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Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 8 mars 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 48:30


En première partie de ce supplément du dimanche, Justine Fontaine et Achim Lippold  rentrent tout juste d'Haïti où le gouvernement vient de lancer une inscription des partis politiques en vue des premières élections générales. Elles se tiendront à partir du mois d'août 2026. Mais des bandes armées contrôlent de larges pans du centre du pays... En 2è partie, Houda Ibrahim nous dira quel film peut être considéré comme le premier film africain de l'Afrique subsaharienne francophone. Haïti : à Solino, le retour des habitants dans un quartier meurtri Fin 2024, le quartier de Solino, à Port-au-Prince, est tombé aux mains des gangs. Pillages, incendies, affrontements : des centaines d'habitants ont fui pour échapper aux violences. En août 2025, les groupes armés ont annoncé leur retraite. Depuis, timidement, des familles reviennent. Elles retrouvent des maisons détruites et un climat sécuritaire toujours fragile. Malgré les promesses gouvernementales, l'aide tarde à arriver. Les habitants n'ont d'autres choix que de reconstruire seuls. Un Grand reportage de Justine Fontaine et d'Achim Lippold. Entretien avec Jacques Allix. À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone  Mais où est-il né ? Qui l'a réalisé ? En Afrique, il est évident que l'Égypte fut le pays précurseur dans la production cinématographique. Les Égyptiens ont commencé à produire des films dès les années 20. Sont venus ensuite les Tunisiens… Quant à l'Afrique subsaharienne, le cinéma a commencé à émerger avec les prémices des indépendances dans les années 50 et surtout 60.  Cependant, aujourd'hui encore, il existe un débat sur la naissance du premier film en Afrique noire francophone. Les spécialistes et cinéastes ne s'accordent pas entre eux. Nous avons fouillé les pellicules et enquêté sur les raisons de la controverse. Un Grand reportage d'Houda Ibrahim qui s'entretient avec Jacques Allix.

Choses à Savoir SCIENCES
L'Atlantide a-t-elle vraiment existé ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 2:57


L'Atlantide est sans doute le continent perdu le plus célèbre de l'histoire… et pourtant, son existence repose sur une source unique. L'origine du récit remonte au IVᵉ siècle avant notre ère, dans deux dialogues du philosophe grec Platon : Timée et Critias. Platon y décrit une civilisation immense et prospère, située « au-delà des Colonnes d'Hercule » — généralement identifiées au détroit de Gibraltar. L'Atlantide y apparaît comme une puissance maritime technologiquement avancée, riche, orgueilleuse, qui finit par être engloutie par la mer en une seule nuit à la suite d'un cataclysme.Chez Platon, le récit a une fonction avant tout philosophique. L'Atlantide sert de contre-exemple moral à Athènes : une société devenue corrompue par sa richesse et sa soif de domination, punie par les dieux. Le texte n'est pas présenté comme un mythe poétique, mais comme un récit transmis par Solon après un voyage en Égypte. C'est précisément cette ambiguïté — récit moral ou témoignage historique ? — qui a nourri les débats pendant plus de deux millénaires.Du point de vue scientifique, le constat est clair : aucune preuve archéologique directe ne confirme l'existence de l'Atlantide telle que décrite par Platon. Aucun vestige d'un continent englouti, aucune trace d'une civilisation avancée disparue brutalement dans l'Atlantique. La tectonique des plaques, bien comprise aujourd'hui, rend d'ailleurs très improbable l'engloutissement soudain d'un continent entier en quelques heures.Cependant, certains chercheurs estiment que Platon a pu s'inspirer d'événements réels, déformés par la transmission orale. L'hypothèse la plus souvent citée concerne l'île de Santorin, dans la mer Égée. Vers 1600 av. J.-C., une éruption volcanique majeure détruit une grande partie de l'île de Théra et affaiblit la civilisation minoenne. Tsunamis, explosions, effondrements : le scénario rappelle étrangement la fin de l'Atlantide, même si la localisation ne correspond pas au texte de Platon.D'autres théories placent l'Atlantide en Espagne, au Maroc, aux Açores ou même en Antarctique, mais elles reposent sur des interprétations spéculatives, souvent sans validation scientifique solide. Aucune n'a résisté à l'examen rigoureux des géologues et des archéologues.En résumé, l'Atlantide n'a très probablement jamais existé comme civilisation réelle et autonome. Elle est plutôt un mythe philosophique, possiblement nourri de catastrophes naturelles bien réelles. Mais sa puissance symbolique demeure : l'Atlantide incarne la fascination humaine pour les mondes perdus, et la crainte intemporelle que le progrès, sans sagesse, mène à la chute. Un mythe, donc — mais un mythe extraordinairement efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La marche du monde
À l'école des femmes afghanes

La marche du monde

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 48:29


« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe.   Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes.   À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal.  « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. »   Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».

Les matins
Où en est-on de l'agriculture biologique en France ? Le modèle drômois

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 16:03


durée : 00:16:03 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - La filière bio française va mal. Cependant, un territoire résiste : la Drôme, deuxième département bio du pays, où un tiers des fermes ont fait le choix du biologique. Comment ce modèle pionnier, forgé depuis des décennies, tient-il encore et que peut-il enseigner au reste du pays ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Aubeline Bellom Doctorante en aménagement du territoire au laboratoire PACTE de l'Université de Grenoble; Jean-Maxime Buisson Président de la fédération d'agriculture biologique en Auvergne Rhône Alpes, président d'Agribio Drôme et agriculteur sur une ferme avicole 100% bio à Bordeaux

Le focus Éco
Parité, diversité et inclusion : les enjeux pour les entreprises avec Pascale Hardy-Amargil de Yes We Are

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 6:24


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Pascal-Hardy-Amargil, fondatrice du cabinet de conseil Yes We Are, spécialisé dans les questions d'équité et d'inclusion pour les grandes entreprises, revient sur les défis et les enjeux liés à ces sujets dans le monde de l'entreprise.Tout d'abord, notre invitée constate que la France dispose de lois encadrant ces questions, comme la loi rixain sur la parité dans les instances dirigeantes. Cependant, elle note un certain "backlash", un recul des droits des minorités, notamment aux États-Unis, qui a un impact sur les entreprises en France. Malgré les progrès réalisés, le chemin reste long pour atteindre une véritable parité, en particulier au sommet des grandes entreprises. Seuls 10% des postes de présidence et de direction générale sont occupés par des femmes dans le SBF 120. Mme Amargil explique que le manque de "rôles modèles" visibles et le déficit de formation des femmes pour ces postes sont des freins importants.Sur la question des écarts de salaire, la situation semble même se dégrader, avec un écart de 16% en 2025 chez les cadres, le plus élevé depuis 2018. Selon elle, cela montre l'importance de maintenir un cadre légal fort pour éviter un retour en arrière.Au-delà des obligations légales, les entreprises sont de plus en plus sensibles à ces enjeux, notamment pour attirer et retenir les jeunes générations, très attachées à ces questions d'inclusion. Cependant, certains chefs d'entreprise peinent encore à s'emparer pleinement de ces sujets, préférant se concentrer sur le "sourcing" de talents plutôt que sur l'adaptation des postes de travail, par exemple pour les personnes en situation de handicap.Enfin, Mme Amargil détaille l'approche de son cabinet, qui consiste à accompagner les entreprises dans la définition de leur feuille de route sur ces questions, en s'appuyant sur l'écoute des salariés pour éviter les plans d'action trop théoriques ou stéréotypés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 19:30


Mais où est-il né ? Qui l'a réalisé ? En Afrique, il est évident que l'Égypte fut le pays précurseur dans la production cinématographique. Les Égyptiens ont commencé à produire des films dès les années 20. Sont venus ensuite les Tunisiens… Quant à l'Afrique subsaharienne, le cinéma a commencé à émerger avec les prémices des indépendances dans les années 50 et surtout 60.  Cependant, aujourd'hui encore, il existe un débat sur la naissance du premier film en Afrique noire francophone. Les spécialistes et cinéastes ne s'accordent pas entre eux. Nous avons fouillé les pellicules et enquêté sur les raisons de la controverse. « À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone », un Grand reportage de Houda Ibrahim.

Revue de presse Afrique
À la Une : la démission de Thomas Boni Yayi

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 4:08


Au Bénin, l'ancien président Thomas Boni Yayi, figure majeure du paysage politique, a démissionné mardi 3 mars 2026 de la tête du parti d'opposition Les Démocrates. « Cette décision, note La Nouvelle Tribune à Cotonou, intervient après plusieurs mois de tensions internes, marqués notamment par l'exclusion du parti de la course à l'élection présidentielle d'avril prochain pour défaut de parrainages. » Officiellement, Thomas Boni Yayi se retire de la vie politique pour raisons de santé. « L'ancien président du Bénin avait repris la tête des Démocrates en octobre 2023, rappelle La Nouvelle Tribune, renforçant la visibilité de cette formation politique. Cependant, le parti a récemment perdu sa représentation parlementaire à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, et n'a donc pas réussi à valider un duo de candidats pour la présidentielle d'avril. » L'opposition laminée… Alors, « le choc est brutal pour l'opposition béninoise », s'exclame Afrik.com. Thomas Boni Yayi qui se retire, de même que son fils, Chabi Yayi, qui occupait le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures. « Cette double démission intervient dans un contexte de crise profonde et pose une question désormais ouverte, pointe le site panafricain : le principal parti d'opposition béninois est-il en train de vivre sa mort clinique ? (…) Plusieurs indicateurs sont au rouge, constate Afrik.com : perte de leadership fondateur ; divisions internes non résolues ; échecs électoraux récents ; départ de figures parlementaires ; affaiblissement de la base militante. Un parti politique peut survivre à une défaite. Il peut même renaître d'une crise. Mais survivre à la perte simultanée de son chef historique et de sa colonne vertébrale organisationnelle exige une capacité de refondation rapide et crédible. Surtout, relève encore le site panafricain, quand le parti se sait exclu du jeu électoral au sommet pour longtemps, au moins quatorze années. En effet, absents du Parlement et des collectivités locales, Les Démocrates ne pourront, par conséquent, parrainer aucun candidat à la présidentielle de 2033. Comment le parti peut-il survivre à une telle traversée du désert ? » « L'opposition béninoise est réduite à sa plus simple expression », constate WakatSéra à Ouagadougou. « Le président Patrice Talon, à qui l'on peut décerner la palme de la transformation du Bénin, tant sur le plan économique que celui des infrastructures, n'est pas moins celui qui a mis sous l'éteignoir les politiciens dont la voix portait encore et qui pouvaient lui faire ombrage. »  « De toute évidence, avec le retrait de Boni Yayi de la vie politique, c'est l'opposition béninoise, dans son ensemble, qui se trouve fragilisée, renchérit Le Pays. Toute chose qui, on l'imagine, est pain bénit pour le pouvoir dont le candidat, sauf tremblement de terre, remportera sans coup férir la présidentielle du 12 avril prochain. » Guerre civile larvée au Soudan du Sud Enfin à lire dans Le Monde Afrique ce reportage au Soudan du Sud en proie à des tensions et à des massacres… « Le Soudan du Sud s'enfonce dans une guerre civile qui ne dit pas son nom », constate le journal. Ces derniers jours, « deux tueries ont fait près de 200 morts dans le pays. Des meurtres visant les ethnies nuer, puis dinka. » Et Le Monde Afrique de s'interroger : « les deux communautés les plus importantes du Soudan du Sud – qui en compte 64 – vont-elles être à nouveau entraînées dans la guerre civile ? On peut le craindre, tant l'année 2025 a été émaillée d'affrontements entre les forces du président, Salva Kiir, un Dinka, et celles fidèles à son principal rival et ancien vice-président, Riek Machar, un Nuer, aujourd'hui incarcéré. Le Soudan du Sud traverse sa plus grave crise sécuritaire et humanitaire, constate encore Le Monde Afrique, depuis la signature, en 2018, d'un accord de paix et la formation, en 2020, d'un gouvernement d'unité nationale de transition. Riek Machar avait alors rejoint Salva Kiir à Juba afin de piloter la transition et conduire le pays vers des élections. Prévues pour 2022, elles ont été repoussées à deux reprises et doivent désormais se tenir à la fin de cette année, mais la prolifération des violences rend la tenue de ce scrutin on ne peut plus incertaine. »

Revue de presse Afrique
À la Une : la démission de Thomas Boni Yayi

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 4:08


Au Bénin, l'ancien président Thomas Boni Yayi, figure majeure du paysage politique, a démissionné mardi 3 mars 2026 de la tête du parti d'opposition Les Démocrates. « Cette décision, note La Nouvelle Tribune à Cotonou, intervient après plusieurs mois de tensions internes, marqués notamment par l'exclusion du parti de la course à l'élection présidentielle d'avril prochain pour défaut de parrainages. » Officiellement, Thomas Boni Yayi se retire de la vie politique pour raisons de santé. « L'ancien président du Bénin avait repris la tête des Démocrates en octobre 2023, rappelle La Nouvelle Tribune, renforçant la visibilité de cette formation politique. Cependant, le parti a récemment perdu sa représentation parlementaire à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, et n'a donc pas réussi à valider un duo de candidats pour la présidentielle d'avril. » L'opposition laminée… Alors, « le choc est brutal pour l'opposition béninoise », s'exclame Afrik.com. Thomas Boni Yayi qui se retire, de même que son fils, Chabi Yayi, qui occupait le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures. « Cette double démission intervient dans un contexte de crise profonde et pose une question désormais ouverte, pointe le site panafricain : le principal parti d'opposition béninois est-il en train de vivre sa mort clinique ? (…) Plusieurs indicateurs sont au rouge, constate Afrik.com : perte de leadership fondateur ; divisions internes non résolues ; échecs électoraux récents ; départ de figures parlementaires ; affaiblissement de la base militante. Un parti politique peut survivre à une défaite. Il peut même renaître d'une crise. Mais survivre à la perte simultanée de son chef historique et de sa colonne vertébrale organisationnelle exige une capacité de refondation rapide et crédible. Surtout, relève encore le site panafricain, quand le parti se sait exclu du jeu électoral au sommet pour longtemps, au moins quatorze années. En effet, absents du Parlement et des collectivités locales, Les Démocrates ne pourront, par conséquent, parrainer aucun candidat à la présidentielle de 2033. Comment le parti peut-il survivre à une telle traversée du désert ? » « L'opposition béninoise est réduite à sa plus simple expression », constate WakatSéra à Ouagadougou. « Le président Patrice Talon, à qui l'on peut décerner la palme de la transformation du Bénin, tant sur le plan économique que celui des infrastructures, n'est pas moins celui qui a mis sous l'éteignoir les politiciens dont la voix portait encore et qui pouvaient lui faire ombrage. »  « De toute évidence, avec le retrait de Boni Yayi de la vie politique, c'est l'opposition béninoise, dans son ensemble, qui se trouve fragilisée, renchérit Le Pays. Toute chose qui, on l'imagine, est pain bénit pour le pouvoir dont le candidat, sauf tremblement de terre, remportera sans coup férir la présidentielle du 12 avril prochain. » Guerre civile larvée au Soudan du Sud Enfin à lire dans Le Monde Afrique ce reportage au Soudan du Sud en proie à des tensions et à des massacres… « Le Soudan du Sud s'enfonce dans une guerre civile qui ne dit pas son nom », constate le journal. Ces derniers jours, « deux tueries ont fait près de 200 morts dans le pays. Des meurtres visant les ethnies nuer, puis dinka. » Et Le Monde Afrique de s'interroger : « les deux communautés les plus importantes du Soudan du Sud – qui en compte 64 – vont-elles être à nouveau entraînées dans la guerre civile ? On peut le craindre, tant l'année 2025 a été émaillée d'affrontements entre les forces du président, Salva Kiir, un Dinka, et celles fidèles à son principal rival et ancien vice-président, Riek Machar, un Nuer, aujourd'hui incarcéré. Le Soudan du Sud traverse sa plus grave crise sécuritaire et humanitaire, constate encore Le Monde Afrique, depuis la signature, en 2018, d'un accord de paix et la formation, en 2020, d'un gouvernement d'unité nationale de transition. Riek Machar avait alors rejoint Salva Kiir à Juba afin de piloter la transition et conduire le pays vers des élections. Prévues pour 2022, elles ont été repoussées à deux reprises et doivent désormais se tenir à la fin de cette année, mais la prolifération des violences rend la tenue de ce scrutin on ne peut plus incertaine. »

Radio-R
VIP Nathania Clark - Handicap: maintenir le cap sur la vie

Radio-R

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 43:11


Maintenir le cap sur la vie n'est jamais facile, particulièrement lorsque le handicap s'invite dans un voyage au long cours. Nathania Clark en témoigne dans son nouveau livre.Avec le livre Cap sur la vie: quand le handicap s'invite dans un voyage au long cours, Nathania Clark revient à l'écriture. Non pas un roman, mais un récit de vie dédié à sa famille et en particulier à Benjamin, son fils porteur d'un lourd handicap. "Pour moi, le but n'était pas d'écrire ma biographie mais plutôt mon cheminement en tant que maman. J'ai voulu raconter les moments merveilleux, les épreuves, la façon dont nous avons appris le diagnostic peu après sa naissance et tout le parcours qui s'en est suivi jusqu'à ce jour. Je voulais partager cela plus largement avec les lecteurs, pas seulement ceux qui sont eux-mêmes confrontés au handicap mais également à ceux qui vivent toutes sortes d'épreuves qui peuvent durer", précise-t-elle. Licenciée en sciences sociales et pédagogiques à l'université de Lausanne, Nathania travaille actuellement comme enseignante spécialisée tout en continuant à s'occuper de Benjamin, devenu trentenaire. Dans ce récit de voyage au long cours, Nathania évoque les nombreux moments de petits bonheurs vécus en famille. Elle parle aussi de sa confiance en Dieu: "Ma relation à Dieu a été salvatrice. Sans cette dynamique de foi, je pense que j'aurais pu sombrer dans une profonde dépression. Cette foi m'a portée. Cependant, il est vrai que, parfois, ma relation à Dieu a été douloureuse. Quand on attend des réponses, ou des guérisons -j'en ai connues plusieurs, que je raconte dans ce livre- ou des attentes par rapport à des solutions médicales, c'est particulièrement difficile quand on se sent dans une impasse. Mais c'est aussi dans ces moments-là que ma foi a été testée pour en ressortir beaucoup plus forte que ce qu'elle était il y a dix ans". Avec ses expériences et ses réflexions, Nathania Clark désire proposer une approche pédagogique et une vision à long terme pour les parents, les familles, les proches aidants ou pour tous ceux qui ont à coeur les personnes en situation de handicap. "Dans la seconde partie de mon livre, je décris aussi un rêve qui pourrait peut-être inspirer des investisseurs ou des décideurs: créer des lieux de vie qui ne placeraient plus les familles devant le dilemne de placer en institution la personne en situation, ou la garder à la maison au risque de s'épuiser. Moi, je serais prête à collaborer si un tel projet pouvait se mettre en place!" s'enthousiasme Nathania.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’invité de l’économie
Guerre en Iran : l'impact sur les prix du pétrole et du gaz avec Thierry Bros, professeur d'économie à Sciences Po

L’invité de l’économie

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 8:44


Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, nous accueillons Thierry Bros, professeur d'économie à Sciences Po et spécialiste géopolitique des énergies. Alors que la guerre fait rage en Iran depuis six jours, Thierry Bros nous éclaire sur les répercussions sur les marchés du pétrole et du gaz.Le prix du baril de Brent a grimpé à 80,38 dollars, tandis que le gaz naturel a connu une envolée encore plus marquée, passant de 32 à 48 euros le mégawattheure en quelques jours. Pourquoi un tel écart de réaction ? Thierry Bros explique que le pétrole bénéficie de plusieurs "plans B" - la possibilité de faire appel à d'autres pays producteurs et l'existence de stocks stratégiques - qui permettent de limiter la hausse, contrairement au gaz.L'expert nous rappelle également que le prix d'équilibre du pétrole se situe généralement entre 70 et 90 dollars le baril, un niveau qui permet aux pays producteurs de maximiser leur rente tout en évitant une récession économique. Mais cette fourchette pose un défi politique pour Donald Trump, alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis. Le président américain pourrait donc être tenté de prendre des mesures pour faire baisser les prix, comme escorter les pétroliers ou limiter les exportations.La situation est encore plus préoccupante pour l'Europe, qui risque de subir de plein fouet la hausse des cours du gaz, tout en étant confrontée à la possible limitation des exportations de gaz naturel liquéfié par les États-Unis. Thierry Bros estime que certains pays, comme la Hongrie, pourraient être tentés de renouer avec le gaz russe, malgré les efforts de l'Union européenne pour s'en détacher.Cependant, l'expert voit dans cette crise énergétique une opportunité de relancer la transition écologique. Comme lors du choc pétrolier des années 1970, les prix élevés des énergies fossiles pourraient inciter l'Europe à adopter un "plan de transition énergétique pragmatique", s'appuyant notamment sur le nucléaire. Mais Thierry Bros souligne que cela nécessiterait une vision commune des États membres, ce qui s'avère complexe face aux réticences de certains pays vis-à-vis de cette énergie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Agatha Crimstie
Un meurtre sera commis le...

Agatha Crimstie

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 169:06


Dans le roman de ce mois-ci, Christie nous appâte en nous annonçant qu'Un meurtre sera commis le... Exactement ce qu'il faut pour notre cinquantième épisode !Tout le monde à Chipping Cleghorn est abonné à North Benham and Chipping Cleghorn gazette,  la gazette locale qui permet de se tenir au courant du moindre événement. C'est une tradition, tous les vendredis le livreur dépose un exemplaire dans les boîtes aux lettres et chacun s'installe pour parcourir les différentes rubriques, sans oublier celle des petites annonces. On y retrouve pêle mêle des annonces pour des ventes de meubles, locations de logements, des annonces d'emploi ou des recherches de chiens perdus ou à adopter. Le vendredi 29 octobre ne fait pas exception à la règle. Et chacun se plonge avec délectation dans les annonces, porte ouverte aux ragots locaux. Cependant, une annonce en particulier va retenir l'attention des habitants de Chipping Cleghorn : elle annonce qu'un meurtre aura lieu à Little Paddock ce même jour à 18h30 et convie les amis à s'y rendre. Chacun y va de sa supputation sur la nature de ce meurtre, pour la plupart finir par conclure à une murder party. Miss Blacklock, propriétaire de Little Paddock, découvre elle aussi dans la gazette ce qui est prévu chez elle. 18h30 arrive, Miss Blacklock se prépare à recevoir, malgré elle, ses amis. Ces derniers arrivent, chacun se demandant ce qu'il va se passer…Nous sommes accompagnés pour cet épisode par nos invités les plus jeunes, Capucine et Gabriel, élèves de première en lycée. Ils nous ont rejoint dans après la proposition de Frédéric, auditeur fidèle et professeur dans leur lycée qui nous a proposé un enregistrement avec des élèves qui suivent l'option Anglais Monde Contemporain.Vous pourrez retrouver les élèves du lycée dans la webradio de l'établissement : Webradio PVDGToutes nos informations sur le linktree d'Agatha Chrimstie Agatha Crimstie est un podcast du label Podcut. N'hésitez pas à venir papoter sur le Discord du Label Participez à la vie du label en donnant sur Patreon  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Afrique Économie
Face aux besoins énergétiques, l'Afrique du Sud souhaite développer sa filière nucléaire

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:22


L'Afrique du Sud est le seul pays du continent à posséder une centrale nucléaire opérationnelle pour produire de l'électricité. C'est celle de Koeberg, près du Cap. Alors que d'autres nations africaines étudient des projets de développement du nucléaire, et que l'Égypte s'est même lancée dans un projet de construction d'une centrale nucléaire, le gouvernement de Pretoria envisage d'étendre sa production et de développer de nouvelles unités. De notre correspondante à Johannesburg,  Selon son dernier plan énergétique national, l'Afrique du Sud voudrait produire 5 200 mégawatts supplémentaires grâce au nucléaire d'ici 2039, et même doubler cette capacité si des modèles viables sont trouvés. Un grand pas en avant par rapport aux 1 860 mégawatts générés actuellement par l'unique centrale de Koeberg. Pour Knox Msebenzi, du syndicat du nucléaire Niasa, c'est nécessaire afin d'offrir un socle stable au pays qui sort d'une longue crise énergétique. « Tout réseau a besoin d'une source d'énergie ajustable, c'est-à-dire une énergie dont on peut contrôler et adapter la production selon la demande. Le nucléaire permet ça, affirme-t-il. Et étant donné qu'environ 80 % de notre énergie dans le pays repose sur le charbon, et au vu des engagements pris par notre gouvernement en matière de réduction d'émissions carbone, cela fait sens de mettre hors service des centrales à charbon tout en développant une autre source d'énergie en continu. » Ainsi, le nucléaire représenterait toujours environ 5 % de la production d'électricité, car le gouvernement entend également développer les énergies renouvelables à beaucoup plus grande échelle. Cependant, s'engager dans la construction d'une nouvelle centrale n'est pas sans risque, notamment sur le plan financier, selon Hartmut Winkler, professeur de physique à l'université de Johannesburg. « On doit attendre longtemps avant la mise en service. Or, les technologies dans le secteur se sont énormément développées en l'espace de dix ans, analyse-t-il. Donc, on a tendance à éviter de prendre une voie dans laquelle on devra ensuite s'engager à rester pour les 50 prochaines années. » À lire aussiEn 10 ans, l'Afrique a doublé ses capacités de production d'énergies renouvelables Inquiétude de la société civile La société civile s'inquiète également des risques de corruption qui planent au-dessus de tout mégaprojet. Elle n'a pas oublié par ailleurs la débâcle du contrat aux coûts exorbitants passé en 2014 avec la Russie pour relancer le nucléaire, finalement annulé par la justice. Pour la militante Makoma Lekalakala, de l'organisation EarthLife Africa, ce n'est donc pas la voie à suivre : « Le nucléaire, c'est dangereux, c'est coûteux, et il y a la question des déchets. Le problème de leur stockage est d'ailleurs loin de concerner uniquement notre pays. » L'Afrique du Sud entend également relancer son programme de petits réacteurs modulaires, mais les développements commerciaux de cette technologie sont pour l'instant encore timides. À écouter dans Le débat du jourFaut-il miser sur le nucléaire ?

Esprits Libres
Guerre en Iran : « Le principal réseau terroriste international islamiste est aujourd'hui décapité » assure Luc Ferry

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 12:18


Dans cet épisode d'Esprits Libres, Luc Ferry revient en détail sur les récents développements de la situation en Iran. Le philosophe salue avec enthousiasme l'action menée par Donald Trump, qu'il juge particulièrement bien préparée et stratégique. Selon lui, les frappes américaines ont réussi à porter un coup sévère au principal réseau de terrorisme international islamiste. Il voit dans ces événements une opportunité historique, comparable à la chute du communisme, pour le peuple iranien de se libérer de la dictature des mollahs. L'expert souligne également les conséquences positives de cette situation pour les accords d'Abraham, qui pourraient permettre d'avancer vers une solution de paix entre Israël et la Palestine. Cependant, il déplore que l'Europe, et notamment la France, soit restée à l'écart de ces développements, subissant une forme d'humiliation. Luc Ferry se montre confiant dans la capacité du peuple iranien, notamment les familles des victimes de la répression, à se soulever pour renverser le régime. Tout en reconnaissant la complexité de la situation, il estime que la chute des mollahs est en marche, ouvrant la voie à l'émergence d'un nouveau pouvoir, dont les contours restent encore incertains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

FormaRadio
La formation dans le secteur de la santé

FormaRadio

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 49:20


AFFEN&Co 401, la Collégiale de l’AFFEN avec Flavien ALBARRAS Partenariat avec Thot Cursus La Formation dans le Secteur de la Santé : Enjeux, Innovations et Défis Flavien Albaras livre une analyse approfondie des mutations qui touchent la formation professionnelle en santé. Entre pénuries de personnel, « universitarisation » des cursus et révolution numérique, le secteur doit se réinventer pour garantir la qualité des soins. Distinctions entre formations médicales et paramédicales Une spécificité majeure réside dans la dualité entre les formations médicales et paramédicales. Historiquement, les formations paramédicales sont très encadrées par des référentiels d'État stricts, limitant la liberté pédagogique, tandis que les formations médicales bénéficient de la souplesse universitaire. Cependant, une convergence s’opère : les métiers paramédicaux s’universitarisent progressivement, offrant une approche davantage centrée sur la recherche et l’autonomie. Recrutement et formation continue : un paysage contrasté Le secteur fait face à des paradoxes de recrutement. Si la filière infirmière reste la plus demandée sur Parcoursup, elle subit un taux d’abandon croissant durant les trois ans d’études. À l’inverse, des métiers comme ambulancier ou aide-soignant peinent à remplir leurs promotions dès la sélection initiale. Point positif : la formation continue est dynamique, particulièrement dans le secteur public. Elle permet des évolutions de carrière structurantes, comme le passage d’infirmier à cadre de santé ou vers des pratiques avancées (Master 2), souvent avec un maintien de salaire. L’impact du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) L’innovation technologique redéfinit l’apprentissage : E-santé : L’accent est mis sur la sécurisation des données de santé et l’usage des logiciels de dossiers patients. Simulation : L’usage de mannequins haute fidélité permet une immersion réaliste, bien que le coût de la réalité virtuelle reste un frein pour les grandes promotions. Intelligence Artificielle : L’IA bouscule la posture de l’enseignant, qui n’est plus le seul détenteur du savoir. Flavien Albaras souligne la nécessité de transformer les évaluations : plutôt que de bannir l’IA, il faut évaluer les « traces d’apprentissage » (prompts, esprit critique) et privilégier l’oralité pour vérifier l’appropriation des compétences. Vers une réforme en 2026 Un grand chantier se profile pour septembre 2026 avec la réingénierie de la formation infirmière. L’objectif est de renforcer le leadership, l’autonomie et la capacité de veille scientifique des futurs professionnels. Malgré une certaine lourdeur administrative, la formation en santé prouve sa capacité d’adaptation face aux innovations du réel

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Cap historique pour le e-commerce en France, le secteur atteint 200 milliards d'euros malgré un changement radical de stratégie des acheteur

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:04


Le e-commerce français vient de franchir un cap historique en 2025 en frôlant la barre symbolique des 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires selon la Fevad.Une performance qui, derrière l'aspect spectaculaire des chiffres, révèle une mutation profonde des comportements d'achat et des stratégies de vente en ligne.Le e-commerce se structure autour d'un paradoxe de consommationLe premier point à retenir, c'est que le e-commerce ne se contente plus de croître, il se structure autour d'un paradoxe de consommation.En 2025, nous avons réalisé 3,2 milliards de transactions, soit une hausse de 10 % en un an.Mais attention, dans le même temps, le panier moyen a reculé de 3 % pour s'établir à 62 euros.Concrètement, cela signifie que les Français achètent beaucoup plus souvent, mais pour des montants plus faibles.Pour les retailers, l'enjeu stratégique n'est donc plus seulement de déclencher l'achat plaisir, mais de s'intégrer dans une routine de consommation quotidienne où la recherche du "petit prix" devient le moteur principal des arbitrages.L'insolente santé du secteur des servicesLe deuxième pilier de cette analyse, c'est l'insolente santé du secteur des services qui tire désormais la croissance globale.Avec une progression de 9 %, les services pèsent aujourd'hui 120 milliards d'euros, éclipsant la vente de produits physiques qui plafonne à 4 % de croissance.Ce sont les secteurs du voyage, des loisirs et surtout des transports qui boostent ces résultats.La valeur ajoutée migre donc vers l'immatériel. Le e-commerce de 2025 est avant tout un e-commerce de l'expérience et de la mobilité, capable de résister à une conjoncture politique et économique pourtant instable.Souveraineté numérique et compétition internationaleEnfin, il faut regarder ce que ces chiffres disent de la souveraineté numérique et de la compétition internationale.Si le secteur progresse, il fait face à une pression sans précédent des plateformes asiatiques.Comme le souligne la Fevad, cette solidité du marché français est un atout de souveraineté qu'il faut protéger par l'innovation.Cependant, tout n'est pas rose. Le segment B2B, les ventes aux professionnels, affiche une stabilité qui trahit une forme de prudence, voire de gel des investissements face au manque de visibilité économique.En clair, si le consommateur final est au rendez-vous, les entreprises, elles, attendent des signaux plus clairs avant de relancer leurs cycles d'achats numériques.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
LA QUESTION CONSO - Pourquoi les drives ne mettent pas les codes barres sur leur site pour scanner leurs produits ?

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 1:22


L'application Yuka permet de scanner les codes barres des produits en magasin afin de connaître leur Nutri-score. Cependant, impossible de faire ceci en ligne puisque les codes barres ne sont pas disponibles. Olivier Dauvers vous explique. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lignes de défense
Quatre ans de guerre en Ukraine: radioscopie du front

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 2:39


La guerre en Ukraine a basculé cette semaine dans sa cinquième année. En 2025, l'armée russe ambitionnait de reprendre, a minima, les territoires du Donbass, mais la transparence du champ de bataille n'a pas permis à Moscou d'atteindre ses objectifs. L'omniprésence des drones a transformé les 1 200 kilomètres de front en un no man's land où il n'y a plus vraiment d'action. Tout ce qui s'y déploie est vu et tout ce qui est vu est détruit de jour comme de nuit. Il n'y a que lorsque les conditions météo se dégradent - pluie, neige, brouillard - qu'il est alors possible d'échapper à la menace drone, indique Vincent Tourret, chercheur à l'université de Montréal. « C'est un front qui se structure autour d'un no man's land de 0 à 20 kilomètres, où les gens sont enterrés, sont disséminés, essaient de survivre à la saturation en puissance de feu, notamment apportée par les drones, analyse-t-il. Et puis on commence à voir des tentatives plus élaborées de part et d'autre, d'essayer de dépasser cette zone morte par des frappes d'interdiction. Donc celles russes, on les connaît bien, ce sont des campagnes de frappes stratégiques sur les villes ukrainiennes, mais c'est de plus en plus quand même des drones qui vont s'abattre de 30 à 70 kilomètres pour aller interdire la logistique, détruire les centres de commandement, les radars, etc ». Moins de 1 % du territoire ukrainien conquis en 2025 En 2025, malgré les assauts répétés, le gain territorial de Moscou n'excède pas 1 % du territoire ukrainien. La poussée russe patine et les pertes sont massives, jusqu'à 40 000 morts et blessés par mois pour la seule armée de Moscou. « L'avantage russe ne s'est pas vraiment concrétisé cette année, résume Vincent Tourret. On est sur une stratégie russe toujours de poussée maximale, avec la génération de plein de groupes d'infiltrations qui essayent tous les jours d'avancer de quelques mètres dans ce no man's land en essuyant beaucoup de pertes face à une défense ukrainienne qui s'est quand même largement robotisée et qui inflige des pertes à la Russie qui sont très importantes. Donc à partir de là, en fait, il y a un avantage russe. Cependant celui-ci n'arrive pas à se traduire au niveau de la ligne de contact par un ascendant vraiment offensif. » Moscou privé de Starlink Début février, le réseau d'internet par satellite Starlink a coupé ses transmissions en Russie et cela met son armée en mauvaise posture. Un signal satellite coupé fragilise toute la chaîne de commandement. Exemple avec les équipages de chars, souligne Vincent Tourret : « Un phénomène qui est assez intéressant au niveau des tankistes russes, c'est qu'avec le temps, le niveau d'entraînement et de formation a plutôt tendance à baisser et il a été compensé par la micro-gestion des équipages de chars par leur commandement supérieur. Le char est équipé en vidéo, en caméra. Ce flux vidéo est directement retransmis à l'échelon au-dessus. Et en fait, le tankiste était dirigé par son officier supérieur. Donc il y a des équipages de chars qui se retrouvent un peu plus perdus, qui ne savent pas trop où tirer, qui ne savent plus trop comment manœuvrer. Là, avec la perte de Starlink, c'est un lien essentiel du commandement d'un équipage de chars qui disparaît. » En 2026, l'équilibre des feux est cependant toujours à l'avantage de la Russie, mais l'artillerie responsable d'un quart des pertes totales est désormais enterrée. Les bouches à feu ne permettent plus aux troupes de progresser, et le front ukrainien pourrait rester longtemps ainsi figé.

Happy Work
Replay — Comment reconnaitre un bon manager ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 5:36


Être un bon manager, ce n'est pas simple. Pour l'avoir été pendant des années, comme tout le monde, j'ai commis des erreurs. Cependant, je m'inspirais beaucoup de mes propres managers pour m'améliorer. Je prenais les qualités des bons et essayais de ne pas avoir les défauts des mauvais. La perfection n'est certes pas de ce monde, mais il me semble que tous les bons managers que j'ai pu avoir avaient des qualités communes.1️⃣ Il est disponible et est à l'écoute2️⃣ Il fait du feedback (positif et négatif)3️⃣ Il ne me stresse pas4️⃣ Il aime son métier de manager5️⃣ Il est humbleEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos =>>> www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Pourquoi a-t-on les oreilles qui sifflent ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 4:23


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Bourdonnements, sifflements, grincements ou encore cliquetis. Il arrive parfois que l'on entende des bruits qui n'existent pas. Ces symptômes aussi appelés acouphènes peuvent être permanents ou intermittents (le soir par exemple, ou en période de fatigue intense). Selon un sondage de l'IFOP réalisé en 2018, un quart des Français souffrent d'acouphènes, soit 14 à 17 millions de personnes, dont 4 millions de personnes qui en souffrent de manière permanente. On ne comprend pas très bien le mécanisme qui entraîne l'apparition des acouphènes. Cependant, on dénombre plusieurs facteurs qui peuvent favoriser leur déclenchement. D'où cela vient-il ? Est-ce un phénomène commun ? Est-ce qu'il existe un traitement ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Olivia Villamy. Première diffusion : novembre 2022 À écouter aussi : ⁠A quoi sert vraiment la cellulite ?⁠ ⁠Quels sont les bienfaits du silence ?⁠ ⁠Quels sont les effets du stress sur notre santé ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Priorité santé
La tuberculose : une maladie sous-diagnostiquée

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 48:29


Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ?     La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité !  À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire.   Cartographie de la tuberculose  À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang.  Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse.   Vaccination et antibiothérapie  Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé.  Avec :  Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun.   ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale :  ► Durand Jones & The indications – Flower moon  ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

Priorité santé
La tuberculose : une maladie sous-diagnostiquée

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 48:29


Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ?     La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité !  À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire.   Cartographie de la tuberculose  À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang.  Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse.   Vaccination et antibiothérapie  Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé.  Avec :  Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun.   ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale :  ► Durand Jones & The indications – Flower moon  ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

Happy Work
Replay — C'est quoi une bonne relation manager / managé ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 6:41


Dans une équipe, tout est affaire de relations. Entre ses collègues, bien entendu, mais également avec son manager qui peux, selon les cas, être un levier de motivation ou de démotivation. Nous sommes toutes et tous différents et nous n'attendons pas les mêmes choses d'une relation au quotidien. Cependant, quand il en est de la relation managé / manager, il existe quelques fondamentaux qui devraient être la règle. Il y en a 4 selon moi. Une bonne relation manager / managé doit être :1️⃣ Équilibrée2️⃣ Respectueuse3️⃣ Enrichissante4️⃣ TransparentePour retrouver tout mon contenu, articles, vidéos, tests de personnalité =>>> www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: Michaël Randrianirina l'équilibriste

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 4:24


« C'est ce qui s'appelle jouer l'équilibriste, s'exclame Le Monde Afrique. Cinq jours après avoir été reçu au Kremlin par Vladimir Poutine, le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina, a eu les honneurs de l'Élysée où il a déjeuné, hier, avec Emmanuel Macron. Des visites coup sur coup qui illustrent la diplomatie “tous azimuts“ que le colonel malgache entend pratiquer. (…) Pour l'heure, Michaël Randrianirina, qui veut faire de sa politique “pragmatique“ et “non alignée“ un marqueur de sa présidence, n'estime pas avoir à choisir un partenaire plutôt qu'un autre. » En fait, analyse La Tribune à Antananarivo, « le récent rapprochement diplomatique entre Madagascar et la Russie, parfois célébré localement comme un acte de souveraineté et de non-alignement, dissimule de profonds enjeux géostratégiques. Pour une Russie sous sanctions, l'intérêt est structurel, pointe le quotidien malgache. Moscou convoite le port en eaux profondes de Diego-Suarez pour projeter sa flotte, vise les minerais critiques (graphite, terres rares, uranium), et déploie son système financier alternatif pour contourner la surveillance occidentale. Cependant, tempère La Tribune, cette diplomatie multisectorielle est un champ de mines pour Antananarivo. La France, qui redoute une “sahélisation“ de la région, tente de maintenir son ancrage stratégique vital dans l'océan Indien avec un pragmatisme prudent. Surtout, ce pari expose l'île à une riposte sévère de la part de Washington, note encore le quotidien malgache. En s'associant à des réseaux financiers russes sanctionnés, Madagascar risque notamment l'exclusion de l'AGOA, ce qui menacerait directement plus de 100 000 emplois dans le textile. Prise entre les grandes puissances, la Grande Île pourrait bien devenir le théâtre d'une nouvelle guerre froide plutôt que de conquérir sa véritable indépendance. » Le déjeuner à Moscou et le dessert à Paris « Quand la route de Paris passe par Moscou ! », titre pour sa part Wakatsera.com au Burkina Faso. « En moins de dix jours, le colonel Michaël Randrianirina aura serré les mains de deux présidents de la République qui sont loin de partager la même vision de la gouvernance et de la diplomatie. (…) Antananarivo, entrée dans une nouvelle ère politique dont le rythme a été dicté par la GenZ, et soucieuse de diversifier son répertoire de partenaires, Antananarivo n'a trouvé aucun mal à déjeuner à Moscou et prendre le dessert à Paris, sa table historique. Le nouvel homme fort de Tana a donc, visiblement, fait le choix de mettre ses œufs sécuritaires dans le panier russe, pointe encore Le Pays, tout en gardant ceux de la coopération classique dans le plateau français. Ce qui n'est pas sans susciter des interrogations auprès de la société civile malgache, notamment le Collectif des citoyens et la GenZ (…). »  En effet, complète Afrik.com, « si cette hyperactivité diplomatique place Madagascar sous les projecteurs, elle suscite également des doutes au sein de l'opinion publique malgache. Des voix s'élèvent pour réclamer davantage de transparence sur les accords signés en coulisses. Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes insiste sur la nécessité d'une redevabilité au retour du chef de l'État. De leur côté, les mouvements de jeunesse s'interrogent ouvertement sur les contreparties concrètes de ce rapprochement avec Paris, craignant que cette “diversification des alliances“ ne cache des engagements flous ou contraignants pour l'avenir de la Grande Île. » La France contre-attaque Pour Jeune Afrique, on assiste à « une guerre d'influence entre Paris et Moscou sur le continent africain. La France entend jouer sur ses atouts, convaincue de proposer une offre supérieure à celle de la Russie, au moins dans les domaines économique et culturel. Premier partenaire bilatéral de Madagascar, avec près d'un milliard d'euros d'échanges, la France dispose (en effet) d'un tissu économique composé de centaines d'entreprises et structuré par plus de 50 filiales dans les domaines des hydrocarbures, de l'agro-industrie, des télécoms ou des services financiers qui emploient de nombreux travailleurs locaux. » Plus largement, pointe encore Jeune Afrique, « renouveler la relation politique avec Madagascar et les partenariats avec l'ensemble des pays africains est l'objectif principal du président Macron, jusqu'au sommet Afrique-France de Nairobi, qui aura lieu les 11 et 12 mai prochain, au Kenya. Ce sera la première fois que la France organisera un tel événement dans un pays non-francophone du continent. Signe de la volonté de Paris de diversifier ses partenariats africains à l'heure où la Russie, mais aussi la Chine, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis, contestent ce que la France percevait comme son pré carré inaliénable. »

Revue de presse Afrique
À la Une: Michaël Randrianirina l'équilibriste

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 4:24


« C'est ce qui s'appelle jouer l'équilibriste, s'exclame Le Monde Afrique. Cinq jours après avoir été reçu au Kremlin par Vladimir Poutine, le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina, a eu les honneurs de l'Élysée où il a déjeuné, hier, avec Emmanuel Macron. Des visites coup sur coup qui illustrent la diplomatie “tous azimuts“ que le colonel malgache entend pratiquer. (…) Pour l'heure, Michaël Randrianirina, qui veut faire de sa politique “pragmatique“ et “non alignée“ un marqueur de sa présidence, n'estime pas avoir à choisir un partenaire plutôt qu'un autre. » En fait, analyse La Tribune à Antananarivo, « le récent rapprochement diplomatique entre Madagascar et la Russie, parfois célébré localement comme un acte de souveraineté et de non-alignement, dissimule de profonds enjeux géostratégiques. Pour une Russie sous sanctions, l'intérêt est structurel, pointe le quotidien malgache. Moscou convoite le port en eaux profondes de Diego-Suarez pour projeter sa flotte, vise les minerais critiques (graphite, terres rares, uranium), et déploie son système financier alternatif pour contourner la surveillance occidentale. Cependant, tempère La Tribune, cette diplomatie multisectorielle est un champ de mines pour Antananarivo. La France, qui redoute une “sahélisation“ de la région, tente de maintenir son ancrage stratégique vital dans l'océan Indien avec un pragmatisme prudent. Surtout, ce pari expose l'île à une riposte sévère de la part de Washington, note encore le quotidien malgache. En s'associant à des réseaux financiers russes sanctionnés, Madagascar risque notamment l'exclusion de l'AGOA, ce qui menacerait directement plus de 100 000 emplois dans le textile. Prise entre les grandes puissances, la Grande Île pourrait bien devenir le théâtre d'une nouvelle guerre froide plutôt que de conquérir sa véritable indépendance. » Le déjeuner à Moscou et le dessert à Paris « Quand la route de Paris passe par Moscou ! », titre pour sa part Wakatsera.com au Burkina Faso. « En moins de dix jours, le colonel Michaël Randrianirina aura serré les mains de deux présidents de la République qui sont loin de partager la même vision de la gouvernance et de la diplomatie. (…) Antananarivo, entrée dans une nouvelle ère politique dont le rythme a été dicté par la GenZ, et soucieuse de diversifier son répertoire de partenaires, Antananarivo n'a trouvé aucun mal à déjeuner à Moscou et prendre le dessert à Paris, sa table historique. Le nouvel homme fort de Tana a donc, visiblement, fait le choix de mettre ses œufs sécuritaires dans le panier russe, pointe encore Le Pays, tout en gardant ceux de la coopération classique dans le plateau français. Ce qui n'est pas sans susciter des interrogations auprès de la société civile malgache, notamment le Collectif des citoyens et la GenZ (…). »  En effet, complète Afrik.com, « si cette hyperactivité diplomatique place Madagascar sous les projecteurs, elle suscite également des doutes au sein de l'opinion publique malgache. Des voix s'élèvent pour réclamer davantage de transparence sur les accords signés en coulisses. Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes insiste sur la nécessité d'une redevabilité au retour du chef de l'État. De leur côté, les mouvements de jeunesse s'interrogent ouvertement sur les contreparties concrètes de ce rapprochement avec Paris, craignant que cette “diversification des alliances“ ne cache des engagements flous ou contraignants pour l'avenir de la Grande Île. » La France contre-attaque Pour Jeune Afrique, on assiste à « une guerre d'influence entre Paris et Moscou sur le continent africain. La France entend jouer sur ses atouts, convaincue de proposer une offre supérieure à celle de la Russie, au moins dans les domaines économique et culturel. Premier partenaire bilatéral de Madagascar, avec près d'un milliard d'euros d'échanges, la France dispose (en effet) d'un tissu économique composé de centaines d'entreprises et structuré par plus de 50 filiales dans les domaines des hydrocarbures, de l'agro-industrie, des télécoms ou des services financiers qui emploient de nombreux travailleurs locaux. » Plus largement, pointe encore Jeune Afrique, « renouveler la relation politique avec Madagascar et les partenariats avec l'ensemble des pays africains est l'objectif principal du président Macron, jusqu'au sommet Afrique-France de Nairobi, qui aura lieu les 11 et 12 mai prochain, au Kenya. Ce sera la première fois que la France organisera un tel événement dans un pays non-francophone du continent. Signe de la volonté de Paris de diversifier ses partenariats africains à l'heure où la Russie, mais aussi la Chine, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis, contestent ce que la France percevait comme son pré carré inaliénable. »

Happy Work
Replay — Les émotions ont-elles leur place dans le travail ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 7:30


Depuis la pandémie, les émotions sont, enfin, devenu un vrai sujet en entreprise. Mais, comme tout nouveau sujet, il y a un temps d'adaptation et d'apprentissage pour le maîtriser.Nous sommes des êtres humains donc, OUI, nous avons des émotions, positives et négatives, et les laisser à la porte de l'entreprise semble être mission impossible. Cependant, il faut bien distinguer les émotions positives et les négatives dans la façon de les exprimer... et de les traiter.Dans cet épisode, je donne quelques clés pour faire en sorte que nos émotions positives aient un maximum d'impact autour de vous car, oui, une émotion positive exprimée envoie des ondes positive autour de vous, mais j'explique surtout en quoi la forme est aussi importante que le fond dans l'expression de nos émotions.Et découvrez tous mes contenus (vidéos, articles, tests de personnalité...) en vous rendant sur mon blog : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Groupes violents, le mythe de l'Hydre", "Oui, notre agriculture plonge" et "C. Kushner, cet ambassadeur qui ne nous aime pas"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 18:44


Ce mardi 24 février, une réunion s'est tenue à l'Élysée pour faire le point sur les groupuscules politiques violents. Après le décès de Quentin Deranque et le débat politique extrêmement animé en France, Emmanuel Macron a décidé de l'organiser. Selon David Revault d'Allonnes, c'est le mythe de l'hydre. Il pense qu'il faut évidemment couper toutes les têtes qui sont nombreuses. Le Salon de l'Agriculture 2026 a ouvert ses portes le samedi 21 février. Il y a une quinzaine d'années, Marc Touati se souvenait que le Salon était animé, qu'il y avait une certaine joie, mais cette année, c'était d'une tristesse incroyable. Il est marqué par un déficit commercial agricole et agroalimentaire. Charles Kushner, l'ambassadeur des États-Unis en France était convoqué à la suite des commentaires de l'administration Trump sur la mort de Quentin Deranque. Cependant, il ne s'est pas présenté au ministère des Affaires étrangères. Selon Abnousse Shalmani, définitivement, cet ambassadeur ne nous aime pas. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
Après Munich, peut-on dire que la doctrine internationale de Trump a changé ? / Déclassement économique français : réalités, perceptions, perspectives

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 64:25


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 20 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l'Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d'État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s'était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d'un « effacement civilisationnel ».Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d'abord « rassuré », en affirmant la permanence d'un lien transatlantique façonné par l'histoire et l'héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l'ère transatlantique n'est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l'Europe. »Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l'idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d'État américain n'a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l'Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l'idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l'Europe : l'« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s'associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l'administration Trump selon laquelle l'ONU n'a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n'a guère changé. D'ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l'idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVESPour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l'Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l'Italie. Par ailleurs, l'écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. C'est 3 points de plus qu'il y a un an et 22 de plus qu'il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l'Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l'avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n'étaient « que » 38 %. Cependant, l'enquête de l'Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s'améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n'a pas changé au fil des ans.Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l'année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l'inflation pourrait soutenir le pouvoir d'achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l'heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

7 milliards de voisins
Femmes agricultrices : comment améliorer leur statut ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 48:23


Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ?  Avec :  • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent     En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.

7 milliards de voisins
Femmes agricultrices : comment améliorer leur statut ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 48:23


Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ?  Avec :  • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent     En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.

Décryptage
Soumission chimique : un enjeu de santé publique

Décryptage

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 19:30


La soumission chimique est un mode opératoire criminel dont on a à nouveau parlé, cette semaine, avec la publication du livre de Gisèle Pélicot, victime des viols de Mazan. Cependant, il ne s'agit pas d'une arme utilisée seulement pour droguer une femme et la violer.   Elle peut, par exemple, être un moyen de capter un héritage ou de prendre le dessus face à un concurrent, quel que soit le domaine. Il y a autant d'histoires qu'il y a de victimes. Pour mener le combat, il faut de la formation, de l'éducation, une prise de conscience et chasser les idées reçues. Avec :  - Leïla Chaouchi, pharmacienne, fondatrice du CRAFS (Centre de Référence sur les Agressions Facilitées par les Substances), experte nationale de l'enquête Soumission Chimique auprès de l'ANSM, autrice de Soumission chimique. Pour en finir avec les idées reçues (J.-C. Lattès)

Passages
L'ivresse amoureuse

Passages

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 50:46


Quand Andrée et Jean-Pierre se rencontrent, ils savent très vite que rien ne peut arrêter leur histoire d'amour, même s'ils sont tous les deux mariés. Cependant, les conséquences de cette relation adultère ne sont pas les mêmes pour l'un et l'autre, et Andrée, pour supporter ces tiraillements, finit par plonger dans l'alcool, ce qui aura raison de son idylle avec Jean-Pierre. Des années plus tard, alors qu'elle a 70 ans et qu'il en a 88, Andrée rappelle Jean-Pierre le jour de son anniversaire. Le temps et les épreuves auront-ils eu raison de leur amour ? Cet épisode de Passages a été tourné et monté par Léna Adami, la réalisation et le mix sont de Thomas Loupias, Louise Hemmerlé est à la production.Si vous aussi vous voulez nous raconter votre histoire dans Passages, écrivez-nous en remplissant ce formulaire.Vous souhaitez soutenir la création et la diffusion des projets de Louie Media ? Vous pouvez le faire via le Club Louie. Chaque participation est précieuse. Nous vous proposons un soutien sans engagement, annulable à tout moment, soit en une seule fois, soit de manière régulière. Au nom de toute l'équipe de Louie : MERCI !Pour avoir des news de Louie, des recos podcasts et culturelles, abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici. Et suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les podcasts de l'ISP
Interview de Yves Saint-Geours

Les podcasts de l'ISP

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 79:19


C'est un invité exceptionnel que nous recevons aujourd'hui à l'ISP en la personne d'Yves Saint-Geours. Yves Saint-Geours bonjour. Les mots manquent pour décrire votre parcours. Vous êtes diplomate, ancien ambassadeur et actuel président du Conseil d'administration de l'institut pasteur. Emmanuel Macron vous a par ailleurs nommé l'année dernière co-président de la commission franco-haïtienne sur la double dette haïtienne. Tout au long de votre parcours, qui a débuté dans l'enseignement, vous avez multiplié les expériences jusqu'à acquérir une connaissance unique du fonctionnement de l'Etat. Vous avez notamment été conseiller au cabinet de deux ministres des affaires étrangères, mais aussi ambassadeur en Bulgarie, au Brésil et en Espagne. Vous avez également présidé l'établissement public du Grand Palais des Champs-Elysées. Agrégé d'histoire et diplômé d'études approfondies ibériques et ibéro-américaines, vous êtes par ailleurs un fin connaisseur de l'Amérique latine. Vous avez notamment écrit « La vie quotidienne en Amérique du Sud au temps de Bolivar : 1809-1830 » chez Hachette, ainsi que « L'Amérique latine de l'Indépendance à nos jours », chez PUF. Cependant, c'est une autre de vos multiples casquettes qui nous vaut de vous recevoir aujourd'hui. En effet, vous connaissez bien le monde judiciaire puisque vous avez été désigné par le président de la République comme membre du Conseil supérieur de la magistrature, fonction que vous avez exercée entre 2019 et 2022. Pendant quatre années, vous avez donc participé à la nomination des plus hauts magistrats du monde judiciaire, sillonné la France pour aller à la rencontre des juges et procureurs dans leurs tribunaux, participé activement à la déontologie et à la discipline des magistrats et surtout – car il s'agit de la mission première du Conseil – assisté le président de la République dans la préservation de l'indépendance de l'autorité judiciaire. Encore, un autre point de votre parcours hors norme nous intéresse particulièrement et intéressera tout particulièrement ceux de nos auditeurs qui passent les concours. En effet, à l'issue de votre passage au CSM, vous avez été pendant plusieurs années le référent de l'épreuve de connaissance et compréhension du monde contemporain du concours d'entrée à l'Ecole Nationale de la magistrature. Dit plus prosaïquement, la dissertation de culture générale du concours de l'ENM, c'est vous ! Vous êtes la personne qui se cache notamment derrière le sujet de 2023 « être citoyenne et citoyen aujourd'hui » et celui de 2025 « Les océans et les mers ». Yves Saint-Geours, nous avons mille questions à vous poser, en vous remerciant tout d'abord à nouveau d'avoir accepté de répondre à l'invitation de l'ISP.

Le focus Éco
Publicité sur mesure : l'innovation de Winter Mushroom avec son fondateur Grégoire Audibert

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 6:51


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Grégoire Odibert, le fondateur de Winter Mushroom, nous fait découvrir son entreprise innovante qui développe la publicité en magasin. Winter Mushroom a développé une technologie de pointe permettant d'adapter le contenu publicitaire affiché sur des écrans en fonction des personnes qui se trouvent devant. Grâce à des caméras détectant le sexe et l'âge des passants, les publicités peuvent être ciblées avec précision, offrant une expérience plus pertinente et engageante pour les consommateurs.Cependant, Grégoire Odibert est très attentif aux enjeux éthiques liés à l'utilisation de ces données personnelles. Il explique en détail les mesures prises par son entreprise pour se conformer à la réglementation et respecter la vie privée des individus, comme l'interdiction de stocker les images captées ou la possibilité pour les passants de s'opposer au traitement de leurs données.L'invité revient également sur les défis de convaincre les commerçants d'adopter cette technologie innovante, alors que certaines promesses avaient été déçues par le passé. Mais grâce à des démonstrations convaincantes, Winter Mushroom parvient à séduire de plus en plus de clients, du retail au prêt-à-porter, en passant par les foncières commerciales et les régies publicitaires.Grégoire Odibert partage aussi son point de vue sur l'omniprésence de la publicité dans notre quotidien, estimée à 10 000 messages par jour. Il explique en quoi le ciblage publicitaire est devenu essentiel pour se démarquer, tout en évitant les pièges des géants du numérique comme Google qui dominent le marché.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
Après le vote du budget, l'immobilisme jusqu'en 2027 ? / Quel sera le Japon de Sanae Takaichi ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 65:16


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. 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Choses à Savoir SCIENCES
Les pharaons ont-ils simplement rénové la Grande Pyramide ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:30


La Grande Pyramide de Gizeh est traditionnellement attribuée au pharaon Khéops, vers 2600 avant notre ère. Ce consensus archéologique repose sur des inscriptions, des datations indirectes et le contexte historique de l'Ancien Empire égyptien. Pourtant, une hypothèse récente vient bousculer cette chronologie bien établie : et si les pharaons n'avaient pas construit la pyramide, mais simplement restauré un monument beaucoup plus ancien ?Cette idée est défendue par Alberto Donini, ingénieur à l'University of Bologna. Dans une étude encore préliminaire et non validée par les pairs, il suggère que la Grande Pyramide pourrait remonter à une période antérieure à l'émergence de la civilisation égyptienne classique.Son raisonnement s'appuie sur plusieurs observations. D'abord, certaines parties internes du monument présentent des traces d'érosion et d'altération qui, selon lui, seraient difficiles à expliquer par seulement 4 600 ans d'exposition. Il évoque notamment des formes d'usure qui pourraient indiquer un contact prolongé avec de grandes quantités d'eau, dans un contexte climatique beaucoup plus humide que celui de l'Égypte pharaonique connue.Autre argument : l'extraordinaire précision géométrique de la pyramide. L'alignement quasi parfait sur les points cardinaux et les proportions mathématiques remarquables suscitent depuis longtemps l'admiration. Pour Donini, ce niveau de maîtrise pourrait provenir d'un héritage technologique antérieur, transmis ou redécouvert par les bâtisseurs égyptiens, plutôt que d'une invention purement locale et soudaine.Dans ce scénario, les pharaons auraient trouvé une structure déjà existante, partiellement endommagée, qu'ils auraient consolidée, habillée de nouveaux blocs et intégrée à leur propre tradition religieuse, en la transformant en tombe royale. Autrement dit, Khéops n'aurait pas été le constructeur originel, mais le grand rénovateur d'un édifice hérité.Cependant, cette hypothèse reste hautement controversée. Les égyptologues soulignent que les carrières identifiées, les outils retrouvés, les graffitis de chantiers et l'organisation logistique connue de l'Ancien Empire concordent fortement avec une construction sous le règne de Khéops. De plus, aucune preuve matérielle indiscutable ne démontre l'existence d'une civilisation antérieure capable d'ériger un tel monument sur le plateau de Gizeh.Ce débat illustre un aspect essentiel de la science : la remise en question permanente. Proposer une idée audacieuse ne suffit pas ; elle doit être testée, vérifiée et confrontée aux données existantes. Pour l'instant, l'hypothèse d'une pyramide pré-pharaonique demeure spéculative.Mais elle a le mérite de rappeler à quel point la Grande Pyramide reste un objet de fascination et de mystère. Même après des siècles d'études, ce monument continue de nourrir des questions fondamentales sur les capacités techniques, l'organisation sociale et l'histoire profonde de l'humanité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Replay — Faut-il avoir peur de l'Intelligence Artificielle ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 6:28


Depuis plusieurs années, l'intelligence artificielle (IA) a connu une croissance exponentielle et s'est imposée comme l'une des technologies les plus disruptives de notre époque. L'IA est utilisée dans de nombreux domaines, tels que la médecine, la finance, l'agriculture et même l'industrie du divertissement dont je fais partie d'une certaine manière. Eh oui, mes livres, mes romans, mes podcasts pourront-ils être créés par Chat GPT sans même que je n'y jette un œil ?Eh oui, cette innovation technologique soulève des questions sur son impact sur l'emploi. En effet, certains craignent que l'IA ne supprime des emplois à grande échelle, ce qui pourrait entraîner une instabilité économique et sociale.Il est à noter que ce genre de crainte n'est pas nouveau. Au début du 19ième siècle, un mouvement de révolte anglais, le « luddisme », consistait à détruire les machines à tisser qui supprimaient un grand nombre d'emplois. À l'époque, la méthode utilisée pour calmer ce mouvement a été de menacer de peine de mort tout participant… un tantinet radical.Cependant, la crainte légitime de perte d'emplois du fait de l'automatisation n'a pas empêché l'Angleterre de connaître au 19ième siècle de connaître sa plus grande période de croissance économique.En sera-t-il de même pour l'IA ?Dans cet épisode, nous allons examiner si l'IA va supprimer des emplois et quelles sont les implications pour les salariés et les entreprises.Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Aélis de France, la reine captive : promise à Richard Cœur de Lion, elle deviendra un pion dans les luttes de pouvoir

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 1:58


Fiancée à Richard Cœur de Lion à neuf ans, la princesse Aelis de France est emmenée en Angleterre et laissée à la merci du roi Henri II…Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante d'Aélis de France, une princesse capétienne promise en mariage à Richard Cœur de Lion, le fils du roi Henri II Plantagenêt. Dès l'âge de 9 ans, Aélis est envoyée à l'abbaye de Fontevraud pour y être élevée, dans le cadre d'un traité de paix entre les deux royaumes. Cependant, les intrigues et les retournements de situation vont transformer le destin de cette jeune fille en un véritable drame.Condamnée à 26 ans de captivité par les Plantagenêts, Aélis subira les pires humiliations, notamment lorsque le roi Henri II l'abuse sexuellement. Son mariage avec Richard Cœur de Lion, pourtant promis depuis leur plus jeune âge, n'aura jamais lieu. Ballottée entre les deux puissantes familles royales, Aélis deviendra un véritable pion dans les luttes de pouvoir entre la France et l'Angleterre.À travers ce récit haletant, Franck Ferrand nous fait revivre les intrigues de cour, les trahisons et les conflits qui ont marqué le XIIe siècle. Il nous invite à nous interroger sur le sort réservé à ces femmes de la haute noblesse, souvent réduites au rang de monnaie d'échange dans les jeux de pouvoirs.

Le focus Éco
Apprendre l'anglais, un atout incontournable pour les Français avec Nathanel Wright

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 7:20


Cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", met en lumière le parcours de Nathanaël Wright, président fondateur de Wall Street English en France. Avec ses 65 écoles réparties sur tout le territoire, Wall Street English s'impose comme le leader incontesté dans l'apprentissage de l'anglais.Nathanaël Wright partage sans détour les défis auxquels font face les Français dans l'apprentissage des langues étrangères. Malgré leur niveau relativement faible en comparaison avec leurs voisins européens, il souligne que la maîtrise de l'anglais représente pourtant un atout majeur sur le plan professionnel, avec un gain moyen de 4 300 euros par an pour les francophones qui le parlent couramment.L'invité revient également sur les raisons historiques de cette difficulté des Français à s'approprier l'anglais, liée notamment à l'importance de la langue française dans le monde. Cependant, il met en garde contre les idées reçues sur la facilité d'apprentissage de l'anglais, rappelant que c'est une langue tout aussi complexe que l'allemand.Le cœur de cet épisode réside dans la présentation du modèle pédagogique unique de Wall Street English, qui a permis à l'entreprise de s'imposer face à ses concurrents. Grâce à une méthode de "pédagogie inversée", les élèves sont tenus de préparer leurs cours en amont, ce qui garantit une meilleure implication et des progrès plus rapides. Cette approche innovante, couplée à une stratégie commerciale axée sur les particuliers plutôt que sur les entreprises, a été déterminante dans le succès de Wall Street English en France.Nathanaël Wright évoque également les défis à venir, notamment avec la réforme du Compte Personnel de Formation (CPF) qui pourrait pénaliser les apprenants les plus modestes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
Aélis de France, la reine captive : promise à Richard Cœur de Lion, elle deviendra un pion dans les luttes de pouvoir

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 22:38


Fiancée à Richard Cœur de Lion à neuf ans, la princesse Aelis de France est emmenée en Angleterre et laissée à la merci du roi Henri II…Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante d'Aélis de France, une princesse capétienne promise en mariage à Richard Cœur de Lion, le fils du roi Henri II Plantagenêt. Dès l'âge de 9 ans, Aélis est envoyée à l'abbaye de Fontevraud pour y être élevée, dans le cadre d'un traité de paix entre les deux royaumes. Cependant, les intrigues et les retournements de situation vont transformer le destin de cette jeune fille en un véritable drame.Condamnée à 26 ans de captivité par les Plantagenêts, Aélis subira les pires humiliations, notamment lorsque le roi Henri II l'abuse sexuellement. Son mariage avec Richard Cœur de Lion, pourtant promis depuis leur plus jeune âge, n'aura jamais lieu. Ballottée entre les deux puissantes familles royales, Aélis deviendra un véritable pion dans les luttes de pouvoir entre la France et l'Angleterre.À travers ce récit haletant, Franck Ferrand nous fait revivre les intrigues de cour, les trahisons et les conflits qui ont marqué le XIIe siècle. Il nous invite à nous interroger sur le sort réservé à ces femmes de la haute noblesse, souvent réduites au rang de monnaie d'échange dans les jeux de pouvoirs.

Choses à Savoir
Pourquoi parle-t-on de “diagonale du vide” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 2:44


En France, l'expression « diagonale du vide » désigne une vaste bande de territoires traversant le pays du nord-est au sud-ouest, caractérisée par une faible densité de population et un déclin démographique ancien. Elle s'étend approximativement des Ardennes jusqu'aux Pyrénées, en passant par la Champagne, le Morvan, le Massif central et le Limousin.L'expression apparaît dans les années 1980 sous la plume de géographes et de démographes. Elle vise à décrire une diagonale quasi continue de zones rurales en perte d'habitants, par opposition aux régions plus dynamiques : littoraux, grandes métropoles et grands axes de circulation. Le terme est volontairement frappant, mais il est parfois jugé excessif, car ces territoires ne sont évidemment pas « vides » : ils sont simplement beaucoup moins peuplés que la moyenne nationale.Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir à l'histoire économique du pays. Jusqu'au XIXᵉ siècle, une large partie de ces régions vivait de l'agriculture, de l'élevage et de petites industries locales. Avec l'industrialisation puis la tertiarisation, l'emploi s'est concentré dans les grandes villes et les bassins industriels. Les jeunes générations ont migré vers les zones offrant davantage d'opportunités, provoquant un exode rural massif.Aujourd'hui, la France compte en moyenne environ 122 habitants par km². Dans de nombreux départements situés dans la diagonale du vide, cette densité tombe sous les 40 habitants par km². C'est le cas, par exemple, de la Creuse (environ 21 hab./km²), de la Lozère (environ 15 hab./km²) ou du Cantal (environ 25 hab./km²). À titre de comparaison, l'Île-de-France dépasse les 1 000 habitants par km².Ces territoires cumulent souvent plusieurs fragilités :Une population vieillissante : la part des plus de 60 ans y est nettement supérieure à la moyenne nationale.Un solde naturel négatif : plus de décès que de naissances.Un accès plus difficile aux services (médecins, transports, commerces, écoles).Selon les données de INSEE, près de 40 % des communes françaises comptent moins de 500 habitants, et une grande partie d'entre elles se situe dans cette diagonale.Cependant, la notion de « vide » est trompeuse. Ces espaces sont riches en paysages, en patrimoine et en ressources naturelles. De plus, depuis les années 2010, certaines zones connaissent un léger regain d'attractivité, porté par le télétravail, la recherche d'une meilleure qualité de vie et le coût élevé de l'immobilier dans les grandes villes.La diagonale du vide n'est donc pas une zone désertée, mais plutôt un ensemble de territoires en transition, confrontés à des défis démographiques majeurs, mais aussi porteurs de nouvelles opportunités. Elle rappelle surtout que la géographie humaine française reste profondément marquée par les choix économiques et sociaux des deux derniers siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage Afrique
À Madagascar, la culture zafimaniry, connue pour son art du bois, est menacée

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:23


À Madagascar, ils sont moins de 15 000 habitants à vivre « au pays des brumes », en bordure sud des Hautes Terres. Là-bas, au milieu de collines aujourd'hui largement dénudées après des décennies de déforestation massive, le peuple zafimaniry s'interroge sur la voie à suivre. Cette communauté, connue pour son art du bois — inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité — et pour sa relation étroite à la nature, doit désormais s'adapter pour survivre. L'Institut français de Madagascar organisait une conférence-débat autour de « l'identité zafimaniry face à la mondialisation ». De notre correspondante à Antananarivo, Il est le seul magistrat issu du peuple zafimaniry : Johnny Andriamahefarivo, ancien ministre de la Justice, a tous ses souvenirs d'enfant accrochés aux bois sculptés de son village. « Nous sommes un peuple de la forêt. Nous vivons de la forêt, vous voyez donc les constructions en bois, montre l'ancien ministre de la Justice. La porte, les volets, les fenêtres, les chaises : tout est gravé et chaque gravure a une signification particulière. On y tient des conceptions un peu ésotériques, la foi, la connaissance, mais aussi nos croyances. » Des croyances et des rituels uniques sont propres à cette culture zafimaniry, comme l'art du tressage des cheveux, un langage corporel silencieux. Ce sont 17 types de tresses qui ont été recensés, chacun porteur d'une symbolique et d'un usage précis, un code lu par le village tout entier. Cependant, souligne l'enfant du pays : « Si nous sommes restés au fin fond de la brousse, aujourd'hui, cette brousse est débroussaillée par la déforestation. Il nous faut sortir de là-bas pour essayer d'autres moyens, disons, de vie. » « Le monde bouge et ils s'adaptent »  Pour ce peuple minoritaire et isolé sur l'île, tout l'enjeu est l'adaptation. L'ingénieur forestier et photographe TangalaMamy s'est pris d'amitié et d'amour pour les Zafimaniry et travaille auprès d'eux depuis plus de 10 ans. À travers ses clichés, il documente cette culture méconnue et en perpétuelle mutation. « Il y a 13 ans, il n'y avait pas de réseau, il fallait aller en haut d'une montagne pour avoir du réseau. Maintenant, tout le monde a un smartphone, tout le monde a son antenne Canalsat. C'est une mutation normale. Il y a le monde qui bouge et ils s'adaptent, explique le photographe. Ils ne vont pas habiter continuellement dans des cases en bois alors que ce bois, il faut désormais parcourir des kilomètres pour en trouver. » Et TangalaMamy d'expliquer que les traditions persistent : « Même dans les maisons en dur, aujourd'hui, le coin des ancêtres est présent. Les offrandes y sont faites. Quand il y a une naissance, on ne donne le nom de l'enfant qu'après que le cordon ombilical soit tombé. »  Reste une question : combien de traditions survivront, alors que certaines disparaissent déjà ? « Il faut qu'on sanctuarise une part de cette identité qui est en train de partir sans qu'on puisse en transmettre la mémoire à nos enfants, insiste le chroniqueur Vanf qui, tout comme TangalaMamy, appelle à une mobilisation du ministère de la Culture. Qu'on crée quelque part un espace visible, “marketing” même – et ce n'est pas grave d'employer ce mot-là –, où restaurer une ou plusieurs cases traditionnelles, les mettre un peu à part, afin que nous-mêmes, aussi bien Malgaches qu'étrangers, puissions transmettre cette culture mémorielle. » Une culture mémorielle, une culture toujours vivante aujourd'hui, mais plus que jamais menacée. À lire aussiMadagascar: lancement d'une gigantesque campagne de reboisement

Chronique de Mamane
Les Gondwanais sont de grands voyageurs mais il y a voyage et voyage

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 2:41


Les Gondwanais adorent voyager. Cependant, il y a des voayges qui énervent le Gondwanais lambda: les évacuations sanitaires...

Chronique de Mamane
Les Gondwanais sont de grands voyageurs mais il y a voyage et voyage

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 2:41


Les Gondwanais adorent voyager. Cependant, il y a des voayges qui énervent le Gondwanais lambda: les évacuations sanitaires...

L’Heure du Monde
Gaza : vers la deuxième phase du « plan de paix »

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 21:53


Les violations israéliennes du cessez-le-feu à Gaza se multiplient depuis le 10 octobre 2025, date de l'annonce de l'arrêt supposé des combats. Plus de 500 Palestiniens ont été tués et 1 400 autres blessés. Cependant, l'Etat hébreu considère que la première phase du « plan de paix » de Donald Trump pour l'enclave est achevée depuis le rapatriement en Israël de la dépouille du dernier otage israélien.La deuxième phase devrait donc commencer à être mise en œuvre, avec son lot d'incertitudes. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé, mardi 27 janvier, que son pays allait désormais se concentrer sur deux missions, à savoir « désarmer le Hamas et démilitariser Gaza ».Comment les négociations politiques autour du conflit à Gaza progressent-elles ? Quelle est la situation humanitaire pour les plus de 2 millions d'habitants du territoire ? La région peut-elle espérer une paix durable ? A l'occasion de cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Luc Bronner, correspondant du Monde à Jérusalem, nous explique l'évolution du conflit dans la bande de Gaza.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extrait d'une interview d'Avi Berman, un retraité israélien, conduite par l'Agence France-Presse, le 26 janvier.Cet épisode de podcast a été publié le 4 février 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Les parents n'ont-ils vraiment pas d'enfant(s) préféré(s) ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 5:59


Dans de nombreuses familles, il arrive que certains enfants aient l'impression qu'un parent privilégie un enfant en particulier. Pourtant, lorsqu'on leur pose la question, la plupart des parents affirment aimer chacun de leurs enfants de la même façon. Cependant, plusieurs recherches suggèrent qu'en réalité, une majorité de parents auraient effectivement un enfant favori. Quels sont les critères qui font qu'un enfant est le “préféré” ? Est-ce uniquement lié à la personnalité de l'enfant ? Ce favoritisme peut-il avoir des conséquences sur les autres enfants ?  Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Pourquoi fait-on de moins en moins d'enfants ? Pourquoi les enfants sortent moins qu'avant ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Symptômes
Quand une crise de convulsion sauve la vie d'un patient

Symptômes

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 16:24


REDIFF - Nous sommes en décembre 2022 quand le médecin urgentiste Florent Maillet reçoit un jeune patient âgé de 23 ans. Il souffre depuis quelques temps d'une fièvre et d'une toux. Rien d'inquiétant jusque-là, car cette période est frappée par la triple épidémie de Grippe, Covid-19 et Bronchiolite... Cependant, un troisième symptôme retient l'attention de l'urgentiste : des troubles de confusion... Le jeune homme passe la nuit aux urgences quand, sans explications, il convulse au petit matin... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’Heure du Monde
Minneapolis, laboratoire de la politique anti-immigration de Donald Trump

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 23:52


En moins de trois semaines, deux personnes ont été tuées à Minneapolis, dans le Minnesota, par des agents fédéraux américains. La première, Renee Good, était au volant de sa voiture sur les lieux d'une opération de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement), la police anti-immigration. Le second, Alex Pretti, filmait une intervention de la Customs and Border Protection, la police des frontières.Dans les deux cas, le même schéma se répète : des vidéos filmées par des témoins montrent des citoyens qui ne représentaient aucun danger direct pour les agents fédéraux. Une version pourtant contredite dans les heures qui ont suivi par l'administration Trump, prompte à évoquer des « terroristes de l'intérieur ».L'ICE et la Customs and Border Protection sont massivement déployées, depuis plusieurs semaines, dans la ville démocrate du nord des Etats-Unis. Censés traquer les immigrés illégaux délinquants, leurs agents ont jusqu'à présent mené des milliers d'arrestations, usant de méthodes peu orthodoxes. Cependant, face à l'onde de choc qu'ont provoquée les décès de Renee Good et Alex Pretti, Donald Trump semble vouloir temporiser : le chef de la police aux frontières, très décrié, quitte la ville avec une partie de ses troupes.Pourquoi l'ICE a-t-elle été spécifiquement envoyée dans le Minnesota ? Qui sont ses agents masqués qui tuent en toute impunité ? Comment le pays réagit-il à ces deux drames ? Réponses dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Nicolas Chapuis, correspondant du Monde à New York.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia et Esther Michon. Réalisation : Thomas Zeng. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sounds. Présentation et suivi éditorial : Sophier Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits d'une vidéo amateur tournée à Minneapolis, le 24 janvier 2026 ; d'une conférence de presse de Kristi Noem, la secrétaire à la sécurité intérieure des Etats-Unis, le 8 janvier 2026.Cet épisode de podcast a été diffusé le 29 janvier 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cultivate your French
Champagne ou vin mousseux? Le choix pour l'anniversaire de Papy

Cultivate your French

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 7:21


Dimanche, nous avons fêté l'anniversaire de mon père alias Papy Michel. Il avait choisi le même gâteau que Lisa pour son anniversaire : un merveilleux ! Et bien sûr, en accompagnement, nous avons bu quelques bulles.  Nous avions choisi pour mon père, des bulles qu'il aime particulièrement : celles de la Clairette de Die. C'est un vin mousseux de la Drôme. Cependant, nous aimons aussi boire du Champagne, particulièrement pendant les fêtes. C'est ce que je vous raconte aujourd'hui.  Dans la lettre qui accompagne cet épisode, nous parlerons davantage du Champagne parce que c'est un sujet passionnant. Vous aurez également accès aux anciens épisodes sur le champagne déjà diffusé sur le podcast. Vous pouvez vous abonner aux lettres du podcast sur www.cultivateyourfrench.com

Invité Afrique
Un an après la prise de Goma par l'AFC/M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, retour sur les combats

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 8:22


En janvier 2025, la Monusco est confrontée à une double mission : protéger les civils tout en assurant la sécurité de son propre personnel, pris dans cinq jours d'affrontements intenses. Vivian van de Perre est la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la protection et les opérations de la Monusco et en est la cheffe par intérim. Elle se trouvait à Goma au moment des combats. Un an après, comment a-t-elle personnellement vécu cette bataille ? Elle répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Un an après la prise de la ville par l'AFC/M23, comment avez-vous personnellement vécu cette bataille et ces moments de bascule pour la Monusco ? Vivian van de Perre : Merci beaucoup pour la question. La bataille de Goma, en janvier 2025, nous ne l'oublierons jamais, qu'il s'agisse de la population, des combattants des deux camps ou des Casques bleus eux-mêmes. C'est la bataille la plus intense que nous ayons connue dans l'est du pays, de par son ampleur. Elle n'a absolument rien de comparable avec la prise de Goma en 2012. Cette fois-ci, il s'agissait d'une bataille urbaine intense et prolongée. Ces journées ont été un choc par leur intensité et par ce qu'elles ont signifié pour la population de Goma et pour la mission de la Monusco, dont le mandat est de protéger les civils. Dans la ville, le sentiment immédiat n'était pas celui de considérations géopolitiques abstraites, mais celui de l'urgence. Le bruit et l'impact continus des armes légères et lourdes, la pression exercée par l'arrivée massive de civils et de personnels en uniforme venus chercher refuge dans les bases de la Monusco et la responsabilité, au milieu de tout cela, de maintenir nos Casques bleus opérationnels et concentrés malgré les risques auxquels ils étaient eux-mêmes exposés, ont constitué un véritable défi. Le 28 janvier, vous vous en souvenez peut-être, je faisais un briefing devant le Conseil de sécurité. La bataille de Goma n'était pas encore terminée. Mais la nuit, l'intensité diminuait en raison de l'obscurité. J'ai donc pu informer le Conseil depuis Goma et leur dire que la violence devait cesser immédiatement, car la situation échappait à tout contrôle d'une manière susceptible d'entraîner l'ensemble de la région dans un conflit encore plus profond. On avait vraiment le sentiment qu'il s'agissait d'un moment ou tout pouvait basculer et c'est la crainte qu'on avait. Nos bases — les bases de la Monusco — étaient touchées, tout comme les résidences de notre personnel. Et bien sûr, l'ensemble de la population civile de Goma et de ses environs était également affectée. Nous avons été pris dans des tirs croisés. Il ne s'agissait pas d'une attaque directe contre l'ONU, mais nous étions pris dans les tirs croisés. Dans le même temps, nous recevions des civils et des personnels de sécurité qui avaient besoin de protection, dans toutes nos bases — dans nos bases militaires autour de Goma, comme dans nos bases civiles. Il y avait donc un véritable sentiment d'urgence et une intensité sans précédent. Mais un an plus tard, dispose-t-on aujourd'hui d'un rapport consolidé du nombre de civils tués à Goma lors de cette bataille de janvier 2025 ? Et quelles sont les principales difficultés pour documenter ces chiffres aujourd'hui ? On n'a pas véritablement de chiffres précis. Le brouillard de la guerre est tel qu'il est très difficile d'établir un bilan civil pleinement consolidé et vérifié de manière indépendante, car les combats actifs ont tout perturbé — l'accès aux sites, aux dossiers médicaux, les hôpitaux étaient débordés, les communications coupées, et les conditions nécessaires pour mener des vérifications en toute sécurité n'étaient pas réunies. En outre, les gens avaient peur. Ils craignaient d'être ciblés. L'intimidation des survivants et des témoins représentait un risque réel. Il y a ensuite eu des déplacements de population, à la fois volontaires et fortement encouragés, voire forcés, ce qui compliquait les recherches. Les familles se déplaçaient. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les corps étaient très rapidement collectés et mis en terre afin d'éviter la propagation de maladies transmissibles. À cela s'ajoute le fait que, puisque nous combattions aux côtés du gouvernement de la RDC pendant la bataille de Goma, nous étions à ce moment-là considérés comme une partie au conflit. Nous n'avions donc pas la liberté de mouvement et ne pouvions pas circuler librement. Il est donc difficile de se prononcer avec précision. Les estimations varient largement. C'est pourquoi nous souhaitons soutenir l'intervention d'un organe indépendant, comme la commission d'enquête récemment créée par le Conseil des droits de l'Homme, afin qu'elle devienne opérationnelle avec des ressources adéquates et, surtout, qu'elle bénéficie d'un accès sans restriction. La Monusco est prête à les soutenir, ainsi que d'autres mécanismes nationaux, pour enquêter sur ces incidents graves, prévenir les récidives et rendre justice aux victimes, le moment venu. Qu'est-ce qui a été, selon vous, déterminant dans la chute de Goma ? Au-delà des faiblesses connues des forces congolaises, quel a été concrètement le rôle de la Monusco face à l'avancée de l'AFC/M23 appuyé par l'armée rwandaise ? Qu'est-ce qui a fait que très rapidement, Goma s'est retrouvé dans une situation où l'AFC/M23 n'a pas trouvé de résistance armée, alors qu'il y avait la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), la Monusco, les FARDC, les Wazalendo… Oui, nous nous étions préparés à l'éventualité que Goma soit attaquée. Mais je tiens à réaffirmer que ce M23 n'est pas le même que celui de 2012. Le qualifier simplement de groupe armé ou de groupe rebelle ne rend pas compte du niveau d'équipement et d'organisation qu'il a atteint. Et comme nous le savons tous, il bénéficie du soutien de pays voisins, ce qui a été largement établi par différents rapports. Il ne s'agissait donc pas tant d'un combat contre un groupe rebelle que d'un affrontement qui ressemblait presque à un conflit entre deux armées conventionnelles. L'ampleur des combats était sans précédent. Nous étions désavantagés dans l'utilisation de nos technologies en raison du brouillage très actif des signaux GPS pendant la bataille — et, soit dit en passant, cela se poursuit encore aujourd'hui —, ce qui nous empêchait d'utiliser nos hélicoptères et nos drones. Nous ne pouvions pas utiliser nos équipements technologiques. Et l'ampleur de l'attaque était considérable. J'ai également vu autour de l'aéroport des combats extrêmement violents. Ce n'est pas comme si le M23 était simplement entré et avait pris le contrôle, comme en 2012. C'était une bataille extrêmement intense. J'ai vu les forces gouvernementales se battre très violemment à l'aéroport et subir de lourdes pertes. Cela nous amène à réfléchir aux leçons à tirer. Tout d'abord, il y a eu un mépris répété des décisions prises par le Conseil de sécurité, par l'Union africaine, par la Communauté d'Afrique de l'Est et par la SADC, pour n'en citer que quelques-unes. Tous ont cherché à empêcher une escalade du conflit. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2773 après la chute de Goma. Cependant, cela n'a pas empêché l'extension du conflit, qui s'est poursuivi jusqu'à Bukavu, qui est également tombée — même si ce ne fut pas à l'issue d'une bataille aussi intense que celle de Goma. De même, la signature récente de l'accord de Washington n'a pas empêché la prise d'Uvira. Deuxièmement, tout processus de paix qui n'est pas ancré dans les droits humains et dans la protection des civils est fragile dès le départ. Il faut considérer la protection des droits humains comme une mesure de confiance. Sans s'attaquer, au moins en partie, aux causes profondes du conflit et si l'on cherche à régler les différends sur le champ de bataille, ce conflit se poursuivra. Et il est évidemment impératif de l'empêcher. La primauté de la médiation et des accords négociés est donc absolument centrale. La solution à la situation dans l'est du pays ne réside pas dans une nouvelle guerre, ni sur le champ de bataille. Protéger les civils et votre propre personnel : qu'est-ce qui a été le plus difficile à gérer ? La partie la plus difficile a été de gérer deux urgences simultanément : protéger les civils dans une ville en proie à de violents combats et assurer la sécurité ainsi que la continuité de nos opérations. Heureusement, nous avions évacué la plupart du personnel non-essentiel hors de Goma. Lorsque j'ai informé le Conseil depuis Goma, j'ai été très claire : certains de nos sites étaient affectés et nous accueillions un grand nombre de personnes venues y chercher refuge. Sur le plan opérationnel, cela implique des décisions complexes, prises minute par minute : où renforcer les dispositifs, comment sécuriser les emprises, comment maintenir la coordination humanitaire et appuyer les partenaires, sans accroître les risques pour les civils autour de nos sites. Un exemple concret de ce que signifie notre mandat de protection dans la pratique est ce qui s'est passé après la chute de Goma. Entre 2 000 et 3 000 militaires désarmés des FARDC et de la Police nationale congolaise, ainsi que plusieurs civils de haut profil, ont trouvé refuge dans les bases de la Monusco à Goma en janvier et y sont restés pendant quatre mois. À partir du 30 avril 2025, nous avons mené une opération visant à relocaliser en toute sécurité 1 359 d'entre eux vers Kinshasa, en étroite coordination avec le CICR en tant qu'intermédiaire neutre, et en étroite concertation avec le gouvernement de la RDC, en veillant au respect de la sécurité, de la dignité et de la neutralité tout au long du processus. Cette opération a été conduite avec le consentement éclairé des personnes concernées et dans le strict respect des Conventions de Genève. Pendant plus de trois mois, nous avons assuré une protection physique, un hébergement, des soins médicaux et une alimentation à ces personnes placées sous notre responsabilité, alors même que nous n'étions pas équipés pour accueillir un nombre aussi élevé de personnes et que des maladies transmissibles se sont déclarées en raison de la surpopulation. Nous nous souvenons que les 23 et 24 janvier 2025, les positions de la Monusco et de la SAMI-DRC, la force de la SADC, ont été prises pour cibles. Deux Casques bleus sud-africains, ainsi qu'un Casque bleu uruguayen, ont été tués. Un an plus tard, quel est le bilan au niveau des Nations unies ? Dans ces incidents, comme dans tant d'autres où des Congolais et d'autres personnes ont perdu la vie – et ils étaient très majoritairement congolais – des biens ont été détruits et de nombreuses personnes ont été blessées. Nous continuons à appeler et soutenir les efforts afin de déterminer les responsabilités dans ce qu'il s'est passé. Ces pertes humaines et matérielles ont été rapportées au Conseil de sécurité, et la position générale des Nations unies est claire : l'ONU ne peut jamais être attaquée directement. Nous étions impliqués dans le conflit au début de l'offensive du M23. Mais les attaques délibérées contre les Casques bleus sont inacceptables et peuvent constituer de graves violations du droit international. Nous continuons donc à soutenir la documentation et la préservation des informations, dans la mesure du possible. Mais établir les responsabilités dépend très largement de l'accès, de la coopération et de la capacité des autorités compétentes à enquêter sur ces incidents de manière crédible et en toute sécurité. Nous continuons à plaider pour que ces conditions soient réunies. Nous avons également renforcé – et continuons de renforcer – les mesures de protection pour les Casques bleus et les civils, car notre devoir immédiat est d'empêcher de nouvelles pertes en vies humaines, qu'il s'agisse de nos propres personnels ou des civils pris dans les tirs croisés. Normalement, la justice met du temps à être rendue. Elle est lente, mais elle finit par rattraper les responsables. Nous l'avons vu dans d'autres contextes. Mais pourquoi a-t-on l'impression que la région des Grands Lacs est la seule où des Casques bleus peuvent être attaqués, où des hélicoptères de la Monusco peuvent être détruits, sans clarification, sans explication, sans suivi judiciaire, sans sanctions ? Pourquoi ? La première étape est d'arrêter les combats dans l'est. Après cela, il y aura le temps d'examiner toutes ces questions. Car il est bien sûr inacceptable qu'une mission de maintien de la paix, décidée à l'unanimité par 193 États membres et financée par ces mêmes États, soit empêchée de faire correctement son travail. Je tiens également à souligner que la Monusco est la seule à être encore présente sur le terrain. De nombreux autres acteurs armés et divers groupes ont quitté l'est, qui est aujourd'hui toujours sous contrôle du M23. Mais nous, nous sommes toujours là et nous avons toujours un rôle important à jouer. Nous tenons bon et nous remplissons ce rôle du mieux que nous le pouvons, malgré les restrictions de mouvement. Mais Il viendra un moment où il faudra établir les responsabilités. Eh bien sûr, nous avons documenté tout cela, et le moment viendra. Mais notre priorité immédiate est de mettre fin aux combats et de créer les conditions pour que des solutions négociées puissent être instaurées, afin que l'on trouve une solution à cette situation persistante dans l'est, qui dure depuis trente ans et qui, au moment même où nous parlons, semble encore s'aggraver. Voilà notre priorité absolue. La justice et la responsabilité viendront après. Avec le nouveau mandat de la Monusco, que fait concrètement la mission aujourd'hui sur le terrain, différemment de ce qu'elle faisait dans les semaines et les mois ayant suivi la prise de Goma, et par rapport à l'ancien mandat ? Dans les zones contrôlées par le M23, la situation est évidemment différente, car nous n'avons jamais pu y retrouver notre liberté de mouvement. Nous pouvons faire entrer et sortir des troupes et du personnel, mais sans aéroport, cela se fait par voie terrestre, ce qui prend plus de temps. Mais les troupes ne peuvent pas patrouiller librement. Le Conseil de sécurité le sait parfaitement. Des pressions sont exercées sur le M23 pour qu'il nous accorde la liberté de mouvement, mais ce groupe pose des conditions que nous ne pouvons pas accepter, car nous ne pouvons pas coopérer avec un groupe armé ayant pris le contrôle d'un territoire souverain de la RDC. Malgré cela, nous avons établi un modus operandi qui nous permet de rester présents dans l'est. Cette présence est précieuse, car elle donne un certain espoir à la population : l'ONU est toujours là, la communauté internationale ne les a pas oubliés. Nous utilisons nos réseaux pour surveiller la situation et en rendre compte. Mais les opérations classiques de maintien de la paix que nous menons en Ituri et dans le grand nord ne sont pas possibles dans les zones contrôlées par le M23. Un nouvel élément figure toutefois dans la résolution : lorsqu'un cessez-le-feu est en place – et nous devrions en avoir un – nous sommes mandatés pour le soutenir. Cela a été négocié à Doha, avec un rôle pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), et la Monusco fait partie intégrante de ce mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, y compris sur le plan logistique. Ce mécanisme est prêt, il n'est pas encore visible parce que le cessez-le-feu ne tient pas pleinement. Mais nous sommes prêts. Nous nous préparons activement, mais certaines conditions doivent être en place : l'accès aux aéroports, l'utilisation de nos hélicoptères.  En mars, nous retournerons devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Il nous a demandé des propositions concrètes sur la mise en œuvre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et nous serons prêts à les présenter, afin qu'il puisse prendre une décision.

One Thing In A French Day
Et hop dehors! Ah, oui? Je crois pas, monsieur

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 4:17


On me fait tout le temps la même remarque lorsque je dis que je fais du kung-fu. Savez-vous laquelle?  Et je pense aussi que parfois on m'imagine dans la célèbre combinaison jaune d'Uma Thurman dans Kill Bill.  Si je me bats contre un adversaire imaginaire, récemment je lui ai donné un visage. Cependant, ce n'est pas contre lui que je vais me battre lors de la prochaine compétition. Grâce au livre de Charles Stépanoff, j'ai une autre technique pour présenter mon enchaînement.  Dans la lettre qui accompagne cet épisode, il y aura des références culturelles bien utiles, mais aussi un petit jeu avec les phrases. C'est simple, mais efficace et ça permet en deux minutes de vérifier ses connaissances concernant les pronoms.  Vous pouvez vous abonner sur www.onethinginafrenchday.com Concours en cours pour gagner des livres en français : aller sur la case 20 du calendrier de décembre 2025 Une heure de conversation avec Laetitia : c'est possible et c'est une expérience limitée. Infos sur www.onethinginafrenchday.com