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Deux semaines, qu'a démarré l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Pour l'Union européenne qui, depuis la pandémie de 2020, fonctionne sur le mode de la permacrise -la crise permanente- la guerre en Iran apporte une nouvelle salve de risques sécuritaires, énergétiques et économiques. Ce conflit oblige l'UE à accélérer sa réflexion sur sa place dans le monde et ses méthodes. Une réflexion déjà engagée avec la guerre en Ukraine et le retour d'un Donald Trump hyper-agressif à la Maison Blanche. Des voix s'élèvent pour demander une Union européenne plus en phase avec les changements rapides qui se produisent. Une Union plus affirmée à même d'incorporer les questions de sécurité dans l'ensemble de ses moyens stratégiques et de ses politiques. Quelle voie pour l'Europe dans la guerre au Moyen-Orient ? Invités : Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors et professeur émérite au CNAM. Fractures dans l'Occident, chez Odile Jacob Guillaume Duval, ancien speechwriter de Josep Borrell, ex vice-président de la Commission européenne.
Dans ce nouvel épisode d'une Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch reviennent sur la stratégie américaine en Iran après deux semaines de guerre. Les nombreuses contradictions dans le discours de Donald Trump donnent l'impression d'une certaine improvisation de la part de la Maison Blanche. Le président américain sait-il seulement où il va ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jon Jones ne sera pas à la Maison Blanche et demande "respectueusement" à être libéré de son contrat UFC. 15€ offerts sur votre premier achat Whatnot via ce lien https://whatnot.pxf.io/JkzzRv ✌
C dans l'air du 7 mars 2026 - Trump : le pari de l'escalade militaireAu Moyen-Orient, le conflit qui oppose les Etats-Unis et Israël à l'Iran et au Hezbollah se poursuit. La milice chiite a depuis lundi été visée par de nombreuses frappes au Liban. Le ministère libanais de la Santé indique aujourd'hui que les frappes israéliennes avaient fait près de 300 morts depuis que le pays a été entraîné dans la guerre. L'armée israélienne a pour sa part annoncé ce matin avoir lancé une vaste vague d'attaques contre les infrastructures iraniennes à Téhéran et Ispahan. Le président américain Donald Trump a réclamé hier “la reddition inconditionnelle” de l'Iran, où il compte installer de nouveaux dirigeants. En réponse à cette exigence, le président iranien Masoud Pezeshkian affirme aujourd'hui que les ennemis de la république islamique peuvent "emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre". Le président iranien s'est par ailleurs excusé auprès de ses voisins pour les frappes les ayant visées et leur assure que cela n'arrivera plus, sauf si des frappes étaient tirées depuis ces pays. Donald Trump affirme lui que l'Iran sera "très durement frappé aujourd'hui". La presse américaine s'interroge sur la stratégie exacte du président, dont les objectifs semblent changeants depuis le début de la guerre. Pour l'heure, l'intervention militaire décidée par le locataire de la Maison-Blanche ne convainc pas aux Etats-Unis. Selon plusieurs sondages conduits par CNN, Reuters et le Washington Post au lendemain de l'attaque lancée sur l'Iran, la majorité des Américains désapprouverait les frappes sur la République des mollahs. La population américaine pense même que l'Iran pourrait devenir une menace plus dangereuse pour les États-Unis après l'opération lancée par leur président. Cette intervention de Trump divise jusqu'au sein de ses propres rangs républicains. Ce faible soutien de l'opinion, y compris de sa base, constitue pour Donald Trump un avertissement politique. Le locataire de la Maison-Blanche peut en revanche compter sur le soutien d'un poids lourd de son administration : Pete Hegseth. A entendre le chef du Pentagone, la guerre contre l'Iran est en effet dès à présent une incontestable victoire pour Washington. Alors que les Etats-Unis réalisent l'une des plus vastes campagnes de frappes aériennes jamais menées au Moyen-Orient, le secrétaire du département de la Défense, qui fait l'éloge de « l'esprit guerrier », livre des conférences de presse triomphalistes au ton très martial. C dans l'air revient sur le parcours de cet ex-présentateur de télévision devenu le secrétaire du département de la Défense.Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Que prépare Donald Trump ? La politique militaire du président américain est-elle soutenue par sa population ? Qui est Pete Hegseth, devenu en 2025 le secrétaire américain à la Défense ?Experts :- Général Dominique Trinquand - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU - auteur de « D'un monde à l'autre »- Mariam Pirzadeh - Rédactrice en chef - France 24 - Ancienne correspondante à Téhéran- Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « Requiem pour le monde libre »- Anthony Bellanger - Éditorialiste - Franceinfo TV - Spécialiste des questions internationales- Magali Lacroze - Journaliste à C dans l'air (en duplex d'Israël)
Ce lundi 9 mars, François Sorel a reçu Damien Douani, responsable de l'innovation de l'école Narratiiv et fondateur de Topos, Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", et Jérôme Colombain, journaliste et créateur du podcast « Monde Numérique ». Ils se sont penchés sur le classement d'Anthropic comme entreprise "à risque" par la Maison Blanche, la première démission chez OpenAI après la signature d'un accord avec l'armée américaine, ainsi que le rôle de l'IA dans la défense et dans la guerre, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:03:26 - Le monde à l'endroit - Afin de rassurer les investisseurs et les résidents étrangers, les monarchies du Golfe minimisent les effets du conflit sur leur sol et censurent les images diffusées, pendant que la Maison Blanche glorifie l'action de l'armée américaine en utilisant la grammaire des jeux vidéo. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tipeee : https://fr.tipeee.com/tatami-connexion/Import Fight : https://import-fight.com/?srsltid=AfmBOoqPN3UydBVIMqHTFoIIQkDXhXCJOBqSmLEfqo4E82LCEKHTDB_2Code promo : TATAMI10L'UFC 326 a eu lieu à la T Mobile Arena de Las Vegas la nuit du 7 au 8 mars. Dans cet épisode nous allons vous faire un récap XXL du co main et main event de cette carte ainsi que de la carte de l'UFC Maison Blanche qui a été dévoilé pour l'occasion ! Alors n'hésitez pas à venir passer un bon moment avec nous et à nous dire ce que vous avez pensez de cet UFC en commentaire !Bonne écoute !! Votre podcast préféré après les autres !
La France sera présente sur la carte UFC de la Maison Blanche, ce qui est vendu comme le plus grand événement de l'histoire des sports de combat par Dana White ! Ciryl Gane y affrontera Alex Pereira pour la ceinture intérimaire de Champion du Monde des Poids Lourds. Une opposition entre deux spécialistes du striking dans lequel Poatan fera son baptême chez les -120kgs pour viser une potentielle 3e ceinture de champion. De son côté le Bon Gamin devra confirmer son statut de prétendant numéro 1 pour détrôner le Britannique Tom Aspinall qui a annoncé son retour ! Ciryl Gane peut-il faire basculer le MMA français dans une nouvelle dimension avec une victoire ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
On va bien avoir Ciryl Gane vs Alex Pereira, à la Maison Blanche ! 15€ offerts sur votre premier achat Whatnot via ce lien https://whatnot.pxf.io/JkzzRv ✌
Chris et Brian reviennent sur l'UFC 326, mais aussi sur l'annonce de la carte de l'UFC White House, avec Ciryl Gane vs Alex Pereira en co-main event. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Frappes militaires montées comme des trailers de films d’action.Musique dramatique, ralentis, images spectaculaires. Ces derniers jours, la Maison Blanche a diffusé plusieurs vidéos de frappes militaires présentées comme de véritables bandes-annonces. Une communication qui mélange culture pop, stratégie politique et images de guerre. Mais une question dérange :
La Constitution américaine n'est pas vraiment le texte de référence de Donald Trump. Il l'a dit à plusieurs reprises : il n'en tient pas forcément compte. Depuis son retour à la Maison Blanche, les exemples s'enchaînent, et plus récemment sur sa politique douanière et surtout le déclenchement de sa guerre contre l'Iran. Est-ce à dire que la Constitution est morte aux États-Unis ? C'est le titre volontairement à double sens de l'ouvrage de Sébastien Natroll, Une Constitution morte Aux origines de la réaction américaine. Journaliste indépendant spécialiste de la Constitution des États-Unis, il répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiDonald Trump «se conduit comme un dictateur planétaire», estime l'écrivain Yasmina Khadra
La Constitution américaine n'est pas vraiment le texte de référence de Donald Trump. Il l'a dit à plusieurs reprises : il n'en tient pas forcément compte. Depuis son retour à la Maison Blanche, les exemples s'enchaînent, et plus récemment sur sa politique douanière et surtout le déclenchement de sa guerre contre l'Iran. Est-ce à dire que la Constitution est morte aux États-Unis ? C'est le titre volontairement à double sens de l'ouvrage de Sébastien Natroll, Une Constitution morte Aux origines de la réaction américaine. Journaliste indépendant spécialiste de la Constitution des États-Unis, il répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiDonald Trump «se conduit comme un dictateur planétaire», estime l'écrivain Yasmina Khadra
C dans l'air du 6 mars 2026 - L'Iran veut-il entraîner l'Europe dans la guerre ?Au septième jour de guerre au Moyen-Orient, les frappes continuent de s'intensifier en Iran et au Liban, où Israël semble vouloir porter un coup fatal au Hezbollah libanais. La capitale Beyrouth, fief de la milice chiite, a été visée par des bombardements cette nuit, après un ordre israélien d'évacuation d'une ampleur inédite hier dans le sud du pays. Plusieurs centaines de milliers de personnes fuient dans la panique les secteurs pilonnés par Tsahal.« On est au bord d'une crise humanitaire d'ampleur », a déploré le président de Médecins du Monde. Le chef de l'État, Emmanuel Macron, a indiqué jeudi discuter d'un « plan » avec les différentes parties prenantes afin « d'empêcher » que le Liban ne soit « à nouveau entraîné dans la guerre », ainsi que de « l'envoi immédiat » d'une aide humanitaire pour les réfugiés. Le président du Liban avait demandé, un peu plus tôt, au locataire de l'Élysée d'apporter son aide « pour parvenir à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais ».Le président de la République a également rappelé jeudi soir que la France ne fait « pas la guerre » au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y « engager », alors que le porte-avions Charles-de-Gaulle est arrivé ce vendredi en Méditerranée et qu'Israël a annoncé une « nouvelle phase » dans sa guerre contre l'Iran, visant le « démantèlement du régime » et de ses capacités militaires. « Nous avons encore d'autres surprises en réserve, que je n'ai pas l'intention de dévoiler », a affirmé le chef d'état-major israélien.Très tôt ce vendredi matin, une nouvelle vague d'attaques a frappé la capitale iranienne. Tsahal dit viser les infrastructures du pouvoir pour désorganiser les gardiens de la révolution et la succession d'Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran tué samedi dernier. Personne n'a encore été désigné, mais un homme fait désormais figure de favori : le fils de l'ancien ayatollah, Mojtaba Khamenei.Alors que son nom circule de plus en plus, Donald Trump a affirmé jeudi qu'il s'agissait d'« un poids plume » et qu'il voulait « être impliqué dans cette nomination ». Le président des États-Unis a en revanche temporisé sur d'éventuelles troupes au sol en Iran. « Ce serait une perte de temps », a-t-il dit à la chaîne ABC, au moment où une majorité d'Américains y est opposée. Un peu plus tard, le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Dan Scavino, a diffusé une vidéo sur X d'un groupe de pasteurs évangéliques réunis dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche pour prier avec Donald Trump.Alors quelle est la situation au Moyen-Orient ? Où en est le processus de nomination du prochain guide suprême iranien ? Qui dirige actuellement l'Iran ? Enfin, que se passe-t-il à la frontière entre le Liban et Israël ? Benyamin Netanyahou est-il soutenu dans cette guerre contre le régime iranien par la population israélienne à quelques mois des élections législatives ? Nos journalistes se sont rendus dans le nord de l'État hébreu. Retrouvez leur reportage ce soir dans #cdanslair.Experts :- Bruno Tertrais - Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et auteur de La question israélienne aux éditions de L'Observatoire.- Bernard Rogel - Amiral, ancien chef de l'état-major particulier des présidents François Hollande et Emmanuel Macron et ancien chef d'état-major de la Marine, auteur de Un marin à l'Elysée, publié aux éditions Tallandier- Hamdam Mostafavi - franco-iranienne, spécialiste du Moyen-Orient, directrice adjointe de Libération- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Magali Lacroze (en duplex d'Israël) - Grand reporter #cdanslair
Vidéo surprenante de la Maison Blanche pour promouvoir les opérations en Iran
Vidéo surprenante de la Maison Blanche pour promouvoir les opérations en Iran
Le 5/5 d'Amandine Bégot : Les Restos comptent sur vous !Affaire Epstein: Donald Trump visé par de nouveaux documents du FBIPrière dans le Bureau ovale Donald Trump accueille Messi à la Maison BlancheRuée vers les banques après un crash d'avionKanye West: persona non grata à MarseilleLe SMS n'a plus la coteFashion week à Paris: un designer de 9 ans crée la sensationParis: une fashion week pas comme les autresPlace aux Jeux Paralympiques !Italie: le défi de l'accessibilité paralympiqueLindsey Vonn, déjà à l'entraînement !Tous les vendredi et samedi vers 19h40 sur France 5, Amandine Bégot vous fait un point sur l'actualité du jour dans son “5 sur 5”.
Une semaine après le début du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, on constate la difficulté d'informer depuis l'Iran. Les Iraniens eux-mêmes ont accès à une information extrêmement verrouillée. Si l'une des cibles des frappes de la coalition israélo-américaine a été le siège de la radio-télévision d'État, ce n'est évidemment pas un hasard. Il s'agit d'empêcher la propagande iranienne de se déployer à plein régime auprès de la population alors même que, selon l'observatoire Netblocks, Internet ne fonctionne plus qu'à 1 % de sa capacité habituelle en Iran. Cela signifie qu'un black-out est imposé, et ce depuis les massacres de manifestants en décembre. Les journalistes indépendants en particulier ont le plus grand mal à se connecter et à photographier ou à filmer les lieux des bombardements. Leurs images peuvent être effacées, ils peuvent même être détenus si l'on juge qu'ils portent atteinte à la République islamique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les images artificielles saturent l'espace informationnel Peu de couverture médiatique de la guerre du point de vue iranien Il suffit de regarder la surface médiatique de Saviosh Ghazi, correspondant de RFI et de France 24 à Téhéran depuis 1998. Outre les médias du service public, il assure la correspondance des chaînes BFMTV et LCI, car il y a pour ces médias très peu de moyens de prendre le pouls de la population iranienne. C'est lui par exemple qui a annoncé, à la suite des médias officiels, le bombardement de l'école de filles de Minab, près du détroit d'Ormuz, qui a fait 168 morts selon l'Iran. Un bilan qui semble confirmé, des images d'une centaine de tombes creusées ayant pu être authentifiées, même si des médias de l'opposition iranienne ont prétendu à tort que c'était une manipulation médiatique. Les médias occidentaux peuvent aussi compter sur leur cellule de vérification, comme les « Observateurs » sur France 24, mais aussi sur les agences de presse. L'AFP dispose de cinq personnes sur place à Téhéran, ainsi que d'un desk Iran avec des experts à son siège parisien. À lire aussiTensions États-Unis-Iran: une opération de désinformation pro-iranienne est en cours sur TikTok Manipulations sur les réseaux sociaux ? On retrouve de la désinformation liée à la reprise d'images de jeux vidéo, par exemple, pour illustrer l'explosion qui a coulé une frégate iranienne. Mais on trouve aussi énormément de vidéos fabriquées par l'IA qui interviennent dans un espace où la modération s'est beaucoup étiolée. À tel point que le réseau X d'Elon Musk a dû suspendre son partage de revenus pour les images fabriquées sur le conflit qui se multipliaient. À lire aussiÉtats-Unis: la Maison Blanche puise dans les films d'action pour vanter les frappes en Iran À côté de cette désinformation, il y a aussi une mésinformation que l'on retrouve dans des médias comme CNews, mais aussi parfois LCI et BFMTV quand ils en viennent à épouser le point de vue israélien ou américain sans souci d'une information équilibrée et en donnant la vision d'une guerre juste, malgré les violations du droit international. À lire aussiEnquête de Forbidden Stories sur l'Iran: «Depuis 2021, le logiciel FindFace de reconnaissance faciale est utilisé dans le métro ou dans les rues»
Vendredi 16 Janvier 2026SCIENCES HUMAINESApocalypse Nerds - Comment les techno-fascistes ont pris le pouvoir | co-écrit par Nastasia Hadjadji et Olivier TesquetOlivier Tesquet en dialogue avec Allan KAVALÉditions DivergencesQuelque chose a basculé. Donald Trump a repris la Maison Blanche, mais dans son sillage, d'autres figures se sont installées dans l'ombre. Et si la Silicon Valley, longtemps perçue comme un bastion progressiste, était devenue le laboratoire d'une révolution autoritaire à l'échelle planétaires ? Nourris par d'obscurs penseurs étourdis de rêves fascistes ou monarchiques, des milliardaires de la tech appellent à la mort de l'État-nation et prophétisent la fin des démocraties libérales. Leur horizon politique : la sécession. Car la fin d'un monde, c'est surtout le commencement du leur. L'objectif de ces nerds de l'Apocalypses ? Imposer leur vision d'un futur privatisé, exclusif, fait d'enclaves libertariennes dirigées comme des entreprises. Bienvenue dans le Moyen-Âge du futur.Né en 1987, Olivier Tesquet est journaliste à Télérama. Depuis dix ans, il s'intéresse à la façon dont le technologie recompose notre environnement. Il a produit et animé l'émission Tout est numérique à l'été 2018 sur France Inter et a reçu le Prix SEPM-Relay de la meilleure enquête en 2019 pour son travail sur l'exportation de technologies de surveillance françaises vers la dictature égyptienne. Il est également l'auteur de Comprendre WikiLeaks (Max Milo, 2011) et coauteur de Dans la tête de Julian Assange(Actes Sud, 2020).
C dans l'air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?Au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les attaques sont de plus en plus nombreuses et violentes. Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah au Liban, où 700 000 Libanais sont désormais appelés à évacuer le sud du pays. L'armée israélienne progresse désormais au sol, tout en continuant, avec les États-Unis, les bombardements intensifs sur l'Iran, et bien au-delà. Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l'océan Indien. Selon le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, le bâtiment iranien est le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.Téhéran, de son côté, réplique par des salves de drones et de missiles contre Israël, des cibles américaines dans les pays du Golfe, mais aussi ce jeudi dans la région autonome du Kurdistan en Irak. Hier, la Maison-Blanche avait confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l'Irak, tout en démentant les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l'Iran pour susciter un soulèvement. Les gardiens de la révolution ont également assuré dans la journée qu'un missile iranien avait « touché » un pétrolier américain dans « le nord du golfe Persique ».Face à ces risques, l'option d'escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser « les voies maritimes essentielles ». Le président de la République a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, ainsi que l'acheminement de systèmes antimissiles et antidrones avec « une frégate équipée » à Chypre, pays membre de l'UE qui dispose de deux bases militaires britanniques. L'une d'elles a été ciblée dimanche par des drones quelques heures après que Keir Starmer, le Premier ministre travailliste, eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa guerre. Londres a assuré lundi que ses bases à Chypre ne seraient pas utilisées par les Américains. La présidence française a fait savoir, ce jeudi, que Paris, Rome et Athènes allaient « coordonner » l'envoi de moyens militaires pour défendre l'île.Alors pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Drones, missiles… combien de temps le régime des mollahs peut-il tenir ? La guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a vu son périmètre s'élargir considérablement, allant de l'Irak au large du Sri Lanka en passant par la Turquie et l'Azerbaïdjan, jusqu'où le conflit peut-il s'étendre ? Quelle est la stratégie américaine ? Nos journalistes ont interviewé John Bolton, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump.Experts : - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l'Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro
Jon Jones semble se diriger vers un choc contre Alex Pereira à la Maison Blanche.. 15€ offerts sur votre premier achat Whatnot via ce lien https://whatnot.pxf.io/JkzzRv ✌
Dans la guerre en Iran, dans un premier temps, les Européens ont d'abord essayé de présenter un front uni face à l'intervention américaine ou israélienne. Mais très vite, le front s'est fissuré. Pour Ruth Elkrief, c'est Donald Trump qui est responsable de cette fissure en recevant, entre autres, le chancelier allemand à la Maison Blanche. En même temps, il arrive à les ressouder, ajoute-t-elle. Avec la guerre en Iran, il y a quelques indicateurs économiques qui sont inquiétants. Mais Pascal Perri affirme que la crise est devenue pratiquement une situation normale. Il y a une tension sur le marché des hydrocarbures, mais l'ensemble de la communauté financière et boursière est relativement paisible, explique-t-il. Ismael Qaani, commandant de la Force Al-Qods chez les Gardiens de la révolution, est peut-être la taupe qui aurait pu renseigner Israël et les États-Unis. Sa survie miraculeuse à au moins trois frappes majeures défie toute probabilité statistique. Selon Abnousse Shalmani, la mollarchie, en 47 ans, a réussi à tellement se faire détester qu'elle a créé une armée de l'ombre, de l'intérieur, qui travaille avec le Mossad. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 04/03/2026 Guerre en Iran : Donald Trump a-t-il une stratégie ? “C'est la guerre d'Israël” : ce sont par ces mots que Tucker Carlson, l'une des voix les plus influentes de la sphère MAGA, a commencé son émission consacrée à la guerre menée par Donald Trump au Moyen-Orient. Le locataire de la Maison Blanche, qui avait fait campagne en brandissant le slogan “America First”, se retrouve lâché par une partie de sa base la plus radicale qui critique ce nouvel interventionnisme américain. Lors d'un échange avec la presse dans son bureau, aux côtés de Friedrich Merz, Donald Trump a balayé les critiques, évoquant même avoir "peut-être forcé la main d'Israël". L'opposition démocrate, elle, s'inquiète d'une guerre lancée sans l'autorisation du Congrès, et sans buts clairement définis. On en débat avec Anne-Lorraine Bujon, directrice de la rédaction de la revue “Esprit”, Corentin Sellin, professeur d'histoire, spécialiste des États-Unis et Marc Weitzmann, écrivain et journaliste. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 04/03/2026 Dissuasion nucléaire : la France prête à ouvrir son parapluie aux Européens ? Lundi 2 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la base de l'île Longue qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Le chef d'État a infléchi la doctrine nucléaire française en annonçant la mise en place d'une "dissuasion avancée" en collaboration avec certains pays européens offrant ainsi la "possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de dissuasion française". Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri, responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération, est notre invitée. Guerre en Iran : Donald Trump a-t-il une stratégie ? “C'est la guerre d'Israël” : ce sont par ces mots que Tucker Carlson, l'une des voix les plus influentes de la sphère MAGA, a commencé son émission consacrée à la guerre menée par Donald Trump au Moyen-Orient. Le locataire de la Maison Blanche, qui avait fait campagne en brandissant le slogan “America First”, se retrouve lâché par une partie de sa base la plus radicale qui critique ce nouvel interventionnisme américain. Lors d'un échange avec la presse dans son bureau, aux côtés de Friedrich Merz, Donald Trump a balayé les critiques, évoquant même avoir "peut-être forcé la main d'Israël". L'opposition démocrate, elle, s'inquiète d'une guerre lancée sans l'autorisation du Congrès, et sans buts clairement définis. On en débat avec Anne-Lorraine Bujon, directrice de la rédaction de la revue Esprit, Corentin Sellin, professeur d'histoire, spécialiste des États-Unis et Marc Weitzmann, écrivain et journaliste. Pour la première fois, le squelette de saint François d'Assise est exposé en Italie, l'occasion pour Xavier Mauduit de nous raconter son histoire. Marie Bonnisseau revient sur une théorie qui agite les réseaux complotistes : un faux Jim Carrey aurait assisté aux César à sa place. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales
C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales
durée : 00:03:25 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une installation détournant le célèbre Hollywood Walk of Fame est apparue dimanche 1er mars à proximité de la Maison Blanche. Baptisé « Walk of Shame », le dispositif affiche les noms de personnalités citées dans les dossiers Epstein, dont Bill Gates, Bill Clinton et le prince Andrew. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:25 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une installation détournant le célèbre Hollywood Walk of Fame est apparue dimanche 1er mars à proximité de la Maison Blanche. Baptisé « Walk of Shame », le dispositif affiche les noms de personnalités citées dans les dossiers Epstein, dont Bill Gates, Bill Clinton et le prince Andrew. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Trois jours après le déclenchement de l'opération « Fureur épique », l'administration Trump est toujours très attendue sur les justifications des frappes contre l'Iran. Les journaux s'interrogent sur les objectifs de Donald Trump en Iran. Car ceux-ci semblent changer de jour en jour. Il a d'abord été question d'éliminer la menace nucléaire iranienne, puis de faire tomber le régime des mollahs. Mais, cette idée semble désormais être abandonnée. Alors le Globe and Mail au Canada se pose la question : Donald Trump veut-il un changement de régime ou simplement « tondre le gazon », c'est-à-dire affaiblir l'adversaire ? Le quotidien prévient : « Tout comme l'herbe, la puissance militaire peut repousser. Tout comme l'herbe, il faudra peut-être la tondre à nouveau dans quelques mois ou quelques années ». Pour Politico, en tout cas, un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire décapiter le régime pour laisser s'installer un pouvoir plus coopératif, est difficilement envisageable. L'Iran n'est pas le Venezuela, avertit Politico. Il ne s'agit pas d'un pouvoir mafieux en place depuis un quart de siècle, mais d'une théocratie installée depuis cinq décennies. Et contrairement au Venezuela, et bien que Donald Trump ait affirmé le contraire dimanche (1er mars 2026), son administration n'a identifié aucun successeur à l'ayatollah Khamenei. Un pari à hauts risques La presse se penche également sur les conséquences politiques de ce conflit pour Donald Trump. C'est le cas du New York Times, pour qui le locataire de la Maison Blanche joue là son propre avenir politique, mais aussi celui de son parti. Car même si sa base semble le soutenir pour l'instant, certains de ses alliés disent craindre en privé que les coûts de cette guerre soient plus élevés que les gains. Cela, relève le New York Times, risque de placer les candidats républicains aux élections de mi-mandat dans une position délicate si le conflit tourne mal ou si l'Iran sombre dans le chaos. Devront-ils continuer à soutenir leur chef ou, au contraire, prendre leurs distances ? Aux États-Unis, toujours, le couple Clinton a été entendu vendredi (27 février 2026) à huis-clos, et sous serment, par une commission de la Chambre des représentants sur ses liens avec le milliardaire pédocriminel. Les vidéos de ces auditions ont été rendues publiques hier (2 mars). Deux vidéos de chacune un peu plus de quatre heures et demie, et dont la presse propose un condensé. C'est le cas de Politico, qui liste les plus grandes révélations de ces dépositions. C'est du moins comme ça qu'il le titre. On y apprend notamment comment l'ex-président a rencontré Epstein – c'était en 2001 ou 2002, à bord de l'avion du financier. On y lit aussi que Bill Clinton ne savait rien des activités sexuelles de l'entourage d'Epstein. Les femmes qu'il a croisées dans le jet du milliardaire ? Il pensait qu'il s'agissait simplement d'hôtesses de l'air. À Cuba, Granma frappé par la crise À Cuba, Granma, le journal officiel, ne paraîtra désormais qu'une fois par semaine. Dernier symptôme d'un pays au bord de l'asphyxie. « L'agonie de Granma, porte-voix d'un régime acculé par la crise », titre ainsi 14ymedio. « Avec ses quelques pages et ses titres triomphalistes, écrit le site d'information, le principal média de propagande du régime cubain est la victime la plus récente de la crise énergétique qui frappe l'île. Mais sa coupure, plus qu'une perte d'informations, est le signe de la fin d'un modèle d'endoctrinement », poursuit 14ymedio qui nous conduit dans un pays où les journaux servent de couvertures aux sans-abris, et où les étudiants en journalisme sont privés de cours à cause des coupures de courant. Sur le site d'El Estornudo, enfin, vous lirez le portrait de celui avec qui Washington pourrait bien négocier l'avenir du régime cubain. Il s'appelle Raul Guillermo Rodriguez Castro. Mais en raison d'une malformation à la main, on le surnomme « le Crabe ». C'est le petit-fils de l'ex-président Raul Castro. Son préféré. Et c'est celui sur qui le secrétaire d'État états-unien Marco Rubio aurait jeté son dévolu. « L'avenir de Cuba entre les pinces du Crabe », c'est donc à lire sur le site d'El Estornudo. Haïti face aux défis climatiques En Haïti, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales veut des « réponses structurées » pour renforcer la prévention face aux défis climatiques. « Les autorités insistent sur le rôle des collectivités territoriales dans le contrôle de l'urbanisation, la protection des zones à risques et la sensibilisation des communautés, tout en appelant au renforcement des équipements, de la formation et des systèmes d'alerte. Des engagements récurrents mais qui peinent à se concrétiser alors que les inondations meurtrières la semaine dernière dans le nord rappellent l'urgence d'agir », remarque Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Sur Alterpresse, le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l'Occupation d'Haïti estime, dans une tribune, que depuis que le pouvoir a été transmis uniquement à Alix Didier Fils-Aimé, la police a changé d'attitude et qu'elle interviendrait moins efficacement sur le terrain. Il dénonce une instrumentalisation de la violence à des fins politiques. « Delmas connaît depuis le début de l'année une recrudescence des enlèvements, y compris impliquant des policiers », relève Gotson Pierre. C'est un événement très important pour les peuples indigènes de Méso-Amérique : les dix ans de l'assassinat, au Honduras, de la militante environnementale indigène Berta Caceres. Des rassemblements sont prévus toute la semaine, dans les communautés indigènes du Guatemala, de Salvador, du Costa Rica ou encore du Mexique pour rendre hommage à cette militante indigène hondurienne, lauréate du prix Goldman pour l'environnement. Berta Cáceresa a été assassinée par balle, dans la nuit du 2 au 3 mars 2016, dans sa maison. Elle était à la tête d'un mouvement qui s'opposait à la construction de plusieurs barrages hydroélectriques sur les fleuves du centre du Honduras. Dix ans après sa mort, elle incarne toujours cette lutte : celle pour la défense des terres, des rivières face à l'extraction intensive des ressources naturelles. Un dossier de notre correspondante à Tegucigalpa, Marie Griffon.
Donald Trump a déclaré mardi que l'Iran allait "attaquer en premier" et qu'il avait "peut-être forcé la main d'Israël" pour lancer l'opération militaire contre Téhéran. "Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu'ils (l'Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j'ai peut-être forcé la main d'Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts", a affirmé le président américain dans le Bureau ovale de la Maison Blanche aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité: Bruno Giussani. Nous utilisons tous les jours, et même toutes les heures, des outils américains. Téléphones portables, réseaux sociaux, logiciels de bureau, applications: une majorité de ces technologies vient des Etats-Unis. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a mis au jour notre dépendance envers les multinationales de la Tech américaine. Et sa fragilité. Quel prix payons-nous pour ce manque dʹautonomie? Devrons-nous viser davantage de souveraineté numérique? Tribu reçoit Bruno Giussani, journaliste, ancien directeur européen des conférences TED et auteur de Moins d'Amérique dans nos vies, chez Georg Éditeur, ainsi que d'un Manuel de résistance à l'emprise technologique, aux Éditions des Équateurs.
C dans l'air du 26 février 2026 - Affaire Epstein : la parole est aux ClintonUne audition très attendue outre-Atlantique. Hillary et Bill Clinton, président des Etats-Unis de 1993 à 2001, vont être entendus aujourd'hui et demain par la commission d'enquête parlementaire américaine sur l'affaire Epstein. Le nom de l'ancien président démocrate est cité à plus de 2 000 reprises dans le dossier, même si ce dernier assure n'avoir jamais eu connaissance des agissements du pédocriminel, dont le scandale éclabousse bien au-delà des États-Unis. Les époux Clinton seront interrogés séparément et à huis clos, d'abord Hillary ce jeudi après-midi, puis son époux, vendredi. Les Clinton ont tout essayé pour se soustraire à cette audition, accusant le président républicain de la commission d'enquête de vouloir créer une diversion pour faire gagner du temps à Donald Trump, qui rechigne à faire toute la lumière sur ce scandale. Mais la publication par la Maison Blanche de nombreuses photos montrant Bill Clinton et l'homme d'affaires, ou sa compagne Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison pour trafic sexuel, soulèvent de nombreuses questions sur la crédibilité de l'ancien président. Bien au-delà de Washington, le scandale Epstein résonne en Europe, et notamment au Royaume-Uni où il a déjà fait deux victimes. Huitième membre dans l'ordre de succession de la famille royale, Andrew Mountbatten-Windsor a été déchu de ses titres royaux, depuis la révélation de sa proximité avec le pédocriminel américain. Le fils préféré d'Elizabeth II aurait partagé des documents confidentiels avec Jeffrey Epstein, lorsqu'il était envoyé spécial du gouvernement pour le commerce entre 2001 et 2011, ce qui a mené à l'ouverture d'une enquête par la police de Thames Valley. "Le roi a fait clairement savoir (…) sa profonde préoccupation par rapport aux allégations [récemment] révélées sur la conduite de M. Mountbatten-Windsor", a déclaré un porte-parole de Buckingham Palace le 9 février. Mais que savait-il vraiment ? Andrew a-t-il été protégé par la famille royale ? Les révélations en cascades concernant l'homme d'affaires américain touchent aussi Peter Mandelson, ambassadeur à Washington jusqu'en 2024. Cette ex-figure du parti travailliste a d'ailleurs été auditionnée en garde à vue mais laissée libre à l'issue de celle-ci, tandis que le scandale menace désormais d'éclabousser aussi le Premier ministre Keir Starmer. En France, c'est la famille Lang qui fait les frais de l'affaire Epstein. Dans une enquête publiée la semaine dernière dans Le Monde, Raphaëlle Bacqué et Ivanne Trippenbach racontent les liens qu'a tissés l'ancien ministre de la Culture et figure du parti socialiste avec Jeffrey Epstein. Au-delà de la correspondance et des dîners dans l'appartement familial des Lang, Caroline, leur fille aînée, avait fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore domiciliée aux îles Vierges américaines. Cette société fait désormais l'objet d'une enquête par le Parquet national financier (PNF) pour Blanchiment de fraude fiscale. Jack Lang, qui a démissionné de son poste de directeur de l'Institut du monde arabe, dit n'avoir "rien à cacher". L'audition des Clinton peut-elle faire basculer l'affaire Epstein ? Pourquoi le Premier ministre britannique est-il menacé par les révélations sur le prince Andrew et son ancien ambassadeur Peter Mandelson ? Et quelle relation la famille Lang a-t-elle entretenue avec l'homme d'affaires américain ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Valérie CANTIÉ - Journaliste à l'agence de vérification - Radio France - Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Philip TURLE - Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24
Figure de la répression sous Nicolas Maduro, Tarek William Saab a démissionné mercredi 25 février 2026. Dans les articles que la presse vénézuélienne consacre à Tarek William Saab, aucune allusion à ses tatouages. Pas grand-chose non plus sur de supposés talents d'écrivain et de poète. Mais beaucoup sur son rôle au sein de l'appareil répressif vénézuélien. « Le procureur de l'impunité et de la répression », titre Runrun. Le site d'information présente sa démission comme un coup dur pour le régime, dont Tarek William Saab était l'un des visages les plus importants. « Pendant près d'une décennie, écrit Runrun, Tarek William Saab a été la voix chargée de “rendre justice” sur les réseaux sociaux et les rares médias encore existants. Il y a annoncé des arrestations, des complots et des projets d'assassinats déjoués contre des responsables de l'État ». « Saab, poursuit Runrun, a défendu le gouvernement contre les rapports internationaux qui accusaient l'État de tortures, de disparitions forcées, d'exécutions extrajudiciaires et d'autres crimes considérés comme des crimes contre l'humanité. » Mais Runrun rappelle que Tarek William Saab n'a pas été seulement l'avocat du régime. Il a été aussi un acteur majeur de la répression, en refusant d'enquêter sur les accusations de torture et en utilisant l'appareil judiciaire pour persécuter les opposants. « Saab se retire du ministère public en l'ayant transformé en instrument de persécution politique », ajoute TalCual, qui souligne que sous son mandat, le Venezuela est devenu le premier pays de la région à faire l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale. Les derniers jours de Maduro au pouvoir Toujours au sujet du Venezuela, le New York Times revient sur les derniers jours de Nicolas Maduro au pouvoir, dans un long récit pour lequel le quotidien new yorkais s'est appuyé sur des entretiens avec une douzaine de hauts fonctionnaires, amis et alliés du président déchu. Des témoignages confirmés par d'autres, de proches de Donald Trump et de Delcy Rodriguez, l'actuelle président par intérim vénézuélienne. Il est notamment question d'un échange téléphonique entre Nicolas Maduro et le locataire de la Maison Blanche. C'était le 21 novembre 2025. Une conversation de 5 à 10 minutes, apparemment cordiale, qui a précipité la chute du dirigeant vénézuélien sans que celui-ci s'en doute. « À la fin de l'année 2025, raconte ainsi le New York Times, le président Nicolas Maduro semblait étonnamment détendu ». Alors qu'une armada états-unienne se trouvait au large des côtes de son pays, et que le plan pour sa capture était déjà élaboré, Nicolas Maduro réveillonnait avec ses proches en écoutant des chants de Noël. Washington l'avait menacé d'intervenir militairement s'il ne démissionnait pas. Il se savait espionné. Mais il était persuadé que l'administration Trump n'oserait pas attaquer Caracas et qu'il avait encore le temps de négocier un accord pour rester au pouvoir, ou quitter ses fonctions lorsqu'il le déciderait. « Sa mauvaise interprétation des intentions de l'administration Trump, écrit le New York Times, a eu de profondes conséquences : elle a donné lieu à la première attaque étrangère sur le sol vénézuélien depuis plus d'un siècle, a conduit Nicolas Maduro et sa femme dans une prison de Brooklyn et a changé le cours de l'histoire de son pays. » Record de départs des États-Unis Les États-Unis recensent un nombre record de départs. Il ne s'agit pas ici de départs forcés, ceux provoqués par la campagne d'expulsion massive de l'administration. Non, ce dont il est question dans le Wall Street Journal, ce sont ceux de citoyens états-uniens qui partent s'installer à l'étranger pour étudier, télétravailler ou passer leur retraite. Des citoyens effrayés par la politique de l'administration Trump ou attirés par une vie plus abordable, qu'on trouve désormais à Lisbonne, à Dublin, au Mexique et même en Albanie... En 2025, les États-Unis ont ainsi été confrontés à une situation inédite : pour la première fois depuis la Grande Dépression, il y a eu plus de départs que d'arrivées. Pour le Wall Street Journal, un constat s'impose : pour certains citoyens des États-Unis, le nouveau rêve américain est de ne plus y vivre. En Haïti, Le Nouvelliste s'est entretenu avec le Premier ministre. Un entretien dans lequel Alix Didier Fils-Aimé explique que son mandat n'est pas sans limite. Le chef du gouvernement haïtien a, par ailleurs, participé cette semaine à la 50è réunion des chefs de gouvernement de la Caricom. C'est sa première sortie internationale depuis qu'il est devenu le seul responsable à la tête de l'État. Entretien avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Au Chili, le véganisme, cette alimentation qui exclut les produits d'origine animale, gagne peu à peu du terrain. La capitale Santiago se classe d'ailleurs comme la seconde ville d'Amérique latine où l'on trouve le plus de restaurants, d'épiceries et de produits véganes, juste derrière São Paulo, mais devant Buenos Aires et la ville de México. Et même si pendant un temps ça a peut-être été un effet d'une mode, le véganisme convainc de plus en plus de Chiliens, surtout les jeunes. Reportage à Santiago de notre correspondante Naïla Derroisné.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Dans son discours sur l'état de l'Union, Donald Trump a prétendu que l'économie des États-Unis était désormais « plus rugissante que jamais ». La réalité ne confirme pas, mais l'écart justifie la fuite en avant autoritaire du maître de la Maison-Blanche. Un article de Romaric Godin publié mercredi 25 février et lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 25 février 2026 - Trump fait le show, l'Amérique douteUn exercice d'autosatisfaction historiquement long : 1h47. Pour son traditionnel discours sur l'état de l'Union, Donald Trump y est allé avec la vision caricaturale qu'on lui connaît, se targuant d'avoir accompli en un an « une transformation sans précédent » de son pays, essaimant au passages de féroces critiques envers le camp démocrate. « Notre pays est de retour (…) L'inflation chute, les revenus augmentent vite, l'économie est florissante comme elle ne l'a jamais été », s'est-il vanté. Et peu importe si la Cour suprême a censuré quelques jours plus tôt une grande partie de ses droits de douane, faisant planer le risque d'un remboursement d'environ 133 milliards de dollars aux importateurs surtaxés. Ses juges seraient des « idiots », des « caniches » au service de la gauche « radicale ». Mais une majorité des Américains en croient plus en ces fanfaronnades : près de 60 % d'entre eux désapprouvent la façon dont le locataire de la Maison Blanche mène la politique économique du pays. La croissance de 2,2 % en 2025 est jugée satisfaisante, mais elle reste en deçà des 2,8 % en 2024, et bien loin des promesses de Donald Trump. Quant à l'inflation, qui pèse sur les ménages, elle reste élevée, à 2,4 %. Donald Trump s'est longuement félicité de sa politique anti-migratoire assurant que la frontière n'avait « jamais été aussi sûre », malgré la mort de deux Américains lors d'opérations de l'ICE en début d'année. Lorsqu'il a fait applaudir sa politique de lutte contre l'immigration illégale, accusant les élus démocrates comme pour le reste d'un bilan désastreux, ceux qui étaient assis face à lui ne se sont pas levés. Signe de la tension politique qui parcouraient la salle, l'élu afro américain Al Green, a même brandi une pancarte indiquant « Les Noirs ne sont pas des singes », en référence à une vidéo postée par le président américain sur Truth Social montrant les visages de Barack et Michelle Obama sur des corps de primates, avant de se faire expulser de l'assemblée. L'autre dossier sur lequel Donald Tump était attendu n'était autre que la menace iranienne, huit mois après les bombardements américains sur les centrales nucléaires du régime islamique. Le locataire de la Maison Blanche a accusé Téhéran d'avoir « développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et [les] bases [militaires américaines] » et de chercher « à construire des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis ». Ces dernières semaines, le président américain a d'ailleurs massé ses troupes dans le Golfe persique, laissant craindre une nouvelle attaque. « Nous sommes en négociations avec eux. Ils veulent conclure un accord, mais nous n'avons pas encore entendu ces mots-clés : “Nous n'aurons jamais l'arme nucléaire” », a conclu le président américain. La situation économique des Etats-Unis s'est-elle vraiment améliorée sous Donald Trump, comme il le prétend ? Jusqu'où ira le président américain dans sa politique migratoire ? Et quelles sont les intentions de Donald Trump avec l'Iran ?Experts :- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur - Les Jours - Amy GREENE - Enseignante-chercheur à Sciences Po Paris, spécialiste de la vie politique américaine et de la politique étrangère - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN - Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, auteur de « La guerre des mondes »
durée : 00:12:14 - L'invité d'un jour dans le monde - Dans son discours sur l'état de l'Union prononcé hier soir au Congrès, Donald Trump a vanté l'efficacité de sa politique économique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais derrière les superlatifs, quel est le bilan réel ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 23 février 2026 : Trump et la Cour Suprême : stupeur et tremblementsDonald Trump désavoué. La Cour suprême des Etats-Unis a retoqué vendredi dernier une grande partie des droits de douane instaurés par le président américain, jugeant que l'« urgence économique » invoquée pour se passer de l'aval préalable du Congrès n'était pas avérée. L'agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) va donc suspendre à compter de ce mardi la perception de ces droits de douane. A la suite du revers infligé par la Cour suprême, Donald Trump a déjà riposté en décrétant une nouvelle taxe douanière mondiale de 15% censée entrer en vigueur ce mardi pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles. Le Parlement européen, de son côté, a aussitôt pris la décision de suspendre la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, dans l'attente d'« éclaircissements » de Washington. Dans ce climat de tension politique aux Etats-Unis, le Président des Etats-Unis est également pris pour cible. Un jeune homme muni d'un fusil et d'un bidon d'essence s'est introduit tôt dimanche à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Donald Trump était absent au moment des faits. Donald Trump avait déjà été l'objet de deux tentatives d'assassinat lors de la dernière campagne présidentielle. En juillet 2024, il avait été visé par un tir et touché à l'oreille lors d'un meeting en Pennsylvanie, l''image avait fait le tour du monde. Deux mois plus tard, le républicain subissait une autre tentative d'assassinat sur un parcours de golf en Floride. Le Président américain devrait tout de même se réjouir d'une élimination très attendue. Le Mexique est actuellement secoué par une vague de violences après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef de l'un des plus gros cartels de la drogue lors d'une opération militaire réalisée avec le soutien des Etats-Unis. La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le gouvernement américain avait fourni un soutien en matière de renseignement pour l'opération. Le trafiquant avait été inculpé à plusieurs reprises aux États-Unis pour trafic de drogue, notamment pour des accusations liées à la fabrication et à l'exportation de méthamphétamine, de cocaïne et de fentanyl vers le territoire américain. Quelles seront les répercussions économiques après l'annonce de nouvelles surtaxes par Donald Trump ? L'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis est-il fragilisé ? La mort du trafiquant « El Mencho » marque-t-elle un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue aux Etats-Unis ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Kethevane GORJESTANI - Journaliste Franco-américaine France 24 - Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L'Usine Nouvelle
durée : 00:52:05 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - Autour de Donald Trump gravite une nébuleuse d'intellectuels et d'entrepreneurs qui entendent dépasser la démocratie libérale. Qui sont les néoréactionnaires ? Quelle est leur influence réelle à la Maison Blanche ? - réalisation : Alexandra Malka - invités : Laure Mandeville Journaliste au Figaro; Arnaud Miranda docteur en théorie politique et chercheur associé au CEVIPOF
C dans l'air l'invité du 20 février 2026 avec Arnaud Miranda, docteur en théorie politique associé au CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences, est notre invité ce soir.Il vient de publier "Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire", aux éditions Gallimard dans la nouvelle collection Bibliothèque de Géopolitique dirigée par le Grand Continent.Peter Thiel, Curtis Yarvin, Nick Land... Ces trois penseurs sont peu connus du grand public et pourtant ils appartiennent à un mouvement intellectuel particulièrement influent auprès de Donald Trump depuis son retour au pouvoir : la "néoréaction". Ces idéologues de droite radicale inspirent au Président des Etats-Unis ses projets les plus sombres comme ce fut le cas de Yarvin avec sa "Riviera du Moyen-Orient". Ce dernier a également théorisé la nécessité d'un coup d'Etat monarchique pour mettre fin à la démocratie.Peter Thiel a quant à lui été l'un des premiers entrepreneurs de la Silicon Valley à soutenir Trump et est désormais très proche de J.D. Vance, vice-président des États-Unis et potentiel successeur de Donald Trump à la Maison Blanche.
[Rediffusion] L'actualité de la semaine qui a retenu l'attention de La Loupe, c'est le déploiement de la garde nationale américaine à Los Angeles, face aux manifestations contre les expulsions de sans-papiers. Et cela, sans l'avis du gouverneur de l'Etat de Californie. Donald Trump est même prêt à déclarer l'état d'urgence nationale. Ce recours à un pouvoir exceptionnel est devenu une habitude depuis le retour du républicain à la Maison-Blanche, comme nous l'explique Hélène Vissière, correspondante de L'Express aux Etats-Unis.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Solène AlifatEcriture : Charlotte BarisMontage et réalisation : Sebastien SalisCrédits : CBS News Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard. Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques. Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques. La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale. Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis un an qu'il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs. Particulièrement maltraitée, l'Europe n'en finit pas de subir les foucades du président des États-Unis qui lui fait comprendre qu'une ère nouvelle s'est ouverte, celle d'une reconfiguration idéologique transatlantique. Ainsi, se pose le problème fondamental pour les Européens d'assurer leur propre sécurité, ce qui est un vieux débat mais n'en constitue pas moins un schisme transatlantique. Les rapports de force mondiaux se modifient en profondeur. La rivalité de puissance est bien là entre les États-Unis et la Chine. Au-delà, l'élément de transformation géopolitique majeur est le numérique et cette fuite en avant technologique qu'impose au monde la Silicon Valley. Invité : Thomas Gomart, historien, directeur de l'Institut Français des Relations Internationales. « Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux », éditions Tallandier.
C dans l'air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!À partir de ce vendredi, et jusqu'à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L'alliance transatlantique vient de lancer sa mission d'« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l'île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l'une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique.« Si quelqu'un pense ici que l'Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l'Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d'une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X. La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s'entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion. Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d'une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l'OTAN- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l'université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense
En Haïti, l'Unicef estime que les enrôlements d'enfants par les gangs ont triplé en un an et qu'aujourd'hui, les moins de 18 ans représenteraient jusqu'à la moitié de leurs membres. Plus de 80% de Port-au-Prince sont aux mains des gangs. Mais qui compose ces groupes criminels ? Comment sont-ils recrutés ? Et peuvent-ils en sortir ? D'après les chiffres de l'Unicef, 30 à 50 % d'entre eux ont moins de 18 ans. Ils sont donc des milliers à avoir été recrutés de force. Et seule une poignée d'entre eux parvient parfois à en sortir. Dans la capitale, un « centre de transit » pour enfants et adolescents les accompagne pour les aider à se réinsérer dans la société haïtienne. Un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. Au-delà de ces enfants qui échappent aux gangs, les autres ne sont pas non plus épargnés par les violences. Au contraire. Beaucoup sont traumatisés, non seulement par les groupes criminels mais aussi par la police. C'est ce qu'explique Patrick Joseph, qui œuvre en tant que travailleur social dans plusieurs quartiers sous contrôle des gangs. Il a déménagé avec sa famille à quatre reprises ces dernières années. « Ce qui est difficile, c'est de se réveiller le matin sans savoir à quoi s'attendre ni ce que l'enfant va voir sur le chemin. Un jour, mon fils a vu trois, quatre cadavres sur la route de l'école. Quand je suis allé le chercher, il m'a demandé si l'on avait retiré les corps qu'il avait vus par terre », raconte Patrick Joseph au micro de RFI. La question de la police haïtienne est justement abordée par Le Nouvelliste, qui appelle à se pencher sur son fonctionnement. Il faut sauver son âme pour sauver la République, estime le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Le Nouvelliste nous parle aussi de la volonté de la mairie de Delmas de détruire les constructions illégales qui empiètent sur les trottoirs. Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump La presse du continent nous conduit aussi aux États-Unis, où Donald Trump vient d'enregistrer une nouvelle défaite sur le terrain judiciaire. Un grand jury de Washington a refusé mardi (10 février 2026) d'inculper six élus démocrates, deux sénateurs et quatre membres de la Chambre qui, en novembre 2025, avaient appelé l'armée à désobéir « aux ordres illégaux ». Cela avait déclenché la fureur de Donald Trump qui les avait accusés sur son réseau Truth Social de trahison, et réclamé la peine de mort. Et aux États-Unis, aujourd'hui, quand le président ordonne, le ministère de la Justice exécute. « De nos jours, écrit le Washington Post, personne au ministère de la Justice n'a la réputation ou le courage de dissuader efficacement le président de donner des ordres contre-productifs ou illégaux. C'est pourquoi les procureurs ont tenté de faire ce que Trump leur demandait. » Le FBI a commencé à enquêter. Le bureau du procureur de Washington a tenté de faire inculper les six élus. Il a affirmé qu'ils avaient enfreint une loi interdisant toute atteinte à la loyauté, au moral ou à la discipline des forces armées. Sauf qu'une telle loi, estime le Washington Post, « violerait évidemment le Premier Amendement », celui sur la liberté d'expression, « si elle criminalisait les discours politiques exhortant les membres de l'armée à respecter la loi ». « La provocation politique n'est pas un crime, rappelle le quotidien. Les membres du Congrès doivent pouvoir critiquer l'utilisation de l'armée par le pouvoir exécutif. ». Échec donc. Ce n'est pas la première fois qu'un grand jury rejette une telle demande d'inculpation. C'est même de plus en plus fréquent depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. C'est ce que relève le New York Times. Pourtant, rappelle le quotidien, ces jurys composés de citoyens ordinaires étaient jusque-là plutôt connus pour suivre les demandes des procureurs. Ou, comme l'écrit ironiquement The Nation, pour leur capacité à « inculper un sandwich au jambon ». Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, titre l'hebdomadaire, « les grands jurys sauvent la démocratie ». Car avant l'épisode de mardi, d'autres grands jurys locaux ont refusé d'inculper la procureure générale de New York ou des citoyens surveillant les opérations de l'ICE à Chicago. Au Venezuela, le pari d'Harry Sargeant et l'espoir d'une jeune femme En visite au Venezuela, le ministre états-unien de l'Énergie Chris Wright a promis une « hausse spectaculaire » de la production de pétrole. Cela ferait bien les affaires du magnat de l'Énergie Harry Sargeant, qui lorgne depuis des années sur les réserves du pays et qui est donc en passe de remporter son pari. Le Wall Street Journal consacre un long portrait à ce milliardaire de 68 ans qui, avant le raid du 3 janvier conduisant à l'enlèvement de Nicolas Maduro, était le seul à faire régulièrement la navette entre la résidence floridienne de Donald Trump et le palais présidentiel vénézuélien. Au point que le président déchu le surnommait affectueusement « abuelo » - « grand-père ». Au point aussi que l'activiste vénézuélien Thor Halvorssen le qualifie de « super-méchant » qui donne la priorité à son profit personnel. Toujours au Venezuela, le Parlement doit adopter ce jeudi (12 février 2026) une loi d'amnistie historique. Cela redonne de l'espoir à Angel Gomez. Elle se souvient de ce matin du 15 avril 2022, où elle avait regardé sa mère se préparer pour aller au travail. Ses bottes bien lustrées, cet insigne de la police municipale de Zamora cousu sur la manche de son uniforme. Elle pensait assister à ce moment où sa mère se transforme en super-héroïne pour affronter sa journée. C'était en fait le début d'un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Et que nous raconte TalCual. La mère d'Angel Gomez a été inculpée notamment d'abus de pouvoir et de corruption. Treize chefs d'accusation au total, en lien avec une sombre affaire d'expropriation ordonnée par le maire de Zamora et de lutte politique. Quatre ans, donc, pendant lesquels Angel Gomez s'est tue par peur des représailles. Jusqu'au 8 janvier 2026, lorsque le président de l'Assemblée nationale a promis la libération des prisonniers politiques. Alors Angel Gomez a pris son téléphone pour raconter son histoire sur les réseaux sociaux. C'était à son tour de sauver sa super-héroïne. Aujourd'hui, à l'heure où l'Assemblée s'apprête à voter, elle se prend donc à rêver.
C dans l'air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahsAvec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l'aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l'Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s'être mis d'accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?Nos experts : - Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l'Iran- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France Télévisions
C dans l'air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahsAvec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l'aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l'Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s'être mis d'accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?Nos experts : - Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l'Iran- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France Télévisions
C dans l'air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lentTrois millions de pages supplémentaires du dossier, dont plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. C'est la dernière réplique du séisme Jeffrey Epstein, qui secoue les États-Unis et fragilise Donald Trump. Le nom du président des États-Unis apparaît plus de 3 000 fois dans la dernière salve de documents publiée vendredi dernier par le ministère de la Justice américaine, notamment dans une plainte pour viol sur une mineure de 13 ans.Le FBI a pris ses distances avec ces révélations, indiquant que tous les éléments du dossier Epstein doivent être rendus publics, qu'ils soient vérifiés ou non. Dans un communiqué repris par nos confrères de CNN, la Maison-Blanche a expliqué que « ce dossier peut contenir des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère […] Certains documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l'élection de 2020 ».Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a également réaffirmé dimanche sur CNN n'avoir trouvé « aucun élément susceptible d'engager des poursuites », même si les documents renferment des contenus jugés « troublants ». Les nombreuses mentions du président Donald Trump relèveraient pour l'essentiel de « signalements anonymes » ou « invérifiables », insuffisants au regard des standards judiciaires. « Le monde entier peut regarder et voir si nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré.Sur les plateaux de télévision et dans les rédactions, les journalistes tentent de démêler le vrai du faux dans la dernière salve de documents du dossier du prédateur sexuel, mort en prison en 2019. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et de l'économie.Outre le président américain Donald Trump, sont cités Melania Trump, le ministre du Commerce américain Howard Lutnick, mais aussi Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk, le prince déchu Andrew, frère du roi Charles III, Casey Wasserman, président du comité des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, la famille Lang ou encore l'ancien président Bill Clinton.Des millions de documents ont été révélés, et l'administration Trump, sous le feu des critiques, est accusée de ralentir la divulgation de documents pourtant votée par le Congrès et de caviarder de nombreuses pièces.Ro Khanna, l'élu démocrate de Californie à l'initiative de la loi obligeant le ministère de la Justice à publier l'intégralité du dossier Epstein, a déclaré dimanche sur NBC News que la dernière livraison n'était toujours « pas suffisante ». « Si nous n'obtenons pas les dossiers restants, alors Thomas Massie [élu républicain du Kentucky] et moi-même sommes prêts à entamer une procédure de destitution ou d'outrage » contre la procureure générale Pam Bondi, a-t-il menacé. Par ailleurs, a-t-il insisté, les hommes dont les noms figurent dans les dossiers devraient a minima faire l'objet d'un « examen approfondi », à défaut de poursuites.Alors, que nous apprennent les nouveaux documents publiés du dossier Epstein ? Cette affaire peut-elle faire vaciller Donald Trump à dix mois des midterms ? Pourquoi le couple Clinton est-il accusé d'« entrave » au Congrès américain ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - The Daily Telegraph - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « L'art de trumper »- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine - Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24
C dans l'air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier EpsteinC'est un feuilleton qui n'a pas fini de passionner les États-Unis. Le numéro deux du ministère de la justice américain, Todd Blanche, a annoncé vendredi la publication de « plus de 3 millions de pages » supplémentaires « du dossier Epstein », dont « plus de 2 000 vidéos et 180 000 images ». La publication s'inscrit dans une loi votée par le Congrès qui force le gouvernement à publier le dossier, malgré la réticence de Donald Trump, ancien ami du sulfureux homme d'affaire newyorkais, décédé en prison. Ces derniers mois, le président américain, qui avait promis de faire la lumière sur le scandale, n'a cessé de changer de position. D'abord favorable à la publication, il s'est ensuite rétracté, allant jusqu'à menacer sa ministre de la justice Pam Bondi, qui prenait le dossier un peu trop à cœur.Sur le plan International, Donald Trump continue de mettre la pression sur l'Iran après la répression sanglante des manifestations contre le régime islamique. Le président américain applique sa méthode préférée : mettre la pression sur son adversaire pour le pousser à la négociation. Après avoir annoncé cette semaine l'envoi d'une "énorme armada" dans le Golfe persique, le locataire de la Maison Blanche a assuré vendredi que l'Iran « veut conclure un accord » avec les Etats-Unis. Washington veut notamment pousser Téhéran à abandonner son programme d'enrichissement d'uranium, un sujet hautement sensible.Autre inquiétude pour Donald Trump, l'inflation qui stagne à 2,7 %, bien au-dessus de la cible des 2 % fixée par la Réserve fédérale américaine. Son président, Jerome Powell, est d'ailleurs régulièrement ciblé par la Maison Blanche qui lui reproche de ne pas faire baisser les taux directeurs. Malgré trois baisses d'un quart de point fin 2025, les prix de l'énergie se sont envolés sur les douze derniers mois : + 6,7 % pour l'électricité et 10,8 % pour le gaz. En plus de cette hausse des prix, Donald Trump doit gérer les émeutes contre ICE à Minneapolis, où deux Américains ont été tués par des agents de police ces dernières semaines. Plusieurs milliers d'Américains ont manifesté hier, à Minneapolis, pour protester contre la violence des opérations.Que contiennent les nouveaux documents publiés par la Maison Blanche sur l'affaire Epstein ? Pourquoi l'inflation américaine est devenue une inquiétude majeure pour Donald Trump ? Et le président peut-il faire céder l'Iran ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l'Observatoire)- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l'Institut Montaigne
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