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La chroniqueuse russe Xenia Fedorova a été expulsée du territoire français. Pourtant, CNews veut continuer de lui donner la parole à distance, par visioconférence Le ministre de l'Intérieur français, Laurent Nunez a écrit à l'Arcom pour lui signaler les risques qu'encourt CNews au cas où cette chaîne redonnerait une place à cette propagandiste russe, connue sous le nom de Xenia Fedorova, mais qui a pour vrai nom Ksenia Borchik, selon Le Monde. Le ministre rappelle que cette chroniqueuse, ancienne directrice en France de Russia Today, a été expulsée pour atteinte aux « intérêts fondamentaux de l'État » et que la voir de nouveau intervenir à l'antenne, par visioconférence depuis l'étranger, rendrait la chaîne passible de « sanctions pénales ». Entre le gouvernement et le groupe Bolloré, il y a donc deux approches différentes. D'un côté, une agente de l'étranger et propagandiste pro-Kremlin dont les avoirs ont été gelés, de l'autre une journaliste qui a le droit de s'exprimer sur son antenne ou dans ses colonnes, même si elle n'est pas payée pour cela. Le JDnews, l'hebdo de Bolloré, donnait encore deux pages à Xenia Fedorova le 2 septembre dernier pour qu'elle démente les infos publiées dans le journal Le Monde. À lire aussiFrance: accusée d'être la «voix du Kremlin», la chroniqueuse Xenia Fedorova, visée par un arrêté d'expulsion Jusqu'où va le pouvoir de Xenia Fedorova au sein de la galaxie Bolloré Il a souvent été fait mention de l'influence de cette Russe auprès de Vincent Bolloré lui-même, au point qu'elle aurait fait écarter de CNews certaines voix hostiles à la Russie. À l'inverse, on voit de plus en plus de visages comme Régis Le Sommier, ancien de Paris Match souvent qualifié de pro-russe. Alors bien sûr, sur la guerre avec l'Ukraine, il peut y avoir différents avis qui s'expriment, mais le soutien à Xenia Fedorova brouille l'image de la chaîne qui se veut patriote. Et il est un fait que Vincent Bolloré soutient sa protégée. Il l'a publiée chez Fayard et lui a ouvert les colonnes du JD News après son arrêté d'expulsion. Bolloré est aussi au centre d'un livre et d'une fronde dans l'édition Quatre-vingts auteurs ont exprimé dans un livre La grande évasion leur difficulté à récupérer leurs droits s'ils sont édités par Hachette. Ils font donc valoir leur droit moral de retrait face à un groupe, Bolloré, « dont l'agenda politique vise à faire triompher l'extrême droite », selon l'écrivain Hervé Le Tellier. Le milliardaire est aussi le sujet d'un livre de deux journalistes du Nouvel Obs : À la droite de Dieu. Cet ouvrage montre à quel point le milliardaire est présent lors des réunions de ses médias pour déterminer la ligne éditoriale, contrairement à ce qu'il a déclaré à l'Assemblée. Est-il lui-même sous l'influence de la Russie ? Il suffit de regarder le nom de l'émission de Xenia Fedorova, Lumière orthodoxe, pour voir que ce lien, s'il en est, passe aussi par la religion. À écouter aussiFrance : pourquoi la chroniqueuse Xenia Fedorova est-elle visée par une expulsion?
C dans l'air du 9 septembre 2026 - Les prix à la pompe flambent et pèsent toujours un peu plus sur le pouvoir d'achat des Français. L'essence SP95-E10 s'affiche en moyenne à 2,12 euros le litre dans l'Hexagone. C'est son niveau le plus élevé dans le pays depuis le déclenchement de la guerre en Iran, très proche désormais du pic observé en 2022. Quant au litre de gazole, il est remonté autour de 2,28 euros ce mardi 8 septembre.Cette nouvelle hausse des prix des carburants touche particulièrement les ménages ruraux et les foyers modestes. 10,6 % des ménages français dépensent l'équivalent d'un mois de salaire par an rien qu'à la pompe, selon une étude de l'Insee datant de 2021. Avec ces nouvelles hausses, la facture s'alourdit et entame le budget des Français, dont 42 % font du pouvoir d'achat leur priorité absolue.C'est dans ce contexte de forte tension que Roland Lescure a réuni ce mercredi les distributeurs. Plusieurs personnalités publiques et politiques, à l'image de Michel-Édouard Leclerc, appellent l'exécutif à plafonner le prix des carburants, mais « le gouvernement y reste défavorable », a indiqué le ministère de l'Économie à l'issue de cette réunion. « La situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure » en France, a expliqué Bercy, sur fond de débat sur la dette et de préparation du budget 2027.L'exécutif étudie plusieurs pistes pour réduire le déficit public à 5 % du PIB. Les retraités les plus aisés pourraient être mis à contribution, avec une possible moindre indexation des pensions ou une remise en cause de l'abattement fiscal de 10 %. Matignon réfléchirait également à réduire les indemnités des ministres et de certains conseillers. Sébastien Lecornu a par ailleurs assuré ne pas souhaiter toucher ni taxer l'épargne salariale et a annoncé saisir la justice après une fuite ces derniers jours concernant des « travaux internes ».Le Premier ministre a également promis, dans une lettre adressée aux « entrepreneurs de France », la « stabilité fiscale » et donc l'absence de « nouvel impôt ». La contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés, qui vise les plus grandes structures, ne sera pas supprimée, mais réduite, et « le pacte Dutreil sera préservé », écrit-il, tout en n'excluant pas la suppression de certaines aides aux entreprises.Sébastien Lecornu s'engage enfin à ce que l'État joue son rôle, notamment en tenant mieux ses comptes. Un effort sur les dépenses de fonctionnement sera demandé aux collectivités territoriales.Alors, jusqu'où les prix à la pompe peuvent-ils grimper ? Quel impact sur le pouvoir d'achat des Français ? Quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ? Quelles sont les pistes étudiées par Bercy pour le projet de budget 2027 ?Nos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de "L'horizon des possibles"- CAROLINE MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service France au Nouvel Obs- GAELLE MACKE - Journaliste économique, ex-directrice déléguée de la rédaction – Challenges- XAVIER JARAVEL - Professeur d'économie à la London School of Economics, président délégué du Conseil d'analyse économique
C dans l'air du 9 septembre 2026 - Nos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de "L'horizon des possibles"- CAROLINE MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service France au Nouvel Obs- GAELLE MACKE - Journaliste économique, ex-directrice déléguée de la rédaction – Challenges- XAVIER JARAVEL - Professeur d'économie à la London School of Economics, président délégué du Conseil d'analyse économique
C dans l'air du 8 septembre 2026 - Trump veut faire main basse sur les Antilles françaises ? Le président des États-Unis a publié ce lundi 7 septembre, sur son réseau social, une nouvelle carte du pays qui s'agrandit et englobe, entre autres, le Mexique, le Canada, Cuba, le Groenland, l'Islande et les Antilles françaises.Ainsi, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon se retrouvent sous drapeau américain selon la représentation de Donald Trump. Le « golfe du Mexique » est rebaptisé « golfe d'Amérique », tandis que la mer des Caraïbes, l'océan Pacifique et l'océan Atlantique conservent, eux, leur appellation officielle.Nouvelle provocation ou réelle volonté de conquérir tout le nord du continent américain ? Cette publication survient dans un contexte de tensions entre les États-Unis et leurs voisins. Une « guerre commerciale » est en cours avec le Canada, tandis que Cuba dénonce des pertes financières « record » en raison de l'embargo américain. Une crise avait également éclaté en début d'année, quand Donald Trump avait fait part de sa volonté de prendre le contrôle du Groenland.En réaction à ce post du locataire de la Maison-Blanche, l'Islande a annoncé la convocation de l'ambassadeur des États-Unis. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a réagi sur X : « Le Mexique n'est pas et ne sera pas une colonie ni un protectorat d'aucun pays étranger. Nous sommes fiers d'être un pays libre, indépendant et souverain. »En France, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X le silence des autorités françaises. « Macron devrait envoyer le porte-avions pour garder le contrôle de notre souveraineté et rassurer les populations menacées », a-t-il écrit, s'interrogeant sur l'absence de réaction « dans l'officialité politique ou médiatique ». Mélenchon a affirmé que les Insoumis, s'ils accédaient au pouvoir en 2027, ne laisseraient pas Trump agir aux dépens des territoires français.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump manifeste des velléités expansionnistes. Il a évoqué tour à tour l'annexion du Canada comme 51e État, le rattachement du Groenland aux États-Unis et le renommage du Nouveau-Mexique en « Nouvelle Amérique ». Près de neuf mois après l'arrestation de Nicolás Maduro, il poursuit également son offensive pour s'emparer des réserves de pétrole du Venezuela, les plus importantes de la planète.Vendredi 28 août, il a annoncé avoir conclu « le plus grand deal de l'histoire du pétrole » avec Caracas. Peu de choses ont filtré sur le contenu précis et les modalités d'application de cette entente, qui a déclenché une avalanche de critiques, y compris au sein du propre parti de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez. D'après les déclarations de la dirigeante à Caracas, le Venezuela octroie une concession aux États-Unis, pour 25 ans renouvelables, sur 17 gisements pétroliers. Ce qui représenterait plus de 20 % des réserves pétrolières du pays.Autre territoire, autre colère. En Albanie, le projet de construction d'un hôtel de luxe, dans une zone protégée, accordé à Ivanka Trump, la fille du président des États-Unis, ne passe pas. Depuis des mois, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le gouvernement d'Edi Rama, accusé de corruption.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph- Pierre HASKI - Editorialiste géopolitique sur France Inter, chroniqueur au Nouvel Obs
C dans l'air du 8 septembre 2026 - Trump veut faire main basse sur les Antilles françaises ?Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph- Pierre HASKI - Editorialiste géopolitique sur France Inter, chroniqueur au Nouvel Obs
Ils sont près de dix mille qui campent toujours sur les bords de la Méditerranée : des jeunes gens, des adolescents, et même parfois des enfants, auxquels le Nouvel Obs a consacré un reportage. On peut y lire le parcours d'un jeune garçon de 15 ans, qui « lui aussi, voulait une meilleure vie. Alors le 30 juillet, il a laissé passer la nuit jusqu'à l'aube pour que ses parents ne le voient pas, et il a pris la route, comme ça, sans rien sur lui, pas même un maillot de bain. » Après la traversée, poursuit l'hebdomadaire, « il a passé des jours et des nuits à mendier un peu d'eau et de pain sur le sable », avant d'être pris en charge par des associations. Il raconte qu'il « est bien ici, à Ceuta, il s'occupe, il aide. Tout plutôt que de rentrer chez lui : "Il n'y a rien là-bas pour nous, pas d'argent, pas de travail, pas d'avenir. Rien du tout" », confie-t-il amèrement, dans les lignes du journal. À lire aussiÀ la Une: la crise de Ceuta continue de peser sur le gouvernement espagnol Une histoire qui fait écho à beaucoup d'autres à Ceuta Sur ce petit rocher de 18 kilomètres carrés, qui « a toujours fait briller les yeux de la jeunesse marocaine, avec ses murailles royales, son casino et ses boutiques détaxées. Mais la carte postale ne montre pas la misère de ceux qui viennent s'y échouer », contraste le Nouvel Obs. Et pour ceux-là, « la fatigue après vingt-six jours passés dehors marque les traits. Les plus chanceux ont une tente ou un duvet, les autres fabriquent chaque soir leur abri pour la nuit », relate l'hebdomadaire. Ils ont « entre 8 et 35 ans, des pauvres mais aussi de plus en plus de filles et d'étudiants. » Ils partent « pour trouver un travail et un avenir, mais aussi pour le geste, le symbole, analyse le Nouvel Obs, la fuite comme une résistance à l'autorité, le mouvement contre les blocages imposés par une classe politique sclérosée » au Maroc. À lire aussiCeuta: le Premier ministre espagnol dédouane encore le Maroc mais réitère la souveraineté de son pays La guerre « pour la gouvernance du football mondial » Deux forces s'affrontent : d'un côté l'UEFA, l'ensemble des fédérations européennes, et de l'autre, « au cœur des critiques de la presse et des fans, le tout-puissant président de la Fifa, Gianni Infantino », commente l'Express. Un conflit qui couvait depuis des années, « d'abord fait d'animosités personnelles », mais la véritable explosion se produit après le mondial de cet été : fin juillet, des révélations sont faites sur le projet de Gianni Infantino d'ouvrir les activités commerciales de la Fifa aux investisseurs extérieurs. C'est « une déflagration dans le football planétaire », raconte l'hebdomadaire dans ses pages, et l'UEFA monte au front. À la tête de la révolte, l'organisation « démontre sa puissance et son savoir-faire diplomatique. Pour la première fois de son histoire, ses 55 membres parlent d'une seule voix, que ce soit pour condamner le président de la Fifa, ou menacer de boycotter la prochaine Coupe du monde. » « Mais Gianni Infantino n'est toujours pas rentré au vestiaire », prévient l'Express. Au contraire, il fait le ménage dans ses rangs, réunit ses soutiens, et maintient sa stratégie en vue d'une réélection à son poste : celle de « promettre toujours plus de retombées économiques aux fédérations nationales. Il sait les petits pays du football particulièrement sensibles à cet argument. » De l'autre côté, l'UEFA ne peut pas déclencher un vote de défiance contre le patron de la Fifa. « La marge d'erreur est trop grande, explique le journal, et il ne faut pas sous-estimer l'image des fédérations européennes auprès du reste du monde : souvent perçues comme arrogantes et égoïstes, voire néo-colonialistes. Gianni Infantino va miser là-dessus, bien décidé à jouer les prolongations, résume l'Express, sans doute jusqu'aux tirs au but. » À lire aussiPeut-on assainir la Fifa ? A-t-on perdu le contrôle de l'Intelligence artificielle ? Le 1 se pose cette question en titre de son édition de la semaine. Des problèmes de désinformation, à l'attachement émotionnel aux chatbots, le journal aborde le sujet sous plusieurs facettes dans ses pages, dont celle de l'éducation. Il donne la parole à la chercheuse en IA, Laurence Devilliers, qui s'inquiète de la place de plus en plus importante de l'intelligence artificielle à l'école. « Là où le professeur choisit, sélectionne les connaissances, les adapte à ses élèves, l'IA déverse en continu (...) une profusion d'informations non triées, et non assimilables. Elle comble le vide, mais ne permet pas à l'enfant d'apprendre. » On peut lire le même constat dans les colonnes de La Croix Hebdo, qui consacre un dossier au sujet, et qui raconte même que, face à cet usage massif de l'IA par les élèves, « plusieurs enseignants se retrouvent de fait acculés à devoir expliciter le sens même de l'apprentissage, autrement dit l'intérêt de l'école. Ce à quoi doit mener l'école, c'est la nécessité d'être en société pour apprendre : pas chaque élève devant son robot », témoigne un enseignant, dans les pages du journal. En résumé, pour apprendre, rien ne vaut une bonne vieille salle de classe, car comme nous le rappelle le 1 : « on en a tous fait l'expérience, on ne retient pas ce que nous dit l'IA. » À lire aussiIA, la diplomatie au bout du câble
Levée de boucliers au sein d'une partie de la rédaction de France Inter. À l'origine de leurs protestations, il y a le recrutement comme chroniqueur de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, hebdomadaire à la ligne éditoriale classée à l'extrême droite. Il y a même un mot d'ordre de grève à France Inter si la direction ne revient pas sur sa décision de recruter Charles Sapin, tout récent numéro deux de la rédaction de Valeurs actuelles, à un poste d'éditorialiste politique le dimanche matin. Ce n'est d'ailleurs pas lui, l'ancien journaliste du Figaro et du Point qui est en cause, mais son journal Valeurs actuelles. L'hebdomadaire a été condamné définitivement, il y a deux ans, pour injures publiques à caractère raciste, après avoir représenté en esclave la députée Danièle Obono (La France insoumise). À l'entendre, Charles Sapin serait très loin de cette ligne éditoriale. Il a d'ailleurs été chargé de repositionner Valeurs Actuelles en magazine des droites. Seulement, le titre a été racheté il y a un an par trois investisseurs, dont l'un, Pierre-Édouard Stérin, ne cache pas sa volonté de peser sur l'élection présidentielle 2027 en favorisant l'union des droites. Pierre-Édouard Stérin est aussi un milliardaire exilé fiscal qui s'est déclaré à droite de l'extrême droite sur l'immigration. Une polémique qui oppose direction et syndicats à France Inter Cette polémique intervient, en effet, juste après que le journaliste marqué à gauche, Thomas Legrand, a dénoncé son invisibilisation de l'antenne après une vidéo prise à la volée, où il a été accusé d'être en connivence avec des responsables socialistes. Pour les représentants du personnel, Charles Sapin appartient à la direction d'un magazine qui n'est pas compatible avec les valeurs de Radio France. Pour la direction, à l'inverse, il est un signe de pluralisme avant la présidentielle, sachant qu'il y a sur France Inter des chroniqueurs venus d'autres hebdos, dont Alternative Économique et le Nouvel Obs, plutôt classés à gauche. Pluralisme ou banalisation des idées d'extrême droite Souvenez-vous : en 2024, le Conseil d'État a demandé à l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel en France, de garantir le pluralisme sur CNews en regardant l'ensemble des prises de parole, y compris des chroniqueurs. Ce qui s'applique à CNews peut aussi valoir pour France Inter, d'autant qu'en juin, la station a été mise en demeure par le régulateur de mieux répartir le temps de parole politique, les voix du RN étant concentrées la nuit. Alors oui, « écoutons nos différences », comme dit le slogan. Mais en même temps, Valeurs Actuelles a participé aux attaques contre l'audiovisuel public en soutenant que, face à un service public très à gauche, heureusement qu'il y avait des milliardaires très à droite. Très à gauche, il faut le dire vite. Et la question est de savoir si Radio France ne participe pas un tout petit peu, le dimanche, à la banalisation des idées d'extrême droite voulue par Pierre Édouard Sterin. À lire aussiMenace de grève à Radio France après l'arrivée d'un éditorialiste de «Valeurs Actuelles»
durée : 00:09:43 - La grande matinale - Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe, grands reporters au Nouvel Obs, cosignent "La Droite de Dieu. Vincent Bolloré, un milliardaire en mission" (Les Arènes). Une enquête sur l'influence du milliardaire breton ultraconservateur sur la politique française. - équipe : Benjamin Duhamel, Clémentine Sabrié - invités : Clément Lacombe Reporter au service Economie du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat Grand reporter au Nouvel Obs Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:43 - Les interviews d'Inter - Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe, grands reporters au Nouvel Obs, cosignent "La Droite de Dieu. Vincent Bolloré, un milliardaire en mission" (Les Arènes). Une enquête sur l'influence du milliardaire breton ultraconservateur sur la politique française. - équipe : Benjamin Duhamel, Clémentine Sabrié - invités : Clément Lacombe Reporter au service Economie du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat Grand reporter au Nouvel Obs Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il n'est pas candidat, du moins pas encore, et pourtant la presse lui ouvre déjà ses colonnes en grand… « Et si c'était encore lui ? » se demande le Nouvel Obs. « Il est en campagne permanente, ajoute l'hebdomadaire. Il consulte à tout va, multiplie les déplacements, les interviews, les podcasts en tous genres ». Sa stratégie : « Incarner un recours pour une gauche réformiste sans tête d'affiche ni plan de bataille ». Concrètement, un local de campagne est en passe d'être loué en plein cœur de Paris. Pas question toutefois de se précipiter. « À l'écouter, il est même urgent d'attendre ». Il déclare ainsi : « Celui qui a la maîtrise du temps à un avantage ». Il faut dire, remarque le Nouvel Obs, que « François Hollande est peut-être l'une des personnalités politiques préférées des Français, mais il ne recueille pour l'heure, dans le meilleur des sondages, que 8% des intentions de vote ». En attendant, l'ancien président prépare le terrain et sort un livre intitulé Unir. Être prêt C'est à l 'occasion de la sortie de ce livre, qu'il fait la Une du Point. Photo d'un homme souriant avec ce titre « L'embusqué ». Ce livre, le Point, qui a rencontré François Hollande, l'interprète comme « un nouveau pas vers une candidature à la présidentielle ». Alors l'hebdomadaire lui pose franchement la question. Son livre est-il « un livre de candidature ? » Ce à quoi François Hollande répond subtilement : « C'est un livre qui prépare la présidentielle de 2027. Notre devoir, c'est d'être prêts. Jamais depuis le début de la Vème République, l'enjeu n'a été aussi lourd pour la France, l'Europe et le monde. » Le Point l'interroge aussi sur ce qui pourrait être son programme. Il ne reviendra pas à la retraite à 62 ans, « l'âge légal sera aux alentours de 63 ans ». « Il refuse le relèvement du SMIC (le salaire minimum) et défend l'idée d'une « écologie productive », « d'une électrification massive des usages et une isolation de nos logements au nom de "l'habitabilité" ». Prédateur politique Marianne consacre également un article à François Hollande, quelques lignes seulement mais pleines de venin. François Hollande, « Le vautour de Tulle », titre Marianne. Tulle, le fief électoral de l'ancien président. « On a beau le voir venir de (très) loin, ajoute l'hebdomadaire, il n'en reste pas moins un redoutable prédateur politique, tenant à la fois du chasseur à l'affût et du charognard ». Marianne, qui ne donne pas cher des chances de l'ancien président : « En admettant que les circonstances lui permettent de fondre sur l'espace social-démocrate, nous dit l'hebdomadaire, le vautour de Tulle aura encore deux problèmes de taille à résoudre : un passif politique difficile à solder pour convaincre au-delà de sa famille politique, et un projet pour le pays quasi inexistant ». Sondage François Hollande obtient entre 7,5 et 8% des intentions de vote dans le sondage publié aujourd'hui par la Tribune Dimanche. Un sondage qui donne Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, largement en tête avec entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote. Si l'on ajoute à ce résultat les scores des deux autres candidats de l'extrême droite Nicolas Dupont-Aignan, et probablement Éric Zemmour, « le bloc extrême droite dépasse le seuil des 40% », constate la Tribune Dimanche. « Après dix ans de macronisme, estime Bruno Jeudy dans son éditorial, il flotte comme un parfum de 1981 et une envie de radicalité ». L'éditorialiste craint visiblement que le centre-droit ne fasse pas le poids : « À force de vouloir gagner seuls (dit-il), les ambitieux du centre-droit (il a cité plus haut les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal) pourraient surtout finir spectateurs d'un second tour Mélenchon-Le Pen ». Que recommande l'IA ? Quel rôle l'intelligence artificielle pourrait-elle jouer dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027 ? Question posée par l'Express, qui annonce : « 3% des électeurs seraient prêts à voter pour le candidat recommandé par l'IA, selon une étude de l'IFOP… » 3% c'est peu, mais ça représente tout de même « environ 1,5 million d'électeurs », signale l'Express. Et « ce n'est pas rien, lorsque l'on sait que Jean-Luc Mélenchon a raté la marche du second tour, en 2022, d'environ 400 000 voix », rappelle Frédéric Dabi, le directeur général Opinons de l'IFOP. L'Express s'attarde également sur les nuances : la proportion d'électeurs prêts à solliciter l'avis de l'intelligence artificielle « grimpe à 8% chez les 25-34 ans et à 11% chez les 18-24 ans ». Cela étant, modère l'Express, la confiance en l'IA est loin d'être unanime, notamment lorsque l'on parle de la campagne électorale... « Une grande majorité des Français (86%) craint que l'IA soit instrumentalisée dans le but d'influencer le résultat de la prochaine élection suprême ».
C dans l'air du 24 août 2026 - Mélenchon grimpe … et veut jeter la dette au feuNos experts :- Philippe DESSERTINE, économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de L'horizon des possibles- Brice TEINTURIER, politologue et directeur général délégué d'Ipsos-BVA France- Carl MEEUS, rédacteur en chef au Figaro Magazine- Caroline MICHEL-AGUIRRE, grand reporter au service politique du Nouvel Obs
C dans l'air du 24 août 2026 - Mélenchon grimpe … et veut jeter la dette au feu La campagne présidentielle s'accélère. Hier, aux AMFIS de LFI dans la Drôme, Jean-Luc Mélenchon a assumé sa proposition d'annuler les 18 % de la dette française détenus par la Banque de France, en demandant aussi à la BCE de « mettre au congélateur » les dettes contractées pendant le Covid. Une proposition dénoncée par le ministre de l'Économie Roland Lescure, qui y voit une « crise financière assurée ». Raphaël Glucksmann a de son côté officialisé dimanche sa candidature à la présidentielle, incarnant une alternative sociale-démocrate face à Jean-Luc Mélenchon.La dette sera l'un des grands dossiers de la rentrée. Sébastien Lecornu prépare son budget 2027 alors que le taux français à dix ans a dépassé 4,1 %, un niveau inédit depuis 2008. L'exécutif étudie une sous-indexation des pensions des retraités les plus aisés, qui progresseraient moins vite que l'inflation. Les arbitrages sont attendus à la fin du mois d'août, avant la présentation du budget le 30 septembre. LFI a déjà annoncé qu'elle voterait la censure.Autre enjeu à l'approche de 2027 : les ingérences russes. Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont tous été visés par des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux russes, notamment autour de leur soutien à l'Ukraine. Le parquet de Paris enquête désormais sur ces opérations. Le gouvernement tente de les combattre sans leur donner davantage de publicité, un exercice délicat à l'approche du scrutin.Alors, la proposition de Jean-Luc Mélenchon sur la dette peut-elle convaincre les Français ? Le budget 2027 de Sébastien Lecornu peut-il être adopté ? Comment protéger la campagne présidentielle des ingérences russes ?Nos experts :- Philippe DESSERTINE, économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de L'horizon des possibles- Brice TEINTURIER, politologue et directeur général délégué d'Ipsos-BVA France- Carl MEEUS, rédacteur en chef au Figaro Magazine- Caroline MICHEL-AGUIRRE, grand reporter au service politique du Nouvel ObsPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Deux versions s'opposent dans la presse dominicale. Pour la Tribune Dimanche, tout d'abord, pas de doute : « L'Ukraine reprend la main sur la guerre face à la Russie ». « Il y a un an, explique le journal, l'Ukraine semblait condamnée à subir les choix de Washington et les exigences de Moscou. Ses succès sur le front, ses frappes en Russie et son avance dans la guerre des drones lui ont redonné l'avantage. » La Tribune Dimanche salue notamment ce qu'elle appelle « l'une des grandes réussites de [Volodymyr] Zelensky, une armée certes moins nombreuse mais plus agile et innovante, capable de frapper loin et de rendre extrêmement coûteuse l'offensive russe ». Courrier International est moins optimiste pour l'Ukraine et parle « d'un tournant tragique ». « À l'approche du 5e hiver de guerre (nous dit-on), Moscou va certainement chercher à plonger l'Ukraine dans le noir. » Courrier International s'inspire notamment du Kiev Independent. Le journal ukrainien rappelle « qu'une grave pénurie en matière de défense aérienne expose Kiev aux missiles balistiques russes », ce qui aboutit « à des frappes plus meurtrières et plus dévastatrices ». La question des missiles intercepteurs Patriot est cruciale. « L'arsenal de Kiev est épuisé, remarque Courrier International. Or l'Ukraine n'en recevra pas de nouveaux, les réserves américaines ayant elles-mêmes fondu, en raison notamment de la guerre contre l'Iran ». À lire aussiGuerre en Ukraine: la course aux drones s'accélère entre Moscou et Kiev Menaces sur les exilés palestiniens Le Nouvel Obs a rencontré des artistes palestiniens exilés et menacés en France. Parmi eux, Raed Issa, un plasticien, qui a réussi « à réunir les 5 000 dollars par personne exigés par une agence égyptienne qui monnaie à prix d'or les passages vers le Caire ». « En France, raconte le Nouvel Obs, Raed Issa pense "enfin respirer" ». Mais « le réveil est brutal. Un matin à la fin de l'été 2025, des appels le tirent de son sommeil. Au bout du fil, la directrice de l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence (où il est en résidence). Elle et des proches sont paniqués. Une violente campagne de diffamation le cible sur les réseaux sociaux. Lancée par le compte anonyme pro-israélien Sword of Solomon, et relayée par des groupuscules identitaires, cette campagne l'accuse d'être un terroriste infiltré ». « Une autre fois, poursuit le Nouvel Obs, son visage est placardé comme une affiche de criminel recherché. » « Sortir mes enfants de Gaza pour les protéger de la mort et finir par trembler pour leur sécurité en France, c'est d'une terrible cruauté », soupire Raed Issa. À lire aussiUne commission estime que le militant palestinien Ramy Shaath ne doit pas être expulsé de France « Je dis que je suis libanais » Autre témoignage, celui du cinéaste Amer Nasser, qui « refuse d'être photographié par crainte de montage malveillant ou d'être pris à partie dans la rue ». Il s'explique : « Je reçois sur mes réseaux sociaux des commentaires qui me disent : "Qu'est-ce que tu viens faire en France ? Va-t'en en Arabie saoudite." J'en suis arrivé à un stade où je dis que je suis libanais. Cela m'évite des problèmes. » Quant à la poétesse palestinienne Nour Elassy, elle aussi réfugiée dans l'Hexagone, elle se demande : « La France ne voit-elle pas que les tueries et le blocus continuent à Gaza ? » Ceci étant, la France a cessé d'accueillir des artistes et des scientifiques palestiniens, après l'expulsion, l'été dernier, d'une étudiante palestinienne accusée d'avoir fait l'apologie du terrorisme. « Une punition collective », accuse le Nouvel Obs, alors que la chercheuse Marion Slitine dénonce « un climat de suspicion généralisée qui pèse sur tout Palestinien ou soutien à la Palestine ». Le rêve d'une jeunesse éternelle « Peut-on vraiment rajeunir ? » C'est l'hebdomadaire Le Point qui pose la question à sa Une, cette semaine, et qui nous parle des tendances du moment en matière de chirurgie esthétique. « Finis les traits figés et les injections à outrance. Chirurgie et médecine esthétique misent désormais sur des méthodes plus discrètes », explique Le Point, qui met notamment en avant le « deep plane facelift », qu'on pourrait traduire par « lifting en profondeur ». Une technique à laquelle a « probablement » recours Brad Pitt, ce qui expliquerait pourquoi l'acteur sexagénaire affiche un visage de jeune homme, ou presque. Plus sérieusement, « une autre révolution se trame, loin des miroirs et des salles d'opération », raconte Le Point. « En juin 2026, un patient a pour la première fois suivi une thérapie génique destinée à reprogrammer partiellement les cellules de son nerf optique », explique l'hebdomadaire. « Un premier pas, encore fragile, vers une hypothèse vertigineuse : restaurer, un jour, la vitalité d'organes que l'âge a abîmés ». Alors, chirurgie esthétique ou thérapie génique ? Pour Le Point, « l'une veut adoucir ce que le temps inscrit sur les visages ; l'autre rêve de mener un combat à la source, dans l'intimité des cellules. Mais l'obsession est la même : ne pas se résigner tout à fait à l'inéluctable ». À lire aussiBoom de la médecine esthétique : l'âge d'or de l'anti-âge
C'est le Nouvel Obs qui nous raconte l'histoire de Melissa, « partie du Vietnam et arrivée aux États-Unis en 1993, à l'âge de 11 ans. » « Cette mère de quatre enfants, explique l'hebdomadaire, a été considérée comme une "criminelle étrangère" en situation irrégulière, et brutalement renvoyée en novembre 2025 dans son pays natal. » Pourquoi criminelle ? Parce que lorsqu'elle avait 18 ans, « elle a volé des chèques à son employeur », ce qui lui a fait perdre sa green card (la carte de résident permanent). Depuis, elle renouvelait chaque année sa carte de séjour. Or, en novembre 2025, bien qu'une décision de justice ait été rendue en sa faveur, elle est convoquée par l'ICE, la police de l'immigration, et elle est expulsée. Melissa a quitté les États-Unis totalement démunie : « Je n'avais que les habits que j'avais sur moi quand j'ai été arrêtée, se souvient-elle. Je n'ai pas pu embrasser ma famille. Tout s'est passé si vite. Parfois j'ai l'impression que je suis dans un cauchemar et que je vais me réveiller ». Le Nouvel Obs, qui l'a rencontrée dans le sud du Vietnam où elle a été accueillie par de la famille, raconte que « Melissa est réglée sur le fuseau horaire de la côte Est américaine. C'est la nuit là-bas. Danny son mari, et ses quatre enfants, dont les plus jeunes ont sept et dix ans, dorment ». Son seul espoir : une grâce de la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, une démocrate, première femme à ce poste. Sombre tableau La France, l'Espagne, la Grèce… les grands incendies de l'été font la Une de l'actualité. « Nos maisons brûlent » annonce le Nouvel Obs en Une, avec en fond une photo de nuit montrant des arbres qui s'enflamment comme des allumettes. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». La phrase n'est pas d'aujourd'hui, elle a été prononcée en 2002 par l'ancien président français Jacques Chirac…« Vingt-quatre ans ont passé, nos maisons brûlent et nous sommes sidérés par les flammes », constate le Nouvel Obs, « que de temps perdu depuis que Jacques Chirac a joué les Cassandre. » Dans l'hebdomadaire Le Point, Théo Keeping, chercheur à l'Imperial College de Londres, souligne, lui, que les incendies de l'été « comptent parmi les plus extrêmes jamais observés en Europe. » Et il n'est pas optimiste. « Les répercussions (dit-il) vont au-delà des évacuations et des pertes matérielles. Nous nous attendons à des dizaines de milliers de décès supplémentaires dus à l'exposition aux fumées et à de lourdes conséquences économiques liées aux perturbations causées. » Affaire sensible Marianne alerte sur le racisme anti-blancs. L'hebdomadaire revient sur un fait divers qui a eu un grand retentissement médiatique en France : la mort de Thomas, un adolescent de 17 ans, tué à coups de couteau lors d'un bal à Crépol, dans le sud de la France, en 2023. L'affaire n'a pas encore été jugée, mais les juges d'instruction chargés du dossier « ont décidé, après un nouvel interrogatoire des suspects, de retenir la circonstance aggravante du racisme, à l'encontre de "la race blanche" et "la nation française". » Ce qui donne satisfaction à Marianne, l'hebdomadaire estimant que « cette décision va à l'encontre d'un certain nombre de commentaires, émanant essentiellement de la gauche, qui avaient balayé cette hypothèse, pour ne voir qu'une rixe entre deux bandes opposées. » Dans le dossier, à ce jour, ajoute Marianne, « ce sont 16 témoins qui ont entendu les agresseurs tenir des propos comme "on va vous crever les petits blancs", ou encore "sale Français de merde". » L'affaire, rappelle Marianne, a été politiquement et médiatiquement très exploitée, ce n'est sans doute pas fini. Les espions sur le gril L'Express publie un long dossier sur l'espionnage, l'un de ses sujets de prédilection. Cette fois-ci, l'hebdomadaire a eu l'idée de faire un classement des meilleurs espions : « Un palmarès des agences d'espionnage en Europe, réalisé grâce à un jury de 60 professionnels du renseignement, issus de 25 pays ». À ce petit jeu, c'est le Royaume-Uni qui arrive en tête, devant la France et les Pays-Bas. L'Express est allé plus loin, en demandant aux espions étrangers, ce qu'ils pensent de la DGSE, les services de renseignement français. Il en ressort que « la DGSE est considérée comme un service efficace sur tous les aspects du renseignement, y compris le cyber, capable d'opérer un peu partout dans le monde », assure Grzegorz Malecki, ex-directeur des services secrets polonais. L'Express souligne également l'expertise de la France sur l'Afrique, même si elle a perdu de son influence sur le continent. La DGSE a tout de même connu quelques ratés, et non des moindres : « En 2022, rappelle l'Express, ni la DGSE, ni la Direction du renseignement militaire, n'ont voulu croire à l'invasion de l'Ukraine ».
Deux unes d'hebdomadaires français se répondent cette semaine. Sur chacune, le même visage, celui de Marine Le Pen. Et la même question : que se passerait-il si le Rassemblement national gouvernait réellement ? Les promesses du RN confrontées à la réalité L'Express met en scène Marine Le Pen assise sur un trône doré, entourée de chats, et titre : « Les 100 premiers jours du RN au pouvoir ». Avec ce sous-titre : « Enquête sur le programme qui plomberait la France ». Le dossier passe chaque promesse au tamis du réel. La mesure phare, le référendum sur l'immigration, se fracasse sur l'article 89 de la Constitution. Celui-ci encadre les révisions constitutionnelles et impose qu'avant tout référendum, le texte soit voté dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat. Un verrou quasiment infranchissable pour le RN. L'hebdomadaire cite d'ailleurs un proche du dossier, désabusé : « Ce n'est pas la peine de faire croire aux Français qu'on peut consulter sur tout. » Quant à la promesse de Jordan Bardella de réduire de moitié la contribution française à l'Union européenne, ce serait « le fiasco assuré », tranche L'Express. Le parti se heurterait aussi à une difficulté très concrète : il ne parvient pas à recruter les hauts fonctionnaires dont il aurait besoin pour gouverner. Un proche de Marine Le Pen le reconnaît : « On a un vrai sujet sur les ressources humaines… On ne trouve pas de gens qui tiennent la route. » Le Pen-Bardella, un tandem moins solide qu'il n'y paraît Même préoccupation au Nouvel Obs, mais avec un autre angle. Sous le duo Le Pen-Bardella, ce titre : « Les failles cachées », accompagné d'une question : « Pourquoi leur ticket n'est pas si gagnant ». L'hebdomadaire décrit la fébrilité du tandem après la confirmation en appel de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Jordan Bardella, écrit Le Nouvel Obs, « a vu s'envoler un bail virtuel de cinq ans à l'Élysée et doit se contenter d'un siège éjectable de Premier ministre ». Le vernis commence à craquer, notamment en raison des désaccords qui traversent le duo. Sur les retraites, Jordan Bardella affiche ainsi une posture favorable aux entreprises, tandis que Marine Le Pen défend un départ à 60 ou 62 ans. Un député confie à L'Express que des divergences de ce type, « il y en a des dizaines ». Le dossier du Nouvel Obs se referme sur cette formule d'un vieil ami de la famille : « Marine, quand elle est face à une difficulté, c'est là qu'elle devient vraiment une Le Pen ». Ce qui, note perfidement l'hebdomadaire, ne devrait pas rassurer l'extrême droite, car « les Le Pen ont toujours perdu ». Ces commerces vides qui servent à blanchir de l'argent Sur un tout autre sujet, Le Point publie une enquête sur le blanchiment d'argent. Elle commence par une balade dans Paris, rue de Bagnolet, devant un vendeur de kebabs désespérément vide à l'heure du déjeuner. Pourquoi cet établissement tient-il depuis des années ? Parce que, écrit Le Point, « ce commerce se moque éperdument de vendre des sandwichs » . Il s'agirait en réalité d'une officine de blanchiment. Son propriétaire disposerait d'une fortune en espèces d'origine inavouable, provenant par exemple du trafic de drogue, dont il lui faudrait justifier la provenance, quitte à inventer des clients. S'il déclare avoir servi 250 personnes à 50 euros dans le mois, le fisc n'a aucun moyen de le vérifier. Voilà pourquoi l'échoppe reste ouverte, même vide. La même mécanique serait à l'œuvre dans certains salons de massage, ongleries ou salons de coiffure. Des tickets de loterie gagnants peuvent même être rachetés afin de blanchir des flux financiers. Les autorités traquent ces pratiques, mais les délinquants continuent d'innover. La mort est-elle vraiment une mauvaise chose ? Une dernière question, presque philosophique : « Pourquoi mourons-nous ? » C'est le titre du livre du prix Nobel de chimie Venki Ramakrishnan, interrogé par L'Express. Et si la science permettait un jour de ne plus mourir ? Le scientifique raconte une conversation bien réelle, captée l'an dernier entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants évoquaient leur intention de prolonger leur vie grâce à la recherche. Cette perspective l'inquiète. Jusqu'ici, explique-t-il, « on savait que les dictateurs finissent par mourir, laissant l'espoir que le régime suivant soit différent ». Mais « imaginez un monde où Trump, Poutine ou Xi vivraient pour toujours… Je ne suis pas sûr que ce serait un monde meilleur ». Pour Venki Ramakrishnan, la mort a aussi du bon : « Être mortel nous pousse à accomplir des choses. Mozart n'a vécu que 36 ans, mais il a eu le temps d'écrire 41 symphonies ». Ce dont l'humanité a besoin, conclut-il, ce n'est pas de permettre à quelques puissants de vivre pour toujours, mais d'offrir au plus grand nombre la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé. Tout un programme.
durée : 00:43:22 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - La coupe du monde de football 2026 a été marquée par des critiques adressées à la FIFA et aux Etats-Unis dans son organisation, et entachée par plusieurs polémiques liées à des propos racistes et discriminatoires. Pas de quoi, semble-t-il, faire perdre au sport sa popularité. Comment l'expliquer ? - équipe : Aloïs Guérin, Juliette Mouëllic, Tom Umbdenstock, Léa Racine, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Seghir Lazri Sociologue du sport au laboratoire Iris EHESS et au laboratoire SEP (sport expertise et performance) de l'INSEP et chroniqueur au Nouvel Obs, Pim Verschuuren Chercheur en management du sport à l'Université Rennes 2, Jean-François Vilotte Directeur général de la Fédération Française de Football Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après des études de commerce, Sophie a réussi à décrocher son 1er CDI, en tant que Junior Product Manager au Nouvel Obs. Mais cette vie là, n'était pas celle qu'elle avait imaginé. A 25 ans, elle décide donc de démissionner pour... écrire un roman. Son rêve était d'écrire et non publier son livre. Ce détail fait toute la différence, car après avoir fini son 1er roman, elle le range dans un tiroir et reprend un nouveau CDI. Cette fois-ci c'est l'entreprise qui lui dit stop, surement un "cadeau mal emballé" de la vie car c'est ce qui va la pousser à sortir au grand jour son manuscrit. Aujourd'hui Sophie va publier son 2e roman d'ici quelques semaines. Mais je ne vous en dis pas plus. Bienvenue dans l'univers de Sophie Astrabie.Pour découvrir l'objet de Damien, rdv sur instagram : https://www.instagram.com/pourquoipasmoi.co/ou sur http://pourquoipasmoi.co/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La cheffe de file du parti d'extrême droite français qui revient de loin, et « retarde une énième fois le couperet judiciaire », observe Le Point, en ressortant « condamnée mais d'une certaine manière victorieuse de son procès pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens. » Elle peut juridiquement se présenter à l'élection présidentielle, et s'est d'ailleurs déclarée candidate, cette semaine. Mais la dirigeante nationaliste a devant elle encore de multiples obstacles, et Jordan Bardella pourrait bien être l'un d'entre eux. C'est en tout cas la question que se pose Marianne : « le poulain de Marine le Pen s'était imposé comme une alternative de plus en plus crédible pour remplacer celle-ci à la présidentielle, en semant pas mal de doutes au passage. Est-ce suffisant pour fragiliser la candidature de la patronne du RN ? » se demande l'hebdomadaire, avant de rappeler que « les événements des derniers mois ont jeté une lumière crue sur les divergences au sein du tandem. » La question des retraites par exemple, celle de l'international et du soutien à l'Ukraine également. Au-delà des désaccords idéologiques, ce sont les ambitions personnelles de Jordan Bardella qui sèment le trouble au sein du parti, comme le rapporte Le Point, « particulièrement dans l'entourage de Marine Le Pen, qui reste taraudé par une question: le dauphin maintenant sorti de sa boite, acceptera-t-il, sous prétexte de ne plus briguer l'Elysée mais Matignon, d'y rentrer de nouveau sans histoire ? » Alors Bardella, va-t-il devenir un caillou dans la chaussure de Marine Le Pen ? « Bien sur que Jordan sera un boulet. Son entourage a cru à sa candidature », répond, dans les colonnes du Point, un ancien familier du RN, « qui ne voit pas pourquoi celui qui a failli être candidat rentrerait dans le rang à présent qu'il est rétrogradé au poste de Premier ministre. » À lire aussiMarine Le Pen : son pourvoi en cassation peut-il tout changer? À la une également, que reste-t-il du rêve américain ? C'est le Nouvel Obs qui se pose la question dans ses pages, alors que les États-Unis ont fêté le 250e anniversaire de leur indépendance. « Alors que Donald Trump referme les frontières et promeut une ploutocratie, pourquoi le mythe d'un pays où tout est possible continue-t-il de fonctionner ? » s'interroge le journal. L'expression « rêve américain » « évoque à l'origine un ordre social dans lequel chaque homme ou femme peut réaliser ses pleins potentiels peu importe les circonstances de sa naissance », poursuit le Nouvel Obs, en rappelant ensuite que « la déclaration d'indépendance érige la "recherche du bonheur" en droit inaliénable. "Bonheur" et "rêve" sont des notions malléables et élastiques, qui nous parlent. Le rêve américain devient donc ce vêtement à taille unique qui conviendrait à tous, en théorie du moins. En pratique, il a toujours fait des exclus », tels que les femmes et les personnes non blanches, tempère l'hebdomadaire, et la méritocratie n'y fonctionne pas mieux qu'ailleurs. L'inflation augmente, les salaires stagnent, et pourtant le rêve résiste. Alors pourquoi ? « Précisément parce sa puissance est d'être un rêve », il est par nature invérifiable. Chacun y met sa propre définition de la réussite, et « ceux qui y croient ne risquent pas d'être contredits par les faits », explique le philosophe Gilles Deleuze, cité par le journal. Le Nouvel Obs mentionne également l'universitaire américain Mark Rank, qui y voit « l'opium de son peuple, dont la croyance à toute épreuve réfrène les velléités révolutionnaires. » En effet, et c'est bien pratique, conclut l'hebdomadaire,« pourquoi se rebeller contre un système, alors que nous sommes tous en chemin vers notre rêve personnel ? » À lire aussi250 ans des États-Unis: Donald Trump clôture des célébrations aux allures de vitrine politique Le feu mal éteint de la guerre des Malouines L'équipe de football d'Argentine, victorieuse de la Suisse, s'envole vers une demi-finale de Coupe du monde face à nul autre que l'Angleterre. Et si la rivalité entre les deux équipes est bien connue, c'est aussi parce qu'elle dépasse le seul cadre du football, rappelle l'Express dans ses pages, car les relations tumultueuses entre Londres et Buenos Aires se cristallisent autour d'un petit archipel, d'un peu plus de 3 000 habitants, au large de l'Argentine, celui des Malouines, qui appartient au Royaume-Uni. Le problème, souligne le journal, c'est que Buenos Aires « estime avoir hérité des ces îles espagnoles au moment de son indépendance, et que la prise de contrôle de l'archipel par l'Angleterre relève d'un acte colonial illégal. » Et au mois d'avril, « la révélation d'un courrier interne au Pentagone a suffit à réveiller l'espoir jamais éteint d'une reconquête des Malouines » par l'Argentine, après la défaite de 1982.« Dans cette note, qui mentionne explicitement les îles, on peut lire que les États-Unis n'excluent pas de revoir leur soutien diplomatique aux possessions impériales européennes », rapporte l'hebdomadaire. Et cela n'est pas pour déplaire au président argentin, Javier Milei, au contraire. Il se félicite de ces « nouveaux soutiens inédits, car la revendication des Malouines constitue l'axe principal de la diplomatie du pays. » Mais tout n'est pas joué pour Buenos Aires, car « Washington souffle le chaud et le froid », décrypte l'Express. « D'un côté, les États-Unis entendent, malgré tout, préserver leurs relations avec Londres, pour disposer d'une base militaire aux Malouines, et de l'autre ils continuent à tirer parti de l'atlantisme assumé de Javier Milei en lui apportant un soutien financier, ce qui s'appelle jouer sur les deux tableaux. » À lire aussiCoupe du monde 2026: pourquoi un arbitre anglais ne dirigera jamais un match de l'Argentine et inversement
durée : 00:14:13 - Le 6/9 de l'été - par : Sonia Devillers - À 27 ans et en pleine Coupe du monde, l'attaquant des Bleus fascine autant qu'il agace. L'analyse de Seghir Lazri, sociologue du sport, chroniqueur au "Nouvel Obs", et Nicolas Kssis-Martov, journaliste à "SoFoot", auteur de "Latéral gauche. Figures du foot politique" (éditions Libertalia). - invités : Seghir Lazri Sociologue du sport au laboratoire Iris EHESS et au laboratoire SEP (sport expertise et performance) de l'INSEP et chroniqueur au Nouvel Obs, Nicolas Kssis Martov Journaliste au magazine So Foot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne. « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ». Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
durée : 00:08:13 - Les Nuits de France Culture - En 2012, Antoine Guillot consacre sa revue de presse à l'enquête du journaliste David Caviglioli, du Nouvel Observateur, sur le naufrage littéraire de l'écrivain Maurice G. Dantec, entre délires paranoïaques, déchéance physique et guérilla juridique contre son propre éditeur. - équipe : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA - invités : Sabine Audrerie Critique littéraire au Journal La Croix, responsable du Cahier Livres et Idées, Emily Barnett , Laurent Nunez Ecrivain et éditeur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:04 - Les Nuits de France Culture - Maurice G. Dantec, l'écrivain de cyberpolar, autrefois " rockstar" de la SF française, est au cœur d'un feuilleton médiatique et judiciaire sans précédent que retrace Antoine Guillot pour la revue de presse de l'émission "La Dispute" en décembre 2012. - équipe : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA - invités : Raphaël Sorin Éditeur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans ce jeu du "Qui Qui Express", la règle est simple : à chaque personnalité retrouvée par les Grosses Têtes, l'auditeur ou l'auditrice remporte 50 euros ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Existe-t-il une opposition à l'intelligence artificielle ? La réponse est oui, si l'on en croit l'Express, qui s'exclame : « Des étudiants au pape, de l'Occident à l'Asie, l'opposition contre l'intelligence artificielle monte, alimentée par les déclarations tapageuses de la Silicon Valley. » « Étonnamment, remarque l'Express, les jeunes sont en première ligne. » L'hebdomadaire cite une enquête Gallup/Walton/GSV, selon laquelle « seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (les 14-29 ans) se disent encore enthousiasmés par l'IA, soit une chute de 14 points en un an ». Comment expliquer ce relatif désamour ? Si l'on en croit l'Express, « les jeunes sont aux premières loges des changements brutaux provoqués par l'IA ». En matière de travail, notamment. Aujourd'hui, nous dit l'hebdomadaire, « la "gen Z" craint d'être remplacée, avant même d'avoir mis un pied dans un open space ». En Allemagne, par exemple, une analyse réalisée par la plateforme de recrutement Stepstone « révèle que la part des offres d'emploi destinées aux débutants a fortement chuté depuis 2023 ». Autre exemple, aux États-Unis : une étude de l'université de Stanford révèle que « les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant les postes les plus exposés à l'IA (service client, comptabilité ou développement de logiciels) ont connu une baisse de 13 % de l'emploi depuis 2022. » À lire aussiIA : faut-il en avoir peur? Que retiendra l'histoire ? En France, Emmanuel Macron s'apprête à passer la main, après l'élection présidentielle de l'année prochaine, mais il n'a pas dit son dernier mot. En effet, « il veut entrer dans l'histoire », nous dit le Nouvel Obs. « À un an de quitter le pouvoir, explique l'hebdomadaire, le chef de l'État reçoit discrètement biographes, historiens et chroniqueurs de la Vᵉ République. Signe de l'attention quasi obsessionnelle qu'il porte à la manière dont seront racontées ses dix années à l'Élysée. » « Tous, ou presque, projettent d'écrire un livre », poursuit le Nouvel Obs. Emmanuel Macron les reçoit avec attention : dans son bureau du premier étage ou autour de déjeuners qui peuvent parfois s'étirer durant des heures. » L'hebdomadaire s'interroge : « Emmanuel Macron craint-il que l'Histoire ne retienne de lui qu'il n'a été "qu'un président des crises", balloté de l'une à l'autre – "gilets jaunes", pandémie, guerre en Ukraine, embrasement du Proche-Orient ? Ou, plus simplement, qu'elle ne l'oublie ? » « Entre les murs du palais de l'Élysée, assure le Nouvel Obs, Macron estime qu'il peut encore remporter cette bataille-là, celle du récit ». Magistrats sur le banc des accusés En France encore, un fait divers suscite indignation et émotion. Ce fait divers, c'est le meurtre d'une petite fille de 11 ans, Lyhanna, dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Le meurtrier présumé Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans, a été arrêté, et dans la foulée, on a appris qu'il avait déjà été accusé de viol, sans que la justice se saisisse de son cas. « Suspect connu, signalements ignorés, lenteurs coupables : le procès de la justice est ouvert après ce naufrage », titre Le Point, selon lequel « le manque de moyens ne justifie pas tout ». Pour l'hebdomadaire, les coupables sont à chercher du côté des magistrats. « Tout le monde manque de moyens (…), dans les hôpitaux, à l'école, dans les universités (…). Est-ce une raison pour ne pas faire son travail ? » À lire aussiAffaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux Responsabilité de l'État La presse du dimanche, elle, donne à voir un autre point de vue. « Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu'il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions » titre La Tribune Dimanche, selon laquelle « une majorité de Français considère que l'assassinat de la fillette ne relève pas de dysfonctionnements exceptionnels, contrairement à la position de l'exécutif ». « On est arrivé aujourd'hui au bout d'un système », estime de son côté Le Parisien Dimanche : « Les Français assistent au délabrement de leur justice. Il ne s'agit pas d'un problème de désorganisation, ni de faute individuelle, mais de l'incapacité de l'État à protéger même les plus fragiles. » À lire aussiAffaire Lyhanna: face à l'émotion en France, le gouvernement prend des premières mesures Adieu aux livres Enfin, Afrique XXI nous invite à découvrir les librairies du Mali. Disons-le d'entrée de jeu, la situation n'est pas florissante. « Autrefois vibrionnante à Bamako, la vente de livres semble au plus bas », explique Afrique XXI. « Les habitudes ont bien changé, entre l'achat de copies bon marché dans la rue, l'avènement d'Internet et un désintérêt pour le livre chez les plus jeunes ». Le journal en ligne a rencontré Magatte N'Diaye, qui vient de fermer les portes de sa librairie, à Bamako, faute de clients et malgré ses efforts pour intéresser les enfants, notamment lors d'ateliers de lecture. Elle exprime ses regrets. « Chaque librairie qui ferme est un espace de pensée qui disparaît. »
Le président russe est pour le moins dans une « impasse », selon le Nouvel Obs, qui avance ses arguments : « Après quatre ans de guerre, l'armée ukrainienne reprend l'initiative sur le champ de bataille et harcèle ses agresseurs sur leur territoire. Sourd face aux voix qui l'implorent d'arrêter les frais, le chef du Kremlin reste dans le déni, malgré un bilan de plus en plus lourd : un demi-million de soldats russes morts ». L'Ukraine, elle, croit en ses chances : « Chroniquement sous-estimée depuis 2022, l'armée ukrainienne surprend une fois de plus par sa capacité de réaction et d'initiative… » remarque le Nouvel Obs, qui a interrogé l'analyste Clément Molin, directeur du think tank Atum Mundi, selon lequel « la Russie est désormais largement distancée par l'Ukraine, qui est en train de définir une norme inédite en matière de guerre moderne, avec une plus grande indépendance vis-à-vis des États-Unis et des armements occidentaux. » La Russie serait même prête à renoncer. Le Nouvel Obs croit savoir que « dans les couloirs du Kremlin, les éléments de langage se peaufinent pour préparer les esprits à la fin du conflit (…) avec ce questionnement : comment vendre le futur accord avec l'Ukraine comme un triomphe russe ? » À lire aussiEn 2026, «les forces ukrainiennes ont réussi des avancées supérieures à celles des Russes» Menaces russes Vladimir Poutine regardera sans doute d'un œil intéressé l'Arménie, où se déroulent aujourd'hui des élections législatives. « Favori à sa réélection, explique Le Point, Nikol Pachinian mise sur l'Europe pour tenter de sortir du giron russe (…). Le chef de l'exécutif veut tourner la page d'une Arménie vassalisée par la Russie, en rééquilibrant ses alliances stratégiques. Après trois décennies dans l'orbite de Moscou, Erevan pivote désormais vers l'ouest et vers l'Europe ». Autant dire que le Kremlin ne juge pas cette perspective d'un œil favorable. « Vladimir Poutine a condamné le 29 mai l'élan pro-européen de l'Arménie, évoquant même "un scénario ukrainien" lourd de menaces », souligne Le Point. Et Moscou compte bien peser sur le scrutin, grâce notamment aux candidats de l'opposition, « réputés proches de Moscou ». À lire aussiÉlections en Arménie: choisir entre l'UE et la Russie, le dilemme des électeurs La droite divisée En France, à l'approche de l'élection présidentielle dans moins d'un an, les hebdomadaires soupèsent les chances des uns et des autres. L'hebdomadaire conservateur Le Point s'inquiète du « charivari » à droite. « Prise en étau entre les héritiers du macronisme et le Rassemblement national ou ses alliés, qui tentent de capter ses cadres et ses électeurs, la droite cherche son espace, son cap et son leader pour 2027 », annonce Le Point, qui a questionné Pascal Perrineau. Et selon ce politologue, la messe est dite : « L'union des droites est un mirage ». À ses yeux, la droite doit s'allier avec le centre si elle veut être au second tour de l'élection présidentielle. « S'il y a désunion, estime Pascal Perrineau, aucun de leurs candidats n'accèdera au second tour ». « Cauchemar » Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, espère bien, lui, atteindre ce second tour. Mais ce n'est pas L'Express qui l'y aidera… L'hebdomadaire libéral fait sa Une avec ce titre : « Le cauchemar Mélenchon ». Pourquoi un cauchemar ? Parce que, estime le directeur de la rédaction Éric Chol dans son éditorial, « les électeurs prêts à céder aux sirènes du candidat insoumis feront – inconsciemment ? – la courte échelle au Rassemblement national pour accéder à l'Élysée ». Un raisonnement qui repose sur une sorte de pari : Éric Chol estime en effet « que le potentiel de rejet dans l'opinion du Rassemblement national est moins fort que celui de La France insoumise, plaçant ainsi dans cette hypothèse de second tour le candidat d'extrême droite en situation idéale pour décrocher la timbale présidentielle ». Pas de panique L'épidémie d'Ebola qui frappe une partie de la RDC risque-t-elle de s'exporter ? L'Express a posé la question au virologue américain Peter Hotez. « Y a-t-il un risque que ce virus se propage hors d'Afrique ? » « C'est inévitable, répond Peter Hotez, qui ajoute aussitôt : Est-ce que cela mènera à une épidémie ? Probablement pas, car Ebola n'est pas si transmissible dans les premiers stades de l'infection ». « Le plus gros problème, estime le virologue, pour les États-Unis ou l'Europe, c'est la panique et la perturbation sociale qui peuvent en résulter ». Peter Hotez prend pour exemple un cas d'Ebola survenu à Dallas, au Texas, en 2014, qui avait provoqué une vague de panique. « Dans ce contexte, êtes-vous inquiet pour la Coupe du monde aux États-Unis ? » lui demande l'Express. « Il n'y a pas de risque que des spectateurs contractent Ebola en allant regarder un match », répond le virologue américain. « En revanche, nous devrions nous attendre à une déstabilisation sociale similaire à celle que nous avions vécue à Dallas, si un seul cas devait être détecté ».
Un mot barre la Une du Parisien Dimanche : « Légendaires ». En photo, les joueurs du PSG, sur la pelouse, explosant de joie, réunis autour de leur coupe… « "Une fois c'est historique, deux fois c'est légendaire" scandaient les supporters avant le coup d'envoi. Comment-leur donner tort ? » interroge le Parisien Dimanche. « Un titre inscrit un nom au palmarès ; deux d'affilée font entrer dans un cercle dont les membres se comptent sur les doigts des deux mains ». « Paris est mythique », s'exclame de son côté l'Equipe, avec là encore une photo des joueurs du PSG célébrant leur victoire, la coupe brandie au-dessus des têtes. L'Equipe qui vibre à l'unisson du Paris Saint-Germain, évoquant « une deuxième étoile qui éclaire le destin du PSG d'une lumière aveuglante ». Revers de la médaille : la soirée a été émaillée d'incidents parfois violents, en France. La Tribune Dimanche fait le compte : « 416 personnes interpellées, 7 policiers blessés ». Prêts pour la présidentielle de 2027 Certains hebdomadaires semblent avoir choisi leur candidat, à moins d'un an de l'élection présidentielle en France. Le Nouvel Obs, qui a toujours eu le cœur à gauche, affiche en Une la photo de Raphaël Glucksmann, dans une harmonie de couleurs : les yeux bleu gris du député européen, s'accordent avec un fond bleu-gris du plus effet. « Il est impératif que la gauche démocratique et écologiste s'emploie à redonner un espoir aux Français et propose une alternative à la vague nationale-populiste qui menace de déferler », estime le Nouvel Obs, qui poursuit : « C'est le credo de celui qui prétend rassembler la gauche non mélanchoniste ». Raphaël Glucksmann, le leader de Place Publique, qui n'est pas encore officiellement candidat, publie un livre intitulé « Nous avons encore envie » dont l'hebdomadaire, publie des extraits, vantant « l'audacieux contrat patriotique » proposé par le futur candidat. « Glucksmann, nous dit le Nouvel Obs, veut reprendre à l'extrême droite le monopole du drapeau, de l'identité et du sentiment d'appartenance nationale ». Mais l'eurodéputé n'a pas la partie gagnée, loin de là. Le Nouvel Obs évoque « la critique lancinante du candidat parisien aveugle aux souffrances des Français ». Ce que ne manque pas de souligner les socialistes (qui ont leurs propres ambitions). Patrick Kanner, le chef des sénateurs socialistes déclare ainsi : « Raphaël est un gars honnête et sincère, mais ce n'est pas lui faire injure de dire qu'il ne connaît pas le pays ». Déjà en campagne À droite, Le Point semble miser sur Bruno Retailleau. L'hebdomadaire conservateur a suivi le candidat Les Républicains, lors d'un déplacement à Kiev, « son premier déplacement de campagne à l'étranger ». Le Point un brin admiratif car, lorsque les sirènes d'alerte résonnent dans la capitale ukrainienne, Bruno Retailleau « ne cille pas ». À Kiev, le candidat LR a rencontré « une demi-douzaine d'officiels », « pas vraiment du premier cercle », remarque le Point, « il est finit le temps où il était ministre ». Mais cela n'arrête pas Bruno Retailleau. « Il questionne, engrange des connaissances. Très prolixe sur le narcotrafic, les Frères musulmans et le régime algérien, raconte l'hebdomadaire avec un certain enthousiasme, il creuse désormais sa réflexion sur les sujets de défense, tente de se forger une stature internationale, celle d'un homme d'État capable de donner la réplique à Poutine, Trump ou Xi Jinping ». Long silence « L'affaire » Patrick Bruel, chanteur et ex-idole des jeunes, accusé de viols et d'agressions sexuelles, suscite de nouveaux commentaires. « Au total, rappelle le Nouvel Obs, trente femmes l'accusent de violences sexuelles sur les trente-cinq dernières années ». Patrick Bruel, 67 ans, se dit innocent. « Que l'on s'entende, souligne Marianne, la présomption d'innocence vaut pour pour une accusation comme pour mille. En revanche, l'argument du "parole contre parole" tient difficilement lorsque le rapport est de trente contre une ». Le Nouvel Obs a interrogé l'anthropologue Mélanie Gourarier, spécialiste de l'étude des masculinités et de l'hétérosexualité. « Comment expliquer ce long silence autour de ces violences sexuelles, alors que "tout le monde savait" selon des témoins cités dans la presse ? », demande l'hebdomadaire. « D'abord parce que la parole est coûteuse pour les victimes, répond-elle. Témoigner porte un coup à leur carrière et génère souvent une rupture biographique, bouleverse toute la vie intime, explique Mélanie Gourarier qui remarque que « par ailleurs, la justice encourage ce silence. Moins de 10% des plaintes donnent lieu à une condamnation. Le message est clair : le coût de la parole est élevé et le criminel a peu de chances d'être condamné ». L'anthropologue évoque aussi une « responsabilité collective », portée par l'entourage des auteurs de violences sexuelles. « On reproche aux victimes de ne pas avoir parlé "assez vite"», souligne-t-elle, « mais les personnes de l'entourage sont témoins, voire facilitatrices et elles ne parlent pas ». Un silence qu'il est sans doute temps de briser...
Il s'appelle Rami Abou Jamous et il écrit régulièrement un journal de bord pour Orient XXI. Dans sa dernière collaboration, explique le journal en ligne consacré au monde arabe et musulman, Rami Abou Jamous « dénonce la stratégie de l'armée israélienne consistant à bombarder des immeubles résidentiels pour assassiner une personne, maximisant ainsi le nombre de victimes civiles, ainsi que sa normalisation dans les esprits occidentaux ». Le journaliste explique ainsi que le 15 mai dernier, « lorsque les Israéliens ont assassiné le commandant des brigades Ezzedine-Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ils ont bombardé un immeuble résidentiel de 5 étages. » « Tuer 200 personnes parce qu'il y a un homme du Hamas dans le bâtiment, est-ce "compréhensible" ? » demande Rami Abou Jamous. Il raconte sa conversation avec une amie, qui accuse cet homme du Hamas d'avoir mis des dizaines de personnes en danger. « En tant que journaliste, répond Rami Abou Jamous, je suis une cible. Et malgré cela, j'habite avec ma femme et mes enfants. Alors, selon toi, je suis coupable de vivre avec eux ? » « Non », lui répond son amie. « On ne peut pas comparer. Combattant et journaliste, ce n'est pas la même chose ». « Mais si », répond Rami Abou Jamous, « pour les Israéliens, c'est la même chose ». « Je sais que je suis sans doute condamné à mort », ajoute-t-il encore. « Elle sort de son couloir de nage » Les critiques accablent Ursula von der Leyen. « Celle que les Européens aiment détester », titre l'Express, qui fait sa Une avec un portrait d'Ursula von der Leyen et nous promet une « enquête sur la puissante présidente de la Commission européenne », « une présidente sans limites », accuse l'hebdomadaire, citant les déclarations « en coulisses » « de dirigeants et diplomates européens », selon lesquels Ursula von der Leyen « sort de son couloir de nage », « déborde les contours du coloriage ». Que lui reprochent-ils exactement ? De se comporter comme un chef d'État. « Elle agit comme si elle en était un, mais n'en a que les attributs protocolaires », remarque l'Express. « Elle est exposée politiquement sans avoir la légitimité d'un exécutif normal ni le mandat pour conduire la politique étrangère et de défense de l'Union [...] Plusieurs élus l'ont rappelée à l'ordre : "Qui êtes-vous pour décider seule de la position diplomatique de l'Union européenne ?" » Critique reprise par Michel Barnier, l'ex-négociateur du Brexit : « Tout le monde voit bien à Bruxelles que sa gestion est très solitaire à un moment où l'Europe a tant besoin de collégialité ». La vie après le Brexit C'est le dixième anniversaire du Brexit. Et il n'y a pas de quoi faire la fête si l'on en croit Le Point qui titre en Une : « Brexit, la gueule de bois. » Et l'on retrouve Michel Barnier, signataire d'une tribune sans ménagement : « Dix ans après le référendum sur le Brexit, dit-il, une vérité s'impose : contrairement aux promesses de ses promoteurs, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'a ni restauré la prospérité britannique, ni permis un meilleur contrôle des frontières, ni renforcé la souveraineté du pays […] Aucun pays européen ne retrouvera seul sa souveraineté, dans le monde tel qu'il vient ». À quoi ressemble la vie, dix ans après le Brexit ? Le Point a choisi d'aller à Birmingham, la deuxième ville du pays qui, nous dit-il, « affronte une crise identitaire ». « À Sparkhill, quartier au sud de Birmingham [...] des femmes en burqa déambulent dans des artères bordées de bâtisses en brique rouge. Des commerces vendent des abayas et autres "biens islamiques" ». « Il souffle un vent mauvais à Birmingham, comme dans tout le royaume, en plein malaise identitaire », assure Le Point. « Le scandale des OQTF » Et en France, qu'en est-il ? Le Nouvel Obs livre un point de vue différent sur l'immigration, s'inquiétant de ce qu'il appelle « le scandale des OQTF ». OQTF, comme « obligation de quitter le territoire français ». Pour développer son point de vue, l'hebdomadaire prend l'exemple de Souleymane, jeune ivoirien « qui vit en France depuis dix ans. Il a des diplômes et un CDI, un contrat à durée indéterminée, il est inséré socialement, professionnellement ». Arrivé en France avec un visa touristique, « il a accompli les démarches pour obtenir son titre de séjour. En vain, car il est frappé d'une OQTF. » « Une absurdité française », accuse le Nouvel Obs, car nous dit-il, « loin de se concentrer sur les cas de délinquants étrangers dont le sigle OQTF a fini par devenir le sinistre synonyme [...] l'inflation des expulsions prononcées touche en réalité de plus en plus de gens qui, comme Souleymane, travaillent en France ». Pour Le Nouvel Obs, pas de doute : « Il est grand temps, à un an de l'élection présidentielle », « de poser ces questions » liées à l'immigration du travail, et « d'y répondre ».
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« Et à la fin, c'est la Chine qui gagne », titre L'Express. « Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, nous dit l'hebdomadaire, l'Amérique fait face à un rival qui menace sa suprématie. » Les journaux reviennent tous sur l'intelligence artificielle, « mère de toutes les batailles » entre Pékin et Washington, glisse L'Express. Pour l'heure, poursuit le titre, « les États-Unis la mènent d'une courte tête grâce aux performances des modèles de langage de ChatGPT et Claude ». Mais une avance en forme de trompe-l'œil. L'économiste Benjamin Bürbaumer, interrogé dans les colonnes du Nouvel Obs, prévient : « Les États-Unis s'épuisent sur le front de l'innovation, tandis que [la Chine], placée juste derrière, bénéficie de l'aspiration. » « Les autorités politiques chinoises, nous dit l'Express, mobilisent massivement l'appareil techno-industriel pour faciliter la commercialisation des produits stratégiques. » D'autant que Pékin bénéficie d'une force de frappe que Washington n'a pas : chaque année, 1,3 million d'ingénieurs sortent de ses universités, contre 130 000 aux États-Unis. « Au même moment, croit savoir l'économiste Benjamin Bürbaumer dans Le Nouvel Obs, la Chine gagne en popularité. » « Au point que la Chine devienne même tendance, martèle L'Express. Sur TikTok, Instagram ou YouTube, le phénomène « Chinamaxxing » vante l'art de vivre à la chinoise. Une opération de propagande jamais vue depuis les années Mao. » Quant aux pays européens, les hebdomadaires sont unanimes : ils sont cantonnés au rôle de spectateur de ce duel. « L'Europe en est réduite à jouer les utilités. Voire les victimes consentantes », s'indigne Le Point. « L'effacement de l'Europe, poursuit le journal, est symbolisé par le sort réservé au Premier ministre Keir Starmer. Pour obtenir un entretien avec Xi Jinping, il a dû donner son feu vert à la construction d'une nouvelle ambassade chinoise au cœur de Londres. » Résultat ? s'interroge l'hebdomadaire. « Une concession dérisoire sur le whisky et une visite de la Cité interdite avec pour unique accompagnateur un guide local. L'image du Premier ministre britannique, errant les mains dans les poches au milieu de la foule, scelle le déclassement de l'ex-puissance coloniale de Hong Kong », sermonne Le Point. À lire aussiSommet Chine-États-Unis: accords commerciaux «fantastiques» pour Trump, la visite «fera date», dit Xi Jinping Dans un an, l'élection présidentielle en France « Ça sent la naphtaline », s'amuse Marianne, qui titre : « Le retour en force des vieux ». Dans presque tous les titres, on évoque la stratégie de François Hollande pour tenter de s'imposer comme le candidat du Parti socialiste en 2027. « Voilà des années qu'il cherche le trou de souris – l'expression lui est presque consacrée », note L'Express. « Sa force, c'est qu'il a été président. Son handicap, c'est qu'il a été président », résume dans les colonnes du magazine Pierre Moscovici, qui fut ministre du dernier quinquennat socialiste. « Sa stratégie, c'est le bordel », résume pour sa part le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, dans L'Express, « et puis de réapparaître à la fin, fort de son expérience ». Pendant ce temps, plus au centre, un duel se profile entre Gabriel Attal et Édouard Philippe. Les deux hommes ont tous les deux été Premiers ministres et font valoir leur expérience, rappelle Marianne. « Attal est un bulldozer, pas une voiture-balai soucieuse de récupérer coûte que coûte les indécis et les critiques de son action », estime L'Express. « Edouard Philippe bénéficie d'une image de valeur sûre, de quelqu'un d'ultra compétent », juge pour sa part Marianne. La Tribune Dimanche assure que Gabriel Attal va annoncer officiellement sa candidature « dans les jours qui viennent ». « Tout va maintenant aller très vite », écrit le titre, qui publie une tribune de 500 élus locaux. Tous appellent l'ancien premier ministre à se présenter à l'élection présidentielle. « Parce que Gabriel Attal a montré ses qualités, qu'il a la force de l'expérience, l'audace de proposer et la capacité à agir : il est, pour nous, la personne dont notre pays a besoin » assurent les signataires. À lire aussiPrésidentielle 2027: Raphaël Glucksmann peut-il être le candidat de la gauche? 79e édition du Festival de Cannes « Qui veut la peau du CNC ? », s'interroge M, le Magazine du Monde. Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) est l'organe public chargé notamment de financer la création cinématographique, en reversant notamment les taxes perçues sur les ventes de tickets. « La France est dans le top 3 mondial dans trois secteurs, rappelle le patron de l'institution dans les colonnes du magazine, les exportations d'armement, le nucléaire, et le marché du cinéma. » « Le CNC est la définition même d'un outil de souveraineté », poursuit-il. « Une citadelle assiégée », s'inquiète pour sa part le M. Il est la cible « d'attaques répétées, venant notamment de l'extrême droite », « au prétexte, poursuit le journal, que le CNC dilapiderait l'argent des Français pour aider des navets et des films gauchistes pour une rentabilité nulle ». Le M décortique dans ce long papier le fonctionnement de l'institution, notamment les commissions mises en place pour attribuer des avances sur recettes, dont, s'amuse l'hebdomadaire, « le secret des délibérations [...] ferait pâlir d'envie une loge maçonnique ». Le Point, pour sa part, dévoile quelques coulisses de la Croisette. Derrière les paillettes, les robes de soirée et les rivières de diamants, le magazine s'est intéressé aux agents d'image, ces hommes et ces femmes chargés de négocier les contrats entre les acteurs et les maisons de haute couture ou de joaillerie. « Au cinéma cohabitent deux dialectes : celui de la cinéphilie et celui de l'argent », résume l'un de ces agents dans les colonnes du magazine. On apprend ainsi que pour un contrat « full égérie », certaines maisons déboursent « entre deux et trois millions d'euros par an pour une Française, davantage s'il s'agit d'une Américaine ». « Une actrice de niveau A peut facturer 50 000 euros le port d'une parure, 30 000 euros la présence à un dîner, de 15 000 euros à 100 000 euros pour assister à un défilé de mode », poursuit Le Point. À lire aussiCannes 2026: parentalités contrariées au cinquième jour du Festival Enquête sur Reza Pahlavi Le Nouvel Obs s'est intéressé au fils du dernier shah d'Iran dans un long papier, intitulé « La fabrique d'un roi ». Le magazine s'interroge : comment cet héritier en exil « s'est-il imposé en trois ans comme un symbole de l'opposition iranienne ? » « L'histoire commence en février 2023 », raconte L'Obs, en plein mouvement « Femme, Vie, Liberté », puis se poursuit lors de la guerre des douze jours, en juin dernier. Le tout secondé par des interventions dans les médias, une stratégie sur les réseaux sociaux et « tout un écosystème aux financements opaques, où se croisent lobbys d'influence et réseaux politiques », écrit le titre. Le magazine décortique ainsi l'entourage de Reza Pahlavi, galaxie d'influenceurs et de personnages sulfureux qui frôle avec l'extrême droite. M, le Magazine du Monde, consacre lui un article au père de Reza Pahlavi, le dernier shah d'Iran. L'hebdomadaire s'est penché sur sa collection de montres, qui « affole les enchères ». « Des Rolex en platine, des Patek Philippe en or, des Audemars Piguet serties de diamants » qui s'envolent pour des centaines de milliers de dollars dans les salles des ventes. « Cette collection raconte un moment particulier de l'histoire de l'Iran, note le M, elle est le symbole parfait de cette dictature moderniste et pro-occidentale qui a précédé celle des mollahs. » La passion du shah pour les montres suisses, poursuit le magazine, « a finalement surtout nourri le procès en "occidentalité" instruit par son opposition religieuse, qui finit par le renverser. » À lire aussiReza Pahlavi, le fils du dernier chah qui tente de s'imposer comme figure de ralliement en Iran « Gaza, la vie d'avant », une exposition de photographies à Marseille Le magazine du Monde dévoile aussi quelques clichés d'une exposition qui se tient en ce moment dans la cité phocéenne. Le petit-fils du photographe Kegham Djeghalian, fondateur du premier studio photo de l'enclave palestinienne en 1944, expose quelques-uns de ces clichés au Centre photographique de Marseille. On y retrouve de sublimes images en noir et blanc d'enfants qui courent sur la plage, de pique-niques sur des nappes blanches, de mariages, de sourires, d'hommes qui fument le narguilé ou qui jouent au volley. Des photos « d'une bande de Gaza qui n'existe plus », écrit le M, qui rappelle que l'enclave est aujourd'hui « détruite à plus de 80 % ».
C dans l'air du 15 mai 2026 - Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient !Avec l'envolée des prix depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et un plein toujours plus cher, les Français changent leurs habitudes et consomment moins. Ils utilisent moins leur voiture quand ils le peuvent, privilégient davantage les transports collectifs, le covoiturage, le télétravail ou encore le bus et le train. Résultat : la consommation de carburant a chuté de 30 % sur les dix premiers jours du mois de mai. Une baisse spectaculaire.Or, comme plus de la moitié du prix des carburants correspond à des taxes — TVA et TICPE notamment — vendre moins de carburant signifie automatiquement moins de recettes pour les finances publiques. Sébastien Lecornu a annoncé une chute d'environ 300 millions d'euros.Et si, en ce week-end de l'Ascension, les Français ont été nombreux à prendre la voiture pour partir quatre jours, ils ont fait le choix d'aller moins loin que d'habitude. Un comportement que l'on retrouve aussi chez nos voisins européens, au grand dam des professionnels du tourisme.Au-delà de ce secteur, les voyants de l'économie française dans son ensemble commencent à passer au rouge. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, plombée par une consommation en berne, et la banque centrale n'a pas fait de prévisions chiffrées pour le second trimestre.Les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France, et, pour le cinquième trimestre consécutif, le chômage augmente. Il atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Ainsi, un peu plus de 21 % des jeunes actifs français n'ont pas de travail, l'un des plus mauvais résultats en Europe.Parallèlement, seuls 60 % des actifs de 55 ans et plus ont un emploi, un taux toujours nettement inférieur à la moyenne européenne. Les seniors restent aussi bien plus longtemps au chômage que leurs voisins européens.Alors que les nuages s'amoncellent sur l'économie, le Premier ministre continue de miser sur des aides ciblées et modulables, mais la pression augmente. Selon une étude d'Ipsos BVA publiée fin avril, 74 % des automobilistes disent avoir réduit leurs déplacements depuis le début du conflit et 63 % des Français affirment que les aides du gouvernement ne sont « pas adaptées au regard de la situation des populations les plus précaires ».Le décret sur les modalités de l'indemnité carburant pour « les travailleurs modestes grands rouleurs » vient d'être publié et un nouveau dispositif est attendu pour le début du mois de juin. Le gouvernement planche depuis plusieurs semaines sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ».Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie – Paris Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
C dans l'air du 15 mai 2026 - Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient !Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie – Paris Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
Un reportage dans les pages du Nouvel Obs suit le quotidien de Vassyl Savych, rédacteur en chef du Bulletin de l'Aube, qui livre son hebdomadaire chaque semaine en ukrainien, à quelques kilomètres de la ligne de front avec l'armée russe. Au fur et à mesure que l'article se déroule, la tournée prend forme : « à l'arrière du véhicule, une cargaison inattendue : rien qui ne puisse sauver une vie, rien qui ne puisse en ôter une. » Des exemplaires de l'hebdomadaire local, que Vassyl distribue lui-même dans les villages de première ligne. « Le journal ne lui rapporte plus rien, explique le Nouvel Obs, mais pour les habitants qui n'ont pas fui, il s'agit parfois de la seule information fiable de la semaine ». Le rédacteur en chef se rend dans des villages proches du front,« désormais hors des circuits postaux et humanitaires. La plupart se trouvent dans la zone de la mort », raconte le Nouvel Obs, qui évoque les visages familiers, et les sourires fugaces des gens que Vassyl salue chaleureusement, avant de reprendre le volant, tout en scrutant le ciel pour vérifier qu'aucune drone russe ne patrouille. « Pour les quelques habitants de ces villages, résume l'article, sa venue vaut davantage que les nouvelles qu'il apporte : la preuve que le monde extérieur demeure, et que la guerre n'a pas tout englouti. » Matthieu Pigasse, le millionnaire de gauche qui s'impose dans le paysage politico-médiatique français « À un an de la présidentielle, l'homme d'affaire cherche à peser dans le débat, appelant au rassemblement de la gauche. Au point d'avoir des ambitions élyséennes ? » s'interroge La Tribune Dimanche, qui lui consacre un portrait dans ses pages. « Sans invitation et sans mandat électoral, il se rêve un rôle d'influence à gauche, et pourquoi pas même un destin présidentiel. Dès lors, il multiplie les rencontres avec les cadres des partis : Olivier Faure, Clémentine Autain, et se vante d'être "copain" avec Mélenchon », précise le Point. Mais « au sein des partis, peu connaissent réellement le personnage, tempère La Tribune Dimanche, tous le saluent de s'être engagé dans la bataille culturelle contre l'extrême droite. » Car c'est là le cœur de son action depuis plusieurs années :« Hanté par le 21 avril 2002, quand le leader du Front national Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de l'élection présidentielle, le financier s'investit de plus en plus dans la lutte contre l'extrême droite et la droite radicale. Et met ses médias, dont Radio Nova, au service de ce combat », résume Le Nouvel Obs. Le sommet Africa Forward s'ouvre ce lundi au Kenya « Pour la première fois, un sommet Afrique - France est organisé dans un pays non francophone, remarque Le Nouvel Obs, face au déclin de son influence au Sahel, puis en Afrique de l'Ouest, Paris mise sur les puissances anglophones. » « Le choix du Kenya ne doit rien au hasard, analyse l'hebdomadaire, le pays offre une stabilité politique, une économie dynamique, et surtout il représente l'avantage de ne pas avoir de passif colonial avec la France, et donc pas de contentieux mémoriel. » « Au-delà de l'économie, la France cherche à renforcer la coopération sécuritaire, tout en démilitarisant son approche. Après le traumatisme sahélien, l'heure est à une coopération de défense centrée sur la formation et le renseignement », poursuit le journal, avant de rappeler que Paris a signé un accord de défense en octobre 2025 avec Nairobi. Ces IA qui nous veulent du bien, parfois trop « L'IA, au moins, elle me comprend », voilà quelque chose que vous avez peut-être pensé en votre fort intérieur, s'il vous arrive parfois de vous confier à une IA conversationnelle. C'est aussi le ressenti partagé par l'une des personnes interrogés par La Croix hebdo sur le sujet, qui en a d'ailleurs fait le titre de son dossier. Une retraité en froid avec sa famille, une jeune femme préoccupée par l'état de son couple, ou encore un trentenaire en proie à l'anxiété : tous utilisent l'IA comme une « béquille existentielle », constate le journal, en lui confiant quotidiennement leurs inquiétudes et leurs états d'âme. Et l'IA abonde toujours dans leur sens : « Elle m'écoute, elle n'est pas là pour me contrarier », raconte par exemple Monique, âgée de 92 ans. « L'IA est programmée pour aller dans notre sens. À force d'échanger avec elle sur le mode de la confidence, on risque de désapprendre certains savoirs sociaux, met en garde la philosophe Anne Alombert dans les colonnes de La Croix, et notamment, le fait de savoir composer avec l'autre, avec sa différence, et surtout de savoir s'enrichir de cela. » « Le problème est que le chatbot valide des croyances potentiellement erronées et peut encourager des comportements à risques comme l'isolement social, au lieu d'orienter vers un professionnel de santé », s'inquiète Le Point. Plus grave, il peut fournir des informations inexactes. « Plus on entraîne le chatbot à être chaleureux et amical, plus il a tendance à donner des réponses incorrectes, a du mal à corriger les fausses vérités, voire les théories du complot énoncées par l'utilisateur », précise à l'hebdomadaire Luc Rocher, auteur d'une étude sur le sujet. Le Point conclut par une ultime mise en garde : « À trop vouloir confier ses états d'âme, on en oublie qu'une IA n'en a pas grand chose à faire, aussi chaleureuse soit-elle. »
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Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ». À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs. L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ? « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire. Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma".
durée : 00:58:31 - Cultures monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Dimitri Krier qui rentre d'Israël, puis table-ronde autour de la situation au Mali suite aux attaques conjointes menées le JNIM et le Front de libération de l'Azawad. - réalisation : Vivian Lecuivre, Sacha Mattei, Quentin Peschard, Barthélémy Gaillard, Fanny Richez, Anouk Milliot, Pénélope Le Mauguen - invités : Dimitri Krier Journaliste au service Étranger du « Nouvel Obs », Francis Kpatindé Enseignant à Sciences Po, ancien rédacteur en chef de Jeune Afrique et du Monde Afrique, Alain Antil Chercheur et directeur du Centre Afrique subsaharienne à l'Institut français des relations internationales (IFRI) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Troisième mois de guerre au Moyen-Orient, et déjà, le parfum entêtant des impasses stratégiques (…) la posture du matamore a vécu. Elle se fracasse sur la réalité d'un régime iranien que l'on disait affaibli », remarque Bruno Jeudy, dans son éditorial pour la Tribune Dimanche, alors que cette semaine, les hebdomadaires français s'interrogent sur les capacités de Donald Trump à rebondir. « Trump, le début de la fin ? » interroge l'Express, qui compare la guerre au Moyen-Orient à la guerre du Vietnam. « En un sens, c'est déjà bien pire », constate Jacob Heilbrunn, qui dirige la revue de géopolitique américaine The National Interest. « Car si le Vietnam était un problème isolé qui ne fragilisait ni l'économie mondiale, ni le leadership des États-Unis, les choses sont différentes avec l'Iran (…). Ce conflit annonce peut-être le déclin de l'impérialisme américain. » Le politologue Larry Sabato, lui aussi interrogé par l'Express, estime de son côté que « si la situation actuelle perdure jusqu'en septembre, l'addition sera salée pour les candidats républicains lors des midterms (les élections de mi-mandat) de novembre ». Dans le Nouvel Obs, Pierre Haski estime lui que « Trump a perdu la main ». « La belle mécanique s'est enrayée », souligne l'éditorialiste qui voit lui aussi arriver les élections de mi-mandat en novembre alors que, dit-il, « s'installe le sentiment que le président n'est pas imbattable ». L'élection présidentielle en France vue par les médias étrangers En France, l'élection présidentielle n'aura lieu que dans un an, mais Courrier international remarque que « la course pour 2027 passionne déjà la presse européenne ». Premier exemple, le Temps, en Suisse, voit « une France écartelée en quatre parts (si ce n'est plus) irréconciliables et bien définies », avec "des centres-villes sociaux-démocrates pour ne pas dire bobos" (bourgeois bohêmes) "des bourgeois de province conservateurs", "des lieux reculés ou délaissés, penchant à l'extrême droite et les banlieues à l'extrême gauche" ». En Suède, le Dagens Nyheter s'en prend particulièrement à Jean-Luc Mélenchon, le chef de la France insoumise, estimant qu'il est « l'un de ces vieux réactionnaires imperturbables qui glorifient leur époque dans l'extrême gauche et se comportent comme s'ils savaient toujours tout, mieux que tout le monde ». Aux États-Unis, The Nation remarque que « les électeurs progressistes semblent désirer ardemment une campagne qui associe des appels à des réformes de base et une dénonciation du statu quo ». Tout en ajoutant : « Une candidature commune semble peu probable ». Vincent Bolloré, « un prédateur » Le monde de l'édition est toujours en ébullition, en France, après l'éviction par Vincent Bolloré d'Olivier Nora, l'éditeur historique de la maison Grasset. À vrai dire, la polémique a désormais dépassé le simple monde de l'édition, et se retrouve cette semaine en Une du Nouvel Obs, avec ce titre : « Vincent Bolloré, le rapt de la culture » ou « comment le milliardaire resserre son emprise réactionnaire ». Le Nouvel Obs résume les faits en quelques mots : « Médias, cinéma, édition… Depuis dix ans, le milliardaire breton s'est lancé dans une croisade acharnée pour faire gagner les idées d'extrême droite. Dernière victime en date : Olivier Nora, PDG de Grasset, brutalement limogé. Solidaires, plus de 200 autrices et auteurs ont claqué la porte de la prestigieuse maison d'édition et revendiquent les droits de leurs œuvres ». Le Nouvel Obs énumère également les médias et les maisons d'édition dont Vincent Bolloré a pris le contrôle : « Canal + en 2015, I-Télé (devenue Cnews) en 2016, Europe 1 en 2021, Plon en 2021 également, Paris Match en 2022, puis le Journal du Dimanche en 2023 ». Et bien sûr les maisons d'édition Grasset, Fayard, et Prisma Presse, ces dernières années. Pour le Nouvel Obs, Vincent Bolloré n'est pas « un mécène éclairé », mais « un prédateur, décidé à fabriquer l'opinion avec, en tête, un agenda politique (…) Il s'est donné les moyens de peser sur l'élection présidentielle de 2027 ». Un jeune coureur plein d'avenir Le Parisien Dimanche fait sa Une avec un visage juvénile et souriant. « Retenez bien son nom », s'exclame le journal. Il s'appelle Paul Seixas, et « à seulement 19 ans, le Français enchaîne les exploits et devrait être l'attraction du prochain Tour de France. En attendant, il va se mesurer ce dimanche au Slovène Tadej Pogacar, lors de Liège-Bastogne-Liège ». Il est, nous dit le Parisien Dimanche, « un prodige du cyclisme comme la France n'en espérait plus (…) celui qui effacera un jour des décennies de disette tricolore au palmarès du Tour de France ». Et ce ne sont pas les qualités qui manquent à celui qui vient de remporter la Flèche Wallonne : « Paul Seixas ajoute à son talent de cycliste une intelligence "situationnelle", explique le Parisien Dimanche, une maturité remarquable, une capacité à switcher du français à l'anglais ». Il est « la tête et pas seulement les jambes », s'exclame encore le journal pour lequel « Paul Seixas est l'ado qui va nous faire aimer le vélo ».
L'émission 28 minutes du 22/04/2026 Affaire des éditions Grasset : qui contrôle vraiment les livres en France ? Le mardi 14 avril, Olivier Nora, emblématique PDG des éditions Grasset (groupe Hachette) depuis plus de deux décennies, est licencié. Dénonçant la mainmise éditoriale de Vincent Bolloré et une atteinte grave à l'indépendance éditoriale et à la liberté de création, plus de 220 auteurs ont annoncé leur départ de la maison d'édition. En France, les milliardaires Vincent Bolloré, avec le groupe Hachette, et David Krestinsky, groupe Editis, contrôlent plus de 50 % du marché. Élisabeth Philippe, cheffe adjointe du service culture du “Nouvel Obs”, publie ce 23 avril une enquête sur l'affaire Grasset. Elle est notre invitée ce soir. Censure, crise économique, guerre en Ukraine : le système Poutine peut-il vaciller ? “Vladimir, le peuple a peur de vous” : ce message diffusé sur Instagram par l'influenceuse russe Victoria Bonya, exilée à Monaco, a été vu des millions de fois. Depuis plusieurs semaines, les autorités russes exercent un contrôle général d'internet en Russie entre suspensions de réseau mobile et blocages de messageries. Dans le même temps, la popularité de Vladimir Poutine est au plus bas depuis 2022 et l'économie russe s'essouffle. Le PIB a reculé de 1,8 % en janvier et février, d'après le président russe, qui reconnaît pour la première fois que l'économie est dans le rouge. Sur le plan militaire, l'armée russe n'a gagné aucun territoire en mars en Ukraine, une première depuis 2023. On en débat avec Clémentine Fauconnier, maîtresse de conférences en science politique, spécialiste de la politique russe, Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l'Iris et ancien ambassadeur de France en Russie. Théophile Cossa explique pourquoi les allergies au pollen sont de plus en plus violentes chaque année. Marie Bonnisseau raconte l'histoire incroyable d'un Allemand qui a acheté un coffre-fort d'occasion pour 15 euros, et y a découvert un lingot d'or estimé à 33 000 euros. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 mai 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
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L'écrivain de 81 ans « a été détenu pendant un an en Algérie », rappelle Le Parisien Dimanche. Il a été libéré en novembre dernier (après une forte mobilisation, diplomatique notamment), et a annoncé hier qu'il entendait « attaquer en justice » le président algérien. Pour cela, dit-il, « il va saisir la justice internationale ». Boualem Sansal dont l'attitude suscite bien des interrogations depuis quelques semaines. Depuis, notamment, qu'il a quitté sa maison d'édition historique Gallimard, pour rejoindre Grasset, « propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré », précise Le Parisien Dimanche. Ce que le Nouvel Obs, de son côté, appelle un « transfert sous influence ». Sous-entendu, sous l'influence d'Arnaud Benedetti, le fondateur de son comité de soutien. « Un homme de droite », nous dit le Nouvel Obs, « habitué des plateaux télé, notamment CNews et Europe 1, les antennes de la Galaxie Bolloré… ». Et c'est à la Une d'une autre propriété de Vincent Bolloré, Le Journal du Dimanche, que s'affiche aujourd'hui Boualem Sansal, en compagnie de Philippe de Villiers, figure ultra-conservatrice, également habitué de CNews. Une photo accompagnée de ce texte : « L'académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou, préoccupés par la disparition programmée du peuple français, appellent refranciser la nation en puisant dans son socle historique, philosophique et culturel pour qu'elle retrouve son éclat d'antan ». Dans le Nouvel Obs, l'un des proches de Boualem Sansal se désole que « cet écrivain qui s'est toujours revendiqué "au-dessus des partis politiques" soit devenu "la mascotte de l'extrême droite" ». Course contre la mort Éclipsée par le conflit au Moyen-Orient, la guerre n'en continue pas moins en Ukraine, où les journalistes sont particulièrement exposés. Exposés comme le sont bien sûr tous les civils, « le long de la ligne de front, raconte l'Express, des milliers de drones, souvent produits pour quelques centaines de dollars, attaquent tout ce qui bouge, y compris les journalistes ». Plusieurs d'entre eux l'ont payé de leur vie. Leur sécurité est donc un enjeu vital. C'est ainsi que la correspondante de L'Express à Kiev, Clara Marchaud, a suivi un stage organisé par une ONG ukrainienne « pour aider les reporters à affronter les attaques aériennes incessantes de la Russie ». « La première journée, explique-t-elle, porte sur les gestes de secours : stopper une hémorragie massive en moins de trois minutes, évacuer un blessé sur des centaines de mètres dans la forêt, en portant un gilet pare-balles de 15 kilos sur le dos ». Le deuxième jour du stage est consacré aux drones. Un instructeur détaille leurs particularités techniques et explique : « on vit avec l'idée que quelque chose peut nous tomber dessus à tout moment .» Dans ce qu'on appelle la « kill zone », c'est-à-dire « la ligne de front longue de 20 à 25 kilomètres », explique la journaliste de l'Express, « dès qu'un drone se fait entendre, il ne reste qu'une dizaine de secondes pour réagir. Se figer pour scruter le ciel est l'erreur fatale à ne pas commettre… Il faut se précipiter vers un abri solide, ou à défaut un fossé. Courir en zigzag, changer de direction tous les sept à dix mètres ». Une véritable course contre la mort… « Improbable image pieuse » Le pape Léon XIV est attendu demain, lundi, en Algérie. Et c'est d'ailleurs, souligne La Tribune Dimanche, « le premier voyage d'un pape en Algérie ». L'occasion pour L'Express de mesurer l'aura de Léon XIV et de dessiner les contours de sa relation avec… Donald Trump. « Tous deux sont américains, mais c'est là leur seul point commun », explique L'Express. Il faut dire que, côté religion, un fossé sépare les deux hommes. L'hebdomadaire rappelle qu'au début de la guerre contre l'Iran, Trump s'est fait « filmer dans le bureau Ovale, entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner la force de diriger la nation et pour la protection des troupes américaines. « Une improbable image pieuse », nous dit L'Express, à laquelle le pape a répondu à sa façon lors de la messe des Rameaux, citant le prophète Isaïe : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n'écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang ». Interdiction restée lettre morte Enfin, retour sur une décision qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. L'Australie qui n'était pas peu fière, il y a quatre mois, de mettre en place cette interdiction, mais qui doit reconnaître aujourd'hui que « ça ne fonctionne pas », comme nous l'explique Courrier International. En effet, la Commission australienne pour la sécurité en ligne, a découvert que « plus des deux tiers des adolescents étaient toujours sur les plateformes concernées par l'interdiction (Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube) ». Tout simplement, semble-t-il, parce que « les plateformes concernées n'ont pas demandé aux adolescents de se soumettre à une vérification d'âge ». Alors que d'autres « autorisent les utilisateurs à essayer plusieurs fois les contrôles de vérification de l'âge, jusqu'à ce qu'ils passent outre ». Il était peut-être un peu naïf d'espérer mettre au pas, aussi vite, les géants de la Tech...
C dans l'air l'invité du 7 avril avec Vincent Jauvert, grand reporter, ancien chef du service étranger au Nouvel Obs. Il publie Kremlin Confidentiel, aux éditions Albin Michel, un ouvrage très documenté sur le système Poutine, sur lequel il a enquêté pendant vingt-cinq ans.Vincent Jauvert retrace la conquête du pouvoir de Poutine, depuis ses années au KGB, jusqu'à aujourd'hui. On y découvre son attirance pour le luxe, la façon dont il détourne de l'argent pour lui-même, pour ses proches, mais aussi sa mystérieuse vie privée, entre maîtresses et enfants cachés. Egalement son goût pour la puissance, et sa volonté de rester au pouvoir coûte-que-coûte, toujours guidé par sa volonté de revanche sur ce qu'il qualifie de "plus grande catastrophe géopolitique du siècle", l'effondrement de l'URSS.
C'est un globe-trotter qui, depuis un demi-siècle, raconte ou décrypte les soubresauts du monde, de Johannesbourg à Pékin en passant par Jérusalem… Il a été témoin du massacre des écoliers noirs de Soweto en 1976 sous l'apartheid. Il a assisté au retour de Yasser Arafat sur sa terre de Palestine en 1994 et observé l'incroyable essor de la Chine dans les années 2000… Et depuis huit ans, il tente d'analyser chaque matin sur France Inter la bascule du monde. Ce monde issu de la Seconde Guerre mondiale, dont la boussole était le droit international, qui est en train de disparaître, piétiné par des autocrates en mal d'empire ou à l'égo surdimensionné. Quelles leçons tirer du passé pour éviter le pire ? Serons-nous capables de construire demain un nouveau monde, meilleur et plus équitable ? Ces deux questions sont au cœur du dernier livre de Pierre Haski, La fin d'un monde : Comprendre notre époque. Invité : Pierre Haski, journaliste, chroniqueur Géopolitique à France Inter et au Nouvel Obs, président du conseil d'administration de Reporters sans frontières, auteur de La fin d'un monde : Comprendre notre époque aux éditions Stock.
Une manifestation contre le racisme avait lieu ce samedi à Saint-Denis, au nord de Paris. Saint-Denis, dont le nouveau maire la France Insoumise Bally Bagayoko, a récemment été victime de propos racistes, tenus notamment sur la chaîne de télé CNews... La Tribune Dimanche le rappelle en quelques mots : « le psychologue Jean Doridot, interrogé sur le début de mandat de l'édile, a jugé bon de rappeler que l'être humain "faisait partie de la famille des grands singes" qui comme "dans toute tribu se cherche un chef" ». Propos tenus donc sur CNews, propriété de Vincent Bolloré, le milliardaire qui possède également le Journal du Dimanche. Rien d'étonnant donc à ce que le JDD s'indigne aujourd'hui de ce qu'il appelle « la grande fabrique du mensonge » et « l'hystérisation du débat ». Le JDD s'emploie à défendre CNews qui serait « prise d'assaut » « par des responsables politiques », « pour appeler à la "fermeté" contre la chaîne d'information, voire à sa censure pure et simple ». Le Journal du Dimanche, s'abstient de citer les propos racistes tenus sur CNews, et juge que la chaîne « a une utilité précieuse » : celle de « simplifier le débat ». Elle serait même, accuse le journal, « une cible commode », « qui permet de canaliser les critiques et d'éviter le reste », « de détourner les regards de dossiers autrement plus embarrassants ». Bref, pas question de faire un « mea culpa », on en est loin… Machine à cash Le Point s'attaque cette semaine à ce dossier imposant : la fortune du président américain. « Donald Trump : le grand braquage », titre en Une l'hebdomadaire, ou « comment le président américain utilise son mandat pour s'enrichir ». « Les États-Unis seraient-ils en train de devenir une kleptocratie, un État basé sur les conflits d'intérêts si ce n'est la corruption ? » interroge le Point qui cite les politologues Alexander Cooley et Daniel Nexon, selon lesquels « Trump a instrumentalisé la politique étrangère des États-Unis pour accroître sa fortune personnelle, asseoir son prestige et favoriser un cercle restreint de proches, d'amis et d'affidés. La diplomatie américaine est désormais largement subordonnée aux intérêts privés du président et de ses obligés ». Dans ce contexte, les conflits d'intérêt ne manquent pas et les cadeaux sont les bienvenus. Comme « ce Boeing 747 réaménagé offert par le Qatar au président », qui vaudrait « entre 150 et 180 millions de dollars » et « qu'il pourra conserver après son départ de la Maison-Blanche, selon les termes de l'accord ». Le Point cite également les nombreux projets immobiliers de Trump, « dans la péninsule arabique, au Vietnam ou en Roumanie. Depuis sa réélection, ils se sont multipliés ». Bref, pour l'hebdomadaire, pas de doute : « la Maison-Blanche est devenue la machine à cash du clan Trump ». Un modèle pour les populistes En Europe, l'attention se porte sur la Hongrie, avant les élections législatives de dimanche prochain. « L'élection qui va changer l'Europe », s'exclame l'Express, plein d'espoir, l'espoir de voir le Premier ministre Viktor Orban vaincu dans les urnes. « Saboteur en chef de l'Union européenne, (nous dit l'hebdomadaire) il pourrait, pour la première fois depuis seize ans, essuyer une défaite électorale. Une chute que Donald Trump et Vladimir Poutine font tout pour éviter » ajoute le Point, selon lequel « la chute du maître de la Hongrie provoquerait un séisme bien au-delà des frontières de ce pays de 10 millions d'habitants. En vingt ans de règne, dont seize consécutifs, Viktor Orban a inventé un oxymore ; la "démocratie illibérale" un modèle pour les populistes du monde entier ». Un modèle que les États-Unis soutiennent sans ambiguïté : le vice-président JD Vance est attendu à Budapest « autour du 7 avril ». « Ce vote, estime le politologue Péter Kreko, enverra un message crucial aux démocraties du monde entier. Si Orban échoue, cela portera un coup à la montée de l'autoritarisme populiste. Sa victoire, sonnerait au contraire comme celle du modèle adoubé par Trump et Poutine ». Résister à Trump Donald Trump qui est décidément partout. « Trop, c'est trop », s'indigne le Nouvel Obs. C'est le titre d'un éditorial signé du journaliste Pierre Haski, qui s'interroge : « À chaque saillie injurieuse, à chaque discours qui sème le doute sur sa santé mentale et sa capacité à conduire la première puissance mondiale, je me pose la question : « Pourquoi nos pays ne disent-ils pas plus haut et fort que nous ne l'acceptons pas ? » « Notre prudence verbale, ajoute-t-il, « finit par nous rendre sinon complices, au moins victimes consentantes d'un apprenti despote ». Pierre Haski prend pour exemple « la guerre menée par les Etats-Unis aux côté d'Israël contre l'Iran » . « Le président américain n'a ni consulté ni même informé ses alliés supposés de l'OTAN avant de déclencher les hostilités ». Pierre Haski s'inquiète aussi d'un « complexe » que les Européens nourriraient à l'égard des États-Unis. « Il est temps de s'en débarrasser pour grandir », dit-il, et « de s'émanciper quand "le boss" déraille, avant qu'il ne nous entraîne dans sa chute ».
Des municipales de 2026 à l'élection présidentielle de 2027, il n'y a qu'un pas, que franchissent allègrement, les responsables politiques et les médias. Hebdomadaires et journaux du dimanche tirent les leçons des municipales dont le 2ème tour avait lieu dimanche dernier, pour mieux anticiper la présidentielle de 2027. Et ce n'est pas une mince affaire, aucune tendance n'ayant marqué sa supériorité lors des municipales, et les candidats potentiels étant légion. Les grandes manœuvres ont donc commencé (ou recommencé). La Tribune Dimanche publie ce matin un « appel à l'union de 90 ministres et parlementaires pour un candidat unique de la droite et du centre en 2027 », dénonçant « le risque d'un second tour de l'élection présidentielle opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du Rassemblement National », autrement dit, « un aller simple vers le populisme, la démagogie et le communautarisme », estiment les signataires, parmi lesquels ne figure aucun poids lourd de la droite et du centre. Un poids lourd, comme l'ancien Premier ministre et déjà candidat à la présidentielle Édouard Philippe, par exemple. « Édouard Philippe, maintenant ou jamais », titre le Point, « après sa réélection au Havre, le candidat à la présidentielle veut prendre de vitesse ses concurrents », assure l'hebdomadaire, qui précise que « l'ancien juppéiste a pris des positions fortes sur une ligne de droite refusant toute alliance avec les extrêmes ». « Il ne faut rien exclure » L'alliance de la droite et du centre, c'est aussi ce que prône Gérald Darmanin, interrogé par le Parisien Dimanche. « Je pense, explique l'actuel ministre de la Justice, et potentiel candidat à l'élection présidentielle, qu'il faut un seul candidat de la droite et du centre, dans lequel une part des électeurs de la gauche républicaine, qui refuse les compromissions avec la France Insoumise, pourrait se retrouver ». « Le problème », lui oppose le Parisien Dimanche, « c'est que ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal, (lui aussi ancien Premier ministre et potentiel candidat) ne veulent de primaire ». Ce à quoi Gérald Darmanin répond : « Je pense que la primaire est la meilleure chose, sauf si l'un d'entre nous s'impose naturellement. Aujourd'hui, celui qui semble être en dynamique en termes de sondage, c'est Édouard », assure Gérald Darmanin, qui toutefois n'exclut pas de se présenter lui-même, dit-il, « il ne faut rien exclure ». Infréquentable Marianne de son côté, juge d'un œil sévère, les manœuvres des uns et des autres, en vue de l'élection présidentielle. « C'est la ruée des médiocres », accuse l'hebdomadaire, qui s'indigne : « L'ensemble de la classe politique s'est tourné vers la présidentielle de 2027. Une obsession qui a de quoi désespérer, tant elle ignore les causes profondes de la désaffection des Français envers la chose publique ». Marianne n'en livre pas moins sa propre analyse : « la configuration bien particulière du pays, nous dit-on, entre le haut niveau du Rassemblement national, et l'extrême fragmentation du reste des forces, fait naître un fol espoir chez bon nombre d'ambitions : se qualifier pour le second tour avec un score assez bas, en profitant de l'éparpillement du vote, et jouer ensuite la carte du barrage républicain contre Marine le Pen ou Jordan Bardella ». Marianne qui soupèse également les chances de la gauche à la présidentielle, au vu des municipales... L'hebdomadaire est catégorique : « La gauche sort en piteux état de ces municipales, après un second tour qui a révélé à quel point les alliances avec LFI, la France insoumise, et le Parti socialiste rebutaient nombre d'électeurs ». « La France insoumise » accuse l'hebdomadaire, « qui en multipliant les invectives violentes à l'endroit des socialistes, en adoptant une ligne ouvertement communautariste, en commettant des dérapages antisémites (…) se rend infréquentable ». L'hommage à Lionel Jospin La France Insoumise qui, de fait, concentre les critiques. Le Nouvel Obs rappelle « qu'au soir du second tour, Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, a de nouveau ciblé Mélenchon, un "boulet" », a-t-il dit. Il n'en demeure pas moins que la gauche a remporté certaines villes, grâce à une alliance avec la France insoumise. La gauche qui, comme la droite, compte de nombreux candidats potentiels. Mais ce n'est peut-être pas là le plus important pour le Nouvel Obs, qui consacre sa Une et plus de 15 pages, à Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre socialiste, mort dimanche dernier, et qui si l'on en croit l'hebdomadaire, « aurait certainement salué la capacité des électeurs de gauche à se mobiliser lors de ces municipales », lui qui fut éliminé au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, devancé par le candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen. Lionel Jospin reste toutefois un modèle aux yeux du Nouvel Obs, qui rend hommage à « l'homme des 35 heures, de la couverture maladie universelle ou encore du PACS ». L'hebdomadaire formule un espoir : que « la gauche réformiste », « non mélenchoniste », « se montre digne de l'héritage de Lionel Jospin ».
Le sort des Libanais, attaqués par Israël en réponse aux tirs du Hezbollah, préoccupe la presse hebdomadaire. C'est « la guerre de trop » pour Le Point, ou encore « une guerre qui n'est pas la leur », comme le titre Le Nouvel Obs, qui ajoute : « À Beyrouth, comme dans les villages pris en étau dans le sud du pays, on commence à redouter que Tsahal "fasse comme à Gaza" ». Il faut dire que le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich en a brandi la menace : « Très bientôt, Dahiyeh (banlieue sud de Beyrouth et bastion du Hezbollah, ndlr) ressemblera à Khan Younès », ville de Gaza rasée par l'armée israélienne. Le Nouvel Obs a rencontré le docteur Abu-Sittah, qui travaille à l'hôpital de Nabatieh, à une cinquantaine de kilomètres de Beyrouth. « À ses yeux, nous dit le Nouvel Obs, ce qui se passe au Liban s'inscrit dans la continuité de ce qu'il a observé à Gaza : « Il y a un schéma qui se répète. Les deux territoires sont pris au piège entre la mer, Israël d'un côté, et un régime hostile de l'autre ». « Sans compter, ajoute encore le docteur Abu-Sittah, que le massacre commis en Palestine a contribué à normaliser un niveau de brutalité extraordinaire. Tout ce qu'Israël fait au Liban paraîtra presque acceptable en comparaison de Gaza ». Engrenage destructeur L'hebdomadaire Le Point s'est lui aussi rendu au Liban. Plus précisément à Dahiyeh, cette banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, qu'Israël dit vouloir anéantir. Le Point précise d'ailleurs : « La menace de faire de Beyrouth un nouveau Gaza figurait noir sur blanc sur des tracts de propagande largués par avion le 13 mars, appelant la population libanaise à collaborer avec les services israéliens, pour mettre fin au piège tendu par le Hezbollah ». « Depuis que l'organisation chiite a repris les hostilités, le 2 mars, en soutien à son parrain iranien, poursuit l'hebdomadaire, l'angoisse d'un engrenage destructeur s'est emparée de Beyrouth ». Le Point a rencontré Walid Joumblatt, présenté comme « l'expérimenté chef de la communauté druze, longtemps à la tête du Parti socialiste progressiste » qui déclare : « Je ne vois aucune lueur d'espoir. Toute la population libanaise est prise en otage. Les chiites sont otages de cette faction irano-libanaise qu'est le Hezbollah ». Faisant allusion aux centaines de milliers de Libanais déplacés par cette nouvelle guerre, Walid Joumblatt ajoute : « Les distributions de tentes rappellent l'exode des Palestiniens en 1948 : cela devait durer deux semaines, cela fait soixante-dix-huit ans. » Croisade Le Nouvel Obs s'intéresse à celui qu'il appelle « le guerrier de Trump ». Autrement dit, Pete Hegseth, « ancien animateur de Fox News devenu le visage de l'offensive contre l'Iran », explique l'hebdomadaire, qui le décrit ainsi : « Machiste, belliqueux et inconséquent, le secrétaire américain à la Défense, auto-rebaptisé ministre de la Guerre, a entrepris de transformer l'armée des États-Unis pour en faire une machine à tuer ». L'hebdomadaire n'y va pas de main morte, mais il faut dire que Pete Hegseth, ancien militaire lui-même, aligne les déclarations guerrières sans sourciller. « Nous ne sommes plus des défenseurs, clame-t-il. Nous sommes des guerriers entraînés à tuer l'ennemi et à briser sa volonté. Fini les règles d'engagement correctes, place à une létalité maximale ». « Le patron de l'armée », poursuit le Nouvel Obs, estime « que les objectifs de démocratisation en Irak et en Afghanistan ont détourné les militaires de leur objectif : tuer l'ennemi ». Il s'agit « d'une croisade idéologique et religieuse », précise encore l'hebdomadaire. Outre « ses tatouages représentant notamment la croix de Jérusalem et la devise latine Deus Vult (Dieu veut) », « Pete Hegseth dirige régulièrement des séances de prières avant les frappes ». Donald Trump n'y trouve rien à redire et salue « un grand chef militaire, une source d'inspiration incroyable pour nos forces armées ». «Voilà, quoi...» Courrier International nous fait découvrir un article du Financial Times. Un article qui explique comment « parler parisien », écrit donc par un journaliste britannique, Simon Kuper, et ça ne manque pas d'humour. Le journaliste s'amuse ainsi de nos expressions « bouche-trous » comme « "voilà quoi", pour finir une phrase quand on n'a plus rien à dire. Ou "du coup", formule de remplissage qui veut dire "ainsi" ou "par conséquent". » Bien sûr, Simon Kupper a aussi remarqué que notre belle langue française ne manquait pas d'anglicismes : « burn-out, brainstorming, ou encore team et corporate ». Il remarque également que « le français emprunte depuis longtemps à l'arabe et aux langues africaines, et prend pour exemple le mot "baraka" », utilisé de longue date. Il y a aussi bien sûr le verlan, le « renversement des syllabes ». « La plupart des Parisiens, hormis les vieux bourgeois, utilisent le verlan, en particulier dans les situations décontractées, remarque enfin Simon Kupper. "Femme" devient "meuf" et "un truc de fou", "un truc de ouf" ». À lire aussiGuerre au Moyen-Orient : le Liban risque d'affronter une grave crise alimentaire
« Jusqu'où Trump ira-t-il dans cette dangereuse aventure ? » se demande le Nouvel Obs. « Espère-t-il vraiment abattre le régime des mollahs, ou le vassaliser sur le modèle vénézuélien après avoir brandi le scalp de Khamenei ? Le plus terrifiant, estime l'hebdomadaire, est que lui-même ne semble pas le savoir (…) en méprisant à la fois le droit international, le Congrès américain et le sort réel des Iraniens, Trump se comporte une fois de plus comme un shérif brutal à la logique court-termiste ». Incertitude donc, résumée en quelques mots par le Canard enchaîné : « On frappe d'abord et pour les suites on voit après », « un après qui n'a pas fini d'inquiéter », remarque l'hebdomadaire satirique. Prestigieux trophée Pour l'heure, c'est Benyamin Netanyahu qui semble être le plus à même d'exploiter la situation. Il est même « le grand gagnant », estime l'Express, car « il a l'opportunité de se débarrasser de la menace existentielle iranienne, tout en préservant son avenir politique ». En effet, poursuit l'hebdomadaire, « le 7 octobre fut à la fois un désastre du renseignement israélien – dont Netanyahu n'a toujours pas répondu – et une opportunité pour se débarrasser de "l'axe de la résistance" centré autour de Téhéran ». Car, ajoute l'Express, « plus de deux ans après le jour le plus tragique de l'histoire d'Israël, le bilan de Tsahal et du Mossad est spectaculaire : le Hamas a été décimé, Hassan Nasrallah, charismatique chef du Hezbollah, tué par une frappe, le dictateur syrien Bachar el-Assad est en exil à Moscou. Avec la mort de Khamenei, Benyamin Netanyahu vient d'obtenir son plus prestigieux trophée ». De plus, assure l'Express, « la population israélienne est très majoritairement prête à des sacrifices pour se débarrasser d'une menace existentielle ». La position de Donald Trump est moins confortable, remarque l'hebdomadaire : il avait promis à ses électeurs « d'en finir avec "les guerres éternelles" ». De plus, assure l'Express, « si le prix du pétrole s'envole durablement, Trump aura à répondre à son électorat, très sensible au coût de la vie ». Situation inconfortable Quel rôle la France peut jouer dans cette nouvelle guerre au Moyen-Orient ? « Peut-elle rester à l'écart ? » se demande Marianne, qui rappelle que « la France n'a pas été informée. Encore moins associée. Les frappes israélo-américaines contre l'Iran (…) ont ouvert une séquence que Paris découvre tout en subissant les effets, à mesure que le conflit s'étend à l'ensemble des pays du Golfe Persique. « Une mise à l'écart », souligne Marianne (…) En clair, Washington décide seul ». Problème, poursuit l'hebdomadaire : « la France est pleinement engagée dans la région », présente dispose de plusieurs bases, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, ou encore au Qatar. « La France marche sur un fil », estime de son côté la Tribune Dimanche. « Elle oscille entre prudence stratégique et impuissance assumée ». Le journal remarque, lui aussi, que « le président de la République, a d'abord été tenu distance du déclenchement des frappes. Preuve s'il en fallait une, du déclassement relatif de Paris dans les cercles de décision », ajoute la Tribune Dimanche qui résume en quelques mots la position de la France : « dialogue, désescalade, diplomatie ». Mais le journal pose cette question : « Ces mots suffisent-ils dans un contexte international dominé par la polarisation et la brutalité ? » Écologistes En France, le premier tour des élections municipales aura lieu dimanche prochain et plusieurs questions mobilisent la presse. Tout d'abord, celles qui concernent les écologistes. « En 2020 », rappelle le Nouvel Obs, « une vague inattendue avait peint en vert de grandes métropoles (Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg). « Un mandat plus tard, constate l'hebdomadaire, les enquêtes d'opinion convergent : plusieurs de ces élus affrontent des vents contraires (…) » Que s'est-il passé ? « Les intéressés, explique l'hebdomadaire, évoquent "quelques problèmes de méthode - un pont trop vite fermé à la circulation, des aménagements temporaires mal compris" ». « Ils n'ont pas été aidés, non plus, souligne le Nouvel Obs, par la dégradation de l'image des écolos, savamment orchestrée par la droite et l'extrême droite ». « Vous voulez que ça change ? » À Paris, les projecteurs sont braqués sur Rachida Dati. Elle vient tout juste de quitter son poste de ministre de la Culture, pour entamer sa campagne. Le Point l'a suivie dans ses pérégrinations, admirant son habileté et son contact avec ses électeurs potentiels : « Vous voulez que ça change ? Nous aussi ! Je compte sur vous »… Ici ou là, « un petit mot, un compliment, une blague », constate le Point. « Elle fait elle-même les questions et les réponses : "Et votre maire d'arrondissement, vous le voyez de temps en temps ? Eh non, bien sûr"». Pour le moment, Rachida Dati est devancée dans les sondages par Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors la France Insoumise), mais si l'on en croit le Point, l'ex-ministre n'en doute pas : « Personne d'autre qu'elle n'a l'envergure pour s'installer dans le fauteuil d'Anne Hidalgo à la fin du mois ».
Mardi, le 24 février, cela fera quatre ans que Vladimir Poutine a lancé son offensive contre l'Ukraine. « Quatre ans, c'est presque la durée de la Première Guerre mondiale », remarque le Nouvel Obs, « c'est interminable, un cauchemar sur notre continent, qui n'en finit pas de ravager les corps et les âmes, avec bientôt deux millions de victimes dans les deux camps, selon une étude américaine… » Le Nouvel Obs qui rend hommage à Volodymyr Zelensky « toujours debout », « quatre années de guerre n'auront pas eu raison de la résistance des soldats ukrainiens. Ni de la ténacité de son président, qui continue à naviguer dans un processus de négociations inextricables », ajoute l'hebdomadaire, qui s'est rendu à Odessa, sur les rives de la mer Noire où, nous dit-on, « les alertes quotidiennes ne font plus courir personne. Comme si la guerre avait anesthésié les esprits... c'est tout juste si l'on s'interrompt quand les sirènes retentissent ». « Ce n'est pas qu'on ne croit plus à la victoire, précise encore le Nouvel Obs, mais elle est devenue floue, lointaine, comme la vie en Ukraine, où plus personne n'ose se projeter au-delà de deux ou trois semaines ». Plus de divorces, moins d'enfants L'Express met en avant l'une des conséquences de quatre ans de guerre : un brusque revirement démographique. « Au-delà des combats, l'Ukraine affronte une crise démographique sans précédent », écrit l'hebdomadaire, qui avance des explications : « couples séparés, divorces, effondrement des naissances ». « En 2022 et 2023, les mariages se sont enchaînés, raconte l'Express, les couples se disant oui dans l'urgence, par peur de mourir. En 2024 et 2025, ce sont les divorces qui dominent, avec un record historique en 2024 : 141 800 séparations, presqu'autant que de mariages ». Constat de l'écrivaine ukrainienne Tetyana Ogarkova : « Aujourd'hui, l'Ukraine doit non seulement se battre pour ne pas disparaître face à la Russie, mais aussi pour continuer d'exister ». « Liaisons dangereuses » En France, les réactions sont nombreuses, après le meurtre de Quentin Deranque, jeune militant d'extrême droite, battu à mort, le 12 février dernier, à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée de la France insoumise, Rima Hassan. Sept jeunes hommes ont été mis en examen, et inculpés « pour homicide volontaire et complicité ». Et parmi eux, trois sont proches du député la France insoumise, Raphaël Arnault, lui-même cofondateur de la Jeune Garde, mouvement d'extrême gauche antifasciste dissous en juin dernier par les autorités. Et pour les hebdomadaires, cette semaine, c'est sans aucun doute le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qu'il faut montrer du doigt. Il est à la Une de l'Express, qui titre : « LFI, danger public ». Il est aussi en Une de Marianne, en compagnie des députés LFI Raphaël Arnault et Rima Hassan, avec ce sous-titre : « Les nouveaux fascistes ». En page intérieure, le ton est moins violent, mais Marianne n'en rappelle pas moins qu'en avril dernier, Jean-Luc Mélenchon disait de la Jeune Garde « ce sont mes camarades ». Le Nouvel Obs, lui, parle des « liaisons dangereuses de Mélenchon et de la Jeune Garde » et évoque « des conséquences potentiellement ravageuses pour la France insoumise, à quelques semaines des élections municipales ». « Diable de la République » Pour la Tribune Dimanche, également, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qu'il faut blâmer après le meurtre de Quentin Deranque. « Pas un mot de compassion à la hauteur du drame, pas l'ombre d'un mea culpa, aucune décision forte à l'encontre d'un élu dont l'un des assistants parlementaires est aujourd'hui incarcéré, il ne s'agit plus d'une simple erreur : c'est une faute morale », clame Bruno Jeudy dans son éditorial. Il souligne, lui aussi, le contexte politique : l'élection présidentielle de 2027. « En endossant la tunique du diable de la République, au risque d'être le poison et le fossoyeur de la gauche, Jean-Luc Mélenchon semble parier sur le chaos pour atteindre l'Élysée », estime Bruno Jeudy, qui conclut : « Le calcul est limpide : affronter au second tour Marine Le Pen ou Jordan Bardella, et capter le vote des grandes métropoles comme celui d'un centre-droit rétif à l'extrême droite. » Saluts nazis Quant au Parisien Dimanche, il s'est rendu hier samedi, à la marche pour Quentin Deranque, organisée à Lyon. Une marche qui, selon le journal, « a viré à la parade d'extrême droite » : « L'hommage au militant nationaliste mort le 14 février a réuni de nombreuses personnalités d'extrême droite. Si la marche n'a pas donné lieu à des heurts, nombre de ses participants ont exposé leurs idéaux racistes et extrémistes...» souligne le journal. Il y eut notamment, nous dit le Parisien Dimanche, « des saluts nazis, ainsi que des insultes racistes et homophobes ». « Des actes contraires aux valeurs humanistes de Lyon, capitale de la résistance », a estimé Grégory Doucet, le maire écologiste de la ville.
C'est L'Express qui sonne l'alarme. L'hebdomadaire parle de « la fin d'un tabou » et de « cette ultradroite qui réhabilite Hitler ». « À mesure que la mémoire de la Shoah s'estompe, une nouvelle génération "d'ingénieurs du chaos" banalise la figure du Führer. Sur les réseaux sociaux et chez une partie des trumpistes, l'indicible devient "mainstream" et "cool"», explique l'hebdomadaire. « Comment en est-on arrivé là ? » se demande L'Express, qui se souvient d'une manifestation organisée par des suprémacistes blancs à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017, aux cris de « les Juifs ne nous remplaceront pas ». Une contre-manifestation dégénère en échauffourées : raconte L'Express. « Un suprémaciste fonce avec sa voiture dans la foule. Bilan : un mort ». Donald Trump, qui en est à la première année de son premier mandat, déclarera : « Il y avait des gens bien des deux côtés ». En 2023, rappelle encore L'Express, Donald Trump, « alors en campagne électorale, affirme que les migrants empoisonnent le sang des États-Unis ». « Une rhétorique qui fait écho à celle d'Adolf Hitler », remarque l'hebdomadaire, qui ne limite pas son inquiétude aux États-Unis, et rappelle qu'aux Pays-Bas, par exemple, « un jeune sur quatre juge que l'Holocauste est "un mythe" ou une "exagération" ». L'absence des pères Quelle est la vie des enfants de migrants disparus ? Courrier International s'intéresse à la question et publie un article de la Maison des Reporters. Le média en ligne sénégalais s'est rendu à Thiaorye-sur-mer, ville de pêcheurs à quelques kilomètres de Dakar, qui, nous dit-on, « a vu de nombreux jeunes hommes emprunter la périlleuse route des Canaries pour rejoindre l'Europe, sur de fragiles pirogues ». La Maison des reporters a rencontré « ceux qui restent, les enfants de ceux qui sont partis ». Parmi ces enfants, il y a notamment Daba Diop, 14 ans, dont le père est parti il y a un an, et n'a plus jamais donné de nouvelles. Elle se souvient des « mots d'au revoir » que son père leur a adressés, à elle et à sa mère, « les conseils pour exceller à l'école et la promesse de revenir bientôt après avoir acquis les moyens nécessaires à leurs besoins ». « Maintenant », raconte la jeune fille au « visage triste », « c'est moi qui dois prendre des décisions lourdes : rester sérieuse à l'école, aider mes frères et sœurs, ne pas faire de bêtises ». Fama, elle, a raconté à sa petite fille de six ans que « son père était parti en voyage ». « Je finirai par lui dire la vérité », dit-elle, « car si je ne le fais pas, quelqu'un d'autre dans la rue le fera à ma place ». À Thiaroye-sur-Mer, raconte encore la Maison des Reporters, « les conversations entre voisins tournent souvent autour des départs : les rêves d'un meilleur destin, les promesses de travail à l'étranger, les risques des traversées, et les retours incertains ». « Infinie générosité » L'ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, sur le banc des accusés, dans le cadre de l'affaire Epstein. « Jack Lang, le profiteur », écrit Marianne, qui parle de « la chute du pacha ». « Frappé par la tempête de l'affaire Epstein et la révélation de multiples mails démontrant sa proximité avec le milliardaire suicidé en prison, Jack Lang a préféré démissionner de l'Institut du monde arabe. Une sortie peu glorieuse à 86 ans. » Dans les Epstein Files, souligne Marianne, « il n'est pas question de sexe, le concernant, mais d'argent ». Le Canard Enchaîné joue avec les mots et estime que pour Jack Lang, « Epstein n'était pas un ami, juste un Jack pote ». L'hebdomadaire satirique détaille : « Il est question de financements en cadeaux, de petits arrangements en voyages payés, de services demandés en entremises pour remercier ». La Tribune Dimanche, qui l'a interrogé, rappelle à Jack Lang, que dans un message, il a « remercié Jeffrey Epstein pour son infinie générosité ». Jack Lang botte en touche, et évoque le prêt d'une voiture, qu'il n'aurait finalement pas utilisée… Et la joie de vivre Gisèle Pélicot fait la Une du Nouvel Obs. Gisèle Pélicot, rappelle l'hebdomadaire, « que l'on avait quittée en icône mondiale, admirée pour son courage et son immense dignité après qu'elle eut levé le huis clos du procès de son mari et de 51 hommes pour l'avoir violée sous soumission chimique ». Gisèle Pélicot, qui n'avait jamais répondu à aucune interview, se dévoile aujourd'hui. Avec la journaliste Judith Perrignon, elle a écrit un livre intitulé Et la joie de vivre, publié chez Flammarion. Pour le Nouvel Obs, ce livre marque « la naissance d'une féministe ». « Je ne suis pas une militante radicale, explique toutefois Gisèle Pélicot, mais j'ai compris que ce qui s'est joué à Avignon n'était pas seulement mon procès, mais celui de toutes les femmes en attente de réponse (…) Je me suis dit, ajoute-t-elle, que le récit de ma vie pourrait être utile à d'autres victimes. Chacun vit, au cours de son existence, des moments extrêmement douloureux et j'ai eu envie d'expliquer comment l'on pouvait s'en relever, quelle que soit leur ampleur ». D'où le titre de son livre : Et la joie de vivre.
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