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Comment bien choisir ses modèles Dans ce premier épisode de la cinquième saison du podcast, Stéphane et Joan explorent notre rapport aux modèles qui inspirent nos vies et notre foi. Entre figures religieuses, personnalités publiques et proches du quotidien, ils questionnent notre quête de perfection et invitent à privilégier des modèles authentiques, imparfaits et humains, capables d'inspirer sans devenir des idoles. [Stéphane] Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité une question à la fois. Et pour débuter notre cinquième saison, on se demande comment bien choisir ses modèles. [Joan] Bonjour, Stéphane, et bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. [Stéphane] Bonjour Joan. La pression liée à un prénom [Joan] Ah, tu as dit bonjour, Joan. Tu vois Joan déjà c'est un modèle pour moi parce que c'est qui? C'est John Baez. Eh oui. Mes parents ont choisi mon prénom parce que voilà, formidable, tu connais John Baez quoi, je veux dire révolutionnaire antitout ou pro-tout, chacun dira ce qu'il veut. Oui, ils ont fait encore plus fort. Ils m'ont donné aussi Angela ou Ángela. Bon, après, des Ángela, il y en a eu dans toute ma lignée espagnole sur plusieurs générations. Mais bon, Angela, on sait très bien que c'est Angela Davis. Et Rosa, il y a aussi beaucoup de Rosa dans ma famille espagnole. Mais là, c'était Rosa Luxembourg. Donc, mes parents étaient-ils, sont-ils des gauchos? Pas du tout! Quand les gens me demandent un peu, pourquoi tu t'appelles Joan? Parce que c'est vrai que normalement on se dit Joan et j'ai dit : « c'est John Baez », à chaque fois ils me font « oh là, là, sacré programme ». Sauf que moi, je vis assez bien avec cet héritage, parce qu'une fois, j'ai entendu un jeune étudiant en théologie, quand j'allais au Bénin pour les formations d'auxiliaires de bibliothèque, pour former des gens dans mon équipe et tout, qui a fait une prédication très drôle, assez humoristique, pour dire que lui, en tant qu'étudiant en théologie, futur pasteur, il avait toujours envie d'être président. Effectivement, c'est parce qu'il avait un prénom qui le prédestinait à cela, puisque ses parents, lui souhaitant un brillant avenir, l'avaient prénommé Chirac. Donc, il a dit que quand il est devenu président de l'Amicale des étudiants en théologie du Bénin, il a senti vraiment, quelque part, il avait honoré l'intention de ses parents, qui avaient pris Chirac comme modèle pour lui. Le pasteur comme modèle de la vie chrétienne [Stéphane] C'est vrai qu'on reçoit parfois, par nos noms ou par nos fonctions, une certaine pression. Moi, ça me fait penser au titre de pasteur. On utilise beaucoup « pasteur » ou « révérend » dans mon Église. Comme je l'ai déjà signifié, moi je suis un peu allergique aux titres qui sont un peu honorifiques. Je trouve ça pompeux. Je dis toujours : « appelez-moi Stéphane. Vous pouvez me tutoyer, ça va bien ». Mais je peux comprendre que dans certains contextes, c'est comme ça que ça fonctionne. J'ai reçu un mandat de travailler avec une communauté essentiellement camerounaise. Il y a des gens d'un peu partout, mais la majorité est camerounaise. Et depuis le début, c'est pasteur Stéphane, pasteur Stéphane, pasteur Stéphane. Bon, j'ai décidé d'accepter, pas de me battre, parce que pour eux et pour elles, c'est important. Mais je trouve des fois, on a tendance à mettre le pasteur sur une espèce de piédestal. On investit tous nos fantasmes dans le sens où le pasteur, c'est quelqu'un de bien nécessairement, c'est quelqu'un de très éduqué, c'est quelqu'un d'une très grande sagesse et Dieu sait qu'on en a rencontré que non, ce n'est pas du tout le cas. Mais on sent qu'on doit projeter quelque chose et il y en a qui jouent un peu le jeu. Moi, mon anecdote d'aujourd'hui, les Québécois peut-être comprendront la référence, surtout si vous avez été aux alentours du Québec dans les années 1990, j'ai vu une vidéo de l'Église ICM, je ne sais pas, je n'ai pas vérifié l'acronyme. C'est un jeune pasteur qui lance un message. Venez à l'église, 16 septembre! Vous allez être accueillis! et je vois le nom Benjamin Carbone. Puis là, j'ai dit, mais est-ce le fils du célèbre Alberto Carbone, qui était un télévangéliste au Québec dans les années 1990? Eh bien oui, il a repris l'entreprise familiale, je pourrais dire. [Joan] Benjamin, si jamais on vous ramène des followers, dis-le-nous, c'est important qu'on sache. [Stéphane] Ah ben oui. Ce que j'ai remarqué en faisant un peu de recherche, c'était lui et son épouse. Il y a des cas où, comme toi Joan, avec ton époux, vous êtes tous les deux pasteurs, mais ce n'est pas l'image du beau couple parfait, l'épouse, le mari, les enfants parfaits, ce que j'appelle la vie Instagram, il n'y a rien qui dépasse, tout est beau. Donc, il se présente comme des modèles de la foi, des modèles de bon chrétien. Ce n'est pas ça la vraie vie, là. Qu'est-ce qu'on cherche là-dedans? Qu'est- ce qu'on cherche à projeter? Qu'est-ce que les gens recherchent là-dedans, pourquoi on veut que nos pasteurs, nos prêtres ou nos leaders religieux, soient des modèles, soient plus que parfaits. Dolly Parton, un modèle surprenant [Joan] Et d'ailleurs, ça me renvoie un petit peu à l'idée source de l'épisode. En fait, moi, je t'ai dit, il y a Dolly Parton qui est morte. Tu m'as dit, « Je ne connais pas trop. Je n'écoute pas trop de la country ». En fait, Dolly Parton, quand elle est morte, j'ai eu tellement de gens dans mon feed des réseaux sociaux qui lui ont payé un hommage, qui ont parlé d'elle, qui ont reposté ses chansons, qui ont parlé de sa vie, qui lui ont dit merci à titre posthume. Du coup, j'ai écouté un peu des épisodes de trucs et de machins, j'ai regardé des publications. Enfin, vraiment, ça m'a touchée parce que je connaissais Dolly Parton, mais je n'avais jamais trop fait attention. Elle vient des Smoky Mountains, un milieu vraiment assez rural, assez montagnard, assez cow-boy. Et elle s'est construit un personnage flamboyant en s'inspirant d'une femme de son entourage que tout le monde traitait de pétasse. En fait, c'était vraiment la femme du village, où quand on passait à côté d'elle, on disait aux enfants, aux petites filles, il ne faut surtout pas ressembler à cette dame. Pour qui elle se prend avec ses cheveux peroxydés, tout blond moche, ses talons, son maquillage, son allure? En plus, elle essaie d'attirer les hommes. Et puis elle, petite fille, dans une famille très chrétienne, vraiment très chrétienne, elle disait, mais un jour, moi, je serai comme cette femme. Parce qu'elle, au moins, elle ose qui elle est. Elle n'a pas peur, elle n'a pas honte. Elle vient d'une famille où on chantait beaucoup, comme c'était souvent le cas dans ces milieux-là. Un petit peu à la Céline Dion, pas du tout la même chose, mais de grandes familles, on chante, on sort le banjo, le truc, le machin. Et toute sa vie, en fait, elle a été une chrétienne hyper investie pour l'égalité des droits, pour les personnes LGBTQ+, les personnes queer, pour la early literacy, pour tout ce qui est l'apprentissage précoce de la lecture. Elle a créé une sorte de programme pour les enfants, pour qu'ils lisent. Elle se fait beaucoup attaquer par les chrétiens conservateurs. Elle n'en a jamais rien eu à taper. Évidemment, elle avait un empire, elle était très riche. C'est une businesswoman, elle a été hyper intelligente en termes de business. Mais ce qui est marrant, c'est que toute sa vie, même en étant assez vieille, elle avait ce look-là avec les cheveux blond jaune, un peu le look dingue, les maquillages flamboyants. Et toujours parce que cette femme, quand elle était petite fille, a été son modèle d'émancipation, d'oser être qui elle est. Et sa famille a eu un peu de mal, je pense, mais en fait, ils ont fini par s'habituer. Je trouve ça formidable, un exemple de vie chrétienne à contre-courant, en fait, de ce dont tu parles. Ça n'a rien à voir avec ça et c'est hyper inspirant pour les générations maintenant. Jésus, un révolutionnaire qui est devenu un modèle [Stéphane] C'est vrai que c'est très intéressant. On regarde certains chrétiens, ils vont dire : « Moi, je suis Jésus. J'admire Jésus. J'aspire à être comme Jésus ». Mais on regarde ne serait-ce que dans les évangiles, les amis de Jésus, c'est, entre guillemets, toutes les mauvaises personnes. Ce sont les prostituées, les lépreux, les collecteurs d'impôts. Toutes les personnes qu'on veut mettre au ban de la société, c'est ça les amis de Jésus. On s'attaque aux pharisiens. Ils étaient toujours à débattre et à essayer d'en découdre avec Jésus. Mais dans la société de l'époque, les pharisiens étaient considérés comme les bons croyants qui allaient au temple, qui respectaient les règles de la religion et tout ça. Et c'était Jésus qui provoquait, qui challengeait le statu quo, qui remettait les choses en question. Et 2000 ans plus tard, ce qu'on voit, c'est que le révolutionnaire ou celui qui voulait brasser la cage est devenu le modèle et les bonnes personnes sont devenues les moins bonnes personnes. Marie Durant, un modèle pour les protestants français [Joan] Moi, je me demande aussi pourquoi est-ce qu'on préfère souvent des modèles morts. Pourquoi est-ce qu'on prend beaucoup de modèles morts en exemple? Pourquoi est-ce que les gens qui sont là, qui justement se décarcassent, font du transport illégal de migrants et de migrantes, partagent leurs biens, replantent des déserts une plante après l'autre, pourquoi ces gens-là n'intéressent pas davantage? Alors bien sûr, il y a toujours quelqu'un qui se fait un petit peu remarquer, souvent quand la personne est jolie, jeune de préférence, souvent mince d'ailleurs aussi, ou a un bon réseau. Et d'ailleurs des fois c'est une bonne chose. Je rappelle que Gisèle Pellicot, l'une de ses filles, faisait partie du grand réseau journalistique et des médias parisiens. Donc, ce n'est pas par hasard non plus qu'on a eu cette médiatisation qui a apporté du fruit, donc ce n'est pas toujours négatif. Mais finalement, pourquoi on s'intéresse souvent plus aux personnes mortes comme modèle qu'aux personnes vivantes ? Et d'ailleurs, pourquoi est-ce que les personnes vivantes n'ont pas le droit d'être complètement vivantes, même quand elles ont subi de grandes offenses ou de grands malheurs? Je pense, et c'est tout bête, mais à Marie Durand. Marie Durand, grand exemple du protestantisme français, de la Résistance, enfermée 38 ans à la tour de Constance. J'y étais à la tour de Constance, c'est épatant d'aller là-bas. Et j'ai une copine, pendant ses études de théologie, elle était guide là-bas, à la tour de Constance, et elle raconte qu'il y a un truc que les gens ne supportaient pas. Tu ne vas jamais deviner ce que c'est Stéphane, c'est trop drôle. C'est qu'à la fin de la visite, elle me disait : « Écoutez, pour Marie Durand, après 38 ans d'emprisonnement, tout est bien qui s'est bien terminé. Elle est sortie de cette tour et elle s'est très vite mariée avec un homme qu'il admirait, qu'il attendait et elle a pu fonder une famille, être heureuse ». Les gens, ils étaient trop déçus! Il se disait, non, mais c'est une martyre, elle a souffert, elle a souffert pour sa foi. Ben non, en fait, on peut être une martyre, souffrir pour sa foi, puis vivre des grands moments de joie, être heureux et heureuse en fait, tout en étant des modèles. La recherche de modèle parfait [Stéphane] C'est vrai que certaines personnes ressentent presque un sentiment de trahison. Lorsque ces personnes investissent leurs émotions dans l'image d'une personne, on veut que ce soit parfait, qu'il n'y ait pas d'aspérité, qu'il n'y ait rien qui dépasse. Tout est lisse. La belle histoire, l'hagiographie, parfait, parfait, parfait. Mais qu'est-ce qu'on recherche dans ces modèles-là, dans ces idoles? Est-ce qu'on recherche justement la perfection, ce qu'on ne peut pas atteindre nous-mêmes, mais qu'on aimerait tellement? Est-ce qu'on ne préfère pas plus des gens ordinaires, je pourrais dire? Des gens justement qui ont souffert, qui ont douté, qui ont surmonté des épreuves, qui ont fait des erreurs, qui ont reconnu leur tort, qui ont réessayé. Qu'est-ce qu'on recherche? Moi, un des trucs que j'ai remarqués, c'est le personnage de mère Thérésa, qui a été acclamée de son vivant. Mais à la suite de sa mort, il y a des choses qui sont sorties. Elle avait écrit des trucs sur qu'elle ressentait le doute, qu'elle avait des périodes plus sombres au niveau de la foi. Puis là, il y a eu des trucs aussi que la gestion financière n'était pas vraiment optimale. On ne parle pas de malversation, mais disons que la comptabilité, ce n'était pas sa force. Les choses étaient un peu mélangées. Et là, les gens disaient, mais c'est scandaleux tout ça. Encore une fois, qu'est-ce qu'on veut? On veut la personne qui agit sans erreur ou la personne qui réussit de grandes choses, mais qui se questionne, qui a un doute. Moi, j'aime bien être capable de me reconnaître un peu dans ces modèles-là, dans ces idoles-là. Je peux me dire : « ah, cette personne-là a eu une passe un peu plus difficile. Ah, moi aussi, j'ai une passe plus difficile. Elle s'en est sortie. Ça m'inspire pour m'en sortir. » L'importance des modèles féminins [Joan] En plus, en tant que petite fille, moi, je manquais de modèles féminins, de leadership féminin, en fait, dans les Églises, dans le religieux. Vraiment, on ne voyait jamais les femmes rabbins, les femmes imams. Bon, côté catholique, voilà. Et puis, j'entendais parler quand j'étais petite de femmes pasteurs. Ça, c'était un sujet assez récurrent, parce que tu pouvais avoir des discussions là ou là, et puis on disait oui, ben voilà, moi, ma pasteure. Mais moi, de là où je suis originaire, la paroisse réformée du Bouclier de Strasbourg, il n'y avait pas de femmes pasteurs dans mon environnement. Il y avait des femmes, des laïcs très investies, c'était déjà chouette, mais pas de femmes pasteure. Et pourtant c'est dommage parce que 100% des femmes en situation de leadership dans les églises expliquent qu'elles avaient besoin de penser à une pionnière pour s'y raccrocher en fait. Ce serait que quand on vient faire des tas de procès à des femmes comme Mère Thérésa. D'un côté, c'est juste de souligner aussi ce qui n'était pas ok. D'un autre côté, c'est aussi de l'acharnement en fait, parce qu'il y a beaucoup d'hommes qui ne sont pas ok dans leur gestion, qui font un peu n'importe quoi. Et finalement, on va finir par te dire ce qui compte, c'est son œuvre ou ce qui compte, ce qu'il a fait. D'ailleurs, il y a un exemple avec un symposium qui a dû avoir lieu, complètement délirant, pour un prof de théologie dont je n'ai même pas envie de parler. Et là, on a bien vu que pour ce symposium, pour ce prof de théologie, qui pourtant a reconnu un certain nombre de trucs vraiment super pas ok, vraiment des choses qui ne vont pas du tout. Il y a plein de gens qui continuent à penser que c'était quelqu'un d'hyper intéressant, qui avait beaucoup contribué à la recherche. Et puis de toute façon, tout le monde a ses faiblesses et ses failles. Et alors c'est là qu'on se rend compte qu'on a du mal à perdre une figure tutélaire. Et on voit aussi que la personne qu'on considère comme une figure tutélaire, elle a du mal à perdre cette petite aura qu'elle a. « C'est un modèle de recherche, de réflexion, de savoir théologique ». On sent que quand tu remets un peu en question ça, sentir jugé, vexé. Moi j'ai interpellé des personnes qui avaient annoncé qu'elles allaient participer à ce symposium alors que voilà, ça aurait été mieux de ne rien faire ou de récolter de l'argent pour les personnes qui ont souffert de certaines situations. « Et oh là, là! Comment tu oses me dire ça, me parler de ça? Faut quand même penser aussi aux contributions exceptionnelles qu'a pu faire ce pasteur. » Mais est-ce que la recherche de vérité ne fait pas partie de l'amour aussi? Est-ce que cette recherche à tout prix de modèle ne devient pas de l'idolâtrie? Je me méfie beaucoup de la him-pathy, le fait d'avoir tellement de sympathie parce que cette personne a apporté beaucoup à ce domaine et à la recherche. Il n'y a pas de her-pathy, très rarement, donc on voit tout de suite qu'il y a un problème. Choisir des modèles qui nous arrangent [Stéphane] On adopte des modèles qui font notre affaire. C'est très rare qu'on va prendre dans l'absolu, telle personne a accompli telle chose. « Je vais suivre cet exemple ». Souvent, ça correspond à qui nous sommes. Lors de la première campagne de Donald Trump, ça paraît tellement loin, un des scandales, parce que ça a été quasiment oublié tellement qu'il y en a eu, c'est qu'il a eu une relation extra-conjugale avec une vedette de la pornographie. Et de voir des pasteurs, des commentateurs dire : « Donald Trump, c'est comme le roi David. Il y avait des aventures, le roi David et c'est un grand roi, c'est un grand pilier de la foi ». Donc, on essaie de prendre certains modèles pour justifier des choses qui sont assez difficiles à être justifiées. Là, je pense qu'il y a un décalage. Dire « Moi, j'aspire à être, je ne sais pas, avoir plus d'empathie, d'aider mon prochain comme telle personne », ça c'est une chose, mais lorsqu'on est rendu à chercher des modèles pour justifier des errements, justifier des crimes, justifier des choses qui sont difficilement justifiables, là je pense qu'il commence à y avoir un enjeu. On n'essaie pas de s'élever vers le haut, on essaie de justifier vers le bas. Être un modèle pour les autres [Joan] Et d'ailleurs, je suis vigilante au fait de justement, à la fois, que les gens puissent avoir quelqu'un avec qui raisonner, ce qui est mon boulot aussi en tant que pasteure et puis en aumônerie de la migration, quelqu'un à qui les gens puissent se raccrocher dans leurs épreuves, d'une façon j'espère la plus équilibrée possible, dans l'idée qu'ils et elles puissent boucler des boucles et sortir de leurs épreuves. Et puis en même temps, des fois, je m'auto-observe et je suis étreinte un peu d'un sentiment étouffant. Est-ce que justement, dans mes excès des fois de vouloir aider, syndrome de la sauveuse contre lequel il faut tout le temps se battre, est-ce que j'ai pu être un exemple un peu excessif pour d'autres? De rentrer tard, me lever tôt, m'occuper des autres? Après d'un côté, moi j'ai beaucoup de plaisir à le faire et puis quand je n'arrive plus à le faire, de toute façon moi je fais des pauses, je n'ai aucun problème avec le concept de pause, de Shabbat. Mais quand on est profilé, qu'on est un peu visible, en tout cas pour des personnes qu'on accompagne, c'est une responsabilité en fait. Et puis c'est une responsabilité qui, qu'on le veuille ou non, est un peu double quand on est une femme. Parce qu'on est assez récente dans le métier, on est encore en train de construire un peu ce que c'est que d'être femme, ministre, pasteur dans un corps pastoral qui a été créé, conçu pour et par des hommes. Et donc voilà, il y a des fois un bout d'excès, mais de réflexion éthique autour de ça qui m'étreint. Être un modèle positif [Stéphane] Tu abordes, on a un point qui me touche vraiment. Est-ce qu'on est nous-mêmes des modèles, positifs ou négatifs? Il y en a qui aiment se présenter comme des modèles, comme je l'ai dit plus tôt, regardez-moi, je suis pasteur, je suis bon, je suis beau. Mais je pense, par exemple, à mon fils, qui a maintenant 16 ans, qui me regarde fort probablement comme je regardais mon père. Fort probablement, toi, tu regardais soit ton père, ta mère. Est-ce qu'on est des modèles positifs? Et ce n'est pas nécessairement parfait, mais positif. Est-ce que je suis inspirant pour les gens autour de moi? Par exemple, au travail, est-ce que je mets les priorités aux bonnes places? Est-ce que je passe assez de temps avec ma famille? Moi, je vois des pasteurs qui vont travailler 60-70 heures par semaine. Puis là, je me dis, oui, mais quelle sorte de vie de famille qui reste là-dedans? Est-ce que c'est quelque chose à imiter? Donc, il y a ça aussi. Qu'est-ce qu'on dégage? Comment qu'on interagit avec les autres personnes? Est-ce qu'on peut être des modèles positifs? L'absence de modèles féminins dans la Bible [Joan] C'est compliqué aussi parce qu'on voudrait pouvoir trouver des modèles dans la Bible. Et moi, je suis souvent bloquée aussi parce qu'il n'y a pas beaucoup de modèles féminins dans la Bible sur des questions un peu de leadership spirituel, sur plein de choses. Il y a des femmes qui disent et qui font des choses dans la Bible, mais on ne va pas non plus extrapoler et pousser la comparaison à des endroits qui sont super anachroniques. Il y a Déborah. Mais est-ce que tout le monde a le caractère ou la force d'être Déborah? Conseillère de guerre, juge, elle fait plein de choses, elle est sous son palmier, elle est multi-task cette femme. Elle est mère de famille, elle est merveilleuse. Mais on ne peut vraiment pas toutes être comme Déborah. On peut reconnaître, on peut honorer les Déborah dans nos vies, dans la Bible. Et en même temps, on est obligé de voir que dans la Bible, il y a surtout des personnes qui se trompent, qui trompent Dieu, qui font des choses horribles, qui après sont rétablies quand même. Et donc, c'est complexe de faire avec tout ça et de trouver des ressources au milieu de tout ça et de se dire, comment est-ce que je gère ces ressources-là, sans être littéraliste, sans vouloir absolument faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas et construire un peu tranquillement et de façon participative, une sorte de leadership chrétien, le truc dont tout le monde parle. C'est la tarte à la crème le leadership chrétien. Il y a même des bouquins là-dessus. Moi je rigole quand je vois qu'il y a des gens qui lisent des bouquins sur le leadership chrétien, je n'arrive même pas à comprendre comment est-ce qu'on structure ça, mais pourquoi pas quoi! Être capable de relativiser son influence [Stéphane] Je me souviens, il a y quelques années, j'avais acheté un livre à une amie pour sa fille, et c'était l'histoire d'Esther. Et sur le coup, elle m'a dit, c'est quoi? Esther a quand même confronté le roi pour sauver son peuple. C'est du courage. Ce n'est pas rien. Je pense qu'il faut savoir parfois presque lire entre les lignes. Ce n'est pas toujours facile. Et parfois aussi, j'aime bien pour rester dans nos bibles, comment certaines personnes sont conscientes de leur influence. Je pense beaucoup à Paul, qui, si on se fie à la bible, est demeuré célibataire. Mais dans la première lettre aux Corinthiens, au chapitre 7, verset 7, il dit : « En réalité, je préférerais que tout le monde soit comme moi, mais chacun le don particulier que Dieu lui a accordé, l'un de ceci, l'autre de ce don-là ». Paul était conscient qu'il y avait de l'influence. Sûrement plusieurs personnes le considéraient comme un modèle à suivre. Mais il était capable de dire : « Ça, ça fonctionne pour moi. Je demeure célibataire. Je ne me marie pas. Mais je suis conscient que pour d'autres personnes, c'est autre chose ». Et j'espère que moi, puis les modèles que je recherche ont cette idée-là, de ne pas sur-simplifier, ne pas généraliser le tout, d'être capable de dire voici mes qualités et voici ce que j'en ai fait avec, mais peut-être que vous avez d'autres qualités et essayez d'utiliser vos qualités pour la bonne raison. Déjà là, moi je trouve ça un peu plus inspirant comme modèle qu'une personne qui nous dit voici la recette, voici comment faire, appliquer A, B, C, D, E, F. Conclusion [Joan] Je trouve ça assez épatant dans un podcast ouvertement progressiste. On termine plus ou moins avec une exégèse sur Paul, ce que Paul peut apporter dans nos réflexions. Merci Stéphane en tout cas pour cette conversation. [Stéphane] Et merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter. On ne fait pas ça nécessairement pour la célébrité, on ne fait pas ça pour les chiffres, mais ça fait toujours chaud au cœur de voir que les gens sont à l'écoute et ça fait toujours chaud au cœur d'avoir des suggestions, des commentaires, des retours de votre part. Vous pouvez le faire à questiondecroire@gamil.com. Je veux remercier rapidement l'Église unie du Canada, notre commanditaire, qui nous permet de continuer cette aventure. Joan, je te souhaite une très belle journée et porte-toi bien. [Joan] Merci Stéphane. Au revoir à tout le monde et à très bientôt. Mots clés : modèle, foi, leadership, authenticité, vulnérabilité, religion, inspiration, société, influence, spiritualité Sujets clés : L'importance des modèles dans la foi et la société L'impact de l'authenticité et de la vulnérabilité Les dangers de l'idolâtrie et de la recherche de perfection L'influence de figures bibliques comme Deborah L'effet des modèles sur l'estime de soi et la construction identitaire Points importants : La recherche de perfection dans les modèles peut conduire à l'idolâtrie. L'authenticité et la vulnérabilité sont des qualités précieuses chez ceux et celles que l'on admire. Les leaders religieux ne sont pas parfaits, ils ont aussi leurs failles. La société valorise souvent les figures mortes ou idéalisées plutôt que les personnes vivantes et authentiques. Il est légitime de chercher des modèles qui ont surmonté des épreuves et qui doutent. L'exemple de Dolly Parton illustre la puissance d'être soi-même malgré les jugements. La recherche de modèles doit être équilibrée entre inspiration et réalisme. Citations : « Chercher la perfection qu'on ne peut pas atteindre » « Les figures tutélaires ont du mal à perdre leur aura » Chapitres : 00:00:00 - Comment bien choisir ses modèles 00:00:51 - La pression liée à un prénom 00:02:42 - Le pasteur comme modèle de la vie chrétienne 00:06:00 - Dolly Parton, un modèle surprenant 00:08:50 - Jésus, un révolutionnaire qui est devenu un modèle 00:10:21 - Marie Durant, un modèle pour les protestants français 00:12:34 - La recherche de modèle parfait 00:14:54 - L'importance des modèles féminins 00:17:58 - Choisir des modèles qui nous arrangent 00:19:51 - Être un modèle pour les autres 00:21:25 - Être un modèle positif 00:22:53 - L'absence de modèles féminins dans la Bible 00:24:37 - Être capable de relativiser son influence 00:26:39 - Conclusion * Photo de Alexander Lyashkov, unsplsh.com (https://unsplash.com/fr/@coldfield). Utilisée avec permission.
Notes du Hors série : Pourquoi la frénésie commerciale Octobre Rose me dérange ? Lien vers le site de l'association pour les cancers Tête et cou :https://corasso.org/ Lien vers le dossier sur le site de l'assurance maladie :https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/perturbateurs-endocriniens-sante Lien vers le site des 1000 premiers jourshttps://www.1000-premiers-jours.fr/fr/agir-sur-son-environnement Merci à toute l'équipe de GalaxiePop pour son soutien.Merci à XP78 pour le montage !Venez discuter avec moi sur Bluesky : @circe592.bsky.social Sources pour le montage : En introduction, extrait de l'émission du 23/10/2024 de France Culture « Cancer du sein : nouveaux traitements et combats des patientes » https://www.youtube.com/watch?v=DrJxk6zLFQA La chanson de fin est : « N'Importe Qui - N'Importe Quand » https://www.youtube.com/watch?v=CuBB-eACSjQ par Christ'Her https://www.youtube.com/@ChristEr-57 N'hésitez pas à les soutenir et a vous y abonner. Tous leurs textes sonnent juste. Rejoignez nous sur discordhttps://discord.gg/AGAeePNPeV Lien vers le flux indépendant de l'Odyssée de Circé :https://lodysseedecirce.lepodcast.fr/ Le lien pour connaître toutes les productions Galaxie Pop :https://linktr.ee/galaxiepop Et maintenant NOUVEAU un répondeur:vos réactions (si vous le souhaitez on peut les diffuser et en gazette et y répondre !)C'est là (attention c'est court)https://www.speakpipe.com/Galaxiepop
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Dans cet épisode de Folie Douce, je reçois la réalisatrice Jeanne Herry à l'occasion de la sortie de Garance, avec Adèle Exarchopoulos, son quatrième long métrage, distribué par StudioCanal, au cinéma actuellement. Elle y met en scène le parcours de rétablissement d'une femme atteinte d'addiction à l'alcool. Un récit subjectif, incarné, qui s'inscrit dans la lignée de son travail, obsédé par la réparation et les interdépendances. C'est un immense plaisir pour moi de la recevoir, car j'avais été, comme beaucoup d'entre nous, bouleversée par Je verrai toujours vos visages.Je suis très reconnaissante à Jeanne d'avoir parlé de fatigue, proposé une magnifique définition de l'amour et décrit sa « chambre intérieure », l'endroit où elle se retire parfois pour trier ses émotions. Elle révèle que Garance est née d'une volonté qu'elle nourrissait depuis longtemps : écrire un film sur une femme mobile, qui s'appelait dans les premières versions du scénario « l'électron libre ».Avec Hannah Arendt, Jeanne Herry présente cette mobilité comme son propre remède à l'anxiété. Elle cherche avec moi à dater la naissance de sa crainte du temps qui passe, qu'elle situe à ses 18 ans et à son départ pour Londres, où elle voulait devenir comédienne et n'était peut-être pas tout à fait à sa place. Elle nomme avec lucidité les grands privilèges que lui confère son statut de “fille de” et parle de sa façon d'être une femme de 48 ans qui élève des ados, « ces gens tellement touchants ».C'est à la toute fin de l'entretien qu'elle révèle l'existence d'une “matière biographique cachée derrière ses films”, qui lui fait du bien à elle autant qu'à nous. Bonne écoute.Garance est un film distribué par Studiocanal, le partenaire de cet épisode, actuellement au cinéma.Crédit photo : Patricia Khan.
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Le 13 septembre 2026 Par Gerry Kraemer ___ Gerry nous challenge ce matin en nous montrant deux aspects de la vie chrétienne, aussi importants l'un que l'autre : venir pour être remplis de l'Esprit et prendre pleinement notre place dans le Corps de Christ, puis aller, avec tout ce que nous avons reçu en venant, afin de changer le monde. Gerry nous rappelle que nous passons souvent beaucoup plus de temps en mode « Allez » qu'en mode « Venez », d'où l'importance de ne jamais manquer l'occasion de venir pour faire le plein!
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Comment Nadia, home organizer, est passée d'un side-business à +100k€ de CA ? Pour comprendre comment elle a réussi, je l'ai invitée à partager son expérience et son parcours étape par étape
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Le grand jeu des GG du Sport ! Venez vous confronter à David Douillet, Alizé Cornet, Fred Weis, Marc Madiot, Cédric Heymans, Marion Bartoli, Philippe Saint André, Jérôme Pineau, Sarah Pitkowski, Julien Benneteau, Charlotte Lorgeré
Cette année, pour les Journées européennes du Patrimoine, c'est notre patrimoine naturel que nous célébrons ! Hier, nous nagions dans les algues de Plouguerneau. Ce matin, direction les portes de Paris, où une forêt géante de 1 340 hectares est en train de sortir de terre. Un patrimoine pour les générations futures, confié à une entreprise qui a eu le temps de prendre racine : Naudet, qui fête ses 150 ans ! Venez, jeunes pousses ! Prenez vos pelles et partons planter la future forêt de Maubuisson avec Pierre Naudet ! Ecoutez C'est ça la France avec Vincent Perrot du 20 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le grand jeu des GG du Sport ! Venez vous confronter à David Douillet, Alizé Cornet, Fred Weis, Marc Madiot, Cédric Heymans, Marion Bartoli, Philippe Saint André, Jérôme Pineau, Sarah Pitkowski, Julien Benneteau, Charlotte Lorgeré
Angélique, Philomena, Vincent, Enardan et Yohan partagent après le visionnage et l'écoute du concert :---Au sommaire :Sommaire de l'émission (00:01:32)Avis de l'équipe (00:02:35)Conclusion (00:27:03)---Crédits :Couverture épisode : Enardan (crédit : ticket de concert à l'Hammersmith Odeon, le 25 octobre 1982)Musiques originales : YohanMontage : MJ---Sources et liens externes : Google Docs Retrouvez nos liens sur LinkTree !Depeche Pod fait partie du label Podcut !Cliquez sur le lien pour découvrir les autres podcasts du label.Venez donner au Patreon pour le soutenir ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'autrice et militante Louisa Yousfi.Dans cet extrait, Louisa Yousfi évoque le motif du trou, central dans son livre La Grande Méthode, qui symbolise l'endroit du sacré, inatteignable. Une manière de se demander comment transmettre lorsque l'héritage a été interrompu. Je n'en étais pas à la page 50 de La Grande Méthode de Louisa Yousfi que je savais qu'il fallait que je la reçoive dans Folie Douce. J'ai été cueillie telle une cerise mûre à chaque lecture de ce texte qui relève autant du journal de bord que du livre sacré, oscillant entre la spiritualité la plus élevée et l'odeur de café brûlé d'un local militant la veille d'une manif.Louisa Yousfi est journaliste de formation, militante décoloniale et écrivaine. Depuis l'enfance, elle passe sa vie à “chercher le bon mot” et semble presque subir “une sophistication de la pensée qui est une incapacité à juste vivre”. Elle dédie son livre à sa mère, “qui n'en ferait pas toute une histoire”.Elle qui a secoué le monde des essais politiques avec son premier livre, Rester barbare (2022), embrasse ici le deuil d'un père, et un voyage funéraire vers l'Algérie qui convoque à la fois l'histoire familiale et coloniale.Avec Louisa Yousfi, nous parlons de la catastrophe imminente, du fascisme, de la guerre, de ce que ça fait d'élever deux garçons arabes dans un monde dans lequel “elle n'a aucune confiance” et de la transmission des luttes, comme son père lui a transmis le mot “Palestine”, avec sa force et sa magie.Elle dit qu'elle a l'impression de “comparaître” quand elle doit expliquer son geste créatif aux médias. Mais elle parle si bien de son geste d'écriture en "spirale autour d'un lieu" qui est "un grand secret, un silence, un trou", autour duquel il faut danser. Elle préfère rendre politique ce que d'autres décriraient comme psychique et propose d'affronter la noirceur de l'avenir "comme une grande épreuve qu'on traverse en retenant son souffle", plutôt que de l'aborder en "petites monades fragiles et vulnérables". C'est peut-être ça, sa Grande Méthode. Bonne écoute et partagez en masse sur les réseaux, commentez et likez pour aider Folie Douce à essaimer !Photo : Anthony Francin/La fabrique éditions
Est-ce que votre enfant semble toujours plus intense… avec vous qu'avec le reste du monde? Ce sujet nous touche droit au cœur, et c'est précisément ce qu'on explore ensemble dans cet épisode. On se pose des questions franches : Pourquoi mon enfant se décharge-t-il surtout à la maison? Est-ce que c'est moi, ou est-ce simplement naturel? Comment distinguer une expression saine de ses émotions d'une désorganisation qui mérite d'être mieux comprise? On démêle, avec douceur et sincérité, ce qui vient de la théorie de l'attachement, du vécu quotidien et de la pression des réseaux sociaux. On jase de co-régulation, d'auto-régulation, de limites, et du fameux “il se sent bien avec moi… mais pourquoi c'est si difficile parfois?”. On offre des pistes de réflexion accessibles, sans culpabilité, pour mieux comprendre ce qui se passe pour vrai. Il n'y a pas de solution magique, mais beaucoup de bienveillance, de partages honnêtes et d'outils concrets pour avancer à votre rythme. Venez réfléchir et vous rassurer en bonne compagnie! Pour en savoir plus sur notre conférence sur la relation d'attachement parent-enfant (La spécialisation de Lory), c'est ici! Pour recevoir votre dose hebdomadaire de réconfort directement dans votre boîte courriel, c'est ici! Vous êtes un.e professionnel.le qui travaillez auprès des parents? Découvrez notre centre de formations continues : CVM Formations! COMMENT CONTRIBUER AU SUCCÈS DU PODCAST ÇA VA MAMAN? Suivre le podcast Afin de ne manquer aucun épisode, cliquez sur le bouton "+Suivre" ou "S'abonner" dans le haut de votre plateforme préférée. Commentaires Saviez-vous que les commentaires jouent un rôle important dans l'algorithme des plateformes de podcast? Si vous nous laissez un commentaire, non seulement il nous aidera à rester connectée avec votre vécu, mais il permettra à plus de gens de connaître notre podcast et donc nous permettra d'aider encore plus de mamans. Si vous pouviez prendre 2 minutes de votre temps pour nous laisser un petit mot, ce serait immensément apprécié! Médias sociaux Si cet épisode a résonné pour vous et qu'il vous a fait du bien, n'hésitez pas à le partager à une amie ou une maman qui en aura bien besoin. Vous pouvez aussi le partager sur les médias sociaux en prenant soin de nous identifier @cavamaman afin que nous puissions vous remercier et repartager à notre tour. Toutes les petites actions comptent vraiment et nous aide à garder le podcast en vie! Merci! Jess et Lory
Et si d'octobre à janvier vous faisiez vos 3 meilleurs mois de l'année ?
Le grand jeu des GG du Sport ! Venez vous confronter à David Douillet, Alizé Cornet, Fred Weis, Marc Madiot, Cédric Heymans, Marion Bartoli, Philippe Saint André, Jérôme Pineau, Sarah Pitkowski, Julien Benneteau, Charlotte Lorgeré.
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Voici l'épisode 11 du Voyage dans le temps qui est le dernier de cette première saison ❤️
durée : 00:59:58 - par : Nathalie Piolé -
Épisode produit en collaboration avec Gaze Magazine. Comment ça va, vous, en cette rentrée, genre vraiment ? Moi c'est moyen moyen, comme je vous le raconte dans l'introduction de cet épisode. Mais comment aller bien dans un monde qui brûle et où la question de la santé mentale est tellement dépolitisée qu'on en vient à culpabiliser de se sentir anxieux ou dépressif ? Heureusement, j'ai à vous proposer aujourd'hui une conversation enregistrée il y a quelques mois au festival Susurre à la Gaîté Lyrique, en compagnie de Gaze magazine. La journaliste Mélissa Chidiac m'a tendu son micro et m'a posé tout un tas de questions sur l'évolution des discours sur la santé mentale dans la société, sur mon parcours thérapeutique, et sur les choses les plus importantes que j'ai apprises auprès de mes invités dans ce podcast qui célèbre cette rentrée le début de sa quatrième saison déjà ! Ce jour-là, le public a posé des questions très chouettes, alors on les a laissées dans l'enregistrement pour que vous puissiez en profiter. C'est un épisode qui vous intéressera si vous suivez mon travail depuis longtemps, en attendant la toute première invitée de la saison quatre dans deux semaines. Merci d'être ici, merci de me soutenir, n'hésitez pas à liker l'épisode et à le partager sur les réseaux sociaux pour aider Folie Douce à essaimer. Merci encore à la Gaîté Lyrique et à Gaze pour cette collab en or !Bonne écoute, prenez soin de vous, prenez votre temps, et partagez en masse cet épisode. C'est important !Gaze, la revue des regards féminins, est un magazine féministe et artistique indépendant, fondé en 2020 par Clarence Edgard-Rosa et porté par une équipe entièrement féminine. Son but : faire rayonner les talents féminins et mettre les femmes et personnes non-binaires sur le devant de la scène. La revue est semestrielle et distribuée en ligne et en librairie.Crédit photo : Luna Harst
Vous avez parfois l'impression de tout porter sur vos épaules, de jongler avec l'imperfection et la recherche d'équilibre ? Dans cet épisode, on jase franchement avec Marie-Claude Barrette, qui partage son vécu à la fois de maman et de grand-maman. On aborde : la fameuse charge mentale et la solitude en région, l'importance de s'accorder du temps pour soi (même avec trois enfants à la maison!), ce fameux lâcher-prise pour se libérer de la pression du “parfait”, comment encourager l'autonomie de nos enfants sans s'oublier, et les petits trucs pour décrocher des réseaux sociaux ou du regard des autres. Avec Marie-Claude, on réalise qu'il n'y a pas de recette magique : seule notre intuition et notre façon unique d'être maman devraient guider nos choix. Venez rire, réfléchir et vous sentir moins seule dans vos défis du quotidien! Pour recevoir votre dose hebdomadaire de réconfort directement dans votre boîte courriel, c'est ici! Vous êtes un.e professionnel.le qui travaillez auprès des parents? Découvrez notre centre de formations continues : CVM Formations! COMMENT CONTRIBUER AU SUCCÈS DU PODCAST ÇA VA MAMAN? Suivre le podcast Afin de ne manquer aucun épisode, cliquez sur le bouton "+Suivre" ou "S'abonner" dans le haut de votre plateforme préférée. Commentaires Saviez-vous que les commentaires jouent un rôle important dans l'algorithme des plateformes de podcast? Si vous nous laissez un commentaire, non seulement il nous aidera à rester connectée avec votre vécu, mais il permettra à plus de gens de connaître notre podcast et donc nous permettra d'aider encore plus de mamans. Si vous pouviez prendre 2 minutes de votre temps pour nous laisser un petit mot, ce serait immensément apprécié! Médias sociaux Si cet épisode a résonné pour vous et qu'il vous a fait du bien, n'hésitez pas à le partager à une amie ou une maman qui en aura bien besoin. Vous pouvez aussi le partager sur les médias sociaux en prenant soin de nous identifier @cavamaman afin que nous puissions vous remercier et repartager à notre tour. Toutes les petites actions comptent vraiment et nous aide à garder le podcast en vie! Merci! Jess et Lory
Bonjour, cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé !Tout d'abord, j'espère que vous allez bien, que votre été a été aussi doux que possible malgré tout ce qui se passe, et que vous êtes fin prêts pour la rentrée. Si vous n'avez pas entendu parler de moi ni de mes invités ces derniers mois, c'est parce que j'étais en train de repenser un peu Parlons B. Et ça y est, on en voit ENFIN le bout !Il y a deux grandes nouveautés.La première concerne les sujets que nous allons aborder. Parlons B. élargit ses horizons et, avec eux, les « B » qui l'accompagnent. Il sera toujours question de beauté cosmétique, bien sûr, mais aussi de bon et surtout de Beau, avec un grand B. De tout ce qui, finalement, participe à réenchanter un peu notre quotidien.L'autre grand changement, c'est que Parlons B. passe à la vidéo, en tout cas, le plus souvent possible. Pourquoi ? Parce que le beau se montre aussi, parce que j'avais envie de rendre ces rencontres encore plus immersives pour vous et, je l'avoue, parce que c'est un nouveau challenge pour moi.Pour m'accompagner dans cette aventure, j'ai la chance de travailler avec l'incroyable studio DVNA, et trois épisodes sont actuellement en préparation. Leur lancement officiel est prévu pour la deuxième partie du mois de septembre.Mais en attendant, je vous partage dès demain un nouvel épisode entièrement fait maison. La qualité visuelle sera forcément un peu plus artisanale, mais je ne pouvais pas laisser passer l'occasion de vous montrer mon échange avec ma merveilleuse invitée.Petite particularité : cet épisode est en anglais et sa version audio ne sera pas doublée. J'ai fait le choix de ne pas générer artificiellement nos voix à l'aide de l'IA. Si vous souhaitez le découvrir en français, il vous suffira donc de nous retrouver sur YouTube et d'activer les sous-titres français.J'espère de tout cœur que cette nouvelle version de Parlons B. vous plaira. Je nous souhaite une très belle rentrée et, surtout, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, à partager l'épisode ou simplement à me dire ce que vous en pensez : votre soutien m'est très précieux, particulièrement au moment de me lancer dans cette nouvelle aventure.À demain !Venez écouter, apprendre et éveiller votre conscience aussi sur notre compte Instagram : @parlonsbpodcastNotre chaîne Youtube est ici, abonnez-vous !Interview, prise de son et montage réalisés par Nolyne Cerda.Le jingle est une création originale de Julien R.Les extraits audio de l'intro sont, dans l'ordre : l'artiste Agnes Martin lors d'une interview, un bout de poème de Marguerite Yourcenar énoncé par Jean d'Ormesson, Simone Veil défaisant son chignon sur le plateau "Toutes Folles de Lui" de Christophe Dechavanne et le poète Christophe Bobin dans l'émission "La Grande Librairie".Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La rentrée 2026 a débarqué avec son lot de nouveautés sur les réseaux sociaux (comme d'hab'
Le grand jeu des GG du Sport ! Venez vous confronter à David Douillet, Alizé Cornet, Fred Weis, Marc Madiot, Cédric Heymans, Marion Bartoli, Philippe Saint André, Jérôme Pineau, Sarah Pitkowski, Julien Benneteau, Charlotte Lorgeré.
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Voici l'épisode 10 du Voyage dans le temps. Dans une semaine, on met en ligne l'épisode 11, qui sera le dernier de cette première saison ❤️
Pour célébrer les trois premières saisons de Folie Douce, et vous faire découvrir des épisodes que vous auriez loupés, on vous propose cet été de réécouter les moments les plus forts du podcast avant de lancer la nouvelle saison à la rentrée !D'ici là bel été, et prenez soin de vous.Cet épisode de Folie Douce a été diffusé le 13 février 2026.Ce début d'année a des allures de dystopie, je sais. J'ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l'introduction de cet épisode, qui tombe à pic.Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n'est-il pas lui-même absolument déraisonnable ?Je connais Kiyémis depuis longtemps. J'observe depuis des années sa voix s'épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l'histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l'on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré.Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu'elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l'autre rive existe ». Une expression qui oblige à l'espoir, à l'amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d'habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps.De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d'une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l'autrice d'un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l'envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer.Car la clé de la leçon de Kiyémis c'est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n'êtes pas prêtes d'oublier.Bonne écoute et n'hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux.Photo : Adeline Rapon
Bonne rentrée à toutes et à tous. Bon courage pour les parents pour la corvée des fournitures.
Le grand jeu des GG du Sport ! Venez vous confronter à David Douillet, Alizé Cornet, Fred Weis, Marc Madiot, Cédric Heymans, Marion Bartoli, Philippe Saint André, Jérôme Pineau, Sarah Pitkowski, Julien Benneteau, Charlotte Lorgeré
9eme épisode de notre grande série de l'été. Vous aimez cette histoire ? Dites le nous en commentaire
Le Petit Nicolas a bercé l'enfance de toute l'équipe d'Encore une histoire. Voilà pourquoi nous sommes si fier de vous proposer cette adaptation de ces histoires. ❤️❤️❤️
Huitième épisode de notre grande série de l'été. Vous aimez cette histoire ? Dites le nous en commentaire
Le Petit Nicolas a bercé l'enfance de toute l'équipe d'Encore une histoire. Voilà pourquoi nous sommes si fier de vous proposer cette adaptation de ces histoires. ❤️❤️❤️
Pierrot et Poupouche ont de la chance dans cet épisode, ils vont pour la toute première fois à l'hôtel.