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durée : 00:58:28 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann - La philosophie arabe classique s'est développée autour de grandes questions métaphysiques, logiques et théologiques, en articulant raison et révélation. Parmi ses figures majeures, Avicenne et Averroès ont profondément marqué les débats sur la connaissance, l'être et l'interprétation des textes. - réalisation : Carla Michel, Axel Dubois, Shaïma Giboire, Corinne Amar, Nicolas Berger, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : Meryem Sebti Historienne des idées, directrice de recherche au CNRS, Olga Lizzini Professeure des universités, elle enseigne la philosophie arabo-islamique et l'islamologie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Mourad Boudjellal, éditeur de BD, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Sandrine Pégand, avocate, Antoine Diers, consultant, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
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« Quelle fille bizarre ! Ce n'est ni un homme ni une femme. » Cette terrible phrase parlant de notre invitée, la cinéaste Heiny Srour, on la doit à un poète égyptien marxiste. Trois mots (poète, égyptien, donc arabe, et marxiste) qui ont créé un désenchantement chez celle qui reste la première femme du tiers monde (ouh, le vieux mot) à avoir été sélectionnée à Cannes en 1974. (Rediffusion) Rendre visible les femmes dans l'histoire des luttes, c'est le pacte, l'indiscutable engagement pris par cette passionaria de 80 ans, juive libanaise, qui pose sur la table de nos urgences deux films pionniers du cinéma arabe Leïla et les loups (fresque poétique sur la grande Histoire vue pour une fois par les femmes libanaises et palestiniennes) et L'heure de la libération a sonné tourné en 1971 en pleine guerre du Dhofar, opposé à la présence des troupes britanniques à Oman, et qui nous apporte un éclairage édifiant sur ce Moyen-Orient post 7 octobre. À écouter aussiHeiny Srour, pionnière du cinéma féministe et décolonial ► Programmation musicale de notre invitée Arié Ovadia « Anenu Avinu » Bill Haley « Rock Around The Clock » ► Leïla et les loups, prochaines dates du film : À Paris : Cinéma Espace Saint Michel, 75005 Paris 10/09 : Genève (CH) CinéLux, 18h30 première en Suisse 28/09 : Lyon (69) Théâtre l'Élysée, 20h00, Festival Pour la suite du monde 30/09 : Hérouville-Saint-Clair (14), Café des Images, 20h30 09/10 : Toulouse (31), Utopia Borderouge Du 2 au 12/10 : Fameck (57), Victor Hugo, Festival du film arabe Novembre : Bordeaux (33), Utopia 23/11 Montreuil (93) le Méliès - Cycle Maestra 29/11: Genève, Rencontres cinématographiques Palestine Filmer c'est exister Du 23/01 au 3/02: Vesoul (70), Majestic, 32e Festival International des Cinémas d'Asie.
« Quelle fille bizarre ! Ce n'est ni un homme ni une femme. » Cette terrible phrase parlant de notre invitée, la cinéaste Heiny Srour, on la doit à un poète égyptien marxiste. Trois mots (poète, égyptien, donc arabe, et marxiste) qui ont créé un désenchantement chez celle qui reste la première femme du tiers monde (ouh, le vieux mot) à avoir été sélectionnée à Cannes en 1974. (Rediffusion) Rendre visible les femmes dans l'histoire des luttes, c'est le pacte, l'indiscutable engagement pris par cette passionaria de 80 ans, juive libanaise, qui pose sur la table de nos urgences deux films pionniers du cinéma arabe Leïla et les loups (fresque poétique sur la grande Histoire vue pour une fois par les femmes libanaises et palestiniennes) et L'heure de la libération a sonné tourné en 1971 en pleine guerre du Dhofar, opposé à la présence des troupes britanniques à Oman, et qui nous apporte un éclairage édifiant sur ce Moyen-Orient post 7 octobre. À écouter aussiHeiny Srour, pionnière du cinéma féministe et décolonial ► Programmation musicale de notre invitée Arié Ovadia « Anenu Avinu » Bill Haley « Rock Around The Clock » ► Leïla et les loups, prochaines dates du film : À Paris : Cinéma Espace Saint Michel, 75005 Paris 10/09 : Genève (CH) CinéLux, 18h30 première en Suisse 28/09 : Lyon (69) Théâtre l'Élysée, 20h00, Festival Pour la suite du monde 30/09 : Hérouville-Saint-Clair (14), Café des Images, 20h30 09/10 : Toulouse (31), Utopia Borderouge Du 2 au 12/10 : Fameck (57), Victor Hugo, Festival du film arabe Novembre : Bordeaux (33), Utopia 23/11 Montreuil (93) le Méliès - Cycle Maestra 29/11: Genève, Rencontres cinématographiques Palestine Filmer c'est exister Du 23/01 au 3/02: Vesoul (70), Majestic, 32e Festival International des Cinémas d'Asie.
Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterÇa t'arrive de pleurer sans savoir pourquoi ? D'avoir un vide au fond de toi même quand ta vie va objectivement bien ? Dans cet épisode, on explore ce que l'islam dit sur cette sensation que beaucoup vivent sans jamais l'entendre nommée.On reste connectés
Plus de 1,3 million de Soudanais sont réfugiés au Tchad et, parmi eux, 920 000 sont arrivés depuis le début de la guerre au Soudan en 2023. Dans l'est du Tchad, une personne sur trois est réfugiée. À une vingtaine de kilomètres de la ville d'Abéché se trouve le site informel d'Abougoudam. Créé par le HCR en décembre 2023, quelques mois après le début de la guerre, ce site est particulier : il abrite des profils dits « sensibles ». De notre envoyée spéciale de retour d'Abougoudam, Une cinquantaine de tentes blanches s'alignent sous un soleil de plomb, à quelques minutes de route du centre-ville d'Abougoudam. Officiellement, c'est un site « informel ». Officieusement, c'est une zone tampon créée par le HCR. Ici, on a regroupé des profils dits « sensibles » : des Arabes soudanais. Au Soudan, leur ethnie est associée aux paramilitaires FSR, accusés de massacres à caractère ethnique contre les populations « non-arabes », principalement Masalit et Zaghawa. Alors, pour éviter que la guerre civile ne s'exporte dans les camps du Tchad, le HCR a choisi de les isoler. Abderrahman Adalil Al Moubakkar a perdu l'usage de ses jambes pendant la guerre. Il vit ici depuis deux ans. Pour lui, être Arabe au Soudan, c'était être une cible de l'armée régulière soudanaise. « Nous, les Arabes du Darfour, on était systématiquement associés au FSR. On avait beau dire que ce n'était pas le cas, l'armée nous disait : "Vous êtes FSR." », témoigne-t-il. À lire aussi«Ce n'est pas encore le bon moment»: le difficile retour des Soudanais réfugiés en Égypte Un piège humanitaire Mais cet isolement sécuritaire est devenu un piège humanitaire. Le camp compte moins de 1 000 personnes. Trop peu pour les standards du Programme alimentaire mondial, qui n'enclenche ses distributions qu'à partir de 5 000 bénéficiaires. Résultat : les assiettes sont vides. Et par manque de financements, les derniers versements de cash du HCR remontent à décembre 2025. « Ils nous ont installés ici et nous ont abandonnés, dénonce Afaf Aboubaker Yahya. Cette mère de neuf enfants ne cache plus sa colère. On se plaint auprès du préfet mais rien n'y fait et les ONG ne viennent pas ici ou très rarement. Ce sont de généreux donateurs qui nous aident. La dernière fois, c'était pendant le ramadan. On a eu de l'huile, du sucre, du riz… mais rien depuis. Et ici il n'y a pas du tout de travail. » Pour les plus jeunes, le désespoir prend la forme d'une route longue de plusieurs milliers de kilomètres. Le fils aîné d'Afaf a 25 ans, il refuse de donner son nom, mais il est transparent sur son envie de rejoindre l'Europe. « Nous sommes détruits par ce conflit entre groupes armés, confie-t-il. J'étais étudiant avant, mais quel est mon avenir maintenant que je suis ici ? Au Soudan non plus je n'ai pas d'avenir. Mon avenir n'est pas ici. Il est en Europe, en Espagne ou en France. C'est ma seule issue. Mon seul objectif est de rejoindre le circuit pour partir en Espagne. » Une quête désespérée que toute la famille soutient. Afaf, son mari et les huit autres enfants économisent chaque centime pour financer le voyage clandestin de l'aîné. À lire aussi«Dans ces moments-là, mourir est une délivrance»: le récit d'Ali, survivant de la guerre au Soudan
Est-ce qu'il t'arrive de regarder ta vie et de te dire que tout va bien mais qu'il manque quelque chose ?Dans cet épisode, on parle de ce vide intérieur que beaucoup ressentent sans vraiment savoir l'expliquer. À la lumière du Coran, on va comprendre ensemble pourquoi ce vide existe, pourquoi il revient même quand tout va bien et surtout pourquoi les solutions que l'on nous propose aujourd'hui ne suffisent pas.Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterOn reste connectés
Pourquoi tu reviens toujours au même péché ?C'est un mécanisme et le Coran l'a compris bien avant les neurosciences. Dans cet épisode, on explore le cycle de la rechute, ce qu'Allah dit vraiment sur ceux qui tombent et reviennent et les clés concrètes pour commencer à briser ce cycle.Si cet épisode t'a touchée, rejoins La Lettre du Mardi.Chaque mardi, je t'écris ce que je ne partage nulle part ailleurs.Rejoins nous → https://hafidhcoranacademie.systeme.io/newsletterOn reste connectés
Tu n'arrives plus à te concentrer ?Dans ta prière, dans ta lecture du Coran, dans ton apprentissage,ton esprit part ailleurs sans que tu puisses le retenir.C'est quelque chose que le Coran a anticipé bien avant les neurosciences.☞ Quiz gratuit — Découvre ton profil apprenante en arabe classique : https://hafidhcoranacademie.systeme.io/cee5a098On reste connectés
« Pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu'est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c'est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration » : voilà ce que confie Leïla Slimani dans un bref texte intitulé « Assaut contre la frontière » (Gallimard). L'écrivaine mène une réflexion sur l'identité, le racisme ambiant et les pouvoirs des langues, de la traduction et de la littérature. Leïla Slimani est notre invitée, cette semaine. Dans « En toutes lettres ! », le reporter de guerre Wilson Fache écrit à son ami le journaliste gazaoui Yousef Hammash. Enfin, dans son « A quoi tu penses ? », quelques poignées d'heures après le 1er avril, la philosophe Camille Moreau ausculte les liens entre canulars, impostures et dictatures. Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Amanda Ekery is a Grammy nominated, Syrian-Mexican, multi-instrumentalist, singer and composer. She combines music, research and jazz into her compositions and performances. She has collaborated with a wide range of people including historians, artists, engineers and bakers. She has performed at the Portland Jazz Festival, the Panama Jazz Festival, and The Kennedy Center among others. Her latest release, Árabe, is informed by her Syrian and Mexican shared history and culture on the El Paso border, and it comes along with essays in a 60 page art book with the history and stories behind each track. She's a winner of the ASCAP Herb Alpert Composers award and the Jazz Hero Award for her gender equity work with El Paso Jazz Girls, her nonprofit organization. My featured song is “It Don't Matter”, from the album East Side Sessions by my band Project Grand Slam. Spotify link. —----------------------------------------------------------- The Follow Your Dream Podcast:Top 1% of all podcasts with Listeners in 200 countries! Click here for All Episodes Click here for Guest List Click here for Guest Groupings Click here for Guest Testimonials Click here to Subscribe Click here to receive our Email Updates Click here to Rate and Review the podcast —---------------------------------------- CONNECT WITH AMANDA:www.aekerymusic.com —--------------------------------------- ROBERT'S NEWEST RELEASE:“MI CACHIMBER ALL STARS” is the new, expanded version of Robert's single, “Mi Cachimber”, which he wrote for his father. Featuring Camila Cortina on Rhodes and Xito Lovell on trombone in addition to Benny Benack III and Dave Smith on flugelhorn, and Project Grand Slam's rhythm section. CLICK HERE FOR OFFICIAL VIDEO CLICK HERE FOR ALL LINKS —-------------------------------------- ROBERT'S RECENT RELEASE: “MA PETITE FLEUR STRING QUARTET” is Robert's recent release. It transforms his jazz ballad into a lush classical string quartet piece. Praised by a host of classical music stars. CLICK HERE FOR YOUTUBE LINK CLICK HERE FOR ALL LINKS —--------------------------------------- Audio production: Jimmy RavenscroftKymera Films Connect with the Follow Your Dream Podcast: Website - www.followyourdreampodcast.comEmail Robert - robert@followyourdreampodcast.com Follow Robert's band, Project Grand Slam, and his music: Website - www.projectgrandslam.comYouTubeSpotify MusicApple MusicEmail - pgs@projectgrandslam.com
durée : 00:20:47 - Journal de 12h30 - La diplomate Anne-Claire Legendre, conseillère d'Emmanuel Macron a été élue à la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) en remplacement de Jack Lang, poussé vers la sortie en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein.
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Abraham Serfaty, né en 1926 à Casablanca, fut une figure majeure du marxisme marocain.▶ Soutenez Le Média :
Al Jazeera est-elle vraiment la chaîne indépendante qu'elle prétend être ?Cette enquête explore les accusations, controverses et zones d'ombre entourant son rôle médiatique dans le monde arabe.Manipulation, soft power, géopolitique : ce que certains affirment qu'Al Jazeera vous cache.
durée : 00:51:56 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans l'émission "Microfilms" en 1986, le cinéaste égyptien Youssef Chahine s'exprime avec passion sur l'état des lieux du cinéma arabe et du cinéma mondial, dont lors que sort "Le Sixième jour", avec Dalida dans le rôle principal. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Youssef Chahine Cinéaste égyptien (1926-2008)
Histoire de 6 minutes racontée par Binyamin BENHAMOU.
Zuppa di Porro dell'9 gennaio 2026: rassegna stampa quotidiana
Zuppa di Porro del 9 gennaio 2026: rassegna stampa quotidiana
Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
durée : 00:58:26 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Du Golfe à l'Égypte, l'offre muséale s'accroît dans le monde arabe depuis vingt ans. Ces musées ont parfois pour vocation d'être des vitrines de la grandeur historique d'une nation, d'autres fois de renvoyer une image positive et conforme à leurs attentes aux pays occidentaux. - réalisation : Margot Page, Vivian Lecuivre - invités : Alexandre Kazerouni maitre de conférences en science politique à l'Ecole normale supérieure, spécialiste du monde musulman et de ses politiques culturelles ; Carole Jarsaillon doctorante en histoire de l'égyptologie à l'Ecole pratique des hautes études, attachée temporaire de recherches sur la chaire d'égyptologie du Collège de France
Bien avant Charles Darwin et sa théorie de l'évolution par la sélection naturelle, un érudit du monde arabo-musulman avait déjà formulé une idée étonnamment proche. Au IXᵉ siècle, à Bassora, le savant Al-Jāḥiẓ écrivait dans son immense Livre des animaux (Kitāb al-Hayawān) que les êtres vivants sont engagés dans une lutte permanente pour survivre. Il observait que certaines espèces s'adaptent mieux que d'autres à leur environnement et que cette “lutte pour l'existence” façonne la nature elle-même.Al-Jāḥiẓ (776-868) n'était pas seulement un écrivain : il était aussi un observateur infatigable du monde naturel. Dans un style vivant et poétique, il décrivait les comportements des animaux, leurs interactions et les lois invisibles qui gouvernent leur survie. Il notait par exemple que certains poissons ne doivent leur existence qu'à leur capacité à se dissimuler, tandis que d'autres disparaissent faute de ressources suffisantes. Pour lui, chaque espèce dépend des autres, dans un équilibre fragile où la nourriture, la reproduction et l'environnement jouent des rôles décisifs.Ce qui frappe aujourd'hui, c'est la modernité de sa pensée. Près de mille ans avant Darwin, Al-Jāḥiẓ parlait déjà d'adaptation et de compétition entre les êtres vivants. Il évoquait même les effets de l'environnement sur la forme des animaux, anticipant ainsi les bases de la biologie évolutive. Ses écrits, empreints de curiosité et d'humour, témoignent d'une vision dynamique de la nature : un monde en perpétuelle transformation où chaque créature doit trouver sa place ou disparaître.Mais à la différence de Darwin, Al-Jāḥiẓ ne cherchait pas à construire une théorie scientifique au sens moderne du terme. Son approche restait ancrée dans la philosophie et la théologie de son époque : il voyait dans cette lutte pour la survie l'expression d'une sagesse divine. La nature, pensait-il, reflète la volonté d'un créateur qui a doté chaque être d'un rôle spécifique dans l'ordre du monde.Aujourd'hui, les historiens des sciences redécouvrent l'ampleur de son œuvre, longtemps méconnue en Occident. Le Livre des animaux n'est pas seulement un recueil d'observations : c'est une tentative magistrale de comprendre la vie dans toute sa complexité. En plaçant l'interaction, la survie et l'adaptation au cœur de la nature, Al-Jāḥiẓ a, bien avant son temps, pressenti une idée qui bouleverserait la science un millénaire plus tard : celle de l'évolution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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durée : 00:03:40 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Dans le premier tome d'une trilogie de bande dessinée, "Le Petit Gendarme", Théo Grosjean retrace le foyer des premières années du petit "Riquet", avec un père aussi grotesque que source d'anxiété. Une autofiction qui n'est pas sans rappeler l'excellent "Arabe du futur" de Riad Sattouf.
durée : 00:03:40 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Dans le premier tome d'une trilogie de bande dessinée, "Le Petit Gendarme", Théo Grosjean retrace le foyer des premières années du petit "Riquet", avec un père aussi grotesque que source d'anxiété. Une autofiction qui n'est pas sans rappeler l'excellent "Arabe du futur" de Riad Sattouf.
Qu'est-ce que l'UICN ? L'Union internationale pour la conservation de la nature) est une "OIG", une Organisation Intergouvernementale, au même titre que l'ONU, où l'UICN siège. L'UICN réunit des gouvernements, des ONG et des experts.Les membres se réunissent tous les 4 ans pour fixer la marche à suivre pour protéger le Vivant.Le congrès 2025 s'est tenu mi-octobre à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. L'UICN y a dévoilé sa dernière actualisation de sa Liste rouge des espèces menacées. Fin 2025, sur plus de 172 000 espèces, presque 49 000 sont menacées d'extinction, presque un tiers !Ce baromètre est suivi par tous les médias, qui répercutent quelques chiffres sans aller au-delà, sans détailler le fonctionnement de la conservation des espèces dans le monde…Pour enfin mieux comprendre ce qui se passe dans ces hautes sphères, j'ai invité Maud Lelièvre, la présidente du comité français de l'UICN…___
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L'histoire commence bien avant la publication du chef-d'œuvre d'Albert Camus. Nous sommes en 1939, à Alger, dans la chaleur écrasante d'un après-midi d'été. Un fait divers banal, presque insignifiant, attire l'attention du jeune journaliste qu'est alors Camus : un ouvrier européen tue un Arabe sur une plage. Un coup de feu, une querelle autour d'un couteau, du soleil, du silence. L'affaire passe brièvement dans les journaux. Pourtant, elle marquera profondément l'écrivain.Car ce meurtre, Camus ne le retient pas pour sa violence, mais pour son absurdité. Ce crime sans haine, sans motif clair, devient pour lui le symbole d'une condition humaine dénuée de sens. Il en fera le cœur de L'Étranger, publié en 1942, au cœur de l'Occupation. Son personnage principal, Meursault, tue “un Arabe” sur une plage d'Alger, sans raison véritable. “C'était à cause du soleil”, dit-il au procès. Cette phrase glaciale, déroutante, fascine depuis plus de 80 ans.Mais ce que l'on sait moins, c'est que ce meurtre fictif s'inspire d'un événement réel. Des chercheurs ont retrouvé la trace d'un procès en 1939 à Alger, celui de Pierre Cordier, un métropolitain accusé d'avoir tué un jeune Algérien sur la plage de Bouisseville. Camus, alors reporter au journal Alger Républicain, avait couvert des affaires semblables : il observait comment la justice coloniale traitait différemment les Européens et les Arabes. L'injustice systémique, l'indifférence du tribunal, la distance morale — tout cela deviendra la matière de L'Étranger.Le roman n'est donc pas un simple drame existentiel : c'est aussi une critique voilée du système colonial. Meursault est jugé moins pour son crime que pour ne pas avoir pleuré à l'enterrement de sa mère. Comme dans les tribunaux de l'époque, la vérité importe moins que les apparences. Le meurtre devient secondaire, presque accessoire, au profit d'un procès moral.Des décennies plus tard, des historiens et écrivains algériens, comme Kamel Daoud dans Meursault, contre-enquête, donneront un nom et une voix à “l'Arabe” resté anonyme. Ce roman-réponse rétablit la part manquante de l'histoire : celle de la victime effacée.Ainsi, derrière le chef-d'œuvre de Camus se cache un fait divers oublié, un reflet de la colonie, du soleil et de l'absurde. Et si L'Étranger continue de troubler, c'est parce qu'il parle d'un crime où le vrai coupable n'est peut-être pas celui qu'on croit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il vient de remporter une victoire éclatante. Khaled el-Enany a été élu lundi 6 octobre directeur général de l'Unesco, avec 55 voix sur 57. L'égyptologue, ancien ministre du Tourisme et des Antiquités, devient le premier Arabe et le deuxième Africain à prendre la tête de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. Après deux années de campagne intense à travers le monde, il succède à la Française Audrey Azoulay, à un moment charnière pour l'Unesco : le retrait annoncé des États-Unis en 2026 fera chuter son budget de près de 11 %. Au soir de son élection, il répond aux questions de RFI. RFI : Khaled el-Enany, vous avez récolté pratiquement toutes les voix sauf deux. Comment réagissez-vous à cette victoire très nette ? Khaled el-Enany : C'est un beau début. C'est une étape très importante. C'est l'aboutissement d'une carrière consacrée entièrement à l'éducation, à l'enseignement universitaire, à la recherche scientifique, à la préservation du patrimoine culturel, à la gestion de grandes institutions, à des valeurs qui croient beaucoup au respect, au dialogue interculturel, au respect mutuel. Le nombre de voix qui m'a été accordé, c'est une énorme responsabilité. Ça veut dire qu'il y a presque un consensus des États membres. Je ne m'attendais pas du tout à un chiffre pareil. Qu'allez-vous faire en premier ? Quelles sont vos priorités ? Les 100 premiers jours, ça va être des réunions individuelles avec chacun des États membres, des réunions collectives par groupes, par thèmes, des rencontres avec les partenaires de l'Unesco, de la famille onusienne, des donateurs, des grandes entreprises, le secteur privé, les représentants de la société civile. Discuter avec la famille Unesco. Je veux vraiment établir beaucoup, beaucoup de synergie. Je viens d'une région qui est un carrefour de cultures. Je suis Egyptien aussi bien qu'arabe, africain, méditerranéen, citoyen du Sud, citoyen du monde. Je veux vraiment servir de pont culturel. Le départ des États-Unis, prévu en 2026, va provoquer une baisse du budget de l'Unesco de 11 %. Comment comptez-vous gérer cette nouvelle situation financière ? Je dois féliciter la direction actuelle d'avoir mobilisé des ressources énormes. C'est l'une des plus grandes croissances dans le système onusien. Presque 490 millions de dollars en 2024. J'ai une expérience dans ce domaine parce que je ne viens pas d'un pays très riche. J'ai géré deux ministères, le tourisme et les antiquités que j'ai fusionnées, et donc j'avais beaucoup travaillé avec le secteur privé, avec les grandes entreprises pour mobiliser des fonds, pour signer des partenaires avec le secteur privé. Donc avec les États membres, je vais continuer ces efforts pour rassurer les anciens donateurs, de continuer à donner davantage même, et attirer de nouveaux gouvernements, les donateurs et le secteur privé. Je crois que le secteur privé c'est aussi une priorité, mais tout en gardant et préservant les valeurs de l'Unesco, qui ne doivent pas être trop commercialisées. Et là, je crois qu'il y a un compromis qu'on pourra atteindre avec la famille Unesco. Comment réagissez-vous aux critiques qu'a pu formuler par exemple Donald Trump qui dit que l'Unesco est trop politisée ? C'est une demande qui m'a été faite par la plupart des États membres. On veut une Unesco moins politisée. Un Unesco qui respecte son mandat, qui est un mandat technique et préparant un consensus et atteindre un consensus. C'est un rôle très important du secrétariat d'être impartial et de ne pas servir un groupe au détriment de l'autre, ni une culture au détriment de l'autre. Je suis le premier égyptien et le premier arabe. Et là, j'ai été très clair que je ne viens pas avec un agenda culturel. J'ai intitulé mon slogan donc ma campagne « l'Unesco pour les peuples ». Je veux Unesco qui a de l'impact sur la vie des gens, l'Unesco qui est connue et reconnue par les gens au-delà du patrimoine culturel. Une des missions principales de l'Unesco et la promotion de la paix. Comment l'organisation peut-elle jouer ce rôle dans un monde où les conflits se multiplient ? Tant qu'un étudiant ou un élève étudie dans les manuels scolaires que son voisin est un ennemi. Il n'y aura pas de paix. Et là, je crois que c'est là qu'il faut commencer. C'est par l'enfance. Je crois aussi que l'inégalité entre les gens sur la planète en termes d'éducation, de science, créé une haine. Malheureusement, en ce moment, il y a beaucoup de discours de haine. Et là, je crois que la raison d'être de l'Unesco, c'est de rapprocher les peuples parce que les accords gouvernementaux et politiques rapprochent les gouvernements. Mais l'éducation, la science et la culture et la communication rapprochent les peuples. Deuxième rôle, c'est pendant les conflits préserver les sites de patrimoine naturel et culturel, les établissements scolaires, les professeurs, les journalistes, les établissements de recherche scientifique. Et après ? Dans la phase de reconstruction de système éducatif, scientifique et culturel des pays en crise. Quand j'écris, ce n'est pas seulement conflit, mais c'est aussi l'impact des changements climatiques, notamment pour les petits États insulaires. À lire aussiL'Égyptien Khaled el-Enany désigné pour prendre la tête de l'Unesco À lire aussiDeux nouveaux sites africains rejoignent la liste du patrimoine mondial de l'Unesco
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur et président de l'association "Tous Uniques Tous Unis", Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, je reçois une invitée spéciale, très chère à mon cœur.Elle joue souvent avec mes micros… alors cette fois, je lui ai proposé de le faire pour de vrai. Aujourd'hui, je reçois Alya, ma fille
Nos appartenances multiples forgent nos combats et les questions qui nous façonnent. Qu'est ce qu'être « arabe » en France en particulier quand on grandit à l'intersection de plusieurs oppressions ? Comment se construire dans une société qui nous affuble du stigmate de la dangerosité ? Doit-on se camoufler et présenter des signaux de respectabilité ou au contraire assumer sa complexité voire même choisir la non-mixité ?Pour en parler nous avons convié le journaliste Anas Daif, auteur de l'ouvrage “Et un jour je suis devenu arabe” paru en 2024 aux éditions Tumulte.Émission produite par Rokhaya Diallo et Grace Ly. kiffetarace@kiffetarace.comSon & réalisation : Monsieur Yao pour L'Appart StudioGraphisme : Gwenn GLMDirection artistique : @argotmagazineHabillage sonore : Baptiste MayorazKiffe ta race est disponible gratuitement sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Amazon Music… Rejoignez nos communautés #Kiffetarace sur Youtube, Instagram, X, Facebook en vous abonnant à nos comptes. Donnez-nous de la force en semant le maximum d'étoiles et de commentaires sur les plateformes d'écoute et la Toile. Likez, partagez, nous sommes à l'écoute. Parlez de nous à vos proches, vos collègues et même vos ennemis ! Le bouche-à-oreille et la solidarité sont nos meilleures armes.Kiffe ta race saute à pieds joints dans les questions raciales en France depuis 2018. Nous tendons notre micro à des penseur.ses, chercheur.ses, artistes, activistes pour mettre l'antiracisme sur le devant de la scène. “Kiffer sa race” est une expression des années 90-2000 qui signifie “passer un bon moment”, nous l'employons ici avec malice et conscience du double sens :) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:38:52 - France Culture va plus loin (l'Invité(e) des Matins d'été) - par : Astrid de Villaines, Stéphanie Villeneuve, Sarah Masson - La langue arabe, cinquième langue la plus parlée dans le monde, est mise à l'honneur au Festival d'Avignon, l'occasion de réfléchir à l'espace qu'elle occupe dans la société française, son enseignement, son héritage. Quelle place pour l'arabe en France ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Nada Yafi Interprète, diplomate française, traductrice; Nabil Wakim Journaliste au Monde et auteur
durée : 02:00:09 - Les Matins d'été - par : Astrid de Villaines, Stéphanie Villeneuve, Sarah Masson - . - réalisation : Félicie Faugère - invités : Véronique Nahoum-Grappe Anthropologue; Nada Yafi Interprète, diplomate française, traductrice; Nabil Wakim Journaliste au Monde et auteur; Reda Kateb Acteur de théâtre et de cinéma, réalisateur
durée : 00:58:56 - Les Fictions - Avignon - Le temps d'une soirée, des comédiens disent de la poésie arabe d'hier et d'aujourd'hui. Un ensemble de textes choisis par Mathias Énard.
À l'occasion des 10 ans de Laurent Ruquier aux commandes des "Grosses Têtes", RTL vous propose chaque jour de revivre en podcasts les meilleures séquences de l'émission ! Aujourd'hui, découvrez un extrait du 15 mars 2019 ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1947, l'ONU existe depuis à peine deux ans. Elle s'empare d'un dossier qui reste résolument d'actualité aujourd'hui : le partage de la Palestine - alors encore sous mandat britannique - en deux états : Arabe et Juif. En 1947, la Deuxième guerre mondiale est à peine terminée, les camps d'extermination nazis ont été libérés, on déplore les morts mais il faut surtout s'occuper des survivants. Pour expliquer ce partage de la Palestine qui a échoué, on invoque souvent la culpabilité des Alliés après la Shoah. Il y a bien un lien entre les deux évènements, mais pas celui qu'on croit. Denis Charbit est historien et Professeur de science politique à l'Open University d'Israël. Réf. bibliographique : Denis Charbit, Israël et ses paradoxes (Le Cavalier Bleu, Paris, 2023).