Podcasts about tal cual

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tal cual

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Dial tal cual, 13-14h - 06/06/2026

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Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 60:00


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Dial Tal Cual (Programa completo)
Dial tal cual, 13-14h - 09/05/2026

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Play Episode Listen Later May 9, 2026 60:00


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Dial tal cual, 10-11h - 02/05/2026

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Play Episode Listen Later May 2, 2026 60:00


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Dial tal cual, 11-12h - 02/05/2026

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Dial tal cual, 12-13h - 02/05/2026

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Sonar Informativo
Diputado Bianchi por megarreforma: "No estoy dispuesto a votar la idea de legislar tal cual está"

Sonar Informativo

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:10


En una nueva edición del Sonar Informativo Pablo Aranzaes conversó con el diputado Carlos Bianchi sobre el proyecto de Ley de Reconstrucción Nacional. El parlamentario es parte también de la comisión de Hacienda donde comenzará a votarse la iniciativa, sobre esto Bianchi comentó que la situación será compleja. "No veo ninguna disposición del ministro (Quiroz) de tener una apertura para tratar de perfeccionar la propuesta".

Dial Tal Cual (Programa completo)
Dial tal cual, 11-12h - 18/04/2026

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Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 60:00


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Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 60:00


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Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 60:00


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Paramita
La realidad es perfecta tal cual es- Bhavachakra [Lección 10] | Lama Rinchen

Paramita

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 44:19


Dial Tal Cual (Programa completo)
Dial tal cual, 13-14h - 28/03/2026

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Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 60:00


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Dial tal cual, 10-11h - 21/03/2026

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Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 60:00


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Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 60:00


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Journal d'Haïti et des Amériques
Chili : l'inquiétude des migrants

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 30:00


Moins d'une semaine après avoir été investi, le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a déjà lancé son plan pour stopper l'immigration irrégulière au nord du pays. Depuis le début de la semaine, des militaires creusent des tranchées en plein désert à la frontière avec le Pérou. Le président d'extrême droite veut ajouter des clôtures et des tours de contrôle, utiliser des drones pour surveiller la zone et y envoyer plus de soldats.   Les immigrés que notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné, a rencontrés, sont agoissés.   Delcy Rodriguez change de ministre de la Défense Au Venezuela, la présidente par intérim continue d'écarter du pouvoir les proches de Nicolas Maduro. Hier (mercredi 18 mars), elle a remplacé le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez. C'est « la fin de l'ère Padrino Lopez », s'exclame Caracas Chronicles. « Un hardcore chavista », selon le site en ligne. « Le militaire le plus fidèle à Nicolas Maduro », selon El Nacional. Il était ministre de la Défense depuis octobre 2014 et a toujours fait preuve d'une loyauté sans failles. « Partout ailleurs dans le monde, ses plus grands exploits seraient considérés comme un déshonneur pour l'uniforme », juge Caracas Chronicles qui fait la liste : il a protégé les guérillas colombiennes qui ont fait du Venezuela leur terrain privilégié pour les enlèvements et le trafic de drogue ; il a ouvert les portes des services de renseignement aux espions cubains ; il a encouragé les achats d'armes à la Russie et à l'Iran. Surtout, il a toujours répondu présent quand il s'agissait de réprimer dans la violence des manifestations. Ce qui lui vaut d'être accusé de crimes contre l'humanité. Ce fidèle parmi les fidèles n'a pas réussi à empêcher la capture de son chef par les États-Unis, le 3 janvier 2026. Mais ce n'est pas pour cela que Delcy Rodriguez lui a demandé de partir, explique Caracas Chronicles, « mais parce qu'elle a besoin de quelqu'un en qui elle a davantage confiance. » Et cette personne, c'est Gustavo González López. Ancien patron des services de renseignement, chef de la garde présidentielle et de la direction du contre-espionnage depuis la chute de Nicolas Maduro, il ressemble beaucoup à Vladimir Padrino Lopez. Comme lui, il a activement participé à la répression, ce qui lui vaut de figurer, lui aussi, sur les listes des hauts-dignitaires vénézuéliens sous le coup de sanctions et d'enquêtes internationales, écrit Caracas Chronicles. Sa nomination a consterné plusieurs ONG de défense des droits humains, comme le soulignent Tal Cual et El Nacional. « Delcy Rodriguez a remplacé un général avec des états de services terribles par un autre général avec des états de services tout aussi terribles », insiste Caracas Chronicles. C'est donc un symbole du régime Maduro qui en remplace un autre. « Personne, ni dans les casernes ni dans les rues, n'est davatange en sécurité » aujourd'hui, estime Caracas Chronicles. « On ne peut espérer ni justice, ni réconciliation, ni aucun progrès vers le rétablissement de l'État de droit avec un homme comme González López à la tête de l'armée vénézuélienne » poursuit le site en ligne qui conclut : pour Delcy Rodriguez, « il s'agit de loyauté, et non d'une quelconque transition politique. »   Aux États-Unis, la chute de Cesar Chavez, icône de la lutte pour les paysans latinoaméricains Cesar Chavez est accusé de pédophilie. C'est le New York Times qui le révèle dans une très longue enquête, fruit de 5 ans de travail mené par deux journalistes qui ont recueilli les témoignages de plusieurs femmes. Ana Murguia, 13 ans, quand le confondateur du syndicat agricole américain, UFW, la viole pour la première fois sur un tapis de yoga. Il avait 45 ans. « Ne dis rien à personne. Ça ferait des jaloux », lui dit-il alors. Ça a duré 4 ans. Ana Murguia qui a 66 ans aujourd'hui, a tenté de se suicider plusieurs fois et a eu des problèmes de drogue. Il y a aussi Debra Rojas, 12 ans, quand ça a commencé. Ou bien encore Dolores Huerta. Partenaire de lutte de Cesar Chavez et figure syndicale américaine, elle l'accuse de viols ayant mené à deux grossesses cachées. Les deux bébés ont été confiés à d'autres familles. Si elle n'en a pas parlé à l'époque, c'est parce qu'elle avait peur qu'au sein du syndicat, on ne la croit pas. Elle n'a pas osé porter plainte aussi parce que la police était hostile au mouvement, a-t-elle confié au New York Times. Ces femmes n'avaient jamais parlé jusqu'à présent également « parce qu'elles avaient honte ou peur de ternir l'image d'un homme qui était devenu le visage du mouvement pour les droits civiques des Latinos, son image figurant sur les fresques murales des écoles et son anniversaire étant un jour férié en Californie », explique le quotidien. Cesar Chavez est mort en 1993. Suite aux révélations du New York Times, les autorités de plusieurs villes annoncent qu'elles vont débaptiser des rues et des écoles qui portent son nom. Les autorités du UFW ne participeront à aucun événement célébrant son anniversaire, le 31 mars.   L'enseignement privé haïtien au bord du précipice Comme tous les jeudis, nous sommes en ligne avec le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval. Le quotidien consacre un dossier à l'enseignement privé et relaie l'appel à l'aide de la patronne du secteur. Un secteur qui connaît des difficultés énormes et qui est sur le point de s'effondrer. « À cause de l'insécurité, des écoles privées ont dû changer de quartiers, trouver de nouveaux locaux... Mais en déménageant, elles ont perdu des élèves », raconte Frantz Duval. « Aujourd'hui, certains établissements ne peuvent plus payer leurs professeurs. » L'éducation privée représente 75 à 80% de l'offre éducative, plus de 90% pour ce qui est de la formation professionnelle et des universités. Et pourtant, elle ne reçoit aucune subvention, précise Frantz Duval. « Il existe des aides ponctuelles, mais rien de systématique. » À l'occasion de la semaine de l'inclusion financière, Le Nouvelliste s'intéresse également aux paris sportifs en forte augmentation en Haïti. « Peu à peu, les gens qui jouaient à la loterie deux fois par semaine, ont commencé à jouer une fois par jour. Aujourd'hui, il y a 10 à 12 tirages par jour. Les Haïtiens sont quasiment devenus des joueurs compulsifs », explique Frantz Duval.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la campagne sucrière devrait, en principe, reprendre son cours normal ce jeudi.

Journal d'Haïti et des Amériques
Témoignage d'une Cubaine exilée en France

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 30:00


Anne Cantener reçoit en studio Rebecca Torres Serrano, Cubaine qui vit en exil depuis deux ans en France. Elle est doctorante en Études hispaniques à Paris VIII. Elle raconte la situation de son pays et nous livre son analyse sur la pression actuelle exercée par les États-Unis.   Dans l'île, l'électricité est enfin revenue après une panne de courant général de 24 heures, la sixième en près d'un an et demi. Les coupures sont quotidiennes et la vie est difficile. Rebecca Torres Serrano parle de « torture » et du désespoir des Cubains. Elle insiste notamment sur le manque de médicaments, de personnels soignants et de médecins. La situation est encore plus compliquée depuis que Cuba est privée de son allié, Nicolas Maduro, et que les États-Unis imposent un blocus pétrolier au pays. La tension est encore montée cette semaine puisque Donald Trump a menacé de « prendre Cuba ». « La majorité des Cubains veulent un changement de régime, peu importe comment. Ils sont même prêts à ce qu'il y ait une intervention étrangère », explique Rebecca Torres Serrano. Sur place, le mécontentement grandit. Il y a eu des manifestations ces derniers jours. Mais la répression du régime reste féroce. « Elle ne s'abat pas uniquemement sur les gens qui sortent dans la rue pour protester. On va en prison même quand on publie sur instagram qu'on souhaite des changements », raconte la jeune femme. Les quelques gestes d'ouverture du régime récemment ne convainquent pas Rebecca Torres Serrano. Les autorités ont annoncé la libération d'une cinquantaine de prisonniers politiques. « Ce n'est rien comparé aux près de 2.000 prisonniers politiques dans le pays », réagit la doctorante. « C'est juste un geste en direction de Washington. » Selon elle, le régime avait déjà montré des signes d'ouverture en 2016, sous la présidence Obama. « Mais dès que le régime socialiste en tant qu'institution est menacé, il se referme. » Rebecca Torres Serrano n'attend rien des négociations en cours avec les États-Unis. « Washington discute avec la famille Castro. Qu'est-ce que cela va apporter au peuple cubain ? »   Une victoire sportive hautement symbolique Le Venezuela a remporté hier (17 mars 2026) la Classique mondiale de baseball, le Mondial de cette discipline, face aux États-Unis, et à Miami en plus. « UNE NUIT HISTORIQUE ! » pour El Universal qui laisse éclater sa joie. C'est la première fois que les Vénézuéliens sont couronnés champions du monde, rappelle le journal. « Il y aura un avant et un après », assure El Universal. Cette victoire « a une saveur particulière en raison de l'adversaire : les États-Unis, puissance historique du baseball », poursuit le quotidien qui s'en tient à une lecture purement sportive de l'événement tandis que Tal Cual en fait une analyse plus politique. « Dans un pays marqué par l'urgence sociale, l'émigration massive, les violations des droits humains (...) et l'escalade des tensions politiques depuis la capture de Nicolas Maduro », ce titre est « un baume d'unité, qui a réuni les Vénézuéliens, même ceux vivant à l'étranger, lors d'une célébration qui ignore les divisions et les crises économiques », écrit le site en ligne. Même son de cloche dans les colonnes du Miami Herald où l'on peut lire : les Vénézuéliens « ont joué pour leurs familles, pour leur pays, pour leurs compatriotes restés au pays, confrontés à l'instabilité politique et à un avenir incertain ». Un moment symbolique fort qui n'a pas échappé à la présidente Delcy Rodriguez. Elle a décrété ce mercredi férié. Quant à Donald Trump, il a une nouvelle fois trouvé le moyen de s'approprier cette victoire en sous-entendant sur son réseau Truth Social que le Venezuela pourrait devenir le 51è État des États-Unis.   Des tensions au procès de Cristina Kirchner En Argentine, l'ancienne présidente, Cristina Kirchner, a comparu hier (17 mars 2026) dans le cadre d'un procès de corruption. L'audience ne s'est pas très bien déroulée, selon la presse argentine. Clarin relate les échanges tendus entre l'ancienne présidente et le tribunal. Alors qu'elle pensait avoir la parole directement, Ciristina Kirchner a dû décliner son identité, ce qui l'a visiblement agacée, raconte le journal. Puis est venue une question surprenante de l'un des membres de la cour qui lui a demandé si elle avait des surnoms. Réponse ironique : « On m'appelle Cristina. Il arrive qu'on me donne des surnoms, mais ils ne me semblent pas appropriés ». L'ancienne présidente continue à répondre sur le même ton, poursuit Clarin. À tel point que le juge qui l'interroge sur son état-civil, doit  lui rappeler qu'il ne fait que respecter la procédure. Cristina Kirchner réitère, ensuite, ses attaques à l'encontre de la justice argentine, se disant une nouvelle fois victime d'une « persécution politique », dénonçant les « pratiques mafieuses », selon elle, des juges et des procureurs, résume La Nacion. Puis, elle quitte la salle sans répondre aux questions des juges car dit-elle, elle refuse de participer à ce cirque.  Alors qu'elle est mise en cause dans ce que la justice qualifie de plus grande affaire de corruption de toute l'histoire de l'Argentine, elle a choisi une défense politique, davatange que technique, analyse Clarin. « Sa défense, c'est l'attaque. Elle s'en prend à la justice », complète La Nacion. « Avec Cristina Kirchner, on n'est jamais déçu », ironise le quotidien.   Le Salvador durcit encore plus sa législation en matière pénale Désormais, les personnes reconnues coupables de viols, de meurtres ou de terrorisme pourront être condamnées à la prison à perpétuité, nous apprend la Prensa Grafica. Le pays a adopté une réforme constitutionnelle hier (17 mars 2026). Nayib Bukele a utilisé une procédure accélérée pour faire passer son texte, explique le journal. C'est le ministre de la Sécurité, qui est également le directeur de la Police nationale civile, Gustavo Villatoro, qui a porté le projet de loi. Ces nouvelles sanctions plus dures ont pour objectif qu'il n'existe plus de meurtriers, ni de violeurs dans le pays, a-t-il expliqué. Comme le souligne El diario de hoy, il a également critiqué les organisations de défense des droits humains qui dénonce les abus de la politique sécuritaire du gouvernement. « Ce sont des démons, des agents du mal », a déclaré le ministre. Nayib Bukele envoie, donc, un noueau message de fermeté à quelques jours du quatrième anniversaire de l'instauration d'un régime d'exception au Salvador. « Une exception qui est devenue la norme », dénonce le cardinal du Salvador, Mgr Rosa Chavez, dans les colonnes de la Prensa grafica.   Des journalistes haïtiens attaqués RFI s'est entretenu avec le directeur général de la radio-télévision Kiskeya, Marvel Dandin, dont la maison a été prise pour cible par des hommes armés la semaine dernière. Il raconte les tirs dans la nuit de mercredi à jeudi, et la peur depuis. Il s'inquiète également du sort de deux de ses collègues, Junior Célestin et Osnel Espérance, enlevés vendredi dernier (13 mars 2026).   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, l'éducation sportive voudrait bien se faire une petite place au sein des thématiques abordées par les candidats aux élections municipales.

Journal d'Haïti et des Amériques
Les ramifications de l'affaire Epstein en Haïti

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 30:00


Comme tous les mois, Anne Cantener s'entretient avec un journaliste d'Ayibopost. Ce vendredi, Wethzer Piercin détaille l'enquête menée par le site à partir des documents liés à l'affaire Epstein. Les noms de plusieurs personnalités haïtiennes y apparaissent. Depuis quelques mois, Ayibopost épluche les documents liés à l'affaire Epstein et parmi les Haïtiens qui y figurent, l'un des noms qui revient le plus est celui d'Unik Ernest. « Les archives de la justice américaine relatives au dossier, consultées par AyiboPost, révèlent des rencontres privées entre Unik Ernest et le prédateur sexuel, des financements accordés par Epstein pour la construction d'une école au quartier de Bel-Air en Haïti, des fêtes privées et des présences communes à d'autres événements mondains », peut-on lire sur le site. D'autres Haïtiens sont aussi mentionnés dans ces documents, explique Wethzer Piercin, comme par exemple Michael Karl Geilenfeld, propriétaire d'un orphelinat en Haïti, condamné à 210 ans de prison pour des agressions sexuelles sur des enfants. Ou bien encore la mannequin Petra Nemkova, nommée « ambassadrice de bonne volonté » en 2012, par le président Michel Martelly après le tremblement de terre. Pour l'instant, on ne sait pas si les Haïtiens cités dans les « Epstein files » ont commis des actes répréhensibles. Ayibopost poursuit son enquête pour tenter d'éclaircir la nature exacte de leurs liens avec le pédocriminel.   En Haïti, la classe politique se presse pour prendre part aux prochaines élections Pas moins de 320 partis se sont inscrits, nous apprend Le Nouvelliste. Hier (jeudi 12 mars 2026), c'était le dernier jour pour s'enregistrer. Les leaders politiques sont venus en nombre et accompagnés de leurs supporters et de groupes de rara. L'ambiance était bonne devant les locaux du Conseil électoral, raconte le journal. Prochaine étape désormais : la publication du nom des partis retenus. Ce sera le 26 mars 2026, dans 15 jours. Le premier tour des législatives et de la présidentielle est prévu le 30 août. Pas sûr que ce processus électoral aboutisse tant que la situation sécuritaire est compliquée en Haïti, reconnaît le Nouvelliste. Mais les acteurs politiques du pays sont « unanimes sur une position : les élections doivent être organisées cette année pour une rupture avec la transition et un retour à l'ordre constitutionnel », explique le journal.   Jovenel Moïse est mort d'une balle dans le cœur C'est ce qu'a indiqué, à la cour, le médecin qui a effectué son autopsie, indique le Miami Herald. Il était entendu hier, (12 mars 2026) dans le cadre du procès de quatre hommes accusés d'avoir participé à l'assassinat de l'ancien président. Procès qui se tient à Miami depuis le début de la semaine. Son corps était criblé de balles, a également expliqué le médecin légiste. Jovenel Moïse a notamment reçu une balle dans la tête tirée à bout portant alors qu'il était déjà mort, a précisé Jean Armel Demorcy qui témoigne aujourd'hui encore et va devoir à nouveau répondre aux questions de la défense qui conteste son rapport, poursuit le Miami Herald.   Au Chili, José Antonio Kast ne perd pas de temps Investi mercredi (11 mars 2026), le président d'extrême droite a annoncé ses premières mesures. Le soir même, il signait six décrets, rapporte BioBio Chile. Trois d'entre eux visent directement à renforcer la sécurité à la frontière nord du pays, « l'une des principales promesses de campagne » de José Antonio Kast, précise la radio sur son site. Dès lundi 16 ou mardi 17 mars 2026, des tranchées commenceront à être creusées. Un poste de coordinateur du contrôle migratoire dans le nord a été créé. Et le président pourrait se rendre sur place dans les prochains jours, affirme BioBio Chile. Autre promesse que José Antonio Kast compte bien tenir : la grâce des policiers et des militaires condamnés pour la répression des manifestations de 2019. « Avec mon équipe, nous y travaillons déjà », a-t-il expliqué hier, (12 mars) à la chaîne Canal 13. José Antonio Kast compte bien faire usage de son pouvoir de grâce. Mais ce ne sera pas une grâce générale, contrairement à ce qu'il avait promis pendant la campagne, précise La Tercera. Ce sera du « cas par cas » pour « ceux qui ont défendu la patrie », a précisé le nouveau président.   Le Chili va discuter avec les États-Unis au sujet des minerais critiques et des terres rares du pays Les deux pays ont signé une déclaration conjointe, hier (jeudi 12 mars), seulement une « déclaration d'intention », souligne La Tercera. Ils « se sont mis d'accord pour lancer des consultations d'ici 15 jours en vue de trouver un accord », poursuit le journal qui décrypte : « En langage diplomatique, les consultations, ce sont des conversations qui précèdent l'ouverture d'une négociation formelle. » Washington espérait mieux, écrit La Tercera : « un pacte plus contraignant ». La délégation étasunienne était même venue avec un projet de mémorandum semblable à ceux signés le mois dernier (février 2026) par plusieurs pays latinoaméricains et les États-Unis. Alors pourquoi le Chili a joué la carte de la prudence ? C'est pour ne pas froisser son autre allié stratégique, la Chine, « contre qui, en réalité, est dirigée l'offensive étasunienne », explique La Tercera.   Le voyage de Delcy Rodriguez en Colombie annulé Ce devait être sa première sortie à l'étranger. Mais finalement, Delcy Rodriguez ne se rendra pas en Colombie ce vendredi (13 mars 2026). On ne sait pas pourquoi la réunion entre la présidente vénézuélienne et son homologue colombien a été annulé à la dernière minute. Les autorités ont simplement parlé d'un « cas de force majeure » sans donner plus de détails, explique Tal Cual. Certains médias parlent de menaces sécuritaires alors que la rencontre devrait avoir lieu à la frontière entre les deux pays, dans une zone où des groupes armés, comme l'ELN, sont actifs. En tout cas, l'invitation de Gustavo Petro tient toujours, précise La Opinion, mais aucune nouvelle date n'a été fixée.   Haïti : souffler grâce au rara À peine le carnaval terminé fin février, Haïti vibre désormais au rythme du rara. Avec le défilé des bandes à pied, ces groupes musicaux de rue utilisent des instruments traditionnels comme le tambour, les vaccines, ces trompettes en bambou cylindriques, de différentes longueurs et formes, entraînant la population dans une ambiance festive et décontractée. Un moment d'insouciance qui offre une véritable thérapie à tous les Haïtiens, parce que contrairement au carnaval qui ne se tient que dans les grandes villes, le rara est un événement culturel d'ampleur national, notamment dans les campagnes. Dossier signé Ronel Paul avec Kervens Février auprès des bandes de rara aux Gonaïves.   Le journal de la 1ère L'association martiniquaise de parents et d'enfants aveugles et mal-voyants manifeste ce vendredi matin (13 mars 2026), dans les rues de Fort-de-France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Guerre en Iran : Donald Trump pris au piège de l'inflation

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 30:00


Aux États-Unis, le prix des carburants a augmenté à cause de la guerre au Proche-Orient. D'après le président américain, c'est « un petit prix à payer » et cela ne devrait pas durer. Mais au moment de faire le plein, certains se plaignent, y compris parmi les électeurs de Donald Trump. Notre correspondant aux États-Unis, Vincent Souriau s'est rendu dans une station-service de Westminster, petite ville située dans un comté républicain de l'État du Maryland. Si le prix à la pompe augmente aux États-Unis, bientôt toute l'économie américaine sera touchée, met en garde le New York Times. Les experts interrogés par le journal, décrivent un effet boule de neige. La hausse du prix du carburant va se répercuter sur les prix de la nourriture et des marchandises transportées par camions, notamment les colis Amazon, explique Mark Zandi, économiste chez Moody's Analytics. Hausse également du prix des fruits et des légumes importés. Une augmentation d'autant plus importante que le Golfe Persique est l'un principal fournisseur d'engrais au monde, explique le New York Times. Les agriculteurs américains seront également touchés alors que les semis de printemps commencent partout dans le pays. Les prix des billets d'avion devraient, eux-aussi, augmenter. Les Américains pourraient donc se retrouver privés de vacances de printemps et d'été. Les entreprises pourraient ne plus embaucher dans un premier temps, puis licencier, poursuit le New York Times. La volatilité des marchés boursiers pourrait menacer l'épargne-retraite. Bref, plus la guerre dure, plus l'économie américaine, dans son ensemble, risque de souffrir. Or, le coût de la vie sera l'un des enjeux majeurs des mid-terms de novembre. Le prix de l'essence a toujours été très important pour les Américains et les hommes politiques le savent, analyse le New York Times qui rappelle que Ron Klain, l'ancien chef de cabinet de Joe Biden, consultait le prix à la pompe tous les jours pour évaluer le moral des consommateurs. Le problème, explique Bob McNally, ancien conseiller en énergie du président George W. Bush, au New York Times, c'est que Donald Trump dispose de peu d'outils véritablement efficaces pour faire reculer rapidement le prix des carburants. Limiter les exportations américaines, supprimer certains taxes fédérales, se servir dans les réserves stratégiques de pétrole de pays, autoriser la Russie à vendre son pétrole... Autant de mesures qui n'auront qu'un faible impact de toute façon. La seule vraie solution, c'est que le trafic reprenne dans le détroit d'Ormuz. Pour cela, il faudrait que la guerre s'arrête. Mais Donald Trump ne sait pas comment faire, estime Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, car le président ne sait pas exactement pourquoi il a lancé cette guerre. Alors le journaliste l'invite à cesser les attaques, à laisser passer le fameux jour d'après. Ce jour-là, le régime iranien se vantera d'avoir gagné. Mais le surlendemain, Thomas Friedman prédit « un débat explosif et des luttes intestines au sein de l'élite dirigeante de Téhéran ». Le peuple, des commerçants et des réformateurs au sein du régime vont demander des comptes à leurs dirigeants. « Nous avons perdu nos économies, notre économie (...), une grande partie de nos armées et l'amitié de nos voisins » et vous nous parlez de victoire ? Voilà ce qu'ils leur diront, estime le journaliste qui insiste : « le régime iranien ne tombera que par le haut ».   L'histoire de trois frères arrêtés par ICE suscite une polémique Joshua, 12 ans, Caleb, 14 ans et Antonio, 18 ans, ainsi que leurs parents ont été libérés hier (lundi 9 mars 2026), après 15 jours de détention, nous apprend The Texas Tribune. La particularité de cette fratrie, c'est que Caleb et Antonio sont « deux jeunes musiciens mariachis prometteurs », explique CNN. La famille, originaire du Mexique, a été arrêtée lors d'un rdv de routine auprès des services d'immigration. Pour qu'ils soient relâchés, il aura fallu, entre autres, l'intervention d'une élue républicaine, la représentante du Texas Monica de la Cruz qui, il y a neuf mois à peine, avaient invité Caleb, Antonio et le groupe de musique de leur lycée au Congrès, à Washington, pour les féliciter d'avoir remporté un concours de mariachis, raconte The Texas Tribune. Il y a moins d'un an, « ces deux jeunes hommes étaient jugés dignes de se produire au Capitole. Ils ne constituaient aucune menace pour la sécurité nationale », souligne Joaquin Castro, représentant démocrate du Texas, qui critique l'hypocrise de l'administration Trump.   Venezuela : la réforme du code minier voulu par les États-Unis avance L'Assemblée nationale a approuvé le texte hier soir (lundi 9 mars) sans les voix de l'opposition qui, comme l'explique Tal Cual, a refusé de se prononcer car elle n'a pas pu lire le projet de loi, ni l'étudier correctement. Le document n'a été déposé qu'une heure avant le vote, précise le journal en ligne. Officiellement, cette réforme vise à moderniser le code minier afin d'attirer de nouveaux investisseurs, en particulier étrangers. Un second vote doit avoir lieu à l'Assemblée, cette fois article par article. Mais on ne sait pas encore quand ce sera.   Haïti : « l'absence de stratégie diplomatique du gouvernement marginalise le pays » Comme tous les mardis, nous faisons le point sur l'actualité en Haïti avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Il évoque le rôle des drones dans la lutte contre les gangs qui font de très nombreuses victimes civiles selon Human Rights Watch ; l'absence d'Haïti au sommet sur la sécurité organisé, ce week-end, par les États-Unis à Miami ; et enfin, les conditions d'incarcération, très mauvaises dans le pays, même dans les centres les plus modernes, comme celui de Morne Casse, dans le nord-est à Fort liberté.   Mexique : comment vivre dans une zone sismique Notre dossier du jour nous emmène au Mexique, pays où le risque de séismes est parmi les plus élevés de la planète. Les plus meurtriers remontent à 2017 et 1985. Mais, les Mexicains ne les ont pas oubliés, d'autant que d'autres tremblements de terre bien plus légers se produisent chaque jour, à Mexico par exemple. Alors les habitants s'adaptent. La capitale mexicaine a même créé un système d'alerte pionnier en cas de séisme fort, pour mieux vivre ce risque, ce phénomène difficile à prévoir. Reportage de Gwendolina Duval.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la Chambre Régionale des Comptes pointe du doigt une prise en charge « défaillante » de la santé mentale.

Journal d'Haïti et des Amériques
La hausse du salaire minimum, enjeu des législatives colombiennes

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 30:00


En Colombie, la présidentielle est prévue en mai 2026, mais avant cela, ce dimanche 8 mars, un autre épisode électoral fera figure de galop d'essai pour les partis. Les législatives, mais aussi des primaires pour plusieurs formations politiques se tiennent. L'enjeu qui cristallise toutes les tensions, c'est la situation économique marquée par une violence qui progresse sans cesse. En ce début d'année 2026, une mesure enflamme les débats : la hausse historique du salaire minimum de 23,7%. Notre correspondante à Medellín, Najet Benrabaa, a suivi une manifestation dans les rues de la ville à laquelle participaient des manifestants venus de toute la Colombie.   Une ONG alerte sur les persécutions politiques au Salvador L'ONG Cristosal qui a elle-même dû fuir le pays, en juillet 2025, à cause de menaces et d'intimidations de la part du gouvernement, a publié hier (jeudi 5 mars), une enquête dont se fait l'écho La Prensa grafica et qui démontre que « la criminalisation des voix critiques est utilisée comme outil de répression ». Des défenseurs des droits humains, des militants de la cause environnementale, des syndicalistes, des représentants des peuples autochtones, des personnalités politiques, des journalistes, des juges ou bien encore des fonctionnaires... Depuis l'arrivée au pouvoir de Nayib Bukele, en 2019, au moins 245 personnes ont été victimes de persécutions politiques, relève El Faro, autre journal salvadorien en exil. L'exil, mais aussi l'autocensure, et dans le pire des cas, la mort, voilà les conséquences de « l'usage systématique du pouvoir punitif de l'État pour réduire au silence l'opposition au Salvador », écrit Cristosal.   Des prisonniers politiques au Salvador Dans les trois-quarts des cas recensés par l'ONG, les victimes ont dû faire face à des poursuites judiciaires. « 86 personnes sont actuellement détenues et seules 7 ont été condamnés lors de procès similiaires à ceux qui ont lieu au Nicaragua et au Venezuela », précise Cristosal dans son rapport. Il s'agit là de l'échelon ultime dans l'appareil répressif mis sur pied par Nayib Bukele, insiste El Faro. Le premier niveau de pression, c'est le harcèlement, les intimidations et les menaces. Puis on passe sur le terrain judiciaire, mais avec des poursuites pour des délits tel que l'enrichissement illicite ou pour des fautes éthiques. Enfin, les poursuites pour crimes devant un tribunal. Et parfois ces pressions s'exercent sur les proches de la personne ciblée par le gouvernement, explique encore Cristosal. Le fameux modèle Bukele que tant de dirigeants dans la région cite en exemple, a « pour règle fondamentale la concentration du pouvoir et l'élimination de tout contrepoids », juge El Faro.   Un système pénitentiaire corrompu Le dernier numéro d'El Faro est sorti le 1er mars 2026. À lire, notamment, une interview de l'homme d'affaires salvadorien Catalino Miranda. Interview réalisée en mai 2023, dans un hôpital privé où l'homme séjournait alors qu'il allait parfaitement bien et alors qu'il était censé être en prison. Un traitement de faveur que Catalino Miranda a obtenu en payant 35.000 dollars à l'administration pénitentiaire, par l'intermédiaire d'un trafiquant de drogue. « Le système pénitentiaire de [Nayib Bukele] qui vend ses prisons comme un modèle à imiter est un système corrompu », dénonce une fois encore El Faro. En prison, on paye pour tout : recevoir du courrier, des visites... Et le prix dépend de ses ressources. Alors pourquoi le journal a-t-il attendu près de trois ans pour sortir cet entretien ? C'est parce que Catalino Miranda avait posé une condition à ses confessions. « S'ils me tuent, vous pourrez tout publier ». « Il ne dit pas "si je meurs", il dit "s'ils me tuent" et il fait référence à un système pour faire pression et torturer psychologiquement les prisonniers », écrit El Faro. Catalino Miranda est mort d'un cancer, le 29 septembre 2025.   Affaire Epstein: publication de rapports du FBI concernant des allégations contre D. Trump Le ministère américain de la Justice a publié hier (jeudi 5 mars) de nouveaux documents dans l'affaire Epstein dans lesquels le nom de Donald Trump apparaît. Comme le raconte le New York Times, ce sont des documents du FBI, des notes dactylographiées qui relatent les quatre « entretiens menés par le FBI en 2019 avec une femme qui affirme avoir été agressée sexuellement par Donald Trump et Jeffrey Epstein ». Les faits se seraient produits dans les années 80, alors qu'elle était adolescente. Des accusations non corroborées comme beaucoup d'autres dans les documents de l'affaire Epstein, souligne le New York Times.   Petite révolution au Venezuela Mercredi 4 mars 2026, à Caracas, les portes du palais présidentiel se sont ouvertes à la presse indépendante, rapporte Tal Cual qui était de la partie. Cela n'a pas été facile : « Il a fallu que l'ambassade des États-Unis insiste pour que la visite du ministre américain de l'Intérieur bénéficie de la plus grande couverture médiatique possible », raconte le journal en ligne. « La dernière fois qu'un journaliste de Tal Cual a pénétré dans le palais de Miraflores, aucun des membres actuels de la rédaction n'était en poste. Certains d'entre nous n'avaient même pas encore fini leurs études. C'était il y a 15 ans », ironise Tal Cual. Alors même si la presse n'a pas pu poser de questions après la déclaration conjointe de Delcy Rodriguez et du ministre étasunien, Tal Cual espère que cela se reproduira et que désormais les autorités vénézuéliennes accorderont des interviews à tous les médias.   En Haïti, le secteur du sel à l'arrêt L'agriculture est un secteur en déperdition en Haïti à cause de l'instabilité politique persistante et des violences perpétrées par les gangs. Un chiffre qui l'illustre, c'est celui de l'insécurité alimentaire aiguë qui touche plus d'un habitant sur deux, selon l'ONU, soit près de 6 millions de personnes. Ceux qui pâtissent aussi de cette situation, ce sont les producteurs dans le secteur du sel, par exemple. Le département de l'Artibonite assure à lui seul plus de 70% de la production annuelle. Les trois principales zones de production sont Grande-Saline, Anse-Rouge et Gonaïves. Sauf qu'en raison de l'insécurité, de nombreuses familles se retrouvent totalement démunies, comme nous l'explique Ronel Paul. Les routes étant trop dangereuses ou bloqués par les gangs, les acheteurs se font rares. Les producteurs se retrouvent contraints d'écouler leur production sur les marchés locaux plus petits ou de constituer des stocks. Conséquence : ils ont du mal à payer leurs employés. Ce secteur au fort potentiel économique, se sent abandonné des autorités.   Le journal de la 1ère En Martinique, la campagne sucrière 2026 a commencé.

Journal d'Haïti et des Amériques
Conflit au Moyen-Orient : pas de divorce entre Donald Trump et sa base

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 30:00


Pour parler du conflit au Moyen-Orient, Clotilde Dumay reçoit Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis, maître de conférence à l'Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. Après avoir soufflé le chaud et le froid, le président américain a finalement décidé de frapper l'Iran ce samedi (1er mars 2026) et de s'engager dans une nouvelle guerre. Une décision critiquée par les démocrates, globalement saluée par les républicains. « La droite MAGA est avant tout loyale à Donald Trump et n'en a rien à faire de ce qui se passe au Moyen-Orient. Mais cela changera sans doute si les prix, notamment des carburants, augmentent », explique Lauric Henneton. « Les quelques influenceurs qui dénoncent l'intervention en Iran, sont isolés et ne sont pas représentatifs du clan MAGA », insiste le chercheur qui estime que pour l'instant, « le divorce entre Donald Trump et sa base n'a pas eu lieu. » Au sujet des mid-terms de novembre 2026, Lauric Henneton rappelle que ces élections se joueront sur des sujets locaux, comme l'économie, pas sur la politique étrangère qui a toujours été « secondaire lors des scrutins de mi-mandat ». Quant au rôle du Congrès qu'une fois encore, le président étasunien n'a pas consulté, Lauric Henneton souligne qu'il a « 60 ou 90 jours pour le faire. Ensuite, Donald Trump doit passer devant le Congrès tout simplement parce que c'est lui qui paye ». Le spécialiste des États-Unis rappelle que depuis le 11-Septembre, c'est le Congrès qui a choisi de ne pas exercer certaines de ses prérogatives, laissant au président des États-Unis une marge de manœuvre plus importante. « On ne peut pas parler de coup d'État de l'exécutif. Ce sont les parlementaires qui se sont laissés déposséder », explique-t-il. Enfin, alors que quatre soldats américains sont déjà morts, Lauric Henneton prédit que Donald Trump « va faire du Trump, à savoir qu'il va installer le récit d'une grande victoire américaine, d'une démonstration de force. Il va expliquer que ses prédécesseurs ont été faibles et n'ont pas eu la capacité ou le courage de venir à bout de l'Iran. »   Manifestation pro-Bolsonaro à Sao Paulo Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême droite et actuel sénateur de Rio de Janeiro, a rassemblé hier (dimanche 1er mars 2026) environ 20.000 personnes, estime Folha de Sao Paulo, soit moitié moins que lors de la manifestation du 7 septembre 2025 au cours de laquelle les soutiens de Jair Bolsonaro avaient réclamé qu'il ne soit pas condamné. La manifestation d'hier (1er mars) est un « échec » pour les partisans de Lula qui l'ont fait savoir à coups de déclarations, notamment sur les réseaux sociaux, rapporte le quotidien brésilien. Ils ont ainsi multiplié les critiques contre Flavio Bolsonaro. Il faut dire, comme le souligne Folha, qu'il « s'impose comme le principal adversaire potentiel de Lula lors des élections de cette année. De récents sondages indiquent qu'il progresse ». Dans un duel au second tour, Lula et Flavio Bolsonaro seraient au coude-à-coude avec respectivement 46,2% et 46,3% des intentions de vote, selon un sondage d'AtlasIntel publié la semaine dernière.     Libération de l'Argentin Nahuel Gallo Le gendarme a retrouvé sa femme et son fils après 448 jours passés dans une prison vénézuélienne. Ce qui surprend la presse argentine, c'est l'avion qui l'a ramené au pays : un jet privé qu'utilisent d'habitude les dirigeants de la Fédération argentine de football, explique La Nacion. Car c'est l'AFA et la Fédération vénézuélienne de foot qui ont obtenu la libération de l'Argentin de 33 ans après « trois mois de négociations », précise Pagina 12. Les autorités vénézuéliennes étaient prêtes à le libérer depuis plusieurs semaines, complète Clarin. Mais Delcy Rodriguez et son frère ne voulaient pas le remettre à Javier Milei qui « ne les a même pas reconnus après la chute de Nicolas Maduro », précise le quotidien. D'où ces négociations parallèles. Le président de la Fédération argentine de football aurait bien aimé être dans l'avion de retour pour se prendre en photo avec Nahuel Gallo, raconte encore Clarin, mais la justice ne l'a pas autorisé à quitter le pays. Claudio Tapia est, en effet, visé par une enquête pour corruption, le tout dans un contexte explosif avec le gouvernement, ajoute Pagina 12. Javier Milei souhaite transformer les clubs argentins en sociétés anonymes, ce que refusent la Fédé et la plupart des équipes.   Un proche de Nicolas Maduro arrêté au Venezuela L'ancien international de basket Alexander Vargas est détenu depuis hier (dimanche 1er mars). Son arrestation dans une salle de sport de Caracas a fait le tour des réseaux sociaux. L'homme âgé de 56 ans était un « proche collaborateur de Nicolas Maduro », rappelle Tal Cual. Il a occupé plusieurs postes importants : ancien vice-ministre des Sports, haut conseiller présidentiel pour la paix et la vie. Il était également soupçonné d'entretenir des liens avec des groupes criminels sévissant dans l'état de Bolivar. On ne sait pas encore ce qui lui est reproché, précise le site vénézuélien en ligne. Depuis qu'elle a pris le pouvoir, Delcy Rodriguez a écarté plusieurs anciens proches de Nicolas Maduro.   Le journal de la 1ère  En Martinique,  une société de gestion d'eau et d'assainissement dénonce un acte de sabotage, et porte plainte.

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À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l'ICE

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 30:00


700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale  La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent. 

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Journal d'Haïti et des Amériques
ICE, une «police politisée aux moyens exponentiels»

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 30:00


Le président américain menace désormais d'invoquer une loi d'exception afin de déployer l'armée à Minneapolis. La ville est toujours secouée par la mort de Renée Good, une jeune femme abattue par un agent de la police de l'immigration (ICE), lors d'une opération. Un nouvel incident a eu lieu mercredi (14 janvier 2026) : un Vénézuélien a été blessé par un tir. Une nouvelle manifestation contre ICE a dégénéré, en fin de journée. Créée après les attentats du 11-Septembre 2001, ICE est une police fédérale de l'immigration « dotée de moyens exponentiels sous Donald Trump », détaille Charlotte Recoquillon, chercheuse rattachée à l'Institut français de géopolitique et journaliste spécialiste des États-Unis. « En principe, ces policiers ne peuvent intervenir que contre des étrangers ». Mais dans les faits, « depuis des mois, ils arrêtent des citoyens américains et des personnes naturalisées. Ils sont engagés dans une confrontation hostiles avec les immigrés, ceux qui ressemblent à des immigrés et ceux qui expriment leur désaccord politique », explique Charlotte Recoquillon qui parle d'une « criminalisation » de toute forme d'opposition à Donald Trump. « Ice est une police politisée. Elle l'a toujours été », précise encore la chercheuse. Les policiers d'ICE sont « lourdement armés et équipés d'uniformes et de masques, ce qui leur donne un sentiment d'impunité. À tel point que des autorités locales prennent des arrêtés pour interdire aux forces de l'ordre d'être masquées. »   Maria Corina Machado a rencontré Donald Trump La réunion a consisté en un déjeuner privé d'un peu moins de deux heures dont il n'est sorti aucune photo sur le moment, raconte le journal vénézuélien Tal Cual. Ce n'est pas bon signe pour Maria Corina Machado, estime le Washington Post. Donald Trump adore se montrer aux côtés des grands de ce monde, raconte le journal. S'il n'a pas mis en scène cette rencontre, c'est qu'il ne compte pas lui apporter son soutien. La figure de proue de l'opposition vénézuélienne lui a, pourtant, offert sa médaille du prix Nobel de la paix. « Une offrande (...) pour tenter de gagner les faveurs d'un Donald Trump méfiant », analyse le Washington Post qui poursuit : « avec cette manoeuvre extraordinaire », Maria Corina Machado « tente de regagner de l'influence dans les discussions sur l'avenir de son pays ». Mais cette stratégie n'a pas fonctionné. « La Maison Blanche n'a envoyé aucun signal laissant penser que sa politique envers le Venezuela allait changer », souligne Pagina 12. Au contraire, les relations entre Donald Trump et la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, sont très chaleureuses, insiste le New York Times. Clarin se fait ainsi l'écho des commentaires positifs entendus ces derniers jours. C'est une « femme formidable », a déclaré le président étasunien avant-hier, après avoir eu Delcy Rodriguez au téléphone. « Elle est extrêmement coopérative », insistait la porte-parole de la Maison Blanche hier (15 janvier 2026), pendant le déjeuner avec Maria Corina Machado. Donald Trump a décidé. Il soutient clairement « une fidèle de Maduro plutôt qu'une défenseure de la démocratie », estime le New York Times. Et c'est parce qu'entre la démocratie et le pétrole, il a choisi.   Réponse positive de l'ELN à la main tendue par le principal groupe dissident des Farc Les guérillas colombiennes se disent prêtes à s'unir pour faire face aux États-Unis. « Nous nous retrouverons dans la lutte (...) pour défendre la Patrie contre l'agresseur étranger », a assuré hier (15 janvier 2026) à l'Agence France-Presse, Antonio Garcia, le commandant de l'ELN. Cette union est-elle vraiment possible ?, s'interroge El Tiempo. Les experts qu'a interrogés le journal, semblent très pessimistes. Ils rappellent d'emblée que ces deux groupes s'affrontent actuellement dans plusieurs parties du pays, notamment dans la région du Catatumbo. On en parlait ici, mardi dernier (13 janvier 2026). Un conflit qui dure depuis un an maintenant et qui a déjà fait environ 200 morts et 100.000 déplacés, détaille le journal Semana. Cette trêve entre les guérillas semble également impossible à César Niño, enseignant de l'Université militaire Nueva Granada, cité par El Tiempo. Il souligne que « les guérillas obéissent à des motivations criminelles différentes (...) Les logiques de pouvoir empêcheront toute union ». Pour Luis Fernando Trejo, professeur à l'Université del Norte, l'ELN cherche surtout à « assurer sa survie » alors que le ministère de la Défense colombien compte passer à l'offensive contre cette guérilla. L'ELN cherche, donc, des alliés, surtout dans les zones qu'elle ne contrôle plus. Haïti : les mercenaires d'Erik Prince participent bien à des opérations contre les gangs « Pour la première fois, les autorités reconnaissent publiquement que la société militaire privée Vectus Global a apporté son soutien aux opérations de police, notamment au raid du 14 janvier visant le chef de gang Jimmy « Barbecue » Chérizier à Delmas 6 », écrit The Haitian Times. Des agents de sécurité privée sont intervenus aux côtés de la Police nationale haïtienne, de l'armée haïtienne, du Groupe de travail du Premier ministre et de la Force internationale de répression des gangs, depuis le début de l'année mais aussi l'an dernier. « En 2025, ils ont fourni une assistance logistique et aérienne, notamment un appui héliporté, lors d'opérations de police à Carrefour-Feuilles, Kenscoff et Croix-des-Bouquets », écrit le journal. Il faut dire qu'à l'approche du 7 février et de la fin théorique du Conseil provisoire de transition, la police haïtienne intensifie ses efforts pour démanteler la coalition de gangs Viv Ansanm et pour reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Le journal de la 1ère En Guyane, les autorités veulent faire respecter l'obligation de porter un gilet de sauvetage en bateau.

Journal d'Haïti et des Amériques
Colombie : les déplacés du Catatumbo

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 30:00


Les affrontements entre groupes rebelles dans la région du Catatumbo, au nord-est de la Colombie, ont poussé près de 2 300 personnes vers Cucuta, à la frontière avec le Venezuela. Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre 2025, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route. » Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe de dissidents des FARC s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats se sont de nouveau intensifiés, avec l'utilisation de drones. Certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Ils ont coupé l'électricité. Mais comme les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre. Et la petite tousse. Il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer. » Maria préfère taire le nom de ces groupes qui les ont arrêtés. Bien que réfugiée à Cucuta, elle continue d'avoir peur, car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville.   Initimidation L'ELN et le groupe de dissidents des FARC traquent plus particulièrement les leaders communautaires. Ils en ont tué plusieurs. Ceux qui ont pu quitter le Catatumbo vivent dans la clandestinité à Cucuta et sont toujours victimes de campagnes d'intimidation sur les réseaux sociaux. C'est le cas de ce leader communautaire qui témoigne anonymement. Il est la cible d'attaque depuis des mois. « Dans cette vidéo qu'il a publiée sur son compte Facebook, un commandant d'un groupe dissident des Farc me désigne comme une cible. Il donne mon nom. Il m'accuse d'être un membre de l'ELN et il dit qu'il faut me tuer. Il a aussi offert de l'argent pour obtenir mon adresse », confie-t-il à nos envoyées spéciales, Marine de la Moissonnière et Melissa Barra. Ces efforts pour réduire au silence la population prouvent combien cette région est stratégique pour les groupes armés, comme l'explique cet autre leader communautaire qui tient, lui aussi, à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement, c'était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois de drogue ont diminué. » Zone de production mais aussi de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de cocaïne, dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté de la frontière que les chefs des guérillas colombiennes vivent. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Evidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment. »   Au Venezuela, un « réflexe de survie » De l'autre côté de la frontière, le quotidien Tal Cual se penche sur la stratégie de communication du régime vénézuélien, dix jours après l'enlèvement de Nicolas Maduro. Le 10 janvier 2026, le ministre de la Communication convoque une réunion avec les propagandistes du régime. Objectif : leur donner les éléments de langage à relayer. Donald Trump doit ainsi être qualifié de « kidnappeur » et la survie de Nicolas Maduro de « victoire ». Il est aussi convenu que tout ce qui ne peut pas être dit de manière officielle par les autorités le sera par « le peuple » sur les réseaux sociaux. Traduction : le pouvoir se réserve le discours politiquement correct tout en diffusant des messages agressifs via les comptes de prétendus citoyens lambda. Pour Tal Cual, qui a appris l'existence de cette réunion grâce à une fuite, il s'agit de contrôler le récit autour de l'enlèvement du couple Maduro. Il faut aussi empêcher à tout prix une division au sein du chavisme, ce qui est perçu comme le principal danger par le régime. Le quotidien vénézuélien voit ainsi dans cette réunion « un réflexe de survie ». Elle a révélé, écrit-il, comment les autorités vénézuéliennes perçoivent la communication comme un instrument de contrôle, un outil pour discipliner les voix dissidentes et maintenir l'unité dans un contexte de fragilité politique extrême.   Donald Trump face à un retour de bâton ? Autre sujet à la Une de la presse du continent : la procédure lancée par le ministère états-unien de la Justice à l'encontre du président de la Réserve fédérale. Jerome Powell a lui-même rendu publique dimanche (11 janvier 2026) cette assignation à comparaître. Officiellement, il lui est reproché de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation du siège de l'institution. L'intéressé, lui, y voit plutôt une vengeance de Donald Trump parce que la Fed n'a pas conduit sa politique monétaire comme le voulait le locataire de la Maison Blanche. Une procédure commentée jusqu'en Colombie, où El Espectador y voit le dernier signe de la persécution que l'administration Trump mène contre ses opposants. La liste commence à être longue. Après l'ancien directeur du FBI James Comey, la procureure générale de New York Letitia James, l'animatrice star Oprah Winfrey ou encore le chanteur Bruce Springsteen, c'est donc au tour de Jerome Powell de subir les foudres présidentielles. Une enquête criminelle qui est une première pour un président de la Fed, relève El Espectador. Mais aux États-Unis, les éditorialistes sont unanimes : l'attaque de Donald Trump est bien partie pour se retourner contre lui. « Un fiasco contre-productif », titre ainsi le Wall Street Journal, car il pourrait notamment inciter Jerome Powell à rester à la Fed plus longtemps qu'il ne l'avait prévu. « Tenter d'utiliser le droit pénal pour punir les désaccords politiques laisse un goût particulièrement amer », se désole pour sa part le Washington Post. Tandis que le New York Times se montre plus véhément. Cette « violation choquante de l'indépendance historique de la banque centrale, dénonce-t-il, place les États-Unis dans la même catégorie que les nations autoritaires qui s'enfoncent dans la crise financière ». En Haïti, au lendemain des commémorations du terrible tremblement de terre de 2010, l'agence Alterpresse revient sur les leçons de ce drame, du moins celles qui auraient pu être tirées. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse.

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Haïti : des renforts pour la Force de lutte contre les gangs

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 30:00


En Haïti, 230 policiers sont arrivés hier (lundi 8 décembre 2025) pour aider les forces de l'ordre à ramener la sécurité dans le pays. Ils rejoignent les rangs de la Force de lutte contre les gangs (GSF). 100 autres policiers ont quitté le pays. «Le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, était présent à l'aéroport pour accueillir les nouveaux et remercier ceux qui ont achevé leur mission pour leur contribution «significative» aux efforts de stabilisation», précise Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. La nouvelle force de lutte contre les gangs sera évoquée ce lundi, à New-York, par le Premier ministre haïtien lors d'une conférence des pays donateurs. «Alix Didier Fils-Aimé va lancer un nouvel appel à la solidarité internationale», précise Gotson Pierre. Alterpresse nous apprend également que l'Unité de lutte contre la corruption demande des poursuites judiciaires contre l'ancien président Michel Martelly. «Elle lui reproche de graves irrégularités dans sa déclaration de patrimoine, notamment des dates incohérentes, des retards importants ainsi que des omissions et contradictions relatives à ses informations bancaires», détaille Gotson Pierre.   En Argentine, les procédures de justice transitionnelles remises en cause par Javier Milei Il y a 40 ans, l'Argentine jugeait les principaux dirigeants des juntes militaires de la dictature pour leurs crimes entre 1976 et 1983. Le plus tristement célèbre d'entre eux, Rafael Videla, était condamné à la prison à perpétuité. Un verdict historique qui a ouvert la voie à un processus de justice transitionnel depuis cité en exemple, avec plus de 1 200 militaires condamnés pour crimes contre l'humanité. Ce processus est pourtant aujourd'hui ouvertement questionné dans l'espace public, et jusqu'au plus haut niveau de l'État argentin. C'est un dossier signé Théo Conscience.   À Cuba, la perpétuité pour un ancien ministre de l'Économie Le verdict de la Cour suprême a été rendu public hier (lundi 8 décembre 2025), dans un communiqué publié par les journaux d'État et «truffé de références à «la trahison de la patrie» et à une prétendue «dégradation éthique, morale et politique» d'Alejandro Gil, explique 14yMedio. L'ancien ministre a écopé de la perpétuité pour une affaire d'espionnage. Il a également été condamné à 20 ans de prison pour corruption, nous apprend le site Cubanet. Si la plus haute juridiction du pays a détaillé de quoi Alejandro Gil, 61 ans, a été reconnu coupable (falsification de documents publics, subornation de fonctionnaires, trafic d'influence, évasion fiscale entre autres), elle n'a en revanche pas donné d'informations sur les faits eux-mêmes : rien sur «le montant des pots-de-vin supposés et sur les pertes économiques» qu'aurait subies Cuba par la faute d'Alejandro Gil, rien «sur les «entreprises étrangères» qui l'auraient payé, ce qui limite la possibilité d'évaluer de manière indépendante l'ampleur réelle de cette affaire», regrette Cubanet. Pas de détails non plus sur le déroulé des procès qui s'est tenu à huis-clos, ni sur «la participation de la défense» ou «l'accès aux preuves», poursuit le site d'informations. Une opacité habituelle dès qu'il s'agit de procès hautement politiques et qui permet aux autorités d'imposer leur narratif, souligne 14yMedio. Et ce conte de l'ennemi infiltré au sein de l'appareil d'État est un classique à Cuba, sauf que là, il y a une «contradiction évidente» selon le site d'informations. «Pendant des années, le gouvernement lui-même a présenté Alejandro Gil comme l'architecte des réformes monétaires, le défenseur de la «résistance économique» et le visage rénovateur du gouvernement», souligne 14yMedio. Le héros est devenu un méchant en à peine quelques mois, ironise le média, parce que le régime veut éviter tout questionnement sur l'échec de sa politique économique et a besoin d'un bouc-émissaire, d'un fusible. Une nouvelle fois, le pouvoir transforme «des problèmes structurels en responsabilités individuelles», analyse le média cubain.   Inquiétudes autour du sort d'opposants politiques vénézuéliens On ne sait toujours pas si l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado sera présente à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix. La conférence de presse qu'elle devait donner ce mardi midi (9 décembre), a été repoussé. On ne sait pas quand elle aura lieu. En attendant, au Venezuela, le sort d'opposants politiques inquiète. Samedi, Alfredo Diaz, ancien gouverneur de l'État de Nueva Esparta, arrêté en novembre 2024, est mort en détention. Sur instagram, sa fille Daliannys Díaz s'en est pris aux autorités qui ne l'ont pas soigné, dit-elle. «Ils l'ont tué lentement» en un an, dénonce la jeune femme. Aujourd'hui, d'autres familles lancent des cris d'alarme. C'est le cas notamment des proches de Juan Pablo Guanipa, collaborateur de Maria Corina Machado, arrêté en mai 2025, rapporte le journal. Depuis, sa famille n'a pas de nouvelles et s'inquiète pour sa santé. Toujours dans Tal Cual, on apprend que de nombreux transferts de prisonniers de Caracas vers le reste du pays ont eu lieu récemment. Le Comité pour la liberté des prisonniers politiques dénonce ces changements de prisons qui mettent en danger la vie des détenus.   La «mauvaise campagne» de Salvador Nasralla Le Honduras attend toujours les résultats définitifs de la présidentielle. Pour l'instant, Nasry Asfura, homme d'affaires soutenu par Donald Trump, est en tête. Son rival, Salvador Nasralla, n'a pas fait une bonne campagne, estiment plusieurs experts. Il s'est trop reposé sur sa popularité, surtout auprès des jeunes urbains, et a négligé la base traditionnelle du Parti libéral, estime l'historien Juan Ramon Martinez, dans les colonnes de La Prensa. Il ne s'est pas inscrit dans la continuité du parti. Du coup, dans son camp, certains ont pensé que ce n'était pas un vrai conservateur, poursuit l'analyste qui juge également qu'il a trop mis sa femme en avant. Or, certains électeurs du Parti libéral ne veulent plus de femmes en politique. Quant à Nasry Asfura, il a pu compter sur les capacités de mobilisation du Parti national, implanté partout dans le pays. Selon l'économiste Edgar Aguilar, «sa structure lui permet de solliciter les électeurs maison par maison et d'adapter le message aux besoins des ruraux, ce qui s'est traduit par une participation plus importante dans ses bastions historiques».   Le journal de la 1ère Les avions de la compagnie régionale Air Antilles sont cloués au sol depuis lundi soir. (8 décembre 2025)

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Venezuela: «le Cartel de los Soles n'existe pas»

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Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 30:00


Les États-Unis veulent plonger dans l'ombre le «Cartel de los Soles». Ce lundi (24 novembre 2025), Washington doit désigner comme organisation terroriste étrangère cette organisation dirigée par le président vénézuélien Nicolas Maduro. C'est en tout cas, ce qu'affirme l'administration Trump alors que Caracas réagit en dénonçant «un mensonge ridicule». Pour de nombreux experts, ce gang n'existe pas. Il s'agit, en réalité, de réseaux de corruption impliquant l'armée. Il n'existe pas d'organisation qui s'appelle «le Cartel de los soles». «C'est une étiquette que les journalistes ont inventée, il y a très longtemps, avant même qu'Hugo Chavez n'arrive au pouvoir, pour désigner les militaires de haut rang impliqués dans le trafic de drogue», explique Phil Gunson, chercheur de l'International Crisis Group, interrogé par RFI. Ce spécialiste du Venezuela poursuit : «C'est vrai qu'il y a des militaires vénézuéliens mouillés dans le narcotrafic et que le gouvernement laisse faire. Il y a une véritable impunité. Mais on ne peut pas parler d'organisation en tant que tel. C'est difficile de dire à quel point les militaires sont impliqués. En général, ils touchent de l'argent pour ne pas s'en mêler, pour détourner le regard ou pour laisser les trafiquants utiliser un aéroport ou une route. Mais le plus souvent, les généraux ne sont pas des trafiquants de drogue. Ils ne sont pas propriétaires des cargaisons de cocaïne.»   Attaque ou dialogue ? Cette décision des États-Unis est un coup de pression supplémentaire sur le régime de Maduro. Cela «peut ouvrir la porte à des mesures fortes, mais pas forcément à une intervention militaire», estime le média indépendant vénézuélien Efecto Cocuyo. En tout cas, «la menace augmente», juge Alexis Duarte, avocat et expert en droit international, interrogé par le journal. Car cette désignation «donne une base légale à une intervention des États-Unis contre ce groupe.» C'est surtout un «signal politique», analyse Mariano de Alba, autre avocat expert en droit international interviewé par Efecto Cocuyo. Un signal que le temps presse et que les négociations entre les États-Unis et le régime Maduro doivent se tenir et aboutir rapidement. Donald Trump se dit, en effet, prêt à discuter avec Nicolas Maduro. Cet appel au dialogue est «un rapprochement diplomatique», selon Tal Cual. Le politologue José Vicente Carrasquero, interrogé par le média en ligne vénézuélien, se montre assez réservé. Discuter, dialoguer et négocier, ce n'est pas la même chose, souligne-t-il. Même prudence de la part d'Efecto Cocuyo. Cette pseudo main tendue ouvre «un éventail de possibilités» qui va «d'une négociation pour une transition démocratique, en passant par un accord avec les États-Unis qui donnerait satisfaction à la Maison Blanche avec Maduro au pouvoir, jusqu'à une attaque militaire sur le sol vénézuélien», écrit le site indépendant. Pour Alexis Duarte, l'inscription du Cartel de los Soles sur la liste des Organisations terroristes étrangères et dans le même temps, c'est en réalité, «la dernière mise en garde» des États-Unis, la dernière chance pour Nicolas Maduro de quitter le pouvoir pacifiquement.   Les États-Unis veulent davantage d'exploration pétrolière Alors que la COP 30 de Belém au Brésil s'est achevée sur un accord que beaucoup jugent décevant, notamment car il ne fait aucune mention de la sortie des énergies fossiles, les États-Unis ont annoncé un plan pour ouvrir aux forages pétroliers et gaziers plus de 400 millions d'hectares dans les eaux fédérales, y compris dans des zones préservées depuis des décennies. «Les régions concernées sont une partie de la Floride au Sud, la totalité de la côte californienne, l'État de sa bête noire le Démocrate Gavin Newsom (qui lui s'est rendu à Belém et continue d'investir massivement dans les énergies vertes) et l'Alaska», détaille Nathanaël Vittrant, journaliste au service Économie de RFI. L'Institut américain du pétrole salue un plan «historique» insistant sur les milliards de dollars qui devraient rentrer dans les caisses de l'État fédéral... et accessoirement dans les poches des multinationales du pétrole. À l'inverse, les écologistes s'inquiètent soulignant que chacun des 34 permis d'exploitation qui vont être mis aux enchères dans les prochaines années, va produire du pétrole et rejeter du carbone dans l'atmosphère pendant les 40 prochaines années.   La détresse des Haïtiens réfugiés dans des camps de déplacés En Haïti, Port-au-Prince n'est à nouveau plus accessible par avion. Hier (23 novembre 2025), Sunrise Airways a suspendu tous ces vols au départ et à l'arrivée de la capitale. La compagnie n'a pas donné d'explications mais les médias haïtiens rapportent un accident intervenu plus tôt dans la journée. Un avion, en provenance des Cayes, a été touché par balle alors qu'il atterrissait à l'aéroport Toussaint Louverture. Aucune victime n'est à déplorer. La situation à Port-au-Prince est toujours aussi tendue et la détresse grandit de jour en jour dans les camps de déplacés. Alors que les ressources diminuent, l'accès à l'eau, à la nourriture, aux toilettes et aux soins forment un casse-tête géant. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama a visité certains camps de déplacés.   Le journal de la 1ère Après avoir participé à la COP 30 à Belém, la ministre française de la Transition écologique se trouve en Guyane.

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Journal d'Haïti et des Amériques
Utiliser les savoirs ancestraux pour protéger l'Amazonie

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 30:00


Plongée au cœur de l'Amazonie avec Lucile Gimberg du service environnement de RFI en français et Lucia Muzell de la rédaction en brésilien. À l'approche de la COP 30 qui s'ouvrira dans quelques jours au Brésil, Anne Cantener reçoit les deux reporters qui reviennent de ce territoire immense. Elles signent toute une série de reportages disponibles sur le site internet de RFI en français et en brésilien. Les deux journalistes ont été marquées par la richesse et l'importance des savoirs traditionnels des communautés autochtones, en particulier en ce qui concerne la gestion de la forêt amazonienne. Il faut garder en tête que «c'est aussi et surtout une zone de rivières. L'eau fait vraiment partie du quotidien», souligne Lucile Gimberg. «Il y a également de nombreuses villes, comme Belém. 28 millions de personnes vivent en Amazonie», ajoute Lucia Muzell. Les premières traces d'habitat remontent à 12.000 ans et on peut s'inspirer des modes de vie des peuples originels pour protéger la nature, expliquent les reporters. «Par exemple, il faut rediversifier notre alimentation», explique Lucile Gimberg. «Ces peuples mangeaient 37 espèces de poissons !» Ces savoirs ancestraux sont d'ailleurs toujours utilisés aujourd'hui dans les communautés qui s'efforcent de les transmettre aux jeunes générations. Mais leur travail n'est pas toujours suffisamment reconnu et valorisé, notamment au niveau économique. Vidéo : Amazonie : et si l'avenir passait par la bioéconomie ? - RFI  Amazônia: a equação delicada entre preservação e combate à pobreza - Planeta Verde  COP30: Nas comunidades tradicionais amazônicas, clima mais quente já assusta e mobiliza adaptação - Planeta Verde   Melissa : deuil national en Haïti Le Nouvelliste parle d'une trentaine de morts mais là encore, les chiffres devraient augmenter. Trois jours de deuil national ont été décrétés, à partir de ce lundi (3 novembre 2025), nous apprend Gazette Haïti. «Durant cette période, le drapeau national sera mis en berne sur tout le territoire, les discothèques et établissements assimilés resteront fermés, et les médias seront invités à adapter leur programmation avec de la musique et des émissions de circonstance», explique le journal. Six départements du pays restent en état d'urgence : le Sud, le Sud-Est, la Grand-Anse, les Nippes, l'Ouest et le Nord-Ouest, et ce pour une durée, de trois mois.   À écouter aussiHaïti : à Petit Goâve, les habitants encore sous le choc après le passage de Melissa Les États-Unis débloquent trois millions de dollars pour Cuba Cet argent destiné en priorité aux habitants des régions orientales de l'île, les plus touchées par Melissa, sera distribué par l'Église catholique, relève 14 y Medio. Ce choix de l'Église catholique, «une institution avec une présence territoriale, crédible et bien vue par la population», précise le journal, met le gouvernement cubain «dans une situation difficile». Ce qui explique l'absence de réactions officielles des autorités face à cette offre de bons services.   À lire aussiL'ouragan Melissa a touché Cuba mais perd de la puissance, rétrogradé en catégorie 3 Une majorité d'Américains estiment que Donald Trump va trop loin Selon un sondage effectué par Ipsos pour le Washington Post et ABC, près de deux-tiers des personnes interrogées jugent que le président outrepasse ses pouvoirs. Près de 60% des Américains ont une opinion défavorable de Donald Trump. Un taux d'insatisfaction jamais atteint depuis janvier 2021 et l'attaque du Capitole, fait remarquer le Washington Post. Principales raisons de ce mécontentement : les tarifs douaniers, et l'économie en général, et comment Donald Trump gère le gouvernement fédéral. En revanche, sur les questions d'immigration et de diversité, la société américaine semble divisée. La moitié des personnes sondées juge que Donald Trump va trop loin et l'autre moitié estime que ce qu'il fait est bien ou qu'il ne va pas assez loin. Dernier enseignement intéressant de ce sondage : les démocrates ne bénéficient pas de ce mécontentement. Près de 7 Américains sur 10 estiment que le parti est déconnecté de leurs vies. C'est 6 sur 10 pour les Républicains. Ceux qui désapprouvent l'action de Donald Trump, ne sont pas prêts pour autant à voter démocrates, souligne le Washington Post.   À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump assume les méthodes brutales des opérations anti-immigration Nicolas Maduro renforce la censure Selon Tal Cual, le mois dernier, deux personnes ont écopé de 10 et 15 de prison. Elles ont été reconnues coupables de «délit de haine» lors de procès expéditifs, rapporte le journal en ligne. La première, âgée de 44 ans, avait critiqué le gouvernement lors d'une discussion privée sur WhatsApp ; la seconde âgée de 22 ans est accusée d'avoir posté sur TikTok une vidéo dans lequel elle disait du mal des autorités. Ces deux condamnations sont les dernières d'une longue série de personnes condamnées à de lourdes peines de prison pour avoir fait des remarques négatives sur le gouvernement dans un cadre privé, raconte Tal Cual qui fait le lien avec une décision de Nicolas Maduro. Afin d'encourager la délation, le 20 octobre 2025, il a demandé à ce que soit réactivée une fonction de l'appli VenApp afin de pouvoir signaler 24h/24 «tout ce que l'on voit, tout ce que l'on entend». À l'origine, VenApp, c'est un réseau social créé pour faire remonter les problèmes du quotidien, comme lorsqu'un service public ne fonctionne pas, explique Tal Cual. Aujourd'hui, on y trouve des onglets «terrorisme» ou bien «attaque de drones», précise le journal. Tout cela contribue à «créer un climat de silence et de terreur», analyse Martha Tineo, avocate et coordinatrice de l'ONG ONG Justicia, Encuentro y Perdón. Un «silence collectif» pour que la vérité disparaisse.   Le journal de la 1ère Après le passage de Melissa, des milliers de Jamaïcains ont tout perdu.   À lire aussiOuragan Melissa: le personnel médical de la Jamaïque mobilisé malgré les nombreux dégâts

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Le nouvel album «pop» de Taylor Swift

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Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 30:00


C'est l'un des disques les plus attendus de l'année qui est sorti ce vendredi (3 octobre 2025). La mégastar américaine Taylor Swift a dévoilé The Life of a Showgirl. Un 12è album de 12 titres, résolument pop. Il s'annonce déjà comme un triomphe avec déjà plus de cinq millions de pré-enregistrements sur Spotify. Un record pour la plateforme suédoise. Edmond Sadaka a écouté ce disque composé essentiellement de «morceaux dansants avec des sonorités rappelant les années 80». «Taylor Swift qui a souvent exorcisé ses déceptions amoureuses en musique, célèbre cette fois son fiancé, le footballeur américain Travis Kelce, sur le morceau «Wish List»», explique le journaliste. Comme la chanteuse de 35 ans aime brouiller les frontières entre nostalgie et renouveau, elle rend hommage a George Michael disparu en 2016 en reprenant l'un de ses plus grands succès «Father Figure». Mais comme on ne change pas une formule qui gagne, les ballades ont aussi la part belle. Et la country transparaît dans quelques morceaux, dont le duo final avec la nouvelle star de la pop, Sabrina Carpenter.   Nouveau camouflet pour Javier Milei En Argentine, c'est un double revers cinglant pour Javier Milei et sa politique d'austérité. Jeudi (2 octobre 2025), le Parlement a rejeté deux vetos que le président argentin avait opposés à des textes augmentant le budget des universités et des hôpitaux pédiatriques. Un coup d'arrêt à l'austérité célébré par les communautés médicale et universitaire. Reportage de notre correspondant Théo Conscience qui était devant le Parlement au moment du vote, hier. Le président argentin est aussi éclaboussé par un nouveau scandale de corruption impliquant l'un de ses fidèles. José Luis Espert, député de la province de Buenos Aires, est accusé d'avoir reçu de l'argent d'un trafiquant de drogue, Fred Machado. «Je ne suis pas un délinquant», assure l'économiste dans une vidéo publiée hier, sur X, et repostée par le président argentin. Une vidéo «approuvée au préalable par des fonctionnaires très proches de Javier Milei», affirme le quotidien Pagina 12. Le député libertarien, mis au pied du mur par des révélations du journal La Nacion, y affirme qu'il a bien reçu 200.000 dollars d'une entreprise liée à Fred Machado. Mais il s'agit d'une rétribution pour un travail qu'il a effectué en tant qu'économiste, pas de l'argent pour financer sa campagne de 2019, assure-t-il. Une nouvelle version des faits alors que «jusqu'à présent, José Luis Espert avait livré des explications erratiques», relève Clarin. José Luis Espert accuse le camp de l'ancienne présidente Cristina Kirchner de gonfler cette affaire afin qu'il perde lors des législatives de fin octobre. Une théorie défendue également par Javier Milei qui ne lâche pas son «ami», comme l'écrit Pagina 12, «alors qu'au sein du gouvernement, on ne voit pas les choses de la même manière et on pousse Espert à donner des explications claires, ce qu'il n'a toujours pas réussi à faire», poursuit le quotidien. Selon Pagina 12, le camp de Javier Milei commence à douter du président et à s'inquiéter de sa «mauvaise gestion des différentes crises» actuelles. Noël au Venezuela Depuis mercredi (1er octobre 2025), c'est Noël au Venezuela. Cela fait plusieurs années que Nicolas Maduro lance les festivités de Noël avant l'heure «dans le but de détourner l'attention des citoyens» de la situation du pays et des problèmes qu'ils connaissent, écrit Tal Cual. L'Église catholique a déjà protesté par le passé, estimant que cette fête ne doit pas être utilisée à des «fins de propagande ou dans un intérêt politique particulier», rappelle le journal en ligne. Cette année, ce Noël très en avance a suscité de nouvelles critiques car pour marquer le coup, le pouvoir a tiré des feux d'artifices et illuminé l'Helicoide, à Caracas, un immeuble à l'architecture bien particulière de la capitale mais surtout «le principal centre de détention et de torture du Venezuela», explique le quotidien argentin Infobae. Ce spectacle pyrotechnique a, donc, provoqué de nombreuses réactions. Plusieurs ONG qui défendent les droits humains dénoncent «la cruauté» et le «sadisme» de Nicolas Maduro, indique Tal Cual. Indignation également de l'opposition qui parle d'un «acte pervers et inhumain», rapporte El Nacional.   Des soldates répondent à P. Hegseth Aux États-Unis, l'intervention de Pete Hegseth devant les généraux et les amiraux mardi continue de faire réagir. Le New York Times donne la parole à deux anciennes soldates choquées d'avoir entendu Pete Hegseth affirmer qu'elles n'avaient pas vraiment mérité leur place au sein de l'armée. Selon lui, les critères physiques ont été revus à la baisse, ces dernières années, pour permettre aux femmes de s'enrôler. Une affirmation qui ne repose sur aucune preuve, souligne le quotidien américain qui rappelle que pour rejoindre l'armée, «hommes et femmes doivent attendre des niveaux physiques différents mais pour les postes les plus hauts, les plus exigeants, les standards sont les mêmes». «Je n'ai pas reçu de traitement de faveur. J'ai passé les tests comme tout le monde», explique au New York Times, la colonel Kate Wilder, première femme diplômée de l'École des Forces spéciales. «J'ai dû travailler très très dur pour en arriver là. J'ai même travaillé plus dur que mes collègues hommes pour être prise au sérieux et obtenir les postes que je voulais», raconte également la capitaine à la retraite Bobbie Scholley. Dégoûtée, elle n'a pas réussi à suivre en entier l'intervention de Pete Hegseth, mardi soir.   La Poste haïtienne menacée Comme tous les premiers vendredis du mois, nous retrouvons la rédaction d'Ayibopost en Haïti. Lucnise Duquereste évoque la situation de l'Office des postes d'Haïti (OPH), en grande difficulté. Depuis deux-trois ans, les recettes de la poste haïtienne ont chuté de 95%, à cause essentiellement de la situation dans le pays. Le siège de l'institution vieille de 150 ans, situé à Port-au-Prince, a ainsi été attaqué par les gangs en début d'année. «De plus, depuis novembre 2024, le service postal américain (USPS), l'équivalent américain chargé de la distribution et de l'acheminement du courrier aux États-Unis et à l'international, a suspendu ses opérations avec Haïti après la décision de la Federal Aviation Administration (FAA) d'interdire tous les vols américains en raison de l'insécurité jusqu'en mars 2026», peut-on lire dans l'article d'Ayibopost. Un décret de 1987 limite également son champ d'action : la Poste «ne peut pas offrir de services financiers», explique Lucnise Duquereste. Joueur de football en Haïti Le football est le sport roi en Haïti, particulièrement dans les villes de province. Aux Gonaïves, chef-lieu du département de l'Artibonite, chaque été, les rues vibrent au rythme des championnats inter-quartiers. Le plus populaire d'entre eux, le «Mundialito», attire des centaines de spectateurs et permet à de nombreux jeunes de révéler leur talent, tout en offrant un moment de divertissement à la population. Cependant, derrière cette passion se cache une triste réalité : les infrastructures sportives de la ville tombent en ruine. Les trois principaux terrains de football sont aujourd'hui en piteux état, faute d'entretien et de budget. Reportage de Ronel Paul et Wilguens Garçon.   Le journal de la 1ère La Guadeloupe a connu un rebond économique en 2024, notamment grâce aux touristes qui étaient plus nombreux et ont dépensé davantage.

Journal d'Haïti et des Amériques
Venezuela : face au déploiement américain, Nicolas Maduro envoie navires de guerre et drones dans ses eaux territoriales

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 30:00


La tension monte entre Washington et Caracas. La semaine dernière, les États-Unis ont envoyé dans les Caraïbes trois destroyers lance-missiles et 4 000 marines et, en réponse, Nicolas Maduro a annoncé, mardi, poster plus de 15 000 hommes, mais aussi des navires et des drones au large des côtes vénézuéliennes et colombiennes.  Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino López, a précisé les contours de cette opération en tenue militaire. Dans une vidéo sur Instagram, devant une carte géante du Venezuela, il pointe les zones où seront déployés des moyens conséquents. « Il y aura un déploiement important de couloirs aériens, d'hélicoptères, de moyens d'écoute, de surveillance, de renseignement, d'exploration. (...) Nous allons également déployer un nombre important de drones pour différentes missions, des points d'attention citoyenne, des points d'exploration et de surveillance, des points ou des parcours fluviaux avec l'infanterie marine, sur tous les fleuves, en particulier le Catatumbo qui se jette dans le golfe du Venezuela. Nous sommes convaincus que cela donnera d'excellents résultats », a-t-il déclaré.   Dans un éditorial, Tal Cual, un des rares médias de l'opposition, critique la « rhétorique anti-impérialiste ronflante et trompeuse » du régime et parle de « farce patriotique » de Maduro, « en réponse à l'opérette militaire caribéenne du duo Trump-Rubio ». Selon le media en ligne, l'autodétermination vantée par Maduro est « un alibi politique pour perpétuer des projets autocratiques »... Et pendant ce temps, les « Vénézuéliens restent prisonniers d'un labyrinthe sans issue, sans boussole et sans horizon pour surmonter la crise ». Interview de Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine à l'université de Rouen Normandie. Il a publié Venezuela : de la Révolution à l'effondrement (Presses universitaires du Midi). À lire aussiÉtats-Unis : Donald Trump envoie trois navires de guerre près des côtes du Venezuela En Haïti, les églises sont désertées à cause de la violence des gangs Comme le raconte Alterpress, en Haïti, « le simple fait de prier dans une église relève du privilège ». L'agence en ligne a interviewé le Père Brillère Aupont, auteur d'un rapport sur le recul de la présence catholique. Il y déplore que de nombreuses paroisses soient totalement ou partiellement abandonnées. Le média liste celles de Port-au-Prince, quartier par quartier, et explique que certaines ont dû réduire ou interrompre leurs activités quand d'autres sont passées sous contrôle des gangs. L'homme d'Église résume : « Le désordre est devenu incontrôlable. Quarante ans d'instabilité sont à la base de ce chaos. Les enfants d'aujourd'hui sont les enfants du chaos. »  Aux États-Unis, 20 ans après l'ouragan Katrina 180 fonctionnaires de l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence, la FEMA, dénoncent dans une lettre les dysfonctionnements de cet organisme gouvernemental chargé des grandes catastrophes naturelles. Ce qui a valu à une partie d'entre eux d'être sanctionnés.  Oui, ce mardi, 12 des 180 signataires ont été mis à pied, au lendemain de l'envoi de cette lettre aux membres du Congrès et à d'autres responsables. Ils y dénoncent l'inexpérience des dirigeants actuels qui « nuit à la mission de la FEMA et pourrait entraîner une catastrophe du niveau de l'ouragan Katrina », relate le Washington Post, pour qui cette « résistance ouverte (...) est le dernier exemple en date de fonctionnaires fédéraux dénonçant les actions et les politiques de l'administration Trump, mettant souvent leur emploi en péril ». La plupart des signataires sont restés anonymes, mais ceux qui ont été temporairement évincés ont signé avec leurs vrais noms... Sur la chaîne CNN, Virginia témoigne. Elle dit être « déçue, mais pas surprise », et « fière de ceux qui ont réagi ». Pour elle, « le public mérite de savoir ce qui se passe, car des vies et des communautés en pâtiront si cela continue ». Début juillet, lors des inondations monstrueuses qui ont ravagé le centre du Texas et fait 135 morts, la FEMA avait tardé à intervenir à cause d'une baisse des budgets et des moyens qui lui sont alloués.  Du glamour et des paillettes Les réseaux sociaux ne parlent que de ça depuis ce mardi soir : les fiançailles de Taylor Swift et Travis Kelce, et la presse généraliste n'y est pas non plus indifférente…  Même le très sérieux Washington Post analyse les moindres détails des fiançailles des deux célébrités. Deux journalistes du quotidien commentent les cinq photos du couple publiées sur Instagram, la bague en diamant, la robe de Taylor Swift et le décor composé de fleurs roses… Selon elles, « peu de fiançailles de célébrités dans l'histoire moderne, hormis celles des membres de la famille royale (...) peuvent interrompre l'actualité comme celle-ci ». USA Today va jusqu'à y consacrer une édition spéciale de huit pages. Elle retrace l'histoire d'amour entre la chanteuse et le joueur de football américain et relaie les félicitations qui ont plu du monde entier de la part de leurs proches, des fans… et de Donald Trump ! Le président américain leur a souhaité « bonne chance », lui qui dénigrait violemment la chanteuse il y a encore quelques mois.  Journal la 1re  En Guadeloupe, une association appelle à observer ce jeudi une minute de silence pour dire « non » aux violences faites aux femmes. En Martinique, 18 parcelles expérimentales de café arabica sont pilotées par le Parc naturel régional, à Saint-Pierre. 

Mostrarte tal cual eres con Joaquina | En Defensa Propia | Erika de la Vega

Play Episode Listen Later Sep 12, 2024 60:43


Únete a la comunidad #EnDefensaPropia — tenemos contenido exclusivo: talleres, mentorías, Q&A con expertas y mucha gente bella  www.erikadelavega.com/comunidad  Obtén ayuda especializada con Opción Yo: https://opciónyonueva.trb.ai/wa/18zyR0h Muchos conocieron a mi invitada de hoy cuando ganó su primer Grammy como mejor nueva artista el año pasado, pero yo la conozco desde muy muy pequeña gracias a sus padres, mis queridos amigos @camilacanabal y @franciscoblavia Ella es Joaquina, una compositora y cantautora que con sus letras que salen desde el alma llegó no solo a ganar el Grammy sino también a cantar junto a otros grandes como Andrea Bocelli, Alejandro Sanz, Juanes y Fonseca, ¡un orgullo! Joaquina nos cuenta cómo se prepara para el lanzamiento de su primer disco y cómo ha sido su evolución artística y personal, lo que realmente la inspira y la conexión tan especial que siempre busca tener con sus seguidoras a través de sus letras. Este episodio es simplemente para sentarse a admirar el talento, la dedicación y el comienzo de una de las voces más prometedoras de la industria de la música latina en la actualidad, Joaquina. SUSCRÍBETE: https://www.youtube.com/erikadelavegaoficial WEB: http://erikadelavega.com/ Instagram: https://www.instagram.com/erikadlvoficial/ Twitter: https://twitter.com/ErikaDLV Facebook: https://www.facebook.com/erikadelavega/ Edición: Vanessa Ferrebus y Jesús Acosta Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices