Podcasts about pauvret

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Chronique de Mamane
Exploitation de la pauvreté

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:35


Au Gondwana, même la pauvreté est une matière première à exploiter.

Invité Afrique
Afrique du Sud: «Les migrants jouent un rôle de bouc émissaire dans un contexte de pauvreté et de chômage»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 5:03


Le gouvernement mozambicain a dénoncé cette semaine la mort de cinq de ses ressortissants lors « d'attaques xénophobes » en Afrique du Sud. Il s'agit des premiers morts recensés dans le pays depuis le début de l'actuelle flambée de violences xénophobes. Après 2008, 2015, 2018, l'Afrique du Sud est secouée par une nouvelle vague de manifestations et d'actions coups de poing antimigrants. Pour en parler, Cécile Perrot, maître de conférences à l'université de Rennes 2, est la grande invitée Afrique de RFI. RFI : On assiste ces dernières semaines à une recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Est-ce inquiétant ? Cécile Perrot : L'organisme Xeno Watch a enregistré plus de 1 000 instances d'attaques depuis 1994, avec une explosion à partir de 2008. Mais là, on a plein de formes d'attaques différentes. Cela peut être des attaques individuelles, des coups et blessures, des magasins détenus par des migrants pillés, brûlés au titre de l'appartenance à une nationalité étrangère. Qu'est-ce qui déclenche ces violences ? Probablement, au niveau macro, le contexte de pauvreté et de chômage endémique, avec un sentiment que les migrants sont responsables de cette situation de vie dégradée. Une tendance alimentée en plus par les réseaux sociaux qui amplifient le discours de haine à l'égard des migrants. Les migrants jouent le rôle de bouc émissaire dans ce contexte. Qui sont les auteurs ? Ils semblent organisés. On voit des groupes comme March and March ou Operation Dudula, des groupes avec des figures connues. Tout à fait. Ce sont des mouvements qui sont alimentés par des organisations civiles. Operation Dudula est née en 2021-2022 et s'est fait connaître notamment par le blocage des accès aux hôpitaux et aux écoles. Leur pratique a d'ailleurs été déclarée illégale par la justice sud-africaine l'année dernière. Cela leur a donné une certaine stature politique. Plus récemment, l'année dernière, il y a eu le mouvement March and March qui a été lancé par Jacinta Ngobese-Zuma, une présentatrice radio avec une certaine audience. Toutes ces organisations bénéficient d'un contexte favorable dans le pays. La société civile dans son ensemble se montre soit indifférente au sort des migrants, soit favorable à l'expulsion, notamment des migrants illégaux. Parallèlement, le gouvernement, lui aussi, se montre assez passif face à ces mouvements, voire peut parfois manifester son soutien. Ces organisations, qui visent-elles ? Officiellement, le discours est plutôt orienté vers les migrants illégaux dont le nombre fait l'objet de tous les fantasmes. Par définition, les chiffres sont sujets à caution. On voit des estimations osciller entre 4 millions et 15 millions. Des migrants illégaux qui « voleraient des emplois » et « profiteraient d'une protection sociale très développée en Afrique du Sud au détriment des locaux ». Dans les faits, ce n'est pas le cas puisqu'ils s'en prennent à des petits commerçants qui travaillent légalement ? Tout à fait. Les attaques touchent tous les migrants, quel que soit leur statut. Cette idée que les migrants voleraient les emplois apparaît infondée au vu des emplois occupés par les migrants. Très souvent, ce sont des petits commerces ou tout ce qui concerne les services à la personne, faire des heures de ménage dans les maisons. Ces violences xénophobes sont-elles spontanées ? On a l'impression qu'ils sont organisés, qu'ils ont des moyens. Il y a un certain nombre d'organisations qui cadrent ces manifestations, ces mouvements. On a évoqué Operation Dudula. Toutes ces organisations tirent un profit politique de ces mouvements. D'ailleurs, Operation Dudula, par exemple, a commencé comme un mouvement de la société civile pour ensuite s'établir comme un mouvement politique. Au sein de ces mouvements, il y a un certain nombre de figures qui tirent profit de ce contexte antimigrant pour acquérir une certaine stature et se lancer dans la politique. D'où viennent leurs financements ? De levées de fonds en direct. Par exemple, si on va sur le site de March and March, il y a des appels aux dons. Il y a eu également des articles sur des soutiens et des financements de certains mouvements politiques. Le gouvernement sud-africain réagit-il ? Prend-il des mesures concrètes ? Dans les faits, il y a peu d'actions. Cette fois-ci, le gouvernement est réellement critiqué, notamment à l'international, pour son manque d'action, pour son déni de réalité. Par exemple, récemment, les attaques xénophobes ont été qualifiées par le ministre de l'Intérieur de crimes et non de xénophobie, c'est-à-dire que le terme de xénophobie a été écarté. Il y a probablement une part de stratégie politique. Le fait que les migrants jouent le rôle de bouc émissaire détourne aussi l'attention des faiblesses et des errements du gouvernement en termes d'emploi, d'éducation, de santé. Cela permet d'avoir, disons, un coupable facile. Ces violences ont-elles un impact sur les relations de l'Afrique du Sud avec les pays voisins ? De plus en plus. Déjà parce que les différents gouvernements du continent africain sont eux-mêmes sous pression de leur opinion publique qui trouve qu'ils ont parfois tardé à réagir aux attaques en Afrique du Sud. On voit se multiplier les marques d'agacement, au mieux, ou de colère, au pire, de la part des différents gouvernements. Cela a un impact politique pour l'Afrique du Sud qui essaye de se positionner comme un leader sur le continent. Cela a aussi une incidence économique, parce qu'il faut quand même rappeler que 25% des échanges de l'Afrique du Sud s'effectuent avec le reste du continent africain. À lire aussiÀ la Une: la vague xénophobe en Afrique du Sud

Ici l'Europe
Roxana Mînzatu : "Une économie forte ne va pas sans une société forte"

Ici l'Europe

Play Episode Listen Later May 22, 2026 17:27


Alors que la guerre au Moyen-Orient inquiète de nombreux Européens, l'Union européenne affiche un taux de chômage inférieur à 6 %. Cependant, la crise énergétique pèse sur les entreprises et suscite des questions sur l'avenir de l'emploi. Pour en parler, nous recevons Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive de la Commission européenne.

Les interviews d'Inter
Jessica Brennus : le cri d'alarme face à la hausse de la grande pauvreté à La Réunion

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 21, 2026 5:37


durée : 00:05:37 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - À La Réunion, la précarité explose. Jessica Brennus, responsable d'un accueil de jour à Saint-Denis, témoigne de la détresse croissante des personnes à la rue et du manque criant de solutions d'hébergement sur l'île. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Déjà debout
Jessica Brennus : le cri d'alarme face à la hausse de la grande pauvreté à La Réunion

Déjà debout

Play Episode Listen Later May 21, 2026 5:37


durée : 00:05:37 - Déjà debout - par : Mathilde Munos - À La Réunion, la précarité explose. Jessica Brennus, responsable d'un accueil de jour à Saint-Denis, témoigne de la détresse croissante des personnes à la rue et du manque criant de solutions d'hébergement sur l'île. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les chemins de la philosophie
Comment répondre à la pauvreté ?

Les chemins de la philosophie

Play Episode Listen Later May 12, 2026 4:01


durée : 00:04:01 - Avec philosophie - par : Frédéric Worms - Naufragé sur une île déserte, Robinson Crusoé est-il pauvre ? La pauvreté est un phénomène social invisible, lié à l'injustice des besoins vitaux dans la société. De Rawls à Camus, Weil et Rancière, une réflexion sur l'expérience de la pauvreté. - réalisation : Virginie Le Duault, Luc-Jean Reynaud Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ECOROYALE
669ème Leçon : LES INDICATEURS DE L'ESPRIT DE L'ABONDANCE ET DE L'ESPRIT DE LA PAUVRETÉ DANS L'HOMME.

ECOROYALE

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 30:03


 Beaucoup de personne aujourd'hui sont possédés par l'esprit de la pauvreté appelée aussi l'esprit de l'égoïsme que Jésus est venu détruire après la chute d'Adam, car Dieu nous a créé avec l'esprit d'abondance qui est son image, amour, la miséricorde, la libéralité… Découvrons les détails dans cette leçon.TEXTES BIBLIQUES  : MATTHIEU 6 :22-26, 2 CORINTHIENS 3 :17, ACTES 4 :32-37 ; 5 :1-10.

ECOROYALE
668ème Leçon : VAINCRE L'ESPRIT DE LA PAUVRETÉ, C'EST NOTRE RESPONSABILITÉ EN CHRIST.

ECOROYALE

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 31:47


 “1 Timothée 6:10 LSG Car l'amour de l'argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.”L'amour de l'argent est aussi appelée l'esprit de la pauvreté qui crée la pauvreté et beaucoup de péchés que nous vivons aujourd'hui, Découvrons dans cette leçon sur comment vaincre l'esprit de la pauvreté.TEXTES BIBLIQUES  : 1 TIMOTHÉE 6 :10, MATTHIEU 28 :11-20, 3 JEAN 2.

Le Point J - RTS
C'est quoi le "tourisme de la pauvreté " ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 15:24


Visiter la pauvreté… c'est du tourisme ou du voyeurisme ? Le phénomène aussi appelé « slum-tourism » est vieux de deux siècles, mais il explose sur vos fils d'actu. Le Point J en parle avec l'anthropologue Thomas Apchain. Journaliste : Juliet Ordjonikidze Réalisation : Sylvain Michel Nous contacter ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 (WhatsApp) ou pointj@rts.ch

ECOROYALE
667ème Leçon : COMMENT ÊTRE LIBRE DE L'ESPRIT DE LA PAUVRETÉ EN CHRIST ?

ECOROYALE

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 33:29


Le monde donne des séminaires, des conférences, des cours et même des diplômes de lutte contre la pauvreté malheureusement le contraste est grand car la pauvreté fait qu'augmenter. Car le monde a  oublié que derrière la pauvreté, il y a un esprit de la pauvreté appelée Mammon. Découvrons dans cette leçon sur comment se libérer de l'esprit de la pauvreté.TEXTES BIBLIQUES  : GALATES 3 :13-14, 2 CORINTHIENS 3 :13-14, JEAN 10 :10-11, GENÈSE 26 :1-5.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Le paradoxe de la retraite : moins de revenus, mais moins de pauvreté

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 2:06


Une étude récente de la DREES apporte un résultat très précis — et assez surprenant : le passage à la retraite fait baisser significativement le taux de pauvreté en France, avec des chiffres très clairs à l'appui.... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Hongrie : la percée de l'opposition à Debrecen

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 19:29


En Hongrie, à quelques jours des élections législatives, tous les yeux sont braqués sur ce pays d'Europe centrale, où l'opposition a le vent en poupe. Tisza, le parti de l'opposition, a réussi, en à peine deux ans, à s'imposer comme une alternative crédible face au Premier ministre nationaliste, Viktor Orban, qui brigue un 5ᵉ mandat consécutif. Debrecen, la deuxième ville du pays, à deux heures de route de Budapest, a longtemps été un bastion du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Mais le parti d'opposition y est désormais bien implanté. Lassés par l'inflation et la corruption, de nombreux habitants ont créé des « îlots » Tisza dans différents quartiers, un mouvement en faveur du changement. Le reportage de Florence La Bruyère. Pologne : la difficile réforme de la justice En Pologne, plus de deux ans après la réélection de Donald Tusk, la restauration de l'État de droit est un long combat pour le gouvernement de centre droit. En première ligne, l'indépendance de la justice et le renouvellement de la plus haute juridiction, le tribunal constitutionnel. Le président, un conservateur, refuse la plupart des nominations faites par le parlement qui a désigné six nouveaux juges. Les explications d'Adrien Sarlat. Russie : l'histoire rocambolesque des frères Kovaltchouk  La Revue XXI nous plonge dans l'un de ses articles, au cœur de l'oligarchie russe, à la rencontre de deux frères au destin hors norme : Iouri et Mikhaïl Kovaltchouk. Ces hommes de l'ombre, proches du pouvoir, sont les « gardiens » du corps de Vladimir Poutine. Entretien avec Guillaume Gendron, rédacteur en chef de la Revue XXI. À Berlin, une exposition sur la prison syrienne de Saidnaya L'ancien centre de détention de la Stasi à Berlin accueille jusqu'au 27 septembre 2026 une exposition consacrée à la prison de Saidnaya, symbole de la répression du régime syrien de Bachar el-Assad. Cette reconstitution virtuelle est le fruit du travail acharné de Syriens basés en Allemagne.  Le reportage de Delphine Nerbollier à Berlin.

Thune
Soeur Jeanne-Marie a fait voeu de pauvreté

Thune

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 43:58


J'ai rencontré soeur Jeanne-Marie il y a un peu plus de 3 ans. Je l'avais contactée parce que le rapport de Dieu à la thune m'intriguait beaucoup, et que comme elle était nonne, donc à priori branchée en ligne directe avec le Très haut, je me disais qu'elle avait peut-être quelques réponses. On a vécu un moment, pour moi en tout cas, assez passionnant puisque soeur Jeanne-Marie vivait depuis 25 ans dans un ordre mendiant, autrement dit : elle avait fait voeu de pauvreté. Spécial non ?Mais si j'ai décidé de vous rediffuser cet entretien aujourd'hui, c'est surtout à cause de la révélation qu'elle y fait à la fin. Ca m'avait complètement prise de court à l'époque. Comme elle est sympa, on a toujours gardé le contact. Je l'ai donc revue, et la semaine prochaine, vous apprendrez ce qu'est devenue soeur Jeanne-Marie depuis cet entretien à propos de ses projets perso. Spoiler alert : aujourd'hui, elle ne s'appelle plus du tout soeur Jeanne-Marie... Je ne vous en dis pas plus, bonne (re) écoute.

Le journal de 7h30
Retraite synonyme de diminution du taux de pauvreté, accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne en phase d'être validé et exposition consacrée aux femmes à Marseille

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 9:28


Au sommaire : Amélioration du niveau de vie des retraités en France, avec une diminution du taux de pauvreté chez les personnes âgées, bien que des inégalités persistent.Validation prochaine de l'accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne, avec l'ajout de clauses supplémentaires pour encadrer les engagements.Tensions au Moyen-Orient, avec la poursuite du conflit en Iran et l'extension de la zone d'occupation israélienne au Liban, impactant l'éducation des enfants.Exposition "Bonnes Mères" au Mucem de Marseille, explorant les différentes facettes de la maternité à travers l'art et l'histoire.Lancement d'une nouvelle ligne ferroviaire entre Paris et Berlin, relancée par une coopérative néerlando-belge.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Politiquement incorrect
Le "business" de la pauvreté: «Ils ont intérêt à ce que cela ne change pas!»

Politiquement incorrect

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 8:54


Une ressource en itinérance devenue une «coquille vide» financée par les contribuables Discussion économique avec Francis Gosselin, économiste. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Rav Touitou
Richesse et pauvreté

Rav Touitou

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 41:10


Richesse et pauvreté by Rav David Touitou

Thune
La pauvreté, ça abîme quoi ? Avec Florence Dupré la Tour

Thune

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 50:13


Que fait vraiment la pauvreté à celles et ceux qui la vivent au quotidien ?Dans cet épisode de Thune, nous recevons l'autrice de bande dessinée Florence Dupré la Tour, qui a publié récemment Jeune et fauchée (éditions Dargaud), dans laquelle elle raconte ses années de galère en tant que jeune artiste.Pendant près de dix ans, Florence Dupré la Tour vit dans une grande précarité : mère célibataire sans pension avec des revenus faibles et irréguliers, elle vit avec l'angoisse permanente de ne pas savoir si l'argent va rentrer.Car vivre pauvre, ce n'est pas seulement manquer d'argent : c'est composer avec l'incertitude du lendemain, la honte sociale, l'obsession de payer son loyer, la santé mentale qui se dégrade.Dans cet épisode, elle raconte comment la précarité s'imprime durablement dans le corps et dans l'esprit.

Thune
TEASER // "Ce n'est pas la pauvreté qui était angoissante, c'était la précarité. Ne pas savoir si demain je vais pouvoir compter sur 300 balles sur mon compte."

Thune

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 1:06


Un court extrait de l'épisode qui sort demain, jeudi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Hautes fréquences - La 1ere
Iran / Pauvreté / Nouvelles spiritualités

Hautes fréquences - La 1ere

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 56:49


Engagé auprès des marginaux et des défavorisés de la ville de Zurich, lʹemblématique pasteur Ernst Sieber, décédé en 2018, a laissé toute une œuvre derrière lui. En janvier dernier, un nouveau centre dʹaccueil polyvalent pour les personnes touchées par la précarité a été inauguré : la "Pfarrer-Sieber-Huus". Gabrielle Desarzens sʹest rendue sur place.

Les matins
Béziers : laboratoire de lutte contre la pauvreté

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 21:06


durée : 00:21:06 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Alors que les questions de propreté du centre-ville de Béziers et d'insécurité sont des éléments fortement mobilisés dans le cadre de la campagne pour les élections municipales de mars 2026, un enjeu politique pourtant majeur passe sous les radars : celui de la lutte contre la précarité. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Benoît Prévost Maître de conférences HDR, Directeur du Centre Universitaire du Guesclin, Université Montpellier III.

Les matins
Édition spéciale à Béziers : Club de rugby / Crise de la viticulture / Histoire religieuse / Lutte contre la pauvreté

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 150:38


durée : 02:30:38 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40, Henri Barthès revient sur l'histoire religieuse de la ville. A 8h20, Guillaume Erner reçoit Benoît Prévost sur la lutte contre la pauvreté. Et, à 7h17 Juliette Le Gallo revient sur les défis de la viticulture face au changement climatique. - réalisation : Félicie Faugère

Le zoom de la rédaction
"Tout le monde est fatigué de la guerre" : les retraités durement touchés par la pauvreté en Russie

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 4:10


durée : 00:04:10 - Le Grand reportage de France Inter - Les sanctions économiques prises contre la Russie depuis l'invasion de l'Ukraine ont un effet néfaste sur son économie. Sa croissance est en berne et l'inflation frappe les plus pauvres, notamment les personnes âgées. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Chronique de Mamane
Appart avec vue sur la pauvreté

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:58


Gondwana-City, la capitale du Gondwana se modernise à grande vitesse.

Chronique de Mamane
Appart avec vue sur la pauvreté

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:58


Gondwana-City, la capitale du Gondwana se modernise à grande vitesse.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
A quel grand bouleversement assiste-t-on en matière de pauvreté ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:59


Les chiffres sont éloquents. En 2025, près de 44 % des personnes pauvres ont moins de 30 ans. Parmi elles, environ 30 % sont des enfants. À l'inverse, les plus de 65 ans ne représentent plus qu'environ 10 % des personnes en situation de pauvreté. En 1975, c'était exactement l'inverse : 40 % des pauvres étaient des seniors. Aujourd'hui, le taux de pauvreté des personnes âgées est autour de 4,5 %, soit deux fois moins que chez les jeunes.Ce retournement n'est pas un hasard. Il s'explique d'abord par le succès historique de politiques publiques ambitieuses en faveur des seniors. Mise en place progressive des retraites au XXe siècle, arrivée des premières pensions complètes dans les années 1960-1970, puis création d'un minimum vieillesse garantissant un revenu plancher : ces mécanismes ont fait reculer massivement la pauvreté au grand âge. Les seniors sont aujourd'hui la seule catégorie bénéficiant d'un revenu minimal quasi universel.Autre facteur décisif : le logement. Dans les années 1970, acheter un bien immobilier coûtait environ quatre années de salaire moyen. En 2024, il en faut près de douze. Résultat : trois quarts des seniors sont propriétaires, ce qui réduit fortement leurs charges mensuelles. Parallèlement, la part du loyer dans le revenu a doublé en cinquante ans, passant d'environ 11 % à plus de 22 %.Pour les actifs, la trajectoire est bien moins favorable. La fin du plein-emploi dans les années 1980, l'essor du chômage de masse, puis la multiplication des contrats précaires ont fragilisé durablement les débuts de carrière. Moins d'un jeune de moins de 25 ans sur deux dispose aujourd'hui d'un emploi stable, contre environ 80 % dans les années 1970. Les études plus longues repoussent l'âge du premier vrai salaire, tandis que même l'emploi ne protège plus toujours de la pauvreté.À cela s'ajoute l'explosion des familles monoparentales : elles représentaient moins de 10 % des ménages en 1975, contre près de 27 % aujourd'hui. Or, vivre avec un seul revenu, souvent féminin et parfois à temps partiel, augmente fortement le risque de précarité, et donc celui de pauvreté infantile.Dernier élément clé : les aides destinées aux jeunes sont moins protectrices que celles mises en place pour les seniors. Le revenu minimum pour une personne âgée dépasse 1 000 euros par mois, quand le RSA pour une personne seule avoisine 650 euros et reste inaccessible aux moins de 25 ans dans de nombreux cas.En résumé, la pauvreté ne disparaît pas : elle change de génération. La France a su, autrefois, réduire massivement la pauvreté des personnes âgées. Le défi du XXIe siècle est désormais clair : réussir le même pari pour les enfants et les jeunes adultes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

KTOTV / La Foi prise au Mot
Pauvreté et libération

KTOTV / La Foi prise au Mot

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 52:50


Cette semaine, La Foi prise au mot vous propose une émission sur la théologie de la pauvreté. Depuis son élection, le Pape François, on le sait, ne mâche pas ses mots envers ceux qui exploitent et humilient les pauvres. Avec vigueur et radicalité, il appelle à se tourner vers eux en des termes qui surprennent parfois. Ses appels à prendre soin des pauvres, des faibles et des déshérités sont-ils pourtant tellement nouveaux ? L'Église n'a-t-elle pas depuis longtemps affirmé sa réflexion sur l'inégalité des rapports sociaux ? Quels sont les théologies actuelles ? Qu'en est-il enfin de la fameuse « théologie de la Libération » venue d'Amérique du Sud et qui fit couler beaucoup d'encre à la fin du siècle dernier ? Pour le savoir, retrouvez deux invités : le père Baudoin Roger, prêtre du diocèse de Paris, et Luis Martínez Saavedra, théologien chilien. Emission du 21 mai 2017.

Reportage International
Inde: la fin annoncée de l'extrême pauvreté dans l'État de Kerala suscite le débat

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 2:32


En Inde, le Kerala affirme depuis peu en avoir fini avec l'extrême pauvreté. C'est une première parmi les États d'Inde, un pays qui reste encore souvent associé aux scènes de misère. Le Kerala est un État communiste, avec de fortes politiques publiques dans la santé ou l'éducation. Sur place, certains jugent cependant que l'annonce de la fin de la pauvreté est précipitée. De notre correspondant à Kerala, La maison de Rajan et Jayanthi, au carrelage impeccable, a été inaugurée il y a moins d'une semaine. Le couple, qui habite la région montagneuse et tropicale de Wayanad, en Inde, revient de loin.  « J'étais conducteur d'auto rickshaw. Mais durant le Covid-19, j'ai eu un grave accident. Je suis resté en chaise roulante. Ma femme et mes deux enfants ont été soudainement privés de revenus. Nous survivions dans une cabane, sans espoir. Heureusement, le gouvernement est venu nous aider », raconte Rajan. Grâce au programme d'éradication de la pauvreté, Rajan et Jayanthi achètent une mini-échoppe, puis reçoivent un apport pour construire leur maison. Aujourd'hui, le couple relève la tête, comme d'autres, explique un élu local. « Dans le district, nous avons identifié 118 familles comme extrêmement pauvres. Avec notre aide, 22 ont pu construire une maison, six ont eu des terres à cultiver, 43 ont bénéficié d'aide alimentaire, 14 ont pu trouver un boulot, etc. » Sarojini, une femme isolée, en a aussi bénéficié. « J'ai 60 ans et je travaillais dans l'agriculture, en gagnant un peu plus d'un euro par jour. Désormais employée dans des toilettes publiques, je gagne plus de trois euros. Ça a vraiment changé ma vie. » « Plus personne ne fait face à une pauvreté extrême » Le plan contre la pauvreté du Kerala, encore aujourd'hui dirigé par le Parti Communiste, remonte à 1997. En ce mois de novembre, le dirigeant de cet État du Sud affirme qu'il a atteint cet objectif fondamental. « Il y a 50 ans, les chercheurs nous classaient parmi les États les plus défavorisés de l'Inde. Aujourd'hui, plus personne ne fait face à une pauvreté extrême au Kerala », souligne Pinarayi Vijayan. Mais comment définir la pauvreté extrême ? Si la Banque mondiale se base sur le salaire quotidien, le Kerala mélange critères économiques, sanitaires et alimentaires. L'économiste P. R. Kannan déplore un manque de transparence : « Le Kerala avance, c'est indéniable. Mais avant d'affirmer que la pauvreté a disparu, le gouvernement doit publier ses données, sa méthodologie et les experts qui ont encadré ces statistiques. » Les aides du gouvernement échappent aux personnes isolées Nusrath, une élue de l'opposition à Wayanad, nous a emmenés rencontrer des habitants ignorés, selon elle, par les programmes du gouvernement. « Il y a des gens qui, parce qu'ils sont trop isolés, échappent encore aux aides gouvernementales. Si nous, dans l'opposition, validons que la pauvreté a disparu, les budgets vont disparaître alors qu'ils en ont encore grand besoin ! » Pour l'instant, le gouvernement du Kerala n'a pas clairement répondu aux experts et opposants qui jugent qu'il crie victoire trop rapidement.

Invité Afrique
Centrafrique: l'opposant Henri-Marie Dondra envisage de «reconcilier le pays et lutter contre la pauvreté»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 11:14


Les Centrafricains sont appelés aux urnes le 28 décembre prochain pour élire leur futur président. Six candidats sont dans les starting-blocks pour croiser le fer avec le chef de l'État sortant, Faustin-Archange Touadera qui, lui, brique un troisième mandat. Parmi eux : l'opposant et ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, dont la candidature a été validée par la Cour constitutionnelle. Organisation des élections, validation des opposants par le Conseil constitutionnel, questions sécuritaires, situation socio-économique, priorités de son programme... Henri-Marie Dondra s'exprime au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Dans son interview à RFI le 24 novembre dernier, le président sortant Faustin-Archange Touadéra a mis en avant son bilan sécuritaire, notamment la signature de plusieurs accords avec de nombreux groupes rebelles et la pacification de tout le territoire centrafricain. Est-ce qu'il n'a pas raison ? Henri-Marie Dondra : Il faut être franc aussi, reconnaître qu'effectivement, il y a aujourd'hui une sécurité qui progressivement s'installe. Elle n'est pas totale, mais elle est aujourd'hui en train de s'installer. Mais à quel prix ? C'est-à-dire ? Ben, écoutez, nous notons des exactions qui sont commises çà et là. Je pense qu'il va falloir davantage que le pouvoir prenne ses responsabilités pour pouvoir justement réprimer toutes les bavures qui sont parfois commises, autant par nos forces de défense et de sécurité que par les forces alliées qui accompagnent nos soldats. Si vous êtes élu, monsieur le Premier ministre, quelles seront vos deux priorités ? Alors, d'abord, réconcilier les Centrafricains par le grand pardon. Donc, j'envisage tout d'abord de convoquer un grand débat national avec toutes les forces vives de la nation pour débattre des questions qui divisent nos compatriotes, notamment les questions liées à la Constitution, à la citoyenneté, au mandat présidentiel. Et je ferai revenir tous nos compatriotes qui sont aujourd'hui en exil. Et d'un... De deux, vous savez que près de 70 % de nos compatriotes vivent sous le seuil de pauvreté, et nous nous attaquerons à la résolution de ces problèmes-là à travers des politiques sectorielles, grâce à un plan d'urgence qui va s'articuler autour de l'agriculture, autour de l'éducation, la santé et les infrastructures de base. Nous allons nous attaquer au secteur de l'eau, au secteur de l'énergie, à l'autosuffisance alimentaire par une agriculture qui sera davantage mécanisée. Henri-Marie Dondra, vous avez été le ministre des Finances du président Touadéra pendant tout son premier mandat. Vous avez même été son Premier ministre au début de son deuxième mandat. Du coup, est-ce que le président sortant ne peut pas vous dire aujourd'hui : « Mais cher monsieur Dondra, mon bilan est aussi le vôtre ! » ? J'assume. J'ai travaillé avec le président Touadéra pendant six ans et tout n'a pas été parfait. Mais au plan économique, nous avons atteint certains objectifs parce que, durant les cinq premières années où j'étais encore au ministère des Finances, nous avons pu stabiliser l'économie avec une croissance qui était d'environ 4,5 %, un chiffre record d'ailleurs enregistré depuis les indépendances. Mais aujourd'hui, quand on observe les chiffres qui sont affichés en termes de croissance, nous oscillons autour de 1,4 ou 1,5. Or depuis quatre ans, je ne suis plus avec lui. Donc, vous assumez les six premières années, mais vous dénoncez les quatre dernières années ? Mais ces quatre dernières années, nous avons assisté à la mise en œuvre d'une nouvelle Constitution et nous avons tous remarqué qu'effectivement, durant ces quatre dernières années, le pouvoir a cherché par tous les moyens à faire passer un troisième mandat. Et nous notons aussi que, bon, les priorités de nos compatriotes ont été reléguées au second plan. Depuis le départ des militaires français, les militaires russes occupent une très grande place dans le dispositif sécuritaire de votre pays. Si vous êtes élu, est-ce que vous leur demanderez de rester ou de partir ? Bon, il y a des conventions qui ont été signées. Si effectivement, dans le cadre des commissions mixtes, nous pouvons arriver à auditer justement les conventions signées, et bien, on aura l'occasion soit de les ajuster à défaut de les revoir. Donc, voilà ma position. Je ne veux pas faire de mon pays un théâtre de conflits géopolitiques en tout cas. Et si les audits ne signalent aucune infraction, vous êtes d'accord pour que les militaires russes restent dans votre pays ? Non, mais je ne demande pas à ce que telle force reste dans mon pays forcément. Nous sommes un pays souverain. À l'occasion, justement des échanges que nous aurons dans le cadre des commissions mixtes, comme je le disais, nous aurons à ajuster les choses et nous aurons à aviser. L'objectif du président sortant, c'est un coup K.O., la victoire au premier tour, comme la dernière fois en 2020. Alors vu son bilan qui n'est pas que négatif comme vous le dites vous-même, est-ce qu'il n'a pas de bonnes chances de réussir son coup ? Ben, vous savez, la politique n'est pas un ring et le peuple n'est pas un arbitre de boxe. Quand on parle d'un coup K.O., on oublie la souffrance des Centrafricains, la déchirure qu'il y a dans le pays. Et je pense qu'il faut parfois être aussi sérieux. Le dire pour moi de cette façon, c'est avoir aussi un peu de mépris pour cette population qui vit dans la misère totale aujourd'hui. Maintenant, s'il y a un coup K.O. avec les adversaires qu'il a aujourd'hui en face, ça sera forcément une fraude qui aura été bien planifiée. Donc moi, je ne pense pas à ce passage du président au premier tour. À lire aussiCentrafrique: «Je ne dis pas que tout est parfait, mais nous avons fait un grand pas», estime le président Touadéra

EMCI TV Bonjour chez vous !
Comment briser la mentalité de pauvreté ?

EMCI TV Bonjour chez vous !

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 29:07


Radio Maria France
Psychologie 2025-11-24 La pauvreté n'est pas qu'une histoire d'argent

Radio Maria France

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 43:44


Avec Pascale Vidal https://www.ap21.fr/

Les Grandes Gueules
La protestation du jour - Laura Warton-Martinez : "Je n'ai pas de leçon de patriotisme à recevoir d'un président qui ne s'adresse plus aux Français, qui laisse la pauvreté progresser dans le pays et l'ensauvagement augmenter&

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 1:17


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Abel Boyi, éducateur, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Tout un monde - La 1ere
La "poverty porn", quand des ONG humanitaires utilisent l'IA pour illustrer la pauvreté

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 19:39


(00:00:40) L'Afrique du Sud au défi de l'organisation d'un G20 sans Trump (00:07:04) La "poverty porn", quand des ONG humanitaires utilisent l'IA pour illustrer la pauvreté (00:17:29) Sénégal : les « pères nouvelle génération »

Apolline Matin
Lechypre d'affaires : En France, une pauvreté plus forte et plus diffuse - 21/11

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 2:44


Tous les matins à 8h17, l'actualité économique avec Emmanuel Lechypre.

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Grand angle
"La seule chose qui n'est pas payante, c'est l'air" : comment la pauvreté a changé de visages en France

Grand angle

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 2:19


durée : 00:02:19 - France Inter sur le terrain - En 30 ans, non seulement la pauvreté n'a pas reculé en France mais elle a évolué de manière significative : plus de femmes, plus de travailleurs pauvres... C'est ce que révèle le 30e rapport du Secours Catholique. Reportage avec une de ses bénévoles historiques et celles et ceux qu'elle accompagne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Vlan!
#371 Comment un assassin est devenu un héros populaire moderne? Avec Nicolas Framont

Vlan!

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 60:59


Nicolas Framont est sociologue engagé et auteur du percutant Saint Luigi, un ouvrage aussi provocateur que nécessaire.Dans cet épisode, nous discutons ensemble d'un fait divers que vous avez forcément vu passer : Luigi Mangione, accusé d'avoir assassiné de sang-froid le CEO de United Healthcare, est pourtant célébré comme un héros sur les réseaux sociaux. Pourquoi une telle admiration pour un homme soupçonné de meurtre ? Que cela dit-il de notre société en particulier aux U.S. ? Pourquoi, dans un monde où l'on vénère la réussite financière, un tel renversement des rôles suscite-t-il autant d'adhésion populaire ?Avec Nicolas, nous avons décortiqué cette affaire pour aller bien au-delà du fait divers. Dans la lignée des épisodes avec Antoine Foucher sur l'impossibité structurelle de s'enrichir. par son travail en France mais aussi celui avec Caroline Miguel Aguirre sur le scandale de l'argent public, nous avons abordé les dysfonctionnements profonds du neo liberallsme, le sentiment d'injustice sociale, le rôle des grandes entreprises, mais aussi la manière dont le système politique et médiatique amplifie ces déséquilibres.J'ai aussi voulu comprendre avec lui la place des classes sociales aujourd'hui, ce qu'il appelle la "sous-bourgeoisie", et pourquoi tant de décisions prises "en col blanc" peuvent générer une violence invisible, mais bien réelle.Cet échange va, je pense, profondément vous questionner sur notre monde, sur le rôle des élites, sur les logiques économiques dans lesquelles nous sommes pris… et sur ce qu'on peut, ou doit, en faire.Cinq citations marquantes :« Il y a des gens qui donnent la mort par PowerPoint. »« Ce n'est pas une critique morale, c'est une critique systémique. »« On a basculé d'un État-providence pour les gens à un État-providence pour les riches. »« Le capitalisme ne fait plus rêver. »« On célèbre des assassins parce qu'ils symbolisent une révolte contre l'ordre établi. »10 questions structurées posées :Pourquoi avoir choisi d'écrire sur Luigi Mangione et d'en faire une icône ?Que dit la popularité de cet homme accusé de meurtre sur notre société ?Le problème est-il l'individu (Brian Thompson) ou le système dans lequel il évolue ?Peut-on encore parler de responsabilité individuelle dans un système si hiérarchisé ?Comment expliques-tu qu'on célèbre un assassin et qu'on continue de voter pour Trump ?La France est-elle réellement un pays aussi "social" qu'on le prétend ?Peut-on vraiment imaginer une société sans classe dominante ?Est-ce que toi aussi, à leur place, tu aurais agi pareil ?Quelles sont les alternatives concrètes au capitalisme ?Comment rendre les rapports de pouvoir plus éphémères ou égalitaires ? Timestamps clés00:00 - Introduction au podcast et au cas Luigi Mangione02:00 - Pourquoi Nicolas Framont parle de "Saint Luigi"04:00 - Que dit cette affaire du capitalisme américain ?08:00 - Décisions "de bureau" et conséquences humaines12:00 - La hiérarchie invisible dans le système capitaliste16:00 - Classe dominante vs classe d'exécutants21:00 - Peut-on vraiment supprimer les dominations ?26:00 - Vote, contradictions et réalités politiques33:00 - Le vote, entre affect et déconnexion idéologique38:00 - La France est-elle encore un pays social ?44:00 - Le capitalisme coûte-t-il plus qu'il ne rapporte ?47:00 - Quelles alternatives concrètes au capitalisme ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #281 Comprendre l'effondrement des classes moyennes et populaires avec Esther Duflo (https://audmns.com/WthucwC) #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) #364 Qui profite vraiment de l'argent public? Partie 1 - avec Caroline Michel-Aguirre (https://audmns.com/TgCnWkc)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Afrique Économie
Éthiopie: l'inflation due aux conflits et aux chocs climatiques fait rebondir la pauvreté

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 2:27


En Éthiopie, le taux de pauvreté atteint 43% en cette année 2025, estime la Banque mondiale. Les conflits et les chocs climatiques, notamment, ont fait grimper l'inflation, plongeant de nombreux Éthiopiens dans la précarité. Un recul après des années de progrès dans la réduction de la pauvreté. Bekele est assis derrière le petit comptoir de son échoppe. Épicier dans le quartier de Haya Huwlet, à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, le jeune homme attend les clients, qui se font de plus en plus rares ces derniers mois. « Les prix ont augmenté ces derniers temps, se plaint-il. L'huile, qui était à 1 450 birrs le litre, est à 1 550. Le paquet de couche est passé de 500 à 550 birrs. Le paquet de farine de 105 à 120 birrs. Pour nous, c'est très négatif, car on a du mal à vendre. » Avec l'inflation, « je dois travailler plus qu'avant » L'inflation, observe l'Agence centrale éthiopienne des statistiques, a frappé de plein fouet les ménages urbains, cette année, avec un taux de 13,5%. L'augmentation constante des prix, surtout des produits de première nécessité, complique considérablement le quotidien des Éthiopiens. « Ça ne fait qu'augmenter, déplore Hailu, chauffeur de taxi et père d'un bébé de huit mois. Aujourd'hui, on est à 120 birrs le litre d'essence. Quand j'ai commencé il y a quatre ans, il était à 76 birrs. Je dois travailler plus qu'avant : quand j'ai commencé, je travaillais huit à neuf heures par jour. Aujourd'hui, je suis plutôt à 14 heures-15 heures en une journée. » Sécheresse et conflits Cette hausse des prix est en partie consécutive à l'arrêt des subventions sur le carburant par le gouvernement, décidé en 2024. Mais d'autres facteurs expliquent cette pression inflationniste à deux chiffres. « L'une des raisons de cette hausse est que la production agricole n'a pas augmenté au même rythme que la consommation, observe Samson Berhane, analyste indépendant, spécialiste en finance. Une autre cause importante de cette hausse, c'est bien sûr l'instabilité dans le pays. Elle contribue depuis longtemps maintenant à l'inflation en Éthiopie, car elle affecte l'offre. » Depuis plusieurs années, l'Éthiopie est minée par les conflits. Autre facteur aggravant : les épisodes de sécheresse, qui pèsent sur la production du secteur agricole. Des réformes économiques en attente de résultats Pour compenser la hausse du coût de la vie, le gouvernement a bien tenté de soutenir le pouvoir d'achat, en augmentant les prestations sociales. Mais il a aussi entamé des réformes de l'économie, dont les résultats se font encore attendre. « Pour observer les véritables impacts des réformes sur la pauvreté, je pense qu'il nous faudra du temps, estime l'économiste. Nous verrons alors si ces mesures permettent de la réduire ou, au contraire, de l'aggraver encore. » En 2024, selon l'ONU, l'Éthiopie pointait à la 175e place sur 191 du classement de l'Indice de développement humain. À lire aussiUne usine d'engrais à Gode: l'Éthiopie veut être autosuffisante et vise l'exportation

Choses à Savoir
Pourquoi manger du homard a été un signe de pauvreté ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 2:04


Pendant des siècles, le homard n'a pas été ce mets raffiné qu'on savoure aujourd'hui dans les restaurants étoilés. Bien au contraire : il fut longtemps considéré comme le “poulet du pauvre”, un aliment de misère réservé aux marginaux, aux prisonniers et aux domestiques. L'histoire de ce renversement de prestige est à la fois sociale, économique et culturelle.Au XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle, sur les côtes d'Europe comme d'Amérique du Nord, le homard abondait. Tellement abondait, en réalité, qu'il s'échouait parfois en masse sur les plages après les tempêtes. En Nouvelle-Angleterre, certaines villes de pêcheurs voyaient ces crustacés s'entasser par milliers dans les filets. Ils étaient si nombreux qu'on les utilisait comme engrais pour les champs ou nourriture pour les cochons. Autant dire qu'ils n'avaient rien de rare ni de noble.Pour les colons et les populations pauvres, le homard représentait la solution facile : riche en protéines, gratuit, facile à pêcher. Dans les prisons du Massachusetts, les détenus s'en plaignaient ouvertement : certains règlements interdisaient même d'en servir plus de trois fois par semaine, tant les prisonniers s'en disaient écœurés. En Europe aussi, sur les côtes bretonnes ou irlandaises, le homard faisait partie de la ration des serviteurs ou des marins les plus modestes.Alors, que s'est-il passé pour qu'il devienne un produit de luxe ?Au XIXᵉ siècle, plusieurs changements s'opèrent. D'abord, le rail et la conservation permettent de transporter le homard vivant ou en conserve vers les grandes villes. Le crustacé devient exotique pour les citadins. Ensuite, la raréfaction naturelle due à la surpêche en fait un produit moins commun. Et surtout, la montée de la gastronomie française transforme son image : les grands chefs le cuisinent avec des sauces riches, des présentations spectaculaires, et le homard devient synonyme de raffinement.En quelques décennies, il passe du rôle de “nourriture du pauvre” à celui de “symbole du luxe”. Son prix grimpe, sa consommation se raréfie, et le regard social s'inverse totalement.Aujourd'hui encore, ce contraste fascine : un même animal qui, jadis, symbolisait la misère, incarne désormais l'élégance et la réussite. Manger du homard, c'est goûter à une ironie de l'histoire — celle d'un crustacé qui, sans changer de carapace, a changé de monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Malick Bodian,modèle et photographe "Je suis fatigué de voir mon continent toujours montré sous l'angle de la pauvreté"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 9:25


durée : 00:09:25 - Nouvelles têtes - par : Mathilde Serrell - Malick Bodian s'impose aujourd'hui comme l'un des visages emblématiques de la mode contemporaine. En sept ans, il a foulé les podiums des plus grands couturiers aux quatre coins du monde. Désormais derrière l'objectif, il a trouvé sa nouvelle voie lors d'un retour au Sénégal, son pays natal. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les Grandes Gueules
Le clash du jour - Elina Dumont : "Soyez plus honnête et dites : 'Je veux me débarrasser des sans-abri'. On ne règle pas comme ça la pauvreté" - 02/10

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Oct 2, 2025 2:12


Aujourd'hui, Élina Dumont, intervenante sociale, Charles Consigny, avocat, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les chemins de la philosophie
La philosophie poussée vers les marges 4/4 : Ce que la pauvreté dit aux philosophes

Les chemins de la philosophie

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 58:11


durée : 00:58:11 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - La pauvreté est souvent pensée comme un manque – de ressources, de biens, de confort matériel – et comme une réalité sociale à combattre. Pourtant, en philosophie, elle se présente aussi comme un objet paradoxal : condition subie et choix possible, stigmate d'exclusion et ressource de liberté. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Etienne Helmer Philosophe, spécialiste de philosophie ancienne.; Cécile Lavergne Maîtresse de conférences en philosophie sociale et politique

Entendez-vous l'éco ?
Au Mexique : une baisse historique de la pauvreté en demi-teinte

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Sep 10, 2025 5:58


durée : 00:05:58 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Comment le Mexique a réussi à inverser la tendance, et à réduire la pauvreté ? En augmentant le SMIC et en créant de nouvelles protections sociales. Des changements qui ne profitent pas de la même façon à tous les Mexicains, la moitié d'entre eux travaillant dans l'économie informelle.

Un jour dans le monde
Norvège : Alerte sur la pauvreté et les inégalités

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Sep 8, 2025 3:43


durée : 00:03:43 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - La Norvège l'un des pays plus riches de la planète, grâce notamment à l'exploitation du gaz et du pétrole, mais où les ONG alertent. Jamais les inégalités n'ont été aussi fortes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Norvège : Alerte sur la pauvreté et les inégalités

InterNational

Play Episode Listen Later Sep 8, 2025 3:43


durée : 00:03:43 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - La Norvège l'un des pays plus riches de la planète, grâce notamment à l'exploitation du gaz et du pétrole, mais où les ONG alertent. Jamais les inégalités n'ont été aussi fortes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Reportage International
Brésil: la plus grande favela du pays devient une destination touristique

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 2:43


À travers les films, les musiques ou les photographies, les favelas sont un symbole du Brésil. Ces quartiers pauvres et très densément peuplés sont aussi devenus des attractions touristiques. En 2023, les favelas de Rocinha et Vidigal étaient même plus visitées que le Pain de sucre et le Corcovado. En grande majorité, les touristes sont étrangers. Reportage dans la plus grande favela du Brésil, Rocinha, à Rio de Janeiro, où vivent près de 100 000 personnes.  De notre correspondante à Rio de Janeiro, Le tour de la favela de Rocinha commence au sommet, après avoir grimpé la rue principale accrochée à un chauffeur de moto taxi. La douzaine de touristes européens admire la vue de Rio, sa baie, ses montagnes et ses contrastes sociaux. Au loin, la favela de Dona Marta, où Michael Jackson a tourné un clip, et à nos pieds, le très sélect Jockey Club. Nathalie, touriste venue de Pologne, tenait à visiter une favela au Brésil : « On voulait voir la réalité de la ville. Pas seulement passer nos vacances sur les plages de Copacabana ou Ipanema, mais aussi découvrir la vraie vie. Et on était assez curieux de la violence. Mais le fait d'avoir des guides locaux fait toute la différence. »  Elle a choisi l'agence Trip in Rio. À sa tête, Milena Fernandes, qui a grandi à Rocinha. Plutôt que des photos « instagrammables », elle veut privilégier l'expérience de ses touristes. « J'aimerais que, dans leur avion de retour, les touristes se souviennent de cette jeune qui a discuté avec eux et qui leur a fait voir un autre côté de la ville de Rio. Parce que tous les symboles de Rio, comme la samba, ça a commencé ici. Donc, la meilleure façon de visiter la ville, c'est en immersion dans une favela », affirme Milena Fernandes.  « Notre but, c'est de montrer la culture d'ici » La croissance du tourisme dans les favelas créé des emplois locaux. Une application a été mise en place pour tenter d'encadrer et mesurer l'ampleur du phénomène. Partenaire de Milena, Taina de Sousa parle de tourisme « conscient » : « Notre but, c'est de montrer la culture d'ici, qu'il existe des projets sociaux dans la favela et que c'est quelque chose qui change vraiment la vie des gens. On va aller voir une démonstration de capoeira. Les élèves de cette école participent à des tournois à l'étranger. »  On emprunte un escalier étroit pour arriver sur cette terrasse où les groupes de touristes se succèdent. Un jeune homme prend la parole pour remercier l'assemblée et faire un appel aux dons. Beaucoup de jeunes des favelas voient désormais l'apprentissage de l'anglais comme une priorité. Rafael Santana est venu d'une favela du nord de Rio pour guider ce tour, et donner une vision alternative à celle des médias : « ​​​​​J'apprécie cette opportunité de pouvoir raconter comment c'est de vivre dans une favela. Comment c'est de grandir, quelles sont les difficultés, mais aussi les avantages. Parce qu'en grandissant dans une favela, on apprend très jeune à s'adapter à certains types de situations qui nous font devenir adulte un peu plus vite. ​​​​​​» Ce type de visites se concentre dans la zone sud, où se trouvent les principales attractions touristiques. Mais Rafael espère un jour attirer des touristes dans les quartiers au nord de la ville. À lire aussiBrésil, deux ans après les émeutes de 2023 : «Une blessure ouverte qui prendra du temps à cicatriser»

Les matins
Pourquoi les inégalités et la pauvreté sont-elles en hausse ?

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 12:23


durée : 00:12:23 - La Question du jour - par : Astrid de Villaines - En 2023, la pauvreté monétaire a atteint un niveau inédit depuis 1996, d'après les données de l'INSEE : 15,4 % de la population, soit près de 9,8 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Florence Jany-Catrice Professeure d'économie à l'université de Lille

Les Grandes Gueules
Le fait du jour - Manuel Bompard : "Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, la fortune des 500 plus riches de ce pays a été multipliée par 2. Et on atteint des records historiques de pauvreté" - 08/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 1:04


Aujourd'hui, Antoine Diers, Joëlle Dago-Serry et Jérôme Marty débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
La réalité du jour : Jérôme Marty : "On est dans un pays qui fabrique de la pauvreté. Avant, l'artisan avait 2/3 salariés. Maintenant, il bosse seul, il s'épuise et il te dit : 'Surtout ne m'arrêtez pas'. Notre systè

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 2:15


Aujourd'hui, Antoine Diers, Joëlle Dago-Serry et Jérôme Marty débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Le constat du jour : Antoine Diers : La France ne s'appauvrit pas. Si l'État prenait moins d'argent pour notre modèle social, il y aurait moins de travailleurs pauvres. Le système social français crée de la pauvreté. - 08/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 1:11


Aujourd'hui, Antoine Diers, Joëlle Dago-Serry et Jérôme Marty débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Experts
Les Experts : Le taux de pauvreté progresse en France - 08/07

Les Experts

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 19:50


Ce mardi 8 juillet, les derniers chiffres de l'Insee sur le taux de pauvreté en France, et le coût d'une année blanche ont été abordés par Agnès Bénassy-Quéré, sous-gouverneure de la Banque de France, François Ecalle, fondateur de FipEco.fr, et Denis Payre, président de Nature & People First, dans l'émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Choses à Savoir
Combien faut-il de générations pour qu'une famille sorte de la pauvreté ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 24, 2025 2:03


En France, il faut en moyenne six générations pour qu'un enfant né dans une famille pauvre accède à un niveau de vie moyen. Ce chiffre, à première vue abstrait, en dit long sur l'état de la mobilité sociale dans le pays. Et il est préoccupant : seule la Hongrie fait « pire » au sein de l'Union européenne, avec une moyenne de sept générations. À titre de comparaison, la moyenne des pays de l'OCDE est de cinq générations, et les pays nordiques comme le Danemark, la Finlande ou la Norvège n'en nécessitent que deux à trois.Cette statistique provient d'un indicateur mis en avant par l'OCDE, qui mesure le temps nécessaire pour que les enfants issus de familles défavorisées atteignent le revenu moyen de leur société. En France, cela signifie que les inégalités sociales sont fortement enracinées, et que le destin social d'un individu est encore largement influencé par son origine.Ce paradoxe est d'autant plus frappant que la France se perçoit, historiquement, comme une société méritocratique, où l'école, censée offrir les mêmes chances à tous, jouerait le rôle d'ascenseur social. Pourtant, dans la pratique, l'origine sociale reste l'un des facteurs les plus déterminants pour prédire la réussite scolaire, l'accès aux études supérieures, puis à un emploi stable et bien rémunéré.Le système éducatif français, souvent critiqué pour ses inégalités, tend à reproduire les écarts plutôt qu'à les corriger. Selon une étude de France Stratégie, un élève issu d'un milieu modeste a deux fois plus de risques de redoubler, et bien moins de chances d'accéder à une grande école. Ces écarts se creusent ensuite dans l'emploi, le logement, la santé, voire l'espérance de vie.À l'inverse, les pays nordiques ont mis en place depuis longtemps des politiques sociales fortes : accès universel à l'éducation de qualité, soutien actif à l'enfance, fiscalité redistributive, logement social massif. Des leviers qui favorisent une mobilité sociale bien plus dynamique.En France, le débat sur la « fracture sociale » refait régulièrement surface, mais les réformes structurelles manquent souvent de profondeur. Or, si la pauvreté se transmet de génération en génération, ce n'est pas une fatalité : c'est un problème de société, et surtout, de choix politiques.Six générations pour sortir de la pauvreté : ce chiffre ne mesure pas seulement une lenteur. Il mesure un blocage, un manque d'équité, et la nécessité de réinventer un modèle plus juste. Car une société où l'avenir dépend encore autant du berceau que du mérite est une société en panne d'espoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.