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Amateurs de bande dessinée en quête d'étrangeté et d'émotions, bienvenue dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery. Aujourd'hui, nous nous intéressons à Une Fête sans fin, la nouvelle bande dessinée de Martin Robic publiée au Label 619 chez Rue de Sèvres. Pour l'occasion, nous avons eu le plaisir d'échanger avec son auteur afin de revenir sur la création de cette œuvre singulière. Une Fête sans fin : Martin Robic signe une parenthèse poétique au Label 619
durée : 01:00:05 - par : Priscille Lafitte - Dans son dernier livre "Aucune nuit ne sera noire", Fatou Diome s'attache à décrire son grand-père, son amour de la kora, du chant et du violoncelle. Lors de ses nuits d'écruture, la romancière retient la compagnie des Nocturnes de Chopin, surtout si c'est l'occasion de dialoguer avec George Sand. - réalisation : Claire Lagarde, Maud Noury - invités : Fatou Diome Romancière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans le quartier Hoche de Grenoble, des dealeurs ont affiché sur les murs des offres pour recruter des vendeurs, guetteurs pour des "postes" de jour et de nuit. La maire écologiste Laurence Ruffin assure que ces tags seront effacés "très prochainement".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le collagène marin est devenu l'un des compléments alimentaires les plus populaires du moment. On le retrouve dans les poudres, les boissons, les gélules ou même certains cafés “bien-être”. Mais au fond, qu'est-ce que c'est exactement ? Et surtout : ses effets sont-ils réellement prouvés scientifiquement ?Le collagène est une protéine naturellement présente dans notre corps. C'est même la protéine la plus abondante chez l'être humain. Elle agit comme une sorte de “charpente” des tissus : peau, tendons, cartilage, os ou ligaments. Avec l'âge, sa production diminue progressivement. Résultat : la peau perd en élasticité, les rides apparaissent et certaines articulations deviennent plus fragiles.Le collagène marin, lui, est extrait principalement de la peau, des écailles et des arêtes de poissons. Contrairement au collagène bovin, il contient surtout du collagène de type I, celui que l'on retrouve majoritairement dans la peau humaine.Mais il y a un problème : avaler du collagène brut ne sert pas à grand-chose, car cette grosse protéine est difficilement absorbée par l'organisme. C'est pourquoi les fabricants utilisent généralement du “collagène hydrolysé”. Cela signifie que la protéine a été découpée en petits fragments appelés peptides, beaucoup plus faciles à absorber par l'intestin.Alors, que dit réellement la science ?Les études les plus solides concernent la peau. Plusieurs essais cliniques montrent qu'une supplémentation quotidienne en peptides de collagène peut améliorer légèrement l'hydratation, l'élasticité et parfois réduire la profondeur des rides après plusieurs semaines d'utilisation. Ces effets existent, mais restent modestes. On est loin d'un “lifting en poudre”.Il existe aussi des résultats intéressants concernant les articulations. Certaines recherches suggèrent une diminution des douleurs articulaires, notamment chez des sportifs ou des personnes souffrant d'arthrose légère. L'idée est que certains peptides pourraient stimuler les cellules produisant le cartilage.Concernant les os, quelques études montrent également une amélioration possible de certains marqueurs de densité osseuse chez les personnes âgées, surtout lorsqu'il est associé à du calcium et de la vitamine D.En revanche, beaucoup d'allégations marketing sont exagérées. Aucune preuve solide ne montre que le collagène marin “rajeunisse” le corps, fasse repousser miraculeusement les cheveux ou transforme profondément la silhouette.Enfin, il faut rappeler un point important : pour fabriquer du collagène, le corps a surtout besoin d'une alimentation équilibrée, riche en protéines, en vitamine C, en zinc et en acides aminés.Le collagène marin n'est donc pas un produit miracle. Mais les données scientifiques actuelles suggèrent qu'il peut avoir de vrais effets modestes sur la peau et les articulations, surtout avec une prise régulière sur plusieurs mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il a construit le laboratoire IA le plus influent du monde avant de tout quitter pour recommencer de zéro.Toute l'industrie de l'IA mise sur la même chose mais Yann Le Cun pense qu'ils font fausse route.Professeur à la New York University depuis 23 ans, Yann rejoint Facebook en 2013 et fonde FAIR, le laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Meta, qu'il dirige pendant quatre ans et demi. Il devient ensuite Chief AI Scientist pour reprendre ses travaux de recherche.Pendant 15 ans, il travaille en parallèle sur ce qu'il appelle l'IA pour le monde réel.Pas des systèmes qui prédisent le mot suivant dans une phrase, mais des systèmes capables de comprendre ce qui va se passer dans une vidéo, d'anticiper les conséquences de leurs actions et d'apprendre une nouvelle tâche la première fois qu'ils y sont confrontés.Comme un humain ou un animal.Le 31 décembre 2025, il quitte officiellement Meta et cofonde, à 65 ans, AMI Labs avec Alexandre Le Brun, ancien de Facebook et fondateur de Nabla.La levée de fonds dépasse le milliard de dollars et devient le plus grand seed européen de tous les temps.Yann Le Cun explique pourquoi l'IA que tout le monde utilise aujourd'hui n'est pas intelligente.Il revient sur ce qu'est vraiment un LLM, pourquoi augmenter leur taille ne mènera jamais à l'intelligence de niveau humain et ce qu'il faut construire à la place.Mais aussi, comment AMI Labs compte développer ses modèles.Un épisode concret pour comprendre l'IA telle qu'elle est, pas telle qu'on la vend avec l'un des rares chercheurs à avoir posé les fondations de l'IA moderne et qui pense déjà à ce qui vient après.Vous pouvez contacter Yann sur Linkedin.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.TIMELINE:00:00:00 - Quitter Meta pour construire l'IA d'après00:11:49 - L'IA d'aujourd'hui n'est pas intelligente00:16:49 - « L'intelligence n'est pas une accumulation de connaissances »00:25:26 - Tout le monde se trompe sur les LLM00:33:38 - L'IA surhumaine est inévitable00:43:58 - Aucune entreprise de robots ne sait comment les rendre utiles00:55:38 - L'IA excelle où l'humain est remplaçable, avis01:02:36 - Le world model : ce qui manque à l'IA01:14:58 - YouTube est le plus grand dataset du monde01:26:15 - Est-ce que l'IA peut prédire les catastrophes avant qu'elles arrivent ?01:32:22 - Tout le monde deviendra le patron d'une équipe d'IALes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #534 - Sixte de Vauplane - Animaj - Le studio d'animation qui fait trembler Hollywood#500 - VO - Reid Hoffman - LinkedIn, Paypal - How to master humanity's most powerful invention#500 - VF - Reid Hoffman - LinkedIn, Paypal - Comment dompter l'invention la plus puissante de l'humanité#452 - VO - Reid Hoffman - LinkedIn, Paypal - "We are more Homo technicus than Homo sapiens"#452 - VF - Reid Hoffman - LinkedIn, Paypal - L'humanité 2.0 : Homo technicus plus qu'Homo sapiens#397 - Yann Le Cun - Chief AI Scientist chez Meta - L'Intelligence Artificielle Générale ne viendra pas de Chat GPTNous avons parlé de :Qu'est-ce qu'un grand modèle de langage (LLM) ?« L'explosion de l'intelligence artificielle a été beaucoup plus rapide que le temps universitaire »Intelligence artificielle généraleLes voitures autonomes WaymoNotre documentaire sur la Chine : Comment la Chine est devenue imbattable ?Comment Jean-Louis Constanza voit l'avenir de la robotique sans robotsAI: Connaissez-vous les Joint Embedding Predictive Architectures (JEPA) et les World Models ?Plaud AISystème 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la penséeMusk rachète Cursor, attaque OpenAI, et Tim is Cooked !Les recommandations de lecture :Are We Smart Enough to Know How Smart Animals Are?, by Frans de Waal
Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets. RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.
Pendant ce temps, Trump s'auto-amnistie. Et personne ne regarde. Bienvenue en 2026. Le marché est devenu fou. Ou alors c'est nous. À vous de choisir. LA VIDÉO d'hier : https://youtu.be/V1kVcJeO0EI Dans cet épisode du MorningBull Live, on dissèque l'IPO la plus délirante de l'histoire moderne — celle de SpaceX. Et accrochez-vous, parce que quand on ouvre le S-1 (le prospectus officiel déposé à la SEC), on découvre des trucs qui feraient passer WeWork pour un placement de père de famille. Au menu :
Avec : Baptiste des Monstiers, journaliste. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Frédéric Hermel, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
WE DIT IT. Et la petite Laura serait sacrément fière…
Les options militaires de Trump. Aucune bonne solution ! La guerre électorale au Kentucky. Des dizaines de millions pour défaire le républicain qui tient tête à Trump. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Pain « immangeable » : les consommateurs en colère alors que le ministère ne relève aucune infraction lors des inspections by TOPFM MAURITIUS
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Et si notre réalité n'était qu'un immense programme informatique ? Entre philosophie, physique quantique et intelligence artificielle, l'hypothèse de la simulation revient au cœur du débat technologique.Une idée ancienne remise au goût du jourL'idée selon laquelle notre monde pourrait être une illusion ne date pas d'hier. Déjà, le mythe de la caverne de Platon interrogeait la nature même de la réalité et notre perception du monde.Aujourd'hui, cette théorie connaît un regain d'intérêt avec le développement de l'intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et des simulations numériques toujours plus réalistes. Dans son livre La Simulation, le journaliste et écrivain Loïc Escht explore cette hypothèse fascinante : et si notre univers n'était qu'un gigantesque programme informatique ?Le sujet rappelle évidemment l'univers du film Matrix, où les humains vivent dans une réalité artificielle sans le savoir.Le raisonnement probabiliste de Nick BostromLe philosophe suédois Nick Bostrom, de l'Université d'Oxford, a largement contribué à populariser cette théorie. Selon lui, si une civilisation technologiquement avancée est capable de créer des simulations d'êtres conscients, alors il devient statistiquement plausible que nous vivions nous-mêmes dans l'une de ces simulations.Son raisonnement repose sur trois hypothèses possibles : soit les civilisations disparaissent avant d'atteindre ce niveau technologique, soit elles choisissent volontairement de ne pas créer de simulations, soit elles le font… et nous en faisons partie.Cette réflexion, purement philosophique au départ, trouve aujourd'hui un nouvel écho avec les progrès rapides de l'IA générative et des mondes virtuels.Elon Musk, Sam Altman et la Silicon Valley fascinés par le sujetSelon plusieurs récits relayés dans la presse américaine, certains entrepreneurs de la Silicon Valley se seraient sérieusement intéressés à cette hypothèse. Les noms d'Elon Musk et de Sam Altman reviennent régulièrement lorsqu'il est question de recherches autour de la théorie de la simulation.L'idée peut sembler délirante, mais elle alimente aussi des réflexions scientifiques et philosophiques sur la conscience, la réalité et les limites de la technologie.Les « glitches » : des bugs dans la matrice ?Certains chercheurs et passionnés imaginent qu'il serait possible de détecter des anomalies révélant la nature artificielle de notre univers. Ces supposés « glitches » rappellent les bugs observés dans les jeux vidéo.Parmi les phénomènes souvent évoqués figurent des souvenirs contradictoires entre plusieurs personnes, des événements étrangement répétitifs, des objets introuvables après avoir pourtant été vus, ou encore certaines expériences de mort imminente (NDE).Pour l'instant, ces phénomènes trouvent généralement des explications neuropsychologiques ou cognitives. Mais certains estiment que les découvertes en physique quantique pourraient un jour apporter un éclairage différent sur la nature profonde de la réalité.Une réflexion entre science, technologie et métaphysiqueL'hypothèse de la simulation reste hautement spéculative. Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de l'établir.Mais cette théorie pose des questions vertigineuses : qu'est-ce que la conscience ? Qu'est-ce que le réel ? Et si nos créateurs eux-mêmes vivaient dans une autre simulation ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate.fr. Ensemble, ils évoquent la visite de Donald Trump en Chine et la baisse inédite des candidatures dans les écoles d'ingénieurs en France. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pendant douze ans, un médecin de fertilité a remplacé en secret le sperme de ses patients par le sien. Pas une rumeur. Pas une légende. Une affaire réelle. 94 enfants confirmés. Aucune peine de prison. Derrière la blouse, la clinique et la réputation irréprochable, il y avait un homme convaincu d'agir au nom d'un ordre supérieur.
Jean David Zeitoun, gastro-entérologue et auteur, est un des rares médecins à dire ce que les responsables politiques ne veulent pas entendre. Ceci est un passage très très écouté du podcast, c'est la raison pour laquelle nous l'avons sélectionné comme un moment.Dans ce moment, je parle avec Jean David Zeitoun d'un paradoxe qui me frappe depuis longtemps : comment peut-on se féliciter des progrès de la médecine pendant que l'obésité explose, que des cancers touchent des gens de 35 ans, et que la mortalité infantile repart à la hausse en France ? J'ai questionné Zeitoun sur les vrais ennemis de notre santé au XXIe siècle, ces "méchants" que nos dirigeants ne regardent pas encore en face : l'alimentation ultra-transformée et la pollution. On parle aussi de la réaction de Maillard, de NASH, de maladie de Crohn, et de ce qui se passe réellement dans notre corps quand on mange des produits qu'on ne reconnaîtrait pas dans la nature. Citations marquantes"L'espérance de vie, c'est l'indicateur qui se modifie trop tardivement. Quand elle commence à baisser, vous êtes déjà en état de dégradation avancée.""Les méchants typiques du XXIe siècle, c'est l'alimentation et l'environnement. Les leaders politiques résonnent encore avec la mentalité du XXe siècle.""Il y a une quinzaine de cancers en Europe pour lesquels la fréquence augmente plus vite que la démographie, chez des gens entre 35 et 50 ans. On n'en parle jamais.""Les calories ne font pas tout. Vous pouvez avoir à calories égales des aliments beaucoup plus mauvais pour la santé juste parce qu'ils ont été ultra-transformés.""Pour naviguer entre les risques alimentaires, il faut beaucoup de connaissances, beaucoup de moyens et pas mal de temps. Ça veut dire qu'il faut une intervention, sinon ça ne se résoudra pas tout seul."Big Ideas1. L'espérance de vie est un mauvais indicateur de santé publique (~00:45) On se rassure avec l'espérance de vie, mais c'est un indicateur qui réagit trop tard. Quand elle commence à baisser, comme aux États-Unis depuis 10 ans, c'est qu'on est déjà dans une crise profonde. Il faut regarder d'autres signaux, plus précoces et plus révélateurs.2. Les cancers précoces, un angle mort politique et médiatique (~01:21) Une quinzaine de cancers progressent en Europe plus vite que la démographie chez les 35-50 ans. Personne n'en parle. Ce silence dit beaucoup sur notre incapacité collective à regarder les vrais problèmes en face quand ils n'entrent pas dans les narratifs dominants.3. L'alimentation est le nouveau tabac, sans la taxe (~02:30) Le XXe siècle a su identifier le tabac et l'alcool comme ennemis de santé publique et agir dessus (lentement, mais quand même). Le XXIe a deux nouveaux ennemis bien identifiés par la science : l'alimentation ultra-transformée et l'environnement chimique. Aucune politique publique sérieuse n'existe encore.4. Ultra-transformé : l'effet au-delà des calories (~06:48) Pendant des décennies, on a jugé les aliments uniquement sur leurs calories. C'est faux. Un aliment ultra-transformé peut provoquer de l'obésité, des maladies du foie, des inflammations chroniques avec un compteur calorique "normal". La transformation elle-même est un facteur de risque indépendant.5. La réaction de Maillard : vieillir de l'intérieur (~10:09) Cette réaction chimique naturelle, la caramélisation, est accélérée par certains produits alimentaires. Elle rigidifie les vaisseaux, opacifie le cristallin, abîme les tissus. C'est un mécanisme de vieillissement accéléré que l'on s'inflige sans le savoir.Questions posées dans l'interviewAujourd'hui, ça ressemble à quoi la santé au XXIe siècle ?Les cancers précoces en Europe, pourquoi on n'en parle pas ?La mortalité infantile repart à la hausse en France : quelles causes ?L'alimentation ultra-transformée, c'est vraiment le nouveau "méchant" dominant ?La commodification de l'alimentation explique-t-elle qu'on y prête moins attention ?Le marché alimentaire peut-il se réguler seul ou faut-il une intervention d'État ?Maladies chroniques, maladies auto-immunes : d'où ça vient, comment ça fonctionne ?Qu'est-ce qui se passe exactement dans le corps quand on mange de l'ultra-transformé ?Les laits végétaux industriels et les steaks végétariens, c'est une bonne alternative ?La réaction de Maillard, qu'est-ce que c'est et pourquoi c'est un problème ? Suggestion d'épisode à écouter : #304 Comprendre et lutter contre les nouvelles maladies de notre civilisation avec Jean-David Zeitoun (https://audmns.com/uZITtSz)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:27 - Le Reportage de la rédaction - Benyamin Nétanyahou leur a promis d'éradiquer le Hezbollah. Les États-Unis ont imposé il y a un mois un cessez-le-feu qui n'en n'a que le nom. Aucune promesse n'a jusqu'ici été tenue et les habitants du Nord d'Israël vivent entre guerre et paix, sous la menace constante des drones venant du Liban.
Au Gabon, la présidence affirme n'être pour rien dans l'arrestation du principal opposant, Alain Claude Bilie-By-Nzé, et déclare même que les portes du Palais lui seront ouvertes le jour où il sera libéré. Le 15 avril, l'ancien Premier ministre Bilie-By-Nzé a été arrêté pour une affaire présumée d'escroquerie qui remonte à 2008. Après-demain, vendredi 15 mai, la justice doit se prononcer pour ou contre sa remise en liberté. S'agit-il d'un règlement de compte politique ? Théophane Nzame-Nzé Biyoghé est le porte-parole du président Oligui Nguema. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : L'opposant Alain-Claude Bilie-By-Nzé en prison pour l'histoire obscure d'une dette d'il y a 18 ans qu'il n'aurait jamais payée. Est-ce qu'on ne lui cherche pas des poux dans la tête ? Théophane Nzame-Nzé Biyoghé : Il faudrait se demander qui lui cherche des poux dans la tête. En tout cas, ce que nous, nous constatons en tant que présidence de la République gabonaise, c'est qu'il y a une affaire privée, qu'il y a une personne privée, une dame qui existe, qui est bien réelle, qui vit au Gabon et qui a déposé une plainte. Je note que nous avons des milliers de compatriotes qui sont sous mandat de dépôt, qui y sont depuis plusieurs années pour certains, et leur sort ne semble pas offusquer autant que celui d'Alain-Claude Bilie-By-Nzé. Et donc, je pense que ces justiciables sont tout aussi humainement dignes et méritent qu'on s'y intéresse aussi. Donc, il n'y a pas de cas particulier. La plaignante qui se réveille au bout de 18 ans pour réclamer une dette de quelque 5 millions de CFA, c'est-à-dire quelque 8 000 euros, est-ce qu'il n'y a pas derrière un règlement de compte politique ? Ce n'est pas notre sujet, ce n'est pas le sujet de la présidence de la République. En France, où un ancien chef d'État a été condamné par la justice française, personne n'a pointé du doigt le président Macron. En France, où une dirigeante de parti, à droite, je dirais même à l'extrême droite, a été condamnée par la justice française, personne n'a pointé du doigt une fois encore le président Macron. Pourquoi voulez-vous que, lorsqu'il s'agit du Gabon, lorsqu'un opposant est inquiété par la justice comme n'importe quel autre citoyen pourrait l'être, il faille pointer du doigt le président de la République ? Alors vous dites que Bilie-By-Nzé est un justiciable comme un autre, mais c'est tout de même le seul opposant d'envergure dans votre pays. S'il reste en prison, est-ce que vous ne craignez pas que cela ternisse l'image de la jeune démocratie gabonaise ? Alors vous dites opposant d'envergure, mais que doit-on faire ? Est-ce qu'on veut que, paradoxalement, la présidence, parce qu'il s'agit de Monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nzé, décide de s'immiscer dans des affaires de justice pour demander sa libération ? Non, ce serait absurde et donc, nous nous occupons, le président de la République s'occupe d'animer l'exécutif, le système judiciaire est indépendant et il s'administre selon les règles prescrites et consacrées dans nos textes de loi. Et vous pensez que Alain-Claude Bilie-By-Nzé pourrait rester en prison plusieurs mois, voire plusieurs années ? Je n'ai rien à penser là-dessus. Nous constatons qu'il est sous mandat de dépôt et puis, lorsqu'il sera libéré par la justice gabonaise, eh bien, nous constaterons sa libération. Dans tous les cas, nous ne sommes pas là à souhaiter qu'un compatriote soit enfermé pour quelque fait que ce soit. Nous voulons simplement que la justice s'applique de la même façon à tout le monde. Il pourrait être libéré ce vendredi ? Aucune idée, ce sera à la justice gabonaise d'en décider. À lire aussiGabon: l'opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze privé de visite, son parti dénonce une «opération politique» Lors de la présidentielle de l'année dernière, le président Oligui Nguema a promis la fin des coupures d'électricité. Mais malheureusement, ça continue. Est-ce que les Gabonais ne risquent pas de se lasser ? Mais ça fait un bon moment que les Gabonais sont las de la situation, de la fourniture de l'eau et de l'électricité. Et donc, c'est l'un des plus gros problèmes auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés. C'est la raison pour laquelle, dans son projet de société, le premier pilier dudit projet était donc dédié à l'accès universel à l'eau et à l'électricité. Donc, des investissements considérables ont été apportés et continuent de l'être. Nous avons acté un certain nombre de solutions transitoires, notamment, je pense à l'accord avec Karpowership… C'est quoi Karpowership ? C'est une société [turque] qui a mis à disposition des plateformes flottantes de production d'énergie. Et donc, sur les mesures structurantes, il convient de dire une chose : aucun dirigeant au monde ne prend plaisir à priver sa population d'électricité et d'eau. La réalité, c'est d'abord de dire que, pendant plus de 40 ans, il y a des investissements qui auraient dû être faits, ils n'ont pas été faits. Et donc, il va falloir faire un effort collectif pour investir davantage, aussi avec le concours de partenaires. Lors d'un séjour au Nigeria, avec Afreximbank, l'État gabonais a pu négocier une enveloppe conséquente de plusieurs milliards de francs CFA pour la construction de centrales énergétiques dans trois villes : Libreville, Port-Gentil dans l'Ogooué-Maritime et Lambaréné dans le Moyen-Ogooué, c'est-à-dire à peu près vers le centre du pays. Et ça, ça prend du temps. On sent monter une grogne sociale au Gabon, on l'a vu notamment avec la grève dans l'Éducation nationale au début de cette année, avec ces délestages, avec ces coupures de réseaux sociaux. Est-ce que vous ne craignez pas que l'état de grâce soit terminé pour le président Oligui Nguema ? Mais personne n'a pensé, et je pense que le chef de l'État ne s'est pas dit, à un moment donné, que les Gabonais lui avaient fait un chèque en blanc et que donc on serait dans un état de grâce qui durerait tant ou tant de mois. Non, non, non. Dès le début, le président de la République, au sortir de l'élection présidentielle, avait dit que ces 94% [qu'il avait obtenus], c'était 94% de problèmes à régler. Le président de la République a, dès le début, pris le taureau par les cornes. Lorsque est survenue cette grève dans le secteur éducatif, tout de suite le président de la République a prôné le dialogue, mais le dialogue permanent. Donc on a défini une méthodologie qui nous a permis d'avoir des résultats. Et pour l'image du président « homme de dialogue », est-ce qu'il ne vaut mieux pas que l'opposant Bilie-By-Nzé sorte de prison ? Vous y revenez… Oui, le président de la République prend toujours plaisir à discuter avec tout le monde et donc le dialogue avait déjà cours, comme je vous l'indiquais, avec Alain-Claude Bilie-By-Nzé, pour qui les portes du palais de la présidence de la République ont toujours été ouvertes. Et donc, nous attendons de voir l'issue qui sera donnée à ses déboires judiciaires. Mais dans tous les cas, les portes de la présidence continueront d'être ouvertes pour lui et pour tous les autres. À lire aussiGabon : l'opposant et ex-Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze a été arrêté, annonce son parti
durée : 00:04:24 - Le Reportage de la rédaction - Benyamin Nétanyahou leur a promis d'éradiquer le Hezbollah. Les États-Unis ont imposé il y a un mois un cessez-le-feu qui n'en n'a que le nom. Aucune promesse n'a jusqu'ici été tenue et les habitants du Nord d'Israël vivent entre guerre et paix, sous la menace constante des drones venant du Liban. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au début du XXe siècle, un homme était persuadé d'avoir découvert le secret ultime de la santé. Son nom : Horace Fletcher. Et selon lui, presque toutes nos maladies venaient… du fait que nous ne mâchions pas assez.Sa méthode était radicale. Fletcher affirmait qu'il fallait mâcher chaque bouchée jusqu'à ce qu'elle devienne totalement liquide avant de l'avaler. Certains aliments devaient ainsi être mastiqués des centaines de fois. Lui-même racontait avoir mâché un simple morceau d'oignon vert… 722 fois.Cette pratique prit rapidement un nom : le « fletcherisme ».Et aussi incroyable que cela puisse paraître, ce régime devint extrêmement à la mode dans les années 1900. Des industriels, des intellectuels et même des millionnaires américains s'y convertissent. Fletcher promettait tout : meilleure digestion, perte de poids, énergie accrue, longévité exceptionnelle… Certains adeptes allaient jusqu'à chronométrer leurs repas ou compter obsessivement leurs mouvements de mâchoire.Mais alors… avait-il totalement tort ?Eh bien, pas complètement.Aujourd'hui, la science confirme qu'une mastication correcte est importante. Quand nous mâchons, nous réduisons les aliments en petits fragments, ce qui facilite le travail de l'estomac et des intestins. La salive contient aussi des enzymes qui commencent déjà la digestion des glucides avant même que les aliments n'atteignent l'estomac.Manger lentement permet également au cerveau de mieux percevoir la satiété. Car notre organisme met environ vingt minutes à envoyer les signaux indiquant que nous avons assez mangé. Avaler trop vite favorise donc les excès alimentaires.Plusieurs études modernes montrent d'ailleurs que les personnes qui mangent très rapidement ont davantage de risques d'obésité, de reflux gastriques ou de troubles digestifs.Mais de là à mâcher chaque bouchée des centaines de fois…C'est inutile.Aucune étude sérieuse n'a montré qu'une mastication extrême améliore la santé ou augmente l'espérance de vie. Au contraire, cela peut rendre les repas anxiogènes et obsessionnels. Le « fletcherisme » est ainsi progressivement devenu un symbole des dérives pseudo-scientifiques de certains régimes miracles.En réalité, les spécialistes recommandent surtout une approche simple : manger calmement, sans se précipiter, bien mastiquer sans compter mécaniquement, et écouter ses sensations de faim et de satiété.Autrement dit, Horace Fletcher avait probablement identifié un vrai problème moderne : nous mangeons souvent trop vite.Mais son remède, lui, était allé beaucoup trop loin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Java 26 est là, GraalVM cartonne chez Trivago (43 à 12 réplicas !), OpenJDK interdit le code généré par LLM, Spring et Quarkus enchaînent les releases. Côté IA : ADK 1.0, A2A, Lyria 3 chante (mal ?), Yann LeCun lance Ami Labs et ses World Models. Mythos d'Anthropic fait trembler la sécu, Claude Code a leaké son source, et les git worktrees envahissent vos terminaux. Bonus : la mort annoncée de l'IDE, vagues de licenciement chez Oracle et Block, et nos voix toutes clonées. Bon week-ends de mai ! Enregistré le 7 mai 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-340.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages Retour d'expérience d'une migration vers graalVM chez Trivago https://medium.com/graalvm/inside-trivagos-graalvm-migration-native-image-for-graphql-at-scale-912bca9df841 La passerelle GraphQL de Trivago (point d'entrée de tout le trafic vers 48 microservices) souffrait de pics de timeout au démarrage JVM Résultats spectaculaires après migration vers GraalVM Native Image : réduction des réplicas de 43 à 12, CPU de 15 à 5 cœurs, images Docker plus légères Obstacles techniques : incompatibilité Log4j → migration vers Logback, remplacement de Mockk par Testcontainers, compilation CI/CD très gourmande Netflix DGS et d'autres librairies manquaient de support GraalVM → l'équipe a contribué des correctifs upstream en open source Approche recommandée : commencer par les services les moins complexes, investir massivement dans les tests automatisés À la 14e migration, le processus était si rodé qu'il allait plus vite que la toute première tentative OpenJDK Interim Policy on Generative AI - https://openjdk.org/legal/ai OpenJDK adopte une politique intérimaire interdisant toute contribution incluant du contenu généré par des LLMs, modèles de diffusion ou systèmes deep-learning Le périmètre est large : code source, texte, images dans les dépôts Git, pull requests GitHub, emails, pages wiki et issues JBS Les contributeurs peuvent utiliser les outils d'IA de manière privée pour comprendre, déboguer et relire le code OpenJDK, mais ne peuvent pas contribuer le contenu généré Trois risques justifient cette politique : surcharge des relecteurs face au code plausible mais incorrect, risques de sûreté/sécurité pour une plateforme critique, et risques de propriété intellectuelle (l'OCA exige que les contributeurs possèdent les droits IP de leurs contributions) Même éditer partiellement du code AI-généré ne le rend pas acceptable à la contribution Oracle, sponsor corporatif d'OpenJDK, travaille sur une politique complète à soumettre au Governing Board GraalVM Native Image et la Closed-World Assumption en Java https://pvs-studio.com/en/blog/posts/java/1357/ Un bon article de rappel du contexte de closed world en Java GraalVM Native Image compile les applications Java en exécutables natifs statiques, sans JVM au runtime. La JVM fonctionne en monde ouvert : les classes sont chargées à la demande, les appels sont des références symboliques résolues dynamiquement. Native Image impose la "closed-world assumption" : tous les chemins d'exécution doivent être connus à la compilation. Les fonctionnalités dynamiques Java (réflexion, proxies, chargement de classes) créent des chemins cachés invisibles à l'analyse statique. C'est pourquoi Native Image exige des fichiers de configuration explicites pour la réflexion, les proxies, les ressources et la FFM API. L'article illustre le problème avec la Foreign Function & Memory API pour appeler printf natif : fonctionne sur JVM, échoue en Native Image sans config. Inclure tout le bytecode accessible serait inutilisable : binaire géant, compilation très lente, et la réflexion nécessite des métadonnées précises. La configuration n'est pas un défaut de conception mais une conséquence logique du passage du dynamique au statique. Java 26 : les nouveautés https://foojay.io/today/java-26-whats-new/ Java est le langage de la JVM, publié tous les 6 mois depuis Java 9 ; Java 26 est une version non-LTS avec 10 JEPs. JEP 500 : protection des champs final modifiés par réflexion profonde, avec des avertissements configurables. JEP 504 : suppression définitive de l'API Applet, plus supportée par les navigateurs. JEP 516 : le cache AOT (Project Leyden) fonctionne désormais avec n'importe quel garbage collector. JEP 517 : support HTTP/3 dans le client HTTP, HTTP/2 reste le défaut mais HTTP/3 est accessible à la demande. JEP 522 : amélioration du débit du GC G1 en réduisant la synchronisation entre threads applicatifs et threads GC. Nouveau support des UUIDv7 via UUID.ofEpochMillis(), naturellement triables et adaptés aux identifiants de bases de données. Process devient AutoCloseable, utilisable dans un try-with-resources. Aucune fonctionnalité en preview n'est graduée en standard ; Structured Concurrency en est à sa 6e preview. Librairies Guillaume a créé une petite librairie Java sans dépendance pour extraire le JSON d'une réponse d'un LLM un peu verbeux https://glaforge.dev/posts/2026/03/22/extracting-json-from-llm-chatter-with-jsonspotter/ Les LLM génèrent souvent du JSON, mais il est parfois entouré de bla-bla et/ou contient des erreurs (ex: commentaires, virgules finales) qui bloquent les parseurs JSON standards. Guillaume a créé une petite librairie légère sans dépendance pour localiser et extraire la structure la plus longue ressemblant à du JSON (même malformé) On peut ensuite passé cette chaîne à un parseur "lénient" (plus tolérant) comme Jackson pour ensuite avoir de bons vieux objets Java fortement typés Librairie dispo sur Maven Central ADK Java sort sa version 1.0 (Agent Development Kit par Google) https://developers.googleblog.com/announcing-adk-for-java-100-building-the-future-of-ai-agents-in-java/ ADK est un framework open source de Google pour créer des agents IA, initialement en Python, maintenant multi-langages (Python, Java, Go, Typescript). Nouvelles fonctionnalités majeures : Outils puissants : GoogleMapsTool, UrlContextTool, ContainerCodeExecutor, VertexAiCodeExecutor, abstraction ComputerUseTool. Architecture de plugins centralisée : Nouveau conteneur App pour gérer les Plugins à l'échelle de l'application (ex: LoggingPlugin, GlobalInstructionPlugin). Context engineering amélioré : Compaction d'événements pour gérer la taille des fenêtres de contexte (résumé et rétention). Human-in-the-Loop (HITL) : Supporte les workflows ToolConfirmation pour approbation humaine des actions d'agent. Services de session et de mémoire : Contrats clairs pour la gestion de l'état (InMemory, VertexAI, Firestore) et la mémoire à long terme. Support Agent2Agent (A2A) : Collaboration native entre agents distants de différents frameworks via le protocole A2A. Dans cet autre article, Guillaume partage comment il a développé l'application Comic Trip montrée dans la vidéo YouTube et qui utilise ADK 1.0 https://glaforge.dev/posts/2026/03/30/building-my-comic-trip-agent-with-adk-java-1-0/ Nouvelle version du SDK Java pour Agent2Agent Protocol, avec le support de la version 1.0 de la spécification https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-beta1-released-e83c414b34cc Alignement avec la version 1.0 de la spécification Nouveau groupId org.a2aproject.sdk et package org.a2aproject.sdk Protocoles de transport : support complet et équivalent pour JSON-RPC, gRPC et HTTP+JSON/REST. Gestion des erreurs : introduction de codes d'erreur et détails structurés pour une meilleure observabilité. Optimisation HTTP : ajout d'en-têtes de cache pour les métadonnées des agents (Agent Card). Flexibilité du client HTTP : support par défaut du JDK HttpClient, avec option Vert.x pour les environnements Quarkus. Nouvelles fonctionnalités techniques : méthode DataPart.fromJson() pour la création simplifiée d'objets depuis du JSON brut. Prochaines étapes (v1.0.0.GA) : support simultané des versions 1.0.0 et 0.3.0 du protocole pour assurer l'interopérabilité. JPA 4.0 Milestone 2 : nouvelles fonctionnalités pour Jakarta Persistence https://in.relation.to/2026/04/23/JPA-4-M2/ Jakarta Persistence (JPA) est la spécification standard Java pour le mapping objet-relationnel (ORM), implémentée notamment par Hibernate. JPA 4.0 M2 est la deuxième milestone de la prochaine version majeure de la spécification, annoncée par Gavin King. Construction de requêtes Criteria à partir de chaînes JPQL, offrant plus de flexibilité dans la composition dynamique des requêtes. Nouveaux types d'expressions spécialisés (TextExpression, NumericExpression) pour simplifier l'écriture des requêtes Criteria. Nouvelle interface FetchOption pour contrôler explicitement la stratégie de chargement des associations, dont un BatchSize intégré. Nouvelle annotation @EntityListener qui découple les classes entités de leurs listeners, supprimant les dépendances à la compilation. Les listeners peuvent cibler plusieurs types de callbacks et s'appliquer globalement à toute l'unité de persistance. Introduction de FlushModeType.EXPLICIT et QueryFlushMode pour un contrôle plus fin de la synchronisation avec la base de données. La méta-annotation @Discoverable permet de placer des annotations comme @NamedQuery sur n'importe quelle classe ou interface. Améliorations du DDL via @Index amélioré et clarifications de la spécification via la javadoc. Quarkus 3.35 : tree-shaking, PGO et AOT Semeru https://quarkus.io/blog/quarkus-3-35-released/ Quarkus est un framework Java cloud-natif optimisé pour GraalVM et HotSpot, conçu pour les microservices et les environnements conteneurisés. Nouveau JAR tree-shaking expérimental : analyse des dépendances à la compilation pour supprimer les classes inutilisées. Sur le CLI Quarkus, cela supprime plus de 6 000 classes et économise environ 18 Mo (39,5 %). Support du Profile-Guided Optimization (PGO) pour les builds natifs via quarkus.native.pgo.enabled=true. Le PGO est une fonctionnalité Oracle GraalVM, non disponible dans la Community Edition. Support de l'AOT IBM Semeru : le démarrage passe de ~380 ms à ~190 ms dans les premiers tests. Nouvelle extension quarkus-reactive-transactions : support de @Transactional pour les méthodes Hibernate Reactive retournant Uni. Configuration CORS dédiée pour l'interface de management, indépendante de l'interface HTTP principale. Les tests n'utilisent plus les System Properties pour la propagation de configuration, facilitant la parallélisation future. Le serializer jackson sans reflection n'est pas le default du aux retours de cas limites, encore du travail This Week in Spring - 21 avril 2026 https://spring.io/blog/2026/04/21/this-week-in-spring-april-21-2026 Spring Framework 6.2.18 et 7.0.7 corrigent trois failles de sécurité : DoS via fichiers multipart WebFlux, empoisonnement de cache de ressources statiques, et DoS sur Windows. Le support open source de Spring Framework 5.3.x et 6.1.x est terminé, la migration est recommandée. Spring Data 2026.0.0-RC1 introduit l'upsert (MERGE/INSERT ON CONFLICT) dans l'API Template de Spring Data Relational. Spring Data ajoute un RedisMessageSendingTemplate pour la cohérence avec les listeners Redis, et une optimisation de réinitialisation de caches en un seul appel. Spring AI introduit une Session API (série Agentic Patterns, partie 7) : architecture event-sourcée pour la mémoire des agents IA. La Session API supporte la compaction turn-safe, l'isolation de sous-agents en parallèle, et la persistence JDBC (PostgreSQL, MySQL, MariaDB, H2). Elle vise Spring AI 2.1 (novembre 2026) et remplacera à terme l'API ChatMemory. Spring Vault 4.1.0-RC1 et 4.0.2 sont disponibles. Netflix a présenté son usage de Java, Spring Boot et Spring AI dans une vidéo. This Week in Spring - 28 avril 2026 https://spring.io/blog/2026/04/28/this-week-in-spring-april-28-2026 Cette série hebdomadaire de Josh Long compile les nouveautés de l'écosystème Spring : articles, outils, podcasts et annonces de la communauté. Spring Boot 4 introduit un package natif de résilience org.springframework.resilience avec une nouvelle API de retry qui remplace les approches fragiles via Spring Retry ou Resilience4j. L'API retry native de Spring Boot 4 a des noms d'attributs et sémantiques différents des anciennes bibliothèques, rendant les tutoriels pré-2025 obsolètes et sources de bugs silencieux. Le SDK Spring AI pour Amazon Bedrock AgentCore est disponible en GA : il intègre les capacités AgentCore dans Spring AI via annotations et auto-configuration. Le SDK AgentCore gère automatiquement le contrat runtime AgentCore : endpoint /invocations, health check /ping, SSE avec backpressure. Il offre mémoire court terme (sliding window) et long terme (sémantique, préférences, résumé, épisodique), ainsi que des outils pour navigateur et exécution de code en sandbox. Un plugin Maven (Nullability Maven Plugin) simplifie l'intégration de JSpecify et NullAway pour enforcer la null-safety à la compilation dans les projets Java. Le plugin génère automatiquement les fichiers package-info.java par package et configure le compilateur pour traiter les violations de nullabilité comme des erreurs. Josh Long et Dr. Venkat Subramaniam ont co-présenté à Voxxed Days Amsterdam sur "Intelligent Kotlin", avec un épisode de podcast associé. Cloud Amazon S3 Files https://aws.amazon.com/about-aws/whats-new/2026/04/amazon-s3-files/ Amazon S3 Files est un nouveau service donnant un accès système de fichiers direct aux données stockées dans les buckets S3 Basé sur la technologie Amazon EFS, il supprime la barrière entre stockage objet et interface système de fichiers sans dupliquer les données Débit en lecture pouvant atteindre plusieurs téraoctets par seconde ; des milliers de ressources de calcul peuvent y accéder simultanément Les données restent accessibles via les deux interfaces : S3 API classique et système de fichiers standard, sans migration nécessaire Cas d'usage : agents IA pour la persistance de mémoire entre pipelines, équipes ML sans staging, simplification des data lakes Disponible dans 34 régions AWS Data et Intelligence Artificielle Comment générer de la musique et des clips audio en Java avec le modèle Lyria 3 https://glaforge.dev/posts/2026/03/25/generating-music-with-lyria-3-and-the-gemini-interactions-java-sdk/ Génération musicale avec Lyria 3 (DeepMind) et le SDK Java Gemini Interactions. Lyria 3 : modèle d'IA générative pour créer musique avec paroles ou pistes instrumentales. Utilisation via le SDK Java de l'API Gemini, nécessite une clé API Gemini. Deux versions de modèle Lyria 3 : lyria-3-clip-preview : Clips courts (30s), extraits. lyria-3-pro-preview : Chansons complètes (jusqu'à 3 min), structurées. Personnalisation via les prompts : Fournir ses propres paroles ou les faire générer. Contrôler la structure de la chanson ([Intro], [Verse], [Chorus], [Outro]). Générer des morceaux instrumentaux uniquement. Utiliser des images comme source d'inspiration (modèle multimodal). Sortie : Audio (MP3) et texte (paroles/structure) directement, sans décodage complexe. Facilite l'intégration de la génération musicale dans les applications Java. Les world model, la prochaine étape pour les IA https://www.lepoint.fr/sciences-nature/comment-le-commando-de-yann-le-cun-se-prepare-a-ringardiser-les-geants-mondiaux-de-lia-depuis-paris-OZVUWTDYBNE25C6WF44265ZQKE/ Yann LeCun a quitté Meta FAIR pour créer AMI Labs (Advanced Machine Intelligence) basée à Paris Sa thèse : les LLMs ne mèneront pas à l'intelligence générale, la vraie IA doit partir de la compréhension du monde physique AMI Labs a levé 1,03 milliard de dollars en seed (le plus grand seed round de l'histoire européenne) à 3,5 milliards de valorisation Les world models apprennent à prédire et comprendre la réalité physique plutôt qu'à prédire le prochain token d'une séquence Slogan d'AMI : "Real intelligence does not start in language. It starts in the world." Paris comme base stratégique pour challenger la Silicon Valley dans la prochaine rupture de l'IA Debezium 2026 : résultats du sondage communautaire https://debezium.io/blog/2026/04/27/debezium-2026-survey-results/ Debezium est un outil de Change Data Capture (CDC) open source qui capture les modifications de bases de données en temps réel pour les diffuser vers des systèmes comme Kafka. 98,6% des répondants utilisent Debezium activement ou prévoient de le faire dans l'année, avec 91,3% déjà en production. 63,8% des déploiements tournent sur Kubernetes, 60,9% utilisent Kafka Connect auto-géré, et 17,4% restent sur des VMs ou bare metal. Helm charts est l'approche dominante pour la gestion de configuration, souvent combiné avec GitOps, CI/CD, Ansible ou Terraform. PostgreSQL domine les connecteurs utilisés à 69,6%, suivi de MySQL (33,3%), SQL Server (29%) et Oracle (27,5%). Les volumes de changements capturés vont de 1-25 modifications par minute jusqu'à 1-2 millions par minute selon les environnements. Infinispan rejoint l'écosystème OGX comme fournisseur de stockage vectoriel https://infinispan.org/blog/2026/04/17/infinispan-joins-ogx-ecosystem OGX (anciennement Llama Stack) est un serveur API agentique open source pour construire des applications d'IA complètes. OGX compose des fournisseurs d'inférence, des stores vectoriels, des backends de sécurité, des runtimes d'outils et du stockage de fichiers en un seul serveur déployable. OGX se positionne comme une alternative à l'API OpenAI, déployable sur diverses infrastructures et modèles. OGX cible les workflows RAG (Retrieval-Augmented Generation) et les applications agentiques. Infinispan s'y intègre comme fournisseur de vector IO, apportant recherche vectorielle, par mots-clés et hybride. Je n'ai pas entendu parlé de ce renommage, vous le voyez dans vos deploiements ? Outillage cmux un nouveau terminal basé sur Ghostty spécialisé pour les coding agents https://cmux.com/ Application macOS native construite sur le moteur de rendu Ghostty (libghostty), offrant une accélération GPU pour une fluidité maximale Conçu spécifiquement pour le multitâche et les workflows assistés par IA, avec des onglets verticaux affichant la branche Git, le répertoire et les ports actifs Intègre des notifications qui illuminent les panneaux lorsqu'un agent IA (Claude Code, Codex, etc.) nécessite l'attention de l'utilisateur Propose un navigateur web intégré et scriptable qui peut être affiché en écran scindé à côté du terminal via une API Alternative moderne à tmux, ne nécessitant pas de fichiers de configuration complexes ou de préfixes de touches pour la gestion des vitres et des sessions Supporte nativement tous les agents de codage en ligne de commande et permet l'automatisation via une API socket et une interface CLI dédiée Git Worktree comme un chef https://www.metal3d.org/blog/2026/git-worktree-comme-un-chef/ Article par Patrice Ferlet Git Worktree: Travailler sur plusieurs branches simultanément via des répertoires distincts. Évite git stash ou clones multiples pour le changement de contexte rapide. Méthode "bare" (recommandée): Cloner le dépôt en mode bare (ex: .bare). Lier le dossier racine au dépôt bare via un fichier .git. Configurer le remote tracking pour voir toutes les branches distantes. Ajouter des worktrees pour chaque branche (git worktree add ). Avantages: Économie d'espace, source de vérité unique (un git fetch met tout à jour), hooks/configs partagés, sécurité. Conseils: Ne jamais faire de git checkout à l'intérieur d'un worktree. git fetch --all depuis n'importe quel worktree pour tout mettre à jour. git worktree add --detach pour tester des merges temporaires sans créer de branche. Supprimer: git worktree remove puis git worktree prune. Un script wtree est fourni pour automatiser l'initialisation du setup "bare". Améliore considérablement le workflow. L'IDE meurt et vite https://x.com/jdegoes/status/2036931874057314390?s=46&t=C18cckWlfukmsB_Fx0FfxQ Des leaders techniques prédisent la fin rapide de l'IDE traditionnel, remplacé par des interfaces conversationnelles agentiques Le changement de paradigme : le développeur n'écrit plus des lignes de code mais exprime son intention et supervise des agents autonomes Des outils comme Claude Code, Copilot et Cursor transforment déjà radicalement les workflows de développement quotidiens L'IDE centré sur l'éditeur de code perd sa raison d'être quand l'agent lit, modifie et structure le code de manière autonome La transition est comparable au passage du desktop au mobile : les pratiques établies depuis 30 ans remises en question en quelques mois Le source de Claude Code a leaké via probablement le codemap et un site decrit sont fonctionnement https://ccunpacked.dev/ Le 31 mars 2026, Anthropic a accidentellement inclus les sourcemaps dans un package npm de Claude Code, exposant ~512 000 lignes de TypeScript La fuite n'était pas un piratage mais une erreur humaine : un "*.map" oublié dans .npmignore Le site ccunpacked.dev a été lancé pour analyser et visualiser le code source décompressé Le code révèle un agent background permanent nommé "KAIROS", un mode furtif pour cacher les contributions des employés Anthropic à l'open source, et 44 feature flags cachés Une fonctionnalité inédite "Buddy" (animal de compagnie électronique dans le terminal) et un mode "dream" pour l'idéation continue ont été découverts Anthropic a confirmé : "Aucune donnée client sensible n'était impliquée. Erreur humaine dans le packaging de la release." Gemini CLI passe aux agents https://x.com/srithreepo/status/2039794081925382307?s=46&t=GLj1NFxZoCFCjw2oYpiJpw Gemini CLI, l'agent IA open source de Google pour le terminal, introduit des hooks dans sa boucle agentique Les hooks permettent d'exécuter des scripts automatiquement (scanners de sécurité, vérifications de conformité, logging) à chaque étape de l'agent Lancement de Gemini CLI GitHub Actions : un agent autonome pour les repositories qui peut exécuter des tâches de codage de routine Support des MCP servers pour étendre les capacités et des "Agent Skills" pour des workflows spécialisés Mode agent disponible dans VS Code et IntelliJ avec accès aux outils du système de fichiers et terminal Wispr, le speech to text en local sur macOS http://wispr.stormacq.com/ Wispr est une application macOS de dictée vocale entièrement locale, propulsée par Whisper (OpenAI) sur appareil, sans cloud ni tracking Sébastien Stormacq a développé Wispr en un jour et demi sans écrire une seule ligne de code, grâce à Kiro CLI (agent IA Amazon) Disponible en open source sur GitHub et via Homebrew Détection automatique de la langue, insertion du texte au curseur dans n'importe quelle application via un raccourci global En un mois : 19 releases incluant mode mains-libres, suppression des mots de remplissage, auto-envoi pour les chats, et un outil CLI Exemple concret de développement vibe coding produisant un outil de qualité production sans expertise Swift préalable Comment, Gordon, l'assistant spécialisé en Docker est né https://n9o.xyz/posts/202603-building-gordon/ Nuno Coração (n9o.xyz) détaille comment Gordon, l'assistant spécialisé Docker, a été construit sur docker-agent, le runtime d'agents IA open source de Docker écrit en Go Les agents sont définis en YAML déclaratif et distribués comme des artefacts OCI, sans mise à jour binaire nécessaire L'architecture initiale en essaim de 9 agents spécialisés a été abandonnée au profit d'un agent racine unique avec un prompt soigneusement conçu Le modèle utilisé est Claude Haiku 4.5, suffisant après optimisation des prompts Principe clé "show, then do" : toute action de l'agent nécessite une approbation explicite de l'utilisateur La description des outils impacte fortement la précision du LLM : ajouter des outils peut paradoxalement dégrader les performances existantes Le prompt est une spécification détaillée (identité, patterns d'accès fichiers, règles de sécurité) plutôt qu'une simple instruction IBM Bob https://bob.ibm.com/blog/announcing-ibm-bob-launch IBM Bob assistant IA d'IBM pour coder sur de vraies codebases (lancé avril 2026) 5 modes : Ask, Plan, Code, Advanced (MCP), Orchestrator Détecte la complexité du code en temps réel et propose des refactos Fait des revues de code automatiques sur tes branches/issues GitHub Permet d'écrire en langage naturel directement dans l'éditeur Fonctionne aussi en terminal/CLI et dans les pipelines CI/CD Sécurité : approbation manuelle, .bobignore, checkpoints, pas de training sur tes prompts How I use Claude - 50 tips pratiques https://www.youtube.com/watch?v=mZzhfPle9QU Staff Engineer Meta partage 50 tips après 6 mois d'utilisation intensive de Claude Code Basé sur ~12h/jour d'usage perso et professionnel Couvre tout : bases, workflows avancés, parallélisation Objectif : partager ce qu'il aurait voulu savoir dès le départ Méthodologies Quelqu'un rale sur la non soutenabilité des bases de code écritent avec des agents https://mariozechner.at/posts/2026-03-25-thoughts-on-slowing-the-fuck-down/ Mario Zechner estime que les agents IA font les mêmes erreurs répétitivement sans apprendre, accumulant la complexité à grande vitesse faute de bottlenecks humains Sans vision globale, les agents créent du cargo-cult : les "best practices" de l'industrie appliquées localement sans cohérence architecturale La croissance de la base de code dégrade la capacité des agents à retrouver le code existant → duplication et incohérences croissantes Il cite des pannes AWS et des initiatives qualité Microsoft comme signes préoccupants liés au code généré par IA Solution : réserver les agents aux tâches délimitées et évaluables, garder l'architecture, les APIs et les systèmes critiques écrits à la main Maintenir une revue de code rigoureuse et traiter les humains comme les gardiens finaux de la qualité On m'oblige à utiliser l'IA https://n.survol.fr/n/on-moblige-a-utiliser-lia Éric D. défend l'adoption obligatoire de l'IA comme décision stratégique légitime, comparable au choix du full remote ou de la stack technique Il distingue la décision stratégique (adoption IA) de la méthode d'accompagnement (qui reste collaborative et bienveillante) La compétence IA devient un critère de recrutement : chercher des candidats déjà curieux et explorateurs de ces outils L'alignement culturel sur les pratiques et outils est un prérequis à la cohésion d'équipe Le refus d'adopter certains outils stratégiques peut justifier de ne pas recruter un candidat autrement compétent Encore une metodo SPDD https://martinfowler.com/articles/structured-prompt-driven/ Problème : l'IA accélère le dev individuel mais amplifie ambiguïtés et incohérences à l'échelle d'une équipe. martinfowler SPDD : traiter les prompts comme des artefacts versionnés, révisables et réutilisables plutôt que des échanges jetables. martinfowler Canvas REASONS : 7 dimensions (Requirements, Entities, Approach, Structure, Operations, Norms, Safeguards) pour guider le LLM de l'intention à l'exécution. martinfowler Workflow en 6 étapes : exigences → analyse → contexte → prompt structuré → code → tests unitaires, chaque étape s'appuyant sur la précédente. martinfowler 3 compétences clés : abstraction d'abord, alignement de l'intention, revue itérative. martinfowler Limites : fort ROI sur du code métier complexe, peu adapté aux hotfixes urgents, scripts jetables ou travail créatif/visuel. m Sécurité Le projet Glasswing pour sécuriser les logiciels https://www.anthropic.com/glasswing Anthropic lance Glasswing, une initiative de cybersécurité utilisant Claude Mythos Preview pour identifier des vulnérabilités zero-day 12 partenaires fondateurs dont AWS, Apple, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, Linux Foundation, Microsoft et NVIDIA Anthropic investit 100 millions de dollars en crédits de modèle et 4 millions en dons aux organisations de sécurité open source Le modèle opère avec une autonomie substantielle, identifiant des milliers de vulnérabilités dans les OS, navigateurs et infrastructures critiques Plus de 40 organisations supplémentaires ont accès pour scanner et sécuriser leurs systèmes Objectif : donner l'avantage aux défenseurs avant que les techniques de hacking assistées par IA ne se généralisent chez les attaquants LinkedIn vous espionne https://frenchbreaches.com/blog/linkedin-est-accuse-de-fouiller-dans-votre-ordinateur-illegalement Scandale "BrowserGate" : LinkedIn injecte du JavaScript qui tente de détecter les extensions Chrome installées sur votre navigateur Le script analysé contient une liste codée en dur de 6 222 extensions Chrome avec identifiants et chemins de fichiers internes Croissance alarmante de la liste ciblée : 38 extensions en 2017 → 461 en 2024 → ~1 000 en mai 2025 → 6 222 début 2026 Les données collectées incluent aussi CPU, RAM, résolution d'écran, timezone et état batterie pour du fingerprinting Certaines extensions ciblées sont liées à la neurodivergence, aux pratiques religieuses ou aux opinions politiques → violation grave du RGPD LinkedIn défend que le scan vise uniquement à détecter les extensions qui pratiquent le scraping de données Post mortem de la supply chain attack sur la librairie NPM axios https://github.com/axios/axios/issues/10636 Le 31 mars 2026, deux versions malveillantes d'axios (1.14.1 et 0.30.4) ont été publiées via un compte mainteneur compromis Vecteur d'attaque : RAT installé via ingénierie sociale ciblée sur la machine personnelle du mainteneur principal La 2FA ne protège pas si la machine de l'utilisateur est compromise : l'attaquant contrôle tout et peut agir comme l'utilisateur Les packages malveillants injectaient plain-crypto-js@4.2.1, un cheval de Troie multi-plateforme (macOS, Windows, Linux) Détection communautaire en ~3 heures, suppression par npm, mesures correctives : rotation complète des credentials Changements préventifs : publication via OIDC, releases immuables, amélioration des pratiques GitHub Actions Passbolt un gestionnaire de mots de passe open source https://lesjoiesducode.fr/passbolt-gestionnaire-de-mots-de-passe-gratuit-open-source-que-votre-equipe-merite-vraiment Gestionnaire de mots de passe open source conçu pour le partage d'identifiants en équipe, utilisé par plus de 50 000 organisations Chiffrement individuel par utilisateur et par version de credential, pas de coffre-fort partagé — architecture zero-knowledge "Forward secrecy" : quand un membre quitte l'équipe, ses copies chiffrées sont automatiquement révoquées sans reset manuel Supporte TOTP, clés SSH, tokens API et champs personnalisés avec piste d'audit complète de tous les accès Édition communautaire entièrement gratuite avec utilisateurs illimités, auto-hébergeable ou cloud Chiffrement OpenPGP nécessitant passphrase + clé privée, avec tokens visuels anti-phishing Loi, société et organisation Anthropic fait un don d'1,5 millions de dollars à la fondation Apache https://news.apache.org/foundation/entry/the-apache-software-foundation-announces-1-5m-donation-from-anthropic Anthropic donne 1,5 million de dollars à l'ASF pour soutenir l'infrastructure, la sécurité et la communauté open source Vitaly Gudanets (CISO d'Anthropic) : "Soutenir l'ASF est un investissement direct dans la résilience et l'intégrité des systèmes dont dépend l'IA moderne" Les fonds financeront les systèmes de build, les processus de sécurité et les services aux projets Apache Ce don est le déclencheur de l'initiative IA responsable à 10 millions de dollars de l'ASF L'infrastructure Apache est invisible mais critique : des systèmes financiers aux plateformes de santé, elle sous-tend l'écosystème logiciel mondial L'ASF lance l'initiative IA responsable https://news.apache.org/foundation/entry/the-apache-software-foundation-launches-10m-responsible-ai-initiative-with-initial-1-75m-donation L'ASF lance une initiative pour une IA responsable dotée d'un budget de 10 millions de dollars sur 3 ans minimum Anthropic est le premier donateur avec 1,5 million de dollars ; Alpha-Omega contribue 250 000 dollars L'initiative fournit aux projets Apache un accès à des modèles IA pour l'expérimentation et la sécurité Elle soutient l'ensemble de la chaîne IA/ML : pipelines de données, infrastructure, frameworks de deep learning Des tracks de conférences, hackathons et bourses de voyage sont prévus pour élargir la communauté Les principes directeurs incluent la supervision humaine, l'intégrité des licences et la sécurité open source Oracle vire 30000 personnes https://rollingout.com/2026/03/31/oracle-slashes-30000-jobs-with-a-cold-6/ Oracle licencie 20 000 à 30 000 employés, 18% de ses effectifs mondiaux. Les salariés ont appris leur licenciement par un simple email à 6h du matin, sans aucun préavis. L'accès à tous les systèmes (Slack, Zoom, badges) a été coupé immédiatement après. But : libérer 8 à 10 milliards de dollars pour construire des centres de données IA. Oracle a déjà contracté 50 milliards de dettes en 2026 pour financer ses projets IA. Paradoxe : l'entreprise affiche un bénéfice record de 6,13 milliards, mais ses liquidités sont dans le rouge. L'action Oracle a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis septembre 2025. Et si l'IA n'était qu'un prétexte pour licencier https://eventuallycoding.com/p/ia-licenciements-et-si-l-intelligence-artificielle-n-etait-qu-une-excuse Hugo Lassiège (eventuallycoding) estime que les entreprises utilisent l'IA comme narratif commode pour masquer des erreurs de gestion passées (Block a triplé ses effectifs post-COVID sans croissance des revenus correspondante) Moins de 1% des licenciements technologiques seraient réellement dus à des gains de productivité IA selon les analyses citées Mesurer la productivité des développeurs reste un problème non résolu, mais les entreprises affirment des gains d'efficacité sans preuves Des pressions économiques réelles (inflation, guerres commerciales, coûts énergétiques) sont masquées derrière le discours IA Les restructurations nécessaires sont présentées comme des transformations AI-driven positives pour rassurer les investisseurs Il y voit une fenêtre d'opportunité pour l'Europe pendant que les géants américains se restructurent GitHub Copilot va utiliser les interacitons pour entrainer ses modèles sauf si vous vous délistez https://github.blog/news-insights/company-news/updates-to-github-copilot-interaction-data-usage-policy/ À partir du 24 avril 2026, GitHub utilise par défaut les interactions des utilisateurs Copilot Free, Pro et Pro+ pour entraîner ses modèles Les données collectées incluent le code accepté ou modifié, les snippets envoyés, les noms de fichiers et structures de dépôts, et les retours utilisateurs Les utilisateurs Copilot Business, Enterprise et les dépôts d'entreprise sont exclus de cette collecte de données d'entraînement Opt-out disponible dans les paramètres GitHub > "Privacy" ; les préférences de désactivation préalables sont conservées automatiquement Objectif déclaré : améliorer la précision des modèles sur les langages et cas d'usage du monde réel Grosse percée de Claude Code dans les commits sur GitHub https://aifoc.us/damn-claude-thats-a-lot-of-commits/ Explosion de Claude Code : En six mois, Claude Code est passé de 0,7 % à 4,5 % de tous les commits publics sur GitHub, surpassant tous les autres outils d'IA combinés. Adoption massive des agents IA : Environ 5 % des commits publics sur GitHub sont désormais générés par des agents IA, un chiffre en croissance rapide depuis fin 2025. Domination des bots sur GitHub : Au-delà des commits, les outils d'IA sont omniprésents dans la gestion des pull requests et des problèmes (Copilot et CodeRabbit notamment). Limites méthodologiques : Les données ne concernent que les dépôts publics (les entreprises utilisent massivement des dépôts privés, invisibles ici). Le comptage dépend fortement de la visibilité des signatures (certains outils comme Claude marquent systématiquement leurs commits, d'autres non) L'API de recherche GitHub présente une fiabilité variable à cette échelle. Changement de paradigme : Le développement logiciel vit une transition majeure, comparable au passage du desktop au mobile. L'intégration des agents IA dans le cycle de production n'est plus une expérimentation, mais une réalité opérationnelle à grande échelle. Dysmaths une application pour aider à apprendre les mathématiques et la géométrie lorsque l'on souffre de dyspraxie, dysgraphie https://dysmaths.com/ Application web pour aider les élèves de collège et lycée souffrant de dysgraphie et dyspraxie à faire des maths et de la géométrie Outils de dessin à main levée, géométrie précise (compas, rapporteur, règle) et opérations structurées (fractions, racines, puissances, symboles mathématiques) Export PDF et PNG avec conservation fidèle de l'échelle pour l'impression et la soumission des exercices Options d'accessibilité : police OpenDyslexic, personnalisations d'interface, import d'images et de PDFs Répond à un besoin réel : les outils standards ne sont pas adaptés aux difficultés de coordination et d'organisation spatiale en mathématiques IA ou réalité ? Par Amistory https://www.youtube.com/watch?v=PPYdAhBBF2I L'IA génère des contenus (images, voix, vidéos) de plus en plus indétectables Les arnaques au clonage de voix et deepfakes sont en forte hausse Les faux contenus viraux manipulent l'opinion à grande échelle Le faux n'est plus un accident, c'est devenu un système organisé La société entre dans une ère de doute généralisé sur le réel Comment s'informer quand le réel lui-même peut être simulé ? Conférences La liste des conférences provenant de Developers Conferences Agenda/List par Aurélie Vache et contributeurs : 6-7 mai 2026 : Devoxx UK 2026 - London (UK) 12 mai 2026 : Lead Innovation Day - Leadership Edition - Paris (France) 12-13 mai 2026 : Lyon Craft - Lyon (France) 19 mai 2026 : La Product Conf Paris 2026 - Paris (France) 19-20 mai 2026 : Green Code Challenge - Paris (France) 21-22 mai 2026 : Flupa UX Days 2026 - Paris (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Lille - Lille (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Paris - Paris (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Bordeaux - Bordeaux (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Lyon - Lyon (France) 27 mai 2026 : aMP Day Strasbourg 2026 - Strasbourg (France) 28 mai 2026 : DevCon 27 : I.A. & Vibe Coding - Paris (France) 28 mai 2026 : Cloud Toulouse 2026 - Toulouse (France) 29 mai 2026 : NG Baguette Conf 2026 - Paris (France) 29 mai 2026 : Agile Tour Strasbourg 2026 - Strasbourg (France) 2-3 juin 2026 : Agile Tour Rennes 2026 - Rennes (France) 2-3 juin 2026 : OW2Con - Paris-Châtillon (France) 3 juin 2026 : IA–NA - La Rochelle (France) 4 juin 2026 : Workplace Intelligence Days - 1ère édition - Lyon (France) 5 juin 2026 : TechReady - Nantes (France) 5 juin 2026 : Fork it! - Rouen - Rouen (France) 6 juin 2026 : Polycloud - Montpellier (France) 9 juin 2026 : JFTL - Montrouge (France) 9 juin 2026 : C: - Caen (France) 9 juin 2026 : France API 2026 - Paris (France) 11-12 juin 2026 : DevQuest Niort - Niort (France) 11-12 juin 2026 : DevLille 2026 - Lille (France) 12 juin 2026 : Tech F'Est 2026 - Nancy (France) 15 juin 2026 : Jupyter Workshops: Demystifying MyST Markdown in Education - Orsay (France) 16 juin 2026 : Mobilis In Mobile 2026 - Nantes (France) 17-19 juin 2026 : Devoxx Poland - Krakow (Poland) 17-20 juin 2026 : VivaTech - Paris (France) 18 juin 2026 : Tech'Work - Lyon (France) 22-26 juin 2026 : Galaxy Community Conference - Clermont-Ferrand (France) 23-24 juin 2026 : MWCP 2026 - Paris (France) 24-25 juin 2026 : Agi'Lille 2026 - Lille (France) 24-26 juin 2026 : BreizhCamp 2026 - Rennes (France) 25-26 juin 2026 : Agile Tour Toulouse 2026 - Toulouse (France) 27 juin 2026 : Asynconf - Paris (France) 2 juillet 2026 : Azur Tech Summer 2026 - Valbonne (France) 2-3 juillet 2026 : Sunny Tech - Montpellier (France) 3 juillet 2026 : Agile Lyon 2026 - Lyon (France) 6-8 juillet 2026 : Riviera Dev - Sophia Antipolis (France) 28-30 août 2026 : State of the Map - Champs-sur-Marne (France) 4 septembre 2026 : JUG Summer Camp 2026 - La Rochelle (France) 10-11 septembre 2026 : Nantes Craft - Nantes (France) 17 septembre 2026 : dotAI - Paris (France) 17-18 septembre 2026 : API Platform Conference 2026 - Lille (France) 18 septembre 2026 : dotJS - Paris (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 22 septembre 2026 : Salon Data 2026 - Nantes (France) 22-23 septembre 2026 : Agile en Seine & IA 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : OWASP AppSec Days France 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : PlatformCon Paris - Paris (France) 24 septembre 2026 : React Native Connection 2026 - Paris (France) 24-26 septembre 2026 : Paris Web 2026 - Paris (France) 28-29 septembre 2026 : 4th Tech Summit on AI & Robotics - Paris (France) & Online 1 octobre 2026 : WAX 2026 - Marseille (France) 1-2 octobre 2026 : Volcamp - Clermont-Ferrand (France) 2 octobre 2026 : DevFest Perros-Guirec 2026 - Perros-Guirec (France) 5-9 octobre 2026 : Devoxx Belgium - Antwerp (Belgium) 12 octobre 2026 : Dev With AI - Paris (France) 27-29 octobre 2026 : Directions EMEA 2026 - Paris (France) 29-30 octobre 2026 : BDX I/O 2026 - Bordeaux (France) 30 octobre 2026 : Cloud Nord 2026 - Lille (France) 4-5 novembre 2026 : Devoxx Morocco - Casablanca (Morocco) 14-15 novembre 2026 : Capitole du Libre - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : DevFest Toulouse 2026 - Toulouse (France) 27 novembre 2026 : DevFest Paris 2026 - Paris (France) 1-3 décembre 2026 : Apidays Paris - Paris (France) 4 décembre 2026 : DevFest Lyon 2026 - Lyon (France) 4 décembre 2026 : DevFest Dijon 2026 - Dijon (France) 9-10 décembre 2026 : OpenSource Expérience - Paris (France) 9-10 décembre 2026 : DevOps REX - Paris (France) 10 décembre 2026 : KCD Provence - Aix-en-Provence (France) 7-9 avril 2027 : Devoxx France 2027 - Paris (France) Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/
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Merci à SaxX d'être venu témoigner sur Legend Story.Votre vie numérique est menacée… et vous ne le savez peut-être pas. SaxX, hacker éthique, vous explique comment protéger votre vie privée face à des dangers bien réels. Fuites massives, cyberattaques… Il affirme avoir mis la main sur un fichier contenant 800 millions de données sur les Français.Pour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/Retrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/UXyGm0ydtwoPour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://www.snapchat.com/@legendcm75017 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Sandrine Pégand, avocate, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Au menu de la troisième heure des GG du jeudi 30 avril 2026 : "Présidentielle 2027 : aucune banque ne veut prêter au Rassemblement National" avec Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Laura Warton Martinez, sophrologue.
durée : 00:21:34 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Françoise Vimeux, climatologue, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement et Jean Jouzel, paléoclimatologue, ancien vice-président du GIEC, alertent sur la situation climatique de l'Europe qui a encore vu sa température augmenter l'an dernier. - invités : Françoise Vimeux Climatologue française, Jean Jouzel Climatologue, ancien vice-président du GIEC Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:21:34 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Françoise Vimeux, climatologue, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement et Jean Jouzel, paléoclimatologue, ancien vice-président du GIEC, alertent sur la situation climatique de l'Europe qui a encore vu sa température augmenter l'an dernier. - invités : Françoise Vimeux Climatologue française, Jean Jouzel Climatologue, ancien vice-président du GIEC Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime connaissent la réalité. Celles qui n'y sont pas ont encore le fantasme. Même mécanique qu'en Iran.7. La jeunesse comme seule vraie variable d'espoir (~1:17:49 – 1:21:48) Pas le business. Pas les PDG. La jeunesse — diplomates de 30 ans, entrepreneurs locaux, femmes qui prennent la parole. Une région qui est aussi de beauté et de rêves, pas seulement de destruction. C'est la seule chose qui donne envie du futur à Yasmina. Et après cette conversation, à moi aussi.Questions posées dans l'interviewC'est quoi, selon toi, les dynamiques dans le Moyen-Orient que la majorité des gens ne comprennent pas ?Quand ils parlent de paix, dans aucun des cas ils envisagent les humains qui sont sur place — tu confirmes ?Est-ce que le gouvernement Netanyahou est symétrique à l'Iran dans sa logique messianique ?Y a-t-il vraiment une scission profonde dans la société israélienne, ou c'est du bruit médiatique ?Pourquoi un certain nombre de personnes de confession juive ne sont pas nécessairement sionistes ?Est-ce juste de dire que l'État d'Israël est né de l'antisémitisme européen ?Quel a été le rôle de la guerre froide dans la région, et comment Kissinger a tout changé ?Comment le Hamas a réussi à prendre autant de pouvoir en Palestine ?Y a-t-il une volonté réelle d'une solution à deux États, côté Netanyahou, côté Hamas, côté Hezbollah ?Qu'est-ce qui te donne envie du futur dans cette région, malgré tout ce qu'on vient de dire ?Références citéesLivresLe mirage de la paix — Yasmina Asraragiz (son propre livre, fil rouge de l'entretien)Accords et documents historiquesDéclaration Balfour (document britannique autorisant la création d'un État israélien) — ~0:31:46Accords d'Oslo (Israël / Autorité palestinienne, Rabin / Arafat) — ~1:02:49Accords de Camp David (Israël / Égypte, Sadat / Begin) — ~1:03:30Accords d'Abraham (normalisation entre Israël et pays arabes) — ~0:10:30Personnalités historiquesThéodore Herzl (fondateur du sionisme) — ~0:28:09Henry Kissinger (diplomatie navette, guerre de Yom Kippour) — ~0:37:27 et ~0:39:52Anwar Sadat (assassiné après Camp David) — ~1:03:36Yitzhak Rabin (assassiné après Oslo) — ~1:02:49Golda Meir — ~0:40:19Ben Gurion — ~0:29:00Personnalités contemporainesCharlie Kirk (messianisme évangélique US) — ~0:05:35Donald Trump et Jared Kushner — ~0:46:00 / ~0:48:15Steve Witkoff (envoyé spécial US au Moyen-Orient) — ~0:07:00Mohamed Ben Salman (MBS) — ~1:04:30Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich (extrême droite israélienne) — ~0:26:00Netanyahou — multiple occurrencesReza Pahlavi (cité comme potentiel successeur du régime iranien) — ~0:13:00ÉvénementsGuerre de Yom Kippour (1973) — ~0:38:00Guerre des Six Jours — ~0:39:52Guerre civile libanaise / guerres israélo-libanaises — ~0:19:507 octobre 2023 — ~1:04:00Embargo pétrolier arabe de 1973 — ~0:38:30Crise du canal de Suez — ~0:43:10Afghanistan / Al-Qaïda / talibans (financement CIA) — ~0:43:29InstitutionsONU / Conseil de sécurité — ~0:14:07FINUL (force de l'ONU au Liban) — ~0:20:30Congrès américain — ~1:05:00Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction Gregory présente le podcast et pose la question fondatrice : peut-on encore se réjouir du futur ?00:34 — Qui est Yasmina ? Ancienne diplomate, doctorante, autrice du Mirage de la paix. Gregory souligne la rareté : une femme jeune, maghrébine, qui parle de géopolitique avec une expertise rare.02:00 — Pourquoi si peu de femmes dans l'analyse géopolitique ? Yasmina explique le coût psychique de ce domaine et comment les femmes s'auto-excluent d'un sujet porté historiquement par des hommes.05:35 — Les deux forces qui bloquent la paix Idéologues messianiques (US, Israël, monde arabe) d'un côté. Business diplomacy opportuniste de l'autre. Aucun ne pense aux populations.09:57 — Paix par la prospérité vs paix par la force Les deux doctrines Trump expliquées. Pourquoi aucune ne peut produire une vraie paix durable.14:07 — Israël et Iran : guerre existentielle Les deux camps croient jouer leur survie. Quand vous êtes en mode existentiel, le droit international ne compte plus.27:41 — Origines du sionisme et débat interne Herzl, les rabbins anti-sionistes, la gauche soviétique : l'histoire du sionisme que personne ne raconte vraiment.31:46 — L'État d'Israël est-il né de l'antisémitisme européen ? La déclaration Balfour, ses motivations réelles, les Juifs instrumentalisés. Yasmina répond avec les archives.37:27 — Kissinger et le pivot américain vers le Moyen-Orient Guerre de Yom Kippour, embargo pétrolier, naissance de la diplomatie navette. Le moment où les US ont compris l'enjeu.48:15 — Trump : enrichissement personnel comme boussole géopolitique Chiffres, contrats, famille, avion qatari. Yasmina documente ce qui est souvent dit mais rarement démontré.56:41 — Comment le Hamas a pris Gaza Gouvernance par la peur, assassinats politiques, et le paradoxe des sondages : l'adhésion au Hamas est plus forte là où il ne gouverne pas.1:04:00 — Le 7 octobre comme réponse à la normalisation saoudienne La révélation centrale du livre. Le Hamas a frappé pour empêcher un accord de paix imminent entre Israël et l'Arabie Saoudite.1:09:09 — Ce qu'il faudrait vraiment pour une paix Moins d'idéologues, moins de business. Plus d'éducation, de culture, de codépendance humaine. L'exemple franco-allemand.1:14:52 — Le rôle du Maroc et des pays du Maghreb La relation Maroc-Israël analysée : démographie partagée, coopération sécuritaire, projets culturels. Un cas à part dans la région.1:17:49 — Ce qui donne envie du futur : la jeunesse Des diplomates de 30 ans, une jeunesse qui rêve, un Moyen-Orient de beauté que la guerre cache. La seule vraie variable d'espoir.1:21:54 — VLAN final Claquer la porte au messianisme. L'ouvrir à la jeunesse moyenne-orientale et aux défenseurs de la paix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime connaissent la réalité. Celles qui n'y sont pas ont encore le fantasme. Même mécanique qu'en Iran.7. La jeunesse comme seule vraie variable d'espoir (~1:17:49 – 1:21:48) Pas le business. Pas les PDG. La jeunesse — diplomates de 30 ans, entrepreneurs locaux, femmes qui prennent la parole. Une région qui est aussi de beauté et de rêves, pas seulement de destruction. C'est la seule chose qui donne envie du futur à Yasmina. Et après cette conversation, à moi aussi.Questions posées dans l'interviewC'est quoi, selon toi, les dynamiques dans le Moyen-Orient que la majorité des gens ne comprennent pas ?Quand ils parlent de paix, dans aucun des cas ils envisagent les humains qui sont sur place — tu confirmes ?Est-ce que le gouvernement Netanyahou est symétrique à l'Iran dans sa logique messianique ?Y a-t-il vraiment une scission profonde dans la société israélienne, ou c'est du bruit médiatique ?Pourquoi un certain nombre de personnes de confession juive ne sont pas nécessairement sionistes ?Est-ce juste de dire que l'État d'Israël est né de l'antisémitisme européen ?Quel a été le rôle de la guerre froide dans la région, et comment Kissinger a tout changé ?Comment le Hamas a réussi à prendre autant de pouvoir en Palestine ?Y a-t-il une volonté réelle d'une solution à deux États, côté Netanyahou, côté Hamas, côté Hezbollah ?Qu'est-ce qui te donne envie du futur dans cette région, malgré tout ce qu'on vient de dire ?Références citéesLivresLe mirage de la paix — Yasmina Asraragiz (son propre livre, fil rouge de l'entretien)Accords et documents historiquesDéclaration Balfour (document britannique autorisant la création d'un État israélien) — ~0:31:46Accords d'Oslo (Israël / Autorité palestinienne, Rabin / Arafat) — ~1:02:49Accords de Camp David (Israël / Égypte, Sadat / Begin) — ~1:03:30Accords d'Abraham (normalisation entre Israël et pays arabes) — ~0:10:30Personnalités historiquesThéodore Herzl (fondateur du sionisme) — ~0:28:09Henry Kissinger (diplomatie navette, guerre de Yom Kippour) — ~0:37:27 et ~0:39:52Anwar Sadat (assassiné après Camp David) — ~1:03:36Yitzhak Rabin (assassiné après Oslo) — ~1:02:49Golda Meir — ~0:40:19Ben Gurion — ~0:29:00Personnalités contemporainesCharlie Kirk (messianisme évangélique US) — ~0:05:35Donald Trump et Jared Kushner — ~0:46:00 / ~0:48:15Steve Witkoff (envoyé spécial US au Moyen-Orient) — ~0:07:00Mohamed Ben Salman (MBS) — ~1:04:30Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich (extrême droite israélienne) — ~0:26:00Netanyahou — multiple occurrencesReza Pahlavi (cité comme potentiel successeur du régime iranien) — ~0:13:00ÉvénementsGuerre de Yom Kippour (1973) — ~0:38:00Guerre des Six Jours — ~0:39:52Guerre civile libanaise / guerres israélo-libanaises — ~0:19:507 octobre 2023 — ~1:04:00Embargo pétrolier arabe de 1973 — ~0:38:30Crise du canal de Suez — ~0:43:10Afghanistan / Al-Qaïda / talibans (financement CIA) — ~0:43:29InstitutionsONU / Conseil de sécurité — ~0:14:07FINUL (force de l'ONU au Liban) — ~0:20:30Congrès américain — ~1:05:00Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction Gregory présente le podcast et pose la question fondatrice : peut-on encore se réjouir du futur ?00:34 — Qui est Yasmina ? Ancienne diplomate, doctorante, autrice du Mirage de la paix. Gregory souligne la rareté : une femme jeune, maghrébine, qui parle de géopolitique avec une expertise rare.02:00 — Pourquoi si peu de femmes dans l'analyse géopolitique ? Yasmina explique le coût psychique de ce domaine et comment les femmes s'auto-excluent d'un sujet porté historiquement par des hommes.05:35 — Les deux forces qui bloquent la paix Idéologues messianiques (US, Israël, monde arabe) d'un côté. Business diplomacy opportuniste de l'autre. Aucun ne pense aux populations.09:57 — Paix par la prospérité vs paix par la force Les deux doctrines Trump expliquées. Pourquoi aucune ne peut produire une vraie paix durable.14:07 — Israël et Iran : guerre existentielle Les deux camps croient jouer leur survie. Quand vous êtes en mode existentiel, le droit international ne compte plus.27:41 — Origines du sionisme et débat interne Herzl, les rabbins anti-sionistes, la gauche soviétique : l'histoire du sionisme que personne ne raconte vraiment.31:46 — L'État d'Israël est-il né de l'antisémitisme européen ? La déclaration Balfour, ses motivations réelles, les Juifs instrumentalisés. Yasmina répond avec les archives.37:27 — Kissinger et le pivot américain vers le Moyen-Orient Guerre de Yom Kippour, embargo pétrolier, naissance de la diplomatie navette. Le moment où les US ont compris l'enjeu.48:15 — Trump : enrichissement personnel comme boussole géopolitique Chiffres, contrats, famille, avion qatari. Yasmina documente ce qui est souvent dit mais rarement démontré.56:41 — Comment le Hamas a pris Gaza Gouvernance par la peur, assassinats politiques, et le paradoxe des sondages : l'adhésion au Hamas est plus forte là où il ne gouverne pas.1:04:00 — Le 7 octobre comme réponse à la normalisation saoudienne La révélation centrale du livre. Le Hamas a frappé pour empêcher un accord de paix imminent entre Israël et l'Arabie Saoudite.1:09:09 — Ce qu'il faudrait vraiment pour une paix Moins d'idéologues, moins de business. Plus d'éducation, de culture, de codépendance humaine. L'exemple franco-allemand.1:14:52 — Le rôle du Maroc et des pays du Maghreb La relation Maroc-Israël analysée : démographie partagée, coopération sécuritaire, projets culturels. Un cas à part dans la région.1:17:49 — Ce qui donne envie du futur : la jeunesse Des diplomates de 30 ans, une jeunesse qui rêve, un Moyen-Orient de beauté que la guerre cache. La seule vraie variable d'espoir.1:21:54 — VLAN final Claquer la porte au messianisme. L'ouvrir à la jeunesse moyenne-orientale et aux défenseurs de la paix. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En République démocratique du Congo (RDC), « le pouvoir prépare un braquage constitutionnel », déclare l'un des principaux leaders de l'opposition. Vendredi dernier, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, disait sur RFI vouloir changer la Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes avant la prochaine élection présidentielle de décembre 2028. L'ancien ministre Olivier Kamitatu réagit ce mardi 28 avril. Il est l'un des pères de la Constitution de 2006, actuellement en vigueur. C'est aussi le porte-parole de l'opposant Moïse Katumbi, qui est arrivé officiellement deuxième à la dernière présidentielle. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Olivier Kamitatu, « il faut changer la Constitution, notamment pour mieux répartir les compétences entre l'État central et les provinces » dit le premier vice-président de l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que vous en pensez ? Olivier Kamitatu : tout ce qu'il faut dire, c'est un monument de contrevérités, un véritable catalogue de mensonges et je dirais même une leçon d'hypocrisie. Parce qu'en réalité, les problèmes institutionnels qu'il a relevés, l'élection des sénateurs, les compétences des provinces, la gouvernance locale, seraient bloqués par l'article 220. C'est juridiquement faux et manifestement de très mauvaise foi. L'article 220, effectivement, protège un nombre limité et précis de dispositions qui sont intangibles, parmi lesquelles la forme républicaine de l'État, le suffrage universel, le nombre et la durée des mandats présidentiels. Mais il ne protège nullement le mode d'élection des sénateurs ni les compétences des gouverneurs. Ces matières relèvent des lois organiques que le Parlement peut modifier à la majorité absolue sans toucher à un seul mot de la Constitution. Cette manipulation est d'autant plus grossière que monsieur Jean-Claude Tshilumbayi sait pertinemment que la vraie disposition intangible qui les embarrasse, c'est l'alinéa 2 de l'article 220, celui qui interdit formellement toute révision portant sur la limitation du nombre des mandats présidentiels. C'est cela et cela seul qu'ils veulent supprimer. Alors le premier vice-président ne dément pas que cette nouvelle Constitution pourrait permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, mais il dit que c'est le vœu de la population et que même à Kinshasa, qui vote plutôt pour l'opposition, les gens ont dit oui à un troisième mandat, quand le président a félicité les footballeurs congolais pour leur qualification à la Coupe du monde. Écoutez, cet argument fait rire. Aucune démocratie sérieuse ne peut confondre l'acclamation des stades avec une délibération citoyenne. Là, monsieur Jean-Claude Tshilumbayi a touché véritablement à une indignité politique. Ce qu'on a entendu, effectivement, un petit nombre dans ce stade disait oui, allez, troisième mandat. « Tina trois » jusqu'au troisième. Et d'autres scandaient « Tina, Sénat » jusqu'au Sénat. Parce que finalement, après son mandat, il doit aller au Sénat, y dormir et y passer le reste de sa vie. C'est ça que les Congolais ont demandé au stade de Kinshasa. Alors vous parlez d'indignité politique, mais concrètement Olivier Kamitatu, qu'est-ce que vous pouvez faire pour empêcher le pouvoir congolais actuel de changer la Constitution par un vote du Congrès par exemple, vu que l'UDPS y dispose d'une majorité écrasante à l'Assemblée nationale comme au Sénat ? Écoutez, la même Constitution nous fait le devoir de nous opposer à un braquage constitutionnel, parce que c'est à cela qu'on assiste aujourd'hui. L'article 64 de la Constitution nous dit bien que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation de la loi et de la Constitution. Ce que nous avons réussi il y a dix ans, et bien pour le Congo, nous le réussirons aujourd'hui contre ceux qui veulent faire ce braquage constitutionnel. Ce que vous avez réussi il y a dix ans, c'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il y a dix ans, il y avait exactement les mêmes velléités de vouloir changer la Constitution pour rester au pouvoir. Et c'est là où on doit s'élever contre le cynisme absolu de l'UDPS. Parce que, il y a dix ans, des jeunes Congolais sont descendus dans les rues de Kinshasa pour défendre exactement ce que Jean-Claude Tshilumbayi est en train de détruire : la limitation des mandats, le respect de la Constitution, le refus du glissement. Ces jeunes gens, je vous le rappelle, ils s'appelaient Rossy Mukendi Tshimanga, Thérèse Kapangala. Ils avaient pour eux leur jeunesse, leur courage, leur foi dans une Constitution que l'UDPS leur avait appris à considérer comme un bien sacré. Nous avions demandé à cette jeunesse de se lever pour défendre, au péril de sa vie, cette Constitution. Nous, le G7, à l'époque, l'UDPS était à nos côtés et aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit ? Ces gens qui crachent sur la mémoire de Rossy Mukendi Tshimanga, qui piétinent le sacrifice de Thérèse Kapangala. Ils trahissent chacun de ceux qui ont cru dans leurs promesses, qui ont payé de leur liberté et de leur vie la fidélité à une cause que tous ces leaders ont abandonnée aujourd'hui, dès lors qu'elle ne leur servait plus. Nous leur devons au minimum de ne pas nous taire. Alors c'est vrai qu'il y a dix ans, Joseph Kabila s'est cassé les dents sur son projet de pouvoir briguer un troisième mandat. Face à la résistance de l'opposition du G7 et de l'Église catholique, il a dû renoncer. Mais le premier vice-président de l'Assemblée dit qu'à l'époque, le régime s'était discrédité par ses manœuvres pour se cramponner au pouvoir, ce qu'on appelait le glissement, et que la situation est complètement différente aujourd'hui. Mais il oublie un fait capital : c'est sous Félix Tshisekedi que la situation sécuritaire à l'Est s'est dramatiquement dégradée. Et donc ce régime voudrait se prévaloir de son bilan catastrophique pour se maintenir. Il n'y a pas de justification morale possible à un tel renversement des choses, en voulant dire que non, non, non, ça a totalement changé. Alors que la situation du pays, chaque Congolaise, chaque Congolais le sent dans sa vie quotidienne, a empiré au cours des dix dernières années. Olivier Kamitatu, je vous remercie. À lire aussiRDC: «Il faut changer de Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes» - Le grand invité Afrique
Entre 2016 et 2018, la Turquie a vécu sous état d'urgence dans la foulée de la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016. Pendant cette période, des milliers de professeurs, enseignants et syndicalistes turcs opposés au régime du président Recep Tayyip Erdogan ont été limogés. Accusés d'avoir des liens avec des organisations terroristes, ils avaient été mis au ban de la société. Récompensé de l'Ours d'or du Meilleur film de la Berlinale 2026, Yellow Letters, le long-métrage d'İlker Çatak, se penche sur leur sort et réveille de douloureux souvenirs chez ces anciens membres du corps enseignant. De notre correspondante à Ankara, Can Irmak Özinanir, 44 ans, cligne des yeux à la sortie du cinéma. Il vient de voir le film Yellow Letters dont il entend parler depuis plusieurs jours. Cet ancien universitaire a été limogé par décret-loi en 2017 en Turquie. Ce film raconte en partie son histoire, ces années de flou, dans l'attente d'une décision de justice favorable. « L'incertitude, c'est le sentiment dominant ces dernières années. Ne jamais savoir ce qu'il va se passer. Et c'est une période d'incertitude qui s'installe dans le temps long. Il y a des périodes où j'avais une grande confiance en moi car nous avons bénéficié d'une grande solidarité. Mais il y a aussi des périodes où je me suis senti très seul et où cela s'est traduit par de la colère envers mon entourage », raconte Can Irmak Özinanir. À lire aussiBerlinale: le festival teinté de polémiques s'achève avec l'Ours d'or pour «Yellow Letters» d'Ilker Catak « Pas besoin de l'État pour vivre, pour survivre » Nous sommes ici dans les couloirs de la célèbre université d'Ankara, celle qu'a choisie le réalisateur Ilker Catak pour démarrer son film. Mustafa Kemal Çoşkun, 56 ans, fait partie des universitaires limogés par décret-loi. Il a fini par être réintégré il y a trois ans, après plusieurs années de petits boulots. « Quand on est communiste, on apprend vite. J'ai appris beaucoup de choses. Par exemple, après avoir été limogé, j'ai monté un cabinet d'études. Après, j'ai repassé les concours d'entrée à l'université d'Ankara et j'ai intégré la faculté d'informatique. J'ai appris la programmation. J'ai aussi appris un programme Da Vinci Resolve. Je me suis mis à mon bureau et j'ai appris. On a pas besoin de l'État pour vivre, pour survivre », confie-t-il. À lire aussiLe réalisateur allemand Ilker Çatak en un mot, un geste et un silence Aucune décision de justice ne fera justice Au centre d'Ankara, dans le quartier de Kizilay, le bar Zurafa a ouvert ses portes il y a un peu plus d'un an. C'est Veli Sacilik, 49 ans, qui le gère avec sa compagne. Amputé de son bras droit lors d'un séjour en prison, c'est le seul métier qu'il peut faire aujourd'hui, assure-t-il. Comme de nombreux fonctionnaires, il a perdu son travail pendant l'état d'urgence. Alors, quand Yellow Letters est sorti, il a tenu à emmener sa fille de 15 ans voir le film : « J'ai emmené ma fille voir le film car elle a aujourd'hui le même âge que le personnage d'Ezgi dans le film, et qu'elle a vécu des périodes très similaires. Je voulais qu'elle comprenne ce que son père et sa mère avaient traversé. » Comme d'autres limogés, Veli Sacilik accuse la Cour européenne des droits de l'homme de les avoir abandonnés à leur sort. La Cour avait en effet stipulé que toutes les voies internes de justice devaient être épuisées avant d'examiner leurs dossiers. Pour l'heure, les réintégrations se font au compte-gouttes. Certains ont repris les chemins de l'université, d'autres attendent encore une décision du Conseil d'État. Mais ils l'assurent : aucune décision de justice ne leur rendra ces dix années d'errance. À lire aussiEntretien avec Ilker Çatak sur «Yellow Letters», le splendide Ours d'or 2026
Pour regarder la version vidéo de cet épisode, clique ici !40 épisodes exclusifs sur Patreon !Il s'en passe des choses sur cette Terre... malheureusement. Je vous raconte 3 histoires complètement insolites et wtf.Retrouve le podcast sur:
Au sommaire :Les délits de fuite après accident de la route sont en forte hausse, avec 235 000 cas par an, laissant de nombreuses victimes désemparées.L'Agence nationale des titres sécurisés a été victime d'une attaque massive, compromettant les données de 1,2 million de Français.La rencontre entre Jordan Bardella, président du RN, et les dirigeants du MEDEF a suscité de nombreuses réactions, entre séduction et méfiance.Le système de santé français est jugé plus efficace et moins coûteux que le système allemand, avec une meilleure espérance de vie.Le procès du meurtre d'Agnès Lassalle, enseignante poignardée par un de ses élèves, soulève des questions sur la responsabilité pénale du meurtrier et le rôle de l'Éducation nationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Pour écouter mes autres épisodes:-Quelle est la différence entre Monaco et Monte Carlo ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/quelle-est-la-diff%C3%A9rence-entre-monaco-et-monte-carlo/id1048372492?i=1000761727152Spotify:https://open.spotify.com/episode/2ozSXZHXpurf8FwP2tew5V?si=a212a5eae385483d-Quelle est la différence entre “pingre” et “radin” ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/quelle-est-la-diff%C3%A9rence-entre-pingre-et-radin/id1048372492?i=1000761512561Spotify:https://open.spotify.com/episode/4Vw3gUWawxFHHUJZAzj1jo?si=6c4275b18e8d41f0--------------------------En 1954, au cœur de la guerre d'Indochine, la France joue une partie décisive dans une vallée reculée du nord du Vietnam : bataille de Diên Biên Phu. L'objectif est clair : attirer et écraser les forces du Viet Minh. Mais le plan tourne au désastre. Les troupes françaises se retrouvent encerclées, pilonnées sans relâche, coupées de leurs approvisionnements. La chute semble inévitable.C'est dans ce contexte extrême que les États-Unis envisagent une option radicale : utiliser la puissance aérienne — et même, selon certains scénarios, l'arme nucléaire — pour sauver leur allié.Pourquoi une idée aussi extrême ? D'abord pour une raison stratégique. En pleine guerre froide, Washington voit dans le conflit indochinois un front contre l'expansion du communisme en Asie. Le Viet Minh est soutenu par la Chine et indirectement par l'Union soviétique. Pour les États-Unis, laisser tomber la France pourrait déclencher un effet domino dans toute la région.Une opération est alors étudiée : “Vulture”. Elle prévoit des bombardements massifs à l'aide de bombardiers américains pour briser l'encerclement. Dans certaines discussions internes, une hypothèse encore plus radicale est évoquée : utiliser quelques bombes nucléaires tactiques pour détruire les positions du Viet Minh autour de la vallée.Mais cette option pose des problèmes majeurs. D'abord, elle est militairement incertaine. Le Viet Minh est dispersé, retranché dans des positions difficiles à cibler précisément. Une frappe nucléaire risquerait de ne pas produire l'effet décisif attendu, tout en causant des destructions massives.Ensuite, le risque politique est énorme. Moins de dix ans après Hiroshima et Nagasaki, utiliser à nouveau l'arme nucléaire — cette fois dans une guerre coloniale — aurait un impact mondial considérable. Le président Dwight D. Eisenhower est particulièrement prudent. Il refuse d'agir sans le soutien clair des alliés, notamment du Royaume-Uni, qui s'y oppose fermement.Enfin, il y a la crainte d'une escalade. Une intervention directe, surtout nucléaire, pourrait entraîner une réaction de la Chine ou de l'URSS, transformant un conflit local en guerre mondiale.Résultat : les États-Unis renoncent. Aucune intervention directe n'a lieu. Isolée, la France capitule le 7 mai 1954. Cette défaite marque la fin de la présence française en Indochine et ouvre une nouvelle phase de tensions dans la région.Au fond, cet épisode révèle à quel point la guerre froide a poussé les grandes puissances à envisager l'impensable. Mais il montre aussi qu'au bord du basculement, certaines lignes — même fragiles — n'ont pas été franchies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:47 - On n'arrête pas l'éco - par : Sandrine Foulon - Benjamin cherche un boulot de codeur informatique, il a envoyé une quantité astronomique de CV et passé des entretiens... Mais il est écœuré par le manque de réponses. Peut-on légalement obliger un recruteur à au moins expliciter son refus ? se demande-t-il. Sandrine Foulon lui répond. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors que la guerre au Soudan est entrée, mercredi 15 avril 2026, dans sa quatrième année, nous nous penchons sur l'épreuve traversée par des réfugiés inquiets pour des proches dont ils sont sans nouvelles. C'est le cas d'une famille réfugiée au camp de Gorom, près de Juba, au Soudan du Sud, dont le fils a fui El-Fasher, six jours avant l'entrée dans la ville des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), le 26 octobre 2025. Il n'a plus donné de nouvelles depuis. La mère, les frères et les sœurs du disparu ont fait tout ce qu'ils ont pu pour retrouver sa trace, en vain. De notre correspondante à Gorom, L'appel à la prière du vendredi résonne à travers le camp de Gorom. Hayat Ali Abdulrahman, 54 ans, est arrivée ici en juillet 2025 après un périple de 25 jours depuis El-Fasher, au Darfour. Avec ses filles, elles ont fui la famine et les bombardements quotidiens des FSR au Soudan, laissant leur père et leur frère là-bas, car c'était trop dangereux pour les hommes de se risquer en dehors de la ville : « Je regrette qu'ils soient restés, mais ils ne pouvaient pas partir à ce moment-là. S'ils étaient partis avec nous, les FSR les auraient capturés et emmenés vers des lieux inconnus. C'est pourquoi mon fils a dit : "Attendons un peu, peut-être que la situation va se calmer, puis nous partirons". Mais un mois après, un obus est tombé sur son père, qui est décédé. Mon fils l'a enterré et est resté quelques semaines, puis il est parti. C'était le 20 octobre 2025. Et jusqu'à ce jour, nous ne savons pas où il est. Il est peut-être allé jusqu'à Garni, où il aurait été capturé par les FSR et emmené vers une destination inconnue. Cela fait six mois que nous n'avons aucune nouvelle de lui. » À lire aussi«Un véritable cauchemar»: la chute d'El-Fasher, summum de l'horreur au Soudan « Nous voulons une rançon » Depuis son exil au Soudan du Sud et avec l'aide de ses proches, la veuve a tenté d'user de contacts au Darfour pour retrouver son fils de 28 ans qui s'appelle Majdi Adam Ibrahim. Selon les informations qu'elle a pu recueillir, il aurait pu être arrêté par les FSR à la sortie d'El-Fasher puis emmené à Nyala, au Darfour du Sud : « Nous essayons d'obtenir des informations. Nous demandons à nos connaissances de vérifier dans les prisons de Nyala, comme celle de Tagris, mais personne ne peut se rendre à Tagris, absolument personne. Les gens cherchent. Nous demandons à tous ceux que nous connaissons d'effectuer des recherches, mais ils ne l'ont pas trouvé. Personne ne peut circuler là-bas, dans les zones contrôlées par les FSR, car si vous y allez pour chercher quelqu'un, ils vous tuent vous aussi. » Le beau-fils de Hayat, Abdellatif, explique qu'en mars, la famille a reçu une demande de rançon : « Un membre des FSR a contacté mon épouse via Messenger et lui a dit : ''Ton frère est avec nous. Il va bien, il est en bonne santé, nous voulons une rançon''. » Mais le membre des FSR demande alors à la famille de payer avant même qu'elle ait pu s'assurer que Majdi est bel et bien en vie. La famille a refusé et exigé de lui parler avant tout envoi d'argent. Depuis, elle n'a plus reçu aucun message, mais espère encore le retrouver vivant. Ecoutez aussi l'édion spéciale SoudanLe Soudan, pays brisé par une guerre sans fin
Inscrivez-vous à mon nouveau Grand Live gratuit “Les clés pour ne jamais manquer de clients” : https://www.demian.education/grand-live-le-systeme-pour-ne-plus-jamais-manquer-de-clientsMon invitée du jour, vous la connaissez peut-être pour son visage. Mais ce que vous ne savez probablement pas, c'est tout ce qui se passe derrière.Constance Jablonski est mannequin internationale depuis l'âge de 16 ans. Elle est aussi maman et cofondatrice de French Bloom, la marque qui a inventé le vin pétillant sans alcool.Dans cet épisode, on a retracé ensemble comment elle a créé, avec ses associés, un marché là où il n'en existait aucun, et comment, en quelques années seulement, ils ont atteint le million de bouteilles vendues par an. Elle lève aussi le voile sur un monde que l'on fantasme tous : le mannequinat avec une franchise qui bouscule pas mal d'idées reçues.Et puis il y a un moment dans notre conversation dont je ne vous dis rien, sinon que c'est la première fois qu'elle en parle publiquement : ce que la prise de participation de LVMH, à hauteur de 30 %, a réellement changé pour French Bloom. Un million de followers sur Instagram, 2 carrières menées en parallèle, une entreprise bâtie de zéro : comment fait-elle, vraiment ? C'est tout l'objet de notre conversation. Mais je ne vous en dis pas plus et laisse place à ma conversation avec Constance Jablonski. Notes et références de l'épisode ✨ Pour retrouver Constance Jablonski : Sur Instagram✨ Pour retrouver French Bloom :Sur leur siteSur InstagramSur Facebook✨ Les livres cités par Constance Jablonski : Tous winners de Malcolm GladwellLe Point de bascule de Malcolm GladwellOutliers de Malcolm GladwellSapiens de Yuval Noah HarariHomo deus de Yuval Noah HarariLa règle ? Pas de règles ! de Erin Meyer*Liens affiliés FnacHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lors de la fouille faite au moment de sa garde à vue, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC", avait indiqué le parquet. Rima Hassan a démenti avoir été en possession de cette drogue de synthèse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour regarder la version vidéo de cet épisode, clique ici !40 épisodes exclusifs sur Patreon !Je lis vos histoires creepy dans ce troisième épisode Thread Horreur des abonnées, en compagnie de Kurt d'Obscurum.Envoyez vos histoires à cestcreepy@gmail.comRetrouve le podcast sur:
Le Paris Saint-Germain est en pleine montée en puissance… mais le vrai test arrive maintenant. Après une série impressionnante et des performances très convaincantes, le PSG semble enfin avoir trouvé son rythme. Le collectif tourne, les individualités répondent présentes, et l'équipe donne l'impression d'être lancée au meilleur moment de la saison. Mais ces dernières heures, un nouveau débat prend de plus en plus d'ampleur autour du club.
Aujourd'hui, on part dans les Balkans, dans un pays grand comme la Corse, avec moins de 700 000 habitants — et pourtant, il est sur le point de réécrire l'histoire de l'Union européenne.Ce pays, c'est le Monténégro. Et son histoire avec l'euro est… singulière.Tout commence dans le chaos des années 90. Les guerres de Yougoslavie fracturent la région, l'économie s'effondre. Face à l'instabilité, le Monténégro choisit d'adopter le Deutsche Mark dès novembre 1999. Puis, en janvier 2002, les billets marks laissent place aux euros. Voilà un pays qui adopte notre monnaie commune… sans être membre de l'UE, sans accord officiel, sans siège à la BCE, sans droit de regard sur la politique monétaire. Une situation ubuesque qui dure depuis plus de vingt ans.Mais ça, c'est peut-être sur le point de changer.Le Monténégro est aujourd'hui le plus avancé des neuf pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, judiciaires et économiques requises. Son gouvernement est clair sur l'objectif : conclure les négociations en 2026 et viser une adhésion officielle d'ici janvier 2028 — c'est ce qu'ils appellent "28 d'ici 28".Et les chiffres donnent raison à cet optimisme. En mars 2026, sur les 33 chapitres de négociation, quatorze ont déjà été provisoirement clôturés. La population est europhile : environ 80 % des Monténégrins soutiennent l'adhésion.Mais voilà le casse-tête pour Bruxelles : si le Monténégro intègre officiellement l'UE, il devra aussi intégrer la zone euro selon les règles — or il utilise déjà l'euro sans en être membre. Aucune solution définitive n'a été arrêtée : le pays pourrait conserver l'euro tel quel, passer temporairement à une monnaie de transition, ou valider simultanément son adhésion à l'UE et à la zone euro. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Didier Giraud, agriculteur, et Flora Ghebali, militante dans la transition écologique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:23:30 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Gabriel Attal, ancien Premier ministre, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, secrétaire général du parti Renaissance, appelle Les Républicains à une "clarification" de sa ligne politique en vue de l'élection présidentielle de 2027. - invités : Gabriel Attal Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:38 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - Vous ne connaissez rien au baseball ? Aucune importance ! La finale qui se déroule sous vos yeux dans ce stade de Miami est tellement plus importante qu'une simple partie de balles. Face à face : les Etats-Unis grands favoris et le Venezuela invité surprise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:38 - Regarde le monde - Vous ne connaissez rien au baseball ? Aucune importance ! La finale qui se déroule sous vos yeux dans ce stade de Miami est tellement plus importante qu'une simple partie de balles. Face à face : les Etats-Unis grands favoris et le Venezuela invité surprise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ils sont chaque année environ 300 dans ce cas et la raison est simple : c'est qu'ils ne sont ni acteurs, ni réalisateurs, ni techniciens, non en fait ils n'ont aucun rapport avec le cinéma. Ils sont là comme remplisseurs de sièges vides. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Atlantide est sans doute le continent perdu le plus célèbre de l'histoire… et pourtant, son existence repose sur une source unique. L'origine du récit remonte au IVᵉ siècle avant notre ère, dans deux dialogues du philosophe grec Platon : Timée et Critias. Platon y décrit une civilisation immense et prospère, située « au-delà des Colonnes d'Hercule » — généralement identifiées au détroit de Gibraltar. L'Atlantide y apparaît comme une puissance maritime technologiquement avancée, riche, orgueilleuse, qui finit par être engloutie par la mer en une seule nuit à la suite d'un cataclysme.Chez Platon, le récit a une fonction avant tout philosophique. L'Atlantide sert de contre-exemple moral à Athènes : une société devenue corrompue par sa richesse et sa soif de domination, punie par les dieux. Le texte n'est pas présenté comme un mythe poétique, mais comme un récit transmis par Solon après un voyage en Égypte. C'est précisément cette ambiguïté — récit moral ou témoignage historique ? — qui a nourri les débats pendant plus de deux millénaires.Du point de vue scientifique, le constat est clair : aucune preuve archéologique directe ne confirme l'existence de l'Atlantide telle que décrite par Platon. Aucun vestige d'un continent englouti, aucune trace d'une civilisation avancée disparue brutalement dans l'Atlantique. La tectonique des plaques, bien comprise aujourd'hui, rend d'ailleurs très improbable l'engloutissement soudain d'un continent entier en quelques heures.Cependant, certains chercheurs estiment que Platon a pu s'inspirer d'événements réels, déformés par la transmission orale. L'hypothèse la plus souvent citée concerne l'île de Santorin, dans la mer Égée. Vers 1600 av. J.-C., une éruption volcanique majeure détruit une grande partie de l'île de Théra et affaiblit la civilisation minoenne. Tsunamis, explosions, effondrements : le scénario rappelle étrangement la fin de l'Atlantide, même si la localisation ne correspond pas au texte de Platon.D'autres théories placent l'Atlantide en Espagne, au Maroc, aux Açores ou même en Antarctique, mais elles reposent sur des interprétations spéculatives, souvent sans validation scientifique solide. Aucune n'a résisté à l'examen rigoureux des géologues et des archéologues.En résumé, l'Atlantide n'a très probablement jamais existé comme civilisation réelle et autonome. Elle est plutôt un mythe philosophique, possiblement nourri de catastrophes naturelles bien réelles. Mais sa puissance symbolique demeure : l'Atlantide incarne la fascination humaine pour les mondes perdus, et la crainte intemporelle que le progrès, sans sagesse, mène à la chute. Un mythe, donc — mais un mythe extraordinairement efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.