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C'est une belle nuit d'été pour Luc Dion. Il est un peu plus d'une heure du matin, ce samedi 6 juillet 2013, lorsqu'il décide de sortir sur la terrasse du Musi-café, un lieu où l'on célèbre l'esprit de communauté pour les quelque 6 000 habitants de Lac-Mégantic, petite commune du Québec. Depuis la terrasse paisible où il vient s'allumer une cigarette, Luc, comme quelques autres clients, observe distraitement la voie ferrée qui passe à proximité. Ils sont venus profiter du silence. Pourtant, très vite, le fracas de la ferraille fait trembler le sol. Soudain apparaît un train lancé à pleine vitesse en direction du centre-ville de Lac-Mégantic. L'estomac de Luc se soulève. Il le sait, cette bête d'acier va beaucoup trop vite pour négocier le virage quelques mètres plus loin. « Il arrive bien trop vite! Il va dérailler! Il va dérailler ! » Ce n'est qu'une question de secondes avant que les roues des 72 wagons-citernes, chargés de pétrole brut, ne se décrochent des rails.⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCatastrophes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT. Narration : Florent OulliéScript : Yann Kral Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Face à l'installation de la canicule, Jean-Baptiste Tuzet partage ses réflexions indispensables sur la recherche de la fraîcheur dans ce numéro de La minute crooner attitude. Entre la nostalgie des maisons anciennes aux murs épais, une critique bien sentie de l'usage abusif de la climatisation en ville et la "fracture sociale" de l'accès à l'eau, il nous invite à retrouver un peu de bon sens. Un moment d'évasion rafraîchissant, bercé par un classique de Laurent Voulzy et la douceur de vivre au bord de l'eau.La Minute Crooner Attitude, le billet d'humeur de Jean-Baptiste Tuzet, tous les jours de la semaine, 9 h 15 et 19 h 15 sur Crooner Radio. Plus d'informations et podcasts www.croonerradio.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Louis est libre. Et paradoxalement, c'est en prison qu'il a rencontré la liberté pour ce qu'elle a de plus profond. C'est dans l'immobilité qu'il a touché à toute la sagesse du monde, en explorant la pensée humaine, nos prisons mentales, nos assujettissements et nos tourments infinis. Figé, réduit à l'état d'animal, Louis Arnaud s'est libéré intérieurement avant qu'on ne le libère physiquement.Notre rencontre est probablement l'une de celles qui m'a le plus marquée depuis 6 années à tendre un micro jaune au monde.Avec Louis dans cet épisode, on parle de prison mentale, de liberté intérieure et de l'Iran.Je te souhaite d'aller au bout de cette écoute si riche, et j'espère que cet épisode te guidera vers la liberté intérieure.Belle écoute ! ☀️ Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
JDK 26 optimise la JVM dans ses moindres recoins, le SDK Java d'Agent2Agent passe en 1.0, Micronaut 5 est là. Côté terrain, un retour d'expérience après 40 jours à coder avec 100 % d'IA : génie ou junior, Alzheimer numérique et dette technique invisible. Pendant ce temps, GitLab restructure, Microsoft suspend ses licences Claude Code, et un développeur injecte un prompt destructeur dans sa lib JUnit. La révolution IA a un coût et les boites commencent à s'en rendre compte. Enregistré le 12 juin 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-341.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages Les améliorations de performance dans le JDK 26 https://inside.java/2026/06/09/jdk-26-performance-improvements/ Côté bibliothèques, l'API LazyConstant (anciennement StableValue) fait son entrée en prévisualisation pour permettre une initialisation paresseuse, sécurisée pour les threads et optimisée par le mécanisme de constant-folding de la JVM. L'extraction de chaînes de caractères via MemorySegment::getString a été revue pour réduire considérablement les allocations intermédiaires et les copies en mémoire off-heap, accélérant fortement les traitements sur les chemins critiques (hot paths). La méthode générée automatiquement hashCode() pour les classes de type record a été optimisée par la JVM pour atteindre un niveau de performance équivalent à une implémentation écrite manuellement. Le ramasse-miettes G1 bénéficie du JEP 522 qui redessine sa table de cartes (card-table) afin de réduire les coûts de synchronisation des barrières d'écriture, offrant un gain de débit de 5 % à 15 % sur les applications manipulant énormément de références d'objets. Grâce au JEP 516 (Project Leyden), le cache d'objets Ahead-of-Time (AOT) adopte un format de flux agnostique, ce qui lui permet d'être compatible avec n'importe quel Garbage Collector, y compris le ramasse-miettes à très faible latence ZGC. Le démarrage de la JVM s'accélère par défaut lorsqu'aucune taille de tas n'est configurée, car HotSpot n'applique plus de pourcentage initial (InitialRAMPercentage) mais démarre directement avec la taille minimale (MinHeapSize) pour éviter d'allouer des métadonnées inutiles. Les threads virtuels gagnent en robustesse en étant désormais capables de céder la main (yield) pendant les phases d'initialisation des classes, éliminant ainsi le risque de famine des threads porteurs (carrier threads). Le compilateur C2 JIT améliore son modèle de coût pour la vectorisation des boucles (SIMD) et se montre maintenant capable de compiler et d'optimiser des méthodes dotées de listes de paramètres extrêmement longues. Librairies Release candidate du A2A Java SDK supportant versions 0.3 et 1.0 en même temps https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-cr1-released-f0c651ec9139 Dernière étape avant la GA : Toutes les fonctionnalités prévues pour la version 1.0 sont finalisées. Migration simplifiée depuis la Beta1. Compatibilité v0.3 : Ajout d'une couche de compatibilité permettant aux agents v1.0 de communiquer avec les systèmes v0.3 (via JSON-RPC, gRPC ou REST). Support natif pour Android (nouvel AndroidHttpClient). Uniformisation des clients HTTP pour garantir une cohérence entre les versions. Nouveau parseur SSE (Server-Sent Events) conforme aux spécifications. Ça y est, le SDK Java de l'Agent 2 Agent Protocol est sorti en version 1.0 finale ! (avec compatibilité v0.3 et v1.0) https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-final-released-10c05b6aee34 Lancement officiel : Sortie de A2A Java SDK 1.0.0.Final, la première version stable (GA) du protocole Agent2Agent. Objectif du protocole : Standard ouvert (Linux Foundation) permettant aux agents IA de communiquer, déléguer des tâches et collaborer, indépendamment du langage ou du framework. Interopérabilité : Introduction de l'Integration Test Kit (ITK) pour valider la compatibilité entre les SDK (Java, Python, TypeScript, etc.). Transports supportés : Support complet et équivalent pour JSON-RPC, gRPC et HTTP+JSON/REST. Alignement total avec la spécification A2A 1.0.0. Passage aux Java records pour l'immutabilité et moins de code répétitif. Architecture interne basée sur un MainEventBus pour garantir la persistance et éviter les conditions de concurrence. Intégration d'OpenTelemetry pour le suivi et la surveillance. Support d'Android et compatibilité descendante avec la version 0.3. Installation : Gestion des dépendances via Maven BOM (org.a2aproject.sdk). Sortie de Micronaut 5.0 https://micronaut.io/2026/05/20/micronaut-framework-5-0-0-released/ Lancement majeur : Disponibilité générale de Micronaut 5, incluant une refonte de plus de 70 modules et la plateforme BOM. Baselines techniques : Support de Java 25, Groovy 5, Kotlin 2.3 et GraalVM 25.0.3. Optimisations internes : Amélioration significative des performances au démarrage et réduction de la surcharge à l'exécution via une refonte du conteneur IoC et du traitement à la compilation. Architecture HTTP : Support stable de HTTP/3, nouvelle API de formulaires (multipart) et annotations de nullabilité (JSpecify) pour une meilleure interopérabilité Kotlin/IDE. Configuration : Nouveau système d'importation de configuration (remplaçant le Bootstrap Configuration) et validateur de schéma JSON intégré. Fiabilité : Nouvelles API programmatiques pour les politiques de retry et circuit breaker. Sécurité & Outils : Mise à jour majeure des dépendances (Jackson 3, Ktor 3), rafraîchissement du Panneau de contrôle et diagnostics AOT améliorés. Écosystème : Mises à jour complètes pour les bases de données (Data, SQL, R2DBC, MongoDB, Redis), le cloud (AWS, Azure, GCP, OCI) et les tests (JUnit 6, Testcontainers 2.0). Évolutions notables : Intégration HTMX dans Micronaut Views, retrait du support RxJava 2 et migration de divers processeurs d'annotations vers des modules dédiés. Comment rajouter un agent IA dans une app Android, avec le tout nouveau framework ADK pour Kotlin https://glaforge.dev/posts/2026/05/21/wiring-adk-kotlin-agents-in-an-android-application/ Guillaume a participé au développement et au lancement du nouveau runtime ADK pour Kotlin et Android https://developers.googleblog.com/adk-kotlin-android-building-ai-agents/ Tutoriel sur comment intégrer un agent ADK dans une app Dépendances : Ajout du noyau ADK (google-adk-kotlin-core) et du processeur KSP dans build.gradle.kts. Sécurité API : Utilisation de local.properties pour stocker la clé API Gemini et l'exposer via BuildConfig afin d'éviter le hardcoding. Définition de l'agent : Création d'un objet LlmAgent configuré avec le modèle Gemini, des instructions spécifiques et des outils (ex: GoogleSearchTool). Utilisation de InMemoryRunner pour gérer automatiquement le contexte et l'historique de la session. Implémentation de runAsync avec StreamingMode.SSE pour un retour en temps réel dans l'interface. Threading : Exécution des requêtes réseau sur Dispatchers.IO et mise à jour de l'état de l'interface utilisateur sur Dispatchers.Main. Comment développer et hoster des agents IA sur la plateforme d'agents managés de DeepMind https://glaforge.dev/posts/2026/05/21/managed-agents-with-the-gemini-interactions-java-sdk/ L'équipe DeepMind de Google a lancé une plateforme d'agents managés sur son API Gemini Interactions https://blog.google/innovation-and-ai/technology/developers-tools/managed-agents-gemini-api/ Guillaume a implémenté un SDK Java pour utiliser cette API Gemini Interactions, qui donne entre autre accès à tous les modèles mais aussi à cette plateforme managée d'agents IA Agents managés : Permet d'exécuter des agents autonomes qui raisonnent, planifient et exécutent du code dans des environnements isolés (sandboxes), sans gestion d'infrastructure par le développeur. Environnement distant : Utilise des espaces de travail Linux éphémères dans le cloud via le paramètre remote, permettant l'accès réseau et la persistance des fichiers sur plusieurs appels. Agents prédéfinis : Accès immédiat à des agents spécialisés comme deep-research-pro (recherche multi-étapes) ou antigravity (tâches de codage généralistes). Agents personnalisés : Possibilité de configurer ses propres agents avec des instructions système dédiées, des outils spécifiques (exécution de code, recherche Google) et des règles réseau (egress) personnalisées. Architecture basée sur les étapes (Steps) : Utilise une structure de données typée (Step, Content) pour suivre le raisonnement de l'agent, ses appels de fonctions et ses résultats en temps réel. Outils et Schémas : Inclut des utilitaires pour générer des schémas JSON complexes via une interface fluide (DSL), par réflexion Java ou par parsing JSON. Streaming réactif : Support natif des événements en temps réel (SSE) pour suivre la progression de l'agent et recevoir les deltas de contenu au fur et à mesure de la génération. Flexibilité : Fournit un gestionnaire de routage (InteractionsHandler) pour créer facilement des serveurs proxy ou des backends intermédiaires traitant les interactions Gemini. Spring Boot 4.1 https://github.com/spring-projects/spring-boot/wiki/Spring-Boot-4.1-Release-Notes Support natif pour Spring gRPC permettant de créer et tester facilement des applications clientes et serveurs basées sur Netty ou des Servlets via HTTP/2 Introduction du lazy fetching pour les connexions JDBC via la propriété spring.datasource.connection-fetch=lazy afin de ne prendre une connexion du pool que lorsqu'un Statement est réellement exécuté Amélioration de l'auto-configuration de Jackson permettant de définir globalement les contraintes de lecture/écriture pour les formats JSON, XML et CBOR via des propriétés de configuration Sécurisation des clients HTTP bloquants et réactifs face aux attaques SSRF grâce à l'introduction d'un InetAddressFilter bloquant les requêtes sortantes vers des adresses spécifiques Améliorations majeures autour d'OpenTelemetry avec le support complet des variables d'environnement OTel, la possibilité de désactiver le SDK via une propriété globale et l'ajout du support SSL sur les exporters OTLP Ajout de l'auto-configuration pour l'utilisation de Spring Batch avec MongoDB incluant un nouveau starter dédié spring-boot-batch-data-mongo Auto-configuration des endpoints @RedisListener sans nécessiter la déclaration manuelle d'un RedisMessageListenerContainer Dépréciation du support de Apache Derby (projet arrêté), suppression définitive du mode layertools du JAR et réintroduction du support de Spock 2.4 (avec Groovy 5) Upgrade des dépendances majeures de l'écosystème avec notamment Spring Framework 7.0.8, Spring Security 7.1.0 et Micrometer 1.17.0 Outillage Vous êtes plutôt endive ou chicorée ? La librairie Chicory qui permet d'exécuter du code WASM à partir de son application Java est forkée et rejointe la Bytecode Alliance pour continuer son développement https://bytecodealliance.org/articles/endive-and-the-next-chapter-of-webassembly-on-the-jvm Annonce d'Endive : Nouveau projet hébergé par la Bytecode Alliance ; fork de Chicory (moteur WebAssembly pur Java, sans dépendance native). Objectif principal : Permettre aux développeurs Java d'intégrer, charger et déployer des modules Wasm nativement via les workflows Java habituels. Compilateur "Redline" : Intégration à venir de Redline (basé sur Cranelift) pour compiler le Wasm en code machine natif ; performances comparables à Rust/Wasmtime. Zéro dépendance (Java 25+) : Grâce à l'API standard Foreign Function & Memory (Project Panama), l'exécution à vitesse native se fait sans composants externes. Modèle de Composants (Component Model) : Support futur prévu pour consommer des composants (Rust, Go, JS, etc.) via des interfaces typées et sécurisées directement dans la JVM. Prochaines étapes : Fusion de Redline, conformité stricte aux specs Wasm (dont WasmGC) et amélioration du support WASI. Un visualisateur de sessions de travail avec Antigravity https://glaforge.dev/posts/2026/06/11/antigravity-brain-visualizer/ Un projet open source construit avec Micronaut, LangChain4j et GraalVM pour analyser les sessions de travail avec l'outil de développement agentique Antigravity (de Google) Analyse toutes les étapes, les requêtes utilisateur, les outils utilisés, les erreurs rencontrées, les réponses du modèle Gemini fait une analyse pour comprendre les moments clés de cette session de travail Outil buildé avec l'aide d'Antigravity lui-même SBX-Kits : des environnements de développement simplifiés pour les débutants (et les autres) https://k33g.org/20260501-sbx-kits.html Philippe Charrière (:whale: ) présente SBX-Kits (Sandbox Kits), une initiative personnelle visant à simplifier radicalement la mise en place d'environnements de développement pour les débutants, en éliminant la complexité d'installation des outils traditionnels. Chaque "kit" est une archive prête à l'emploi contenant un outil de développement spécifique (comme un langage, un framework ou une base de données) configuré pour s'exécuter de manière isolée et portable. La philosophie du projet repose sur le principe de "zéro configuration" et "zéro dépendance globale", permettant de tester une technologie ou de commencer à coder immédiatement sans polluer son système d'exploitation. L'approche technique s'appuie sur des scripts légers et des binaires portables pré-packagés, offrant une alternative plus simple et moins gourmande en ressources que les conteneurs Docker ou les configurations d'IDE complexes pour l'apprentissage. L'objectif à terme est de proposer un catalogue de kits couvrant les technologies courantes (JavaScript, Python, petites bases de données) pour faciliter les ateliers de programmation et le prototypage rapide. De nombreux kits sont disponibles sur https://github.com/docker/sbx-kits-contrib ghui: une interface utilisateur en ligne de commande (TUI) interactive pour GitHub https://github.com/kitlangton/ghui ghui est un outil en ligne de commande (TUI) écrit en Rust qui fournit une interface visuelle, interactive et rapide directement dans le terminal pour interagir avec GitHub. Il permet de gérer ses pull requests, ses issues et ses notifications sans avoir à ouvrir son navigateur web ou à taper de longues commandes avec la CLI officielle de GitHub. L'outil propose une navigation fluide au clavier, des raccourcis efficaces, et permet de réaliser des actions courantes comme valider une PR, ajouter des commentaires, attribuer des reviewers ou inspecter les logs des GitHub Actions. Conçu pour être extrêmement réactif, ghui s'intègre naturellement dans le flux de travail des développeurs adeptes du terminal et du mode "sans souris". Sortie de Homebrew 6.0.0 https://brew.sh/2026/06/11/homebrew-6.0.0/ Introduction du mécanisme de sécurité Tap Trust : comme les dépôts tiers (taps) peuvent exécuter du code Ruby arbitraire non sandboxé sur la machine, Homebrew demande désormais une confiance explicite de l'utilisateur avant d'évaluer ou d'exécuter leur code. L'API JSON interne devient le choix par défaut, offrant un système plus léger et beaucoup plus rapide pour les développeurs. Sécurisation renforcée de l'environnement avec l'implémentation du sandboxing sur Linux. Évolution des comportements par défaut basés sur un sondage utilisateur : le mode "ask" est activé par défaut pour les développeurs, affichant un résumé des dépendances et une demande de confirmation avant toute action de brew install ou brew upgrade. Améliorations notables des performances globales, notamment un boost de ~30 % sur la vitesse de la commande brew leaves et la parallélisation de la récupération des bottles (binaires) lors des mises à jour. Ajout du support initial pour la prochaine version d'Apple, macOS 27 (Golden Gate). Multiples optimisations pour brew bundle, incluant une gestion plus sécurisée des installations de paquets npm. Méthodologies Retour d'expérience très détaillé et 100% humain sur 40 jours avec une équipe 100% AI hormis le superviseur https://www.linkedin.com/pulse/jai-vir%C3%A9-mon-%C3%A9quipe-de-dev-pour-une-100-ia-pendant-40-luc-bonnin-jlgjf/ Voici le résumé en bullet points : Expérimentation de 40 jours : remplacer une équipe de dev par 100% IA agentique (Cursor) sur un vrai projet en production (playthatsheet.com, 200k lignes de code legacy) Chiffres bruts : 2,3 milliards de tokens consommés, 1 477 prompts, 260 564 lignes ajoutées (+145%), 59% du code final produit par l'IA ROI vertigineux à court terme : 9 mois de travail humain livrés en 40 jours, coût total 260$ d'abonnement + 15 jours de supervision, ROI x18 Profil psy de l'IA : Alzheimer (oublis de contexte), schizophrène (change de méthodo), ado de 12 ans (refait les mêmes erreurs), oscille entre génie et junior sans prévenir Effet iceberg : la dette technique ne disparaît pas, elle se camoufle et s'accélère ; hallucinations = bombes à retardement détectables uniquement par relecture humaine ligne par ligne Paradoxe du bateau de Thésée : perte de paternité et de maîtrise fine du code, baisse de l'autonomie du dev humain qui valide sans avoir construit Arnaque du "monkey money" : consommation de tokens opaque, non corrélée à la complexité (écart de 350% sur des prompts identiques), facturation imprévisible donc impossible à budgéter Syndrome du bazooka : les devs utilisent l'IA même pour changer une couleur CSS, atrophie progressive des compétences et coût écologique délirant Risque stratégique : dépendance irréversible aux vendeurs de tokens (Nvidia, Anthropic, OpenAI), business non rentable qui devra augmenter ses prix Conseil final : approche Pareto, garder 20% du temps en code "fait main", nommer un responsable stratégie IA, l'humain senior reste irremplaçable pour superviser Une libraries de test JUnit cache un prompt qui demande aux coding agents d'effacer les tests https://arstechnica.com/security/2026/05/fed-up-with-vibe-coders-dev-sneaks-data-nuking-prompt-injection-into-their-code/ Agacé par les « vibe coders », un développeur introduit une injection de prompt destructrice dans son code Le développeur de jqwik (un moteur de tests pour JUnit 5) a volontairement inséré une injection de prompt dans la version 1.10.0 de sa bibliothèque Java pour saboter le travail des agents d'IA. L'instruction injectée via la sortie standard (stdout) ordonne textuellement aux LLM d'ignorer les consignes précédentes et de supprimer l'intégralité du code et des tests jqwik du projet. Pour dissimuler cette action aux yeux des développeurs humains, le mainteneur a utilisé des séquences d'échappement ANSI qui effacent la ligne d'injection dans les émulateurs de terminaux interactifs. La modification a été découverte par un utilisateur qui a pointé du doigt les risques majeurs et disproportionnés pour les machines des utilisateurs, bien que certains outils comme Claude d'Anthropic aient détecté et bloqué la consigne malveillante. Face aux critiques de la communauté et aux accusations de comportement infantile ou potentiellement illégal, le développeur a mis à jour ses notes de version pour documenter explicitement son opposition à l'usage de son outil par des IA, avant de refuser tout commentaire supplémentaire sur conseil de son avocat. La réalité du rôle de Principal Engineer https://leaddev.com/career-development/reality-being-principal-engineer Le passage au rôle de Principal Engineer marque une transition majeure où les compétences techniques ne suffisent plus, l'impact se mesurant désormais à travers l'influence, la stratégie et la capacité à aligner la technique avec les objectifs business. Contrairement aux attentes, le quotidien est souvent marqué par une forme d'isolement, car le poste se situe à l'intersection de la direction (qui attend des solutions) et des équipes techniques (qui attendent des directives), sans appartenance directe à un groupe précis. Le rôle exige d'accepter une grande part d'ambiguïté et l'absence de retours immédiats, les projets et les décisions stratégiques mettant parfois des mois ou des années à porter leurs fruits. La gestion du temps devient un défi critique, nécessitant de savoir naviguer entre les sollicitations constantes, la présence en réunion et le besoin de préserver des moments de réflexion approfondie pour concevoir des visions à long terme. La réussite à ce niveau repose sur le développement de compétences humaines pointues (soft skills), notamment la négociation, la communication vulgarisée auprès des profils non techniques, et la capacité à faire grandir les autres ingénieurs par le mentorat. Sécurité Une attaque de la chaîne d'approvisionnement npm utilise binding.gyp pour compromettre des dizaines de paquets https://cybersecuritynews.com/binding-gyp-supply-chain-attack-compromises-dozens-of-npm-packages/ Une nouvelle variante du ver auto-propageable "Shai-Hulud", baptisée "Miasma", cible l'écosystème npm (et PyPI sous le nom de "Hades") en dissimulant son exécution dans le fichier binding.gyp au lieu des scripts classiques preinstall ou postinstall. La technique, surnommée "Phantom Gyp", exploite le fait que npm lance automatiquement node-gyp rebuild dès qu'un fichier binding.gyp est présent à la racine d'un paquet pour compiler des modules natifs C/C++, exécutant ainsi le code malveillant dès la commande npm install. L'attaque contourne la plupart des outils de sécurité traditionnels car l'injection s'appuie sur l'évaluation récursive de commandes (via la syntaxe ) ou directement sur la fonction eval() de Python sous-jacente à GYP, cachée sous n'importe quelle clé du fichier. Le script malveillant télécharge un runtime alternatif (Bun) pour échapper aux détections comportementales de Node.js, puis moissonne les identifiants et secrets des développeurs et des environnements CI/CD (npm, GitHub, AWS, GCP, Azure, Kubernetes, HashiCorp Vault). Plus de 57 paquets npm (dont le SDK serveur de Vapi ou des outils liés à l'IA) et des dizaines de paquets PyPI ont été infectés via des comptes de mainteneurs compromis, le ver republiant automatiquement de nouvelles versions vérolées en utilisant les jetons volés. Loi, société et organisation Restructuration chez Gitlab https://about.gitlab.com/blog/gitlab-act-2/ GitLab entame une restructuration majeure pour s'adapter à l'ère de l'intelligence artificielle agentique, incluant une réduction d'effectifs planifiée de manière transparente et ouverte. L'entreprise prévoit de réduire de 30 % le nombre de pays où elle maintient de petites équipes, d'aplatir sa hiérarchie en supprimant jusqu'à trois niveaux de gestion, et de réorganiser la R&D en une soixantaine d'équipes plus petites et autonomes. Les processus internes vont être revus en intégrant des agents d'IA pour automatiser les revues, les approbations et les passages de relais afin d'accélérer le rythme de travail. La stratégie repose sur la conviction que le logiciel sera bientôt écrit par des machines et dirigé par des humains, ce qui va multiplier la demande de logiciels et transformer le rôle des ingénieurs vers la résolution de problèmes complexes. Sur le plan technique, GitLab reconstruit son infrastructure sous-jacente (notamment Git) pour supporter la charge massive générée par les agents d'IA, tout en misant sur l'orchestration du cycle de vie, la centralisation du contexte des données et une gouvernance intégrée. Le modèle économique évolue vers un système hybride combinant les abonnements classiques et une tarification à la consommation pour le travail effectué par les agents d'IA. Un LLM local sur un mac pourrait coûter plus cher en électricité qu'un modèle hébergé sur OpenRouter dans le cloud https://www.williamangel.net/blog/2026/05/17/offline-llm-energy-use.html Conclusion : L'inférence locale sur Mac M5 Max est 3x plus chère et 2x plus lente que le cloud (OpenRouter). Électricité : Négligeable (~0,02 $/heure pour 50-100W). Matériel (Le vrai coût) : Achat du Mac à 4 299 $; l'amortissement sur 3 à 5 ans plombe la rentabilité horaire. Coût au million de tokens (Gemma 4 31b) : Mac M5 Max : 0,40 à4, 79 (pour 10-40 tokens/s). OpenRouter : 0,38 à0, 50 (pour 60-70 tokens/s). Verdict pro : Le temps humain perdu à cause de la lenteur locale coûte infiniment plus cher que les tokens cloud. Privilégier les API (Anthropic, OpenRouter). Ai didn't kill your junior pipeline https://andrewmurphy.io/blog/ai-didnt-kill-your-junior-pipeline-you-did L'IA n'a pas tué le recrutement des juniors, les entreprises l'ont fait elles-mêmes, par effet de mode. Sans juniors, pas de futurs seniors : on retire l'échelle qui nous a tous fait monter. Tout le monde pêche dans le même bassin de seniors sans le réapprovisionner, pénurie garantie dans 3-5 ans. Une équipe 100% senior + IA est fragile : un départ et tout le savoir tacite s'évapore. Les juniors posent les "pourquoi ?" qui révèlent les bugs et processus absurdes ; l'IA, elle, exécute sans questionner. Les seniors s'atrophient aussi en déléguant leur réflexion à l'IA, pince à double effet sur les compétences. Dépendre des outils IA, c'est sous-traiter sa stratégie talents à des fournisseurs dont les prix vont tripler. Solution : redéfinir le rôle junior (revue de code IA + mentorat), pas le supprimer. Les rapports internes de Microsoft révèlent la crise des coûts de l'IA : les agents coûtent plus cher que les employés humains https://fortune.com/2026/05/22/microsoft-ai-cost-problem-tokens-agents/ Des données et rapports internes chez Microsoft et d'autres géants de la tech ébranlent la promesse de rentabilité de l'IA, révélant que le déploiement d'agents autonomes à l'échelle de l'entreprise revient souvent plus cher que de payer des humains pour le même travail. Le modèle de tarification à l'usage (basé sur les tokens) se heurte à la nature même des architectures agentiques : contrairement à un simple chatbot, un agent boucle, enchaîne les appels d'outils, crée des sous-agents et auto-évalue son code, ce qui multiplie la consommation de tokens par un facteur de 5 à 30, voire jusqu'à 1 000 fois pour des tâches de programmation complexes. L'impact financier sur les budgets de calcul cloud est immédiat ; par exemple, Uber a entièrement épuisé l'intégralité de son budget annuel 2026 dédié au codage par IA en l'espace de seulement quatre mois. Face à cette explosion des coûts, des retours en arrière drastiques sont observés : Microsoft a ainsi commencé à suspendre une grande partie de ses licences internes Claude Code pour rediriger d'urgence ses milliers de développeurs vers sa propre solution moins onéreuse, GitHub Copilot CLI. Les directeurs techniques (CTO) et acheteurs de solutions logicielles qui ont signé des contrats pluriannuels basés sur des projections de réduction de masse salariale se retrouvent pris au piège, les gains réels de productivité ne parvenant pas à compenser les factures d'infrastructure exorbitantes. Conférences La liste des conférences provenant de Developers Conferences Agenda/List par Aurélie Vache et contributeurs : 11-12 juin 2026 : DevQuest Niort - Niort (France) 11-12 juin 2026 : DevLille 2026 - Lille (France) 12 juin 2026 : Tech F'Est 2026 - Nancy (France) 15 juin 2026 : Jupyter Workshops: Demystifying MyST Markdown in Education - Orsay (France) 16 juin 2026 : Mobilis In Mobile 2026 - Nantes (France) 17-19 juin 2026 : Devoxx Poland - Krakow (Poland) 17-20 juin 2026 : VivaTech - Paris (France) 18 juin 2026 : Tech'Work - Lyon (France) 22-26 juin 2026 : Galaxy Community Conference - Clermont-Ferrand (France) 23-24 juin 2026 : MWCP 2026 - Paris (France) 24-25 juin 2026 : Agi'Lille 2026 - Lille (France) 24-26 juin 2026 : BreizhCamp 2026 - Rennes (France) 26-27 juin 2026 : LeHACK - Paris (France) 27 juin 2026 : Asynconf - Paris (France) 2 juillet 2026 : Azur Tech Summer 2026 - Valbonne (France) 2 juillet 2026 : MCP Connect Travel Edition - Paris (France) 2-3 juillet 2026 : Sunny Tech - Montpellier (France) 3 juillet 2026 : Agile Lyon 2026 - Lyon (France) 6-8 juillet 2026 : Riviera Dev - Sophia Antipolis (France) 28-30 août 2026 : State of the Map - Champs-sur-Marne (France) 4 septembre 2026 : JUG Summer Camp 2026 - La Rochelle (France) 10-11 septembre 2026 : Nantes Craft - Nantes (France) 17 septembre 2026 : dotAI - Paris (France) 17-18 septembre 2026 : API Platform Conference 2026 - Lille (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 18 septembre 2026 : dotJS - Paris (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 22 septembre 2026 : Salon Data 2026 - Nantes (France) 22-23 septembre 2026 : Agile en Seine & IA 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : OWASP AppSec Days France 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : PlatformCon Paris - Paris (France) 24 septembre 2026 : React Native Connection 2026 - Paris (France) 24-26 septembre 2026 : Paris Web 2026 - Paris (France) 25 septembre 2026 : SAP Inside Track Paris 2026 - Paris (France) 28-29 septembre 2026 : 4th Tech Summit on AI & Robotics - Paris (France) & Online 1 octobre 2026 : WAX 2026 - Marseille (France) 1-2 octobre 2026 : Volcamp - Clermont-Ferrand (France) 2 octobre 2026 : DevFest Perros-Guirec 2026 - Perros-Guirec (France) 5-9 octobre 2026 : Devoxx Belgium - Antwerp (Belgium) 8-9 octobre 2026 : Forum PHP 2026 - Marne-la-Vallée (France) 12 octobre 2026 : Dev With AI - Paris (France) 22-23 octobre 2026 : Agile Tour Bordeaux 2026 - Bordeaux (France) 26 octobre 2026 : Agile Tour Montpellier - Montpellier (France) 27-29 octobre 2026 : Directions EMEA 2026 - Paris (France) 29-30 octobre 2026 : BDX I/O 2026 - Bordeaux (France) 29-30 octobre 2026 : Agile Tour Nantais 2026 - Nantes (France) 29 octobre 2026-1 novembre 2026 : Pycon FR - Biarritz (France) 30 octobre 2026 : Cloud Nord 2026 - Lille (France) 4-5 novembre 2026 : Devoxx Morocco - Casablanca (Morocco) 14-15 novembre 2026 : Capitole du Libre - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : DevFest Toulouse 2026 - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : Agile Laval 2026 - Laval (France) 19 novembre 2026 : OVHcloud Summit - Paris (France) 19 novembre 2026 : Codeurs en Seine - Rouen (France) 27 novembre 2026 : DevFest Paris 2026 - Paris (France) 1-3 décembre 2026 : Apidays Paris - Paris (France) 2-3 décembre 2026 : Cloud Native AI Summit Europe - Paris (France) 4 décembre 2026 : DevFest Lyon 2026 - Lyon (France) 4 décembre 2026 : DevFest Dijon 2026 - Dijon (France) 9-10 décembre 2026 : OpenSource Expérience - Paris (France) 9-10 décembre 2026 : DevOps REX - Paris (France) 10 décembre 2026 : KCD Provence - Aix-en-Provence (France) 7-9 avril 2027 : Devoxx France 2027 - Paris (France) 3 juin 2027 : Cloud Native Days France 2027 - Paris (France) Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/
Pour conclure cette sixième saison des Experts du bâtiment, nous abordons LE sujet qui préoccupe toutes les entreprises françaises à l'approche du mois de septembre : la facturation électronique. Un sujet qui alimente rumeurs et fausses informations, alors pour faire le point complet sur cette révolution et les particularités qui concernent les entreprises du bâtiment, ce n'est pas un mais deux experts qui nous accompagnent dans cet épisode : Rouselande Louis et Yoann Draigneau, tous deux juristes consultants en droit des marchés à la FFB Grand Paris – Île de France.Les experts du bâtiment est un podcast produit par la FFB Grand Paris - Île de France, disponible sur Apple Podcasts, Deezer, Spotify, YouTube et toutes les applications d'écoute habituelles.Retrouvez la FFB Grand Paris Ile-de-France :Site web : https://www.ffbatiment.fr/organisation-ffb/federations-regionales/grand-paris-idfPar téléphone : 01 40 55 10 20Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rendez-vous dans l'extrême nord du Pakistan, dans les montagnes du Gilgit-Baltistan. Située aux confins de la Chine et de l'Afghanistan, cette région isolée abrite certains des plus hauts sommets du monde et des milliers de glaciers. Ses paysages à couper le souffle accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Pourtant, la région est en première ligne face au changement climatique et voit ses glaciers fondre à un rythme accéléré, avec des conséquences déjà visibles : inondations soudaines, glissements de terrain et ruptures de lacs glaciaires se multiplient. Pourtant essentiels à l'économie locale, au tourisme et à l'irrigation des cultures, les glaciers sont également devenus une source croissance d'inquiétude. Plus imprévisibles que jamais, ils menacent désormais les villages à leur pied. De notre correspondante Ondine de Gaulle à Gilgit-Baltistan, Dans une pièce unique, simplement meublée, Malika, 52 ans, tablier noué autour de la taille, s'active aux fourneaux. Dans ce petit restaurant de Gulmit, au cœur du Gilgit-Baltistan, elle a dû tout recommencer à zéro. L'été dernier, son ancien restaurant, au bord de la rivière, a été emporté en quelques minutes par une crue soudaine : « Personne ne nous avait prévenus qu'une chose pareille allait arriver. J'étais occupée à mes tâches habituelles. Soudain, quand la crue a frappé, j'ai fui. Le restaurant et tout le reste ont été emportés. Nous n'avons reçu aucune compensation du gouvernement. » La catastrophe a été provoquée par la rupture d'un lac glaciaire, relâchant soudainement plusieurs millions de mètres cubes d'eau. Le village de Malika se trouve au pied du glacier de Gulmit, qui culmine à près de 7 300 mètres d'altitude : « Le dérèglement climatique s'est aggravé ces trois dernières années. De telles crues s'étaient déjà produites par le passé, peut-être une fois tous les 15 ou 20 ans. Mais leur intensité n'était pas aussi forte. » La région accueille près de 13 000 glaciers, les plus nombreux hors des zones polaires. Nous retrouvons Saleem Khan, guide de haute montagne de 34 ans, à la fin du glacier de Passu. Devant lui, de l'eau jaillit d'une vaste crevasse ouverte dans la glace : « Autrefois, le glacier faisait 30 kilomètres de long, mais il ne mesure plus aujourd'hui que 12 kilomètres, à cause du changement climatique. » À lire aussiAu Pakistan, comment le changement climatique intensifie les moussons meurtrières « Tout a été emporté » Avec la hausse des températures, les glaciers de la région fondent, depuis 2010, à un rythme environ 65% plus rapide que durant la décennie précédente. « Ces glaciers ont causé de nombreux dégâts aux terres agricoles, aux habitations et à l'industrie du tourisme. À terme, les habitants partirons, car il ne restera plus rien. Ce sera la fin de notre civilisation », s'inquiète Saleem Khan. Dans une vallée voisine, à Hassanabad, les crues glaciaires ne sont plus des événements ponctuels et se succèdent depuis 2019. À l'été 2025, une crue soudaine a tout pris à Ali Dawar, 74 ans, chapeau traditionnel vissé sur la tête : « Tout a été emporté : nos cerisiers, nos autres arbres fruitiers, les maisons, les étables... » Il craint que ses enfants ne puissent plus vivre sur ces terres : « Les experts nous ont dit que dans les cinq années à venir, les eaux emporteront tout ce qu'il reste. Mais qu'allons-nous faire ? Nous sommes pauvres. Nous n'avons pas les moyens de louer un logement en ville et nous ne sommes pas assez instruits pour trouver un travail de bureau. » Ces glaciers alimentent une grande partie du Pakistan, et leur disparition progressive pourrait fragiliser la sécurité hydrique et alimentaire de plus de 220 millions de personnes.
Dans son dernier livre, l'écrivaine et journaliste française Virginie Troussier nous invite à un voyage du regard et de la pensée en observant les nuages, présages du temps qui passe et qui s'en vient. Ils sont le visage du vent et de la pluie. Larmes du ciel en suspens, flocons blancs vaporeux ou menaçants… Plus que tout autre élément naturel, les nuages sont une source d'émerveillement et d'inspiration, propices à la contemplation et la rêverie. Les paysans, les marins ou les montagnards les regardent aussi avec une attention décuplée, façonnant une certaine science des nuages. Les météorologues les ont classés, inventoriés : Cirrus, griffes cotonneuses dans le ciel, Stratus ou « étendue » pour désigner les formes allongées ; Cumulus pour qualifier ces amas en paquets ou en balles de coton… Les nuages sont donc des phénomènes précis, amas de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Mais avec leurs formes variées, changeantes, leur caractère à la fois singulier et universel, les nuages offrent à toutes et tous des paysages, des horizons infinis, dans lesquels l'autrice férue de mers et de montagnes, Virginie Troussier, nous invite à plonger. Son Petit éloge des nuages, qui vient de paraître en France, a alors des airs de « Petite philosophie des nuages », interrogeant notre liberté de regard dans un monde truffé d'écrans, la place du mouvement et de l'éphémère dans des vies parfois trop rangées, le rôle de la poésie et du rêve, sel de l'existence et de la création littéraire de cette femme libre, adepte de la voile et de la grimpe, habitée par les mots. Après avoir grandi dans les Alpes, Virginie Troussier vit désormais entre Paris et la Bretagne. Et depuis une décennie au moins, elle nous livre des récits sensibles d'alpinisme, de destins sportifs ou de vies maritimes qui interrogent notre rapport intime aux éléments, où la géographie importe et nous emporte, autant que les nuances du ciel… Tout en regardant ce ciel mouvant, Virginie Troussier convoque également dans son livre des destins singuliers : le pharmacien anglais du XVIIIè siècle Luke Howard, « l'homme qui a inventé les nuages », des chasseurs de tornades, des « nimbophiles » réunis en société, des peintres anglais fascinés par les variations du ciel, l'alpiniste Nicolas Jaeger disparu dans les nuages sur la face Sud du Lhotse en 1980, le peintre des alpages Samivel, le philosophe des éléments Gaston Bachelard ou les époux Krafft, volcanologues de renom, en quête de nuages de cendres. Une fois refermé ce petit éloge, on est alors tenté d'aller dehors, s'allonger sur un bout d'herbe ou de sable et lever le nez, pour avoir nous aussi la tête dans les nuages. ► À lire : - Petit éloge des nuages, de Virginie Troussier. Éditions Les Pérégrines. 2026 - Au milieu de l'été, un invincible hiver, de Virginie Troussier. Éditions Paulsen Guérin. Prix Jules-Rimet 2021 - L'homme qui vivait haut, de Virginie Troussier. Éditions Paulsen Guérin. 2023 - La fin des nuages, de Mathieu Simonet. Éditions Julliard. 2023. ► À voir : - Le site de l'Atlas international des nuages, par l'Organisation Météorologique Mondiale - La journée internationale des nuages, crée par Mathieu Simonet, a lieu chaque année le 23 mars - Le site de la Cloud Appreciation Society, une société de nimbophiles, amateurs de nuages - Le travail de l'artiste néerlandais Berndnaut Smilde qui place des nuages dans des scènes d'intérieur ou celui de James Turell, immense artiste de la lumière, qui crée notamment des expériences immersives du ciel à travers l'architecture.
Rendez-vous dans l'extrême nord du Pakistan, dans les montagnes du Gilgit-Baltistan. Située aux confins de la Chine et de l'Afghanistan, cette région isolée abrite certains des plus hauts sommets du monde et des milliers de glaciers. Ses paysages à couper le souffle accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Pourtant, la région est en première ligne face au changement climatique et voit ses glaciers fondre à un rythme accéléré, avec des conséquences déjà visibles : inondations soudaines, glissements de terrain et ruptures de lacs glaciaires se multiplient. Pourtant essentiels à l'économie locale, au tourisme et à l'irrigation des cultures, les glaciers sont également devenus une source croissance d'inquiétude. Plus imprévisibles que jamais, ils menacent désormais les villages à leur pied. De notre correspondante Ondine de Gaulle à Gilgit-Baltistan, Dans une pièce unique, simplement meublée, Malika, 52 ans, tablier noué autour de la taille, s'active aux fourneaux. Dans ce petit restaurant de Gulmit, au cœur du Gilgit-Baltistan, elle a dû tout recommencer à zéro. L'été dernier, son ancien restaurant, au bord de la rivière, a été emporté en quelques minutes par une crue soudaine : « Personne ne nous avait prévenus qu'une chose pareille allait arriver. J'étais occupée à mes tâches habituelles. Soudain, quand la crue a frappé, j'ai fui. Le restaurant et tout le reste ont été emportés. Nous n'avons reçu aucune compensation du gouvernement. » La catastrophe a été provoquée par la rupture d'un lac glaciaire, relâchant soudainement plusieurs millions de mètres cubes d'eau. Le village de Malika se trouve au pied du glacier de Gulmit, qui culmine à près de 7 300 mètres d'altitude : « Le dérèglement climatique s'est aggravé ces trois dernières années. De telles crues s'étaient déjà produites par le passé, peut-être une fois tous les 15 ou 20 ans. Mais leur intensité n'était pas aussi forte. » La région accueille près de 13 000 glaciers, les plus nombreux hors des zones polaires. Nous retrouvons Saleem Khan, guide de haute montagne de 34 ans, à la fin du glacier de Passu. Devant lui, de l'eau jaillit d'une vaste crevasse ouverte dans la glace : « Autrefois, le glacier faisait 30 kilomètres de long, mais il ne mesure plus aujourd'hui que 12 kilomètres, à cause du changement climatique. » À lire aussiAu Pakistan, comment le changement climatique intensifie les moussons meurtrières « Tout a été emporté » Avec la hausse des températures, les glaciers de la région fondent, depuis 2010, à un rythme environ 65% plus rapide que durant la décennie précédente. « Ces glaciers ont causé de nombreux dégâts aux terres agricoles, aux habitations et à l'industrie du tourisme. À terme, les habitants partirons, car il ne restera plus rien. Ce sera la fin de notre civilisation », s'inquiète Saleem Khan. Dans une vallée voisine, à Hassanabad, les crues glaciaires ne sont plus des événements ponctuels et se succèdent depuis 2019. À l'été 2025, une crue soudaine a tout pris à Ali Dawar, 74 ans, chapeau traditionnel vissé sur la tête : « Tout a été emporté : nos cerisiers, nos autres arbres fruitiers, les maisons, les étables... » Il craint que ses enfants ne puissent plus vivre sur ces terres : « Les experts nous ont dit que dans les cinq années à venir, les eaux emporteront tout ce qu'il reste. Mais qu'allons-nous faire ? Nous sommes pauvres. Nous n'avons pas les moyens de louer un logement en ville et nous ne sommes pas assez instruits pour trouver un travail de bureau. » Ces glaciers alimentent une grande partie du Pakistan, et leur disparition progressive pourrait fragiliser la sécurité hydrique et alimentaire de plus de 220 millions de personnes.
Dans son dernier livre, l'écrivaine et journaliste française Virginie Troussier nous invite à un voyage du regard et de la pensée en observant les nuages, présages du temps qui passe et qui s'en vient. Ils sont le visage du vent et de la pluie. Larmes du ciel en suspens, flocons blancs vaporeux ou menaçants… Plus que tout autre élément naturel, les nuages sont une source d'émerveillement et d'inspiration, propices à la contemplation et la rêverie. Les paysans, les marins ou les montagnards les regardent aussi avec une attention décuplée, façonnant une certaine science des nuages. Les météorologues les ont classés, inventoriés : Cirrus, griffes cotonneuses dans le ciel, Stratus ou « étendue » pour désigner les formes allongées ; Cumulus pour qualifier ces amas en paquets ou en balles de coton… Les nuages sont donc des phénomènes précis, amas de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Mais avec leurs formes variées, changeantes, leur caractère à la fois singulier et universel, les nuages offrent à toutes et tous des paysages, des horizons infinis, dans lesquels l'autrice férue de mers et de montagnes, Virginie Troussier, nous invite à plonger. Son Petit éloge des nuages, qui vient de paraître en France, a alors des airs de « Petite philosophie des nuages », interrogeant notre liberté de regard dans un monde truffé d'écrans, la place du mouvement et de l'éphémère dans des vies parfois trop rangées, le rôle de la poésie et du rêve, sel de l'existence et de la création littéraire de cette femme libre, adepte de la voile et de la grimpe, habitée par les mots. Après avoir grandi dans les Alpes, Virginie Troussier vit désormais entre Paris et la Bretagne. Et depuis une décennie au moins, elle nous livre des récits sensibles d'alpinisme, de destins sportifs ou de vies maritimes qui interrogent notre rapport intime aux éléments, où la géographie importe et nous emporte, autant que les nuances du ciel… Tout en regardant ce ciel mouvant, Virginie Troussier convoque également dans son livre des destins singuliers : le pharmacien anglais du XVIIIè siècle Luke Howard, « l'homme qui a inventé les nuages », des chasseurs de tornades, des « nimbophiles » réunis en société, des peintres anglais fascinés par les variations du ciel, l'alpiniste Nicolas Jaeger disparu dans les nuages sur la face Sud du Lhotse en 1980, le peintre des alpages Samivel, le philosophe des éléments Gaston Bachelard ou les époux Krafft, volcanologues de renom, en quête de nuages de cendres. Une fois refermé ce petit éloge, on est alors tenté d'aller dehors, s'allonger sur un bout d'herbe ou de sable et lever le nez, pour avoir nous aussi la tête dans les nuages. ► À lire : - Petit éloge des nuages, de Virginie Troussier. Éditions Les Pérégrines. 2026 - Au milieu de l'été, un invincible hiver, de Virginie Troussier. Éditions Paulsen Guérin. Prix Jules-Rimet 2021 - L'homme qui vivait haut, de Virginie Troussier. Éditions Paulsen Guérin. 2023 - La fin des nuages, de Mathieu Simonet. Éditions Julliard. 2023. ► À voir : - Le site de l'Atlas international des nuages, par l'Organisation Météorologique Mondiale - La journée internationale des nuages, crée par Mathieu Simonet, a lieu chaque année le 23 mars - Le site de la Cloud Appreciation Society, une société de nimbophiles, amateurs de nuages - Le travail de l'artiste néerlandais Berndnaut Smilde qui place des nuages dans des scènes d'intérieur ou celui de James Turell, immense artiste de la lumière, qui crée notamment des expériences immersives du ciel à travers l'architecture.
Ce tunnel est sans doute le chantier ferroviaire le plus controversé d'Europe ! 57 kilomètres sous les Alpes, 164 kilomètres de galeries à creuser, un budget qui pourrait dépasser les 30 milliards d'euros… Le Lyon-Turin promet de relier la France et l'Italie grâce au plus long tunnel ferroviaire du monde. Objectif : faire gagner deux heures entre Lyon et Turin, rendre Paris-Milan plus compétitif face à l'avion, et surtout retirer jusqu'à un million de camions des routes chaque année. Mais derrière cette promesse écologique se cache un projet colossal, déjà marqué par 18 ans de retard, des oppositions locales, des incertitudes sur son financement et un bilan environnemental très contesté. Alors, le Lyon-Turin est-il une infrastructure indispensable pour l'avenir du rail européen… ou l'un des plus grands paris ferroviaires de notre époque ? Pense à nous suivre sur nos autres réseaux ! INSTAGRAM ► https://www.instagram.com/hourrail FACEBOOK ► https://www.facebook.com/hourrail TIKTOK ► https://www.tiktok.com/@hourrail LINKEDIN ► https://www.linkedin.com/company/hourrail → Devenir membre du Club HOURRAIL ! : https://app.hourrail.voyage/le-club-hourrail?utm_source=youtube&utm_medium=lyonturindecryptage&utm_campaign=202604 → Découvrir tous nos itinéraires : https://www.hourrail.voyage/fr → Notre livre « Voyager en train avec HOURRAIL ! » : https://www.hourrail.voyage/fr/blog/voyager-en-train-avec-hourrail-guide-voyage-bas-carbone → Abonne-toi à notre Newsletter bimensuelle pour un maximum de bons plans et inspirations : https://www.hourrail.voyage/fr/newsletter ✍️ Journalistes : Chloé Philippon, Lisa Abitbol, Thierry Pupier
Dans cet épisode, Univox vous propose de partir à la découverte du DILAMI, Dispositif Langue Accueil Migrants mis en place par la Communauté d'universités et établissements de Toulouse, la COMUE , et dont le but est d'accompagner les exilés dans leur projet d'insertion sociale, universitaire et professionnelle.Avec la participation de :- Marie ALVERDE, Enseignante DIU Passerelle DILAMIDépartement des Relations Européennes et Internationales- Hilaria et Abdu Malik, étudiants.- Marie Hand, enseignante au DILAMIEnregistrements et entretiens menés par François BERCHENKO durant la dernière répétition du spectacle de fin d'année du DILAMI, dispositif langue accueil migrants, qui se tenait le mardi 14 avril 2026 à La Gainerie situé au 61 Rue Saint-Jean à Balma.https://www.univ-toulouse.fr/ouverture-sur-monde/dilami-dispositif-langue-accueil-migrant-sUn documentaire radiophonique sur l'écosystème étudiant et universitaire toulousain de François BERCHENKO http://musiquesmodernes.free.fr/Production : Campus FM, Toulouse, 2026-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Troisième et dernier épisode de notre série autour du parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Avec cette question : les activités économiques des communautés locales sont-elles assez conséquentes pour leur éviter de basculer dans des activités illicites ? De notre correspondante de retour de Doropo, Ama Ouattara est pêcheur. Depuis la reprise en main du parc de la Comoé, ce vieil homme mène ses activités dans un barrage. Problème : sur ce nouveau site, les frais pour pêcher sont élevés. Et surtout, les ressources halieutiques sont moins abondantes : « Ici, il n'y a pas de poisson. Si ce n'est pas de la carpe, il n'y a aucun autre poisson ici. Alors que dans la zone du parc, il y a beaucoup de poissons dedans. » Selon les données de la Banque mondiale, le Bounkani est l'une des régions les plus vulnérables de la Côte d'Ivoire, avec un taux de chômage qui dépasse les 40% chez les jeunes. Ces derniers délaissent l'agriculture, jugée trop pénible et peu rentable, au profit d'activités plus lucratives à l'image de l'orpaillage. Car dans leur esprit, la réussite sociale suit des critères bien visibles. Comme l'explique Mamadi Sidibé, le président du Conseil national des jeunes de Doropo : « Quand on dit que quelqu'un a réussi, c'est à travers une maison pour lui-même, et ensuite, on voit prospérer ses activités à travers un magasin et à travers le fait d'avoir une moto ou une voiture. » À lire aussiCôte d'Ivoire: le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Les jeunes se tournent vers l'orpaillage Un gisement aurifère de plus de 100 tonnes a récemment été découvert : il sera exploité par une société étrangère. Dans cette zone, l'or suscite à la fois espoir et frustration de la part des jeunes. Pour la plupart, ils se replient sur des entreprises locales, récemment reconnues par l'État. La question de l'orpaillage est un sujet tabou : peu de jeunes osent l'évoquer ouvertement. Mamadi Sidibé, se présente comme un menuisier : « Actuellement dans la région, il y a 15 personnes qui sont légalement constituées en ce qui concerne l'orpaillage. Je suis menuisier de fonction. Quand quelqu'un va sur le site, qu'il gagne de l'argent, c'est moi qui fait la charpenterie, donc de façon indirecte, je participe aussi. » Ces activités suffisent-elles à satisfaire les besoins de ces habitants ? Pour détecter assez tôt de potentiels risques, plusieurs organisations planchent sur un indice pour mesurer le degré de fragilité économique et sociale de ces populations. Le docteur Nourredine Oréyolé, coordinateur technique de la Commission nationale des frontières, explique : « L'indice, c'est surtout la fragilité économique, sociale – les problèmes de cohésion sociales – mais aussi la fragilité sécuritaire. Avec les collectes de données que nous avons, on peut savoir, à un instant T, si cette communauté locale est vraiment résiliente ou pas. C'est un outil de décision, qui permet de lutter contre l'extrémisme. » Parmi les questions les plus sensibles, figurent la gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ou encore la criminalité transfrontalière. À lire aussiCôte d'Ivoire: les habitants s'impliquent autour du parc national de la Comoé pour le protéger [2/3]
Dans cet extrait de l'épisode [Sur le Zinc #6- Dis moi ce que tu bois, je te dirai qui tu es, avec Patrice Duchemin], Chef Damien de Necense questionne Patrice Duchemin (sociologue de la consommation) sur l'histoire et la sociologie de la bouteille. À partir de quelle époque la bouteille devient un objet sociologique en soi ? En quoi le type de boisson est-il un signe d'appartenance, et donc de distinction sociale ? Qu'est ce qui, métaphysiquement, différencie une bouteille de grand cru d'une canette de soda transportable ? Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 20 juin marque la Journée mondiale des réfugiés, instaurée par les Nations unies pour alerter sur la situation des personnes contraintes de fuir leur pays en raison de la guerre et des persécutions. Mais il y a aussi les réfugiés climatiques, ces personnes qui fuient les effets du changement climatique. Et ils sont de plus en plus nombreux. Alice Baillat, conseillère politique à l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) et spécialiste des migrations climatiques, est l'invitée de RFI.
Pendant la crise politico-militaire qui a bouleversé le pays au milieu des années 2000, le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a été dégradé. Mais depuis sa reprise en main, l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) tente de changer les choses en impliquant les populations autour du parc. Ces habitants trouvent des activités alternatives au braconnage. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, À Kokpingué, un groupe de paysans entretient plusieurs parcelles de concombre et d'oignons. Parmi eux, Jean-Baptiste Ouattara : « L'oignon, en quatre mois déjà, tu peux commencer à faire la récolte. C'est rentable, mais son travail est un peu compliqué. De la pépinière jusqu'à la récolte, cela ne peut pas se faire seul : il faut engager des contractuels pour t'aider. Donc, ce n'est pas du tout facile. » Ici, l'apiculture et le maraîchage ont été introduits comme des activités de substitution, afin que les habitants aient des revenus, qui les détournent du parc de la Comoé en Côte d'Ivoire. Mais ces activités semblent encore aléatoires, comme l'explique Akoua Ouattara, la présidente du groupement des femmes de Kokpingué : « Ces deux dernières années, ça ne marche pas bien. On a fait une pépinière d'oignons, ça a échoué. Ce qu'on a mis en place après n'a pas marché. Il y a un hippopotame qui a marché dessus (sur les récoltes, ndlr), il a tout gâté. Du coup, on a fait pousser du gombo : on a fait ça pour gagner un peu, ça va rattraper ce qu'on a perdu. » À écouter aussiCôte d'Ivoire : le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Après plusieurs séances d'information, ces personnes sont toutefois convaincues de l'importance de préserver le parc. Kouamé Ouattara, le responsable d'un groupement villageois, déclare : « On dénonce tout ce qui se fait dans le parc qui n'est pas légal : c'est-à-dire, quand il y a des orpailleurs ou des braconniers qui rentrent, on appelle l'OIPR qui envoie des éléments pour vérifier. Nous nous impliquons autant parce que nous connaissons l'importance par rapport aux dérèglements climatiques, et la préservation des animaux, des plantes. » Les groupes armés terroristes, une inquiétude persistante chez les habitants Mais des interrogations reviennent en boucle lorsqu'on évoque ce site : le parc héberge-t-il encore des groupes armés terroristes ? Le risque d'infiltration du parc est-il toujours d'actualité ? Le lieutenant-colonel Kissi, qui survole le parc en ULM, pour assurer la surveillance, tient à démonter ce qu'il estime être des rumeurs : « De 2023 jusqu'à aujourd'hui, 2026, depuis que je survole le parc national de la Comoé, en tant que pilote, jamais je ne suis tombé sur des groupes armés qu'on qualifie de terroristes ou autres. Donc ça reste toujours des rumeurs. Nous faisons le travail qu'il faut pour que les velléités d'installation ou bien d'attaques par des groupes armés terroristes, que cela ne soit pas une réalité. » À ce jour, la principale menace pour le parc reste la pratique de l'orpaillage clandestin, opérée par des jeunes, dans cette zone frontalière avec le Burkina. À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest
C'est quand même fou de penser que nous n'avons cartographié qu'un quart des fonds marins alors que nous connaissons quasiment la totalité de la superficie de la planète Mars. Cela s'explique sans doute par notre peur ancestrale de l'océan. Encore aujourd'hui seulement 1/3 de la population mondiale sait nager et par les défis technologiques que nécessitent ces explorations. Mais avec le réchauffement climatique, l'océan s'impose à nous ! Il monte… alors que près de la moitié de la population mondiale vit à proximité des côtes, l'érosion côtière fait des ravages partout dans le monde. Nous vous emmènerons aux Philippines, au nord de Manille dans la ville d'Hagonoy où les habitants vivent au rythme des inondations sans aucune solution puisque l'argent promis a été détourné par la corruption. Un reportage de Juliette Chaignon. Avec l'éclairage de Marina Lévy, océanographe, directrice de recherche au CNRS, directrice de l'Institut de l'Océan de l'Alliance Sorbonne Université. Son ouvrage Quand l'Océan s'éveillera - Enquête au coeur de la planète bleue a paru chez Stock. Musique diffusée dans l'émission Delubyong Sinungaling - Baha sa kalsada.
Mesdames, pourquoi mangez-vous plus de salades ? Qu'est-ce qu'une femme "doit" manger pour être une femme ? Voici Nora Bouazzouni, autrice du livre Steaksisme, sur les stéréotypes de genre dans la bouffe ! Partage ce podcast à un.e ami.e qui adore la bouffe ! SOMMAIRE 01:22 Que dit ton alimentation sur toi ? 06:44 Performer le genre 10:27 Les hommes mangent 3 fois plus de viande 12:08 Une femme a-t-elle besoin de manger moins ? 14:57 Notre rapport au poids 18:40 Les mukbangs 23:59 Ce qui a changé dans sa vie 28:41 Anecdotes 30:23 La pub 35:05 Bouffe réconfortante et TCA DANS CET ÉPISODE ► Le livre Steaksisme de Nora Bouazzouni : https://bit.ly/3UOfSGx __Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette semaine, j'ai la chance rare d'accueillir au micro de Demain N'attend Pas un des derniers sages de notre époque, le grand penseur de l'écologie spirituelle : Satish Kumar.C'est une rencontre dont j'ai longtemps rêvé.Cet homme, âgé de 89 ans, né à l'autre bout du monde, élevé comme un moine Jaïn, est porté par un optimisme sans faille et par une conviction pacifiste profonde. Au micro de DNP, il partage avec une simplicité et une joie désarmante ce que la vie lui a appris. Ce sont les enseignements les plus justes et peut-être les plus radicaux qu'il m'aie été donné d'entendre :- Satish nous dit que les transformations écologiques ne se réaliseront QUE SI on opère un changement profond dans notre vision du monde et dans nos coeurs. En faisant la paix avec nous-même, en tissant des liens entre les hommes et en prenant soin du vivant. - Il nous incite à nous éloigner de la peur qui nous dresse les uns contre les autres et à nous ouvrir à l'émerveillement, à la gratitude et à la différence. - Il nous appelle à agir pour un monde meilleur de façon déterminée... tout en refusant résolument toute forme de violence et de polarisation des débats... - Il nous recommande d'agir à notre échelle, sans attendre le grand soir, en nous concentrant sur notre action et non sur les résultats, sur le chemin et non sur le but. C'est simple et pourtant si loin de notre façon d'être au monde aujourd'hui. Chez lui, l'engagement se vit chaque jour.Dans cette discussion à coeur ouvert, Satish nous raconte : - Comment sa vie a basculé à neuf ans : marqué par la mort de son père, il demande alors à devenir moine Jaïn et entre au monastère. - Comment, inspiré par le courage des figures comme Gandhi et Martin Luther King, il défie le cloisonnement entre spiritualité et action et choisi de quitter la vie monastique pour pratiquer la spiritualité dans l'action, avec la main et le cœur autant qu'avec la tête.- Comment il part faire un tour du monde à pied pendant 3 ans, sans un sou en poche, reposant sur l'accueil et la générosité des habitants -et donc sur le lien à l'autre : il traverse les continents pour rencontrer les dirigeants des 4 puissances nucléaires de l'époque et dénoncer les dangers de ces armes.- Comment il s'installe en Angleterre il y a près de 40 ans et crée une école pour enfant (little school) et une école pour adulte (Schumacher College) où il propose une éducation holistique, qui nourrit la tête, le coeur et le corps. Autant vous dire que cet épisode de DNP est très important pour moi. Si important que j'ai voulu jouer les prolongations et vous proposer une suite. Vous retrouverez Satish dans le prochain épisode de DNP pour un enregistrement live avec une soixantaine de personnes. Ce sera l'occasion de l'entendre revenir sur ses thèmes de prédilection et répondre à toutes les questions de l'audience.Ces deux épisodes sont en anglais bien sur. Si l'anglais vous va, restez ici, vous êtes au bon endroit. Si ce n'est pas le cas, je vous encourage à aller voir l'épisode sur la chaine Youtube de DNP où vous les trouverez en vidéo sous-titrées en français.Et si en écoutant Satish, vous rêvez de vivre l'expérience du Schumacher college, contactez moi. Je vais monter un petit groupe qui partira une semaine à l'été 2027. Allez, installez vous confortablement et apprêtez vous à vivre intensément l'heure à venir. (Tous mes remerciements à la Résidence Tallard, où Satish a résidé lors de son séjour à Paris et qui nous a reçu pour l'enregistrement de ce podcast.)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'économie verte mondiale vient de franchir un seuil symbolique : plus de 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Un record qui témoigne de la montée en puissance des activités liées à la transition énergétique et qui montre que l'écologie est désormais aussi un puissant moteur de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté industrielle. L'économie verte mondiale, c'est-à-dire l'ensemble des entreprises cotées dont l'activité repose sur des solutions environnementales, dépasse désormais les 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. C'est plus de trois fois le PIB de la France et l'équivalent de la valeur cumulée des grandes entreprises européennes. Ce record illustre une réalité de plus en plus évidente : la transition écologique devient progressivement un immense moteur économique. Mais lorsqu'on parle d'économie verte, il ne s'agit pas uniquement des panneaux solaires ou des éoliennes. Le sujet est beaucoup plus large. On y retrouve bien sûr les énergies renouvelables, mais aussi les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la gestion des déchets, le traitement de l'eau ou encore l'efficacité énergétique des bâtiments. Autant de secteurs qui occupent désormais une place importante dans l'économie mondiale. Pourquoi l'économie verte continue de progresser malgré les crises Le cap des 10 000 milliards de dollars constitue un record absolu. Et ce qui frappe, c'est le contexte dans lequel cette progression intervient. Depuis deux ans, les tensions géopolitiques se multiplient. Les guerres commerciales s'intensifient. Les États-Unis ont ralenti certaines politiques climatiques et plusieurs gouvernements européens font face à des contraintes budgétaires qui limitent leurs aides publiques. Pourtant, malgré ces vents contraires, les revenus de l'économie verte continuent d'augmenter rapidement. La raison est simple. La transition énergétique n'est plus seulement une affaire d'environnement. Elle est devenue une question de compétitivité économique et de souveraineté industrielle. Depuis la guerre en Ukraine, l'Europe a pris conscience de sa dépendance énergétique. Produire davantage d'électricité renouvelable ou nucléaire ne répond plus seulement à un objectif climatique; c'est aussi une manière de réduire la dépendance aux importations de gaz. Les investissements dans les technologies vertes répondent donc désormais à des enjeux autant stratégiques qu'écologiques. Le « vert » devient progressivement un enjeu de puissance économique. Des technologies plus rentables et des besoins énergétiques en forte hausse Cette dynamique s'explique également par les progrès technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies. En vingt ans, le coût des panneaux solaires a été divisé par près de dix et celui des batteries a lui aussi fortement reculé. Résultat, produire de l'électricité renouvelable est devenu, dans de nombreuses régions du monde, particulièrement compétitif. Les entreprises se montrent avant tout pragmatiques. Elles investissent parce que ces technologies sont rentables et non plus uniquement parce qu'elles bénéficient de subventions ou d'un soutien des pouvoirs publics. Autre moteur de croissance : l'explosion des besoins en électricité. Avec le développement de l'intelligence artificielle, des centres de données, des véhicules électriques ou encore des pompes à chaleur, la demande mondiale d'électricité augmente rapidement. Il faut donc renforcer les capacités de production d'énergie propre et développer des systèmes de stockage toujours plus performants. Cela représente des milliers de milliards de dollars d'investissements au cours des prochaines années et autant d'opportunités pour les entreprises de l'économie verte. On comprend ainsi pourquoi les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce secteur. Les marchés considèrent que ces entreprises bénéficient désormais d'une croissance solide, portée par des besoins qui devraient durer plusieurs décennies. Rappelons toutefois une chose importante : franchir le seuil des 10 000 milliards de dollars ne signifie pas que l'économie mondiale est devenue entièrement verte. Le pétrole, le gaz et le charbon représentent encore une part majeure de l'énergie consommée dans le monde. La transition est engagée, mais elle est loin d'être achevée. En revanche, ce chiffre possède une portée symbolique très forte. Il montre que les technologies vertes ne constituent plus un marché de niche réservé à quelques investisseurs spécialisés, mais qu'elles deviennent progressivement l'un des nouveaux piliers de la croissance mondiale.
Le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, s'étend sur près d'un million d'hectares. C'est une réserve de la biosphère, une des zones protégées les plus vastes d'Afrique de l'Ouest. Ce parc avait un temps été classé patrimoine en péril, en raison des activités illicites qui ont mis en danger sa faune et sa flore. Par ailleurs, l'insécurité à la frontière avec le Burkina Faso et les attaques à caractère terroriste qui ont affecté Kafolo en 2020 et en 2021 ont entaché l'image de la région, classée zone rouge par les chancelleries occidentales. Mais depuis trois ans, les autorités ont sécurisé le nord du pays. La relance de ce parc illustre cette reprise progressive des activités. Cette reprise passe notamment par l'utilisation de méthodes de surveillance modernes. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, Nous sommes dans la partie sud du parc de la Comoé, en Côte d'Ivoire. Le capitaine Louis Gbaza, en charge du suivi écologique à l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), tient entre ses mains les commandes d'un drone sophistiqué : « Il s'agit là d'inventorier les hippopotames sur le fleuve. Aujourd'hui, en termes d'effectifs, on frôle les 200 hippopotames. Avec toutes les photos aériennes qu'on a pu réaliser, on se rend compte qu'il y a beaucoup de juvéniles. Ils se reproduisent. » Le fleuve Comoé traverse le parc sur une grande distance. Le drone apparaît comme un outil indispensable pour mesurer le comportement des animaux. Le capitaine Louis Gbaza y voit un gain de temps pour réaliser ses inventaires. Des recensements qui s'effectuent aussi à l'aide de deux ULM : « Facilement, on fait l'inventaire du parc en moins d'une semaine. Les analyses se font rapidement parce que c'est l'intelligence artificielle qui le fait. On a un taux de confiance autour de 80%. » À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest Un parc sous haute surveillance Pendant les crises politico-militaires, les populations riveraines pratiquaient le braconnage, menaçant plusieurs espèces... comme les chimpanzés et les éléphants. Aujourd'hui, le principal problème, c'est la pratique de l'orpaillage clandestin. Pas évident de surveiller un parc aussi grand : il y a là plus d'un million d'hectares de savane, de forêts et de collines, avec des zones parfois reculées. Tous les jours, à bord de son ULM, le lieutenant-colonel Kissi Dandouss recherche des indices d'agression du parc : « Il y a de cela quelques années, les braconniers pouvaient faire ici un mois... ou un peu plus longtemps ici. Mais aujourd'hui, avec les opérations aériennes, ils n'ont pas le temps de s'installer comme ils le faisaient avant. C'est pareil pour les orpailleurs : ce ne sont plus des camps avec des fosses de plusieurs mètres. » Les agents de l'OIPR interpellent en moyenne dix personnes chaque mois, pour des faits de braconnage, de pâturage ou d'orpaillage clandestin. Ils procèdent à un premier interrogatoire au sein du parc, puis remettent les prévenus entre les mains du tribunal de Bouna. Le capitaine Alain Lougbouet est chargé des contentieux à l'OIPR : « Concernant l'orpaillage, d'abord, c'est une infraction condamnée par la loi. Les condamnations varient entre six mois et cinq ans de prison ferme en fonction de la gravité. Au niveau des parcs nationaux, la loi est encore plus sévère là-dessus. » Au-delà du volet répressif, les agents de l'OIPR se sont rapprochés des communautés vivant près du parc, pour les impliquer, elles aussi, dans la protection de ce site. À écouter aussiCôte d'Ivoire : la réussite de la relance du parc de la Comoé [1/2]
Nous sommes au Parc des expositions de la porte de Versailles, dans le sud-est de Paris, dans le magnifique studio installé par nos collègues de France 24 ! Nous sommes ici à l'occasion du salon Viva Technology. C'est le plus grand événement européen dédié aux nouvelles technologies. Au programme de cette 10ème édition, il y a du monde ! 15 000 startups, 4 000 investisseurs et plus de 1 500 démonstrations technologiques comme des batteries rechargeables à 80% en moins de cinq minutes ou des solutions intelligentes pour protéger les cultures face aux aléas climatiques. Mais si nous sommes là aujourd'hui, c'est à l'occasion de la 10ème édition du Challenge App Afrique, un prix organisé par RFI et France 24 qui récompense chaque année des innovateurs africains qui présentent leurs applications numériques pour résoudre des problématiques qui s'inscrivent dans les Objectifs de Développement Durable des Nations unies. Pour cette 10è édition le thème était : « La tech au service d'un monde propre ». Il y a eu plus de 570 candidatures en provenance de 23 pays d'Afrique francophone ! Les trois finalistes sont avec nous et le lauréat va être désigné dans cette émission spéciale. Pour sa 10è édition, le Challenge App Afrique se mobilise sur un enjeu crucial : la gestion des déchets et la sauvegarde de notre environnement. Avec en plateau : - Edem D'Almeida, fondateur de Moi Jeu Tri et membre du jury de la 10è édition du Challenge App Afrique, il dirige depuis 2013 la société Africa Global Recycling (AGR), entreprise de collecte et de valorisation des déchets - Vincent Rattez, délégué général de La Guilde, une association reconnue d'utilité publique qui depuis près de 40 ans accompagne des projets solidaires et culturels dans le monde entier sous différentes formes, partenaire et juré de cette 10è édition du Challenge App Afrique. À distance, 3 des finalistes ! - Cindy Monjoli du Cameroun pour Sosso-Market : application mobile qui lutte contre le gaspillage et les déchets alimentaires dans les marchés camerounais, en permettant aux commerçants de vendre leurs invendus à prix réduits via des alertes et des paniers « Sosso » - Elie Yossa de RDC pour 3D Heal : système de fabrication numérique de prothèses médicales à partir de bouteilles plastiques recyclées, combinant scan 3D, impression locale et accessibilité pour les zones en conflit - Aymane Gbadamassi du Togo pour Rôbalôtô : plateforme numérique de gestion et traçabilité des déchets plastiques en milieu scolaire, utilisant des QR codes pour optimiser la collecte et mesurer l'impact environnemental.
Pourquoi les femmes mangent plus de salade et les hommes plus de viande ? Voici un extrait de l'épisode de demain avec Nora Bouazzouni sur les stérétypes de genre dans l'alimentation ! __Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu'est-ce qui pousse un homme à tout quitter pour devenir moine à 9 ans, puis à repartir dans le monde, marcher 8 000 kilomètres sans argent, et porter le message de la non-violence jusqu'aux dirigeants des grandes puissances nucléaires ?Dans cet extrait, je vous propose un moment suspendu avec Satish Kumar, penseur, militant pacifiste, ex-moine jaïn, pionnier de l'écologie profonde et fondateur du Schumacher College.Satish nous y partage le récit de sa marche autour du monde qui dura près de 3 ans. Tout y est symbole :- il part sans argent pour s'obliger à être en lien avec les gens,- il marche et refuse toute autre façon de se véhiculer pour s'imprégner de la diversité des cultures,- il offre un sachet de thé aux représentants des puissances nucléaires pour les invités à s'assoir à table et à dialoguer plutôt que de s'armer,- il commence sa marche à la tombe du Mahatma Gandhi et la termine à celle John F. Kennedy pour montrer que les armes et la violence doivent être condamnées.Cet échange ouvre la porte à une sagesse puissante, à mille lieues d'un simple idéal : un chemin d'engagement concret, qui invite à déconstruire nos réflexes et à oser une action fondée sur la confiance et la radicalité du cœur.Un épisode pour celles et ceux qui ressentent l'élan, ou la nécessité, de réconcilier spiritualité et action, réflexion et engagement, et qui veulent puiser dans l'expérience d'un infatigable marcheur de paix, une inspiration sincère pour traverser nos tempêtes contemporaines.Je vous embarque dès demain, le 17/06/2026 pour l'épisode complet !Belle écoute.PS : l'épisode est en anglais. Si l'anglais vous fatigue, il sera sous titré en français sur youtube dès demain.(Tous mes remerciements à la Résidence Tallard, où Satish a résidé lors de son séjour à Paris et qui nous a reçu pour l'enregistrement de ce podcast.)Demain N'attend Pas est un podcast indépendant créé et animé par Delphine Darmon.Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.SOUTENEZ-nous : abonnez-vous au podcast, donnez-lui 5 étoiles, partagez-le, c'est notre meilleur soutien !Suivez DNP : Linkedin @delphinedarmon, Instagram @Demainnattendpas, Youtube @DemainnattendpasAbonnez-vous à la newsletter : Abonnement à la Newsletter - Demain n'attend pasHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marine Lamoureux, grand reporter La Croix : quand la métallurgie tente de prendre le tournant de la transition écologique - Yang Mei du service en langue chinoise : faut-il interdire le commerce de fourmis sur internet ? - Simon Rozé du service environnement - Stefanie Schüler du service environnement nous parlera des Halligen, petites îles allemandes menacées par la montée du niveau de la mer et qui expérimentent des solutions fondées sur la nature. - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Fabrice Zongwe de RDC pour son film Aux racines de l'érosion - Chronique entrepreneur avec l'entreprise Voanala Nahari, spécialiste de la reforestation à Madagascar, offre des services variés : des consultations sur la structure édaphique du sol et la disponibilité en eau, des recommandations d'espèces arboricoles adaptées, la vente de graines et plantules locales ou fruitières, et des formations pratiques en reforestation, avec suivi régulier à des coûts accessibles. Musiques diffusées dans l'émission : ► Quantic - Balada Borracha ► Nectar Woode - Naturally.
On définit un imaginaire comme "un espace de pensée propre à l'être humain, indistinct de sa représentation du monde, dans lequel il peut créer, superposer, surimposer, sublimer des choses et des évènements dans la réalité". A l'ère très visuelle des réseaux sociaux, nous avons tous notre propre imaginaire du soda artisanal, de la ginger beer ou du vin bio. Ces représentations mentales qui découlent sur une émotion positive ou négative sont fortement influencées par nos constructions sociales et notre position économique dans la société : on peut donc typologiser le féru de "pét - nat" (pétillant naturel), de Coca-Cola ou de vin rouge Grand cru. Observer la société consommatrice à travers le prisme des typologies, c'est le métier de l'invité du 6ème et dernier épisode de Sur le Zinc avec Necense et animé par Chef Damien. Patrice Duchemin est sociologue de la consommation et observateur de la vie quotidienne. Sociologie de la bouteille, analyse des boissons préférées du "Bobo", éloge du ralentissement temporel des boissons tendance (Necense, matcha...) sont au menu de cet épisode. Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d'immense réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques. Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l'exploitation de ces mines n'est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d'une mine de cuivre appartenant à l'entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l'environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d'État. Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d'État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d'une extraction minière qui bat son plein depuis tant d'années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l'omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s'approcher de la mine. Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c'est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d'acide qui s'y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d'une soixantaine d'années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l'ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n'avons pas le temps de saluer l'agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D'abord courtois, les échanges s'enveniment avec l'arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d'intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l'influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l'intervention d'un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu'aucune charge ne soit retenue contre nous. Un drame resté dans les mémoires Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l'abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes : « C'était un midi. J'étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j'ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n'était pas la pluie. C'était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C'était tellement puissant que même les épis de maïs d'un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n'entendais plus le moindre insecte. Il n'y avait plus du tout d'insectes. Et ensuite j'ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n'y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu'il y avait eu de gros dégâts sur l'environnement. » Autre témoin : « Je n'étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m'a averti au téléphone. Alors j'ai couru avec d'autres agricultrices pour voir l'état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s'était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d'acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d'acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C'était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d'envoyer nos enfants à l'école. » Malgré l'ampleur du désastre, Sino Metals et l'État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d'une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d'un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d'eau environnants et s'est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d'eau devant les caméras, assurant qu'elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l'Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l'Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu'on ne peut pas parler d'exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s'épanche sur le cas Sino Metals : « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l'environnement et la rivière Kafoué, on s'aperçoit qu'il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d'un point de vue toxicologique, c'est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n'a pas les capacités d'éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c'est ce qu'on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s'accumulent dans notre organisme jusqu'à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d'infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d'avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c'est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d'autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. » L'institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s'assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l'environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n'ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture : « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu'on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu'à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c'est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu'apparemment, personne n'est venu jusqu'ici faire le moindre contrôle. » L'épineuse question du dédommagement Sino Metals fournit de l'eau potable à certaines familles et en a dédommagé d'autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie : « J'ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je pensais que c'était la fin de ma vie. Et aujourd'hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l'eau 3 fois par semaine. C'est tout. Mais moi je veux qu'ils me dédommagent. Qu'ils me donnent suffisamment d'argent pour que je puisse aller m'installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. » Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C'est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n'avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! « À cette détresse, s'ajoute un terrible sentiment d'injustice : « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s'enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. » Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s'imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d'histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s'installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l'avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d'être délogés au nom du développement économique. Directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé : « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu'ils vont aller ? C'est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n'est pas du développement. Qu'importe qu'ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu'ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c'est de permettre au peuple de gagner sa vie. » Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n'est pas possible d'attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d'un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l'ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. « C'est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d'une grande ville où il n'y a pas d'arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d'avoir recours à la justice. Et il n'est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n'y pas besoin d'aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l'eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l'État zambien agisse en ce sens. » C'est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d'immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s'est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d'août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l'aide de la Chine. Une manne financière pour l'État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.
Cet épisode est un extrait du podcast publié lundi dernier. Un condensé des plus beaux messages de l'épisode avec Blanche de Richemont !Cet extrait pourra remplacer Instagram pendant ta pause de 10mn, se retrouver dans tes oreilles avant de t'endormir, ou à ton réveil pour commencer ta journée dans la joie. Si ce passage te plait et que tu as envie d'en connaître plus sur mon invitée de la semaine, l'épisode en entier est disponible sur Nouvel Œil.Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
Au sommaire : Les épreuves du Bac débutent, et des mesures de sécurité renforcées sont mises en place pour faire face à la menace de la triche. La fraude peut désormais être détectée même après une épreuve, au stade de la correction.À l'occasion du G7 à Évian, des dispositifs impressionnants sont déployés : gardes du corps, démineurs, agents, escouades à cheval, médecins et infirmiers sont nombreux.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé à ses ministres une lettre dans laquelle il leur demande de revoir leurs demandes "irréalistes" concernant le budget 2027.Quelles sont les dernières avancées dans la lutte contre le moustique, ce fléau mondial responsable de nombreux décès ? Kylian Mbappé accorde un entretien au Parisien. Il y évoque notamment ses ambitions.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet extrait, Rodolphe Landemaine nous parle de sa vision de l'entrepreneuriat à impact, et de la nécessité du monde de l'entreprise de s'adapter face au défi climatique. Il nous raconte la transition qu'il a amorcé dans sa propre entreprise jusqu'à créer une fondation actionnaire.
Le 6 juin, c'est la journée mondiale de la prévention des "ravageurs" ou de la lutte contre les "nuisibles". Au-delà des risques, des nuisances, des éradications et autres nettoyages par le vide, BSG dévoile tout ce qu'on ne t'a jamais dit, appris sur les muridés (la famille des rats, souris, mulots et autres campagnols), ces pique-assiettes qui squattent nos maisons depuis des millénaires.Les connais-tu vraiment ?_______Les Rats, Souris, Mulots et Campagnols sont rassemblés dans la famille des Muridés, qui rassemble à elle seule la moitié de l'ordre des rongeurs : 1200 espèces sur plus de 2000 (1 espèce mammifère sur 3 est un rongeur). Certains "commensaux" se sont invités à la table humaine depuis l'aube de l'humanité, d'autres sont sauvages. Qui sont Mickey, Minnie, Jerry, Speedy Gonzales, Bernard, Bianca, Algernon, Célestine, Ratatouille, Stuart Little, sans oublier celle qui récupère les dents sous les oreillers et cette autre souris, verte, qui court dans l'herbe… au naturel ?_______On dit souvent qu'un Renard consomme de 2 à 6000 micromammifères par an, surtout des campagnols. Ils sont donc vitaux pour l'équilibre écologique des milieux. Les booms et les crashes des populations de campagnols (tous les x années) sont bien connus des écologues et des naturalistes. Toute la chaîne alimentaire est affectée, puisque les populations de prédateurs dépendent directement de la ressource en proies._______Hélène Dupuy est spécialiste des micromammifères, et membre de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.Pour retrouver et écouter facilement les 16 épisodes de la série "Micromammifères", tapez simplement "Baleine + Dupuy" ou "Baleine + micromammifères" dans vos applis d'écoute._______
Le 6 juin, c'est la journée mondiale de la prévention des "ravageurs" ou de la lutte contre les "nuisibles". Au-delà des risques, des nuisances, des éradications et autres nettoyages par le vide, BSG dévoile tout ce qu'on ne t'a jamais dit, appris sur les muridés (la famille des rats, souris, mulots et autres campagnols), ces pique-assiettes qui squattent nos maisons depuis des millénaires.Les connais-tu vraiment ?_______La famille des Muridés, qui rassemble à elle seule la moitié de l'ordre des rongeurs : 1200 espèces sur plus de 2000 (1 espèce mammifère sur 3 est un rongeur). Certains "commensaux" se sont invités à la table humaine depuis l'aube de l'humanité, d'autres sont sauvages. Qui sont Mickey, Minnie, Jerry, Speedy Gonzales, Bernard, Bianca, Algernon, Célestine, Ratatouille, Stuart Little, sans oublier celle qui récupère les dents sous les oreillers et cette autre souris, verte, qui court dans l'herbe… au naturel ?_______Qui sont les micromammifères ? En majorité des rongeurs tels que les Rats, Souris, Mulots et Campagnols. Mais cette appellation - qui n'est qu'une convention de naturaliste - concerne aussi ceux qu'on appelait autrefois les insectivores (Hérissons, Taupes, Musaraignes), ainsi que l'Écureuil et les gliridés (Loir, Lérot, Muscardin).En gros, ce sont toutes les petites bêtes à faible espérance de vie, autour de 2 ans en général, et au taux de reproduction élevé. Ils sont la proie de prédilection de nombreux prédateurs, la ressource la plus abondante et la plus courante._______Hélène Dupuy est spécialiste des micromammifères, et membre de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.Pour retrouver et écouter facilement les 16 épisodes de la série "Micromammifères", tapez simplement "Baleine + Dupuy" ou "Baleine + micromammifères" dans vos applis d'écoute._______
Être restaurateur.ice aujourd'hui, c'est souvent être à la fois chef.fe, gestionnaire, recruteur.euse, communicant.e et entrepreneur.euse. Mais comment s'y préparer ? Peut-on vraiment apprendre ce métier sur le tas, ou faut-il repenser la formation pour mieux accompagner celles et ceux qui se lancent ?Et si formation obligatoire il y a, que contiendrait-elle, au juste ?Entre parcours autodidactes, écoles hôtelières et reconversions, ce TOAST interroge les chemins qui mènent à l'ouverture d'un restaurant, et les compétences (visibles ou invisibles) que cela exige. Une discussion pour partager expériences, doutes et pistes d'évolution pour la profession.Aux micros: • Etienne Tiberghien - Consultant ESS et formateur (la Cadenelle - Bonneveine)• Axelle Poittevin - Cheffe et propriétaire de Razzia• Louise Perrone - Cheffe propriétaire du restaurant Rouge• Edgar Baudin - Président de l'Abri, restaurant et Chai urbain• Juliette Laguionie - Responsable de formations (la Cadenelle) et ancienne restauratriceUn échange animé par Laurène Petit (journaliste et co-secrétaire générale de La Communauté Ecotable).Un format cuisiné par les associations Festin et La Communauté Ecotable, membres pilotes du mouvement Restaure, qui œuvre pour une restauration plus responsable, solidaire et durable !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Du petit bobo à la maladie chronique en passant par les accidents, nous sommes tous concernés, à un moment à un autre, par le sujet de la santé.Si nous avons, pour beaucoup d'entre nous, bien intégré les enjeux carbone et énergie liés à nos déplacements ou à notre habitation, le sujet de la santé reste quant à lui beaucoup plus flou.Quels sont les liens entre santé et changement climatique ?Quel est le poids du secteur de la santé dans nos émissions de gaz à effet de serre ?Comment appréhender la décarbonation de ce secteur essentiel ?Pour y voir clair, nous vous proposons deux épisodes consacrés à la décarbonation des industries de la santéPour ce premier épisode consacré à la décarbonation des dispositifs médicaux, nous recevons Baptiste Verneuil, ingénieur de projet santé et expert des dispositifs médicaux au Shift Project.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les rapports du Shift Project concernant la décarbonation des industries de la santé, disponibles sur : https://theshiftproject.org/publications/decarbonons-industries-sante-medicaments-dm/Et pour la grande consulation santé, c'est par ici !https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/theshiftproject/GCSANTE/CTSANTE.htmHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Moins de feux, mais plus de victimes. C'est le paradoxe que vient de révéler une étude internationale qui a analysé vingt ans de données satellites : entre 2002 et 2021, la superficie mondiale de terres brûlées a diminué de 26%. Bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car dans le même temps, l'exposition humaine aux incendies a bondi de 40%. 440 millions de personnes ont vu leur vie ou leurs biens directement menacés par les flammes. Et une grande partie d'entre eux vivent sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, les feux de brousse sont une réalité quotidienne, saisonnière, millénaire. Ils nettoient les pâturages, préparent les sols, rythment la vie des éleveurs et des agriculteurs. Mais le dérèglement climatique a changé la donne : les saisons sèches s'allongent, les feux échappent de plus en plus souvent au contrôle, les superficies brûlées débordent sur les forêts, les cultures, les villages. Ce que les anciens maîtrisaient, le climat le rend imprévisible. Et ce phénomène ne concerne pas que l'Afrique. Nous allons vous emmener au Portugal, dans une forêt qui a tout connu : les tempêtes, les flammes et qui se prépare aujourd'hui à affronter un nouvel été à haut risque d'incendies. Une forêt qui ressemble à beaucoup d'autres, sur beaucoup d'autres continents. Mais est-ce vraiment le feu qui est notre ennemi ou notre façon d'habiter les territoires ? Avec l'éclairage de Pauline Vilain-Carlotti, géographe, spécialiste des incendies de forêts et de la gestion sociale de l'environnement pour son ouvrage L'épreuve du feu, habiter autrement la Terre (Flammarion) Musiques diffusées dans l'émission Bebel Gilberto - Uma canção doce Teresa Silva Carvalho - O rama o que Linda rama
Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd'hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C'est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l'article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l'emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C'est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s'affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d'officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d'avoir deux fois plus d'équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ? À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur. Avec - Laurent Castaignède pour l'ouvrage Le revers de la médaille - L'empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l'Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.
Au sommaire :La Coupe du monde de football s'ouvre aux États-Unis et au Mexique dans un contexte de méfiance mondiale envers Donald Trump. Plusieurs controverses entourent cet événement, entre enjeux écologiques, considérations politiques et objectifs financiers. Un ancien chef du Mossad, service secret israélien, publie ses mémoires. La presse de son pays le surnommait le "James Bond israélien". Le Rassemblement National fait face à des difficultés pour désigner son candidat à la présidentielle. Des lycéens sont inquiets face aux nouvelles exigences du baccalauréat. En effet, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé que toute copie n'ayant pas un niveau suffisant en termes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ne pourra pas obtenir la moyenne au baccalauréat.Les stars d'Hollywood ont recours à la chirurgie esthétique par peur de vieillir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'infertilité touche 1 couple sur 5. Voici Marie Dubois et sa BD "Un bébé si je peux" sur l'infertilité et comment elle a mis 7 ans pour avoir un bébé. Si tu partages cet épisode, un couple redevient fertile.► La BD sur l'infertilité de Marie Dubois "Un bébé si je peux" : https://bit.ly/3e0n52g SOMMAIRE02:43 Sexe sur commande et thermomètre anal06:45 Des ovaires paresseux !09:40 Super Mario et La PMA12:45 L'infertilité : crashtest du couple17:32 Un thermos de sperme dans le métro19:23 Le stress ne rend PAS infertile24:57 Comment être un bon ami ou soignant ?27:05 Perturbateurs endocriniens38:45 La PMA pour toutes (lesbiennes et mères célibataires)40:06 1e FIV : elle tombe enceinte !__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu'est-ce que le goût du silence selon Blanche de Richemont, et comment le cultiver ?Ce passage est un extrait du podcast publié lundi dernier - l'épisode en entier t'attend chaudement sur Nouvel Œil. Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Amélie Poinsot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l'une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d'Arles et une ligne à haute tension) - Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu - Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L'extension du domaine de la faim - Chronique culture de Caroline Filliette sur l'ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission : ► Mel D & Dino Brandão - We Win ► Benson & Sarz - Back Outside.
Être restaurateur.ice aujourd'hui, c'est souvent être à la fois chef.fe, gestionnaire, recruteur.euse, communicant.e et entrepreneur.euse. Mais comment s'y préparer ? Peut-on vraiment apprendre ce métier sur le tas, ou faut-il repenser la formation pour mieux accompagner celles et ceux qui se lancent ?Et si formation obligatoire il y a, que contiendrait-elle, au juste ?Entre parcours autodidactes, écoles hôtelières et reconversions, ce TOAST interroge les chemins qui mènent à l'ouverture d'un restaurant, et les compétences (visibles ou invisibles) que cela exige. Une discussion pour partager expériences, doutes et pistes d'évolution pour la profession.Autour de la table ronde :• Louise Perrone - Cheffe propriétaire du restaurant Rouge (Marseille)• Edgar Baudin - Cofondateur de l'Abri, restaurant et Chai urbain (Marseille)• Juliette Laguionie - Responsable de formations (la Cadenelle) et ancienne restauratriceUn échange animé par Laurène Petit (journaliste et co-secrétaire générale de La Communauté Ecotable).Un format cuisiné par les associations Festin et La Communauté Ecotable, membres pilotes du mouvement Restaure, qui œuvre pour une restauration plus responsable, solidaire et durable !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Blanche de Richemont sait faire résonner les trésors cachés du monde et de nos vies. Elle sait mettre en lumière nos paradoxes, nos quêtes universelles et nos travers. Et plus que tout, Blanche sait placer de la poésie au cœur de sa vie.Pour elle, chaque jour est une aventure, puisque le véritable voyage serait avant tout une façon d'appréhender la vie. Blanche est une résistante. Une résistante dans la douceur et l'amour, qui fait de l'émerveillement la source de sa force intérieure. Et avec ça, elle arrive à quelque chose de fort : garder le cap de son âme sans être contre son époque, mais dans son époque.Comment alors résister à un monde que l'on ne comprend pas ? Faut-il s'adapter à une époque malade ?Avec Blanche de Richemont sur Nouvel Œil, on parle de peurs, de victimisation et de désert.J'espère que cette écoute redressera le cap de ton âme. Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver la Regen School, c'est ici.
Dans cet extrait, Rodolphe Landemaine nous explique pourquoi il est essentiel de réenchanter la cuisine végétale.Il rappelle que végétaliser son alimentation et donc réduire la part de viande est le premier levier d'action pour agir face au défi climatique (1 repas carné émet 14 fois plus de CO2 qu'une assiette végé) mais changer ses habitudes prend du temps et le meilleur moyen d'y parvenir est de commencer puis de façon progressive, avec plaisir, augmenter la part de végétal dans les assiettes.Et c'est aussi le rôle des professionnels de l'alimentation de prposer davantage de plats végé, et de rendre la cuisine et la pâtisserie végétale gourmande. C'est la mission que odolphe Landemaine se donne avec Land & Monkeys, la pemière boulangerie 100% végétale.
Le Journal en français facile du vendredi 5 juin 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/ClYs.A
Qu'est-ce que devenir un adulte ? Comment envisager sa vie future ? Qu'est-ce qui fait une "vie réussie" ? Un matin de février, je suis arrivée avec entre mes mains le micro jaune pour rencontrer 6 jeunes aux parcours singuliers. Ils ont entre 17 et 24 ans et héritent d'un passé lourd, souvent douloureux. C'est pourtant ce qui les a conduits à tant de sagesse à un si jeune âge. Cette série de podcasts inédite présente le parcours de ces 6 jeunes accompagnés par l'association Osons Ici et Maintenant - et il nous dévoilent dans ces épisodes leurs questions, leurs doutes et leurs joies universelles.Belle écoute ! ☀️ ---
Cet extrait vous a plu ? L'épisode 97 complet est disponible sur toutes les applications d'écoute
On change de téléphone tous les deux ans en moyenne, on rachète une machine à laver dès que la panne survient et on accumule les ordinateurs dans nos tiroirs...On a accepté sans (trop) broncher l'obsolescence programmé de nos produits électriques...Regardons les chiffres en face :En France, on a plus de 100 produits électroniques en moyenne par foyer ! Nos déchets électroniques ont doublé depuis 2010 au niveau mondial.Seulement 20% d'entre eux sont collectés. Le reste finit incinéré ou dans des décharges à ciel ouvert.On extrait, on utilise, on jette. Voilà la réalité de nos économies.Ce ne serait pas grave, si 80% de l'empreinte carbone d'un appareil électrique n'était générée AVANT sa première mise en marche. Essentiellement lors de l'extraction des produits miniers inclus dans leur fabrication.Donc plus on renouvelle, plus on creuse notre dette écologique.Le modèle économique de nos entreprises s'appuie sur une accessibilité prix et un réachat rapide. La bonne nouvelle, c'est que ça bouge sur le terrain législatif et sur la prise de conscience des citoyens. C'est ce dont nous parlons aujourd'hui avec mon invité, LAETITIA VASSEUR, fondatrice de l'association HOP, Halte à l'Obsolescence Programmée.Dans cet épisode, Laetitia nous raconte comment elle a bataillé pour faire passer une loi qui sanctionne le “délit d'obsolescence programmée”.Comprenant qu'une loi seule ne changera pas la donne, Laetitia crée l'association HOP pour :attaquer en justice les industriels qui ne respectent pas la loi : elle gagne contre Apple ou contre Microsoft !obtienir l'obligation d'indiquer sur l'étiquette des produits des indices de réparation.obtenir des bonus réparation pour les consommateurs.Je retiens de cet épisode des idées importantes :Allonger la vie des objets, ce n'est pas qu'une affaire de convictions mais de robustesse et de réparabilité pensée à la conception du produit. Réparer doit devenir un réflexe et non un parcours du combattant.Les mouvements collectifs fonctionnent, parfois même face aux géants. Laetitia nous engage à agir chacun à notre niveau pour changer la donne. Nous pouvons notamment : soutenir HOP entrer dans la logique de réparation au quotidienLaetitia est lucide sur notre système économique, mais garde foi dans la possibilité de bouger les lignes !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.
Plus: Latest contract offer from Canada Post to postal workers, Canada's projected economic lift from FIFA World Cup 2026, health groups calling for Federal Government to cut nicotine use by 2045, and the results from The Canadian Screen Awards. We love feedback at The Big Story, as well as suggestions for future episodes. You can find us: Through email at hello@thebigstorypodcast.ca Or @thebigstory.bsky.social on Bluesky
En France, près d'un supermarché sur deux vend des légumes prêts à cuisiner emballés sous plastique, plus d'un tiers vend des fruits prédécoupés et les ventes de produits en vrac en supermarché ont reculé de 19 points en trois ans. Ces chiffres issus d'une enquête publiée début mai 2026 par No Plastic In My Sea et Que Choisir Ensemble montrent un constat sans appel. Pourtant la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) prévoit la fin progressive des plastiques à usage unique d'ici à 2040, mais les pratiques évoluent très peu. Dans l'Union européenne, le règlement sur les emballages (PPWR) est entré en vigueur en 2025 et fixe des objectifs de réduction. Sur le continent africain, des lois interdisant les sacs en plastique existent presque partout, mais sont peu appliquées hormis au Rwanda où son interdiction est totale. Le grand écart continue donc d'exister entre textes législatifs et le terrain. Des scientifiques viennent même de développer une empreinte plastique particulaire pour mesurer les bénéfices que nous pouvons tirer de l'application de ces mesures. Quelles solutions pour faire appliquer les règlementations ? Quels sont les freins pour les commerçants et les distributeurs ? Avec : • Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement (INRAE) • Muriel Papin, déléguée générale de l'association No plastic in my sea. Co-autrice de l'étude Supermarchés : toujours accros au plastique ? sortie en mai 2026 et co-réalisée avec Que choisir ensemble. Programmation musicale : ► Crash Bandicoot - Groovewax, MC Skywalker ► Donne Moi - Annie Lalalove.
Le Journal en français facile du vendredi 29 mai 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CkJX.A