Podcasts about terrorisme

intentional violence for political purposes

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terrorisme

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Pascal Praud et vous
L'heure des Pros - 14/08/2026

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 56:13


Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
Sahel : comment l'Algérie a multiplié les opérations de libération d'otages étrangers?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 4:20


L'Algérie annonce avoir pris en charge Ulumaskan Sinan, ressortissant allemand kidnappé au Niger par un groupe criminel armé, il y a plus de deux semaines, récupéré lors d'une opération menée par ses services de sécurité dans la région sahélienne. Déjà en janvier 2025, les autorités algériennes ont permis la libération d'un autre otage, un ressortissant espagnol, Gilbert Navarro, capturé dans le sud du Niger avant d'être emmené au Mali. Comment expliquer qu'Alger parvienne à libérer ces otages ? Le pays est-il en train de devenir un acteur clé pour ce type d'opérations dans la région ? Avec Kader Abderrahim, maître de conférence à Sciences Po. Il est l'auteur de Géopolitique de l'Algérie, aux éditions Bibliomonde. 

Pascal Praud et vous
Quand Marine Tondelier dénonçait «un terrorisme d'extrême droite»

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 2:47


Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur un sujet qui fait l'actualité.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
France: le FLNC rejette toute autonomie de la Corse sans «reconnaissance du peuple et de la langue»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 7:31


Les journées internationales de Corte, en Corse, se sont ouvertes samedi 8 août, réunissant pendant deux jours des indépendantistes venus du monde entier : de Catalogne, de Kabylie ou encore de Martinique. Cette 44ᵉ édition célèbre les 50 ans du Front de libération nationale de la Corse. Lors d'une conférence de presse clandestine mercredi 5 août, le FLNC a réitéré son opposition au projet d'autonomie actuellement examiné au Parlement. Entretien avec Thierry Dominici, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Bordeaux, spécialiste des mouvements nationalistes. À lire aussiFrance: malgré les invectives du FLNC, les habitants venus du continent vivent en toute quiétude en Corse

Appels sur l'actualité
Russie : pourquoi le patron de Telegram est-il une menace pour Moscou?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 4:01


Moscou a annoncé émettre un mandat d'arrêt international visant Pavel Durov, fondateur de la messagerie Telegram, accusé par les services de sécurité russes de « complicité de terrorisme ». Le FSB affirme que la plateforme aurait servi à recruter de jeunes Russes pour des activités de sabotage au profit des services spéciaux ukrainiens, via un robot de rencontres qui n'aurait pas été supprimé. Très utilisée en Russie, y compris par les autorités, Telegram pourrait être requalifiée en plateforme « extrémiste », selon des avocats locaux. Comment expliquer ces accusations ? Pavel Durov est actuellement mis en examen en France. Pourrait-il être extradé en Russie ?  Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative. 

Invité Afrique
Publication des mémoires de Tiébilé Dramé: «Sa vie, ses principes politiques devraient aider les jeunes Maliens»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 4:41


Il y a un an disparaissait une grande figure malienne, Tiébilé Dramé, qui fut deux fois ministre des Affaires étrangères et qui négocia plusieurs accords de paix avec les rebelles touaregs du nord du Mali. Aujourd'hui paraissent ses mémoires aux éditions Cauris Livres, sous le titre Tiébilé Dramé, Une vie de lutte. L'économiste et polytechnicien sénégalais Mamadou Lamine Diallo, qui a été vice-président de l'Assemblée nationale du Sénégal et qui a publié notamment Les Africains sauveront-ils l'Afrique ?, chez Karthala, a été un ami très proche du défunt. Il témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi ce titre, Une vie de lutte, à propos du défunt Tiébilé Dramé ? Mamadou Lamine Diallo : C'est un titre qui a été validé par Tiébilé Dramé, lui-même, avec son épouse Kadiatou Konaré. Il correspond, je pense, objectivement, à ce qu'il a vécu depuis sa tendre enfance à Nioro et par la suite à Bamako, à travers donc les mouvements estudiantins et le mouvement démocratique. Cela correspond vraiment à la vie de Tiébilé. Sous la dictature du général Moussa Traoré, Tiébilé Dramé s'est engagé très jeune dans la lutte syndicale et il l'a payé de plusieurs années de bagne dans l'extrême nord du Mali. Puis, il a dû s'exiler. Pourquoi a-t-il été un acteur clé de la « Révolution » démocratique de 1991 ? Le mouvement étudiant, qu'il a dirigé en étant secrétaire général de l'Union nationale des étudiants et élèves du Mali, a été un peu le fer de lance de la lutte contre le régime militaire dictatorial du général Moussa Traoré. Il faut le dire. C'étaient des luttes violentes parce que les manifestations étaient réprimées. Et puis, ils ont arrêté beaucoup de dirigeants étudiants, des enseignants également. C'est ainsi que lui-même a été à Kidal, à Ménaka, dans les prisons au nord du pays. Et ensuite à son retour d'exil, évidemment, il a été l'un des principaux acteurs de la « Révolution » de 1991 ? Oui, c'est-à-dire qu'en exil à Paris au tournant des années 1980 et 1982, il était organisé avec d'autres Maliens au sein des étudiants maliens en France et des travailleurs immigrés. C'est tous ces mouvements qui ont conduit petit à petit au renversement du régime du général Moussa Traoré. Les manifestations ont été organisées à Bamako sous le couvert de la lutte anti-apartheid ou de la nécessité de la démocratie et du pluralisme politique. Et c'est tout cela qui a conduit à la chute du régime en 1991. Il a été un acteur décisif. Et on peut dire que ces années de bagne à Taoudeni, à Kidal, à Ménaka mais aussi que ces années de ministre des Zones arides, que tout ce parcours l'a conduit à devenir un homme de dialogue avec les groupes rebelles du nord du Mali ? Certainement, mais aussi son passage à Amnesty International. Il a eu à travailler avec Amnesty International à Londres pendant quelque temps, et je crois que c'est là où il a pris la fibre diplomatique. Cette fibre est également très sensible aux droits de l'homme, notamment avec ce qu'il a vu avec la répression en Mauritanie, avec les Négro-africains de Mauritanie. Là, il a été convaincu qu'il était important effectivement de dialoguer. C'est ça qui l'a conduit à être très actif dans les accords de Ouagadougou et d'Alger. Les accords de Ouagadougou de 2013, qui ont mis fin pendant quelque temps au conflit dans le nord du Mali. À la fin de sa vie, Tiébilé Dramé a vécu le retour des militaires au pouvoir et il a pris des risques. C'est lui par exemple en mars 2022 qui a prononcé l'oraison funèbre de Soumeylou Boubèye Maïga, après la mort de ce grand homme d'État malien dans une prison de la junte. Est-ce que son parcours et son combat pour la démocratie contre les militaires peuvent résonner encore pour la jeunesse malienne d'aujourd'hui ? Sa vie, son parcours, les principes autour desquels il a organisé son action politique devraient aider les jeunes Maliens à aider le Mali, qui est quand même au bord de l'effondrement, c'est le moins qu'on puisse dire. Ces principes-là sont fondés sur le respect de l'autre, la lutte contre les injustices, sur le pluralisme démocratique qui est une nécessité, mais aussi sur l'unité du territoire. Je crois que pour les accords de Ouagadougou, ils étaient au centre de ces négociations : chercher à obtenir la paix pour pouvoir organiser des élections basées sur l'unité du territoire, mais également sur le fait que les populations, les communautés du nord devraient être mieux traitées dans un Mali uni. Je crois que les jeunes Maliens devraient s'intéresser beaucoup plus à ce qu'il a écrit et à ce qu'il a fait. Cet ouvrage devrait être lu. À partir de ce moment-là, c'est à eux de trouver les solutions aujourd'hui pour sortir de la situation actuelle. Peut-on dire que Tiébilé Dramé était à la fois un grand démocrate et un homme intraitable sur l'intégrité territoriale du Mali ? Grand démocrate, oui, assurément. Personne ne peut en douter. Maintenant, en ce qui concerne le principe d'un Mali uni, unitaire, pour lui, ce n'était pas négociable. Avec ce principe-là, on doit pouvoir dialoguer, y compris avec des jihadistes, pour éviter le chaos.  

Appels sur l'actualité
Sénégal-Mali : la lutte contre le terrorisme peut-elle se mener sans la Cédéao?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 4:13


En visite éclair à Bamako, Bassirou Diomaye Faye a assuré au général Assimi Goïta que le Sénégal était « disponible » pour « accompagner le Mali », notamment dans la lutte contre le terrorisme qui frappe la frontière commune. Président en exercice de la Cédéao, le chef de l'État sénégalais a toutefois soigneusement évité de mentionner l'organisation ouest-africaine, que les pays de l'AES ont quittée en janvier 2025. Comment cette coopération bilatérale entre le Sénégal et le Mali peut‑elle se construire en dehors de la Cédéao ? Le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient-ils réintégrer la Cédéao sous l'impulsion sénégalaise ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. 

L'oeil de...
BEST OF - "Qu'est-ce que vous êtes maladroites mesdames en terrorisme"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 1:24


Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 29 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
BEST OF - "Qu'est-ce que vous êtes maladroites mesdames en terrorisme"

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 1:24


Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 29 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Humour
L'œil de Philippe Caverivière - BEST OF - "Qu'est-ce que vous êtes maladroites mesdames en terrorisme"

RTL Humour

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 1:24


Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 29 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
Mali: Donald Trump va-t-il attaquer le Jnim?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 5:15


L'administration Trump étudie la possibilité de frappes militaires au Mali contre le Jnim, groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda, qui met sous pression la junte au pouvoir, selon des responsables cités par le Washington Post. Cette option ferait du Mali le huitième pays visé par des frappes américaines depuis le début du second mandat de Donald Trump. Que sait-on de cette potentielle opération militaire ? Une intervention américaine ne risque-t-elle pas d'engendrer des tensions avec les forces russes déjà présentes dans la région ? Avec Francis Kpatindé, ancien journaliste, enseignant à Sciences Po.

Met het Oog op Morgen
IS-terrorisme in Berlijn, Rusland weer welkom bij tafeltennis en Hans Klok krijgt ere-goochelprijs

Met het Oog op Morgen

Play Episode Listen Later Jul 26, 2026 52:29


Met vandaag: hoeveel invloed heeft Islamistisch gedachtegoed nog in Europa? | Hoe een moeder met drie kinderen naar een woning zocht | Russische tafeltennissers mogen weer internationale wedstrijden spelen | De kunst van Bart Davidse te zien tijdens World Pride | Hans Klok over de beste goocheltruc van Fred Kaps | Presentatie: Mieke van der Weij.

Du grain à moudre
Le masculinisme est-il un terrorisme ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 43:16


durée : 00:43:16 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Les discours masculinistes gagnent en visibilité, les passages à l'acte violents se succèdent et, pour la première fois, certains projets d'attentats revendiqués par des incels (“involuntary celibates”) ont été traités par la justice antiterroriste. Le masculinisme est-il un nouveau terrorisme ? - équipe : Aloïs Guérin, Juliette Mouëllic, Tom Umbdenstock, Léa Racine, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Stéphanie Lamy Spécialiste des guerres de l'information et militante féministe. Autrice de "La terreur masculiniste" aux éditions du Détour. , Lalou Rival Doctorante en linguistique anglaise à l'Université Paris 8 - Vincennes-Saint Denis, Jean-François Ricard Magistrat, premier procureur national antiterroriste de 2019 à 2024 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une, au Mali, Mbareck Ag Akli, figure clef de la rébellion indépendantiste

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 3:53


Le magazine Jeune Afrique propose un portrait du chef d'état-major du Front de libération de l'Azawad, « Mbareck Ag Akli, le "ministre de la Défense" du FLA qu'Africa Corps a cru avoir tué », titre le magazine qui a pu « entrer en contact avec lui le 16 juillet ». Il continue de mener des opérations dans le nord du Mali, aux côtés des jihadistes du Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Africa Corps, les mercenaires russes alliés de Bamako, avait fait état le 5 juillet de sa mort après des combats dans la zone d'Anéfis, mais « moins d'une semaine plus tard, l'homme apparaissait dans une vidéo de propagande […] haranguant ses troupes, leur assurant bravache que la victoire était à portée de main », malgré la perte d'Anéfis, reprise par les Forces armées maliennes. Allié du Jnim « Cette "résurrection" de Mbareck Ag Akli est le nouvel épisode dans la bataille des récits qui se joue parallèlement à la guerre qui oppose les FAMa et leurs alliés russes d'Africa Corps à la coalition que forment les indépendantistes du FLA et les jihadistes du Jnim, écrit Jeune Afrique. Il a mis en lumière la figure de celui qui se présente désormais comme le "ministre de la Défense" du FLA. » « Déserteur de l'armée malienne, vétéran de la rébellion indépendantiste du nord du Mali, il occupe une place centrale dans l'organigramme du FLA », poursuit le magazine et assume « sans complexe » l'alliance avec la branche sahélienne d'al-Qaïda. « Pour moi, tous les habitants de ce territoire sont, à un moment ou à un autre, contraints de s'engager dans la lutte, car notre seul problème est celui qui nous oppose à l'État malien, à son armée et aux mercenaires russes qu'il emploie », explique-t-il à Jeune Afrique. « Nous n'avons aucune difficulté à cohabiter les uns avec les autres », assure-t-il, reconnaissant simplement des « différends d'ordre politique » avec ses nouveaux alliés. L'AES veut accueillir la CAN Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont officiellement candidats pour accueillir la CAN en 2032. « Les trois pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel, ont officiellement obtenu la validation de leur déclaration d'intérêt par la CAF », écrit Afrik.com. « La reconnaissance de la déclaration d'intérêt ne garantit pas l'attribution de la compétition, précise le média en ligne. Les trois fédérations devront désormais élaborer un dossier technique solide, démontrer la capacité de leurs infrastructures à accueillir un tournoi continental et convaincre les instances africaines de la viabilité de leur projet. » Cette candidature commune marque « une nouvelle étape dans la coopération entre les trois États membres de l'AES, qui entendent désormais porter ensemble de grands projets sportifs continentaux », analyse Sene.News. Le format envisagé par l'AES ne serait pas une première sur le continent : « en 2027, la CAN doit déjà réunir trois pays organisateurs, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, un précédent qui pourrait servir de référence au dossier sahélien », indique La Nouvelle Tribune qui précise qu'aucune date n'a encore été fixée pour l'attribution définitive de l'édition 2032. Une nouvelle espèce de singe En RDC, une nouvelle espèce de singe identifiée dans le parc national de la Lomami. Ce « petit primate au pelage noir et aux lèvres rose-orangé aura longtemps échappé aux radars de la science, écrit le Monde Afrique. Connu localement sous le nom de "likweli", il vient d'être reconnu par la communauté scientifique comme une nouvelle espèce de singe », le Colobus congoensis de son nom scientifique. Une découverte rare, indique le journal, « c'est seulement la cinquième nouvelle espèce de singe identifiée en Afrique au cours des 75 dernières années. » Mais elle pourrait déjà être classée comme « espèce en danger ». En cause : « la chasse, la petite taille de sa population » et son habitat « touché par le changement climatique ».

Revue de presse Afrique
À la Une, au Mali, Mbareck Ag Akli, figure clef de la rébellion indépendantiste

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 3:53


Le magazine Jeune Afrique propose un portrait du chef d'état-major du Front de libération de l'Azawad, « Mbareck Ag Akli, le "ministre de la Défense" du FLA qu'Africa Corps a cru avoir tué », titre le magazine qui a pu « entrer en contact avec lui le 16 juillet ». Il continue de mener des opérations dans le nord du Mali, aux côtés des jihadistes du Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Africa Corps, les mercenaires russes alliés de Bamako, avait fait état le 5 juillet de sa mort après des combats dans la zone d'Anéfis, mais « moins d'une semaine plus tard, l'homme apparaissait dans une vidéo de propagande […] haranguant ses troupes, leur assurant bravache que la victoire était à portée de main », malgré la perte d'Anéfis, reprise par les Forces armées maliennes. Allié du Jnim « Cette "résurrection" de Mbareck Ag Akli est le nouvel épisode dans la bataille des récits qui se joue parallèlement à la guerre qui oppose les FAMa et leurs alliés russes d'Africa Corps à la coalition que forment les indépendantistes du FLA et les jihadistes du Jnim, écrit Jeune Afrique. Il a mis en lumière la figure de celui qui se présente désormais comme le "ministre de la Défense" du FLA. » « Déserteur de l'armée malienne, vétéran de la rébellion indépendantiste du nord du Mali, il occupe une place centrale dans l'organigramme du FLA », poursuit le magazine et assume « sans complexe » l'alliance avec la branche sahélienne d'al-Qaïda. « Pour moi, tous les habitants de ce territoire sont, à un moment ou à un autre, contraints de s'engager dans la lutte, car notre seul problème est celui qui nous oppose à l'État malien, à son armée et aux mercenaires russes qu'il emploie », explique-t-il à Jeune Afrique. « Nous n'avons aucune difficulté à cohabiter les uns avec les autres », assure-t-il, reconnaissant simplement des « différends d'ordre politique » avec ses nouveaux alliés. L'AES veut accueillir la CAN Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont officiellement candidats pour accueillir la CAN en 2032. « Les trois pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel, ont officiellement obtenu la validation de leur déclaration d'intérêt par la CAF », écrit Afrik.com. « La reconnaissance de la déclaration d'intérêt ne garantit pas l'attribution de la compétition, précise le média en ligne. Les trois fédérations devront désormais élaborer un dossier technique solide, démontrer la capacité de leurs infrastructures à accueillir un tournoi continental et convaincre les instances africaines de la viabilité de leur projet. » Cette candidature commune marque « une nouvelle étape dans la coopération entre les trois États membres de l'AES, qui entendent désormais porter ensemble de grands projets sportifs continentaux », analyse Sene.News. Le format envisagé par l'AES ne serait pas une première sur le continent : « en 2027, la CAN doit déjà réunir trois pays organisateurs, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, un précédent qui pourrait servir de référence au dossier sahélien », indique La Nouvelle Tribune qui précise qu'aucune date n'a encore été fixée pour l'attribution définitive de l'édition 2032. Une nouvelle espèce de singe En RDC, une nouvelle espèce de singe identifiée dans le parc national de la Lomami. Ce « petit primate au pelage noir et aux lèvres rose-orangé aura longtemps échappé aux radars de la science, écrit le Monde Afrique. Connu localement sous le nom de "likweli", il vient d'être reconnu par la communauté scientifique comme une nouvelle espèce de singe », le Colobus congoensis de son nom scientifique. Une découverte rare, indique le journal, « c'est seulement la cinquième nouvelle espèce de singe identifiée en Afrique au cours des 75 dernières années. » Mais elle pourrait déjà être classée comme « espèce en danger ». En cause : « la chasse, la petite taille de sa population » et son habitat « touché par le changement climatique ».

Tout savoir en 24 minutes
Trump et le «terrorisme d'extrême gauche»: ça va brasser aux États-Unis…

Tout savoir en 24 minutes

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:26


- Trafic éternel : des montréalais qui adorent la ville quittent en raison des bouchons - Sommet de Trump contre le “terrorisme d’extrême gauche” aujourd’hui, une autre patente - Le Fond pour un Canada Fort de Carney ne passe pas pour une majorité de canadiens - Le nombre de surdoses chez les jeunes en augmentation dans les régions - Le gouvernement veut récupérer les impôts d’une femme de caïd de cartel qui menait la grosse vie à Montréal - Une maladie transmise par les tiques bat des records au Québec - 2 hommes arrêtés pour avoir craché sur des juifs hassidiques à Montréal - Boulevard Pérusse présenté au théâtre Lionel-Groulx, c’était la Première hier! Tout savoir en quelques minutes avec Alexandre Dubé, Isabelle Perron et Alexandre Moranville-Ouellet. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Reportage France
Attentat de Nice, 10 ans après: le chemin de la reconstruction de proches de victimes

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:31


Le soir du 14 juillet 2016, alors que des milliers de personnes sont venues assister aux feux d'artifice, un camion de 19 tonnes, lancé à toute allure sur la Promenade des Anglais, tuait 86 personnes et blessait des centaines d'autres. À Nice, cette blessure ne se refermera sans doute jamais. Notre correspondante Eliza Amouret est allée à la rencontre de Thierry Vimal qui a perdu sa fille de 12 ans et de Célia Viale qui a perdu sa maman dans l'attentat. Tous deux artistes, ils racontent comment cet attentat a bouleversé leur vie. De notre correspondante à Nice, C'est dans son appartement, situé dans le Vieux-Nice, que l'écrivain Thierry Vimal nous reçoit en compagnie d'une de ses amies artistes plasticiennes, Célia Vial. Alors qu'il n'avait pas publié de livres depuis plusieurs années, Thierry renoue avec l'écriture dès le lendemain du 14 juillet 2016 : « Quand j'ai perdu ma fille, instantanément, j'ai eu le besoin d'écrire, de revenir à l'écriture littéraire. Il y a une espèce d'exigence de sens par rapport à la vie quand on se prend un drame comme ça dessus, qui fait que, pour moi, écrire de la com n'avait plus aucun sens ! » Une façon pour lui d'extérioriser ce qui vient de se passer : « Donc, alors, on est le 15 juillet 2016, ma fille est morte à l'hôpital Lenval devant moi pendant la nuit du 14 au 15, son corps a été emporté par la médecine légale. L'hôpital Lenval, c'est comme un grand bateau bleu et blanc posé sur la Méditerranée. Et on est arrivés et j'ai vu, il était pris d'assaut par des journalistes, des camions régie, des perches… Et j'ai une vision à la Jules Verne, de voir un grand bateau attaqué par une espèce de monstre protéiforme tentaculaire qui essayait. Et là, j'ai une scène, et dans ma tête, je me disais : "Bon, ça, cette scène-là sera dans le livre." » Puis, il continue au procès antiterroriste à Paris en 2022, où il rédige les chroniques judiciaires qu'il a adaptées cette année en pièce de théâtre : « J'ai fait un patchwork où il y a des scènes très dures et très tristes. Et d'autres scènes où la salle est pliée en deux de rire. Et tout ça fonctionne très bien. Et voilà, on a rempli trois fois trois soirs de suite la salle et standing ovation à la fin à chaque fois, donc ça s'est très bien passé. »  L'attentat, point de départ d'une nouvelle réflexion artistique Célia, de son côté, met plusieurs mois avant de créer à nouveau après la mort de sa maman. Au moment de l'attentat, elle est étudiante aux Beaux-Arts en Belgique : « Donc, je travaillais déjà sur les moyens de protection plutôt animaliers, type carapace, peau de crocodile, tous ces trucs comme ça. Et, à ce moment-là, en 2016, donc, vient la nécessité d'une protection beaucoup plus d'urgence et beaucoup plus profonde. Et me vient l'image du cocon. Et donc, je travaille beaucoup sur cette image-là, sur créer des pièces où on ne sait pas si, à l'intérieur, c'est vivant, si c'est mort, c'est ce temps de métamorphose et de latence hyper profonde. » L'attentat est un point de départ pour sa réflexion artistique : « C'est là où sont venues ces réflexions de qu'est-ce qu'on est aux yeux de la société quand on est plus productif ? Parce que je me sentais complètement dénuée de toute valeur marchande. » Dix ans après le drame, tous les deux refusent de parler de résilience « Ce n'est pas un mot qu'on emploie entre nous. Alors, ça va ta résilience, toi ? Ouais, moi aussi... Non, non, c'est un mot qu'emploient les autres et qui, nous, nous irrite de plus en plus avec les années », explique Thierry. « Ça rassure beaucoup les institutions et la société en général que les victimes restent dans un rôle de victime, qui arrange tout le monde. Donc, c'est bien, c'est de nous sortir une fois par an, nous dépoussiérer et nous remettre à pleurer devant les journalistes une fois par an, et encore… », ajoute Célia. Thierry et Célia ont parfois l'impression que l'attentat de Nice a bien vite été oublié.

Le journal de 8h00
Frappes américaines en Iran, incendie dans la forêt de Fontainebleau et impact de la chaleur dans la grande distribution

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 8:31


Au sommaire:Des frappes américaines en Iran ces derniers jours ont touché des bases militaires américaines dans la région, remettant en cause un protocole d'accord signé il y a moins d'un mois pour mettre fin à la guerre.Un important incendie est en cours dans la forêt de Fontainebleau, brûlant près de 800 hectares et perturbant fortement le trafic TGV sud-est.La France fait face à une vague de chaleur intense, avec 37 départements en vigilance rouge et 47 autres en vigilance orange, forçant les supermarchés à vider leurs rayons frais pour éviter les pannes de réfrigération.Des attaques de drones ont tué trois personnes et fait cinq blessés dans la région de Moscou.Emmanuel Macron réunit à Paris un sommet de la coalition des volontaires en soutien à l'Ukraine, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.Un véhicule contenant un fusil d'assaut, un pistolet et plusieurs chargeurs a été découvert à Sarcelles, suscitant des inquiétudes d'une possible attaque terroriste visant la communauté juive locale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 7h30
Incendie dans la forêt de Fontainebleau, hommage à Alfred Dreyfus et impact de la chaleur sur les réacteurs nucléaires

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 11:20


Au sommaire :Un important incendie ravage 800 hectares de la forêt de Fontainebleau, entraînant l'évacuation de centaines d'habitants et la mobilisation de nombreux pompiers.La France commémore le 120e anniversaire de la reconnaissance de l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus, avec une cérémonie officielle en présence du président Emmanuel Macron.La guerre en Ukraine prend une nouvelle tournure, avec de nouvelles tensions entre les États-Unis et l'Iran, et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui souhaite la poursuite du conflit.La canicule touche une grande partie de la France, forçant l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires pour limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques.Le parquet national antiterroriste se saisit d'une affaire impliquant la découverte d'armes dans une voiture à Sarcelles, près d'une importante communauté juive.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans la presse
Marco Rubio et son embarrassante croisade contre le "terrorisme international d'extrême gauche"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 5:37


À la Une de la presse, ce lundi 13 juillet, la poursuite des frappes entre les États-Unis et l'Iran, qui affirme que les frappes américaines ont "réduit à néant" les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. La mort du "faucon" américain Lindsey Graham. Une invitation embarrassante signée Marco Rubio. Les commémorations des dix ans de l'attentat de Nice. Et le Tour de France sous canicule.

Invité Afrique
Maroc: «Il y a une sophistication de plus en plus importante de l'État islamique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 5:09


Dix terroristes présumés ont été arrêtés lundi 6 juillet au Maroc lors d'une opération d'envergure menée dans tout le pays. Les autorités les soupçonnent d'appartenir à une cellule liée à l'État islamique au Sahel et d'avoir tenté de préparer un projet d'attentat. Des armes, des documents de propagande et du matériel pouvant servir à fabriquer des explosifs ont été saisis lors des perquisitions. Pour en parler, l'auteur du livre Maroc, le défi de la puissance, Abdelmalek Alaoui, qui préside également l'Institut marocain d'intelligence stratégique basé à Rabat, est le grand invité Afrique de RFI, ce mercredi 8 juillet. Il répond aux questions de Guillaume Thibault.  RFI : Des interventions dans sept villes du pays, dix arrestations, un laboratoire pour concevoir des bombes découvert : cette cellule, indique les autorités, ne formait pas des terroristes pour partir à l'étranger mais pour frapper le territoire marocain. Abdelmalek Alaoui : La chose qui est certaine, c'est qu'il y a une inversion du centre de gravité tel qu'on le connaissait jusqu'à présent. Jusqu'à présent, il y avait une exportation de jihadistes vers la région du Sahel. Et là nous sommes dans une situation qui est assez inédite et qui marque une transformation de l'État islamique au Sahel, en donnant les instructions à ces unités combattantes de rester dans les pays qui étaient des pays de missions, avec un niveau de sophistication de plus en plus élevé. C'est très vraisemblablement une cellule qui était prête à passer à l'action. Tout le monde a en mémoire les attentats d'ampleur, notamment celui de Marrakech en 2011. L'État islamique cherche-t-il à frapper le royaume marocain car il y a aussi une réelle confrontation idéologique ? Il y a une confrontation qui est une confrontation fondamentale, puisqu'au Maroc, le Roi, qui est commandeur des croyants, promeut un Islam du milieu, de rite malékite. Et donc, depuis les attentats de 2003, le Maroc a toujours joué sur un aspect tridimensionnel : le renseignement, la théologie, mais également le social. Car, évidemment, la pauvreté est souvent le terreau de la radicalisation. Et donc, évidemment, frapper le Maroc, c'est frapper le symbole de l'islam du milieu tel qu'il est porté par le roi Mohammed VI. La Fondation Mohammed VI des oulémas africains forme des centaines d'imams pour tout le continent, ce qui constitue un antidote doctrinal au jihadisme sahélien. Vous évoquiez le niveau de sophistication de la cellule démantelée, composée de trois équipes : la première chargée de valider les cibles, la seconde en charge des achats, la troisième gérait l'assemblage des explosifs, le tout étant coordonné par des cadres de l'État islamique à l'étranger. Peut-on parler d'un fonctionnement militaire ? C'est un fonctionnement typique des organisations terroristes, lorsqu'elles arrivent à maturité et lorsqu'elles ont pu obtenir également du financement. Parce que là, on parle de communications cryptées, on parle de cellules qui sont étanches entre elles. La cellule n'en était plus à un stade d'endoctrinement. C'est une structuration avancée qui montre que le groupe n'en était plus à ce stade-là, mais à celui de la planification tactique. Il y a une sophistication de plus en plus importante de l'État islamique et des différentes cellules avec lesquelles il essaie d'organiser ses projections sur les territoires extérieurs. L'État islamique continue son expansion au Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Comment les autorités marocaines collaborent avec les juntes militaires qui sont au pouvoir dans ces États ? On en a des marqueurs extérieurs. On le voit, le Maroc se met en position de médiateur, a poursuivi le dialogue avec les différents pays de l'AES lorsque ceux-ci ont voulu rompre la discussion avec Paris. Et donc, le Maroc s'est trouvé en tiers de confiance qui permet de vasculariser une relation tridimensionnelle entre le Maroc, le Sahel et la France, mais aussi d'autres grandes puissances. Le Maroc a cette doctrine basée d'abord sur le fait qu'il faut désenclaver le Sahel. C'est pourquoi il y a une initiative atlantique très importante qui est promue par le Roi Mohammed VI pour permettre au commerce de mieux fonctionner dans ces zones-là. Car, encore une fois, l'insécurité est nourrie par la précarité économique. Le Maroc a également signé des accords de coopération sécuritaire avec Israël, les États-Unis, la France. Cette coopération internationale est-elle également essentielle dans la lutte contre le terrorisme ? Sur la coopération avec les États-Unis, évidemment, elle est très importante. C'est une relation qui est très ancienne. D'ailleurs, l'exercice African Lion se déroule traditionnellement au Maroc chaque année, car il permet de reproduire des théâtres d'opérations dans lesquels il y a à la fois le désert, la montagne et le Maroc offre cette richesse-là. Sur la coopération avec Israël, il n'y a rien de public, d'autant plus que le Maroc est sur une ligne extrêmement ferme sur la solution à deux États [un israélien et l'autre palestinien, NDLR]. Avec la France, enfin, la coopération sécuritaire a bien repris depuis la reprise de la relation et de cette embellie diplomatique qui a eu lieu à l'automne 2024 et la reconnaissance par le président Macron de l'intégrité territoriale du Maroc et donc de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Rappelons que le Maroc a toujours joué un rôle très important en matière de renseignement et de coopération avec la France, la localisation du terroriste Abaaoud [Abdelhamid Abaaoud, acteur-clé des attentats de novembre 2015 en France, NDLR] avait été rendue en grande partie possible grâce à un renseignement de la DGST. La DGST marocaine a également formé des officiers au Gabon, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Conakry, à Madagascar et en Tanzanie. Vu la pression des groupes terroristes, cette coopération panafricaine doit-elle absolument se renforcer ? Le modèle marocain est basé sur le fait qu'il refuse le tout technologique. L'aspect humain du renseignement reste extrêmement important dans la technicité. Eh oui, effectivement, la coopération y joue un rôle essentiel. Car même si le Maroc a développé des services de renseignements parmi les plus efficaces et les plus respectés au monde, la menace, elle, ne dort jamais. Donc, il est important de pouvoir continuer à discuter avec tous les partenaires et de pouvoir aller au-delà des frontières, lorsque cela est nécessaire.

L'Echo du monde
Emmanuel Macron en Syrie : vers une normalisation des relations ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 5:30


Dans cet épisode de "L'écho du monde", Nicolas Tenzer revient sur la visite surprise du président français Emmanuel Macron à Damas. Cette rencontre avec le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa marque une étape importante dans le processus de normalisation des relations entre la France et la Syrie, après la chute du régime de Bachar el-Assad en 2024. Les enjeux de cette visite sont multiples : la reconstruction du pays, la lutte contre le terrorisme et la transition démocratique. Bien que des défis subsistent, cette initiative diplomatique ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour la France dans la région.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: au Mali, les jihadistes et les indépendantistes reprennent l'offensive

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 4:18


Deux mois et demi après leur première offensive d'envergure, les jihadistes du Jnim, affiliés à al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA (le Front de libération de l'Azawad) ont mené de nouvelles attaques ce week-end du nord au sud du pays. D'après le site Afrik.com, confirmant des informations de l'AFP, l'Agence France presse, « des affrontements se poursuivaient encore à la mi-journée hier à Anefis, localité stratégique située sur l'axe menant vers Kidal. À la mi-journée, la ville demeurait sous le contrôle des groupes armés. Les combattants du Front de libération de l'Azawad et leurs alliés y retenaient également des militaires maliens faits prisonniers lors des combats. Les Forces armées maliennes, soutenues par des combattants russes de l'Africa Corps, restaient retranchées dans leur camp militaire, relève encore Afrik.com. Des hélicoptères de l'armée ont été déployés afin d'évacuer des blessés et d'acheminer du ravitaillement, mais ils n'auraient pas pu se poser en raison de la situation sécuritaire autour du camp. » À lire aussiMali: les combats ont repris dans la localité stratégique d'Anéfis Pression accrue pour la junte Pour Le Monde Afrique, « cette nouvelle vague d'attaques accentue encore la pression qui pèse sur le général Assimi Goïta et sur ses partenaires russes. La perte d'Anefis, en particulier, serait un nouveau coup dur pour la junte de Bamako. Nœud stratégique permettant aux rebelles du FLA de sanctuariser la région de Kidal, dont la plupart de ses chefs sont originaires, cette ville est aussi un verrou sur la route descendant vers Gao et Tombouctou, les deux plus importantes agglomérations du nord du Mali, clairement désignées comme de prochaines cibles par les combattants indépendantistes. "Si la prise d'Anéfis se confirme, Gao [située à 240 kilomètres au sud] sera en danger", estime un bon connaisseur de la zone proche des rebelles », cité par le journal. À lire aussiMali: les jihadistes attaquent des cars et des infrastructures électriques, l'armée poursuit ses opérations Internationalisation du conflit ? Pour sa part, la presse malienne répercute les communiqués de la junte… « Toutes les attaques menées par des groupes armés terroristes, appuyés par des sponsors étatiques étrangers, ont été repoussées, s'exclame ainsi Sahel Tribune. 26 terroristes neutralisés. Les FAMa et leurs partenaires d'Africa Corps ont tenu chaque position. La situation est sous contrôle. Les opérations de ratissage aériennes et terrestres se poursuivent. » Le quotidien L'Aube, proche de la junte, dénonce une « internationalisation du conflit. Sur le terrain, la guerre asymétrique a changé de visage, affirme L'Aube : ce ne sont plus seulement des insurgés locaux, mais de véritables bataillons de mercenaires recrutés aux quatre coins du globe (…) : des combattants algériens, des éléments du Front Polisario, des vétérans des théâtres syrien et afghan, ainsi que des instructeurs ukrainiens. (…) L'Ukraine, qui est soupçonnée, poursuit le quotidien malien, d'avoir fourni des pilotes de drones et des instructeurs, dans une logique de guerre indirecte contre la Russie, présente au Mali et au Niger via Africa Corps. (…) À cette nébuleuse s'ajoute un élément explosif, dénonce encore L'Aube : le rôle de légionnaires français, accusés de coordonner et de diriger des cellules dormantes. (…) Ces professionnels de la guerre ne combattent pour aucune cause locale ; ils obéissent à des agendas extérieurs et à des logiques de sous-traitance géostratégique financées par des puissances étrangères connues. » Impasse… Pour Ledjely en Guinée, il ne faut pas se voiler la face : on assiste à une « dégradation sécuritaire accélérée » au Mali depuis septembre dernier. « Confronté au blocus que le JNIM impose autour de Bamako et aux attaques coordonnées menées sur l'ensemble du territoire, Assimi Goïta est tout accaparé par le défi intérieur. Redevenu ventre mou de la lutte contre l'insécurité, le Mali est de plus en plus déconnecté des ambitions régionales qu'il portait. » Alors quelle issue à ce conflit ? Réponse de Ledjely : « Sans réformes profondes dans la gouvernance des territoires, dans la justice locale et dans la gestion des ressources naturelles, les causes profondes de la violence qui se rapportent aux frustrations socio-économiques, à la marginalisation politique et aux conflits identitaires continueront d'alimenter l'instabilité. Mais la mise en œuvre de ces réformes supposerait une lucidité et une capacité que le régime actuel n'a pas encore démontrées, pointe le site guinéen. Ce qui nous ramène à une impasse, conclut-il. Car le Mali a besoin de rebâtir un État qui gouverne, d'une économie qui offre des perspectives et d'une politique qui intègre plutôt qu'elle n'exclut. » À lire aussiMali: «Le terrorisme est la négation de la paix, on ne peut plus ignorer la responsabilité du pouvoir»

Le débat africain
Jihadisme : le Sénégal doit-il craindre l'effet domino du Sahel?

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 39:00


Le Sahel central s'impose désormais comme l'un des principaux foyers mondiaux du terrorisme. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda, a atteint son niveau de capacité opérationnelle le plus élevé depuis sa création en 2017. Plus préoccupant encore, la menace poursuit son expansion vers l'Ouest. Le 1er juillet 2025, le Front de libération du Macina, la branche la plus active du JNIM, a revendiqué une série de sept attaques coordonnées dans l'ouest du Mali, notamment dans les zones de Kayes et de Nioro, situées à proximité de la frontière sénégalaise. Cette progression géographique soulève une question majeure : l'extension de l'insurrection jihadiste dans l'Ouest malien signifie-t-elle que la menace terroriste se rapproche désormais des portes du Sénégal ? Le pays de la Teranga est-il menacé ? Avec la participation de : Général Jean-Luc Diène, ancien directeur général du renseignement extérieur et ancien Commandant du secteur Est de la MINUSMA, enseignant au Centre des hautes études de défense et de sécurité et à l'Institut de défense du Sénégal Dr Mamadou Bodian, politologue, membre fondateur du Sahel research group, expert Afrobaromètre pour le Sénégal et chercheur à l'université Cheikh Anta Diop Pr Adjaratou Wakha Aïdara Ndiaye, directrice de l'ONG Partners West Africa-Sénégal.

ONU Info

Au menu de l'actualité :Le chef de l'ONU plaide en faveur d'une coopération renforcée pour lutter contre le terrorismeL'ONU célèbre sa Charte, plus indispensable que jamaisLes Nations Unies fixent les premières règles mondiales pour les voitures sans conducteur. Présentation : Jérôme Bernard

Invité Afrique
Nigeria et Cameroun: «Des femmes sont ostracisées, car soupçonnées d'être affiliées à Boko Haram»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 9:06


Quel est le rôle des femmes dans le groupe terroriste Boko Haram et dans ses déclinaisons les plus récentes, comme le groupe ISWAP ? La réponse se trouve dans un roman coup de poing, La fabrique à kamikazes, que vient de publier, aux éditions Saint Graal Ivoirien, le journaliste camerounais David Wanedam, qui a été rédacteur en chef à L'œil du Sahel. Ce livre-enquête est bâti sur les témoignages terribles de plusieurs jeunes femmes qui ont été kidnappées par les groupes jihadistes du nord-est du Nigeria et du nord du Cameroun.  RFI : Dans votre livre La Fabrique à Kamikazes, vous racontez l'histoire d'une jeune femme nigériane, Falmata, qui est enlevée par les jihadistes de Boko Haram et qui est progressivement happée par les mécanismes de l'endoctrinement. Pourquoi ce focus sur une jeune femme et pas sur un combattant de Boko Haram ? David Wanedam : Parce que la guerre a d'abord été perçue comme une affaire d'hommes, dans la propagande, dans la vidéo, etc. Et tous les matériaux de communication de Boko Haram tournent essentiellement autour des hommes. Et donc ça fait plusieurs années que je couvre la question et ça m'a intrigué, évidemment, de savoir où étaient donc finalement les femmes. D'où cette question de savoir quel est le parcours de Falmata, comment elle est devenue une kamikaze, une arme intelligente destinée à détruire. La question vient vraiment de la vague des attentats kamikazes que nous avons eus, particulièrement au Cameroun, dans la région de l'Extrême Nord, sur la période 2016 jusqu'à 2019 C'est en avril 2014, lors de l'enlèvement de quelque 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, qu'on a découvert le rôle des épouses forcées et des jeunes femmes kamikazes dans la stratégie de Boko Haram. Et vous dites que les malheureuses sont plutôt bien traitées après leur enlèvement. Falmata était, écrivez-vous, « une invitée de marque dans un palais de conte de fées » Vous savez, dans l'interprétation de l'Islam que font Boko Haram et ses autres déclinaisons, les femmes sont en réalité au centre de tout. On a pu par exemple entendre des éléments clés du mouvement fanfaronner que, tant que les femmes accouchent, Boko Haram ne peut pas disparaître. Et donc il est apparu que la femme est à la fois le socle biologique et le socle idéologique du groupe, et donc elles sont porteuses du mouvement dans son présent, mais également dans son futur. Elles sont très, très bien traitées, contrairement à ce que les hypothèses de départ nous donnaient. Et donc Falmata a trouvé dans cet environnement une famille nouvelle, qui l'honorait quasiment. Donc ces jeunes filles sont à la fois protégées, mais aussi instrumentalisées avant d'être plus tard transformées en armes de terreur. Vous racontez que Falmata, l'héroïne de votre roman, est une forte tête. Elle échappe de justesse à la mise à mort par lapidation. Elle réussit à s'évader. On croit qu'elle va s'en sortir, mais non, parce que, quand elle revient parmi les siens, dans la région où elle a été kidnappée, on la soupçonne d'être une fille de Boko Haram. Malheureusement, cette réalité-là, on la vit et on la vivra encore. Il y a une sorte d'ostracisme vis-à-vis de ceux qu'on soupçonne d'avoir été affiliés ou associés de quelque forme au groupe Boko Haram, et on vit déjà des situations où des femmes sont ostracisées, sont abandonnées à la périphérie du village, et qui préfèrent même parfois retourner au sein du groupe plutôt que de rester là où elles ne sont pas acceptées. Et donc oui, ça génère de la peur dans la communauté qui se dit qu'il y a peut-être une cellule dormante qui est en train de naître au sein du village ou bien de la communauté, au point où les Etats aujourd'hui arrêtent à peu près tout le monde au faciès ou bien au moindre soupçon. On ne va pas raconter la fin de votre livre, qui est haletant. Qu'en est-il aujourd'hui de ces femmes kamikazes qui se faisaient sauter sur les marchés du Nord Cameroun et du nord-est du Nigeria ? Nous sommes aujourd'hui cinq ans après la mort du chef terroriste Abubakar Shekau, qui a été tué dans la forêt de Sambisa en mai 2021  Le mouvement a su s'adapter. Et ça, c'est la capacité des mouvements djihadistes. Il y a eu un grand débat interne sur l'usage des kamikazes femmes qui avaient été utilisées de façon industrielle par Abubakar Shekau en son temps. Ça ne veut pas dire que c'est fini. Les attentats ont changé de forme, les groupes se sont sophistiqués. Ils savent utiliser désormais des drones armés pour collecter du renseignement, pour larguer des explosifs. Et l'intelligence des groupes est telle qu'aujourd'hui, ils n'ont pas besoin des femmes forcément pour aller faire des attentats kamikazes. Les femmes peuvent servir de vecteurs de renseignement, de vecteurs logistiques, notamment en ravitaillant de la nourriture. Elles peuvent entrer dans les marchés plus facilement. Les femmes peuvent se ravitailler en munitions parce qu'elles sont moins perçues comme étant suspectes. Il y a des attentats qui sont commis, notamment au véhicule bélier, qui sont chargés d'explosifs et qui ciblent des camps militaires. Ça, ça n'a pas changé. Ce qui a changé, par contre, c'est l'utilisation qu'ils font des femmes dans les groupes. Parce que oui, il y a des femmes aujourd'hui qui sont destinées à nettoyer, par exemple, des armes. Quand les combattants rentrent de leur bataille, elles nettoient les armes, elles font la cuisine, elles font les marchés, elles font les champs, bref, ce sont elles qui font tourner la machine djihadiste aujourd'hui. Et donc ne pas prendre en compte la question de la femme dans ces groupes, c'est prendre la question à moitié sur ce millefeuille qu'est la question djihadiste dans le bassin du lac Tchad. Mais voulez-vous dire qu'il y a, dans la direction de Boko Haram, des gens un tout petit peu moins extrémistes que les autres qui ont dit qu'il fallait arrêter d'utiliser les femmes comme kamikazes ? Ils n'ont pas renoncé totalement, ils ont juste trouvé des outils de substitution. Il y a des hommes qui sont kamikazes et qui sont célébrés après les attentats. Les attentats de type kamikaze existent toujours, mais ils ont juste changé de forme.

Invité Afrique
Niger: «L'armée nigérienne est bel et bien capable d'assurer la sécurité de l'État»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 10:15


Au Niger, c'est la deuxième fois de l'année que l'aéroport international de Niamey est visé par un groupe jihadiste. La dernière attaque s'est produite jeudi dernier, et a fait treize victimes selon les autorités : onze militaires et deux civils. Mais cette fois-ci, apparemment, la junte au pouvoir au Niger n'a pas eu besoin de l'aide des Russes pour repousser l'assaut des terroristes. Alors peut-on parler d'un succès ou d'un échec pour les miliaires au pouvoir à Niamey ? Le chercheur nigérien Brimaka Abdoul Azizou Garba enseigne à l'Institut de sciences politiques de Louvain-Europe, en Belgique. Il a été aussi conseiller spécial du président Mohamed Bazoum. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En janvier, les terroristes avaient attaqué l'aéroport de Niamey avec des motos. Cette fois-ci, ils ont essayé de s'y introduire par la ruse en se faisant passer pour des passagers. Pourquoi ce changement de stratégie ? Brimaka Abdoul Azizou Garba : Effectivement, lors de la première attaque, ils seraient arrivés à moto et pour cette deuxième, les informations, en tout cas, font état de l'usage de véhicules, notamment de taxis et de minibus. Donc, ce qui complique la détection et la prévention. C'est vrai qu'après la première attaque, des mesures avaient pourtant été prises pour renforcer la sécurité à l'intérieur et aux abords de l'aéroport. Mais, apparemment, cela n'a pas dissuadé les terroristes qui ont peut-être pu infiltrer la capitale pour mieux observer et tester les dispositifs et exploiter les moindres failles. Depuis quelques semaines, le régime militaire nigérien est en train de détruire un certain nombre de quartiers autour de l'aéroport pour mieux protéger celui-ci. Est-ce pour cela que les assaillants du 18 juin ont tenté de rentrer par la ruse en se déguisant en simple passagers ? Sûrement, parce qu'on a vu que ces mesures ont tendance à un peu dégager, décongestionner l'aéroport, en déguerpissant le quartier mitoyen. Et je pense que tout cela est observé de l'intérieur. Donc, c'est pour cela que je parle d'infiltration. Et ça, c'est typique des conflits asymétriques où l'on utilise l'effet de surprise. En janvier, l'attaque avait été revendiquée par l'EIS, l'État islamique au Sahara. Cette fois-ci, elle est revendiquée par le Jnim. Y a-t-il une coordination ou une compétition entre ces deux groupes terroristes ? Je ne pense pas que ce soit une coordination ou une compétition. Ce qui est sûr, c'est que les deux attaques à l'aéroport, c'est à cause des drones qui s'y trouvent et que les terroristes n'arrivent pas à se mouvoir comme ils veulent à cause de ces drones militaires. Je pense que l'objectif, c'est de tout faire pour détruire ces vecteurs aériens. Je dirais plutôt qu'il faut peut-être explorer un rapprochement entre l'Iswap [État islamique en Afrique de l'Ouest, NDLR] et le Jnim [lié à al-Qaïda, NDLR]. Je pense que, s'il y a coordination, peut-être c'est à ce niveau entre le Jnim et l'Iswap, du côté du bassin du lac Tchad, mais pas au niveau de l'EIS, l'État islamique au Sahara. Et est-ce que le Jnim et l'EIS, l'État islamique au Sahara, ont des ambitions politiques semblables ou différentes ? Je crois que, dans un premier temps, leur objectif, c'est d'affaiblir le Niger parce que c'est le pays quand même le plus solide des trois, où ils n'arrivent pas à prendre, à contrôler un espace. Et l'objectif, a priori, c'est de chercher à affaiblir l'État du Niger sur le plan militaire pour pouvoir s'en prendre facilement aux deux autres. C'est-à-dire qu'au Niger, les jihadistes n'arrivent pas à se tailler un fief comme au Mali ou comme au Burkina Faso ? Oui, les jihadistes n'arrivent pas à le faire parce que le Niger a vécu quand même 12 ans de stabilité politique, 12 ans de sécurité et de développement. Et je pense que le Niger a eu beaucoup d'acquis, y compris sur le plan militaire. Et ça, ça a fait que le Niger s'est largement démarqué des deux autres [pays membres de l'Alliance des États du Sahel, NDLR]. Et ça ne serait pas du tout facile pour les terroristes de pouvoir contrôler un espace au Niger, comme ils l'ont fait au Burkina Faso et au Mali. La résistance farouche des militaires nigériens le 18 juin, est-ce le signe que la junte commence à s'organiser face aux attaques terroristes, ou est-ce à votre avis un acte de désespoir sans lendemain ? Je connais bien nos militaires, je sais que ce sont des militaires qui sont braves. Il suffit de mettre les bonnes personnes à la bonne place pour qu'on puisse voir la différence. On a de très bons militaires, on a de très bons chefs militaires qui sont capables de bien planifier et de bien mener la résistance. Je crois que, dans les mesures que l'état-major a pu prendre, il y a sûrement eu des changements au niveau du dispositif et au niveau de la planification, et c'est ce qui a peut-être donné ce résultat. Au final, cette attaque terroriste repoussée devant l'aéroport ce jeudi 18, est-ce un échec ou un succès pour l'armée du Niger ? Moi, je pense que c'est un succès parce que, lors de la première attaque, on a vu que ce sont les Russes qui sont sortis pour dire : « Bon, on a sauvé le site, sans nous, ils allaient prendre votre aéroport. » Et le général Tiani [qui dirige le Niger depuis juillet 2023, NDLR] l'a dit lui-même dans le discours qu'il a fait : il a remercié les partenaires russes. Et je pense que, cette fois-ci, la riposte est venue des soldats nigériens et ils ont tout le mérite. Et ça montre une fois de plus que l'armée nigérienne est bel et bien capable d'assurer la sécurité de l'État. À lire aussiNiger: le Jnim revendique l'attaque de l'aéroport de Niamey qui a tué au moins 11 soldats et deux civils

Reportage Afrique
Côte d'Ivoire: les habitants s'impliquent autour du parc national de la Comoé pour le protéger [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:21


Pendant la crise politico-militaire qui a bouleversé le pays au milieu des années 2000, le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a été dégradé. Mais depuis sa reprise en main, l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) tente de changer les choses en impliquant les populations autour du parc. Ces habitants trouvent des activités alternatives au braconnage. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, À Kokpingué, un groupe de paysans entretient plusieurs parcelles de concombre et d'oignons. Parmi eux, Jean-Baptiste Ouattara : « L'oignon, en quatre mois déjà, tu peux commencer à faire la récolte. C'est rentable, mais son travail est un peu compliqué. De la pépinière jusqu'à la récolte, cela ne peut pas se faire seul : il faut engager des contractuels pour t'aider. Donc, ce n'est pas du tout facile. » Ici, l'apiculture et le maraîchage ont été introduits comme des activités de substitution, afin que les habitants aient des revenus, qui les détournent du parc de la Comoé en Côte d'Ivoire. Mais ces activités semblent encore aléatoires, comme l'explique Akoua Ouattara, la présidente du groupement des femmes de Kokpingué : « Ces deux dernières années, ça ne marche pas bien. On a fait une pépinière d'oignons, ça a échoué. Ce qu'on a mis en place après n'a pas marché. Il y a un hippopotame qui a marché dessus (sur les récoltes, ndlr), il a tout gâté. Du coup, on a fait pousser du gombo : on a fait ça pour gagner un peu, ça va rattraper ce qu'on a perdu. » À écouter aussiCôte d'Ivoire : le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Après plusieurs séances d'information, ces personnes sont toutefois convaincues de l'importance de préserver le parc. Kouamé Ouattara, le responsable d'un groupement villageois, déclare : « On dénonce tout ce qui se fait dans le parc qui n'est pas légal : c'est-à-dire, quand il y a des orpailleurs ou des braconniers qui rentrent, on appelle l'OIPR qui envoie des éléments pour vérifier. Nous nous impliquons autant parce que nous connaissons l'importance par rapport aux dérèglements climatiques, et la préservation des animaux, des plantes. » Les groupes armés terroristes, une inquiétude persistante chez les habitants Mais des interrogations reviennent en boucle lorsqu'on évoque ce site : le parc héberge-t-il encore des groupes armés terroristes ? Le risque d'infiltration du parc est-il toujours d'actualité ? Le lieutenant-colonel Kissi, qui survole le parc en ULM, pour assurer la surveillance, tient à démonter ce qu'il estime être des rumeurs : « ​​​​​​​De 2023 jusqu'à aujourd'hui, 2026, depuis que je survole le parc national de la Comoé, en tant que pilote, jamais je ne suis tombé sur des groupes armés qu'on qualifie de terroristes ou autres. Donc ça reste toujours des rumeurs. Nous faisons le travail qu'il faut pour que les velléités d'installation ou bien d'attaques par des groupes armés terroristes, que cela ne soit pas une réalité. » À ce jour, la principale menace pour le parc reste la pratique de l'orpaillage clandestin, opérée par des jeunes, dans cette zone frontalière avec le Burkina. À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest

Revue de presse Afrique
À la Une: le choc France-Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 4:20


Première rencontre de ce mondial 2026 pour les deux équipes de football. « Battre la France ne serait pas une surprise pour le Sénégal », titre Dakaractu en citant le sélectionneur des Lions de la Téranga, Pape Thiaw. Le Sénégal possède aujourd'hui « l'expérience, la qualité et la régularité nécessaires à rivaliser avec les meilleures équipes du monde », estime Seneweb. Le Sénégal a déjà plumé la France, rappelle Afrikfoot. C'était en 2002 à Séoul, en Corée du Sud, « à la faveur d'un but du regretté Papa Bouba Diop ». 24 ans après cette victoire 1-0, « les Lions de la Téranga entendent récidiver face à des Bleus revanchards », poursuit le site internet. En attendant, « ce face-à-face est encore dans toutes les mémoires (…) cette victoire insolente est restée intacte, joyeuse », se souvient Le Monde Afrique, comme une nuit de liesse populaire où tout un peuple chantait « les Lions ont mangé le Coq ». Le Sénégal va-t-il réitérer sa performance ? Réponse ce mardi soir à partir de 19h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Sénégal défie la France pour un nouvel exploit Christophe Gleizes Lundi, avant la traditionnelle conférence de l'équipe de France, les journalistes français se sont mobilisés. En brandissant dans la salle de presse des écharpes rouges sur lesquelles on pouvait lire « Free Gleizes » en lettres blanches. Christophe Gleizes, c'est le nom de ce journaliste sportif français « arrêté en Algérie en mai 2024, incarcéré depuis juin 2025 et condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme alors qu'il enquêtait sur un club de football local », rappelle Le Monde. La Fédération internationale de football lui a symboliquement délivré une accréditation pour ce Mondial. À lire aussiLes derniers obstacles judiciaires levés avant une possible grâce de Christophe Gleizes en Algérie La « star inattendue » Le gardien du Cap-Vert est devenu « la star inattendue » de la Coupe du monde. « Vozinha brille face à l'Espagne et est élu homme du match », titre OPais. « Grâce à plusieurs arrêts décisifs, l'international capverdien a joué un rôle déterminant » dans une rencontre qui restera « ancrée pour toujours dans l'histoire du foot national », poursuit le journal capverdien. « Les Requins bleus ont fait match nul 0-0 hier face à l'Espagne », écrit O Naçao qui permet au pays d'obtenir le premier point de son histoire en Coupe du monde. Le média salue également la performance de son gardien car « les Espagnols ont tenté 27 tirs dont 7 cadrés, précise le journal. Le Cap-Vert a lui tiré six fois au but, avec un seul tir cadré. » « Un résultat historique », note l'Expresso das ilhas. La performance de Vozinha, gardien vétéran de 40 ans, « a rapidement fait le buzz sur les réseaux sociaux ». « Alors qu'il ne comptait que 50 000 followers sur Instagram au coup d'envoi (…) plus de trois millions de personnes se sont abonnées pendant la rencontre », indique Seneweb. « En sortant du terrain, il s'est rendu compte qu'il était devenu un véritable influenceur », note Afrikfoot. « Face à l'un des géants du football mondial, le petit archipel africain a prouvé qu'en Coupe du monde, le courage, la discipline et la solidarité peuvent parfois faire vaciller les plus grandes certitudes », conclut Afrik.com. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Cap-Vert arrache un match nul historique contre l'Espagne Immatriculation des motos Dans la presse également, le Mali qui a lancé hier une opération d'immatriculation des motos et tricycles. Une opération justifiée par un impératif sécuritaire. « La moto n'est pas seulement un moyen de transport, elle est l'infrastructure invisible du Jnim : rapide, discrète, facile à dissimuler, capable de se fondre dans le flot de milliers de deux-roues anonymes que personne n'identifie, ne suit, ne contrôle », résume Sahel Tribune. C'est à moto que les combattants du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans se déplacent et que « les attaques sont préparées ». Les forces armées maliennes viennent d'ailleurs de saisir une « cinquantaine de motos destinées aux groupes armés terroristes », rapporte Bamada.net. Mais la mesure peut-elle vraiment freiner les groupes armés, s'interroge Jeune Afrique. Les autorités maliennes ont aussi décidé d'interdire « la circulation des motos de 125 cm3 et plus sur l'intégralité du territoire, à l'exception de Bamako et de plusieurs des principales villes du pays. » Si les groupes armés sont des gros consommateurs de ces engins, « ils n'hésitent pas à financer directement, voire à constituer eux-mêmes des réseaux de contrebande », indique une analyste de l'Initiative globale contre le crime organisé transnational (GI-TOC). « La décision des autorités maliennes ne devrait donc pas atteindre pleinement son objectif », conclut le média. À lire aussiMali: début de l'opération d'immatriculation des motos et tricycles

Secrets d'info
Terrorisme masculiniste : l'alerte du renseignement intérieur français

Secrets d'info

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 45:21


durée : 00:45:21 - Secrets d'info - par : Benoît Collombat, Cellule investigation de Radio France - Dans une interview exclusive à la cellule investigation de Radio France, la DGSI lance l'alerte sur la menace du courant masculiniste radical en France. Les profils sont plus jeunes qu'avant – de 14 à 15 ans – les contenus plus violents et les processus de radicalisation plus rapides. - réalisation : Christophe Imbert, Jean-Baptiste Audibert, Raphael Cannesant, Nicolas Dewit, Julie Pietri, Laetitia Cherel, Elodie Guéguen, Anne-Laure Barral, Géraldine Hallot, Maxime Tellier, Stéphane Pair, Marie Dupin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Mali: «Le terrorisme est la négation de la paix, on ne peut plus ignorer la responsabilité du pouvoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 6:39


Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable.  Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ?   Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue.  Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali…  Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes…  Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice.  Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit.  À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 30 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 30, 2026 48:30


Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée  Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

Grand reportage
Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 25, 2026 19:30


Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse.   Un Grand reportage de Gaëlle Laleix.

Reportage Afrique
«Nous avons peur d'être tués»: les réseaux terroristes se renforcent dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 23, 2026 2:22


Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours depuis plusieurs mois dans le nord-ouest et la bande centrale du Nigeria. Plusieurs groupes terroristes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique et au groupe État islamique, mais aussi des éléments d'Ansaru et de Boko Haram, sont désormais bien enracinés dans toute cette zone. Dans l'État de Niger, ces groupes opèrent au sein de réseaux interconnectés. Des factions islamistes se sont parfois alliées à des gangs criminels profitant de cette couverture locale pour dissimuler leurs mouvements. Ils mènent des attaques dans des zones éloignées avant de se replier vers des cachettes établies au sein des communautés environnantes dans la réserve forestière de Kainji. De notre correspondant dans la région, James est le catéchumène du village d'Ifana. Depuis 202, cette localité de l'État de Niger, au Nigeria, est la cible d'attaques régulières d'un groupe de bandits. La situation s'aggrave en 2025 quand ce gang criminel mène un raid spectaculaire, obligeant James et toute sa communauté à s'enfuir à pied sur près de 30 kilomètres. « Deux hélicoptères blancs survolent la zone, puis ces deux hélicoptères blancs font des allers-retours au-dessus de la zone. Et à un moment donné, ils cessent de survoler la zone », se souvient-il. En contrôlant le ciel, le plan est imparable. Les bandits pillent les habitations du hameau où James réside avec sa famille. Ils s'occupent d'un des sites d'orpaillage proche d'Ifana. Et surtout, ces hommes armés volent de façon méticuleuse le bétail et les stocks de céréales. James confie : « Sincèrement je pensais qu'il s'agissait d'une équipe de secours, sans savoir qu'il s'agissait en fait de bandits. Quand nous avons compris qu'il s'agissait de bandits, nous étions terrorisés, car ils nous avaient encerclés au sol et volaient également au-dessus de nous ; nous avons alors perdu tout espoir de nous en sortir vivants. » Comme Ifana, Kasuwan Daji, situé sur le corridor menant à la forêt de Kainji, est un autre village martyr de l'État de Niger. Ibrahim est l'adjoint de l'imam de cette localité. Le 3 janvier 2026, un raid d'une faction salafiste extrémiste extermine 60 personnes. Les assaillants opèrent sans aucune résistance en face d'eux. Ibrahim est l'un des 15 hommes vivant encore dans les ruines de ce village à moitié détruit : « Ce matin, nous avons fui une nouvelle attaque, tandis que le gouvernement reste silencieux face à la situation sans rien faire. Il faudrait au moins envoyer des agents de sécurité dans le village pour que nous puissions dormir en paix. Les maisons ont été incendiées, nous avons déblayé les lieux pour pouvoir y rester ; cependant, nous avons peur d'être tués par eux, car les maisons encore debout sont ouvertes et n'ont pas de portes. » Après avoir payé une rançon à leurs envahisseurs, les habitants d'Ifana eux ont pu retourner sur leurs terres. Mais ces bandits occupent toujours une partie de cette localité. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3] À lire aussi«Ils rôdent dans les environs»: des ex-otages vulnérables face à l'insécurité dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]

Reportage Afrique
«Ils rôdent dans les environs»: des ex-otages vulnérables face à l'insécurité dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 23, 2026 2:22


Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le staff de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvés leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes. Les victimes de ce spectaculaire kidnapping de masse ne bénéficient d'aucun accompagnement psychologique et vivent toujours dans une zone extrêmement volatile et dangereuse. Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours dans le nord-ouest du Nigeria. Reportage dans cette zone voisine du département de Borgou au nord du Bénin. De notre correspondant dans la région, De son mois de captivité, Bako est revenu choqué par le matériel technologique en possession des groupes extrémistes. Cet enseignant de l'école Saint Mary ne comprend toujours pas comment salafistes et bandits ont pu s'enraciner dans les forêts de l'État de Niger. L'ultra violence de ces criminels hante toujours Bako : « Des enfants meurent dans les cachots de ces ravisseurs. Des femmes y meurent aussi. Des milliers de personnes y sont otages. Des gens du Bénin et du Nigeria... Il y a des infirmières là-bas. Des sages-femmes sont prises aussi au piège. Au Bénin, ces groupes extrémistes ont l'habitude d'aller dans des hôpitaux pour enlever des gens. Ils savent qu'ils obtiennent de plus grosses rançons en kidnappant des personnels de santé. » Lydia est une aide cuisinière de Saint Mary. Elle aussi a été otage comme Bako. Ses deux fils âgés de moins de 5 ans ont vécu cette expérience avec elle, dans la forêt de Kainji. Ces deux bambins ne lâchent plus d'une semelle leur maman depuis leur retour. Car même libre, le quotidien de cette famille est un cauchemar : « Ce qui me préoccupe encore aujourd'hui, c'est que les meurtres n'ont pas cessé ; je n'ai donc pas l'esprit tranquille. Parfois, nous ne pouvons pas dormir chez nous parce qu'ils rôdent dans les environs ; nous devons aller dormir dans la brousse, et c'est pour cette raison que je n'ai pas l'esprit tranquille. » « Nous courons dans le noir avec nos enfants » Le jour du kidnapping de Saint Mary, Emmanuel rendait visite à son épouse, enseignante de cette école. Depuis son retour à la liberté, une nuit sur deux, le hameau où vivent Emmanuel et sa famille subit des attaques de bandits. Et comme Lydia et ses enfants, Emmanuel et sa compagne se cachent jusqu'au matin en brousse. En étouffant les pleurs de leurs deux nourrissons : « Nous courons dans l'obscurité en espérant qu'ils ne voient pas où nous nous cachons. Nous courons dans le noir avec nos enfants. Parfois, les enfants pleurent, alors nous faisons de notre mieux. Nous les choyons juste pour faire cesser les pleurs, afin que, si les bandits sont dans les parages, ils ne puissent pas découvrir où nous nous cachons. » Au bord de la rupture nerveuse, Emmanuel s'accroche à la vie. Surtout quand il se souvent de tous ces otages qu'il a croisés. Il se demande en permanence combien d'entre eux sont encore vivants. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]

Reportage Afrique
Nigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:17


Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente

Invité Afrique
«Les Maliens aiment leur armée et leur pouvoir», assure Moussa Ag Acharatoumane, du Conseil national de transition

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 5:11


Au Mali, les autorités de transition restent fermement résolues à combattre les groupes armés. Les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, et les rebelles indépendantistes du FLA ont mené le 25 avril une série d'attaques massives et, pour la première fois, conjointes, qui leur ont permis de tuer le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, et de prendre le contrôle de Kidal. Depuis, le Jnim a décrété un blocus sur la capitale Bamako et multiplie les attaques. Pour autant, l'armée malienne et ses partenaires russes de l'Africa Corps poursuivent leurs opérations et affichent leur détermination. Moussa Ag Acharatoumane est membre du Conseil national de transition, qui fait office au Mali, en l'absence d'élections depuis bientôt six ans, d'organe législatif. Il dirige également le MSA, groupe politico-militaire de la région de Ménaka, allié des autorités de transition et qui combat avec l'armée malienne et l'Africa Corps russe dans le Nord. RFI : Depuis les attaques du 25 avril, les opposants au régime de transition estiment que les autorités sont fragilisées. Les soutiens des militaires au pouvoir appellent au contraire à faire bloc. Pour vous, j'imagine qu'Assimi Goïta est toujours le président dont le Mali a besoin ? Moussa Ag Acharatoumane : Bien sûr, Assimi Goïta est toujours le président dont le Mali a besoin. Il continue à gouverner normalement son pays. Je tiens quand même à rappeler que malgré les attaques du 25 avril, le Mali est un État qui est debout, est un État qui agit et les forces de défense et de sécurité ont repoussé les actions terroristes, malgré la complexité des attaques et particulièrement le lot de complices internes et externes. Aujourd'hui, nous avons une armée qui est très soudée, le commandement est ensemble, les soldats sur le terrain ont le moral et les opérations continuent sur l'ensemble du territoire.  Les attaques des groupes armés continuent, Bamako est sous blocus, mais le régime est donc solide, prêt à faire face. Le régime est solide, j'irai même plus loin : c'est le peuple malien même qui est solide aujourd'hui. Les Maliens aiment leur armée, les Maliens aiment leur pouvoir et les Maliens aiment leur pays.  L'alliance, sur le terrain, entre les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA, vous en pensez quoi ?  Tout le monde connaît ce qu'on appelle al-Qaïda. Les frères qui ont fait ce choix de s'allier à al-Qaïda n'ont pas tiré les leçons de 2012 parce que, en 2012, il y a eu pratiquement la même tentative et le monde entier est témoin de ce qui s'est passé. Et une partie des frères, pas tous, parce qu'il y a une partie de nos frères, malheureusement, qui ne se sont jamais éloignés de la nébuleuse d'al-Qaïda, mais par contre, certains ont toujours été des grandes victimes de cette organisation, y compris certains de leurs premiers responsables, dont les familles ont été décimées par al-Qaïda. Et c'est le même al-Qaïda qui est là, et c'est le même al-Qaïda aussi qui est auteur de l'assassinat de Ghislain Dupont et Claude Verlon, les journalistes de RFI tués à Kidal (en 2013, assassinat revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique, dont l'un des commanditaires, Seidane Ag Hitta, est aujourd'hui parmi les principaux dirigeants du Jnim, ndlr). On s'en souvient, bien évidemment. Cette alliance, c'est une très mauvaise chose. Je pense que nos frères doivent prendre conscience de l'erreur grotesque qu'ils sont en train de faire et revenir en arrière. Ils doivent faire exactement comme le MSA et le Gatia (deux groupes politico-militaires alliés du régime de transition). Ils se sont alliés à l'armée malienne pour combattre le terrorisme international.  Les dirigeants du FLA assurent qu'il ne s'agit que d'une alliance militaire contre leur ennemi commun, l'armée malienne et l'Africa Corps, et qu'il n'y a pas, au-delà, de projet commun. Quand on voit l'organe officiel d'al-Qaïda à l'échelle internationale mentionner son alliance avec le FLA, quand on voit Iyad Ag Ghali (chef du Jnim, ndlr) coordonner lui-même les opérations sur Kidal à côté d'Alghabass Ag Intallah (l'un des dirigeants du FLA, ndlr), quand on voit les défilés qu'ils ont organisés dans les rues de Kidal, avec les drapeaux noirs mentionnant leur projet satanique. Je le répète, nos frères sont dans l'erreur. Ils ont été victimes de ces gens en 2012 et ce sont les mêmes acteurs qui continuent en 2026.  Le Jnim et le FLA contrôlent désormais Kidal et Tessalit. L'armée malienne et l'Africa Corps russe restent présents à Aguelhoc et Anéfis. Est-ce qu'il faut s'attendre à une contre-offensive des forces nationales dans la région de Kidal ?  Les forces de défense et de sécurité sont en pleine réorganisation et elles sont bel et bien présentes dans la région de Kidal. Ils sont déterminés, ils vont mener des opérations sur l'ensemble du territoire national et ils ne vont pas céder un centimètre de ce territoire à une organisation terroriste.  Le général El Hadj Ag Gamou, nommé gouverneur de Kidal par les autorités de transition en 2023 et que vous connaissez bien : on le dit actuellement à Gao. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce qu'il pourrait participer à la contre-offensive sur Kidal ?  Le général El Hadj Ag Gamou va très bien, je tiens à rassurer tout le monde là-dessus. Il a le moral très haut, il a les pieds sur terre et la tête haute. Il est gouverneur de la région de Kidal. Les offensives, la réorganisation de l'armée, son redéploiement, les opérations, ça c'est l'armée qui s'en occupe. Lui, sa fonction, c'est d'être gouverneur de cette région. Il va très bien et il n'a pas de problème.  Dans votre région de Ménaka, l'armée malienne et l'Africa Corps russe ont repoussé fin avril les offensives de l'État islamique, groupe jihadiste rival du Jnim. Depuis, quelle est la situation dans la ville ?  Aujourd'hui, la situation est sous contrôle. L'administration a repris son travail, la vie normale a repris, les forces de défense et de sécurité et leurs partenaires contrôlent la ville, mènent des patrouilles régulièrement. Mais ceci étant dit, la menace est toujours là. Il ne faut pas se leurrer, nous sommes en guerre contre l'une des organisations terroristes les plus dangereuses au monde, donc nous restons sur le qui-vive. Mais pour le moment, à Ménaka, la situation est assez calme.  Dialoguer, négocier avec le Jnim et le FLA, c'est aujourd'hui ce que prônent notamment des opposants au régime en place, comme la Coalition des forces pour la République (CFR) de l'imam Dicko. Mais c'est depuis une dizaine d'années une recommandation de toutes les concertations nationales, y compris du dialogue inter-malien organisé sous la Transition. Les autorités actuelles s'y refusent catégoriquement. Vous, vous y êtes favorable ou pas ?  En fait il n'y a pas à discuter avec des gens qui ont un projet de destruction de notre pays. L'État malien protège sa population, protège son intégrité territoriale et il n'y a absolument rien à négocier avec ces gens-là en l'état actuel, sauf s'ils revoient leurs pensées et leurs projets. Ce sont des Maliens, s'ils reviennent à de meilleurs sentiments, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde, mais pas dans ces conditions.  À lire aussiAu Mali, «l'externalisation de la sécurité n'a pas fonctionné», selon Bakary Sambe du Timbuktu Institute

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 10 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


Direction la Syrie pour suivre le chemin douloureux et impossible de la réhabilitation de Fatima. Soupçonnée de collusion avec le mouvement terroriste, cette veuve du califat a été internée à Al-Hol sous contrôle kurde en juin dernier. Pendant un an environ, elle et ses enfants ont vécu dans le camp d'Al-Hol, dans le nord-est du pays. Puis direction le Botswana où, il y a une semaine, se jouaient les Mondiaux de relais. Le héros local, le médaillé olympique, entraîne bien des jeunes dans son sillage. Il s'agit de Letsile Tebogo. Fatima, la vie après l'organisation État islamique Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie.  Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. Un Grand reportage de Manon Chapelain qui s'entretient avec Jacques Allix. Letsile Tebogo, étincelle pour l'athlétisme botswanais Le Botswana : sa nature sauvage, son grand désert, ses safaris et ses diamants. Mais aujourd'hui, son drapeau blanc, noir et bleu ciel, rayonne aussi et surtout grâce à l'athlétisme. Le pays doit cela en grande partie à un homme : Letsile Tebogo, qui a brillé à domicile, le week-end dernier avec l'équipe nationale, aux Mondiaux de relais Le sprinteur a ouvert la voie, en remportant le premier titre olympique de son pays aux JO de Paris de 2024. Depuis, les athlètes botswanais enchaînent les exploits, et toute une jeune génération rêve de le suivre au pas de course… Un Grand reportage de Claire Bargelès qui s'entretient avec Jacques Allix.

Revue de presse Afrique
À la Une: les obsèques du ministre malien de la Défense Sadio Camara

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 1, 2026 4:17


Toute la presse malienne se fait l'écho ce matin de ces obsèques nationales : « La nation rend un dernier hommage au Général d'armée Sadio Camara », titre Maliweb, qui publie de nombreuses photos de la cérémonie. Le journal en ligne précise que « les différents intervenants (…) ont tous salué la bravoure de l'homme, son engagement à vaincre le terrorisme et à restaurer la souveraineté du pays ». Bamada.net souligne que lors de la cérémonie, « le président de la transition, le général Assimi Goïta, a remis à titre posthume, les insignes de Général d'armée à Sadio Camara ». « Le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire », titre de son côté Sahel Tribune, qui raconte : « Dans le cérémonial militaire, tout était là : la marche funèbre, le drapeau national, la sonnerie aux morts, les hommages officiels. Mais derrière le protocole, une autre réalité affleurait : celle d'un pays en guerre contre une menace diffuse, persistante et profondément politique. Car Sadio Camara n'était pas qu'un soldat. Il était l'un des visages les plus assumés de la refondation sécuritaire engagée par les autorités de transition. »  Choc militaire et politique Après les attaques du 25 avril, la presse malienne s'inquiète de l'avenir. C'est le cas notamment du Journal du Mali. « Attaques coordonnées : vers une recomposition inquiétante du paysage sécuritaire », titre le journal : « En plus du choc militaire et politique, cette offensive révèle une évolution majeure : la coopération assumée entre groupes jihadistes et séparatistes, incarnée par le Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans et le Front de Libération de l'Azawad ». « Ce qui distingue ces attaques des précédentes, précise le Journal du Mali, ce n'est pas seulement leur intensité, mais surtout leur degré de coordination. Jamais auparavant une offensive n'avait mobilisé un nombre aussi important de combattants et une logistique aussi complexe, ciblant simultanément des villes éloignées de plusieurs centaines de kilomètres ». Le Journal du Mali cite l'analyste sécuritaire Yacouba Sogoré selon lequel « les attaques du 25 avril s'inscrivent également dans une stratégie plus large, visant à affaiblir l'État malien sur plusieurs fronts. Elles pourraient être liées à une logique d'asphyxie économique et logistique, notamment en lien avec des perturbations dans l'approvisionnement en carburant ». Coordination redoutable Une opération de grande ampleur qu'analyse également Afrik.com. Le site d'information panafricain estime que les attaques du 25 avril « ont profondément ébranlé les institutions du pays. La mort du ministre de la Défense, figure centrale du dispositif sécuritaire, constitue un choc politique d'envergure. Plusieurs villes du Mali, dont Bamako, Kati, Gao et Mopti ont été visées, révélant une coordination redoutable entre groupes jihadistes et rebelles. » « Après plusieurs jours d'absence, remarque encore Afrik.com, le chef de la transition est finalement réapparu publiquement, mettant fin aux rumeurs sur sa situation. Sa visite aux blessés dans un hôpital de Bamako et son déplacement auprès de la famille du ministre décédé sont un retour sur le devant de la scène qui vise à rassurer les populations. Sauf que, conclut Afrik.com, beaucoup de zones d'ombre entourent cette sortie d'Assimi Goïta apparu avec un masque ».  Confirmation russe Enfin, certains médias s'interrogent sur le rôle que peut encore jouer la Russie au Mali. C'est le cas de l'Agence de Presse Africaine, selon laquelle « la Russie maintient son engagement sécuritaire ». « Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, précise l'APA, a affirmé jeudi que Moscou continuera, y compris au Mali, à combattre l'extrémisme et d'autres manifestations négatives ». Réponse de la Russie donc, alors que le Front de Libération de l'Azawad avait « récemment exhorté la Russie à revoir son partenariat avec la junte », rappelle l'Agence de Presse Africaine.

Revue de presse Afrique
À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Attaques terroristes au Mali : vos réactions

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 20:00


Le Jnim a revendiqué des attaques coordonnées avec le mouvement séparatiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali. Comment interprétez-vous cette offensive sans précédent depuis 2012 au Mali ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali sous le choc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:20


Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »

Invité Afrique
Le Mali «est aujourd'hui dans le noir total, on ne sait pas qui gouverne»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 6:34


Le Mali est confronté à sa plus grave crise sécuritaire depuis 2012, après l'attaque samedi des jihadistes et des séparatistes touaregs sur la ville-garnison de Kati, près de Bamako, et sur la ville de Kidal, à l'extrême-nord du pays. Quelles sont les conséquences de ces événements pour la junte au pouvoir, dont le numéro 2, le général Sadio Camara, a été tué ? Pour Étienne Fakaba Sissoko, « la junte est déboussolée ». Cet universitaire est le porte-parole de la Coalition des forces pour la République de l'imam Mahmoud Dicko, actuellement en exil à Alger. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que vous êtes surpris par cette offensive conjointe des jihadistes et des séparatistes touaregs ? Étienne Fakaba Sissoko : Surpris ? Absolument pas. Parce que depuis quelques années, c'est ce que nous disions, le tout militaire n'a pas produit de résultats probants depuis quelques années. Et le fait de sous-traiter également la sécurité du pays à travers des mercenaires russes était un danger qu'il fallait éviter. La mort du numéro deux de la junte, le général Sadio Camara, qu'est-ce que cela représente pour la suite des événements ? C'est tout un symbole. C'était celui qui avait travaillé avec d'autres à la venue de Wagner au Mali. Oui, parce qu'il avait fait ses études en Russie et qu'il parlait russe, c'est ça ? C'est ça. Et parce que, aussi, c'est lui qui était le principal responsable des événements du 21 mai 2021, le second coup d'État qui était intervenu, donc, c'était un maillon important du dispositif de la junte. À lire aussiL'influence russe en Afrique se réinvente après le groupe Wagner, selon All Eyes on Wagner Depuis 48 h, on est sans nouvelles du numéro un de la junte, le général Assimi Goïta. Quelles sont vos informations ? Je ne sais pas plus que vous, mais ce qui est évident, c'est que le fait qu'il ne communique pas, depuis hier à aujourd'hui, montre à quel point il est déboussolé, montre à quel point le pouvoir lui-même est déboussolé. Et le pays est aujourd'hui sans gouvernail, se retrouve dans une désolation totale. Et ce sont les videomen malheureusement, ce sont les activistes à la solde du gouvernement qui aujourd'hui, à coups de propagande, s'amusent sur les réseaux sociaux à balancer toutes sortes de nouvelles. Et de fake news, évidemment… Absolument. La reconquête de Kidal par les séparatistes touaregs du FLA, le Front de libération de l'Azawad, est-ce que c'est un revers stratégique pour le pouvoir de Bamako ? Exactement. C'est l'effet combiné Kati-Kidal qui représente véritablement le symbole de toute la journée du samedi et de ce qui a suivi. Kati, c'est le cœur militaire et politique du régime. Et Kidal, c'est le symbole même du récit officiel de la reconquête du territoire qui a été brandi depuis 2023 par le gouvernement. Donc être frappé le même jour sur ces deux points-là, en présence de ceux qui ont été présentés comme les sauveurs de la République, à savoir Wagner, c'est quelque chose, évidemment, qui est un coup dur pour le Mali, mais qui est un coup dur également pour cette junte. Les rebelles disent qu'ils ont conclu ce dimanche un accord avec Africa Corps pour leur retrait, ce qui semble être confirmé par plusieurs sources internationales. Donc tout indique que le pays est aujourd'hui dans le noir total. On ne sait pas qui gouverne, on ne sait pas qui dirige, qui prend les décisions et comment tout cela fonctionne. Les combattants russes d'Africa Corps qui s'enfuient de la ville de Kidal, est-ce que ce n'est pas humiliant pour Moscou ? Je ne sais pas ce qui est humiliant pour Moscou, mais ce que nous, nous avons toujours dit, c'est que Wagner, d'abord et ensuite Africa Corps, n'ont jamais été la solution de la guerre au Mali. Ils sont venus avec des méthodes très contestables qui ont occasionné énormément de pertes en vies humaines, énormément de bavures, énormément de violations de droits de l'homme. Et ce qui est évident aujourd'hui, c'est que Africa Corps est au Mali parce que les autorités actuelles l'ont permis. Et donc pour nous, le véritable responsable de tout ce qui est en train de se passer, ce sont d'abord les autorités maliennes, c'est d'abord la junte malienne. Et c'est pourquoi nous disons qu'il est important que cette junte-là parte pour justement mettre de l'ordre dans tout cela. À lire aussiTrois organisations portent plainte contre le Mali devant la Cour africaine des droits de l'homme Vous êtes le porte-parole de la Coalition des forces pour la République que dirige l'imam Mahmoud Dicko, qui vit actuellement à Alger. Quelle est pour vous la priorité aujourd'hui pour le Mali ? La priorité, c'est le départ de la junte. Une fois la junte partie, c'est à ce moment-là que de nouvelles voies pourront s'ouvrir avec les différents protagonistes, avec les groupes armés aujourd'hui qui, de par leurs actions malheureusement, sont en train d'affaiblir l'Etat, d'affaiblir le pays. Nous sommes tous Maliens et quelles que soient les pertes que nous avons observées depuis samedi jusqu'à maintenant, qu'ils soient du côté des militaires maliens, qu'ils soient du côté du FLA ou encore du Jnim, ça reste des Maliens. Donc c'est le sang des Maliens qui est en train d'être versé aujourd'hui. Donc notre priorité, c'est d'arrêter ce cycle de violences là et d'ouvrir de véritables dialogues pour bâtir un projet de paix. Dans votre communiqué de ce dimanche, vous dites qu'aucun groupe armé ne peut imposer l'avenir du Mali par la force. Mais ne craignez-vous pas que les jihadistes du Jnim ne mettent le Mali à feu et à sang ? Ce risque est réel, mais c'est pourquoi nous insistons sur le fait que la junte doit partir pour ouvrir de nouvelles perspectives. Parce qu'aujourd'hui, vous avez vu, depuis cinq ans, la junte a fait de la guerre un projet de société. Et la guerre à elle seule dans aucun pays du monde n'est arrivée à circonscrire une crise. C'est pourquoi nous disons aujourd'hui qu'il est important de tendre la main à toutes ces personnes, à toutes ces entités qui sont aujourd'hui impliquées dans cette crise-là. Et le dialogue est possible. Le seul obstacle aujourd'hui au dialogue et à la paix, c'est la junte. À lire aussiMali: la junte confirme la mort du ministre de la Défense et annonce deux jours de deuil national

Learn French with daily podcasts
Lafarge condamné pour financement du terrorisme (Lafarge Convicted of Terrorism Financing)

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 4:08


Un tribunal parisien a reconnu le géant cimentier Lafarge coupable d'avoir versé des fonds à Daech pour maintenir son usine en Syrie. Traduction : A Paris court found cement giant Lafarge guilty of funneling money to ISIS to keep its Syrian plant running. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Story
Financement du terrorisme : pourquoi la condamnation de l'entreprise Lafarge est historique

La Story

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 29:53


Le 13 avril dernier, le cimentier Lafarge et ses anciens dirigeants ont été reconnus coupables de financement du terrorisme en Syrie. L'ex-PDG, condamné à six ans de prison, est immédiatement parti dans les geôles. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Clara Grouzis et ses invités retracent l'affaire et ses conséquences juridiques.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en avril 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Valérie de Senneville (reporter aux «Echos») et Yann Le Bras (avocat pénaliste au barreau de Paris). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Michel Euler/ap/SIPA. Sons : RFI, France Inter et euronews. Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
Le cimentier français Lafarge reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 20:25


durée : 00:20:25 - Journal de 18h - Un ex-patron du CAC 40 en prison : le tribunal correctionnel de Paris condamne à six ans d 'emprisonnement avec incarcération immédiate l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable avec le cimentier et sept ex-responsables de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.

Les journaux de France Culture
Le cimentier français Lafarge reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 20:25


durée : 00:20:25 - Journal de 18h - Un ex-patron du CAC 40 en prison : le tribunal correctionnel de Paris condamne à six ans d 'emprisonnement avec incarcération immédiate l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable avec le cimentier et sept ex-responsables de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.

L'oeil de...
"Ben Laden était un peu le Thomas Joly du terrorisme"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 4:59


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 30 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Sahel : pourquoi la région est devenue l'épicentre du terrorisme mondial

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 20:00


Selon le dernier Indice mondial du terrorisme, en 2025, pour la troisième année consécutive, le Sahel a concentré à lui seul près de la moitié des 5 600 morts liés au terrorisme dans le monde. Alors que les jihadistes tentent de progresser vers les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, comment la région peut-elle relever le défi sécuritaire ? Quelles en sont les conséquences dans votre vie quotidienne ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Reportage International
Attentats de Bruxelles: 10 ans après, les Bruxellois toujours marqués

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 2:43


Il y a dix ans jour pour jour – le 22 mars 2016 – avaient lieu les attentats de Bruxelles, quelques mois après les attentats de Paris, perpétrés par la même équipe de terroristes et revendiqués par l'organisation État islamique. Une tragédie qui a profondément marqué les Belges et la capitale européenne. Alors que les cérémonies officielles de commémoration se déroulent ce 22 mars, comment la ville vit-elle avec les souvenirs de la tragédie ? De notre correspondant à Bruxelles, Un peu avant 8 heures ce 22 mars 2016, les kamikazes faisaient exploser deux bombes à l'aéroport de Bruxelles, soufflant une partie du hall des départs de l'aéroport de Zaventem. Une heure plus tard, une section du deuxième wagon de la rame de métro qui s'apprêtait à quitter la station Maelbeek, au cœur du quartier européen, volait en éclats. Un kamikaze venait de se faire sauter avec son sac à dos. Bilan de ces attentats, attaques les plus meurtrières de l'histoire de la Belgique : 35 morts et 340 blessés. Au mur de la station de métro Maelbeek, une plaque vitrée de plusieurs mètres de long abrite depuis 10 ans des messages de soutien et d'espoir rédigés quelques semaines après les attentats. Au niveau inférieur, sur le quai, Georges, 84 ans – 74 à l'époque –, se souvient : « Moi, j'étais à 6,5 mètres de la bombe. Je crois que j'étais un des plus proches de ceux qui sont sortis vivants de là. Et la chance que j'ai eue, c'est qu'il y avait des sièges et ils m'ont un peu protégé. » Ses souvenirs se font plus précis : « J'avais le crâne brûlé au troisième degré, mes mains brûlées et la figure brûlée au deuxième degré. Je me suis évanoui peut-être une fraction de seconde, mais je me suis retrouvé, je ne sais pas comment, debout. Et comme mes jambes étaient plus ou moins intactes, j'ai couru tout en haut. Comment je m'en suis sorti ? Je n'en sais rien », conclut l'octogénaire. Sur place, à Maelbeek, tout est désorganisé avec des secours qui sont à l'aéroport, là où les premières bombes ont explosé une heure plus tôt. Gaëtan Meuleman, secouriste occasionnel, intervient et participe à la mise en place d'un hôpital de guerre au rez-de-chaussée d'un hôtel voisin. « C'est le chaos, c'est le chaos total. Les premières victimes ont été posées à même le sol, sans matériel. Il faut attendre que les secours arrivent, se rappelle-t-il. On a fait le maximum de ce qu'on a pu avec les moyens qu'on avait. Mettre des perfusions pour pouvoir mettre des voies d'entrée, il faut compenser les hémorragies, les brûlures, mettre les anti-douleurs. On est face à des plaies qu'on n'a pas l'habitude de voir. » À lire aussiUn an après, Bruxelles se souvient des pires attentats de son histoire « On n'est pas indemne, on a perdu des plumes » Et puis il y a l'après. « Tous les intervenants, quels qu'ils soient, ont été confrontés à l'horreur. Personne, personne n'était prêt ce jour-là. Personne. Mon entourage, ma famille ont essayé de me dire que je n'allais pas bien, confie le secouriste. Mais moi, je pensais : foutez-moi la paix. Et puis j'ai vu un psychologue. Je n'avais jamais vu de psychiatres et de psychologues avant le 22 mars. Puis on se rend compte que ben non, on n'est pas indemne, on a perdu des plumes. » 10 ans plus tard, la date du 22 mars résonne pour chaque Bruxellois, chacun, chacune se rappelle où il était à ce moment-là, et ce qu'il faisait lorsque les bombes ont explosé. « On croise dans les couloirs des collègues qui gardent des séquelles des attentats, des personnes défigurées », témoigne Nathalie, qui travaille au sein des institutions européennes voisines. « Nous nous souvenons de ceux et celles qui étaient ici. Nous continuerons à nous en souvenir et nous espérons que quelque chose comme ça ne se reproduira jamais », poursuit Gina, sa collègue. Un message d'espoir partagé par de nombreuses victimes avec un mot qui revient souvent, celui de résilience. Mais aussi une peur : celle de l'oubli et la crainte que peu à peu, le nom des victimes s'efface des mémoires. À lire aussiAttentats de Bruxelles: Abrini condamné à 30 ans de prison, pas de peine additionnelle pour Abdeslam