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Depuis les débuts de l'agriculture et de l'élevage, il y a 11.000 ans, depuis ce passage des chasseurs-cueilleurs aux agro-pasteurs, l'humain a cessé de vivre AVEC ou dans le Vivant, la Nature, mais CONTRE.Conscient des ravages perpétrés contre la biodiversité, de la 6e extinction de masse, inédite par sa vitesse et son accélération, certains Homo sapiens essaient de cultiver autrement, durablement. C'est la permaculture et l'agroforesterie par exemple. Dans ces façons de nous nourrir et de cultiver respectueuses du Vivant, les pesticides et la chimie destructrice, y compris pour nous, sont remplacés par des AUXILIAIRES de culture. Des êtres vivants qui nous aident à réguler les ravageurs de cultures.AVEC plutôt que CONTRE. ENTRAIDE plutôt que COMPÉTITION.Certains de ces auxiliaires, comme la célèbre Coccinelle, sont des prédateurs et des régulateurs d'autres êtres vivants. D'autres sont des pollinisateurs. Et pas seulement les Papillons et les Abeilles, mais beaucoup d'autres, comme des Mouches, des Syrphes voire des Oiseaux ou des Chauves-souris nectarivores. Enfin, certains, comme les Vers de terre, aèrent les sols et contribuent à les maintenir vivants et productifs.Notre invité est Hugues Mouret, un des fondateurs et dirigeants de l'association Arthropologia, une copine de notre propre asso Baleine sous Gravillon._______
Elle vient de fêter ses 87 ans et c'est une femme libre. Albina du Boisrouvray a compris assez tôt que ce destin n'était pas le sien, et qu'elle avait le choix de choisir une autre route. Toute sa vie, elle a su refuser le destin que son milieu social lui assignait. La mort de son fils lui a fait comprendre que l'on pouvait continuer à vivre malgré la douleur et l'a conduite à faire ce qu'elle a toujours voulu faire : réparer quelque chose dans les dysfonctionnements de notre société.Avec Albina sur Nouvel Œil, on parle de rêves, de déconstruction sociale et de liberté.J'espère que cette écoute t'invitera à faire de toi quelqu'un que tu aimerais rencontrer.Belle écoute ! ☀️ Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---
Dans cet extrait, Nadia Sammut nous raconte le jour où elle a reçu son étoile au gude Micheln. Elle nous parle aussi des ingrédients et plat signature de son restaurant L'auberge La Fenière où elle propse une cuisine sans allergènes, qu'lle a crée au fil de son histoire, car Nadia est allergique au gluten.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", Marc Bourreau reçoit Antoine Oberdorff, journaliste politique à L'Opinion, et Olivier Beaumont, grand reporter au service politique du Parisien-Aujourd'hui en France. Ensemble, ils se penchent sur les défis auxquels fait face le Parlement français en cette période chargée. Avec une majorité relative à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu est contraint de composer avec ses oppositions pour faire avancer des textes législatifs cruciaux, tels que la loi Riposte sur la sécurité du quotidien, la loi d'urgence agricole ou encore le projet de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux. Selon les deux invités, cette volonté de légiférer à marche forcée semble motivée par un mélange d'orgueil et de fidélité envers le président Emmanuel Macron, qui souhaite marquer son deuxième mandat.Cependant, cette frénésie législative comporte des risques, notamment celui de voir les versions finales des textes s'éloigner considérablement de leurs versions initiales. De plus, le projet de loi agricole illustre les tensions au sein même du gouvernement, entre la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, et celle de la Transition écologique, Monique Barbut, sur des sujets sensibles comme les néonicotinoïdes ou les mégabassines.Au-delà des enjeux politiques, les deux journalistes soulignent l'importance grandissante de la question environnementale dans les préoccupations des Français, un sujet qui risque d'être relégué au second plan dès que les crises médiatiques passées seront oubliées. Ils s'interrogent sur la capacité des partis politiques à proposer des mesures concrètes et ambitieuses pour faire face aux défis climatiques, au-delà des postures.Enfin, l'épisode se conclut sur une réflexion sur les images marquantes de la Coupe du monde de football, entre les déceptions de l'équipe de France et le cas du journaliste français Christophe Gleizes toujours emprisonné en Algérie, malgré les espoirs suscités par le Mondial.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du "Journal imprévisible", Augustin Lefebvre consacré sa chronique à la problématique du surtourisme, un phénomène qui touche de nombreuses destinations à travers le monde. Il explore les conséquences négatives de l'afflux massif de visiteurs sur les écosystèmes, les communautés locales et l'économie. Des exemples concrets sont donnés, comme le Mont-Saint-Michel, Venise ou encore l'Everest. Il analyse également l'impact des réseaux sociaux et du ciné-tourisme sur l'attractivité de certains lieux. Enfin, il s'interroge sur les solutions mises en place par les pouvoirs publics pour réguler la fréquentation touristique, à l'image des Calanques de Marseille.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qui sont les micromammifères ? En majorité des rongeurs tels que les Rats, Souris, Mulots, Campagnols. Mais cette appellation - qui n'est qu'une convention de naturaliste - concerne aussi ceux qu'on appelait autrefois les insectivores (Hérissons, Taupes, Musaraignes), ainsi que l'Écureuil et les gliridés (Loir, Lérot, Muscardin).En gros, ce sont toutes les petites bêtes à faible espérance de vie, autour de 2 ans en général, et au taux de reproduction élevé. Ils sont la proie de prédilection de nombreux prédateurs, la ressource la plus abondante et la plus courante.On dit souvent qu'un Renard consomme de 2 à 6000 micromammifères par an, surtout des campagnols. Ils sont donc vitaux pour l'équilibre écologique des milieux. Les booms et les crashes des populations de campagnols (tous les x années) sont bien connus des écologues et des naturalistes.Toute la chaîne alimentaire est affectée, puisque les populations de prédateurs dépendent directement de la ressource en proies._______Hélène Dupuy est spécialiste des micromammifères, et membre de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères._______
Qui sont les micromammifères ? En majorité des rongeurs tels que les Rats, Souris, Mulots, Campagnols. Mais cette appellation - qui n'est qu'une convention de naturaliste - concerne aussi ceux qu'on appelait autrefois les insectivores (Hérissons, Taupes, Musaraignes), ainsi que l'Écureuil et les gliridés (Loir, Lérot, Muscardin).En gros, ce sont toutes les petites bêtes à faible espérance de vie, autour de 2 ans en général, et au taux de reproduction élevé. Ils sont la proie de prédilection de nombreux prédateurs, la ressource la plus abondante et la plus courante.On dit souvent qu'un Renard consomme de 2 à 6000 micromammifères par an, surtout des campagnols. Ils sont donc vitaux pour l'équilibre écologique des milieux.___Invitée : Hélène Dupuy, de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.___
Les quatorze ans de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France se sont terminés sur une défaite. Au terme d'un match fou, les Bleus se sont inclinés (4-6) face à l'Angleterre lors de la petite finale de la Coupe du monde 2026. Après la rencontre, le sélectionneur a accordé un entretien à M6 où il a évoqué un "environnement irrespirable" qui l'avait amené à décider d'annoncer son départ à la tête de la sélection dès janvier 2025. Zinédine Zidane devrait prendre sa relève. Dans ce nouvel épisode d'On refait le match, la quotidienne, Éric Silvestro, Nicolas Georgereau et Philippe Sanfourche débattent de la fin de règne de Didier Deschamps.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Premier épisode de notre série sur les nouveaux rapports de l'humain à la nature. En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C dans certains départements, rendant le quotidien très difficile aux populations qui ont du mal à s'adapter à ces fortes chaleurs, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, pour fuir la chaleur étouffante des appartements peu ou pas du tout adaptés à la chaleur, bon nombre de citadins trouvent refuge dans les parcs ou jardins. Dans le nord de la capitale, une association a transformé une ancienne friche en un jardin partagé, ouvert à tous. Un lieu où riverains, passants ou touristes en manque de contact avec la nature peuvent faire une pause bienfaisante et rafraîchissante. Coincé entre deux immeubles en face du métro, le jardin partagé Stalingrad est un îlot de verdure et de fraîcheur situé dans le XIXe arrondissement de Paris. Depuis sa création il y a huit ans, le jardin est géré en partenariat avec les habitants du quartier. « On a été voir la mairie du XIXe et on leur a demandé de nous prêter cette parcelle, pour qu'on s'en occupe et qu'on en fasse un jardin partagé. C'est vraiment un jardin qui vit autour des gens du quartier. La preuve, on a une voisine qui est là avec ses enfants. C'est un jardin qui est ouvert vers les autres, pour les autres », raconte Leïla Benouissaaden, co-présidente de l'association en charge de cet espace. Un jardin ouvert à tous et particulièrement aux enfants, avec des ateliers qui leur sont dédiés. « Soit on invite les enfants à venir planter, soit à venir découvrir. Par exemple, il y a des mésanges qui viennent de pondre, donc ils viennent découvrir la nichée des mésanges. Soit ils viennent ramasser des fruits rouges. Aujourd'hui, on a quatre ou cinq enfants qui sont là. On fait beaucoup d'ateliers pour découvrir la faune et la flore, notamment les vers de terre, les escargots et les limaces qui sont utiles pour les jardins », détaille-t-elle. Des fruits et légumes, des herbes aromatiques et des fleurs sont cultivés dans une douzaine de bacs. Les récoltes sont partagées entre les visiteurs, les riverains et les commerçants du quartier. Comme l'indique Thierry, un des jardiniers de l'association, le but est surtout de créer du lien et de faire découvrir la nature en ville : « Ce ne sont pas des bacs individuels, donc tout le monde cultive pour tout le monde. L'idée, c'est vraiment le partage. C'est surtout le côté socialisation. C'est la mixité sociale aussi du quartier qui se révèle un petit peu au travers de ce jardin partagé. C'est très intéressant pour donner aux enfants et aux parents aussi le goût de découvrir un peu la nature. Au printemps, on a des mésanges, on a énormément de fruits et de légumes. » Accompagnés de leur mère, Bouchera, 9 ans, et son petit frère sont venus cueillir des fruits, « des fraises », précisent-ils. Le jardin plaît aussi à Dalida, une riveraine à la retraite : « Cela a un côté apaisant. C'est une thérapie aussi. Moi, je sais que ça m'a fait du bien. J'en ai parlé à d'autres qui venaient dans le jardin. Ils m'ont dit : "C'est ma thérapie." C'est bien agréable de pouvoir ne serait-ce que toucher les plantes, la terre et converser avec les gens qui viennent partager ces moments. » Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. « C'est pour apporter de la nature. La nature fait du bien aux gens. Être en contact avec la nature, surtout dans un milieu urbain, c'est toujours très positif. Toucher des arbres, se promener dans la nature, voir des oiseaux fait vraiment du bien à la santé des habitants et à la santé publique. C'est très important. Quand on amène de la nature, on amène du bien-être aux habitants », estime Andrés Pilartz, maire adjoint en charge de la végétalisation de l'espace public. Le jardin partagé Stalingrad ouvre ses portes au public les samedis et dimanches après-midi ou en semaine, quand il y a un jardinier sur place. À lire aussiMicropousses et fleurs comestibles: quand la nature a bon goût
À quel moment l'Homme a-t-il commencé à cultiver et domestiquer les espèces animales et végétales ? À quel moment peut-on dater l'apparition de l'agriculture ? Toutes ces questions n'ont pas vraiment de réponse, du moins universelle. L'idée selon laquelle la révolution néolithique marque le tournant de l'Histoire en terme de modes de vie - notamment alimentaire - n'est applicable qu'aux peuples eurasiens. Que s'est-il passé sur les autres continents, il y a environ 10 000 ans avant notre ère ? Pourquoi et comment avons-nous construit ce biais selon lequel la fin de la Préhistoire marque l'avènement de l'ère dite "moderne" ? Existe-t-il encore des sociétés de chasseurs-cueilleurs dans le monde ? Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il existe des déserts millénaires, nés du lent travail de la Terre. Le Sahara, par exemple, s'est façonné au fil de millions d'années de transformations géologiques et climatiques. Il a connu des mers intérieures, des lacs, des forêts, avant de devenir cette immensité aride de plus de neuf millions de kilomètres carrés, sculptée par la chaleur, le vent et l'absence de pluie. Et puis, il y a les autres déserts. Des paysages qui ne doivent rien aux cycles naturels. Là où la nature met des millions d'années à transformer un territoire, l'homme peut le faire en quelques décennies. Lop Nor, en Chine, résultat de l'assèchement d'un lac suite à des essais nucléaires. Le désert du Sahel, témoin du réchauffement climatique et bien sûr, celui qui est aussi le désert le plus jeune de notre planète : le désert d'Aral.⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCatastrophes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT.Narration : Florent OulliéScript : Yann Kral Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Le ministère grec de la Culture a présenté un plan d'adaptation au changement climatique pour protéger le patrimoine culturel. Sécheresse, incendies, inondations : certains sites archéologiques sont déjà directement concernés par des phénomènes climatiques extrêmes. Reportage sur le site de Brauron, l'ancien sanctuaire de la déesse Artémis. De notre correspondante à Athènes, À Brauron, à 30 kilomètres à l'est d'Athènes, l'archéologue Maria Cristina Katsavou montre le niveau atteint par les inondations l'hiver dernier : l'eau s'élevait jusqu'à la moitié de la colonne, à 1,5m du sol. Douze colonnes doriques accueillent les visiteurs : c'est la stoa, un portique en forme de lettre Pi, le bâtiment le mieux préservé du site. Selon la mythologie, c'est ici qu'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, roi de Mycènes, a installé, sur un terrain marécageux, un sanctuaire dédié à Artémis, la déesse de la nature. « C'est l'un des sanctuaires les plus importants de la Grèce antique. Nous avons constaté que chaque année, les inondations sont de plus en plus graves », explique Maria Cristina Katsavou. Des mares d'eau stagnante brillent encore au soleil, alors que la sécheresse frappe déjà une grande partie de la Grèce. Le sanctuaire d'Artémis a été édifié au cœur d'une zone humide couverte de joncs, entre la mer et la rivière Erasinos. Le paysage lui-même est un sanctuaire naturel, peuplé d'oiseaux. En contrebas du temple, dont il ne reste que les fondations, une passerelle métallique permet aux visiteurs de garder les pieds au sec. Puis celle-ci disparaît, engloutie par les crues de la rivière. La pompe de drainage est devenue un élément indispensable du site. « Toute cette eau provoque l'érosion des matériaux. Ce n'est pas seulement lié au climat mais aussi à l'emplacement du sanctuaire. Mais à cause du changement climatique, les nappes phréatiques saturent », souligne l'archéologue. Elle attend beaucoup du plan conçu par le ministère de la Culture pour améliorer le système de drainage. Si Brauron est menacé par les inondations, ailleurs, ce sont les incendies de forêt qui assiègent régulièrement, durant l'été, plusieurs sites historiques de premier plan, comme Olympie, Épidaure et Mycènes. À Delphes, l'érosion et les glissements de terrain provoquent des chutes de pierres autour du temple d'Apollon. Constantinos Cartalis, physicien climatologue de l'université d'Athènes, est chargé par le ministère de la Culture d'évaluer la menace et de recommander les mesures d'adaptation. « Le ministère de la Culture a lancé un plan de prévention pour faire face aux risques à mesure que ceux-ci évoluent. Il s'agit de préparer les sites archéologiques, en particulier l'environnement autour des sites, afin qu'ils soient mieux protégés contre les phénomènes climatiques , indique-t-il. Sécheresse, chaleur extrême, élévation du niveau de la mer : toutes les situations sont passées au crible. Un plan d'adaptation est conçu spécifiquement pour chaque site, alors que la Grèce se prépare à une nouvelle saison d'incendies. À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.
Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.
Et si on rachetait ensemble des forêts pour protéger les animaux sauvages ? Voici Madline Rubin de l'ASPAS sur le réensauvagement. Si tu partages ce podcast, tu sauves une famille de renards. SOMMAIRE 05:35 Pourquoi racheter des terres ? 07:30 La libre évolution 10:42 Papillons, odeurs et animaux à quelques mètres 20:28 Ses amis les chasseurs 30:04 1400 victoires en justice et 4 bébés renards 34:47 Histoires d'ASPAS 38:50 Sa quête de sens__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.
Au sommaire :Le projet de loi d'urgence agricole continue de diviser les parlementaires, avec notamment la réautorisation de pesticides interdits comme l'acétamipride, malgré les inquiétudes des scientifiques sur les dangers pour l'environnement et la santé.En Italie, 32 personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu'à 12 ans de prison pour la catastrophe du pont Morandi de Gênes en 2018, poussant la France à s'interroger sur l'état de ses propres infrastructures routières, dont plus d'un pont sur trois est en mauvais état.Aux États-Unis, le président Trump accuse la Chine d'avoir mené le plus gros piratage de données électorales de l'histoire, affirmant que 220 millions de fichiers d'électeurs américains auraient été dérobés.Des frappes américaines ont touché des infrastructures de transport en Iran.Le Premier ministre français Sébastien Lecornu salue la coopération avec le Maroc dans la lutte contre la criminalité organisée, sans évoquer les nouvelles révélations sur l'espionnage présumé du pays à l'aide du logiciel Pegasus.La bande dessinée "Incendie Canadair à la rescousse" de Pénélope Bagieu vise à expliquer aux enfants le rôle de ces avions bombardiers d'eau dans la lutte contre les incendies de forêt.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le ministère grec de la Culture a présenté un plan d'adaptation au changement climatique pour protéger le patrimoine culturel. Sécheresse, incendies, inondations : certains sites archéologiques sont déjà directement concernés par des phénomènes climatiques extrêmes. Reportage sur le site de Brauron, l'ancien sanctuaire de la déesse Artémis. De notre correspondante à Athènes, À Brauron, à 30 kilomètres à l'est d'Athènes, l'archéologue Maria Cristina Katsavou montre le niveau atteint par les inondations l'hiver dernier : l'eau s'élevait jusqu'à la moitié de la colonne, à 1,5m du sol. Douze colonnes doriques accueillent les visiteurs : c'est la stoa, un portique en forme de lettre Pi, le bâtiment le mieux préservé du site. Selon la mythologie, c'est ici qu'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, roi de Mycènes, a installé, sur un terrain marécageux, un sanctuaire dédié à Artémis, la déesse de la nature. « C'est l'un des sanctuaires les plus importants de la Grèce antique. Nous avons constaté que chaque année, les inondations sont de plus en plus graves », explique Maria Cristina Katsavou. Des mares d'eau stagnante brillent encore au soleil, alors que la sécheresse frappe déjà une grande partie de la Grèce. Le sanctuaire d'Artémis a été édifié au cœur d'une zone humide couverte de joncs, entre la mer et la rivière Erasinos. Le paysage lui-même est un sanctuaire naturel, peuplé d'oiseaux. En contrebas du temple, dont il ne reste que les fondations, une passerelle métallique permet aux visiteurs de garder les pieds au sec. Puis celle-ci disparaît, engloutie par les crues de la rivière. La pompe de drainage est devenue un élément indispensable du site. « Toute cette eau provoque l'érosion des matériaux. Ce n'est pas seulement lié au climat mais aussi à l'emplacement du sanctuaire. Mais à cause du changement climatique, les nappes phréatiques saturent », souligne l'archéologue. Elle attend beaucoup du plan conçu par le ministère de la Culture pour améliorer le système de drainage. Si Brauron est menacé par les inondations, ailleurs, ce sont les incendies de forêt qui assiègent régulièrement, durant l'été, plusieurs sites historiques de premier plan, comme Olympie, Épidaure et Mycènes. À Delphes, l'érosion et les glissements de terrain provoquent des chutes de pierres autour du temple d'Apollon. Constantinos Cartalis, physicien climatologue de l'université d'Athènes, est chargé par le ministère de la Culture d'évaluer la menace et de recommander les mesures d'adaptation. « Le ministère de la Culture a lancé un plan de prévention pour faire face aux risques à mesure que ceux-ci évoluent. Il s'agit de préparer les sites archéologiques, en particulier l'environnement autour des sites, afin qu'ils soient mieux protégés contre les phénomènes climatiques , indique-t-il. Sécheresse, chaleur extrême, élévation du niveau de la mer : toutes les situations sont passées au crible. Un plan d'adaptation est conçu spécifiquement pour chaque site, alors que la Grèce se prépare à une nouvelle saison d'incendies. À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
Depuis les débuts de l'agriculture et de l'élevage, il y a 11.000 ans, depuis ce passage des chasseurs-cueilleurs aux agro-pasteurs, l'humain a cessé de vivre AVEC ou dans le Vivant, la Nature, mais CONTRE.Pour protéger ses cultures et ses troupeaux, il a commencé à pourchasser et détruire tous les êtres vivants qu'il a considéré comme des pique-assiettes. Exemple notoire : le loup, qui avait été domestiqué longtemps avant (en devenant le chien), est devenu un ennemi, parce qu'il s'en prenait au premier bétail. Je raconte cette histoire dans la première série de Mécaniques du Vivant sur France Culture.Conscient des ravages perpétrés contre la biodiversité, de la 6e extinction de masse, inédite par sa vitesse et son accélération, certains Homo sapiens essaient de cultiver autrement, durablement. C'est la permaculture et l'agroforesterie par exemple. Dans ces façons de nous nourrir et de cultiver respectueuses du Vivant, les pesticides et la chimie sont remplacés par des AUXILIAIRES de culture. Des êtres vivants qui régulent les ravageurs de cultures.AVEC plutôt que CONTRE.ENTRAIDE plutôt que COMPÉTITION._______Notre invité est Hugues Mouret, un des fondateurs de l'association Arthropologia._______
Aujourd'hui sur Demain N'attend Pas, j'ai la joie de recevoir Wale Gbadamosi-Oyekanmi, un entrepreneur franco nigérian extraordinaire, décidé à bouger les lignes sur les grands problèmes de notre époque. Fondateur de Dare Win, une agence qui a marqué la pub digitale en France, et élu publicitaire de l'année en 2022, Wale est habitué à mettre sa créativité au service des plus grandes marques du luxe et du digital et à gérer de l'hyper-croissance. Tout bascule avec le Covid, la mort de George Floyd et le mouvement Black Life Matter.Wale décide alors de tourner la page. Il cède son entreprise et met ses compétences, son argent et son réseau au service des enjeux qui lui tiennent à coeur.Et depuis, il est inarrêtable !Quand la dissolution nous prend tous de cours, il comprend que les résultats des prochaines élections se joueront sur le niveau d'abstention. Et que les jeunes forment le gros des troupes abstentionnistes. En à peine deux semaines, avec une dizaine d'irréductibles, il lance le collectif « Mouiller le Maillot ». Il sollicite son réseau de footballeurs, les stars comme les équipes de quartier. Ils enfillent tous un maillot floqué « Je vote ». Une mobilisation éclair entre les deux tours, qui devient vite virale. Cette fois-ci, l'abstention reste faible et le danger est repoussé… jusqu'à la prochaine fois. On ne saura jamais la part jouée par la campagne animée par Wale… mais une chose est sûre, son attitude nous rappelle que nous pouvons tous prendre des initiatives et faire mentir le fatalisme.Wale a poursuivi ses engagements pour la jeunesse, toujours en se reposant sur les stars du sport et de la musique pour créer de la viralité. Il utilise notamment ce mécanisme pour produire Têtes Plongeantes, un documentaire choc sur la santé mentale des jeunes où les Champions du monde 2018 se confient sur leurs troubles de santé mentale en dialogue avec des jeunes concernés. Un docu vu plus de 2 millions de fois en quelques mois...Aujourd'hui, Wale a posé pour un temps ses valises au Nigéria, pays d'où est originaire sa famille, et se mobilise auprès de l'industrie créative du pays. Cet épisode est un véritable anti-dépresseur, une invitation à ne jamais nous résigner et à oser agir sur les sujets qui nous tiennent à coeur. Wale. nous rappelle que :- Chacun de nous peut agir et ne pas rester spectateur - La culture, le sport, la créativité sont de puissants outils pour sortir du repli et remettre du commun dans le débat public.Merci à celles et ceux qui mouillent le maillot pour construire du collectif. Vos élans sont contagieux.Belle écoute à tous !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.
Dans les Vosges, cet été, un agriculteur regarde ses prairies brûler et compte déjà ce qu'il manquera à ses bêtes pour l'hiver. Dans le Ferlo, au nord du Sénégal, un éleveur peul scrute le ciel en espérant que la pluie de cette saison ne sera ni trop rare, ni trop violente. Deux gestes, deux continents, une même question suspendue au-dessus de leurs têtes : qu'est-ce que la météo nous réserve et comment vivre avec ? C'est précisément le terrain de la science dont nous parlons aujourd'hui : l'agroclimatologie. Une discipline encore jeune, à la croisée de la météorologie, de l'agronomie et des sciences du vivant, qui tente de répondre à une question devenue vitale : comment nourrir le monde quand le climat qui a façonné nos cultures et nos élevages est en train de changer sous nos yeux ? Nos invités constatent le manque d'adaptation de nos modèles agricoles, ils proposent des solutions même si, comme tous les scientifiques, ils ont du mal à se faire entendre… Avec - Serge Zaka, pionnier de l'agroclimatologie en France pour son livre Orages sur le climat (Harper and Collins) - Mohamed Habibou Assouma, chercheur au CIRAD, UMR-SELMET et à l'Unité de recherche sur les Systèmes Agropastoraux et Environnement. Musiques diffusées dans l'émisison - Omar Pène - Climat - Bien & Alikiba - Finale.
On entend souvent parler du mythe du chasseur-cueilleur pour qualifier notre mode d'alimentation préhistorique, mais aussi pour justifier nos habitudes alimentaires modernes à la fois carnées mais aussi végétaliennes. Mais que désigne vraiment cette expression ? Est-elle vérifiable et correcte ? Et que dit-elle de notre alimentation actuelle ? Dans cet extrait de l'épisode [#119 - Alimentation et préhistoire: que mangeait-on il y a plusieurs millions d'années ?], Roland Nespoulet et Camille Daujeard expliquent pourquoi il faudrait plutôt parler de chasseur-collecteur, car l'humain ne cueillait pas seulement des végétaux mais collectait plus globalement ce qu'il trouvait sur son chemin pour des raisons dépassant celle de l'alimentation. Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette semaine, je reçois dans Demain N'attend Pas Wale Gbadamosi-Oyekanmi, un entrepreuneur brillant, entre la France et le Nigeria, infatigable pourfendeur des stéréotypes.Pendant des années, Wale a développé Dare Win, son agence de marketing digital et d'influence pour les plus grandes marques : Spotify, Nike, Hermès... Arrive 2020 et la pandémie, la mort de George Floyd et le mouvement Black Life Matters. Un séisme. Wale sent qu'il ne peut plus se contenter de réussir « pour lui » ou de se rassurer dans des bulles confortables. Il décide de mettre son expertise, son réseau, son expérience au service de la société .Il soutient des médias indépendants engagés dans la diffusion d'autres récits, il s'engage contre la montée de l'extrême droite, il sensibilise la jeunesse aux problèmes de santé mentale, il soutient des films qui nous aider à porter un autre regard sur le handicap... Toujours en utilisant l'influence et les médias au service d'une cause. Dans cet extrait, Wale nous raconte comment il a été amené à créer le collectif citoyen “Mouiller le maillot”, avec une poignée de créatifs engagés.Leur idée ? Lutter contre l'abstention des jeunes en reprenant les codes du sport et en utilisant la force du maillot comme symbole, pour rappeler aux jeunes qu'ils peuvent peser sur le jeu.Résultat : en deux semaines, une campagne virale relayée par les influenceurs, les stars du foot et les acteurs de terrain, qui a contribué à faire remonter la participation des jeunes.Ce qui m'a frappée dans l'échange avec Wale, c'est sa façon très directe de refuser la résignation, d'utiliser sa réussite pour bouger les lignes sur des causes importantes et d'embarquer tout un collectif derrière lui avec une incroyable énergie.Dès demain, retrouvez l'épisode entier. On y parle de notre pouvoir d'action.Quand tout paraît déjà joué, c'est le moment pour chacun d'entre nous de reprendre la main !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Organisé par le Tchad et la Banque mondiale, le forum africain de l'eau se tient jusqu'à ce jeudi (16 juillet 2026) à N'djamena. L'or bleu au cœur de nombreuses menaces : changement climatique, instabilité géopolitique, bouleversements technologiques. Les inégalités dans l'accès à l'eau sont criantes. À quel point les ressources sont-elles menacées ? Quelles solutions pour permettre à chacun d'obtenir une eau régulière et sûre ? Avec : Emma Haziza, hydrologue, docteur de l'École des Mines de Paris, spécialisée dans l'adaptation de notre société au changement climatique Simon Porcher, économiste, professeur des universités à Paris Dauphine PSL, directeur de l'Institut d'Economie de l'Eau. Auteur de La fin de l'eau ? et de Nous sommes faits d'eau Abou Amani, directeur de la Division des sciences de l'eau à l'UNESCO, et secrétaire du Programme hydrologique intergouvernemental de l'UNESCO.
Organisé par le Tchad et la Banque mondiale, le forum africain de l'eau se tient jusqu'à ce jeudi (16 juillet 2026) à N'djamena. L'or bleu au cœur de nombreuses menaces : changement climatique, instabilité géopolitique, bouleversements technologiques. Les inégalités dans l'accès à l'eau sont criantes. À quel point les ressources sont-elles menacées ? Quelles solutions pour permettre à chacun d'obtenir une eau régulière et sûre ? Avec : Emma Haziza, hydrologue, docteur de l'École des Mines de Paris, spécialisée dans l'adaptation de notre société au changement climatique Simon Porcher, économiste, professeur des universités à Paris Dauphine PSL, directeur de l'Institut d'Economie de l'Eau. Auteur de La fin de l'eau ? et de Nous sommes faits d'eau Abou Amani, directeur de la Division des sciences de l'eau à l'UNESCO, et secrétaire du Programme hydrologique intergouvernemental de l'UNESCO.
Qui sont les micromammifères ? En majorité des rongeurs tels que les Rats, Souris, Mulots, Campagnols. Mais cette appellation - qui n'est qu'une convention de naturaliste - concerne aussi ceux qu'on appelait autrefois les insectivores (Hérissons, Taupes, Musaraignes), ainsi que l'Écureuil et les gliridés (Loir, Lérot, Muscardin).En gros, ce sont toutes les petites bêtes à faible espérance de vie, autour de 2 ans en général, et au taux de reproduction élevé. Ils sont la proie de prédilection de nombreux prédateurs, la ressource la plus abondante et la plus courante.On dit souvent qu'un Renard consomme de 2 à 6000 micromammifères par an, surtout des campagnols. Ils sont donc vitaux pour l'équilibre écologique des milieux.___Invitée : Hélène Dupuy, de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.___
Qui sont les micromammifères ? En majorité des rongeurs tels que les Rats, Souris, Mulots, Campagnols. Mais cette appellation - qui n'est qu'une convention de naturaliste - concerne aussi ceux qu'on appelait autrefois les insectivores (Hérissons, Taupes, Musaraignes), ainsi que l'Écureuil et les gliridés (Loir, Lérot, Muscardin).En gros, ce sont toutes les petites bêtes à faible espérance de vie, autour de 2 ans en général, et au taux de reproduction élevé. Ils sont la proie de prédilection de nombreux prédateurs, la ressource la plus abondante et la plus courante.On dit souvent qu'un Renard consomme de 2 à 6000 micromammifères par an, surtout des campagnols. Ils sont donc vitaux pour l'équilibre écologique des milieux.___Invitée : Hélène Dupuy, de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.___
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Zoé Moreau, journaliste environnement pour Vert le média qui annonce la couleur sur la start-up américaine : Panthalassa. Soutenue par les géants de la tech, elle prévoit de construire des Datacenters flottants alimentés par l'énergie des vagues. L'intérêt ? Répondre aux critiques de vacarme et de pollution adressées jusqu'à présent à ces gigantesques centres de données. Mais de nombreuses incertitudes techniques, économiques mais aussi environnementales demeurent - Lucia Muzell, journaliste pour la rédaction brésilienne de RFi sur les vagues de chaleur au Brésil, pays « habitué » aux hautes températures de par son climat tropical, mais où le manque d'adaptation pour tous et l'absence de politiques publiques à la hauteur des enjeux ont causé la mort de 120. 000 personnes en 20 ans, selon une étude inédite. - Simon Rozé du service environnement de RFI reviendra sur les incendies qui touchent le monde entier - Baptiste Coulon du service France de RFI nous parlera de l'incendie qui a touché la forêt de Fontainebleau cette semaine en France. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Symphorien NIHALA MANIRY SOA de Madagascar pour son film Le rivage de la colère - La Chronique entrepreneur avec Ruphin Murda Kinanga de l'Eco-ferme de Kamou, entreprise agricole sociale implantée en milieu rural au Congo-Brazzaville. Musiques diffusées dans l'émission : ► Fonky Family - Art de rue ►Marcus Gad - Fruit and Flower.
Est-ce que vous vous êtes déjà demandé ce que mangeaient nos ancêtres à la Préhistoire ? À quelle fréquence ils se nourrissaient, s'il existait des repas de fête… et surtout, ce qu'il reste aujourd'hui de ces pratiques dans nos assiettes actuelles ?Quand on évoque la Préhistoire, on imagine des humains lancés à la poursuite de mammouths, des scènes de chasse spectaculaires… et cette figure du “chasseur-cueilleur” que certains mobilisent encore aujourd'hui pour justifier des régimes alimentaires modernes comme le régime crudivore ou végétalien.Mais derrière ces représentations, que sait-on vraiment ? Pour ce nouvel épisode Décryptage, Fanny Giansetto reçoit deux spécialistes de cette période : Camille Daujeard et Roland Nespoulet. Tous deux chercheurs et maîtres de conférences au Muséum national d'Histoire naturelle, ils explorent les modes de vie et d'alimentation des sociétés préhistoriques. Avec eux, nous allons faire un véritable saut dans le temps — plusieurs millions d'années en arrière — pour mieux comprendre d'où vient notre alimentation… et où elle va.Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Zambie, dans la province de la Copperbelt, se trouvent d'immenses réserves de cuivre et d'autres minerais de la transition, essentiels pour la fabrication des batteries électriques. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais et pour la Zambie qui espère tirer profit de ces ressources pour sortir de son endettement évalué à environ 30 milliards de dollars en 2024. Le président sortant, Hakainde Hichilema, candidat à sa propre succession, a ainsi fait une promesse de campagne : tripler la production de cuivre pour renflouer les caisses d'un État déclaré en faillite en 2021. Mais sur place, le constat est amer. De notre envoyé spécial à Chingola, Pour répondre à la question que vous rapportent les mines de cuivre ? Eugene Mulanga de la fondation Caritas nous emmène au bord de la rivière Kafue : « C'est ici à Chingola que la pollution des mines est la plus importante, dénonce-t-il. Pollution de la rivière et de ses rives mais également pollution du sol. C'est pour ça que la plupart des agriculteurs sont affectés, ainsi que la faune et la vie aquatique. Je crois que c'est le pire endroit de Zambie tant la pollution est répandue. » Depuis des années, des entreprises minières rejettent illégalement leurs résidus dans la rivière. Et le bilan est désastreux. Tout est contaminé aux métaux lourds. La rivière et les poissons bien sûr, mais également les sols, l'air et même l'eau du robinet. Une catastrophe écologique, sanitaire et économique qui fait enrager Felix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale, une ONG locale. « Quand les sols sont contaminés, cela signifie que les agriculteurs doivent utiliser davantage d'engrais. Or ces engrais sont de plus en plus chers et les petits producteurs ne peuvent pas les acheter. Tout ça pourquoi ? Parce que les sols sont pollués. Donc, les agriculteurs s'enfoncent dans la pauvreté. Ce n'est pas ça le développement », s'irrite-t-il. À lire aussiEn Afrique, la course aux minerais stratégiques bat son plein sur la «ceinture de cuivre» Pour une « situation gagnant-gagnant » C'est tout le paradoxe de la Copperbelt. Une région extrêmement riche dont la population reste très pauvre. Car ces immenses réserves de cuivre, exploitées par des multinationales étrangères, n'ont pas permis son développement. « Le premier objectif des investisseurs, c'est de faire des profits. Mais, de la même façon qu'ils font des profits, nous aussi, les Zambiens, nous devons en tirer des bénéfices », insiste Felix Chipoya. En 2022, près de 65 % de la population zambienne vivait avec moins de 2 dollars par jour. Pour redresser la situation, l'actuel président Hakainde Hichilema, candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle d'août 2026, souhaite tripler la production de cuivre du pays. Encore faut-il que cette future manne financière profite réellement au pays. « Nous pensons qu'il est tout à fait possible d'arriver à une situation gagnant-gagnant, plaide Eugene Mulanga. D'autant plus que le cuivre, le cobalt et tous ces minerais sont très recherchés dans le monde. Nous aimerions que le gouvernement adopte une autre approche, en taxant davantage l'industrie minière ». Pour les habitants de la Copperbelt, il est temps que les mines de cuivre leur apportent autre chose que la pollution. À écouter dans Grand reportageZambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes
Et si la lutte contre l'insécurité alimentaire en Afrique passait par la culture et la consommation d'algues ? C'est une ressource abondante, facile à cultiver, peu consommatrice d'énergie, riche en protéines et en fibres et pourtant largement sous-exploitée. Certains pays du continent font tout de même office de précurseurs. À lire aussiMadagascar: à la recherche d'une souche 100% malgache pour booster la culture de l'algue
Le Journal en français facile du lundi 13 juillet 2026, 18 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau B1 | Festival des Francofolies : une dictée en chanson Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/CsTl.A
Dans le sud des États-Unis, en Georgie, une ancienne voie ferrée reconvertie en rocade piétonne ceinture la ville et offre aux plus de 500 000 habitants une alternative pour se déplacer, à vélo ou à pied, dans une agglomération construite autour de la voiture. Ce corridor urbain de 35 km est aujourd'hui devenu l'un des lieux préférés des habitants. Le projet visait également à relancer l'économie dans certains quartiers en attirant des investissements et des commerces. Mais la Beltline, 8 ans après son inauguration, avec ses centaines de millions de dollars d'investissements, est désormais victime de son succès. Sa popularité a provoqué une flambée des prix de l'immobilier et une importante « gentrification », un embourgeoisement des quartiers populaires, notamment les quartiers historiquement afro-américains. Porté par une mairie démocrate, ce gigantesque projet d'urbanisme pose la question suivante : Comment redynamiser une ville sur le plan économique tout en la rendant accessible à tous ? Un reportage long format d'Edward Maille, correspondant de RFI à Atlanta aux États-Unis.
Cet épisode est un extrait du podcast publié lundi dernier. Un condensé des plus beaux messages de l'épisode avec Boris Cyrulnik !Cet extrait pourra remplacer Instagram pendant ta pause de 10mn, se retrouver dans tes oreilles avant de t'endormir, ou à ton réveil pour commencer ta journée dans la joie. Si ce passage te plait et que tu as envie d'en connaître plus sur mon invité de la semaine, l'épisode en entier est disponible sur Nouvel Œil.Belle écoute ! ☀️Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---
Dans le sud des États-Unis, en Georgie, une ancienne voie ferrée reconvertie en rocade piétonne ceinture la ville et offre aux plus de 500 000 habitants une alternative pour se déplacer, à vélo ou à pied, dans une agglomération construite autour de la voiture. Ce corridor urbain de 35 km est aujourd'hui devenu l'un des lieux préférés des habitants. Le projet visait également à relancer l'économie dans certains quartiers en attirant des investissements et des commerces. Mais la Beltline, 8 ans après son inauguration, avec ses centaines de millions de dollars d'investissements, est désormais victime de son succès. Sa popularité a provoqué une flambée des prix de l'immobilier et une importante « gentrification », un embourgeoisement des quartiers populaires, notamment les quartiers historiquement afro-américains. Porté par une mairie démocrate, ce gigantesque projet d'urbanisme pose la question suivante : Comment redynamiser une ville sur le plan économique tout en la rendant accessible à tous ? Un reportage long format d'Edward Maille, correspondant de RFI à Atlanta aux États-Unis.
Dans cet extrait, la cheffe Nadia Sammut nous parle du mouvement Nourrir qu'elle a créé pour inventer l'assiette de 2040. Elle nous confie sa vision de la gastronomie de demain, ses clés pour produire et manger autrement, face au défis sanitaires et environnementaux de notre alimentation.
Autour des lacs de Hongrie, c'est un spectacle de désolation qui attend les touristes. Leur niveau est au plus bas. Pourtant, les lacs sont une destination très populaire dans ce pays qui n'a pas d'accès à la mer. Un reportage de notre correspondante à Budapest, Le lac Velence, le troisième plus grand du pays, est particulièrement touché par la baisse du niveau des eaux. Près de Budapest, à 40 km, il est aussi appelé le lac du Petit Balaton. Il y a encore quelques années, les Hongrois venaient s'y baigner. Mais avec des étés de plus en plus chauds, de moins en moins de pluie, et une sécheresse particulièrement sévère cette année, le lac disparaît petit à petit. Si les effets sont déjà nettement visibles sur l'économie et la biodiversité, des solutions existent. À écouter dans C'est pas du ventAgir pour l'eau
Le naturaliste Marc Giraud, un habitué de Baleine sous Gravillon nous raconte les plus incroyables histoires naturalistes liées à la merde, aux bouses, fientes, étrons, et autres déjections, qui ne sont sales et inutiles que pour Homo sapiens. Pour le reste du Vivant, rien ne se perd, et les crottes sont d'abord des aubaines.Un sujet bien senti, des anecdotes qui font mouche, ce «cabinet des curiosités» ne raconte que des infos étonnantes, toutes vraies.Des crottes rose bonbon de la baleine aux étrons carrés du wombat, des couches-culottes des oisillons aux araignées déguisés en fientes, de la célèbre moucham au fabuleux bousier, du popo "hélicoptérien" de l'Hippo au clapet anal du Mammouth, cette série "enchianteuse" restera gravée dans les annales;)Elle est tirée de “Safari dans la bouse”, un des nombreux livres de Marc Giraud.___
Cher écolo, es-tu trop gentil ? Pas lui ! Voici Thomas Wagner de Bon Pote, le nouveau média écolo qui n'hésite pas à clasher les ennemis de l'écologie et à sensibiliser des millions de personnes au fait qu'il est temps qu'on se bouge le cul si on veut protéger la vie sur Terre. Si tu partages ce podcast, tu mets un pollueur en PLS !SOMMAIRE02:09 Ses ennemis sur LinkedIn04:34 Êtes-vous trop gentil.le ?07:26 De trader à militant10:09 Notre maison brûle, et nous regardons Messi au PSG13:19 Le GIEC : c'est la merde mais…16:43 Comment diviser notre mode de vie par 5 ?18:23 Dois-tu quitter ton bullshit job ?27:35 Mea culpa d'un branleur parisien33:50 Les footballeurs doivent-ils prendre l'avion ?__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a quelques mois, j'ai lancé une newsletter sur Substack : 1,2,3 Soleil.Ce qui a motivé sa création, c'est la volonté de m'extraire de la rapidité des réseaux sociaux pour approfondir certains sujets. Dans mes lettres, je développe ma pensée intime sur ce qui me traverse. Dans une ère où tout s'accélère et tout se consomme, prendre le temps de lire, de porter la peau de quelqu'un à travers ses mots pour en saisir ses subtilités est une forme de résistance. Une résistance de la pensée, de l'esprit critique, du temps qu'on ralentit.Depuis septembre, j'ai écrit sur ces choses qui font nos vies, avec philosophie et joie : · Avons-nous tous du mal à nous concentrer ?· L'écriture est-elle douloureuse ?· Comment préserver sa paix intérieure dans un monde devenu fou ?J'ai aussi écrit sur le désir du toujours plus, sur la méditation, sur les routines qui m'aident à vivre, sur l'idée que l'on se fait du bonheur, sur ces troubles que personne ne voit. J'ai partagé mes rituels d'organisation et écrit quelques chroniques sur l'Inde, puis sur une escapade en voilier.La semaine dernière, j'ai écrit sur l'émerveillement. Un sujet qui me tient à cœur plus que n'importe quel autre je crois. Alors j'ai pensé vous la lire ici. C'est une première, j'espère qu'elle vous plaira. Pour la lire et retrouver les références, c'est par ici.Cette newsletter est soutenue par ses lecteur-ices, un abonnement payant vous permet d'accéder au Chat des Soleils et à mon Club Lecture. C'est la meilleure manière de soutenir mon travail : merci à celles et ceux qui soutiennent ma plume. C'est précieux.Avec amour,Victoria
ll recouvre les deux-tiers de la planète, il nous semble mystérieux car nous ne voyons que sa surface : l'océan révèle petit à petit ses mystères au gré de l'amélioration des technologies pour l'explorer. Son immensité donne l'impression d'un géant invincible. Il nous rend énormément de services : il nourrit une grande partie de l'humanité, il transporte 90% de nos marchandises, il régule le climat… mais nous le maltraitons à grande échelle et cela risque de se retourner contre nous. Nous vous emmènerons à la découverte du fantastique programme international ARGO qui collecte un maximum d'informations sur l'état de l'océan grâce à des milliers de balises réparties à travers le monde (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Jean-Pierre Gattuso, océanographe, directeur de recherche au CNRS, il travaille au laboratoire d'océanographie de Villefranche. Musique diffusée dans l'émission Lemon Demon - Deep in the ocean. Diaporama Les océans vont mal ! Leur température a augmenté en moyenne d'un demi-degré depuis 1970, favorisant notamment l'acidification des eaux. Résultats : les écosystèmes marins sont en danger. C'est ce que nous révèlent nombre d'études réalisées grâce aux données d'observation des océans, notamment celles réalisées par le programme ARGO que mène l'Institut de l'IFREMER, en France.
La France traverse sa troisième canicule en moins de deux mois. Dans le même temps, des incendies d'une ampleur exceptionnelle ravagent plusieurs régions : en seulement huit jours, 8 000 hectares sont partis en fumée, soit davantage que sur l'ensemble du mois de juillet l'an dernier. Face à cette situation, le Haut Conseil pour le climat tire la sonnette d'alarme et appelle à "changer d'échelle" dans les politiques climatiques.
Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, en 50 ans le droit de l'environnement s'est largement développé : il y a quarante fois plus de lois environnementales. Un droit constitutionnel à un environnement sain a été adopté dans 88 pays, 65 autres ont inscrit la protection de l'environnement dans leur constitution. Plus de 350 cours et tribunaux environnementaux ont été créés dans plus de 50 pays. Plus de 1 100 accords environnementaux internationaux ont été signés. C'est formidable me direz-vous ! Oui… sauf que quand vous voyez l'ampleur des pollutions, la vitesse à laquelle disparaît le Vivant et les conséquences de plus en meurtrières du changement climatique, une question s'impose : est-ce que le droit tel qu'il existe aujourd'hui est à la hauteur pour protéger la vie sur Terre ? Vous connaissez la réponse… A l'heure où les enjeux deviennent existentiels, comment transformer ce droit ? Qu'est-ce qui lui manque pour être réellement efficace ? Nos invités, tous juristes, ont des réponses aiguisées ! Avec Laurent Neyret : professeur de Droit à Sciences Po où il enseigne le droit face à l'urgence écologique) pour son ouvrage « Liberté, dignité, habitabilité : donner au siècle la valeur qui lui manque » Gallimard Marine Calmet: juriste militante, présidente de l'association Wild Legal et porte-parole du collectif Or de question Laurent Fonbaustier : professeur à l'Université Paris-Sud, responsable du master 2 Droit de l'environnement pour son ouvrage La refondation écologique du monde, paru aux Puf Musiques diffusées dans l'émission K.O.G - Dreaming Amanaz - Khala My Friend
Le Journal en français facile du mercredi 8 juillet 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/CrdW.A
Quels sont les effets secondaires des écrans selon Boris Cyrulnik ?Ce passage est un extrait du podcast publié lundi dernier - l'épisode en entier t'attend chaudement sur Nouvel Œil. Belle écoute ! ☀️Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---
Le Journal en français facile du mardi 7 juillet 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/CrRK.A
Cette semaine, on reçoit pour une 2e fois l'ex-ministre de l'environnement du Canada, Steven Guilbeault. On parle bien évidemment d'environnement et de politique mais aussi de son départ du cabinet de Mark Carney. Il revient sur les événements qui l'ont mené à quitter son poste, l'entente avec l'Alberta, les pipelines, la taxe carbone et le recul du Canada dans la lutte aux changements climatiques. Au programme: - Les coulisses du départ de Steven Guilbeault du cabinet de Mark Carney - L'entente avec l'Alberta, les pipelines et les tensions énergétiques au Canada - La taxe carbone, les communications politiques et le recul environnemental - La place des véhicules électriques, du transport collectif et de la Chine dans la transition - Le coût économique des catastrophes climatiques et ce qui attend le Canada
Il est neuropsychiatre, il a 88 ans mais c'est un détail, on n'y croit pas tant il se tient droit et tant ses idées font sens. Il éclaire nos consciences avec une lucidité déconcertante, et il vulgarise des concepts aussi épineux que d'utilité publique.Depuis petit, Boris Cyrulnik a su trouver refuge dans la rêverie pour surmonter les traumatismes vécus.Et il pose une question essentielle : qu'est-ce qui différencie une épreuve d'un traumatisme ? Puisque le monde que l'on perçoit est celui auquel notre enfance nous a rendu sensible, Boris Cyrulnik nous invite à une analyse fine de notre passé afin de grandir de manière sécure. Pour cela, il pose des concepts clés comme celui de la résilience et de la psycho-écologie. Il pense les interdépendances entre les humains et leur milieu, il nous invite à l'effort pour contrer le confort, l'anti réflexion et le déni. Avec Boris sur Nouvel Œil, on parle d'attachement, de crises et de psychologie.J'espère que cette écoute t'invitera à penser par toi-même.Belle écoute ! ☀️ Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---
-SOIREE EXCEPTIONNELLE AVEC SATISH KUMAR-Depuis longtemps, je rêvais de vous réunir.Je rêvais d'un moment plein de sens, qui nous permette de penser notre rapport au monde et à nos engagements. Un moment qui nous donne de l'énergie et de la joie et qui nous permette de rêver ensemble à un avenir meilleur. Un moment qui nous rassemble autour d'un invité ancré, nuancé, sage. Ce rêve est devenu réalité.Nous étions une soixantaine à converser avec SATISH KUMAR, un des grands sages contemporains, lors de son dernier passage à Paris.Ce moment a été capté et je vous le livre aujourd'hui. C'est une vrai masterclass, pleine de sagesse.
« Nous ne sommes pas séparés de la nature. Nous sommes la nature. »Dans cet extrait du prochain épisode de Demain N'Attend Pas, Satish Kumar nous invite à un déplacement intérieur simple et radical : la nature ne tire pas sa valeur de son utilité pour l'être humain, mais a une valeur intrinsèque. La valeur d'un arbre ne vient pas du fait qu'il deviendra une table ou une maison ; il a une valeur en lui-même et un droit à exister.De cette intuition découle tout le reste de sa pensée.Satish Kumar nous rappelle qu'une rivière, un arbre, un insecte ne sont pas des choses inertes mais des êtres vivants et nous parle des droits de la nature. Là où notre monde occidental a réduit la nature à une ressource au service de l'économie, Satish nous invite à penser notre lien à la nature autour de l'idée de réciprocité. La relation au vivant pourrait être comparée à celle d'une mère et de son enfant : l'arbre offre ses fruits et nous lui rendons quelque chose en retour, le soin, le compost, la gratitude. Cette relation de mutualité et de co-dépendance est à reconstruire, faute de quoi nous continuerons de générer pollution, déchets, dérèglement climatique...jusqu'à rendre notre monde invivable.Cet extrait nous rappelle que l'écologie extérieure et la transformation intérieure sont intimement liés. Et que nous ne pourrons commencer à entamer la transformation écologique que lorsque nous aurons transformé notre manière de penser notre place dans le vivant.