POPULARITY
La mer Rouge a changé le cours de sa vie !C'est l'histoire d'Hélène Parisse. En 1996, elle part en Egypte avec sa sœur. Elle n'est pas plongeuse, elle a juste pris des livres pour lire pendant que sa sœur découvrira les fonds marins. Elle ne sait pas encore que ce voyage va tout changer.Pendant ce voyage, elle rencontre Serge — directeur de plongée à Hurghada — qui lui fait faire son baptême de plongée. Quelques mois plus tard, elle quitte son poste d'ingénieure en informatique à Paris, pose ses valises en Egypte et co-fonde Diving Attitude avec lui. C'était il y a exactement 30 ans.Dans cet épisode, Hélène nous raconte tout : les débuts de l'aventure en Egypte, les croisières de l'époque où l'on dormait sur le pont avec six plongeurs et une glacière à poissons, la création de Diving Attitude, et bien sûr les moments magiques vécus sous l'eau — dont une plongée inoubliable où requin baleine et raie manta se sont invités en même temps.Hélène partage aussi son regard sur l'évolution des fonds marins de la mer Rouge — les acanthastères, les épisodes de blanchissement et la résilience des coraux — et nous raconte ses spots préférés : les Brothers, Ras Mohamed en juillet, et ces épaves du nord qui nous attendent.Hélène a construit sa vie autour de sa passion pour la mer. Exactement le genre d'invitée que l'on aime recevoir.Cet épisode fait partie d'une série d'épisodes très spéciaux pour nous : cet été, nous serons à bord de l'Altaïr, l'un des bateaux de Diving Attitude, pour notre première croisière plongée en mer Rouge. Une aventure dont nous rêvons depuis des années.Dans un prochain épisode, Hélène nous parlera plus particulièrement de Diving Attitude, des bateaux et surtout de l'Altaïr, sur lequel on embarquera en juillet.
Apprendre à investir en bourse ➡️ https://www.rachelfinance.com/weinvest/youtube (We Invest)
Histoire érotique audio | Fantasme médecin infirmière | Podcast érotique français43% des hommes fantasment sur une infirmière. Et les femmes ? Le médecin arrive en tête. Celui qui connaît l'anatomie. Qui sait exactement où poser les mains.Il est médecin. Il t'attend dans ce couloir blanc. Il t'a enfilé une blouse. Et ce soir, à 22h, quand l'hôpital se vide et que le silence devient ouaté — il ferme la porte de la chambre 24 derrière vous.Mais Lola, l'infirmière de nuit, a oublié de frapper.Et elle n'est pas repartie.⚠️ Version soft disponible gratuitement sur toutes les plateformes.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Dans cette vidéo, je te montre, chiffres à l'appui quelle est la trajectoire de santé réelle après 40 ans si rien ne change — et ce que tu peux encore faire maintenant pour que tes 65 ans ressemblent à quelque chose de différent.Réserve ton APPEL DECOUVERTE : https://calendly.com/alainbero/appel-decouverte
Prenez un conteur solaire formé à l'éducation populaire et passionné de musiques traditionnelles. Trempez-le dans Souffles. Remuez l'arpitan, la philosophie, Henri Gougaud. Ajoutez un soupçon de révolution et quelques brin de vie en collectif. Saupoudrez de soyeux rayons soleil. Et écoutez. C'est l'épisode du mois de mai, avec François Ménager.
Dans cet épisode des "Minutes Legend Ladies" je vous propose un propos sur le réseau et comment le cultiver au quotidien.
Le Mali est confronté à sa plus grave crise sécuritaire depuis 2012, après l'attaque samedi des jihadistes et des séparatistes touaregs sur la ville-garnison de Kati, près de Bamako, et sur la ville de Kidal, à l'extrême-nord du pays. Quelles sont les conséquences de ces événements pour la junte au pouvoir, dont le numéro 2, le général Sadio Camara, a été tué ? Pour Étienne Fakaba Sissoko, « la junte est déboussolée ». Cet universitaire est le porte-parole de la Coalition des forces pour la République de l'imam Mahmoud Dicko, actuellement en exil à Alger. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que vous êtes surpris par cette offensive conjointe des jihadistes et des séparatistes touaregs ? Étienne Fakaba Sissoko : Surpris ? Absolument pas. Parce que depuis quelques années, c'est ce que nous disions, le tout militaire n'a pas produit de résultats probants depuis quelques années. Et le fait de sous-traiter également la sécurité du pays à travers des mercenaires russes était un danger qu'il fallait éviter. La mort du numéro deux de la junte, le général Sadio Camara, qu'est-ce que cela représente pour la suite des événements ? C'est tout un symbole. C'était celui qui avait travaillé avec d'autres à la venue de Wagner au Mali. Oui, parce qu'il avait fait ses études en Russie et qu'il parlait russe, c'est ça ? C'est ça. Et parce que, aussi, c'est lui qui était le principal responsable des événements du 21 mai 2021, le second coup d'État qui était intervenu, donc, c'était un maillon important du dispositif de la junte. À lire aussiL'influence russe en Afrique se réinvente après le groupe Wagner, selon All Eyes on Wagner Depuis 48 h, on est sans nouvelles du numéro un de la junte, le général Assimi Goïta. Quelles sont vos informations ? Je ne sais pas plus que vous, mais ce qui est évident, c'est que le fait qu'il ne communique pas, depuis hier à aujourd'hui, montre à quel point il est déboussolé, montre à quel point le pouvoir lui-même est déboussolé. Et le pays est aujourd'hui sans gouvernail, se retrouve dans une désolation totale. Et ce sont les videomen malheureusement, ce sont les activistes à la solde du gouvernement qui aujourd'hui, à coups de propagande, s'amusent sur les réseaux sociaux à balancer toutes sortes de nouvelles. Et de fake news, évidemment… Absolument. La reconquête de Kidal par les séparatistes touaregs du FLA, le Front de libération de l'Azawad, est-ce que c'est un revers stratégique pour le pouvoir de Bamako ? Exactement. C'est l'effet combiné Kati-Kidal qui représente véritablement le symbole de toute la journée du samedi et de ce qui a suivi. Kati, c'est le cœur militaire et politique du régime. Et Kidal, c'est le symbole même du récit officiel de la reconquête du territoire qui a été brandi depuis 2023 par le gouvernement. Donc être frappé le même jour sur ces deux points-là, en présence de ceux qui ont été présentés comme les sauveurs de la République, à savoir Wagner, c'est quelque chose, évidemment, qui est un coup dur pour le Mali, mais qui est un coup dur également pour cette junte. Les rebelles disent qu'ils ont conclu ce dimanche un accord avec Africa Corps pour leur retrait, ce qui semble être confirmé par plusieurs sources internationales. Donc tout indique que le pays est aujourd'hui dans le noir total. On ne sait pas qui gouverne, on ne sait pas qui dirige, qui prend les décisions et comment tout cela fonctionne. Les combattants russes d'Africa Corps qui s'enfuient de la ville de Kidal, est-ce que ce n'est pas humiliant pour Moscou ? Je ne sais pas ce qui est humiliant pour Moscou, mais ce que nous, nous avons toujours dit, c'est que Wagner, d'abord et ensuite Africa Corps, n'ont jamais été la solution de la guerre au Mali. Ils sont venus avec des méthodes très contestables qui ont occasionné énormément de pertes en vies humaines, énormément de bavures, énormément de violations de droits de l'homme. Et ce qui est évident aujourd'hui, c'est que Africa Corps est au Mali parce que les autorités actuelles l'ont permis. Et donc pour nous, le véritable responsable de tout ce qui est en train de se passer, ce sont d'abord les autorités maliennes, c'est d'abord la junte malienne. Et c'est pourquoi nous disons qu'il est important que cette junte-là parte pour justement mettre de l'ordre dans tout cela. À lire aussiTrois organisations portent plainte contre le Mali devant la Cour africaine des droits de l'homme Vous êtes le porte-parole de la Coalition des forces pour la République que dirige l'imam Mahmoud Dicko, qui vit actuellement à Alger. Quelle est pour vous la priorité aujourd'hui pour le Mali ? La priorité, c'est le départ de la junte. Une fois la junte partie, c'est à ce moment-là que de nouvelles voies pourront s'ouvrir avec les différents protagonistes, avec les groupes armés aujourd'hui qui, de par leurs actions malheureusement, sont en train d'affaiblir l'Etat, d'affaiblir le pays. Nous sommes tous Maliens et quelles que soient les pertes que nous avons observées depuis samedi jusqu'à maintenant, qu'ils soient du côté des militaires maliens, qu'ils soient du côté du FLA ou encore du Jnim, ça reste des Maliens. Donc c'est le sang des Maliens qui est en train d'être versé aujourd'hui. Donc notre priorité, c'est d'arrêter ce cycle de violences là et d'ouvrir de véritables dialogues pour bâtir un projet de paix. Dans votre communiqué de ce dimanche, vous dites qu'aucun groupe armé ne peut imposer l'avenir du Mali par la force. Mais ne craignez-vous pas que les jihadistes du Jnim ne mettent le Mali à feu et à sang ? Ce risque est réel, mais c'est pourquoi nous insistons sur le fait que la junte doit partir pour ouvrir de nouvelles perspectives. Parce qu'aujourd'hui, vous avez vu, depuis cinq ans, la junte a fait de la guerre un projet de société. Et la guerre à elle seule dans aucun pays du monde n'est arrivée à circonscrire une crise. C'est pourquoi nous disons aujourd'hui qu'il est important de tendre la main à toutes ces personnes, à toutes ces entités qui sont aujourd'hui impliquées dans cette crise-là. Et le dialogue est possible. Le seul obstacle aujourd'hui au dialogue et à la paix, c'est la junte. À lire aussiMali: la junte confirme la mort du ministre de la Défense et annonce deux jours de deuil national
L'intelligence artificielle est en train de changer complètement notre façon de travailler.Exactement comme la révolution industrielle l'a fait pour les métiers manuels… et plus récemment, comme Internet l'a fait pour le travail de bureau.
Si Je Recommençais Un Business En 2026, Voici Exactement Ce Que Je FeraisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'initiative Global Sumud Flotilla a levé l'ancre ce 12 avril du port Vell de Barcelone. Objectif : « briser » le blocus israélien de l'enclave de Gaza. Près de 80 navires en provenance de nombreux pays vont constituer cette flottille. Pour en parler, Patrick Bosch, membre du comité de pilotage de la Global Sumud Flotilla, est l'invité international de la mi-journée de RFI. RFI : Briser le blocus israélien, c'est l'objectif que s'est fixé la Global Sumud Flotilla, une coalition d'une trentaine d'organisations qui a levé l'ancre aujourd'hui de Barcelone pour tenter de rejoindre les côtes de la bande de Gaza, qui est encore régulièrement la cible de bombardements israéliens. À bord de ces navires, de l'aide humanitaire pour les Gazaouis. Patrick Bosch : En effet, je vous parle d'un des bateaux. On vient de lever l'ancre de Barcelone en direction de la bande de Gaza, il y a une vingtaine de minutes. Les conditions météo, on l'a appris il y a peu, ont retardé un peu le départ, mais c'est bon, vous avez pu prendre la mer, vous nous le confirmez ? Officiellement, on a effectivement pris le départ du port de Barcelone. On va maintenant se rendre à un port à proximité, en attendant que le phénomène météorologique passe et que les conditions de la traversée vers la prochaine étape en Italie se réalisent. Vous n'avez pas trop de visibilité encore pour le moment là-dessus ? Non. Normalement, on partira mardi matin, si les conditions météorologiques le permettent, de ce prochain port. Donc, on est parti du premier port pour l'instant. Cette flottille, elle se compose de combien de navires au total ? Au total, nous sommes actuellement autour de 80 navires qui prendront le départ au fur et à mesure des différents ports. De Barcelone, il y en a 40 qui sont partis maintenant, donc ce matin, et les autres vont rejoindre la flottille au fur et à mesure d'Italie, de Turquie et d'autres ports de la Méditerranée. C'est un nombre impressionnant. Il s'agit de la plus grande flottille civile organisée à destination de Gaza ? Oui, c'est ça. Le nombre de bateaux qui participent à cette flottille est plus grand que la somme de tous les bateaux partis durant les 19 dernières années, depuis le début du blocage de la bande de Gaza. Alors, vous l'avez évoqué, il y a des haltes prévues à Syracuse, en Italie, à Lerapetra, en Grèce, avant de prendre le chemin définitivement pour Gaza. D'autres navires doivent vous rejoindre lors de ces haltes, c'est ça ? Exactement. En Italie, il y en a un certain nombre qui vont nous rejoindre. Durant cette halte, on va faire des réunions avec tous les participants pour les informer des progrès de la mission, des prochaines étapes, et on repartira d'Italie. Il y a des personnes qui vont nous rejoindre effectivement de Grèce, et on va faire une halte également en Turquie. Du fait de la guerre en Iran, Gaza est moins évoqué. Mais concrètement, quelle est la situation dans l'enclave, notamment sur le plan humanitaire ? C'est pour ça que vous prenez la mer ? Oui, tout à fait. Nous prenons la mer vu qu'en effet la situation à Gaza n'a pas réellement changé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Aujourd'hui, les personnes avec qui nous sommes en contact régulier à Gaza nous parlent quotidiennement de bombardements, de meurtres de civils, etc. 200 camions devaient entrer dans le cadre du cessez-le-feu, mais seulement une fraction entre chaque jour, alors que l'ONU elle-même avait estimé que 1 600 seraient nécessaires par jour. Et comment peut-on soulager une population assiégée depuis presque un an et demi maintenant ? Qu'est-ce que vous amenez avec vous ? On imagine de l'aide humanitaire, mais il y a d'autres choses que vous prenez dans les soutes ? Alors nous amenons effectivement de l'aide humanitaire. Maintenant, cette aide ne permettrait pas de substantiellement soulager la population. Ce que nous essayons vraiment, c'est de briser le blocus et de faire en sorte que de l'aide puisse réellement rentrer en masse. Nous amenons également des éco-builders, aussi des capacités de soins, donc via des médecins et autres, pour soulager quelque peu le système médical gazaoui. Donc voilà, on essaie d'avoir une approche plus holistique que simplement briser le blocus. Cette initiative, c'est une initiative civile initiée, on l'a dit, par des ONG. Est-ce que ce n'est pas révélateur finalement de l'incapacité de la communauté internationale à exiger d'Israël la levée de ce blocus ? Oui, tout à fait. C'est ça qui nous réunit en fin de compte. En principe, nos différents gouvernements, qu'ils soient européens ou d'autres pays à travers le monde, ont souscrit à certaines conventions sur la protection des droits humains, par rapport à la protection des civils, les différentes résolutions de l'ONU, etc., exigent également la protection, il y a les actions en cours auprès des tribunaux internationaux. Malheureusement, cela s'avère inefficace. Donc, c'est pour ça que finalement, nous, on réunit des milliers de personnes à travers le monde, elles se sont organisées ensemble pour rendre cette flottille possible. Donc, c'est vraiment un mouvement citoyen. Et d'ailleurs on commence cette semaine une action. Il y a des sites internet qui vont être publiés qui s'appellent Rise Up, qui font appel vraiment à la société civile à travers le monde pour participer à ce mouvement au-delà de la flottille, au-delà d'un convoi terrestre qu'on organise en parallèle, pour vraiment faire des actions dans les pays pour attirer l'attention des autorités sur ce que nous attendons pour protéger les civils à Gaza. Vous êtes près d'un millier, il me semble, à avoir pris la mer, direction Gaza. C'est quoi les risques précis pour les membres d'équipage ? Parce qu'il y a des risques. Il y a bien sûr des risques. On a fait des choses pour diminuer ces risques. Les personnes sont formées d'abord. Certaines n'ont jamais fait de voile, en quelques semaines, on a fait des formations. Côté sécurité aussi. Des formations aussi à la non-violence, qui est l'une de nos valeurs fondamentales, de manière à ce que les gens puissent réagir à des situations compliquées qui risquent de se produire. Alors les risques, oui bien sûr, on peut craindre des attaques comme nous les avons vécues lors de la dernière flottille, au mois d'août notamment. Il y a des drones qui ont lâché des bombes incendiaires. Donc là, il y a effectivement des risques qui peuvent se produire. Ensuite, en cas d'arrivée à Gaza, effectivement, là aussi, on arrive quand même dans un territoire en guerre active, malgré le cessez-le-feu. Donc, là aussi, nous sommes en contact avec des personnes sur place, des autorités sur place pour encadrer cela. Mais il y a un risque, voilà. Malheureusement, dans ce genre de situation, on ne peut pas l'exclure. Et bien sûr, l'arrestation, si elle se produisait, comporte aussi certains risques. Si des personnes se retrouvent en prison israélienne, nous avons à ce niveau-là des juristes côté israélien qui nous soutiennent très bien. À lire aussiFlottille humanitaire pour Gaza: plus de 400 militants arrêtés, des manifestations en Espagne et Italie
durée : 00:25:12 - par : Producteurs en alternance, Judith Chaine - Dans ce 3ème épisode de nos entretiens, Semyon Bychkov nous parle de la 1ère fois où il a entendu la musique de Tchaïkovsky, un compositeur qu'il affectionne particulièrement. Il nous explique aussi les raisons qui l'ont conduit à quitter l'Union soviétique en septembre 1974. - réalisation : Gilles Blanchard, Marie-Christine Ferdinand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Echos, et Jean-François Colosimo, éditeur, théologien et essayiste. Ensemble, ils apportent leur expertise et leur regard avisé sur les sujets qui marquent la vie des Français.Le point de départ de la discussion est le message délivré par le Pape Léon XIV lors de ses communications de Pâques. Le théologien revient sur les moments forts de ces prises de parole, notamment lorsque le souverain pontife a évoqué le manque de larmes et de compassion face aux conflits qui déchirent le monde. Une analyse percutante qui ouvre la voie à une réflexion sur la « Troisième Guerre mondiale en miettes », selon l'expression du Pape.La conversation bascule ensuite sur la crise énergétique qui frappe de plein fouet les Français, avec une flambée des prix du carburant qui suscite de vives inquiétudes. Cécile Cornudet décrypte les réponses apportées par le gouvernement, tiraillé entre le souvenir douloureux des Gilets jaunes et la nécessité de protéger les ménages les plus fragiles. Elle souligne également les opportunités offertes par cette crise, notamment en termes de transition écologique et d'électrification du parc automobile.Les deux invités abordent également la question de l'ingérence américaine dans les élections hongroises, avec le soutien affiché de JD Vance au Premier ministre Viktor Orbán. Une situation qui illustre, selon eux, les liens profonds entre certains mouvements identitaires américains et européens, au-delà des clivages politiques traditionnels.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le plus grand piège face à un client ? Vouloir faire EXACTEMENT ce qu'il demande. On a tous déjà connu ça : on répond à un appel d'offres, le brief est ultra-rigide, et on a la tentation de lisser notre travail pour "entrer dans les cases" et remporter le projet à tout prix.Pourtant, c'est une erreur. Dans le dernier épisode de l'Entertainment Lab, Robin Lepercq, Co-fondateur de FreelanceRepublik, nous rappelle une vérité fondamentale pour tous les professionnels indépendants et les créatifs :« En fin de compte, l'artiste c'est vous, et si on est venu vous chercher, c'est pour votre patte et votre identité. »Pourquoi ce conseil est-il si précieux ? Parce que vos clients n'achètent pas de simples exécutants. Ils achètent une vision, une expertise, une singularité. En essayant de trop plaire ou de vous effacer derrière le brief, vous gommez exactement ce qui fait votre valeur ajoutée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À demain avec Anne-Laure ! --MES STAGES EN COLLECTIF
Direction Birmingham chez l'écrivain R.J. Ellory. À l'heure de la parution de son dix-huitième roman en France Les invisibles traduit de l'anglais par Etienne Gomez aux éditions Sonatine, et à l'heure aussi du festival Quais du Polar à Lyon, grand entretien avec l'auteur britannique à son domicile. L'occasion de parler avec lui de son univers, de ses secrets d'écritures, d'échanger quelques mots en français et même d'écouter un titre de son groupe puisqu'il est également musicien et chanteur. Traduction de Etienne Gomez « Il est partout. Et il est nulle part. Exactement comme le diable. » 1975, Syracuse, État de New York. Rachel Hoffman, nouvelle recrue de la police locale, est appelée sur sa première scène de crime : une institutrice vient d'être assassinée. À côté du corps, un étrange message tiré de « La Divine Comédie de Dante ». Peu après, une deuxième victime est découverte. C'est le début d'une série d'homicides à laquelle Rachel va être intimement mêlée, nouant une relation très particulière avec le mystérieux assassin. Cinq ans plus tard, alors que l'affaire semble close, une nouvelle vague d'assassinats frappe New York, étonnamment similaires à ceux de Syracuse. Rachel, qui s'apprête à rejoindre l'unité d'analyse comportementale du FBI, ignore encore qu'il lui faudra plus d'une décennie, avec nombre d'autres meurtres à la clé, pour peut-être résoudre cette enquête très personnelle qui, peu à peu, va virer à l'obsession, à la paranoïa, et la mener aux confins de la folie. Dans cette traque obsédante qui, année après année, dévore l'existence de son héroïne, R. J. Ellory, nous entraîne dans un voyage au bout de l'enfer, digne de Seul le silence et d'Une saison pour les ombres. On y retrouve sa puissance romanesque, son humanité vibrante, son sens inégalé du suspense : tout ce qui consacre, encore et toujours, le maître incontesté du thriller. (Présentation des éditions Sonatine) Site de l'auteur : R.J Ellory Illustration musicale : The Whiskey Poets - The Garage Tapes.
La République démocratique du Congo disputera donc la prochaine Coupe du Monde de foot, le Mondial 2026 de juin prochain aux États-Unis, Canada et Mexique. Les Léopards ont remporté la finale de barrage intercontinental qu'ils disputaient à Guadalajara au Mexique contre la Jamaïque. Victoire 1 à 0 après prolongations. La RDC rejoint les 9 autres équipes africaines déjà qualifiées et retrouve le Mondial 52 ans après sa seule participation. Une longue, très longue attente... Youssouf Mulumbu ancien capitaine des Léopards il y a dix ans, est notre grand invité Afrique, ce mercredi 1er avril. RFI : Youssouf Mulumbu, ce fut tendu, ce fut incertain jusqu'au bout, mais ça y est, la République démocratique du Congo tient sa qualification pour la Coupe du monde de football. Vous en rigolez, vous en souriez, c'est un grand ouf de soulagement ? Youssouf Mulumbu : Ce fut interminable. C'est vrai que c'était difficile à regarder parce que l'émotion est allée jusqu'au bout. Ce n'était pas très beau à voir, mais le plus important, c'était de se qualifier et on savait que ça allait se jouer sur des détails. Et ce détail a été ce coup de pied arrêté, dont Tuanzebe était à la réception, et a pu marquer ce but très important, ce but qui coûte 52 années de disette pour le Congo. Ce n'était pas beau à voir, ça veut dire quoi ? En termes de jeu, ce n'était pas très beau à voir, mais on s'y attendait. Avec l'atmosphère, avec la pression, on savait que peut-être on n'allait pas montrer le meilleur visage du Congo, mais l'important c'était de se qualifier. Et voilà, ça s'est joué sur ce détail-là et on a su saisir l'occasion. La lumière est venue, vous l'avez dit « en prolongation », le but d'Axel Tuanzebe à la 100ᵉ minute, suite à un corner, la RDC, Youssouf Mulumbu, qui a montré une fois encore dans cette finale de barrage contre la Jamaïque – match qui se jouait au Mexique – toute sa résilience, sa force de caractère comme lors des barrages « Afrique », finalement, contre le Cameroun, contre le Nigeria. Ne jamais renoncer, c'est vraiment l'ADN de cette équipe congolaise ? Exactement, c'est ce que Sébastien Desabre a mis en place avec cette équipe. C'est cet aspect défensif qui est très solide avec Tuanzebe et Chancel en charnière centrale. Après, cette équipe de la Jamaïque, on l'a sentie un peu épuisée et nous, petit à petit, plus le jeu avançait, plus on sentait cette équipe s'installer dans le match et être un peu plus confiante. Et donc voilà, c'est la résilience et je pense que les joueurs peuvent en être fiers parce qu'ils ont vraiment libéré ce pays depuis plusieurs années. À lire aussiRDC: dans les rues de Kinshasa, du stress à l'effusion de joie après la victoire des Léopards Oui, plusieurs années. Cela faisait 52 ans que le pays attendait ça. La seule participation à un Mondial, c'était en 1974, quand le pays s'appelait encore le Zaïre. La RDC, un pays de foot. Plus de 100 millions d'habitants, aujourd'hui, c'est une véritable libération célébrée comme telle dans tout le pays, à Kinshasa, à Lubumbashi, dans l'Est, c'est la fête partout en RDC ? C'est la fête, mais c'est vrai qu'on est toujours passé à côté de cette qualification de très près. En 2018, avec ce match contre la Tunisie et même sur cette qualification contre le Sénégal. Donc, il nous tenait à cœur avec ce qu'éprouve le pays en ce moment, avec les conflits à l'Est, de pouvoir se qualifier et aujourd'hui, on ne peut qu'en être fier. Il y a des piliers dans cette équipe, Chancel Mbemba, le capitaine Cédric Bakambu, Yoane Wissa, Samuel Moutoussamy. Le sélectionneur Sébastien Desabre a su bâtir une équipe très solide. Il reste trois mois avant la Coupe du monde, on aurait envie de les voir jouer un petit peu plus. Le football « léché » qu'on a pu voir il y a quelques années en RDC, où est-il ? Exactement, mais je pense qu'il ne faut pas les juger sur cette rencontre parce que, comme je l'ai dit, il y a eu beaucoup de pressions, il y avait beaucoup de tensions autour de cette qualification. Mais il va falloir aller chercher aussi ce joueur, peut-être un Mayulu qui va apporter un peu de magie, un peu de gestes sortis de l'ordinaire. Au coach de faire son travail. À lire aussiBarrages Mondial 2026: revivez la qualification de la RDC aux forceps contre la Jamaïque On connaît les adversaires du premier tour pour la RDC au Mondial, le tirage au sort a été effectué en décembre dernier. Portugal, Colombie, Ouzbékistan. Qu'est-ce que les Léopards peuvent espérer à cette Coupe du monde ? Aujourd'hui, on sait qu'on ne part pas favori de cette poule, mais il faut aller chercher un résultat face à deux équipes qui sont favorites, qui sont la Colombie et le Portugal. Et on sait que cette troisième place peut-être ou cette deuxième place va se jouer avec ce match contre l'Ouzbékistan. La Coupe du monde, Youssouf Mulumbu, passe de 32 à 48 équipes et il y aura non plus cinq mais dix équipes africaines à ce Mondial. Vous les imaginez, la RDC peut-être, mais aussi le Sénégal, le Maroc, la Côte d'Ivoire bousculer la hiérarchie ? Oui, c'est formidable. Avec ce qu'a montré le Sénégal lors de la CAN et les atouts qu'a le Maroc, je pense qu'ils peuvent faire très mal. Donc voilà, à toutes ces équipes de bien pouvoir se préparer et de pouvoir rentrer dans cette compétition avec un esprit de gagneur. Youssouf Mulumbu, merci et bravo à la RDC ! Merci Fimbu toujours ! À lire aussiCoupe du monde 2026: la RDC arrache une qualification historique contre la Jamaïque
Ecoutez RTL Soir avec Anne-Sophie Lapix du 30 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici les liens pour écouter l'épisode Pourquoi le tapis de course a-t-il été un instrument de torture ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-tapis-de-course-a-t-il/id1048372492?i=1000756915527Spotify:https://open.spotify.com/episode/1JZfMJW5Cu88LpK2VQlCSr?si=07106fbff27b41ac---------------------Une crise de goutte est un épisode inflammatoire aigu, extrêmement douloureux, provoqué par un excès d'acide urique dans l'organisme. Contrairement à une idée répandue, la goutte n'est pas une simple « maladie des riches » liée uniquement à l'alimentation : c'est avant tout un trouble métabolique bien identifié, aux mécanismes précis.Tout commence avec l'acide urique. Cette substance est un déchet naturel issu de la dégradation des purines, des molécules présentes dans notre corps mais aussi dans certains aliments, comme les viandes rouges, les abats, les fruits de mer ou l'alcool. Normalement, l'acide urique est dissous dans le sang puis éliminé par les reins. Mais lorsque sa production est trop élevée ou que son élimination est insuffisante, il s'accumule dans l'organisme : on parle alors d'hyperuricémie.Lorsque la concentration d'acide urique dépasse un certain seuil, il peut cristalliser. Ces cristaux, appelés cristaux d'urate de sodium, ont une forme acérée, comparable à de minuscules aiguilles. Ils se déposent préférentiellement dans les articulations, en particulier celles qui sont plus froides ou moins bien vascularisées, comme le gros orteil. C'est pourquoi la crise de goutte débute très souvent à cet endroit, même si d'autres articulations peuvent être touchées : cheville, genou, poignet ou doigts.La crise elle-même est une réaction inflammatoire violente. Le système immunitaire reconnaît les cristaux comme un corps étranger et déclenche une réponse massive. Les globules blancs affluent, libèrent des substances inflammatoires, et provoquent les symptômes caractéristiques : douleur intense, rougeur, chaleur, gonflement et hypersensibilité extrême. La douleur est souvent décrite comme insupportable, pulsatile, parfois au point que le simple contact d'un drap devient intolérable.Une crise de goutte survient souvent brutalement, fréquemment la nuit ou au petit matin. Elle peut être déclenchée par un excès alimentaire, une consommation d'alcool, une déshydratation, une infection, un stress intense ou même un traumatisme articulaire. Sans traitement, la crise dure généralement plusieurs jours, parfois plus d'une semaine, avant de régresser spontanément.Si l'hyperuricémie persiste, les crises peuvent devenir plus fréquentes et toucher plusieurs articulations. À long terme, des dépôts chroniques de cristaux peuvent former des nodules appelés tophi, et endommager durablement les articulations et les reins.La crise de goutte n'est donc pas une simple douleur articulaire passagère. C'est le signal d'alarme d'un déséquilibre métabolique profond, qui nécessite une prise en charge médicale pour prévenir les récidives et les complications. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La cinquième édition du Salon du livre africain de Paris s'ouvre à Paris samedi 21 mars. 150 éditeurs et 400 auteurs africains et afro-descendants seront présents pour défendre une littérature et un écosystème littéraire en pleine croissance. Souleymane Gueye, éditeur jeunesse sénégalais, fondateur des éditions Saaraba, est le grand invité Afrique de RFI. RFI : On s'aperçoit que les gens lisent de moins en moins en France. Aux États-Unis, seuls 40 % des Américains lisent un livre chaque année. Est-ce le cas au Sénégal ? Constatez-vous de la part des Sénégalais un engouement pour la lecture ? Souleymane Gueye : Le Sénégal n'échappe malheureusement pas à ce phénomène qui est mondial, avec l'attractivité des écrans. Ce combat se traduit chez nous par la volonté de réussir à produire de la qualité et à organiser des activités autour du livre pour maintenir les gens attachés au format papier. Mais nous avons ces mêmes difficultés. Surtout dans un pays où la lecture a souvent été associée à la contrainte et à l'obligation de la lecture scolaire. Nous menons un combat pour que le plaisir de la lecture revienne au premier plan. La plaisir de la lecture se développe-t-il dans le public et notamment le jeune public sénégalais ? Je pars toujours du principe qu'avant de tirer des conclusions, il faut se poser la question. Que faisons-nous en faveur du livre ? Que faisons-nous pour que ce livre soit à la portée de tous, accessible aux populations et surtout qu'il ait un attrait ? Cela veut dire faire de beaux livres et les faire vivre. Il ne suffit pas de faire des livres, il faut des animations, que les auteurs puissent rencontrer le public, développer les bibliothèques, les clubs de lecture. Tous ces lieux, ces endroits où le livre peut être vivant, vont favoriser l'adoption de cette pratique. Le développement des bibliothèques est quelque chose d'important. Cela dépend souvent des politiques publiques. Existe-t-il une politique publique du livre au Sénégal ? Est-elle suffisante? Bien sûr, il y a une politique publique du livre, qui est portée par le ministère de la Culture via la direction du livre et de la promotion de la lecture. Elle œuvre notamment sur le réseau des Clac, les centres de lecture et d'animation culturelle, qui sont assez nombreux et permettent un maillage du territoire. On peut toujours estimer qu'il faut aller plus loin. Mais en tout cas, ils font déjà ce travail, qui est à saluer. Maintenant, il faut le compléter, l'État tout seul ne peut pas tout faire. Il faut que les initiatives privées viennent s'additionner en complément. Dans quelle langue lit-on au Sénégal ? Le jeune public lit-il toujours en français ou a-t-il accès désormais à des livres en wolof ? Le jeune public lit majoritairement en français aujourd'hui, mais le wolof – et les langues nationales de manière générale –, sont en train de se développer. Il y a une prise de conscience au niveau du grand public et aussi au niveau des institutions et des organisations, qu'il faut écrire et lire correctement le wolof. Depuis quelques années, les langues nationales ont été introduites dans le système scolaire en phase de test. Le combat désormais, c'est au delà du scolaire, de faire toute cette production qui va accompagner le reste de la vie. Parce qu'il ne suffit pas d'apprendre la langue à l'école, il faut en dehors, dans le cadre de la lecture-plaisir, avoir du contenu, de la production. Des maisons d'édition se sont spécialisées dans les livres bilingues en français – wolof, en français – pulaar. Nous sommes en train de sortir des imagiers pour les un à trois ans, Mes premiers mots en wolof. Il faut offrir au public de quoi adopter la lecture et faciliter la lecture dans les langues nationales. Les éditeurs font face à des équations économiques compliquées. Comment faites-vous concernant la question économique des intrants, le prix du papier, les frais de distribution? Est-ce une équation économiquement viable, aujourd'hui, au Sénégal ? C'est une équation compliquée. La distribution, c'est un problème. D'un côté, nous avons ceux qui produisent, qui sont les éditeurs. De l'autre, les libraires qui commercialisent. Entre les deux, il manque un pont qui est celui de la distribution, qui facilite la circulation des œuvres. Aujourd'hui, c'est quelque chose qui n'existe pas ou qui n'est pas développé comme en France. Les publications dont vous en avez parlé ont subi, sur tous les continents et dans tous les pays, le prix du papier, le prix du transport. Ce qui fait que l'impression locale est chère et ce qui implique aussi des prix de vente qui sont relativement chers et inaccessibles au public. Nous essayons de trouver des moyens de baisser les prix, dans le choix des ouvrages, dans les choix de fabrication. Faire un livre souple coûtera beaucoup moins cher qu'un livre cartonné. Nous réfléchissons à la manière dont le livre soit le moins cher possible et le plus accessible aux clients, mais en maintenant aussi cette équation, à savoir qu'il faut que cela reste économiquement viable aussi pour la maison d'édition. La maison d'édition Saaraba est adossé à un grand groupe – Editis, pour ne pas citer. Une petite maison d'édition qui s'associe à un grand groupe, un schéma que l'on connaît bien en France. Pour vous, c'était le chemin obligatoire pour réussir ? Dans le projet Editis, ce qui m'avait séduit – par rapport à d'autres projets de ce type –, c'est qu'ils avaient fait le pari de faire des livres adaptés au contexte africain, produits par une équipe locale. Souvent, ce qui se fait, ce sont des livres qui sont produits ici en France et qui sont exportés vers l'Afrique. On ne peut pas trouver mieux pour justement restituer les histoires qui vont vraiment parler au public cible. Être adossé à un grand groupe, ça permet beaucoup d'avantages. Cela permet de bénéficier d'une certaine expertise, des services supports qui sont en France. Lorsque nous rencontrons une difficulté, on sait qu'on peut se tourner vers d'autres personnes qui ont des années d'expérience. Il y a une expertise, un conseil, un accompagnement. Et, quoi que l'on puisse dire, il y a aussi une assise financière, une trésorerie qui permet d'aller beaucoup plus vite qu'on ne le ferait en étant seuls. Mais vous êtes indépendants sur le choix éditorial. Vous publiez les auteurs que vous avez envie de publier sans que la décision soit prise à Paris pour vous. Exactement. On est libre d'un point de vue éditorial. Le groupe nous fait entièrement confiance. Le cinquième salon du livre africain de Paris se déroule à la halle des Blancs-Manteaux du 20 au 22 mars 2026. À lire aussiLe Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5e édition du prix littéraire Voix d'Afriques
En 2026, l'utilisation de l'IA est largement diffusée, dans la vie professionnelle comme personnelle. L'IA nous aide à faire certaines tâches, c'est vrai, mais cela nous aide-t-il réellement à long terme ? Nos opinions sur le sujet divergent ! Interactive Transcript and Vocab Helper Support Easy French and get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for all our episodes: easyfrench.fm/membership Show Notes Prenez vos billets pour l'évènement Easy French ! La Fabrique à Idiots (vidéo YouTube) Transcript Intro Judith: [0:17] Bonjour Hélène. Hélène: [0:18] Salut Judith, comment ça va aujourd'hui ? Judith: [0:21] Ça va et toi ? Hélène: [0:22] Très bien. Judith: [0:23] Est-ce qu'il pleut chez toi ? Hélène: [0:24] Il pleut, il y a du brouillard, du vent, tout ce qu'on aime. Judith: [0:29] Voilà, c'est un peu pareil, c'est un peu l'orage ici. Hélène: [0:32] Ouais, donc un temps parfait pour enregistrer un épisode de podcast. Judith: [0:36] Exactement. Et cette semaine, on va encore parler de l'IA. Très probablement qu'on n'aura jamais vraiment fini d'en parler, mais depuis la dernière fois qu'on en a parlé, j'ai pas mal changé d'avis. Hélène: [0:49] Ah, ça m'intéresse. Judith: [0:51] Ouais, et aussi dans cette logique de prendre le contre-pied de l'IA, on a une nouvelle pour vous les amis. Sachez que le 4 avril, à Paris, on organise une masterclass autour du thème de la gastronomie. Ce sera autour d'un déjeuner qui sera préparé par une chef spécialiste de la gastronomie française traditionnelle. Et qu'est-ce qu'on va faire pendant cette masterclass, Hélène ? Hélène: [1:16] Alors, on va bien évidemment manger, mais aussi faire des jeux brise-glace pour apprendre à mieux se connaître pour parler français. Il y aura, comme son nom l'indique, un cours où nous allons vous parler de la cuisine et on va terminer avec un quiz rigolo pour vérifier ce que vous avez compris, mais surtout pour s'amuser encore une fois et parler français. Judith: [1:40] Bref, le 4 avril, à Paris, on se voit en vrai et on apprend le français en rencontrant des autres êtres humains, en se faisant des amis. Bref, ça va être très chouette. Rendez-vous dans la description de cet épisode pour réserver vos tickets parce que les places sont limitées. Support Easy French and get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for all our episodes: easyfrench.fm/membership
À Loisy (Meurthe-et-Moselle), les deux listes concurrentes ont rassemblé chacune le même nombre de voix au premier tour des élections municipales, qui s'est déroulé dimanche 15 mars 2026. 92 voix d'un côté, 92 de l'autre. Dans ce village de 322 habitants, les têtes de listes comptent mettre les bouchées doubles cette semaine pour convaincre les 55 abstentionnistes qui feront définitivement la différence. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Commençons par définir les termes.La tension artérielle, aussi appelée pression artérielle, correspond à la force exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle est exprimée par deux chiffres :– la pression systolique, lorsque le cœur se contracte– la pression diastolique, lorsque le cœur se relâcheChez l'adulte, une tension normale est d'environ 120 sur 80 millimètres de mercure, notée 12/8.On parle de baisse de tension, ou hypotension artérielle, lorsque la pression descend durablement sous 90 sur 60, ou lorsqu'elle chute brutalement par rapport au niveau habituel d'une personne.Mais pourquoi la tension baisse-t-elle ?La tension dépend de trois éléments essentiels :– la quantité de sang circulant– la force de contraction du cœur– le diamètre des vaisseaux sanguinsUne baisse de tension survient lorsque l'un de ces paramètres se dérègle.Première cause fréquente : la déshydratation.Lorsque l'organisme manque d'eau, le volume sanguin diminue. Moins de sang circule, la pression chute. C'est une cause classique chez les personnes âgées, lors de fortes chaleurs ou après un épisode de fièvre, de diarrhée ou de vomissements.Deuxième cause : les variations de position, notamment le passage rapide de la position allongée à la position debout. On parle alors d'hypotension orthostatique. Normalement, les vaisseaux se contractent immédiatement pour maintenir la pression. Si ce réflexe est trop lent, le sang stagne dans les jambes, le cerveau est moins irrigué, provoquant étourdissement ou voile noir.Troisième cause : le cœur lui-même.Un rythme cardiaque trop lent, une insuffisance cardiaque ou certains troubles du rythme réduisent la capacité du cœur à propulser efficacement le sang, entraînant une baisse de tension.Les médicaments jouent également un rôle majeur. Les traitements contre l'hypertension, les antidépresseurs, les diurétiques ou certains anxiolytiques peuvent faire chuter la tension, surtout en début de traitement ou en cas de surdosage.Enfin, le système nerveux autonome peut être en cause. Le stress intense, les émotions fortes ou certaines maladies neurologiques perturbent la régulation automatique de la pression artérielle.Faut-il s'inquiéter ?Une tension naturellement basse n'est pas forcément dangereuse si elle est bien tolérée. En revanche, une baisse brutale accompagnée de malaise, de confusion ou de perte de connaissance nécessite une évaluation médicale.En résumé, la baisse de tension n'est pas une maladie en soi, mais le signal d'un déséquilibre entre le cœur, les vaisseaux et le volume sanguin. Un message que le corps envoie… et qu'il faut savoir écouter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Je me suis perdue dans une spirale TikTok… et je suis tombée sur une théorie toute simple : la théorie du café noir.Une métaphore qui parle de langage, de subconscient, et de la manière dont on formule nos vies à l'envers.Dans cet épisode court, je te partage pourquoi cette idée m'a marquée, et pourquoi la façon dont tu te parles change peut-être plus de choses que tu ne le crois.Oui, la façon dont tu te parles façonne ta vieSi tu veux la version vidéo du podcast c'est iciMon café : @simplecafeine Mon compte perso @leajplf ?J'ai hate de te lire!Bienveillance,S&S,Léa ✨
Pendant longtemps, certaines capacités cognitives ont été considérées comme un privilège humain. Se représenter un nombre abstrait, savoir si l'on sait ou si l'on ignore quelque chose, ou encore manipuler mentalement des concepts sans support concret. Or, une expérience récente menée en Allemagne est venue sérieusement bousculer cette frontière. Les héroïnes de cette découverte ne sont ni des singes ni des dauphins, mais… des corneilles.L'étude est conduite par l'équipe du neurobiologiste Andreas Nieder à l'Université de Tübingen. Son objectif : tester si ces oiseaux sont capables de ce que l'on appelle la métacognition, c'est-à-dire la capacité à évaluer ses propres connaissances. En clair : savoir si l'on a la bonne réponse… ou savoir que l'on ne l'a pas.Le protocole est redoutablement précis. Les corneilles sont entraînées à observer brièvement un écran affichant un certain nombre de points. Ensuite, l'image disparaît, et l'oiseau doit indiquer si le nombre présenté correspond à une valeur cible. Jusque-là, rien d'exceptionnel : beaucoup d'animaux savent distinguer des quantités simples. Mais voici la subtilité décisive. Dans certaines conditions, les corneilles ont la possibilité de renoncer à répondre lorsqu'elles ne sont pas sûres, évitant ainsi une pénalité.Et c'est là que l'exploit se produit. Les corneilles ne répondent pas au hasard. Elles choisissent de répondre lorsqu'elles ont vu clairement le stimulus… et s'abstiennent lorsqu'il est trop bref ou ambigu. Autrement dit, elles évaluent leur propre degré de certitude. Exactement le comportement attendu chez un humain conscient de ses limites.Mais l'expérience va encore plus loin. Les chercheurs enregistrent l'activité neuronale dans une zone du cerveau aviaire fonctionnellement équivalente au cortex préfrontal humain. Ils observent que certains neurones s'activent non pas en fonction de la réponse correcte, mais en fonction de la certitude subjective de l'oiseau. Ce signal neuronal de la confiance — que l'on pensait réservé aux primates — est bien présent chez la corneille.Jusqu'ici, ce type de test était considéré comme un marqueur fort de conscience de soi minimale. Il avait été validé chez l'humain, et de façon très débattue chez certains grands singes. Le voir réussi par un oiseau, dont le cerveau est organisé de manière très différente, est une surprise majeure.Cette découverte a des implications profondes. Elle montre que des fonctions cognitives dites “supérieures” peuvent émerger sans cortex cérébral, par des architectures neuronales totalement différentes. En clair : l'intelligence n'a pas un seul modèle biologique.Les corneilles ne parlent pas, n'écrivent pas, ne philosophent pas. Mais elles viennent de réussir un test qui, jusqu'à récemment, servait précisément à définir ce qui nous rendait uniques. Et cela oblige la science à revoir une vieille certitude : l'humain n'a peut-être jamais été aussi seul qu'il le croyait au sommet de l'intelligence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec : Frédéric Hermel, journaliste RMC. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Froid de canard l'hiver, chaleur torride l'été, les conditions de travail sur les chantiers peuvent devenir dantesques. Les corps s'épuisent. En cas de températures extrêmes, l'employeur est tenu d'aménager le travail des ouvriers. Est-ce toujours le cas? Inspection surprise avec deux secrétaires syndicaux sur des chantiers genevois, un jour de canicule. [Reportages de Véronique Marti, réalisation: Matthieu Ramsauer, production: Laurence Difélix. Première diffusion le 6 septembre 2018].
Le point de passage de Rafah est à nouveau ouvert – au compte-gouttes, le dernier corps d'otage israélien a été rapatrié. La situation à Gaza est-elle en train de s'améliorer ? L'historien et spécialiste de la région Vincent Lemire dresse un inventaire dans le Point J. Journaliste : Caroline Stevan Réalisation : Mathieu Ballmer En lien : https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/nahed-une-voix-de-gaza-1-4-28895818.html Nous écrire ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 20 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Congo Brazzaville, la présidentielle, c'est dans deux mois, le 22 mars. Du côté du pouvoir, on connait déjà le candidat, c'est Denis Sassou Nguesso, le président sortant. Mais du côté de l'oppostion, aucun poids lourd n'apparaît pour l'instant. Rappelons que deux d'entre eux sont en prison, le général Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa. Quelles sont les forces en présence ? Au sein de la société civile, Trésor Nzila est le directeur exécutif du Centre d'Action pour le Développement, le C.A.D. En ligne de Brazzaville, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : À 82 ans, Denis Sassou-Nguesso est candidat pour un cinquième mandat et ses partisans disent que sa victoire est quasiment assurée. Est-ce qu'une surprise est possible ? Trésor Nzila : Je pense qu'une surprise n'est pas possible puisque le président de la République aborde cette élection dans une position de domination absolue. Il contrôle les moyens d'État, entendu par là toute l'administration, les finances publiques, les médias publics. Il a coutume d'instrumentaliser les forces de sécurité et il a la mainmise sur les institutions électorales et judiciaires. Est ce qu'il y aura des poids lourds en face de lui ? Je ne pense pas. Les forces en présence ne reflètent pas vraiment un équilibre démocratique, mais plutôt un rapport de forces profondément asymétrique. Il y a deux opposants qui sont redoutables pour le régime, mais qui sont toujours en prison : le général Jean-Marie Michel Mokoko et le député André Okombi Salissa. Qui ont été tous deux condamnés en 2018 à 20 ans de prison. C'est ça ? Exactement. Il y a un parti officiel de l'opposition, c'est l'Upads, de l'ancien président Pascal Lissouba, qui compte des députés à l'Assemblée nationale. Mais son leader, Pascal Tsaty-Mabiala, ne semble pas prêt à se présenter à cette présidentielle, pourquoi ? Je n'ai pas de réponse. Mais il est admis que Monsieur Pascal Tsaty-Mabiala est un opposant accommodant. Et donc le président de la République aura en face de lui des petits candidats. Vous savez très bien que l'opposition est très affaiblie. Elle est sous pression. Et donc, en face du président de la République, il n'y aura que du menu fretin. Pourquoi dites-vous que l'opposition est sous pression ? À cause des méthodes du pouvoir. Il y a quelques jours, un opposant au nom de Anatole Limbongo Ngoka, qui s'est rendu dans le département de la Likouala dont il est originaire, eh bien cet opposant a fait connaître son intention d'être candidat à l'élection présidentielle. Il a été mal reçu pendant son voyage. Les forces de sécurité l'ont contraint à quitter la localité parce que sa présence était très gênante. Voilà le contexte dans lequel l'opposition essaie de travailler. On assiste à des discours officiels de plus en plus bellicistes et dissuasifs. À quel discours pensez-vous ? Récemment, le Directeur général de la sécurité présidentielle, le général Serge Oboa, responsable de la garde officielle du chef de l'Etat, a proféré des menaces à l'encontre des opposants et de la population. Et cela se passe à deux mois de l'élection présidentielle. Donc, on est dans une logique de terreur qui laisse présager un contexte très toxique pour les libertés politiques. Dans son rapport sur 2025 publié le mois dernier, le Centre d'action pour le développement dénonce de nombreuses arrestations et détentions arbitraires. Est-ce que le phénomène est récurrent tous les ans ou pas ? Le phénomène est très récurrent. On observe une dérive autoritaire à partir de l'année 2015, suite au changement de la Constitution, et chaque année, nous constatons une dégradation de la situation des droits humains. Et en 2025, effectivement, le pays a franchi un cap supplémentaire, surtout avec l'opération meurtrière menée par la Direction générale de la sécurité présidentielle. Et de quelle opération s'agit-il ? Il s'agit d'une opération sécuritaire officiellement pour lutter contre le banditisme urbain. Mais très vite, les méthodes utilisées par la Direction générale de la sécurité présidentielle sont des méthodes qui violent la Constitution, qui violent les conventions ratifiées par la République du Congo en ce qui concerne les droits humains. Cette opération qui a commencé à Brazzaville continue. Et elle s'est élargie dans d'autres départements. Elle est caractérisée par des exécutions extrajudiciaires en public, par la torture, les disparitions forcées, la démolition des maisons d'habitation, des familles soupçonnées d'avoir hébergé un jeune présumé délinquant. Officiellement, il peut y avoir deux tours à la présidentielle de votre pays. Mais est-ce qu'il y a déjà eu une élection à deux tours depuis le retour au pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, en 1997 ? Il a toujours été élu dès le premier tour. C'est le fameux slogan « un coup K.O » ! Très franchement, pour cette élection de 2026, le scénario le plus plausible, c'est la continuité du pouvoir en place. À lire aussiPrésidentielle au Congo: des ONG s'inquiètent des propos menaçants du responsable de la sécurité présidentielle
Depuis l'explosion des outils d'intelligence artificielle générative, une nouvelle promesse est apparue : celle des détecteurs d'IA, censés distinguer un texte écrit par un humain d'un texte produit par une machine. Ces outils sont désormais utilisés dans l'éducation, le journalisme ou le recrutement. Pourtant, d'un point de vue scientifique, leur fiabilité est profondément limitée. Et un exemple devenu célèbre l'illustre parfaitement : l'un de ces détecteurs a affirmé que la Déclaration d'Indépendance américaine de 1776 avait probablement été écrite par une IA.Pourquoi un tel non-sens est-il possible ? La réponse tient au fonctionnement même de ces détecteurs.La plupart des détecteurs d'IA reposent sur des analyses statistiques du langage. Ils mesurent des critères comme la “prévisibilité” des mots, la régularité syntaxique ou ce que l'on appelle la perplexité. Un texte est jugé “suspect” s'il semble trop fluide, trop cohérent ou trop régulier. Le problème est évident : un bon texte humain peut parfaitement présenter ces caractéristiques, en particulier s'il est formel, structuré ou rédigé avec soin.À l'inverse, un texte généré par une IA peut facilement échapper à la détection s'il est légèrement modifié, paraphrasé ou enrichi d'erreurs volontaires. En pratique, quelques changements stylistiques suffisent à faire basculer le verdict. Cela montre une première faiblesse majeure : ces outils détectent des styles, pas des auteurs.Deuxième problème fondamental : les IA génératives sont elles-mêmes entraînées sur d'immenses corpus de textes humains. Elles apprennent à imiter la façon dont les humains écrivent. Plus elles progressent, plus leurs productions se rapprochent des distributions statistiques du langage humain. Résultat : la frontière mathématique entre texte humain et texte artificiel devient floue, voire inexistante. D'un point de vue théorique, il n'existe aucun “marqueur universel” de l'écriture humaine.Troisième limite : les détecteurs sont souvent entraînés sur des données datées ou biaisées. Ils comparent un texte à ce que “ressemblait” une IA à un instant donné. Mais dès qu'un nouveau modèle apparaît, avec un style différent, la détection devient obsolète. C'est une course perdue d'avance : l'IA évolue plus vite que les outils censés la repérer.L'épisode de la Déclaration d'Indépendance est révélateur. Ce texte, rédigé au XVIIIᵉ siècle, est formel, très structuré, peu émotionnel et linguistiquement régulier. Exactement le type de style que les détecteurs associent — à tort — à une IA moderne. Cela prouve que ces outils confondent classicisme stylistique et artificialité.En résumé, les détecteurs d'IA ne sont pas scientifiquement fiables parce qu'ils reposent sur des heuristiques fragiles, qu'ils confondent forme et origine, et qu'ils tentent de résoudre un problème peut-être insoluble : distinguer deux productions qui obéissent aux mêmes lois statistiques. Leur verdict ne devrait jamais être considéré comme une preuve, mais au mieux comme un indice très faible, et souvent trompeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Il n'est pas question que le Sénégal accepte une restructuration de sa dette par le FMI, le Fonds monétaire international », affirme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. C'est pourtant ce que les experts du FMI lui proposent pour alléger la lourde dette de son pays - 132% du PIB -, notamment grâce à une pause dans les échéances de remboursement. Pourquoi le chef du gouvernement sénégalais dit non ? Et a-t-il les moyens de tenir tête aux grands financiers de Washington ? L'économiste sénégalais, Serigne Moussa Dia, enseigne à l'université Alioune Diop de Bambey. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Avec 50 % des revenus de l'État sénégalais qui servent à rembourser la dette, est-ce que le pays ne risque pas de se retrouver en défaut de paiement dès ce premier trimestre 2026 ? Serigne Moussa Dia : Je répondrai que non, vu la capacité du Sénégal à mobiliser des fonds durant l'année 2025. Maintenant peut-être que sur le pic 2027, c'est-à-dire là où le Sénégal doit faire face au remboursement du nominal des eurobonds, le Sénégal pourrait être en défaut. Mais aujourd'hui, le Sénégal est en train de mobiliser d'autres fonds alternatifs qui lui permettent de pouvoir faire face à ses engagements. Alors vous parlez de fonds alternatifs. Est-ce que le franc CFA, via le mécanisme UMOA-Titres, offre justement au Sénégal une source de financement alternative au moment où il ne peut plus se refinancer sur les marchés internationaux, notamment sur les marchés des eurobonds ? Oui, il faut reconnaître aujourd'hui que l'UMOA-Titres est une plateforme régionale qui permet aux huit pays de la zone CFA, donc de la zone UEMOA, d'émettre des titres publics. Donc, c'est aujourd'hui un endettement régional qui pourrait permettre au Sénégal d'avoir une alternative de financement. Alors pourquoi le Premier ministre, Ousmane Sonko, refuse-t-il une restructuration de cette dette, comme le lui propose le Fonds monétaire international ? Oui, la restructuration, selon le point de vue du Premier ministre Ousmane Sonko, montre que le FMI, peut être, ne voit pas les efforts qu'il est en train de consentir, à travers son plan de redressement, pour faire face aujourd'hui à cette dette qu'il n'a pas lui-même générée. Aujourd'hui, le Sénégal a élargi ses recettes fiscales, le Sénégal a compressé ses dépenses et aussi le Sénégal est aujourd'hui dans une discipline budgétaire. Au regard de tout cela, le FMI devrait au moins reconnaître ces efforts. Donc restructurer aujourd'hui la dette, pour ce régime-là, ce serait décrédibiliser les efforts fournis par le régime qui est en place. Mais, aussi, aller dans une restructuration va amener le Sénégal vers l'exclusion du marché. À lire aussiSénégal: le Premier ministre Sonko rejette l'idée d'une «restructuration» de la dette L'avantage d'une restructuration, disent certains économistes du FMI, c'est que cela pourrait permettre au Sénégal de tout rembourser, mais plus lentement et moins cher… Oui, dans la théorie, ce serait bien. Mais quelle est la contrepartie ? La contrepartie est que le FMI sera à la commande et que le gouvernement, qui se dit de plus en plus souverain, va perdre la mainmise sur son économie et va accepter des conditionnalités que le FMI va lui proposer. Voulez-vous dire que le FMI pourrait imposer la suppression d'un certain nombre de subventions ou la hausse de certains impôts ? Exactement. Le FMI pourrait lui imposer de diminuer ses subventions, notamment du point de vue énergétique. Sur le carburant ? Oui, sur le carburant. Et même sur la Senelec, qui est une société sénégalaise qui est tellement dépendante des subventions. La société d'électricité. L'électricité nationale. Donc tout cela va impacter la vie des Sénégalais. Et qu'est-ce que le FMI pourrait imposer encore éventuellement ? Une contraction des dépenses, surtout des dépenses courantes, notamment les salaires, et une diminution des dépenses opérationnelles, notamment les dépenses de fonctionnement. Donc ça peut amener des tensions sociales au sein du Sénégal. Alors justement, pour redresser la barre sans passer par la potion du FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko, qui est un ancien haut fonctionnaire des impôts, compte beaucoup sur une augmentation de quatre points des recettes fiscales, grâce notamment à de nouvelles taxes sur les jeux de hasard et sur les transferts mobiles. Mais certains économistes disent que l'objectif est irréaliste… Moi, je ne dirais pas que c'est un objectif irréaliste. N'oubliez pas que le Sénégal est un système où l'économie est basée sur l'informel et qu'il y a énormément de niches où le Sénégal n'a pas encore pu aller tirer des recettes. Et aujourd'hui, ces jeux de hasard, tous les Sénégalais y jouent et ça se passe sur des plateformes numériques. Il y a une traçabilité des opérations. Donc, moi, je dirais que oui, c'est possible. Et de nouvelles taxes sur les transferts mobiles, est-ce que ça ne risque pas d'être impopulaire ? On est dans un pays où les gens ne payent pas assez d'impôts. Et le seul domaine où on peut les contraindre à payer des impôts, pour moi, c'est à partir de ces transferts-là. Donc pour moi, c'est viable. Et le gouvernement a aussi le soutien du peuple et ça aussi, c'est un facteur important. Les transferts par téléphone mobile… Oui, parce que n'oubliez pas, le taux de bancarisation est faible. Donc toutes nos transactions, ça passe principalement par ce qu'on appelle les opérations de transfert mobile. Et là je pense que l'État peut en tirer des gains sans pour autant diminuer considérablement le pouvoir d'achat des Sénégalais. À écouter aussi[Vos questions] Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?
« Non à la CAN de football tous les quatre ans ! » : c'est le cri de guerre de notre invité congolais de ce mardi 6 janvier, après la décision du Sud-Africain Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football, de faire passer le célèbre tournoi de une fois tous les deux ans à une fois tous les quatre ans. Youssouf Mulumbu a été le capitaine des Léopards du Congo Kinshasa et a notamment joué au PSG. Il publie aujourd'hui le roman Talo, aux éditions Jets d'encre. Pour lui, la CAF africaine de Patrice Motsepe doit résister aux pressions de la Fifa mondiale de Gianni Infantino. Il le dit au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Youssouf Mulumbu, le 20 décembre dernier, le président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, a jeté un pavé dans la mare. À partir de 2028 a-t-il dit : « La CAN de football ne se disputera plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans ». Quelle est votre réaction ? Youssouf Mulumbu : moi, ça ne me surprend pas tellement, il y avait des signes. Je pense que le président Motsepe est plus basé sur les compétitions occidentales et s'est aligné justement sur cette nouvelle Coupe du monde des clubs qui, pour la CAN, est un dommage collatéral. Alors l'un des arguments justement du Sud-Africain Motsepe, c'est de dire que l'Afrique doit s'aligner sur la Coupe du monde et sur le championnat d'Europe, qui sont des tournois qui ont lieu tous les quatre ans. Bien au contraire, l'Afrique a ses réalités avec ses infrastructures. Donc je ne vois pas comment on peut s'aligner aujourd'hui avec l'Europe, sachant que la CAN, la Coupe d'Afrique, fait partie du développement de certains pays. On peut voir sur les infrastructures de transport, sur les infrastructures justement sportives. Et donc ça va être un dommage collatéral pour l'Afrique et pour des pays qui sont sous-développés. Oui, parce que le fait que la CAN ait lieu tous les deux ans, ça veut dire que, tous les deux ans, il y a de nouvelles routes, de nouveaux stades, de nouveaux hôpitaux ? Exactement, c'est l'histoire de cette Coupe d'Afrique. Et tous les deux ans et pour chaque Africain, on l'attend chaque deux ans. Donc on ne devrait pas s'aligner avec l'Europe parce que l'Afrique a ses réalités et donc c'est un bel événement pour le développement du pays. Moi, j'ai pu le voir avec le Gabon, j'ai pu le voir avec la Guinée et aujourd'hui je pense qu'on a plus pensé aux clubs européens parce que, pour leur gestion, ça va être plus facile. Et on a pensé vraiment à cette Coupe du monde des clubs qui est un peu l'atout majeur pour la FIFA. Oui, c'est-à dire-que vous pensez que cette réforme, c'est aussi une concession faite aux puissants clubs européens, comme le PSG où vous avez joué Youssouf Mulumbu, mais aussi bien sûr comme le Real, Arsenal, etc. qui n'ont jamais eu envie de laisser partir leurs joueurs africains tous les deux ans pendant plus d'un mois ? Exactement. On voit de plus en plus de joueurs qui évoluent dans des grands clubs, donc forcément, pour eux, c'est tout bénef. Et je pense qu'il va falloir militer vraiment pour que cette CAN revienne tous les deux ans. Et je pense que tous les joueurs, qu'ils soient anciens et nouveaux, doivent se mettre en avant pour justement donner de la voix pour que cette CAN reste toutes les deux années. Alors un autre argument quand même de la part du président Motsepe, c'est qu'une CAN tous les quatre ans, cela rendra la compétition plus rare, donc plus prestigieuse, comme la Coupe du monde par exemple. Et donc cela fera monter les droits télés et le nombre des sponsors … Son argument peut être louable, mais quand on regarde le pour et le contre, je pense qu'il y a plus de désavantages pour le continent africain aujourd'hui. Cette CAN, nous on la regarde avec des yeux qui brillent. On l'attend chaque deux ans. Je ne vois pas pourquoi deux années de plus vont faire que cette CAN va être plus attractive. Et aujourd'hui, on voit une CAN où on a des superstars qui viennent la voir, comme Mbappé, comme Zidane. Et donc pour nous, elle est bien comme ça. Donc je ne vois pas comment elle va être plus prestigieuse tous les quatre ans. Donc vraiment, je pense que tout le monde doit se lever d'une même voix. Donc allons militer et remettez-nous cette compétition tous les deux ans, parce que nous, ça nous fait vibrer de voir les peuples justement vibrer, un peu comme le Congo qui a des conflits géopolitiques. Et aujourd'hui mettre à part ces conflits là pour se focaliser justement sur cette compétition, ça donne un peu du baume au cœur et un peu de joie à ce peuple-là. Donc, il va falloir garder cette CAN tous les deux ans. Oui, pour le peuple congolais, c'est une grande respiration au milieu de la guerre ? Exactement, comme vous le voyez à chaque célébration. Je pense que les joueurs n'ont pas oublié qu'au pays c'est un peu terrible et surtout du côté Est. Donc voilà, de parler justement du Congo, ça donne un peu plus de joie à ce peuple-là. Oui, offrez-nous au moins tous les deux ans une parenthèse enchantée. Exactement, et je pense que c'est très important. Mais franchement, Youssouf Mulumbu, est ce que financièrement la CAF n'est pas très dépendante de la FIFA ? Forcément. Mais feu Issa Hayatou, paix à son âme, avait résisté justement à cette pression qui était déjà mise pour que cette compétition se déroule tous les quatre ans ! Hommage au défunt président camerounais Issa Hayatou ? Exactement. Hommage à feu Hayatou, qui était un président très exemplaire et qui œuvrait vraiment pour l'Afrique. Youssouf Mulumbu, RDC-Algérie, c'est dans quelques heures ? Exactement. Un petit pronostic ? Alors j'ai beaucoup d'amis algériens moi, je dirai une victoire 2-1pour le Congo quand même. On va aller chercher cette victoire.
Bienvenue dans ma série pour créer la vie de tes rêves en 2026
Quelle différence y a-t-il entre spiritualité et sainteté ? Comment comprendre que même si un non-juif peut être très spirituel, seul un Juif peut être saint ? Réponse à travers des propos de Rachi.
Pendant qu'à Miami les États-Unis tiennent depuis trois jours des pourparlers séparément avec les délégations ukrainienne et russe, dans l'espoir de mettre un fin au conflit en Ukraine, sur le front, la situation est toujours aussi difficile. Les pertes des deux côtés ne sont pas communiquées mais elles semblent lourdes. Plusieurs centaines de milliers de soldats tués depuis le début de la guerre. Côté ukrainien, chaque homme entre 25 et 60 ans peut être mobilisé. Il peut l'être de force. Dans tout le pays, la police ukrainienne fait la chasse aux potentiels soldats qui ne sont pas en règle ou qui n'ont pas répondu à leur ordre de mobilisation. Alors pour échapper au front et à la mort, beaucoup d'hommes se cachent. Probablement des dizaines de milliers. Pour RFI, notre correspondant a rencontré l'un d'entre eux. Alexandre, c'est le prénom qu'il s'est choisi pour cette interview, nous a donné rendez-vous quelque part en Ukraine, au fin fond d'un tout petit village. Routes en terre, toits en tôle, maisons en bois. C'est ici qu'il a décidé de se cacher. « La dernière fois que je suis sorti d'ici, c'était le 7 mars. Exactement, il y a neuf mois. Neuf mois que je ne suis pas allé une seule fois en ville. Quand j'y étais, je ne sortais presque pas dehors. Seulement pour aller au magasin. Sans nécessité je ne sortais pas du tout, explique Alexandre. À n'importe quel moment, quand tu marches dehors, tu peux être enlevé et mobilisé par des militaires ou par la police.» Quand on lui demande les raisons pour lesquelles il fuit l'armée et la mobilisation, il répond : « Je ne veux pas aller à la guerre. Parce que j'ai peur de mourir ». Il soupire et ajoute : « Pour moi, la vie, c'est plus important que…Je ne sais pas ». « Mais pour moi c'est plus important que de "défendre", défendre "leurs intérêts" », poursuit-il, après un rire gêné. « C'est toujours mieux que le front » Pour vivre, Alexandre s'est trouvé un télétravail. Pour le reste, il vit normalement. « Ici, je ne me cache pas vraiment des militaires. Ils ne passent jamais par là. Je peux sortir dehors. Dans le jardin. Dans le quartier. Il n'y a personne. Je peux aussi aller sans peur dans le village voisin pour acheter quelque chose. Ici, il n'y a pas de problème. Maman vient en voiture. Elle achète tout. Elle apporte tout. Et elle cuisine pour moi. Même si bon ! C'est vrai que je pourrais cuisiner moi-même sans sortir d'ici. Donc, voilà comment je vis », dit-il en riant. La fin de la guerre, Alexandre l'attend. Mais il craint de nombreux problèmes après avoir fui les combats. Des problèmes qui disparaîtront selon lui avec le temps. « C'est toujours mieux que le front », souffle l'Ukrainien, qui risque d'ores et déjà la prison pour s'être caché. À lire aussiUkraine: une vaste opération policière lancée contre des réfractaires à la mobilisation À lire aussiUkraine: la société civile se soulève contre la criminalisation des soldats
« Pour arrêter un putsch, il faut que la Cédéao et les États voisins du pays touché interviennent immédiatement, sans laisser le temps aux putschistes de réussir leur coup », dit en substance l'universitaire nigérian Jibrin Ibrahim, cinq jours après les frappes aériennes du Nigeria contre les putschistes du Bénin. Le professeur Jibrin Ibrahim est chercheur principal au Center for Democracy and Development, le Centre pour la démocratie et le développement, à Abuja au Nigeria. Deux jours avant le prochain sommet de la Cédéao à Abuja, il présente la nouvelle stratégie de Lagos, au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Jibrin Ibrahim, l'intervention militaire du Nigeria au Bénin, est-ce que c'est le signe d'un retour de votre pays sur la scène ouest-africaine ? Jibrin Ibrahim : Oui, peut-être, comme dans les années 1980-1990, quand le Nigeria était très actif, comme policier de la démocratie et de la stabilité politique de l'Afrique de l'Ouest. Est-ce que l'ère du précédent président nigérian Muhammadu Buhari est terminée avec le président Bola Tinubu qui est en poste depuis 2023 ? Absolument. Le président Tinubu est plus actif que Buhari. Buhari ne voulait pas faire quoi que ce soit. Il était au palais présidentiel et il ne faisait pas grand-chose. Pourquoi le Nigeria est-il intervenu le 7 décembre 2025 contre les putschistes béninois et pas en juillet 2023, contre les putschistes du Niger ? Je pense qu'à Niamey, en 2023, le Nigeria a essayé d'intervenir après les faits et que c'était vraiment difficile, car le nouveau régime était déjà installé. Cette fois-ci, l'idée c'était d'intervenir avant que le coup d'État ne réussisse. Et je pense que c'est une question de méthode. Donc, la leçon de ces derniers jours, c'est que si le Nigeria et la Cédéao veulent empêcher des putschs, il faut intervenir immédiatement ? Exactement. C'est le seul moyen de réussir ce genre d'intervention. Est ce qu'il y a, derrière l'intervention de dimanche dernier, la volonté de mettre un coup d'arrêt à l'épidémie des coups d'État en Afrique de l'Ouest ? Oui, effectivement, il faut savoir qu'il y a un problème de base. Chaque régime actuellement en Afrique de l'Ouest a peur d'un coup d'État. Donc, c'est pour se protéger soi-même. Quand on regarde l'Afrique de l'Ouest actuelle, le Nigeria, le Togo, la Côte d'Ivoire et d'autres pays ont peur d'un coup d'État dans leur propre pays. Donc, protéger d'autres pays contre le coup d'État, c'est se protéger soi-même. Et pour arrêter ce risque, il faut intervenir chaque fois qu'il y a une tentative dans la région. Moi, je pense qu'il est important en Afrique de l'Ouest maintenant de développer une stratégie de ceux qui veulent maintenir la démocratie, qu'ils travaillent ensemble contre les forces de déstabilisation politique et l'arrivée des militaires au pouvoir. Lors du putsch en Guinée-Bissau le mois dernier, le Nigeria n'est pas intervenu militairement, mais il a décidé d'accorder tout de même l'asile politique à l'opposant Fernando Dias, qui est donc réfugié dans l'enceinte de votre ambassade à Bissau. Est-ce que c'est un message aux putschistes Ça fait longtemps que le Nigeria fait comme ça. Félix Malloum, l'ancien président du Tchad, a été accueilli au Nigéria en 1979, je pense. Donc, il y a cette tradition au Nigeria d'essayer d'intervenir dans les conflits africains. Et quand il y a une crise qui touche le chef de l'État, le Nigeria est toujours prêt à offrir l'exil. Il y a un autre opposant qui proclame sa victoire à une présidentielle de cette fin d'année, c'est le Camerounais Issa Tchiroma Bakary. Depuis le 7 novembre, il s'est réfugié en Gambie. Mais pour aller de Garoua à Banjul, il a dû passer nécessairement par votre pays, non ? Il semble bien qu'il est passé par le Nigeria puisqu'il a traversé la frontière. Il est allé jusqu'à Yola et, à partir de Yola, on lui a donné un avion pour l'amener. C'est ce que les gens disent. Alors pourquoi le Nigeria ne lui a pas accordé l'asile politique ? Et pourquoi Issa Tchiroma a-t-il dû s'éloigner jusqu'en Gambie ? Le Cameroun est un voisin du Nigeria et il y a des questions sur la table. Il y a la guerre contre Boko Haram. Les deux pays sont obligés de travailler ensemble. Donc, avoir Tchiroma Bakary ici au Nigeria, cela peut poser des problèmes diplomatiques et politiques, il faut éviter cela et s'éloigner est peut-être la meilleure stratégie. À lire aussiTentative de coup d'État au Bénin: le chef de la diplomatie nigériane réagit à l'appui militaire d'Abuja À lire aussiTentative de coup d'État au Bénin: comment l'intervention de la Cédéao a été décidée
✨ J'ai manifesté la vie de mes rêves (voici comment)On me demande depuis des années comment je manifeste mes rêves.Je suis partie de rien… et aujourd'hui je vis la vie que j'avais écrite dans mes carnets.Dans cette vidéo, je te partage ma méthode réelle de manifestation :mindset, gratitude, scripting, vision board, pleine lune, alignement et action.Vidéo delulu mais lucide !! Ici on rêve grand, mais on agit.
Le mal des transports naît d'un conflit sensoriel précis entre trois systèmes : la vision, l'oreille interne et la proprioception.Dans une voiture ou un bateau, vos yeux perçoivent parfois un décor stable (par exemple l'habitacle ou un livre), alors que l'oreille interne détecte des accélérations répétées. Dans le vestibule, les canaux semi-circulaires captent les rotations de la tête et les organes otolithiques (saccule et utricule) enregistrent les accélérations linéaires. Quand ces signaux ne concordent pas avec les informations visuelles et les signaux proprioceptifs en provenance des muscles et des articulations, le cerveau – surtout le tronc cérébral et le cervelet – reçoit des messages incompatibles.Ce désaccord persistant est interprété comme une anomalie grave. Une hypothèse évolutionniste très solide propose que le cerveau traite cette discordance comme un possible empoisonnement neurotoxique : en cas d'ingestion de toxines perturbant l'équilibre, la réponse protectrice serait de déclencher nausée et vomissements pour éliminer le poison.Concrètement, le conflit active des noyaux du tronc cérébral, dont le noyau du tractus solitaire et le noyau vestibulaire, qui projettent vers la zone gâchette des vomissements (area postrema). Celle-ci stimule ensuite le centre du vomissement et le système nerveux autonome. D'où la cascade bien connue : pâleur par vasoconstriction cutanée, hypersalivation, sueurs froides, respiration irrégulière, puis nausées et vomissements.La fréquence et l'amplitude des mouvements jouent aussi un rôle précis. Les mouvements lents, de faible fréquence, typiques du tangage d'un bateau ou des virages doux d'une voiture, sont particulièrement efficaces pour créer ce conflit sensoriel. À l'inverse, des mouvements très rapides mais prévisibles sont mieux tolérés.Le facteur génétique est net : certaines variantes de gènes liés au fonctionnement vestibulaire et à la neurotransmission (notamment histaminergique et cholinergique) rendent le système plus réactif. Le manque de sommeil, l'anxiété, l'estomac plein, les odeurs fortes ou la lecture augmentent encore l'incohérence sensorielle ou abaissent le seuil de déclenchement dans le tronc cérébral.Enfin, lorsque vous fixez l'horizon, vous fournissez au cerveau une référence visuelle cohérente avec les signaux vestibulaires, ce qui réduit le conflit. Les médicaments efficaces agissent tous en modulant la transmission entre vestibule, noyaux du tronc cérébral et area postrema, diminuant ainsi la probabilité que ce conflit se traduise par des vomissements. Avec l'habituation, les réseaux neuronaux du cervelet et du cortex pariétal réajustent progressivement l'interprétation des signaux vestibulaires discordants, ce qui explique pourquoi les marins expérimentés deviennent beaucoup moins sensibles au roulis au long cours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
« Avant la fin de l'année, Madagascar va lancer des poursuites judiciaires contre le président déchu Andry Rajoelina », a annoncé ce lundi 1er décembre sur RFI la nouvelle ministre de la Justice de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo. Depuis son exfiltration par la France, le 12 octobre dernier, Andry Rajoelina vit sans doute à Dubaï, où il a placé une partie de sa fortune. Mais il est soupçonné par les nouvelles autorités malgaches de graves faits de corruption. En ligne d'Antananarivo, la ministre de la Justice fait le point, au micro de Christophe Boisbouvier, sur les procédures contre les dignitaires de l'ancien régime de Madagascar. RFI : Fanirisoa Ernaivo, le régime d'Andry Rajoelina est accusé de multiples actes de corruption. Est-ce que vous n'êtes pas submergée par le nombre de dossiers ? Fanirisoa Ernaivo : Effectivement, nous sommes submergées par un grand nombre de dossiers qui n'ont pas pu être instruits au moment où j'étais encore au pouvoir. À lire aussiMadagascar: la société civile critique la trajectoire prise par la transition L'une des causes de l'insurrection du mois d'octobre, c'est le manque d'eau et d'électricité à Antananarivo, est-ce que la société étatique Jirama, qui produit et distribue l'eau et l'électricité, a été l'objet de graves détournements ? Je ne pourrais vous dire oui ou non, parce qu'il y a des détournements et la mauvaise gouvernance dans la Jirama. Mais ça, je ne pourrais en parler dans l'affirmatif sans avoir un dossier devant moi. Et nous sommes en train de faire un audit des contrats de la Jirama au niveau du gouvernement. Et c'est là, après cet audit, après la révision de ces contrats, qu'on pourra parler de quel est vraiment le détournement de pouvoir dont on pourrait accuser quelques personnes et quelques entités dans cette histoire de défaillance de la Jirama. Est-ce que parmi les personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces détournements à la Jirama, il y a le milliardaire en fuite, Mame Ravatomanga ? Pour l'instant, on est en train de commencer. Je n'ai même pas encore eu le dossier devant mes yeux. Et donc, sans vouloir tout de suite spoiler le contenu de cet audit, je vais dire qu'il y a des personnes dont, éventuellement, l'opérateur économique, Mame Ravatomanga, plusieurs sociétés, dont il a des branches, pourraient être mises en cause dans les résultats de cet audit. Des sociétés qu'il contrôle de façon indirecte ? Voilà. Dans la filière du litchi, il y avait une société écran qui s'appelait Litchi Trading Company, LTC, et par laquelle transitaient les fonds entre importateurs et exportateurs. Et du coup, tous les exportateurs malgaches viennent d'être approchés par les enquêteurs du Bianco, le bureau indépendant anticorruption. Est-ce à dire que ce sont tous les exportateurs malgaches de Litchi qui ont trempé dans de graves détournements d'argent ? On ne va pas parler de détournement, on va parler d'évasion fiscale. Concernant le dossier Litchi, du groupement des exportateurs de litchi, en effet, il y a eu la création de cette entité qui s'appelle GEL, Groupement des Exportateurs de Litchi. Normalement, ce groupement devait être institué pour pouvoir acheter à des prix avantageux pour les producteurs et pour revendre à l'exportation à des prix avantageux pour l'État et les exportateurs, en termes de retour de rapatriement de devises. Mais ces exportateurs-là, donc, ils vont collecter la production des produits, des producteurs locaux, et ils vont revendre toute la production à une société qui s'appelle LTC, qui est basée à Maurice, et donc qui devient le principal débouché de toute la production malgache. Alors que ce LTC, il s'avère que ça appartient à quelques têtes des membres du GEL. Et cela, donc, s'apparente à plafonner les devises issues de cette exportation au niveau de la vente effectuée entre le GEL et les exportateurs. Après, la LTC, la LitchiTrading Company, va revendre toute la production à d'autres distributeurs qui sont vraiment les vrais distributeurs de l'litchi dans le monde. Mais leur chiffre d'affaires va s'arrêter au niveau de la LTC, qui reste à Maurice. La fameuse société écran ? Voilà, la fameuse société écran. Et donc, du coup, l'État malgache va pouvoir rapatrier juste les devises qui ont été payées au niveau du GEL vers LTC. Et ça s'arrête là. Ça permet de cacher une grande partie des bénéfices ? Ça permet de soustraire une grande partie des bénéfices issus de cette exportation de litchis. Et comme la société est mauricienne, même s'il y a quelques membres du GEL qui sont derrière cette société, Madagascar pense qu'il y a quand même une lésion envers l'État malgache et le fisc malgache, parce que nous, nous ne savons pas donc quel est le vrai chiffre d'affaires du GEL. Parce que ça s'arrête à Maurice. Et combien d'opérateurs économiques sont visés par cette enquête ? Je ne suis pas encore en mesure de vous donner des noms ni des chiffres. Parce que l'enquête est en cours. Ce dossier de GEL LTC est actuellement en instruction parallèle entre Bianco Madagascar, PNF en France. Le parquet national financier et la FCC à Maurice La commission d'enquête financière de l'île Maurice ? Voilà. Et pour cette enquête-là, le dossier a été déposé en 2021 par Transparency International. Et il a été réouvert ici à Madagascar à notre arrivée au mois d'octobre dernier. D'accord. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? On va dire qu'elle a débuté à Madagascar depuis fin octobre. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? Depuis le changement de régime ? Voilà. Ça je voulais le préciser. Donc là actuellement, je n'ai pas encore tous les éléments d'information parce qu'il y a des enquêtes là-dessus. Mais ce qui est sûr, c'est que Mame Ravatomanga est parmi les personnes qui sont directement ou indirectement dans le LTC. Mais ce sera les résultats de l'enquête qui vont le confirmer s'il dirige directement ou indirectement cette société. LTC, Litchi Trading Company, la fameuse société écran ? Dans tous les cas, il dirige cette société. Cette société lui appartient et c'est là que je dis directement ou indirectement. Et il y a d'autres personnes également, je pense. Mais on le saura plus tard. Et donc l'infraction qui est constituée dans ce dossier est donc une évasion fiscale au détriment de l'État malgache. Et l'Ile Maurice est donc coopérative pour identifier le montant et la gravité de l'évasion fiscale. Autre dossier emblématique, Madame la Ministre, celui de 5 avions Boeing 777 qui ont été livrés clandestinement à une compagnie iranienne, Mahan Air. Malgré les sanctions américaines contre l'Iran, les certificats d'immatriculation de ces 5 avions ont été décernés à Madagascar. Alors où en est l'enquête ? Actuellement, nous sommes également sur ce dossier conjointement avec Maurice, le FBI et Madagascar. Nous avons repris les enquêtes au fond sur les principales personnes auteurs ou co-auteurs ou témoins. Et nous avons convoqué l'ancien ministre des Transports, pour être entendu au niveau du pôle anticorruption. Mais son avocat a répondu que le pôle anticorruption n'était pas compétent pour entendre l'ancien ministre. Sur lequel nous avons répondu que selon l'article 134 de la Constitution, pour les infractions de crimes ou délits qui sont extérieures à la fonction de ministre, même les ministres et les personnes assujetties à la haute cour de justice sont justiciables devant les tribunaux de droit commun, donc le pôle anticorruption, sans passer par la haute cour de justice. D'accord. Donc on attend s'il va s'exécuter ou pas selon cet article 134. Il y a plusieurs autres personnes qui ont été indiquées. Et qui ont été réentendues dans le cadre de cette enquête. Elles sont passées en enquête au fond, devant le pôle anticorruption, dans le cadre de cette enquête. Je n'ai pas le nombre de personnes qui sont citées dans le dossier Alors on retrouve aussi dans ce dossier apparemment le nom de Mame Ravatomanga, le milliardaire qui s'est enfui à l'île Maurice. Puisque selon nos confrères du site d'information scoop.mu, c'est ce milliardaire qui aurait usé de ses bonnes relations, avec les autorités malgaches et l'aviation civile malgache, pour faire homologuer ces 5 Boeings à destination de l'Iran. Et pour cela il aurait touché une commission de 5 millions d'euros ? Oui en effet c'est ressorti dans le dossier qu'il a perçu ce montant de 5 millions d'euros ou de dollars, pour permettre la délivrance de la première immatriculation de ces 5 avions. Immatriculation provisoire. D'accord. ll y a 1, 2, 3, je pense qu'il y a plusieurs personnes qui ont soutenu ce fait. Mais surtout il y a 2 personnes qui sont les témoins clés, témoins mais mis en cause aussi, dans cette remise de somme d'argent. Notamment les personnes qui lui ont remis la somme, et la personne qui a servi d'intermédiaire à cette remise. Je ne peux pas vous dire les noms pour protéger leur témoignage, si elles sont également mises en cause. Mais donc il y a 2 personnes. Et c'est 2 personnes qui devaient confirmer ce fait Alors vous parlez du FBI, le bureau d'investigation fédéral des Etats-Unis. Est-ce qu'il y a actuellement sur le sol de Madagascar des inspecteurs du FBI ? Actuellement non, mais on a demandé leur collaboration sur ce dossier. Je pense qu'ils sont encore sur ce dossier, mais aux Etats-Unis, mais pas encore à Madagascar. Alors quand le milliardaire Mame Ravatomanga a quitté Madagascar pour l'île Maurice, vous avez été mandatée, vous n'étiez pas encore ministre à l'époque, vous avez été mandatée par les nouvelles autorités malgaches pour aller à Port-Louis et pour obtenir l'extradition de monsieur Ravatomanga. Où en est la procédure ? Je vais rectifier. Ma mission sur Maurice, c'était de représenter le nouveau gouvernement, les nouveaux dirigeants de l'Etat malgache pour suivre le dossier et faire toutes les diligences concernant ce dossier. Et donc rapporter à Maurice toutes les infractions, toutes les actions commises sur Madagascar par Ravatomanga et consorts, faire un état de toutes les procédures qui existent à Madagascar contre Mame Ravatomanga et consorts, appuyer la plainte qui a été déposée par un Malgache à Maurice contre Mame Ravatomanga et consorts, et dans le cadre de tout cela, faire écho d'un mandat d'arrêt international décerné à Madagascar contre Mame Ravatomanga, et ce mandat d'arrêt doit être soldé par une extradition. Une extradition à la fin de toutes ces procédures, en sachant qu'une extradition ne peut être effectuée qu'à la fin d'une procédure. Quelle est la situation judiciaire de Mame Ravatomanga aujourd'hui à l'île Maurice ? Il est en état d'arrestation et comme son état de santé s'est dégradé depuis son arrivée à Maurice jusqu'à ce jour, il est en état d'arrestation mais il passe donc sa détention dans une clinique privée ou dans un hôpital. Son statut juridique est un état d'arrestation. Et que souhaitez-vous maintenant à son sujet ? Nous souhaitons poursuivre l'enquête sur les plusieurs dossiers dans lesquels il est impliqué à Madagascar et nous avons demandé des commissions rogatoires internationales à Maurice pour pouvoir faire ses auditions et les enquêtes sur sa personne, sur les personnes qui pourraient être impliquées avec lui et qui sont actuellement sur Maurice, notamment toute sa famille et ses collaborateurs et également faire des enquêtes financières sur ses sociétés à Maurice, conjointement avec la FCC. La commission d'enquête financière mauricienne. Et si au bout de cette enquête il y a procès, est-ce que vous souhaitez qu'il ait lieu à Maurice ou à Madagascar ? Je pense que pour l'instant il est plus judicieux qu'il reste à Maurice car à partir du moment où il sort de Maurice, on n'est plus sûr de rien. On n'est pas sûr qu'il va arriver à Madagascar, on n'est pas sûr qu'il va atterrir à Madagascar ou dans un autre pays. Sauf s'il y a extradition. L'extradition, je vous le dis, c'est après une condamnation. Nous pouvons le condamner ici à Madagascar et le faire condamner également à Maurice et ce ne serait qu'après cette condamnation qu'il va devoir rejoindre les prisons malgaches parce qu'en fait l'extradition c'est, on va dire, la réalisation d'un emprisonnement sur le territoire d'origine. C'est-à-dire ? C'est-à-dire malgache, là où s'est perpétrée l'infraction. Donc si je comprends bien, au bout de l'enquête actuelle, il pourrait y avoir un procès à Madagascar en l'absence de M. Ravatomanga. Et en cas de condamnation, il pourrait être ensuite extradé de Maurice à Madagascar, c'est ça ? Oui, et il pourrait également être jugé à Maurice par les autorités mauriciennes et peut-être soldé par une condamnation si les faits sont avérés. Il pourrait donc y avoir deux procès en parallèle ? Un à Maurice et un à Madagascar ? Exactement. Mais sur des faits différents alors ? Sur des faits différents. Au moment de l'insurrection du mois d'octobre, beaucoup d'autres dignitaires de l'ancien régime se sont enfuis, à commencer par le président, Andry Radjoelina, le Premier ministre, le président du Sénat. Alors du coup, beaucoup de Malgaches se demandent pourquoi vous n'avez pas lancé contre eux des mandats d'arrêt internationaux alors que vous l'avez fait contre M. Ravatomanga ? Si, on en a fait contre l'ancien maire de Tana. Il est impliqué dans un dossier où il y a plusieurs personnes qui sont placées sous mandat de dépôt et où lui-même est inculpé. Mais il a pu se soustraire à l'arrestation. On a lancé un mandat d'arrêt à Madagascar et internationaux contre lui au cas où il arriverait à sortir de Madagascar. Mais pour les autres, les mandats d'arrêt internationaux ne peuvent être faits que sur la base d'une procédure déjà ouverte. Or, aucune procédure n'a été ouverte, ni contre le président Andry Rajoelina, ni contre l'ancien Premier ministre, ni contre l'ancien président du Sénat ? Pas encore. Et justement, quelles sont les personnes contre qui vont être ouvertes des procédures ? Je ne dirais pas les noms parce qu'il y en a qui sont encore à Madagascar et qui risquent de s'enfuir si je vais dire les noms. Il y a des procédures qui ont déjà été ouvertes. Par exemple, pour Mame Ravatomanga, il y a eu ls Boeing 777. Il y a le dossier GEL-LTC. Avec ces deux procédures-là, qui étaient au PNF et au Bianco, il y a eu un mandat d'arrêt pour pouvoir permettre aux juridictions compétentes de procéder à une enquête envers Mame Ravatomanga. Il y a eu une procédure ouverte au niveau du Bianco et du pôle anticorruption contre Le Maire de Tana et Consort. Et comme il n'a pas pu se présenter à cette enquête, un mandat d'arrêt international a été décerné à son encontre également pour pouvoir le présenter devant la justice. On parle du maire d'Antananarivo ? On parle de l'ancien maire, oui. Pour Andry Rajoelina, en tant qu'ancien président, il faut qu'il soit présent. Il faut qu'il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train de voir quelles sont les possibilités, ainsi que les autres membres du gouvernement. On est en train également de voir quelles sont les possibilités. Et une fois que ces possibilités de poursuites sont ouvertes, des convocations vont être envoyées. Convocations d'abord et puis mandat d'arrêt après. Et s'ils ne sont pas à Madagascar, donc des mandats d'arrêt internationaux. C'est comme ça en fait les procédures. On ne peut pas lancer tout de suite un mandat d'arrêt. Il faut d'abord qu'on ouvre l'enquête. Qu'on fasse les convocations. Et s'il est avéré que la personne n'est pas à Madagascar, on lance le mandat d'arrêt. Donc vous envisagez une procédure contre l'ancien président Andry Rajoelina ? Bien sûr. Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris Andry Rajoelina. Et contre Andry Rajoelina, cette procédure pourrait-elle être ouverte d'ici la fin de l'année ? Bien sûr, avant la fin de l'année. Donc dans les semaines qui viennent ? Je ne pourrais pas vous dire dans combien de temps. Avant la fin de l'année. Et sur quelle base ? Sur quels faits précis ? Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense savent moins longtemps à l'avance, moins ils peuvent se défendre. Et préparer leurs alibis. Donc je ne peux pas vous dire sur quelle base on va les inculper avant d'entamer la procédure. C'est sûr qu'ils vont être poursuivis. Mais on ne peut pas vous dire là tout de suite sur quelle base. Sinon ils vont anticiper les preuves, ils vont préparer leur défense, leurs alibis, etc. Et ça rentre dans le cadre du secret de l'instruction. C'est sûr que l'ancien président Andry Rajoelina va être poursuivi ? Voilà. Donc ça c'est une certitude. Alors on sait que beaucoup d'avoirs...Et je pense que lui-même, il n'ignore pas qu'il a commis des infractions dans ce pays. À lire aussiMadagascar: Emmanuel Macron propose au nouveau dirigeant malgache «l'appui de la France» pour la transition
Chef d'entreprise? Téléchargez ce Guide Offert : https://max-piccinini.com « Les 7 moyens pour booster votre C.A. de 100 à 200 % ». Si vous êtes nouveau sur ma chaîne, je m'appelle Max Piccinini J'ai développé un patrimoine de plus de 50 millions d'euros en partant de zéro (avec un Bac + 1 et une semaine de travail :-)).Je suis l'auteur best-seller du livre « Réussite Maximum ».Mon entreprise est leader sur le marché de l'accompagnement pour chefs d'entreprise.Nous réalisons près de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, et notre passion est d'aider les chefs d'entreprise comme vous à « scaler » leur entreprise, booster leur rentabilité, décupler leur valorisation, et se libérer de l'opérationnel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Guinée-Bissau, la présidentielle et les législatives, c'est dimanche 23 novembre. Et le président Umaro Sissoco Embaló se présente pour un second mandat, en se faisant surnommer « General do Povo », en français « Général du Peuple ». Il croit d'autant plus en ses chances que la justice a écarté du scrutin la candidature de son principal adversaire, Domingos Simões Pereira, le leader du parti historique PAIGC. Mais est-il sûr de gagner à 100% ? Vincent Foucher est chercheur au CNRS. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pour la première fois depuis l'indépendance, le parti historique PAIGC ne pourra pas présenter de candidat. Est-ce à dire que le président sortant Umaru Sissoco Embalo a un boulevard devant lui ? Vincent Foucher : Alors un boulevard, non. Le PAIGC participe quand même à la compétition puisqu'il soutient un autre candidat, Fernando Dias, qui est du parti issu du PRS, qui est un autre parti qui a une assise assez forte. Et donc, entre la base du PRS et la base du PAIGC, il y aura un adversaire, en tout cas pour Sissoco. Mais c'est sûr que Sissoco a pris beaucoup de dispositions pour renforcer ses chances de se faire réélire. La victoire du PAIGC aux dernières législatives de 2023, est-ce le signe que ce parti est loin d'être fini et peut revenir sur le devant de la scène d'ici peut-être 2030 ? Oui, le PAIGC a un capital historique accumulé, une popularité fondamentale, une présence aussi à travers tout le pays, dans tous les bassins électoraux qui composent un pays très varié qu'est la Guinée-Bissau. Et donc c'est évidemment un adversaire important. La question, c'est évidemment : est-ce que le soutien apporté par le PAIGC à Dias, à un autre candidat que le sien, puisque le PAIGC a été interdit de présenter sa candidature, est-ce que vraiment on aura un transfert de voix efficace ? L'ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira appelle les partisans du PAIGC à voter ce dimanche à la présidentielle pour ce candidat indépendant, Fernando Dias. C'est donc une alliance de circonstance. Est-ce que ça peut marcher ? C'est difficile à dire. Fernando Dias est un jeune homme qui n'a pas une sorte de présence très profonde, dans l'espace public bissau-guinéen. Mais il est quand même l'héritier du PRS, qui est un parti qui est très enraciné, notamment dans l'électorat des Balantes, une communauté importante dans les zones rurales, notamment en alliance avec le PAIGC. Voilà, qu'est-ce que ça peut donner ? On ne sait pas au fond. C'est la première fois que Fernando Dias se présente. Par ailleurs, du côté de l'opposition, il y aura clairement des suspicions quant à la qualité du scrutin. Il y a eu beaucoup de controverses sur la façon dont Sissoco a recomposé la Cour suprême, le Supremo Tribunal de Justiça, et puis la Commission nationale des élections un peu à sa main. En tout cas, c'est la perception que l'opposition en a. Et donc ça, ça risque aussi d'entacher un peu la recevabilité du scrutin aux yeux de l'opposition. Alors, la Cour suprême et la Commission électorale, l'opposition accuse le président Sissoco Embalo de les avoir noyautées. Le président réplique que ce n'est pas vrai, puisque lors des législatives d'il y a deux ans, la victoire a été donnée au parti d'opposition PAIGC. Qui a raison dans cette controverse ? Justement, c'est depuis les élections d'il y a deux ans qu'il y a eu des changements à la Cour suprême et à la Commission nationale électorale. Donc, on va voir comment ça fonctionne. Mais ce qui est assez étonnant dans la vie politique en Guinée-Bissau, c'est au fond que les élections, jusqu'à présent, ont été plutôt bien acceptées. Il y a eu au final assez peu de controverses, alors même que la vie politique est assez tendue, assez compétitive, avec des alliances et des contre-alliances en permanence. Mais au fond, les élections en elles-mêmes ne suscitent pas beaucoup de controverse d'habitude. Est-ce que ça va changer cette fois-ci ? On va voir. « Je ne suis pas un dictateur, mais j'aime l'ordre », affirme le président Sissoco Embalo dans une interview à Jeune Afrique. Est-ce qu'il pourrait accepter d'être mis en ballotage dimanche prochain ? Bon, là, si effectivement les résultats donnent ça et que les institutions les soutiennent et les défendent, il sera bien obligé. Il faut pour cela que la Commission électorale et la Cour suprême restent indépendantes ? Effectivement. Et les principaux trafiquants de drogue du pays, pour qui vont-ils voter dimanche prochain, pour le président sortant ou pour l'opposition ? Question difficile. Il y a quelques indices un peu objectifs. On a vu comment certaines figures du narcotrafic qui ont été poursuivies, parfois, qui ont été condamnées, ont bénéficié d'un traitement très favorable, depuis la prise de pouvoir du président Embalo, de la part de la justice. Il se dit, il se murmure que la police judiciaire a beaucoup moins de marge de manœuvre qu'auparavant. Elle avait mené quelques grosses opérations précédemment dans la lutte contre le trafic de cocaïne. Et, semble-t-il, ces marges-là sont en train de se réduire. Voilà, vous en conclurez ce que vous voudrez. Et la saisie d'un jet privé bourré de cocaïne, c'était il y a un an sur l'aéroport de Bissau, c'est de la poudre aux yeux ? Alors bon, il y a une controverse. Est-ce que c'était vraiment de la poudre ou pas ? Mais il me semble qu'effectivement c'était bien le cas. Un jet n'arrive pas tout à fait par hasard sur l'aéroport d'une capitale. Ça ne se fait pas sans certaines protections. Mais était-ce un leurre pour que le trafic de cocaïne continue de plus belle ? Alors, sur beaucoup d'épisodes de la vie politique bissau-guinéenne, il y a des interprétations diverses. Même la mort de Nino Vieira en 2009, son assassinat, au fond, n'est toujours pas clarifié. Il y a toujours deux ou trois versions qui circulent. Et au fond, je crois que c'est un des traits de la vie politique en Guinée-Bissau, c'est qu'on a des versions très, très différentes. On n'a pas vraiment d'instances qui soient capables d'établir la vérité. Il y a beaucoup de faux-semblants ? Exactement.
Les noms de famille n'ont pas toujours existé. Pendant des siècles, dans la plupart des sociétés, on se contentait d'un seul prénom. Mais quand les populations ont commencé à croître, il est devenu difficile de distinguer tous les “Jean” ou “Pierre” d'un même village. C'est alors qu'ont commencé à apparaître, dès le Moyen Âge, les noms de famille, d'abord en Europe, pour préciser l'identité d'une personne. Et la plupart de ces noms viennent de quatre grandes origines : le métier, le lieu, la filiation et une caractéristique physique ou morale.1. Les noms issus du métierC'est l'une des sources les plus courantes. On désignait les gens par ce qu'ils faisaient : Jean le Boulanger, Pierre le Charpentier, Jacques le Berger. Avec le temps, ces surnoms sont devenus des noms de famille transmis à leurs enfants. En France, on retrouve par exemple Boulanger, Marchand, Charpentier, ou Berger. En anglais, cela a donné Smith (forgeron), Baker (boulanger) ou Taylor (tailleur).2. Les noms liés à un lieuD'autres personnes étaient identifiées par leur origine géographique. On disait Marie de Lyon ou Guillaume du Bois. Ces mentions sont devenues des noms de famille : Delacroix, Dupont, Dubois, Deschamps. En Italie, on trouve Da Vinci (“de Vinci”, le village natal de Léonard). Ces noms reflètent souvent l'endroit où vivait l'ancêtre — un pont, un champ, une rivière — et servent encore aujourd'hui de témoins de l'histoire locale.3. Les noms patronymiquesCertains noms viennent directement du prénom du père. En France, cela a donné Martin, Henry, ou Laurent. Mais dans d'autres langues, on l'exprime plus clairement : en anglais, Johnson signifie “fils de John”, Anderson “fils d'Andrew”. En Russie, Ivanov veut dire “fils d'Ivan”, et en Islande, ce système est encore vivant : le fils d'un homme nommé Olaf s'appellera Olafsson, et sa fille Olafsdóttir.4. Les noms descriptifs ou surnomsEnfin, beaucoup de noms de famille venaient d'un trait physique ou de caractère. Petit, Legrand, Lenoir, Leblanc, Fort, ou Lemoine décrivaient une particularité, parfois flatteuse, parfois moqueuse. En Allemagne, Klein signifie “petit”, et en Espagne, Delgado veut dire “mince”.Peu à peu, ces surnoms se sont transmis d'une génération à l'autre, devenant héréditaires à partir du XIVᵉ siècle environ. Ainsi, les noms de famille sont de véritables fossiles linguistiques : ils racontent l'origine, le métier ou le caractère de nos ancêtres, et forment une mémoire vivante de notre histoire collective. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La légionellose, aussi appelée maladie du légionnaire, est une infection respiratoire grave provoquée par une bactérie : Legionella pneumophila. Cette bactérie se développe dans les milieux humides, notamment dans les réseaux d'eau chaude mal entretenus (ballons d'eau, douches, tours de refroidissement, spas, climatiseurs…). Elle aime particulièrement les températures comprises entre 25 °C et 45 °C, où elle peut proliférer dans les dépôts de tartre ou les biofilms des tuyauteries.Lorsqu'un individu inhale de fines gouttelettes d'eau contaminée (aérosols), la bactérie peut atteindre les alvéoles pulmonaires. Elle n'est pas contagieuse : on ne la transmet pas d'une personne à l'autre. Une fois dans les poumons, Legionella déclenche une infection ressemblant à une pneumonie aiguë. Les premiers symptômes apparaissent entre deux et dix jours après l'exposition : fièvre élevée, toux sèche, difficultés respiratoires, douleurs musculaires, maux de tête, parfois accompagnés de troubles digestifs ou neurologiques (confusion, désorientation).La maladie touche surtout les personnes fragiles : plus de 50 ans, fumeurs, diabétiques, immunodéprimés ou atteints de maladies chroniques. Chez elles, la légionellose peut être mortelle sans traitement rapide. Le diagnostic repose sur des examens biologiques, notamment la recherche d'antigènes de Legionella dans les urines ou la culture d'un échantillon pulmonaire.Le traitement repose sur une antibiothérapie ciblée, souvent à base de macrolides ou de fluoroquinolones, administrée pendant 10 à 21 jours selon la gravité. Une hospitalisation est fréquemment nécessaire. Grâce à la prise en charge rapide, le taux de guérison dépasse 90 %, mais la mortalité peut atteindre 10 % dans les formes sévères.La prévention passe avant tout par la surveillance des installations d'eau : entretien régulier des chauffe-eaux, désinfection des réseaux, maintien des températures élevées (au-dessus de 60 °C pour l'eau chaude), nettoyage des tours aéroréfrigérantes et des spas. En France, la légionellose fait partie des maladies à déclaration obligatoire : chaque cas signalé déclenche une enquête sanitaire pour identifier la source de contamination.En somme, la légionellose est une infection bactérienne environnementale redoutable mais évitable, rappelant que l'eau stagnante mal entretenue peut devenir un véritable danger invisible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un découpeur d'avocats
Dans cet épisode, Marine Decarsin, Business Process Owner dans un groupe international du secteur médical, nous partage un parcours atypique, guidé par la liberté d'être soi-même, l'audace de sortir du cadre, et la conviction que la différence crée de la valeur.De l'Inde à l'Australie, du vin au conseil, Marine a su faire de chaque virage une opportunité de grandir.Aujourd'hui, elle coordonne des équipes à l'international sans lien hiérarchique, bouscule les codes pour fluidifier la collaboration, et incarne un paradoxe fascinant : structurer des process... sans être procédurière.Son top 5 de talents ? Woo, Activator, Adaptability, Context, Empathy.Marine raconte comment elle a longtemps perdu de l'énergie à "vouloir rentrer dans une boîte", avant de réaliser que c'est précisément sa différence qui fait sa valeur. "C'est très gratifiant de savoir qu'on peut amener de la valeur en étant soi-même."Ce qu'elle apporte "hors du cadre", c'est exactement ce qui est apprécié et valorisé sur le vaste projet qu'elle pilote.Un épisode qui donne envie d'assumer pleinement ses talents, de sortir du moule, et de créer sa propre définition du succès.Avec en creux, de bonnes pistes pour mobilier encore mieux les énergies de chaque personne dans votre organisation.---Culture Talents est un podcast proposé par Le Labo des Talents.Animation : Florence HardyRéalisation : César Defoort | Natif.-----Florence Hardy et les coachs du Labo des Talents sont certifiés par Gallup, cependant nous précisons que Le Labo des Talents n'est pas affilié à ni ne représente Gallup.Les idées que nous partageons ici ne sont pas officiellement contrôlées, approuvées ou soutenues par Gallup Inc. Gallup®, CliftonStrengths® et les 34 noms de thèmes de CliftonStrengths® sont la propriété de Gallup, Inc. Pour plus d'informations, rdv sur www.gallup.com.Envie d'en savoir plus ? Au Labo on est toujours ravis d'échanger, faites-nous signe sur LinkedIn https://www.linkedin.com/company/lelabodestalents/ou sur www.labodestalents.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parmi toutes les légendes japonaises, celle des 47 rônins occupe une place à part. Elle incarne l'essence du bushidô, le code d'honneur des samouraïs, et raconte comment des hommes décidèrent de sacrifier leur vie pour venger leur maître.Tout commence en 1701, sous le shogunat Tokugawa. Asano Naganori, seigneur du domaine d'Akô, est chargé d'accueillir des envoyés impériaux au château d'Edo. Pour l'aider, on lui assigne Kira Yoshinaka, un haut fonctionnaire réputé pour sa cupidité. Kira attend des cadeaux et des pots-de-vin, mais Asano, jeune seigneur intègre, refuse de céder. L'humiliation grandit entre les deux hommes.Un jour, excédé par les insultes, Asano dégaine son sabre et blesse Kira dans le château du shogun. Or, dégainer une arme dans ce lieu sacré est un crime impardonnable. Asano est immédiatement condamné au seppuku, le suicide rituel, et ses terres confisquées. Ses samouraïs deviennent alors des rônins, des guerriers sans maître.À la tête de ces hommes se trouve Ôishi Kuranosuke. Officiellement, il se résigne, mène une vie dissolue et semble avoir abandonné toute idée de vengeance. Mais c'est une ruse. Pendant près de deux ans, il cache ses intentions, laissant ses ennemis croire que les anciens vassaux d'Asano ont perdu tout esprit combatif.Dans l'ombre pourtant, Ôishi et quarante-six compagnons préparent minutieusement leur revanche. Ils étudient les habitudes de Kira, la disposition de sa demeure et attendent le moment propice. Dans la nuit glaciale du 14 décembre 1702, ils passent à l'action. Armés de sabres et d'arcs, ils prennent d'assaut la résidence de Kira. Le combat est bref mais violent. Finalement, ils trouvent Kira caché dans une remise. Il est exécuté sur place, et sa tête tranchée est déposée sur la tombe d'Asano, au temple Sengaku-ji.Le Japon tout entier est bouleversé. D'un côté, les rônins ont violé la loi en commettant un meurtre prémédité. De l'autre, ils ont respecté jusqu'au bout l'honneur de leur seigneur. Le shogun hésite, puis tranche : les 47 rônins ne seront pas traités comme de vulgaires criminels, mais devront accomplir le seppuku. Ils meurent donc dignement, rejoignant leur maître dans la mort.Leur tombe au temple Sengaku-ji, à Tokyo, est devenue un lieu de pèlerinage. Aujourd'hui encore, l'histoire des 47 rônins reste un symbole de loyauté, de sacrifice et de fidélité inébranlable, rappelant qu'au Japon, l'honneur pouvait valoir plus que la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au Nord-Mali, l'accalmie sur le terrain militaire est trompeuse, affirment les rebelles touaregs du FLA, le Front de Libération de l'Azawad. « C'est le calme avant la tempête », précise le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane. Depuis la sanglante bataille de Tine Zaouatène, il y a 14 mois, qui a coûté la vie à plus de 80 paramilitaires russes de Wagner, les rebelles du FLA et l'armée malienne affûtent leurs armes. Comment les rebelles se procurent-ils des drones ? Quels sont leurs vrais liens avec les jihadistes du JNIM ? De passage à Paris, le porte-parole du FLA répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI: Mohamed Elmaouloud Ramadane, bonjour Mohamed Elmaouloud Ramadane, depuis plusieurs semaines, aucun combat n'est signalé dans la région de Kidal et de Tinzawaten, les fiefs du FLN au Nord du Mali. Est-ce qu'on peut parler d'une accalmie ? Mohamed Elmaouloud Ramadane : Non, moi je ne pense pas que c'est une accalmie. Je peux dire que c'est ce qu'on appelle le calme avant l'arrivée de la tempête. Donc les FLA (Forces de libération de l'Azawad) sont bien présentes sur le terrain, de leur côté, l'ennemi aussi, il est là-bas. Ils sont soit à Kidal ou bien à Tessalit. Ils sont dans les camps laissés par la Minusma ou bien la force Barkhane. Et surveillés en général par les drones. Ils n'arrivent pas à quitter en dehors de ces camps comme auparavant. Ils avaient l'habitude de quitter, d'aller un peu dans les hameaux, d'aller sur les puits, de massacrer et de piller les populations. Maintenant, ce n'est plus le cas. Donc par rapport aux opérations ou bien aux combats, c'est une question de temps. C'est le terrain qui commande. En juillet 2024, il y a eu cette bataille de Tinzawaten, tout près de la frontière algérienne, où vous vous êtes affrontés durement aux forces armées maliennes et aux paramilitaires russes de Wagner. Vous dites que vous avez gagné, mais est-ce que vous n'avez pas perdu aussi beaucoup de combattants ? Bon, on ne peut pas faire la guerre et faire des combats sans perdre des combattants. L'essentiel, c'est de gagner la bataille. Nous avons gagné parce que nous avons détruit toute cette unité de mercenaires russes de Wagner. Aucun combattant n'a pu s'échapper, aucune voiture n'a pu s'échapper. Donc c'était une lourde défaite pour ces mercenaires. D'ailleurs, je crois que c'est une première sur le continent africain. Donc c'est vrai, nous avons perdu des hommes. D'ailleurs, on a même fait un monument à Tinzawaten avec les noms de tous les martyrs. C'est une vingtaine de nos martyrs avec une quinzaine de blessés. Et du côté des Maliens et des paramilitaires russes, quel est le bilan des pertes ? Vous savez, nous avons recensé à peu près 85 à 87 cadavres des mercenaires de Wagner avec quelques militaires maliens. Mais la majorité, c'étaient les mercenaires de Wagner. Nous avons aussi des prisonniers russes et des FAMA prisonniers. Combien de prisonniers russes avez-vous aujourd'hui ? Deux. Deux prisonniers ? Deux prisonniers russes. Lors de cette bataille de Tinzawaten de l'année dernière, vos ennemis ont utilisé des drones, mais vous aussi vous avez utilisé des drones. Quels sont les pays amis qui vous ont livré ces engins ? Nous n'avons aucun pays ami qui nous a vraiment livré ou bien dont nous avons bénéficié de son aide matérielle. Les drones sont sur le marché noir. On peut les acheter. Donc, ce sont des choses qu'on achète et qu'on sophistique et qu'on modifie, une fois arrivées chez nous. Depuis plus d'un an, le torchon brûle entre Alger et Bamako. Est-ce que naturellement l'Algérie s'est rapprochée de vous et vous a peut-être aidé à vous livrer en matériel ? L'Algérie, sa position par rapport à la question de l'Azawad a toujours été claire et par rapport au Mali en général. Donc il n'y a aucun rapprochement entre nous et les autorités algériennes, que ce soit politique, que ce soit autre chose, aucun rapprochement. En tout cas, Bamako est persuadé que l'Algérie vous sert de base arrière. Vous savez, Bamako accuse tout le monde. Accuse la France, accuse l'Ukraine, accuse l'Algérie. Qui n'est pas accusé ? Accuse la Côte d'Ivoire, accuse le Sénégal, la Mauritanie. Personne n'échappe à son accusation. Donc, c'est la théorie du complot qui les a toujours prolongés dans cette crise, qu'ils sont en train de vivre. Au Nord Mali, Il n'y a pas que le FLA, il y a aussi les jihadistes du Jnim. Vous avez combattu ensemble l'an dernier à Tinzawaten contre les forces armées maliennes et Wagner. Est-ce à dire que vous êtes désormais des alliés sur le terrain militaire ? Le Jnim n'est pas que dans l'Azawad. Il est un peu partout dans le Mali et dans tous les pays du Sahel. Il occupe une grande partie du territoire du Mali. Aujourd'hui, il est autour de Bamako et de Kayes. Donc, c'est un acteur qui est sur le terrain que nous ne pouvons pas nier. Nous sommes, c'est vrai, sur le terrain où il y a la présence des hommes du Jnim sur le territoire aussi, mais il n'y a aucune coordination entre nous. Vous connaissez l'adage « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». Du coup, puisque vous avez les mêmes ennemis, est-ce que vous n'êtes pas devenus amis ? Oui, « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », c'est vrai. Donc, on peut avoir un ennemi commun que nous combattons tous. Mais nous n'avons pas les mêmes objectifs. Le Jnim est présent un peu partout. Il a des revendications différentes des nôtres. Nous, nous sommes limités sur le territoire de l'Azawad. Nous n'avons pas d'autres combats en dehors de cela, nos revendications sont politiques. C'est seulement pour la population de l'Azawad. On ne veut pas aller au-delà de ça. Est-ce qu'il n'y a pas au moins, entre vos deux mouvements, un pacte de non-agression ? Exactement. Il y a un pacte de non-agression. Ça, je vous le confirme parce que, après les combats qui ont eu lieu sur la frontière avec la Mauritanie, entre les FLA et le Jnim en avril 2024, suite à cela, il y a eu des initiatives menées par des chefs des tribus, des communautés, parce que c'est leurs fils qui sont dans le Jnim et qui sont dans les FLA. Donc, pour éviter des confrontations, ils ont mis un mécanisme pour un accord de non-agression et pour éviter les accidents et les accrochages. À lire aussiNord du Mali: les rebelles du CSP veulent «un statut politique et juridique» pour l'Azawad À lire aussiRebelles du FLA et jihadistes du Jnim envisagent de mener des opérations conjointes dans le nord du Mali
Judith et Axel parlent de l'amitié à l'âge adulte