Overseas department of France
POPULARITY
Categories
Deux spectacles sur les traumatismes de la guerre et de l'esclavage : « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo et « L'Enfant soldat née musique » de Zarina Khan. Dans ces deux spectacles présentés au festival Les Zébrures à Limoges, il est question de musique. Dans « L'Enfant-soldat née musique » de Zarina Khan, Soledad est une adolescente enrôlée de force dans la guerre en tant qu'enfant soldat, dans une métropole africaine. Elle a une capacité auditive particulière : « elle prend les bruits et la fureur du monde pour les orchestrer intérieurement, elle attrape les sonorités terrifiantes pour les transformer », nous raconte la metteuse en scène. L'art lui permet ainsi de traverser les pires horreurs et la barbarie du monde. La musique construite à partir du texte est écrite avec des sonorités et jouée en plusieurs langues parmi lesquelles le lingala, le kikongo, le swahili et le français. L'histoire personnelle de la metteuse en scène lui a donné l'idée de cette pièce. En effet, née en Tunisie d'une mère russe orthodoxe et d'un père musulman, elle assiste à l'âge de 4 ans à la tentative de lapidation de sa mère. Zarina Kahn va ensuite enchaîner les exils à travers le monde. « C'est la poésie qui m'a permis de survivre. » C'est sans doute dans cette enfance marquée par la violence et le déracinement qu'elle trouve la source de son inspiration. Aujourd'hui, on estime à près de 300.000 le nombre d'enfants soldats : « un drame intemporel. » Il est également question de souffrance dans la pièce « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo. La pièce commence comme une pièce de Marivaux : avec une dispute de couple. Vanessa et Kongo ne parviennent pas à avoir d'enfant. Elle est originaire des Caraïbes et fait des cauchemars récurrents ; lui est originaire du Congo-Brazzaville et va la convaincre d'aller interroger les ancêtres à Loango, un ancien port d'embarquement des esclaves situé à une vingtaine de kilomètres de Pointe-Noire. Mais Vanessa est très sceptique quant au pouvoir des 'gris-gris' et de ce qu'elle appelle les amulettes et semble rejeter l'africanité qu'elle porte en elle. Ensemble, ils vont à la rencontre de Mama Nzinga « la voix, le chemin » celle qui va pousser à regarder à l'intérieur de soi. Elle va donc les remettre en connexion avec les ancêtres jusqu'à les faire voyager dans le temps... dans la cale d'un bateau négrier... Un voyage initiatique sur les traces de leurs racines. Pour écrire cette pièce, Ulrich N'Toyo a collecté sa matière sur le terrain en Guyane, en Martinique, en Guiné-Bissau, en Guadeloupe. Le spectacle est rythmé par les sons de la rumba congolaise et le Grand Kallé. Un choix que l'auteur justifie : « quand on veut raconter l'esclavage, cela passe par la rumba ». Pour lui, il faut raconter et écrire et cela implique de fouiller les petits récits pour interroger la grande Histoire : « Revêtir le manteau des souvenirs. » À lire chez l'Harmattan : Le silence des tabous de Ulrich N'Toyo. Invités : Zarina Khan, philosophe, autrice, metteuse en scène, réalisatrice et comédienne française, née à Tunis. Formée notamment auprès de Peter Brook, Ingmar Bergman, Andréas Voutsinas et Philippe Adrien, elle fonde en 1984 la Compagnie Zarina Khan, avec laquelle elle développe une œuvre où le théâtre devient un espace de création, de transmission et de dialogue entre les cultures. Depuis plus de quarante ans, son travail est étroitement lié à la défense des droits humains et des droits de l'enfant. En 2005, sa candidature est proposée pour le Prix Nobel de la Paix. Ulrich N'Toyo est un comédien, conteur, marionnettiste et metteur en scène ; originaire du Congo-Brazzaville. Il découvre le théâtre dès l'enfance à Brazzaville et se forme auprès de plusieurs figures majeures de la scène congolaise, parmi lesquelles Dieudonné Niangouna, Julien Bissila et Abdon Fortuné Koumbha. En 2007, il s'installe en France où il poursuit un parcours artistique partagé entre l'Afrique et l'Europe. Il est le directeur artistique de la Youle Compagnie. Programmation musicale : L'artiste Grand Kallé avec le titre Parafifi.
Deux spectacles sur les traumatismes de la guerre et de l'esclavage : « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo et « L'Enfant soldat née musique » de Zarina Khan. Dans ces deux spectacles présentés au festival Les Zébrures à Limoges, il est question de musique. Dans « L'Enfant-soldat née musique » de Zarina Khan, Soledad est une adolescente enrôlée de force dans la guerre en tant qu'enfant soldat, dans une métropole africaine. Elle a une capacité auditive particulière : « elle prend les bruits et la fureur du monde pour les orchestrer intérieurement, elle attrape les sonorités terrifiantes pour les transformer », nous raconte la metteuse en scène. L'art lui permet ainsi de traverser les pires horreurs et la barbarie du monde. La musique construite à partir du texte est écrite avec des sonorités et jouée en plusieurs langues parmi lesquelles le lingala, le kikongo, le swahili et le français. L'histoire personnelle de la metteuse en scène lui a donné l'idée de cette pièce. En effet, née en Tunisie d'une mère russe orthodoxe et d'un père musulman, elle assiste à l'âge de 4 ans à la tentative de lapidation de sa mère. Zarina Kahn va ensuite enchaîner les exils à travers le monde. « C'est la poésie qui m'a permis de survivre. » C'est sans doute dans cette enfance marquée par la violence et le déracinement qu'elle trouve la source de son inspiration. Aujourd'hui, on estime à près de 300.000 le nombre d'enfants soldats : « un drame intemporel. » Il est également question de souffrance dans la pièce « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo. La pièce commence comme une pièce de Marivaux : avec une dispute de couple. Vanessa et Kongo ne parviennent pas à avoir d'enfant. Elle est originaire des Caraïbes et fait des cauchemars récurrents ; lui est originaire du Congo-Brazzaville et va la convaincre d'aller interroger les ancêtres à Loango, un ancien port d'embarquement des esclaves situé à une vingtaine de kilomètres de Pointe-Noire. Mais Vanessa est très sceptique quant au pouvoir des 'gris-gris' et de ce qu'elle appelle les amulettes et semble rejeter l'africanité qu'elle porte en elle. Ensemble, ils vont à la rencontre de Mama Nzinga « la voix, le chemin » celle qui va pousser à regarder à l'intérieur de soi. Elle va donc les remettre en connexion avec les ancêtres jusqu'à les faire voyager dans le temps... dans la cale d'un bateau négrier... Un voyage initiatique sur les traces de leurs racines. Pour écrire cette pièce, Ulrich N'Toyo a collecté sa matière sur le terrain en Guyane, en Martinique, en Guiné-Bissau, en Guadeloupe. Le spectacle est rythmé par les sons de la rumba congolaise et le Grand Kallé. Un choix que l'auteur justifie : « quand on veut raconter l'esclavage, cela passe par la rumba ». Pour lui, il faut raconter et écrire et cela implique de fouiller les petits récits pour interroger la grande Histoire : « Revêtir le manteau des souvenirs. » À lire chez l'Harmattan : Le silence des tabous de Ulrich N'Toyo. Invités : Zarina Khan, philosophe, autrice, metteuse en scène, réalisatrice et comédienne française, née à Tunis. Formée notamment auprès de Peter Brook, Ingmar Bergman, Andréas Voutsinas et Philippe Adrien, elle fonde en 1984 la Compagnie Zarina Khan, avec laquelle elle développe une œuvre où le théâtre devient un espace de création, de transmission et de dialogue entre les cultures. Depuis plus de quarante ans, son travail est étroitement lié à la défense des droits humains et des droits de l'enfant. En 2005, sa candidature est proposée pour le Prix Nobel de la Paix. Ulrich N'Toyo est un comédien, conteur, marionnettiste et metteur en scène ; originaire du Congo-Brazzaville. Il découvre le théâtre dès l'enfance à Brazzaville et se forme auprès de plusieurs figures majeures de la scène congolaise, parmi lesquelles Dieudonné Niangouna, Julien Bissila et Abdon Fortuné Koumbha. En 2007, il s'installe en France où il poursuit un parcours artistique partagé entre l'Afrique et l'Europe. Il est le directeur artistique de la Youle Compagnie. Programmation musicale : L'artiste Grand Kallé avec le titre Parafifi.
Bateau négrier naufragé, englouti en 1738 dans les eaux atlantiques, le Leusden est à l'image de la mémoire de l'esclavage au Suriname. Enfoui, tombé dans l'oubli mais hantant les esprits… Sur cette terre d'Amérique du Sud située au cœur du plateau des Guyanes, l'histoire complexe et son peuple particulièrement métissé ont été à jamais façonnés, marqués par l'esclavage, crime contre l'humanité. Longtemps placé sous le joug néerlandais, le Suriname a obtenu son indépendance en 1975. Et aujourd'hui, des voix s'élèvent pour faire reconnaître et réparer ce passé esclavagiste et colonial, émaillé de résistances, de marronnages mais aussi de drames. Parmi ces drames, il y a le naufrage du Leusden : un bateau négrier hollandais qui, en janvier 1738, va échouer dans l'estuaire du fleuve Maroni, côté Guyane française, avec 664 captifs enfermés dans la cale, abandonnés à leur sort, tous noyés. Alors que le bateau sombrait, les rives du fleuve Maroni étaient toutes proches, il aurait donc été possible de les sauver… Fin 2021, la journaliste Laetitia Fernandez avait suivi une équipe de scientifiques français et néerlandais qui cherchaient à retrouver l'épave du Leusden. Comme une manière d'exhumer cette histoire tragique et plus largement celle de l'esclavage, longtemps tue, passée sous silence au Suriname. Pour Si loin si proche, elle a alors décidé de poursuivre le voyage jusqu'au Suriname, à un moment bien particulier : celui des 50 ans de l'indépendance du pays, et alors que le roi Willem Alexander des Pays-Bas était venu sur place pour la première fois, afin de délivrer un message historique de demande de pardon. 2 décembre 2025. En face du roi, symbole d'une monarchie qui, pendant près de 300 ans, va bâtir sa fortune sur la traite en Asie mais aussi la déportation via la Compagnie des Indes Néerlandaises de 600 000 Africains en Amérique, des représentants des communautés autochtones et des descendants d'esclaves qui ont su accorder leur pardon. Au XVIIè siècle, appelé « l'âge d'or hollandais », mais surtout au XVIIIè siècle, on dénombrait jusqu'à 500 plantations au Suriname. Un chiffre qui peine à dire la réalité des violences à cette époque et la force des résistances marronnes qui s'y sont opposées. On estime que 75 000 esclaves seraient morts sur les navires néerlandais. Parmi eux, les naufragés du Leusden, la plus grande tragédie maritime négrière jusqu'à ce jour recensée, mais dont personne ne parle ou si peu… Rencontre à Paramaribo et dans les anciennes plantations du pays avec des acteurs de cette cérémonie de pardon : chef religieux ou grand man bushinenge, des écrivains et militants de la mémoire de l'esclavage et des réparations. Un reportage entre le Suriname et la Guyane de Laetitia Fernandez. En savoir plus : - Sur les fouilles archéologiques du Leusden menées en 2021, l'article de Laetitia Fernandez pour le Journal Le Monde - Sur le travail de l'historien Léo Balai sur le Leusden. En anglais - Sur Cynthia Mac Leod, écrivaine surinamaise et autrice de Tutuba, un récit librement inspiré de la vie d'une des survivantes du Leusden - Sur les sociétés marronnes du Suriname, un Grand reportage d'Hélène Ferrarini en 2022 pour RFI - Sur le dossier des réparations au Suriname : le plan en 10 points de la CARICOM, le travail pour évaluer les réparations d'Armand Zunder, président de la commission nationale des réparations du Suriname, la demande de pardon formulée en 2025 par le Roi des Pays-Bas et le fonds de conscientisation - Sur le travail Beyond the national narrative mené par les chercheurs Henriette Louwerse et Duco van Oostrum à l'Université de Sheffield, pour appréhender l'histoire du Suriname sans reconduire la perspective du colonisateur.
Bateau négrier naufragé, englouti en 1738 dans les eaux atlantiques, le Leusden est à l'image de la mémoire de l'esclavage au Suriname. Enfoui, tombé dans l'oubli mais hantant les esprits… Sur cette terre d'Amérique du Sud située au cœur du plateau des Guyanes, l'histoire complexe et son peuple particulièrement métissé ont été à jamais façonnés, marqués par l'esclavage, crime contre l'humanité. Longtemps placé sous le joug néerlandais, le Suriname a obtenu son indépendance en 1975. Et aujourd'hui, des voix s'élèvent pour faire reconnaître et réparer ce passé esclavagiste et colonial, émaillé de résistances, de marronnages mais aussi de drames. Parmi ces drames, il y a le naufrage du Leusden : un bateau négrier hollandais qui, en janvier 1738, va échouer dans l'estuaire du fleuve Maroni, côté Guyane française, avec 664 captifs enfermés dans la cale, abandonnés à leur sort, tous noyés. Alors que le bateau sombrait, les rives du fleuve Maroni étaient toutes proches, il aurait donc été possible de les sauver… Fin 2021, la journaliste Laetitia Fernandez avait suivi une équipe de scientifiques français et néerlandais qui cherchaient à retrouver l'épave du Leusden. Comme une manière d'exhumer cette histoire tragique et plus largement celle de l'esclavage, longtemps tue, passée sous silence au Suriname. Pour Si loin si proche, elle a alors décidé de poursuivre le voyage jusqu'au Suriname, à un moment bien particulier : celui des 50 ans de l'indépendance du pays, et alors que le roi Willem Alexander des Pays-Bas était venu sur place pour la première fois, afin de délivrer un message historique de demande de pardon. 2 décembre 2025. En face du roi, symbole d'une monarchie qui, pendant près de 300 ans, va bâtir sa fortune sur la traite en Asie mais aussi la déportation via la Compagnie des Indes Néerlandaises de 600 000 Africains en Amérique, des représentants des communautés autochtones et des descendants d'esclaves qui ont su accorder leur pardon. Au XVIIè siècle, appelé « l'âge d'or hollandais », mais surtout au XVIIIè siècle, on dénombrait jusqu'à 500 plantations au Suriname. Un chiffre qui peine à dire la réalité des violences à cette époque et la force des résistances marronnes qui s'y sont opposées. On estime que 75 000 esclaves seraient morts sur les navires néerlandais. Parmi eux, les naufragés du Leusden, la plus grande tragédie maritime négrière jusqu'à ce jour recensée, mais dont personne ne parle ou si peu… Rencontre à Paramaribo et dans les anciennes plantations du pays avec des acteurs de cette cérémonie de pardon : chef religieux ou grand man bushinenge, des écrivains et militants de la mémoire de l'esclavage et des réparations. Un reportage entre le Suriname et la Guyane de Laetitia Fernandez. En savoir plus : - Sur les fouilles archéologiques du Leusden menées en 2021, l'article de Laetitia Fernandez pour le Journal Le Monde - Sur le travail de l'historien Léo Balai sur le Leusden. En anglais - Sur Cynthia Mac Leod, écrivaine surinamaise et autrice de Tutuba, un récit librement inspiré de la vie d'une des survivantes du Leusden - Sur les sociétés marronnes du Suriname, un Grand reportage d'Hélène Ferrarini en 2022 pour RFI - Sur le dossier des réparations au Suriname : le plan en 10 points de la CARICOM, le travail pour évaluer les réparations d'Armand Zunder, président de la commission nationale des réparations du Suriname, la demande de pardon formulée en 2025 par le Roi des Pays-Bas et le fonds de conscientisation - Sur le travail Beyond the national narrative mené par les chercheurs Henriette Louwerse et Duco van Oostrum à l'Université de Sheffield, pour appréhender l'histoire du Suriname sans reconduire la perspective du colonisateur.
Au sommet spatial de Paris début septembre, des contrats et des partenariats stratégiques ont été annoncés. Mais Emmanuel Macron a plaidé pour une accélération dans l'industrie sur le Vieux Continent. Dans cet épisode en deux parties de « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et ses invités explorent les avancées et les besoins du secteur.Vous vous informez beaucoup… mais retenez-vous vraiment l'essentiel ? La Sélection des « Echos », c'est chaque jour les analyses et décryptages qui comptent vraiment, sélectionnés par notre rédaction. Retrouvez nos meilleures offres réservées à nos auditeurs.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en septembre 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Franck Niedercorn (correspondant des « Echos » à Bordeaux) et Eva Berneke (ancienne directrice générale d'Eutelsat et autrice de « Pour un réveil spatial européen », aux éditions Débats publics). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : MIGUEL MEDINA / AFP. Sons : France 24, Guyane la 1re, BFMTV. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un lancement réussi pour la fusée Vega-C, au port spatial européen à Kourou, en Guyane française, un lancement qui a eu lieu dans la nuit du lundi 14 septembre. Vega-C emportait avec elle deux satellites. Le premier est chargé de surveiller la santé des plantes, l'autre doit observer les océans et les terres émergées. De notre envoyée spéciale à Kourou, Ces satellites sont désormais en orbite basse, à 815 km au-dessus de nos têtes. Alors que le changement climatique s'aggrave, les données fournies par les satellites sont devenues essentielles pour comprendre notre impact sur la planète et réagir face aux catastrophes qui se multiplient. À quelques minutes du lancement, la tension était palpable sur la terrasse du centre de contrôle Jupiter. Et le ciel nocturne s'est soudain illuminé sous le feu du propulseur de la fusée. Vega-C s'est élancée au-dessus de la forêt tropicale. « La fusée a été tellement rapide ! Je ne m'attendais pas à ça !, s'exclame Marco Celesti, l'un des scientifiques de la mission. Et quand vous entendez "le bang sonique", là vous réalisez que ce n'est pas juste une lumière qui s'élève dans le ciel mais une fusée qui transporte des satellites tout là-haut ! C'est vraiment incroyable. Fabuleux. » Cela fait 13 ans qu'il travaille sur ce projet et dans quelques jours, les satellites enverront les premiers relevés. « Et c'est là que commencera le vrai voyage pour les chercheurs : analyser les données et faire les découvertes scientifiques qu'on espère avec cette mission », s'enthousiasme le chercheur. Les deux satellites vont voler en tandem. Si le premier est plus expérimental, le second, Sentinel 3-C, complète une série de satellites d'observation de la Terre déjà en orbite : les satellites du programme européen Copernicus, qui compte d'ailleurs déjà d'autres Sentinel-3. Comprendre le changement climatique Et c'est Eumetsat, aux côtés de l'Agence spatiale européenne, qui va opérer le satellite pendant tout son séjour dans l'espace et récupérer ses données, essentielles pour comprendre le changement climatique. « La série de satellites Sentinel-3 fournit des observations extrêmement utiles face au changement climatique et à ses conséquences. Cette année, les Sentinel-3 ont été très importants pour observer les feux de forêt, souligne Phil Evans, directeur général d'Eumetsat. Ils montrent où débutent les feux et leur intensité. Et plus tôt les services de secours peuvent détecter ces feux, plus vite ils peuvent déployer les moyens de les éteindre et donc éviter des catastrophes. » Sentinel-3 est aussi un champion de l'observation de l'océan. « L'océan joue un rôle central par rapport au changement climatique. C'est lui qui entraîne les évènements météos, poursuit Phil Evans. El Niño, par exemple, est très fort cette année et sera peut-être le plus fort jamais enregistré. Et il se forme par un réchauffement de l'océan Pacifique qui va changer la météo partout sur Terre. Et comme Sentinel-3 mesure la température de l'océan, il peut directement mesurer El Niño. Et il est aussi équipé d'un altimètre, et cela peut être utilisé pour calculer très précisément les courants et les mouvements de l'eau. Sentinel-3 est donc un outil très important pour suivre le développement d'El Niño. » À lire aussiAu sommet sur l'espace à Paris, la gouvernance mondiale spatiale au cœur des échanges Une quantité énorme de données Chaque jour, la dizaine de satellites du programme Copernicus fournit près de 25 térabits de données, toutes en accès libre et gratuit. « On a le système d'observation de la Terre qui est probablement le meilleur au monde, avec une quantité de données énormes qui sont générées par des satellites, se réjouit Mauro Facchini, chef du programme Copernicus à la Commission européenne. C'est très important d'avoir une souveraineté en Europe parce que les choses peuvent changer très rapidement et on doit être maîtres de notre technologie et ne pas être dépendants des autres. Parce que celui qui est un ami aujourd'hui peut ne pas l'être demain. C'est bien de coopérer, mais en même temps, c'est important d'avoir nos capacités propres et une indépendance. » Deux heures après leur lancement, les satellites sont arrivés en orbite et ont commencé à prendre le pouls de notre planète. À lire aussiEspace: satellites et débris s'accumulent autour de la Terre, l'ESA alerte sur les risques de collision
Dans ce premier épisode des Sens de la Danse, Myriam Sellam reçoit Lasseindra Xclusive Lanvin, que beaucoup connaissent encore sous le nom de Lasseindra Ninja.Figure majeure du voguing et de la culture ballroom en France, aujourd'hui Legend, elle revient sur un parcours qui commence en Guyane, passe par New York, puis Paris.À 12 ou 13 ans, elle découvre à New York la ballroom. Un univers qui va profondément changer son rapport au mouvement, à la liberté et à elle-même.
Un site offshore au large des côtes sénégalaises pour lancer des fusées dans l'espace… Le projet est à l'étude, révèle sur RFI le directeur général de l'Agence sénégalaise d'études spatiales (Ases). Depuis mercredi 9 septembre, Maram Kairé est à Paris où il participe au premier Sommet international sur l'espace. En 2024, cet astronome avait déjà réussi à faire lancer un premier satellite sénégalais. Alors qu'aujourd'hui, celui-ci veut que son pays construise les siens et qu'il puisse un jour les lancer depuis son propre territoire, Maram Kairé répond aux questions de Christophe Boisbouvier depuis le Grand Palais, à Paris. RFI : Que répondez-vous à ceux qui disent que les 500 millions de dollars investis tous les ans en Afrique dans le spatial seraient mieux utilisés dans la construction de routes, d'écoles et d'hôpitaux ? Maram Kairé : Déjà, vous parlez de construction de routes, il s'agit de l'aménagement du territoire et la meilleure façon d'aménager nos territoires, aujourd'hui, c'est de prendre de la hauteur, c'est-à-dire être depuis l'espace, avoir une vue sur ces territoires. Donc, l'utilisation du spatial se justifie pleinement pour la construction de routes et le monitoring après les travaux. Deuxièmement, quand il s'agit d'hôpitaux, c'est la santé, c'est une priorité pour l'Afrique, certes, mais aujourd'hui on sait que le développement de la santé passe par le développement de la télémédecine. Et investir dans le spatial, c'est une réponse concrète à l'utilisation de la télémédecine pour se départir des problèmes de distance que nous avons aujourd'hui sur le continent. Donc, c'est juste une question de perspective. Le spatial aide à résoudre toutes ces questions et nous devons peut-être renforcer même l'investissement. Et pour l'amélioration des rendements agricoles, pour l'anticipation des sécheresses et des inondations, ça peut servir ? Tout à fait. Aujourd'hui, on parle d'agriculture intelligente. Je donne le cas du Sénégal. Nous sommes en train de mettre en œuvre un projet avec le soutien de la Banque ouest-africaine de développement. Ce projet a pour motivation le développement de l'agriculture intelligente partout sur le territoire, la gestion de la transhumance. Aujourd'hui, quand vous surveillez le bétail, il faut une vue globale également, et la surveillance donc des sols. Donc, toutes ces questions liées à l'agriculture trouvent une réponse pertinente dans l'utilisation des satellites. Les capteurs nous permettent de détecter la qualité des plantes, la qualité des sols et ne plus attendre la saison des pluies qui est aujourd'hui très éphémère, moins de trois mois pour certaines régions, mais plutôt anticiper grâce à une bonne météorologie qui dépend aujourd'hui des données satellitaires. Alors, vous parlez de la connexion à Internet, notamment pour les centres de santé et la télémédecine, mais pour cela, on a déjà les câbles sous-marins, non ? Oui, mais les câbles sous-marins n'arrivent pas à toutes les zones et, aujourd'hui, on a pas mal d'endroits qu'on appelle des zones blanches où vous ne pouvez pas avoir cette connectivité. Le satellite permet d'accéder, en tout cas, à ces dernières zones reculées où la connexion câblée ne peut pas arriver. Donc, aujourd'hui, c'est complémentaire. Nous devons faire en sorte que la distribution, donc, de la connexion soit équitable et que chaque citoyen, où que ce soit dans le territoire national, puisse avoir accès à ces services. Et ça, c'est le satellite qui nous permet de compléter les manquements liés à la connexion câblée. Il y a déjà une trentaine de pays africains qui ont fait lancer dans l'espace une soixantaine de satellites civils, mais ça coûte cher, non seulement pour payer les sociétés étrangères qui lancent ces satellites, mais aussi pour exploiter les données. Pourquoi les pays africains n'arrivent-ils pas à mutualiser toutes ces dépenses ? C'est la dynamique dans laquelle nous sommes. Aujourd'hui, l'Afrique réagit de cette façon en créant l'Agence spatiale africaine qui permet de coordonner les ressources, les synergies. Ça ne remplace pas du tout les efforts nationaux. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'Afrique a pris le train en marche depuis pas très longtemps. Aujourd'hui, nous sommes non seulement dans la phase de structuration au niveau national, mais au niveau continental, les collaborations se multiplient. Beaucoup de projets satellitaires sont développés entre plusieurs États. Je cite l'exemple aujourd'hui d'un projet sur lequel nous sommes au Sénégal avec le Rwanda, le Kenya et le Ghana, et donc ça montre en fait cette dynamique de mutualiser les efforts et les ressources. Et ça, je pense que c'est ce qui va continuer avec le démarrage des activités de l'Agence spatiale africaine. Maram Kairé, vous rentrez de Pékin et de nombreux satellites africains sont financés par la Chine notamment, pas seulement d'ailleurs, par la Russie, par les États-Unis, par l'Europe. Est-ce à dire que l'Afrique est sous leur dépendance technologique, financière ? Non, l'Afrique n'a aucune ambition d'être sous la dépendance de qui que ce soit dans le domaine du spatial, c'est une question de souveraineté. Chaque État est libre de choisir ses partenaires. Aujourd'hui, le spatial est un chantier extrêmement vaste. Nous avons aujourd'hui rejoint les accords Artemis avec les États-Unis pour le retour de l'homme sur la Lune. Nous avons rejoint le projet de station orbitale lunaire de la Chine. C'est pour dire qu'il y a de la place pour tout le monde et nous travaillons juste avec les meilleurs. Ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est de pouvoir faire de notre pays une nation spatiale et nous travaillons avec les meilleurs partenaires, où qu'ils soient. Aujourd'hui, les satellites africains sont lancés depuis l'étranger, depuis Kourou par exemple en Guyane française. Quand est-ce que l'Afrique va pouvoir se doter de sa propre base de lancement ? Il y a eu des initiatives dans le passé et il faut rappeler, aujourd'hui, qu'une base a déjà existé au Kenya, par exemple, avec le soutien de l'Agence spatiale italienne. Nous sommes dans la dynamique de multiplier les bases au niveau du continent africain. Djibouti est sur un projet et la réflexion est menée également au niveau du Sénégal actuellement. Il faut être sur la côte avec une façade sur l'océan et, aujourd'hui, le Sénégal est en train donc d'étudier cette possibilité. Djibouti étudie et le Kenya est en train de réactiver sa base avec le soutien de l'Agence spatiale italienne. Donc, cette ambition, elle est là, et je pense que ça ne devrait pas tarder, que l'Afrique puisse lancer depuis son propre continent. Et vous avez trouvé déjà un site entre Dakar et Saint-Louis ? Pour le moment, c'est confidentiel. Nous sommes dans la phase de réflexion et nous espérons en tout cas pouvoir déterminer un site de lancement, pourquoi pas offshore. À lire aussiAu sommet sur l'espace à Paris, la gouvernance mondiale spatiale au cœur des échanges
Le 25 mai 1923, Pierre Quéméneur, un commerçant en automobiles, voyage avec Guillaume Seznec, son associé. Ils transportaient une Cadillac entre Morlaix et Paris. Cependant, Quéméneur a disparu et son corps n'a jamais été retrouvé. Les soupçons se portent immédiatement alors sur Seznec. Lors de l'interrogatoire, il affirme avoir quitté Quéméneur à un moment donné, mais donne des versions contraires pour s'innocenter. Seznec avait également des dettes importantes et des problèmes financiers, ce qui peut être suspect et un mobile. En le faisant disparaître, il pouvait s'approprier la Cadillac et éviter de rembourser ses dettes... Malgré l'absence totale de corps et de preuves matérielles solides, Guillaume Seznec est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour assassinat, en 1924. Il est envoyé au bagne de Cayenne en Guyane. Pendant des années, il clame son innocence et se bat pour obtenir une révision de son procès. Il est finalement libéré en 1947 après 23 ans de bagne. Cependant, en 1954, il meurt dans un accident de voiture suspect. En 2006, après des décennies de combat de sa famille, Guillaume Seznec obtient enfin une révision de son procès. Sa condamnation est annulée, reconnaissant implicitement une erreur judiciaire. Cette affaire demeure l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises et erreur judiciaire du XXe siècle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le président américain souhaite encadrer plus strictement le vote à distance pour éviter de supposées fraudes, qui n'ont jamais été prouvées. À neuf semaines des élections de mi-mandat, le bras de fer judiciaire continue Trois jours après un feu vert provisoire de la Cour suprême, une juge de l'État du Massachusetts a suspendu un décret de Donald Trump modifiant les conditions du vote par correspondance. Alors que les élections de mi-mandat doivent avoir lieu le 3 novembre, la magistrate a estimé qu'il était trop tard pour mettre ces changements en place. Donald Trump souhaite encadrer cette pratique « car il est persuadé que c'est une source de fraude massive », explique Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis et professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. À lire aussiÉtats-Unis: le vote par correspondance est-il un enjeu crucial de la prochaine présidentielle? « Hermandad », un havre de paix pour les espèces protégées du Pacifique La réserve marine « Hermandad » (« Fraternité » en français) se situe entre l'archipel des Galápagos en Équateur et l'île Coco au Costa Rica. Elle abrite une zone de transit d'espèces protégées comme les requins marteaux ou les raies manta. Cette réserve de 30 000 km² a été créée par les autorités équatoriennes en contrepartie d'une baisse de la dette du pays. Une zone de pêche responsable a été ajoutée autour de la réserve « Fraternité ». Pour la protéger, l'ONG Galapagos Life Fund finance l'achat et l'installation de 2 000 balises satellitaires pour équiper les petites embarcations des palangriers, une première en Amérique latine. Le dossier d'Eric Samson. Portrait de James Talarico, l'espoir des démocrates au Texas Suite de notre série de portraits sur des jeunes talents des Amériques. Progressiste et chrétien pratiquant : James Talarico présente un profil atypique au sein du parti démocrate. Assez pour remporter un siège au Sénat lors des élections de mi-mandat en novembre prochain ? Ce serait une première depuis 30 ans pour un démocrate. Son portrait, par Achim Lippold. À lire aussiÉtats-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine? Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Une nouvelle étape de franchie pour Ariane 6 en Guyane.
durée : 00:03:12 - Le 5/7 - par : Yaël Goosz - Le point commun entre Montluçon, Marmande, Figeac, Châteaudun, Argentan, Saint-Georges de l'Oyapok en Guyane ? Ce sont quelques unes des 235 villes sous-préfectures en France, où la crainte d'une relégation par rapport aux grandes métropoles pourrait peser lourd dans les urnes, l'an prochain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:04 - Le Grand reportage de France Inter - À 10 mois du premier tour de l'élection présidentielle, France Inter est partie écouter la jeunesse ultramarine. Entendre ce qui les fait vibrer, comprendre leurs craintes et leurs attentes, leurs aspirations. Deuxième étape ce mardi, direction la Guyane. - équipe : Faustine Calmel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:04 - La grande matinale - À 10 mois du premier tour de l'élection présidentielle, France Inter est partie écouter la jeunesse ultramarine. Entendre ce qui les fait vibrer, comprendre leurs craintes et leurs attentes, leurs aspirations. Deuxième étape ce mardi, direction la Guyane. - équipe : Faustine Calmel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tania Massouf est née et a grandi en Martinique jusqu'à ses 20 ans. Elle vient dans cet épisode nous parler de cet héritage puissant qu'est la Fanm potomitan : une figure emblématique de la communauté et du foyer familial dans les territoires créolophones (Guadeloupe, Martinique, Haïti, Guyane).Tania nous dépeint la culture familiale dont elle est issue, basée sur la fanm potomitan. Cette dernière étant perçue comme le "pilier central", la colonne sur laquelle repose toute une structure, en l'occurrence la famille. C'est celle qui tient tout. Celle qui porte tout. Pour tout le monde.Tania nous décrit avec justesse cette force admirée qu'elle a incarnée mais aussi la charge silencieuse qu'elle a héritée à travers cette figure. Notamment au regard de ses conséquences négatives sur la santé mentale, à travers l'internalisation et les répercussions des stéréotypes de force et de résilience.C'est lorsque Tania est devenue mère qu'elle a pris conscience de ce poids. Une charge qu'elle a décidé de ne pas transmettre à ses trois enfants et qui lui a permis de sortir de cette figure de fanm potomitan.Tania, devenue mère, vous livre un échange fort et profond sur la maternité, le poids des non dits, mais aussi sur la liberté de rompre.Tania est Créatrice du Rituel du Bain Sensoriel ®, Doula et Fondatrice de l'organisme de formation : Etre femme et naitre maman. Elle est également la créatrice du Post-Partum tour.Je vous souhaite une belle écoute !-> Retrouvez les épisodes, les ressources et le journal sur mamelles.fr.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le groupe Trace s'est imposé dans le paysage comme le diffuseur et le promoteur des musiques afro-urbaines. Éditeur de 30 chaînes de télévision diffusées sur tous les continents, Trace est souvent surnommé le « MTV africain ». Mais ses activités s'étendent au-delà de la sphère des médias : Trace cherche désormais aussi à jouer sa partition dans le développement de l'industrie musicale africaine. Dans les locaux de Trace, à Clichy, en banlieue de Paris, Fabien Pugliese réalise les derniers réglages du nouveau studio radio. « D'ici, on va alimenter notre radio DAB ainsi que nos radios sur la Caraïbe, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. On va pouvoir programmer et envoyer en live », explique-t-il. L'ambition historique de Trace est d'être une plateforme, une opportunité d'exposition pour les musiques afro-caribéennes. Un pari gagnant pour Olivier Laouchez, qui est à la tête du groupe : « On l'a démontré, et ce qui vient de se passer avec l'explosion de l'afrobeat, de l'amapiano, des musiques caribéennes, du compas, du zouk, montre que l'on ne s'est pas trompé. On avait effectivement fait le bon pari ! ». Première composante de cette réussite, la qualité des artistes et de leur production. Mais Olivier Laouchez est fier, aussi, du rôle que joue Trace dans ce domaine. « On a toujours été la plateforme qui les a accompagnés. Parfois, on a même produit nous-mêmes des titres avec des artistes. Par exemple, on a fait ce titre avec Dadju et Serge Ibaka qui s'appelle "Mafiozzy Style", qui était platinum. On a coproduit énormément de choses. On participe désormais aussi au plus gros événement musical du continent africain que sont les Trace Awards », détaille-t-il. « Amener des solutions » Mais l'entrepreneur ne s'arrête pas là. Depuis 2003, celui-ci développe les activités de son groupe. « En plus de notre activité historique de médias télévisuels et radiophoniques, on a développé des plateformes digitales. On a, d'une part, une plateforme qu'on est en train de lancer qui s'appelle Trace+, qu'on développe en partenariat avec TikTok. C'est une espèce de "social super app" sur laquelle on va retrouver non seulement les formats tiktokiens où on peut poster soi-même du contenu, mais il va y avoir également tous les contenus professionnels du groupe Trace. Et on a une plateforme de formation professionnelle en ligne qui s'appelle Trace Academia », explique Olivier Laouchez. Les collaborations se multiplient, les prix s'amoncellent. L'entreprise prend à bras le corps le tournant des plateformes en ligne et de l'intelligence artificielle. Mais pour Olivier Laouchez, un objectif reste central : « Amener des solutions », notamment sur les droits d'auteur encore peu collectés sur le continent. « On a pris la décision de développer une plateforme digitale qu'on devrait lancer en partenariat avec le gouvernement de la République démocratique du Congo d'ici à la fin de l'année, pour justement amener une solution à ce problème de la collecte. Et l'idée, c'est de pouvoir déployer ensuite cette plateforme dans tous les pays intéressés en Afrique, fait-il savoir. Nous, on veut absolument que les artistes gagnent leur vie grâce à leur talent, grâce à leur musique. Donc on veut être en même temps celui qui va assurer la promotion, mais également la monétisation de leurs offres », conclut-il. Et pour les artistes en quête de notoriété, une nouvelle plateforme de détection de talents, Trace Next, va être prochainement lancée. À lire aussiDan Assayag dresse le portrait de 18 musiciens africains dans la saison 4 de la série Y'Africa
En mars 1925, le docteur et héros de guerre, Pierre Bougrat, reçoit dans son cabinet Jacques Rumèbe, un ancien compagnon de tranchée. Il le soigne discrètement pour une syphilis. Suite à la consultation, Rumèbe revient dans son cabinet, affolé. Il s'est fait voler sa sacoche contenant 8 507 francs. Bougrat part à sa recherche sans succès. À son retour, il découvre son ami mort dans son cabinet. Paniqué, persuadé qu'il sera accusé, il dissimule le cadavre dans un placard muré. Trois mois plus tard, alertés par une odeur nauséabonde, les enquêteurs découvrent le corps. Bougrat affirme un suicide ou un accident, mais sa mauvaise réputation constitue un mobile crédible. Malgré l'hypothèse d'un accident thérapeutique, il est condamné à mort en mars 1927, peine commuée en travaux forcés grâce à ses médailles militaires. Envoyé au bagne de Guyane en septembre 1927, il s'évade six mois plus tard avec sept prisonniers. Après 12 jours de fuite, il atteint le Venezuela. Sous le nom de "Pedro Bougrat", il exerce la médecine pendant 32 ans sur l'île Sainte- Margarite. Il soigne gratuitement les pauvres. En 1948, il reçoit une grâce présidentielle mais refuse de rentrer en France car sa réhabilitation lui est refusée. Il poursuit sa vie au Venezuela pendant encore 14 ans avant de mourir d'une crise cardiaque en janvier 1962 à 72 ans. Cette affaire est considérée comme l'une des grandes erreurs judiciaires françaises du XXe siècle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le procès de Duane Davis s'ouvre ce lundi 10 août 2026 à Las Vegas. L'ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré et participé au meurtre de Tupac Shakur, en septembre 1996. En 1996, Tupac Shakur est une star mondiale. Il a 25 ans et il a déjà obtenu 36 disques d'or, 19 de platine, 2 de diamant. Une légende née en 1971 dans le quartier d'East Harlem, à New York, dans une famille de militants pour les droits des Afro-Américains. Ses parents sont tous les deux membres des Black Panthers. En 1988, la famille déménage près d'Oakland, en Californie. Et c'est donc là que Tupac Shakur lance sa carrière professionnelle. Il s'impose rapidement comme une des figures du gansta rap, ce sous-genre du hip-hop où la culture des gangs se mêle à celle du rap. Il se distingue par son flow et ses morceaux engagés. Il y parle de racisme, de la misère des ghettos, de violences policières... Mais aussi de sujets plus légers, comme dans le mythique « California Love », qu'il interprète avec Dr Dre. Sans doute son plus gros tube. Le rappeur est également connu pour ses multiples déboires judiciaires, avec plusieurs condamnations, notamment une à quatre ans et demi de prison pour viol. Il en sortira au bout de neuf mois. Il existe à l'époque de fortes rivalités entre les rappeurs de la côte ouest et ceux de la côte est. Ça se manifeste à travers les textes, mais aussi par gangs interposés. Tupac, lui, est lié à celui des Bloods. Des liaisons dangereuses qui vont conduire à sa mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Au Pérou, le Chumbivilcas ne veut pas de Fujimori Au Pérou, Keiko Fujimori commence son quinquennat et prend les rênes d'un pays divisé en deux. Elle s'est imposée fin juin 2026 avec seulement 50 000 voix d'avance sur son adversaire de gauche rurale Roberto Sanchez. Une nette fracture entre Lima, la capitale, et les régions du Sud, profondément anti-fujimoriste. Un rejet quasi unanime, dans une région où la mémoire de la dictature de son père reste vive, comme en témoigne la région de Chumbivilcas. Ici, plus de 95% de la population a voté pour Roberto Sanchez et ne veut pas de Keiko Fujimori comme présidente. Un reportage de notre correspondant, Martin Chabal. La difficulté d'être artiste en Haïti L'invitée Haïti du jour est la comédienne et chanteuse Néhémie Bastien. En France pour participer au festival Les Turennales à Turenne, en Corrèze, Néhémie Bastien proposera des créations musicales et littéraires. Elle revient avec Olivier Rogez, du service Culture de RFI, sur la difficulté d'être artiste en Haïti dans la situation actuelle. Le journal d'Outre-mer la 1re Une première en Guyane : dimanche matin (9 août 2026), le grand public a pu participer à un rituel chamanique.
Avec Oumou Sangaré, Chris Combette et Tabou Combo. Oumou Sangaré Diva des musiques africaines contemporaines, Oumou Sangaré a ouvert la 40ème édition des Nuits d'Afrique. Forte d'une longue carrière et récipiendaire de nombreux prix prestigieux, cette immense chanteuse, engagée et authentique transporte au cœur de la tradition musicale du Wassoulou. Par ailleurs, Oumou Sangaré est rentrée dans le Larousse, une astéroïde porte son nom, une fontaine d'eau potable porte son nom à Madagascar. Très remarquée au Stade de France invitée par Aya Nakamura (qui lui rendait hommage en 2017 sur le titre « Oumou Sangaré »). Pour fêter ses 40 ans, le label anglais World Circuit ressort le 1er album d'Oumou Sangré Moussolou. Enregistré en 1989, il est sorti en 1991. Son titre signifie « Femmes » en bambara, annonçant d'emblée le thème central de l'album. De nombreuses chansons s'inspirent de l'expérience personnelle d'Oumou Sangaré en tant que femme dans une société dominée par les hommes, où la polygamie reste largement pratiquée. Ses textes abordent avec une franchise à la fois courageuse et novatrice des thèmes tels que l'amour, le mariage, l'indépendance et les droits des femmes. YouTube - Instagram. Chris Combette, l'élégance groovy du troubadour guyanais Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d'Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet 2026, avec ses « Angels », Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie. Son dernier album Ainsi soit-il est sorti en 2024, avec 2 titres signés Christiane Taubira. Instagram - Bandcamp. Tabou Combo, le kompa fait roi depuis 58 ans Cela fait près de 60 ans qu'ils font se déhancher la planète entière, et leur énergie est intacte. En 2014, ils ont clos la 28è édition du Festival international Nuits d'Afrique dans une ambiance de folie. De retour en 2016, puis en 2019, ils ont chaque fois comblé le public. Monument s'il en est de la scène haïtienne, Tabou Combo est LA légende du kompa — ce genre musical fraîchement inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et qui incarne la Perle des Antilles dès les premières mesures. Leur kompa élaboré, infusé de rara, de merengue, de funk, de rock et de soukous, fait la part belle aux guitares affûtées et aux cuivres éclatants, au service d'un groove syncopé qui fait danser et se rapprocher toutes les générations. Rencontre avec Jean-Yves « Fanfan » Joseph, chanteur de Tabou Combo. Site - Instagram. Wesli et Stanley Toussaint, la diaspora haïtienne, kompa love et musique rasin 2.0. Ses débuts, Wesli les a faits il y a plus de 20 ans sur la scène du Balattou, à Nuits d'Afrique. Depuis, sa carrière s'est envolée, ici comme ailleurs, faisant la fierté de tous. Sa présence pour ce 40è anniversaire est une inspiration pour tous les artistes de la relève. Au sujet de son récent album, Makaya (2025), classé parmi les meilleurs albums musiques du monde, La Presse a dit : « Wesli voyage beaucoup sur le plan des sonorités, passant des pulsations électroniques à des styles plus dépouillés, empruntant ici des inflexions de reggae, dansant là sur des rythmes konpa, c'est une entraînante mosaïque musicale qu'il construit morceau par morceau pour former un ensemble convaincant et évocateur ». Lauréat d'un Juno, d'un Félix et du Prix Charles-Cros, figure de proue de la musique haïtienne, ce chanteur et multi-instrumentiste hisse bien haut les couleurs des traditions rasin et twoubadou, orchestrant ses rythmiques banda, rara, petro, nago tantôt de manière acoustique, tantôt de manière électrique, avec des intonations afrobeat et reggae. Pour cette série, il s'invite sur scène avec des artistes emblématiques de la Perle des Antilles. La voix signature de Stanley « Tantann », Toussaint fait les beaux jours des radios haïtiennes depuis les années 80. Ex-membre du groupe Lakòl, ce multi-instrumentiste hyperactif fusionne allègrement acoustique, pop et rythmes du terroir. Site Wesli - Instagram Wesli - Instagram Stanley Toussaint - YouTube Stanley Toussaint. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé
Avec Oumou Sangaré, Chris Combette et Tabou Combo. Oumou Sangaré Diva des musiques africaines contemporaines, Oumou Sangaré a ouvert la 40ème édition des Nuits d'Afrique. Forte d'une longue carrière et récipiendaire de nombreux prix prestigieux, cette immense chanteuse, engagée et authentique transporte au cœur de la tradition musicale du Wassoulou. Par ailleurs, Oumou Sangaré est rentrée dans le Larousse, une astéroïde porte son nom, une fontaine d'eau potable porte son nom à Madagascar. Très remarquée au Stade de France invitée par Aya Nakamura (qui lui rendait hommage en 2017 sur le titre « Oumou Sangaré »). Pour fêter ses 40 ans, le label anglais World Circuit ressort le 1er album d'Oumou Sangré Moussolou. Enregistré en 1989, il est sorti en 1991. Son titre signifie « Femmes » en bambara, annonçant d'emblée le thème central de l'album. De nombreuses chansons s'inspirent de l'expérience personnelle d'Oumou Sangaré en tant que femme dans une société dominée par les hommes, où la polygamie reste largement pratiquée. Ses textes abordent avec une franchise à la fois courageuse et novatrice des thèmes tels que l'amour, le mariage, l'indépendance et les droits des femmes. YouTube - Instagram. Chris Combette, l'élégance groovy du troubadour guyanais Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d'Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet 2026, avec ses « Angels », Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie. Son dernier album Ainsi soit-il est sorti en 2024, avec 2 titres signés Christiane Taubira. Instagram - Bandcamp. Tabou Combo, le kompa fait roi depuis 58 ans Cela fait près de 60 ans qu'ils font se déhancher la planète entière, et leur énergie est intacte. En 2014, ils ont clos la 28è édition du Festival international Nuits d'Afrique dans une ambiance de folie. De retour en 2016, puis en 2019, ils ont chaque fois comblé le public. Monument s'il en est de la scène haïtienne, Tabou Combo est LA légende du kompa — ce genre musical fraîchement inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et qui incarne la Perle des Antilles dès les premières mesures. Leur kompa élaboré, infusé de rara, de merengue, de funk, de rock et de soukous, fait la part belle aux guitares affûtées et aux cuivres éclatants, au service d'un groove syncopé qui fait danser et se rapprocher toutes les générations. Rencontre avec Jean-Yves « Fanfan » Joseph, chanteur de Tabou Combo. Site - Instagram. Wesli et Stanley Toussaint, la diaspora haïtienne, kompa love et musique rasin 2.0. Ses débuts, Wesli les a faits il y a plus de 20 ans sur la scène du Balattou, à Nuits d'Afrique. Depuis, sa carrière s'est envolée, ici comme ailleurs, faisant la fierté de tous. Sa présence pour ce 40è anniversaire est une inspiration pour tous les artistes de la relève. Au sujet de son récent album, Makaya (2025), classé parmi les meilleurs albums musiques du monde, La Presse a dit : « Wesli voyage beaucoup sur le plan des sonorités, passant des pulsations électroniques à des styles plus dépouillés, empruntant ici des inflexions de reggae, dansant là sur des rythmes konpa, c'est une entraînante mosaïque musicale qu'il construit morceau par morceau pour former un ensemble convaincant et évocateur ». Lauréat d'un Juno, d'un Félix et du Prix Charles-Cros, figure de proue de la musique haïtienne, ce chanteur et multi-instrumentiste hisse bien haut les couleurs des traditions rasin et twoubadou, orchestrant ses rythmiques banda, rara, petro, nago tantôt de manière acoustique, tantôt de manière électrique, avec des intonations afrobeat et reggae. Pour cette série, il s'invite sur scène avec des artistes emblématiques de la Perle des Antilles. La voix signature de Stanley « Tantann », Toussaint fait les beaux jours des radios haïtiennes depuis les années 80. Ex-membre du groupe Lakòl, ce multi-instrumentiste hyperactif fusionne allègrement acoustique, pop et rythmes du terroir. Site Wesli - Instagram Wesli - Instagram Stanley Toussaint - YouTube Stanley Toussaint. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé
durée : 00:43:27 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - La France, République unie et indivisible, respecte-t-elle les droits des peuples autochtones ? L'interrogation a de quoi surprendre. Pourtant, de la Guyane à la Nouvelle-Calédonie c'est un débat qui s'impose aux juristes et aux pouvoirs publics. - équipe : Phane Montet, Louise Cognard, Tom Umbdenstock, Inès Bouffartigue Sebastia, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Irène Bellier Anthropologue, directrice de recherche émérite CNRS au LAP (Laboratoire d'Anthropologie Politique) de l'EHESS. , Zérah Brémond Maître de conférences en Droit public à l'Université de Pau, Aulaguea Thérèse représentant de la FOAG (Fédération des Organisations Autochtones de Guyane) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après quatre ans de gouvernance de gauche, l'extrême droite prend les rênes du pouvoir en Colombie. Le nouveau président Abelardo de la Espriella est investi ce vendredi 7 août 2026. Abelardo de la Espriella a fait de la lutte contre l'insécurité et la criminalité l'une de ses priorités. Pour marquer cet engagement, il a choisi de prêter serment à Cali, une région touchée par plusieurs attentats ces derniers mois, plutôt que dans la capitale Bogota. Ce début de mandat devrait donc être marqué par une stratégie répressive, une offensive militaire et par la fin des négociations avec les groupes armés et criminels. Une rupture, donc, avec la politique de « paix totale » et de dialogue du président sortant Gustavo Petro. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Un éléphant blanc au Sénat colombien En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. Cap aujourd'hui sur la Colombie où un éléphant blanc siège désormais au Congrès. El Elefante blanco, Luis Carlos Rua de son vrai nom, est un militant anti-corruption qui dénonce depuis des années la mauvaise utilisation des fonds publics sur les réseaux sociaux, déguisé en éléphant blanc. Il vient de se faire élire sénateur. Son portrait par Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. En Haïti, des hospitalisations qui posent question En Haïti, des membres de gangs, et même l'un de leurs principaux chefs, profiteraient de conditions de soins privilégiées dans un hôpital de Carrefour, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Port-au-Prince. C'est ce que révèle une enquête du média d'investigation indépendant Ayibopost. Nous en parlons avec son auteur, Jérôme Wendy Norestyl. À écouter aussiEn Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang Le journal d'Outre-mer la 1re Une immersion dans le service territorial de la police judiciaire et scientifique de Cayenne, en Guyane.
Le processus d'inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L'un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c'est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales. Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d'inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd'hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption. Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu'ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C'est une bonne chose. Mais on va voir ce qu'elle va faire concrètement », dit-il. Le quotidien rapporte enfin qu'aux États-Unis, une juge fédérale a levé l'ordonnance qui empêchait encore l'administration Trump d'appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d'être arrêtés par l'ICE, la police de l'immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n'existez pas », remarque Frantz Duval. À écouter aussiÉtats-Unis : pourquoi 350 000 Haïtiens perdent-ils leur protection? Les influenceurs mexicains ciblés par les cartels Au Mexique, les cartels tuent aussi les influenceurs. Le dernier exemple en date est celui de César Gastélum, un créateur de contenu âgé de 25 ans, abattu en pleine rue à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa. Il est le neuvième influenceur tué dans cet État de l'est du pays depuis septembre 2024. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Au Salvador, quel avenir pour le bitcoin ? Le président Nayib Bukele avait fait du bitcoin une monnaie légale en 2021. Cinq ans plus tard, le bilan est contrasté. Si le gouvernement continue de promouvoir son image de pionnier des cryptomonnaies, l'usage du bitcoin reste très limité dans la vie quotidienne des Salvadoriens. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À écouter aussiLe Salvador abandonne le bitcoin comme monnaie officielle Le journal d'Outre-mer la 1re Lentement mais sûrement, la rétrocession aux collectivités locales du foncier détenu par l'État en Guyane se poursuit…
Des parlementaires du Parti national libertarien, proches de la coalition du président d'extrême-droite José Antonio Kast, demandent au dirigeant du pays la création d'un Musée « de la vérité ». Il s'agirait, selon eux, de commémorer les « victimes » du gouvernement socialiste de Salvador Allende entre 1970 et 1973, juste avant le coup d'État militaire. Il existe bien à Santiago du Chili un Musée de la mémoire et des droits humains : un grand bâtiment contemporain couleur bronze, proche du centre historique de la capitale. On y trouve de nombreux témoignages et archives des crimes commis sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui a fait plus de 3 000 morts. Pourtant, ce musée serait incomplet, selon certains élus d'extrême-droite qui voudraient créer un autre lieu présentant leur propre version de l'histoire. Pénuries Sept parlementaires d'ultra-droite, membres du Parti national libertarien, ont présenté en juin une résolution demandant au président d'extrême-droite José Antonio Kast (au pouvoir depuis mars) la création d'un Musée « de la vérité ». Ces élus défendent l'idée selon laquelle le coup d'État militaire était justifié et nécessaire, et souhaitent dénoncer « les abus, la famine ainsi que l'humiliation » qu'auraient subi des millions de Chiliens pendant ces trois années où la coalition de gauche, l'Unité Populaire, gouvernait le pays après avoir accédé démocratiquement au pouvoir en 1970, et avant d'être déstabilisée puis renversée par un coup d'État soutenu par la CIA. Pourtant, explique la correspondante de RFI à Santiago, il ne sera pas question dans ce musée de l'ingérence des États-Unis au Chili. « Il s'agira d'un musée concernant l'histoire des Chiliens, pas celle des États-Unis, se défend Paulina Muñoz, l'une des élues à l'origine de la proposition. Il y aura des témoignages, des documents mais à travers le regard des Chiliens », sans plus de contexte, confirme-t-elle, jointe par Naïla Derroisné. Intervention des États-Unis « Comprendre la période de l'Unité Populaire sans considérer le contexte interaméricain me parait très compliqué. Car de nombreux événements ayant eu lieu pendant cette période, comme par exemple les pénuries, ont été le fruit d'interventions nord-américaines. L'utilisation de l'Histoire par la droite chilienne souffre d'un manque de méthodologie, estime Camila Gatica, professeure assistante au département des Sciences Historiques de l'Université du Chili. De plus, penser qu'il n'existe qu'une seule vérité et qu'elle est statique, me parait très problématique. Tout comme parler des pénuries alimentaires sans mentionner le programme de nutrition infantile instauré par l'Unité Populaire.» Au Panama, des habitants manifestent contre un barrage destiné à alimenter le canal « Non au barrage », voilà ce qu'on pouvait lire notamment sur les banderoles de manifestants dans la capitale panaméenne ce lundi 3 août 2026. Près de 300 personnes s'y sont réunies, notamment des habitants et paysans, riverains du fleuve Indio, où doit être construit un barrage pour créer un lac artificiel destiné à alimenter le canal de Panama, menacé par la sécheresse. Les habitants, qui seront expropriés, se sentent trahis par l'État et dénoncent aussi le déplacement des tombes de leurs ancêtres enterrés dans huit cimetières qui se trouvent dans l'emprise du futur barrage. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Grenadye Alaso, d'où vient le cri de ralliement des supporters haïtiens ? Ces deux mots ont été scandés par tous les supporters haïtiens lors de la Coupe du monde de football masculin 2026. À l'origine, ordre militaire de l'armée coloniale française, la phrase « Grenadiers à l'assaut » a été détournée par des esclaves en armes, il y a plus de deux siècles. Pendant la guerre d'indépendance, elle devient un cri pour tenir bon et avancer malgré tout. La mémoire de la Révolution a toujours été mobilisée dans la culture populaire haïtienne. « Les Haïtiens ont toujours eu un attachement très romantique, presque épique, à leur histoire. Le football n'est que le terrain d'expression de ce patriotisme », explique le géographe Jean-Marie Théodat, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, interviewé par Léonie Magro del Baño. Avec la qualification d'Haïti pour sa première Coupe du monde en 52 ans, plus d'une vingtaine de chansons ont vu le jour en quelques semaines, au pays comme dans la diaspora. Parmi elles, « Ayiti Nan Batay », de la chanteuse Ayiiti, en featuring avec Boukman Eksperyans et Paul Beaubrun. « On s'est qualifiés le 18 novembre, le jour de la bataille de Vertières : c'est hyper symbolique. J'ai voulu rendre hommage aux grenadiers de maintenant et de l'époque », témoigne l'artiste auprès de RFI. À lire aussiCoupe du monde 2026: les larmes et la fierté des supporteurs après l'élimination d'Haïti Dans le journal de La 1ère... Le ministre français de l'action et des comptes publics a atterri ce lundi (3 août 2026) en Guyane, d'où il a confirmé l'arrivée en 2027 de 15 douaniers supplémentaires, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: démantèlement d'un réseau de passeurs qui faisait transiter des migrants syriens par la Guyane
Reportage en Bretagne de Jeanne Lacaille sur l'hommage rendu à Erik Marchand. Jamais sans son chapeau ni sa belle moustache : Erik Marchand, grande voix et grand passeur des musiques bretonnes, est mort en octobre 2025 à l'âge de 70 ans dans son pays de cœur, la Roumanie. Mais c'est là où il a vécu, en Centre-Bretagne, que nous emmène la reporter Jeanne Lacaille. La Bretagne, c'était sans doute le destin d'Erik Marchand qui est né à Neuilly-sur-Seine dans une famille modeste. Son père jouait de la guitare manouche et son grand-père chantait, mais c'est grâce au disque du bagad de Redon puis En passant par la Bretagne d'Eugène Grenel et Albert Bolloré qu'Erik Marchand tombe love des musiques traditionnelles bretonnes. Très tôt, ce dernier cultive aussi un goût prononcé pour les musiques du monde et les cultures d'ailleurs. Sur son tourne-disque, il écoute surtout des disques Ocora qu'il achète avec son argent de poche : des collectages de musiques et chants du pays dogon, de Madagascar, de Haute-Volta, les musiques des Indiens boni et wayana de Guyane dans lequel il y avait des chants chamaniques. Il commence à fréquenter les fest-noz et les cercles bretons de Paris. À 18 ans, une fois son bac en poche, Erik Marchand quitte la ville pour s'installer à Poullaouen, un petit village du Finistère, chez un fermier nommé Manu Kerjean qui devient son maître et lui apprend le chant traditionnel comme la langue bretonne. Passionné par le répertoire populaire de la région, Erik Marchand collecte de nombreux chants auprès des anciens et collabore avec l'association Dastum. Il fait ses armes en fest-noz... et l'Histoire a fait le reste ! Mi-mai, c'est à Poullaouen que ses amis des associations Dans Tro, Drom et La Grande Boutique organisaient un grand week-end d'hommage à Erik Marchand avec deux jours de célébrations musicales et la reformation de ses groupes emblématiques. Gwerz, les Roumains du Taraf de Caransebes, les Albanais de l'ensemble polyphonique Mallakaster, la chanteuse galicienne Fransy Gonzalez, la Serbe Svetlana Spajic, Titi Robin et le maître des tablas rajasthani Hameed Khan, Manu Théron, ses anciens élèves de la Kreiz Breizh Akademi... Depuis les quatre coins de l'Europe comme de la Bretagne, tous et toutes ont fait le déplacement pour honorer la vie, l'œuvre et l'héritage d'Erik Marchand qui continue de réunir les mondes et les musiques. « Erik s'intéressait à toutes les musiques du monde, aux musiques traditionnelles, aux musiques des racines » — Fransy Gonzalez « Un oiseau a crié dans l'Atlantique et son cri est parvenu jusqu'à l'Albanie… Ainsi commence notre chanson qui parle d'Erik Marchand et du deuil que nous vivons avec sa mort » — Mallakaster « Avec Erik, on travaillait beaucoup, énormément, on ne comptait jamais le nombre de répétitions. Il était extrêmement perfectionniste, il ne laissait passer aucune erreur. Parfois, il pouvait même se montrer un peu dur ! Mais il était toujours juste » — Costica Olan du Taraf de Caransebes « On peut dire qu'Erik Marchand a été mon maître, même s'il n'aimait pas cette expression, il n'aimait pas se mettre en avant. Pourtant, lui-même disait de Manu Kerjean qu'il avait été son maître... Pourquoi ne pourrions-nous pas dire pareil ? Il a transmis l'amour des musiques bretonnes à des centaines de personnes » — Christophe le Menn alias Krismenn. Titres joués dans l'émission : - Dañs tro poullaouen (Ar paotr disoursi. Ton berr) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997) - Bolom kozh Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Zoudard Maleurus Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Froudennou Thierry Robin · Hameed Khan · Erik Marchand · Yann-Fañch Kemener extrait de Erik Marchand Trio – An Tri Breur (Silex 1997) - Heuliad Fisel Erik Marchand · Thierry Robin extrait de Chants Du Centre-Bretagne — « An Heñchoú Treuz » (Ocora. Radio France 1990) - Hanter Dro Loiez Ropars · Yvon Palamour feat. groupe Jabadao, extrait de Bombarde et biniou koz (Mémoire de la Musique Bretonne) (Mouez Breiz 1962) - Côté Pile Gwerz Erik Marchand · Patrick Molard · Jacky Molard · Soig Sibéril · Youenn Le Bihan, extrait de Au-Delà (Escalibur 1987) - A Danza Erik Marchand · Fransy Gonzalez · Mallakaster · Ensemble vocal Tenore de Santu Predu de Sardaigne · Bassé Koné extrait de Kan (RCA Victor & BMG France 2001) - An Dañserien (Polka/Ardeleana/Joc De Doï/Dañs Tro Fañch) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997). - Télérama, article sur la mort d'Erik Marchand - Facebook Erik Marchand - Naïade Productions - YouTube - Erik Marchand - YouTube - Hommage à Erik Marchand. Sur le même sujet - Erik Marchand à Eurofonik en 2013. À lire sur RFI Musique : - Rodolphe Burger - Erik Marchand (7 mars 2005) - Erik Marchand (2 juin 2006) - Erik Marchand (3 mai 2004).
Reportage en Bretagne de Jeanne Lacaille sur l'hommage rendu à Erik Marchand. Jamais sans son chapeau ni sa belle moustache : Erik Marchand, grande voix et grand passeur des musiques bretonnes, est mort en octobre 2025 à l'âge de 70 ans dans son pays de cœur, la Roumanie. Mais c'est là où il a vécu, en Centre-Bretagne, que nous emmène la reporter Jeanne Lacaille. La Bretagne, c'était sans doute le destin d'Erik Marchand qui est né à Neuilly-sur-Seine dans une famille modeste. Son père jouait de la guitare manouche et son grand-père chantait, mais c'est grâce au disque du bagad de Redon puis En passant par la Bretagne d'Eugène Grenel et Albert Bolloré qu'Erik Marchand tombe love des musiques traditionnelles bretonnes. Très tôt, ce dernier cultive aussi un goût prononcé pour les musiques du monde et les cultures d'ailleurs. Sur son tourne-disque, il écoute surtout des disques Ocora qu'il achète avec son argent de poche : des collectages de musiques et chants du pays dogon, de Madagascar, de Haute-Volta, les musiques des Indiens boni et wayana de Guyane dans lequel il y avait des chants chamaniques. Il commence à fréquenter les fest-noz et les cercles bretons de Paris. À 18 ans, une fois son bac en poche, Erik Marchand quitte la ville pour s'installer à Poullaouen, un petit village du Finistère, chez un fermier nommé Manu Kerjean qui devient son maître et lui apprend le chant traditionnel comme la langue bretonne. Passionné par le répertoire populaire de la région, Erik Marchand collecte de nombreux chants auprès des anciens et collabore avec l'association Dastum. Il fait ses armes en fest-noz... et l'Histoire a fait le reste ! Mi-mai, c'est à Poullaouen que ses amis des associations Dans Tro, Drom et La Grande Boutique organisaient un grand week-end d'hommage à Erik Marchand avec deux jours de célébrations musicales et la reformation de ses groupes emblématiques. Gwerz, les Roumains du Taraf de Caransebes, les Albanais de l'ensemble polyphonique Mallakaster, la chanteuse galicienne Fransy Gonzalez, la Serbe Svetlana Spajic, Titi Robin et le maître des tablas rajasthani Hameed Khan, Manu Théron, ses anciens élèves de la Kreiz Breizh Akademi... Depuis les quatre coins de l'Europe comme de la Bretagne, tous et toutes ont fait le déplacement pour honorer la vie, l'œuvre et l'héritage d'Erik Marchand qui continue de réunir les mondes et les musiques. « Erik s'intéressait à toutes les musiques du monde, aux musiques traditionnelles, aux musiques des racines » — Fransy Gonzalez « Un oiseau a crié dans l'Atlantique et son cri est parvenu jusqu'à l'Albanie… Ainsi commence notre chanson qui parle d'Erik Marchand et du deuil que nous vivons avec sa mort » — Mallakaster « Avec Erik, on travaillait beaucoup, énormément, on ne comptait jamais le nombre de répétitions. Il était extrêmement perfectionniste, il ne laissait passer aucune erreur. Parfois, il pouvait même se montrer un peu dur ! Mais il était toujours juste » — Costica Olan du Taraf de Caransebes « On peut dire qu'Erik Marchand a été mon maître, même s'il n'aimait pas cette expression, il n'aimait pas se mettre en avant. Pourtant, lui-même disait de Manu Kerjean qu'il avait été son maître... Pourquoi ne pourrions-nous pas dire pareil ? Il a transmis l'amour des musiques bretonnes à des centaines de personnes » — Christophe le Menn alias Krismenn. Titres joués dans l'émission : - Dañs tro poullaouen (Ar paotr disoursi. Ton berr) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997) - Bolom kozh Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Zoudard Maleurus Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Froudennou Thierry Robin · Hameed Khan · Erik Marchand · Yann-Fañch Kemener extrait de Erik Marchand Trio – An Tri Breur (Silex 1997) - Heuliad Fisel Erik Marchand · Thierry Robin extrait de Chants Du Centre-Bretagne — « An Heñchoú Treuz » (Ocora. Radio France 1990) - Hanter Dro Loiez Ropars · Yvon Palamour feat. groupe Jabadao, extrait de Bombarde et biniou koz (Mémoire de la Musique Bretonne) (Mouez Breiz 1962) - Côté Pile Gwerz Erik Marchand · Patrick Molard · Jacky Molard · Soig Sibéril · Youenn Le Bihan, extrait de Au-Delà (Escalibur 1987) - A Danza Erik Marchand · Fransy Gonzalez · Mallakaster · Ensemble vocal Tenore de Santu Predu de Sardaigne · Bassé Koné extrait de Kan (RCA Victor & BMG France 2001) - An Dañserien (Polka/Ardeleana/Joc De Doï/Dañs Tro Fañch) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997). - Télérama, article sur la mort d'Erik Marchand - Facebook Erik Marchand - Naïade Productions - YouTube - Erik Marchand - YouTube - Hommage à Erik Marchand. Sur le même sujet - Erik Marchand à Eurofonik en 2013. À lire sur RFI Musique : - Rodolphe Burger - Erik Marchand (7 mars 2005) - Erik Marchand (2 juin 2006) - Erik Marchand (3 mai 2004).
durée : 00:29:23 - De cause à effets, le magazine de l'environnement - Le grignon franc est l'un des bois les plus exploités en Guyane pour sa grande résistance. David Touboul, chimiste, étudie la nature de ses défenses naturelles et son interaction avec le microbiote au sein de la forêt. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dimanche dernier (5 juillet 2026), le Mexique était éliminé de la Coupe du Monde après une défaite 3-2 contre l'Angleterre. Plus aucun match ne se jouera au Mexique, mais l'euphorie autour de la sélection mexicaine ne retombe pas. On en parle avec Ana Maria Ospina, l'envoyée spéciale de la rédaction de RFI en espagnol pour cette Coupe du Monde. Malgré l'élimination du Mexique, les supporters continuent d'acheter le maillot vert de l'équipe. La plupart du temps, il s'agit d'imitations, « de très belles contrefaçons », assure Guadalupe que notre journaliste a rencontrée. Les autorités ont été contraintes de renforcer leurs contrôles. Rien qu'à Guadalajara, ce sont 66 000 maillots qui ont été confisqués. À lire aussiFootball: le business des faux maillots, entre économies, risques sanitaires et crime organisé Recenser les centres de santé en Haïti Comme chaque mois, nous sommes en ligne avec nos confrères du site Ayibopost, qui nous parlent d'une liste de lieux où on peut se faire soigner gratuitement ou à faible coût : consultations, vaccination, soins infantiles... « C'est difficile d'accéder aux soins en Haïti. L'objectif, c'est de permettre aux gens de gagner du temps et de savoir vers quelles structures ils peuvent se tourner selon leurs besoins », explique la journaliste Lucnise Duquereste. Face à un système de santé au ralenti et en crise, le guide sera mis à jour régulièrement par les équipes d'Ayibopost. Argentine : Milo Jota, le chanteur qui décolle Milo Jota, 19 ans seulement et déjà 13 prix musicaux raflés en une seule soirée aux Premios Gardel. Eloïse Brethes nous présente cette figure de la musique urbaine qui donne un coup de jeune aux mélodies traditionnelles et s'engage contre la dictature argentine. Le journal de la 1ère 10 prévenus de la faction brésilienne « Familia Terror do Amapa » sont jugés au tribunal de Cayenne, en Guyane.
durée : 00:58:33 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - En Guyane, des internats catholiques logent des enfants amérindiens à partir des années 1930. À La Réunion, des mineurs liés à l'aide sociale à l'enfance sont envoyés en France hexagonale dans les années 1960 et 1970. À quel point l'État a-t-il protégé ces enfants des territoires ultramarins ? - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Hélène Ferrarini Journaliste, Gilles Gauvin Historien Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Maladie génétique affectant l'hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l'OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l'échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d'adapter son mode de vie et d'améliorer sensiblement son bien-être. Quand on parle de l'hygiène de vie pour améliorer le quotidien des patients drépanocytaires, de quoi parle-t-on exactement ? Pourquoi la prise d'acide folique est-elle plus que recommandée ? Pourquoi le dépistage précoce de cette maladie génétique de l'hémoglobine est-il si important ? Avec : Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l'ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon Retrouvez l'émission en entier ici : Drépanocytose : ce qui peut aider à mieux vivre avec la maladie
Maladie génétique affectant l'hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l'OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l'échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d'adapter son mode de vie et d'améliorer sensiblement son bien-être. Comment mieux vivre au quotidien avec la maladie ? Quels sont les traitements disponibles et les avancées prometteuses ? Les sujets de santé que nous abordons au quotidien, changent jour après jour, mais certaines maladies nécessitent que l'on y consacre du temps et une attention particulière, parce qu'il s'agit de problèmes de santé publique qui, paradoxalement, sont trop négligés, lorsqu'ils ne sont pas méconnus. La drépanocytose est l'illustration de cette iniquité médicale. Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente à l'échelle planétaire, douloureuse, potentiellement mortelle. Ses traitements sont loin, très loin d'être accessibles à tous et ce risque sanitaire de premier plan n'est ni suffisamment connu, ni médiatisé. Pourtant, des médicaments existent et des conseils du quotidien permettent aux patients, qui présentent cette malformation de l'hémoglobine, de mieux vivre avec leur maladie. « Chaque année, environ 300 000 enfants naissent atteints de la drépanocytose, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne » Pr Narcisse Elenga Il est important d'expliquer l'origine de la drépanocytose et de quelle manière elle pourrait risquer, faute de prise en charge, abîmer ou menacer certains organes. Comprendre le fonctionnement de la maladie et mettre en place une prévention adaptée, par les habitudes, la vigilance, les médicaments, les vaccins et un suivi médical : tout cela va permettre aux enfants drépanocytaires de grandir, de faire des projets, de construire leur vie. « Vivre avec la drépanocytose impose des défis constants, mais une approche centrée sur le bien-être peut considérablement améliorer la qualité de vie », écrit le Pr Narcisse Elenga. Avec : Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l'ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon Pr Gustave Koffi, professeur titulaire de médecine, spécialisé en hématologie biologique et clinique, chef du service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan, en Côte d'Ivoire, président du comité scientifique de la Société Africaine d'Hématologie (SAFHEMA), président du RILD (Réseau Ivoirien de Lutte contre la Drépanocytose) et auteur de l'ouvrage Tout savoir sur la drépanocytose, paru aux Éditions universitaires de Côte d'Ivoire Shelley Fabar Mbazogho, présidente de l'association « Zoé Action », qui lutte contre la drépanocytose au Gabon. Programmation musicale : ► Yseult - Now or Never ► Nectar Woode - Naturally.
Maladie génétique affectant l'hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l'OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l'échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d'adapter son mode de vie et d'améliorer sensiblement son bien-être. Comment mieux vivre au quotidien avec la maladie ? Quels sont les traitements disponibles et les avancées prometteuses ? Les sujets de santé que nous abordons au quotidien, changent jour après jour, mais certaines maladies nécessitent que l'on y consacre du temps et une attention particulière, parce qu'il s'agit de problèmes de santé publique qui, paradoxalement, sont trop négligés, lorsqu'ils ne sont pas méconnus. La drépanocytose est l'illustration de cette iniquité médicale. Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente à l'échelle planétaire, douloureuse, potentiellement mortelle. Ses traitements sont loin, très loin d'être accessibles à tous et ce risque sanitaire de premier plan n'est ni suffisamment connu, ni médiatisé. Pourtant, des médicaments existent et des conseils du quotidien permettent aux patients, qui présentent cette malformation de l'hémoglobine, de mieux vivre avec leur maladie. « Chaque année, environ 300 000 enfants naissent atteints de la drépanocytose, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne » Pr Narcisse Elenga Il est important d'expliquer l'origine de la drépanocytose et de quelle manière elle pourrait risquer, faute de prise en charge, abîmer ou menacer certains organes. Comprendre le fonctionnement de la maladie et mettre en place une prévention adaptée, par les habitudes, la vigilance, les médicaments, les vaccins et un suivi médical : tout cela va permettre aux enfants drépanocytaires de grandir, de faire des projets, de construire leur vie. « Vivre avec la drépanocytose impose des défis constants, mais une approche centrée sur le bien-être peut considérablement améliorer la qualité de vie », écrit le Pr Narcisse Elenga. Avec : Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l'ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon Pr Gustave Koffi, professeur titulaire de médecine, spécialisé en hématologie biologique et clinique, chef du service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan, en Côte d'Ivoire, président du comité scientifique de la Société Africaine d'Hématologie (SAFHEMA), président du RILD (Réseau Ivoirien de Lutte contre la Drépanocytose) et auteur de l'ouvrage Tout savoir sur la drépanocytose, paru aux Éditions universitaires de Côte d'Ivoire Shelley Fabar Mbazogho, présidente de l'association « Zoé Action », qui lutte contre la drépanocytose au Gabon. Programmation musicale : ► Yseult - Now or Never ► Nectar Woode - Naturally.
Avec plus de 2 300 morts depuis le début de l'année 2026, les gangs continuent d'étendre leur emprise en Haïti, à Port-au-Prince, dans les communes voisines de la capitale, mais aussi dans le département de l'Artibonite. Et pour l'instant, rien ne semble enrayer cette spirale de violence. Nous en parlons avec le coordinateur général du principal syndicat de police, le SPNH-17, Garry Jean-Baptiste. La situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, tandis que les forces de l'ordre paraissent de plus en plus démunies. Au cours de cet entretien, Garry Jean-Baptiste évoque la corruption au sein de la police, réclame de meilleurs salaires pour les agents et dénonce l'absence de coordination entre les différentes unités chargées de lutter contre les gangs. Il revient également sur la manière dont les policiers, eux-mêmes victimes de cette violence, tentent de faire face à l'expansion des groupes armés. Eduardo Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison L'actualité du jour au Brésil, c'est la condamnation d'Eduardo Bolsonaro, l'un des fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. Il a été condamné par contumace à quatre ans et deux mois de prison pour avoir fait pression sur les autorités américaines afin qu'elles sanctionnent des magistrats brésiliens et, plus largement, le Brésil, dans le but d'influer sur le procès de son père. Un dossier d'Achim Lippold. À lire aussiBrésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père De nouvelles réformes économiques à Cuba À Cuba, le Parti communiste doit valider ce mercredi (17 juin 2026) une série de réformes économiques annoncées la semaine dernière par le président pour tenter de faire face à une crise aggravée par l'embargo américain et le blocus pétrolier imposé par Washington. Les autorités misent sur davantage de décentralisation et sur un élargissement des libertés accordées au secteur privé, avec notamment la possibilité pour les entreprises d'importer et d'exporter sans passer par l'État, ainsi que d'investir directement dans le tourisme. Selon Jérôme Leleu, économiste et spécialiste de Cuba, joint par Justine Fontaine, ces mesures s'inscrivent dans la continuité de la libéralisation progressive engagée ces dernières années. Journal de La Première À l'occasion du premier anniversaire de sa création, le CHU de Guyane a officiellement inauguré mardi (16 juin) son Institut consacré à la santé des populations d'Amazonie.
Ils s'appellent Ozempic ou encore Mounjaro : ces médicaments injectables vendus pour perdre du poids rapidement font fureur dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, mais aussi au Brésil. Destinés normalement aux cas d'obésité ou de diabète, un grand nombre de Brésiliens en prend aujourd'hui, parfois sans prescription médicale. 5 000 euros pour perdre 22 kilos. C'est ce qu'a annoncé un endocrinologue très populaire sur les réseaux sociaux à Clara Varandas. À 31 ans, cette architecte a finalement perdu 12 kilos en quatre mois. Elle prenait une version « sur mesure » de la tirzépatide. Mais en même temps qu'elle maigrissait, elle sentait son corps s'affaiblir. « J'ai été très malade, des problèmes affreux que je n'avais jamais eus auparavant. Par exemple, j'ai eu une infection bactérienne de la peau, sur le visage. J'ai eu un côté du visage très gonflé à cause d'une simple piqûre de moustique », explique-t-elle. Chaque semaine, elle se rendait dans ce cabinet d'un quartier chic de Sao Paulo. Très chers, ces médicaments font aussi l'objet de contrebande au Brésil, raconte la correspondante de RFI, Sarah Cozzolino. Ce qui multiplie les risques d'effets secondaires indésirables, et parfois graves. Un mois d'injections de Mounjaro, acheté en pharmacie, vaut entre 200 et 350 euros. C'est plus que le salaire minimum au Brésil. À Rio de Janeiro, dans la favela de Maré, un équivalent paraguayen du médicament circule. Ce vendredi soir, Matheus Euzébio et une de ses amies s'appliquent eux-mêmes la dose, achetée dans une clinique clandestine. « Au début, ce n'était que pour les riches, témoigne-t-il dans le reportage de Sarah Cozzolino, mais maintenant on peut s'en procurer facilement pour pas cher ». Le secrétaire général de l'ONU en visite en Haïti Antonio Guterres se rend pour la seconde fois en Haïti. Il doit se rendre notamment dans un camp de déplacés à Port-au-Prince et « constater l'aggravation de la situation sécuritaire », précise Gotson Pierre, de l'agence Alterpresse. De son côté, « la Commission pastorale pour la justice et les droits humains lance un appel à une prise de conscience nationale sur la situation des enfants », particulièrement exposés à la violence et la précarité dans le pays, ajoute-t-il. Enfin, Alterpresse évoque l'inquiétude des partis signataires de l'accord du Montana : le décret électoral publié le 2 juin 2026 n'est pas conforme à la Constitution, estiment-ils, remettant en cause également la légitimité légale du maintien au pouvoir du Premier ministre de transition Alix Didier Fils-Aimé. Les États-Unis assurent avoir livré 300 « criminels » au Mexique 313 personnes ont été livrées par Washington à la justice mexicaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a assuré ce lundi 15 juin 2026, l'ambassadeur des États-Unis au Mexique, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Est-ce un pas vers Mexico, alors que la question des extraditions est devenue, ces dernières semaines, un sujet de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays ? Explications avec Justine Fontaine. Dans le journal de La 1ère... Six Amérindiens (des peuples Kali'na et Arawak) de Guyane décédés à la fin du XIXème siècle à Paris seront bientôt de retour sur leurs terres, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
durée : 00:06:29 - Les journaux de France Culture - Le Parlement a définitivement adopté lundi la restitution à la Guyane des restes de six Amérindiens conservés au Muséum national d'histoire naturelle, plus de 130 ans après leur mort dans les "zoos humains" parisiens où ils furent exhibés. La fin de vingt ans de combat juridique. - équipe : Pierre Ropert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce vendredi (12 juin 2026), place aux débuts des deux autres pays hôtes du Mondial après la victoire du Mexique face à l'Afrique du Sud (2-0). Le Canada ouvre le bal contre la Bosnie-Herzégovine à Toronto, avant l'entrée en lice des États-Unis face au Paraguay. Deux rendez-vous importants pour les organisateurs, avec des attentes différentes mais la même ambition de réussir leur entrée dans la compétition. Nous en parlons avec Frédéric Suteau. À la veille de son premier match, Haïti retient son souffle. Les Grenadiers s'apprêtent à disputer leur deuxième Coupe du monde en plus de cinquante ans et seront portés par tout un pays. L'ancienne gloire Philippe Vorbe a partagé ses souvenirs de l'épopée de 1974, tout en exprimant son inquiétude face aux difficultés que traverse aujourd'hui le football haïtien. Un entretien réalisé par notre correspondant Peterson Luxama. ►Le calendrier Coupe du monde. À lire aussiLe dossier Coupe du monde Au Brésil, la société se divise autour d'un liquide vaisselle Notre dossier du jour nous conduit au Brésil, où des décisions a priori anodines se retrouvent au cœur de la bataille politique. Le rappel de certains lots d'un liquide vaisselle par l'agence sanitaire a été interprété par les partisans de l'ancien président Jair Bolsonaro comme une décision à caractère politique. Un nouvel exemple de la polarisation qui continue de marquer la vie publique brésilienne, nous explique notre correspondante Sarah Cozzolino. Journal de la 1ère L'Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi visant à autoriser la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures en Guyane et dans l'ensemble des Outre-mer français.
Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer. Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold. L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028. Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?
Rendez-vous avec l'auteur, compositeur et interprète guyanais Jahyanai. Cet artiste de reggae-dancehall, est l'un des rares à avoir su toucher un public extrêmement populaire et large notamment avec des banguers comme « Who mad again » et « Real Wifey » entrés tant en playlists spécialisées que sur NRJ. Avec au compteur plus de 270 millions de vues YouTube, 1 Prix Sacem, 2 Master Lindor et des concerts dans le monde entier, il s'est définitivement imposé comme le fer de lance de la musique guyanaise 2.0. Dans cet épisode Xman, Wah Waah & Crazy offfent les vidéos surprises et Dolores Bakela le billet d'humeur. ► La vidéo - Jahyanai, la Guyane en grand sur France 24.
En Haïti, la situation reste dramatique à Cité Soleil dix jours après de violents affrontements entre gangs rivaux qui ont fait des dizaines de morts et provoqué la fuite de plus de 10 000 habitants, selon l'Organisation internationale des migrations. De nombreuses familles, dont les maisons ont parfois été incendiées, vivent toujours dans des centres d'accueil surpeuplés à Delmas, Tabarre et dans d'autres secteurs de la capitale. Selon Pierre Fritznel, responsable de l'organisation de défense des droits humains Combite pour la paix et le développement, les conditions de sécurité ne permettent toujours pas aux déplacés de regagner leur quartier. Cette nouvelle flambée de violence relance aussi les critiques contre un État quasiment absent de Cité Soleil depuis les attaques de gangs contre des institutions publiques en 2020. Alors que plusieurs centaines de soldats tchadiens ont récemment été déployés dans le cadre de la force multinationale de soutien à la police haïtienne, beaucoup d'Haïtiens jugent la réponse internationale et gouvernementale trop lente face à l'urgence sécuritaire. Témoignage d'un entrepreneur haïtien Nous recevons, en studio, l'entrepreneur Marc Alain Boucicault qui revient sur son parcours et sur les défis auxquels font face aujourd'hui les jeunes entrepreneurs haïtiens. Né à Port-au-Prince, formé aux États-Unis et passé par la Banque mondiale ainsi que la Banque interaméricaine de développement, celui que beaucoup présentent comme une figure inspirante de l'innovation en Haïti explique pourquoi il a choisi de revenir investir dans son pays. Au cours de cet entretien, il évoque aussi les difficultés de faire fonctionner un incubateur de start-up dans un climat marqué par la violence, les faiblesses structurelles qui freinent la création d'entreprises, le manque d'accompagnement économique, mais aussi l'impact de la corruption sur toute une génération de jeunes porteurs de projets. La disparition de Totó la Momposina La Colombie est en deuil après la mort de Totó la Momposina, figure emblématique des musiques traditionnelles des Caraïbes colombiennes, décédée hier (19 mai 2026) à l'âge de 85 ans. Sarah Krakovitch revient sur le parcours exceptionnel de l'artiste qui aura consacré plus de soixante ans à faire rayonner à travers le monde les rythmes afro-caribéens et autochtones comme la cumbia, le porro, le mapalé ou encore le bullerengue. Récompensée en 2015 par un Latin Grammy d'excellence musicale, Totó la Momposina laisse une empreinte majeure dans la culture latino-américaine. Pour le ministère colombien de la Culture, c'est « tout un chapitre de l'histoire culturelle colombienne » qui disparaît. Journal de la 1ère Le bac La Gabrielle qui assure la liaison maritime entre la Guyane et le Suriname.
La situation en Bolivie est toujours très tendue. Depuis le début du mois de mai 2026, plusieurs secteurs de la population se mobilisent. Manifestations, barrages routiers... La capitale, La Paz, et la ville voisine d'El Alto sont les plus touchées. Si à l'origine, les manifestants réclamaient des hausses de salaire, des mesures pour faire face à l'inflation (+ 14% par an) et le retrait d'une loi controversée sur la propriété agraire, certains exigent désormais le départ du président de centre-droit, Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre dernier, après vingt ans de domination du Mouvement vers le socialisme d'Evo Morales. Les partisans de l'ancien président sont particulièrement mobilisés pour obtenir la démission du chef de l'État. Une manifestation intitulée « Marche pour la vie et pour sauver la Bolivie » doit arriver ce lundi (18 mai 2026), à La Paz. Face à ce mouvement de contestation, le gouvernement mise sur le dialogue. Les précisions de Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. Salvador : Ruth Lopez attend toujours d'être jugée Cela fait un an ce lundi que l'avocate Ruth Lopez, directrice de l'ONG anti-corruption Cristosal, l'une des rares à s'opposer au président Nayib Bukele, est détenue au Salvador. Elle enquêtait sur dix cas de corruption au sein du gouvernement lorsqu'elle a été arrêtée. Elle attend désormais en prison son procès pour enrichissement illicite. De fausses accusations selon Amnesty international et Human Rights Watch. Sur place au Salvador, parler aujourd'hui de Ruth Lopez dérange même si quelques rares voix de l'opposition se font entendre. Reportage de Marie Griffon. Haïti : la résilience des femmes Les femmes font partie des premières victimes de la violence qui règne en Haïti. « Entre Femmes Haïti », une organisation féminine basée aux Gonaïves, a organisé, ce samedi 9 mai, un événement baptisé « Les femmes chantent la résilience » pour saluer les luttes des femmes et parler de leur marginalisation, notamment dans les communes rurales du département de l'Artibonite. Un dossier signé Ronel Paul avec Kervens Février. Le journal de la 1ère L'avenir institutionnel de la Guyane au menu d'une rencontre ce jeudi (21 mai 2026), à l'Elysée.
Le 18 février 1999, Christiane Taubira entre dans l'Histoire. Alors députée de la Guyane, elle porte devant l'Assemblée nationale française la proposition de loi affirmant que « la traite et l'esclavage sont un crime contre l'humanité ». Au-delà de l'hémicycle, elle s'adresse à la communauté humaine, prononçant un discours vibrant et mûrement réfléchi, sans aucune note écrite. Le 10 mai 2001, le Sénat vote à l'unanimité la loi par laquelle la France devient le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Mais comment réparer l'irréparable ? 25 ans après la promulgation de la loi qui porte son nom, Christiane Taubira accorde un long entretien à RFI et affronte la question des réparations. Les livres de Christiane Taubira évoqués dans l'émission : - L'esclavage raconté à ma fille. Éditions du Seuil - Mes météores, combats politiques au long cours. Éditions Flammarion - Gran balan, La nuit leur appartient. Le malheur aussi. Éditions Plon ► La bibliographie de Christiane Taubira ► Pour comprendre la loi Taubira ► Le site de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.
C dans l'air du 7 mai 2026 - Contagion d'hantavirus : la course contre la montreLe paquebot MV Hondius continue d'inquiéter les autorités sanitaires. Après plusieurs décès liés à l'hantavirus, une vaste enquête est en cours pour retrouver le patient zéro et identifier les passagers contaminés. Des voyageurs ont déjà été localisés en Europe et en Afrique, pendant que le bateau poursuit sa route vers les Canaries sous haute surveillance. L'hantavirus se transmet normalement par les rongeurs, via des particules contaminées dans l'air. Mais la souche détectée sur le navire, le virus Andes, peut passer d'humain à humain rendant cette affaire particulièrement sensible. Aux Canaries, où les quelque 150 passagers et membres d'équipage seront mis sous surveillance à partir de samedi, certains habitants craignent un retour des angoisses liées au Covid. En France, une autre menace progresse : les maladies transmises par le moustique tigre. Le chikungunya, la dengue ou encore le virus Zika circulent désormais plus facilement sur le territoire. En 2025, la France a enregistré un nombre record de cas autochtones de chikungunya, c'est-à-dire des contaminations directement sur place, avec plus de 800 dépistages. Le moustique tigre, aujourd'hui implanté dans la quasi-totalité du pays, gagne du terrain avec des hivers plus doux et des températures plus élevées. Aux États-Unis, les médecins s'alarment du recul de la vaccination. La rougeole repart à la hausse dans plusieurs États et les débats autour des vaccins se durcissent. Robert Kennedy Jr, devenu ministre de la Santé, reste très critiqué pour ses positions jugées ambiguës sur la vaccination. Plusieurs scientifiques craignent que cette défiance entraîne le retour de maladies jusque-là sous contrôle. Le cas du MV Hondius peut-il devenir une nouvelle crise sanitaire internationale ? Peut-on s'attendre à davantage de cas de chikungunya en France ? Pourquoi la vaccination recule-t-elle aux États-Unis ?Nos experts :- Anne-Claude CRÉMIEUX - Infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS) - Nicolas BERROD - Chef de service adjoint et spécialiste santé au Parisien - Anne SÉNÉQUIER - Psychiatre et chercheuse à l'IRIS - Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société - Anne LAVERGNE - Responsable du laboratoire associé au Centre National de Référence des Hantavirus - Institut Pasteur de Guyane
C dans l'air du 7 mai 2026 - Contagion d'hantavirus : la course contre la montreNos experts :- Anne-Claude CRÉMIEUX - Infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS) - Nicolas BERROD - Chef de service adjoint et spécialiste santé au Parisien - Anne SÉNÉQUIER - Psychiatre et chercheuse à l'IRIS - Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société - Anne LAVERGNE - Responsable du laboratoire associé au Centre National de Référence des Hantavirus - Institut Pasteur de Guyane
Le fils de Lyne, Mickaël, était un jeune garçon affectueux, bon élève, mais hyperactif. Ambitieux, il s'est tourné vers le milieu hospitalier et est devenu infirmier. C'est dans le cadre de son métier qu'il est parti travailler en Guyane. Là-bas, il est tombé dans l'addiction au crack, jusqu'à se faire kidnapper par un cartel de la drogue. Lorsque Lyne n'a plus eu de nouvelles de son fils, elle a tout de suite compris que quelque chose n'allait pas. Impossible pour elle de le laisser là-bas... Lyne part en Guyane, déterminée à le récupérer et à la sauver coûte que coûte. Mickaël, son fils, était également au téléphone.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une enquête d'AyiboPost met en lumière de graves soupçons de détournement d'aide humanitaire à Petit-Goâve, après le passage dévastateur de l'ouragan Melissa fin 2025. Selon des témoignages et des documents exclusifs, une cargaison destinée aux sinistrés – comprenant notamment 1 500 sacs de produits alimentaires et des kits d'urgence – n'aurait jamais atteint les victimes. Nous en parlons avec l'un des auteurs de l'enquête, Wesker Sylvain. L'aide est arrivée début décembre 2025 sous la supervision de la Protection civile. Elle aurait été interceptée par une délégation municipale avant même sa distribution officielle. Au cœur des accusations, se trouve l'ancien directeur général de la mairie, Lesly Toussaint. Il est soupçonné d'avoir détourné ces ressources à des fins personnelles et commerciales. Une élue locale, Marthe Noël Josselin, affirme que des produits ont été transportés discrètement puis revendus sur des marchés locaux ou distribués à des particuliers. Plusieurs témoignages évoquent également la présence inhabituelle de riz et de farine issus de l'aide humanitaire dans les circuits commerciaux, tandis qu'une employée municipale reconnaît avoir reçu une partie de ces denrées sans être elle-même sinistrée. L'ouragan Melissa avait fait au moins 43 morts, dont 25 à Petit-Goâve, et causé d'importants dégâts matériels. Le Mexique se lance dans l'exploitation du gaz de schiste C'est un revirement qui fait beaucoup réagir les défenseurs de l'environnement. La présidente Claudia Sheinbaum a annoncé il y a quelques semaines que le Mexique allait puiser dans ses gisements de gaz de schiste. Et ce alors qu'elle et son prédécesseur Andrès Manuel Lopez Obrador étaient fermement opposés à la méthode du « fracking » particulièrement nocive pour l'environnement. La dirigeante de gauche affirme que le Mexique doit réduire sa dépendance énergétique des États-Unis. Et elle promet que le gaz sera extrait par des méthodes moins polluantes. Un dossier de Justine Fontaine. Expo The Music Is Black : les racines africaines et caribéennes de la musique britannique Melissa Chemam nous amène à Londres, au nouveau musée V&A East qui consacre sa première exposition à la richesse et à l'influence de la musique noire au Royaume-Uni. À travers costumes de scène, archives, films et instruments, le parcours retrace les racines africaines, afro-américaines et caribéennes de genres majeurs comme le jazz, la soul ou le reggae, né à Kingston à la fin des années 1960. L'exposition met en lumière des figures emblématiques comme Shirley Bassey, Sade ou Seal, tout en racontant, en filigrane, l'histoire des migrations vers la Grande-Bretagne et leur rôle déterminant dans la création musicale. Cette exposition dure jusqu'à janvier 2027. Elle s'accompagne de rencontres et projections et montre que Londres reste un carrefour essentiel des musiques noires contemporaines. Journal de la 1ère Corruption et favoritisme : neuf condamnations, dont sept anciens élus de Guadeloupe et Guyane.
durée : 00:05:00 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - L'analyse génétique d'Anopheles darlingi, principal vecteur du paludisme en Amérique du Sud, révèle une grande diversité. Ce moustique s'adapte rapidement aux environnements transformés par l'humain. Plus inquiétant, cette nouvelle étude identifie une capacité à résister aux produits chimiques. - invités : Mathilde Gendrin Chercheuse à l'Institut Pasteur de Guyane
durée : 00:05:03 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Recenser la biodiversité aquatique nécessitait jusqu'ici des suivis longs, fastidieux et parfois mortels. Une nouvelle étude présente une base de données ADN couvrant près de 90 % des poissons d'eau douce de Guyane. Un outil clé pour inventorier la faune plus efficacement et sans dommage. - invités : Sébastien Brosse Professeur à l'Université de Toulouse et chercheur au Centre de Recherche sur la Biodiversité et l'Environnement (CRBE)
durée : 00:04:47 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Le venin des fourmis sert surtout à se défendre, mais avec 15 000 espèces dans le monde, les exceptions sont nombreuses. Une nouvelle étude montre que celui des fourmis légionnaires contient des enzymes digestives. Il permettrait de se nourrir sans avoir besoin de la prédigestion des larves. - invités : Axel Touchard Chercheur CNRS dans le laboratoire Ecologie des forêts de Guyane
Programmation consacrée aux nouveautés musicales avec Ronisia, Tayc, Chili ou encore Koffi Olomidé et dans la séquence Gold, « Syè Bwa » de Kassav'. Dans la séquence Génération Consciente, Jessica Webe, directrice exécutive de UN Global Compact en République démocratique du Congo. Le 10 décembre 2025, en joignant leurs efforts à l'initiative Unis contre la corruption, ils organisent le premier sommet national de lutte contre la corruption en RDC. (Rediffusion) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Ronisia – Solide Tayc – Il s'appelait Tayc Hiro – C'est mort Rutshelle Guillaume – Ou méchan Sandra Nanor et Darius Denon – On se perd Nesly et Mik L – Je serai là Malcolm – Flora Coquerel Chili – Rebanav 126 BPM Koffi Olomidé feat Cindy Le Coeur – Sieta Charlotte Dipanda feat Davido – Survivor Bamby feat Genezio – Téléphone Thanda Choir Georgio - Le temps n'emporte rien Kassav' – Sye bwa Théodora feat Thisizlondon – Masoko na Mabélé Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Parmi les nouveautés musicales de ce jour, la collaboration entre Gims et la boss lady Theodora, Junior Mpiana, fils de JB Mpiana, le kompa haïtien d'Ekip et le rap ivoire de Tripa Gninnin entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à la chanteuse guyanaise Edith Lefel décédée le 20 janvier 2003. (Rediffusion) Playlist du 20 janvier Gims feat Théodora - SPA Junior Mpiana - Daniela/Metal rumba Naïka - One track mind Naïka est le coup de cœur de ce début d'année. Chanteuse franco-haïtienne, elle propose une musique éclectique que nous pourrons découvrir prochainement à l'occasion de Eclesia, son album dont la sortie est prévue le 20 février. Pit Baccardi feat Dosseh - Goat Tripa Gninnin - Système Burna Boy - Love Ekip - Péché mignon ADM feat Taire - L'essentiel Lëk Sèn - Shine Le 5 décembre, le rappeur sénégalais Lëk Sèn a sorti Jèem, le septième album de sa carrière. Mr Leo - Devant Tuco Gadamn - Cops Séquence Génération Consciente Perle Lama - Emmène-moi avec toi (2006) Il y a 20 ans, la chanteuse martiniquaise Perle Lama sortait l'un des plus gros tubes de sa carrière. Cinq ans plus tôt, une voix légendaire du zouk, Edith Lefel, décédait tragiquement. Edith Lefel - Mi mwen (2001) Charlemagne Jah Kassé - Prophétie Obama (2009) Suite à l'élection de Barack Obama aux États-Unis, en 2008, de nombreux artistes, à l'image du Togolais Charlemagne Jah Kassé ont chanté en l'honneur du nouveau président américain. Joseph Kabassélé - Table ronde (1960). Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Le rappeur marseillais Kemmler présente son cinquième album Finalement, sorti le 3 octobre 2025. Née à Cayenne, en Guyane, Laureen Rose commence à chanter très jeune lors de cérémonies chrétiennes. Le 25 avril 2025, elle a sorti son premier EP, baptisé Ere. Un opus intime de 4 titres aux sonorités soul, RNB et caribéennes. Ils répondent aux questions de Claudy Siar et Yasmine Bakayoko Kemmler a trouvé le titre de son album suite au décès de son père. Une épreuve qui, malgré la douleur et l'impression que le monde s'arrêtait, lui a « finalement » appris que la vie continue. Dans cet album de 12 titres, Kemmler se raconte et se met à nu dans un contexte difficile. Aujourd'hui, il dit écrire en pensant à sa fille, symbole de l'avenir. Kemmler est l'hôte d'un nouveau podcast Famille + 1 dans lequel il invite des personnalités à prendre le temps de parler d'amour et de relations humaines. Playlist du 2 mars : Kemmler - Si un jour tu pars Laureen Rose - Mo yana Kemmler - Chaise vide Lena - Tout ça pour toi Laureen Rose - One shot Kemmler - Peur de rien Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.