Warning : ce podcast ne va pas vous apprendre en 10 leçons à devenir riche ni vous donner les clefs pour investir dans les cryptos. Il va vous questionner, vous informer, sans doute vous étonner. Chaque jeudi, les journalistes Laurence Vély et Anna Borrel

REDIFFUSIONSouvenez-vous : on est en 2006, et un single se met à passer sur toutes les ondes françaises. C'est La liste, une chanson toute simple, guitare-voix, qui propulse sur le devant de la scène une jeune chanteuse, Rose. En quelques semaines, elle est partout : elle fait des premières parties, passe en prime time à la télé, vend des dizaines de milliers d'albums.Puis les années passent. On entend moins Rose, mais c'est la vie des artistes n'est-ce-pas ? Et puis l'heure est peut-être moins aux chanteurs qui gratouillent leur guitare.En 2022, j'entends de nouveau parler de Rose. Elle anime un podcast, Contre-addictions, et tous les 15 jours s'entretient avec une personnalité autour du thème de la dépendance. En faisant ça, elle se met en avant, mais plus comme chanteuse. C'est dans sa vérité nue, pas la plus glorieuse, qu'elle se présente au monde. Elle assume et revendique : "j'ai fait n'importe quoi, je m'en suis sortie".Face à tant de franchise, j'ai évidemment eu envie de lui demander comment ça c'était passé pour elle, côté argent. Quand on gagne beaucoup, trop vite, sans y être préparée, et qu'en plus on a une tendance à claquer, flamber et faire un peu n'importe quoi... ça donne quoi, en vrai ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Le teaser de l'épisode "Rose, elle a tout eu... et elle a tout claqué" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Et si la "vraie richesse" n'était pas de gagner plus, mais d'aller vivre là où son argent vaut davantage ? Si on s'y penche, c'est ça la vraie promesse du digital nomadisme : garder son travail, changer de décor, louer plus grand et dépenser moins. Sur le papier, franchement, ça peut faire envie.Léa a quitté Berlin pour Catane et y a trouvé une bonne partie de ce qu'elle cherchait. Mais cette nouvelle vie a aussi fait surgir quelques questions : où s'arrête le bon plan et où commence le privilège ? Peut-on profiter de l'écart sans vivre dans une bulle ? Et combien de temps la dolce vita peut-elle rester bon marché quand on fait partie du problème, à savoir la gentrification ?Un épisode pour celles et ceux qui ont déjà comparé leur loyer au prix d'un trois-pièces à l'autre bout de l'Europe.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode 96 : S'installer en Sicile, la dolce vita à bon marché ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

#REDIFFUSIONDepuis toujours, on adore l'image du génie affamé, bohème, désintéressé, rongé par sa passion. Mais ce ne serait pas un peu pratique, comme fantasme ? Dans cet épisode, Sophie Cras, historienne de l'art, démonte avec brio les clichés sur les artistes et l'argent. Elle raconte pourquoi on les imagine déconnectés des réalités économiques - alors qu'ils sont souvent aux prises avec elles… parfois jusqu'au bout.De Van Gogh sous perfusion familiale à Warhol qui cachait des billets dans une boîte à biscuits, en passant par Magritte faussaire, elle retrace une histoire fascinante : celle de notre rapport trouble à la valeur de l'art.... et à ceux qui le produisent.Pour aller plus loin : son livre Écrits d'artistes sur l'économie, une anthologie (éditions B 42) est une mine d'or.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric FortunyVous êtes nombreuses et nombreux à contribuer au projet en soutenant Thune sur Tipeee. Merci de rejoindre la communauté pour que Thune puisse continuer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le teaser de l'épisode "Faut-il être pauvre pour être un vrai artiste ?" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une interview flash sous forme de questions réponses Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand son mari, kinésithérapeute égyptien, la rejoint en France, Mariam découvre qu'il ne pourra pas travailler. Et elle refuse qu'il subisse le même déclassement que tant de diplômés étrangers. Il devrai donc reprendre les études, tout en étant à la charge de sa femme.Pendant près de cinq ans, Mariam assume les charges du foyer, finance l'école, enchaîne consultations et gardes de nuit, aide son mari dans ses devoirs en français et élève avec lui deux enfants. Mais si Mariam est amoureuse... elle n'oublie pas de faire les comptes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Extrait de l'épisode sur le mariage binational Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

#REDIFFUSIONAudrey Vernon est comédienne. Elle joue, écrit ses spectacles, lit Marx, parle d'argent sans détour, et n'a pas exactement une passion pour les milliardaires.Dans cet épisode, on part de sa vie d'actrice : les cachets, l'intermittence, les années Canal+, les écarts parfois absurdes entre télévision, cinéma et théâtre. Comment gagne-t-on sa vie quand on fait ce métier ? À quel moment l'argent donne-t-il de la liberté ; et à quel moment commence-t-il à acheter autre chose ?Avec Audrey, la conversation quitte vite les coulisses pour entrer dans une zone plus explosive : celle des marques, du luxe, des plateformes et des milliardaires qui avancent leurs pions dans la culture.On parle d'actrices transformées en vitrines de luxe, de couvertures de magazines qui ressemblent à des pubs, de théâtres rachetés, de jeunes comédiennes déjà sous contrat avec Dior, Chanel ou Vuitton, et d'Amazon capable de poser des centaines de milliers d'euros sur la table pour fabriquer du divertissement.Une actrice peut-elle jouer une ouvrière dans un film d'auteur et devenir égérie Dior ? Un humoriste peut-il encaisser un énorme chèque d'Amazon comme si tout cela n'était qu'un jeu ? Et surtout : d'où vient l'argent qui finance la culture aujourd'hui ?Note : cet entretien a été réalisé en 2023, certain des éléments évoqués ont donc évolué.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

REDIFFUSIONVoici l'histoire d'une transmission un peu particulière. Ekhi Busquet a grandi dans le Pays basque avec des parents anarchistes, méfiants envers l'argent, réfractaires à la propriété, convaincus que la liberté valait mieux que le confort.Dans cette enfance-là, il faut savoir bouger vite, ne pas trop s'attacher, ne pas trop posséder, ne pas trop dépendre du système. L'argent est regardé comme un piège, la sécurité comme une forme de compromission.Mais très vite, Ekhi comprend que le hors-système, ce n'est pas vraiment pour elle. Aujourd'hui, elle est designeuse et décoratrice d'intérieur, entre Paris et Marseille. Elle travaille avec les lieux, les matières, les beaux objets, parfois le luxe. Autrement dit, tout ce que son enfance semblait regarder avec suspicion.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un extrait de l'épisode "Ses parents détestaient l'argent, elle adore en gagner" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un court extrait de l'épisode "Amour de l'art, pression des marques... paye ta vie d'actrice !" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À 7 ans, Cloé voit sa vie basculer quand sa mère est hospitalisée et diagnostiquée bipolaire.À 9 ans, elle prend déjà le bus seule avec sa petite sœur et calcule le budget des vacances.Aujourd'hui, Cloé est toujours là pour sa maman. Elle lui verse un peu d''argent, surveille ses gros dérapages et l'aide à organiser son budget, en essayant de ne jamais lui confisquer son autonomie. Ensemble, elles ont bricolé un système maison, à mi-chemin entre le garde-fou financier et l'acte d'amour.Avertissement : cet épisode aborde la bipolarité, l'hospitalisation psychiatrique, la précarité et les difficultés liées à la santé mentale.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un extrait de l'épisode 95 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

#REDIFFUSIONRaphaël a longtemps été journaliste. Pigiste très demandé, il travaillait jusqu'à 70 ou 90 heures par semaine, pour une presse qui payait encore correctement.Certains mois, il gagnait 5 000, 6 000, 8 000 euros. Parfois jusqu'à 11 000. Sauf qu'il ne dépensait presque rien. L'argent entrait, s'accumulait, remplissait des comptes, des assurances-vie, un PEL, mais ne servait pas vraiment à vivre.Aujourd'hui, Raphaël est professeur. À son arrivée dans l'Éducation nationale, il déchante.Oui, il aime transmettre. Mais il reste sonné par cette réalité : un métier essentiel, épuisant, socialement utile, est rémunéré comme si cette utilité ne valait presque rien.Note : Cet épisode a été enregistré en 2022. Depuis, l'IA est arrivée dans les rédactions, les plans sociaux se sont multipliés, et le métier de journaliste s'est encore fragilisé. Quatre ans plus tard, le récit de Raphaël résonne comme le témoignage d'un monde du travail qui basculait déjà.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode "Ex-journaliste, nouveau prof : le grand déclassement" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une interview flash où il faut répondre vite Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Épisode 2/2Derrière nos envies de gagner plus, nos achats compulsifs ou notre incapacité à lâcher cinq balles, se cachent peut-être d'autres choses : du désir, de la peur, de la honte, un besoin de reconnaissance, ou une vieille histoire familiale qu'on traîne sans le savoir.Dans cet épisode, nous recevons Charlotte Montpezat, psychanalyste et coach de dirigeants, également autrice de l'essai Les flamboyantes, sur les parcours des femmes de plus de 50 ans. Avec elle, on va tenter de mettre notre rapport à l'argent sur le divan.Pourquoi certaines personnes dépensent-elles pour se rassurer quand d'autres accumulent pour se sentir exister ? Pourquoi demander une augmentation peut-il ressembler à une déclaration d'amour ? Peut-on rester pauvre par loyauté envers sa famille ? Et qu'est-ce qu'un héritage transmet vraiment, au-delà des chiffres ?On parle aussi de salaire, de dette, de couple, de pouvoir, d'indépendance financière des femmes, de sabotage professionnel, de Freud, de Lacan, de Winnicott…Et on se demande si nos problèmes d'argent ne seraient pas autre chose que des problèmes d'argent.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Derrière nos envies de gagner plus, nos achats compulsifs ou notre incapacité à lâcher cinq balles, se cachent peut-être d'autres choses : du désir, de la peur, de la honte, un besoin de reconnaissance, ou une vieille histoire familiale qu'on traîne sans le savoir.Dans cet épisode, nous recevons Charlotte Montpezat, psychanalyste et coach de dirigeants, également autrice de l'essai Les flamboyantes, sur les parcours des femmes de plus de 50 ans. Avec elle, on va tenter de mettre notre rapport à l'argent sur le divan.Pourquoi certaines personnes dépensent-elles pour se rassurer quand d'autres accumulent pour se sentir exister ? Pourquoi demander une augmentation peut-il ressembler à une déclaration d'amour ? Peut-on rester pauvre par loyauté envers sa famille ? Et qu'est-ce qu'un héritage transmet vraiment, au-delà des chiffres ?On parle aussi de salaire, de dette, de couple, de pouvoir, d'indépendance financière des femmes, de sabotage professionnel, de Freud, de Lacan, de Winnicott…Et on se demande si nos problèmes d'argent ne seraient pas autre chose que des problèmes d'argent.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode "Freud, lacan et notre compte courant" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un extrait de l'épisode "La revanche sociale de Brahim" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

“Travaille bien à l'école, file droit, et tu auras un bon métier, un bon salaire, une bonne vie.”On a toutes et tous grandi avec cette promesse. Ça s'appelle la méritocratie, et c'est un rêve auquel on aimerait beaucoup croire.Sauf que dans la vraie vie, quand on s'appelle Brahim, qu'on grandit en cité, avec une mère femme de ménage, on comprend vite que l'ascenseur social ne monte pas pour tout le monde à la même vitesse. Alors Brahim choisit une autre voie : partir, loin. Construire sa réussite ailleurs, à Dubaï, aux Émirats arabes unis.Là-bas, il gagne de l'argent, beaucoup. Puis il revient en France avec sa femme et ses enfants. Mais une fois la réussite financière acquise, une autre épreuve commence : trouver sa place dans des sphères bourgeoises où l'argent ne suffit pas toujours à être légitime.Brahim raconte la pauvreté, l'exil, le travail, les signes extérieurs de réussite, le bling, la famille, les codes sociaux, l'intégration ici et ailleurs. Et cette revanche très particulière : celle de gagner beaucoup quand on a grandi avec peu.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court teaser de l'épisode "La revanche sociale de Brahim" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Donner, c'est juste donner ? Ou c'est aussi autre chose ?En 2024, plus d'un Français sur deux dit avoir fait au moins un don à une association ou une fondation. Mais derrière ce geste qu'on aime croire pur, qu'est-ce qui se joue vraiment ?Cette semaine, je reçois Antoine Vaccaro, spécialiste de la collecte de fonds, pour parler de philanthropie, de générosité et de ce que l'argent révèle quand il est là pour faire le bien.Pourquoi donne-t-on ? Par compassion, par culpabilité, par foi, par ego, par stratégie fiscale ?Pourquoi certaines causes nous touchent plus que d'autres ?Et qu'est-ce que nos dons racontent de notre morale, de nos peurs, de notre besoin d'être utiles... ou regardés ?Des petits dons aux grands philanthropes, des dîners de charité aux reçus fiscaux, on explore la part intime, sociale et politique du don.Et puisqu'on parle de générosité : si Thune vous fait réfléchir, parfois rire ou grincer des dents, vous pouvez soutenir le podcast. Une note, un commentaire, un partage, ou quelques thunes à Thune via la cagnotte en bio : on prend tout. Et promis, on ne grave pas votre nom dans le marbre (ce serait angoissant non ?)Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le teaser de l'épisode sur la philantropie Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

REDIFFUSIONLéa est Parisienne, nantie, coquette, très coquette.Elle claque comme elle respire. Des robes, des bottes, du Isabel Marant, et des centaines de “petits pulls noirs” censés ne jamais être tout à fait les mêmes.Jusqu'au jour où l'addition ne passe plus.Derrière les achats compulsifs, il y a quoi ? Une envie de rester dans l'enfance ? Un désir qui prend toute la place ? Le shoot très chic d'une vendeuse qui vous reconnaît, vous flatte, vous appelle par votre prénom ? Le plaisir trouble d'être regardée, enviée, validée ?Léa raconte cette spirale sans fard : le shopping comme refuge, comme scène sociale, comme anesthésiant. Et puis le moment où l'argent devient ingérable.Alors elle a poussé la porte des Débiteurs Anonymes. Oui, comme les Alcooliques Anonymes, mais pour celles et ceux dont le rapport à l'argent a cessé d'être un “petit problème de gestion”.Un épisode sur le désir, la honte, le luxe, les dettes, et ce que nos placards débordants racontent de nous.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un petit teaser de l'épisode "Quand le shopping devient une drogue" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand Julie et son compagnon décident que c'est “le moment” d'avoir un enfant, comme un couple sur quatre, ça ne marche pas comme prévu.Au début, il y a les essais “naturels”. Puis les examens, les spermogrammes, les bilans hormonaux. Et puis les stimulations ovariennes, les cycles monitorés, les échographies à répétition, les rapports programmés - “vous ovulez dans trois jours, donc il va falloir y aller” - avec tout ce que ça peut faire au désir, au couple.Quand la légèreté est définitivement partie, viennent les FIV, les piqûres, les ponctions d'ovocytes, les embryons qu'on surveille en labo.Et puis les coups de fil à J3, à J5, pour savoir combien ont tenu. Les transferts. L'attente. Les tests. Les fausses couches.Et parfois, cette impression étrange d'être à la fois patiente, comptable, cheffe de projet, cobaye et générale de sa propre bataille.Julie traverse tout ça avec une pugnacité folle. Mais quand, après plusieurs échecs, une autre voie s'ouvre, plus chère, plus floue, plus marchande aussi - partir à l'étranger pour une FIV avec don d'ovocytes - elle la regarde en face.Dans cet épisode, on parle de PMA sous un angle qu'on raconte trop peu : l'argent. Celui du couple, de la famille, de la Sécu, des mutuelles, des cliniques privées. Mais aussi le coût invisible : le temps, le corps, la charge mentale, le travail, la sexualité, la culpabilité, le couple, l'espoir.Et cette question vertigineuse, presque impossible à poser quand on est dedans : combien on est prêt.e.s à payer pour continuer d'y croire ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un avant-gout de l'épisode Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Thune Express, c'est entretien court : un mot, une phrase, tout Thune en quelques minutes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

#REDIFFUSION Devenir musicien, embrasser le son, travailler l'émotion, dédier sa vie à l'art… c'est noble. Et c'est compliqué. Parce que la réalité de ce métier, si sexy à 20 ans, c'est souvent de suivre un chemin erratique, avec peu de repères, beaucoup de galères, des revenus imprévisibles, et une certitude qu'on acquiert vite : le talent ne suffit pas.Swan - c'est un pseudo - est compositeur. Il a 43 ans, une obsession pour le son, des machines partout, et cette manière très particulière de parler de son métier comme d'une vocation, mais aussi comme d'un sport de survie. Pendant des années, il a vécu avec peu, travaillé dans des boutiques, composé la nuit, douté fort, attendu que quelque chose arrive. Puis la musique de film, les pubs, les droits d'auteur, la SACEM, les synchros : petit à petit, le peut-être est devenu possible.Aujourd'hui, Swan vit bien de sa musique. Et même plutôt bien. Mais ce confort ne lui a pas seulement apporté de la sécurité. Il raconte aussi ce que la réussite peut réveiller : la solitude, les jalousies, les amis qui ne disent pas bravo, le sentiment de devoir encore se justifier d'avoir gagné de l'argent en faisant ce qu'on aime.Au micro de Thune, il parle de ses années de dèche, de ses combines alimentaires, de ses angoisses existentielles, des rencontres qui changent une trajectoire, et de cette réalité un peu moins glamour qu'un backstage : être musicien professionnel, c'est créer, négocier, encaisser, attendre, recommencer.Bienvenue dans la vraie vie d'un musicien qui a réussi, et qui sait ce que ça lui a coûté.Note : cet épisode a été enregistré en 2023. Quand Swan parle d'intelligence artificielle, le sujet n'avait pas encore pris l'ampleur qu'on lui connaît aujourd'hui dans la musique. Certains passages peuvent donc sonner légèrement datés - ou, au contraire, comme un instantané précieux d'un métier juste avant un grand basculement.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode "Vivre de sa musique, un compositeur sort du silence" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

#REDIFFUSIONElles sont nombreuses les femmes seules à élever leurs enfants : plus d'un million et demi en France.On les voit peu, on les entend peu, et pour cause : elles sont pressées. Elles ont des courses à faire, des dîners à préparer, des enfants à emmener chez le médecin. Bref, la mère solo est quelquefois (souvent) au bout du rouleauMais dans cet épisode de Thune, on ne va pas uniquement parler de sa charge mentale. Avec Johanna Luyssen, journaliste et autrice de l'essai “Mères solo, le combat invisible” (2024, éditions Payot) on va surtout essayer de comprendre ce qui pêche dans le système et pourquoi chez les mères, "célibataire" rime trop fréquemment avec "précaire".Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode "Maman solo : bienvenue dans la famille mono-pas-rentable". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Séverine Bavon nous lit un second extrait de Ciao les nazes (Robert Laffont) : ce que l'argent fait de nous, au fil du temps. Augmentations, confort, habitudes… et piège progressif. Elle décrit avec précision ce moment où le niveau de vie devient une contrainte, et où la liberté coûte de plus en plus cher. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans cet extrait de son essai Ciao les nazes (Robert Laffont), Séverine Bavon démonte un tabou tenace : non, on ne travaille pas “juste par passion”. Elle rappelle l'évidence qu'on préfère éviter : on bosse d'abord pour la thune. Et toute la novlangue du travail qui prétend le contraire en prend un coup. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

On bosse. Beaucoup. Et pourtant, de plus en plus de gens se demandent : est-ce que la récompense vaut vraiment l'investissement ?Dans cet épisode, on parle du moment où le travail cesse de faire sens. Ce moment où la fatigue devient normale, où la réussite ne compense plus le coût qu'on a mis à être un "bon élément".Avec Séverine Bavon, autrice de Ciao les nazes (Robert Laffont) et de l'excellente newsletter CDLT, on démonte les mécanismes invisibles du travail : l'individualisation de la souffrance, la pression à performer, la dissonance entre ce qu'on vit et ce qu'on montre.Pourquoi on pense que le problème vient de nous ?Pourquoi on ne reconnaît pas assez qu'on travaille... pour l'argent ?Pourquoi on continue à jouer un jeu dont on connaît les limites ? Finalement, faut-il continuer à bosser comme... avant ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode qui sort jeudi Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voici un des tout premiers épisodes de Thune. Le deuxième, pour être précise. Et peut-être celui qui m'a fait dire : ok, il y a vraiment un sujet autour de l'argent comme moteur intime, comme identité, comme langage social.En 2021, Emmanuel a 40 ans, il est directeur de la communication de deux hôtels de luxe à Paris. Il est extrêmement ambitieux, et il ne cherche jamais à le cacher. Et vous l'entendrez, il est aussi... sans filtre.Dans cet épisode, il raconte son rapport à l'argent, au travail, au désir de réussite. Il parle aussi d'un monde qu'on voit peu de l'intérieur : celui des mondains privilégiés, de l'entre-soi, des codes invisibles.Note : dans ce podcast, nous donnons la parole à des profils très différents, avec des parcours, des visions et des rapports à l'argent qui peuvent parfois déranger, surprendre ou ne pas faire consensus. Notre rôle n'est pas de valider ni de juger ces propos, mais de les faire entendre. Parce que nous sommes convaincues que parler d'argent avec sincérité permet de mieux comprendre les mécanismes sociaux, les trajectoires individuelles et les contradictions de notre époque.Tous les témoignages sont accueillis avec respect, dans leur complexité.Interview : Laurence VélyMontage : Sydney Klasen

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Peut-on vraiment “acheter” la jeunesse avec de l'argent ?Dans ce bonus, Claudia Senik démonte, données à l'appui, un fantasme tenace : celui d'un marché amoureux où tout s'échange. Âge, revenus, pouvoir… qui a vraiment l'avantage ?À partir d'une étude sur les couples formés en France, elle révèle une asymétrie assez brutale :- plus les hommes sont riches, plus ils sont en couple avec des femmes jeunes- mais l'inverse… ne marche (presque) jamaisSauf cas très particulier : quand les femmes dominent largement financièrement leur partenaire.Derrière ces chiffres, une question dérangeante : est-ce une histoire de patriarcat qui persiste… ou de mécanismes plus profonds qui résistent au progrès ?Un échange sur l'amour, le pouvoir et ce que l'argent achète....ou pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'argent fait-il le bonheur ? Si a tous un avis sur la question, peu de gens ont vraiment la réponse.Dans cet épisode, on reçoit Claudia Senik, professeure à la Sorbonne, à l'École d'économie de Paris, et directrice de l'Observatoire du bien-être au CEPREMAP.Et on parle de ce que l'économie sait sur le bonheur :Est-ce qu'il existe un niveau de revenu à partir duquel l'argent ne sert plus à rien ?Pourquoi la pauvreté rend malheureux, mais la richesse ne garantit pas l'épanouissement ?Pourquoi les comparaisons de salaires nous flinguent parfois plus que le manque lui-même ?Pourquoi le travail, le lien social, le sentiment de liberté et le mérite comptent autant ?Et pourquoi les Français ont, statistiquement, un vrai talent pour ne jamais être contents ?On parle aussi de : Loto, héritage, rentiers, propriétaires, mérite, jalousie, ambition, beauté des lieux de vie, transparence salariale… et de cette question pas si anodine : qu'est-ce qu'une vie qui va bien ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode qui sort jeudi.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

#REDIFFUSIONAudrey avait une belle vie. Bourgeoise, favorisée, entourée. Une vie où l'argent n'était pas un problème et jamais un sujet.Jusqu'à cette nuit, où on mari meurt brutalement. Elle a 45 ans et quatre enfants. Au-delà de la perte, terrible, elle raconte le choc auquel personne n'est préparé : les comptes bancaires bloqués, les démarches incompréhensibles, l'immersion brutale dans les finances d'un autre, les tensions autour de l'héritage, et cette angoisse sourde, parfois irrationnelle, de ne pas s'en sortir.Quand les problèmes d'argent s'invitent dans le deuil, tout devient plus lourd, plus flou, plus violent.Un témoignage rare sur la double peine : perdre quelqu'un… et devoir, en même temps, apprendre à survivre financièrement.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode qui sort jeudi 09 avril. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

J'ai rencontré soeur Jeanne-Marie il y a un peu plus de 3 ans. Je l'avais contactée parce que le rapport de Dieu à la thune m'intriguait beaucoup, et que comme elle était nonne, donc à priori branchée en ligne directe avec le Très haut, je me disais qu'elle avait peut-être quelques réponses. On a vécu un moment, pour moi en tout cas, assez passionnant puisque soeur Jeanne-Marie vivait depuis 25 ans dans un ordre mendiant, autrement dit : elle avait fait voeu de pauvreté. Spécial non ?Mais si j'ai décidé de vous rediffuser cet entretien aujourd'hui, c'est surtout à cause de la révélation qu'elle y fait à la fin. Ca m'avait complètement prise de court à l'époque. Comme elle est sympa, on a toujours gardé le contact. Je l'ai donc revue, et la semaine prochaine, vous apprendrez ce qu'est devenue soeur Jeanne-Marie depuis cet entretien à propos de ses projets perso. Spoiler alert : aujourd'hui, elle ne s'appelle plus du tout soeur Jeanne-Marie... Je ne vous en dis pas plus, bonne (re) écoute.

REDIFFUSION // Vous avez certainement vu, au supermarché, des antivols sur des barquettes de viande. Et pour cause, avec l'inflation, le vol à l'étalage a augmenté. Les gens ne pouvant plus payer la nourriture, ils la volent. Mais - car il y a un mais - ce n'est pas la pauvreté qui pousse Julien à voler. La chourre quotidienne, pour lui, c'est une habitude, presque un lifestyle. C'est un petit voleur, pas un gros braqueur... sauf que quand on les additionne, ses petits larcins finissent par faire une sacrée somme.Qu'est-ce-que ça raconte de l'époque, de la façon dont on subit, à priori docilement, la pression financière de l'inflation ? A quel moment se sent-on légitime à voler quand on est tous un peu étranglés ? Quelle est, dans cette transgression, la part de respiration ? Et finalement, y-at-il des vols plus valables que d'autres ou des voleurs plus légitimes ? Vous vous ferez votre idée. Bonne écoute.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

Un court extrait de l'épisode en ligne Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que fait vraiment la pauvreté à celles et ceux qui la vivent au quotidien ?Dans cet épisode de Thune, nous recevons l'autrice de bande dessinée Florence Dupré la Tour, qui a publié récemment Jeune et fauchée (éditions Dargaud), dans laquelle elle raconte ses années de galère en tant que jeune artiste.Pendant près de dix ans, Florence Dupré la Tour vit dans une grande précarité : mère célibataire sans pension avec des revenus faibles et irréguliers, elle vit avec l'angoisse permanente de ne pas savoir si l'argent va rentrer.Car vivre pauvre, ce n'est pas seulement manquer d'argent : c'est composer avec l'incertitude du lendemain, la honte sociale, l'obsession de payer son loyer, la santé mentale qui se dégrade.Dans cet épisode, elle raconte comment la précarité s'imprime durablement dans le corps et dans l'esprit.

Un court extrait de l'épisode qui sort demain, jeudi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.