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L'organe législatif national chinois tient la réunion de clôture de sa session annuelle;Le nouveau train à grande vitesse chinois finira son évaluation opérationnelle en 2026;Reprise du service ferroviaire Beijing-Pyongyang jeudi;Le chemin de fer Chine-Laos transporte plus de 18 millions de tonnes de marchandises ;La Chine interdit officiellement les poignées de porte de voiture « affleurantes »;La Chine ajoutera des normes d'introduction en bourse « plus ciblées » pour le marché ChiNext;Le 2ème semi-marathon des robots humanoïdes se tiendra à Beijing ;Le secteur clé de l'IA évalué à 1.200 milliards de yuans en 2025 ;La Chine met en garde contre les risques de sécurité liés à OpenClaw;RedNote renforce sa gouvernance contre les comptes gérés par l'IA;L'aéroport international Pudong de Shanghai nommé un des meilleurs aéroports du monde
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 09 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La France est le pays des droits de l'Homme, le pays de l'universalisme, le pays des Lumières, le pays qui se darde à défendre les droits des femmes. Mais Ruth Elkrief se demande où étaient les femmes iraniennes, lors des manifestations du 8 mars à Paris, à Marseille, à Montpellier. À priori, le choc pétrolier est une mauvaise opération pour la Chine puisqu'elle est la principale importatrice du pétrole iranien et du pétrole du détroit d'Ormuz. Mais à moyen terme, François Lenglet dit qu'à moyen terme, ce n'est pas évident que cela aille dans ce sens-là. Alors que certains commentateurs s'inquiètent du sort de la mollahrchie, Abnousse Shalmani, en ce moment, tient à rappeler les crimes du régime iranien. Il y a deux mois tout juste, une répression féroce a été imposée dans les rues des grandes villes iraniennes. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. REGLAGES - Type : extract - Fin pub : J+365Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter mon podcast Choses à Savoir:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-culture-g%C3%A9n%C3%A9rale/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3?si=e794067703c14028----------------------------La Chine bat son record de production de charbon… tout en annonçant une future taxe carbone nationale. Entre impératifs économiques et engagements climatiques, l'équilibre est fragile.Traduction :China breaks its coal production record—just as it pledges a future national carbon tax. A balancing act between growth and climate promises. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
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La Chine se fixe un objectif de croissance entre 4,5 % et 5 % pour 2026;Un produit biologique innovant sera administré aux genévriers pour lutter contre l'allergie au pollen;Le pont suspendu de Huajiang s'impose comme destination incontournable du nouvel an chinois;Plus de 500 entreprises s'inscrivent à la quatrième Exposition internationale des chaînes d'approvisionnement de Chine;Un scientifique chinois a reçu le prix de Bernd Theodor Matthias;L'IDA du secteur non manufacturier s'établit à 49,5 en février;La Chine enregistre une création quotidienne moyenne de 26.000 nouvelles entreprises en 2025;La Chine enregistre la meilleure qualité de l'air de son histoire en 2025 ;Les émissions de dioxyde de carbone pour 10.000 yuans de PIB en baisse de 5% ;Le box-office chinois dépasse les 10 milliards de yuans en 2026
1,9 milliards d'euros destinés au climat sont actuellement bloqués sur un compte de l'État belge. Le Fédéral et les Régions ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la répartition de cet argent et des efforts qui y sont liés. La guerre au Moyen-Orient secoue les marchés. Pendant que le conflit s’enlise, certains investisseurs y voient l'opportunité de faire des affaires en bourse. Un phénomène appelé "buy the dip" qu'on analyse dans ce Brief. La croissance affolante de la Chine serait-elle en train de s'essouffler? Le Premier ministre chinois Li Qiang a présenté hier son plan quinquennal pour le pays, entre prudence et ambition, dans un pays dépendant de ses exportations et frappé par une crise immobilière sans précédent. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Le 5 janvier 2026 à Las Vegas, Jensen Huang ouvrait le CES avec une prédiction : un platform shift. L'IA ne serait plus un outil parmi d'autres, mais l'infrastructure fondamentale sur laquelle viendrait se brancher toute l'économie mondiale. Avec, à la clé, un plan sur 50 ans pour construire des "usines d'IA" planétaires. Mais derrière la promesse technologique se cachent des dépendances très concrètes : énergie, eau, lithium, terres rares, puces. Des ressources non renouvelables, distribuées inégalement, et déjà au cœur de nouvelles tensions géopolitiques. La Chine, "électro-État" verticalisé depuis 25 ans sur les chaînes d'approvisionnement critiques. Les États-Unis de Trump qui déclarent l'état d'urgence énergétique nationale et lorgnent le Groenland. Et l'Europe, recatégorisée en "puissance moyenne", qui doit réinventer sa stratégie industrielle et diplomatique pour ne pas rater la quatrième révolution industrielle.Cet épisode a été enregistré en public, le 21 janvier 2026, lors de la 3ème édition de la Journée des Tendances de L'ADN à la Cité internationale universitaire de Paris.Au micro d'Elsa Ferreira : Olivia Lazard, chercheuse associée à l'Institut Berggruen, spécialiste en sécurité planétaire ; Jérémy Beaufils, directeur exécutif de la chaire Digital Disruption de l'ESSEC et auteur de la Digital Disruption Matrix ; Patrice Duboé, directeur de l'Innovation Europe du Sud chez Capgemini. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 05/03/2026 Avec la guerre au Moyen-Orient, la Chine va-t-elle devoir réajuster ses plans ? Le président chinois Xi Jinping a inauguré mercredi les “Deux Sessions”, grand-messe politique annuelle de la Chine, où sont dévoilés les objectifs de l'année à venir. Celui de cette année a une saveur particulière. L'opération contre l'Iran, déclenchée par les États-Unis et Israël, est une infortune pour l'Empire du Milieu. Il voit ainsi un autre de ses alliés visé par les Américains, après la capture du vénézuélien Nicolas Maduro. Mais c'est surtout un coup dur pour son économie : plus de 10 % des importations de pétrole de la Chine par voie maritime proviennent d'Iran. Surtout, plus de la moitié de ses approvisionnements en hydrocarbures proviennent du Moyen-Orient et transitent par le fameux détroit d'Ormuz. On en débat avec Stéphanie Balme, politologue, spécialiste de la Chine et directrice du CERI, Emmanuel Véron, géographe, chercheur associé à l'Inalco, spécialiste de la Chine, et Anthony Dufour, réalisateur et journaliste, ancien correspondant en Asie. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 5 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 05/03/2026 Laurence Equilbey, la cheffe d'orchestre qui bouscule les codes de la musique classique Éduquée par des parents mélomanes, Laurence Equilbey a naturellement dédié sa vie à la musique. Amatrice de musique classique, la célèbre cheffe d'orchestre n'hésite pourtant pas à casser les codes en mêlant cinéma, manga et scénographie à ses spectacles. Elle dirigera “La Messe en si” de Bach à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, les 26 et 27 mars. Un chef d'œuvre interprété par l'Insula orchestra et le Chœur accentus, ensembles qu'elle a fondés. Avec la guerre au Moyen-Orient, la Chine va-t-elle devoir réajuster ses plans ? Le président chinois Xi Jinping a inauguré mercredi les “Deux Sessions”, grand-messe politique annuelle de la Chine, où sont dévoilés les objectifs de l'année à venir. Celui de cette année a une saveur particulière. L'opération contre l'Iran, déclenchée par les États-Unis et Israël, est une infortune pour l'Empire du Milieu. Il voit ainsi un autre de ses alliés visé par les Américains, après la capture du vénézuélien Nicolas Maduro. Mais c'est surtout un coup dur pour son économie : plus de 10 % des importations de pétrole de la Chine par voie maritime proviennent d'Iran. Surtout, plus de la moitié de ses approvisionnements en hydrocarbures proviennent du Moyen-Orient et transitent par le fameux détroit d'Ormuz. On en débat avec Stéphanie Balme, politologue, spécialiste de la Chine et directrice du CERI, Emmanuel Véron, géographe, chercheur associé à l'Inalco, spécialiste de la Chine, et Anthony Dufour, réalisateur et journaliste, ancien correspondant en Asie. Xavier Mauduit raconte comment Peugeot a fondé le FC Sochaux en 1928 alors que le constructeur automobile devrait redevenir son premier sponsor officiel, après la vente du club. Marie Bonnisseau explique ce qu'est le “Babybrain”, cette sensation de brouillard permanent ressentie par de nombreuses femmes enceintes et en post-partum, récemment documentée par des scientifiques. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 5 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
À l'occasion de la publication le 5 mars du nouveau plan quinquennal chinois pour la période 2026-2030, l'Iddri vous propose de revenir sur la place paradoxale de la Chine dans la transition : le pays représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la planète, mais est également l'un des « champions » de la transition énergétique. Comment la Chine a-t-elle emprunté le chemin de la transition ? Comment a-t-elle construit sa domination dans les technologies vertes ? Et, dans ce contexte, où en sont les échanges et le dialogue avec l'Union européenne ? Hélène Van Rossum répond aux questions de Sophie Larmoyer.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Didier Giraud, agriculteur en Saône-et-Loire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
La Chine s'apprête à voter son nouveau plan quinquennal lors du grand rendez-vous politique annuel dit des "deux sessions". L'occasion de brosser le portrait de son puissant président Xi Jinping. Avec Jean-Pierre Cabestan, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste des institutions chinoises. Journaliste: Caroline Stevan Réalisation: Ilian Wenger >> Pour aller plus loin: de Jean-Pierre Cabestan aux éditions Gallimard, - Demain la Chine: démocratie ou dictature? - Demain la Chine: guerre ou paix? Nous écrire ou nous proposer des questions: pointj@rts.ch ou +41 79 134 34 70
durée : 00:06:19 - L'invité de la rédaction de ICI Lorraine - Cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, ce 4 mars. Avec la fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage essentiel pour le pétrole et le gaz naturel liquéfié. Quelles conséquences chez nous ? Antoine Le Solleuz, enseignant-chercheur de l'Université de Lorraine, est l'invité d'ICI Lorraine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : Un premier vol évacuant des Français du Moyen-Orient est arrivé à Paris la nuit dernière, alors que d'autres passagers comme Louis attendent toujours d'être rapatriés.Israël mène des frappes au Liban et en Iran, provoquant une escalade du conflit dans la région et des inquiétudes d'Emmanuel Macron.Les conséquences économiques de la guerre sont importantes, avec notamment des perturbations du trafic aérien et une hausse des prix des billets.La Chine ouvre sa grand-messe politique annuelle, tandis que l'Europe cherche à réindustrialiser le continent face à la concurrence chinoise.Strasbourg se qualifie pour les demi-finales de la Coupe de France de football.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : La Chine, alliée de l'Iran, reste pour l'instant discrète face au conflit, mais s'inquiète des conséquences sur ses importations de pétrole.La guerre au Moyen-Orient a des répercussions importantes sur les échanges commerciaux mondiaux, avec le blocage du détroit d'Ormuz et la hausse des prix des conteneurs.Des entreprises françaises comme Fermob doivent s'adapter en modifiant leurs routes d'approvisionnement, ce qui engendre des surcoûts.La France déploie des moyens militaires supplémentaires en Méditerranée, avec l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle et de la frégate Languedoc.Des Français résidant à Chypre font part de leur inquiétude face à la situation, tout en se disant rassurés par la présence de l'Union Européenne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Chine veut censurer une pièce de théâtre Suisse à Strasbourg Le Valais abandonne son pass culturel post-covid 19 Angela Deliens prend la tête de l'Octogone de Pully
Au sommaire : Le conflit entre Israël, les États-Unis et l'Iran se régionalise avec la riposte du Hezbollah qui entraîne le Liban dans la guerre, obligeant l'Europe à se positionner face à cette crise.Les réactions européennes face à ce conflit évoluent, passant d'une tentative de mise à distance à un ton plus combatif avec une déclaration commune de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni.La Chine se positionne en grand défenseur du multilatéralisme, tout en restant pragmatique sur le plan économique, estimant que même un gouvernement iranien plus favorable aux Occidentaux ne renoncerait pas à commercer avec elle.La Russie, désarmée face à la chute d'un précieux allié, se voit confrontée à l'hypothèse de sa propre chute, réduite à la posture de spectatrice dans ce conflit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pendant que l'Europe paniquait sur la guerre au Moyen-Orient, Wall Street a décidé de passer directement au générique de fin : ➡️ guerre courte ➡️ pétrole en baisse ➡️ croissance US intacte ➡️ on rachète tout On n'est même plus dans le “buy the dip”. On est dans le “buy tout court”. Mais pendant que les actions américaines jouent les cow-boys imperturbables, le marché obligataire, lui, commence à sérieusement transpirer :
En représailles aux frappes israéliennes et américaines, Téhéran a interdit dès le samedi 28 février au soir aux navires de commerce et aux pétroliers d'emprunter le détroit d'Ormuz. C'est un passage stratégique parce qu'il voit transiter une grande partie des productions mondiales de pétrole et de gaz. La menace iranienne était claire. En cas d'agression, Téhéran n'hésiterait pas à bloquer l'accès au détroit d'Ormuz. Quelques heures après les premières frappes israéliennes et américaines au matin du 28 février, elle était mise à exécution. Pas d'annonce officielle, mais des messages radio envoyés aux navires. Pour l'industrie du pétrole, c'est une situation sans précédent. Environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié doit transiter par cet étroit passage pour sortir du Golfe persique. La région concentre la plus grande réserve d'hydrocarbures au monde. Et c'est une production qui passe majoritairement par la mer car les pipelines qui permettent de contourner le détroit d'Ormuz ont une capacité limitée. Cette passe est très facile à contrôler : ce sont 33 km de large, à l'endroit le plus étroit. Et dans cette zone, les deux voies que les pétroliers utilisent pour entrer et sortir du golfe Persique ne font qu'environ trois kilomètres de large chacune. Dimanche 1er mars, au moins deux navires ont été touchés par des tirs. Les grands armateurs comme Maersk, MSC ou CMA-CGM ont tout de suite demandé à leurs navires de se mettre à l'abri. Un baril en hausse À l'ouverture de la cotation dimanche 1er mars au soir, sans surprise le baril de Brent, qui sert de référence pour la production du Golfe, a bondi et atteint 82 dollars. Vendredi, juste avant l'attaque contre l'Iran, son prix n'était que de 72 dollars. Et c'est bien le but recherché par Téhéran. Le pouvoir iranien veut utiliser ce levier pour mettre la pression sur Donald Trump, qui ne veut pas d'un pétrole cher. En menaçant une partie des revenus pétroliers des pays du Golfe, Téhéran pousse aussi ces États à agir en faveur d'une sortie de crise. L'Asie, région la plus impactée Dans l'immédiat, il n'y a pas de risque réel pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Tous les pays disposent de stocks stratégiques. D'ailleurs lundi 2 mars, à 1h45 TU, le prix du baril était un peu redescendu. Beaucoup d'analystes pensent qu'il y a peu de chances que les États-Unis laissent l'Iran bloquer longtemps le détroit d'Ormuz compte-tenu de son importance. Et puis, il faut le signaler : le monde profite actuellement d'une surproduction de pétrole. C'est pour cela que les prix étaient bas en début d'année, même s'ils sont peu à peu remontés en raison des tensions géopolitiques. Si on regarde les flux pétroliers, ce ne sont pas les États-Unis, mais les puissances asiatiques qui sont le plus exposées au blocage du détroit d'Ormuz. Le Japon y achète dans le Golfe 90 % de son brut. La Chine, la moitié, notamment à l'Iran qui évidemment laisse passer les pétroliers chargés avec son brut. L'Europe est, elle, beaucoup moins exposée. Pourtant lundi, les prix du gaz aux Pays-Bas et en Angleterre augmentaient de plus de 20%. Environ 10% du GNL acheté en Europe vient de la région du Golfe. Au même moment, on apprenait également l'attaque sur la méga-raffinerie saoudienne de Ras Tanura. Certaines opérations ont été mises à l'arrêt après un début d'incendie sans qu'on puisse en mesurer les conséquences. À lire aussiDétroit d'Ormuz: accès crucial pour les importations de pétrole de la Chine Les secteurs des engrais et du plastique aussi sous pression Le marché pétrolier n'est pas le seul secteur à être impacté. Celui des engrais pourrait pâtir de la situation. Environ un tiers de la production mondiale, y compris le soufre et l'ammoniac, transitent par le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, la hausse du prix du pétrole, si elle se confirme, aura aussi un impact sur le prix des engrais. Autre secteur à risque : celui du plastique. La région du Golfe produit 15 % du polyéthylène utilisé dans le monde. Dans ce contexte très volatil, les investisseurs recherchent des placements sûrs. Ils achètent de l'or, dont le cours remonte depuis la semaine dernière. Mais aussi de la dette d'État. Au contraire, certaines valeurs jugées plus à risque pourraient en pâtir. Pour l'heure, après un léger recul samedi 28 février, le cours du bitcoin se maintient. Pour limiter les effets de contagion, les bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont annoncé ce dimanche qu'elles resteraient fermées jusqu'à nouvel ordre. À lire aussiAvec le blocage du détroit d'Ormuz, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole
Dans cet épisode captivant des Voix de l'économie, Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier-Arbevel, partage son expertise sur les répercussions économiques de la crise géopolitique au Moyen-Orient. Aux côtés de l'animateur Stéphane Pedrazzi, il analyse en profondeur les enjeux autour du prix du baril de pétrole, des taux d'intérêt américains et de l'impact sur le pouvoir d'achat des consommateurs.Alors que les tensions s'intensifient dans le détroit d'Ormuz, avec des navires bloqués et des cours du brut qui flambent, Wilfrid Galand décrypte la réaction relativement contenue des marchés financiers. Il explique que les investisseurs avaient déjà anticipé ce type de situation, mais souligne néanmoins les interrogations qui subsistent, notamment sur l'évolution des prix du pétrole et ses conséquences inflationnistes.Il partage son analyse sur le rôle crucial que joueront les taux d'intérêt américains dans cette crise. Il met en lumière les enjeux pour le président Trump, à quelques mois des élections de mi-mandat, où le pouvoir d'achat sera un enjeu central. La remontée des anticipations d'inflation pourrait en effet pousser la Réserve fédérale à relever ses taux, ce qui aurait un impact direct sur les ménages américains très endettés.Au-delà des États-Unis, notre invité souligne les défis auxquels fait face l'Europe, qui n'est pas protégée par le dollar et les porte-avions américains. Il évoque les discussions entre la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sur une éventuelle participation à des opérations défensives, dans un contexte de grande nervosité.La Chine, quant à elle, est également au cœur des enjeux, importatrice de 80% du pétrole iranien à prix réduits. Wilfrid Galand s'interroge sur la capacité de Pékin à rester en retrait face à une flambée des cours, qui pourrait avoir un impact sur l'inflation dans le pays.Enfin, l'expert aborde les répercussions potentielles de cette crise géopolitique sur les marchés financiers, notamment sur la bulle de l'intelligence artificielle, qui faisait déjà l'objet de doutes ces dernières semaines.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce German Open 2026 a vu les frères Popov réussir une très belle semaine, et s'affronter en finale. Comme il y a deux ans au Hylo Open, Christo l'a emporté avec autorité sur son frère Toma Jr. En double hommes, Julien Maio et William Villeger ont créé une énorme surprise en s'offrant notamment les numéros deux mondiaux Chia/Soh et en atteignant la finale. La Chine a une nouvelle fois pu compter sur ses seconds couteaux pour remporter quatre des cinq tableaux. Chapitres :0:00 - Introduction1:21 - Simple hommes14:35 - Double hommes29:40 - Simple dames35:48 - Double dames40:29 - Double mixte45:37 - Conclusion Où nous retrouver : https://linktr.ee/21shuttleRejoindre notre serveur Discord : https://discord.gg/YSkTkQcg Crédit photo : Sylvain Nalet - Badmania
Des délégations du monde entier se pressent à Pékin pour tenter de renforcer leurs liens économiques sur fond de guerre commerciale intense et de tensions géopolitiques majeures. La Chine vend une image de stabilité. Mais que dire de sa situation intérieure ?
L'industrie automobile mondiale traverse une mutation historique, entre transition électrique, rivalités géopolitiques et pressions réglementaires. Nous vous proposons une plongée au cœur de cette révolution : un reportage exclusif au plus près des lignes de production de l'usine Volvo Cars à Gand (Belgique) et des analyses d'experts pour mieux comprendre les défis et les enjeux d'une filière en pleine recomposition. Reportage à l'usine Volvo Car Gent (Belgique) L'usine en chiffres :
L'industrie automobile mondiale traverse une mutation historique, entre transition électrique, rivalités géopolitiques et pressions réglementaires. Nous vous proposons une plongée au cœur de cette révolution : un reportage exclusif au plus près des lignes de production de l'usine Volvo Cars à Gand (Belgique) et des analyses d'experts pour mieux comprendre les défis et les enjeux d'une filière en pleine recomposition. Reportage à l'usine Volvo Car Gent (Belgique) L'usine en chiffres :
durée : 00:05:22 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Tokyo prévoit de déployer des missiles sol-air sur une île japonaise proche de Taïwan d'ici 2031, alors que les autorités nippones multiplient les mises en garde au sujet des ambitions militaires de la Chine dans la région. En représailles, Pékin multiplie les sanctions économiques contre Tokyo.
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Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura, les sanctions chinoises contre des entreprises japonaises et l'affaire Epstein. RDC : que sait-on de la mort du porte-parole militaire de l'AFC/M23 ? Le porte-parole militaire du groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda, Willy Ngoma, ainsi que plusieurs autres membres de la rébellion, ont été tués dans une frappe de drones près de Rubaya, dans le territoire de Masisi, une province du Nord-Kivu. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Cette attaque peut-elle fragiliser le cessez-le-feu ? Peut-on craindre des représailles de la part des rebelles soutenus par Kigali ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. RDC : comment expliquer la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura ? Dans l'est de la République démocratique du Congo, la frontière entre Uvira et Bujumbura a rouvert après plusieurs semaines de fermeture à la suite de la prise de la ville congolaise par l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda qui s'est retiré depuis. Comment expliquer cette réouverture alors que la menace du groupe rebelle tient toujours ? Cette réouverture va-t-elle s'accompagner d'un retour des réfugiés congolais se trouvant au Burundi ? Avec Adolphe Agenonga Chober, professeur à l'Université de Kisangani, spécialiste des mouvements armés dans l'est de la RDC. Chine : pourquoi Pékin impose des sanctions au Japon ? La Chine a sanctionné 40 entreprises et organismes japonais, accusés de contribuer à la remilitarisation du pays. Une décision qui s'inscrit dans un climat déjà très tendu entre les deux pays autour de Taïwan. Quel est le véritable objectif de Pékin en imposant ces sanctions ? En est-on arrivé à un point de non-retour dans les relations sino-japonaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Affaire Epstein : bientôt classée comme « crime contre l'humanité » ? La publication des « Epstein files » a révélé l'ampleur du réseau criminel sexuel de Jeffrey Epstein. Au point où des experts mandatés par les Nations unies estiment que cette affaire doit être requalifiée en « crime contre l'humanité ». Qu'est-ce qui justifie, selon ces experts, une telle qualification ? La CPI peut-elle se saisir de cette affaire ? Avec William Schabas, professeur de droit international à Middlesex University London au Royaume-Uni.
La Chine veut prendre position sur l'un des terrains technologiques les plus sensibles du XXIe siècle : les interfaces cerveau-ordinateur. Pékin a officiellement classé ce domaine comme secteur stratégique national. Une feuille de route prévoit même l'émergence de deux à trois entreprises « de classe mondiale » d'ici 2030. Parmi les candidats potentiels figure NeuroXess, une start-up fondée en 2021 à Shanghai.Son approche diffère de celle de son concurrent le plus médiatisé, Neuralink, la société d'Elon Musk. Pour comprendre l'enjeu, il faut rappeler ce qu'est une interface cerveau-ordinateur, ou BCI pour Brain-Computer Interface : il s'agit d'un dispositif capable de capter l'activité électrique du cerveau et de la traduire en commandes numériques, par exemple pour déplacer un curseur ou contrôler un appareil. NeuroXess développe un système composé d'un maillage métallique placé à la surface du cerveau, relié à un processeur implanté dans la poitrine. Ce processeur transmet ensuite les signaux à un ordinateur externe. L'implantation en surface est considérée comme moins invasive que l'insertion d'électrodes directement dans le tissu cérébral, comme le fait Neuralink. En revanche, cette méthode capte pour l'instant des signaux moins détaillés, donc des débits de données plus limités.L'objectif premier reste médical. Ces technologies visent à aider des patients atteints de paralysie sévère ou de maladies neurodégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique. Selon son fondateur, Tiger Tao, NeuroXess a déjà réalisé un premier test humain : un patient paralysé aurait réussi à déplacer un curseur à l'écran cinq jours seulement après l'implantation. Pendant ce temps, Neuralink mène un essai clinique international avec une vingtaine de patients pour démontrer la capacité de ses implants à transformer rapidement l'activité neuronale en actions numériques complexes.En Chine, l'écosystème s'accélère. Les levées de fonds se multiplient et une dizaine d'essais cliniques ont été lancés récemment. Le pays dispose d'un atout majeur : un vaste réservoir de patients potentiels, ce qui facilite le recrutement pour les études médicales. À plus long terme, NeuroXess ambitionne de miniaturiser davantage ses implants afin de réduire encore l'invasivité et, peut-être un jour, d'élargir les usages au-delà du cadre strictement médical. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les robots humanoïdes impressionnent par leur agilité, mais restent encore loin de l'autonomie totale. Stéphane Bohbot, fondateur d'Innov8 et partenaire de Unitree en France, décrypte l'accélération technologique chinoise et les défis majeurs à relever avant l'arrivée des robots à domicile.Interview : Stéphane Bohbot, fondateur et PDG d'Innov8PunchlinesLa fiabilité mécanique des robots est aujourd'hui excellente.Les robots ont tous les capteurs pour être autonomes, mais ils doivent encore comprendre le monde.2025 a été l'année zéro du robot, 2026 pourrait être l'an un.La Chine est en suprématie sur le hardware.L'Europe doit choisir le logiciel plutôt que le matériel.Les robots vus au Nouvel An chinois étaient spectaculaires. Sont-ils vraiment autonomes ?Lorsqu'on voit un robot, on pense qu'il est déjà autonome. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, ils ont besoin d'un opérateur pour les orienter et les guider. En revanche, la fiabilité mécanique est devenue impressionnante. Les mouvements, la stabilité, l'équilibre ont énormément progressé. On peut pousser un robot, il ne tombe plus. Il y a deux ans, il fallait être trois pour le relever. Nous avons aujourd'hui une base matérielle extrêmement robuste. L'enjeu des prochaines années, c'est l'autonomie et l'apprentissage du monde.Comment se passe l'apprentissage d'un robot humanoïde ?On peut partir du mouvement humain grâce à des capteurs ou des caméras qui enregistrent les gestes. Ensuite, ces mouvements sont numérisés, simulés en 3D et répétés des centaines ou milliers de fois pour atteindre la perfection. Il faut adapter ces gestes à un centre de gravité différent. Un robot de 1m20 n'a pas la même posture qu'un humain de 1m80. La simulation permet de recalibrer chaque détail avant de tester dans le monde réel. Mais le plus complexe reste la compréhension du monde. Reconnaître un objet, le saisir correctement, évoluer dans un environnement semi-structuré avec des humains autour. C'est un apprentissage long, basé sur la donnée, les LLM et des usines d'entraînement.Quand aura-t-on un robot à la maison ?Le rêve ultime, c'est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle ou plier une chemise. Des travaux existent déjà, mais nous pensons que ce robot universel n'arrivera pas avant dix ans. Il faudra d'abord passer par des phases intermédiaires : recherche, laboratoires, environnements professionnels sécurisés, robots d'accueil dans les magasins ou les hôtels. Aujourd'hui, 2025 est pour moi l'année zéro du robot. On commence à commercialiser des plateformes ouvertes pour la recherche. Le marché grand public prendra du temps.Comment expliquer l'apparent leadership de la Chine dans cette révolution ?Oui, la Chine est clairement en suprématie sur le hardware. Elle bénéficie d'un écosystème industriel complet, d'une supply chain ultra rapide et d'investissements massifs. En revanche, les États-Unis restent très forts sur le logiciel et l'IA. L'Europe, quant à elle, doit choisir son combat. Rattraper le retard industriel serait extrêmement long. Notre carte à jouer, c'est le logiciel, l'intelligence, les services et les normes. C'est là que nous avons les talents.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Benjamin Amar, prof d'histoire-géo. Elise Goldfarb, entrepreneuse et influenceuse. Et Frédéric Hermel, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
La Chine est la nation qui publie le plus de recherches scientifiques sur l'Antarctique, continent polaire sur lequel la recherche est autorisée sans aucune restriction, mais les opérations militaires interdites pour le moment. Dans «L'Entretien des Echos», Christophe Jakubyszyn et Benaouda Abdeddaïm s'interrogent sur l'avenir de ce bout de banquise situé à l'extrême sud de la planète.Pour écouter la suite de cet épisode, rendez-vous sur le fil de l'Entretien des Echos. Pour s'abonner, il suffit de cliquer sur le lien, ci-dessous ou de taper l'entretien des Echos dans l'onglet recherche de votre plateforme de podcast préférée.Retrouvez tous les épisodes de l'entretien sur lesechos.fr« L'Entretien » est un podcast des « Echos » présenté par Christophe Jakubyszyn. Cet épisode a été enregistré en février 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Benaouda Abdeddaïm (éditorialiste international des « Echos »). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Viacheslav Starostin. Identité graphique : Fabien Laborde/« Les Echos ». Photo : iStock.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sommet mondial sur l'intelligence artificielle s'est tenu en Inde, cette semaine, une quinzaine de chefs d'État étaient présents, notamment le président français Emmanuel Macron, mais aussi le gotha des patrons de la tech, de Sam Altman pour OpenAI à Sundar Pichai pour Google. L'Inde a présenté cet évènement comme l'occasion de faire de l'IA un outil démocratique et universel, se faisant ainsi le porte-voix des pays du Sud Global. New Delhi et Paris partagent d'ailleurs l'ambition d'ouvrir une « troisième voie » entre les mastodontes que sont les États-Unis et la Chine, tout en régulant ce secteur en pleine expansion. Est-il possible de dépasser les dépendances aux systèmes actuels, et aux plateformes où pullule la désinformation ? Quelle stratégie adopter entre soutien à l'innovation et régulation pour bâtir une souveraineté numérique ? Nous en parlons avec nos deux invités : - Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique et créateur de la newsletter Cybernetica. - Stefania di Stefano, docteure en Droit international et chercheuse postdoctorale au sein de la Chaire sur la modération des contenus, Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info Verif de RFI : Inde : plusieurs deepfake ciblent le Rafale et les relations avec la France.
Le sommet consacré à l'intelligence artificielle se tient cette semaine en Inde. L'événement rassemble 250 000 participants et une quinzaine de chefs d'État, dont Emmanuel Macron, qui copréside ce sommet aux côtés de Narendra Modi, le Premier ministre indien. L'intelligence artificielle doit être démocratique et bénéficier au plus grand nombre, ont lancé les organisateurs dans un contexte marqué par la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine, qui dominent le secteur.
durée : 00:05:02 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le Canada va détailler, ce mardi, sa nouvelle stratégie en matière de défense : "acheter canadien" pour réduire sa dépendance aux Etats-Unis de Donald Trump et augmenter les dépenses dans un contexte mondial incertain. Pendant ce temps, la Chine accroît son arsenal nucléaire.
Ce mardi 17 février débute le Nouvel An lunaire en Chine, un événement central du calendrier économique du pays. Bien au-delà de sa portée culturelle et sociale, cette période constitue chaque année un véritable test pour Pékin. En 2026, les autorités chinoises espèrent surtout une chose, que cette fête relance la consommation intérieure, en panne depuis plusieurs mois, dans un contexte économique fragile. Malgré une croissance de 5% en 2025, la situation économique chinoise reste fragile. Le moteur de la consommation intérieure, censé prendre le relais des exportations, tourne au ralenti. Les derniers chiffres publiés par les autorités en sont la preuve : en janvier dernier, l'inflation n'a progressé que de 0,2% sur un an. Or, qui dit stagnation des prix dit demande molle. Face à la crise immobilière et à un marché de l'emploi particulièrement tendu, les ménages chinois restent prudents et préfèrent épargner plutôt que consommer. Dans ce contexte, le Nouvel An lunaire apparaît comme une occasion unique d'inverser la tendance et de tenter de restaurer la confiance. À lire aussiPourquoi l'essor des exportations chinoises est une mauvaise nouvelle pour Pékin Pékin sort l'artillerie lourde pour stimuler les dépenses Pour provoquer ce sursaut, les autorités chinoises ont multiplié les mesures. Les congés du Nouvel An lunaire ont ainsi été étendus à neuf jours afin d'encourager les déplacements, les loisirs, les repas au restaurant, mais surtout les achats. Un vaste plan de soutien à la consommation a également été lancé, avec le déblocage de 2 milliards de yuans, soit environ 300 millions de dollars. Ces aides, sous forme de bons d'achats ou de subventions, ciblent notamment l'électroménager, l'électronique, l'automobile et l'ameublement. Certaines villes vont encore plus loin. À Shanghai, par exemple, les autorités misent sur l'économie nocturne, avec des commerces ouverts tard et de nombreuses animations en soirée. Tout est fait pour faire sortir l'argent des comptes d'épargne et redonner confiance aux ménages. À lire aussiPlénum 2025 du Parti communiste chinois: quels enjeux pour l'économie de la Chine? Une fête aux lourdes conséquences économiques mondiales Car le Nouvel An lunaire pèse historiquement très lourd dans l'économie chinoise. Il provoque la plus grande migration humaine au monde, avec plus de 3 milliards de déplacements sur une période de 40 jours. Cette mobilité massive alimente l'économie des transports, de l'hôtellerie, de la restauration, des loisirs et du commerce de détail dans son ensemble. Mais les modes de consommation évoluent également. Les jeunes Chinois consomment autrement : moins de dépenses ostentatoires, davantage d'achats liés à l'émotion, à l'identité personnelle et au plaisir immédiat, comme les peluches collectors ou les gadgets connectés. Paradoxalement, alors que la consommation explose, la production industrielle marque une pause. Des millions d'ouvriers quittent les grandes zones manufacturières pour rejoindre leurs familles, entraînant la fermeture temporaire de nombreuses usines. Cela conduit à un ralentissement des chaînes d'approvisionnement mondiales. Les entreprises du monde entier anticipent en constituant des stocks ou en diversifiant leur production vers l'Asie du Sud-Est, mais cette période peut aussi être synonyme d'accalmie pour le commerce mondial. C'est précisément pour cette raison que les autorités chinoises misent autant sur le Nouvel An lunaire. L'objectif est clair : rééquilibrer le modèle économique du pays en réduisant sa dépendance aux exportations. En incitant à consommer, Pékin espère que l'effervescence temporaire de cette période festive permettra d'enclencher une dynamique durable et que l'année du Cheval de feu rallumera enfin l'étincelle de la consommation en Chine. À lire aussiDu rouge aux robots: comment la Chine célèbre le Nouvel An 2026
On se demande si, au fond, ce Quentin Deranque, qui évoluait dans les milieux d'extrême droite, ne l'aurait pas un peu cherché. Ruth Elkrief dit : « Regardons qui il était vraiment et mettons un terme à ces supputations qui sont totalement déplacées. » L'année du cheval de feu commence en Chine. Elle fait tout pour montrer ses forces, mais à l'aube de cette année importante, François Lenglet dit que la Chine n'est pas si forte. Les sites de rencontre connaissent la progression la plus forte en Arabie Saoudite. Dans un pays où la police religieuse interdisait encore, il y a dix ans, la vente de roses rouges le jour de la Saint-Valentin, Abnousse Shalmani se demande comment les applis de rencontre connaissent un tel boom. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Elle a accueilli les JO d'hiver en 2022 et veut devenir une grande nation du ski. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et Raphaël Balnieri analysent comment la Chine investit dans les sports d'hiver, à commencer par des complexes en intérieur.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en février 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Raphaël Balnieri (correspondant des «Echos» en Chine). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Hubert Retamal/AFP. Sons : Eurosport, BFM, extrait de «Les bronzés font du ski», extrait de «Fous ta cagoule» de Fatal Bazooka.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire : L'inspection générale des finances publiques explique le décalage entre les recettes de TVA et la croissance économique, notamment à cause de la moindre consommation des ménages, de la faiblesse de l'investissement privé et de l'augmentation de la fraude.L'association Famille Rurale accuse la grande distribution de favoriser les produits ultratransformés au détriment des produits frais et sains, en raison d'une politique de prix avantageant les aliments transformés.La Chine annonce une baisse de ses droits de douane sur les produits laitiers européens, une décision perçue comme une tentative de diviser l'Europe et de favoriser ses relations avec l'Allemagne.L'Inde passe une commande record de 114 avions Rafale à Dassault Aviation, un partenariat stratégique avec la France qui va au-delà d'une simple transaction commerciale.Le gouvernement présente sa feuille de route pour atteindre 60% d'énergie décarbonée en 2030, s'appuyant notamment sur le nucléaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce jeudi 12 février, l'alerte du Haut-Commissariat au Plan face au rouleau compresseur chinois et celle du Conseil d'orientation des retraites (COR) sur la chute de la natalité ont été abordées par Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste du cabinet d'audit BDO France et professeur à Paris 1, Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Économistes, et Thomas Grjebine, responsable du programme Macroéconomie et finance internationales au CEPII, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Réunis en sommet informel, les dirigeants européens planchent sur la compétitivité du continent. Face à la montée en puissance des États-Unis et de la Chine, Emmanuel Macron remet sur la table une idée longtemps controversée, les eurobonds, ou la dette commune européenne. L'objectif est de financer massivement les investissements stratégiques pour éviter le décrochage économique de l'Europe. Les dirigeants des 27 se retrouvent pour un sommet informel consacré à un sujet on ne peut plus sensible: la compétitivité du continent. Une question revient avec insistance dans les débats européens: comment éviter que l'Europe ne décroche face aux États-Unis et à la Chine ? Dans ce contexte, Emmanuel Macron a relancé une vieille idée, aussi ambitieuse que clivante, emprunter à l'échelle européenne. Car aujourd'hui, chaque pays du continent s'endette de manière autonome. La France émet sa dette, l'Italie ou l'Allemagne la leur, chacun gérant son financement de façon indépendante. Problème : certains États sont déjà très endettés. Résultat, leur capacité d'emprunt est désormais très limitée, ce qui freine leurs possibilités d'investir dans les secteurs d'avenir. C'est là qu'intervient l'idée des eurobonds. Concrètement, il s'agirait de créer des obligations européennes communes, comparables à des bons du Trésor européen afin d'emprunter ensemble pour investir ensemble. Plutôt que de conserver 27 dettes nationales fragmentées, l'Europe émettrait une dette commune, capable d'attirer les investisseurs du monde entier. L'enjeu est double, financer les investissements stratégiques et renforcer le rôle international de l'euro face au dollar. À lire aussiCoercition économique: l'arme de l'Union européenne face aux menaces commerciales de Trump Les eurobonds, un projet ancien remis au cœur du débat Si sur le papier le projet semble solide, dans les faits, il est politiquement très sensible. L'idée d'eurobonds avait déjà été évoquée lors de la crise de la zone euro en 2010-2012, avant d'être rejetée, notamment par l'Allemagne et les pays dits « frugaux » comme les Pays-Bas ou la Finlande. Pour Berlin, longtemps championne de l'orthodoxie budgétaire, la mutualisation de la dette restait un tabou. Aujourd'hui encore, les réticences demeurent fortes. Pourtant, ce mécanisme a déjà été mis en œuvre pendant la crise du Covid. En 2020, l'Union européenne a lancé un vaste plan de relance financé par un emprunt commun de 750 milliards d'euros. Pour la première fois de son histoire, Bruxelles s'est alors endettée au nom des 27 États membres. Un tournant majeur, qui a démontré qu'un endettement européen commun était techniquement possible et financièrement crédible. À lire aussiQu'est-ce que l'euro numérique et pourquoi le projet divise l'Europe? Défense, technologie, climat : pourquoi l'Europe veut changer d'échelle Six ans plus tard, l'idée des eurobonds revient avec force pour trois grandes raisons. D'abord, la défense. Face au retour des tensions géopolitiques, l'Europe doit se réarmer et renforcer son autonomie stratégique. Ensuite, la technologie. Le continent doit investir massivement dans l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et les technologies de rupture pour rester compétitif face aux géants américains et chinois. Enfin, la transition écologique. La décarbonation de l'économie européenne exige des investissements colossaux dans l'énergie, les infrastructures et l'industrie. Selon le rapport de Mario Draghi, ces besoins représenteraient jusqu'à 1 200 milliards d'euros par an. Sans ces investissements, l'Europe risque d'amplifier sa dépendance technologique, militaire et énergétique à Washington et Pékin. Les eurobonds apparaissent ainsi comme un outil permettant de changer d'échelle, en offrant une capacité d'endettement bien plus importante, et surtout moins coûteuse. En mutualisant la dette, les conditions d'emprunt seraient meilleures que celles dont bénéficient de nombreux États pris individuellement. Cela réduirait aussi le risque de crise financière dans les pays les plus fragiles et permettrait de créer un grand marché des obligations européennes, renforçant le poids géopolitique de l'Union. Mais les opposants restent nombreux. Leur principal argument : la crainte que certains pays relâchent leurs efforts budgétaires en profitant de la mutualisation, s'appuyant sur la solidité financière de leurs partenaires. Derrière ce débat technique se joue en réalité une question fondamentale : la capacité de l'Union européenne à agir comme une puissance collective. Car ce dont il s'agit désormais, ce n'est plus de raisonner État par État, mais bien en termes de force commune, afin de rester un acteur majeur sur la scène économique et géopolitique internationale.
durée : 00:03:35 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Un officier de l'armée de l'air a été arrêté pour espionnage en Grèce. Il est accusé d'avoir transmis à Pékin des documents classifiés au sujet de l'Otan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce mercredi 11 février, Thomas Grjebine, responsable du programme Macroéconomie et finance internationales au CEPII, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus son rapport sur l'industrie européenne face au rouleau compresseur chinois remit au Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, où il a préconisé des droits de douane de 30% sur l'ensemble des arrivées de produits chinois et dévaluation de l'euro par rapport au yuan. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:03:35 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Un officier de l'armée de l'air a été arrêté pour espionnage en Grèce. Il est accusé d'avoir transmis à Pékin des documents classifiés au sujet de l'Otan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Alors que les États-Unis et la Chine accélèrent massivement dans l'intelligence artificielle, l'Europe peine encore à rivaliser à armes égales. Le baromètre européen de l'IA 2026, publié par JFD et EY Fabernovel, dresse un état des lieux : le continent dispose d'atouts solides, mais reste confronté à un défi majeur, celui du passage à l'échelle et de la souveraineté technologique. La bataille mondiale de l'intelligence artificielle est engagée depuis plusieurs années. D'un côté, les États-Unis ont développé un écosystème ultra-intégré. Leurs géants du numérique contrôlent l'ensemble de la chaîne de valeur : des infrastructures aux modèles, en passant par les logiciels et les centres de données. Une stratégie d'hyper-intégration qui leur permet d'innover vite, de déployer massivement et de capter l'essentiel de la valeur créée. La Chine suit une trajectoire similaire, à grand renfort de plans industriels massifs, de commandes publiques et de champions nationaux. Pékin a clairement fait de l'IA un pilier de sa stratégie de puissance économique et technologique. Face à ces deux blocs, l'Europe avance plus prudemment, avec une autre boussole : la régulation, l'éthique et la protection des données. Un choix assumé, mais qui se traduit par un décrochage progressif dans la course mondiale à l'IA. C'est l'un des constats majeurs du baromètre européen de l'IA 2026. Trois freins majeurs qui ralentissent la dynamique européenne Premier frein identifié : le financement. L'investissement européen en intelligence artificielle est sept fois inférieur à celui des États-Unis. En cause notamment, le manque de fonds de pension puissants à l'échelle du continent, capables de soutenir de très importantes levées de fonds. Résultat : lorsqu'une start-up européenne devient prometteuse, elle part souvent se financer outre-Atlantique, emportant avec elle une partie de la valeur et du potentiel industriel. Deuxième frein : la maîtrise de la chaîne de valeur. L'Europe ne détient aujourd'hui que 5% de la puissance de calcul mondiale. Concrètement, cela signifie que les intelligences artificielles européennes tournent très souvent sur des serveurs américains, renforçant une dépendance technologique stratégique. Troisième frein enfin : la complexité réglementaire. Avec 13 000 actes législatifs publiés en cinq ans, contre 3 500 aux États-Unis, l'environnement normatif européen apparaît comme un facteur de ralentissement, poussant certaines entreprises à envisager l'exil pour accélérer leur développement. Le tableau peut sembler sombre, mais l'Europe conserve néanmoins de solides atouts. À lire aussiPourquoi les géants de l'intelligence artificielle s'arrachent les talents à prix d'or ? Le choc de la demande, clé du passage à l'échelle Les choses bougent. En 2025, les levées de fonds ont progressé de 18% sur le sol européen. L'innovation est bien là, l'écosystème gagne en maturité, et les talents ne manquent pas. Mais le problème central demeure : les jeunes entreprises spécialisées dans l'IA peinent à devenir de grands champions industriels durables. En cause, un manque criant de débouchés. La commande publique d'innovation représente en moyenne 9% en Europe, contre 20% aux États-Unis et 25% en Corée du Sud. Mais tout ne peut pas reposer sur l'action publique. Le secteur privé doit également s'aligner, car les commandes restent aujourd'hui insuffisantes. Sans clients, sans contrats, sans carnets de commandes solides, une start-up ne grandit pas et ne devient jamais un leader mondial. La solution avancée est claire : inciter les grandes entreprises européennes à consacrer 9% de leurs achats à des solutions innovantes proposées par ces jeunes structures. Un levier décisif pour favoriser leur développement et créer de véritables partenariats industriels. Derrière cet enjeu économique, ce qui se joue, c'est la souveraineté européenne et son autonomie technologique. Car l'intelligence artificielle entre dans une phase d'industrialisation rapide, et ceux qui structurent aujourd'hui leur chaîne de valeur domineront les marchés de demain.
Les relations diplomatiques Honduras-Taïwan furent coupées en 2023 par la présidente Xiomara Castro au profit de la Chine. Le nouveau président hondurien, Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, a évoqué à de nombreuses reprises son souhait de tourner le dos à Pékin. Pour Taïwan, ce serait une opportunité de pouvoir peut-être regagner un de ses rares alliés sur la scène internationale. Rencontre à Taïpei avec la diaspora hondurienne, installée à Taïwan avant la rupture des liens diplomatiques. De notre correspondant à Taipei, Aldo Balsamo vit depuis cinq ans à Taïwan. Arrivé sur l'île grâce à une bourse d'études offerte par le gouvernement taïwanais, il a décidé de poursuivre ses études malgré la rupture diplomatique entre le Honduras et Taïwan en 2023 : « Si je devais donner un pourcentage, je dirais entre 70 et 80% de chances que le président rétablisse une relation avec Taïwan. Mais il y a toujours la possibilité que la Chine le séduise avec un accord, ce qu'ils ont souvent fait dans la région. » Une possibilité qu'il n'envisage pas sereinement : « J'aime Taïwan. Mais l'idée que nous puissions arrêter de reconnaître la Chine au profit de Taïwan me fait un peu peur. Je sens qu'il y a de bonnes chances que la Chine puisse riposter contre le Honduras. Chez nous, tout est chinois de nos jours… C'est assez effrayant. » Si Aldo a pu rester à Taïwan malgré l'arrêt de sa bourse d'études, c'est en partie grâce au soutien de la communauté hondurienne, menée par Fernando Ramos. Avocat et journaliste, il est à Taïwan depuis plus de dix ans. C'est une figure très active de la petite communauté hondurienne sur l'île. « Économiquement, c'était désastreux pour nous. L'industrie de la crevette est morte, le nombre de bourses d'études a été réduit, nous n'avons vu aucun bénéfice pour le café ou quelque produit agricole que ce soit. De l'autre côté, ajoute Fernando Ramos, nous avions Taïwan qui offrait trois fois plus de bourses d'études, achetait 40% de notre production de crevettes. Je ne vois pas de raisons qui indiqueraient pourquoi le gouvernement hondurien devrait rester avec la Chine. » « Des raisons économiques, diplomatiques » Pour lui, les raisons de rétablir une relation diplomatique avec Taïwan seraient donc économiques, mais aussi politiques, voire idéologiques : « Je pense que Nasry Asfura doit beaucoup à Trump pour son élection, et qu'il fera ce que Trump veut. Ni les Honduriens ni le gouvernement du Honduras ne se laisseront convaincre par de simples promesses chinoises. » Si revirement il y a, ce serait une défaite diplomatique difficile à encaisser pour la Chine, dans un contexte politique régional tendu, comme le rappelle Florencia Huang, universitaire taïwanaise spécialiste de l'Amérique latine : « La Chine n'accorde peut-être pas beaucoup d'importance au Honduras. Mais nous devons également tenir compte du fait que la Chine se trouve actuellement dans une situation très difficile en raison du cas Maduro au Venezuela. Si la Chine souhaite conserver son influence dans ce moment critique, elle tentera de ne pas perdre un autre allié en Amérique centrale. Elle va donc surement essayer de négocier et de tenir ses promesses faites en 2023. » Depuis le début des années 2000, neuf pays d'Amérique centrale et des Caraïbes ont reconnu la Chine au détriment de Taïwan : parmi eux, aucun n'est revenu sur sa décision. À lire aussiHonduras: les ONG inquiètes après la victoire du nationaliste Nasry Asfura à la présidentielle
Le Journal en français facile du jeudi 5 février 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CPrY.A