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Aventure Epique
Seul dans le Grand Nord : la traversée du passage du Nord-Ouest par Alban Michon

Aventure Epique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 69:18


Il y a des silences qu'on n'oublie jamais : celui de la banquise arctique, où le seul bruit est celui de la glace qui craque à des kilomètres à la ronde, et où le thermomètre peut descendre jusqu'à -50°C. C'est dans ce décor que notre invité du jour a passé 62 jours, seul, en 2018, le temps d'une traversée qui allait redéfinir sa façon de voir le monde.Dans ce nouvel épisode d'Aventure Épique, je reçois Alban Michon, plongeur professionnel et explorateur polaire, figure incontournable de l'aventure outdoor française. Après avoir plongé sous le pôle Nord avec Under The Pole et longé les côtes du Groenland en kayak lors du Piège Blanc, il franchit en 2018 un cap décisif : seul, en ski et en kite, il traverse le passage du Nord-Ouest, près de 1000 kilomètres entre les océans Atlantique et Pacifique, entrecoupés de plongées sous les glaces.Au fil de la discussion, Alban revient sur l'enfant rêveur qu'il était à Troyes, bercé par les expéditions du commandant Cousteau, et sur cette confiance en lui forgée très tôt, presque par esprit de revanche. Il raconte comment il a écrit le scénario de sa vie à 16 ans, sur un cahier de cours de mécanique, et comment il l'a suivi, étape par étape, jusqu'à aujourd'hui.On parle aussi de sa distinction entre la peur, qu'il dit rare, et l'appréhension, qui pousse à mieux se préparer. D'une rencontre avec un ours polaire qui aurait pu mal tourner. Du quotidien à -50°C, où ouvrir son duvet givré devient une épreuve à part entière. Et de cette unique soirée, sur 62 jours, où il s'est demandé si tout cela avait encore un sens.Surtout, Alban explique pourquoi, à 12 kilomètres du village qui marquait la fin de son expédition, il a choisi de marquer l'arrêt.Une aventure qui questionne notre rapport au temps, à la solitude, et à ce que signifie vraiment se sentir en sécurité — avec, en toile de fond, son prochain projet hors norme : une station de recherche sous l'océan Arctique.Cet épisode d'Aventure Epique a été réalisé en collaboration avec Škoda.Photo : Andy Parant***Aventure Epique c'est le podcast qui vous fait vivre dans chaque épisode une aventure en pleine nature hors du commun.Explorateur illustre, sportif renommé ou encore simple amateur, aventurier du quotidien, Aventure Epique est une plongée en apnée le temps d'une aventure qui va vous tenir en haleine, vous émouvoir et vous inspirer.Aventure Épique c'est un nouvel épisode un jeudi sur 2, et le mardi qui précède un extrait de l'épisode à venir, pour bien démarrer la semaine ensemble. Si vous souhaitez suivre notre actualité au jour le jour, et découvrir les coulisses du podcast, rendez-vous dès maintenant sur notre compte Instagram @aventureepique.podcastAventure Epique, des aventures en plein air, à couper le souffle.Un podcast imaginé et animé par Guillaume Lalu et produit par Sportcast Studios Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

mâmawi musique
Épisode 428 : Willie Thrasher

mâmawi musique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 20:49


Cette semaine, Moe Clark nous présente Willie Thrasher, un artiste inuvialuk originaire d'Aklavik, dans les Territoires du Nord-Ouest. Ce chanteur et musicien, qui propose son oeuvre alternant entre le folk, le rock et le country depuis déjà plusieurs décennies, sera en prestation à Montréal dans le cadre de la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin. Assistante à la recherche Geraldine Eguiluz.

Aventure Epique
[EXTRAIT] Seul dans le Grand Nord : la traversée du passage du Nord-Ouest par Alban Michon

Aventure Epique

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 6:05


Il y a des silences qu'on n'oublie jamais : celui de la banquise arctique, où le seul bruit est celui de la glace qui craque à des kilomètres à la ronde, et où le thermomètre peut descendre jusqu'à -50°C. C'est dans ce décor que notre invité du jour a passé 62 jours, seul, en 2018, le temps d'une traversée qui allait redéfinir sa façon de voir le monde.Dans ce nouvel épisode d'Aventure Épique, je reçois Alban Michon, plongeur professionnel et explorateur polaire, figure incontournable de l'aventure outdoor française. Après avoir plongé sous le pôle Nord avec Under The Pole et longé les côtes du Groenland en kayak lors du Piège Blanc, il franchit en 2018 un cap décisif : seul, en ski et en kite, il traverse le passage du Nord-Ouest, près de 1000 kilomètres entre les océans Atlantique et Pacifique, entrecoupés de plongées sous les glaces.Au fil de la discussion, Alban revient sur l'enfant rêveur qu'il était à Troyes, bercé par les expéditions du commandant Cousteau, et sur cette confiance en lui forgée très tôt, presque par esprit de revanche. Il raconte comment il a écrit le scénario de sa vie à 16 ans, sur un cahier de cours de mécanique, et comment il l'a suivi, étape par étape, jusqu'à aujourd'hui.On parle aussi de sa distinction entre la peur, qu'il dit rare, et l'appréhension, qui pousse à mieux se préparer. D'une rencontre avec un ours polaire qui aurait pu mal tourner. Du quotidien à -50°C, où ouvrir son duvet givré devient une épreuve à part entière. Et de cette unique soirée, sur 62 jours, où il s'est demandé si tout cela avait encore un sens.Surtout, Alban explique pourquoi, à 12 kilomètres du village qui marquait la fin de son expédition, il a choisi de marquer l'arrêt.Une aventure qui questionne notre rapport au temps, à la solitude, et à ce que signifie vraiment se sentir en sécurité — avec, en toile de fond, son prochain projet hors norme : une station de recherche sous l'océan Arctique.Episode intégral disponible le jeudi 18 juin.Cet épisode d'Aventure Epique a été réalisé en collaboration avec Škoda.Photo : Andy Parant***Aventure Epique c'est le podcast qui vous fait vivre dans chaque épisode une aventure en pleine nature hors du commun.Explorateur illustre, sportif renommé ou encore simple amateur, aventurier du quotidien, Aventure Epique est une plongée en apnée le temps d'une aventure qui va vous tenir en haleine, vous émouvoir et vous inspirer.Aventure Épique c'est un nouvel épisode un jeudi sur 2, et le mardi qui précède un extrait de l'épisode à venir, pour bien démarrer la semaine ensemble. Si vous souhaitez suivre notre actualité au jour le jour, et découvrir les coulisses du podcast, rendez-vous dès maintenant sur notre compte Instagram @aventureepique.podcastAventure Epique, des aventures en plein air, à couper le souffle.Un podcast imaginé et animé par Guillaume Lalu et produit par Sportcast Studios Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vlan!
[Moment] La canicule et où acheter en France? avec Priscille Beguin

Vlan!

Play Episode Listen Later May 28, 2026 11:50


Priscille Béguin, experte en risques climatiques et ceci est un moment, c'est à dire un extrait d'un épisode plus long dont je vous mets le lien un peu plus bas.Dans ce "moment", je parle avec Priscille de quelque chose qui me préoccupe vraiment depuis que j'ai choisi de m'installer au Portugal : est-ce qu'on prend encore les bonnes décisions quand on choisit où vivre? Parce qu'on raisonne encore avec les données météo d'aujourd'hui, voire d'hier, alors que le sol se dérobe sous nos pieds. Nice à 40 degrés vingt jours par an dans dix ans. Paris avec les températures de Montréal si le Gulf Stream s'arrête. Ce ne sont pas des scénarios de science-fiction, ce sont des modèles sérieux. Et pourtant, les gens continuent d'acheter en bord de Méditerranée comme si rien n'allait changer.J'ai questionné Priscille sur les mécanismes concrets qui expliquent ces bouleversements, sur ce qu'on sait vraiment du Gulf Stream et ce qu'on ne sait pas encore, et sur les outils pratiques pour prendre des décisions immobilières un peu moins aveugles. Elle m'a parlé du portail GeoRisques, un site gouvernemental que presque personne ne consulte avant d'acheter, et de ce que la température extérieure fait concrètement à la qualité de vie et de sommeil.C'est un moment qui donne envie de relire le contrat d'achat de sa maison.Citations marquantes"Dans 10 ans, à Nice, il fera 40 degrés 20 jours par an. Donc on va vivre enfermé deux, trois mois dans l'année.""Paris est à la même latitude que Montréal. Donc s'il n'y a pas cet effet de tirage de l'eau chaude des Caraïbes, on se retrouve avec exactement la même température qu'à Montréal.""On sait pas déterminer réellement la limite qui fait que ça bascule et que ça s'arrête.""C'est pas juste dans 25 ans. Même ne serait-ce que demain, dans 5 ans, dans 10 ans, ce sera déjà pas comme aujourd'hui.""S'il fait 42 degrés 10 jours par an, ces 10 jours par an seront extrêmement pénibles, surtout si la nuit il fait 35."Idées principales1. Le choix de vie est un choix climatique (00:20 à 01:47) On choisit où l'on vit pour le travail, la famille, les amis, la météo. Mais ces critères sont désormais instables : ce qui rendait Nice agréable en 2024 peut en faire un endroit difficile à vivre en 2035. L'idée que le cadre de vie est fixe est une illusion. Anticiper, même à 5 ou 10 ans, devient une nécessité.2. Le Gulf Stream : une bascule possible, pas encore datée (02:24 à 06:46) Le Gulf Stream, ce courant qui pompe l'eau chaude des Caraïbes vers l'Europe de l'Ouest, ralentit sous l'effet de la fonte des glaces. Une interruption brutale est possible, car ça s'est déjà produit dans l'histoire de la Terre. Résultat potentiel pour la France : les températures de Montréal. On ne sait ni si ça arrivera ni quand, mais les conditions se solidifient.3. Chaleur globale + refroidissement local : les deux à la fois (06:20 à 07:44) Le paradoxe : la Terre se réchauffe, mais certaines régions d'Europe pourraient se refroidir drastiquement si le Gulf Stream s'arrête. Ce n'est pas contradictoire, c'est la nature d'un climat multifactoriel. On peut avoir des hivers canadiens et des étés à 40 degrés dans la même décennie.4. L'immobilier est aveugle aux risques climatiques (07:49 à 10:01) Les gens qui "descendent dans le sud" font un pari risqué. Le portail GeoRisques (georisques.gouv.fr) permet de voir les risques à chaque adresse, mais ses données sont partiellement anciennes et ne projettent pas encore le futur climatique. C'est une première lecture, conservatrice, mais déjà révélatrice.5. La température comme facteur de santé, pas juste de confort (10:42 à 11:28) La chaleur n'est pas qu'une question d'agrément. Elle affecte la qualité du sommeil, la santé, et l'habitabilité des grandes villes du sud qui souffrent d'îlots de chaleur. C'est un critère de qualité de vie primordial, sous-estimé dans les décisions résidentielles.Sujets abordésEn quoi le changement climatique remet-il en question les endroits où on a choisi de vivre?Le Gulf Stream : c'est une théorie ou une réalité scientifique établie?Comment fonctionne concrètement ce courant marin et pourquoi est-il menacé?Peut-on vraiment savoir quand ou si le Gulf Stream va s'arrêter?Si le Gulf Stream s'arrête, qu'est-ce que ça change concrètement pour la France?Est-ce qu'on pourrait avoir à la fois des étés très chauds et des hivers très froids en France?En tant qu'investisseur immobilier, quels critères climatiques faut-il regarder aujourd'hui?C'est quoi le portail GeoRisques et comment on l'utilise concrètement?Les données du portail GeoRisques reflètent-elles le futur climatique ou seulement le passé?La chaleur en ville, c'est vraiment un problème de santé, pas juste de confort?Références citéesPortails / outilsGeoRisques (georisques.gouv.fr) : portail gouvernemental listant tous les risques environnementaux par adresse (inondation, tremblement de terre, risques chimiques, sites Seveso...). Cité à 08:42. Limites : données partiellement anciennes, pas encore intégration des projections climatiques futures.Phénomènes scientifiques évoquésLe Gulf Stream (courant AMOC) : système de circulation thermohaline reliant les Caraïbes à l'Europe du Nord-Ouest. Expliqué à 02:24. Aucun auteur ni étude précise cités, mais Priscille parle de "plusieurs modèles" et de "données".Îlots de chaleur urbains : phénomène cité à 11:28, pas de source spécifique mentionnée.Timestamps clés 00:00 Introduction Présentation de l'extrait comme "un moment" marquant d'un épisode plus long.00:20 Nice dans 10 ans : 40 degrés 20 jours par an Priscille ouvre sur un exemple concret : les critères qui guident nos choix résidentiels sont basés sur un climat qui n'existera plus. Nice, symbole du doux, deviendra difficile à habiter. Les crues violentes vont se multiplier. Acheter là-bas, est-ce encore un bon plan?00:54 On choisit où vivre avec les mauvaises données Les humains choisissent leur lieu de vie en fonction de leur entourage, de leur travail, et de la météo. Mais la météo change. Gregory vit au Portugal pour la météo. Ce qui était une bonne raison hier peut être invalidé demain. Le changement climatique rend ces choix précaires, même à 5 ou 10 ans.01:37 Des risques qui peuvent tuer des gens Priscille nomme clairement ce dont on parle : pas juste de l'inconfort, mais des risques mortels. La capacité à faire des choix éclairés est une question de survie, pas de confort.02:24 Le Gulf Stream expliqué simplement Description complète du mécanisme : eau froide arctique, réchauffement dans les Caraïbes, remontée vers l'Europe. C'est ce courant qui donne à l'Europe de l'Ouest son climat clément. Sans lui, Paris = Montréal.03:28 La fonte des glaces enraye la pompe La fonte déverse des quantités massives d'eau douce et froide qui perturbent la salinité nécessaire au fonctionnement du Gulf Stream. Ce mécanisme s'est déjà arrêté dans l'histoire de la Terre. Il peut le refaire, et vite.04:26 Paris à la même latitude que Montréal Le chiffre qui fait réfléchir : sans le Gulf Stream, la France connaîtrait les températures de Montréal. Priscille l'énonce avec une pointe d'humour : "J'ai très hâte de voir ça dans les rues, ça va être très drôle."05:03 On ne sait pas quand, mais les conditions se solidifient Honnêteté scientifique de Priscille : les données sont contradictoires, on ne peut pas dater la bascule. Mais plus on avance, plus les conditions pour un arrêt total semblent réunies.07:49 Marseille et l'investissement immobilier Gregory pose la question pratique : tous ces gens qui "descendent dans le sud", est-ce vraiment un bon investissement? Méditerranée en surchauffe, risques d'inondation, accès à l'eau. On revient sur les critères concrets.08:42 GeoRisques : le portail que tout acheteur devrait consulter Priscille présente georisques.gouv.fr comme premier réflexe avant tout achat immobilier. Adresse par adresse, tous les risques disponibles. Accessible à tous, pas réservé aux experts. Limite : données conservatrices, pas projetées sur le futur climatique.10:42 La température, facteur numéro un de qualité de vie Au-delà de l'immobilier : c'est quoi vivre dans un endroit trop chaud? La chaleur impacte le sommeil, la santé, l'habitabilité. Les grandes villes du sud, avec leurs îlots de chaleur, cumulent les désavantages. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #367 Où fera t'il bon vivre en France dans 10 ans? (partie 1) Avec Priscille Beguin (https://audmns.com/RiVPxjK) #367 Où fera-t-il bon vivre en France dans 10 ans ? Partie 2) avec Priscille Beguin (https://audmns.com/yrvNtyK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les hôpitaux accélèrent leur transformation numérique avec des usages très concrets autour de la donnée et de l'intelligence artificielle. Nasser Amani détaille comment les Hôpitaux Nord-Ouest utilisent la data pour anticiper les flux aux urgences, fluidifier les parcours patients et améliorer la prise en charge.En partenariat avec Fédération Hospitalière de France

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Google présente des agents IA capables d'agir à notre place • Un café suédois entièrement géré par une IA • Une puce quantique mille fois plus puissante • Tesla FSD autorisé en Lituanie • La voiture électrique accélère… mais les infrastructures suivront-elles ? • Les hôpitaux renforcent leur cybersécurité après des attaques massives.⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]===============Google veut réinventer la recherche avec l'IA agentiqueLors de sa conférence annuelle, Google a dévoilé une transformation majeure de son moteur de recherche, désormais propulsé par Gemini 3.5 et orienté vers des usages “agentiques”. L'utilisateur ne se contentera plus d'obtenir des réponses : il pourra déléguer des tâches complexes, comparer, réserver, surveiller des informations ou générer des outils personnalisés. Ces annonces, détaillées dans un épisode spécial sur Monde Numérique, font craindre un bouleversement profond de l'écosystème du Web et du modèle économique des médias.Spark et Omni : l'IA personnelle et créative selon GoogleAvec Gemini Spark, Google promet un assistant capable d'interagir avec nos documents personnels et d'automatiser des flux de travail entiers. Côté création, Gemini Omni franchit un cap en permettant de modifier des vidéos existantes, d'y intégrer de nouveaux éléments ou de générer des scènes complètes à partir de contenus réels. Ces avancées ouvrent des perspectives inédites pour les créateurs… mais posent aussi des questions juridiques et économiques majeures.Elon Musk débouté face à OpenAIAux États-Unis, la justice a rejeté la plainte d'Elon Musk contre OpenAI pour des raisons procédurales. Le patron de Tesla accusait l'entreprise d'avoir trahi sa mission initiale à but non lucratif. Si la décision clôt provisoirement le volet judiciaire, elle ravive le débat sur l'évolution du modèle économique d'OpenAI et ses relations avec Microsoft.ChapsVision choisi par le renseignement allemandCocorico : le service de renseignement intérieur allemand a retenu la société française ChapsVision et sa plateforme ArgonOS pour moderniser ses capacités d'analyse de données. Un revers pour l'américain Palantir et un signal fort en faveur d'une souveraineté technologique européenne accrue dans les domaines sensibles.Tesla FSD autorisé en LituanieAprès les Pays-Bas, la Lituanie autorise à son tour le déploiement du FSD supervisé de Tesla. Le conducteur doit rester vigilant, mais cette étape marque une avancée supplémentaire vers l'autonomie en Europe. La France, elle, temporise encore malgré des tests réalisés à Paris.En Suède, une IA ouvre un café… et fait n'importe quoiÀ Stockholm, un café baptisé London Café est géré par une IA nommée Mona, basée sur Gemini. Budget, recrutement, commandes : tout est piloté par l'agent autonome. Résultat : des erreurs de gestion en cascade, des achats incohérents et un déficit important. L'expérience met en lumière les limites actuelles des modèles en matière de mémoire et de cohérence opérationnelle à long terme.Une puce japonaise aux performances révolutionnairesDes chercheurs de l'Université de Tokyo ont présenté dans la revue Science un composant exploitant la spintronique et la commutation quantique. La promesse : des calculs mille fois plus rapides et une consommation divisée par cent, avec une dissipation thermique minimale. Si l'industrialisation reste à venir, cette avancée pourrait transformer l'efficacité énergétique des data centers.Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, lance un flash tech en 10 langues grâce à l'IADepuis Montréal, Bruno Guglielminetti analyse les annonces de Google et leurs implications pour les créateurs de contenus. Il présente également son nouveau flash “120 secondes de tech”, désormais disponible en dix langues grâce à un système d'agents IA développé avec la société Productivia, démontrant concrètement l'automatisation avancée de la production éditoriale.Recharge ultra-rapide : la voiture électrique change d'échelle[PARTENARIAT] Alors que les constructeurs chinois annoncent des vitesse de recharge de véhicules électriques ultra rapides, Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, détaille les défis liés aux puissances de charge, au refroidissement et à l'adaptation des réseaux électriques, dans un contexte géopolitique tendu et de transition accélérée vers l'électrique.Cybersécurité hospitalière : retour d'expérience après une attaque majeure[PARTENARIAT] À l'occasion du salon SantExpo, en partenariat avec la Fédération hospitalière de France, Nasser Amani, directeur des services numériques des hôpitaux Nord-Ouest, revient sur la cyberattaque subie en 2021. Il décrit l'arrêt brutal des systèmes, la gestion en mode dégradé et les leçons tirées pour renforcer la résilience des établissements face à des centaines de milliers de tentatives d'intrusion mensuelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage Afrique
«Ils rôdent dans les environs»: des ex-otages vulnérables face à l'insécurité dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 23, 2026 2:22


Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le staff de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvés leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes. Les victimes de ce spectaculaire kidnapping de masse ne bénéficient d'aucun accompagnement psychologique et vivent toujours dans une zone extrêmement volatile et dangereuse. Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours dans le nord-ouest du Nigeria. Reportage dans cette zone voisine du département de Borgou au nord du Bénin. De notre correspondant dans la région, De son mois de captivité, Bako est revenu choqué par le matériel technologique en possession des groupes extrémistes. Cet enseignant de l'école Saint Mary ne comprend toujours pas comment salafistes et bandits ont pu s'enraciner dans les forêts de l'État de Niger. L'ultra violence de ces criminels hante toujours Bako : « Des enfants meurent dans les cachots de ces ravisseurs. Des femmes y meurent aussi. Des milliers de personnes y sont otages. Des gens du Bénin et du Nigeria... Il y a des infirmières là-bas. Des sages-femmes sont prises aussi au piège. Au Bénin, ces groupes extrémistes ont l'habitude d'aller dans des hôpitaux pour enlever des gens. Ils savent qu'ils obtiennent de plus grosses rançons en kidnappant des personnels de santé. » Lydia est une aide cuisinière de Saint Mary. Elle aussi a été otage comme Bako. Ses deux fils âgés de moins de 5 ans ont vécu cette expérience avec elle, dans la forêt de Kainji. Ces deux bambins ne lâchent plus d'une semelle leur maman depuis leur retour. Car même libre, le quotidien de cette famille est un cauchemar : « Ce qui me préoccupe encore aujourd'hui, c'est que les meurtres n'ont pas cessé ; je n'ai donc pas l'esprit tranquille. Parfois, nous ne pouvons pas dormir chez nous parce qu'ils rôdent dans les environs ; nous devons aller dormir dans la brousse, et c'est pour cette raison que je n'ai pas l'esprit tranquille. » « Nous courons dans le noir avec nos enfants » Le jour du kidnapping de Saint Mary, Emmanuel rendait visite à son épouse, enseignante de cette école. Depuis son retour à la liberté, une nuit sur deux, le hameau où vivent Emmanuel et sa famille subit des attaques de bandits. Et comme Lydia et ses enfants, Emmanuel et sa compagne se cachent jusqu'au matin en brousse. En étouffant les pleurs de leurs deux nourrissons : « Nous courons dans l'obscurité en espérant qu'ils ne voient pas où nous nous cachons. Nous courons dans le noir avec nos enfants. Parfois, les enfants pleurent, alors nous faisons de notre mieux. Nous les choyons juste pour faire cesser les pleurs, afin que, si les bandits sont dans les parages, ils ne puissent pas découvrir où nous nous cachons. » Au bord de la rupture nerveuse, Emmanuel s'accroche à la vie. Surtout quand il se souvent de tous ces otages qu'il a croisés. Il se demande en permanence combien d'entre eux sont encore vivants. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]

Reportage Afrique
«Nous avons peur d'être tués»: les réseaux terroristes se renforcent dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 23, 2026 2:22


Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours depuis plusieurs mois dans le nord-ouest et la bande centrale du Nigeria. Plusieurs groupes terroristes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique et au groupe État islamique, mais aussi des éléments d'Ansaru et de Boko Haram, sont désormais bien enracinés dans toute cette zone. Dans l'État de Niger, ces groupes opèrent au sein de réseaux interconnectés. Des factions islamistes se sont parfois alliées à des gangs criminels profitant de cette couverture locale pour dissimuler leurs mouvements. Ils mènent des attaques dans des zones éloignées avant de se replier vers des cachettes établies au sein des communautés environnantes dans la réserve forestière de Kainji. De notre correspondant dans la région, James est le catéchumène du village d'Ifana. Depuis 202, cette localité de l'État de Niger, au Nigeria, est la cible d'attaques régulières d'un groupe de bandits. La situation s'aggrave en 2025 quand ce gang criminel mène un raid spectaculaire, obligeant James et toute sa communauté à s'enfuir à pied sur près de 30 kilomètres. « Deux hélicoptères blancs survolent la zone, puis ces deux hélicoptères blancs font des allers-retours au-dessus de la zone. Et à un moment donné, ils cessent de survoler la zone », se souvient-il. En contrôlant le ciel, le plan est imparable. Les bandits pillent les habitations du hameau où James réside avec sa famille. Ils s'occupent d'un des sites d'orpaillage proche d'Ifana. Et surtout, ces hommes armés volent de façon méticuleuse le bétail et les stocks de céréales. James confie : « Sincèrement je pensais qu'il s'agissait d'une équipe de secours, sans savoir qu'il s'agissait en fait de bandits. Quand nous avons compris qu'il s'agissait de bandits, nous étions terrorisés, car ils nous avaient encerclés au sol et volaient également au-dessus de nous ; nous avons alors perdu tout espoir de nous en sortir vivants. » Comme Ifana, Kasuwan Daji, situé sur le corridor menant à la forêt de Kainji, est un autre village martyr de l'État de Niger. Ibrahim est l'adjoint de l'imam de cette localité. Le 3 janvier 2026, un raid d'une faction salafiste extrémiste extermine 60 personnes. Les assaillants opèrent sans aucune résistance en face d'eux. Ibrahim est l'un des 15 hommes vivant encore dans les ruines de ce village à moitié détruit : « Ce matin, nous avons fui une nouvelle attaque, tandis que le gouvernement reste silencieux face à la situation sans rien faire. Il faudrait au moins envoyer des agents de sécurité dans le village pour que nous puissions dormir en paix. Les maisons ont été incendiées, nous avons déblayé les lieux pour pouvoir y rester ; cependant, nous avons peur d'être tués par eux, car les maisons encore debout sont ouvertes et n'ont pas de portes. » Après avoir payé une rançon à leurs envahisseurs, les habitants d'Ifana eux ont pu retourner sur leurs terres. Mais ces bandits occupent toujours une partie de cette localité. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3] À lire aussi«Ils rôdent dans les environs»: des ex-otages vulnérables face à l'insécurité dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]

Reportage Afrique
Nigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:17


Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente

Chronique des Matières Premières
Le Canada, un géant mondial du diamant aux mines vieillissantes

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later May 4, 2026 1:57


Le compte à rebours du secteur du diamant a commencé au Canada. Le pays est dans le top 5 des producteurs mondiaux, mais plusieurs de ses mines sont en train de livrer leurs derniers carats. Celle de Diavik, dans le nord du pays, a ainsi cessé toute activité.  La mine de diamants de Diavik vient de cesser ses activités après avoir produit, en un peu plus de 20 ans, 150 millions de carats, comme le rapporte le Financial Times, soit des milliards de dollars de revenus. Dans ce qu'on appelle les Territoires du Nord-Ouest, où sont extraits l'essentiel des diamants, deux mines sont encore en activité et devraient fermer en 2029 et en 2031. Cela fait plus de dix ans que le Canada fait partie des principaux producteurs mondiaux, avec la Russie et le Botswana. Dans le pays comme ailleurs, l'économie minière a cependant été affectée par l'effondrement des prix mondiaux des pierres précieuses. « Il y a encore du potentiel, mais au prix actuel du diamant, je ne vois pas d'investisseurs risquer les sommes nécessaires », confie un industriel du secteur. Des prix peu incitatifs Les trois mines des Territoires du Nord-Ouest du Canada n'ont guère de raison d'espérer de nouveaux investissements. Pour ne citer qu'un exemple, les projets d'expansion de la mine de Gahcho Kué, exploitée à 51% par De Beers, ont été suspendus en raison des « conditions de marché ». C'est l'argument avancé par le géant minier, qui est en pourparlers pour licencier 5% de ses effectifs du site, selon le quotidien britannique. Le diamant fait partie des produits non essentiels qui ont souffert du ralentissement de l'économie mondiale ces dernières années, et de l'inflation. L'essor du diamant synthétique a participé au bouleversement du secteur. Leur popularité n'a cessé de croître sur le marché des États-Unis, le premier pays consommateur. L'impact du diamant synthétique Ce raz de marée du synthétique a fait baisser les prix, y compris ceux des pierres naturelles. Selon l'analyste Paul Zimnisky, cité par le Financial Times, la production naturelle atteindra bientôt son niveau le plus bas depuis la fin des années 1980. De Beers a perdu environ 1,5 million de dollars par jour en 2025 et a vu sa valeur dépréciée à trois reprises en trois ans. Anglo American, sa maison mère, est toujours décidée à se séparer de sa filiale. La division diamants de Rio Tinto ne va pas beaucoup mieux : elle a enregistré une perte de 200 millions de dollars sur l'ensemble de l'année dernière, relève le Financial Times. La directrice des activités fer, titane et diamants du groupe met aussi en avant un « contexte de marché très difficile ».  Au premier trimestre, le prix des diamants bruts a chuté de 27% selon le Centre des diamants d'Anvers en Belgique, l'Antwerp World Diamond Centre, qui précise dans un communiqué que « ​​​​​​​celui du diamant taillé semble se redresser progressivement, et a augmenté de plus de 11% » par rapport à l'année dernière. 

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L'expédition Franklin, le naufrage le plus mystérieux de l'histoire : la quête de Lady Franklin (4/4)

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Play Episode Listen Later May 2, 2026 12:22


[REDIFFUSION] Découvrez dans cette saison le tragique destin de l'Expédition Franklin, une aventure qui devait percer les secrets du passage du Nord-Ouest, mais qui se transforma en l'une des plus grandes énigmes de l'exploration maritime. Que s'est-il réellement passé en 1845, lorsque les navires Erebus et Terror disparurent dans l'Arctique ? Entre conditions extrêmes, décisions fatales et indices laissés par les marins, cette histoire captivante continue d'alimenter les théories et les mystères encore aujourd'hui… La quête de Lady Franklin Londres, 1847. Depuis deux ans, les navires Terror et Erebus ont disparu. Lady Jane, épouse de Sir John Franklin, sent qu'il faut agir. Malgré le scepticisme de l'Amirauté, elle mobilise l'opinion publique, forçant les autorités à organiser une expédition de secours. Cependant, les recherches ne donnent rien. Infatigable, Lady Jane finance une cinquantaine d'expéditions, contribuant à l'exploration de l'Arctique. Mais les découvertes ne tardent pas à révéler une vérité accablante… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti  Voix : Andréa Brusque  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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L'expédition Franklin, le naufrage le plus mystérieux de l'histoire : un hiver mortel (3/4)

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Play Episode Listen Later May 1, 2026 12:13


[REDIFFUSION] Découvrez dans cette saison le tragique destin de l'Expédition Franklin, une aventure qui devait percer les secrets du passage du Nord-Ouest, mais qui se transforma en l'une des plus grandes énigmes de l'exploration maritime. Que s'est-il réellement passé en 1845, lorsque les navires Erebus et Terror disparurent dans l'Arctique ? Entre conditions extrêmes, décisions fatales et indices laissés par les marins, cette histoire captivante continue d'alimenter les théories et les mystères encore aujourd'hui… Un hiver mortel  Juin 1847. La nouvelle frappe l'équipage : le capitaine Franklin est mort. Sous le choc, les hommes se tournent vers Francis Crozier, leur nouveau commandant. Alors que les provisions diminuent et que la glace refuse de céder, Crozier sait que leur situation est désespérée. Dans ce désert de glace, ils sont seuls. Une question reste : comment survivre face à l'inéluctable ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti  Voix : Andréa Brusque  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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L'expédition Franklin, le naufrage le plus mystérieux de l'histoire : pris au piège dans l'Arctique (2/4)

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Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 12:04


[REDIFFUSION] Découvrez dans cette saison le tragique destin de l'Expédition Franklin, une aventure qui devait percer les secrets du passage du Nord-Ouest, mais qui se transforma en l'une des plus grandes énigmes de l'exploration maritime. Que s'est-il réellement passé en 1845, lorsque les navires Erebus et Terror disparurent dans l'Arctique ? Entre conditions extrêmes, décisions fatales et indices laissés par les marins, cette histoire captivante continue d'alimenter les théories et les mystères encore aujourd'hui… Pris au piège dans l'Arctique  Juillet 1845. Les HMS Erebus et Terror s'apprêtent à quitter le Groenland pour s'engager dans l'inconnu, à la recherche du mythique passage du Nord-Ouest. Franklin et son équipage avancent, confiants mais prudents, face aux glaces de l'Arctiques imprévisible. Ce sera leur dernière halte avant que le silence des mers glacées ne les enveloppe. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti  Voix : Andréa Brusque  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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L'expédition Franklin, le naufrage le plus mystérieux de l'histoire : pour la gloire de l'Angleterre (1/4)

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Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 12:11


[REDIFFUSION] Découvrez dans cette saison le tragique destin de l'Expédition Franklin, une aventure qui devait percer les secrets du passage du Nord-Ouest, mais qui se transforma en l'une des plus grandes énigmes de l'exploration maritime. Que s'est-il réellement passé en 1845, lorsque les navires Erebus et Terror disparurent dans l'Arctique ? Entre conditions extrêmes, décisions fatales et indices laissés par les marins, cette histoire captivante continue d'alimenter les théories et les mystères encore aujourd'hui… Pour la gloire de l'Angleterre  En 1845, le capitaine John Franklin et son équipage s'embarquent pour une mission audacieuse : découvrir le passage du Nord-Ouest à bord des HMS Erebus et Terror. Entre préparation minutieuse et défis arctiques, ils s'aventurent vers l'inconnu, porteurs d'un espoir qui pourrait changer l'histoire… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti  Voix : Andréa Brusque  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Religions du monde
Le pape Léon XIV au Cameroun : paix et réconciliation

Religions du monde

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans.   Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.

Religions du monde
Le pape Léon XIV au Cameroun : paix et réconciliation

Religions du monde

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans.   Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.

Revue de presse Afrique
À la Une: au Cameroun, l'appel à la paix lancé par le Pape Léon XIV

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 3:53


« Bamenda : Léon XIV sur les pas de Jean-Paul II, 41 ans après », titre le Bled parle. Le site d'information camerounais raconte « qu'à sa descente d'avion, le pape Léon XIV a été salué par une foule venue en grand nombre, plusieurs heures avant l'arrivée du successeur de Pierre ». « Au-delà de l'enthousiasme populaire, précise le Bled parle, cette visite revêt un caractère historique. Léon XIV devient le deuxième pape à se rendre à Bamenda, après Jean-Paul de en 1985 ». « Toutefois le contexte a profondément évolué, remarque le site camerounais. La région est aujourd'hui marquée par une insécurité persistante liée au conflit sociopolitique qui a causé la mort de milliers de personnes (…) Le message de Léon XIV s'est voulu résolument tourné vers la paix, comme en témoigne le thème de sa visite : "je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix "». « Sur la crise qui sévit dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest, Léon XIV a fustigé ceux qui provoquent les souffrances », explique de son côté, Actu Cameroun, qui cite les propos du pape : « Les seigneurs de la guerre font semblant de l'ignorer mais il suffit d'un instant pour détruire, alors qu'une vie entière ne suffit pas pour reconstruire ». Actu Cameroun a également rencontré une habitante de Bamenda. « Elle espère (nous dit-on) que cette arrivée du Pape et sa rencontre avec le président Paul Biya et des membres du gouvernement va ouvrir une brèche pour le dialogue entre les séparatistes et les autorités pour une issue pacifique à la crise anglophone qui dure depuis près de dix ans ».  Retransmission interrompue La presse camerounaise se fait aussi l'écho d'un incident technique qui a marqué les premières heures de la visite du pape. « Un incident survenu mercredi, raconte le Journal du Cameroun, « lors de la retransmission en direct de la visite de Léon XIV au Palais de l'Unité, les spectateurs scotchés sur le réseau CRTV, (la radio-télé camerounaise) ont observé une rupture du signal, lors du discours du souverain pontife. Image figée, pas de son pendant quelque temps, alors que le pape poursuivait son discours ». À la suite de cet incident, poursuit le Journal du Cameroun, Charles Ndongo, le directeur général de la CRTV « a présenté ses excuses aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires », évoquant « l'indisponibilité de la fibre optique, et l'instabilité du réseau internet », comme étant à l'origine de la panne.  Une version que conteste la CAMTEL. C'est à dire l'opérateur de la fibre optique, au Cameroun, la CAMTEL selon laquelle « aucune faille de réseau n'est à évoquer ». L'opérateur, « attribue ainsi le dysfonctionnement, aux choix technologiques faits par la radio télévision camerounaise, qui a décidé de ne pas choisir le réseau CAMTEL comme source principale de diffusion, à l'aéroport et au palais de l'Unité ». L'opérateur est donc mécontent et le fait savoir, « déplorant l'accusation publique et hâtive dont il a été l'objet ». Ombre au tableau Un incident que relate également Afrik.com. qui ne désigne pas de coupable mais qui s'interroge : « Incident technique ou couac diplomatique ? La CRTV et CAMTEL se renvoient la balle après l'interruption du discours papal ». Afrik.com pose également cette question : « S'agit-il d'une simple erreur humaine, d'un matériel vétuste ou d'un manque de préparation collective ? En attendant une éventuelle enquête pour établir les responsabilités, poursuit le site d'information panafricain, cet incident restera comme une ombre au tableau de la couverture médiatique de cette visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun ».

Revue de presse Afrique
À la Une: au Cameroun, l'appel à la paix lancé par le Pape Léon XIV

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 3:53


« Bamenda : Léon XIV sur les pas de Jean-Paul II, 41 ans après », titre le Bled parle. Le site d'information camerounais raconte « qu'à sa descente d'avion, le pape Léon XIV a été salué par une foule venue en grand nombre, plusieurs heures avant l'arrivée du successeur de Pierre ». « Au-delà de l'enthousiasme populaire, précise le Bled parle, cette visite revêt un caractère historique. Léon XIV devient le deuxième pape à se rendre à Bamenda, après Jean-Paul de en 1985 ». « Toutefois le contexte a profondément évolué, remarque le site camerounais. La région est aujourd'hui marquée par une insécurité persistante liée au conflit sociopolitique qui a causé la mort de milliers de personnes (…) Le message de Léon XIV s'est voulu résolument tourné vers la paix, comme en témoigne le thème de sa visite : "je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix "». « Sur la crise qui sévit dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest, Léon XIV a fustigé ceux qui provoquent les souffrances », explique de son côté, Actu Cameroun, qui cite les propos du pape : « Les seigneurs de la guerre font semblant de l'ignorer mais il suffit d'un instant pour détruire, alors qu'une vie entière ne suffit pas pour reconstruire ». Actu Cameroun a également rencontré une habitante de Bamenda. « Elle espère (nous dit-on) que cette arrivée du Pape et sa rencontre avec le président Paul Biya et des membres du gouvernement va ouvrir une brèche pour le dialogue entre les séparatistes et les autorités pour une issue pacifique à la crise anglophone qui dure depuis près de dix ans ».  Retransmission interrompue La presse camerounaise se fait aussi l'écho d'un incident technique qui a marqué les premières heures de la visite du pape. « Un incident survenu mercredi, raconte le Journal du Cameroun, « lors de la retransmission en direct de la visite de Léon XIV au Palais de l'Unité, les spectateurs scotchés sur le réseau CRTV, (la radio-télé camerounaise) ont observé une rupture du signal, lors du discours du souverain pontife. Image figée, pas de son pendant quelque temps, alors que le pape poursuivait son discours ». À la suite de cet incident, poursuit le Journal du Cameroun, Charles Ndongo, le directeur général de la CRTV « a présenté ses excuses aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires », évoquant « l'indisponibilité de la fibre optique, et l'instabilité du réseau internet », comme étant à l'origine de la panne.  Une version que conteste la CAMTEL. C'est à dire l'opérateur de la fibre optique, au Cameroun, la CAMTEL selon laquelle « aucune faille de réseau n'est à évoquer ». L'opérateur, « attribue ainsi le dysfonctionnement, aux choix technologiques faits par la radio télévision camerounaise, qui a décidé de ne pas choisir le réseau CAMTEL comme source principale de diffusion, à l'aéroport et au palais de l'Unité ». L'opérateur est donc mécontent et le fait savoir, « déplorant l'accusation publique et hâtive dont il a été l'objet ». Ombre au tableau Un incident que relate également Afrik.com. qui ne désigne pas de coupable mais qui s'interroge : « Incident technique ou couac diplomatique ? La CRTV et CAMTEL se renvoient la balle après l'interruption du discours papal ». Afrik.com pose également cette question : « S'agit-il d'une simple erreur humaine, d'un matériel vétuste ou d'un manque de préparation collective ? En attendant une éventuelle enquête pour établir les responsabilités, poursuit le site d'information panafricain, cet incident restera comme une ombre au tableau de la couverture médiatique de cette visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun ».

Journal de l'Afrique
Étape symbolique du pape Léon XIV dans l'épicentre du conflit anglophone à Bamenda, au Cameroun

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 14:40


Au deuxième jour de sa visite pontificale au Cameroun, le pape Léon XIV est à Bamenda, chef-lieu de la région anglophone du Nord-Ouest, épicentre de la crise qui déchire les deux régions anglophones du pays depuis plus d'une décennie. Le pape y a prêché la paix et la réconciliation nationale, lors d'une conférence sur la paix et une messe pontificale célébrée en plein air devant des dizaines de milliers de fidèles enthousiastes.

Revue de presse Afrique
À la Une: Léon XIV au Cameroun, une visite très politique

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 3:59


Premier discours du souverain pontife hier au Palais présidentiel à Yaoundé et premier pavé dans la mare des autorités camerounaises. Le Pape, relève Actu Cameroun, « a notamment appelé à "briser les chaînes de la corruption", un phénomène qui gangrène la société camerounaise. Un message fort à résonance politique, commente le site camerounais, qui intervient dans un contexte dans un pays où les accusations de corruption sont récurrentes. Plusieurs pontes du régime du président Paul Biya ont été incarcérés pour corruption. (…) Léon XIV a aussi appelé à la paix, à la justice et à un engagement renouvelé pour le bien commun, soulignant que la paix "ne doit pas être réduite à un slogan" ». Rappels à l'ordre… En effet, pointe Le Monde Afrique, « le discours de Léon XIV était chargé politiquement, ressemblant peu ou prou à une leçon de morale, voire à un rappel à l'ordre ». Outre son plaidoyer contre la corruption, « le message du Pape s'est même fait frontalement politique, relève le journal : "la transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l'État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance", a-t-il énoncé, avant d'enjoindre : "il est temps d'oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux" ». Et puis, remarque encore Le Monde Afrique, « face aux "profondes souffrances" provoquées "par les violences qui ont frappé certaines régions du nord-ouest, du sud-ouest et de l'extrême nord", le pape n'a cessé d'en appeler à la jeunesse. Cette insistance correspond à une réalité démographique, puisque la moitié de la population a moins de 18 ans, mais sonne, en creux, comme une critique du régime gérontocratique au pouvoir à Yaoundé, où les plus hautes fonctions sont occupées par des octogénaires et des nonagénaires ». Pour Le Journal du Cameroun, site d'information plutôt critique envers le pouvoir en place, cette visite papale est « l'occasion de faire craquer le vernis (…), de briser le silence ». Car au Cameroun, affirme le site, « contester peut conduire en prison, parfois pour des années. Depuis la présidentielle d'octobre dernier, la répression s'est intensifiée à un niveau inédit. Arrestations massives, détentions arbitraires, recours systématique aux tribunaux militaires pour juger des civils : des organisations de la société civile dénoncent une mécanique bien huilée visant à étouffer toute voix dissidente. (…) Dans ce contexte, pointe Le Journal du Cameroun, la visite du Pape Léon XIV prend une dimension hautement symbolique. Figure d'un catholicisme engagé, le pontife est interpellé comme une autorité morale capable de peser là où les voix locales peinent à se faire entendre ». Coup de projecteur sur la région anglophone du Nord-Ouest Ce jeudi, le Pape sera à Bamenda, dans cette région du Nord-Ouest endeuillée par près de dix ans de conflit entre armée camerounaise et groupes séparatistes. « Le Vatican a obtenu des leaders séparatistes une trêve de trois jours durant la durée de son séjour », relève Jeune Afrique. Commentaire de l'essayiste camerounais Jean-Bruno Tagne dans Le Point Afrique : cette étape est « sans doute le geste le plus fort de cette visite, affirme-t-il. La guerre dans les régions anglophones dure depuis près de dix ans. Elle a fait des milliers de morts, des déplacés par centaines de milliers, des enfants privés d'école. Et pourtant, c'est un conflit largement relégué au second plan. Le fait que le pape se rende à Bamenda peut contribuer à braquer les projecteurs sur cette guerre oubliée. Mais cela restera un symbole, affirme encore Jean-Bruno Tagne. La sortie de crise dépend d'abord d'une volonté politique qui, jusqu'ici, fait défaut du côté des autorités camerounaises ». Biya entendra-t-il le message papal ? Alors, avant la visite papale, pointe Le Pays à Ouagadougou, « certains acteurs de la société civile, des partis politiques d'opposition et même de l'épiscopat se sont mobilisés pour faire passer des messages. Pour eux, cette venue du Saint-Père est une aubaine pour porter leurs revendications auprès de Paul Biya qui, on le sait, ne se montre pas très réceptif à ce genre de requêtes. Cette démarche est d'autant plus compréhensible qu'en dehors du Pape, les Camerounais ne voient personne d'autre qui puisse avoir de l'ascendant moral sur leur président. Des mémorandum ont ainsi été signés et remis à des archevêques afin qu'ils plaident auprès de l'autorité papale la cause des détenus et exilés politiques ainsi que de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone ». Toutefois, s'interroge Le Pays, « Saint-Paul (Paul Biya) entendra-t-il seulement les sermons de Sa Sainteté ? Rien n'est moins sûr. Pour preuve, ces nombreuses visites papales au Cameroun, de Jean-Paul II à Benoît XVI qui ont tous devancé Léon XIV, n'ont rien changé à la politique de Biya ».

Revue de presse Afrique
À la Une: Léon XIV au Cameroun, une visite très politique

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 3:59


Premier discours du souverain pontife hier au Palais présidentiel à Yaoundé et premier pavé dans la mare des autorités camerounaises. Le Pape, relève Actu Cameroun, « a notamment appelé à "briser les chaînes de la corruption", un phénomène qui gangrène la société camerounaise. Un message fort à résonance politique, commente le site camerounais, qui intervient dans un contexte dans un pays où les accusations de corruption sont récurrentes. Plusieurs pontes du régime du président Paul Biya ont été incarcérés pour corruption. (…) Léon XIV a aussi appelé à la paix, à la justice et à un engagement renouvelé pour le bien commun, soulignant que la paix "ne doit pas être réduite à un slogan" ». Rappels à l'ordre… En effet, pointe Le Monde Afrique, « le discours de Léon XIV était chargé politiquement, ressemblant peu ou prou à une leçon de morale, voire à un rappel à l'ordre ». Outre son plaidoyer contre la corruption, « le message du Pape s'est même fait frontalement politique, relève le journal : "la transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l'État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance", a-t-il énoncé, avant d'enjoindre : "il est temps d'oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux" ». Et puis, remarque encore Le Monde Afrique, « face aux "profondes souffrances" provoquées "par les violences qui ont frappé certaines régions du nord-ouest, du sud-ouest et de l'extrême nord", le pape n'a cessé d'en appeler à la jeunesse. Cette insistance correspond à une réalité démographique, puisque la moitié de la population a moins de 18 ans, mais sonne, en creux, comme une critique du régime gérontocratique au pouvoir à Yaoundé, où les plus hautes fonctions sont occupées par des octogénaires et des nonagénaires ». Pour Le Journal du Cameroun, site d'information plutôt critique envers le pouvoir en place, cette visite papale est « l'occasion de faire craquer le vernis (…), de briser le silence ». Car au Cameroun, affirme le site, « contester peut conduire en prison, parfois pour des années. Depuis la présidentielle d'octobre dernier, la répression s'est intensifiée à un niveau inédit. Arrestations massives, détentions arbitraires, recours systématique aux tribunaux militaires pour juger des civils : des organisations de la société civile dénoncent une mécanique bien huilée visant à étouffer toute voix dissidente. (…) Dans ce contexte, pointe Le Journal du Cameroun, la visite du Pape Léon XIV prend une dimension hautement symbolique. Figure d'un catholicisme engagé, le pontife est interpellé comme une autorité morale capable de peser là où les voix locales peinent à se faire entendre ». Coup de projecteur sur la région anglophone du Nord-Ouest Ce jeudi, le Pape sera à Bamenda, dans cette région du Nord-Ouest endeuillée par près de dix ans de conflit entre armée camerounaise et groupes séparatistes. « Le Vatican a obtenu des leaders séparatistes une trêve de trois jours durant la durée de son séjour », relève Jeune Afrique. Commentaire de l'essayiste camerounais Jean-Bruno Tagne dans Le Point Afrique : cette étape est « sans doute le geste le plus fort de cette visite, affirme-t-il. La guerre dans les régions anglophones dure depuis près de dix ans. Elle a fait des milliers de morts, des déplacés par centaines de milliers, des enfants privés d'école. Et pourtant, c'est un conflit largement relégué au second plan. Le fait que le pape se rende à Bamenda peut contribuer à braquer les projecteurs sur cette guerre oubliée. Mais cela restera un symbole, affirme encore Jean-Bruno Tagne. La sortie de crise dépend d'abord d'une volonté politique qui, jusqu'ici, fait défaut du côté des autorités camerounaises ». Biya entendra-t-il le message papal ? Alors, avant la visite papale, pointe Le Pays à Ouagadougou, « certains acteurs de la société civile, des partis politiques d'opposition et même de l'épiscopat se sont mobilisés pour faire passer des messages. Pour eux, cette venue du Saint-Père est une aubaine pour porter leurs revendications auprès de Paul Biya qui, on le sait, ne se montre pas très réceptif à ce genre de requêtes. Cette démarche est d'autant plus compréhensible qu'en dehors du Pape, les Camerounais ne voient personne d'autre qui puisse avoir de l'ascendant moral sur leur président. Des mémorandum ont ainsi été signés et remis à des archevêques afin qu'ils plaident auprès de l'autorité papale la cause des détenus et exilés politiques ainsi que de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone ». Toutefois, s'interroge Le Pays, « Saint-Paul (Paul Biya) entendra-t-il seulement les sermons de Sa Sainteté ? Rien n'est moins sûr. Pour preuve, ces nombreuses visites papales au Cameroun, de Jean-Paul II à Benoît XVI qui ont tous devancé Léon XIV, n'ont rien changé à la politique de Biya ».

TOPFM MAURITIUS
Communiqué CWA : perturbations d'eau le 15 avril dans certaines régions, fourniture irrégulière jusqu'à dimanche

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 0:45


Selon Sunil Gopal, responsable de la communication de la Central Water Authority (CWA), des perturbations sont attendues dans la distribution d'eau le 15 avril 2026, entre 10 h et 15 h environ, en raison de travaux de nettoyage des conduites. Les régions concernées sont Pointe-aux-Sables, La Tour Koenig, Gros Cailloux, Canot, Albion, Petite Rivière, Montée S, Grande Rivière Nord-Ouest, Coromandel, Richelieu, ainsi que les régions avoisinantes. Des irrégularités dans la fourniture d'eau pourraient persister même après les travaux, jusqu'au dimanche 19 avril 2026. Les habitants sont appelés à prendre leurs précautions, notamment en stockant de l'eau durant cette période. Des camions-citernes seront déployés dans les zones affectées, tandis que des équipes de la CWA seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des opérations. En cas de besoin, le public est invité à contacter le 170.

Invité Afrique
Tournée africaine du pape Léon XIV: «Le dialogue inter religieux est capital dans la mission chrétienne»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 5:02


Ce lundi 13 avril le pape débute une tournée en Afrique. Léon XIV se rend d'abord en Algérie, puis au Cameroun, en Angola et enfin en Guinée Équatoriale. Onze jours de visite, 18 000 kilomètres et 7 messes… Il s'agit de sa première grande tournée internationale, après son voyage en Turquie et au Liban fin 2025, sur un continent où vivent aujourd'hui plus de 20% des fidèles catholiques du monde. Une priorité pour le Vatican selon Pierre Diarra, docteur en théologie, histoire des religions et anthropologie religieuse. RFI : Pierre Diarra, en choisissant le continent africain pour cette tournée qui s'annonce très dense, quel est le message du Vatican ? Pierre Diarra : Ce sera évidemment un message important pour les Africains, à savoir que le continent africain a fait un accueil généreux, j'ai envie de dire, au christianisme, et c'est important que le premier responsable des chrétiens puisse aller leur rendre visite. Donc, je pense qu'on est dans la continuité du pape François, de Jean-Paul II, de Benoît XVI. Est-ce que c'est un continent que connaît le pape Léon XIV ? Oui, en tant que responsable des Augustiniens, il y est déjà allé. Il veut prendre le temps de discuter avec les Africains, de prier avec eux et de délivrer un certain nombre de messages. La première étape, c'est donc l'Algérie. C'est la première visite d'un pape dans ce pays où l'islam est religion d'État, les catholiques y sont très minoritaires. Pourquoi ce choix ? Ce choix est important dans la mesure où le dialogue interreligieux est capital, j'ai envie de dire incontournable, dans la mission chrétienne. Et puis c'est un pays qui est important du point de vue de l'histoire du christianisme. Saint-Augustin a vécu entre 354 et 430. Augustin a été évêque d'Hippone, Annaba dans l'actuelle Algérie. Pour cette étape algérienne, le programme à ce stade ne prévoit pas un déplacement à Thibérine, là où sept moines avaient été enlevés puis assassinés il y a 30 ans. Non, mais c'est sous-entendu dans la mesure où le dialogue inter religieux, c'est aussi tout un message à apporter à tout un peuple, par rapport à une construction d'un pays où tout le monde, toutes les forces sont invitées pour que les choses se passent le mieux possible, aussi bien dans les relations à l'intérieur du même pays, à l'intérieur des groupes sociaux, dans les familles, mais aussi au niveau international. Deuxième étape : le Cameroun, avec notamment un déplacement sous haute sécurité à Bamenda, dans le Nord-Ouest anglophone. C'est l'épicentre du conflit qui oppose le gouvernement aux forces séparatistes. C'est un signal symbolique de la part du pape Léon XIV, ou politique ? Oui, c'est symbolique et politique à la fois. Parce que le Cameroun, c'est un pays, j'ai presque envie de dire, qui rassemble toute l'Afrique symboliquement, dans la mesure où le Cameroun a été d'une certaine manière, et pour faire court, colonisé par les Allemands, les Anglais et les Français. Et il y a la division qui peut s'opérer. Il y a une multitude de langues, on pourrait dire une multitude de peuples au Cameroun.  Et donc, il est important qu'il y ait une certaine unité et qu'ensemble, ils forment le même pays et qu'ils travaillent pour l'avenir de ce pays. Donc, aller sur un lieu où on a l'impression que c'est la division qui prime, ou en tout cas les difficultés de conciliation et de réconciliation qui priment, eh bien c'est symboliquement fort. Et le message du pape, effectivement, pour le Cameroun, ce sera l'unité, l'unité de tous ceux qui travaillent pour l'avenir du Cameroun. Alors, en ce qui concerne l'Angola, là ce sera plutôt sur des thématiques sociales que le pape est attendu, autour des ressources, des inégalités. C'est un thème cher à Léon XIV ? Oui, c'est un thème cher, mais ça renvoie aussi, il me semble, du point de vue de l'histoire à cette partie de l'Afrique avec le Congo et l'Angola qui ont été évangélisés, figurez-vous, dès le XVᵉ siècle. Et puis, en Guinée équatoriale, il va aussi probablement être question d'espérance. Comment, dans un pays où il y a des difficultés socioculturelles, est-ce que le christianisme aide les populations à transformer leur quotidien et à vivre avec un peu plus d'espoir, un peu plus d'espérance ? Certaines voix se sont élevées pour dire : « Attention, cette visite du Pape pourrait être instrumentalisée politiquement, certains pourraient s'en servir de caution ». Comment le pape peut-il éviter cette possible récupération selon vous ? Alors, évidemment, partout où le pape va, chacun essaie de voir ce qu'il peut prendre comme profit. Je pense qu'il ne vient pas simplement pour une population, il vient pour tout le monde. Et si chacun sait lire entre les lignes et écouter attentivement le pape, il va savoir qu'il y a des efforts à faire dans sa vie personnelle. Et au niveau des premiers responsables du pays, évidemment, eux aussi seront interpellés, d'autant plus qu'ils sont chrétiens. Donc, je ne pense pas que le pape va aller approuver l'une ou l'autre chose. Il va proposer des défis à relever auprès des pauvres, auprès des petits, auprès de ceux qui sont défavorisés, et faire comprendre aux premiers responsables qu'il y a des choses à faire si on veut que le pays et les biens du pays servent au bien commun. Ce sont des défis à relever et j'ai presque envie de dire que chacun va en avoir pour son grade et chacun va être interpellé par l'Évangile que le pape va venir proposer. À lire aussiLéon XIV en Afrique: les enjeux de la tournée du «pape le plus africain que nous ayons eu»

Lesfrancais.press's Podcast
Élections consulaires à San Francisco : Loïc Le Gland veut renforcer la voix des Français du Nord-Ouest

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 15:11


Partagez votre opinion avec la rédactionÀ l'approche des élections consulaires, les Français établis dans la circonscription de San Francisco sont appelés à voter pour désigner leurs conseillers des Français de l'étranger. Tête de liste « Ensemble avec les Français du Nord-Ouest », Loïc Le Gland revient sur les enjeux de ce scrutin encore méconnu, les défis propres à ce territoire immense et ses priorités pour les années à venir.Pub FRANCE PAY ETE 2026Support the show

Cultures monde
Du palais à la prison : Au Pérou, la valse des présidents corrompus

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 58:47


durée : 00:58:47 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Soupçonné de trafic d'influence aggravé, José Jeri est devenu en février 2026 le huitième président péruvien poursuivi par la justice depuis 2001. Faut-il y voir un signe d'indépendance de la justice et de vitalité démocratique ou bien le symptôme d'un système politique corrompu et fragilisé ? - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Tania Romero Barrios Doctorante à l'université Paris 8 Vincennes Saint-Denis - Pôle Nord-Ouest; Arthur Morenas Chercheur post-doctoral à la Casa Velasquez, chercheur associé à l'Institut Français d'Etudes Andines (IFEA); Carla Granados Moya Doctorante au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA) de l'université Sorbonne-Nouvelle

L'univers paranormal de Christian Page
Swift Runner, le cannibale

L'univers paranormal de Christian Page

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 45:42


Au printemps de 1879, un autochtone du nom de Ka-Ki-Si-Kutchin ― que les colons surnomment Swift Runner ― rentre au village de Saint-Albert (Alberta). Sa femme, lui et leurs six enfants ont passé l'hiver dans un camp installé plus au nord. Les villageois sont surpris de le voir seul. Lorsqu'ils l'interrogent sur sa famille, Swift Runner répond que l'hiver a été rude ; que ses enfants sont morts de faim et que sa femme s'est suicidée. Son histoire en laisse plus d'un sceptique. Les enquêteurs de la Police des Territoires du Nord-Ouest (l'ancêtre de la GRC) ouvrent une enquête. Les recherches vont mettre à jour une série de crimes épouvantables. Mais est-ce Swift Runner qui a commis ces meurtres ou son dangereux alter ego : le Wendigo ? Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Un jour dans le monde
Au Nigéria, des villages attaqués par l'Etat islamique

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 3:29


durée : 00:03:29 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le pays est traversé par de plus en plus de massacres, hier deux villages dans le Nord-Ouest du Nigéria ont été pris d'assaut par des djihadistes, affiliés à l'Etat islamique selon les autorités. Au moins 170 personnes ont péri sous les balles des terroristes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Au Nigéria, des villages attaqués par l'Etat islamique

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 3:29


durée : 00:03:29 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le pays est traversé par de plus en plus de massacres, hier deux villages dans le Nord-Ouest du Nigéria ont été pris d'assaut par des djihadistes, affiliés à l'Etat islamique selon les autorités. Au moins 170 personnes ont péri sous les balles des terroristes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Revue de presse Afrique
À la Une: la Somalie au lendemain des premières élections locales à Mogadiscio depuis près de 60 ans

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 4:20


« Les impossibles élections au suffrage universel », titre Le Monde Afrique. Dans une crise politique et sécuritaire, le pays essaye de renouer avec ce mode de scrutin abandonné il y a plus de cinquante ans, à l'occasion de ces élections locales organisées jeudi. Près de 400 000 électeurs inscrits étaient attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils devaient départager 1 600 candidats pour 390 sièges locaux. Ce suffrage universel est « une réforme ambitieuse mais semée d'embûches », commente Le Monde Afrique. Et, pour comprendre pourquoi, il convient de faire un point sur l'histoire de la Somalie. En 1969, le coup d'État de Siad Barré a aboli le vote direct et mis en place un système électoral indirect pour les élections législatives et présidentielles qui est fondé sur la représentation des chefs de clan. En 2024, le président Hassan Cheikh Mohamoud a promis d'abandonner ce système d'ici mai 2026, date de la prochaine élection présidentielle à laquelle il est candidat, « mais la transition s'annonce périlleuse », analyse Le Monde Afrique. Le retour au suffrage direct est qualifié par certains de stratégie du président pour prolonger son règne. Les principaux partis d'opposition ont boycotté le scrutin, accusant le gouvernement fédéral de « processus électoraux unilatéraux ». « Sous couvert de démocratisation, la réforme institutionnalise un régime présidentiel », analyse pour sa part le chercheur Mohamed Daud Ismail dans le journal. « Le président pourra notamment évincer son vice-président, une disposition susceptible de rompre l'équilibre clanique actuel – [parce que] traditionnellement, le chef de l'État et le Premier ministre doivent appartenir à des clans différents. » Mustafa Osman Farah, chercheur à l'institut somalien Balqiis souligne : « Le processus n'est pas inclusif ; tout se décide à Mogadiscio, sans en aviser les autres régions. » En raison de ce scrutin contesté, le risque de partition du pays augmente. Le suffrage universel est par ailleurs déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n'a jamais été reconnue au niveau international, rappelle Courrier International, qui mentionne au passage l'AFP. À lire aussiSomalie: le scrutin local historique, au suffrage universel direct, s'est déroulé dans le calme   En Guinée-Bissau, des libérations « sélectives » ? La Guinée-Bissau fait aussi parler ce matin. Dans le pays, six opposants ont été remis en liberté mardi, après le coup d'État qui a eu lieu le 26 novembre, veille de la proclamation attendue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives. Des militaires ont renversé le mois dernier le président Umaro Sissoco Embalo, au pouvoir depuis 2020. Le processus électoral a été interrompu. « Depuis lors, la situation politique demeure tendue dans ce pays lusophone d'Afrique de l'Ouest », explique Sahel Intelligence. « La junte libère six détenus mais maintient en prison les leaders de l'opposition », commente Afrik.com. « Une stratégie qui conforte la thèse d'une manœuvre orchestrée pour confisquer la victoire électorale au profit du clan Embalo. » Juste avant ces libérations, une délégation sénégalaise conduite par le ministre des Affaires étrangères était venue plaider pour la libération des prisonniers. Les libérations ont par la suite fait l'objet d'« une annonce » présentée comme « un signe de bonne foi » mais qui sent « la combine diplomatique », explique Afrik.com. Les principales figures de l'opposition demeurent sous les verrous. Domingos Simões Pereira, leader historique du PAIGC, reste incarcéré. Fernando Dias, candidat indépendant qui revendique la victoire à la présidentielle du 23 novembre, est toujours retranché à l'ambassade du Nigeria où il a obtenu l'asile. Des libérations sélectives qui renforcent les soupçons de connivence entre les putschistes et l'ancien pouvoir. « Les éléments troublants s'accumulent depuis le 26 novembre. Le général Horta N'Tam, investi président de transition, était le directeur de cabinet et chef d'état-major promu par Embalo lui-même. Le nouveau chef des armées, le général Tomas Djassi, occupait également un poste clé auprès du président déchu. » Par ailleurs, le timing du putsch interrogeait aussi dès le départ car il est survenu la veille de l'annonce des résultats provisoires, alors que les estimations donnaient Fernando Dias vainqueur. À lire aussiGuinée-Bissau: des prisonniers du coup d'État relâchés, les principaux opposants restent en prison En Centrafrique, les élections de dimanche « sous haute influence des paramilitaires russes » Alors qu'en Centrafrique des élections sont prévues ce dimanche, « les paramilitaires russes, héritiers du groupe Wagner, s'affichent comme garants de la sécurité du scrutin et pilier du régime Touadéra, entre stabilisation et dépendance accrue à Moscou », souligne Afrik.com. Moscou revendique le désarmement de quelque 2 000 rebelles depuis le début de l'année « et reçoit des marques publiques de gratitude de la part de certaines populations ». Un constat à bien nuancer, appuie Afrik.com : « Malgré une stabilisation relative depuis les accords de paix de Khartoum en 2019, des poches de violence persistent notamment dans l'Est et le Nord-Ouest du territoire ». À l'approche des élections présidentielles, législatives, municipales et régionales, « cette présence massive, loin de dissiper toutes les inquiétudes, interroge sur la dépendance croissante de Bangui vis-à-vis de Moscou, et sur les conditions dans lesquelles se déroule ce scrutin crucial pour l'avenir politique du pays ».

Ah ouais ?
Comment le réchauffement climatique a donné naissance à une nouvelle espèce animale

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 2:02


Cette espèce a été découverte le 26 avril 2006, dans le Nord-Ouest du Canada. Ce jour-là, un chasseur abat un ours blanc et découvre, en se rapprochant, un animal jamais vu. Il a une tête plutôt ronde, ce qui n'est pas le cas des ours polaires, des griffes très longues et des taches brunes autour des yeux et sur le corps... Après une analyse d'échantillons effectuée par un labo spécialisé de Vancouver, le verdict tombe. Ce n'est ni un ours blanc, ni un grizzly, c'est les deux : un ours hybride ! Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Présidentielle en RCA: «Apaiser le climat politique et construire une véritable économie» dit A-G. Dologuélé

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 11:45


Une élection présidentielle se tient en Centrafrique le 28 décembre prochain. Le président sortant, Faustin-Archange Touadera, est candidat pour un troisième mandat, mais il va affronter notamment un poids lourd de l'opposition, l'ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé, qui l'avait mis en ballotage en décembre 2015, un expert des questions économiques et financières. Quel est son programme pour sortir les Centrafricains de la pauvreté ? En ligne de Bangui, le candidat Dologuélé, qui dirige l'Union pour le Renouveau Centrafricain, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Anicet-Georges Dologuélé si vous êtes élu, quelles seront vos deux priorités ? Anicet-Georges Dologuélé : La première chose, c'est qu'il faut apaiser le climat politique qui est très lourd. Redonner confiance aux Centrafricains d'abord en eux-mêmes et ensuite vis-à-vis des institutions républicaines de l'administration publique. Parce que la neutralité de l'administration et des institutions commence à devenir un lointain souvenir. Ensuite, la deuxième chose, c'est de construire une véritable économie en prenant des mesures pour inciter le secteur privé national comme étranger, parce que sans secteur privé, ça restera un pays très pauvre et nous recommencerons avec les mêmes problèmes, comme nous le faisons depuis des décennies. Je vois par exemple Monsieur Touadéra qui est au pouvoir depuis maintenant dix ans. Il y a des centaines d'hommes d'affaires qui sont venus à Bangui, aucun ne s'est installé parce que la seule chose qu'on fait, c'est qu'on les rackette. Il est grand temps de respecter les investisseurs qui viennent, à travers la justice, à travers les règles, et puis de faire en sorte qu'ils gagnent de l'argent et que le Centrafricain gagne, et que les populations aussi se retrouvent à l'aise.  Vous critiquez beaucoup le bilan du président sortant. Mais il y a cinq ans, lors de la dernière présidentielle, plus de la moitié du territoire était sous le contrôle des rebelles. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Est-ce que Faustin-Archange Touadéra n'a pas ramené la paix dans votre pays ? Dans un pays où il y a 14 000 casques bleus, où il y a plus de 3 000 forces spéciales alliées, c'est normal. Et puis, en face, vous avez des groupes armés qui finalement ont des revendications très floues et qui se sont plus transformés en groupes qui s'intéressent aux ressources naturelles qu'aux questions politiques. Donc, ça n'a pas été compliqué d'en venir à bout.  Oui, mais tout de même, ces accords qui ont été signés entre le pouvoir centrafricain et les mouvements rebelles, comme les 3R, comme l'UPC et tout récemment le MPC, est-ce que ce n'est pas à mettre à l'actif du président Touadéra ?  Nous verrons pendant les élections si ces accords ont été efficaces, parce que ces groupes armés comme les 3R n'ont été que très peu démobilisés. Moi, je suis de la région du Nord-Ouest du pays. Il y a encore beaucoup d'hommes en armes qui circulent, qui effraient les populations. J'espère que les accords, c'est effectivement pour la paix et non pas pour empêcher que des candidats comme moi fassent campagne dans des régions très peuplées comme le Nord-Ouest, qui représente mon bastion électoral.  Depuis le départ des militaires français, ce sont les militaires russes qui occupent une très grande place dans votre pays. Si vous êtes élu, est-ce que vous leur demanderez de rester ou de partir ? Je ne pense pas qu'ils occupent une grande place. Nous avons des relations naturellement avec la Fédération de Russie, mais ce n'est pas une raison pour dire que Wagner est un groupe composé de soldats russes. Et donc, moi, les relations avec la Russie, je suis demandeur. Je suis preneur. La sécurité avec l'armée des pays amis, quels qu'ils soient, je suis d'accord. La sécurité avec des mercenaires, c'est à discuter.  Vous n'êtes pas satisfait de ce que font les hommes de Wagner aujourd'hui dans votre pays, c'est ça ?  Aucun Centrafricain n'est satisfait de la brutalité. Aucun Centrafricain ne se satisfait du fait que des richesses sortent du pays sans 1 centime pour le Trésor.  Et si les hommes de Wagner sont remplacés par des hommes d'Africa Corps, la nouvelle unité officielle de la Russie en Afrique, que diriez-vous ? Eh bien, je ne suis pas encore au pouvoir. Quand j'y serai, je discuterai avec la Fédération de Russie. On trouvera des solutions mieux adaptées.  Craignez-vous la fraude ? Le 28 décembre, est ce que vous êtes prêt à unir vos forces avec celles de l'ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra pour surveiller tous les bureaux de vote du pays le jour du scrutin ? Ah oui, je suis prêt à unir mes forces avec tous les démocrates, candidats comme Henri-Marie Dondra ou non candidats, pour faire un bloc et empêcher que Monsieur Touadéra vole encore les élections pour rester sept ans à la tête du pays.  Et si Faustin-Archange Touadéra est mis en ballotage par Henri-Marie Dondra ou par vous-même, est ce que vous envisagez un accord de désistement entre Dondra et vous pour le deuxième tour ?  Il faut que Monsieur Touadéra, après dix ans de pouvoir, puisse prendre sa retraite et avoir une vie paisible d'ancien chef d'État. Et si nous conjuguons nos efforts pour y arriver, c'est une excellente chose pour tous les Centrafricains. À lire aussiCentrafrique: le président Faustin-Archange Touadéra défend son bilan   À lire aussiCentrafrique: l'opposant Henri-Marie Dondra envisage de «reconcilier le pays et lutter contre la pauvreté»

mâmawi musique
Épisode 410 : Susan Aglukark

mâmawi musique

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 19:36


Cette semaine, Moe Clark nous présente l'importante artiste inuk Susan Aglukark, qui mélange une musique folk inuit avec une pop teintée de country. Née à Churchill, au Manitoba, elle a grandi à Arviat, dans les Territoires du Nord-Ouest, et est active sur la scène musicale depuis plus de 35 ans. Assistante à la recherche Geraldine Eguiluz. Photo : Denise Grant

Les Nuits de France Culture
Le passage du Nord-Ouest

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 86:12


durée : 01:26:12 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1981, Michèle Cohen avait convié le navigateur Willy de Roos à venir raconter son exploit et à retracer l'histoire de la recherche du passage du Nord-Ouest. Le philosophe et marin Michel Serres soulignait l'importance de la notion de passage entre la philosophie et les sciences. - réalisation : Louise Devillard - invités : Michel Serres Philosophe

Si loin si proche
Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Nov 30, 2025 48:30


On met les voiles direction l'Arctique, sur des eaux parsemées d'icebergs, de glaces éparses et dérivantes au gré des vents et des courants, en compagnie de l'intrépide navigateur français Sébastien Roubinet et de la documentariste Zoé Lamazou.  Le Français Sébastien Roubinet n'a jamais perdu le Nord. Mieux, il l'a trouvé... Ainsi, depuis quarante ans, il navigue sur les mers et depuis plus de vingt ans, il retourne inlassablement à l'Arctique, toujours à la voile, enchaînant là-bas les expéditions et les défis les plus insensés. Sorte de «Géo Trouvetou» du Pôle Nord, cet enfant des Cévennes monté très tôt sur les bateaux, sera en 2007, le premier à franchir, à la voile, le très convoité passage du Nord-Ouest, entre Pacifique et Atlantique, sur près de 5 000 miles nautiques, à bord de Babouche, un curieux bateau hybride, mi-catamaran, mi-char à voile. Car Sébastien a compris qu'il lui fallait glisser sur l'eau mais aussi la glace…  Après quoi, il va s'entêter à trois reprises à traverser à la voile «le dernier océan qui ne l'a jamais été» : l'océan Arctique. Cette série d'expéditions vont alors le confronter aux bouleversements climatiques profonds que subit cette région polaire et lui faire revisiter le sens de l'exploit, déjà relatif chez cet «homo polaris» plutôt discret. Car s'il est connu des aventuriers polaires, Sébastien Roubinet a toujours refusé l'habit d'explorateur bardé d'équipements ou de sponsors, affichant une liberté et une indépendance d'esprit tenace. Parce qu'il a plus cherché la lumière au Nord que dans les médias, les Éditions Paulsen viennent de publier, en France, un récit de vie et d'aventures en mer, consacré à Sébastien Roubinet. «Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord», c'est le nom de ce livre écrit par la documentariste et autrice française Zoé Lamazou, elle aussi grande amoureuse des contrées polaires et du voyage libre et sans attaches.  Cap au Nord donc avec deux co-équipiers de choix, pour dire la beauté et la fragilité de ce monde boréal.    À lire :- «Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord», de Zoé Lamazou. Éditions Paulsen. 2025- «Une saison de chasse en Alaska», de Zoé Lamazou. Éditions Paulsen. 2014 - Le site internet de Sébastien Roubinet. 

La Traque
BABABAM ORIGINALS | L'expédition Franklin, le naufrage le plus mystérieux de l'histoire

La Traque

Play Episode Listen Later Nov 16, 2025 38:05


Le dimanche, c'est l'occasion de (re)découvrir les autres formats de Bababam. Aujourd'hui c'est le tour des Fabuleux Destins, le podcast pour découvrir des histoires vraies et étonnantes, racontées par Andréa Brusque. Première diffusion : octobre 2024. (Re)découvrez le tragique destin de l'Expédition Franklin, une aventure qui devait percer les secrets du passage du Nord-Ouest, mais qui se transforma en l'une des plus grandes énigmes de l'exploration maritime. Que s'est-il réellement passé en 1845, lorsque les navires Erebus et Terror disparurent dans l'Arctique ? Entre conditions extrêmes, décisions fatales et indices laissés par les marins, cette histoire captivante continue d'alimenter les théories et les mystères encore aujourd'hui… ⁠⁠Découvrez d'autres fabuleux destins ici Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti  Production : Bababam  Voix : Andréa Brusque  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

ONU Info

Dans cet extrait sonore, Ettore Lancellotti, spécialiste de la FAO, décrit l'ampleur des dégâts laissés par l'ouragan Melissa. Selon les évaluations rapides du ministère de l'Agriculture, appuyées par la FAO, les pertes représentent entre 30 et 60 % de la production, soit au moins 50 millions de dollars de pertes dans les zones les plus touchées.Dans le Grand Sud, le Nord-Ouest et l'Artibonite d'Haïti, le cyclone Melissa a provoqué une semaine de pluies intenses. Les sols ont été saturés, les rivières ont débordé, et la mer est remontée en plusieurs points. De larges parts de maïs, plantain et haricots ont été perdues. Les canaux d'irrigation et les pistes rurales ont été endommagés. Des centaines de nasses et filets de pêche ont été emportés, et des milliers de têtes de bétail ont péri.Même avant Melissa, Haïti comptait 5,7 millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë, dont plus de la moitié dans les zones frappées.« Sans réponse rapide sur les moyens d'existence », avertit Ettore Lancellotti, « les ménages les plus vulnérables risquent de plonger plus profondément dans la crise ».Selon la FAO 1,45 million de personnes vivant de l'agriculture ont été gravement affectées. L'agence prévoit la distribution de kits d'appui à la production vivrière d'urgence, la réhabilitation des infrastructures rurales, et lance avec le ministère une enquête rapide pour mesurer précisément l'impact.(Extrait sonore : Ettore Lancellotti, spécialiste de la FAO en Haïti ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Revue de presse Afrique
À la Une: «deux» présidents au Cameroun

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 4:07


C'est du moins ce qu'affirme l'opposant Issa Tchiroma Bakary, dont les propos sont rapportés notamment par le Journal du Cameroun. « Issa Tchiroma Bakary mentionne l'existence d'un "président élu par le peuple camerounais", c'est-à-dire lui-même, et "un président nommé par le Conseil constitutionnel", c'est-à-dire Paul Biya ». Reste que dans le même temps, pointe le Journal du Cameroun, « les institutions préparent l'investiture de Paul Biya. (Ce sera ce jeudi à midi). Ce vent contraire qui souffle sur les déclarations de l'opposant, qui continue (donc) de contester les résultats officiels du scrutin, pousse à se demander jusqu'où il pourra aller. Lui qui, pressentant son arrestation prochaine, est annoncé avoir pris ses quartiers dans un pays voisin, affirme le site camerounais. Et dont certains soutiens, en particulier les avocats Me Michèle Ndoki et Me Felix Agbor Balla, ont aussi préféré s'exiler pour éviter le sort réservé à certains leaders comme Anicet Ekane, Djeukam Tchameni, le Pr Aba'a Oyono et bien d'autres soutiens de l'opposant qui sont en détention depuis quelques jours ». Issa Tchiroma Bakary au Nigeria ? Issa Tchiroma Bakary serait donc à l'étranger, en l'occurrence au Nigeria. C'est ce que croient savoir plusieurs sites d'information, notamment Actu Cameroun qui publie une lettre du cinéaste camerounais Jean-Pierre Bekolo. Une lettre adressée au président nigérian, Bola Tinubu, et dans laquelle il lui demande de ne pas livrer Issa Tchiroma Bakary au régime de Yaoundé. En voici un extrait : « ne cédez pas à une demande d'extradition qui livrerait non pas un homme à ses bourreaux, mais, en mépris de la justice et de la conscience humaine, tout un peuple camerounais qui a voté pour lui. Lorsque le régime de Yaoundé viendra invoquer le droit, rappelez-lui ses propres violations du droit international et des droits fondamentaux ». Tensions et répression « Malgré le calme précaire observé à Yaoundé, le pays reste traversé par les tensions nées de la contestation des résultats de la présidentielle du 12 octobre. C'est ce que constate Jeune Afrique. Les vidéos montrant des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre continuent d'affluer sur les réseaux sociaux. Hier, la plupart des grandes villes du pays ont vécu leur troisième journée "ville morte", à la suite de l'appel lancé en fin de semaine dernière par Tchiroma Bakary, dont il est difficile de quantifier le suivi ». Le site Actu Cameroun donne des chiffres : plus de 2000 personnes auraient interpellées et seraient gardées à vue dans les prisons camerounaises. C'est ce rapporte Me Alain Ndam, coordonnateur du Collectif de défense des régions du Centre et du Sud, un collectif d'avocats. D'après lui, nombre de personnes arrêtées seraient blessés et un tiers d'entre elles seraient des mineurs. Biya « imperturbable » En tout cas, ce jeudi donc, « Paul Biya va prêter serment comme président du Cameroun pour la neuvième fois », relève le Journal du Cameroun. « Cela fait déjà 43 ans que le rituel se répète dans des contextes différents. D'abord pour succéder au président démissionnaire, puis pour avoir la légitimité populaire après la succession de 1982, plus tard pour confirmer son leadership dans un espace pluraliste après 1990 et enfin pour consolider sa domination sur la scène politique nationale depuis les années 2000. (…) Et cette année, les violences post-électorales viennent installer de nouveaux défis sociopolitiques ainsi qu'économiques à l'entame du huitième mandat ». Paul Biya qui reste « imperturbable », pointe Le Pays au Burkina Faso. « Il n'a jamais été aussi proche, à 92 ans et après plus de quatre décennies de règne, de réaliser son rêve de mourir au pouvoir et de bénéficier d'obsèques nationales. Quant au renouveau générationnel, il pourra toujours attendre au Cameroun, où le peuple est dans la résignation au point de s'en remettre à l'œuvre de Dame nature pour espérer voir arriver l'alternance ». Défis majeurs… « Et chaque jour davantage, relève Le Monde Afrique, jusque dans les rangs du pouvoir, on doute de la capacité de Paul Biya de pouvoir répondre aux multiples défis du pays. Des défis pourtant majeurs et pas seulement socio-économiques. Les régions anglophones et séparatistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest affichent un calme trompeur, imposé par la force publique. L'Extrême-Nord reste vulnérable aux intrusions des groupes islamistes basés au Nigeria voisin. C'est l'unité même du pays qui est en jeu. Une unité menacée dont le président rabâche pourtant à longueur de slogans qu'il en est le meilleur garant ».

Journal d'Haïti et des Amériques
Utiliser les savoirs ancestraux pour protéger l'Amazonie

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 30:00


Plongée au cœur de l'Amazonie avec Lucile Gimberg du service environnement de RFI en français et Lucia Muzell de la rédaction en brésilien. À l'approche de la COP 30 qui s'ouvrira dans quelques jours au Brésil, Anne Cantener reçoit les deux reporters qui reviennent de ce territoire immense. Elles signent toute une série de reportages disponibles sur le site internet de RFI en français et en brésilien. Les deux journalistes ont été marquées par la richesse et l'importance des savoirs traditionnels des communautés autochtones, en particulier en ce qui concerne la gestion de la forêt amazonienne. Il faut garder en tête que «c'est aussi et surtout une zone de rivières. L'eau fait vraiment partie du quotidien», souligne Lucile Gimberg. «Il y a également de nombreuses villes, comme Belém. 28 millions de personnes vivent en Amazonie», ajoute Lucia Muzell. Les premières traces d'habitat remontent à 12.000 ans et on peut s'inspirer des modes de vie des peuples originels pour protéger la nature, expliquent les reporters. «Par exemple, il faut rediversifier notre alimentation», explique Lucile Gimberg. «Ces peuples mangeaient 37 espèces de poissons !» Ces savoirs ancestraux sont d'ailleurs toujours utilisés aujourd'hui dans les communautés qui s'efforcent de les transmettre aux jeunes générations. Mais leur travail n'est pas toujours suffisamment reconnu et valorisé, notamment au niveau économique. Vidéo : Amazonie : et si l'avenir passait par la bioéconomie ? - RFI  Amazônia: a equação delicada entre preservação e combate à pobreza - Planeta Verde  COP30: Nas comunidades tradicionais amazônicas, clima mais quente já assusta e mobiliza adaptação - Planeta Verde   Melissa : deuil national en Haïti Le Nouvelliste parle d'une trentaine de morts mais là encore, les chiffres devraient augmenter. Trois jours de deuil national ont été décrétés, à partir de ce lundi (3 novembre 2025), nous apprend Gazette Haïti. «Durant cette période, le drapeau national sera mis en berne sur tout le territoire, les discothèques et établissements assimilés resteront fermés, et les médias seront invités à adapter leur programmation avec de la musique et des émissions de circonstance», explique le journal. Six départements du pays restent en état d'urgence : le Sud, le Sud-Est, la Grand-Anse, les Nippes, l'Ouest et le Nord-Ouest, et ce pour une durée, de trois mois.   À écouter aussiHaïti : à Petit Goâve, les habitants encore sous le choc après le passage de Melissa Les États-Unis débloquent trois millions de dollars pour Cuba Cet argent destiné en priorité aux habitants des régions orientales de l'île, les plus touchées par Melissa, sera distribué par l'Église catholique, relève 14 y Medio. Ce choix de l'Église catholique, «une institution avec une présence territoriale, crédible et bien vue par la population», précise le journal, met le gouvernement cubain «dans une situation difficile». Ce qui explique l'absence de réactions officielles des autorités face à cette offre de bons services.   À lire aussiL'ouragan Melissa a touché Cuba mais perd de la puissance, rétrogradé en catégorie 3 Une majorité d'Américains estiment que Donald Trump va trop loin Selon un sondage effectué par Ipsos pour le Washington Post et ABC, près de deux-tiers des personnes interrogées jugent que le président outrepasse ses pouvoirs. Près de 60% des Américains ont une opinion défavorable de Donald Trump. Un taux d'insatisfaction jamais atteint depuis janvier 2021 et l'attaque du Capitole, fait remarquer le Washington Post. Principales raisons de ce mécontentement : les tarifs douaniers, et l'économie en général, et comment Donald Trump gère le gouvernement fédéral. En revanche, sur les questions d'immigration et de diversité, la société américaine semble divisée. La moitié des personnes sondées juge que Donald Trump va trop loin et l'autre moitié estime que ce qu'il fait est bien ou qu'il ne va pas assez loin. Dernier enseignement intéressant de ce sondage : les démocrates ne bénéficient pas de ce mécontentement. Près de 7 Américains sur 10 estiment que le parti est déconnecté de leurs vies. C'est 6 sur 10 pour les Républicains. Ceux qui désapprouvent l'action de Donald Trump, ne sont pas prêts pour autant à voter démocrates, souligne le Washington Post.   À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump assume les méthodes brutales des opérations anti-immigration Nicolas Maduro renforce la censure Selon Tal Cual, le mois dernier, deux personnes ont écopé de 10 et 15 de prison. Elles ont été reconnues coupables de «délit de haine» lors de procès expéditifs, rapporte le journal en ligne. La première, âgée de 44 ans, avait critiqué le gouvernement lors d'une discussion privée sur WhatsApp ; la seconde âgée de 22 ans est accusée d'avoir posté sur TikTok une vidéo dans lequel elle disait du mal des autorités. Ces deux condamnations sont les dernières d'une longue série de personnes condamnées à de lourdes peines de prison pour avoir fait des remarques négatives sur le gouvernement dans un cadre privé, raconte Tal Cual qui fait le lien avec une décision de Nicolas Maduro. Afin d'encourager la délation, le 20 octobre 2025, il a demandé à ce que soit réactivée une fonction de l'appli VenApp afin de pouvoir signaler 24h/24 «tout ce que l'on voit, tout ce que l'on entend». À l'origine, VenApp, c'est un réseau social créé pour faire remonter les problèmes du quotidien, comme lorsqu'un service public ne fonctionne pas, explique Tal Cual. Aujourd'hui, on y trouve des onglets «terrorisme» ou bien «attaque de drones», précise le journal. Tout cela contribue à «créer un climat de silence et de terreur», analyse Martha Tineo, avocate et coordinatrice de l'ONG ONG Justicia, Encuentro y Perdón. Un «silence collectif» pour que la vérité disparaisse.   Le journal de la 1ère Après le passage de Melissa, des milliers de Jamaïcains ont tout perdu.   À lire aussiOuragan Melissa: le personnel médical de la Jamaïque mobilisé malgré les nombreux dégâts

Tech&Co
Colonel Pierre-Arnaud Borrelly, chef de corps du groupement de recrutement et sélection Nord-Ouest – 22/10

Tech&Co

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 11:21


Invité, fonction, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 24 septembre. Il/Elle [est revenu(e) / a abordé / s'est penché(e) sur] [SUJET] sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Tech&Co
L'intégrale de Tech & Co, la quotidienne, du mercredi 22 octobre

Tech&Co

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 78:19


Mercredi 22 octobre, Frédéric Simottel a reçu Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, Jérôme Colombain, journaliste, créateur du podcast « Monde Numérique », Didier Sanz, journaliste spécialisé en informatique, le colonel Pierre-Arnaud Borrelly, chef de corps du groupement de recrutement et sélection Nord-Ouest, Salomé Ferraris, journaliste Tech&Co, et Aymeric Roucher, auteur de l'ouvrage "Ultra-intelligence, Jusqu'où iront les IA ?", dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Un Jour dans l'Histoire
Les animaux font aussi l'histoire

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Oct 10, 2025 39:23


Nous sommes à la fin de l'été 55 av. J.-C., à Rome. Pompée dit « le grand », qui en est à son deuxième Consulat, a pris la décision de consacrer un temple à Vénus Victrix (« Vénus la Victorieuse »). L'événement est marqué par des spectacles sacrés, les ludi, qui sont également conçus pour sanctionner solennellement la construction, attenante au temple, du premier théâtre en pierre de la ville éternelle. Un témoin rapporte que le dernier jour des festivités, la foule voit dix-huit éléphants s'avancer sur la piste du Circus Maximus pour lutter contre des guerriers, probablement des esclaves déguisés en chasseurs africains. Les animaux amenés sur la piste viennent d'Afrique, ils appartiennent très probablement à l'espèce des éléphants de forêt, plus petits que ceux de la savane africaine. Une espèce bien présente à l'époque dans la région de l'Atlas marocain et de l'Afrique du Nord-Ouest. Ces pachydermes sont au cœur d'un événement sensationnel, qui va faire parler des générations entières de Romains. Un événement qui va entraîner aussitôt une perte importante de prestige et de respectabilité pour Pompée. En effet, les éléphants refusent le rôle de bêtes féroces qui leur est assigné. Et, sous l'effet du stress et de la douleur, ils se mettent à adopter des postures de détresse, ils se rassemblent en cercle et lèvent leur trompe en émettant des sons interprétés comme des pleurs et des appels à l'aide. Le public, à son tour, se met à pleurer, forçant Pompée à mettre fin au carnage. Depuis l'Antiquité, au moins, les animaux subissent domptage, labeur, enfermement et manifestent leurs émotions, interagissent avec les humains. Ils participent à l'Histoire. Et pourtant, celle-ci, jusqu'ici, prend rarement en compte leur contribution et, pourquoi pas, leur point de vue. Comment pouvons-nous rendre aux animaux leur rôle dans l'Histoire … Avec nous : Éric Baratay, professeur d'histoire contemporaine à l'université Jean-Moulin-Lyon-3, spécialiste de l'histoire des animaux. « Une histoire animale du monde - À la recherche du vécu des animaux de l'Antiquité à nos jours » ; Tallandier. Sujets traités : Animaux, Pompée, Maximus, éléphants, Antiquité, Rome, Vénus Victrix Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Europe 1 - Hondelatte Raconte
[BONUS 2] - Yvan Bourgnon, le fou de mer

Europe 1 - Hondelatte Raconte

Play Episode Listen Later Oct 8, 2025 17:22


A l'été 2017, le navigateur Yvan Bourgnon part d'Alaska avec un catamaran pour réaliser l'exploit d'une traversée Nord-Ouest au-dessus du continent américain sur un catamaran de loisir de 6 mètres de long et 4 mètres de large. Durant cette aventure, il a frôlé la mort plusieurs fois en tombant dans l'eau glacé et il a failli voir son bateau, La Louloute, broyé par les icebergs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Symptômes
Gériatrie : quand l'intuition devient le meilleur des remèdes

Symptômes

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 27:03


REDIFF - François Maréchal est gériatre et chef de service à l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône. Il reçoit un jour une patiente de 80 ans qui n'arrête pas de bouger les bras et les jambes. Elle est angoissée et très amaigrie. Avec son équipe, il réalise un bilan complet. Au scanner, des lésions pulmonaires apparaissent. François Maréchal pense à la tuberculose : la patiente est placée à l'isolement. Son état se dégrade, elle ne peut quasiment plus marcher. Le médecin épluche alors tout son dossier médical. Il va finalement mettre la main sur une vieille imagerie qui va tout changer...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Présidentielle au Cameroun: «Les conditions de transparence ne sont pas remplies»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 17:25


Au Cameroun, le ministre d'État Bello Bouba Maïgari a fait sensation le 28 juin 2025, quand il a démissionné du gouvernement et annoncé sa candidature contre Paul Biya à la présidentielle du 12 octobre. En effet, son parti, l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), est un poids lourd dans le pays. Mais quelles sont ses chances de gagner si l'opposition reste divisée ? Aujourd'hui, le candidat Bello Bouba annonce qu'il « peut arriver à une entente » avec le candidat Tchiroma Bakary. En ligne de Yaoundé, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Si vous êtes élu, quelles seront vos deux priorités ?   Bello Bouba Maïgari : Mes priorités, si je suis élu, ce sera d'abord pour la formation d'un gouvernement de large union. Parce qu'il faudra que nous nous attaquions aux problèmes essentiels de notre pays, à savoir la protection de l'unité nationale, son renforcement notamment dans les régions anglophones, mais également les problèmes de sécurité dans d'autres régions du Cameroun, notamment l'Extrême Nord.   Alors, vous parlez de la très grave crise anglophone au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Beaucoup de Camerounais, y compris des candidats, prônent le retour au fédéralisme. Qu'en pensez-vous ?   Aucun sujet ne sera tabou. D'abord, pour qu'il y ait une vraie inclusivité au Dialogue national inclusif que nous allons convoquer dans les six premiers mois de notre mandat, nous parlerons même aux leaders politiques des régions aujourd'hui troublées par cette crise anglophone, et nous envisageons de libérer ceux d'entre eux qui veulent travailler avec nous pour aboutir à un large consensus.   Votre fief, c'est le nord du pays, mais comme vous le savez, il ne suffit pas de gagner au nord. Est-ce que vous avez la stature nationale pour être élu président ?   Qui peut dénier à l'UNDP une implantation nationale ? Quel autre parti au Cameroun peut nous dénier cette bonne implantation que nous avons à travers l'ensemble des dix régions ?   Oui, mais tout de même, Monsieur le Premier Ministre, votre parti UNDP est pour l'instant très loin derrière le parti au pouvoir RDPC. Qu'est-ce que vous comptez faire d'ici au 12 octobre pour combler ce retard ?   D'abord, ce que vous appelez « très loin derrière le parti » au pouvoir, nous pensons que c'est parce que les conditions de transparence, de liberté et d'organisation des élections dans notre pays ne sont pas remplies. Nous travaillons pour cela et, d'ici à la fin du premier trimestre de 2026, vous verrez un renforcement de la représentation de l'UNDP dans toutes les assemblées de notre pays.   Mais pourquoi la fraude s'arrêterait-elle au Cameroun ?   Parce que d'abord, nous pensons, dans nos contacts avec les candidats et les anciens candidats, renforcer la collaboration entre nous pour assurer la vérité des urnes par une présence massive et digne des partis de l'opposition dans tous les bureaux de vote, dans toutes les commissions départementales où se passera le décompte des voix.   Tout récemment, il y a quelques jours, l'opposant Maurice Kamto, qui n'a pas le droit de se présenter et qui n'a pas encore donné de consigne de vote, vous a invité, Issa Tchiroma et vous-même qui êtes tous deux originaires du nord du pays, à vous entendre pour fusionner vos deux candidatures, qu'est-ce que vous en pensez ?   C'est pour cela que, après avoir écouté non seulement l'appel du professeur Kamto, mais aussi d'autres responsables de partis, nous avons relancé cette demande de rencontre entre nous pour que nous puissions nous entendre.   Une rencontre entre Tchiroma et vous ?   Une rencontre entre, oui, Monsieur Tchiroma, mais également avec d'autres candidats aussi. Les choses sont en train d'être explorées et nous n'avons pas perdu l'espoir qu'elles aboutiront à un consensus acceptable, non pas entre nous seuls, mais également à qui répondra à l'attente de beaucoup de Camerounais.   Et vous pourriez arriver à fusionner vos deux candidatures ?  Nous pourrons arriver, je l'espère, à trouver la solution que beaucoup attendent. C'est-à-dire une entente entre nous. C'est ma détermination pour laquelle je veux travailler.   Et que répondez-vous à ceux qui disent, comme le candidat Cabral Libii, qu'il faut renouveler la classe politique camerounaise et que les nonagénaires, comme Paul Biya, et les septuagénaires, comme Issa Tchiroma et vous-même, devraient peut-être laisser la place aux jeunes ?  C'est son opinion, mais la loi permet encore qu'un candidat de cet âge-là puisse se présenter. Je n'ai aucun commentaire à ce sujet.  

Entrez dans l'Histoire
L'expédition Franklin : la malédiction du passage secret

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Sep 17, 2025 21:29


Angleterre 1845. Deux navires, 129 hommes et une mission : trouver le passage du Nord-Ouest et traverser l'arctique. L'expédition Franklin se retrouve piégée sans issue ni secours. Un à un, les hommes sombrent. Au XXIe siècle, les épaves réapparaissent enfin, livrant des réponses sur cette tragédie polaire restée sans témoin. Revivez l'aventure de l'Erebus et du Terror engloutis corps et biens, prisonniers des glaces. Crédits : Lorànt Deutsch, Emma Locatelli. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Cameroun: «Après l'échec des hommes, il faut que les femmes prennent le pouvoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 14:31


Au Cameroun, Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya est la seule femme parmi les douze candidats à la présidentielle du 12 octobre. Mais les Camerounais connaissent bien cette opposante politique, qui a repris les rênes de l'UDC, l'Union démocratique du Cameroun, après le décès en 2020 de son mari, Adamou Ndam Njoya. Longtemps députée nationale, Madame Tomaïno Ndam Njoya est aujourd'hui la maire de Foumban, la grande cité de l'ouest du Cameroun. Quelle est son ambition pour son pays ? RFI : Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, si vous êtes élue, quelles seront vos deux priorités ? Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya : C'est la crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui est la toute première des premières. Parce que le Cameroun aujourd'hui est en guerre contre les Camerounais. Et évidemment, la grande deuxième priorité serait les réformes institutionnelles. Parce que depuis 2021, nous avons demandé que le code électoral soit modifié. Nous avons fait un travail de fond. Malheureusement, le pouvoir en place, comme il sait que c'est à travers des fraudes électorales qu'il s'en sort, c'est un problème d'arbitraire. Cette réforme du code électoral, vous l'avez demandée en direct au président Paul Biya lors de ses vœux du Nouvel An. C'était il y a quelques mois. Qu'est-ce qu'il vous a répondu ? Le président a dit qu'il n'était pas au courant que nous avions fait ce travail, et je lui ai répondu que nous allons mettre ce travail à sa disposition, ce que nous avons fait. Et jusqu'aujourd'hui, nous n'avons pas eu un retour. Vous êtes la seule femme candidate à ce scrutin. Si vous êtes élue, qu'est-ce qui changera pour les femmes camerounaises ? Les femmes camerounaises disent : aujourd'hui, 65 ans, ça suffit. Parce que c'est depuis les indépendances au Cameroun que les femmes sont discriminées. Nous n'avons pas de lois qui protègent les femmes, la famille, les enfants. Les femmes sont celles qu'il faut au Cameroun pour apporter la paix. Parce que le Cameroun est divisé. Aujourd'hui, il y a un manque de confiance entre Camerounais, entre les Camerounais et les institutions. Et donc après l'échec des hommes, il faut que les femmes prennent le pouvoir et elles sont prêtes. Voilà 43 ans que Paul Biya gouverne et il est candidat pour un huitième mandat. Face au système Biya, est-ce que vous ne partez pas battue d'avance ? Pas du tout. Le système Biya est là parce qu'il a les moyens de l'État, il a le confort. Mais dans la grande majorité, les Camerounais veulent des élections justes et transparentes. Donc quand on voit le bilan des 43 années de Monsieur Paul Biya, on comprend très vite pourquoi les Camerounais aspirent au changement. La guerre du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, c'est inadmissible. Quelle est la fonction d'un président de la République ? D'abord, incarner l'unité nationale, ce qu'il ne fait pas. Il doit arbitrer le fonctionnement des institutions républicaines, ce qui n'est pas le cas. Tout le monde voit que le régime n'apporte plus rien. Nous sortons d'une grande tournée au niveau national et nous ramenons que les Camerounais veulent le changement, mais par la paix. Qu'est-ce qui vous rend optimiste ? Est-ce que c'est le fait qu'il y ait des fissures au sein du parti au pouvoir et du gouvernement ? Est-ce que c'est l'âge du capitaine ? Normalement, c'est autant de signes qui montrent que si on était vraiment dans une République, l'âge n'aurait pas été un problème parce que nécessairement on aurait compris qu'il faut un mandat renouvelable une seule fois. Donc ça fera partie de nos résolutions urgentes de limiter le mandat présidentiel. Et maintenant, le fait qu'il y ait des problèmes dans la maison, c'est tout à fait normal aussi. C'est-à-dire que, dans le fond, c'est un régime qui a trop duré et les Camerounais souhaitent pouvoir prendre les rênes pour que le Cameroun redevienne cette Afrique en miniature, ce pays respecté dans la sous-région et dans le monde. Et c'est pour ça que nous parlons d'une nouvelle ère. Nous, on est là pour la rupture, c'est-à-dire un nouveau Cameroun, l'ère de la liberté, l'ère de la responsabilité… Parce qu'il y a tribalisme, détournement de fonds publics, corruption, qui laissent de côté la valorisation du travail, l'effort, la méritocratie. Ce sont des valeurs que nous devons retrouver au Cameroun. Les Camerounais sont prêts pour cette rupture. Alors face à Paul Biya, il y a onze candidats de l'opposition et un seul tour. Pour un candidat consensuel de l'opposition, est-ce que vous seriez prête à renoncer à votre propre candidature et à vous rallier à un autre candidat ? Bien sûr, c'est le principe. Parce que, quand on dit consensus, c'est une personne, mais qui est là dans le cadre d'une équipe, par rapport à un plan d'action commun consensuel. Et parmi les dix autres candidats de l'opposition, vous avez déjà en tête l'une ou l'autre de ces personnes pour qui vous pourriez vous rallier ? Celui qui va recueillir le plus de consensus, suivant des critères objectifs qui sont défendables devant le peuple, aura la confiance de l'Union démocratique du Cameroun.

Journal d'Haïti et des Amériques
Quatre ans après le séisme, le sud d'Haïti se relève difficilement

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 13, 2025 30:00


Le 14 août 2021, la moitié sud de l'île était frappée par un violent séisme de magnitude 7,2. Même si des efforts pour s'adapter aux risques sismiques sont menés, la situation reste fragile.  Ce tremblement de terre, qui a causé la mort de 2 200 personnes et détruit 130 000 logements, a bouleversé la vie de plus de 800 000 personnes dans les départements du sud. L'assistance aux sinistrés avait été compliquée par la situation sécuritaire et socio-économique du pays. Des efforts sont aujourd'hui faits pour s'adapter aux risques sismiques, mais le climat politique instable complique la tâche. Les précisions de Léa Le Denmat.   En mai 2025, les États-Unis ont désigné Viv Ansanm, la principale coalition de gangs en Haïti, «organisation terroriste étrangère». Ils mettent aujourd'hui la tête de son chef à prix. Le FBI offre une prime de 5 millions de dollars pour la capture de Jimmy Chérizier, dit Barbecue. Oui, cet ex-policier reconverti en influent chef d'une coalition de gangs est activement recherché. Il aurait conspiré avec des personnes aux États-Unis et en Haïti afin de contourner les sanctions américaines, entre 2020 et 2025. Selon le Washington Post, Chérizier aurait collaboré avec des membres de la diaspora haïtienne aux États-Unis pour transférer des fonds destinés à financer les activités criminelles de son groupe : salaires et achat d'armes notamment. Il aurait par exemple collaboré avec Bazile Richardson, lui aussi inculpé par les États-Unis. Cet Haïtien naturalisé américain aurait envoyé au chef de gang plusieurs milliers de dollars. L'homme de 45 ans a été arrêté à Houston, le 23 juillet 2025, et placé en détention. Le Haitian Times revient sur le profil de ce complice installé en Caroline du Nord. Le journal rappelle aussi que le réseau de Chérizier est lié à des meurtres, des incendies criminels et des déplacements massifs de population à Port-au-Prince.  Les États-Unis, à force de pression sur le gouvernement mexicain, ont obtenu l'extradition de 26 membres de cartels de haut rang. Oui, tous sauf un risquent la prison à vie aux États-Unis, mais ils devraient échapper à la peine capitale. Le journal mexicain El Proceso liste leurs noms. Il s'agit notamment de membres du cartel de Sinaloa, du cartel de la nouvelle génération de Jalisco et du cartel du Nord-Ouest. Parmi eux par exemple : « El Cuini », le beau-frère du leader du Cartel Nouvelle Génération de Jalisco. Tous sont accusés d'avoir importé des tonnes de drogues dangereuses aux États-Unis, notamment de la cocaïne, des méthamphétamines, du fentanyl et de l'héroïne, auxquels s'ajoutent des enlèvements, meurtres, prises d'otages, trafic d'êtres humains, entre autres crimes. Cette extradition intervient quelques jours après la révélation par le New York Times d'une directive controversée. Oui, cette directive secrète, signée par Donald Trump autorise le Pentagone à poursuivre les cartels de la drogue latino-américains dans les eaux et territoires internationaux. La Maison Blanche n'a pas démenti. Trump ressert aussi l'étau sur la culture, en obligeant cette fois-ci les musées de Washington à respecter «les idéaux américains». La formule est floue mais le message est clair : toutes les expositions, textes, sites internet et réseaux sociaux de huit musées de Washington vont être passés à la loupe. Leur langage «clivant ou idéologique» doit être remplacé d'ici 120 jours «par des descriptions unificatrices, historiquement exactes et constructives», selon les termes de la lettre envoyée par la Maison Blanche à la plus grande institution de musées de la capitale américaine, citée dans les colonnes du NYT. Pour Politico, cette décision vise encore une fois à «réformer la manière dont l'histoire et la culture américaines sont enseignées et présentées dans les institutions à travers le pays.» On retrouve parmi les établissements concernés le Musée national d'histoire américaine, le Musée national d'histoire et de culture afro-américaines, ou encore le Musée national des Indiens d'Amérique. D'autres musées devraient aussi être visés prochainement par la Maison Blanche.   En Colombie, les funérailles du sénateur Miguel Uribe, décédé ce lundi (11 août 2025) des suites de ses blessures par balles, ont lieu ce mercredi (13 août 2025). Sa disparition laisse le pays en deuil et inquiet pour son avenir politique... Oui, alors que 4 000 Colombiens se sont recueillis mardi 12 août sur sa tombe, le pays est encore sonné par cet assassinat. Son parti politique de droite, voire d'extrême droite, le Centre Démocratique, est plus orphelin que jamais. «C'est la plus grande crise traversée par ce parti depuis sa création», selon El Espectador. Le journal colombien relève qu'en une semaine, le parti a perdu son leader suprême, l'ancien président Álvaro Uribe Vélez, qui a été condamné en première instance à 12 ans d'assignation à résidence, et, «alors que ce coup dur n'avait pas encore été surmonté», le sénateur et candidat Miguel Uribe Turbay est décédé. Cet assassinat marque un «tournant», il aura «une incidence déterminante sur la course à la présidence» de 2026, estime le journal Cambio. Déjà en remettant sur le devant de la scène le thème de la violence, thème cher à une droite aujourd'hui affaiblie.    En Argentine, un lot de fentanyl médical contaminé a provoqué la mort d'au moins 97 patients depuis le mois d'avril Parfois consommé comme une drogue, notamment aux États-Unis, le fentanyl est un puissant opiacé utilisé médicalement comme analgésique et anesthésiant. Et c'est bien l'utilisation médicale de fentanyl contaminé qui a provoqué cette crise sanitaire en Argentine. Théo Conscience.   Au Panama, le succès de «Priti», un titre de reggaeton du chanteur Setch Il tourne beaucoup sur les radios, dans les rues, dans les soirées... «Priti» est un titre du chanteur panaméen Setch, en collaboration avec le Vénézuélien Danny Ocean. Acclamée par la critique à sa sortie, la chanson, portée par un vidéoclip ambitieux, est devenue un tube de l'été. Reportage de Grégoire Pourtier.   Journal de la 1re La fusée Ariane 6 a réussi son décollage depuis le centre spatial guyanais de Kourou. L'objectif est de réaliser neuf à dix lancements similaires chaque année. 

Le Temps d'un Bivouac
Jusqu'aux confins de l'Alaska avec Marie-Hélène Fraïssé

Le Temps d'un Bivouac

Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 55:36


durée : 00:55:36 - Le temps d'un bivouac - Ancienne grande reporter, Marie-Hélène Fraïssé est parti sur la côte du grand Nord-Ouest américain, sillonner les recoins de son histoire coloniale en recueillant la parole des communautés autochtones, trop longtemps passées sous silence. - invités : Marie-Hélène Fraïssé - Marie-Hélène Fraïssé : Productrice à France Culture - réalisé par : David Leprince Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InnerFrench
E176 À la découverte des côtes normandes et bretonnes

InnerFrench

Play Episode Listen Later Jul 30, 2025 28:55


Un roadtrip le long des côtes normandes et bretonnes, ça vous dit ? Si vous avez envie de découvrir ces régions du Nord-Ouest de la France, voici nos conseils ! D'Étretat au Morbihan, nous vous proposons un itinéraire où chaque étape permet de découvrir un aspect différents de la Normandie et de la Bretagne : des plages agréables de stations balnéaires prisées, aux paysages sauvages, en passant par des villages charmants et des lieux de mémoire et d'Histoire. Voici les lieux qui sont cités dans cet épisode :  Étretat Le Havre et Honfleur Trouville, Deauville et Cabourt Les plages d'Utah, Omaha, Juno, Sword et Gold La Manche dont le Cotentin Le Mont Saint-Michel La côté de granit rose (Perros Guirec et Locquirec) Le Finistère dont la presqu'île de Crozon Le Golfe du Morbihan Retrouvez sur notre site la transcription et deux reproductions de tableaux de Monet évoqués dans cet épisode. Découvrez également nos cours pour progresser en français !

Aujourd'hui l'histoire
La Compagnie de la Baie d'Hudson, plus de 300 ans d'histoire au Canada

Aujourd'hui l'histoire

Play Episode Listen Later May 31, 2025 23:19


Bien avant d'être une enseigne, la Compagnie de la Baie d'Hudson a été un véritable empire de 8 millions de km2 comprenant une grande partie du Canada et du Nord-Ouest des États-Unis. L'historien Gilles Laporte rappelle comment La Baie est également intimement associée à la traite des fourrures et à la fameuse couverture à points.