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Imaginez tomber d'un avion à 3 200 mètres d'altitude, en pleine nuit, au-dessus de l'Amazonie… et vous réveiller vivant quelques instants plus tard, seul au milieu de la jungle.C'est pourtant ce qui est arrivé à Juliane Koepcke, le 24 décembre 1971.À seulement 17 ans, Juliane est la seule survivante à être parvenue à sortir seule de la jungle après le crash du vol LANSA 508. Attachée à son siège, elle chute avec une partie de l'avion avant de s'écraser dans la forêt amazonienne.Blessée, sans chaussures, sans lunettes et presque sans nourriture, elle va devoir survivre pendant 11 jours, en suivant un cours d'eau à travers une jungle hostile.Découvrez l'incroyable histoire de Juliane Koepcke, l'une des survivantes les plus extraordinaires du XXe siècle.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!
La SADC peut-elle encore peser sur les crises qui secouent l'Afrique australe ? Cette organisation régionale, qui réunit seize pays du sud du continent, tient son sommet des chefs d'État ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud. Alors que le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo a profondément mis à l'épreuve sa capacité à agir militairement et diplomatiquement, quel rôle peut-elle encore jouer face aux crises de la région ? Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation, répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Ce lundi se réunissent les chefs d'État de la SADC, l'Organisation régionale d'Afrique australe. Ces dernières années, la région a été secouée par de nombreuses crises importantes. La plus importante dans l'est de la RDC. Mais la SADC semble peiner à apporter des réponses efficaces à ces crises. Est-ce qu'elle est devenue impuissante ? Al Kitenge : Effectivement, la SADC est devenue quasi impuissante parce qu'elle n'a pas été en mesure de régler le problème géopolitique. Et cela a un impact complet sur tout le reste. Et les questions économiques et les questions de politique générale. Pour ce qui est de la crise à l'est de la RDC, comment vous expliquez l'échec de la SADC ? L'échec de la SADC est de n'avoir pas été en mesure de régler de manière frontale les questions qui opposaient ses propres membres. Donc, il est inacceptable que des questions d'instabilité se soient fait remarquer dans la région et que la SADC n'ait pas été en mesure de prendre des dispositions correctes. L'Angola a essayé, mais c'était des échecs successifs. Et le cas de la RDC est un cas non isolé. Quels sont les autres cas ? Le cas du Burundi avec le Rwanda, les grandes difficultés que l'on a aujourd'hui en Afrique du Sud avec les questions d'immigration. Comment vous expliquez que la SADC, justement sur le plan géopolitique, n'arrive pas à trouver des solutions ? La SADC n'est pas organisée pour régler ces situations. À la première épreuve, on s'est rendu compte qu'elle est extrêmement faible. Et ça, on le remarque également quand vous regardez les échanges commerciaux. Il n'y a aucune préférence d'échanges commerciaux entre les pays de la SADC et aujourd'hui, c'est la plus grosse faiblesse. On a les faiblesses géopolitiques, on a des faiblesses économiques. Ces pays n'ont pas les mêmes intérêts financiers. Lorsque vous regardez les pays anglophones, ils sont tournés vers le Royaume-Uni et les pays francophones sont tournés vers la France et la Belgique. Et cette dissension, justement, fait que dans les échanges commerciaux, les intérêts ne sont pas les mêmes. Regardez la question énergétique qui aurait pu être une question qui pouvait être réglée de manière claire. La SADC n'a pas de politique intégrée qui puisse être en mesure de résoudre les choses. Comment faire pour que les intérêts soient convergents justement ? Faire un petit peu ce qu'a échoué l'Union africaine, s'assurer que, du point de vue de l'intégration économique, les pays soient plus proches. En ayant une intégration économique, on peut avoir l'intégration politique et géopolitique. Il faudrait avoir une mutualisation d'un certain nombre d'éléments, en l'occurrence les infrastructures, les transports et l'énergie. Mais il y a quelque chose de très simple qu'il faudrait être en mesure de regarder. Aujourd'hui, nous avons le grand choc lié au détroit d'Ormuz. Et on se rend bien compte que, comme des gens sans intelligence collective, nous avons tous perdu. Et ce qu'il faut regarder aujourd'hui, c'est que, nous devrions avoir la possibilité de développer des solutions locales - quand je dis locales, ça veut dire régionales. Et cette question de Covid qui nous a pratiquement bousculé, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, même chose, mais nous sommes en troisième choc frontal exogène qui aurait bien pu nous questionner. Mais si les gens ne se questionnent pas, ce sera très difficile qu'ils aient des résultats conjoints. Concrètement, est-ce qu'on parle de corridors ? Est-ce qu'on parle de politiques communes ? Quelles sont les marges de manœuvre de la SADC ? Les seules marges de manœuvre sont financières et économiques. Je donne un exemple très simple : l'Union africaine a échoué, en tout cas dans les dix dernières années, à mettre en place le centre d'échange financier. Rien qu'à cause de ça, nous sommes toujours sur le swift, qui est un élément qui ne permet pas des échanges locaux. C'est ce genre de choses qui auraient pu être des soudures entre les pays. Et tant que nous n'en sommes pas encore là, tant que nous n'avons pas les mêmes intérêts économiques et financiers, il est très difficile que le déséquilibre politique ou géopolitique d'un pays intéresse les autres. Est-ce que vous pensez que la SADC aujourd'hui s'attelle justement à régler ce problème d'intérêts différents ? Les citoyens de ces pays sont en train de regarder. Ce qui se passe en Afrique du Sud est une honte générale. Et si on n'arrive pas à résoudre toutes ces questions en même temps, la SADC aura perdu son crédit. Oui, le sommet a lieu à Durban, en Afrique du Sud. Les tensions anti-migrants dans le pays touchent directement plusieurs pays de la SADC, puisque beaucoup des migrants concernés viennent des pays voisins. Est-ce que c'est justement un dossier sur lequel l'organisation pourrait davantage intervenir et sur lequel elle pourrait discuter à l'occasion de ce sommet ? Déjà, pour qu'ils aient la capacité de se regarder droit dans les yeux, il faudrait qu'ils règlent et qu'ils parlent de manière frontale de la question et qu'elle soit traitée. Parce que le vivre ensemble des populations engendre les échanges commerciaux et les échanges des biens des personnes. Vous vous rendez bien compte, par exemple, pour le Congo : une grande part de Sud-Africains travaille dans le secteur minier. Imaginez que du jour au lendemain, on commence à chasser ces personnes. Ce sera la catastrophe la plus générale. Est-ce qu'aujourd'hui on a quand même des exemples de corridors de ces infrastructures partagées ? Si on prend des exemples concrets ? Le corridor de Lobito est en train d'en devenir un. Il part de Johannesburg, il passe par la Zambie, il va jusqu'en Angola. C'est une première opportunité. Et la deuxième opportunité, c'est le développement des nouvelles infrastructures. En RDC, par exemple, tout ce qui est Moanda et la RN1. Le corridor de Lobito sert des intérêts connus qui sont les intérêts des États-Unis, qui ont investi à la fois dans les infrastructures en Zambie, en Angola, même en termes de production d'énergie, mais également en termes de rail. Et cela voudrait justement aider la Zambie et la RDC à augmenter leur capacité de production en métaux stratégiques pour être en mesure d'alimenter le marché international. Ça touche la Zambie, ça touche la RDC et ça touche l'Angola, qui sont trois pays de la SADC. Et la capacité à résoudre des problèmes conjoints peut permettre justement que nous soyons en mesure de pouvoir consolider à la fois les relations pour que les uns et les autres soient interconnectés. La seule chose qui peut mettre les pays ensemble, ce sont leurs intérêts.
Imaginez, vous vous sentez mal, et vous décidez d'acheter quelque chose pour vous réconforter. Cet achat compulsif que l'on fait quand on se sent vulnérable, ça s'appelle une dépense émotionnelle. Dans cet épisode, on vous en apprend plus sur le sujet. Ce concept s'est exacerbé avec la pandémie et les confinements qui en ont découlé. En effet, comme on ne pouvait plus vivre d'expériences à l'extérieur, on a eu tendance à chercher d'autres moyens de ressentir de la satisfaction et cela passait par la consommation. Ce que recherchent les “dépensiers émotionnels” c'est la satisfaction de cliquer sur “acheter” ou de repartir d'un magasin les bras chargés de paquets. Est-ce vraiment mauvais de se faire plaisir ? Mais alors, quand la dépense émotionnelle devient-elle problématique ? Et comment se sortir de la dépense émotionnelle ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : septembre 2022 À écouter aussi : Qu'est-ce que le syndrome de Wendy ? Qu'est-ce que le montant net social, désormais présent sur nos fiches de paie ? Quelles sont les villes les plus agréables du monde ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le nouveau podcast football du FC Copains
Dans cet épisode de Beau Voyage, on a la chance de recevoir un invité exceptionnel, le plus grand photographe animalier français ! Imaginez un jeune diplômé d'école de commerce qui abandonne tout pour vivre sa grande passion : photographier les animaux les plus rares et les plus dangereux de notre planète. C'est l'histoire extraordinaire de Mathieu Courdesses, qui à seulement 30 ans est devenu l'un des photographes animaliers français les plus connus au monde.Mathieu nous raconte comment sa vie a basculé lors d'un premier voyage en Namibie à 8 ans, puis comment il a réussi l'impossible en convainquant le gouvernement rwandais de le laisser seul avec les gorilles des montagnes. Vous découvrirez ses débuts rocambolesques comme "traducteur" au Botswana à 19 ans alors qu'il ne parlait pas un mot d'anglais, et comment il bluffait les touristes avec ses connaissances animalières jusqu'à ce qu'un professeur d'anglais démasque sa supercherie.Il reviendra sur ses meilleurs souvenirs comme la photo de cette louve au Canada qui continue de le réveiller la nuit tant elle le bouleverse, ou encore ces moments magiques avec des bébés chimpanzés rescapés du braconnage qui grimpaient sur ses épaules comme s'il était leur grand frère. Il nous fait même entendre ses "conversations" avec les gorilles, ses rugissements avec les lions et ses imitations d'hippopotames.Entre passion et danger, Mathieu révèle ses techniques pour approcher les animaux sans jamais se mettre en péril, explique comment il gère les charges d'intimidation des éléphants et partage cette nuit terrifiante dans le désert namibien où des touristes se sont perdus. Ses projets futurs nous font rêver, de son retour programmé auprès de "sa" première famille de gorilles six ans après leur première rencontre, à son enquête sur le mystérieux cas des populations d'ours polaires, en passant par son rêve de documenter la "diplomatie du panda" orchestrée par le gouvernement chinois.Un épisode incroyable dans lequel nous avons parlé d'aventure, d'émotion et de beauté sauvage.Son dernier livre photo est sorti et il est magnifique, pour le commander c'est par ici : https://dashbook.fr/book/orange-wildRetrouvez-nous sur @beauvoyage !**************************************Production : Sakti ProductionsMusique : Chase The Mississipi, Michael ShynesVous êtes une marque et vous souhaitez collaborer avec Beau Voyage ? Ecrivez-nous : mariegarreau@saktiproductions.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
- Sondage Léger : rien n’est encore décidé! - Le SPVM fera le point sur le racisme à Montréal Nord aujourd’hui - L’ex-commissaire Bochra Manaï réclame 125 000$ au CIJA dans une poursuite - Québec et Ottawa enquêtent sur des cyber attaques commises contre des usines d’eau potable - Un party d’influenceurs dérape à Miami - Le montréalais Luciano Frattolin reconnu coupable à New York du meurtre de sa fille - Fuite fatale à Laval : la mère d’une des victime réclame une enquête du BEI - Trump aurait changé d’avion et exposé les journalistes d’Air Force One au danger, selon le Washington Post - La pluie dérange encore l’Omnium Banque Nationale, et le Journal a rencontré l’un des météorologue en charge de ces décisions difficiles - Les chiffres québécois du box office Tout savoir en quelques minutes avec Alexandre Dubé, Isabelle Perron et Alexandre Moranville-Ouellet. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Cela fait des années que je veux la rencontrer et depuis que ce podcast existe je souhaite l'interviewer! Pourtant je ne sais rien de sa personnalité.J'ai juste en tête des faits et notamment en mémoire son passage au Plaza Athénée, époque Alain Ducasse/ Romain Meder, là où dans les cuisines on invente la naturalité. Tandis que les chefs enlèvent la viande, travaillent les céréales, dessinent une petite révolution dans la cuisine de palace, elle désucre et bouscule aussi le client dans le choix de ses produits, sa manière de les travailler et explore une forme de pâtisserie calquée sur un savoir faire de cuisinier. Imaginez alors que cette équipe-là, en travaillant ainsi va décrocher trois étoiles… Imaginez aussi que Jessica deviendra dans ces années-là meilleure pâtissière du monde, élue par le 50 best. Vous allez entendre une jeune femme élevée autour de la valeur travail, dans l'idée de l'indépendance. Vous allez écouter le propos d'une personne déterminée et qui, un peu par hasard, alors que la pâtisserie ça ne la faisait pas vibrer, va réaliser l'inédit et se découvrir une autre famille. Dans le rôle du père en cuisine Alain Ducasse, dans le rôle du grand frère dans l'aventure Romain Meder et voici donc la fille, obstinée, celle qui par principe, ne veut jamais lâcher, celle qui veut faire... différemment!Pour découvrir le travail de Jessica Préalpato ça se passe à l'Hôtel San Regis : 12 Rue Jean Goujon, 75008 Paris Production : NOLA Journaliste : David OrdonoRéalisation : David OrdonoAssistant montage : Thomas LadonneCréation musicale : Nathan CohenContact : podcast@nolamedias.comCrédit photo : Stéphane de BourgiesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez-vous sur la ligne de départ de l'UTMB. 176 kilomètres à parcourir autour du Mont-Blanc. Et imaginez maintenant devoir relever ce défi avec une prothèse de jambe. C'est pourtant le pari un peu fou de mon invité aujourd'hui... Mon invité du jour s'appelle Julien Veysseyre. À 18 ans, un accident du travail bouleverse sa vie. Il est amputé de la jambe droite sous le genou. Beaucoup auraient vu leurs rêves s'arrêter là. Lui a choisi d'écrire une nouvelle histoire. Le sport devient son chemin de reconstruction. D'abord le triathlon, puis le para-triathlon, jusqu'à décrocher un titre de champion du monde de cross-triathlon en 2023. Mais Julien n'aime pas les limites que l'on croit infranchissables. Aujourd'hui, il s'est lancé un défi qui pourrait marquer l'histoire du trail : devenir le premier athlète amputé tibial à terminer l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, l'UTMB. Une boucle de 176 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé positif, considérée comme l'une des courses les plus exigeantes au monde. Après avoir validé chaque étape de sa progression avec la MCC puis la CCC, il prendra bientôt le départ de cette aventure hors norme avec une ambition aussi forte que symbolique. Mais vous allez vite vous rendre compte que cet épisode ne parle pas seulement de handicap ou d'ultra-trail. Il parle de résilience. D'acceptation. De patience. D'innovation. De la manière dont on transforme une épreuve de vie en moteur. Et surtout, de cette conviction qui anime Julien : les limites que l'on croit subir sont souvent celles que l'on s'impose. Je vous laisse découvrir cet épisode avec Julien Veysseyre. Instagram Julien : https://www.instagram.com/julien.veysseyre Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Imaginez partir littéralement nu, sans argent et sans vêtements, avec pour unique objectif d'atteindre Paris en décapotable rouge pour sortir en boîte de nuit. Une folie? Une révélation? Un peu des deux...Dans cet épisode exceptionnel de "Beau Voyage", je reçois l'emblématique duo de l'émission "Nus et culottés", Nans et Guillaume "Mouts" Mouton. Ces deux ingénieurs devenus "intermittents du miracle" nous racontent comment une simple conversation téléphonique s'est transformée en défi délirant puis en concept d'émission génial qui nous captive tous depuis plus de 12 ans.De leur première expérience dans la Drôme où ils se sont jetés à l'eau - au sens propre comme au figuré - jusqu'à leurs incroyables rencontres en chemin, ils partagent avec authenticité leur philosophie de vie où sobriété rime avec liberté et où chaque rencontre devient une aventure humaine.Comment passe-t-on d'une course de poubelles en école d'ingénieur à un voyage en hélicoptère sans débourser un centime? Comment transformer la peur en créativité? Pourquoi la vraie richesse se trouve dans le dépouillement total? Entre rires et philosophie de vie, anecdotes improbables et réflexions profondes, cet épisode vous fera redécouvrir le pouvoir de la générosité humaine et vous donnera peut-être envie de lâcher prise à votre tour. Alors montez le son et venez rêver avec nous d'un monde où "l'aventure est partout et à la portée de tout le monde".La suite de cet épisode sera diffusé la semaine prochaine !Bonne écoute !Retrouvez-nous sur @beauvoyage !**************************************Production : Sakti ProductionsMusique : Chase The Mississipi, Michael ShynesVous êtes une marque et vous souhaitez collaborer avec Beau Voyage ? Ecrivez-nous : mariegarreau@saktiproductions.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:51 - Imaginez-vous dans un bon fauteuil, la main qui plonge dans des pop-corns… Cette ambiance de cinéma est toujours le moyen de se détendre tout en profitant. Et justement, avec René Letzgus, découvrez les coups de cœur de cet été au cinéma ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En France, la mort est encore très souvent taboue et pourtant chacun y est confronté. Elle fait aussi partie du quotidien professionnel de milliers d'hommes et de femmes du milieu funéraire. Autopsier les dépouilles, inhumer les corps, voire communiquer avec les défunts… Cette semaine, RFI vous emmène à la rencontre de celles et ceux qui travaillent avec la mort. Ce mardi, Amélie Beaucour a poussé la porte d'un appartement du centre-ville de Strasbourg, dans l'est de la France, où intervenait un nettoyeur post-mortem. « Là on va entrer dans un appartement où il y a eu une découverte tardive, c'est-à-dire de plusieurs jours, semaines ou mois. » Martel Julien est nettoyeur post-mortem. « On nettoie les traces laissées par le décès, qu'il s'agisse de découverte tardive, de suicide, d'homicide ou d'attentat. » Pour entrer dans ce logement, les surchaussures sont obligatoires, mais le masque lui est optionnel. « Vous sentez un peu l'odeur normalement », mentionne Martel Julien. L'odeur caractéristique laissée par la mort est bien présente même si la pièce a été aérée lorsque le corps a été pris en charge par les services de médecine légale. Dans la pièce principale ne reste plus qu'un fauteuil vert foncé recouvert d'une épaisse couche de matière difficilement identifiable, qui a ruisselé sur le plancher : « La personne est morte sur son canapé et est restée là pendant un bon moment. On voit des écoulements de fluides corporels qui ont recouvert le sol de part en part de la pièce. Là, on va devoir nettoyer ces affaires souillées, chercher des infiltrations dans le sol et découper le canapé pour désinfecter correctement le logement », détaille le nettoyeur post-mortem. Julien Martel, chef d'entreprise spécialisé dans le nettoyage post-mortem Cela fait dix ans que Julien Martel a monté son entreprise spécialisée dans le nettoyage post-mortem, après s'être formé en microbiologie : « Si vous passez au microscope les fluides que vous avez vus, vous observerez des bactéries… Certaines peuvent être mortelles. Si on en oublie des traces dans l'appartement, il y a tout pour le développement bactérien : de la matière, peu de lumière et une température stable », explique-t-il. Son outil de travail : une camionnette noire pour se déplacer dans toute la France avec son épouse et associée. À l'intérieur, des boîtes empilées contiennent le nécessaire pour les interventions. « Ici on a tout ce qui nous sert de protection : gants, surchaussures, masques, combinaisons… Au fond, les produits qu'on utilise. Il y en a seulement deux : un pour dégraisser, un autre pour rincer et travailler différemment la matière. Puis là le matériel électroportatif pour les travaux plus lourds, s'il y a par exemple du sol ou des parois à démonter. Et, à l'arrière du camion, on a de grandes poubelles jaunes qui nous servent à collecter ce qui a été souillé. Le canapé découpé en morceaux ira dans ces poubelles. » « Imaginez que la personne ne sait pas qu'elle est morte » Julien Martel reste pudique sur les interventions qui ont pu le marquer. Des scènes difficiles qu'il faut extérioriser afin de préserver sa vie personnelle. Avec son métier, son rapport avec la mort n'a pas changé. Mais plutôt celui avec la vie. « Mais pour la mort, non, ça n'a rien changé car je ne pense pas que tout s'arrête quand on meurt. C'est pour ça aussi que je toque systématiquement avant de rentrer. C'est une question de respect. C'est aussi pour ça que, quand je sens que je ne suis pas seul ou que l'ambiance est, comment vous dire, un peu électrique, je parle. Je m'adresse à la personne décédée. Je me présente, je lui dis pourquoi je suis là, ce que je vais faire, etc. Imaginez que la personne ne sait pas qu'elle est morte : comment réagiriez-vous ? Vous êtes dans votre salon et vous voyez débarquer quelqu'un chez vous ? Alors on peut dire : "Ce mec-là, il est taré", je m'en fiche. » D'apparence impassible, le chef d'entreprise avoue prendre très à cœur un autre aspect de son métier : être une oreille attentive pour les familles qui le sollicitent, des clients qui deviennent parfois des amis. À lire aussiScènes de crime, suicides et morts naturelles: le nettoyage, double peine des familles
Dans cet extrait, Fanny Walter nous invite au cœur de nos rythmes et de notre bien-être en 2030 Glorieuses. En observant la boussole de notre organisation collective, on y découvre une société qui a enfin compris que la reconnexion à soi est la clé de voûte de toutes les transformations. Nos anciens réflexes de surconsommation et de productivité aveugle ont laissé place à un nouveau modèle d'entreprise, aligné avec le reste du vivant, où le travail devient un espace d'épanouissement et de régénération. Fanny nous montre qu'en nous libérant de la course au toujours plus, nous permettons aux organisations d'adapter leurs règles aux véritables besoins humains et environnementaux. Le Bonheur National Brut est devenu la norme tout comme la juste gestion du temps afin de soigner notre vitalité et respecter le rythme du vivant. Et vous, quel rituel de ralentissement ou quelle habitude quotidienne aimeriez-vous réintroduire pour vous reconnecter à vous-même et vous aligner sur vos besoins essentiels ? Merci à La Nef, pour la banque éthique, de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d'infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org et le dernier épisode du podcast sur toutes les applis ou sur imagotv.fr. #2030glorieuses #changerlemonde #futurssouhaitables #cacommenceparmoi #nouveauximaginaires #FannyWalter #BonheurNationalBrut #ReconnexionAuVivant #SoinDuVivant #SobrieteHeureuse
Imaginez que vous vous réveilliez seul dans un vaisseau spatial, sans GPS, sans carte et sans aucun moyen de communiquer avec la Terre.Autour de vous : des milliards d'étoiles… mais aucun panneau indiquant le chemin de la maison.Comment retrouver notre planète au milieu de la Voie lactée ? Peut-on reconnaître le Soleil ? Utiliser les constellations ? Détecter la Terre comme une exoplanète ? Ou faudrait-il se repérer grâce aux pulsars, ces étoiles mortes qui battent dans l'espace comme de gigantesques phares cosmiques ?Dans cette vidéo, nous allons découvrir pourquoi retrouver la Terre serait beaucoup plus difficile qu'on pourrait l'imaginer.___________
Imaginez être un empereur aimé, respecté, et tellement chill que ce qui met fin à votre règne, c'est pas une vengeance, ni un complot, mais une surdose de fromage ?Bon, c'est un peu plus compliqué que ça, mais je vous présente Antonin le Pieux, trop peu connu alors qu'il en vaut la peine !Bonne écoute !
Avec le perfectionnement des outils de génération d'images, les vidéos artificielles, censées donner vie à des moments historiques, se multiplient sur les réseaux sociaux. Souvent remplis d'erreurs et d'anachronismes, ces clips alimentent la désinformation historique. Imaginez-vous en train de déambuler dans les rues de Rome durant l'Antiquité, dans une tranchée lors de la Première Guerre mondiale ou dans une forêt à l'époque des dinosaures. Voici le genre de voyage temporel que proposent ces vidéos artificielles diffusées sur les réseaux sociaux. Ce que vous venez d'entendre, c'est Chloé, une jeune femme entièrement générée par IA. On peut la voir assister à différents événements qui ont marqué l'histoire : la Révolution française, le naufrage du Titanic ou encore l'éruption du Vésuve. Aucune période historique n'est épargnée. Les vidéos de ce compte cumulent des dizaines de millions de vues sur les réseaux sociaux. Erreurs et anachronismes Visuellement, l'illusion est presque totale, à tel point que des internautes se demandent en commentaire s'il s'agit d'un clip synthétique ou d'une reconstitution historique réalisée avec de vrais acteurs. La qualité des images, le son et l'esthétique générale donnent l'impression de visionner un contenu pédagogique, pensé pour se documenter sur une période ou un événement de notre histoire. Sauf que, en réalité, c'est tout le contraire. En effet, ces vidéos comportent énormément d'erreurs factuelles et d'anachronismes : un drapeau bleu-blanc-rouge trois cent cinquante ans avant sa création, un Moyen-Âge sinistre, sombre et très sale, la France sacrée lors de la première Coupe du monde en Uruguay, etc. Déformer notre vision du passé Ces vidéos, souvent courtes, enchaînent les infox mais aussi les anachronismes. Basées non pas sur le travail d'historiens reconnus, mais sur un ensemble de sources abstraites, elles véhiculent aussi de nombreux stéréotypes. S'y ajoutent, parfois, des motivations politiques voire une forme de révisionnisme. Résultat, ces clips bouleversent notre vision du passé et participent aussi à invisibiliser les sources fiables et les documents historiques. C'est notamment le cas pour la Shoah avec des vidéos artificielles mettant en scène des victimes de l'Holocauste. À lire aussiLes IA génératives et le risque d'une réécriture de l'histoire de la Shoah La quête du buzz Derrière ces vidéos historiques artificielles, on retrouve une pluralité d'acteurs, allant des passionnés d'histoire peu soucieux de la réalité des faits aux internautes en quête de profit. Ces vidéos, souvent virales sur les réseaux sociaux, peuvent se transformer en une véritable source de revenus. La concurrence grandissante entre les créateurs de vidéos historiques artificielles aboutit à une surenchère, avec des contenus toujours plus sensationnalistes et donc toujours plus mensongers. Souvent présentées comme des contenus synthétiques, ces vidéos ne sont pas supprimées par les plateformes. Au contraire, les algorithmes les mettent en avant. Le phénomène n'est donc probablement pas près de s'arrêter.
La music story du jour c'est celle des flops de la planète électro…Imaginez une cathédrale gothique du XIXᵉ siècle, édifice transformé, désacralisé, qui devient temple d'une religion électro prêchant l'extase et la nuit blanche. Ainsi nait le Limelight à New York, nous sommes en 1983.
Dans cet épisode de La Pause Fitness, on décrypte pourquoi une variation de 5% de votre dépense ne veut rien dire. On aborde ensuite le vrai coût nerveux de l'échec musculaire : le squat léger à l'échec vous épuise nerveusement bien plus que le lourd ! Enfin, analyse du combo cétones/caféine. NOUVEAU : Ce que font […] The post L'ARNAQUE de l'échec musculaire : ce qu'on n'imaginez pas (système nerveux, cétones, métobolisme…) appeared first on Fitnessmith.
Découvrez la face cachée d'un couple que tout oppose : Karl Lagerfeld et Jacques de Bascher. D'un côté, un styliste très chaste ; de l'autre un jeune dandy débauché. Une relation étrange qui renverse tous les codes établis en amour… Une fête très très gay 24 octobre 1977, Montreuil sous bois, discothèque La Main Bleue. Imaginez un immense sous-sol de béton brut. Des murs noirs. Des milliers de personnes qui dansent avec frénésie sur un morceau d'afrobeat assourdissant. Imaginez cette foule se déhancher dans cette salle de 1500 m2 sans aucun décors. C'est dans ce lieu improbable que toute la hype parisienne rejoint sur la piste ceux qu'on appelle les “sapeurs africains”. Tous ont répondu présent à l'invitation de Karl Lagerfeld. Car c'est là, dans ce nouveau club de la petite couronne parisienne, que le styliste a choisi de célébrer la fin de saison des défilés. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Claire Loup Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Et aujourd'hui, on décrypte une petite révolution à la frontière de l'intelligence artificielle et de la conformité réglementaire.Imaginez pouvoir traduire une politique complexe de lutte contre le blanchiment d'argent en un workflow opérationnel en seulement quelques minutes.C'est le tour de force réalisé par la scale-up européenne Sumsub, qui devient la première plateforme de vérification d'identité à ouvrir l'intégralité de sa couche de configuration à des agents d'intelligence artificielle comme Claude ou ChatGPT.Un agent d'IA capable d'analyser lui-même une politique de conformitéL'IA passe enfin d'un rôle de simple assistant textuel à celui d'exécutant de premier plan.Grâce au protocole open-source Model Context Protocol, Sumsub connecte directement les grands modèles de langage à ses outils de paramétrage.Concrètement, un directeur technique ou un responsable de la conformité n'a plus besoin de passer des heures à traduire manuellement des règles juridiques en lignes de code ou en arborescences complexes. L'agent d'IA est capable d'analyser de lui-même une politique de conformité écrite, d'en comprendre les subtilités, d'identifier les niveaux de risque par pays et de configurer automatiquement les questionnaires d'évaluation ainsi que les parcours clients.Accélération du time-to-market pour les entreprisesCe basculement vers l'ère agentique offre un deuxième avantage, qui est l'accélération drastique du time-to-market pour les entreprises.Traditionnellement, le déploiement ou la mise à jour d'un dispositif de lutte contre le blanchiment d'argent exigeait des jours, voire des semaines de travail fastidieux impliquant des architectes de solutions et des développeurs.En automatisant l'intégration technique et la génération du code nécessaire au sein des applications clientes, Sumsub fait tomber ce délai à quelques minutes.Pour les entreprises évoluant dans des secteurs hautement régulés, cette agilité opérationnelle supprime un goulot d'étranglement et réduit les coûts d'ingénierie logicielle.Vitesse ne doit pas rimer avec perte de contrôleMais attention, vitesse ne doit pas rimer avec perte de contrôle, et c'est notre troisième point.Sumsub fait le choix d'une infrastructure ouverte et agnostique tout en imposant un cadre de gouvernance extrêmement strict.Pour écarter tout risque d'hallucination ou d'erreur algorithmique, l'accès des agents d'IA est soumis à des autorisations spécifiques très granulaires.Les modifications sensibles et les actions critiques sont d'abord exécutées dans des environnements isolés.Surtout, aucune modification de configuration ne peut être déployée en production sans une validation et une approbation humaines systématiques. L'expert métier reste donc le garde-fou indispensable de cette automatisation.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet extrait, Frédéric Faure nous invite au cœur de notre assiette et de nos ressources en 2030 Glorieuses. En observant la boussole de notre organisation collective, on y découvre une société qui a enfin repris conscience de l'origine des choses : nos modes anciens modes de consommation ont laissé place à des habitudes ancrées et respectueuses, où l'on prend même le temps d'aller chercher notre eau à la fontaine une fois par semaine, de comprendre comment est fabriqué le pain et comment pousse une tomate. Frédéric nous montre que l'alimentation peut redevenir un espace de reconquête, de bon sens et de dignité entre les humains. L' agriculture biologique est devenue la norme tout comme la transparence des filières afin de soigner les sols et respecter le rythme du vivant. Et vous, quel savoir ou quel rituel lié à vos besoins essentiels aimeriez-vous vous réapproprier pour reprendre conscience de l'origine des choses (comme faire votre pain ou aller chercher votre eau) ? Merci à La Nef, la banque éthique, de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d'infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org et le dernier épisode du podcast sur toutes les applis ou sur imagotv.fr. #2030glorieuses #changerlemonde #futurssouhaitables #cacommenceparmoi #nouveauximaginaires #FredericFaure #AgricultureBio #Biocoop #OrigineDesChoses #ReconnexionAuVivant
Imaginez que notre univers ne soit qu'un gigantesque jeu vidéo. Popularisée par "Matrix" et tournée en dérision dans "Le Vertige" – la dernière comédie de Quentin Dupieux –, cette idée est prise au sérieux par des figures de la tech tels Elon Musk, Sam Altman ou encore George Hotz. Lors de sa conférence au festival SXSW intitulée "Jailbreaking the Simulation", ce hacker expliquait rechercher des failles ("glitchs") dans notre quotidien. Il milite pour trouver ces vulnérabilités, prendre le contrôle du "serveur" qui héberge notre univers... et pourquoi pas rencontrer son "créateur". Si cette théorie est intéressante, elle ne doit cependant pas nous pousser à l'inaction.
Dans cet extrait, Delphine Mathou nous invite au cœur de nos lieux de vie en 2030 Glorieuses. En observant la boussole de notre organisation collective, on y découvre une société qui a enfin retrouvé le sens de la proximité et du partage : ici, l'isolement des logements individuels a laissé place à des habitats participatifs et des éco-lieux vibrants, où l'on prend même le temps de récolter et de savourer les fruits ensemble, au cœur du voisinage. Delphine nous montre que l'habitat peut redevenir un espace de reconquête, de convivialité et de dignité entre les humains. La priorité, c'est désormais de cultiver la mutualisation et l'intelligence collective, conçues comme de véritables points d'acupuncture pour soigner le tissu social et respecter le rythme du vivant. Habiter en 2030 va dans le sens de la coopération et de la gouvernance partagée plutôt que de l'individualisme, pour féconder nos apprentissages et nos solidarités de quartier. Et vous, quel espace de votre commune ou de votre immeuble aimeriez-vous voir se transformer pour qu'il devienne un véritable terrain de coopération (ou un verger partagé) ? Merci à La Nef, la banque éthique, de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d'infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org et le dernier épisode du podcast sur toutes les applis ou sur imagotv.fr. #2030glorieuses #changerlemonde #futurssouhaitables #cacommenceparmoi #nouveauximaginaires #DelphineMathou #HabitatParticipatif #EcoLieux #VivreEnsemble #Mutualisation
Imaginez que, du jour au lendemain, quelqu'un se mette à utiliser votre nom, vos papiers, votre numéro de sécurité sociale, se fasse passer pour vous et prenne le contrôle de votre vie... C'est ce qui arrive chaque année à près de 200 000 Français victimes d'usurpation d'identité. Notre invité l'a vécu, lui aussi. Son identité lui a été volée pendant près de 14 ans. 14 ans de procédures, d'angoisses et de combat, pour simplement redevenir lui-même. Son histoire est bouleversante, vous allez voir... Egalement invité de l'émission, le journaliste spécialiste en cybersécurité Damien Bancal. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez votre début de journée... C'est le matin, vous venez de vous réveiller et vous ouvrez votre téléphone. Une petite histoire illustrée vous résume ce qui vous attend. Votre colis vient d'être livrée : Google l'a repéré dans Gmail. Un ami arrive ce week-end : l'information figurait dans votre agenda. Bref, cette application s'appelle Dreambeans, littéralement « graines de rêve ». Elle est actuellement testée publiquement par Google Labs. Son principe est simple : transformer les données personnelles déjà présentes dans l'écosystème Google en mini-récits visuels, comme un journal intime automatisé de votre journée.Pour fabriquer ces histoires, Dreambeans relie les informations issues de plusieurs services : Gmail, Google Agenda, Photos, YouTube ou encore l'historique de navigation. En clair, Google ne collecte pas seulement de nouvelles données pour l'occasion ; il réorganise surtout celles qu'il possède déjà, puis les présente sous forme synthétique et illustrée grâce à l'intelligence artificielle. L'objectif affiché est de vous faire gagner du temps. Au lieu de chercher vous-même les informations utiles (une livraison, un rendez-vous, une sortie, une recommandation) l'application les rassemble dans un petit récit personnalisé. Les illustrations sont générées par IA et servent à donner une forme plus agréable, presque ludique, à ce résumé quotidien.Derrière Dreambeans, Google met en avant une technologie appelée « Personal Intelligence ». Il s'agit d'une IA conçue pour agir de manière proactive, c'est-à-dire anticiper ce qui peut vous être utile avant même que vous ne le demandiez. Évidemment, la question de la vie privée arrive immédiatement. Google précise que Dreambeans nécessite au moins la connexion d'une application Google, mais fonctionne mieux si plusieurs services sont autorisés. L'utilisateur peut choisir quelles applications alimentent ses récits, tandis que les autres sont censées rester séparées. Pour l'instant, Dreambeans n'est disponible qu'aux États-Unis. Il faut être majeur, posséder un abonnement Google AI Ultra, et utiliser l'application sur Android ou iOS. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez que vous êtes allongé sur un lit d'hôpital, votre cœur ralentit et le monde s'éloigne.Vous ressentez une sensation de paix absolue, l'impression de quitter votre corps le temps d'un instant. Vous revenez à vous et ce souvenir reste gravé avec une précision troublante. On appelle ça une expérience de mort imminente. Un phénomène raconté partout dans le monde, quelles que soient les cultures ou les croyances. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Imaginez découvrir un jour que vous n'êtes pas seul à vivre votre propre vie, que d'autres identités prennent parfois des décisions à votre place, nouent des relations, ont des discussions. C'est ce que vit Serena, qui est atteinte d'un trouble dissociatif de l'identité depuis un événement traumatique vécu dans son enfance. Au quotidien, elle cohabite avec 8 alters, 8 personnalités différentes, qui ont toutes une voix, un âge, un caractère différent, et qui peuvent prendre place à différents moments. Et au téléphone la professeure Coraline Hingray, psychiatre spécialiste du TDIHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet extrait, Mathieu Labonne nous invite au cœur des territoires en 2030 Glorieuses. En observant la boussole de notre organisation collective, on y découvre une société post-urbaine qui a enfin retrouvé le sens de la proximité : ici, l'anonymat et la centralisation des mégapoles ont laissé place à un réseau d'écolieux implantés au cœur de chaque commune. Matthieu nous montre que l'habitat peut redevenir un espace de reconquête et de dignité entre les humains. La priorité c'est désormais de cultiver des oasis locales conçues comme de véritables points d'acupuncture pour soigner le tissu social et respecter le rythme du vivant. Habiter en 2030 va dans le sens de la coopération plutôt que l'individualisme pour féconder nos apprentissages et nos solidarités de voisinage. Et vous, quel espace de votre commune aimeriez-vous voir se transformer en écolieu pour qu'il devienne un véritable terrain de coopération ? Merci à La Nef, pour la banque éthique de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d'infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org et le dernier épisode du podcast sur toutes les applis ou sur imagotv.fr
Imaginez un été avec des pics fréquents à 45°C. Puis un dôme de chaleur… à 50°C. Et pas dans un futur lointain : dans les décennies qui viennent.Aujourd'hui, la planète s'est déjà réchauffée d'environ +1,4°C par rapport à l'ère pré-industrielle.Mais l'Europe se réchauffe le plus vite. On a déjà dépassé les +2°C.Concrètement, cela signifie des canicules plus fréquentes, plus longues et plus intenses.Partout sur le continent, c'est en ville que les impacts sont les plus immédiats. Même si, à la campagne, d'autres tensions apparaissent, notamment autour de l'eau et de l'agriculture.Et effectivement, les villes commencent à s'adapter : isolation, végétalisation, refuges climatiques, nouveaux horaires…Le mouvement est lancé. Mais il reste encore très loin d'être à la hauteur du choc qui arrive selon les experts interrogés par Sur le Fil.Réalisation : Maxime Mamet et Michaëla Cancela-KiefferInvités : Valérie Masson-Delmotte (Haut Conseil pour le climat), Vivian Dépoues (I4CE), Alexandre Florentin (Adapt) et Adèle Tanguy (IDDRI)Crédits extraits : Ville de Paris, Assemblée nationaleMusique : Nicolas VairLa Semaine Sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer. RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Sandrine Pégand, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Imaginez un sol vivant, formé goutte à goutte, millimètre par millimètre, pendant des millénaires. Une accumulation de matière organique, feuilles, mousses, racines, qui se décompose lentement dans l'eau, siècle après siècle. Un sol qui respire, qui filtre l'eau, qui absorbe le carbone : dix fois plus qu'une forêt tropicale à surface égale... Ce sol, c'est la tourbe ! Et on en trouve dans 180 pays à travers le monde. Du bassin central du Congo, qui abrite à lui seul 36% de toutes les tourbières tropicales de la planète, jusqu'aux vertes collines d'Irlande, l'un des derniers grands sanctuaires européens : un quart du pays en est recouvert. Pendant des siècles, elle a chauffé les maisons, nourri les feux, rythmé les saisons dans les campagnes des Midlands. Une ressource gratuite, à portée de bêche, dans un pays que la colonisation anglaise avait dépouillé de ses forêts. Pour les Irlandais, la tourbe, c'était la survie. La tourbe, c'était l'identité. Mais aujourd'hui, ce trésor millénaire se retrouve au prétoire. En 2019, la Haute Cour irlandaise a jugé que l'exploitation industrielle des tourbières était incompatible avec les directives européennes sur l'environnement. Un coup de tonnerre qui a précipité la fin de l'extraction à grande échelle. Et en mars 2024, la Commission européenne a franchi un pas supplémentaire, renvoyant l'Irlande devant la Cour de justice de l'Union européenne : certaines tourbières protégées continuent d'être dégradées. Le dossier est loin d'être clos. D'un côté, l'urgence climatique et le droit européen. De l'autre, une culture populaire vivace, des communautés rurales attachées à leurs traditions, et une identité nationale gravée dans la terre. Les Irlandais doivent choisir… Une émission réalisée par François Porcheron. Merci à Clémence Pénard pour la coordination. Avec par ordre d'apparition : Frank Morron, coupeur de tourbe Le député Michael Fitzmaurice Douglas McMillan - Il a créé la coopérative Green Restauration Ireland et s'est lancé avec le soutien du gouvernement irlandais et du fonds pour la transition juste de l'UE dans le projet « Peatlands for prosperity » que l'on peut traduire par tourbières, gages de prospérité Adrian and Kieran Egan - « Landscape Farm » Shane Mc Guinness, docteur en philosophie, professeur adjoint en développement durable et chercheur en climat à l'UCD ; fondateur et directeur de Peatland Finance Ireland Tristram Whyte, du Conseil irlandais pour la conservation des tourbières / The Bog of Allen Nature Centre Dr Florence Renou-Wilson, ingénieure en agriculture et directrice du Master of Science GlobalChange à l'University College de Dublin John O'Sullivan de Derreighter Farm pour le projet Palus Demos.
Imaginez-vous en terrasse, avec un thermomètre affichant trente degrés. Votre verre de blanc est tiède en deux minutes et la tentation du glaçon vous traverse l'esprit. Vous regardez autour de vous, personne ne le fait, et l'idée qu'un sommelier puisse passer derrière vous suffit à vous arrêter net. Bonne nouvelle : la position des sommeliers est aujourd'hui moins figée, et vous n'êtes plus tout à fait le barbare que vous croyez être. À condition de respecter quelques règles !Dans ce nouvel épisode de Parlons Vin, la journaliste Alicia Dorey répond à une question que vous vous êtes surement déjà posée : est-il possible de mettre des glaçons dans son verre de vin blanc ?Et n'oubliez pas : parlons peu mais Parlons Vin !Vous pouvez écouter cet épisode sur Figaro Radio, le site du Figaro et sur toutes les plateformes d'écoutes.Chronique et rédaction : Alicia DoreyMontage : Antoine Lion-RantyPrise de son : Louis ChabainProduction exécutive : Aude Sérès, rédactrice en chef, pôle audio Le FigaroCoordination de production : Pôle audio Le FigaroCommunication : Réseaux sociaux Le FigaroVisuel & habillage : Studio design Le FigaroHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez un monde où la nature serait devenue un vaste terrain de chasse pour milliardaires en mal de trophée - ils sont les prédateurs -, un monde où un groupe d'hommes, de femmes et d'enfants résistent - ils sont les protecteurs. Les deux vont s'affronter à mort... Laurent Marsick a rencontré Josiane Balasko, une écrivaine singulière qui s'est mise à l'écriture presque par accident. Ecoutez La tentation du soir avec Laurent Marsick du 02 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet extrait, Kate Raworth nous invite au cœur des échanges en 2030 Glorieuses. En observant la boussole de notre économie, on y découvre une société qui a enfin retrouvé le sens de l'équilibre : ici, la course folle de la croissance permanente a laissé place à une recherche de justice sociale et de respect des limites planétaires. Kate nous montre que l'économie peut redevenir un espace de sécurité et de dignité entre les humains. La priorité n'est plus de maximiser les profits à tout prix, mais de cultiver un espace sûr et juste où chaque décision respecte les cycles du vivant et les besoins fondamentaux de chacun. Échanger en 2030, c'est choisir la redistribution plutôt que la prédation pour féconder nos apprentissages et nos solidarités locales. Et vous, quelle ressource de votre quotidien aimeriez-vous voir sortir de la spéculation pour qu'elle devienne un véritable terrain de coopération ? Merci à La Nef e de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d'infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org. #2030glorieuses #changerlemonde #futurssouhaitables #cacommenceparmoi #nouveauximaginaires #KateRaworth #DonutEconomics #PostCroissance
Imaginez-vous rouler dans une Ford Fiesta sur une route qui traverse l'Ecosse, en direction du village de Tarbrax. Il est 22h, la nuit est tombée, les paysages défilent et les discussions entre amis vont bon train...Jusqu'ici, tout va bien. Mais si un étrange objet se mettait soudain à survoler la route devant vous et si deux heures entières de votre vie s'étaient soudain evaporées ? Bienvenue dans l'étrange incident de la route A70, le cas d'enlèvement extraterrestre le plus troublant du Royaume-Uni. Feu de Camp est un podcast NRJ écrit et incarné par Taous Merakchi. Une production disponible sur l'application et le site NRJ rubrique podcast, et sur toutes les plateformes d'écoute. Production : Aimie Faconnier Assistante de production : Lucie Huteau Réalisation : Cédric Le Doré Graphisme : Marlène Boulère et Guillaume Mermet Direction des podcasts : Anne-Cécile KirryHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez une famille du XVIIIe siècle réunie autour d'un étrange remède : une petite boule métallique avalée par un malade… puis récupérée quelques heures plus tard dans ses selles, soigneusement nettoyée, avant d'être réutilisée encore et encore. Cette curieuse invention portait un nom étonnant : la “pilule perpétuelle”.Utilisée entre le XVIIe et le XIXe siècle, cette pilule était censée soulager les douleurs abdominales, les indigestions ou encore “purger” l'organisme. À l'époque, la médecine repose largement sur l'idée qu'il faut évacuer les mauvaises substances du corps. Les médecins pratiquent volontiers les saignées, les vomitifs ou les laxatifs. La pilule perpétuelle s'inscrit parfaitement dans cette logique.Mais contrairement à une pilule classique, celle-ci n'était pas destinée à se dissoudre. Il s'agissait d'une petite bille composée d'antimoine, un métalloïde brillant proche de certains métaux. L'antimoine possède des propriétés toxiques, mais à faible dose, il provoque surtout de puissants effets laxatifs et vomitifs. Avaler cette boule irritait donc le système digestif, accélérant le transit intestinal.Et c'est là que réside l'aspect le plus surprenant : la pilule ressortait intacte. Comme elle ne se dissolvait pas, on pouvait la récupérer après son passage dans l'organisme, la laver… puis la réutiliser à l'infini. D'où son surnom de “pilule perpétuelle”.Certaines familles conservaient la même pilule pendant des générations. Elle devenait presque un objet patrimonial médical. On pouvait la prêter à un voisin, à un ami ou à plusieurs membres d'une même maison. Une seule pilule pouvait ainsi servir des centaines, voire des milliers de fois au cours de son existence.Aujourd'hui, cette pratique paraît évidemment peu hygiénique. Mais elle reflète surtout la médecine de son époque. Les connaissances scientifiques sur les microbes ou la toxicité des métaux étaient encore limitées. Or l'antimoine est loin d'être anodin : à dose élevée, il peut provoquer de graves intoxications, touchant le foie, les reins ou le cœur.D'ailleurs, les autorités médicales ont longtemps hésité à autoriser son usage. En France, l'antimoine fut même interdit à certains moments au XVIe siècle après plusieurs décès. Pourtant, son efficacité apparente comme purgatif lui permit de revenir régulièrement à la mode.La pilule perpétuelle est donc un fascinant témoignage de l'histoire de la médecine : un objet à mi-chemin entre remède, superstition et poison. Et elle rappelle qu'avant la médecine moderne, certains traitements reposaient sur des pratiques qui nous sembleraient aujourd'hui totalement inimaginables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet extrait, Thomas d'Ansembourg nous invite au cœur des échanges en 2030 Glorieuses. En écoutant le murmure de nos conversations, on y découvre une société qui a enfin retrouvé le sens de l'autre : ici, le bruit de la compétition permanente a laissé place à une qualité de présence et d'écoute profonde. Thomas nous montre que la parole peut redevenir un lien de compagnonnage entre les citoyens. La priorité n'est plus d'imposer sa position à tout prix, mais de cultiver un espace de conscience commune où chaque interaction respecte le rythme du vivant et la dignité de chacun. Communiquer en 2030, c'est choisir la collégialité plutôt que la confrontation pour féconder nos apprentissages et nos sagesses. Et vous, quelle relation de votre quotidien aimeriez-vous voir s'apaiser pour qu'elle devienne un véritable terrain de coopération ? Merci à @lanef_financeethique de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d'infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org. #2030glorieuses #changerlemonde #futurssouhaitables #cacommenceparmoi #nouveauximaginaires #CNV #transitioninterieure #ecoutereel
Voici l'essentiel sur la récente paralysie de l'aéroport d'Helsinki. Here is the essential information on the recent paralysis of the Helsinki airport.Vous savez, le trafic aérien d'une grande capitale européenne a été brusquement interrompu par une menace de drone. You know, air traffic in a major European capital was abruptly interrupted by a drone threat.Imaginez un peu, un arrêt total des vols à Helsinki le 15 mai, de 4 heures à 7 heures du matin. Just imagine, a total shutdown of flights in Helsinki on May 15th, from 4 a.m. to 7 a.m.Le Premier ministre Petteri Orpo a carrément lancé une alerte pour la région d'Uusimaa, et les secours ont même demandé à la population de se mettre à l'abri. Prime Minister Petteri Orpo actually issued an alert for the Uusimaa region, and emergency services even asked the population to seek shelter.Les garde-côtes finlandais enquêtent déjà sur de récentes violations de l'espace aérien, impliquant notamment quatre drones qui se sont écrasés en Finlande fin mars et en avril. he Finnish Coast Guard is already investigating recent airspace violations, notably involving four drones that crashed in Finland in late March and April.La racine du problème est purement géopolitique. The root of the problem is purely geopolitical.Ces précédents drones venaient très probablement d'Ukraine, et Kiev s'est d'ailleurs excusé en précisant que les appareils avaient été déviés de leur trajectoire par des interférences russes. These previous drones very likely came from Ukraine, and Kyiv has since apologized, specifying that the devices had been diverted from their path by Russian interference. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
REDIFF - Retour en 1936 ! Imaginez une époque où des millions d'ouvriers et d'employés découvrent les joies des vacances en famille les pieds dans l'eau, grâce à une alliance politique inédite. Mais derrière la liesse et l'envie folle de changer le monde, se profilent déjà de sombres lendemains. Le bonheur, parfois, ne dure que le temps d'une parenthèse. Revivez l'histoire d'un mouvement qui a bouleversé la France, et marqué à jamais notre histoire sociale. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La paréidolie est un phénomène psychologique fascinant : c'est la tendance du cerveau à voir des formes familières — surtout des visages — là où il n'y en a pas. Un visage dans un nuage, une silhouette dans une tache d'humidité, ou encore cette impression que votre voiture “sourit” avec ses phares et sa calandre… tout cela relève de la paréidolie.Le terme a été popularisé par le psychiatre russe Victor Kandinsky au XIXe siècle, et il désigne une illusion d'interprétation : notre cerveau ne se contente pas de voir, il interprète. Et parfois, il interprète “trop”.D'un point de vue neuroscientifique, ce phénomène s'explique par le fonctionnement de zones spécialisées du cerveau, notamment le Fusiform Face Area, une région du cortex temporal dédiée à la reconnaissance des visages. Cette zone est extrêmement sensible : elle peut s'activer avec très peu d'informations — deux points et une ligne suffisent pour évoquer un visage.Mais pourquoi notre cerveau est-il aussi “obsédé” par les visages ? La réponse se trouve du côté de l'évolution.Pendant des millions d'années, notre survie a dépendu de notre capacité à détecter rapidement des êtres vivants autour de nous — alliés, prédateurs, membres du groupe. Mieux valait voir un visage là où il n'y en avait pas… que rater un vrai visage caché dans l'ombre. En d'autres termes, notre cerveau a été sélectionné pour faire des faux positifs plutôt que des faux négatifs.Imaginez un ancêtre dans la savane. Il aperçoit une forme ambiguë dans les hautes herbes. S'il se trompe et croit voir un prédateur alors qu'il n'y en a pas, il perd un peu d'énergie. Mais s'il ne voit rien… alors qu'un prédateur est bien là, il peut perdre la vie. Résultat : l'évolution a favorisé les cerveaux prudents, voire paranoïaques.La paréidolie est donc une sorte de “bug utile” : une conséquence d'un système perceptif optimisé pour la survie. Ce biais ne concerne pas seulement les visages. On peut aussi percevoir des mots dans des bruits aléatoires, ou des figures dans des textures abstraites.Ce qui est remarquable, c'est que ce phénomène est universel. Toutes les cultures humaines y sont sensibles. Et il apparaît très tôt chez les enfants, preuve qu'il est profondément ancré dans notre biologie.Aujourd'hui, la paréidolie nous amuse — elle nourrit l'art, les illusions visuelles, et même certains phénomènes viraux sur internet. Mais elle rappelle surtout une chose essentielle : nous ne voyons jamais le monde tel qu'il est. Nous voyons une interprétation, façonnée par des millions d'années d'évolution.Et parfois, cette interprétation préfère imaginer un visage… plutôt que de risquer de ne pas en voir un. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez porter le nom de l'homme qui a dessiné l'Australie. C'est le cas d'Henry de Freycinet, descendant du navigateur Louis de Freycinet, qui cartographia les côtes australiennes au début du XIXe siècle et publia en 1811 la première carte complète du continent.
Imaginez une dune de sable qui émet un son grave, continu, presque musical, comme un bourdonnement ou le vrombissement d'un moteur lointain. Ce phénomène, appelé « chant des dunes », est observé dans plusieurs régions du monde, notamment dans le Sahara ou dans le désert de Gobi. Et contrairement aux apparences, il ne s'agit ni d'un mystère ni d'un simple effet du vent : c'est un phénomène physique très précis.Tout commence avec la structure du sable. Pour que les dunes chantent, leurs grains doivent être relativement homogènes, souvent compris entre 0,1 et 0,5 millimètre de diamètre. Ils doivent aussi être très secs, propres et légèrement arrondis. Ces conditions sont essentielles, car elles permettent aux grains de glisser les uns sur les autres de manière régulière.Le son apparaît lors d'avalanches de sable. Lorsque la pente d'une dune devient instable — par exemple sous l'effet du vent ou du passage d'un randonneur — une couche superficielle de sable se met à s'écouler. Des milliers, voire des millions de grains entrent alors en mouvement simultanément.Ce qui est fascinant, c'est que ces grains ne bougent pas de manière chaotique. Ils se synchronisent. En glissant, ils entrent en collision et produisent de petites vibrations. Mais au lieu de s'annuler, ces vibrations s'alignent progressivement, un peu comme des musiciens qui se mettent au même rythme. Ce phénomène de synchronisation transforme un bruit désordonné en une onde sonore cohérente et amplifiée.La dune agit alors comme une caisse de résonance naturelle. Le son émis est généralement grave, avec des fréquences comprises entre 70 et 110 hertz. Il peut durer plusieurs secondes, parfois même plusieurs minutes, tant que l'avalanche se poursuit. Dans certains cas, le volume sonore peut atteindre 100 décibels, soit l'équivalent d'un marteau-piqueur.Ce mécanisme repose sur des principes proches de ceux étudiés en acoustique et en physique des milieux granulaires. La clé réside dans la cohérence du mouvement : si les grains ne sont pas suffisamment uniformes ou si le sable est humide, la synchronisation disparaît… et le silence revient.Le chant des dunes montre ainsi qu'un simple amas de sable peut se comporter comme un système organisé, capable de produire un signal sonore structuré. Un phénomène rare, exigeant, mais parfaitement explicable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez une plage où le sable, les galets… et des fragments de plastique fondus s'assemblent pour former une véritable roche. Ce n'est plus une hypothèse, mais une réalité observée notamment à Hawaï et sur certaines côtes britanniques. Les scientifiques ont même donné un nom à ce matériau inédit : la plastiglomérat.Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir aux bases de la géologie. Une roche se forme généralement lorsque des sédiments — sable, coquillages, fragments minéraux — sont compressés et cimentés sur de longues périodes. Ici, le processus est accéléré et détourné par l'activité humaine. Le plastique, omniprésent dans l'environnement, se retrouve piégé sur les plages. Sous l'effet de la chaleur — parfois due à des feux de camp, parfois à une exposition prolongée au soleil — il fond partiellement.En se ramollissant, il agit comme une sorte de colle. Il englobe alors des éléments naturels : grains de sable, morceaux de corail, bois, voire des coquilles. En refroidissant, l'ensemble se solidifie en une masse compacte. Contrairement à un simple déchet, ce mélange devient une structure rigide, stable, capable de résister à l'érosion. Autrement dit, une roche.Ce qui rend le plastiglomérat particulièrement fascinant, c'est sa durabilité. Le plastique est un polymère extrêmement résistant à la dégradation. Certaines estimations suggèrent qu'il peut persister plusieurs centaines, voire milliers d'années. Intégré dans une matrice rocheuse, il pourrait survivre encore plus longtemps, potentiellement des millions d'années dans certaines conditions géologiques.C'est là que le phénomène prend une dimension historique. En géologie, les différentes couches de roche racontent l'histoire de la Terre. Or, avec ces plastiglomérats, l'humanité est en train de créer une nouvelle signature géologique. Une trace nette, identifiable, qui pourrait marquer ce que certains scientifiques appellent l'Anthropocène — une époque où l'activité humaine devient une force majeure de transformation de la planète.Concrètement, cela signifie que des objets du quotidien — une brosse à dents, un briquet, un emballage — pourraient se retrouver fossilisés dans ces roches hybrides. Dans plusieurs millions d'années, des géologues pourraient tomber sur ces formations et y lire notre mode de vie, comme nous lisons aujourd'hui les fossiles de coquillages ou de plantes anciennes.Ce phénomène rappelle une chose essentielle : la pollution plastique n'est pas seulement un problème visible à court terme. Elle s'inscrit désormais dans le temps profond de la Terre. Nous ne faisons pas que salir la surface : nous modifions littéralement la composition de la croûte terrestre.Et, d'une certaine manière, nous écrivons déjà notre propre couche géologique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bienvenue dans Fifty States Supreme !!Bienvenue au Kansas !!Bienvenue à Topeka !!Imaginez l'année : 1954Imaginez l'ambiance : la ségrégation racialeImaginez le décor : des panneaux "WHITE" et des panneaux "COLORED" partout dans le paysPour mener le combat contre ceux qui font de la couleur de peau un élément de discriminationOn va faire appel à un père de famille : Oliver BrownCet épisode raconte son combat Et à travers lui, le combat de toute une partie de l'Amérique qui refuse que les Blancs et les Noirs vivent séparésAre you ready for an AMAZING trip ????Pour tout savoir sur cet épisode DÉCISIF de l'histoire américaineVous connaissez l'adresse :Le podcast FIFTY STATES !!Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez conduire à 350 km/h… et fermer les yeux. Pas une seconde entière, non. Juste le temps d'un clignement. Pourtant, ce geste banal vous fait parcourir environ 20 mètres… dans le noir complet. C'est précisément ce que vivent les pilotes de Formule 1, plusieurs fois par minute.Car le clignement des yeux, chez l'être humain, est un réflexe incontournable. En moyenne, nous clignons entre 10 et 30 fois par minute. Chaque clignement dure environ 200 millisecondes, soit un cinquième de seconde. À vitesse normale, c'est anodin. Mais à 300 ou 350 km/h, cela devient critique : en 0,2 seconde, une voiture de F1 parcourt entre 16 et 20 mètres sans aucune information visuelle.Pendant longtemps, on pensait que ces clignements étaient aléatoires. Mais une étude récente, publiée dans la revue iScience, montre qu'il n'en est rien. Des chercheurs japonais ont équipé trois pilotes professionnels de capteurs directement intégrés à leur casque, capables de détecter précisément chaque clignement. Les pilotes ont ensuite roulé à vitesse réelle sur circuit.Le résultat est fascinant : les clignements ne sont pas répartis au hasard. Les pilotes les synchronisent inconsciemment avec les moments les moins risqués du circuit. En ligne droite, où la trajectoire est stable et les décisions limitées, ils clignent davantage. En revanche, dans les virages, lors des freinages ou des dépassements — les phases les plus critiques — ils retiennent leur clignement.Autrement dit, leur cerveau “choisit” les moments où il peut se permettre une micro-coupure visuelle. Et ce, sans effort conscient. C'est une forme d'optimisation automatique, presque invisible, mais essentielle.Ce phénomène s'explique par le fonctionnement du cerveau. Même si le clignement est un réflexe, il est modulé par l'attention et la charge cognitive. Quand la situation exige une vigilance maximale, le cerveau inhibe temporairement ce réflexe pour maintenir une vision continue.Ce qui est frappant, c'est que cette adaptation transforme un mécanisme biologique basique en outil de performance. À très haute vitesse, perdre la vue pendant 20 mètres peut faire la différence entre une trajectoire parfaite… et une sortie de piste.Au fond, cette étude montre que notre corps ne se contente pas de fonctionner : il s'adapte en permanence aux contraintes extrêmes. Même un geste aussi banal que cligner des yeux devient, chez un pilote de Formule 1, une stratégie de survie millimétrée.Et la prochaine fois que vous clignerez des yeux, vous saurez que, pendant une fraction de seconde, votre cerveau décide — lui aussi — du meilleur moment pour “couper l'image”. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici un tour d'horizon rapide de ce qu'il faut absolument savoir sur la stratégie inattendue mise en place pour sauver le Cybertruck de Tesla. Here is a quick overview of what you absolutely need to know about the unexpected strategy put in place to save Tesla's Cybertruck.Imaginez un peu un restaurateur qui paierait des figurants pour remplir sa salle. Imagine for a moment a restaurant owner paying extras to fill up his dining room.Eh bien, c'est exactement ce que fait Elon Musk en rachetant discrètement ses propres pick-ups pour masquer un flop commercial monumental. Well, that is exactly what Elon Musk is doing by discreetly buying back his own pickups to mask a monumental commercial flop.Près de 20% de la production totale est absorbée par l'empire Musk. Nearly 20% of the total production is absorbed by the Musk empire.Sérieusement, est-ce que SpaceX a vraiment besoin d'une flotte de pick-ups ou est-ce juste une combine pour éviter que ces engins ne finissent à l'abandon sur un parking ? Seriously, does SpaceX really need a fleet of pickups, or is it just a scheme to prevent these machines from ending up abandoned in a parking lot?Deuxièmement, cette petite bidouille interne s'explique par un véritable rejet du marché classique. Secondly, this little internal hack is explained by a real rejection from the traditional market.Faut dire qu'on nous a vendu un véhicule digne d'un film de science-fiction, mais c'est devenu un casse-tête hors de prix au quotidien. It must be said that we were sold a vehicle worthy of a science fiction movie, but it has become an overpriced headache for daily use.Et puis troisièmement, ce rejet n'est pas qu'une question de tôle mal pliée, c'est carrément amplifié par l'image publique de son créateur. And then thirdly, this rejection is not just a matter of poorly folded sheet metal; it is downright amplified by the public image of its creator.Les frasques médiatiques d'Elon Musk ont vraiment fini par lasser tout le monde. Elon Musk's media antics have really ended up wearing everyone out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'essentiel sur l'affaire du tir mortel impliquant un gendarme en Guadeloupe.Here are the essentials regarding the fatal shooting case involving a gendarme in Guadeloupe.Premièrement, que s'est-il passé sur le terrain ?First, what happened on the ground?Imaginez un peu la scène : une patrouille intervient dans la commune du Moule, face à un homme de 65 ans qui refuse obstinément de lâcher son couteau.Just imagine the scene: a patrol intervenes in the town of Le Moule, facing a 65-year-old man who stubbornly refuses to let go of his knife.Le Taser échoue et là, un agent tire à balle réelle, le tuant sur le coup.The Taser fails and then, an officer fires a live round, killing him instantly.Résultat immédiat, le gendarme est mis en examen pour violence mortelle avec interdiction absolue de porter une arme.Immediate result, the gendarme is placed under investigation for fatal violence with an absolute ban on carrying a weapon.Mais si on voit l'usage de la force comme une échelle très stricte, on est en droit de se demander comment expliquer que passer d'une arme non létale directement à une arme à feu était la seule et unique issue possible face à un couteau.But if we see the use of force as a very strict scale, we are entitled to wonder how to explain that going from a non-lethal weapon directly to a firearm was the one and only possible outcome when faced with a knife.Deuxièmement, pour bien comprendre cette escalade fatale, il faut regarder le profil de la victime.Secondly, to fully understand this fatal escalation, one must look at the victim's profile.On ne parle pas d'un simple délinquant, mais d'un homme avec un très lourd passif psychiatrique et des antécédents de rébellion.We are not talking about a simple delinquent, but a man with a very heavy psychiatric history and a record of rebellion.Sur l'archipel, des collectifs locaux dénoncent des violences policières et qualifient carrément ce décès de meurtre.On the archipelago, local collectives are denouncing police violence and are flatly calling this death a murder.C'est une vraie étincelle dans une poudrière, un drame individuel qui cristallise d'un seul coup des fractures historiques et une profonde défiance envers l'État.It is a real spark in a powder keg, an individual tragedy that suddenly crystallizes historical fractures and a deep mistrust toward the State. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodVoici un tour d'horizon rapide de cette incroyable tombola qui a transformé un simple billet de 100 euros en un vrai chef-d'œuvre de Picasso, tout en boostant la recherche médicale.Here is a quick overview of this incredible raffle that turned a simple 100-euro ticket into a true Picasso masterpiece, while boosting medical research.Imaginez un peu, rafler une toile inestimable juste en faisant une bonne action.Imagine winning an invaluable canvas just by doing a good deed.C'est le pari dingue de l'opération « Un Picasso pour 100 euros ».This is the crazy bet of the "A Picasso for 100 euros" operation.Un projet super important quand on sait que l'OMS prévoit que les cas d'Alzheimer vont sûrement doubler d'ici 2050.A very important project when you consider that the WHO predicts that Alzheimer's cases will likely double by 2050.Alors premièrement, parlons du gagnant, parce que c'est une histoire de fou.So first, let's talk about the winner, because it's a crazy story.C'est un ingénieur parisien de 58 ans qui s'est offert pour 100 balles un portrait peint par Pablo Picasso en 1941, estimé à près d'un million et demi d'euros.It's a 58-year-old Parisian engineer who, for 100 bucks, treated himself to a portrait painted by Pablo Picasso in 1941, estimated at nearly one and a half million euros.Mais bon, ce jackpot perso n'est qu'une goutte d'eau comparé à la victoire collective, ce qui m'amène au point suivant.But anyway, this personal jackpot is just a drop in the ocean compared to the collective victory, which brings me to the next point.Deuxièmement, l'impact financier est juste monumental.Second, the financial impact is simply monumental.En quelques mois, les billets se sont arrachés dans plus de 150 pays, récoltant 12 millions d'euros reversés direct à la Fondation Recherche Alzheimer.In a few months, tickets were snapped up in over 150 countries, raising 12 million euros donated directly to the Alzheimer's Research Foundation.On pourrait se dire : « Mais attends, le monde de l'art pour financer la science ? »One might think: "But wait, the art world to finance science?"Eh ben oui, miser sur l'inaccessible, ça attire un monde fou.Well yes, betting on the inaccessible attracts a huge crowd.Troisièmement, faut saluer que cette idée de génie n'est pas un coup d'essai.Third, it should be noted that this stroke of genius is not a first attempt.La créatrice utilise cette méthode avec succès depuis 2013.The creator has been using this method successfully since 2013. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.