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Chez les Kennedy, on connaît les grands rôles, JFK, Bobby, Ted, John‑John… On connaît les drames de Dallas, de l'Ambassador Hotel, de Martha's Vineyard… Mais derrière ces images en noir et blanc pour la plupart, il y a une autre génération, moins célèbre, qui n'a jamais approché la Maison‑Blanche mais qui vit pourtant avec la même ombre au‑dessus de la tête : celle d'une famille que le monde entier dit “maudite” depuis plus de soixante ans. D'autant que cette nouvelle génération a elle aussi ses drames, entre noyades, overdoses, et maladies fulgurantes. Dans ce troisième et dernier épisode de notre mini-série consacrée à la légende noire des Kennedy, j'ai eu envie de m'interroger sur ce qu'il en reste, en réalité. Et de poser des questions plus intimes : qu'est‑ce que ça fait, concrètement, de naître dans cette famille‑là ? Comment on vieillit, comment on prend la mer ou l'avion, comment on élève ses enfants en sachant qu'ils porteront ce nom ? Est‑ce que le mot “malédiction” peut expliquer leurs drames, ou est‑ce qu'il finit par en fabriquer d'autres ? Au micro de Scandales se succèdent :la romancière Stéphanie Des Horts, auteure de Carolyn et Johnla journaliste britannique Maureen Callahan, auteure de Ask Notl'historienne spécialiste de la politique américaine Barbara Perryl'historien spécialiste des États-Unis Thomas Snégaroff Scandales est un podcast de Madame Figaro, écrit et présenté par Marion Galy-Ramounot, et produit par Lucile Rousseau-Garcia. Camille Lamblaut a été chargée d'enquête. Océane Ciuni est la responsable éditoriale de Scandales, un podcast produit par Louie Créative, l'agence de contenus audios de Louie MédiaHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Originaire de Saint-Lô en Normandie, Audrey Lefèvre s'est installée il y a quelques années aux Etats-Unis pour vivre le rêve américain. Au fur et à mesure des mois, elle s'est fait un nom dans le monde des artistes maquilleuses, jusqu'à être appelé pour travailler dans le cadre de l'investiture de Donald Trump en 2017, et donc faire son entrée à la maison Blanche. Depuis elle a maquillé toute la famille Trump, mais aussi les Clinton, les Bush, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ou encore Joe Biden. Elle va nous faire entrer dans les coulisses de la Maison-Blanche et nous raconter ce destin hors norme. Tout l'été, RTL vous accompagne avec les meilleurs épisodes de la saison passée de "Un jour, une vie".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025, le Mexique se mue en terre d'accueil plutôt qu'en simple pays de transit. Julien Delacourt, correspondant de la RTS à Mexico, décrypte cette évolution et raconte la « belle saison » dans la capitale. Journaliste: Caroline Stevan Réalisation: Kyanu Kombot-Naguemon Habillage: Antoine Weissenbach Nous écrire ou nous proposer des questions : +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch
« L'équipe met en lumière le meilleur de l'Espagne », titre El Mundo, qui salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l'audace », un « football audacieux et technique ». L'Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l'Argentine. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C'est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il. Les Espagnols remportent leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l'Argentine de Lionel Messi, qui n'a cadré aucun tir jusqu'à la 117e minute de jeu. « L'Espagne entre désormais dans la légende, résume El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d'Argentine, l'a submergée par son jeu, l'a grignotée par une succession de tirs timides et l'a finalement achevée d'une frappe du gauche ». La supériorité des Espagnols La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux rois, titre L'Équipe à Paris. L'Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matches toutes compétitions confondues, c'est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l'histoire. » « Il faut être deux pour un beau match de football et l'Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l'ambition de s'occuper du ballon, écrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l'Euro, tandis que l'Argentine de Lionel Messi, qui rêvait d'un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ». Les larmes de Lionel Messi Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l'Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Pagina12 à Buenos Aires. « Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nación. Pour le quotidien argentin, l'attaquant « a quitté sa sixième Coupe du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d'Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal. Il n'y a pas que le capitaine qui a été gagné par l'émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes. Remise du trophée « gênante » La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênante ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l'Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l'estrade lorsque l'équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l'équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l'un des événements phares de son mandat ». « Trump est notoirement sensible à l'image que le public se fait de sa popularité, écrit The Athletic. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles il n'a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d'autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l'US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, D.C. ». Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s'est félicité d'avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d'organiser à nouveau la Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été attribuée au Maroc, au Portugal et à l'Espagne, et la suivante, en 2034, à l'Arabie saoudite.
Créolité, transmission, partage : voilà quelques-uns des totems des Suds à Arles, un festival pas comme les autres qui accompagne en musique depuis 31 ans les Rencontres de la photographie de la capitale de la Camargue. 6 jours, 7 nuits et une proposition artistique qui ne s'arrête jamais, du matin jusqu'à la nuit, du théâtre antique, au marché ou dans la cour de l'archevêché, presque comme un teknival, mais branché sur les cultures de tous les coins de la planète. Ici, le gambiste et maître de la musique baroque, Jordi Savall rencontre la musique turque avec des musiciens de tout le pourtour de la Mer Noire. Ou encore mercredi, le prince de l'electro raï, Sofiane Saïdi, qui offre un écrin aux mélismes de Camelia-Jordana… Aujourd'hui sur Tsugi Radio, on va visiter la côte caribéenne de la Colombie avec les sorciers de la jungle Ghetto Kumbe, Haïti avec le très attachant Jowee Omicil qui ouvrira ce soir le Théâtre Antique pour Gaël Faye. On va aussi faire la connaissance d'un Américain qui contrairement à l'hôte de la Maison Blanche, accorde dans ses mixes des visas permanents aux artistes de tous les Suds, Captain Planet. Sans oublier le percussionniste, Cyril Atef alias Papatef aux commandes de l'after de ce soir ainsi que le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, habitué des Suds. Abel Mazaudier a posé les micros de Tsugi Radio à Croisère, lieu pluridisciplinaire d'une ville où la culture s'écrit avec une lettre majuscule. Une émission qui commece avec 2 directeurs, Stéphane Krasniewski des Suds à Arles et Louis-Paul Desanges de Croisière.
Chantre du « rêve chinois » de grandeur retrouvée, Xi Jinping prépare sa riposte depuis son arrivée au pouvoir en 2012. Le retour à la Maison-Blanche de Trump agit comme un formidable accélérateur.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 17 juillet 2026 - Ingérence électorale : Trump sème le doute avant les midterms « Le plus grand piratage de données électorales de l'histoire ». Lors d'une allocution télévisée en prime-time, Donald Trump a relancé hier ses accusations d'ingérence étrangère dans l'élection de 2020. Pékin aurait, selon lui, récupéré des données concernant des centaines de millions d'électeurs américains, chose que les autorités américaines auraient dissimulée. Les services de renseignement contestent toutefois l'idée qu'une puissance étrangère ait modifié le résultat du scrutin de 2020.Les Démocrates ont vivement critiqué le discours du président américain, estimant qu'il « préparait le terrain pour contester les élections de mi-mandat ». Ils dénoncent en outre un président coutumier des contre-vérités, rappelant son refus d'accepter sa défaite en 2020, les fausses allégations de fraude ayant précédé l'assaut du Capitole.Pendant ce temps, la société Trump Media envisage de monétiser un accès prioritaire aux communications du président américain sur le réseau Truth Social. Ceci serait à destination des traders et des médias financiers, qui dépendent de marges de quelques secondes pour prendre leurs décisions. Les messages publiés par Trump ayant des conséquences parfois significatives pour l'économie mondiale. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren dénonce une « tentative flagrante de tirer des profits de la présidence ».L'affaire Epstein, de son côté, continue de coller à la peau du locataire de la Maison Blanche. C dans l'air est allé au Nouveau Mexique, près du ranch du violeur en série, mort en 2019. Luxueuse, isolée, l'immense propriété que détenait le criminel sexuel fait l'objet d'une enquête approfondie mais trop lente aux yeux de nombreux observateurs.Alors, pourquoi Trump relance-t-il ses accusations d'ingérence électorale? Cherche-t-il à tirer profit de sa présidence ? Que s'est-il passé dans le ranch néo-Mexicain de Jeffrey Epstein ?Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, Spécialiste des questions internationales- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de L'art de "trumper" (éditions du Rocher)- Joséphine STARON - Directrice des études et des relations internationales chez Synopia- Vincent JOLLY - Grand Reporter au Figaro Magazine- Nicole BACHARAN – Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre (éditions de l'Observatoire)PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Une tentative d'annexion du Groenland, le face-à-face des armées américaines et européennes, l'entrée en jeu des Russes en Arctique pour prendre leur part du gâteau : ce sont ces hypothèses folles qui sont envisagées dans le récit dystopique que propose Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde. Une projection du pire, mais qui pourtant ne semble pas impossible.Car depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incite à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce quatrième et dernier épisode de la série « Géopolitique », Sylvie Kauffmann est accompagnée de Delphine Papin, en charge de l'innovation cartographique au Monde. Celle-ci se glisse dans le récit fictif d'un avenir proche pour décrypter les enjeux, bien réels ceux-là, des territoires du Grand Nord.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième Nuit de la géopolitique, enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 17 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Cap sur la Chine, dans ce troisième épisode, avec Frédéric Lemaître, ancien correspondant du Monde à Pékin entre 2018 et 2023. Ce géant asiatique, appelé aussi l'« empire du Milieu », se représente effectivement au centre du monde, explique Delphine Papin, qui fait parler les cartes. Et son ambition de domination économique n'a pas varié, malgré les nouveaux désordres du monde et les provocations commerciales de Donald Trump.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième Nuit de la géopolitique, enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer, avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 16 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bientôt, un concurrent pourra payer pour apparaître dans la réponse que ChatGPT donne à votre prospect.OpenAI lance la publicité sur ChatGPT en France. Après les États-Unis. Les annonces s'affichent directement dans les réponses générées. L'assistant que tout le monde utilise gratuitement devient un média avec des annonceurs.Cette semaine dans la veille IA et digital de Social Selling CRM :→ Publicité sur ChatGPT en France : l'assistant devient un média→ ChatGPT Work contre Claude Cowork : qui va équiper vos équipes ?→ Guerre des puces : Intel 5 Md€, DeepSeek 7 Md$, Meta fabrique les siennes→ Bruxelles s'attaque au défilement infini de Facebook et Instagram→ Robots humanoïdes : entrepôt en autonomie, ablation chirurgicale réussie→ La France mise sur les data centers, mais se fait attaquer sur NIS 2+ 10 autres actus à surveiller : Sam Altman et la Maison-Blanche, BYD à 28 000 €, Apple face aux créateurs YouTube…Le temps de l'IA gratuite se termine. Quelqu'un va payer : un annonceur ou un client.Si un concurrent paie demain pour apparaître dans la réponse que ChatGPT donne à votre prospect, que lui répondez-vous ?Lien vers l'édition complète
Depuis son retour à la Maison Blanche, la fortune de Donald Trump a atteint des niveaux inédits, portée notamment par les cryptomonnaies. Si aucune illégalité n'a été établie, plusieurs enquêtes de presse alimentent les interrogations sur les liens entre ses intérêts privés et l'action de son administration.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain. Et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce deuxième épisode, Gilles Paris, éditorialiste au Monde, interroge ce que certains appellent « le retour de la guerre ». Mais la guerre a-t-elle jamais cessé ? Ou prend-elle, plutôt, de nouvelles formes, sous l'impulsion de l'hyperpuissance états-unienne ? Par ailleurs, explique Delphine Papin, chargée de l'innovation cartographique au Monde, les nouvelles technologies (drones, satellites, radars, etc.) changent profondément l'accès aux terrains de guerre et même leur nature.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième « Nuit de la géopolitique », enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 16 mars, 1er avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026.Cet épisode a été publié le 15 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 15/07/2026 Soigner le cancer : le pari d'un chercheur français Dans une étude publiée le 18 mars dans “Nature”, le généticien français Justin Eyquem et la prix Nobel de Chimie Jennifer Doudna ont mis au point une méthode capable de reprogrammer directement les cellules immunitaires dans l'organisme pour lutter contre le cancer. Testée sur des souris atteintes de leucémie, cette technique a permis, après une seule injection, d'éliminer la maladie chez la quasi-totalité des animaux traités en transformant leurs cellules immunitaires en arme contre le cancer. Justin Eyquem est notre invité. Canicules à répétition : la France à court d'eau ? Trois canicules en deux mois, des feux à répétition, une absence de pluie depuis des semaines : la sécheresse s'aggrave en France. Lundi 13 juillet, VigiEau recensait 98 départements placés sous surveillance pouvant faire l'objet de restrictions à l'usage de l'eau. Un quart des petits cours d'eau sont désormais à sec, la consommation d'eau potable a bondi, allant jusqu'à 50 % dans certaines régions et trois réacteurs nucléaires français ont dû être arrêtés, afin de limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques, provoqués par la chaleur de l'eau des centrales. Les députés et les sénateurs doivent s'accorder, en commission mixte paritaire, le 16 juillet, sur la loi d'urgence agricole, dans laquelle le partage de l'eau revêt un enjeu majeur. On en débat avec Agnès Ducharne, directrice de recherche au CNRS et hydrologue, Simon Porcher, professeur de sciences de gestion à l'Université Paris Dauphine, et Agnès Pannier-Runacher, députée Ensemble pour la République et ancienne ministre de la Transition écologique. Marjorie Adelson revient sur l'apparition, près de la Maison-Blanche, d'une statue satirique de Donald Trump. Réalisée par un collectif d'artistes anonymes, l'œuvre détourne un trophée pour moquer Donald Trump et son implication dans la guerre contre l'Iran. Théophile Cossa s'intéresse au phénomène Paul Seixas : à seulement 19 ans, le Français s'est offert son premier podium d'étape sur le Tour de France. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 15 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain, et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce premier épisode, Alain Frachon, éditorialiste au Monde, observe comment l'Europe, inquiète, se positionne dans cette ère où les volontés de domination, économique ou militaire, semblent désormais l'emporter sur les équilibres passés. Sur le continent même, l'ambition de Vladimir Poutine de recréer une « Grande Russie » participe de cette déstabilisation. Un enjeu territorial crucial que décrit Delphine Papin, chargée de l'innovation cartographique au Monde.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième « Nuit de la géopolitique », enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 15 mars, 16 mars, 1ᵉʳ avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026 ; de Pete Hegseth, secrétaire d'Etat à la défense américain, le 1er avril 2026 ; et de Marco Rubio, secrétaire d'Etat américain, le 31 mars 2026.Cet épisode a été publié le 13 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmac L'avion Air Force One offert par le Qatar au président américain est-il sûr ? En renonçant cette semaine à l'utiliser pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie, Donald Trump a ravivé les peurs sur la sécurité de cet avion. Le chef d'État américain a finalement privilégié l'appareil présidentiel actuellement en service, sur fond de préoccupations croissantes concernant d'éventuelles menaces iraniennes contre des responsables américains. Selon certains médias, Israël aurait transmis aux États-Unis des renseignements informant d'un projet iranien visant à assassiner Trump.Pendant ce temps, malgré leur proximité affichée, la relation entre Trump et Netanyahu continue d'être marquée par une méfiance réciproque. Le président américain soutient Israël mais reproche régulièrement au Premier ministre israélien de l'entraîner dans une confrontation avec l'Iran. De son côté, Netanyahu tente d'influencer les décisions de Washington, sans pour autant exercer un contrôle sur Trump, qui agit avant tout selon ses propres intérêts.Depuis son retour au pouvoir, le locataire de la Maison Blanche a en tout cas vu sa fortune tripler. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. C'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus de 1,2 milliard de dollars.Alors, pourquoi Washington a renoncé à utiliser l'avion offert par le Qatar ? Quelle est la relation exacte entre Trump et Netanyahu ? Comment expliquer le fort enrichissement de Trump depuis 2024 ?Nos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde librePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmacNos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. Nous partons tout d'abord pour les États-Unis, les Américains célèbrent aujourd'hui les 250 ans de leur indépendance. Le 4 juillet 1776, un congrès réuni à Philadelphie adopte la déclaration d'indépendance des 13 colonies britanniques d'Amérique du Nord, c'est l'officialisation de la rupture avec la Grande-Bretagne. En 2è partie, il s'agira de la montée en puissance militaire du Japon face à la Chine. 250 ans des États-Unis: en Pennsylvanie, la bataille de l'identité américaine Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump, et plus généralement l'ensemble de la sphère Maga, s'emploient à imposer leur propre vision de l'Amérique. Illustration en Pennsylvanie, là où la Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut signée le 4 juillet 1776. Un Grand reportage de François-Damien Bourgery qui s'entretient avec Jacques Allix. Yonaguni, îlot fragile entre la Chine et le Japon, divisée par la militarisation Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais. Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Jacques Allix.
durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Un rapport officiel liste les bénéfices de Donald Trump pour sa première année à la Maison Blanche : plus de 2 milliards de dollars, dont la moitié dans les cryptomonnaies. Le soupçon de conflit d'intérêt plane sur son coportement, et pourrait devenir l'un des enjeux des élections de mi-mandat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 2 juillet 2026 - Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison BlancheBusiness is business. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. Et c'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus d'1,2 milliard de dollars. Une situation qui relance notamment les accusations de conflits d'intérêts, alors que le locataire de la Maison Blanche multiplie les initiatives pour favoriser le développement des monnaies numériques. De plus, le président américain continue de tirer profit de son image. Parmi les produits dérivés les plus médiatisés figure la « God Bless the USA Bible », dont plus de 208 000 exemplaires ont été vendus. À cela s'ajoutent des baskets, montres, parfums ou encore des guitares. Un empire économique colossal. La Cour suprême a toutefois infligé un revers important au président américain. Fin juin, elle a confirmé que les enfants nés aux États-Unis restent automatiquement citoyens américains, invalidant ainsi le décret de Donald Trump sur le droit du sol. Une décision symbolique, d'autant que trois des neuf juges de la Cour ont été nommés par lui lors de son premier mandat. Ce n'est pas la première fois que la haute juridiction freine ses ambitions. Quelques mois plus tôt, elle avait déjà limité une partie de sa politique sur les droits de douane, estimant que certaines mesures relevaient du Congrès. Ces décisions rappellent que, malgré sa majorité conservatrice, la Cour suprême conserve son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. À l'international, Donald Trump fait de l'Amérique latine une priorité. Son administration remet en avant la doctrine Monroe, selon laquelle les États-Unis doivent rester la puissance dominante sur le continent. L'objectif est de contrer l'influence grandissante de la Chine, de la Russie et de l'Iran dans la région. Cette stratégie s'appuie aussi sur une ligne dure envers les gouvernements de gauche. Washington maintient une forte pression sur le Venezuela et Cuba, tout en saluant l'arrivée au pouvoir de dirigeants conservateurs. En Colombie, la récente victoire du candidat d'ultradroite, Abelardo de la Espriella, soutenu par Donald Trump, est perçue comme le signe d'un regain d'influence du trumpisme en Amérique latine. A quel point Donald Trump utilise-t-il sa présidence pour enrichir son empire économique ? La Cour suprême est-elle devenue un contre-pouvoir au président américain ? Donald Trump cherche-t-il à réaffirmer l'hégémonie des États-Unis en Amérique latine ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre » - Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
C dans l'air du 2 juillet 2026 - Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison BlancheNos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre » - Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump, et plus généralement l'ensemble de la sphère Maga, s'emploient à imposer leur propre vision de l'Amérique. Illustration en Pennsylvanie, là où la Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut signée le 4 juillet 1776. De notre envoyé spécial de retour de Pennsylvanie, Elles sont alignées comme à la parade, le nom de leur propriétaire collé sur le pare-brise, le capot relevé pour mieux apprécier ce qu'elles ont dans le ventre. Il y en a pour tous les goûts : un antique pick-up Chevrolet bleu turquoise, un coupé Buick de 1973, plusieurs Dodge Challenger, et même un corbillard. Des dizaines au total. Penchés au-dessus des moteurs, des visiteurs de tous âges. Beaucoup arborent des tee-shirts aux couleurs des États-Unis ou floqués du mot « liberté ». Le parti républicain du comté de Lackawanna a choisi ce cinéma en plein air pour célébrer les 250 ans de l'Indépendance du pays. Le 4-Juillet n'est que dans trois semaines, mais ici, sur les hauteurs de Dickson City, la fête bat déjà son plein. Tout a été prévu pour la rendre mémorable : un défilé de motos, de quoi se restaurer, des concerts, deux films sur écran géant… Mais le clou de la journée, c'est cette exposition de véhicules d'exception. Tout un symbole. « C'est une part d'histoire. Ce sont des voitures qui ont marqué notre jeunesse. Ce sont aussi des voitures qui ont été construites ici et exportées partout dans le monde. Cela permet de montrer aux jeunes ce qui a contribué à faire la richesse de notre pays », s'enthousiasme Dan Naylor, le président des Républicains du comté de Lackawanna, avant de s'adresser à la petite foule présente pour convoquer une nouvelle fois l'histoire, plus ancienne celle-là. « Le plus grand pays au monde » Il y est question de Paul Revere, un orfèvre de Boston devenu célèbre pour avoir averti les patriotes américains de l'arrivée imminente de l'armée britannique à Lexington en 1775. « Et qui répondit à ce cri ? Ce furent des gens ordinaires, qui se mobilisèrent, qui vainquirent les Anglais et qui fondèrent ce pays ! », lance Dan Naylor au micro. « Nous devons donc être reconnaissants envers ces personnes qui ont sacrifié leurs vies pour faire de ce pays ce qu'il est, et nous devons le préserver. Et souvenez-vous : nous sommes le plus grand pays au monde et c'est ce que nous pouvons célébrer aujourd'hui. » Un discours en écho à celui de la Maison Blanche, bien décidée à faire de ce 250è anniversaire celui d'une nation glorieuse, purgée de l'esclavage et du racisme. « Je ne vois pas les couleurs. Ok ? Pour moi, on a tous le sang rouge », balaie ainsi JoAnne Mayer, l'organisatrice de l'événement, lorsqu'on l'interroge sur cette Amérique blanche et chrétienne que cherchent à promouvoir Donald Trump, son administration et le mouvement Maga en général. « Cette administration met l'accent sur les valeurs de l'individu, indépendamment de sa race, de son âge, de son origine ethnique, de son sexe ou de toute autre caractéristique qui fait de lui ce qu'il est », défend Rob Coco, responsable de la branche locale de l'association ultra-conservatrice Turning Point USA. Enveloppé dans un drapeau américain, l'étudiant de 22 ans semble oublier les attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, les opérations de la police de l'immigration apparemment guidées par le simple délit de faciès, ou encore le redécoupage électoral favorable aux Afro-Américains remis en cause en Louisiane. « Je pense qu'il ne faut pas catégoriser les gens. Nous sommes tous des habitants de cette Terre, s'enflamme le jeune homme dans un élan missionnaire. Nous venons tous du même Créateur, et nous avons tous la chance d'être ici aujourd'hui, car la vie est sacrée. Alors, au lieu de juger, au lieu de parler de ce qui nous différencie, nous devrions simplement apprécier le fait d'être ici aujourd'hui et d'avoir la possibilité de l'être. » Une ode à l'unité qui peine à masquer la réalité d'un pays fracturé. À lire aussiTrumpisme au Canada: comment les idées MAGA gagnent du terrain Progressisme et armes à feu À 200 kilomètres de là, une dizaine de personnes se sont donné rendez-vous dans une armurerie de Lancaster. Elles sont toutes membres du Liberal Gun Club (LGC), un club de tir classé à gauche. « C'est une association de possesseurs d'armes à feu qui partagent les mêmes convictions, qui croient aux droits civils et aux droits constitutionnels. C'est un groupe composé de personnes vraiment, vraiment formidables ! », vante Christopher Caruana, le secrétaire de la branche pennsylvanienne du LGC. Sa longue barbe blanche, son verre de lunette fumé et ses bras tatoués donnent à ce septuagénaire un air de pirate. L'endroit fait aussi stand de tir. Au bout de la rangée, Molly teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle vient de terminer le college, le premier cycle universitaire, et s'apprête à quitter le domicile familial. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne. « Je fais 1 mètre 50 et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », justifie la jeune femme. Un sentiment d'insécurité renforcé, dit-elle, par la façon dont « Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels ». Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Ceux qui sont là aujourd'hui sont quant à eux des membres de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ». C'est le cas de Sam, longtemps opposé aux armes à feu, jusqu'à ce que la première élection de Donald Trump et l'attaque à la voiture-bélier commise par un sympathisant néo-nazi à Charlottesville en 2017 le fassent changer d'avis. « Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine, témoigne-t-il. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays. Aujourd'hui, on essaie d'avoir des amis partout où l'on peut. » À écouter aussiÉtats-Unis: les républicains toujours pour le port d'armes malgré les tentatives d'assassinat contre Donald Trump Des livres interdits Tandis que certains songent à quitter le pays ou à se battre arme au poing, d'autres résistent déjà. Liz et Linda sont de ceux-là. Les deux vénérables retraitées font partie des Freedom Readers, un club de lecture fondé il y a quatre ans. « À la base, c'est juste un petit groupe de dames intéressées par la lecture de livres susceptibles d'être contestés ou qui l'ont déjà été par des personnes cherchant à promouvoir cette idée d'une Amérique blanche et chrétienne », explique Liz, chemisier imprimé léopard et brushing impeccable. Ce jour-là, c'est dans sa maison d'un quartier cossu d'Elizabethtown qu'elles tiennent salon. Deux livres sont posés sur la table basse : Le Château de verre, de Jeannette Walls, et La Petite Fille de la rue Mango, de Sandra Cisneros. En novembre 2025, les deux ouvrages ont été bannis du programme et des bibliothèques scolaires d'Elizabethtown, au même titre que le film Roméo et Juliette et La Haine qu'on donne, un roman d'Angie Thomas sur la question du racisme et des violences policières. Pourquoi ? Mystère. « Le conseil d'établissement ne donne jamais les raisons de ces interdictions. Mais l'un de ses membres a apporté une image déformée du personnage central de ce livre, relate Liz à propos de La Petite Fille de la rue Mango. Il a affirmé qu'elle cherchait à attirer l'attention des hommes pour les manipuler. C'était une description complètement faussée. » L'association Etown Common Sense s'est aussi emparée de la question, l'une des nombreuses sur lesquelles elle ferraille avec ceux qu'elle désigne comme des « nationalistes chrétiens ». « En tant que parents et citoyens, nous voulons que nos écoles publiques restent véritablement publiques, ouvertes, libres et impartiales pour l'ensemble de notre communauté », insiste Kelly Fuddy, présidente de l'association et mère de deux enfants scolarisés au collège du district. À lire aussiCensure de livres aux États-Unis: le rempart conservateur contre le wokisme Le tournant Covid L'interdiction des livres par les conseils d'établissement n'est pas un phénomène nouveau, que ce soit en Pennsylvanie ou ailleurs aux États-Unis. Mais le « Keystone State » est l'un des plus touchés. En 2022, il figurait même à la deuxième place du classement établi par PEN America des États recensant le plus grand nombre de livres interdits. Un comble pour ce territoire fondé par William Penn selon les principes de tolérance et de liberté. « Cela a vraiment pris de l'ampleur en 2020 et 2021 avec le Covid-19, observe Kelly Fuddy. Beaucoup de gens qui n'étaient peut-être pas impliqués politiquement se sont mobilisés et continuent de l'être. Il s'agit pour l'essentiel d'électeurs de Donald Trump. » La mère de famille pointe aussi la responsabilité d'organisations nationales, telles que Moms for Liberty ou la Heritage Foundation, qui ont trouvé dans ce comté de Lancaster « un terrain fertile » pour cultiver leur projet politique. Les ouvrages jugés contraires aux bonnes mœurs ou faisant l'apologie de « l'idéologie woke » sont les premiers ciblés. « Ils prétendent défendre les enfants, mais ils déforment en réalité la définition de ce qui est sexuellement explicite, de ce qu'est la pornographie, reproche Kelly Fuddy. Et ils nient l'expertise professionnelle de nos éducateurs à qui nous confions nos enfants. » Et gare aux enseignants qui tentent de faire barrage aux censeurs. Kristy Moore l'a appris à ses dépens. Cette professeure d'anglais raconte avoir été victime de menaces de mort et de violences. Elle a aussi été la cible de photomontages publiés sur les réseaux sociaux, l'accusant de vouloir permettre aux collégiens d'accéder à des contenus pornographiques. Mais pas question pour elle d'abdiquer : « Si je les laisse m'intimider, je ne pourrai plus continuer à faire mon travail. » Nous avons contacté l'organisation Moms for Liberty et la présidente du conseil d'établissement d'Elizabethtown. Toutes deux ont répondu qu'elles ne souhaitaient pas participer à ce reportage. Des esclaves invisibilisés Au-delà de ces interdictions menées à l'échelle locale, le pays est aussi le théâtre d'une vague de censure dirigée depuis le sommet de l'État. Ce sont des milliers de photos d'archives de l'armée rendues inaccessibles, des dizaines et des dizaines de mots bannis de la communication gouvernementale. Ou encore ce décret signé par Donald Trump en mars 2025 pour « rétablir la vérité et le bon sens dans l'histoire américaine ». L'ordre est donné de retirer des parcs nationaux et des sites historiques tous contenus qui « dénigre de manière inappropriée les Américains, qu'ils soient vivants ou décédés ». À Philadelphie, cela se traduit par le retrait de l'exposition consacrée aux neuf esclaves de George Washington à la President's House, l'ancienne demeure du premier président des États-Unis et de son successeur John Adams. « Une super exposition, estime Dan, qui en assure la visite. Elle raconte qui étaient ces neuf esclaves et quel était leur rôle. » La ville et différentes organisations contre-attaquent au tribunal. Ordre est donné de la réinstaller, avant qu'une nouvelle décision de justice ne stoppe tout. Dan ne s'en remet pas. « Il y a encore des murs vides, des vidéos qui ne fonctionnent pas… Je trouve ça plutôt horrible au moment où l'on célèbre nos 250 ans. » Namrta, elle, est parfaitement remontée. Les yeux braqués vers la caméra d'un téléphone portable, la responsable de Get Free Philly dit tout le mal qu'elle pense de cette censure à ses abonnés. « Ce que vous voyez, vitupère la jeune femme, c'est juste un nouvel exemple de la façon dont le mouvement Maga et le gouvernement révisent l'histoire. Aujourd'hui, nous sommes à l'heure du choix : continuer ainsi pendant 250 ans à faire l'autruche ou alors nous ranger du bon côté de l'histoire en assumant et en réparant nos erreurs. » Le décret de Donald Trump ordonne aussi au ministère de l'Intérieur, qui gère les parcs nationaux et les espaces publics, de remettre en place les statues et monuments démontés ou dégradés lors du mouvement Black Lives Matter. Il cible également les musées de la Smithsonian Institution, notamment le futur Musée national de l'histoire des femmes à Washington, pour l'empêcher de « reconnaître les hommes comme des femmes ». Référence aux femmes transgenres. À lire aussiÉtats-Unis: Charlottesville déboulonne ses statues confédérées après des années de polémique « L'Amérique n'a jamais été un grand pays » Dans la capitale fédérale, malgré les tentatives de l'administration de l'effacer, la mémoire de l'esclavage reste vive dans le quartier d'Anacostia. Et particulièrement en ce 19 juin. Les habitants célèbrent Juneteenth, le jour de l'Émancipation. Le 19 juin 1865, à Gavelston, au Texas, les esclaves afro-américains apprenaient qu'ils étaient libres. « Mais que signifiait être libre pour les personnes noires à cette époque ? », s'interroge Sir Harvey Fitz, l'animateur de la journée. C'est précisément la question à laquelle doivent répondre les quelques centaines de personnes qui font face à la scène. « La liberté, c'est l'amour », affirme quelqu'un. « La liberté, c'est avoir suffisamment d'espace pour être soi-même », estime un autre. À l'ombre d'un arbre, Maleka écoute en souriant. Lorsqu'on lui demande si elle se sent libre, elle, aujourd'hui, aux États-Unis, la quadra aux grandes boucles d'oreilles colorées pousse d'abord un long soupir. « Je suis libre de plein droit, mais je ne me sens pas toujours libre certains jours, à cause de la nature oppressive de notre régime politique. » Elle dénonce pêle-mêle les atteintes aux libertés civiles et individuelles, la remise en cause de l'héritage du mouvement pour les droits civiques, qu'elle pensait pourtant acquis. « Même si je suis libre, poursuit Maleka, je suis très consciente que c'est une chose fragile et que je dois continuer à me battre pour ça, à m'exprimer et à m'opposer aux injustices. » Elle juge aussi le mouvement Maga – Make America Great Again – totalement absurde. « À quel moment l'Amérique a été grande ? Ça a toujours été un pays en quête de grandeur, mais ça n'a jamais été un grand pays, considère-t-elle. C'est insupportable, en tant que femme noire, de vivre littéralement à moins de sept kilomètres de la Maison Blanche et de celui qui y réside. Alors que ce sont des esclaves qui l'ont construite, la Maison Blanche ne reconnaît pas que le pays a construit son économie sur le dos de l'esclavage. » De l'autre côté du fleuve, le National Mall se prépare à accueillir la grande foire imaginée par Donald Trump pour célébrer le 4-Juillet. Plusieurs États démocrates ont d'ores et déjà annoncé la boycotter. La Pennsylvanie, elle, a finalement choisi d'y participer.
Le 4 juillet 1776 marque la naissance des États-Unis avec la Déclaration d'indépendance, aujourd'hui au cœur d'un 250e anniversaire controversé. Donald Trump est accusé de s'approprier ces commémorations, entre mises en scène spectaculaires et discours aux accents identitaires. Alexis Buisson, correspondant de La Croix à New York, interroge l'historien François Furstenberg pour décrypter le sens de cet anniversaire.Le 4 juillet 1776, le Congrès continental, assemblée législative commune aux treize colonies britanniques d'Amérique du Nord, adopte la Déclaration d'indépendance. Le texte, rédigé par Thomas Jefferson, marque la naissance d'un nouveau pays indépendant, les États-Unis, affranchi du joug britannique.Deux cent cinquante ans plus tard, les commémorations de cet acte fondateur font polémique. Donald Trump est accusé d'instrumentaliser l'événement, de l'organisation de combats d'arts martiaux mixtes à la Maison-Blanche pour les 250 ans et son propre anniversaire jusqu'à la tenue d'une prière collective destinée à valoriser les racines blanches et chrétiennes des États-Unis.Que représentent ces commémorations pour Donald Trump ? Pour le peuple américain ? Quel est le sens de la Déclaration d'Indépendance aujourd'hui ? Correspondant de La Croix à New York, Alexis Buisson interroge François Furstenberg, historien franco-américain à l'université Johns Hopkins (Baltimore) et auteur d'ouvrages sur la période révolutionnaire : In the Name of the Father : Washington's Legacy, Slavery, and the Making of a Nation (2006), When the United States Spoke French (2014)…---CRÉDITS :Écriture et réalisation : Alexis Buisson. Production : Célestine Albert-Steward. Mixage : Théo Boulenger. Supervision : Cécile Casciano. Musique : Emmanuel Viau. Illustration : Olivier Balez.En partenariat avec le programme Alliance – Columbia et ses partenaires (Sciences Po, Polytechnique, La Sorbonne), et French Morning, le premier web magazine des Français d'Amérique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jeudi 2 juillet, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, et Salime Nassur, fondateur de Maars. Ils se sont penchés sur l'offre de 5 % du capital d'OpenAI à la Maison-Blanche, et l'annonce par SpaceX d'un appareil IA plus fin qu'un iPhone, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
durée : 00:03:22 - InterNational - par : Pierre Haski - Un rapport officiel liste les bénéfices de Donald Trump pour sa première année à la Maison Blanche : plus de 2 milliards de dollars, dont la moitié dans les cryptomonnaies. Le soupçon de conflit d'intérêt plane sur son coportement, et pourrait devenir l'un des enjeux des élections de mi-mandat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:22 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Un rapport officiel liste les bénéfices de Donald Trump pour sa première année à la Maison Blanche : plus de 2 milliards de dollars, dont la moitié dans les cryptomonnaies. Le soupçon de conflit d'intérêt plane sur son coportement, et pourrait devenir l'un des enjeux des élections de mi-mandat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans un pays où le patriotisme est une valeur très largement partagée, quelle que soit son orientation politique, l'anniversaire des 250 ans de la déclaration d'indépendance aurait pu être un moment de communion dans un pays divisé. Donald Trump a préféré tirer la couverture à lui, et en faire un moment d'autocélébration. Son visage est partout, dans une mise en scène autocratique qui réjouit ses soutiens et ulcère ses détracteurs.Mais le culte de la personnalité de Donald Trump peut-il faire oublier que celui-ci traverse une mauvaise passe ? A seulement 35 % d'opinions positives, le président des Etats-Unis bat des records d'impopularité, alors que dans quelques mois auront lieu les midterms, les élections de mi-mandat, qui se présentent mal pour son camp.A 80 ans, Donald Trump se trouve confronté à sa propre fin, politique et physique. Le « showman » acceptera-t-il ce baisser de rideau ?Piotr Smolar est le correspondant du Monde à Washington. Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », il nous raconte les festivités du 250e anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis et la place que Donald Trump a choisi d'y occuper.Un épisode de Yann Plantier. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : des extraits de la retransmission télévisée du « Great American State Fair », le 25 juin 2026 ; des extraits de la soirée « UFC Freedom 250 » à la Maison Blanche, le 14 juin 2026, à l'occasion des 80 ans de Donald Trump. Cet épisode a été publié le 2 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:06 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Le président des États-Unis Donald Trump a déclaré plus de 2 milliards de revenus depuis son retour à la Maison Blanche, dont 1,2 milliard de dollars provenant de ses activités dans les cryptomonnaies en 2025, sans compter un patrimoine d'au moins 2,4 milliards de dollars. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cela fait tout juste une semaine que le Venezuela a été ébranlé par deux violents séismes. À Caraballeda, dans l'État de La Guaira, les dégâts sont colossaux. Livrées à elles-mêmes depuis le premier jour, les familles tentent désespérément de déblayer seules les ruines des immeubles pour y extraire les corps de leurs proches. Chaque jour, elles interpellent les sauveteurs internationaux avec l'ultime espoir de pouvoir leur donner une sépulture. Reportage de nos envoyés spéciaux Mélissa Barra et Jad El Khoury. En ligne depuis le Venezuela, Melissa Barra nous raconte les coulisses de ce reportage. « Dans la zone la plus sinistrée, la "zone 0", c'est le chaos », témoigne-t-elle. « Les forces de sécurité sont absentes. » La journaliste de RFI a dû servir de traductrice entre des familles à la recherche de leurs proches et des secouristes. Des Vénézuéliens affluent dans le désordre pour tenter de porter secours aux sinistrés. « Les équipes internationales ne peuvent pas déployer leurs équipements sonores destinés à localiser d'éventuels survivants tellement il y a de vacarme », explique encore Mélissa Barra. La crise du logement au Canada Ce mercredi 1er juillet 2026, ce n'est pas seulement la fête nationale au Canada. C'est aussi le plus grand déménagement collectif d'Amérique du Nord. Des dizaines de milliers de Québécois changent d'adresse aujourd'hui. À Montréal, certains emménagent dans un nouvel appartement. D'autres quittent un logement sans savoir où ils dormiront demain. Les loyers sont devenus inabordables (+60% depuis 2018) et les appartements introuvables, ce qui complique grandement les recherches. Un quart des Montréalais peinent à payer leur loyer, nous raconte Nafi Alibert, notre correspondante au Canada. À écouter aussiCanada: face à la crise du logement, Calgary reconvertit des bureaux vides en habitations Témoignage d'un Afro-américain qui a réchappé à la peine de mort Parmi les 47 pays qui appliquent encore la peine de mort, se trouvent les États-Unis. La tendance n'est pas une suppression de cette pratique. Au contraire, le nombre de personnes exécutées dans le pays a presque doublé entre 2024 et 2025, avec 47 exécutions l'an dernier (2025). Alors que Paris accueille en ce moment le 9è congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'association Ensemble contre la peine de mort, RFI a pu rencontrer un Afro-américain qui a échappé à cette sentence. Daniel Gwynn a passé près de 30 ans dans le couloir de la mort en Pennsylvanie, avant d'être innocenté et libéré en 2024. Il a été condamné à tort, après avoir avoué en garde à vue un crime qu'il n'avait pas commis et sur la base de photos sur lesquelles il ne figurait pas. Selon lui, sa condamnation a aussi été décidée parce qu'il était pauvre et sujet à des addictions. Daniel Gwynn s'est confié à Justine Fontaine. À lire aussiFrance: Paris accueille le neuvième congrès mondial contre la peine de mort Donald Trump et le business juteux des cryptomonnaies Il était déjà riche avant d'arriver à la Maison Blanche. Donald Trump devrait l'être encore plus quand il la quittera. Au moins trois fois plus à en croire le magazine Forbes qui affirme que la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 milliards en 2024 à 6,5 milliards de dollars aujourd'hui. D'après la déclaration de revenus du président américain, rendue publique hier (30 juin 2026) par le Bureau d'éthique gouvernementale, cet enrichissement est en grande parti dû aux cryptomonnaies. Les explications de Marine de La Moissonnière. À lire aussiDonald Trump, année 1: deals, dollars et désir d'éternité Le journal de la 1ère « L'évolution institutionnelle de la Martinique est sur les rails ! ». Déclaration ce mardi (30 juin 2026) de la ministre des Outre-mer après un entretien avec le président de la Collectivité Territoriale.
Face à l'Amérique de Trump, les héritiers de Fidel Castro auraient une chance de sauver leur peau, pour peu qu'ils se plient aux volontés et à l'appétit de la Maison-Blanche.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La plus haute juridiction du pays a rendu, lundi 29 juin 2026, une décision autorisant le chef de l'État à révoquer à sa guise les responsables d'agences fédérales indépendantes. Les juges devaient se prononcer sur la révocation d'une responsable de la Commission fédérale du Commerce (FTC) voulue par Donald Trump. Il y a plus d'un siècle, le Congrès a adopté une loi qui empêche tout licenciement d'un responsable de la FTC sans motif valable. Une loi renforcée en 1935 par une décision de la Cour suprême qui a fait depuis jurisprudence. L'arrêt rendu ce lundi (29 juin) constitue donc une véritable rupture. Donald Trump a applaudi « une grande victoire », « l'une des plus grandes décisions jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels ». Les juges devaient aussi se prononcer sur le limogeage de Lisa Cook, une gouverneure de la Banque centrale. Par cinq voix contre quatre, les juges ont considéré que Donald Trump ne pouvait pas la révoquer « à sa guise » sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Une décision apparemment paradoxale, motivée par la crainte des répercussions économiques. Et ce n'est pas le seul revers infligé au locataire la Maison Blanche, explique François-Damien Bourgery, du service International de RFI. La Cour suprême a également rejeté un recours du parti républicain contre une loi du Mississippi qui autorise le comptage des bulletins plusieurs jours après le scrutin. Et ce alors que Donald Trump, et l'ensemble du parti républicain, ne cessent d'accuser le vote par correspondance de favoriser la fraude. Une nouvelle preuve que la Cour suprême est aujourd'hui le seul rempart face aux poussées autocratiques de Donald Trump. En Haïti, accord pour modifier le décret électoral contesté En Haïti, les élections sont prévues en principe au mois d'août. Le gouvernement et l'autorité électorale, le CEP, sont tombés d'accord sur le processus, rapporte Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a affirmé hier (29 juin) vouloir sortir de la logique de l'assistanat qui régit souvent les relations avec les pays étrangers. Enfin, AlterPresse se fait l'écho d'un message : celui de la famille du journaliste Diego Charles, assassiné il y a cinq ans. Ses proches parlent d'un déni de justice intolérable. Au Salvador, les victimes de l'État d'exception Au Salvador, le président Nayib Bukele a opté pour la manière forte, sinon brutale, pour lutter contre les groupes criminels. Pour la 52è fois, les autorités viennent de renouveler l'État d'exception, une disposition qui permet notamment des arrestations et des incarcérations sans jugement et sans accès rapide à un avocat. Une disposition d'autant plus controversée que les membres des gangs ne sont pas les seuls à être visés. Amnesty International estime qu'au moins 8 000 innocents ont été arrêtés en quatre ans. Un reportage de notre envoyée spéciale, Marie Griffon.
Alors que les États-Unis veulent réduire leur dépendance à la Chine dans les terres rares, deux entreprises américaines, MP Materials et USA Rare Earth, se disputent le rôle de futur champion national. Une bataille industrielle devenue judiciaire, qui pourrait finalement fragiliser la stratégie de Washington. Les terres rares reviennent régulièrement dans l'actualité économique tant ces métaux sont devenus stratégiques. Indispensables à la fabrication des voitures électriques, des éoliennes, des smartphones ou encore des équipements militaires, ils sont aujourd'hui au cœur de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Pékin domine toujours largement cette industrie et utilise cette position comme un véritable levier de puissance. Face à cette dépendance, Washington tente de reconstruire une filière nationale capable de rivaliser avec la Chine. Mais avant même d'affronter Pékin, une autre bataille fait rage : celle qui oppose les deux principaux acteurs américains du secteur. D'un côté, MP Materials. De l'autre, USA Rare Earth. Pendant plusieurs années, MP Materials semblait disposer d'une longueur d'avance. L'entreprise exploite le principal gisement américain de terres rares, situé en Californie, et poursuit un objectif ambitieux : reconstruire une chaîne d'approvisionnement entièrement intégrée aux États-Unis, depuis l'extraction du minerai jusqu'à la fabrication des aimants permanents, indispensables aux technologies d'aujourd'hui et de demain. Pour la Maison Blanche, l'entreprise est rapidement devenue le symbole de la reconquête industrielle américaine. Elle bénéficie de soutiens publics importants et d'investissements privés considérables afin de recréer une industrie qui avait quasiment disparu du territoire américain. Mais cette position dominante est aujourd'hui remise en cause par un concurrent de plus en plus crédible. USA Rare Earth nourrit exactement la même ambition. Certes, l'entreprise accuse encore un léger retard, mais elle accélère fortement son développement. Elle construit une gigantesque usine d'aimants dans l'Oklahoma, prépare l'ouverture d'une mine au Texas et multiplie les acquisitions internationales afin de sécuriser ses approvisionnements. Là aussi, les pouvoirs publics américains apportent un soutien massif. Autrement dit, Washington ne mise pas sur un seul poids lourd. Les autorités américaines accompagnent deux entreprises concurrentes avec l'espoir que l'une d'entre elles parvienne à bâtir une filière capable de concurrencer la Chine. À lire aussiFace à la Chine, les États-Unis à la recherche de métaux rares Une guerre judiciaire sur fond de secrets industriels Cette stratégie répond à un impératif devenu majeur : réduire la dépendance américaine vis-à-vis de Pékin. Les tensions commerciales entre les deux pays ont montré à quel point des restrictions chinoises sur les exportations de terres rares pouvaient fragiliser l'industrie américaine. Mais cette volonté de faire émerger deux acteurs puissants nourrit également une concurrence particulièrement agressive. À tel point que le conflit a désormais quitté le terrain industriel pour celui des tribunaux. MP Materials accuse aujourd'hui son rival d'avoir débauché plusieurs de ses ingénieurs les plus stratégiques. L'entreprise soupçonne certains anciens salariés d'avoir emporté ou partagé des informations confidentielles portant sur un procédé particulièrement sensible de fabrication d'aimants. USA Rare Earth rejette fermement ces accusations. Selon l'entreprise, cette procédure judiciaire n'aurait qu'un seul objectif, ralentir l'essor d'un concurrent devenu de plus en plus crédible. Au-delà de cette bataille judiciaire, ce contentieux mobilise également une partie des ressources et de l'énergie des deux groupes, alors même que Washington souhaite accélérer le développement d'une véritable industrie américaine des terres rares. À lire aussiLa stratégie chinoise derrière la conquête mondiale des terres rares Le paradoxe de la stratégie américaine face à la Chine Cette guerre judiciaire intervient à un moment charnière pour le secteur. L'objectif affiché par les États-Unis est de reconstruire une filière nationale capable de sécuriser leurs approvisionnements et de réduire leur dépendance à la Chine. Or cet affrontement entre les deux principaux acteurs américains pourrait ralentir cette dynamique. À court terme, cette concurrence peut favoriser l'innovation et accélérer certains investissements. Mais à moyen et long terme, elle risque également de disperser les financements publics, de retarder plusieurs projets industriels et de compliquer l'émergence d'un véritable champion américain. C'est tout le paradoxe de la stratégie de Washington. Les États-Unis veulent retrouver leur souveraineté industrielle en créant un leader capable de rivaliser avec la Chine. Mais en laissant leurs deux principaux prétendants se livrer une guerre sans merci, ils pourraient bien retarder la renaissance de cette industrie stratégique... au plus grand bénéfice de Pékin.
En marge de la Coupe du Monde de football, les États-Unis de Donald Trump préparent d'immenses célébrations en l'honneur des 250 ans du pays, 250 ans de la déclaration de leur indépendance signée le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Les 13 colonies d'Amérique du Nord marquaient ainsi une rupture d'avec la Couronne Britannique, aidées dans cette démarche par la monarchie française de Louis XVI. Depuis le début de l'année et jusqu'à l'automne 2026, les Américains célèbrent leur histoire et son exceptionnalisme : pour la première fois, un pays était créé de toutes pièces selon des principes démocratiques. L'évènement inspire beaucoup Donald Trump qui veut faire de cette commémoration un moment qui « ravivera le patriotisme, la fierté et l'esprit pionnier de l'Amérique », à quelques mois des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, le premier scrutin national depuis son installation à la Maison Blanche en janvier 2025. On l'aura compris, l'évènement est très politique. Donald Trump et ses fidèles ont ainsi entrepris d'expurger le récit national de ses aspects moins héroïques, de l'extermination des populations indigènes à l'esclavage, qui a perduré officiellement jusqu'en 1863. Il n'empêche, les États-Unis célèbrent cette année une révolution audacieuse contre l'Empire britannique ainsi que le début d'une épopée sans précédent : en seulement deux siècles et demi, une poignée de colonies sont devenues la première puissance mondiale, économique, militaire et culturelle. Invités : Emilie Mitran, docteure en études anglophones et histoire moderne. Spécialiste des révolutions française et américaine. Des Américains en France, Nouveau Monde Éditions. Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Iris, auteur de America 250, une histoire graphique des États-Unis. Richard Werly, éditorialiste International au quotidien suisse Blick «Cette Amérique qui nous déteste, Éd. Nevicata.
Amazon a dénoncé Anthropic à la Maison Blanche — alors qu'il est son principal actionnaire. Ce paradoxe n'est pas un accident : c'est le signal que la bataille pour contrôler l'IA se joue en coulisses, loin des discours officiels.D'un côté, l'IA comme bien commun que tous alimentent sans le savoir ; de l'autre, un instrument de puissance dont quelques-uns contrôlent déjà les clés — la question n'est pas si ce basculement va arriver, mais qui sera du bon côté quand il aura eu lieu.===========================
C dans l'air du 26 juin 2026 - Trump : une taupe au cœur du pouvoir ?C'est le livre qui sème la panique à la Maison-Blanche. Sorti mardi aux États-Unis, Regime Change dévoile les coulisses stupéfiantes du second mandat de Donald Trump. Entre séances de bricolage improvisées à la Super Glue dans le Bureau ovale et comparaisons assumées avec des dictateurs, les journalistes du New York Times dressent un portrait sans filtre du président américain. Un livre qui fait déjà l'effet d'une bombe outre-Atlantique.Car certains dialogues retranscrits sonnent avec un tel réalisme qu'on croirait les conversations enregistrées. Y aurait-il une taupe dans le premier cercle du président ? C'est la question qui agite le camp Trump. Plusieurs passages relatent des échanges dans la Situation Room, la salle de crise la plus sécurisée de la Maison-Blanche. On y évoquerait notamment les moyens d'étouffer l'affaire Jeffrey Epstein ainsi que des documents susceptibles de porter atteinte au président.Les Américains découvrent également, à travers les « bonnes feuilles » publiées par la presse, l'ampleur de l'enrichissement de la famille Trump, qui tirerait profit de son nom en lançant des cryptomonnaies. Le montant atteindrait déjà près de 3 milliards de dollars. Des sénateurs démocrates réclament des auditions sur les 500 millions de dollars investis par un consortium dirigé par un haut dignitaire de la famille royale émiratie dans l'entreprise de cryptomonnaie de la famille Trump. Une transaction révélée en début d'année par le Wall Street Journal.Dans Regime Change, les journalistes, qui se sont appuyés sur plus de 1 000 entretiens, décrivent aussi le délire de puissance du président américain : Donald Trump solliciterait Emmanuel Macron pour obtenir des conseils sur son projet d'arc de triomphe, une construction qui l'obsède ; il se comparerait à Hitler, Mao, Staline, Alexandre le Grand ou Napoléon ; il humilierait ses collaborateurs et évoquerait crûment ceux « qui lui lèchent les fesses », en visant les magnats de la tech californienne ou encore le roi d'Arabie saoudite.Des citations rapportées mot à mot qui font trembler Washington. Entre la gestion explosive de l'affaire Epstein, les critiques visant le protocole d'accord signé avec l'Iran, la polémique autour d'un bassin devant le mémorial Lincoln et la « chasse aux fuites », l'atmosphère serait devenue particulièrement électrique à la Maison-Blanche.Alors pourquoi Regime Change sème-t-il une telle panique à la Maison-Blanche ? Comment les journalistes du Wall Street Journal poursuivent-ils leur enquête sur le dossier Epstein ? La pression exercée sur les médias américains atteint-elle un niveau inédit depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche ? Comment travaillent-ils dans un climat aussi tendu ? Enfin, côté démocrate, Zohran Mamdani, le maire de New York, confirme son influence grandissante au sein du parti à l'approche des midterms et de la présidentielle de 2028. Représente-t-il une véritable menace pour Donald Trump et le Parti républicain ?Nos experts :- Alain Bauer - Professeur de Criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Héros et héroïnes (pas si) ordinaires aux éditions First.- Patricia Allémonière - Grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem et auteure de Au cœur du Chaos, publié aux éditions Arthaud.- Sonia Dridi - Journaliste spécialiste des Etats-Unis et correspondante à Washington LCI et France 24.- Philippe Gelie - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
Les géants de la tech ont fait fortune grâce à l'exploitation de nos données. Ils détiennent désormais une puissance quasi-monopolistique, capable de faire plier les États. Le chercheur Julien Nocetti parle d'une économie coloniale. Nous verrons comment l'Europe tente de résister aux visées de ces acteurs géopolitiques américains et chinois. Julien Nocetti, chercheur associé à l'IFRI et au centre Géode, analyse la montée en puissance géopolitique des géants du numérique, des GAFAM à Nvidia, Netflix, SpaceX/Starlink, X, OpenAI et Anthropic. Au cœur de cette « économie coloniale » des données, ces entreprises extractives tirent leur pouvoir de l'exploitation massive de nos informations personnelles et du travail numérique peu payé dans les pays du Sud. Géants industriels de la donnée Julien Nocetti compare leur rôle à celui de la Compagnie britannique des Indes orientales, qui contestait les attributs de souveraineté des États. Il décrit aussi un écosystème américain traversé par des luttes d'influence, entre Donald Trump, la Maison Blanche et les patrons de la tech, autour de l'IA générative et du protectionnisme technologique. La décision d'interdire certains modèles d'Anthropic illustre ce « népotisme numérique » et la compétition États-Unis–Chine. Irresponsabilité des plateformes ? Le 16 juin 2026, un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a marqué une possible remise en cause de « l'irresponsabilité » des grandes plateformes. En reconnaissant que les algorithmes de recommandation impliquent une forme de sélection de contenus, la CJUE ouvre la voie à l'idée d'une responsabilité éditoriale des GAFAM, qui pourraient être contraintes de respecter plus strictement les lois nationales et européennes. Mais Julien Nocetti estime qu'il faut rester extrêmement prudent quant à l'impact de cette décision de justice, car les grandes entreprises du numérique disposent d'une capacité « bien documentée » à influencer les décisions des institutions européennes : « On l'a vu avant le sommet du G7 à Evian où, sur un domaine plus classique de l'économie numérique, Donald Trump lui même n'a pas hésité à brandir la menace de taxe à 100 % si l'Union européenne ou la France ne mettaient pas de côté leur propre régulation. » Julien Nocetti, auteur du Que Sais-je ? « Les GAFAM-L'émergence de nouveaux empires ». *** La chronique de Monique Ngo Mayag de l'AFP Factuel à Dakar : Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile, freinée par la désinformation La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info verif de RFI : Ukraine: les frappes de drones en Russie au cœur de la guerre informationnelle.
Donald Trump serait-il le César Auguste de Wish ? Pour ses 80 ans, le président américain a accueilli, à la Maison Blanche, un combat d'UFC, la ligue de MMA. Rien que ça.▶ Le Média doit réunir 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Sa survie en dépend.
Donald Trump a soufflé sa 80e bougie ce dimanche 14 juin. Pour célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis et son anniversaire, il s'est offert une célébration spectaculaire à la Maison Blanche : octogone de MMA, avions de combat, ou encore grosses voitures. Dans cet épisode d'Une Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch vous embarquent au cœur de cet événement inédit qui a pris place dans les jardins du plus haut lieu du pouvoir américain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheDes négociations reportées avant même de s'ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l'Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d'accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n'a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d'une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l'accord est loin de faire l'unanimité. Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s'est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l'un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.L'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. » Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis-
C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheNos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis- Frédérique SCHILLO (en Duplex d'Israël) - Historienne- spécialiste d'Israël
C dans l'air l'invité du 17 juin 2026 avec Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.Le G7 s'achève aujourd'hui, mais Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump se retrouveront ce soir pour dîner au château de Versailles lors d'une grande réception destinée à célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis. Château où le traité d'indépendance fut signé. Une réception annoncée comme fastueuse, qui a créé la polémique.Beaucoup se demandent si ce n'est pas un trop beau cadeau offert à Donald Trump, pas toujours tendre avec les Européens depuis son retour à la Maison Blanche. « Macron aurait pu trouver mieux pour finir son mandat qu'inviter en grande pompe un président suprémaciste », a réagi la députée LFI Mathilde Panot.Il s'agit en effet de l'une des dernières visites d'État organisées sous la présidence d'Emmanuel Macron. Un président qui ne peut pas se représenter, mais dont le poste est particulièrement convoité. Les candidatures sont déjà très nombreuses pour l'élection présidentielle de 2027, notamment à gauche. À tel point que cette élection pourrait battre le record du nombre de candidatures à une présidentielle, comme le souligne aujourd'hui Le Figaro.
C dans l'air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?La signature était annoncée pour vendredi. C'est finalement à distance, et sous les dorures du château de Versailles, que Donald Trump a voulu parapher hier soir le protocole d'accord de paix avec l'Iran, à la table du dîner avec Emmanuel Macron. Pas d'images aux côtés du président iranien, ni de poignées de main. Mais une signature surprise, relate Le Parisien, avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, demandant un coup de main à Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, pour lui trouver une imprimante à Versailles après 23 heures.Est-ce parce que de difficiles négociations vont débuter ? Ou parce que la fin de la guerre « sur tous les fronts » au Moyen-Orient se fait au prix de concessions majeures ? Washington impose au régime iranien de diluer son uranium enrichi. En échange, il autorise l'Iran à reprendre les ventes de son pétrole et promet un chèque de 300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.« Il s'agit d'un document historique et d'un message émanant d'un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré sur les réseaux sociaux le président iranien Massoud Pezeshkian après avoir signé le document. Téhéran a également indiqué que son programme balistique n'était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis.Donald Trump, de son côté, a dénoncé ce jeudi sur son réseau Truth Social les nombreuses voix aux États-Unis qui critiquent le protocole d'accord, les qualifiant d'« imbéciles », de « jaloux », de « malhonnêtes » ou de « stupides ». Il faut dire qu'outre-Atlantique, rares sont les Américains à applaudir, même parmi les soutiens du président. Objectifs d'avant-guerre oubliés, pouvoir iranien renforcé… Les médias américains sont nombreux à dénoncer les « concessions » de Donald Trump à l'Iran. Chose rare, Fox News, la chaîne préférée du locataire de la Maison Blanche, ne mâche pas non plus ses mots.Alors que sait-on, pour l'heure, du contenu de cet accord ? Que dit-il des points clés qui divisent les deux pays ? Les États-Unis sont-ils les grands perdants de la guerre en Iran ? Et que va faire Israël ? Tsahal mène toujours des frappes dans le sud du Liban et l'annonce d'un futur accord entre Washington et Téhéran a été très mal accueillie par l'État hébreu, qui n'a pas participé aux discussions.De quoi faire naître des tensions avec Donald Trump, d'autant que le président américain vient de signer cet accord à distance. La nouvelle phase qui s'ouvre ce vendredi en Suisse prévoit des négociations thématiques avec l'Iran pendant 60 jours. Mais la République islamique conditionne toujours cet accord à la fin des opérations militaires dans le pays du Cèdre.La Chine a déclaré ce jeudi qu'elle « continuera à jouer un rôle actif et constructif pour atteindre une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ».« À ce stade critique, toutes les parties concernées, y compris Israël, devraient agir dans l'intérêt de la paix et de la stabilité régionales » et en faveur de la diplomatie « plutôt que du contraire », a répondu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à une question sur la poursuite par Israël des opérations militaires au Liban. Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
Ils s'appellent Ozempic ou encore Mounjaro : ces médicaments injectables vendus pour perdre du poids rapidement font fureur dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, mais aussi au Brésil. Destinés normalement aux cas d'obésité ou de diabète, un grand nombre de Brésiliens en prend aujourd'hui, parfois sans prescription médicale. 5 000 euros pour perdre 22 kilos. C'est ce qu'a annoncé un endocrinologue très populaire sur les réseaux sociaux à Clara Varandas. À 31 ans, cette architecte a finalement perdu 12 kilos en quatre mois. Elle prenait une version « sur mesure » de la tirzépatide. Mais en même temps qu'elle maigrissait, elle sentait son corps s'affaiblir. « J'ai été très malade, des problèmes affreux que je n'avais jamais eus auparavant. Par exemple, j'ai eu une infection bactérienne de la peau, sur le visage. J'ai eu un côté du visage très gonflé à cause d'une simple piqûre de moustique », explique-t-elle. Chaque semaine, elle se rendait dans ce cabinet d'un quartier chic de Sao Paulo. Très chers, ces médicaments font aussi l'objet de contrebande au Brésil, raconte la correspondante de RFI, Sarah Cozzolino. Ce qui multiplie les risques d'effets secondaires indésirables, et parfois graves. Un mois d'injections de Mounjaro, acheté en pharmacie, vaut entre 200 et 350 euros. C'est plus que le salaire minimum au Brésil. À Rio de Janeiro, dans la favela de Maré, un équivalent paraguayen du médicament circule. Ce vendredi soir, Matheus Euzébio et une de ses amies s'appliquent eux-mêmes la dose, achetée dans une clinique clandestine. « Au début, ce n'était que pour les riches, témoigne-t-il dans le reportage de Sarah Cozzolino, mais maintenant on peut s'en procurer facilement pour pas cher ». Le secrétaire général de l'ONU en visite en Haïti Antonio Guterres se rend pour la seconde fois en Haïti. Il doit se rendre notamment dans un camp de déplacés à Port-au-Prince et « constater l'aggravation de la situation sécuritaire », précise Gotson Pierre, de l'agence Alterpresse. De son côté, « la Commission pastorale pour la justice et les droits humains lance un appel à une prise de conscience nationale sur la situation des enfants », particulièrement exposés à la violence et la précarité dans le pays, ajoute-t-il. Enfin, Alterpresse évoque l'inquiétude des partis signataires de l'accord du Montana : le décret électoral publié le 2 juin 2026 n'est pas conforme à la Constitution, estiment-ils, remettant en cause également la légitimité légale du maintien au pouvoir du Premier ministre de transition Alix Didier Fils-Aimé. Les États-Unis assurent avoir livré 300 « criminels » au Mexique 313 personnes ont été livrées par Washington à la justice mexicaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a assuré ce lundi 15 juin 2026, l'ambassadeur des États-Unis au Mexique, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Est-ce un pas vers Mexico, alors que la question des extraditions est devenue, ces dernières semaines, un sujet de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays ? Explications avec Justine Fontaine. Dans le journal de La 1ère... Six Amérindiens (des peuples Kali'na et Arawak) de Guyane décédés à la fin du XIXème siècle à Paris seront bientôt de retour sur leurs terres, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Donald Trump a annoncé un accord entre les États-Unis et l'Iran, en assistant à sa fête d'anniversaire sur la pelouse de la Maison Blanche le 14 juin 2026 où avaient lieu des combats de MMA. Écoutez RTL autour du monde du 15 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 15 juin 2026 - Trump : un anniversaire... et un accord de paix !Les États-Unis et l'Iran ont annoncé dimanche 14 juin avoir trouvé le cadre d'un accord pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature prévue vendredi prochain à Genève, avant des pourparlers de 60 jours plus précis et techniques sur les sujets qui fâchent.Pour le moment, le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public. Donald Trump a néanmoins promis sur son réseau Truth Social la réouverture du détroit d'Ormuz dès vendredi.« J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez vos moteurs en marche ! Que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président des États-Unis, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage ».En fin de matinée, ce lundi, l'agence iranienne Fars a néanmoins indiqué que l'Iran a ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l'imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit d'Ormuz.Alors, que contient cet accord-cadre ? Ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole brut mondial, va-t-il réellement rouvrir ? Dans quelles conditions ? Y aura-t-il un péage ?Si les conditions précises de ce protocole d'accord ne sont pas encore connues, l'éventualité d'une possible reprise du transit dans le détroit a entraîné une chute des cours de l'or noir et une avalanche de réactions. La vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a salué prudemment une « avancée potentielle ».Depuis Évian-les-Bains, où s'ouvre ce lundi le sommet du G7, Emmanuel Macron a de son côté affirmé « qu'il faut tout faire pour mettre en œuvre cet accord ». La mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni est « prête à accompagner » sa réouverture. Si cela se confirme, le Charles-de-Gaulle ne mettrait que « deux ou trois jours » à se rendre à Ormuz, a assuré le président.Le président de la République a aussi dit vouloir « une discussion respectueuse mais ferme » avec Donald Trump, qui, ces dernières heures, a de nouveau menacé d'imposer des droits de douane de 100 % sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe sur les services numériques.Parallèlement, l'administration américaine a décidé d'interdire l'utilisation des deux modèles d'IA les plus récents d'Anthropic à « tout ressortissant étranger », provoquant un coup de tonnerre sur les deux rives de l'Atlantique.Le chef de l'État va s'entretenir avec son homologue américain ce lundi. Un président des États-Unis qui devrait apparaître revigoré par cet accord avec l'Iran, annoncé au soir de sa fête d'anniversaire.Pour ses 80 ans, Donald Trump a transformé dimanche la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA. Le spectacle s'est déroulé devant 4 000 invités triés sur le volet, installés autour de la cage, dont l'incontournable Mark Zuckerberg, PDG de Meta, ou David Ellison, patron de Paramount.Quelque 100 000 spectateurs s'étaient par ailleurs massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président rendus par certains vainqueurs, gladiateurs des temps modernes. Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis- Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspond
durée : 00:03:28 - Les chroniques de Daniel Morin - par : Daniel Morin - Donald Trump, l'homme de paix, a célébré hier ses 80 ans et pour l'occasion, il a organisé des rencontres de MMA à la Maison Blanche. Y a-t-il plus violent que le MMA ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, entraînant une baisse des cours du pétrole et la réouverture du détroit d'Ormuz, mais nécessitant le déminage du canal maritime.Ouverture du salon militaire Eurosatory, mettant en avant l'expertise ukrainienne en matière d'équipements militaires comme les drones et les missiles.Tensions autour du budget 2027 en France, avec le Premier ministre Sébastien Lecornu demandant aux ministères d'être moins dépensiers.Réduction du nombre d'avions de chasse F-15 et F-16 mis à disposition de l'OTAN par les États-Unis.Suspension de l'accès aux intelligences artificielles Fable et Mythos du groupe Anthropic, à la demande de la Maison Blanche.Limitation de la durée des arrêts de travail en France, avec des exceptions prévues.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfsAprès quatre jours de montée des tensions, Donald Trump a annoncé avoir trouvé un accord avec l'Iran qui pourrait être signé dès « ce week-end ». Le président américain assure que Téhéran est prêt à avancer sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le nucléaire et la sécurité dans le détroit d'Ormuz. Selon Axios, le texte prévoit notamment la réouverture « immédiate et sans péage » du détroit d'Ormuz, passage stratégique d'une cinquantaine de kilomètres à son point le plus étroit, par lequel transite environ 25 % du commerce mondial de pétrole. Mais côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi tempère largement cet optimisme et rappelle qu'aucun texte définitif n'a encore été validé. Cette nouvelle séquence nourrit le scepticisme d'une partie de la communauté internationale. Entre menaces de frappes, annonces d'accords imminents et revirements de dernière minute, la stratégie de Donald Trump paraît de plus en plus décrédibilisée. L'heure semble plutôt à un compromis limité plutôt qu'à une véritable victoire diplomatique américaine. Pendant ce temps, l'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Les révélations du New York Times décrivent une véritable panique en Situation Room autour des conséquences politiques du dossier. Selon leurs informations, plusieurs proches de Trump, dont JD Vance, ont participé à des réunions de crise. Pour nombre d'observateurs, la guerre avec l'Iran n'aura été qu'une parenthèse et le dossier Epstein pourrait rapidement redevenir le principal casse-tête politique de l'administration Trump. Peut-on espérer la finalisation d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran ? Que contiendrait cet accord ? Où en est l'affaire Epstein après les dernières révélations du New York Times ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l'AFP - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégiquePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
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durée : 00:14:00 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Bernard Arnault, son univers impitoyable, publié aux éditions La Tribu, retrace la vie et l'ascension de l'homme le plus riche de France : de Roubaix jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir, de l'Élysée à la Maison Blanche, où il bénéficie d'un accès privilégié. - réalisation : Cecilia Arbona, Camille Poux-Jalaguier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France