Podcast appearances and mentions of Maison Blanche

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Latest podcast episodes about Maison Blanche

MorningBull
Zéro Survivant, massacre sur le SOX | Morningbull

MorningBull

Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 17:15 Transcription Available


Le président des États-Unis a annexé un bras de mer sur les réseaux sociaux. Et le plus dingue, c'est que ce n'est même pas le sujet du jour. Pendant que la Maison Blanche redessinait la carte du monde sur son compte officiel, le 30 ans américain est allé taper 5,3371% — son plus haut depuis 2007. Et ce chiffre-là est en train de démonter, méthodiquement, tout ce que le marché se raconte depuis deux ans. Dans cet épisode du Morningbull Live, on parle du massacre des semi-conducteurs : le SOX perd 5,6% en une séance, trente valeurs dans l'indice, trente valeurs en baisse, zéro survivant. Vingt-quatre heures après être officiellement entré en bull market. On parle aussi des 420 milliards de dollars d'exposition à effet de levier sur les semis et l'IA — 420 milliards de conviction achetée à crédit — et de ce qui se passe quand ce genre de truc se dénoue… Et surtout, on parle des trois raisons pour lesquelles le marché obligataire vient de reprendre le pouvoir : → Kevin Warsh qui a coupé le cordon → la dette américaine → et l'IA, qui emprunte tellement pour ses data centers Au menu également : Ormuz, où le détroit « totalement ouvert » a vu passer trois navires dimanche ; le TACO du soir sur le Canada, suspendu deux heures avant son entrée en vigueur ; le Nasdaq qui veut passer à 23 heures de trading par jour parce que ce qui manquait vraiment à ce marché, c'était plus d'heures pour paniquer ; et un fabricant chinois de robots qui font des saltos arrière, +629% le jour de son IPO. Deux continents. Deux ambiances. Même planète. #Bourse #Trump #Nvidia

L'essentiel de Paul Arcand
PSPP et le référendum, Les coûts de la sécurité de Justin Trudeau et Donald Trump et les femmes

L'essentiel de Paul Arcand

Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 23:21


À l'occasion de sa revue de presse, mardi matin, Paul Arcand aborde la récente publication du chef du Parti québécois Paul Saint-Pierre Plamondon, qui a laissé entendre sur les réseaux sociaux, lundi soir, qu'il comptait faire une annonce importante sur la souveraineté à 7h30 mardi matin. Selon Le Devoir, le chef péquiste pourrait annoncer son intention de repousser la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec à la fin d'un éventuel premier mandat, invoquant l'instabilité et l'incertitude économique liées à la présence de Donald Trump à la Maison-Blanche jusqu'en janvier 2029. «Il ne peut pas dire: "Je renonce complètement à la souveraineté, puis à un référendum". Il en fait un enjeu fondamental depuis son arrivée en politique et, s'il fait ça, ben ses adversaires vont l'attaquer.» Actuellement en tête des intentions de vote en vue du scrutin de cet automne, le chef du PQ n'est pas sans savoir que sa promesse de tenir un référendum sur l'Indépendance lors d'un premier mandat ne le sert pas autant qu'il le souhaiterait. Les sondages démontrent qu'à peine 30% des citoyens du Québec seraient, à l'heure actuelle, disposés à voter en faveur de la souveraineté. Autres sujets abordés La sécurité autour de Justin Trudeau nous coûte un bras; Trump a vraiment un problème avec les femmes; Votre portefeuille: le logement et le prix de l’essence. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Love Story
[FORMAT POCHE] Eleanor et Franklin Roosevelt : entre vie intime et vie politique

Love Story

Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 12:00


Eleanor et Franklin Roosevelt sont le couple présidentiel resté le plus longtemps à la Maison Blanche. Ils ont passé leur vie côte à côte, mais d'une manière bien singulière. Ils étaient des alliés politiques, mais des amants indépendants, détachés l'un de l'autre. Eleanor est une personnalité particulièrement fascinante, en avance sur son époque. Un podcast Bababam Originals Écriture et voix : Alice Deroide Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

C dans l'air
[Rediffusion] Trump décrypté par Christine Ockrent

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 9:09


C dans l'air l'invité du samedi 24 janvier 2026 avec Christine Ockrent, journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture.Vendredi 23 janvier, le Pentagone a publié sa nouvelle stratégie de défense nationale dans laquelle il donne explicitement la priorité aux intérêts américains et appelle les alliés des Etats-Unis à assumer la responsabilité de leur propre défense. Une entaille de plus à l'ordre international qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, basé notamment sur le multilatéralisme et au sein duquel l'alliance transatlantique jouait un rôle primordial.Alors la rupture avec l'Europe est-elle consommée ? Les pays de l'UE se montrent en tous cas de plus en plus offensifs face à un Donald Trump qui ne leur laisse aucun répit, un an après son retour à la Maison Blanche. Christine Okrent nous aidera à comprendre cette "révolution trumpiste" qui nous saisit.Christine Ockrent vient de publier "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire", aux éditions Denoël et s'apprête à donner sa dernière conférence exceptionnelle lundi 26 janvier prochain au théâtre Montparnasse où elle dévoile les coulisses du pouvoir et les stratégies de Trump, Poutine ou encore Xi Jinping.

Love Story
Marilyn Monroe et John Fitzgerald Kennedy (4/4) : des appels désespérés à la Maison Blanche

Love Story

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 13:31


C'est une histoire digne de Roméo et Juliette. L'actrice Marilyn Monroe et le président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy, deux icônes américaines, auraient eu une liaison dans les années 1960. Mais cette relation a-t-elle jamais existé ? Tout diffère, selon les dires, les films, les documentaires… Entre le mythe idéalisé et la réalité, il faut trancher. Mais le peut-on vraiment ? Dans cette nouvelle saison de A la folie, pas du tout, découvrez l'histoire d'une idylle au destin tragique qui a défrayé les médias et enflammé les paparazzis. Des appels désespérés à la Maison Blanche Entre 1957 et 1962, Eunice Murray, la gouvernante de l'actrice, entend la sonnerie stridente du téléphone fendre le silence assourdissant de la maison presque quotidiennement. Des relevés de téléphones entre le manoir de Brentwood et la Maison Blanche le prouvent. D'un côté du fil, Marilyn pose des questions, donne son avis. Elle enroule ses doigts autour du fil de son combiné vert amande et, d'un ton exalté, réagit aux propos des deux frères. Malgré son image de séductrice, Marilyn Monroe vaut bien plus qu'on ne le croit à ce moment-là. Politiquement engagée, elle noue un lien particulier avec les Kennedy. Une passion qui pourrait lui coûter la vie... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les histoires de 28 Minutes
Le quotidien des livreurs / Surtourisme / Zelensky en position de force ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 45:39


L'émission 28 minutes du 11/08/2026 Avec ses photos, elle nous plonge dans le quotidien éreintant des livreurs Dans son ouvrage photographique “Uber life” (éditions Fisheye), l'artiste contemporaine Tassiana Aït-Tahar nous raconte sa vie de livreuse “Uber Eats”, un travail qu'elle a exercé pendant cinq ans, et qui n'est pas sans risques. Exposés aux mauvais comportements des restaurateurs et des clients, elle nous raconte comment, en manquant de transparence sur son algorithme, Uber maltraite ses livreurs qui redoutent d'être sanctionnés de manière totalement arbitraire. Ces conditions entretiennent leur précarité, alors que la plupart sont sans papiers. Le tourisme mondialisé, source de richesse ou accélérateur de pauvreté ? Chaque année, l'ensemble des grandes destinations touristiques est touché par une sur-fréquentation. S'il est indéniablement producteur de richesse, le tourisme accentue la pression sur le climat, la biodiversité et les équilibres économiques et sociaux, appauvrissant notamment les populations locales. Après 4 ans et demi de guerre, l'Ukraine fait-elle jeu égal avec la Russie ? Après l'humiliation publique de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche début 2025, rien ne laissait présager un tel changement de ton de Donald Trump à l'égard de l'Ukraine. Et pourtant, quatre ans et demi après la première offensive russe, les équilibres ont changé, provoquant l'inquiétude et l'exaspération de la population russe, à qui Vladimir Poutine avait pourtant promis qu'elle ne subirait pas les effets directs de la guerre. On débat de ces deux sujets d'actualité avec Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse-RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, et Anna Kowalska, correspondante de la télévision publique polonaise TVP. Isadora Dartial nous parle du “tramping”, un mouvement de jeunes Tchèques qui partent camper en forêt en s'inspirant des cow-boys et de l'Ouest américain. Théophile Cossa nous explique comment devenir pompier volontaire alors que les candidatures ont explosé depuis le début de l'incendie en Gironde. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Le quotidien des livreurs / Surtourisme / Zelensky en position de force ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 23:27


L'émission 28 minutes du 11/08/2026 Le tourisme mondialisé, source de richesse ou accélérateur de pauvreté ? Chaque année, l'ensemble des grandes destinations touristiques est touché par une sur-fréquentation. S'il est indéniablement producteur de richesse, le tourisme accentue la pression sur le climat, la biodiversité et les équilibres économiques et sociaux, appauvrissant notamment les populations locales. Après 4 ans et demi de guerre, l'Ukraine fait-elle jeu égal avec la Russie ? Après l'humiliation publique de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche début 2025, rien ne laissait présager un tel changement de ton de Donald Trump à l'égard de l'Ukraine. Et pourtant, quatre ans et demi après la première offensive russe, les équilibres ont changé, provoquant l'inquiétude et l'exaspération de la population russe, à qui Vladimir Poutine avait pourtant promis qu'elle ne subirait pas les effets directs de la guerre. On débat de ces deux sujets d'actualité avec Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse-RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, et Anna Kowalska, correspondante de la télévision publique polonaise TVP. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

C dans l'air
[Rediffusion] Alain Frachon - Les nouvelles menaces vues par...la CIA

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 12:02


C dans l'air l'invité du 28 mai 2026 avec Alain Frachon, chroniqueur en politique étrangère au Monde Notre invité du jour est Alain Frachon, éditorialiste international au Monde, qui signe la préface de « Menaces actuelles et futures vues par la CIA », aux éditions des Equateurs. Chaque année, les services de renseignement américains évaluent les menaces au niveau mondial et intérieur. Un rapport publié en mars en anglais, et une nouvelle fois traduit en français par les éditions des Equateurs. Un livre dans lequel on retrouve également la stratégie de sécurité nationale de la Maison Blanche. Quelles sont les priorités pour la sécurité intérieure et extérieure des Etats-Unis ? Qu'est-ce que cela traduit de l'actuelle administration ? Enlèvement du président Maduro au Venezuela, volonté d'annexer le Groenland, guerre en Iran, détérioration des relations avec les pays européens...L'occasion de déchiffrer la politique de Donald Trump, et de mieux saisir les rouages du renseignement américain.

C'est ça l'Amérique
1776... ou 1607 : et si on se trompait sur l'année de naissance des États-Unis ? - avec Romuald Sciora

C'est ça l'Amérique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 33:45


La mémoire glorifiée des Pères pèlerins, arrivés en 1620 en quête de liberté religieuse, coexiste avec un autre visage des États-Unis, hérité de la colonie de Jamestown fondée en 1607. Dans ce nouvel épisode de C'est ça l'Amérique, Alexis Buisson et son invité Romuald Sciora reviennent sur un chapitre méconnu de l'histoire des États-Unis.En 2026, les États-Unis célèbrent les 250 ans de leur indépendance, actée par l'adoption de la Déclaration d'indépendance le 4 juillet 1776. Mais la date fait débat. En 2019, la journaliste du New York Times Nicole Hannah Jones a lancé le « 1619 Project », une initiative journalistique et pédagogique destinée à ouvrir une discussion autour de l'année 1619 comme véritable point de départ de la nation américaine, arguant que l'arrivée des esclaves noirs sur le territoire à ce moment-là marquait l'acte fondateur du pays. Pour notre invité, Romuald Sciora, il faut remonter à un événement qui s'est produit en 1607 pour comprendre l'âme américaine. Romuald Sciora dirige l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), où il est chercheur associé. Essayiste et politologue franco-américain, il signe avec l'illustrateur Bastien Bertine un roman graphique intitulé America 250 (Éd. Point Nemo), dont le premier tome, Né dans le sang, est sorti en avril dernier (il sera suivi de Hubris, le second volet. En septembre, il publiera un essai titré Lettre ouverte à Trump d'un Américain de papier (Éd. Point Nemo).---CRÉDITS :Écriture et réalisation : Alexis Buisson. Rédaction en chef : Fabienne Lemahieu. Production : Célestine Albert-Steward. Mixage : Théo Boulenger. Musique : Emmanuel Viau. Illustration : Olivier Balez.► Vous avez une question ou une remarque ? Écrivez-nous à cette adresse : podcast.lacroix@groupebayard.comEn partenariat avec le programme Alliance – Columbia et ses partenaires (Sciences-Po, Polytechnique, La Sorbonne), et French Morning, le premier web magazine des Français d'Amérique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Escalade des tensions diplomatiques entre le Brésil et Washington

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 30:00


Washington a annoncé, ce mardi 4 août 2026, révoquer le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays nord-américain. Après une période d'entente cordiale entre Donald Trump et Lula, les relations entre les deux géants du continent ne cessent de s'envenimer depuis quelques mois, à l'approche de l'élection présidentielle prévue au Brésil en octobre 2026. C'est une escalade « sans précédent, de l'avis même des diplomates brésiliens et états-uniens », au moins depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, souligne Anaïs Fléchet, professeure d'histoire à Sciences Po Strasbourg. Ce mardi, l'administration de Donald Trump a annoncé avoir révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays, sans toutefois que cela entraîne son expulsion. Une réaction, selon Washington, au retard des autorités brésiliennes à donner leur agrément à l'ambassadeur états-unien nommé en juin 2026.   Insultes et attaques par président interposé « Cette bataille diplomatique s'inscrit dans une suite d'épisodes marquant une dégradation des relations bilatérales », poursuit la spécialiste du Brésil. En juillet, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à une série de produits brésiliens. « Au niveau rhétorique, cela passe aussi par le soutien affiché de l'administration Trump à la candidature de Flavio Bolsonaro », fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro et candidat à l'élection présidentielle face au président sortant de gauche Lula. « Ce soutien se manifeste soit par des déclarations directes depuis les États-Unis, soit par exemple via un tiers comme le président argentin Javier Milei, qui s'est rendu au Brésil lors de la convention d'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat et qui multiplie les insultes et les attaques vis-à-vis du président Lula, précise la chercheuse. Ce qui a provoqué également une crise diplomatique avec l'Argentine ». Brasilia a invité ce mardi l'ambassadeur argentin à rentrer chez lui. Une courte entente cordiale Pourtant, malgré leurs divergences idéologiques, Donald Trump et Lula avaient manifesté publiquement leur bonne entente à plusieurs reprises depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire états-unien. « Curieusement, lors de l'assemblée générale des Nations unies l'an dernier (2025), les deux hommes se sont croisés dans les couloirs de l'ONU un peu par hasard avant leur intervention et Donald Trump a fait l'éloge de Lula lors de son discours. Quelque chose s'est passé. Les deux hommes se sont revus lors du sommet l'ASEAN en octobre 2025, puis Lula est allé en visite à Washington et tout s'est plutôt bien passé entre eux deux », rappelle Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Cevipof, à Sciences Po Paris.  À lire aussiMalgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche Accusations d'ingérence électorale Après cette visite survenue en mai, les relations se sont à nouveau tendues, à l'approche de l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula a été investi officiellement dimanche 2 août par son parti pour tenter de décrocher un quatrième mandat et affrontera donc Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Le gouvernement brésilien accuse les États-Unis d'ingérence électorale, et a refusé en juillet d'octroyer des visas à deux fonctionnaires du département d'État américain. Lula les a accusés publiquement de vouloir « s'immiscer dans les élections ». Ils sont soupçonnés d'avoir voulu participer à une campagne de désinformation visant à mettre en doute le système de vote électronique au Brésil. Le Brésil isolé dans une Amérique largement acquise à l'extrême-droite De fait, l'administration Trump, et en particulier son chef de la diplomatie Marco Rubio, voudraient voir basculer à l'extrême-droite le Brésil, l'un des rares pays encore gouverné par la gauche sur le continent. « ​​​​​​​Le basculement d'une série de pays vers l'extrême-droite dans le reste du continent a encouragé l'administration Trump et en particulier Marco Rubio vers une ligne dure. Des pays dans lesquels les États-Unis sont intervenus pour soutenir des candidats d'extrême-droite, comme en Colombie, au Chili, ou encore en Argentine, analyse Anaïs Fléchet. Ce basculement régional isole le Brésil et rend l'action de Marco Rubio et des États-Unis plus directe et plus offensive dans le pays dernièrement. » Cet interventionnisme pourrait se révéler être une arme à double tranchant pour Washington, car « le Parti des travailleurs de Lula a fait de la défense de la souveraineté nationale un thème de campagne majeur, ce qui se double d'une dénonciation de l'ingérence des États-Unis et renvoie aussi à un discours plus ancien de dénonciation de l'impéralisme des États-Unis », explique Anaïs Fléchet.   Aux États-Unis, une association aide des familles à rendre visite à leurs proches en prison Depuis deux décennies, la Pennsylvania Prison Society, une organisation à but non lucratif financée par l'État de Pennsylvanie, permet chaque année à des milliers de personnes (principalement des femmes noires) de rendre visite à leurs proches détenus dans les prisons d'État. Mais l'ONG a bien failli devoir mettre fin à son activité, avant d'obtenir sur le fil un nouveau financement pour l'année prochaine. Car depuis la pandémie de Covid-19, le système carcéral s'est transformé et tourné davantage vers des visites virtuelles, en visioconférence. À Philadelphie, François-Damien Bourgery a suivi une des visites organisées par l'association.   Haïti : les Gonaïves face à la saison des cyclones La saison cyclonique, débutée en juin 2026, frappe de plein fouet la ville des Gonaïves et ses environs. Mi-juillet 2026, des pluies diluviennes accompagnées de vents violents se sont abattues sur plusieurs communes du département de l'Artibonite. Dans la section communale de La Pierre, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest des Gonaïves, les vents ont déraciné des arbres et arraché des toitures. Deux personnes sont mortes, dont une enfant de 9 ans. La saison des cyclones atteint généralement son pic au mois de septembre en Haïti. Ronel Paul a joint pour RFI la Protection civile locale et une ONG italienne sur place, pour mieux comprendre comment elles tentent de prévenir les risques liés aux ouragans et aux cyclones en cette saison. À écouter aussiCap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations Dans le journal de La 1ère... Lancée en février 2026 en Martinique, la pétition « anti-algues sargasses » n'a pour l'instant pas atteint son objectif, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Les histoires de 28 Minutes
Incendies, Xenia Fedorova, polémiques autour des lunettes Meta… : Le Club 28'

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 46:11


L'émission 28 minutes du 31/07/2026 Jean-Mathieu Pernin décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Eva Morletto, correspondante à Paris pour le magazine italien “Grazia”, Isabelle Durant, présidente du think tank Friends of Europe, Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue “Conflits” et le dessinateur de presse Eric Truant.  Faut-il ralentir le développement de l'IA ? Les appels à ralentir la course à l'IA se multiplient. Sam Altman, patron d'OpenAI, estime que les entreprises pourraient devoir ralentir le rythme de développement, afin de mieux maîtriser ces nouvelles capacités. Dans le même temps, l'Union européenne accélère avec un appel d'offres de 30 milliards d'euros pour construire ses premières “giga-usines” d'IA. Trump-Nétanyahou : derrière les sourires, le président américain reprend la main Le Premier ministre israélien a qualifié sa rencontre avec Donald Trump de “meilleure des conversations”, quant à la Maison Blanche  de rencontre “positive et constructive”. Mais cette image d'entente intervient alors que les deux dirigeants affichent des divergences sur plusieurs dossiers au Moyen-Orient. Nous recevons Nicolas Toutain, chef-jardinier du château de la Bourdaisière, qui présente “Le Conservatoire de la tomate”, aux éditions Ulmer. Il y retrace l'histoire de ce fruit. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins roumains. Après plusieurs incursions de drones russes dans son espace aérien, Bucarest a pris  des mesures diplomatiques contre Moscou.  Olivier Boucreux décerne le titre d'employée de la semaine à la forêt, véritable poumon vert de la planète. En France, plus de 117 000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l'année. Julia Van Aelst zappe sur la télévision américaine, où plus de 18 000 cas de cyclosporose ont été recensés, après que des laitues contaminées ont été servies dans des restaurants Taco Bell. Anna N'Diaye nous invite à méditer sur les vertus de la chorale face à une actualité toujours plus anxiogène. Enfin, retrouvez Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 31 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Course à l'IA, Trump-Nétanyahou, drônes russes : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 46:13


L'émission 28 minutes du 01/08/2026 Jean-Mathieu Pernin décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Eva Morletto, correspondante à Paris pour le magazine italien “Grazia”, Isabelle Durant, présidente du think tank Friends of Europe, Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue “Conflits” et le dessinateur de presse Eric Truant.  Faut-il ralentir le développement de l'IA ? Les appels à ralentir la course à l'IA se multiplient. Sam Altman, patron d'OpenAI, estime que les entreprises pourraient devoir ralentir le rythme de développement, afin de mieux maîtriser ces nouvelles capacités. Dans le même temps, l'Union européenne accélère avec un appel d'offres de 30 milliards d'euros pour construire ses premières “giga-usines” d'IA. Trump-Nétanyahou : derrière les sourires, le président américain reprend la main Le Premier ministre israélien a qualifié sa rencontre avec Donald Trump de “meilleure des conversations”, quant à la Maison Blanche  de rencontre “positive et constructive”. Mais cette image d'entente intervient alors que les deux dirigeants affichent des divergences sur plusieurs dossiers au Moyen-Orient. Nous recevons Nicolas Toutain, chef-jardinier du château de la Bourdaisière, qui présente “Le Conservatoire de la tomate”, aux éditions Ulmer. Il y retrace l'histoire de ce fruit. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins roumains. Après plusieurs incursions de drones russes dans son espace aérien, Bucarest a pris  des mesures diplomatiques contre Moscou.  Olivier Boucreux décerne le titre d'employée de la semaine à la forêt, véritable poumon vert de la planète. En France, plus de 117 000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l'année. Julia Van Aelst zappe sur la télévision américaine, où plus de 18 000 cas de cyclosporose ont été recensés, après que des laitues contaminées ont été servies dans des restaurants Taco Bell. Anna N'Diaye nous invite à méditer sur les vertus de la chorale face à une actualité toujours plus anxiogène. Enfin, retrouvez Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 01 août 2027 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

Les matins
Droits de douane aux Etats-Unis / Le chant des oiseaux / Le triangle d'or : un film sur les rapports de domination.

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 122:40


durée : 02:02:40 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Ce matin à 7h38, Bérengère Bonte reçoit Sylvie Matelly et Hugo Toudic pour parler des nouveaux droits de douane mis en place par la Maison Blanche malgré l'invalidation de ceux-ci par la Cour suprême. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade, Victoria Géraut-Velmont, Inès Bouffartigue Sebastia, Rodi Eken, Anouk Seveno, Salomé Erbs, Romain Rincon Hernandez Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Iran, Ukraine : Trump, l'imprévisible-en-chef

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 65:48


C dans l'air du 28 juillet 2026 - Iran, Ukraine : Trump, l'imprévisible-en-chefPrésentation: Salhia BrakhliaAprès treize jours de bombardements, Donald Trump a ordonné une pause dans les frappes américaines contre l'Iran. Officiellement, Washington veut donner une chance aux discussions diplomatiques en cours mais, selon plusieurs médias américains, cette décision aurait été influencée par les inquiétudes du Pentagone concernant l'érosion des stocks de munitions et de missiles. Une information que Trump conteste publiquement.Cette séquence intervient alors que Benjamin Netanyahu est attendu aujourd'hui à la Maison-Blanche. Les deux dirigeants affichent des divergences croissantes : Trump privilégie désormais une issue diplomatique, tandis que le Premier ministre israélien plaide pour maintenir la pression militaire sur l'Iran.Volodymyr Zelensky est aussi attendu à la Maison-Blanche aujourd'hui. Sa relation avec Trump s'est réchauffée ces dernières semaines. Le président ukrainien semble parvenir à s'attirer la sympathie de Washington. Il cherche aussi à convaincre son homologue américain que l'Ukraine peut contribuer à affaiblir Téhéran. En attaquant récemment un bateau iranien qui, selon lui, était utilisé pour transférer du matériel militaire russe, Zelensky sert aussi les intérêts de Trump.Le président des États-Unis a participé vendredi dernier au dîner des correspondants de la Maison Blanche, après l'annulation de l'évènement en avril suite à l'intrusion d'un homme armé. Entre plaisanteries ratées et invectives contre la presse, Donald Trump a une nouvelle fois fait son show.Alors, pourquoi Trump a-t-il subitement suspendu les bombardements sur Téhéran ? Que peut obtenir Zelensky à la Maison-Blanche ? À quelles fins Trump use-t-il de l'humour ?Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense- James ANDRÉ - Grand reporter à France 24- Anne TOULOUSE - Journaliste, ex-correspondante aux États-UnisPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

Les histoires de 28 Minutes
Bénédicte Savoy : restituer les œuvres / Jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 46:21


L'émission 28 minutes du 28/07/2026 Œuvres d'art pillées : 1815, un tournant dans l'Histoire de France Dans “1815, le temps du retour. Restituer l'art en France après l'Empire” (La Découverte), l'historienne de l'art Bénédicte Savoy remonte à la chute de Napoléon, lorsque des centaines d'œuvres pillées lors des campagnes militaires de l'Empire quittent le Louvre pour être restituées à leurs pays d'origine. Un ouvrage consacré à un moment clé de l'histoire de France, alors que le 7 mai dernier, le Parlement a adopté une loi-cadre facilitant la restitutions des œuvres pillées durant la colonisation, réclamés depuis plusieurs années par plusieurs pays du continent africain. Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ? Reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par Donald Trump, Benyamin Netanyahou poursuit l'expansion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Vendredi 24 juillet, dans le village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie, des violences ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens après l'entrée de colons dans le village. Suite à cela, le gouvernement israélien a annoncé préparer une vaste opération militaire au nord de la Cisjordanie. De son côté, le Premier ministre israélien, a ordonné la “légalisation” de plusieurs avant-postes, ces implantations établies sans autorisation initiale des autorités israéliennes et progressivement reconnues par Israël. Le ministère de la Santé palestinien recense au moins 1 094 Palestiniens, tués en Cisjordanie, combattants ou civils, depuis octobre 2023. On en débat avec Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue Conflits, Guilhem Delteil, grand reporter à RFI et Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la violence politique, des conflits et d'Israël. Marjorie Adelson décrypte l'essor de l'intelligence artificielle sur LinkedIn, où une part croissante des publications serait désormais entièrement rédigée par des IA.  Théophile Cossa nous explique pourquoi un incendie peut mettre des semaines, voire des mois, à être totalement éteint, même après la disparition des flammes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 23:27


L'émission 28 minutes du 28/07/2026 Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ? Reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par Donald Trump, Benyamin Netanyahou poursuit l'expansion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Vendredi 24 juillet, dans le village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie, des violences ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens après l'entrée de colons dans le village. Suite à cela, le gouvernement israélien a annoncé préparer une vaste opération militaire au nord de la Cisjordanie. De son côté, le Premier ministre israélien, a ordonné la “légalisation” de plusieurs avant-postes, ces implantations établies sans autorisation initiale des autorités israéliennes et progressivement reconnues par Israël. Le ministère de la Santé palestinien recense au moins 1 094 Palestiniens, tués en Cisjordanie, combattants ou civils, depuis octobre 2023. On en débat avec Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue Conflits, Guilhem Delteil, grand reporter à RFI et Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la violence politique, des conflits et d'Israël.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28/07/02026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

Cultures monde
[BEST OF] Les États-Unis, rois du pétrole

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 58:20


durée : 00:58:20 - Cultures monde - Depuis le retour de Trump au pouvoir en 2024, le secteur des énergies fossiles est encore plus massivement soutenu par la Maison Blanche qu'auparavant. Utilisé comme un instrument de domination, le pétrole étatsunien n'en demeure pas moins pris dans les dynamiques du marché mondial. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Pont Gordie-Howe: pourquoi cette nouvelle infrastructure entre le Canada et les États-Unis est stratégique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 3:17


Après huit ans de travaux et près de 5 milliards de dollars d'investissements, le pont Gordie-Howe est inauguré entre Detroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada. Bien plus qu'une simple infrastructure, ce nouvel ouvrage doit fluidifier l'un des principaux corridors commerciaux d'Amérique du Nord. Il illustre aussi l'interdépendance économique entre Washington et Ottawa sur fond de tensions politiques avec Donald Trump. À première vue, il ne s'agit que d'un pont supplémentaire entre les États-Unis et le Canada. Pourtant, le pont Gordie-Howe est l'une des infrastructures les plus stratégiques d'Amérique du Nord. Long de 2,5 kilomètres, construit en huit ans pour un coût d'environ 5 milliards de dollars, il relie Detroit, dans le Michigan, à Windsor, en Ontario. Un autre pont relie déjà ces deux villes depuis près d'un siècle. Mais cet ouvrage historique est devenu victime de son succès. Le corridor Detroit-Windsor est aujourd'hui le passage terrestre le plus fréquenté du continent. Chaque année, près de 126 milliards de dollars de marchandises y transitent, soit environ 20% des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis. Des milliers de camions empruntent quotidiennement cet axe. Le moindre incident, qu'il s'agisse d'un accident, d'une panne ou d'un ralentissement des contrôles douaniers, peut perturber pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, une partie de l'économie nord-américaine. Le pont Gordie-Howe a donc été conçu pour augmenter les capacités de circulation, mais aussi pour offrir une solution de secours en cas de saturation. À lire aussiLes taxes Trump poussent le Canada vers un rapprochement avec l'Inde et la Chine Un maillon essentiel des chaînes de valeur de l'industrie automobile L'importance de cette infrastructure s'explique également par la place qu'occupe la région dans l'économie nord-américaine. Detroit et Windsor forment l'un des principaux bassins industriels du continent, notamment dans l'automobile. Aujourd'hui, un véhicule n'est plus fabriqué dans une seule usine, ni même dans un seul pays. Un moteur peut être assemblé au Canada, envoyé aux États-Unis, recevoir une boîte de vitesses produite au Mexique avant de revenir au Canada pour une nouvelle étape de fabrication. Les composants traversent ainsi plusieurs fois la frontière avant que le véhicule ne soit définitivement assemblé. Ce fonctionnement en chaînes de valeur nord-américaines impose une circulation fluide des marchandises. Dans ce contexte, le pont Gordie-Howe devient un maillon essentiel de cette organisation industrielle en permettant de sécuriser les flux logistiques entre les deux pays. Un pont devenu un enjeu politique entre Donald Trump et le Canada Au-delà de son rôle économique, le pont Gordie-Howe est aussi devenu un sujet politique. De retour à la Maison Blanche, Donald Trump a estimé que l'accord conclu entre Ottawa et Washington n'était pas suffisamment favorable aux intérêts américains. Le président des États-Unis a alors menacé de retarder l'ouverture de l'infrastructure tant qu'un nouvel accord sur les péages et la gouvernance ne serait pas trouvé. Financé quasi intégralement par le Canada, le projet devait initialement permettre à Ottawa de récupérer son investissement grâce aux recettes des péages. Finalement, un compromis a été trouvé : pendant quinze ans, une partie des bénéfices de l'exploitation alimentera un fonds de développement économique régional. Cette négociation illustre surtout le degré d'interdépendance entre les deux voisins. Car si le Canada a besoin de ce corridor commercial, les États-Unis en dépendent tout autant. Les industriels américains profiteront eux aussi d'un trafic plus fluide, de coûts logistiques réduits et d'une meilleure sécurité d'approvisionnement. Les économies canadienne et américaine sont aujourd'hui si étroitement liées qu'il devient difficile pour l'une de pénaliser l'autre sans en subir elle-même les conséquences. Le nom même du pont résume cette proximité. Gordie-Howe, légende canadienne du hockey sur glace, a construit l'essentiel de sa carrière avec les Red Wings de Detroit. Un symbole qui illustre parfaitement cette frontière entre le Canada et les États-Unis : bien réelle sur le plan politique, mais traversée en permanence par les échanges humains, culturels et surtout économiques.

Livre international
«Action humanitaire, le crépuscule des dieux ?» de Pierre Micheletti

Livre international

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 6:28


Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis se sont officiellement retirés de l'Organisation mondiale de la santé et ont brutalement réduit leurs financements destinés à l'USAID, l'agence américaine pour le développement international. Un désengagement qui fragilise de nombreuses ONG internationales, mais aussi les agences humanitaires des Nations unies ou encore la Croix-Rouge, ce qui met en danger plus de 200 millions de personnes directement dépendantes du soutien international. Pierre Micheletti, médecin de formation, président d'honneur d'Action contre la faim et membre du conseil d'administration de SOS Méditerranée, s'alarme de cette situation. Dans son ouvrage Action humanitaire, le crépuscule des dieux, il appelle à refonder le système de l'aide humanitaire. Action humanitaire, le crépuscule des dieux ? de Pierre Micheletti, préface d'Elias Sanbar et Esther Duflot, postface de Nadine Machikou, publié aux éditions Un monde nouveau, 7 mai 2026, 212 pages, 14,90 euros. À lire aussiDr. Pierre Micheletti: régler «les crises» est «la meilleure façon de relancer l'économie mondiale»

Revue de presse Afrique
À la Une: les arguments de Macky Sall pour devenir secrétaire général de l'ONU

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 4:11


C'était hier à New York : les six candidats (dont Macky Sall) au poste de secrétaire général de l'ONU étaient auditionnés, lors d'un débat public télévisé. Débat dont la presse sénégalaise se fait écho. SenePlus, notamment, nous explique que l'ancien président sénégalais a choisi « le registre de l'expérience de chef d'État et de médiateur continental ». « Interrogé sur l'attitude à adopter face à un membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU qui violerait la Charte, Macky Sall a évoqué sa rencontre avec Vladimir Poutine, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, rencontre doublée d'un déplacement à Kiev pour illustrer sa capacité à maintenir un contact permanent avec toutes les parties », poursuit SenePlus. Dakaractu, de son côté, cite une autre des déclarations de Macky Sall : « Si l'ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition, au nom des peuples que nous représentons ». Quant au journal en ligne Senego, il souligne que « l'ancien président sénégalais a promis d'agir rapidement pour restaurer la confiance, renforcer l'efficacité de l'ONU et engager les réformes jugées nécessaires ».  Échec cuisant On apprend aussi que l'équipe de campagne de Macky Sall chercherait à joindre Donald Trump. C'est ce qu'annonce Dakar Matin. Selon le journal, « l'ancien chef de l'État sénégalais s'active en coulisses pour faire pousser ses chances. Sa team de campagne cherche à tout prix à entrer en contact avec l'administration de Donald Trump ». Mais « sans succès ». « Le mythe du réseautage huilé de l'ancien président au sein de la Maison Blanche s'effondrerait-il ? » s'interroge Dakar Matin, qui ne donne pas cher des chances de Macky Sall d'accéder au poste de secrétaire général de l'ONU. En effet, souligne Dakar Matin, « Macky Sall qui vit reclus dans sa résidence cossue de Marrakech, n'est pas le favori de Washington, et encore moins un proche de l'administration Trump ». « L'entreprise de séduction », lancée par l'équipe de Macky Sall, « s'est soldée par un échec cuisant », selon Dakar Matin. Le journal sénégalais assure en effet que, selon ses sources, « il n'y a eu aucun retour à ses nombreuses sollicitations ».  Immense défi En RDC, les dernières déclarations de l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au sujet des minerais de la République démocratique du Congo, sont particulièrement remarquées et critiquées. C'est à la Une du Journal de Kinshasa : « Les mots d'Antonio Guterres à New York ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là. Le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l'inaction internationale. » « Son message est clair », explique le Journal de Kinshasa, « il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement ». Mais en RDC, remarque le journal congolais, « ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème, avant de passer réellement à l'action ? Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses ressources minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d'alimenter un commerce opaque ». En quels termes, précisément, le secrétaire général de l'ONU s'était-il exprimé ? « Nous devons, avait-il dit, priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent les conflits qui n'ont que trop duré », rappelle le Journal de Kinshasa, qui n'est pas très optimiste, soulignant que « le défi est immense, le commerce des minerais dépassant largement les frontières de la RDC, et impliquant des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d'approvisionnement ».   « Derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, conclut le Journal de Kinshasa, une question continue de hanter la RDC : « quand ses richesses naturelles cesseront-elles d'être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ? »

True Story
[LOVE STORY] Nancy et Ronald Reagan : du cinéma à la politique

True Story

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 13:06


Pour l'Amérique conservatrice, Ronald Reagan est LE président le plus mythique, le plus charismatique. Donald Trump lui a d'ailleurs généreusement emprunté son slogan de campagne de 1980 : "Let's make America Great Again". Avec sa femme Nancy ils ont formé un couple solide et très amoureux à la Maison Blanche. Ils étaient pourtant partis pour faire autre chose : du cinéma, tous les deux, à Hollywood, où ils se sont rencontrés. Un podcast Bababam Originals Ecriture et voix : Alice Deroide Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Scandales
La malédiction des Kennedy 3/3 : leurs enfants peuvent-ils y échapper ?

Scandales

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 16:40


Chez les Kennedy, on connaît les grands rôles, JFK, Bobby, Ted, John‑John… On connaît les drames de Dallas, de l'Ambassador Hotel, de Martha's Vineyard… Mais derrière ces images en noir et blanc pour la plupart, il y a une autre génération, moins célèbre, qui n'a jamais approché la Maison‑Blanche mais qui vit pourtant avec la même ombre au‑dessus de la tête : celle d'une famille que le monde entier dit “maudite” depuis plus de soixante ans. D'autant que cette nouvelle génération a elle aussi ses drames, entre noyades, overdoses, et maladies fulgurantes. Dans ce troisième et dernier épisode de notre mini-série consacrée à la légende noire des Kennedy, j'ai eu envie de m'interroger sur ce qu'il en reste, en réalité. Et de poser des questions plus intimes : qu'est‑ce que ça fait, concrètement, de naître dans cette famille‑là ? Comment on vieillit, comment on prend la mer ou l'avion, comment on élève ses enfants en sachant qu'ils porteront ce nom ? Est‑ce que le mot “malédiction” peut expliquer leurs drames, ou est‑ce qu'il finit par en fabriquer d'autres ? Au micro de Scandales se succèdent :la romancière Stéphanie Des Horts, auteure de Carolyn et Johnla journaliste britannique Maureen Callahan, auteure de Ask Notl'historienne spécialiste de la politique américaine Barbara Perryl'historien spécialiste des États-Unis Thomas Snégaroff Scandales est un podcast de Madame Figaro, écrit et présenté par Marion Galy-Ramounot, et produit par Lucile Rousseau-Garcia. Camille Lamblaut a été chargée d'enquête. Océane Ciuni est la responsable éditoriale de Scandales, un podcast produit par Louie Créative, l'agence de contenus audios de Louie MédiaHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On est fait pour s'entendre
Audrey, une maquilleuse française à la Maison Blanche

On est fait pour s'entendre

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 25:28


REDIFF - Originaire de Saint-Lô en Normandie, Audrey Lefèvre s'est installée il y a quelques années aux Etats-Unis pour vivre le rêve américain. Au fur et à mesure des mois, elle s'est fait un nom dans le monde des artistes maquilleuses, jusqu'à être appelé pour travailler dans le cadre de l'investiture de Donald Trump en 2017, et donc faire son entrée à la maison Blanche. Depuis elle a maquillé toute la famille Trump, mais aussi les Clinton, les Bush, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ou encore Joe Biden. Elle va nous faire entrer dans les coulisses de la Maison-Blanche et nous raconter ce destin hors norme. Tout l'été, RTL vous accompagne avec les meilleurs épisodes de la saison passée de "Un jour, une vie".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Point J - RTS
Comment c'est l'été à Mexico ? (4/7)

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 9:50


Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025, le Mexique se mue en terre d'accueil plutôt qu'en simple pays de transit. Julien Delacourt, correspondant de la RTS à Mexico, décrypte cette évolution et raconte la « belle saison » dans la capitale. Journaliste: Caroline Stevan Réalisation: Kyanu Kombot-Naguemon Habillage: Antoine Weissenbach Nous écrire ou nous proposer des questions : +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch

L'édito du Figaro
«L'heure de la revanche de la Chine, qui veut vassaliser l'Europe»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 2:08


Chantre du « rêve chinois » de grandeur retrouvée, Xi Jinping prépare sa riposte depuis son arrivée au pouvoir en 2012. Le retour à la Maison-Blanche de Trump agit comme un formidable accélérateur.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump en danger: jusqu'où peut-il aller? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 65:21


C dans l'air du 17 juillet 2026 - Ingérence électorale : Trump sème le doute avant les midterms « Le plus grand piratage de données électorales de l'histoire ». Lors d'une allocution télévisée en prime-time, Donald Trump a relancé hier ses accusations d'ingérence étrangère dans l'élection de 2020. Pékin aurait, selon lui, récupéré des données concernant des centaines de millions d'électeurs américains, chose que les autorités américaines auraient dissimulée. Les services de renseignement contestent toutefois l'idée qu'une puissance étrangère ait modifié le résultat du scrutin de 2020.Les Démocrates ont vivement critiqué le discours du président américain, estimant qu'il « préparait le terrain pour contester les élections de mi-mandat ». Ils dénoncent en outre un président coutumier des contre-vérités, rappelant son refus d'accepter sa défaite en 2020, les fausses allégations de fraude ayant précédé l'assaut du Capitole.Pendant ce temps, la société Trump Media envisage de monétiser un accès prioritaire aux communications du président américain sur le réseau Truth Social. Ceci serait à destination des traders et des médias financiers, qui dépendent de marges de quelques secondes pour prendre leurs décisions. Les messages publiés par Trump ayant des conséquences parfois significatives pour l'économie mondiale. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren dénonce une « tentative flagrante de tirer des profits de la présidence ».L'affaire Epstein, de son côté, continue de coller à la peau du locataire de la Maison Blanche. C dans l'air est allé au Nouveau Mexique, près du ranch du violeur en série, mort en 2019. Luxueuse, isolée, l'immense propriété que détenait le criminel sexuel fait l'objet d'une enquête approfondie mais trop lente aux yeux de nombreux observateurs.Alors, pourquoi Trump relance-t-il ses accusations d'ingérence électorale? Cherche-t-il à tirer profit de sa présidence ? Que s'est-il passé dans le ranch néo-Mexicain de Jeffrey Epstein ?Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, Spécialiste des questions internationales- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de L'art de "trumper" (éditions du Rocher)- Joséphine STARON - Directrice des études et des relations internationales chez Synopia- Vincent JOLLY - Grand Reporter au Figaro Magazine- Nicole BACHARAN – Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre (éditions de l'Observatoire)PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

L’Heure du Monde
Géopolitique : le siège de Nuuk (4/4)

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 31:22


Une tentative d'annexion du Groenland, le face-à-face des armées américaines et européennes, l'entrée en jeu des Russes en Arctique pour prendre leur part du gâteau : ce sont ces hypothèses folles qui sont envisagées dans le récit dystopique que propose Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde. Une projection du pire, mais qui pourtant ne semble pas impossible.Car depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incite à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce quatrième et dernier épisode de la série « Géopolitique », Sylvie Kauffmann est accompagnée de Delphine Papin, en charge de l'innovation cartographique au Monde. Celle-ci se glisse dans le récit fictif d'un avenir proche pour décrypter les enjeux, bien réels ceux-là, des territoires du Grand Nord.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième Nuit de la géopolitique, enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 17 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Heure du Monde
Géopolitique : la force intranquille de la Chine (3/4)

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 28:11


Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Cap sur la Chine, dans ce troisième épisode, avec Frédéric Lemaître, ancien correspondant du Monde à Pékin entre 2018 et 2023. Ce géant asiatique, appelé aussi l'« empire du Milieu », se représente effectivement au centre du monde, explique Delphine Papin, qui fait parler les cartes. Et son ambition de domination économique n'a pas varié, malgré les nouveaux désordres du monde et les provocations commerciales de Donald Trump.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième Nuit de la géopolitique, enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer, avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 16 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Heure du Monde
Géopolitique : le retour de la guerre et ses paradoxes (2/4)

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 27:46


Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce deuxième épisode, Gilles Paris, éditorialiste au Monde, interroge ce que certains appellent « le retour de la guerre ». Mais la guerre a-t-elle jamais cessé ? Ou prend-elle, plutôt, de nouvelles formes, sous l'impulsion de l'hyperpuissance états-unienne ? Par ailleurs, explique Delphine Papin, chargée de l'innovation cartographique au Monde, les nouvelles technologies (drones, satellites, radars, etc.) changent profondément l'accès aux terrains de guerre et même leur nature.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième « Nuit de la géopolitique », enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 15 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Heure du Monde
Géopolitique : l'Europe et la fin de l'Alliance atlantique (1/4)

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 26:09


Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain, et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce premier épisode, Alain Frachon, éditorialiste au Monde, observe comment l'Europe, inquiète, se positionne dans cette ère où les volontés de domination, économique ou militaire, semblent désormais l'emporter sur les équilibres passés. Sur le continent même, l'ambition de Vladimir Poutine de recréer une « Grande Russie » participe de cette déstabilisation. Un enjeu territorial crucial que décrit Delphine Papin, chargée de l'innovation cartographique au Monde.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième « Nuit de la géopolitique », enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 15 mars, 16 mars, 1ᵉʳ avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026 ; de Pete Hegseth, secrétaire d'Etat à la défense américain, le 1er avril 2026 ; et de Marco Rubio, secrétaire d'Etat américain, le 31 mars 2026.Cet épisode a été publié le 13 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Air Force One, maison blanche barricadée: Trump en danger? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 63:42


C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmac L'avion Air Force One offert par le Qatar au président américain est-il sûr ? En renonçant cette semaine à l'utiliser pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie, Donald Trump a ravivé les peurs sur la sécurité de cet avion. Le chef d'État américain a finalement privilégié l'appareil présidentiel actuellement en service, sur fond de préoccupations croissantes concernant d'éventuelles menaces iraniennes contre des responsables américains. Selon certains médias, Israël aurait transmis aux États-Unis des renseignements informant d'un projet iranien visant à assassiner Trump.Pendant ce temps, malgré leur proximité affichée, la relation entre Trump et Netanyahu continue d'être marquée par une méfiance réciproque. Le président américain soutient Israël mais reproche régulièrement au Premier ministre israélien de l'entraîner dans une confrontation avec l'Iran. De son côté, Netanyahu tente d'influencer les décisions de Washington, sans pour autant exercer un contrôle sur Trump, qui agit avant tout selon ses propres intérêts.Depuis son retour au pouvoir, le locataire de la Maison Blanche a en tout cas vu sa fortune tripler. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. C'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus de 1,2 milliard de dollars.Alors, pourquoi Washington a renoncé à utiliser l'avion offert par le Qatar ? Quelle est la relation exacte entre Trump et Netanyahu ? Comment expliquer le fort enrichissement de Trump depuis 2024 ?Nos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde librePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air
Air Force One, maison blanche barricadée: Trump en danger? - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 8:27


C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmacNos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 4 juillet 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 48:30


Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. Nous partons tout d'abord pour les États-Unis, les Américains célèbrent aujourd'hui les 250 ans de leur indépendance. Le 4 juillet 1776, un congrès réuni à Philadelphie adopte la déclaration d'indépendance des 13 colonies britanniques d'Amérique du Nord, c'est l'officialisation de la rupture avec la Grande-Bretagne. En 2è partie, il s'agira de la montée en puissance militaire du Japon face à la Chine. 250 ans des États-Unis: en Pennsylvanie, la bataille de l'identité américaine  Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump, et plus généralement l'ensemble de la sphère Maga, s'emploient à imposer leur propre vision de l'Amérique. Illustration en Pennsylvanie, là où la Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut signée le 4 juillet 1776. Un Grand reportage de François-Damien Bourgery qui s'entretient avec Jacques Allix. Yonaguni, îlot fragile entre la Chine et le Japon, divisée par la militarisation  Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais.  Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Jacques Allix.

Géopolitique
La fortune de Donald Trump a bondi depuis son entrée à la Maison Blanche

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 3:22


durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Un rapport officiel liste les bénéfices de Donald Trump pour sa première année à la Maison Blanche : plus de 2 milliards de dollars, dont la moitié dans les cryptomonnaies. Le soupçon de conflit d'intérêt plane sur son coportement, et pourrait devenir l'un des enjeux des élections de mi-mandat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison Blanche - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 65:28


C dans l'air du 2 juillet 2026 - Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison BlancheBusiness is business. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. Et c'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus d'1,2 milliard de dollars. Une situation qui relance notamment les accusations de conflits d'intérêts, alors que le locataire de la Maison Blanche multiplie les initiatives pour favoriser le développement des monnaies numériques. De plus, le président américain continue de tirer profit de son image. Parmi les produits dérivés les plus médiatisés figure la « God Bless the USA Bible », dont plus de 208 000 exemplaires ont été vendus. À cela s'ajoutent des baskets, montres, parfums ou encore des guitares. Un empire économique colossal. La Cour suprême a toutefois infligé un revers important au président américain. Fin juin, elle a confirmé que les enfants nés aux États-Unis restent automatiquement citoyens américains, invalidant ainsi le décret de Donald Trump sur le droit du sol. Une décision symbolique, d'autant que trois des neuf juges de la Cour ont été nommés par lui lors de son premier mandat. Ce n'est pas la première fois que la haute juridiction freine ses ambitions. Quelques mois plus tôt, elle avait déjà limité une partie de sa politique sur les droits de douane, estimant que certaines mesures relevaient du Congrès. Ces décisions rappellent que, malgré sa majorité conservatrice, la Cour suprême conserve son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. À l'international, Donald Trump fait de l'Amérique latine une priorité. Son administration remet en avant la doctrine Monroe, selon laquelle les États-Unis doivent rester la puissance dominante sur le continent. L'objectif est de contrer l'influence grandissante de la Chine, de la Russie et de l'Iran dans la région. Cette stratégie s'appuie aussi sur une ligne dure envers les gouvernements de gauche. Washington maintient une forte pression sur le Venezuela et Cuba, tout en saluant l'arrivée au pouvoir de dirigeants conservateurs. En Colombie, la récente victoire du candidat d'ultradroite, Abelardo de la Espriella, soutenu par Donald Trump, est perçue comme le signe d'un regain d'influence du trumpisme en Amérique latine. A quel point Donald Trump utilise-t-il sa présidence pour enrichir son empire économique ? La Cour suprême est-elle devenue un contre-pouvoir au président américain ? Donald Trump cherche-t-il à réaffirmer l'hégémonie des États-Unis en Amérique latine ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre » - Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales

C dans l'air
Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison Blanche - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 3:58


C dans l'air du 2 juillet 2026 - Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison BlancheNos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre » - Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales

Grand reportage
250 ans des États-Unis: en Pennsylvanie, la bataille de l'identité américaine

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 19:30


Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump, et plus généralement l'ensemble de la sphère Maga, s'emploient à imposer leur propre vision de l'Amérique. Illustration en Pennsylvanie, là où la Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut signée le 4 juillet 1776. De notre envoyé spécial de retour de Pennsylvanie, Elles sont alignées comme à la parade, le nom de leur propriétaire collé sur le pare-brise, le capot relevé pour mieux apprécier ce qu'elles ont dans le ventre. Il y en a pour tous les goûts : un antique pick-up Chevrolet bleu turquoise, un coupé Buick de 1973, plusieurs Dodge Challenger, et même un corbillard. Des dizaines au total. Penchés au-dessus des moteurs, des visiteurs de tous âges. Beaucoup arborent des tee-shirts aux couleurs des États-Unis ou floqués du mot « liberté ». Le parti républicain du comté de Lackawanna a choisi ce cinéma en plein air pour célébrer les 250 ans de l'Indépendance du pays. Le 4-Juillet n'est que dans trois semaines, mais ici, sur les hauteurs de Dickson City, la fête bat déjà son plein. Tout a été prévu pour la rendre mémorable : un défilé de motos, de quoi se restaurer, des concerts, deux films sur écran géant… Mais le clou de la journée, c'est cette exposition de véhicules d'exception.  Tout un symbole. « C'est une part d'histoire. Ce sont des voitures qui ont marqué notre jeunesse. Ce sont aussi des voitures qui ont été construites ici et exportées partout dans le monde. Cela permet de montrer aux jeunes ce qui a contribué à faire la richesse de notre pays », s'enthousiasme Dan Naylor, le président des Républicains du comté de Lackawanna, avant de s'adresser à la petite foule présente pour convoquer une nouvelle fois l'histoire, plus ancienne celle-là.  « Le plus grand pays au monde » Il y est question de Paul Revere, un orfèvre de Boston devenu célèbre pour avoir averti les patriotes américains de l'arrivée imminente de l'armée britannique à Lexington en 1775. « Et qui répondit à ce cri ? Ce furent des gens ordinaires, qui se mobilisèrent, qui vainquirent les Anglais et qui fondèrent ce pays ! », lance Dan Naylor au micro. « Nous devons donc être reconnaissants envers ces personnes qui ont sacrifié leurs vies pour faire de ce pays ce qu'il est, et nous devons le préserver. Et souvenez-vous : nous sommes le plus grand pays au monde et c'est ce que nous pouvons célébrer aujourd'hui. » Un discours en écho à celui de la Maison Blanche, bien décidée à faire de ce 250è anniversaire celui d'une nation glorieuse, purgée de l'esclavage et du racisme. « Je ne vois pas les couleurs. Ok ? Pour moi, on a tous le sang rouge », balaie ainsi JoAnne Mayer, l'organisatrice de l'événement, lorsqu'on l'interroge sur cette Amérique blanche et chrétienne que cherchent à promouvoir Donald Trump, son administration et le mouvement Maga en général. « Cette administration met l'accent sur les valeurs de l'individu, indépendamment de sa race, de son âge, de son origine ethnique, de son sexe ou de toute autre caractéristique qui fait de lui ce qu'il est », défend Rob Coco, responsable de la branche locale de l'association ultra-conservatrice Turning Point USA. Enveloppé dans un drapeau américain, l'étudiant de 22 ans semble oublier les attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, les opérations de la police de l'immigration apparemment guidées par le simple délit de faciès, ou encore le redécoupage électoral favorable aux Afro-Américains remis en cause en Louisiane.  « Je pense qu'il ne faut pas catégoriser les gens. Nous sommes tous des habitants de cette Terre, s'enflamme le jeune homme dans un élan missionnaire. Nous venons tous du même Créateur, et nous avons tous la chance d'être ici aujourd'hui, car la vie est sacrée. Alors, au lieu de juger, au lieu de parler de ce qui nous différencie, nous devrions simplement apprécier le fait d'être ici aujourd'hui et d'avoir la possibilité de l'être. » Une ode à l'unité qui peine à masquer la réalité d'un pays fracturé. À lire aussiTrumpisme au Canada: comment les idées MAGA gagnent du terrain   Progressisme et armes à feu À 200 kilomètres de là, une dizaine de personnes se sont donné rendez-vous dans une armurerie de Lancaster. Elles sont toutes membres du Liberal Gun Club (LGC), un club de tir classé à gauche. « C'est une association de possesseurs d'armes à feu qui partagent les mêmes convictions, qui croient aux droits civils et aux droits constitutionnels. C'est un groupe composé de personnes vraiment, vraiment formidables ! », vante Christopher Caruana, le secrétaire de la branche pennsylvanienne du LGC. Sa longue barbe blanche, son verre de lunette fumé et ses bras tatoués donnent à ce septuagénaire un air de pirate.  L'endroit fait aussi stand de tir. Au bout de la rangée, Molly teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle vient de terminer le college, le premier cycle universitaire, et s'apprête à quitter le domicile familial. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne. « Je fais 1 mètre 50 et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », justifie la jeune femme. Un sentiment d'insécurité renforcé, dit-elle, par la façon dont « Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels ». Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Ceux qui sont là aujourd'hui sont quant à eux des membres de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ».  C'est le cas de Sam, longtemps opposé aux armes à feu, jusqu'à ce que la première élection de Donald Trump et l'attaque à la voiture-bélier commise par un sympathisant néo-nazi à Charlottesville en 2017 le fassent changer d'avis. « Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine, témoigne-t-il. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays. Aujourd'hui, on essaie d'avoir des amis partout où l'on peut. » À écouter aussiÉtats-Unis: les républicains toujours pour le port d'armes malgré les tentatives d'assassinat contre Donald Trump Des livres interdits Tandis que certains songent à quitter le pays ou à se battre arme au poing, d'autres résistent déjà. Liz et Linda sont de ceux-là. Les deux vénérables retraitées font partie des Freedom Readers, un club de lecture fondé il y a quatre ans. « À la base, c'est juste un petit groupe de dames intéressées par la lecture de livres susceptibles d'être contestés ou qui l'ont déjà été par des personnes cherchant à promouvoir cette idée d'une Amérique blanche et chrétienne », explique Liz, chemisier imprimé léopard et brushing impeccable. Ce jour-là, c'est dans sa maison d'un quartier cossu d'Elizabethtown qu'elles tiennent salon. Deux livres sont posés sur la table basse : Le Château de verre, de Jeannette Walls, et La Petite Fille de la rue Mango, de Sandra Cisneros. En novembre 2025, les deux ouvrages ont été bannis du programme et des bibliothèques scolaires d'Elizabethtown, au même titre que le film Roméo et Juliette et La Haine qu'on donne, un roman d'Angie Thomas sur la question du racisme et des violences policières. Pourquoi ? Mystère. « Le conseil d'établissement ne donne jamais les raisons de ces interdictions. Mais l'un de ses membres a apporté une image déformée du personnage central de ce livre, relate Liz à propos de La Petite Fille de la rue Mango. Il a affirmé qu'elle cherchait à attirer l'attention des hommes pour les manipuler. C'était une description complètement faussée. » L'association Etown Common Sense s'est aussi emparée de la question, l'une des nombreuses sur lesquelles elle ferraille avec ceux qu'elle désigne comme des « nationalistes chrétiens ». « En tant que parents et citoyens, nous voulons que nos écoles publiques restent véritablement publiques, ouvertes, libres et impartiales pour l'ensemble de notre communauté », insiste Kelly Fuddy, présidente de l'association et mère de deux enfants scolarisés au collège du district. À lire aussiCensure de livres aux États-Unis: le rempart conservateur contre le wokisme Le tournant Covid L'interdiction des livres par les conseils d'établissement n'est pas un phénomène nouveau, que ce soit en Pennsylvanie ou ailleurs aux États-Unis. Mais le « Keystone State » est l'un des plus touchés. En 2022, il figurait même à la deuxième place du classement établi par PEN America des États recensant le plus grand nombre de livres interdits. Un comble pour ce territoire fondé par William Penn selon les principes de tolérance et de liberté. « Cela a vraiment pris de l'ampleur en 2020 et 2021 avec le Covid-19, observe Kelly Fuddy. Beaucoup de gens qui n'étaient peut-être pas impliqués politiquement se sont mobilisés et continuent de l'être. Il s'agit pour l'essentiel d'électeurs de Donald Trump. »  La mère de famille pointe aussi la responsabilité d'organisations nationales, telles que Moms for Liberty ou la Heritage Foundation, qui ont trouvé dans ce comté de Lancaster « un terrain fertile » pour cultiver leur projet politique. Les ouvrages jugés contraires aux bonnes mœurs ou faisant l'apologie de « l'idéologie woke » sont les premiers ciblés. « Ils prétendent défendre les enfants, mais ils déforment en réalité la définition de ce qui est sexuellement explicite, de ce qu'est la pornographie, reproche Kelly Fuddy. Et ils nient l'expertise professionnelle de nos éducateurs à qui nous confions nos enfants. » Et gare aux enseignants qui tentent de faire barrage aux censeurs. Kristy Moore l'a appris à ses dépens. Cette professeure d'anglais raconte avoir été victime de menaces de mort et de violences. Elle a aussi été la cible de photomontages publiés sur les réseaux sociaux, l'accusant de vouloir permettre aux collégiens d'accéder à des contenus pornographiques. Mais pas question pour elle d'abdiquer : « Si je les laisse m'intimider, je ne pourrai plus continuer à faire mon travail. » Nous avons contacté l'organisation Moms for Liberty et la présidente du conseil d'établissement d'Elizabethtown. Toutes deux ont répondu qu'elles ne souhaitaient pas participer à ce reportage. Des esclaves invisibilisés Au-delà de ces interdictions menées à l'échelle locale, le pays est aussi le théâtre d'une vague de censure dirigée depuis le sommet de l'État. Ce sont des milliers de photos d'archives de l'armée rendues inaccessibles, des dizaines et des dizaines de mots bannis de la communication gouvernementale. Ou encore ce décret signé par Donald Trump en mars 2025 pour « rétablir la vérité et le bon sens dans l'histoire américaine ». L'ordre est donné de retirer des parcs nationaux et des sites historiques tous contenus qui « dénigre de manière inappropriée les Américains, qu'ils soient vivants ou décédés ». À Philadelphie, cela se traduit par le retrait de l'exposition consacrée aux neuf esclaves de George Washington à la President's House, l'ancienne demeure du premier président des États-Unis et de son successeur John Adams. « Une super exposition, estime Dan, qui en assure la visite. Elle raconte qui étaient ces neuf esclaves et quel était leur rôle. » La ville et différentes organisations contre-attaquent au tribunal. Ordre est donné de la réinstaller, avant qu'une nouvelle décision de justice ne stoppe tout. Dan ne s'en remet pas. « Il y a encore des murs vides, des vidéos qui ne fonctionnent pas… Je trouve ça plutôt horrible au moment où l'on célèbre nos 250 ans. »  Namrta, elle, est parfaitement remontée. Les yeux braqués vers la caméra d'un téléphone portable, la responsable de Get Free Philly dit tout le mal qu'elle pense de cette censure à ses abonnés. « Ce que vous voyez, vitupère la jeune femme, c'est juste un nouvel exemple de la façon dont le mouvement Maga et le gouvernement révisent l'histoire. Aujourd'hui, nous sommes à l'heure du choix : continuer ainsi pendant 250 ans à faire l'autruche ou alors nous ranger du bon côté de l'histoire en assumant et en réparant nos erreurs. »  Le décret de Donald Trump ordonne aussi au ministère de l'Intérieur, qui gère les parcs nationaux et les espaces publics, de remettre en place les statues et monuments démontés ou dégradés lors du mouvement Black Lives Matter. Il cible également les musées de la Smithsonian Institution, notamment le futur Musée national de l'histoire des femmes à Washington, pour l'empêcher de « reconnaître les hommes comme des femmes ». Référence aux femmes transgenres. À lire aussiÉtats-Unis: Charlottesville déboulonne ses statues confédérées après des années de polémique « L'Amérique n'a jamais été un grand pays » Dans la capitale fédérale, malgré les tentatives de l'administration de l'effacer, la mémoire de l'esclavage reste vive dans le quartier d'Anacostia. Et particulièrement en ce 19 juin. Les habitants célèbrent Juneteenth, le jour de l'Émancipation. Le 19 juin 1865, à Gavelston, au Texas, les esclaves afro-américains apprenaient qu'ils étaient libres. « Mais que signifiait être libre pour les personnes noires à cette époque ? », s'interroge Sir Harvey Fitz, l'animateur de la journée. C'est précisément la question à laquelle doivent répondre les quelques centaines de personnes qui font face à la scène. « La liberté, c'est l'amour », affirme quelqu'un. « La liberté, c'est avoir suffisamment d'espace pour être soi-même », estime un autre. À l'ombre d'un arbre, Maleka écoute en souriant.  Lorsqu'on lui demande si elle se sent libre, elle, aujourd'hui, aux États-Unis, la quadra aux grandes boucles d'oreilles colorées pousse d'abord un long soupir. « Je suis libre de plein droit, mais je ne me sens pas toujours libre certains jours, à cause de la nature oppressive de notre régime politique. » Elle dénonce pêle-mêle les atteintes aux libertés civiles et individuelles, la remise en cause de l'héritage du mouvement pour les droits civiques, qu'elle pensait pourtant acquis. « Même si je suis libre, poursuit Maleka, je suis très consciente que c'est une chose fragile et que je dois continuer à me battre pour ça, à m'exprimer et à m'opposer aux injustices. » Elle juge aussi le mouvement Maga – Make America Great Again – totalement absurde. « À quel moment l'Amérique a été grande ? Ça a toujours été un pays en quête de grandeur, mais ça n'a jamais été un grand pays, considère-t-elle. C'est insupportable, en tant que femme noire, de vivre littéralement à moins de sept kilomètres de la Maison Blanche et de celui qui y réside. Alors que ce sont des esclaves qui l'ont construite, la Maison Blanche ne reconnaît pas que le pays a construit son économie sur le dos de l'esclavage. » De l'autre côté du fleuve, le National Mall se prépare à accueillir la grande foire imaginée par Donald Trump pour célébrer le 4-Juillet. Plusieurs États démocrates ont d'ores et déjà annoncé la boycotter. La Pennsylvanie, elle, a finalement choisi d'y participer.

C'est ça l'Amérique
250 ans des États-Unis : quand Donald Trump réécrit l'histoire - avec François Furstenberg

C'est ça l'Amérique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 27:56


Le 4 juillet 1776 marque la naissance des États-Unis avec la Déclaration d'indépendance, aujourd'hui au cœur d'un 250e anniversaire controversé. Donald Trump est accusé de s'approprier ces commémorations, entre mises en scène spectaculaires et discours aux accents identitaires. Alexis Buisson, correspondant de La Croix à New York, interroge l'historien François Furstenberg pour décrypter le sens de cet anniversaire.Le 4 juillet 1776, le Congrès continental, assemblée législative commune aux treize colonies britanniques d'Amérique du Nord, adopte la Déclaration d'indépendance. Le texte, rédigé par Thomas Jefferson, marque la naissance d'un nouveau pays indépendant, les États-Unis, affranchi du joug britannique.Deux cent cinquante ans plus tard, les commémorations de cet acte fondateur font polémique. Donald Trump est accusé d'instrumentaliser l'événement, de l'organisation de combats d'arts martiaux mixtes à la Maison-Blanche pour les 250 ans et son propre anniversaire jusqu'à la tenue d'une prière collective destinée à valoriser les racines blanches et chrétiennes des États-Unis.Que représentent ces commémorations pour Donald Trump ? Pour le peuple américain ? Quel est le sens de la Déclaration d'Indépendance aujourd'hui ? Correspondant de La Croix à New York, Alexis Buisson interroge François Furstenberg, historien franco-américain à l'université Johns Hopkins (Baltimore) et auteur d'ouvrages sur la période révolutionnaire : In the Name of the Father : Washington's Legacy, Slavery, and the Making of a Nation (2006), When the United States Spoke French (2014)…---CRÉDITS :Écriture et réalisation : Alexis Buisson. Production : Célestine Albert-Steward. Mixage : Théo Boulenger. Supervision : Cécile Casciano. Musique : Emmanuel Viau. Illustration : Olivier Balez.En partenariat avec le programme Alliance – Columbia et ses partenaires (Sciences Po, Polytechnique, La Sorbonne), et French Morning, le premier web magazine des Français d'Amérique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Tech&Co
OpenAI offre 5 % de son capital à la Maison-Blanche – 02/07

Tech&Co

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 27:38


Jeudi 2 juillet, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, et Salime Nassur, fondateur de Maars. Ils se sont penchés sur l'offre de 5 % du capital d'OpenAI à la Maison-Blanche, et l'annonce par SpaceX d'un appareil IA plus fin qu'un iPhone, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

InterNational
La fortune de Donald Trump a bondi depuis son entrée à la Maison Blanche

InterNational

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 3:22


durée : 00:03:22 - InterNational - par : Pierre Haski - Un rapport officiel liste les bénéfices de Donald Trump pour sa première année à la Maison Blanche : plus de 2 milliards de dollars, dont la moitié dans les cryptomonnaies. Le soupçon de conflit d'intérêt plane sur son coportement, et pourrait devenir l'un des enjeux des élections de mi-mandat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le sept neuf
La fortune de Donald Trump a bondi depuis son entrée à la Maison Blanche

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 3:22


durée : 00:03:22 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Un rapport officiel liste les bénéfices de Donald Trump pour sa première année à la Maison Blanche : plus de 2 milliards de dollars, dont la moitié dans les cryptomonnaies. Le soupçon de conflit d'intérêt plane sur son coportement, et pourrait devenir l'un des enjeux des élections de mi-mandat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Donald Trump a engrangé plus de 2 milliards de dollars de revenus depuis son retour à la Maison Blanche

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 5:06


durée : 00:05:06 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Le président des États-Unis Donald Trump a déclaré plus de 2 milliards de revenus depuis son retour à la Maison Blanche, dont 1,2 milliard de dollars provenant de ses activités dans les cryptomonnaies en 2025, sans compter un patrimoine d'au moins 2,4 milliards de dollars. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Géopolitique, le débat
USA 250 : l'Amérique en tension

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 48:29


En marge de la Coupe du Monde de football, les États-Unis de Donald Trump préparent d'immenses célébrations en l'honneur des 250 ans du pays, 250 ans de la déclaration de leur indépendance signée le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Les 13 colonies d'Amérique du Nord marquaient ainsi une rupture d'avec la Couronne Britannique, aidées dans cette démarche par la monarchie française de Louis XVI. Depuis le début de l'année et jusqu'à l'automne 2026, les Américains célèbrent leur histoire et son exceptionnalisme : pour la première fois, un pays était créé de toutes pièces selon des principes démocratiques. L'évènement inspire beaucoup Donald Trump qui veut faire de cette commémoration un moment qui « ravivera le patriotisme, la fierté et l'esprit pionnier de l'Amérique », à quelques mois des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, le premier scrutin national depuis son installation à la Maison Blanche en janvier 2025. On l'aura compris, l'évènement est très politique. Donald Trump et ses fidèles ont ainsi entrepris d'expurger le récit national de ses aspects moins héroïques, de l'extermination des populations indigènes à l'esclavage, qui a perduré officiellement jusqu'en 1863. Il n'empêche, les États-Unis célèbrent cette année une révolution audacieuse contre l'Empire britannique ainsi que le début d'une épopée sans précédent : en seulement deux siècles et demi, une poignée de colonies sont devenues la première puissance mondiale, économique, militaire et culturelle. Invités : Emilie Mitran, docteure en études anglophones et histoire moderne. Spécialiste des révolutions française et américaine. Des Américains en France, Nouveau Monde Éditions. Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Iris, auteur de America 250, une histoire graphique des États-Unis.  Richard Werly, éditorialiste International au quotidien suisse Blick «Cette Amérique qui nous déteste, Éd. Nevicata.

Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech
Les vraies raisons derrière la nationalisation de l'IA aux États-Unis !

Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 85:46


Amazon a dénoncé Anthropic à la Maison Blanche — alors qu'il est son principal actionnaire. Ce paradoxe n'est pas un accident : c'est le signal que la bataille pour contrôler l'IA se joue en coulisses, loin des discours officiels.D'un côté, l'IA comme bien commun que tous alimentent sans le savoir ; de l'autre, un instrument de puissance dont quelques-uns contrôlent déjà les clés — la question n'est pas si ce basculement va arriver, mais qui sera du bon côté quand il aura eu lieu.===========================

C dans l'air
Trump : une taupe au cœur du pouvoir ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 65:31


C dans l'air du 26 juin 2026 - Trump : une taupe au cœur du pouvoir ?C'est le livre qui sème la panique à la Maison-Blanche. Sorti mardi aux États-Unis, Regime Change dévoile les coulisses stupéfiantes du second mandat de Donald Trump. Entre séances de bricolage improvisées à la Super Glue dans le Bureau ovale et comparaisons assumées avec des dictateurs, les journalistes du New York Times dressent un portrait sans filtre du président américain. Un livre qui fait déjà l'effet d'une bombe outre-Atlantique.Car certains dialogues retranscrits sonnent avec un tel réalisme qu'on croirait les conversations enregistrées. Y aurait-il une taupe dans le premier cercle du président ? C'est la question qui agite le camp Trump. Plusieurs passages relatent des échanges dans la Situation Room, la salle de crise la plus sécurisée de la Maison-Blanche. On y évoquerait notamment les moyens d'étouffer l'affaire Jeffrey Epstein ainsi que des documents susceptibles de porter atteinte au président.Les Américains découvrent également, à travers les « bonnes feuilles » publiées par la presse, l'ampleur de l'enrichissement de la famille Trump, qui tirerait profit de son nom en lançant des cryptomonnaies. Le montant atteindrait déjà près de 3 milliards de dollars. Des sénateurs démocrates réclament des auditions sur les 500 millions de dollars investis par un consortium dirigé par un haut dignitaire de la famille royale émiratie dans l'entreprise de cryptomonnaie de la famille Trump. Une transaction révélée en début d'année par le Wall Street Journal.Dans Regime Change, les journalistes, qui se sont appuyés sur plus de 1 000 entretiens, décrivent aussi le délire de puissance du président américain : Donald Trump solliciterait Emmanuel Macron pour obtenir des conseils sur son projet d'arc de triomphe, une construction qui l'obsède ; il se comparerait à Hitler, Mao, Staline, Alexandre le Grand ou Napoléon ; il humilierait ses collaborateurs et évoquerait crûment ceux « qui lui lèchent les fesses », en visant les magnats de la tech californienne ou encore le roi d'Arabie saoudite.Des citations rapportées mot à mot qui font trembler Washington. Entre la gestion explosive de l'affaire Epstein, les critiques visant le protocole d'accord signé avec l'Iran, la polémique autour d'un bassin devant le mémorial Lincoln et la « chasse aux fuites », l'atmosphère serait devenue particulièrement électrique à la Maison-Blanche.Alors pourquoi Regime Change sème-t-il une telle panique à la Maison-Blanche ? Comment les journalistes du Wall Street Journal poursuivent-ils leur enquête sur le dossier Epstein ? La pression exercée sur les médias américains atteint-elle un niveau inédit depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche ? Comment travaillent-ils dans un climat aussi tendu ? Enfin, côté démocrate, Zohran Mamdani, le maire de New York, confirme son influence grandissante au sein du parti à l'approche des midterms et de la présidentielle de 2028. Représente-t-il une véritable menace pour Donald Trump et le Parti républicain ?Nos experts :- Alain Bauer - Professeur de Criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Héros et héroïnes (pas si) ordinaires aux éditions First.- Patricia Allémonière - Grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem et auteure de Au cœur du Chaos, publié aux éditions Arthaud.- Sonia Dridi - Journaliste spécialiste des Etats-Unis et correspondante à Washington LCI et France 24.- Philippe Gelie - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro

Une lettre d'Amérique
Dans les coulisses du combat de MMA à la Maison Blanche : on a assisté à la folle soirée des 80 ans de Donald Trump

Une lettre d'Amérique

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 21:05


Donald Trump a soufflé sa 80e bougie ce dimanche 14 juin. Pour célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis et son anniversaire, il s'est offert une célébration spectaculaire à la Maison Blanche : octogone de MMA, avions de combat, ou encore grosses voitures. Dans cet épisode d'Une Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch vous embarquent au cœur de cet événement inédit qui a pris place dans les jardins du plus haut lieu du pouvoir américain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Le livre qui fait trembler Trump et la Maison-Blanche - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 61:32


C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheDes négociations reportées avant même de s'ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l'Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d'accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n'a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d'une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l'accord est loin de faire l'unanimité. Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s'est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l'un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.L'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. » Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis-

C dans l'air
Le livre qui fait trembler Trump et la Maison-Blanche - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 6:49


C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheNos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis- Frédérique SCHILLO (en Duplex d'Israël) - Historienne- spécialiste d'Israël

C dans l'air
Jérôme Jaffré - Une galerie de candidats pour 2027

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 13:25


C dans l'air l'invité du 17 juin 2026 avec Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.Le G7 s'achève aujourd'hui, mais Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump se retrouveront ce soir pour dîner au château de Versailles lors d'une grande réception destinée à célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis. Château où le traité d'indépendance fut signé. Une réception annoncée comme fastueuse, qui a créé la polémique.Beaucoup se demandent si ce n'est pas un trop beau cadeau offert à Donald Trump, pas toujours tendre avec les Européens depuis son retour à la Maison Blanche. « Macron aurait pu trouver mieux pour finir son mandat qu'inviter en grande pompe un président suprémaciste », a réagi la députée LFI Mathilde Panot.Il s'agit en effet de l'une des dernières visites d'État organisées sous la présidence d'Emmanuel Macron. Un président qui ne peut pas se représenter, mais dont le poste est particulièrement convoité. Les candidatures sont déjà très nombreuses pour l'élection présidentielle de 2027, notamment à gauche. À tel point que cette élection pourrait battre le record du nombre de candidatures à une présidentielle, comme le souligne aujourd'hui Le Figaro.

C dans l'air
Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 65:07


C dans l'air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?La signature était annoncée pour vendredi. C'est finalement à distance, et sous les dorures du château de Versailles, que Donald Trump a voulu parapher hier soir le protocole d'accord de paix avec l'Iran, à la table du dîner avec Emmanuel Macron. Pas d'images aux côtés du président iranien, ni de poignées de main. Mais une signature surprise, relate Le Parisien, avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, demandant un coup de main à Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, pour lui trouver une imprimante à Versailles après 23 heures.Est-ce parce que de difficiles négociations vont débuter ? Ou parce que la fin de la guerre « sur tous les fronts » au Moyen-Orient se fait au prix de concessions majeures ? Washington impose au régime iranien de diluer son uranium enrichi. En échange, il autorise l'Iran à reprendre les ventes de son pétrole et promet un chèque de 300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.« Il s'agit d'un document historique et d'un message émanant d'un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré sur les réseaux sociaux le président iranien Massoud Pezeshkian après avoir signé le document. Téhéran a également indiqué que son programme balistique n'était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis.Donald Trump, de son côté, a dénoncé ce jeudi sur son réseau Truth Social les nombreuses voix aux États-Unis qui critiquent le protocole d'accord, les qualifiant d'« imbéciles », de « jaloux », de « malhonnêtes » ou de « stupides ». Il faut dire qu'outre-Atlantique, rares sont les Américains à applaudir, même parmi les soutiens du président. Objectifs d'avant-guerre oubliés, pouvoir iranien renforcé… Les médias américains sont nombreux à dénoncer les « concessions » de Donald Trump à l'Iran. Chose rare, Fox News, la chaîne préférée du locataire de la Maison Blanche, ne mâche pas non plus ses mots.Alors que sait-on, pour l'heure, du contenu de cet accord ? Que dit-il des points clés qui divisent les deux pays ? Les États-Unis sont-ils les grands perdants de la guerre en Iran ? Et que va faire Israël ? Tsahal mène toujours des frappes dans le sud du Liban et l'annonce d'un futur accord entre Washington et Téhéran a été très mal accueillie par l'État hébreu, qui n'a pas participé aux discussions.De quoi faire naître des tensions avec Donald Trump, d'autant que le président américain vient de signer cet accord à distance. La nouvelle phase qui s'ouvre ce vendredi en Suisse prévoit des négociations thématiques avec l'Iran pendant 60 jours. Mais la République islamique conditionne toujours cet accord à la fin des opérations militaires dans le pays du Cèdre.La Chine a déclaré ce jeudi qu'elle « continuera à jouer un rôle actif et constructif pour atteindre une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ».« À ce stade critique, toutes les parties concernées, y compris Israël, devraient agir dans l'intérêt de la paix et de la stabilité régionales » et en faveur de la diplomatie « plutôt que du contraire », a répondu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à une question sur la poursuite par Israël des opérations militaires au Liban. Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales