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Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d'immense réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques. Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l'exploitation de ces mines n'est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d'une mine de cuivre appartenant à l'entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l'environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d'État. Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d'État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d'une extraction minière qui bat son plein depuis tant d'années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l'omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s'approcher de la mine. Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c'est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d'acide qui s'y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d'une soixantaine d'années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l'ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n'avons pas le temps de saluer l'agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D'abord courtois, les échanges s'enveniment avec l'arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d'intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l'influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l'intervention d'un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu'aucune charge ne soit retenue contre nous. Un drame resté dans les mémoires Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l'abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes : « C'était un midi. J'étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j'ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n'était pas la pluie. C'était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C'était tellement puissant que même les épis de maïs d'un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n'entendais plus le moindre insecte. Il n'y avait plus du tout d'insectes. Et ensuite j'ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n'y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu'il y avait eu de gros dégâts sur l'environnement. » Autre témoin : « Je n'étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m'a averti au téléphone. Alors j'ai couru avec d'autres agricultrices pour voir l'état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s'était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d'acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d'acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C'était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d'envoyer nos enfants à l'école. » Malgré l'ampleur du désastre, Sino Metals et l'État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d'une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d'un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d'eau environnants et s'est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d'eau devant les caméras, assurant qu'elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l'Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l'Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu'on ne peut pas parler d'exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s'épanche sur le cas Sino Metals : « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l'environnement et la rivière Kafoué, on s'aperçoit qu'il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d'un point de vue toxicologique, c'est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n'a pas les capacités d'éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c'est ce qu'on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s'accumulent dans notre organisme jusqu'à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d'infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d'avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c'est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d'autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. » L'institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s'assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l'environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n'ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture : « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu'on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu'à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c'est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu'apparemment, personne n'est venu jusqu'ici faire le moindre contrôle. » L'épineuse question du dédommagement Sino Metals fournit de l'eau potable à certaines familles et en a dédommagé d'autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie : « J'ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je pensais que c'était la fin de ma vie. Et aujourd'hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l'eau 3 fois par semaine. C'est tout. Mais moi je veux qu'ils me dédommagent. Qu'ils me donnent suffisamment d'argent pour que je puisse aller m'installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. » Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C'est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n'avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! « À cette détresse, s'ajoute un terrible sentiment d'injustice : « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s'enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. » Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s'imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d'histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s'installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l'avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d'être délogés au nom du développement économique. Directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé : « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu'ils vont aller ? C'est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n'est pas du développement. Qu'importe qu'ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu'ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c'est de permettre au peuple de gagner sa vie. » Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n'est pas possible d'attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d'un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l'ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. « C'est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d'une grande ville où il n'y a pas d'arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d'avoir recours à la justice. Et il n'est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n'y pas besoin d'aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l'eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l'État zambien agisse en ce sens. » C'est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d'immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s'est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d'août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l'aide de la Chine. Une manne financière pour l'État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.
Cet épisode est un extrait du podcast publié lundi dernier. Un condensé des plus beaux messages de l'épisode avec Blanche de Richemont !Cet extrait pourra remplacer Instagram pendant ta pause de 10mn, se retrouver dans tes oreilles avant de t'endormir, ou à ton réveil pour commencer ta journée dans la joie. Si ce passage te plait et que tu as envie d'en connaître plus sur mon invitée de la semaine, l'épisode en entier est disponible sur Nouvel Œil.Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
Dans cet extrait, Rodolphe Landemaine nous parle de sa vision de l'entrepreneuriat à impact, et de la nécessité du monde de l'entreprise de s'adapter face au défi climatique. Il nous raconte la transition qu'il a amorcé dans sa propre entreprise jusqu'à créer une fondation actionnaire.
Au sommaire : Les épreuves du Bac débutent, et des mesures de sécurité renforcées sont mises en place pour faire face à la menace de la triche. La fraude peut désormais être détectée même après une épreuve, au stade de la correction.À l'occasion du G7 à Évian, des dispositifs impressionnants sont déployés : gardes du corps, démineurs, agents, escouades à cheval, médecins et infirmiers sont nombreux.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé à ses ministres une lettre dans laquelle il leur demande de revoir leurs demandes "irréalistes" concernant le budget 2027.Quelles sont les dernières avancées dans la lutte contre le moustique, ce fléau mondial responsable de nombreux décès ? Kylian Mbappé accorde un entretien au Parisien. Il y évoque notamment ses ambitions.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 6 juin, c'est la journée mondiale de la prévention des "ravageurs" ou de la lutte contre les "nuisibles". Au-delà des risques, des nuisances, des éradications et autres nettoyages par le vide, BSG dévoile tout ce qu'on ne t'a jamais dit, appris sur les muridés (la famille des rats, souris, mulots et autres campagnols), ces pique-assiettes qui squattent nos maisons depuis des millénaires.Les connais-tu vraiment ?_______Les Rats, Souris, Mulots et Campagnols sont rassemblés dans la famille des Muridés, qui rassemble à elle seule la moitié de l'ordre des rongeurs : 1200 espèces sur plus de 2000 (1 espèce mammifère sur 3 est un rongeur). Certains "commensaux" se sont invités à la table humaine depuis l'aube de l'humanité, d'autres sont sauvages. Qui sont Mickey, Minnie, Jerry, Speedy Gonzales, Bernard, Bianca, Algernon, Célestine, Ratatouille, Stuart Little, sans oublier celle qui récupère les dents sous les oreillers et cette autre souris, verte, qui court dans l'herbe… au naturel ?_______On dit souvent qu'un Renard consomme de 2 à 6000 micromammifères par an, surtout des campagnols. Ils sont donc vitaux pour l'équilibre écologique des milieux. Les booms et les crashes des populations de campagnols (tous les x années) sont bien connus des écologues et des naturalistes. Toute la chaîne alimentaire est affectée, puisque les populations de prédateurs dépendent directement de la ressource en proies._______Hélène Dupuy est spécialiste des micromammifères, et membre de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.Pour retrouver et écouter facilement les 16 épisodes de la série "Micromammifères", tapez simplement "Baleine + Dupuy" ou "Baleine + micromammifères" dans vos applis d'écoute._______
Le 6 juin, c'est la journée mondiale de la prévention des "ravageurs" ou de la lutte contre les "nuisibles". Au-delà des risques, des nuisances, des éradications et autres nettoyages par le vide, BSG dévoile tout ce qu'on ne t'a jamais dit, appris sur les muridés (la famille des rats, souris, mulots et autres campagnols), ces pique-assiettes qui squattent nos maisons depuis des millénaires.Les connais-tu vraiment ?_______La famille des Muridés, qui rassemble à elle seule la moitié de l'ordre des rongeurs : 1200 espèces sur plus de 2000 (1 espèce mammifère sur 3 est un rongeur). Certains "commensaux" se sont invités à la table humaine depuis l'aube de l'humanité, d'autres sont sauvages. Qui sont Mickey, Minnie, Jerry, Speedy Gonzales, Bernard, Bianca, Algernon, Célestine, Ratatouille, Stuart Little, sans oublier celle qui récupère les dents sous les oreillers et cette autre souris, verte, qui court dans l'herbe… au naturel ?_______Qui sont les micromammifères ? En majorité des rongeurs tels que les Rats, Souris, Mulots et Campagnols. Mais cette appellation - qui n'est qu'une convention de naturaliste - concerne aussi ceux qu'on appelait autrefois les insectivores (Hérissons, Taupes, Musaraignes), ainsi que l'Écureuil et les gliridés (Loir, Lérot, Muscardin).En gros, ce sont toutes les petites bêtes à faible espérance de vie, autour de 2 ans en général, et au taux de reproduction élevé. Ils sont la proie de prédilection de nombreux prédateurs, la ressource la plus abondante et la plus courante._______Hélène Dupuy est spécialiste des micromammifères, et membre de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.Pour retrouver et écouter facilement les 16 épisodes de la série "Micromammifères", tapez simplement "Baleine + Dupuy" ou "Baleine + micromammifères" dans vos applis d'écoute._______
Être restaurateur.ice aujourd'hui, c'est souvent être à la fois chef.fe, gestionnaire, recruteur.euse, communicant.e et entrepreneur.euse. Mais comment s'y préparer ? Peut-on vraiment apprendre ce métier sur le tas, ou faut-il repenser la formation pour mieux accompagner celles et ceux qui se lancent ?Et si formation obligatoire il y a, que contiendrait-elle, au juste ?Entre parcours autodidactes, écoles hôtelières et reconversions, ce TOAST interroge les chemins qui mènent à l'ouverture d'un restaurant, et les compétences (visibles ou invisibles) que cela exige. Une discussion pour partager expériences, doutes et pistes d'évolution pour la profession.Aux micros: • Etienne Tiberghien - Consultant ESS et formateur (la Cadenelle - Bonneveine)• Axelle Poittevin - Cheffe et propriétaire de Razzia• Louise Perrone - Cheffe propriétaire du restaurant Rouge• Edgar Baudin - Président de l'Abri, restaurant et Chai urbain• Juliette Laguionie - Responsable de formations (la Cadenelle) et ancienne restauratriceUn échange animé par Laurène Petit (journaliste et co-secrétaire générale de La Communauté Ecotable).Un format cuisiné par les associations Festin et La Communauté Ecotable, membres pilotes du mouvement Restaure, qui œuvre pour une restauration plus responsable, solidaire et durable !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Du petit bobo à la maladie chronique en passant par les accidents, nous sommes tous concernés, à un moment à un autre, par le sujet de la santé.Si nous avons, pour beaucoup d'entre nous, bien intégré les enjeux carbone et énergie liés à nos déplacements ou à notre habitation, le sujet de la santé reste quant à lui beaucoup plus flou.Quels sont les liens entre santé et changement climatique ?Quel est le poids du secteur de la santé dans nos émissions de gaz à effet de serre ?Comment appréhender la décarbonation de ce secteur essentiel ?Pour y voir clair, nous vous proposons deux épisodes consacrés à la décarbonation des industries de la santéPour ce premier épisode consacré à la décarbonation des dispositifs médicaux, nous recevons Baptiste Verneuil, ingénieur de projet santé et expert des dispositifs médicaux au Shift Project.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les rapports du Shift Project concernant la décarbonation des industries de la santé, disponibles sur : https://theshiftproject.org/publications/decarbonons-industries-sante-medicaments-dm/Et pour la grande consulation santé, c'est par ici !https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/theshiftproject/GCSANTE/CTSANTE.htmHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Moins de feux, mais plus de victimes. C'est le paradoxe que vient de révéler une étude internationale qui a analysé vingt ans de données satellites : entre 2002 et 2021, la superficie mondiale de terres brûlées a diminué de 26%. Bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car dans le même temps, l'exposition humaine aux incendies a bondi de 40%. 440 millions de personnes ont vu leur vie ou leurs biens directement menacés par les flammes. Et une grande partie d'entre eux vivent sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, les feux de brousse sont une réalité quotidienne, saisonnière, millénaire. Ils nettoient les pâturages, préparent les sols, rythment la vie des éleveurs et des agriculteurs. Mais le dérèglement climatique a changé la donne : les saisons sèches s'allongent, les feux échappent de plus en plus souvent au contrôle, les superficies brûlées débordent sur les forêts, les cultures, les villages. Ce que les anciens maîtrisaient, le climat le rend imprévisible. Et ce phénomène ne concerne pas que l'Afrique. Nous allons vous emmener au Portugal, dans une forêt qui a tout connu : les tempêtes, les flammes et qui se prépare aujourd'hui à affronter un nouvel été à haut risque d'incendies. Une forêt qui ressemble à beaucoup d'autres, sur beaucoup d'autres continents. Mais est-ce vraiment le feu qui est notre ennemi ou notre façon d'habiter les territoires ? Avec l'éclairage de Pauline Vilain-Carlotti, géographe, spécialiste des incendies de forêts et de la gestion sociale de l'environnement pour son ouvrage L'épreuve du feu, habiter autrement la Terre (Flammarion) Musiques diffusées dans l'émission Bebel Gilberto - Uma canção doce Teresa Silva Carvalho - O rama o que Linda rama
Moins de feux, mais plus de victimes. C'est le paradoxe que vient de révéler une étude internationale qui a analysé vingt ans de données satellites : entre 2002 et 2021, la superficie mondiale de terres brûlées a diminué de 26%. Bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car dans le même temps, l'exposition humaine aux incendies a bondi de 40%. 440 millions de personnes ont vu leur vie ou leurs biens directement menacés par les flammes. Et une grande partie d'entre eux vivent sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, les feux de brousse sont une réalité quotidienne, saisonnière, millénaire. Ils nettoient les pâturages, préparent les sols, rythment la vie des éleveurs et des agriculteurs. Mais le dérèglement climatique a changé la donne : les saisons sèches s'allongent, les feux échappent de plus en plus souvent au contrôle, les superficies brûlées débordent sur les forêts, les cultures, les villages. Ce que les anciens maîtrisaient, le climat le rend imprévisible. Et ce phénomène ne concerne pas que l'Afrique. Nous allons vous emmener au Portugal, dans une forêt qui a tout connu : les tempêtes, les flammes et qui se prépare aujourd'hui à affronter un nouvel été à haut risque d'incendies. Une forêt qui ressemble à beaucoup d'autres, sur beaucoup d'autres continents. Mais est-ce vraiment le feu qui est notre ennemi ou notre façon d'habiter les territoires ? Avec l'éclairage de Pauline Vilain-Carlotti, géographe, spécialiste des incendies de forêts et de la gestion sociale de l'environnement pour son ouvrage L'épreuve du feu, habiter autrement la Terre (Flammarion) Musiques diffusées dans l'émission Bebel Gilberto - Uma canção doce Teresa Silva Carvalho - O rama o que Linda rama
Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd'hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C'est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l'article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l'emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C'est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s'affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d'officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d'avoir deux fois plus d'équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ? À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur. Avec - Laurent Castaignède pour l'ouvrage Le revers de la médaille - L'empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l'Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.
Au sommaire :La Coupe du monde de football s'ouvre aux États-Unis et au Mexique dans un contexte de méfiance mondiale envers Donald Trump. Plusieurs controverses entourent cet événement, entre enjeux écologiques, considérations politiques et objectifs financiers. Un ancien chef du Mossad, service secret israélien, publie ses mémoires. La presse de son pays le surnommait le "James Bond israélien". Le Rassemblement National fait face à des difficultés pour désigner son candidat à la présidentielle. Des lycéens sont inquiets face aux nouvelles exigences du baccalauréat. En effet, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé que toute copie n'ayant pas un niveau suffisant en termes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ne pourra pas obtenir la moyenne au baccalauréat.Les stars d'Hollywood ont recours à la chirurgie esthétique par peur de vieillir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'infertilité touche 1 couple sur 5. Voici Marie Dubois et sa BD "Un bébé si je peux" sur l'infertilité et comment elle a mis 7 ans pour avoir un bébé. Si tu partages cet épisode, un couple redevient fertile.► La BD sur l'infertilité de Marie Dubois "Un bébé si je peux" : https://bit.ly/3e0n52g SOMMAIRE02:43 Sexe sur commande et thermomètre anal06:45 Des ovaires paresseux !09:40 Super Mario et La PMA12:45 L'infertilité : crashtest du couple17:32 Un thermos de sperme dans le métro19:23 Le stress ne rend PAS infertile24:57 Comment être un bon ami ou soignant ?27:05 Perturbateurs endocriniens38:45 La PMA pour toutes (lesbiennes et mères célibataires)40:06 1e FIV : elle tombe enceinte !__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:18:07 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Jeudi 11 juin 2026, Simon Bernard, fondateur de l'organisation de lutte contre la pollution plastique en mer, Plastic Odyssey. Il est dans le documentaire Plastic Odyssey : Mission pacifique de Pierre de Parscau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La nouvelle ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Pascale Déry, doit confirmer que les VZE représenteront désormais 80% des ventes de véhicules neufs en 2035. Benoit et Alain en discutent avec Daniel Breton. Ils reçoivent également Bertrand Godin, qui parle d’Élégance Trois-Rivières. En essai routier Alain a roulé le Mitsubishi Outlander PHEV et Benoit a pris le volant du Honda Passport Trailsport.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Décembre 1930, en Belgique. Un brouillard toxique s'est abattu dans la vallée de la Meuse. Il n'est pas seulement nocif, il est aussi mortel...Comprendre ce drame n'est pas si simple. Il faut creuser dans l'Histoire de l'industrialisation...⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCatastrophes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT. Narration : Florent OulliéScript : Yann Kral Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Dans son apéro, JiC nous parle Du 5e match de la finale de la coupe Stanley Renaud Lavoie est à Raleigh en marge de la finale de la coupe StanleyBen Beaudoin nous parle du Freedom 250 qui aura lieu à la Maison BlancheStéphane Turcot est au Capitole de Québec pour le gala d'Eye of the tiger managementTony Marinaro nous donne son opinion sur l'actualité sportiveAnthony Martineau nous parle de Pascal Vincent et du tournoi de golf des anciens canadiens Dans son billet de saison, JiC se demande si le tricolore est loin d'une participation à la finale André Tourigny est l'invité du segment « Les Coachs »Antoine Roussel analyse la finale de la coupe stanleyEn entrevue, JiC reçoit le nouvel entraîneur adjoint du Kraken de Seattle, Pascal VincentRenaud Lavoie nous parle de Pascal Vincent, de Brett Howden et de la finale de la NBAAlexandre Daigle et Maxim Lapierre reviennent le match #4 de la finale de la coupe StanleyFélix Séguin et Alexandre Picard mettent la table pour le match #5 de la finale de la coupe Stanley Une production QUB Juin 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd'hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C'est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l'article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l'emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C'est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s'affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d'officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d'avoir deux fois plus d'équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ? À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur. Avec - Laurent Castaignède pour l'ouvrage Le revers de la médaille - L'empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l'Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.
Avec le podcast Pourquoi ?, la rédaction du Soir vous invite à poser vos questions, à soumettre vos interrogations sur le monde qui nous entoure. Politique, économie, culture, relations internationales, enseignement, santé ou journalisme, aucun sujet n'est interdit. Découvrez la réponse à une question dans le podcast du jour.Cette semaine, Pierre se questionne sur l'impact environnemental de la Coupe du monde de football qui démarre ce jeudi et qui se déroulera dans trois pays : le Canada, le Mexique et les Etats-Unis. Un événement sportif dont l'organisation n'est pas sans conséquence pour la planète. Entre les déplacements plus importants, le nombre d'équipes et de supporters plus nombreux et l'absence de prise en compte du sponsoring, de la publicité et des droits de diffusion qui ont aussi un impact considérable sur l'empreinte carbone de l'événement, pourquoi cette édition de la Coupe du monde de football 2026 est-elle la plus polluante jamais organisée malgré une annonce de durabilité de la FIFA ? Réponse dans ce podcast avec Pierre Leonard, doctorant à l'UCLouvain et spécialiste de la durabilité environnementale dans le milieu du sport, Jean-Pascal van Ypersel, climatologue et Laurent Castaignède, spécialiste de l'impact environnemental du sport et auteur du Revers de la médaille (Ecosociété, mai 2026).
Qu'est-ce que le goût du silence selon Blanche de Richemont, et comment le cultiver ?Ce passage est un extrait du podcast publié lundi dernier - l'épisode en entier t'attend chaudement sur Nouvel Œil. Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Amélie Poinsot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l'une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d'Arles et une ligne à haute tension) - Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu - Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L'extension du domaine de la faim - Chronique culture de Caroline Filliette sur l'ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission : ► Mel D & Dino Brandão - We Win ► Benson & Sarz - Back Outside.
Être restaurateur.ice aujourd'hui, c'est souvent être à la fois chef.fe, gestionnaire, recruteur.euse, communicant.e et entrepreneur.euse. Mais comment s'y préparer ? Peut-on vraiment apprendre ce métier sur le tas, ou faut-il repenser la formation pour mieux accompagner celles et ceux qui se lancent ?Et si formation obligatoire il y a, que contiendrait-elle, au juste ?Entre parcours autodidactes, écoles hôtelières et reconversions, ce TOAST interroge les chemins qui mènent à l'ouverture d'un restaurant, et les compétences (visibles ou invisibles) que cela exige. Une discussion pour partager expériences, doutes et pistes d'évolution pour la profession.Autour de la table ronde :• Louise Perrone - Cheffe propriétaire du restaurant Rouge (Marseille)• Edgar Baudin - Cofondateur de l'Abri, restaurant et Chai urbain (Marseille)• Juliette Laguionie - Responsable de formations (la Cadenelle) et ancienne restauratriceUn échange animé par Laurène Petit (journaliste et co-secrétaire générale de La Communauté Ecotable).Un format cuisiné par les associations Festin et La Communauté Ecotable, membres pilotes du mouvement Restaure, qui œuvre pour une restauration plus responsable, solidaire et durable !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Les plus grands bonds dans une entreprise commencent souvent par une nouvelle perspective."Tu veux connaître une vérité qui fait mal ?Tu ne plafonnes peut-être pas à cause d'un manque de stratégie.Tu plafonnes à cause de ton environnement.La majorité des entrepreneurs cherchent le prochain outil, la prochaine formation ou la prochaine méthode miracle pour passer au niveau supérieur.Pendant ce temps, ils ignorent le facteur qui influence leurs résultats chaque jour.Les conversations qu'ils entretiennent.Les standards qu'ils tolèrent.Les personnes qui les entourent.Et c'est exactement là que la croissance ralentit.J'ai réalisé quelque chose d'important en préparant une immersion avec mes clients.Une chose que beaucoup d'entrepreneurs ambitieux sous-estiment… jusqu'au moment où ils comprennent enfin pourquoi ils tournent en rond malgré tous leurs efforts.Dans le dernier épisode de l'Indomptable Podcast, je partage les 3 leviers qui ont créé les plus grands bonds dans ma croissance entrepreneuriale.Et crois-moi…Le deuxième risque de te faire voir ton entreprise sous un angle complètement différent.
Dans ce nouvel épisode de L'Empreinte, Alice Vachet reçoit François Bitouzet, CEO de VivaTech, un événement, qui réunit chaque année à Paris fondateurs, investisseurs, dirigeants et décideurs du monde entier, et dont la prochaine édition aura lieu du 17 au 20 juin 2026. L'ESG, crucial pour le succès d'un business Dans le monde de l'entreprise, la durabilité et l'équité ne sont plus des choix, mais des nécessités absolues. L'intégration des pratiques ESG (pour Environnement, Social et Gouvernance) est donc cruciale pour le succès d'un business, pour l'attraction des talents et pour la performance financière. Il est donc devenu impératif d'intégrer l'ESG dès le début de la création d'une entreprise. Mais, pour se démarquer et rester compétitives, les entreprises doivent le faire intelligemment et de façon innovante. Alors, quelle place pour l'ESG pour les entrepreneurs aujourd'hui ? La réponse dans cet épisode. Dans chaque épisode de L'Empreinte, nous tentons de comprendre comment les marques s'engagent et agissent concrètement, ou non, dans la transformation positive de notre société. Notre objectif est simple : tendre notre micro aux dirigeantes et dirigeants de grandes entreprises, de PME, de start-ups, pour leur donner la parole sur leurs engagements et, par la même occasion, tenter de répondre à des questions que nous nous posons toutes et tous. Crédits : Production : Bababam Interview : Alice Vachet Avec la participation de François Bitouzet, CEO de Vivatech. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans ce nouvel épisode de L'Empreinte, Alice Vachet reçoit François Bitouzet, CEO de VivaTech, un événement, qui réunit chaque année à Paris fondateurs, investisseurs, dirigeants et décideurs du monde entier, et dont la prochaine édition aura lieu du 17 au 20 juin 2026. L'ESG, crucial pour le succès d'un business Dans le monde de l'entreprise, la durabilité et l'équité ne sont plus des choix, mais des nécessités absolues. L'intégration des pratiques ESG (pour Environnement, Social et Gouvernance) est donc cruciale pour le succès d'un business, pour l'attraction des talents et pour la performance financière. Il est donc devenu impératif d'intégrer l'ESG dès le début de la création d'une entreprise. Mais, pour se démarquer et rester compétitives, les entreprises doivent le faire intelligemment et de façon innovante. Alors, quelle place pour l'ESG pour les entrepreneurs aujourd'hui ? La réponse dans cet épisode. Dans chaque épisode de L'Empreinte, nous tentons de comprendre comment les marques s'engagent et agissent concrètement, ou non, dans la transformation positive de notre société. Notre objectif est simple : tendre notre micro aux dirigeantes et dirigeants de grandes entreprises, de PME, de start-ups, pour leur donner la parole sur leurs engagements et, par la même occasion, tenter de répondre à des questions que nous nous posons toutes et tous. Crédits : Production : Bababam Interview : Alice Vachet Avec la participation de François Bitouzet, CEO de Vivatech. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Amélie Poinssot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l'une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d'Arles et une ligne à haute tension) - Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu - Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L'extension du domaine de la faim - Chronique culture de Caroline Filliette sur l'ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission : ► Mel D & Dino Brandão - We Win ► Benson & Sarz - Back Outside.
Marine Calmet est avocate de formation, juriste en droit de l'environnement et des peuples autochtones. Elle a aussi co-fondé l'association Wild Legal pour proposer une formation aux droits de la nature.En mars 2021, Marine Calmet publie "Devenir gardiens de la nature" (éditions TANA). Ce livre est le récit de trois années de mobilisation en Guyane française contre le projet de mine industrielle Montagne d'or, et contre les forages offshore de Total___
Marion Inigo : le bonheur est lié à la personne et son environnementHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Blanche de Richemont sait faire résonner les trésors cachés du monde et de nos vies. Elle sait mettre en lumière nos paradoxes, nos quêtes universelles et nos travers. Et plus que tout, Blanche sait placer de la poésie au cœur de sa vie.Pour elle, chaque jour est une aventure, puisque le véritable voyage serait avant tout une façon d'appréhender la vie. Blanche est une résistante. Une résistante dans la douceur et l'amour, qui fait de l'émerveillement la source de sa force intérieure. Et avec ça, elle arrive à quelque chose de fort : garder le cap de son âme sans être contre son époque, mais dans son époque.Comment alors résister à un monde que l'on ne comprend pas ? Faut-il s'adapter à une époque malade ?Avec Blanche de Richemont sur Nouvel Œil, on parle de peurs, de victimisation et de désert.J'espère que cette écoute redressera le cap de ton âme. Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
Dans cet extrait, Rodolphe Landemaine nous explique pourquoi il est essentiel de réenchanter la cuisine végétale.Il rappelle que végétaliser son alimentation et donc réduire la part de viande est le premier levier d'action pour agir face au défi climatique (1 repas carné émet 14 fois plus de CO2 qu'une assiette végé) mais changer ses habitudes prend du temps et le meilleur moyen d'y parvenir est de commencer puis de façon progressive, avec plaisir, augmenter la part de végétal dans les assiettes.Et c'est aussi le rôle des professionnels de l'alimentation de prposer davantage de plats végé, et de rendre la cuisine et la pâtisserie végétale gourmande. C'est la mission que odolphe Landemaine se donne avec Land & Monkeys, la pemière boulangerie 100% végétale.
Le poisson est la première source de nutrition pour près d'un Africain sur trois. La pêche pourrait représenter plus de 20 millions d'emplois directs et indirects sur le continent d'ici la fin de la décennie. D'où l'importance de protéger les réserves de poissons, aujourd'hui menacées par la surpêche. En 2022, les membres de l'Organisation mondiale du commerce se sont mis d'accord pour mettre fin aux subventions aux pêches les plus nocives. Mais sa mise en œuvre s'avère compliquée… Il aura fallu près de 25 ans de négociations aux membres de l'Organisation mondiale du commerce pour parvenir, en 2022, à un accord sur la fin des subventions à la pêche. En septembre dernier, deux tiers des membres l'ont officiellement ratifié, ce qui a permis son entrée en vigueur. « Historique, souligne la directrice générale adjointe de l'OMC, Jennifer Nordquist. C'est la première fois que nous avons un accord qui se concentre à la fois sur l'aspect économique ET sur la question de l'environnement. L'idée est de lutter contre les subventions néfastes alors que 35 % des réserves mondiales de poissons sont déjà menacées par la surpêche. » Depuis, 120 des 166 membres de l'OMC l'ont adopté, ce qui veut dire qu'ils se sont mis d'accord sur un premier volet concernant l'interdiction des subventions les plus nocives : celles qui, de fait, encouragent la pêche illégale ou non déclarée. Pour aller plus loin, il faudra parler aussi des subventions au carburant ou sur les bateaux, souligne la numéro 2 de l'organisation : « Le chronomètre est lancé, les membres ont 4 ans pour s'entendre sur le deuxième volet de cet accord. En cas d'échec, même la première partie de l'accord pourrait tout simplement disparaître », avertit-elle. À lire aussiMadagascar: à bord avec les Vezo, pêcheurs itinérants menacés par la surpêche « Les pays qui subventionnent fortement la pêche le font au détriment des petits États insulaires » Les négociations se poursuivent donc en coulisses. En attendant, l'OMC aide ses membres à faire respecter l'accord. « Nous avons mis en place un système d'aide financière à destination des économies les moins développées, explique Jennifer Nordquist à RFI. Cela a par exemple permis au Ghana de travailler avec les organisations de pêche locales pour lutter contre la pêche illégale. » Mais les choses ne vont pas assez vite pour le docteur Arvin Boolell, ministre de la Pêche et de l'Économie bleue de la République de Maurice : « Les pays qui subventionnent fortement la pêche le font au détriment des petits États insulaires en développement : cela met une énorme pression sur nos pêcheurs et entraîne l'épuisement des réserves de poissons. C'est pourquoi nous demandons à l'OMC de mettre en œuvre des mesures de suivi et de surveillance. » « Certains aspects du secteur de la pêche ont besoin d'être soutenus » Son homologue et voisin, Wallace Cosgrow, ministre de la Pêche et de l'Économie bleue des Seychelles, voudrait, lui, qu'on prenne mieux en compte les spécificités des États insulaires. « De mon point de vue, certains aspects du secteur de la pêche ont besoin d'être soutenus, particulièrement dans notre cas : quand on parle d'artisans pêcheurs locaux qui contribuent à la sécurité alimentaire de leur communauté », soutient-il. Une aide publique qui, selon lui, n'a pas forcément besoin d'être financière. Cela peut passer par la mise en place d'infrastructures ou une aide logistique à l'échelle locale. À lire aussiDix choses à savoir sur la surpêche, fléau des océans au fil des siècles
Le Journal en français facile du vendredi 5 juin 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/ClYs.A
Qu'est-ce que devenir un adulte ? Comment envisager sa vie future ? Qu'est-ce qui fait une "vie réussie" ? Un matin de février, je suis arrivée avec entre mes mains le micro jaune pour rencontrer 6 jeunes aux parcours singuliers. Ils ont entre 17 et 24 ans et héritent d'un passé lourd, souvent douloureux. C'est pourtant ce qui les a conduits à tant de sagesse à un si jeune âge. Cette série de podcasts inédite présente le parcours de ces 6 jeunes accompagnés par l'association Osons Ici et Maintenant - et il nous dévoilent dans ces épisodes leurs questions, leurs doutes et leurs joies universelles.Belle écoute ! ☀️ ---
Imaginez un sol vivant, formé goutte à goutte, millimètre par millimètre, pendant des millénaires. Une accumulation de matière organique, feuilles, mousses, racines, qui se décompose lentement dans l'eau, siècle après siècle. Un sol qui respire, qui filtre l'eau, qui absorbe le carbone : dix fois plus qu'une forêt tropicale à surface égale... Ce sol, c'est la tourbe ! Et on en trouve dans 180 pays à travers le monde. Du bassin central du Congo, qui abrite à lui seul 36% de toutes les tourbières tropicales de la planète, jusqu'aux vertes collines d'Irlande, l'un des derniers grands sanctuaires européens : un quart du pays en est recouvert. Pendant des siècles, elle a chauffé les maisons, nourri les feux, rythmé les saisons dans les campagnes des Midlands. Une ressource gratuite, à portée de bêche, dans un pays que la colonisation anglaise avait dépouillé de ses forêts. Pour les Irlandais, la tourbe, c'était la survie. La tourbe, c'était l'identité. Mais aujourd'hui, ce trésor millénaire se retrouve au prétoire. En 2019, la Haute Cour irlandaise a jugé que l'exploitation industrielle des tourbières était incompatible avec les directives européennes sur l'environnement. Un coup de tonnerre qui a précipité la fin de l'extraction à grande échelle. Et en mars 2024, la Commission européenne a franchi un pas supplémentaire, renvoyant l'Irlande devant la Cour de justice de l'Union européenne : certaines tourbières protégées continuent d'être dégradées. Le dossier est loin d'être clos. D'un côté, l'urgence climatique et le droit européen. De l'autre, une culture populaire vivace, des communautés rurales attachées à leurs traditions, et une identité nationale gravée dans la terre. Les Irlandais doivent choisir… Une émission réalisée par François Porcheron. Merci à Clémence Pénard pour la coordination. Avec par ordre d'apparition : Frank Morron, coupeur de tourbe Le député Michael Fitzmaurice Douglas McMillan - Il a créé la coopérative Green Restauration Ireland et s'est lancé avec le soutien du gouvernement irlandais et du fonds pour la transition juste de l'UE dans le projet « Peatlands for prosperity » que l'on peut traduire par tourbières, gages de prospérité Adrian and Kieran Egan - « Landscape Farm » Shane Mc Guinness, docteur en philosophie, professeur adjoint en développement durable et chercheur en climat à l'UCD ; fondateur et directeur de Peatland Finance Ireland Tristram Whyte, du Conseil irlandais pour la conservation des tourbières / The Bog of Allen Nature Centre Dr Florence Renou-Wilson, ingénieure en agriculture et directrice du Master of Science GlobalChange à l'University College de Dublin John O'Sullivan de Derreighter Farm pour le projet Palus Demos.
Cet extrait vous a plu ? L'épisode 97 complet est disponible sur toutes les applications d'écoute
Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.
Voici Yann Arthus-Bertrand sur son documentaire Legacy : Notre Héritage et son rapport à l'avenir. SOMMAIRE00:46 Vivre avec les lions au Kenya03:44 Pilote de montgolfière05:00 La Terre vue du Ciel07:47 Son documentaire Legacy09:46 Quel est notre héritage ?10:56 Son rapport à la mort12:56 Militer à 75 ans14:54 Ses films Human et Woman18:04 Son nouveau film sur la biodiversité20:25 L'émerveillement et Frédéric Lenoir24:07 Les réfugiés31:13 Sa Fondation GoodPlanet__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 04/06/2026 Boom des ventes de voitures électriques en France : allons enfants de la batterie ! En France, près d'un véhicule neuf sur trois vendu en mai était 100 % électrique. Cette progression est notamment due à la hausse des prix des carburants, causée par la guerre au Moyen-Orient. Cette dynamique profite aux nouveaux acteurs du secteur, à commencer par les constructeurs chinois. Face à cette concurrence, l'industrie automobile européenne tente d'investir pour renforcer sa compétitivité. Le groupe Stellantis a annoncé le 2 juin plus d'un milliard d'euros d'investissement en France, pour produire de nouveaux modèles électriques à partir de 2029. Le groupe automobile a aussi annoncé le retour de la mythique Citroën 2 CV en version électrique, pour 2028. On en débat Émilie Binois, directrice éditoriale de La Fabrique de l'industrie, Yves Carra, porte-parole de Mobilité Club France et Léo Larivière, chargé de plaidoyer automobile à l'ONG Transport et Environnement.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 04/06/2026 Nos démocraties peuvent-elles résister aux assauts de la guerre de l'information ? L'historienne Marie Peltier analyse comment les attentats du 11 septembre 2001 marquent, selon elle, le début d'une spirale conspirationniste que les démocraties occidentales n'ont pas su enrayer. Dans son dernier ouvrage, “La bataille des récits. Comment la propagande antidémocratique a mis à mal nos sociétés” (éditions Stock), elle analyse l'instrumentalisation du complot par des acteurs politiques et propose des pistes pour restaurer la confiance en la démocratie. Boom des ventes de voitures électriques en France : allons enfants de la batterie ! En France, près d'un véhicule neuf sur trois vendu en mai était 100 % électrique. Cette progression est notamment due à la hausse des prix des carburants, causée par la guerre au Moyen-Orient. Cette dynamique profite aux nouveaux acteurs du secteur, à commencer par les constructeurs chinois. Face à cette concurrence, l'industrie automobile européenne tente d'investir pour renforcer sa compétitivité. Le groupe Stellantis a annoncé le 2 juin plus d'un milliard d'euros d'investissement en France, pour produire de nouveaux modèles électriques à partir de 2029. Le groupe automobile a aussi annoncé le retour de la mythique Citroën 2 CV en version électrique, pour 2028. On en débat Émilie Binois, directrice éditoriale de La Fabrique de l'industrie, Yves Carra, porte-parole de Mobilité Club France et Léo Larivière, chargé de plaidoyer automobile à l'ONG Transport et Environnement. Depuis plusieurs semaines, le Pont-Neuf est devenu “La Caverne du Pont-Neuf”, l'œuvre monumentale de l'artiste JR mais celle-ci a été endommagée par le vent et la pluie. L'occasion pour Xavier Mauduit de revenir sur l'histoire du plus ancien pont de Paris. Marie Bonnisseau s'intéresse à l'évolution des messages d'amour. En Allemagne, plus de 60 000 lettres échangées entre le 18e siècle et aujourd'hui ont été numérisées. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
En Côte d'Ivoire, la campagne de commercialisation de l'anacarde bat son plein. Le Conseil Coton Anacarde table cette année sur un peu plus d'un million trois cent mille tonnes de noix, une production soutenue, à l'instar de ces dernières années, mais qui pourrait néanmoins baisser de 200 000 tonnes par rapport à l'année dernière. Certaines zones du pays connaissent des difficultés, notamment en raison du décalage des saisons des pluies, c'est le cas dans le Bounkani, dans le nord-est du pays. De notre envoyée spéciale de retour de Bouna, C'est une plantation d'anacardiers qui s'étend sur 3 ha. Cette saison, Kouamé Ouattara estime être au chômage technique, car son verger n'a quasiment rien produit. « Il y a trois ans, je pouvais gagner 500 kg par hectare. Mais maintenant, je n'arrive même pas à récolter deux sacs (d'anacardes) sur les 3 ha ». Selon ce paysan, la situation serait liée à un bouleversement dans la saison des pluies. « Normalement, on doit avoir de grandes pluies entre novembre et décembre qui permettent à l'anacardier de fleurir. Mais [cette année], la pluie s'est arrêtée en octobre, déplore-t-il. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, il n'y a pas eu de pluie. Lorsque la floraison a échoué une fois, il faut attendre l'année suivante. Donc, la campagne a échoué ». Autre conséquence : les apiculteurs, qui entretiennent des ruches dans les plantations d'anacarde, se retrouvent avec des productions de miel quasiment inexistantes. « Nous n'avons pas assez de miel actuellement, souligne Koffi Ouattara, le président de l'association des apiculteurs de Koflangué. L'année passée, nous avons eu 100 litres de miel. Mais cette année, seulement 30 litres. Du coup, chez nous, c'est une perte ». À écouter dans 8 milliards de voisinsAura-t-on encore du miel et des abeilles à l'avenir? Des pratiques culturales à corriger Au-delà des raisons climatiques, cette situation serait liée à de mauvaises pratiques culturales, selon le Dr Sibirina Soro, enseignant-chercheur à l'université de Daloa et coordonnateur du projet national de recherche sur l'anacardier. « Tout cela est lié en grande partie à la densité du verger. Beaucoup de vergers sont sous forme de forêt : la densité de départ n'a pas été respectée, explique-t-il. Aujourd'hui, on est en train de conseiller aux planteurs de réhabiliter ces vergers pour qu'ils aient la densité intéressante. La moyenne préconisée est de 100 pieds/ha ». Sibirina Soro organise par ailleurs chaque année des formations pour lutter contre les insectes ravageurs. Il préconise un meilleur accompagnement des paysans car en Côte d'Ivoire, les producteurs n'utilisent pas de produits chimiques dans leurs champs d'anacarde. Ils sont donc plus exposés aux pertes en cas de mauvaise récolte. À lire aussiAnacarde en Côte d'Ivoire: vers un renforcement de la transformation locale?
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Erwan Manac'h de Reporterre : l'impact environnemental de l'IA générative et des data centers - Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : des chimpanzés de Bossou en Guinée forestière menacés de disparition - Simon Rozé du service environnement sur la pollution en Iran - Jeanne Richard du service environnement nous parle de cadmium Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juste Fabrice N'zima de Côte d'Ivoire pour son film Au crépuscule de la lagune souillée - Chronique des Clubs Rfi de Audrey Iattoni sur des ateliers de formation en maraichage bio organisés à Moundou, au Tchad, pour les jeunes en recherche d'emploi. Musiques diffusées dans l'émission : ► The Weeknd - Save your tears ► Angelique Kidjo - Oyaya.
Aujourd'hui nous allons parler de polycrises. Par le passé, on parlait de crises ponctuelles bien définies dans l'espace et le temps. Mais depuis quelques années les crises géopolitique, pandémiques, économiques se succèdent, se chevauchent et interagissent entre elles voire elles s'auto alimentent. En effet, cette intrication de crises nous amènent vers une autre ère, l'ère des polycrises. Mais que veut dire cette expression ? Comment elle nous permet de mieux appréhender notre état social et écologique ? Et finalement comment peut-elle nous aider à naviguer cette période instable et incertaine. Pour parler de ces sujets, j'ai le plaisir Louis Delannoy est chercheur à l'Académie royale des sciences de Suède et du Centre de résilience de Stockholm. Dans ces recherches il essaye de comprendre comment les chocs et les crises se propagent, s'absorbent et s'articulent à travers l'espace, le temps et les secteurs de la société.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : Des jeunes parents ukrainiens décident de donner la vie malgré le conflit. Les bonnes nouvelles économiques pour la France, Le site Slate.fr publie les conclusions surprenantes d'une analyse sur le comportement des personnes les plus sensibles à la préoccupation écologique. L'étude est réalisée par des chercheurs de l'université de Cambridge.Donald Trump est-il en bonne santé ? Les médecins interrogés par la presse américaine ont des doutes.Portrait de l'acteur Simon Abkarian à l'occasion de la sortie du biopic en deux parties de Charles Gaulle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On change de téléphone tous les deux ans en moyenne, on rachète une machine à laver dès que la panne survient et on accumule les ordinateurs dans nos tiroirs...On a accepté sans (trop) broncher l'obsolescence programmé de nos produits électriques...Regardons les chiffres en face :En France, on a plus de 100 produits électroniques en moyenne par foyer ! Nos déchets électroniques ont doublé depuis 2010 au niveau mondial.Seulement 20% d'entre eux sont collectés. Le reste finit incinéré ou dans des décharges à ciel ouvert.On extrait, on utilise, on jette. Voilà la réalité de nos économies.Ce ne serait pas grave, si 80% de l'empreinte carbone d'un appareil électrique n'était générée AVANT sa première mise en marche. Essentiellement lors de l'extraction des produits miniers inclus dans leur fabrication.Donc plus on renouvelle, plus on creuse notre dette écologique.Le modèle économique de nos entreprises s'appuie sur une accessibilité prix et un réachat rapide. La bonne nouvelle, c'est que ça bouge sur le terrain législatif et sur la prise de conscience des citoyens. C'est ce dont nous parlons aujourd'hui avec mon invité, LAETITIA VASSEUR, fondatrice de l'association HOP, Halte à l'Obsolescence Programmée.Dans cet épisode, Laetitia nous raconte comment elle a bataillé pour faire passer une loi qui sanctionne le “délit d'obsolescence programmée”.Comprenant qu'une loi seule ne changera pas la donne, Laetitia crée l'association HOP pour :attaquer en justice les industriels qui ne respectent pas la loi : elle gagne contre Apple ou contre Microsoft !obtienir l'obligation d'indiquer sur l'étiquette des produits des indices de réparation.obtenir des bonus réparation pour les consommateurs.Je retiens de cet épisode des idées importantes :Allonger la vie des objets, ce n'est pas qu'une affaire de convictions mais de robustesse et de réparabilité pensée à la conception du produit. Réparer doit devenir un réflexe et non un parcours du combattant.Les mouvements collectifs fonctionnent, parfois même face aux géants. Laetitia nous engage à agir chacun à notre niveau pour changer la donne. Nous pouvons notamment : soutenir HOP entrer dans la logique de réparation au quotidienLaetitia est lucide sur notre système économique, mais garde foi dans la possibilité de bouger les lignes !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.
Plus: Latest contract offer from Canada Post to postal workers, Canada's projected economic lift from FIFA World Cup 2026, health groups calling for Federal Government to cut nicotine use by 2045, and the results from The Canadian Screen Awards. We love feedback at The Big Story, as well as suggestions for future episodes. You can find us: Through email at hello@thebigstorypodcast.ca Or @thebigstory.bsky.social on Bluesky
En France, près d'un supermarché sur deux vend des légumes prêts à cuisiner emballés sous plastique, plus d'un tiers vend des fruits prédécoupés et les ventes de produits en vrac en supermarché ont reculé de 19 points en trois ans. Ces chiffres issus d'une enquête publiée début mai 2026 par No Plastic In My Sea et Que Choisir Ensemble montrent un constat sans appel. Pourtant la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) prévoit la fin progressive des plastiques à usage unique d'ici à 2040, mais les pratiques évoluent très peu. Dans l'Union européenne, le règlement sur les emballages (PPWR) est entré en vigueur en 2025 et fixe des objectifs de réduction. Sur le continent africain, des lois interdisant les sacs en plastique existent presque partout, mais sont peu appliquées hormis au Rwanda où son interdiction est totale. Le grand écart continue donc d'exister entre textes législatifs et le terrain. Des scientifiques viennent même de développer une empreinte plastique particulaire pour mesurer les bénéfices que nous pouvons tirer de l'application de ces mesures. Quelles solutions pour faire appliquer les règlementations ? Quels sont les freins pour les commerçants et les distributeurs ? Avec : • Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement (INRAE) • Muriel Papin, déléguée générale de l'association No plastic in my sea. Co-autrice de l'étude Supermarchés : toujours accros au plastique ? sortie en mai 2026 et co-réalisée avec Que choisir ensemble. Programmation musicale : ► Crash Bandicoot - Groovewax, MC Skywalker ► Donne Moi - Annie Lalalove.
Cet épisode est un extrait du podcast publié lundi dernier. Un condensé des plus beaux messages de l'épisode avec Olivier Clerc !Cet extrait pourra remplacer Instagram pendant ta pause de 10mn, se retrouver dans tes oreilles avant de t'endormir, ou à ton réveil pour commencer ta journée dans la joie. Si ce passage te plait et que tu as envie d'en connaître plus sur mon invité de la semaine, l'épisode en entier est disponible sur Nouvel Œil.Belle écoute ! ☀️ Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
En France, près d'un supermarché sur deux vend des légumes prêts à cuisiner emballés sous plastique, plus d'un tiers vend des fruits prédécoupés et les ventes de produits en vrac en supermarché ont reculé de 19 points en trois ans. Ces chiffres issus d'une enquête publiée début mai 2026 par No Plastic In My Sea et Que Choisir Ensemble montrent un constat sans appel. Pourtant la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) prévoit la fin progressive des plastiques à usage unique d'ici à 2040, mais les pratiques évoluent très peu. Dans l'Union européenne, le règlement sur les emballages (PPWR) est entré en vigueur en 2025 et fixe des objectifs de réduction. Sur le continent africain, des lois interdisant les sacs en plastique existent presque partout, mais sont peu appliquées hormis au Rwanda où son interdiction est totale. Le grand écart continue donc d'exister entre textes législatifs et le terrain. Des scientifiques viennent même de développer une empreinte plastique particulaire pour mesurer les bénéfices que nous pouvons tirer de l'application de ces mesures. Quelles solutions pour faire appliquer les règlementations ? Quels sont les freins pour les commerçants et les distributeurs ? Avec : • Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement (INRAE) • Muriel Papin, déléguée générale de l'association No plastic in my sea. Co-autrice de l'étude Supermarchés : toujours accros au plastique ? sortie en mai 2026 et co-réalisée avec Que choisir ensemble. Programmation musicale : ► Crash Bandicoot - Groovewax, MC Skywalker ► Donne Moi - Annie Lalalove.
Une rue principale, un stade, une église, 130 habitants, et une caserne de pompiers : le village de Feldheim au sud de Berlin est au premier abord un hameau, comme beaucoup d'autres dans cette zone rurale. Mais il attire des visiteurs du monde entier. Depuis 16 ans, Feldheim vit en autarcie énergétique. De notre correspondant à Berlin, « Cette éolienne produit 8 à 9 millions de kWh par an ; cela représente huit fois les besoins du village. Le reste va dans le réseau. Et ça n'est qu'une seule éolienne. » Feldheim en compte une cinquantaine au total, ce qui permet au village de 130 habitants, au sud de Berlin d'alimenter en électricité 50 000 personnes. À ces éoliennes s'ajoutent des panneaux solaires. Quand le vent et le soleil laissent à désirer, une batterie de stockage permet aux habitants de ne pas rester dans le noir ou d'avoir recours au réseau extérieur. Le village a, créé d'ailleurs le sien, identique à celui d'un fournisseur officiel. Une installation de biogaz qui fonctionne au purin et aux déchets céréaliers assure le chauffage de la trentaine de foyers. En 2010, Feldheim proclamait son autarcie énergétique. Petra Richter est née dans le village : « Nous avons de la chance d'être un village autarcique connu dans le monde entier. Tous les habitants sont heureux d'avoir cette énergie bon marché et ils sont fiers de leur village. » Comme ses voisins, Petra Richter paye son électricité 12 centimes le brut le kilowattheure, soit deux à trois fois moins qu'ailleurs en Allemagne. L'explosion des prix après le début de la guerre en Ukraine il y a quatre ans, comme la récente hausse des prix du pétrole, n'affecte pas les habitants de Feldheim, sauf ceux qui n'ont pas de voiture électrique et doivent faire le plein. Feldheim dispose d'un centre d'information qui accueille 3 000 visiteurs et experts du monde entier chaque année. L'ex-chancelier Olaf Scholz est venu sur place il y a deux ans. Un modèle unique Mais cet exemple reste un cas isolé, comme le souligne Michael Knape, maire durant un quart de siècle de Treuenbrietzen, auquel le hameau de Feldheim est rattaché : « On ne nous a pas pris au sérieux au départ et on nous a laissé faire. Aujourd'hui un tel projet ne serait plus possible. La technique est là, le soutien de la population également, mais les conditions juridiques ne sont pas réunies. Ça montre bien que cette transition énergétique en Allemagne manque d'ambition. » L'expert Bernd Hirschl souligne également que le modèle allemand a besoin de plus de flexibilité pour que le modèle Feldheim fasse école : « Nous avons besoin de règles qui permettent à l'énergie renouvelable d'être utilisée sur place sans qu'un village soit obligé de construire son propre réseau. Feldheim est un projet formidable mais avec des efforts énormes. » Les habitants profitent en tout cas d'une électricité bon marché, la mairie de retombées financières positives et l'engagement des villageois a renforcé la cohésion de cette petite commune rurale. À lire aussiL'Allemagne délaisse-t-elle la transition écologique?
Le Journal en français facile du vendredi 29 mai 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CkJX.A