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Partenaires il y a 18 mois, Apple et OpenAI se retrouvent aujourd'hui devant un tribunal fédéral pour vol de secrets industriels. Plus de 400 ingénieurs auraient quitté Apple avec des fichiers confidentiels et un playbook d'espionnage organisé de l'intérieur — la bataille pour le device du futur a déjà commencé !Pendant ce temps, Elon Musk redistribue les cartes : Grok rejoint les modèles frontières à un prix trois fois inférieur à ses rivaux, Google décroche, et Musk devient le seul acteur à tenir simultanément la puissance de calcul, le modèle et la distribution. Et en Chine, un booster orbital vient d'être récupéré dans un filet en pleine mer — la course à l'orbite basse, ressource limitée, vient d'entrer dans une nouvelle dimension.==================
De plus en plus d'étrangers choisissent de se faire soigner en Chine. Traitements innovants, médecine traditionnelle, coûts parfois bien inférieurs à ceux pratiqués dans leur pays d'origine : un marché encore modeste, mais que plusieurs grandes villes comme Pékin ou Shanghai cherchent déjà à développer activement. De notre correspondante à Pékin et de Lei Yang, La Chine attire de plus en plus de patients étrangers aux profils variés, venus chercher des soins en cancérologie, cardiologie, des bilans de santé ou encore des traitements de médecine traditionnelle chinoise. Dans les cliniques internationales, les médecins, comme la docteur Jin Xiangxian, observent une hausse de cette clientèle venue spécialement pour recevoir des soins. « Aujourd'hui, beaucoup d'étrangers viennent spécialement pour bénéficier de soins pendant leur voyage touristique. Le nombre de patients étrangers a fortement augmenté ces dernières années », explique-t-elle. Certains recherchent des traitements lourds, d'autres viennent découvrir une médecine qu'ils connaissent surtout de réputation. « Un tiers, voire 1/5e de ce qu'ils paieraient chez eux » « Beaucoup viennent pour des traitements chirurgicaux contre le cancer et les soins postopératoires. La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un atout unique. Certains souhaitent essayer l'acupuncture, le massage, la pharmacopée chinoise ou les ventouses », précise la docteur Jin. À Shanghai, un nouveau secteur est même en train d'émerger : celui de l'accompagnement médical pour les étrangers. Yang Xuanzhao a créé avec sa femme une entreprise spécialisée dans ce domaine. Selon lui, les tarifs pratiqués en Chine constituent souvent un premier facteur d'attractivité. « En Chine, les dépenses médicales représentent environ un tiers, voire 1/5e de ce qu'ils paieraient chez eux », souligne-t-il. Mais les patients ne traversent généralement pas la planète pour des raisons financières uniquement. Rapidité et efficacité « En Europe ou aux États-Unis, l'attente peut durer six mois, voire un an. Ici, certains patients peuvent être opérés dans les 72 heures après leur arrivée. La politique d'exemption de visa unilatérale facilite leur venue », ajoute Yang Xuanzhao. Encore faut-il réussir à s'orienter dans le système de santé chinois. Entre la barrière de la langue et les démarches souvent numérisées, de nombreux étrangers préfèrent se faire accompagner. Pour Alex, un Français qui a bénéficié de soins en Chine, c'est justement l'efficacité du système qui l'a marqué. « Tout, que ça soit une radio de la tête, du pied, une radio du foie, une analyse sanguine, une analyse d'urine, tout arrive sur votre téléphone sous format PDF. Vous voyez la facilité. C'est-à-dire que tout va très vite et c'est très pratique. On n'a pas besoin d'attendre trois mois pour avoir des résultats, on connait la situation parfois en trois heures. L'avantage de la Chine, c'est la technologie qu'ils appliquent pour que justement tout aille plus vite », témoigne-t-il. Face à l'augmentation du nombre de patients internationaux, certains professionnels du secteur plaident désormais pour la création d'un visa médical spécifique, qui permettrait aux patients de rester plusieurs mois en Chine pour suivre leur traitement. À lire aussiEn Chine, un tourisme médical encore marginal mais en forte croissance
Chantre du « rêve chinois » de grandeur retrouvée, Xi Jinping prépare sa riposte depuis son arrivée au pouvoir en 2012. Le retour à la Maison-Blanche de Trump agit comme un formidable accélérateur.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode de "L'écho du monde", Lukas Aubin analyse l'enjeu du sommet mondial sur l'intelligence artificielle qui se tient à Shanghaï. Il explique comment la Chine cherche à s'imposer comme un acteur majeur dans ce domaine stratégique, en proposant un nouvel ordre mondial de l'IA, face à la domination américaine. Derrière la compétition technologique, c'est une bataille de puissance qui se joue pour contrôler les futures infrastructures numériques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Cap sur la Chine, dans ce troisième épisode, avec Frédéric Lemaître, ancien correspondant du Monde à Pékin entre 2018 et 2023. Ce géant asiatique, appelé aussi l'« empire du Milieu », se représente effectivement au centre du monde, explique Delphine Papin, qui fait parler les cartes. Et son ambition de domination économique n'a pas varié, malgré les nouveaux désordres du monde et les provocations commerciales de Donald Trump.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième Nuit de la géopolitique, enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer, avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 16 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:59 - Les Matins de France Culture - par : Camille Nédellec - . Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La croissance chinoise est tombée à 4,3 % au deuxième trimestre, son plus faible rythme depuis plus de trois ans. Freinée par une consommation intérieure encore fragile et la crise immobilière, l'économie est portée par un moteur de plus en plus puissant : les exportations.
Pékin s'inquiète de plusieurs mesures prises par Jakarta pour reprendre davantage le contrôle de l'industrie stratégique du nickel, dominée par les investissements chinois. Selon des documents révélés par le Financial Times, la Chine estime que jusqu'à 50 milliards de dollars d'investissements pourraient être affectés. De notre correspondante à Pékin, L'Indonésie est devenue en quelques années l'acteur incontournable du marché mondial du nickel. Le pays assure désormais plus des deux tiers de la production mondiale de nickel raffiné. Ce métal est essentiel à la fabrication de l'acier inoxydable, mais aussi à celle de nombreuses batteries destinées aux véhicules électriques. Pour développer cette filière, Jakarta a attiré massivement les capitaux chinois. Des dizaines de milliards de dollars ont été investis dans les mines, les usines de transformation, les batteries et même certaines chaînes de production automobiles. La Chine est ainsi devenue le partenaire incontournable du boom indonésien du nickel. À lire aussiLe nickel dopé par les restrictions de production indonésienne Jakarta reprend la main Mais aujourd'hui, Jakarta veut récupérer une plus grande part de la valeur créée. Le gouvernement du président Prabowo Subianto a engagé plusieurs réformes visant à renforcer le contrôle de l'État sur le secteur. Les autorités ont réduit certains quotas de production minière afin de limiter l'offre et soutenir les prix. Elles ont également instauré un nouveau mécanisme de fixation des prix du minerai, qui augmente les coûts d'approvisionnement des industriels. Parallèlement, plusieurs exploitations ont fait l'objet d'enquêtes ou de sanctions pour des raisons environnementales. L'objectif affiché est double : accroître les recettes publiques et s'assurer que les ressources naturelles profitent davantage à l'économie nationale. À lire aussiEn Indonésie, un peuple autochtone menacé par l'exploitation du nickel Pékin hausse le ton Ces décisions provoquent l'inquiétude de Pékin. Dans une lettre adressée aux autorités indonésiennes, l'ambassade de Chine estime que ces changements risquent de remettre en cause la viabilité économique de nombreux projets. Selon elle, jusqu'à 30 milliards de dollars d'investissements existants et 20 milliards supplémentaires de projets à venir pourraient être affectés. Des entreprises chinoises évoquent également une multiplication des contraintes réglementaires et une incertitude croissante pour les investisseurs. Jakarta rétorque que les entreprises étrangères restent les bienvenues, à condition de respecter les règles locales. Ce bras de fer illustre surtout un défi auquel sont confrontés de nombreux pays riches en matières premières : attirer les capitaux étrangers tout en conservant la maîtrise de leurs ressources stratégiques. À écouter dans C'est pas du ventIndonésie : les ravages de l'extraction du nickel
À l'occasion du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Maroc, tous les regards se tournent vers le terrain où les deux sélections vont s'affronter ce jeudi 9 juillet. Mais derrière cette rivalité sportive se cache une réalité bien différente : les deux pays entretiennent aujourd'hui une relation économique étroite, fondée sur une véritable interdépendance stratégique. Pendant des décennies, la relation économique entre la France et le Maroc reposait sur un schéma bien établi : la France investissait, exportait ses produits, ses banques et son savoir-faire, tandis que le Maroc accueillait ces investissements et constituait un marché important pour les entreprises françaises. Cette lecture appartient désormais au passé. Les économistes parlent aujourd'hui d'une interdépendance stratégique au sein de laquelle chacun apporte à l'autre des atouts devenus indispensables. La France demeure un investisseur majeur et un partenaire technologique de premier plan. Mais le Maroc est désormais devenu une plateforme industrielle, logistique et financière incontournable aux portes de l'Europe, tout en offrant un accès privilégié au continent africain. Une évolution qui s'est encore renforcée avec le partenariat d'exception signé lors de la visite d'Emmanuel Macron à Rabat, en octobre 2024. Automobile : le Maroc est devenu une plateforme industrielle incontournable Cette transformation est particulièrement visible dans l'industrie automobile. Si Renault ou Stellantis développent massivement leurs activités au Maroc, ce n'est plus seulement parce que les coûts de production y sont plus faibles, mais parce que le pays est devenu un véritable écosystème industriel. En une vingtaine d'années, le royaume a investi dans des infrastructures modernes, développé le port de Tanger, créé des centres de formation spécialisés et renforcé toute sa chaîne industrielle. Le taux d'intégration locale ne cesse d'ailleurs de progresser. Autrement dit, une part toujours plus importante des chaînes de production et de valeur est désormais réalisée directement au Maroc. Ce modèle séduit particulièrement les entreprises françaises. Produire à quelques jours de camion de la France est aujourd'hui bien plus avantageux que de produire à plusieurs semaines de bateau en Asie. Proximité géographique, stabilité politique relative, infrastructures performantes, main-d'œuvre qualifiée et environnement francophone : le Maroc dispose désormais de nombreux atouts pour les industriels européens. À lire aussiQuel avenir pour le train à grande vitesse en Afrique? Le Maroc, un partenaire stratégique pour la France… et une porte d'entrée vers l'Afrique Pour autant, la France ne bénéficie plus de la position quasi exclusive qu'elle occupait autrefois. Le Maroc a choisi de diversifier ses partenariats économiques. L'Espagne est devenue son premier partenaire commercial dans plusieurs secteurs grâce à sa proximité géographique et à sa complémentarité industrielle. La Chine investit massivement dans les batteries électriques et les nouvelles technologies, tandis que les pays du Golfe renforcent également leur présence. Mais le rôle du Maroc dépasse désormais sa seule économie nationale. Le royaume est devenu une véritable porte d'entrée vers l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Il offre un environnement bancaire, juridique et logistique plus lisible que de nombreux autres marchés du continent. Ainsi, pour une PME française souhaitant se développer au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Bénin, Casablanca constitue souvent une première étape avant une implantation plus large en Afrique. Enfin, difficile de ne pas évoquer le rôle de la diaspora. De nombreux Franco-Marocains voient aujourd'hui le royaume comme un territoire d'opportunités professionnelles. Ils connaissent les deux marchés, parlent plusieurs langues et font le lien entre les deux rives de la Méditerranée. Si, sur la pelouse, il y aura donc forcément un vainqueur, sur le plan économique, la France et le Maroc ont compris depuis longtemps qu'en la matière, ils avaient davantage à gagner en jouant ensemble qu'en jouant l'un contre l'autre.
Les Français n'ont pas besoin de visa pour aller en Chine jusqu'au 31 décembre 2026 — aucune démarche, aucun frais, pour les séjours touristiques de moins de 30 jours. Le budget sur place est inférieur à la Thaïlande : 5 euros pour un VTC de 30 minutes, 10 à 15 euros pour une chambre de qualité, 2 à 3 euros pour un plat au restaurant. Mais il y a 6 applications à installer avant d'atterrir — dont un VPN payant, les gratuits étant souvent bloqués — et quelques règles à connaître sur l'eau, le cash et le paiement mobile. Amélie partage aussi son retour sur les vaccins recommandés, la poussette (la Chine est étonnamment accessible), et tout ce qu'elle aurait aimé savoir avant de partir avec un enfant de 3 ans.Pour écouter l'épisode en entier2 mois en Chine avec un enfant de 3 ans - le voyage en famille qu'Amélie ne voulait pas faire-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
L'Australie et le Vanuatu ont signé un accord stratégique de 500 millions de dollars, une première dans les relations entre les deux pays. Ce partenariat fait de l'Australie le principal partenaire de sécurité privilégié de cet État du Pacifique, même si l'accord est moins ambitieux que ne l'avait initialement souhaité le Premier ministre australien. La Chine a exprimé ses inquiétudes, estimant que cet accord la vise indirectement, et a mis en garde Canberra contre toute tentative de jouer à des « jeux géopolitiques ».Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
Le ministre australien de la Défense a déclaré que l'essai de missile effectué par la Chine dans le Pacifique serait probablement abordé lors des prochaines rencontres entre les deux pays. Richard Marles a indiqué que cet incident soulignait la nécessité d'un renforcement des liens dans le Pacifique, un objectif que le Premier ministre s'est fixé lors de sa tournée dans la région.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 2 juillet 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA ZEITENWENDEEn février 2022, après l'attaque russe en Ukraine, le chancelier social- démocrate de l'époque, Olaf Scholz, déclarait devant le Bundestag que « février 2022 marquait un changement d'époque (Zeitenwende) dans l'histoire de notre continent ». Quelques mois plus tard, les députés adoptaient la création d'un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour moderniser la Bundeswehr. Cette dynamique s'est poursuivie et même accentuée avec l'arrivée au pouvoir du chrétien démocrate Friedrich Merz. En mars 2025, il a fait voter par le Bundestag l'exemption des dépenses sécuritaires du sacro-saint frein à la dette, puis, en décembre, une loi sur la modernisation du service militaire. Trente-cinq ans après la réunification, le réarmement pourrait faire du pays une puissance d'équilibre dans un espace européen sous haute tension, affirme le géographe Boris Grésillon, dans une tribune au « Monde ».Si jusqu'à présent l'armée allemande s'en remettait aux recommandations de l'OTAN, le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius a présenté, le 22 avril dernier, un budget en hausse constante, qui s'élève à plus de 108 milliards en 2026, et, pour la Bundeswehr qui compte actuellement 185.000 soldats d'active, un plan en trois étapes, D'abord, un renforcement des effectifs « rapide et de grande envergure » jusqu'en 2029, notamment grâce à un nouveau service militaire « attractif et porteur de sens ». Puis une deuxième phase jusqu'en 2035, marquée par une augmentation « significative » des capacités dans tous les domaines (terrestre, aérien, maritime, cyber, espace), à l'issue de laquelle, assurent les autorités, « l'objectif de 460.000 soldats prêts au combat sera atteint, avec 260.000 militaires d'active et 200.000 réservistes ». Enfin, à l'horizon 2039 et au-delà, une projection vers une « Bundeswehr du futur », dans laquelle seront intégrées les « innovations militaires de demain ». Cette « conception générale de la défense militaire » traduit en actes la prise de conscience du changement d'époque née de l'attaque de l'Ukraine et concrétise la renonciation au pacifisme consubstantiel, depuis 1949, à la démocratie allemande. La Russie y est qualifiée de menace la plus importante et la plus immédiate pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique ; elle prend acte du pivot américain vers l'Indopacifique et de la nécessaire montée en puissance des Européens au sein de l'Alliance atlantique ; elle tire les enseignements des transformations de la guerre constatées en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient.Zeitenwende, donc, d'abord militaire, puis budgétaire et maintenant social avec le soutien du gouvernement allemand aux travaux d'une commission prônant une hausse progressive de l'âge légal de départ en retraite au-delà des 67 ans, indexée sur l'espérance de vie, dans un pays confronté au vieillissement démographique.POURQUOI LA GUERRE NE PAIE PLUS ?La signature par le président américain le 17 juin au château de Versailles du protocole d'accord avec l'Iran soulage le commerce mondial, mais met à mal la puissance américaine. Pour la deuxième fois Donald Trump, de guerre lasse, décide d'arrêter les frais face à un adversaire déterminé. La première, c'était en février 2020, lorsque l'accord de Doha avec les Talibans acta le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Un accord finalement mis en œuvre à l'été 2021 par l'administration Biden, dans un contexte de débâcle mémorable. Si on voit mal ce que l'Amérique gagne, en revanche les bénéfices de l'accord de Versailles pour Téhéran sont clairs : levée temporaire des sanctions sur l'exportation du pétrole, puis dégel de certains avoirs iraniens à hauteur de dizaines de milliards de dollars. À terme la perspective d'un « fonds de reconstruction et de développement »doté de 300 milliards, de l'argent dont on ne sait pas trop d'où il viendrait. À l'heure du mondial de football, le géopolitologue Dominique Moïsi résume l'épisode guerrier de près de 110 jours auquel les présidents américain et iranien ont mis fin (provisoirement ou non) en signant le mémorandum qui suspend les hostilités pour au moins soixante jours : « Téhéran 1, Washington 0 ».Dans un conflit asymétrique, le fort perd en ne gagnant pas tandis que le faible gagne en ne perdant pas. La République d'Iran sort donc vainqueur, les États-Unis et Israël perdants. De même, la Russie de Vladimir Poutine se trouve dans une impasse stratégique et éprouve les limites de la force militaire quand elle est mal employée. En Ukraine, les forces russes ont perdu du terrain en mai, pour le deuxième mois de suite, d'après les analyses de l'Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain. Même les zélateurs du régime reconnaissent qu'il est peu probable que Moscou parvienne à percer les lignes. Vladimir Poutine a dû admettre, le 28 juin, de réels problèmes, comme la pénurie de carburant. On estime que deux tiers des Russes sont désormais favorables à des négociations de paix.La guerre d'Iran et celle d'Ukraine témoignent des défis rencontrés par l'assaillant en ce XXIe siècle, à l'heure des drones et du combat asymétrique ultraconnecté. Malgré une supériorité aérienne et une puissance de feu sans rivale, États-Unis et Russie peinent à faire capituler l'adversaire. Ces enseignements sont scrutés à Taipei comme à Pékin. La Chine pourrait en déduire que décidément, l'aventurisme militaire ne paie pas face à un adversaire déterminé qui joue à domicile... Cela pourrait l'encourager à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l'île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
IA de la semaine, OCR, puces et sécurité open source. Des pistes pour réduire le coût de l'IA et plusieurs sujets matériel et infrastructure. Me soutenir sur Patreon Me retrouver sur YouTube On discute ensemble sur Discord Modèles de la semaine Wan Streamer : et maintenant, les autistes synthétiques. Seedance 2.5, Krea 2 et Mistral OCR4. Peut-il révolutionner l'IA ? Databricks oscille beaucoup. Radio Star : les IA se lancent sur les ondes. Soyons pas hypAkrites, l'IA c'est quand même utile. Saveurs du monde Starfall, après l'IPO, l'IPA. MATCH Act, de quoi je m'ASML d'abord ? Rise and LineShine ! La Chine en a un plus gros. Les américains vont sortir de leurs Hygons. Qualcomm lance Dragonfly, ses puces poids lourds. Firefox et Chrome signent un PACT. Windows 10 fait de la résistance. Participants Une émission préparée par Guillaume Poggiaspalla Présenté par Guillaume Vendé
Aujourd'hui, je vous emmène en Chine avec Amélie, son mari Dylan et leur fils Aaron, 3 ans, partis en tour du monde depuis deux ans, sans date de retour.La Chine, à la base, elle n'était même pas au programme. Et puis les stories d'un ami leur donnent envie d'y faire un saut, et dès le premier métro à Pékin, leurs certitudes en prennent un coup.Iles ont passé deux mois à traverser le pays d'est en ouest : la Grande Muraille ratée sous la pluie puis recommencée sous le soleil, des pandas géants à Chengdu, un spectacle au pied d'un glacier à 4 500 mètres d'altitude qui lui donne des frissons qu'elle n'a toujours pas oubliés, et des éléphants qu'on présente comme libres, mais qui, en réalité, ne le sont qu'à moitié.Si vous avez, vous aussi, un pays qui vous fait peur avant même d'y avoir posé un pied, cet épisode va vous donner sérieusement envie de revoir vos a priori.-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
L'Amérique barricade son IA, la Chine l'offre à la planète entière — et cette inversion de rôles est la menace que personne dans la Silicon Valley n'avait vraiment vue venir. Ce qui se joue n'est plus une course technologique, mais une bataille pour les standards de l'économie mondiale.===================
durée : 00:03:30 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Pékin a imposé hier des sanctions à 20 sociétés japonaises, en plus d'un embargo sur les terres rares : en cause, les déclarations de la première ministre japonaise à propos de Taiwan. La vieille animosité sino-nippone refait surface : Pékin dénonce la « résurgence du militarisme japonais ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:39:27 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay - “Qui est capable de citer le nom de trois Chinois vivants ?” Cette question, posée le 28 mai 2026 sur le plateau de la chaîne LCI, a provoqué un long silence : aucun des journalistes présents n'a su répondre. Ce test dit “des trois Chinois" révèle-t-il notre ignorance, ou est-il un faux indicateur ? - équipe : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Juliette Mouëllic, Léa Racine - invités : Romain Graziani Professeur en études chinoises à l'école normale supérieure de Lyon, Emmanuel Lincot Professeur à l'Institut Catholique de Paris, chercheur associé à l'Iris et sinologue Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:30 - InterNational - par : Pierre Haski - Pékin a imposé hier des sanctions à 20 sociétés japonaises, en plus d'un embargo sur les terres rares : en cause, les déclarations de la première ministre japonaise à propos de Taiwan. La vieille animosité sino-nippone refait surface : Pékin dénonce la « résurgence du militarisme japonais ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:30 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Pékin a imposé hier des sanctions à 20 sociétés japonaises, en plus d'un embargo sur les terres rares : en cause, les déclarations de la première ministre japonaise à propos de Taiwan. La vieille animosité sino-nippone refait surface : Pékin dénonce la « résurgence du militarisme japonais ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
AI Unraveled: Latest AI News & Trends, Master GPT, Gemini, Generative AI, LLMs, Prompting, GPT Store
Les États-Unis verrouillent l'accès à leurs meilleures IA ? La Chine, elle, a choisi de les offrir quasiment gratuitement au monde entier. De Qwen à Kimi, en passant par Minimax ou GLM, les fleurons de la tech asiatique inondent le marché de modèles surpuissants, multimodaux et en libre accès qui bousculent la cybersécurité mondiale. L'idée de Pékin ? Rendre l'IA de pointe abordable et redoutablement open-source. Analyse d'un basculement géopolitique majeur, surveillé de très près par l'alliance des "Five Eyes" (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande).
Après les taxes sur les véhicules électriques chinois, l'Union européenne envisage de nouvelles barrières douanières pour contrer cette fois l'arrivée massive des automobiles hybrides rechargeables. La Chine a acquis, ces dernières années dans ce segment, une expertise et une compétitivité auxquelles les constructeurs européens ont bien du mal à répondre. C'est le segment qui attire les regards ces derniers mois : les hybrides rechargeables grignotent à toute vitesse des parts de marché. Elles représentent désormais près de 10% des ventes de véhicules neufs en Europe, avec des progressions très rapides en Italie, +85% ou en Espagne, +45%, depuis le début de l'année. Or ce succès est une nouvelle fois porté avant tout par les modèles chinois qui se sont engouffrés dans un secteur épargné par les droits de douane supplémentaires, contrairement aux véhicules purement électriques. « Les véhicules hybrides rechargeables chinois sont ultra-compétitifs, d'autant plus qu'il s'agit de "super-hybrides", des modèles à propulsion essentiellement électrique avec un complément thermique, ce qui n'est pas le cas de leurs concurrents européens », explique Gianmarco Guadalupi, consultant automobile pour le cabinet Efeso, « en 2024, personne n'avait entendu parler des hybrides rechargeables chinois, ils sont arrivés sur le marché européen en 2025 et cette année, BYD est devenu leader sur ce segment ». Protection ou simple respiration pour les constructeurs européens ? Ces nouvelles taxes douanières sont accueillies favorablement par les géants européens de l'automobile, notamment allemands, pourtant pas très fans des droits de douane habituellement. Mais les Mercedes et BMW misent beaucoup sur les hybrides rechargeables pour relancer le marché premium. Le problème, c'est qu'il est peut-être déjà trop tard. Les véhicules chinois restent en effet compétitifs même avec des taxes supplémentaires, ce qui a déjà été constaté pour les voitures 100% électriques. « L'Europe manque d'une vision stratégique sur l'industrie automobile, note Gianmarco Guadalupi. Pour l'instant, l'objectif est de ralentir l'arrivée des véhicules chinois en espérant que les constructeurs européens rattrapent leur retard d'ici trois ou quatre ans, mais la vague venue de Chine ne pourra pas être arrêtée. » Des barrières douanières pour préserver les actionnaires ? Une vague d'autant plus difficile à ralentir que la Chine semble avoir déjà anticipé le problème. Des constructeurs chinois ont d'ores et déjà noué des alliances industrielles pour contourner les barrières douanières. Dongfeng va ainsi faire produire dans l'usine Stellantis de Rennes des modèles de sa marque premium Voyah, dont pourraient faire partie des hybrides rechargeables. La mise en place de nouvelles taxes ne paraît donc pas en mesure d'inverser la donne, et au-delà du répit potentiel accordé aux constructeurs européens, le délégué CGT Renault, Florent Grimaldi, y voit surtout une stratégie financière : « Les barrières douanières, ça protège les actionnaires qui peuvent obtenir un délai supplémentaire pour vendre leurs parts ou encaisser les dividendes, mais ça ne protège absolument pas l'outil industriel et les salariés. » Car la grande crainte des syndicats des constructeurs européens, c'est que ce bras de fer aboutisse surtout à des négociations entre constructeurs européens et chinois pour intégrer la technologie ou des pièces venues de Chine dans les véhicules français, allemands ou italiens. Les conséquences pourraient être sévères pour l'emploi, en particulier dans la recherche et le développement. Renault a ainsi confirmé jeudi la suppression de 600 postes d'ingénieurs en France, dans le cadre d'un plan mondial de restructuration de son département R&D. Au total, 2 400 postes vont être supprimés, particulièrement en Roumanie, au Brésil ou au Maroc.
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
durée : 00:02:58 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - Il existe un classement mondial des supercalculateurs les plus puissants. "LineShine", machine chinoise, vient prendre la première place. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:58 - InterNational - par : Jean-Philippe Balasse - Il existe un classement mondial des supercalculateurs les plus puissants. "LineShine", machine chinoise, vient prendre la première place. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Laissez-moi vous conter comment un pays qui copiait tout, est devenu celui que tout le monde copie.---
durée : 00:59:12 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'archipel taïwanais de Kinmen, situé à quelques kilomètres seulement des côtes chinoises, a longtemps été considéré comme une "ligne de front" avec la Chine. Mais depuis les années 1990, la militarisation de l'archipel a été abandonnée et les liens avec la rive chinoise se multiplient. - équipe : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Alexandre Gandil Politiste, post-doctorant du programme DECRIPT à l'Université Bordeaux Montaigne, Alice Hérait Journaliste spécialiste de Taïwan Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:17 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Anna Hubert est journaliste pour la revue en ligne Contexte. Elle a suivi le dernier sommet européen, elle a tenté de comprendre quels étaient les accords entre les chefs d'Etat des 27 sur la guerre commerciale avec la Chine. - équipe : Lison Chambe, Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En raison de la forte hausse des températures en France, le short au bureau va-t-il devenir la norme ? Le mardi 23 juin, le député socialiste Arthur Delaporte arborait un bermuda à l'Assemblée nationale. Pour Ruth Elkrief, c'est du bon sens qu'on s'adapte, mais jusqu'à une certaine limite. Au-delà des apparences, la Chine est encore en position de force, aussi bien en ce qui concerne les ventilateurs que la climatisation. Les ventes ont connu une hausse significative au cours des dernières années. Selon Dominique Seux, quand on regarde un marché aussi considérable, les principaux industriels de la climatisation en France sont tous asiatiques. Sur fond de tensions liées à l'histoire des deux pays voisins, Volodymyr Zelensky a annoncé, samedi 20 juin, qu'il avait renvoyé la plus haute distinction de la Pologne, l'Ordre de l'Aigle blanc, qui lui a été retirée vendredi soir par le président polonais Karol Nawrocki. Abnousse Shalmani pense que le président ukrainien a fait une énorme bourde. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:29 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - À partir du 9ᵉ siècle, la production de porcelaine se développe dans l'Empire chinois. Vases bleu et blanc, bols rouges de cuivre, assiettes jaunes, les couleurs et éléments décoratifs sont multiples. Objet de luxe, la porcelaine chinoise participe de la représentation du pouvoir de l'empereur. - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand, Angelico Gaymard - invités : Béatrice Quette Conservatrice au musée des Arts décoratifs, responsable des collections asiatiques et islamiques, Valentina Bruccoleri Docteure en histoire de l'art Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :La France fait face à une nouvelle période de canicule, avec 49 départements placés en vigilance rouge et près de 850 écoles et collèges fermés, mettant en lumière les défis d'adaptation au changement climatique.Le gouvernement envisage de nouveaux déremboursements pour alléger le déficit de la Sécurité sociale, avec un transfert de certaines dépenses vers les assurances complémentaires, ce qui pourrait se traduire par une hausse des tarifs.Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine se sont à nouveau durcies, avec de nouvelles restrictions annoncées de part et d'autre.L'Espagne, confrontée à des sécheresses récurrentes, s'est dotée de la plus grande usine de dessalement d'eau de mer en Europe, une technologie énergivore mais qui permet d'assurer l'approvisionnement en eau potable.La Banque centrale européenne souhaite encourager les fusions transfrontalières pour renforcer la solidité du système bancaire européen.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:26 - Les Matins de France Culture - par : Gilles Gressani - La Chine redessine la puissance mondiale. Entre guerre hybride et futur militarisé, le projet "Nantianmen" et le porte-avions volant "Luan Niao" illustrent une mythologie stratégique où l'Empire ancien nourrit la puissance technologique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?La signature était annoncée pour vendredi. C'est finalement à distance, et sous les dorures du château de Versailles, que Donald Trump a voulu parapher hier soir le protocole d'accord de paix avec l'Iran, à la table du dîner avec Emmanuel Macron. Pas d'images aux côtés du président iranien, ni de poignées de main. Mais une signature surprise, relate Le Parisien, avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, demandant un coup de main à Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, pour lui trouver une imprimante à Versailles après 23 heures.Est-ce parce que de difficiles négociations vont débuter ? Ou parce que la fin de la guerre « sur tous les fronts » au Moyen-Orient se fait au prix de concessions majeures ? Washington impose au régime iranien de diluer son uranium enrichi. En échange, il autorise l'Iran à reprendre les ventes de son pétrole et promet un chèque de 300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.« Il s'agit d'un document historique et d'un message émanant d'un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré sur les réseaux sociaux le président iranien Massoud Pezeshkian après avoir signé le document. Téhéran a également indiqué que son programme balistique n'était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis.Donald Trump, de son côté, a dénoncé ce jeudi sur son réseau Truth Social les nombreuses voix aux États-Unis qui critiquent le protocole d'accord, les qualifiant d'« imbéciles », de « jaloux », de « malhonnêtes » ou de « stupides ». Il faut dire qu'outre-Atlantique, rares sont les Américains à applaudir, même parmi les soutiens du président. Objectifs d'avant-guerre oubliés, pouvoir iranien renforcé… Les médias américains sont nombreux à dénoncer les « concessions » de Donald Trump à l'Iran. Chose rare, Fox News, la chaîne préférée du locataire de la Maison Blanche, ne mâche pas non plus ses mots.Alors que sait-on, pour l'heure, du contenu de cet accord ? Que dit-il des points clés qui divisent les deux pays ? Les États-Unis sont-ils les grands perdants de la guerre en Iran ? Et que va faire Israël ? Tsahal mène toujours des frappes dans le sud du Liban et l'annonce d'un futur accord entre Washington et Téhéran a été très mal accueillie par l'État hébreu, qui n'a pas participé aux discussions.De quoi faire naître des tensions avec Donald Trump, d'autant que le président américain vient de signer cet accord à distance. La nouvelle phase qui s'ouvre ce vendredi en Suisse prévoit des négociations thématiques avec l'Iran pendant 60 jours. Mais la République islamique conditionne toujours cet accord à la fin des opérations militaires dans le pays du Cèdre.La Chine a déclaré ce jeudi qu'elle « continuera à jouer un rôle actif et constructif pour atteindre une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ».« À ce stade critique, toutes les parties concernées, y compris Israël, devraient agir dans l'intérêt de la paix et de la stabilité régionales » et en faveur de la diplomatie « plutôt que du contraire », a répondu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à une question sur la poursuite par Israël des opérations militaires au Liban. Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
Au sommaire :La Réserve fédérale américaine envisage de relever ses taux d'intérêt dans les prochains mois face à une inflation qui dépasse largement ses objectifs depuis plus de 5 ans, pesant lourdement sur les ménages américains.Un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, doit être signé prochainement en Suisse, prévoyant notamment la levée des sanctions sur les exportations de pétrole iranien et le déblocage de dizaines de milliards de dollars d'avoirs gelés.La Chine annonce vouloir développer une intelligence artificielle gratuite, dont les codes seraient accessibles à tous, en opposition au modèle capitaliste des géants américains de la tech qui proposent des IA payantes et gardent leurs développements secrets.L'INSEE et la Banque de France prévoient une croissance économique médiocre pour la France en 2026, dans un contexte où le pouvoir d'achat est devenu la principale préoccupation des salariés.Malgré la perspective d'un accord de paix au Moyen-Orient, le cours du baril de Brent reste sous la barre des 80 dollars, impactant les résultats de TotalEnergies qui a dû supporter un coût de 200 millions d'euros lié au plafonnement des prix des carburants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
To celebrate Pride Month, Nathan LaChine and Logan Birge of Coordinated Care join The Compass to discuss LGBTQIA+ allyship, advocacy, and how families can support young people as they navigate identity, belonging, and self-discovery. To learn more about Coordinated Care, visit www.coordinatedcarehealth.com. To enroll in Coordinated Care, apply at www.wahealthplanfinder.org.
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durée : 02:29:40 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin à 7h40 et 8h20, Guillaume Erner reçoit Tugdual Denis, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, et l'historien Vincent Martigny pour analyser l'avenir des droites françaises à un an de la présidentielle. À 7h17, David Baverez s'interroge sur le modèle de croissance chinoise. - équipe : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
[PARTENAIRE] Parfois, ce dont on a besoin, c'est juste un espace pour poser la charge mentale et se reconnecter à soi. BetterHelp te met en relation avec un psychologue ou psychothérapeute qualifié, disponible en France. -10% sur ton premier mois avec le code Lapetitevoix sur betterhelp.com/Lapetitevoix
durée : 00:12:30 - Les Enjeux - par : Guillaume Erner - Malgré des performances record à l'exportation, la Chine voit sa demande intérieure ralentir et sa crise immobilière persister. Le nouveau plan quinquennal relance une question : le modèle de croissance chinois peut-il mener Pékin au rang de première puissance mondiale d'ici 2049 ? - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : David Baverez Investisseur, installé depuis 2012 à Hong Kong Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'accord annoncé entre Washington et Téhéran a immédiatement rassuré les marchés financiers. Les cours du pétrole ont reculé et les Bourses ont rebondi. Pourtant, cette détente géopolitique pourrait ne pas suffire à faire disparaître les tensions inflationnistes. Difficile de passer à côté de l'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran. Au-delà de sa dimension géopolitique, cette entente entre Washington et Téhéran comporte également des conséquences économiques majeures. La réaction des marchés ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Les investisseurs ont accueilli avec enthousiasme cette perspective de désescalade, faisant reculer les cours du pétrole et progresser les places boursières. Le raisonnement est simple. Moins de tensions au Moyen-Orient signifie moins de risques sur l'approvisionnement mondial en pétrole, donc un baril moins cher et, à terme, une inflation qui ralentit. Mais cet optimisme reste mesuré. Car l'accord demeure partiel, fragile et soumis à de nombreuses conditions politiques et techniques. En d'autres termes, les marchés ont intégré l'idée d'une accalmie alors que le retour à une situation totalement normale est encore loin d'être acquis. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Pourquoi le pétrole reste au cœur des tensions inflationnistes Tout se joue autour du pétrole. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième de la production mondiale, reste une artère essentielle pour l'approvisionnement énergétique de nombreux pays, notamment en Asie. Lorsque les tensions augmentent dans cette région stratégique, les cours du brut montent rapidement. Et cette hausse finit progressivement par se diffuser dans toute l'économie : transports, industrie, logistique ou encore alimentation voient leurs coûts augmenter. L'effet est souvent différé dans le temps. Même lorsque les cours du pétrole commencent à reculer, l'inflation met plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à ralentir réellement. C'est pourquoi la baisse actuelle du brut ne garantit pas un reflux immédiat de la hausse des prix. À lire aussiPétrole: l'Inde se tourne vers le Venezuela pour sécuriser ses approvisionnements La Chine pourrait relancer les tensions sur les prix Selon plusieurs analystes, l'inflation pourrait même rester plus élevée que prévu en raison du rôle joué par la Chine. Pendant la crise, le ralentissement des importations chinoises de pétrole iranien a contribué à limiter la pression sur le marché mondial de l'énergie. Cette moindre demande a joué un rôle d'amortisseur sur les prix. Mais si l'accord entre Washington et Téhéran se confirme et que Pékin recommence à acheter davantage de brut, la mécanique pourrait rapidement s'inverser. La demande repartirait, le marché pétrolier se retendrait et les pressions inflationnistes pourraient réapparaître. Le paradoxe est donc réel. Une trêve diplomatique pourrait, à moyen terme, soutenir les prix de l'énergie. Sur le plan financier, la nouvelle est rassurante. Sur le plan macroéconomique, elle apparaît beaucoup plus nuancée. À lire aussiLa Chine est-elle la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient? Si les flux énergétiques reprennent dans un marché toujours tendu, la baisse du pétrole pourrait rester limitée et l'inflation se montrer plus persistante qu'espéré. Car les prix n'obéissent jamais aussi rapidement aux annonces diplomatiques. Même lorsqu'un conflit s'apaise, il laisse derrière lui des traces durables : une énergie plus chère, des anticipations inflationnistes plus élevées, des chaînes d'approvisionnement fragilisées et des banques centrales contraintes de maintenir une politique monétaire prudente. Le pire scénario semble aujourd'hui s'éloigner. Mais le retour à une économie pleinement apaisée n'est pas encore garanti. C'est sans doute tout le sens de cette séquence : le conflit s'atténue, mais l'inflation, elle, pourrait bien lui survivre encore plusieurs mois.
Nous sommes le 29 juillet 1765, dans la rade de Huangpu près de Canton, dans le sud de la Chine. Retrouvons-y Aloys Ko et Étienne Yang nés dans des familles chrétiennes de Pékin. Recueillis très jeunes par des jésuites, ils ont été envoyés en France, une quinzaine d'années plus tôt, pour parfaire leur formation ecclésiastique. Ordonnés prêtres, les voilà recrutés par Henry Bertin, ministre des Finances de Louis XV, il veut en faire des émissaires spéciaux du roi, chargés de percer les mystères des arts et manufactures de l'Empire du Milieu. Nous sommes à une époque où la France des Lumières est en pleine quête technologique et cherche à s'approprier les secrets de la porcelaine, de la soie ou du vernis : il s'agit de perfectionner ses propres arts et sciences face à la concurrence européenne. À travers un vaste réseau de missionnaires, la monarchie transforme alors la Chine en un véritable laboratoire politique et technique destiné à nourrir ses débats économiques et ses projets de modernisation. Le dialogue entre Paris et Pékin révèle les coulisses d'une modernité européenne qui s'est nourrie de l'ailleurs pour mieux inventer son propre avenir industriel. Mais que fit véritablement la France de ses connaissances techniques sur la Chine ? Comment ces savoirs ont-ils voyagé à travers des réseaux et des médiations très fragiles ? Cette quête a-t-elle véritablement et durablement façonné la modernité européenne ? Dans son « Dictionnaire philosophique », Voltaire, qui connut un succès retentissant avec sa pièce « L'Orphelin de la Chine », en 1755, écrit : « C'est dans la morale et dans l'économie politique, dans l'agriculture, dans les arts nécessaires que les Chinois se sont perfectionnés », il ajoute que dans ces derniers domaines, les Européens ne devraient pas se considérer autrement que comme « leurs disciples ». Avec Sébastien Pautet, historien moderniste et chercheur associé à l'Université Paris Cité. « Le Mystère de la porcelaine bleue. Quand la France des Lumières espionnait la Chine » ; Éditions Payot & Rivages. sujets traités : Chine, France, porcelaine, Étienne Yang , jésuites, Louis XV, 'Empire du Milieu, Paris, Pékin, Voltaire Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:14 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - En Birmanie, les rebelles tentent de résister à la contre-offensive de la junte, au pouvoir depuis un putsch en 2021. La junte regagne du terrain grâce aux aides matérielles et diplomatiques apportées par la Russie, la Chine, l'Inde et la Thaïlande. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pendant plusieurs décennies, la mondialisation a été le moteur principal de l'expansion économique mondiale. Fondée sur la baisse des barrières commerciales, l'essor des chaînes de valeur internationales et la circulation croissante des capitaux, elle a profondément transformé les économies et les sociétés. Pourtant, depuis la crise financière de 2008, puis les chocs du Covid-19, de la guerre en Ukraine et des tensions sino-américaines, ce modèle semble entrer dans une nouvelle phase. NOS INVITÉS Elvire Fabry, directrice du programme Commerce et sécurité économique à l'Institut Jacques Delors et Rapporteure du groupe de travail sur les relations entre l'Union européenne et la Chine. Son expertise : Commerce international Souveraineté économique européenne Relations commerciales UE-Chine Réorganisation des chaînes d'approvisionnement mondiales Christophe Rodrigues, professeur d'économie et de sciences sociales en classes préparatoires et à l'École normale supérieure de Lyon. Son expertise : Mondialisation Gouvernance économique mondiale Histoire économique Politiques industrielles Il est co-auteur de l'ouvrage La mondialisation fragmentée, Comprendre les mutations de l'économie mondiale (DBS). Eric Keslassy, professeur d'économie et de sciences sociales à LPA. Son expertise : Sociologie économique Inégalités Conséquences sociales de la mondialisation Relations entre économie et politique Pauline Pic, titulaire de la Chaire de géopolitique des mers et des océans à l'Université du Québec à Rimouski. Son expertise : Géopolitique maritime Routes commerciales mondiales Enjeux stratégiques des océans Ressources marines et transition énergétique Les grandes thématiques abordées 1. La mondialisation : une histoire ancienne Les intervenants rappellent que la mondialisation ne date pas des années 1990. Une première phase d'intégration économique existe déjà à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'intensification des échanges commerciaux et financiers entre les grandes puissances. Les économistes soulignent qu'il existe depuis toujours une tension entre deux réalités : les bénéfices de l'ouverture économique la crainte d'une perte de souveraineté des États Cette opposition traverse toute l'histoire économique moderne. 2. L'âge d'or de l'hypermondialisation Les années 1990-2007 constituent ce que l'économiste Dani Rodrik appelle « l'hyperglobalisation ». Cette période est marquée par : l'ouverture massive des marchés l'explosion des chaînes de valeur mondiales la montée en puissance des multinationales la globalisation financière L'entrée de la Chine dans l'économie mondiale accélère fortement ce mouvement. Les entreprises délocalisent leur production pour réduire les coûts et les échanges internationaux atteignent des niveaux inédits. 3. La crise de 2008 : un tournant majeur Pour Christophe Rodrigues et Eric Keslassy, la crise financière de 2008 marque le début d'une nouvelle époque. Elle révèle plusieurs faiblesses : des inégalités croissantes une gouvernance mondiale insuffisante une dépendance excessive à certains marchés une défiance grandissante envers la mondialisation Les intervenants considèrent que les difficultés actuelles ne sont pas nées avec Donald Trump mais s'inscrivent dans une tendance plus ancienne de repli économique et politique. 4. Les États-Unis remettent en cause le modèle L'émission revient longuement sur la politique commerciale américaine. Selon l'administration Trump, la mondialisation aurait : affaibli l'industrie américaine détruit des emplois industriels renforcé la dépendance envers la Chine Les invités nuancent fortement cette analyse. Ils rappellent que les États-Unis restent parmi les grands gagnants de la mondialisation, notamment dans les services et les technologies. Ils soulignent également que les droits de douane pénalisent souvent les entreprises et consommateurs américains eux-mêmes. 5. La Chine, grande gagnante de la mondialisation La Chine apparaît comme le pays ayant le mieux profité de l'ouverture des marchés mondiaux. Les intervenants expliquent qu'elle est passée : d'une économie à bas coûts ; à une puissance technologique de premier plan. Aujourd'hui, elle domine de nombreux secteurs industriels : batteries véhicules électriques panneaux solaires terres rares raffinage de minerais stratégiques La Chine représente déjà plus du tiers de la production manufacturière mondiale et pourrait encore accroître son poids dans les prochaines années. 6. Une mondialisation qui se réorganise Pour Elvire Fabry, il n'y a pas de véritable démondialisation. Les flux commerciaux continuent d'exister mais changent de forme. Les entreprises cherchent désormais : à diversifier leurs fournisseurs à sécuriser leurs approvisionnements à réduire certains risques géopolitiques Des concepts comme : nearshoring friendshoring relocalisation partielle prennent de l'importance. L'objectif n'est plus seulement la recherche du coût le plus faible, mais aussi la résilience des chaînes de valeur. 7. Les océans, colonne vertébrale de la mondialisation Avec Pauline Pic, l'émission aborde la dimension maritime de la mondialisation. Quelques chiffres rappellent l'importance stratégique des mers : environ 80 % du commerce mondial passe par voie maritime près de 90 % du trafic Internet mondial transite par des câbles sous-marins les grands détroits restent des points de passage essentiels Les tensions actuelles autour du détroit d'Ormuz illustrent la fragilité de ces infrastructures mondiales. 8. La bataille mondiale pour les ressources stratégiques Les intervenants évoquent l'importance croissante : des minerais critiques des terres rares des métaux nécessaires à la transition énergétique La Chine dispose d'une avance considérable : extraction raffinage transformation industrielle Cette situation pousse l'Union européenne à développer : ses propres capacités industrielles le recyclage des partenariats avec des pays tiers L'enjeu est d'éviter de nouvelles dépendances stratégiques. 9. Les perdants de la mondialisation L'émission revient également sur les conséquences sociales du phénomène. Les invités rappellent que la mondialisation a produit : des gagnants... consommateurs bénéficiant de prix plus bas entreprises exportatrices grandes métropoles secteurs technologiques ...mais aussi des perdants ouvriers touchés par les délocalisations territoires industriels fragilisés classes moyennes confrontées à la concurrence internationale Eric Keslassy souligne qu'aujourd'hui même les emplois qualifiés et les ingénieurs peuvent être concernés par la compétition mondiale. 10. Quel avenir pour l'Europe ? L'une des conclusions majeures de l'émission concerne l'Union européenne. Pour les invités, l'Europe doit : renforcer sa politique industrielle investir dans l'innovation sécuriser ses approvisionnements développer des partenariats commerciaux diversifiés préserver une forme de multilatéralisme L'objectif n'est pas l'autarcie mais une souveraineté économique mieux maîtrisée. Les intervenants estiment que l'Europe dispose encore d'atouts majeurs grâce à son marché de 450 millions de consommateurs et à sa capacité à négocier collectivement.
Ce jeudi 11 juin, Gabrielle Chou, professeure à la New York University Shanghai sur l'IA appliquée, était l'invitée dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elle parle de la robotisation et du décalage qui est en train de s'opérer avec la Chine. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:58:41 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - “Autocritiques”, “séances de lutte”, dénonciations, exécutions, massacres, camps de travail, en quoi la Révolution culturelle occasionne-t-elle un mouvement de répression extrêmement violent, qui s'inscrit dans un système de contrôle et de violence totalitaire qui lui préexiste, et qui lui survit ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Isabelle Thireau Sinologue et sociologue, Jean-Philippe Béja Sinologue et politiste, directeur de recherche émérite au CNRS-CERI Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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durée : 00:15:14 - Les Matins de France Culture - Le 4 juin 1989, le régime communiste chinois ordonnait la fin du mouvement pro-démocratique de la place Tiananmen en plein cœur de Pékin. Ce fut un massacre. Cette année, le gouvernement de Xi Jinping interdit aux familles des victimes de se recueillir sur les tombes de leurs enfants. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France