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Après son coup d'État manqué à Munich, en novembre 1923, Hitler est condamné à cinq années de prison. Mais loin de l'affaiblir, ce passage carcéral contribue à forger son image de martyr et devient, finalement, un véritable atout dans son ascension politique.Retour sur les événements qui ont mené Adolf Hitler à écrire son ouvrage le plus célèbre et redouté, Mein Kampf.
Au sommaire :Le niveau de français des étudiants est jugé préoccupant, avec de nombreuses fautes d'orthographe et de syntaxe, poussant les universités à mettre en place des formations de remise à niveau obligatoires.La baisse de la natalité menace le régime des retraites en Europe, avec des réformes envisagées en Allemagne et en Espagne pour repousser l'âge de départ et baisser les pensions.La Coupe du monde de football débute aujourd'hui au Canada, au Mexique et aux États-Unis, mais fait déjà l'objet de critiques sur le prix élevé des billets, rendant la compétition inaccessible pour de nombreux supporters.Le chanteur Patrick Bruel est mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.Les tensions géopolitiques se poursuivent avec les États-Unis qui ont repris leurs frappes contre l'Iran.L'avenir du programme européen d'avion de combat SCAF reste incertain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Tensions entre les États-Unis, l'Iran et Israël, avec les efforts du président Trump pour trouver un accord de paix avant des événements importants comme le 250e anniversaire de l'indépendance américaine.Manifestations après la mort de Lyhanna, 11 ans, mettant en lumière des dysfonctionnements au sein de la justice et des services de l'État.Projet d'avion de combat franco-allemand SCAF abandonné en raison de divergences entre les besoins des deux pays.Augmentation des dépenses dans les arsenaux nucléaires des grandes puissances, notamment les États-Unis et la Chine.Prévision d'une baisse importante de la population des moins de 20 ans en France d'ici 2070, avec un vieillissement de la population.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du "Décryptage", David Barroux revient sur l'échec du projet d'avion de chasse européen SCAF (système de combat aérien du futur). Il explique les raisons de cet échec, notamment les désaccords entre les industriels français et allemands sur le partage des rôles et des responsabilités. Cet épisode souligne les difficultés de la coopération européenne en matière de défense et d'armement, face à la domination américaine. Il invite à tirer les leçons de cet échec pour construire de véritables programmes communs à l'échelle européenne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:11:03 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - En 1920, dans une Allemagne hantée par la défaite, l'humiliation du Traité de Versailles et la peur des bolchéviks, un inconnu de 30 ans, Adolf Hitler, ancien combattant, sans formation, crée le NSDAP : parti ouvrier allemand national socialiste. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Christian Ingrao Historien, directeur de recherche au CNRS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:44:25 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Treize ans après la mort de Fassbinder, Lucien Attoun propose une mise en ondes de deux de ses pièces de jeunesse. Un théâtre de la mémoire vive, où dès les années 1960, le jeune dramaturge interroge l'Allemagne d'après-guerre sur ses silences et sa culpabilité. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le rachat de SFR par Orange, Bouygues Telecom et Free pour un peu plus de 20 milliards d'euros dépasse largement le cadre des télécoms français. Derrière cette opération se cache une question stratégique pour l'Union européenne : faut-il continuer à privilégier une concurrence maximale ou accepter la création de grands groupes capables de rivaliser avec les géants américains et chinois ? Le protocole d'accord signé entre Bouygues Telecom, Free et Orange pour reprendre SFR constitue l'une des plus importantes opérations industrielles de ces dernières années en France. Mais ce dossier pose surtout une question qui dépasse largement les frontières françaises. Est-ce que l'Europe doit continuer à privilégier la concurrence à tout prix, ou accepter de faire émerger de grands groupes capables de tenir tête aux États-Unis et à la Chine ? Car depuis des années, la philosophie européenne était simple : plus il y a de concurrence, mieux c'est pour le consommateur. Selon les théories économiques classiques, davantage de concurrence implique des prix plus bas, plus d'innovation et donc davantage de choix. Mais le monde a changé. À l'ouest de l'Union européenne, les États-Unis disposent de géants technologiques capables d'investir des dizaines de milliards de dollars chaque année. À l'est, la Chine fait émerger de grands groupes soutenus par un immense marché intérieur et une stratégie industrielle assumée. Entre ces deux blocs, l'Europe apparaît aujourd'hui beaucoup plus fragmentée. À lire aussiLes opérateurs télécom européens face au défi de la régulation Des télécoms européens encore trop fragmentés face aux géants américains et chinois Cette fragmentation est particulièrement visible dans le secteur des télécommunications. Aux États-Unis, trois grands opérateurs couvrent l'ensemble du territoire. C'est exactement la même situation en Chine. En Europe, au contraire, on compte des dizaines d'opérateurs répartis dans vingt-sept pays, chacun avec ses propres règles, son propre marché et ses propres contraintes réglementaires. Au total, cela représente plus d'une centaine d'acteurs. Autrement dit, le marché unique européen est immense, mais il ne fait émerger aucun véritable champion à l'échelle du continent. Chaque pays conserve son opérateur historique ou son leader national : Orange en France, Deutsche Telekom en Allemagne ou encore Telefonica en Espagne. Le rachat de SFR pose donc une question : passer de quatre à trois opérateurs en France constitue-t-il un premier pas vers une moindre fragmentation du secteur en Europe ? Pendant des années, Bruxelles estimait qu'il fallait préserver un maximum de concurrence, quitte à empêcher certaines fusions. Aujourd'hui, le débat évolue. Faut-il conserver quatre opérateurs qui se livrent une guerre des prix permanente, ou accepter trois acteurs plus solides capables d'investir davantage dans les infrastructures numériques ? À lire aussiFace aux géants du numérique américains, une partie du monde tente de réguler Le dossier SFR comme test grandeur nature Les télécommunications sont devenues un secteur stratégique. Il faut financer la fibre optique, préparer la 6G, développer les réseaux de données nécessaires à l'intelligence artificielle, renforcer la cybersécurité ou encore construire de nouveaux centres de données. Tous ces investissements représentent des dizaines de milliards d'euros. L'idée défendue par les industriels est qu'il serait plus simple de financer ces infrastructures avec quelques grands groupes aux épaules suffisamment larges pour investir massivement plutôt qu'avec une multitude d'acteurs plus petits. Autrement dit, l'Europe pourrait choisir de privilégier des champions industriels capables de rivaliser avec les géants américains et chinois. Dans de nombreux secteurs, les entreprises européennes restent performantes, mais elles demeurent souvent trop petites pour peser à l'échelle mondiale. Selon Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, si l'Europe veut rester dans la course mondiale, elle devra accepter davantage de concentrations industrielles afin de créer de grands groupes européens capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques. C'est précisément pour cette raison que le dossier SFR est observé avec autant d'attention. Au-delà du seul marché français des télécoms, il constitue un véritable test grandeur nature de l'évolution de la politique industrielle européenne. Reste désormais à savoir si la Commission européenne acceptera de laisser un marché national passer de quatre à trois opérateurs ou si elle estimera que le risque de hausse des prix pour les consommateurs demeure trop important.
durée : 00:03:08 - On n'arrête pas l'éco - Un rapport du ministère des finances allemand nous a appris cette semaine que le fonds spécial de 500 milliards d'euros pour les infrastructures et le climat du pays n'a été déboursé qu'en partie l'an dernier, 24 milliards sur les 37,2 milliards prévus. Bien en-deçà de l'objectif fixé. - réalisation : Sébastien Baer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la double stèle en hommage aux victimes du génocide des Tutsis au Rwanda inaugurés par Paul Kagame et Emmanuel Macron et l'échec de l'Allemagne à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Tanzanie-Russie : pourquoi a-t-il fallu attendre 57 ans ? C'est Historique. Pour la première fois depuis la visite de Julius Nyerere en 1969, un chef d'État tanzanien effectue une visite officielle en Russie. La présidente Samia Suluhu Hassan achève ce vendredi un déplacement marqué par le renforcement des relations économiques entre les deux pays. Pourquoi a-t-il fallu attendre plus d'un demi-siècle pour qu'un dirigeant tanzanien se rende à Moscou ? Pourquoi ce rapprochement intervient-il précisément maintenant ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. France-Rwanda : que symbolisent les stèles inaugurées à Paris ? Plus de trente ans après le génocide des Tutsis au Rwanda, qui a fait près d'un million de morts en 1994, un nouveau geste mémoriel vient d'être posé à Paris. Cette semaine, les présidents Paul Kagame et Emmanuel Macron ont inauguré une double stèle sur les quais de Seine en hommage aux victimes. Pourquoi cette inauguration intervient-elle seulement maintenant ? La question des réparations financières est-elle désormais à l'ordre du jour ? Avec Clothilde Hazard, journaliste au service Afrique. ONU : comment expliquer l'échec inédit de l'Allemagne ? C'est un coup dur pour la diplomatie allemande. Pour la première fois de son histoire, l'Allemagne a échoué à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Battue par le Portugal et l'Autriche lors du vote de ce mercredi, Berlin voit ainsi s'interrompre une présence quasi-continue au sein de l'instance, qu'elle avait intégrée tous les huit ans depuis des décennies. Ce revers soulève des questions sur l'influence de l'Allemagne sur la scène internationale. Pourquoi un tel échec ? Quelles conséquences pourrait-il avoir pour la diplomatie allemande ? Avec Pierre Bodeau-Livinec, professeur de droit international à l'Université Paris Nanterre.
- Trump essuie une première défaite au Congrès américain - La nomination de Bill Pulte à la tête des services de renseignement américains inquiète - Étonnement en Allemagne: le pays ne parvient pas à se faire élire au Conseil de sécurité de l'ONU Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:02:13 - C'est ce qu'a affirmé Maud Bregeon, la ministre déléguée à l'Energie, ce lundi sur franceinfo. Une énergie à "95% décarbonée", a-t-elle affirmé. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'Union européenne souhaite renforcer sa cybersécurité en limitant la présence des fournisseurs chinois dans ses infrastructures critiques. Mais cette stratégie se heurte à l'opposition de l'Allemagne et de l'Espagne, qui redoutent les conséquences économiques d'un retrait de Huawei. Derrière ce bras de fer se dessinent les enjeux de souveraineté technologique, de dépendance industrielle et de relations commerciales avec la Chine. Au cœur de cette nouvelle mésentente européenne se trouve le géant chinois Huawei. Depuis plusieurs années, l'entreprise s'est imposée comme l'un des principaux fournisseurs d'équipements de télécommunications dans le monde. Huawei fabrique notamment des antennes 5G, des infrastructures internet, des serveurs ou encore des solutions de cloud. Grâce à des équipements souvent moins coûteux et parfois plus avancés technologiquement que ceux de ses concurrents européens, le groupe chinois a progressivement gagné des parts de marché sur le continent. Résultat : de nombreux opérateurs européens ont intégré du matériel Huawei dans leurs réseaux de télécommunications. Mais cette présence massive inquiète aujourd'hui Bruxelles. Car au-delà des simples équipements, les réseaux de télécommunications sont devenus des infrastructures stratégiques. Contrôler les réseaux, c'est aussi contrôler une partie de l'économie numérique, des communications et des services essentiels. C'est précisément ce qui alimente les inquiétudes occidentales. Depuis plusieurs années, les États-Unis accusent Huawei d'entretenir des liens étroits avec le pouvoir chinois et de représenter un risque pour la sécurité des infrastructures critiques. À lire aussiComment le chinois Xiaomi talonne Apple et Samsung sur le marché mondial du smartphone Bruxelles veut durcir les règles de cybersécurité Jusqu'à présent, l'Union européenne est restée relativement prudente sur le dossier Huawei. Mais la situation évolue. La Commission européenne prépare actuellement une réforme de sa législation sur la cybersécurité. Son objectif est de permettre l'exclusion progressive des fournisseurs considérés comme « à haut risque » des infrastructures critiques européennes. Même si Huawei n'est pas explicitement mentionné dans le texte, l'entreprise chinoise apparaît clairement comme l'une des principales cibles de cette future réglementation. Le problème est que l'Europe s'est largement équipée avec ces technologies au cours des dernières années. Remplacer ces infrastructures ne reviendrait pas simplement à changer quelques antennes. Cela impliquerait de reconstruire une partie importante des réseaux numériques européens. Et la facture pourrait être particulièrement élevée. La Commission européenne estime déjà que le remplacement des équipements concernés représenterait plusieurs milliards d'euros d'investissements. Selon une étude commandée par la Chambre de commerce chinoise auprès de l'Union européenne, le coût pourrait même atteindre près de 370 milliards d'euros d'ici à 2030 si les fournisseurs chinois étaient exclus de nombreux secteurs stratégiques. L'Allemagne et l'Espagne redoutent les conséquences économiques C'est précisément pour cette raison que certains États membres, notamment l'Allemagne et l'Espagne, se montrent réticents face aux projets de Bruxelles. L'Allemagne entretient des liens économiques étroits avec la Chine. Les constructeurs automobiles allemands réalisent une part importante de leurs ventes sur le marché chinois, tandis que de nombreuses industries du pays restent fortement dépendantes des chaînes d'approvisionnement chinoises. Berlin se retrouve donc dans une position délicate. D'un côté, les autorités allemandes reconnaissent les enjeux liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique. De l'autre, elles redoutent les conséquences économiques d'un affrontement avec Pékin. Cette inquiétude est renforcée par les menaces de représailles formulées par la Chine. Pékin a déjà prévenu qu'il pourrait prendre des contre-mesures si Huawei était exclu des réseaux européens. L'Espagne partage également cette prudence. Madrid cherche depuis plusieurs années à attirer les investissements chinois, notamment dans les secteurs des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Derrière la bataille autour de Huawei apparaît donc une fracture plus large au sein de l'Union européenne. Le débat dépasse désormais la seule question des télécommunications. Il touche à la capacité du continent à devenir souverain technologiquement tout en préservant ses intérêts économiques. Car l'Union européenne se retrouve aujourd'hui coincée entre deux grandes puissances. D'un côté, les États-Unis poussent leurs alliés à réduire leur dépendance à la Chine. De l'autre, Pékin demeure un partenaire commercial essentiel pour de nombreuses économies européennes. Toute la difficulté pour les États membres consiste désormais à trouver un équilibre entre sécurité, souveraineté technologique et intérêts économiques. Un défi qui pourrait façonner les relations entre l'Europe et la Chine pour les années à venir. À lire aussiCorruption: le scandale Huawei ébranle le Parlement européen, deux ans après le Qatargate
Issue de la mode, la photographe Lee Miller est l'une des rares femmes à couvrir la Seconde guerre mondiale. Elle photographie les camps de Buchenwald et Dachau ; elle n'en revient pas indemne.Plongez dans l'incroyable parcours de Lee Miller, une photographe américaine qui a couvert les événements marquants de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nous sommes le 31 janvier 1786, à Versailles, où Germaine de Staël, née Necker, âgée de vingt ans, gravit le perron du château afin d'être présentée officiellement au roi Louis XVI et à la reine Marie-Antoinette. Ce rituel de l'Ancien Régime, censé consacrer son rang, se transforme pourtant en un échec cuisant : troublée par l'hostilité des courtisans, la jeune femme rate sa révérence et déchire sa jupe. Ce moment raté devient pour elle une expérience fondatrice qui lui révèle le prix de la liberté et la violence subie par ceux que la Cour désigne comme des « étrangers ». Germaine aura sa revanche, lors de la Révolution, son salon devient le foyer des idées constitutionnelles et libérales. Mais son esprit insoumis et sa défense acharnée de la liberté de penser déclencheront, plus tard, la haine de Napoléon Bonaparte qui la condamnera à l'exil. Traquée à travers l'Europe, la frondeuse transformera ses épreuves en une œuvre intellectuelle monumentale, dont son chef-d'œuvre « De l'Allemagne » reste un symbole de la résistance au despotisme. Femme de passion et de génie, Germaine de Staël s'éteint le 14 juillet 1817, laissant derrière elle l'image d'une combattante infatigable pour qui la pensée ne pouvait être muselée. Partons sur les traces de celle qui écrivait : « La bêtise et la sottise diffèrent essentiellement en ceci, que les bêtes se soumettent volontiers à la nature, et que les sots se flattent toujours de dominer la société. » Avec Stéphanie Genand, professeure de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Paris-Est-Créteil. Germaine de Staël. Le prix de la liberté ; Perrin. Sujets traités : Germaine de Staël, liberté, Louis XV, reine, Marie-Antoinette, Ancien Régime, Révolution, chef-d'œuvre, Allemagne, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les classiques du jour : - Talking Heads "Burning Down the House" - Electric Light Orchestra "Mr. Blue Sky" - The Ting Tings "That's Not My Name" Les nouveautés du jour : - Freya Ridings "Euphoria" - Greta Van Fleet "Play Your Games" Le journal de la musique : - Muse tease "Nightshift Superstar", le nouveau single électro de son prochain album "The Wow! Signal" - Céline Dion ajoute dix dates parisiennes face à une demande historique - Mick Jagger impatient de retrouver la scène avec les Rolling Stones L'album de la semaine : Paul Mc Cartney "The Boys of Dungeon Lane" Le live du jour : No Doubt "Don't Speak" (Live in Hambourg, Allemagne, 1997) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:28:57 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans le premier épisode d'une série consacrée aux démones, nous partons en Allemagne sur les rives du Rhin, à la rencontre de la nymphe Lorelei à la chevelure d'or. Une émission produite par Françoise Malettra pour les "Les Après-midi de France", diffusée pour la première fois en 1983. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une rue principale, un stade, une église, 130 habitants, et une caserne de pompiers : le village de Feldheim au sud de Berlin est au premier abord un hameau, comme beaucoup d'autres dans cette zone rurale. Mais il attire des visiteurs du monde entier. Depuis 16 ans, Feldheim vit en autarcie énergétique. De notre correspondant à Berlin, « Cette éolienne produit 8 à 9 millions de kWh par an ; cela représente huit fois les besoins du village. Le reste va dans le réseau. Et ça n'est qu'une seule éolienne. » Feldheim en compte une cinquantaine au total, ce qui permet au village de 130 habitants, au sud de Berlin d'alimenter en électricité 50 000 personnes. À ces éoliennes s'ajoutent des panneaux solaires. Quand le vent et le soleil laissent à désirer, une batterie de stockage permet aux habitants de ne pas rester dans le noir ou d'avoir recours au réseau extérieur. Le village a, créé d'ailleurs le sien, identique à celui d'un fournisseur officiel. Une installation de biogaz qui fonctionne au purin et aux déchets céréaliers assure le chauffage de la trentaine de foyers. En 2010, Feldheim proclamait son autarcie énergétique. Petra Richter est née dans le village : « Nous avons de la chance d'être un village autarcique connu dans le monde entier. Tous les habitants sont heureux d'avoir cette énergie bon marché et ils sont fiers de leur village. » Comme ses voisins, Petra Richter paye son électricité 12 centimes le brut le kilowattheure, soit deux à trois fois moins qu'ailleurs en Allemagne. L'explosion des prix après le début de la guerre en Ukraine il y a quatre ans, comme la récente hausse des prix du pétrole, n'affecte pas les habitants de Feldheim, sauf ceux qui n'ont pas de voiture électrique et doivent faire le plein. Feldheim dispose d'un centre d'information qui accueille 3 000 visiteurs et experts du monde entier chaque année. L'ex-chancelier Olaf Scholz est venu sur place il y a deux ans. Un modèle unique Mais cet exemple reste un cas isolé, comme le souligne Michael Knape, maire durant un quart de siècle de Treuenbrietzen, auquel le hameau de Feldheim est rattaché : « On ne nous a pas pris au sérieux au départ et on nous a laissé faire. Aujourd'hui un tel projet ne serait plus possible. La technique est là, le soutien de la population également, mais les conditions juridiques ne sont pas réunies. Ça montre bien que cette transition énergétique en Allemagne manque d'ambition. » L'expert Bernd Hirschl souligne également que le modèle allemand a besoin de plus de flexibilité pour que le modèle Feldheim fasse école : « Nous avons besoin de règles qui permettent à l'énergie renouvelable d'être utilisée sur place sans qu'un village soit obligé de construire son propre réseau. Feldheim est un projet formidable mais avec des efforts énormes. » Les habitants profitent en tout cas d'une électricité bon marché, la mairie de retombées financières positives et l'engagement des villageois a renforcé la cohésion de cette petite commune rurale. À lire aussiL'Allemagne délaisse-t-elle la transition écologique?
durée : 00:04:38 - Le Grand reportage de France Inter - C'est un petit morceau d'Amérique, une ville de Bavière qui vit depuis plus de 80 ans au rythme de la présence américaine. Vilseck, 6 500 habitants, abrite une brigade américaine, mais ce régiment pourrait bientôt disparaître, car Donald Trump a annoncé le retrait prochain de 5 000 militaires. - réalisation : Sébastien Baer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a quelques jours, une décision historique a secoué le monde du renseignement européen : l'Allemagne a renoncé au géant américain Palantir pour confier ses données ultrasensibles à une entreprise française, ChapsVision. C'est le point de départ d'une réflexion vertigineuse sur la souveraineté numérique ou encore l'éthique de la guerre algorithmique alors que le pape Léon XIV appelle à "désarmer l'IA". Alors que l'Albanie a confié un ministère à une intelligence artificielle, peut-on déléguer le pouvoir politique à des algorithmes ?
durée : 00:05:00 - Le masque et la plume - par : Rebecca Manzoni - Le film "Fatherland" de Pawel Pawlikowski revient sur le retour en Allemagne de l'écrivain Thomas Mann en 1949. Entre contexte historique de la guerre froide et drame familial, ce récit explore les dilemmes moraux d'un intellectuel. Un film à la fois austère, drôle et bouleversant. - réalisation : Stéphane Le Guennec, Ilinca Negulesco - invités : Charlotte Lipinska Critique de cinéma et journaliste à Télé Matin, Jean-Marc Lalanne Critique de cinéma et rédacteur en chef du magazine Les Inrocks, Nicolas Schaller Journaliste pour L'Obs, Charlotte Garson Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un pédocriminel et tueur en série allemand est jugé en France depuis le 19 mai et jusqu'au 5 juin. Martin Ney comparaît devant les assises de Nantes pour l'enlèvement et le meurtre du petit Jonathan Coulom en 2004, à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique).Au mois d'avril 2004, Jonathan Coulom a 9 ans et il est en classe verte avec ses camarades de l'école d'Orval (Cher). Dans la nuit du 7 avril, il est enlevé du dortoir dans lequel il dort avec cinq autres garçons. Son corps sera retrouvé plusieurs semaines plus tard, à Guérande, à une trentaine de kilomètres du lieu de sa disparition. Déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en Allemagne pour le meurtre de trois enfants, Martin Ney clame son innocence dans ce dossier. Cet épisode de Code source est raconté par Timothée Boutry, journaliste au service police-justice du Parisien. Il couvre depuis le début l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre de Jonathan Coulom. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Barbara Gouy et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Photo : DR - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : INA. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour tenter de réduire un déficit public toujours à 8%, le gouvernement a engagé une sévère cure d'austérité. Une politique qui a fait exploser la coalition le 5 mai 2026, couplée à une inflation record qui pèse sur le quotidien des Roumains. Également au programme : les femmes « prédicatrices » qui défient l'Église catholique en Allemagne et en Espagne. Le président pro-européen Nicușor Dan doit proposer un nouveau Premier ministre au Parlement. Il aura pour tâche une équation délicate : redresser les comptes publics sans aggraver les difficultés socio-économiques liées à une inflation à près de 11%. Reportage à Bucarest de notre correspondant Guilhem Bernes. À lire aussiLe Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement pro-européen d'Ilie Bolojan En Allemagne, des femmes catholiques défient l'interdit de prêcher Les femmes sont très présentes dans les paroisses de l'Église catholique. Elles peuvent lire, chanter, animer des communautés, enseigner le catéchisme. Mais elles restent exclues des ministères ordonnés : elles ne peuvent pas prêcher l'homélie, baptiser ou marier comme un prêtre ou un diacre. En Allemagne, une association de croyantes (le KDF) a décidé de tester les limites. Depuis six ans, elle organise des journées « pour les prédicatrices », lors desquelles des femmes prennent la parole dans les églises. Reportage dans une paroisse à Berlin de Delphine Nerbollier. À lire aussiLes catholiques allemands attendent des réformes profondes de l'Église En Espagne, le combat d'une prêtresse excommuniée En Galice, Christina Moreira célèbre la messe dans un appartement. Elle a été excommuniée par le Vatican pour avoir revendiqué le droit des femmes au sacerdoce. Son portrait est signé Diane Cambon. Avec Gregory Rayko de The Conversation : le « sportwashing » du géant minier Gazprom Privé de débouchés en Occident, le géant russe Gazprom mise sur le sport, l'art et la culture pour redorer son image auprès des pays des BRICS. Une nouvelle forme de soft power russe. Gregory Rayko analyse aussi les clés du triomphe de Péter Magyar en Hongrie, après seize ans d'hégémonie de Viktor Orbán. Vote anti-régime, travail de terrain, leadership hybride, stratégie numérique. C'est à lire dans The Conversation. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes
durée : 00:06:41 - par : Corinne Schneider - Le périple en Allemagne initié au printemps 2024 par Raphaël Pichon sur les chemins de Bach se poursuit en ce mois de mai 2026 pour fêter les 20 ans de l'Ensemble Pygmalion. Une tournée au nord du pays qui démarre avec Vertigo, programme musical donné à Wolfenbüttel et Lünebourg ces 21 et 24 mai. - invités : Corinne Schneider Productrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans ce nouvel épisode passionnant des Grands dossiers de l'Histoire, Franck Ferrand nous plonge dans la vie fascinante d'André Tardieu, figure politique majeure du début du XXe siècle. Cet homme hors du commun, surnommé le "prophète politique", a su anticiper avec une clairvoyance stupéfiante les dangers qui guettaient la France, de la montée du nazisme aux effets dévastateurs de la crise économique. Brillant dès son plus jeune âge, André Tardieu gravit les échelons de la haute fonction publique avant de s'engager en politique. Nommé président du Conseil en 1929, il tente de mettre en place des réformes ambitieuses pour préparer le pays à affronter la Grande Dépression. Mais son autorité et son franc-parler lui valent de nombreux ennemis, et son gouvernement est renversé en 1930. De retour aux affaires en 1932, Tardieu ne cesse d'avertir ses concitoyens du péril nazi qui se profile à l'horizon. Alors que la France s'enfonce dans le marasme économique et que le parti d'Hitler gagne du terrain en Allemagne, il préconise en vain un renforcement des institutions et du rôle de l'État pour faire face à la menace.
Polémique en Allemagne autour des écoles privées pour les étudiants étrangers. Les jeunes, souvent des Indiens, arrivent en Allemagne avec un visa étudiant. Mais sur place, ils sont confrontés aux frais de scolarité, à la précarité des jobs mal rémunérés, parfois même à la suppression de leurs visas avant la fin de leurs cursus. De notre correspondante à Berlin, Promad nous a donné rendez-vous dans un café de Charlottenburg, le quartier de Berlin où il a trouvé un petit job : 20 heures par semaine, un peu plus de 1 000 euros par mois, dans la cuisine d'un burger. Promad, un étudiant indien de 30 ans, est arrivé en 2023 à Berlin, avec son rêve d'Allemagne, le pays de Mercedes et BMW, de la technique et de la protection sociale. Deux ans et demi plus tard, il ne cache pas son amertume envers le système des écoles privées pour étudiants étrangers. Des écoles qui attirent en ligne des milliers de jeunes anglophones à travers le monde, le plus souvent des Indiens. « La qualité des études était très mauvaise. Nous n'avions que deux à trois cours par jour, soit une heure et demie à deux heures par jour. Certains professeurs étaient très bien. Mais globalement, la qualité des études n'avait rien à voir avec ce à quoi je m'attendais », raconte Promad. Certains étudiants indiens ont été expulsés avant la fin de leur scolarité Quelques 60 000 Indiens ont obtenu un visa étudiant en Allemagne. C'est, de loin, la plus grosse communauté parmi les étudiants étrangers. L'Allemagne, qui a un criant besoin en main-d'œuvre qualifiée, avait signé en 2022 un accord migratoire facilitant l'arrivée d'informaticiens ou d'étudiants. Pour ces derniers, c'est souvent la douche froide une fois sur place : un engrenage de frais élevés et de jobs mal payés, qui les empêche d'assister à leurs cours « Les étudiants étrangers ont des emplois tels que la livraison de repas à domicile, dans les entrepôts d'Amazon ou dans des restaurants de fast food. Parce qu'ils sont étrangers, ils ne sont soutenus par aucun syndicat et les douanes, qui contrôlent normalement le respect du droit du travail, n'interviennent pas non plus. Les douanes et les syndicats, ce sont normalement en Allemagne les deux leviers pour faire appliquer le droit du travail », explique Aju John, de l'université Humboldt de Berlin. Plus angoissant encore, l'administration berlinoise a commencé à retirer leur visa à certains étudiants engagés dans des cursus mêlant cours en ligne et en présentiel. Cela ne justifierait pas leur présence sur le sol allemand. Plusieurs dizaines d'entre eux, presque tous indiens, ont même été expulsés avant la fin de leur scolarité. Promad, dont la famille s'est endettée pour financer ses études, n'a pas complètement renoncé à son rêve d'Allemagne. Mais il a quitté son école privée pour une école internationale publique des environs de Berlin.
Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
Nous sommes en 1959, en Allemagne de l'Ouest. À Wiesbaden, près de la base militaire américaine, une adolescente est invitée à une soirée d'officiers. Parmi les convives, un jeune soldat texan déjà célèbre : Elvis Presley. Cette rencontre, c'est le point de départ de Priscilla, le film que Sofia Coppola consacre à celle qui fut l'épouse du King pendant treize ans. Si Elvis a déjà fait l'objet de nombreux films, Coppola reprend les codes du biopic mais pour mieux les renverser. Priscilla ne raconte pas l'ascension d'Elvis, mais son contrechamp. Le film s'adosse au mythe et suit Priscilla, adolescente puis épouse du King, de leur rencontre jusqu'à leur séparation, et pose une question rarement formulée : comment bien vivre dans l'ombre de la réussite masculine ? Avec Raphaëlle Moine, professeure en études cinématographiques à l'Université Sorbonne Nouvelle, ainsi que Delphine Letort, professeure d'études filmiques et américaines, présidente de l'université du Mans.
Désormais, voici donc les barres de confiserie qui promettent aussi une belle ration de protéines, alors qu'on parle d'abord de sucreries ! En France, on peut les trouver dans quelques pharmacies ou sur des sites internet spécialisées sur la nutrition sportive. Mais en Allemagne, où je visitais des magasins il y a quelques jours, on les trouve déjà en supermarchés. Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 18 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Désormais, voici donc les barres de confiserie qui promettent aussi une belle ration de protéines, alors qu'on parle d'abord de sucreries ! En France, on peut les trouver dans quelques pharmacies ou sur des sites internet spécialisées sur la nutrition sportive. Mais en Allemagne, où je visitais des magasins il y a quelques jours, on les trouve déjà en supermarchés. Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 18 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'approche de l'entrée en vigueur du Pacte Asile et Migration de l'Union européenne, prévue mi-juin 2026, plusieurs pays veulent accélérer les procédures d'expulsion de migrants en situation irrégulière. La Commission, elle, invite des Talibans à Bruxelles, représentants d'un gouvernement dont elle ne reconnait pas la légitimité. Asile et migration : En Allemagne, le gouvernement de Friedrich Merz a beaucoup restreint l'accueil de migrants et réfugiés depuis son arrivée au pouvoir. À l'aéroport de Munich, en Bavière, un nouveau terminal est en construction, il devrait être entièrement dédié aux expulsions et être achevé fin 2027. Au total, 35 000 personnes pourraient être renvoyées depuis cet aéroport chaque année. Le projet, controversé, ferait de la Bavière le « champion » en la matière Reportage, Opale Von Kaiser. La Commission européenne a invité des représentants des autorités talibanes d'Afghanistan à Bruxelles, d'ici l'été, pour discuter de ces renvois de migrants en situation irrégulière. Notre Invité : Yves Pascouau, directeur adjoint de l'association Forum Réfugiés. À lire aussiTalibans invités à Bruxelles: au-delà du symbole, un tournant dans la politique migratoire européenne Environnement : Le Portugal lance la consigne SDR : le pays est parmi les plus gros producteurs de déchets ménagers en Europe. Chaque habitant génère 519 kilos d'ordures par an, c'est plus que la moyenne de l'UE et c'est plus qu'il y a dix ans. Problème supplémentaire, 77% de ces déchets ne sont pas recyclés. Pour combler son retard et se conformer aux directives européennes, Lisbonne a mis en place, il y a un mois, un système de consigne pour les bouteilles plastiques et les cannettes. Un système déjà adopté dans certains pays, mais pas dans le sud de l'Europe. La France s'y intéresse aussi d'ailleurs. Pour tout savoir sur la consigne SDR, le reportage à Lisbonne de Marie-Line Darcy. À lire aussiLisbonne: action citoyenne pour la propreté des rues
Désormais, voici donc les barres de confiserie qui promettent aussi une belle ration de protéines, alors qu'on parle d'abord de sucreries ! En France, on peut les trouver dans quelques pharmacies ou sur des sites internet spécialisées sur la nutrition sportive. Mais en Allemagne, on les trouve déjà en supermarchés. Cette saison dans "RTL Matin", Olivier Dauvers part à la quête des bonnes affaires et vous livre ses secrets pour éviter les arnaques et devenir un consommateur avisé ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'approche de l'entrée en vigueur du Pacte Asile et Migration de l'Union européenne, prévue mi-juin 2026, plusieurs pays veulent accélérer les procédures d'expulsion de migrants en situation irrégulière. La Commission, elle, invite des Talibans à Bruxelles, représentants d'un gouvernement dont elle ne reconnait pas la légitimité. Asile et migration : En Allemagne, le gouvernement de Friedrich Merz a beaucoup restreint l'accueil de migrants et réfugiés depuis son arrivée au pouvoir. À l'aéroport de Munich, en Bavière, un nouveau terminal est en construction, il devrait être entièrement dédié aux expulsions et être achevé fin 2027. Au total, 35 000 personnes pourraient être renvoyées depuis cet aéroport chaque année. Le projet, controversé, ferait de la Bavière le « champion » en la matière Reportage, Opale Von Kaiser. La Commission européenne a invité des représentants des autorités talibanes d'Afghanistan à Bruxelles, d'ici l'été, pour discuter de ces renvois de migrants en situation irrégulière. Notre Invité : Yves Pascouau, directeur adjoint de l'association Forum Réfugiés. À lire aussiTalibans invités à Bruxelles: au-delà du symbole, un tournant dans la politique migratoire européenne Environnement : Le Portugal lance la consigne SDR : le pays est parmi les plus gros producteurs de déchets ménagers en Europe. Chaque habitant génère 519 kilos d'ordures par an, c'est plus que la moyenne de l'UE et c'est plus qu'il y a dix ans. Problème supplémentaire, 77% de ces déchets ne sont pas recyclés. Pour combler son retard et se conformer aux directives européennes, Lisbonne a mis en place, il y a un mois, un système de consigne pour les bouteilles plastiques et les cannettes. Un système déjà adopté dans certains pays, mais pas dans le sud de l'Europe. La France s'y intéresse aussi d'ailleurs. Pour tout savoir sur la consigne SDR, le reportage à Lisbonne de Marie-Line Darcy. À lire aussiLisbonne: action citoyenne pour la propreté des rues
Aux antipodes du « Wir schaffen das » – « Nous y arriverons » – d'Angela Merkel en 2015, le chancelier allemand Friedrich Merz plaide pour un renvoi massif des personnes migrantes dans leurs pays d'origine. Il vise notamment le départ de 800 000 Syriens d'ici 2030. C'est ainsi que l'aéroport de Munich, le 2ᵉ plus grand du pays, devrait s'agrandir avec la construction, dès juin, d'un nouveau terminal réservé aux expulsions. Il sera conçu pour gérer jusqu'à 50 vols charters par jour et expulser 35 000 personnes chaque année. Des chiffres qui feraient de la Bavière, dirigée par la CSU du chancelier, le plus gros pôle d'expulsions du pays. Un reportage de notre correspondante à Munich à retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe. À lire aussiAllemagne: le chancelier Friedrich Merz crée la polémique après des propos sur l'immigration
La chorégraphe originaire du township de Soweto est décédée fin 2024, à l'âge de 39 ans, créant un grand vide dans le monde de la danse. Elle laisse derrière elle plusieurs relectures et réinventions de classiques européens, comme le Lac des cygnes ou Roméo et Juliette. Des danseurs continuent de préserver ses œuvres et de les partager. À Johannesburg, ce week-end du 16 mai, les spectateurs ont pu assister à sa version d'Hamlet de Shakespeare. De notre correspondante à Johannesburg, Sur la scène du Market Theatre, les chorégraphies interprétées par la troupe portent bien l'empreinte de Dada Masilo. Les mouvements sont vifs, saccadés, explosifs ; l'histoire est racontée du point de vue féminin et les personnages défient les normes de genre. « Il est clair qu'elle nous a laissé un bel héritage. Tout le monde ressort de la salle impressionné et, même si elle nous a quittés beaucoup trop tôt, elle a incontestablement laissé une empreinte très forte », affirme Lesedi en sortant du spectacle, émue. Pour les artistes qui faisaient partie de la troupe de Dada Masilo, comme Thuso Lobeko, il aura fallu un long temps de deuil avant de parvenir à danser, à nouveau, l'un de ses spectacles : « Ça nous a pris une année entière. En 2025, on n'a rien pu faire autour du travail de Dada. On a tout arrêté et c'est seulement maintenant qu'on a décidé qu'on était prêts pour tenter de poursuivre ce qu'elle a commencé, confie-t-il. Au tout début, lors de la première semaine de répétitions, j'étais bouleversé, car j'avais l'impression qu'elle était là. Il y avait plein de petites choses qui n'arrêtaient pas de me faire penser à elle. J'espère qu'elle aurait aimé ce qu'on fait, et je sais qu'elle serait fière que l'on préserve son œuvre en continuant son travail. » À voir aussiLa chorégraphe sud-africaine Dada Masilo en un mot, un geste et un silence « Elle a transformé le monde de la danse » Ceux qui ont eu la chance de danser à ses côtés, comme Lehlohonolo Madise – choisie pour jouer Ophélie –, ont dû s'appliquer à transmettre ce style si particulier aux nouveaux venus de la troupe : « C'est un style qui mélange un peu de danse classique, avec des mouvements africains, explique-t-elle. Elle a transformé le monde de la danse, et ce qu'elle faisait était très différent de tous les autres chorégraphes du pays. » Dans Hamlet, comme dans plusieurs créations de l'artiste, l'œuvre européenne se retrouve déconstruite puis réinventée à travers un regard sud-africain. Llewellyn Mnguni, interprète de Gertrude et assistant-chorégraphe, a travaillé pendant douze ans aux côtés de Dada Masilo. « C'est comme si on allait rouvrir des archives et creuser dans nos propres mémoires, pour nous souvenir de la façon dont elle faisait ce travail, pourquoi elle créait ces mouvements et comment elle tissait des histoires ensemble, souligne-t-iel. Elle a créé une œuvre très importante et cela m'inquiétait de savoir si cela allait être préservé et si la prochaine génération pourrait en faire l'expérience. » Ce spectacle part désormais en tournée, cette semaine, en Angleterre, puis en Allemagne, avec la volonté de perpétuer l'héritage artistique de la chorégraphe regrettée. À lire aussiDanse: disparition de la chorégraphe et danseuse sud-africaine Dada Masilo
La Fourche est une épicerie en ligne BIO en pleine ascension. Le principe : des prix moins chers en échange d'une adhésion annuelle, du pouvoir d'achat en échange d'une fidélité. Un concept qui marche et qui plaît aux investisseurs. Le groupe compte plus de 160 000 adhérents et se développe en Allemagne. Avec 100 millions de chiffres d'affaires en 2025, la Fourche est sur le point de devenir rentable. Par ailleurs, l'épicerie vient d'être primée "Licorne à Impact" par Impact France pour la 3ème année consécutive, une "licorne" car grâce à son impact, elle permet d'éviter des coûts à la société. Discussion avec l'un des co-fondateurs, Nathan Labat, qui nous explique les valeurs de La Fourche, son impact et son développement. Bonne écoute avec Impact Positif. Une émission aussi à revoir sur @tf1info.fr en Replay.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. 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Enfilez vos bottes, faites vos réserves de fayots et entraînez-vous à l'art de la baffe : le duo le plus populaire du cinéma des années 70 et 80 est de retour dans un beau livre préparé avec amour et passion depuis des années par son auteur Philippe Lombard.Au début des années 70, des derniers feux du western italien émerge un improbable tandem qui connaîtra un énorme succès dans le monde entier, passant du western parodique aux comédies d'aventure. L'alchimie à l'écran entre Carlo Pedersoli, alias Bud Spencer et Mario Girotti, alias Terence Hill, provoque un phénomène culturel incroyablement populaire pendant près de 20 ans. En France, leurs films cumulent plus de 50 millions d'entrées. En Italie ou en Allemagne, ils deviennent de véritables icônes. La demande des publics est telle que des producteurs assemblent même une autre paire d'acteurs qui leur ressemblent approximativement, et qui jouera dans pas moins de 5 films !Nous sommes des millions à avoir grandi avec leurs films, entre les Trinita et les ineffables Attention on va s'fâcher, Deux Super flics, Pair et impair, Cul et chemise, Salut l'ami adieu le trésor, souvent découverts en famille, et revus au fil des nombreuses rediffusions à la télévision. Le souvenir de ces deux filous au grand coeur et de leurs réjouissantes bagarres est toujours bien vivace dans les coeurs de plusieurs générations.Les Aventures de Bud Spencer et Terence Hill explore leur carrière, raconte en détail le tournage de leurs films et restitue une époque désormais révolue du cinéma populaire, quand on pouvait s'attacher l'amour des spectateurs du monde entier en maniant les blagues potaches et en distribuant les baffes comme personne !L'Auteur, Philippe Lombard est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'occasion de la Journée internationale des infirmières du 12 mai, nous parlons de celles et ceux qui, une fois leur diplôme d'État d'infirmier acquis, ont choisi de se consacrer à une spécialité en particulier. Infirmièr.e.s en psychiatrie, en pédiatrie, en oncologie... Bien que les bases du métier soient les mêmes, les réalités et le quotidien diffèrent beaucoup selon le service dans lequel le soignant exerce et les pathologies qu'il prend en charge. Quelles sont les motivations pour s'orienter vers une spécialisation ? À quoi ressemble ce quotidien au service des autres ? Qu'est-ce que la spécialisation a changé pour ces hommes et ces femmes ? Infirmière spécialisée, infirmière en pratique avancée, infirmière en milieu rural ou en contexte de crise... Près de 30 millions de personnes dans le monde exercent ce métier, d'après l'OMS, et dans de nombreuses régions de la planète, les infirmières sont l'unique réponse en cas de problème de santé. Un métier à 87% féminin Aujourd'hui encore, même si ce métier est mixte, dans un pays comme la France par exemple, la profession est à 87% féminine. La question récurrente du manque d'effectifs constitue un défi majeur et le manque d'attractivité du métier concerne l'ensemble de la planète. Un même métier et de très grandes disparités : 29,8 millions d'infirmières étaient recensées dans le monde en 2023, mais d'un pays à l'autre, on observe des charges, des conditions de travail, des responsabilités variables. En France, on dénombre 94 infirmières pour 10 000 habitants. C'est moins qu'en Allemagne, avec 124 soignantes et beaucoup plus qu'au Bénin (6,12) ou au Rwanda (12,8). On relève aussi des écarts de revenus très conséquents d'un pays à l'autre : l'OCDE montre par exemple que les infirmières en Belgique sont quasiment payées le double de leurs consœurs en France. Une infirmière au Portugal est aussi trois fois moins payée que sa consœur du Luxembourg ! À écouter aussi : Infirmiers : quels obstacles au quotidien ? Avec : Julie Devictor, IPA en oncologie hépatique à l'hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne. Maitre de conférences au département des Sciences Infirmières de l'Université Paris Cité. Céline Hercé, infirmière en gériatrie au CHU Grenoble Alpes Yvonne Quenum, infirmière en psychiatrie exerçant actuellement à Tahiti. ► En fin d'émission, nous partons en Roumanie où les étudiants français sont nombreux à s'inscrire dans des universités de médecine. La ville de Cluj-Napoca accueille la plus grande communauté d'étudiants français en médecine de Roumanie, avec plus de 1 000 étudiants pour la seule université « Iuliu Hațieganu ». Nombre d'entre eux sont venus en Roumanie après avoir échoué à l'examen d'entrée en France, attirés par un système d'admission plus accessible, des cours dispensés en français et des frais de scolarité moins élevés que dans d'autres pays européens. Un reportage de Guilhem Bernes, correspondant de RFI à Bucarest. Programmation musicale : ► Amadeus - Yâlla du juum ► OGI - I got it.
À l'occasion de la Journée internationale des infirmières du 12 mai, nous parlons de celles et ceux qui, une fois leur diplôme d'État d'infirmier acquis, ont choisi de se consacrer à une spécialité en particulier. Infirmièr.e.s en psychiatrie, en pédiatrie, en oncologie... Bien que les bases du métier soient les mêmes, les réalités et le quotidien diffèrent beaucoup selon le service dans lequel le soignant exerce et les pathologies qu'il prend en charge. Quelles sont les motivations pour s'orienter vers une spécialisation ? À quoi ressemble ce quotidien au service des autres ? Qu'est-ce que la spécialisation a changé pour ces hommes et ces femmes ? Infirmière spécialisée, infirmière en pratique avancée, infirmière en milieu rural ou en contexte de crise... Près de 30 millions de personnes dans le monde exercent ce métier, d'après l'OMS, et dans de nombreuses régions de la planète, les infirmières sont l'unique réponse en cas de problème de santé. Un métier à 87% féminin Aujourd'hui encore, même si ce métier est mixte, dans un pays comme la France par exemple, la profession est à 87% féminine. La question récurrente du manque d'effectifs constitue un défi majeur et le manque d'attractivité du métier concerne l'ensemble de la planète. Un même métier et de très grandes disparités : 29,8 millions d'infirmières étaient recensées dans le monde en 2023, mais d'un pays à l'autre, on observe des charges, des conditions de travail, des responsabilités variables. En France, on dénombre 94 infirmières pour 10 000 habitants. C'est moins qu'en Allemagne, avec 124 soignantes et beaucoup plus qu'au Bénin (6,12) ou au Rwanda (12,8). On relève aussi des écarts de revenus très conséquents d'un pays à l'autre : l'OCDE montre par exemple que les infirmières en Belgique sont quasiment payées le double de leurs consœurs en France. Une infirmière au Portugal est aussi trois fois moins payée que sa consœur du Luxembourg ! À écouter aussi : Infirmiers : quels obstacles au quotidien ? Avec : Julie Devictor, IPA en oncologie hépatique à l'hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne. Maitre de conférences au département des Sciences Infirmières de l'Université Paris Cité. Céline Hercé, infirmière en gériatrie au CHU Grenoble Alpes Yvonne Quenum, infirmière en psychiatrie exerçant actuellement à Tahiti. ► En fin d'émission, nous partons en Roumanie où les étudiants français sont nombreux à s'inscrire dans des universités de médecine. La ville de Cluj-Napoca accueille la plus grande communauté d'étudiants français en médecine de Roumanie, avec plus de 1 000 étudiants pour la seule université « Iuliu Hațieganu ». Nombre d'entre eux sont venus en Roumanie après avoir échoué à l'examen d'entrée en France, attirés par un système d'admission plus accessible, des cours dispensés en français et des frais de scolarité moins élevés que dans d'autres pays européens. Un reportage de Guilhem Bernes, correspondant de RFI à Bucarest. Programmation musicale : ► Amadeus - Yâlla du juum ► OGI - I got it.
Berlin s'est transformé une première fois sous l'influence de l'industrialisation, on s'y déplace autrement, on vit dans d'autres décors, ailleurs dans la ville, les services et quartiers administratifs se multiplient pour répondre au besoin d'une population passée de 500 000 à 4 millions d'habitants entre 1860 et 1920. Au moment où le nazisme s'apprête à prendre le pouvoir en Allemagne, cette future capitale du IIIe Reich, les Nazis ne l'aiment pas. Ces reproches à la ville-monde qu'est devenue Berlin, c'est Stéphane Fuzessery auteur de La destruction de Berlin, paru aux éditions La Découverte, qui nous en parle.
A l'origine de la fortune planétaire de la famille Rothschild : un homme aux qualités uniques et à l'intelligence très vive, Mayer Amschel, orphelin du ghetto de Francfort.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mai 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RNDepuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d'être bienveillantes à l'égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d'employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s'est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d'employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d'approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l'organisation à l'époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d'été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd'hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l'Assemblée nationale.Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s'est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d'imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l'immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D'ALLEMAGNELe Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d'artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L'objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c'est-à-dire avant le renforcement décidé après l'invasion de l'Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d'une intervention américaine en cas d'attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l'Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:16 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Prise en compte des biographies et des trajectoires individuelles, nouveau vocabulaire, attention aux circulations et au transnational… Quelles sont les nouvelles recherches sur les sociétés esclavagistes et post-esclavagistes des Antilles françaises ? Quelles évolutions historiographiques ? - réalisation : Thomas Beau, Anne-Toscane Viudes, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Gérard Noiriel, Maïwenn Guiziou, Mathieu Coppalle - invités : Mathilde Ackermann Doctorante en histoire à l'EHESS et à l'université de Bielefeld en Allemagne, Myriam Cottias Historienne du fait colonial, directrice de recherche au CNRS, directrice du Centre International de Recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC), Morgane Honoré Doctorante en histoire contemporaine à l'EHESS, Adélaïde Marine-Gougeon Agrégée d'histoire et doctorante en histoire contemporaine à Sorbonne Université Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Des représailles « violentes ». C'est la menace brandie par Donald Trump si Téhéran ne signe pas un accord. Il faut dire que la tension est remontée dans le détroit d'Ormuz malgré les discussions de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Jeudi, des destroyers américains et des forces iraniennes ont échangé des tirs. Une attaque iranienne aurait eu lieu contre des navires américains en amont et les États-Unis auraient riposté en frappant des sites militaires iraniens. Parallèlement, Trump a suspendu l'opération américaine « Project Freedom », lancée pour escorter les navires marchands dans le détroit.Les deux camps s'accusent ainsi d'avoir violé la trêve, même si Trump répète que « le cessez-le-feu reste en vigueur », affirmant qu'un accord avec l'Iran serait proche. Washington a en effet transmis un contre-projet au plan de paix iranien, un texte en quatorze points examiné actuellement par Téhéran. Outre une trêve immédiate de 30 jours, celui-ci prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un gel provisoire du programme nucléaire iranien.Dans ce contexte, l'Europe apparaît marginalisée, et Trump continue de critiquer l'OTAN et les Européens, qu'il juge insuffisamment engagés. Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Washington s'était « humilié » dans le détroit d'Ormuz et a refusé d'engager l'Allemagne dans ses opérations militaires. En réponse, Trump a annoncé le retrait de cinq mille soldats américains basés en Allemagne. Les Européens cherchent donc à limiter leur dépendance aux États-Unis en renforçant une défense plus autonome. C dans l'air a suivi des exercices militaires en Finlande avec des chasseurs alpins français.Enfin, du côté de l'Ukraine, les deux camps échangent des frappes malgré des tentatives de trêves autour des commémorations russes du 9 mai. Pour la première fois depuis 2024, la Russie a perdu du terrain en Ukraine, ce qui reflète les problèmes actuels de l'armée russe dans un contexte où l'économie du pays recule, et où la baisse de popularité de Poutine s'accentue.Alors, un accord entre l'Iran et les Etats-Unis est-il aussi proche que Trump l'affirme ? Comment l'Europe peut-elle gagner en autonomie de défense ? Où en est réellement la situation en Ukraine ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l'armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »
durée : 00:18:43 - par : Noé Da Silva, Marion Joseph, Agathe Guilhem, Rémi Chaurand, Lara Mercier - Tout savoir sur le pétrole, l'histoire du sauvetage de la baleine Timmy en Allemagne et de l'intelligence artificielle pour aider à lutter contre les feux : c'est le menu du nouvel épisode de "Salut l'info !" - réalisation : Marie Plaçais Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France