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Invité Afrique
Soudan: «Les FSR multiplient les frappes sur les infrastructures d'El-Obeid pour terroriser»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 8:59


Au Soudan, il y a un risque imminent « d'atrocités de masse », à El-Obeid, affirme le département d'État américain dans un communiqué publié dans la soirée du 22 juin. El-Obeid, c'est la capitale de la région du Kordofan du Nord. Elle est assiégée par les rebelles des Forces de soutien rapide, les FSR. Et la grande crainte du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, c'est que « les horreurs d'El-Facher, en octobre dernier, se répètent à El-Obeid ». Que faut-il redouter précisément ? Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et au CERI. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : l'ONU affirme qu'une concentration récente de troupes de la rébellion des Forces de Soutien Rapide laisse craindre une offensive imminente sur El-Obeid. Est-ce que vous avez les mêmes informations ? Roland Marchal : Oui, on le sait effectivement. Les observateurs soudanais, depuis pratiquement une semaine, mentionnent l 'arrivée au nord d'El-Obeid de troupes qui viennent soit de la frontière libyenne, soit du Darfour et qui constituent aujourd'hui une masse, disons, combattante, pour attaquer la capitale du Kordofan du Nord. Et pourquoi visent-ils cette ville de quelque un million d'habitants de El Obeid ?  Parce qu'El-Obeid est la capitale historique du Kordofan, avant de devenir celle du Kordofan du Nord, et surtout le dernier grand verrou stratégique qui ouvrirait la route vers Khartoum, mais aussi vers la province du Nil Blanc, donc plus au sud de la capitale soudanaise, ce qui permettrait aux Forces de Soutien Rapide, si elles réussissaient, de reprendre pied dans les régions agricoles les plus riches du pays et peut être, à terme, de faire la jonction avec les troupes qui se battent dans la province du Nil Bleu. Ce qui, évidemment, constituerait une défaite stratégique importante pour les forces armées régulières et le gouvernement qui, aujourd'hui, est à Khartoum. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, déclare : « Nous ne devons pas permettre que les horreurs d'El-Fasher se répètent à El-Obeid » ? Alors, compte tenu de l'histoire de cette guerre, on peut évidemment craindre beaucoup. Cependant, un analyste doit quand même rappeler que la perception d'El-Obeid par les Forces de Soutien Rapide est quand même très différente de celle d'El-Fasher. El-Fasher était la capitale du groupe Zaghawa, qui a fourni l'essentiel des combattants aux forces conjointes alliées, des forces régulières qui se sont battues avec détermination dans tout le Darfour contre les Forces de Soutien Rapide, et qui se battent aujourd'hui également au Kordofan, et qui constituent sans doute l'un des alliés militaires les plus importants des forces armées régulières. Donc, l'identification d'El-Fasher comme la capitale de nos ennemis les plus jurés ne fonctionne pas pour El-Obeid. On peut imaginer, mais en étant optimiste ou très optimiste même, que du coup, les violences contre les populations civiles ne seront pas de la même intensité. Ceci dit, depuis ces dernières semaines, on voit les Forces de Soutien Rapide multiplier les frappes sur des infrastructures d'El-Obeid, des infrastructures civiles qui visiblement visent à terroriser la population et à l'inciter à fuir la capitale du Kordofan du Nord pour rejoindre Khartoum ou quelque autre endroit, de façon à ce qu'El-Obeid soit plus facile à prendre. En février dernier, une mission d'enquête de l'ONU a fait état d'actes de génocide commis en octobre dernier par les Forces de Soutien Rapide à El-Fasher. Est ce que cette accusation très grave peut dissuader le général Hemedti de commettre de nouvelles atrocités ? Écoutez, je ne crois pas que les atrocités qui ont été commises à El-Fasher, et autour d'El-Fasher, étaient au sens plein ordonnées par le général Hemedti. Lui a des ambitions politiques nationales dont on peut penser ce qu'on veut par ailleurs, mais il sait très bien que la communauté internationale intègre tout à fait ces violences dans son passif et que ces actes de génocide constitueront demain une difficulté très grande dans son approche de la communauté internationale. Donc, lui, certainement a été plus prudent, plus réservé. Le problème, c'est évidemment sa capacité de contrôler ses propres troupes, alors qu'à El-Fasher, c'était vraiment une vengeance historique contre le groupe Zaghawa. Vendredi dernier, l'envoyé spécial d'Antonio Guterres au Soudan a appelé au téléphone le général Hemedti pour lui demander d'éviter toute action qui pourrait aggraver la situation humanitaire. Est-ce que vous savez ce qu'a répondu le chef des Forces de Soutien Rapide ? Le général Hemedti a été, comme il sait l'être, quelqu'un de très responsable, à l'écoute des demandes de la communauté internationale. Il a évidemment souscrit à toutes ses demandes. Il a annoncé que ses troupes organiseraient et autoriseraient la sortie des civils de la capitale du Kordofan du Nord. Et que ces civils seraient protégés, qu'il n'y aurait pas de violence systématique contre ceux-ci. Mais si vous voulez, encore une fois, depuis le début de la guerre, le général Hemedti a multiplié les assurances sur le bon comportement de ses troupes. Et sauf à penser qu'il est un menteur irréductible, on peut imaginer qu'il a été, à certains moments, de bonne foi et qu'il a été trompé par ses propres troupes. Samedi dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé, je cite, « tous les membres de l'ONU à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures du Soudan ». Mais donc, les alliés des Émirats arabes unis que sont les Américains et les Français n'arrivent pas à être entendus par les Emiratis ? Je crois qu'ils sont entendus. Mais les Emiratis ont la volonté, en tous les cas, de changer sans doute la nature du pouvoir aujourd'hui au Soudan, ce qui les rend extrêmement réticents.

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Le Premier ministre indien s'est rendu pour la première fois en Slovaquie. La Slovaquie dans l'UE : vingt ans de fonds européen (22.6.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 26:11


Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Voici un déplacement historique ! Le Premier ministre indien s'est rendu pour la premiere fois en Slovaquie. Apres la partie officielle de ce déplacement, nous évoquerons la vie d'un indien en Slovaquie, témoignage tiré de nos archives. La Slovaquie dans l'UE : vingt ans de fonds européens ! Vingt années d'adhésion de la Slovaquie a l'Union européenne ont apporté au pays des ressources financieres. Cependant, l'efficacité de ces investissements est compromise par la bureaucratie, un manque de contrôle et de coordination déficiente.

L’invité de l’économie
Guerre au Moyen-Orient : les nouveaux défis géopolitiques et économiques avec Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes

L’invité de l’économie

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 8:53


Stéphane Pedrazzi reçoit Patrice Geoffron, économiste, professeur des universités et spécialiste des questions énergétiques et climatiques. Ensemble, ils explorent les répercussions géopolitiques et économiques du conflit au Moyen-Orient, qui menace de perturber durablement l'approvisionnement pétrolier mondial.Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, éclaire d'abord les auditeurs sur les enjeux stratégiques autour du détroit d'Ormuz. Il explique comment la démonstration de force de l'Iran, capable de bloquer cette voie maritime cruciale, crée une menace permanente sur le marché pétrolier. Cette situation pousse les pays producteurs à envisager des solutions de contournement, comme le projet avancé des Émirats arabes unis.Mais au-delà des tensions géopolitiques, il analyse également l'impact économique de cette guerre sur la production et les stocks de pétrole. Bien que les dommages subis par certaines infrastructures pétrolières soient encore difficiles à évaluer avec précision, il estime que le retour à la normale prendra plusieurs mois. Cependant, la baisse de la demande mondiale, liée aux incertitudes économiques, pourrait paradoxalement faire baisser les prix.L'invité souligne aussi comment cette nouvelle crise accélère la transition énergétique, avec une électrification croissante des usages. Il considère que les efforts de décarbonation entrepris ces dernières années constituent une véritable 'police d'assurance' face à la volatilité des cours des hydrocarbures.Enfin, Patrice Geoffron revient sur les choix de la France, qui a renoncé cette année à mettre en place un bouclier tarifaire pour protéger les consommateurs de la hausse des prix. Selon lui, cela traduit une utilisation plus judicieuse des deniers publics, en évitant l'effet 'paracétamol' observé en 2022.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
1776, l'année américaine

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 42:02


Nous sommes le 4 juillet 1776, à Philadelphie. Ce jour-là est adoptée la Déclaration d'indépendance qui marque la naissance officielle des États-Unis d'Amérique. Cependant la rupture politique véritable a été votée, deux jours plus tôt, par le Congrès continental. Cette date du 2 juillet est considérée par John Adams, l'un des Pères fondateurs, premier vice-président, sous George Washington, puis deuxième président des Etats-Unis, comme le moment le plus mémorable de l'histoire de la nation. Nous sommes à l'aboutissement d'une crise de douze ans débutée en 1763, lorsque la Grande-Bretagne a tenté de reprendre en main ses colonies. Mais humiliations et lois répressives vont avoir pour effets de souder les colonies dans une solidarité inattendue. Un boycott économique est organisé en 1774. Le basculement vers le conflit armé se produit l'année suivante avec les batailles de Lexington et Concord, forçant le Congrès à organiser la défense des colonies. À l'automne, George III le roi d'Angleterre déclare officiellement les colonies en état de rébellion, rejetant toute perspective de réconciliation pacifique. Jusqu'à la proclamation du 4 juillet. L'année 1776 s'achève avec l'arrivée de Benjamin Franklin en France comme ambassadeur, scellant ainsi l'entrée irréversible des États-Unis sur la scène diplomatique internationale. Revenons sur une année qui a ouvert une nouvelle ère pour l'humanité… Avec Bertrand Van Ruymbeke, spécialiste de l'histoire américaine et de la période coloniale, membre de l'American Philosophical Society, chercheur soutenu par le David Center for the American Revolution. « 1776 : L'Année Américaine » ; Éditions Tallandier, en coédition avec le ministère des Armées (Direction de la mémoire, de la culture et des archives). sujets traités : américaine, 1776, John Adams, George Washington, Lexington, , George III , humanité Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'invité politique
Iran : « Le régime n'est pas renforcé, il est sous une énorme pression économique » selon Maneli Mirkhan, l'experte des relations internationales et de l'Iran

L'invité politique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 12:03


Dans cet épisode, Maneli Mirkhan, experte des relations internationales franco-iraniennes, fondatrice de DORNA (organisation non partisane pour une transition démocratique en Iran), revient sur les enjeux des négociations en cours entre l'Iran et les Occidentaux concernant le programme nucléaire iranien. Deux mois après le début des hostilités, Mme Mirkhan analyse les conséquences de ce conflit pour le régime iranien, affaibli mais toujours en place. Elle souligne que la guerre a certes fragilisé le pouvoir en place à Téhéran, mais que le régime a réussi à survivre, ce qui constitue en soi une victoire pour lui. Cependant, la chercheuse estime que le régime iranien est contraint d'évoluer et de faire des concessions, notamment sur les questions du nucléaire et du programme balistique, s'il veut espérer un retour à la normale sur le plan économique.Maneli Mirkhan attire l'attention sur les points cruciaux que les négociateurs devront impérativement aborder dans les prochaines semaines : le programme nucléaire iranien et ses implications géopolitiques, le programme balistique et les activités déstabilisatrices des milices régionales iraniennes, ainsi que la situation des droits de l'Homme en Iran, avec la poursuite des exécutions et de la répression. Elle met en garde contre le risque d'une nouvelle vague migratoire en provenance d'Iran si le régime ne change pas fondamentalement de comportement envers sa population.Tout au long de l'entretien, Mme Mirkhan se montre sceptique quant à la possibilité d'une véritable paix durable avec le régime iranien actuel. Selon elle, seule une évolution substantielle de la doctrine et des pratiques du régime pourrait permettre d'envisager une normalisation des relations avec l'Occident.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Au Web Summit Rio 2026, j'ai rencontré des représentants de la French Tech brésilienne. Gabriela Alcantara de Barros décrit un écosystème tech en pleine accélération, porté par les fintechs, WhatsApp Business et le succès du système de paiement Pix.

#LeDriveRTL2
One Hit Wonder : L'histoire de "The Final Countdown" d'Europe

#LeDriveRTL2

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 6:59


Cette semaine dans la chronique "One Hit Wonder" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle s'intéresse au groupe suédois Europe et à son hymne légendaire au synthé reconnaissable entre mille, "The Final Countdown". Formé en 1979 sous le nom de "Force" autour du chanteur Joey Tempest, le groupe de glam metal adopte finalement le nom "Europe" après avoir remporté un tremplin rock, en clin d'œil à une idée de grandeur et à l'album "Made in Europe" de Deep Purple. Après deux premiers disques aux sonorités heavy qui rencontrent un beau succès en Suède et en Asie, la consécration mondiale arrive en 1986 avec l'album "The Final Countdown". Ce projet, orienté vers un hard rock plus mélodique, contient l'incontournable tube éponyme ainsi que le single "Rock The Night", propulsant la formation sur les scènes du monde entier. Cependant, face à cette surexposition médiatique, le guitariste John Norum décide de quitter l'aventure. S'ensuivent un succès plus mitigé pour l'album suivant et une longue pause dans les années 90. Pourtant, l'étiquette de "One Hit Wonder" s'avère particulièrement injuste pour le groupe, qui s'est reformé en 2003. Loin de l'image de "groupe à synthés" à laquelle le grand public les résume souvent, les Suédois ont opéré un retour vers un son plus brut et n'ont jamais cessé de créer (à l'image de "War of Kings" en 2015 ou "Walk The Earth" en 2017). Preuve de leur incroyable longévité, Europe s'apprête même à dévoiler son douzième album, baptisé "Come This Madness", en septembre prochain ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’invité de l’économie
La nouvelle ère des drones militaires avec Hadrien Canter, directeur général d'Alta Ares

L’invité de l’économie

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 8:48


Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Hadrien Canter, le directeur général d'Alta Ares, une entreprise spécialisée dans les systèmes de défense et les missiles intercepteurs. Alors que le salon Eurosatory, dédié aux équipements de défense, ouvre ses portes, il nous plonge au cœur des enjeux qui façonnent l'avenir des drones militaires en Europe.Tout d'abord, l'invité apporte des précisions sémantiques essentielles sur la différence entre drones et missiles intercepteurs. Il explique que le drone se distingue par son autonomie et sa capacité à être piloté, tandis que le missile est une munition à usage unique, guidée mais ne revenant pas en arrière. Cette distinction est primordiale pour comprendre les évolutions technologiques en cours dans ce secteur.Il souligne ensuite les progrès réalisés par l'Europe, notamment la France et l'Allemagne, pour rattraper le retard accumulé face aux États-Unis dans le domaine des drones. Il met en avant le rôle crucial joué par la guerre en Ukraine, qui a agi comme un révélateur des lacunes capacitaires, poussant les acteurs européens à accélérer leur développement de systèmes toujours plus performants.Un des défis majeurs consiste à concilier la sophistication des équipements militaires traditionnels avec la nécessité de produire en masse et à moindre coût, à l'image de l'industrie automobile. Hadrien Canter explique ainsi comment Alta Ares s'allie avec des constructeurs automobiles pour réduire les coûts et augmenter les volumes de production, un modèle qu'il qualifie d'"hybridité".L'intelligence artificielle occupe une place centrale dans les innovations apportées par Alta Ares. Il détaille comment cette technologie permet de réduire la charge cognitive des opérateurs, en assurant notamment la continuité de la mission en cas de brouillage des communications. Cependant, il insiste sur le fait que l'humain reste au cœur du processus décisionnel, validant toujours les choix de l'IA avant toute action létale.Enfin, l'invité aborde la question de l'avenir des avions de chasse en Europe, alors que les États-Unis annoncent une réduction substantielle de leurs capacités déployées sur le continent. Il y voit une opportunité pour les industriels européens de prendre leur place dans un écosystème en pleine mutation, où les drones autonomes joueront un rôle croissant aux côtés des appareils pilotés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Fait main
#177 Mélanie Bocquel, ses secrets pour coudre des culottes

Fait main

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 31:01


Dans cet épisode de Fait Main enregistré en direct du salon Pour l'Amour du Fil, je reçois Mélanie Bocquel, une modéliste textile passionnée qui partage son expertise de la création de patrons et notamment autour de la couture de culottes ! Autrice d'un livre dédié à la confection de culottes "pour tous les jours de nos vies de femme" aux éditions Eyrolles, Mélanie nous explique pourquoi la lingerie n'est plus réservée aux professionnels et comment débuter sereinement chez soi. Elle aborde sans tabou les questions de santé environnementale liées aux tissus industriels, l'importance des certifications textiles (Oeko-Tex, GOTS) , mais aussi les réalités et l'évolution technique de son métier d'indépendante grâce au modélisme virtuel en 3D. Un entretien indispensable pour toutes les passionnées de couture et les curieuses de l'entrepreneuriat créatif ! NB : petite précision que Mélanie souhaite apporter sur le recyclage textile :"Il est préférable de déposer ses textiles dans les points de collecte plutôt que de les jeter avec les ordures ménagères. Cependant, cela ne doit pas faire oublier une réalité : une partie des vêtements issus de la fast fashion est aujourd'hui de si faible qualité qu'elle ne peut être ni réparée, ni réemployée ni recycléeLe don, le tri et le recyclage sont des solutions utiles, mais ils ne peuvent pas compenser à eux seuls la surproduction et la surconsommation de vêtements. La meilleure solution reste de réduire nos achats, privilégier la qualité et le fait main, prolonger la durée de vie des vêtements en les réparant et favoriser le réemploi.L'économie circulaire est essentielle, mais elle a ses limites face à la mode jetable." Bonne écoute !Mélanie

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Kinga Wolf, une femme d'affaires de 36 ans est retrouvée morte le 26 mai 2009 dans la suite 503 de l'hôtel Bristol, à Paris. Son corps est découvert dans la baignoire dans une chambre ravagée, avec du sang, des meubles brisés et de nombreux signes de lutte. Très vite, les soupçons se portent sur son compagnon, Ian Griffin. Un homme d'affaires britannique avec lequel elle entretenait une relation décrite comme instable et conflictuelle. Le couple était venu à Paris pour tenter de se retrouver. Cependant, la soirée du drame dégénère après une dispute dans un restaurant, puis à l'hôtel. Griffin quitte ensuite les lieux et prend la fuite vers l'Angleterre, avant d'être retrouvé quelques jours plus tard. Au cœur de l'enquête puis des procès, une question domine : que s'est-il réellement passé dans la chambre cette nuit-là ? En effet, Ian Griffin reconnaît être impliqué dans ce crime mais affirme toutefois ne plus avoir de souvenir précis des faits.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Le spermophile d'Europe. Les apiculteurs slovaques. Tri des déchets. La vie des cigognes sur le territoire slovaque. (12.6.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 7:18


Actualités. Gros plan. Reprise.Il est pratiquement impossible de rencontrer le spermophile d'Europe dans la nature. L'une des rares exceptions est la localité des Eaux blanches / Biele vody, dans le parc national du plateau de Muran. Les apiculteurs slovaques peuvent se vanter d'un autre succes extraordinaire. En fait, ils produisent le miel de la meilleure qualité au monde.Les Slovaques améliorent constamment leur tri des déchets. La preuve en est avec le taux de recyclage qui est en constante augmentation. Cependant, les erreurs de tri des déchets sont encore fréquentes et certaines personnes ne trient pas du tout les déchets. La vie des cigognes sur le territoire slovaque. Malgré les soins prodigués par l'homme, la vie des cigognes est de plus en plus courte

Les Ambitieux
210. Quelle structure organisationnelle préfères-tu? (Understanding Organizations... Finally!)

Les Ambitieux

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 117:38


En orientation de carrière, pour déterminer un choix, certains critères sont beaucoup plus récurrents que d'autres. Par exemple, l'utilisation du RIASEC (typologie de Holland) s'avère très populaire. Ça revient à déterminer quel est le prochain rôle qui sera joué. Gérer? Aider? Créer? Analyser? Dans d'anciens épisodes, j'ai abordé les ancres de carrière de Schein (épisode 154) ou le modèle de Driver (épisode 196). Certains seront influencés par le secteur lui-même (j'aime le sport, donc je veux travailler dans le domaine du sport). Cependant, le choix de la structure organisationnelle est souvent un critère négligé et pourtant, ce critère pourrait être déterminant. En m'intéressant au développement organisationnel, je me suis mis à lire Mintzberg. Son ouvrage Understanding Organizations… Finally! propose une cartographie de 7 structures. Bien que ce livre soit destiné au rôle-conseil en management, il s'avère génial dans un contexte d'orientation de carrière. 4 structures de base L'entreprise personnelle La machine programmée L'assemblée professionnelle Le projet pionnier 3 forces organisationnelles qui en découlent La forme divisionnaire Le navire communautaire L'arène politique Chacune de ces structures comporte des avantages et des inconvénients pour elle-même, mais aussi pour l'individu qui décide de l'habiter professionnellement. Par exemple, si je cherche l'autonomie et la créativité, le projet pionnier est préférable à la machine programmée. Si je veux me diriger vers l'entreprise personnelle, ma transition devra se faire davantage via un écosystème que par une recherche d'emploi traditionnelle. Il est à noter que certains profils disposent de plus d'options que d'autres. Le marché est asymétrique. À titre d'exemple, le profil conventionnel ou entreprenant a plus de possibilités dans ces structures que le profil artistique. Certaines structures sont moins accessibles pour une réorientation sans acquis au départ. C'est ce qui se dégage de l'assemblée professionnelle. Ces structures peuvent être considérées pour la grande orientation (vision long terme) ou la petite orientation (vision court terme). Une structure moins accessible dans l'immédiat pourrait le devenir avec une stratégie à travers le temps. Cet épisode se veut donc un outil pratique et complémentaire à ce qui existe déjà pour tous ceux qui souhaitent se réorienter ou aider leurs clients à y parvenir. Ordre du jour 0m23: Introduction 15m14: Présentation du livre et sa critique 21m35: Introduction aux structures organisationnelles 33m41: Résumé des 7 structures organisationnelles 1h09m55: Application des structures organisationnelles dans un contexte d'orientation de carrière 1h38m09: Réflexions personnelles Pour encore plus de détails, consulte la page web de l'épisode.

Radio Diploweb
Pourquoi une crise inédite dans l'OTAN ? Avec Amélie Zima

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 25:08


Vous le savez, 23 des 27 pays membres de l'Union européenne sont aussi des pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. Cette OTAN qui compte par ailleurs 32 membres – dont les Etats-Unis – est de plus en plus mise sous pression par Donald Trump. Se pose alors avec une forte acuité la question suivante : pourquoi une crise inédite dans l'OTAN ? Pour répondre à cette question, Planisphère a la joie de recevoir à son micro Amélie Zima. Cette émission a été enregistrée le : 05/05/2026 et diffusée le 09/05/2026 sur RCF Notre Dame. Un document précieux pour comprendre les ressorts de l'actualité. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.comExtrait de la synthèse rédigée"Dans Selon Amélie Zima, la crise actuelle est inédite parce qu'elle provient directement du membre le plus puissant de l'Alliance : les États-Unis. Sous l'influence de Donald Trump et des réseaux politiques qui l'entourent, Washington remet en cause plusieurs principes fondamentaux inscrits dans le traité de Washington de 1949 [2], notamment le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté des États et l'inviolabilité des frontières. Les tensions autour du Groenland ou les discours et les actions visant le Canada illustrent cette remise en question de principes considérés jusqu'ici comme intangibles dans l'espace transatlantique.Selon Amélie Zima, la crise actuelle est inédite parce qu'elle provient directement du membre le plus puissant de l'Alliance : les États-Unis. Sous l'influence de Donald Trump et des réseaux politiques qui l'entourent, Washington remet en cause plusieurs principes fondamentaux inscrits dans le traité de Washington de 1949, notamment le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté des États et l'inviolabilité des frontières. Les tensions autour du Groenland ou les discours et les actions visant le Canada illustrent cette remise en question de principes considérés jusqu'ici comme intangibles dans l'espace transatlantique. Cette situation fragilise profondément l'identité même de l'OTAN, traditionnellement définie comme une « communauté de sécurité », c'est-à-dire un ensemble d'États entre lesquels le recours à la coercition ou à la force est exclu. Désormais, certains Européens envisagent même des mécanismes de protection face aux États-Unis eux-mêmes, notamment via l'article 42.7 du traité de Lisbonne sur la défense collective européenne. La crise ne porte donc plus uniquement sur le partage du fardeau militaire ou les dépenses de défense, mais sur la confiance politique au sein de l'Alliance. (...) L'interview revient ensuite sur les conséquences de la fin de la Guerre froide. Après la disparition de l'URSS et du Pacte de Varsovie en 1991, les États européens auraient pu développer une autonomie stratégique plus importante. Pourtant, ils ont largement réduit leurs investissements militaires durant la période dite des « dividendes de la paix ».Cette baisse des dépenses de défense a progressivement créé une dépendance structurelle envers les États-Unis, notamment dans des domaines clés comme le renseignement, la logistique, le transport stratégique ou les capacités de commandement. Même si plusieurs États européens ont récemment engagé des efforts de réarmement importants, des « trous capacitaires » subsistent encore. A. Zima rappelle également que les États-Unis demandent aux Européens, depuis les années 1990, d'assumer davantage leur propre sécurité. Cependant, ce discours américain est resté paradoxal : Washington encourage les Européens à se renforcer tout en conservant le contrôle des principales structures de commandement de l'OTAN. (...)Le discours américain est resté paradoxal : Washington encourage les Européens à se renforcer tout en conservant le contrôle des principales structures de commandement de l'OTAN. (...)"Podcast et ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠

L’invité de l’économie
Réindustrialisation : la France retrouve sa puissance manufacturière, explique Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO

L’invité de l’économie

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 8:58


Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO, pour explorer les enjeux de la réindustrialisation française. Alors que les perspectives de croissance sont revues à la baisse en raison du conflit en Iran, elle nous éclaire sur les deux scénarios possibles : un choc contenu ou un risque de récession. Malgré les incertitudes géopolitiques, les marchés financiers semblent plutôt optimistes, anticipant un scénario positif. Cependant, l'invitée souligne le décalage entre cette perception et la situation économique réelle, notamment autour du détroit d'Ormuz. Elle explique comment les prévisions de croissance ont été sous-estimées, notamment dans le secteur manufacturier, démontrant que la réindustrialisation n'est pas un coût mais bien un moteur de croissance.Loin d'être un simple retour en arrière, la réindustrialisation française se fait désormais avec l'intelligence artificielle et la robotique, générant des gains de productivité plutôt que des emplois de masse. Anne-Sophie Alsif met en garde contre les erreurs du passé, soulignant l'importance de ne pas reproduire la seule spécialisation dans les services au détriment de l'industrie.Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne se trouve face à un dilemme : relever les taux pour juguler l'inflation tout en évitant de freiner l'activité économique. Elle nuance cette analyse, expliquant que la hausse des taux devrait rester modérée, la Banque Centrale pouvant réajuster sa politique en fonction de l'évolution du conflit.Enfin, elle aborde la question de la souveraineté économique, devenue primordiale face aux enjeux géopolitiques. Elle souligne que la compétition entre les États-Unis et la Chine dépasse le seul aspect économique, chacun cherchant à assurer sa domination dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle. Un changement de paradigme qui s'impose également à l'Europe, appelée à repenser sa stratégie économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

True Story
Marc Liblin, le Français qui rêvait dans une langue disparue : une rencontre déterminante (3/4)

True Story

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 12:09


[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, en quatre épisodes, nous allons vous raconter l'histoire de Marc Liblin, un Français qui rêvait dans une langue qu'il ne connaissait pas. Éric et Marie cherchent à comprendre comment Marc Liblin a pu apprendre une langue dans ses rêves. Nous allons voir comment nos enquêteurs ont retrouvé la famille de Marc. Une rencontre déterminante Mars 2021, les longues heures de recherche, de questionnements et de découvertes ont épuisé Eric. Il décide de prendre une courte pause. Il choisit de partir quelques jours en Bretagne. Cependant, la vie a un plan différent pour lui. Un soir, lors de son séjour, Eric se retrouve invité à la table de l'une des spécialistes mondiales de la glossolalie. Elle étudie des histoires, sur des gens qui parlent une langue inconnue. Eric lui raconte l'histoire de Marc et Alessandra, la spécialiste, l'écoute attentivement. Cela lui rappelle celle de Marie Campbell, une Écossaise du début du 20e siècle qui avait connu de nombreux malheurs dans sa vie. De manière surprenante, Marie Campbell avait développé la capacité de parler une langue des îles Palao dans l'océan Pacifique. Une langue totalement étrangère à son origine écossaise. Ce phénomène avait déconcerté les contemporains de Marie, qui avaient attribué ces événements à une intervention divine… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Gilles Bawulak) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Ça peut vous arriver
PAS ENTENDU À LA RADIO - La suite de l'émission du lundi 1er juin 2026

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 25:48


En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : À l'été 2025, lors d'un road trip aux États-Unis, les fils de Florence réservent une voiture pour 791,91€. Cependant, l'agence de location refuse de leur remettre un véhicule, invoquant l'absence de permis international, elle ne procède qu'à un remboursement partiel de 552,21€. Les garçons sont donc contraints de louer en urgence un autre véhicule pour plus de 2 000 dollars. À leur retour, Florence demande une indemnisation complète de la réservation, mais le prestataire refuse. Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Faire bouillir l'eau du robinet suffit-il à éliminer le chlore ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 31, 2026 2:34


Si vous trouvez que l'eau du robinet a parfois un léger goût ou une odeur de piscine, le responsable est souvent le chlore. Utilisé depuis plus d'un siècle pour désinfecter l'eau potable, il joue un rôle essentiel : il détruit les bactéries, virus et autres micro-organismes susceptibles de provoquer des maladies. Mais une question revient souvent : faire bouillir l'eau permet-il de s'en débarrasser ?La réponse est oui… mais avec quelques nuances.Le chlore utilisé dans les réseaux d'eau potable est une substance volatile. Cela signifie qu'il a tendance à s'évaporer lorsqu'il est exposé à l'air ou à la chaleur. Lorsque vous faites bouillir de l'eau, une grande partie du chlore libre qu'elle contient s'échappe rapidement sous forme gazeuse. En général, quelques minutes d'ébullition suffisent pour réduire fortement sa concentration.D'ailleurs, même sans faire bouillir l'eau, il est possible de diminuer le goût du chlore en laissant simplement une carafe ouverte au réfrigérateur pendant plusieurs heures. Le chlore s'évapore progressivement au contact de l'air.Cependant, tout dépend de la forme du désinfectant utilisée par votre compagnie des eaux. Dans certaines régions, le traitement repose non seulement sur le chlore libre, mais aussi sur les chloramines, des composés formés à partir de chlore et d'ammoniac. Les chloramines sont plus stables et persistent davantage dans les canalisations. Elles résistent également mieux à l'ébullition. Faire bouillir l'eau les réduit, mais beaucoup moins efficacement que le chlore classique.Autre point important : l'ébullition ne rend pas forcément l'eau « plus pure ». Elle tue les micro-organismes mais ne retire ni les métaux lourds, ni les nitrates, ni les résidus de pesticides éventuellement présents. Dans certains cas, une évaporation importante peut même légèrement concentrer certaines substances dissoutes.Sur le plan sanitaire, faut-il s'inquiéter du chlore ? Pour la très grande majorité des personnes, non. Les concentrations utilisées dans les réseaux d'eau potable sont strictement réglementées et considérées comme sûres. Les bénéfices du traitement au chlore sont immenses : il a permis de réduire drastiquement les maladies transmises par l'eau, comme le choléra ou la typhoïde.En résumé, oui, faire bouillir l'eau du robinet élimine efficacement la majeure partie du chlore libre et améliore souvent son goût. Mais cette méthode est moins efficace contre les chloramines et ne supprime pas tous les contaminants potentiels. Si votre objectif est simplement de réduire l'odeur ou le goût du chlore, quelques minutes d'ébullition ou une carafe laissée au repos peuvent déjà faire une grande différence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi La Chine bloque l'homologation des avions Airbus ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 29, 2026 1:52


Aujourd'hui nous plongeons au cœur d'une bataille géopolitique et commerciale majeure qui secoue le monde de l'aviation. Elle oppose l'Union européenne à la Chine, avec pour principale victime collatérale le géant européen Airbus. Je vous explique.Si Pékin a récemment pris la décision de bloquer l'homologation de plusieurs types d'avions Airbus sur son territoire, c'est pour mettre la pression ! En effet la Chine reproche à l'Agence européenne de la sécurité aérienne de faire traîner excessivement, depuis des années, l'autorisation de vol de son propre fleuron technologique : le C919, un avion de ligne moyen-courrier conçu par le constructeur étatique chinois Comac.Il faut dire que cet avion a été développé pour briser le duopole mondial d'Airbus et de Boeing. Cependant, pour être vendu et exploité massivement à l'international, il a impérativement besoin de la certification des autorités occidentales, notamment européenne. Et jugeant que l'Europe fait preuve de protectionnisme en retardant cette homologation, la Chine applique la stricte règle de la réciprocité en gelant les certifications d'Airbus.Or cette situation est un coup dur pour l'avionneur européen. La Chine représente l'un des marchés les plus dynamiques et stratégiques du Globe. Ce blocage administratif empêche les livraisons d'appareils pourtant prêts, ce qui commence à plomber sévèrement les comptes d'Airbus. Et les retards de livraison se traduisent immédiatement par des manques à gagner financiers massifs, car c'est au moment de la livraison effective que les compagnies aériennes règlent la majeure partie de la facture.Donc en conclusion, cet affrontement illustre parfaitement comment l'aéronautique reste un instrument d'influence étatique. Airbus se retrouve pris en otage d'un bras de fer réglementaire où la Chine est prête à pénaliser les flux commerciaux pour forcer l'Europe à ouvrir ses portes au Comac C919. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
La Malle à Gouffé : première malle sanglante de l'Histoire

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Play Episode Listen Later May 28, 2026 42:34


L'affaire débute en juillet 1889 à Paris avec la disparition de maître Toussaint-Augustin Gouffé. Quelques semaines plus tard, un corps en décomposition est découvert dans une malle près de Millery, dans le Rhône. L'enquête permet progressivement d'identifier le cadavre comme étant celui de Gouffé. Dès le début de l'enquête, les soupçons se portent sur Gabrielle Bompard et Michel Eyraud, un couple qui a acheté la malle dans laquelle le corps est retrouvé. En réalité, ces deux criminels cherchaient à voler l'argent de Gouffé. Ils pensaient que l'huissier possédait une importante somme d'argent, soit sur lui, soit dans son étude. Ils préparent donc un piège minutieux. Leur plan est mis à exécution selon un scénario établi à l'avance. Gouffé est étranglé au cours d'un faux jeu de séduction. Cependant, après le meurtre, les assassins constatent que leur victime n'a pas d'argent sur elle. Eyraud se rend alors seul à l'étude de Gouffé avec les clefs de sa victime. Mais dans la pénombre et la précipitation, il ne trouve pas les 14 000 francs qui s'y trouvent. Le crime reste donc sans butin. Le corps est ensuite dissimulé dans la malle et expédié par train jusqu'à Lyon, puis abandonné près de Millery. Après le crime, les deux suspects s'enfuirent vers les États-Unis. Ils furent finalement retrouvés. Michel Eyraud fut reconnu coupable du meurtre. Il fut condamné à mort et exécuté par guillotine. Gabrielle Bompard fut condamnée à vingt ans de prison. Elle fut finalement libérée avant d'avoir purgé toute sa peine. Cette affaire devint un immense feuilleton judiciaire et médiatique. Elle fut particulièrement emblématique car elle marqua les débuts de la police scientifique. Elle constitua également un moment clé dans l'histoire des médias. L'affaire éclata au moment où naquit en France la grande presse populaire illustrée. Les journaux rivalisèrent pour publier la physionomie « exacte » des accusés à partir de photographies judiciaires. Les complaintes criminelles vendues dans la rue transformèrent l'affaire en récit populaire, moral et spectaculaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Auto-entrepreneur : quand ce statut commence-t-il à vous coûter de l'argent ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:11


Le premier signal d'alarme concerne vos dépenses. En auto-entreprise, impossible de déduire vos frais réels car l'État applique un abattement forfaitaire automatique sur votre chiffre d'affaires : il est de 71 % pour le commerce, 50 % pour les prestations artisanales et 34 % pour les professions libérales. Le piège se referme si vos charges réelles (achats de stocks, abonnements, déplacements) dépassent ces pourcentages. Par exemple, un consultant libéral dont les frais réels représentent 40 % de ses revenus paiera des impôts et des cotisations sur de l'argent qu'il n'a jamais touché. Le statut perd alors toute rentabilité face à une société classique.Le second point de bascule, souvent brutal, est celui de la TVA. Tant que vos revenus sont modestes, vous en êtes exonéré. Cependant, dès que vous dépassez 36 800 € de chiffre d'affaires pour les services, ou 91 900 € pour le commerce, vous devez commencer à la facturer. Si vos clients sont des particuliers qui ne peuvent pas la récupérer, vous devez instantanément augmenter vos tarifs de 20 % au risque de perdre vos clients, ou réduire votre propre marge de 20 % pour rester compétitif.Enfin, il existe un véritable plafond de verre légal. Si votre chiffre d'affaires dépasse pendant deux années consécutives les limites de 77 700 € pour les services ou 188 700 € pour la vente de marchandises, la radiation est automatique. Vous êtes alors propulsé vers un régime réel ou une société (EURL, SASU). Ce basculement implique de recruter un comptable et d'assumer des frais juridiques qui chiffrent vite à plusieurs milliers d'euros par an.En conclusion, la micro-entreprise est idéale pour démarrer. Mais dès que vos frais de fonctionnement s'envolent ou que vous approchez du seuil des 36 800 € en prestations de services, le statut devient un frein. Il est alors temps de faire évoluer votre structure pour continuer à grandir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Esprits Libres
Présidentielle 2027 : « Jean-Luc Mélenchon profite d'une situation étrange où il y a trop de candidats à droite et pas assez à gauche » selon Nicolas Beytout

Esprits Libres

Play Episode Listen Later May 27, 2026 11:54


Dans cet épisode du podcast "Esprits Libres", David Abiker reçoit deux Ruth Elkrief, éditorialiste politique chez LCI, et Nicolas Beytout, fondateur de L'Opinion, pour décrypter les dernières tendances de la course à l'Élysée. Au cœur des discussions, la figure de Jean-Luc Mélenchon, qui semble prendre une longueur d'avance sur ses concurrents. Ses méthodes de campagne, qualifiées de "militaires" et "professionnelles" par les invités, lui permettent de gagner du terrain, notamment grâce à une communication agressive et une organisation sans faille. Cependant, son rejet par une large partie de l'électorat reste un obstacle de taille à surmonter. À l'opposé, Édouard Philippe peine à s'imposer, malgré sa victoire aux élections municipales. Ses hésitations et son manque de rythme dans la campagne sont pointés du doigt par les experts. Pourtant, son profil de candidat de rassemblement semble le placer en bonne position pour un second tour face à Mélenchon, d'après les sondages.Les invités analysent également la situation complexe à gauche, avec un manque de candidats affirmés face à Mélenchon, ainsi que la dispersion des candidatures à droite, qui pourrait favoriser la percée de la France insoumise. Au-delà des positionnements politiques, cet épisode offre un regard passionnant sur les subtilités des stratégies de campagne, les enjeux de communication et la façon dont les Français perçoivent les différents prétendants à l'Élysée. Une analyse fine et exigeante de l'actualité politique, à ne pas manquer pour tous les passionnés de la course présidentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Priorité santé
Les bienfaits du sport pour la santé: un médecin du sport à votre écoute

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 25, 2026 48:29


Diminution du niveau de stress, augmentation de la force musculaire, développement du capital osseux, renforcement des capacités cardiaques et respiratoires… Les bienfaits de l'activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. Cependant, il peut parfois être difficile de se motiver, de trouver du temps ou de savoir vers quelle activité physique se tourner. Un médecin du sport répond à toutes vos interrogations, dans Priorité Santé.   Si une hospitalisation, un accident, la phase aigüe d'une maladie peuvent nous éloigner un certain temps d'un tapis de gym, d'une piste, d'une salle ou d'un stade, aujourd'hui, tous les médecins s'accordent à inciter leurs patients à une pratique sportive fréquente et régulière, lorsque leur état de santé le leur permet.    Marcher, jouer en équipe, pédaler, danser, s'étirer… L'activité physique est un pilier de la prévention en santé, une pratique à cultiver tout au long de la vie. Le choix de l'activité va correspondre non seulement aux goûts de chacun, chacune, mais aussi aux équipements disponibles, à son ressenti, sa forme physique : ménager ses genoux lorsque l'on souffre d'un problème d'articulations ou de surpoids, après une blessure, éviter les chocs. Bref, s'écouter, demander conseil et ne pas renoncer…  Parce qu'au-delà des bienfaits physiques, bouger, c'est bon pour la tête : plaisir, antistress, et globalement un remède éprouvé également pour préserver ou améliorer la santé mentale.    Avec :  Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions In Press.     Programmation musicale :  ► Tokischa, Skrillex – Surfboard                                                                ► Sampa the Great – Energy.

Priorité santé
Les bienfaits du sport pour la santé: un médecin du sport à votre écoute

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 25, 2026 48:29


Diminution du niveau de stress, augmentation de la force musculaire, développement du capital osseux, renforcement des capacités cardiaques et respiratoires… Les bienfaits de l'activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. Cependant, il peut parfois être difficile de se motiver, de trouver du temps ou de savoir vers quelle activité physique se tourner. Un médecin du sport répond à toutes vos interrogations, dans Priorité Santé.   Si une hospitalisation, un accident, la phase aigüe d'une maladie peuvent nous éloigner un certain temps d'un tapis de gym, d'une piste, d'une salle ou d'un stade, aujourd'hui, tous les médecins s'accordent à inciter leurs patients à une pratique sportive fréquente et régulière, lorsque leur état de santé le leur permet.    Marcher, jouer en équipe, pédaler, danser, s'étirer… L'activité physique est un pilier de la prévention en santé, une pratique à cultiver tout au long de la vie. Le choix de l'activité va correspondre non seulement aux goûts de chacun, chacune, mais aussi aux équipements disponibles, à son ressenti, sa forme physique : ménager ses genoux lorsque l'on souffre d'un problème d'articulations ou de surpoids, après une blessure, éviter les chocs. Bref, s'écouter, demander conseil et ne pas renoncer…  Parce qu'au-delà des bienfaits physiques, bouger, c'est bon pour la tête : plaisir, antistress, et globalement un remède éprouvé également pour préserver ou améliorer la santé mentale.    Avec :  Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions In Press.     Programmation musicale :  ► Tokischa, Skrillex – Surfboard                                                                ► Sampa the Great – Energy.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
L'encadrement des loyers est-il efficace ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:25


C'est le grand sujet qui agite le marché immobilier et divise les experts : l'encadrement des loyers est-il vraiment efficace ? Alors que ce dispositif expérimental approche de sa date butoir théorique fixée à fin 2026, une étude très attendue vient de bousculer les idées reçues. Commandé par le gouvernement à deux économistes de renom, ce rapport dresse un bilan contrasté, mais bien loin des clichés habituels.Commençons par l'objectif premier du dispositif : freiner la flambée des prix. Sur ce point, l'étude confirme une réelle efficacité. Dans les métropoles qui l'appliquent, comme Paris, Lille, Lyon ou Bordeaux, la hausse des loyers médians a été freinée. Mieux encore, l'encadrement a permis de gommer les abus les plus spectaculaires, comme ces micro-surfaces louées à des prix astronomiques par mètre carré. À Paris, on estime par exemple que le dispositif a permis aux locataires d'économiser près de 980 euros par an en moyenne.Mais alors, qu'en est-il de la principale critique des opposants à la mesure ? Les syndicats de propriétaires affirment souvent que plafonner les prix fait fuir les investisseurs et détruit l'offre de logements. C'est ici que l'analyse des deux économistes devient passionnante : les chiffres montrent que la baisse de l'offre locative ne peut pas être directement reprochée à l'encadrement.En réalité, la chute du nombre de biens à louer est un phénomène global en France. L'étude révèle même que des villes sans aucun encadrement des loyers, comme Toulouse, Strasbourg ou Marseille, ont subi des baisses de leur offre locative parfois deux fois plus sévères que les villes encadrées comme Lille ou Lyon ! La raréfaction des biens s'explique donc plutôt par la crise générale du crédit et du logement.Cependant, l'efficacité du système se heurte à une vraie faille : le "complément de loyer". Ce mécanisme légal permet de dépasser le plafond en cas de caractéristique exceptionnelle. Trop flou, il engendre de nombreux abus, avec des propriétaires qui facturent des suppléments injustifiés pour une simple "vue dégagée". Résultat : près d'un tiers des annonces restent non conformes.En conclusion, l'encadrement des loyers fonctionne comme un filet de sécurité efficace pour le pouvoir d'achat, mais il ne résout pas la crise profonde de la construction. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le focus Éco
Le Japon, une destination fascinante et en pleine expansion avec Thierry Maincent, directeur général de Japan Experience

Le focus Éco

Play Episode Listen Later May 25, 2026 6:59


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Thierry Maincent, le directeur général de Japan Experience. Il nous fait découvrir les multiples facettes de cette destination touristique en pleine expansion. Fondée il y a plus de 45 ans, Japan Experience est le pionnier du voyage au Japon et offre une expertise unique pour aider les voyageurs à vivre une expérience authentique et inoubliable.L'invité, qui a vécu cinq ans au Japon et possède encore une maison à Kyoto, partage sa passion contagieuse pour ce pays fascinant. Il explique comment le Japon a su préserver sa culture ancestrale tout en s'ouvrant au monde, offrant aux visiteurs une diversité de paysages, de traditions et de gastronomie exceptionnelle.Il révèle que le nombre de touristes français et européens au Japon a presque triplé ces dix dernières années, passant de 150 000 à plus de 400 000 voyageurs. Cette croissance fulgurante s'explique par l'attrait grandissant des voyageurs pour cette destination unique, qui allie modernité et authenticité.Thierry Maincent aborde également les défis liés au coût du voyage au Japon, notamment le prix des billets d'avion et des hébergements. Cependant, il souligne qu'en s'y prenant suffisamment à l'avance, il est possible de visiter le Japon dans un budget raisonnable, même pour un séjour de deux semaines.L'épisode explore également les meilleures périodes pour découvrir le Japon, au-delà des traditionnelles fleurs de cerisier. Il conseille des moments de l'année où la météo est plus clémente, comme les vacances de février ou la fin du printemps.Enfin, l'invité évoque les possibilités offertes aux voyageurs pour s'écarter des sentiers battus et découvrir des aspects plus authentiques de la culture japonaise, grâce notamment aux ryokans, ces auberges traditionnelles réparties à travers le pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
Nestor Pirotte, l'ennemi public N°1 de la Belgique

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Play Episode Listen Later May 23, 2026 43:39


C'est l'histoire de Nestor Pirotte, l'un des plus grands criminels belges du XXe siècle. Nestor est né le 5 janvier 1933 en Belgique dans une famille modeste. Il rêve dès l'enfance d'être un aristocrate. Quand il était enfant, il jouait avec les enfants du châtelain (Seigneur possesseur d'un château ou d'une maison forte). Il commence alors à adopter leur vocabulaire, leurs habitudes comme séduire, manipuler, mentir, ou bien voler. Néanmoins, tout bascule. Son obsession pour l'argent et la reconnaissance le pousse au crime. En avril 1954, à 21 ans, il assassine sa grand-tante pour lui voler de l'argent. Arrêté trois jours après, il est condamné à mort en octobre 1955. Sa peine est transformée en prison à vie. Il est libéré en mars 1968 après 14 ans de prison. Deux mois plus tard, il se fait passer pour un comte et tue un banquier à Genval. Arrêté, il simule la folie et reste en psychiatrie jusqu'en 1979 pour en sortir un an plus tard. Ainsi en 1980, il est libéré et trouve un emploi à Verviers. Cependant, le 11 décembre, un massacre se produit au restaurant "La Vieille France" à Spa. La propriétaire, ses deux employés et leur chien sont retrouvés morts, tandis que le fils de la propriétaire a disparu. De plus, un détail trouble les gendarmes. Sur l'ardoise du restaurant figure le nom "Nestor". Or, Pirotte est un habitué des lieux. C'est en janvier 1981, que le corps du fils est retrouvé. Pirotte devient alors immédiatement le suspect numéro un de ce quadruple homicide. Il est arrêté en février 1981 mais par fautes de preuves matérielles, il bénéficie d'un non-lieu. Toutefois, ayant violé les conditions de sa libération conditionnelle, il est renvoyé en prison. Néanmoins, dans la nuit du 2 au 3 août 1981, Nestor Pirotte s'évade. Il frappe à nouveau. Il se fait passer pour un comte auprès d'un antiquaire bruxellois, puis le tue pour le voler. Pirotte est retrouvé, arrêté et commuée en réclusion à perpétuité. Il réessayera de s'évader, mais sa tentative échoue. Les années passent et Nestor Pirotte meurt, le 29 juillet 2000, derrière les barreaux à 67 ans, d'une crise cardiaque. Nestor Pirotte reste l'un des criminels les plus redoutés du XXe siècle belge : l'homme qui rêvait d'être noble et qui finit dans l'oubli le plus total. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Andras Pándy naît en 1927 en Hongrie. En 1956, après l'insurrection de Budapest, ce pasteur protestant s'installe à Bruxelles. Dès lors, il prend la tête d'une petite communauté hongroise. Pendant des décennies, il cultive l'image d'un homme respectable. Pourtant, derrière cette façade se cache un monstre. Dans des maisons délabrées du quartier du canal, il impose sa loi par la terreur. Dès son enfance, il soumet sa fille aînée Agnès à des viols répétés. Progressivement, sous son emprise psychologique, elle devient sa complice. Mais les violences sexuelles ne sont que le début d'une spirale meurtrière. Il commence à tuer sa première épouse. Puis, sa seconde femme, plusieurs de ses enfants et ses beaux-enfants. Les mobiles sont la domination, la jalousie et la volonté d'éliminer les témoins gênants. Les victimes sont tuées dans les caves. Puis les corps sont découpés, dissous ou dispersés près des abattoirs d'Anderlecht. Pour masquer ces disparitions, il élabore un système complexe avec de nombreux stratagèmes : faux alibis, fausses lettres, faux divorces en Hongrie et cartes postales envoyées par des figurants. Cependant, tout bascule en 1992. Agnès se rend au commissariat pour dénoncer son père. Malheureusement, Pándy réussit à la faire passer pour folle. La plainte est donc classée sans suite. Néanmoins, en 1996, le contexte change. Après l'affaire Dutroux, la justice belge réexamine toutes les disparitions suspectes. L'enquête sur Pándy reprend alors. Et c'est en septembre 1997, que la découvre des restes humains dans sa cave. Cette découverte mène à son arrestation et à celle de sa fille également. Lors de son procès en 2002, Pandi nie tout. Agnès finit par avouer sa participation à plusieurs meurtres et révèle un système criminel familial glaçant. Le père est condamné à perpétuité et sa fille à 21 ans de prison. Cette affaire demeure l'un des dossiers criminels les plus effroyables de l'histoire judiciaire belge. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Esprits Libres
Crise énergétique : « Le Premier ministre est assez remarquable, car il prend les bonnes décisions sagement » affirme Jean-Marie Colombani

Esprits Libres

Play Episode Listen Later May 22, 2026 12:46


Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate.fr, pour décrypter les choix économiques du gouvernement face à la crise énergétique.Alors que Sébastien Lecornu, le Premier ministre, annonce des mesures ciblées sur les carburants et refuse le « quoi qu'il en coûte », les deux invités analysent sa stratégie prudente et progressive pour gérer cette situation inédite. Ils soulignent que le Premier ministre cherche à éviter les erreurs du passé, tout en préparant les Français à une crise durable. Ils saluent les décisions de Sébastien Lecornu, qui visent à soutenir l'activité économique sans pour autant creuser davantage les déficits publics. Cependant, ils s'interrogent sur sa capacité à accompagner la transition énergétique, alors que le gouvernement souhaite profiter de cette crise pour accélérer l'électrification des usages.Au-delà des enjeux économiques, l'épisode aborde également la polémique qui a agité le Festival de Cannes cette année. Géraldine Woessner et Jean-Marie Colombani décryptent les enjeux politiques derrière les controverses autour du film « Moulin » et de la pétition contre l'influence de Vincent Bolloré sur le cinéma français. Ils dénoncent la stratégie de « bordélisation permanente » qui vise à instrumentaliser ces sujets à des fins partisanes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Grands défenseurs de la liberté - Toussaint Louverture, la liberté à tout prix (1/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later May 21, 2026 34:36


Rencontre avec Toussaint Louverture. Homme libre sur une île soumise à la traite négrière, ce génie politique se battra toute sa vie pour libérer les esclaves de Saint-Domingue, l'actuelle Haïti. Cependant, Napoléon Bonaparte s'oppose à lui, avec la ferme intention de rétablir l'esclavage dans les colonies."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Bruno Deltombe.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy LebourgMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Création du poste de vice-président au Cameroun: «Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 11:14


Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long.  Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ?  Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
Emile Zola a t-il été assassiné ?

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Play Episode Listen Later May 15, 2026 36:52


La mort d'Émile Zola, survenue en 1902, reste entourée de mystère. Officiellement, l'auteur de « Germinal » et de « J'accuse » serait mort dans son sommeil, asphyxié par du monoxyde de carbone, à cause d'une cheminée défectueuse. Cependant, plusieurs éléments rendent cette mort troublante. L'auteur avait des ennemis puissants. Son combat pour Dreyfus lui attirait la haine des nationalistes. Il recevait régulièrement des menaces de mort. L'un de ces ennemis aurait-il agi ? En effet, une révélation survint cinquante ans après sa mort. Un témoignage accusa Henri Buronfosse, fumiste militant d'extrême droite, d'avoir intentionnellement bouché la cheminée de Zola par haine. Il aurait même retiré les preuves de son sabotage le lendemain. Des journalistes et historiens ont mené l'enquête, mais sans trouver de preuves judiciaires formelles. Des questions persistent : a-t-on étouffé l'affaire pour éviter un scandale national ? Accident, meurtre ou vengeance ? Donc malgré toutes les investigations, le mystère reste entier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la diarchie permet-elle d'éviter la tyrannie ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 12, 2026 1:56


Le mot vient du grec di (deux) et arkhê (commandement). Contrairement à la monarchie où un seul individu règne, ou à la république où le pouvoir est souvent dilué, la diarchie est une forme de gouvernement où deux dirigeants exercent simultanément la fonction de chef d'État.Il ne s'agit pas simplement de deux collaborateurs, mais de deux égaux possédant, en théorie, les mêmes prérogatives et le même droit de veto l'un sur l'autre. Ce système est souvent mis en place pour garantir un équilibre des forces, représenter deux factions différentes ou assurer une continuité militaire et civile.L'exemple historique : Les deux rois de SparteL'exemple le plus célèbre nous vient de la Grèce antique. À Sparte, la cité n'avait pas un, mais deux rois issus de deux familles distinctes : les Agiades et les Eurypontides.Pourquoi ce choix ? C'était une mesure de sécurité politique :Contre la tyrannie : Un roi surveillait l'autre, empêchant toute dérive dictatoriale.Continuité militaire : En temps de guerre, un roi pouvait partir mener l'armée au combat pendant que le second restait à Sparte pour assurer la stabilité de la cité.Et aujourd'hui ? Le cas d'AndorreOn pourrait croire que ce système appartient au passé, mais il existe encore ! Prenez la Principauté d'Andorre, ce petit pays niché dans les Pyrénées.Andorre est une "paréage" (une forme de diarchie). Ses chefs d'État sont deux coprinces :1. L'évêque d'Urgell (en Espagne).2. Le président de la République française.C'est une situation unique au monde où un chef d'État étranger (le président français) est aussi, de par sa fonction, le souverain d'un autre pays.Pourquoi choisir la diarchie ?L'intérêt majeur réside dans la stabilité. Dans les moments de crise ou de succession, le fait d'avoir deux têtes permet d'éviter le vide de pouvoir. Cependant, le risque est évident : la paralysie. Si les deux dirigeants sont en désaccord total, l'État peut se retrouver bloqué, chaque décision étant contrecarrée par le partenaire.En résumé, la diarchie est le pari de la collaboration forcée plutôt que de l'ambition solitaire. Un concept à méditer dans notre monde souvent polarisé ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Quelles pizzas ont couté 12 millions de dollars ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:35


L'histoire commence le 22 mai 2010, dans l'anonymat presque total d'un forum Internet consacré à une obscure monnaie numérique appelée Bitcoin.Ce jour-là, un programmeur américain nommé Laszlo Hanyecz publie un message très simple. Il explique qu'il aimerait acheter deux grandes pizzas… et qu'il est prêt à payer 10 000 bitcoins à quiconque acceptera de les lui faire livrer.Il faut bien comprendre qu'à l'époque, le Bitcoin n'intéresse quasiment personne. La monnaie existe depuis seulement un an. Elle a été inventée par le mystérieux Satoshi Nakamoto, mais presque aucun commerce ne l'accepte. En réalité, beaucoup pensent même que cette monnaie virtuelle ne servira jamais à rien.Donc les bitcoins ne valent alors presque rien. On les “mine” simplement avec des ordinateurs personnels et certains passionnés en accumulent des milliers sans véritable objectif.Cependant, pour Bitcoin, un immense problème existe : une monnaie ne vaut quelque chose que si elle permet réellement d'acheter des biens. Or jusque-là, personne n'a encore utilisé de bitcoins pour acheter un objet concret dans la vraie vie.L'annonce de Laszlo devient donc historique sans que personne ne le comprenne encore.Car quelques heures plus tard, un autre utilisateur du forum accepte le marché. Il commande deux pizzas Papa John's et les fait livrer chez Laszlo, en Floride. Et en échange il reçoit bien les 10 000 bitcoins promis.À ce moment précis, ces bitcoins valent environ 30 à 40 dollars. Le prix des pizzas est donc parfaitement normal.Mais ensuite… tout bascule.Au fil des années, Bitcoin explose. La cryptomonnaie devient un phénomène mondial. Son prix grimpe de manière vertigineuse. Quelques centimes… puis quelques dollars… puis des milliers… puis des dizaines de milliers de dollars pour un seul bitcoin.Résultat : les 10 000 bitcoins dépensés pour ces deux pizzas deviennent progressivement l'une des sommes les plus folles jamais utilisées pour acheter un repas.Selon les périodes, leur valeur a dépassé plusieurs centaines de millions de dollars.Et pourtant, Laszlo a souvent expliqué qu'il ne regrettait rien. Car sans ce type de transaction réelle, Bitcoin serait peut-être resté une simple curiosité informatique. Ces pizzas ont prouvé qu'on pouvait réellement utiliser cette monnaie pour acheter quelque chose.Aujourd'hui encore, le 22 mai est célébré dans le monde entier comme le “Bitcoin Pizza Day”.Deux pizzas, achetées presque pour plaisanter… devenues un symbole historique de la révolution des cryptomonnaies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Priorité santé
Écrans, vieillissement... Les défis de la prise en charge des troubles de la vision

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 11, 2026 48:29


Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme, glaucome... les troubles de la vue sont multiples et ont un impact direct sur la qualité de vie des personnes concernées. En 2050, l'OMS prévoit que 50% de la population sera atteinte de myopie. L'omniprésence des écrans dans nos vies et la sédentarité figurent parmi les causes pouvant expliquer cette forte augmentation. De plus, avec l'augmentation de l'espérance de vie, certains troubles, apparaissant avec l'âge, sont de plus en plus fréquents. Comment diagnostiquer un trouble visuel ? Un habitant sur quatre, à l'échelle de la planète, présente une déficience de la vision. Quels sont les principaux défis de la prise en charge de ces troubles de la vue ? Quel suivi faut-il mettre en place lorsqu'un trouble de la vue est diagnostiqué ? Un accès aux soins très inégalitaire  Comme c'est aussi le cas pour d'autres spécialités médicales, l'accès aux soins et aux prises en charge dans le domaine de « la santé des yeux » reste aujourd'hui très inégalitaire. L'Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 2/3 des personnes qui auraient besoin de porter des lunettes, ne peuvent pas en bénéficier ! En Afrique, l'OMS recense 16,6 millions de personnes atteintes d'une déficience visuelle. Cependant, le continent compte moins de 1% des ophtalmologistes en exercice dans le monde. Limiter l'impact sur la qualité de vie Être équipé de verres correcteurs, c'est pourtant essentiel pour retrouver une vision nette, en cas de troubles de réfraction, comme la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. La vision floue va compliquer la lecture, et peut-être perturber certains apprentissages au cours de l'enfance. À un certain niveau, lorsque l'acuité visuelle est basse, ces défaillances peuvent limiter la mobilité et fortement altérer la qualité de vie. Il est ainsi important de pouvoir accéder à des services de soins oculaires de qualité, au dépistage, et d'avoir la possibilité d'acquérir un équipement optique adapté. Avec :  Pr Antoine Brézin, professeur d'ophtalmologie à la faculté de médecine de l'université Paris-Cité et chef du service d'ophtalmologie de l'hôpital Cochin, à Paris. Auteur de l'ouvrage Comprendre et soigner ses yeux aux éditions du Cerf Pr Vonor Kokou, chef du service d'ophtalmologie au Centre Hospitalier Régional de Kara au Togo. Secrétaire général de la Société Togolaise d'ophtalmologie.  Programmation musicale : ► Fally Ipupa - Cinéma ► JZyno, Camidoh - Eyes on you.  

Priorité santé
Écrans, vieillissement... Les défis de la prise en charge des troubles de la vision

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 11, 2026 48:29


Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme, glaucome... les troubles de la vue sont multiples et ont un impact direct sur la qualité de vie des personnes concernées. En 2050, l'OMS prévoit que 50% de la population sera atteinte de myopie. L'omniprésence des écrans dans nos vies et la sédentarité figurent parmi les causes pouvant expliquer cette forte augmentation. De plus, avec l'augmentation de l'espérance de vie, certains troubles, apparaissant avec l'âge, sont de plus en plus fréquents. Comment diagnostiquer un trouble visuel ? Un habitant sur quatre, à l'échelle de la planète, présente une déficience de la vision. Quels sont les principaux défis de la prise en charge de ces troubles de la vue ? Quel suivi faut-il mettre en place lorsqu'un trouble de la vue est diagnostiqué ? Un accès aux soins très inégalitaire  Comme c'est aussi le cas pour d'autres spécialités médicales, l'accès aux soins et aux prises en charge dans le domaine de « la santé des yeux » reste aujourd'hui très inégalitaire. L'Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 2/3 des personnes qui auraient besoin de porter des lunettes, ne peuvent pas en bénéficier ! En Afrique, l'OMS recense 16,6 millions de personnes atteintes d'une déficience visuelle. Cependant, le continent compte moins de 1% des ophtalmologistes en exercice dans le monde. Limiter l'impact sur la qualité de vie Être équipé de verres correcteurs, c'est pourtant essentiel pour retrouver une vision nette, en cas de troubles de réfraction, comme la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. La vision floue va compliquer la lecture, et peut-être perturber certains apprentissages au cours de l'enfance. À un certain niveau, lorsque l'acuité visuelle est basse, ces défaillances peuvent limiter la mobilité et fortement altérer la qualité de vie. Il est ainsi important de pouvoir accéder à des services de soins oculaires de qualité, au dépistage, et d'avoir la possibilité d'acquérir un équipement optique adapté. Avec :  Pr Antoine Brézin, professeur d'ophtalmologie à la faculté de médecine de l'université Paris-Cité et chef du service d'ophtalmologie de l'hôpital Cochin, à Paris. Auteur de l'ouvrage Comprendre et soigner ses yeux aux éditions du Cerf Pr Vonor Kokou, chef du service d'ophtalmologie au Centre Hospitalier Régional de Kara au Togo. Secrétaire général de la Société Togolaise d'ophtalmologie.  Programmation musicale : ► Fally Ipupa - Cinéma ► JZyno, Camidoh - Eyes on you.  

True Story
L'expédition Franklin, le naufrage le plus mystérieux de l'histoire : la quête de Lady Franklin (4/4)

True Story

Play Episode Listen Later May 2, 2026 12:22


[REDIFFUSION] Découvrez dans cette saison le tragique destin de l'Expédition Franklin, une aventure qui devait percer les secrets du passage du Nord-Ouest, mais qui se transforma en l'une des plus grandes énigmes de l'exploration maritime. Que s'est-il réellement passé en 1845, lorsque les navires Erebus et Terror disparurent dans l'Arctique ? Entre conditions extrêmes, décisions fatales et indices laissés par les marins, cette histoire captivante continue d'alimenter les théories et les mystères encore aujourd'hui… La quête de Lady Franklin Londres, 1847. Depuis deux ans, les navires Terror et Erebus ont disparu. Lady Jane, épouse de Sir John Franklin, sent qu'il faut agir. Malgré le scepticisme de l'Amirauté, elle mobilise l'opinion publique, forçant les autorités à organiser une expédition de secours. Cependant, les recherches ne donnent rien. Infatigable, Lady Jane finance une cinquantaine d'expéditions, contribuant à l'exploration de l'Arctique. Mais les découvertes ne tardent pas à révéler une vérité accablante… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti  Voix : Andréa Brusque  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi parle-t-on de la “diplomatie de la croix” ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 1:54


Cette formule désigne une stratégie d'influence où la religion chrétienne — symbolisée par la croix — est utilisée comme outil politique et diplomatique. Autrement dit, on ne se contente pas d'évangéliser : on s'appuie sur la diffusion du christianisme pour étendre son influence, nouer des alliances ou stabiliser des territoires.Historiquement, ce concept apparaît surtout à partir du Moyen Âge. Les puissances européennes envoient des missionnaires dans des régions éloignées — Afrique, Asie, Amériques — avec un double objectif : convertir les populations… mais aussi préparer le terrain à une présence politique ou commerciale. La religion devient alors un langage commun, un levier pour créer des liens avec les élites locales.Un bon exemple est l'action des missions chrétiennes soutenues par des monarchies comme celle de Louis XIV. En Chine ou au Siam, les missionnaires ne sont pas seulement des religieux : ils servent aussi d'intermédiaires culturels et diplomatiques, capables d'approcher les cours royales, d'échanger des savoirs scientifiques, et d'ouvrir des relations durables.La diplomatie de la croix peut aussi prendre une forme plus directe, notamment avec les croisades. Là, la dimension religieuse sert à légitimer une entreprise politique et militaire. Mais dans sa version plus “douce”, elle repose sur l'influence culturelle, l'éducation, les réseaux religieux.Ce qui rend cette diplomatie efficace, c'est qu'elle agit en profondeur. Convertir une élite locale, former des administrateurs ou des savants dans un cadre chrétien, c'est créer des relais d'influence durables. On ne conquiert pas seulement un territoire : on transforme ses structures sociales et culturelles.Cependant, cette stratégie est ambiguë. Elle mélange sincérité religieuse et intérêts politiques. Certains missionnaires agissent par foi, d'autres s'inscrivent clairement dans une logique d'expansion des puissances européennes.Aujourd'hui, l'expression est moins utilisée, mais l'idée reste pertinente : les États continuent d'utiliser la culture, les valeurs ou les religions comme instruments d'influence. La diplomatie de la croix en est une des premières formes structurées.En résumé, ce n'est pas seulement une histoire de religion, mais une manière d'exercer le pouvoir autrement : par les idées, les croyances… et les symboles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

SBS French - SBS en français
En quoi l'expérience des réfugiés a-t-elle évolué ?

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 7:42


L'Australie a accueilli plus d'un million de réfugiés. Cependant, les changements survenus dans l'économie, les politiques gouvernementales et le processus d'installation ont rendu la tâche plus difficile pour les réfugiés qui s'installent aujourd'hui.

Invité Afrique
Mohamed Juldeh Jalloh, vice-président de la Sierra Leone: «Notre objectif phare, c'est être auto-suffisant»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 9:38


Guerre civile, épidémie d'Ebola, Covid… Après une série de crises qui ont largement freiné le développement de la Sierra Leone, le pays sous programme du FMI, a engagé une série de réformes qui lui ont permis d'avoir une croissance qui dépasse les 4% et a fait reculer l'inflation. La Sierra Leone sera mise à l'honneur lors du sommet Africa Forward à Nairobi comme exemple dans le renouvellement des relations avec l'Afrique que souhaite la présidence française. Cependant, l'insécurité alimentaire reste toujours très importante et la guerre en Iran entraîne des coûts supplémentaires pour ce pays qui risquent de créer de nouvelles pressions sur sa dette. Le vice-président de la Sierra Leone, Mohamed Juldeh Jalloh, est le grand invité Afrique de ce matin - une interview qui a été réalisée avant les évènements du 25 avril au Mali. Il répond aux questions de Charlotte Cosset.  RFI :  La sécurité alimentaire est un sujet majeur en Sierra Leone. Plus de la moitié de la population souffre encore d'insécurité alimentaire. Quelles sont les initiatives prises concrètement par votre gouvernement ? Mohamed Juldeh Jalloh : Le projet phare pour le gouvernement, c'est « Feed Sierra Leone ». C'est-à-dire, c'est un projet de développer l'agriculture avec trois objectifs. Le premier, c'est d'être autosuffisant d'un point de vue alimentaire et je vois que là, on a fait beaucoup de progrès. On a diminué l'importation depuis quelques années. On a élargi le volet du « manufacturing ». Par exemple, dans les deux ou trois ans qui arrivent, je pense que la Sierra Leone sera en mesure de ne plus importer d'oignons. On a aussi augmenté la production domestique de riz. On a aussi fait beaucoup de progrès dans « l'agroprocessing ». Grâce à Jolaks [entreprise agro-industrielle de production d'huile de palme et de savons, NDLR] – qui est financée par Proparco [institution financière de développement française, NDLR] avec une enveloppe à hauteur de 20 millions d'euros aujourd'hui -, la Sierra Leone exporte même de l'huile végétale vers les pays comme le Mali, le Sénégal. Parce que ça, c'est un objectif phare pour le président sierra-léonais Julius Maada Bio d'être auto-suffisant. Ça va avoir un impact sur la création de l'emploi. On est en train de faire pas mal de choses dans ce domaine-là. Qu'est-ce qui vous manque ? Qu'est-ce qu'il faudrait pour aller encore un peu plus de l'avant ? Il faut créer des infrastructures, les routes qui lient aux zones agricoles et aussi l'accès aux marchés. C'est dans ce cadre-là qu'en juillet, j'étais à Paris pour faire un suivi parce que le président Maada Bio a demandé spécialement au président Macron de voir comment la France peut aider la Sierra Leone dans le domaine de l'agriculture. Un autre volet, c'est le volet énergétique qui est très important. Avant 2019, l'accès à l'électricité en Sierra Leone, c'était 16-18 %. Aujourd'hui, on a augmenté à 34 %, ce qui n'est pas totalement suffisant. On a toute une série de projets pour augmenter cet accès d'ici 2030 à 80 %. Ça va transformer les zones agricoles, le processing, et l'agrobusiness. Vous avez mentionné la relation avec la France. Mi-mai, le sommet Africa Forward se tient à Nairobi. La France n'est pas un partenaire traditionnel de la Sierra Leone. Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui d'un partenaire comme la France ? Beaucoup de choses. D'abord, du côté personnel, j'ai dit à l'autorité française en 2018 : quand vous avez un petit pays en Afrique où le vice-président a fait ses études à Bordeaux et le président a fait ses études militaires en France, ça, c'est déjà un lien. Comment peut-on transformer cela en un vrai partenariat stratégique qui peut aider le développement de la Sierra Leone ? Je suis vraiment ravi de voir aussi que, début 2020, la France a ouvert une antenne diplomatique ici. Et l'antenne est en train de pousser dans tous les sens : diplomatique, économique et aussi le volet sécuritaire. Ça aussi, c'est un volet qui a été discuté entre le président Julius Maada Bio et le président Macron. Là, on est en avance. J'ai été au mois de novembre à Paris, on a travaillé avec la France. La Sierra Leone est prête à envoyer deux compagnies en Haïti. Les Nations unies nous ont déjà écrit la lettre. On va envoyer 300 militaires à Haïti pour aider la force de répression des gangs là-bas. Pour l'autre volet de sécurité aussi, j'ai visité l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme à Abidjan, qui est aussi appuyée par la France. Cette année, la Sierra Leone va envoyer six officiers là-bas. L'objectif, c'est de voir comment la Sierra Leone peut être en mesure de créer un centre international de maintien de la paix pour essayer d'entraîner les gens. On va commencer notre expérience à Haïti. J'espère que ça va aboutir. La France a changé de braquet sur sa politique économique. Elle prône le gagnant-gagnant des aides contre des marchés pour les entreprises françaises. Que pensez-vous de ce tournant ? Moi, je suis tout à fait content de ça, parce que c'est très important aujourd'hui. L'économie globale est en train de bouger, l'aide au développement est en train de diminuer, les priorités des grands partenaires, des grandes institutions mondiales, sont en train de changer. On ne peut plus attendre les aides au développement. Il faut que, nous-mêmes, en tant qu'Africains, nous créions des opportunités pour attirer les investissements occidentaux pour venir dans le pays, parce que c'est ça qui est soutenable et c'est ça qui est durable. Et avec ça, on peut créer les opportunités pour la jeunesse, on peut créer les emplois, on peut améliorer notre économie et être les zones compétitives. Ça, ça va changer la donne. La guerre au Moyen-Orient a des impacts très importants dans le monde entier sur les économies mondiales. Comment faites-vous face en Sierra Leone? Aujourd'hui, on a vu que le prix des carburants a augmenté. Le coût de l'électricité a augmenté. On a vu que les denrées alimentaires, les prix ont augmenté. Ça impacte aussi le transport, le transport maritime et le transport local. On a commencé les subventions sur le pétrole, on a fait des subventions sur l'électricité et aussi, on est en train de faire des subventions sur les transports locaux. Parce qu'on ne peut pas transférer l'augmentation directement aux consommateurs. Avant, bouger un sac de riz pour l'apporter dans les régions, on payait 20 leones [0,74 euro, NDLR]. Maintenant, ça a augmenté à 50 leones [1,86 euro, NDLR]. Rien que ça, c'est déjà plus de 50% d'augmentation sur le transport local. On souhaite que ça s'arrête parce que sinon, ça va être très difficile. Cela va avoir un impact sur les petites économies comme la Sierra Leone. Justement, quelles sont vos marges de manœuvre ? Le FMI ne recommande pas les subventions, justement parce que ça puise dans les trésoreries des États. Avez-vous déjà un plan de financement pour compenser ? Oui, tout à fait. D'abord, on est en train de discuter avec les partenaires, y compris le FMI et la Banque mondiale. On est en train de voir les projets déjà existants pour voir s'il y a des fenêtres de financement que l'on peut utiliser pour les subventions. Et en même temps, on a pris des mesures au niveau interne de délestage pour diminuer le coût d'utilisation de gasoil. On a aussi décidé de diminuer les voyages des fonctionnaires. En même temps, on est en train de discuter avec nos partenaires. Il y a une très forte délégation de la Banque mondiale qui est là. Et ça, ça va être un des sujets sur la table que l'on va discuter. Julius Maada Bio est à la tête de la Cédéao. Or, le président de la Cédéao, actuellement, doit faire face à un gros défi, la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l'organisation. Comment ça se passe aujourd'hui avec ces trois États ? Comment le président apprécie-t-il la situation ?* La situation est vraiment grave. Aujourd'hui, le Sahel est confronté à des défis de stabilité. Ça nous préoccupe parce que ça commence à toucher les pays frontaliers, surtout quand on voit les pays comme la Côte d'Ivoire, avec tous les gens qui quittent le Burkina Faso, le Mali, il y a déjà une pression sur les infrastructures sociales. C'est la même chose avec la Guinée. Donc, nous, notre souhait, c'est de s'engager... Le président Maada Bio a déjà visité le Mali, il a visité le Burkina Faso deux fois. On est en train de discuter. Le président Maada Bio a proposé ce qu'il appelle un pacte de stabilité. On est en train de dire que voilà, vous faites partie de cette famille, on voudrait vous voir revenir. Le message est entendu ? On continuera à s'engager. Moi, personnellement, je suis en contact avec les dirigeants de ces pays-là parce que, comme vous le savez, j'ai déjà travaillé au Mali. J'ai été le conseiller du Sahel du Représentant spécial des Nations unies sur ce pays-là. Je connais les acteurs, ce sont des collègues qui ont fait des études en France, qui sont des ministres dans ce pays-là. Ce sont nos frères, c'est dans notre intérêt de les faire revenir, c'est dans notre intérêt de travailler ensemble. Et le président Maada Bio a rencontré le ministre des Affaires étrangères du Mali il y a quelques jours au Forum de paix à Dakar. Ils ont longuement discuté sur le sujet. On va continuer de pousser pour que nos frères voient la raison pour laquelle on devrait travailler ensemble. L'intégration régionale, c'est le seul véhicule pour faire face aux défis de stabilité auxquels la région est confrontée. Il était question de la création d'une brigade antiterroriste. Quelles en seraient les contours et à quel horizon? Le président Maada Bio va proposer aux pays du Sahel un pacte de stabilité. Ça va passer d'abord par les discussions, de voir aussi comment on va faire face à ces enjeux sécuritaires communs ? Comment on peut aider nos frères de l'AES ? Comment on peut les aider à faire face aux mêmes défis de stabilité auxquels sont confrontés ces pays-là ? Et aussi, à plus long terme, comment on peut discuter aussi de l'éventuel retour à l'ordre constitutionnel ? Parce qu'il ne faut pas le minimiser. L'ordre constitutionnel pour aider à reformuler le paysage politique, à ré-ouvrir une opportunité vers la Cédéao et aussi à ré-ouvrir l'opportunité vers le continent, y compris l'Union africaine. Nous voyons mal comment le Mali, le Burkina Faso, le Niger qui sont pères fondateurs de la Cédéao, quittent la Cédéao*. On les attend. On ne les attend pas seulement, on va aller les chercher pour qu'ils reviennent. *Cette interview a été réalisée avant les événements du 25 avril au Mali.

Choses à Savoir HISTOIRE
Quelle machine romaine pouvait transpercer une armure à 300 mètres ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 2:18


Pendant longtemps, le polybolos a été considéré comme une curiosité théorique, décrite dans des traités antiques mais jamais observée concrètement. Cette arme grecque, attribuée à l'ingénieur Philon de Byzance au IIIe siècle avant notre ère, aurait été capable de tirer plusieurs projectiles de manière automatique — une prouesse technologique sans équivalent à l'époque.Le principe du polybolos est ingénieux. Il s'agit d'une sorte de baliste améliorée (comme une arbalète géante) , équipée d'un mécanisme d'alimentation automatique. Grâce à un système de chaîne et de manivelle, l'arme pouvait enchaîner les tirs sans rechargement manuel entre chaque projectile. Des billes ou des carreaux étaient stockés dans un chargeur vertical, puis introduits successivement dans le mécanisme de tir. À chaque rotation, la corde était tendue, relâchée, puis réarmée, permettant une cadence de tir bien supérieure aux armes classiques.Malgré ces descriptions précises, aucun exemplaire n'avait jamais été retrouvé. Pendant des décennies, de nombreux historiens ont douté de son existence réelle, estimant qu'il s'agissait peut-être d'une exagération ou d'un prototype jamais déployé.C'est là que Pompéi entre en scène. Lors de fouilles récentes, des archéologues ont identifié des séries d'impacts très particuliers sur certaines structures. Ces marques présentent une régularité et une densité qui ne correspondent pas aux armes connues de l'époque, comme les balistes classiques. Les impacts sont alignés, rapprochés, et semblent résulter d'une succession rapide de tirs — un indice fort en faveur d'une arme à répétition.Les analyses balistiques suggèrent une cadence de tir élevée pour l'époque, probablement plusieurs projectiles en quelques secondes. À l'échelle antique, c'est considérable. Cela confirme l'hypothèse que le polybolos n'était pas seulement une invention théorique, mais une arme fonctionnelle, capable d'être utilisée dans un contexte réel.Ce type d'arme aurait offert un avantage tactique important. Sur un champ de bataille ou lors d'un siège, une cadence de tir plus élevée permet de saturer une zone, de désorganiser l'ennemi et de maintenir une pression constante. C'est un principe que l'on retrouve aujourd'hui dans les armes automatiques modernes, mais qui était déjà envisagé il y a plus de 2 000 ans.Cependant, le polybolos semble être resté marginal. Sa complexité mécanique, sa fabrication coûteuse et sa maintenance délicate ont probablement limité sa diffusion. Contrairement aux armes plus simples, faciles à produire et à réparer, il n'a pas été adopté à grande échelle.La découverte de ces traces à Pompéi ne constitue pas une preuve directe — aucun exemplaire n'a été retrouvé — mais elle apporte un élément concret à un débat ancien. Elle suggère que les ingénieurs de l'Antiquité avaient atteint un niveau d'innovation bien plus avancé qu'on ne l'imaginait.En somme, le polybolos n'était peut-être pas un mythe… mais une technologie en avance sur son temps. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi a-t-on envie de faire l'amour après un attentat ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:21


Après un événement traumatisant — attentat, catastrophe, accident — certaines personnes ressentent une envie accrue de proximité physique, parfois jusqu'au désir sexuel. Ce phénomène, parfois appelé « terror sex », n'a rien d'irrationnel : il s'explique par des mécanismes biologiques et psychologiques assez bien connus.D'abord, le choc active le système de stress. Le corps libère de l'adrénaline et du cortisol, des hormones qui préparent à réagir face au danger. Cette activation intense ne disparaît pas immédiatement une fois le danger passé. Elle laisse un état de tension et d'hypervigilance. Or, le désir sexuel peut parfois émerger dans ces états d'activation élevée : l'organisme est « en alerte », et cette énergie peut se transformer en excitation.Ensuite, il y a un besoin fondamental de réassurance. Après un traumatisme, le sentiment de vulnérabilité augmente fortement. Le contact physique — étreintes, proximité, sexualité — permet de rétablir un sentiment de sécurité. Cela s'explique en partie par la libération d'ocytocine, souvent appelée « hormone de l'attachement », qui apaise, réduit l'anxiété et renforce le lien avec l'autre.Le désir sexuel peut aussi être une manière de réaffirmer la vie face à la mort. Un attentat confronte brutalement à la fragilité de l'existence. Dans ce contexte, certains ressentent un besoin presque instinctif de se reconnecter à ce qui est le plus vital : le corps, le plaisir, la relation à l'autre. Faire l'amour devient alors, inconsciemment, une façon de dire « je suis vivant ».Il existe également une dimension psychologique liée à la gestion des émotions. Le traumatisme provoque souvent un débordement émotionnel difficile à canaliser. L'intimité physique peut servir de régulation : elle offre un moment de décharge, de relâchement, voire de « pause » dans le flux des pensées anxieuses.Cependant, il est important de souligner que cette réaction n'est ni universelle ni systématique. Certaines personnes ressentent au contraire un retrait, une baisse du désir ou un besoin de solitude. Les réactions au traumatisme varient énormément selon les individus, leur histoire et leur état émotionnel.Le « terror sex » n'est donc pas une anomalie, mais une réponse possible du corps et de l'esprit face à un choc extrême : une manière, parmi d'autres, de retrouver du contrôle, du lien et un sentiment de sécurité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi Jeanne d'Arc est à l'origine de l'expression "Mettre la pâtée" ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 1:57


L'expression “mettre la pâtée”, qui signifie aujourd'hui infliger une sévère défaite à quelqu'un, aurait une origine aussi surprenante qu'ancienne… liée à Jeanne d'Arc. Mais comme souvent avec les expressions populaires, la réalité est un mélange d'histoire, de langue et de légende.Pour comprendre, il faut remonter au XVe siècle, en pleine guerre de Cent Ans. Jeanne d'Arc, à la tête des troupes françaises, joue un rôle décisif, notamment lors du siège d'Orléans en 1429. Ses victoires marquent les esprits. Les Anglais subissent des défaites humiliantes face à une armée qu'ils pensaient affaiblie.Mais le lien avec la “pâtée” est moins direct qu'il n'y paraît.À l'époque, le mot “pâtée” ne désigne pas seulement la nourriture pour animaux comme aujourd'hui. Il vient du mot “pâte”, qui évoque un mélange, une bouillie, souvent peu appétissante, que l'on donne aux soldats ou aux animaux. Dans le langage populaire, “réduire quelqu'un en pâtée”, c'est littéralement le transformer en une masse informe, l'écraser complètement.Certains récits, apparus bien plus tard, racontent que les soldats français, après leurs victoires sous Jeanne d'Arc, auraient “mis la pâtée” aux Anglais, au sens figuré : les écraser, les réduire en miettes. Cette image violente correspond bien à l'enthousiasme suscité par les succès militaires de l'époque.Cependant, les historiens sont prudents. Il n'existe aucune preuve formelle que l'expression soit née directement au temps de Jeanne d'Arc. En réalité, son usage attesté apparaît bien plus tard, surtout à partir du XIXe siècle. Ce qui s'est probablement passé, c'est une reconstruction a posteriori : on a associé une expression populaire à une figure héroïque du passé pour lui donner plus de relief.Autrement dit, Jeanne d'Arc n'a sans doute jamais prononcé ni inspiré directement cette formule. Mais son image de guerrière victorieuse, infligeant des défaites cinglantes, correspond parfaitement à l'esprit de l'expression.Ce qui est fascinant, c'est la manière dont la langue fabrique des ponts entre les époques. Une expression née du langage courant peut être réinterprétée, enrichie, rattachée à une figure historique pour devenir plus vivante.Au fond, dire “mettre la pâtée”, c'est convoquer une idée simple et universelle : celle d'une victoire écrasante. Et si Jeanne d'Arc n'en est pas à l'origine au sens strict, elle en reste une incarnation parfaite.Une fois encore, l'histoire et la langue s'entremêlent… au point de brouiller leurs frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi l'effet de simple exposition vous fait aimer… sans raison ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 2:21


L'effet de simple exposition est un phénomène psychologique bien documenté : plus nous sommes exposés à un stimulus — un visage, une musique, un logo, un mot — plus nous avons tendance à l'apprécier. Et cela, même si nous n'en avons pas conscience.Ce concept a été formalisé dans les années 1960 par le psychologue Robert Zajonc. Dans ses expériences, il montrait à des participants des images ou des symboles inconnus, un nombre variable de fois. Résultat : les éléments vus le plus souvent étaient systématiquement jugés plus agréables. Et ce, même lorsque les participants ne se souvenaient pas les avoir déjà vus.Pourquoi ce phénomène existe-t-il ? L'explication principale repose sur la notion de familiarité. Notre cerveau interprète ce qui est familier comme étant plus sûr. À l'inverse, ce qui est nouveau peut être perçu comme potentiellement menaçant. Ainsi, à force d'exposition, un stimulus devient plus facile à traiter pour notre cerveau — on parle de “fluidité cognitive”. Et cette facilité est ressentie comme une sensation positive.Autrement dit, ce n'est pas tant l'objet lui-même qui nous plaît, mais le fait qu'il nous soit devenu familier.Ce mécanisme a des implications considérables dans notre vie quotidienne. En marketing, par exemple, il explique pourquoi les marques investissent massivement dans la répétition publicitaire. Voir plusieurs fois un logo ou entendre une musique augmente la probabilité que nous l'aimions… et donc que nous choisissions ce produit.Mais l'effet de simple exposition ne s'arrête pas là. Il influence aussi nos relations sociales. Nous avons tendance à préférer les visages que nous voyons régulièrement — collègues, voisins, camarades — même sans interaction particulière. La proximité et la répétition jouent un rôle clé dans la formation des affinités.Cependant, cet effet a ses limites. Si l'exposition devient excessive, elle peut produire l'effet inverse : une forme de saturation, voire de rejet. De plus, il fonctionne surtout pour des stimuli neutres ou légèrement positifs. Une chose que nous n'aimons pas du tout ne deviendra pas forcément appréciée à force d'exposition.Enfin, il est important de noter que cet effet est largement inconscient. Nous pensons souvent aimer quelque chose pour ses qualités intrinsèques, alors qu'en réalité, la simple répétition a déjà orienté notre jugement.En résumé, l'effet de simple exposition révèle une vérité troublante : nos préférences ne sont pas toujours le fruit d'un choix rationnel. Parfois, elles sont simplement le produit de ce que nous avons vu… encore et encore. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Priorité santé
L'incontinence urinaire

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 48:29


L'incontinence urinaire est la perte involontaire d'urine. Sa forme la plus fréquente est l'incontinence à l'effort, qui peut être encore accentuée chez les femmes, au cours de la grossesse et après l'accouchement, suite aux bouleversements hormonaux de la ménopause et au relâchement musculaire qui peut y être associé. Cette incontinence urinaire augmente avec l'âge et concernerait, en France, au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans. Cependant, des personnes plus jeunes peuvent également être touchées. Quels sont les différents types d'incontinence urinaire ? Quelles en sont les principales causes ? Quelle prise en charge est possible ? En quoi consiste la rééducation périnéale ?   Dr Margaux Felber, chirurgien urologue à la Clinique Bizet et à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris  Pr Stève Ondziel-Opara, chirurgien et urologue au CHU de Brazzaville, au Congo. Programmation musicale :  ►Disiz, Theodora – Melodrama ►Fireboy DML – Jealous.   (Rediffusion)

Priorité santé
L'incontinence urinaire

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 48:29


L'incontinence urinaire est la perte involontaire d'urine. Sa forme la plus fréquente est l'incontinence à l'effort, qui peut être encore accentuée chez les femmes, au cours de la grossesse et après l'accouchement, suite aux bouleversements hormonaux de la ménopause et au relâchement musculaire qui peut y être associé. Cette incontinence urinaire augmente avec l'âge et concernerait, en France, au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans. Cependant, des personnes plus jeunes peuvent également être touchées. Quels sont les différents types d'incontinence urinaire ? Quelles en sont les principales causes ? Quelle prise en charge est possible ? En quoi consiste la rééducation périnéale ?   Dr Margaux Felber, chirurgien urologue à la Clinique Bizet et à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris  Pr Stève Ondziel-Opara, chirurgien et urologue au CHU de Brazzaville, au Congo. Programmation musicale :  ►Disiz, Theodora – Melodrama ►Fireboy DML – Jealous.   (Rediffusion)

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Les maisons closes selon Maupassant, une obsession aussi littéraire que brûlante

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 1:54


Guy de Maupassant n'a pas seulement raconté les femmes : il en a fait le cœur battant de son œuvre. De Boule de Suif aux maisons closes de La Maison Tellier en passant par les guinguettes de bord de Seine, retour sur une obsession aussi littéraire que brûlante.Partez à la découverte de la fascinante vie de Guy de Maupassant, l'un des plus grands écrivains français du XIXe siècle.

Franck Ferrand raconte...
Les maisons closes selon Maupassant, une obsession aussi littéraire que brûlante

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 21:35


Guy de Maupassant n'a pas seulement raconté les femmes : il en a fait le cœur battant de son œuvre. De Boule de Suif aux maisons closes de La Maison Tellier en passant par les guinguettes de bord de Seine, retour sur une obsession aussi littéraire que brûlante.Partez à la découverte de la fascinante vie de Guy de Maupassant, l'un des plus grands écrivains français du XIXe siècle.

Franck Ferrand raconte...
L'assassinat des frères Gracques, un révélateur de la fragilité de la République romaine

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 24:17


A la fin du IIe siècle avant J.-C., deux frères patriciens se dressent contre le Sénat romain pour défendre les pauvres de la plèbe.Plongez au cœur de la République romaine du IIe siècle avant J.-C. et découvrez l'histoire tumultueuse des frères Gracques, Tiberius et Caius, qui ont tenté de réformer en profondeur la société romaine. Franck Ferrand nous emmène dans une période charnière de l'histoire romaine, marquée par une grave crise économique, politique et sociale. Face à la misère grandissante de la plèbe, les deux tribuns du peuple proposent des réformes ambitieuses, notamment une redistribution des terres, qui vont soulever l'indignation des élites conservatrices.Tiberius Gracchus, le frère aîné, réussit un coup de force politique inédit en faisant destituer un autre tribun qui s'opposait à ses projets. Mais son audace lui sera fatale : traqué par les sénateurs, il sera assassiné en 133 av. J.-C. Son frère Caius, dix ans plus tard, tentera de reprendre le flambeau, multipliant les réformes populaires. Cependant, la pression des conservateurs finira par avoir raison de lui également.À travers le destin tragique des frères Gracques, c'est toute la fragilité de la République romaine qui se dévoile. Leurs tentatives de révolution sociale ont ouvert la voie à de futurs bouleversements qui marqueront profondément l'histoire de Rome. Franck Ferrand nous plonge dans les coulisses de cette période charnière, avec son talent de conteur hors pair.