Podcast appearances and mentions of Maison Blanche

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Latest podcast episodes about Maison Blanche

Par Jupiter !
Le Power Point Godwin de l'après-Gaza

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later Aug 28, 2025 3:50


durée : 00:03:50 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Pourquoi réfléchir au présent des Gazaouis quand on peut déjà imaginer la reconstruction ? Après une grande réunion qui s'est tenue hier à la Maison Blanche, en présence notamment de Tony Blair, Donald Trump a livré sa version de l'après Gaza… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
Trump: "les américains aimeraient un dictateur" - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 66:58


C dans l'air du 27 août 2025 - Trump : la dérive dictatoriale ?« Beaucoup d'Américains aimeraient avoir un dictateur ». Cette phrase prononcée par Trump ce lundi n'a pas manqué de faire réagir. Beaucoup voient une dérive autoritaire chez le président américain, qui pourtant dit « ne pas aimer les dictateurs ». Son amitié avec Poutine, Orban ou encore Bukele, le président du Salvador, indique pourtant le contraire. D'autant que les signes de dérive se sont multipliés récemment, comme avec le déploiement de la garde nationale pour "nettoyer" un Washington "envahi par les gangs", ou sa volonté de rétablir la peine de mort dans cette ville.Mais c'est aussi la tentative de limogeage d'une gouverneure de la Fed (la banque centrale des États-Unis) qui inquiète. Trump a cherché à virer Lisa Cook sur des allégations de fraude pour un prêt immobilier personnel. Ce renvoi accentue la pression sur cette institution indépendante. Trump avait prévenu qu'il était disposé à "virer" Lisa Cook si elle ne démissionnait pas elle-même. "Je ne démissionnerai pas", avait fait savoir l'intéressée dans un communiqué.Derrière cette affaire, la tentative de reprendre en main la politique monétaire américaine. Trump multiplie les coups de force interventionnistes envers la Réserve fédérale depuis son retour à la Maison Blanche. Le président américain, qui ne cesse de réclamer une diminution des taux d'intérêt par la Fed, attaque sans relâche son président Jerome Powell dans l'espoir d'accélérer son départ, et de le remplacer par une personne plus proche de lui. Cette institution tenant tête à Trump devient un symbole de résistance.Pendant ce temps, l'électorat pro-Trump continue de soutenir celui qu'ils estiment être le défenseur d'une majorité blanche déclassée. C dans l'air est allé dans le Wisconsin à la rencontre de ces Américains inquiets dans l'avenir, mais ayant l'espoir que Trump redonne sa grandeur à l'Amérique.Alors, jusqu'où ira la dérive autoritaire de Donald Trump ? Pourquoi celui-ci est-il en guerre contre la Réserve fédérale ? Qui sont ces Américains pro-Trump qui se sentent méprisés ?LES EXPERTS :Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest FranceLaurence HAIM - Journaliste spécialiste des Etats-UnisGallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationalesCorentin SELLIN - Historien spécialiste des États-Unis, chroniqueur aux Jours

Géopolitique, le débat
Ukraine: comment les Européens peuvent-ils garder les États-Unis à bord ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Aug 23, 2025 48:29


L'actualité autour de l'Ukraine a pris un nouvel élan diplomatique avec les sommets d'Anchorage et de Washington, la réunion de l'OTAN. L'avenir du pays n'en reste pas moins extrêmement flou alors que Moscou et Kiev semblent toujours avoir des positions très éloignées, tandis que Donald Trump se montre pressé de parvenir à un accord.  Malgré les efforts du président américain des négociations ne pourront sans doute intervenir que lorsque les deux parties auront acquis la conviction que leurs intérêts sont mieux servis par la discussion que par la guerre. Alors que l'on s'interroge sur la capacité de Donald Trump à demeurer du côté des Européens, la destruction de Gaza se poursuit, sans que Washington n'ait levé son appui au gouvernement israélien. Donald Trump prétend avoir arrêté plusieurs guerres depuis son retour à la Maison Blanche. Invité : Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po. Auteur de L'art de la paix, chez Flammarion.

Une lettre d'Amérique
Washington, une ville très touristique

Une lettre d'Amérique

Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 4:12


Dans cet épisode de "L'Amérique dans tous ses états", Arnaud Tousch vous emmène à Washington, le berceau du pouvoir politique et législatif des États-Unis. Mais on l'oublie souvent, Washington est aussi une ville très touristique. "Je suis ici juste derrière la Maison Blanche. D'ici, on peut voir Air Marine One, l'hélicoptère présidentiel décoller. Alexandre vient de Cannes, et c'est la première fois qu'il voit ce lieu de pouvoir..."Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est ça l'Amérique
Donald Trump et la presse : l'art de la guerre

C'est ça l'Amérique

Play Episode Listen Later Aug 20, 2025 28:03


Le second mandat de Donald Trump marque une escalade dans les tensions entre le président américain et les grands médias traditionnels. Comment le vit-on quand on est journaliste accréditée à la Maison-Blanche, au plus près du sulfureux locataire ? Pour comprendre les relations que Donald Trump entretient avec le quatrième pouvoir, Alexis Buisson, correspondant de La Croix à New York, s'est entretenu avec l'une des rares journalistes françaises qui a l'occasion d'interagir avec lui. Sonia Dridi est la correspondante de plusieurs médias français et francophones à la Maison-Blanche. Elle fait partie du pool de journalistes étrangers : un groupe restreint qui suit le président dans des endroits où l'espace est limité, comme le Bureau ovale ou l'avion Air Force One. Leur mission : lui poser des questions et rapporter ses actions et propos à leurs confrères et consœurs. Sonia Dridi a ainsi pu interpeller le président américain une dizaine de fois depuis son investiture, comme ce lundi 18 août lors de sa rencontre avec Volodomyr Zelensky à la Maison-Blanche. "C'est ça l'Amérique" est un podcast original de LA CROIX - juin 2025.CRÉDITS :Écriture et réalisation : Alexis Buisson. Rédaction en chef : Paul De Coustin. Production : Célestine Albert-Steward. Mixage : Théo Boulenger. Musique : Emmanuel Viau. Illustration : Olivier Balez.► Vous avez une question ou une remarque ? Écrivez-nous à cette adresse : podcast.lacroix@groupebayard.comEn partenariat avec le programme Alliance – Columbia et ses partenaires (Sciences-Po, Polytechnique, La Sorbonne), et French Morning, le premier web magazine des Français d'Amérique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Poutine / Zelensky : une rencontre à Genève...ou à Moscou? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 67:27


C dans l'air du 19 août 2025 - Poutine / Zelensky : une rencontre à Genève...ou à Moscou?« Une très bonne réunion ». Voilà comment Trump a qualifié sa rencontré, hier, avec Zelensky. Loin du clash de février dernier, cette entrevue à la Maison Blanche semble avoir été constructive. Les garanties de sécurité seront fournies « par les différents pays européens, en coordination avec les États-Unis ». Et la tenue d'un sommet Zelensky – Poutine – Trump serait dans les tuyaux. Le chef du Kremlin, qui s'est entretenu hier au téléphone avec Trump, n'a pas fermé la porte. La présence des Européens a toutefois été demandée par Macron.Mais le flou persiste sur les concessions territoriales réclamées par la Russie. Celles-ci n'a pas été abordées lors des discussions. « Nous laisserons cette question entre moi et Poutine », a déclaré Zelensky. Enfin, au sujet d'un éventuel cessez-le-feu, Macron et Merz se sont opposés à Trump, qui ne juge pas une trêve nécessaire.Comment faire confiance à Poutine ? Le chef du Kremlin continue son rêve nostalgique d'une grande Russie. Lors de sa rencontre avec Trump en Alaska, son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, était habillé d'un sweat-shirt avec l'inscription "URSS". Une séquence célébrée par les propagandistes russes (acteurs des médias ou protagonistes du Kremlin) qui mènent depuis le début du conflit une guerre de l'information.Pendant ce temps, l'horreur continue à Gaza, et la communauté internationale fustige le projet de Netanyahu de prendre le contrôle du territoire. Le premier ministre israélien ne compte plus que sur le soutien de Trump. Des milliers d'Israéliens se sont réunis dans les rues de Tel-Aviv ce dimanche pour demander la fin de la guerre. Le Hamas, lui, vient d'accepter un projet de cessez-le-feu proposé par l'Egypte et le Qatar. Celui-ci prévoit une trêve de soixante jours en échange de la libération d'otages vivants et d'un retrait partiel de l'armée israélienne.Alors, que retenir de la rencontre Trump - Zelensky à la Maison Blanche ? Quelles sont les prochaines cibles de Poutine ? Où en est la situation à Gaza ? LES EXPERTS :Nicolas TENZER - Enseignant à Sciences PoSpécialiste des questions stratégiquesRichard WERLY - Editorialiste international - Blick.chKéthévane GORJESTANI - Chroniqueuse internationale - France 24Ancienne correspondante à WashingtonUlrich BOUNAT - Analyste géopolitiqueChercheur associé à EuroCreative

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Caroline Loyer : Sommet Trump-Zelensky, quoi en retenir ? - 19/08

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 3:44


Ce mardi 19 août, la rencontre de ce lundi soir, à Washington, entre les dirigeants européens, Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison Blanche, a été abordée par Caroline Loyer dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Reportage International
«C'est très anxiogène»: à Washington, les habitants heurtés par le déploiement de la Garde nationale

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 2:30


Coup de projecteur aujourd'hui sur les États-Unis où Donald Trump a annoncé qu'il prenait le contrôle de la police et des opérations de maintien de la paix à Washington. Le président estime que la capitale est gangrenée par le crime et la violence. Il a ordonné le déploiement de la Garde nationale et la mobilisation d'agents fédéraux. Ce week-end du 16-17 août, des centaines de personnes ont manifesté devant la Maison Blanche pour dénoncer ces mesures qui ont mis la capitale sous tension. Dans le métro, autour des parcs ou des musées, les membres de la Garde nationale et leurs véhicules blindés sont désormais bien visibles à Washington DC. Le président leur a confié une mission : rendre les rues plus sûres. Mais pour la plupart des habitants, cette présence provoque plutôt l'effet inverse. « C'est très inhabituel de voir ça aux États-Unis… Je ne sais pas, je trouve ça un peu extrême », réagit une habitante. « C'est très anxiogène, c'est sûr, mais on va devoir s'y habituer pour le moment », ajoute une autre.  Donald Trump assure qu'il veut ainsi lutter contre une explosion de la criminalité. Mais en réalité, les chiffres officiels montrent une tendance à l'opposé. Le taux de criminalité est le plus bas enregistré dans la ville ces 30 dernières années. Certains voient dans le plan du président une décision purement politique. « On a l'impression qu'il a mis Washington dans son viseur et décidé de faire souffrir ses ennemis », lâche un Washingtonien. Un autre habitant renchérit : « Il nous parle de loi et d'ordre et de crime, alors que c'est lui le criminel condamné qui a aussi provoqué une émeute et une attaque contre le Capitole. » À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump place le maintien de l'ordre à Washington sous contrôle fédéral À terme, 800 membres de la Garde nationale devraient être déployés, en plus de dizaines d'agents fédéraux chargés d'intervenir comme le ferait la police. Un dispositif exceptionnel dont les habitants du quartier de Deanwood ont été les premiers témoins : « On a vu dix voitures arriver en trombe. Ils sont sortis, les armes à la main en hurlant : "Viens ici !". Les gens ont eu peur parce qu'avec les véhicules banalisés, on ne savait pas qui c'était. Effrayés, certains ont pris la fuite et l'un des agents a ouvert le feu. » Tyrese Stevenson décrit des scènes de panique. Sur les vidéos qu'il a filmées, on voit des dizaines d'agents masqués portant des gilets pare-balles avec les initiales de leurs agences : FBI, DEA, police des transports…  Une démonstration de force inacceptable selon Anthony Lorenzo Green, un élu local qui affirme qu'ici, comme ailleurs, le crime est en baisse : « C'est un quartier où les gens ont l'habitude, l'été, de rester tard devant leur maisons, dans leur jardin, ou juste de se balader. Ils ne commettent pas de crimes, ils vivent, c'est tout. Donc voir arriver des patrouilles qui agissent comme ça, c'est inquiétant. » L'élu estime que les moyens dépensés devraient plutôt servir à financer des programmes pour jeunes, des programmes de lutte contre les violences policières ou des infrastructures. Il craint de voir les mesures sécuritaires de Donald Trump cibler plus durement les minorités et les communautés afro-américaines, comme à Deanwood. À lire aussiÉtats-Unis: ces images ne montrent pas le déploiement de la Garde nationale à Washington

C dans l'air
Trump-Poutine : idylle…sans deal - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 16, 2025 67:28


C dans l'air du 16 août 2025 - Rencontre Trump/Poutine : après la rencontre, la guerre se poursuitTous les yeux étaient hier soir rivés sur l'Alaska, théâtre du sommet tant attendu entre Donad Trump et Vladimir Poutine. Mais au lendemain d'une rencontre de plus de trois heures, c'est un sentiment de déception qui domine. Et un goût d'échec personnel pour le président américain. Les deux dirigeants n'ont en effet conclu aucun accord de cessez-le-feu et les observateurs peinent à comprendre ce qu'il s'est vraiment passé à Anchorage. A l'issue de la rencontre, les deux hommes ont affiché une certaine cordialité devant les médias, et ont jugé leur rencontre "productive" et "constructive". Aucun des deux n'a cependant livré de détail sur leurs échanges. Ils se sont serré la main après avoir fini leurs discours et sont partis sans répondre aux journalistes qui les assaillaient de questions.Le maître du Kremlin était tout sourire. Il a évité les conséquences du coup de pression américain. Le locataire de la Maison-Blanche était, en revanche, assez embêté. Il a expliqué que les deux pays avaient fait des progrès et a renvoyé la balle aux Européens et à Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien s'est depuis entretenu au téléphone avec son homologue américain. Il se rendra à Washington lundi pour parler en tête-à-tête avec Donald Trump des détails des échanges avec le maître du Kremlin. Le principal enseignement de ce sommet en Alaska restera que Vladimir Poutine, jusqu'alors paria sur la scène internationale, a été reçu avec tous les honneurs. Le tsar est de retour au centre du jeu.Au lendemain de ce sommet, les réactions européennes sont partagées. Si certains dirigeants voient dans cette rencontre un geste prometteur, d'autres soulignent l'absence de résultats concrets et la persistance de la violence russe en Ukraine. La Russie a en effet poursuivi sa campagne de bombardements cette nuit.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, l'un des rares dirigeants européens proches du Kremlin, a salué la rencontre sans ambiguïté. Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est montré, lui aussi, plutôt optimiste. Les "efforts" de Donald Trump rapprochent, selon lui, "plus que jamais" la fin de la guerre. Mais il a rappelé que la prochaine étape devait inclure le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Pour d'autres, comme la Première ministre danoise, la prudence reste de mise. Emmanuel Macron, également prudent, a appelé à maintenir "la pression" sur Moscou. Les dirigeants du Vieux continent ont par par ailleurs insisté dans un communiqué commun sur le fait que "la Russie ne peut avoir" de droit de veto sur le chemin de l'Ukraine vers l'Union européenne et l'Otan, et que c'est à l'Ukraine de décider de son avenir territorial.Alors que le conflit ukrainien continue de faire rage, sur les plages de Bretagne, l'Otan a simulé en juin dernier un débarquement. Plus de 3 000 militaires français et étrangers ont participé à cet exercice militaire de grande ampleur dans l'Atlantique et dans la Manche. Les forces françaises étaient à la manoeuvre. Une vingtaine de bâtiments de surface, une quarantaine d'avions et d'hélicoptères et même un sous-marin ont pris part à cet exercice de préparation opérationnelle à la haute intensité baptisé Polaris 25. Objectif : s'adapter à une guerre future et travailler la communication et l'interopérabilité entre les différents pays de l'alliance.La rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine est-elle un échec ?Que peuvent désormais faire les dirigeants européens pour essayer d'imposer Volodyyr Zelensky dans les négociations ?L'Otan est-elle prête en cas de guerre contre la Russie ?LES EXPERTS :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV - Spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine- Elena VOLOCHINE - Grand reporter - France 24 - Ancienne correspondante en Russie- Lauric HENNETON - Spécialiste des États-Unis - Maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin

C dans l'air
Trump/Poutine : tête-à-tête en Alaska - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 14, 2025 69:06


C dans l'air du 14 août 2025 - Trump/Poutine : tête-à-tête en AlaskaLes manœuvres diplomatiques s'accélèrent avant la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine prévue demain en Alaska. Donald Trump a mis hier un véritable coup de pression sur le maître du Kremlin en menaçant la Russie de "conséquences très graves" si elle ne mettait pas rapidement fin au conflit. La sortie du locataire de la Maison-Blanche a satisfait les Européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.Ces derniers jours leur ont offert des motifs d'espoir. Ils se montrent très soudés. Une visioconférence a d'ailleurs réuni hier Trump, Zelensky et les Européens pour s'entretenir des moyens d'exercer une pression sur la Russie. A l'issue de la discussion, le président américain a évoqué un "très bon appel". Même son de cloche côté européen. Donald Trump a affirmé qu'un cessez le feu était nécessaire et qu'aucun échange de territoire n'aurait lieu sans l'approbation des Ukrainiens. Des garanties de sécurité auraient même été envisagées pour la suite. Malgré ces promesses, l'imprévisibilité du milliardaire américain inquiète toujours les Européens et les invite à la prudence. Ces derniers montrent pour leur part chaque jour leur indéfectible soutien à Kiev. Volodymyr Zelensky était ainsi invité à Berlin par Friedrich Merz hier et il est aujourd'hui reçu par Keir Starmer à Londres.Loin des tractations diplomatiques, sur le front, l'armée russe effectue ces derniers jours une percée d'une ampleur impressionnante. Les troupes de Moscou ont revendiqué plus de 110 km² supplémentaires au 12 août par rapport à la veille. Ces dernières semaines, il leur fallait en moyenne six jours pour une telle progression. Deux importantes villes ukrainiennes se retrouvent ainsi plus que jamais sous la menace de l'ennemi, dont Pokrovsk, l'un des verrous du Donbass. Moscou montre les muscles et cherche à pousser son avantage, au cas où le front devait se figer demain. Cette évolution de la ligne de front intervient au pire moment pour Kiev, qui essaie de rétorquer. L'Ukraine a ainsi tiré des dizaines de drones sur la Russie cette nuit. L'attaque a fait trois blessés et provoqué des incendies dans deux régions du sud du pays, notamment dans une raffinerie de pétrole de Volgograd.Si le territoire russe a été plusieurs fois pris pour cible par Kiev ces derniers mois, c'est bien l'économie du pays qui est fragilisée. Le Kremlin explique que tout va bien mais le Fonds monétaire international ne fait pas la même analyse. L'institution financière a en effet réduit en juillet la prévision de croissance du pays, passée de 1,5 % à 0,9 % pour 2025. Des chiffres bien loin de ceux du début du conflit (4 %, atteints en 2023 et 2024) quand l'Etat avait mis toutes ses ressources financières au service de l'industrie de guerre.Maxim Rechetnikov, le ministre de l'économie russe, a lui-même dû se résoudre à reconnaitre en juin dernier que son pays était "au bord de la récession". C'est que la Russie, dont la vente de pétrole représente la principale source de revenus, est touchée de plein fouet par la baisse des prix de l'or noir. Le baril de Brent se négociait hier à environ 65 dollars sur les marchés alors que les cours flirtaient avec les 80 dollars en début d'année. Dans cette situation, Moscou est plus que jamais dépendant de son principal acheteur : Pékin. C'est la Chine qui maintient la Russie à flot, une situation délicate pour Vladimir Poutine.Donald Trump s'est-il enfin rangé du côté européen à la veille de sa rencontre avec Vladimir Poutine ?La Russie est-elle en train de réaliser une percée décisive ?L'effondrement de l'économie russe, maintes fois professé, est-il en train de se produire ?LES EXPERTS :- Alain PIROT - Journaliste spécialiste des questions de défense- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste - Spécialiste des enjeux internationaux- Oxana MELNYCHUK - Politologue ukrainienne - Présidente de Unis pour l'Ukraine- Annie DAUBENTON - Journaliste-essayiste - Ancienne correspondante à Kiev et à Moscou

C dans l'air
Sommet sur l'Ukraine : et si Trump réussissait ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 67:19


C dans l'air du 11 août 2025 - Sommet sur l'Ukraine : et si Trump réussissait ?Emission présentée par Salhia BrakhliaUne rencontre pour sceller l'issue de la guerre en Ukraine ? Trois ans et demi après le début de l'invasion russe, le président américain Donald Trump a annoncé, sur son réseau Truth Social, qu'il allait rencontrer en personne son homologue russe Vladimir Poutine, ce vendredi, en Alaska. Ce sommet fait grincer les dents des Ukrainiens car, pour l'heure, Volodymyr Zelensky n'a pas été convié aux discussions. D'autant que les déclarations de l'hôte de la Maison blanche sur de possibles "échanges de territoires" n'ont pas rassuré. Des déclarations qui laissent entrevoir que Donald Trump serait tenté de vouloir régler la guerre en Ukraine "comme un conflit entre magnats de l'immobilier", selon les mots du journal allemand Der Spiegel. Moscou convoite et revendique en effet la souveraineté sur la totalité de plusieurs oblasts, dont certains ne sont aujourd'hui qu'en partie sous le contrôle de ses armées, en échange de la paix. Selon le Wall Street Journal, les régions de Donetsk et de Lougansk, en plus de la Crimée, sont concernées.Inquiétudes chez les Ukrainiens donc, mais aussi chez les Européens. De nombreux dirigeants se sont appelés tout le week-end, souhaitant organiser une contre-attaque. Ils ont rappelé hier la nécessité de maintenir la pression sur le Kremlin. S'ils ont conservé un ton diplomatique et salué "le travail du président Trump pour arrêter le massacre en Ukraine", les dirigeants français, italien, allemand, polonais, britannique et finlandais, ainsi que la présidente de la Commission européenne se sont dit convaincus dans un communiqué commun que "seule une approche combinant une diplomatie active, un soutien à l'Ukraine et une pression sur la Fédération de Russie" pouvait réussir.Relégués au rang de simples observateurs, c'est sans eux qu'une nouvelle page de l'histoire va donc peut-être s'écrire vendredi entre deux présidents qui ne se sont pas rencontrés depuis 2019.Très loin de ces négociations, la guerre continue de faire rage sur le sol ukrainien. Une équipe de C dans l'air s'est rendue autour d'un point de stabilisation, situé très proche de la ligne de front. Les sodats blessés y sont évacués pour être ensuite répartis dans les centres de soins. Ils peuvent s'y reposer avant de repartir sur le front. Sur place, les combattants épuisés après trois années de guerre confient rester déterminés à ne rien lâcher. Ils continueront de se battre, car il est pour eux absolument hors de quetions de renoncer à des parties de territoire. Il leur est impossible d'envisager une telle issue pour leur pays.Mais auront-ils le choix s'ils se revrouvent abandonnés par Donald Trump au terme de ces néociations ? Ce dernier se rêve en effet en faiseur de paix. L'obtention du prix de Nobel de la Paix semble même devenue pour lui une véritable obsession. Elle est née d'une rancœur et d'une jalousie tenace vis-à-vis de Barack Obama, que Donald Trump jalouse et déteste. L'ancien président américain avait obtenu ce prix en 2009, neuf mois à peine après son arrivée à la Maison-Blanche. Trump n'a jamais digéré cette distinction. Il a récemment déclaré qu'il aurait déjà dû l'avoir quatre ou cinq fois. Il n'a pas ménagé sa peine en ce sens.N'est-ce pas à son initiative qu'après des années de conflit territorial, l'Azerbaizjan et l'Arménie, se sont engagées vendredi dernier à instaurer une paix permanente ? Mais pour l'heure, en dépit de ses efforts et de ses espoirs, ses écheccs restent patents. Le conflit en Ukraine, qu'il avait promis de régler en 24 heures ne semble pas sur le point de cesser et la bande de Gaza est toujours soumise à la très brutale invasion israélienne.LES EXPERTS :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Marie JÉGO - Journaliste spécialiste de la Russie – « Le Monde » - Ancienne correspondante à Moscou- Oksana MELNYCHUK - Politologue ukrainienne - Présidente de Unis pour l'Ukraine

Invité Afrique
Droits de douane américains: «Il y a eu une fixation politique, à l'évidence, sur l'Afrique du Sud»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 7:51


L'entrée en vigueur de la plupart des nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis à leurs partenaires commerciaux, c'est aujourd'hui, jeudi 7 août 2025. Quel est l'impact de ces surtaxes pour le continent africain ? Y a-t-il des pays qui risquent d'entrer en récession ? « Oui », répond l'économiste Lionel Zinsou, qui a été Premier ministre du Bénin. Aujourd'hui, avec le grand banquier rwandais Donald Kaberuka, Lionel Zinsou est le patron de « South Bridge », en français, « Le Pont du Sud », une société de conseil financier. Il livre son expertise au micro de Christophe Boisbouvier.     RFI : Est-ce que ces surtaxes américaines risquent de ralentir la croissance du continent africain ?   Lionel Zinsou : Très faiblement, en fait. En revanche, ça va impacter quelques pays et spectaculairement l'Afrique du Sud. Mais ça ne concerne pas tout le continent.   25 pays africains devraient être touchés par ces augmentations de taxes. Quelles sont à vos yeux les pays qui vont être le plus impactés ? L'Afrique du Sud d'abord, c'est ça ?   Oui, L'Afrique du Sud… Certains pays qui avaient vraiment orienté leur commerce extérieur avec une grande confiance vers les États-Unis, comme le petit Lesotho. Au fond, tous ceux qui sont un peu plus industrialisés que les autres et qui avaient à exporter des produits d'une grande valeur, par exemple les exportations automobiles de l'Afrique du Sud, ça, ce sont des exportations à très forte valeur ajoutée, et c'est ça qui va être le plus impacté. Plus vous êtes industrialisé, plus vous allez en souffrir.   On se souvient de la rencontre glaciale à la Maison Blanche entre Donald Trump et Cyril Ramaphosa. Est-ce que les mesures douanières contre l'Afrique du Sud n'ont pas un caractère politique ?   Si, certainement. Derrière la sanction de 30 % de droits de douane, alors que pour les autres pays, c'est ou 10% ou 15%, il y a eu une fixation politique à l'évidence sur l'Afrique du Sud, très probablement liée à des sujets non-africains. Par exemple, le fait que l'Afrique du Sud ait traîné Israël devant la Cour pénale internationale avec un assez grand succès diplomatique. C'est probablement une rétorsion, un petit peu dans la même logique que pour le Brésil. Mais en Afrique du Sud, cela va avoir un impact. C'est un des pays qui ont malheureusement une croissance faible. Donc, ça risque effectivement de les mettre en récession. Cela étant, il y a des remèdes quand même à cette situation, parce que vous avez sans doute vu la réaction de la Chine. La Chine, aujourd'hui, elle importe surtout de l'Afrique, non pas des biens à forte valeur ajoutée et manufacturés, mais vraiment des matières premières. Et les Chinois ont une opportunité de commencer à acquérir des produits à valeur ajoutée venant d'Afrique. L'autre remède, c'est la zone de libre-échange continentale. On est en train de négocier, de faire tomber toutes les barrières douanières à l'intérieur du continent. Et donc les Africains commerçant avec les Africains, ça, ça va être à la fois un facteur de croissance significative et un remplacement pour les pays les plus industrialisés. Donc l'Afrique du Sud, qui est déjà un grand fournisseur du reste de l'Afrique, va l'être encore un peu plus.   Parmi les pays les plus touchés par les mesures de Washington, il y a les producteurs d'acier et d'aluminium. Est-ce que l'Algérie et l'Égypte ne risquent pas d'être très impactées ?   Alors, comme vous l'avez souligné, c'est quand même essentiellement un mouvement politique et vous savez que l'Égypte est un peu exonérée. Donc, avec l'Égypte, pour des raisons géopolitiques, c'est probablement plus confortable qu'avec l'Algérie. Mais si vous prenez un pays comme le mien qui va être taxé à 10 %...  Le Bénin…  Oui. Sur le textile. Alors c'est important parce que, après tout ce qui est produit de matières premières brutes, le textile, en fait, c'est ce qui avait fait le plus de progrès dans les échanges entre l'Afrique et les États-Unis. À raison de l'Éthiopie, mais aussi aujourd'hui de pays comme le Togo, le Bénin, qui ont de plus en plus de valeur ajoutée sur le textile. Mais vous voyez, quand vous achetez un polo de luxe à 100 € ou 100 $, il est sorti d'usine et monté sur un bateau à Cotonou à 10 $. Quand on va mettre 10 %, ça veut dire que ça va augmenter d'un dollar sur votre facture à vous, client, de 100 $. Parce que, en réalité, une très grande partie de la valeur ajoutée est faite dans le pays d'accueil. Et donc c'est aux États-Unis, les frais de marketing, les taxes américaines. Il y a aussi tous les intermédiaires, les transports, etc. Donc, il faut faire un tout petit peu attention. Ça ne va pas complètement désorganiser les marchés. Mais si vous exportez une voiture haut de gamme, japonaise ou allemande, qui vient des usines d'Afrique du Sud, c'est une tout autre affaire. Parce que là, pour le coup, la valeur ajoutée, elle vient d'Afrique. Ce ne sont pas les intermédiaires qui en prennent la plus grande partie. Et là, vous allez avoir un arrêt de la production, du chômage, etc. Mais il y a bien pire, évidemment. Le fait que les Américains, qu'ils aient supprimé l'aide alimentaire et sanitaire, ça, c'est encore plus grave. Parce que la fermeture de l'aide publique de l'USAID, notamment humanitaire, là, il y a mort d'homme. Ce qui est un peu différent des droits de douane. Et donc, politiquement, on voit bien qu'il va y avoir un coût politique pour les États-Unis.  

Aujourd'hui l'économie
Droits de douane de Trump: pourquoi il est quasi impossible de les abandonner

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 3:16


Entrés en vigueur ce jeudi 7 août à minuit, les droits de douane voulus par Donald Trump marquent une nouvelle phase de son agenda protectionniste. Mais, alors qu'ils étaient initialement pensés comme temporaires, leur efficacité fiscale les rend de plus en plus incontournables. À tel point qu'il pourrait devenir politiquement et budgétairement impossible de les supprimer. Présentées comme un moyen de rééquilibrer les échanges commerciaux et de protéger les industries américaines, les mesures tarifaires américaines marquent une nouvelle étape du virage protectionniste des États-Unis. Mais contrairement aux promesses de campagne du président, revenir en arrière s'annonce désormais très compliqué. En cause : les recettes générées. En 2024, avant le retour de Trump à la Maison Blanche, les recettes douanières s'élevaient à 78 milliards de dollars. En seulement sept mois, elles ont déjà atteint 152 milliards. Une dynamique qui, selon les analystes, pourrait rapporter plus de 2 000 milliards de dollars en dix ans. Dans un contexte de déficit budgétaire chronique, cette rentrée d'argent est vitale. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent rappelle d'ailleurs que ces taxes représentent désormais 4,5% du budget fédéral. Avec une dette nationale colossale et des réductions d'impôts récemment votées par le Congrès, Washington a besoin de trouver des financements – et les droits de douane répondent parfaitement à cette nécessité. À lire aussiDroits de douane: Donald Trump gagne-t-il vraiment la guerre commerciale? Une dépendance budgétaire qui s'installe Cette nouvelle donne budgétaire complique la donne pour Donald Trump et ses successeurs. Car en renforçant leur poids dans le budget fédéral, les droits de douane deviennent presque incontournables. Difficile de les supprimer sans creuser davantage le déficit, ou sans devoir envisager des coupes budgétaires et des hausses d'impôts, politiquement explosives. Le cercle est vicieux : les futurs dirigeants, qu'ils soient démocrates ou républicains, auront peu de marge de manœuvre. D'autant plus que ces mesures sont devenues un pilier pour certains secteurs industriels américains, qui comptent désormais sur ce bouclier tarifaire pour maintenir leur compétitivité. Supprimer ces droits de douane, ce serait aussi bouleverser des chaînes d'approvisionnement entières, avec un coût économique non négligeable. Mais tout cela a un prix, et ce sont souvent les ménages les plus modestes qui le paient. Car des produits importés plus chers signifient des prix de vente plus élevés dans les rayons. Or, ce sont précisément ces foyers qui consacrent la plus grande part de leurs revenus aux biens de consommation concernés par les surtaxes. La question qui se pose désormais aux autorités américaines est claire : jusqu'à quand maintenir ces taxes ? Sont-elles viables à long terme ? Et surtout, sont-elles réellement aussi efficaces que le prétend Donald Trump ? Une chose est sûre, si elles rapportent gros au Trésor, leur coût social pourrait, lui aussi, s'alourdir dans les années à venir. À lire aussi«Les droits de douane ne permettent pas à eux seuls de réindustrialiser les États-Unis»

Le Point J - RTS
C'est quoi, la fenêtre d'Overton ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 12:25


Le concept de "fenêtre d'Overton" décrit comment des idées politiques jugées inacceptables peuvent devenir populaires. Né dans le milieu des lobbies et popularisé avec l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, ce mécanisme est aujourd'hui utilisé comme stratégie par certains mouvements populistes. Décryptage de ce mécanisme avec Lynda Dematteo, anthropologue spécialiste des populismes à l'École des hautes études en sciences sociales. Episode initialement publié le 5 février 2025. Journaliste: Jessica Vial Réalisation: Nathan Wyssa >> Pour aller plus loin: - Eric Guevara-Frey, "Inonder la zone, la stratégie de Steve Bannon mise en ouvre par la Maison Blanche", dans l'émission Tout un monde, le 4 février 2025 (sur Play RTS et article sur RTSinfo.ch) - Camille Bichler, "Des lobbyistes aux populistes : la fabrique de la fenêtre d'Overton", le 18 novembre 2019, sur radiofrance.fr. Nous écrire ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Caroline Loyer : Surtaxes, Berne tente le tout pour le tout - 06/08

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 3:59


Ce mercredi 6 août, la visite de la délégation gouvernementale suisse à la Maison-Blanche pour tenter de renégocier le droit de douane de 39% imposé par Donald Trump aux produits helvétiques a été abordée par Caroline Loyer dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

C dans l'air
Droits de douane : les Européens entre soumission et colère - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 66:36


C dans l'air du 5 août 2025 : Droits de douanes américains, Chine...l'Europe prise en étauÉmission présentée par Saliah BrakhliaLes nouveaux droits de douane de 15% entre les Etats-Unis et l'Europe entreront en vigueur jeudi. Mais déjà, plusieurs voix s'élèvent pour critiquer l'accord obtenu entre la Commission européenne et la Maison Blanche. Ancien ministre de l'Économie, Thierry Breton considère que cet accord est "déséquilibré", et qu'il a été imposé par Washington, alors même que l'Europe est le premier partenaire commercial des Etats-Unis. Ce week-end, l'ancien Premier ministre Michel Barnier a vivement critiqué Ursula Von Der Leyen, qualifiant la négociation d'"immense défaite". Parmi les secteurs les plus touchés, les produits pharmaceutiques (120 milliards d'euros d'exportation en 2024), et les vins et spiritueux (8 milliards) s'inquiètent de leur avenir. Le secteur du luxe devrait s'en sortir un peu mieux, en répercutant la hausse des droits de douane sur les prix. Quant à l'industrie aéronautique, elle a bénéficié d'une exemption de droits de douane.Autre victime de la guerre commerciale, l'industrie automobile est en berne : fin juillet, le groupe franco-italien Stellantis (Peugeot, Fiat, Chrysler…) a annoncé une perte de 2,3 milliards d'euros sur le premier semestre, notamment en raison d'une baisse des ventes de véhicules en Europe et aux Etats-Unis. En Allemagne, l'automobile est aussi en crise. Mercedes a annoncé fin juillet une chute de 69% de son bénéfice au deuxième trimestre, et Porsche de 91% par rapport à la même période en 2024. Le marché du véhicule haut de gamme allemand, qui se tournait avant tout vers la Chine, est confronté à un repli des consommateurs sur leur propre marché : ces derniers privilégient désormais les marques chinoises plus abordables et connectées, à l'image de la berline Xiaomi SU7, trois fois moins chère qu'une Porsche Taycan.Et les Chinois ne se contentent pas d'envahir le marché de l'automobile européen. Ils investissent également dans les autres secteurs clés. Fin mai, le groupe chinois Wanrun a ainsi repris Safra, le seul constructeur français d'autobus à hydrogène, qui avait été placé en redressement judiciaire depuis février. Le consortium chinois a repris pour 7 millions d'euros l'ensemble des activités du groupe ainsi que 120 salariés (sur 169). Ce rachat n'avait pas plu à tout le monde : "Au moment où le gouvernement en appelle à la souveraineté industrielle et veut renforcer les territoires d'industrie, (…) une nouvelle erreur se profile à Albi si le tribunal de commerce faisait le choix du groupe asiatique", avait pointé Jean-Louis Chauzy, le Président du Conseil Economique et social de Midi-Pyrénées. D'autant que l'offensive chinoise ne se limite pas à Safra : ces derniers mois, Vencorex, l'un des fleurons français de la chimie, et l'équipementier automobile GMD ont subi le même sort.L'Union européenne peut-elle espérer de nouvelles négociations sur les 15% de droits de douane imposés par les Etats-Unis ? Quels secteurs économiques vont être les plus touchés ? Comment expliquer les difficultés de l'industrie automobile européenne ? Et faut-il craindre les rachats d'entreprises françaises par les Chinois ?LES EXPERTS :- Éric ALBERT - Journaliste en charge des questions économiques et européennes - Le Monde- Sylvie MATELLY - Économiste, directrice de l'Institut Jacques Delors, auteure de "Géopolitique de l'économie"- Marc VIGNAUD - Journaliste économique - L'Opinion- François GEEROLF - Économiste - OFCE

C dans l'air
Sous-marin Russe: Trump défie Poutine - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 4, 2025 67:19


C dans l'air du 4 août 2025 : Trump-Poutine : la menace de la guerre nucléaireÉmission présentée par Salhia BrakhliaDonald Trump menace. Après un échange tendu avec l'ancien président russe Medvedev, le président américain dit avoir positionné deux sous-marins nucléaires face à la Russie : "Les mots sont très importants et peuvent souvent avoir des conséquences inattendues. J'espère que ce ne sera pas le cas", a prévenu le président américain sur son réseau Truth social. La situation se dégrade, alors que les États-Unis ont donné à la Russie un ultimatum de 50 jours, ramené à 10 jours le 29 juillet, pour cesser les hostilités avec l'Ukraine. L'émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, doit aussi se rendre à Moscou dans la semaine pour de nouvelles discussions… voire des sanctions. Une méthode à laquelle Vladimir Poutine ne semble pas adhérer : "Toutes les déceptions naissent d'attentes démesurées", a déclaré le président russe lors d'une rencontre avec son homologue et allié biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour l'instant, la Russie frappe tout aussi durement l'Ukraine : selon l'AFP, les forces armées russes n'ont jamais lancé autant de drones contre l'Ukraine qu'en juillet 2025.Pendant que la tension monte entre les deux puissances nucléaires, dans le Michigan, les partisans de Donald Trump soutiennent coûte que coûte leur président, malgré ses méthodes de négociation plus ou moins efficaces. Dans cet état ouvrier, où l'industrie automobile fait vivre 1 million de personnes, on soutient un président qui a fait du protectionnisme son mantra, en témoigne les droits de douane imposés à 69 pays dès vendredi. Une équipe de C dans l'air s'est rendu dans le Michigan pour rencontrer les plus fervents soutiens du président et comprendre leur fidélité à Donald Trump.Au Moyen-Orient, le forcing du locataire de la Maison Blanche pour aboutir à un cessez-le-feu entre Israël et Gaza s'est soldé par un échec. Alors qu'Israël a repris son offensive sur l'enclave palestinienne depuis mai, le Hamas a diffusé la semaine dernière des vidéos montrant deux otages américains décharnés, dont l'un forcé à creuser sa propre tombe, dans une mise en scène macabre. Choqués, les Israéliens se sont rassemblés par dizaines de milliers à Tel-Aviv ce week-end pour demander le retour des 20 derniers otages présumés vivants. Benjamin Netanyahu a demandé l'intervention du CICR pour fournir de la nourriture aux otages à Gaza, où pèse un grave risque de famine selon l'ONU. Réponse cinglante du Hamas : les otages "mangent ce que nos combattants et tout notre peuple mangent".Le risque d'escalade nucléaire entre les Etats-Unis et la Russie est-il réel ? Vladimir Poutine sera-t-il sensible à l'ultimatum lancé par Donald Trump sur l'Ukraine ? Que pensent les électeurs du Midwest des méthodes de leur président ? Et les dernières images d'otages à Gaza ont-elles définitivement enterré l'espoir d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas ?LES EXPERTS :- Richard WERLY - Correspondant France/Europe - Blick.fr- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace et ancien pilote de chasse - James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde

C dans l'air
Droits de douane : le monde se couche devant Trump - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 1, 2025 67:01


C dans l'air du 1er août 2025 : Droits de douane : l'onde de choc mondialeLe début d'un nouvel ordre commercial international ? Le président américain Donald Trump a signé hier soir le décret instaurant les nouveaux droits de douane qui toucheront les produits des partenaires commerciaux des États-Unis. Ce geste vise à "restructurer le commerce mondial au bénéfice des salariés américains", selon un document publié par la Maison-Blanche. Ils prendront effet le 7 août, et non dès aujourd'hui, comme initialement attendu. L'Union européenne, le Japon ou la Corée du Sud verront ainsi leurs produits être taxés à hauteur de 15 %, le Royaume-Uni de 10 %.Ces taux amendent ceux qui avaient été annoncés le 2 avril dernier avant d'être suspendus en raison de la débâcle que cette annonce avait provoquée sur les marchés financiers.Faute d'être parvenus à un accord avec Donald Trump, la Suisse ou encore le Canada se sont vus imposer des droits de douane particulièrement élevés sur leurs produits exportés aux États-Unis. Ces deux pays, taxés respectivement à hauteur de 39% et de 35%, comptent parmi les grands perdants de l'opération commerciale américaine. Le Brésil est également très durement touché, avec des taxes à 50 %. L'administration Trump utilise sa politique tarifaire pour s'opposer aux équipes du président Lula et à la justice brésilienne, qui poursuit l'ancien président d'extrême droite, Jair Bolsonaro.Les deux géants asiatiques ne sont pas épargnés. L'Inde sera taxée à 25 % et la Chine à 55 %, en tenant compte des hausses intervenues lors du premier mandat de Trump.Au regard de ses concurrents internationaux, l'Union européenne ne semble donc finalement pas s'en tirer à si mauvais compte.Mais en France des critiques contre l'accord signé entre Bruxelles et Washington se sont fait entendre au plus haut sommet de l'Etat. Le manque de combativité européenne dans ce dossier fait réagir. La France a "été un peu seule" à se battre, selon le Premier ministre François Bayrou. Emmanuel Macron estime que l'UE n'a pas été assez "crainte" par les Etats-Unis et affirme que la France "n'en restera pas là". Le président souhaite obtenir de "nouvelles exemptions", notamment pour le secteur des alcools et spiritueux.Si le secteur aéronautique a évité la foudre et apparaît sauvegardé, le luxe, fleuron français, sera touché par cette nouvelle donne. Bernard Arnaud, à la tête de LVMH, le numéro un mondial du secteur, va ouvrir une usine au Etats-Unis. Kering, numéro trois mondial, a de son côté annoncé l'arrivée de l'Italien Luca Di Meo à la tête de l'entreprise. L'ancien dirigeant de Renault devrait toucher 20 millions d'euros lors de la signature, et ce malgré les difficultés du groupe.De l'autre côté du Rhin, l'automobile allemande va aussi pâtir de ces droits de douanes réévalués. D'autant que des plans sociaux étaient déjà annoncés avant même la politique américaine. Les constructeurs sont en effet frappés par la forte concurrence des véhicules électriques chinois.Ces nouveaux droits de douane sont censés attirer les investissements étrangers pour une production sur le sol américain, et relacencer, dans le même temps, l'industrie américaine. Mais le pouvoir d'achat des ménages américains va aussi en ressentir les effets : le budget Lab de Yale estime à 2400 dollars par famille en moyenne le coût des droits de douane la première année.Grands gagnants de cette nouvelle donne - et de l'appauvrissement des ménages américains privés de leurs importations chinoises à bas coûts - les entreprises de réparation et de reconditionnement. Une équipe de C dans l'air a rencontré le dirigeant de Back Market, une entreprise française de reconditionnement et de commerce d'appareils électriques et électroniques. Il explique que son groupe, implanté aux Etats-Unis, a vu ses ventes multipliées par trois lors des premières annonces de Trump survenues en avril dernier. Selon lui, un changement des habitudes de consommation est en train de s'opérer. Faute de pouvoir acheter des produits en provenance de l'étranger, les clients vont se recentrer sur le local. Pour le plus grand profit de son entreprise. Bien malgré lui, Donald Trump sera ainsi, selon lui, un artisan de l'écologie, grâce à la diminution des flux de commerces internationaux que sa politique pourrait entrainer.LES EXPERTS :- Jean-Marc DANIEL - Économiste , professeur émérite à l'ESCP business school- Isabelle RAYMOND - Cheffe du service économie et social - France info- Philippe MABILLE - Directeur éditorial - la Tribune et la Tribune Dimanche- Erwan BENEZET - Journaliste au service économie - le Parisien Frédéric DABI - Directeur Général Opinion de l'Ifop

C dans l'air
J-9 : l'ultimatum de Trump à Poutine - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 30, 2025 67:08


C dans l'air du 30 juillet 2025 : J-9 : l'ultimatum de Trump à PoutineDonald Trump durcit le ton face à Vladimir Poutine. Le président américain a décidé de raccourcir le délai de son ultimatum : lundi, il a donné "10 à 12 jours" à son homologue russe pour mettre fin à la guerre en Ukraine, faute de quoi de lourdes sanctions seront imposées. Le 14 juillet, il lui avait pourtant accordé un délai de 50 jours. Deux semaines plus tard, le Républicain estime qu'"il n'y a aucune raison d'attendre", déplorant l'absence de "progrès".Mardi, Donald Trump a confirmé n'avoir reçu aucune réponse de la part de Vladimir Poutine. "Je n'ai aucune réponse. C'est dommage", a-t-il déclaré. Et de poursuivre : "Nous allons imposer des droits de douane et d'autres choses". Avant d'ajouter : "Je ne sais pas si cela affectera la Russie, car de toute évidence, il [Vladimir Poutine] veut que la guerre continue".Du côté du Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov a regretté un "ralentissement" dans le processus de normalisation entre Moscou et Washington. Il a assuré son "engagement en faveur d'un processus de paix" en Ukraine.Cet ultimatum n'est pas une première de la part de la Maison-Blanche. Aucun, jusqu'à présent, n'a véritablement infléchi la position de Moscou. Donald Trump commence-t-il à perdre patience ? Que signifie ce changement de calendrier ? Quelles sanctions les États-Unis pourraient-ils mettre en œuvre ? Et où en est réellement la situation sur le terrain ukrainien ?Alors que la Russie intensifie ses frappes, le président américain a annoncé dimanche l'envoi imminent de systèmes de défense antiaérienne Patriot à l'Ukraine. Cette annonce survient deux semaines après que Washington a suspendu certaines livraisons d'armes. De son côté, Kiev a signé un accord avec Swift Beat – la nouvelle entreprise d'Éric Schmidt, ex-PDG de Google – pour la livraison de « centaines de milliers » de drones intercepteurs kamikazes d'ici la fin de l'année. Ces engins sont destinés à contrer les drones iraniens Shahed, massivement utilisés par la Russie.Face à une grave pénurie de soldats, Volodymyr Zelensky a également promulgué une loi autorisant le recrutement de volontaires de plus de 60 ans dans l'armée. Ces personnes, à condition d'être médicalement aptes et approuvées par les autorités militaires, pourront servir dans des fonctions non combattantes.Par ailleurs, le président ukrainien a annoncé le dépôt imminent d'un projet de loi garantissant l'indépendance des agences anti-corruption et une "véritable protection" contre l'ingérence russe. Une initiative qui fait suite aux critiques venues de la rue et de l'Union européenne. Quelques jours plus tôt, une loi controversée supprimant l'indépendance de deux agences anti-corruption, officiellement pour les protéger de l'influence de Moscou après l'arrestation de deux hauts responsables, avait déclenché d'importantes manifestations à Kiev. L'UE avait exprimé sa "profonde préoccupation", y voyant un "sérieux recul" pour l'Ukraine dans sa lutte contre la corruption.Nos journalistes ont récemment pu suivre le travail des enquêteurs de ces agences anti-corruption. Leur reportage est à retrouver dans notre émission du jour. Nous reviendrons également, dans #cdanslair, sur les enjeux de l'initiative franco-saoudienne à l'ONU, ainsi que sur la situation à Gaza et en Cisjordanie.LES EXPERTS : - NICOLAS TENZER - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions stratégiques- MARIE JÉGO - Journaliste spécialiste de la Russie - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- BERTRAND GALLICHER- Journaliste, spécialiste des questions internationales- JEAN-MAURICE RIPERT - Diplomate, ancien ambassadeur de France en Russie

Journal d'Haïti et des Amériques
À Gaza, un enfant meurt toutes les heures, selon le Washington Post

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 30, 2025 30:00


Yahya, Ahmed, Yamen, Ayloul, Tahani... Le Washington Post publie les noms et prénoms, en anglais et en arabe, des 18.500 enfants tués à Gaza depuis le début de la guerre, avec parfois une photo et un court texte pour raconter qui ils étaient, à quoi ils rêvaient et comment ils sont morts.   ⇒ Le Washington Post. Saand, par exemple, avait 70 jours (un peu plus de deux mois) quand il a été tué dans une frappe aérienne avec ses deux frères de 5 et 8 ans. Le plus grand, Tarik, avait un vélo et voulait devenir pédiatre, nous apprend le Washington Post. Il y a 15 jours, le ministère de la Santé de Gaza a publié le nom et l'âge de tous ceux qui sont morts depuis le 7 octobre 2023 : 60.000 personnes, dont 18.500 enfants donc. «Certains ont été tués dans leur lit. D'autres pendant qu'ils jouaient. Beaucoup ont été enterrés avant même de savoir marcher», écrit le quotidien qui a fait des décomptes plus précis et nous apprend que 953 de ces victimes avaient moins d'un an. Depuis que la guerre a commencé, chaque heure, un enfant est tué, explique le Washington Post.   Les États-Unis doivent-ils continuer à soutenir Israël ? Dans le camp Maga, le soutien des États-Unis à Israël commence à faire débat. Ce mardi (29 juillet 2025), pour la première fois, une élue républicaine a utilisé le mot «génocide» pour parler des actions menées par le gouvernement de Benyamin Netanyahu, nous raconte Achim Lippold. Marjorie Taylor Greene, fervente partisane de Donald Trump, a aussi évoqué la crise humanitaire et la faim qui frappent les Palestiniens. Avant elle, le YouTuber conservateur Theo Von avait lui aussi accusé Israël de commettre un génocide. Et plus récemment, l'ancien présentateur vedette de Fox News, Tucker Carlson, a pris la parole pour dénoncer la destruction d'une église à Gaza. La question, maintenant, c'est de savoir si ces remous dans la base électorale de Donald Trump pourraient l'amener à infléchir sa position. Pour l'instant, le soutien républicain à Israël reste massif. D'après un sondage Gallup publié mardi (29 juillet), plus des deux-tiers des électeurs conservateurs approuvent les opérations militaires israéliennes à Gaza.   Donald Trump toujours englué dans l'affaire Epstein Mardi (29 juillet), dans l'avion qui le ramenait d'Écosse, le président américain a donné une nouvelle version de sa rupture avec l'ancien homme d'affaires. Si Donald Trump a chassé Jeffrey Epstein de Mar-a-Lago, c'est parce qu'il a «volé des employés de son spa», rapporte Politico. L'homme d'affaires a embauché des jeunes femmes qui travaillaient pour le président américain et ce dernier ne l'a pas supporté. Parmi elles, Virginia Giuffre, l'une des principales victimes du trafic sexuel de mineures, dont était accusé Jeffrey Epstein, et qui s'est suicidée en avril 2025. Mais on ne connait pas l'identité des autres jeunes femmes évoquées par le président, souligne le New York Times. La Maison Blanche n'a pas répondu aux demandes de précisions du quotidien. Les médias américains ne semblent pas convaincus par cette nouvelle version des faits. «Si le président a fourni sa version la plus complète de sa rupture avec Jeffrey Epstein, il ne répond toutefois pas à toutes les questions», regrette le Washington Post qui souligne que les explications livrées hier, par Donald Trump, ne collent pas puisque Virginia Giuffre a travaillé à Mar-a-Lago en 2000. Or, en 2002, Donald Trump disait à un journal américain que Jeffrey Epstein était un «type formidable». Pour le Washington Post, les deux hommes se seraient en réalité fâchés en 2004 à cause d'une propriété à Palm Beach qu'ils voulaient tous les deux acheter. En tout cas, la Maison Blanche estime que la tempête est en train de se calmer. C'est ce qu'a confié au Washington Post un haut responsable sous couvert d'anonymat. Selon lui, «la vague de critiques au sein du mouvement Maga est en train de refluer». Les appels de militants en colère ont cessé. Mais selon un sondage du Washington Post, seuls 43% des républicains pro-Trump approuve sa gestion de cette affaire. Un taux qui passe à 16% quand on prend l'ensemble des électeurs. Même si Donald Trump tente de faire diversion en mettant en avant ses réussites ou en balançant des noms de démocrates impliqués selon lui, dans l'affaire Epstein, certains, dans le camp Maga, craignent qu'une petite frange de leur base électorale soit perdue à jamais. «Les gens oublient», assure, de son côté, la source du Washington Post à la Maison Blanche.  À écouter aussiÉtats-Unis: Donald Trump tente de faire diversion sur l'affaire Epstein   Le fentanyl, une «excuse» pour justifier les droits de douane américains Une enquête de l'agence La Presse canadienne montre qu'en matière de drogues, c'est le Canada qui a un problème avec les États-Unis, et non l'inverse. Durant les quatre premiers mois de 2025, les douaniers canadiens n'ont intercepté que 2 kilos de fentanyl destiné aux États-Unis. En revanche, ils ont saisi énormément de cocaïne et de méthamphétamines venues des États-Unis, explique La Presse Canadienne qui ne donne toutefois pas d'informations sur les volumes saisis. En tout cas, le fentanyl produit au Canada ne représente pas une menace grandissante pour les États-Unis, contrairement à ce qu'affirme Donald Trump. C'est juste une excuse pour justifier la hausse des tarifs douaniers, décrypte un expert interrogé par La Presse canadienne. Et cela a coûté cher au Canada : pour tenter de calmer le président américain, Ottawa a déboursé fin 2024, un milliard de dollars pour renforcer les contrôles aux frontières.  À écouter aussiÉpidémie de fentanyl : les États-Unis commencent à reprendre pied   L'impact de la hausse des tarifs douaniers sur le Brésil Alors que l'Union européenne est parvenue à un accord avec Washington pour réduire les droits de douane prévus au 1er août 2025 de 30 à 15%, le Brésil n'a pas cette chance. À partir de vendredi, tous les produits exportés vers les États-Unis seront taxés à 50%. Une sanction politique justifiée par Donald Trump qui veut venger son allié, l'ancien président Jair Bolsonaro, jugé pour tentative de coup d'État. Mais les États-Unis sont le 2ème partenaire commercial du Brésil, et cette décision impactera de nombreux secteurs, de l'aéronautique à l'agriculture. La correspondance à Rio de Janeiro de Sarah Cozzolino.  À lire aussiEn soutien à Jair Bolsonaro, Donald Trump menace d'imposer au Brésil une taxe douanière de 50%   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la qualité des eaux de baignade est globalement satisfaisante. 

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: malgré les pressions de Donald Trump, la Fed ne devrait pas baisser ses taux

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 2:56


Les taux d'intérêt vont-ils baisser aux États-Unis ? Le comité de politique monétaire de la réserve fédérale américaine (la banque centrale du pays), se réunit mardi et mercredi à Washington pour actualiser (ou pas) ses taux directeurs. N'en déplaise au président Donald Trump, les économistes ne s'attendent pas à ce que ces taux baissent. Généralement, la Réserve fédérale laisse entendre en amont si elle prévoit de modifier ses taux. Elle n'a pas donné d'indices en ce sens lors de la dernière réunion de son comité de politique monétaire en juin. Les investisseurs ne s'attendent donc pas à une baisse des taux directeurs ce mercredi. Ces derniers sont d'actuellement entre 4,25 et 4,5%, environ deux fois plus que dans l'Union européenne par exemple. Inflation L'une des principales missions de la Réserve fédérale, en plus de la maîtrise du chômage, est de garder des prix stables. Or la politique protectionniste de Donald Trump et ses hausses de droits de douane tirent les prix vers le haut : l'inflation aux États-Unis reste ces derniers mois au-dessus de la barre des 2% fixée par la Fed. Diminuer les taux maintenant pourrait encourager la hausse des prix. C'est pourquoi la Fed s'est refusée à le faire pour l'instant, au grand regret du président américain Donald Trump. Le milliardaire, de retour à la Maison Blanche depuis janvier, estime que des taux directeurs plus faibles permettraient aux États-Unis de payer moins d'intérêts sur le remboursement de leur colossale dette publique. Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump se plaignait déjà des taux directeurs de la Réserve fédérale, mais ces derniers mois, il a intensifié ses critiques, jusqu'à se rendre en personne au siège de la Fed jeudi 24 juillet, pour faire pression sur le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. « J'adorerais qu'il baisse les taux d'intérêt », lui a-t-il dit devant la presse, en lui assénant une grande tape dans le dos. Incertitudes des droits de douane Donald Trump a même menacé de le limoger, après l'avoir lui-même nommé à ce poste (en 2017). Ces menaces répétées ne plaisent pas beaucoup aux marchés financiers, qui voient dans l'indépendance de la Fed une garantie de stabilité de l'économie. Mais la procédure pour évincer Jerome Powell serait longue et difficile, et risquerait de fragiliser la confiance dans l'économie américaine, alors Donald Trump a renoncé. « Ce n'est pas nécessaire » de l'évincer, estimait-il jeudi 24 juillet aux côtés de l'intéressé. « Car je pense qu'il va prendre la bonne décision. Peut-être un peu tard, mais il va prendre la bonne décision », a déclaré le président des États-Unis. La « bonne décision », selon lui, serait de ramener à seulement 1,5% seulement les taux directeurs dès maintenant. Une telle baisse a peu de chances d'intervenir dans l'immédiat. Les décisions de la Réserve fédérale dépendront en partie des droits de douane décidés par Donald Trump. Un accord de principe a été conclu dimanche entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, visant à taxer à hauteur de 15% les produits européens entrant sur le marché états-unien. Les négociations se poursuivent par ailleurs avec la Chine ce mercredi, pour prolonger l'accord trouvé précédemment. Elles patinent avec des dizaines d'autres pays, pour qui l'ultimatum a été fixé à vendredi 1er août, avec la menace de surtaxes allant jusqu'à 50%. Si la Maison Blanche mettait cette menace à exécution, cela risquerait, là-encore, d'alimenter l'inflation et ne plaiderait donc pas en faveur d'une baisse des taux. À moins d'un retournement du marché de l'emploi aux États-Unis, qui ne s'est pas produit pour l'instant.

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: les énergies vertes, où en est-on à l'ère de Trump?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 28, 2025 3:01


Les fabricants d'éoliennes et de panneaux solaires qui veulent investir aux États-Unis dénoncent un revirement opéré par la Maison Blanche concernant leur secteur depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Un changement politique qui met en péril leur filière, et ce, pour de nombreuses années à venir. À l'origine de cette situation, « la grande et belle loi budgétaire » du président américain adoptée au forceps le 4 juillet dernier. Ce texte met un tour de vis aux subventions fédérales pour les énergies propres. Trump a juré d'en finir avec « l'arnaque verte » de Joe Biden et de limiter l'envolée des déficits. Le nouveau budget supprime les crédits d'impôt pour les projets éoliens et solaires qui ne seront pas opérationnels d'ici au 31 décembre 2027. Les projets d'hydrogène bénéficient, eux, d'un sursis : à cette date, il faudra avoir commencé à construire l'usine pour bénéficier des aides.  À lire aussiLutte contre le réchauffement climatique: Donald Trump en arrière toute L'essor des énergies vertes s'essouffle Pour les professionnels de l'éolien et du solaire, c'est la catastrophe. Selon eux, les projets d'installations risquent de baisser de 20% au cours de la prochaine décennie. Avec des dizaines de milliers d'emplois - ceux d'ingénieurs, d'installateurs, de techniciens ou encore de chefs de projet - qui finalement ne seront pas créés, et ce, alors que les coûts de l'électricité des ménages américains pourraient augmenter de 280 dollars par an d'ici à 2035, alertent les experts. Avec l'arrêt des subventions, financer de nouveaux projets devient très compliqué, voire impossible. Des projets d'investissements à l'arrêt C'est le cas du singapourien Bila Solar, fabricant de panneaux solaires, qui a suspendu le projet d'extension de son usine d'Indianapolis. Son concurrent canadien Heliene a lui remis aux calendes grecques l'installation d'une usine de cellules solaires dans le Minnesota. Enfin, deux projets de parcs éoliens offshore, prévu pour alimenter les États du Maryland et New England, pourraient ne jamais voir le jour.  Selon la filière, c'est 373 milliards de dollars d'investissements qui pourraient disparaître. Mais les acteurs du marché disent encore avoir besoin de temps pour évaluer les effets de cette nouvelle législation et de la politique des droits de douane de Trump. Actuellement, le marché américain dépend fortement des importations de composants. Et c'est la Chine qui contrôle 80% de la production mondiale de panneaux solaires. À lire aussiLa politique énergétique de Donald Trump pèse sur l'économie américaine  

C'est ça l'Amérique
Peut-on encore rêver des États-Unis en 2025, à l'ère de Donald Trump ?

C'est ça l'Amérique

Play Episode Listen Later Jul 23, 2025 22:57


À l'ère de Donald Trump, l'imaginaire autour des Etats-Unis évolue. Que reste-t-il du rêve américain ? Alexis Buisson, correspondant de La Croix à New York, aborde cette question avec le photographe Jean-Pierre Laffont, établi aux Etats-Unis depuis les années 1960.Jean-Pierre Laffont est certainement le seul photojournaliste français à avoir immortalisé l'Amérique pendant les grands bouleversements de la seconde moitié du XXe siècle. Manifestations contre la guerre du Vietnam, démission de Richard Nixon, assassinat de Martin Luther King Jr., décollage d'Apollo XI en direction de la Lune : Jean-Pierre Laffont était derrière son objectif pour couvrir ces moments historiques.Cofondateur avec son épouse Éliane du bureau américain de la prestigieuse agence Gamma, il a publié une partie des photographies de cette période faite de tragédies et d'espoir dans son ouvrage Le paradis d'un photographe (Éd. Glitterati, 2014).Quel regard cet amoureux des États-Unis porte sur l'Amérique de Donald Trump ? Peut-on encore parler d'un rêve américain, alors que le président républicain bouleverse l'image du pays sur la scène internationale ? Alexis Buisson, correspondant de La Croix à New York, l'a rencontré pour en parler. À noter que son travail fera l'objet d'une rétrospective au prochain festival international de photojournalisme Visa pour l'image à Perpignan (30 août-14 septembre)."C'est ça l'Amérique" est un podcast original de LA CROIX - juin 2025.CRÉDITS :Écriture et réalisation : Alexis Buisson. Rédaction en chef : Paul De Coustin. Production : Célestine Albert-Steward. Mixage : Théo Boulenger. Musique : Emmanuel Viau. Illustration : Olivier Balez.► Vous avez une question ou une remarque ? Écrivez-nous à cette adresse : podcast.lacroix@groupebayard.comEn partenariat avec le programme Alliance – Columbia et ses partenaires (Sciences-Po, Polytechnique, La Sorbonne), et French Morning, le premier web magazine des Français d'Amérique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Blockbusters
La Servante écarlate : sous leur œil

Blockbusters

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 54:32


durée : 00:54:32 - Blockbusters - par : Frédérick Sigrist - L'adaptation du roman dystopique de Margaret Atwood, portée par l'actrice Elisabeth Moss, a pendant six saisons prolongé l'univers du roman initial. Un univers dans lequel un mouvement religieux a pris le contrôle de la Maison-Blanche et où les femmes ont été déchues de leurs droits de citoyenne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Salvador: le prix de la sécurité

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 30:00


Le pays gouverné par le président autoritaire Nayib Bukele a vu son taux de criminalité chuter drastiquement ces dernières années. Mais au prix du sacrifice des droits fondamentaux de sa population. Les autorités du Salvador en sont fières : selon leurs chiffres, le pays serait devenu l'un des plus sûrs de la planète, avec un taux d'homicide de 1,6 pour 100 000 habitants, contre 105 il y a 10 ans. Les Salvadoriens ne sont plus à la merci des gangs qui terrorisaient le pays. Le prix à payer a un nom : l'état d'urgence, imposé par le président Nayib Bukele, et qui permet aux policiers de passer outre les lois. Résultat : 1,5% de la population est emprisonnée, souvent sans procès. Les victimes de ces arrestations arbitraires témoignent à notre correspondante dans la région, Alice Campaignolle. En Haïti, l'ancien candidat à la présidentielle, Pierre Réginald Boulos, inculpé aux États-Unis. L'homme d'affaires a été arrêté le 17 juillet et les autorités américaines viennent de signifier les charges qui sont retenues contre Pierre Réginald Boulos, explique Alterpresse. Les autorités américaines reprochent notamment à Pierre Réginald Boulos d'avoir mené « une campagne de soutien aux gangs armés » et de ne pas avoir révélé, dans sa demande de résidence permanente, son rôle dans la fondation d'un parti politique haïtien – le Mouvement pour la Transformation et la Valorisation d'Haïti (MtvAyiti) – ni le fait qu'il avait été référé pour poursuite par l'Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) en Haïti pour usage abusif de prêts. Aux États-Unis, les arrestations de migrants illégaux ont explosé, mais pas les expulsions. Donald Trump avait promis d'expulser un million de clandestins en un an, il en est très loin. Depuis février, l'administration de Donald Trump a expulsé environ 15 000 migrants illégaux des États-Unis, soit trois fois moins que Barack Obama lors d'une campagne similaire. « Trump privilégie le spectacle méchant des arrestations à l'efficacité des expulsions », analyse le chroniqueur Fareed Zakarias dans le Washington Post. La procédure est inefficace car elle est  « chaotique », dit-il, sans aucune coordination entre les autorités pour permettre ces renvois. Et cela se retourne contre lui : un sondage montre que seuls 40% des Américains approuve sa politique anti-immigration aujourd'hui, soit une baisse de quinze points en six mois. Ceci, car elle est trop cruelle et perturbe l'économie. Encore plus surprenant : le soutien envers les clandestins monte en flèche, même chez les républicains, relève Fareed Zakarias, qui conclut d'un pied de nez : sur le thème de l'immigration, Donald Trump a réussi à favoriser les partis de gauche. Le président américain toujours aussi allergique aux critiques des médias. Le Wall Street Journal a publié la semaine dernière la lettre très « amicale » de Donald Trump à Jeffrey Epstein, l'homme d'affaires défunt, accusé pour crimes sexuels. Le président, furieux, a d'abord lancé des poursuites contre le média en justice, et demande une réparation de dix milliards de dollars. Il a ensuite annoncé que les journalistes du quotidien d'affaires sont exclus de son prochain voyage en Écosse. Cette sanction étant directement liée à la publication, selon la Maison Blanche. « Les médias sont l'ennemi préféré de Donald Trump », analyse le New York Times. Le problème est que ses attaques sont bien mieux préparées et plus efficaces que lors de son premier mandat. Les pressions sont financières, judiciaires et opérationnelles, comme dans ce cas du Wall Street Journal, et les médias se couchent : ils passent des accords avant les procès ou renvoient un humoriste critique, comme ce fut le cas la semaine dernière pour Stephen Colbert, sur ABC. Ce qui est intéressant toutefois, c'est que Donald Trump s'attaque maintenant au Walt Street Journal, détenu par Rupert Murdoch, un conservateur auparavant proche du président. Qui lui, n'a pas pour l'instant prévu de se laisser faire. Au Brésil, l'ancien président Jair Bolsonaro sous la menace d'emprisonnement. Jair Bolsonaro, en procès pour tentative de coup d'État, a reçu l'obligation de porter un bracelet électronique vendredi dernier. Une mesure qui l'a révolté, et il s'en est plaint devant les médias :  « Je suis innocent, et je ne crois que dans la loi de Dieu ! », a-t-il lancé en exhibant sa cheville. Cette scène a ensuite été diffusée par la famille et les alliés de Jair Bolsonaro sur le compte de réseau social de l'ancien président. Or, le tribunal lui a interdit l'utilisation de ces réseaux, et le menace donc d'emprisonnement immédiat. Les avis sont réservés dans la presse brésilienne quant à cette possible sanction: le Folha de Sao Paulo analyse d'abord que l'ordonnance du juge Moraes est ambiguë sur les personnes tenues au silence: « Cette ambiguïté pose un problème d'autocensure », estime un professeur de droit cité. Alors qu'une association de journalistes déplore que cela puisse empêcher la diffusion d'interviews d'intérêt public. Dans le quotidien O Globo, un juriste estime aussi que l'ancien président ne peut être tenu responsable de la diffusion d'une « interview qu'il donne, car il n'a pas de contrôle dessus ». Au Chili, les chèvres protègent contre les incendies. La correspondante d'El Pais nous emmène dans la campagne de Biobio, a 500 kilomètres de Santiago, où des bergers se sont alliés avec des ingénieurs du MIT pour que leurs chèvres débroussaillent efficacement les plaines, et protègent mieux cette campagne contre les incendies. Car les chèvres adorent les broussailles inflammables. L'équipe a donc installé des colliers GPS sur les 250 chèvres, afin de mieux contrôler où elles broutent, et couvrir les zones les plus à risque. Et cette mesure de prévention a été très efficace : ce terrain a été l'un des mieux préservés contre les énormes incendies de 2023, qui ont tué six personnes. Les chèvres peuvent donc sauver des vies.  

Reportage International
Avoir 25 ans au Mexique: Luis, travailleur illégal à la frontière texane

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 21, 2025 2:41


Avoir 25 ans en 2025. Comment les jeunes nés autour de l'an 2000 voient-ils le monde du travail, l'entrepreneuriat ? Et comment se projettent-ils dans l'avenir ? Pour ce deuxième épisode, direction Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Rencontre avec Luis, un jeune Mexicain qui la traverse illégalement toutes les semaines pour aller travailler au Texas.   Ce n'est pas son vrai nom, mais pour préserver son anonymat, nous l'appellerons Luis. Nous le rencontrons au domicile de ses parents à Ciudad Juarez. De l'autre côté du fleuve Rio Grande, il y a El Paso, le Texas et le pays du dollar. Les deux villes-frontières sont reliées par le pont des Amériques. Luis connaît parfaitement le chemin : « Je traverse la frontière tous les week-ends pour aller travailler dans un genre de casino à El Paso, une salle de poker. Je m'occupe de l'argent, parfois je distribue les cartes. Je travaille trois jours : du jeudi au samedi ou du vendredi au dimanche. Et puis, je rentre au Mexique. Cela me permet d'aider mes parents à payer les factures. »  « Chaque travailleur sans papiers a sa propre technique » Luis n'a pas pourtant pas de permis l'autorisant à travailler aux États-Unis. « Chaque travailleur sans papiers a sa propre technique. Moi, j'ai l'avantage d'avoir de la famille à El Paso, donc c'était facile de trouver un travail, d'avoir un endroit où dormir. Je traverse avec de la famille ou des amis, vers midi ou en début d'après-midi plutôt que tôt le matin. Donc, j'ai l'air de venir pour faire du tourisme ou du shopping. Traverser le week-end ? C'est très facile, ils ne soupçonnent rien. » Luis assure n'avoir jamais été interrogé en deux ans, pas même depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.  « J'aime bien Donald Trump, même si lui ne m'aime pas » Le président américain d'ailleurs, Luis l'apprécie plutôt : « Je sais que c'est bizarre, mais si vous me demandez si j'aime Trump : oui, je l'aime bien. L'économie se porte mieux quand il est au pouvoir. Je sais qu'il ne veut pas qu'on vienne travailler aux États-Unis, mais ce sont les immigrés qui font tourner son pays. Donc oui, je l'aime bien. Même si lui ne m'aime pas. » Mais n'allez pas croire qu'il rêve pour autant de s'installer aux États-Unis : « Je n'aime pas leur mode de vie. C'est travail, travail, travail. Ils ont tout ce qu'ils veulent, mais au final, ils ne font que travailler. Je me vois faire un ou deux ans de plus comme ça. Et puis, j'ouvrirai un business ici au Mexique, un food truck peut-être. » À lire aussiDe part et d'autre de la frontière, la vie chamboulée des Mexicains et des Américains

Vacarme - La 1ere
Les Échos de Vacarme - LGBTIQ: exister malgré la haine

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later Jul 20, 2025 56:15


C'est un tableau mondial peu réjouissant: près de 70 pays pénalisent l'homosexualité, dont plus d'une dizaine par la peine de mort. À peine arrivé à la Maison-Blanche, Donald Trump a accumulé annonces et décrets homophobes et transphobes. Mais même en l'absence de lois liberticides, l'hostilité se niche dans toutes les sphères de la société et en premier lieu au cœur des familles, ce qui rend les personnes concernées particulièrement vulnérables. En Suisse aussi, les crimes de haine sont en augmentation. Pourtant, les droits des personnes LGBTIQ ont sensiblement progressé ces quinze dernières années et l'homophobie est désormais pénalisée au même titre que le racisme. Pourquoi la non-binarité, la transidentité et l'homosexualité dérangent-elles encore autant? Quels modèles dominants viennent-elles remettre en question? Production : Laurence Difélix Réalisation : Rodolphe Bauchau Les invité.es: Dre Caroline Dayer Déléguée cantonale aux questions d'homophobie et de transphobie dans les lieux de formation, à l'Etat de Vaud. & Dr. Thierry Delessert Collaborateur scientifique à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Éducation, Université de Genève. Spécialisé sur l'histoire des (homo)sexualités en Suisse.

French Podcast
News In Slow French #751- Intermediate French Weekly Program

French Podcast

Play Episode Listen Later Jul 18, 2025 8:39


Comme toujours, nous consacrerons la première partie de notre émission à l'actualité. Nous commencerons avec l'annonce de la Maison Blanche concernant la livraison de nouveaux missiles à l'Ukraine. Le Président Trump a par ailleurs brandi la menace de sanctions envers ceux qui achètent de l'énergie à la Russie, même si de nombreux observateurs estiment qu'une telle menace serait très difficile à appliquer. Ensuite, nous enchaînerons avec un sujet sur l'entreprise d'IA d'Elon Musk : elle est sous le feu des critiques depuis que son robot conversationnel, Grok, a tenu des propos polémiques faisant l'éloge d'Adolf Hitler. Dans notre section scientifique, nous évoquerons une étude qui s'est penchée sur la question des traits de personnalité des personnes prétendument « cool ». Et puis pour terminer, nous parlerons des finales de Wimbledon.    La leçon de grammaire de la semaine sera : The Relative Pronouns que, qui and quoi. Cette semaine, nous parlerons de Pierre Cabon et de son épouse, les auteurs du projet Wheeled World. Depuis 2018, ils partagent leurs aventures sur Internet pour aider les personnes handicapées qui veulent voyager. Notre expression cette semaine est Travailler d'arrache-pied. Elle nous donnera l'occasion d'évoquer les 75 ans de la construction européenne, à laquelle ont travaillé dur quelques hommes politiques tels que Robert Schuman. 75 ans plus tard, où en est cette construction ? - Trump annonce la livraison de missiles à l'Ukraine, mais pas de sanctions concrètes contre ceux qui achèteraient de l'énergie aux Russes - Elon Musk déclare que son IA a fait l'éloge d'Hitler pour plaire à ses utilisateurs - Une étude identifie les caractéristiques des personnes « cool » qui sont admirées dans le monde entier - Sinner prend sa revanche sur Alcaraz et Swiatek écrase Anisimova à Wimbledon - En 10 ans, Pierre Cabon est devenu une figure du voyageur en fauteuil roulant - Les 75 ans de la construction européenne

C dans l'air
Paolo Levi - Italie: 1000 jours au pouvoir pour Giorgia Meloni

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 18, 2025 12:45


C dans l'air l'invité du 17 juillet 2025 : Paolo Levi, journaliste italien, correspondant à Paris de l'agence italienne de presse Ansa (Agenzia Nazionale Stampa Associata) Depuis 2022, l'Italie n'a connu qu'une seule cheffe de gouvernement : Giorgia Meloni. Présidente du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia, elle est la première femme à diriger l'exécutif italien et franchit aujourd'hui le cap des 1000 jours au pouvoir, dans un pays pourtant habitué à l'instabilité politique.Si elle avait fait de la fermeté migratoire un axe central de sa campagne, son gouvernement a accueilli près d'un million de travailleurs extracommunautaires en cinq ans, pour répondre à la pénurie de main-d'œuvre. Côté économique, le bilan est jugé positif, avec une baisse de la dette et du déficit. Pourtant, sa popularité s'érode : selon un récent sondage, 62 % des Italiens portent un jugement négatif sur son action, contre seulement 34 % d'avis favorables. Sur la scène internationale, Giorgia Meloni, proche de Donald Trump, a été la première dirigeante européenne reçue à la Maison Blanche. Elle soutient fermement l'Ukraine et plaide, avec ses alliés européens, pour une sortie du conflit.Paolo Levi, journaliste italien, correspondant à Paris pour l'agence de presse ANSA dressera pour nous le bilan de Giorgia Meloni, première femme à diriger la coalition gouvernementale en Italie.

Reporters
La chasse aux immigrés de Trump, menace pour la liberté d'expression aux États-Unis

Reporters

Play Episode Listen Later Jul 18, 2025 12:54


Alors qu'aux États-Unis, les expulsions sont en hausse depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, nos reporters donnent la parole à ceux qui se trouvent coincés dans les nouvelles procédures, déployées au nom de la sécurité nationale.

TATAMI Connexion
UFC Maison Blanche, UFC Paris, Morgan charrière… Restons connecté #93 - TATAMI Connexion

TATAMI Connexion

Play Episode Listen Later Jul 18, 2025 121:19


Tipeee : https://fr.tipeee.com/tatami-connexion/Import Fight : https://import-fight.com/?srsltid=AfmBOorPLaRoGMlD5TMi_ToZnEBnkq6Mr3p_RFLl7lU5Idm0R0ySUfQdCode : TATAMI10Bienvenu sur le format actualité MMA et JJB du podcast TATAMI Connexion : Restons Connecté !Chaque semaine nous allons parler des sujets qui anime nos sports et qui attise toutes les conversation !Cette semaine programme chargé avec :- Retour sur Morgan Charrière vs Nate Landwher- Volkov vs Almeida en préparation- UFC à la Maison Blanche - Jones et Mcgregor en star de l'évènement- BSD vs Gamrot n'aura pas lieu- Ziam vs Fernandez- Gomis vs Ruchala- Buchecha signe à l'UFC- Craig Jones en guerre contre l'UFC- BKFC : Le tournoi à 25 millions de dollars Bonne écoute !!

C dans l'air
Epstein, Poutine, droits de douane… Trump lâché par les siens ? 

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 17, 2025 66:25


C dans l'air du 17 juillet 2025 : Epstein, Poutine, droits de douane… Trump lâché par les siens ? Emission présentée par LORRAIN SÉNÉCHALLa base électorale de Donald Trump est-elle en train de le lâcher ? Depuis quelques semaines, certains partisans du président des États-Unis lui reprochent le bombardement de l'Iran ou l'envoi d'armes supplémentaires à l'Ukraine. D'autres critiquent sa grande loi budgétaire et sa politique migratoire. Mais aucun sujet n'a provoqué autant de divisions au sein de la sphère "MAGA" (Make America Great Again) que le dossier Jeffrey Epstein, depuis la publication par les autorités, le 7 juillet dernier, d'un mémorandum concluant à l'absence d'éléments susceptibles de relancer l'enquête.Jeffrey Epstein, financier américain accusé d'avoir exploité sexuellement des mineures pendant des années, avait été retrouvé pendu dans sa cellule à New York en 2019, avant d'être jugé. Depuis, l'affaire alimente de nombreuses théories complotistes. Donald Trump avait promis de faire toute la lumière sur ce qu'il qualifiait de dossier "répugnant", s'il revenait à la Maison-Blanche. Mais l'annonce récente de la justice affirmant qu'"aucune liste de clients" secrète n'existe a été perçue par une partie de ses soutiens comme une trahison.Sur les réseaux sociaux, certains internautes vont jusqu'à se filmer en train de brûler leur casquette rouge "Make America Great Again". Des photos d'Epstein aux côtés de Trump refont surface et sont largement partagées. La gêne gagne même certains élus républicains, tandis que la polémique enfle.Face aux critiques, Donald Trump accuse les démocrates de manipuler l'opinion publique et s'en prend à ses anciens soutiens qui s'écartent de sa ligne. "Laissez ces mauviettes faire le jeu des démocrates (…) je ne veux plus de leur soutien !", a-t-il lancé. "Ils sont stupides", a-t-il insisté mercredi depuis le Bureau ovale.Dans le même temps, le président a relancé la guerre commerciale, menaçant d'imposer des taxes supplémentaires de 30 % sur les biens en provenance de l'Union européenne et du Mexique à partir du 1er août, à défaut d'accord commercial d'ici là. Donald Trump a également annoncé avoir lancé un ultimatum à Vladimir Poutine, donnant 50 jours à la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, sous peine de sanctions économiques sévères.LES EXPERTS : - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV/ Spécialiste des questions internationales- Georgina WRIGHT - Conseillère spéciale, spécialiste des questions transatlantiques/ German Marshall Fund- Lauric HENNETON- Spécialiste des États-Unis - Maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Marie-Cécile NAVES - Politologue, directrice de recherche - IRIS, spécialiste des États-Unis

Invité Afrique
Etats-Unis en RDC: «L'important, c'est que l'assistance américaine ne s'arrête pas»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 14, 2025 4:37


Ces dernières semaines, la politique de Donald Trump a eu des impacts majeurs sur la RDC, tant sur le plan économie avec la fin de l'USAID - Kinshasa était le premier pays francophone d'Afrique récipiendaire de cette aide – que sur le plan sécuritaire et politique. La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé un accord de paix avec l'ambition déclarée de mettre fin au conflit dans l'Est de la RDC, le 27 juin à Washington, sous l'égide des États-Unis. Une diplomatie très active donc. Et sa première actrice sur le terrain à Kinshasa, l'ambassadrice Lucy Tamlyn, fait le point sur ces sujets avec Charlotte Cosset. RFI : Les États-Unis ont démantelé l'USAID. La fin de cette aide est un coup dur pour les ONG. À quoi va ressembler désormais l'aide américaine en RDC ? L'important, c'est que l'assistance américaine ne s'arrête pas. Elle est maintenant coordonnée par le département d'État. Et cette transition structurelle permet une meilleure cohérence entre la diplomatie et l'assistance. Évidemment, sur le terrain, il y avait des ajustements, mais nos programmes de santé et de réponse aux urgences se poursuivent. Ce sont des domaines prioritaires dans notre engagement bilatéral et nous restons le plus grand bailleur en RDC. Est-ce que vous sauriez, après ces réajustements, nous dire à combien s'élève l'aide américaine ? Ce que je peux dire, c'est que les États-Unis restent engagés à soutenir la santé, y compris la réponse pour les personnes vivant avec le VIH-Sida et les réponses d'urgence là où les besoins sont les plus urgents et où se trouvent les plus vulnérables. Je ne peux pas donner un chiffre exact, évidemment, c'est moins qu'auparavant et nous sommes aussi en train de faire une évaluation de l'assistance. Donc, ça va être plus clair dans les mois à venir, quelles seront les formes et les montants de l'assistance. Fin juin toujours, madame l'Ambassadrice, s'est tenue en Angola, le sommet États-Unis Afrique. Que faut-il en retenir ? C'était une grande réussite. Presque 2,5 milliards de dollars en nouveaux accords et engagements qui ont été annoncés. C'est aussi une opportunité pour expliquer que nous donnons la priorité aux échanges commerciaux plutôt qu'à l'aide et tout en encourageant les partenariats pour stimuler une croissance fondée sur l'investissement. Je peux ajouter aussi qu'il y a eu la réunion de cinq présidents africains à la Maison Blanche. Cet événement se veut le premier d'une série de discussions continues que nous voulons entamer avec les dirigeants africains. Et cela veut dire que c'est vraiment le début d'un engagement beaucoup plus étroit qu'auparavant. Parmi les questions abordées en Angola, celle du corridor de Lobito, qui est stratégique pour la RDC, cette voie ferrée qui relie déjà en partie la façade maritime de l'Angola aux zones minières en RDC de Kolwezi. Quels sont les engagements financiers américains dans ce domaine et dans quel but ? Les États-Unis investissent dans ce corridor parce qu'il représente un levier de transformation économique. Bien sûr, il y a des bénéfices pour nos deux pays. Le projet de Lobito, concrètement, on en est où côté congolais ? Nous sommes en pleine discussion avec le gouvernement pour connaître leurs intentions. Il s'agit de trouver une forme de concession qui va être attirante pour le secteur privé. Parce que ce qui est différent par rapport à ce corridor, c'est que le financement va directement au secteur privé. Ce n'est pas de gouvernement à gouvernement. On serait plutôt sur l'option de la réhabilitation de la voie existante ou sur le projet de construction du nouveau tronçon qui avait été envisagé ? À ce stade, c'est plutôt la réhabilitation du tronçon existant. Nous sommes vraiment dans les étapes préliminaires, mais nous sommes très étroitement liés avec l'Union européenne. L'Union européenne est très impliquée. Lobito, c'est un projet très stratégique. Il doit permettre l'exportation des minerais des régions enclavées de la RDC vers l'Angola. Et en avril, par ailleurs, lors de la visite de Massad Boulos à Kinshasa, le président Tshisekedi a annoncé l'existence d'un accord minier entre la RDC et les États-Unis. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? Quels sont les minerais congolais les plus stratégiques pour le marché américain ? Il y en a plusieurs, mais évidemment, le cobalt et le cuivre sont importants pour toutes les économies industrialisées. On parle du lithium également ? Oui le lithium aussi. Ce que je peux dire par rapport à cet accord minier, c'est plutôt qu'il s'agit de plusieurs accords. Ce sont des accords qui visent à améliorer le climat des affaires. Parce que même s'il y a une ouverture claire pour les sociétés occidentales, l'expérience ici montre qu'il y avait des obstacles pour l'investissement. Donc, ce que nous cherchons à faire, c'est d'améliorer le climat des affaires en travaillant étroitement avec le gouvernement, avec les institutions. Et ça va donner le feu vert pour les sociétés américaines de venir ici investir. Donald Trump a obtenu un premier accord entre Kinshasa et Kigali pour faire cesser le conflit à l'Est. C'est sans précédent. Comment la diplomatie américaine est-elle parvenue à un tel résultat ? Après trente ans de conflit, il est vraiment temps que la souffrance cesse et que la souveraineté et l'intégrité territoriale congolaise soient respectées. Donc, voici pourquoi les États-Unis ont insisté pour que cet accord de paix vienne avec un calendrier, un plan et des témoins. Le processus de mise en œuvre a bel et bien commencé avec la création d'un mécanisme de sécurité conjoint entre la RDC et le Rwanda. Et ce mécanisme coordonne la neutralisation des FDLR et le retrait progressif des troupes rwandaises. C'est un accord réaliste fondé sur des engagements réciproques. Et je voulais aussi dire que cet accord est différent, car nous avons clairement dit qu'il y aurait des conséquences si les engagements ne sont pas respectés. Cet accord a aussi de nouveaux aspects. En plus des engagements sécuritaires, il fournit l'incitation d'un cadre d'intégration économique régionale. Vous parlez de conséquences. Quel type de conséquences ? Les conséquences peuvent être les mesures punitives, par exemple les sanctions ou les autres leviers diplomatiques. Un exemple des aspects positifs des propos incitatifs : il y a un projet hydroélectrique de 760 millions de dollars qui reliera le Burundi, le Rwanda et la RDC. C'est un projet qui existe depuis longtemps, pas encore mis en œuvre, qui a juste besoin de la paix pour démarrer. Et donc ça, c'est un projet sur lequel vous êtes prêt à investir, si l'accord tient ? Une société américaine fait partie de ce projet, il y a plusieurs pays, plusieurs sociétés. C'est un projet assez complexe qui lie les trois pays. Et ça dépend du mécanisme qui va (met en oeuvre) l'accord des trois pays. (C'est un exemple) de l'importance d'arriver à une paix durable qui va permettre la confiance nécessaire entre ces trois pays, et donner le feu vert pour que ce projet puisse commencer. Vous l'avez dit, le suivi de la mise en œuvre de cet accord va être crucial. Jusqu'où les États-Unis sont prêts à s'impliquer dans ce suivi ? En fait, les États-Unis font partie, comme observateurs, du mécanisme de coordination sécuritaire et aussi du mécanisme de suivi. Et ce comité, qui inclut aussi le Qatar et Togo, assure un accompagnement constant de la mise en œuvre. Dans le cadre de cet accord. Une nouvelle rencontre est prévue prochainement à Washington avec les trois présidents. Que faut-il en attendre ? Le président Trump a hâte de (recevoir) ces deux présidents à Washington pour signer un accord de paix entre président Kagamé et président Tshisekedi. L'objet de cette nouvelle rencontre, c'est de signer l'accord au niveau présidentiel, mais aussi d'ouvrir la possibilité pour ce cadre d'engagement économique et (d'inaugurer) un avenir plus prospère pour la région et pour les deux pays.

Journal d'Haïti et des Amériques
Inondations du Texas : quelle réforme pour l'agence de gestion des urgences ?

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 14, 2025 30:00


Dix jours après les crues meurtrières du fleuve Guadalupe, qui ont fait 129 morts et plus de 170 disparus, le futur rôle de l'agence fédérale est encore flou. Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier dernier, Donald Trump a promis une réduction drastique des dépenses fédérales – et a ainsi promis de fermer l'agence de gestion des urgences, la FEMA. Inutile, trop couteuse, disait-il. Au lendemain des inondations meurtrières du Texas, terre républicaine où plus de 300 personnes pourraient avoir perdu la vie, potentiellement à cause du retard dans les secours, cette position est plus difficile à tenir. Le président refuse de définir quel rôle exact il pense réserver maintenant à cette agence. Mais sa ministre de l'Intérieur, Kristi Noem, a commencé à donner des indications, lors d'une interview sur la chaîne NBC : « Son rôle doit changer, et nous devons nous appuyer sur les autres ressources du gouvernement fédéral », soutient-elle, avant de reprendre la ligne idéologique trumpiste, de déléguer un maximum de tâches aux États fédérés. « Le président souhaite donner les moyens aux États de gérer eux-mêmes leurs situations d'urgence », sans préciser de quels moyens elle pense, considérant qu'on parle ici de désengagement fédéral avant tout.   La FEMA, du reste, est critiquée pour sa mauvaise gestion en amont : son rôle est aussi d'évaluer les risques d'inondations pour les permis de construire. Or, le Washington Post révèle que le fameux camp pour enfants Mystic, où 27 personnes ont été emportées par les crues, n'avait pas été placé en zone inondable – il avait donc pu étendre son empreinte. Ces permis ont été donnés entre 2013 et 2020, rappelle le quotidien, ce qui indique à quel point les agences fédérales peuvent sous-estimer les risques, mais aussi que ces derniers évoluent rapidement à cause du changement climatique. À lire aussiÉtats-Unis: après les inondations au Texas, Trump rétropédale sur la Fema et son démantèlement En attendant, la population essaie de se relever par tous les moyens. Et même les enfants s'y mettent, comme le raconte le Dallas Morning News. Le quotidien décrit cette belle histoire de Graham Goodin et des deux frères Wallace, âgés de 10 à 12 ans, qui ont ouvert leur stand de limonade glacée dans une rue de Dallas. Un dollar le jus rafraichissant, mais rapidement, les passants paient 5, 7, voire 100 dollars le verre. « C'est la meilleure limonade du monde », assure un client. Ces ventes doivent en effet servir à reconstruire le camp pour enfants Mystic, ravagé par les inondations. Ces jeunes entrepreneurs ont récolté 550 dollars en une journée, ce qui prouve la solidarité qui a emporté les Texans : on ne compte plus les restaurants qui reversent leurs profits ou les cagnottes d'anonymes en faveur des sinistrés, rapporte le journal de Dallas.   « Ce genre d'inondations devrait se répéter avec l'intensification du réchauffement climatique, surtout dans cette région du centre du Texas, aux terrains vallonnés et au climat propice aux fortes tempêtes. Pour y faire face, les autorités règlementent de plus en plus les constructions au bord de l'eau. Ils demandent à ce que les maisons soient construites sur des piliers ou que les fondations permettent à l'eau de passer dessous en cas de crue », explique Mark Gonzalez, un ingénieur de l'immobilier. Reportage d'Edward Maille au Texas. L'Argentine s'enfonce dans la crise politique La guerre est ouverte au plus haut sommet de l'État. Elle a éclaté avec l'adoption de l'augmentation des retraites la semaine dernière, malgré l'opposition du président Javier Milei. Et ce dernier d'attaquer sa vice-présidente, Victoria Villaruel, qui ne l'a pas appuyé au Parlement dans ce dossier. Le quotidien Pagina 12 nous livre les détails croustillants de cette acrimonie. « Traitresse, populiste, âne », tels sont les noms colorés que donne Javier Milei à son ancienne alliée. Victoria Villaruel, qui avait apporté le vote religieux au président, « est maintenant considérée comme une opposante », analyse le journal, et les spéculations commencent sur sa possible candidature à la présidence de 2027, face à Javier Milei. À lire aussiArgentine: rupture entre le président Milei et sa vice-présidence Victoria Villarruel Au Brésil, front commun contre les nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump Le président brésilien Lula pourrait bénéficier de cette nouvelle attaque du président américain. Donald Trump assure que ces tarifs sont imposés pour faire pression sur Brasilia et arrêter les poursuites contre son allié, Jair Bolsonaro, accusé de tentative de coup d'État. Résultat, c'est le camp Bolsonaro qui en paie le prix, analyse le quotidien O Globo, et Lula en sort renforcé. « Après des mois d'usure et de confrontations avec les députés, le président jouit d'une amnistie », commente le quotidien. Mais beaucoup estiment que « cet alignement est temporaire et risque de s'effondrer une fois la crise avec Trump résolue », prévient O Glogo.  À lire aussi«Chasse aux sorcières», «qu'il se mêle de ses affaires»: Trump et Lula s'écharpent autour de Bolsonaro Le Mexique, destination en pointe pour la chirurgie esthétique La correspondante du quotidien espagnol El Pais nous emmène dans un cabinet de chirurgie esthétique de Guadalaraja, à la frontière états-unienne. Comme beaucoup, ce cabinet est pris d'assaut : le Mexique est devenu la deuxième destination de tourisme médical au monde pour la chirurgie esthétique, après la Colombie. Une recette gagnante, qui repose sur des prix abordables, de bons chirurgiens et des plages agréables pour se rétablir – tout cela à deux pas des États-Unis et du Canada. 1,4 million de patients ont fait le voyage l'année dernière, pour faire surtout des liposuccions, des facelift ou se gonfler les seins. Mais attention aux arnaques, prévient El Pais: pour certains, le chirurgien était en fait un dentiste ! Et surtout, quid du post-opératoire : il faut s'assurer du suivi à distance et de la bonne coordination avec des médecins dans votre pays, conclut El Pais. Ceci, afin que ce nouveau visage dont vous rêvez ne se transforme pas en un cauchemar indélébile.  En Haïti, reportage dans les Gonaïves Une ville qui doit se débrouiller sans pompiers. La semaine dernière, un camion d'essence a pris feu suite à une collusion avec un autre véhicule. Huit personnes sont décédées, dont trois élèves d'une même famille. Les incendies sont fréquents dans cette ville et touchent des marchés publics, des résidences privées, des entreprises ou bâtiments publics. À chaque fois, il faut attendre que le feu détruise tout sur son passage. Pourtant, en 2016, la ville avait deux camions de pompiers qui faisaient régulièrement des interventions. Ils ont disparu après le mandat du maire de l'époque en 2020. Reportage de Ronel Paul.

Laurent Gerra
PÉPITE - USA 2024 : Donald Trump réélu ? Nicolas Sarkozy savoure la nouvelle !

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later Jul 13, 2025 1:44


REDIFF - Alors que le monde attend les résultats des élections américaines, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche semble réjouir Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas sa satisfaction à l'idée de cette victoire ! Cet été, retrouvez tous les jours le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Cameroun: «C'est le moment pour Paul Biya de prendre sa retraite et d'être respecté»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 11, 2025 11:37


Candidat ou pas ? Au Cameroun, l'avenir du président Biya provoque de multiples débats depuis que le porte-parole du gouvernement et celui du parti au pouvoir ont affiché publiquement leur désaccord. C'était au début de la semaine sur RFI. Ce vendredi, voici la réaction de Christopher Fomunyoh. Mais comme le grand essayiste camerounais est aussi le directeur Afrique du National Democratic Institute, un think tank américain proche du Parti démocrate, il s'exprime d'abord sur le sommet organisé mercredi par Donald Trump. En ligne de Washington, Christopher Fomunyoh répond à C. Boisbouvier.  RFI : « Plus de commerce, moins d'aide », a dit en substance Donald Trump aux cinq chefs d'État africains qu'il a reçus ce mercredi à la Maison Blanche. Qu'est-ce que vous pensez de cette nouvelle approche des États-Unis avec l'Afrique ?  Christopher Fomunyoh : Effectivement, je pense que peut-être, compte tenu des richesses naturelles existant sur le continent, ça va ouvrir de nouvelles perspectives. Et nous l'avons ressenti parce que, mercredi, les cinq chefs d'États à tour de rôle, chacun parlait des richesses naturelles de son pays. Et il est envisagé un autre sommet, peut-être au mois de septembre à New York, et peut-être que ça va changer le paradigme.  Les contrats miniers, c'est l'un des arguments que les États-Unis mettent à présent sur la table. Est-ce qu'après 25 ans d'échec dans les Grands Lacs, cette stratégie pourrait réussir ?  Peut-être que les deux États du Congo et du Rwanda, voyant un intérêt commun dans la possibilité de nouvelles richesses dans l'exploitation des minerais, pourront s'entendre à régler leurs conflits par des voies de négociations. Donc c'est à encourager si ça peut calmer les choses et éviter la perte en vies humaines qu'a connu le Congo à l'est de son territoire, c'est vraiment à saluer.  Alors à propos de ces matières premières, pour l'instant, c'est la Chine qui exploite le plus de terres rares en Afrique. Est-ce que les États-Unis ont raison ou pas de vouloir entrer en compétition avec la Chine sur le terrain africain ?  Effectivement, la compétition avec la Chine, je ne serais pas surpris si cela était entré dans le calcul par rapport même à l'invitation des cinq pays dont les chefs d'États se trouvent à Washington en ce moment.  Donc, a priori, Washington a pris soin d'inviter cinq chefs d'États qui résistent à la force d'attraction de la Chine ? Je ne sais pas si c'est cela, l'indicateur qui a motivé le choix de ces cinq pays, mais c'est quand même des pays qui, à divers degrés, contiennent des ressources qui peuvent attirer le secteur privé américain.  Sur RFI et France 24, au mois de mars dernier, le nouveau président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a révélé que les Chinois avaient souhaité installer une base militaire sur les côtes gabonaises, mais que le Gabon avait décliné la proposition. Est-ce que vous pensez que c'est l'une des raisons pour lesquelles ce président était invité à la Maison Blanche ce mercredi ? Effectivement, ça se voit que, depuis la transition au Gabon, le Gabon essaie de peser aussi dans les conversations diplomatiques avec Washington. On l'a ressenti aussi mercredi lorsque le nouveau président gabonais a fait étalage de son ouverture.  Vous êtes Camerounais et vous suivez avec beaucoup d'attention le début de la campagne pour la présidentielle d'octobre prochain. Cette semaine, on a entendu le porte-parole du gouvernement nous dire que la candidature de Paul Biya à un huitième mandat n'était sûre qu'à 50%. Puis le porte-parole du parti au pouvoir RDPC nous dire que cette candidature était sûre à 100%. Comment vous réagissez ?  Cela ne me surprend pas du tout. Tout au contraire, ça démontre ce que nous avons toujours décrié avec le régime en place, parce que nous avons vu le ministre René Sadi, par exemple, qui semble prendre la mesure de l'angoisse dans laquelle vivent les populations camerounaises quant à l'effectivité de la gouvernance et de la gestion du pouvoir par le président Paul Biya. Il a essayé d'être rationnel et même de rassurer dans une certaine mesure ces populations-là. Mais quelques heures après, nous avons été très surpris que le ministre Fame Ndongo sorte en se lançant dans un sophisme exacerbé, qui prête à confusion non seulement pour les Camerounais, mais aussi pour tous les Africains qui regardent avec curiosité ce qui se passe au Cameroun.  Si Paul Biya vous demandait conseil aujourd'hui, qu'est-ce que vous lui diriez ?  Je lui dirais clairement d'aller se reposer parce que, si je voulais être cynique, je dirais comme certains que la candidature de Paul Biya serait un cadeau. Le plus beau cadeau que le parti au pouvoir pourrait rendre à l'opposition. Parce que ce serait très facile de le battre dans une campagne où il ne pourra pas battre campagne, où il ne pourra pas faire des tournées dans les dix régions du pays, où il ne pourra pas interagir avec les journalistes et les populations. Mais je ne suis pas cynique à ce point. Je suis optimiste de nature et je lui dirais carrément : « en tant que grand-père, en tant qu'arrière-grand-père, c'est le moment de prendre votre retraite et d'être respecté par les Camerounais et par les Africains et par le monde entier ».

Journal de l'Afrique
Présidents africains à la Maison Blanche : réactions mitigées au Sénégal et en Mauritanie

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2025 14:11


Donald Trump a réuni mercredi à la Maison Blanche les présidents libérien, sénégalais, mauritanien, bissau-guinéen et gabonais pour un mini-sommet destiné notamment pour les États-Unis à contrer l'influence grandissante sur le continent de la Chine et de la Russie. Comment cette rencontre a-t-elle été perçue à Dakar et Nouakchott ?

Journal d'Haïti et des Amériques
Colombie : quand une petite ville s'oppose à Coca-Cola

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 10, 2025 30:00


À La Calera, une municipalité montagneuse près de Bogotá, les habitants s'opposent à Coca-Cola, qui exploite sept sources d'eau via sa filiale Indega. En pleine sécheresse historique causée par El Niño, les habitants ont subi des coupures d'eau pendant près d'un an, tandis que l'usine de mise en bouteille continuait son activité. C'est un reportage d'Eve-Marie Detoeuf. L'indignation est d'autant plus grande que la concession d'exploitation d'Indega, arrivée à échéance en décembre, pourrait être renouvelée malgré les contestations. Coca-Cola affirme puiser l'eau dans les nappes souterraines, mais une hydrologue critique sévèrement l'étude fournie par la multinationale, la jugeant biaisée et contradictoire. La situation divise désormais les habitants de La Calera. Tandis que certains défendent l'entreprise pour les emplois supposément créés, d'autres dénoncent une exploitation injuste d'une ressource vitale. Des artistes, des écologistes, et des villageois expriment leur tristesse face aux tensions causées par Coca-Cola. Ils sont pessimistes quant à une décision des autorités régionales, soupçonnées de favoritisme et de corruption. En 2024, Coca-Cola n'aurait payé que l'équivalent de 2 500 euros de redevance pour cette ressource précieuse, alimentant un sentiment d'injustice grandissant.   Les gangs haïtiens sanctionnés par l'ONU Les Nations unies ont imposé des sanctions contre les coalitions de gangs haïtiens Viv Ansanm et Gran Grif, quelques semaines après leur désignation comme organisations terroristes par les États-Unis. C'est un des sujets abordés ce jeudi (10 juillet 2025) avec le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Ces sanctions permettent notamment à Interpol de lancer des poursuites internationales, peut-on lire dans le Nouvelliste. Elles interviennent dans un contexte d'escalade de la violence en Haïti, où les gangs multiplient les attaques armées, s'étendent au-delà de Port-au-Prince, et plongent le pays dans une crise humanitaire sans précédent.     Aux États-Unis, des milliers de fonctionnaires fédéraux vivent dans la peur d'un licenciement massif Mardi dernier, la Cour suprême a validé le vaste plan de réorganisation de l'administration Trump, ouvrant la voie à des suppressions de postes. Selon Politico, ce jugement a profondément ébranlé des agents jusque-là convaincus d'être protégés par le droit de la fonction publique et les syndicats. « Tous mes amis se sont résignés au pire », confie un employé au ministère du logement. À l'agence de protection de l'environnement, certains se terrent au sous-sol pour fuir la tension. Déjà 3 000 départs volontaires ou retraites anticipées. Des services comme la justice environnementale sont démantelés. « Le gouvernement abandonne les communautés les plus polluées », dénonce un agent. Au ministère du Logement, les couloirs sont devenus silencieux, « comme après un décès ». La peur est encore plus vive au Département d'État : dans des groupes Signal, diplomates et agents s'inquiètent pour leur avenir, la sécurité nationale, et dénoncent une trahison. Des salles de réunion ont été réservées pour ce vendredi, jour probable des annonces officielles.   Les conséquences de la taxe douanière de 50% sur les produits brésiliens décidée par Donald Trump Pour le site d'information G1, Donald Trump répète la formule du harcèlement et des représailles qu'il utilise contre ses adversaires politiques. « Cette fois, cependant, les échanges économiques ne peuvent pas servir de prétexte car les États-Unis ont un rare excédent commercial avec le Brésil ». Dans Carta Capital, un ancien ambassadeur brésilien s'insurge : il parle d'ingérence révoltante, de brutalité diplomatique, et estime que les États-Unis sont en train de devenir un adversaire du Brésil — une rupture avec deux siècles de relations diplomatiques. Il appelle à une réaction forte de la société civile brésilienne, et suggère au gouvernement Lula d'intensifier ses contacts avec les démocrates américains.   L'embarras des bolsonaristes Selon Folha de Sao Paulo, plusieurs proches de l'ex-président reconnaissent, en privé, que cette décision « pose un vrai problème politique ». Officiellement, ils continuent de soutenir Donald Trump et tentent de rejeter la responsabilité de la mesure douanière sur le président Lula. C'est le cas de Tarcísio de Freitas ou Romeu Zema — deux candidats potentiels pour la prochaine élection présidentielle de 2026. Ils affirment que c'est le rapprochement de Lula avec la Chine, la Russie, l'Iran, Cuba ou encore le Venezuela qui aurait déclenché la réaction de Donald Trump.   Washington à la recherche d'une stratégie à l'égard du Venezuela C'est à lire dans le New York Times. D'un côté, le secrétaire d'État Marco Rubio a tenté un accord avec Caracas : libérer des prisonniers politiques en échange du renvoi de 250 migrants vénézuéliens détenus au Salvador. Mais ces négociations ont été court-circuitées par… l'émissaire spécial de Donald Trump pour le Venezuela lui-même, Richard Grenell. Lui proposait tout autre chose : autoriser l'entreprise Chevron à reprendre ses activités pétrolières au Venezuela. Une offre plus alléchante pour le président Nicolas Maduro. Mais finalement, aucun accord n'a été conclu, et les 250 migrants vénézuéliens sont toujours détenus dans une prison de haute sécurité au Salvador. Le New York Times révèle que malgré ses déclarations, la Maison Blanche garde le contrôle sur ces détenus car ils sont utilisés comme monnaie d'échange.   Premiers témoignages sur les conditions de détention au sein du «Alligator Alcatraz» Le Miami Herald publie un témoignage glaçant : un migrant mexicain, pourtant protégé par le programme DACA, car il est venu aux États-Unis lorsqu'il était encore mineur, s'est retrouvé enfermé dans le centre de détention situé en plein cœur des Everglades, en Floride. Il a été arrêté après un simple contrôle routier. Son avocat affirme ne pas connaître les raisons de sa détention. Et son client dénonce des conditions inhumaines : nourriture avariée, toilettes bouchées, chaleur étouffante sans climatisation, moustiques en pagaille, et interdiction de se doucher pendant quatre jours. Les autorités de Floride, elles, démentent en bloc : « des accusations totalement fausses », disent-elles. Mais l'affaire commence à faire grand bruit.   Journal de la 1re En Martinique, la lutte contre le décrochage scolaire.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi Donald Trump tient à tout prix à trouver un repreneur américain à TikTok

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 10, 2025 3:28


Après avoir repoussé au 17 septembre l'échéance imposée à la très populaire application chinoise de vidéos courtes pour céder sa filiale aux États-Unis, le président américain assure être « tout près » d'un accord avec Pékin. Pour les conservateurs américains, l'enjeu est aussi électoral. Les tarifs douaniers et la guerre commerciale ne sont pas les seuls dossiers à empoisonner les relations entre Washington et Pékin depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le sort de TikTok est aussi source de crispation. Lors de son premier mandat, Donald Trump avait accusé l'application de servir les intérêts des services d'espionnages de Pékin, menaçant de l'interdire aux États-Unis. Mais c'est finalement Joe Biden qui, avec le soutien du Congrès, avait signé le décret imposant à ByteDance, la maison mère chinoise, de céder sa filiale américaine sous peine d'être mise sur liste noire. Un décret sur lequel Donald Trump n'est pas revenu, même si depuis, un peu comme pour les droits de douane, il ne cesse de repousser l'échéance, désormais fixée au 17 septembre prochain. Vendredi dernier, depuis Air Force One, le président américain assurait qu'un accord était « tout proche ». « Lundi ou mardi, nous allons en parler avec la Chine, le président Xi ou un de ses représentants », déclarait-il au pool de journalistes présents dans l'avion présidentiel. « Il faudra probablement obtenir l'aval de la Chine... mais ça n'est pas sûr. En tout cas, c'est un bon deal, pour la Chine et pour nous. » Un accord en vue selon Donald Trump Donald Trump assure qu'il a trouvé un repreneur américain, évoquant sans plus de précisions « un groupe de personnes très riches ». Mercredi 9 juillet, Reuters affirmait qu'une application exclusive au marché américain serait en préparation au sein de TikTok, ce qui tendrait à confirmer l'hypothèse d'un accord tout proche. Information aussitôt fermement démentie par ByteDance, tout comme l'entreprise chinoise avait balayé plus tôt les rumeurs de vente à un groupe d'entreprises américaines dirigé par Oracle. Lundi, un porte-parole du gouvernement chinois s'est contenté de dire que la position de Pékin sur ce dossier n'avait pas changé. Pas de quoi entamer l'optimisme débridé de Donald Trump, également persuadé qu'un « deal » rapporterait « beaucoup d'argent » aux États-Unis. Une affirmation contre-intuitive à première vue : si une ou des entreprises américaines rachètent TikTok, cela leur coûterait plusieurs dizaines de milliards de dollars, pas l'inverse. C'est sans compter la logique du président américain qui mélange allègrement intérêts publics et privés. « Sans permis, TikTok ne vaut rien », déclarait Donald Trump en janvier. « Alors qu'avec un permis ça vaut des centaines de milliards de dollars. Donc, je me disais, on pourrait dire à quelqu'un de l'acheter et d'en céder la moitié aux États-Unis en échange d'un permis. Les États-Unis sauraient se montrer très reconnaissants. » Un enjeu aussi électoral Mais l'intérêt de Donald Trump pour l'application de ByteDance est loin d'être seulement financier. « Nous avons remporté le vote des jeunes grâce à TikTok, donc j'ai un faible pour TikTok », rappelait le président américain en janvier, soudainement beaucoup plus conciliant avec l'application. Entretemps, Donald et ses alliés se sont peut-être rendu compte que TikTok n'avait pas favorisé le candidat républicain seulement auprès des jeunes. Au milieu d'un article du service data du Washington Post consacré à la bascule des minorités en faveur du camp conservateur au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni, on retrouve une analyse plus poussée du vote des personnes racisées, celles et ceux que le journal appelle « les non blancs ».Traditionnellement, cette catégorie de la population vote plutôt démocrate, même quand ils sont plutôt conservateurs sur le plan des valeurs ou de l'économie. Mais c'est de moins en moins vrai, surtout quand ils ne s'informent pas en suivant le média majoritaire aux États-Unis : la télévision. Les minorités qui s'informent autrement votent tout autant démocrate que républicain. Et le seul média où elles sont mieux représentées que les personnes blanches, c'est... TikTok. Contrôler l'application chinoise, avoir la main sur son algorithme est donc un investissement stratégique en terme électoral pour les conservateurs américains, et donc pour Donald Trump.

Journal de l'Afrique
Cinq chefs d'État africains à la Maison Blanche : vers un nouveau chapitre ?

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 15:43


Cinq chefs d'État africains sont accueillis à la Maison Blanche pour un sommet de trois jours. Les présidents du Liberia, du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée-Bissau et du Gabon ont été invités pour cette rencontre centrée officiellement sur des questions commerciales. L'Amérique revient en Afrique… non plus avec de l'aide humanitaire, mais avec des contrats.

Géopolitique
Netanyahou à Washington : Trump reprend la main

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 2:57


durée : 00:02:57 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - C'est une rencontre qui en dit long sur la diplomatie version Trump. Hier, le président américain a reçu Benjamin Netanyahou à la Maison-Blanche. Pourquoi cette rencontre a-t-elle lieu à Washington, alors que des négociations ont déjà lieu à Doha ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Netanyahou à Washington : Trump reprend la main

InterNational

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 2:57


durée : 00:02:57 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - C'est une rencontre qui en dit long sur la diplomatie version Trump. Hier, le président américain a reçu Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche. Pourquoi cette rencontre a-t-elle lieu à Washington, alors que des négociations ont déjà lieu à Doha ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Caroline Loyer : Gaza, "priorité absolue" de Trump - 08/07

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 3:17


Ce mardi 8 juillet, la troisième réunion entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche pour parler d'un accord, a été abordée par Caroline Loyer dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les matins
Nétanyahou et Trump : deux visions du Moyen-Orient

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 7, 2025 43:15


durée : 00:43:15 - France Culture va plus loin (l'Invité(e) des Matins d'été) - par : Astrid de Villaines, Stéphanie Villeneuve, Sarah Masson - Alors qu'Israël étend son offensive à Gaza, Donald Trump, doit recevoir Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche, lundi 7 juillet. Objectif : finaliser les termes d'un cessez-le-feu de deux mois dans la bande de Gaza et exhorter le Hamas à l'accepter. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Amélie Férey Politiste, responsable du laboratoire de recherche sur la défense de l'IFRI; Laetitia Bucaille Professeure de sociologie politique à l'Inalco

Une semaine dans le monde
Kohler et Paris inculpés d'espionnage, proposition de trêve à Gaza, grande loi budgétaire de Trump

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Jul 4, 2025 43:25


En Iran, les deux otages français détenus par le régime depuis plus de trois ans risquent à présent la peine de mort. Le programme nucléaire iranien plane sur ces accusations. Aux Etats-Unis, Donald Trump presse pour un arrêt des hostilités à Gaza. Mais Benyamin Netanyahu le souhaite-t-il vraiment ? Il est attendu la semaine prochaine à la Maison Blanche. Ce 4 juillet, le président américain promulgue, par ailleurs, la loi vertigineuse qu'il défend depuis des mois. Cette loi qui a eu raison de son partenariat avec Elon Musk.

Radio foot internationale
Mondial des Clubs: Real et Dortmund au rendez-vous, Klopp s'en prend à la Fifa

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jul 2, 2025 48:29


Mercredi 2 juillet dans Radio Foot à 16h10 TU & 21h10 TU sur RFI et YouTube RFI : - Mondial des Clubs : le Real et Dortmund qualifiés en quarts ! ; - Klopp fracasse la FIFA ! ; - Focus Mondial 2026 : que nous prépare l'Amérique ? Mondial des Clubs : le Real et Dortmund qualifiés en quarts ! Le Real Madrid écarte la Juve 1-0, Dortmund domine Monterrey grâce à un doublé de Guirassy 2-1. PSG–Bayern, Fluminense–Al-Hilal, Palmeiras-Chelsea, Dortmund-Real : les quarts s'annoncent fous ! Bilan des huitièmes ! Un favori pour aller au bout dans ce nouveau format ? — Klopp fracasse la FIFA ! Le coach allemand explose : « Le Mondial des clubs ? La pire idée du foot moderne ». Calendrier intenable, joueurs épuisés, format absurde… Klopp a-t-il mis le doigt là où ça fait mal ? — Focus Mondial 2026 : que nous prépare l'Amérique ? Climat brûlant, stades défaillants, mégaprojets… et Trump à la Maison Blanche. Ce Mondial XXL s'annonce démesuré… mais à quel prix ? Faut-il s'attendre à un chaos logistique et politique en 2026 ? Un invité pour y répondre : Kévin Veyssière, fondateur du @FCGeopolitics, le média qui vulgarise la géopolitique et le sport, et qui rassemble plus de 75 000 abonnés sur les réseaux sociaux. Et Thomas de Saint-Léger (RFI) tout juste rentré du Mondial des Clubs. Présentation : Annie Gasnier | Edition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Consultants : Carlos Bianchi, Ludovic Duchesne, Nabil Djellit.

C dans l'air
Trump lâche l'Ukraine, Poutine avance ses pions - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 2, 2025 67:45


C dans l'air du 2 juillet 2025 - Trump lâche l'Ukraine, Poutine avance ses pions - Alors que Donald Trump reste, depuis des semaines, ambivalent sur l'avenir de l'aide militaire à l'Ukraine, la Maison-Blanche a annoncé mardi avoir suspendu la livraison de certaines armes à Kiev. Une décision motivée, selon plusieurs médias américains, par les inquiétudes du Pentagone concernant le niveau des stocks de munitions de l'armée américaine.Parmi les équipements concernés figurent les systèmes de défense aérienne Patriot, l'artillerie de précision et les missiles Hellfire. Cette décision intervient alors que la Russie intensifie ses frappes. Rien que le week-end dernier, plus de 530 drones et missiles se sont abattus sur le territoire ukrainien. La défense antiaérienne en a intercepté la moitié. Les autres ont visé plusieurs villes, dont Kiev.L'Ukraine a déclaré mercredi ne pas avoir reçu de notification officielle de la part des États-Unis. "Nous sommes en train de clarifier la situation", a précisé Dmytro Lytvyne, conseiller de Volodymyr Zelensky. Il a assuré que les discussions avec Washington se poursuivent "à tous les niveaux".Le Kremlin, lui, a salué cette annonce. "Moins il y a d'armes livrées à l'Ukraine, plus proche est la fin de l'opération militaire spéciale", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine.Sur un autre front, Donald Trump a affirmé mardi sur son réseau social que l'État d'Israël a accepté un cessez-le-feu de 60 jours dans la bande de Gaza. Il espère "travailler avec toutes les parties pour mettre fin à la guerre" et met la pression sur le Hamas pour qu'il accepte cet accord, déclarant : "La situation ne s'améliorera pas — ELLE NE FERA QU'EMPIRER". Cette déclaration intervient alors que le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, était en visite à Washington, en amont de la venue du Premier ministre Benyamin Netanyahou prévue lundi. Trump a aussi mentionné une rencontre bilatérale imminente avec l'Iran, sans en dévoiler les détails. Pendant ce temps, les interrogations persistent sur l'impact réel des récentes frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes.Selon le Washington Post, des échanges interceptés entre responsables iraniens laisseraient entendre que les dommages sont limités. De son côté, Donald Trump affirme que le programme nucléaire iranien a été "complètement anéanti". Les responsables américains se veulent plus prudents : l'évaluation complète des dégâts prendra du temps. D'autant plus que Téhéran a suspendu toute coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'a désormais plus accès aux sites nucléaires du pays. Selon l'agence onusienne, l'Iran pourrait relancer son programme d'enrichissement d'uranium d'ici à "quelques mois".En parallèle, Donald Trump s'est livré à une nouvelle attaque verbale contre Elon Musk, n'excluant pas d'expulser du pays le patron de Tesla, naturalisé américain en 2002, et le renvoyer vers son pays d'origine : l'Afrique du Sud. Il a aussi évoqué la possibilité que la Commission pour l'efficacité gouvernementale (DOGE) – créée par et pour Elon Musk afin de réduire les dépenses fédérales – puisse se retourner contre son ex-directeur et remettre en question les fonds publics investis dans ses entreprises, notamment dans le domaine spatial.LES EXPERTS :- Anthony BELLANGER - éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Nicole BACHARAN - historienne, spécialiste des Etats-Unis et également éditorialiste chez Ouest France- Isabelle LASSERRE - correspondante diplomatique pour Le Figaro- Général Jean-Paul PALOMÉROS - ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN

Radio Foot Internationale
Mondial des Clubs: Real et Dortmund au rendez-vous, Klopp s'en prend à la Fifa

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jul 2, 2025 48:29


Mercredi 2 juillet dans Radio Foot à 16h10 TU & 21h10 TU sur RFI et YouTube RFI : - Mondial des Clubs : le Real et Dortmund qualifiés en quarts ! ; - Klopp fracasse la FIFA ! ; - Focus Mondial 2026 : que nous prépare l'Amérique ? Mondial des Clubs : le Real et Dortmund qualifiés en quarts ! Le Real Madrid écarte la Juve 1-0, Dortmund domine Monterrey grâce à un doublé de Guirassy 2-1. PSG–Bayern, Fluminense–Al-Hilal, Palmeiras-Chelsea, Dortmund-Real : les quarts s'annoncent fous ! Bilan des huitièmes ! Un favori pour aller au bout dans ce nouveau format ? — Klopp fracasse la FIFA ! Le coach allemand explose : « Le Mondial des clubs ? La pire idée du foot moderne ». Calendrier intenable, joueurs épuisés, format absurde… Klopp a-t-il mis le doigt là où ça fait mal ? — Focus Mondial 2026 : que nous prépare l'Amérique ? Climat brûlant, stades défaillants, mégaprojets… et Trump à la Maison Blanche. Ce Mondial XXL s'annonce démesuré… mais à quel prix ? Faut-il s'attendre à un chaos logistique et politique en 2026 ? Un invité pour y répondre : Kévin Veyssière, fondateur du @FCGeopolitics, le média qui vulgarise la géopolitique et le sport, et qui rassemble plus de 75 000 abonnés sur les réseaux sociaux. Et Thomas de Saint-Léger (RFI) tout juste rentré du Mondial des Clubs. Présentation : Annie Gasnier | Edition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Consultants : Carlos Bianchi, Ludovic Duchesne, Nabil Djellit.

Un air d'amérique
DÉCOUVERTE- Donald Trump, enfant roi ou gendarme autoritaire du monde ?

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 18:54


Chacune de ses déclarations peut faire l'effet d'une bombe au sens propre comme au figuré. En six mois, passé à la Maison-Blanche, Donald Trump a bousculé la diplomatie mondiale. Au Moyen-Orient, Washington soutient plus que jamais Israël depuis le début du mandat de Donald Trump. Mais de là à s'impliquer sur le terrain ? Ils sont peu, les experts à l'avoir anticipé. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Une lettre d'Amérique
280. Donald Trump, enfant roi ou gendarme autoritaire du monde ?

Une lettre d'Amérique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2025 18:54


Chacune de ses déclarations peut faire l'effet d'une bombe au sens propre comme au figuré. En six mois, passé à la Maison-Blanche, Donald Trump a bousculé la diplomatie mondiale. Au Moyen-Orient, Washington soutient plus que jamais Israël depuis le début du mandat de Donald Trump. Mais de là à s'impliquer sur le terrain ? Ils sont peu, les experts à l'avoir anticipé. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.