encore le Journal de Kinshasa, « elle doit prouver une chose : les engagements de Washington, Doha et Addis-Abeba peuvent produire des effets concrets. Finalement, tout se jouera sur le terrain ». Exigence de vérité Au Sénégal, la famille de l'étudiant Abdoulaye Ba, tué lors d'une intervention des forces de l'ordre sur le campus universitaire de Dakar, s'est exprimée hier. « Elle demande des éclaircissements sur les circonstances du drame », explique Walfnet. « La famille a choisi Mamadou Diouldé Ba, l'oncle de la victime comme porte-parole. Dès le début de son discours, poursuit le journal, il a appelé la communauté étudiante à garder son calme, encourageant les étudiants à mettre l'accent sur la prière ». Mais « il a également souligné que la famille souhaitait être informée des évènements réels qui ont mené au décès de l'étudiant ». Exigence de vérité, également, à la Une de Sénéplus, qui titre « L'État accusé de vouloir cacher la vérité à l'UCAD (l'université Cheik Anta Diop). » Sénéplus, qui ajoute : « La communication officielle n'a fait qu'attiser la colère. Loin d'apaiser les esprits, les justifications de l'État sur une supposée "radicalisation" du mouvement étudiant sont perçues comme une insulte à la mémoire de la victime ». Pluie, neige et vent Le Maroc souffre toujours des intempéries. « Pluies historiques au Maroc : 110 000 hectares engloutis et 276 millions d'euros pour reconstruire », annonce Bladi.net. Le site d'information précise également « que la montée des eaux a déplacé 188 000 personnes ». Telquel de son côté annonce la couleur pour aujourd'hui et demain : sont attendues « de fortes pluies avec orages et risques de grêle, des chutes de neige à partir de 1 400 mètres et de fortes rafales de vents (…) dans plusieurs provinces du Royaume ». Hesspress souligne l'inquiétude exprimée par l'association Al Karama, pour la défense des droits humains, à Tétouan, dans le nord du Maroc. Cette association « alerte sur l'ampleur des dégâts et appelle à une mobilisation citoyenne plus large, tout en mettant en garde contre toute tentative d'instrumentalisation de la catastrophe ». Pas question donc, de critiquer ouvertement la gestion de la crise par le gouvernement, mais l'association basée à Tétouan, souligne que « les opérations de secours et d'acheminement des produits de première nécessité ont été confrontées à des difficultés logistiques, en particulier dans les zones rurales et montagneuses ».

Papatriarcat
#221 - L'école de la confiance - Elisabeth Gualco

Papatriarcat

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 38:02


Et si l'école s'adaptait à l'enfant, et non l'inverse ? Imaginez un lieu sans cartable , sans emploi du temps imposé et où la voix d'un enfant de 3 ans compte autant que celle d'un adulte.Dans cet épisode de Papatriarcha, je reçois Elisabeth Gualco, co-fondatrice et ancienne directrice de l'école démocratique L'Envolée près de Lyon. Loin des modèles classiques, elle nous plonge au cœur d'une pédagogie où "facilitateurs" remplacent les enseignants et où l'apprentissage autonome est roi. Au programme de cet échange riche en remises en question :Apprentissages fondamentaux : Comment apprend-on à lire ou compter quand "rien" n'est obligatoire ? (L'exemple frappant de l'enfant qui a appris à 9 ans en deux mois ).Le jeu comme travail sérieux : Pourquoi interrompre un enfant qui joue est contre-productif pour son développement.Démocratie réelle : Le fonctionnement du "Conseil de vie" et du "Conseil de justice" pour gérer les conflits et les règles sans punitions.L'ennui constructif : Pourquoi ne rien faire et gérer son propre emploi du temps est une compétence clé pour l'avenir (bien plus que de remplir des cases).Mixité d'âges : Les bénéfices insoupçonnés de faire cohabiter des enfants de 3 à 19 ans dans un même espace. Que vous soyez parent, enseignant ou simplement curieux de voir l'éducation autrement, cet épisode vous invite à déconstruire vos croyances sur la scolarité, inspiré par des modèles comme Sudbury Valley ou Summerhill.

Papatriarcat
Quelques minutes avec Elisabeth Gualco

Papatriarcat

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:34


Est-il possible d'apprendre à lire, écrire et compter sans aucune leçon obligatoire ?

Idées
Anne-Lorraine Bujon et Esprit: penser avec Fanon

Idées

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 41:47


Nouveau rendez-vous avec la revue ESPRIT dans ce numéro. Pierre-Édouard Deldique reçoit en effet Anne-Lorraine Bujon, sa directrice pour parler du numéro de janvier-février de la revue partenaire de l'émission et, notamment, du dossier intitulé « Penser avec Frantz Fanon » un peu plus de cent ans après la naissance de ce penseur dans l'action. Coordonné par la philosophe Magali Bessone, il interroge la puissance toujours actuelle d'une œuvre née dans un contexte historique singulier et pourtant capable d'éclairer les impasses politiques, sociales et psychiques du présent. Figure majeure de la pensée anticoloniale, psychiatre, théoricien de la violence, analyste des mécanismes d'aliénation et de déshumanisation, Frantz Fanon nous interpelle toujours. Fait important : il est l'auteur d'articles publiés dans ESPRIT au début des années 50. Au fil des contributions, la revue nous explique pourquoi l'œuvre de ce médecin, intellectuel engagé dans la lutte pour l'indépendance algérienne auprès du FLN – continue de résonner dans un monde où les formes de domination persistent. Loin d'être un penseur figé dans les années 1950‑60, Frantz Fanon nous offre encore des outils conceptuels pour penser la persistance des hiérarchies raciales dans les sociétés contemporaines, les nouvelles formes de dépossession liées à la mondialisation néolibérale, la crise des subjectivités, entre violence intériorisée et quête de reconnaissance, la question de la désaliénation, horizon politique et anthropologique que Fanon n'a cessé de reformuler. Plusieurs articles soulignent que Fanon nous offre un regard neuf pour comprendre la longue liste des crises actuelles : violences policières et institutionnelles, qui réactivent la question des « corps racialisés » ; migrations et les frontières, où se rejouent des logiques de tri et de déshumanisation, fractures géopolitiques, montée des nationalismes, qui renoue avec des imaginaires d'exclusion. Le dossier ne se contente pas d'actualiser Fanon : il interroge aussi les limites de son héritage, notamment sa conception de la violence libératrice ou sa vision parfois homogénéisante du « peuple ». Au micro d'Idées, Anne-Lorraine Bujon revient aussi sur l'influence de Sartre sur cet intellectuel mort trop jeune et réciproquement. Ce numéro d'Esprit montre que penser avec Fanon, ce n'est ni répéter ses concepts ni sacraliser son héritage. C'est réactiver une pensée de la désaliénation, attentive aux corps, aux institutions, aux violences visibles et invisibles. Musiques diffusées pendant l'émission Jacques Coursil - Paroles Nues  M'Baye Meissa - Thiaroye Jacques Coursil - Frantz Fanon 1952.