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17 juillet 2012. Séance de questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Cécile Duflot, ministre du Logement, s'avance pour répondre à une question sur le Grand Paris. Elle porte une robe à fleurs bleue et blanche. Quolibets, rires, chahut de la part des députés masculins de droite. Patrick Balkany lance : "vas-y enlève les boutons !". Il aura ensuite le culot de déclarer : "Nous n'avons pas hué Cécile Duflot, nous l'avons admirée." La robe devient le sujet politique numéro un. Voilà comment les femmes en politique sont traitées en France. Dans cet épisode, Marine-Pétroline reçoit Hélène Goutany, journaliste en presse écrite, TV, radio et podcast, co-réalisatrice de l'excellente série "Y'a pas mort d'homme" sur les violences sexistes et sexuelles en politique chez Binge Audio. Selon une enquête de l'Union Interparlementaire, 65% des femmes parlementaires déclarent avoir déjà fait l'objet de remarques sexistes, proférées dans l'enceinte du parlement par des collègues masculins. "À poil", "vous seriez mieux dans un film porno", "folle", "hystérique" : les insultes pleuvent.Mai 1991. Edith Cresson devient la première femme Premier ministre de France. On lui reproche sa voix aiguë, on la surnomme La Pompadour. Les caméras filment ses jambes pour voir si ses bas filent. Dans le Bébête Show, elle est représentée en panthère lascive au pied du Prince Mitterrand qui dit : "Je m'ennuie, alors la greluche, je la viole." Au bout de 11 mois, Mitterrand la lâche. Son passage éclair rappellera à toutes les femmes que l'accès aux plus hautes responsabilités ne va pas sans un harcèlement en règle.En 2000, une loi impose la parité aux élections. Aujourd'hui, on atteint 38,8% de femmes à l'Assemblée Nationale. Mais elles se retrouvent souvent cantonnées sur des sujets jugés secondaires : la parité en chiffres ne se transpose pas en parité de responsabilités.Qu'est-ce qui freine encore l'ascension des femmes en politique ? La démocratie française nage en plein fantasme de l'universalisme. Quand on y regarde de plus près, l'universel français correspond surtout à l'homme blanc, hétéro, bourgeois et valide. Les boys clubs persistent : des déjeuners, des cercles fermés masculins où se créent des alliances, où se prennent des décisions, et où les femmes ne sont pas invitées. L'entourage rapproché d'Emmanuel Macron est d'ailleurs 100% masculin. Et puis il y a les violences sexistes et sexuelles : harcèlement, agressions, viols. C'est dans ce contexte qu'a été créé MeToo politique avec la signature de plus de 100 femmes appelant à la non-représentation des hommes mis en cause.Dans cet épisode, Marine-Pétroline et Hélène Goutany décryptent le sexisme structurel qui empêche les femmes d'accéder au pouvoir politique et d'y rester.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Voir un visage féminin non modifié après 35 ans est devenu très rare. Bienvenue dans l'ère du Forever 35 : cette étrange catégorie de visages parfaitement lisses, ni jeunes ni vieux, figés dans un âge indéterminé qui gomme les décennies.Récemment, la journaliste Caroline Criado Perez a commencé à "collectionner" des visages de femmes à l'écran qui n'ont pas été "rajeunis" artificiellement comme Keira Knightley dans Black Doves ou Emma Thompson dans Down Cemetery Road. Pourquoi cette collection ? Parce que ces visages sont devenus exceptionnels.Forever 35, c'est le nom donné à ce phénomène où les femmes de plus de 45 ans n'accèdent à la visibilité médiatique qu'au prix d'un corps qui semble en avoir 35. Des visages lisses, sans rides, sans pores, sans relief. On veut bien des femmes de 55 ans dans les médias, mais avec un visage qui pourrait aussi bien en avoir 37. On veut bien des femmes leaders, mais jamais avec des rides. On veut bien des femmes expertes, mais sans poches sous les yeux après 25 ans de carrière.Le problème n'est pas que les femmes s'efforcent de paraître plus jeunes. C'est qu'on ne tolère les femmes âgées que si elles n'ont pas l'air âgées. Et qu'en conséquence, les têtes normales de femmes qui vieillissent ont presque disparu des radars.Comment en est-on arrivé là ? Par une double invisibilisation. D'abord, dans les organisations : dans les entreprises du CAC40 et du SBF 120, les femmes représentent environ 28% des membres des Comex, mais cette progression bénéficie surtout aux femmes plus jeunes. Les femmes de 50 ans et plus sont presque absentes.Ensuite, dans les médias. Selon le CSA, les femmes de 20-34 ans sont surreprésentées à l'écran (36%), tandis que les femmes de plus de 50 ans sont largement sous-représentées (18%), alors qu'elles représentent 41% de la population réelle.Donc les femmes disparaissent quand elles vieillissent, mais quand on veut les voir réapparaître, il faudrait les rendre jeunes de force. Le cinéma, la télévision, la publicité, les séries : partout s'impose une esthétique qui tolère les corps féminins vieillissants... à condition qu'ils soient coiffés, filtrés, liftés, lissés.Et l'intelligence artificielle aggrave encore cette amnésie visuelle. Lorsqu'on demande à une IA générative d'illustrer une femme de 50 ans, elle produit presque systématiquement des visages lissés, sans pores ni relief.Derrière Forever 35 se cache le double standard du vieillissement, décrit par Susan Sontag dès 1972 : le vieillissement masculin est associé à la valeur tandis que le vieillissement féminin est associé à la dégradation.Dans cet épisode spécial, Laetitia Vitaud décrypte ce phénomène et rappelle qu'il est temps de rendre visible la diversité des façons d'habiter un corps après 45 ans.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Jean-Baptiste Tuzet met en lumière le monde entrepreneurial dans cette "Minute Crooner Attitude". Il donne la parole aux préoccupations des petites entreprises (PME/TPE) à travers l'analyse de Bernard Chaussegros, auditeur de Crooner Radio et auteur du blog "Les Chroniques du Réel".Face à un contexte économique difficile (faillites, instabilité fiscale), découvrez les solutions concrètes proposées par Bernard Chaussegros pour soutenir l'emploi et l'innovation locale : fonds de proximité, modernisation et cadre fiscal incitatif. Une réflexion nécessaire pour soutenir ceux qui font vivre l'économie française, tout en rappelant que Crooner Radio est elle-même une fière PME à rayonnement international.La Minute Crooner Attitude, le billet d'humeur de Jean-Baptiste Tuzet, tous les jours de la semaine, 9 h 15 et 19 h 15 sur Crooner Radio. Plus d'informations et podcasts www.croonerradio.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez : vous êtes certaine d'avoir eu une conversation avec votre conjoint hier soir. Vous lui avez clairement dit que vous ne vouliez pas qu'il invite ses amis ce week-end. Mais aujourd'hui, il vous regarde avec des yeux ronds et vous dit : "Mais on n'a jamais parlé de ça. Tu délires. T'es sûre que ça va ?"Vous commencez à douter. Peut-être que vous avez rêvé ? Peut-être que vous êtes fatiguée ? Peut-être que... vous devenez folle ?Bienvenue dans le monde du gaslighting.Ce terme vient du film Gaslight sorti en 1944 avec Ingrid Bergman. Dans ce thriller psychologique, un mari manipule sa femme pour lui faire croire qu'elle devient folle. Il fait varier l'intensité des lampes à gaz puis nie toute modification. Le terme revient en 2007 avec le livre The Gaslight Effect de la psychothérapeute Robin Stern.Le gaslighting désigne une forme de manipulation mentale qui fait douter une personne de sa mémoire, de sa perception et même de sa santé mentale, jusqu'à ce qu'elle adopte la version imposée par l'agresseur. Ce n'est pas un désaccord ponctuel : c'est systématique, répété, et ça détruit méthodiquement la confiance de la victime.Ça peut arriver dans tous les types de relation, en particulier dans un couple. Le gaslighting devient alors une violence conjugale. Et le sexisme vient prêter main forte : pendant des siècles, la médecine, le droit, la science ont construit l'idée que les femmes seraient instables, trop émotives, hystériques. Depuis Cassandre dans la mythologie, leur parole est remise en doute.Le gaslighting exploite ces stéréotypes à fond. "T'es énervée parce que tu as tes règles ?" "Tu es trop sensible..." Les tactiques sont nombreuses et vicieuses : l'agresseur nie des conversations, cache des objets, invente des histoires. Des victimes en viennent à se demander si elles ont été hypnotisées, droguées. Elles pensent devenir folles.Le gaslighting s'inscrit dans un système plus large : le contrôle coercitif. L'agresseur isole, surveille et contrôle sa victime jusqu'à la priver de ses repères. Les conséquences sur la santé mentale sont graves et peuvent conduire jusqu'au suicide.Heureusement, on commence à reconnaître ce phénomène. Le Royaume-Uni a criminalisé le contrôle coercitif en 2015. En France, la loi reconnaît depuis 2010 les violences psychologiques dans le couple. Mais l'application reste compliquée et les professionnels manquent encore de formation.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce mécanisme de violence psychologique et rappelle l'importance de nommer pour dévoiler.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Retrouvez notre nouveau format d'émission dédiée à l'imaginaire : Les Chroniques.Afin de mieux développer nos critiques littéraires, BDs et autres supports, nous vous présentons quelques ouvrages : résumé, genre, synthèse et critique.Au menu de cette première, nous vous présentons : Lum'en de Laurent Genefort, Trois Nuits de Stéphane Arnier, La Terre qui monte de David Camus, Les Champs de la Lune de Catherine Dufour et la BD Je suis un ange perdu de Jordi Lafebre.Bonne écoute.
Vous sympathisez avec ce gars super. Vous vous entendez bien, vous rigolez, vous prenez des cafés ensemble. Pas d'ambiguïté, du moins c'est ce que vous pensez. Jusqu'au jour où il tente de vous embrasser. Vous refusez, il dit qu'il ne comprend pas. Et puis paf : il disparaît. Plus de nouvelles.Vous vous êtes fait fuckzoner.Le concept de friendzone apparaît pour la première fois le 3 novembre 1994 dans un épisode de Friends. Joey dit à Ross qu'il a trop attendu pour déclarer sa flamme à Rachel et le qualifie de « maire de la friendzone ». L'expression se répand sur Internet et passe dans la culture populaire.Sur Urban Dictionary, on retrouve l'expression avec plus d'une centaine d'entrées. On y parle d'une "zone métaphorique frustrante" dans laquelle une personne se retrouve "bloquée", d'un échec à "impressionner une femme". Être friendzoné, c'est échouer à pécho une femme, et l'amitié serait le lot de consolation des losers.Sauf que le concept véhicule quelque chose de beaucoup plus problématique. Il repose sur l'idée qu'un homme qui investit du temps, de l'attention et se montre gentil avec une femme mériterait en retour... du sexe. Être sympa ne donne pas de passe-droit. Une femme qui dit non n'a pas "friendzoné" quelqu'un : elle a exercé son droit de choisir avec qui elle veut avoir des relations romantiques ou sexuelles.Des recherches menées à l'Université du Texas montrent que la friendzone est une construction culturelle directement liée à la culture du viol. Le concept repose sur l'idée qu'une femme devrait quelque chose en échange de l'attention masculine, que son "non" est négociable.Face à ce concept toxique, des féministes ont proposé un contre-terme : la fuckzone. Être fuckzonée, c'est quand quelqu'un s'intéresse à vous uniquement pour le sexe et disparaît dès que cette perspective s'évanouit. Avec la friendzone, on plaint le pauvre mec. Avec la fuckzone, on recentre la perspective sur la personne qui se fait instrumentaliser et dont on jette l'amitié à la poubelle.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ces deux concepts et rappelle que l'amitié égalitaire entre hommes et femmes est une valeur en soi, et même politique.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Rémy de TV3V propose tous les mois de faire le point sur les activités à faire du côté de Niederbronn-les-Bains. Il vous présente ici le programme de ce mois de février.Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tsugi Radio, les bonnes ondes du mercredi, après la résidence de Rita Amoureux, et avant de retrouver Ultranoük à 19h aux platines avec son invitée DJ RATZ, ce n'est pas une mais deux chroniques que nous vous proposons aujourd'hui. Cinéma avec Olivier Forest qui a aimé la caméra d'or du dernier festival de Cannes, Le gâteau du président, film d'Hasan Hadi, qui se passe dans l'Irak de Saddam Hussein. Et juste avant c'est en Italie et à Naples que nous irons avec Benoît Felix-Lombard avec La Niña qui dynamite la chanson napolitaine… Puisqu'il s'agit de voyager, c'est entre Beyrouth, Oran, Chicago et Paris que mes invités du jour nous promènent. Rencontre entre house, chanson libanaise, avec Célinatique et Bab. Le deuxième EP de Tales & Ahlam chante leur amour d'une musique populaire sans frontières. Il sortira le 13 février et il s'appelle Ghamra, ce qui veut dire câlin, figurez-vous, et ça nous va bien. Leur fusion est une véritable invitation à la danse et à la joie parce que la fête est aussi le berceau de l'espoir et parfois de la révolte. Alors aujourd'hui dans Place des Fêtes, rencontre avec Célinatique & Bab, le duo Tales & Ahlam, mais avant de les écouter parler, on va les écouter jouer. Tales & Ahlam en live depuis la Folie L1 du Parc de La Villette, en direct sur tsugiradio.fr
"Encore une conférence sur les droits des femmes et l'égalité ?" "Franchement, aujourd'hui, les femmes ont les mêmes droits et opportunités que les hommes." "À force, ça devient lassant..." "On peut passer à autre chose ?"Bienvenue dans la gender fatigue, la fatigue du genre, ou quand les histoires de sexisme, on en a ras la casquette et plus envie d'en entendre parler.Le terme apparaît en 2009 aux États-Unis et désigne deux réalités opposées qui partagent un point commun : le sentiment d'épuisement.D'un côté, il y a la lassitude de celles et ceux qui militent pour l'égalité depuis des années et qui constatent que ça n'avance pas. Porter plainte et voir son dossier classé sans suite, cocher toutes les cases pour obtenir une promotion et voir un mec moins compétent passer devant, regarder les statistiques et constater qu'en 30 ans la répartition du travail domestique dans les couples hétéros a à peine bougé. Entendre une énième fois "pas tous les hommes", "oh ça va c'est une blague" ou "elle l'aurait pas un peu cherché quand même".De l'autre côté, il y a l'agacement de celles et ceux qui considèrent qu'on en fait trop, qu'on en parle déjà assez, surtout depuis MeToo. L'égalité est dans la loi, qu'est-ce qu'on veut de plus ?Cette gender fatigue, on la rencontre en particulier dans le monde professionnel. Les messages sont rabâchés ou infantilisants, il n'y a pas d'impact, les choses ne bougent pas vraiment. Et puis on a d'autres problèmes : la crise économique, l'IA qui chamboule tout, la Gen Z qu'on ne sait pas gérer.Mais la gender fatigue, ce n'est pas juste un ras-le-bol. C'est aussi le symptôme d'une résistance plus large, d'un effet backlash. Une réaction violente face aux avancées féministes car certains hommes se sentent menacés.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce phénomène et donne des clés pour en sortir : intégrer l'égalité dans les pratiques, donner du sens et des outils concrets, impliquer tout le monde et rendre les processus transparents.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
1 pas en avant, 3 pas en arrière.Chaque fois que les droits des femmes progressent, une réaction violente ne tarde pas à suivre. C'est le backlash : l'ensemble des réactions négatives, voire hostiles, contre les mouvements féministes et les avancées des droits des femmes.En 1991, la journaliste américaine Susan Faludi théorise ce concept dans son essai "La guerre froide contre les femmes". Elle décrit la croisade des conservateurs américains contre les féministes dans les années 80-90, après les mouvements d'émancipation des années 70. Pour eux, le féminisme serait responsable de l'éclatement de la famille et représenterait un danger mortel pour la société.Ce serait presque drôle si c'était derrière nous. Mais le phénomène traverse l'histoire. Pendant la Révolution française, les femmes se battaient pour le droit de vote. Non seulement ce droit leur est passé sous le nez, mais Napoléon les a définitivement calmées en inscrivant dans le Code civil : "Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari."Aujourd'hui, après MeToo en 2017, la parole se libère sur les violences sexistes et sexuelles. On s'attend à ce que la société change enfin en profondeur. Perdu. D'après un rapport de la Fondation Jean Jaurès et de l'association Equipop, les droits des femmes ont reculé partout dans le monde en 2022. États-Unis, Afghanistan, Pologne, Yémen, Italie, Iran... La révocation du droit à l'avortement en juin 2022 aux États-Unis en est la preuve la plus flagrante.En France, le backlash se manifeste surtout sur les réseaux sociaux avec des raids de masculinistes de plus en plus fréquents contre des militantes féministes. Dans les médias aussi, on tend volontiers le micro à des hommes qui se plaignent "qu'on ne peut plus rien dire".Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce mécanisme de retour en arrière et rappelle cette phrase de Simone de Beauvoir : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Tu penses que les êtres humains sont libres et égaux en droit ? Tu penses que les femmes sont des êtres humains ? Alors tu es féministe.Le féminisme, c'est un mouvement politique, social, culturel et intellectuel qui remet en question la domination masculine et défend l'égalité entre les femmes et les hommes. Un mouvement qui cherche à établir une société où les femmes puissent faire leurs propres choix, sans domination ni violence masculine.Mais le mot "féministe" a longtemps été une insulte. Il apparaît d'abord en médecine en 1872 pour décrire une forme de tuberculose où les hommes perdraient leurs caractères virils. Alexandre Dumas fils reprend ensuite le terme pour dénigrer celles et ceux qui luttent pour l'égalité. Féministe devient une insulte que les personnes concernées se réapproprient, comme Hubertine Auclert, la première à se revendiquer féministe à la fin du XIXe siècle.On parle souvent de vagues successives. La première vague se concentre sur le droit de vote et la citoyenneté. En France, il faudra attendre 1944. La deuxième vague, après la Seconde Guerre mondiale, se concentre sur les droits sexuels et reproductifs : contraception et IVG. C'est aussi l'époque où Simone de Beauvoir publie Le Deuxième Sexe en 1949 et révolutionne la réflexion : "On ne naît pas femme, on le devient." Les différences entre hommes et femmes sont le résultat d'une construction sociale.La troisième vague, à partir des années 80, aborde les violences sexistes et sexuelles, l'égalité professionnelle, le harcèlement, la parité politique. Depuis les années 2010, avec MeToo et les réseaux sociaux, on est probablement dans une quatrième vague où l'intersectionnalité devient centrale : le féminisme doit aussi prendre en compte le racisme, la LGBTphobie, le validisme.Le féminisme, ce sont des mouvements au pluriel. Féminisme libéral, féminisme socialiste, féminisme radical, féminisme matérialiste, écoféminisme, féminisme intersectionnel... Tous constatent des inégalités envers les femmes et veulent y mettre fin. Et comme le dit Simone de Beauvoir : "Nommer c'est dévoiler, et dévoiler c'est déjà agir."Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Dans cet épisode d'Aventtitudes, Hélène nous parle du Webzine d'Asiattitudes, qu'elle coordonne depuis la création de l'association.Un espace en ligne où les membres partagent leurs chroniques culturelles : des livres, des films, des séries, des réflexions personnelles…Des articles écrits par des personnes asio-descendantes, avec leurs voix, leurs regards, leurs nuances.Un projet qui permet à chacun·e de s'exprimer selon la forme qui lui convient,et de faire vivre nos références culturelles en dehors des stéréotypes.=> Découvrez les chroniques du Webzine Asiattitudes.
Le sexisme, c'est quoi exactement ?Une attitude discriminatoire fondée sur le sexe ? Oui, mais pas que. Le Haut conseil à l'égalité définit le sexisme comme une idéologie selon laquelle les femmes seraient inférieures aux hommes, ET un ensemble de manifestations qui délégitiment, stigmatisent, humilient ou violent les femmes.Des plus anodines aux plus graves : remarques, blagues, injures, coups, viols, meurtres.Le sexisme s'immisce partout, à tous les niveaux. Dans la cour de récré, le calcul du PIB, la taille des poches de pantalon. Il produit des inégalités systémiques : les femmes sont moins riches que les hommes, elles sont moins représentées, le corps féminin est hypersexualisé, et les femmes sont victimes de violences sexistes et sexuelles spécifiques.Et non, le sexisme anti-hommes n'existe pas, pas plus que le racisme anti-blanc. Les hommes peuvent subir des stéréotypes néfastes : "un mec ça pleure pas", "c'est fort et courageux", "ça ramène de l'argent à la maison". Mais ils ne sont pas discriminés par un système global. Si c'était le cas, ils seraient moins riches que les femmes, on verrait plus de femmes sur les plateaux TV et à l'Assemblée, on ferait des blagues sur leur pilosité, et une centaine d'entre eux mourraient sous les coups de leur conjointe ou ex-conjointe chaque année en France.Force est de constater que ce n'est pas le cas.Le sexisme, c'est un système global qui discrimine les femmes par rapport aux hommes et génère des inégalités à tous les niveaux, des plus graves aux plus anodins, des plus visibles aux plus invisibles.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Si je vous dis « personnage de Noël », vous pensez à un vieux monsieur bedonnant dans un costume rouge qui distribue des cadeaux en traîneau. Peut-être aussi à l'enfant Jésus, aux Rois mages, à un âne et un bœuf. Bref, une belle brochette de figures masculines.Côté femmes ? On a Marie, victime d'une PMA divine, et... la Mère Noël. Cette dame aux cheveux blancs, en robe rouge et verte, avec son sourire bienveillant. Contrairement à son célèbre époux dont l'image orne chaque espace commercial, on ne la voit pas beaucoup.Pourtant, à la base, dans plusieurs traditions, c'est une femme qui distribuait les cadeaux. La Befana en Italie, la Babouchka en Russie, Tante Arie en Franche-Comté. Des femmes âgées, autonomes, qui accomplissaient leur mission seules, sans mari en vue. Mais la Mère Noël moderne apparaît en 1849 dans la littérature anglophone comme « Mrs. Claus » - littéralement « Madame Claus ». Elle n'a même pas de prénom. Elle est juste définie comme « femme de ».Vêtue de rouge et vert, elle prépare des biscuits dans sa cuisine pendant que son mari distribue les cadeaux. On l'imagine aussi repriser ses chaussettes. Cette invisibilisation symbolique fait encore écho aujourd'hui à une réalité bien concrète : durant les fêtes, ce sont massivement les femmes qui assurent le boulot et la charge mentale. Décoration du sapin, achat des cadeaux, planification des repas, organisation des réunions familiales, gestion des invités...Le Père Noël est en fait une femme épuisée qui reste dans l'ombre.Heureusement, dès 1889, des autrices proposent une version différente. En 2016, la publicité iconique de Marks & Spencer la transforme en super-héroïne qui sauve Noël en hélicoptère. La mamie gâteau devient une badass.Dans cet épisode, Marine-Pétroline retrace l'histoire de ce personnage invisibilisé et explore comment il reflète la place des femmes dans notre société.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Une chronique de Laurent Lafourcade
Une jeune femme citadine, célibataire et carriériste, retourne dans son village natal pour les fêtes. Entre deux biscuits à la cannelle et la décoration d'un sapin géant, elle croise un ancien camarade devenu bûcheron. Il neige, il fait froid mais il est beau, et hop, elle tombe amoureuse, renonce à sa vie en ville, ses amies et sa carrière. L'année suivante, ils sont mariés.Ces comédies romantiques de Noël envahissent nos écrans chaque année avec une recette aussi immuable qu'un calendrier de l'Avent. La scénariste Marianne Levy résume : « On met trois grammes de blonde, deux grammes d'esprit de Noël, quatre grammes de Ken, et on a un film qui marche. »Mais derrière l'ambiance féerique se cachent des stéréotypes sexistes bien ancrés. L'héroïne, une jeune femme blanche, belle et mince, cherche l'amour – même si elle affirme le contraire. Son célibat est un problème à résoudre d'urgence. Si elle a réussi professionnellement, le film va lui faire comprendre que sa vie est vide sans un homme et des enfants.Dans les films des années 2000 comme Love Actually, The Holiday ou Le Journal de Bridget Jones, les personnages masculins sont « bourrés de masculinité toxique », utilisent leur position professionnelle pour séduire, et les héroïnes sont hypersexualisées ou stigmatisées parce qu'elles sont célibataires à 29 ans.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ces productions et propose des alternatives : des films de Noël avec des couples LGBT+, des héroïnes féministes, et des histoires qui sortent du schéma hétéronormatif traditionnel.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
« Il fait trop froid dehors, reste chez moi. » « Cher Père Noël, amène-moi un homme pour Noël. » « All I want for Christmas is you. » Ces tubes de Noël qu'on fredonne chaque année sans y penser véhiculent-ils vraiment la magie des fêtes ou plutôt des stéréotypes sexistes bien ancrés ?En 2018, plusieurs stations de radio américaines retirent « Baby, It's Cold Outside » de leurs playlists. La raison ? Dans le sillage du mouvement MeToo, les paroles évoquent une situation où le consentement d'une femme est ignoré. Un homme multiplie les excuses pour retenir son invitée qui veut partir : « il fait trop froid », « tu risques d'attraper une pneumonie », « il n'y aura plus de taxis ». Il se rapproche physiquement, lui enlève son manteau alors qu'elle se lève pour partir. La négation du consentement mise en musique.Mais ce n'est pas le seul tube problématique. « Santa Baby » présente une femme qui tente de séduire le Père Noël pour obtenir des cadeaux. « All I Want for Christmas Is You » raconte l'histoire d'une femme dont le seul désir pour Noël est... un homme. Et pour l'obtenir, elle implore un autre homme : le Père Noël. Comme si l'accomplissement féminin passait nécessairement par la relation hétérosexuelle.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ces chansons de Noël sexistes et propose des alternatives pour un répertoire festif plus égalitaire, dont l'album HYRRS qui revisite les classiques avec humour et militantisme féministe, et la playlist « Noël de Bad Bitches ».Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
« Mon pire défaut ? Je suis hétéro. » « Tous les mecs bien sont soit pris soit gay. » « Ma vie serait tellement plus simple si j'étais lesbienne. » Ces phrases, vous les avez déjà entendues ou prononcées ? Derrière l'humour se cache une vraie fatigue, un vrai désenchantement. Bienvenue dans l'ère de l'hétéropessimisme.Le terme désigne l'expression de regret, de déception ou de désillusion liée à son orientation hétérosexuelle. Cette frustration n'est pas nouvelle, mais elle s'exprime de plus en plus ouvertement, sur les réseaux sociaux, dans les séries télé, dans les conversations entre amies. Pourquoi maintenant ? Parce que le contexte a changé. On vit dans l'ère post-MeToo où les violences misogynes sont reconnues comme un phénomène systémique. 213 000 femmes par an en France sont victimes de violences physiques ou sexuelles au sein du couple. La charge mentale, la charge domestique, les inégalités salariales : tout le quotidien des relations hétéros reste marqué par les inégalités.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce désenchantement collectif. Elle explique pourquoi les femmes continuent malgré tout à s'engager dans des relations hétérosexuelles, comment l'hétéropessimisme fonctionne comme un mécanisme de défense, et ce qu'il faudrait pour transformer vraiment les relations amoureuses.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Rémy de TV3V propose tous les mois de faire le point sur les activités à faire du côté de Niederbronn-les-Bains. Il vous présente ici le programme de ce mois de décembre.Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1er janvier 2021, plage de Toulon. Le corps d'Odile Nasri est retrouvé sans vie. L'enquête conclut à un suicide. Six mois plus tard, sa famille dépose plainte pour "suicide forcé". Mars 2025, Netflix diffuse le documentaire sur Bertrand Cantat. Un témoignage inédit conduit le procureur à réouvrir l'enquête sur la mort de Kristina Rady. Ces deux femmes se sont-elles vraiment suicidées ou ont-elles été poussées à bout par des années de violences conjugales ?Le suicide forcé, c'est quand une femme se donne la mort sous l'effet du harcèlement répété de son conjoint ou ex-conjoint. 12% des suicides de femmes seraient concernés. Pourtant, même les professionnels découvrent encore cette réalité. Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce mécanisme de destruction par l'emprise : le contrôle coercitif qui isole, dénigre et détruit psychiquement. Elle explique pourquoi le drame survient souvent au moment de la séparation, quand l'agresseur perd le contrôle. Et elle donne des clés pour repérer les signaux et agir.Car les mots peuvent tuer autant que les coups. Reconnaître le suicide forcé, c'est reconnaître la responsabilité de l'agresseur. C'est aussi former les professionnels, sensibiliser l'entourage et poser la bonne question : derrière chaque suicide de femme, y a-t-il eu des violences ?Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Médée qui trahit son clan pour Jason puis se fait abandonner. Hélène accusée d'avoir causé la guerre de Troie. Cassandre qui prédit l'avenir mais que personne ne croit. Charybde et Scylla transformées en monstres pour avoir refusé les avances d'un dieu.Dans ce deuxième épisode sur la mythologie grecque, Marine-Pétroline reçoit Noémie Fachan aka Maedusa Gorgone, autrice des BD "L'oeil de la Gorgone" et "La Voix des Harpies". Ensemble, elles décryptent les figures féminines de la mythologie : les femmes qui sacrifient tout par amour et se font trahir, celles qu'on rend responsables des catastrophes, celles transformées en monstres pour avoir dit non. Elles parlent aussi des Amazones, de Cénée et des personnages queers, et du courage nécessaire pour réécrire ces mythes avec un regard féministe et inclusif.Car ces histoires vieilles de plusieurs millénaires continuent d'imprégner notre culture et de véhiculer des stéréotypes sexistes. De Cassandre dont on ne croit pas la parole aux femmes infantilisées comme Pandore, les mécanismes de domination patriarcale traversent les siècles.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Franck et Yann vous parlent de Kirby Air Riders, ARC Raiders et du dernier Hyrule Warriors.
C'est quoi le revenge porn ? Cette photo intime que vous aviez envoyée en toute confiance se retrouve diffusée publiquement. Comment une preuve d'intimité devient-elle une arme de destruction ?Dans cet épisode, on décrypte le revenge porn, cette violence numérique qui consiste à diffuser des contenus intimes sans consentement pour humilier et détruire. Pourquoi ce sont majoritairement les femmes qui en sont victimes ? Comment la double morale sexuelle et l'objectification du corps des femmes alimentent cette violence ? Des comptes "fisha" qui piègent les adolescentes aux mécanismes de culpabilisation des victimes, Marine-Pétroline décortique cette pratique sexiste et vous donne les bons réflexes pour vous protéger et agir. Parce que vous êtes la victime, pas coupable.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin
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Dans votre hebdo cette semaine : des épées, des flingues et du lycra . On vous propose les critiques de Dispatch, ARC Raiders et Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau, le tout accompagné d'actus, de recommandations diverses et d'humour.Bonne Hebdo et à la semaine prochaine !
Des hommes qui s'enrichissent en cyberharcelant des femmes. Non, ce n'est pas de la science-fiction, c'est la réalité de 2025. Comment en est-on arrivé là ?Septembre 2025, tribunal correctionnel de Paris. Neuf hommes comparaissent pour avoir cyberharcelé la comédienne et autrice Typhaine D. Son crime ? Avoir défendu l'usage de la féminine universelle. La sanction ? Des milliers d'insultes, de menaces de mort et d'incitations au viol pendant trois ans.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte le cyberharcèlement, cette violence en ligne devenue une véritable industrie. Des créateurs de contenus monétisent leurs comptes en orchestrant des raids contre les femmes, particulièrement les féministes. Ils identifient une cible, créent du contenu pour la diffamer, et laissent leurs abonnés faire le sale boulot. Résultat : des hordes violentes débarquent, et la victime subit une violence sans fin, 24h/24.Le cyberharcèlement n'est pas un phénomène isolé. C'est une arme politique utilisée pour épuiser les féministes et faire taire les voix qui dérangent l'ordre patriarcal.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin
Quand des femmes refusent en bloc le mariage, les enfants, les relations amoureuses et le sexe avec les hommes, que se passe-t-il ? Est-ce un choix radical ou une réponse logique à des violences systémiques ?Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte le mouvement 4B, né en Corée du Sud en 2015. Tout commence avec une épidémie de MERS-CoV et des accusations misogynes qui poussent des femmes à créer la communauté Megalia. Leur réponse : quatre refus catégoriques qui remettent en question les fondements du patriarcat.Mais le 4B n'est pas sans controverses. Entre exclusion des femmes trans, reproduction de l'individualisme néolibéral et transformation d'une contrainte économique en choix politique, ce mouvement interroge : quand des femmes rejettent tout ce qui est censé les rendre heureuses, c'est peut-être que le problème vient du système, pas d'elles.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Rémy de TV3V propose tous les mois de faire le point sur les activités à faire du côté de Niederbronn-les-Bains. Il vous présente ici le programme de ce mois de novembre.Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Semaine très festivalière comme souvent sur Tsugi Radio avec bien sûr Pitchfork Music Festival Paris qui se lance ce soir avec à l'Olympia, Blood Orange, au Trabendo Self Esteem et à l'Élysée Montmartre, Saya Gray. Mais nous dans Place des Fêtes ce soir, on prend le train pour Roubaix où se tiendra à partir de demain la 10ème édition d'un festival qu'on suit avec fidélité à Tsugi Radio, le Crossroads Festival. Nos deux Normands, Angèle Chatelier et Rémi Pierre, seront jeudi à 18h en direct de la Condition Publique pour vous faire vivre cette édition anniversaire… Roubaix, ville du Nord, des Hauts de France, pas très loin d'Amiens où La Lune des Pirates, la SMAC de la ville a découvert un diamant brut, lauréat du Prix du Jury des Inouïs du Printemps de Bourges, 40èmes du nom, Pierre et la Rose.
Août 2022, devant de nombreuses librairies, des files d'attente d'adolescentes s'allongent. Ce n'est pas pour Harry Potter ou le dernier Musso, mais pour "Captive" de Sarah Rivens. Rupture de stock le jour même.Bienvenue dans l'univers de la dark romance, le phénomène littéraire qui fait trembler les rayons des librairies... et les féministes.La dark romance, c'est un sous-genre qui cartonne depuis 2020. Mais attention, on ne parle pas juste d'histoires d'amour qui finissent mal. On parle de récits où violences psychologiques, emprise, viol, séquestration ou torture sont au cœur de l'intrigue. Le héros masculin incarne le "mâle alpha" toxique : manipulateur, possessif, souvent criminel. L'héroïne finit miraculeusement par tomber amoureuse de son bourreau.Ces livres touchent principalement un public féminin de 15 à 25 ans qui se déclare paradoxalement féministe mais plébiscite des récits romantisant la soumission. Marine-Pétroline décrypte ce phénomène : origines littéraires dans les contes de fées, mécanismes psychologiques, controverses féministes et enjeux sociétaux.Car c'est là tout le génie du patriarcat : il trouve des moyens de se réinventer, transformant la révolte en consommation et l'émancipation en marketing.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
“Tu n'es pas française, je me trompe ?" Si un homme vous a déjà abordée dans la rue avec ce type de phrase, vous avez probablement eu affaire à un Pick Up Artist. Ces soi-disant "artistes de la séduction" transforment la drague en discipline codifiée et appliquent des techniques de manipulation pour "conquérir" leurs cibles.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte l'univers des PUA : du "neg hit" au "kino", ces techniques s'appuient sur l'objectification des femmes et le contournement du consentement. Derrière ce business lucratif se cache une vision toxique des relations où les femmes deviennent des "proies" et les refus des simples "résistances à franchir". Un phénomène qui s'inscrit dans l'écosystème plus large des mouvements masculinistes réactionnaires.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
Rémy de TV 3V propose tous les mois de faire le point sur les activités à faire du côté de Niederbronn-les-Bains. Il vous présente ici le programme de ce mois d'octobre.Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Chroniques de Motor City, c'est fini mais un nouveau projet podcast basket se prépare ! Restez connecté dans les prochains jours, tout va changer ici !!PS : après 2 ans sans podcast merci à ceux qui sont toujours là !
Mathilde prépare le petit-déjeuner d'une main et répond à ses emails de l'autre. À 15h, café visio business, à 17h retour des enfants. Sur Instagram : "Mompreneur life : concilier business et famille depuis 7h du matin !" Mais le mompreneriat est-il vraiment la solution miracle pour les mères ?Contraction de "mum" et "entrepreneuse", le mompreneriat promet flexibilité et épanouissement professionnel tout en restant disponible pour ses enfants. Né aux États-Unis dans les années 90, ce phénomène explose aujourd'hui en France. Mais derrière cette belle promesse se cache une réalité plus complexe. Entre privilège de classe, enfermement dans des secteurs limités et responsabilité individuelle des inégalités systémiques, le mompreneriat révèle les dysfonctionnements de notre organisation sociale. Alors, émancipation ou nouveau piège pour les femmes ? On décrypte ce phénomène qui interroge notre rapport au travail, à la maternité et aux inégalités de genre.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin
Comment une population anti-sexiste peut-elle tolérer un système inégalitaire ? La réponse tient en quatre mots : la mécanique sexiste.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce processus invisible qui transforme des différences arbitraires en inégalités légitimes. Focalisation, différenciation, péjoration, légitimation : quatre étapes qui s'enchaînent comme les rouages d'une machine bien huilée. De Pierre Thévagnan à Marine Spaak, découvrez comment cette mécanique fonctionne même chez les personnes sincèrement égalitaires et pourquoi comprendre ses mécanismes, c'est déjà commencer à l'enrayer.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin
VOIX DE GARAGE N° 801 Les Chroniques de VOIX DE GARAGE de cette semaine se lisent ici : http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2025/09/chronique-elmer-gantrys-velvet-opera.html POWERSOLO En concert : Mercredi 1er Octobre : POWERSOLO (Wild CountryRockabilly Garage fou, Danemark) + PERVITIN (Indie Noise Rock), au Groom à... Continue Reading →
VOIX DE GARAGE N° 800 Les Chroniques de VOIX DE GARAGE de cette semaine se lisent ici : http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2025/09/chronique-tav-falco-lumer-druugg.html DIRTY SOUND MAGNET En concert : Jeudi 25 Septembre : DIRTY SOUND MAGNET (Psyché Rock), à La Bifurk, à Grenoble https://www.facebook.com/events/1929191011228268 https://www.billetweb.fr/dirty-sound-magnet-bifurk... Continue Reading →
"Je ne suis pas comme les autres filles" : cette phrase vous dit quelque chose ? Derrière cette déclaration se cache un phénomène viral sur les réseaux sociaux avec plus de 10 milliards de vues sur TikTok.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte le phénomène des "pick me girls", ces femmes qui cherchent la validation masculine en rejetant tout ce qui est perçu comme féminin. De la "Not Like Other Girls" à l'"Anti-féministe", découvrez comment cette forme de misogynie intériorisée divise les femmes et sert le patriarcat. Entre anecdotes personnelles et analyses sociologiques, cet épisode révèle pourquoi la compétition entre femmes nuit à la sororité et comment déconstruire ces mécanismes pour bâtir une solidarité authentique.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin
VOIX DE GARAGE N° 799 Les Chroniques de VOIX DE GARAGE de cette semaine se lisent ici : https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2025/09/chronique-model-martel-headcharger.html HEAVY LUNGS En concert : Mercredi 17 Septembre : HEAVY LUNGS (Indie Post Punk, Bristol), au Périscope, à Lyon https://www.facebook.com/events/1837895353661560 https://www.heavylungsband.com/ https://heavylungsband.bandcamp.com/album/caviar HEADCHARGER... Continue Reading →
durée : 00:01:37 - Les 80'' - par : Nicolas Demorand - Une passion, en 80 secondes, pour les brillantes et hilarantes chroniques de David Caviglioli, chaque semaine dans "Le Nouvel Obs". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Rémy de TV 3V propose tous les mois de faire le point sur les activités à faire du côté de Niederbronn-les-Bains. Il vous présente ici le programme de ce mois de juillet.Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
VOIX DE GARAGE N° 796 Mercredi 2 Juillet 2025 19H30 sur RADIO CAMPUS GRENOBLE 90,8 et en direct et replay sur : http://www.campusgrenoble.org/ Les Chroniques de VOIX DE GARAGE de cette semaine se lisent ici : https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com SIN PUDOR En concert... Continue Reading →
VOIX DE GARAGE N° 795 Mercredi 25 Juin 2025 19H30 sur RADIO CAMPUS GRENOBLE 90,8 et en direct et replay sur : http://www.campusgrenoble.org/ Les Chroniques de VOIX DE GARAGE de cette semaine se lisent ici : https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com SOFT SCENT En concert :... Continue Reading →
SAMEDI 29 MARS 2025Diane Cauvin, Domaine la Colombière (Sud-Ouest)Le domaine de La Colombière, ancré à Villaudric depuis le XVᵉ siècle, incarne une tradition viticole séculaire. Depuis 2006, Philippe et Diane Cauvin, passionnés par la biodynamie, cultivent 13 ha de vignes en harmonie avec la nature. Le domaine valorise des cépages autochtones sur un terroir unique, alliant tradition et innovation pour produire des vins d'exception, respectueux des cycles naturels.Julien Fournier, « Les Chroniques Épicuriennes »Créées en 2020, Les Chroniques Epicuriennes sont un espace en ligne où Julien Fournier, "faiseur d'histoires", mêle humour et passion pour la gastronomie. À travers ses récits gourmands, anecdotes et recettes, il invite ses lecteurs à un voyage culinaire, éveillant les papilles et offrant des moments d'évasion.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est le retour des gars du podcast Les chroniques des alcooliques!On a beaucoup ri avec Hollymoneywood et Gardillac.Venez à leur roast le 29 mars à Montréal! Les billets sont finalement en vente (vous allez comprendre en écoutant l'épisode).On a dit plein de niaiserie et on a lu des dates épouvantables. Amusez-vous.TOUT CUITE! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Exposition – Menie Grégoire (1919-2014) La femme la plus écoutée de France – Du Jeudi 13 février 2025 au Samedi 15 mars 2025 Archives de Touraine – Ménie Grégoire Ma Fille, Mathilde Dondeyne, éditions du Rouergue Terres Promises, Bénédicte Dupré Latour, éditions du Panseur Une Saison à l’atelier de poterie, Yeon Soming, éditions Nami et […] L'article Les chroniques de la Bibliothèque Municipale est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
durée : 00:27:21 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Au programme du débat critique, du théâtre : "Marius" de Joël Pommerat et "Les Chroniques", mise en scène Eric Charon. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Philippe Chevilley Chef du service culture des Echos; Marie Sorbier Rédactrice en chef de I/O et productrice du "Point Culture" sur France Culture
durée : 00:04:12 - Chroniques littorales - par : Jose Manuel Lamarque - Pour leur 33e édition, « Les Écrans de l'aventure » est un festival dédié à l'aventure qui se va se dérouler à Dijon comme tous les ans, cette année, du 1er au 6 octobre… Les Chroniques littorales reçoivent Vincent Rattez, le délégué général de la Guilde…
durée : 00:03:06 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - La série de Netflix, qui fait mine de subvertir le roman à l'eau de rose, et un excellent lieu pour tester la manière dont nos représentations quant à la chose amoureuse ont évolué... ou pas.
Fanny Ardant avait profité de sa voix envoutante pour présenter quelques chroniques de RTL. En 2011 elle annonçait les résultats du tiercé et donnait une recette de cuisine. Tous les jours, retrouvez en podcast une archive des meilleures imitations de Laurent Gerra.