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24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Iran : l'Europe façon puzzle", "Économie : ne faisons pas le jeu de l'Iran" et "Iran : qui est la taupe ?"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 18:24


Dans la guerre en Iran, dans un premier temps, les Européens ont d'abord essayé de présenter un front uni face à l'intervention américaine ou israélienne. Mais très vite, le front s'est fissuré. Pour Ruth Elkrief, c'est Donald Trump qui est responsable de cette fissure en recevant, entre autres, le chancelier allemand à la Maison Blanche. En même temps, il arrive à les ressouder, ajoute-t-elle. Avec la guerre en Iran, il y a quelques indicateurs économiques qui sont inquiétants. Mais Pascal Perri affirme que la crise est devenue pratiquement une situation normale. Il y a une tension sur le marché des hydrocarbures, mais l'ensemble de la communauté financière et boursière est relativement paisible, explique-t-il. Ismael Qaani, commandant de la Force Al-Qods chez les Gardiens de la révolution, est peut-être la taupe qui aurait pu renseigner Israël et les États-Unis. Sa survie miraculeuse à au moins trois frappes majeures défie toute probabilité statistique. Selon Abnousse Shalmani, la mollarchie, en 47 ans, a réussi à tellement se faire détester qu'elle a créé une armée de l'ombre, de l'intérieur, qui travaille avec le Mossad. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Guerre en Iran : Donald Trump a-t-il une stratégie ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 22:56


L'émission 28 minutes du 04/03/2026 Guerre en Iran : Donald Trump a-t-il une stratégie ? “C'est la guerre d'Israël” : ce sont par ces mots que Tucker Carlson, l'une des voix les plus influentes de la sphère MAGA, a commencé son émission consacrée à la guerre menée par Donald Trump au Moyen-Orient. Le locataire de la Maison Blanche, qui avait fait campagne en brandissant le slogan “America First”, se retrouve lâché par une partie de sa base la plus radicale qui critique ce nouvel interventionnisme américain. Lors d'un échange avec la presse dans son bureau, aux côtés de Friedrich Merz, Donald Trump a balayé les critiques, évoquant même avoir "peut-être forcé la main d'Israël". L'opposition démocrate, elle, s'inquiète d'une guerre lancée sans l'autorisation du Congrès, et sans buts clairement définis. On en débat avec Anne-Lorraine Bujon, directrice de la rédaction de la revue “Esprit”, Corentin Sellin, professeur d'histoire, spécialiste des États-Unis et Marc Weitzmann, écrivain et journaliste. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Parapluie nucléaire / Guerre en Iran : Donald Trump a-t-il une stratégie ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 46:24


L'émission 28 minutes du 04/03/2026 Dissuasion nucléaire : la France prête à ouvrir son parapluie aux Européens ? Lundi 2 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la base de l'île Longue qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Le chef d'État a infléchi la doctrine nucléaire française en annonçant la mise en place d'une "dissuasion avancée" en collaboration avec certains pays européens offrant ainsi la "possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de dissuasion française". Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri, responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération, est notre invitée. Guerre en Iran : Donald Trump a-t-il une stratégie ? “C'est la guerre d'Israël” : ce sont par ces mots que Tucker Carlson, l'une des voix les plus influentes de la sphère MAGA, a commencé son émission consacrée à la guerre menée par Donald Trump au Moyen-Orient. Le locataire de la Maison Blanche, qui avait fait campagne en brandissant le slogan “America First”, se retrouve lâché par une partie de sa base la plus radicale qui critique ce nouvel interventionnisme américain. Lors d'un échange avec la presse dans son bureau, aux côtés de Friedrich Merz, Donald Trump a balayé les critiques, évoquant même avoir "peut-être forcé la main d'Israël". L'opposition démocrate, elle, s'inquiète d'une guerre lancée sans l'autorisation du Congrès, et sans buts clairement définis. On en débat avec Anne-Lorraine Bujon, directrice de la rédaction de la revue Esprit, Corentin Sellin, professeur d'histoire, spécialiste des États-Unis et Marc Weitzmann, écrivain et journaliste. Pour la première fois, le squelette de saint François d'Assise est exposé en Italie, l'occasion pour Xavier Mauduit de nous raconter son histoire. Marie Bonnisseau revient sur une théorie qui agite les réseaux complotistes : un faux Jim Carrey aurait assisté aux César à sa place. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

C dans l'air
Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 62:39


C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

C dans l'air
Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 5:38


C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

Un jour dans le monde
Affaire Epstein : un “Walk of Shame” aux portes de la Maison Blanche

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 3:25


durée : 00:03:25 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une installation détournant le célèbre Hollywood Walk of Fame est apparue dimanche 1er mars à proximité de la Maison Blanche. Baptisé « Walk of Shame », le dispositif affiche les noms de personnalités citées dans les dossiers Epstein, dont Bill Gates, Bill Clinton et le prince Andrew. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Affaire Epstein : un “Walk of Shame” aux portes de la Maison Blanche

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 3:25


durée : 00:03:25 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une installation détournant le célèbre Hollywood Walk of Fame est apparue dimanche 1er mars à proximité de la Maison Blanche. Baptisé « Walk of Shame », le dispositif affiche les noms de personnalités citées dans les dossiers Epstein, dont Bill Gates, Bill Clinton et le prince Andrew. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Que veut Donald Trump en Iran ?

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:55


Trois jours après le déclenchement de l'opération « Fureur épique », l'administration Trump est toujours très attendue sur les justifications des frappes contre l'Iran. Les journaux s'interrogent sur les objectifs de Donald Trump en Iran. Car ceux-ci semblent changer de jour en jour. Il a d'abord été question d'éliminer la menace nucléaire iranienne, puis de faire tomber le régime des mollahs. Mais, cette idée semble désormais être abandonnée. Alors le Globe and Mail au Canada se pose la question : Donald Trump veut-il un changement de régime ou simplement « tondre le gazon », c'est-à-dire affaiblir l'adversaire ? Le quotidien prévient : « Tout comme l'herbe, la puissance militaire peut repousser. Tout comme l'herbe, il faudra peut-être la tondre à nouveau dans quelques mois ou quelques années ». Pour Politico, en tout cas, un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire décapiter le régime pour laisser s'installer un pouvoir plus coopératif, est difficilement envisageable. L'Iran n'est pas le Venezuela, avertit Politico. Il ne s'agit pas d'un pouvoir mafieux en place depuis un quart de siècle, mais d'une théocratie installée depuis cinq décennies. Et contrairement au Venezuela, et bien que Donald Trump ait affirmé le contraire dimanche (1er mars 2026), son administration n'a identifié aucun successeur à l'ayatollah Khamenei.   Un pari à hauts risques La presse se penche également sur les conséquences politiques de ce conflit pour Donald Trump. C'est le cas du New York Times, pour qui le locataire de la Maison Blanche joue là son propre avenir politique, mais aussi celui de son parti. Car même si sa base semble le soutenir pour l'instant, certains de ses alliés disent craindre en privé que les coûts de cette guerre soient plus élevés que les gains. Cela, relève le New York Times, risque de placer les candidats républicains aux élections de mi-mandat dans une position délicate si le conflit tourne mal ou si l'Iran sombre dans le chaos. Devront-ils continuer à soutenir leur chef ou, au contraire, prendre leurs distances ? Aux États-Unis, toujours, le couple Clinton a été entendu vendredi (27 février 2026) à huis-clos, et sous serment, par une commission de la Chambre des représentants sur ses liens avec le milliardaire pédocriminel. Les vidéos de ces auditions ont été rendues publiques hier (2 mars). Deux vidéos de chacune un peu plus de quatre heures et demie, et dont la presse propose un condensé. C'est le cas de Politico, qui liste les plus grandes révélations de ces dépositions. C'est du moins comme ça qu'il le titre. On y apprend notamment comment l'ex-président a rencontré Epstein – c'était en 2001 ou 2002, à bord de l'avion du financier. On y lit aussi que Bill Clinton ne savait rien des activités sexuelles de l'entourage d'Epstein. Les femmes qu'il a croisées dans le jet du milliardaire ? Il pensait qu'il s'agissait simplement d'hôtesses de l'air.   À Cuba, Granma frappé par la crise À Cuba, Granma, le journal officiel, ne paraîtra désormais qu'une fois par semaine. Dernier symptôme d'un pays au bord de l'asphyxie. « L'agonie de Granma, porte-voix d'un régime acculé par la crise », titre ainsi 14ymedio. « Avec ses quelques pages et ses titres triomphalistes, écrit le site d'information, le principal média de propagande du régime cubain est la victime la plus récente de la crise énergétique qui frappe l'île. Mais sa coupure, plus qu'une perte d'informations, est le signe de la fin d'un modèle d'endoctrinement », poursuit 14ymedio qui nous conduit dans un pays où les journaux servent de couvertures aux sans-abris, et où les étudiants en journalisme sont privés de cours à cause des coupures de courant. Sur le site d'El Estornudo, enfin, vous lirez le portrait de celui avec qui Washington pourrait bien négocier l'avenir du régime cubain. Il s'appelle Raul Guillermo Rodriguez Castro. Mais en raison d'une malformation à la main, on le surnomme « le Crabe ». C'est le petit-fils de l'ex-président Raul Castro. Son préféré. Et c'est celui sur qui le secrétaire d'État états-unien Marco Rubio aurait jeté son dévolu. « L'avenir de Cuba entre les pinces du Crabe », c'est donc à lire sur le site d'El Estornudo.   Haïti face aux défis climatiques En Haïti, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales veut des « réponses structurées » pour renforcer la prévention face aux défis climatiques. « Les autorités insistent sur le rôle des collectivités territoriales dans le contrôle de l'urbanisation, la protection des zones à risques et la sensibilisation des communautés, tout en appelant au renforcement des équipements, de la formation et des systèmes d'alerte. Des engagements récurrents mais qui peinent à se concrétiser alors que les inondations meurtrières la semaine dernière dans le nord rappellent l'urgence d'agir », remarque Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Sur Alterpresse, le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l'Occupation d'Haïti estime, dans une tribune, que depuis que le pouvoir a été transmis uniquement à Alix Didier Fils-Aimé, la police a changé d'attitude et qu'elle interviendrait moins efficacement sur le terrain. Il dénonce une instrumentalisation de la violence à des fins politiques. « Delmas connaît depuis le début de l'année une recrudescence des enlèvements, y compris impliquant des policiers », relève Gotson Pierre. C'est un événement très important pour les peuples indigènes de Méso-Amérique : les dix ans de l'assassinat, au Honduras, de la militante environnementale indigène Berta Caceres. Des rassemblements sont prévus toute la semaine, dans les communautés indigènes du Guatemala, de Salvador, du Costa Rica ou encore du Mexique pour rendre hommage à cette militante indigène hondurienne, lauréate du prix Goldman pour l'environnement. Berta Cáceresa a été assassinée par balle, dans la nuit du 2 au 3 mars 2016, dans sa maison. Elle était à la tête d'un mouvement qui s'opposait à la construction de plusieurs barrages hydroélectriques sur les fleuves du centre du Honduras. Dix ans après sa mort, elle incarne toujours cette lutte : celle pour la défense des terres, des rivières face à l'extraction intensive des ressources naturelles. Un dossier de notre correspondante à Tegucigalpa, Marie Griffon.

RTL Soir
Guerre en Iran : Donald Trump a déclaré qu'il avait "peut-être forcé la main d'Israël" en Iran

RTL Soir

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 1:20


Donald Trump a déclaré mardi que l'Iran allait "attaquer en premier" et qu'il avait "peut-être forcé la main d'Israël" pour lancer l'opération militaire contre Téhéran. "Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu'ils (l'Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j'ai peut-être forcé la main d'Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts", a affirmé le président américain dans le Bureau ovale de la Maison Blanche aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sous les radars
Affaire Epstein : un “Walk of Shame” aux portes de la Maison Blanche

Sous les radars

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 3:25


durée : 00:03:25 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une installation détournant le célèbre Hollywood Walk of Fame est apparue dimanche 1er mars à proximité de la Maison Blanche. Baptisé « Walk of Shame », le dispositif affiche les noms de personnalités citées dans les dossiers Epstein, dont Bill Gates, Bill Clinton et le prince Andrew. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Tribu - La 1ere
S'affranchir du numérique américain?

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 26:20


Invité: Bruno Giussani. Nous utilisons tous les jours, et même toutes les heures, des outils américains. Téléphones portables, réseaux sociaux, logiciels de bureau, applications: une majorité de ces technologies vient des Etats-Unis. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a mis au jour notre dépendance envers les multinationales de la Tech américaine. Et sa fragilité. Quel prix payons-nous pour ce manque dʹautonomie? Devrons-nous viser davantage de souveraineté numérique? Tribu reçoit Bruno Giussani, journaliste, ancien directeur européen des conférences TED et auteur de Moins d'Amérique dans nos vies, chez Georg Éditeur, ainsi que d'un Manuel de résistance à l'emprise technologique, aux Éditions des Équateurs.

C dans l'air
Affaire Epstein : la parole est aux Clinton - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 61:01


C dans l'air du 26 février 2026 - Affaire Epstein : la parole est aux ClintonUne audition très attendue outre-Atlantique. Hillary et Bill Clinton, président des Etats-Unis de 1993 à 2001, vont être entendus aujourd'hui et demain par la commission d'enquête parlementaire américaine sur l'affaire Epstein. Le nom de l'ancien président démocrate est cité à plus de 2 000 reprises dans le dossier, même si ce dernier assure n'avoir jamais eu connaissance des agissements du pédocriminel, dont le scandale éclabousse bien au-delà des États-Unis. Les époux Clinton seront interrogés séparément et à huis clos, d'abord Hillary ce jeudi après-midi, puis son époux, vendredi. Les Clinton ont tout essayé pour se soustraire à cette audition, accusant le président républicain de la commission d'enquête de vouloir créer une diversion pour faire gagner du temps à Donald Trump, qui rechigne à faire toute la lumière sur ce scandale. Mais la publication par la Maison Blanche de nombreuses photos montrant Bill Clinton et l'homme d'affaires, ou sa compagne Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison pour trafic sexuel, soulèvent de nombreuses questions sur la crédibilité de l'ancien président. Bien au-delà de Washington, le scandale Epstein résonne en Europe, et notamment au Royaume-Uni où il a déjà fait deux victimes. Huitième membre dans l'ordre de succession de la famille royale, Andrew Mountbatten-Windsor a été déchu de ses titres royaux, depuis la révélation de sa proximité avec le pédocriminel américain. Le fils préféré d'Elizabeth II aurait partagé des documents confidentiels avec Jeffrey Epstein, lorsqu'il était envoyé spécial du gouvernement pour le commerce entre 2001 et 2011, ce qui a mené à l'ouverture d'une enquête par la police de Thames Valley. "Le roi a fait clairement savoir (…) sa profonde préoccupation par rapport aux allégations [récemment] révélées sur la conduite de M. Mountbatten-Windsor", a déclaré un porte-parole de Buckingham Palace le 9 février. Mais que savait-il vraiment ? Andrew a-t-il été protégé par la famille royale ? Les révélations en cascades concernant l'homme d'affaires américain touchent aussi Peter Mandelson, ambassadeur à Washington jusqu'en 2024. Cette ex-figure du parti travailliste a d'ailleurs été auditionnée en garde à vue mais laissée libre à l'issue de celle-ci, tandis que le scandale menace désormais d'éclabousser aussi le Premier ministre Keir Starmer. En France, c'est la famille Lang qui fait les frais de l'affaire Epstein. Dans une enquête publiée la semaine dernière dans Le Monde, Raphaëlle Bacqué et Ivanne Trippenbach racontent les liens qu'a tissés l'ancien ministre de la Culture et figure du parti socialiste avec Jeffrey Epstein. Au-delà de la correspondance et des dîners dans l'appartement familial des Lang, Caroline, leur fille aînée, avait fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore domiciliée aux îles Vierges américaines. Cette société fait désormais l'objet d'une enquête par le Parquet national financier (PNF) pour Blanchiment de fraude fiscale. Jack Lang, qui a démissionné de son poste de directeur de l'Institut du monde arabe, dit n'avoir "rien à cacher". L'audition des Clinton peut-elle faire basculer l'affaire Epstein ? Pourquoi le Premier ministre britannique est-il menacé par les révélations sur le prince Andrew et son ancien ambassadeur Peter Mandelson ? Et quelle relation la famille Lang a-t-elle entretenue avec l'homme d'affaires américain ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Valérie CANTIÉ - Journaliste à l'agence de vérification - Radio France - Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Philip TURLE - Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24

Journal d'Haïti et des Amériques
Au Venezuela, le procureur général Tarek William Saab démissionne

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 30:00


Figure de la répression sous Nicolas Maduro, Tarek William Saab a démissionné mercredi 25 février 2026. Dans les articles que la presse vénézuélienne consacre à Tarek William Saab, aucune allusion à ses tatouages. Pas grand-chose non plus sur de supposés talents d'écrivain et de poète. Mais beaucoup sur son rôle au sein de l'appareil répressif vénézuélien. « Le procureur de l'impunité et de la répression », titre Runrun. Le site d'information présente sa démission comme un coup dur pour le régime, dont Tarek William Saab était l'un des visages les plus importants. « Pendant près d'une décennie, écrit Runrun, Tarek William Saab a été la voix chargée de “rendre justice” sur les réseaux sociaux et les rares médias encore existants. Il y a annoncé des arrestations, des complots et des projets d'assassinats déjoués contre des responsables de l'État ». « Saab, poursuit Runrun, a défendu le gouvernement contre les rapports internationaux qui accusaient l'État de tortures, de disparitions forcées, d'exécutions extrajudiciaires et d'autres crimes considérés comme des crimes contre l'humanité. » Mais Runrun rappelle que Tarek William Saab n'a pas été seulement l'avocat du régime. Il a été aussi un acteur majeur de la répression, en refusant d'enquêter sur les accusations de torture et en utilisant l'appareil judiciaire pour persécuter les opposants. « Saab se retire du ministère public en l'ayant transformé en instrument de persécution politique », ajoute TalCual, qui souligne que sous son mandat, le Venezuela est devenu le premier pays de la région à faire l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale.   Les derniers jours de Maduro au pouvoir Toujours au sujet du Venezuela, le New York Times revient sur les derniers jours de Nicolas Maduro au pouvoir, dans un long récit pour lequel le quotidien new yorkais s'est appuyé sur des entretiens avec une douzaine de hauts fonctionnaires, amis et alliés du président déchu. Des témoignages confirmés par d'autres, de proches de Donald Trump et de Delcy Rodriguez, l'actuelle président par intérim vénézuélienne. Il est notamment question d'un échange téléphonique entre Nicolas Maduro et le locataire de la Maison Blanche. C'était le 21 novembre 2025. Une conversation de 5 à 10 minutes, apparemment cordiale, qui a précipité la chute du dirigeant vénézuélien sans que celui-ci s'en doute. « À la fin de l'année 2025, raconte ainsi le New York Times, le président Nicolas Maduro semblait étonnamment détendu ». Alors qu'une armada états-unienne se trouvait au large des côtes de son pays, et que le plan pour sa capture était déjà élaboré, Nicolas Maduro réveillonnait avec ses proches en écoutant des chants de Noël. Washington l'avait menacé d'intervenir militairement s'il ne démissionnait pas. Il se savait espionné. Mais il était persuadé que l'administration Trump n'oserait pas attaquer Caracas et qu'il avait encore le temps de négocier un accord pour rester au pouvoir, ou quitter ses fonctions lorsqu'il le déciderait. « Sa mauvaise interprétation des intentions de l'administration Trump, écrit le New York Times, a eu de profondes conséquences : elle a donné lieu à la première attaque étrangère sur le sol vénézuélien depuis plus d'un siècle, a conduit Nicolas Maduro et sa femme dans une prison de Brooklyn et a changé le cours de l'histoire de son pays. »   Record de départs des États-Unis Les États-Unis recensent un nombre record de départs. Il ne s'agit pas ici de départs forcés, ceux provoqués par la campagne d'expulsion massive de l'administration. Non, ce dont il est question dans le Wall Street Journal, ce sont ceux de citoyens états-uniens qui partent s'installer à l'étranger pour étudier, télétravailler ou passer leur retraite. Des citoyens effrayés par la politique de l'administration Trump ou attirés par une vie plus abordable, qu'on trouve désormais à Lisbonne, à Dublin, au Mexique et même en Albanie... En 2025, les États-Unis ont ainsi été confrontés à une situation inédite : pour la première fois depuis la Grande Dépression, il y a eu plus de départs que d'arrivées. Pour le Wall Street Journal, un constat s'impose : pour certains citoyens des États-Unis, le nouveau rêve américain est de ne plus y vivre. En Haïti, Le Nouvelliste s'est entretenu avec le Premier ministre. Un entretien dans lequel Alix Didier Fils-Aimé explique que son mandat n'est pas sans limite. Le chef du gouvernement haïtien a, par ailleurs, participé cette semaine à la 50è réunion des chefs de gouvernement de la Caricom. C'est sa première sortie internationale depuis qu'il est devenu le seul responsable à la tête de l'État. Entretien avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Au Chili, le véganisme, cette alimentation qui exclut les produits d'origine animale, gagne peu à peu du terrain. La capitale Santiago se classe d'ailleurs comme la seconde ville d'Amérique latine où l'on trouve le plus de restaurants, d'épiceries et de produits véganes, juste derrière São Paulo, mais devant Buenos Aires et la ville de México. Et même si pendant un temps ça a peut-être été un effet d'une mode, le véganisme convainc de plus en plus de Chiliens, surtout les jeunes. Reportage à Santiago de notre correspondante Naïla Derroisné.

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Dans son discours sur l'état de l'Union, Donald Trump a prétendu que l'économie des États-Unis était désormais « plus rugissante que jamais ». La réalité ne confirme pas, mais l'écart justifie la fuite en avant autoritaire du maître de la Maison-Blanche. Un article de Romaric Godin publié mercredi 25 février et lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump fait le show, l'Amérique doute - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 62:40


C dans l'air du 25 février 2026 - Trump fait le show, l'Amérique douteUn exercice d'autosatisfaction historiquement long : 1h47. Pour son traditionnel discours sur l'état de l'Union, Donald Trump y est allé avec la vision caricaturale qu'on lui connaît, se targuant d'avoir accompli en un an « une transformation sans précédent » de son pays, essaimant au passages de féroces critiques envers le camp démocrate. « Notre pays est de retour (…) L'inflation chute, les revenus augmentent vite, l'économie est florissante comme elle ne l'a jamais été », s'est-il vanté. Et peu importe si la Cour suprême a censuré quelques jours plus tôt une grande partie de ses droits de douane, faisant planer le risque d'un remboursement d'environ 133 milliards de dollars aux importateurs surtaxés. Ses juges seraient des « idiots », des « caniches » au service de la gauche « radicale ». Mais une majorité des Américains en croient plus en ces fanfaronnades : près de 60 % d'entre eux désapprouvent la façon dont le locataire de la Maison Blanche mène la politique économique du pays. La croissance de 2,2 % en 2025 est jugée satisfaisante, mais elle reste en deçà des 2,8 % en 2024, et bien loin des promesses de Donald Trump. Quant à l'inflation, qui pèse sur les ménages, elle reste élevée, à 2,4 %. Donald Trump s'est longuement félicité de sa politique anti-migratoire assurant que la frontière n'avait « jamais été aussi sûre », malgré la mort de deux Américains lors d'opérations de l'ICE en début d'année. Lorsqu'il a fait applaudir sa politique de lutte contre l'immigration illégale, accusant les élus démocrates comme pour le reste d'un bilan désastreux, ceux qui étaient assis face à lui ne se sont pas levés. Signe de la tension politique qui parcouraient la salle, l'élu afro américain Al Green, a même brandi une pancarte indiquant « Les Noirs ne sont pas des singes », en référence à une vidéo postée par le président américain sur Truth Social montrant les visages de Barack et Michelle Obama sur des corps de primates, avant de se faire expulser de l'assemblée. L'autre dossier sur lequel Donald Tump était attendu n'était autre que la menace iranienne, huit mois après les bombardements américains sur les centrales nucléaires du régime islamique. Le locataire de la Maison Blanche a accusé Téhéran d'avoir « développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et [les] bases [militaires américaines] » et de chercher « à construire des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis ». Ces dernières semaines, le président américain a d'ailleurs massé ses troupes dans le Golfe persique, laissant craindre une nouvelle attaque. « Nous sommes en négociations avec eux. Ils veulent conclure un accord, mais nous n'avons pas encore entendu ces mots-clés : “Nous n'aurons jamais l'arme nucléaire” », a conclu le président américain. La situation économique des Etats-Unis s'est-elle vraiment améliorée sous Donald Trump, comme il le prétend ? Jusqu'où ira le président américain dans sa politique migratoire ? Et quelles sont les intentions de Donald Trump avec l'Iran ?Experts :- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur - Les Jours - Amy GREENE - Enseignante-chercheur à Sciences Po Paris, spécialiste de la vie politique américaine et de la politique étrangère - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN - Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, auteur de « La guerre des mondes »

Un jour dans le monde
Trump et l'économie : le discours à l'épreuve des chiffres

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 12:14


durée : 00:12:14 - L'invité d'un jour dans le monde - Dans son discours sur l'état de l'Union prononcé hier soir au Congrès, Donald Trump a vanté l'efficacité de sa politique économique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais derrière les superlatifs, quel est le bilan réel ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Boost! de l'Estrie
On a trouvé où se trouve LA meilleure frite en Estrie !!!

Le Boost! de l'Estrie

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 44:59


Aujourd’hui dans Le BOOST ! : Fanny Lachance-Paquette : Pourquoi l’équipe féminine de hockey a REFUSÉ l’invitation de Donald Trump à la Maison Blanche ? 106 % : Les moments historiques dans le monde du hockey ! Est-ce que les jeunes ont l’air vieux ? Bonne écoute :)

Invité du jour
"Un âge d'or américain", vraiment ? Parlons-en avec R. Sciora, G. Rybinski et J. André

Invité du jour

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 45:57


Retour sur le discours de l'état de l'Union prononcé par Donald Trump non pas parce qu'il a surpris sur le fond mais pour ce qu'il dit du trumpisme quatorze mois après le retour du républicain à la Maison Blanche. Un discours qui se rêve autoréalisateur tout en multipliant les contre-vérités. Qui convainc-t-il encore ? Les électeurs de Donald Trump qui connaissent la réalité de leur quotidien achètent-ils les grandes formules répétées à l'envie sur la grandeur retrouvée de l'Amérique ?

C dans l'air
Trump et la Cour Suprême : stupeur et tremblements - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 62:36


C dans l'air du 23 février 2026 : Trump et la Cour Suprême : stupeur et tremblementsDonald Trump désavoué. La Cour suprême des Etats-Unis a retoqué vendredi dernier une grande partie des droits de douane instaurés par le président américain, jugeant que l'« urgence économique » invoquée pour se passer de l'aval préalable du Congrès n'était pas avérée. L'agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) va donc suspendre à compter de ce mardi la perception de ces droits de douane. A la suite du revers infligé par la Cour suprême, Donald Trump a déjà riposté en décrétant une nouvelle taxe douanière mondiale de 15% censée entrer en vigueur ce mardi pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles. Le Parlement européen, de son côté, a aussitôt pris la décision de suspendre la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, dans l'attente d'« éclaircissements » de Washington. Dans ce climat de tension politique aux Etats-Unis, le Président des Etats-Unis est également pris pour cible. Un jeune homme muni d'un fusil et d'un bidon d'essence s'est introduit tôt dimanche à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Donald Trump était absent au moment des faits. Donald Trump avait déjà été l'objet de deux tentatives d'assassinat lors de la dernière campagne présidentielle. En juillet 2024, il avait été visé par un tir et touché à l'oreille lors d'un meeting en Pennsylvanie, l''image avait fait le tour du monde. Deux mois plus tard, le républicain subissait une autre tentative d'assassinat sur un parcours de golf en Floride. Le Président américain devrait tout de même se réjouir d'une élimination très attendue. Le Mexique est actuellement secoué par une vague de violences après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef de l'un des plus gros cartels de la drogue lors d'une opération militaire réalisée avec le soutien des Etats-Unis. La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le gouvernement américain avait fourni un soutien en matière de renseignement pour l'opération. Le trafiquant avait été inculpé à plusieurs reprises aux États-Unis pour trafic de drogue, notamment pour des accusations liées à la fabrication et à l'exportation de méthamphétamine, de cocaïne et de fentanyl vers le territoire américain. Quelles seront les répercussions économiques après l'annonce de nouvelles surtaxes par Donald Trump ? L'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis est-il fragilisé ? La mort du trafiquant « El Mencho » marque-t-elle un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue aux Etats-Unis ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Kethevane GORJESTANI - Journaliste Franco-américaine France 24 - Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L'Usine Nouvelle

La question info
Que sait-on de l'homme armé qui s'est introduit dans la résidence de Donald Trump en Floride?

La question info

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 3:07


Un homme armé a été abattu par les forces de l'ordre après s'être introduit dans la résidence de Donald Trump en Floride. Le président américain n'était pas sur les lieux mais à la Maison Blanche, à Washington. Que sait-on de cet homme armé qui s'est introduit en Floride, à Mar-a-Lago? On pose la question à Thierry Arnaud, éditorialiste de politique internationale à BFMTV.

Répliques
Qui murmure à l'oreille de Trump ?

Répliques

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 52:05


durée : 00:52:05 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - Autour de Donald Trump gravite une nébuleuse d'intellectuels et d'entrepreneurs qui entendent dépasser la démocratie libérale. Qui sont les néoréactionnaires ? Quelle est leur influence réelle à la Maison Blanche ? - réalisation : Alexandra Malka - invités : Laure Mandeville Journaliste au Figaro; Arnaud Miranda docteur en théorie politique et chercheur associé au CEVIPOF

C dans l'air
Ces penseurs qui inspirent Trump en secret.

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 11:35


C dans l'air l'invité du 20 février 2026 avec Arnaud Miranda, docteur en théorie politique associé au CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences, est notre invité ce soir.Il vient de publier "Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire", aux éditions Gallimard dans la nouvelle collection Bibliothèque de Géopolitique dirigée par le Grand Continent.Peter Thiel, Curtis Yarvin, Nick Land... Ces trois penseurs sont peu connus du grand public et pourtant ils appartiennent à un mouvement intellectuel particulièrement influent auprès de Donald Trump depuis son retour au pouvoir : la "néoréaction". Ces idéologues de droite radicale inspirent au Président des Etats-Unis ses projets les plus sombres comme ce fut le cas de Yarvin avec sa "Riviera du Moyen-Orient". Ce dernier a également théorisé la nécessité d'un coup d'Etat monarchique pour mettre fin à la démocratie.Peter Thiel a quant à lui été l'un des premiers entrepreneurs de la Silicon Valley à soutenir Trump et est désormais très proche de J.D. Vance, vice-président des États-Unis et potentiel successeur de Donald Trump à la Maison Blanche.

Revue de presse internationale
À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 3:51


Son image, photo ou vidéo, est en Une de la plupart des grands journaux internationaux : Donald Trump mécontent, gesticulant, derrière un pupitre, « confronté aux limites de son pouvoir », titre Le Monde. « Le président américain voit un pan majeur de son action rejeté par la plus haute instance des États-Unis, remarque le quotidien français, au moment même où il fait face à une contestation grandissante sur son traitement de l'affaire Epstein et sur sa politique migratoire ». Les juges de la Cour suprême se sont donc prononcés vendredi contre les droits de douane de Donald Trump. Le Washington Post analyse cette décision : « La Cour ne se prononce pas sur le bien-fondé des droits de douane.  Elle reconnaît toutefois qu'il s'agit d'une taxe importante et que la perception des recettes fiscales relève du pouvoir du Congrès ». Sur la forme, le New York Times remarque que « le président Trump a affiché un mépris manifeste pour la Cour suprême, qualifiant les juges qui ont voté contre ses droits de douane, de "fous et de toutous" ». Il est vrai que le président américain n'a pas l'habitude qu'on lui résiste et qu'il vient de subir ce que Le Monde qualifie de « grande gifle ».  Taxe de 10% Ceci étant, Donald Trump a aussitôt répliqué en annonçant un nouveau droit de douane de 10%. « Trump impose une taxe douanière mondiale de 10% » titre le journal espagnol El Païs, alors qu'à Tokyo, le Japan Times précise que « le président s'est engagé à utiliser différents outils pour contourner la décision de la Cour suprême, et préserver les taxes à l'importation qu'il considère comme essentielles à sa politique économique et étrangère. » Quels sont ces « outils » que Donald Trump a l'intention d'utiliser ? Le New York Times nous dit qu'il s'agit « d'une loi commerciale de 1974, connue sous le nom d'article 122, qu'aucun président n'a jamais invoquée. » Le Figaro précise que « cette loi permet, sur une période de 150 jours, d'imposer jusqu'à 15% de surtaxes douanières à tout pays avec lequel les États-Unis affichent un déficit "important et sérieux". » Pour Le Figaro, ce n'est toutefois pas la fin de l'histoire « comme le démontrent les alternatives invoquées par le président Trump, estime le journal, la décision de la Cour suprême ne met pas un terme à l'incertitude qui pénalise le commerce mondial ». Interrogations et perspectives L'incertitude étant plus que jamais à l'ordre du jour, tout le monde sort sa calculette pour tenter d'y voir plus clair. À Buenos Aires, La Nacion est plutôt optimiste et estime que « grâce à l'accord signé avec les États-Unis, l'Argentine sera exemptée du nouveau droit de douane mondial de 10% décrété hier par Donald ». Le Times, de son côté, juge que Donald Trump aura moins de latitude avec la loi de 1974 qu'il compte invoquer : le quotidien britannique, souligne que ni « le taux de 145 % qu'il appliquait jusqu'alors aux produits chinois », « ni celui de 25 % aux produits canadiens », « n'est applicable avec la loi de 1974 sur le commerce ». Le Guardian cherche à évaluer les conséquences de la taxe de 10% annoncée par Trump, expliquant que « le gouvernement britannique s'attend à ce que sa position commerciale privilégiée soit maintenue », l'Union européenne déclarant, de son côté, « qu'elle analyse la décision de Donald Trump, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les droits de douane imposés par les États-Unis sur les exportations européennes ».  À Hong Kong, le South China Morning Post juge, lui, que la décision de la Cour suprême « prive la Maison-Blanche d'un outil puissant de pression sur Pékin, ce qui risque d'affaiblir la position de négociation de Washington ».  Autant dire que les commentaires vont bon train et ce n'est sans doute pas fini… 

La Loupe
L'actu à La Loupe : La dérive autoritaire de Donald Trump

La Loupe

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 7:18


[Rediffusion] L'actualité de la semaine qui a retenu l'attention de La Loupe, c'est le déploiement de la garde nationale américaine à Los Angeles, face aux manifestations contre les expulsions de sans-papiers. Et cela, sans l'avis du gouverneur de l'Etat de Californie. Donald Trump est même prêt à déclarer l'état d'urgence nationale. Ce recours à un pouvoir exceptionnel est devenu une habitude depuis le retour du républicain à la Maison-Blanche, comme nous l'explique Hélène Vissière, correspondante de L'Express aux Etats-Unis.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Solène AlifatEcriture : Charlotte BarisMontage et réalisation : Sebastien SalisCrédits : CBS News Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Bolivie, le gouvernement se mobilise contre la pédocriminalité

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 30:00


En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard.   Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques.   Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques.   La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale.   Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.

Le Nouvel Esprit Public
Après le vote du budget, l'immobilisme jusqu'en 2027 ? / Quel sera le Japon de Sanae Takaichi ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 65:16


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Religions du monde
«Le nouveau pouvoir évangélique» : un protestantisme militant à la conquête du monde ?

Religions du monde

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 48:30


Qui sont les évangéliques, qu'on estime aujourd'hui à environ 700 millions dans le monde (sur environ 2,6 milliards de chrétiens), et dont le nombre a connu un essor fulgurant à partir des années 1950 ? Comment les différents courants évangéliques nés à partir du XVIè siècle se sont-ils propagés à travers le monde pour devenir visibles et influents ? Pourquoi attirent-ils de nouveaux fidèles ? Comment leurs idées morales influencent la politique ? Faut-il craindre ce protestantisme de conversion, ceux qu'on appelle les « born-again » (nés de nouveau), qui s'attachent à une lecture littérale de la Bible ? Peut-on parler de « nouveau pouvoir évangélique » ? Autant de questions auxquelles l'historien et spécialiste du protestantisme Sébastien Fath tente de répondre dans son ouvrage très complet de 500 pages intitulé « Le nouveau pouvoir évangélique », paru aux éditions Grasset en janvier 2026.   Invité en studio : Sébastien Fath, historien, spécialiste du protestantisme, en particulier des évangéliques, membre du Groupe Sociétés Religions Laïcités (Laboratoire de recherches du CNRS et de l'École Pratique des Hautes Études), auteur de nombreux articles et ouvrages dont « Dieu bénisse l'Amérique – la religion de la Maison Blanche » (2004, Éd. Seuil) ; « Du ghetto au réseau – Le protestantisme évangélique en France (1800 – 2005) » (2018, Éd. Labor et Fides) ; « Gospel & francophonie – une alliance sans frontières » (2016, Éd. Empreinte) ;  « Le nouveau pouvoir évangélique » (2026, éditions Grasset). Entretien : Jean-Raymond Stauffacher, secrétaire général de la Fédération protestante de France.

Géopolitique, le débat
Qui contrôle qui ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 48:29


Depuis un an qu'il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs. Particulièrement maltraitée, l'Europe n'en finit pas de subir les foucades du président des États-Unis qui lui fait comprendre qu'une ère nouvelle s'est ouverte, celle d'une reconfiguration idéologique transatlantique. Ainsi, se pose le problème fondamental pour les Européens d'assurer leur propre sécurité, ce qui est un vieux débat mais n'en constitue pas moins un schisme transatlantique. Les rapports de force mondiaux se modifient en profondeur. La rivalité de puissance est bien là entre les États-Unis et la Chine. Au-delà, l'élément de transformation géopolitique majeur est le numérique et cette fuite en avant technologique qu'impose au monde la Silicon Valley. Invité : Thomas Gomart, historien, directeur de l'Institut Français des Relations Internationales. « Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux », éditions Tallandier.

C dans l'air
Otan: le big bang a commencé! - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 62:43


C dans l'air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!À partir de ce vendredi, et jusqu'à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L'alliance transatlantique vient de lancer sa mission d'« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l'île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l'une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique.« Si quelqu'un pense ici que l'Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l'Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d'une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X. La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s'entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion. Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d'une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l'OTAN- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l'université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense

Journal d'Haïti et des Amériques
En Haïti, les enfants face à une violence omniprésente

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 30:00


En Haïti, l'Unicef estime que les enrôlements d'enfants par les gangs ont triplé en un an et qu'aujourd'hui, les moins de 18 ans représenteraient jusqu'à la moitié de leurs membres. Plus de 80% de Port-au-Prince sont aux mains des gangs. Mais qui compose ces groupes criminels ? Comment sont-ils recrutés ? Et peuvent-ils en sortir ? D'après les chiffres de l'Unicef, 30 à 50 % d'entre eux ont moins de 18 ans. Ils sont donc des milliers à avoir été recrutés de force. Et seule une poignée d'entre eux parvient parfois à en sortir. Dans la capitale, un « centre de transit » pour enfants et adolescents les accompagne pour les aider à se réinsérer dans la société haïtienne. Un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. Au-delà de ces enfants qui échappent aux gangs, les autres ne sont pas non plus épargnés par les violences. Au contraire. Beaucoup sont traumatisés, non seulement par les groupes criminels mais aussi par la police. C'est ce qu'explique Patrick Joseph, qui œuvre en tant que travailleur social dans plusieurs quartiers sous contrôle des gangs. Il a déménagé avec sa famille à quatre reprises ces dernières années. « Ce qui est difficile, c'est de se réveiller le matin sans savoir à quoi s'attendre ni ce que l'enfant va voir sur le chemin. Un jour, mon fils a vu trois, quatre cadavres sur la route de l'école. Quand je suis allé le chercher, il m'a demandé si l'on avait retiré les corps qu'il avait vus par terre », raconte Patrick Joseph au micro de RFI. La question de la police haïtienne est justement abordée par Le Nouvelliste, qui appelle à se pencher sur son fonctionnement. Il faut sauver son âme pour sauver la République, estime le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Le Nouvelliste nous parle aussi de la volonté de la mairie de Delmas de détruire les constructions illégales qui empiètent sur les trottoirs. Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump La presse du continent nous conduit aussi aux États-Unis, où Donald Trump vient d'enregistrer une nouvelle défaite sur le terrain judiciaire. Un grand jury de Washington a refusé mardi (10 février 2026) d'inculper six élus démocrates, deux sénateurs et quatre membres de la Chambre qui, en novembre 2025, avaient appelé l'armée à désobéir « aux ordres illégaux ». Cela avait déclenché la fureur de Donald Trump qui les avait accusés sur son réseau Truth Social de trahison, et réclamé la peine de mort. Et aux États-Unis, aujourd'hui, quand le président ordonne, le ministère de la Justice exécute. « De nos jours, écrit le Washington Post, personne au ministère de la Justice n'a la réputation ou le courage de dissuader efficacement le président de donner des ordres contre-productifs ou illégaux. C'est pourquoi les procureurs ont tenté de faire ce que Trump leur demandait. » Le FBI a commencé à enquêter. Le bureau du procureur de Washington a tenté de faire inculper les six élus. Il a affirmé qu'ils avaient enfreint une loi interdisant toute atteinte à la loyauté, au moral ou à la discipline des forces armées. Sauf qu'une telle loi, estime le Washington Post, « violerait évidemment le Premier Amendement », celui sur la liberté d'expression, « si elle criminalisait les discours politiques exhortant les membres de l'armée à respecter la loi ». « La provocation politique n'est pas un crime, rappelle le quotidien. Les membres du Congrès doivent pouvoir critiquer l'utilisation de l'armée par le pouvoir exécutif. ». Échec donc. Ce n'est pas la première fois qu'un grand jury rejette une telle demande d'inculpation. C'est même de plus en plus fréquent depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. C'est ce que relève le New York Times. Pourtant, rappelle le quotidien, ces jurys composés de citoyens ordinaires étaient jusque-là plutôt connus pour suivre les demandes des procureurs. Ou, comme l'écrit ironiquement The Nation, pour leur capacité à « inculper un sandwich au jambon ». Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, titre l'hebdomadaire, « les grands jurys sauvent la démocratie ». Car avant l'épisode de mardi, d'autres grands jurys locaux ont refusé d'inculper la procureure générale de New York ou des citoyens surveillant les opérations de l'ICE à Chicago. Au Venezuela, le pari d'Harry Sargeant et l'espoir d'une jeune femme En visite au Venezuela, le ministre états-unien de l'Énergie Chris Wright a promis une « hausse spectaculaire » de la production de pétrole. Cela ferait bien les affaires du magnat de l'Énergie Harry Sargeant, qui lorgne depuis des années sur les réserves du pays et qui est donc en passe de remporter son pari. Le Wall Street Journal consacre un long portrait à ce milliardaire de 68 ans qui, avant le raid du 3 janvier conduisant à l'enlèvement de Nicolas Maduro, était le seul à faire régulièrement la navette entre la résidence floridienne de Donald Trump et le palais présidentiel vénézuélien. Au point que le président déchu le surnommait affectueusement « abuelo » - « grand-père ». Au point aussi que l'activiste vénézuélien Thor Halvorssen le qualifie de « super-méchant » qui donne la priorité à son profit personnel. Toujours au Venezuela, le Parlement doit adopter ce jeudi (12 février 2026) une loi d'amnistie historique. Cela redonne de l'espoir à Angel Gomez. Elle se souvient de ce matin du 15 avril 2022, où elle avait regardé sa mère se préparer pour aller au travail. Ses bottes bien lustrées, cet insigne de la police municipale de Zamora cousu sur la manche de son uniforme. Elle pensait assister à ce moment où sa mère se transforme en super-héroïne pour affronter sa journée. C'était en fait le début d'un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Et que nous raconte TalCual. La mère d'Angel Gomez a été inculpée notamment d'abus de pouvoir et de corruption. Treize chefs d'accusation au total, en lien avec une sombre affaire d'expropriation ordonnée par le maire de Zamora et de lutte politique. Quatre ans, donc, pendant lesquels Angel Gomez s'est tue par peur des représailles. Jusqu'au 8 janvier 2026, lorsque le président de l'Assemblée nationale a promis la libération des prisonniers politiques. Alors Angel Gomez a pris son téléphone pour raconter son histoire sur les réseaux sociaux. C'était à son tour de sauver sa super-héroïne. Aujourd'hui, à l'heure où l'Assemblée s'apprête à voter, elle se prend donc à rêver.

Revue de presse française
À la Une: l'ancien ministre Jack Lang démissionne sous la pression

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 5:33


Hier, en fin de journée, raconte Le Parisien dimanche, « Jack Lang a fini par démissionner » de la présidence de l'Institut du monde arabe, prestigieuse institution qu'il dirigeait depuis 2013. « L'issue était inéluctable », dit un proche du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait convoqué Jack Lang, ce dimanche. L'ancien ministre a donc pris les devants. « Cité à 673 reprises dans les dossiers Epstein, rappelle La Tribune Dimanche, Jack Lang est sommé de s'expliquer. (…) À 86 ans, l'icône des années Mitterrand plaide la naïveté. Mais peut-on plaider l'innocence quand on qualifie Epstein "d'homme charmant", "passionné par l'art et culture" ? », interroge le journal, qui analyse ainsi la situation sur le plan international : « À mesure que se dévoilent peu à peu les millions de mails issus de la correspondance du pédocriminel américain, le scandale change de nature : d'une affaire judiciaire, il devient un révélateur politique mondial. » « Depuis une semaine, la planète tremble. » À lire aussiFrance : englué dans l'affaire Epstein, Jack Lang «propose» sa démission de l'Institut du monde arabe La CIA et la Maison Blanche L'Express a enquêté sur la CIA, sous « le règne » de Donald Trump... « Les espions de Trump inquiètent l'Europe », nous dit l'hebdomadaire, qui pose la question : « Alliés ou ennemis ? Habitués à évoluer sous perfusion de la puissante agence de renseignement américaine, les agents secrets du Vieux Continent tentent de sortir du piège tendu par le locataire de la Maison Blanche. » L'Express explique « avoir interrogé une quarantaine de dirigeants ou cadres des services secrets de nombreux pays d'Europe et des États-Unis : un même constat émerge, nourri d'une année de glissement, du discours hostile du vice-président américain J. D. Vance le 14 février 2025 à Munich, aux menaces de moins en moins voilées de Donald Trump d'envahir le territoire danois du Groenland : les Européens doivent apprendre à se passer du concours de la CIA. Et envisager désormais l'allié de toujours comme un rival, voire un ennemi potentiel ». « À la CIA, explique l'ex-officier Mark Bent, « on travaille non pas pour l'administration ni pour le gouvernement, mais pour la Maison Blanche. » Un « ancien haut responsable de l'espionnage français », interrogé sur l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, lors d'une opération éclair, le mois dernier, renchérit : « D'ordinaire, les services de renseignement sont là pour informer et influencer les décisions politiques sur le long terme. Donald Trump les utilise en businessman : il fait des coups. » « Une opposition inédite » M consacre un long article aux familles des ex-otages israéliens. Le supplément du Monde évoque « l'amère victoire des familles d'otages face au pouvoir ». « Pendant huit cent quarante-trois jours, ces familles se sont employées à convaincre le gouvernement de Netanyahu de préférer la voie de la négociation avec le Hamas, plutôt que celle des bombardements meurtriers à Gaza, mettant en péril la vie des captifs. Jusqu'à incarner une opposition inédite en Israël  », explique M.  « En septembre 2025 », rappelle le supplément du Monde, « le Forum des familles d'otages tente le tout pour le tout. Lors des rassemblements hebdomadaires, il multiplie les adresses directes à Donald Trump, le seul à même de faire plier Netanyahu ». En octobre, « les 20 otages encore en vie sont libérés et 27 des 28 dernières dépouilles rendues ». M a interrogé Ksenia Veltlova, chercheuse pour le groupe de réflexion britannique Chatham House : elle parle « de la plus grande campagne jamais menée par la société civile en Israël, qui a sans doute permis de mobiliser une grande partie de la population ». Humour latino Courrier International nous fait découvrir Marcello Hernandez, « un comédien de 28 ans, d'origine cubaine et dominicaine ». « C'est le fils d'immigrés latinos qui fait rire les Américains », explique Courrier international (…) « C'est le jeune prodige de l'humour le plus en vue en ce moment aux États-Unis, fils d'une mère cubaine et d'un père dominicain, il est la nouvelle coqueluche de l'émission culte Saturday Night Live, (…) il présente un personnage particulièrement intéressant, à l'heure où les diasporas latino-américaines sont ciblées par les violentes politiques de l'administration Trump. » « Marcello Hernandez réhumanise les immigrés latino-américains, poursuit Courrier international, en racontant des anecdotes de son enfance avec un personnage de "fils à maman", lui qui a grandi avec une mère célibataire à Miami, où habite une forte diaspora cubaine et latino-américaine. » Une journaliste portoricaine du site The Latino Newsletter fait part de son enthousiasme, dans le contexte actuel. « Je me suis reconnue dans son humour et surtout dans ce qu'il dit sur la condition de Latino sous Trump, à l'ère Maga (Make America Great Again), explique-t-elle, alors que nous sommes assiégés en permanence par la xénophobie et le racisme. Le pire, le plus violent, étant de ne pas comprendre ce qui nous vaut tant de haine ».

C dans l'air
Trump et son armada dans le piège des mollahs - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 4:16


C dans l'air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahsAvec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l'aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l'Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s'être mis d'accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?Nos experts : - Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l'Iran- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France Télévisions

C dans l'air
Trump et son armada dans le piège des mollahs - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 61:58


C dans l'air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahsAvec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l'aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l'Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s'être mis d'accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?Nos experts : - Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l'Iran- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France Télévisions

Aujourd'hui l'économie
Comment les États-Unis utilisent le pétrole pour imposer leur puissance mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 3:19


Plus d'un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les accords commerciaux se multiplient. Le dernier en date, signé avec l'Inde, prévoit notamment une hausse des achats de pétrole américain. Un exemple de plus d'une stratégie assumée: utiliser l'or noir comme levier de puissance économique, politique et géopolitique. Pendant des décennies, les États-Unis ont été fortement dépendants du pétrole étranger. Il a fallu attendre les années 2010 pour que la situation bascule avec la révolution du pétrole de schiste. Depuis une dizaine d'années, le pays est devenu le premier producteur mondial de pétrole. Avec plus de 20 millions de barils produits par jour, les États-Unis produisent presque deux fois plus que l'Arabie saoudite ou la Russie. Résultat : Washington ne subit plus le marché pétrolier. Bien au contraire, il est désormais en mesure de l'influencer. Une bascule centrale pour comprendre les choix économiques et diplomatiques actuels de l'administration Trump. Le pétrole, un enjeu politique et industriel majeur Cette stratégie énergétique répond aussi à une logique de politique intérieure. Aux États-Unis, le prix de l'énergie est l'un des premiers déterminants du vote. Politiquement, le sujet est donc crucial. L'objectif de l'administration Trump est clairement affiché: produire beaucoup de pétrole et maintenir un baril entre 50 et 60 dollars, afin de garantir un carburant bon marché aux ménages américains. Le raisonnement est simple et mécanique, plus l'offre est abondante, plus les prix baissent. Et qui dit pétrole dit industrie. Pour Donald Trump, l'or noir est le sang de l'industrie américaine, indispensable à la réindustrialisation du pays et à sa compétitivité. À lire aussiComment les géants du pétrole arrivent à tirer leur épingle du jeu, malgré la baisse des prix du brut? Géopolitique de l'or noir: Venezuela, empire pétrolier et rivalité avec la Chine C'est aussi à travers cette grille de lecture qu'il faut analyser l'ambition américaine de reprendre la main sur le pétrole vénézuélien. Un enjeu d'autant plus sensible qu'il intervient dans un contexte de fortes tensions politiques à Caracas. Le Venezuela était devenu un fournisseur stratégique de la Chine, avec du pétrole vendu à prix cassés. En tentant de réaffirmer son influence, Washington envoie un message clair: l'Amérique latine reste un espace stratégique clé pour les États-Unis. Plus largement, les États-Unis sont en train de bâtir ce que certains décrivent comme un empire pétrolier occidental. Si l'on additionne la production des États-Unis, du Canada et de l'Amérique latine, cela représente près de 40% de la production mondiale de pétrole. Conséquence directe, Washington dépend moins de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), et l'Arabie saoudite n'est plus l'arbitre incontournable des prix qu'elle a longtemps été. Reste un paradoxe majeur. Tandis que les États-Unis parient sur le pétrole, la Chine accélère sur l'électrique, les énergies renouvelables et le contrôle des minerais critiques. Deux visions du monde s'opposent. Pour Donald Trump, l'énergie doit rester abondante et bon marché. Pour les grandes compagnies pétrolières, l'enjeu est au contraire un baril élevé afin de continuer à investir. Mais pour le président américain, une certitude demeure: ceux qui contrôlent l'énergie contrôlent le monde. Un pari assumé sur l'or noir, alors même que le reste de la planète amorce une transition vers d'autres modèles énergétiques.

Journal d'Haïti et des Amériques
Au Venezuela, une transformation plus qu'une transition

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 30:00


Les images ont sidéré une partie du monde : Nicolas Maduro menotté, lunettes noires sur le nez, enlevé à l'issue d'une opération militaire américaine en pleine nuit, à Caracas. Un mois plus tard, jour pour jour, c'est désormais Delcy Rodriguez qui est au pouvoir au Venezuela, nommée présidente par intérim et soutenue par Washington. Pour parler de ce qui a changé depuis pour les Vénézuéliens, RFI reçoit Yoletty Bracho, enseignante-chercheuse en Sciences politiques à l'Université d'Avignon. « Au Venezuela, les gens éprouvent des sentiments contradictoires entre espoir face à certaines décisions comme la libération de prisonniers, et inquiétudes et incertitudes au sujet de l'avenir économique et politique du pays », explique-t-elle. « Toute la question est de savoir si l'intérêt des Vénézuéliens va être pris en compte », interroge Yoletti Bracho. Une partie de la réponse se trouve dans l'évolution future de la relation avec les États-Unis. Pour l'instant, ils continuent de brandir la menace militaire pour obtenir ce qu'ils veulent des autorités vénézuéliennes. « Le gouvernement agit sous la menace étasunienne mais il profite aussi de cette opportunité pour se maintenir au pouvoir. D'autres acteurs, des membres des oppositions notamment, sont mis de côté. De ce point de vue-là, on ne peut pas encore parler d'une transition, mais plutôt d'une transformation en cours », décrypte la chercheuse. « L'impérialisme américain prend appui sur l'autoritarisme du régime. Reste à voir si les Vénézuéliens vont réussir à pousser par le bas pour qu'on en parle de démocratie. »   L'expiration du TPS des Haïtiens bloquée Comme tous les mardis, nous faisons le point sur l'actualité haïtienne avec le directeur de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. Il revient sur le sursis accordé par une juge étasunienne aux Haïtiens au sujet du TPS. « C'est un ouf de soulagement en Haïti aussi car de nombreuses personnes vivent grâce au soutien de leurs familles installées aux Etats-Unis », explique le journaliste. Autre sujet à la Une d'Alterpresse : la situation sécuritaire. À l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, samedi 7 février 2026, les autorités ont mobilisé la police car « elles craignent des troubles sur fond de désaccord entre les partis politiques sur la future gouvernance du pays », détaille Gotson Pierre.   L'heure du dialogue entre Donald Trump et Gustavo Petro Le président colombien n'arrivera pas les mains vides à la Maison Blanche. Il va offrir à Donald Trump une corbeille en osier contenant du café et des chocolats, nous apprend El Tiempo. Café et chocolat produits par des familles de paysans qui ont renoncé à la culture de la coca. Car évidemment, le trafic de drogue sera au menu de l'entretien. Gustavo Petro veut convaincre son homologue américain qu'il en fait assez, explique le journal qui rappelle que les États-Unis ont retiré à la Colombie sa certification en matière de lutte anti-drogue et ont imposé des sanctions à Gustavo Petro. C'est d'ailleurs grâce à un visa spécial délivré par Washington que le chef d'État a pu voyager, indique El Tiempo. Un permis de séjour de 5 jours, pas plus, précise El Espectador. Les deux hommes parleront également du Venezuela. Un sujet sur lequel ils ne sont pas d'accord. Comme le souligne El Espectador, Gustavo Petro « estime que le dictateur déchu Nicolas Maduro est séquestré et qu'il doit être libéré ». Des propos qu'il a répétés la semaine dernière, ajoutant que l'ancien homme fort du Venezuela doit être jugé dans son pays. « Il ne peut pas s'empêcher de provoquer Trump, même quelques jours avant leur rencontre », s'inquiète le New York Times. Inquiétudes partagées par les conseillers de Gustavo Petro et des experts qui redoutent que la rencontre ne se déroule pas bien. Les deux hommes sont « imprévisibles (..). Ils ne suivent pas les scripts et sont aux antipodes idéologiques », acquiesce El Tiempo. En plus, insiste le New York Times, « Donald Trump a l'habitude de tendre des pièges aux dirigeants dans le Bureau ovale et Gustavo Petro est connu pour provoquer et pour s'emporter facilement. » Bref, comme le résume le quotidien étasunien lors de cette rencontre, « tout peut arriver », d'autant que Gustavo Petro a son avenir politique en tête. Il sera intéressant de « voir si Gustavo Petro se comporte en président ou en militant », décrypte Maria Jimena Duzan, journaliste colombienne. À quelques mois de la fin de son mandat, il pourrait être tenté de « cultiver son image de champion international des causes progressistes », approuve l'un de ses anciens ministres interrogé par le New York Times. « Gustavo Petro pourrait être tiraillé entre cette ambition et la nécessité de faire preuve de retenue pour se tenir, lui et la Colombie, hors du champ de vision de M. Trump », conclut le journal.   En Argentine, désormais, toute la presse parle de la démission du président de l'Institut national des statistiques. Cela faisait six ans que Marco Lavagna dirigeait l'Indec, rappelle le Buenos Aires Times. Le fils de l'ancien ministre de l'Économie a claqué la porte hier (lundi 2 février 2026) car le gouvernement a décidé une nouvelle fois de décaler l'entrée en vigueur de la nouvelle règle de calcul de l'inflation. Comme l'explique Clarin, Javier Milei et le ministre de l'Économie veulent attendre que les prix aient fini de baisser afin que l'opposition ne les accuse pas d'avoir manipulé l'indice en changeant la méthodologie. Problème, de nombreux indicateurs économiques sont si ce n'est faux, du moins sujets à caution en Argentine, explique le journal de gauche Pagina 12. Marco Lavagna voulait mettre dans l'ordre dans tout cela et doter le pays de statistiques fiables.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les délinquants routiers sont dans le viseur des autorités.

C dans l'air
Affaire Epstein, le poison lent - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 63:26


C dans l'air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lentTrois millions de pages supplémentaires du dossier, dont plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. C'est la dernière réplique du séisme Jeffrey Epstein, qui secoue les États-Unis et fragilise Donald Trump. Le nom du président des États-Unis apparaît plus de 3 000 fois dans la dernière salve de documents publiée vendredi dernier par le ministère de la Justice américaine, notamment dans une plainte pour viol sur une mineure de 13 ans.Le FBI a pris ses distances avec ces révélations, indiquant que tous les éléments du dossier Epstein doivent être rendus publics, qu'ils soient vérifiés ou non. Dans un communiqué repris par nos confrères de CNN, la Maison-Blanche a expliqué que « ce dossier peut contenir des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère […] Certains documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l'élection de 2020 ».Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a également réaffirmé dimanche sur CNN n'avoir trouvé « aucun élément susceptible d'engager des poursuites », même si les documents renferment des contenus jugés « troublants ». Les nombreuses mentions du président Donald Trump relèveraient pour l'essentiel de « signalements anonymes » ou « invérifiables », insuffisants au regard des standards judiciaires. « Le monde entier peut regarder et voir si nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré.Sur les plateaux de télévision et dans les rédactions, les journalistes tentent de démêler le vrai du faux dans la dernière salve de documents du dossier du prédateur sexuel, mort en prison en 2019. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et de l'économie.Outre le président américain Donald Trump, sont cités Melania Trump, le ministre du Commerce américain Howard Lutnick, mais aussi Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk, le prince déchu Andrew, frère du roi Charles III, Casey Wasserman, président du comité des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, la famille Lang ou encore l'ancien président Bill Clinton.Des millions de documents ont été révélés, et l'administration Trump, sous le feu des critiques, est accusée de ralentir la divulgation de documents pourtant votée par le Congrès et de caviarder de nombreuses pièces.Ro Khanna, l'élu démocrate de Californie à l'initiative de la loi obligeant le ministère de la Justice à publier l'intégralité du dossier Epstein, a déclaré dimanche sur NBC News que la dernière livraison n'était toujours « pas suffisante ». « Si nous n'obtenons pas les dossiers restants, alors Thomas Massie [élu républicain du Kentucky] et moi-même sommes prêts à entamer une procédure de destitution ou d'outrage » contre la procureure générale Pam Bondi, a-t-il menacé. Par ailleurs, a-t-il insisté, les hommes dont les noms figurent dans les dossiers devraient a minima faire l'objet d'un « examen approfondi », à défaut de poursuites.Alors, que nous apprennent les nouveaux documents publiés du dossier Epstein ? Cette affaire peut-elle faire vaciller Donald Trump à dix mois des midterms ? Pourquoi le couple Clinton est-il accusé d'« entrave » au Congrès américain ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - The Daily Telegraph - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « L'art de trumper »- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine - Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24

Aujourd'hui l'économie
Le réseau social TikTok accusé de censure aux États-Unis depuis son passage sous pavillon américain

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:59


Comme le souhaitait Donald Trump, aux États-Unis, les activités du réseau social chinois appartiennent désormais à un consortium composé de proches du président américain. Depuis, des utilisateurs se plaignent de ne plus pouvoir aborder certains sujets, illustrant la crainte d'une dérive idéologique du réseau préféré des jeunes américains. « Je n'arrive pas à mettre en ligne quoi que ce soit sur ce qui s'est passé hier à Minneapolis », s'alarme une internaute au lendemain de l'exécution d'Alex Pretti par un agent fédéral de la police de l'immigration et que le mouvement de protestation contre ICE prenait de l'ampleur dans le Minnesota. « Regardez, j'ai posté une vidéo et le compteur de vues reste à zéro, personne n'y a accès », constate un autre. Dans la foulée du rachat des activités de TikTok aux États-Unis par un consortium d'investisseurs, de nombreux internautes s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme une vague de censure. Interrogé, TikTok assure alors qu'il ne s'agit absolument pas de censure mais simplement de problèmes techniques en cascade au niveau de ses serveurs liés au transfert de propriété. Ce sont des propos loin de calmer l'inquiétude des internautes. Pour comprendre, il faut se rappeler l'obsession de Donald Trump pour TikTok. Au cours de son premier mandat, il lance une procédure pour interdire le réseau aux États-Unis « au nom de la sécurité nationale », mesure finalement appliquée par Joe Biden. L'hostilité de Donald Trump s'est mue en convoitise au moment de son retour à la Maison Blanche, convaincu que l'application lui a permis de toucher la jeunesse américaine et de remporter l'élection. Il exige alors le rachat de TikTok USA par des investisseurs américains. Cela fait même partie des conditions posées à la Chine pour parvenir à un accord commercial. Sous le contrôle de Donald Trump et de ses alliés Le sujet fera même l'objet d'entretiens bilatéraux avec Xi Jinping. Les deux chefs d'État parviennent à un accord : en vertu du deal passé entre Washington et Pékin, ByteDance la maison mère chinoise de TikTok accepte de céder le contrôle de ses activités aux États-Unis à un consortium d'investisseurs composé de proches de Donald Trump : on y trouve Oracle l'entreprise dont le patron est l'un des plus proches conseillers du président américain, mais aussi le fonds souverain d'Abou Dhabi MGX considéré comme un puissant vecteur d'influence des Émirats arabes unis aux États-Unis. La Chine à travers ByteDance ne conservant qu'une part minoritaire dans le nouvel organigramme. TikTok n'est donc pas simplement passé sous pavillon américain, l'application est passée sous le contrôle de Donald Trump et de ses alliés. Une situation qui explique la méfiance des internautes américains. D'autant que pour se défendre, le nouveau management de l'entreprise assure n'avoir pas touché à l'algorithme de TikTok depuis le rachat. Il fallait entendre pas encore, puisque l'accord passé avec ByteDance prévoit bien qu'il soit réentraîné. Les nouveaux propriétaires seront-ils tentés de donner au réseau une impulsion plus réactionnaire ? Après tout, il y a un précédent avec Twitter qui, depuis qu'il est devenu X et qu'il appartient à Elon Musk, est devenu la chambre d'écho de toutes les extrêmes droites. À lire aussiTikTok crée une co-entreprise aux États-Unis pour répondre aux exigences de Washington Des soupçons alimentés par le nouveau patron de TikTok : Adam Presser qui avant de devenir le PDG de l'entreprise en était le directeur des opérations, de la confiance et de la sécurité. Depuis sa nomination le 22 janvier une vidéo de lui a refait surface dans laquelle il explique les changements dans la politique de modération de TikTok pour faire en sorte « que le terme "sioniste" soit considéré comme un paravent à des discours de haine. Bien sûr vous pourrez toujours dire "Je suis un fier sioniste", mais si vous utilisez le terme comme une insulte, ou en des termes désobligeants, cela devient un mot à modérer ». Des propos qui datent de mai 2025 tenus devant le Congrès juif mondial à Jérusalem. TikTok était encore sous contrôle chinois, mais déjà en négociation avec Donald Trump. De quoi susciter l'inquiétude des défenseurs de la cause palestinienne sur la manière dont pourraient être modérés à l'avenir les contenus en rapport avec Israël, la Palestine et la situation à Gaza. Chronique des médiasL'application TikTok sous influence du mouvement américain MAGA?

Revue de presse française
À la Une: chape de plomb sur la répression des manifestations en Iran

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 5:08


Le régime des mollahs tente de faire peser une chape de plomb sur la population, après les massacres des 8 et 9 janvier. L'Express a toutefois demandé à un journaliste iranien (que protège l'anonymat) d'enquêter sur place. Mais les témoignages sont difficiles à recueillir car, nous dit-il, « des miliciens vêtus de noir et masqués, sillonnent les rues iraniennes, à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas (…) ils confisquent les téléphones des passants et les fouillent, à la recherche de participations aux manifestations des 8 et 9 janvier derniers ». « Ces actes », estime l'Express, « témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d'un massacre dont on peine encore à mesurer l'ampleur… ». Détail glaçant : le régime a d'abord réclamé aux familles des victimes de payer des sommes parfois exorbitantes pour récupérer les corps de leurs proches. Avant de faire marche arrière, et « de donner l'ordre d'enterrer toutes les victimes ». Réalisant que les images montrant des dizaines de corps entassés dans une morgue, étaient contre-productives. « Le gouvernement, explique l'Express, veut étouffer l'affaire au plus vite... ». « Extrême brutalité » Aux États-Unis, la ville de Minneapolis est traumatisée par Donald Trump. « Après la mort de Renee Good et d'Alex Pretti, citoyens américains abattus par des agents anti-immigration, les États-Unis sont saisis d'effroi, nous dit le Nouvel Obs qui s'interroge : « Jusqu'où cela peut-il dégénérer ? » L'hebdomadaire a interrogé l'historienne Sylvie Laurent, qui pose un préalable : « Avant la répression des simples citoyens qui s'interposent, il faut souligner l'extrême brutalité vis-à-vis des immigrés et la volonté d'en faire un spectacle de la domination. Ce racisme d'État joue le rôle de ciment toxique fondamental pour maintenir la base et l'union des extrêmes droites ». « Jusqu'à présent, remarque l'historienne, jamais un Américain blanc de la classe moyenne n'aurait imaginé être soumis à l'arbitraire (…) La mort de Renee Good a changé cela, la figure de la mère de famille blanche de banlieue occupe une place centrale dans l'imaginaire américain (…) elle aurait pu être la sœur ou la nièce de n'importe lequel des 97% d'américains qui ont vu la vidéo de son exécution. Ce qu'ils comprennent, avec cette mise à mort, c'est que toute personne supposée de gauche peut être considérée comme coupable de "terrorisme domestique" et châtiée sommairement ». Conclusion de Sylvie Laurent : « Ce n'est pas "juste" une dérive autoritaire, c'est la tentative de mettre en place un régime néofasciste à l'américaine ». « Nous nous sommes sacrifiés » Le Point fait sa Une sur « la trahison de l'Occident ». vis-à-vis des Kurdes. « Ils étaient notre rempart contre Daech. Et maintenant ? » interroge le Point qui s'est rendu en Syrie, pour rencontrer ces Kurdes, « sous la menace des forces de Damas, ils doivent renoncer à leur ambition. La fin d'une utopie multiethnique, féministe et laïque », ajoute l'hebdomadaire. Le Point a rencontré une mère de famille qui a perdu son fils, Bassam, « tué en 2017, à l'âge de vingt ans ». Elle se désole : « Des membres de Daech sont venus de tous les pays occidentaux, et nous les avons combattus. Nous nous sommes sacrifiés. Et maintenant, vos pays tiennent la main de nos adversaires pour massacrer nos enfants ». « Nos adversaires », autrement dit le nouveau régime syrien de l'ex-jihadiste Ahmed al-Charaa, que l'on voit en photo à la Maison Blanche, où il a été reçu en novembre dernier par Donald Trump. Tout un symbole.  Esclaves de nos portables « L'enfer du scrolling », c'est le titre choisi par le Nouvel Obs, pour nous mettre en garde contre cette habitude qui consiste à faire défiler compulsivement sur nos smartphones, des articles, des images ou des vidéos. « Le front baissé, l'esprit absorbé, le corps entièrement mobilisé par le mouvement du pouce qui propulse l'écran vers le haut. Cela peut durer cinq minutes ou une heure… » constate l'hebdomadaire. Le Nouvel Obs a interrogé, une jeune femme de trente ans, accro aux réseaux sociaux, qui a une époque, passait 8 heures sur son smartphone. Avant de rapporter « ces huit heures à son espérance de vie théorique ». « J'ai compris, raconte-t-elle, qu'à ce rythme, je risquais de perdre quinze à vingt années de vie ». Le Nouvel Obs s'inquiète : « On ne voit pas bien quelle autre innovation, depuis l'horlogerie, a eu un effet aussi massif sur notre rapport au temps. Mais contrairement à une montre au poignet, le scrolling ne scande pas le temps, il l'absorbe. Nous commençons à nous en rendre compte, et c'est en passe de devenir un problème civilisationnel ». L'hebdomadaire nous donne quelques petites astuces, comme « prévoir des moments sans écran », « sortir sans son portable ». Mais on se doute bien qu'il en faudra beaucoup plus pour vaincre le scrolling...  

C dans l'air
Melissa Bell - Minneapolis: Trump a-t-il vraiment reculé?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 11:10


C dans l'air l'invité du 30 janvier 2026 avec Melissa Bell, journaliste anglo-américaine, correspondante à Paris pour CNN.Les conséquences politiques des morts de Renee Nicole Good et d'Alex Pretti, deux Américains abattus par la police anti-immigration à Minneapolis les 7 et 24 janvier derniers, ne cessent de se faire sentir. Sous la pression de l'opinion et de certains élus républicains, Donald Trump semble jouer la carte de l'apaisement.Selon un sondage Reuters/Ipsos publié lundi, seuls 39 % des Américains approuvent désormais sa gestion de l'immigration, le taux le plus bas depuis son investiture. Et un électeur républicain sur cinq considère que l'ICE est allée "trop loin".Le président américain a donc pris la décision de rappeler le chef de la police des frontières, Gregory Bovino, symbole de la brutalité de l'ICE, et a dépêché à Minneapolis son "tsar des frontières", Tom Homan, conseiller à l'immigration de la Maison-Blanche, dans l'objectiif de "marquer un nouveau départ dans les relations avec l'Etat du Minnesota".Donald Trump a malgré tout pris le temps d'assister à l'avant-première du film documentaire de sa femme Melania. L'occassion pour lui de saluer son "excellent travail" et de souligner combien elle est "mesurée, très très mesurée." Et d'ajouter : Parfois, quand je ne suis pas autant mesuré, elle le fait pour moi !"Par ailleurs, les doutes sur son état de santé persistent. Dans une interview accordée au New York Magazine, il a oublié le nom de la maladie dont souffrait son père, décédé à l'âge de 93 ans d'Alzheimer.

C dans l'air
Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 64:11


C dans l'air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier EpsteinC'est un feuilleton qui n'a pas fini de passionner les États-Unis. Le numéro deux du ministère de la justice américain, Todd Blanche, a annoncé vendredi la publication de « plus de 3 millions de pages » supplémentaires « du dossier Epstein », dont « plus de 2 000 vidéos et 180 000 images ». La publication s'inscrit dans une loi votée par le Congrès qui force le gouvernement à publier le dossier, malgré la réticence de Donald Trump, ancien ami du sulfureux homme d'affaire newyorkais, décédé en prison. Ces derniers mois, le président américain, qui avait promis de faire la lumière sur le scandale, n'a cessé de changer de position. D'abord favorable à la publication, il s'est ensuite rétracté, allant jusqu'à menacer sa ministre de la justice Pam Bondi, qui prenait le dossier un peu trop à cœur.Sur le plan International, Donald Trump continue de mettre la pression sur l'Iran après la répression sanglante des manifestations contre le régime islamique. Le président américain applique sa méthode préférée : mettre la pression sur son adversaire pour le pousser à la négociation. Après avoir annoncé cette semaine l'envoi d'une "énorme armada" dans le Golfe persique, le locataire de la Maison Blanche a assuré vendredi que l'Iran « veut conclure un accord » avec les Etats-Unis. Washington veut notamment pousser Téhéran à abandonner son programme d'enrichissement d'uranium, un sujet hautement sensible.Autre inquiétude pour Donald Trump, l'inflation qui stagne à 2,7 %, bien au-dessus de la cible des 2 % fixée par la Réserve fédérale américaine. Son président, Jerome Powell, est d'ailleurs régulièrement ciblé par la Maison Blanche qui lui reproche de ne pas faire baisser les taux directeurs. Malgré trois baisses d'un quart de point fin 2025, les prix de l'énergie se sont envolés sur les douze derniers mois : + 6,7 % pour l'électricité et 10,8 % pour le gaz. En plus de cette hausse des prix, Donald Trump doit gérer les émeutes contre ICE à Minneapolis, où deux Américains ont été tués par des agents de police ces dernières semaines. Plusieurs milliers d'Américains ont manifesté hier, à Minneapolis, pour protester contre la violence des opérations.Que contiennent les nouveaux documents publiés par la Maison Blanche sur l'affaire Epstein ? Pourquoi l'inflation américaine est devenue une inquiétude majeure pour Donald Trump ? Et le président peut-il faire céder l'Iran ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l'Observatoire)- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l'Institut Montaigne

Restaurant Unstoppable with Eric Cacciatore
1248: Alec Bauer, Founder of Kitchen, Restaurant & Bar Specialists

Restaurant Unstoppable with Eric Cacciatore

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 114:47


Alec Bauer joins the Restaurant Unstoppable Network for a live Q+A on March 2nd, 2026 at 11AM EST. To join us and engage with all our guests and events, go to restaurantunstoppable.com/live -OR- to just catch today's guest, head over to restaurantunstoppable.com/cwe and we will get you a link to join that specific event for FREE! Alec Bauer is the Principal and Creative Director of Kitchen, Restaurant & Bar Specialists (KRBS), a Burlington, Vermont-based foodservice design consultancy. A graduate of the New England Culinary Institute, he honed his skills as a chef in renowned kitchens like The Ryland Inn, Auberge du Soleil, Maison Blanche in Paris, and The Four Seasons San Francisco. Bauer transitioned to foodservice consulting and design in 2005, founding KRBS—initially from his San Francisco Bay Area garage—now headquartered at 36 Locust St. in Burlington, where he lives with his family and rescue coonhound, Beazy. Join RULibrary: www.restaurantunstoppable.com/RULibrary Join RULive: www.restaurantunstoppable.com/live Set Up your RUEvolve 1:1: www.restaurantunstoppable.com/evolve Subscribe on YouTube: https://youtube.com/restaurantunstoppable Subscribe to our email newsletter: https://www.restaurantunstoppable.com/ Today's sponsors: - Restaurant Technologies — the leader in automated cooking oil management. Their Total Oil Management solution is an end-to-end closed loop automated system that delivers, monitors, filters, collects, and recycles your cooking oil eliminating one of the dirtiest jobs in the kitchen.. Automate your oil and elevate your kitchen by visiting rti-inc.com or call 888-779-5314 to get started! - Cerboni - Cerboni is an all-in-one financial solution for restaurants. Reliable tax preparation & Business incorporation. Seamless Payroll and compliance report. Strategic CFO Services That Drive Business Growth. Detailed, custom reporting for complete financial clarity. Dedicated support for restaurants & Multi-location businesses. End-to-end financial management under one roof. - US Foods®. Running a restaurant takes MORE than great food—it takes reliable deliveries, quality products, and smart tools. US Foods® helps you make it. Ready to level up? Visit: usfoods.com/expectmore. - Guest contact info:  Website: https://www.krbspecialists.com/ Thanks for listening! Rate the podcast, subscribe, and share! 

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Gaza : quelle suite après le rapatriement du dernier otage israélien ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur TikTok sous contrôle américain, l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs en France et des menaces douanières américaines contre le Canada. Gaza : quelle suite après le rapatriement du dernier otage israélien ?   Plus de deux ans après l'attaque du 7-Octobre, la dépouille de Rane Gvili a été rapatriée lundi (26 janvier 2026) en Israël et enterrée ce mercredi (28 janvier). Il était le dernier des 251 otages enlevés par le Hamas.  Le retour de tous les otages était une condition fixée par le Premier ministre Benjamin Netanyahou pour le lancement de la 2è phase du plan de paix de Donald Trump. Quid, désormais, de la réouverture des frontières de Gaza ? À quand le déploiement de la force internationale de stabilisation prévue dans le plan de paix ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.     TikTok : un nouveau réseau social « made in USA » ?   Sous la pression de Washington et afin d'éviter son interdiction aux États-Unis, TikTok a cédé la filiale américaine de sa plateforme à un consortium d'investisseurs majoritairement américains. Pourquoi le réseau social chinois a dû passer sous contrôle américain ? Quel impact pour les 200 millions utilisateurs aux États-Unis ? Quelles en sont les conséquences pour Tiktok, côté chinois ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       France : et si les moins de 15 ans vivaient sans réseaux sociaux ?   Les députés français ont voté l'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette mesure soutenue par le gouvernement d'Emmanuel Macron vise à protéger les adolescents des risques de cyberharcèlement et des contenus violents. Qu'est-il prévu pour contrôler l'âge des utilisateurs ? Avec Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie, spécialiste de l'économie de la régulation numérique à l'INSEEC.       Canada : prochaine cible des sanctions économiques américaines ?   Après les menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane à 100% si le Canada concluait un accord commercial avec la Chine, Ottawa a répliqué en affirmant qu'aucun accord de libre-échange n'avait été négocié avec Pékin. Du coup, comment expliquer les menaces du président américain ? Les Canadiens ont-ils les moyens de résister aux pressions de la Maison Blanche ? Avec Grégory Vanel, expert de la politique économique internationale des États-Unis et professeur à Grenoble École de Management.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier russe intercepté par la France, des critiques ukrainiennes envers l'Europe et la situation à Minneapolis avec la police de l'immigration (ICE).   États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ? Conformément au partenariat stratégique sur les minerais entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Kinshasa a transmis à Washington une première liste de projets miniers ouverts aux investisseurs américains. De quels sites parle-t-on ? Sur quels critères ont-ils été sélectionnés ? Pourquoi les autorités congolaises ont-elles remis cette liste aux Américains alors que les combats se poursuivent dans l'est du pays malgré l'accord de paix ?  Avec Alexis Bedus, journaliste au service économie de RFI.       Russie : que sait-on du pétrolier intercepté par la France ?   La Marine française a intercepté dans les eaux internationales, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord, le pétrolier Grinch. Ce navire est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. De quelles preuves disposent les autorités françaises ? Le capitaine du navire a été arrêté, que risque-t-il ? Comment des pétroliers appartenant à la « flotte fantôme » russe peuvent-ils naviguer dans des zones aussi surveillées ?   Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.       Guerre en Ukraine : pourquoi Zelensky juge l'Europe « perdue » ?   Lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a fustigé l'Europe, qu'il a jugé « fragmentée », trop timide et trop lente.  En revanche, le président ukrainien s'est montré moins sévère avec Donald Trump, dont le rôle serait « indispensable », selon lui, dans la résolution de la guerre en Ukraine. Comment expliquer les critiques du président Zelensky à l'encontre de ses alliés européens alors que son homologue américain a favorisé, à plusieurs reprises, un dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'attend-il des Européens ?   Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.      États-Unis : comment expliquer la multiplication des bavures de l'ICE ?  En l'espace de trois semaines, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, sont morts sous les tirs de la police de l'immigration (ICE) lors d'un contrôle routier et d'une manifestation à Minneapolis. Les méthodes de ces agents fédéraux sont de plus en plus contestées, y compris dans le camp de Donald Trump. Pourquoi l'ICE est-elle montée en puissance depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ?  Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.  

C dans l'air
ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l'Amérique ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 62:48


ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l'Amérique ?La mort, samedi, lors d'une manifestation à Minneapolis, d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, tué par la police de l'immigration (ICE), deux semaines après que Renée Good a été abattue par les agents de cette même structure, plonge l'Amérique dans l'effroi. Dans la foulée du drame, et avant même le début de l'enquête, Donald Trump et son administration ont traité Alex Pretti de « terroriste » et qualifié le tir des policiers d'acte d'autodéfense. Il voulait « massacrer » des agents des forces de l'ordre, a clamé Gregory Bovino, l'un des responsables de la police des frontières (Customs and Border Protection, ou CBP). Il semblait avoir pour but d'occasionner « un maximum de dommages », a renchéri Kristi Noem, la ministre du Département de la Sécurité intérieure (DHS).Mais cette version est contredite par les vidéos et les témoignages qui tournent en boucle depuis samedi dans les médias et sur les réseaux sociaux. Sur les images, Alex Pretti, téléphone portable à la main, vient secourir une femme poussée au sol par les agents de l'ICE. Aspergé de gaz lacrymogène, il est mis à terre, frappé par les agents, puis abattu. Au total, dix coups de feu sont entendus. Selon le Washington Post, Alex Pretti portait bien sur lui une arme de poing, pour laquelle il disposait d'un permis. Mais selon le quotidien, qui a analysé les vidéos, les agents fédéraux lui avaient retiré son pistolet avant de lui tirer dessus.Cet homme est le deuxième Américain tué par des agents fédéraux en moins de trois semaines dans la ville la plus peuplée du Minnesota, devenue l'épicentre de la contestation contre la politique d'expulsion massive orchestrée par le président américain depuis son retour à la Maison-Blanche. Dans la ville, la colère monte, et deux anciens présidents démocrates sont sortis de leur réserve. Dimanche, Barack Obama a appelé au sursaut des citoyens. « Le cœur des valeurs américaines est attaqué », écrit-il dans un communiqué au ton très grave. Il dénonce les agissements de la police de l'immigration : ces agents au « visage masqué » qui « intimident, harcèlent, mettent en danger » les citoyens, écrit l'ancien président démocrate, appelant les Américains à manifester, quelles que soient leurs préférences partisanes. « Levez-vous, exprimez-vous », a également écrit Bill Clinton dans un communiqué tout aussi solennel. Il dénonce les « mensonges » de l'administration Trump, administration qui « nous ordonne de ne pas voir ce que nous voyons de nos propres yeux ». « Si nous abandonnons nos libertés », prévient Bill Clinton, « nous risquons de ne jamais les récupérer ».Mais la gêne gagne aussi le camp républicain. Des élus du parti de Donald Trump prennent leurs distances. Les sénateurs Peter Ricketts et Lisa Murkowski demandent une enquête prioritaire et soupçonnent un usage excessif de la force, alors que, d'après un sondage réalisé pour le site Politico, un tiers des électeurs de Donald Trump désapprouvent la manière dont sa politique d'expulsion est mise en œuvre. Un sondage réalisé avant la mort d'Alex Pretti ce week-end, mais après celle de Renée Good, tuée il y a trois semaines à Minneapolis.La mort d'Alex Pretti marque-t-elle un tournant dans le deuxième mandat de Donald Trump ? Quelle est la situation à Minneapolis ? Qu'est-ce que l'ICE ? Quels sont ses pouvoirs, ses moyens, ses méthodes ? Comment ses agents sont-ils recrutés et formés ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Les juges contre l'Amérique - James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

Le Nouvel Esprit Public
À qui profite le retour du 49.3 ? / De quoi le Groenland est-il l'enjeu ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 61:49


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump décrypté par Christine Ockrent

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 9:02


C dans l'air l'invité du samedi 24 janvier 2026 avec Christine Ockrent, journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture.Vendredi 23 janvier, le Pentagone a publié sa nouvelle stratégie de défense nationale dans laquelle il donne explicitement la priorité aux intérêts américains et appelle les alliés des Etats-Unis à assumer la responsabilité de leur propre défense. Une entaille de plus à l'ordre international qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, basé notamment sur le multilatéralisme et au sein duquel l'alliance transatlantique jouait un rôle primordial.Alors la rupture avec l'Europe est-elle consommée ? Les pays de l'UE se montrent en tous cas de plus en plus offensifs face à un Donald Trump qui ne leur laisse aucun répit, un an après son retour à la Maison Blanche. Christine Okrent nous aidera à comprendre cette "révolution trumpiste" qui nous saisit.Christine Ockrent vient de publier "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire", aux éditions Denoël et s'apprête à donner sa dernière conférence exceptionnelle lundi 26 janvier prochain au théâtre Montparnasse où elle dévoile les coulisses du pouvoir et les stratégies de Trump, Poutine ou encore Xi Jinping.

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 25 janvier 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 48:30


Bienvenue dans notre supplément du dimanche avec nos reporters qui étaient sur le terrain, Eliott Brachet et Nicolas Feldmann. Tout d'abord nous sommes au Soudan, après 2 ans d'une guerre fratricide qui aurait fait plus de 200 000 morts. Elle se poursuit au centre du pays. Un Soudan écartelé entre les 2 troupes des généraux rivaux. En 2è partie, Nicolas Feldmann rentre du Canada où il a pu percevoir les méfaits des taxes Trump sur le secteur automobile. Usines et salariés doivent se réinventer.  Au Soudan, Khartoum renaît péniblement de ses cendres  Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l'une des principales lignes de front. En avril 2023, c'est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d'habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s'est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd'hui, hors des grandes villes, la guerre s'est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d'une capitale méconnaissables. Un Grand reportage de Eliott Brachet qui s'entretient avec Jacques Allix. Un an de Donald Trump à la Maison Blanche : au Canada, l'automobile sous pression Depuis des décennies, l'industrie automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l'assemblage d'une voiture peuvent traverser jusqu'à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée.  Au nom de l'« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visées par 25% de droits de douane. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s'adapter souvent dans l'urgence : notamment en Ontario, au cœur de l'industrie automobile du pays. Un Grand reportage de Nicolas Feldmann qui s'entretient avec Jacques Allix.

Ça s'explique
La « trumpification » de la Maison-Blanche

Ça s'explique

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 27:50


Depuis un an, la Maison-Blanche a des airs de chantier de construction, un chantier dont le maître d'œuvre est le président américain lui-même. La nouvelle mouture de cet édifice emblématique sera à l'image de Donald Trump et chargée de symboles qui reflètent la direction qu'il tente d'insuffler à la politique américaine, comme des dorures à profusion et l'omniprésence du marbre. Ces rénovations sont bien plus qu'une simple affaire de « bling-bling ». La journaliste Sophie-Hélène Lebeuf explique ce que la métamorphose de la Maison-Blanche nous révèle sur les ambitions et le style de gouvernance du président.

Une lettre d'Amérique
Le "Conseil de la paix" : comment Donald Trump tente de s'imposer en arbitre du monde

Une lettre d'Amérique

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 15:29


Donald Trump a signé ce jeudi 22 janvier à Davos la charte fondatrice de son "Conseil de paix", en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant accepté de rallier cette instance placée sous sa coupe. Initialement prévue pour administrer la bande de Gaza, l'organisation internationale est aujourd'hui au cœur des débats. Pour cause, sa charte n'aborde que très brièvement le plan de paix entre Israël et le Hamas. Et le président américain semble s'accorder les pleins pouvoirs au sein de la structure. Quel crédit faut-il lui accorder ? Quels pays ont accepté de rejoindre cette instance, censée œuvrer à la résolution des conflits dans le monde "en coordination" avec les Nations unies ? Dans cet épisode de la Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch décortiquent le nouveau projet de l'actuel locataire de la Maison Blanche.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique
Il y a un an, Donald Trump revenait au pouvoir, et le monde a changé…

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 3:16


durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - En un an, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a fait imploser tous les codes des relations internationales. La limite au pouvoir de Trump, sera peut-être, la capacité du reste du monde à dire non, à un certain moment, à une hégémonie américaine autoproclamée. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.