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Frédéric Lenoir, philosophe : Les 4 fruits de la sagesse ! Sommes-nous vraiment libres ? Pourquoi avons-nous si souvent le sentiment de subir nos choix, nos désirs, nos répétitions de vie ? Comment reconnaître nos désirs profonds et dépasser le désir mimétique ? Frédéric Lenoir interroge la notion de liberté, le processus d'individuation, la connaissance de soi et cette transformation qui permet de devenir pleinement soi, libre, conscient et relié aux autres.Bienvenue dans la série de [ROUTINES & RITUELS : Les 4 fruits de la sagesse] avec Frédéric Lenoir, philosophe et auteur des 5 piliers de la sagesse publié aux éditions Albin Michel. Pendant 4 semaines, Frédéric Lenoir explore ce que les grandes traditions peuvent nous transmettre et comment incarner ces enseignements au quotidien. Cheminons ensemble sur la voie de la sérénité, la joie profonde, l'amour universel, l'éveil et la présence consciente à soi.Une citation avec Frédéric Lenoir :"Être libre, c'est avoir conscience de ce qui nous fait agir et de pourquoi nous agissons."À réécouter :Atteindre la sérénité grâce aux stoïciensDévelopper une joie durable avec SpinozaL'éveil, comment sortir de l'ego pour vivre en paixRecevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Frédéric Lenoir :00:00 Introduction01:30 La liberté, une conquête difficile02:28 Liberté et changement intérieur02:58 Spinoza et le libre-arbitre03:49 Le processus d'individuation05:47 Les désirs mimétiques07:26 Comment renouer avec son désir profond ?07:44 Enlever sa persona09:17 Équilibrer son féminin et son masculin10:15 Reconnaître sa part d'ombre11:05 Conscientisation et liberté13:09 La réalisation de soiAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On vous dit souvent que la perte de sens, c'est juste une baisse de motivation. Qu'il faut attendre que ça passe. Que c'est normal.Je suis désolée, mais c'est faux.Je remets cet épisode en avant parce qu'il revient souvent dans vos messages et visiblement, il en a encore beaucoup à dire : la perte de sens, ce n'est pas un état passager.C'est le signal que quelque chose dans votre vie : votre travail, vos relations, votre récit personnel, est devenu obsolète. Que ce que vous faites ne reflète plus vraiment qui vous êtes. Et tant qu'on n'identifie pas précisément ce qui est en train de tout contaminer, on continue de tourner en rond dans ce que j'appelle “le tas de merde” : cette sensation que tout va mal, alors qu'en réalité, il y a des parts de votre vie qui appellent à être réajustées.(Re)écoute cet épisode pour :1️⃣ Comprendre pourquoi la perte de sens n'est pas un manque de motivation, et ce que c'est vraiment2️⃣ Identifier ce qui s'est effrité dans les différentes sphères de ta vie grâce à un exercice concret de cartographie3️⃣ Reconnaître les signaux invisibles du désalignement, avant qu'ils ne prennent trop de place
Les robots humanoïdes impressionnent par leur agilité, mais restent encore loin de l'autonomie totale. Stéphane Bohbot, fondateur d'Innov8 et partenaire de Unitree en France, décrypte l'accélération technologique chinoise et les défis majeurs à relever avant l'arrivée des robots à domicile.Interview : Stéphane Bohbot, fondateur et PDG d'Innov8PunchlinesLa fiabilité mécanique des robots est aujourd'hui excellente.Les robots ont tous les capteurs pour être autonomes, mais ils doivent encore comprendre le monde.2025 a été l'année zéro du robot, 2026 pourrait être l'an un.La Chine est en suprématie sur le hardware.L'Europe doit choisir le logiciel plutôt que le matériel.Les robots vus au Nouvel An chinois étaient spectaculaires. Sont-ils vraiment autonomes ?Lorsqu'on voit un robot, on pense qu'il est déjà autonome. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, ils ont besoin d'un opérateur pour les orienter et les guider. En revanche, la fiabilité mécanique est devenue impressionnante. Les mouvements, la stabilité, l'équilibre ont énormément progressé. On peut pousser un robot, il ne tombe plus. Il y a deux ans, il fallait être trois pour le relever. Nous avons aujourd'hui une base matérielle extrêmement robuste. L'enjeu des prochaines années, c'est l'autonomie et l'apprentissage du monde.Comment se passe l'apprentissage d'un robot humanoïde ?On peut partir du mouvement humain grâce à des capteurs ou des caméras qui enregistrent les gestes. Ensuite, ces mouvements sont numérisés, simulés en 3D et répétés des centaines ou milliers de fois pour atteindre la perfection. Il faut adapter ces gestes à un centre de gravité différent. Un robot de 1m20 n'a pas la même posture qu'un humain de 1m80. La simulation permet de recalibrer chaque détail avant de tester dans le monde réel. Mais le plus complexe reste la compréhension du monde. Reconnaître un objet, le saisir correctement, évoluer dans un environnement semi-structuré avec des humains autour. C'est un apprentissage long, basé sur la donnée, les LLM et des usines d'entraînement.Quand aura-t-on un robot à la maison ?Le rêve ultime, c'est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle ou plier une chemise. Des travaux existent déjà, mais nous pensons que ce robot universel n'arrivera pas avant dix ans. Il faudra d'abord passer par des phases intermédiaires : recherche, laboratoires, environnements professionnels sécurisés, robots d'accueil dans les magasins ou les hôtels. Aujourd'hui, 2025 est pour moi l'année zéro du robot. On commence à commercialiser des plateformes ouvertes pour la recherche. Le marché grand public prendra du temps.Comment expliquer l'apparent leadership de la Chine dans cette révolution ?Oui, la Chine est clairement en suprématie sur le hardware. Elle bénéficie d'un écosystème industriel complet, d'une supply chain ultra rapide et d'investissements massifs. En revanche, les États-Unis restent très forts sur le logiciel et l'IA. L'Europe, quant à elle, doit choisir son combat. Rattraper le retard industriel serait extrêmement long. Notre carte à jouer, c'est le logiciel, l'intelligence, les services et les normes. C'est là que nous avons les talents.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Interdit aux enfants, scruté dans le couple, personne n'est censé recourir au mensonge et pourtant, qui n'a pas déjà menti ? Si le mensonge a mauvaise réputation, les raisons qui nous y poussent ne sont pas forcément malhonnêtes. Nombreux sont ceux qui mentent pour ne pas blesser, pour éviter un conflit ou par omission. D'autres affabulent pour obtenir quelque chose, se protéger ou encore parce qu'ils n'assument pas leurs actes. Les causes sont multiples donc mais les conséquences ne sont pas les mêmes. Et par ailleurs, les menteurs ne font pas tous preuve de la même subtilité. Une chose est sûre, si certains adorent mentir, rares sont ceux qui apprécient qu'on leur mente. De la petite cachoterie à l'arnaque du siècle, comment reconnaître un menteur ou une menteuse ? Comment le ou la confronter ? Avec : • Alexis Laipsker, ancien journaliste et animateur télé et radio, joueur professionnel de poker, écrivain de thrillers. Auteur de Qui vous ment ? La nouvelle méthode infaillible pour détecter les mensonges (Michel Lafon, 2026) • Vincent Cespedes, philosophe, essayiste, auteur de La société de la trahison (Albin Michel, janvier 2025). En fin d'émission, Un reportage de Raphaëlle Constant, à Adré, à l'est du Tchad, sur la hausse des prix des produits alimentaires en cette période de ramadan. À la frontière avec le Soudan, la petite ville d'Adré accueille près de 240 000 réfugiés soudanais et une population locale de 40 000 habitants. À l'approche du ramadan, notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue au marché à la rencontre de commerçants pour comprendre les difficultés des différentes communautés à se ravitailler face à la flambée des prix de certains produits de première nécessité. Programmation musicale : ► Menteur menteuse - Disiz, Margot Guera ► Les gens changent - Boddhi Satva.
Interdit aux enfants, scruté dans le couple, personne n'est censé recourir au mensonge et pourtant, qui n'a pas déjà menti ? Si le mensonge a mauvaise réputation, les raisons qui nous y poussent ne sont pas forcément malhonnêtes. Nombreux sont ceux qui mentent pour ne pas blesser, pour éviter un conflit ou par omission. D'autres affabulent pour obtenir quelque chose, se protéger ou encore parce qu'ils n'assument pas leurs actes. Les causes sont multiples donc mais les conséquences ne sont pas les mêmes. Et par ailleurs, les menteurs ne font pas tous preuve de la même subtilité. Une chose est sûre, si certains adorent mentir, rares sont ceux qui apprécient qu'on leur mente. De la petite cachoterie à l'arnaque du siècle, comment reconnaître un menteur ou une menteuse ? Comment le ou la confronter ? Avec : • Alexis Laipsker, ancien journaliste et animateur télé et radio, joueur professionnel de poker, écrivain de thrillers. Auteur de Qui vous ment ? La nouvelle méthode infaillible pour détecter les mensonges (Michel Lafon, 2026) • Vincent Cespedes, philosophe, essayiste, auteur de La société de la trahison (Albin Michel, janvier 2025). En fin d'émission, Un reportage de Raphaëlle Constant, à Adré, à l'est du Tchad, sur la hausse des prix des produits alimentaires en cette période de ramadan. À la frontière avec le Soudan, la petite ville d'Adré accueille près de 240 000 réfugiés soudanais et une population locale de 40 000 habitants. À l'approche du ramadan, notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue au marché à la rencontre de commerçants pour comprendre les difficultés des différentes communautés à se ravitailler face à la flambée des prix de certains produits de première nécessité. Programmation musicale : ► Menteur menteuse - Disiz, Margot Guera ► Les gens changent - Boddhi Satva.
Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Invitéé : Annie Genevard, ministre de l'AgricultureHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On a tous dans notre entourage deux types de personnes : celles qui nous inspirent… et celles qui nous épuisent.Dans cet épisode, je t'aide à reconnaître les personnalités toxiques — celles qui, consciemment ou non, sabotent ton énergie, ton équilibre émotionnel et ton accès au bonheur. Pourquoi certaines relations te vident complètement ? Pourquoi tu ressors frustré, tendu, insatisfait après certains échanges ?Et surtout… pourquoi c'est si difficile de mettre des limites ?À travers des recherches, des traits concrets à identifier et un exercice pratique, je t'explique comment protéger ton énergie et reprendre ta place.Cet épisode a été inspiré par mes clientes qui ont osé faire des choix courageux : poser des limites, arrêter de se suradapter et se choisir enfin. Et avec ces décisions, j'ai vu quelque chose de puissant émerger : la fierté, la clarté et une énergie retrouvée pour investir dans LEUR vie.Si tu sens que certaines relations t'empêchent d'avancer, cet épisode est pour toi.Et si tu es prête à solidifier ton estime, réguler ton système nerveux et poser des limites qui tiennent, les informations pour mon coaching sont dans la description.Tu n'es pas responsable de réparer tout le monde.Mais tu es responsable de protéger ton énergie.Vous souhaitez avoir un coaching privé avec Marie-ClaudeCliquez sur le lien suivant : https://stan.store/ellethrivecoaching Suivez-nous sur les réseaux!ELLE THRIVE : https://www.facebook.com/profile.php?id=100087653514151Instagram : @ellethrivepodcastTiktok : @ellethrivepodcastSuivez-nous sur nos comptes personnels !Instagram : @laurieraphaellleInstagram : @coachmarieclaudeTiktok : @laurieraphaellleRecommandations lecture développement personnel / relations amoureuses: Visitez le lien suivant : https://www.amazon.ca/shop/laurieraphaellle?ref_=cm_sw_r_cp_ud_aipsfshop_aipsflaurieraphaellle_T1DRQJ92BHKHQVZE1QSXNB:Nous tenons à souligner que nous ne sommes pas des professionnels de la santé. Notre objectif est d'informer et de vulgariser des informations pour le grand public. Bien que nous nous efforcions de fournir des contenus précis et fiables, il est important de consulter des experts qualifiés pour des conseils médicaux ou psychologiques personnalisés. Notre intention est de partager des connaissances dans le but de sensibiliser et d'éduquer, mais nous encourageons toujours nos auditeurs à rechercher des sources spécialisées et à prendre des décisions éclairées en matière de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avant de naître, ton âme avait un plan.Elle avait choisi ton corps, ta famille, tes défis… et la mission qu'elle venait accomplir ici, sur cette Terre. Puis en t'incarnant… tu as oublié.Dans cet épisode, je t'explique ce qu'est réellement l'âme. Pas comme un concept abstrait, mais comme une énergie bien vivante à l'intérieur de toi.Je te parle de la Source, de ton moi supérieur, de la création des âmes… et de pourquoi ton existence est tout sauf un hasard.Je te parle de :Si en ce moment tu te sens perdu, déconnecté, ou comme si ta vie avait aucun sens… peut-être que c'est juste que tu es rendu au point où ton âme veut que tu te rappelles.Et crois-moi, elle est encore là, à l'intérieur de toi. Ton âme t'attend patiemment.Bonne écoute,xxMaéva
Vous êtes au restaurant. Le sommelier dépose devant vous un verre de Bourgogne blanc. Vous portez le verre à votre nez et, là, au lieu du beurre frais et de la noisette que vous attendiez, vous sentez quelque chose de bizarre. Pas franchement dégoûtant, mais pas non plus ultra agréable. Une odeur qui oscille entre le carton mouillé, la serpillère oubliée et un chien sauvé des eaux. Que faire sans passer pour un insolent ?Dans ce nouvel épisode de Parlons Vin, la journaliste Alicia Dorey vous explique comment déterminer rapidement si un vin est bouchonné.Et n'oubliez pas : parlons peu mais Parlons Vin !Vous pouvez écouter cet épisode sur Figaro Radio, le site du Figaro et sur toutes les plateformes d'écoutes.Chronique et rédaction : Alicia DoreyMontage : Antoine Lion-RantyPrise de son : Louis ChabainProduction exécutive : Aude Sérès, rédactrice en chef, pôle audio Le FigaroCoordination de production : Salomé Boulet, pôle audio Le FigaroCommunication : Réseaux sociaux Le FigaroVisuel & habillage : Studio design Le FigaroHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Temporalité et décisions : https://calendly.com/vemilome/temporalite-et-decisionsAprès plus de deux ans de Parlons Introspection, je prends un temps d'arrêt.Pourquoi ce podcast existe-t-il ?Qu'est-ce que l'introspection change réellement quand une décision importante nous travaille et pourquoi certains épisodes résonnent plus que d'autres ? En regardant les statistiques des plateformes d'écoute, un constat s'impose.Les épisodes les plus écoutés parlent de blessures relationnelles, de parole, de schémas répétitifs, de fatigue mentale, de fin de cycle. Autrement dit : nous cherchons des clés quand quelque chose nous bloque concrètement.Ce podcast n'a jamais été un espace théorique. Il est né d'un besoin simple : rendre l'introspection plus accessible pour aller voir ce que nous avons mis de côté.Reconnaître les parts de nous que nous avons contenues pour rester adaptées, performantes, raisonnables et comprendre comment cela influence nos décisions professionnelles et personnelles.Avec le recul, je l'assume davantage : l'introspection n'est pas une fin, Elle prépare un choix.Changer de poste.Repositionner son activité.Poser une limite.Quitter une situation confortable mais devenue étroite.Quand nous sommes cadre ou entrepreneuse expérimentée, le vrai sujet n'est pas le manque de compétences. C'est la difficulté à décider quand notre identité évolue.Dans cet épisode, je partage :– mon intention de départ– ce que ces deux années m'ont appris– le lien entre introspection et prise de décision– pourquoi rester immobile a un coût invisibleSi vous traversez une période de transition professionnelle, si une décision vous occupe depuis des semaines ou si vous sentez qu'un cycle se termine sans savoir comment le traduire concrètement, cet épisode est pour vous.Parlons Introspection explore chaque semaine ce qui se joue dans les périodes de flou, de transition et de décisions difficiles.Besoin de clarifier une décision importante ? La séance Temporalité & Décisions est conçue pour les professionnels expérimentés bloqués sur un choix clé.Un temps structuré pour :– identifier ce qui est réellement en jeu– sortir de la rumination– poser une décision alignée avec qui vous êtes aujourd'huiAutre épisode qui pourrait vous intéresser :Les fins de cycle : 2025 une année de cloture intérieure avant de nouveaux choixDécouvrez mon univers ici : https://catalysons-vos-atouts.comVous aimez cet épisode ? Voici comment le soutenir :Laissez-lui 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préféréePartagez-le autour de vous, à trois personnes que cela pourrait toucherCommentez sur YouTube ou Spotify, je lis chaque mot avec attentionHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Est-ce que les Protestants célèbrent le mercredi des Cendres? La célébration du mercredi des Cendres est souvent associée à l'Église Catholique romaine. Pourtant, plusieurs Protestants, particulièrement des plus jeunes, sont à la recherche de rites et de symboles forts pour marquer de moments spéciaux. Comment pouvons-nous offrir une expérience chrétienne progressiste qui va au-delà des clichés et des lieux communs ? Dans cet épisode, Joan et Stéphane réfléchissent à la signification du mercredi des Cendres dans leur culture respective et expliquent les liens entre le Mardi gras, le carnaval et le mercredi des Cendres. Transcription: Table des matières Une célébration qui attire des jeunes Le mercredi des Cendres de mon enfance Quand les influenceurs et influenceuses font de la promotion La difficulté à comprendre le mercredi des Cendres Le mercredi des Cendres en Alsace Le Mardi gras, le carnaval et les crêpes avant le mercredi des Cendres Le carnaval pour les Protestants Tu es poussière et tu retourneras à la poussière Le mercredi des Cendres n'est pas une pratique méritoire Aller au-delà du geste Le mercredi des Cendres du point de vue des théologies féministes Conclusion Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, est-ce que les Protestants célèbrent le mercredi des Cendres? Super question, Stéphane! Bonjour à chacun, à chacune. Bonjour à toi Stéphane. Bonjour Joan. Une célébration qui attire des jeunes [Joan] Le mercredi des Cendres, pour moi, c'est un peu une redécouverte, depuis une quinzaine, vingtaine d'années, mais surtout ces dernières années. Je dois dire que l'année dernière, tout particulièrement, c'était un moment spécial. D'abord, j'avais pas mal de petits soucis. Voilà, voile pudique sur les petits soucis, mais il suffira de dire que toute ma famille était en France et moi, j'étais en Suisse, en train d'essayer de réfléchir à comment changer de pays, comment changer d'Église. Je crois que ça suffira pour résumer mes petits soucis. Je vivais alors dans la communauté Village Mosaïque, communauté méthodiste, multiculturelle, inclusive, féministe et urbaine à Lausanne. À la communauté méthodiste, on nous a proposé quelque chose de surprenant pour moi : un office du midi, un mercredi bien sûr. La ministre Erika Stalcup, qui est toujours là, toujours en poste, que je salue, s'est posé devant les grandes portes de cette communauté qui est sur plusieurs étages, une grande façade gothique. Souvent, les gens me disent, mais je ne vois pas où est cette église sur la place centrale de Lausanne, parce que c'est une énorme façade gothique et du coup, on ne la voit pas. Tu vois un peu le délire? C'est tellement massif qu'on se dit, c'est quoi? Je ne sais pas, je ne le vois pas. Erika était là, elle avait mis ses habits ecclésiastiques méthodistes, son étole, et puis elle tenait entre les mains un petit bol avec de la cendre, mais un petit peu agglomérée, un peu huileuse, pâteuse, et elle avait mis à côté un très joli petit écriteau qui disait « Vous pouvez venir et recevoir les cendres du mercredi des Cendres ». Cette place est extrêmement fréquentée, notamment par des personnes en situation de vulnérabilité, en situation de dépendance, d'addiction, avec des dealers qui viennent d'autres pays, qui passent et qui cherchent un peu des clientèles. Et puis aussi des familles, des gens, des étudiants. Les gens passaient, passaient, passaient, passaient. Et Erika restait là, je trouve comme un signe vivant, très bienveillant, avec le sourire. Elle proposait évidemment aussi d'aller à l'office qui avait lieu dans la grande chapelle méthodiste. Quelques personnes sont arrivées, à sa grande surprise, pour venir à cet office du midi. Et donc elle a dit « bon ben je monte, est-ce que tu veux bien tenir ma permanence encore 5-10 minutes? » Et puis est arrivé un petit garçon. Le petit garçon m'a dit « c'est quoi? » Alors je lui dis « ce sont les cendres du mercredi des Cendres ». C'est une façon de dire oui, j'ai envie de commencer un peu ce temps de Carême, ce temps où je vais réfléchir à ce que je fais, à ce que je pense, et je vais essayer de me mettre en relation avec Dieu. Si tu veux, tu peux faire une petite croix sur ta main, ou bien sur celle de ta maman, comme ça. Moi je ne touchais pas l'enfant. Alors il a dit à sa mère, « ah ça je veux faire maman. » Alors elle était toute contente et lui a donné sa main et lui a dessiné des trucs, je ne sais plus très bien quoi. C'était un tout joli moment. Après j'ai récupéré mes petites affaires, mes affichettes et je suis montée. Et c'est vrai qu'on a eu la surprise, alors là vraiment, c'était dingue, d'avoir plusieurs jeunes, donc des jeunes adultes, tu sais, les gens dont on se demande toujours comment on fait pour qu'ils viennent à l'église. On a eu la surprise que plusieurs jeunes viennent, parce qu'il y avait un office qui avait été annoncé, je ne sais plus dans quelle Église catholique et qui avait été finalement transféré le soir. Donc ces jeunes ont cherché une autre Église et nous ont trouvés. J'ai trouvé ça incroyable en fait, ce retour du mercredi des Cendres. Cette réinterprétation par ce petit garçon, et puis ensuite ces jeunes qui ont débarqué de nulle part et qui nous ont dit, ben oui, nous aussi on veut vivre quelque chose de fort, un geste rituel. On veut recevoir ces cendres sur notre main, sur notre front. Et voilà, je me dis que c'est beau, parce qu'on en a tout plein des traditions. On les a mises progressivement de côté parce qu'elles n'étaient peut-être plus adaptées. Et finalement, c'est par les nouvelles générations qu'elles vont être réinventées. Le mercredi des Cendres de mon enfance [Stéphane] C'est une très belle histoire. Tu parles de rituels. Moi aussi je vois ça, des générations plus jeunes que nous, si je peux dire. Des personnes à la recherche de rituels, de marqueurs, de saisons, de temps, de moments. Ça me fait penser à ma jeunesse. Je l'ai dit souvent : j'ai grandi Catholique romain, donc le mercredi des Cendres, c'était là. On allait à l'office du mercredi, mais c'est un peu flou dans ma tête, et pas parce que j'ai des problèmes de mémoire. C'est juste que ça n'était pas un moment fort de l'année liturgique. C'était quelque chose qu'on fait parce qu'on est pratiquant, parce qu'on suit le rite, parce que la tradition, parce que, parce que, parce que… Mais je n'ai pas souvenir de me dire « Ah oui, cette année-là, ou la liturgie, ou je me suis senti de telle, telle, telle manière lorsque je suis revenu de l'office. » Non. Je vois cette différence, et je vois comment cette jeunesse-là, peut-être parce qu'elle est dans un autre endroit, spirituellement, mentalement, émotivement, recherche justement des symboles, des rites. Oui, je vois ça beaucoup. Quand les influenceurs et influenceuses font de la promotion [Joan] Et d'ailleurs, pour 2025, les journaux, surtout religieux, ont parlé d'une influence historique. C'est-à-dire qu'en fait, il y a des offices de mercredi des Cendres où jusqu'à 200 jeunes ont débarqué. Alors bien entendu, on voit là l'effet des influenceuses, des influenceurs, des tiktokeurs, tiktokeuses, chrétiens, chrétiennes. Il y a lieu de se méfier aussi de tout ça, puisque par exemple en France, on sait qu'il y a Pierre-Édouard Stérin qui est un grand argentier catholique avec vraiment une intention de faire revivre un catholicisme traditionaliste aussi, avec toute cette traîne des midwives et tout. Donc voilà, il faut être très, très attentif, mais justement, puisqu'il y a là, on pourrait dire une tendance. Comment la vivrons-nous d'un point de vue protestant, progressiste, libéral? Et j'ai trouvé que cette offre, l'année dernière à Village Mosaïque, ouvrait des possibles dans cette présence gratuite. Une présence gratuite, une présence inconditionnelle au cœur de la cité. La difficulté à comprendre le mercredi des Cendres [Stéphane] Je ne peux pas dire qu'il y ait une longue tradition du mercredi décembre dans l'Église à laquelle j'appartiens, dans l'Église Unie du Canada. Ce n'est pas dans l'ADN. Oui, on y met de l'importance. On développe des liturgies qu'on met dans les cahiers de liturgie ou sur internet pour le mercrwedi des Cendres, des choses comme ça. Mais, j'ai toujours eu l'impression que c'était quelque chose, un peu comme un corps étranger. On essaie de faire de quoi, mais on dirait que c'est un peu forcé, pas naturel. Par exemple, les cendres… Tu parlais des cendres. Bon, moi, je suis habitué, encore une fois, du côté Catholique. Je ne dis pas que ce sont les experts, mais ils ont une longue tradition. J'arrivais dans des offices ou au collège théologique, soit que les cendres étaient sèches, secs, secs, secs, secs. C'était un peu comme mettre du sable. Ou bien, ils mettaient une quantité astronomique d'huile végétale que même après la douche, ça ne partait pas. Donc, on ne sait pas trop comment faire ça. Je me souviens, dans une de mes paroisses, j'ai essayé, année après année, de faire des offices. Je me suis dit, tiens, on va faire quelque chose d'inspiré de Taïzé… plus méditatif… mercredi des Cendres, il me semble que ça va bien. Ils n'étaient pas capables de comprendre le style de Taizé. Par exemple, je disais, on chante ce cantique de deux lignes jusqu'à temps qu'on ne chante plus. Là, il dit, oui, mais c'est quoi? C'est trois fois? Cinq fois? Puis là, je dis, non, c'est jusqu'à temps que ça arrête. Puis là, la chorale, où est-ce qu'on met la chorale? Je dis, non, vous vous asseyez avec les gens, dans l'église. J'ai l'impression que je parlais, je ne sais pas moi, en serbo-croate ou en martien. J'ai l'impression que je n'étais pas capable de communiquer cette essence-là de on marque un temps, on rentre dans le Carême. C'était très difficile. Les gens n'étaient pas de mauvaise volonté, mais c'était difficile pour eux d'assimiler ce concept-là. Le mercredi des Cendres en Alsace [Joan] Je trouve très intéressant que l'on compare un peu nos milieux de vie. On passe un peu de la théologie des milieux par rapport à comment est-ce qu'on vit et on traverse tous ces temps forts dans le calendrier liturgique. C'est vrai que le mercredi des Cendres, c'est quelque chose qui est vécu à la fois dans mes traditions espagnoles, catalanes et puis est de l'Espagne, et à la fois bien sûr en Alsace. On peut dire que c'est franchement germanique en Alsace. Le mercredi des Cendres reprend un certain nombre de caractéristiques qu'on utilise aussi en Allemagne. C'est après ce Mardi gras qui semble pourtant très, très catholique, mais qui aura aussi été fêté d'une façon ou d'une autre en mangeant des sortes de beignets. Même ici, en Suisse, on mange des merveilles qui sont des galettes de beignets très, très, très fines et saupoudrées de plein de sucre. Enfin, c'est délicieux! Même ici, on mange des merveilles, on mange des beignets en Alsace. C'est vrai qu'on pourrait penser que c'est plus Catholique, mais en fait, les Luthériens n'ont pas eu de problème à adopter ce genre de douceur. Et le mercredi, on doit manger beaucoup plus léger et on doit commencer à se préparer à rentrer dans le temps de Carême. On voit du côté germanique qu'il y a toutes sortes de traditions, un peu moins présentes en Alsace, mais quand même. Et tout ça, ça nous mènera à la semaine de la Passion, à ce qu'on appelle l'Oschterputz. Donc l'Oschterputz, c'est quand on nettoie la maison. Et là, on a un croisement avec les Juifs qui font aussi le grand nettoyage pour Pessah, pour ôter dans la maison tout ce qui est de l'ordre des résidus. Voilà, donc on s'allège. Ce mercredi des Cendres ouvre en fait un temps qui, en Alsace, est profondément interreligieux, interculturel. Je ne te dis même pas quand ça tombe en même temps que le ramadan, alors là tout le monde s'en donne à cœur joie. Le Carême dans le Carême... Voilà, on y va tous ensemble. Du coup, moi je viens avec cet a priori très positif sur ce Carême, qui serait finalement non pas un temps où on rentre dans une démarche d'autoflagellation. Mais un temps qui nous permet d'aller plus en profondeur sur certaines questions. Le Mardi gras, le carnaval et les crêpes avant le mercredi des Cendres [Stéphane] Tu parles du Mardi gras. C'est sûr qu'en Amérique du Nord, il a notre propre saveur. Le Mardi gras, c'est souvent associé à ce qui se passe à Nouvelle-Orléans, la Louisiane, parce qu'il y a le passé Catholique romain. Il y a les excès, et un côté, je dirais, un peu du carnaval. On y va à fond la caisse. En préparant cet épisode, j'ai trouvé une citation. Ça vient de Louis-Julien Larcher, au 19e siècle, qui dit : « Un Turc qui était passé à Paris le temps du carnaval racontait aux sultans à son retour à Constantinople que les Français devenaient fous en certains jours, mais qu'un peu de cendre qu'on leur appliquait sur le front les faisait rentrer dans le bon sens. » J'ai adoré ça. On est fou, on est dans le carnaval, on fait dans l'excès de bouffe et là, paf, un peu de cendres sur le front, paf, on devient sobre. Et maintenant, le carnaval est devenu un peu une fête de l'hiver ou un moyen de couper l'hiver ou de se réapproprier l'hiver. En Amérique du Nord, les anglophones, le Mardi gras, c'est la journée de la crêpe. Pancake Day. Au point où presque toutes les Églises que je connais ont cette activité de servir des crêpes. C'est une façon de lever des fonds et de faire une activité sociale. Venez manger des crêpes à votre église et pour un petit 10 dollars, on va accumuler de l'argent. Ce n'est pas à la Chandeleur ou un autre moment qu'on mange des crêpes, c'est le Mardi gras. Le carnaval pour les Protestants [Joan] C'est intéressant combien en Suisse, dont certains cantons sont franchement réformés, donc protestants, et bien certains de ces cantons, dont on pourrait penser qu'ils sont extrêmement austères, d'après un petit peu les stéréotypes qu'on se raconte, ont adopté le carnaval, mais alors avec une puissance formidable. Je pense à Genève, là j'ai vu quelques images où ils se lançaient des confettis à n'en plus finir. Je pense au carnaval de Bâle, qui est connu mondialement. Il y a des gens qui n'attendent que ça, qui n'attendent que les jours de carnaval. Ça commence au milieu de la nuit. Donc, il y a des billets de train spéciaux, il y a des annonces qui commencent à être faites partout. Tu peux gagner des tas de choses. Des fois, ils te distribuent même des saucisses dans la rue. Il y a des chars avec des saucisses offertes, c'est formidable. Parfois, on a oublié combien l'imprégnation, puisque les cantons sont les uns à côté des autres, il y en a 26, certains se disent plus réformés, d'autres plus catholiques, mais finalement quand quelque chose plaît aux gens, peu importe la confession, on l'adopte et on s'amuse avec. Mais le lendemain, ce qui est bien, c'est qu'il y a le mercredi des Cendres. Et ce mercredi des Cendres nous permet aussi de se reposer et de se remettre un petit peu en face d'un certain nombre de choses. C'est vrai que je suis un peu lasse des symboles classiques, je suis un peu lasse de l'eau, du feu, lumière, bougie, colombe. J'ai l'impression qu'on se répète des fois. Je ne sais pas si nos auditeurs, auditrices aussi, des fois, ont l'impression d'avoir été un peu au bout du symbolisme de toutes ces images. Eh bien depuis quelques années, la cendre me renouvelle et m'offre de nouvelles pistes de réflexion, notamment des pistes de réflexion féministes dont je pourrai parler aussi un petit peu plus tard. J'aimerais dire aussi que cette cendre, je trouve, fait un lien avec le charbon dont on a parlé, toi et moi, pour nos souvenirs de Noël, cet épisode un peu mignon, un peu léger qu'on s'est permis. On se rappelle que les Reyes, les rois, les rois mages, les mages, enfin voilà, apportent aussi du charbon aux enfants qui, soi-disant, n'auraient pas été sages. Mais en fait, c'est du charbon qui est délicieux parce que c'est fait maintenant avec du sucre. Et donc, en fait, on s'offre ça comme une friandise. * Photo de Adrien Olichon, unsplash.com. Utilisée avec permission. Tu es poussière et tu retourneras à la poussière [Stéphane] Quand on impose les cendres, souvent on dit poussière et tu retourneras à la poussière. C'est un extrait de l'expulsion du Jardin d'Éden, une sorte de proclamation de malédiction dans Genèse 3, 17 à 19. « Dieu dit à l'homme, tu as écouté la voix de ta femme, tu as mangé le fruit que je t'avais défendu, eh bien à cause de toi, le sol est maintenant maudit. Tu auras beaucoup de peine à en tirer de la nourriture pendant toute ta vie. Il produira pour toi des épines et des ronces. Tu devras manger ce qui pousse dans les champs. Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front jusqu'à ce que tu retournes à la terre d'où tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras à la poussière. » Donc, c'est quelque chose de très difficile. Je ne pourrais pas dire que Dieu maudit l'humanité, mais ce n'est pas la célébration. Ce n'est pas la joie. Ce n'est pas : « Bravo, mon homme, vas-y, va coloniser la terre tout seul. » Non, ça va être difficile. Ça va être du labeur jusqu'à temps que tu retournes à l'état primaire. Tu vas retourner dans le sol, dans la poussière. On utilise cette expression-là pour marquer le début du Carême. Oui, le Carême, comme je disais souvent, est perçu comme le début du temps où il faut être misérable. C'est le début du temps où il faut être malheureux. Il faut souffrir, il faut faire pénitence, il faut se priver. Mais je me demande toujours, est-ce que c'est ça que Dieu veut dans notre préparation vers la montée pascale? Je suis un peu toujours perplexe quand je réfléchis à ça, quand il y a ces expressions-là, quand il y a ces affirmations-là. Le mercredi des Cendres n'est pas une pratique méritoire [Joan] Ce que j'aime à propos du mercredi des Cendres, c'est effectivement cette notion de poussière, mais aussi le fait que normalement, la cendre, c'est celle des rameaux de l'année précédente, qu'on est censé avoir gardé ou brûlé en avance. Après, on ne sait pas trop si c'est ce que font chacun, chacune. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un lien avec cette entrée de Jésus à Jérusalem, cette entrée incompréhensible, parfois incomprise aussi, le fait que les gens attendaient quelque chose de lui. Lui, il est arrivé vaguement triomphant. Ce n'était pas non plus un triomphalisme délirant. Et finalement, les gens se réjouissaient avec ces rameaux. On faisait un peu comme ça des bannières, des objets de joie. Puis alors, on brûle ces objets de joie pour nous rappeler justement ça, qu'on est poussière. Alors il y a tout ce cycle qui est intéressant, Et finalement, on le sait, la poussière, la cendre, ça fertilise le sol, après ça fera pousser des rameaux. Alors voilà, c'est intéressant ce cycle, mais c'est vrai que si on utilise ce cycle pour culpabiliser les gens, si on utilise ce cycle pour écraser les gens, c'est qu'on n'a rien compris en fait, au cycle des rituels, à leurs potentiels restaurateurs. Pour moi c'est plutôt un feu qui brûle le rameau, c'est le feu de l'amour, et finalement qui permet à tout ce qui empêche de produire du fruit d'être transformé en autre chose. Alors, certains vont carrément parler de réduire en cendres tout ce qui est péché, puis c'est un petit peu là où on voudrait ne pas aller, toi et moi. Je reste aussi attachée à ce que dit Luther. Luther considère ça comme un adiaphoron, c'est-à-dire quelque chose qui est un signe, une fois de plus. C'est vrai, c'est un signe, le mercredi des Cendres, les cendres, cette croix sur le front ou sur la main, ou comme le petit garçon, ce petit dessin sur la main. C'est important de se rappeler que Luther n'était pas opposé à tout ça, mais qu'il ne voulait pas que ça devienne une pratique méritoire. Ce n'est pas un mérite en fait, on ne fait pas ça pour être bien vu de Dieu. On fait ça parce qu'on a discerné, à la fois que ça nous fait vivre un temps communautaire, ça, c'est toujours chouette, enfin je crois, moi j'aime bien, et ensuite que ça nous permet d'avancer dans notre vie de foi. Un rite comme ça devrait être uniquement là pour enseigner, rappeler notre fragilité, notre vulnérabilité, notre dépendance à la grâce. Qu'est-ce que tu en dis? Aller au-delà du geste [Stéphane] J'aime bien ce que tu dis parce que parfois, j'ai l'impression que ça ressemble un peu à un service au volant dans les chaînes de restauration rapide. J'ai même lu des articles qui parlaient de prêtres, de pasteurs qui, sur l'heure du midi, sortaient, se mettaient sur le coin d'une rue et les gens s'arrêtaient et faisaient l'imposition des cendres, rapidos. Moi je me demande, c'est quoi le sens de tout ça? Est-ce que c'est un peu comme un geste magique? Je prends deux secondes, le clergé me met un truc sur le front et je suis bon, je suis protégé, je suis correct. C'est supposé être, de mon point de vue, le début d'un cheminement, un moment marqueur de quelque chose et non pas quelque chose de dire « voilà, je le fais, je n'ai pas le choix et je m'attends à ce que la personne, le membre du clergé, la pasteure, le prêtre, peu importe, soit là. Je ne fais même pas l'effort d'aller à un office Non. Paf, paf, puis c'est fait. Le mercredi des Cendres du point de vue des théologies féministes [Joan] C'est pour ça que je te propose qu'on termine avec un petit peu de théologie féministe sur le mercredi des Cendres. J'ai fait mes petites recherches. Alors, ce qui est stimulant avec les théologies féministes, c'est qu'elles proposent toujours de reconsidérer les choses sous un autre angle, notamment liturgique et rituel. Là, vraiment, il y a beaucoup de ces théologiennes qui y réfléchissent. Et elles nous mettent plusieurs avertissements. D'abord, attention sur la culpabilité. Les femmes culpabilisent déjà assez depuis les mauvaises interprétations sur Ève. Voilà, on a ce qu'il nous faut. [Stéphane] Vous avez donné. [Joan] On a donné. Ensuite, comme on l'a dit un peu, ces réflexions sur la poussière, essayer de creuser ça. Se dire que c'est la matière de la création, c'est la mémoire de notre interdépendance les uns les unes aux autres. C'est le rappel que nous sommes des corps situés, que nous sommes traversés par l'histoire, le genre, la violence, mais aussi la résistance parce que si tu balances de la cendre sur quelqu'un, ça peut être carrément embêtant, même salissant, peut-être même immobilisant. Elles proposent, dans ce genre de journée un peu transcendante, un peu forte, un peu profonde, d'en profiter pour nommer les péchés systémiques : sexisme, racisme, violence sexuelle, domination, pauvreté… Reconnaître les complicités institutionnelles y compris avec les idées et ouvrir finalement un chemin de conversion sociale et politique. Alors je me dis, ce sont autant de chantiers intéressants, mais qu'on ne voudrait pas vivre tout seuls nous, les théologiens-théologiennes, les ministres dans notre coin. J'espère qu'on aura peut-être des messages et des interpellations qui nous viendront pour imaginer ensemble des liturgies de mercredi des Cendres. Conclusion [Stéphane] Merci, Joan, pour cette conversation. Merci de débuter le Carême de cette façon et merci aux gens qui sont encore une fois à l'écoute, qui prennent le temps de nous écouter, de télécharger, de partager les épisodes avec les gens qu'ils et qu'elles et elles connaissent. On veut prendre quelques secondes pour remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire, et son site moncredo.org qui relaie nos podcasts, ainsi que reforme.net, même chose, qui relaie notre podcast. Si vous avez des questions, des commentaires, des suggestions, questiondecroire@gmail.com. On a aussi un groupe WhatsApp. Tous les liens sont dans la description de l'épisode. Ne vous gênez pas pour nous contacter. Ça fait toujours plaisir. Bonne fin de journée, Joan. [Joan] Bonne fin de journée. Et bon Carême.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Ce cours met en lumière le premier principe de la Émouna, qui stipule qu'un Juif se doit de croire en l'existence de D.ieu, béni soit-Il, unique et éternel, source de toute Création et qui renouvelle le monde à chaque fraction de seconde. La transmission de cette connaissance s'est faite par nos patriarches, nos prophètes, tous les maîtres en Torah et tout le peuple juif de génération en génération, depuis le Mont Sinaï jusqu'à nos jours. Commmentaires du Ramhal, rav Moché ‘Haïm Luzzatto à l'appui.
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
Dans cet épisode, je me penche sur un sujet qui me tient à cœur : le burnout. Ayant frôlé le burnout il y a 2 ans, je partage mon expérience personnelle et les stratégies qui m'ont aidé à l'éviter. Le burnout, contrairement aux idées reçues, ne nous tombe pas dessus soudainement ; il s'installe petit à petit, mais la bonne nouvelle, c'est qu'on peut agir. Avec 10 à 12 % des salariés touchés, comprendre comment l'éviter est crucial.Dans cet épisode, je vous détaille les cinq stratégies éprouvées pour prévenir le burnout :Reconnaître les signaux faibles, comme la fatigue matinale persistante, l'irritabilité ou la perte de motivation.Instaurer des limites claires entre vie professionnelle et personnelle.Cultiver un réseau de soutien pour discuter ouvertement du sujet.Prendre soin de sa santé physique par de petites actions quotidiennes.Utiliser des techniques de relaxation et de méditation pour gérer le stress.Je vous invite à écouter pour découvrir ces stratégies concrètes, applicables dès maintenant. Ensemble, explorons comment préserver notre bien-être et éviter le burnout.
Dans cet épisode, je t'invite à explorer une dimension souvent méconnue : le masculin blessé chez les femmes sensibles. Après avoir rencontré le féminin blessé dans l'épisode précédent, nous poursuivons ce chemin intérieur en ouvrant la porte à cette polarité qui peut se manifester par la rigidité, la peur de l'action ou une voix intérieure autoritaire. À travers mon témoignage personnel, les concepts jungien d'anima et d'animus, et une mise en perspective historique et transgénérationnelle, nous allons reconnaître ensemble comment ce masculin blessé s'est inscrit en nous.Il ne s'agit pas de guérir ou de transformer tout de suite, mais simplement d'accueillir, d'écouter et de prendre conscience. À la fin de l'épisode, je te propose quelques questions introspectives pour t'aider à reconnaître comment cette blessure se manifeste dans ta propre vie.Thème de l'épisode : Reconnaître et accueillir le masculin blessé chez les femmes sensibles.Points abordés :Témoignage personnel et transmission familiale.L'anima et l'animus selon Jung.La mémoire collective et patriarcale.Le lien avec l'épisode précédent sur le féminin blessé.Invitation à l'introspection par des questions ouvertes.Message clé : La première étape n'est pas de guérir, mais de reconnaître et d'accueillir ce qui est là.Prochain épisode : Exploration des facettes lumineuses et intégrées du féminin et du masculin.Références :Mon accompagnement holistique pour les femmes sensibles :Accompagnement femme sensible "Ose aller à ta rencontre" - Pascaline Michon PhotographeInsta : InstagramHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Reconnaître la douleur, c'est bien. Rester dans la douleur sans rien faire, c'est du masochisme.
Les Canadiens et Canadiennes vivent dans un monde où l'information est plus accessible que jamais. L'envers de la médaille, c'est que la population n'a jamais été aussi vulnérable à la mésinformation. En effet, les idées fausses se propagent à la vitesse de l'éclair, et le domaine des soins de santé est celui où les répercussions sont les plus importantes.La mésinformation ne touche pas seulement les personnes qui cherchent des solutions à leurs problèmes de santé en ligne : elle entrave également la capacité du gouvernement à se fier aux données fournies par nos alliés en matière de politiques sanitaires.À quel point la population canadienne est-elle vulnérable face aux géants technologiques américains qui dominent le système d'information, à l'opacité des modèles de recherche et des algorithmes des outils d'IA, ainsi qu'à la désinformation en matière de santé financée par l'État à l'ère de l'administration Trump? Comment la confiance envers notre système de santé s'en trouve-t-elle altérée?Le 10 février 2026, l'Empire Club of Canada, en partenariat avec l'Association médicale canadienne, présentera l'événement Reconnaître et combattre la mésinformation en matière de santé : lancement de l'étude de suivi annuelle de l'AMC sur la santé et les médias 2026, dont le but est de fournir des réponses à ces questions et de proposer des solutions.L'événement débutera par une présentation spéciale de David Coletto, chef de la direction d'Abacus Data, qui communiquera des données exclusives sur l'étude de suivi annuelle sur la santé et les médias 2026 de l'AMC. Cette présentation sera suivie par celle du Dr Tom Frieden, ancien directeur des CDC et fondateur et chef de la direction de Resolve to Save Lives, une organisation de santé mondiale engagée dans la lutte contre les menaces sanitaires les plus mortelles au monde.Venez découvrir des solutions pour protéger la santé des Canadiens et des Canadiennes, ainsi que leur environnement informationnel, contre les personnes mal intentionnées. Notre table ronde, animée par Vassy Kapelos, réunira la Dre Jen Gunter, Vass Bednar et David Skok.
Dans cet épisode d'États Dames, Charlène Machpy, doula périnatale, prend la parole pour nous aider à comprendre ce fardeau invisible que tant de femmes portent chaque jour.Elle partage ce qu'elle observe auprès des familles :la pression constante, l'anticipation permanente, la sensation de devoir tout gérer sans jamais flancher…… de peur d'être jugée, incomprise, ou perçue comme “incapable”.
Anne Ghesquière reçoit Stéphanie Brillant, journaliste, réalisatrice, productrice et conférencière. Qu'est-ce que l'amour ? Est-il une émotion, une énergie, une force biologique ou alchimique ? Pourquoi peut-il nous faire toucher le sommet comme provoquer les plus grandes douleurs ? Existe-t-il une intelligence de l'amour, au croisement du cœur, du corps et de la conscience ? Et si, pour mieux comprendre notre rapport à l'amour, il fallait dépasser le seul registre psychologique pour explorer aussi les sciences, la chimie, le nerf vague et même une forme d'amour quantique ?Stéphanie Brillant a enquêté sur l'une des forces les plus puissantes de la nature et nous invite à nous ouvrir à l'amour plutôt qu'à le chercher, pour nous libérer de nos entraves et laisser cette énergie nous transformer. Son livre, L'incroyable pouvoir de l'amour, est publié chez Actes Sud[SÉLECTION WEEK-END – METAMORPHOSE] L'épisode #348 a été diffusé, la première fois, le 8 décembre 2022.Quelques citations du podcast avec Stéphanie Brillant :"L'amour n'est pas un sentiment mais une énergie et les sentiments nous informent que cette énergie nous traverse.""Quand le nerf vague fonctionne bien, on est d'avantage capable de se connecter aux autres.""L'amour ce n'est pas la gentillesse, c'est la justesse."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Stéphanie Brillant :00:00Introduction01:30 L'invitée02:36 Qu'est-ce que l'amour ?03:55 L'amour quantique05:25 Une expérience d'épiphanie du cœur07:14 Les 4 états de l'amour12:19 La conscience du cœur14:32 Le champ magnétique du cœur14:58 La mémoire du cœur16:48 Cœur et alignement17:50 Stress et maux du cœur18:32 Le vortex du cœur22:29 Trauma et acceptation26:03 Le péricarde29:20 Dialoguer avec ses organes30:47 Une respiration pour trouver l'homéostasie33:05 Nerf vague, nerf de l'amour37:20 Amour et évolution39:04 Le pire ennemi du cœur40:47 Reconnaître la peur délétère42:25 Peut-on prédire l'attirance ?52:53 La playlist de l'amour55:02 Peut-on être amoureux de plusieurs personnes ?55:51 La limérence 56:37 Bonne relation et qualité de dispute58:05 Le love bombing 59:31 Se réparer des blessures d'attachement 01:01:04 La jarre d'amour 01:02:05 Intégrer l'amour dans l'entrepriseAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, je reçois Marie Comacle, fondatrice de Puissante, une marque de bien-être féminin qui a bousculé les codes d'un marché ultra-tabou. Mais ce que Marie partage dans cet épisode va bien au-delà de l'entrepreneuriat classique.En juillet dernier, elle apprend qu'elle a une sclérose en plaques. Son premier réflexe ? Penser à tout vendre, tout quitter. Ce moment très lucide où elle s'est dit : « Je ne vais pas me tuer pour cette boîte. »Cette conversation est un témoignage brut sur la pression des réseaux sociaux, la censure permanente, la chute du CA de 70% en 3 mois, la santé qui vacille, l'équilibre pro/perso et surtout : créer une entreprise dans un des milieux les plus tabous : le plaisir féminin.
Il existe une forme de burn-out dont on parle très peu.Un burn-out sans arrêt brutal, sans effondrement, sans signal visible.Vous continuez à travailler, vous êtes présent, vous remplissez vos missions… mais intérieurement, quelque chose s'éteint progressivement.Dans cet épisode de Happy Work, je vous parle de ce burn-out discret, souvent minimisé, parfois nié, et pourtant profondément épuisant.Une fatigue silencieuse, liée à la sur-adaptation, au fait de tenir coûte que coûte, jusqu'à ne plus très bien savoir où vous vous situez vous-même.Reconnaître cette fatigue n'est pas dramatiser.C'est écouter un signal avant qu'il ne devienne un cri.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cY00:00 Introduction – Le burn-out que personne ne voit00:16 Un burn-out discret, sans effondrement ni alerte01:27 Une fatigue permanente sans cause évidente02:30 La sur-adaptation et le coût de « tenir »03:24 L'invisibilité et la solitude intérieure04:14 Fatigue, comparaison et culpabilité04:59 Ce qu'il faut retenir de cet épisode / citationSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comment doit-on lire la Bible? Existe-t-il une seule manière de lire la Bible? Est-ce que nos biais influencent notre lecture? Quelle est l'utilité des lectionnaires? Dans cet épisode, Joan et Stéphane se questionnent sur l'importance de lire la Bible collectivement et affirment que les progressistes prennent la Bible au sérieux. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Gift Habeshaw, unsplash.com. Utilisée avec permission. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment doit-on lire la Bible? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan, bonjour à toutes les personnes qui sont à l'écoute. Expliquer comment bien lire la Bible [Joan] Moi, j'aime bien le titre de cet épisode « Comment doit-on lire la Bible? » parce qu'il y a un peu plus de 25 ans, quand j'étais étudiante en théologie protestante à la faculté de Strasbourg, il n'y avait pas encore les réseaux sociaux; je m'étais posée sur un petit canapé qu'il y avait dans l'aula principale. Je faisais un double diplôme. C'est hyper commun dans les sphères nord-américaines. En France, c'était moins répandu il y a 25 ans. J'étais du côté langue. J'ai fait un diplôme aussi en philologie espagnole. Là, il y a deux jeunes des GBU (Groupes Bibliques Universitaires). Ces deux jeunes m'ont fait un petit peu la frousse de ma vie, la peur de ma vie, parce qu'il y en a un qui est assis à ma droite, l'autre à ma gauche, sur les petits canapés, et qui ont commencé à me demander si je lisais la Bible. Donc du coup, c'était assez marrant parce que je leur disais, écoutez, je fais des études en espagnol, mais je suis aussi en théologie. Ça ne les intéressait pas du tout. Oui, mais est-ce que je lisais bien ma Bible? Je leur dis, écoutez, je ne sais pas trop. Nous on nous apprend à la lire en grec et en hébreu. Non, non, qu'ils m'ont dit. Pour bien lire la Bible, fallait lire comme ci, comme ça, telle traduction. Et moi je leur dis, mais savez-vous en fait que c'est traduit du grec et de l'hébreu? Et vraiment c'était impressionnant, parce qu'ils étaient tout à fait, comment est-ce qu'on pourrait dire, imperméables à tout ce que je pouvais leur apporter comme sujet de conversation. Eux, ils étaient venus avec leur petite « to-do liste » de choses à faire sur comment expliquer aux étudiants comment lire la Bible. Depuis lors, j'ai une espèce d'alarme dans ma tête. J'ai toujours cette histoire dans un coin de ma tête. Quand j'entends parler de méthodes pour lire la Bible, de la bonne façon de lire la Bible, de bonnes traductions de la Bible, je pense à ces deux braves étudiants qui voulaient évangéliser les autres étudiants et qui le faisaient d'une façon si maladroite et si peu en dialogue. Les difficultés d'une lecture littérale [Stéphane] Tu parles de ta formation. Moi, dans une vie antérieure, j'ai fait un diplôme en histoire et dans les années 90, la grosse chose, c'était la déconstruction littéraire, la déconstruction de sources. Il fallait analyser le contexte de production, les biais des auteurs par rapport au sujet. C'était la mode. Il y a des modes comme ça dans le milieu académique. Quand je suis arrivé en théologie, ce sont pas mal les premières choses qui me sont venues en tête. Lorsque j'ai appris que les premières mises par écrit des écrits bibliques, ça se passe 50 ans plus tard, on ne peut pas dire « Ah, Jésus a dit telle, telle, telle chose, donc blablabla ». Il n'y avait personne qui avait un dictaphone ou un enregistreur. Il n'y avait personne qui avait un laptop qui tapait au fur et à mesure. Donc, ça a toujours influencé mon approche. Ça ne veut pas dire nécessairement que ces mots-là ne valent rien, mais une approche un peu plus littéraliste a toujours été plus difficile pour moi. Lorsque, par exemple, on a des lettres qu'on sait qui ont été écrites ou dictées par Paul, OK, là, on a quelque chose. Mais tout ce qui est évangiles, tout ce qui est le Premier Testament, c'est une, deux, trois, quatre générations plus tard. C'est difficile de ne pas mettre ce filtre. Il y a aussi la question de la traduction. Quand on a eu le choix ou la chance d'apprendre une deuxième, une troisième, une quatrième langue, on comprend peut-être un peu mieux cette idée-là que Jésus n'a pas parlé en anglais ou en français. Mais lorsque je rencontre des anglophones qui n'ont jamais appris une autre langue, c'est quasiment comme une découverte : « Ah, ce mot-là peut être traduit de telle façon, de telle façon », et oui, la traduction influence. Tout ça pour dire que la lecture de la Bible dépend de tellement de choses que c'est toujours dangereux de s'en tenir à une lecture à la virgule près. L'influence culturelle sur la traduction [Joan] En vérité, je crois qu'on a déjà abordé un peu cette question de quelle version de la Bible, quelle traduction ? Je trouve que ça reste un champ fabuleux, vraiment fascinant, que le champ de la traduction, la traduction en prenant en compte le milieu. Je lisais quelque part que certains textes d'Homère ont été mal traduits du grec parce qu'ils avaient été traduits avec des biais sexistes. Ce sont des trucs qu'on trouve sur Facebook, donc ce n'est pas hyper vérifié, mais c'est vrai que de se dire que pendant longtemps, ce sont des hommes avec les biais de leur culture et de leur milieu qui ont traduit des textes de l'Antiquité, qu'ils soient bibliques ou bien pas bibliques, c'est intéressant de prendre ça en compte. Avec cet exemple d'Homère, c'était le statut des femmes qui sont restées dans les maisons quand les maris ou les maîtres étaient partis à la guerre, et on leur donnait un certain nom, et ce nom-là avait été traduit comme « des femmes légères », alors que ce sont des esclaves qui ont été violées. Ce n'est pas du tout pareil en fait. Mais il nous arrive la même chose avec la Bible. Régulièrement, il y a une traduction qui est mise à jour et qui ouvre un champ de compréhension et un champ de possible, notamment dans tout ce qui est études féministes. Moi, je trouve ça passionnant que de se laisser interpeller. Se concentrer sur un seul verset ou l'ensemble du message [Stéphane] Pour moi, une des belles illustrations de cette réalité est une version de la Bible en anglais qui s'appelle « The Message ». En traduction, il y a toujours deux choix. On fait une traduction mot pour mot ou sens pour sens. Et ça influence le style, ça influence est-ce que c'est plus facile, blablabla. Dans The Message, ils ont été pour sens pour sens. Il y a un passage où ils ont choisi d'écrire « ne pas se prendre trop au sérieux, mais prendre le message de Dieu au sérieux ». Pour moi, c'est ça. Est-ce que Dieu a dit telle chose? Est-ce que David a dit telle chose? Est-ce que Pierre a dit telle chose à tel moment exactement? Mais le message de ces écrits, oui, là, on travaille, il y a un côté sacré dans ce message-là. Depuis des générations et des générations, on travaille ces messages-là et on trouve toujours de nouvelles vérités, on trouve toujours de nouveaux enseignements. OK, là, on prend au sérieux le message. Une autre expression, c'est la différence entre voir l'arbre et la forêt. Je peux me concentrer sur un verset, tel mot a été utilisé, mais si je perds de vue l'ensemble de la forêt, l'ensemble des enseignements de Jésus, l'ensemble du message de Dieu pour l'humanité. Et si je me concentre sur deux, trois mots d'un certain verset, bon, ça peut être intéressant d'un niveau linguistique, mais on ne peut pas dire que l'on comprend mieux le message de Dieu ou les enseignements de Jésus. L'influence de nos biais lorsqu'on lit la Bible [Joan] C'est vrai que La Bible, parfois, peut confirmer nos billets à nous. Et ça va dépendre effectivement du contexte de lecture, de la traduction, de qui nous entoure. Je me rappelle quand j'étais jeune, j'ai décidé un jour d'être végétarienne. Il se trouve que dans une vente d'une paroisse protestante, j'ai trouvé un livre qui me disait que Jésus était végétarien, figure-toi, et que ce que je faisais là, c'était un acte purement chrétien. Ça m'a fortifiée, j'avais 15 ans, je me suis sentie « empouvoirée », je me suis dit bah voilà, en plus de ne pas manger de viande, parce que moi je ne mangeais surtout pas de viande, le reste je mangeais un peu, quand c'était nécessaire. En plus de ne pas manger de viande, mais je suis Jésus. Bon, ça, c'est un billet de confirmation, bien sûr. Et patatras. Après, quand j'ai regardé plus attentivement la Bible, j'ai découvert qu'ils mangeaient quand même des grillades de poissons. Mais il se trouve que j'adore les grillades de poissons, donc c'est bien aussi. Vraiment, dans tous les cas, en quelque part, ça me donnait raison. Tu vois, il faut être plus ou moins végétarienne et manger des grillades de poissons. Mais voilà, tout ça, ça parle un petit peu de la façon dont on cherche des billets de confirmation, dont on cherche à être reconnu, apaisé par ce qui est écrit dans la Bible. Reconnaître nos choix [Joan] Ça pose la question de lire la Bible seul, en fait. Est-ce que vraiment c'est quelque chose que toi en tant que pasteur, tu recommanderais, de lire sa Bible seul? [Stéphane] Bien, ce n'est pas mauvais, mais je dirais que lire la Bible seul peut être problématique. On peut lire, on peut apprendre, c'est bien, mais il y a aussi la confrontation avec les autres, permettre aux autres de voir son point de vue et de voir le point de vue des autres. Moi, je ne suis pas un grand bibliste. Donc c'est facile de déraper dans une direction ou dans une autre et de dire « mon pasteur a dit telle ou telle chose, donc c'est vrai ». Puis là, on arrive et on commence à consulter les Écritures et on se rend compte que c'est un peu plus compliqué. Oui, il y a toujours ces personnes dans l'éternel débat sur les questions LGBTQIA+, qui vont te citer tel passage, tel passage, et voilà! Ouais, mais tu choisis tes passages qui font ton affaire. Oui, c'est un billet de confirmation, comme tu as dit. Mais il y a tellement d'autres choses qu'on ne fait pas, qui sont aussi dans la Bible, qu'on ne fait plus ou qui sont totalement culturelles. Être capable de reconnaître qu'il y a des choses qui paraissent ou qui sont en contradiction, oui, c'est possible et de reconnaître qu'il y a des choses qu'on ne fait plus, oui, c'est possible. À toutes les personnes qui disent « Ah, moi, c'est la Bible, je fais exactement ce qui est dans la Bible », je dis « Ben, là, écoute, il y a certains passages culturellement ou socialement, qui ne sont plus acceptables du tout, là ». On fait toujours des choix. Et je pense que la grande différence, c'est qu'il y a ceux qui reconnaissent qu'ils font des choix et ceux qui refusent de reconnaître qu'ils font des choix. Moi, je reconnais que je fais des choix et qu'il y a certaines choses, bon, si on me confronte vraiment beaucoup, je ne serais peut-être pas capable d'expliquer autrement le fait que c'est ma sensation, c'est ma compréhension de Dieu. Mais il y a d'autres personnes qui disent « Ah non, non, non, non, non, non, c'est impossible » et puis qui passent dans toutes sortes d'entourloupes pour expliquer qu'il y a deux récits de création dans la Genèse, deux récits de la mort de Judas. Les gens essayent de faire des entourloupes au lieu de dire « Ben, il y a des choses qui ne collent pas, puis on vit avec ». Pourquoi lire la Bible? [Joan] Lorsque j'avais 12 ans, puisque j'avais reçu l'appel au ministère pastoral, je me suis dit, il faut que je lise la Bible. Évidemment, à 12 ans, c'était il y a presque 35 ans, j'aimerais dire, j'ai trouvé par là une édition, je ne sais pas laquelle, Louis Second, je ne sais pas quoi, 1910 ou quoi, enfin certainement pas une jolie édition. Il n'y avait pas de paillettes dessus, il n'y avait pas d'aide à la lecture, il n'y avait pas de commentaires, c'était écrit en tout petit, c'était insupportable à lire, vraiment. Mais je l'ai lu, parce qu'à 12 ans, tu as une certaine pugnacité, un acharnement, puis tu as du temps libre aussi, il faut dire. Je l'ai lu du début à la fin, c'est vrai, comme plein, plein, plein de gens avec qui j'ai parlé. Par la suite, le passage le plus pénible, ça a été Nombre. Ça c'est sûr, Nombres, là vraiment. [Stéphane] C'est le Waterloo des gens. [Joan] Je n'ai d'ailleurs jamais vu qu'il y ait un groupe d'études bibliques ou quoi sur Nombres. Ça, c'est quelque chose. Et là, il y a quelques jours, je parlais avec ma collègue Fidèle Fifame Houssou Gandonou, qui est directrice de l'Alliance biblique au Bénin, et elle m'a montré les jolies éditions que faisait l'Alliance biblique, et sûrement suisse, et sûrement québécoise aussi, jolies éditions, en nouveau français courant en plus, super. Lire la Bible en un an. Super chou! Tu as qu'une envie. C'est confortable, c'est beau, tu as des notes. Enfin, ça, c'est vraiment bien fait. Puis d'un autre côté, je me dis, mais quels sont les bénéfices de s'obliger à la lire en un an? Moi, maintenant, j'ai envie de le faire, évidemment, mais quels sont les bénéfices? Si je suis parfaitement honnête avec moi-même, l'un des premiers bénéfices est la lecture de façon régulière et pas seulement les passages qui les intéressent pour leur culte du dimanche ou leur enseignement ou l'article à écrire. Je me sentirai un petit peu plus professionnelle, un petit peu plus ajustée. Premier bénéfice. Deuxième bénéfice, j'aurai une routine, c'est toujours bon les routines, c'est à nos structures, etc. Troisième bénéfice, je pourrai frimer. Ça aussi, c'est pas mal. J'ai déjà entendu des collègues dire en ce moment, je suis dans Samuel: c'est incroyable, on redécouvre des choses en Samuel! Et moi j'aimerais bien aussi pouvoir un peu me réveiller comme ça. Ça ne mange pas de pain et puis ça fait du bien à l'égo. Et pourtant, si je suis vraiment honnête, moi je crois surtout à la lecture communautaire de la Bible. Peut-être qu'on pourra le mettre en descriptif; il y a une conférence d'Élisabeth Parmentier lors d'une des assemblées générales de la Fédération protestante de France, où elle explique, je ne sais plus si c'est en 7 points, en 12 points, en 10 points, mais Élisabeth Parmentier explique les bénéfices de la lecture communautaire de la Bible. C'est brillant. Je comprends tout de suite que c'est l'objectif en tant que ministre, et moi j'y crois vachement, à cette lecture de la Bible collective, et quand je regarde ce que font les Juifs, surtout les hommes dans les milieux orthodoxes, mais aussi les femmes maintenant, qu'il y a des milieux orthodoxes réformés, des milieux plus progressistes, ils ne lisent jamais la Torah seuls. La Bible, elle est toujours lue à plusieurs. L'étude biblique, elle se fait minimum à deux. Et on ne lit pas seul, on lit en regardant les commentaires des autres rabbins. C'est inscrit dans le Talmud. Donc je me dis, on peut peut-être apprendre deux, trois choses de ces très, très, très, très grands lecteurs des textes bibliques que sont les Juifs et les Juives. Citer la Bible ne rend pas une personne chrétienne [Stéphane] C'est vrai qu'il y a certains pasteurs qui aiment ça frimer. Je connais les Écritures. Ce n'est pas juste les pasteurs. Je pense qu'on a rencontré des gens comme ça qui aiment jouer à la bataille de la citation biblique ou du passage biblique, pas nécessairement pour illustrer quelque chose, parce que ça peut être intéressant. Je discutais avec une pasteure qui prenait sa retraite et qui disait « bon, j'ai accompagné ma paroisse, mais ils n'ont pas été capables de prendre telle ou telle décision », et je sens une certaine frustration. Et moi, j'ai pensé à l'histoire de Moïse, Moïse qui a amené son peuple jusqu'à la frontière de la Terre Promise. Sa mission, son ministère, c'était de passer à travers le désert et de les amener jusqu'à ce point. Puis là, j'ai dit, c'était peut-être ça, toi, ta mission, ton ministère avec ces gens-là, puis que maintenant, ils sont prêts à rentrer. Ça, je peux comprendre que ça peut aider, mais il y en a qui jouent à la bataille de la citation biblique. Un autre exemple, la question de l'avortement. J'avais rencontré quelqu'un qui était plus libéral, « Ah, j'ai trouvé une citation biblique pour me défendre contre ceux qui sont contre l'avortement. » J'ai dit, pourquoi? Pourquoi? Parce qu'ils t'emmènent sur leur terrain de citation biblique et tu ne pourras pas les battre parce qu'eux, c'est comme ça qu'ils pensent. Ils ne croient pas en la Bible, ils ne croient pas en Dieu, et c'est un grand coup de citations bibliques, souvent hors contexte. Moi, je n'aime pas ça jouer à ces jeux-là de frime, de démontrer ta culture biblique en étant capable de citer Romains 2, 4. Je n'ai aucune idée de ce que c'est, d'ailleurs! S'il y a des gens qui sont à l'écoute, qui sait, peut-être qu'ils sourient parce que c'est n'importe quoi. Je ne le sais pas. C'est cette idée de comprendre l'outil qu'on a. Je dis outil, ce n'est pas péjoratif. Moi, je vois la Bible comme un outil qui nous permet de nous rapprocher de Dieu, de mieux vivre nos vies, de mieux vivre sa foi, sa spiritualité. Ça nous amène, ça nous conduit quelque part. Mais on n'est pas un meilleur chrétien si on connaît toute la Bible par cœur. Il y a plein de gens qui sont capables de citer la Bible, mais ils ne sont pas capables de la vivre. Donc, ça sert à quoi? Ça prouve qu'on a une bonne mémoire. C'est tout. Lire la Bible en groupe [Joan] C'est la raison pour laquelle moi, j'ai particulièrement du bonheur à faciliter, à proposer des groupes WhatsApp de lecture de la Bible. Souvent, c'est à l'occasion de l'Avent ou du Carême, mais j'ai déjà fait aussi des groupes WhatsApp en temps de difficulté ou bien pour la rentrée, notamment la deuxième rentrée Covid, qui en Europe a été assez dure pour tout le monde. On avait l'impression qu'on ne sortirait jamais de la Covid. À un moment donné, j'ai demandé à celles et ceux qui étaient intéressés, est-ce qu'il y a un livre que vous aimeriez explorer? Ils ont dit Osée. Le livre d'Osée, c'est un livre très, très dur à lire. Un livre qui parle beaucoup de sexisme, beaucoup de questions de prostituées d'une façon pas du tout ajustée à notre époque. Et en même temps, Osée, c'est quelque chose de très christique. C'est un livre très christique, finalement. On a eu des échanges très profonds. Ensuite on a eu une petite équipe comme ça, avec des gens qui se rajoutent, des gens qui partent. Puis après, on s'est dit, pourquoi pas les Proverbes? C'était dur, les proverbes. C'était sec. On pouvait lire un, deux, trois chapitres sans arriver à en tirer quelque chose. Or, notre objectif, c'était d'en tirer quelque chose plusieurs fois par semaine. Il y a des gens qui devenaient même amers, qui disaient, mais quel livre horrible, quel mauvais choix! Enfin, ça s'écrème. Oui, parce que c'était devenu un sujet important finalement dans leur vie. Des gens qui, peut-être, n'avaient jamais vraiment lu ce livre avant, mais qui l'avaient entendu parfois à la messe ou au culte. Et d'un coup, ça s'était imposé un peu dans leur vie, puis ça les frustrait beaucoup. C'était marrant de voir ça. Après, il y a aussi quelque chose qui est plus simple: c'est les thématiques. C'est plus souple, c'est plus libre. On peut aller chercher dans différents livres des choses qui résonnent ensemble. C'est moins exigeant aussi. Ça pose la question d'utiliser la Bible, comme ça nous arrange un peu, au lieu de se farcir tout un livre avec ce que ça amène comme frustration, comme on l'a vu avec les Proverbes. Mais dans tous les cas, on tente l'expérience de façon communautaire. On accueille aussi les joies et les frustrations des uns des unes et des autres. Des fois aussi, on accepte que quelqu'un dise « j'en peux plus, c'est vraiment une lecture qui ne me fait pas du bien », qui quitte le groupe. Alors ça, c'est toujours un peu frappant, mais ça peut arriver. Et puis il y a des gens après qui disent aussi « mais ça m'a beaucoup inspirée, j'en ai parlé à mon pasteur ou à d'autres gens, et maintenant on a un projet autour de cette thématique ou de ce livre ». J'aime beaucoup faire ça et je crois aussi que ça comble un peu ma difficulté personnelle à trouver une formule dans laquelle je sois personnellement à l'aise pour lire la Bible de façon régulière. Prendre la Bible au sérieux [Stéphane] Tous ces groupes WhatsApp, groupes d'études bibliques, en personne, peu importe le format, prouvent qu'on prend la Bible au sérieux. Souvent, du moins en Amérique du Nord, il y a comme un code, là. Une expression en anglais parle de « Bible-centered » ou « centré sur la Bible ». Le code c'est : ici on lit la Bible d'une manière peut-être plus littérale ou plus traditionnelle. Nous, on prend ça au sérieux, la Bible. Vous, les libéraux, les progressistes, vous faites n'importe quoi, vous dites n'importe quoi, vous ne prenez pas ça au sérieux. Moi, je dis non, justement, on prend ça au sérieux. J'ai trouvé une super belle citation sur « Réforme » du physicien Friedrich von Weizsäcker qui dit, « nous avons le choix de prendre la Bible à la lettre ou de la prendre au sérieux. » Et j'adore ça parce que, oui, il y a un respect justement pour la Bible et que ce n'est pas parce qu'on se questionne, même parfois qu'on critique ce qui est écrit là. Comme tu l'as dit, dans le livre de Osée, c'est quand même dur pour les femmes, c'est un message difficile. Je pense qu'on a le droit de dire ça aussi au sujet de la Bible, quand on lit la Bible et qu'on la prend au sérieux, de ne pas juste lire ça et de dire « ah ben oui! C'est comme ça que les enfants doivent se comporter, c'est comme ça que les femmes doivent se comporter, c'est comme ça que les hommes doivent se comporter. » Ça, pour moi, c'est ne pas la prendre au sérieux. Je la prends au sérieux et j'amène mon cerveau lorsque j'essaie de lire la Bible, lorsque j'essaie de comprendre le message et je pense qu'il y a quelque chose qu'on doit dire. Peut-être qu'on est trop timide, ou qu'on a de la difficulté à s'affirmer. On n'est peut-être pas comme ces deux étudiants dont tu parlais en début d'épisode. On ne va pas aborder les gens : Est-ce que tu lis la Bible? Est-ce que tu as une approche critique lorsque tu lis la Bible? On a moins ce zèle-là, mais je pense que notre approche est tout aussi valide. On prend ça au sérieux. Ce n'est pas qu'on fait n'importe quoi, là. L'utilité de suivre le lectionnaire [Joan] Ben, justement. Du fait qu'il y a un lectionnaire, le lectionnaire qui est surtout quelque chose qu'on utilise en Alsace, beaucoup dans les paroisses luthériennes, aussi dans des paroisses réformées. Ce lectionnaire a plus de 400 ans et dans l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, ce lectionnaire est recommandé. Il est d'ailleurs imprimé tous les ans. C'est assez joli, on peut le trouver online ou on peut l'acheter. Et en fait, je me rends compte qu'on respecte beaucoup la Bible en suivant le lectionnaire parce qu'on s'oblige aussi les dimanches, à prêcher sur des textes avec lesquels on ne serait pas à l'aise, comme ça, spontanément. Et j'ai vraiment du respect pour l'une des pasteurs de ma jeunesse, Claire-Lise Meyer, qui a tenu à respecter le lectionnaire pour notre mariage à Amaury et moi. C'était cette histoire qui n'est pas toute simple, avec le gars qui a fait une grande fête, mais ses invités ne sont pas venus parce qu'ils avaient autre chose à faire, notamment l'un d'entre eux devait essayer sa nouvelle vache, donc on ne sait pas trop à quoi ça correspond. Et du coup, cette personne qui faisait cette fête est allée chercher des gens dans la rue, à droite, à gauche, des gens un peu pauvres, un peu mendiants, un peu sans-abri. Et notre pasteur a décidé de prêcher là-dessus et de dire que parfois, pour un mariage, ne viennent pas les personnes qu'on souhaiterait le plus qu'elles viennent, et d'autres personnes qui sont venues deviennent finalement les hôtes principaux. Et un mariage, c'est un peu ça, c'est toute une vie où on ne pourra pas prévoir exactement qui se pointera pour soutenir ce mariage, pour être là dans ce mariage. C'est un peu la surprise de la vie et l'émerveillement. Et je trouvais que c'était génial. C'était super de s'obliger mutuellement à respecter ce lectionnaire. Ça a ouvert des pistes d'interprétation et ça a donné lieu à plein de conversations parce qu'il y a des gens après qui nous ont dit: c'est un peu gonflé quand même d'avoir choisi ce texte. Et là, tu peux dire non, je ne l'ai pas choisi, c'était celui du lectionnaire. Donc oui, on prend la Bible au sérieux, mais d'une autre façon. C'est une autre forme de sérieux. Et peut-être que tous nos sérieux sont complémentaires pourvu qu'on prenne les choses au sérieux avec beaucoup d'humour et qu'on fasse de l'humour avec beaucoup de sérieux. Conclusion [Joan] Est-ce qu'on pourrait parler de tout ça dans notre groupe WhatsApp? Est-ce qu'on parle de groupe WhatsApp, Stéphane? On en a un, nous, groupe WhatsApp pour les personnes qui ont envie de continuer les conversations autour des podcasts. [Stéphane] Et oui, on a créé ça en début d'année 2026. Le lien est dans la description de l'épisode. C'est sûr que vous n'avez pas accès immédiatement parce que, bon, on ne veut pas se faire spammer et se faire vendre n'importe quoi. Ce n'est pas obligatoire, mais on aimerait ça continuer ces conversations-là. Si vous avez des questions, si vous avez des commentaires, vous pouvez le faire sur WhatsApp, mais vous pouvez aussi le faire en nous envoyant un courriel à questiondecroire@gmail.com. Le but, c'est de nourrir la conversation, nourrir la communauté qui se développe autour de ce podcast-là, et nourrir la foi et la spiritualité. Je veux prendre quelques secondes pour remercier notre commanditaire, l'Église Unie du Canada, et son site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Reforme.net aussi relaie nos podcasts. Merci beaucoup pour tout ça. Alors Joan, je te souhaite une belle journée.
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Dans cet épisode , je partage des clés concrètes pour améliorer le management au quotidien. Que vous soyez manager ou membre d'une équipe, ces astuces vous permettront de mieux comprendre ce qui fait la différence entre un bon manager et… un simple chef, pour ne pas dire un "petit chef" qui n'a de manager que le titre.Pourquoi c'est essentiel ? Parce qu'un bon manager booste la motivation, renforce la cohésion et prévient même des crises comme le burn-out.
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La pandémie de Covid-19 a constitué une épreuve inédite pour les professionnels de santé. Cette crise sanitaire a mis en évidence l'engagement, mais aussi la vulnérabilité des soignants ; tant sur le plan de l'exposition aux risques physiques que psychiques. Les métiers de la santé sont caractérisés par l'intensité des charges émotionnelles et horaires, combinés pour certains au ressenti de manque de reconnaissance institutionnelle ; autant de facteurs de vulnérabilité propres à ces professions. La santé des soignants constitue un enjeu particulier, dans la mesure où ces professionnels ne sont pas des patients « ordinaires »; leurs connaissances et compétences peuvent constituer à la fois un atout, mais aussi un frein, lorsque le soignant confronté à la maladie, change de statut. La santé des soignants pose également la question-clé de la souffrance au travail, dans un secteur soumis à une pression intense. Une étude conduite par l'Institut ODOXA en mai 2025 démontrait que 1 soignant sur 3 déclarait être en mauvaise santé mentale en France, une situation particulièrement alarmante du côté des infirmiers et aides-soignants, exposés à l'anxiété, une détérioration du sommeil… Perte de sens, surmenage ; comment se préserver lorsque les conditions de travail se détériorent ? La prévention et la formation dédiée à la santé des soignants sont-elles à la hauteur des enjeux ? Dans quelle mesure la santé des soignants a-t-elle une influence sur la qualité des soins fournis ? La pandémie de Covid-19 a constitué une épreuve inédite pour les professionnels de santé. Cette crise sanitaire a mis en évidence l'engagement, mais aussi la vulnérabilité des soignants, tant sur le plan de l'exposition aux risques physiques que psychiques. Ces métiers de la santé sont caractérisés par l'intensité des charges émotionnelles et horaires, combinés pour certains au ressenti de manque de reconnaissance institutionnelle. Autant de facteurs de vulnérabilité propres à ces professions. Risques de surmenage Les conditions vont varier en fonction du lieu d'exercice du soin, mais de multiples témoignages attestent d'un retard de prise en charge de diagnostic en raison de la surcharge de travail. Une étude conduite par l'institut ODOXA en mai 2025 démontrait que 1 soignant sur 3 déclarait être en mauvaise santé mentale en France. Une situation particulièrement alarmante du côté des infirmiers et aides-soignants, exposés à l'anxiété ou à une détérioration du sommeil par exemple. Reconnaître et prévenir la souffrance des soignants Parmi les invités de l'émission, le professeur Thibaud Damy, cardiologue à l'Hôpital Henri Mondor de Créteil et président du collectif Les Survivants, qui a conduit une étude auprès de 384 soignants hospitaliers dans différentes régions du pays : il ressort de ce rapport national que l'essentiel (93% des professionnels interrogés) n'ont reçu aucun enseignement adapté sur la façon de faire face au décès en milieu médical. Ce vécu émotionnel lié à la mort des patients peut considérablement fragiliser, entraîner une perte de repères et un épuisement professionnel. L'étude montre également que 41,5% des soignants présente des symptômes propres au stress post-traumatique, images intrusives et hypervigilance. La santé des soignants constitue un enjeu particulier dans la mesure où ces professionnels ne sont pas des patients « ordinaires ». Leurs connaissances et compétences peuvent constituer à la fois un atout, mais aussi un frein, lorsque le soignant confronté à la maladie change de statut. La santé des soignants pose également la question-clé de la souffrance au travail dans un secteur soumis à une pression intense. Dr Théo Korchia, psychiatre, enseignant, maître de conférences des Universités, et coordonnateur du Centre expert sur la schizophrénie à l'AP-HM. Lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux, notamment le premier prix de recherche du congrès français de psychiatrie et le prix UNAFAM du ministère de la santé en 2025 Pr Thibaud Damy, cardiologue et coordonnateur du Centre de référence national des Amyloses Cardiaques au CHU Henri Mondor à Créteil en région parisienne. Président du Collectif Les Survivants Angélique Dusabe, psychologue clinicienne au service d'Hépato Gastro Entérologie du CHU Campus à Lomé. Chercheure dans le champ de la Psychologie Clinique et de la Psychopathologie. Membre de la Société Africaine de la Santé Mentale, de l'Association des Psychologues Praticiens du Togo et de l'Association des Psychologues Cliniciens Hospitaliers du Togo. Programmation musicale : ► Thee sacred souls – Easier said than done ► Xolario – Tu risa.
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Des heures décisives : Sébastien Lecornu entre dans la toute dernière ligne droite pour trouver un accord sur le budget avec les socialistes qui lui éviterait une censure. Ecoutez la position de Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne. Ecoutez L'invité de RTL Soir avec Vincent Parizot du 16 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode sur la santé mentale parentale, on parle des besoins des parents, de l'habitude de s'oublier et de comment reconnaître et répondre à ses besoins pour se sentir mieux au quotidien. En tant que parents, nous sommes habitués de jongler avec les nombreux besoins de nos enfants. Mais qu'en est-il des nôtres? Comment s'insère la parentalité dans la fameuse pyramide de Maslow? Avec un regard à la fois professionnel et humain, cet épisode se veut un espace rassurant pour normaliser ce que vous vivez et vous rappeler que prendre soin de vos besoins n'est pas égoïste — c'est essentiel pour vous sentir mieux et pour accompagner vos enfants avec plus de douceur. Un épisode incontournable pour une vie plus équilibrée. Pour en savoir plus sur la conférence "Comment diminuer le mom rage", cliquez ici Pour notre épisode "Qu'est-ce que la matrescence", cliquez ici
Dans cet épisode, on parle d'un sujet essentiel : les périodes et dates karmiques. Ces moments où les mêmes émotions ou événements semblent se répéter, dans notre vie ou notre lignée familiale.Pourquoi certaines périodes sont-elles toujours chargées ?Comment distinguer anticipation mentale et véritable mémoire énergétique ?Et surtout, comment libérer ces empreintes pour retrouver plus de liberté intérieure ?Je vous partage des clés simples pour identifier ces schémas, comprendre leur origine et commencer à reprogrammer votre énergie afin de créer de nouveaux cycles plus alignés.Et pour aller plus loin, je vous invite à rejoindre le challenge énergétique gratuit du mois de janvier, une belle occasion d'installer une routine énergétique et d'ancrer ces transformations dans votre quotidien.Un épisode inspirant pour toutes celles et ceux qui souhaitent transformer leurs répétitions en opportunités d'évolution.Bonne écoute sur Manipura.**********************************************Je suis Amba, énergéticienne, formatrice en énergétique, en cartomancie, et en médiumnité. J'accompagne depuis plusieurs années celles et ceux qui veulent intégrer la spiritualité dans leur vie, à travers mes formations professionnelles, mes accompagnements individuels et ce podcast qui rassemble aujourd'hui des centaines de contenus disponibles gratuitement !
Et si vous avanciez plus que vous ne le pensez… même quand le doute est là ?Dans cet épisode de Happy Work, je vous propose de changer votre regard sur la notion de progression. Avancer ne se résume pas toujours à de grands changements visibles. Bien souvent, ce sont des ajustements discrets, des réactions différentes, des micro-choix qui montrent que quelque chose évolue déjà. Un épisode pour retrouver de la confiance dans votre chemin professionnel, même lorsque vous doutez.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cY00:00 Introduction et sentiment de ne pas avancer00:45 Pourquoi nous associons avancer aux grands changements01:41 Avancer, c'est souvent réagir différemment02:26 Les micro-choix comme marqueurs d'évolution03:14 Le doute comme signe de transformation03:56 Reconnaître ses avancées pour avancer plus sereinement04:28 La citation et ce qu'il faut retenirSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:12:14 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Israël et la Syrie ont engagé à Paris des discussions inédites, ouvrant la voie à la mise en place d'un mécanisme de communication sécuritaire après des décennies d'hostilité ouverte. L'économie peut-elle servir de levier là où la paix politique semble hors de portée ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Yasmina Asrarguis spécialiste du Moyen-Orient, chercheuse associée à l'université de Princeton
Avez-vous déjà ressenti que vos succès étaient dus à la chance, ou que vous n'étiez pas à la hauteur malgré vos compétences ? Vous n'êtes pas seul.e ! Le syndrome de l'imposteur touche énormément de personnes, souvent sans qu'elles osent en parler.✨ Dans cet épisode, je vous donne 5 techniques concrètes et simples pour enfin prendre conscience de votre valeur et faire la paix avec vos réussites.Je partage également mon propre vécu avec le syndrome de l'imposteur et vous explique pourquoi il n'est pas une fatalité. Vous pouvez agir, et ces quelques astuces vous y aideront.
Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
durée : 00:03:39 - Le monde à l'endroit - Aucun autre pays n'avait jusqu'ici reconnu l'existence de ce territoire, qui a fait sécession de la Somalie en 1991. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce dimanche, dans IDEES, Pierre-Edouard Deldique reçoit Christian Sommer, l'éditeur de l'œuvre maîtresse du philosophe allemand intitulée : « Le Monde comme volonté et représentation » dans la prestigieuse collection « La Pléiade » chez Gallimard. Ce livre publié en 1819 est un livre à la fois métaphysique, esthétique, éthique et littéraire, qui propose une vision du monde d'une rare puissance. Notre invité, spécialiste de philosophie, lui rend justice en soulignant à la fois la rigueur conceptuelle et la puissance stylistique d'un texte souvent réduit à tort à son pessimisme. Schopenhauer y développe la thèse suivante : le monde est double. Il est représentation, c'est‑à‑dire phénomène structuré par notre esprit, et il est aussi volonté, une force métaphysique irrationnelle qui anime toute chose. Nous sommes dépendants d'elle. Le philosophe reprend Kant : nous ne connaissons jamais les choses en soi, seulement les phénomènes tels qu'ils apparaissent dans les formes de notre esprit. Cette thèse permet à Schopenhauer d'affirmer que le sujet est la condition de possibilité du monde. Le réel n'est pas un donné brut : il est une construction. Alors que se cache-t-il derrière la représentation ? La seconde partie de ce livre majeur introduit la notion centrale de volonté. Il ne s'agit pas ici de la volonté consciente ou rationnelle, mais d'une force aveugle, irrésistible, universelle, qui traverse la nature entière. Conséquence: vivre, c'est vouloir ; vouloir, c'est manquer ; manquer, c'est souffrir. La vie oscille entre désir (souffrance) et satisfaction (ennui). D'où la réputation de pessimisme attachée à Schopenhauer. Dans la troisième partie de l'ouvrage, le penseur développe une théorie de l'art. L'art, dit‑il, suspend la volonté. Il nous permet de contempler les choses sans désir, sans intérêt, sans finalité. L'esthétique devient ainsi une voie de salut : l'art nous arrache momentanément à la souffrance du vouloir‑vivre. Enfin, le quatrième livre propose une morale fondée sur la compassion. Si la volonté est universelle, la souffrance l'est aussi. Reconnaître en autrui la même volonté qui nous traverse fonde une éthique de la pitié, proche du bouddhisme, de l'hindouisme. Mais la véritable délivrance, pour Schopenhauer, est plus radicale, elle passe par l'ascèse, la négation progressive du vouloir‑vivre. C'est une voie exigeante, presque mystique, qui vise à éteindre le désir lui‑même. Schopenhauer apparaît alors comme un penseur de la sobriété heureuse et de l'altruisme. Pas mal pour un homme surnommé « le pessimiste de Francfort » ! Les références musicales : - Amar Nath Mishra Raga Sindhu Bhairavi - Wolfgang Amadeus Mozart Ouverture de l'opéra Don Giovanni interprétée par l'orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam (dirigé par Nikolaus Harnoncourt) - Richard Wagner Prélude de l'opéra Siegfried interprété par l'orchestre philharmonique de Vienne (dirigé par Georg Solti)
Charles Robin est philosophe, auteur et animateur de la chaîne YouTube « Le Précepteur ». Son livre La philosophie, c'est pour vous aussi ! est disponible partout.Site officiel : le-precepteur.frYoutube : https://www.youtube.com/@Le_PrecepteurInstragram : instagram.com/charles_precepteurLivre : https://amzn.to/3Y6CUeICHAPITRES :0:00 Introduction0:53 Sincérité ou manipulation ?7:59 Pensée et influence sociale16:48 Politique et signalement de vertu23:25 La dynamique du militantisme30:49 Machiavel et la politique37:26 Reconnaître la manipulation politique43:42 Médias et neutralité59:32 Informations et santé mentale1:09:00 Réseaux sociaux et santé mentale1:18:54 Religion, politique et science1:26:51 Manipulation : mal ou bien ?BIOMÉCANIQUE :InstagramYoutubeSpotifyApple PodcastsDiscordWebsiteLa Lettre Biomécanique™ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le pacte Dutreil, qui exonère d'une partie des impôts sur les transmissions d'entreprises, pourrait être réduit dans le budget 2026. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et ses invités reviennent sur les enjeux de cette loi pour les patrons, dans cet épisode en deux parties.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en décembre 2025. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Sébastien Dumoulin ( journaliste au service France des Echos), Julien Bodin (co-gérant de la société MVN). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Gabrielle Cezard/SIPA. Sons : Lefebvre Dalloz, BFM Business, Extrait du film «Le triporteur» et du film «Kaamelott», CNews. Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastory Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
00:00:00 : Bande-annonce Conférence Île Maurice 00:01:30 : Début de l'émission
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Pourquoi avons-nous tendance à minimiser ce que nous vivons ?Et comment ce réflexe apparemment anodin peut-il influencer votre rapport à l'alimentation ?Ah ben, ça, c'est important de le savoir ! Dans cet épisode de Dans la poire !, je vous propose d'examiner un mécanisme fréquent mais souvent méconnu : la comparaison de vos galères, de vos fatigues et de vos difficultés. Ce réflexe, très répandu, consiste à penser que “d'autres vivent pire”, que votre fatigue “n'a pas de raison d'être”, ou que vos émotions devraient être plus “raisonnables”.Je décris comment ce réflexe, pourtant très humain, brouille les signaux internes, empêche la reconnaissance de la fatigue réelle et peut encourager des prises alimentaires guidées non par la faim, mais par la nécessité d'apaiser une tension émotionnelle. Lorsque la lassitude, l'ennui ou le manque d'élan ne trouvent pas d'espace pour être exprimés, ils cherchent d'autres voies pour se manifester.Je m'appuie également sur la réflexion d'Audre Lorde, poétesse, essayiste et militante, qui rappelle que prendre soin de soi n'est pas un geste d'indulgence, mais un acte de préservation.Reconnaître la fatigue n'est pas une faiblesse : c'est une manière d'ouvrir un espace où vos besoins peuvent exister sans être comparés ni hiérarchisés.✨ Cet épisode est fait pour vous si :vous vous dites souvent « ce n'est rien » alors que votre corps raconte l'inverse,vous comparez vos difficultés à celles des autres,vous sentez que votre fatigue influence votre rapport à la nourriture,vous avez du mal à demander de l'aide, à poser des limites ou à reconnaître votre vulnérabilité,vous souhaitez comprendre comment vos émotions influencent vos prises alimentaires.Je vous proposerai enfin une question simple mais essentielle pour éclairer votre semaine (enfin, je l'espère!). Cet épisode vous accompagnera pour mieux comprendre ce réflexe, en identifier les coûts invisibles et rétablir une relation plus claire avec vos besoins. Une manière d'alléger à la fois votre charge mentale, votre fatigue… et votre rapport à l'alimentation.
Bienvenue sur Sensées, le format audio de ma newsletter hebdomadaire. Chaque semaine, je vous partage avec authenticité des conseils de leadership féminin, des expériences vécues et toute l'énergie dont vous avez besoin pour réussir avec confiance et sérénité.Cette semaine : Pourquoi la vie personnelle et professionnelle s'influencent : 7 situations où les femmes leaders ne peuvent pas cloisonner.Dans cet épisode de Sensées, Jenny Chammas, mastercoach certifiée et fondatrice de Coachappy, explore un sujet auquel toutes les femmes leaders sont confrontées : la manière dont la vie personnelle et professionnelle s'entremêlent, parfois malgré nous. Car au-delà des injonctions à cloisonner, la réalité est simple : nous sommes un seul et même être, et ce que nous vivons dans notre intimité impacte notre façon de travailler. Apprendre à accueillir cette porosité plutôt qu'à la combattre est une étape cruciale pour préserver son énergie, son équilibre et son leadership.À travers sept situations réelles tirées de son expérience de coach, Jenny met en lumière comment la vie personnelle et professionnelle s'influencent profondément : la parentalité, la charge domestique, le couple, la santé, les transitions familiales, l'expatriation, la maladie, mais aussi les moments heureux comme un début de relation amoureuse. Ces exemples illustrent que vouloir cloisonner coûte bien plus d'énergie que d'accepter ce qui est. Car ce qui épuise les femmes leaders n'est pas seulement ce qu'elles vivent dans leur vie privée : c'est aussi la pression ajoutée de devoir “faire comme si de rien n'était” au travail.Ce que vous saurez faire après écoute :– Comprendre pourquoi il est illusoire de séparer strictement vie personnelle et professionnelle.– Identifier les zones de tension émotionnelle qui influencent votre performance au travail.– Reconnaître la surcharge mentale liée à la résistance, au contrôle et à la culpabilité.– Trouver une posture plus douce et plus durable pour avancer même en période de turbulence.– Apprendre à traverser les tempêtes sans perdre totalement votre énergie professionnelle.Cet épisode est une invitation à regarder avec honnêteté comment votre réalité intérieure influence vos journées et vos décisions. Plutôt que de chercher à cloisonner coûte que coûte, Jenny vous propose de développer une approche plus humaine, plus lucide et plus résiliente : accueillir ce qui se passe, ajuster votre niveau d'exigence, exprimer vos besoins lorsque c'est possible et accepter que l'équilibre n'est jamais figé.Après vingt ans de carrière en entreprise, d'expatriation, de direction, de reconversion et de parentalité, et après avoir accompagné des centaines de femmes, Jenny partage des clefs pragmatiques et profondes pour avancer avec clarté, sans s'effondrer ni se juger. Car la véritable question n'est pas “Comment cloisonner ?” mais : “Comment traverser la vie personnelle et professionnelle lorsque tout bouge en même temps ?”.Pour aller plus loin, découvrez le programme Sensées, conçu pour aider les femmes leaders à sortir du surmenage et à construire un leadership durable. Cliquez ici pour en savoir plus.****Rejoignez la newsletter Sensées : elle vous donne accès à un concentré de coaching, d'inspiration et à un workshop offert chaque mois. Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici. Tout comme sur le podcast Sensées, on y parle de leadership, d'ambition, de confiance en soi, de motivation, de carrière, d'outils de développement personnel, de management, de prise de poste, de prise de parole, et. : bref, de tout ce qui concerne le quotidien des femmes ambitieuses.***Sensées, c'est aussi un programme de coaching pour les femmes dirigeantes, top managers et entrepreneures. Au sein du programme Sensées, vous êtes accompagnée en petit groupe ET en individuel dans votre croissance professionnelle. Vous êtes aussi formée et mentorée pour incarner pleinement votre leadership, avec les maîtres mots sérénité, plaisir, hauteur et impact. Intéressée ? Cliquez ici pour en savoir plus.**Notre guide "10 leviers essentiels pour les décideuses" est un véritable concentré d'outils de coaching et de mentoring, les mêmes que nous utilisons dans le programme Sensées. Il est conçu pour toutes les directrices, dirigeantes et entrepreneures qui sont fatiguées de porter seules les responsabilités. Si vous avez l'impression que votre quotidien vous échappe petit à petit, ce guide est fait pour vous. Cliquez ici pour obtenir votre exemplaire offert !*Vous représentez une entreprise et souhaitez développer le leadership de vos talents féminins ? : cliquez ici.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.